Le devoir, 11 février 1980, lundi 11 février 1980
Des livres qu’on glisse dans sa poche mats qu’on garde dans sa bibliothèque '( Vol.LXXI - No 34 Montréal, lundi 11 février 1980 Nébulosité croissante.Maximum -S.25 CENTS Les dirigeants de la CEQ recommandent aux enseignants d’accepter les dernières offres week-end sportif par Pauls des Rivières La Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ) se dirige vers un règlement négocié.En effet, les négociateurs syndicaux sont unanimes à recommander à leurs membres l’acceptation d’un règlement global convenu nier matin.C’est aujourd’hui que les 75,000 enseignants catholiques et protestants des écoles primaires et secondaires se prononceront sur ce projet de règlement et LAKE PLACID (d’après AP, AFP et Reuter) — Gouvernement américain contre Comité international olympique: l’affrontement prévu a finalement eu lieu, sur la question du boycottage des Jeux de Moscou, samedi soir, à Lake Placid, à l’occasion de la réunion de la Commission exécutive du C.I.O.Le gouvernement des Etats-Unis s’opposera à l’envoi d’une équipe américaine aux Jeux olympiques «dans la capitale d’un pays envahisseur, et demande que les Jeux soient transférés de la capitale les cours pourraient reprendre demain ou mercredi.La recommandation que les enseignants auront en main aujourd’hui lorsqu’ils voteront en assemblées générales sera celle de leurs 55 présidents de syndicats locaux, lesquels auront passé Îirès de 20 heures à scruter l’entente que eurs dirigeants leur ont suggéré "d’approuver.Si la filière des appuis au projet suit son cours, les parties syndicale et patronale soviétique», a déclaré le secrétaire d’Etat américain, M.Cyrus Vance.Les Jeux olympiques doivent être libérés de la politique, «les organisations sportives, comme le C.I.O., iront pas la responsabilité de trouver des solutions aux problèmes politiques mondiaux», a répondu le président du C.I.O., lord Killa-nin.Les deux hommes, par leurs déclarations aussi fermes l’une que l’autre, ont ainsi prouvé qu’ils n’entendaient pour l’instant faire aucune concession, et n’auront plus qu'à convenir d’un protocole de retour au travail, après 11 jours de grève.La CEQ aura aussi à évaluer la situation prévalant dans la négociation avec d’autres groupes en grève dans le secteur de l’éducation.Le gouvernement de son côté a déjà commencé à accélérer les démarches.avec ces autres catégories d’employés.Une chose est incontestable, les derniers points d’accrochage entre le gouvernement, les commissions scolaires et la I qu’adversaires et partisans d’un boycottage des Jeux de Moscou restaient sur leurs positions.Et tout indique que le C.I.O.secoué est décidé à ne pas se laisser intimider par la dureté des propos de M.Vance et qu’il maintiendra ses engagements avec Moscou.M.Vance, dans son discours, a rappelé que les Jeux olympiques avaient symbolisé la paix depuis leur commencement.«Pour mon gouvernement, ce serait une violation de ce principe olympique fonda- CEQ ont continué de faire l’objet d'échanges très intensifs au cours du week-end.Concrètement, la partie patronale — formée du gouvernement et des commissions scolaires — a assoupli sa position sur l’organisation de la surveillance et de la récupération à l’école, en établissant plus clairement la responsabilité de l’en-seignant dans ces deux activités.Par ailleurs, un nombre important d’annexes et de lettres d’ententes pou- mental d’assister à des Jeux olympiques dans un pays qui est actuellement engagé dans une guerre d’agression, et qui a refusé d’accéder à la demande de la communauté internationale d’arrêter son agression et de retirer ses troupes», a dit M.Vance.Il a poursuivi: «Que la position de mon gouvememer’ soit claire: nous nous opposerons à la participation d’une équipe américaine à tous Jeux olympiques dans la capitale d’un pays envahisseur».Voir page 6: CIO vant faire l’objet de griefs viennent grossir le projet aie convention.Ces dispositions apportent des conditions à la mise en place de mesures contenues dans l’énoncé poUtique «Plan d’action» du ministère de l’Education.Ces mesures portent notamment sur le travail des spécialistes au primaire et l’organisation des blocs de cours au secondaire.Quant aux dispositions salariales, elles sont les mêmes que celles offertes par le gouvernement en novembre.Bien que la CEQ soit loin de trouver ces offres salariales mirobolantes elle a, depuis tout le début, insisté sur deux chapitres: celui sur la sécurité d’emploi et celui sur la définition de la tâche.Ce dernier chapitre contient lès ratios maître/élèves et le temps d’enseignement mais, plus délicat encore, les négociations des dernières semaines ont vise à distinguer les diverses activités de l’enseignant, la CEQ craignant dçpuis quel-ues années d’être soumise aux caprices e directions d’écoles ou aux aléas d’une organisation médiocre.D’autre part, les parties syndicale et patronale ont discuté déjà a quelques reprises du contenu possible d’un protocole de retour au travail mais il s’agirait davantage d’un brouillon que d’entente officielle.Les pourparlers de dernière heure réflètent sans contredit le désir du gouvernement de réussir à en arriver a un règlement négocié avec la CEQ, d’autant plus qu’il a déjà à son actif deux lois spéciales en rapport avec les négociations avec ses 300,000 employés.Il est cependant peu probable que les négociations reprennent si l’offre patro-Voir page 6: Enseignants Secoué, le CIO résiste à P ultimatum de Vance Maine: Carter défait Kennedy AUGUSTA, Maine (AFP) - M.Jimmy Carter a remporté hier soir à l’occasion des «mini-convention» démocrates de l’état du Maine, sa deuxième victoire consécutive sur le sénateur Edward Kennedy, son principal rival à l’investiture du Parti démocrate pour les élections présidentielles de 1981.Hier en fin de soirée, alors que 73 pour cent des résultats des 486 comités électoraux municipaux étaient connus, Jimmy , Carter obtenait 44 pour cent des suffrages contre 39 pour cent au sénateur Kennedy et 13 pour cent à M.Edmund Brown, gouverneur de Californie.Ces consultations sont destinées à désigner des représentants chargés d’élire ultérieurement les 22 délégués du Maine à la convention nationale démocrate, qui se tiendra en août prochain.Le orésident Carter, qui s’est refusé jusqu à présent à relever les nombreux défis de M.Kennedy à se jeter en personne dans la course à la présidence, s’est à nouveau contenté, de sa retraite de Camp David, d'une brève déclaration, re-merçiant «les milliers de partisans et de volontaires de l’état qui ont rendu cette victoire possible».Maintenant une attitude qui lui a jusqu’à présent réussi dans le debut de cette course à la présidence, il s’est à nouveau réfugié derrière’«les circonstances internationales» pour expliquer son absence à Voir page 6: Carter ::Y Lo secrétaire d'État Cyrus Vance, insigne olympique épinglée au veston, quitte la réunion du CIO auquel il a délivré samedi soir un message clair: «pas d’athlètes américains dans la capitale d’un pays envahisseur».(Photolaser AP) ¦'m-.-.-.: m r ¦H Evitant un attentat, Mugabe menace de reprendre la guerre FORT VICTORIA (d’après AFP et Reuter) — Un puissant engin télécommandé, contenant une charge de 40 kilos, a explosé hier après-midi au passage d’un convoi de voitures accompagnant M.Robert Mugabe à l'aéroport ae Fort Victoria dans le centre de la Rhodésle, ratant de peu le dirigeant nationaliste, a annoncé la police.L’auteur de l’attentat, qui se trouvait à moins de cent mètres des lieux pour commander l’explosion, a réussi à s'échapper malgré l’intervention de la police et de l’armée.Selon la police, «une forte explosion» a eu lieu juste après le passage de la voiture emmenant M.Mugabe à l’aéroport, après qu’U eut tenu un meeting électoral dans la cité de Mucheke, près de Fort Victoria, où il a menacé de reprendre la guerre avec ses maquisards.Les deuxième et troisième voitures du les collaborateurs du chlf de la ZANl?(U-nion nationale africaine du Zimbabwe) ont été atteintes par l’explosion et cinq personnes ont été hospitalisées avec des blessures mineures, a précisé la police.Il s’agit du second et du plus sérieux attentat contre M.Mugabe depuis son retour en Rhodésie il y a deux semaines.Une grenade avait été lancée contre son domicile à Salisbury la semaine dernière, ne faisant ni dégâts, ni victimes.Une vague d’attentats politiques a visé ces dernières semaines des responsables de la ZANU et d’autres partis engagés dans la campagne électorale.De nombreuses menaces de mort ont été adressées, surtout par des Blancs, à M.Mugabe, président de la ZANU et favori des élections, qui vont se dérouler du 27 au 29 février, en raison de son rôle majeur dans la guérilla.Malgré cet incident, M.Mugabe a pu prendre l’avion et regagner Salisbury.Il s’était auparavant adressé à plus de 30,000 personnes devant lesquelles il avait lancé une violente attaque contre le gouverneur britannique de la Rhodésie, Tord Soames, et avait menacé de reprendre la guerre si une quelconque action était entreprise contre son parti.Il a présenté à lord Soames un ultimatum lui demandant de «choisir entre la guerre et la paix».M.Mugabe a affirmé que si le gouvernement interdisait son parti, il ne serait plus lié par l’accord de Londres et pourrait retirer ses 16.000 guérilleros des camps du Commonwealth.Il a qualifié d’ «inconstitutionnels» les nouveaux pouvoirs dont vient de se doter lord Soames.Ceux-ci l’autorisent notamment à interdire un parti dans un district pour les élections du 27 au 29 février, s’il est responsable d’actes d’intimidation des électeurs.M.Mugabe a qualifié de «malhonnête» les accusations des observateurs électoraux britanniques et du gouverneur, selon lesquelles l’Union nationale africaine du Zimbabwe (ZANU-PF) de M.Mugàbe serait responsable de la plupart des actes d’intimidation.M.Meddison Zvogbo, chargé des élections au sein du mouvement de M.Mugabe a déclaré à la BBC: «Si lord Soames nous empêche de nous présenter dans Voir page 6: Mugabo Joe Clark évoque la possibilité d’une victoire libérale par André Préfontaine VANCOUVER (PC) - Même s’il exprime sans arrêt sa conviction de voir ce qu’il perçoit comme «le nombre grandissant des indécis» assurer la victoire de son parti le 18 février, le premier ministre Joe Clark n’exclut pas la possibilité que cette même catégorie d’électeurs se tourne vers le Parti libéral de M.Pierre Trudeau, pour lui redonner le pouvoir le jour du scrutin.Après avoir concédé, il y a quelques semaines, que les conservateurs tiraient de l’arrière sur les libéraux, depuis le début de la campagne électorale, comme l’ont révélé certains sondages d’opinion publique, M.Clark a fait aïlusion, pour la première fois, à la possibilité d’une victoire libérale, au cours d’une interview à la Presse Canadienne au cours du week-end à Vancouver.Cependant, le chef conservateur, qui se dit surpris «par la différence entre les sondages et l’enthousiasme que nous avons trouvé chez les militants», estime «important de reconnaître la nature des événements depuis le déclenchement des élections».A son avis, le transfert, «commencé il y a 50 jours», d’une portion grandissante de l’électorat du Paru libéral vers les indécis se terminera dans le camp conservateur.«La tendance est avec nous», ajoute-t-il aussitôt après avoir déposé la tasse de café qu’il sirote lentement, assis confortablement dans un fauteuil du salon de sa suite.Néanmoins, M.Clark tempère «esprit combatif» et «optimisme», en précisant ?|ue le sud-ouest de l’Ontario, où il a ef-ectué une tournée la semaine dernière, jouera un rôle-clé dans cette élection, à cause des marges excessivement serrées qui séparent les conservateurs des libéraux dans cette région, où l’ancien ministre libéral, M.Eugène Whelan faisait autrefois la pluie et le beau temps.Le chef conservateur s’attend même à ce que les candidats de son parti y fassent assez bonne figure pour lui assurer une majorité à la Chambre des communes.M.Clark espère seulement que les Québécois prendront conscience de «cette tendance évidente» avant la journée du vote, afin de permettre à ses candidats ministrables de se faire élire.Dans cette ligne de pensée, le premier ministre a lancé un avertissement au Québec, qui ne pourra avoir «le meilleur des deux mondes» en croyant «que l’on peut voter contre le gouvernement conservateur, tout en participant au gouvernement conservateur».Car même «s’il existe toujours un di-lemne pour un gouvernement national qui veut représenter tout le pays», selon M.Clark, celui-ci ne semble guère enclin Voir pago 6: Clark Le Canada aux Jeux olympiques Les 13e Jeux olympiques d’hiver, qui commencent demain à Lake Placid, pourraient bien voir le Canada doubler sa ri*'coite de médailles par rapport aux Jeux d'Innsbruck, où les Canadiens ont remporté trois médailles, en 1976.Le plus grand espoir du Canada demeure le descendeur Ken Read, qui a effectué hier une descente de reconnaissance de la piste de Whlteface Mountain.«C’est une piste fantastique», s'est exclamé Read, après sa première prise de contact avec la piste olympique.— page 10 Boucher derrière Heiden Pour la deuxième année consécutive, Gaétan Boucher, de Sainte-Foy, a terminé deuxième lors du Championnat du monde de sprint de patinage de vitesse, qui a eu lieu au cours du week-end près de Milwaukee.Boucher s'est à nouveau Incliné devant ce phénomène du patinage de vitesse qu'est l’Américain Eric Heiden, dont c'était le quatrième titre d'affilée.Le prochain objectif de Heiden?Devenir le premier athlète à remporter les cinq médailles d’or des épreuves olympiques de patinage de vitesse lors des Jeux de Lake Placid.— page 11 ¦ Le dernier Gallup donne 48% aux libéraux; gain de trois points pour le PC — page 2 ¦ Une femme et trois enfants meurent dans un incendie à Québec — page 3 m Le conservatisme perdant: un éditorial de Lise Bissonnette ____„ ¦ Peter Lougheed va-t-il prendre sa retraite ?s — oaae T oaae T Super Loto NUMÉROS GAGNANTS $1 million TIRAGE: 10 FÉVRIER 80 Les détenteurs de billets se terminant par: 5756111 756111 56111 ( nn 111 4128579 128579 28579 1 3579 579 065481 65481 1 1 S481 481 5065481 GAGNENT $|Q QQQ GAGNENT §-9845 miissaff 351-5500 AUSSI: ST-JEAN D'IBERVILLE TROIS-RIVIÈRES LE DEVOIR Montréal, lundi 11 février 1980 4 morts dans un incendie à Québec QUÉBEC (d’après PC) — Une femme et trois enfants, originaires de Riverdale, en banlieue de New York, ont péri samedi dans un violent incendie qui a complètement détruit le Manoir de Bruges, une maison de chambres située sur la Grande-Allée, dans la haute-ville de Québec.Les victimes ont été identifiées par la police comme étant Mme Florelle Gal-nan, âgée de 35 ans, sa fille Christine, 13 ans.toutes deux d’origine haïtienne, ainsi que Jean-Bernard et Christopher Muller-Thym, âgés respectivement ae 12 et 8 ans, enfants de M.et Mme John Muller-Thym.L’incendie s’est déclaré vers 2 h 30 samedi matin, vraisemblablement près de l’entrée électrique à l’arrière, et s’est rapidement propagé à tout l’intérieur de la maison de pierres de 2 1/2 étages.Un porte-parole de la police a déclaré que les victimes avaient été surprises en Îilein sommeil et avaient succombé à ’asphixie avant d’être atteintes par les flammes.Les quatre corps ont été trouvés dans la même chambre.Mme Calnan et sa fille étaient dans un lit tandis que les deux garçons reposaient sur le plancher, dans des sacs de couchage.Elles faisaient partie dFun groupe de 19 New-Yorkais venus à Québec participer à la dernière fin de semaine du Carnaval.Trois autres occupants, dont Mme Michelle Muller-Thym, ont été incommodés par la fumée et ont dû recevoir des soins à l’hôpital.L’arrivée hâtive des pompiers aurait empêché que l’incendie ne dégénère en hécatombe.Les rescapés ont dû s’enfuir en vêtements de nuit et ont perdu tous leurs effets personnels dans le sinistre.Ils ont trouvé refuge temporairement au domicile d’un ami du groupe, à Orsainville, avant d’être pris en charge par le consulat des Etats-Unis, à Québec mm y Le projet des Jeux d’été à Montréal prend de l’ampleur Vf Tout semble indiquer que le maire Jean Drapeau, qui a garde jusqu’ici un mutisme complet sur le sujet sauf pour dire qu’il n’était pas question de voir la *¦ ¦.mm.il! 3; rli C’est dans cette chambre du Manoir de Bruges qu’ont périe, lors d’un incendie survenu tôt samedi matin, quatre Américains, dont trois jeunes enfants, venus assister aux dernières manifestations du Carnaval de Québec.(Photolaser CP) dire qu il n était pas question de voir la métropole remplacer Moscou pour la présentation des Jeux olympiques d’été 1980, serait partie d’un projet conjoint en vue justement de la tenue d’une partie des Jeux à Montréal.La Presse publiait en effet samedi une nouvelle de son correspondant à Washington, selon laquelle M.Drapeau négocierait actuellement avec le gouvernement fédéral en vue de la réalisation de ce projet alternatif, rendu nécessaire par le nombre sans cesse accru de pays ayant décidé de boycotter les Jeux ae Moscou.Le maire doit, au cours des prochains jours, faire une déclaration publique sur le sujet, estimant qu’il était devenu impérieux pour lui de briser la consigne du silence qu’il s’était imposée, de manière à dissiper toute erreur d’interprétation qui Îiourrait continuer de se glisser dans 'esprit des gens.Selon le quotidien montréalais, l’initiative de M.Drapeau est confirmée par une lettre qu’il a récemment fait parvenir à un membre du Congrès américain, M.Clarence Miller, dans laquelle il recommande d’exercer pour le moment la plus grande discrétion dans cette affaire.Le projet de Jeux alternatifs d’été à Montréal, avec la participation notamment des gouvernements des États-Unis et du Canada, semble prendre de plus en plus d’ampleur avec ce qui se passe à la 82e session que tient présentement le Co- mité international olympique à Lake Placid, site des Jeux d’hiver.A la suite de la déclaration du Comité olympique des Etats-Unis qui s’était déclaré en faveur d’un boycottage des Jeux de Moscou, le secretaire d’Etat américain, M.Cyrus Vance, a réitéré samedi aux délégués du CIO la détermination de son gouvernement de ne pas envoyer d’athletes en URSS cet été si les troupes soviétiques n’avaient pas évacué l’Afghanistan a’ici 10 jours, soit le 20 février prochain.«Que la position de mon gouvernement soit claire, a-t-il souligné.Nous sommes opposés à ce qu’une équipe américaine se rende à des Jeux olympiques se déroulant dans la capitale d’une nation qui en a envahi une autre.Il n’est pas question de divergence d'opinion politique, mais il faut savoir si les Jeux peuvent se dérouler dans un pays qui est en guerre.» A Vancouver samedi, le premier ministre Joe Clarke a précisé que le gouvernement canadien avait offert de defrayer les coûts si les Jeux de Moscou étaient transférés en partie à Montréal.Ajoutant qu'il était impossible de tout transférer au même endroit, il a dit qu’il était disposé à partager les coûts de tout transfert des Jeux ailleurs au Canada, sans toutefois indiquer de montants précis.Selon La Presse, Montréal serait l’une des nombreuses villes, non seulement au Canada mais à travers le monde, où se dérouleraient simultanément des Jeux parallèles à ceux de Moscou.La sécurité dans les chantiers L’OCQ se voit retirer le mandat de surveillance A 19 h, dans le cadre de la semaine acadienne, vernissage d’une exposition d’art de plusieurs artistes acadiens suivi d’une projection de film, à la maison Ludger-Duvemay, 82 Sherbrooke ouest.Sherbrooke est.Invité: M.Guy Tardif, ministre des Affaires municipales.¦ A 19 h 30, soirée d’introduction au bouddhisme, au Dharmadhatu de Montréal, 1534 ave des Pins ouest.Entrée libre.¦ A 19 h 30, conférence-dégustation de l’Amicale des sommeliers du Québec, section montréalaise, à la Maison du commerce, 1080 côte du Beaver-Hall.¦ A 19 h 30, soirée d’information sur les testaments par le Groupe féminin de Saint-Laurent, au YMCA municipal.Invité M.Adrien Leduc, notaire.¦ A 20 h 30, conférence de M.Michel Dufour sur le matérialisme dialectique, au pavillon Hubert-Aquin de l’UQam, 1255 Saint-Denis, salle A-2835 ¦ Exposition de travaux sur la conservation de l’énergie, présentée par les étudiants du module de design graphique de l’UQAM, au 5e étage du Palais de justice.Jusqu’au 22 février.¦ Etats généraux de la travailleuse salariée québécoise consacrés aux conditions de travail, toute la semaine au centre Saint-Pierre, 1212 Panet.par Louis-Gilles Francoeur Le mandat de l’Office de la construction du Québec dans le domaine de la sécurité dans les chantiers prendra fin le 31 décembre.\ 1 L ’ OCQ en a été prévenu la semaine dernière par le gouvernement et les discussions sur le transfert d’un certain nombre d’inspecteurs de l’OCQ devraient débuter au cours des prochaines semaines.Ces deux informations ont été confirmées hier au DEVOIR par le président de l’OCQ, M.Jean-Yves Gagnon, qui a souhaité que cette «conséquence directe» de l’adoption de la loi 17, sur la sécurité et la santé, «ne complique pas trop les négociations» en vue du renouvellement de la convention collective des employés de l’Office.L’OCQ embauche 138 inspecteurs de chantiers, lesquels remplissent diverses fonctions comme la surveillance du décret, de la qualification professionnelle et de la classification des travailleurs en même temps qu’ils supervisent la sécurité.Le syndicat des employés de l’Office a fait des pieds et des mains, lors de l’adoption de la loi 17, pour que cet organisme conserve en exclusivité le mandat de surveillance des chantiers.Le législateur n’a pas retenu cette hypothèse et il a préféré confier la surveillance de la sécurité à la nouvelle Commission sur la sécurité et la santé au travail.Cette commission pourra toutefois déléguer certaines responsabilités, si elle juge à propos de le faire par Shell rejette les propositions des médiateurs souci d’économie, d’efficacité ou pour éviter des dédoublements coûteux.Selon le président de l’OCQ, la loi 17 établit un mode d’inspection qui diffère sensiblement non seulement de ce qui se fait présentement à l’Office mais aussi dans d’autres organismes gouvernementaux ou paragouvemementaux.M.Gagnon a toutefois précisé que l’Office de la construction n'allait pas se dé-barasser de tous ses inspecteurs actuels {tarce que son mandat était terminé dans a surveillance des chantiers.«Nous continuerons d’assumer les autres fonctions actuellement dévolues à nos inspecteurs», a-t-il dit.Le président de l’OCQ pense que «nous devrions garder les deux tiers de nos inspecteurs», sous réserve, précise-t-il, des discussions qui débuteront au cours des prochaines semaines avec la nouvelle commission.Le syndicat des employés de l’OCQ craint que les nouvelles dispositions de la loi 17 ne fassent perdre leur emploi à certains de ses membres.H a fait de nombreuses pressions sur les députés du Parti québécois lors de l’adoption du pro- jet de loi et il a même songé alors à user de moyens de pression.La négociation de la convention collective sera inévitablement pour ce syndicat l’occasion toute désignée de défendre la sécurité d’emploi des inspecteurs actuels, sion désormais chargée de surveiller les chantiers.Lorsque l’OCQ a succédé à l’ancienne Commission de l’industrie de la construction, cet organisme, créé à la suite de la commission Cliche, avait hérité en bloc du personnel de l’organisme précédent.La Commission Cliche avait pourtant mis en preuve que de sérieuses irrégularités s’étaient parfois glissées lors de l’embauche d’un certain nombre d’inspecteurs.Il semble, d’après la preuve alors présentée, que certains d’entre eux avaient caché leurs dossiers judiciaires et que les dates des formulaires d’em-bauche avaient été falsifiées dans certains cas.Aucune poursuite ne fut intentée par la suite contre quiconque et la direction de l’OCQ n’a jamais rouvert ce dossier, du moins officiellement.D’autre part, le gouvernement provincial a nommé la semaine dernière un nouveau membre de l’Office de la construction, en remplacement de M.Roger Car-bonneau, lequel a démissionné et travaille depuis au Centre des dirigeants d’entreprise.Le cabinet provincial a ainsi nommé par voie d’arreté en conseil M.Albert-V.Hudon, un consultant de la firme Cha-rette, Fortier, Harvey et Associés, une filiale .de PS Ross.M.Hudon était, il y a deux ans, président du conseil d’administration de Miron et Frères.C’est aussi une figure bien connue des milieux de la construction parce qu’il a occupé pendant de nombreuses années le poste de directeur général du Comité paritaire de l’industrie de la construction de la région de Montréal.M.Hudon a quitté cette fonction pour être remplacé par M.Roger Perreault, mis en cause devant la commission Cliche pour avoir falsifié les dates de formulaires d’embauche de certains inspecteurs de l’ex-CIC afin d’augmenter les chances des protégés d’André Desjardins.Cliniques de collecte de sang de la Croix- louge: à Long." ~~ J-T'- “ • Whitney, de 91 Rouge: à LongueuU, aux deux usines de Pratt & ' 9 h 30 à 11 h 30 et de 13 h à 16 h 30.(par Louis-Gilles Francoeur) — La compagnie Shell, le plus important raffi-neur de l’est de la métropole, a fait parvenir des lettres au cours de la fin de semaine à ses 650 employés, en grève depuis la mi-décembre, pour leur indiquer son rejet des propositions des médiateurs Srovinciaux, MM.André Courchesnes et acques Vanier.Cette compagnie est la première à prendre position sur le rapport des médiateurs, qui concerne egalement les compagnies Texaco, Petrofina et Joseph I I I : CENTRE DE FORMATION EN TOURISME 5 NOUVEAUX COURS INC.1) LA FRANCE (à partir du vend.22 fév.) 2) FRANCE - ITALIE - SUISSE (à partir du jeudi 28 fév.) 3) LA GRÈCE (à partir du mere.26 mars) Pour ceux qui désirent profiter au maximum de leurs voyages en étudiant les aspects culturels, historiques, sociaux, géographiques, etc., des régions à visiter.% I I SOLEIL” | 4) LES DESTINATIONS (à partir du mere.27 fév.) 5) L’EUROPE (à partir du lundi 3 mars) Pour ceux qui désirent connaître les différents tours et produits qui s’offrent à eux et ainsi mieux planifier et profiter de leurs voyages, ou pour les AGENTS DE VOYAGES qui désirent se perfectionner en faisant un tour d’horizon des possibilités à offrir à leurs clients: croisières, location de voitures, circuits en autocar, train ou avion, sites intéressants, choix d’hôtels, conseils pratiques, etc.Prix: $135 cours Durée: 30 heures 1 soir par semaine S INTRODUCTION A L’AGENCE DE VOYAGES Cours du soir Pour ceux qui désirent se familiariser avec le travail d’agent de voyages.Durée: 90 heures ^ du 25 fév.au 11 juin I (lun.mere.) I Cours du jour ¦ du 8 avril au 12 juin (mar.mere, jeu.) I de 13 h à 16 h Permis du Ministère de l'Éducation no 370520 — Enseignement de culture personnelle Normand Fortier: 284-1115 Prix $350 I I I Elie.Jusqu’ici, les quatre compagnies touchées par des arrêts de travail ont soumis des propositions à peu près identiques à leurs employés, ce qui pourrait laisser entrevoir la position des autres raffineurs.Selon d’autres informations obtenues hier par le DEVOIR, le directeur du personnel de la compagnie Texaco et son collègue de la section de la mise en marché auraient communiqué au syndicat leur rejet des propositions des médiateurs provinciaux.Du côté syndical, deux des six unités d’accréditation se sont prononcées au cours du week-end sur les propositions de médiation mais la direction syndicale n’a pas voulu divulguer pour l’instant le résultat du vote ou même indiquer dans quel sens allaient ses recommandations.Le syndicat, qui n’a pas semblé outre mesure emballé par le rapport, a convoqué aujourd’hui une conférence de presse à midi.40 personnes immobilisées sur la gjace du lac Érié TRENTON (PC) - Un hélicoptère des forces canadiennes a secouru hier 19 des 40 personnes immobilisées sur des glaces flottantes du lac Erié.Ces 19 personnes se trouvaient à environ 45 kilomètres à l’ouest de Buffalo et les garde-côtes des Etats-Unis avaient demandé l’aide du Canada.Un Twin Huey a été dépêché au-dessus des glaces flottantes.Les 21 autres perspnnes ont été secourues par bateau.Personne n’a été blessé.Un hélicoptère s’est aussi tenu en alerte près ae Port Rowan, en Ontario, où l’on avait constaté une faille profonde dans les glaces.Mais on n’en a pas eu besoin.Fiducie du Québec Pour un choix de Plans d'épargne-retraite La Fiducie du Québec, une institution du Mouvement Desjardins, offre un vaste choix de modes d'épargne parmi lesquels figurent les Plans enregistrés d'épargne-retraite.Le Plan Dépôts garantis* 12 5 ans intérêts payés annuellement Vï 5 ans intérêts composés Le capital et les intérêts sont entièrement 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APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 ?( 33 ) VENTES TOTALES $1,754,749.00 ,( % TIRAGE: 945 Sf y VENDREDI 8/2/80 -—rsn POSSIBILITE DE 695640 3 GAGNANTS DE *50, OOO.95640 27 GAGNANTS DE *5, OOO.5640 279 GAGNANTS DE *250.640 2781 GAGNANTS DE *50.40 27810 GAGNANTS DE *5.Tous les billets gagnants de $250.et $50.de la Mini sont encaissables à toute succursale de la BCN 4 ¦ Montréal, lundi 11 février 1980 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur Lise Bissonnette Directeur de l'information: Pierre Loignon Trésorier: Bernard Larocque Le conservatisme perdant A la fois trop cruelle mais instinctivement lucide, l’opinion publique aura rare-ment ménagé un homme politique moins que Joseph Clark.À peine un Canadien sur dix, au dernier sondage, le croyait mieux apte à diriger les destinées du pays.Cet nomme jeune, intelligent, d’une énergie et d,une persévérance peu communes, ne mérite pas le mépris sans examen que l’on sent trop souvent derrière de tels verdicts, notamment ?Sauf pour sa gaucherie certaine, M.Clark n’est pas la caricature bébête qu’on ne cesse de proposer de lui.Il suffit, pour s’en convaincre, de penser au rare courage qui lui a été nécessaire pour endurer sans amertume trop visible, depuis maintenant quatre ans, cette humiliante et injuste caricature.Mais toutes ces qualités ne font pas un leader et c est pourquoi, insécurisée par l’inexpérience et plusieurs maladresses de M.Clark, la population craint les temps de crise en sa compagnie.Si la défaite appréhendée se produit la semaine prochaine, la contrition du Parti progressiste-conservateur risque donc de ne se manifester qu’autour de «l’image» de son chef, qui sera le premier sacrifié.Mais s’il est vrai que la personnalité de Joseph Clark contribue aux malheurs de son parti, elle n’en est pas le seul facteur.Ce à quoi une majorité de Canadiens résiste en tout temps — le PC n’a obtenu que 36% des voix le 22 mai 1979 — c’est à l’orientation générale du parti.En quelque sorte, les Canadiens n’élisent les conservateurs que sous condition qu’ils restreignent leur conservatisme, qu’ils y mettent une sourdine.Mais les nouveaux élus se sont au contraire précipités dans des «redressements» d’orientation dont ils n’avaient pas vraiment reçu le mandat.¦ La campagne électorale, à cause de l'importance qu’y a prise la politique étrangère canadienne, a elle-même singulièrement éclairé cette tendance.Les revirements de décisions, dont se gaussent les libéraux, n’ont rien de tellement grave.M.Trudeau, qui traitait l’OTAN comme un dangereux foyer de contagion militariste au début des années 70 et y «snobait» ses partenaires, ne jure plus lui-même que par le renforcement de l’Alliance atlantique.Là-dessus, les conservateurs auraient de la cohérence à lui revendre: ils ont toujours été automatiquement anti-communistes, inconditionnels de l’Alliance, favorables aux appétits budgétaires des Forces années.C’est justement cette tournure d’ensemble de la politique étrangère conservatrice, ses valeurs qui, à long terme, modifieront beaucoup plus dangereusement, la «réputation» du Canada que des bourdes passagères.Ainsi le seul budget ministériel pour lequel les conservateurs ont une indulgence illimitée est celui de la défense qui augmenterait avec eux de 17.6% au cours de la prochaine année fiscale, pour atteindre $4.6 milliards.Au même moment, le gouvernement conservateur gèle le budget de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), est incapable de respecter sa promesse d’aide alimentaire au Cambodge, refuse de se rendre au bout de sa politique d’accueil des réfugiés du Sud-est asiatique et semble en bonne voie de vouloir resserrer sa politique d’immigration.Si l’on ajoute à cela les discours déplus en plus belli-queux qui émanaient des Affaires extérieures, et 1 alignement canadien inconditionnel sur la politique étrangère américaine dans les affaires iranienne et afghane, le raidissement devenait évident.Certes, les conservateurs pratiquent ouvertement ce que les libéraux faisaient plus subtilement en l’assaisonnant de discours progressistes tiers-mondistes pour conserver une certaine élégance; mais ils y mettent tant d’ardeur que le reste d’équilibre que la politique extérieure canadienne a gardé des années Pearson risque cette fois la rupture.Au plan intérieur, ce conservatisme à tous crins s’est traduit dans des options économiques plus obsédées du respect de la doctrine que des nécessités de l’heure.On pense au démantèlement de Pétro-Canada, heureusement réparé, mais qui risque de se reproduire à des dizaines d’exemplaires par la vente de sociétés de la Couronne dont on ne peut dire qu’elle a fait l’objet d’une étude sérieuse.On pense aussi à la volonté maladive de réduire le déficit — la ministre des Finances promet de le couper de moitié d’ici quatre ans, — un objectif intéressant peut-être mais dont la superpriorité ne saurait s’expliquer.On pense aussi au fameux budget Crosbie; la hausse qu’il inflige aux consommateurs de pétrole que nous sommes tous ne scandaliserait pas tant si les revenus supplémentaires qu’elle garantit au gouvernement n’étaient pas immédiatement effacés par le programme de crédit d’impôt pour intérêts hypothécaires, qui profite aux moyennement fortunés.Sauf le leger credit «à l’énergie» sous forme d’allocation, applicable en 1981 seulement, on ne trouve finalement rien qui ressemble à une politique sociale, et les promesse électorales n’en ont pas apporté plus.¦ La plus grande qualité du gouvernement conservateur, somme toute, était d’être neuf, d’amener Ottawa à respirer un peu et à revoir tous ses grands dossiers d’un oeil enfin différent.Ainsi l’équipe de M.Clark a eu quelque succès, épars, imprévus.Ain ques calme i_ _ _____ convenant à la tenue prochaine du référendum.M.Clark a réussi à modifier l’atmosphère des relations fédérales-provinciales.il y a une sérieuse différence entre les tensions inhérentes au régime fédéral, qu’on a constatées vivement dans les discussions énergétiques entre Ottawa, l’Alberta et l’Ontario, et la confrontation permanente.Les libéraux, qui menacent déjà l’Alberta du recours au pouvoir fédéral d’imposer les prix du pétrole, sont loin de la patience conservatrice qui avait malgré tout réussi à amener un accord.Si les troupes de M.Trudeau rattrapent le pouvoir, on regrettera assurément quelques autres ouvertures au changement, dont une loi fort intéressante sur l’accès à l’information gouvernementale qui a toujours été la dernière priorité des libéraux, de sérieux efforts pour améliorer la situation de la femme sur le marché du travail, et un début de révision intelligente de la politique culturelle du gouvernement fédéral.Ces déblocages, on les doit à quelques progressistes isolés (Gerald Baldwin, David MacDonald).Mais l’essence de ce gouvernement, justement, est de ne leur permettre que de gagner des batailles occasionnelles, qui ne laissent que de légères taches rosées dans le bleu acier d’un regard conservateur sur le monde que les Canadiens n’adoptent, eux, que de temps en temps.Use BISSONNETTE Sujet à changement par Albert Brie Rien n’est plus facile que de trouver une aiguille dans une botte de foin.Un enfant y penserait: il brûlerait la botte de foin.a Les prolétaires d’aujourd’hui sont des bourgeois à retardement.¦ DE L’AMBIGUÏTÉ.— Lui, découragé, s’adresse à Elle: — Je n’en peux plus; je veux en finir avec la vie.— Pourquoi ne vas-tu pas voir un médecin?m Combien de gens admettent que votre opinion puisse différer de la leur, mais à la condition de reconnaître que votre divergence vous place dans le camp de ceux qui sont dans 1 erreur.¦ Intolérable condition de l’esclave et de la femme qui est de se dorner sans jamais ne s’être appartenus.¦ '.Détrompez-vous Ca n’est pas un vieil air d’église, encore moins aujourd’hui qu’hier: «Salut demeure chaste et pure.» ¦ Jean-François acheta un bidon d’essence, le répandit sur sa voiture, et y mit le feu.MORALITÉ : Il en coûte moins cher de brûler sa voiture avec de l’essence que de brûler de l’essence avec sa voiture.¦ Cette année, l’hiver s’est trompé de saison.Pour les enfants, un hiver sans neige est pareil à un gâteau sans glaçage: ils en laissent la jouissance aux adultes.Au point où nous en sommes de la saison, nous pouvons déjà affirmer que la disette de perturbations, causées par les tempêtes de neige et le verglas, cet hiver, aura été absolument désastreuse.¦ Les nouvelles de l’actualité du monde sont tellement déprimantes que la lecture de la rubrique nécrologique est presque propre à ranimer notre espérance d'un monde meilleur.¦ Une situation sans avenir est plus supportable qu’un avenir sans situation.¦ Sentimentalement politiques, les Québécois éliront le souvenir de ce que fut M.Trudeau, notre maître, le dépassé.¦ Monsieur Ryan : une voix de velours râpé dans un coffre de fer capitonné.¦ Il ne faut jamais parler de ficelles dans un parti de marionnettes.¦ La résignation est une sérénité qui a mal à son impuissance.¦ L’opinion publique est une maladie con-tagieuse; dont le germe se propage de bouche a oreille, sous forme de boutons de chaleur, et qui se résorbe avec la tombée du jour ou du journal.¦ On n’a toujours pas inventé de meilleure méthode pour se taire que de garder le silence.¦ D’autre part, on n’a pas encore trouvé de procédé plus efficace pour ne rien dire que de parler tout le temps.¦ Si le mariage est une erreur de parcours sans boussole, le divorce est une correction de course sans aiguillage.LOGIQUE DANS LA CONTRADICTION.— La mère à son fils, Pierrot, qui s’apprête à sortir: — Pierrot as-tu perdu la tête?— Oui maman.Es-tu contente là?— Oui Je m’explique maintenant pourquoi, par un froid pareil, tu sors sans coiffure.¦ Pour un sommeil réparateur, un beau pyjama tout neuf ne vaudra jamais un lit confortable.IMAMIlHllli Le monopole libéral par Robert Décary Les Québécois s’apprêtent à envoyer à Ottawa entre 70 et 75 députés libéraux.Si les sondages sont exacts, le Parti libéral recueillera en effet plus de 70% des voix, surpassant en cela sa propre marque, établie en 1921, quand MacKenzie King avait raflé les 65 sièges du Québec.On a d’ailleurs peine à croire, quand on regarde ces chiffres, qu’en 1968, année par excellence de la tru-deaumanie, les libéraux n’avaient obtenu que 53% du vote et n’avaient élu que 56 députés.Aucun balavage libéral n’avait été réalisé, au Québec, avant 1921.Aucun ne le fut depuis, même si le Parti conservateur était à nouveau blanchi en 1940, et ne faisait élire qu’un seul député en 1945.Cette année, pour la première fois depuis près de quarante ans, les libéraux voient un balayage a portée de leurs mains, et ils ne cachent pas — c’est peut-être la seule chose qu’ils ne cachent pas au cours de cette campagne qu’on aurait cru de neige et qui n’est que de brouillard opaque — leur intention de tout faire pour que disparaissent de la carte électorale québécoise, conservateurs et créditâtes.Il est même presque indécent de voir cette horde d’anciens ministres et députés libéraux, jouissant d’un confort inégalable dans leur propre foyer, envahir ces pauvres circonscriptions québécoises qui avaient eu le malheur, le 22 mai dernier, de bouder la vérité libérale.Alors qu’ailleurs au pays, les candidats jibéraux sont confinés à leurs comtés et méritent de peine et de misère une victoire qui, d’élection en élection, est toute à recommencer, les liberaux du Québec peuvent se permettre, même en pleine campagne, de négliger leurs propres électeurs et d’aller se balader dans ces terres qui ne sont point encore rouges.La lutte, est-il nécessaire de le dire, est inégale: que peut, par exemple, ce pauvre Eudore Allard, créditiste qui a commis l’erreur de se faire élire dans Rimouski, contre l’armée libérale?Quoi, si ce n’est la sympathie naturelle que l’électeur peut éprouver à l’égard du David menace par un Goliath, pourrait bien protéger sa frêle majorité de 105 voix?Mais, la vie politique étant ce qu’elle est, les libéraux, même s’ils étaient conscients du danger qu’un balayage fait courir à la démocratie au Québec, ne concèdent aucun centimètre de terrain à leurs adversaires.A l’heure ou une majorité libérale pointe à l’horizon, chaque siège vaut son pesant d’or, et puisqu’il est plus facile d’effectuer des gains au Québec que partout ailleurs, pourquoi ne pas y mettre le paquet?Il faut abolir les Jeux par Pierre-D.Jurtschyschyn L’auteur est étudiant en journalisme à l’Université Laval.m • La farce des Jeux olympiques a-t-elle assez duré?Le rêve au Comité international olympique de voir un monde apolitique y prendre part doit-il s’estomper?Les Jeux doivent-ils continuer?Justement non.Lorsque le président des États-Unis, M.Jimmy Carter, s’est résolu le 21 janvier a utiliser l’arme olympique, ce fut la fin des Jeux.Ce cérémonial doit être aboli.Pour désapprouver la récente invasion soviétique en Afghanistan, M.Carter a franchi un bien grand pas et tous les athlètes américains ne sont pas prêts à le suivre.Il est cependant trop facile d’affirmer qu’il est «déplorable que M.Carter n’ait pu dénicher un levier de négociations moins sensible, etc.» Avait-il le choix?Quatre-vingts années de tentatives infructueuses nous ont prouvé l’impossibilité de séparer politique et ¦ Propos d’actualité Il est essentiel qu’un gouvernement qui propose la transformation d’un cadre constitutionnel, soumette avec précision le contenu et les modalités qu’il s’engage à négocier.C’est là un principe élémentaire d’une démarche qui se veut véritablement démocratique En effet, afin que le processus de négociation dans lequel s’engage le gouvernement du Parti québécois soit le plus possible le reflet de là volonté du peuple — et non un simple mandat de négociation ou un projet qui reste encore insatisfaisant, incomplet et imprécis — il est néces- sport.L’idéal du baron Pierre de Coubertin, qui voulait amener des pays éloignés géographiquement et idéologiquement a se rapprocher pour une période de fraternité sportive tous les quatre ans, c’était trop, beaucoup trop.Que nous l’acceptions ou non, les Olympiques n’auront été qu’une tentative utopique dans un monde dépassé par son idéologie.Ces simples constatations ne datent pas des dernières semaines.La dualité sport-politique s’est manifestée aussi tôt qu’en 1916, alors que les Jeux furent reportés indéfiniment.Les exemples subséquents fusent: 1936 et les Jeux nazis, 1940 et 1944, les Jeux abolis, 1968 et le Black Power américain à Mexico, puis le pire en 1972: les athlètes israelites tués à Munich par un commando arabe, et enfin le boycottage, par les pays africains des Jeux de Montréal.Et maintenant, Moscou.Le geste de M.Carter s’inscrit parfaitement dans cette lignée.Pour la population russe, ainsi que son gouvernement, ce boycottage serait un dur coup pour l’amour saire que la souveraineté-association se traduise par un projet de constitution définissant rigoureusement le cadre démocratique de l’Etat et de la société qui sont proposés.La capacité de ce gouvernement de représenter véritablement les Intérêts du peuple dans sa lutte contre 1 oppression nationale, se mesure aussi par le respect de cette exigence.Le Conseil confédéral de la Confé C*.es syndicats nationaux (CSN), Analyse du livre blanc sur la souverainetéassociation, décembre Les libéraux, en contrepartie, devront accepter mieux qu’ils ne l’ont fait par le passé, que lace à un tel monopole, la presse s’érige en véritable parti d’opposition et ne cesse de les harceler et de les rappeler à la réalité québécoise que, forts de leur majorité, ils ont eu tendance déjà, à négliger.Un candidat qui a du mal à se faire élire doit être plus présent, dans son comté, que celui dont la majorité est insurmontable: forcé, presque malgré lui, de rester en contact avec ses électeurs, il est moins porté, une fois rendu à Ottawa, à suivre aveuglement ce que lui dictent ses chefs, s’ils sait que ses électeurs ne sont pas d’accord.Quand on se souvient que les libéraux, avec seulement 62% des voix et 67 sièges au Québec, ont réussi à se foutre de ce que pensaient leurs électeurs de la question du Français dans l’air et de celle de la taxe de vente, on ne peut que s’inquiéter de ce qui peut se produire, surtout dans un contexte référendaire, s’il fallait qu’ils augmentent leur pourcentage du vote et leur nombre de sièges.Le rôle de la presse sera important, pour servir de véhicule à l’opinion publique non représentée ou mal présentée à Ottawa, pour la mobiliser s’il y a lieu, et pour sensibiliser les élus fédéraux.Ces derniers auront tôt fait de croire que leur élection constitue un appui massif, aux thèses qu’ils défendent.Ce se- rait une erreur: outre le fait qu’on ne sache pas, cette année, quelles sont les theses qu’ils défendent, il y a le fait que nombreux sont ceux-là qui, ayant appuyé les libéraux lors de 1 élection fédérale, répondront par un gros «oui» à la question référendaire.Les Québécois pouvant appuyer indistinctement messieurs Lévesque et Trudeau, les élus fédéraux, si majoritaires soient-ils à Ottawa, feraient bien de se souvenir qu’ils n’ont pas, pour autant, le monopole de la vérité ni de la solution, et que le temps n’est plus aux propos inconditionnels.Les Québécois, après avoir donné leur appui à M.Levesque en 1976, l’ont donné à M.Trudeau en 1979 et s’apprêtent à le lui redonner en 1980.Le prochain tour sera celui de M.Lévesque, et à quoi cela servirait-il d’avoir 75 députés libéraux à Ottawa si, au lendemain du référendum et au lendemain de la prochaine élection provinciale, les Québécois avaient dit «oui» et reporté M.Lévesque au pouvoir?Que les libéraux, s’ils forment, comme tout semble l’indiquer, le prochain gouvernement fédéral, se le tiennent pour dit: l’opposition, si elle n’est pas dans la rue, sera dans la presse, et ce, pour le plus grand bien du Québec, si la volonté de changement de ce dernier devait être rabrouée ou ignorée, comme dans le passé, par les porte-parole officiels de députés québécois trop souvent réduits au silence à Ottawa.ire.En URSS, la tenue des Jeux des Jeux, les médias ont proposé de nre.En URSS, la tenue des Jeux XXIIe Olympiade était considérée comme le couronnement d’une quinzaine d’années de détente accrue avec l’Occident.Le peuple soviétique, qui aime les célébration, médailles, titres et parades, voyait en cette cérémonie de l’année bissextile un hommage à ses connaissances et son savoir-faire.Sans la participation américaine, et celle de nombreux autres pays dont le Canada, les Jeux perdent beaucoup de leur prestige, de cette mystique impalpable qui les entoure.Én effet, sans la participation du monde occidental, toute signification sociale disparaîtrait des Jeux.Verrons-nous des Olympiades communistes, des Spartakiades quoi?Il vaudrait mieux, finalement, abolir ce spectacle pompeusement politique.Les Jeux ne sont plus qu’un gigantesque Monopoly politique et economique où s’affrontent deux puissances morales, alors que les pions sont des athlètes bien intentionnés et les cases, les différentes villes-hôtes.Qui gagnera cette ‘guerre olympi- Derrière l’enjeu politique se cache le duel économique.On connaît déjà trop le prix exorbitant qu’ont dû payer les Montréalais pour se mettre sur la mappemonde avec des Jeux qui se voulaient pourtant simples.Les débats sur le coût des Olympiques de 1984 à Los Angeles ont déjà inondé nos médias.À quoi tout cela mène-t-il?Le premier ministre grec, M.Constantin Caramanlis a récemment proposé Olympie, le site des Jeux de la Grèce antique, comme site permanent.Évidemment, cette suggestion éliminerait une grande pâme du problème économique.Pour éliminer l'aspect politique —-»-— •¦.«.—•«U V" ¦ v UV.supprimer hymnes et drapeaux pour que les athletes participent comme personnes.Après tout, les Jeux sont une manifestation d’humanisme, vrai?Il reste à savoir si l’URSS accepterait un tel marché.Les soviétiques perçoivent toute victoire d’un de leurs athlètes comme un gain pour le communisme mondial.Le monde capitaliste aussi en serait ébranlé! Car, en pratique, qui appuie les sportifs?L’État bien sûr, en grande partie.Le Canada subventionnerait-il le développement d’un athlète de pointe si ce dernier n’arbore pas les couleurs de sa patrie?Le ferait-il pour son simple plaisir?Il est permis d’en douter.Les sportifs ne pourraient se séparer du tout-puissant État, à moins d’avoir recours à l’entreprise privée (ce qui ne vaudrait qu’en pays capitaliste).Aidés par des compagnies diverses, ils perdraient donc leur statut d’amateur — qui ne veut plus dire grand chose de toute manière.Ils déambuleraient sur la piste comme des hommes-sandwich à la solde d’Adidas, Coke et McDonald’s.Voilà pourquoi il faut laisser tomber le principe des Jeux olympiques actuels, devenu simple affrontement entre puissances économiques nationalistes.Le but initial des Jeux a été détourné et seulement lorsque les hommes auront acquis suffisamment de sagesse pourrons-nous tirer la leçon de cette expérience difficile.Entretemps, puisqu’il est dans la nature de l’homme de vouloir déterminer des champions, il sera simple de nous en tenir à la formule des championnats mondiaux en chaque discipline, comme on le fait à chaque année non-olympique, ainsi qu’aux rencontres occasionnelles entre pays en paix.La première tempête Ce mercredi, 6 février, le Cégep de Saint-Laurent est paralyse pour la première fois de l’année.Il fallait bien en arriver là.Une année scolaire sans débrayage, ça serait comme un hiver sans neige.Bien sûr, ce fut long avant la première bordée.D’abord les professeurs durent affirmer une dizaine de fois, contre vents et marées, leur opposition à la grève.Puis les employés de soutien adoptè- ¦ En sourdine (Lettre aux candidats) Je suis devenu sourd et jamais vous ne me parlez.Je ne vous demande pas d’apprendre le langage des signes mais qu’un traducteur me dise votre boniment.Ainsi je saurais pour qui et pourquoi ¦ Sur les sondages rent la même attitude, refusant de suivre dans la tourmente leurs camarades d’autres collèges.Même les étudiants semblaient résister aux sirènes de l’ANEQ et leurs miroirs aux alouettes.Pourtant, ce matin, on ne rêve pas.Les grévistes sont revenus comme à tous les ans.Cette fois, c’est une nouvelle espèce tardive, du genre professionnel.En effet, les professionnels du collège, la je vote.Comme aucun des candidats ne me parle, j’écrirai le mot «SOURD» sur mon bulletin de vote.Et si c’était un référendum, j’écrirais: «OUÏE».Serge L.JOBIN Montréal, 5 février (En réponse à un article de Michel Roy sur les sondages, paru le 6 février).Dans le Contexte de la guérilla permanente des sondages, vous reproduisez très fidèlement l’argumentation du Comité des sondages en faveur d’un moratoire «pour éviter la diffusion d’erreurs volontaires ou involontaires qu’il ne serait pas possible de rectifier avant le jour du scrutin, faute de temps» (LE DEVOIR, le 6 février 80).Mais vous vous en dissociez au nom de la liberté d’information en précisant que, de toute façon, «l’impact du premier est souvent annulé par le deuxième et celui-ci est vite oublié quand paraissent les résultats du troisième et du quatrième».Argument en chaîne qui se termine en queue de poisson à l’instant même du dernier sondage avant l’élection, puisqu'il serait important de pouvoir l'évaluer comme les autres, avant le vote et pas après, afin que le difficile (utopique) exercice de la démocratie ne soit pas faussé derrière le paravent d’une prétendue objectivité.Vous ajoutez encore qu’en «suivant la même logique, il faudrait défendre à la presse de publier avant le scrutin toute information dont la véracité n’aurait pas été rigoureusement vérifiée».Le problème, c’est qu’on ne peut pas « démentir» un sondage aussi aisément qu’une fausse déclaration.Un exemple?Le 16 décembre dernier Dimanche-Matin publiait en première page en gros caractères, donc quelque chose que le passant ne pouvait pas ne pas voir: «66% des Québécois disent non au référendum».Les résultats publiés dans le tableau statistique indiquaient 45.8%.Une simple erreur (?) de 20%.Une autre édition tentait maladroitement de corriger l’erreur en ajoutant le mot «décidés».Ce qui est encore inexact.En poussant votre raisonnement au bout, vous auriez pu dire: de toute façon les erreurs et/ou manipulations s’annulent! Tandis que le directeur de l’IFOP (Institut français de l’opinion publique) affirmait récemment que «ce sont les hommes politiques eux- quatrième roue du chariot, ont décidé de porter leurs revendications sur le trottoir et de laisser 3,500 personnes-dans la rue.Autour des 13 braves qui ont voté la grève, un mince piquet de grève, fetiche inviolable, aura renvoyé au foyer professeurs et étudiants.De toute façon, ceux-là seront payés et ceux-ci paieront plus tard.Alors pourquoi s’énerver?C’est simplement que cette année pour nos vacances forcées.on ne peut pas faire de ski, faute de neige.Vivement la première vraie tempête; il faudrait en parler au syndicat des pelleteurs de nuages! Pierre CHAMPAGNE département de mathémati-que Cegep de Saint-Laurent Saint-Laurent, 6 février mêmes qui sont coupables de détourner les résultats des sondages.que certains sondages sont truqués en raison de la non-independance de l’organisme qui les réalise, ou encore, en raison de la médiocrité du personnel» (Le Monde, 2 février 1980), vous invoquez le principe (crucial j’en conviens) de la liberté d’information contre toute règlementation.Remarquez que nous défendons le même principe: c’est au nom de la liberté d’information, c’est-à-dire le droit du public à une information juste, que le Comité recommande un moratoire dont la durée serait à discuter.Alors, il y a un hiatus quelque part.H ’ Il r» nAtn nn «.1 D’un côté, on sait que les son dages sont susceptibles d’être manipulés en raison de l’impact qu’ils ont sur l’opinion publique.De l’autre, on se refuse à considérer ce problème qui va à l’encontre du principe qui nous préoccupe.Alain MASSOT, Membre du Comité des sondages de la SPQ et de l’ACSALF.Montréal, 8 février Le Canada a besoin d’un chef qui apprend Le coup de l’ambassade du Canada confirme un jugement émis par Lise Bissonnette lors du retour de M.Pierre Trudeau au leadership libéral: il n’est qu’un politicien ordinaire particulièrement entêté.Doté d’une image d’«homme international» basée sur des mots d’esprit et des pitreries Les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l’auteur.Toutefois, l’adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR ne peut s’engager d publier toutes les lettres et, en raison des contraintes d’espace, se réserve le droit de les abréger.Les correspondants sont invités d dactylographier leurs textes d double interligne.mondaines, il dirige un parti sans projets ni idées.Tout en lui n'est que politique et privilégie les réactions impulsives de la population au detriment de la réflexion et du jugement à long terme: il sait très bien que l’avenir énergétique du Canada passe par une fiausse des prix du pétrole mais base sa campagne sur le mécontentement causé par uq projet de hausse de 18 cents au gallon d’essence.Il a même poussé le cynisme dernièrement jusqu’à mettre en danger la vie des diplomates canadiens et des réfugiés américains à Téhéran pour se faire du capital politique ou, mieux encore, provoquer une fuite de M Joe Clark.Le Canada n'a pas besoin d'un dénigreur ni d'un fanfaron mais d’un gouvernement qui gouverne, c’est-à-dire qui a des politiques à long terme et prend les moyens pour les appliquer, même si cela provoque le mécontentement populaire pour quelque temps.Il serait vraiment regrettable de voir le Parti libéral reporté au pouvoir le 18 février, car nous n’avons pas besoin d’un chef arrivé au sommet de l’évolution, mais d’un chef qui consulte, prend des décisions, fait des •erreurs et en tire les leçons, et qui apprend.Robert DUCHARME Saint-Lambert, 4 février LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société à respon-sabilito limitée, dont le siege social est situe au numéro 211 rue du Snmt-Sacrement, Montreal H2Y 1X1 il est compose et imprimé par l Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés a 9130 rue Boivm Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est aulonsee a employer et a diffuser LVDEVOIR8"0"! CUb"6BS aans abonnement Edition q u o ti -dienne $70 00 par année, six mois $38 00.«rois mois $27 00 A l etran-00 par année six mois $41 00.trois mois $29 00 Éditions du samedi $19 par année Édition quotidienne, livrée a domicile par porteur $ 1 50 par semaine Tarif de • abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxieme «lasse enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: (44-33(1 (lignes groupées) t Le Devoir, lundi 11 février 1980 I J f # La Chambre de commerce de Montréal Déjeuner-causerie hebdomadaire LE MARDI, 12 février 1980 L’HONORABLE RENÉ LÉVESQUE Premier ministre du Québec (La contéranca tara télédlttuita par Cablavlaton — canal 9 — 12 février —20 h) Hôtel Windsor 12H30 Contéranca télédiffusé» par céblavltlon canal 8 S février 20 heuret Le public est admis Billets à l'entrée $11.Des carnets d'abonnement sont également disponibles - $90.Renseignements: 866-2861 Deux langues, deux cultures: deux lois INSI nous voilà revenus, pour quel-lue temps, à la législation bilingue, 'e ne m’attarderai pas à l’aspect politique du jugement Blaikie.D’autres l’ont fait et le feront pour l’Histoire.L’aspect particulier qui intéresse ces quelques lignes est celui d’une croyance encore largement répandue.Selon cette croyance, on peut faire passer une loi d’une langue à une autre et obtenir dans cette autre langue une règle de même portée.Reposant, à mon humble avis sur une analyse pour le moins sommaire des réalités tant juridiques que linguistiques et culturelles, cette croyance est tout simplement un mythe.En effet, pour que la règle ait la même ortée dans l’une et l’autre langues, il àudrait que les deux destinataires la comprennent de la même manière et qu’ils en déduisent les mêmes choses.Autrement dit, il faut que d’une langue à l’autre, les phrases et mots «correspondants» aient les mêmes connotations, la par Michel Sparer Juriste, M.Sparer est à l'emploi du Conseil de la langue française.Il analyse ici les effets, dans le domaine législatif, du retour au bilinguisme qu'impose au Québec le jugement rendu en décembre par la Cour suprême du Canada, qui a déclaré inconstitutionnels les chapitres de la loi 101 traitant de la langue de l’Assemblée nationale et des tribunaux.même résonnance dans le corps social, le même impact sur l’inconscient individuel ou collectif de ceux dont le législateur veut précisément promouvoir ou Infléchir le comportement.Tenons jjour acquis que chacun perçoit ou connaît les différences profondes de mentalité qui existent entre les deux principales communautés culturelles du Québec.Pour que deux langues donnent à une même regie la même portée, le même impact, la même résonnance, il faut que le message que constitue la loi soit perçu et reçu ae la même manière par les deux communautés.Il serait gravement illusoire de croire que les deux principales communautés au Québec ont les memes attentes et surtout la même volonté quant à l’organisation des rapports sociaux et du devenir collectif.Il ne faut pas perdre de vue que le droit est l’ensemble des règles écrites que se donne une société pour régir ses rapports internes.Il serait agréable de pouvoir proposer des textes de lois, qui par leur conception, leur structure, leur style et leurs connotations auraient le même but et les mêmes effets pour les deux communautés.Les lois qui sont les étais des grandes options collectives, voire nationales, participent d’une manière surprenante et complexe aux options qu’elles soutiennent.Or, anglophones et francophones ont des manières différentes de concevoir le droit.Ils structurent et rédigent leurs textes en fonction de leurs conceptions distinctes et produisent ainsi des textes d’autant plus distincts qu’ils révèlent des manières distinctes d’organiser des idées ainsi que de structurer et rédiger le propos.Enfin, ils interprètent ces textes selon des grilles mentales qui découlent de leurs façons différentes de concevoir les règles et d’en structurer et rédiger les textes.Les conceptions des uns et des autres qui sont à la base de l’entreprise législative sont elles-mêmes intimement liees à l’inconscient et aux réflexes culturels.Qu’il suffise de comparer, par exemple, les attitudes différentes quant à l’induction et à la déduction, l’approche radicalement différente quant a la structure même des phrases ainsi que la propension des uns à qualifier là où les autres se contentent de décrire.Ce phénomène commence à être suffisamment connu.Si dans l’un et l’autre cas, la loi est le produit d’une volonté ou de réflexes culturels, il est important de se souvenir que francophones et anglophones ont, même au Quebec, deux systèmes culturels très différents et ce, dans toute la dimension du concept de culture.De ce fait, cha- cune de ces communautés a des comportements sociaux et individuels différents dont elle tire des conclusions différentes notamment quant aux règles propres à les infléchir.La manière ae qualifier ces comportements variera également.Ceci amène à penser que traduire une loi n’est pas seulement une opération de traduction: c’est une interprétation du texte initial par le traducteur.A ce titre, le traducteur fait oeuvre de législateur dans la mesure où, les concepts n’étant pas correspondants, les façons de comprendre et de penser n’étant pas correspondants, il serait amené à transposer, à adapter pour donner au texte d’arrivée une portée proche de celle du texte de départ.Signalons d’ores et déjà que l’adaptation culturelle est un procède qui semble encore sulfureux en matière de traduction juridique.Je conçois fort bien que les difficultés techniques qu’entraînerait cette adaptation aient de quoi effrayer certains.Reconnaissons-le: cette adaptation est un véritable défi.Au plan de la traduction, il s’agit tantôt de traduire en français du «Common Law», tantôt de rendre en anglais des raisonnements et concepts «civilistes».En plus de passer d’une langue à l’autre, on passe également d’un système juridique à un autre.Pour peu que les deux communautés, comme on l’a vu tout à l’heure, aient des réflexes culturels et des mécanismes inconscients différents, on passe alors en plus d’une mentalité à une autre en changeant de destinataire.Au plan de l’entendement cette fois, il me semble qu’on ne peut plus considérer que la substance d’une loi se limite aux mots et phrases qui l’expriment.Je crois que la loi est en quelque sorte comparable à un iceberg.Le texte en serait la partie émergée, celle qui extériorise de façon formelle une proposition de consensus sur la règle.La partie immergée, invisible de la loi serait constituée du sens que les destinataires du texte donnent à ce dernier ainsi que des conséquences qu’ils en tirent.Peut-on croire qu’un texte a un sens en soi, indépendamment du sens que ses destinataires lui donnent?Par exemple, il serait incohérent de nier que l’essence des lois varie en fonction de la compréhension qu’on en a puisqu’on constate que l’interprétation d’un même texte varie d’un jugement à un autre et souvent même d’un juge à l’autre en Cour d’appel ou en Cour suprême lors de décisions partagées.Il est en effet admis que la jurisprudence est déterminante Îiour la signification même d’un texte de oi.En d’autres mots, un texte n’existe que dans la manière dont il est compris par ses usagers, qu’ils soient justiciables ou plus précisément magistrats.Si, face au même texte (partie formelle de la loi), deux communautés culturelles comprennent deux choses distinctes, le texte existe de deux manières.Si de plus ces deux existences sont extériorisées par deux langues, il faut conclure qu’il y a bien deux textes, deux lois.Comprenons-nous bien; traduire des lois n est pas seulement traduire des mots ni même des idées, c’est tout simplement importer ou exporter, selon le cas, des méthodes d’organisation sociale et d’expression étrangères.Malgré les efforts considérables développés au fédéral, notamment par monsieur Jean-Louis Baudouin, la rédaction parallèle n’est qu’un palliatif et ne résout pas vrai- ment la difficulté de plus en plus évidente de produire des lois qui respectent deux cultures à la fois.De ce côté, le jugement Blaikie n’aura pas avantagé nos amis anglophones autant qu’on le pense.Ils vont ae nouveau hériter de traductions, lesquelles se feront à partir de textes dont on constate depuis plus de deux ans qu’ils sont de plus en plus français au Québec dans leur conception, dans leur structure et dans leur rédaction grâce à l’action remarquable de la Direction générale des affaires législatives à l’initiative de monsieur Daniel Jacoby, sous-ministre associé.On va réintroduire la dualité de sens qu’entraîne la présence de deux textes censés exprimer la même règle.J’ai tendance à croire que techniquement parlant, il s’agit d’une victoire à la Pyrrhus.Après une escapade de vingt-sept mois dans l’unilinguisme législatif, ceux qui ont réfléchi aux problèmes de la rédaction et de l’interprétation deg lois conclueront sans doute à un retour, chaînes aux pieds, à des moeurs législatives qui apparaissent, par contraste, antédiluviennes.Encore une fois, il est inutile de faire grief à la Cour suprême d’avoir négligé ces considérations culturelles puisque son mandat ne lui permettait que de se prononcer sur la compatibilité de la Charte de la langue française avec une loi votée à Londres en 1867.La seule vertu de ce changement aura sans doute été d’éclairer la nation québécoise sur l’étendue des obstacles que la «constitution» anglo-canadienne oppose à son développement culturel global.On peut se demander si compte tenu de cette «constitution» il est possible au Québec de mener une politique linguistique et culturelle cohérente.Le rôle de la mission d’observation au Zimbabwe LA Ligue des droits et libertés du Québec, avec l’appui de la Fédération internationale des droits de l’Homme à laquelle elle est affiliée, vient d’envoyer une mission d’observation au lauiimii: par la Ligue des droits et libertés À l’occasion du départ pour le Zimbabwe (Rhodésie) d’une mission d’observation québécoise, la Ligue des droits et libertés a émis une déclaration et des notes d’explication, le mercredi 6 février.En voici un résumé.Zimbabwe afin de surveiller sur le terrain le processus démocratique d’accession à l’indépendance de ce pays.Devant l’importance de ce qui se déroule au Zimbabwe pour l’avenir de l’Afrique australe, et à cause des craintes suscitées par les rapports qui sont parvenus quant au respect des accords signés à Lancaster House à Londres le 21 décembre dernier, la Ligue a cru nécessaire d’envoyer sur place une délégation d’observateurs québécois indépendants.Cette mission d’observation aura un double objectif: ¦ examiner sur le terrain si les accords sont respectés ou non, et si le processus de transition entre le statut de colonie britannique et l’indépendance se fait de façon démocratique dans le respect des droits individuels et collectifs du peuple zimbabwéen et de ses organisations démocratiques; et ¦ témoigner au retour de ce que la délégation aura constaté en présentant un rapport de mission et en participant à une tournée d’information sur la situation au Zimbabwe.Dans le but de favoriser au maximum le travail d’enquête sur le terrain et la diffusion la plus large possible de l’information au retour, la Ligue des droits et libertés a tenté de refleter, dans la composition de la délégation, différents secteurs importants de la société québécoise et de ses propres membres.La délégation comprend donc: — Me Dominique Boisvert, avocat et membre de comités de travail à la Ligue (secteur juridique); — Mme Bonnie Campbell, directrice du département de Sciences politiques à 4’UQAM et spécialiste des questions africaines (secteur académique); — de M.Yvon Charbonneau, conseiller spécial à la Centrale de l’enseignement au Québec (secteur syndical); — M.Roger Poirier, o.m.i., vicaire épiscopal du diocèse de Hull et président de l’Organisation canadienne pour le développement et la paix (secteur religieux).La délégation, qui n’est liée à aucune formation politique, ni au Canada, ni au Zimbabwe, compte pouvoir être sur place avant la tenue du premier scrutin, réservé aux Blancs, qui aura lieu le 14 février.Elle observera par la suite les deux dernières semaines de la campagne électorale et assistera au scrutin réservé aux «Non-Blancs» qui se tiendra les 27, 28 et 29 février.Après avoir assisté au dépouillement du scrutin et à la mise en place du nouveau gouvernement, la délégation devrait revenir au Québec au cours de la deuxième semaine de mars.Au terme de près d’un siècle de colonisation britannique et plus de quatorze ans après la déclaration unilatérale d’indé- pendance décrétée par la minorité blanche de Rhodésie et la mise au ban de cette dernière par la communauté internationale, le peuple zimbabwéen nourrit pour la première fois l’espoir d’accéder à une indépendance véritable et de pouvoir se gouverner lui même selon la règle de la majorité.qu cois soient absents ou indifférents à l’avenir qui se joue là-bas.C’est pour assurer cette responsabilité de solidarité internationale que la Ligue des droits et libertés a décidé d’envoyer cette mission d’observation.Ce projet a reçu diverses formes d’appui d organismes canadiens et québécois non gouvernementaux voués à la coopéra- Voir à la page 6: Le Rôle Déméter, philosophe et féministe?JACQUES Dufresne a écrit dernièrement (12 janvier 80) un article que j’ai envie de faire entendre autrement.Il parlait du troisième numéro de la Revue de l'enseignement de la philosophie au Québec qui vient de paraître.Disons d’abord ce qu’il ne dit pas, savoir l’histoire de cette revue, qui ponctue un événement (philosophique) daté et situé.En effet, ce numéro collige les textes par Chantal Saint-Jarre L'auteur est chargée de cours au département d’Études littéraires de l’Université du Québec à Montréal.Elle poursuit ici une discussion engendrée par un texte de Jacques Dufresne, publié dans notre édition du samedi 12 janvier.(présentations, comptes rendus des débats et commentaires critiques) d’individus qui ont participé au mini-colloque du cinq juin dernier à Québec sur l’enseignement de la philosophie au collégial; ce colloque était organisé par le Comité de coordination provinciale de philosophie en collaboration avec la Revue de renseignement de la philosophie au Québec.Y ont participé officiellement 77 êtres humains des deux sexes (bien que celui qu’on a l’habitude de nommer le second était manifestement sous-représenté: étaient inscrites ce jour-là onze femmes philosophes ou intéressées par la philosophie); 21 d’entre eux et elles très précisément ont produit un texte pour ce volume 2 numéro 1 de la revue.M.Dufresne, en taisant cet aspect «colloque» de la revue — aspect qui me semble fondamental à connaître pour avoir une intelligence honnête des textes qui s’y déroulent — ouvre la porte à une lecture idéaliste, la sienne et celle de deux philosophes qui lui ont adressé une réplique.A propos de sa lecture à lui, je veux signaler un autre silence, logiquement articulé au premier.J’avais au colloque, lu un texte qui soulevait la question politique de l’absence de l’enseignement de (l’histoire de) la philosophie québécoise, dans l’enseignement obligatoire de cette discipline au collégial.Marc Chabot — philosophe québécois qui s’intéresse depuis logtemps à cette question de notre ‘ ologic L" ” archéologie philosophique — a produit après la colloque et en tant que membre de notre atelier de travail un texte dont le propos fait écho à ce point.Ainsi dit-il «ie ne traiterai dans ce texte que de l’idée de faire de la philosophie québécoise un objet possible pour un enseignement collégial».Or, en aucune façon, Jacques Dufresne ne souligne le fait que le texte de Marc Chabot puisse être suscité par le mien.Qu’on comprenne bien ce que j’essaie de dire: il ne s’agit pas quant a moi, de ressentiment mais (Tune demande de reconnaissance.Pourquoi M.Dufresne me refuse-t-il cette question-là, pour ne retenir que le fragment «féministe» de mon intervention?J'ai l’impression que s’agite ainsi une manière de ghettoïsation Fort élégante: une place pour chaque chose, chaque sexe à son poste.Viventies fées qui n’ont pas soif! Je tiens cette lecture pour partiellement responsable des inepties que recelaient deux autres textes publiés dans LE DEVOIR, l’un de Catherine Prince-Lachance intitulé Les femmes présentes d la philosophie (19 janvier), l'autre de Michel Malette intitule Femme, pays et philosophie (28 Janvier).Permettez-mol de découper leur texte là où je retrouve l’orphéon philosophant.Mme Prince-Lachance semble apprécier la femme mère et muse.Ne défend-elle pas qu’il y a eu des femmes en philosophie au Quebec puisqu’elles furent les épouses de nos valeureux philosophes, fertiles pères de surcroît.Quant à M.Malette il nous sert le sundae avec ces superbes phrases «la querelle pour savoir si les femmes sont absentes de la philosophie est stérile.Ce n’est pas la femme qui est absente de la philosophie, c’est la philosophie qui est absente de la réalité sociale».Jacques Dufresne a provoqué ces paroles vides, quand citant Emmanuel Bert, il convie les femmes à tenir le pouvoir qu’elles revendiquent.de la déesse Déméter.Je vous rappelerai en passant que cette magnifique déesse fut nommée en tant qu’épouse de Zeus et mère (errante) de quatre filles (Perséphone, Psyché, Athéna, Artémis).Ce sont également les rôles que l’histoire officielle, écrite et archivée, fait tenir à Xanthippe.on n’en sort jamais.A quoi sert cette interminable dénégation de la parole des femmes dans le champ de la philosophie et de la théorie en général, je ne saurais le dire.S’agit-il de la crainte qui s’empare de «lui» devant son (in)imaginaire féminité, s’agit-il de l’intolérable loi (génétique et symbolique) qui fait qu’il y a au moins deux se- VOUS AVEZ RENDEZ-VOUS.DEMAIN ET MERCREDI Le 12 et 13 Février AVEC IE PIUS computi DES GROS COPIEURS RU HUHIUG DURANT NOTRE REPRÉSENTATION SPÉCIALE DES NOUVEAUX CONCEPTS SENSATIONNELS EN PHOTOCOPIE INCLUANT LES TECHNIQUES D’OBJECTIF À FIBRES OPTIQUES DANS LE NOUVEAU COPIEUR À PAPIER ORDINAIRE Cation xes; s agit-il de l’insupportable corps i iges de la mort, de ma- sa qui s agi ternel, des vertiges (propre) perte, de sa dérive.Qui a peur de Nelligan?Je me rappelle ici une récente conversation téléphonique, où on observait que dans l’actuelle dissolution de l’école freudienne de Paris, s’est déroulée une série d’interdits de Lacan lui-même à l’endroit de trois séminaires de psychanalyse curieusement tenus par < ou avec des femmes; le dernier couperet a été lâché sur Michèle Montrelay qui voulait travailler le continent noir de la sexualité masculine.Quant aux autres, il s’agissait des séminaires de Luce Irigaray, et de Serge Leclaire avec Antoinette du groupe isychanalyse et politique».Pourrait-on re qu’opere dans ces censures une sur- dité phallocratique?Je dirai provisoirement que les lieux où l’on fabrique l’énonciation (l’institution et la formation intellectuelle notamment) semblent marqués du refoulement de la différence (des sexes et de classe), de l’altérité, de l’étrangeté.Je reste néanmoins convaincue que toutes les femmes sont pleines d’une force gigantesque et qu’elles doivent se mettre à l’ouvrage de la lettre, à déterrer leurs histoires, leurs exils, leurs absences, leurs assujettissements.Pour conclure, j’invite les départements de philosophie des cégeps du Québec à poursuivre le travail critique engagé par plusieurs de nos philosophes; qu’Qs et qu’elles n’oublient pas que la Revue de l’enseignement de la philosophie au Québec est aussi un lieu de paroles et d’échange.Je remercie malgré tout Jacques Dufresne d'avoir fait connaître par son article l’existence de la revue, et lui destine ces quelques phrases de Virginia Woolf: «Vous ai-je, dans ce qui précédé, suffisamment communiqué Voir à la page 6: Répliqua EXPOSÉ À 2 EMPLACEMENTS 5990 Côte de Liesse, 1055 Côte du Beaver Hall, notre salle d'exposition du centre ville '1 9:00 à 18:00 ¦ I II, La Cie Canadienne d’Équipement de Bureau Ltée.342-5151 IHlHi 6 U Le Devoir, lundi 11 février 1980 lOTAiaiam Ycllov * , i* Chiu v , 31 ' ,:/ IO l\VoncouvOf £ iSoskatJorf; ~1 '{ Préviiiom Enviionn»m«nl V\ Poil (1,11 .«on l,0°'" J'"y7 Ijiûl i % Cumula Cali*a» yj 1 ^ — ^lWmn^>ecj VMmneapol /fe» \ pan Francisco Greol Chicago 2PLUIE> m t i / I ir fsew.t précipitations haute pression basse pression - masse d'air frais k masse d’air chaud Abitibi-Témiscamingue: nuageux avec faible neige passagère.Maximum de -8 à -10.Aperçu pour mardi: ciel variable.¦ Pontiac-Gatineau et Lièvre: faible neige passagère.Maximum près de -5.Aperçu pour mardi: ciel variable.¦ Lac Saint-Jean, Saguenay, Mauricie, Parc des Laurentides: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de -8 à -10.Aperçu pour mardi: généralement nuageux avec des cnutes de neige.¦ Outaouais: nuageux avec neige faible débutant en après-midi.Maximum près de -5.Aperçu pour mardi: ciel variable.¦ Montréal: nébulosité croissante et neige faible débutant en fin de journée ou en soirée.Maximum près de -5.Aperçu pour mardi: ciel variable.¦ Laurentides, Trois-Rivières, Drum-mondville, Montagneuse de l’Estrie: .Quebec %* 9L ., , londonojoron,° Washington \KÈ CharlestonVjt: : iitax Saint-Jean 'Montreal llawa ( t Nouvelle Orleans Miami EB À midi aujourd'hui ennuagement au cours de la journée et neige faible débutant en soirée.Maximum près de -5.Aperçu pour mardi: généralement nuageux avec des averses de neige.¦ Québec, Beauce: ensoleillé avec passages nuageux et ennuagement en soirée.Maximum près de -6.Aperçu pour mardi: des cnutes de neige.¦ Réservoirs Cabonga et Gouin: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de -8 à —11.Aperçu pour mardi: ciel variable.¦ Rivière-du-Loup, La Malbaie, Ri-Ste-Anne-des- up, mouski, Matapedia, Monts; Parc de la Gaspésie, Gaspé ciel généralement dégagé.Maximum de -6 à -9.Aperçu pour mardi: des chutes de neige.¦ Baie Comeau, Sept-Iles, Basse Côte nord-Anticosti : ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de -6 à -9.Aperçu pour mardi : ciel variable.?CIO «Nous voyons déjà le pays choisi comme hôte des Jeux d'été présenter ce choix comme une reconnaissance de la justesse de sa politique étrangère et de ?Clark à nommer des sénateurs du Québec dans son cabinet pour compenser «l’absence En d une partie importante du pays».~ fait, le chef c< " •sa préf tés, a expi quant à fefficacité des sénateurs qui chef conservateur, qui n’a ae pas dissimulé sa préférence pour des mi nistres députés, a exprimé des doutes r « éprouvent de la difficulté à s’imposer auprès de leurs collègues élus.Comme pour conjurer la mauvaise fortune qui s’abat sur son parti depuis le début de la campagne électorale, le premier ministre Clark soutient, sur le ton presque intimiste du vieux copain, qu’il a connu «un certain succès» qu’il ne peut «mesurer pour le moment» a corriger le • problème d’image qui l’affligé depuis si longtemps.Grâce à «une nouvelle approche bien directe», qui comprend des participations à des émissions de radio de lignes ouvertes, à d’inombrables interviews, ainsi qu’à une succession phénoménale d’assemblées publiques, le chef conservateur désire donner à la population «l’occasion de me juger personnellement».Et pour lui, ce qu’il perçoit comme la remontée de son parti s explique par cette stratégie qui veut qu’il se présente tel qu’il est, sans détour, sans maquillage, devant les électeurs.Poursuivant sur la mauvaise perception que les gens ont de lui, M.Clark la justifie par «la grande ironie», une «erreur peut-etre meme», de sa décision «de ne pas avoir donné priorité aux questions politiques, mais plutôt aux questions gouvernementales».Le premier ministre blâme également le style de direction de son prédécesseur, M.Pierre Trudeau, qu’il accuse d’avoir transformé la tâche de diriger le pays «en une affaire de personnalité» et d’avoir ainsi brisé avec la tradition canadienne qui voulait qu'il s'agisse davantage d’une responsabilité d’équipe, «comme sous Pearson, Saint-Laurent ou King», et.même s’il souligne qu’il n'a pas dispose de suffisamment de temps pour «changer l’image de gouvernement que M.deau a établie pendant 11 ans», M.Clark n’en demeure pas moins convaincu «qu’il Quelques corrections par Louia-Paul Béguin Dans une récente chronique, je donnais le nom d’une lectrice qui travaillait à l'Hydro-Québec.Une coquille fit sauter l’article.Il est nécessaire de lier la préposition «à» à «Hydro-Québec», par l’article, puisqu’il ne s agit pas d'un nom de lieu.Je peux dire: Je travaille à Montréal mais je dois dire Je travaille au DEVOIR.Certains lecteurs m’ont demandé si l’adjectif vieillot faisait vieillotte ou vieillote On voit les deux.D'ailleurs, après réflexion, Je me demande pourquoi j'ai employé cet adjectif desuet.Autre coquille: «Inf.» au lieu de «In» qui vient du latin, qui signifie «dans» et qu'on utilise pour donner une référence bibliographique.On nous rassure parfois en déclarant que la syntaxe du français n’est pas attaquée par l’anglais, et que l’interférence ne touche que les mots.Nous avons de la chance que les deux syntaxes (anglaise et française) soient souvent semblables.Mais, par exemple, quand j’entends quelqu'un à la télévision declarer: «Ce télethon était pour être un succès», je me dis que la syntaxe française en prend pour son rhume.Le téléthon devait réussir, le succès était assuré, mais la tournure «être pour être» rappelle l’anglais «it was to be».Quand Je lis sur l’wran ce .- ^**“,,v* SMI I tviCXII te qui suit: «Plan d’urgence qui entrerait en application en cas de crise de l’énergie», ou «mille 900professionnels», je ne peux faire autrement que me lamenter: un plan est mis, à exécution, et on doit écrire « 1900» ou «mille neuf cents».Un parti politique se réunit: on explique que «le conseil général est 1 instance suprême du parti entre les Congrès».Instance est mal choisi et je comprends mal «entre les Congrès».Veut-on dire: entre congrès?Ou «entre chaque congrès»?Autre habitude qui me fait tiquer: «par ailleurs» pour «par contre».Je rappelle que «instance» ne signifie pas «autorité» mais: 1) sollicitation pressante; 2) plainte dont on saisit une juridiction.Je reconnais que le nouveau sens d’instance se propage dans tous les milieux.L’usage en fera-t-il une acception correcte?ses énormes services.dans la lutte pour la paix», a ajouté le secrétaire d’Etat.De son côté, lord Killanin, qui avait pris la parole avant M.Vance, a déclaré que «personne ne pouvait ignorer 1 accroissement de la violence et de l’intolérance dans le monde.Comme je l’ai répété, nous avons le grand regret de constater que le sport est utilisé comme cible, alors que les idéologies qui s’affrontent devraient user de mesures politiques, diplomatiques et économiques pour résoudre les problèmes», i: «N Il a poursuivi faut une approche d’équipe qui, seule, peut garantir la sensibilité nécessaire pour refléter toutes les aspirations et toute la diversité d’un pays comme le nôtre».Voilà en partie pourquoi M.Clark aimerait voir la formation politique qu'il dirige devenir un parti vraiment national, qui jouirait de solides appuis dans toutes les régions du pays.Conséquemment, le Parti conservateur n’a pas toute la vigueur dont M.Clark aimerait bien le voir disposer, en dépit du fait «qu’il a augmenté sa force quand le Parti libéral a montré des signes de faiblesse».Malgré tout, pour son chef, le Parti conservateur peut former un gouvernement majoritaire, même en ne détenant pas un mandat d’une majorité de l’électorat.Le 22 mai dernier, les conservateurs avaient remporté l’élection avec seulement 36% des suffrages exprimés.Se voulant un parti national, le premier ministre Clark ne voit pas un gouvernement conservateur s’immiscer dans une «question québécoise» comme le référendum.Le gouvernement fédéral doit plutôt s’attaquer à la réforme constitutionnelle, «l’affaire de tous les Canadiens», dira-t-il, en faisant remarquer qu’il est «important de comprendre que le Québec n’est plus la seule province où l’on souhaite des changements.Ceci veut dire, pour M.Clark, que le travail du sénateur Arthur Tremblay qu’il a chargé de préparer «une réforme constitutionnelle qui servira les intérêts de tout le pays», devra «tenir compte des questions prioritaires non seulement pour le Québec, mais pour les autres provinces également».Suivant cette logique, M.Clark se dit prêt à discuter de reformes constitutionnelles avec toutes les provinces «sur la base du rapport Tremblay», qui tiendra compte des documents Levesque, Ryan, du rapport Pepin-Robarts, ainsi que des autres études sur le renouvellement du fédéralisme.Et comme seui le livre du sénateur Tremblay reflétera le point de vue du gouvernement national, lui seul pourra servir de point de départ pour une réforme constitutionnelle d’envergure nationale, a laissé entendre M.Clark.Fidèle au mot d’ordre que se sont donné les chefs des trois principaux partis politiques fédéraux, M.Clark n’a pas traité de la question constitutionnelle depuis le déclenchement des élections.Il n’y a pas lieu de croire qu’il pourrait le faire au cours des derniers Jours de cette campagne qu’il consacrera, anime par l’énergie du désespoir, à tenter de combler le plus possible le fossé qui le sépare de son rival libéral.problèmes, afin d’éviter un autre holocauste.J’ai imploré tous ceux qui ont des opinions et des sentiments divergents: n’utilisez pas les Jeux olympiques pour diviser le monde, mais pour l’uni-îier.N’utilisez pas les athlètes pour trouver une solution aux problèmes politiques», a conclu lord Killanin.Les membres du CIO ont été choqués.C’est la première fois qu’ils entendaient un tel discours politique lors de l’ouverture d’une session’, a indiqué Mme Monique Berlioux, directeur du CIO.La délégation de Moscou, conduite par M.Ignati Navikov, président du COJO (comité organisateur) et vice-président du conseil des ministres de l’URSS, n’a pas voulu entendre ‘cette agression’ du secrétaire d’État américain.Elle a préféré boycotter la cérémonie d’ouverture de la session.Les Soviétiques ont qualifié de ‘non sens’ la rumeur du retrait de leur équipe des Jeux d’hiver.‘Nous sommes venus participer aux Jeux et nous participerons’, a assuré un officiel soviétique.Le CIO est maintenant au pied du mur.Il a surmonté Ta grande tristesse’, comme l’a qualifié un membre latino-américain, de la cérémonie d’ouverture.Il doit prendre une attitude qui éclairera et guidera toutes les composantes du mouvement olympique, les comités nationaux olympiques et les fédérations internationales notamment.‘Nous ne pouvons pas céder à ce genre de pression, sinon c'est la fin’, a tenu à dire M.Maurice Herzog, membre pour la France, tandis que son compatriote M.Jean de Beaumont s’apprête à présenter son projet de Jeux sans hymnes, ni drapeaux.Une commission a, d’autre part, été créée pour étudier la proposition grecque d’installer le site permanent des Jeux d’été à Olympie.En conclusion de son allocution, M.Vance a repris cette idée: ’Pour éviter que de tels problèmes ne se représentent a l’avenir, nous soutenons la creation de sièges permanents pour les Jeux olympiques d’eté et d’hiver! Toutefois, lord Killanin s’est déclaré ’peu favorable’ à cette idée.Le président du CIO a expédié, à grande vitesse, les points de routine administrative de l’ordre du jour afin de consacrer deux journées à la discussion sur la situation, ‘assez sérieuse et délicate’, du mouvement olympique.‘La discussion pourrait d’ailleurs se poursuivre jusqu’à la fin des jeux de Lake Placid’, a déclaré Mme Berlioux.Mais elle ne pense pas qu’une décision à propos des Jeux de Moscou sera différée jusqu’à cette date.Des membres du CIO ne cachent pas leur craintes de voir des manifestations anti-olympiques organisées durant les jeux de Lake Placid, si le CIO disait dès maintenant oui à Moscou.Le mouvement olympique, et son président lord Killanin en tête, maintiennent que la charte olympique n’a, pour l’instant, pas été violée.Ils affirment, par ailleurs, qu’il est impossible légalement, et en outre dans un délai si court, d’organiser les JO ailleurs.À ce sujet, Mme Berlioux a dit, en réponse à une question, qu’elle avait parlé avec M.Jean Drapeau, maire de ¦ Montréal de l’éventualité d’organiser à nouveau les Jeux d’été dans la métropole canadienne.«Je puis vous assurer, a-t-elle dit, qu’il n’a absolument pas l’intention d’accueillir des Jeux d’été cette année.Il est très conscient du fait que c’est irréalisable».L’organisation des Jeux dans une ou plusieurs autres villes n’est pas non plus possible car il faudrait, pour cela, obtenir l’aval de toutes les fédérations internationales concernées.Or a-t-elle fait remarquer, elles se sont prononcées, à une forte majorité, en faveur du maintien du site de Moscou.Le premier ministre Joe Clark a précisé néanmoins samedi à Vancouver que le gouvernement canadien avait offert de défrayer les coûts si les Jeux d’été de Moscou étaient transférés en partie à Montréal.Ajoutant qu’il était impossible de tout transférer au même endroit, le premier ministre a dit qu’il était disposé a partager les coûts de tout transfert des Jeux ailleurs au Canada, sans toutefois indiquer de chiffres précis.Un projet conjoint en vue de tenir une partie des jeux Olympiques alternatifs d’été à Montréal, avec la participation financière des Etats-Unis, serait en préparation entre le maire de Montréal et le gouvernement fédéral.Publiée samedi en première page du quotidien Montréalais La Presse, la nouvelle précise que la menace de boycottage envisagée par un nombre suffisant ae pays aurait convaincu le Comité international olympique que les Jeux de Moscou sont voués à l’échec.L’iniative du maire Drapeau se trouve confirmée par une lettre qu’il a fait parvenir à un membre du Congrès américain, Clarence Miller, et dans laquelle il recommande d’exercer pour le moment la plus grande discrétion dans cette affaire.Selon la Presse, Montréal serait l’une des nombreuses villes à travers le monde où se dérouleraient simultané ment des Jeux parallèles à ceux de Moscou.?Mugabe une seule circonscription, nous nous retirerons complètement des élections et reprendrons la guerre.Il y aura un bain de sang dans ce pays» a-t-il ajouté.«Ce sont lord Soames et ses hommes qui violent le cessez-le-feu, et pour notre part, nous ferons en sorte que nos hommes respectent les accords», a-t-il dit.Une des principales questions qui se poseront après les élections en Rhodésie est de savoir que faire de la multitude d’armées existant dans le pays.Le problème représente déjà un casse-tête pour le gouverneur britannique, devant la montée de la violence qui marque la dernière phase de la campagne électorale.Lord Soames, qui a assumé temporairement la responsabilité de la colonie pour la conduire à l’indépendance légale après 14 anfe de rébellion contre la couronne, ne dispose sous son commandement direct que des 1,300 soldats de la force de surveillance du cessez-le-feu du Commonwealth, même si techniquement toutes les armées sont sous ses ordres au cours de la transition.Les 1,300 soldats britanniques, australiens, néo-zélandais, kenyans et fldjiens, ne constituent nullement une force de maintien de la paix et il ne faut donc pas attendre d’eux qu’ils interviennent en cas de reprise des nostilités après les élections.Après sept années de guerre faisant environ 25,000 victimes, la Rhodésie affronte la paix avec trois armées rivales sans compter la population civile blanche considérée comme la mieux armée du monde.Bien qu’unies formellement au cours des années de guerre au sein du Front patriotique, les deux armées de guérilla ont toujours gardé leur identité et leur commandement autonome.La plus importante est l’Armée nationale africaine de libération du Zimbabwe (ZANLA), de M.Robert Mugabe, qui a mené le principal effort de guerre contre le régime «illégal» de Salisbury.La ZANLA compte 16,000 hommes sur les quelque 22,000 qui ont rejoint les camps de rassemblement du Commonwealth, auxquels s’ajoutent environ 10,000 autres guérilleros dans des bases au Mozambi- 3ue d’où elle a opéré pendant les années e guerre.Selon les Britanniques, cependant, de trois à cinq mille insurgés de la ZANLA se cachent dans la brousse en violation des accords de cessez-le-feu, une accusation démentie par M.Mugabe.Son ancien allié dans la guérilla, l’Armée révolutionnaire du peuple au Zimbabwe (ZIPRA), d M.Joshua Nkomo, ne compte qu’environ 6,000 guérilleros dans les camps, avec plus de 10,000 autres en Zambie.Mais ceux-ci sont généralement considérés comme mieux entraînés que ceux de M.Mugabe.Mais tandis que les guérilleros sont en principe cantonnés aux camps du Commonwealth pendant la période de transition, les forces rhodésiennes de sécurité, disposent d’une liberté de mouvement totale qui leur a été rendue par le gouverneur, officiellement afin d’aider la police à maintenir l’ordre.Les forces rhodésiennes alignent en temps normal environ 47,000 nommes, dont 80 pour cent sont des Africains.Ce chiffre comprend quelque 26,000 auxiliaires ou «Pfumo Revannu» (Fer de lance du peuple), qui constituent une force sérieusement controversée.Les auxuliaires étaient en effet à leur ?Le rôle., apparition au milieu de 1978, une milice au service exclusif d’un leader politique, Suite de la page 5 l’évêque Abel Muzorewa, un des trois principaux candidats aux prochaines élections; hâtivement entraînés, ils étaient déployés dans les zones rurales pour contrer la guérilla.Devant la montée des critiques contre les «armées privées», les auxiliaires furent incorpores dans l’armée, reçurent un uniforme marron et un encadrement d’officiers blancs.Mais la plupart des partis engagés dans les élections continuent d’affirmer que leur nature n’a pas changé et qu’ils demeurent une armée au service d’un leader politique.Ils sont accusés d’exercer des pressions sur les villageois africains, au milieu desquels ils vivent, éparpillés par petits groupes, afin de les amener à voter pour l’évêque Muzorewa.Certains auxiliaires ne le cachent même pas, comme ont pu le constater des journalistes à un meeting de l’évêque Muzorewa la semaine dernière, où les «Pfumo Revanhu» arboraient un portrait de l’évêque sur leurs t-shirts et chantaient à sa gloire.L’armée compte également des unités d’élite anti-guérilla, comme les «Selous Scouts», accusées régulièrement de faire usage de la torture et de brutalités pendant la guerre, et qui seront sans nul doute dissoutes si M.Nkomo ou M.Mugabe formaient le gouvernement.Pendant la période des élections, l’armée, ainsi que la police chargée du maintien de l’ordre, verront leurs effectifs gonflés par un rappel massif des réservistes, comme lors des élections «internes» d’avril 1979, boycottées par MM.Nkomo qu et Mugabe.Au total, environ 70,000 réser- Ui vistes, à 90 pour cent blancs, seront rappelés, le 15 février pour la police, et le 20 Maine, et depuis 1952, tous les présidents élus ont été au préalable vainqueurs dans le New Hampshire.?Enseignants nafe est refusée.«S’ils disent non, c’est qu’ils sont braqués et dans ce cas je ferai prochainement recommandation au gouvernement», a déclaré hier soir le porte-parole patronal, M.Lucien Bouchard, qui disait avoir le «moral perplexe».Après avoir, la semaine dernière, laissé £laner la menace d’une loi de retour au •avail, qui n’est pas venue, la partie patronale mettait une nouvelle pression sur la CEQ vendredi en déclarant que les conditions de travail contenues dans un décret ne seraient pas aussi avantageuses que celles offertes actuellement.La CEQ n’a certes pas la réputation d’être un partenaire des plus accomo-dants lorsque vient le temps de la négociation.Ses membres ont déjà, comme en 1976, accepté une offre finale du gouvernement, mais depuis le provincialisation de la négociation en 1967, il ne fut pas une fois où les dirigeants et négociateurs syndicaux se sont montrés satisfaits de l’attitude de l’État à leur égard.La CEQ a toujours reproché au gouvernement d’avoir refusé de discuter sérieusement du problème de la tâche, de toutes les activités autres que l’enseignement qui s’y rattachent.Quant au bilan des grèves dans l’enseignement, il est le suivant: la CEQ prit part au débrayage général des 200,000 syndiqués du Front commun en 1972, qui s échelonna du 11 au 21 avril et en 1975 elle organisa 11 jours de grève dans le secteur scolaire à des périodes différentes.Il y a, par ailleurs, d’autres groupes de syndiqués du secteur de l’éducation qui n’ont toujours pas convenu d’une entente avec leur employeur et qui sont aussi, soit majoritairement, soit totalement en grève.Ce sont les 18,000 employés de soutien de la CSN, les 10,000 enseignants de cégeps (ceux de la CEQ et ceux de la CSN) et les professionnels non enseignants des commissions scolaires et des collèges.Le cas le plus dramatique est, de l’avis de toutes les parties, celui des employés de soutien, dont les collègues de la FTQ et de la CEQ ont déjà accepté l’entente de principe que la CSN refuse.Les employés de soutien sont en grève depuis le 25 janvier.tion internationale: appui financier, pré-.a’ir ' pe février pour l’armee.Pour le moment, la coexistence entre ces forces durant le cessez-le-feu s’est déroulée sans trop d’accrochages, malgré la multiplication des incidents violents.Mais les mouvements de guérilla sont amers car l’armée, et surtout ses auxiliaires, ont profité de leur liberté de mouvement pour récupérer le terrain perdu au cours de la guerre.Dès que les insurgés ont quitté les zones qu’ils contrôlaient pour se rendre dans les camps de rassemblement, on a pu voir arriver les auxiliaires s’installer et fortifier leurs installations.Que se passera-t-il après les élections?Comment le vainqueur pourra-t-il obtenir la loyauté des autres armées et les désarmer si nécessaire?Afin d’éviter toute reprise des hostilités, le leader nationaliste noir, M.Nkomo, a suggéré la fusion immédiate de ces forces dans une armée nationale du Zimbabwe qui sera au service exclusif du vainqueur, quel qu’il soit.Mais cette suggestion ne semble pas devoir se concrétiser à temps pour le scrutin.Nul n’a encore apporté de réponses sur la façon de maintenir les differentes armées séparées après le scrutin d’autant plus que les accusations de fraude ne manqueront pas de pleuvoir.Un dirigeant politique blanc, M.Rowan Cronje, a ainsi déjà déclaré que dans les conditions actuelles, il ne pouvait pas y avoir (d’élections libres.Un autre élément d’importance: où iront les loyautés des soldats noirs de l’armée rhodesienne, appartenant en majorité à la même ethnie Karanga que les insurgés de la Zanla, et dont beaucoup ap- Sorient désormais ouvertement leur sou-en à M.Mugabe?Carter ces consultations, importantes psycholo-, giquement dans le contexte du duel Carter/Kennedy.L’état du Maine est en effet l’un des états du nord-est qui font partie de la Nouvelle-Angleterre, «Fief» traditionnel d’Edward Kennedy.Contrairement aux premières élections partielles de l’Iowa, le 21 janvier dernier, a l’issue desquelles le sénateur Kennedy avait semblé un instant désemparé, les consultations d’hier ont été qualifiées de «grande victoire» par les responsables de sa campagne, qui soulignent que les résultats sont cette fois beaucoup plus serrés.Ce résultat, remarquent les observa-evant pour le sé- narqui teurs, est cependant dec epei nateur du Massachusetts, et surtout de mauvais augure, si peu de temps avant l’ouverture, le 26 février dans le New Hampshire, des premières élections primaires de la campagne.Cet état vote en effet souvent comme le Daration de dossiers d’informations, préparation de dossiers d’information, pré-babwe, diffusion du rapport de la mission au retour, etc.Parmi ces organisations nous retrouvons, entre autres le SUCO, Le Carrefour international, le MOCQA, le Comité québécois pour le Zimbabwe, Développement et Paix, ie Mouvement québécois contre le racisme et le Comité Québec-Afrique du Centre international de solidarité ouvrière.A partir des «élections» tenues en mars 1979, par le régime minoritaire de M.Ian Smith, élections dont la validité a été discréditée par de nombreuses instances dont la «British Parliamentary Human Rights Group» lors de la publication du rapport de Lord Chitnis, il y a lieu de porter une très grande attention aux procédures électorales utilisées lors du scrutin.- Cette nécessité a été reconnue par de nombreux organismes internationaux qui ont envoyé des délégations d’observateurs incluant de nouveau Lord Chitnis et son assistante, Eileen Sudworth ainsi que d’autres délégations dont celle du «Catholic Institute for International Relations» (CIIR) à laquelle collabore Amnistie International.Même la délégation des pays du Commonwealth, déjà sur place, s’interroge sur le respect des accords.Ce qui confirme l’importance de la présence sur le terrain du plus grand nombre d’observateurs possible; plusieurs organismes non-gouvernementaux de même ue des Églises du Canada et des États-'nis ont déjà envoyé des missions d’observation.La tenue de ces élections a été décidée par les accords signés à Lancaster House après 13 semaines de négociation, en présence des autorités coloniales britanniques, du Front Patriotique et de la délégation composée du premier ministre d’alors, Abel Muzorewa et du leader blanc, Ian Smith.Déjà, plusieurs organismes internationaux ont exprimé leurs craintes face au respect du cessez-le-feu de la part des forces armées rhodésiennes.Cela dû principalement à la présence entre autres de troupes sud-africaines sur le territoire.Officiellement, Lord Soames a reconnu la présence de 250 membres de l’armée sud-africaine à la frontière.Quel qu’en soit le nombre, leur seule présence constitue une violation des accords et plusieurs pays, occidentaux et autres, sont de plus en plus préoccupés du fait que Lord Soames outrepasse son mandat.Si la Grande-Bretagne a établi un accord secret avec l’Afrique du Sud, les perdants de l’élection auront une raison de plus de dénoncer une conduite déloyale et de chercher d’autres moyens d’obtenir justice.Il faut être très conscient de l’enjeu que représentent ces élections pour l’Afrique au Sud.Ces dirigeants reconnaissent porter un grand intérêt à ces élections; ils sont même allés jusqu’à déclarer que l’Afrique du Sud ne tolérera pas la présence d’un gouvernement dirigé par le Front Patriotique en Zimbabwe-Rhodésie.Lors Soames est aussi fortement critiqué pour avoir permis à l’armée rhodé-sienne et aux troupes auxiliaires de circuler librement, alors que les guérilleros du Front Patriotique sont confinés dans des camps.Ces forces auxiliaires (que le CHR estime à environ 18,000) constituent une armée politique loyale à l’ancien premier ministre Abel Muzorewa, dont la légitimité politique a été remise en question par la tenue même de la conférence de Lancaster House.Tout comme l’armée officielle, elles sont supposément sous le commandement de l’administration britannique mais en réalité, elles sont contrôlées par les Forces de sécurité rhodésiennes; elles ont été envoyées dans le3 régions rurales pour contrer l’influence du Front Patriotique.Lord Soames tenta de justifier ces violations en disant que la présence de ces troupes est essentielle au respect de l’ordre durant la période de transition.L’Organisation de l’unité africaine (OUA) a réclamé la convocation du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette question et déjà plusieurs protestations officielles sont parvenues a la Grande-Bretagne de la part de pays non-alignés.Le Conseil de securité de rONU a adopté le 2 février dernier une résolution criti- Suant la manière dont la Grande-retagne assure le transfert du pouvoir à la majorité noire en Rhodésie (LE DEVOIR du 4/2/80).Ce projet constitu- tionnel perpétuera inévitablement les privilèges de la minorité blanche encore un certain temps.Néanmoins, ce règlement traduit bien le fait que la majorité africaine cherche toujours, depuis plus de 20 ans, un règlement négocie.Les termes du projet électoral de Lancaster semble comporter de sérieuses lacunes.Entre autres, dans un pays où la majorité de la population n’a jamais participé à des élections libres, il est difficile de voir comment celles-ci peuvent être tenues dans un délai d’à peine deux mois après la signature de l’accord et sans la redaction préalable d’une liste électorale.La tenue d’élections précipitées et l’absence de préparation semblent rendre difficile la tâcne de former un gouvernement qui sera en mesure de faire face à la gravite des problèmes qu’implique une réelle indépendance politique.S’il y a une crise politique, la faillite des accords de Lancaster House à assurer une armée zimbabwéenne unie pourrait s’avérer fatale.Il y a maintenant quatre forces militaires importantes, ZANU, ZAPU, i’armée rhodésienne et les forces auxiliaires, chacune avec un leadership et une appartenance propres en plus d’une série ae petites bandes armées.Si le flou-veau gouvernant élu semble hésitant, la guerre civile pourrait éclater à brève échéance.En avril dernier, les soldats du gouvernement ont massacré environ 200 partisans armés du leader Ndabaningi Sithole sous prétexte qu’ils fomentaient une révolte.L’Afrique du Sud ne demeurerait pas indifférente à une guerre.Jusqu’à maintenant, le cessez-le-feu est toujours en vigueur malgré les violations des accords; mais la solidité de ces accords ne pourra être vérifiée qu’après les élections.Le début de la campagne électorale a été marqué, selon la presse internationale, par de nombreuses violations de l’accord de Lancaster.Cette campagne se déroule sous la loi martiale, prolongée de six mois par Lord Soames.De plus, les mesures d’urgence et le «Indemnity and Compensation Act» sont toujours en vigueur; des prisonniers politiques sont toujours détenus et Amnistée Internationale a signalé d’autres arrestations et détentions.Ce qui est en jeu ici, ce n’est pas seulement la paix en Zimbabwe-Rhoaésie mais dans toute l’Afrique australe.Si on brise le processus démocratique, il pourrait en résulter une internationalisation du conflit.La présence d’observateurs étrangers durant les élections peut donc sûrement réduire toutes ces sombres possibilités.L’envoi d’une délégation québécoise s’inscrit dans cette optique.Elle fera rapport à la Ligue des droits et libertés durant son séjour en Rhodésie-Zimbabwe et produira, à son retour, un rapport de ses observations.?Réplique.Suite de la page 5 les avertissements et la réprobation des hommes?Je vous ai dit la très piètre opinion dans laquelle vous tenait M.Oscar Browning.Je vous ai indiqué ce que Napoléon, autrefois, pensait de vous, et ce ue Mussolini en pense aujourd’hui.’uis, pour le cas où quelques-unes d’entre vous aspireraient à écrire des romans, j’ai recopié, afin que vous en fassiez votre profit, les conseils des critiques sur la nécessité de reconnaître courageusement les imperfections de votre sexe.J’ai fait mention du Professeur X.et mis en valeur sa déclaration: les femmes sont intellectuellement, moralement et physiquement inférieures aux hommes.Je vous ai transmis tout ce que le hasard a mis sur mon chemin, et voici un avertissement final qui provient de M.John Langdon Davies.M.John Langdon Davies prévient les femmes «que lorsque les enfants cesseront d’être désirés, les femmes cesseront en même temps d’être nécessaires».J’espère que vous prendrez cela en note».(Une chambre d soi, Denoël/Gonthier, p.151.) Coopération accrue entre le Québec et la Louisiane Québec (PC) — Une somme de $125,000 dollars sera allouée cette année par le gouvernement du Québec afin de favoriser la coopération sur les plans culturel et éducatif avec l’état de la Louisiane.Il s’agit d’une légère augmentation par rapport au budget de l’an dernier qui était de $110,000.C’est ce qu’a indiqué hier M.Robert Normand, sous-ministre aux Affaires intergouvemementales, à l’issue de la dixième réunion annuelle du comité conjoint Québec-Louisiane.Cette collaboration entre les deux gouvernements permettra à une centaine d Renseignants d’anglais langue seconde ^effectuer un stage de perfectionnement d une durée d’un mois a l’université d’état de la Louisiane.De plus, comme par les années passées une cinquantaine de Québécois iront, pendant un an, enseigner le français en Louisiane.3» Pi 11 février P«r la PC et l’AP 1979: l’armée iranienne retire son soutien à Chahpour Bakhtiar, ce qui met I ayatollah Knomeiny en mesure de prendre le pouvoir; 1975: Margaret Thatcher est élue à la tete du Parti conservateur britannique; 1971: au cours de cérémonies à Washington, Londres et Moscou, un traité interdisant l’installation d’armes nucléaires sur les fonds marins est signé par 63 pays; 1965: I agence Tass annonce la mort d une centaine de pécheurs dans le naufrage de quatres chalutiers soviétiques en mer de Béring, pendant une tempête; 1964: le contre-torpilleur australien Voyager coule au large de la Nouvelle-Galle du Sud, après etre entré en collision avec un porte-avions: 89 morts; 1963: référendum, à Malte, en faveur d un rattachement de l’île à la Grande-Bretagne; 1929: signature des accords du Latran entre l’Etat italien et l'Église catholique, qui portent création del'Ê-tat du Vatican; 1810: Napoléon épouse l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche; 1531: Henri Vm est reconnu comme chef suprême de l’Eklise d’Angleterre; Ils sont nés un 11 février: l'inventeur américain Thoma* Edison (1847-1931); ' “Pirateur anglais sir Vivian Fuchs ( 908); 1 actrice américaine Kim Stanley Le Devoir, lundi 11 février 1980 ¦ 7 Le premier ministre de l'Alberta va-t-il se retirer?tmw&tû fittr * **,:»*:& » iMm jMMwu Mm,.,* go»sgBmmm BiliW>Miip Communiquez ,di ^ ven; Une épargne-impôt à rendement supérieur 12 /2/u rturePro\°n^' A ri tévr'l'5, 2lVv, * -O6 d'ouve ?q tévr^'-à 2lhi financiers et fiduciaires du Trust Général avant le 29 février.Ils vous diront comment vous pouvez tirer le meilleur profit de vos épargnes en les investissant dans l’un des 6 types de placements que nous offrons: les fonds d’actions, d'hypothèques, d'obligations et d'hypothèques; les placements à capital garanti, à capital et intérêts garantis (intérêts crédités ou composés annuellement).Demandez le poste 2000 (nous acceptons les frais d’appel) s’est recasé dans divers conseils d’administration de sociétés privées.On le dit proche de M.Clark, dont il a été le condisciple, et on lui prête de grandes ambitions, même s’il se dit heureux de son sort pour l’instant.L’équipe actuelle de M.Lougheed ne comporte que deux personnalités de premier plan.M.Merv Leitch, en tant gue ministre de l’Energie, jouit d’une position prestigieuse, mais des problèmes familiaux semblent l’exclure de la succession.Le Trésorier de la province, M.Lou Hyndman, est par contre, de l’avis général, le favori du premier ministre.Il est l’un des rares membres du cabinet provincial que l’on ne qualifie pas de «yes-man», mais son sens de la diplomatie le place dans une meilleure position que M.Getty pour recevoir la bénédiction officielle du chef du parti.Enfin, d’autres personnalités pourraient s’intéresser à une éventuelle succession.Le député fédéral, M.Bill Yurko, nous a déclaré qu'il serait sans aucun doute candidat, misant entre autres sur ses origines roumaines et ukrainiennes dans une province où près de la moitié de la population a des ancêtres autres qu’anglo-saxons.On prête des intentions similaires au ministre fédéral des transports, M.Don Mazankowski.M.Ray Martin, président du NPD provincial jusqu’à l’an dernier, pense que les observateurs ont tort d’épier Les résultats du 18 influeront sur la décision de Lougheed par Daniel Raunet EDMONTON — Le premier ministre de l’Alberta s’est récemment séparé de trois de ses collaborateurs les plus proches: sa secrétaire particulière, Mme Wylla Walkef, son secretaire de presse, M.Joe Hutton, et son directeur des questions de sécurité, M.Steve Stevenson.Il n’en a pas fallu plus pour que renaissent à Edmonton les spéculations d’un retrait imminent de M.Peter Lougheed de la scène politique.Le premier ministre de l’Alberta qui, paraît-il, aime les dates commémoratives, pourrait choisir 1980 pour son départ, année du 75e anniversaire de l’Alberta, ou 1981, après dix ans à la tête du gouvernement d’Edmonton.Le chef conservateur n’a-t-il d’ailleurs pas déclaré qu’il ne resterait pas au pouvoir au-delà de trois élections?Certes, mais les sceptiques rétorquent que M.Lougheed a assorti cette promesse d’une nuance: à moins qu’il n’y ait une situa- is.Peter Lougheed tion de crise qui exige sa présence.Or, cette situation de crise, il ne faudrait pas aller chercher loin pour la trouver.Les résultats des élections fédérales le préciseront, mais les Albertains sont convaincus qu’une fois de plus, ceux que 1 on appelle «les bâtards de l’Est» dans les tavernes locales assiègent la forteresse provinciale pour faire main basse sur ses richesses naturelles.La vie politique en Alberta n’a jamais connu les nuances, fait remarquer M.Marcel Lambert, député sortant d’Edmonton-Ouest et vétéran du cabinet Diefenbaker.Avant la guerre, il y a eu les Fermiers unis, puis les créditâtes qui ont embrassé la province dans une cause commune contre un ennemi extérieur, la finance de l’Est per-sonifiée par le Canadien Pacifique et les banques.L’équipe au pouvoir a changé, mais M.Lambert estime que le danger est toujours là, justifiant plus jue jamais cette cohésion qui ait comparer les Albertains à un troupeau de bisons formant cercle dans la plaine face à l’adversaire: «Le Toronto Star haït l’Alberta, c’est une véritable phobie.L’Ontario nous en veut parce que nous ne sommes plus sa colonie économique, c'est de la jalousie.Apres tout, nous sommes les propriétaires de notre province.Je me demande ce que dirait les gens du Québec si Ottawa voulait s’emparer de l’électricité de leur Baie-James».M.Nick Taylor, le chef d’un Parti libéral particulièrement famélique, reconnaît, lui aussi, que le succès de M.Lougheed s’explique avant tout par la crainte permanente d’une agression: «Le caractère monolithique de notre province est dû à la conscience d’une menace extérieure, tout comme l’Allemagne sous Hitler».De ce «consensus» provincial, M.Lougheed tire un pouvoir quasi-absolu que la presse et 1 opposition qualifient facilement de despotique et de dictatorial.La vie politique à Edmonton est des plus ternes.Les «yes-men» sont ceux qui survivent le mieux dans un système où prévaut le secret et où les décisions sont prises Ear un petit cercle d’infimes.e caucus conservateur s’ennuie et aux élections du printemps dernier, il a fallu remplacer un tiers de la députation conservatrice.L’opposition officielle est un fantôme, quatre députés créditâtes (sur un total de 79 sièges) que le programme distingue pieu des conservateurs.Leur caucus est en fait un S at de personnalités indé-mtes regroupées pour la commodité de la chose sous une étiquette commune.Le rôle d’opposition «officieuse» échoit donc au seul néodémocrate de l’Assemblée législative, M.Grant Notley, qui, à force de se poser en expert sur tous les sujets, a du mal à se faire entendre.Cet ennui général ne manque pas d’avoir des effets sur le premier ministre provincial lui-même, après 73 ans à la tête de son parti et neuf ans au pouvoir.L’absence de défi pourrait, selon certains, ramener à se retirer.Le député fédéral d’Edmonton-Est, M.Bill Yurko, reconnaît qu’il y a un malaise.Elu comme lui à l’Assemblée législative en 1969 et ministre provincial pendant huit ans, M.Yurko est considéré comme proche du leader provincial: «M.Lougheed est un peu comme M.Trudeau au lendemain des élections de mai dernier.Il est épuisé, pas sur le plan physique ou mental, mais sur le plan émotif».M.Lougheed tourne à vide, il n’a plus rien à prouver, il n’a plus ae stimulation extérieure.L’hypothèse ne manque pas de seneux.M.Nick Taylor, que ses excentricités libérales n’empêchent pas d’être également très proche de M.Lougheed (il fréquente les memes cercles pétroliers de Calgary), croit lui aussi en la possibilité d’un départ du chef du gouvernement d’Edmonton pour une retraite dorée au sein du conseil d’administration de quelque banque ou compagnie privée.Mais tout comme M.Yurko, il ne pense pas que cela se produira si M.Trudeau reprend le pouvoir.La perspective d’une nouvelle bagarre sur le contrôle des revenus du pétrole suffira, selon lui, à ranimer la flamme en M.Lougheed.Il en serait tout autrement au cas où le gouvernement de M.Clark était reconduit.Le premier ministre de l’Alberta, estime M.Taylor, laisserait tombei la politique provinciale.Non pas, ajoute le chef libéral, parce qu’il aurait le sentiment d’avoir accompli sa mission en veillant au retour d’une équipe «amie» à Ottawa, mais plutôt parce qu’il considère que M.Clark n’est pas un adversaire digne de lui.Quels seraient les prétendants à une éventuelle succession?Pendant des années, M.Hugh Horner (le frère du libéral Jack Homer) a été le bras droit du premier ministre Lougheed: il était l’un des rares conservateurs à avoir une expérience parlementaire lorsque M.Lougheed a pris la tête du parti en 1967.M.Horner, qui représente un conser- vatisme plus rural, moins lié aux nouvelles fortunes du pétrole, s’est retiré de la scène provinciale l’an dernier pour devenir commissaire fédéral au transport des céréales.Il a 58 ans et on ne le considère plus comme un successeur probable.M.Don Getty, l’ancien ministre de l’Energie, s’est retiré au même moment, probablement lassé du rôle d’étemel second qui était le sien.Personnalité brillante, on le compare souvent à M.John Turner.Comme lui, il constamment les intentions de M.Lougheed.D’après lui, le premier ministre provincial est mu uniquement par la soif du pouvoir, et la perspective d’une reconversion, même lucrative, dans l’industrie privée ne saurait le satisfaire.Pourtant, le NPD aurait intérêt à une retraite rapide de M.Lougheed.Le boom économique de l’Alberta ne manque pas de laissés pour compte, dans les campagnes les moins fertiles au nord d’Edmonton et dans les quartiers pauvres des villes.Comparés à la Saskatchewan, les services sociaux de la province sont nettement en retard.La base du NPD s’affermit lentement dans la moitié nord, les conservateurs semblent à court d’idées et de talents et, sans Lougheed, les néo-démocrates auraient de bonnes chances de percer.Mais M.Martin reconnaît que pour l’instant la situation est bloquée.Le «consensus» fonctionne encore à plein régime.L’Alberta, c’est toujours Lougheed.D'importants progrès ont été accomplis sur le plan de la consommation.Gains de 14.3 à 33.3% pour les Mercedes 1980 à essence—sans aucune réduction de cylindrée ou des dimensions extérieures.Les cinq modèles diesel, plus nerveux, n’en conservent pas moins leur efficacité légendaire.Véritable tour de force, direz-vous! Mais peut-on s’attendre à moins de la part de Mercedes-Benz?Il faut dire que les ingénieurs de chez Mercedes-Benz ne se sont pas retrouvés, du jour au lendemain, au pied du mur.Cela fait 94 ans qu'ils s'efforcent de construire des voitures avec un seul souci en tête: l’efficacité.Pour 1980, ces ingénieurs ont tout simplement redoublé \ d’efforts.Résultats?Vous bénéficiez d’un choix de onze voitures extrêmement ef ficaces.Incontestablement, les plus efficaces jamais offertes par Mercedes-Benz.Évolution, et non révolution Ces résultats ont été obtenus sans panique.Sans réduction des dimensions extérieures ou des cylindrées.Sans alléger les voitures de plusieurs centaines de livres.ht sans aucun sacrifice au détriment du confort, de la qualité et de la sécurité.Les portes se ferment toujours avec un bruit sourd.L’habitacle est généreusement rembourré.La peinture extérieure finie avec un soin méticuleux.En un mot, une Mercedes continue d’être une Mercedes.Seuls des raffinements sut le plan technique ont permis de rendre ces voitures plus effl-’ caces que jamais.Moteurs diesel plus nerveux S’il s’agissait d’une année comme les autres, de telles nouvelles feraient sensation.Car, il faut bien le dire, les Mercedes diesel sont de plus en plus musclées.La 300 SD à turbocompresseur qui était déjà très nerveuse, l’est encore plus.Les cinq-cylindres: familiale 300 TD, coupé 300 CD et 300 D se déplacent allègrement.La 240 D est, elle aussi, plus nerveuse.Mais 1980 n’est pas une année comme les autres.Malgré leur puissance accrue, les diesel conservent leur efficacité légendaire.La 240 D occupe une place de choix dans une catégorie généralement réservée aux compactes ou aux petites voitures.Selon l’Agence américaine de protection de l’environnement, la 240 D avec , boîte de vitesses manuelle permet de parcourir 12 km au litre.Soit, plus que n’importe quelle voilure compacte, moyenne ou grosse qui figure sur la liste officielle de l’A.A.P.E.pour 1980, publiée le 7 septembre 1979.Et pour obtenir ces résultats, il n’a pas été besoin de trafiquer la carrosserie de cette robuste 240 I) de 1.5 tonne, ni ses aménagements de première classe.Avec ses 10 chevaux de plus, la 300 SD demeure la voiture diesel la plus efficace qui soit.Car, malgré ses performances plus élevées, elle permet d’atteindre le même degré d’économie que l’année dernière.Il est vrai que,les ingénieurs de chez Mercedes bénéficiaient d’un avantage injuste: 44 années d’expérience dans le domaine des moteurs diesel.Une efficacité surprenante Cette année encore, Mercedes-Benz offre six modèles à essence.Tous de véritables chefs-d’oeuvre en matière de technique automobile.Les connaisseurs qui pensaient déjà que la 450 SEL représentait "le summum" en matière d'automobile seront agréablement surpris par sa nouvelle efficacité.Il en sera de même pour les défenseurs des fameuses six-cylindres 280 E, 280 SE et 280 CE.Quant aux fervents des 450 SL et 450 SLC, leur surprise sera de taille.En une seule année, les Mercedes ont gagné sur le plan de l’économie de carburant ce (jue certains constructeurs seraient contents d’atteindre en deux, trois, ou cinq ans.Des gains allant de 14.3% pour les 280 E, 280 CE, et 280 SE à 33.3% pour les 450 SEL, 450 SL et 450 SLC.Un service à la hauteur Chaque Mercedes neuve vous est livrée avec une double promesse: technique incomparable, et service incomparable.Vous bénéficiez à travers l'Amérique du Nord d'un réseau de plus de 450 concessionnaires, toujours prêts à vous off rir le service qui s’impose.Le défi remonte à 1886 Bien des constructeurs affirment que leurs voitures répondent aux exigences de conduite actuelles.Mais cela est tout aussi vrai des Mercedes.N’ayant jamais laissé ses voitures prendre des dimensions ou des poids démesurés, Mercedes-Benz n’est évidemment pas forcée d’adopter des mesures draconiennes pour répondre aux exigences de conduite actuelles.Le défi des années 80—construire des voitures efficaces— est un défi que Mercedes-Benz relève depuis toujours.Construites comme aucune autre voiture au monde ) 1979 MmrdrvBrnt «lu ( .tnada I .mutée Sept-Iles, 968-1830—Chicoutimi, 549-6490—Rimouski, 724-4106 Québec, 688-0630—Lévis, 833-4450—Trois-Rivières, 379-7230 Montréal, 866-9641—Outremont, 739-3265 Hull, 771-3227—Ottawa, 238-4900 Institution inscrite à la Régie de l’assurance-dépôts du Québec.Membre de la Société d’assurance-dépôts du Canada.Les Mercedes 1980 sont incontestablement les voitures les plus efficaces jamais offertes par Mercedes-Benz.TRUST GËNËRAL DU CANADA t V r immiiiil 8 ¦ Le Devoir, lundi 11 février 1980 “ Ml {§] g Ml ONUDI: dialogue de sourds entre pays industrialisés et tiers monde NEW DELHI (AFP) - La troisième conférence générale de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) s’est soldée samedi par un échec éclatant, selon les termes mêmes de nombreux délégués du tiers monde.Après trois semaines de négociations et de nombreuses tentatives de compromis, les parties en présence, pays en développement et pays développés, n’ont pu parvenir à un accord sur aucun point.La conférence aura seulement permis de déterminer avec plus de précision les points de désaccord fondamentaux entre pays riches et pays pauvres pour l'établissement du nouvel ordre économique international.Les 119 pays en développement du groupe des «77» repartent de New Delhi avec la même déclaration et le même plan d’action qu’ils avaient apporté et qu’ils ne manqueront pas de représenter cette année à la session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies et lors de négocià-tions globales sur le développement.La conférence aura également fait la preuve de l’unité des pays du groupe des «77» sur les questions fondamentales relatives à l'industrialisation du tiers monde.Les pays en développement ont réaffrimé leur attachement au fonds global Nord-Sud pour l'industrialisation (300 milliards de dollars pour les 20 années à venir), à la nécessité Crise économique grave en Pologne VARSOVIE (d’après Reuter et AFP) — L’aggravation de la crise économique intérieure et les incertitudes qui pèsent sur les relations Est-Ouest domineront vraisemblablement le huitième congrès du parti socialiste ouvrier unifié polonais (parti communiste) qui s ouvre aujourd’hui à Varsovie.Le congrès s’ouvre deux jours après que le bureau central de statistique eut annoncé que le revenu national (équivalent socialiste du produit national brut) avait baissé de deux pour cent en 1979, comparé à une hausse de trois pour cent en 1978.Une tâche difficile attend M.Edward Gierek, premier secrétaire, et ses collègues du bureau politique, qui devront essayer d’expliquer au pays ce qui s’est passé et la façon dont la situation pourrait être rétablie dans les années 80, alors que des estimations antérieures à la publication de ces chiffres prévoient pour 1980 le plus faible taux de croissance depuis que les communistes sont arrivés au pouvoir en 1945.La crise économique, si elle venait à entraîner d’importantes hausses de prix, pourrait suffire à provoquer des émeutes semblables à celles qui avaient porté au pouvoir M.Gierek en 1970.L’on s’attend que les responsables polonais insisteront en premier lieu sur le caractère international de cette crise.Aussi, les 1,847 délégués du parti seront appelés à entériner la politique d’austérité annoncée depuis plusieurs mois par leurs dirigeants.Les experts occidentaux et les économistes du parti sont en effet d’accord sur un point: l’économie polonaise paye aujourd’hui la surchauffe qu’a entraînée au début des années 1970 son spectaculaire décollage industriel et technologique.La stagnation de la productivité, le renchérissement des matières premières, la hausse du niveau de vie, et l’accumulation de la dette extérieure ont bloqué la machine économique.Dans une conjoncture internationale incertaine, il s’agit maintenant de naviguer à vue en direction d’un objectif impératif à court terme: j’équilibre de la balance commerciale à la fin de 1980.Les résultats de l’année 1979, rendus publics samedi matin par l’office national des statistiques, sont éloquents: la production industrielle s’est accrue de 2,8 pour cent alors que le plan visait un taux de 5,1 pour cent, la production agricole a chuté de 1,4 pour cent, le revenu national a enregistre une baisse de 2 pour cent.Dans le même temps, les dépenses de la population en biens de consommation augmentaient de 3 pour cent.Pour le Polonais «moyen», la vie quotidienne s’en ressent: queues devant les boucheries et les charcuteries, pénurie de pièces de rechange pour les automobiles, coupures ae courant, difficultés de logement.A tous les niveaux, les responsables se plaignent de problèmes d’intendance, avec une préoccupation particulière pour ce qui concerne les transports Les remèdes envisagés risquent pour une 6i tuer ces symptômes de crise: le dévelo tions, le ralentissement des importations, tissements vont, dans un premier temps, affecter de façon défavorable le marché intérieur.Les autorités ne l’ont pas caché: les Polonais doivent se préparer à cinq années de vaches maigres.L’ESPAGNE.Passez-y un mois pour apprendre une autre langue.Pour la deuxième année consécutive, le Collège Ahuntsic vous offre de participer au programme d’études en langue et culture espagnoles.DÉPARTS: les 13 avril et 22 mai 1980.Le séjour en Espagne s’échelonne sur une période de 4 semaines.ENDROITS: Valence (centre touristique sur la côte Méditerranéenne) Alicante, Benidorm, Sagunto, Peniscola.Le programme comprend des cours de langue espagnole pour débutant et intermédiaire, des cours de civilisation espagnole, de géographie et de tourisme.L’horaire prévoit également des visites organisées, excursions et périodes libres.PRIX: à partir de $987.00 (inscriptions reçues avant le 15 février) à partir de $1087.00 (inscriptions reçues après le 15 février) Le forfait inclut: transport aérien et terrestre, hébergement, repas, frais de scolarité et manuels scolaires, excursions de groupe et assurance.Ce cours en Espagne est organisé par le I service de l’éducation aux adultes du Collège I Ahuntsic, section internationale, en collabora-| tion avec le Collège Ausias March de Valence.Il est également reconnu par le Ministère de l’Éducation du Québec.Permis: 13570197-0470 Pour plus de renseignements: Madame Francine Chevalier Collège Ahuntsic 9155 St-Hubert, Montréal Tél: (514) 389-5921, poste 271 entre 13h00 et 18h00 de redéployer l’industrie, de faciliter les transferts de technologie, d’accroître leur part dans le commerce des produits manufacturés et a’at-teindre l’objectif fixé à Lima, en le fractionnant par secteurs et régions: cet objectif stipule que la part des PVD dans la production industrielle mondiale doit atteindre 25 pour cent d’ici à l’an 2000.Sur tous ces points essentiels, les pays développés ont opposé avec force leurs arguments et se sont appliqués à vouloir maintenir les négociations dans le cadre des attributions de l’ONUDI.Leur position sur la création d’un fonds global Nord-Sud n’a également pas bougé.Les pays occidentaux comme les pays développés socialistes refusent un nouveau mécanisme de financement, estimant qu’il existe déjà des institutions ayant cette vocation.Les pays industrialisés occidentaux continuent de voir dans l’investissement privé le moyen privilégié de l’industrialisation et refusent toute structure supranationale qui déciderait du redéploiement industriel.Pour les pays de l’Est, la de-mande ae financement supplémentaire exprimée par les pays en développement est «parfaitement justifiée», tant qu’elle s’adresse aux pays développés capitalistes.Ceux-ci, estiment-ils, sont responsables du désordre économique international qui affecte les pays en développement.Les pays socialistes ont également proposé que des économies sur les dépenses d’armement puissent être consacrées au développement.Ils préconisent même qu’un mécanisme soit institue au sein des Nations unies, pour redistribuer les ressources, qui proviendraient d’une réduction de ces dépenses par les membres du Conseil de sécurité de l’ONU.Bien que les pays du groupe des «77» repartent unis sur les documents qu’ils avaient apportés, les tensions politiques au sein de ce groupe demeurent.L’absence de résultat de la conférence ramène les «77» aux positions maximalistes de certains pays (Mexique, Cuba, Nicaragua et Algérie).Ces positions ont été, estiment les observateurs, un facteur im-rtant dans l’échec de la con-êrence.Bien que les pays industrialisés n’aientpas été prêts à négocier sur des questions importantes, tout particulièrement en matière de financement, les considérations politiques introduites dans la négociation par les «77» ont conduit les pays occidentaux à «faire bloc».Même les pays poi fér nordiques, généralement mieux disposes en matière d’aide, se sont rangés aux positions des autres membres du groupe.Les Occidentaux ont egalement regretté à maintes reprises que des questions de nature purement economique aient été présentées dans une formulation politique.Certaines délégations de pays du tiers monde ont reconnu, dans des conversations privées, que cet aspect avait joué un role important dans la conférence.Les pays du tiers monde, qui représentent 70 pour cent de la population mondiale, mais qui n’assurent que 9 pour cent de la production industrielle mondiale, connaissent vis-à-vis de l’industrialisation des situations très diverses.Ainsi l’Afrique, qui compte 23 des pays les moins développés sur les 34 reconnus dans Ta classification des Nations unies, est certainement le continent le plus défavorisé.Cette conférence aura été pour ces pays un coup pour rien.Si ces Etats n’attendaient pas des mesures destinées à favoriser une industrie déjà existante, la conférence pouvait leur donner des moyens supplémentaires en matière de développement des ressources humaines et des infrastructures nécessaires pour une industrialisation.Le problème d’Hébron divise le cabinet Begin JERUSALEM (d’après AFP et Reuter) — Le gouvernement Israélien n’a pas pris de décision hier au sujet de l’installation de colons juifs dans la ville même d’Hébron, en Cisjordanie occupée: il s’est contente d’une solution de compromis destinée à satisfaire partisans et adversaires de cette implantation.Le ministre de l’Agriculture Ariel Sharon et quelques autres ministres sont en effet vivement favorables au retour des Juifs à Hébron, et se heurtent à l’opposition du ministre de la Défense Ezer Weizman, soutenu par les ministres de la fraction libérale du Bloc Likoud, ainsi que les trois ministres de la formation Dash (dirigée par M.Yigael Yadin).M.Begin a donc fait adopter hier une résolution «réaffirmant le droit inaliénable des Juifs de s’installer partout où ils le désirent en Cirjordanie, y compris à Hébron», mais reportant à une date ultérieure le débat sur l’application contrète de ce «droit».Le retour des Juifs à Hébron, exigépar le mouvement annexionniste Gouch Emou-nim, a été présenté par M.Sharon comme «la seule riposte efficace» à l’attentat qui a coûté la vie à un soldat israélien dans le centre d’Hébron, la semaine dernière.Il a repris à son compte une revendication des colons de Kiryat Arba, située à la périphérie d’Hébron, demandant que cinq maisons ayant autrefois appartenu à des Juifs dans la ville leur soient rendues.La communauté juive d’Hébron, qui y était établie depuis des siècles, avait fui la ville en 1929 à la suite de l’assassinat de plusieurs de ses membres commis par des arabes fanatiques.On ajoute toutefois, de source gouverne- mentale, qu'afin d’apaiser les 3,000 habitants de Kiryat Arba, émus par le meurtre d’il y a dix jours, les autorités songent à y construire 1,000 logements supplémentai- res.La Cour suprême étudiera aujourd’hui la requête d’injonction déposée par le maire d’Hébron, M.Fahd Kawasme, contre les travaux entrepris sur 50 hectares de terre arabe confisquée pour l’expansion de Ki- 3fat Arba.La Cour a déjà créé un précé-ent en exigeant le démantèlement de la colonie d’Elon Moreh après appel interjeté par les propriétaires arabes au lieu.Néanmoins, plus d’un millier d’Israéliens partisans ae l’annexion de la Cisjordanie à Israël ont eu hier l’autorisation de manifester au centre de Hébron* alors que les habitants arabes de la ville (environ 45,000) ont dû rester chez eux pour la douzième journée consécutive.Le couvre-feu qui a été imposé à la suite du meurtre d’un soldat dans la kasbah de Hébron, devait être levé hier soir, mais ce n’était pas encore le cas à 19 h 00 locales.Les manifestants, réclamaient le droit de s’établir au centre de la ville de Hébron.L’armée les a empêchés de se rendre à l’endroit où le solaat avait été tué.Enfin, la première pierre d’une ville israélienne de cinq mille logements a été posée hier à Ephrate au sud ae Bethlehem, en présence de plusieurs ministres israéliens.Cette implantation nouvelle avait été décidé par le gouvernement il y a quelques mois.Dans un premier temps, 1,400 logements seront construits.Selon le porte-parole du Gouch Emounim, 200 familles de Juifs new-yorkais, ainsi que des Juifs d’Afrique du Sud habiteront les premiers logements disponibles.élections Le 18 février à 20h00 A la télévision de Radio-Canada A MP M • Jv VJ \ v '.il:
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