Le devoir, 26 janvier 1980, samedi 26 janvier 1980
À des conditions particulières 20% a 5û /o d’escompte sur les prix en cours Agences de voyages 1182 rue Crescent suite 02 Détenteur d’un permis du Québec 866-4681 ( Vol.LXXI — No 21 Ensoleillé avec vents modérés.Maximum -12.Montréal, samedi 26 janvier 1980 25 CENTS culture & société Neil Chotem Homme orchestre, pianiste, compositeur, arrangeur.Neil Ghotem se retrouve aujourd’hui le huitième membre d’un groupe musical qu’on nommait Harmonium.À Nathalie Pe-trowski.qui est allée le rencontrer.le musicien raconte ses relations avec le groupe'et donne son credo sur l'improvisation collective.— page 17 Denis Bélanger Jeune auteur dramatique, à 29 ans.Denis Bélanger voit sa pièce Lunes de miel, jouée au Conventum par les Pichous.devenir un succès.Les repré sentations sont prolongées jusqu’au 10 février.«Le seul véritable but que j'ai dans la vie c'est d'écrire», dit-il à Jacques Larue-Langlois.— page 23 ¦ La CTCUM offrira en avril les laissez-passer à ses usagers ¦ Les négociations se poursuivent sans répit avec les enseignants — page 3 ¦ Langue, fiscalité et sièges sociaux; un édito-riafae Michel Nadeau ¦ Fabien Roy et l’illusion: un commentaire de Lise Bissonnette — page 4 ¦ La Syrie renforce ses liens avec l’Union soviétique — page 9 ¦ La réforme de la santé au travail demandera plus d’un an — page 10 ¦ Les Franco-Ontariens demandent $100,000 à la Banque nationale du Canada — page 13 La campagne atteint son point d’ébullition par Rodolphe Morissette À trois semaines de l’élecUon fédérale, «la campagne des chefs», que dirigent les stratèges de MM.Joe Clark et Pierre E.Trudeau, a atteint son point d’ébullition.Ou elle se poursuit comme elle a commencé et le chef conservateur, qui paraît avair troqué maintenant les aflures de premier ministre pour la bure du chef de l’opposition, peut encore renverser la valeur et s’attirer une vague de sympathie populaire.Ou le chef libéral accède à la parole et à la stature de leader et il confirme l’avance que lui concèdent à ce jour les sondages.Dans la plupart des comtés, où la campagne ne fait que commencer, la popularité des aspirants députés depend pour une large part de celle de leurs chefs res- Eectifs.Du reste la plupart des candidats béraux font campagne sur le chef conservateur et les candidats conservateurs sur le chef libéral, conformément à la publicité télévisée hors Québec des deux grands partis.Il semble acquis que l’Alberta ne réélira que des députés conservateurs et que le Québec sera plus libéral encore qu’il ne l’était le 22 mai dernier.Dans les 23 jours qui nous séparent du scrutin, deux perspectives nouvelles se manifestent, qui pourraient modifier l'allure de la campagne.La première tient à un marché qui paraît en voie d’élaboration entre les conservateurs fédéraux et le gouvernement conservateur de l’Ontario au sujet du prix du pétrole.Le fait a d’autant plus d’importance que l’Ontario forme la clé de la i§§ présente élection.Il pourrait cependant etre trop tard.L’électorat ontarien a mal reçu les politiques budgétaires du gouvernement Clark au sujet du prix du pétrole alber-tain et voilà qui pourrait faire tourner du bleu au rouge une douzaine de sièges ontariens, qui, avec les quelques comtés que les libéraux sauront grapiller au Québec, en Nouvelle-Ecosse et en Colombie-Britannique, pourraient donner un gouvernement majoritaire libéral le 18 février.Or, des membres du gouvernement conservateur ontarien de M.William Davis donnent à entendre maintenant que la province accepterait peut-être les augmentations de prix du pétrole que l’e- x quipe Clark veut concéder à l’Alberta, mais à condition d’avoir un mot à dire dans la redistribution des revenus des provinces et du gouvernement central pour l’avenir.Si une entente survenait rapidement entre les parties, qui permettrait par exemple de recycler dans l’économie canadienne l’impôt fédéral sur les profits des compagnies pétrolières (environ $8 milliards pour les quatre années à venir), plutôt que de le faire servir à éponger le déficit du gouvernement central, voilà qui pourrait aider singuliè-Voir page 6: Campagne Nouvelle politique énergétique en sept points Trudeau abandonne le prix de l’OPEP au profit d’un prix à trois volets par André Préfontaine HALIFAX (PC) — Au lendemain des élections du 18 février, un gouvernement libéral mettra immédiatement en application une nouvelle politique de l’énergie en sept points qui visera essentiellement «à assurer la securité énergétique à prix raisonnable pour tous les Canadiens».Le chef du Parti libéral du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau, a dévoilé hier les détails de son «programme énergétique pour les années 80», dont certains éléments s'apparentent curieusement à des suggestions du Parti conservateur et du Nouveau Parti démocratique, au cours d’un discours qu’il prononçait devant les membres de la Chambre de commerce de Halifax, en Nouvelle-Écosse, et que son entourage a qualifié de «déclaration majeure».M.Gerald Reagan, l’ancien premier ministre de la Nouvelle-Écosse et candidat-vedette dans cette province, le porte-parole du parti pour les questions énergétiques, M.Marc Lalonde, ainsi que l’ancien ministre des Finances, M.Jean Chrétien, accompagnaient leur chef lors de l’événement.Dès le début de son allocution, rendue sur un ton modéré mais ferme, M.Trudeau a identifié trois points qui distinguent la politique énergétique des libéraux de celle des conservateurs.Vient en tête de chapitre la question du prix du pétrole.Accusant le Parti conservateur de s’en remettre à un prix interna-Voir page 6: Trudeau Ottawa songe à boycotter les Jeux de Moscou par Claude Turcotte OTTAWA — Le premier ministre Clark considère toujours que la tenue desjeux olympiques ailleurs qu’à Moscou serait la meilleure façon d’exercer des pressions sur l’URSS, mais il s’est lui-même inscrit dans une logique qui devrait amener son gouvernement à opter bientôt pour une politique de boycottage.Hier en conférence ae presse à Ottawa, M.Clark a soutenu qu’il accorde encore sa préférence au changement du lieu des Jeux de 1980, mais il a ajouté: «Je suis disposé à considérer très sérieusement le boycottage si aucune décision n’est prise au sujet du lieu, mais en ce moment la possibilité de changer l’endroit des jeux n’est pas morte.La possibilité de changement n’est pas une grande possibilité».Cette phrase indique assez clairement vers quoi se dirige le gouvernement Clark, d’autant plus que cette semaine 16 des 29 candidats conservateurs de la région de Toronto ont demandé à M.Clark Voir page 6: Ottawa 26 distilleries sont accusées de corruption Des Iraniennes portant le traditionnel voile noir (chador) supervisent à Téhéran les opérations de vote pour l’élection présidentielle.Au mur, un portrait de l’ayatollah Khomeiny.«guide» de la révolution iranienne, actuellement hospitalisé pour une angine de poitrine.• (Photolaser AP) par Louis-Gilles Francoeur Vingt-six distillateurs et fournisseurs de la Société des alcools du Québec ou de son prédécesseur, la Régie des alcools, ont été accusés hier en vertu du code criminel d’avoir, d’une part, corrompu des fonctionnaires de cette société d’Etat et de leur avoir, d’autre part, versé des pots-de-vin d’une valeur totale de $1,183,430.Selon les accusations portées hier par la Sûreté du Québec et autorisées par le juge André Chaloux de la Cour des sessions de la paix, ce système de corruption sévi entre 1962 et 1977.L’essentiel des actes reprochés aux 26 compagnies se situent sous les administrations successives de l’Union nationale et du gouvernement de M.Robert Bourassa.Six distillateurs et fournisseurs ont poursuivi leur distribution de pots-de-vfn dans les mois qui ont suivi l’arrivée au pouvoir du Parti québécois en novembre 1976.L’accusa- tion la plus récente relevée dans ce dossier remonte au 2 juin 1977.Cette tranche d'accusations constitue l’aboutissement du rapport «Z», remis au gouvernement libéral en juillet 1976 par un procureur de la Commission d'enquête sur le crime organisé (CECO), Me Hemy Keyserlingk.LE DEVOIR avait publié ce rapport ainsi que les recommandations Je la CECO sur le patronage politique à la SAQ une semaine avant Infection provinciale de l’automne 1976.Certains cadres de la SAQ ont dû par la suite faire face à des accusations criminelles et ont été condamnés pour avoir notamment accepté des voyages et des bénéfices divers en échange de faveurs au profit d’entreprises liées au commerce des alcools.Le ministre de la Justice, M.Marc-André Bédard, avait indiqué après son arrivée au pouvoir que la preuve contenue dans le rapport de là CECO faisait Voir page 6: Distilleries Banisadr sera le premier président élu par l’Iran TÉHÉRAN, (d’après Reuter et AFP) — M.Abolhassan Banisadr, ministre iranien des Finances, a revendiqué hier soir la victoire à la première élection présidentielle en Iran.Les résultats provenant de diverses régions du pays indiquent un raz-de-marée en sa faveur.A en juger par les chiffres parvenus de la plupart des quartiers de Téhéran, M.Banisadr est en voie de s’adjuger plus de 80 pour cent des suffrages, ont déclaré à l’agence Reuter des collaborateurs du ministre.À Javanrud, village de la province occidentale de Kermanchah, M.Banisadr a obtenu 3,483 voix, contre 712 seulement à son plus proche concurrent, M.Hassan HabiDi, a rapporté l’agence Pars.Selon le frère du ministre des Finances, M.Habibi obtiendrait cinq pour cent des voix, et un autre candidat, l’amiral Seyed Annad Madani, s’adjugerait envi- ron 15 pour cent des suffrages.Le ministre a déclaré à Reuter que «le peuple iranien tout entier a reconnu l’homme qui peut répondre à ses besoins et résoudre ses problèmes».«Je suis, a-t-il dit, heureux que la nation toute entière ait fait montre de maturité politique».M.Banisadr a déclaré faire partie de la minorité du Conseil de la révolution, «mais les candidats en présence sont con-Voir page 6: Banisadr Jean Poirel LA VALLÉE DES HOMMES SANS TÊTE les éditions internationales alain stanke 2100, rue guy montreal 935-74S2 2 B Le Devoir, samedi 26 janvier 1980 les élections du 18 février ¦ : f la campagne des chefs Les chefs des quatre grands partis politiques feront campagne en fin de semaine dans l'est du pays.Le premier ministre, M.Clark, prendra aujourd’hui une Journée de repos avec sa famille à Ottawa et entreprendra demain une tournée des comtés du Toronto métropolitain.Le chef libéral, M.Pierre Trudeau passe la journée d'aujourd'hui dans la région de Sault-Sainte-Marle en Ontario et c’est demain qu’il se repose avec sa famille à Ottawa.Le chef du NPD, M.Ed Broadbent, consacre la première partie de la Journée à l’enregistrement d'émissions de télévision et de radio.Il se rendra en soirée participer à une fête des travailleurs bénévoles du parti de la région d’Oshawa.Demain, M.Broadbent sera l’invité de l’émission Cross-Country Checkup du réseau anglais de Radio-Canada.Le chef du Crédit social, M.Fabien Roy fait campagne aujourd’hui dans son comté de Beauce et visitera demain la région de Blainville-Deux Montagnes et Terrebonne, où II dévoilera le contenu de sa politique sur les zones franches.En soirée, M.Roy sera le conférencier invité de l’Association des services automobiles du Québec à Montréal.en bref.¦ Préférences de la CEQ C’est à travers un exercice laborieux que les dirigeants de la Centrale de l’enseignement du Québec tentent de guider le choix de leurs membres en vue des élections fédérales du 18 février.Plutôt que de se prononcer, sans détour, en faveur du NPD, le document déposé hier devant les membres du conseil général de la CEQ invite plutôt les enseignants à «un vote massif de protestation» contre les conservateurs et les libéraux.La CEQ plaide pour une participation intense au vote en faveur de candidats issus «de milieux qui nous sont plus familiers et semblent disposés» à défendre les intérêts des travailleurs.¦ L’Union populaire C’est ce matin au palais de justice de Montréal que les dirigeants de l'Union populaire sauront si le nom du parti pourra être inscrit sur le bulletin de vote.Les procureurs de l’Union populaire et du directeur général des élections ont plaidé toute la journée hier devant les juges Pratte, Hyde et Lalande au tribunal d appel de la Cour fédérale et ils doivent rendre ce matin leur jugement.¦ 16 candidats disent Niet Dans la croisade qu’il mène 5our obtenir le boycottage des eux olympiques et leur transfert de Moscou à Montréal, le premier ministre Joe Clark a reçu hier un encouragement appréciable.Des 29 candidats conservateurs de la région de Toronto, 16 ont souscrit à l’idée de leur chef national et l'incitent à redoubler d’efforts pour obliger le Comité international olympique à céder sous la pression aes pays occidentaux.¦ Haro sur l’Ontario Le premier ministre Joe Clark sait maintenant que ce n’est pas au Québec qu'il va faire fortune.Il consacrera la semaine prochaine à un blitz spectaculaire en Ontario.M.Clark parcourra le sud de la province à bord d'un autobus qui s’arrêtera dans les plus petites localités tandis que son populaire ministre des Finances, M.John Crosbie, et neuf autres ministres du Cabinet ratisseront les autres régions de l'Ontario.Pendant ce temps, Maureen McTeer retournera à ses examens du Barreau et se préparera à exercer la profession d’avocat pour faire vivre la petite famille lorsque son mari aura perdu la direction du Parti conservateur.¦ Le NPD et le OUI Le NPD connaît de sérieux problèmes avec son aile québécoise: l’orientation constitutionnelle du parti est loin de faire l’unanimité au sein de l’équipe.À l’exemple de trois de ses collègues candidats de la région du Saguenay-Lac-St-Jean, celui du comte de Jo-liette, M.Jacques Trudeau, vient de se prononcer en faveur de l'option souveraineté-association du Parti québécois.Et non seulement ce candidat néo-démocrate a l'intention de voter OUI au référendum mais il entend plus encore convertir la direction du parti à la cause souverainiste.¦ Les aléas de la politique Aux trois dernières élections générales, M.Paul-André Busqué fut le candidat officiel du Parti conservateur dans le comté de Beauce.Il a englouti $12,000 dans la dernière campagne et il n’est plus question pour lui de dépenser un seul cent en politique.C’est un agent d’immeuble de Québec, M.Gaston Dion, qui représentera le PC dans la Beauce.Interrogé par les journalistes sur les raisons évoquées par M.Busqué, pour abandonner la lutte électorale, le directeur de la campagne du PC, Me Jean Sirois, a répliqué: «En politique, si on a la foi, il faut aussi prendre des risques.» Le risque est évidemment plus frand sous la bannière du 'arti conservateur gue sous celle du Parti libéral.¦ Apparition de Turner La décision de M.Trudeau de rester en politique et la remontée spectaculaire du Parti libéral ont fait croire à l’ensemble des militants libéraux qu’ils ne reverraient plus jamais M.John Turner dans des activités partisanes.Or, ce n’est pas le cas; celui qui fut longtemps considéré comme l’aspirant logique à la Couronne est apparu est dans la campagne électorale pour serrer aes mains et courtiser les électeurs de la région de Winnipeg.M.Turner a expliqué aux journalistes qu’il avait voulu donner un coup de main à son ancien adjoint, M.Lloyd Axworthy, candidat dans le comté de Winnipeg Fort-Garry.M.Turner a également indiqué que sa participation à cette campagne se limitera à l’aide qu’il jugera d’apporter à des amis A moins, bien sûr, qu’il se soit laissé convaincre que M.Trudeau n’en a pas pour longtemps à la tête du parti.¦ Nouvelle carrière Tous les citoyens canadiens qui n’ont pas encore de casier judiciaire sont habilités à la fonction de député de la Chambre des communes.À ceux-là qui ne craignent de s'endetter, de se faire des ennemis, de ruiner leur santé et de briser leur ménage, la loi électorale leur accorde jusqu’à minuit, lundi soir prochain, 28 janvier, pour inscrire leur candidature au président des élections de leur comté.En cas de défaite électorale, le président des élections conserve par devant lui le dépôt de $200.¦ Impatience de jeunesse Des étudiants qui logent dans des bâtiments de l’Université de l’Alberta sont furieux d’une disposition de la loi électorale fédérale qui les empêche de voter dans le comté d'Edmonton-Sud, où se trouve l’institution.Ils sont 2,000 qui menacent d'appuyer le Parti rhinocéros.¦ La zizanie au Rhino Le Parti rhinocéros est victime du cynisme dont il tente de colorer la vie politique active depuis quelques années.A l’instar du PQ, au Parti conservateur et des libéraux fédéraux, le Parti rhinocéros est en proie aux tensions internes, à la division.Les dirigeants de ce parti doivent maintenant regretter d’avoir étendu leur base en dehors du Québec.M.Hugh Arscott avait accepté la candidature officielle du parti pour le comté de Saskatoon Est, en Saskatchewan.Il s’est présenté au bureau du président des élections, avec son dépôt de $200.mais a décidé de s'inscrire comme candidat indépendant.M.Arscott avait découvert que le programme electoral du Parti rhinocéros du Québec propose de légaliser la marijuana, de freiner le développement nucléaire et d’encourager l’esclavage des blancs II a expliqué aux journalistes que ces propositions «ne font pas sérieux» et qu'il ne peut risquer perdre sa réputation avec le Parti rhinocéros.La preuve que les anglophones de l’Ouest sont En échange de l’appui des conservateurs de l’Ontario Clark aurait accepté un éventuel accord sur le partage des revenus du pétrole par Patricia Dumas TORONTO — Les membres du gouvernement conservateur ontarien, dont le Trésorier de la province, M.Frank Miller, laissent entendre ces jours-ci que le premier ministre du Canada, M.Joe Clark, tient de plus en plus compte de leurs demandes depuis le début de la campagne et qu’il a accepté à ce titre un éventuel accord sur le partage des revenus du pétrole et le réinvestissement de ces revenus dans l’économie.C est une des raisons pour lesquelles les conservateurs de [’Ontario participent activement à la campagne, précise M.Mil-ler, en ajoutant: «Nous croyons que M.Crosbie va réduire le déficit fédéral et qu’il pourra, mieux que les libéraux, assurer la gestion des finances.Voilà pourquoi je suis prêt à les aider de mon mieux».Malgré toutes les rumeurs qui ont pu Courir sur la chaleur de l’appui que pourrait apporter le Parti conservateur de M.William Davis au premier ministre, la rencontre des deux hommes mercredi à Queen’s Park avait tous les attributs d’une grande loyauté».Le whip du parti, M.Gregory, avait réussi à réunir 52 des 58 députés, les six absents étant hors du pays, et la réception qui a été accordée à M.Clark était manifestement chaleureuse.Quelques jours avant cette rencontre, le président du Parti conservateur ontarien, M.Pat Kinsella, déclarait: «Une chose est certaine, nos gars travaillent parce qu’ils adorent Davis”».Pour M.Kinsella, le premier ministre de l’Ontario est un homme loyal dont la crédibilité est excellente, et la machine électorale de son parti a été huilée pour entretenir et maintenir cette réputation.M.Davis est loyal.Au lendemain de la-défaite de M.Clark, il s’était engagé à l’appuyer dans la campagne électorale, et ses adversaires politiques avaient souligné dès lors qu’il ferait passer la partisanerie avant les meilleurs intérêts des Ontariens.M.Davis, une fois parti en vacances en Floride, d’autres de ses adversaires l’ont accusé d’avoir laissé tomber M.Clark.Pourtant, l’organisation du Parti conservateur est en branle depuis le tout debut de la campagne.Des douze organisateurs politiques permanents des conservateurs ontariens, cinq travaillent a plein temps à la campagne, en plus du président, M.Kinsella, qui coordonne les relations entre les différents niveaux des conservateurs intéressés.Des cinq organisateurs engagés dans cette campagne, deux sont en poste au quartier général de Toronto pour planifier la campagne dans le nord, l’est et le sud de la province, un troisième organise la tournée du chef fédéral en Ontario, un autre est responsable de la campagne de Mme Jean Pigott dans Ottawa-Carleton et le cinquième est en charge d’un programme national de formaton des nouveaux candidats.La crédibilité de M.Davis est sauve parce qu’il a déjà été la cible des memes accusations, lors de la campagne du printemps dernier.À ce moment, MM.Clark et Davis avaient été vus ensemble pour la première fois en public le 27 avril, 25 jours avant le scrutin.La reunion de mercredi à Queen’s Park s’est aussi déroulée à 25 jours du scrutin.On a par ailleurs accusé M.Davis de s’être tu jusqu'à la réunion de mercredi alors qu’au cours de la dernière campagne il avait attaqué M.Trudeau de façon virulente devant l'Empire Club et a travers le Canada bien avant sa rencontre avec M.Clark.M.Kinsella explique qu’au cours de la dernière cam- pagne, M.Davis pouvait s’attaquer de la sorte aux Libéraux parce qu’on connaissait leur chef et leur plateforme, ce qui n’était pas le cas cette fois.Et M.Davis n'a pas l’habitude de se battre contre des moulins à vent, commente-t-il.Il est plutôt difficile d’évaluer l’impact de la participation des conservateurs provinciaux dans cette campagne puisque la «Big Blue Machine» existe depuis 1971, qu’elle a été mise en marche dans trois campagnes fédérales avant celle-ci, à la suite desquelles les Conservateurs n’ont été élus qu’une fois et avec une très faible majorité.Par contre, l’image de M.Davis qui a dû subir deux élections minoritaires sur son propre territoire depuis 1875 s’est améliorée de 15% selon un sondage du Toronto Star.Certains analystes attribuent ce regain de popularité à l’attitude ferme de M.Davis vis-à-vis Ottawa au cours de l’automne.Les conservateurs provinciaux semblent concentrer leurs forces dans le sud de la province où feront campagne le Trésorier de la province, M.Miller et le premier ministre, M.Davis.Ils tentent peut-être, en plus de defendre un candidat qui leur est cher, de défendre leur propre position pour les élections provinciales qui doivent arriver d’ici un an.Le Sud de l’Ontario, surtout la région de London et de Hamilton, vote traditionnellement libéral au provincial et cette fois le chef libéral provincial le Dr Stuart Smith fait énergiquement campagne et a très souvent bonne presse.Quels que soit les motifs cachés qui stimulent les conserva-teurs-de 1 Ontario au cours de cette campagne, il ne faut pas mésestimer leur impact.L’un des dogmes au parti est la loyauté, et quand le chef donne un mot d’ordre, les fidèles écoutent.Leur engagement fera peut-être la différence entre un gouvernement majoritaire et un gouvernement minoritaire à Ottawa.Roy redoublera d’efforts pour sortir la Davie du marasme LAUZON (PC) — Poursuivant hier sa campagne électorale dans le comté de Lévis, le chef du Parti Crédit social du Canada, M.Fabien Roy, a promis que les députés créditâtes redoubleraient leurs efforts en Chambre des communes pour inciter le gouvernement à sortir les chantiers maritimes de la société Davie, à Lauzon, de leur marasme chronique.Le chef créditiste a rappelé que les chantiers connaissaient d’énormes difficultés depuis déjà 20 ou 25 ans et déploré le fait qu’il faille revenir sur le sujet à chaque campagne électorale.Rappelant que le thème choisi par le CS était «pour le progrès économique et social», le député de Beauce a dit qu’il était important que la société Davie obtienne sa juste part des importants investissements annoncés dans le domaine de la construction navale.«En cette époque de crise énergétique, la construction de navires à vocation spécialisée comme les méthaniers brise-glace prendra une importance accrue, puisqu’il La propriété canadienne Broadbent accuse Trudeau de renier sa promesse SAULT SAINTE-MARIE /PC) — Alors que le chef du Nouveau Parti démocratique, M.Ed Broadbent, accusait hier les libéraux d’avoir renié leur promesse d’encourager la propriété canadienne de la mise en valeur des richesses naturelles, le chef libéral, M.Pierre Trudeau, répétait cette promesse à Halifax.M.Trudeau promettait devant une assemblée de la Chambre de commerce d’Halifax qu’un gouvernement libéral élu le 18 février ferait en sorte qu’au moins la moitié des actifs pétroliers du pays seraient propriété canadienne en dix ans.Au moment même où M.Trudeau parlait, M.Broadbent reprochait aux libéraux d’avoir fait une promesse semblable aux élections de 1974 mais de n’avoir rien accompli pour la tenir.M.Broadbent a choisi cette ville au nord-ouest de l’Ontario pour attaquer M.Trudeau à ce sujet parce que c’est ici qu’il a fait sa promesse de 1974, dans une circonscription représentée au dernier Parlement par un néo-démocrate, M.Cyrile Symes.M.Broadbent a promis hier qu’un gouvernement néodémocrate limiterait les transactions de capitaux canadiens Clark ne veut pas intervenir dans le dossier Geoffroy OTTAWA (f>C) - Après avoir accepté de revoir personnellement le dossier de Pierre-Paul Geoffroy, le premier ministre, M.Joe Clark a déclaré hier qu’il n’avait pas l’intention d’intervenir dans le processus de libération conditionnelle de l’ex-felquiste, qui est emprisonné depuis 1969 après avoir reconnu sa culpabilité à une série d’attentats terroristes.Au cours de sa conférence de presse hebdomadaire, hier à Ottawa, M.Clark a déclaré que l’affaire relevait de la Commission des libérations conditionnelles et non du premier ministre.«Même si la nature des offenses criminelles dont Pierre-Paul Geoffroy a été reconnu coupable est différente, en un certain sens, de la plupart des cas, son dossier n’en doit pas moins être considéré par la Commission des libérations conditionnelles», a dit M.Clark.Le premier ministre est arrivé à sa conférence de presse avec le dossier Geoffroy sous le bras, ayant été invité à se prononcer sur cette affaire par un journaliste, mercredi dernier, au cours de sa tournée électorale.En 1969, Pierre-Paul Geoffroy avait été condamné à 124 peines d’emprisonnement à vie après avoir reconnu sa culpabilité à une série d’attentats terroristes, dont une explosion à la Place de la Bourse, à Montréal, à la suite de laquelle on avait rapporté 27 blessés, dont trois grièvement.Pierre-Paul Geoffroy, qui est admissible à une libération de jour depuis 1973 et à une libération complète depuis 1976, est toujours emprisonné à l’Institut Archambault, à Sainte-Anne-des-Plaines.Pierre-Paul Geoffroy a déjà essuyé un refus de la Cour fédérale, en novembre dernier, à la suite d’une requête visant à forcer la Commission des libérations conditionnelles à lui ouvrir son propre dossier.Le procureur de Geoffroy, Me Robert Lemieux doit revenir à la charge devant la Cour fédérale, lundi.aussi intelligents que ceux du Québec.¦ Blakeney en campagne De retour des îles Hawaii, le premier ministre néodémocrate de la Saskatchewan s’est trouvé pris d’angoisse en apprenant la remontée des liberaux de M.Trudeau à travers le pays.M.Allan Blakeney, le teint bronzé, a aussitôt convoqué la presse pour annoncer son intention de retrousser ses manches de sauter dans la lutte pour tenter de renverser la tendance de l’électorat.Il se propose de pousser l’offensive jus- 3u ’en Ontario.Aux élections u 22 mai dernier, les conservateurs avaient remporté la majorité des 14 sièges de la province tandis que les libéraux se classaient au troisième rang, en arrière des candidats néo-démocrates.M.Blakeney prévoit que les pertes du PC passeront au NPD.¦ L’Alberta avant-gardiste Les Albertaines ont compris que la meilleure façon de forcer les gouvernements à se Îiencher sur les problèmes de a condition féminine, c’est encore d’investir le Parlement.À Calgary seulement, cinq femmes sont candidates en vue des élections du 18 février et quatre d’entre elles ont des enfants.servant à créer des emplois à l’étranger.L’Agence de surveillance des placements étrangers au Canada aurait aussi mandat de surveiller l’exode des capitaux canadiens.M.Broadbent a aussi promis de forcer la Corporation de développement du Canada, la Société pour l’expansion des exportations à creer des emplois au Canada.La Corporation de développement du Canada, est un holding inscrit à toutes les Bourses du pays, qui ne fait rapport à aucune agence et aucun ministère du gouvernement; bien que ce dernier en soit le principal actionnaire, il n’est pas représenté au conseil d’administration.Elle possède notamment 60 pour cent des actions de Te-xasgulf, société autrefois contrôlée par des Américains.Selon M.Broadbent, plus de la moitié des 20,000 emplois des sociétés qu’elle contrôle sont en dehors du Canada.M.Broadbent a aussi reproché à la Société pour l’expansion des exportations, qui prête aüx acheteurs étrangers de produits canadiens, de financer la construction d’installations étrangères qui font concurrence à nos entreprises.Par exemple, dit-il, elle a dépensé des millions pour la construction d’usines ae pâtes et papiers en Europe et aux Etats-Unis, notamment une qui alimentera en papier le Washington Post.Ce journal, signale M.Broadbent, achète actuellement son papier à Terre-Neuve et en Nouvelle-Écosse, mais la S.E.E.utilise l’argent des contribuables pour construire en Caroline du Nord une usine qui jettera des Canadiens dans le chômage.Pour vraiment apprécier leaplaleirt de la vie, il feut être deux Service de rencontres réputé établi à Montréal depuis 1966,pour personnes libres et sérieuses.Dépliant gratuit ou consultation gratuite.282-0058 ou 933-3673 ouvert de 1 P.M.à9P.M.lundi au vendredi RENDEZ-VOUS 1117 ouMt, 8t*-C*th#rln* •uit* 108, Montréal faudra aller chercher l’énergie là où elle est abondante maintenant.» Selon lui, chacun de ces navires coûterait $100 millions ou plus et un programme de construction d une flotte de méthaniers supposerait des investissements de plusieurs milliards de dollars.Avant de s’adresser aux travailleurs de Davie, dans la cafétéria des chantiers, M.Roy avait pris connaissance des points de vue de la direction et du syndicat.Par la suite, le député de Beauce a été accueilli par les autorités municipales de quelques villes de la région, pour ensuite rendre visite à un foyer pour personnes âgées.En matinée, il avait participé à une émission de ligne ouverte dans les studios d'un poste de radio de Québec.Aujourd’hui, M.Roy devait rencontrer ses organisateurs et effectuer une tournée dans sa propre circonscription de la Beauce.Dimanche, M.Roy poursuivra sa campagne dans la région de Montréal, prenant ia parole à Saint-Eustache, à Terrebonne et à Boucherville.A % M.Fabien Roy.chef du Parti créditiste du Canada.(Photolaser CP) Gérard Etienne UN AMBASSADEUR MACOUTE À MONTRÉAL roman Le Québec d'aujourd'hui dans les pièges d'un grand roman de politique-fiction Les manifestations se succèdent et s'amplifient.Les gouvernements n'arrivent pas à contrôler la vague de violence sans précédent qui met la ville de Montréal à feu et à sang Ils décident de faire appel à un spécialiste de la répression et de la torture; à nul autre qu'un ambassadeur-macoute venant directement d un certain royaume d'Haiti Et c'est le drame Collection Caliban 8i C/e, $9.50 Dans la même collection Anthony Phelps Mémoire en colin-maillard $ 7.50 Gemid Êtet un ambassadeur macoute a montréal Bon de commande Veuillez me faire parvenir .exemplaires du roman de Gérard Étienne, Un ambassadeur-macoute à Montréal.Ci-joint, un chèque ou un mandat-postal a I ordre des Editions Nouvelle Optique au montant de S.nom .adresse .ville.Éditions Nouvelle Optique C.P.1824, Suce.B.Montréal, Qué.H3B 3L4 LE CENTRE QUÉBÉCOIS DE^ GESTALT PRESENTE 3728 rue St-Hubert Montréal H2L 4A2, Québec.Renseignements: Mme S.Tellier, sec.Té!.: 1-514-284-9329 Gestalt sur mer (Hiver 1980) Une invitation à retrouver notre énergie et notre vitalité dans une atmosphère de vacancy et de détente.La mer, le ciel bleu, I abondance du soleil, un environnement étranger tout cela constitue le cadre exténeur entourant une démarche intérieure à la recherche de notre propre arc-en-ciel , démarche favorisée par le mouvement et le travail corporel.Animateurs: Micheline Sylvestre, C.PP.Q.Jean-Luc Lacroix, T.S Dates: Départ Mirabel, vend le 22 février 1980 Retour: Mirabel, sam.le 1er mars 1980 Coût: $725.00 (incluant transport, frais de séjour, et repas du soir) Lieu: Santo Domingo I LE DEVOIR Montréal, samedi 26 janvier 1980 La CTCUM offrira en avril des laissez-passer à ses usagers par Alain Duhamel Les clients habituels de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM) pourront vraisemblablement en avril prochain obtenir un laissez-passer économique dans le métro et les autobus.En présentant hier le nouveau budget de la CTCUM pour l’année 1980, le president du comité exécutif de la CUM, M.Pierre DesMarais II, a indiqué que la CTCUM préparait pour le printemps un laissez-passer afin de se conformer à la politique de financement du transport en par Paule des Rivières Les deux parties impliquées dans la négociation des 70,000 enseignants discutent actuellement sans répit dans l’espoir, Embouteillage de 7 heures En voulant éviter une automobile, hier matin, sur le boulevard Métropolitain, le conducteur d’un camion citerne chargé de 3,600 gallons d’essence a provoqué un embouteillage monstre et un incendie et a fermé le boulevard Métropolitain de 9h à 16h hier.La Sûreté du Québec a signalé que l’accident s’est produit en direction ouest, près de la sortie du boulevard Pie IX, quand le conducteur de ce camion a cherché à éviter la collision.Son camion s’est renversé, l’essence a pris feu, le conducteur a réussi à s’échapper sain et sauf.Les pompiers ont été appelés sur les lieux, ils ont éteint les flammes et tout est revenu à la normale quelque sept heures plus tard.Personne n’a été blessé et les dégâts ont été limités au camion et à la chaussée, noircie.commun du gouvernement québécois.«Je suis informé, a dit M.Pierre DesMarais II, que vraisemblablement au mois d’avril, il y aura une certaine forme de laissez-passer qui, je le rappelle, est avantageux pour l'usager mais ne rapporte pas nécessairement de revenus supplémentaires.» En décembre dernier, le ministre des Transports, M.Denis de Belleval, annonçait une nouvelle politique de financement des commissions de transport urbain comportant une formule particulière de subventions pour un système de laissez-passer.Le gouvernement propo- mince il est vrai, d’en arriver à une entente d’ici dimanche soir.L’imminence de la grève générale dans le secteur scolaire, prevue pour lundi matin, n’a pas, de l’avis des parties syndicale comme patronale, gâté un climat de négociation qui demeure bon.Les deux questions litigieuses demeurent la sécurité d’emploi et la définition de la tâche des enseignants, points sur lesquels les deux parties «s’astreignent à des ouvertures», selon les termes utilisés Ear le porte-parole gouvernemental, M.ucien Bouchard.La partie patronale est double dans cette négociation, composée à la fois du gouvernement — et plus précisément du ministère de l’Éducation — et de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec (FCSCQ).qui sont alliés pour les besoins de la cause.La négociation des enseignants a commencé il y a plusieurs mois tout comme celle de l’ensemble des 190,000 employés des secteurs public et para-public, regroupés cet automne en un Front commun CSN-CEQ-FTQ.Plusieurs groupes ont conclu des ententes avant les Fêtes, mais, dans certains cas, les discussions se poursuivent nonobstant les ententes, alors que d’autres groupes, dont les enseignants et certains employés de soutien, ne se sont pas entendus.Hier, quelque 10,000 employés de sou- sait aux commissions de transport de réduire de 30 pour cent le prix ordinaire des billets contre une compensation équivalente à 110 pour cent tie la réduction.Compte tenu de sa tarification, là CTCUM estimait qu’elle perdait au change puisque la reduction consentie à l’acheteur du carnet de 15 billets, versée au déficit d’exploitation de la CTCUM et compensé en partie par le gouvernement québécois, était plus avantageuse que le nouveau programme financement proposé où seuls les revenus des commissions, en excluant le revenu des laissez-passer, compteraient pour les fins de sub- tien (CSN) ont déclenché de leur côté une grève d’une durée illimitée et leur geste a perturbé un bon nombre d’écoles, d’autant plus que les enseignants ont, dans l’ensemble, respecté les piquets de grève.La CEQ a évalué à 15,221 le nombre de ses membres qui n’étaient pas en classe hier à la suite du débrayage des employés de soutien.Selon la centrale, ce chiffre est très près du nombre total d’enseignants qui ont fait face à des lignes de piquetage.Le président de la CEQ, M.Robert Gaulin, a admis hier devant les 100 membres de son conseil général, qu’il existait «des difficultés effarantes à faire cartel» avec les employés d’autres secteurs et d’autres centrales en conflit.Il a dit souhaiter que la coordination locale soit plus aisée que celle de niveau provincial.Le chef de la centrale a également indiqué que les négociateurs syndicaux déposeraient incessamment de nouveaux textes sur les points en litige tandis que, de son côté, le porte-parole patronal, M.Bouchard, a ait croire que la CEQ souhaite un règlement négocié.Plusieurs membres du gouvernement suivent évidemment la situation de près de même l’exécutif du Parti québécois abordera assurément la question et les députés se réuniront au aébut de la semaine prochaine.ventions au fonctionnement.Dans l’ensemble, la réforme de la fiscalité municipale et la nouvelle politique de financement des commissions de transport apportent à la CUM une réduction de sa contribution au déficit d’exploitation de la CTCUM.En 1980, la CTCUM prévoit des dépenses de $292 millions en hausse de $50 millions sur ses prévisions budgétaires de 1979.Elle prévoit des revenus d’exploitation de $146,513,874 auxquels elle ajoute les subventions du gouvernement québécois, $86,086,557.Il reste donc aux villes de la CÜM une somme de $59,489,712 à payer pour équilibrer le budget de la CTCUM.En iô79, on évaluait la part des villes membres du club du transport de la CUM à $66 millions.Pour ces villes, en 1980, leur part du déficit de la CTCUM diminuera encore plus puisque 12 autres villes contribueront désormais directement au financement de la CTCUM.Il s’agit des villes de l’Ouest de l’île de Montréal lesquelles, jusqu’en 1980, n’étaient pas touchées par les services de la CTCUM.Avant l’automne, la CTCUM devrait avoir étendu son service à tout l’ouest de l’île de Montréal.L’expropriation des compagnies privées d’autobus, Métropolitain Provincial et Transurbain, pourrait commencer dès le mois de mars.Il faut cependant que l’Assemblée nationale apporte des modifications mineures à la Loi de la CUM avant que ce projet ne soit complété.L’intégration des trains de banlieue et des voies de chemin de fer à l’aménagement d’un métro régional fait actuellement l’objet de pourparlers entre la CUM et le ministère des Transports à la fois pour la préparation des négociations avec les compagnies de chemin de fer et pour l’évaluation des coûts de cette entreprise.Enfin, le président du comité exécutif de la CUM a indiqué que le prolongement de la ligne de métro no 2 au-dela de la station au Collège, à Ville Saint-Laurent, devrait être résolu d’ici six ou sept mois.Dans son plan intégré de transport, le gouvernement québécois a laissé en suspens ce projet qui apparaît, aux yeux de la CUM, essentiel.La CUM maintient que la construction d’un terminus temporaire constitue une entreprise coûteuse, difficile à réaliser sur un plan technique, et dommageable à l’environnement urbain.Enseignants: des négociations sans répit jusqu’à demain soir W&'W n-m è Un DC-3 des lignes domestiques s'est écrasé hier dans une rue de Bogota (Colombie).Miraculeusement, la tragédie n'a fait aucune victime au sol.à l'exception des trois occupants de l’appareil qui sont tous morts.L’avion, qui effectuait un vol d'entraînement, aurait pris feu avant de s’écraser.(Photolaser AP' Scandale d’Anjou: Crépeau et Séguin doivent rembourser $658,428 à la ville par Bernard Morrier Ernest Crépeau et Gilles Séguin, respectivement ex-maire et ex-secrétaire de Ville d’Anjou, viennent d'être condamnés à rembourser conjointement cette municipalité d’une somme de $658,428.Cette décision du juge Perry Meyer, de la Cour supérieure, fait suite a une action en dommages et intérêts qui avait été intentée par la municipalité contre les deux hommes, de même que contre l'ex-gérant municipal Jean-Paul Filion.Dans le cas de ce dernier, le juge estime cependant n'avoir trouvé, dans les faits mis devant lui, aucune preuve pour établir un lien de causalité entre sa conduite et les événements dans lesquels Crépeau et Séguin ont été impliques.En mai et juin 1966, la compagnie Les Entreprises Lafleur Limitée avait acquis un lot dans le territoire de Ville d’An/our d'un certain Morris Finstein, et un autre lot voisin de Eastern Development Cor- Eoration.Sur cette derniere vente, afleur devait au maire Crépeau, qui était aussi courtier d'immeubles, une commission de $150,000, payable en 1970.Avant l'expropriation dont il s’agit dans la présente cause, ce dernier lot était déjà frevé d'une hypothèque en faveur du rust Général du Canada, et le premier lot d’une hypothèque au bénéfice d'Eastern Development Corporation, sans parler des autres hypothèques et charges enregistrées contre les deux lots en question.Une expropriation ayant été décrétée en 1966, Me Yves Laurier, qui agissait comme procureur de la ville (il est maintenant juge à la Cour provinciale), avait été appelé par Crépeau et Séguin en mai 1967 pour lui souligner l’urgence de faire un paiement en acompte.Mais l’avocat les avait informés qu’il ne pouvait rien autoriser sans avoir un certificat de recherche adéquat et tous les titres, et qu'autrement la Ville devrait assumer ses responsabilités.Puis, en juin 1967, Crépeau obtenait de Lafleür une hypothèque sur les mêmes lots pour garantir des commissions de plus de $200,000 qui lui étaient dues, notamment celle de $150,000 pour la vente en 1966 de Eastern Development à Lafleur.Ainsi, de noter le tribunal, Crépeau devait connaître l'existence de l’hypothèque en faveur de Eastern Development au moins depuis un certain temps déjà.Toujours dans le même mois, malgré une demande de Séguin, Me Laurier refusait de faire un paiement à Lafleur directement, tout en en soulignant que la Ville et le conseil devaient assumer la seule responsabilité pour de tels paiements.Me Laurier devait également donner des avertissements sévères quant au danger que courait la Ville et la possibilité d'avoir à payer deux fois, s’il y avait des hypothèques.Pourtant, le même jour, des chèques ont été émis à l’ordre de Lafleur par Ville d’Anjou, signés par Crépeau et Séguin, pour une somme de $230,000.Bien qu'aucun acte de vente n’ait été signe par Lafleur, en juillet, d’autres chèques ont été émis en août et signés encore par les deux hommes.Ils étaient à l’ordre de Lafleur, n'avaient pas été autorisés par Me Laurier et totalisaient $115,000.En novembre 1967, à la demande de Crépeau, Me Laurier confirmait que le Trust Général avait une hypothèque sur le lot.Finalement, en février 1968, la Régie des services publics fixait l’indemnité à être payée pour l’expropriation des lots à $455,455.30.Puis, en mars 1968, toujours sans l’autorisation de Me Laurier, Seguin et Crépeau signaient des chèques pour un montant de $200,000, à l’ordre de Lafleur, faisant un total de $545,000, ce qui dépassait de $89,000 l’indemnité prévue par la Régie.Pour le magistrat, il est clair que ce sont les paiements à Lafleur qui ont permis à Crépeau de se faire payer d'avance des sommes substantielles sur les commissions qui lui étaient dues et, notamment, une première somme de $45,000, en juin 1967, lors des premiers paiements à Lafleur.et d'autres paiements plus tard pendant la même année.Si la Ville n'avait pas payé ces sommes directement à Lafleur, Crépeau aurait dû attendre beaucoup plus longtemps.Par ailleurs, vu le défaut de la municipalité de payer l’hypothèque, le Trust Général, par un jugement de cour, repre- nait le terrain.Puis, le terrain fut mis aux enchères et Ville d’Anjou, sur une résolution unanime du conseil de ville, déposait une somme de $658,883.58, ce qui couvrait le plein montant dû pour l’expropriation en principal, intérêts et frais.Le jugement mentionne que si la Ville avait tenté de régler l’hypothèque du Trust Général directement avec celui-ci, on aurait dû faire face plus tard à une nouvelle action prise par Eastern Development, à laquelle compagnie on devait un montant encore plus élevé que celui dû au Trust Général.Il est admis qu’à la suite de ces faits, la perte de Ville d’Anjou s’élevait à la somme de $658,428.28, soit la différence entre le paiement de $545,000 à Lafleur, plus le dépôt de $568,883.58 au greffe, formant un total de $1,113,883.58, et le montant original de l’indemnité décrétée par la Régie des services publics, soit $455,455.30.Au moment où la poursuite fut inscrite, Lafleur n’opérait plus et refusait de remplir ses engagements, en attendant la faillite qui a suivi.Le tribunal en vient à la conclusion que Crépeau et Séguin ont agi en dehors de leurs pouvoirs comme mandataires de la ville et qu’ils sont donc solidairement responsables des dommages subis par Ville d'Anjou, qui avait eu à payer deux fois pour un terrain.C’est donc le prix du «deuxième achat» qu'ils doivent rembourser, soit $658,428.28.-"N Contribution accrue des villes à la CUM par Alain Duhamel La plupart des villes de l’île de Montréal, et particulièrement celle de l’Ouest, devront en 1980 accroître leur contribution au financement de la Communauté urbaine et de la Commission de transport de la CUM (CTCUM).En tenant compte de la réforme de la fiscalité municipale et de la nouvelle politique de financement de la CTCUM, la CUM a refait son budget de l’année 1980 en augmentant ses dépenses à $534,7 millions, une hausse de $83.6 millions sur la première version de son budget adopté par le conseil en décembre dernier.Cette augmentation des dépenses comporte une somme de $7.7 millions pour des services et une somme de $75.8 millions en guise de rattrapage sur le service de la dette du métro et sur le déficit d'exploitation de la CTCUM en 1979.En présentant ce nouveau budget, que le Conseil étudiera à la fin de février, le président du comité exécutif, M.Pierre DesMarais II, maire d’Outremont, a conclu que la CUM parvient à s’adapter convenablement au nouveau régime fiscal des municipalités.«Sur des questions de modalités, il y a certainement des corrections à apporter, mais on semble pouvoir vivre avec cette loi», a dit M.DesMarais II.En excluant le report en 1980 des dépenses liées à la dette du métro et au déficit de la CTCUM en 1979, à la charge de certaines municipalités seulement, le budget de la CUM augmente de 15,4 pour cent, passant de $397.5 millions en 1979 à $458,9 en 1980.L’effet combiné de la réforme de la fiscalité municipale et de la politique de financement de la CTCUM a supprimé le revenu d’une surtaxe sur les immeubles évalués à $100,000 et plus et a réparti sur toutes les villes de l’île de Montréal les dépenses de la CUM et le déficit d’exploitation de la CTCUM.Deux villes, Côte-Saint-Luc et Hampstead, diminuent de quelques milliers de dollars ($49,155 et $22,539) leur contribution dans ;a nouvelle répartition.Toutes les autres villes doivent augmenter leur contribution.Dans le cas des villes qui entrent dans ce qu’il était convenu d'appeler le club du transport, la contribution à la CUM augmente en moyenne de 60 pour cent.La ville de Beaconsfield voit sa contribution augmenter de 70.79 pour cent, celle de Roxboro, de 74,63 pour cent, celle de Kirkland, de 60.79 pour cent.La contribution de la ville de Montréal, $151,1 millions en 1979 ou 53,41 pour cent des répartitions de la CUM passe à $163 millions, une augmentation de 7,8 pour cent, et compte désormais pour 51,24 pour cent des répartitions de la CUIVL Les nouvelles répartititons de la CUM ne tiennent pas compte de la valeur des immeubles pour lesquels le gouvernement québécois versera des en-lieu de taxes.Le ministre des Affaires municipales, M.Guy Tardif, doit communiquer aux administrations municipales, dans quelques semaines, les sommes qu’il leur versera.À l’aide de données fournies par le Service d’évaluation, la CUM a pu établir le potentiel fiscal partiel et provisoire des villes.Le résultat a donné des écarts minimes en pourcentage entre l’effort fiscal obtenu par simulation au cours de l’étude sur la réforme fiscale et l’effort fiscal obtenu avec des données partielles.«En conséquence, les répartitions provisoires ou estimées incluses au budget semblent valables pour permettre aux municipalités d’évaluer le montant qu’elles auront à verser à la Communauté au cours de l'exercice 1980», eut-on lire dans les documents du udget.Le calcul du potentiel fiscal des villes de la Communauté repose sur la valeur du rôle d’évaluation tel qu’il se trouvait à la fin de 1979.Le nouveau commissaire à l’évaluation de la CUM, M.Conrad Cormier, doit entreprendre cette année une réforme du service et une revision complète du rôle d’évaluation.Ce processus devrait être complété en 1984 et modifiera probablement les.contributions des villes.Laberge incite à surcharger de travail les cadres de Bell Le président de la Fédération destravailleurs du Québec, M.Louis Laberge, a incité hier les clients de Bell Canada à surcharger de travail les cadres de la compagnie qui remplacent les téléphonistes en grève, afin de susciter un règlement rapide du conflit.M.Laberge, dont l’organisme regroupe 300,000 travailleurs, a suggéré aux abonnés de toujours passer par le préposé pour un appel interurbain — sans frais sur semaine jusqu’à 18 h — au lieu de signaler directement, et de se plaindre au bureau d’affaires de Bell lorsqu'un message enregistré tient lieu de réponse lors d’un appel pour assistance-annuaire.Il propose également aux abonnés d’ajuster les montants sur leur compte mensuel et d’omettre de retourner la carte Derforée.ce qui forcerait une manutention manuelle des comptes recevables.«La meilleure façon d’obliger Bell Ca- nada à négocier sérieusement pour en arriver à un règlement, c’est de boycotter son système mécanisé et de rentre totalement inefficace le remplacement des téléphonistes en grève par des scabs», a-t-il dit.Quelque 7,400 téléphonistes et employés de cafétéria de Bell, au Québec et en Ontario, sont en grève depuis dimanche dernier, après avoir refuse massivement les demieres offres patronales.Le ministère fédéral du Travail vient d'assigner une nouvelle équipe de médiateurs a ce dossier.À Ottawa entre-temps, les membres du Syndicat des travailleurs en communication du Canada, qui regroupe les grévistes, a lancé un fonds de secours pour ces derniers, des femmes en majorité.La direction de Bell Canada a fait savoir qu’elle était prête, de son côté, à secourir ses employés en difficulté, mais individuellement.Aujourd’hui À 16 h 30, au 1720 rue Saint-Denis, une cérémonie marquera le jumelage de la municipalité de Lake Placid, hôte des XXIIIe Jeux olympiques d’hiver, et du Village Saint-Denis.¦ À 20 h 30, au 262 rue Fairmount ouest, soirée de musique et de danse avec la participation de deux orchestres québécois et grec.¦ Le chef du Parti libéral du Québec, M.Claude Ryan, participe à un colloque sur l'avenir socio-économique de la région de Lachute, à la polyvalente Lavigne.au 452 Argenteuil.à Lachute.¦ À la polyvalente Jeanne-Mance, au 4240 rue Bordeaux, se poursuit de 9 h à 12 h l'assemblée générale du Regroupement des femmes québécoises.¦ À 19 h.au Centre Saint-Pierre, 1212 rue Pa-net, le père Claude Mayer donne une conférence sur «Le grand souffle de l'exode».¦ Le collège Marie-Vietorin, 7000 rue Marie-Victorin, ouvre ses portes de 9h à 16h pour tous ceux qui pensent aux études collégiales pour l’an prochain.¦ Le colloque sur les «Perspectives alimentaires» organisé par les étudiants du département des vivres de l'Université Laval se termine aujourd'hui au pavillon Comtois.¦ C'est aujourd'hui que se termine au complexe Desjardins le 2e Salon de la philatélie Deux morts dans un incendie criminel QUÉBEC (PC) - Un incendie d’origine criminelle a fait deux morts, hier, à Québec.Les victimes ont été identifiées comme étant Mme Huguette Labonté, 40 ans, et son fils, Dany, 5 ans.L’incendie, qui a nécessité trois alertes, a ravagé une maison de deux étages située rue Arago.Un porte parole du Commissariat des incendies a déclaré que le feu avait été allumé au moyen d'un «accélérant» dans un corridor entre les deux logements de l'étage supérieur Une canette d'essence à briquet partiellement vidée de son contenu a été trouvée à l’extérieur de l'Immeuble.Demain M.Jean Chrétien participe à 11 h 30 à un brunch dans le comté de Saint-Michel, au 10690 de ia rue Larose, à l’église Marie-Clarac.¦ C'est aujourd'hui la Journée mondiale des lépreux.Cet événement est l'initiative de M.Raoul Follereau qui a passé 40 années de sa vie à combattre la lèpre.a À 13 h 30, au 2425 rue Saint-Antoine, a Lachine.réunion de l'Association des Auditeurs d'ondes courtes et du Club DX du Québec.¦ Le service d'animation et d'éducation du Musée d'art contemporain présente à partir d'aujourd'hui une exposition expérimentale de travaux d'environnement, ayant pour titre «Traces».¦ À 20 h 30, à l’église Notre-Dame, Mgr Paul Grégoire célébré une messe d action de grâces au cours de laquelle le directeur musical de l'Orchestre symphonique de Montréal, M.Charles Dutoit, dirigera l'Orchestre des Jeunes du Québec et la Chorale Elgar La cérémonie sera précédée à 20 h d'un récital de M.Pierre Grandmaison.titulaire des orgues de Notre-Dame.Hauraa d ouvartur# du lun; au Mm; da 5h30 A minuit.Farmé la dlmancha U.é>la.astronomie italienne 2Ô40, St-Denis, Montréal réservations: 844-5083 J 4 U Montréal, samedi 26 janvier 1980 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Réd acteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints: Michel Roy Jean Francoeur Lise Bissonnette Directeur de I information: Pierre Loignon Trésorier: Bernard Larocque Langue, fiscalité et sièges sociaux LA publication d’une étude sur l’entreprise canadienne et la françisation du milieu des affaires par l’Institut de recherches C.D.Howe n’a pas arrêté la compagnie BP Canada dans sa décision de déménager de Montréal à Toronto le bureau de direction d’une entreprise dont au moins 50% des employés travaillent au Québec.Ces deux événements ramènent la question, toujours non résolue, des sièges sociaux dans l’avenir de Montréal.Dans la même veine, on comprend mal la réaction d’un conseil d’administration qui prend une décision à long terme aussi lourde de conséquences tout simplement à cause de «l’infâme budget Parizeau», pour reprendre l’expression du vice-président de BP Canada Inc.Dans l’intérêt des actionnaires, le déménagement d’un siège social devrait être fondé sur autre chose qu un simple facteur qui peut très bien être complètement changé dans quelques mois.¦ Les travaux des professeurs Yvan Allaire et Roger Miller démontrent clairement que les initiatives privées étaient nettement insuffisantes en matière de politique linguistique.Fait assez surprenant, le document de l’Institut C.D.Howe affirme qu’en ce qui concerne la francisation de l’entreprise, «la loi 101 est, à maints égards, plus raisonnable et efficace que la loi 22.» Les deux chercheurs montréalais avancent une thèse fort intéressante.Si les entreprises s’affichent comme canadiennes, «elles devraient refléter, dans une fédération caractérisée par deux langues officielles, la répartition linguistique de leur clientèle et de leur personnel dans leur fonctionnement.Cette condition devrait prévaloir, peu importe l’endroit dans la fédération où le siège social d’une entreprise est situé.» Combien de firmes pan-canadiennes de Toronto ou Calgary ont accordé une place significative dans leur siège social aux francophones?Le jeu des affinités culturelles tient les Québécois de langue française souvent loin des centres de décision en territoire anglophone.Évidemment il y a le facteur de la compétence et de la mobilité.Mais ces arguments n’expliquent plus l’absence flagrante de Québécois de langue française dans les sièges sociaux de nombre d’entreprises à Montréal et à l’extérieur du Québec.La responsabilité d’une entreprise dépasse le simple geste de changer les mots BP Ca- nada Ltd.en BP Canada Inc.«parce que cette dernière raison sociale est tout aussi acceptable en français qu’en anglais».Ces firmes dont le président fait annuellement sa profession de foi dans le fédéralisme canadien, doivent manifester de façon plus concrète leurs convictions dans un sain équilibre linguistique dans ce pays.Il est difficile d’expliquér qu’une banque qui s’affiche encore montréalaise, compte encore aujourd’hui le même nombre de cadres supérieurs francophones qu’elle en avait au moment de sa fondation en 1817.¦ Les entreprises majoritairement anglophones ont eu raison de se plaindre de la fiscalité et des contraintes concernant la langue d’enseignement.Dans le premier cas, le ministre des Finances a réduit l’écart avec les régions voisines avec la formule de l’épargne-actions: près de $100 millions en abattements fiscaux en 1979! Il n’est pas question de transformer le Québec en paradis fiscal.Mais il faut que la fiscalité demeure concurrentielle à moins de refermer complètement l’économie québécoise.M.Jacques Parizeau fait actuellement beaucoup de comparaisons avec l’Ontario concernant la charge de travail des enseignants.Dans la préparation de son budget en cours, il faut souhaiter que le ministre fournisse un effort supplémentaire pour atténuer davantage l’écart Québec-Ontano.La question de la langue d’enseignement est perçue comme un problème grave mais combien d’entreprises se sont vues refuser une exemption pour un cadre dit en transit?L’obstacle de la langue ne pourra plus être invoqué bientôt, par certains cadres canadiens-anglais méfiants devant l’enseignement public au Québec.Ceci étant dit, il est intéressant de remar-uer que le premier argument invoqué par un es dirigeants de BP Canada Inc.est la difficulté d’attirer des cadres à Montréal «en raison des reportages exagérés véhiculés par la presse en Ontario et dans l’Ouest sur les problèmes que rencontrent les anglophones au Québec».On serait tenté de dire que la compagnie devrait d’abord faire appel un peu plus souvent à de jeunes Québécois dans la préparation du personnel à des postes de responsabilité.Si on avait fait un peu plus d’efforts pour préparer une relève ici même au Québec, les problèmes seraient peut-être moins aigus.Néanmoins une entreprise de la taille de BP doit faire appel à des cadres spécialisés de 1 extérieur.Aussi la perception qu’ont ces derniers du Québec revêt alors une grande importance.Une étude de la firme SECOR a clairement indiqué que Montréal est assez mal perçu parmi les cadres canadiens-anglais.Plusieurs sont encore sous l’impression que la métropole québécoise est un véritable enfer fiscal.Les jeunes enfants sont envoyés de force dans des écoles où l’anglais est strictement interdit.De grandes firmes comptables nourrissent ces préjugés en distribuant des tableaux comparatifs sur les impôts payés au Québec sans tenir compte de certaines modalités.Une action des milieux d’affaires et du gouvernement est maintenant nécessaire pour modifier cette perception.Il faudra plusieurs années pour réparer les dégâts causés par des articles de presse et des reportages télévisés présentés dans une période où la paranoïa courait allègrement dans les grandes entreprises de presse torontoises.Il ne s'agit pas de verser dans la propagande mais de décrire la réalité présente.Én additionnant tous les facteurs économiques, l’écart fiscal deviendra tolérable pourvu qu’on le réduise un peu.Côté de la langue, l’Office devrait montrer plus souvent que dans l’étude des dossiers, l’exemption a souvent été la norme pour ce qui est des sièges sociaux.¦ Dans leur étude, MM.Allaire et Miller montrent bien la tentation qu’ont les entreprises de quitter le Québec pour se soustraire aux coûts du bilinguisme tout en cherchant à tirer profit de ce marché à partir de Toronto.D’où la nécessité d’une loi fédérale pour institutionnaliser le bilinguisme dans les grandes entreprises à vocation nationale.Voilà une suggestion qui pourrait être apportée à nos hommes politiques fédéraux en quête de thèmes électoraux.Quant aux entreprises, on verra plusieurs hommes d’affaires venir lancer des messages d’amour aux Québécois en campagne référendaire.«Les Québécois donnent une telle saveur à notre pays», répète-t-on souvent.Les jeunes diplômés des écoles d’administration du Québec demandent d’avoir les mêmes chances de réussite au départ dans les grandes entreprises de leur pays.Ils veulent être plus que des épices.Michel NADEAU Fabien Roy et l’illusion Un homme hagard, fatigué, amer, la voix brisée, tel est le portrait pathétique et saisissant que peignait hier de Fabien Roy dans le Globe and Mail, le co|umnist William Johnson en poste à Québec.Il y a quelques jours, c’est la correspondante de Radio-Canada à Ottawa, Catherine Bergman qui, parachutée sur une piste déserte du grand Nord québécois, le souffle coupé par les vents violents de ce no man's land où Fabien Roy était allé se perdre à bord d'un petit yoyo rouge et blanc affrété à grands frais, nous racontait la désolation et l'absurde de cette campagne solitaire et perdante.Fabien Roy n’attire plus la sympathie mais la commisération, mortelle dans son métier.Au Globe and Mail, il Se plaint d’ailleurs de la presse sur le ton de l’âme séduite et abandonnée.Tu quoque.Il a, en un sens, raison: Le peu de notoriété dont Fabien Roy a profité au temps où il était à l’Assemblée nationale, il l’a obtenue sur un plateau d’une presse condescendante, amusée, cynique comme les journalistes politiques savent l’être, qui trouvaient en lui un repos de la mer libérale de Robert Bourassa et qui, eux-mêmes fort oppositionnistes à l'époque, lui fabriquaient un petit Îùedestal pour l’encourager à croiser e fer avec le gouvernement.Depuis l’arrivée du Parti québécois au pouvoir, cet engouement avait d’ailleurs commencé à s’atténuer et c’est sur ses reliquats que M.Roy, abusé en- core par l’auréole d’autrefois, a cru pouvoir se lancer en politique fédérale, diriger enfin un parti, devenir une importante voix du Québec à Ottawa.Le 22 mai, il a raté son coup d’envoi, puis est devenu erratique, cantonné dans le sentiment de persécution réelle ou appréhendée dont il se croyait l'objet.La presse a cessé de le servir artificiellement.en même temps que le Parti québécois a compris qu’il fallait lui tourner le dos s’il ne voulait pas se ridiculiser.Nulle pitié ni de solidarité ne tiennent dans ces jeux-là d’autant que, pour le PQ, M.Roy n’a jamais été un véritable allie, mais tout au plus un instrument.Cette fois, donc, l'abandon est général.Mais, quoi qu’il en dise en réclamant l’empathie générale, la faute n’est est pas qu a ceux qui l’ont soutenu pour leurs propres intérêts politiques, ou qui ont fait mousser son image pour animer la routine de leurs journaux.Le problème, c’est M.Roy lui-même qui, recruté par un parti agonisant pour le faire revenir à l’action, a porté un coup peut-être fatal à la formation qui lui faisait confiance.M.Roy, à force de se laisser manipuler par ses faux amis, est devenu l'antithèse du Crédit social.Certes, ce parti politique n’a jamais été très définissable et son défunt et plus célèbre ex-chef, Réal Caouette, changeait d’idée aussi souvent que les partis de gouvernement, à Ottawa, le lui suggéraient en tirant leurs ficel- les et en lui promettant quelques avantages pour ses comtés.Mais le vieux fond restait là, cette sorte de populisme d’une droite rurale, non embourgeoisée, souvent prête à composer pour quelques bénéfices immédiats, mais toujours attentive à formuler la protestation des humbles, dans des termes simples, devant les grands appareils.Le Crédit social, ce n’est pas la théorie financière du major Douglas, mais un esprit, une fronde née chez ces protestataires de droite durant les années de la dépression.M.Roy, malgré son image de politicien local de la république indépendante de Beauce, n’est pas, n’est plus de ce monde-là.Sur un petit groupe d’hommes politiques attachés au Parlement fédéral moins par grande conviction fédéraliste que parce qu’ils y ont depuis longtemps servi utilement leurs concitoyens, il a plaqué des cocardes nationalistes qu’ils n’avaient ni l’envie ni l’habitude de porter.Chez ces gens qui ne prétendaient pas révolutionner les idées politiques de ce pays mais qui se limitaient à défendre aux Communes quelques dossiers québécois — tout le nombreux équipage libéral était incapable de parler d’agriculture aussi concrètement qu’ils le faisaient — il a voulu amener un programme prétentieux, concocté chez quelque stratège totalement étranger au Crédit social.Forcer des députés créditistes de la première heure à se ballader en vendant des mesures touchant à l’énergie nucléaire, qu un «code d’évaluation des biens négatifs» (jargon signifiant une forme de surveillance de la pollution) relève d’une méconaissance stupéfiante, non seulement de son parti, mais aussi des gens qu’il prétend diriger.Quand le Crédit social a cédé à la modernité, ce fut au plan des moyens, la radio pour William Aberhart dans l'Alberta des années 30, la télévision pour Réal Caouette dans le Québec des années 50.Ils étaient au surplus des découvreurs de ces moyens tandis que M.Roy, dans son petit avion à helices, traîne derrière les DC-9 de ses adversaires comme un imitateur sans imagination.Il n’y a plus, de toutes façons, de moyens magiques à découvrir.Pourtant, le monopole malsain et inacceptable qu’exerce le Parti libéral sur le Québec est de ceux qui suscitent habituellement un ae ces mouvements d’impatience populaire qui ont autrefois lancé le Credit social.Dépassées par l’évolution actuelle du Québec, les troupes créditistes, et leur chef perdu entre l’ancien qu’il ne comprend plus et le moderne qu’il saisit mal, ne sauraient incarner ce mouvement qui fermente peut-être ailleurs qu’à droite maintenant.Le Crédit social mourra il est temps, et M.Roy lui aura simplement donné une dernière illusion.Lise BISSONNETTE Le véritable enjeu de l’élection par André Fortas Contrairement aux spéculations de la plupart des médias d’information, et malgré une campagne de presse nettement dirigée contre le Parti libéral du Canada et son chef, la plu-art des Canadiens semblent avoir ien identifié le véritable enjeu de cette élection qui, bien que non souhaitée, s'est avérée nécessaire.Bien sûr, il y a eu le budget Cros-bie et sa pluie de taxes; comme l’a signifié Ed Broadbent, le seul fait que son application ait été retardée aura épargné aux Canadien plus de 400 millions de dollars.Mais au-delà d’un budget insensible aux besoins des plus démunis des Canadiens, il y a plus.Il y a d’abord et avant tout le sentiment indéfinissable que si le Canada méritait peut-être un gouvernement conservateur, il ne méritait pas une telle direction.Le premier ministre du Canada est sans conteste un homme non dépourvu de charme; sa candeur est quelquefois désarmante, et son manque a'expé-rience affolante.On peut pardonner et oublier chez un ami une erreur de jugement.On peut éventuellement accepter qu’un chef d'entreprise se trompe dans ses évaluations et fasse même perdre de l'argent à ses actionnaires.Toutefois, lorsque l’entreprise s’appelle le Canada, que ses fondations sont menacées par une crise de croissance qui risque de l’emporter, on s'attend à ce que le fremier ministre donne au moins 'impression qu'il domine la situation.Or le test de leadership, le premier ministre Clark ne l'a pas passé.Sans tourner le fer dans la plaie, on ne peut oublier Jérusalem, car ce fut en ouverture le type de gaffe qui ne pardonne pas.L’affaire de Jerusalem était évitable, dans la mesure où en tant que chef responsable et premier ministre possible, il était dû devoir du chef de l'Opposition d’alors de consulter les fonctionnaires du ministère des Affaires extérieures avant de faire des déclarations sur le sujet.En l'absence de toute consultation, et tout laisse supposer qu’il n'y en eut point, le chef conservateur a fait la preuve d'une part qu’il n'avait rien appris au cours de la tournée qu'il avait faite au Moyen-Orient, et que des considérations politiques électoralistes l'avaient emporté chez lui.Ce n’était pas là administrer la preuve d'un esprit responsable.On sait, bien sûr, que lorsqu'il y a un changement d'administration dans un pays, il est normal qu’une nouvelle équipé s'installe, et que son personnel politique prenne la relève des prédécesseurs.Qu’il y ait des faveurs aux amis, chacun s'en doute, et à la limite on ne s’en offusque pas lorsque le service de l'État n’est nullement mis en péril par ce favoritisme qui va de soi.Toutefois, fallait-il pour cela permettre à un ministre senior de faire des déclarations tonitruantes sur le patronage?Un chef qui tolère une telle irresponsabilité ne peut augmenter sa crédibilité.Enfin, comment peut-on déclarer avec fracas devant les caméras de télévision à la Chambre que l’on est déterminé à financer l’expansion économique par une augmentation du déficit budgétaire et tourner casaque quelques semaines après avoir pris le pouvoir.Comment peut-on vociférer contre ceux qui méprisent l'institution parlementaire, et une fois au pouvoir, attendre 6 mois avant de se présenter devant le Parlement pour y éprouver sa confiance, et faire endosser son plan de dépenses.Que ce soit sur Pétro-Canada, le budget, les affaires étrangères, la fonction publique, ce gouvernement a trop laissé une impression d'indécision pour que les Canadiens dans cette période troublée aient pu rester indifférents à ce qui se passait.Dès lors, il n'est pas étonnant que la campagne qui se déroule actuellement ne se fasse pas sur des programmes qui, en tout état de cause, seront révisés en fonction des circonstances.Par contre chaque Canadien comprend que l'important réside plutôt dans 1 équipe qui sera chargée de parler au nom du Canada en ces moments difficiles, et dans l'homme qui sera le point de ralliement d'un pays qui se cherche.La jeunesse en ce domaine n’est pas for- ¦ «Être ou ne pas être» Le Québec est en train de vivre les heures tourmentées du célèbre héros de Shakespeare au moment où ce dernier, acculé au mur, doit se prononcer: être ou ne pas être.La question n'aura jamais été aussi opportune et la réponse ne devrait laisser subsister la moindre équivoque Mais, car 11 y a un «mais», voilà que la question référendaire soumise par le gouvernement québécois n'est pas, elle, sans ambages Le Robert (en oui!) nous apprend que la souveraineté est «le caractère d'un État qui n'est soumis à aucun autre État.».Comment peut-on alors comprendre qu'on ait cément un atout si elle signifie qu’on a peu vécu ef peu appris.L’épopée d'Alexandre de Macédoine n’est plus possible en un siècle où la somme des connaissances nécessaires à la conduite des affaires requiert un dur apprentissage et une expérience humaine qui transcende les frontières du village ou de la communauté immédiate.Celui qui a vu dans ce pays, «une communauté de communautés» n'a pas su prendre la distance qu’il fallait par rapport aux clochers des villages de Yeflowhead ou de Crowfoot.Cela, un grand nombre de Canadiens le comprennent, et c’est pourquoi ils s'apprêtent à voter massivement le 18 février.Ce message qu’ils s'apprêtent à donner, il est douteux que les communicateurs d'un bout à 1 autre du pays le saisissent, car le seul enjeu important dont ils ne parlent pas est celui qui préoccupe la population, et il a pour nom: Leadership! présenté à la nation une question où l’on demande la permission d’aller négocier cette souveraineté?Mais la souveraineté n’est pas négociable! Elle EST.Je m’explique mal qu’on se bute encore à de telles évidences.Serions nous à ce point verts?J’ose espérer que non.«Être ou ne pas être», voilà la 3uestion.Je ne peux demander ce rolt à personne Je n’ai même pas à le prendre.Non! Je l’ai, vous avez d’autres questions?Yves AMESSE professeur Montréal, 18 janvier tïémd '^;§00 KHOMEiNy tteffaUüé; cfc&qijé.d'OtBOw.A ybüg> ¦ En attente de subvention De février 78 à avril 79.le gouvernement de M.Trudeau avait octroyé à notre organisme des subventions totalisant $33,543.48 afin de venir en aide aux immigrants diplômés résidant dans la province de Québec.Pour 79-80, le gouvernement de M.Clark a réduit cette subvention totale à $8,-000 (dont $4,000 nous ont été versés jusqu’au 26 novembre 79) soit une diminution de $25,543.48.Le 26 novembre 1979, nous avons écrit à tous les députés du Québec à Ottawa.Seuls les députés libéraux ont immédiatement et fermement réagi par lettre contre cette attitude du gouvernement Clark à l’égard de notre organisme, comme le prouvent la lettre en date du 5 décembre de Marc Lalonde et celle en date du 12 décembre de Jacques Guilbault, président du caucus des députés libéraux à Ottawa.À cause de cette hémorragie financière, le ¦ La Colombie méritait mieux J’ai lu l’artice «Perspectives inquiétantes en Colombie» paru dans votre édition du 4 janvier 1980.L’article dont il est fait mention non seulement ne nous renseigne pas sur l’actualité de la Colombie, mais il est imprégné d’inexactitudes et de données depuis longtemps dépassées.Dire que l’actuel président J.C.Turbay est une marionnette de l’Armée et que son commandant est un dictateur me semble aussi gratuit et peut-être moins pertinent qu’affirmer par exemple que pendant les événements d’octobre 1970 au Québec, le premier ministre Bourassa a été le fantoche de l’Armée Canadienne et ainsi de suite.La politique extérieure colombienne est une des plus remarquables parmi celles des pays de l’Amérique Latine; un Colombien, E.Zuleta An-el a été le premier président e l’ONU, un autre C.Saenz de Santamaria, a siégé à la direction de la Banque Mondiale et le représentant des syndicats colombiens, J.R.Mercado, a été avant M.Marcel à la tête de l’Organisation Internationale du Travail (I.C.O.) à Genève, et son président pour l’année 1979 a été C.Charry Samper, aussi colombien.Le président, Lopez Michel-sen, a fustigé à la Maison blanche la politique des Etats-Unis envers l’Amérique Latine.La Colombie avec le Venezuela ont été les principaux promoteurs de la thèse de souveraineté de Panama sur le territoire du canal et à la tète de la campagne internationale pour la chute de la dictature nicaraguayenne.L’Organisation des États Américains (OEA) fut formée à Bogota et le pacte international andin qui rejoint économiquement cinq pays de l’Amérique Latine s’est fait par proposition colombienne.La Colombie est le pays avec la plus longue tradition démocratique en Amérique Latine; depuis 1904, tous les présidents ont été élus par vote populaire et la courte période dictatoriale de Rojas Pi-nilla en 1953 a été commandée par l’opinion publique et les partis politiques par voie référendaire, puis quand les mêmes partis politiques ont considère que le Gouvernement de Rojas Pinilla dépassait ses fonctions, ils ont déclenché une grève générale qui ne fut pas pire que celle qui a eu lieu récemment au Quebec et «la dictature» a laissé le pouvoir au bout de vingt-quatre heures; le tout s’est passé sans un seul coup d’arme à feu.Quand on a perdu le territoire qui aujourd’hui forme la République de Panama, c’était le temps de la politique du «big stick» développée par le président des USA, Théodore Roosevelt, et la Colombie n’était pas en mesure de s’opposer, pas plus que l'Afghanistan envers le récent geste «protecteur» de l’URSS.L’indemnité obtenue était similaire au prix que les États-Unis ont payé à la Russie pour le territoire de l’Alaska.Il est vrai que la Colombie a des problèmes, et de très graves même: d’abord elle a encore les caractéristiques d'un pays en voie de developpe- ¦ La télévision pourrait servir Le monde de renseignement est encore une fois perturbé.Mais il y a peut-être une solution afin que nos étudiants n’en éprouvent pas trop les conséquences: à l’Assemblée nationale, nous avons bien tout ce -qu'il faut pour produire une émission a la télévision.d’autant plus que l’Assemblée ne siège pas, nous avons aussi Radio-Québec pour les ondes et parmi les directeurs de nos écoles il doit bien y en avoir quelques-uns qui connaissent la matière à enseigner selon que l’on s’adresse aux élèves de l’élémentaire, du secondaire ou du cégep.Alors qu'attendons-nous: qu'attendons-nous pour réunir toutes ces ressources et à la fois donner, malgré les circonstances, un peu de matière à nos jeunes afin qu’ils ne perdent pas tout ou qu’ils ne rattrapent rien, mais aussi pour démontrer aux adultes, les pauvres parents, que ceux qui ont pour mission de diriger et d ’assumer des responsabilités ne se terrent pas dès la ¦ Vers l’intégration des handicapés (Lettre adressée d M, Robert Nadeau, vice-président de la Compagnie Taille/er).Votre initiative d'inclure une traduction en langage gestuel dans vos messages publicitaires télévisés à l intention des personnes sourdes a suscité un vif sentiment de satisfaction chez les membres et les amis de l'Association du Québec pour enfants avec problèmes auditifs.Nous tenons à vous en féliciter et à vous en souligner toute notre Ce précédent nous appara un pas en avant vers l'accepti tion par toute la société de sourds en particulier et de handicapés en générai L’AQEPA ne peut don qu'applaudir très fort à u tel geste et espère qu d’autres entreprises dynam ques sauront imiter la vôtre Hélène LAURIi Secrétaire générale d l’AQEP Montréal, 19 janvier centre d’aide aux professionnels immigrants se voit obligé de suspendre ses activités.Nous espérons que tout redeviendra normal après les élections du 18 février.D’ic là, le Centre n'est ouvert de 9 h à 17 h que pour maintenir le contact avec les institutions provinciales privées et publiques.André LAQUINTE, président du Centre d'aide aux professionnels immigrants.Montréal, 21 janvier ment; il y a aussi la question de la marihuana dont le trafic est dirigé par la mafia internationale qui opère de l’extérieur du pays et pour laquelle le gouvernement actuel déploie des efforts extraordinaires pour la résoudre; il y a les guerillas et la montée gauchiste à l’Université Nationale, mais on peut dire que ces mouvements sont le résultat ou le fruit de la liberté d’expression car il n’y a pas de mouvement semblable dans les pays totalitaires; la réforme protestante en Europe du XVIe siècle et la contre-réforme ont fait verser du sang et pourtant on considère cette époque comme cruciale et essentielle pour le développement du monde moderne.Il faut espérer que sans briser la constitution, ni les institutions du pays, les mouvements actuels aideront à créer une partie meilleure, plus humaine et plus juste pour tous les Colombiens.Au lieu des articles diffamatoires, on pourrait informer par exemple sur les pourparlers qui ont lieu actuellement entre des organismes canadiens ou plus exactement du Québec et des groupes colombiens pour éventuellement parvenir à exploiter et transformer conjointement la presque inépuisable richesse carbonifère de la Colombie, ce qui apporterait des bénéfices nets pour les deux pays et aiderait à résoudre leurs problèmes énergétiques de l’avenir, mais ceci c’est déjà une autre histoire.Hugo CALDERON-VILLAR, M.D.Sherbrooke, 8 janvier première raison valable apparue.Oui, nous le savons tous qu’il est plus facile d émettre une suggestion.mais ne croyez-vous pas que nos syndicats tirent beaucoup de profits de notre manque d'imagination pour ne pas dire de notre manque de réaction.Marcel HOUDE Knowlton, 23 janvier — .LE DEVOIR est publié pa merie Populaire, société a respon- sabihté limitée dont le siège socal est situé au numéro 211 rue du Saint-Sacrement Montr éai H2v 1X1 n est composé et m pn me par i imprimerie Dumont rée dont les ateliers sont Situés a 9130 «rue Boivin Ville aSal'e l agence Presse Canadienne est autorisée a employer et t diffusé» les informations publie ts dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édit-on quofi dienne $70 00 ppr année Six mois $.18 00 trois mois $27 00 i l étran- ger $75 00 fear année s x mois $4100 trois moifc $29 00 Editions du samedi $19 par année Edition duotidiénne livrée a dom cite pér porteur $1 50 par semaine Tarit de I abonnement servi pa> a poste aérienne sur demande Co uffier de deuxième classe enrpqistrpment numéro 0858 Dépôt '*qa B'bliO tbéque nationale du Québec TÉLÉPHONE 84
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