Le devoir, 29 janvier 1980, mardi 29 janvier 1980
LXXI no 23 «¦gioa t* Petite £t£aotau w , où I on niantj* bion.au 2063 rue Victoria (Métro McGill) 844-1624 Passages nuageux.Maximum 8.Montréal, mardi 29 janvier 25 CENTS L Des chefs d’entreprises projettent d’ouvrir à Montréal une École internationale trilingue par Miphel Nadeau Plusieurs grandes entreprises établies au Quebec étudient la possibilité de mettre sur pied une École internationale dans la région de Montréal.Le 13 février, les présidents de grandes compagnies comme le Canadien Pacifique, l’Alcan et la Banque Royale se rencontreront pour éventuellement donner le feu vert à une étude de «faisabilité».Il s’agirait alors de déterminer les besoins et le marché de cette institution privée où les étudiants recevraient obligatoirement une formation en français, en anglais et dans une autre langue.Il existe actuellement quelques écoles internationales à travers le monde notamment à Genève et Lyon.Le gouvernement du Québec verrait d’un très bon oeil ce projet dont le financement serait presque entière- ment assuré par les entreprises participantes et les étudiants.La seule contribution de l’État québécois serait la fourniture de locaux non utilisés dans un immeuble existant.Ce projet soulève beaucoup d’enthousiasme à la direction de certaines entreprises qui voit là un atout majeur pour attirer les cadres compétents au siège social de Montréal.Un des promoteurs du projet, M.Patrick J.J.Rich explique: «Les gran- des entreprises reçoivent beaucoup de cadres qui ne viennent qu’en transit dans les bureaux du siège social.Il faut alors prévoir un enseignement pour leurs enfants qui leur permettra de s’adapter dans le système scolaire où ils devront se diriger après Montréal.» «Chaque étudiant verrait son programme adapté en fonction de son futur pays d’adoption», poursuit le dirigeant de l’Alcan.«Cette formule résout beaucoup de problèmes reliés à la mutation des cadres.Par exemple, lorsque l’Alcan envoie un cadre à Genève, la question de l’enseignement ne se pose même pas, puisque nous savons que l’École internationale poursuivra la formation des jeunes peu importe leur provenance».L’institution ne serait pas réservée aux employés de haut niveau des grandes entreprises qui ont manifesté un intérêt pour le projet: Banque Royale, Banque de Montréal, Dominion Textile, Canadair, Alcan.Le personnel des consulats et des organismes internationaux établis à Montréal (OACI, LATA.) aurait également accès à l’École.M.Rich insiste cependant pour préciser qu’il s’agit là d'un projet dont les modalités restent à définir.«Il faudra voir les besoins des entreprises; quelle Voir page 6: École 25 pays pour le boycott des JO Le monde islamique condamne Moscou et rompt avec Kaboul ISLAMABAD (d’après AFP et Reuter) — La conférence islamique a condamné hier l’intervention soviétique en Afghanistan, demandé aux pays membres de rompre leurs relations diplomatiques avec l’Afghanistan tant que les troupes soviétiques se trouveront sur son territoire et demandé au monde musulman de boycotter les Jeux olympiques de Moscou.Ainsi, les pays musulmans modérés pro-occidentaux l’ont finalement emporté à la conférence extraordinaire d’Islamabad qui a adopté une résolution extrêmement dure envers l’Union soviétique.Les représentants des 36 pays présents ont voté un texte beaucoup plus concret et sévère concernant l'intervention soviétique en Afghanistan que l’ONU au début du mois.Pour le monde musulman, «l’occupation soviétigue» constitue une violation «flagrante de toutes les conventions et normes internationales ainsi qu’une grave menace pour la sécurité et la paix de la région et du monde.» La résolution «condamne, dénonce et proteste contre l’agression militaire soviétique», qui «bafoue les droits de l’homme et constitue une violation des libertés des peuples, violation qui ne saurait être passée sous silence.» La résolution exige par ailleurs le «retrait immédiat et inconditionnel de toutes les forces soviétiques» et «exhorte également toutes les nations et tous les peuples à oeuvrer en vue d’obtenir le retrait soviétique par tous les moyens possibles».La condamnation de l’agression soviétique et l’exigence du retrait des troupes soviétiques ont été adoptées à l’unanimité.Trente pays ont voté pour la rupture immédiate des relations diplomatiques avec le régime «illégal» d’Afghanistan, jusqu’au retrait total de ces troupes.L Afghanistan a été suspendu à l’unanimité de l’organisation de la conférence islamique et le monde musulman supprimera toute aide et assistance à ce pays.Au contraire, le monde musulman a ap- pelé tous ses membres à accorder une aide morale et matérielle au peuple afghan qui «lutte pour préserver sa foi, son indépendance et sa liberté».Le Pakistan et l’Iran se sont vus solennellement offrir l’entière «solidarité» et la «coopération» du monde musulman «contre toute menace à leur sécurité et à leur souveraineté».Enfin, un fonds d’aide aux réfugiés afghans a été créé par la conférence, qui a reconnu par ailleurs pratiquement «de Voir page 6: Moscou ¦ Un nouveau départ pour le parc Belmont — page 2 ¦ La paix scolaire: un éditorial de Jean-Claude Leclerc ¦ Les élections en Rho-désie: un commentaire de Bertrand de la Grange — page 4 ¦ L’achat de Place du Nord est annulé — page 10 ¦ Le boycott des ventes de blé compromet l’équilibre des échanges avec l’URSS — page 11 Des quelque 50 Canadiens restant encore en Iran, la plupart sont mariés à des Iraniennes et ils peuvent tous, en cas d’urgence, recourir aux services de l’ambassade de Nouvelle-Zélande, a précisé une porte-parole du secrétariat aux Affaires extérieures.On compte parmi eux des hommes d’affaires qui ont choisi de rester malgré les conseils qu’on leur a donnés de partir quand ils le pourraient, a-t-il ajouté.Une des autres raisons de la fermeture, a dit le porte-parole, est que «les immunités diplomatiques normales ne peuvent as être garanties par le gouvernement ôte».Le Canada màintiendra ses relations diplomatiques avec l’Iran en transigeant directement avec l’ambassade de ce pays à Ottawa et en ayant recours aux services de l’ambassade de la Nouvelle-Zélande à Téhéran.De plus, le Canada prévoit dépêcher des fonctionnaires du ministère Voir page 6: Canada Les négociations progressent avec les enseignants p II! par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Le gouvernement de M.René Lévesque et la Centrale de l’enseignement au Québec (CEQ) ont évité hier, au terme de la première journée de grève générale des enseignants, de faire es déclarations ayant pu envenimer le climat à la table des négociations et em-nêcher un règlement négocié comme so-ution du conflit.Voilà ce qui a caractérisé cette première journée de grève des 70,000 enseignants de la CEQ qui paralyse la presque totalité des écoles élémentaires et secondaires du Québec, et prive d’enseignement plus d’un million (t’élèves à travers la province.Les autorités gouvernementales ont été avares de commentaires, et de part et d’autre, les déclarations se sont limités aux négociations.Du côté gouvernemental on allait même jusqu’à faire preuve d’un certain optimisme, parlant de «progrès sensibles» à la table de négociations tandis que du côté syndical on se contentait de parler «d’ouvertures intéressantes» faites par le gouvernement.Le début de la grève hier matin n’a pas mis fin aux négociations qui s’étaient déroulées intensivement durant tout le week-end.Ces négociations allaient se poursuivre, a constaté avec satisfaction le président de la CEQ, M.Robert Gaulin, en début d’après-midi alors que le ministre de l’Éducation, M.Jacques-Yvan Morin, a souligné en fin d’après-midi que des efforts intenses allaient être faits pour trouver une solution négocié*.Il semble que les progrès dont on a parlé aient été marqués plutôt dans la nuit de dimanche à lundi, et non dans la journée d’hier alors que tout fut plutôt calme.Ces progrès ont consisté en un dépôt fiar la partie patronale de deux projets de ettres d’entente qui pourraient assurer à la CEQ un premier gain sur la question de la tâche d'enseignement qui est l’un des deux grands enjeux de cette négociation.La première lettre d’entente donne l'assurance aux enseignants que l’engagement de spécialistes au premier cycle de l’élémentaire sera maintenu contrairement à ce que prévoyait le Plan d’action gouvernemental arreté par le ministère e l’Éducation.La deuxième lettre d'entente proposée donne l'assurance que les commissions voir une organisation pédagogique fondée sur une grille horaire divisée en blocs de trois heures.Cette grille horaire restera sous la juridiction de chacune des commissions scolaires.La CEQ, si elle venait ainsi de forcer le ministre de l’Éducation à retraiter sur deux projets qu elle avait condamnés et combattus sans succès jusqu’ici, ne criait pas encore victoire cependant.M.Gaulin a affirmé qu’il s’agissait «d’ouvertures qu’on peut qualifier d’intéressantes».Ces propositions étaient encore à l’étude, a-t-tl indiqué, les négociateurs syndicaux voulant s’assurer de l’entier accord entre le ministre et les commissions scolaires à leur propos.L'optimisme modéré dont a fait preuve le chef syndical peut s'expliquer toutefois par le fait que ces deux projets de lettres d’entente?ne représentent pas l’ensemble des revendications de la Centrale des enseignants.Celles-ci touchent à de nombreux autres aspects de la tâche d’enseignement, une question dont on n’avait jamais pu aborder avant cette année en négociation, la sécurité d’emploi, l’éducation des adultes, et les salaires.Il est difficile pour le moment de faire le point sur les négociations dans leur ensemble puisque les deux parties ont convenu d’un embargo sur les propositions qu'ils s'échangent aux tables de négocia-Voir page 6: Négociations uiiioiiiiic maillet pilai-ii; - la - < iiAKRirrn; EN VENTE DANS LES LIBRAIRIES DUSSAULT GARNEAU Le Canada ferme son ambassade à Téhéran par Patricia Poirier NORTH BAY — Le personnel diplomatique de l’ambassade du Canada à Téhéran n’était plus en sécurité, selon le premier ministre, M.Joe Clark, et c’est pourquoi, Ottawa lui a ordonné de rentrer au pays.«Le rôle politique que le Canada aurait pu être appelé à jouer à l’avenir était plutôt limite», a expliqué hier M.Clark qui rencontrait des journalistes de North Bay, en Ontario.La décision du Canada de fermer l’ambassade de Téhéran sans toutefois rompre les relations diplomatiques avec l’Iran a permis au premier ministre de tenter de s’imposer comme véritable chef d'Êtat sur la scène internationale, comme il l’a fait en commentant les événements politiques en Afghanistan et en parlant du boycottage des Jeux olympiques de Moscou plus tôt la semaine dernière.Interrogé à savoir pourquoi son gouvernement en était arrivé à cette décision hier seulement, M.Clark a soutenu que ce fut une décision graduelle.De plus, a-t-il indiqué, l’humeur des foules dans les rues de Téhéran semblait se gâter de plus en plus.Au moment de la prise en otages de plus de 60 Américains, le 4 novembre dernier, l'ambassade du Canada en Iran comptait 18 employés.L’effectif a ensuite diminué jusqu’à quatre personnes.L’ambassadeur, M.Ken Taylor, et trois autres fonctionnaires, ont quitté hier la capitale iranienne en direction de l’Europe.518 candidats au Québec Un total de 518 candidats brigueront les suffrages au Québec, lors des élections fédérales du 18 février prochain.Les chiffres pubüés hier, dernière journée d’inscription des candidats, révèlent en outre que ce nombre est égal à celui enregistré lors de l’élection du 22 mai dernier, qui avait alors donné lieu à un nombre record d’inscriptions.Les libéraux et les conservateurs présentent des candidats dans chacune des 75 circonscriptions et les néodémocrates dans 74.La circonscription où le NPD est absent est celui de Berthier-Maskinongé, où le ministre conservateur du Développement économique, M.Robert de Cotret, tente de renverser une majorité libérale de 9,700 voix.Le Crédit social ne présente que 56 candidats, comparativement à 74 à la dernière élection.M.Rodolphe Lemieux, qui était candidat créditiste dans Trois-Rivières, a été inscrit comme indépendant à la dernière minute, parce qu’il n’a pas produit unè lettre du leader, M Fabien Roy.Parmi les autres partis, il y a les rhinocéros avec 68 candidats, les marxistes-léninistes avec 62 et l'Union Voir page 6: Candidate par Paul Morisset Notre collègue Paul Morisset participait récemment à un voyage d’information au Mexique organisé conjointement par les gouvernements québécois et mexicain.Il présente ci-après le deuxième d'une série de trois articles sur les réalités du Mexique et sur les perspectives d’échanges avec le Canada et le Québec.NEZAHUALCOYOTL - On dirait une ville émergeant péniblement de ses ruines après quelque cataclysme.Dans des assemblages précaires de vieilles briques et de tôle tordue, qui tiennent lieu de maisons, des familles miséreuses s’entassent à dix, parfois quinze, en ménageant toujours un petit coin spécial pour la Vierge de la Guadalupe et son lampion.Dans les rues poussiéreuses, des gamins Siailleurs courent pieds nus parmi les ous et les amas d'ordures.Ici et là, des colonnes de fumée montent des dépotoirs improvisés.C’est la cité de Nezahualcoyotl, l’envers du «boom» mexicain.La capitale est ceinturée de quartiers hideux comme celui-là, qu’on nomme «ciudades perdi-dadas», ou villes perdues.Nezahualcoyotl, qui pousse comme un chancre monstrueux sur le flanc nord-est du district fédéral de Mexico, est le plus gigantesque de ces bidonvilles où affluent sans cesse des familles de paysans réduites à l'indigence.Avec ses deux millions d’habitants, «Neza» est en fait une des plus grandes agglomérations du pays, Kue à égalité avec Guadalajara et errey.Mais 1a carte de tourisme officielle omet pudiquement toute mention de Nezahualcoyotl.À «Neza», les égouts et les aqueducs sont inexistants.Presque aucune rue n’est asphaltée.Les bandes de voyous — et 1a police elle-même — y sèment 1a terreur.Ce n’est pas le pétrole qui a créé les «ciudades perdidas».Mais la manne noire surgie de la terre mexicaine n’a pas encore contribué à ralentir leur croissance, et encore moins à les transformer.Plusieurs se demandent du reste si tous les pétrodollars du pays pourront jamais venir à bout des problèmes affolants liés à cette misère et à rette surpopulation.Le métro de Mexico donne une idée de l’ampleur du phénomène.C’est un métro moderne, construit il y a à peine 12 ans, du même type que celui de Montréal.Mais il est déjà largement insuffisant.Aux heures de pointe, il est souvent impossible de descendre ou de monter à certaines stations, tant 1a foule y est nombreuse et compacte, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des voitures.Et le problème de la promiscuité a atteint de telles proportions que les femmes et les hommes ont désormais des voitures de métro séparées aux heures d’affluence.Que fait le gouvernement de M.José Lopez Portillo pour lutter contre l’urbanisation sauvage et ses conséquences désastreuses?Il serait injuste de dire qu’il ne fait rien.Mais ses programmes de logement et d'éducation populaire sont manifestement insuffisants, et ils ne figurent Voir page 6: Mexique Le président Carter a signé hier à la Maison-Blanche un budget de $616 milliards qui prévoit pour 1981 un déficit de $16 milliards et une augmentation de 5% du budget de la défense.Nos informations en page 9 (Photolaser AP) MEXIQUE 2) L ienvers du «boom» ) 2 ¦ Le Devoir, mardi 29 janvier 1980 les élections du 18 février * la campagne des chefs Les leaders des principaux partis politiques poursuivent aujourd’hui leur blitz auprès des électeurs ontariens dont les préférences s’annoncent déterminantes en vue du scrutlrvdu 18 février.Le premier ministre, Joe Clark, passera la première partie de la Journée dans les localités de Slm-coe, Brantford et Kitchener et se rendra en soirée dans le sud de l'Ontario.Le chef du Parti libéral, Pierre Trudeau, fait campagne dans les comtés du Toronto métropolitain, et expose ses vues sur la politique étrangère.Le chef du NPD, Ed Broadbent, s'adressera ce midi aux étudiants de l'Université de Toronto avant de participer à des assemblées publiques, cet après-midi à Brantford et ce soir à Cambridge.Le chef du Crédit social, Fabien Roy, qui compte davantage sur le Québec que sur l’Ontario, passera la journée dans la circonscription de Beauce.Il s'envolera en soirée pour Calgary.J en bref.¦ Kleenex d’abord Le ministre des Finances, John Crosbie, jouit de la réputation d’être l’un des meilleurs orateurs de la scène politique canadienne.Il attire les foules, et les fait rire.M.Crosbie est par ailleurs le plus accablé des hommes politiques du pays, depuis le budget et la taxe d’accise de 18 cents qui ont entraîné la chute de son gouvernement.C’est essentiellement en ces termes que le député conservateur de Fundy-Royal, Robert Corbett, décrivait hier son collègue ministre des Finances.Puis il ajoutait: «Dans ma circonscription, on croit qu’il représente ce qui est arrive de mieux après le Kleenex.» ¦ Feu : le débat Des pourparlers qui ont entouré le projet de débat télévisé, deux conclusions ressortent aujourd’hui clairement: l'affrontement tant attendu n’aura pas lieu et c’est le Parti libéral qui n’en a pas voulu.Plus il devenait évident que les libéraux ne permettraient jamais à leur chef de croiser le fer avec MM.Clark et Broadbent dans un débat télévisé, les dirigeants des grands réseaux de télévision et les représentants des autres partis ont multiplié les formules de rechanges et les compromis.Le Parti libéral les a toutes rejetées, y compris les quatre nouvelles combinaisons des derniers jours, en alléguant que l’horaire des activités électorales du chef est maintenant trop chargé et immuable d’ici la fin de la campagne.C'est le directeur national de la campagne libérale, Gordon Ashworth, qui a fourni ce dernier prétexte et mis un terme aux négociations.¦ Sur la corde raide Depuis le temps que ses adversaires le ridiculisent, le premier ministre Joe Clark semble avoir trouvé le filon capable de les stabiliser.En déclarant l'intention de son gouvernement de boycotter les Jeux de Moscou pour protester contre l’invation des Soviétiques en Afghanistan, M.Clark a non seulement embêté les libéraux mais plus encore embarrassé les néodémocrates.Pendant que M.Trudeau continue à réfléchir et remet sa prise de position d’un jour à Tautre, M.Broadbent ne trouve pas mieux à dire qu’il consultera le caucus de ses députés sur cette délicate question.Pour Mme Pauline Jewett, député néodémocrate de New Westminster - Coquitland, le temps n’est pas aux hésitations.Et si son chef Ed Broadbent décide d’appuyer le boycottage des Jeux, Mme Jewett s'en désolidarisera publiquement.¦ Votre nom sur la liste Près de 90% des citoyens qui ont droit de vote sont déjà inscrits sur la liste électorale.Toutefois, des milliers de citoyens ont déménagé depuis les dernières élections, certains sont décédés ou ont I changé de nom, d'autres ont - tout juste obtenu leur citoyen-neté canadienne ou ont atteint l'âge réglementaire de 18 ans.• Pour toutes ces raisons, la ! liste électorale doit être révisée.L’opération a débuté le 22 janvier et se terminera le 4 février.L’électeur qui n’est pas inscrit sur la liste électorale perd son droit de vote.Pour éviter les mauvaises surprises, il suffit de communiquer avec le bureau d’Élec-; tions Canada du comté.Aller .voter, un droit que doivent exercer surtout ceux qui sont i insatisfaits de leur député.:¦ Lévesque : à Toronto Chaque fois que le premier ministre québécois René Lévesque fait face à un auditoire anglophone, le ton de son discours se durcit.C’est un trait ^marquant de son style de lea- der politique.Dans une entrevue qu’il accordait dimanche sur les ondes d’une station de radio de Toronto, M.Lévesque a récidivé.Il a prévenu les Torontois et les autres Canadiens que les élections fédérales du 18 février n’empêcheront pas les Québécois d’oeuvrer en vue du référendum pour obtenir un OUI en faveur de la souveraineté-association.¦ L’âge de la retraite Conscient qu’une foule d’autres problèmes majeurs hantent la tranquillité des Canadiens, le ministre fédéral du Travail, M.Lincoln Alexander, est particulièrement préoccupé par cette pratique croissante qui oblige des citoyens en excellente santé et débordant d’énergie à prendre leur retraite à l’âge de 65 ans.M.Alexander est d’avis qu’il s’agit là d’une mesure «ridicule et discriminatoire».À titre d’exemple, il cite son propre cas; âgé de 58 ans, le ministre du Travail se trouve particulièrement en forme et il défie qui que ce soit de venir lui dire qu’il devra prendre sa retraite dans sept ans.¦ Marchand sur Clark Depuis l’entrée de M.Jean Marchand à la Chambre des communes en 1965, la scène politique canadienne a connu toutes sortes de bouleversements, de renversements et d’évolutions.Mais l’ex-député et ex-ministre Jean Marchand a conservé le même discours électoral du début à la fin.En fin de semaine à Sherbrooke, il a repris ce thème qui fut si cher aux trois colombes: «Seul le Parti libéral peut former un gouvernement vraiment national».Pour ce qui est du premier ministre Joe Clark, le sénateur Jean Marchand croit que c’est son manque de courage devant l'Alberta, qui a entraîné sa défaite en Chambre.À propos de Peter Lougheed, le sénateur Marchand l’accuse de vouloir faire des profits sur le dos de l’Ontario et des autres provinces qui ont financé le développement de ses ressources pétrolières.¦ En vrac ¦ Sur la trace du président Carter, non seulement un gouvernement conservateur favoriserait le boycottage des Jeux de Moscou, mais le président du Conseil du Trésor, M.Sinclair Stevens entend proposer augmenter de 17 pour cent le budget alloué à la Défense.¦ L ex-ministre libéral et député d’Outremont, Marc Lalonde, est invité au débat-midi d’aujourd’hui organisé Çar les étudiants du collège ànier.¦ Le principal d’une école catholique de la région de Toronto a interdit à la candidate du Parti communiste de participer à un débat auquel étaient invités les représentants de tous les autres partis.¦ Pour le sénateur conservateur, Arthur Tremblay, le renouvellement de la fédération ça veut dire deux choses: améliorer les relations fédérales-provinciales dans le contexte actuel; transformer la constitution pour qu’elle répondre aux besoins d’au-lourd’hui et aux exigences de l’avenir.¦ Candidate libérale dans Laval-des-Rapides, Mme Jeanne Sauvé est d’avis que le premier ministre Joe Clark tente d’exploiter la crise internationale pour se refaire une image de fermeté.¦ Au cours d’une récente tournée dans l’Ouest du le premier ministre Joe ' s'est fait dire un certain nombre de choses désagréables par les auditeurs qui participaient à une émission ae radio a ligne ouverte; une citoyenne de Winnipeg a émis la suggestion qu’il cesse de prétendre qu’il est encore premier ministre et qu’il se départisse de ce titre Jusqu’aux élections du 18 février; une autre auditrice a recommandé au premier ministre de solliciter davantage l’avis du gouverneur général et de s’y conformer.Trudeau exposera aujourd’hui à Toronto ses vues en matière de politique étrangère par Michel Vastel TORONTO T- Les stratèges du Parti libéral ont modifié à la dernière minute hier l’horaire de M.Pierre Trudeau pour lui permettre de prononcer, dans la Ville Reine, l’un des grands discours de sa campagne électorale.Annulant une visite dans l’île-du-Prince-Êdouard, le leader libéral exposera ce midi, devant un auditoire de partisans libéraux et d’experts en politique internationale, sa vision.de la politique étrangère canadienne.M.Trudeau ne se contentera pas, semble-til.de référer à des sujets d actualité comme la crise iranienne, l’invasion soviétique en Afghanistan ni, bien sûr, la situation au Moyen-Orient, qui lui permet d’évoquer l’un des faux pas les plus célèbres de son adversaire" M.Clark.S’adressant bier après-midi au collège Scarborough de TU-niversite de Toronto, le chef libéral a d’ailleurs évoqué ce discours.En réponse a une étudiante qui demandait de se prononcer sur la crise afghane, M.Trudeau a souligné que toute décision, sur la scène internationale, doit être reliée à une politique globale et prise en concertation avec les instances internationales dont le Canada fait partie.«On ne prend pas une déci- sion, dans le domaine de la politique étrangère, simplement parce qu’une dizaine de députés de Toronto vons ont demandé de le faire», a lancé M.Trudeau, évoquant bien sûr la promesse de M.Clark, en mai dernier, de déménager l’am- bassade canadienne en Israël à Jérusalem.On s'attend à ce que M.Trudeau, très à l’aise en politique étrangère, expose la philosophie de son parti en matière de relations internationales et en profite pour dénoncer l’ab- sence de vision de son adversaire conservateur.M.Trudeau a refusé hier de préciser s’il appuiera la décision de M.Clark de boycotter les Jeux olympiques de Moscou si les troupes soviétiques ne se sont pas retirées de l’Afghanistan avant le 28 février.«J’ai dit 3u’il fallait appuyer M.Carter ans la crise iranienne, a rap- {>elé M.Trudeau, parce que es étudiants iraniens ont violé le traité de Vienne garantissant la sécurité des diplomates.» C’est sur la base de prin- Ed Broadbent reproche à ses rivaux leurs «critiques négatives» Ed Broadbent TORONTO (PC) - Le leader néo-démocrate Ed Broadbent s’est attaqué hier aux «critiques négatives» des libéraux et des conservateurs à la télévision.La publicité libérale, a-t-il fait remarquer, s’en prend surtout au premier ministre Joe Clark et les messages conservateurs visent en particulier le leader Pierre Trudeau.S’adressant à quelque 200 commerçants, M.Broadbent a souligné que les annonces du NPD, au contraire, attiraient l’attention sur la politique que ce parti entend appliquer après le 18 février, s’il est porté au pouvoir.Le leader néo-démocrate a {iromis, s'il est élu, d’obliger a Banque du Canada de baisses ses taux d’intérêt de 14 à 12 pour cent.Et si le gouverneur de la banque, M.Gerald Bouev, refuse, a précisé M.Broadbent, il sera immédiatement congédié.On sait, a-t-il dit, que le ministre des Finances, M.John Crosbie, a toujours accepté de suivre les conseils de M.Bouev et d’augmenter les taux à un niveau supérieur à celui dès États-Unis.Mais, pour M.Broadbent, le Canada devrait suivre l’exemple de trois pays riches (la Suisse, l’Allemagne de l’Ouest et le Japon), qui ont de bas taux d’intérêt.Parmi les autres promesses répétées par M.Broadbent, on note: — modification de la Loi des ban î ies, afin que les banques à charte puissent prêter plus d’argent aux petites entreprises.— faire en sorte que la Société pour l’expansion des exportations aide les petites entreprises à obtenir des ventes à l’étranger; — obliger le gouvernement fédéral à acheter un tiers des biens et services des petites entreprises.M.Broadbent a affirmé 3u’un gouvernement néo-émocrate apporterait la prospérité au Canada, comme l’ont fait des gouvernements sociaux-démocrates en Allemagne de l’Ouest, aux Pays-Bas et en Scandinavie.Plus tard dans la journée, le leader néo-démocrate a fait campagne dans la banlieue de Scarborough, où il a notamment visite l’hôtel de ville et eu un entretien avec le maire, M.Gus Harris.Joe Clark promet une nouvelle stratégie d’emploi pour les femmes par André Préfontaine TORONTO (PC) - Non seulement le gouvernement Clark, advenant sa réélection, mettra-t-il de l’avant une nouvelle stratégie de l’emploi pour les femmes mais il convoquera aussi une conférence fédèrale-provinciale pour étudier leurs perspectives d’emploi, d’ici la fin de Tannée.«II s'agit de priorités majeures pour le gouvernement après le 18 février», a indiqué hier après-midi le premier ministre Joe Clark alors qu’il prenait la parole devant plus de 200 membres du Comité national d’action sur le statut de la femme, à Toronto.Il y a deux semaines, le chef du Nouveau Parti démocratique, M.Ed Broadbent, s’adressait au même auditoire.M.Pierre Trudeau, le chef du Parti libéral, a refusé de rencontrer publiquement les membres de ce comité, offrant plutôt de tenir une discussion informelle avec son exécutif.Évoquant son enfance en Alberta, au cours de la Deuxième Guerre mondiale, le premier ministre Clark a rappelé qu’il avait grandi «dans une communauté où les hommes étaient partis à la guerre alors que les femmes dirigeaient les commerces tout en veillant à leurs autres occupations».Ainsi, a-t-il ajouté, «je n’ai jamais vu un travail qu’une femme ne pouvait faire».Après avoir tracé un bilan exhaustif des réalisations de son gouvernement dans le domaine des droits de la femme, M.Clark"a dévoilé les mesures qu’il proposerait advenant une victoire conservatrice lors des élections.Parce que plusisurs de ses homologues provinciaux y avaient signifié leur opposition, le chef conservateur n’a pu inscrire le sujet des perspectives d’emploi pour les femmes à Tordre du jour de la conférence des premiers ministres, qui aurait eu lieu en décembre si son gouvernement n’avait pas été renversé.Conséquemment, le premier ministre a résolu de tenir une conférence fédérale-provinciale sur le sujet d’ici la fin de Tannée.De plus, le ministre responsable de la Condition feminine, M.David MacDonald, proposera au lendemain du 18 février une nouvelle stratégie de l’emploi pour les femmes qui tiendra compte, a-t-il révélé, de trois principes fondamentaux.Premièrement, le marché du travail doit demeurer ouvert aux femmes qui y sont pour rester.Deuxièmement, il est essentiel pour notre économie de profiter pleinement de toutes les ressources humaines à sa disposition et, finalement, les femmes ont le droit le plus strict de participer au développement économique du pays.Toutefois, pour que cette nouvelle politique remporte le succès escompté, le gouvernement devra proposer des mesures susceptibles de concilier les responsabilités professionnelles et familiales des femmes dont il faudra renforcer l'indépendance et promouvoir la sécurité d'emploi.En fait, selon le premier ministre, le problème pourrait se «résumer a «assurer une recon- naissance égale pour un travail égal aux femmes».En réponse aux représentations des mouvements de promotion de la femme, son gouvernement, a noté M.Clark, proposera des amendements au code criminel afin de rendre un conjoint passible de poursuites pour le viol de son épousé et d’assujettir les crimes i sexuels aux dispositions du code criminel régissant l’assaut avec violence.Le gouvernement fédéral reverra également les amendements qu’il voulait apporter afin de restreindre l’accessibilité à Tassurance-chômage et étudiera la possibilité de faire participer les épouses au foyer au régime de pensions du Canada.La foule a réservé un accueil poli au premier ministre Clark qui, après son discours, a répondu pendant plus d’une demi-heure aux questions de membres de l’auditoire qui voulaient tout autant connaître son opinion qu’exprimer la leur.En réponse à une jeune femme qui lui demandait ce qu’il pensait de Tavortement; le chef conservateur a précise qu’il favorisait une plus grande accessibilité à l’avortement thérapeutique mais que, en tant que catholique, il s’opposait à l’avortement sur demande.Le fait saillant du passage de M.Clark aura été une bousculade entre une jeune femme qui voulait affiche her un ecn- Dîl po vez Pétro-Canada — vendez Joe Clark» et une des dirigeantes du comité qui a déchiré la banderole.Un policier est intervenu pour séparer les deux belligérantes qui étaient sur le point d’en venir aux coups.À la fin de la rencontre, la jeune Lisa Martell s’est approchée du premier ministre pour lui demander son autographe.Au grand plaisir des photographes et des cameramen, le chef du gouvernement s’est prêté de bonne grâce à la requête de la fillette.Même si Mme Maureen McTeer accompagnait son mari pour la circonstance, elle ne prit la parole en aucun moment.M.Clark a quitté Toronto immédiatement après sa rencontre avec le Comité national d’action sur le statut de la femme pour se rendre à North Bay où il a participé à une assemblée de son parti, peu de temps après une entrevue avec la presse locale.Par la suite, le premier ministre a pris la direction de Hamilton où il fera campagne aujourd’hui.Fabien Roy s’engage à humaniser le régime d’assurance-chômage par Pierre Beauregard RIVIÈRE-DU-LOUP (PC) — «La loi C-14 s’attaque plus aux chômeurs qu’au chômage», a soutenu hier le chef du Parti Crédit social du Canada, Yves Parisien extradé du Brésil OTTAWA (PC)-Rentré au Canada en fin de semaine après avoir passé 17 mois derrière les barreaux au Brésil au cours des longues procédures d’extradition, Yves Parisien, un avocat âgé de 46 ans raye du barreau ontarien en 1971, a été incarcéré dès son retour au pays.Parisien a fait une brève apparition en Cour provinciale, nier, alors que sa cause a été reportée au 11 février pour y débattre sa demande de mise en liberté sous cautionnement.Pas moins de 44 chefs d'accusations criminelles impliquant une somme de $1.2 million pèsent contre Parisien.Il doit répondre de 39 chefs de fraude, trois chefs de vols de sommes de plus de $200 et deux chefs de fausses représentations.L’avocat rayé du barreau avait fait l’objet d’une enquête criminelle après que de jeunes couples, des veuves, des institutions financières et d’autres avocats se soient plaints au sujet de prêts hypothécaires.Après avoir été rayé du barreau, Parisien s’é-tait lancé dans les prêts hypothécaires.Avant que la police puisse l’interroger au sujet ae certaines irrégularités signalées par les plaignants.M.Fabien Roy, au cours d’une conférence de presse convoquée à Tissue de sa visite dans la circonscription de Kamouraska - Rivière - du -Loup.M.Roy s'est engagé à réclamer un amendement de cette loi en vertu de laquelle le pays est subdivisé en régions, au sein desquelles les conditions d'admissibilité à Tassurance-chômage varient.«Ce pouvoir de delimiter les régions, nous verrons à ce qu’il soit retiré des mains des fonctionnaires pour être remis au législateur afin d’éviter les injustices flagrantes», a-t-il dit.Il a soutenu que la fonction publique prenait de plus en plus d’importance au détriment des élus qui devaient céder une partie croissante de leurs prerogatives aux bureaucrates.Le député de Beauce a affirmé que la performance gouvernementale dans la lutte au chômage était désastreuse sur le plan économique, puisque plus de $20 milliards ont été consacrés en cinq ans par l’État et les travailleurs aux divers programmes d'assurance-chômage.Devant les étudiants du cé- gep de Rivière-du-Loup, le chef du CS avait eu l’occasion de s’en prendre à sa cible favorite, les institutions financières.«En temps de guerre, a-t-il dit, les institutions bancaires sont obligées par la loi de collaborer avec le gouvernement pour sauvegarder l'économie du pays».«J’affirme aujourd'hui que nous nous trouvons dans une situation d’urgence économique assez grave pour que des mesures aussi draconniennes soient prises».M.Roy a également réclamé une nouvelle fois la formation d’un Office national du crédit, organisme chargé de remettre de Tordre dans les finances du pays, qui, a-t-il répété, devra consacrer des sommes astronomiques au seul service de la dette nationale au cours des prochaines années.Devant les cégépiens, M.Roy a une nouvelle fois évité de prendre position sur le livre blanc de M.René Lévesque, le document constitutionnel de M.Claude Ryan et le débat référendaire.Aux applaudissements de son auditoire, il a cependant rappelé qu’il avait voté en fa- veur de la loi 101, lorsque cette législation sur la langue avait été adoptée à l’Assemblée nationale.Parlant du port en eaux profondes de Gros-Cacouna, il a affirmé que ce projet avait servi de thème électoral à tous les partis politiques, de l’époque de Sir Wilfrid Laurier à celle de M.Joe Clark.En passant finaleme :i aux actes, le gouvernement fédéral contribuerait ainsi à l’aménagement de ce nouvel axe économique, à Test de Québec.En soirée, M.Roy s’est rendu à Québec pour y enregistrer des messages télévisés.Mardi, il devait visiter sa circonscription de la Beauce avant de rentrer dans la métropole pour y prendre l’avion à destination de Calgary.D’une durée de quatre jours, la tournée du chef du Crédit social dans l’Ouest doit le mener également à Edmonton et Vancouver.cipes aussi solides qu’il faut, selon le chef libéral, prendre des positions sur la scène internationale.Il faut également, d’ajouter M.Truaeau, tenir compte de l’appartenance du Canada à des organisations comme l’OTAN ou NORAD.Plus tôt au cours de la campagne électorale, M.Trudeau s’est dit opposé à mêler les Jeux et la politique et s’est prononcé contre le boycottage des Olympiades de Moscou.«Il ne suffit pas de se contenter de suivre les Américains sur un point et se dispenser de Çarler du reste», a conclu M.rudeau, invitant son auditoire à venir l’écouter aujourd’hui au Sheraton Centre de Toronto.Le chef libéral a commencé la semaine avec un de ses auditoires qui lui réussit le plus: des étudiants, qui lui réservent des ovations chaleureuses, particulièrement en Ontario.Un des organisateurs expliquait hier que les étudiants, surtout ceux de Toronto, réservent un tel accueil à M.Trudeau parce que, selon lui, «la mystique joue toujours».M.Trudeau a consacré la moitié de son discours à expliquer pourquoi son parti a renversé le gouvernement Clark.Répondant au premier ministre qui prétendait la semaine dernière à Vancouver qu’il avait un excellent gouvernement mais que lui-meme avait un problème d’image, M.Trudeau s’est attaché à montrer à quel point les erreurs de M.Clark, «ça n’est pas une question d’image, c’est une question de substance».M.Trudeau a ensuite énuméré les décisions sur le déménagement de l’ambassade à Jérusalem, la privatisation de Pétro-Canada, l’échec des négociations avec l’Argentine pour la vente d’un reacteur Candu, l’échec des négociations avec l’administration américaine pour le choix d’un tracé canadien au pipeline de l’Alaska, et enfin le budget et la politique énergétique qui l’inspirait.«C’est tout simplement de l’incompétence», a conclu M.Trudeau devant plus de 2,000 étudiants enthousiastes.En tentant de justifier la politique énergétique présentée la semaine aèrnière a Halifax, le chef libéral a déclaré que les premiers ministres Bill Davis, de l’Ontario, et Peter Lougheed, de l’Alberta, «ont tort tous les deux», l’un parce qu’il demande trop, l'autre parce qu’il n’est pas prêt à donner assez.«J’ai toujours discuté vigoureusement avec les premiers ministres des provinces», a déclaré M.Trudeau, sans craindre, semble-t-il, de réveiller le spectre du premier ministre arrogant et à Taise dans des conférences constitutionnelles menant souvent à l’impasse.La région ae Scarborough où M.Trudeau a passé l’après-midi d’hier est cruciale pour le Parti libéral.Elle compte quatre comtés que les libéraux ont tous perdu le 22 mai 1979 ou au cours de l’élection partielle de 1978.Un ministre, M.Martin O’Connell, y connaissait notamment la défaite en mai.Le maire de Scarborough lui-même, M.Paul Cosgrove, est sur les rangs pour le Parti libéral dans York-Scarborough, le plus populeux comté du pays avec 110,000 électeurs.Après le discours de ce midi, à l’organisation duquel les libéraux ont semblé attacher le plus grand soin, M.Trudeau devait se rendre à Terre-Neuve où il ne restera qu’une journée.Avant jeudi, le leader libéral sera déjà de retour dans la Ville Reine, après une courte escale à Sherbrooke.jr/sr/èreA e/ /ÊTRE DEUX.Pour vraiment apprécier !ee plaialre de la via, il taut être deux Service de rencontres réputé établi é Montréal depuis 1966,pour personnes libres et sérieuses.Dépliant gratuit ou consultation gratuite.282-0058 ou 933-3673 ouvert de 1 P M.à 9 P.M.lundi au vendredi RENDEZ-VOUS 1117 ouest, 3t»-Cath«rln« suit* 101, Montréal Ôb fêis mâlwmië dlL ÇA COMMENCE MAINTENANT! le comité organisateur de la fête nationale du Québec de votre région, recevra cette année encore toutes les demandes d'aides techniques et financières provenant de tous groupes, mouvements, organismes et associations visant la réalisation de festivités ù l'occasion du 24 Juin.Participez 6 rassemblée publique et 6 l’élection du comité organisateur de votre région Date: 30 Janvier "80” Heure: 19 h 30 Lieu: Salle Morin 6515 rue St-Denis Mtl., métro Beaubien ¦ Le comité orgonisoteur de la tête nationale du Québec.LM POUM «ont offerts Sgsfsmsnr soi hommss St sus tsmmM CSOCIÉTÉ D’INVESTISSEMENT DIAMANT^ recherche REPRÉSENTANT(E)S — Produit à vendre: DIAMANT PLACEMENT — Rémunération très intéressante — Temps plein ou temps partiel — Sérieuses références exigées Contactez Monsieur Alain Migeot LE DIAMANT PONDIAM INVESTISSEMENT INC.363 St-François-Xavier, (angle St-Paul O.) suite 410 Vieux-Montréal, \^Tél.: (514) 844-1031 Importante maison d’édition recherche un(e) MONTEUR(EUSE) pour mise en pages et imposition de volumes.Expérience nécessaire.4 Prière de faire parvenir toute demande à: DOSSIER 3245 Le Devoir C.P.6033, Montréal H3C 3C9 LE DEVOIR Montréal, mardi 29 janvier 1980 Un nouveau départ pour le parc Bel mont Le parc Belmont, dont l’avenir fut compromis l’été dernier à la suite d’accidents où trois enfants ont été blessés, reprendra ses activités sous une nouvelle administration.M.Guy Gauvreau, président de Parc Belmont Cie Ltée, annonçait hier que son entreprise avait loué le parc pour cinq ans à une nouvelle compagnie dirigée par M.Paul Pappas, jusque là responsable des concessions en restauration.L’entente est valable pour cinq ans et comporte une option d’achat.La nouvelle direction, appelée Parc Belmont-Montréal, propose des changements importants pour faire revivre cette véritable institution du secteur Cartierville, dans le nord de la métropole et sur les bords de la rivière des Prairies.Fondé en 1923, le parc sera ainsi ouvert sept jours par semaine au lieu de six, les regies de sécurité seront plus sévères, on y présentera des spectacles gratuits chaque soir, et les aires de repos seront reaménagées.Les locataires ont prévu dépenser $1 million dès cette année pour refaire l’image du parc Belmont, et ils entendent procéder à d’autres rénovations au cours des deux prochaines années.L’ancienne direction avait envisagé la fermeture du parc après la saison 1979, suite à deux accidents de manèges où trois enfants avaient été blessés assez sérieusement.M.Gauvreau a dit hier qu’une telle fermeture aurait privé 450 personnes d’un emploi d’été et enlevé $2 millions annuellement en salaires à l’économie montréalaise.Les associés de M.Pappas sont MM.Spiro Gavaris et Wilfrid Capstick, de Montréal, et Ronald Cotton, de Kingston, tous des hommes d’affaires.Plus de temps pour patiner et pour nager Aussi longtemps que durera la grève qui sévit actuellement dans le secteur scolaire, la ville de Montréal mettra gratuitement à la disposition des jeunes des périodes supplémentaires de patinage libre et de baignade dans les différentes installations municipales.Ainsi, il y aura du patinage dans l’un ou l’autre des arénas de la ville, sauf à Étienne-Desmarteau, du lundi au vendredi entre 13 h et 16 h 30.Les jeunes auront aussi accès aux piscines municipales, du mardi au vendredi entre 14 h et 17 h 30.La direction du Service des aports et loisirs ajoute cependant que dans quelques arénas, il peut arriver que de courtes périodes ne soient pas disponibles à cause de locations antérieures.On recommande donc de vérifier les heures exactes auprès du responsable local.Le public est prié de prendre note 3ue ces périodes supplémentaires ’activités n’affectent aucunement le programme régulier de patinage et de baignade ainsi que les cours offerts dans les arénas et piscines de la ville.À 9 h 30, colloque sur l’encadrement financier et l'engagement académique, par l’Union des gradués inscrits à l’Université Laval, au grand salon du pavillon Pollack, à Québec.¦ À 10 h, reprise des audiences publiques de la Commission d'enquête sur des operations policières en territoire québécois (Keable), à la salle 5.15 du Palais de justice.¦ À midi, service à la mémoire de M.Doris Scharansky, organisé par le mouvement Lutte des étudiants pour les juifs soviéti- aues,,devant le consulat d’URSS, 3655 rue u Musée.¦ À 12 h 30, déjeuner-causerie de la Chambre de commerce de Montréal, en l’hôtel Windsor.Conférencier: M.Roger Phillips, président d’Alcan Ltée.¦ De 16 h à 22 h, rencontre avec les étudiants du secteur professionnel dans leur atelier de travail, à l’École des métiers de l’Est, 3320 Hochelaga.¦ À 19 h 30, assemblée générale d’information de la Radio communautaire des basses Laurentides, au centre culturel de Sainte-Thérèse, 6 de l’Église.¦ A 19 h 30, soirée d'introduction au boudd-! hisme au Dharmadhatu de Montréal, 1534 ¦ ave.des Pins ouest.¦ À 19 h 30, soirée d'introduction à la gnose, par l'Association gnostique internationale de recherche anthropologique, 8010 Saint-Denis.¦ A 19 h 30, banquet annuel d'appréciation de la Jeune chambre de l’ouest de l’île de Montréal, en l’hôtel Loews La Cité.À 20 h, conférence de M.Jean Lerède 3ur la suggestologie, au pavillon Hubert-Aquin de l’UQAM, 400 Sainte-Catherine est.¦ À 20 h, inauguration de la succursale Lan-gelier de la Bibliothèque municipale de Montréal, au 6473 Sherbrooke est.¦ Le congrès annuel de l’Association des pâtes et papiers du Canada se poursuit en l'hôtel Reine Elizabeth ¦ Cliniques de collecte de sang de la Croix-Rouge: au magasin La Baie, au 6e étage, de lOh a midi et de 13 h 30 à 16 h 30; au sous-sol de l'église Saint-Jean-de-Matha, 2700 Allard, de 14 h 30 à 16 h 30 et de 18 h à 20 h 30 W&rnm :#s***^ ^i *****«&« Giguère visait la fusion de ses restaurants avec Sky Shops par Bernard Morrier Témoignant hier au procès de l’exprésident de la Ligue nationale de hockey, Clarence Campbell, et de l’homme d’affaires Gordon Brown, des Bahamas, le sénateur libéral Louis de Conzague Giguère a soutenu que les actions qu’il détenait dans la boutique hors-taxe Sky Shops, à Dorval, n’avaient pas été obtenues contre sa promesse de voir au prolongement du bail de cette entreprise.C’est précisément en vue d’obtenir cette faveur, que Campbell et Brown sont accusés d’avoir conspiré pour verser un pot-de-vin de $95,000 au sénateur, en lui cédant 5,000 actions de Sky Shop, au prix d’une dollar chacune.La Conspiration présumée fait aussi état de la participa-' tion de Louis-A.Lapointe, maintenant décédé.C’est plutôt dans l’unique but de faciliter une éventuelle fusion entre sa chaîne de restaurants Air Food Caterers (maintenant Québec Restaurants) avec la boutique Sky Shops, qu’il s’était porté acquéreur d’une partie des actions, a expliqué le sénateur.Lui-même acquitté d’une accusation d’avoir reçu des pots-de-vin, le sénateur Giguère a dit qu’il s’était montré intéressé à Sky Shops, pour la première fois, à la suite d’une partie de golf à Laval-sur-le-Lac, avec M.Lapointe, qui devait plus tard le faire rencontrer MM.Brown et Campbejl, pour en parler, en 1968.C’est à son retour d'un voyage en Floride, où il avait joué au golf en compagnie de M.Lapointe et de l’ex-ministre de l’Expansion régionale, Jean Marchand, qu’il devait devenir acquéreur d'actions de Sky Shops en émettant un chèque de $5,000.C’était le 3 juin 1972.Expliquant ce long délai entre la décision de devenir actionnaire et le moment où il l’est effectivement devenu, M.Giguère, qui est âgé de 68 ans, devait dire qu’il avait été extre- Le GAM réclame une élection complémentaire Dans la suite logique de la réforme de la démocratie municipale, le Groupe d’action municipale (GAM) estime que le remplacement du conseiller Louis-Jacques Léger devrait s’effectuer par une élection complémentaire.Aussi le GAM a-t-il demandé au gouvernement québécois de profiter de l’étude des amendements à la charte de la ville de Montréal, en commission parlementaire le 18 février, pour modifier la procédure de remplacement de manière a prévoir des élections complémentaires en cours de mandat.La réforme de la démocratie municipale a, jusqu’à ce jour, institué des règles relatives aux élections générales, au financement des partis politiques et aux dépenses des partis municipaux.«L’esprit de cette réforme était de permettre aux partis politiques d’exister sur une base permanente, ae leur permettre de vivre entre deux élections.Mais le gouvernement du Québec s’est arrêté à mi-chemin.Soyons réalistes et constatons que c’est par ties élections qu’un parti politique se garde en vie», affirme le GAM dans un communiqué.mement occupé, dû à ses responsabilités comme organisateur en chef du Parti libéral du Canada, au Québec.Vers la fin du même mois, alors qu’il préparait son voyage de noces en Europe, le sénateur a ajouté, devant le jury que préside le juge Melvin Rothman de la Cour supérieure, s’être informe à la secrétaire de Jean Marchand sur les délais pour faire parvenir à Sky Shops les documents confirmant le renouvellement du bail pour les locaux à Dorval.M.Giguère devait dire encore que c’est lui qui a proposé à Louis Lapointe de faire cette démarche, vu son inquiétude résultant de la longue absence des documents, mais qu’il n’avait cependant jamais fourni la réponse attendue par M.Lapointe, lui-même n’en n’ayant jamais reçue de Mme Carmel Carrière, la secrétaire de l’ex-ministre de l’Expansion régionale.M.Roy Zielesch.de Rochester (Michigan), souhaite aujourd'hui être parti sans sa carte American Express, à l’occasion d’un voyage récent en Allemagne de l'Ouest.Ou du moins, il souhaite ne s’être jamais arrêté au cabaret Parisiene.à Francfort.Pour trofe consommations payées avec sa carte, la maison lui réclame 950 marks chacune, soit $1.555.70 en dollars US.(Photolaser AP) Plusieurs psychiatres réalisent des expériences comparables à celles de la CIA Ryan souhaite des réactions «honnêtes» HULL (PC) — Le chef du Parti libéral du Québec a déclaré hier qu’il ne suppliait aucun chef politique de l’extérieur du Québec d’approuver ses propositions constitutionnelles mais qu’il souhaitait «des réactions sincères, honnêtes, bien renseignées».En conférence de presse, il a dit qu’il demanderait à un congrès libéral, au début de mars, d’approuver ses propositions.Cela fait, il pourra demander un mandat au peuple du Québec aux prochaines élections provinciales qui doivent avoir lieu avant novembre 1981.Si nous obtenons du peuple du Québec un mandat pour réaliser ce programme, a dit M.Ryan, alors nos amis du reste du pays devront se prononcer.A ce jour, les réactions aux propositions Ryan, qui favorisent une plus grande autonomie pour toutes les provinces, sont fort discrètes.Aucun chef des trois principaux partis fédéraux ne les a commentées en profondeur.«Nous ne quêtons aucune sorte d’approbation de qui que ce soit, où que ce soit, a ajouté M.Ryan.Ce n’est pas mon genre».par Gilles Provost Lorsqu'ils entendent parler des expériences souvent dangereuses que des psychiatres montréalais à la solde de la CIA pratiquaient il y a quelque années sur leurs patients trop confiants, les citoyens auraient tort de croire que ces ex-.periences irresponsables font partie d’un Êassé révolu, soutient Mme Sheilagh [odgins, professeur de psychologie à l’Université de Montréal et spécialiste dans l’évaluation des diverses thérapies.À ses yeux, en effet, la frontière est extrêmement ténue entre les traitements psychiatriques reconnus et les interventions qu’on pourrait qualifier d’expérie-mentales.Le problème, dit-elle, vient de ce que n’importe quel praticien diplômé est libre d’utiliser à sa guise toute technique nouvelle dont il entend parler ou n’importe quelle innovation de son choix sans que jamais personne n’évalue objectivement si ces interventions sont efficaces ou si, au contraire, elles sont nuisibles pour le patient.«Je frémis, dit-elle, en lisant certains récits des expériences qui ont été menées au Allan Memorial pour le compte de la CIA dans les années 50, mais ces théories n’étaient pas plus loufoques que ce que je peux constater dans la pratique de plusieurs psychiatres ou psychologues qui exercent leur art à Montréal.«Je ne veux pas parler, dit-elle, des cas où des thérapeutes abusent de leur situation psychologique pour faire passer leur intérêt personnel (ou même leur désir sexuel) avant le mieux-être du malade qui se confie à lui.Malheureusement, les cas d’abus sexuels dont les patients font parfois mention sont très difficiles à prouver.» Mme Hodgins veut surtout s’attacher aux drames qui peuvent survenir de bonne foi parce que n’importe quel thérapeute peut tenter toutes les expériences qu’il désire sans qu’on ne lui impose aucune mesure de protection pour les personnes impliquées et sans meme qu’il n’y ait ensuite d’évaluation rigoureuse des résultats, bons ou mauvais.Il est facile, dit-elle, de constater les blessures physiques de certains participants aux «thérapies de groupe», dont l’animateur encourage activement l’expression de l’aggressivité.Il l’est beaucoup moins de detecter les autres lésions plus subtiles, mais souvent plus graves, qui euvent survenir lorsqu’un thérapeute se vre à des expériences audacieuses sur un malade qui lui fait aveuglément confiance.Pourtant, dit-elle, il serait possible d’étudier systématiquement les divers types de traitement pour évaluer leur efficacité ainsi que leurs contre-indications.Cela se fait déjà pour les médicaments chimiques et pour les interventions chirurgicales et personne ne pourrait concevoir qu’il en soit autrement.Il faudrait qu’il en soit ainsi de la même manière en psychologie.Déjà, dit-elle, de nombreuses études ont montré que certaines thérapies sont totalement inefficaces et les praticiens Comme le leur indique le signal lumineux, ces téléphonistes de Bell Canada, à London, marchent allègrement, pancartes de grève en main.Mais il faut dire qu’il faisait passablement froid hier, et que le piquetage sur place n’étalt pas particulièrement recommandé.(Photolaser CP) TOM montréalais continuent de les utiliser comme si de rien n’était.On a aussi montré que certaines thérapies peuvent être particulièrement dommageables pour certaines catégories de sujets ou certaines maladies particulières.Pourtant, rares sont les praticiens montréalais qui font un tamisage des patients qui participeront à une thérapie de groupe, par exemple.Des études systématiques sur l’efficacité des diverses techniques et des divers traitements sont possibles, l’expérience étrangère l’a prouvé, soutient Mme Hodgins.Malheureusement, ces travaux coûtent très cher et ils se heurtent à une forte résistance de la part des spécialistes professionnels qui craignent pour leur gagne-pain.Comment recycle-t-on le spécialiste d’une technique qui aura été trouvée inefficace?Le problème est aussi compliqué, dit-elle, au fait que certaines écoles incluent l’évaluation des résultats du traitement dans leur technique, comme le fait l’école behaviorale.Dans ces conditions, toute pression en faveur d’une évaluation systématique des méthodes actuelles aboutit le plus souvent à aviver les rivalités entre écoles.Au bout du compte, dit-elle, le citoyen reste trop souvent un sujet expérimental entre les mains du praticien privé qui n’est pas encadré par un comité d’éthique comme le sont maintenant les chercheurs universitaires.Un ancien échevin de Montréal acquitté de négligence criminelle par Bernard Morrier Le juge Jean Goulet, de la Cour des sessions, a décidé d'acquitter hier l’ex-conseiller municipal Guy Moses d’une accusation de négligence criminelle, à la suite d’un accident d’un de ses camions-citernes, survenu le 11 février 1977, au coin des rues Atwater et Sherbrooke.Ce camion-citerne, propriété de la compagnie W.Moses Inc., dont M.Guy Moses est le président, était alors entré en collision avec un autobus de la CTCUM, heurtant le côté gauche arrière de ce véhicule public, blessant des passagers, pour ensuite verser sur le côté et répandre ainsi sur le pavé sa cargaison d’huile.A la suite de cet accident, M.Moses avait été accusé de responsabilité criminelle dans la mise en service d’un véhicule moteur, en omettant de le maintenir dans un état adéquat de fonctionnement, à savoir, la suspension, les freins des roues avant et arrière, le frein d’urgence, les réservoirs et conduits d’air sous pression, l’avertisseur, les appareils d’alarme, leur système et composantes.Toutefois, après avoir entendu des témoins-experts et en recourant à la jurisprudence, le juge Goulet en vient à la conclusion que M.Moses doit être acquitté.«Des suites directes de l’accident, note le magistrat, le camion a été endommagé à trois reprises, lors de la collision, lors de l’arrosage fait par les pompiers en plein hiver et, enfin, lors des manoeuvres de redressement et de remorquage.Ajoutons que tout en admettant l’existence d’un tel endommagement, la preuve soumise est silencieuse quant à la portée et à l’étendue de tels dommages.Des squelettes d’hippopotames préhistoriques WEIMAR, RDA (AFP) — Des restes de squelettes d’hippopotames préhistoriques ayant vécu il y a plus de 700,000 ans ont été retrouvés ces temps derniers dans la vallée de la Werra (affluent de la We-ser), en Thuringe, apprenait-on hier dans les milieux scientifiques de Weimar.Les savants, qui examinent ces ossements extraordinairement bien conservés, ont qualifié cette découverte de sensationnelle.Il était jusqu’ici admis que ces mammifères africains ayant vécu autrefois dans les régions sud-ouest de l’Europe n’avaient pas dépassé la ligne Rhin-Danube.Les savants est-allemands ont en outre établi que d’autres animaux exotiques, lions, hyènes, rhinocéros, éléphants et singes avaient leurs quartiers dans la vallée de la Werra il y a sept ou huit mille siècles.«Il y a plus, poursuit encore le magistrat.En matière de négligence criminelle, nous ne sommes pas en présence d’infractions de stricte responsabilité et l’intention (mens rea) dont il s’agit doit être prouvé hors de tout doute raisonnable.» Pour le juge, après avoir référé à un ju- §ement récent de la Cour d’appel du Qué-ec à cet effet, il ne suffit pas qu'il y ait connaissance d’un danger et insouciance à son endroit, mais il faut encore que la conduite de l’inculpé soit de nature criminelle.«Dans la même optique, termine-t-il, il nous est impossible de conclure que l’ensemble de la preuve crée une conviction hors de tout doute raisonnable que l’accusé avait l’intention requise par l’article 202 du Code criminel.Il a donc droit au doute raisonnable sur quelque élément de preuve comme sur l'ensemble de la preuve.» La Chambre de commerce de Montréal Déjeuner-causerie hebdomadaire LE MARDI, 29 JANVIER 1980 M.ROGER PHILLIPS Président de la Société d’électrolyse et de chimie Alcan Ltée Titre: “Lo blues du businessman” HAtel Windsor 12h30 Le public est admis Billets à l’entrée $11.Des carnets d’abonnement sont également disponibles — $90.Renseignements: 866-2861 $ 4 U Montréal, marai 29 janvier 1980 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints: Michel Roy Jean Francoeur Lise Bissonnette Directeur de l'information: Trésorier: Pierre Loignon Bernard Larocque La paix scolaire IL fallait que le gouvernement du Québec et ses sympathisants dans les syndicats d’enseignants aient une bien courte stratégie pour croire que les négociations dans le secteur public et parapubhc se dénoueraient plus facilement en isolant la CEQ et d’autres syndicats de l’ensemble du Front commun.Tôt ou tard les professeurs allaient comprendre l’utilité d’une manifestation de force; et, pour les avoir poussés à donner un mandat de grève et, pire encore, à fermer les écoles et quelques collèges, Québec aura, avant de régler cette négociation, donné un nouveau spectacle de «desordre» dans ses institutions.Mais cette fois, heureusement, le débrayage ne s’accompagne pas d’une guerre larvée entre les syndiques et leurs employeurs.Voilà qui devrait permettre un prompt règlement du litige et un meilleur climat, demain, dans les institutions scolaires.¦ Les enseignants, à des degrés divers suivant les commissions scolaires et les collèges et selon le niveau de renseignement, ont un vieux et lourd dossier de griefs contre l’autorité pé-dagogiaue de leur employeur et du ministère de l’Education.Plusieurs de leurs demandes s’inscrivaient donc tout naturellement dans la recherche d’une automonie professionnelle plus grande dans leur tâche, tout autant que dans l’amélioration des autres conditions de travail et de traitement.À brève échéance, c’était engager une bataille de principe à laquelle une majorité des enseignants n’est pas encore résolue.C’était peut-être aussi vouloir trancher dans le cadre des relations de travail un choix fondamental qui devra être fait, s’il l’est un jour, dans un forum démocratique beaucoup plus large.Les parents et la population en général estiment les enseignants et sont prêts à leur reconnaître plus de marge de manoeuvre que les bureaucrates de Quebec ne leur en laissent.Mais de là à donner carte blanche à la profession ou à chaque enseignant, il y a une marge qui ne saurait encore être franchie.La Centrale de l’enseignement du Québec paraît du reste s’être rendue à cette évaluation de la situation, puisque son président, M.Robert Gaulin, reconnaissait hier dans une déclaration l’autorité gouvernementale en matière de programmes, de manuels, de matières d’enseignement et d’examens nationaux.Si un changement doit intervenir à ces chapitres, en faveur des autorités locales, des enseignants, des parents et, chez les aînés, des étudiants eux-memes, il faudra que les réformes proviennent de débats plus ouverts, plus nourris et plus longs aussi que ceux qui ont accompagné l’adoption à la vapeur de la loi 71 sur l’école et son conseil d’orientation.Sur ce terrain éminemment politique, où le Parti québécois craint de s’engager malgré les audaces de son programme, les syndicats d’enseignants souffrent eux aussi de sérieux retards depuis le temps qu’ils boudent les parents et les électeurs scolaires.Entre-temps, toutefois, les enseignants ont droit non seulement d’améliorer leurs conditions de travail, mais d’avoir leur mot à dire dans l’organisation pratique de l’enseignement et de la vie de l'école.Le gouvernement paraissait prêt à faire des concessions en ce qui touche aux systèmes de surveillance, d’évaluation, et d’intégration de «l’enfance en difficulté» — cette honte de la société québécoise — et ses partenaires de la Fédération des commissions scolaires voudront sans, doute ici faire montre de souplesse, puisqu’il y va aussi de l’autonomie que ces institutions locales veulent recouvrer.Tôt ou tard, les partenaires locaux que sont les commissaires, les parents, les enseignants et les autres auxiliaires de l’éducation devront apprendre à négocier et à travailler ensemble, si la décentralisation dont on parle ne doit pas rester une farce.Pourquoi pas l’entreprendre dès maintenant?La CEQ voudrait aller plus loin et réclame pour ses membres qu’ils puissent chacun jouir d’un «minimum d’autonomie» dans la préparation des cours, le choix du manuel autorisé et la façon de dispenser l’enseignement.Il n’est pas judicieux que règne en ces domaines la complète liberté individuelle des enseignants, l’institution devant fournir aux élèves, aux parents et à ses propres professeurs un minimum de cohésion et de cohérence.Ces questions devraient probablement être laissées elles aussi au jugement des partenaires intéressés sur le plan local.S’il est vrai que l’anarchie est la dernière valeur que souhaitent recevoir les étudiants, en revanche, le carcan professionnel et administratif dont souffrent souvent leurs professeurs n’a rien non plus pour les édifier! À cet égard, les reculs que Québec tente d’imposer, à un niveau d’éducation supérieur, aux professeurs des collèges restent incompréhensibles.Sans aller jusqu’à y implanter des pratiques de free for ail comme celles qui régnent dans certains départements universitaires, le gouvernement devrait au moins laisser aux enseignants des cégeps (ces institutions hélas si floues pour les étudiants) un minimum de pouvoir sur l’organisation des départements et la création d’une tradition pédagogique étoffée.C’est le moins qu’on puisse demander d’un gouvernement qui prône la décentralisation et qui prétend assurer à ce niveau même la «parité» dans la «gestion administrative»! ¦ Mais même si la grève est calme et que les négociations continuent dans un climat qui fait espérer un règlement et une reprise harmonieuse des classes, les écoles ne vont pas rouvrir pour autant ces tout prochains jours.En effet, le président de la CEQ a indiqué hier que les syndiqués de sa centrale n’allaient pas traverser les lignes de piquetage des employés de soutien, ces quelque 5,000 syndiqué affiliés à la CSN et dont la grève a commencé vendredi dernier.Au lieu ae tenter d’isoler ce «petit» syndicat en espérant étouffer sa cause sous celle des enseignants, comme certains bruits en prêtent l’intention aux négociateurs patronaux, Québec devra tout faire pour en venir, là aussi, à une solution négociée.Il serait téméraire de croire que les écoles vont reprendre leurs activités normales si le personnel de soutien n’y revient pas avec une conyention satisfaisante.Là-dessus, le gouvernement peut prétendre qu’il a les mains liées par le contrat dont il a convenu avec d’autres employés de soutien, affiliés ceux-là à la Fédération des travailleurs du Québec.Voilà qui n’a rien d’un obstacle insurmontable.L’employeur serait injuste en donnant plus aux gens de la CSN, mais rien ne lui interdit d’ajouter aux dispositions qu’il a déjà réglées avec les gens de la FTQ.Autrement, les divisions dont il a profité contre le Front commun risquent, là aussi, d’être de courte durée et il pourrait, comme aujourd’hui avec la CEQ, connaître demain avec la CSN, un fort désagréable prolongement des négociations dans le secteur public et para-public.Son autorité ne peut plus souffrir pareil luxe.Jean-Claude LECLERC IIKiMllMllli A Les élections en Rhodésie par Bertrand de la Grange Avec le retour de M.Robert Mugabe, dernier chef guérillero à rentrer d’exil, tout est désormais en place pour l’organisation d’élections démocratiques au Zimbabwe sous la supervision du gouvernement britannique et des troupes du Commonwealth.Dimanche à Salisbury, près de 200.000 personnes ont réservé un accueil délirant à celui qui fut, avec M.Joshua Nkomo, le principal artisan de la défaite de la toute petite minorité blanche (230,000 personnes sur sept millions d’habitants) de Rhodésie.M.Nkomo avait été reçu le 13 janvier, par une foule estimée à 100.000 personnes.L’ampleur des foules qui ont accueilli les deux dirigeants du Front patriotique est à elle seule une indication de la popularité de MM.Nkomo et Mugabe, pourtant absents du pays depuis plusieurs années.Elle prouve également à quel point le soutien dont dispose l’actuel premier ministre, l’éveque Abel Muzo-rewa, est fragile et dépend pour une bonne partie des pressions systématiques exercées par l’appareil militaire et policier contrôlé par la minorité blanche.Maintenant que l’opération-retour est réussie, l’étape suivante pourrait se révéler plus difficile puisque MM.Nkomo et Mugabe vont devoir se transformer très vite de chefs de guérilla en dirigeants politiques.Or, il ne reste plus qu’un mois avant les élections, ce qui leur semble bien peu — ils ont demandé un report de la date du scrutin — pour parcourir l’ensemble du pays et pour tenter de faire comprendre aux électeurs pourquoi ils devront voter pour les candidats de l’un plutôt que pour ceux de l’autre.Associés dans la guérilla, les deux hommes sont devenus des adversaires sur la scène politique.En dépit du souhait de M.Nkomo de maintenir en vigueur la coalition pour les élections du 27 février, M.Mugabe a décidé de faire bande à part et se présentera donc sous les couleurs de la ZANU (Zimbabwe African National Union) tandis que M.Nkomo espère pouvoir s’abriter seul sous la glorieuse bannière du Front patrioti-ue.Rien de nouveau n’oppose les eux dirigeants dont l’alhance répondait en fait aux besoins de la guerre et qui ont toujours défendu des points de vue très divergents sur l’indépendance d’un Zimbabwe indépendant.M.Nkomo est un nationaliste bourgeois qui veut simplement améliorer la situation de la population en créant de nouveaux emplois, en distribuant des terres, en construisant des hôpitaux et des écoles.Son programme ne diffère guère de celui de la majorité des neuf autres partis qui présentent des candidats aux elections.Pour sa part, M.Mugabe souhaite une transformation en profondeur des structures sociales pour faire du Zimbabwe un État socialiste.Il est révolutionnaire et marxiste.Autrefois armé et soutenu par la Chine, la ZANU de M.Mugabe s’est nettement rapprochée de l’Union soviétique au cours des dernières années.Moscou soutient tout autant M.Nkomo qui n’a cependant jamais caché son peu d’enthousiasme pour les principes marxistes-léninistes.Le choix entre les deux principaux candidats ne se fera donc pas en fonction de critères nationalistes, puisque tous deux ont connu les geôles de M.Ian Smith.Deux éléments vont être par contre décisifs: le candidat élu devra satisfaire l’Afrique du Sud et obtenir Lappui de l’ethnie majoritaire Shona (75% de la population) à laquelle appartient M.Mugabe.Le régime blanc de Pretoria a fait clairement savoir qu’il n’accepterait pas un gouvernement marxiste à sa frontière et on sait déjà qu’il se donnera les moyens de l’empêcher, ne serait-ce que parce que l’économie de toute 1 Afrique australe est entre ses mains.Cela exclut donc M.Mugabe.Quant à M.Nkomo, il appartient à une tribu trop minoritaire pour espérer remporter la majorité des 100 sièges (dont 20 réservés exclusivement aux Blancs, qui ne constituent pourtant que 4% de la population totale).Il reste donc l’évêque Abel Muzo-rewa qui correspond parfaitement au critère de Pretoria et bénéficie du soutien des Shona.Ses compromissions avec le régime blanc de M.Smith ne lui laissent cependant aucune chance de l’emporter.Le prochain gouvernement sera donc inévitablement le résultat d’une coalition dont le pivot sera sans doute M.Nkomo.Ce dernier devra alors choisir entre les partisans de M.Mugabe ou ceux de M.Muzorewa pour former son gouvernement.Quelle que soit l’option retenue, le premier gouvernement du Zimbabwe indépendant devra jouer une partie très difficile et ne sera pas à l’abri d’une nouvelle guerre civile du type de celle qui sévit en Angola depuis quatre ans entre les anciens mouvements de libération.Le gouvernement britannique, qui avait abdiqué ses responsabilités à la suite de la déclaration unilatérale d’indépendance de sa colonie rhodésienne, aura alors un rôle important à jouer pour protéger le nouvel État contre les prétentions de Pretoria.\ iWimmrxtm Le baron de Coubertin n’avait pas la télé par Charles Bietry L'Agence France Presse a diffusé sur sdn réseau mondial cet article de Charles Bietry.journaliste au siège parisien de l’AFP.Les Jeux sont défaits ou presque.Le mouvement olympique et ceux qui le soutiennent gardent bien sûr encore espoir d'éviter ce boycottage qui les fait frémir, mais le couperet se rapproche.Il peut tomber le 20 février, date-limite que le président Carter a donné aux Soviétiques pour retirer leurs troupes de l’Afghanistan.Il peut tomber aussi le 19 mai, date-limite que le Comité international olympique a donné aux comités nationaux pour engager leurs équipes.Il peut enfin, tomber à n'importe quel moment d’ici le 19 juillet, jour où gst prévue la cérémonie d’ouverture à Moscou, à la faveur d'un événement tel qu’a pu être l'assignation à résidence du prix Nobel delà paix, Andréi Sakharov.Et si les Américains décident de ne pas se rendre à Moscou, ils savent que leur initiative sera suivie par la Grande-Bretagne, le Canada, des pays arabes, Israël et sans doute d’autres pays, y compris européens, qui hésitent en ce moment.Les Jeux 80 seraient alors réduits, peut-être à de simples spartakiades, et ils ne seraient plus que le symbole de la mort de l’olympisme, de la mort aussi de ces jeux qui n'avaient pas su rester à l’échelle humaine.Imaginerait-on en effet l’Union soviétique et les pays socialistes, après ce camouflet, se rendre quatre ans plus tard à Los Angeles?Encore qu’en quatre ans il puisse se passer bien des choses.Les dirigeants sportifs ont beau répéter que le sport et la politique ne doivent pas se mêler, ils sont démentis depuis des années.Quand Hitler fait des jeux de Berlin un immense tremplin pour la propagande nazie, quand des étudiants se font massacrer à Mexico sur la place des trois cultures, quand un commando palestinien prend en otage et fait périr des athlètes israéliens a Munich, quand la majorité des pays africains quittent Montréal, mais aussi lorsque l’on refuse des visas à des rugby-mens, lorsqu'on exclut ou menace d'exclure des équipes qui sont allées en Afrique du Sud ou lorsqu'on organise la coupe du monde de football en Argentine, la politique est présente a chaque instant.Les vieux messieurs du Comité olympique auront beau se voiler la face, ils n’y changent rien.La vie en général, le sport en particulier ont évolué depuis des années.Le baron Pierre de Coubertin, quand il prononçait des paroles alors emplies de sagesse et de pureté, ne savait pas que la télévision par exemple donnerait au sport une autre dimension.Elle en a fait une arme politique, elle en a fait un formidable marché qui vaut de l’or.La preuve en est ces 87 millions de dollars que la chaîne américaine N.B.C.a versé pour s’assurer l’exclusivité de la retransmission aux États-Unis.Une somme qui devra être en partie rendue si les Américains ne viennent pas.Une somme aussi qui manquera singulièrement au CIO, accélérant peut-être sa perte.Ces dirigeants olympiques, qui vivaient dans une sorte ae tour d’ivoire depuis des années, viennent de faire l’expérience de la puissance du pouvoir politique.Ils s’abritent der- rière leur charte olympique mais sans doute ont-ils oublié un peu vite qu’ils pesaient bien peu devant des gouvernements, élus par des pays tout entiers.Les membres du Comité international olympique eux, se désignent eux-mêmes, à l’intérieur d’une grande famille où se côtoient le comte Jean de Beaumont, le ¦'général Raul Pereira de Castro, le marquis d’Exeter (entré au CIO.en 1933), lord Killanin, SAS le prince régnant François-Joseph de Liechtenstein, SAR le grand duc Jean de Luxembourg, le prince Alexandre de Mérode, SAI le prince Gholam Reza Pahlavi, le prince Tsuneyoshi Ta-keda, etc.Ces gens-là ont eu bien du mal à ouvrir les yeux devant l’évolution du sport et devant l’arrivée de l’argent dans un monde où il était seulement honteux d’en parler.Ils'essaient aujourd’hui d’assimiler la mort possible des jeux olympiques à la mort du sport.Mais c’eït oublier que des championnats du monde dans chaque discipline, avec le soutien de la télévision, donc de firmes commerciales, seraient aussi un grand spectacle professionnel et alors?Les dizaines de millions de téléspectateurs qui ont apprécié Bord ou McEnroe au Masters n’ont pas pleuré sur l’autel de l’idéal olympique.Le sport a eu sa beauté avec les jeux olympiques.Il en aura toujours une, même sans les jeux.La résurrection des morts Même s’il y a beaucoup de bon dans le renouveau constitutionnel que nous propose M.Claude Ryan, notamment la suppression des préhistoriques et stupides distinctions en matière de taxation, sa fondamentale formule d'amendement équivaut à une résurrection des morts, à vouloir nous faire manger de la moutarde après le dessert.Nous savons tous que, jusqu’ici, le rapatriement a lamentablement échoué à défaut d’accord du Québec sur la formule d'amendement.En voulant sortir de la poussière des archives la formule Fulton-Favreau, vieux cadavre de 18 ans, qui souleva une levée de boucliers pour faire reculer mon ami Jean Lesage, à l'époque de la révolution tranquille, M.Ryan ne peut prétendre innover en nous offrant d’une main ce qu’il retire de l’autre.Notre simple instinct de conservation nous a toujours signifié que, sans droit de veto pour le Québec, notre constitution pourrait devenir n’importe quoi.Il suffirait d’une petite coalition des provinces anglophones, représentées par 75 votes, pour que toute initiative constructive du Québec, représenté par 25 votes, soit systématiquement bloquée par l’inconditionnelle majorité des deux tiers.Pour obtenir une égalité,.sinon positive, tout au moins negative, il faudrait que les 25 votes du Québec soient obligatoirement compris dans les deux tiers nécessaires à tout amendement.Pour ma part je refuserai de pousser plus avant l’analyse des propositions de M.Ryan aussi longtemps que celui-ci ne se sera pas résigné a.réinhumer la formule Fulton-Favreau après avoir tenté de l'exhumer.Roger VÉZINA, ex-directeur général, Chambre de commerce du District de Québec.r L '£MSe/6k)EMevf/.¦ Le Québec doit avoir son hymne Tout état souverain a son drapeau et son hymne.Depuis 1948, le Québec a son drapeau.L’hymne se fait attendre.Le soussigné avait écrit, sur une musique admirable d’André Mathieu, un texte d’époque exprimant l’espoir de la souveraineté: «leve-toi, ô ma Patrie, lève-toi, brise tes chaînes» Ce texte ne pourrait plus convenir, une fois acquise la condition de nation pleinement autonome, c'est-à-dire souveraine.De ce chef, il faut autre chose.En outre, la musique de Mathieu était trop difficile pour devenir un chant de masse.Depuis lors, pour satisfaire à une demande autorisée, j’ai écrit un texte bref, mais non exempt de platitude.Donc, aussi à rejeter.On me dit, par ailleurs, que le morceau est au concours, excellente façon de recueillir la médiocrité.Je vais me permettre de proposer une solution simple et aussi peu discutable que possible: Ce serait de récupérer l'hymne de Routhier-Lavallée, O Canada.La musique en est tout à fait supérieure (voir le livre d'Eugene Lapierre).Les paroles n’échappent pas assez au genre grandiloquent et aux banalités d'usage, mais, consacrées par un emploi séculaire, elles ont droit d’être considérées comme valables.Resterait à faire l’adaptation à notre nouveau statut international, le Canada étant devenu, pour le Québec, un pays fraternellement étranger.L'adaptation serait un jeu d’enfant.Au lieu de chanter O Canada, on pourrait chanter Terre Québec, pays de nos aïeux, à quoi je préférerais pourtant, à cause de la rythmique meilleure: O fier Québec, terre de nos aïeux, etc.J’aime à croire que la présente suggestion pourra trouver bon accueil, aussi bien en haut lieu que dans les rangs du peuple québécois.Gustave LAMARCHE c.s.v.de l’Académie canadienne française Joliette, 16 janvier ¦ Le Canada a un important rôle à jouer La Voix des Femmes du Québec demande au gouvernement du Canada d’agir avec discernement dans la présente crise internationale.Nous croyons qu’il est justifié que le Canada demande à l’Union Soviétique de retirer ses troupes d’Afghanistan.Le Canada devrait demander au secrétaire général des Nations Unies de rechercher la paix pour l’Afghanistan.Nous sommes convaincues que des mesures coercitives contre l’Union soviétique seront ineffi- caces.Ce qu’il faut rechercher, c’est une diminution de l’hostilité.Nous croyons que le Canada devrait se joindre aux Pays-Bas, à la Belgique et au Danemark pour remettre en question le projet des États-Unis d’augmenter son armement nucléaire en Europe.Le Canada devrait, à notre avis, inciter les États-Unis à accepter les propositions du secretaire général Waldheim sur l’Iran sans conditions préalables.Nous incitons aussi forte- ment le gouvernement canadien à envoyer de l’aide au Vietnam et à Phnom Penh parce que nous croyons que ce gens en ont un urgent besoin.Bref, nous incitons à une patiente recherche de justice par l’entremise des Nations unies.Le Canada est une puissance intermédiaire, trop petite pour faire la guerre mais assez grande pour faire la paix.Ann GERTLER pour la Voix des femmes du Québec Montréal, 22 janvier ¦ Appel aux membres du PQ Le Parti québécois, a longtemps eu une vision exemplaire, parmi les partis politiques, de la démocratie.Sa vitalité interne, sa vigueur et son autocritique constante le maintenaient à un niveau plutôt élevé d’honnêteté.Il est étonnant de remarquer qu’à l’approche de l'échéance historique, cette vitalité meurt à petit feu.Il est en effet regrettable que la formulation de la question référendaire ne respecte pas les décisions prises lors des rencontres des gens de tousJes coins du Québec jusqu’au congrès national du PQ.Il n'y était en effet question d’un deuxième référendum que dans le cas d’un échec des négociations pour l’association avec le Canada.Dans le cas d’un résultat positif des négociations, le Québec devait: «proclamer sa souveraineté et signer simultanément le traite d’association avec le Canada» ( Programme du PQ, édition 80, p5).Il est aussi regrettable qu’il ne soit nulle part question de «réaliser» la souveraineté telle que déjà votée selon le même mécanisme.Cependant il faut tout de même admettre que la question elle-même n’est pas antidémocratique.Le processus suivi des deux référendums est en effet des plus démocratiques et il devient donc normal de s’y rallier, malgré un dur coup aux membres du Parti québécois.Cependant l’attitude adoptée par certains membres du gouvernement, et sans doute suivie par plusieurs membres est, elle, intolérable.Lors de l’émission «L’enjeu» le 4 janvier dernier, le ministre Claude Morin répondait évasivement à la question: «Est-ce qu’un oui à la question serait un oui en faveur du principe de la souveraineté-association?» Il fallait y répondre oui.C’est inscrit dans «la question» et c’est ainsi que sera interprété le résultat des votes après le référen- ¦ Politique et Jeux olympique La crise afghane a de nouveau soulevé la vieille question des rapports entre la politique internationale et les jeux olympiques.Les Soviétiques poussent leurs pions vers le sud et il faut penser qu’ils visent à long terme le contrôle sur le Moyen-Orient et un débouché sur l’Océan indien.Déjà les tsars le voulaient mais ils s’étaient heurtés à l’impérialisme britannique.Une grande partie des approvisionnements en pétrole de l’Occident et surtout de l’Europe est menacée.Il est évident qu’une attitude réfléchie mais ferme s’impose.Le boycottage des Jeux ou leur déménagement ailleurs qu’à Moscou est tout à fait justifié.C’est une occasion en or de faire perdre la face au gouvernement soviétique et de lui signifier d’une manière efficace et peu dangereuse sur les plans politique, militaire et économique que l’on ne tolérera pas ses menés impérialistes au Moyen-Orient.Si ce n’est pas suffisant, il faudra aviser.Mais qu’est-ce qu’on entend?Des organisateurs et cadres du sport «amateur»-, à commencer par Lord Killanin, soutiennent que l’olympisme est bien au-dessus de la politique.C’est une attitude stupide et irresponsable.Ces gens devraient etre bien conscients que la société occidentale a permis, par sa richesse matérielle, le développement du sport «amateur».Ét cette richesse est fondée entre autre sur un approvisionnement en pétrole au Moyen-Orient.On peut donc affirmer que négliger d’agir, c’est compromettre cette richesse.Les cadres du sport «amateur» sont des irresponsables, car s’il y a grave crise énergétique c’est nous tous qui subirons les conséquences et on n’aura que faire de performances sportives, il faudra plutôt s'occuper de survivre dans un monde hostile.L’inconscience des milieux sportifs est scan- dum.Maintenir la confusion peut bien être un choix.Ce choix aurait des chances de rallier les gens qui croient qu’il faut voter oui à la négociation car elle pourrait aussi aboutir au fédéralisme renouvelé.Je ne comprends pas que les membres du PQ ne réagissent pas devant une attitude aussi foncièrement malhonnête.La souveraineté-association doit être obtenue si les gens la veulent vraiment.Dans le cas d'un oui, ce sera la souveraineté-association qui sera négociée avant le deuxième référendum: rien d’autre.Les réponses évasives, la confusion maintenue volontairement, doivent être condamnées.Je supplie les membres du PQ de réagir à l’intolérable et de regagner leur haut niveau d’honnêteté.C’est la seule voie par laquelle tous peuvent gagner.Normand BONIN, ex-militant du PQ Limoilou, 22 janvier daleuse, ils sont prêts à tous les compromis avec l’URSS pour quelques médailles d’or qui valent pourtant bien moins que l’approvisiônne-ment en pétrole ou l'équilibre politique mondial.Pierre GAGNON, Montréal, 18 janvier.'-!-A LE DEVOIR est publié par i lmpri- • mené Populaire, société â responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montreal H2Y 1X1 il est composé et imprimé par I Imprimerie Dumobt incorporée dont les ateliers sont situés à 9130 rue Botvin.Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations pubbées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne $70.00 par année six mous $38 00: trois mois $27 00 A r étranger $75 00 par annee six mois $41 00 trois mois $29 00 Éditions du samedi $19 par année Édition quotidienne livrée a domicile par porteur $1 50 par sémame Tarif de l abonnement servi par la poste aérienne sur demande’ Courrier de ’ deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légài Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE; 844-3361 (lignes groupées) Le Devoir, mardi 29 janvier 1980 ¦ 5 L’avenir du Musée du Québec Deux musées % ou un musée à double vocation En août dernier, le ministère des Affaires culturelles du Québec proposait, dans un document intitulé Le Musée du Québec en devenir, la création d’un “musée de l’homme d'ici”, pour transformer la vieille institution sise sur les Plaines d'Abraham.Cette proposition fut vivement débattue, notamment dans les pages du DEVOIR, et le ministre.M.Denis Vaugeois.en confia l’étude à un comité consultatif, qui tint des audiences publiques àu cours des mois suivants.Dans son rapport, déposé le 22 janvier, le comité suggère la créatipn de deux musées, l’un d’art, l'autre d’histoire et d'anthropologie.Le ministre a préféré pour sa part la formule d’un seul musée, à "deux volets”.Nous pu-plions ici le rapport du comité consultatif, auquel le ministre a ajouté ses réponses.LE ministère des Affaires culturelles a entrepris une vaste réforme des institutions muséologiques québécoises, et en particulier de l actuel Musée du Québec, fondé en 1933.A la suite de consultations poursuivies depuis 1977 à l’intérieur du ministère, un comité de travail du Musée du Québec remit au ministre une proposition de concept muséologique intitulée Le Musée du Québec en devenir.Ce document, publié en août 1979, proposait la transformation du Musée du Quebec en un «musée de l’homme d’ici»; il fit aussitôt l’objet de réflexions et de discussions dans plusieurs milieux professionnels et parmi les usagers.Le ministre des Affaires culturelles annonça la tenue d’audiences publiques et forma un comité consultatif, chargé d’examiner les mémoires et d’entendre les citoyens intéressés.Voici le mandat de ce comité: 1) rendre connaissance du document Le usée du Québec en devenir; 2) étudier les mémoires remis au Ministre des Affaires culturelles; 3) recevoir et entendre les signataires de ces mémoires au cours d’audiences publiques; 4) à la suite de l’étude des mémoires et de la tenue des audiences, formuler au ministre des recommandations qui lui permettent de préciser le concept muséologique du Musée du Québec.Conformément à ce mandat, le comité remet au ministre vingt et une recommandations.Ces recommandations découlent de l’analyse des mémoires présentés lors des audiences publiques (37 mémoires, 42 intervenants).pn AÏ UN QUASI SCANDALE Le comité estime des plus heureuses la décision du Ministère des Affaires culturelles de se pencher sur l’avenir du Musée du Québec.La situation présente de cette institution frise en effet le scandale, tant elle est défavorable à sa bonne marche.Citons, par exemple, le manque d’espace, le délabrement des lieux, la détérioration graduelle de la collection en raison de l’absence d’un équipement garantissant un climat approprie et stable, l’entassement du personnel dans des locaux improvisés, l’accueil austère, voire rébarbatif, fait au public, enfin le rôle par trop effacé que joue ce musée sur la scène québécoise,- d’abord, et internationale ensuite.On a même vu l’ancien directeur du musée descendre dans la rue et lancer un cri d’alarme — une salle servant d’entrepôt risquant de s’écrouler sous le poids des collections.Saisi du problème et conscient de l’urgence de doter enfin la ville de Québec, et le Québec tout entier, d’un musée digne de ce nom, le ministère a décidé d’entreprendre la reconstruction et l’agrandissement de l’actuel Musée du Quebec, et prévu à cette fin un budget de l’ordre de $30 millions.La publication subséquente du document Le Musée du Québec en devenir provoqua un vif débat dans la presse écrite et parlée.C’est au coeur de ce débat qu’ont été déposés les mémoires et tenues les audiences publiques.Il n’est pas sans intérêt, enfin, de noter que, au milieu des audiences publiques, fut publié un nouveau document du mi- CIVILISATION Direction de la recherche Relations publiques Services communs Directeur Expositions temporaires et itinérantes La Chambre de commerça de Montréal Déjeuner-causerie hebdomadaire LE MARDI, 5 février 1980 M.CLAUDERYAN Chef du Parti Libéral du Québec Hôtel Windsor 12h30 Le public est admis Billets à l’entrée $11.Des carnets d’abonnement sont • également disponibles - $90.Renseignements: 866-2861 nistère des Affaires culturelles, intitulé Musée et muséologie au Québec.Ce document ayant eu une incidence sur les audiences de Québec et n’étant pas sans rapports directs avec l’avenir du Musée du Québec, le comité ne pouvait pas ne pas en tenir compte.PLUS QU’UN MUSÉE DE L’HOMME Les sujets les plus importants qui se dégagent des mémoires et des interventions publiques se résument ainsi: ¦ La grande majorité des intervenants qui ont pris position sur l’avenir du Musée du Québec s’accordent pour dire que la création d’un musée de l’homme est souhaitable mais que, en aucun cas, elle ne doit se faire au détriment d’un musée d’art existant.¦ Le grand consensus est sans contredit qu’il faut deux musées à la place du Musée du Québec: l’un qui continuerait la vocation implicite du musée actuel et l’autre qui serait un musée de l’homme.Maintes fois, les intervenants, invités à choisir entre les deux types de musée, ont persisté et réaffirmé la nécessité de deux musées.¦ Les partisans du maintien et de l’expansion du Musée du Québec, perçu par eux comme un musée d’art, ont insisté sur l’importance de l’art contemporain et de sa mise en valeur sous tous les aspects.¦ Partisans et adversaires d’un rnilsée de l’homme ont jugé le concept du “musée de l’homme d’ici” trop restreint, ethnocentrique, peu objectif et fondé sur des définitions discutables.¦ On a proposé, pour le musée de l’homme, le nom de ,fMusée des Peuples du Québec”, de façon à indiquer clairement qu’une place y serait fait?à chaque ethnie du Quebec, et notamment aux autochtones.¦ On a émis des doutes sérieux sur l’interdisciplinarité telle que prônée dans le document; on a souligné, à cet égard, que l'interdisciplinarité, si elle est souhaitable, ne saurait être le résultat d’une quelconque réglementation, mais bien de l ouverture d’esprit du personnel muséologique.te’! ix-i ¦ Les universitaires intéressés de près à la muséologie ont analysé et vivement critiqué le contenu muséologique du document Le Musée du Québec en devenir.Ils se sont dits surpris que l’objet n’y soit pas traité comme l’élement primordial et essentiel de tout musée.¦A l’unanimité, les muséologues ont souligné l’importance, dans tout musée, de la fonction du conservateur à l’égard des collections; ils ont également signalé qu’un musée doit avoir la maîtrise absolue de ses collections.¦ Des voix se sont élevées pour rappeler que tout musée, et donc le Musée du Québec, actuel ou futur, doit, pour remplir sa mission, jouir d’une grande autonomie et par conséquent d’une grande liberté d’action.¦ Plusieurs interventions ont porté sur les services muséologiques que le futur Musée du Québec, quel que soit le concept adopté, devrait rendre aux musées régionaux et thématiques.Dans cette perspective, certains intervenants ont exrpimé la crainte que le projet architectural, de par son envergure même, se réalise au detriment des régions, qui se verraient privées de ressources matérielles et humaines indispensables.¦ Faisant ressortir la complémentarité nécessaire des musées régionaux et des musées d’État, les représentants des régions ont clairement affirmé la priorité qu’ils accordent à une politique d’ensemble pour le réseau muséologique du Québec, qui devrait être définie et mise en vigueur avant la réalisation des projets •relatifs aux musées d’État.¦ On s’est enfin étonné de l’absence d’une dimension internationale dans le concept restrictif mis de l’avant par le ministère.S’il n’avait pas trouvé dans les mémoires et les interventions publiques tous les éléments nécessaires à la formulation de ses recommandations, le Comité se serait fait un devoir de signaler à l’attention du ministre les aspects négligés.Or, il advient que les recommandations qui suivent sont entièrement fondées sur les avis et opinions exprimés publiquement.RECOMMANDATIONS (NB Après chaque proposition ou groupe de propositions, le ministère des Affaires culturelles a Indiqué sa réponse, qu’on trouvera entre parenthèses, en Italiques) Le Comité consultatif sur l’avenir du Musée du Québec recommande: 1 la transformation, l’agrandissement et l’aménagement de l’actuel Musée du Québec en un complexe muséologique qui comprendra deux musées d’égale envergure: ¦ un musée d’art ¦ un musée d’histoire et d’anthropologie; 2 que, dans les domaines muséologique, scientifique et administratif, chacun de ces musées soit entièrement indépendant de l’autre; que chacun, en conséquence, soit doté de son directeur propre; et que chaque directeur relève immédiatement de l’autorité supérieure que désignera le ministère des Affaires culturelles Position du ministère des Affaires culturelles; Administrativement et architecturalement, il n’a jamais été question de réaliser deux musées d Québec lors de l’élaboration du projet d’agrandissement du Musée du Québec; les audiences publiques nous amèneraient d reconnaître et concrétiser l’existence de deux secteurs distincts d l’intérieur du Musée du Québec Par l’introduction de deux «volets», une direction de la recherche thématique, sous l’autorité immédiate du directeur du musée, pour- \ l VV ••A-':- .rait favoriser V expérience interdisciplinaire) 3 que l’exploitation de l’immeuble (sécurité, entretien, certains services techniques, etc) et l’usage de certains locaux (bibliothèque, laboratoires, auditoriums, ateliers de menuiserie et de montage, etc) relèvent de l’autorité conjointe des deux directeurs; que, néanmoins, dans les secteurs communs, chaque musée maintienne et dirige son propre personnel technique et spécialise (L’objectif poursuivi par cette recommandation est intégré dans le nouveau plan d’organisation proposé par le ministère des Affaires culturelles) 4 que le musée d’art porte le nom de «Musée d’art du Québec» et que l’autre musée porte celui de «Musée d’histoire et d’anthropologie du Québec» (Nous conservons le nom reconnu d travers le monde: Le Musée du Québec) 5 que la mission du Musée d’art du Québec soit d’acquérir, de conserver et de mettre en valeur les oeuvres d’art et les manifestations de l’art du Québec depuis ses origines amérindiennes et inuit jusqu’à nos jours; d’acquérir, de conserver et de mettre en valeur certaines oeuvres de provenance étrangère qui ont eu une influence sur la production artistique québécoise; d’acquérir, de conserver et de mettre en valeur les objets-té-moins et les manifestations dans le domaine des métiers d’art, des arts appliqués et des arts décoratifs; et enfin a Accueillir des expositions d’art ancien et actuel en provenance de l’étranger, comme aussi d’en préparer pour faire connaître l’art québécois à l’étranger.(Le ministère respecte les objectifs de cette recommandation dans le musée proposé) 6.que l’on fonde la mission du Musée d’histoire et d’anthropologie du Québec sur les analyses historiques et anthropologiques des occupants du territoire québécois, et qu’à cet effet le musée acquière, conserve et mette en valeur les objets, documents et témoignages oraux relatifs à leur culture matérielle et sociale; qu’il fonde aussi sa démarche scientifique sur les espaces géographiques qu’ils ont occupés ou parcourus au cours de l’histoire et sur les liens réciproques tissés entre eux et leur milieu; et que le musée privilégie l’enrichissement de ses collections par Tes méthodes propres à l’histoire, à l’ethnographie et à l’archéologie.(Le ministère respecte les objectifs de cette recommandation dans le musée proposé.) 7.que les collections actuelles du Musée du Québec soient confiées au Musée d’art du Québec, à l’exception des objets-témoins et des documents qui seraient du ressort du Musée d’histoire et d’anthropologie du Québec, lequel en prendra possession, le moment venu; 8.que, pendant la période de transition, les collections actuelles du Musée du Québec restent sous la garde du directeur et des conservateurs de ce musée; et que le Musée du Québec n’interrompe pas ses pratiques d’acquisition, de recherche et, dans la mesure du possible, de mise en valeur.(Le musée projeté englobe les actuelles collections du Musée du Québec et celles-ci seront sous la responsabilité du personnel en place du Musée durant la période de transition.) 9.que les,autres collections pertinentes, propriété du gouvernement du Québec, à 1 exception de celles qui sont déjà conservées au Musée d’art contemporain, Une dialectique inquiétante Le 7 janvier, LE DEVOIR publiait une nouvelle communication de M.Pierre Vadeboncoeur dans le genre «crois ou meurs».On lit: «J’éviterai les gros mots.Je me contenterai d’ajouter que ce que M.Ryan mijote est extrêmement troublant.Notre mouvement d’affirmation sera donc doublé et renforcé d’un mouvement d’extrême refus».Il y a quelques jours, M.Jacques-Yvan Morin q lence au Québec si le «oui» ne l’emportait pas au référendum du printemps.C’est du moins ce que nous rapportait la télévision.Si cette dramatique continue de s’amplifier dans le discours péquiste, on est en droit de se demander à quel moment ils vont prendre le maquis.Robert BERTIAUME Québec, 18 janvier La Turquie devait rester à Chypre Bien qu’il y ait présentement dans le monde aies problèmes qui semblent beaucoup plus pressants et dangereux que celui de Chypre, je ne peux pas laisser passer sans commentaires la lettre de M.Michel P.Païdoussis qui parut dans LE DEVOIR du 12 janvier 1980.En comparant l’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques à Ta présence de soldats turcs à Chypre, M.Païdoussis fait preuve d’une certaine «cécité» intellectuelle.Il pose dans sa lettre du 12 janvier des questions dont il connaît les réponses.Il doit savoir que la Turquie entreprit son opération de paix conformément aux dispositions du Traité de Garantie et à la suite du coup d’état de Nikos Sampson, chef des terroristes de l’EOKA, dans le seul but de prévenir l’annexion (l’Enosis) de Chypre à la Grèce et la disparition possible de la communauté chypriote turque.Si la Turquie n’était pas intervenue militairement après la proclamation de la heP liypre aurait e Chypr publique indépendante de Cny] disparu.Le gouvernement turc a déclaré à plusieurs reprises qu’il retirerait ses troupes qui sont actuellement dans l’île pour préserver l’indépendance de Chypre et pour protéger les Chypriotes turcs, lorsqu’on trouverait, par voie de négociations inter-communauiaires, une soTution politique au conflit chypriote.Ozer AKSOY soient réparties, selon leur nature, entre le Musée d’art du Québec et le Musée d’histoire et d’anthropologie du Québec.(Cette recommandation est subordonnée d la décision qui découlera de la consultation prévue sur le document Musées et muséologie au Québec.) 10.que l’on réévalue immédiatement les données architecturales du complexe muséologique, en tenant compte de l’élaboration de deux musées indépendants et, par conséquent, ,d’un besoin accru d’espace; que soit examinée la possibilité de regrouper les services aux visiteurs (cafétéria, boutiques, librairie, aires de repos, vestiaires, etc.) et l’équipement mécanique (chauffage, climatisation, poste de sécurité.) (Le programme architectural a déjà été réévalué en fonction de la position du ministère des Affaires culturelles face d la première recommandation de ce rapport.) 11 qufe le ministre mette sur pied le plus tôt possible l’inventaire national informatise en vue de doter tous les musées du Québec de cet instrument, indispensable tant à la documentation et à la mise en valeur des collections qu’au progrès de la recherche; 12 que le ministre poursuive et accélère l’implantation du Laboratoire technique de conservation et de restauration du ministère; que, toutefois, l’existence de ce laboratoire n’empêche aucunement les musées d’État d'avoir chacun son service de traitement et de conservation pour ses collections et pour les objets qui pourraient lui être confiés; 13 que le ministre renonce à tout projet de collection nationale, si celle-ci devait être formée des collections des musées d’État; il est impensable, en effet, et contraire aux fonctions propres de tout musée que l’on retire des mains du directeur et des conservateurs la gestion, l’acquisition, la possession immédiate et la responsabilité des objets qui sont la raison d’être du musée; d’autant plus que, une fois réalisé l’inventaire national, les musées d’État pourraient, conformément aux normes muséologiques reconnues, consentir librement des prêts, à court, moyen'et long terme, aux musées régionaux qui en feraient la demande (Ces recommandations sont versées au dossier de la consultation sur le document Musées et muséologie au Québec) 14 que le ministre nomme dans chaque musée d’Etat un comité consultatif de six personnes; que le directeur de chacun de ces musées, sans être membre du comité, en soit le secrétaire; que le rôle de ce comité soit de conseiller le directeur et de l’appuyer dans la réalisation des programmes du musée; de même, que soient maintenus ou créés, dans chaque musée d’Ëtat, un ou plusieurs comités d’acquisition (Le mode de fonctionnement du Musée du Québec demeure d être précisé Le contenu de cette recommandation devra faire l’objet d’une étude par des spécialistes) 15 que le ministre forme dans les délais les plus courts un comité chargé d’élaborer le programme du Musée d’art du Québec, et qu’il y nomme deux muséologues, deux historiens de l’art et deux personnes du milieu des arts, dont un spécialiste de l’art contemporain; 16 que, de même, le ministre forme dans les délais les plus courts un comité chargé d’élaborer le programme du Musée d’histoire et d’anthropologie du Québec, et qu’il y nomme deux muséologues, un historien, un anthropologue, un ethnographe, un archéologue et un géographe; 17 que le ministre forme un comité charge de regrouper les recommandations des deux précédents comités, et de plier le programme architectural aux exigences pratiques qui découlent à la fois au programme et des normes muséologiques; que le ministre nomme à ce comité les quatre muséologues membres des deux comités de programmes; 18 que l’on donne à ces trois comités les moyens de consulter les spécialistes dont l’avis serait jugé utile Le ministère des Affaires culturelles entend respecter ces recommandations Plusieurs comités seront mis sur pied dans les plus brefs délais en vue d’élaborer le contenu et les activités du nouveau musée) 19 que le ministre nomme sans trop tarder les directeurs respectifs du Musée d’art du Québec et du Musée d’histoire et d’anthropologie du Québec, de façon qu’ils puissent participer à toutes les étapes de la réalisation du complexe muséologique et s’occuper du recrutement et de la formation du personnel (Le ministère respectera cette recommandation Un concours pour combler les postes de directeur et de conservateurs devra être annoncé dans les meilleurs délais) 20 que le ministre veille à ce que, tout au long de l’élaboration et de la réalisation du complexe muséologique, on ne perde pas de vue l’existence des musées régionaux et thématiques, et qu’on tienne compte à la fois de l’actif qu’ils représentent, de leurs besoins et de l’évidente nécessité d’une collaboration entre eux et les musées d’État (Le ministère suivra cette recommandation dont le contenu est une préoccupation constante de la Direction générale des musées) 21 que le ministre, enfin, examine la possibilité de conférer aux musées d’Ëtat du Québec le statut de régie (Cette recommandation est versée au dossier de la consultation sur le document Musées et muséologie au Québec) PLACEMENTS EN abi ATIAIIC LIEILIGAhi IfCP PI AVEC RENDEMENT DÉFIANT TOUTE CONCURRENCE 1 à 10 ans Les intérêts sont payables semi-annuellement LÉVESQUE, BEAUBIEN INC.Pour plus d’informations, veuillez communiquer avec nous Montréal 879-2222 Ottawa 232-9681 St-Hyacinthe 774-5354 Sherbrooke 569-5583 Victoriaville 758-3131 Trois-Rivières 379-0000 Joliette 759-0160 Moncton 855-9926 Rivière-du-Loup 862-9341 Rouyn-Noranda 762-4347 St-Jean 348-4720 Québec 529-1771 Valleyfield 371-0368 Chicoutimi 549-8888 Granby 372-3177 Ste-Adèle 229-4000 Bedford 248-2531 Drummondville 477-5024 Vald’Or 824-3687 6 ¦ Le Devoir, mardi 29 janvier 1980 Prévisions Environnement Conado ¦ + gr^v., r.NEIGEN^KÎiahôria\ ' Yellgwknile ^ / jf Cliurch ! -2 o ! \Edmof»^h j vVanco7?èr- jLSojkoloo gory, R«0'no4 ' - —.£1 ^Winnipeg reaL Falls \ H _ 9 X^hnneopol N .WH Soli lake City /////vT/ - Qr/ / ?** / Washington : t “ -nT,///V>VVÇhorlesKan*^>J Quebec c /rt/ 1 "Saint-Jeon ' ' ^'tAonlrao Thunder —«Ottowa ! précipitations |-| haute pression g basse pression masse d'air frais masse d'air chaud Abitibi, Témiscamingue, réservoirs Cabonga, Gouin: ciel variable avec quelques flocons de neige.Maximum -18.Aperçu pour mercredi: peu de changement.¦ Pontiac-Gatineau, Rivière-du-Lièvre, Laurentides: passages nuageux.Maximum -11.Aperçu pour mercredi: peu de changement.¦ Outaouais, Montréal, Trois-Rivières-Drummondville : passages nuageux.Maximum -8.Aperçu pour mercredi: peu de changement.¦ Estrie-Beauce, Lac-Saint-Jean, Sa- )M;aro Kl À midi aujourd'hui guenay, Mauricie, Parc des Laurenti-aes, Rivière-du-Loup, La Malbaie: ciel variable.Vent modéré.Maximum -12.Aperçu pour mercredi: peu de changement.Rimouski, Matapédia, Ste-Anne-des-Monts, Parc de la Gaspésie, Gas-pé.ciel variable.Vent d’ouest de 30 à 50 km/h.Maximum -12.Aperçu pour mercredi: peu de changement.Baie-Comeau, Sept-Iles, Basse-Côte-Nord, Anticosti: nuageux avec éclaircies.Maximum —9.Aperçu pour mercredi: peu de changement.F.École teut être l'importance de la clientèle?tl faut également songer au financement de l’institution qui peut se faire au moyen d’une fondation».Le projet prévoit l’enseignement aux niveaux primaire et secondaire.On mentionne également qu’il ne s’agit pas là d’une façon de contourner la Charte de la langue française (loi 101).La direction des grandes entreprises constate la «grande souplesse» avec laquelle est appliquée la lettre de la loi 101 pour ce qui est du personnel séjournant à Montréal pour une durée limitée.Les promoteurs du projet ajoutent qu'évidemment le personnel diplomatique du gouvernement québécois pourrait inscrire leurs enfants à cette Ecole en prévision d’un séjour à l’étranger dans un pays autre que de langue française.Le projet a reçu l’appui de la Chambre de commerce ae Montréal qui a formé un comité spécial pour l’étude de ce dossier.Le directeur de l’Ecole des Hautes Études commerciales, M.Pierre Laurin, fait partie de ce groupe qui vise à réunir des représentants de toutes les entreprises montréalaises ayant des activités internationales et dont le personnel est appelé à effectuer des séjours à l'étranger.Montréal deviendrait ainsi un autre maillon de cette chaîne d’écoles «sélect» que l’on retrouve dans quelques pays européens.Il existe une Fédération internationale des Ecoles internationales dont le président actuel est un Britannique.11 y a plusieurs mois, le ministre d’Etat au Développement culturel, M.Camille Laurin, avait ouvert la porte à une telle possibilité.Depuis, plusieurs hommes d’affaires se sont réunis afin d’assurer la réalisation du projet.Du côté du ministère d’Etat au Développement économique, on souhaite la concrétisation le plus rapidement possible de cette idee.La mise sur aied de l’École internationale mettrait 'in aux plaintes de certains milieux d’affaires anglo-canadiens sur l’enseignement au Québec.À Toronto, Calgary et Vancouver, l'image de l’enseignement dans les écoles au Québec est plutôt mauvaise.On met en doute la qualité de la formation offerte tout en déplorant les contraintes dans le domaine linguistique.L’École internationale, réputée pour la compétence de son personnel ét offrant un enseignement trilingue, éliminerait ces appréhensions.?Moscou facto» les organisations rebelles regroupées au sein de «l'Alliance islamique pour la libération de l’Afghanistan» comme l’interlocuteur du monde islamique.La seule mesure touchant vraiment Moscou a été adoptée à la dernière h$ure ; 25 des 36 pays représentés se sont prononcés pour un boycottage des Jeux ' mpiques, si les troupes russes n’é-eni pas retirées d’Afghanistan.* J -6- Rectificatif À aucun moment la Société JA.Hubert Limitée n’a été impliquée en rapport avec les accusations de fraudes dans le commerce de la viande à la Baie James, autrement qu’à titre de victime potentielle de fraudes qui auraient été commise* à son détriment ou au détriment de la Société d'énergie de la Baie James.Xe premier paragraphe de l’article à cet effet publié hier disait d’ailleurs claironnent que cette entreprise, de même nuio PfntnlA» __ ____:__A.lA.1 F1 Les pays qui ont exprimé des réserves sont les suivants: Algérie, Irak, Iran, Nord-Yémen, Koweit, Jordanie, Cameroun, Guinée, Gabon, Niger et Libye.En revanche, comme l’avaient laissé entendre de nombreux délégués, la conférence n’est pas «partie en guerre» contre l'URSS.Elle n’a pas adopté de sanctions économiques ou recommandé la rupture des relations diplomatiques avec le Kremlin.Quatre autres résolutions concernant le problème de la Palestine et de Jérusalem, la menace de sanctions américaines contre l’Iran, les pressions étrangères sur les pays musulmans et la présence soviétique dans la corne de l’Afrique, seront examinées par l’Assemblée pleniere.Aujourd’hui la séance de clôture a été fixée a 11 h 00 locale.Par ailleurs Mme Margaret Thatcher, premier ministre britannique, a mis en garde hier les pays occidentaux contre une extension de 1 action de l’URSS dans la région du Golfe.Au cours d’un débat à la chambre des Communes sur l’intervention soviétique en Afghanistan, Mme Thatcher a affirmé en substance que l'URSS cherchait à présent à bloquer la route du pétrole vers les pays occidentaux.Qualifiant cette intervention d’agrès-sion brutale et de grave menace pour la paix, Mme Thatcher, a déclaré que l’URSS avait ainsi enfoncé un coin au coeur du monde musulman et qu’elle n’était plus qu’à quelques centaines de kilomètres du Golfe persique.«Si ce flux pétrolier était abruptement arrêté dans les prochaines années, on pourrait douter de la survie de nos sociétés», a-t-elle ajouté.Mme Thatcher a précisé qu’en réponse à l’action soviétique en Afghanistan la Grande-Bretagne allait réexaminer ses projets d’aide au Pakistan et développer ses relations avec la Chine et la coopération avec son allié turc.«Avec nos partenaires, a poursuivi le premier ministre, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour améliorer la stabilité dans le golfe et rassurer nos autres amis dans la péninsule arabique.» Mme Thatcher a aussi affirmé que l’intervention soviétique en Afghanistan et l’assignation à résidence de l’académicien Sakharov ne laissaient aucune place à l’illusion en ce qui concerne l’interprétation de la détente par l’Union soviétique.Mme Thatcher a d’autre part affirmé qu’il fallait faire comprendre aux Soviétiques «combien ils ont sous-estimé le coût pour eux-mêmes de l’invasion en Afghanistan et combien sérieuses seraient les conséquences s’ils s’avisaient de recommencer».De son côté, la Pravda accuse les États-Unis «d’avoir tendance à rapprocher directement.leur sphère d’intérêts vitaux, des frontières de l’URSS», rapporte l’agence Tass.Dans un article de 2,400 mots, devant être publié aujourd’hui, mais diffusé dès hier par l’agence soviétique, l’organe du PCUS analyse le récent «message sur l’état de l’Union» du président Carter.Pour la Pravda, «l’aide accordée par l’URSS à l’Afghanistan» a suivi «l’apparition d’une menace réelle et non inventée contre la sécurité de l’État soviétique à sa frontière méridionale».«Dès que l’ingérence impérialiste cessera, les causes ayant suscité la nécessité de l’aide soviétique à l’Afghanistan disparaîtront», ajoute le journal soviétique.A cet égard, la Pravda accuse le président Carter d’avoir, dans son message, exprimé des «prétentions pétrolières».«L’administration américaine, affirme-t-elle, convoitant les richesses d’autrui, Proclame que les régions pétrolifères du ’roche et du Moyen-Orient appartiennent à la sphère des «intérêts vitaux des Etats-Unis».La Pravda, estimant d’autre part que Washington a relégué «à la dernière place» de ses objectifs, la ratification de l'accord SALT-2, accuse les États-Unis de vouloir «remplacer les relations de bon voisinage entre l’URSS et les USA, par une confrontation et une réduction de la coopération».Le journal du parti communiste soviétique ajoute que Washington veut «jeter .une ombre sur la politique claire de l’URSS vis-à-vis de l’Iran».Moscou, affirme le journal, «continue de se prononcer pour que la frontière soviéto-iranienne demeure pour toujours une frontière de paix et ae coopération».Selon la Pravda, l'intention exprimée i dissér a is traction qu’à la toute fin de l’article, la compagnie en cause aval?été identifiée parmi les accu lés.par M.Carter, de lutter contre la dissémination d'armes atomiques, est démentie par «des fournitures massives d’armes au Pakistan, pays qui a refusé de s’associer au traité de non-prolifération nucléaire».Enfin, affirme le journal, le message du chef de la Maison-Blanche est «empreint de l’esprit de guerre froide», «proclame ouvertement la prétention des Etats-Unis à jouer un rôle dirigeai exercer «l'hégémonie mondiale».?Mexique pas, de toute manière, parmi ses grandes priorités.Alors que les milieux d’affaires mexicains multiplient les témoignages de satisfaction et de confiance vis-à-vis de leur économie, et que le ministre des Finances, M.David Ibarra, déclare sans sourciller que le pays doit «se préparer à administrer l’abondance avec sérénité», des voix s’élèvent icr et là pour réclamer une plus juste répartition des nouvelles richesses pétrolières et dénoncer les disparités qui persistent, et semblent même s accentuer, entre les nantis et les laissés-pour-compte.Mais ces cris de protestation ont assez peu d’écho, car l’opposition mexicaine demeure faible et fractionnée, malgré l’«ouverture politique» des dernières années.C’est le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), fondé il y a un demi-siècle, qui continue à faire la pluie et le beau temps sur l’ensemble de la vie publique mexicaine.Cette institution à la fois originale et tentaculaire contrôle encore fermement l’essentiel de la vie politique et de l’administration publique.Aux électjons législatives de l’été dernier, première application de la réforme électorale de M.Lopez Portillo, le PRI remporta facilement trois quarts des 400 sièges, le reste allant à une demi-douzaine d’autres formations — y compris le Parti communiste mexicain (18 sièges), et certains partis de droite et de gauche représentant les ailes réactionnaires ou progressistes du PRI lui-même, dont ils sont plus ou moins directement issus.Le chef d’opposition qui jouit de la meilleure cote de crédibilité, du moins parmi l’intelligentsia mexicaine, ne siège cependant pas au parlement.C’est le leader du Parti mexicain des travailleurs (PMT), M.Heberto Castillo, ingénieur respecté, et critique le plus écouté de la politique pétrolière mexicaine.Jugeant que les dés étaient pipés par les règles de la réforme électorale, M.Castillo refusa de participer au scrutin et son parti de gauche en fut de toute façon exclu.À l’extrême-gauche, les groupes de guérilla retranchés dans la campagne mexicaine à partir des années 60, ou opérant dans les villes, ont été à toutes fins utiles rayés de la carte il y a quelques années.Ils ne bénéficiaient pas d’une large base populaire, semble-t-il, et eurent affaire à une armée dotée d’équipements américains hautement sophistiqués.M.Lopez Portillo fit un geste de conciliation il y a un an et demi en décrétant une amnistie conditionnelle des prisonniers politiques.L’opposition jugea la mesure beaucoup trop restrictive et continue encore aujourd’hui d’exiger des éclaircissements sur le sort de quelque 300 militants qui auraient «disparu» à la suite de leur arrestation.Quant aux syndicats mexicains, ils constituent essentiellement une opposition de façade vis-à-vis du patronat aussi bien que du gouvernement.Les Mexicains eux-mêmes classent la plupart de leurs syndicats en deux grandes catégories: les «blancos», ou syndicats de boutique, et les «charros», ou syndicats inféodés au PRI Il reste l’Église.Son rôle ici est considérable.Le Mexique interdit encore aux prêtres de porter la soutane en public, selon une vieille tradition anticléricale née des abus de l’Église mexicaine au siècle dernier.Mais la religion demeure un des piliers de la société mexicaine, et l’enthousiasme populaire soulevé par la visite du pape l’an dernier en est une des preuves les plus éloquentes.Il faut vqir avec quelle ferveur les fidèles en prières se trament à genoux vers la basilique de la Guadeloupe de Mexico, où même les plus pauvres, rassemblant toutes leurs economies, viennent en pèlerinage des quatre coins du pays.«80% des Mexicains sont des catholiques mais 100% sont des guadalupanos», nous disait avec humour un jeune universitaire mexicain.L’Église officielle mexicaine est généralement circonspecte à l’égard du pouvoir, mais l’esprit réformateur de Medellin et de Puebla, et la «théologie de la li-bération» se manifestent plus visiblement à la base, où certains dominicains et de nombreux jésuites participent ouvertement à ce qu’ils appellent la «conscientisation» des masses deshéritées.«L’Évangile parle de la paix, mais si on veut la paix, il faut d’abord exiger la justice pour nous-mêmes et pour les autres», prêchait récemment un représentant de la «nouvelle théologie», dans la minuscule église d’un quartier pauvre de Mexico.Le prêtre poursuivit son sermon dominical en dénonçant la nouvelle taxe controversée du gouvernement Lopez Portillo — la «IVA» — qui depuis le 1er janvier dernier a hausse de 10% le prix de presque tous les biens de consommation.Il fustigea aussi la spéculation «honteuse» sur les prix de la viande.Les fidèles approuvaient avec enthousiasme, et plusieurs renchérissaient à haute voix.L'action sociale de ces prêtres, qui se fait quelquefois en liaison avec des groupements politiques, constitue un des rares espoirs de changement pour les bidonvilles comme Nezahualcoyotl et les villages misérables de la campagne mexicaine, où les Indiens vivent dans des conditions particulièrement pénibles.Une des formules qui semblent avoir le plus de succès, à cet égard, est celle des Communautés chrétiennes de base (CCB), mouvement fondé au Brésil et introduit au Mexique par les jésuites il y a une quinzaine d’années.Ces communautés, qu’on retrouve maintenant un peu partout en Amérique latine, réunissent religieux et laïcs dans un genre d’association en vue de «conscientiser» les habitants des quartiers populaires et les aider à s'organiser en formant des coopératives alimentaires ou des caisses d’épargne.Les CCB existent aussi à la campagne.Ainsi, des coopératives agricoles ont été mises sur Died dans l’État de Tabasco, dans le sud-est, où des découvertes spec- :eant» et à taculaires de pétrole ont entraîné l'expropriation expéditive de nombreux paysans, qui protestèrent en février dernier en bloquant l’accès aux puits et aux raffineries — jusqu’à l'arrivée de l’armée.L’État de Tabasco, avec la baie de Campeche; est le centre du nouveau «boom» pétrolier mexicain.Mais il se demande encore si la découverte de ses vastes gisements d'hydrocarbures fut en définitive une plaie ou une bénédiction.Une étude récente sur l’État de Tabasco commandée par la Banque Mondiale — et qui pourrait s’appliquer à l’ensemble du Mexique — conclut que la situation socio-économique de l’Etat a généralement empiré depuis le «boom».Un nouveau sous-prolétariat urbain est apparu du jour ail lendemain dans les villes déjà existantes.Les nouvelles «villes pétrolières » sorties de la végétation tropicale sont souvent dépourvues de services essentiels.La distribution des denrées alimentaires est hautement problématique.La principale erreur, estime-t-on, fut le La première phase de l’Opération 10,000 logements a atteint ses buts par Alain Duhamel La première phase de l’Opération 10,000 logements aura permis de mettre en chantier, le printemps prochain, près de 1,000 nouvelles unites d’habitation.«Tous les terrains de la ville ont trouvé preneur», a déclaré M.Yvon Lamarre président du comité exécutif, en présentant au Conseil municipal, hier soir, le projet de convention intervenue entre la ville de Montréal et un entrepreneur, la Société de construction de Brandon, pour la vente de terrains dans le domaine Saint-Sulpice.Lancée au cours de l’automne, l’Opération 10,000 logements a pour but de relancer la construction domiciliaire dans la ville de Montréal en mettant à la disposition de l’industrie de la construction des terrains appartenant à l’administration municipale ou à d’autres administrations publiques.L’opération, a indiqué M.Lamarre, a suscité de l’intérêt dans d’autres villes canadiennes et a, surtout, attiré des entrepreneurs en construction qui avaient abandonné Montréal depuis plusieurs années.«La grande majorité des entrepreneurs qui nous avaient quitté revient», a dit M.Lamarre en annonçant qu’une seconde phase de l’opération débuterait en février.La convention approuvée par le Conseil municipal constitue en quelqüe sorte une promesse de vente de la ville pour une somme de $810,000 d’un emplacement de 15 acres en superficie à la condition que l’entrepreneur y construise des habitations.Le premier acquéreur d’une de ces maisons pourrait bénéficier d’une subvention municipale de $1,000.Le projet de la société Brandon porte sur la construction de 425 unités d’habitation.La première phase compte mettre en chantier environ 150 logements.Par ailleurs, le conseiller du Groupe d’action municipale, M.Nick Auf Der Maur, a reproché à l’administration municipale l’octroi d’un contrat de $600,000 à une agence de New York pour la promotion de la ville aux États-Unis.M.Auf Der Maur aurait souhaité que la partie campagne de publicité du contrat puisse être confiée à une maison montréalaise tout en laissant à une maison américaine le soin d’organiser une campagne de relations publiques dans le nord-est du continent.«En publicité, a dit le conseiller du; GAM, l’industrie de Montréal a perdu beaucoup d’affaires à Toronto.Je ne trouve pas acceptable d’aller dans une maison de New York.Il n'y a aucune raison qu’une agence de Montréal ne puisse placer des annonces dans des publications américaines.» Le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, a répondu que la maison Carlson, Rockey and Associates faisait affaires avec la ville depuis 12 ans et avait donc une grande expérience de la promotion de la ville.’ L’administration municipale estime qu’il est avantageux de confier à la même agence les campagnes de publicité et de relations publiques.On établit à $1 mil-, lion la valeur des textes et reportages-publiés sur la ville de Montréal dans la presse américaine.«C’est le contrat le ! plus favorable pour la ville de Montréall que l’on puisse imaginer», a dit le maire de Montréal en rappelant les bons services que cette agence avait rendus depuis* 1967.: manque de coordination et de planifica-*:~n da-!- ’ P.« tii — 1 ——.«mwm w ut piaiiuicd' tion dans la mise-en valeur des ressources pétrolières de Tabasco et dans l’installa-ion parallèle des infrastructures urbaines et industrielles.Selon l’étude de la gouvernement"* airri ÎS?¥cques qd à s"on titVe de pésL f’EMEX doivent se concerter dl°toSte dent d“ Con?el-1 duTrés0r’ contrô’e les urgence pour mettre au point un plan cohérent de développement pour la région.de question pour le gouvernement de mettre plus d’argent qu il n’en avait alors mis.Sur ces aspects financiers, directs et indirects c’est le ministre des Finances, M.uu ncaui, LU1IUU1C ICS manoeuvres à la table des négociations.Hier il s’est cependant fait particulière- II n’est pas question de revenir en arrière, conclut l’auteur: «L’État de Tabasco a enfourché le tigre pétrolier, et ne peut pas facilement se permettre d’en descendre.» ?Canada des Affaires extérieures lorsque le besoin se fera sentir.M.Clark a commencé cette semaine une tournée de plusieurs villes de l’Ontario.Dimanche, il était à Toronto où il a vivement dénoncé l’URSS et son intervention en Afghanistan devant des Toron-tois d’origine ukrainienne.11 a d’ailleurs repris le ton de ce discours qui rappelait l’époque de la guerre froide, hier matin, lorsqu’une femme d’un certain âge lui a reproché ses propos anti-soviétiques, lors d'une rencontre à Toronto avec le Comité national d’action sur le statut de la femme.«Nous ne pouvons pas fermer les yeux lorsqu’une puissance comme l’URSS dépêche des troupes dans un pays sans défense.afin d’augmenter son contrôle sur les ressources pétrolières du Moyen-Orient.nous devons défendre nos valeurs», a-t-il dit.Plus tôt, il a vivement défendu sa politique visant à accroître les dépenses militaires du Canada lorsqu’on lui a demandé si cela ne pouvait pas être mieux dépensé ailleurs, dans le uomaine des affaires sociales, par exemple.Les quelque 300 femmes du Conseil sur le statut de la femme lui ont réservé un bon accueil sans plus.M.Clark ne leur a pas offert de grands changements de politique Çour améliorer le sort des canadiennes.out au plus il s’est engagé, sans préciser, à mettre en oeuvre une politique de l’emploi afin de favoriser les femmes.ment discret, se contentant,- après qu’il eu été question de conférence ae presse, d’un laconique communiqué de presse pour parier de progrès des négociations.Il a plutôt préféré laisser à son collègue de 1 Éducation d’intervenir pour expliquer les progrès survenus à la table ainsi que jes enjeux de la négociation.Selon M.Morin, la grande question qui se pose avec cette négociation est de déterminer le type d’école que veulent les Québécois et d assurer des conditions qui permettent le développement des services éducatifs dans chaque école.Soulignons par ailleurs que cette première journée de grève a plongé aans l’ombre le conflit et la grève des employés de soutien des commissions scolaires et des cégeps.La grève commencée vendredi se poursuivait toujours hier mais il ne fut nullement question de ce dossier.M.Gaulin a laisse entendre toutefois que si le conflit des enseignants se réglait avant celui des employés de soutien, sa centrale maintiendrait son mot d’ordre de respect des lignes de piquetage.Enfin du côté de la CSN, un communiqué émis hier indiquait que le conflit qui paralyse les écoles publiques, pourrait s’étendre bientôt aux institutions privées d’enseignement dont les professeurs sont syndiqués à la CSN.Il pourrait en effet y avoir une journée d’étude et le vote de moyens de pression dans une demi-douzaine de collèges privés.De plus, il a affirmé que son gouvernement amendera unilatéralement la loi sur les Indiens s’il est reporté au pouvoir puisque les associations d’Amérindiens ne lui ont pas encore soumis les amendements nécessaires afin d’accorder aux femmes indiennes le même statut qu’aux hommes.En soirée, M.Clark devait participer à un rallye à North Bay en compagnie des candidats conservateurs de la région.Les conservateurs espèrent faire des gains surtout dans la circonscription de North Bay même où le libéral, l’ancien ministre, M.Jean-Jacques Blais, n’avait qu’une avance de 2,197 voix au scrutin de mai dernier.Il poursuivra ensuite sa tournée dans plusieurs petites villes du sud de la province où les conservateurs sont en mffi-culté.?Négociations tions.Toutefois M.Gaulin a dressé hier un portrait des revendications des enseignants tel qu’il se présentait la semaine dernière.Ainsi au chapitre de la tâche d’enseignement, la CEQ ne met plus en cause la responsabilité du ministre de l’Éducation sur les programmes d’enseignement, les matières à enseigner, l’autorisation des manuels et les examens nationaux.Des précisions de la part de la centrale onf été apportées si bien que le gouvernement ne devrait plus avoir de crainte la-dessus, a indique M.Gauldin.Là où des négociations ont lieu, c’est sur la participation des syndicats locaux sur un certain nombre de questions, à savoir l’organisation des surveillances, le système d’évaluation et l’intégration en enfance en difficulté.À ce sujet, les négociations se dérouleraient relativement bien.Il s’agirait de définir des mécanis-mes de participation en quelque sorte.Ces négociations se corsent toutefois lorsqu’il s agit d’aborder l’autonomie des Fe lartir de la liste des manuels autorisés et e choix des méthodes d’enseignements.Ce sont des points où Québec se montre fort réticent, notamment en raison des aspects financiers sous-jacents aux demandes syndicales.Il en est de même des autres demandes de la centrale.Au chapitre de la sécurité d’emploi, les enseignants demandent en effet le statu quo alors que la partie patronale désire notamment abolir l’année de sursis avant que des enseignants ne soient déclarés en surplus.Le gouvernement fait valoir que cette année de sursis n’est plus nécessaire du fait qu la mobilité des enseignants est limitée à 50 km.En ce qui a trait à l’éducation des adultes, la demande syndicale consiste à accorder la permanence selon des nonnes précises aux professeurs travaillant à temps plein, mais à contrat dans ce secteur.Une telle demande ferait passer les 250 enseignants permanents a environ 2,500.C’est une demande que le gouvernement refuserait simplement de discuter.Quant aux questions salariales, une entente était intervenue l’automne dernier lors des négociations avec le Front commun.Cette entente fut toutefois répudiée par les syndiqués, mais là aussfil est hors ?Candidats populaire avec 54.La liste des 518 candidats est publiée en page 19.Quatre-vingt-treize femmes sont candidates, au regard de 82 en mai dernier.Dans la circonscription d’Argen-teuil, deux frères se font la lutte: M.Robert* Gourd, libéral, contre M.François «Yo» Gourd, rhonocéros.À la dissolution du Parlement, les libéraux détenaient 67 circonscriptions au Québec, les créditâtes cinq et les conservateurs trois, dont celle de l’ancien créditiste, M.Richard Janelle, dans Lotbinière.Le NPD a fait une acquisition à la dernière minute dans Champlain, où l’ancien député créditiste, M.René Matte, qui a perdu son siège en mai dernier, tentera de renverser une majorité de 11,815 voix pour le libéral, M.Michel Veillette.Dans la région de Montréal, les libéraux présentent plusieurs anciens mi- Un bateau coule au large de la Floride ST-PETERSBURG’ (Floride) (AFP) -Un bâtiment des garde-côtes a coulé hier soir après être entré en collision avec un pétrolier à un mille au large de St.Petersburg (Floride), ont annoncé les garde-côtes.Selon les premières informations, sur les 53 membres d’équipage du poseur de bouées «Blackthorn», 19 seulement ont été repêchés une heure après l’accident et d’intenses recherches se poursuivaient à l’entrée de la baie.D’autre part, les garde-côtes ont déclaré ne pas savoir si le pétrolier «Capricorn», appartenant à la «Texaco», avait été endommagé par la collision et s’il perdait du pétrole.Le yacht royal trop cher LONDRES (AFP) — Deux parlementaires britanniques protestent contre les dépenses qu’entraîneront des réparations sur le yacht royal Britannia et affirment qu’il s’agit d’un scandale national au moment où là Grande-Bretagne est plongée dans l’austérité.MM.Charles Irving, député conservateur de Cheltenham, centre-ouest de l’Angleterre, et Bob Cryer, député travailliste de Keighley, nord de l’Angleterre, ont l’intention de protester à la Chambre des communes auprès du ministre de la Défense, M.Francis Pym.M.Irving, qui s’affirme pourtant monarchiste convaincu, a déclaré que le ministère de la Défense devait être tombé sur la tête.«Ce bateau a été restauré il y a seulement cinq arfs».a-t-il ajouté Le Britannia, lance en 1953, a un équipage de 277 hommes.Le Parti civique de Montréal a choisi Mlle Jocelyne Ménard, avocat, pour remplacer le conseiller démissionnaire Louis-Jacqus.s Léger.Mlle Ménard 'bst née à Montréal en 1953 et a fait ses études au Collège Ma- ¦ rié”-Anne et au Collège Ahuntsic.Elle est diplômée en droit de l’Uni- 1 versité de Montréal.La candidate, souligne-t-on dans un communiqué du PCM.réunit le plus grand nom-.bre de critères se rapprochant de la personnalité de l’ancien conseiller du district 28.A la prochaine assemblée.le 29 février, les membres du conseil devront l’élire officiellement • par l’adoption d’une motion présen- ' tée par les conseillers Réal Laramé et Nicole Gagnon Larocque.nistres, dont M.Pierre Trudeau, Mme Jeanne Sauvé, Mme Monique Bégin, M.Warren Allmand, M.Marc Lalonde et M.André Ouellet.Ailleurs, M.Jean Chrétien, M.Pierre de Bané et M.Gilles Lamontagne.Pour les conservateurs, il y a le ministre des Approvisionnements et Services, M.Roch LaSalle, dans Joliette, et le ministre des Sciences, M.He-ward Grafftey, dans Missisquoi.Les conservateurs ont egalement deux anciens députés de l’Union natio-nale: M.Fernand Grenier, dans Mégantic-Compton-Stanstead, et M.Armand Russell, dans Shefford.Dans les deux circonscriptions, les libéraux ont des majorités de plus de 10,000 voix.Dans un effort d’humour remarquable, les rhinocéros présentent trois candidats dans la même circonscription de Labelle, où l’ancien ministre de l’Union nationale, M.Marcel Masse essaie de déloger le libéral M.Maurice Dupras.Les rhinocéros présentent aussi deux candidats dans chacune des cinq circonscriptions suivantes-Bonaventure - Iles - de - la - Madeleine Kamouraska-Rivière-du-Loup, Lac-Saint-Jean, Manicouagan et Sherbrooke.Le Parti communiste présente neuf candidats et le Parti libertarien huit.Il y a 34 indépendants.En mai dernier, il y a également eu 518 candidats, comparativement à 370 en 1974.À l’élection de 1974, on comptait 370 candidats au Québec.29 janvier par la PC et l’AP 1975: l’issue d'un voyage sident de trc u un VU1 jours en France, le président égypti Anouar El Sadate annonce l'achat mirage; 1972: un agent du FBI abat, sur l’j rodrome Kennedy, à New York, un i rate de l'air, qui avait détourné un avi venant de Los Angeles; 1963: un véto français fait obstacle une entree de la Grande-Bretagne Marche common; 1950: désordres à Johannesboui provoques par l’apartneid; r Grande-Bretagne reconn; Israel de facto; 1947: les États-Unis renoncent à le role de médiateur en Chine; 1916: premier raid du Zeppelin ail mand sur Paris* 1889: l archiduc autrichien Rodolpl tue sa ma-tresse.Marie Vetsera, puis suicide dans le pavillon de chasse i Mayerhng; 1801: ta France et l'Espagne tance un ultimatum au Portugal, lui enjoigna de rompre son alliance avec l'Angl terre.° 1676: Théodore III, fils d’Alexis, d vient Tsar de Russie à ta mort de s< pere.c T un 29 janvier: Emanu Swedenbord.savant et philosophe su dois (1688-1772); Thomas Paine pub ciste américain (1737-1809); le compoi eur français Esprit Auber (1782-1871 ta compositeur britannique Frederii Delius (1863-1934). Le Devoir, mardi 29 Janvier 1980 ¦ 7 Une pétition pour que ie double nom soit obligatoirement donné aux enfants * par Renée Rowan Appuyant la position du Conseil du statut de la femme (CSF), près de 2,000 femmes et hommes de tous âges, de toutes conditions et représentant toutes les régions du Québec réclament que le projet de loi sur la réforme du droit familial rende obligatoire la transmission du nom de la mère et du père aux enfants.Les comités de la condition féminine du Parti québécois et la Commission des services juridiques qui avaient, en commission parlementaire l’hiver dernier, présenté des suggestions autres, ont décidé de se rallier à cette position qui semble représenter le souhait d’un grand nombre de femmes, du moins celles qui croient «qu’une société qui ait vouloir donner aux femmes pleine égalité doit leur reconnaître le droit de transmettre leur nom au même titre que les hommes».En remettant, hier, au ministre d’Etat à la condition féminine, Mme Lise Payette, cette pétition qui a recueilli jusqu Ici 1,793 noms, un des porte-parole du groupe, Mme Lise Gravelin, a affirmé que le modèle de transmission du double nom est «un modèle logique qui respecte toutes les normes biologiques et généalogique, un modèle très modéré et joli par surcroît».Pour plusieurs, ce double nom apparait compliqué et inspire certaines craintes.C’est pourquoi le groupe a tenté, hier, d’expliquer clairement ce que veut dire le double nom transmis aux en- ¦ Subvention du MEER à une fermeture d’usine La CSD s’en est prise hier avec force au gouvernement conservateur, qu’elle accuse de financer une fermeture d’usine dans la région de Joliette.Quelque 45 personnes perdront ainsi leur emploi.L'usine en question, la Consolidated Textile, achetait en octobre la compagnie ITEA, de Sherbrooke, et obtenait via cette dernière une subvention fédérale de $738,000 pour la création de 30 emplois.Or ITEA fabriquera deux produits, dont celui actuellement fabriqué à Joliette, d’où la fermeture de la succursale de la Consolidated Textile dans cette ville.L’usine de Joliette est pourtant rentable, selon la CSD.La Consolidated Textile a accru, en 1979 ses ventes de $13 millions par rapport à 1978 avec un bénéfice net de $6 millions.Pourtant, en 30 ans, cette compagnie n’a jamais modernisé les équipements de sa succursale joliétaine.À l’heure actuelle, la Consolidated Textile propose à ses employés de Joliette d’être mutés a la succursale de Saint-Hyacinthe ou leur offre une indemnité de séparation, qu’elle refuse cependant de coucher sur papier.Et l’ancienneté acquise à Joliette ne serait pas transférable à Saint-Hyacinthe.La CSD demande donc au gouvernement fédéral, et en particulier au député conservateur, M.Roch LaSalle, lequel est aussi ministre des Approvisionnements et services, «qui» au fédéral synchronise la politique canadienne du textile et les subventions du MEER.COLLEGE DU CONSERVATOIRE LASSALLE Diplôme d'études collégiales (D.E.C) obtenu en 2 ans i * t m ji mi Concentration: Communication Théâtre histoire — français — philosophie JOUR ou SOIR Test d’admission: 8 mars Pour renseignements, prospectus ou admission 288-4140 3505.rueDurocher Montréal H2X 2E7 Collège privé reconnu d'intérêt public Permis no 749569 Possibilité de prêts et bourses fants.' JPr Mme Payette, Mme Graveline a souligné que les enfants porteraient obligatoirement le nom de leur mère et celui de leur père.La mère, comme le propose d’ailleurs l'Office de révision du Code civil, garderait son nom de famille tout au long de sa vie, qu’elle se marie ou pas, au meme titre que son numéro d'assurance-sociale et ses empreintes digitales.«C’est l’étiquette sur sa personnalité pour toute sa vie.» À leur naissance, les enfants hériteraient de la première partie du nom de la mère et de la deuxième partie du nom du père.Les enfants garderaient a leur tour leur double nom toute leur vie et transmettraient à leurs enfants le double nom de la même manière.Ainsi, Jeanne Roy-Pilon et Jacques Allard-Pare forment un couple et ont un enfant, Pauline.Elle prend la première partie au nom de sa mère qui est Roy et la deu-sième partie du nom de son père qui est Paré.Ce qui donne Pauline Roy-Paré.Si toy-Fare.P rere et soeur portent le même nom.Le garçon «tue la lignée du père et e la lignee de la mère.Ce même processus est repris quand Pauline décide à son tour de former un couple avec Germain Villard-Dubé.Leur fille devient alors Yvette Roy-Dubé; si c’est un garçon, cela est alors Yves Roy-Dubé.Dans le cas où un père ne reconnaîtrait pas son enfant, la mère transmettrait alors le nom de ses deux parents à elle: l’enfant s’appellera Yves Roy-Paré.Le même modèle passera donc deux fois, ce qui ne coupera pas la lignée.En acceptant la pétition et le dossier, Mme Payette a félicité le groupe de ne pas se contenter de dénoncer la proposition de l’Office de révision du Code civil qui veut conserver la transmission du nom du père mais de fournir une solution.Le ministre d’Etat à la condition féminine n’a d'autre part, pas caché son inquiétude qui est grande, dit-elle, face au chapitre deux du Code civil concernant la réforme du droit familial.«Je vois se dessiner chez les femmes deux grands sujets d’attention: le nom des femmes, le nom des enfants.Cela s’explique, dit-elle: c’est la firemière occasion de mettre a main sur une véritable identité.Mais ma grande crainte, c’est qu’en polarisant ainsi l’attention des femmes, on risque de ne pouvoir les informer et leur demander leur avis sur les autres amendements proposés concernant des sujets tout aussi importants et avec lesquels on sera appelé à vivre dans le quotidien: le mariage, le contrat de mariage, le divorce, la pension alimentaire, etc.» Rappelant que le Code civil existe depuis 1866 et qu’il n’a été amendé qu’à deux ou trois reprises, Mme Payette a invité les femmes à faire con- naître leurs points de vue sur l’ensemble du projet de loi sur la réforme du droit familial dont le dépôt est prévu pour le début du mois ae mars, à la reprise des travaux de l’Assemblée nationale.Ce sera d’autant plus important de le faire, a-t-elle ajouté, qu’il semble bien que l’on sera appelé à vivre avec ces nouvelles réformes pour au moins 75 ans.Ces réformes en profondeur risquent de faire peur à certaines femmes, a reconnu Mme Payette, et c’est pourquoi des mesures de transition sont prévues: «On va loin et on va vite; ça prend du courage politique pour le faire, mais il fallait le faire ainsi.j’ai tellement peur que si on ne le fait fias, personne d'autre n’osera e faire».Nous apprenons, par ailleurs, que d’autres pétitions sont actuellement initiées concernant d’autres changements au Code civil, comme la question du divorce en groupe, le tribunal de la famille, la perception des pensions alimentaires.Le groupé qui se présentait hier devant Mme Payette continuera de faire circuler sa pétition pour.recueillir le plus grand nombre de noms possible et travaillera à susciter l’appui de groupes et associations.Toute personne intéressée à appuyer cette pétition concernant le double nom transmis aux enfants peut communiquer avec Diane Béland, au 722-2635 ou avec Carole Lé-cuyer au 270-6071.¦ Les habilleuses du Forum veulent se syndiquer Elles sont 17, qui déclencheront vraisemblablement une grève ce matin pour être reconnues par leur employeur en syndicat et pour négocier un premier contrat de travail.Affiliées à l’Alliance internationale des employées de la scène (IATSE), les habilleuses pourraient perturber par leur grève le spectacle de la troupe Ice Folies.Elles sont légalement accréditées depuis le 12 septembre 1978 et n’ont pas pu négocier un premier contrat de travail depuis.¦ Pour une solution Intersyndicale lors des fusions dans le transport Les 60 candidats CSN du secteur des transports ont décidé d’appuyer leurs collègues de Métropolitain-Sua, dont la CTRSM et (e syndicat en place dans cette société publique refusent de reconnaître l’ancienneté à l’occasion de l’intégration de cette compagnie au réseau public.Aux autres centrales, la CSN demandera des réunions conjointes des syndicats fusionnés afin d’en arriver à une «solution syndicale» sur la fusion des listes d'ancienneté.Le même problème se posera pour les chauffeurs de la CTRSM lorsqu’ils seront ingégrés au réseau public de la métropole.Déjà, une autre compagnie, la Métropolitain Provincial, doit être intégrée au printemps à la CTCUM et la CSN veut régler d'avance ce nouveau cas d’espèce avec la Fraternité des chauffeurs de la CTCUM.Quant au gouvernement, les syndicats du transport lui ont reproché de penser à chaque autobus dans les projets de fusion mais d’oublier carrément (es droits acquis par les travailleurs au volant de ces véhicules.¦ La situation n’est pas «Bohn» Les syndiqués CSN de la compagnie Bohn, de Longueuil, ne savent plus à quel saint se vouer et leur député, M.René Lévesque, ne se présente pas souvent sur leur ligne de piquetage, comme il l’a déjà fait ailleurs dans le passé.Aux prises avec une fermeture ou un lock-out — personne ne le sait vraiment — ils ont rendu visite au premier ministre dans son comté à plusieurs reprises pour vérifier si M.Lévesque s’occupait de leur dossier: les syndiqués attendent toujours une réponse favorable.Et ça va pourtant de plus en plus mal dans ce dossier.Mis en lock-out à l’automne, les travailleurs devaient apprendre par la suite que leur employeur fermait ses portes.Tous les avis requis par la loi ont été déposés au ministère du Travail.Ils ont crié au «chantage» pour leur faire négocier un contrat de travail à rabais mais la fermeture semble désormais suivre inéluctablement son cours.Mais voilà que la Commission d’assurance-chômage entonne leur refrain de l'automne.Mis à la porte, ils ont requis des prestations de la CAC, qui leur refuse ce droit parce que cette fermeture n’en serait pas une.Un véritable cas pour la prochaine conférence fédérale-prdvinciale des premiers ministres sur le partage des compétences en matière de fermeture.-Louis-Gilles FRANCOEUR Le prix des jouets va grimper de 5% à 30% pour Noël prochain par Renée Rowan On peut s’attendre à ce que ».!—»- 1:— gui feront _____les maga- .e prochain, coûtent, d’une façon générale, de 5 à 6% de plus qu’en 1979 et, pour les jouets en plastique, cela pourra aller jusqu’à 30%.«Cela est dû à l’augmentation du coût du pétrole, la première composante du plastique», explique le président du conseil d’administration de l’Association canadienne des manufacturiers de jouets, M.Frank White, rencontré à l’occasion de la Foire canadienne du jouet et de la décoration 3ui se déroule présentement ans le hall d’exposition de la Place Bonaventure.Précisons que cette foire, qui se terminera le 31 janvier, est strictement réservée aux acheteurs, donc fermée au grand public.Les jouets les plus populaires, la saison prochaine, seront, semble-t-il, toute la gamme des jeux électroniques: jeux de hockey, baseball, échecs et autres.Ce sont des jeux sur table, à batteries pour la plupart, parfois munis d’une prise de courant.Ces jeux; explique M.White, représentent un pas en avant sur ceux qui se branchent sur l’appareil de télévision (video-games) et qui ont été particulièrement populaires ces dernières années.Les meilleurs marchés de ces jeux électroniques coûtent entre $30 et $50: certains se vendent jusqu’à $200.Les personnages du dernier film de Walt Disney, The Black Hole, (Le trou noir) ont inspiré plusieurs jeux et jouets comme on peut le voir en visitant la foire: petits personnages en plastique, jeux de toutes sortes, livres, casse- têtes, T-shirts, macarons, etc.L'industrie du jouet représente à elle seule, au Canada, $500 millions et il est intéressant de noter que plus de 160 exposants participent à cet événement.Consommation et Corporations Canada a décidé, cette année, d’y tenir un kiosque.Responsable de la loi sur la sécurité des produits, ce ministère a trouvé l’occasion idéale d’expliquer aux manufacturiers canadiens les règlements qui doivent être appliqués dans la fabrication des jouets quand il s’agit de la sécurité des enfants.Des spécialistes du ministère sont sur place pour expliquer la règlementation à l’aide d’un document audio-visuel qui présente les divers tests: mécanique, d’inflammabilité, électrique- thermique et toxicologique.Le Canada devenait, en 1970, un des premiers pays à établir des normes de securité pour les jouets, par la création d’un règlement d’application de la Loi sur les produits dangereux concernant les jouets.Ce règlement vise à retirer du marché les jouets comportant des risques cachés ou imprévus, tels les pointes de clous servant d’attaches et les peintures toxiques.Toutefois, il ne peut pas prévenir un emploi extrêmement abusif d un jouet.Cette responsabilité, souligne un porte-parole du ministère, appartient aux parents ou à ceux qui ont la garde de l’enfant.Par exemple, il faut apprendre aux enfants à ne pas viser un autre enfant ou un adulte avec un jouet-projectile, etc.En 1991, un ménage sur trois ne sera pas uni par le mariage OTTAWA (PC) - Le nombre de ménages devrait connaître une augmentation de l’ordre de 39 à 47% d’ici à 1991, soit un rythme plus lent que de 1961 à 1976, rapportait hier Statistique Canada.Selon le bureau fédéral, le nombre de ménages — individus ou groupes ae personnes non nécessairement liés — devrait augmenter de 10 à 10.5 millions en raison de l’accroissement de la population adulte.Mais le nombre de ménages liés par mariage comptera pour une part plus faible (64 à 66%) soit une baisse par rapport à 71% en 1976.Le nombre de personnes vi- Nouveau! Téléphone d’automobile SySTCOMS composition directe • ligne privée < ENTRE PI E TELE NE MOBILE itée vente e location / achat e service aussi: radio-téléphone VHF 274-9366 Période d’essai vant seules ou partageant un logement comptera pour 27% du total des ménages en 1991, contre 22% en 1976.Les familles monoparentales augmenteront aussi: celles dirigées par une femme compteront pour 7.1% et celles dirigées par un homme de 1.5%, soit une hausse de 6 et 1.2% respectivement.Le nombre de familles, dans l’ensemble, devrait diminuer au cours des dix prochaines années.En outre, la baisse de la natalité et l’accroissement du nombre des personnes vivant seules, aboutiront à une diminution du nombre moyen de personnes par ménage, de 3.1 en 1976 à 2.6 en 1991.Bien que le nombre de personnes de moins de 35 ans — le boom des naissances des années 50 — représentera 42% de l'augmentation des ménages au cours des deux prochaines années, le groupe des plus de 34 ans comptera pour 88% de l’accroissement du nombre de ménages, de 1986 à 1991.L'Alberta aura probablement le taux de croissance des ménages le plus rapide (62 à 72%) durant cette période.Suivront la Colombie-Britannique et l’Ontario.Psychothérapie S.Couturier, MA.Psy.• Échec scolaire • Enfance inadaptée • Problèmes conjugaux Sur rendez-vous:.271-1567 S* ' *¦**;* *?¦ À condition qu'il y ait de la neige, évidemment, le ski peut s'apprendre à un très bas âge.comme en fait foi cette fillette de trois ans.Question aussi de rappeler que l'hiver n'est pas terminé, loin de là.et qu'il réserve sans doute de l'agrément aux amateurs de plein air.là où il y a de la neige toujours! (Photolaser CP) Eclipse solaire en Afrique NAIROBI (AFP) - Une éclipse solaire totale doit se produire le 16 février prochain et sera visible dans l’Océan atlantique et en Afrique, du Congo au Kenya.Elle commencera à 16 h 15 gmt sur l’Atlantique.Sur la côte kényane, l'éclipse totale devrait durer 5 minutes.Des scientifiques du Japon et de Belgique sont déjà arrivés au Kenya.D’autres, originaires de RFA, Grande-Bretagne, Suède, États-Unis et Canada, y sont attendus, Pour observer les effets de éclipse sur le comportement animal et humain.¦UBOPCÂB-."L'Europe en automobile” Plen achat-rachat - location Citroen - Renault - Simca -Peugeot - etc.Ventes hors taxes Marques européennes Location: caravanes - campers Permis de conduire international Billet avion-air-auto EUROPCAR 1176 rue Drummond, Montréal.Tél.: 861-0200 Permis 13668252-0280 Vêtements pour hommes grande vente 30 à 50% sur toute notre marchandise 1110 ouest, Place Bonaventure Sherbrooke 878-9556 842-2327 Kinshasa IBERIA vous y 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contrôle de l’armée.Selon plusieurs témoins, plus de cent assaillants auraient trouvé la mort au cours des violents affrontements.Citant une source digne de foi, l'agence TAP indique que la plupart des assaillants arrêtés ont été identifiés.Il s’agit de Tunisiens résidant à l’étranger qui étaient connus et recherchés par les services de police.Ils sont actuelle- ment interrogés dans le cadre de l’enquête ordonnée par le gouvernement.Au moment de l’attaque, précise TAP, «les agresseurs s’étaient emparés dans la car serne de Gafsa, de jeunes recrues sans armes qu’ils ont sauvagement assassinés».Cinq bâtiments de là ville ont été attaqués dimanche par les membres du commando qui auraient été entre 300 et 400: les casernes de l’armée et la garde nationale, le commissariat de police, un lycée où des assaillants semblent s’être un moment retranchés ainsi qu’un hôtel.En revanche, le siège du gouvernorat ne paraît pas avoir été attaqué.Toujours de bonne source, une partie des armes utilisées par le commando serait originaire de pays de l’Est.Les au- Sadate renvoie les experts russes et fustige TArabie LE CAIRE (d’après Reuter et AFP) — Dans un discours prononcé devant l’Assemblée du peuple, le président Anouar Sadate a réclamé hier le départ de tous les conseillers soviétiques demeurés en Egypte et vilipendé une nouvelle fois les détracteurs arabes de sa diplomatie.L’Egypte avait déjà fait connaître au début du mois son intention de demander une réduction dupersonnel diplomatique soviétique en guise de représailles contre l’intervention de l’armée rouge en Afghanistan.Le chef de l’État égyptien a pour la première fois indiqué que les effectifs soviétiques devraient passer de cinquante à sept.En juillet 1972, M.Sadate avait dénoncé unilatéralement le traité d’amitié et de coopération conclu avec Moscou et ordonné l’expulsion des 20,000 conseillers militaires soviétiques installés en Egypte.Depuis, une poignée de techniciens soviétiques travaillent toujours en Haute-Égypte pour assurer le fonctionnement du barrage d’Assouan, symbole de la défunte coopération soviéto-égyptienne.Brocardant le roi Khaled, l’orateur a confié ne pas avoir mis à l’époque le souverain wahabite au courant de son intention d’ouvrir des négociations de paix avec Israël parce qu’il estimait que cette décision «dépassait la capacité d’entendement» du monarque saoudien.Le président Sadate a accusé l’Arabie Saoudite de iouer «un dangereux jeu de leadership» en «permettant à l’Union soviétique d’utiliser Sakharov dénonce un durcissement du régime MOSCOU (d’après AFP et Reuter) — L’académicien dissident Andrei Sakharov dénonce le durcissement simultané de la politique étrangère et intérieure de l’URSS, dans une déclaration remise hier à la presse par sa femme, Helena Bonner.Pour la première fois, Mme ¦ Bonner-Sakharova est revenue hier après-midi de Gorki à Moscou.Elle n’est pas soumise à l’assignation à résidence qui touche le chef de file de la dissidence depuis le 22 janvier., «L’Union soviétique veut renforcer sa supériorité militaire en Europe, tente de détruire les perspectives de \ paix au Proche-Orient et en Afrique australe, soutient les ; régimes terroristes d’Éthiopie et d’autres régimes, ainsi que ; les actions des terroristes semi-officiels en Iran, con- ¦ serve des forces militaires à 1 Cuba» indique la déclaration.«Le point culminant de cette politique dangereuse a été l’invasion de l’Afghanistan, où les troupes soviétiques mènent une guerre sans pitié contre les insurgés et le peuple afghan», ajoute M.Sakharov.; «À l’intérieur, les autorités • ont pris de nouvelles mesures ; contre le coeur du mouvement • des droits de l’homme», poursuit l’académicien, qui dé-! nonce les récentes arrestations de Mme Tatiana Velikanova, de plusieurs rédacteurs du journal non-officiel «Pois-ki» (Recherches) et de nombreux dissidents religieux parmi lesquels les peres Dmitri Doudko et Gleh Ya-kounine.M.Sakharov ajoute qu’il continue à défendre l’idée d’une «société pluraliste, démocratique, juste» en URSS.Il exprime son inquiétude pour sa belle-mère, qui vit à Chine: 14 pei nés capitales PEKIN (AFP) - La vague de condamnations à mort se poursuit en Chine où 14 nouvelles peines capitales viennent a être prononcées par des tribunaux du Sichuan (sud-oüest) et de Mongolie intérieure, a-t-on appris hier à Pékin.À Chengdu, selon la radio de la capitale provinciale du Sichuan, neuf criminels ont été condamnés à mort pour avoir «violé les droits personnels de citoyens et saboté l’ordre social».À Chongqing, la principale ville de la province, quatre autres criminels pnt été également condamnés o la peine capitale pour vols, tneurtres et viols, a ajouté la radio.Enfin, à Hohhot, capitale de la Mongolie intérieure, la radio provinciale a annoncé la condamnation à mort, le 10 Janvier, d’un nommé Zhang inglong, auteur de «viols cof jectifs»., Toutes ces condamnations n'ayant pas été assorties de Îiériode de détention proba-oire, il est probable que les Sondamnés ont été exécutés epuis, estiment les observateurs.j La dernière exécution enregistrée en Chine était celle d'un jeune meurtrier à la mi-janvier dans la capitale, rappellent les observateurs.Moscou, dans son appartement privé de téléphone depuis son propre envoi à Gorki.Il dénonce par ailleurs «l’isolement total et la cage dorée» que constitue son exfl à Gorki.Seule sa famille semble actuellement autorisée à lui rendre visite, plusieurs amis ayant été appréhendés par le KGB à la sortie de son appartement.Mme Bonner, qui doit rejoindre son mari jeudi, a exprimé la crainte de ne plus avoir la possibilité de revenir à Moscou et d’établir ainsi un contact entre Andrei Sakharov et l’extérieur.La décision administrative d’envoyer Andrei Sakharov à Gorki n'a pas de base légale et n’était pratiquée au’à l’époque stalinienne, a affirmé Mme Bonner.«Gorki est une ville où nous avons des traditions familiales, ma mère y a été exilée à l’époque de Staline».Sakharov qualifie de calomnie l’accusation des Izvestia, quotidien du gouvernement soviétique, selon laquelle il aurait livré des secrets d’état à l’étranger.Il ajoute qu’il est prêt à répondre de ces accusations devant un tribunal.Il accuse, pour sa part, les autorités soviétiques de lui dénier le droit de s'exprimer en l’envoyant en exil dans une ville — Gorki — où les étrangers sont interdits, et en lui interdisant de communiquer avec les journalistes étrangers.«Ce n’est pas d’une cage dorée dont j’ai besoin: ce que je veux, c’est avoir le droit de faire mon devoir, comme le dicte ma conscience.» Pendant ce temps, les membres du présidium de l’Académie des sciences de l’URSS dénonçaient «l’activité anti-sociale» de leur collègue Andrei Sakharov dans une déclaration publiée par l’agence Tass.Sans mentionner l’occupation soviétique de l'Afghanistan, qu’Andrei Sakharov a formellement condamné, le présidium de l'Académie des sciences déclare: « Andrei Sakharov continue à mener une action destinée à miner le régime soviétique et la politique de détente qui jouit de 1 appui des Soviétiques et du peuple soviétique».son espace aérien afin de livrer des armes à Aden (Sud-Yémen), aujourd'hui membre observateur du Pacte de Varsovie».Il s’est interrogé sur la sagesse de ce geste «alors que ces armes seront utilisées contre l’Arabie Saoudite et le sultanat d’Oman, comme elles l’ont déjà été contre le Nord-Yémen» et alors que l’Union Soviétique «a investi l’Afghanistan afin de parvenir tout d’abord au pétrole du Golfe et ensuite aux mers chaudes».Le président égyptien a réitéré sa proposition d’offrir «les facilités nécessaires aux États-Unis pour venir en aide à tout pays arabe du Golfe, même si ce pays frère nous insulte, menacé d’une intervention soit de l’Iran, soit de l’Union soviétique ou de toute autres puissances étrangère».Il a cependant reproché à l’Arabie Saoudite d’avoir annoncé, alors que l’intervention militaire soviétique se développait, qu’elle se refusait d’accorder de telles facilités «bien que l’Arabie Saoudite et les autres pays du Golfe savent pertinemment que l'Amérique est leur seule protection».Le chef de l’État égyptien, a estimé que l’occupation de la mosquée de La Mecque n'était pas qu’une affaire religieuse mais une «crise du pouvoir en Arabie Saoudite».M.Sadate a indiqué qu’il n’avait pas voulu exploiter la situation, et a «adjuré la famille régnante saoudienne de ne pas permettre l’exportation de leur crise au Golfe, à la nation arabe ou à la nation islamique».Enfin, il a accusé l'ayatollah Khomeiny d’avoir «exploité l’Islam afin de constituer des tribunaux spéciaux, de dresser les potences et de violer les valeurs sacrées» alors qu’avec «un pays dont le revenu quotidien pétrolier est de 250 millions de dollars pour un peuple de moins de 30 millions, il aurait pu offrir à son peuple la prospérité».torités tunisiennes se bornent à indiquer qu’une enquête se poursuit pour déterminer les motivations et l’appartenance des assaillants «mis hors de combat ou arrêtés dimanche soir».Dans les milieux officiels tunisiens, on garde le silence sur les éventuelles complicités extérieures dont le commando aurait bénéficié.Certains milieux politiques estiment que le passage des assaillants par la frontière algéro-tunisienne du sud-ouest ne signifie nullement que l’Algérie soit impliquée dans l’affaire.Les mêmes milieux, qui soulignent les bonnes relations entre Tunis et Alger, orientent plutôt leurs soupçons vers la Libye, en rappelant certains précédents analogues bien que de moindre ampleur.Le gouvernement tunisien avait accusé, l’an dernier, les autorités libyennes d’entraîner des Tunisiens pour des missions de sabotages et d’introduction d’armes en Tunisie.La presse tunisienne avait fait largement état de Tunisiens embrigadés en Libye, qui furent tues en Ouganda ou au Liban, ainsi que d'autres impliqués dans des détournements d’avions.Les deux derniers détournements d’avion touchant la Tunisie avaient coïncidé, en janvier 1979 et 80, avec les anniversaires de l’union avortée entre la Tunisie et la Libye, le 12 janvier 1974.Les memes milieux excluent que l’opération soit en rapport avec le 2ème anniversaire des émeutes syndicalistes du 26 janvier 1978.Les affrontements de Gafsa ont fait trois cents morts «dans les rangs de l’appareil répressif» du régime tunisien, affirme une organisation s’intitulant «Résistance armée tunisienne».Dans un texte dactyl lographié intitulé «Premier communiqué de la résistance tunisienne», reçu au siège de l’AFP à Paris et ne comportant aucun nom, l'organisation ajoute que l’hôpital de Gafsa «regorge» de blessés et de tués.«Nous pouvons affirmer, poursuit le communiqué, qu’il n’y a aucune victime parmi la population civile, qui a accueilli avec sympathie et enthousiasme ce grand événement historique».«La résistance aïmée qui s’est déclenchée le 26 janvier 1980, poursuit le communiqué, deux ans jour pour jour après le massacre sanglant perpétré par le régime contre les travailleurs, leur organisation syndicale L’UGTT.(U-nion générale des travailleurs tunisiens) et les couches populaires, est le point de aépart d’un mouvement dont le but final est la libération de notre peuple de la dictature du Destour (parti unique) et de la domination néo-colonialiste de la Tunisie».ONU: le secrétariat est un nid d’espions NATIONS UNIES (AFP) - De récentes déclarations de M.Arkady Tchevchenko, ancien sous-secrétaire de TuNU de nationalité soviétique passé à l’Ouest il y a deux ans, qualifiant le secrétariat de l’ONU de «nid d’espions», pourraient avoir des répercussions au sein de l’organisation internationale.M.Tchevchenko, qui avait «choisi la liberté» le 10 avril 1978, a affirmé à la télévision américaine que le secrétariat de l’ONU comptait «300 espions soviétiques», citant nommément M.Victor Lessidvsky, membre du cabinet du secrétaire général de l’ONU Kurt Waldheim.Le porte-parole de M.Waldheim a indiqué que ce dernier entendait «appliquer les règlements» de l’ONU et donc procéder à des renvois, au cas où un lui présenterait, preuves à l’appui, des accusations d’espionnage contre des fonctionnaires internationaux.L’ancien haut fonctionnaire soviétique a aussi affirmé que l’ONU «servait de base à ces personnes, qui ont une plus grande liberté de mouvement que les diplomates, pour des activités d’espionnage dans New York, où toutes les grandes compagnies américaines ont un siège».De son côté, le porte-parole de la délégation américaine, Mlle Jill Schuker, a déclaré que le gouvernement américain «était conscient du fait que les services de renseignement soviétiques avaient réussi à infiltrer le secrétariat de l’ONU».«Le département d’État et le FBI surveillent la situation de près et ont procédé à l’arrestation de personnes qui avaient abusé des privilèges que leur confère l’accord conclu entre le siège de l’ONU et le gouvernement américain», a-t-elle précisé.Les autorités américaines, a-t-elle rappelé, avaient arrêté, jugé et expulsé, notamment il y a un an, des agents soviétiques membres au secrétariat de l’ONU.Mlle Schuker a enfin ajouté que, selon le règlement de l’organisation internationale, les fonctionnaires de l’ONU assument des responsabilités qui ne doivent plus refléter les intérêts de leur pays d’origine, mais ceux de l’ONU.Épreuve de force entre Banisadr et les étudiants TÉHÉRAN (d’après Reuter et AFP) — M.Aboi Hassan Banisadr est devenu avec 75,7 pour cent des suffrages exprimés le premier ministre élu de la république islamique iranienne, a confirmé hier le ministère de l’Intérieur dont les résultats officiels révèlent un taux de participation beaucoup plus faible que prévu.L addition des suffrages obtenus par les différents candidats révélé en effet que seulement 64 pour cent des 22 millions d’iraniens ayant le droit de vote ont participé aux élections présidentielles.Par rapport au référendum constitutionnel du mois de décembre, le nombre des abstentionnistes aurait augmenté de deux millions.Sur les 14,146,622 bulletins dépouillés, M.Banisadr obtient 10,709,330 voix contre 2,224,554 à son second, l’amiral Seyed Ahmad Madani, qui avec 14,6 pour cent des suffrages est le seul autre candidat à avoir franchi la barre des cinq pour cent.M.Hassan Habibi, candidat du parti républicain islamique et de la plupart du clergé, n’obtient que 674,859 suffrages (4,8 pour cent).La victoire de M.Banisadr est indiscutable mais le nouveau président iranien semble promis à une difficile entrée en fonction comme en témoigne son premier accrochage avec les «étudiants islamiques» responsables de la prise d’otages de l’ambassade américaine à Téhéran.Irrité par une déclaration des «étudiants» qui avaient condamné l’envoi d’une délégation iranienne à la conférence islamique d’Islamabad, présentée comme un complot des États-Unis, M.Banisadr avait déclaré dimanche soir qu’il jugeait inacceptable l’existence de deux gouvernements «celui du Conseil révolutionnaire et celui des étudiants».«Si on suppose l’existence d’un gouvernement, les décisions doivent être respectées et appliquées», avait-il dit.Moins de vingt-quatre heures plus tard, les étudiants ont répliqué qu’ils acceptaient le résultat des élections mais qu’ils entendaient conserver le droit d’exprimer leur désaccord avec le gouvernement.Durant la journée, le clergé de Qom qui n’avait pas accordé son soutien au candidat Banisadr, les gardes révolutionnaires et le Journal Kay-han se sont rangés aux côtes des étudiants et ont dénoncé à leur tour la conférence d’Islamabad.À leur appel, plusieurs milliers de manifestants ont marché sur le ministère des Affaires étrangères pour affirmer que la conférence n’était qu’un complot américain visant à détourner l’attention sur l’URSS et à faire oublier que les États-Unis constituaient la véritable menace pour l’Iran.M.Banisadr a tenté d’apaiser les étudiants islamiques en déclarant que l’occupation de l’ambassade américaine était le symbole de la détermina- tion du peuple iranien.De source diplomatique occidentale, on indique cependant que ce premier accrochage prouve que toutes les déclarations du nouveau président de la république seront désormais épluchées par ceux qui le jugent trop conciliant avec les États-Unis, et qui avaient obtenu son éviction du ministère des Affaires étrangères.L’amiral Madani a ainsi prédit que M.Banisadr n'obtiendrait jamais la majorité des sièges aux élections législatives qui seront dominées selon lui par le parti républicain islamique.Candidat malheureux aux présidentielles, l’amiral a annoncé qu’il allait créer une formation politique qui jouerait un rôle d’opposition loyale aux Majlis.L’ayatollah Khomeiny qui a quitte le service de soins intensifs de l’hôpital de Téhéran s’est pour l’instant abstenu de tout commentaire sur le résultat final des élections.Enfin, le secrétaire d’État Cyrus Vance a déclaré que les Etats-Unis étaient «prêts à travailler avec les dirigeants iraniens pour résoudre la crise actuelle» entre les deux pays.Reprenant les termes d’une déclaration faite plus tôt dans le journée par son porte-parole, M.Vance a dit dans une interview accordée à l’Agence Associated Press: «Nous espérons que l’Iran décidera de mettre fin à la crise afin de pouvoir commencer à s'occuper des sérieuses menaces et des problèmes auxquels il fait face».AVEZ-VOUS a .il le 2 - il SI OUI.ET SI VOUS N'AVEZ PAS DÉJÀ COMMUNIQUÉ AVEC VOTRE BUREAU D ÉLECTIONS CANADA APPELEZ DÉS AUJOURD'HUI! Sf non, vous pourriez perdre votre droit de vote ŒIO WZ — mj- l ICDI If i ' ' POUR MONTRÉAL ET RÉGION.Appelez St Eustactïe I Blamville —Deux-Montagnes 472-6802 ) Bourassa 325-6742 Appelez St-Hubert I Chambly 462-3370 Appelez Mercier | Chàteauguay 691-5313 | Dollard 332-4820 I Duvernay 668-6372 | Gamelin 254-3515 I Hochelaga - Maisonneuve 255-6042 I Lachme 637-2325 (Appelez Br os sard Laprame 465-7360 O La Salle 364-2713 ^ Launer 527-2149 0 Laval 681-1661 0 Laval-Des-Rapides 669-7104 0 Longueuil 679-4600 ^Mercier 351-0160 0 Mount Royal 482-7040 0 Notre-Dame-de-Gràce 482-2152 © Outremont 738-9475 Papineau 271-1173 O Rosemont 722-3528 Saint-Denis 384-0371 0 Saint-Henri - Westmount 933-1178 (J) Saint-Jacques 282-0524 Saint-Léonard-Anpu 321-0320 Sainte-Marie 527-4158 Æ Saint-Michel 381-1853 Appelez Repentigny Terrebonne 585-6141 Vaudreuil 455-1902 Appelez Varennes ^^Verchères 652-3925 Verdun 769-8826 SK?.tâfea I ¦ ' .w CANADA Élections Canada est une agence non-partisane du Parlement fédéral chargée de la conduite des élections fédérales sous la direction du Directeur général des élections du Canada, Jean-Marc Hamel.Publié par le Directeur général des élections du Canada Air Canada est la seule ligne aérienne à desservir, de Montréal, 30 autres villes canadiennes.Air Canada compte en moyenne, par jour, 550 décollages et atterrissages au Canada seulement, ce qui équivaut à un départ à toutes les 2.9 minutes.Air Canada possède 105 appareils, soit la flotte la plus importante du Canada.Au Canada, aucune autre ligne aérienne n’est supérieure à Air Canada Incontestablement! m.Carter propose une hausse de 5% du budget de la défense WASHINGTON (d’après Reuter et AFP) — Le présider., Jimmy Carter a présenté hier au Congrès un budget en déficit de 15,8 milliards de dollars, sur un total de dépenses de 615,8 milliards, dominé par une augmentation de cinq pour cent des dépenses militaires.Sans l’accroissement de 15,3 milliards de dollars de l’enveloppe consacrée à la défense, le budget 1981 aurait pu être le premier en équilibre depuis treize années consécutives, le deuxième seulement en vingt-deux ans.Le déficit de 15,3 milliards de dollars n’en reste pas moins le plus faible depuis 1974 (4,69 milliards).Par rapport à 1980, les dépenses (615,8 milliards) sont en augmentation de 51,8 milliards dont 37 seront attribués aux indemnités chômage, à la sécurité sociale et aux intérêts de la dette publique et 15 à la Défense et à l’énergie.Les traits dominants de ce projet de budget sont les suivants: 1— aggravation de la pression fiscale dûe à l’entree en vigueur prévue de la taxe sur les super-bénéfices pétroliers.On en attend 14,4 milliards de dollars de recettes supplémentaires, en 1980-81.2— augmentation sensible du budget de la défense pour permettre aux États-Unis «d’accroître leurs forces stratégiques» et «d’être mieux à meme d’empêcher toute crise (.) — ou si nécessaire d’y répondre — notamment en Asie du nord-est, au Moyen-Orient et dans le Golfe persique».Des autorisations de programmes de 158,2 milliards de dollars (plus 5 pour cent en termes réels) et des dépenses effectives de 142,7 milliards (plus 3 pc en termes réels) sont prévues.3— baisse de l’aide à l’étranger (9,6 milliards de dollars contre 10,4) due essentiellement à une réduction de l’aide militaire gratuite (0,75 milliards).Cette réduction est compensée par 2,6 milliards de nouveaux crédits spéciaux pour l’achat de matériel militaire américain, notamment par l’Egypte et Israël.4— mise en place du programme énergétique décennal grâce auquel, selon M.Carter, les États-Unis n’importeront plus, en 1990, que 4,5 millions de barils par jour de pétrole (contre 8,1 actuellement) et produiront 2,5 millions de barils par jour de carburants synthétiques.Pour atteindre cet objectif, le président propose une dotation initiale de 20 milliards de dollars.Il prévoit d’autre part des dépenses de 1,1 milliard pour les recherches sur l’énergie solaire et de 1,2 milliard pour la conservation de l’énergie.Le projet de budget prévoit en outre un accroissement sensible des dépenses pour la recherche — afin que les États-Unis conservent leur «a-vance» dans ce domaine, — la protection de l’environnement, la formation professionnelle des jeunes, le développement des transports en commun et l’amélioration de certains programmes sociaux.Dans son discours au Congrès, le président Carter a lance un appel à la réserve mais a refuse de céder au pessimisme.«Nous devons contrôler notre économie, a-t-il dit; si elle commence à se détériorer de façon significative, j’envisagerai des réductions fiscales et la mise en place de programmes temporaires de creation d’emplois orientés vers certains secteurs de l’économie».Le chef de l’État américain a cependant consacré l’essentiel de son discours à la justification de l’augmentation des dépenses militaires.«Le monde d’incertitude et parfois d’hostilité dans lequel nous vivons, nous impose de Carter a fait preuve de faiblesse (Kennedy) WASHINGTON (AFP) -Le sénateur Edward Kennedy, à la recherche d’un second souffle dans sa course à la Maison-Blanche, a déclaré hier que le président Carter avait favorisé l’invasion de l’Afghanistan par l’U.R.S.S.en ne réagissant pas plus fermement à la présence de trou- Écoulementdes modèles 604SL 1979 Prix très intéressants! 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l'informatique, la mathématique, le patrimoine, la publicité, la connaissance de soi, la sexualité et les relations interpersonnelles.Pour toute demande de renseignements, n’hésitez pas à communiquer avec nous." .Bureau du registraire Télé-université 1819.bout Dorchester ouest Montréal, Québec H3H 2P8 Téléphone (514) 935-7401 De l’extérieur de Montréal, sans frais 1-800 361-4342 Je désire recevoir de plus amples informations sur les cours de Télé-Université.NOM: .Université du Québec Télé-université I ADRESSE: CODE POSTAL: 1969-1979 Le réseau de l'Université du Québec dix ans de réalisation poursuivre la reconstruction de nos forces de défense, a-t-il dit.Les États-Unis continueront à rechercher des solutions pacifiques aux conflits internationaux mais je ne peux ignorer l’importante augmentation des dépenses militaires soviétiques dans les vingt dernières années.Je ne peux ignorer les engagements pris envers nos alliés de l’OTAN sur l’accroissement réel et réciproque des investissements dans notre défense nationale.Je ne peux ignorer les répercussions du terrorisme iranien ou de l’agression soviétique en Afghanistan».Le budget militaire 1981 des États-Unis tient compte de la menace que fait peser l’URSS sur l’Occident et pourrait être augmenté en cours d’année si la situation internationale l’exige, estime M.Harold Brown, secrétaire à la Défense.Comme prévu, le nouveau budget militaire accorde une priorité au renforcement des forces conventionnelles et à la mise sur pied de la force d’intervention rapide de 100,000 hommes qui permettrait aux États-Unis de mener des opérations dans des régions lointaines, comme celle du Golfe.Pour accélérer le transport de cette force d’intervention rapide, le budget 1981 prévoit d’apporter des améliorations aux avions-cargos C-5A et C-141 et de développer un nouvel appareil, le CX, à long rayon d'action pouvant transporter des chars.La construction de 80 à 200 CX est envisagée.Près de 294 millions de dollars sont prévus pour l’étude de cet avion et la mise en chantier des deux premiers navires-entrepôts pour le matériel lourd des troupes d’intervention.Ces navires seront ancrés dans différentes régions du monde.Réparti sur cinq ans, le budget ae création de la force d’intervention rapide est estimé à 10 milliards de dollars.Le budget 1981 prévoit d’autre part la mise en chan- tier de 17 nouveaux navires pour l’US Navy, dont le neuvième sous-marin nucléaire de la classe Trident.Au cours des cinq prochaines années, 97 nouveaux navires seront livrés à la marine américaine.L'armée de l’Air recevra de nouveaux avions de combats F-15, F-16, A-10 pour l'appui des troupes d’infanterie, et des avions-citerne de ravitaillement en vol KC-10.Le nouveau budget prévoit également la fabrication en série du nouveau char lourd XM-1 (60 tonnes) amené à remplacer le M-60 dans l’armée de terre.La modernisation des forces nucléaires stratégiques fait également partie du budget 1981 qui prévoit des crédits de 1,6 milliard de dollars pour le développement du nouveau missile mobile MX, moins vulnérable que les Minuteman.Le president Carter demande également au Congrès d'approuver 745 millions de dollars, soit près de deux fois plus que l’année précédente, pour le missile de croisière air-sol (ALCM) dont les essais sont en cours.Les effectifs des forces armées resteront sensiblement les mêmes, soit d’environ 2,1 millions de personnes.Le budget 1981 ne prévoit la création que de 14,000 nouveaux emplois.pes de combat soviétiques à Cuba.Dans un discours de politique étrangère prononcé devant les étudiants de l’Université de Georgetown, à Washington, M.Kennedy a rallié le camp des faucons en réclamant un renforcement de ia présence navale et aérienne des États-Unis dans le Golfe persique.Pour faire ce discours, destiné à donner un nouveau départ à sa campagne électorale défaillante, le dernier des Kennedy avait brusquement annulé a la fin de la semaine dernière une tournée de quatre jours qu’il devait faire dans le Maine et le New Hampshire, les deux états de Nouvelle-Angleterre où il va à nouveau affronter le président Carter le mois prochain.À propos de l’Iran, le sénateur a préconisé qu’une commission des Nations-Unies examine les accusations du nouveau régime de Téhéran contre l’ex-chah.La cote de popularité de Ted Kennedy avait brutalement baissé au mois de décembre lorsqu’il avait dénoncé le régime répressif du chah au moment où le président Carter refusait d'échanger l’ancien souverain contre les 50 otages américains détenus à Téhéran depuis le 4 novembre.M.Kennedy s’est prononcé contre les sanctions économiques réclamées contre l’Iran Ear le président Carter, qui ne âteront pas, selon lui, la libération des otages.«Cela ne fera que pousser l’Iran dans l’orbite soviétique», a-t-il dit.La commission des Nations-Unies dont il recommande la création pour enquêter sur les plaintes du nouveau régime iranien contre le chah «ne devrait commencer ses travaux que lorsque tous les otages seront revenus sains et sauf dans leur pays», a-t-il expliqué.Air Canada ne craint pas les comparaisons avec les autres lignes aériennes canadiennes.Plus que des mots, voici des faits De Montréal (Dorval) à Toronto Halifax 4 vols par jour, tous sans escale, le premier à 8h50.le dernier à 19h.Calgary au moins 6 vols par jour, dont 2 avec une seule escale à 7 h et à 7 h 25.et le seul vol sans escale en début de soirée à 19 h 25.Edmonton au moins 5 vols par jour dont 1 avec une seule escale à 17 h 35.Régina au moins 3 vols par jour, le premier à 7 h 25 et le dernier à 17 h.Winnipeg au moins 5 Vols par jour, dont 1 sans escale à 18 h 25.Ottawa au moins 9 vols par jour tous les jours de la semaine, de 6 h 55 à 22 h 35.sur semaine, 14 vols.Rapidair et 4 vols réguliers par jour, sans escale, s'échelonnant de 6h50 à 22h.En week-end, 12 par jour Quelle fréquence! Vancouver 4 vols par jour dont le seul vol sans escale à être offert en début de soirée à 18h25.Cet horaire est sujet à changements sans préavis.Et nous allons également à.Charlottetown, Fredericton, Gander, Moncton, Saint-Jean (N.-B.), Stephenville/Corner Brook.St-Jean (T.-N ), Sydney/Glace Bay.Yarmouth.Québec.Val d'or.Sept-îles.Rouyn/Noranda, London.North Bay.Sault-Ste-Marie.Sudbury.Thunder Bay, Timmins.Windsor, Saskatoon.Victoria.Ce coupon vous donne droit à un ensemble crayon-stylo Sheaffer d’une valeur de $15.Une exclusivité de Budget pour les passagers d’Air Canada.Il vous suffira de présenter ce coupon avec votre billet d Air Canada, la prochaine fois que vous louerez une auto modèle compacte ou plus grand, chez Budget Vous recevrez en retour un ensemble de crayon-stylo "White Dot" de Sheaffer d une valeur de $15 À tout comptoir Budget participant dans les aéroports canadiens Un seul coupon par location En vigueur du 1er janvier au «31 mars 1980 Budget: N'hésitez pas à communiquer avec votre agent de voyage ou avec Air Canada, au 931-4411.pour obtenir tous les renseignements qui faciliteront vos déplacements d’affaires.Al R CANADA 10 ¦ Le Devoir, mardi 29 janvier 1980 Une nouvelle chance pour la coopérative des locataires L’achat de Place du Nord est annulé par André Tardif Le compli Place du Nord, de Montréal-Nord, sera sous peu offert en vente pour la seconde fois en quatre mois, suite à l’annulation de la transaction par laquelle une entreprise privée en avait fait l’acquisition.Mais un groupe de personnes âgées, regroupées en coopérative, ne sont pas pour autant rassurées quant à leur intention d’acheter l’édifice de 60 logements qu’elles habitent, le propriétaire — la Société ca- nadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) — s’étant prononcé contre la divisibilité du complexe, d’une valeur de quelque $2.5 millions.«La vente de Place du Nord est annulée depuis vendredi dernier», a déclaré au DEVOIR M.Wayne Hunter, adjoint de M.Elmer MacKay, ministre fédéral responsable de la SCHL, en précisant que la Compagnie Mutuelle d’immeubles, de Montréal, n’avait pu rencontrer l’échéance du versement qu’elle s’était engagée à remettre, en signant une promesse d’achat en octobre dernier.«Nous allons donc remettre le complexe en vente en l’offrant d’abord à la Société d’habitation du Québec (SHQ), tel que convenu par une entente officielle entre mon ministre et M.Guy Tardif, ministre des Affaires municipales du Québec», ajoute M.Hunter.Conclue l’automne dernier, cette entente stipule qu’avant d’offrir à l’entreprise privée des édifices à logement dont elle veut disposer (habituelle- Cinq ministre bloqués par une grève au service aérien du gouvernement par Norman Detisle QUÉBEC (PC) — Cinq ministres et un député péquiste ont été bloqués hier par une grève des syndiqués du service aérien du gouvernement du Québec.La grève a éclaté lorsque les 140 syndiqués du service, membres du Syndicat des fonctionnaires, ont rejeté par un vote de 75% les conditions de travail qui les concernaient dans la convention collective que le gouvernement propose de signer avec ses employés.Les syndiqués, des pilotes, des commissaires de bord, des mécaniciens et des répartiteurs («dispatchers»), ont paralysé les vols prévus par les avions de la flotte gouvernementale en établissant des piquets de grève à l’aéroport de Québec.Onze vols ont été annulés dans la seule journée d’hier à cause de la grève, dont celui des ministres Lucien Lessard, Yves Bérubé, Jocelyne Ouellette, Denis Vaugeois et Jean Garon.Le députe des Iles-de-la-Madeleine, Mme Denise Leblanc, a également été rete- ¦ nue dans son comté, faute de • moyen de transport.Seuls les vols d’urgence, ¦ c’est-à-dire les vols destinés au 5 fois plus de rats que :d’habitants LIMA (Reuter) — Il y a 25 millions de rats à Lima, soit cinq pour chaque habitant de la capitale du Pérou.Selon un recensement officiel de la gent ratière de Lima auquel a procédé la municipalité, deux millions de rats ont été exterminés dans les faubourgs Sud ces derniers jours et la campagne dé dératisation à outrance se poursuivra les jours prochains dans les autres quartiers de Lima.transport de blessés ou de malades vers les centres hospitaliers des grandes villes, sont maintenus par les syndiqués, a expliqué le président du groupe de grévistes, M.Gaston Audy.La greve durera aussi longtemps que les conditions de travail des syndiqués du service aérien n’auront pas été redéfinies, selon M.Audy.Les grévistes s’estiment dans l'ensemble satisfaits des conditions salariales qui ont fait l’objet d’un accord entre le ministère de la Fonction publique et leur syndicat.Mais les clauses normatives qui concernent le service aérien leur apparaissent tout à fait inacceptables.Les syndiqués font valoir qu’ils ne bénéficient que de 100 jours de congé par année, y compris les vacances, contre 137 jours pour les autres catégories de fonctionnaires.Il n’y a aucune prime dans la convention collective lorsque le travail est requis un jour férié.C’est ainsi que le premier janvier dernier, Jour de l’An, c’est en étant payé à «temps simple» que le personnel du service aérien a assuré le transport des blessés de la catastrophe de Chapais.Les commissaires de bord sont par ailleurs obligés de se tenir en disponibilité 120 heures par semaine, et sont forcés à des semaines pouvant aller jusqu’à 50 heures de travail, a fait savoir M.Audy.«Ce qu’on veut, ce sont les mêmes conditions que les hôtesses de l’air chez Air-Canada.On veut l’égalité de traitement avec les femmes», a même commenté un des commissaires de bord.La grève est poursuivie avec l’appui total de la direction du Syndicat des fonctionnaires.Le service aérien du gouvernement du Québec comprend 36 appareils dont huit hélicoptères.Il y a 21 appareils, dont 6 Canso et 15 CL-215, destinés à combattre les feux de forêt.Les deux avions de type F-27, L’ESPAGNE.Passez-y un mois pour apprendre une autre langue.Pour la deuxième année consécutive, le Collège Ahuntsic vous offre de participer au programme d’études en langue et culture espagnoles.DÉPARTS: les 17 avril et 22 mai 1980.Le séjour en Espagne s’échelonne sur une période de 4 semaines.ENDROITS: Valence (centre touristique sur la côte Méditerranéenne) Alicante.Benidorm.Sagunto.Peniscola.Le programme comprend des cours de langue espagnole pour débutant et intermédiaire, des cours de civilisation espagnole, de géographie et de tourisme.L’horaire prévoit également des visites organisées, excursions et périodes libres.PRIX: à partir de $987.00 (inscriptions reçues avant le 15 février) à partir de $1087.00 (inscriptions reçues après le 15 février) Le forfait inclut: transport aérien et terrestre, hébergement, repas, frais de scolarité et manuels scolaires, excursions de groupe et assurance.Ce cours en Espagne est organisé par le service de l'éducation aux adultes du Collège Ahuntsic, section internationale, en collaboration avec le Collège Ausias March de Valence.Il est également reconnu par le Ministère de l’Éducation du Québec.Permis: 13570197-0470 Pour plus de renseignements: Madame Francine Chevalier Collège Ahuntsic 9155 St-Hubert, Montréal Tél: (514) 389-5921, poste 271 entre 13h00 et 18h00 les deux DH-125 et le DC-3 sont disponibles pour les cas d’urgence médicale et pour le transport des membres du gouvernement.Pour l’année financière qui s’est terminée le 31 mars 1979 le gouvernement a dépense $10.4 millions au chapitre du transport aérien, dont $5.7 millions pour la protection de la forêt et $4.7 pour le transport de personnes.Le service est réputé pour la qualité de ses vols et n’a jamais eu à déplorer une seule tragédie aérienne en 25 ans.ment des reprises de faillites), la SCHL doit d’abord les offrir à la SHQ, puis à des coopératives ou à des organismes sans but lucratif.La coopérative de Place du Nord, formée de personnes â-gées en grande majorité, affirme avoir fait des démarches pour racheter son édifice dès qu’elle eut vent que le complexe serait éventuellement vendu.Malgré la promesse écrite d’un fonctionnaire de la SCHL qu’elle serait consultée, elle apprenait en octobre dernier que la Compagnie Mutuelle d’immeubles s’en était portée acquéreur.Un recours en justice n’eut pour tout résultat que de retarder temporairement la transaction.À la SCHL, malgré les affirmations de M.Hunter, on ne se sent nullement contraint par l’entente entre les deux gouvernements.«Je doute qu’il y ait eu entente formelle quant à notre obligation de refaire tout le processus de vente», déclare Me Jean-Pierre Thouin, du contentieux de la société d’Ê-tat.«La SHQ était déjà au courant de nos intentions concernant Place du Nord, car le complexe était inclus dans une liste d’immeubles que nous lui avions soumise comme étant à vendre, et elle n’était pas intervenue.La coopérative (a-lors en formation) était également entièrement au courant de nos démarches, et ses membres savaient pertinem- ment que ça allait être vendu.J’ai vu des lettres à cet effet.» Quant à la possibilité de diviser le complexe de 252 logements, répartis dans 10 édifi-.ces construits autour d’un pavillon de services (un dépanneur, un coiffeur, une piscine et des bureaux), M.Thouin répond que des études ont démontre que ce ne serait pas à l’avantage de la coopérative que de vendre séparément.Il ne croit pas non plus que la SCHL soit tenue d’aller devant la Régie des loyers du Québec pour qu’elle tranche le débat de la divisibilité, contrairement à ce qu’ont déclaré les porte-parole des ministres MacKay et Tardif.«Nous sommes légalement tenus d’y aller pour un cas de subdivision d’un ensemble de logements.Mais ici, le propriétaire n’a pas l’intention de diviser et il peut disposer de son bien à sa guise.La loi ne peut intervenir.» À la coopérative, M.Jean-Jacques Bohémier, conseiller technique à qui M.Hunter annonçait l’annulation de la transaction hier, s’est dit agréablement surpris de cette nouvelle.«C’est comme un coup de fouet qui nous incitera à foncer, dit-ii.Nous préparons actuellement nos dossiers pour tenter de prouver à la Régie que le complexe est divisible, et désormais, la collaboration de la SHQ et du ministère des Affaires municipales nous est acquise.C’est très encourageant.» HP»! A Y4&V mmm mmm mmm.Le présiderrt du Syndicat des postiers du Canada.M.Jean-Claude Parrot (à gauche), a annoncé hier que le syndicat a choisi Me Jacques Desmarais pour le représenter au sein du Bureau de conciliation établi dans le différend qui oppose le syndicat et le Conseil du Trésor dans les présentes négociations entre les parties.De 1976 à 1979, M; Desmarais était chef de cabinet de Mme Lise Payette, ministre dans le gouvernement du Québec.Il quittait ce poste l’an dernier pour se présenter, sans succès, comme candidat du Parti québécois aux élections partielles dans Maisonneuve.Il est retourné depuis à la pratique du droit du travail.(Photolaser CP) do8& RS publiques Centre d'information de la Commission de la représentation électorale du Québec 915, boulevard Charest est Québec (Québec) G1K7W9 (418) 643-9870 (frais virés acceptés) Un principe essentiel de la démocratie: la révision de la carte électorale La représentation la plus démocratique possible Pour se faire représenter à l’Assemblée nationale du Québec, l’électeur fait partie d’une circonscription bien définie que représente son député; qui décide de ce découpage électoral?Il existe en fait une organisation permanente dotée de pouvoirs légaux et de moyens techniques pour traduire concrètement l’obligation de fournir à l’électeur de toute région la représentation la plus démocratique possible à l'Assemblée nationale.Depuis 1971, la loi de la Commission permanente de la réforme des districts électoraux prévoyait déjà les mécanismes de base pour analyser l’équilibre variable de la carte électorale et recommander périodiquement au législateur les changements voulus.Depuis le 10 janvier 1980, l’organisme consultatif est remplacé par la Commission de la représentation électorale du Québec pour non seulement définir mais aussi décider les ajustements nécessaires à la carte électorale.Après avoir entendu les représentations des députés, des citoyens et des organismes intéressés, la nouvelle Commission établira la délimitation des circonscriptions électorales et leur attribuera un nom, au plus tard le 31 mars 1980, en se fondant sur les travaux de l’ancienne commission tels qu’ils ont été établis dans son dernier rapport au moment de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi.Calendrier des audiences La nouvelle carte doit prendre effet lors des prochaines élections générales au Québec.Il est important de noter qu’elle ne s'appliquera pas à toute élection partielle d'ici-là, ni au référendum annoncé.Composition de la Commission de la représentation électorale du Québec La Commission de la représentation électorale du Québec se compose de trois membres nommés pour cinq ans par les deux-tiers de l'Assemblée nationale le 21 décembre 1979: M.Jean-Luc Lemieux Directeur général et président de la Commission de la représentation électorale du Québec Me Pierre F.Côté, C.R.Commissaire et directeur général des élections Me François Drouin, C.R.Commissaire Les Commissaires assument pleinement toutes les phases de la mise à jour méthodique de la carte électorale du Québec; entourés de toute une équipe de spécialistes, ils ont pour mission d'analyser en profondeur les données géographiques, humaines et légales ppur délimiter équitablement les circonscriptions1 électorales.On doit communiquer, au préalable, avec le Centre d'information de la Commission de la représentation électorale du Québec pour s'assurer d'être entendu à l'une ou l'autre des audiences.Les audiences débutent à 14 h 30 et se poursuivent dans la soirée, s'il y a lieu.Rimouski (4 février) Auberge des Gouverneurs 155, boulevard René Lepage Québec (7-8 février) Hôtel Le Concorde 1225, Place Montcalm Québec (19-20 février) (députés seulement) Parlement du Québec Édifice A, Salle 81-A Les audiences publiques de la Commission de la représentation électorale du Québec Députés, citoyens et organismes intéressés à faire valoir leur point de vue pour orienter la Commission de la représentation électorale du Québec dans ses conclusions sur le dernier rapport de l'ancienne commission, peuvent se renseigner en communiquant avec le Centre d’information de la Commission de la représentation électorale du Québec.On peut soumettre ses observations écrites, d'ici le premier mars 1980, ou se présenter aux audiences que tiendront les Commissaires durant le mois de février 1980, pour permettre aux députés, aux citoyens et aux organismes de s'exprimer directement, à l'intérieur des délais permis par la loi.Chicoutimi (11-12 février) Auberge des Gouverneurs 1303, boulevard Talbot Rouyn-Noranda (14 février) Hôtel Albert 84, rue Principale Montréal (21-22 février) Palais de Justice 10, rue St-Antoine est Salle 5.15 Hull (27 février) Auberge de la Chaudière 2, rue Montcalm La carte de la démocratie Commission de la représentation électorale du Québec c LE DEVOIR L ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE Montréaf, mardi 29 janvier 1980 Le commerce canadien avec les pays de l’Est 1) URSS: le boycott des ventes de blé compromet Véquilibre des échanges par Alain Borgognon SI Ottawa maintient effectivement son intention de ne plus livrer de blé à Moscou en guise de représailles contre l’invasion de l’Afghanistan, le total des échanges commerciaux entre le Canada et les pays de l’Europe de l’Est va être considérablement réduit.On estime en effet qu’environ 60% des exportations canadiennes vers ces pays se composent de céréales, principalement du blé.En 1978, l’Union Soviétique était en fait le sixième client du Canada à cause d’achats importants de céréales des Prairies.La Pologne est également un gros importateur de blé canadien.C’est d’ailleurs principalement grâce à l’agriculture que la balance commerciale canadienne enregistre un excédent de près de 600 millions de dollars dans son commerce avec les pays du Comecon de l’Eu- rope de l’Est; seules la Hongrie et la Tchécoslovaquie ne sont pas perdantes dans leurs échanges commerciaux avec le Canada.Au total, les marchandises qui quittent les ports canadiens en direction de l’Europe de l’Est représentent près d’un milliard de dollars; en sens inverse, le Canada achète pour près de 300 millions de dollars de biens à ces mêmes clients.Compte tenu du bassin de population que représente l’Europe de l’Est, ces échanges sont relativement faibles.Depuis quelques années, un certain nombre d’efforts ont été faits pour diversifier les marchandises exportées par le Canada vers ces pays, notamment en ce qui concerne les produits manufacturiers.Une attention spéciale a été portée dans des domaines ou l’industrie canadienne est très concurrentielle et à la pointe de l’innovation technique, soit dans les secteurs forestiers, de l’énergie et des transports.Pour faciliter la pénétration canadienne de leurs marchés, l’Union Soviétique et la Pologne se sont vues ouvrir des lignes de crédit par Ottawa, et différents accords ont été conclus avec les autres pays.Mais les résultats ont tarde à venir et ce pour différentes raisons.Outre certaines différences psychologiques qui prennent toute leur dimension lorsqu’il s’agit de conduire des affaires, la compétition est très sévère sur ces marchés entre les industriels nord-américains, japonais et européens de l’Ouest.Il faut de plus souligner que si les Soviétiques et leurs alliés ont la réputation d’être de relativement bons payeurs, ils sont aussi connus pour être de redoutables négociateurs, très exigeants en ce qui concerne la qualité de ce qu’ils achètent.Depuis un an ou deux, des compagnies canadiennes ont tout de même décroché des contrats intéressants, et surtout prometteurs pour l’avenir; 300 millions de dollars pour la construction et la mise en route d’un complexe forestier en Pologne, une somme identique pour des installations du meme type en Tchécoslovaquie, 1 milliard de dollars pour un réacteur Candu à la Roumanie, etc.En Union Soviétique, le matériel canadien servant à l’exploration et à l’exploitation pétrolière et minière connaît un bon succès; compte tenu de l’importance de certains contrats, des ventes ont été réalisées en collaboration avec d’autres fournisseurs, notamment des Français.Le secteur énergétique semble d’ailleurs très promet- \ï : En se rangeant derrière Washington.Ottawa pourrait faire avorter plusieurs contrats industriels.s pr l’Eu teur que les pays de l’Europe de l’Est doivent maintenant affronter dans ce domaine.L’Union soviétique, traditionnel fournisseur en ressources énergétiques de ses partenai- res économiques, éprouve des difficultés croissantes à satisfaire leurs demandes; des quotas considérés comme sévères ont d’ailleurs déjà été imposés dans ce sens.Outre l’achat de pétrole auprès des pays de l’OPEP, des politiques de mise en valeur des ressources existantes et d’exploration pour en trouver de nouvelles, sont en application.Compte tenu de son expérience dans ce domaine, le 2) Yougoslavie: Ottawa réduit les risques financiers UN accord devant faciliter l’assurance des investissements canadiens contre des pertes dues aux aléas politiques a été signé entre le gouvernement fédéral et la Yougoslavie.Cette entente s’inscrit dans le cadre du programme de garantie d’investissements de la Société pour l’Expansion des Exportations (SEE) et a pour but d’encourager le commerce entre les deux pays en stimulant la confiance des investisseurs canadiens à l’égard de la Yougoslavie.Terminés en décembre dernier, les pourparlers qui ont permis la signature de cet accord sont antérieurs aux craintes d’instabilité que les ennuis de santé du Maréchal Tito ont suscite ces dernières semaines.À Ottawa, on nie un quelconque lien entre ces deux événements, précisant qu’il s’agit plutôt d’une politique globale que le gouvernement tente d’établir pour favoriser le commerce entre le Canada et les pays de toutes les parties du monde.Ainsi, même si la Yougoslavie est le premier pays européen à conclure une entente sur la protection des investissements canadiens sur son territoire, 27 accords du même type existent déjà avec des pays d’Asie, d’Afrique, des Antilles et du Pacifique.Des négociations devant aboutir dans le même sens sont actuellement en cours avec 21 autres capitales.Le président Tito Ce souci de minimiser les risques financiers dûs à des bouleversements politiques n’est cependant pas l’exclusivité du Canada; plusieurs pays occidentaux ont des politiques semblables, certains depuis plusieurs années déjà.Des événements récents, on pense plus particulièrement à ce qui s’est passé en Iran, tendent d’ailleurs à renforcer les exigences de garanties pour les capitaux investis sous différentes formes.Pendant très longtemps, les pressions politiques et les actions des services secrets ont largement contribué à la sécurité des intérêts occidentaux dans des pays exposés à l’instabilité politique; à titre d’exemple mentionnons le Chili, Une épargne-impôt à rendement supérieur Taux garant .|fnUni $500.te annuelle1- Prenez le temps de rencontrer un conseiller en régimes dépargne-retraite du Trust Général Les conseillers en services financiers et fiduciaires du Trust Général vous diront comment vous pouvez tirer le meilleur profit de vos épargnes en les investissant dans l'un des 6 types de placements que nous offrons: Le fonds d'actions Le fonds d’hypothèques Le fonds d’obligations et d’hypothèques Les placements à capital garanti Les placements à capital et intérêts garantis/intérêts crédités annuellement Les placements à capital et intérêts garantis/intérêts composés annuellement.Votre conseiller demeure à votre disposition à l'année longue.Il fait en sorte que vous soyez bien informé des avantages de votre régime d'épargne-retraite: L'épargne-impôt: les sommes que vous versez dans votre régime d'épargne-retraite sont déductibles de votre revenu imposable.Le rendement supérieur: grâce à la compétence de notre service de placements, votre investissement vous rapporte un rendement supérieur.La sécurité pour l’avenir: songez qu'un taux annuel accru de 1% sur vos épargnes peut vous procurer des bénéfices accrus de 20% à la retraite.Aucuns frais: au Trust Général, vous ne payez aucuns frais pour 1 administration de votre régime d'épargne-retraite.Agissez maintenant Evitez les choix précipités de dernière minute et prenez rendez-vous avec un conseiller en régimes d'épargne-retraite du Trust Général.Nous acceptons les frais d'appel.m TRUST GÉNÉRAL DU CANADA Sept-lles, 968-1830-Chicoutimi, 549-6490-Alma, 668-3391-Rimouski, 724-4106-Rivière-du-Loup, 862-7286-Québec 688-0630 Lévis, 833-4450 —Trois-Rivières, 379-7230-Montréal, 866-9641-Outremont, 739-3265-Hull, 771-3227 —Ottawa, 238-4900 Institution inscrite à la Régie de l'assurance-dépôts du Québec.Membre de la Société d'assurance-dépdts du Canada u-;-— l’Amérique centrale, la Corée du Sud, le Zaïre, etc.Ces méthodes devenant de plus en plus difficiles, en même temps que dangereuses à appliquer, des mécanismes moins autoritaires et plus acceptables aux yeux de 1 opinion publique internationale se sont alors développés: compagnies d'assurances (notamment la Lloyd’s de Londres) et la Société financière internationale.Toujours dans le même temps, à l’instar du Canada, de nombreux accords bilatéraux étaient signés.Malgré toutes ces précautions et assurances, c’est la prévention, ou plutôt l’anticipation possible des revirements politiques subits, qui intéresse le plus les investisseurs.Le renversement du chah n’étant nullement étranger au regain de popularité des méthodes mises au point — généralement dans les uni- versités — et qui doivent renseigner les hommes d’affaires en matière de conjoncture politique et économique pour certains pays évalués comme potentiellement «risqués».Les Américains ont développé plusieurs de ces méthodes d anticipation.L’Hudson Institute a mis au point la technique dite «des scénarios» Suite à la page 12 Canada pourrait largement bénéficier de cette situation.Les équipements de forage livrés a l’URSS et la vente d’un réacteur Candu à la Roumanie sont encourageants à cet égard.Mais le commerce se fait dans les deux sens, même si les Européens de l’Est éprouvent encore plus de difficultés à s’implanter sur le marché canadien que vice versa.Le blé et le matériel de haute technologie qu’ils achètent à l’Ouest coûtent très cher et se paient en monnaies convertibles; outre les matières premières, des produits finis doivent être exportés afin de récolter les fonds nécessaires à leurs approvisionnements extérieurs.C’est ainsi que les Canadiens achètent des vins et des gants hongrois, des objets en cristal et des chaussures de la Tchécoslovaquie, des textiles et des bottes polonaises et roumaines, de la Vodka russe, etc.Ces dernières années, une percée commerciale de l’URSS sur le marché canadien a été particulièrement remarquée: la voiture Lada, fabriquée à Togliatti sur la Volga dans une usine construite en collaboration avec les automobiles Fiat de Turin.Après un an de vente, plus de dix mille Lada ont été Suite à la page 12 BUDAPEST IBERIA vous y mene.Une 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cumulatif de $2.35, série C Privilège de conversion Chaque Action privilégiée de deuxième rang série C sera convertible, au plus tard le 30 juin 1990, en une action ordinaire de Genstar Limitée.Prix: $31.50 l’action devant rapporter 7.46% par année Les Actions privilégiées de deuxième rang sérié C sont offertes aux termes d’un prospectus daté du 24 janvier 1980 et des exemplaires du prospectus peuvent être obtenus des sousnommés et autres courtiers qui peuvent offrir légalement ces titres.Greenshields Incorporée McLeod Young Weir Limitée Richardson Securities of Canada Burns Fry Limitée Pemberton Securities Limitée Molson, Rousseau & Cie Limitée Mead & Cie Limitée Tassé & Associés, Limitée Wood Gundy Limitée Pitfield Mackay Ross Limitée Nesbitt Thomson Valeurs Limitée Merrill Lynch, Royal Securities Limitée Midland Doherty Limitée Bell Gouinlock Limitée Houston Willoughby Limited Loewen, Ondaatje, McCutcheon & Company Limited Peters & Co.Limited Dominion Securities Limitée A.E.Ames & Cie Limitée Walwyn Stodgell Cochran Murray Limitée Lévesque, Beaubien Inc.Odium Brown & T.B.Read Limited Geoffrion, Leclerc Inc.Yorkton Securities ' Inc.Equitable Securities Limitée Scotia Bond Company Limited McLean, McCarthy & Company Limited Février 1980 Le Devoir, mardi 29 janvier 1980 fiscalité La nouvelle loi des compagnies du Québec LE 30 janvier entrera en vigueur le projet de loi no.34 «loi modifiant la loi des compagnies et d’autres dispositions legislatives».On se rappelera que la loi fédérale sur les corporations commerciales canadiennes a été radicalement modifiée en 1975 par suite de nombreuses études.Parmi les modifications qui furent alors introduites, mentionnons la constitution d’une compagnie par le dépôt de statuts, avec un seul fondateur; un capital-action illimité; le droit de devenir administrateur sans être actionnaire; des assemblées par téléphone; le droit d’utiliser un nom d’emprunt; le droit de choisir un nom matricule, etc.Toutes ces mesures ont grandement simplifié la constitution et l’administration des compagnies.Fort de cet exemple, le gouvernement de l’Ontario a suivi la même voie.Le gouvernement du Québec ne pouvait Nomination chez Greenshields par Yves Séguin Cette chronique sur l'impôt est une collaboration spéciale de l'Association québécoise de planification fiscale et successorale (AQPFS).Elle parait chaque semaine le mardi.Aujourd’hui, Me Yves Séguin, avocat chez Normandln, Séguin A Associés, comptables agréés, traite des modifications apportées i la loi des compagnies du Québec.demeurer insensible à cette «modernisation» ni d’ailleurs aux critiques.En effet, le Québec devenait la seule province où l’on devait encore énumérer dans le «mémoire de conventions» toutes les activités que la compagnie exercerait, ce qui était pour le moins fas-titieux.La nouvelle loi qui entrera en vigueur le 30 janvier ressemble à la loi fédérale.Voyons en donc les principales caractéristiques.Tout d’abord, le document établissant l’existence de la compagnie ne s’appellera plus «lettres patentes» mais «statuts constitu- tifs».¦ La constitution de la compagnie — Un ou plusieurs fondateurs pourront constituer une compagnie, à l’exclusion cependant des mineurs, interdits, faibles d’esprit, incapables, faillis non libérés et corporations en liquidation.Il convient de souligner qu’une compagnie peut etre à l’origine de la constitution d’une autre compagnie, ce qui est nouveau au Québec, l’ancienne loi requérant trois personnes physiques.Les statuts constitutifs dûment remplis doivent être déposés auprès du directeur du service des compagnies accompagnés du paiement des droits exigés, c’est-à-dire $200.Les statuts devront indiquer le nom et l’adresse du siège social, la désignation du ou des fondateurs, la description du capital-actions en indiquant si elles sont émises à une valeur nominale ou non, les restrictions imposées au transfert des actions et aux activités de la compagnie, le cas échéant.Sur réception des documents, le directeur doit les enregistrer et délivrer un certificat attestant la constitution en compagnie.Le directeur ne peut refuser le dépôt des documents, sauf s’ils sont défectueux.Contrairement au fédéral où la loi prescrit un délai maximum de 21 jours, le directeur agissant en vertu de la loi québécoise ne semble pas astreint à un délai.Le nom de la compagnie doit être conforme aux reglements et aux usages et peut être formé par un numéro matricule assigné par le directeur.Le nom de la compagnie pourrait donc être un numéro (ex: 007 Québec Ltée).Il est intéressant de constater que la compagnie peut utiliser un nom d’emprunt, c’est-à-dire qu’elle peut maintenant faire affaire sous un autre nom que celui figurant sur les statuts constitutifs.¦ Le capital-actions — Les actions de la compagnie pourront être émises avec ou sans valeur nominale.L’action ayant une valeur nominale est une action dont la valeur est précisée aux statuts.En revanche, la valeur de l’action sans valeur nominale est fixée fiar le conseil d’administration ors de l’émission des actions.Il ne sera plus nécessaire d’indiquer la considération ni la quantité maximale des actions.Ainsi on pourra avoir des actions ordinaires, sans valeur nominale, en nombre illimité, ou des actions ordinaires, avec une valeur nominale de $10 chacune, en nombre illimité.Contrairement à la loi fédérale, la compagnie ne pourra pas racheter ses actions ordinaires ni ses actions privilégiées sauf, dans ce dernier cas, si le rachat est confirmé par des statuts modifiés (lettres patentes supplémentaires).¦ Administration — Lorsque la compagnie est constituée, les administrateurs tiennent une réunion d’organisation au cours de laquelle ils doivent autoriser l’émission d’actions et nommer un vérificateur.La convocation de l’assemblée des actionnaires suivra.La compagnie peut être administrée par un seul administrateur qui peut cumuler les fonctions de président, de secrétaire ou d’autres officiers de la compagnie.Un administrateur peut être destitué par les actionnaires au terme d’une résolution spéciale adoptée aux deux tiers des voies.On pourra renoncer aux avis de convocation et les assemblées pourront avoir lieu par l’entremise de téléphones, et autres moyens semblables.¦ Continuation — Les compagnies existantes qui le désirent peuvent demander un certificat de continuation moyennant la somme de $25 afin de se prévaloir du nouveau régime.À l’occasion de la continuation et sous réserve des droits des actionnaires, la compagnie pourra entièrement remanier ses statuts.L’industrie de l’armement tourne à plein aux USA FRANCO GAROFALO, B.Sc.Greenshields Incorporée a le plaisir d’annoncer la nomina tion de Monsieur Franco Garofalo, B.Sc., de McGill, au poste de représentant enregistré à notre siège social de Montréal.par Didier Fauqueux WASHINGTON (AFP) — Une période florissante s’ouvre pour l’industrie de l’armement aux États-Unis avec la nouvelle politique militaire du président Carter, fermement décidé à s’opposer à «l’expan-jSionnisme» soviétique dans le monde.En présentant le budget militaire 1981, le président Carter a clairement indiqué que les États-Unis feront ce qu’il faudra pour rester la première puissance du monde.Les dépenses militaires des États-Unis vont augmenter de plus de 90 milliards de dollars d’ici 1985.Petits et grands fabriquants d’armes vont bénéficier des milliards que le Pentagone s’apprête a dépenser pour commander de nouveaux missiles, chars, avions et navires de guerre.Selon un expert de Wall Street, «depuis le début de l’année les actions des principales firmes d’armement ont augmenté de 15 à 20%».Sur les 158.2 milliards de dollars prévus pour le budget de la defense en 1981, près de 30% vont être consacrés à l’achat de nouveau matériel.lies Trois filleuls lRestaurant Français Ouvert tous les jours a midi Ferme lundi SUR SEMAINE TABLE D’HOTE LE MIDI RESERVATIONS: 584-2231 SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU (Transcanadienne sortie 1 12) c FIDUCIE PRETet R PRET et REVENU t225.ouest, St-Jacques.Montréal RÉGIMES ENREGISTRÉS d'ÉPARGNE RETRAITE SANS FRAIS ni â l'écheance DÉPÔTS GARANTIS Taux avantageux Aussi autres régimes de diffèrement d'impôt APPELEZ-NOUS: 288-1221 par rapport aux prévisions anterieures du Board.La raison est bien simple: on a repoussé la construction d’un édifice important pour abriter le ministère des Anciens combattants.De plus, on n’est plus certain que les fonctionnaires fédéraux se doteront de nouvelles maisons en raison de la montée des taux hypothécaires.Dans l’ensemble du Canada, les secteurs de l’agriculture et de la pèche augmenteraient de 2‘/2% à 3%.Cependant une restriction des importations de céréales à l’Union soviétique risquerait d’amener les producteurs de céréales à reviser à la baisse leurs projets d’ensemencement au printemps.mTRUST GENERAL III DU CANADA NOMINATION Donald C.Webster M.Donald C.Webster a été élu administrateur du Trust Général du Canada Monsieur Webster est Président de Helix Investment Ltd Monsieur Webster est également administrateur d'autres sociétés canadiennes.L’Actualité L’or tombe à $635; Ryad hausse son brut Jean Paré Yves Taschereau PARIS (AFP) — Dans une glissade continue, l’or est tombé hier en-dessous des 620 dollars l’once et a frôlé les 600 dollars à l’ouverture du marché new yorkais.Ainsi l’or a perdu ses gains du mois de janvier pour s’établir à des cours proches de ceux de la fin décembre.À Hong Kong, l’once s’est légèrement effritée en s’établissant à $633-$641 contre $640-$650 à l’ouverture et $642-$652 à la clôture de samedi.À Londres, dans un marché calme, le métal fin est passé tout d’abord de $670 à $620, avant de remonter à $635 (cours de clôture vendredi à New York), sous l’effet d’un certain nombre d’achats de couverture.À Francfort, la barre de un kilo a cédé 3.090 dm, s’établissant à 35.050 dm, contre 38.140 dm vendredi.Mais c’est à Zurich, que la baisse des cours a été la plus forte: ainsi à la clôture, l’once a perdu $62 dollars à $615-$625.Le marché parisien a suivi la tendance internationale.La parité s’est établie à 635.26 dollars (contre 663.48 le 25 janvier).Le lingot a également baissé à 83,000 f ( - 3.500 f).Le Napoléon a perdu plus de 3% à 700 f., soit 26.20 de moins que vendredi.À New York, l’once a ouvert au même cours que vendredi (634 dollars).Elle s’est repliée ensuite de 28 dollars à 606 avant de clôturer à 638.Selon les spécialistes, cette baisse s’explique par l’absence de faits marquants sur la scène internationale: les opé- Dr Howard Rapson La Klockner Stadler Hurter Ltée a le plaisir d'annoncer l'élection du Dr Howard Rapson à son Conseil d’administration.Dr Howard Rapson est nommé professeur au département de génie chimique de l'Université de Toronto, président de la Chemical Engineering Consultants Ltd.et président du conseil de la W.H.Rapson Ltée.Il est membre de l’Académie des sciences, Fellow de la Société royale du Canada et membre étranger de l'Académie royale des sciences du génie de Suède.Le professeur Rapson est également membre honoraire à vie et ancien président de la section technique de l'Association canadienne des producteurs de pâtes et papiers ainsi que médaillé d’or, membre honoraire à vie et ancien administrateur de l'Association technique de l'industrie des pâtes et papiers des États-Unis.Après avoir passé 12 ans en recherche très avancée au service de la Compagnie internationale de papier du Canada et être retourné à son aima mater à titre de professeur de génie chimique en 1953.le Dr Rapson a été expert-conseil en blanchiment de la pâte et en fabrication du bioxyde de chlore auprès de 17 pays.Pendant près de 27 années il a été aussi expert-conseil auprès des Industries ERCO Ltée.Il a publié une centaine d'articles scientifiques et techniques, et est détenteur des brevets de plus de 50 inventions et a reçu la plus haute distinction de 20 organismes.Vos employés sont-ils parfois en retard?Les Atriums siunujv se-] Plus d’excuse possible si votre bureau se trouve aux Atriums.Thérèse de Rouen 842-3838 845-6590 rateurs semblent s’en tenir à la devise «pas de nouvelle, bonne nouvelle».Ils estiment en outre qu’une certaine relance de l’economie mondiale pourrait résulter de l’effort budgétaire consenti par plusieurs pays — notamment les États-Unis — en matière d’armement.Ainsi à Londres, on signale une certaine désaffection des investisseurs envers l’or, au profit des valeurs boursières liées à l’armement.Le marché est cependant encore loin d’avoir retrouvé son allure normale.Le cours continue de fluctuer rapidement d’une transaction à l’autre.L’éventail acheteur-vendeur reste aussi exceptionnellement large: $10 au heu de 1.5 à 2 dollars d'ordinaire.Le dollar a bénéficié pour sa part des espoirs de détente à la suite des élections présidentielles iraniennes.Bien que le-relèvement du prix du petrole saoudien aurait dû lui nuire, il clôture en progrès général.par bue, ‘La livre sterling s’est contre sensiblement affai à cause de l’aggravation de la tension sociale en Grande-Bretagne.Elle est retombée de près de deux cents par rap-’port au dollar, soit de 2.2S40 à 2.2485.Quant au dollar, il clôture à ,1.7385 mark contre 1.7350 vendredi, à 4.0675 francs français contre 4.0625, 1.6180 franc suisse contre 1.6150 et 240.25 yens contre 239.5.L’Arabie Saoudite a en effet décidé de relever le prix de son brut à l’ensemble de ses clients.Toutes les compagnies pétrolières occidentales ont en effet été informées par Télex pendant le week-end d’une majoration des prix similaire à celle révélée à Tokyo.Les milieux pétroliers nippons faisaient état d’une augmentation de deux dollars par baril, rétroactivement à partir du 1er janvier.Toutefois, une certaine surprise est manifestée à Londres en ce qui concerne le relèvement du prix de la qualité «médium», qui passe de $23.54 à $26.45, ce qui paraît hors de proportion.Les experts pétroliers pensent qu’une faute de frappe entache le texte du télégramme envoyé par les autorités saoudiennes.M.Lloyd M.Hodgkinson.vice-président de la société Maclean-Hunter Ltée.division des magazines, a annoncé la nomination de M.Jean Paré comme directeur et éditeur de L'Actualité.M Yves Taschereau, rédacteur en chef adjoint de la revue, succède à M.Paré comme rédacteur en chef.Jean Paré s'est joint à la société Maclean-Hunter en 1972.comme rédacteur en chef adjoint de Le Maclean, dont il a pris la direction en 1975.Il a été le premier rédacteur en chef de L’Actualité dont il a conçu la formule lors de sa création en 1976.M; Yves Taschereau est entré à Maclean-Hunter en 1975 comme rédacteur en chef adjoint du Maclean, poste qu il a également occupé à L'Actualité depuis la fondation de ce magazine.Ces nominations complètent le transfert à Montréal de la direction de L'Actualité.L’Hydro empruntera $2.2 milliards en 80 L’Hydro-Québec se propose d’emprunter $2.2 milliards cette année, comparativement mKm DIVIDENDE N° 376 Un dividende de vingt-neuf cents par action du capital versé de cette Banque a été déclaré pour le trimestre courant, payable le premier février 1980, aux actionnaires inscrits à la fermeture des affaires, le 10 janvier 1980.Par ordre du Conseil d'administration ROGER LAVOIE Président et Chef des opérations LA BANQUE D’ËRARGNE NOMINATION A BELL CANADA M.Serge Doré.ing.Monsieur Claude St-Onge, vice-président - exploitation du réseau, région du Québec, annonce la nomination de monsieur Serge Doré, ingénieur, au poste de directeur général de l'exploitation du réseau (provincial).Après avoir obtenu un diplôme d'ingénieur en électricité de l'Ecole Polytechnique de Montréal, monsieur Doré est entré à l'emploi de Bell Canada en 1963.Il a occupé plusieurs postes et assumé différentes responsabilités au sein de l'entreprise, à Sherbrooke, Québec et Montréal.Monsieur Doré est membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec.M.Doré occupe ses nouvelles fonctions depuis le 1er juillet, 1979 II a son bureau au siège administratif de la compagnie, à Québec.à $1.85 milliard l’an dernier.Selon M.Edmond Lemieux, vice-président des finances, la société d’État espère trouver la moitié de cette somme sur le marché intérieur.Mais elle recourrait aux marchés étrangers si les conditions se révélaient avantageuses.En outre, lTIydro se réserve le droit de convertir de $400 à $500 millions d’effets commerciaux en obligations à long terme, si le marché était disposé à accepter une telle conversion cette année.L’Estérel, le centre des congrès des Laurentides.Situation 90 Kilomètres au nord de Montréal, au coeur des Laurentides.Activités Tout ce que vous pouvez désirer en fait de loisirs sur les lieux mêmes.en toute saison.Installation 21 salles de réunions disposant de l’équipement audio-visuel le plus perfectionné et pouvant accueillir de 10 à 300 personnes.Sports nautiques Piscine intérieure, voiliers, ski nautique, pédalos, bains tourbillon, saunas.Nouveaux sports d’intérieur Deux courts de racquetball, une piste de jogging, un gymnase, une salle de conditionnement physique, billard, Sports d’hiver Ski alpin et de fond, patinage, etc.ping Golf et tennis 7 terrains de tennis et un parcours de golf de neuf trous avec atelier du pro et club-house.-I- pong.Cuisine Nous n'avons plus besoin de vanter notre cuisine française: nos clients le font pour nous.Pour tout renseignement, veuillez communiquer avec monsieur Paul Hurtubise, directeur général, l’Estérel, Ville d’Estérel, Québec.(514) 228-2571 (Estérel).866-8224/866-3594 (ligne directe de Montréal).' A PEstérel, nous parlons sérieusement.t’£sféiël c'esrce cp/wda qui \ uous Ffthr um 'jPéciAL" su/l ces eoM&imes v'h/oer.POUR.(A TROOP€ & ce *1 J 'm En affaires comme à la guerre, on ne fait pas les choses à moitié.II faut savoir s'équiper.Téléglobe Canada est là pour vous aider à partir du bon pied.Pour connaître nos divers services de télécommunications outre-mer (téléphone, télex, transmission de données, fac-similé), appelez-nous à frais virés au (514) 281-5006.I6I6QI006^ Téléglobe Canada met le monde à votre portée.C.QnQQQ I I 1 Le Devoir, mardi 29 janvier 1980 Pétroles en vedette Les affaires ont repris hier à la Bourse de Toronto, et l'indice composé termine la séance en hausse de 17,58 à 1972.69, deuxième niveau le plus élevé depuis l’existence de ce marché.Dix des 14 secteurs de la Bourse ont progressé, dominés par celui des hydrocarbures.Les aurifères ont subi les plus lourds revers parmi les quatre perdants.Pétroles, papeteries et gestion ont atteint des sommets.À la clôture, les gains l'emportent sur les pertes par 325 contre 289 et 225 titres sont inchangés.Le volume des transactions comprenait 12.05 millions d'actions d’une valeur globale de $155.63 millions.L’Arabie séoudite a relevé le prix de son pétrole de 824 à $26 le baril, et, de l’avis d’un observateur, cette mesure se répercutera sur les valeurs boursières liées aux hydrocarbures.L’action Husky Oil a été parmi les plus traitées et termine en hausse de 6.5 à $81.5.Les échanges sur Pancana Industries Ltd, interrompus depuis le 18 janvier, ont repris à l’ouverture du marché et ce titre clôture à $5.Les actions Quebec Manitou Mines Ltd seront rayées de la cote le 1er février.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Ferm.Ch A.G.F M 200 350 350 350 AbtiPrce 77490 S22'/a 21% 22Ve + % AbltbllO z36 $51% 51% 51% Acklands 200 $16’/ï 16’/a 16'/a ActlonTrd 7300 35 30 33 AdanacM 23400 $6% 6'/a 6%+ Vfc Alton Min 600 $36'/a 36'% 36Va - Va AgnlcoE 19410 $13 12'/a 12% - '/s AaralndA 500 $5% 5% 5%-F Ve Akaltcho 3700 190 177 190 +10 Albany 174100 210 1 06 205 + 21 AltEnergy 9523 $39% 38% 39% AltaGasA 96753 $25% 25'/a 25%+ Va Alfa G C p 270 $61 61 61 10 $280 280 280 +13 500 $25% 25% 25%+ % 300 $26 26 26 800 $23'/a 23'% 23Va - Ve.35 Va 36 + % 71 +1% Alla G Dp AltaGF AltaG9.76 AltaG7.60 AltaG6% 19119 $36 Alfa Nat 700 $71 Alcan 52549 $66 65 653/4 + 1 AlgoCent 250 $233/4 233/4 -233/4 AlgomaSt 12978 $37 36'/a 36%+ % AStel p Algonpr Almin4'/ap 130 $40 A Lard AEagle AmLeduc 39600 69 AngCT4'/a 420 $26 AngCT315 250 $34^ AngDGId 925 290 AngUDev 1240 425 Aquitaine 7900 $42 ArborC Argosy Argus Args250p ArgusCpr $25 243% 243% — '% $10'% 10'% 10'% $40 40 40 65 62 63 - 1 480 400 460 + 60 69 66 68 $12'% 12'% 12'% $12'% 12'% 12'% - Va $26 26 26 $343% 343% 343% 290 270 275 + 15 425 415 415 + 15 $42 41'% 42 + 3% 97 97 97 - 3 42 42 42 $21 21 21 -l'% $32 32 32 + 2 $67/e 63% 6 Va - Ve $27'% 26'% 27 + Ve $37 37 37 235 230 235 - 5 220 220 220 -29 $20'% 19 V* 20 + Ve 115 108 115 + 5 89 81 89 + 8 Asbestos Astral A tco A At la s Yk AtoHardA 1000 $11'/a îi'/a îî'/a BPCan 22040 $373/4 37'/4 373/4 + 1 BanisterC 1700 $19'/4 18'/a 19'/4 + 1 BankBC 330 $32’/-.32 32'/.+ »/4 BkMtl 1266C9 $26’/4 253/4 26 + Ve BankNS 20715 $25% 24'/a 25%+ % Bankeno 44100 $5’/a 480 5'/a+65 Barbecon 400 $20 20 20 — Va Barex 6000 30 29 29 — 1 BaryExpl 11560 170 163 163 - 7 Basic Res Baton B BelICanad BellApr BellBpr Bel 12.28 Belli.80 Belli.96 BethCop _ _ BighartOG12500 $7% Biltmorel BI Hawk 20000 74 Black P A BlakwodA BomacA Bombr BorderC BowValy 78989 $52 BowVlypr 500 $12 Bralor Res 1100 $21 Bramalea Brascan A 32250 $24 Brascan B 550 $23 Brscn 8'/a 2900 $25 BrendaM Bright A Brinco Brincop BrAmBnk BCFP BCPackB 2000 $55 BCRIC SI 3'% 13 13'% + '% $13 13 13 - Va $20'% 20 20'% $62 59% 59% $60'% 60'% 60'% $303% 30*» 30% - '% $213% 21'% 213% + '% S24% 24'% 24'%- Va $23'% 23 23'% $7'% 7 7 Ve $6 6 6 - Va 74 70 72 - 1 $17'% 17 17'% + Va $6'% 53% 6'% + '% $7'/a 7 Ve 7 Ve $11'% 11'% 11'% + '% SlO'/a 9 Ve 10 + Va 425 375 425 +60 400 380 400 $52 50% 50 Va + '% $12 12 12 + 1 $21 20'% 21 + 1 $20'% 20'% 20'% $24 233% 24 $233% 233% 233% $25 25 25 $373% 37'% 37% - % $15'% 14'% 15'% + '% $7% 7 Va 7% 485 460 470 - 5 $48'% 453% 48'% $27'% 27 27’% + 3% $55 55 55 $8 7 Va 7Va — Ve Ch.16% 17 - Ve 60 60 -5 20'/a 20'/a+ '/a CalPlOp CalP9.80 CalP2.36 Cal P83/4 CalvrtDle Calvrt Camflo CChibA Ventes Haut Bas Ferm.BC Phone 3720 $17 BCPh5%p 100 $60 BCP7.04p 300 $21 BrouIReef 15340 118 113 118 - 4 Brunswk 19230 $13% 13 13% - % BuddCan 900 $73/4 73% 7Va- % CC Yachts 5650 345 345 345 CAE 7403 $15'/a 15 15'/a + % CIL 700 $28% 28% 28%+ % 'CME Res 20300 275 262 265 + 3 CMSMines 4900 95 95 95 CadFrv 2419 $24'/a 24 24 - >/a Cad Frv A 1336 $9% 8% 9 CalPowA 3596 $48% 48% 48'/a- % Cal P7'/ap z 155 $92 90 92 " 85 $ 106 106 106 85 $ 103'/a 103'/a 103'/a — 1 Va 300 $27 27 27 + % 45 $101 99% 99% - Ve 100 260 260 260 226550 370 350 350 -20 17375 $20'/a 19% 19%- 1 2000 $14% 14Va 14%+ % Camp RL 8610 $34% 33'/a 34 - Va CanCem 2895 $14Va 14 14 - % CCeCp 1000 $15% 14% 14% - Va CDC 2748 $11% 11 '/a 11% CDC pr B 4246 $133% 132 133 CanMalt 380 $31% 31 31 - % CNorWest 26775 $20% 19% 20'/s + '/a CPackrs z25 $34% 34% 34% CanPerm 1570 $19% 19% 19%+ % CPerm6% 300 $22% 22% 22% CPerm8 300 $22% 21% 21% —1V4 CS Pete 95762 $273% 24% 27 +4% Can Trust 1423 $22% 21% 22 C Trust 7% 3500 $183/.18% 18% CTung 2635 $273/4 27% 273/4 + % CdnArrow 7000 155 130 145 -15 CCablesyA10925 $13% 13% 13%+ % CdnCel 5370 $10'/.93/4 10% + % CCurtis 3000 90 90 90 CFormost 4050 $6% 63/4 6% + % CFoundpr 200 $11 11 11 + Va CGE 200 $32 32 32 +1 CG Invest 1132 $24% 24% 24% CHomestd 8550 $27% 26% 27'/.+ % CIBkCom 18721 $273/4 27% 273/4 CLencour 31000 53 50 50 +5 CManoir 1000 $53/4 5% 5%- % CMarconi 6210 $23 22% 22%+ % CMerrill 1020 $23% 23% 23%+ % CNatR 111205 $14% 13% 14%+ % COcdental 6200 $12 11% 12 + Va COcdntlp 200 $253/4 253/4 253/4 CPInve 13559 $42% 41 42 + % CPLtd 84599 $42% 41% 42%+ % 300 $9 133 $7'% 7 Va 7'%- Va Fed Pion 100 $35 35 35 1700 $21'% 20'% 21 + Ve FedTrustA 300 255 250 250 - 5 Z15S210 210 210 Fed T w z 150 52 52 52 z95 $26 243% 243% FiranGndl 1000 75 75 75 57259 $28 27 Ve 28 + 3% FCalgary 15800 265 245 265 + 22 3377 $20% 20'/a 20'/a FCtyTrA 100 $10'% 10'% 10'% 525 $70 70 70 - 6 FCtyTrC 100 S7'% 7'% 7'% 300 $27’% 27'% 27'% FMar 5400 210 200 205 -10 1000 $26 Ve 26'/a 26'/a FordCnda 600 $55 54 54 - 1 500 $23 Ve 23'/a 23’/a + Ve Francana 14430 $14 13% 14 + '% 200 460 460 460 Fraser 100 $19 19 19 312 •3fi7n $64 101; 64 •jon 64 - ion l’% G&HSteel 400 190 190 190 -10 CPLAp CPL4p CReserve CdnSupO CdnTire CdnTireA CUilties C U til 6pr CU 10% C Uti 19.24 C Util 7.30 Canbra CandelOil Canray CanronA 400 $13% 13% 13% Cara 4900 $19% 183/4 19%+ '/a CarlOK 280740 $8% 8% 83/4 + Va CariAp 100 $24 24 24 + % CarrnaA 400 $15% 15 15 Carma8.75 1000 $193/4 193/4 193/4 CarolinM 9225 $26% 25% %'%+l'% Cassiar 9200 $13 12% 13 + % Celanese 9850 $7|4 7% 7% Ctl Est A 110 $11% 11% 11%+ Ve CentPat Chnclr ChibKay 87550 42 Chief tan D 10097 $41% 40 Chieftainp 400 $308 Chimo 300 205 Chromaco 100 285 Chrysler 28906 $11 CHUM 310 $10 345 365 + 5 6'/a 6 Ve 290 293 - 2 11% 12'/e 37 42 + 7 40 41 300 300 - 10 200 200 285 285 +25 10 11 + 1 10'% 1 0 '% Ventes Haut Bas Ferm.Ch.CHUMB 650 $114» 11 11% Cockfield 700 $53/- 5% 5 *4 + Va Coin Lake 13300 40 38 38 —1 Color YW 450 $6% 6% 6% + % Cmplx 8300 $5% 5 5%+ Va Cominco 37228 $61 56% 60+4 ComincoA 1000 $25 25 25 — % ComrclOG55725 420 375 400 +15 CHolidayI 250 $10 10 10+1 Comtech 100 260 260 260 -25 Coniagas 500 190 190 190 ConBathA 9869 $17% 167/a 17%+ Va ConBathB 100 $16% 16% 16% ConBathp 200 $16% 16% 16% - Va ConFardy 1920 345 340 345 C Durham 79800 240 225 236 +11 CMarben 22200 320 290 320 +15 CMorisn 20610 425 415 420 +10 Cons Prof 28300 188 170 180 + 4 C Rambler 4800 $6% 6% 6%- % ConTextle 504 $8% 8% 8% + Ve ConDistrb 17900 $9% 93% 9% + % ConsGas 16947 $27% 27% 27%+ % ConGasB z25 $61 60 60 ConGasD 500 $36% 36 36% + Va ConGs7% 33568 $27% 27% 27% - Ve Control F 1600 350 315 315 -10 Conventrs 75200 $14% 14'/a 14% + % Conwest 2400 $8% 8% 8 % + % Coopère 300 $6% 6 Va 6 Va CopFields 6359 $14% 13% 14 + % Corby vt 4500 $18 18 18 Corby B 1000 $17% 17% 17% — % Cosed 249525 $21% 19% 21%+1% CostainLtd 5700 $8 7% 8 + Va Courvan 20900 150 145 150 + 5 Craigmt 11026 $6% 6% 6% Crain RL 400 $10% 10% 10% Crestbrk 1500 $23 22 22% + Va Crwn Life 625 $63% 63% 63% Crown 8% 100 $20 20 20 + % CZelrbaA 100 $25 25 25 Crush Intl 620 $13'% 13 13 - Ve CuvierM 14600 118 110 111 + 1 Cyprus 15400 $24% 23% 24 - % Czar Res 34225 $16% 15% 16'%+ Va DRGLtdA 200 $5% 5% 5% DalmyC 100 $6% 6% 6%— Va DaonDev 9760 $14'% 13% 13% - Ve DaonA 100 $6% 6% 6% + Ve Daon 8% p 5800 $8% 8 8% Daon 9'/a p 200 $9% 9% 9%+ '% DE Ida 135825 234 220 233 + 8 Delhi Pac 14400 95 92 93 +1 Denison 19820 $41% 41 41 + Va Dicknsn 8100 $12 11% 11'/a- '/a Digtech 12625 $9% 7% 8%+l% Discovry 14300 240 205 240 +15 DistTrA 100 $8% 8% 8%- '% Domanl 44721 $10'% 10 10%+ Ve DomeMine 3785 $65% 64% 65 — % Dome Pete 52348 $61% 59% 60%+ % DPeteAp 2300 $21% 21% 21%- '% DPeteBp z 13 $21% 21% 21% D Bridge 7250 $16% 16'% 16% - '% DCitrsA 200 $5 5 5 DExplor 58200 90 76 87 +9 DofascoA 17743 $38% 38% 38%+ % Dofasco p 10000 $56% 56'% 56'%— '/a Dom Store 440 $19'/a 19'/a 19'/a DTextie 6110 $15% 15 15'%+ Ve DomlimA 200 $15% 15% 15%— % Domtar 7810 $29'% 28% 29'%+ % Domtarpr 100 $11% 11% 11%— % Dr Mc CA 200 $11% 11'/a 11'/a- % 104 90 100 + 11 $30% 30% 30% — % $8% 8'% 8'% + Va $11'% 11'% 11'% + Va $11 10'% 11 + % 370 350 360 S13 123% 13 + Va $12'% 12'% 12'% — % 315 290 290 40 360 340 360 +20 $7 7 7 — '% 250 245 249 — 1 60 60 60 — 5 440 435 440 + 5 EstnProv 6000 $7 EgoRes ElectroK Elhm A Electhomp 100 $55'/a 55'/a 55'/a- 3 ElksStors 200 $5% 5% 5% EnrgyRes 17375 215 200 211 +16 Extndcar 1000 $9% 9% 9%— '/a F a Icon C 30023 $13'% 13'% 13%- % FlbrgNikA12570$121'% 119 121 + 1 FedlndA 10300 $7% 7'% 7% + Ve Marché indécis Tendance irrégulière hier à Wall Street, où l'indice des industrielles clôture à 878,49 en hausse de 2,39 points.L'activité a été nerveuse: quelque 53,8 millions d’actions ont changé de mains.La demande spéculative, stimulée par un léger redressement du dollar sur les marchés monétaires étrangers, a soutenu la tendance.Les prix de l'or ont également été irréguliers.En clôture, 875 titres sont en hausse contre 668 en baisse et 363 sont inchangés Vive hausse des pétroles, avec Getty à 92 1-4 en hausse de 8 1-2 points, et Standard Oil of Ohio à 101 en hausse de 4 points, de l’aérospatiale avec McDonnell Douglas à 50 3-8 en hausse de 4 1-4 points, et General Dynamics à 80 1-4 en hausse de 2 7-8 points.Tendance irrégulière sur les chimiques et les sidérurgiques.Texas Instruments clôture à 103 1-4 en hausse de 4 3-4 points.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Ferm Ch ACF In 7 315 u41% 40'% 41 + % AM Intl 117 2704 18'% 17 17'%- % ASALtd 924 50'% 46% 50'%+2'% Alcan 6 1 088 56% 55% 56% + 1'/e AllegCp 6 754 27% 26% 27 - % AllgLud 6 850 u35 33 35 +1% Allis Ch 5 418 32% 32% 32%- % Alcoa 4 x700 63 62'% 62'%— % Amax 9 414 53 52% 52%- '% A Hess 6 2802 u56'% 53% 55%+1 % AmAir 3 x522 10% 10'% 10%+ % ABrnd 6 1 36 68% 67% 67%-l AmCan 5 122 35% 35'% 35'%- % A Cyan 10 774 33% 33% 33'%+ % AmEIPw 8 726 18'% 18% 18%+ Ve AmExp 7 1918 32'% 31% 31%—'% A Home 11 2178 26'% 26'% 26% AmMof 4 1431 8% 8’% 8%+ '% A Stand 6 137 55% 54% 55%+1 % Am TT 6r 384 51'%d51 51'%- % Amp Inc 11 425 39% 38% 38%- '% Ampex 10 420 20'% 19% 20 + Va Armco St 6 409 u30% 29% 30’%+ Va ArmstCk 6 127 16 « 15'% 16 + '% Asarco 7 1812 48% 46% 48%+l% AtIRich 11 1787 u92% 89'% 92%+3% AvcoCp 3 921 28 Va AvcoPf 2 72 Avnet In 7 400 u 28 Va Avon 9 1476 38 Bâche 9 673 13 BakrInt 19 431 u633/4 BaxtTr c 13 1778 44% Beckmn 18 239 31 Ve Beech 17 425 61 Bel How 15 202 25'% BelICan 360 17% Benfl Cp 5 287 24'% BethStl 3 343 24'/a BlackD 10 767 22% Boeing ‘ > 3228 u68 Bois Cas 6 172 37% Borden 5 962 24 BorgW BosEd 5 6 127 49 35% 22'/a BristM 10 902 35'% BritPet 6 1632 31'% Brnswk 6 395 14'% BucyEr 8 146 22% Burl Ind 7x120 18 Burrgh 11 971 84 CBS 8 306 53 CITFn 7 183 51% CPCInt 1 i 1315 u71 Callahn 14 209 36% Camp RL 259 29'% CamSp 7 326 30'/a Cdn Pac 461 36'% CapCit 11 36 47'% Carling 4301 u 7Ve CatrpT 10 637 57% Celanese 5 108 48 Va ChaseM 5x638 42 Chessie 5 x208 31'%, ChrlsCft n 635 u24 Chrysler 6826 9% Citicrp 5 2011 22'% Cities Sv 13 361 u96% Clark Eq 5 65 38'% Clark Oil t i 342 32'% Clorox 6x288 10 Coca Col 103164 34% Colgpal ColPlc 6 963 14'% 9 449 34% Corn En 11 243 u62Va Comsat 8 98 41% Congolm ConEd 9 4096 37 5 347 24% ContCp 1 i 136 28% ConGp 7' 298 31% ConDat 9 1288 62% Coop In 10 98 65% Copw Cp 5 27 20% Crane 7 247 38% CrnCk 6 174 27% CrZell 9 734 47% CurtW 13 272 28% Dart In 6 1277 39'% DataGen 13 512 64% Data Ter 121022 38% Deere DenMf Dexter Dome Dorsey Dow Ch duPont EGG EasKod Eaton Ethyl Ventes Haut Bas Ferm Ch Ford Foxbro Fruehf 7 1547 37 36 37 + '% 7 35 183% 18'% 18’%— Va 9 50 24% 24 24% + % 16 1830 u 733% 71 Ve 73'%+lVa 131224 47% 47 47 - '% 13 707 14% 14% 14'%.227 56% 553% 56%+ Ve 4 89 14 13% 133%+ Ve 9 ' 1513 34'% 31'% 34'%+ '% 6 928 42% 41% 41%— 3% 18 131 53'% 523% 53'%+ Va 8 ’ 1634 50% 49'% 50'%+ % 5 122 263% 26'% 26’%+ Va 8 2891 u27'% 26'% 263%- Va 38 524 4% 4'% 4Va+ % 7 1 1848 29 28% 28%— '/* 6 125 29 Va 29 29%+ % 8 62 41 Va 41'% 41'%- Va 6 3338 60Va 58 59'%+!'% 7 277 30 29% 30 + '% 8 234 57 55'% 56% .6 2221 9 83% 83%- Va 8 63 23% 23 23'%+ '% 15 391 u60’% 58 60 +2% 3 1208 33'% 33'/a 33%+ Va 9 11 39 Va 39% 39Va + Va 4 192 29% 29 29% 12 717 u81 77 80'%+2Va 9 I315 55'% 54% 55%+ '% 6 2324 29 283% 28% - Ve 10 246 51% 50 51%+1% , 8 222 24% 24'% 24%- Ve 5 I590 54 Va 54'% 54'%.4 120 16'% 16 16%— Ve 4 ^ 660 8% 73% 8% 1086 27'% 26 Va 27'/e— Ve 5' 1106 183% 18'% 183%+ '% 9 627 29% 29'% 29%— Va 7 x257 26'% 25% 26 + Va 4 120 21 20% 21 — '% 6 233 133% 13'% 133%+ Ve 8 148 253% 25 25'%- % 174 7 Va 7% 73%- '* GTel El Gn Tire GaPac Gillette Gould Gt AP Gulf Oil 6 4059 39'% 3% 38% +1 Halbrtn 15 1096 u95'% 93% 95 +1% Hart SM 5 x49 12% 12'% 12'%+ Ve Hecla 17 347 44'% 43'% 43%-1% Heinz HJ 6 1 34 1 40 38% 39%+1'% Heublin 9 319 32 31% 32 + '% HewPck 19 1377 u66’/a 64% 66'%+1% High Vit 16 383 13'% 13 13'%+ Va Hobart 7 183 16% 16% 16'% Hldyln 11 656 19 18'% 18% Homestk 13 928 57'% 55'% 57'%— Va Honywl 8 1549 u93 89% 92 +1% Househ F 4 376 17% 17'% 17% HwdJn 16 341 24% 24'% 24'% GHudBay '% 95 30'% 29'% 29'%- '% 47'% 47'% HuntCh 9 97 12'% 12 12'%+ '/a Tex Inst 14 1214 u104 98'/a 103'%+4% 7Va 77%+ % IC Ind 5 205 24 23% 24 + % TexGIf 11 1259 45 44'% 44%— Va 56% 57 INA Cp 6 236 u53% 53'% 53%— % Textron 6 484 u29% 29 29%+ % 48 48%+ 7% IU Int 58 815 12% 12% 12% .Thiokol 9 337 u57% 56 57%+2% 41% 41%+ % INCO 31 789 26% 26% 26%— Va Timeln 10 339 51% 50% 503%.30'% 30'%- '% Inger R 8 356 u60% 59% 60%+ Va Timkn 6 41 57'% 56 56'%- % 22% 237% + l'% Intrlk In 5 125 u30'% 29'% 30'%+1 '% Tran Un 7 1 289 u36% 35'/a 36 + Va 83% 9%+ 3/4 IBM 14 3634 72 70'% 71% + 1'% TWCorp 9 983 15% 15'% 15%+ % 22'/* 22% — '% InFlaF 12 503 20 Va 20'% 20%- Va TWCpwt 346 5% 5 Va 5%— Va 93 96'%+3'% IntHar 3 520 33% 32% 33'% TWCpf 2 2 16'% 16% 16%— % 37V* 38 !% IntPap 5 862 40'% 39'/a 40 + '% Transm 5 1550 19% 18% 19%+ 3% 313% 32% Int TT 10 961 273% 27 Va 27’/a, Tranwy 1 5 35 26% 26% 267% V/e 9 Va IpcoCp 19 97 5% 5'/a 5'/a .TC Fox 8 1086 u51% 49% 49%- % 33 34'%+!’% ItekC 17 165 33% 32'/a 32%+ '% UVInd 6 241 26% 26% 26%+ Va 13V* 14'%+ % Jhn Man 5 117 233% 23'/a 23'/a— '% UCamp 7 100 44'/a 43 Va 44 33'% 34% +1 % JoyMfg 10 241 37% 37 37’/a+ % UnCarb 5x694 45% 45 45'%- % 60 62%+2% K Mart 7 2837 22'% 21% 22 + % US Gyps 4 128 33% 33'% 33%+ Va 41’% 41%+ '% Kellogg 9 162 19 18% 18%— Va US Steel 4 2463 18% 18’% 18%— % 36% 37 + Ve Kenecot 45 922 38% 36 38% + % UnTech 8 3421 52'% 51’% 52'%+ % 24'% 24'% KerrM 12 695 76% 76 76'% + % Upjohn 10 437 48% 47% 48% + % 28 28'%- '% Kraftco 7 273 47 46% 46% F % Varian 12 521 u33% 32% 32%- % 31 Va 31’% .Kroehlr C 3 7% 7 Va 7%— '% Walk HA 11 314 32 31% 31%+ % 59% 60% +1 Lear S 6 474 28 27 27% + % WaltJ 6 118 30% 30'% 30%— Va 65’% 65'%- % Litton 9 1228 u56% t5% 56 + Va WarnL 11 1561 23'% 22% 23 + % 20% 20%+ % Lockhd 21 1293 u47'% 45'% 47 +1% Westg El 71578 24% 24% 24%+ % 37% 37%— 7% Loews 5 282 73% 71'% 71%— 2% Weyerhs 8x855 35'/a 33'/a 33%— % 27'% 27'%— % Lubrizol 15 254 63% 62 63%+1% WhitCn 6 168 25% 25% 25%— '% 46% 46% Lucky St 7 281 15 14% 14%— '% Wometc 10 57 21'% 203% 21%+ % 273% 28'% +1 MCA Inc 10 383 57% 56'/a 56% + % Wolwth 4x1469 23% 23% 23% - % 38'% 39'% + !'% Mar Oil 11 1403 u64 59’/a 64 +5'% Xerox Cp 10 2127 67% 65% 67%+1% 623% 64% +1% Mrsh Mc 12 62 68'% 68 68'/a + % Zenith R 10 324 10% 10% 10%- % 35 7% 35%—?% Mrsh F 10 335 21'% 20'/a 20'/a— % Zurn Ind 7 185 20% 19% 20%+ % GM Res 13033 $7% 7 7’%+ % GSWCIB 400 $7'% 7'% 7'% Galveston 11800 375 340 375 +35 GazMetr 1600 $7% 7% 7%+ Ve Gaz5.40p 125 $56 56 56 Gen Baker 100 $8'% 8'% 8'%+ '% GDistrbA 8000 $8 7% 8 GDistrbw 4075 260 250 260 +15 GMC z201 $63'% 63 63 GenstarL 40845 $27'% 26% 27 - Va Gerinlstp 100 $7% 7% 7% GescoDis 100 310 310 310 +25 GiantYk 1004 $19'% 19'% 19'%- '% Gibraltar 30300 $14% 14'% 14%+ Ve GlbeRItyp 3350 $24 23'% 23'%- Va Goldale A 9700 $7% 7% 7% + Ve GoldundM 17980 390 375 385 - 5 Goodyear 230 $21 21 21+1 GraftG 120 $13% 13% 13% - Va GraftGA 900 $14% 14 14% G raft G p 160 $34'% 34'% 34'% Granduc 8800 420 410 415 + 5 Ventes Haut Bas Ferm.Ch.MartM 8 921 u55 51'% 54 +2'% 26% 26'% 26’%- Ve MasCp 183 10% 9% 93%.33 143% 14'/a 14%— '/* 8 66 26'/a 243% 25%+ % 10 533 45% 44'% 45'% + 3% 10 2987 u50Va 46'/a 50%+4'/a 10 257 30% 29% 30%+ '/a 299 68 66'/a 68 +13% 14 623 69 Va 68'% 69%— % 1 9 1430 u24% 23% 24'/a+ % 8 139 29% 28% 283%- Va 9 1068 50 49'% 50 + % 6 2686 58 553% 57%+2 16 67 2% 2'% 2%.10 128 10% 10 10%+ % 6 520 543% 54 54'/a + % 12 2735 u59'% 56'% 59'%+3'% 9 612 763% 75% 763%+ % 13 450 u38% 37% 38%+ '/a 8 512 32% 31 32 + Va 5 399 223% 22'% 22%+ % 5x354 29 Va 29'% 29%— % 929 45 43 43 -2 \ 1.- 479 11 '/a 10% 11'%- Ve 9 620 u58'/e 553% 58'/a+2'/a 19 x6661 14% dl4 14%+ Ve 88 u50 48'% 48%+ % 5 5831 28'% 263% 28 + Va 13 56 15% 14Va 14Va- % 6 351 32'% 313% 32 PanAm 5 2413 5% 5% 5%+ Ve Park Dr 17 532 u46% 44% 46 +1'% Penney 7 2270 24% 24% 24%+ % Penzoil 12118Gu48% 47 47'%— '% PepsiCo 9 1625 24 23 23%+ % Perk Elm 16 209 44% 43'% 44%+1 % Pfizer 12 1 242 38 37'% 37%- Va PhelpD 10 544 38% 37% 37%- Va Phil Mr 9 2064 35 33% 34%+l% Pitney B 9 136 323% 32 32%+ % Pittstn 14 2454 28'% 27'% 27%+ % Polaroid 16 843 25'% 24% 25 + Va ProctG 10 562 72% 72'% 72%.Pullmn 7 559 31% 31 31'%- % RCA 6 985 22'% 22 22%.Rais Pur 10x405 12'% 11% 12 + Va Raymlnt 5 66 17% 17'% 17'%- Va Rdg Bat 16 514 u39'% 38% 39'%+ Va RelGp 6 77 u62% 61% 62%+ % Rep Stl 254 24% 24 24'%+ Ve Revlon 10 449 43% 42'% 43'%+ % Rich Mr I 7 615 22% 22'% 22%+ Va RiegelT 5 44 19'% 19'% 19'%+ Va Robins A 9 347 9'% 9'% 9'%+ ’% Rockwel 8 755 u62% 59 62'%+3% Rosario 16 634 73 71 73 +2 RoylD 31215 u82 80 81%+1% SCMCp 4 188 23% 23% 23%- '% Safeway 6 128 35% 35 35 St Reg P 7 129 32% 32’% 32%- '% Sanders 18 195 45'% 44’% 44%- % SFeint 67 736 39% 38'% 39%+1'% ScherPI 9 x1250 36% 36 36'% Schlmb 22 1194 ul03'% 101'% 102'% +1 ScottP 5 512 19'% 18% 18%— '% SearleG 13 669 20% 20'% 20'%- '% Sears 6 1867 17'% 17'% 17'%- '% Sedco 106115 62 61'% 61%- % Shell Oil 11 1938 u69'% 66% 68%+% Singer 176 9'% 9% 9%- '% Skyline 14 1321 12% 12'% 12%- '% SmithA 3 16 19% 19 19'%+ '% Sou Pac 6 401 41% 41'% 41'% Sparton 8 92 23% 23'% 23'%- % Sperry R 8 1942u59% 57% 59%+2 Squib 14 1036 37 36% 36% St Brand 12 1847u33% 30 32%+3% StOilCI 6 1449 u62% 60'% 62 +1 StOilln 9 2249 88'% 87% 87% Steego 7 111 4'% 3% 4 SterDr 11 591 20% 20'% 20'%- '% Steven J 4 229 15 14% 14%- '% StorTechIO 889 15 14% 14%- '% Sun Oil 7 1 094 u80'% 75'% 79'%+4'% SunsM 19 259 34% 33'% 34 + '% TaftBrd 10 234 34'% 34 34 - '% Techcolr 9 385 u27% 26'% 27%+1% Technicn 14 69 16'% 16 16 Teldyn 5 1155 150'% 144% 147%+3% Tenneco 8 1403u42% 41 42%+l'% Texaco 6 10221 u37'% 35'% 36%+l’% , NOMINATIONS À LA FÉDÉRATION DE MONTREAL DES CAISSES DESJARDINS Wm
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