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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 22 février 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1980-02-22, Collections de BAnQ.

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Dans les Laurentidaa »ur la chamin d* S ta-Adèle A Sta-Marguarita LE RESTAURANT GRILLADES FRUITS DE MER Sortie 69 de l'autoroute Réservations *[-228-242?c Vol.LXXI — No 44 Ennuagement suivi de neige.Maximum -5.Montréal, vendredi 22 février 1980 25 CENTS La proportionnelle aurait donné 20 libéraux à l’Ouest Au moins 20 députés libé- tenu trois députés au Québec et un en OTTAWA — au moins 20 dépi raux dans les quatre provinces de l’Ouest, 10 conservateurs, trois néo-démocrates et même deux créditâtes au Québec, c’est le miracle politique qui se serait produit lundi soir si on avait pris au sérieux une recommandation de la Commission de l'unité canadienne.Qui plus est, les libéraux seraient demeurés majoritaires.La formule, préparée par un professeur de Sciences politiques de l’Université de Queens, M.William Irvine, ajoute 60 sièges aux Communes, lesquels sont répartis en proportion des votes obtenus par chacun des partis dans chaque province, à partir de listes de candidats dressées à l'avance.La représentation actuelle à la Chambre des communes est de 282 députés, dorft 146 libéraux, 103 conservateurs et 32 néo-démocrates.La formule Pepln-Robarts dans une chambre des Communes de 342 sièges, aurait donné le 18 février selon les chiffres communiqués du DEVOIR en assumant que les libéraux remportent le siège de Frontenac: 173 libéraux, 123 conservateurs, 44 NPD et deux créditâtes.Au pays des Mayas Au coeur de l'Amérique centrale, le Guatemala se relève du séisme de 1976 et constitue une déstination touristique de choix non seulement à cause des prix très bas qu’on y pratique mais aussi à cause de ses extraordinaires beautés et de cette culture maya restée éton-' namment pure.— page 5 Un autre Mexique La cité-musée de Guanajuato, à 2,000 mètres d’altitude au Mexique, avec son université et sa basilique n’est pas courue par les touristes comme les stations balnéaires d’Acapulco et de Cancun ou Puerto Val-larta.mais elle est une élégante illustration de l’histoire mouvementée du Mexique.— page 5 Les Bahamas dans l’intimité Les autorités des Bahamas font de louables efforts pour faire de leurs îles des destinations agréables et de tout repos.Mais il y a encore des mauvaises surprises pour qui manque de prudence.— page 7 Rôtisserie près de Saint-Denis Nouvelle-Ecosse, deux provinces dont ils sont absents.Quant au Crédit social, il aurait encore deux députés aux Communes aujourd’hui.A noter que la formule Pepin-Robarts ne permet pas de «rescaper des candidats défaits puisque les députés élus sur des listes doivent être «désignés» à l’avance.L’absence totale de députation libérale dans les trois provinces de l’Ouest crée aujourd’hui un problème sérieux au premier ministre, M.Pierre Trudeau et il n’a d’autre ressource que de puiser dans le Sénat ou de «marauder» dans les autres partis.Pourtant, les libéraux ont obtenu 24.3% des votes en Saskatchewan, 21.3% en Alberta et 22.17% en Colombie-Britannique.Avec 28% des suffrages, les libéraux n’ont que deux députés au Mani- toba alors que les néo-démocrates, avec 34.4% des suffrages, obtiennent sept députés.À l’autre bout du pays, les conservateurs n’ont qu’un députe au Québec avec plus de 13% des voix, et les néodémocrates aucun avec près de 9% des suffrages.C’est cet équilibre que la Commission de l’unité canadienne, avec l’aide du professeur Irvine, voulait rétablir quelque peu.La répartition des sièges se ferait à l’aide d’une série de divisions qui visent à déterminer pour chaque parti et dans chaque province, le «prix» qu’il faut payer pour obtenir un député de plus.Ainsi au Québec, avec 255,000 voix le parti NPD doit «payer» 255,000 voix pour un premier siège, mais 127,500 pour un deuxième siège, 85,000 pour un troisième, etc.En Ontario, par contre, le NPD ayant obtenu cinq sièges avec un peu plus de 800,000 voix, doit «payer» son sixième siège 133,655.Le siege de la Nouvelle-Ecosse «vaut» 87,000 et celui de Terre-Neuve, 34,000, c’est-à-dire la totalité des votes reçus dans cette province.On attribue le premier siège à la province qui «paie» le plus cher; dans le cas du NPD, le Québec.Le deuxième siège va à l’Ontario qui «paie» 133,655 pour son siège et le troisième au Québec qui «paie» 127,000.Le deuxième siège au NPD est allé à l’Ontario avec 65,000 voix, 2,000 de plus seulement que ce qui aurait pu être un quatrième siège au Québec, alors prêt à "E er 63,000 voix.-ja répartition se fait ainsi pour tous les partis en lice et le Crédit social aurait pu rescaper deux députés aux Communes, lundi dernier, avec la formule de la Commission Pepin-Robarts.Le premier ministre élu, M.Trudeau, s’est rallié à la formule à Montréal en novembre, et même au cours de la campagne électorale.Le chef néo-démocrate a publiquement appuyé ce système devant la Commission de l’unité canadienne, à la seule différence qu’il demandait 100 députés de plus, au lieu de 60.Quant aux conservateurs, leur opinion semble moins claire.Le premier ministre défait, M.Joe Clark, trouvait l’idée «intéressante» mais l’un des ses principaux lientenants, M.Walter Baker, s’y oppose farouchement.Mais il semble que cette fois, avec un gouvernement libéral majoritaire et leur échec cuisant dans l’Ouest, la réforme va faire rapidement son chemin.Le problème qui divise le plus les partisans de la formule est la confection de la liste elle-même.Le NPD souhaite carré- ment que ce soient les régions qui dressent les listes, tandis que les libéraux préfèrent que ce soit le leader, au besoin en collaboration avec les exécutifs régionaux de son parti.Le système permet d’amener aux Communes, et surtout au cabinet, des candidats de prestige qui pourraient avoir des difficultés à se faire élire, ou qui ne sont tout simplement pas tentés par la politique de comté.Le système actuel, même lorsqu’il permet de faire élire un ou deux députés dans une région, ne donne pas entière satisfaction.Par exemple, le Québec a bien fait élire deux députés au Québec en 1979, mais, insatisfait de ces ministres, M.Clark a quand même dû nommer au Sénat MM.Robert de Cotret et Arthur Tremblay, et il a tenté d’attirer MM.Pierre Laurin et Julien Chouinard.Voir page 18: Proportionnelle professeur Irvine, les libéraux auraient aujourd’hui neuf députés en Colombie-Britannique, six en Alberta, trois en Saskatchewan, deux de plus au Manitoba et six en Ontario.Les conservateurs auraient pour leur part obtenu dix sièges au Québec, en plus de celui de M.LaSalle, et dix autres sièges en Ontario.Les néo-démocrates auraient augmenté leur caucus de l’Ontario de huit députés, et auraient surtout ob- tourisme Des sénateurs de l’Ouest au cabinet?Eric Heîden au panthéon olympique OTTAWA —Tout semble indiquer que le nouveau gouvernement libéral devra avoir recours à la formule des ministres-sénateurs pour assurer aux provinces de l’Ouest une représentation minimale à Ottawa.Le fait que les trois provinces les plus à ’ ' la Su.l’ouest du Saskatchewan, l’Al- berta et la Colombie-Britannique, n’aient élu aucun libéral lundi a suscité de vives préoccupations dans la capitale fédérale, Offre globale aux employés de cégeps QUÉBEC — Les négociations entre le gouvernement et les employés de soutien de cégeps arrivent à un point tournant, la partie patronale se préparant à déposer une offre globale de règlement.Un porte-parole des 3,300 employés de soutien, membres de la CSN, M.Yvon Doucet, a indiqué hier que cette offre devait leur être présentée en fin d’après-midi, ce qu’on n’a pu faire confirmer toutefois par la partie patronale.Le dépôt de cette offre globale survient après des négociations intensives qui ont permis au cours des dernières heures de faire un tour complet des points en litige.Ce dépôt survient également après une manifestation de prés de 700 syndiqués qui se sont réunis nier après-midi devant le parlement pour manifester leur détermination à conclure une entente et à poursuivre leur grève qui paralyse actuellement 22 cégeps.L’état actuel des négociations ne permet pas de dire, a souligné hier M.Doucet, si l’offre de la partie patronale conduira au règlement du conflit au cours des prochaines heures.M.Doucet était plutôt enclin à penser que cette offre permettrait de débloquer certaines questions tout en laissant place encore à de nouvelles négociations.Les négociations pourraient en effet durer encore un certain nombre de jours car la partie patronale ne semble pas aussi pressée qu’elle ne l’était pour les niveaux élémentaire et secondaire.Lors de la négociation avec les enseignants comme avec les employés de soutien, il y avait une limite au-delà de laquelle le gouvernement avait indiqué qu’il réunirait l’Assemblée nationale pour l’adoption d’une loi spéciale.Dans le cas des employés de soutien des cégeps, il ne semble pas y avoir de limite.Le porte-parole syndical a affirmé hier que la partie patronale avait informé les négociateurs syndicaux qu’il n’était pas du tout question de loi spéciale dans ce cas-ci.Selon M.Doucet, c'est là une indication de la possibilité que la partie Voir page 18: Offre d’autant plus que les réactions populaires et la réaction officielle de M.Peter Lougheed, premier ministre de l’Alberta, ne sont pas de nature à calmer les esprits.Dans ces circonstances, le premier ministre élu, M.Pierre Trudeau accorde à cette question un intérêt de grande urgence, en prévision du cabinet dont il devra annoncer la composition dans quelques jours.C’est pourquoi il a demandé au sénateur Ray Perreault, un libéral de Colombie-Britannique, de lui prépara: une liste de suggestions qui seront présentées aujourd’hui même au premier ministre élu.Ce travail découle d’intenses consultations effectuées depuis mardi, dont certaines avec des représentants de M.Trudeau.M.Perreault qui fut leader parlementaire du dernier gouvernement libéral au Sénat après avoir été député et ministre, a déclaré hier au DEVOIR que «50 idées différentes ont circulé sur la colline parlementaire cette semaine» sur la façon de donner une représentation à l’Ouest dans le gouvernement.Dans ce rapport soumis aujourd’hui à M.Trudeau, le sénateur Perreault propose que des sénateurs de ces provinces soient faits ministres d’Etat mais avec des fonctions spécifiques.Par exemple, un sénateur et ministre d’Etat pourrait avoir la charge de la Commission canadienne du ble.Les libéraux et M.Perreault en particulier ne favorisent pas cette solution qui consisterait à confier un ministère complet à un sénateur, comme c’était le cas chez les conservateurs avec M.Jacques Flynn à la Justice.Ils s’en tiendraient au modèle offert par M.Martial Asselin, ministre d’Etat chargé de l’ACDI.Les libéraux s’opposent catégoriquement, au «modèle De Cotret», c’est-à-dire celui de sénateur-superministre.Une autre mesure qui pourrait être appliquée rapidement et que suggère M.Perreault est celle de la mise en place de comités parlementaires permanents à vocation régionale.De tels comités pourraient servir les intérêts de l’Ouest, aussi bien que ceux de toutes les autres grandes regions du pays.En troisième lieu, M.Perreault croit que des comités du cabinet et des com-Voir page 13: Sénateurs r L’Américain Eric Heiden est entré au panthéon olympique en devenant hier à Lake Placid le premier homme à gagner quatre médailles d’or au cours des mêmes Jeux olympiques.Le patineur de vitesse a gagné jusqu’ici toutes les épreuves masculines de sa discipline, et il pourrait bien en remporter une cinquième et dernière, demain, ce qui ajouterait encore à un exploit digne des «dieux du stade».(Photolaser AP) La CECM refusera toute autre demande de révocation du statut confessionnel La Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) a clarifié, en la durcissant, sa position à propos du statut confessionnel des écoles qu’elle administre.En effet, les commissaires montréalais ont majoritairement renié dans un premier temps une position adoptée l’année dernière par laquelle ils admettaient l’existence d’écoles publiques autres que catholiques.Cette position de principe avait, on s’en souvient,, été votée après que de nombreux parents eurent pressé leurs commissaires de répondre à la requête du comité d’école de Notre-Dame-des-Neiges, où les parents et le personnel désiraient la révocation du statut confessionnel de leur école.La réponse vint et elle fut négative.Et hier la CECM a cru sage de faire dispar-raïtre des principes qui ne tiennent plus.De plus, les résolutions présentées hier par le président de la CECM, M.Luc La-rivée, visent à prévenir les coups en affichant que «la CECM entend refuser toute autre demande qui pourrait lui être soumise dans le sens d’une révocation du L’Inquiétude renaît sur le sort des otages de Téhéran WASHINGTON (d’après AFP et Reuter) — L’insistance de l’ayatollah Kho-meiny et des militants islamiques de Téhéran pour que l’ex-chah soit extradé a relance hier aux États-Unis l’inquiétude sur les chances de libération des otages américains.Les déclarations violemment antiaméricaines faites mercredi soir par le «guide de la révolution», après l’annonce officielle de la formation de la commission d’enquête internationale et de son prochain départ pour Téhéran, avaient déjà fait l’effet d’une douche froide à Washington.Les craintes sur la solidité du compromis réalisé par l’intermédiaire de M.Kurt Waldheim, secrétaire général des Nations unies, ont été accrues hier par le lien très clair que les militants islamiques qui occupent l ambassade américaine ont maintenu entre le retour du chah et la libération des otages.Les concessions successiwes faites par le président Carter pour permettre à M.Waldheim de résoudre la crise américano-iranienne, par le biais de la commission internationale d’enquête, étaient apparemment basées sur la confiance dans l’autorité croissante de M.Abolhassan Banisadr après son élection triomphale à la présidence de la République islamique avec la bénédiction de 1 ayatollah.Les dirigeants américains constatent maintenant que l'ayatollah continue à encourager la ligne intransigeante des militants de l’ambassade, au risque de faire échouer le délicat compromis élaboré avec M.Banisadr.La première source d’inquiétude américaine provient du fait qu’il n’y a, dans la formule annoncée mercredi par le secrétaire général des Nations unies, aucun lien formel entre l’enquête de la commission sur les griefs de l’Iran et la libération des otages.Sans être très affirmatifs, les porte-parole officiels laissent entendre en privé qu’il y a un «accord tacite» sur ce point, sans quoi le président Carter n’aurait jamais accepté la formule de la commission d’enquête.Un autre écueil possible dans la mission incertaine du groupe d’enquête est la procédure qui sera adoptée pour entendre les otages américains de Téhéran.La Maison-Blanche a insisté sur le fait 3u'il ne saurait s’agir ni d’un procès ni ’interrogatoires.Mais la position du président Carter vis-à-vis de son opinion publique devoir page 18: Téhéran statut confessionnel d’une école et de l’implantation d’un système d’options en remplacement de la politique d’exemption de l’enseignement religieux».Actuellement, au-delà des principes en cause, le système qui prévaut dans les écoles catholiques est le suivant: le parent qui désire que son enfant suive un cours de formation morale plutôt que de religion catholique doit entreprendre les démarches à cette fin et son enfant devient un «exempté».L’enfant n’est pas nécessairement soustrait à d’autres activités de pastorale 'et plusieurs parents se plaignent de l’inexistence, dans les faits, d’un véritable cours de formation morale.L’école primaire Notre-Dame-des-Neiges, dans le quartier Côte-des-Neiges à Montréal, voulait instaurer un pluralisme plus égal en demandant une revocation du statut catholique.Sa requête a été agréée par le comité catholique du Conseil supérieur de l’Éducation mais par la suite les commissaires ont dit non et contesté l’autorité du comité catholique.Hier, les commissaires montréalais ont «prié» leurs délégués de prendre les mesures pour assurer le retour, à Notre-Dame-des-Neiges, de la politique d’exemption en septembre prochain.La présidente du comité de cette école où 45% des enfants sont inscrits en formation morale.Mme Lucie Proulx, a déploré «le mépris évident des valeurs démocratiques» et a dit trouver malheureux que la CECM érige son «projet éducatif chrétien» en principe absolu.Quant à l’école Notre-Dame-de-Grâce, qui a déjà entrepris des démarches plus ou moins officielles pour se donner un statut non confessionnel, que les parents estiment plus près de la réalité, ils ont reçu une réponse indirecte mais limpide hier sans que leur dossier n’ait été étudié.Cette question sera par ailleurs débattue prochainement devant les tribunaux.En effet, la requête d’un itre-Dame-des- de parents de Notre-"Dame-des-Neigès contestant la légalité de la révocation de statut catholique sera entendue par la Cour supérieure le 17 mars.Les commissaires de la plus importante commission de la province vont appuyer ces citoyens qui remettent en cause l’autorité du comité catholique.Ce dernier a eu l’appui du ministre de l’Éducation, M.Jacques-Yvan Morin.Les parents de Notre-Dame-des-Neiges ont à maintes reprises exprimé l’opinion que la CECM devrait d’abord s’assurer a’obtenir gain de cause devant les tribunaux avant de contourner des décisions et des instances reconnues.Il reste toujours à la commission un groupe de commissaires qui se dissocient de la ligne religieuse de leurs collègues, en arguant, sans succès jusqu’à présent, qu’une attitude intransigeante n aide en rien la cause catholique que la commission veut promouvoir.cAezVITOk aut/te*Uc$ue meiCieuie cave à ‘7/tont'ieal’ ATMOSPHERE, TRADITION.EXCELLENCE 735-3623 5412 Côte des Neiges Montréal I 2 ¦ Le Devoir, vendredi 22'février 1980 Témoignant devant la commission Keable Desautels a oublié si Mme Devault a écrit des communiqués du FLQ Le directeur-adjoint de la police de la CUM, M.Claude Desautels, a soutenu hier, devant la commission d’enquête Keable, qu’il «ne se souvient pas» avoir été informé, en 1970-71, que l’indicatrice de police Carole Devault avait rédigé et distribué des communiqués du FLQ.S’étant abstenu, de son propre aveu, de consulter le moindre document qui aurait pu lui «rafraîchir la mémoire», il dit ne se souvenir maintenant que du nom de cette «source» policière.M.Desautels était à l’épo-ue le capitaine responsable e la section antiterroriste de la police de Montréal, qu’il dirigeait avec ses deux lieutenants, MM.Cormier et Gi-guère.M.Desautels a confirmé hier qu’il était le seul policier ui connaissait à l’époqile l’i-entité de tous les intorma-teurs de son service.Il en conservait la liste dans son coffre-fort.Il a aussi reconnu que M.Giguère lui faisait rapport au jour le jour sur toutes les informations fournies par Mme Devault.«Malheureusement, dit-il, tout cela est maintenant bien flou dans ma mémoire.» M.Desautels a été incapable de préciser s’il y a eu, en décembre 1970, une assemblée des dirigeants des trois corps de police (Montréal, §Q et GRC) au cours de laquelle on aurait pris la décision de ne pas arrêter MM.Robert Comeau et François Seguin et où on aurait discute des moyens à prendre pour retrouver la demi-tonne de dynamite avariée oui était en possession des felquistes.M.Desautels dit ne se souvenir ni d’avoir participé à une telle rencontre ni des arguments qu’il aurait pu lui-même faire valoir ni des motifs qui pourraient avoir motivé la decision prise.Il a précisé que telle décision avait été prise en vertu «du concensus de l’assemblée», mais il ne «se souvient pas» que le nom de M.Nigel Hamer ait pu être l’objet de discussion pendant cette rencontre.Toujours devant la commission Keable hier, le directeur du district 33 de la police de la CUM, M.Marcel Allard, est venu expliquer qu’il avait remplacé M.Desautels à la tête de la section antiterroriste en mai 1971.M.Allard a affirmé pour sa part n’avoir même pas su, à l’époque, le vrai nom de Mme Devault.Il ne la connaissait que sous le sobriquet de «Pou-pette».M.Allard a dit qu’il «est possible» qu’il ait su que Mme Devault rédigeait et distribuait la plupart des communiqués du FLQ mais il dit ne pas se rappeler s’il y avait matière à accusations criminelles contre elle.«Si j’avais su qu’elle avait participé à des complots pour vol ou pour extorsion,» je pense que j’aurais dû la poursuivre, a-t-il précisé, n ait se souvenir qu’il «avait été question» à 1 époque d’un vol à main armée dans un bingo mais il affirme ne se souvenir d’aucun détail plus précis.M.Allard soutient aussi qu’il ne se souvient pas avoir jamais entendu parler de la demi-tonne de dynamite avariée qui n’avait toujours pas été retrouvée en 1971 et qui était, selon le témoignage de M.Giguère, la principale raison justifiant la poursuite des activités felquistes de Mme Devault à la fin de 1971.«Cela ne me dit absolument rien, c’est complètement nouveau pour moi Cela ne sonne aucune cloche dans ma tête», a-t-il déclaré en réponse à une question du procureur de la commission Keable, Me Mario Bilodeau.Pour expliquer son ignorance, M.Allard a souligné qu’il «lisait très rapidement» les rapports que lui faisait M.Giguère et qu’il ne faisait pas attention aux détails.C’est lui qui fournissait l’argent nécessaire au paiement de Mme Devault mais il «faisait totale confiance à M.Giguère» à cet égard.«Mes lieutenants étaient des gens responsables», a-t-il dit.M.Desautels s’est toutefois souvenu «très très vaguement» que le policier Claude Marcotte avait confronté Mme Cross à des photos de Nigel Hamer en 1970 et que cette dernière avait été incapable d’identifier l’individu.Il dit ne savoir ni la date ni l’origine de la photo et il se dit incapable de fournir le moindre rapport écrit à l’appui de son affirmation.Mandé d’urgence devant la commission Keable, le policier Marcotte a expliqué que cette confrontation photographique s’est «probable- ment faite en deux temps»: d’une part, la photo de Nigel Hamer aurait figuré parmi un grand nombre de pnotos de manifestants qui avaient été soumises à l’attention de Mme Cross avant son départ, pour Londres, le 6 novembre 1970.D’autre part, M.Marcotte aurait peut-être soumis une photo de M.Nigel Hamer à M.Cross pendant ses vacances de l’été 1971, après que le diplomate britannique lui eut demandé une photo de chacun des ravisseurs, à titre de souvenir.M.Marcotte a précisé que les photos-souvenir représentaient au moins les exilés à Cuba mais il a dit «ne pas se souvenir» si la photo de M.Hamer y figurait aussi.Quant à savoir si une photo de M.Nigel Hamer avait effectivement été soumise à l’attention de Mme Cross avant le 6 novembre 1970, le témoignage de M.Marcotte est le suivant: «Si M.Giguère a fait un rapport comme quoi une source l’avait informé avant le 6 novembre que M.Hamer était un ravisseur de M.Cross, il est certain que je l’ai vu.Et si je l’ai vu, il est évident que j’ai montré à Mme Cross la photo de M.Ha-mer», a-t-il expliqué.«Est-ce une présomption ou une certitude?» a demandé M.Keable.«Si je l’ai su, il est certain que j’ai présenté la photo», répond M.Marcotte.Le commissaire Keable a demandé au témoin de lui apporter, mardi prochain, les fameuses photos de M.Hamer qui auraient pu être soumises a Mme Cross.La Commission jeunesse du PLQ veut convaincre les indécis À l’instar du Mouvement étudiant pour le OUI (Méoui) mais en visant une plus grande crédibilité encore, la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec entend accentuer sa présence dans les milieux scolaires pour y rejoindre les indécis et leur transmettre le message référendaire du PLQ.C’est ce qu’a expliqué hier le président de la Commission jeunesse du PLQ, M.Alain Samson, qui a soulginé que le mouvement qu’il présidait avait été à même de constater depuis un an que la masse étudiante se dépolitisait.Cette dépolitisation, selon M.Samson, est le résultat d'un grand désappointement des jeunes à l’endroit d’un gouvernement qui n’a pas répondu à leurs attentes en matière de prêts et bourses, d’un gouvernement qui a montré son inefficacité lors des récentes négociations du secteur public et qui se livre à une propagande biaisée et désordonnée.La Commission jeunesse du PLQ assumera donc le leadership du NON étudiant.La Commission compte près de 20,000 membres bien intégrés dans les structures des associations de comté et qui s’étendent dans les institutions scolaires.Les cellules du PLQ dans les institutions scolaires, a souligné hier M.Samson, sont identifiées au PLQ et n’accepteront aucune subvention ou service provenant d’autres Sartis politiques, organisa-ons de type Pro-Canada ou tout autre don.«Nous n’accepterons aucune dérogation a ces critères, a affirmé M.Samson, et seuls les moyens financiers et techniques mis à la disposition des cellules locales par notre parti et, en dernier recours, par les administrations des institutions scolaires, seront acceptés.» M.Samson a fait état des résultats de quelques sondages préréférendaires réalisés dans des institutions de la province par des associations étudiantes, et qui donnent, pour un, 47% des réponses en faveur du NON, pour l’autre 52% en faveur du NON.Puis le président de la Commission jeunesse s’est attardé à démontrer que le Méoui, même s’il prétend être indépendant du Parti québécois, a déjà demandé des subventions au gouvernement.«La naissance du Méoui, a déclaré M.Samson, s’apparente donc à une campagne de maquillage de l’idéologie pé-quiste savamment manigancée dans les coulisses du pouvoir à Québec.Où est-elle passée cette fameuse transparence, cette droiture d’esprit dont s’empanachaient les candidats péquistes aux dernières élections?» Blakeney s’étonne que l’ACFS donne son appui au OUI référendaire REGINA (PC) - Le premier ministre Allan Blakeney n’a pas trouvé sage la récente décision de 1 exécutif de l’Association canadienne-française de la Saskatchewan d’encourager les Québécois à voter OUI, au prochain référendum sur la souveraineté-association.Dans une conférence de presse, M.Blakeney a supposé que l’association ne croyait pas réel le danger du séparatisme québécois et qu’elle ne considérait le référendum que comme un moyen de pression dans des négociations pour le renouvellement de la constitution canadienne.Mais, a fait remarquer M.Blakeney, ce serait les francophones vivant à l’extérieur du Québec qui souffriraient le plus si le Canada n’avait plus une province où le français est fa langue dominante.Pour M.Blakeney, il faut combattre le séparatisme en demandant aux Québécois de voter NON au référendum.Commentant, d’un autre côté, l’élection de lundi dernier, M.Blakeney a déclaré qu’il faudra sûrement des «mesures spéciales» pour remédier à la situation «extrême» dans laquelle se trouve actuellement le pays.La Colombie-Britannique, l’Alberta et la Saskatchewan n’ont aucun député gouvernemental, à la suite de l’élec- tion, et le Manitoba n’en a que deux.M.Blakeney a suggéré certaines de ces mesures, comme nommer des sénateurs de l’Ouest au cabinet ou demander à des ministres d’agir comme agents de liaison avec les provinces non représentées au pouvoir.Il s’est de plus demandé si on ne devrait pas recourir à une certaine forme de représentation proportionnelle.Roy ne dit Normand Guérin devra passer dix ans de plus en prison pas non à Frontenac QUÉBEC (PC) - Le chef du Crédit social, M.Fabien Roy, pourrait revenir sur sa décision et briguer les suffrages le 24 mars dans la circonscription de Frontenac.C’est du moins ce qu’il a laissé entendre à un journaliste d’un quotidien québécois.Rejoint à son retour d’une réunion de l'association crédi-tiste de Frontenac, h Thetford-Mines, M.Roy a déclaré qu’il avait été «très fortement sollicité» par la centaine de partisans au point Su’il devait réévaluer la situa-on.Le chef créditiste a ajouté qu’il donnera une réponse définitive à l'association du comté à son retour de vacances, vers le 6 mars.D’ici là, l’exécutif créditiste de cette circonscription procédera à de nouvelles consultations auprès des partisans.Battu par près de 3,000 voix par le libéral Normand La-pointe dans Beauce, lundi dernier, M.Roy avait affirmé en conférence de presse le lendemain qu'il n’était pas question pour lui d’être candiaat dans Frontenac le 24 mars.L’élection dans cette circonscription a été reportée à la suite du décès du candidat créditiste Nelson Lessard survenu moins de deux semaines avant le scrutin général de lundi.Normand Guérin, qui, il y a quelques mois, avait été reconnu coupable, avec son complice Gilles Pimparé, du meurtre de deux adolescents jetés du pont Jacques-Cartier, en juillet dernier, a écopé hier d’une sentence additionnelle de 10 ans de prison, à la peine d’emprisonnement à vie qu’il purge déjà.Hier, Guérin a littéralement décidé de vider son sac, devant le juge Dollard Danse-reau, de la Cour des sessions, en se reconnaissant coupable à une quarantaine d’accusations de viols, de vols, d’attentats à la pudeur, crimes sur- tout perpétrés avant l’affaire du pont Jacques-Cartier, mais également après, soit dans la dizaine de jours qui a précédé son arrestation et celle de son complice.Quant à Pimparé, il avait déjà reçu une sentence semblable, il y a quelques mois, après avoir reconnu les mêmes crimes.¦ Alain Charron et Donald Lavoie, âgés respectivement de 31 et 37 ans, ne sont pas coupables du meurtre de Lynda Maoire et Gérard-Henri Fernandez, survenu le 22 février 1978, dans un domicile sis au La Commission des loyers reçoit 680,000 appels Les premières statistiques officielles de la Commission des loyers du Québec indiquent que le nombre des personnes à la recherche de renseignements sur leurs droits et obligations et recours a augmenté de 1977 à 1978, mais que le nombre de personnes qui interviennent auprès de cet organisme pour régler leurs problèmes de locataire et de propriétaire a diminué durant cette même période.En 1978, la Commission des loyers a répondu à 680,000 demandes de renseignements, alors que l’année précédente seulement 655,000 personnes avaient appelé la Commission pour demander des renseignements.Par contre, 67,000 personnes, locataires et propriétai- res, étaient allées devant les plus hautes instances de la Commission pour soumettre leur cas, en 1977, en comparaison de 57,000 l’année suivante, en 1978.Le nombre des causes portées en appel 9,000, a diminué également, en comparaison de 11,500 en 1977.C’est surtout aux bureaux de Montréal et de Québec de la Commission qu’on a enregistré une diminution des cas soumis.Ces deux bureaux desservent à eux seuls près de 60% des locataires du Québec.Si l’on considère la nature des cas soumis, on constate une diminution substantielle des cas de «fixation» des loyers.De 1977 à 1978, la part relative de ces cas par rapport à l’ensemble des cas soumis passe de 55% à 44%.2264 rue Chambly, dans l’est de Montréal.C’est le verdict qu’a rendu un jury de la Cour supérieure, présidé par le juge Claire Barrette-Joncas, devant qui les deux hommes subissaient leur procès pour meurtre depuis le 9 janvier.La découverte des victimes avait été faite par la mère de l’une d’elles, Mme Thérèse Maiore, qui s’était rendue au logement de sa fille parce qu’elle était inquiète de son silence prolongé.Le jeune couple avait été abattu de coups de feu et poignardé à plusieurs reprises.Pas moins d’une cinquantaine de témoins ont été entendus lors de ce procès, répondant tantôt aux questions du procureur de la Couronne, Me Paul-Émile Lejour, où à celles des deux procureurs des accusés, Mes Lawrence Corri-veau et Pierre Momeau.¦ Le juge Edouard Rinfret, de la Cour d’appel, a remis en liberté, hier, un jeune père de famille de 25 ans, tout en lui accordant également la permission d’en appeler de la sentence de 30 jours de prison qui lui avait été imposée, la semaine dernière, par le juge Maurice Rousseau, de la Cour des sessions.Serge Dubé, père de deux enfants en bas âge, s’était à ce moment reconnu coupable d’avoir frustré la compagnie Gaz métropolitain, d’une somme de $329.75, en ayant bénéficié d’un raccordement «illégal» du service, grâce aux bons offices de l’Aide aux sinistrés.w: » /*§§ Les violents orages qui ravagent depuis plus d’une semaine l’ouest des États-Unis, en plus d’endommager irrémédiablement ce bateau récréatif de 150 pieds à Redondo Beach, ont fait céder plusieurs digues hier après-midi en Californie du sud, inondant entièrement les villes de Palm Springs et de San Jacinto.On ne sait pas encore si le bilan de 31 morts s’en est agravé.Quant au Lady Alexandra que voici, on a préféré le couler plutôt que de prendre le risque que d’autres orages annoncés provoquent une tragédie.(Photolaser AP) U francisation touche déjà ?plus de 1000 grandes entreprises s plus de 300 OOO travailleurs D’Ici à janvier 1981, plus de S 000 autres entreprises auront amorcé le processus de francisation.Qu'en est-il de votre entreprise?Si votre établissement québécois compte plus de 50 employés, vous avez déjà mis en oeuvre un programme de francisation - ou vous devrez bientôt y travailler.Il est possible que vous éprouviez quelque difficulté à mettre au point soit une termi- noiogte Spécialisée, soit un programme de francisation adapté à vos besoins.Si tel était le cas, rappelez-vous que l’Office de la langue française offre les services de spécialistes qui sont en mesure de vous aider.N’hésitez pas à communiquer avec nous aux numéros de téléphone suivants: (514) 873-7032 - entreprise comptant 100 employés et plus (514) 873-7226 - entreprise comptant de 50 à 99 employés.EHEEH Gouvernement du Québec Office de la langue française * A I i LE DEVOIR 8» :3 Montréal, vendredi 22 février 1980 Service de paie »8A Edison, Pl«c« Bonnwitur* — Téléphone: BM-3194 ^0^ mtw fri y Iw.En plus des bornes-fontaines qui glaçent les rues et des feux de signalisation éteints, la grève des employés manuels de la ville de Montréal a pour effet de transformer certaines rues en dépotoirs linéaires.Le boulevard Saint-Laurent, à la hauteur de l’avenue des Pins, est du nombre.(Photo Le Devoir) Les négociateurs des cols bleus et de Montréal enfermés en «conclave» Le ministre du Travail, M.Pierre-Marc Johnson, a décidé d’obliger l’administration municipale de Montréal et ses 5,600 cols bleus, en grève depuis le 12 février, à négocier jour et nuit, s’il le faut, alors 3ue les deux parties se bou-ent depuis 11 jours dans l’attente qu’une tempête de neige ou un quelque’autre événement imprévu ne vienne modifier la situation à leur avantage.Pour y arriver, M.Johnson a décide d utiliser l’article 44 du Code du travail, qui permet à ses conciliateurs de convoquer d’autorité les deux parties lorsqu’ils le jugent à propos.Comme la loi ne fixe aucune limite à la longueur et à la fréquence de ces rencontres «forcées» de négociation, la ville et son syndicat seront convoqués en sessions continues jusqu’à la conclusion d’un règlement.Une technique fort apparentée à celle des conclaves.Instructions seront données aux conciliateurs, MM.Marcel Boisvert et Normand Gauthier, «de convoquer péremptoirement les représentants des deux parties impliquées à s’asseoir pour une pétriode indéterminée à la table de négociation dans l’espoir qu’un règlement intervienne le plus tôt possible», a précisé le ministre.La première convocation est prévue pour lundi prochain.«D’ici là, a dit M.Les syndicats de la CTRSM devant le Tribunal du travail Johnson, les parties n’ont qu’à se préparer a négocier car elles savent désormais qu’elles devront passer par là.» Selon le ministre, il est inconcevable de laisser les ordures s’accumuler indéfiniment, les feux de circulation s’éteindre ou passer au vert des deux côtés a la fois et de laisser couler les bornes-fontaines.«Il suffirait, a dit M.Johnson, d’une tempête de neige moyenne pour transformer les inconvénients dus à la grève, qui n’ont pas encore atteint le stade de la catastrophe jusqu’ici, en situation d’urgence.L’état de la circulation, déjà passablement perturbé par les nombreux feux de circulation défectueux, atteindrait inman-quablement un point critique si, en plus, il fallait que les rues de Montréal soient devenues de véritables patinoires.» «Pour éviter, si possible, que les citoyens de Montréal ne deviennent les otages de l’administration de la ville comme des employés manuels», selon l’expression de M.Johnson, les conciliateurs ont reçu carte blanche pour, «s’il le faut, confronter les négociateurs des cols bleus et de la ville jour et nuit et aussi longtemps qu’il sera nécessaire afin d’en arriver à une solution».Les 5,600 cols bleus de Montréal sont sans convention collective depuis le 31 décembre.Apres la nomination de deux conciliateurs, en jan- vier, les deux parties ont participé, sans grand résultat, à une douzaine de séances de conciliation.Le 26 janvier les cols bleus, affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ), rejetaient les propositions de leur employeur et permettaient à leurs négociateurs de déclencher une grève au moment jugé opportun.Trois rencontres sont suivi, les 4, 8 et 11 février, mais depuis le déclenchement de la greve, le 12 février, le dossier est au point mort.Esso doit dédommager un de ses concessionnaires L’entreprise pétrolière l’Impériale Limitée (ESSO) devra verser une somme de $5,826 à l’un de ses concessionnaires, à la suite de pertes encourues, résultant d’un accident survenu le 7 mars 1978 et au cours duquel un camion de livraison avait endommagé une pompe distributrice d’essence.MM.André et Jean-Louis Lafond, propriétaires de la station d’essence, s’étaient plaints à l’Impériale du fait qu’un des camions de cette société avait reculé dans une pompe.Dès le lendemain, 8 mars, l’Impériale faisait installer une nouvelle pompe mais celle-ci était reconditionnée.Peu après cette installation, MM.Lafond notaient encourir certaines pertes sur une base quotidienne, car les chiffres de l’essence vendue ne concordaient plus avec l’inventaire dans les réservoirs.Une plainte fut donc portée aux services techniques de l’Impériale et celle-ci avisa que des experts de la firme John Reed & Sons, spécialisés en cette matière, se rendraient sur place pour fins d’examen.Ce qu’ils firent à quatre reprises, entre le 8 mars et le 10 juillet 1978.Toutefois, MM.Lafond ont noté que c’est le 10 juillet 1978, lors de la dernière visite, alors que les experts avaient changé le compteur de la pompe, que leur perte cessa.Entre-temps, le déficit évalué par les propriétaires de la station d’essence aurai été de $21,683.Lors de l’étude de la cause, la firme de comptables Pineault-Panneton présenta certains chiffres, mais le tribunal n’a pas vu dans cette analyse que la perte enregistrée provenait de certains problèmes dans la pompe distributrice, les chiffres ne justifiant pas la perte réclamée.Ce rapport, selon le tribunal, pouvait tout aussi bien indiquer aes erreurs de comptabilité de la part des plaignants ou encore des fautes dans leurs méthodes de vérification ou de comptabilisation.Le tribunal ne retient pas l’étude de Pineault-Panneton comme une preuve de la perte encourue par les frères Lafond, mais il accorde une crédibilité à un autre comptable, M.Paul Saint-Louis, qui avait estimé les pertes, entre les 7 mars et 9 juin 1978, à $4,369.Selon le juge Aranovitch, cette approche est raisonnable, sauf qu’elle s’étend sur une période de trois mois.En faisant une évaluation mensuelle, qui pourrait s’établir à $1,456, et compte tenu que la preuve révèle que la perte s’est étendue sur quatre mois, le tribunal estime que les frères Lafond doivent être dédommagés d’un montant de $5,826 par l’Impériale.L’ancienneté des chauffeurs du réseau Métropolitain-Sud de la Commission de transport de la Rive-Sud de Montréal (CTRSM) pourrait faire l’objet d’une nouvelle guérilla juridique devant le Tribunal du travail à compter d’aujourd'hui.En effet, le syndicat des chauffeurs de la CTRSM a l’intention de contester aujourd’hui devant ce tribunal la décision rendue la semaine dernière par le commissaire Benoît Laviolette.Ce dernier, se basant sur les articles 36 et 37 du Code du travail, a décidé que les ex-chauffeurs de la compagnie Métropolitain-Sud transportaient en quelque sorte avec eux leurs droits ac-quis chez leur ancien employeur, dont leur ancienneté, au moment de leur intégration au réseau public de la Rive-Sud.AVEZ-VOUS CHEZ VOUS • L’ALLEMAGNE ILLUSTRÉE par Malte-Brun, 5 volumes, in 4° (11" x8'/j")1885 Voir page 4 M.Laviolette avait décrété à la même occasion que le Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente les 300 chauffeurs de la CTRSM, représenterait dorénavant les 117 chauffeurs de l’ex-compagnie Métropolitain-Sud.Jusqu’ici regroupés dans un syndicat CSN, les 117 chauffeurs de Métropolitain-Sud ont récemment déclenché une grève pour défendre leur ancienneté, que ni la CTRSM ni son syndicat de chauffeurs ne voulait accepter.Une fois intégrés au syndicat en place, les chauffeurs du réseau de Métropolitain-Sud ont perdu leur droit de faire la grève et ils doivent se prononcer aujourd’hui sur le protocole de retour au travail, qui a été négocié au cours des derniers jours par le président du syndicat qui a refusé de respecter leurs droits acquis.Satisfait d’englober les 117 chauffeurs du réseau de Métropolitain-Sud dans un syndicat qui compte déjà plus de 300 membres, le SCFP est toutefois fort mécontent d’avoir à respecter un principe d'ancienneté qui fait passer les nouveaux venus avant ses propres membres.B a donc préparé au cours des derniers jours un appel de la décision du commissaire Laviolette en vue de faire briser la partie de l’arrêt portant sur la reconnaissance des droits d’ancienneté des nouveaux venus.Si une telle décision est portée en appel devant le Tribunal du travail et que ce dernier accepte de s’en saisir, l’ancienneté des chauffeurs du réseau de Métropolitain-Sud cesse d’être acquise jusqu’au prononcé de la sentence.Afin de ne pas priver ses exmembres de leurs droits éventuellement menacés par cette procédure, la CSN entend en appeler, pour sa part, de l’autre partie de la decision du commissaire qui porte sur l’accréditation.Si le tribunal rejette les prétentions du SCFP, ce qui confirme les droits de ses anciens membres, la CSN retirera son propre appel sur l’accréditation.Si les deux appels sont agréés, les chauffeurs du réseau Métropolitain-Sud retrouveront leur ancienne accréditation et, par le fait même, leur droit de grève.De son côté, la CTRSM fait comme si la décision rendue était finale et elle a convoqué tout son personnel aujourd’hui.Les chauffeurs du réseau Métropolitain-Sud doivent se prononcer cet avant-midi sur cette proposition de retour au travail.La prison à vie pour avoir tué un gardien Une sentence d’emprisonnement à vie a été imposée, hier, à un jeune homme de 21 ans, Michel Leclerc (alias Théodore Posijerekides), pour le meurtre du gardien de sécurité Henri Gagnon, âgé de 56 ans, abattu lors d’un vol à main armée à la Caisse populaire Saint-Eugène de Rosemont, le 23 mars dernier.«Vous n’avez que 21 ans, a dit à l’accusé le juge Raymond Landry, de la Cour supérieure, et déjà vous avez commis un meurtre.Vous avez tué un honnête père de famille qui pourtant ne demandait qu’à vivre.» Précédemment, Leclerc s’était reconnu coupable à une accusation de meurtre au deuxième degré, ce qui signifie qu’il ne pourra songer à une libération conditionnelle avant d’avoir purgé au moins 10 ans de sa peine.M.Gagnon, qui agissait comme agent de sécurité dans l’établissement en question, avait été abattu d’une balle, lors d’un vol à main armée, perpétré par trois individus, dont Leclerc.Les deux autres, Robert Chussereault et Richard Rien-deau, avaient été condamnés à 10 ans de pénitencier chacun, après s’être reconnus coupables à des accusations d’homicide involontaire.Dans sa déclaration à la police, Leclerc avait soutenu qu’il n’avait pas l’intention de tuer M.Gagnon ou tout autre agent de sécurité et que le coup ayant atteint celui-ci à la tête était parti accidentellement.«Vous devez admettre, a fait remarquer le juge Landry, qu’en se servant drune arme à feu pour commettre un acte criminel, le risque est fort grand qu’un événement malheureux survienne.» t/a£erie& St- 'Paui 3, PRINCIPALE NORD SUTTON, CO.BROME TEL.: 538-3540 * .• Oeuvres récentes de Françoise Le Sieur-Lemieux Du 1er au 16 mars 1980 Ouvert samedi et dimanche de 14h à 17h McGill en bref rédigé et publié par le bureau de relations publiques de l’Université McGill à ses frais De la glace au fond d’un océan tropical! C’est plus précisément au fond de l’océan Pacifique qu’un professeur du département de sciences géologiques de McGill a fait cette découverte suprenante.M.Reinhard Hesse faisait partie d’une expédition internationale de forage scientifique au large des côtes du Guatemala lorsqu’un jet de gaz et de boue s’échappant du tuyau de forage l’avertit de la présence d’une couche de glace sous-marine à cet endroit.Cette couche de glace ou “clathrate” s’étend sur une épaisseur de quelque 300 mètres, 100 mètres au-dessous du fond océanique.En dépit de la haute pression et de la température qui est au-dessous du point de congélation, les molécules de gaz captées à l’intérieur de ce type de glace la maintiennent gelée.En forant ce dépôt de clathrate, il se peut qu’on trouve au-dessous une couche de gaz qui pourrait constituer une nouvelle source d’énergie.Rjur les 2,500 étudiants “adultes” de McGill, retourner à l’université après quelque dix ans sur le marché du travail, “c’est un peu comme se retrouver dans une université chinoise; même si l’on comprend la langue, on ne fait pas vraiment partie du groupe.” Voilà ce qu’expliquait récemment à deux journalistes du McGill Daily Ludmilla Petraz-nyk, présidente de l’Association des étudiants “adultes” de McGill.Cette métaphore illustre bien les nombreux problèmes qui ont amené 25 de ces étudiants, dont l’âge s’échelonne entre 23 et 70 ans, à fonder cette nouvelle association sur le campus universitaire.De tous les obstacles que doit surmonter l’étudiant “adulte”, la perte de ses capacités d’étudier n’est pas l’un des moindres.C’est pourquoi, outre le fait de renseigner ses membres sur les différents services offerts par l’université, l’Association des étudiants “adultes” organise des groupes d étude pour les aider à venir à bout de leur charge de travail.Tout comme Artur London, auteur de “L’Aveu”, M.Edüard Goldstücker, éminent historien tchèque, a été 1 une des nombreuses victimes du procès Slansky.Etabli en Grande-Bretagne depuis août 1968, M.Goldstücker a été invité par les organisateurs des conférences Cummings de McGill à venir parler devant le public montréalais du sort des Dissidents en Union Soviétique et en Europe de l’Est, et ce, à partir des contacts personnels qu’il a eus récemment avec les dissidents de ces pays.Cette conférence sera prononcée en anglais, le mercredi 27 février à 20 heures, dans l’amphithéâtre Fieldhouse (salle 132) du pavillon Leacock.Entrée libre.Gratuit! Lundi 25 février à midi: conférence du Ministre Pierre-Marc Johnson: Sovereignty-Association.Salle de bal du Centre universitaire, 3480 McTavish.Lundi 25 février à 16h30: conférence du professeur William F.Mackey, de l’Université Laval: Nouvelle décennie: nouvelles orientations dans l'enseignement des langues.Salle 437 du pavillon des sciences de l’éducation, 3700 McTavish.N.B.En raison de la grève des employés de soutien de McGill, il se pourrait que ces conférences soient annulées.Pour le savoir, il vous suffit d’appeler le numéro suivant: 392 5916 entre 9 heures et 17 heures durant la semaine.L’Université McGill perturbée par la grève de ses employés de soutien L’Université McGill est perturbée, depuis le début de la semaine, par un conflit de tra-vail opposant ses 400 employés de soutien à la direction de l’institution montréalaise.La grève a jusqu’ici entraîné l’annulation de certains cours, une quarantaine de professeurs ayant décidé d’appuyer les grévistes.L’institution a quant à elle obtenu une injonction de la Cour supérieure limitant le piquetage à une seule porte de l’Université, où au plus cinq personnes peuvent dresser le piquet.Les employés de soutien des universités négocient à une table commune, intercampus, la majorité de leurs conditions de travail à incidence monétaire et, une fois cette opération complétée, ils poursuivent localement avec leur employeur.Il s’agit de la première grève de cette envergure à l’institution anglophone depuis 1973, alors que le même groupe avait suspendu le travail pendant quatre jours.Le groupe du soutien de McGill est le seul chez les uni- versités à ne s’être pas encore entendu avec son employeur.La convention collective est échue depuis mai 1979.Divers aspects de la sécurité d'emploi, notamment celui de la description des tâches, des mises à pied massives durant l’été et de l’embauche de surnuméraires, sont en litige.Le syndicat accuse par ailleurs F employeur de sabrer dans des libertés syndicales déjà acquises.«Fondamentalement, nous reconnaissons qu’aucun des articles en litige n’est, en soi, d’une importance vitale.Mais il y a beaucoup de principes en jeu», expliquait hier le porte-parole du syndicat, M.Simon Berlin.Trois groupes d’employés sont impliqués dans le conflit: 370 personnes préposées à l’entretien et aux cafétérias, et deux groupes de 15 personnes, l’un travaillant au Centre de calcul, l’autre au service de l’imprimerie.Les trois groupes sont affiliés à la FTQ.Une rencontre de négocia- tion doit avoir lieu demain, en présence des conciliateurs.Entre-temps, des étudiants et des professeurs ont formé un comité de solidarité auquel se sont joint une quarantaine de professeurs, la plupart membres de la «Faculty Union» des professeurs de McGill, qui a déposé récemment une requête devant le Tribunal du travail pour obtenir la reconnaissance officielle qui appartient à la «McGill As-sociation of University Teachers», f PELLETIER et PELLETIER Optométristes /M/ter.84, NOTRE-DAME OUEST, 4e ÉTAGE .71 V J/.Je.r.• optométrie générale • • lunetterie ./UJ.r/ • lentilles de contact Rendez-vous: //M/rher 845-2987 .'üd.y.Xf V J Fiducie du Québec Demain, nos bureaux seront ouverts de 9:30 heures à 15 heures et du 25 février au 29 février de 9:00 heures à 21 heures Profitez-en pour choisir votre plan d'épargne-retraite Vous avez jusqu'au 29 février 1980 pour contribuer à votre plan d'épargne-retraite et déduire ce montant de votre revenu imposable de l'année 1979 « Montréal: Complexe Desjardins (514) 281-8840 De l'extérieur, sans frais: 1-800-361 6840 poste 8840 Nouvelle succursale de Laval: Place Val des Arbres (514) 668-5223 De l’extérieur, sans frais: 1 800-361-3803 Québec: Complexe Centre-Ville, Sainte-Foy: 14181 653-6811 De l’extérieur, sans frais: 1-800-463-4792 La Fiducie du Québec .pour un choix (le Modes d'épargne @ desjardins I I Le Devoir, vendredi 22 février 1980 Kossyguine réapparaît mais ne convainc pas MOSCOU (AFP) - M.Alexei Kossyguine a effectué sa rentrée hier, après quatre mois d’absence, sans convaincre absolument le tout-Moscou de la politique et de la diplomatie qu’il était en mesure de reprendre son poste à la tête du gouvernement soviétique.Le président du conseil des ministres a paru durement marqué par la maladie, les traits tires, une petite raideur au coin de la bouche.À plusieurs reprises la voix a déraillé, ou bien il a dû se reprendre, venant néanmoins à bout d’un discours télévisé de 45 minutes.Cette «réunion électorale» avant les élections de dimanche pour le Soviet Suprême de la république de Russie, a tout de même démontré que M.Kossyguine continuait à avoir pleinement droit aux honneurs dûs au deuxième personnage du régime.Conformément à la tradition, le théâtre Bolchoi avait fait relâche pour pouvoir servir de cadre a la cérémonie, et M.Kossyguine était le dernier d’une longue série de dignitaires du régime, à la seule exception de M.Leonide Brejnev, à prendre la parole dans le cadre de la campagne électorale.M.Brejnev lui-même termine la série aujourd’hui au palais des Congrès.C’était l’anniversaire de M.# Kossyguine: les orateurs qui l’ont précédé à la tribune l’ont chaleureusement félicité pour ses 76 ans, mais aucun n’a fait allusion à la grave maladie qui l’a tenu éloigné de la vie publique depuis le 19 octobre.En son absence, la gestion économique, dont il est le grand responsable depuis quinze ans, a été l’objet de du- res critiques au i vembre.Accept aues, M." f plénum de no-ant ces criti-ine dans son discours a mis l’accent sur la nécessité de l’effort et des réformes.Testament politique, ou discours-programme?Le premier parmi les dirigeants soviétiques, M.Kossyguine a esquisse les grandes lignes de ce que doit être le onzième plan: relèvement du niveau technique des entreprises, développement du secteur énergétique, modernisation de l’agriculture.Dans le domaine de la politique étrangère, M.Kossyguine a condamné comme on pouvait s’y attendre la «politique belliqueuse des forces impérialistes», mais il a paru accorder une importance spéciale à la prédiction que la paix et la detente finiront par prévaloir.SKI \ Boycott: Vance n’a pu rallier l’Europe Le président du conseil des ministres soviétique, M.Alexei Kossyguine, a fait sa rentrée politique hier à Moscou.après quatre mois de maladie qui ont marqué ses traits.(Photolaser AP) Kaboul: les boutiques ferment pour protester contre les Soviétiques KABOUL (AFP) - La quasi totalité des boutiques de Kaboul et du bazar de la ville étaient fermées hier, en signe de protestation contre l’intervention soviétique en Afghanistan.Ce mouvement fait suite à la diffusion de tracts, durant la nuit de mercredi à jeudi, par des rebelles.Les commerçants avaient fermé grilles et volets de leurs boutiques.Parfois, des planches avaient été clouées en travers de ces volets, comme si le mouvement était destiné à durer un certain temps.L’envoyé spécial de l’AFP a pu voir des membres des forces de l’ordre tenter d’obliger un commerçant à ouvrir son échoppe: une foule en colère a alors entouré les policiers pour les empêcher d'agir.La police était d’ailleurs omniprésente dans la capitale afghane, essayant d’inciter les commerçants à rouvrir leurs boutiques, la plupart du temps sans grand succès.Les observateurs relèvent que cette manifestation se produit environ deux mois après les premières arrivées de troupes soviétiques dans le pays.L’atmosphère était tendue à Kaboul et le moindre incident semblait susceptible de dégénérer en désordres importants.La présence des troupes soviétiques était plus ostensible, mais celles-ci se tenaient en retrait, laissant l’armée et la police afghanes ten- ter de faire rouvrir les commerces.Le gouverneur de Kaboul lui-même a pu être aperçu, circulant en voiture dans la ville, pour mesurer l’ampleur de la manifestation.Celle-ci est le premier grand mouvement de désobéissance civil que connaisse la capitale depuis l’intervention soviétique.De nombreux observateurs ont été surpris par l’ampleur de cette manifestation.De tels mouvements se sont déjà produits dans les villes de Kandahar, dans le sud du pays, et d’Herat, dans l’Ouest.Toutefois, le fait que ce type de manifestation se produise maintenant dans la capitale paraît beaucoup plus dangereux pour le régime du president Babrak Karmel.Déjà confronté à un climat d’insécurité dans l’ensemble du pays, le régime peut difficilement, estiment les observateurs, avoir en outre à faire face a l’hostilité de la capitale.Référendum très contesté Suisse: l’Église et l’État séparés?BERNE (AFP) - Les Suisses voteront le mois prochain sur un projet de réforme tendant à imposer à l’ensemble de la Confédération helvétique une séparation complète de l’Église et de l’État dont l’Albanie semble offrir l’un des rares exemples au monde.Cette réforme constitutionnelle, si elle était adoptée, porterait atteinte aux structures fédérales de la Suisse, pourrait troubler sa paix confessionnelle et menacer la mission sociale des Églises.Elle retirerait en effet aux cantons suisses, pour la confier au pouvoir central, la souveraineté qu’ils exercent en matière ecclésiastique.Elle leur interdirait — des sa mise en vigueur — de lever des impôts pour le culte.Elle les contraindrait à abolir, dans un délai de deux ans, tout rapport juridique et constitutionnel avec les communautés religieuses reconnues.Se trouveraient visées au premier chef l’Église évangélique réformée et 1 Église catholique romaine auxquelles appartiennent — au moins nominalement — 95 pour cent de la population suisse.Le projet de séparation a été avancé par la voie de 1’ «i nitiative populaire», recours constitutionnel qui permet à ses promoteurs, lorsqu’ils ont recueilli un nombre suffisant de signatures — en l’occurrence 50.000 — d’appeler l’électorat à se prononcer souverainement.Le gouvernement fédéral et le Parlement pouvaient élaborer un contre-projet ou bien encore recommander l’acceptation ou le rejet de la réforme.Tout comme la plupart des confessions, il a pris nettement position contre le divorce ae l’Église et de l’État et préconisé le refus du projet.Ministres et parlementaires, sans parler des Églises, ne pouvaient accepter un système centralisateur uniforme qui aliénerait l’indépendance des cantons et déchirerait le tissu socio-confessionnel de la Confédération.La Suisse compte en effet, sur le plan ecclésiastique, autant de régimes que de cantons.Ils vont de l'Église officielle à la séparation que, seuls d’ailleurs, ont adoptée Neuchâtel et Genève.Encore cette séparation n’est-elle pas complète.Si l’impôt ecclésiastique reste facultatif dans les» deux cantons, il n'en demeure Ras moins que le canton de feuchâtel subventionne le culte et que celui de Genève prête le concours de son administration fiscale pour le recouvrement de la contribution demandée par l’Église.Partout ai-leurs, mais avec des variantes, les cantons confèrent aux Églises dominantes un statut de droit public qui les autorise à imposer un dernier du culte.Dans plusieurs cantons comme celui de Berne, ce statut est aussi accordé à «l’Église catholique chrétienne» qui rompit avec Rome au siècle dernier, refusant de reconnaître l’infaillibilité pontificale.C’est encore le • cas — unique d’ailleurs — de la communauté israélite de Bâle.Toutes les autres communautés religieuses relèvent du droit privé.C’est précisément le régime que les partisans de la séparation voudraient voir appliqué à toutes les Églises afin qu'elles ne soient ni privilégiées ni défavorisées.Pour eux "la reconnaissance des Églises Nationales constitue une discrimination à l’encontre des minorités religieuses et des personnes sans confession.Elle viole le principe de l’égalité devant la loi et la liberté de conscience, en obligeant par exemple les non-croyants à financer des Églises quxquelles ils sont étrangers.Le gouvernement helvéti- que, fort de jurisprudence du tribunal fédéral, a réfuté cette argumentation.Pour lui, aucun principe n’est enfreint car la constitution suisse n’interdit nullement aux cantons, souverains en la matière, d’accorder un statut particulier aux communautés religieuses de leur choix.Elle ne leur défend pas davantage d’octroyer des subsides aux Églises reconnues.Tous les gouvernements cantonaux, à l’exception du Tessin, se sont déclarés nettement hostiles à la séparation de l’Église et de l’État.Ils ont fait valoir que leurs constitutions respectives se prêtaient à l’adaptation des rapports des différents cultes avec le pouvoir local.Pour la majorité des observateurs politiques et religieux, les promoteurs de la rupture entre Église et État, qui ont mis trois ans pour recueillir les signatures nécessaires à leur entreprise, n’ont pratiquement aucune chance de la voir aboutir.Il n’existe pas jusqu’à présent de majorité dans l'opinion pour admettre qu’au nom des Mormons ou des libres-penseurs, on s'attaque au tabou de la souveraineté cantonale et que Ton remette en cause une paix confessionnelle acquise seulement au siècle dernier après de multiples batailles livrées «au nom de la foi».La constitution fédérale, comme tous les pactes nationaux qui l’ont précédée, commence par une invocation à Dieu.On ne saurait plus expressément rappeler — le gouvernement central lui-même l’a souligné — le fondement chrétien de l’État helvétique.LONDRES (AFP) - En dé-pitde ses efforts, le secrétaire d’État Cyrus Vance qui achevait hier soir à Londres des consultations l'ayant mené auparavant à Bonn, Rome et Paris, n’a pu convaincre les Européens de suivre unanimement les États-Unis sur le boycottage des Jeux olympiques de Moscou.Ni le gouvernement ouest-allemand ni celui d’Italie n’ont encore arrêté leur décision définitive alors que Londres est pour le boycottage.Néanmoins, le secrétaire d’Etat américain a déclaré hier soir à Londres que la France n’avait encore pris aucune décision définitive.Il a précisé, qu’à sa connaissance, «la France n’as pas encore arrêté sa décision».Dans une brève déclaration à la presse, à l’issue de ses entretiens avec le secrétaire au Foreign Office, lord Carrington, M.Vance a souligné qu’il appartenait à tous les gouvernements concernés de parvenir en toute indépendance à une décision sur leur participation aux Jeux de Moscou.Plusieurs pays, tant en Europe qu’ailleurs, n’ont encore rien décidé à ce sujet et «nous n’en sommes pas encore là», a dit M.Vance.Le problème de la présence occidentale aux Jeux de Moscou avait déjà provoqué à Rome des débats animes lors du Conseil des ministres des Affaires étrangères des Neuf, à quelques heures de l’arrivée de M.Vance en Europe.La France, indique-t-on de source diplomatique à Londres, s’était opposée à ce 3u’une déclaration faisant état es divergences des Neuf à cet égard soit publiée On fait néanmoins valoir de source informée qu’il n’y a pas eu de veto de la France puisque il n’y a pas eu vote et que de toutes manières il n’existait pas de position euro- Eéenne unanime sur ce sujet.a France, ajoute-t-on, ne s’est pas trouvée isolée à Rome.Jusqu’ici les réactions de Moscou sont ambiguës.Dans l’entourage de M.Vance on confirmait, hier, que Moscou s’était récemment enquis discrètement auprès des Occidentaux des garanties de non-ingérence qui pourraient leur être données en cas d’évacuation de leurs troupes d’Afghanistan.Mais l’agence TASS, mercredi, dans un commentaire a pris vivement à partie la suggestion des Neuf.Il n’en reste pas moins que des divergences demeurent entre les Etats-Unis et certains Européens sur les actions concretes à entreprendre en riposte aux Soviétiques.Comme prévu, c’est à Paris que celles-ci sont apparues les plus évidentes, la France étant opposée au concept de «punition» envers l’URSS.Elle maintient qu’il faut offrir aux Soviétiques une «porte de sortie honorable» et que les rapports de forces ayant radicalement changé au cours des vingt dernières années entre les deux super-puissances, Moscou n’est plus sensible aux pressions, meme venues de Washington.Le passage de M.Vance à Paris aura au moins été très utile et a vraisemblablement permis d’effacer certains malentendus, la position du gouvernement français étant souvent mal comprise de l’autre côté de l’Atlantique.Il semble que le secrétaire d’État américain ait été assez sensible aux raisonnements qui lui ont été tenus dans les capitales européennes.L’un de ses objectifs était d’ailleurs, affirme-t-on de source américaine, de rechercher les fondements d’une nouvelle politique occidentale envers l’URSS plutôt que des mesures de rétorsion concrètes contre Moscou, par les États-Unis et leurs alliés.Il reste maintenant à voir jusqu’à quel point ces consultations influenceront la diplomatie américaine.La crise turque met à l’épreuve les pays de l’Otan BRUXELLES (AFP) - Un an après le «sommet des quatre» à la Guadéloupe — qui chargea l’O.C.D.É.de coordonner l’aide à Ankara — «la crise turque va tester une nouvelle fois la solidarité atlantique», estiment les experts diplomatiques à Bruxelles, apres la decision turaue de maintenir l’état de siege dans 20 provinces.«La situation est plus que sérieuse, a estimé un diplomate, mais officiellement nous ne sommes pas équipés pour organiser l’aide à la Turquie meme si elle représente l’ultime bastion de rOtan en Asie».Pour d’autres observateurs, militaires notamment, il est «regrettable» que l’Otan n’ait pas les moyens d’agir pour enrayer une situation économi- 3ue qui «menace la stabilité ’un pays de l’alliance».L’inflation oscille, estime-ton, entre 120 et 150 pour cent, le chômage atteint 20 pour cent de la population et la dette extérieure globale frise les 15 milliards de dollars.L’impatience de l’armée turque s’est manifestée le 2 janvier par une «lettre d’avertissement» ’aux formations politiques.L’Otan coopère toutefois activement avec l’OCDE, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale à l’organisation de l’aide à la Turquie, sous l’égide du secrétaire général de rOtan, M.Joseph Luns.«Mais dans les circonstances actuelles, une aide économique accrue et accélérée est devenue indispensable», a estimé un diplomate.L’assistance occidentale à ce jour, indique-t-on à l’Otan, s'est concrétisée par des aides bilatérales avec Ankara de quelque 900 millions de dollars pour financer les besoins d'importation et d’exporta- tion de la Turquie (mai 1979), 320 millions de dollars de droits de tirages spéciaux du F.M.I.(juillet 1979), la consolidation de la dette turque, 1,1 milliard de dollars (juillet 1979) avec les pays créditeurs, de 429 millions de dollars avec des banques privées, et en août de 215 millions de dollars avec d’autres banques.En outre, la C.E.E.a accordé un prêt de 430 millions de dollars a Ankara jusqu’en 1984.On estime à l’Otan que la balance des paiements turque en 1980 devrait rester «contrôlable», compte tenu de la poursuite de l’effort de consolidation de la dette d’Ankara par l’OCDE.«Si aucune consolidation supplémentaire de la dette à court terme n’intervient, Ankara devra néanmoins payer quelque 2 milliards de dollars en 1980.L’aide financière devra rester substantielle pendant encore plusieurs années».«Il est vital, estiment encore les experts, que la croissance du produit national brut reprenne rapidement compte tenu de la croissance démographique très rapide et l’augmentation annuelle de la main-d’oeuvre de 400.000 personnes».Le voyage que vient d’achever à Ankara M.Hans Matthoefer, ministre ouest-allemand des Finances, au début de la semaine, illustre bien l’urgence de la «crise turque».On escompte que le ministre ouest-allemand va dans les prochaines semaines se rendre dans plusieurs pays européens et à Washington pour «relancer» l’aide économique et militaire à la Turquie, avant une prochaine réunion de l’OCDE à Paris le 25 mars prochain.Mme Thatcher face à une motion de censure LONDRÉS (AFP) - Dix mois après son entrée en fanfare au 10 Downing Street, le R rentier ministre britannique, Ime.Margaret Thatcher, doit faire face a la première motion de censure de l'opposition travailliste et libérale, depuis les élections générales de mai dernier.Mme Thatcher dispose à la Chambre des communes d’une confortable majorité de 42 voix et n’a donc rien à craindre de cette motion qui condamne sa «désastreuse» Gestion économique.Mais le ébat, qui s’ouvrait hier au Parlement, survient à un moment extrêmement difficile pour le gouvernement, alors que les seuls aspects négatifs ae cette politique économique paraissent pour le moment perceptibles.Les observateurs notent que le bilan de ces dix premiers mois de la gestion economique de Mme Thatcher ne paraît réjouir personne et moins encore les conservateurs qui sont divisés sur le style «à la hussarde» adopté par le premier ministre dans sa conduite des affaires.De mai à janvier, le taux d’inflation britannique est passé de moins de 10 pour cent à 18,4 pour cent, les prêts immobiliers — qui touchent particulièrement la classe moyenne où Mme Thatcher recrute l'essentiel de son électorat — ont grimpé de 2,5 pour cent, tandis que le prix de l’électricité, du gaz, des transports, des ordonnances médicales et des impôts lo- caux a fait un bond de 20 à 25 pour cent, ou même davantage.A cela s’ajoute la détérioration du climat social et une augmentation très sensible du chômage.Les experts estiment qu’à la fin de l’année, la Grande-Bretagne comptera deux millions de sans-emplois, le chiffre le plus élevé depuis 1930.C’est pourquoi certains députés conservateurs reprochent à leur leader à la fois son attitude intransigeante et dogmatique de «dame de fer» et sa politique «monétariste», qui consiste essentiellement à chercher à équilibrer et relancer l’économie en pesant sur les disponibilités monétaires.Des «tories» influents estiment que Mme Thatcher devrait maintenant relâcher quelque peu les cordons de la bourse dans le secteur public, afin d’éviter des conflits comme celui de la British Steel Corporation, dont le coût final pourrait être considérable en termes d’argent comme d’emplois.Enfin, l’affaire de la contri- bution britannique au budget de la Communauté économique européenne n’a pas tourné à 1 avantage de Mme Thatcher.Un député conservateur anonyme écrivait en début de semaine dans l’Ob-server que le premier ministre serait bien inspiré d’abandonner sa prétention à obtenir une diminution d’un milliard de livres de cette contribution et de s’accommoder de la moitié de la somme, si même elle parvient à l’obtenir.Cependant, malgré cette insatisfaction dans les rangs de la majorité, on ne peut parier de «fronde» contre Mme Thatcher et la motion de censure de l’opposition aura pour premier effet de ressouder les rangs conservateurs.De son côté, le gouvernement affirme qu’il est encore trop tôt pour juger sa politi- que et que le passage souhaité de l’État providence à un système économique sain et dynamique ne saurait se faire sans douleur.Ce que beaucoup de Britanniques commencent à se demander, c’est combien douloureuse sera l’opération.Golfe: Washington est prêt à utiliser l’arme nucléaire La Maison Culturelle Québec-Amérique Latine VOUS INVITE À LA CONFÉRENCE DE MARCELLE FERRON ET GILLES H EN AU LT «POÉSIE ET ARTS PLASTIQUES AU QUÉBEC» le vendredi 22 lévrier à 20:30 hrs.au 4169 St-Hubert (coin Rachel) MADELEINE ARBOUR BERNARD M0RISSET DÉCORATEURS-ENSEMBLIERS DESIGNERS D'INTÉRIEURS 878-3846 266 est, St-Paul, Vlaux Montréal VERMETTE.OUNTON.CIACCIA.RUSKO.IN WEVER A SAINT0N6E Avocats Suit# 2194.Tour da la Bourse 800.Squara Victoria Montréal.Canada H4Z 1H1 Téléphona: (814) 888-8743 CI«rmont Vermette.c r Jaime W Dunton {¦ mon, oMcni Robert Caron Êmilien Brais, è.r.— conseil ANNONCEZ DANS LE DEVOIR, QUELQU'UN VOUS LIRA DAVID, BOULVA CLEVE ARCHITECTES 1 25 3 ave McGill College Suite 800 MONTRÉAL - 866-8621 les architectes LONGPRÉ MARCHAND Montréal-842-1401 Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS 1514, avenue McGregor Montréal H3G 1X5 934-0272 CARTES PROFESSIONNELLES ET D'AFFAIRES WASHINGTON (AFP) -Les États-Unis n’excluent pas la possibilité d’utiliser l'arme nucléaire au cas où leurs intérêts vitaux seraient menacés par l’Union soviétique dans la région du Golfe, a indiqué hier le Pentagone.Tout en soulignant que les États-Unis concentraient surtout leurs efforts sur le renforcement de leurs forces conventionnelles, M.Torn Ross, porte-parole du Pentagone, a précise que la possibilité d’un recours aux armes nucléaires avait déjà été évoquée par M.Harold Brown, secrétaire américain à la Défense.«Il est exact que les États-Unis et l’Union soviétique sont chacune une puissance nucléaire et que si l’une des deux superpuissances décidait de s’attaquer aux intérêts vitaux de l autre, le conflit risquerait de prendre une nouvelle dimension ou de s’étendre géographiquement», a notamment déclaré M.Ross.«Nous disposons d’armes nucléaires et par principe nous n'excluons pas leur utilisation où que ce soit», a ajouté le porte-parole du département de la Défense.epe _________ qué que les bombardiers stratégiques B-52 qui avaient effectué des missions de reconnaissance le 21 janvier et le 5 février, dans la région du Golfe, ne transpor d'armes nucléaires.tent pas M.Zbigniew Brzezinski, conseiller au président Carter pour les affaires de sécurité nationale, a déclaré de son côté que les États-Unis pourraient répondre à une attaque soviétique dans la région du Golfe en utilisant la force dans d’autres régions du monde.Au cours d’une conférence devant le club des femmes du Parti démocrate, M.Brze- zinski a repris une idée qui avait déjà été avancée par le président Carter, lors de sa conférence de presse il y a une semaine.«Nous ne pouvons pas nous Sermettre de laisser les Sovié-ques choisir leur terrain ou leurs tactiques militaires» en cas de conflit, avait déclaré le président Carter.Le cabinet italien en sursis ROME (Reuter) — Après le refus de la Démocratie-chrétienne italienne de faire participer les communistes au gouvernement, le P.C.I.a déclaré hier que cette position excluait désormais toute possibilité de coopération et fai sait renaître l’eventualité d’é lections anticipées.Le congres de la Démocratie-chrétienne s'est achevé hier par une résolutior votée par la majorité excluant toute participation des communistes au gouvernement.L'exécutif du P.C.I.s’est réuni peu après.Deux de ses dirigeants ont ensuite convo- qué une conférence de presse, au cours de laquelle ils on) déclaré que la décision des démocrates-chrétiens «coupait toute possibilité de négociations politiques ou sur un programme de gouvernement avec le P.C.I.».«Dans de telles conditions, bien évidemment, nous ne pouvons pas participer à quelque réunion que ce soit pour résoudre les problèmes ae la direction du pays», a déclaré M.Fernando di Giulio, vice-président du groupe parlementaire communiste.«La possibilité d’éviter des élections anticipées s’est trou- vée réduite par le congrès de la Démocratie-chrétienne», a-t-il ajouté.Les socialistes, troisième formation politique du pays, avaient auparavant annonce qu’ils retireraient leur soutien parlementaire au gouvernement minoritaire de M.Cos-siga si les démocrates-chrétiens refusaient de faire participer les communistes au gouvernement.Cette possibilité ayant été exclue et à la lumière de la remière réaction du P.C.I., la chute de l'administration Cossiga paraît désormais inévitable.E Livres Achetons $300 L’ALLEMAGNE ILLUSTREE par Malte-Brun, 5 volumes, in 4“ (11” x 8V2") 1885 achetons aussi: • livres illustrés sur les RÉGIONS DE FRANCE SUISSE, HOLLANDE, ALLEMAGNE, avant 1900 • HISTOIRES de toute ville de France avant 1900 Monique Olivier C.P.372 Sillery, Québec Q1T2R5 tel.: (418) 681-0873 l\ I Le Devoir, vendredi 22 février 1980 B 5 Guanajuato Une cité-musée à 2,000 mètres d’altitude par Maurice Léveillé SISE à plus de 2,000 mètres d'altitude, Guanajuato, centre ; du " que du Mexique, subjugue par sa forte personnalité; sous un ciel méditerranéen, elle évoque une cité-musée italienne.Y faire halte, c’est rejoindre l’histoire qui s’y est déroulée.A vrai dire, une histoire coloniale, car de l’époque préhispanique, il reste fort peu de chose.Le nom, corruption espagnole de Cuanaxhuata (colline des grenouilles,) rappelle la domination des Tarasques sur les Otomis de l’endroit.Déjà baptisée, la ville naît véritablement des mines d’or et d’argent, dont les premières sont découvertes en 1548.Des investissements européens et américains en assurent le développement, et aujourd’hui encore, des fonds canadiens contribuent à l’exploitation des richesses du sous-sol.Le site montagneux, l’occupation des gens et les moyens de transport du temps se chargent de tracer le plan de la ville.Les artères, a sens unique, serpentent au fond de la vallée; on a asséché et transformé en rue un cours d’eau souterrain.Telles des torrents se déversant dans des rivières, y débouchent les ruelles (cal-lejones) étroites et tortueuses, souvent abruptes, toujours pavées et exclusivement réservées aux piétons, hommes et ânes.Si l’on escalade les deux tiers de la montagne, on atteint la route panoramique qui encercle la ville.Les gens descendent des ruelles pour accéder à leur travail.Les mineurs y prennent l’autobus qui les mène soit à Cata, à Cubo, à Las Torres ou à La Valenciana, etc.Puisque Guanajuato est la capitale de l’état au même nom, elle compte nombre d’édifices et d’employés gouvernementaux.Destination touristique tant des Mexicains que des étrangers, elle requiert les services de restaurants et d’hôtels multiples; beaucoup de ses cinquante mille habitants, pour la même raison, se consacrent à l’artisanat.Siège d’une Université à la devise biblique («La vérité vous libérera»), elle s’anime d’élèves et de professeurs.En plus des cours académiques, l’institution dispense des services parascolaires: une station ra-diphonique présente tout le jour des émissions de musique classique, du F.M.sur A.M., en somme; également, l’orchestre symphonique de l’Université enchante les mélomanes aux principaux théâtres de la ville.Le théâtre Principal, en plus, projète des films de naute teneur: tous les dimanches de l’automne 79, on a rendu hommage à Jean-Luc Godard par une présentation de productions consacrées par la critique: La vie devant soi, Mort à Venise, Voleur de bicyclettes, Siddharta, etc.Le Cervantes, récemment érigé firès du monument au cheva-ier de La Manche, Don Quichotte, charme par son intimité et son acoustique; la scène en est déjà réservée par les organisateurs des intermèdes cervantins de mai, festival international où l’art, semblable à un jeu pyrotechnique, éclate sous toutes ses : :: L V % wm A ymmèW’W .St* : 1 *M**» MHK Le centre de Guanajuato avec la basilique à droite et l’université au centre.formes: folklore, musique, danse, théâtre, etc.Le théâtre Juarez, de style néo-classique, rappelle, par son nom, un Président de la République, promoteur de la Réforme au siècle dernier, Benito Juarez, qui fit de Guanajuato le siège de son gouvernement durant un mois environ.Il donne sur le Jardin de la Union, coeur de la cité.À Dans le sillage des Mayas OUTRE la réputation de ses bananes, le Guatemala est aussi le royaume des aubaines touristiques.Le café, première richesse du pays, coûte encore $0.10, $0.15 ou $0.25 la tasse, selon l’établissement.Il est vrai que les cueilleurs de drupes rouges reçoivent en échangé de leur travail, la somme de $0.02 la livre, des caféiers.Le filet mignon, comparable à celui de Montréal, revient à $6.00 alors que la chambre du plus lu- par Gilles Proulx xueux des hotels de Guatemala-City vous coûtera à peine $38.00.Le Guatemala est un de ceux qui a su le mieux ralentir son rythme inflationiste.Aussi, pas de stagflation au Guatemala.Depuis le tremblement de terre de 1976, tout est à faire et le travail ne manque guère.Avec ses 67% d’indiens, les grands propriétaires de l’industrie touristique ont accès à un bassin de main-d’oeuvre bon marché.Le salaire d’une fille d’hôtel ne dépasse pas les AU SOLEIL DE L’AFRIQUE *792 *733 SÉNÉGAL 13 jours/12 nuits o compter de «Le Sénégal est véritablement un pays à découvrir et.à aimer !.» (Dollard Morin, La Presse, 15 dec.79j CÔTE D’IVOIRE 13 jours/12 nuits à compter de «La Côte d'ivoire, terre de contrastes et destination soleil par excellence.» SÉNÉGAL/CÔTE D'IVOIRE $004 13 jours/12 nuits à compter de %3âmmrn L’Afriaue francophone vous offre non seulement ses merveilleuses plages, ses hôtels modernes et confortables, mais aussi son folklore et des paysages nouveaux.Le Sénégal et la Côte d'ivoire sont aussi disponibles en circuit.?Les prix annoncés comprennent les transferts, le logement en double, au Sénégal en pension complète et la Côte d'ivoire en demi-pension, les taxes et les frais de service.Tarif aérien en sus.Un programme Uffcilour/ en coopération avec MRmÂpmoue Consultez votre agent de voyages.UfialouT/ est détenteur d'un permis du Québec.$2.00 par jour.L’employé du bâtiment gagne $10.00.C’est donc dire que les monnaies étrangères, qu’elles viennent des mains françaises, allemandes, canadiennes ou américaines, sont bienvenues.Situé en plein coeur de l’Amérique centrale, le Guatemala est le plus grand des cinq pays de ce continent qui composent cette montagneuse région volcanique.Des 33 volcans guatémaltèques, trois sont toujours en activités.La nuit, au large de la capitale, les gens ont fréquemment l’occasion de contempler les lueurs rougeâtres dégagées par l’un d’eux.L’économie de ce pays hispano-maya est assise sur l’agriculture.Cette dernière constitue en quelque sorte le rempart assurant «l’inviolabilité» de l’identification de ces braves et fiers Mayas.Dans le creux ou au sommet des montagnes, les petits hameaux indiens n'ont pas encore été arrosés par les «facilités» de la télévision guatémaltèque qui, sur ses nombreux écrans, semble se complaire à ne télédiffuser que des programmations genre Ko-Jak, Batman, l’Homme de six millions, pour ne nommer que celles-la.Ces antennes ne sont qu’alignées, comme le régime politique, sur les États-Unis.Ce qu'il y a d’agréable dans ce pays de cinq millions et demi d’habitants, ce sont ces quelques habitudes millénaires qu’ont su perpétuer les Mayas et ce, malgré le rouleau compresseur des Conquistadors espagnols et la civilisation du Coca Cola.Contrairement aux Aztèques (Mexique) et aux Incas (Pérou), les Mayas imposent le respect.Sont-ils encore conscient du fait qu’ils ont atteint, à un moment donné, un haut degré de civilisation?Pour s’en convaincre, on n’a qu’à examiner les chefs-d’oeuvres (pyramides, palais, bas reliefs et fresques) qu’ils ont su laisser derrière eux.Parmi les quatre grandes communautés mayas, l’une d’elles, les Checkchis, sise au nord, ne s’intéresse même pas à la langue nationale.Quant aux Indiennes, quel que soit leur âge, elles sont souvent belles à vous étourdir.Autre chose intéressante: l’absence de touristes dans le décor.Donc pas de mise en scène, pas de «chiqué», tout est vrai.Lorsque le commandant de l’avion nous invita à boucler nos ceintures à l’occasion de la descente, je ne pouvais m’imaginer que le Guatemala était si haut.Les montagnes frottaient presque le ventre de notre Airbus qui se faufilait comme un condor entre ses pics.Une fois au sol, la capitale n’impressionne pas tellement.La ville est presque neuve.Le Guatemala, on le sait, fut secoué il y a 4 ans par un violent tremblement de terre et c’est avec l'aide internationale que les Guatémaltèques sont presque repartis à zéro.Bien que le régime politique soit d’inspiration militaire, le Guatemala sait recevoir.Pas de soldats a la barbe défraîchie et aux uniformes tachés de graisse.pas de mitraillettes ni de carabines.À la place, de jolies douanières, pendant qu’au fond de l’aéroport, des musiciens interprètent des airs de marimba.la musique nationale du pays.Le «night life» de la capitale est intense.Discothèques, dancings, cafés et bars fourmillent et dans lesquels les jeunes ne dédaignent pas aborder la poltique Des etudiants m’ont confié, tout fiers, «qu’ils vivent dans le plus beau pays du monde, mais.» Comme partout ailleurs, il y a toujours un «mais».Dans ce cas, il s’agit du très autoritaire régime «militaro-politique».C’est alors que j’ai trouvé un explication aux gesticulations de certains membres d’Am-nistie Internationale qui, aux guichets de la Eastern à New York, nous déconseillaient d’aller en ce pays «qu’il faut Skieurs, soyez à la hauteur.Terminez votre journée au Hilton International Québec.Après une journée de ski au Mont Ste-Anne ou à Stoneham, rien n’est plus agréable que de goûter l’ambiance chaleureuse qui régné au Hilton.Et maintenant, pour un temps limité, vous pouvez y descendre pour un week-end de neige à un prix étonnamment bas.Situé au-dessus de Place Québec, l’hôtel offre un accès direct à tout un réseau souterrain de boutiques et de restaurants.Et le vieux Québec n’est qu’à deux pas.Oui, pour vous divertir, vous avez l’embarras du choix.Joliment aménagée, chaque chambre est pourvue d’un bar-sur ar-réfrigérî la ville.À < rateur libre-service et offre une vue imprenable ceux qui aiment danser et faire des rencontres santés, la nouvelle discothèque l’Eden propose son atmosphère enlevante.On y trouve aussi une piscine extérieure chauffée à l’année, un sauna et une salle de conditionnement physique.Pour les gourmets, le nouveau restaurant Le Croquembroche est la promesse d’une soirée inoubliable.Nous avons même le seul plan familial qui s’adresse aux enfants de tout âge.Le Plan Familial Hilton.C’est dire que pour tous les enfants qui partagent la chambre de leurs parents, et ce peu importe leur âge, le séjour est gratuit.Pour réserver, communiquez avec votre agent de voyages, tout hôtel Hilton ou du CN, ou encore avec le service de réservations Hilton.IP3$|pill Week-end de neige S57 par personne deux personnes par chambre Le tarif comprend deux nuits â l'hôtel (soit celles du vendredi et du samedi, soit celles du samedi et du dimanche» plus un petit déjeuner chaque jour à La Potmiére ( Semaine de neige egalement proposée à seulement $167 par personne deux per sonnes par chambre Le tarif comprend cinq nuits â i hôtel plus les petits déjeuners) Prix en vigueur jusqu au 30 avril 1980 sauf y, entre le 8 et le 10 février 1980 Les forfaits sont disponibles en nombre limité Hilton.mettre au banc des accusés pour ses atteintes à la liberté».Mais malgré ces dénonciations et les campagnes nous invitant au boycottage touristique, les Guatémaltèques ne méritent pas ces restrictions.Au contraire, ils ont grandement besoin de ce nécessaire contact avec l’étranger, ne serait-ce que pour mieux faire la part des choses.Après avoir escaladé, à bout de souffle et descendu à vive allure des dizaines de kilomètres de montagnes, nous arrivons à la porte de l’ancienne capitale, Antigua.On a l’impression d’effectuer un pas de géant dans le passé.Eglises, palais, fontaines et plazas sont de style colonial.Cette cité détruite en 1773, après plusieurs tremblement de terre, était la capitale.Sa grandeur passée est partout évidente.Conservée à jamais dans son état original, Antigua a été déclarée «Monument des Amériques».Le coût d’entrée est de $0.25.Les fonds ainsi obtenus sont utilisés pour Suite à la page 6 ses côtés, s'élève l’église San Diego, dont la façade, selon certains connaisseurs, offre le plus beau chirrigueresque ou ultrabaroque du Mexique entier.Plusieurs temples de la ville sont construits dans le même style.À l’arrière du théâtre Juarez, le surplombant presque, sur une excroissance de la route panoramique s’avance un belvédère.Un monument à Pipila, héros de l’Indépendance, en occupe le centre.Il faut vite se détourner de ce mastodonte et plonger le regard dans la ville, coquette.La distribution des maisons et des édifices au pied et sur le flanc des montagnes nous transporte au cinérama.L’oeil capte automatiquement l’université, fraîche et pimpante, flanquée de la vétuste église de la Compagnie: seul le gouvernement est en mesure de restaurer ce monument abandonné par les Jésuites, lors de leur expulsion du Mexique au XVIIIieme siècle, et confisqué par l’état, un siècle j>lus tard, conformément au decret de la sécularisation des biens ecclésiastiques.Le temps a aussi laissé sa patine sur la Basilique, situee quelques mètres plus à l’avant, ce qui lui confère un air de pérennité.Ne cherchez pas de crevasses dans ses murs: la région ne connaît par les secousses sismiques.La circulation à travers la ville complète les données du belvédère.Non loin de la maison natale de Diego Rivera, peintre de renommée mondiale, s’élève l’alhongida de Granaditas, énorme boîte carrée, sans élégance aucune; autrefois marché aux comme son nom arabe ! que, elle abrite aujourd’hui un musée où l’ethnographie, archéologie et histoire se sont donné rendez-vous.Aux angles de l'Alhondiga sont encore fixés les crochets qui retenaient les cages de fer où, dans chacune d'elles, pendant les dix ans que dura la guerre (1810-1820), se trouvait la tête de l’un des héros de l'Indépendance.Au pied de l’Alhondiga, on se croirait en face d’une gare; c’est le marché Hidalgo.Et beaucoup plus loin, se trouve l’école ae génie minier.Le profane peut y visiter le musée, dont les exhibits indi- 3 lient les provenances les plus iverses.Un échantillon d’amiante attire l’attention; on y lit: Origine: Asbestos, Quebec.D’autres monuments sont dignes de mention- certains, cependant, telles les exceptions qui confirment la règle, détonnent sur l’ensemble et provoquent la réprobation des esthètes et des urbanistes.Des esprits encore plus radicaux rêvent de déloger les habitants de Guanajuato, pour mieux respecter son passé.Mais une cité fantôme ne perdrait-elle pas davantage son cachet historique?Car la Guanajuato des siècles écoulée trépignait aussi de vie, résonnait ae pas, de cris et de chants, se pomponnait au gré de la fantaisie, resplendissait de vêtements aux couleurs bien agencées, cuisait, vendait et mangeait sur la rue les longs épis de maïs blanc, présentait papayes et cocos sur ses comptoirs mobiles, retentissait des offres de lait, de billets de loterie et de toutes sortes de produits.Non, enlever la Vie d Guanajuato équivaudrait à enlever la vie de Guanajuato.Et la vague de touristes cesserait de déferler sur une cité qui ne serait plus un musée.Avec l’Agence de voyages DARMIS LTÉE, c’est un vrai succès.Nous sommes les meilleurs spécialistes pour un voyage inoubliable en Grèce.Notre expérience se date depuis notre enfance.C’est une réalité Nous organisons votre voyage selon votre désir et au meilleur prix.Notre bureau d'Athènes DARMIS TRAVEL est à vos côtés pour vous accueillir et vous assister durant toute la période de votre séjour.Tél.: 849-6555, 849-6777 Nous vous attendons! epices, : l’indi- Darmis Ltée 72 Sherbrooke Ouest, Montréal Détenteur d’un parmi» du Québac L 40 tours de qualité D’AVRIL À SEPTEMBRE FRANCE-ITALIE SUISSE 22 jrs GRAND TOUR D’EUROPE *1879 PROVINCES DE FRANCE 22 jrs *1897 GRANDE-BRETAGNE 18 jrs *1963 EUROPE GERMANIQUE 22 jrs *1997 De 16 à 23 jrs !1683 SICILE ITALIE DU SUD 17 jrs *1462 Tarit transatlantique en sus DEMANDEZ LA BROCHURE A VOTRE AGENT DE VOYAGES Détenteur d’un permis du Québec LES TOURS CHANTECLERinc.en collaboration avec m AIR CANADA AIR FRANCE #/ /llitalia ^British airways ESPAGNE-PORTUGAL MAROC 22 jrs *1869 GRÈCE AVEC CROISIÈRE K 6 ¦ Le Devoir, vendredi 22 février 1980 •11'-JW.».Dans le sillage des Mayas Suite de la page 5 m %- A ' 'SA JSÿ >i1 Le Guatémala est un royaume de fruits et légumes.Il fut même à un moment donné le chef lieu de la United Fruits laquelle eut une forte influence sur le régime politique.En plus de ses fruits et légumes le Guatémala se caractérise par la qualité de son café.Avec leur fière allure, les Mayas imposent le respect.Aussi, il n’est pas rare de rencontrer au Guatémala de ces Indiens dont l’âge varie entre 80 et 100 ans.Leur régime alimentaire n’est pas étranger à cette longévité.© CFTM © C B F T 8.55 Ouverture et horaire 9.00 En mouvement 9.15 Les 100 tours de Centour 9.30 Animagerie 9.45 Les contes de la rive 10.00 Passe-partout 10.30 Magazine-Express: ‘La chiropratique" avec le Dr Roch Parent, chiropatricien.“Soins dentaires" avec le Dr Denis Laflamme, chirurgien-dentiste.Moi aussi, je parle français."La Martinique" L’émission aborde le Français langue officielle en terre départementale française d’outremer, dans sa situation de coexistence avec un régionalisme puissant, le créole.Gaspard et les fantômes Dessins animés Un pays, un goût, une manière: Documentaire réalisé par Iolande Cadrin-Rossignol."L’église traditionnelle".Les coqueluches: Inv Suzanne Janson, les Lapierre, Hélène Tremblay et Sonia Del Rio Le téléjournal Femme d’aujourd’hui Les ateliers 15.30 Les animaux chez eux: "Québec.Iran.Québec" Faune et flore du Québec et de l’Iran photographiée par le cinéaste Ralph H.Himmer.16.00 Bobino 16.30 Les héritiers Le coeur au ventre.Feuilleton réalisé par Robert Ma-zoyer Ce soir A cause de mon oncle: Téléroman de Jacques Gagnon.19.30 Génie en herbe Jeu-questionnaire 20.00 Frédéric Téléroman de Michel Faure et Claude Fournier Hors-série: "Gaston Phébus (Le lion des Pyrénées).D’après l’oeuvre de Myriam et Gaston de Béarn Avec Jean-Claude Drouot, Pascale Rivault, Georges Marchai, Dora Doil et Michèle Grel-lier.Consommateurs plus: "Le ski alpin" Qu’est-ce que cette industrie rapporte0 Que demande-t-elle en investissement0 "Le remorquage dans la région de Montréal" Services, coût, règles établies par le gouvernement 23.30 Le téléjournal 23.10 Nouvelles du sport 23 20 Jeux d’hiver Reportage sur les Jeux qui se déroulent à Lake Placid.24.15 Cinéma "Cours après moi que je t'attrape" (Français 1976).Comédie réalisée par Robert Pouret, avec Annie Girardot, Jean-Pierre Marielle, Geneviève Fontanel et Christine Laurent.24.15 Cinéma 1.45 Ciné-nuit "Dali, ou auto-portrait mou de Salvador Dali" (Franco-Allemand).Documentaire réalisé par Jean-Christophe Averty, avec Dali, Gala, Donyale Luno.avec la voix de Jean Topait Le téléjoumal 11.00 11.30 12.00 12.30 13.30 13.35 14.30 17.18.00 19.00 20.30 21.30 6.55 Horaire 7.00 Les p’tits bonshommes 7.30 Fanfan Dédé 8.00 Gronico et Cie 8.30 Le Dix vous informe 8.35 Bonjour le monde.Avec Michel Jasmin 10.00 XIHe Jeux olympiques d’hiver Lake Placid.En direct: ski alpin (slalom).11.00 Saturnin, le petit canard 11.45 Le 10 vous informe 12.00 XlIIe Jeux Olympiques d’hiver Lake Placid 1980.En direct: slalom (hommes).13.30 Ciné-quiz: "Le visage de la peur" (Américain 1974).Drame policier réalisé par George McCowan, avec Elizabeth Ashley.Burr De Benning, Ricardo Montalban et Jack Warden.15.30 Janette veut savoir: "Tout sur les agences de rencontres".16.30 Ma sorcière bien-aimée 17.00 Patrouille du cosmos 18.00 Le 10 vous informe 18.30 Les Tannants 20.30 XlIIe Jeux olympiques d’hiver Lake Placid 1980.En direct: hockey 23.00 La corne d'abondance.23.10 Les nouvelles TVA 23.40 Sports au 10 23.45 Cille Jeux olympiques d’hiver Lake Placid 1980.Faits saillants de la journée.24.15 Film-O-Dix "Sept hommes une garce" (fr-It-Roumain 1966).Comédie d'aventures réalisée par Bernard Broderie, avec Jean Marais.Marilu Tolo, Sydney Chaplin et Guy Bedos.1.45 Dernière édition autour desquels gravite la dramaturgie québécoise des années soixante: la table de cuisine et le confessionnal.Cinq milliards d’hommes: "Les rouages".Au 18e siècle, la révolution industrielle allait amener la division du travail et le partage de l’activité économique en trois secteurs.Ce soir, la nature de ces secteurs et leurs relations.Les livres et nous Un rendez-vous avec le monde de l’écriture québécoise, i Préservation Hall Jazz Band.Q TVFQ (Câble) 17.30 The Mary Tyler Moore Show 18.00 The City at Six 19.00 1980 winter Olympics 19.30 Nellie, Daniel, Emman and Ben 20.00 WKRP in Cincinnati 20.30 Front page challenge 21.00 The Tommy Hunter show 22.00 Dallas 23.00 The National 23.27 The City Tonight 23.45 1980 winter Olympics 24.15 Lord Peter Wimsey 1.15 Ciné-six: “The Kentuckian” (Aventures 1955) avec Burt Lancaster, Diana Lynn, Dianne Foster et Walter Matthau 2.45 Station closing 9.30 © RADIO-QUÉBEC 10.00 3.25 Le marché aux images Films documentaires Readalong Child Life in other lands Émission du ministère de l'Éducation destinée à favoriser l'apprentissage de la langue anglaise chez les jeunes.Parlez-moi Avec l'aide de l’ami Sol, les jeunes anglophones apprennent le français.Mon ami Pierrot Les 100 tours de Centour Passe-partout Une émission divertissante pour les petits de trois à six ans.Le marché aux images Films documentaires 15.30 Chacun son tour 16.00 Babillart Une émission qui fait le bilan de l'activité artistique québécoise.L’évolution de l'homme."Au nom de la science".Une réflexion sur la science, ses méthodes d’exploration et le précepte qui affirme l'inexistence d'une connaissance absolue Manger comme du monde Émission sur la façon de bien s’alimenter.Le petit monde d'André Tahon C’est arrivé à Hollywood "Des chansons et des danses ”.Série d’émissions faisant revivre les meilleurs moments du cinéma hollywoodien.19.00 Opéra sauvage: "Une musique venue de la mer".Une randonnée sur la côte péruvienne nous fait visiter le désert et ses mirages, les vallées tropicales et les îles à guano où vivent des millions d’oiseaux Les jeunes s'toutes des fous."Le passé dépassé”.Les deux pôles 11.00 11.30 13.30 13.45 14 00 14.30 16.30 17.30 18.00 18.30 Pour les jeunes: "Rubrique du modélisme" et "Voyage dans le rire".Feuilleton: "Une femme seule" d'après le roman de Régine Andry Avec Dominique Vilar.Société d’aujourd’hui.Bernard Haller.Midi-Première: (variété) Hommage à J Segurel."Segurel.qu'es tant brave enfant".Un voyage en Corrèze à la mémoire d’un accordéoniste.Au théâtre ce soir "Bataille de dames".Mise en scène de Robert Manuel sur une pièce de Eugène Scribe, avec Myriam Colombi, Jacqueline Jolivet, Jean-Pierre Ger-nez, Georges Montiller et Daniel Au-teuil.Des chiffres et des lettres Passez donc chez moi Actualités régionales: L'Est de la France.Pour les jeunes: "Hebdo jeune"; "Petite science: spécial nucléaire".Feuilleton: "Une femme seule" d’après le roman de Régine Andry.Avec Dominique Vilar Société d’aujourd'hui.Des téléspectatrices réunies à Paris, d’autres en province, échangent leur point de vue sur des thèmes d’actualités qui ont retenu leur attention au cours des dernières semaines.19.00 Midi-Première.(Variété).À la découverte de.: "L’oiseau Lyre' Une émission en hommage à Jacques Prévert.Au théâtre ce soir "Le diable à quatre" de Louis Ducreux Des chiffres et des lettres Passez donc chez moi 23.10 Actualités régionales: L'Est de la France 0 CFCF 10.15 10.30 11.30 12.00 13.00 15.00 15.20 15.40 17.00 17.45 18.00 19.30 20.30 22.30 22.50 5.59 Sign On 6.00 University of the Air 6.30 Morning Exercises 7.00 Canada A.M.9.00 Romper room 9.30 Ed Allen 10.00 XIII Winter Olympic Games Ski alpin (slalom) 11.00 The community 11.30 Rocket Robin Hood 12.00 XIII winter Olympic games Slalom (hommes) 13.30 The Allan Hamel Show 14.30 Another World 16.00 The Mad Dash 16.30 Family Feud 17.00 The Price is Right 18.00 Pulse 19.00 McGowan and Co.19.30 The love boat 20.30 XIII Winter Olympic games.Hockey Loto-Québec CTV National News Pulse XIII Winter Olympic games Lloyd Robertson reviews the day's activities.Twelve Midnight Movie: "Thunder ball” (Drame 1965) avec Sean Connery, Claudine Auger et Adolpho Celi ‘Lawman” (Western 1971) avec Burt Lancaster, Robert Ryan et Lee J.Cobb.4.30 Sign Off 22.58 23.00 23.21 23.45 24.15 2.30 OCBMT 9.00 A Thought for Today 9.05 CBC 6 Good Morning 9.15 “ “ ' " “ 9.30 The Friendly Giant Quebec School Telecast 20.00 10.00 Canadian schools 10.30 Mr.Dressup 11.00 Sesame Street 11.58 Weather Report 12.00 From now on 12.28 Senior Citizens Billboard 12.30 Wicks 13.00 Today from the Pacific 14.00 The Edge of Night 14.30 Take 30 15.00 The Bob McClean Show 16.00 Beyoïèd Reason 16.30 All in the Family 17.00 The Beachcombers ATWATER I, Plaza Alexis Nihon (935-4246) "The fog" 17 h 35.19 h 35.21 h 35.ATWATER II, Plaza Alexis Nihon (931-3313) — "Last married couple in America" 17 h 00, 19 h 10.21 h 20 AVENUE, 1224 Avenue Greene, Westmount (937-2747) — "Scavenger hunt" 18 h 55.21 h 00 BEAVER, 5117 Avenue du Parc (844-1932) "Love lust and violence" 12 h 00,14 h 50,17 h 40, 20 h 30, "Dr and his women" 13 h 40, 16 h 30.18 h 20.22 h 10 BERRI, 1280 St-Denis (288-2115) -"L’amour sur béquilles" 13 h 00.16 h 25, 20 h 00."Un petit mélo dans la tète" 14 h 50.18 h 20, 21 h 55.BIJOU.5030 Papineau (526 9131) - "Les jeunes québécoises" 12 h 00, 15 h 20, 18 h 45, 22 h 05, "Sexe à la barre" 13 h 45, 17 h 10.20 h 30.BONAVENTURE I, Place Bonaventure Plan achat rachat 21 |rs à 6 mois Plan achat rachat jrs à 6 mois 21 • Location court ferma EUROP AUTO s\\ Aussi “Rensult" — "Citroen" — “V.W." 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Tous les départs ont lieu de Montréal.CROISIÈRES DE 9 JOURS ($495.-5995.Can) Deux départs: 3 juillet et 9 août, itinéraire: Rivière Saguenay, Gaspé, St-Pierre-et-Miquelon, St-Jean de Terre-Neuve, Sydney, Iles de la Madeleine.CROISIÈRES DE 7 JOURS ($390.-$770.Can) Quatre départs: 12-19-26 juillet et 2 août.Itinéraire: Rivière Saguenay, Charlottetown, St-Pierre-et-Miquelon, Percé, Gaspé, Québec.Tarifs individuels basés sur occupation double, selon disponibilités.Taxes en sus.(Registre URSS) Permis Québec no.12166500-0313 VOYEZ VOTRE AGENT DE VOYAGES Pour obtenir votre brochure gratuite en couleurs concernant ces croisières, remplissez ce coupon: Province.Code Agent-general en Amérique du Nord march shipping I — passenger services _ _360_St_Jacques_Montrèal._P Q_ H2Y_1P5_ I Le Devoir, vendredi 22 février 1980 ¦ 7 Les Bahamiens chez eux par Monique Nuytemans EUROPE 80 VIAU VOUS PROPOSE LES CIRCUITS DE QUALITÉ DU TOURISME FRANÇAIS Tourisme grand confort, luxe et gastronomie Partez a la découverte des plus belles réglons d'Europe en compagnie d'un guide expert, descendez t dons les meilleurs hôtels et savourez la grande cuisine du continent.VOYAGES DE TROIS SEMAINES ESPAGNE-MAROC-PORTUGAL ANGLETERRE-BELGIQUE-HOLLANDE TOUR DE FRANCE FRANCE-IT ALIE-SUISSE TOUR D’EUROPE ALLEMAGNE-AUTRICHE-SUISSE Tarif transatlantique en sus *1,745 *1,810 *1,885 *1,995 *2,085 *2,150 VIAU 3428, RUE ST-DENIS 842-1751 GALERIES D'ANJOU 353-7650 1218 RUEUNION 866-9381 CARREFOUR LAVAL 688-6211 PLACE VERTU 332-4210 FAIRVIEW 694-2343 PROMENADES ST-BRUNO 653-1862 MAIL CHAMPLAIN 465-2414 PERMIS DU QUÉBEC RENCONTRER les Bahamiens chez eux.Tel est le theme d'un programme établi par le ministère du Tourisme des Bahamas afin de permettre, d’une part, aux touristes de rencontrer des autochtones et, d’autre part, de faciliter aux Bahamiens des contacts amicaux avec les étrangers.Programme fort sympathique dont je me réjouissais de pouvoir me prévaloir lors d’un récent voyage dans l’archipel des Bahamas.Les Bahamiens qui participent à ce programme sont tous des volontaires qui s’offrent à inviter des touristes à dîner chez eux.Le Bureau du tourisme, pour sa part, s’efforce d’habitude de faire se rencontrer des gens de la même profession ou ayant les mêmes intérêts.Mes hôtes d’un soir et moi avons à ce moment-là le même intérêt: l’argent! Sauf qu’eux en avaient beaucoup et que moi je n’en avais.plus.En effet, quelques jours auparavant et moins de 24 heures après mon arrivée à Nassau, je m’étais fait voler tout mon argent et toutes mes cartes de crédit! Cela se passe en plein jour.Un voleur s’introduit dans ma chambre d’hôtel par les portes coulissantes donnant accès à la plage et s’empare de mon porte-feuille loge dans mon sac à main.À ce moment, ie me trouve dans la salle de bain, porte ouverte.Ayant aperçu une ombre se refléter dans la glace, je sors pour voir mon athlétique voleur me tourner les talons et s’enfuir à toutes jambes.Dès mon arrivée chez mes hôtes, j’ai remarqué aussi que leur superbe maison avait des fenêtres grillagées et qu’un énorme chien gardait l’entrée, j’ai appris par la suite qu’ils possédaient également un système d’alarme.Hélas! Un climat quasi endémique de vols et de cambriolages semble s’être abattu sur cet archipel paradisiaque.-at.- .^ Piscine et kiosque à musique entourés d’une pinède au chic Princess hôtel de Freeport.Témoin, ce reportage en lusieurs épisodes paru au déut de décenbre dans le journal The Nassua Guardian sous le titre: «Help stop crime!» Ces articles avaient pour objet d’enseigner aux commerçants comment se défendre contre les vols à main armée.Témoin également ce reportage d’un collègue d’un journal anglais de Montréal faisant état d’une véritable épidémie de vols dans les deux Club Med des Bahamas (Paradise Island et Eleuthera).Témoin également ma propre aventure, à peine quelques heures après mon arrivée.L’on se prend à souhaiter que dans des pays à vocation touristique, les autorités prennent des mesures préventives, plutôt que punitives, contre le vol et le cambriolage.Et que dès leur arrivée, les visiteurs soient protégés contre les dangers, surtout lorsque l’on sait qu’ils existent.Car il y a très peu de chance qu’un visiteur aussi mal «accueille» aspire à revenir dans un avenir prochain.En dehors de ces inconvénients, il reste que le programme «Meet the people at home» constitue un excellent moyen de se familiariser avec les gens du pays, d’y nouer des amitiés et d’y goûter aux spécialités de l’endroit.Parmi celles-ci, mentionnons un apéritif au campari et au pamplemousse; ou encore un mélange savant de plusieurs rhums battus avec des fruits.La soupe aux conques est très délectable; c’est une variété de la soupe aux palourdes.Aux Bahamas on mélange également les petits pois etle riz: c’est le plat national.Le poisson est aussi très largement consommé, le plus souvent apprêté avec une sauce piquante.I I I I I I I I I Avis aux voyageurs COURS CULTURELS Ces cours s'adressent au voyageur qui désire mieux profiter de ses déplacements en étudiant d'une façon plus approfondie les aspects culturels des régions qu'il pourra visiter.Nous traiterons des aspects culturels en général (histoire, art.gastronomie, légendes, sports, musique, archéologie, etc.) des régions étudiées.de leurs sites touristiques importants, tout en traitant des aspects très pratiques pour le voyageur (transport, hébergement, restauration, spectacles, climat, achats intéressants, hygiène, etc ).2 COURS DE 30 HEURES o-LA FRANCE (à partir du vend.14 mars) 2)-LA GRÈCE (à partir du mardi 25 mars) $9500 Prix: « parcours (1 soir par semaine) Pour renseignements: Normand Fortier, 284-1115 Centra de formation en tourisme inc.Permis du Ministère de l'Éducation no 749720 enseignement de culture personnelle.AVENTURE SUD-AFRICAINE Voyage de 24 jours en Afrique du Sud "Un monde dans un pays" Un seul départ: 12 juillet, escorté de Montréal par M.Rodolphe CHARTRAND Visite des grandes villes comme JOHANNESBURG, le CAP.DURBAN, safari de 6 jours à travers le Parc National de KRUGER, SWAZILAND, HLUH-LUWE, séjour à la plage, etc.PRIX: avion $1351.CA.Portion terrestre $1695.00 CA.par personne, base double.Ce prix inclut avion aller-retour, transferts, logement en hôtel de catégorie supérieure, visites et excursions, petits déjeuners à Johannesburg, Le Cap et Durban, pension complète durant le circuit, guide francophone.*4 voyages SELECT itée Détenteur, d'un permis du Quebec 620, RUE CATHCART, BUREAU 555 Station metro McGill Montreal H3B 1M1 Tel : (514)866-3345 ou 4974 OUVERT DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H A 1 8H JEUDI DE 9H A 20H L’EUROPE D’AIR FRANCE.ÉCONOMISEZ AVEC CLASSE ¦M 4 Le meilleur rapport qualité/prix.• Le spécial de l’année • Voitures neuves/5 places/5 portes • Assurances tous risques • Pas de déductible > Kilométrage illimité > Toutes taxes comprises Pour 3 semaines.- La SIMCA TALBOT HORIZON G LS $ 579 -La RENAULT5GTL *549 Demandez la brochure Europe Auto/AIr France «Tarif aérien en sus Paris plus Paris-théâtre Que ce soit la nuit ou le jour, Paris est I toujours prête à vous accueillir.Le forfait comprend: • 7 nuits dans un hôtel bien situé • une place 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fait partie de l’équipe canadienne depuis déjà huit ans.J’ai bien fait, mercredi, finaissant lie, et j’avais confiance de faire encore mieux aujourd’hui».Médaillée d’or du slalom géant à Innsbruck, il y a quatre ans, Kathy Kreiner a réalisé un temps de 2:45.75, à plus de quatre secondes de Wenzel, 2:41.66.Hanni Wenzel a ainsi remporté la première médaille d’or olympique de sa carrière, après avoir été championne du monde de slalom spécial à Saint-Moritz en 1974, médaillée de bronze en slalom spécial à Innsbruck en 1976, et vice-championne olympique de descente à Lake Placid, cette année.La médaille d’ar- fent est allée à l’Allemande de 'Ouest Irene Epple, en 2:42.12 et la médaille de bronze à la Française Perrine Pelen, en 2:42.41.Hanni Wenzel a mis quel- 3 ues minutes pour se remettre e ses émotions, avant de célébrer sa victoire à Lake Placid.«J'étais très nerveuse au départ, et j’éprouvais des difficultés à me concentrer, a-t-elle déclaré.Je n’ai pas fait une course parfaite, aujourd’hui, et i’ai même heurté un piquet en haut du parcours.Cela m’a fait perdre quelques dixièmes de seconde.«Heureusement, a poursuivi la nouvelle championne olympique, j’ai réussi à conserver l’avance que j’avais prise dans la première manche.Mais ma victoire n’était pas évidente.J’ai eu du mal à trouver la bonne cadence sur cette piste très rapide, verglacée et qui posait quelques difficultés techniques».L’Allemande Irene Epple a déclaré, de son côté: «J’espérais gagner cette médaille d’argent, mais je n’y croyais pas tellement.Je n’ai pas, "moi non plus, fait une course sans faute.Mais j’ai pris tous les risques sachant que c’était ma seule chance de conserver la deuxième place».De son côté, la Française Perrine Pelen a estimé avoir gagné «une médaille inespérée», en raison de la faute qu’elle a commise au tiers du parcours».En l’emportant, Hanni Wenzel a supplanté Annema-rie Moser-Proell sur les pentes olympiques de Whiteface Mountain.Championne olympique de slalom géant, médaille d’argent de la descente, la championne du Liechtenstein a atteint la maturité en tant que skieuse et en tant que femme.Elle pratique un ski naturel tout en finesse, alliant la technique à une condition athlétique exceptionnelle.Elle présente l’image même de la perfection du ski classique.Excellente cuisinière, resplendissante de santé et de joie, elle incarne encore, avec un étemel sourire aux lèvres, le type même de la femme heureuse et épanouie.Fille d’un garde forestier de Staubimen, en Bavière, âgée de 23 ans, devenue il y a six ans citoyenne de la principauté du Liechtenstein, Wenzel est appelée, dans les années 80, à succéder à Proell, championne indiscutable de la décennie écoulée.Un ultime duel épique l’opposera d’ailleurs, samedi, dans le slalom spécial à la «grande dame» du ski autrichien.A Saint-Moritz, Wenzel décrocha, à 17 ans, une médaille d’or quelque peu inattendue: «après, j’ai marqué un peu le pas, comme toutes les championnes qui obtiennent la consécration très jeune, explique-t-elle.Il faut ensuite un certain temps pour recouvre son équilibrer».Les Françaises Perrine Pelen en 1:26.96 et Fabienne Serrât en 1:26.99 (à trois centièmes de seconde) se sont montrés les plus rapides sur un second parcours toujours aussi difficile à skier en raison de la neige mouillée qui alternait avec de la neige compacte.Pelen, dans cette se- conde manche, a devancé Wenzel de 37 centièmes de seconde et Irene Epple de 31 cenüèmes de seconde.Finalement au niveau des deux premières marches du podium, Hanni Wenzel et Irene Epple ont conservé leur bien acquis la veille tandis qu’une autre Allemande, Christa Kinshofer, a cédé du terrain aux dépens des deux françaises.mmm \ Une partie attendue: USA-URSS LAKE PLACID (d’après AFP et CP) - Le duel tant attendu aura lieu cet après-midi au tournoi de hockey sur glace alors que les États-Unis affronteront l’Union soviétique lors du premier match de la phase finale.Le deuxieme match opposera la Suède à la Finlande, en soirée.Au cours de la phase finale, chaque club affrontera ses adversaires de la section préliminaire rivale à une seule reprise.Un match nul vaudra un point, une victoire deux points et la médaille d’or ira à l’équipe ayant accumulé le plus grand nombre de points.À la fin de la première phase, l’Union soviétique a déjà accumulé deux points, en vertu de sa victoire contre la Finlande.La Suede et les États-Unis ont un point en banque, en vertu d’un match nul, et la Finlande n’a aucun point puisqu’elle a été battue par les Soviétiques.-fC é COMMISSION DE CONTRÔLE DES PERMIS D’ALCOOL ?DU QUÉBEC La(les) personne(s) ci-après mentionnée(s) a(ont) demandé le(s) permis suivant(s): Nom Adresse Catégorie DAOUST, Hubert 7719 boul.1 Brasserie avec Hubert Daoust & Fils Inc.St-Laurent oeuvres musicales (suite à une vente) Montréal KUTZIUBAS, Georgios 2485 est.1 Restaurant 93945 Canada Ltée/Ltd Marie-Anne (suite à une vente) Montréal ELZAROUI.Mohamad 4354 est.Bélanger 1 Épicerie (suite à une vente) Montréal NADEAU, Yves 85 A, Lafleur 1 Épicerie lui-même & Danielle Bouffard Lasalle (suite à une vente) CARLUCCI, Nicola 2500 est.L.O.1 Épicerie lui-même & Mario Palazzi David Montréal POTVIN.Roger 4940 rue Hochelaga 1 Brasserie avec (suite à une vente) Montréal oeuvres musicales CASTIGLIONE.Giuseppe 6951 ouest.Autorisation de Les entreprises Joseph & rue St-Jacques spectacles dans Vincent Inc.CLÉMENT, Émile Montréal Bar avec danse (dans hôtel/Auto-risation de spectacles dans Bar avec Motel 3901 ouest, 1 Taverne (suite à une vente) rue St-Jacques Montréal CARRIÈRE.André 1189 de la 1 Brasserie (suite à une vente) Montagne avec oeuvres Montréal musicales KOSTOPOULOS, Charilaos 8117 St-Hubert 1 Restaurant lui-même & Jim Zaharopoulos Montréal GALARNEAU, Claire 3872 boul.5 Restaurants/ L’auberge Morency Ltée St-Charles 1 Bar et autorisa- (changement de titulaire) Pierrefonds tion d'exploiter ce permis en-dehors de la pièce conformément à l'article 75 de la loi.1 Réceptions GIROUX.André 1451 est.Bélanger 1 Épicerie (suite à une vente) Montréal THÉRIAULT.Marcel 11.880 est.rue 1 Brasserie avec lui-même & Jean-Louis rue Sherbrooke oeuvres musicales Gingras Pomte-aux- Trembles WOLFSTEIN.William 1238 Bishop 1 Bar avec danse The longest yard manage- Montréal & spectacles ment Inc.BOURQUE.Jean-Paul 4864, Ontario est 1 Brasserie avec Taverne des Champions de l'Est Inc.(changement de catégorie Montréal oeuvres musicales de taverne à ) BYRNE.Robert 5200 Beaubien est 1 Épicerie Marché Beaubien Inc.(suite à une vente) Montréal 1 Épicerie SAWYER, Réjean 9163-71 de (suite à une vente Marseille Montréal HADDAD.Youssif 8900 rue 1 Épicerie J.Jules Beauchamps & La|eunesse Fils Inc.(suite à une vente) Montréal PAOLINI.Enzo 35 Jean-Talon 1 Restaurant Restaurant P E C.Inc.ouest Montréal PERANTOWAKIS.2151 Marie-Anneestl Restaurant Alexandros Montréal Maison de Pizza Nana Ltée SHAMOUN.Toni 7736 St-Hubert Montréal 1 Épicerie IANNUCCI, Maria 2274 Fleury est Montréal 1 Épicerie VOSKO.Allan N.1, Westmount Changement de 85563 Canada Ltée Square capacité et auto- (permis existants: Westmount risation de danse 1 Restaurant/4 Bars dans Bar/Chan- 4 Permis de Réceptions) gement de capacité du permis de Réceptions / Demande addition- nolle 1 Bar avec danse ot 1 permis de Réceptions THIBAULT.Serge 349Galt 1 Épicerie (suite à une vente) Verdun LACHAPELLE.André 1200, Ste-Catherine 1 Bar avec danse MONTSEPC INC.ouest Montréal et spectacles BAZOS, Robert 1375.Canora Road 1 Épicerie Ville Mont-Royal SUISSA, Yahya 283.Duluth est 1 Épicerie Supermarché Arcade (1979) Montréal Inc.(suite à une vente) DIZAINE, Charlenor 1545.Henri-Bourassa est 1 Épicerie Montréal Afin d'êfra valida, foula objection à cette(coi) demande(a) doit être faite par écrit, dûment motivée et assermentée dans les 15 joura du présent avis au: SECRÉTAIRE GÉNÉRAL 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200 Montréal, Québec H2V 1B6 La Canadienne Kathy Kreiner contourne une porte lors de la deuxième manche du slalom géant féminin, hier à Lake Placid.La skieuse de Timmins a finalement pris le 9e rang de cette épreuve gagnée par Hanni Wenzel, du Liechtenstein.(Photolaser AP) Le Canada 8e Gain de la RDA LAKE PLACID (AFP) -Les Soviétiques ont perdu hier leur couronne en ski de fond féminin lorsque les Allemandes de l’Est leur ont soufflé la médaille d’or olympique du relais 4x5 km.La jeunesse a triomphé, avec la victoire d'une équipe dont la moyenne d’âge est de 22 ans et demi contre 32 ans pour les Soviétiques.La médaille de bronze est revenue aux Norvégiennes.Comme il fallait s’y attendre, le Canada a pris la dernière position, finissant huitième.L’équipe canadienne était composée de Shirley Firth, Esther Miller, Joan C.Groothuysen et Angela Schmidt.Championnes à Sapporo et à Innsbruck, Galina Kulakova et ses coéquipières ont dû s’incliner devant la fougue de leurs adversaires dans ce relais qui s’est rapidement transformé, dès le deuxième kilomètre, en un duel URSS-RDA.Au premier passage, Mar-lies Rostock (20 ans) battait sur le poteau, deux secondes d’écart.Nina Baldicheva (32 ans), 5eme du 5 km et 6ème du 10 km à Lake Placid.C’était déjà une petite surprise.Dans le second relais, la Soviétique Nina Rocheva (31 ans) rejoignait rapidement Ca-rola Anding (19 ans), mais elle Dimanche, l’Union soviétique affrontera la Suède et les États-Unis la Finlande.Quant au Canada, déjà éliminé, il doit affronter aujourd’hui la Tchécoslovaquie afin de déterminer la cinquième place.L’URSS n’a perdu aucun match et est en tête après cinq rencontres.La Finlande a terminé la phase initiale du tournoi avec le même nombre de points que le Canada mais, l’ayant battu, elle s’est qualifiée à ses dépens.La Suede et les États-Unis ont accumulé le même nombre de points et lorsqu’ils ont été confrontés, ont fait match nul.Toutefois les hockeyeurs suédois ont inscrit davantage de buts que leurs homologues américains et en ont encaissé un moindre nombre.De ce fait, ils se retrouvent en tête du groupe deux.Ces deux équipes se sont qualifiées aux dépens notamment de la Tchécoslovaquie qu’elles ont toutes deux battue.: cana-face aux Soviétiques, mercredi.«Je crois bien, a-t-il dit, que le deuxième but de l’URSS, marqué avec 13 secondes a faire en deuxième période, a changé l’allure du match.Je savais qu’ils seraient plus fort en troisième».Serrant bien fort un bâton autographié de Vladislav Tretiak, Paul Pageau a ensuite confié qu’il avait réalisé deux rêves de jeunesse lors de cette confrontation contre les Soviétiques.«Maintenant, je peux le dévoiler, a-t-il lancé.Vladislav Tretiak a toujours été mon idole chez les gardiens de but.D’autre part, le gardien Paul Pageau, de T équipe c dienne, a analysé hier la défaite de 6-4 du Canada tact faiblissait dans une série de courtes montées.Elle était totalement débordée dans une longue descente face à la témérité de l'Allemande de l’Est, qui terminait ce relais avec 26 secondes d'avance.L’écart, au 3ème passage, était porté à 58 secondes en faveur de l'équipe de la RDA.Galina Kulakova avait perdu 32 secondes contre Veronika Hesse.Au dernier relais, qui opposait les deux championnes olympiques de Lake Placid Barbara Petzold (10 km-RDA), 24 ans et Raisa Smeta-nina (5 km-URSS), 28 ans, la Soviétique ne pouvait combler son handicap L'écart était porté à 1:87.à l’arrivée.C’est le crépuscule du ski de fond féminin soviétique.L’URSS devra remanier son équipe, la rajeunir, si elle veut reprendre sa suprématie aux prochains championnats du monde à Oslo (1982) et aux Jeux de Sarajevo (1984).Le déclin soviétique a été symbolisé hier par la lutte entre Hesse (27 ans) et Kulakova (37 ans), celle que ses rivales appellent affectueusement, et aussi avec respect, la «grand-mère olympique».Autant Galina peinait dans l'ultime montée du parcours, autant Hesse paraissait fraiche à l’arrivée.Les Jeux de Lake Placid auront signifié l'entrée en force des Allemandes de l’Est en ski de fond féminin, Elles ont remporté deux médailles d'or.Ensemble, nous pouvons contenir le coût de l’assurance-chômage.n^eut compter sur On votre ai< Ce message s’adresse particulièrement aux e Employeurs, ainsi qu’aux responsables des services du personnel et de la paie.Vous connaissez certainement la formule appelée “Relevé d’emploi”.Mais savez-vous qu’avec votre collaboration, cette formule peut grandement contribuer à contenir le coût de l’assurance-chômage?Comment?Il vous suffit de remplir le Relevé d’emploi avec toute la précision dont vous êtes capable.Pourquoi?Parce que les inexactitudes - même minimes - qui peuvent se glisser dans cette formule peuvent représenter, au total, des sommes considérables, au détriment de tous.Il y a plus de 650,000 employeurs au Canada.Les possibilités d’erreur sont donc élevées.L’an dernier seulement, plus de $100 millions ont été versés en trop en prestations d’assurance-chômage, par suite d’inexactitudes dans le Relevé d’emploi.Nous voulons vous aider à procéder le plus correctement possible.Pour cela, nous avons préparé une nouvelle formule de Relevé d’emploi.Elle est plus détaillée.De cette façon, si vous la remplissez avec exactitude, vous nous aiderez non seulement à verser aux —"""d n° «*"SgU" séri# & employer ,nd Add'*®* ’Nom Employ*' * Narn* Aux employés des services du personnel et de la paie Comment remplir le relevé d’emploi à l’mtention du Régime d’assurance-chômage Ce guide, facile à utiliser, vous aidera à remplir correctement le relevé d’emploi ______ Cri uu fit Servez-vous de ce guide, vous nous aiderez à éliminer les inexactitudes sur les Relevés d’emploi.assurés les prestations auxquelles ils ont droit, mais aussi parfois à éviter des trop-payés.(Vous remarquerez que cette formule est numérotée, pour nous permettre un contrôle plus rigoureux.) Le Relevé d’emploi est le certificat de cessation d’emploi que l’employeur doit remplir lorsqu ’un employé cesse de travailler pour lui.Il est nécessaire pour la demande d’assurance-chômage.Les employeurs peuvent facilement obtenir notre guide “Comment remplir le Relevé d’emploi”.Nous avons demandé au personnel des Centres d’Emploi du Canada d’accorder une attention particulière aux demandes de renseignements sur le Relevé d’emploi.Vous pouvez nous aider en veillant à ce que le Relevé d’emploi soit rempli avec exactitude.Assurez-vous que les responsables du service du personnel ou de la paie comprennent bien toute l’importance du Relevé d’emploi.Le Relevé d’emploi est la pièce la plus importante de tout le mécanisme du Régime d’assurance-chômage du Canada.D’ailleurs, la Loi exige de l’employeur qu’il remplisse promptement et avec exactitude ce Relevé.Avec la collaboration des employeurs, nous pouvons contenir le coût de l’assurance-chômage.On peut compter sur votre aide?1+ Emploi et Immigration Canada Employment and Immigration Canada «¦ » ) RS9 Les J eux de Lake Placid Le Devoir, vendredi 22 février 1980 ¦ 9 Gaétan Boucher doit se contenter d’une 15e place sur 1,500 mètres Heiden frôle la chute, mais gagne l’or une 4e fois LAKE PLACID (AFP et CP) — L’Américain de 21 ans Eric Heiden est devenu l’homme le plus titré de toute l’histoire des Jeux olympiques d’hiver en remportant nier à Lake Placid une quatrième médaille d’or dans le 1,500 mètres des épreuves de patinage de vitesse.Heiden, un étudiant en’ médecine de Madison, dans le Wisconsin, a remporté quatre médailles d’or en quatre courses: 500, 5000, 1,000 et 1,500 mètres.Il s’attaquera samedi au 10,000 mètres, ultime course, et en cas de victoire, il deviendra le premier patineur de vitesse à remporter toutes les épreuves olympiques.Mais d’ores et déjà, Heiden a dépassé les skieurs alpins, l’Autrichien Tony Sailer (1956) et le Français Jean-Claude Killy (1968), et les patineurs de vitesse, les Norvégiens Ivar Ballangrund (1936) et Hialmar Andersen (1952) et le Néerlandais Ard Schenk (1972), qui avaient gagné trois médailles d’or au cours du même rendez-vous olympique.Heiden, phénoménal athlète de la glace, s’est adjugé sa quatrième médaille d’or en ?uatre courses en couvrant les ,500 mètres dans le temps de 1:55.44, soit tout près de son propre record au monde, 1:54.79, établi en janvier dernier à Davos, n a triomphé de plus d’une seconde des Norvégiens Kai Ame Stenshjemmet (1:56.81) et Terje Andersen (1:56.92).Gaétan Boucher, de Ste-Foy, a déçu en terminant 15e, avec un temps de 2:00.15.Il avait remporté une médaille d’argent sur 1,000 mètres, mardi.«Sans chercher d’excuse, je dois dire que la glace n’était pas en bon état, a-t-il dit, en expliquant qu’il a attendu deux heures avant de compéti-tionner.» Boucher faisait partie du deuxième groupe, hier, parce qu’il n’a pas participe aux Championnats mondiaux sur 1,500.Il a patiné contre le Mongolien Dors Tsend Do, qu’il a facilement distancé dès le départ.Deux autres Canadiens faisaient partie du contingent de 40 patineurs à participer à l’épreuve.Craig Webster, de Regina, a pris la 23e place, avec un temps de 2:02.41 et Jacques Thibault, de Québec, la 27e place avec un temps de 2:06.79.Si Heiden a gagné avec une avance confortable, il n’a cependant pas réalisé une course parfaite comme sur 500, 5,000 et 1,000 mètres lors de ses victoires précédentes.À la sortie du troisième virage, au moment où il fournissait un effort terrible, il a frôlé la chute et malgré cette faute qui aurait pu être catastrophique, il a accompli un nouvel exploit, battant de plusieurs mètres son opposant direct, dans la quatrième série, Stenshjemmet, le recordman du monde sur 5,000 mètres.Désormais, il ne reste plus à ce futur médecin orthopédiste qu’à triompher dans le 10,000 mètres, samedi, pour devenir le premier homme à réussir le ‘grand chelem! Cette course n’est assurément pas sa distance préférée.Son record personnel se situe à une dizaine de secondes de la meilleure performance mondiale du Soviétique Viktor Leskin (14:34.33), ce qui peut évidemment laisser planer un doute.À ce jour, seule la patineuse soviétique Lydia Skoblikova a gagné quatre épreuves sur Quatre.C’était en 1964 aux eux d’Innsbruck.Mais si, comme tout le laisse penser, l’étudiant en médecine par- vient une dernière fois â se surpasser dans le 10,000 m., Skoblokova elle-même sera surpassée.Heiden a déjà effacé des tablettes les Norvégiens Ivar Ballangrund et Hjalmar Andersen et le Hollandais Ard Schenk qui avaient remporté trois courses sur quatre.CTTmj Linda Fratianne sur la route de l’or Robin Cousins succède à John Curry programme court de l’épreuve féminine de patinage artisti- LAKE PLACID (AFP) -Robin Cousins a réalisé hier soir, à la patinoire de Lake Placid, le rêve qu’il caressait depuis les jeux d’Insbruck: succéder à son compatriote John Curty et accorder une nouvelle fois à la Grande-Bretagne un titre olympique de patinage artistique.Visiblement inspiré, l’élève de Carlo et Christa Fassi a dominé dans le programme libre tous ses rivaux, qu’il s’agisse de l’Allemand de l’Est Jan Hoffman ou de l’Américain Charles Tickner (champion du monde en 1978 à Ottawa), respectivement médailles d’argent et de bronze.Déjà, après les figures imposées, alors qu’il n'était que ?|uatrième, Cousins, 22 ans, aisait preuve d’une confiance inébranlable.C’est cette maîtrise parfaite de lui qui devait lui permettre de repéter sa performance des championnats d’Europe à Goteborg, le mois dernier, et de venir à bout de ses adversaires.Une victoire très méritée.Elle fut saluée avec un enthousiasme dénoué de tout chauvisme par le public américain de la patinoire olympi- que.L’émotion de Cousins était évidente et ce n’est pas sans effort qu’il parvint à retenir ses larmes alors que retentissaient les premières mesu- res de l’hymne britannique.La petite histoire retiendra également que si Robin Cou sins a triomphé, presque, sans encombre, il trébucha à la dernière minute.au moment de monter sur le podium et faillit, pour la seule fois de la soirée, s’étaler de tout son long.Brian Pockar du Canada a terminé au douzième rang.Hier après-midi, l’Américaine Linda Fratianne, cham-ionne du monde en titre, a riilamment remporté le t.que.Grâce a cette performance, elle est passée au troisième au deuxième rang au classement, se rapprochant sensiblement de la Première, l’Allemande de l’Est Anett Poetzsch, qui a été décevante.Fratianne a parfaitement exécuté les sept difficultés du ‘programme court’, réussissant notamment un enchaînement de sauts de bonne facture avec pour commencer un ‘triple! Classement L'URSS précède toujours, au nombre des médailles d’or, la RDA.Mais au total des médailles, l’Allemagne de l’Est en compte une de plus que l’Union Soviétique, après l’attribution, jeudi soir, de la médaille d'or du patinage artistique masculin.O A B T URSS 8 5 5 18 R.D.A.7 6 6 19 États-Unis 4 2 2 8 Autriche 3 12 6 Suède 200 2 Norvège 13 5 9 Liechtenstein 12 0 3 Pays-Bas 111 3 Suisse 10 1 ,2 Grande Bretagne 10 0 1 Finlande 0 4 2 6 Italie 0 2 0 2 Canada 011 2 RFA 011 2 Hongrie 0 10 1 Japon 0 10 1 Bulgarie 0 0 1 1 Tchécoslovaquie 0 0 1 S1 France 001 1 Total 29 30 29 88 NDLR: deux médailles d'argent ont été décernées au saut de 70 m.et pas de médaille de bronze.Deux médailles de bronze ont été décernées au 1000 m.hommes au patinage de vitesse.Hier Patinage de vitesse 1,500 mètres.Hommes.Éric Heiden, E.U., 1:55.44, record olympique, médaille d'or; Kal Arne Stenshjemmet, Norvège, 1:56.81, médaille d'argent; Terje Andersen, Norvège, 1:56.92, médaille de bronze; Gaétan Boucher, Can., 2:00.15, 15e; Craig Webster, Can., 2:02.41, 23e; Jacques Thibault, Can., 2:06.79, 27e.Ski alpin Slalom géant.Femmes.Hannl Wenzel, Llech., 2:41.66, médaille d’or; Irene Epple, RFA, 2:42.12, médaille d'argent; Perrine Pelen, France, 2:42.41, médaille de bronze; Kathy Krelner, Can., 2:47.75, 9e.Ski nordique Relais 4x5 km.Femmes.RDA, Marlles Rostock, Carols Anding, Veronika Hesse.Barbara Petzold, 62:11.10, médaille d’or; URSS, Nina Bal-dycheva, Nina Rocheva, Calina Kalakova, Ralsa Smetanlna, 63:18.30, médaille d'argent; Norvège, Brit Pettersen, An-nette Boe, Marlt Myrmael, Berlt Aunll, 64:13.50, médaille de bronze; Can., Angela Schmidt, Esther Miller, Joan Groothuy-sen, Shirley Firth, 67:45.75, 8e.Patinage artistique Programme court.Femmes.Anett Potzsch, RDA, 11 places et 85.80 points; Linda Fratianne, États-Unis, 21 places et 84.20 points; Dagmar Lurz, RFA, 21 places et 83.44 points; Heather Kemkaran, Can., 128 places et 71.44 points.Classement final de l'épreuve masculine.Robin Cousins, G-B, 13 places et 189.48 points; Jan Hoffmann, RDA, 15 places et 189.72 points; Charles Tickner, É-U.28 places et 187.86 points; Brian Pockar, Can., 12 plaça at 163.26 points.Aujourd’hui Ski alpin Slalom spécial.Hommes.10 h.Biathlon Relais 4 X 7.5 kilomètres.9 h.Hockey Union Soviétique c.États-Unis, 17 h.Suède Finlande, 20 h 30.Canada c.Tchécoslovaquie,' 13 h 30 (pour la 5e place) Pi 9 UNION SOVIÉTIQUE.1 1 SUÈDE.1 0 ÉTATS-UNIS.1 0 FINLANDE.1 0 HOCKEY Phase finale p 0 0 0 1 bp 4 2 2 2 bc 2 2 2 4 pts 2 1 1 0 Larocque obtient un jeu blanc contre les Jets Le Canadien remporte un match sans saveur Une partie du Canadien de Montréal sans Guy Lafleur est comme un petit déjeuner sans jus d’orange.Mark Napier et Larry Robinson ont pourtant offert une solide performance à l’aile droite.Mais l’absence du numéro 10 était trop évidente pour ne pas la remarquer.Il y avait d’ailleurs moins de 15,000 spectateurs dans les gradins et guère plus de 10,000 à trois minutes de la fin de la rencontre.Il est vrai que le Tricolore avait déjà marqué trois buts contre les Jets de Winnipeg et que les joueurs de Claude Ruel cherchaient alors à protéger le jeu blanc de Michel Larocque, son troisième de la saison.«L’expérience à l’aile droite me plaît mais à l’occasion seulement.Je ne veux pas en faire une habitude, a prévenu Robinson, qui a été choisi l’une des trois étoiles de la partie.J’espère de tout coeur que Lafleur jouera samedi et je ferai une petite prière au Seigneur,» de poursuivre Robinson, qui a été retourné à la ligne bleue en troisième en l’absence de Serge Savard, blessé à une cheville.Lafleur doit revoir les médecins aujourd’hui, mais déjà hier son genou le faisait moins souffrir.Lafleur meurt d'envie de revenir au jeu afin d’aider ses coéquipiers et aussi pour ne pas être trop distancé par Marcel Dionne en tête des pointeurs de la LNH.Yvon Lambert, qui a marqué son 150e but en carrière, a reconnu que plusieurs amateurs venaient au Forum seulement Dour voir Lafleur.Et quand if n’est pas là, le sftec-tacle en souffre forcément.Q Les joueurs du Canadien ont fait de leur mieux pour rehausser le spectacle, mais les Jets, derniers au classement général, n’ont presque jamais donné la réplique.Us ont bien sûr sollicité Larocque en quelques occasions en première période, même s’ils n’ont dirigé que cinq tirs au but.Mais le Tricolore s’est ensuite imposé et les Jets ont été d’une très grande discrétion par la suite, à l’exception d’un ou deux avantages numériques.À ce chapitre, le Tricolore a souffert de l’absence de Lafleur, puisqu’il n’a pu déjouer Markus Mattsson durant ses trois attaques massives.L’entraîneur Claude Ruel était très heureux du travail de ses joueurs, qui se sont approches à trois points des Bruins de Boston au troisième rang.Les Bruins ont toutefois deux matches en réserve.«Nous avons joué du hockey de base au cours des deux dernières périodes, et c’est ce qui fait plaisir, d’expliquer Ruel.Nous avons protège le centre North Star* 5, Islanders 2 1ère période 1— MINNESOTA: Zanussl (10) Eaves, Young .8:25 2— NY ISLANDERS: Trottler (31) Persson, Bossy.14:43 3— NY ISLANDERS: Lenls (4) .16:02 Pénalités: Lenls NY I 6:33, Howatt NYI 12:00, Sutter NYI, Giles Min, majeures, G.Smith Min 12:00, Hartsburg Min 14:39.2ème période 4— MINNESOTA: Payne (33) MacAdan, Barrett .2:04 5— MINNESOTA: Andersson (5) Maxwell.4:08 6— MINNESOTA: MacAdam (34) Maxwell, R.Smith.10:50 Pénalité: Smith NYI (purgée par Tonelll) 9:09 3ème période 7—MINNESOTA: R.Smith (18) Maxwell, Payne .16:12 Pénalité: Lane NY; 16:36.Tire eu bute: Minnesota .9 12 8—29 NY Islanders.10 9 10-29 Gardiens: Meloche, Minnesota; Smith, NY Islanders.A.14,852 de la patinoire et c’est pourquoi ils n’ont dirigé que 21 lancers.» Ruel était également ravi du travail du trio Lambert-Mondou-Tremblay.Celui-ci a d’ailleurs participé aux trois buts des siens.En première, il a mérité des aides sur ceux de Gilles Lupien et de Lambert, le premier après avoir frappe le poteau, le second en passant le disque à Pierre Mon-dou qui l'a ensuite habilement remis à Yvon Lambert pour le but.Et au deuxième vingt, Tremblay a marqué son 9e but de l’annee en poussant le disque reçu de Mondou derrière Mattsson.Ce trio, ainsi que Robinson et Napier, ont compensé pour l’absence de Lafleur.Mameu-reusement, ils n’ont pu le remplacer.ÉCHOS — Bobby Hull rencontrera dans les prochains jours le directeur-gerant des Jets, John Ferguson, pour discuter de son avenir avec l’équipe.La «comète blonde» n’a participé qu’à 18 parties, récoltant quatre buts et six {lasses.Il est fort à parier que a carrière de Hull est terminée.Il v a un avantage à la vi- site au Forum d’un club canadien: les spectateurs n’ont qu’un hmne national à subir.Trois joueurs repêchés par le Canadien participent actuellement au tournoi olympique à Lake Placid.Il s’agit des Américains Mark Wells et Bill Baker et du Suédois Nat Naslund.Le centre Doug Jarvis a établi une nouvelle marque d’équipe en participant à son 380e match consécutif.Le précédent record ap- Canadlen 3, Jets 0 Première période 1— MONTREAL: Lupien (1) Tremblav, Risebrough.2— MONTREAL: Lambert (12) Mondou, Tremblay .19:17 Pénalités — Cameron Wpg 12:33.Drouin Wpg.Risebrough M 20:00.Deuxième période 3— MONTREAL: Tremblay (9) Mondou, Shutt.12:08 Pénalités — Melrose Wog 2:46, Tremblay Mtl 5:07 Trolelème période Aucun point.Pénalités—Lupien Mtl 1:52, Langway Mtl 8:22, Rloux Wpg, double mineure, Langway Mtl double mineure, Larouche Mtl 16:57, Sullivan Wpg, Larocque Mtl (purgée par Gainey) 18:09.Tire au but: Winnipeg.5 7 9—21 Montréal.16 14 7—37 Gardiens—Mattson, Wlnlpeg; Larocque, Montréal A—15,799.partenait à Dickie Moore.Le Canadien livrera son prochain match samedi soir au Forum face aux Red Wings de Detroit.Serge Savard a subi une légère entorse à une cheville et il n’a pu terminé la rencontre.Il sera vraisemblablement à son poste demain.Guy Lapointe, blessé à une épaule, reviendra au jeu début mars, et Réjean Houle, victime d’une fracture de la mâchoire, manquera à l’appel durant au moins deux autres semaines.Daniel Geoffriori n’était pas en uniforme hier.Le 6/36 est peut-être votre première bonne affaire de la journée.Un gros lot de plus de $100,000' chaque vendredi (((CCCŒ3 .15:29 £N t v >s m 22M février au mars Place Bonaventure EN VEDETTE ux présente en première nord-américaine CAP HORN 90 minutes époustouflantes de cinéma épique 15 puissants voiliers dans la COURSE AUTOUR OU MONDE 1977-78 tous les jours à 13h30, 15h30, 19h00 et 20h30 • voyez plus de 500 nouveaux voiliers, baleaux-moteurs, planches à voile, canoes, bateaux-pontons, quais flottants • Visitez LES BOUTIQl/ES OE LA MER.où vous pourrez vous procurer sur place une myriade d'accessoires nautiques.m OWF.RT: F S TR FF ; 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RepStI 3 490 24’* 23'* 23%- ’* Revlon 9 859 40’* X'* X'*-1 Rich Mrl 6 428 X% X’* X>* RiegelT S 34 2D 19% X + >* Robins A 5 458 9% 9 9 - •* RockMtel 8 375 57 55% 56 - % Rosario 16 57 75 73 73’*+ % RoylO 4 612 89’* 86% 86%-1% SCMCp 4 289 23’* 23 23’*- V* Safeway 6 315 32’*dai’* 31%- % StRegP 6 148 32% 31% 31%- % Sanders 17 274 41% 41% 41% SFeint 741551 45 43’* 43’*-1 ScherPI 9 2183 36% 35'* 35%-1 Schlmb X 1236 172% 118% 119%-2’* ScotfP 5 985 X'* 19’* 19'*-IV* SearIeG 14 1363 23% 72% 22%-% Sears 6 6807 UVkdlB'* 16’*- % Sedeo 42 780 76% 73V* 74 -2% ShellOil 10 896 72% 70% 71’*+ % Singer 84 8»* 8% 8%- V* Skyline 13 133 12’* 11% 11V*- »* SmlthA 3 203 18V* 17’* 17’*-1V* SouPac 7 423 44% 43% 44 Sperton 7 13 22V* 21% 21%- V* Sperry R I 638 55% 54% 54%- % Squib 13 980 34»* 34V* 34**- % St Brand 9 422 XV* 27’* 27%- V* StOIICI 74209U7’ 73 73'*-! StOilIn 11 3035U116 109% 114'*+3’* Steeoo 7 21 4 3»* 3»* SterOr 10 2493 11% )7>* Il + >* StevenJ 4 61 15»* 15V* 15V*- ’* Stor Tach 10 1822 17 16V* 16V*+ ’* SunOII 7 4X 84V* lOV* 82%- ’* SuniM II 476 39’* XV* X + H TaftBrd 9 463 31% 31V* 31V* Ttchcoir 7 SI 21% 28* 21'*- % Tfchnlcn 15 129 16V* 16'* 16’* Ttidyn 5 555 149’* 143% 145 -4’* Tenntco 8 1492 43'* 42’* 42%+ % Texaco 6 5729 X»* X 38%- V* Texinst 13 799 101% X»* 99%-1»* TexGIf 12 SX 49% X’* XV*- H Textron 6 185 28% XV* X'*- H Thlokol I X $4% 54% S4%- V* Time in 10 209 uS3'* S2A Oomiarpr 100 51IV4 111/4 ||V5- V4 Oonohua 200 526 26 26 Oumgmi 12500 56*4 SVk 6 + V4 Dumont I59M 125 II» 120 +5 OuPontA 600 U2 32 32 +2 OvnMn ISOOO 10 76 80 Dm M Wti 2000 20 20 28 PiINckA 3500 5135 132 135 + 4V4 FCAInlar lasflo 280 279 275 -10 OtiMatr 8551 58'4 8 8 - V4 oamtar 620 53|i/4 JIV4 31V» + 94 Ooiflai 21500 215 200 200 +S Om»L»# 267M 285 260 27$ +1$ OulfCin 98955184 l»7 I7IV4+794 Hiwkar 1125 11794 1794 I7V4- 94 M e»v MS 28475 534'A 3394 33*4 - H Vantti Haut Bat Farm Ch HBayCo IM 53I'A 3I'A 3I'A+I'A HBOIIGaa 3355151 143 151 +23 lAC 5717 510*4 1094 I0'A+ 94 lmp O A 29013 »SS'A SI S3 +2*4 Imasco 5000 545 45 45 + 'A Inco 36410 13494 34H 34*4- *4 lUInt S4M SI6'A 15*4 1 694+ *4 IPLA 300 SI7*a 17*6 17*6+94 KalierRe 2300 53794 37*4 37*6+ 'A Klana 47M 51394 13 1 3 LaballA 2200 S24IA 24 24 - 94 Ladubor 65600 335 315 325 -S LynxEkp 10000 90 06 90 MB Ltd 22M 531'A X*4 M94 + | v__________!_________________; Le Devoir, vendredi 22 février 1980 ¦ 17 EN vol à vue, le français s’est installé à Mirabel le 3 janvier.Il sera disponible à Dorval le 1er avril.Pour le vol aux instruments, le français sera en usage à partir du 30 mai dans toute la région aéronautique de Montréal (Montreal PIR).Ce n’est pas une mince acquisition, mais cela ne couvre encore que la moitié de l’espace aérien québécois.Le reste est contrôlé de Toronto, de Winnipeg et de Moncton.De ce fait, outre les contrôleurs, si l’on compte le personnel administratif et les professions connexes, cela représente environ 300 emplois rémunérés en moyenne à $25,000 par an, soit la jolie somme de $7.5 millions, qui devraient revenir au Québec.La majorité de ces professionnels possèdent leur propre maison.Ils contribuent à la prospérité de leur quartier en achetant cnez l'épicier, le tailleur, le auincailler, en faisant appel aux services u médecin, du notaire, du garagiste et du plombier.Ils paient des impôts et des taxes.Si l’on tient compte de l'effet multiplicateur avec un modeste coefficient de 1.4, c’est plus de $10 millions qui échappent à l’économie québécoise.DU PRINCIPE A SON APPLICATION Le ministère des Transports du Canada prévoit qu’une grande partie de ce contrôle aérien sera transféré au Québec en août 1982.Pour les Iles-de-la-Madeleine et la partie du territoire québécois située à l’est de Sept-Iles, aucune date n’a encore été retenue.Le ministre des Transports, Don Ma-zankowski, écrivait en septembre dernier au président Roger Demers de l’Association des gens de l’air du Québec: «Les recommandations touchant la phase 1,l’expansion du bilinguisme dans l’espace aérien contrôlé par le Québec, seront mises en oeuvre sans tarder.L’implantation de la deuxième phase débutera au mois d’octobre 1980 et le transfert de l’espace aérien se fera aussitôt qu’il y aura suffisamment de contrôleurs formés et certifiés et U La pénible implantation du français a dans les airs par Pierre Pourchelle La revue spécialisée Aviation Québec a publié ce texte dans son édition de février 1980.En raison de son intérêt particulier, elle a consenti à ce que LE DEVOIR le reprenne intégralement.que le matériel électronique nécessaire sera installé.» M.Mazankowski précisait que, pour obtenir suffisamment de contrôleurs pour les unités situées au Québec et prévenir une répétition des événements qui ont secoué l’Institut de formation de Transports Canada en décembre 1978, son ministère appliquait un plan prévoyant que tous les instructeurs donnant des cours à des contrôleurs québécois soient bilingues et conscients des besoins Earticuliers des étudiants francophones.a théorie et les exercices de simulation se dérouleront de façon bilingue et l’on ourra passer les examens dans l’une ou fiourra pa ’autre langue officielle.Mais le ministre ajoute: «Vous n’êtes pas sans savoir non plus que le gouvernement est en pleine période d’austérité budgétaire, ce qui fait que Transports Canada a passé en revue ses programmes d’expansion d’installations aéroportuaires et d’aides à la navigation.Je compte au cours des prochains mois établir un programme basé sur les points les plus pressants de façon à intervenir bientôt et c’est a ce moment que vos désirs seront pris en considération».Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette aimable lettre, rassurante quant aux principes, l’est moins quant aux échéances.D’autres responsables sont allés jusqu’à préconiser des délais pour ménager les susceptibilités des anglophones qui se sont opposés au bilinguisme dans les airs.UN RATTRAPAGE VITAL L’AGAQ, rompue aux palabres dilatoires depuis quatre ans, constate que les délais ne sont maintenant imputables qu’à Transports Canada.Elle rappelle: «L’introduction du français dans les communications aériennes au Québec est non seulement reliée à la législation commandant aux services publics fédéraux d’être bilingues, mais elfe est aussi inhérente à l’amelioration de la sécurité en aviation comme cela fut démontré devant la Commission Healds, Sinclair, Chouinard.Fort kiüaimiii des lois canadienne et québécoise, de la pratique mondiale, de la réglementation internationale, des conclusions d’une Commission royale d’enquête et de leur approbation immédiate par le gouvernement canadien, Transports Canada n’a aucune raison d’invoquer la «susceptibilité» de quelques anglophones ou leur surveillance étroite du système bilingue pour justifier des délais d’implantation».L’AGAQ insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas là d’expansion mais de rattrapage vital, et elle ajoute: «Qu’il s’agisse de recrutement, de formation, d’équipement ou d’administration, nous sommes d’avis que face aux délais auxquels nous nous butons actuellement, Transports Canada hésite à appuyer l’implantation du français dans les Compiunications aériennes.Nous nous demandons même si de tels délais ne témoigneraient pas chez Transports Canada d’une méconnaissance de ses propres ressources, d’une absence de priorité concernant cet objectif fondamental et si cela n’illustrerait pas une certaine incapacité d’appliquer totalement la politique de bilinguisme réitérée maintes fois depuis 1975.» IMPRÉVOYANCE ET IMPÊRITÊ S’il est vrai que les problèmes sont multiples, on peut dire qu’ils le seraient moins si les autorités responsables n’avaient sérieusement péché par imprévoyance.Non seulement pouvait-on voir venir l’implantation du bilinguisme depuis longtemps, mais il existe actuellement une pénurie de personnel à Montréal que l’on s’explique mal.Un document des Services de la circulation aérienne de Transports Canada indique que le centre de contrôle régional de Montréal ne compte que 70 contrôleurs, alors qu’ils devraient être 92.On a laisse la situation se détériorer.De janvier à septembre 1979, Transports Canada n’a certifié pour le Québec que quatre contrôleurs aériens IFR, alors qu’il faudrait les former par dizaines.et NE fois de plus les lecteurs du DEVOIR auront pris connaissance de certains travaux non pas à partir de ceux-ci, mais à partir de la critique qu’on en fait! Dans son récent article intitulé «La Voie maritime et le Québec», M.Jean-Claude Laserre s’érige en juge de la «scientificité» des travaux que Mme Gen-nifer Sussman et moi-même avont récemment produits pour le compte de l’Institut C.D.Howe et de l’OPDQ respectivement.Du haut de sa «chaire», il nous renvoie dos à dos en nous condamnant pour «défauts méthodologiques», tout en reconnaissant, en bon Salomon qu’il prétend être, que nos deux recherches ont, malgré tout, quelques «bons points.» Je laisserai à Mme Sussman le soin de répondre pour elle-même et je me contenterai de défendre ici ma propre cause en répondant point par point aux assertions de Monsieur Laserre.1) Celui-ci me fait de très longs reproches sur certaines lacunes qu’il prétend avoir relevées dans l’historique sommaire qui a été fait de la Voie maritime dans mon rapport soumis à l’OPDQ.Ces supposées lacunes portent non pas sur des questions de ronds, mais sur des nuances qui.pour la plupart, sont matière de fonds, mais sur des nuances qui, pour la plupart, sont matière d’opinion.Poi Un travail scientifique et non partisan par Luc-Normand Tellier M.Luc-Normand Tellier est professeur dêconomie urbaine et régionale et directeur du Rassemblement en études urbaines de l'UQAM.Il est l’auteur du rapport de l’OPDQ intitulé: «Rentabilité de la Voie maritime du Saint-Laurent pour le Québec.» Il répond ici à un texte de M.Jean-Claude Lasserre.publié le 20 février.tention de me lancer dans des diatribes en cette matière.Je tiens simplement à souligner que l’aspect historique est très secondaire dans l’argumentation purement économique que j’ai développée et que les mises au point de M.Lasserre, si jamais elles s'avéraient fondées, ne changeraient en rien cette argumentation.2) Aux interrogations que mon rapport soulève concernant la rentabilité de la Voie maritime du point de vue strict du transport, Lasserre oppose le fait que les canaux du Saint-Laurent étalent complètement saturés depuis 1950.Cette observation indique qu'il y avait alors des besoins à satisfaire, mais elle ne démontre aucunement que la Voie maritime était le meilleur moyen de répondre à ces besoins.Or mon rapport met bien l’accent sur le second problème et non sur la constatation du premier.Si M.Lasserre n’a pas compris cela, Il n’a rien compris.3) M.Lasserre me fait le reproche de soulever la question du statut du Québec face à la question de la Voie maritime.Il serait, selon lui, inacceptable de se demander quelle aurait dû être la position du Québec à cet égard si le Québec avait été maître de ses destinées en matière de transport.Quand à moi, j’estime que.dans une étude portant sur la rentabilité de la Voie maritime pour le Québec, cette question est peut-être la plus pertinente de toutes et qu’elles s'impose d’elle-même, car le propre d’une analyse de rentabilité en fonction d’un point de vue donné consiste à centrer cette analyse uniquement sur ce point de vue.Ce biais (et il s’agit bien d’un biais) est non seulement scientifiquement acceptable, mais il est même méthodologiquement nécessaire.Dans cette perspective, nous nous devions d’examiner l'intérêt particulier qu’aurait trouvé dans la Voie maritime un Québec qui aurait été en position de se soucier uniquement de ses intérêts propres.Notons que si l’analyse avait été conduite en fonction de la rentabilité de la Voie maritime pour le Canada la position correspondante aurait dû être adoptée et, si on me le demandait, je serait moi-même prêt à l’adopter dans le cadre d’une étude semblable.4) M.Lasserre soulève la question des investissements au Québec découlant de la construction de la Voie maritime.Cette question a une importance relative du fait que ces investissements ont été faits au cours d’une période de temps limitée et que leur effet multiplicateur s’est rapidement résorbé.Cependant, j’avoue que Fêtais disposé à aborder cette question dans le rapport.Malheureusement, l’information manquant à ce sujet, il a été jugé préférable de ne pas aborder cette question du fait qu’elle n’était pas susceptible de modifier les grandes lignes de l’analyse, ceci d’autant moins que les effets multiplicateurs de ces investissements au Québec ont fort bien pu être plus grands en Ontario qu’au Québec.5) M.Lasserre me reproche de n’adopter comme seul critère que celui de la rentabilité.Je lui suggère de relire le titre de mon rapport et ae me dire s’il aurait été «scientifiquement acceptable» de dépasser le cadre strict défini par ce titre.6) M.Lasserre me reproche aussi de ne pas avoir Insisté sur le fait que les trafics observés sur la Voie maritime correspondent grosso modo à ceux qu’on avait prévu et que si celle-c! n’a pas fait ses Frais, c’est à cause du bas niveau des tarifs et non à cause de l'achalandage.Voilà un raisonnement «scientifiquement inac- varié.Or les études existantes indiquent au contraire que les trafics de la Voie maritime sont sensibles aux variations de tarifs.Pas conséquent, la suggestion de M.Lasserre ne peut qu’être écartée du point de vue méthodologique.Pour finir, M.Lasserre nous dit que «d’un point de vue strictement scienufi- Sue et académique», les rapports de l’Ins-tut C.D.Howe et celui de l’OPDQ «n’auraient pu être acceptables tels quels par un jury universitaire».Pour ma part, je crois que la critique de M.Lasserre serait rejetée par un tel jury bien avant que les dits rapports ne le soient.Par ailleurs, à titre moi-même d’universitaire, j’avouerai humblement que je ne considère aucunement les jugements d’un tel jury comme étant le standard ultime d’excellence, au contraire.Enfin, je doute que pour être «scientifique», il faille être insipide en donnant à la fois tort et raison à tout le monde comme essaie de le faire M.Lasserre.Pour ce qui est de la «partisanerie» dont ferait preuve mon rapport, je la conteste totalement.La position qui se dégage de celui-ci coïncide en gros avec la position traditionnelle de la Chambre de commerce de Montréal sur la question et avec celle aussi de tous les opposants américains et canadiens au projet de la Voie maritime.Cette position n'a rien à voir avec la conjoncture politique actuelle quoi qu’en dise M.Lasserre et d’autres personnes qui, comme lui, s’ingénient à faire une lecture «partisane» du rai pai Ce il est vrai qu’en 1980, s'interroger sur la rentabilité
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