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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 21 mai 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1980-05-21, Collections de BAnQ.

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la meteo: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum 25.Aperçu pour jeudi: peu de changement.Montréal, mercredi 21 mai 1980 25 CENTS LXXI — No 114 C’est NON à 58,2% M Une majorité claire dans presque toutes les régions ¦ La «majorité francophone» échappe aux tenants du OUI par Lise Bissonnette NON, le gouvernement du Québec n’a pas obtenu le mandat de négocier la souveraineté-association avec le reste du Car nada.58.2% de ceux qui ont répondu à sa question le lui ont refusé en ce 20 mai 1980.Claire et constante, cette majorité s’est vérifiée dans la quasi totalité des régions du Québec, et dans la quasi totalité des circonscriptions électorales, les pé-quistes comme les autres.Même la «majorité francophone», objectif de repli que s’était fixé lé camp du OUI, lui a échappé.Par l’une des plus belles journées de ce printemps hésitant, les Québécois se sont massivement présentés aux urnes.Au dernier relevé, quelque 84% des électeurs inscrits l’avaient fait, soit 1% de moins qu’aux élections prévinciales de 1976.56 minutes après la fermeture des bureaux de scrutin, Radio-Canada prédisait avec forte certitude la victoire du NON qui devait se confirmer décisivement peu après.En fin de soirée, après compilation des données de 97.6% des bureaux, le OUI avait reçu 1,619,666 adhésions contre 2,258,002 au NON.Selon les analystes spécialisés, il aurait fallu, pour le OUI.atteindre entre 41.5% et 43.5% des suffrages exprimés pour pouvoir prétendre avoir convaincu au moins la moitié des francophones que M.René Lévesque, chef des forces souverainistes, avait tant appelé à la solidarité, particulièrement aux derniers jours de la campagne.A cette division moitié-moitié des voix francophones a correspondu une victoire généralisée du NON dans la quasi totalité des comtés à majorité francophone du Québec où la thèse du fédéralisme a rallié une moyenne de 57% des suffrages.Dans les comtés a majorité anglophone, le NON faisait un plein allant parfois jusqu’à plus de 80% des voix.Ce fut le cas notamment dans la région ouest de Montréal où le OUI a été littéralement écrasé.La plupart des ministres du gouvernement actuel, de même que ses vedettes, n’ont pu convaincre leurs électeurs d’a- dopter leurs convictions souverainistes.On ne trouve que de rares survivants, dont le premier ministre lui-même dans son comté de Taillon, le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau dans l’Assomption, et le ministre des Affaires intergouvemementales, au surplus «père du référendum», M.Claude Morin, dans Louis-Hébert à Québec.L’image est donc la même pour les frandes régions.Seul le Saguenay-Lac-St-ean a résisté aux forces fédéralistes et a maintenu, avec la Côte-Nord, sa réputa- tion de château fort péquiste.M.René Lévesque a été le premier leader politique à se manifester, hier soir, quand il a rejoint à 21 h 30 ses partisans massés au centre Paul-Sauvé.Annoncée très tôt et prévisible dès les premières bribes de résultats, la victoire du NON avait jeté la consternation dans cette Voir page 14: NON ¦ Autres informations — pages 2, 3,4 et 5 Le Québec a choisi le renouveau(Ryan) par Marie Laurier M.Claude Ryan a remporté hier soir une victoire sans équivoque qu’il attribue en tout premier lieu à chacun des citoyens qui a compris la valeur du fédéralisme renouvelé en optant fort majoritairement en faveur de ce régime.«Je tiens à signaler le caractère universel de la réponse que vient de donner le peuple québécois a la question référendaire, a-t-il dit devant 3,000 partisans réunis à l'aréna de Verdun.Et cette réponse nous vient de tous les secteurs de la société et pratiquement de toutes les régions du Québec».Le chef du Comité des Québécois pour le NON confirmait ainsi officiellement ses prévisions qu’il tenait jalousement secrétes, affirmant ces derniers jours que son triomphe se manifesterait partout, sans distinction de race, de langue ou d’ethnie.M.Claude Ryan a fait son entrée dans l’aréna de Verdun quelques minutes avant 22 heures et il a reçu une ovation enthousiaste de la part de ses partisans qui s’étaient lentement assemblés dans les gradins et sur le parterre de la patinoire.Il avait tenu à se présenter a cet endroit seulement après que M.René Lévesque lui eut concédé la victoire et se fut adressé à la population au Centre Paul-Sauvé.Pour le gagnant de la campagne référendaire qui a duré 35 jours, ce triomphe est avant tout celui de chacun des citoyens qui ont opté pour un refus au changement radical proposé par le Parti québécois.«On avait pensé effacer les racines innombrables que nous possédons, a-t-il dit, mais le peuple québécois a préféré les conserver et faire confiance à ses institutions, maintenir son statut de Québécois et de Canadien.Je tiens à signaler Voir page 14: Ryan Le poids du NON par Michel Roy Les trois protagonistes de la campagne ont su tirer, hier soir le sens de cette victoire du NON.Le peuple québécois, a dit René Lévesque, vient de donner au camp fédéral une autre chance, à charge pour celui-ci de mettre un contenu dans l’engagement qu'il a pris.Claude Ryan constate ce qui est aujourd'hui une évidence: le peuple québécois entend continuer à rechercher son avenir dans la voie du fédéralisme canadien, mais le chef libéral réitère aussitôt une promesse de son parti et des autres groupes fédéralistes, celle de lutter pour transformer en profondeur le régime canadien.Pierre Trudeau, enfin, dégage du verdict une même volonté de changement dans les deux camps, volonté sur laquelle il faut miser sans tarder pour réaliser la réforme.A plus de 58% des suffrages, cette victoire est décisive: elle exprime la volonté des Québécois francophones et anglophones; elle se confirme dans presque toutes les régions et dans la plupart des secteurs de la population.On ne pourra pas dire que la minorité a confisqué la victoire de la majorité.Ce n'est pas simplement au «mandat de négocier» que les électeurs ont dit NON.Ils n’ont pas dit NON à l’égalité des peuples.Ils n’ont pas dit NON à la nouvelle entente.Ils ont dit NON à la souveraineté-association.Ils ont dit NON à toute formule oui les amènerait à bâtir leur avenir nors du Canada.Mais, en même temps, ils ont fait confiance à tous ceux qui annoncent et promettent le changement.C'est pourquoi, comme le soulignait M.Ryan hier soir, l'obligation contractée par le camp du NON est lourde de conséquences pour l'avenir.Il n'est désormais plus possible, ni à Ottawa ni à Québec, de décevoir ces attentes, de trahir la promesse de changement.Car il faut savoir que les tenants du Voir page 14: Poids Comme dans tous les rassemblements du OUI, le fleur-de-lysé était à l'hon-nnur au contre Paul-Sauvé, et les partisans de M.René Lévesque, par leurs acclamations, lui ont presque arraché des larmes.(Photo Réjean Meloche) Le chef du NON, fort de la victoire de son équipe, a souhaité hier soir que le gouvernement tienne dés élections dès l'automne.L’avenir, a-t-il poursuivi, ne sera pas facile à bâtir, et le verdict que viennent de poser les Québécois demande action et changement.(Photo Jacques Grenier) » m La balle vient d’être renvoyée dans le camp fédéraliste (Lévesque) par Bernard Descôteaux «Il est clair, admettons-le, que la balle vient d ’être renvoyée dans le camp fédéraliste.Le peuple québécois vient nettement de lui donner une autre chance».C’est par ces quelques mots que le premier ministre René Lévesque a accepté hier soir la défaite du Regroupement national pour le OUI devant quelque 6,000 partisans, malgré tout enthousiastes, réunis au centre Paul-Sauvé.Le premier ministre avait tardé à se présenter devant ses partisans et c'est à 21 h 35 qu’il est monté sur la scène pour commenter les résultats qui étaient connus depuis déjà longtemps.Accueilli par une ovation de dix minutes, il a lancé à ses partisans: «Mes chers amis, si i’ai bien compris vous êtes en train de dire à la prochaine fois.», ce qui souleva à nouveau les applaudissements.Pour le chef du OUI qui avait mené une dure et épuisante campagne de 35 jours, la défaite était difficile à avaler, même si, le premier, il se devait de donner l’exemple.«C’est dur, ça fait plus mal, mal plus profondément que n'importe quelle défaite électorale», a-t-il dit, la voix brisée par l'émotion.«Et je sais de quoi je parle», a-t-il ajouté.Essentiellement, le premier ministre avait deux messages à livrer.Un premier aux fédéralistes qu'il a mis devant leurs responsabilités de la victoire.Un deuxième aux partisans du OUI à qui il a demandé de garder espoir.ARTISANAT B45 3194 tPeimataii & fêoltitaille 60 ouest, rue Notre-Dame Après avoir reconnu la défaite du OUI aux mains du fédéralisme, M.Lévesque a signalé que ceux-ci doivent attraper la balle qui vient d'échoir dans leur camp.«Il appartiendra aux fédéralistes mais d’abord a M.Trudeau lui-même, dans les semaines et les mois qui viennent, de mettre un contenu dans les promesses qui se sont multipliées depuis 35 jours», a déclaré le premier ministre.Il a rappelé que «tous ont proclamé que si le NON l’emportait le statu que était mort et enterre et que les Québécois n’auraient pas à s’en repentir».Il a mis en garde les vainqueurs «contre toute tentation de prétendre nous manger la laine sur le dos et de prétendre nous imposer quelque sorte ae changement que ce soit qui ne soit pas conforme le plus possible à ce que le Québec revendique depuis 40 ans».Le premier ministre a promis que son gouvernement, au moins jusqu’aux prochaines élections, va tâcher d’etre vigilant comme jamais et «que tout chan-ement ne doit pas prétendre empiéter ’aucune façon sur la marge d’autonomie que le Québec de peine et de misère est venu à s’assurer.» En attendant de voir ce que feront les fédéralistes, il a demandé à ses partisans d’accepter la défaite, cela même si la victoire du NON est peu reluisante tant au plan du contenu que des méthodes, en particulier cette campagne du gouvernement fédéral par laquelle on a piétiné les règles du jeu que s’étaient donnés les Québécois.«Acceptons le résultat puisqu'il le faut, mais ne lâchons pas et ne perdons jamais de vue cet objectif aussi légitime, aussi universellement reconnu entre les peuples et les nations que l’égalité politique», a poursuivi M.Levesque qui a ajou-Voir page 14: Lévesque Il faut rebâtir la maison sans plus tarder (Trudeau) par Claude Turcotte OTTAWA — Le premier ministre du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau, a convié hier soir les Québécois, ceux du OUI comme les autres, à se joindre à l’ensemble des Canadiens pour «montrer une fois de plus à l'humanité entière que nous ne sommes pas les derniers colonisés de la terre, mais les premiers affranchis du vieux monde des Etats-nations».M.Trudeau, cependant, n’avait pas hier soir la victoire très joyeuse, comme il l'a du reste avoué, se souvenant sans doute d'avoir bu lui-même à quelques reprises à la coupe amère de la défaite.«Je ne peux m’empêcher de penser à tous ces tenants du OUI qui se sont battus avec tant de conviction et qui doivent ce soir remballer leur rêve et se plier au verdict de la majorité.Et cela m’enlève le goût de fêter bruyamment la victoire», a-t-il dit.Au début du message qu'il a lu fidèlement, en français d'abord, puis en anglais ensuite, M.Trudeau a remercié au nom de tous les Canadiens les fédéralistes qui ont travaillé à cette victoire et il a félicité très particulièrement M.Claude Ryan «d’avoir su mener ses troupes à la victoire».Puis mentionnant que tous les Québécois sortent un peu perdants de ce référendum à cause «d’amitiés brisées, d’a- mours écorchées et de fiertés blessees», le premier ministre a proclamé, comme l'v avait invité quelques minutes plus tôt M.René Lévesque, qu’il faut sans tarder s’appliquer à rebâtir la maison pour répondre au nouveau b “soin.«Bien des choses séparaient les tenants du OUI et du NON dans ce référendum, mais tous étaient animés par une même volonté de changement.Et c’est sur cette volonté de changement qu’il faut tabler pour renouveler la fédération canadienne et redonner à tous les Québécois, comme à tous les citoyens de ce pays, le goût d'être et de se proclamer Canadiens.J’espère que M.Levesque acceptera de collaborer à cette oeuvre de renouveau», a dit le premier ministre du Canada.M.Trudeau a promis, au cours de cette campagne référendaire, de convoquer une conférence fédérale-provinciale sur la constitution dès juillet si le NON l’emportait.M.Trudeau n'a pas élaboré sur ce poinr hier soir.Mais il est probable qu’il fera une déclaration plus élaborée aujourd’hui même à la Chambre des communes et qu’il donnera une conférence de presse plus tard cette semaine.lia noté, d’autre part, que les premiers ministres de toutes les provinces avaient fait connaître clairement leur désir de changement au cours des dernières semaines.«Pour éviter que ne soit frustrée cette volonté de changement exprimée au Québec et dans tous les coins du pays, j’en appelle ce soir à la générosité de coeur et d’esprit des Canadiens», a déclaré le premier ministre.Et il a donné enfin une idée de ce qu’il entend par le vouloir-vivre des Canadiens: «C’est d’abord nous accepter tels Voir pago 14: Trudaau Rôtisserie près de Saint-Denis t 2 ¦ Le Devoir, mercredi 21 mai 1980 référendum 80 Sauf la Côte-Nord et le Saguenay-Lac-Saint-Jean Le NON est majoritaire partout «Si j'ai bien compris, vous êtes en train de me dire à la prochaine fois.» s’est exclamé M.René Lévesque hier au Centre Paul-Sauvé après une longue et chaleureuse ovation.Puis M.Lévesque a signalé aux fédéralistes qu après la défaite du OUI.la balle était dans leur camp.(Photo Réjean Meloche) par Jean-Claude Picard Toutes les régions du Québec, à l’exception du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord auront donné un appui majoritaire au NON.Que ce soit en Abitibi, en Mauricie, à Québec même ou en Gaspésie, les forces du NON auront nettement dominé celles du OUI, répondant ainsi au voeu du président de cette option, M.Claude Ryan, qui avait souhaité une victoire dans tous les coins de la province.Bien sûr, le pourcentage des voix exprimées en faveur du NON varie d’une région à l’autre, et encore davantage d’un comté à l’autre,mais, de façon générale, cette option aura remporte une victoire décisive dans la très grande majorité des circonscriptions situées à l’extérieur de la grande région de Montréal.La plupart de ces circonscriptions étaient composées presque en totalité d'électeurs francophones si bien qu’il n’est pas exagéré de dire que c’est en province que les tenants du OUI ont subi leur échec le plus cuisant, ne réussisant pas à aller chercher dans ces comtés francophones la majorité nécessaire pour contrer le vote massif en faveur du NON des citoyens non francophones.En effet, non seulement le OUI n’a-t-il pas réussi à obtenir dans ces comtés la majorité de 60% qu'il s’était fixé comme objectif mais encore les résultats préliminaires disponibles hier soir indiquaient-ils Pour les partisans du OUI au Centre Paul-Sauvé Le miracle ne s’est pas produit par Michel Nadeau Visiblement déçus, mais sans montrer une grande amertume, quelque 6.000 partisans du OUI, entassés hier au Centre Paul-Sauvé, ont réalisé très tôt en soirée que «le miracle ne s'est pas produit».Dès l’arrivée des premiers résultats, la déception se lisait sur les visages qui espéraient encore un renforcement favorable.La voix éraillée de mesdames Hélène Loiselle et Andrée Lachapelle ajoutait une certaine tristesse aux chiffres lancés dans les micros.L’annonce de votes favorables au Saguenay-Lac-Saint-Jean, dans les comtés de Taillon ou Saint-Jacques, déclenchait rapidement des tonnerres d'applaudissement.L’espoir renaissait pour quelques instants.Le premier ministre.M.René Lévesque, a été ovationné durant plus de six minutes avant de pouvoir prendre la parole.Un peu pour consoler son héros, la foule a entonné: «Mon cher René, c’est à ton tour de te laisser parler d'amour.» Ceux qui paraissaient les plus déçus étaient les gens d’un certain âge qui étaient largement minoritaires dans cette foule composée surtout de jeunes de 20 à 35 ans.Apprenant les résultats, plusieurs repartaient avec la conviction que la grande fête ne serait pas pour ce soir.À l’intérieur, la foule trépignait en scandant: «Ce n’est qu’un début, continuons le combat.» Dans les corridors, plusieurs discutaient déjà des motifs de la défaite: «Les Québécois ne sont pas prêts», ou encore «La solidarité n’a pas joué en notre faveur.» Pour sa part, un ancien président de Trieofil.M.Paul-André Boucher, ne pouvait que répéter: «Je n'en reviens pas.Cela annonce des jours sombres pour les travailleurs.L'élection des libéraux pourrait être la pire chose pour nous.» À la question, que vâ-t-il se passer maintenant, tout le monde répond en haussant les épaules.Un homme d’un certain âge ajoute: «Les anglais devront avoir la victoire modeste.» Un peu morose, un partisan de longue -** ',A~ité: «Cela a mal été.C’est lais ça va me durer trois une victoire du NON avec environ 55% des voix.Dans la région de Québec, où les derniers sondages laissaient pourtant entrevoir une mince avance du OUI, le NON l’aura remporté dans tous les comtés^ sauf un, celui de Louis-Hébert, où le OUI a obtenu 52% des voix.Cette victoire du OUI dans ce comté est une mince consolation pour le représentant de cette circonscription, M.Claude Morin qui.comme on le sait, fut le grand responsable de toute la stratégie référendaire du Parti québécois et du gouvernement.Dans les 20 autres comtés de la région de la capitalevc’est le NON qui l’aura emportée, et ce, même dans la dizaine de comtés représentés à l’Assemblée nationale par des députés du Parti québécois.Ironiquement, c’est dans le comté de Lotbiniere que la victoire du NON aura été la plus décisive avec 63% des voix contre 37% pour le OUI.Ce comté est celui de l’ex-cnef de l’Union nationale, M.Rodrigue Biron, qui fut le seul député autre que péquiste à faire campagne pour le OUÏ.U faut cependant dire, a la décharge de M.Biron, que ce dernier, n’a pas consacré beaucoup de temps à son comté au cours des 35 derniers jours, étant constamment sollicité à l’extérieur.Dans les autres comtés de la région de Québec, la victoire du NON a été acquise par des marges allant de 61% dans Bel-lechasse à 51% dans Lévis.Ce dernier comté est représenté à l’Assemblée nationale par M.Jean Caron, un autre qui a passé le plus clair de la campagne à l’extérieur de sa circonscription.Dans la ville même de Québec, tous les comtés, sauf Louis-Hébert, auront donné de bonnes majorités au NON et ce, même dans les circonscriptions où le OUI se disait assuré de la victoire telles Chauveau ou Vanier.Cette vague du NON n’a pas épargné le comté au président de l’Assemblée nationale, M.Clément Richard, puisque ces électeurs de Montmorency dur à avaler, jours.» «Ce référendum aura été une expérience merveilleuse, surtout pour les regroupements de toutes sortes de groupes.Cela va rester», enchaîne une jeune femme.Puis, les chants de Fabienne Thi-beault et de Pauline Julien ont ravivé durant quelques instants l’enthousiasme chez les jeunes sympathisants de la souveraineté-association.A l’extérieur, un marchand vendait ses “T-shirts” au prix de $5 au début de la soirée.Mais à mesure que les résultats apparaissaient sur les deux grands tableaux, la demande se faisait moins forte.Le prix tomba alors à $2.50 l’unité.Puis, reconnaissant la défaite, il se mit à distribuer gratuitement les derniers chandails.À 10 h, tout le monde regagnait son domicile.heureux de la fin de cette campagne référendaire mais préoccupé par les jours qui s’en viennent.Dans la salle, restaient quelques militants de longue date dont l’un tentait de convaincre une journaliste du Chicago Tribune que les Québécois avaient dit NON à la négociation mais qu’un jour prochain, ils diront OUI à l’independance pure et simple.ont majoritairement favorisé l’option fédéraliste.Cette vague a également frappé la dizaine de comtés ae la Mauricie et des Bois-Francs, où le NON Ta emporté partout, même dans le comté de Saint-Mauricé- où le OUI semblait pourtant jouir d’une bonne avance à quelques jours du scrutin.Il faut dire que cette ré- §ion de la Mauricie est représentée au fé-éral par M.Jean Chrétien, qui fut l’un des principaux tenors du NON tout au long de la campagne.Dans le comté de Saint-Maurice, le NON a remporté 54% des voix tandis que dans la circonscription voisine de Champlain, l’option fédéraliste recueillait l’appui de 55% des électeurs.Dans le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, tous les comtés, à l’exception de celui de Rimouski, auront donné une nette majorité au NON.Dans cette région, la victoire la plus décisive aura été remportée dans le comté de Bonaventure, où le NON a obtenu 67% des suffrages contre 33% pour le OUI.Ce comté est, depuis 20 ans, le château fort du leader parlementaire des libéraux, M.Gérard-D.Lévesque.Dans Gaspé, ou le chef intérimaire de l’Union nationale M.Michel Le Moignan, faisait campagne pour le NON, cette option aura recueilli 59% des suffrages; il faut signaler que ce comté compte environ 20% d’électeurs de langue anglaise.les au OUI, dans une ortion de 53% ne propor contre 47% pour le NON; ce comté est représenté à Québec par M.Alain Mar-coux.En Abitibi, tous les comtés de la région, à l’exception de celui d’Abitibi-Est, ont donné une majorité au NON.En Abitibi-Est, la victoire du OUI, obtenue à 53% des suffrages, s’explique en partie lu’ont do par l’appui massif qi “ iie-Ji Dans Matane et Matapédia, où les ministres Yves Bérubé et Pierre de Bané se sont livrés une lutte de tous les instants au cours des quatre dernières semaines, le NON a obtenu 52% des voix contre 48% pour le OUI.Interrogé hier soir sur les ondes de Radio-Canada, M.Bérubé a expliqué la défaite par la volonté des Québécois de donner une nouvelle chance au fédéralisme tandis que M.de Bané a plutôt lancé un appel au consensus et à la réconciliation en vue des batailles constitu-tionnellles qui s’annoncent.En fait, dans toute cette région, seul le comté de Rimouski a donné une victoire donné les travailleurs' de la Baie-James à l’option gouvernementale.Les informations obtenues hier soir indiquaient cependant que beaucoup de ces travailleurs n’ont pu se rendre aux urnes, n’étant pas sur le chantier au moment de la révision des listes électorales.S’il a perdu un peu partout en province, le OUI a cependant remporté une victoire non équivoque dans deux régions qui étaient déjà décrites comme un château fort de cette option dès le début de la campagne, soit le Saguenay-Lac-Saint-Jean et la Côte-Nord.Malheureusement pour les partisans du OUI, ces deux régions ne comptent que sept comtés et ne représentent environ que 6% de l’ensemble de la province.Ainsi, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui compte cinq comtés, le OUI aura obtenu en moyenne environ 56% des voix contre 44% pour le NON.C’est la circonscription de Jonquière qui aura donné le plus fort pourcentage en faveur du OUI, avec 61% des voix.Ce comté est composé majoritairement des travailleurs de l’Alcan dont le président syndical, M.Jean Halley, avait pourtant fait campagne en faveur du NON.Dans Chicoutimi, comté représenté par M.Marc-André Bédard, le OUI aura rem-rté 59% des voix contre 41% pour le ON.La victoire du OUI a été encore un peu plus décisive sur la Côte-Nord, où le comté de Saguenay, représenté depuis dix ans à Québec par M.Lucien Lessard, a donné une majorité de 60% à la thèse gouvernementale.fig Dans la défaite, les partisans du OUI, dont certains sont bien connus, n’ont perdu ni leur enthousiasme ni leur espoir, mais pour le premier ministre.M.Lévesque, cette défaite d’hier est la plus difficile de sa carrière.(Photo Réjean Meloche) De chauds partisans du OUI avaient envahi hier soir le Centre Paul-Sauvé et c’est la gorge serrée qu’ils ont pris connaissance des résultats, ce qui ne les a pas empêché de longuement acclamer le premier ministre, M Lévesque (Photo Réjean Meloche).Dans les rues de Montréal, aucune manifestation de joie ou de déception par François Barbeau C’est dans l’apathie et le désintéressement apparent que les Montréalais ont accueilli dans les rues de la ville hier soir les résultats tant attendus de ce référendum Nulle part n’ont-ils manifesté leur joie ou leur déception, si ce n’est dans quelques îlots de la rue Saint-Denis ou ae la rue Crescent, réactions diamétralement opposées évidemment.La journée avait pourtant débuté dans la fébrilité, et les bureaux de scrutin avaient été pris d’assaut tôt par des électeurs endimanchés qui donnaient l’impression de s’en aller à la fête.A la fermeture des bureaux, qui ont été achalandés jusqu’au dernier moment, les rues se sont vidées, et le calme le plus plat régnait dans presque tous les quartiers.Boulevard Saint-Laurent, seul signe de politisation, une grosse femme dépoitraillée qui déclame d’une voix enrouée par l’alcool le discours du balcon du général de Gaulle, sous le regard impassible de deux policiers moustachus qui en ont vu d’autres.Rue Sainte-Catherine, dans l’ouest, devant la vitrine d’un marchand de télévision, quelques curieux regardent en passant les premiers résultats, et haussent les épaules en constatant que le NON a l’avance.Une mère gronde son fiston qui vient de faire pipi dans sa culotte et qui re- ?larde, étonné, la mare qu’il vient de aire.Dans les tavernes, qui ont reçu leurs premiers clients à 19 h, à la fermeture des bureaux, c’est l’ennui le plus total.Dans les restaurants, des clients solitaires soliloquent devant leurs frites, et n’ont pas un regard pour la télévision qui fonctionne à plein tube Rue Crescent, la faune habituelle, avec ses plus beaux oripeaux, est attirée comme des papillons par les projecteurs de la CBC, qui a cru bon d’y mettre en poste un de ses reporters pour la couleur locale.Il tend son micro à deux jeunes hommes masqués, l’un enveloppé dans l’uni-folié, l’autre dans le fleur«de-lysé, qui proclament leur grande joie devant cette victoire du fédéralisme.La faune applaudit, mais sans grand enthousiasme, comme si elle était gênée.Quelques pas plus loin, un jeune étudiant, ses livres sous le bras, proclame d’un ton agressif qu’on parlera dorénavant anglais dans la belle province.Gare Centrale: le Turbo arrive de Toronto, des hommes d’affaires, des femmes, des enfants en descendent, puis vont qui a leur hôtel, qui à leur foyer, sans mot dire.Dans un coin, le nez collé à ces appareils de télévision qui fonctionnent parfois quand on y dépose une pièce de monnaie, c’est la cacophonie, puisque chacun écoute une station différente.Une seule note commune, la victoire du NON.Rue Duluth, la fête populaire, qui n’avait rien à voir avec cette journée du référendum, est finie les banderolles sont déchirées, quelques hommes assis devant leurs portes boivent une dernière bière, les enfants courent dans la rue, heureux du congé qu’ils auront demain.Par les portes ouvertes en cette première soiree chaude, on voit des parents accoudés à leur table de cuisine, rivés à la télévision.Place Jacques-Cartier, quelques jeunes gens boivent, fument, les yeux dans le vague, aux accords d’un quelconque grattage de guitare.C’est finalement la rue Saint-Denis, repaire habituellement bien fréquenté, qui présente le visage le plus anime, quoi que triste.Près du cinéma Saint-Denis, là où quelques heures auparavant une équipe de Radio-Québec demandait aux passants de livrer quelques commentaires, une trentaine de personnes sont agglutinées devant un écran de télévision, un peu comme devant un feu de camp.M.Lévesque, les yeux tristes, accepte sa défaite.Au Centre Paul-Sauvé, on l’acclame, rue Saint-Denis aussi, malgré les commentaires farfelus de, quelques clochards.Quelques larmes sont furtivement essuyées, puis les gens rentrent chez eux.La gaieté n’est plus de la fête.Les macarons du OUI sont fanés, les regards glauques.Dans le métro, personne ne dit mot, les OUI troy abasourdis, les quelques NON conscients de l’importance de leur victoire et respectueux de la déception des autres.Pour les centrales syndicales, la victoire du NON ne fait que ralentir la dynamique irréversible de changement par Louia-GillM F rancoeur Pour les trois grandes centrales l cales québécoises, le résultat négatif du référendum sur la souveraineté-association constitue un moment bien particulier et non la fin d’un processus social jugé irréversible «Rien ne prend fin avec ce référendum, a déclaré le président de la CEQ, M.Robert Gaulin, car le pourcentage recueilli tel qu’il ret OUI l’expression di Québécois francophones » par le OUI est tel au’il représente l’expression de la volonté de la moitié des •Nul, a poursuivi M Gaulin, ne peut ignorer ce fait et toutes les parties devront en tenir compte lors des négociations constitutionnelles Avec ce résultat, la dynamique de changement ne peut jilus être stoppée: elle est seulement ra- Interrogé par LE DEVOIR avant le dis- cours du premier ministre, M.René Lévesque, qui devait reprendre une idée similaire, M Gaulin a expliqué que «le fédéral comme le PQ ont fait campagne sur le changement et que les Québécois ont décidé somme toute de voir ce qu’il y avait dans les propositions «patronales» pour voir si elles font leur affaire C’est une position de négociation qui en vaut une autre, comme celle de formuler des demandes précises» De son côté, le secrétaire général de la FTQ M.Fernand Daoust, a mis en relief le fait que les régions fortement en faveur du OUI étaient des fiefs syndicaux, comme celui des métallos sur la Côte-Nord «Les travailleurs, a-t-il dit sont de façon générale plus Imperméables aux campagnes de peur.» M Daoust a poursuivi en disant que la population du Québec, faiblement organisée au plan du travail se trouvait ainsi plus démunie: «Il était difficile de passer aù travers des forces fédérales conjuguées.» «La population du Québec, a ajouté le secrétaire général de la FTQ, va peut-être s’habituer à ces peurs-là et les surmonter».Le président de la CSN, M.Norbert Rodrigue, a élaboré davantage cette idée.«Quand je vois 15 million de Québécois voter en faveur de changements aussi substantiels que la souveraineté politique, je demeure convaincu qu’une telle conviction va faire son chemin dans les prochaines années».«Sur le fond, a dit M Rodrigue, nous avons toujours dit — et cela bien avant le référendum — que cette consultation constituait un moment de la question nationale Pour moi, le fait que le projet social de l’option du OUI n a pas transpiré suffisamment dans la campagne, a joué pour une bonne part dans sa défaite» A la CSN, a poursuivi M.Rodrigue, «nous allons poursuivre notre réflexion sur la question nationale et nous allons en Îiarticulier être très vigilants sur les pro-ets fédéraux et sur le projet Ryan, qui usqu’ici proposent des reculs importants au peuple québécois».«Le Québec doit à tout le moins conserver les acquis et, compte tenu de la forte volonté de changement manifestée ce soir, il doit aller chercher bien davantage.Quant aux 1,5 million de personnes qui ont voté pour le OUI, ils doivent convaincre le reste de la population d’avancer et la marge qui sépare d’une majorité n’est plus très grande» Outre M Rodrigue, qui a reproché au PQ d’avoir mis en veilleuse le contenu social de son projet collectif, le président de la CEQ n’a pas été tendre pour les stratèges de ce parti «Ils n’ont pas lancé d’appels à des mobilisations massives peu fait appel à la fierté collective des Québécois.On a voulu pacifier le plus possible les esprits et éviter les grandes manifestations pour paraître tranquille.Ça n’a pas donne les résultats prévus», a dit M.Gaulin.Ce dernier n’en a pas moins lancé un sévère avertissement aux forces fédéralistes: «En votant majoritairement en faveur du NON, les Québécois ont choisi de donner une chance au camp fédéral.Mais il ne faut surtout pas que celui-ci déçoive car ce référendum ressemble étrangement aux élections de 1973 et Ton sait le sort qui a été réservé au gouvernement libéral et à ses 102 députes, trois ans plus tard.À présent, les forces du NON détiennent la balle et le bâton.Si elles déçoivent les Québécois, nous assisterons à un grand bouleversement», a prédit M.Gaulin À la télévision anglophone, le président de la FTQ, M.Louis Laberge, a pour sa part reproché au leader actuel du NPD, M.Ed Broadbent, d’avoir pris position contre une négociation avec Kene Léves- 3ue advenant une victoire du OUI au uébec.Cela constitue, a-t-il dit, un accroc à la tradition social-démocrate dont M.Broadbent devait normalement se faire l’écho De son côté, le président de la USD, M.Paul-Emile Dalpe, a signalé que ce résultat ne signifiait pas giana chose de concret pour les travailleurs.M.Dalpé a dit que, pour sa centrale il demeure toujours Important pour le Québec de rapatrier intégralement le champ de compétence dans le domaine de la main-d’œuvre, qui est censé appartenir aux provinces en dépit des Intrusions fédérales répétées.M.Dalpé a exprimé l’u.ls que le résu! tat du rétéreiaiuin laissait entrevoir que les Québécois ont opté pour une négociation et il se dit convaincu «qu’ii v a moyen de négocier avec le reste du Canada».» ?> — M Le Devoir, mercredi 21 mai 1980 ¦ 3 referendum 80 WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊBÊÊnÊÊÊBÊÊBÊÊÊÊnÊÊBÊM¦ Quelques rares comtés y échappent par Patricia Poirier, Paule des Rivières et Rodolphe Morissette Le NON a balayé Montréal, hier, et la région environnante, pour ne laisser que quelques minces victoires du OUI dans les Laurentides, quatre dans l’est de l’île et peut-être dans le comté du chef du OUI, Taillon, sur la Rive-Sud de Montréal: Au fait, les résultats, serrés, ne seront connus qu’aujourd’hui dans le comté de Taillon (Longueuil).Dans les 16 comtés de l’est de T île de Montréal (sur 31), le NON a recueilli, dans l’ensemble, 57% des suffrages et le OUI, 43%.Encore ici, plus la proportion de francophones est elevée dans un comté, plus le OUI recueille de voix.La moitié est de l’île a trois comtés qui comptent au moins 90% de francophones: Saint-Jacques, Sainte-Marie et Maisonneuve.Or le OUI a eu le dessus dans les trois comtés, quoique par une faible marge: par 2,093 voix dans Saint-Jacques (55%), par 337 voix dans Maisonneuve (51%) et par 313 voix dans Sainte-Marie (51%).Le comté de Saint-Jacques est celui de M.Claude Charron, leader du gouvernement; celui de Sainte-Marie est représenté par M.Guy Bisaillon à l’Assemblée nationale, qui l'a emporté dans une lutte assez personnelle contre le député libéral fédéral de Sainte-Marie, M.Jean-Claude Malépart, qui avait fait une campagne extrêmement vigoureuse dans ce comté.Enfin, Maisonneuve avait été perdu aux libéraux en novembre dernier, lors de la partielle qui avait élu M.Georges Lalande.Les comtés de l’est où le NON obtient les résultats les meilleurs sont ceux où les communautés ethniques sont très nombreuses.Dans le comté de Laurier, le NON recueillait 73%; dans Jeanne-Mance (Saint-Léonard), 67% ; dans Viau, 64% ; dans Bourassa, 64% et dans Dorion, 58%>.Dans tous ses comtés le taux de francophones varie de 43% dans Laurier à 69% dans Jeanne-Mance.Le quatrième et dernier comté de l’île de Montréal où le OUI a gagné est celui de la pointe est de l’île (Pointe-aux-Trembles, représenté par M.Marc Léger, ministre de l’Environnement.Le OUI y trouve 2,750 de majorité (51%).Enfin, le NON l’emporte de justesse dans Gouin (51%, majorité de 655 voix), le comté du député indépendant, M.Rodrigue Tremblay, qui ne s’y est point montré durant la campagne; dans Bourget (53%, majorité de 2,090 voix) et dans Anjou (54%).Victoire de 55% pour le NON dans Sauvé (Montréal-Nora) et Rosemont, et de 56% dans Crémazie (A-huntsic).La grande surprise d’hier dans l’île de Montréal est sans doute le résultat dans le comté de Mercier (Plateau Mont-Royal), représenté par M.Gérald Godin, péquiste, a Québec.Le NON l’y a emporté par 963 voix seulement (51.9%).C’est l’ancien comté de M.Robert Bourassa, ex-premier ministre et une proportion fort importante d’allophones vote ici.D’une manière générale, la participation au scrutin d’hier est un peu moins élevée dans l’est que dans l’ouest, mais elle reste importante.Les taux les plus faibles se retrouvent dans Saint-Jacques (77%) et dans Bourget (78%), tandis que les plus élevés, dans Maisonneuve (90%), puis dans Crémazie et Bourassa, Anjou, Laurier, Dorion, Rosemont, Sauvé et Bourassa (variant entre 84% et 88%).La moitié ouest de l’île de Montréal (15 comtés sur les 31 de l’île) ont, c’était à prévoir, voté massivement NON.Les résultats par comtés indiquent que plus la proportion d’anglophones est élevee dans ces circonscriptions, moins le OUI est fort.Autre constante ici: la participation au scrutin dans le West-Island a été absolument massive, pour atteindre des taux qu’on n’y a jamais vus de mémoire d’électeur et de journaliste.Dans l’ordre décroissant, les victoires les plus éclatantes du NON dans la moitié ouest sont: D’Arcy-McGee (96%), Pointe-Claire (90%), Westmount (87%), Mont-Royal et Notre-Dame-de-Grâce (85%), Robert-Baldwin (81%).Suivent les comtés qui se rapprochent davantage du centre-ouest de nie, tels Saint-Laurent (78%), Jacques-Cartier (76%), L’Acadie (74%), Marguerite-Bourgeois et Saint-Louis (72%).Enfin, le OUI a recueilli les taux les plus élevés dans l’ouest dans les comtés de Saint-Henri (38%), Outremont (35%) et Verdun (32%).Dans l’ensemble des 15 comtés de l’ouest de l’île, le OUI a recueilli 20% des suffrages et le NON, 80%.Enfin, un seul de ces 15 comtés a participé à moins de 80%, soit le comté de Sainte-Anne (79.6%).Les participations les plus élevées étaient dans Pointe-Claire (93.3%), D’Arcy-McGee et Robert- Baldwin (92%), Marguerite-Bourgeois et L’Acadie (90%).Sur la Rive-Sud de Montréal, seul le premier ministre René Lévesque pouvait encore espérer hier soir une victoire du OUI dans son comté, celui de Taillon.Quant aux citoyens des 11 comtés recouvrant la région de l’Estrie, ils ont dit NON à la question avec une majorité moyenne de 61.4%.Dans les Cantons de l’Est, ce sont les électeurs de Brôme-Missisouoi, où vit une importante minorité anglophone, qui ont donné le plus fort appui au Comité des Québécois pour le NON, avec 74%.Dans l’ensemble cependant, l’appartenance linguistique ne constitue pas pour ces deux régions du Québec un facteur particulièrement déterminant.La lutte a été serrée dans plusieurs comtés de ces deux régions comme dans celui du ministre d’Etat au Développement social, M.Pierre Marois, Laporte, où le NON a remporté par une majorité de 50.6% ou 482 voix.Dans Chambly, la victoire du NON a été annoncée assez tôt dans la soirée et c’est par une majorité de 53% que les électeurs représentés par le ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, ont répondu NON hier soir.Toujours sur la Rive-Sud de la métropole, le gros comté de Laprairie, qui comprena60,581 électeurs, a accordé son appui au NON avec une majorité de 65%.Suite à la page 14 «Il faut mieux comprendre les motifs de ceux qui ont appuyé la souveraineté et demander à ces derniers de mieux comprendre les tenants du NON», a déclaré hier soir le chef victorieux du NON.(Photo Jacques Grenier) Le NON balaie Montréal et la région en boni sur la R51980 95.O J*5 0.6 % SPÉCIAL D’OUVERTURE Valable durant le mois de mai 2 OFFRES ANTI-INFLATION • changement d'huile moteur • changement d'huile boite de vitesse • changement du filtre à l'huile • verification des bougies 1 vérification des vis platinées (pointes) > ajustement du carburateur et point d'avance • contrôle du système électriaue RENAULT AUTO MONTRÉAL SUD ING 2066, Chemin Chambly Longueuil (Quebec) J4J 3Y7 Tel : 670^8410 JÜUTO ^M|KdEAL Le monde des affaires soulagé de voir se dissiper le climat d’incertitude par Pierre O’Neill L’ex-leader du RIN, M.Pierre Bourgault, prévoit une «nuit des longs couteaux» au sein du Parti québécois.Participant à la soirée du référendum à Radio-Canada, en compagnie d’autres personnalités politiques, M.Bourgault a émis l’opinion que la cinglante défaite du OUI entraînerait des décliirements internes au sein du parti et que des dirigeants auistes pourraient connaître des diffl-és au cours des prochains mois, dont le ministre des Affaires intergouvemementales, M Claude Morin, l’auteur de la stratégie étapiste.Pour sa part, l’ex-premier ministre Robert Bourassa voit dans la victoire dü NON la preuve que les Québécois sont satisfaits aes pouvoirs dont leur gouvernement provincial jouit à l’intérieur du ré-ime fédéral et 11 croit que la crédibilité u gouvernement Lévesque se trouvera dès ce moment mise en doute dans ses efforts visant à réaliser la souveraineté-association.Professeur à l’Université McGill, M.Charles Taylor explique les résultats du référendum par le refus des Québécois de trancher entre Ottawa et Québec.M.Taylor constate par ailleurs que 40% des vo-teurs au référendum ont indiqué leur préférence pour une autre option que le fédéralisme et cette absence de consensus lui apparaît inquiétante.M.Taylor ne voit pas, non plus, comment le gouvernement Lévesque pourrait renier sa philosophie politique en acceptant de négocier le fédéralisme renouvelé.Au nombre des panéüstes invités au réseau anglophone CTV, le président de 1T-ron Ore, M.Brian Mulroney, a exprimé l’avis que ce n’est peut-être pas la stratégie étapiste de M.Claude Morin, qui est responsable de la défaite du OUI, mais sans doute davantage l’ex-ministre Robert Burns, dont la loi 92 sur la consultation populaire a contribué à faire l’unité d’action de plusieurs partis sous le parapluie du NON.Pour sa part, son collègue conservateur, avocat anglophone de Montréal, Me Peter Blaikle, est convaincu que Mme Lise Payette est la principale responsable de la victoire du NON et il a suggéré que le gouverneur général lui décerne la décoration de l’Ordre du Canada.Les quatre grands réseaux de télévision n'avaient rien ménagé pour suivre le dévoilement des résultats du référendum mais c'est au réseau français de Radio-Canada que revient le prix de la meilleure couverture, avec des invités de marque, des analystes en profusion, des reporta-es de partout et une étonnante rapidité ans la transmission des résultats.Au cours de la première moitié de la soirée, la compilation des résultats fluctuait d'un ordinateur à l’autre, celui de TVA étant porté à croire que l'écart était plus serré qu'à CTV ou à Radio-Canada.Sans ternir l’excellence professionnelle Sui caractérise son travail, l’animateur emard Derôme a manifesté des signes d’impatience lorsqu'il ne parvenait plus à retenir son micro au revers de son costume.Il s'est même permis d'indiquer ue Radio-Canada avait investi tellement 'argent aux communications avec les régions éloignées qu'il n’en restait plus pour acheter un simple petit micro.Victorieux, le chef des Québécois pour le NON.M.Claude Ryan.a été applaudi à tout rompre par ses partisans, hier soir à l’auditorium de Verdun.(Photo Jacques Grenier) Un triomphe tranquille par Guy Deshaies Une joie bien compréhensible a animé, hier soir, la foule de quelque 3,000 personnes rassemblées par les tenants du NON à l’Aréna de Verdun.Mais les résultats, quoiqu’éclatants, n’ont pas donné lieu à un enthousiasme délirant de la part de ces partisans qui ont réagi, somme toute, comme s’ils avaient connu depuis longtemps les résultats.L’arrivée de M.Claude Ryan, président du Comité des Québécois pour le NON, a été l’événement le plus marquant, vers 10 h, alors que la foule, allant et venant, sur le plancher et dans les estrades à moitié vides, avait applaudi auparavant les arrivées de quelques personnalités.Vers 19 h 30, il y avait autant de journalistes au pied de la tribune que de curieux, d’adolescents et de partisans brandissant des drapeaux du Canada lorsque Mme Michèle Tisseyre est venue annoncer les premiers résultats qu’on affichait sur un grand tableau.Cette foule, anglophone dans une bonne proportion, a applaudi beaucoup M.George Springate, député libéral de Westmount, lorsqu’il a fait son entrée vers 20 h 30 l’air triomphant et arborant un grand unifolié.Les journalistes de la presse anglophone, contenant difficilement pour certains leur joie, se sont précipités sur M.Springate et aussi sur le colonel Pierre Sévigny, ex-ministre dans le cabinet Diefenbaker, pour se faire expliquer ce qui paraissait être maintenant une victoire décisive du NON.Une foule bigarrée, colorée, pleine d’Yvette, a alors accueilli Mme Thérèse Casgrain, Mme Huguette Proulx, M.Francis Fox et autres qui s’annonçaient tour à tour.Sur les écrans témoins de télévision, dans la section de la presse, on pouvait voir M.René Lévesque s’adresser à la population et à une foule qui paraissait attristée au Centre Paul-Sauvé lorsque le Comédien Émile Genest a fait son entrée sur la scène sous d’énormes chiffres qui annonçaient déjà 60% en faveur du NON.Il a dit: «Mon nom est Émile Genest, je suis Québécois, je suis Canadien et je suis fier de l’être.» Les deux hôtesses du DC-9 d’Air Canada nolisé par l’organisation de M.Ryan étaient venues saluer cette victoire du NON en robes rouges, comme Mme Tisseyre qui a d’ailleurs, comme M.Ryan, rendu un hommage particulier aux femmes.M.Ryan a pris la parole vers 10 h, entouré sur la tribune par Mmes Monique Bégin, ministre fédéral de la Santé et du Bien-être, Solange Chaput-Rolland, député libérale de Prévost à l’Assemblée nationale du Québec, Thérèse Casgrain, Madeleine Ryan et Michèle Tisseyre, et de MM.Emile Genest, Jean Chrétien, André Raynaud, conseiller économique du Parti libéral provincial et député d’Outremont, le Dr Augustin Roy, président de la Corporation professionnelle des médecins.Dans l’ensemble, les propos ont été sobres, les manifestations de victoire mesurées, les applaudissements courtois, la joie contenue et les mouvements ordonnés dans une ambiance de grande satisfaction, certes, de soulagement aussi peut-être pour plusieurs mais sans débordement, sans excitation délirante et sans euphorie.Il y a eu un solide O CANADA, mais aussi la chanson thème de la campagne du NON et autres musiques qui résonnaient chaque fois qu’on annonçait de nouveaux résultats toujours plus probants, toujours plus éclatants, toujours plus irréversibles, toujours plus forts en laveur de ces gens qui, à part les enfants et les curieux silencieux, avaient résolument opté pour le NON.Il n’y a eu ni embouteillages, ni violence, ni manifestation incontrôlée à Verdun hier soir, mais simplement une légitime expression de la victoire.par Paul Morisset Maintenant que la souveraineté-association et l'incertitude qu’elle supposait ont été écartées, le temps est venu de retrousser nos manches pour renouveler la constitution canadienne et rebâtir l’économie du Québec.Tel est le message ui a été formulé hier soir par l’ensemble es milieux d'affaires, unanimement satisfaits par le «verdict clair» du référendum.Les hommes d'affaires et les porte- fiarole des organisations patronales se fé-icitent surtout de voir disparaître le climat d'incertitude qui décourageait, disent-ils, les nouveaux investissements dans la province.Mais le référendum d'hier n’a pas tout réglé, soulignent-ils; il permet simplement d’aborder les vrais problèmes dans des conditions plus favorables.Pour M Larry Thibault, directeur des services économiques de l'Association des manufacturiers canadiens, la consultation d’hier indique que «les Québécois ont choisi de participer encore une fois au renouvellement du Canada».«Mais ce renouvellement n’est pas encore fait», rappelle-t-il.M.Thibault estime que la victoire du NON n’entraînera pas de répercussion notable sur le plan économique.A son avis, le dollar canadien demeurera stable et la Bourse ne connaîtra aucune fluctuation significative.Quant à M.Jean Lachance, porte- Parole de la Fédération canadienne de entreprise indépendante (qui regroupe quelque 55,000 dirigeants de PME), le référendum n’est que le premier volet d'une double consultation.L’autre volet sera la prochaine élection provinciale.Pour ce qui est de l’impact du référendum sur les petites et moyennes entreprises québécoises, M.Lachance estime qu’il sera négligeable, étant donné l’autonomie actuelle des PME québécoises par rapport aux firmes de l’extérieur.Le Conseil du patronat du Québec accueille pour sa part les résultats du référendum comme «une victoire de la raison sur la passion, l'expression du réalisme des Québécois face à l’aventure qui leur était proposée».Dans un communiqué, MM.Pierre Côté et Ghislain Dufour, respectivement président et vice-président exécutif du Conseil, précisent: «Ce n’est pas la fin de toutes les incertitudes et de toutes les ombres politiques au tableau de la vie économique, mais le résultat est encourageant et favorable aux investissements.» De son côté, M.Jean-Paul Létourneau, vice-président exécutif de la Chambre de commerce de la province de Québec, se dit «un peu surpris par l’ampleur de la victoire du NON», et se félicite de ce que le résultat va «sûrement rafraîchir le climat économique».M Jean-Marie Poitras, président du groupe d'assureurs La Laurentienne, déclare que l’importante décision prise hier par les Québécois constitue «un message positif pour l’avenir».«Six millions, ce n’est pas assez pour se diviser, dit-il.Il faut maintenant s'unir pour bâtir.» Le président du groupe Imasco, M.Paul Paré, se dit «quelque peu enthousiasmé par les résultats du référendum».Bourgault s’attend à une «nuit des longs couteaux» U fallait ce NON sans équivoque, soutient-il, pour assurer la reprise des investissements au Québec.Pour sa part, M.Guy Desmarais, président de la Chambre de commerce du district de Montréal, se réjouit de la netteté du verdict d’hier et assure que son organisme contribuera à refaire, au sein de la population, l’unité nécessaire à son développement économique.Le Centre des dirigeants d’entreprises, par la voue de son vice-président exécutif, M.Roger Carbonneau, se dit satisfait de la victoire du NON, tout en formulant une mise en garde assez sévère aux gouvernements: «Toute hésitation ou retard à enclencher le processus de révision constitutionnelle, avertit M.Carbonneau, risque de conduire à brève échéance à l’éclatement du Canada.» Dans le milieu bancaire, hier soir, on a généralement observé un silence prudent.Une exception, cependant: M.William Mulholland, président et chef de la direction de la Banque de Montréal, a émis un bref communiqué où il souhaite vivement que «cette décision du Québec de rester dans le Canada sera un premier pas vers une fédération renouvelée ainsi que vers un Canada plus fort, plus uni et plus prospère».L’auditorium de Verdun, où s’étaient regroupés les tenants du NON, était bruyant hier soir, mais l’accueil qui a été réservé à M.Ryan a été moins bruyant que celui donné à M.Lévesque à l’autre bout de la ville.(Photo Jacques Grenier) 4 ¦ Le Devoir, mercredi 21 mai 1980 référendum 80 Jean Chrétien «On craignait que quelques-uns perdent la tête, à cause de leurs émotions .Mais je dois dire que.sauf quelques éclats, la campagne a été très bien menée des deux cotés.Les gens ont fait preuve de beaucoup de maturité» Tel est le commentaire du ministre fédéral de la Justice, M.Jean Chrétien, fait hier à l’issue du référendum constitutionnel au Québec et qui a vu la victoire du NON.Cela montre aussi, d'après le député de Saint-Maurice, que la priorité des francophones au Canada est la préservation de leur langue et de leur culture.À propos des problèmes constitutionnels, il a dit que «ce traumatisme qui dure depuis 12 ans.ne peut plus durer.La responsabilité est maintenant sur nos épaules (au gouvernement fédéral)» a ajouté M.Chrétien quant à d’éventuels amendements à rAANB.Michel Le Moignan QUÉBEC (PC) — L’Union nationale a grandement contribué à la victoire de la thèse fédéraliste, affirme son chef intérimaire et député de Gaspé.M.Michel Le Moignan.De passage hier soir au centre municipal des congrès de Québec où quelque 300 tenants du NON s'étaient réunis pour le dévoilement des résultats du référendum.M.Le Moignan a soutenu que l'organisation unioniste «y a été pour quelque chose dans cette victoire» et que les députés avaient été très actifs au cours de la campagne.E a déclaré par ailleurs que le premier ministre Lévesque est un homme «intelligent» et qu’il est conscient que la population a rejeté son option à 60 p.c.Il devra donc, ajoute-t-il.aller négocier à Ottawa et convaincre les radicaux de son parti de s'incliner devant la volonté populaire.David Lewis OTTAWA (PCi — L'ex-leader du NPD, M David Lewis, a dit qu’apres le résultat du référendum québécois, il est très important que le gouvernement canadien et ceux des autres provinces soient maintenant «prêts à changer des choses en profondeur» Il croit que le vote des Québécois devrait encourager le premier ministre Pierre Trudeau à commencer à négocier une nouvelle constitution M.Lewis a dit qu’il croit sincèrement que le premier ministre Trudeau va procéder aux réformes constitutionnelles Il note qu’il y a une chose positive dans le référendum québécois.c'est le fait que même si rien n'est véritablement réglé par le résultat.les Anglo-Canadiens ont enfin compris l'importance du fait français au pays L ancien chef néo-démocrate croit que le référendum va changer les relations entre le Québec et le reste du Canada De plus, il estime que le Québec ne se retrouve plus seul face au gouvernement fédéral Les autres provinces veulent aussi des changements.M.Lewis a dit qu’il y a 30 ans il a été un centralisateur mais maintenant il accepte que les régions aient plus de pouvoirs Francis Fox «Plus qu'une victoire, c'est une étape vers le renouvellement du fédéralisme», a déclaré hier soir le ministre canadien des Communications, M Francis Fox.Visiblement très heureux, M.Fox a tenu à préciser que la réponse référendaire cfes Québécois «montre un profond attachement au Canada».Le ministre Fox estime que la prochaine étape devrait être des élections générales au Québec.Rappelant que l’engagement pris par le premier ministre canadien Pierre Trudeau de renouveler la constitution «est très sérieux».M Fox dit qu’il s'agit maintenant de voir si le premier ministre québécois René Lévesque «est vraiment prêt à accepter de négocier un meilleur Canada » Gilles Lamontagne QUÉBEC (PC; - «Vive les Québécois, vive les Québécoises et vive les Yvettes», s’est exclamé hier soir le ministre canadien de la Défense et député de Langelier, M.Gilles Lamontagne Selon lui.le résultat obtenu dans la région de Québec, francophone à 98 j.c.témoigne bien de la volonté col-ective des Québécois de rejeter à la fois 1 option de la souveraineté-association et le gouvernement du Parti québécois M Lamontagne qui s’est joint hier soir aux tenants du NON réunis au Centre municipal des congrès de Québec espère maintenant que le gouvernement Lévesque demandera dans les plus brefs délais un nouveau mandat à la population, car.dit-il, «il vient de perdre tout mandat ce soir».Fe Charles Taylor «Le peuple se refuse à trancher», a déclare hier soir le politicologue Charles Taylor, professeur à l’université McGilL II considère que même si les sondages se révèlent erronés, il faut cependant retenir qu’il reste 40 p c.des Québécois qui ont appuyé une option qui rend difficile pour le gouvernement péquiste de travailler efficacement aux réformes pour un fédéralisme renouvelé Pour sa part, Mme Louise Beaudoin, chef de cabinet du ministre des Affaires intergouvemementales, M Claude Morin, estime que le résultat du référendum semble devoir offrir une dernière chance pour le renouvellement du fédéralisme Elle précise cependant ne pas avoir cru le premier ministre canadien, M Pierre Trudeau.quand durant la campagne référendaire il s’est engagé a entreprendre immédiatement la réforme du fédéralisme «De toute façon, dit-elle, la balle est maintenant dans son camp» Les Communes ont eu le triomphe modeste par Michel Vaste! OTTAWA — On insistait pratiquement plus hier soir à Ottawa sur le 41% de OUI que sur le 59% de NON.Par tactique ou spontanément, tous les politiciens fédéraux voulaient avoir le triomphe modeste.Pour le chef des néo-démocrates, M.Ed Broadbent, «c'est clair qu’on n’a pas tmfn nnnr lo ctntn mm nu nL.» _ ____ résultat, on a surtout parlé de fédéralisme renouvelé et de conférence constitutionnelle hier soir.Pour sa part, M.Ed Broadbent a souhaité que M.Trudeau réunisse dès juillet ses homologues provinciaux et a indiqué que cette conférence devrait être «multipartite».Il a cité l’exemple des «Pères de la confédération» qui avaient laissé de côté toute partisanerie politique.À Ottawa, MM.Clark et Broadbent devraient ainsi être associés, d’une manière ou d’une autre, à la conférence constitutionnelle de même que, selon le chef néodémocrate, M.Claude Ryan pourrait faire partie de la délégation quéDécoise.M.Broadbent pense que dès juillet, pourrait avoir lieu une première reunion s1 di indiqué qu’i laient des changements constitutionnels».Le lieutenant québécois des Conservateurs, M.Roch Lasalle, a pour sa part souligné l'importance du vote en faveur du OUI.«Un tel pourcentage, a déclaré M.Roch LaSalle, cela empêchera les libéraux de faire des gorges chaudes.Si on ajoute aux 41% de OUI, une part importante des NON qui ont pris au sérieux les promesses de M.Trudeau de faire des changements constitutionnels, il faudra ue le premier ministre livre la marchan-ise».M.Jean-Luc Pépin, que son portefeuille aux Transports avait renvoyé au silence pendant la campagne référendaire, a retrouvé hier soir sa façon coutumière pour souligner qu’un tel partage du vote, «le moins qu’on puisse dire, c'est que ça n’est pas «massif», ni pour un camp ni ur l’autre».En particulier, d’indiquer .Pépin.41% de OUI, c’est suffisant pour enlever à M.Lévesque toute victoire, même morale en soustrayant par exemple le vote anglophone du résultat global.Car l’autre aspect du résultat que tout le monde soulignait hier soir, en particulier parmi les députés d’en dehors du Québec, c’est que le NON avait remporté la victoire, y compris dans le camp des seuls francophones.Une fois passée la première surprise du C’est maintenant l’affaire de tous les Canadiens (Joe Clark) E par Michel Vastel OTTAWA — Maintenant que les Québécois ont décidé entre eux, le renouvellement de la fédération canadienne; c’est dorénavant l’affaire de tous les Canadiens, y compris des 40% qui ont voté OUI Tel est rengagement que le chef du irti conservateur, M.Joe Clark, a pris 1er soir à la suite du référendum québécois.«Il y a urgence, a cependant ajouté M.Clark Si un autre référendum avait lieu dans deux ans, a-t-il prédit, et qu’il ne se produise entre-temps aucun progrès dans la réforme constitutionnelle, la situation serait sans doute beaucoup plus serrée».M.Clark a rappelé que son gouvernement avait lui-même pris l’initiative de quelques changements constitutionnels, notamment dans le domaine des ressources minières.«C’est maintenant la responsabilité de M.Trudeau deprendre des initiatives», a affirmé M.Clark qui lui offre par ailleurs sa collaboration.Un groupe de travail, dirigé par le sénateur Arthur Tremblay, travaille toujours à l’élaboration d’une proposition de réforme constitutionnelle et M.Clark a in- diqué que, si le gouvernement le lui permet, son parti pourrait faire des propositions concrètes aux Communes même.Le chef conservateur a appelé le reste du Canada à prendre au serieux le vote des Québécois.«On s’est fait servir un avertissement, a-t-il indiqué en anglais au cours de sa conférence de presse.» «Ce serait une erreur de croire qu’avec ce vote sur le référendum, une page peut être tournée, a poursuivi le chef conservateur.Ce vote marque plutôt le commencement de vrais changements».M.Clark a répété, comme souvent au cours de la campagne référendaire que «les Québécois ne sont plus seuls à vouloir des changements.Le même mouvement existe dans toutes les autres provinces et on peut ensemble réaliser un Canada moderne.M.Clark avait passé la soirée à regarder la télévision en compagnie de quelques intimes du Québec comme M.Roch LaSalle, le sénateur Arthur Tremblay et M.Claude Dupras.Dans sa brève déclaration, M.Clark, tout en félicitant M.Ryan, a pris soin d’appeler tous les Québécois à se réconcilier, reconnaissant que des conservateurs comme des libéraux avaient milité pour le OUI, il y voit une marque que «même des fédéralistes de coeur souhaitaient une victoire du OUI et il appartient au reste du Canada à se montrer maintenant assez souple dans ses propositions de réforme pour les ramener dans le camp fédéraliste.» Si une conférence constitutionnelle doit se tenir en juillet, il est probable que le 'parti conservateur aux Communes, comme le parti néo-démocrate d’ailleurs, n’auront aucune proposition constitutionnelle prête à être déposée sur la table.Toutefois, M.Clark rappelle qu’il n’a pas attendu les conférences constitutionnelles pour agir.En fait son gouvernement n’en a tenu aucune.Mais, rappelle M.Clark, nous avons posé des gestes concrets comme la question des loteries, celle des droits miniers, etc.Sur la question des droits linguistiques, M.Cia questions par exemple, et notamment celle du partage des pouvoirs entre Ottawa et les provinces, conservateurs et néo-démocrates risquent de s’opposer au gouvernement de M.Trudeau.de déblayage et qu’on y déciderait d’un échéancier précis.M.Jean-Luc Pépin, ancien coprésident de la Commission de l’Unité canadienne, avait pour sa part tendance hier soir a prendre le caractère historique de cette journée avec un grain de sel.«Ce qui m’amuse le plus, devait-il déclarer, c’est qu’on a toujours tendance à parler de fédéralisme renouvelé au futur, comme si rien n’avait encore été fait.Il y a déjà eu d’importants progrès», devait-il ajouter.Il cite en exemple l’élection de M.Joe Clark à la tête du parti conservateur.«La plus grande contribution que M.Clark ait faite au renouvellement de la Fédération, devait-il affirmer, c’est qu’il ait été le premier chef conservateur bilingue»! Faisant écho, par anticipation, à un passage du discours de M.René Lévesque, M.Jean-Luc Pépin devait conclure: «on se pose souvent la question — que veut le Canada anglais?— C’est à eux de répondre maintenant».M.Pépin, comme son collègue d’Ottawa, M Jean-Robert Gauthier, semblent maintenant soucieux de s’assurer que le Canada anglais ne retourne pas dormir, «je suis content si le Canada anglais a compris le message»,de déclarer le député franco-ontarien, M.Jean-Robert Gauthier.Même son de cloche chez le leader du gouvernement aux Communes M.Yvon Pinard.«Il faut maintenant battre le fer pendant qu’il est chaud, devait-il déclarer.Ce référendum a déjà fait changer les attitudes du Canada anglais, il faut en profiter pour obtenir maintenant un changement des institutions».M.Pinard a d’ailleurs indiqué que non seulement les provinces, mais également le Parlement, seront associés au processus de renouvellement de la Constitution.Joie contenue à Queen’s Park par Patricia Dumas TORONTO — L’Ontario a reçu avec une joie contenue la victoire du NON.«C’est une victoire contre le statu quo», déclaraient les représentants des trois partis à Queen's Park.M.William Davis, le premier ministre de l'Ontario, a déclaré qu’il enjoignait M.Trudeau d’appeler une conférence constitutionnelle le plus tôt possible et ajoutait que son gouvernement «commencerait immédiatement la préparation détaillée finale de la position de l’Ontario sur les réformes constitutionnelles nécessaires».M.Davis a cependant évité les précisions sur les détails disant qu’il s’agissait plutôt d’établir un agenda détaillé que des pro- E Réactions de la Fédération des francophones hors Québec «La balle est désormais dans le camp des premiers ministres des provinces anglophones et de M.Pierre Trudeau : ce sont eux qui doivent poser le prochain geste».C’est en ces termes qu’a commenté hier soir, la victoire décisive du NON à la question référendaire du gouvernement Lévesque, le directeur général, de la Fédération des francophones hors Québec, M.Donald Cyr.Celui-ci a rappelé que les partisans du NON avaient souvent répété, tout au long de la campagne référendaire, que la victoire du NON signifierait un OUI au fédéralisme renouvelé et la fin du statu quo.«Ils devront tenir parole», a averti le porte-parole bec.des francophones hors Qué- Claude Morin ébranlé QUÉBEC (PC) — «Ça ne prendra pas beaucoup de mois pour se rendre compte du vide de ceux qui sont en face de nous», a lancé le ministre des Affaires intergouvemementales Claude Morin hier soir au petit Colisée de Québec.Arrivé très tard sur les lieux du rassemblement du OUI, le ministre était visiblement ébranlé.Il a cependant dit que l’espoir allait se matérialiser beaucoup plus vite qu’on le croirait pour les partisans de la souveraineté-association, «parce que quand la population du Québec fait confiance à quelqu’un et est déçue par la suite, elle se retourne très vite.» M, Morin a poursuivi en disant que «ceux qui sont supposés livrer la marchandise», il les connaissait depuis 17 ans et qu’il avait eu tout le loisir de constater que les propositions de fédéralisme renouvelé étaient vides de contenu.Il a ajouté que le Québec vivait une période d accélération historique et que les changements qui prenaient jadis des générations à se réaliser ne prennent maintenant que quelques mois Selon lui, la campagne référendaire a permis au peuple québécois de développer beaucoup de lucidité.Faisant allusion à sa démarche étapiste, M Morin a dit: «La souveraineté c’est comme une fleur, c'est pas parce qu’on tire dessus que ça pousse plus vite » M.Cyr n’a pas caché que la Fédération aurait souhaité la victoire du OUI, qui aurait donné un «choc» bien plus fort aux provinces anglophones.Il n'a pas caché non plus sa propre déception en promettant que la Fédération qui représente près d un million de francophones qui vivent dans les neuf provinces anglophones, sera encore plus vigilante.Ainsi la Fédération entend continuer à réclamer la reconnaissance du principe fondamental des deux peuples fondateurs au pays et la reconnaissance des droits linguistiques de la minorité francophones De plus, M.Cyr a révélé que cette campagne référendaire a donné un nouvel essor aux revendications des francophones qui, dorénavant, multiplieront leurs contacts avec le Québec, «il faudra être encore plus solidaire», a-t-il conclu.Par ailleurs, les porte-parole de la Société nationale des Acadiens ont tenu un langage quelque peu différent de celui de la Fédération aes francophones bien o» ' ‘ qu’ils en soient également membres.«Pour la premiere fois, la question du renouvellement constitutionnel est entre les mains du'public et non plus seulement entre celles des personnages politiques ou des fonctionnaires», a déclaré M.Pierre Poulin, secrétaire général de la Société des Acadiens.Même si l’association acadienne s’était prononcée en faveur du OUI avant le debut de la campagne référendaire.M.Poulin s’est dit très heureux que les tenants du NON aient remporté la victoire parce que les promesses des provinces anglophones et du gouvernement fédéral visant à renouveler la fédération canadien l’ont encouragé.«En tant que francophone hors Québec, je crois qu’il aurait été suicidaire d’appuyer le OUI», a-t-il indiqué en disant craindre nour l’avenir des groupes minoritaires dans une fédération canadienne où le Québec serait absent.Cependant, M.Poulin tout comme le résident de la Société, M.Jean-Claude eblanc, n’ont pas caché qu’il s'agit là de la dernière chance pour renouveler la constitution et qu’il ne faut pas la laisser filer «Si cela se produit, eh bien je suis certain que la prochaine fois les Québécois vont voter OUI» a affirmé M.LeBlanc De son côté, le porte-parole du Parti acadien, qui préconise la création d’une province séparée au Nouveau-Brunswick a refusé de commenter les résultats du référendum du Québec.positions comme telles.M.Davis a réitéré son désir de ra-atrier la Constitution, d’enchâsser dans la constitution les droits de la personne, les droits à l’enseignement dans la langue minoritaire, et a précisé qu’il fallait déterminer la formule d’amendement.Il a dit par contre qu’il était incertain sur la théorie des deux nations fondatrices et que le problème des partages des pouvoirs n’etait pas nécessairement l’aspect principal de la réforme constitutionnelle.Il a par ailleurs rappelé, à plusieurs reprises, qu’en 1971 les provinces en étaient presque arrivé à un accord en ce qui concerne la Charte de Victoria et que c'est le Québec qui a choisi de se désister.M.Davis a déclaré qu’il n’était pas prêt à endosser le livre beige et qu'il fallait aussi penser aux propositions du rapport Pépin-Robarts.Il semble confiant que M.Lévesque négociera au cours de la prochaine conférence constitutionnelle sans savoir toutefois de quelle façon.M.Davis croit que les Québécois ont voté pour le Canada à cause de ce que leur ont dit M.Ryan et M.Trudeau et ajoute qu’il faut maintenant démontrer que le reste du Canada est sincère dans son désir de négocier une nouvelle fédération.Les deux partis de l’Opposition, soit les partis libéral et néo-démocrate, ont réagi un peu dans la même ligne que M.Davis.Ils espèrent que le comité parlementaire sur la constitution qui doit être créé sous peu aide à déterminer ce que l'Ontario veut.M.Stewart Smith, le leader de l’Opposition libérale, a déclaré que son parti n’a pas son propre livre beige, mais aura des propositions précises.Les néodémocrates déclarent qu’en rejetant le statu quo, il faut se souvenir de la troisième nation à l’intérieur du Canada qui ne s’est pas encore fait entendre.Soulagement dans les provinces atlantiques (D’après la PC) — Le premier ministre de l’Ile-du-Prince-Êdouard, M.Angus MacLean, s’est déclaré «agréablement surpris» du résultat du référendum au Québec.Il croyait que la lutte serait beaucoup plus serrée.Les gens de sa province vont être rassurés en constatant que le peuple du Québec veut rester dans la Confédération.Pour le chef conservateur, il y avait au Québec des attentes irréalistes.«Chaque province éprouve des problèmes d’une sorte ou d’une autre, a dit M.MacLean.Toutes devraient rechercher un compromis qui soit acceptable à chacune » Il a ajouté que la plupart des gens de l'Atlantique sentaient qu'au Canada il faut «un gouvernement fédéral qui soit assez fort pour procurer des chances égales d'un océan à l’autre».Le premier ministre de Terre-Neuve, M.Brian Peckford, a déclaré que par leur vote les Québécois disent qu’ils veulent «un fédéralisme renouvelé».Pour le chef conservateur, la victoire fédéraliste n’est pas une grande surprise.Les résultats du scrutin indiquent que les gens du Québec veulent emprunter les options offertes Çar les liberaux du premier ministre rudeau et du chef du parti au Québec, M.Claude Ryan.Ces deux partis se sont engagés à apporter des changements significatifs à la constitution, a-t-il dit.Pour le premier ministre conservateur du Nouveau-Brunswick, M Richard Hatfield, la leçon à tirer du référendum québécois, c’est que la voie de «l’independance n’est ouverte à personne dans ce pays», ni au Yukon, ni en Colombie-Britannique, ni à Terre-Neuve.Le référendum laisse cependant le Canada face à des choix ardus et face à de difficiles décisions.Le pays devra trouver une façon adulte de régler ses problèmes constitutionnels.«Nous devons agir comme une nation responsable et aller à la table constitutionnelle», a-t-il dit.«Aucun Canadien ne devrait aller au lit ce soir sans avoir fait une prière pour remercier Dieu de ce résultat,» a déclaré pour sa part l’ancien premier ministre libéral de Terre-Neuve, M.Joey Smallwood.L'ancien premier ministre libéral de la Nouvelle-Écosse, M.Ronald Regan, maintenant ministre dans le gouvernement Trudeau, a fait le commentaire suivant: «Ce soir le peuple de la Nouvelle-Écosse tout entier a poussé un soupir de soulagement.» Pour sa part, le chef de l’opposition libérale au Nouveau-Brunswick, M.Joseph Daigle, s’est déclaré fier du choix fait par le peuple du Québec.«Les Québécois ont répondu au plaidoyer vigoureux que le reste du Canada leur avait adressé et ils ont exprimé leur confiance dans notre nation.» Pour le chef libéral, les Québécois ont voté en faveur d’un changement constitutionnel, répudiant «jusqu'à un certain point» le séparatisme.«Je crois qu il est important que nous commencions immédiatement à réviser et à renouveler la confédération, a dit M.Daigle, et le prochain geste appartient au gouvernement d’Ottawa.» Déception du côté des artistes C Les artistes qui participaiént hier soir à l’émission «La réponse» au réseau français de Radio-Canada ont d’abord manifesté leur déception devant les résultats, qui indiquaient une nette victoire du NON chez pratiquement tous les groupes de la population.C’est l'écrivain Madeleine Ouellette-Michalska, qui a peut-être le mieux résumé le fosse qui semble s’être créé entre le monde artistique et la population en général.Les écrivains pensent et écrivent des ouvrages de fiction, mais les résultats «nous permettent de croire que la fiction n'est pas où on croit qu elle s’écrit et se joue».Pour l’écrivain, la victoire du NON «n'est pas un test du nationalisme, mais l’expression d’un coup de force» qui a mis en présence, d’une part, le Québec et d’autre part, Ottawa et les provinces anglaises.Les fédéralistes ont pu remporter une victoire sans équivoque en raison du «climat de terreur» qu’ils ont exploité, soutient l’écrivain.Pour Mme Ouellette-Miehalska, la campagne référendaire s’est résumée en une lutte entre deux nationalismes: le nationalisme dominateur et le nationalisme de libération.Pour M.Michel Morin, professeur d philosophie, la victoire du NON met e evidence le «divorce» entre la populatio en général et les intellectuels et les arti: tes, qui ont fait montre d’une unanimit «dangereuse».Selon lui, vu le clivage entre les artiste et le public, il serait «urgent» qu'on prc duise un autre type de culture qui reflèt la diversité d’opinion chez la population M François Ricard, de la revue Li berté, a exprimé son «profond désaj pointement» devant les résultats.«Ca fa mal.» Il faut résister au désappointemet «puisque la question va demeurer».Il faut prendre acte, commente Yves Michaud PARIS (PC) — «Il faut prendre acte, il va falloir que le gouvernement s’ajuste à cette réalité à la suite du référendum», a dit le délégué du Québec à Paris, M Yves Michaud Commentant les résultats de cette consultation, le délégué général a cependant Erécisé que ses espérances restaient inities de voir un jour se réaliser la souveraineté du Québec «Rien n’est acquis, mais tout n’est pas perdu», devait-il ajouter Quant à son rôle, M Michaud estime qu'il n'est pas modifié puisque, souligne-t-il, «j'ai toujours le mandat de représenter tous les Québécois» Le référendum a suscité beaucoup d'intérêt en France au sein du Parti socialiste Au cours de b soirée, M Michaud a reçu une breve visite de M.Michel Rocard, secrétaire de ce parti, et de M Jean-Pierre Chevènement, un député socialiste Du côté du gouvernement français, M Alain Peyrefitte avait demandé à être tenu au courant des résultats, a indiqué le délégué général du Québec à Paris Selon lui, les relations de coopération entre la France et le Québec ne seront en rien changées mais devait-il ajouter, «sur le plan politique c’est autre chose».Quant à M Chevènement, il a déclaré ue s’il avait été Québécois, il aurait voté UI au référendum «Je respecte toutefois le choix exprimé par la majorité des Québécois.Personnellement je trouve le résultat fort triste et je m attendais à un score plus équilibré.«R n'en demeure pas moins qu’un tel ré-¦»lo) % CONFÉRENCES-VOYAGES Vous qui investissez quelques milles dollars pour vos voyages, n’êtes-vous pas prêt à investir $25 et 6 heures de votre temps pour en faire un succès' Samedi, 24 mai Espagne, Portugal Dimanche, 25 mai Grèce Samedi, 31 mai Italie Samedi, 7 juin France Samedi 14 juin Art de voyager Dimanche, 8 juin Suisse.Autriche.Allemagne Dimanche, 15 juin Belgique, Hollande Luxembourg Samedi, 14 juin Angleterre Lundi el Mer soir.2 et 4 juin Art de voyager DURÉE: 6 heures (9.30 à 17 hres) Le voyage de vos rêves n'exige-t-il pas une excellente préparation ?Pour Information!: Gisèle et Normand Fortier 284-1115 CENTRE DE FORMATION EN TOURISME INC.Permit du ministère de l'Éducation 749720 Enseignements de culture personnelle I I I I I I I ¦ I I I I I I I I I I I HUGO C’EST sultat pèsera très lourd dans a-t-il conclu balance», Quelque 800 personnes du Québec s’étaient réunis à la délégation du Québec à Paris pour assister à la télédiffusion des résultats Rivière polluée, source d'eau potable en DANGER! ASSOCIATION QUE RI C§fi| DES TECHNIQUES DI L'CAU du 22 au 31 mai 20% de rabais sur tous nos Livres et Disques en magasin sauf sur marchandise étiquettèe en rouge Librairie Hugo Centre commercial Wilderton 2735, Van Home, Montréal 739-9251 — 739-0512 PSYCHOLOGIE ¦ PHILOSOPHIE ¦ DICTIONNAIRES GO GO Le Devoir, mercredi 21 mai 1980 ¦ 5 référendum 80 Les résultats du référendum, comté par comté Droits réservés La Presse Canadienne Voici les résultats du référendum du Québec sur la souveraineté-association, tels que compilés par la Presse Canadienne.Le pourcentage des votes pour le OUI et le NON figure entre parenthèses après chaque total des voix.L’abréviation entre parenthèses après le nom de chaque circonscription indique le parti qui l’a emporté aux dernières élections générales ou partielles; elle est suivie du chiffre de la majorité de l’élu.Légende: L — Libéral; PQ — Parti québécois; UN — Union nationale; RC — Ralliement créditiste.La lettre M précédant le nom de certains comtés indique qu’il s’agit de circonscriptions de l’île de Montréal.Les résultats sont complets à -moins que le nombre de bureaux de scrutin apparaisse comme suit: 68/71.Abitibi-Est (PQ —3.881) OUI NON 17,250 15,395 Abitibi-Ouest 189-193 (PQ — 1.224) OUI 11,448 NON 12,945 M-Anjou 213-214 (PQ —8.324) OUI 16,819 NON 19,474 Argenteuil (L - 9.233) OUI 9,247 NON 20,830 Arthabaska (PQ —3.474) OUI 13,884 NON 20,120 Beauce-Nord (PQ — 412) OUI 14,085 NON 17,953 Beauce-Sud (L — 4 019) OUI 14,055 NON 17,953 Beauhsrnois (PQ — 3.936) r OUI 15,184 NON 20,122 Bellechasse (UN - 798) OUI 9,502 NON 14,876 Berthier 162-172 (PQ — 402) OUI 10.603 NON 16,231 Bonaventure (L —3.603) OUI 7,286 NON 14,666 M-Bourassa (PQ —2.162) OUI 12,124 NON 21,518 M-Bourget (PQ — 7 047) OUI .14,059 NON 16,149 Brome-Missisquoi (UN —5.930) OUI 6,980 NON 20,055 Chambly 283-284 (PQ — 5.201) OUI 25.231 NON 28,611 Champlain (PQ-4.428) OUI 15,377 NON 18,631 r Charlesbourg (PQ —4,785) OUI.23,097 NON.25,397 Charlevoix (L — 4,899) OUI.10,254 NON.13,907 Châteauguay (PQ —5,261) OUI.17,441 NON.25,970 Chauveau (PQ-5.054) OUI.25,490 NON.27,898 Chicoutimi (PQ— 13,742) OUI.20,024 NON.14.132 M-Crémazie (PQ — 4,612) OUI.14.166 NON.17,955 M-D’Arcy-McGee (L — 21.480) OUI .1,564 NON 36,376 Deux-Montagnes (PQ — 2.466) OUI .16,223 NOhj 21,955 M-Dorion (PQ —5,343) OUI .12,458 NON 16,883 Drummond (PQ —6.394) OUI .15,315 NON 20,013 Dubuc (PQ-3.661) OUI 15,266 NON .13,324 Duplessis (PQ— 11.324) OUI 18,268 NON .16,270 Fabre (PQ -9.078) OUI 22,983 NON 28.971 Frontenac (PQ— 1.558) OUI .14,842 NON 15,556 Gaspé (UN — 420) OUI 16,335 NON .14,960 Gatineau (L — 6.148) OUI .19,063 NON 25,162 M-Gouin ( P Q —5.345) OUI 12,380 NON 13,035 Hull (PQ - 2) OUI .10,206 NON .20,490 Huntingdon (UN —2.728) OUI 6,578 NON 17,797 Iberville (PQ - 1.533) OUI 13,954 NON 22,061 Iles-de-la-Madeleine (PQ - 60) OUI .3,405 NON 3,979 M-Jacques-Cartier (L- 1.255) OUI .7,074 NON 21,803 M-Jeanne-Mance (PQ-4.606) OUI 276-296 17,900 NON 36,288 >V Jean-Talon (L - 5.737) OUI .11,928 NON 16,753 Johnson (UN —4,805) OUI .10,612 NON .16,356 Joliette-Montcalm (PQ-5.311) OUI .17,377 NON 22,780 Jonquière (PQ —9.511) OUI 22,038 NON ' .14,262 Kamouraska-Témiscouata (PQ — 310) OUI .10,912 NON 13,919 M-L’Acadie (L —4,406) 206-211 OUI 9,063 NON 25,626 Lac-Saint-Jean (PQ —6.911) OUI 17,691 NON .12,995 M-Lafontaine (PQ—12,469) OUI 14,067 NON .13,453 Laporte (PQ—11,086) OUI 20,066 NON 20,548 Laprairie (PQ — 647) 295-296 OUI 19,066 NON 35,569 L’Assomption (PQ — 14.439) OUI 30,164 NON 28,792 Laurentides-Labelle (PQ —4.069) OUI 15,328 NON 15,696 M-Laurier (L —2,275) OUI 8,547 NON 22,823 Laval (L-2,285) OUI .16,681 NON 32,758 Laviolette (PQ — 2,174) OUI 12,313 NON 15,899 Lévis (PQ —5,887) OUI .20,039 NON 20,555 Limoilou (PQ — 3.707) OUI 13,893 NON 16,148 Louis-Hébert (PQ—9.543) 221-223 OUI 20,788 NON 18,391 Lotbinière (UN —6.713) OUI 9,207 NON 15,584 M-Maisonneuve (L-3.787) OUI 11,702 NON 11,365 M-Marguerite-Bourgeoys (L - 806) OUI .13,115 NON 33,494 Maskinongé (L - 403) OUI 10,255 NON 17,741 Matane (PQ-2.684) OUI .11,452 NON 12,287 Matapédia (PQ — 5.458) OUI .9,512 NON 10,405 Mégantic-Compton (UN-2.502) OUI .8,097 NON 15,214 M-Mercier (PQ - 3.736) OUI 12,163 NON 13,126 Mille-Iles (PQ - 10.070) OUI .25,559 NON 26.665 Montmagny-L’lslet (L - 2,370) OUI 10,050 NON 16,152 Montmorency (PQ-5.190) OUI.19,097 mon 1*470 I ~T~ 1 , I-J ,T , i ¦; T ri, r l -1 TT xzznrznz r± t~t I ] ~1 J"TJ fzzi-iyiLzrvi:, r , :r 1 T"*— III 1 iZ 1.1 I 1 III 1 1 —T La bonne forme, c’est au moins à tous les deux jours.4j PBRTicipacjion 1Ui iu—m nmmii I I» mniiMmiinl *• M-Mont-Royal (L — 13.295) OUI NON 5,016 28,819 M-Robert-Baldwin (L —3,947) OUI 9,196 40,134 Saint-Maurice (PQ —4,788) OUI 162-182 12,938 NON NON 15,548 Nicolet-Yamaska Roberval M-Sauvé 221-231 (UN - 750) (L — 932) (PQ — 13.372) OUI 9.827 OUI 16,140 OUI 28,972 NON 17,018 NON 15,758 NON , .22,923 M-Notre-Dame-de-Grâce M-Rosemont 181-182 Shefford (L — 7.814) (PQ-5.380) (L — 384) OUI .4,594 OUI 13,697 OUI .11,550 NON 26.925 NON 1R RA7 NON 21.538 Orford Rouyn-Noranda Sherbrooke (L — 636 (Fie- 1.456) (PQ — 3,895) OUI 9,997 OUI 11,097 OUI .13,008 NON 19,723 NON 14,016 NON 17,033 M-Outremont Saguenay Taillon 332-352 (L —2.387) (PQ—11,212) ( P Q —22.345) OUI 11,796 OUI 14,032 OUI 30,522 NON , 20,943 NON 8,634 NON .29,232 Papineau 240-265 M-Sainte-Anne 162-194 Taschereau ^0 — 67; (PQ - 689) (PQ — 1,832) OUI 11,250 OUI.7 640 OUI 9 536 NON 25,899 , NON 17,347 NON 10,695 M-Pointe-Claire Saint-François Terrebonne 279-281 (UN —3,431) (PQ - 3.623) (PQ — 7.899) OUI .4,174 OUI 12.475 OUI 23,448 NON 36,579 NON 17,375 NON 26,095 Pontiac-T émiscamingue M-Saint-Henri 168,169 Trois-Rivières (L —3.581) (PQ —4,142) (PQ — 3.182) OUI 5.340 OUI 11,357 OUI .12,902 NON 16.641 NON 18,321 NON 18,770 Portneuf Saint-Hyacinthe Vanier (L — 2, 783) (UN- 58) (PQ —5.063) OUI 11,204 OUI 12,364 OUI .16,668 NON 15,633 NON 18,831 NON 17,005 Prévost M-Saint-Jacques Vaudreuil-Soulanges (L — 11.284) (PQ- 7.180) (PQ — 534) OUI 20.996 OUI 11,398 OUI .13,441 NON 26,214 NON 9,305 NON 24,006 Richelieu Saint-Jean Verchères 218-221 (PQ —4.274) (PQ —3.695) (PQ —4,990) OUI 15,563 OUI 13,611 OUI .19,569 NON 16,467 NON 21,372 NON 20,950 Richmond M-Saint-Laurent M-Verdun (UN — 1.907) (L —6.297) (L —3,261) OUI 8,254 OUI 7,900 OUI .9,734 NON 12,371 NON 26,468 NON 20,342 Rimouski 202-204 M-Saint-Louis 162-192 M-Viau (PQ —5.146) (L — 1,776) (PQ— 1.932) OUI 16,583 OUI 6,670 OUI .10,840 NON 14,52$ NON 17,299 NON 20,882 Rivière-du-Loup Sainte-Marie M-Westmount (PQ — 1.904) (PQ —5,043) (L — 8.744) OUI 11.162 OUI 11,838 OUI .4,081 NON 14,561 NON 11,526 NON 26,995 Des moyens plus efficaces de déceler les abus en matière d’assurance-chômage.Certaines personnes semblent ignorer qu’elles ne peuvent prendre un emploi et continuer à toucher de 1’assurance-chômage sans nous avertir qu’elles travaillent.C’est pourquoi nous avons demandé aux employeurs de nous fournir des Avis d’embauche.Nous comparons les données figurant sur ces avis (date d’embauche et numéro d’assurance sociale) avec celles de nos listes de prestataires.Cette comparaison nous permet d’identifier les personnes recevant des prestations auxquelles elles n’ont pas droit.Pourquoi un contrôle plus strict?L’an dernier, l’Assurance-chômage a versé plus de $4 milliards aux personnes sans emploi, ce qui inclut les sommes considérables indûment perçues par des gens qui continuaient de recevoir les prestations alors qu’ils occupaient un nouvel emploi et avaient omis de nous le signaler.Ces versements indus doivent être payés, en définitive, par la collectivité.Us sont souvent, de la part des prestataires, la conséquence d’oublis, de négligence ou de simple ignorance.Certains prestataires ne se rendent pas compte qu’ils doivent avertir Emploi et Immigration Canada (Assurance-chômage) de leur nouvel emploi et de la totalité de leurs gains.Dans ces cas, après enquête, on exige le remboursement du trop-payé.Mais lorsqu’il y a lieu de penser qu’il y a vraiment mauvaise foi, nos enquêteurs procèdent à une étude minutieuse dans chaque cas.Des amendes peuvent être imposées et même des poursuites intentées.Canada Les numéros d’assurance sociale des personnes occupant un nouvel emploi sont comparés avec ceux figurant sur les listes des prestataires de /’Assurance-chômage.Seuls les cas d’abus possibles font l’objet d’une enquête.Si vous touchez des prestations d’assurance-chômage et si vous prenez un nouvel emploi, même à temps partiel, ne manquez pas de le signaler à 1’Assurance-chômage.C’est plus juste pour tout le monde.Nous devons veiller à ce que l’argent que les employés et les employeurs versent à l’Assurance-chômage soit utilisé aussi équitabletnent et aussi efficacement que possible.Nous en sommes responsables.Le nouveau programme de l’Avis d’embauche nous permet précisément de mieux remplir ce rôle et de remettre à chacun ce qui lui revient, ni plus, ni moins.C’est plus juste pour tout le monde.1 + Emploi et Employment and Immigration Canada Immigration Canada 6 ¦ Le Dévoie, mercredi 21 mai 1980 sciences et techniques Hormones cérébrales et régulation du psychisme par le Or Escoffier-Lambiotte AU début des années 50.plusieurs équipes européennes et américaines montrèrent aue les sécrétions hormonales au lobe antérieur de l'hypophyse, que l'on tenait pour régulatrices de la majeure partie des grandes fonctions endocrines, dépendaient en réalité de mystérieux mécanismes localisés dans la partie inférieure du cerveau Trente ans après ce constat, ces mécanismes ont été largement élucidés, et l'on sait à présent que le système nerveux central (et non pas seulement les glandes endocrines) sécrète des substances — ou peptides (1) — dont beaucoup ont été identifiées et synthétisées.et qui jouent un rôle majeur non seulement dans la coordination de l'orchestre hormonal (glandes génitales, surrénales, thyroïde, etc.) mais pour la transmission des informations sensorielles au cerveau et pour l'équilibre (l’homéostasie) des diverses fonctions qu'il assume Le professeur Roger Guil-lemin.Français d'origine et qu travaille à l'Institut Salk de San-Diego.aux États-Unis, a reçu en 1978 le prix Nobel de médecine pour le rôle majeur qu'il a joue — et qu'il joue encore — dans ces découvertes, qui constituent l'une des plus importantes percées scientifiques de ce siècle et qui ouvrent la voie à des acquis thérapeutiques majeurs, notamment dans le champ si complexe et si démuni des maladies mentales.Le colloque, organisé à Montpellier la semaine dernière par le Centre de recherches Clin-Midy sur le thème «Neuropeptides: quo vadis?».avait pour objet de faire le point de ces perspectives et avait réuni à cette fin, sous la présidence unique et continue du professeur Guille-min, nombre des meilleurs spécialistes mondiaux concernés.venus d'Europe, du Japon ou des États-Unis.Plus de vingt neuropeptides (1).présents dans le système nerveux central qui les sécrète, ont été identifiés à ce jour et font l'objet de recherches passionnées, dans la mesure où ils représentent très vraisemblablement la clé de l'équilibre psychique, par leur role majeur dans 1 intégration des mécanismes nerveux les plus essentiels et des fonctions vitales Si certains de ces peptides dominent toute la fonction de reproduction, de lactation, et la sexualité, d'autres provoquent chez l'animal, lorsqu’ils sont injectés à doses imperceptibles au sein même des cavités cérébrales, de multiples modifications du comportement.Il en est ainsi des «morphines naturelles», endorphines, ou enképhalines, que sécrètent les cellules nerveuses et qui déclenchent chez l'animal, lorsqu'elles sont administrées au sein du cerveau, un état de rigidité, de catatonie, étrangement semblable à ce que l'on peut constater dans certaines maladies mentales, comme la schizophrénie.Depuis ces observations.faites chez M Guillemin en 1976 et confirmées partout, de multiples essais thérapeutiques ont été entrepris, les uns chez l'animal, les autres chez de grands malades mentaux incurables et résistants à tous les traitements actuels.Une équipe de l'université d'Utrecht (Pays-Bas).dirigée par M.Van Rëe, a montre que diverses endorphines ont un effet marqué sur les comportements d’animaux conditionnés, et que certains de ces effets res- semblent à ceux des neuroleptiques utilisés notamment pour le traitement de la schizophrénie (halopéridol).Emettant l'hypothèse que l’insuffisance relative d’une de ces endorphines (dite DT gamma-endorphine) pourrait etre la cause des symptômes psychotiques, les chercheurs néerlandais ont entrepris de traiter une série de schizophrènes tous hospitalisés depuis plus de dix ans, tous résistants a tous les efforts thérapeutiques.Le résultat «a été impre-sionnant» chez 40% des malades, qui ont vu leurs symptômes (délire, hallucinations) disparaître momentanément.Mais chez 60% des patients; l’équipe d'Utrecht n’a observe que peu ou pas de changement.Le caractère éphémère de l'amélioration spectaculaire obtenue chez certains malades a incité les Néerlandais à entreprendre un second traitement aux gamma-endorphines (injectées sous la peau): l’étude, encore en cours, montre aue les signes pathologiques n'ont pas reapparu après quelques semaines.Des expériences du même ordre sont menées actuellement dans des fîpitaux psychiatriques universitaires e Lyon, Bor ordeaux et Mont- de pelliér.M.Le Moal (Bordeaux) a rappelé que, vingt minutes apres une injection intraveineuse, toute trace d’endorphine disparaît dans le sang, et qu’aucune trace ne peut en être décelée dans le cerveau animal.En revanche, l’injection directe, intra-cérébrale, de bêta-endorphine chez l’animal, provoque une activation importante du comportement (surexcitation) qui dure quatre-vingt-dix minutes.C’est la bêta-endorphine (2) qu'à également utilisée un Japonais, M.Oyama (université de Hirosaki), comme calmant de la douleur, et sa communication, l’une des plus attendues du colloque de Montpellier, ouvre des perspectives radicalement nouvelles sur le plan de l'analgésie.Chez quarante patients dont vingt-six souffraient de cancer généralisé avec douleurs intolérables, et quatorze femmes étaient en train d’accoucher, l'équipe japonaise a injecté de la beta-endorphine (3 milligrammes) soit par voie épi- durale, soit dans le liquide céphalo-rachidien.Dans tous les cas, sans exception, une cessation complète de toutes douleurs a pu etre obtenue en deux minutes, et l'effet a duré plusieurs heures, sans aucun effet secondaire.La répétition de ces injections a procuré aux cancéreux une sédation complète des douleurs et, phénomène appréciable, aucune accoutumance n’est observée lorsque les bêta-endorphines sont ainsi portées au contact même du système nerveux central, à la différence de ce que l’on constate pour les traitements par voie buccale ou intramusculaire.Au-delà de ces résultats thérapeutiques remarquables, il semble que les travaux portant sur les neuropeptides doivent apporter des éclaircissements sans doute décisifs sur les mécanismes de ce phénomène si banal et pourtant si mystérieux qu’est la douleur.S’il est un rêve commun aux chercheurs et aux écoliers, qui s’échinent sur l’apprentissage de leurs cours, c’est bien l’isolement d’un substrat chimique à ce phénomène encore énigmatique qu’est la mémoire.Le premier engin inhabité libre pour l’exploration sous-marine par Yvonne Rebeyrol L’ENGIN autonome Epaulard a fait, le 7 mai, sa quarante-neuvième plongée d'essai.En deux heures et trente-deux minutes, il a parcouru 10 kilomètres sous la Méditerranée à des niveaux variant de 5.50 mètres à 7,20 mètres au-dessus du fond de la mer.à une profondeur d'eau variant de 2.050 à 2.200 mètres et dans une zone située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Toulon.Toutes les cinq secondes, il a enregistré son cap.son altitude, sa profondeur par rapport à la surface, la température de l’eau et l'heure, toutes ces données étant stockées sur bande magnétique.Toutes les cinq secondes aussi, il a pris une photo du fond, un carré de 5 à 7 mètres de côté (seion son altitude).Toutes les dix secondes.l'E-paulard a transmis au «Suroit».son navire de surface, en plus de son niveau et de sa profondeur, sa distance et son azimut par rapport au bateau.Commandé par ondes acoustiques — les seules à se propager dans l'eau sur les distances excédant quelques centaines de mètres, — 1E-paulard est actuellement au monde le seul engin d'exploration sous-marine profonde à être entièrement libre, c'est-à-dire qu’il n'est relié à son navire de surface ni par un câble porteur ni par un câble de transmission électrique.L’énergie lui est fournie par une batterie qui lui assure une autonomie ae marche de six heu- LE£ IMPLICATIONS ECONOMIQUES DE LA SOUVERAINETE-ASSOCIATION Le Canada face à l’expérience des pays nordiques Par Michel A.Boisvert • ACCEPTABLE • AUX PAYS NORDIQUES • SOUHAITABLE • AUX QUEBECOIS • VRAISEMBLABLE • AUX CANADIENS r\ Cet ouvrage se situe au coeur de la mêlée.Il nous fait découvrir avec enthousiasme la réalité de la souveraineté-association mais en même temps il nous amène à refuser un Canada à deux et à privilégier un faible niveau d'intégration économique.212 pages $16,95 BON DE COMMANDE Veuillez m'expédier : ?LES IMPLICATIONS ÉCONOMIQUES DE LA SOUVERAINETÉ-ASSOCIATION à $16,95 ?Paiement ci-joint (chèque ou mandat) port en sus 5% ?À percevoir sur mon crédit Chargex-Visa n "_1_I_i_ Nom ______________________________________ Ad resse.——_ mow ira w quelques moments Repérage gonio ' Main" Emetteur-récepteur \ Pmger et lampe de hissage d ondes acoustiques ^ ! Bouée gonflable Container en titane Sondeur .horuonlal (obstacle> Batterie cendre à 6,000 mètres de profondeur.Il a conçu le système Êpaulard dont la construction a été confiée à la société Eca, l’équipement acoustique étant fourni par CIT-ALCATEL.Le coût de l’ensemble, essais compris, est de 10 millions de francs.Les essais ont commencé en mars 1979.Sur ses quarante-neuf premières plongées, une vingtaine ont dépassé les 2,000 mètres, le record actuel étant de 4,300 mètres (Le Monde) La découverte des peptides sécrétés par le cerveau a ouvert des perspectives nouvelles et, cette fois, précises à cette quête obstinée d’une «molécule de la mémoire».Le modèle animal étudié à cette fin est simple en apparence: des rats, ou des souris, sont dressés à parcourir très rapidement un labyrinthe, dont ils mémorisent les méandres, afin de trouver aliments et boissons.L’injection à d’autres animaux non entraînés de broyats de leurs cerveaux permettrait, selon de nombreux observateurs, d’accélérer considérablement le processus d’apprentissage, comme si une substance porteuse de la «mémoire du labyrinthe» avait été ainsi administrée.Une session spéciale était consacrée à ce thème et des équipes néerlandaises (professeurs Bohus et De Wied, Utretch) et françaises (docteur Chapouthier, Gif-sur-Yvette) ont indiqué que, si la démonstration definitive d’un «code chimique de la mémoire» n’a pu encore être apportée, plusieurs familles de peptides cérébraux (endorphines, vasopressine) facilitent indéniablement l’apprentissage et ont des effets antiamnésiques.L’administration en vaporisations nasales de vasopressine, telle qu’elle est pratiquée aux Pays-Bas depuis peu, améliore nettement la situation des patients devenus amnésiques à la suite d’un traumatisme, ou de certains diabètes graves par exemple.Perspective thérapeutique entièrement nouvelle et du plus grand intérêt pour une categorie de patients devant lesquels la médecine se trouvait jusqu’à présent totalement démunie.La quête d’un facteur chimique induisant le sommeil (et donc du somnifère idéal) est, paradoxalement, aussi complexe que celle concernant la mémoire, et vraisemblablement, a souligné le Pr Michel Jouvet (Lyon), pour les mêmes motifs." L'interférence de multiples éléments d’ordre psychologique qui concourent à la manifestation de tout comportement humain explique, en ef- fet, que les observations animales soient si difficilement transférables à l’homme.Ainsi à Bâle, à Bucarest, à Tokyo ou aux Etats-Unis, des équipes de grand renom ont isole des substances qui, extraites du système circulatoire d’animaux endormis, plongent dans un sommeil immédiat d’autres animaux auxquels elles sont injectées.L’isolement de ces «peptides du sommeil» doit encore être parachevé, ce qui exigera l’étude de centaines de milliers de cerveaux de lapins ou de chèvres, étant donné leur concentration infinitésimale.En outre, le passage à l’expérimentation humaine de ces grands régulateurs des fonctions cérébrales, s’il s’avère nécessaire, ne manque pas, a souligné le Pr.Guiflemin, de soulever des problèmes éthiques considérables.C’est tout le mécanisme d’équilibration, de coordination et de régulation des fonctions cérébrales qui se trouve en voie d’être élucidé par l’étude de ces étranges neuromodulateurs, les cybernines, qui viennent s’ajouter aux mécanismes électriques de la transmission nerveuse et font que jamais un cerveau humain ne pourra être comparé à un ordinateur.L’objectif ultime de ces travaux et l’espoir évident des chercheurs qui les conduisent est la découverte de la nature exacte et du traitement des troubles aboutissant aux pathologies mentales graves, devant lesquelles la medecine ne peut, à l’heure actuelle et dans nombre de cas, qu’offrir des solutions carcérales tragiquement inopérantes.(Le Monde) (1) Les peptides sont de petites molécules formées de quelques-unes des unités de base des protéines les amino-acides.(2) Une équipe de l'université de Californie de San-Francisco, dirigée par le Pr Baxter, vient d’annoncer qu elle a réussi à obtenir, par manipulation génétique, la fabrication de bêta-endorphine par des bactéries dans lesquelles avait été inséré le gene codant cette production chez la souris.Cette nouvelle soulève un intérêt considérable car le coût actuel de la bèta-endorphine est de 500 francs le milligramme, une seule injection anti-douleur chez un cancéreux revenant à 1 500 francs L’Épaulard a été baptisé en hommage au cétacé épau-lard.appelé aussi orque ou baleine tueuse («killer whale- en anglais), considéré comme un des mammifères les plus intelligents En vente chez votre libraire habituel et chez l’Éditeur Code ponteI j/f res.L’Epaulard, un très gros poisson rouge-orange, qui repose sur un berceau installé sur la plage arrière du Surott, est soulevé et mis à l’eau par le portique basculant du bateau.Chacun de ses organes est contrôlé depuis le bord selon une check-list rigoureuse.L’ordre de plongée lui est donné à 9 h 41 et l’engin s’enfonce.A 10 h 31, prévenu de l'approche du fonds par son sondeur vertical, il ralentit de lui-même sa descente par largage d’un lest de 25 kilos.Il informe la surface et, à 10 h 31, son guiderope touche le fond à 2.177 mètres de profondeur Nouvelle check-list.La position de VEpaulard est repérée par rapport à celle du Suroît.Et ordre lui est donné de partir à 2 noeuds (3,704 kilomètres â l’heure), en suivant le cap 010.Huit fois au cours du trajet, son cap sera changé de façon à lui faire parcourir deux boucles audessus d’une bosse repérée sur les cartes marines: la quarante-neuvième plongée a notamment pour but de vérifier si l’Epaulard peut monter le long de pentes assez prononcées.Pendant deux heures et trente-deux minutes, l’engin a ainsi parcouru deux boucles en suivant des pentes moyennes de 10%.Ce qui signifie que, par moments, il a pu suivre une route montant sans doute à 20%.A 14 h 7, VEpaulard largue — sur ordre — un test de 90 kilogrammes, et commence aussitôt à remonter tout en transmettant sa position et sa profondeur.Le Surott se met doucement en route pour se trouver près du point où VEpaulard fera surface, signalé par une grosse bouée rouge A 14 h 50, la bouée et l’engin apparaissent exactement à l’endroit prévu à 300 mètres devant le navire.Un plongeur va accrocher le câble du portique de levage à la «main» de hissage fixée à cet effet sur le haut de VEpaulard.L’opération est très vite faite, bien que les vagues aient 2 mètres ae haut.Et, à 15 h 5, l’engin est reposé sur son berceau.Le conteneur de titane où sont enfermés la caméra photographique et l’enregistreur magnétique en est enlevé et les photos seront développées immédiatement à bord.Une petite douche à l’eau douce; le changement de la batterie, la pose de nouveaux lests, quelques vérifications, et l’Épau-lard sera prêt à repartir douze heures après le début de la plongée précédente.C’est en 1976 que le Centre national pour l’exploitation des océans fCNEXO) a songé à un engin d’exploration sous-marine libre, capable de des- ASSURANCE-VIE y Avec ou sans participation / Sécurité familiale / Educative / Commerciale / Hypothécaire RENTES y Viagères y Epargne-retraite y Econo-rente y A veresments invariables ASSURANCE COLLECTIVE y Vie y Indemnité hebdomadaire y Assurance-maladie y Dentaire y Rente mensuelle d invalidité PLANIFICATION SUCCESSORALE CONVENTION ENTRE ASSOCIES uecoNDMie MUTUELLE-VIE isffpp A'Ti V v.vSf’t’,' *** * 4 ¦*> \ evian m de source nalurdl L’eau de source Evian, pure, saine, filtrée au moins quinze ans par les Alpes. Le Devoir, mercredi 21 mai 1980 ¦ 7 Cinq kilomètres carrés de cendres et de débris Voici une photo saisissante de l'éruption du mont Sainte-Hélène, qui a rayé 1.200 pieds du sommet et provoqué la fuite de milliers de personnes tout autour de la montagne, devant un mur de feu volcanique.Hier, la cendre jaillissait toujours du cratère du volcan.(Photolaser AP) Autour du mont Sainte-Hélène A Yakima, à 125 kilomètres du mont Sainte-Hélène, des déneigeuses étaient à l’oeuvre lundi pour dégager les principales artères.Mais cette fois, ce n’était pas de la neige qu’elles repoussaient mais bien trois pouces de cendres en provenance du volcan.(Photolaser AP) VANCOUVER, Etat de Washington (d’après AP, AFP et Reuter) — Les cendres et débris volcaniques en provenance du mont Sainte-Hélène déchaîné ont provoqué hier un réservoir de cinq kilomètres carrés et d’une profondeur de 70 mètres.Et des spécialistes craignent qu’un mur d’eau et de boue ne s’abatte incessamment sur deux municipalités d’une population totale de 50,000 personnes.Avec six décès reconnus et une vaste région du nord- ouest américain paralysée par des projections ae cendres qui provoquent l’arrêt des moteurs des véhicules, les dirigeants ont également fait une nouvelle évaluation à la hausse des disparus, dont le nombre atteint maintenant 98.Lundi, on faisait état de 29 disparus.Entre-temps, la fumée volcanique, due a l’éruption de dimanche qui a fait disparaître près de 400 mètres de pierres du mont Sainte-Hélène qui s’élevait à 2,950 mètres au- dessus du niveau de la mer, devait atteindre la Virginie et la Caroline du Nord hier.Lundi, les vents avaient projeté des cendres dans des régions du sud de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de la Saskatchewan, en terri- toire canadien.Hier, un torrent de 20 mètres de largeur débordait par-dessus le barrage de 70 mètres de hauteur et d’un km de largeur, causé par l’éruption de dimanche.Un géologue à l’emploi du gouverne- Les professeurs se prononcent aujourd’hui sur les offres finales de la CECM par Paule des Rivières Les syndiqués de l’Alliance des professeurs de Montual se prononceront aujourd’hui sur les offres finales et globales de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM).Pour leur part, les dirigeants syndicaux recommanderont le rejet des offres, auxquelles ils préfèrent de loin les propositions déposées par le conciliateur du ministère du Travail, le 7 mai.Ils proposeront aussi la poursuite de la grève déclenchée vendredi dernier, qui affecte 100,000 elèves.Les autorités scolaires évaluent la situation tout autrement et estiment que leurs offres pourraient fort bien satisfaire une majorité des 6,500 enseignants du plus gros syndicat affilié à la CEQ.Ces offres ont été acheminées aux dirigeants syndicaux et à tous les membres de l’Alliance au cours du week-end, quelques jours après que la CECM eut mis fin unilatéralement à la médiation qui venait de succéder à la conciliation, dont elle avait rejeté le rapport.Pour la partie patronale, la mediation ne semble qu’a- voir visé à faire gagner du temps au gouvernement qui craignait une grève, surtout en période référendaire.Mais cette opération de médiation a été dès le début caractérisée par l’ambiguité, l’employeur insistant pour remettre en question certains principes du rapport de conciliation, même s’il n’en avait apparemment pas été question.Le rapport de conciliation comprenait certaines discordances.Sur quelques points, il contredisait l’entente provinciale agréée cet hiver.Ces écarts n’ont d’ailleurs pas plu aux négociateurs qui, au nom du gouvernement, ont conclu une entente avec la CEQ il y a quelques mois.Ce sont les clauses portant notamment sur le temps de surveillance des élèves durant leurs déplacements d’une salle à l’autre, le nombre et la distribution des journées pédagogiques au cours de l’année scolaire et le nombre d’enseignants affectés à l’information scolaire et professionnelle qui posaient certains problèmes.Mais là n’était pas la principale raison du refus par l’employeur du rapport du conciliateur.Le coeur du litige porte sur les critères devant prévaloir lors des transferts annuels d’enseignants d’un poste à l’autre, opération commandée par la baisse de la clientèle scolaire.Les groupes, au niveau local, doivent s’entendre sur la définition des deux critères agréés au palier provincial, en l’occurrence l’ancienneté et les capacités ae l’enseignant.Le deuxième critère fait problème.La commission soutenait hier, à la veille du vote des enseignants, que son offre est beaucoup plus claire là-dessus que le rapport du conciliateur et les exigences requises pour passer d’un poste à un autre beaucoup mieux définies.Elle y exige des compétences particulières pour les enseignants qui auront à travailler dans le secteur de l’enfance inadaptée et empêche le passage, au secondaire, d’un niveau à un autre, dans certaines matières bien spécifiques.Même si la négociation locale est une opération que mènent toutes les commissions scolaires et tous les syndicats et qu’elle vise justement à la conclusion d’accords respectant les particularités des milieux, il est fréquent d’entendre dire que c’est le groupe de Montréal qui trace le modèle dans ce domaine, vu son impressionnante taille.L’évadé du Palais de justice de Montréal, en mars dernier «Poker» Racine subira son procès à l’automne par Guy Bourdon Denis «Poker» Racine, ce jeune homme qui s’était évadé avec fracas au Palais de justice, le 24 mars dernier, en emmenant avec lui la secrétaire judiciaire après avoir désarme un agent de sécurité, devra répondre de cette fugue à la prochaine session des assises criminelles, l’automne prochain.Son nom apparaîtra au rôle dès le lendemain de la Fête du Travail.Armé d’un «pic» ou d’un autre instrument de fabrication artisanale, Racine, âgé d’une vingtaine d’années, avait été amené devant la Cour d’appel qui devait étudier sa requête d’annulation d’une condamnation dont il avait été précédemment l’objet pour meurtre.Il avait alors enjambé quel- LESAGE LAMOTHE COSSETTE OPTICIENS D’ORDONNANCES ASSOCIÉ S | A( QUI S l AMOTHI O O O MAR( ( OSSf HI II A O O D PR» S( RIPÏIONS 01 1UNI I TI S 11 NI II 11 S ( ORNI I NNIS SOUR I s Oil RIGID! S I I NI II I I S l’ROCRI SSIVI S MONTRÉAL • 142S rue St Denis (Métro Sherbrooke) • POLYCLINIQUE U! MON TRIAI 1224S rue Grenet (Cartierville) • S(XX) Boul St Laurent (Boul St-Joseph) LAVAL • POLYCt INIQUL MÉ DICAl f CONCORDE HX)est Boul de la CONCORDE (Duvernayj UNS1U1 NUMÉRO Dl rÉlÎPHONt 845-4221 ques meubles et chaises (il n’y a pas de barre pour les accusés en Cour d’appel) et s’était dirigé vers Mme Emmanuelle Fraire, la secrétaire judiciaire, la menaçant de son arme improvisée.Tenant cette dernière à sa merci, Racine avait ordonné au garde Pierre Rocheleau de laisser tomber son pistolet dont il s’était emparé pour dévaler, avec son otage, les 17 étages du Pa- lais de justice.Il avait finalement relâché Mme Fraire à la porte de l’immeuble pour se perdre dans la nature.Quelques jours plus tard, l’accuse était appréhende dans une chambre de l’hôtel Champlain alors qu’il aurait été en possession de $213 et d’une certaine quantité de drogue.Entre-temps, il aurait dévalisé une succursale de la Ban- Parrot évoque une «négociation sans grève» aux Postes Le représentant syndical des 23,000 postiers canadiens, M.Jean-Claude Parrot, a évoqué hier la possibilité d’une «négociation sans grève», hier, à Tissue d’une première rencontre de trois heures avec le ministre des Postes, M.André Ouellet.À la surprise générale, cette rencontre au sommet se serait si bien déroulée que les deux hommes devaient poursuivre leurs pourparlers en soirée.M.Parrot n’a pas caché son optimisme et il a exprimé l’espoir que le gouvernement endosserait au complet le rapport de médiation renau public la semaine dernière.Le leader syndical a souligné que le contenu du rapport représente le minimum de ce que les postiers pourraient accepter puisqu’ils maintiennent encore certaines demandes dont le rapport ne faisait pas mention.Le président du Congrès du travail du Canada, M.Dennis McDermott, a assisté aux discussions qui se déroulaient au bureau ae M.Ouellet.M.McDermott voulait ainsi signifier de façon tangible, a-t-il dit, l’appui des deux millions de membres de sa centrale aux postiers.M.McDermott a aussi reconnu que tous les éléments semblent présents pour un règlement s’il y a de la bonne foi des deux côtés.«Il faut être deux pour danser un tango», a-t-il lancé à la blague.que Canadienne Impériale de Commerce de $2,357.C’est au terme de son enquête préliminaire, hier, que le juge Denis Lanctôt Ta cité à son procès sous des inculpations d’évasion, de séquestration et de possession d’une arme offensive.La défense n’a fait entendre aucun témoin au stade de l’examen volontaire.Quant à la procédure d’âp- pel qui fut interrompue de façon dramatique le 24 mars, elle sera reprise le 28 août.Enfin, après la fixation de la date de son procès, à l’automne, Racine devra revenir en cour des Sessions de la paix le 30 septembre pour subir une autre enquête préliminaire en rapport avec le vol de banque qu’il aurait commis pendant qu’il était en liberté illégale.la Librairie Ulysse LES MOTS POUR VOYAGER Vous partez pour Paris, Lima.Le Caire ou Bombay ?Il vous faut votre guide, des cartes.un hôtel 4 étoiles, une auberge de campagne: sous la tente ou dans un château.Connaissez vos hôtes, conversez avec eux.apprenez leur histoire, découvrez leurs richesses.LA LIBRAIRIE DU VOYAGE À MONTRÉAL Guides, cartes, atlas, guides de conversation, dictionnaires de poche, récits 1208 St-Denis (métro Berri) entre Ste-Catherine et Dorchester 843-7135 fermée le lundi ment américain a dit que l’inondation était «imminente», À son avis, la mer de boue pourrait atteindre la rivière Cowlitz et recouvrir l’autoroute no 5 ainsi que les villes de Kelso et de Longview, à 65 km plus loin.Le torrent dévalerait la montagne à un SiThme de 50 km/h, ce qui onnerait une chance aux citoyens de s’enfuir.«C’est inévitable», a dit ce géologue, M.Dwight Randal, ajoutant qu’il n’avait aucune indication qu’une autre éruption pourrait se produire incessamment.Celle de dimanche a dévasté des milliers d’âcres de forêt tout autour du volcan.Enfin de journée lundi, des pilotes de l’aviation américaine avaient repéré des petits groupes de rescapés, errant dans un paysage de désolation.«Il est impossible d’imaginer l’épreuve qu’ils ont dû endurer dans une chaleur aussi intense», a déclaré un porte-parole de l’administration fédérale de l’aviation à propos des survivants.«C’est un veritable miracle qu’ils soient toujours en vie».Un des pilotes qui a survolé la vallée de Toutle, sur le flanc nord de la montagne en feu, a ajouté: «La région semble avoir été victime d’une bombe atomique».Outre les groupes de rescapés, il a observé des daims recouverts de cendres, pétrifiés comme dans un état de choc.Craignant les projections de cendres, plusieurs compagnies aériennes ont annulé leur desserte du nord-ouest des États-Unis et le survol d’une partie du Canada.Des nuages de fumée ont atteint Denver, située à 1,700 km, recouvrant d’une fine pellicule de cendres les voitures de la capitale du Colorado.Des experts ont par ailleurs estimé que la température de la terre pourrait baisser sensiblement au cours des deux prochaines années à la suite de l’émission de cendre dans l’atmosphère, laquelle se poursuivait toujours hier.Les cendres, expliquent-ils, pourraient avoir été projetées jusque dans la stratosphère, entraînant une diminution de l’entensité des rayons solaires.Depuis lundi, l’état d’urgence est décrété dans le Montana, où toutes les administrations sont fermées, ainsi que dans l’Idaho et l’État de Washington où dans la portion ouest, selon des témoignages, la cendre recouvre entièrement toute la région et les routes sont bloquées.De nombreux véhicules sont arrêtés sur le bord des routes, leurs filtres à air ou à essence encrassés.¦iTiTTTtfjfïTîT .AVEC RENDEMENT DÉFIANT TOUTE CONCURRENCE LÉVESQUE, BEAUBIEN INC.Pour plus d’informations, veuillez communiquer avec nous Montréal 879-2222 Ottawa 232-9681 St-Hyacinthe 774-5354 Sherbrooke 569-5583 Victoriaville 758-3131 Trois-Rivières 379-0000 Joliette 759-0160 Moncton 855-9926 Rivière-du-Loup 862-9341 Rouyn-Noranda 762-4347 St-Jean 348-4720 Québec 529-1771 Valleyfield 371-0368 Chicoutimi 549-8888 Granby 372-3177 Ste-Adèle 229-4000 Bedford 248-2531 Drummondville 477-5024 Val d Or 824-3687 M M evian eaodesourj eau de source naturell SOURCE CACHAT - EVIAN-LES-BAINS - FRANCE eau de source nature 99985 Irrité par le sommet Giscard-Brejnev Muskie rappelle Paris à l’ordre WASHINGTON (AFP) — Les États-Unis ont vivement rappelé la France à l’ordre hier en posant clairement les limites que leurs alliés ne doivent pas dépasser dans l'exercice a une politique étrangère indépendante.L’Initiative prise par le président Giscard d’Estaing de rencontrer le président Leonid Brejnev lundi en Pologne sans avoir consulté au préalable le gouvernement américain a été sévèrement critiquée par M.Edmund Muskie qui donnait sa première conférence de presse depuis qu’il a été nommé secrétaire d État.Faisant évidemment allusion à son entrevue de vendredi dernier à Vienne avec M.Jean François-Poncet, ministre français des .Affaires étrangères.M.Mus- kie a déclaré sur un ton vif: «Après avoir entendu un cours sur la consultation, je dois dire que je suis préoccupé de constater que celui qui donnait la leçon n’était pas enclin à pratiquer ce qu'il prêchait».Un proche collaborateur du nouveau secrétaire d'Êtat a déclaré à l’AFP que ces propos n’étaient qu'une expression «modérée» de la fureur que M.Muskie avait éprouvée à son retour aux États-Unis vendredi soir en apprenant qu'une rencontre Giscard-Brejnev était imminente alors que le ministre français ne lui en avait pas soufflé mot quelques heures plus tôt à Vienne.Pour M.Muskie, le comportement des Français «n’est pas propice à la sorte de confiance mutuelle et de consultation que nous semblions tous d’accord la semaine dernière à considérer comme essentielles pour la solidarité et l’unité de l’Alliance» (atlantique).L'attaque du secrétaire d’É-tat ne visait en principe que l’absence de consultation préalable entre la France et les autres pays de l’Alliance atlantique.Mais on ne cachait pas au département d’État que le fait même que le président Giscard d’Estaing ait décidé de rencontrer M Brejnev avant même que le Kremlin n’ait donné aucun signe sérieux d'un changement de politique en Afghanistan était considéré comme fâcheux.Ce n’est certes pas la première fois qu’un dirigeant américain déplore les divergences de vues avec les alliés.Mais elles sont généralement La France veut éviter un des Soviétiques sur eux- PARIS (AFP) - Vingt-quatre heures après la rencontre au sommet franco-soviétique de Varsovie, la thèse française reste la même, le plus grave danger qui menace actuellement la détente et les relations est-ouest, c'est un «repli des Russes sur eux-mêmes», et il est indispensable que des canaux de communication demeurent ouverts pour permettre aux Soviétiques de sortir du cercle dans lequel ils se sont enfermés depuis le «coup de Kaboul».C'est tout le sens de la rencontre de Varsovie et sur ce point, on s'en tient dans les milieux autorisés à ce que le président Giscard d’Estaing a dit en quittant la Pologne: «Les entretiens ont atteint leur but.qui était de permettre pour la première fois depuis le début ae cette année devoir une explication au plus haut niveau».Il reste que sur un dossier essentiel, qui commande depuis bientôt cinq mois l’évolution des rapports entre les pays occidentaux et l'URSS, c’est-à-dire l'affaire afghane, le blocage des positions respectives est complet.Cependant, selon certaines indications recueillies à bonne source, l'intérêt de l'URSS pour une solution politique de l’affaire afghane se serait a-cru au cours des récentes semaines.A Varsovie, M.Brejnev aurait fait valoir que l’Afghanistan n’est pas un problème «i-solé», mais qu'il relève du concept général de la sécurité de l’URSS.Certains observateurs diplomatiques y ont vu l’amorce possible d'un marchandage sur d’autres dossiers épineux, notamment le déploiement — à laquelle la France n’est d’ailleurs pas partie — d’engins eurostrategiques en Europe de l’Ouest par exemple.A plusieurs reprises depuis le début de l’annee les Soviétiques ont donné l’impression à leurs interlocuteurs français qu'ils cherchent une porte de sortie à une affaire aux pro- CEE: sanctions contre l’Iran vidées de sens LONDRES (AFP) - L’attitude des diplomaties européennes à l'égard des deux principales crises internationales actuelles.l’Iran et l'Afghanistan, suscité certaines inquiétudes dans les milieux informés britanniques, où l'on note que les N’eut paraissent aborder ces problèmes en ordre dispersé et sans consultations significatives préalables Le gouvernement de Mme Margaret Thatcher a effectué lundi soir un volte-face spectaculaire à l'égard des sanctions contre l'Iran Pour des raisons d'opportunité parlementaire, il a en effet décidé de ne pas appliquer ces sanctions rétroactivement au 4 novembre 1979 (date de la prise des otages américains * malgré l'accord conclu dans ce sens 48 heures plus tôt à Naples par les ministres des Affaires étrangères de la CEE Cette décision constitue un désaveu pour le secrétaire au foreign office.Lord Carrington qui parait avoir donné son accord aux décisions de Naples sans tenir compte de la volonté de la plupart des membres de son gouvernement.Mais surtout, en se pliant aux exigences de certains députés de sa majorité, pour qui le sort des otages américains ne doit pas faire oublier les intérêts economiques britanniques.Mme Thatcher semble posé les limites réelles de sa solidarité avec les États-Unis.Le premier ministre n’a guère en effet offert de résistance à la «révolte» de certains membres de sa majorité qui, au demeurant, n’a à aucun moment paru menacée.En outre, on note à Londres que personne en Europe ne semble particulièrement souhaiter imposer à l'Iran des sanctions qui pourraient être au moins aussi punitives pour leurs auteurs que pour le régime de Téhéran.C’est pourquoi on parait penser à Whitehall que d’autre pays européens pourraient être tentés de suivre l’e- xemple britannique.En attendant que la décision d'imposer des sanctions soit officialisée, probablement en fin de semaine, rien ne sera changé dans les rapports économiques actuels entre Londres et Téhéran.On ignore pour le moment le montant des contrats nouveaux signés entre novembre dernier et mai.On indique cependant de bonne source qu'ils pourraient être de plusieurs dizaines de millions de livres, notamment en matériel militaire.Enfin, on indique que l’application des sanctions n'empêchera pas le renouvellement des contrats déjà conclus.Ce qui pour certains observateurs paraît plus important, c’est que ce brusque changement de cap fait planer quelque doute sur la réalité de la solidarité européenne et sur l’utilité des mesures concertées entre les Neuf, dès l’instant que les intérêts particuliers de chaque nation risquent d’être mi3 en cause.minimisées et présentées comme d'inévitables querelles de ménage qui ne diminuent pas la solidarité et la communauté d’intérêts.Mais c’est la première fois Suis très longtemps qu’il est liquement déclaré par un secrétaire d’État que «la volonté (des Français) d’être indépendants» est «frustrante» pour les États-Unis.Cela risque de donner beaucoup de relief à la prochaine rencontre entre M.Muskie et M.François-Poncet le 30 mai à Washington.Le nouveau secrétaire d’Ë-tat, dont les brusques accès de colère font partie de la légende au Sénat où il a siégé 22 ans, a souligné qu’il était un homme politique et non pas un professionnel de la diplomatie.Cela n’a donné que repli mêmes longements diplomatiques imprévisibles, et qui a déjà mis à mal leur image de mar-ue dans le tiers monde, et ans le monde islamique en particulier.Ils ne peuvent pas non plus, estime-t-on à Paris, rester insensibles aux efforts que font des pays comme l’Inde pour obtenir un règlement négocié de l’affaire afghane.Une aggravation de la situation en Asie centrale rendrait illusoires toutes perspectives de convocation, en 1981, d’une conférence destinée à réduire les causes de tension dans le monde, que cette conférence réunisse «les principaux pays responsables», comme le suggère le président Giscard d’Estaing, ou qu’elle soit «mondiale» selon le projet des pays du Pacte de Varsovie.On peut penser, estiment les observateurs diplomatiques, que quelle que soit la formule retenue, la convocation de cette conférence serait liée à la perspective, ou à la promesse — selon les exigences des pays intéressés — d Ain départ des troupes soviétiques d'Afghanistan.Or sur ce point l'attitude officielle soviétique reste pour l’immédiat inchangée.M.Andrei Gromyko avait qualifié à Paris, le 25 avril dernier, de «mirage, temps perdu et énergie perdue» toute tentative visant à obtenir le retrait des troupes soviétiques avant que n’aient cessé les «ingérences extérieures».Invité par la presse diplomatique française, l’ambassadeur d’URSS en France, M.Stefan Tchervonenko, n’a pas tenu un langage différent.plus de poids à l’avertissement qu’il a donné aux Européens sur l’exercice de leur indépendance vis-à-vis des États-Unis.Un journaliste lui ayant demande en quoi son style différerait de celui de M.Cyrus Vance, son prédécesseur au département d’État, M.Muskie a répondu avec un calme étudié: «J'essaie de poser clairement, le plus modérément possible pour commencer, les limites à l’intérieur desquelles nous espérons que les alliés coopéreront».Le secrétaire d’État a d'autre part demandé aux pays d’Europe de l’Ouest d’éviter de prendre au Proche-Orient toute initiative pouvant «miner le processus ae négociation en cours» entre Israël et l’Égypte.Évoquant la perspective d'une initiative européenne en faveur de l’autodétermination des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, M.Muskie a souligné avec force que «rien parmi ce qui a été proposé n’offre de meilleures possibilités de règlement que les négociations en cours».«Je comprends que nos amis européens et d'autres ne soient pas satisfaits» des progrès réalisés, mais les parties concernées n’ont «pas d’autre choix» que de continuer à négocier jusqu'à ce qu'un accord soit conclu, a ajouté M.Muskie.Les négociateurs américains, israéliens et égyptiens ont enfin abordé les problèmes les plus difficiles et ils doivent continuer même après le 26 mai, date limite prevue dans les accords de Camp David pour un règlement sur l’autonomie palestinienne, a souligné le secrétaire d’État.Interrogé sur la décision prise par Tes Neuf à Naples sur l’imposition de sanctions économiques limitées contre l’Iran, M.Muskie s’est déclaré convaincu qu'il s’agissait d’un «acte de soutien positif».Il a souligné que ces sanctions étaient destinées à maintenir les pressions sur Téhéran afin que le nouveau gouvernement iranien «comprenne les conséquences de la détention» des otages américains.Le secrétaire d’État, qui a eu vendredi dernier à Vienne un long entretien avec le ministre soviétique des Affaires étrangères Andrei Gromyko, a.par ailleurs, déclaré que «rien ne pouvait laisser prévoir» un retrait des troupes soviétiques en Afghanistan.«Il était néanmoins important de reprendre le dialogue avec l'URSS afin de tenter de trouver des intérêts communs», a dit M.Muskie.Le secrétaire d’État a précisé qu’il avait informé M.Gromyko que l’invasion de l’Afghanistan avait «éliminé toute perspective» d’une ratification du traité SALT-2 sur la limitation des armes stratégiques par le Sénat américain.Plioutch: la France là plus finlandisée STRASBOURG (AFPl -Des dissidents soviétiques, invités, par le parti radical italien au Parlement européen, ont critiqué hier au cours d’une conférence de presse or-anisée en marge des travaux e l’assemblée des Neuf la rencontre de Varsovie entre MM.Brejnev et Giscard d’Estaing.Nf Victor Fainberg a dénoncé «les acrobaties diplomatiques exécutées par Giscard dans une capitale vassale de l’URSS», tandis que M.Leonid Plioutch estimait que «la France est le pays le plus finlandisé d'Europe».«Je crois que la démarche de Valéry Giscard d’Estaing sera mise à profit par Brejnev pour ébranler l’unité de l’Europe», a estimé le mathématicien en exil.De son côté, Mme Maria-Antonietta Macciocchi (Rad.Italie) ironisait sur «la première médaille d’or décernée avant les Jeux de Moscou à M.Giscard d’Estaing pour la course de fond qu’il a faite jusqu’à Varsovie pour rencontrer M.Brejnev».Les orateurs ont déploré par ailleurs que plusieurs pays européens dont la France, aient refusé de boycotter les Jeux Olympiques.Après avoir rappelé que le Parlement européen avait été la première Assemblée à exiger ce boycottage en janvier, Mme Macciocchi, soutenue par MM.Fainberg et Plioutch, a demandé que soit organisée une conférence sur les violations des droits de l’homme en URSS avant la conférence CSCE de Madrid «L’absence d’unité de l’Occident pour un boycottage va permettre un développement de la terreur en URSS», a déclaré à ce propos M.Plioutch, qui a estimé que l’URSS n’ira pas plus loin que l’Afghanistan si l'Europe est unie.OFFREZ VOUS LE DEVOIR CHAQUE MATIN $ , RENSEIGNEMENTS SERVICE OU TIRAGE 8M-33S/ CWYETTE SERVICE INTÉGRAL AUTOMOBILE LTEE Confiez-nous vos problèmes d’automobile! « Service de location à long terme $229 Pontiac Parisian n« 1980 par mola •lock 01031 tél.: 866-4454 Moscou reste ferme sur ses positions PARIS (AFP) — L’énergique réaffirmation de la position soviétique sur l’Afghanistan faite hier matin à Paris par l’ambassadeur d’URSS en France, M.Stepan Tchervonenko, ne laisse guère entrevoir, au jendemain du «sommet» franco-soviétique de Varsovie, de rapprochement entre les vues de l’Est et celles de l’Ouest sur ce sujet, estiment les milieux diplomatiques à Paris.C’est surtout la vigueur avec laquelle M.Tchervonenko a insisté sur le caractère «irréversible» du processus afghan qui a attiré l’attention dans les milieux diplomatiques: certes, note-ton dans ces milieux, cette irréversibilité avait bien été soulignée par les Soviétiques au cours de leurs entretiens diplomatiques à divers niveaux, mais elle n’avait encore jamais été exposée publiquement avec une telle netteté et une telle fermeté.De toute évidence, souligne-t-on dans ces milieux, c’est la légitimation du gouvernement de M.Babrak Karmel que lTJnion soviétique entend imposer au monde avant toutes choses.Il s’agit là d’un préalable absolu à tout retrait éventuel des troupes soviétiques d’Afghanistan.Comme l’avait déjà fait le ministre soviétique des Affaires étrangères, M.Andrei Gromyko, lors de sa conference de presse à Paris le 25 avril, M.Tchervonenko a exprimé l’intérêt de l’URSS pour les propositions faites le 26 février par le président Valéry Giscard d’Estaing (retrait des troupes soviétiques, libre cnoix par le peuple afghan de son régime, garanties que l’Afghanistan ne sera ni une menace pour ses voisins, ni un enjeu).Dans l’esprit du Kremlin cependant, le «choix» du peuple afghan est déjà fait: c'est la «révolution démocratique» (qui n’est pas, a souligné M.Tchervonenko, une révolution socialiste) et aucun retour en arrière n’est envisageable et encore moins négociable.Quant au retrait des troupes soviétiques, il ne saurait être qu’un aboutissement et non un commencement — c’est-à-dire «le couronnement de toutes les mesures», selon les termes employés par M.Gromyko.Le fossé entre les conceptions de Moscou et celles des pays occidentaux sur la crise afghane reste donc aussi profond au lendemain de la rencontre entre MM.Leonid Brejnev et Valéry Giscard d’Estaing qu’il l’était après la visite de M.Gromyko à Paris et qu’il l’est depuis l’intervention soviétique a Kaboul.Le caractère irréconciliable de ces positions est d’autant plus évident, estiment les observateurs, que Moscou continue à insister non seulement sur la légitimité du gouvernement de M.Babrak Karmel, mais aussi sur la parfaite conformité de l’action militaire soviétique avec les principes de la charte des Nations unies.Celle-ci, a rappelé hier l’ambassadeur, prévoit la possibilité pour tout pays d’appeler à l’aide en cas d’ «agression».Nier qu’il y ait eu, en Afghanistan, une agression préalable à l’intervention soviétique, procède, a dit M.Tchervonenko, d’une «analyse de mauvaise foi».«Les Américains, a-t-il ajouté, ne nient pas qu’ils aident les contre-révolutionnaires rebelles envoyés depuis le territoire pakistanais et le Pakistan ne nie pas que ces groupes agissent et sont entraînés sur son terrain».L’Union sôviétique, a affirmé M.Tchervonenko, n’a pas et n’a jamais eu d’autre doctrine que défensive.Elle n’a jamais eu l’intention de s’emparer d’autres pays ni de chercher une quelconque supériorité militaire sur le monde occidental.Ce sont les États-Unis, a-t-il dit, qui dissimulent derrière la prétendue défense d’intérêts vitaux leur désir d’établir leur domination sur des régions et des pays et de changer le cours de restructuration des relations internationales qui avait commencé avec le processus de la détente.«L’URSS et ses alliés, a-t-il ajouté, disposent de possibilités suffisantes pour ne pas admettre ce changement dans le rapport de forces.» Aussi, un retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan constituerait «un cadeau aux États-Unis» et équivaudrait à «une garantie aux ingérences extérieures dans les affaires afghanes».Iran: raid soviétique à la frontière afghane ISLAMABAD (AFP) - Le ministre iranien des Affaires étrangères, M.Sadegh Ghobt-zadeh, a déclaré hier à Islamabad que des hélicoptères de fabrication soviétique avaient effectué dans la matinée un raid sur le territoire iranien.Selon l’agence Pars, deux hélicoptères de fabrication soviétique, venant d’Afghanistan, ont tiré sur des habitations à 40 km au sud de Tay-bad, dans la province de Kho'r-rasan, près de la frontière afghane, tuant un motocycliste.Les hélicoptères ont lancé des roquettes et tiré des rafales de mitraillettes.Le gouverneur de Bakhazar (province de Khorrasan), cité par l’agence, a indiqué que les hélicoptères et les roquettes étaient de fabrication soviétique et a précisé que selon certaines informations en sa possession, quatre cents cnars étaient stationnés en Afghanistan le long de la frontière avec l’Iran, M.Ghotbzadeh a déclaré que ce raid visait à «amener 1 Iran à abandonner son attitude à la conférence des mi- nistres des Affaires étrangères des pays islamiques» qui se tient actuellement à Islamabad.Mais, a-t-il ajouté, «cette attaque soviétique nous a plus que jamais renforcés dans nos convictions».Le ministre iranien avait dimanche dernier invité des dirigeants de la résistance afghane à se joindre à la délégation de son pays à cette conférence, affirmant: «Nous sommes avec eux jusqu’au bout».L’agence Pars, qui qualifie ces événements «d'agression militaire du gouvernement afghan», publie par ailleurs la réaction prudente du porte-parole de la présidence de la République iranienne, M.Moussavi Garmaroudi.Ce dernier indique «n’être en possession que d’un rapport de la police de Taybad et attendre celui de la gendarmerie iranienne qui est stationnée à la frontière, avant de prendre toute décision».Selon le rapport de la police citée par M.Garmaroudi, «des hélicoptères poursuivaient des militants afghans lorsqu’ils ont violé la frontière iranienne».En outre, a-t-il précisé, «la personne tuée serait un Afghan et non un Iranien».«Même si cette attaque ne visait pas l'Iran, nous la condamnons, car elle est dirigée contre nos frères musulmans d'Afghanistan», a-t-il conclu.Par ailleurs, des inconnus ont ouvert le feu dans la nuit de lundi à mardi sur l’immeuble où sont détenus des otages américains à Kerman (est dupays), a indiqué le journal Etellaat.Les gardiens de la révolution, precise le journal, ont aussitôt riposté mais les tireurs ont pu s'enfuir à bord de la voiture d'où les coups ae feu avaient été tirés.Société Canadienne du Cancer =Regardez— autour de vous.une nouvelle préoccupation pour les industries L'environnement, c'est vous.Bien sûr, c’est aussi l'eau, la terre, l'air Mais c’est avant tout ce que vous en faites autour de vous.Et c’est aussi ce qu'en font les Industries L’Industriel ne peut plus uniquement se préoccuper de la rentabilité de son capital.Il doit aussi veiller à ce que l’Industrie qu’il dirige ne détériore pas l’environnement, ne pollue pas l’eau, l’air ou le sol, ne porte pas atteinte à la qualité du milieu de vie.Bien sûr, 11 y a maintenant une réglementation relative à toutes ces questions.Mais la loi ne peut tout faire par elle-même.Elle exige des changements d’attitudes chez les producteurs tout comme chez les consommateurs.Si l’Industrie y met du sien, nous vivrons en harmonie dans notre environnement.L’environnement dépend de vous.Environnement Québec c’est le mois de =l’Environnement Le Devoir, mercredi 21 mai 1980 ¦ 9 •1 \ Vietnam: lutte à l’illégalité au sud HANOI (AFP) — La lutte contre les «activités armées réactionnaires» et contre le trafic de marchandises entre le Cambodge et le Vietnam ont été au centre des travaux d’une conférence sur la sécurité dans le sud du Vietnam, qui s’est réunie «récemment» à Ho-Chi-Minn-Ville, apprenait on hier à Hanoi, de source officielle.La conférence, présidée par M.Pham Hung, ministre vietnamien de l’Intérieur, a adopté une résolution appelant à «lutter, contre les groupes réactionnaires qui travaillent clandestinement le long des frontières et des côtes, contre les activités armées des réactionnaires, contre les espions, les trafiquants et les organisateurs de départs illégaux».Elle a également décidé «la dissolution des marches noirs le long de la frontière (khméro-vietnamienne) et la réorganisation des marchés (libres) à l’intérieur du territoire».La conférence regroupait autour de M.Hung des représentants de 16 provinces du sud.C’est la seconde fois en moins d’un mois, remarquent les observateurs à Hanoi, que les autorités vietnamiennes admettent officiellement l’existence d’activités armées «réactionnaires» sur leur territoire.A la fin du mois dernier, M.Nguyen Huu Tho, chef de l’Etat par intérim, avait reconnu dans une interview à l’AFP la présence d'une «rébellion inorganisée» dans la région des hauts plateaux (provinces de Gialai-Congtum, Daklak et Lamdong le long de la frontière khméro-vietnamienne, entre le 12ème et le 15ème parallèle).D’autre part, c’est la première fois qu’elles décident de lutter effectivement contre le trafic de marchandises, qui s’est développé entre la Thaïlande et le Vietnam par l’intermédiaire du Cambodge.Ce trafic alimente de nombreux marches libres établis dans la plupart des villes du sud, notamment à Ho-Chi-Minh-Ville.A ce jour, les autorités de l’ancienne Saigon avaient seulement indiqué qu’elles fermaient les yeux sur ce trafic, car il ne mettait pas en danger l’économie nationale.La décision de «réorganiser les marchés à l’intérieur du pays», estime-t-on à Hanoi, vise à contenir le fulgurant développement des marchés libres dans l’ancienne capitale du sud.Alors qu’ils ne sont officiellement que «tolérés», ces marchés sont en effet devenus le véritable nerf de l’économie locale.Pékin pourrait procéder à d’autres essais de missiles PEKIN (AFP) - La Chine pourrait se livrer, d’ici le 10 juin, à de nouveaux essais de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) dans le Pacifique-Sud après son succès de dimanche, estiment les observateurs militaires occidentaux à Pékin.Elle a procédé dimanche au tir réussi d’un missile de ce type depuis son territoire sur une distance évaluée à quelque 9,600 kilomètres (6,000 milles), témoignant des progrès considérables accomplis par Pékin dans ce domaine L’engin, selon les observations du ministère australien de la Défense, est tombé exactement à l’endroit ui avait été prévu, c’est-à- ire un point situé approximativement au milieu d'un hexagone délimité par les îles Nauru, Kiribati, Tuvalu, Samoa, Nouvelles-Hébrides et Salomon.Cet essai de précision, commentent les observateurs militaires.demanderait logiquement à être confirmé par un second tir qui combinerait diverses données que le premier n'a pas nécessairement permis d'établir.Outre le guidage et la poussée du missile, il convient en effet de déterminer son comportement exact et le bon fonctionnement des dispositifs d’enregistrement lorsqu'il est chargé d'un poids équivalent aux ogives nucléaires dont ces engins sont appelés à être pourvus, mais dont celui testé dimanche n'était pas doté.Aucune confirmation n’a cependant été enregistrée que Pékin s'apprêtait a effectuer de nouveaux essais de ce genre.Ces essais sont techni-uement possibles à la suite e celui de dimanche, la Chine ayant averti les pays étrangers de ne pas laisser leurs navires et avions pénétrer dans la zone de la cible durant une période comprise entre le 12 mai et le 10 juin.En outre, elle a engagé des frais considérables dans l’envoi de ses propres bateaux et avions dans la zone de la cible, une opération tenue pour la plus lointaine des côtes chinoises jamais réalisée par une flotte de la Chine populaire.Pékin peut ainsi souhaiter rentabiliser cette opération par des essais complementaires.Il est improbable toutefois que ces essais éventuels soient officiellement annoncés par la Chine, à l’inverse de celui de dimanche dont le succès a été rapporté sous de gros titres par les journaux.La télévision chinoise s’est, pour sa part, contentée de faire état du bref communiqué de l’agence Chine-Nouvelle qualifiant de «succès complet» le déroulement de ce tir, mais n’a pas montré d’images de l’essai.Le missile testé dimanche a une portée de 12,800 km (8,000 milles) selon le dernier rapport de l’Institut international d’Études stratégiques de Londres.Entre-temps, l’essai, réussi samedi par la Chine, d’un missile balistique intercontinental susceptible d’atteindre les États-Unis ne préoccupe pas outre mesure le Pentagone.Même avec un programme accéléré, la Chine ne pourrait guère produire, dans les cinq ou six ans à venir, que quelques douzaines de ces fusées, qui seraient plus que largement compensées par rénorme arsenal nucléaire américain, indiquait-on hier de source militaire américaine.La Chine ne possède actuellement qu’un peu plus d’une centaine de fusées stratégiques à tête nucléaire, estime-t-on dans les milieux compétents américains.Deux rampes seulement seraient équipées de fusées ayant une portée suffisante (6,720 km au maximum) pour atteindre Moscou.Les autres rampes de lancement chinoises ne seraient équipées que de fusées de portée intermédiaire et moyenne.La Chine posséderait actuellement au total cinquante-cinq fusées stratégiques de portée intermédiaire (2,400 km), capables d’atteindre depuis la Chine l’est du territoire soviétique, mais non la Russie d’Europe.La Chine posséderait aussi quarante-quatre fusées à moyenne portée (960 km), capables d’atteindre la Mongolie et l’extrême-orient soviétique.Quatre têtes pour les fusées SS-20 soviétiques BRUXELLES (AFP) - Les fusées «eurostratégiques» soviétiques SS-20, d’une portée de 4500 km, vont très prochainement être dotées de quatre têtes de rentrée indépendante au lieu des trois qui les équipent actuellement, a-t-tm appris de source proche des services de renseignement de l’OTAN hier à Bruxelles.Selon les experts atlantiques, les SS-20 dont la précision permettrait en cas de conflit de neutraliser avec une extrême précision les objectifs militaires de l’OTAN en Europe, sont sur le point d’être dotées d’une quatrième tête guérin l’éditeur qui édite Petit Atlas ^ géographique du Québec 24 cm x 30 cm $6.95 Marc-Aimé Guérin géographe atlas OÉ0GRAFHIQUE de rentrée indépendante.On ignore, précisait-on de même source, quand les nouvelles ogives à quatre têtes seront déployées.Un rapport officiel récent de l’OTAN indiquait qu’à l’heure actuelle, Moscou a déployé quelque 700 têtes et 150 lanceurs.Ceux-ci, compte tenu de l’orientation donnée, peuvent indifféremment menacer des objectifs européens ou chinois.Le rythme de production des fusées est d'une par semaine actuellement.Toujours de même source, on précisait que l’URSS dispo- sera en 1985 de quelque 2,000 têtes pour ses fusées SS-20.L’OTAN a adopté en décembre dernier un plan portant sur le déploiement dès 1983 de 108 fusees Pershing-2, avec tête atomique et d’une portée de 1800 km, et 464 missiles de croisière, d’une portée de 2400 km, pour faire pièce aux SS-20 soviétiques.La Belgique et les Pays-Bas n’ont toutefois pas encore accepté le déploiement de ces armes eurostratégiques sur leur territoire, contrairement à la R.F.A., la Grande-Bretagne et l’Italie.Déportation de Cambodgiens BANGKOK (AFP) - Les autorités militaires thaïlandaises ont déplacé hier un nombre important de Cambodgiens.selon des informations parvenues hier de la frontière thaïlando-cambod-gienne Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est déclaré «gravement préoccu- En vente dans toutes les librairies La publication de ce PETIT ATLAS GÉOGRAPHIQUE DU QUÉBEC marque un pas en avant dans révolution du Québec où on trouvait, il y a 25 ans, des atlas français d’origine européenne; il y £ 10 ans, des atlas français d’origine européenne et ’’réchauffés’’ à la canadienne, mais pas d’atlas vraiment et pé» par cette opération, au cours de laquelle des milliers de personnes auraient été déplacées.Selon les informations parvenues à Bangkok, ces mouvements ont été organisés par l’armée thaïlandaise, après des semaines de consultations avec le CICR, destinées à installer les réfugiés en altitude avant le début de la saison des pluies.Le CICR a cependant indiqué qu’il n’avait pas été préalablement consulté sur ce dernier déplacement et qu’en outre, il désapprouvait les mesures de sécurité et de distribution de nourriture, prises pour la zone située en face du village frontalier de Nong Sa-met, où l’on estime entre 60 et 80,000 le nombre de Cambodgiens réfugiés.ICI lit éditeur limitée 4B74 ru* SAINT-DENIS MONTRÉAL H2J 8L3 t TÊL (514) 942-3481 entièrement québécois: ce qui manquait à tous ceux qui cherchaient à situer sur une carte un nom de lieu québécois.Corée du Sud: la crise s’amplifie avec la démission du gouvernement SEOUL (AFP) - La Corée du Sud était en pleine crise politique, hier, à la suite de la démission du gouvernement, trois jours apres la prise virtuelle du pouvoir par les militaires et l’extension de la loi martiale à tout le pays.Le premier ministre, M.Shin Hyon-Hwack, a officiellement déclaré que son gouver nement assumait l’entiere responsabilité des manifestations étudiantes de la semaine dernière, dont l’ampleur sans précédent a secoue la capitale au moment où le chef de l’État, le président Choi Kyu-Hah, faisait une visite officielle en Arabie Séoudite et au Koweit.Pour les observateurs cependant, il est plus probable que le cabinet a «été démissionné».La situation s’est encore aggravée lorsque, hier matin, des soldats, fusil à la hanche, ont empêché quelque 40 députés de l'opposition de Pénétrer dans l’enceinte du arlement.Pour protester, tous les députés de l’opposition ont décidé de démissionner.Quant aux parlementaires favorables au gouvernement, ils étaient complètement démoralisés par l’arrestation soudaine du président de leur parti, M.Kim Jong-Pil, accusé de corruption.De son côté, le président du «Nouveau parti démocrati- que» d’opposition, M.Kim Young-Sam, pratiquement placé en résidence surveillée, a défié la loi martiale en organisant hier une conférence de presse, au cours de laquelle il a violemment attaqué le gouvernement.M.Kim a affirmé que si la loi martiale n’était pas abro-ée, il fallait s’attendre à un ain de sang dans le pays.Selon des informations non con- firmées parvenus à Séoul, de violentes manifestations de rues se poursuivent pour la troisième journée consécutive dans le sud-est du pays, dans la province de Kwangju.Des tracts distribues par les étudiants affirment que sept personnes, dont trois étudiants, ont été tués lundi au cours d’affrontements avec la police.Plusieurs centaines de personnes auraient été arrêtées.Entre-temps, les autorités ont diffusé un communiqué expli-uant qu’il était nécessaire ’étendre la loi martiale pour préserver la sécurité nationale.Selon ce communiqué, l’opposant numéro un au régime, M.Kim Dae-Jung, arrête à la fin de la semaine dernière, avait fomenté les émeutes étudiantes pour s’emparer du pouvoir.Le communiqué déclare ue les manifestations étu-iantes étaient infiltrées par des agents communistes et ue la Corée du Nord n’atten-ait plus que le bon moment pour envahir le Sud.Quoiqu’il en soit, il apparaît que le régime de loi martiale se heurte à une sérieuse résistance, ouverte et clandestine, bien que les autorités affirment que la majorité de la population soit derrière elles.La détention de Liu dénoncée en Chine PEKIN (AFP) - Onze organisations du mouvement contestataire chinois, aujourd’hui muselé, ont rompu le silence pour protester contre la détention depuis plus de six mois d’un de leurs membres, Liu Qing.Dans un tract ronéotypé diffusé ces derniers jours à Pékin, les onze organisations réclament la libération de Liu Qing, accusent la police pékinoise «d’infractions à la loi» et appellent «tous les camarades à lancer un combat sans relâche pour l’établissement de la légalité et de la démocratie socialistes dans tout le pays».C’est le premier appel de ce genre enregistré' depuis que les autorités chinoises ont fait connaître leur intention d’a- dopter des mesures propres à bâillonner totalement le mouvement de contestation qui s’est manifesté l’an dernier, dans la plupart des grandes villes chinoises.L’appel est signé des principales revues du mouvement apparues l’année dernière dans six villes de Chine.Outre la capitale, avec l’ancienne revue non officielle Tribune du cinq avril, qui a cessé de paraître, les villes de Canton (sud), Changsha (centre) et Hangzhou (est) sont fortement représentées parmi les signataires, et même l’île de Hainan en mer de Chine méridionale.Liu Qing, ancien membre de la Tribune du 5 avril, a été arrêté le 11 novembre 1979 pour avoir diffusé le texte des débats du procès du dissident Wi Jingsheng, jugé le 16 octobre de la même année et condamné à 15 ans de prison.Son arrestation avait suivi l’intervention en force de la police devant le mur de Pékin alors connu sous le nom de «Mur de la démocratie», où une brochure contenant le texte de ces débats était vendue à la foule des lecteurs de dazibao.Cette descente de police, geste exceptionnel de nervosité de la part des autorités, eut lieu devant des journalistes étrangers.Les signataires du tract estiment que la détention de Liu Qing est «illégale», et dénoncent son arrestation opérée sous l’accusation d’avoir Sublié les débats d’un procès îéoriquement public.En fait, rappellent les observateurs, lé procès de Wei Jingsheng s’é» tait déroulé devant une audience triée sur le volet, et munie, comme au théâtre, de billets d’entrée.Outre Liu Qing, la plupart des activistes contestataires ui ont été arrêtés, au cours e la seconde moitié de l’année 1979, sont restés détenus sans qu’auçun signe d’unè prochaine instruction de leur cas ne soit enregistré.Une autre figure en vue du mouvement, le leader de la Ligue chinoise des droits de l’homme, Ren Wanding, est aussi en prison depuis le 1er avril 1979 sans jugement.On est 2 milliards iiiii mm ; , Ü Le fédéralisme est un phénomène moderne dont bénéficie déjà plus de la moitié de l’humanité.On le retrouve surtout dans les pays qui possèdent un vaste territoire et qui réunissent plusieurs groupes ethniques et linguistiques.Parmi les pays les plus puissants au monde, les États-Unis, la République fédérale d’Allemagne et l’Union soviétique vivent actuellement dans des régimes fédératifs.D’autres pays au territoire étendu, nommément le Canada, le Brésil et l’Australie, ont adopté le régime fédératif et, selon certains futurologues, pourraient devenir les grandes puissances de demain.Le fédéralisme n’attire pas que les pays de grande étendue.Il compte aussi de nombreux adeptes parmi des pays plus petits comme la Suisse, la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie ou l’Autriche.Il est intéressant de retenir les principales dates de l’histoire du fédéralisme moderne.On y remarque que l’interdépendance des nations s’est accrue avec les progrès de la civilisation et continue de s'accroître.Le fédéralisme est le mieux en mesure de répondre à ce besoin d’interdépendance et d'assurer la prospérité à ceux qui l'adoptent.C'est sans doute pourquoi la Communauté économique européenne s'est orientée vers une forme de régime fédératif à la suite de l’élection au suffrage universel, en 1979, des délégués au Parlement européen.XVIIIe siècle: Les États-Unis adoptent, en 1787, un régime fédératif après avoir tenté d’instaurer, pendant 11 ans, un régime confédéral.XIXe siècle: La Suisse fait l'essai d'un régime confédéral avant d'opter pour le régime fédératif par des modifications successives de sa constitution, en 1848 et 1874.En 1867, la province du Canada comprenant le Québec et l'Ontario actuels s’unit au Nouveau-Brunswick et à la Nouvelle-Écosse pour former la fédération canadienne.XXe siècle: L’Australie se dote d'un régime fédératif, le 1er janvier 1901.Après une série de guerres civiles et de coups d'État, le Mexique devient une fédération en 1917.L’Union soviétique (l’Union des républiques socialistes soviétiques) adopte le fédéralisme au lendemain de la Première Guerre mondiale, en 1918.Sur le continent européen, l’Autriche se constitue en fédération composée de neuf États membres en 1920.En 1946, l’État yougoslave se donne des institutions fédérales.En Amérique du Sud, le Brésil se donne, en 1946, un régime fédératif composé de 22 États membres.En Asie, la Malaisie se constitue en fédération dès 1948.En 1949, l’Argentine devient une union fédérale de 22 provinces.Toujours en 1949, le monde entier est attentif aux élections du premier Parlement fédéral en Allemagne de l'Ouest.Devenue indépendante de la Grande-Bretagne, en 1947, l'Inde opte, trois ans plus tard, en faveur d'un régime fédératif.Sur le continent africain, les citoyens du Nigeria décident, en 1954, de reconstruire leur pays devenu indépendant, sur la base du fédéralisme.Ces questions,ainsi que plusieurs autres.font le sujet d'une série de publications intitulée "Notes sur le Fédéralisme canadien”, publiée par le gouvernement canadien en guise de contribution à la discussion publique.Vous pouvez obtenir gratuitement cette série de notes en écrivant à: Publications Canada, C.P.430, Succursale postale DeLorlmler, Montréal, Québec, H2H2N7 Canada J TlîT Le Devoir, mercredi 21 mai 1980 La violence raciale gagne d’autres villes Un jeune Noir s est arrêté devant des magasins dévastés au cours de émeutes qui ont eu cours jusqu’à hier, à Miami.(Photolaser AP) TAMPA (AFP) — Une soixantaine de jeunes Noirs ont manifesté violemment sans faire de blessés, dans la nuit de lundi à mardi, dans un quartier noir de Tampa (ouest de la Floride), a annoncé hier la police, qui n’a procédé à aucune arrestation.Des violences raciales ont également éclaté en Géorgie, dans la petite ville de Wrights-ville, ou deux policiers et un pompier blancs ont été blessés par balles dans la nuit.La police a procédé à 40 arrestations.À Tampa, les adolescents ont lancé des pierres sur des automobiles conduites par des Blancs et sur des vitrines de magasins, a précisé la police.C'est à Tampa qu'avaient été acquittés samedi les quatre anciens policiers blancs accusés d’avoir tué en décembre dernier à Miami un Noir qui avait brûlé un feu rouge.L' acquittement avait déclenché à Miami samedi soir la plus grave émeute raciale aux Etats-Unis depuis quinze ans, faisant au moins 16 morts et 380 blessés, selon un dernier bilan publié hier matin.Hier en fin de matinée, le calme semblait être revenu dans le quartier noir de Miami, toujours cerné par 3.600 gardes nationaux.Les commerces ont rouvert, ainsi que les écoles.Selon la police, le calme était également revenu hier matin a Wrightsville, petite agglomération de 2,100 habitants.Le shériff de la ville a affirmé que les coups de feu avaient été tirés par des Noirs et a estimé que ces violences étaient en partie dues à réchauffement des esprits après les émeutes raciales en Floride.Les violences ont commencé à la suite d’une rixe entre deux femmes noires dans un magasin, a déclaré la police.Des policiers ont été accusés par la communauté noire d’avoir frappé un Noir, défenseur des droits civiques, qui s’était interposé entre les deux femmes.La communauté noire de Wrightsville avait déjà manifeste le mois dernier contre l’intervention du Ku Klux Klan, organisation raciste blanche, lors d’une manifestation noire.Les émeutes raciales de Miami sont les plus graves qui aient eu lieu depuis de nombreuses années aux Etats-Unis.Les derniers affrontements raciaux importants ont eu lieu à Détroit, en juillet 1975, et avaient fait un mort et de nombreux blessés.Voici la chronologie des principales émeutes qui ont embrasé les Etats-Unis depuis 1954, date de la décision ae la Cour suprême de déclarer in- constitutionnelle la ségrégation dans les écoles publiques: ¦ 31 août 1954: lynchage du jeune Noir Emmet Till dans le Mississippi; ¦ 3 septembre 1957: troubles de Little Rock (Arkansas), à l’occasion de l’intégration raciale dans les écoles et intervention des troupes fédérales.7 élèves noirs seulement bénéficieront de l’intégration: ¦ 17 septembre 1963: des attentats racistes font sept morts à Birmingham; ¦ le 11 août 1965, une banale affaire de contrôle de police déclenche dans le quartier noir de Watts, à Los Angeles, des émeutes qui font, en une semaine, 34 morts, d’innombrables blessés et causent plus de 40 millions de dollars de dégâts; ¦ le 12 juillet 1967, une altercation entre deux policiers blancs et un chauffeur de taxi noir donne le coup d’envoi de l’insurrection du ghetto de Newark (New-Jersey).En cinq jours, 26 personnes sont tuées, et tout un quartier est mis à sac par des émeutiers, poussés à bout par la misère et la chaleur; ¦ 23 juillet 1967.graves émeutes raciales à Détroit: 24 morts et 200 millions de dollars de dégâts.Le bilan des émeutes raciales survenues dans 128 villes en 1967 est de 83 morts; ¦ l’assassinat du pasteur Martin Luther King, le 4 avril 1968, déclenche une flambée d’émeutes raciales d’avril à août, notamment du 4 au 16 avril dans 125 villes (42 morts); ¦ mai 1970 : 6 morts à Augusta (Géorgie); ¦ 10 janvier 1972: fusillade de Bâton-Rouge (Louisiane), quatre morts dont deux policiers; ¦ 29 juillet 1975: un coup de feu tire par un barman blanc contre un jeune Noir soupçonné d’avoir volé une voiture déclenche une émeute.Le quartier est transformé en champ de bataille.Il v aura un mort et plusieurs blessés; ¦ flambée de petits incidents raciaux dans le sud des Etats-Unis, où on observe une renaissance du Ku Klux Klan, notamment à Birmingham (un mort, le 22 juin).Seconde semonce de l’Onu à Israël au sujet des mesures d’expulsion RFA: l’opposition se prépare résignée au scrutin d’octobre NATIONS UNIES (NEW YORK) (AFP) - Le Conseil de sécurité, par quatorze voix et une abstention (États-Unis), a demandé de nouveau à Israël de rapporter «les mesures illégales» d'expulsion prises à l’egard des maires de Hébron et ae Khalkhoul et du juge islamique de Hébron, et de faciliter leur retour immédiat dans leurs foyers et leurs fonctions.La résolution adoptée hier soir par le Conseil de sécurité «déplore vivement» le fait que le gouvernement israélien n’ait pas rapporté ces mesu-me le < ont téléphoné depuis New-York en Israël pour demander à diverses formations de gauche et aux «partisans de la coexistence» de lutter en leur faveur.Deux personnalités israéliennes, le général Peled et M.Victor Chemtov, secrétaire général du Mapam (gauche du Parti travailliste) ont transmis chacun à la Cour suprême un témoignage sur les conceptions pacifiques des deux maires qui, selon eux, veulent un État palestinien à côté d’Israël.D’autre part, les autorités militaires israéliennes ont destitué MM.Kawasmeh et Mel-hem de leurs fonctions de maires.Les observateurs y voient une mesure préventive au cas où la Cour suprême invaliderait leur expulsion.Enfin, le tribunal de Jérusalem a confirmé hier l’ordre de détention administrative pour une durée de trois mois délivré la semaine dernière par le ministère israélien de la Défense à l’encontre du rabbin Meir Kahane, chef du groupe extrémiste «Kach», et dvun co- lon juif de Kyriat Arba, M.Barcuch Green.Arrêtés il y a huit jours, le rabbin Kahane et M.Green pourront cependant faire appel de cette décision, a précisé le tribunal.Les deux hommes, qui avaient multiplié les provocations ces derniers temps dans les territoires occupés, avaient mis sur pied une organisation para-militaire clandestine ayant pour but de s’attaquer aux Palestiniens de ces territoires, a affirmé la radio israélienne.BERLIN (AFP) - Le 28ème congrès du Parti chrétien-démocrate (CDU) ouest-allemand à Berlin-Ouest a été plus marqué par la résignation que par le «retour à la confiance» que ses dirigeants ont appelé de leurs voeux après la sévère défaite subie le 11 mai dernier aux élections régionales de Rhénanie-Westphalie.Dans la salle des séances, les appels encourageants de M Helmut Hohl.president du parti et des autres leaders ont certes été salués d’applaudissements nourris.Mais dans les couloirs, nombre de délégués ne cachaient pas qu’à leur avis la CDU-CSU a bien peu de chances de remporter les élections législatives fédérales en octobre prochain.Cette résignation, qui oriente déjà les pensées vers l’échéance suivante, en 1984.explique en partie que le maintien de la candidature de M.Franz-Josef Strauss à la chancellerie ait été acceptée, sans doute sans enthousiasme.mais aussi sans irritation apparente.De toutes manières, même si la désignation comme candidat du ministre-président de Bavière coûte manifestement des voix au parti, la proximité de la consultation nationale interdisait tout changement à la tête de l’équipe qui va tenter «l'impossible exploit» de déloger Helmut Schmidt de la chancellerie.M.Strauss lui-même, qui a pris la parole hier, n’a laissé aucun doute sur l’orientation Les athlètes italiens iront aux Jeux de Moscou ROME (d’après Reuter et AFP) — Le Comité olympique italien s’est prononce hier, à une écrasante majorité, pour la participation aux Jeux olympiques de Moscou.Le vote a été acquis par 29 voix pour, 2 contre, et trois abstentions La décision a été prise à l’issue d’une réunion entre les dirigeants des 34 fédérations sportives, qui a duré quatre heures, au quartier-général du C.N.O.I.Lundi, le gouvernement avait recommandé officiellement le boycottage des J.O.; mais avait laisse le Comité olympique libre de sa décision Le C.N.O.I a toutefois respecté le souhait du gouvernement de ne pas voir le drapeau italien flotter à Moscou ni d’v entendre l’hymne national tout athlète italien qui ira aux Jeux, le fera donc a titre individuel De même, quiconque décidera de ne pas s’y rendre, pour des raisons per- sonnelles ou morales, ne souffrira aucune discrimination Après le «OUI» donné, hier matin, par le Comité national olympique italien (C.O.N I.), il apparaît qu’une majorité de pays de l’Europe de l’Ouest devrait participer aux Jeux de Moscou.À un peu plus de quatre jours de la clôture des engagements, seize comités olympiques nationaux (C.N.O.) ont, en effet, pris la décision d'envoyer une délégation.Il s'agit des C.N.O.des pays suivants: Autriche.Belgique, Chypre, Danemark, Finlande.France, Grande-Bretagne, Grèce, Irlande.Islande, Italie.Pays-Bas, Portugal, San Marin, Suède et Suisse.Quatre C.N.O., en revanche, se sont prononcés contre la participation.Ce sont ceux du Liechtenstein, de Monaco, de la Norvège et de la R F A Le C.N.O.de 1a Turquie se déterminera vendredi en toute in- dépendance, le gouvernement turc n'ayant pas fait connaître sa position, ainsi que celui de l’Espagne qui devrait se rallier, comme il en a exprimé l’intention, à la majorité.Auparavant, le C.N.O.luxembourgeois sera, sans doute, enclin à suivre les exemples belge et néerlandais, demain.Cest également demain que le C.N.O.japonais se prononcera.À ce sujet, M.Katsuji Shibata, son président, a déclaré hier, à quelques journalistes, que la décision qui sera prise ira, probablement, dans le sens d une participation.M.Shibata a précisé que le C.N.O.japonais avait infléchi sa position à la suite du séjour, dans plusieurs pays européens, de deux de ses membres.de la future campagne électorale: elle sera dure, et exclusivement dirigée contre Helmut Schmidt.Chaleureusement applaudi, M.Strauss a dépeint Factuel chancelier comme un homme qui.malgré les apparences, poursuit depuis 1969 l’objectif d’établir une société socialiste et de neutraliser l’Europe.Le candidat de l’union a reproché à M.Schmidt de porter sa part de responsabilité dans l’extension de l’influence de l’Union soviétique en Europe au détriment de la solidarité avec les États-Unis.Il a rappelé que le chef du gouvernement s'était opposé, dans les années cinquante, à la constitution de la Bundeswehr et à l’entrée de la RFA dans l’Alliance atlantique.Faisant allusion à la récente rencontre entre le président Giscard d’Estaing et M.Leonid Brejnev à Varsovie, M.Strauss a affirmé qu’elle avait ramené à leur juste mesure les ambitions de M.Schmidt comme interlocuteur privilégié de Moscou en Europe.La stratégie électorale de la CDU semble encore incertaine sur un point: l’attitude à adopter à l’egard des libéraux (FDP), actuellement alliés au gouvernement avec le SPD, et qui sont en perte de vitesse.Apparemment, l’union chretienne-démocrate n’a pas encore décidé si elle doit définitivement abandonner l’idée de retrouver un jour un partenaire de coalition libéral, et contribuer au déclin d’un FDP victime de la bipolarisation de la vie politique.res, comme le conseil le lui avait demandé le 8 mai.Elle rappelle que la quatrième convention de Geneve de 1949 interdit «les transferts forcés, en masse ou individuels, ainsi que les déportations de personnes» civiles de territoires occupés, pour quelque motif que ce soit.Le gouvernement israélien risque de nouveaux revers politiques à cause de la Cour suprême d’Israël qui, hier, lui a donné 45 jours pour s’expliquer sur l’expulsion au Liban, le 3 mai, sans autre forme de procès, des trois personnalités palestiniennes de la région de Hébron, en Cisjordanie.Pour l’instant, le gouvernement israélien a perdu la première manche d’une bataille juridique, puisque la cour ne s’est pas contentée des premières explications.Le délai de 45 jours, selon certains observateurs, devrait permettre au gouvernement ae revenir sur sa décision et laisser rentrer chez elles ces trois responsables.C’est notamment l’avis exprimé à la sortie de l’audience par plusieurs personnalités israéliennes.Pour ces observateurs, une condamnation de la Cour suprême constituerait un précédent qui empêcherait les autorités d’avoir recours, comme par le passé, aux sanctions expéditives, sans procès.D’ici à 45 jours, le gouvernement devra donc présenter les motivations profondes de sa décision.Sur le fond juridique, il est peu probable que la cour donne raison au gouvernement.Elle peut hésiter sur les raisons découlant du contexte politique.Néanmoins, le risque d’une condamnation du gouvernement par la haute cour n’est pas négligeable.Parallèlement, la bataille pour le retour des trois Palestiniens s’organise très progressivement.Les trois intéressés Pérou: double victoire LIMA (Reuter) — Le Parti de l’action populaire de M.Fernando Belaunde Terry, que les 6.5 millions d’électeurs péruviens ont porté dimanche à la tète de l’État, remporte la moitié des sièges à la Chambre des députés et la majorité absolue moins une voix au Sénat, selon les projections d’ordinateurs publiées hier.L’électorat péruvien devait également élire les membres des deux chambres du Congrès.Ces élections ont mis fin a dix-sept ans de régime militaire, instauré en octobre 1968 par le renversement du même M.Belaunde Terry, élu cinq ans plus tôt.Le chef de la junte, le général Francisco Morales Bermudez, remettra officiellement le pouvoir au nouveau président le 28 juillet, fête nationale du Pérou.Selon les résultats provisoires, M.Belaunde Terry a recueilli 43,6 pour cent des voix, à la surprise des observateurs qui avaient cru qu’aucun candidat ne passerait la barre des 36 pour cent.M.Armando Vil-laneuva, chef de l’Apra, une coalition de gauche, a recueilli 26,5 pour cent À VOUS LE CHOIX PLACEMENTS A TERME GARANTIS 5 ANS 4 ANNUELLEMENT A.1 AN "V 4 ANNUELLEMENT COURT TERME 13 A 7—; —;- -n REGIME D’EPARGNE-RETRAITE aucuns frais I 0/ 4° 2° ANNUELLEMENT 5 ANS • OPTION EPARGNE (mm $100) Transferts REER?Appelez-nous! Min.$500 (court terme $5.000) Montréal: 612, rue Saint-Jacques (514) 282-1880 Québec 681-0277 • Ottawa 238-6084 -sente Regie de i assurance dépôts du Quebec • Membre Société d assurance-dépôts du Canada Crédit Fonder FIDUCIE CRÉDIT FONCIER Le boycottage réjouit des officiels russes LONDRES (AFP) — L’intervention des troupes soviétiques en Afghanistan a été accueillie avec «surprise et consternation» par plusieurs officiels soviétiques de «rang moyen» et certains d’entre eux se sont réjouis en privé de l’appel lancé par le président Carter pour un boycottage des jeux Olympiques de Moscou.C’est ce qu’a déclaré dans une interview exclusive au ?uotidien londonien The Times, un ancien agent du KGB, lya Dzhirkvelov, qui s’est réfugié le mois dernier en Grande-Bretagne, après avoir abandonné son poste au service de presse et d’information de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à Genève M Dzhirkvelov a expliqué que lui-même et plusieurs de ses collègues a l’étranger n’ont pas cru à la version officielle du Kremlin justifiant l’invasion de l’Afghanistan et qu’ils ont été obligés, une fois de plus de fournir au Kremlin, les informations que leurs supérieurs voulaient Je bcztis avec la COMMUNAUTE URBAINEdeAfONTREAL «entendre, plutôt que la réalité des faits».Selon M Dzhirkvelov, les officiels soviétiques à l’étranger n’avaient pas été avertis à l’avance de l'intervention.«Nous ne pouvions simplement pas comprendre, a-t-il dit, pourquoi les autorités soviétiques avaient jugé nécessaire d’entreprendre cette action insensée et irrationnelle Nous pensions que c’était une totale folie».M Dznirkelov, qui fut plusieurs années un agent de renseignement en Iran et en Turquie, n’a pu luT-mème donner d'explication d’ordre économique ou stratégique à l'invasion «S’il s’était agi de l’Iran, nous aurions pu le comprendre, a-t-il dit, pour des raisons de sécurité dans Selon l’ancien agent du KGB, l’URSS n’est pas équipée et préparée a ta guérilla dans les regions montagneuses et il a estimé qu’à présent, les troupes soviétiques en Afghanistan sont dans une position plus difficile et qu elles vont probablement être embourbées en permanence dans une guerre qu elles ne gagneront jamais sur un soi étranger M Dzhirkvelov et ses collègues à Genève ont vu dans l’occupation de l'Afghanistan «une preuve du mépris ma nifeste par les dirigeants du Kremlin à l'encontre des États-Unis et de l'opinion mondiale» L'homme soviétique de la rue, a enfin déclaré M Dzhirkvelov, considéré la tenue des jeux Olympiques à Moscou comme «une plaisanterie» au moment ou les produits alimentaires les plus élémentaires ne sont plus qu'un «vague souvenir» L’avenir appartient à ceux qui bâtissent «L an dernier, on a investi un demi-million de dollars dans t achai de nouveaux équipements el ( acquisition d un peu plus dêspace El si un nouveau produit ou une belle occasion se présentent, je vais sûrement en profiter pour développer encore mon entreprise L avenir appartient a ceux qui avancent et qui bâtissent» Ralph Rothataln, président Condor Utfio S Carton Inc Je veux percer de nouveaux marchés «Nous sommes dans la restauration depuis 46 ans A l'été 1980, on va ouvrir un nouveau restaurant qui, on l espôre, deviendra le départ d une franchise Nous produisons également des aliments surgelés.L'achat de nouvelles machines devrait nous permettre dàugmenter notre production de 200% et de possiblement exporter au Japon» Marco di Tomano, président.Piazza Tomaaso Je planifie notre expansion «Nous prévoyons une expansion d’environ un demi-million de dollars Nous avons choisi Montréal parce que sa situation géographique nous avantage beaucoup, dans un rayon de 600 milles, vous y trouvez les centres les plus populeux des Etats-Unis et du Canada, roliés par un excellent réseau routier et de bons services de transport» Alexandre Rack Jr, président.Les industries Almae Liée • L’Office de l'expansion économique de la Communauté urbaine de Montréal offre les services de ses spécialistes à tous les chefs d'entreprise qui veulent bâtir une nouvelle usine, ajouter un bâtiment à leur complexe industriel, prendre de l'expansion.• Vos dépenses d’immobilisation vont augmenter?Vous cherchez à connaître les programmes d'aide qui pourraient vous aider à assumer ces coûts?Vous recherchez un site industriel?Alors les spécialistes de l’Office de l’expansion économique peuvent vous rendre de nombreux services.• N'hésitez pas à nous consulter.Nos services sont gratuits et diversifiés et vous êtes toujours bienvenus car nous savons que le développement économique de notre communauté nous concerne tous.Composez le 872-6996 ou écrivez à C P 55.Montréal, Qué.H4Z 1A8 Office de l’expansion économique COMMUNAUTÉ URBAINE .DE MONTRÉAL ^ todP lin lien essentiel Le Devoir, mercredi 21 mai 1980 >11 Ho-Chi-Minh-Ville s’acharne à vivre comme Saigon HO CHI MINH-VILLE (AFP) — Portée sur les fonds baptismaux en 1975 par les chars de l’armée nord-vietnamienne, Ho-Chi-Minh-ville refuse, cinq ans après, l’austérité socialiste et s’efforce, au prix de mille “combines”, de vivre à la mode de Saigon.Dans les murs de plus en plus gris d’une cité où tout se dégrade lentement, mais inexorablement, les Saigonnais s’accrochent à leurs souvenirs et aux lambeaux d'une civilisation dont ils ont oublié la corruption, l’omniprésence de la speculation, du gaspillage, du parasitisme et de la délinquance, pour ne garder en mémoire que le règne du plaisir et de la consommation.De 1977 à 1979, le pouvoir venu du nord a tenté de les plier de force au nouvel ordre.Il a dû y renoncer à la fin de l’année dernière, tant pour calmer les esprits que pour endiguer le flot des «réfugiés de la mer».«Tout le monde veut partir», affirme une Saigonnaise 3ui a déjà en poche son visa 'entrée en France et n’attend plus que de recevoir l’autorisation de sortie du territoire vietnamien.Les autorités de la ville admettent à demi-mot que, s’ils en avaient la possibilité, au moins 80 pour cent des Saigonnais choisiraient l’exil.Seuls les retiennent les dangers et le coût d'un départ clandestin et la- perspective d’avoir, dans le meilleur des cas, à passer de longues an- le dernier chic.avoir sa maisonnette à LaGté Nous vous offrons tout le luxe de nos superbes maisonnettes à deux paliers.Au premier: cuisine avec lave-vaisselle, salle à manger, salon et w.c.Au deuxième: chambres (2 ou 3 au choix), une ou deux salles de bain et balcons ou terrasses.À vous de choisir: rester en ville .ou vivre LaGté le complexe d’habitation le plus “in" de Montréal.Pour visiter, prière de prendre rendez-vous en composant 845-4173 350 ouest, rue Prince-Arthur, angle avenue du Parc c'estlJivUi révée! LaGté nées dans un camp de réfu- A l’aéroport de Tan Son mentaire ou vestimentaire, pensent même six fois plus», prostituer, à mendier ou à par- fasse accrocher dans la rue nés tenancières de maisons giés.Nhut-Ho-Chi-Minh-ville, cha- qui iront approvisionner le flo- affirme un fonctionnaire local, tir».par de jeunes prostituées, chinoises se sont reconverties Dans ces conditions, ils pré- que jour, de sept heures à nssant marché libre qui s’est Quant on sait que les salaires Le vol, s’il n’est plus une Discrètement et sans insis- dans le fjlm-cochon, comme fèrent rester en se débrouil- seize heures, environ 600 per- développé sur les trottoirs du officiels varient entre 60 et 250 menace de chaque carrefour, tance.Il est plus fréquent de l’on dit ici.Pour 10 dongs par lant pour vivre décemment, sonnes viennent retirer leur centre ville.Selon M.Le Quan dongs, cette affirmation existe toujours.“Attention à se voir proposer une bonne quart d’heure, de vieux mes- Pour la plupart, le salut vient colis.Les douaniers fouillent Chan, vice-président du Co- montre l’énorme prépondé- votre montre», prévient le adresse par un cyclo-pousse, sieurs, accompagnés de jeunes de l’étranger, plus précisé- méticuleusement chaque pa- mité populaire de la ville, près rance des revenus clandestins, cyclo-pousse.Il arrive fré- La «brève rencontre» dans compagnes, y viennent rani- ment des colis qu’ils reçoivent quet et saisissent la littérature de deux millions de Saigonnais «Les mieux placés, explique quemment aux étrangers de se une chambre de passage coûte mer leur flamme défaillante de leurs parents ou amis ins- jugée subversive et les devises vivent ainsi du petit ou du ce fonctionnaire, ont des avan- faire interpeller dans la rue 20 dongs.D’autres prostituées en contemplant les ébats de tallés dans les pays oceiden- étrangères, mais en règle gé- grand commerce, c’est-à-dire tages en nature qui leur per- par des changeurs «au noir» travaillent à domicile et à la blondes suédoises ou de Chi- taux.Chaque mois, près de nérale, les autorités de l’aéro- près des deux tiers de la popu- mettent de vivre aisément, les qui proposent jusqu’à 1,800 nuit.Il en coûte alors 100 noises de Hong Kong.200 tonnes de «colis fami- port s’efforcent de faciliter au lation de la ville.autres vivent du «vien tro» dongs pour $100.Si l’étranger dongs.Avec «air condition- liaux» arrivent à Ho-Chi-Minh- maximum la distribution des «Il faut au moins mille (l’aide des colis familiaux) en accepte, il se retrouve imman- né».Près des hôtels, à la sortie ville dans les soutes des cargos colis et d’éviter les pertes et dongs par mois (près de $500 revendant sur le marché libre quablement, après un habile des magasins en devises, de réguliers de Air France et de les vols.au change officiel, moins de ce que leur envoie leur fa- tour de passe passe, avec une Parmi les plaisirs défendus jeunes enfants, sales, en hail- Thai Airways ou des avions Les colis contiennent près- $100 au change au noir) pour mille.Pour ceux qui n’ont ni liasse de vieux billets sans va- d’Ho-Chi-Minh-ville, le ci- Ions, se jettent sur l’étranger spéciaux de la Cathay Pacific que exclusivement des pro- vivre décemment à Saigon, les avantages, ni l'aide, il ne leur en échange de ses dollars, néma pornographique est en pour mendier quelques dongs de Hong Kong.duits de consommation, ali- Certains commerçants en dé- leur reste qu’à voler, à se II arrive aussi que l’on se vogue.A Cholon, les ancien- ou quelques cigarettes.mm >v:- : s*»''** «s mmMh yY>y «ME»* MM.y'Vjo: ooo« 25% rabais Tapis de laine à motif Aubusson tissés à la main et importés des Indes Prix courant Dimensions approximatives Eaton ch.122 cm x 183 cm (4’ x 6’) 183 cm x 274 cm(6’x9’) 244 cm x 305 cm (8’ x 10’) 274 cm x 366 cm (9’ x 12’) 305 cm x 427 cm (10’ x 14’) 335.00 750.00 1115.00 1495.00 1950.00 251.00 562.00 836.00 1121.00 1462.00 Profitez de ces rares aubaines qui vous sont offertes sur cette merveilleuse collection de tapis indiens 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les circonstances et les causes d’une telle explosion de violence.On ne peut toutefois s’empêcher d’établir un étonnant parallèle avec les désordres civils qui, dans les années soixante, avaient incité le président des États-Unis, Lindon Johnson, à instituer une commission nationale d’enquête.En relisant aujourd’hui le rapport de cette commission.on comprend comment à Miami les choses ont pu en arriver à une telle crise.En lisant toutefois les premiers compte rendus des événements de Miami où cette fois des personnes — noires et blanches — ont été aveuglément descendues ou piétinées, on doit se demander si la violence raciale, même dans cette ville du sud, n’a pas atteint un point d’extrême gravité.En s’arrêtant aussi aux circonstances de cette crise sociale, on se prend à craindre que d'autres villes à fortes minorités de couleur, n’avant pas réussi à modifier l’héritage raciste du passé, ne connaissent à leur tour des jours non moins sombres de 'conflits raciaux.Comme dans beaucoup d’émeutes des années soixante, la chaîne des événements de Miami commence avec des incidents policiers.Un noir meurt après avoir été pris en chasse sur la route par des patrouilleurs.La -tension monte dans la ville.Quatre policiers "sont mis en accusation par les autorités, mais le dossier est hâtivement transmis dans une autre ville où la pression est censée être moins '.forte sur les jurés.Un jury formé de six ¦blancs, qui prétend que la justice a bâclé son jdossier.n'aurait eu d'autre choix que de libé-rer les policiers.À Miami, c’est alors l’indignation chez les noirs et l’émeute dans leurs ghettos.” On aurait tort cependant de conclure rapidement à un autre cas de brutalité policière.Certes, les enquêtes américaines ont montré que la police pouvait souvent incarner, aux yeux des minorités de couleur, l'injustice et la répression de la société blanche.De même, il ne fait pas de doute que les noirs en particulier pouvaient, surtout dans ces circonstances, ne pas avoir grand confiance dans la justice établie.Plusieurs autres groupes de citoyens, parfois non sans raison, ont les mêmes sentiments vis-à-vis des forces de «l'ordre».Mais pour que leurs griefs se répandent ainsi dans les rues et tournent à l’émeute, aux attaques interraciales, au pillage et à l’incendie, il faut qu'ils soient poussés a la violence par d’autres facteurs.L'enquête commandée par le président Johnson devait s’enquérir si des groupes subversifs.une conspiration ou d'autres sources de même nature n’étaient point à l’origine des emeutes des années soixante.La commission nationale n’avait alors rien trouvé de tel.Par contre, elle avait établi un implacable bilan du racisme, des retards collectifs et personnels qu'il avait imposé aux noirs, des incroyables taux de chômage et de bas revenus que la structure économique dominante leur avait réservés dans les milieux urbains.Sans renoncer aux mesures générales favorisant l’ascension incitait les autorités à investir massivement dans des programmes de relance des quartiers noirs: santé, habitation, emploi, etc.De même, tout un programme d’éducation à l’intention de la pouce et de la presse avait alors été recommandé en vue de favoriser de meilleurs rapports intercommunautaires.La ville de Miami n’avait pas alors fait l’objet d’études particulières.Mais elle devait bientôt connaître à son tour ses journées d’émeute.Depuis, des noirs ont été embauchés dans la police et dans les médias d’information.Mais il faut croire que les autres conditions socio-économiques et que les moeurs raciales n’ont guère cnangé, puisque le même «modèle» d'emeute urbaine vient de se reproduire.avec en plus cette fois des signes d’aggravation.Il importe de s’y arrêter.Plusieurs des personnes qui sont mortes violemment au cours des derniers événements n’ont pas été victimes d'échauffourées de masse entre la police et les manifestants.Certaines ont été descendues de sang froid; d’autres ont été tuées au hasard en guise de représailles; d’autres enfin auraient été abattues en ayant été surprises à «piller».Plusieurs victimes ont été pour ainsi dire choisies à raison de leur couleur.Quand de telles agressions se produisent, tous les membres d’une communauté, noire ou blanche, se sentent menacés.La peur multiplie la méfiance.La méfiance favorise les incidents.Un cycle infernal de terreur est alors créé qui peut échapper à tout contrôle.Dans les cas de la Floride, la situation est particulièrement délicate.Les autorités ont invité les touristes à ne pas aller dans le centre-ville touché par les désordres.S’il fallait que le choc de l’émeute transmis par tou- tes les chaînes de télévision décourage une portion sensible des visiteurs de Floride, l’économie locale serait pénalisée à un bien mauvais moment de son histoire.En effet, la Floride doit trouver ou créer de nombreux emplois pour installer plus décemment ses dizaines de milliers de réfugiés cubains et haïtiens.Cette pression sur le marché, si elle n’était bientôt soulagée, est de nature à aviver les tensions sociales en même temps qu'à réduire les chances de satisfaire la main-d'oeuvre, ancienne et nouvelle, qui peuple la Floride.¦ Entre une intégration collective impossible et une impossible séparation, entre la disparition du racisme qui bloque leur promotion et un progrès économique qui favoriserait la disparition du racisme, le dilemme des Noirs américains était sévère, et il l’est probablement resté malgré que ces dernières années la violence n’ait pas donné de spectaculaire signal d’alarme.Miami est-elle une dernière ville à n’avoir pas trouvé sa voie vers la paix raciale ou, au contraire, annonce-t-elle un échec plus général de l’intégration des gens de couleur à la société américaine?La réponse à cette inquiétante question devrait survenir dans un avenir rapproché, d’autant que la situation économique américaine, devenue plus dure, l’est davantage encore pour ceux que l’histoire a mis au dernier rang de la prospérité.Nous serions cependant bien imprudents de tenir pour exclusivement «américain» ce genre de conflit racial et culturel.Pour se présenter sous un angle et avec une acuité différents, la question des tensions linguistiques et ethniques au Canada est loin d’avoir été résolue.Les amérindiens continuent d’être ignorés ou manipulés par la politique officielle.Des groupes «ethniques» (comme si nous n’en étions pas tous!) font revivre leurs peurs et leurs préjugés.Notre structure sociale a su résister à ce jour à bien des tensions, mais il faudra apprendre non seulement à y survivre mais à les résoudre, à cet égard, nous n’avons pas plus d’assurance pour l’avenir que nos voisins du sud.D’aucuns prétendaient, voici peu d’années, que le Canada apprendrait à s’entendre avec sa population française avec le même succès que les États-Unis avaient appris à le faire avec leurs citoyens noirs.Comme on le voit, ce chapitre de notre histoire reste ouvert! Jean-Claude LECLERC Une curieuse offensive de paix î Comme bon nombre d'observateurs l’avaient prévu au lendemain ’ de l’invasion de l’Afghanistan, les Soviétiques viennent ae lancer une , vaste «offensive de paix».Cette offensive.destinée à éclipser le ballet ’ diplomatique qui a eu Beu à Vienne, à accentuer si possible les divergences entre Occidentaux et à influencer bon nombre de pays du tiers-monde qui participent depuis samedi 17 mai.à la conférence islamique ’ d Islamabad, s’est déroulée en deux phases parfaitement orchestrées.Le premier volet de l’opération séduction a été confié par le Kremlin à ;ses collaborateurs de Kaboul il s’a-•git du plan Karma], qui subordonne un début de retrait des troupes soviétiques d’occupation à la recon-; naissance par 1’Oecident des autorités mises en place par l’U.R.S.S.et à “l'engagement de 1 Iran, du Pakistan et dés Etats-Unis de faire tout ce qui ; est en leur pouvoir pour asphyxier le mouvement de résistance afghan.Ce plan risque de faire long feu: le Pakistan l’a déjà repoussé, le nouveau secrétaire d'Etat américain, M.Mus-kie.a fait pratiquement de même et M.François-Poncet, ministre français des Affaires étrangères, a clairement laissé entendre qu’il n'était pas acceptable.On risque pourtant d’en entendre parler longtemps: la diplomatie soviétique a, en effet, à la différence de l'occidentale.une très grande capacité d'obstination.Nul doute que cette capacité sera également mise au service des deux declarations publiées jeudi 15 mai à l’issue du sommet du pacte de Varsovie.qui vient de se réunir dans la capitale polonaise.L'appel à la convocation d’une conférence mondiale au plus haut niveau apparait pourtant comme un artifice de propagande assez grossier Certes, la situation internationale est grave.On ne voit pas pour autant en quoi elle pourrait etre améliorée par d’inter- minables palabres, faisant, de toute façon, double usage avec le forum de roNU.Les causes de la tension internationale sont, d'autre part, connues.L’invasion de l’Afghanistan, déjà condamnée par la majorité des États de la planète dans le cadre des Nations unies, est l'une des principales.La solution de cette crise — si solution il y a — passe bien évidemment par Moscou.Il est passablement cynique, de la part des dirigeants soviétiques, d’espérer faire oublier une donnée fondamentale en proposant aux Occidentaux d’accepter une diminution de leur influence dans d'autres régions du monde.Seconde cause majeure du climat empoisonné dans lequel nous vivons: la course aux armements, dans le monde en général, mais surtout en Europe.Là encore, on imagine mal l'utilité d’une conference mondiale pour tenter d’améliorer l’état des choses.Le problème le plus actuel — celui des missiles à moyenne portée — peut et doit faire l’objet de négociations entre les intéressés, c’est-à-dire le pacte de Varsovie et les pays membres de l’alliance militaire de l’OTAN D s’agit là d'un point très concret: on ne relève malheureusement rien de nouveau à ce sujet dans la très longue déclaration publiée à Varsovie.L’U.R.S.S: exige toujours, pour l’ouverture de négociations, que l'OTAN revienne officiellement sur sa décision, prise en décembre dernier, d’installer à partir de 1983 des missiles de croisière et des missiles continentaux de type Pershing-2.Rien n'est dit.en revanche, à propos des armes équivalentes soviétiques, les SS-20, déployées dans la partie occidentale de Tu.R.S.S.depuis plusieurs années déjà.Force est de constater que 1' «offensive de paix» qui vient d'être déclenchée n’implique aucune évolution des positions soviétiques.(Le Monde) Autour d’une princesse par Michèle Voyer Le simple citoyen du monde occidental est dérouté par tout ce qu'il voit et entend au sujet du Moyen-Orient et plus généralement de ce qu'il est convenu d’appeler le monde islamique On s'aperçoit avec une certaine consternation que l'on est ¦jnal informé et pas très bien armé physiquement et psychologiquement jontre des forces dont on ignore l'exacte portée * La controverse soulevée par la présentation, le 12 mai aux USA, our le NON, M.Claude Ryan, c’est une demi-heure plus tard qu’il rejoignait 3,000 fidèles à l’aréna de Verdun, une foule plus calme que celle qui venait de recevoir son adversaire.«La cause d’un Québec résolu a se développer librement dans un fédéralisme canadien renouvelé vient de remporter ce soir une très grande victoire», a-t-il proclamé aussitôt.Il a interprété cette victoire non seulement comme un refus du mandat de négocier la souveraineté-association, mais aussi comme un NON à la souveraineté-association elle-même et un NON à la «méthode» utilisée par le Parti québécois pour «extorquer un consentement» M.Ryan s est particulièrement réjoui, durant son long discours, de l'ampleur de sa victoire «éclatante» partout au Québec, et de ce qu elle interdira, selon lui, d’interpréter le vote en faisant des «distinctions subtiles» entre catégories de citoyens Il a fermement renouvelé son engagement envers le renouvellement du fédéralisme et n’a pas manqué d’inviter M.Lévesque à déclencher des élections le plus tôt possible afin que les citoyens du Québec puissent indiquer «quel parti est le mieux qualifié pour négocier le renouvellement du fédéralisme canadien».Quelques minutes plus tard, c’était au tour du premier ministre canadien, M.Pierre Elliot Trudeau, de commenter la victoire de son camp, au Centre de la presse à Ottawa.M.Trudeau a adopté un ton particulièrement modéré pour se réjouir de ce que les Québécois aient choisi «l'approche de la fidélité au Canada».«Je devrais me réjouir sans réserve des résultats obtenus, a-t-il dit, mais je ne puis m'empêcher de penser à tous ces tenants du OUI qui doivent ce soir remballer leur rêve et se plier au verdict de la majorité».Il est même passé au lyrisme, évoquant ici «les meurtrissures dé l ame à guérir», et là les «amitiés brisées, les amours écorchées et les fiertés blessées».H a aussitôt lancé un appel à tous les Canadiens pour «rebâtir la maison», c’est-à-dire «reprendre avec audace et vision l’oeuvre de consolidation et de renouveau de la fédération canadienne».R y a même invité nommément M.Lévesque.«Avec l’aide de Dieu, a-t-il conclu, nous réussirons».Un peu plus tard, M.Trudeau a confié à quelques journalistes qu’il avait le soir meme fait parvenir une lettre à tous les premiers ministres des provinces pour les convier à reprendre au plus tôt les pourparlers constitutionnels autour d’une table de conférence fédérale-provinciale.La date de cette première rencontre n’a cependant pas été évoquée La nette réponse des Québécois en faveur du NON mettait fin à 35 jours de campagne référendaire, mais surtout à un suspense qui durait en pratique depuis l’élection au Parti québécois au gouvernement de la province, le 15 novembre 1976.Le PQ avait alors obtenu 41.4% des suffrages, presque exactement ce que sa thèse constitutionnelle a rallié hier, ce qui révèle la stabilité de ses appuis, mais qui l’amènera sans doute à discuter à nouveau, tant et plus, de la stratégie de «l’étapisme», comme on commençait à le faire dès les premiers moments suivant la défaite.?Lévesque té: «Ça viendra».«Ce 20 mai 80 restera peut-être comme un des derniers sursauts du vieux Québec qu’il faut respecter, a-t-il dit encore.On est une famille encore très évidemment divisée à ce point de vue-là, mais j’ai confiance qu’un jour il y a un rendez-vous normal avec l’histoire que le Québec tiendra' Ce rendez-vous, le premier ministre a confiance «qu’on sera là ensemble pour y assister».Il a ajouté cependant que «ce soir je serais bien mal pris pour dire quand et comment».M.Lévesque était monté seul sur la scène puis avait été suivi de son épouse, Mme Corinne Côté, et de Mme Lise Payette, ministre d’Etat à la Condition féminine.Très simplement, il a terminé son discours en demandant à tous de chanter, puisque demain vainqueurs et vaincus auront à vivre ensemble encore, la chanson de Vigneault, Gens du paym La victoire du NON avait surpris près- A midi, assemble* générale annuelle de la So- Vincent, écoloeiste-recherchiste.au Cégep ciété pour le progrès de la Rive-sud à la Rôtis- Montmorency 475, bout de l'Avenir à I-avaf sene Saint-Hubert 1435 ouest, rue Saint- a Charles à Longueui! A 21 h, concert de M Gilles Bemier, guita- • rute et mandolimste, au Café théâtre Quartier A 13 h 30.conférence du Centre troisième âge Latin.4304, rue Saint-Denis culture par M Michel Poisson qui entretiendra a son auditoire des «différentes formes possibles Jusqu au 23 mai se poursuit le grand net-d'association économiquepour le Québec,» à toyage collectif des alentours des écoles orga-I auditorium du Gésù.1200, rue Bleury nisé par la Commission scolaire de l'fle Perrot • ¦ A 17 h 30.présentation du film Le grand Grand colloque international sur les plantes remue-ménage, de Sylvie Groulx et Fran- d appartement organisé par I^s Floralies 1980, cine Allaire, au ciné-mercredi du College de la Société d'animation du Jardin et de 1 Institut Rosemont.6400.16e avenue Une autre projec- botanique et le Jardin botanique de Montréal, Uon a lieu à 20 h 30 au Jardin botanique ¦ ., ¦ A 19 h.assemblée régulière du conseil muni- A compter d aujourd'hui et jusqu'à vendredi, cipal de Longueuil à la salle du conseil, 300 U Corporation professionnelle des conseillers ouest, rue Saint-Charles a Longueuil d'orientation du Québec tient son colloque pro- ¦ vincial a l'hôtel Loews La Cité sous le theme A 19 h.conférence audiovisuelle du docteur «Société nouvelle orientation nouvelle» Roger Lasalie et remises des sommes d’argent a récupérées Ion de la distribution des banques II y a collecte de sang de la Croix-Rouge au de la Fédération canadienne de U fibrose kysti manege militaire de Sherbrooke rue Belvé- gue au restaurant Sainte-Rose, 25, boul dere de 13 h a 17 h et de 18 h 30 à 20 h 30, «Col- Sainte-Rose à Sainte-Rose lerte spéciale.» au 2180 ouest boul Dorchester, ¦ de 8 h 30 a 13 h et a l’hôtel Vaudreuil Inn.84.A 19 h 30.présentation du film de Jean Cha boul Harwood a Vaudreuil de 14 h 45 a 20 h bot, La fut ton nucléaire par M Solange 30 que tout le monde au centre Paul-Sauvé et plus|eurs, comme M.Lévesque l’a souligné, avaient continué à espérer.Comme l'a signalé le président de l’exécutif du Parti québécois, M.Philippe Bernard, le OUI s’attendait à au moins 45% des voix.Durant les derniers tours, les organisateurs manifestaient meme un certain optimisme, parlant même de victoire possible sur la foi de sondages internes et du pointage effectué dans les comtés.Hier ces memes organisateurs, pour ceux qui voulaient commenter le résultat, soulignaient que le fort taux de «discrets» laissait une marge d'erreur.Alors qu’on avait réparti ces «discrets» dans une proportion de deux contre un pour le NON pour se prémunir contre toute surprise, il est apparu à l'usage que c’est à dix contre un que ces «discrets» ont voté NON.On ignorait hier soir si le premier ministre allait livrer aujourd'hui son analyse de la défaite.Il n'était toujours pas question d’une conférence de presse.Soulignons que l’exécutif national du Parti québécois se réunit vendre di à Québec pour un premier « post-mortem ».?Trudeau que nous sommes, avec nos différences de langue et de culture, mais aussi notre commun attachement aux valeurs de liberté et d’entraide qui sont au cœur de l'aventure canadienne.«Vouloir-vivre ensemble entre Canadiens.ce n'est donc pas nous déraciner de notre coin de terre et renoncer à notre originalité culturelle».Puis citant l’un de ses maîtres à penser, Emmanuel Mounier; à «nous avons tous plusieurs petites patries sous la plus grande», M.Trudeau a tenté une fois de plus de convaincre ses concitoyens les plus sceptiques en leur disant que «ce miracle du partage économique et culturel dans le respect des multiples appartenances des citoyens c'est le fédéralisme qui nous a permis et qui nous permettra encore de l'accomplir».«Avec l’aide de Dieu, nous réussirons», a conclu M.Trudeau.?Ryan le caractère universel de la réponse qu’il vient de nous accorder.Le chef du Parti libéral du Québec a lancé un vibrant appel aux souverainistes pour qu’ils acceptent le verdict référendaire sans amertume, en reconnaissant l'expression de la fidélité de la majorité des Québécois à l'endroit du fédéralisme renouvelé défendu avec vigueur et fermeté par les tenants du NON, le premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau, en tête.Cela ne veut pas dire que des changements ne sont pas souhaitables dans ce régime, a soutenu M.Ryan en rappelant qu il a promis bien souvent pendant la campagne référendaire que ces changements viendront à leur heure.«Mais les souverainistes ne doivent pas oublier que 60% des électeurs ont dit leur préférence très ferme pour le régime fédéral et de mon côté je m’engage a procéder aux changements raisonnables et fondés qui doivent être effectués dans ce système.» M.Ryan se dit convaincu que «ces changements qui s'imposent» seront plus acceptables maintenant qu’une réponse claire a été donnée à la question référendaire parce «qu’ils ne briseront pas les traditions profondément enracinées dans le coeur de chaque citoyen québécois».Dans l'avenir immédiat, le chef de l’opposition officielle à l'Assemblée nationale indique qu'il faudra que M.René Lévesque déclenche des elections générales dans les plus brefs délais de façon à clarifier encore davantage le goût des Québécois de se doter d’une administration conforme à la volonté qu’ils viennent d’exprimer.«J'espère, a-t-il dit, que le gouvernement actuel ne voudra pas pousser au-delà de la limite raisonnable de son mandat de quatre ans l’administration de la province » Le Parti québécois a été élu le 15 novembre 1976 et pourrait rester en selle jusqu’en 1981 mais la tradition veut qu’un appel au peuple ait lieu plutôt tous les quatre ans.Dans cette perspective, les Québécois pourraient bien être conviés dès cet automne à une élection générale, selon ce que le premier ministre décidera.Pour M.Ryan, le Parti québécois vient de franchir une première étape en décrétant cette vaste consultation populaire et la seconde.aprè£ la défaite cuisante qu’il vient d’éprouver, devrait être de convier le peuple à exprimer «quel parti est le plus apte à conduire les rênes du gouvernement».Plusieurs des propos de M.Ryan se sont perdus dans les applaudissements de ses partisans et dans les borborygmes d'une acoustique fort déficiente au centre sportif de Verdun.Le lauréat du NON n’a toutefois pas voulu savourer seul sa victoire et s’en attribuer toute la gloire.Il a rendu hommage à M.Pierre Trudeau, premier ministre du Canada qui est venu à trois reprises pendant la campagne référendaire lui prêter main forte, avec le succès que l’on sait.Il a également manifesté sa reconnaissance aux représentants de toutes les allégeances politiques des scènes politiques fédérale et provinciale qui i’ont assisté dans son travail, sans oublier ses proches collaborateurs, les femmes, la sienne, Madeleine Ryan et ses collègues de l’AN, Mmes Thérèse Lavoie-Roux et Solange Chaput-Rolland.M.Ryan a refuse d’accorder toute entrevue aux journalistes, mais il les i’hui de presse ?Poids OUI — plus d’un million et demi — constituent une partie impressionnante des forces vives de la société québécoise, regroupent sa Jeunesse, incarnent son dynamisme et sont résolus à poursuivre leur combat.Pour les détourner de l’objectif de la souveraineté et les engager dans la voie du renouvellement ae la fédération, il faudra proposer des changements assez radicaux.Cela est-il vraiment possible’ La réponse appartient au Canada, à son peuple et à ses hommes politiques; elle appartient aussi à M.Trudeau et au gouvernement de M Lévesque.C’est en mesurant cet énorme défi, et en saluant avec noblesse l’ardeur des tenants convaincus du OUI que M.Trudeau avait perdu hier soir «le goût de fêter la victoire».Ce référendum n’aura pas résolu le problème de fond, mais il aura au moins démontré que les Québécois veulent encore faire leur avenir au Canada pour autant que le Canada, renouvelant ses structures, reconnaisse le poids réel de la patrie québécoise Qui, du Parti québécois de René Lé- vesque ou du Parti libéral de Claude Ryan, saura accomplir ces transformations?Le premier devra en donner des indications claires dès le prochain rendez-vous constitutionnel à Ottawa.Un peu plus tard, il appartiendra aux électeurs de trancher encore une fois.Difficile, déchirant pour beaucoup, ce référendum n’aura marqué qu’une étape dans l’histoire de ce pays tourmenté.?Montréal Suite de la page 3 Un peu plus de 64% des citoyens de cette circonscription sont francophones.La palme du NON pour la Rive-Sud revient au comté rural de Huntington, où 73% des électeurs n’ont pas voulu donner au gouvernement actuel le mandat de négocier une nouvelle entente.À Châteauguay, les résultats étaient assez semblables a ceux de l’ensemble du Québec, soit 60% pour le NON.Quant à la circonscription de Richelieu, qui englobe 'es deux villes de Sorel et de Tracy, elle a choisi le clan de M.Claude Ryan de justesse, avec 51%.Si les résultats sont serrés dans plusieurs villes de la Rive-Sud de Montréal, ils sont plus clairement fédéralistes dans les Cantons de l’Est, à l’exclusion du comté de Frontenac où le camp du NON et celui du OUI ont recueilli respectivement 51% et 49% des voix.Les villes de Princeville et de Victoria-ville, qui forment le comté d’Arthabaska, francophone à 98%, ont voté NON avec une majorité de 59%, ceux de Sherbrooke à 57%, ceux de Mégantic-Compton à 65% et ceux de Orford a 66%.À noter par ailleurs que le pourcentage de OUI recueilli hier soir dans les 11 comtés de TEstrie n’est nulle part inférieur à celui que le Parti québécois avait recueilli aux elections de 1976 Il demeure à 43% dans la circonscription de Sherbrooke et à 42% dans celle ae Saint-François, -deux comtés représentés actuellement par le parti au pouvoir.Le NON a remporté 55% des vous dans la région de Laval-Laurentides contre 45% pour le OUI et seuls deux comtés ont recueilli des majorités pour les tenants de la souveraineté-association.En effet, dans l'Assomption, comté du ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, les citoyens se sont prononcés pour le OUI dans une proportion de 51% bien que le 15 novembre 1976, les péquistes avaient recueilli 55% des voix.Quelque 53% des électeurs du comté de Terrebonne se sont prononces en faveur du OUI, ce qui représente une faible augmentation par rapport au vote obtenu par le député du Parti québécois, M.Elie Fallu, en novembre 1976.iRiAiaiaw Prévision» Environnement Canado « 3 iHaMox Soint-J«an Montreol -•Ollowo Edmonton Vancouver ^/Soskat Thunder.Ba Winnipeg.AVERSES -Q'Oaryi V Chicago 26 H shinglon Kansa» Ciîy y o precipitations haute pression g basse pression masse d’air Irais masse d’air chaud 2t Nouvelle Orléans Miami X midi aujourd'hui Abitibi, Témiscamingue, réservoirs Cabonga, Gouin, Lac-St-Jean: ensoleillé et passages nuageux, vent modéré.Maximum 23.Aperçu pour jeudi; beau.¦ Pontiac, Gatineau, vallée du Lièvre, Laurentides, Outaouais, Montréal, Trois-Rivières, Drummondville; Québec, Estrie, Beauce: ensoleille avec quelques passages nuageux.Maximum 25.Aperçu pour jeudi: peu de changement.¦ Saguenay^ Mauricie, Parc des Laurentides, Rivière-du-Loup, La Mal- baie: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum 22.Aperçu pour jeudi: peu de changement.¦ Rimouski, Matapedia, Ste-Anne-des-Monts, Parc de Gaspésie, Gaspé, Baie-Comeau: ensoleille avec passages nuageux et vents modérés.Maximum 17.Aperçu pour jeudi: peu de changement.¦ Sept-Iles, Basse-Côte-Nord, Anticosti: ciel variaDle avec possibilité d’averses, vent modéré.Maximum 15.Aperçu pour jeudi: ciel variable.À Gatineau, le NON a atteint 75 pour cent des voix dans un comté où l’on dénombre 31% de non-francophones.Dans le comté voisin de Papineau qui a élu un membre du PQ en 1976, le NON a remporté 70% des appuis hier soir.Enfin à Hull, le OUI n’a recueilli que 33% des voix même si le minstre des Travaux publics, Mme Jocelyne Ouellet avait obtenu 41% des voix en 1976 dans un comté où l’on retrouve un très grand nombre de fonctionnaires fédéraux.Un vote massif Dans Laurentides-Labeÿe où la population est francophone à 94%, il semble que les militants du PQ et les tenants du OUI aient été les mêmes puisque la souveraineté association a recueilli 49% des voix c'est-à-dire le même pourcentage obtenu par le ministre de l'Aménagement, M.Jacques Léonard lors des dernières élections.Une situation semblable se retrouve dans le comté de Joliette-Montcalm puisque 43% des citoyens se sont prononcés pour le OUI contre 42% pour le Parti québécois en 1976.Par contre la part des votes accordés au Parti québécois lors des élections ne s’est pas maintenue dans les comtés de deux ministres du gouvernement Lévesque.Ainsi les partisans du OUI n’ont remporté que 44% des voix dans le comté de Fabre du ministre du Développement économique M.Bernard Landry qui avait pourtant recueilli 52% des votes en 1976.Il en a été de même dans le comté du ministre de l’Énergie, M.Guy Joron dans Mille-Iles où les partisans du NON ont recueilli 52% des voix tandis qu’en 1976 54% des citoyens dans ce comté à 89% francophone avaient opté pour le PQ.C’est dans le comté de Laval où on retrouve pas moins de 40% de non-francophones que les partisans de M.Claude Ryan ont obtenu un des appuis les plus importants avec 66% des voix.Par contre, dans Prévost, un comté à 92% francophone, les militants du NON ont tout de même recueilli 56% des votes.Enfin dans Deux-Montagnes l’option de la souveraineté-association a obtenu des appuis dans une proportion de 42% ce qui représente quand même une hausse de 10% par rapport aux votes recueillis en 1976 par le député péquiste M.Pierre DeBellefeuille Voisine de l’Ontario, à quelques pas de la capitale fédérale, la région de l’Ou-taouais n’a jamais été un bastion du Parti québécois même s’il a réussi à y faire elire deux députés en 1976.Dans cette région, où de nombreux Ontariens ont élu domicile au fil des ans surtout dans le comté de Gatineau, le NON a remporté pas moins de 69% des voix contre 31% pour les tenants de la souveraineté-association.D’ailleurs c’est exactement cette même proportion qu’on a retrouvé hier soir dans le comte d’Argenteuil où M.Ryan a été élu lors des élections complémentaires de l’année dernière.Entente de principe aux Postes OTTAWA (d’après CP) — Une entente de principe est intervenue hier soir, dans le conflit qui oppose le gouvernement canadien et ses 23,000 postiers, après six heures de négociations entre les principaux représentants des deux partie:; Le ministre des Postes.M André Ouellet, a dit qu’une entente de principe était acquise pour une nouvelle cot"' on cr i leetive, a la suite d’une rencontre >:• :.c es dirigeants du Syndicat canadien des postiers.M Jean-Claude Parrot, le président du syndicat, a dit qu’il était satisfait de l’entente, ajoutant que les négociations intensives avaient reposé sur le rapport de conciliation, lequel contenait des recommandations que les postiers considéraient comme des demandes minimales Aucun des deux n’a cependant voulu indiquer si toutes les recommandations de la conciliation sont incluses dans l’entente Ils doivent se rencontrer de nouveau ce matin pour fignoler le contrat et en déterminer les petits détails «Ces discussions fructueuses ont été rendues possibles grâce à l’esprit de collaboration de la part du syndicat», a dit M Ouellet C’est d’ailleurs la première fois que les postiers obtiennent un contrat de travail sans devoir recourir aux grèves tournantes par Rodolphe Morissette Une participation record et des bureaux de scrutin surencombrés, une nervosité considérable, tant chez les électeurs que chez les officiers du scrutin — tels sont les traits de la journée d’hier.La journée ensoleillée et chaude n’a pas seulement encouragé les Québécois à voter, OUI ou NON, au référendum.Elle a contribué à réduire au minimum la tension générale qui se manifestait dans les lieux publics, dans les quelque 22,000 bureaux de scrutin, dans les foyers.Dès 8 h 15 hier matin, scrutateurs et scrutatrices, représentants du OUI et du NON dans chaque bureau de scrutin, présidents d’élection et constables spéciaux prenaient place devant les isoloirs.Vers 10 h, de très nombreuses sections de vote (parfois une trentaine de bureaux étaient réunis au même endroit) étaient déjà encombrées.Les électeurs sont allés voter tôt pour un grand nombre, comme le leur avait demandé le Directeur général des élections, M.Pierre-F.Côté.Les abords des écoles et des salles paroissiales (les enfants avaient congé hier) étaient bondés de vieillards sortis tôt, de personnes handicapées et de gens de tous ages.En plusieurs endroits, il fallait attendre près d’une heure avant de voter et là où un grand nombre de bureaux étaient concentrés, de longues files d’attente se constituaient.Vers 11 h, au Centre Notre-Dame, Chemin de la Reine-Marie, à Montréal, par exemple, la file allait jusqu’au trottoir.En plusieurs endroits, des électeurs nerveux et impatients s’en prenaient aux officiers du scrutin, qu’ils blâmaient de la lenteur du déroulement du scrutin.À Outremont, entre autres, la police a dû intervenir — délicatement, pour ramener la paix.Au fait, scrutateurs et représentants locaux du OUI et du NON dans les bureaux de vote manifestaient une grande nervosité et faisaient preuve très souvent d’une rigueur presque excessive.Il n’était pas rare qu’on demande, outre le nom de l’électeur, son âge, voire sa profession.On lui faisait répéter à quelques reprises son adresse, etc.Hier midi, un porte-parole officiel du Comité national du NON, M.Jacques Hu-don, est passé à l’attaque: les ralentissements observés dans le déroulement du vote, de même qu’un excès de questions posés aux électeurs, seraient, selon lui, «tactiques» des partisans du OUI et «obstruction» de leur part, «particulièrement dans les comtés (a majorité anglophone) du West-Island», a précisé M.Hudon.Il faut dire cependant qu’on a pu constater autant de représentants au NON que du OUI, dans les bureaux de scrutin, qui posaient maintes questions inutiles aux* électeurs et le phénomène ne s’est Jas produit que dans les comtés de ’ouest de Montréal Aux attaques de M.Hudon, le Regroupement national pour le OUI a répliqué aussitôt que «le comité du NON continue de pleurnicher».Du reste, fiour l’attaché de presse du comité national du OUI, M André Sormany, la lenteur de la procédure de votation dans le West-Island n’é- t tait due qu’au fait que les citoyens de ces comtés avaient décidé de participer massivement au scrutin.M.Sormany a justifié à sa manière la vigilance particulière des scrutateurs dans l’ouest de Montréal: «Un afflux sans précédent de touristes des provinces voisines, qui seraient peut-être tentés de nous dire combien ils nous aiment en mettant leur bulletin de vote dans nos boîtes de scrutin.» Quoi qu’il en soit, le dépôt même de son bulletin dans la boîte de tôle est apparue pour plusieurs une tâche extrêmement délicate.L’orifice dans lequel le bulletin plié doit être déposé étant d’un très faible diamètre, il arrivait souvent qu’un bulletin s’échiffrait ou se perforait, ce qui le rendait nul d’emblée.L’électeur devait alors retourner derrière l’isoloir, annuler son vote, se faire donner un bulletin neuf et voter de nouveau.Dans l’après-midi, banques, institutions financières et maintes entreprises ont fermé leurs portes plus tôt et, à Montréal, au beau milieu ae l’après-midi, de grandes artères étaient complètement bloquées.Au terme d’une lutte aussi serrée entre le OUI et le NON et en présence d’un nombre record de sondages récents indiquant que le OUI comme le NON pourrait l’emporter, et par une marge probablement faible dans l’un ou l’autre casi les électeurs étaient fort nerveux durant toute la journée d’hier.Dans le métro de Montréal, on pouvait, comme le jour du 15 novembre 1976, presque trancher au couteau la tension qui régnait.Il en allait de même dans plusieurs foyers et aux abords des bureaux de scrutin Les trois chefs politiques principaux ont voté dans leur comté respectif Le premier à le faim M.Claude Ryan, chef du Comité des Québécois pour le NON, s’est rendu tôt hier matin dans la salle paroissiale d’une église située à proximité de chez lui, à Outremont.Après avoir voté, il s’est attardé à serrer la main aux nombreux électeurs qui se trouvaient à l’intérieur du bureau de vote.Mais comme M.Ryan commençait à y prendre plaisir, les officiers du scrutin ont dû intervenir en lui faisant savoir que le stratagème commençait à ressembler à de la propagande, interdite le jour du scrutin.On le pria donc de quitter les lieux.Il protesta, continua de serrer quelques mains, puis disparut.À miai, le chef du NON déjeunait avec le premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau, venu voter dans sa circonscription montréalaise de Mont-Royal.M.Trudeau y votait au cours de l’après-midi.Il n’était pas à la Chambre des communes pour la période de questions d’hier, mais devait regagner Ottawa pour v être en début de soiree et commenter ae là le résultat du référendum.Quant à M.René Lévesque, le chef du Regroupement national pour le OUI, il a vote peu après déjeuner dans la salle paroissiale de l’église St.Patrick de Montréal, située dans le comté montréalais de Saint-Louis, là où il a domicile Après avoir voté, M.Lévesque a confié aux journalistes qu’après avoir ainsi relu une dernière fois la question référendaire sur son bulletin de vote, il trouvait que «c’était une bonne question».«Je l'aime!» a-t-il ajouté en riant.Nous n’avions pas besoin de ce référendum (Castonguay) QUÉBEC (PC) — M Claude Castonguay, ancien ministre des Affaires sociales dans le gouvernement Bourassa, soutient que «nous n’avions pas besoin de ce référendum pour entreprendre la révision de la constitution canadienne».Il a rappelé que le premier ministre Trudeau a clairement indiqué son désir de mettre en branle le processus de révision de la constitution et que cet engagement était suffisamment formel.M Castonguay, qui a défendu l’option fédéraliste dans la campagne référendaire, ajoute que cette révision, si elle ne se fait pas maintenant, se fera après les prochaines élections québécoises.M Castonguay s’est joint hier soir aux quelque 300 personnes venues assister au dévoilement des résultats du référendum, au centre municipal des congrès de Qué- bec.D’autre part, le député libéral de Jean-Talon à l’Assemblée nationale, M.Jean-Claude Rivest, estime que le chef du gouvernement canadien a joué un rôle important dans là victoire du NON au référendum.«Le mot de M.Trudeau a été important dans cette campagne», a confié M.Rivest.Il a dit regretter que les tenants du OUI aient tente, selon lui, d’opposer les francophones aux Québécois d’autres ethnies, mai9 il se réjouit que les Québécois se soient prononcés solidairement pour leur attachement au Canada.M.Rivest estime d’autre part que le gouvernement Lévesque se retrouve maintenant dans une Impasse.«Il se volt dans l’obligation de négocier quelque chose à laquelle 11 ne croit pas» IE DEVOIR ! V.___ Montréal, mercredi 21 mai 1980 Le manoir Ogilvie à LaSalle La construction d'un boulevard en menace la conservation par Alain Duhamel LE redressement du boulevard LaSalle, en bordure des rapides de Lachine, aura pour conséquence la démolition d’un manoir situé dans une vaste propriété.En effet, la cité de LaSalle, propriétaire des lieux, prévoit asser le nouveau tronçon du oulevard LaSalle en plein sur le manoir de la famille Ogilvie, construit vers 1893, sur le terrain de la ferme Sommer-ville qui devait avoir, alors, environ 180 acres de superficie, comprenant un aemi-mille en front sur le fleuve Saint-Laurent.Le développement urbain et le lotissement ont déjà compromis une bonne part de la superficie de ce domaine que les gens de LaSalle connaissent mieux sous le nom de club de golf.Le redressement du boulevard LaSalle et l'amé- Bien que le texte du règlement sur les études d'impact sur l’environnement ait mar-ué certains progrès à l’égard e la protection du patrimoine, l’Association des archéologues du Québec (AAQ) estime qu’il demeure insuffisant dans la mesure où il ne garantit pas la rigueur avec laquelle les responsables de l'application de la loi sur l’environnement devront l’administrer.«Il ne suffit pas de dresser un registre des sites et des répercussions.Il faut en outre élaborer des mesures pour protéger les sites et les biens menacés ou pour assurer leur connaissance si leur destruction est inévitable.L'AAQ recommande donc que le concept environnement (.) englobe également faune, flore, communautés humaines, sites archéologiques et historiques, et biens culturels.Elle propose aussi qu’il y soit spécifié aue le promoteur assumera la responsabilité financière de ces mesures», écrit l'AAQ dans un mémoire qu'elle a fait parvenir récemment au ministre de l’Environnement, M.Marcel Léger Rappelons que la Loi de l’environnement a rendu nécessaires les études d’impact nagement d’un parc municipal entre le fleuve et le boulevard ont été conçus sans que l’administration municipale ait songé à conserver le manoir et les grands arbres qui l’entourent.«Pour ce qui est de la maison du golf qui se trouve directement dans la ligne du boulevard LaSalle, notre intention est de la démolir pour être capable de réaménager adéquatement le nouveau boulevard» écrit le maire de la ville, M.Gérald Raymond, en réponse aux interrogations de la Société historique Cavalier de LaSalle.Depuis quelques semaines, la Société historique Cavalier de LaSalle tente de faire obstacle au projet municipal en suscitant un intérêt dans le milieu et en sollicitant le concours du ministère des Affaires culturelles.La Société dans le cas des grands projets.L’étude d’impact doit aussi tenir compte du patrimoine naturel et humain.Au cours des discussions qui ont entouré la préparation du règlement sur les etudes d'impact, l’AAQ a déploré un manque de volonté chez les fonctionnaires'de l’environnement à l’égard du patrimoine.L’AAQ craint que cette attitude ne persiste et conduise à tout releguer sur les épaules des fonctionnaires du ministère des Affaires culturelles sans que les promoteurs, le Bureau d'audiences publiques ou le Directeur des services de protection de l'environnement ne se préoccupent vraiment du patrimoine.L’AAQ note que, malgré l’intention d’associer le grand public à la protection de l’environnement, certains aspects peuvent limiter la diffusion des connaissances ou l’intervention des citoyens.Ainsi, la publication de l’étude d’impact pourrait ne comprendre ue la synthèse des rapports e recherches, le promoteur conservant la maîtrise absolue des rapports et des données.L'AAQ souhaiterait que le règlement limite à deux ans le droit de propriété du commanditaire des études.doit, ce soir, réunir plusieurs corps intermédiaires à l’école secondaire LaSalle afin de recueillir des appuis et mettre au point un projet commun de mise en valeur.La Société historique croit que l’immeuble pourrait se prêter convenablement à un recyclage en centre culturel.Il s’agit d’une vaste maison construite en brique dans le style des manoirs de campagne anglais.William Watson Ogilvie, membre de la famille des meuniers Ogilvie, le fit construire comme résidence d’été.Le manoir, bien que ortant des traces de vanda-sme, demeure dans un bon état de conservation et ne devrait pas nécessiter des travaux majeurs pour retourner à la vie.«Nous considérons que la maison Ogilvie fait partie du patrimoine de tous les LaSal-lois et qu’elle ne doit pas être sacrifiée au nom d’un progrès destructeur.Il y aurait lieu, au contraire, d’envisager la restauration de cette maison historique pour en faire un centre culturel dont profiteraient les différents groupes et organismes de LaSalle» écrit M.Marcel Baudet, de la Société historique.«Malheureusement, nos démarches auprès des autorités municipales sont très infructueuses et les versions des différents membres du Conseil sont très variées quant à la situation légale et contractuelle du terrain, du boulevard LaSalle et de la maison.Nous avons demandé au Conseil de surseoir aux travaux afin de nous permettre de démontrer la faisabilité de notre projet et de faire évaluer celui-ci par le ministère des Affaires culturelles.Notre démarche semble plutôt inciter le Conseil à vouloir hâter la démolition» dit le président de la Société historique, M.Pierre McDuff.L’attitude de l'administration municipale demeure d’autant plus incompréhensible aux yeux des membres de la Société historique que ville LaSalle n’est pas abondamment pourvu en équipements culturels, ne possède presque plus de bâtiments anciens ayant une valeur patrimoniale et se priverait a'une occasion d’aménagement dans le cadre de son projet de mise en valeur des rives du fleuve Saint-Laurent.«Depuis plusieurs années, la Archéologie et environnement les superpros des portatifs isü Combiné rodio AM-FM magnétocassette Sony CFM 333 ¦ tylteme é tnr»Jiilrtm»nl ¦ lewth* Téléviseur noir et blanc à écran de 12 po.• Fonctionne sur trou sources d alimentation diffeientes • Antenne VHF/UMF incorporée • Ecran teinte antireflet amovible • Ecouteur pour écouté en prive Prix PLM » 174 95 PRIX PAYETTE $158 Radio AM-FM stéréo et magnétocassette Sony CFS-7 1 • Deua microphones elerfrets intégrés • Arret automatique en fin de bande • Entree pour microphone et cosque d écouté • Entree pour enceintes addi tionnelles • Üetecteur automatique de musique Combine radio AM-FM magnétocassette Sony CFM 31 • Système d enregistrement o touche unique • Compteur pou» enregistre ment/lecture Arret automatique en fin de bande Compteur pour enregistre ment/lecture * Sortie pour casque d écoute • Indicateur mono/stereo • Microphone elecfret intégré • Fonctionne sur trois sources d alimentation différentes PRIX PAYETTI Prie PIM $399 95 PRIX PAVITTI *320 Prie PIM f 269 95 PRIX PAYITTE *216 • texlit peut p«im • lné«»i»ui luminewa peur l'oral éoi pilot ol la niyoow é anregiriromoni • Compteur peur omeeittoomenl lecture • M «crept» orro Mettre! Intégré Prie PIM $ 159 95 *128 Prie PIM prie lugglie par les manufor lurtert Le plut grand centre Fon mentation dtfterenlea Prie PIM $199 95 PRIX PAYITTE *160 de le stéréophonie, de l'audlo-vleuel et de l'électronique à Montréal.payette radio les superpros.730, rue Saint-Jacques, Montréal 878-4771 (Fnce A la Place Victoria) Stationnement gratuit © [métro comparaître dans un délai de trente (30) jours | PELOQUIN BADEAUX.ALLARO & LACROIX 1 Procureurs de la demanderesse 275 est rue Notre-Dame : MONTREAL j CANAOA PROVINCE DE QUEBEC ; DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE Chambre de la Famille (Divorcee) j NO 500-12-081901-781 PRESIDENT i.HONORABLE JUGE IGNACE J DESLAURIERS GUY MERCIER Partie requérante -C- I FATEMEH ETEMAD-MOGHADAM; Partie intimée JUGEMENT CONDITIONNEL DE DIVORCE ; ATTENDU que ia partie requérante a formé une i demande en divorce contre la partie intimée.; ATTENDU que la partie intimée n a pas comparu dans ‘es délais prévus et que défaut a été ! enregistré contre elle ' VU la preuve faite et tes pièces versées au dos-j sier CONSIDERANT que la requête est fondée PAR CES MOTIFS LA COUR PRONONCE un jugement conditionnel de divorce des parties dont le mariage a été célébré le 22 juin 1970 jugement qui deviendra irrévocable si demande lui en est faite après l 'expiration des délais et aux autres conditions prescrits par la loi LE TOUT sans frais Le 9éme jour de janvier 1980 Me JEAN YVES MALO REGISTRAIRE AÛJOINT R LATOUR Protonotalre adjoint, CSM AVIS La requérante Cronkwnght Transport Ltd dé tentrice du permis 15093 V s adresse à la Commission des Transports du Québec â roccesion du transfert de toutes les actions détenues par le père et la mère.Monsieur et Madame Melvln Clifford Cronirwrjght et Mabel Helen Cronkeright « leurs enfant» James S Jack E Ralph L Larry W et Louise J Bennett Cronkwright en part égale pour obtenir ie maintien du permis Dans un second temps la famille Oonknrright (les enfants) ayant cédé leur droit é le femme France* Jean John et Keith McBurney à titre de .nominee, lesquels ont dé signé McBumey Transport Limited elle-même détentrice d'un permis portant le numéro M 301822 (21179-V) pour recevoir tout le système de transport opéré par Oookwrlgtrt Transport Ltd laquelle demande permission de transférer cedit permis les actionnaires de McBumey Transport Ltd sont déjà versés au dossier Au surplus la requérante demande I le C T Q de se prévaloir de l article 2 58 1 du réglement 2 (1976) des régies de pratique Tout intéressé pstrt dans les cinq jours de le troisième parution de cet evts contester carte demande en s adressent é le C T Q eu 505 eet Vierbrooke Montréal 1ère publication 20 mai 1980 ?eme publication 21 mai 1980 3éme publication 22 mai 1980 RAQUETTE 4 ASSOCIES PAR ME FRANCOIS PERRf AIJI T 200 St Jecques ouest sorte 900 Montréal Québec H2Y 1M1 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 17 avril 1980 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Pharmagro Consultants Ltêe a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 8e jour de mai 1980.sous le numéro 3071553 Ce 12e jour de mai.1980 LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS LEGAL AVIS est donné que Stella Harasynchuk, résidante et domiciliée au 844, rue Egan, â Verdun, district de Montréal, s'adressera au ministre de la Justice du Québec afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de Stella Sue Harrison VILLE DE LAVAL, ce 20 mars 1980 COTE NADON Procureurs de la requérante Avis est donné par ces présentes conformément aux dispositions de l'article 1571D du Code Civil de la Province de Québec, que le contrat de vente et cession exécuté le 5 mal 1980 à LES SERVICES DE CREDIT ACCORD INC de toutes les créances présentes, et futures, payable à MOULINS A TRICOTER AVANT-GARDE LTEE a 'été enregistré au Bureau d’Enregistrement pour 4a Division d'Enregistrement de Montréal le 9 mai 1980 sous le numéro 3072008 le 13 mai 1980 IES SERVICES DE CREDIT ACCORD INC AVIS est par les présentes donné, conformément à l'Acte des Pouvoirs Spéciaux des Corporations.que les garanties créée par l'acte de Fi-déicommis comportant hypothèque, cession et transport, exécuté par RAYTEX INC (-COMPAGNIE-) et CANADA PERMANENT TRUST COMPANY comme fidéicommissaire devant le notaire EARL MERLING le 2 mai 1979 et enregistré aux Bureaux des Registrars des Divisions d'Enregistrement de Sherbrooke et Stanstead le 8 mai, 1979 et le 9 mai, 1979 sous les numéros 254637 et 118581 respectivement est devenue exécutoire MONTRÉAL, le 13 mai 1980 (SGD) RICHTER & ASSOCIATES AGENT POUR FIDEICOMMISSAIRE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL AIDE JURIDIQUE COUR SUPÉRIEURE NO 500-04-001793-802 DAME LUCIE BEDARD, épouse en société d'acquêts de Jean-Paul Raymond, domiciliée et résidant au 1500, Lavallée app 19, dans la cité de Longueuil, district de Montréal Demanderesse -vs- JEAN-PAUL RAYMOND, adresse inconnue Défendeur PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur JEAN-PAUL RAYMOND est par la présente requis de comparaître dans un délai de 30 jours à compter de la publication Une copie du bref d'assignation et de la déclaration ainsi que de ia requête pour mesures provisoires ont été laissées au greffe de la Cour à son intention PRENEZ DE PLUS avis qu'à détaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans le délai susdit, la demanderesse procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement ST-HUBERT ce 14 mai 1980 A BEAULIEU P A S C M ME SERGE FERNANDEZ Avocat 3629 boul Taschereau St-Hubert, Québec ME SERGE FERNANDEZ, procureur de la demanderesse CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE NO 500-02-016311-800 LELAKQ INC , —vs— DIANE DAOUST Demanderesse, Défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR DIANE DAOUST, vous êtes par les présentes requise de comparaître dans un délai de trente (30) jours de la présente publication Une copie du bref et de la déclaration a été laissée à votre intention au greffe de la Cour Provinciale du district de Montréal Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de comparaître et de déooser votre comparution dans les délais susdits, la demanderesse procédera â obtenir jugement par défaut contre vous MONTREAL ce 16 mai 1980 COTE & NADON Procureurs de la demanderesse 495, boul St-Martin Ouest Suite 200 Chomedey, ville de Laval H7M 1Y9 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE NO 500-05-005938-806 LA BANQUE TORONTO-DOMINION, corporation légalement constituée ayant son siège social â Toronto, province d'Ontario et une succursale au 3035 boulevard Le Carrefour Bureau C-1.â Chomedey Ville de Laval.REQUERANTE -vs- ÊMILIO TULLIO autrefois du 2113 Oe Blois à St-Vincent-de-Paul, district de Montréal et présentement d adresse inconnue, INTIME PAR ORORE DE LA COUR La Requérante la Banque Toronto-Dominion est autorisée â signifier un avis de soixante (60) jours daté du 16 avril 1980.et enregistré au bureau d'enregistrement de Laval le 21 avril 1980 sous le numéro 461675 par voie d'avis public Une copie dudit avis de soixante (60) jours a été laissée au bureau du Protonotaire de la Cour Supérieure du district de Montréal, à l’intention de l'intimé RONALD CHASSE Officier autorisé BOUCHARD, POTHIER, CYTRYNBAUM.4141 ouest Sherbrooke Suite 200.Montréal Qué H3Z 1B8 Procureurs de la Requérante Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 26 novembre 1980 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes présentes ou futures, payable â Shemoe Sportswear Inc.faisant affaire sous la raison sociale de A L Industries a été enregistré au Bureau du Régistraire de la Division d'enregistrement de Montréal le 25e jour d'avril 1980 sous le numéro 3067680 Daté le 5e jour de mai 1980.LA BANQUE TORONTO-DOMINION Le requérant-cédant.M André Duchaîne, domicilié au 65.Garneau, Baie Comeau, Cté Saguenay.demande â la Commission des Transports du Québec de transférer â M Bruno Langlois, domicilié au 956, Le Doré Hauterive, Cté Saguenay le permis portant le numéro: Q-500130 qu'il détient pour effectuer du camionnage en vrac dans la Région 09, conformément â l'article 2 59 1 du Règlement 2 Tout intéressé peut s'opposer à la présente demande en s'adressant à la Commission des Transports du Québec, dans les cinq (5) jours suivant la date de la troisième parution du présent avis Première parution: 21 mal 1980 Deuxième parution: 22 mai 1980 Troisième parution: 23 mal 1980 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL Tribunal de la Jeunesse NO: 500-43-000349-80 ORDONNANCE D ASSIGNATION ET DE SIGNIFICATION PAR AVIS PUBLIC (art 139 C.p.c ) A Monsieur Michel Gauthier Considérant la demande formulée par requête en date du 20 mars 1980, la Cour ordonne à l'intimé de comparaître au greffe du Tribunal de la Jeunesse, 410 est, rue Bellechasse, Montréal dans un délai de trente (30) jours à compter de la publication de la présente ordonnance pour être informer, sous réserve des restrictions légales prescrites, de la demande dont le Tribunal de ia Jeunesse est saisie concernant l'adoption de Joseph Michel Eric GAUTHIER né le 6 septembre 1971 et pour y donner ou refuser son consentement A défaut par lui de ce faire, le Tribunal pourra procéder dans l'instance sans autre avis Le Greffier-adjoint Lucille Bourdeau CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE NO: 05-005-500-630-809 SPATHODIA MANAGEMENT SERVICES LTD Demanderesse -VS- JOSHUA QUARSHIE Défendeur La défendeur, Joshua Quarshle, par ordre de cette honorable cour, est, par les présentes, ordonné de comparaître dans un délai de trente (30) jours suite à la publication de cet avis Une copie du bref d Assignation et Déclaration a été laissée au bureau de la Cour Supérieure pour le district de Montréal Montréal, le 14ième jour mai, 1980 MM Chalt.Sternthai, Katznelson & Michelin, Suite 1020, Place du Canada.Montréal, Québec Procureurs de la demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT OE MONTREAL Tribunal de la Jeunesse NO: 500-43-000350-80 ORDONNANCE D'ASSIGNATION ET DE SIGNIFICATION PAR AVIS PUBLIC (art 139 C.p.c.) A Monsieur Michel Gauthier Considérant la demande formulée par requête en date du 20 mars 1980, la Cour ordonne à l'intimé de comparaître au greffe du Tribunal de la Jeunesse, 410 est, rue Bellechasse, Montréal dans un délai de trente (30) jours à compter de la publication de la présente ordonnance pour être informer, sous réserve des restrictions légales prescrites de la demande dont le Tribunal de la Jeunesse est saisie concernant l'adoption de Joseph Claude lan GAUTHIER, né le 21 octobre 1972 et pour y donner ou refuser son consentement A défaut par lui de ce faire, le Tribunal pourra procéder dans l'instance sans autre avis Le Greffier-adjoint Lucille Bourdeau LES UNIFORMES EUROCANTEX LTEE Avis est par les présentes donné que la Compagnie "LES UNIFORMES EUROCANTEX LTEE" â l’Intention de procéder à sa dissolution en vertu de l'article 204 de la Loi sur les corporations commerciales canadiennes Montréal, ce 8ême jour de mal 1980 LEDUC GUAY MARTEL & LEBEUF Procureurs de la Compagnie AVIS AVIS est par les présentes donné que Rétro Jeans Inc a transporté toutes ses créances et comptes de livres actuels et futurs â La Corporation de Factoring Mirabel Ltôe , à titre de garantie.par acte portant la date du 8 mai 1980 et enregistré au Bureau de la Division d'Enregistrement de Montréal le 9 mai 1980, sous le numéro 3071965 AVIS AVIS est donné par les présentes que Punk Jeans Ltôe a transporté toutes ses créances et comptes de livres actuels et futurs â la Corporation de Factoring Mirabel Ltôe .à titre de garantie.par acte portant la date du 8 mal 1980 et enregistrée au Bureau de la Division d'Enregistrement de Montréal le 9 mal 1980, sous le numéro 3071964 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 19 mars 1980 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes présentes ou futures, payable à Valla Sportswear Ltd a été enregistré au Bureau du Régistraire de ia Division d’enregistrement de Montréal le 8e jour d'avril 1980 sous le numéro 3062645 Daté le 5e jour de mal 1980.LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est donné que CARRIERE WATERLOO CARTAGE INC , South-Stukeley.P Q , détenteur du permis M500782-001, région 5, demande à la Commission des Transports du Québec de transférer son permis à: Osias Rouillard, 131.St -Frôdérick.Windsor PQ, conformément â l'article 2.59.1 du règlement 2.Tout Intéressé peut y faire opposition dans les cinq jours qui suivent la date de la troisième parution.1ère parution le 21 mal 1980 2ème parution le 22 mal 1980 3ème parution le 23 mal 1980 SECRETARIAT PROFESSIONNEL DES TRANSPORTEURS DU QUÉBEC LTEE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE NO: 500-05-005631-807 SPATHODIA MANAGEMENT SERVICES LTD demanderesse -vs- FIROZ S.SHROFF Défendeur Le défendeur, Flroz S Shroff, par ordre de cette honorable cour, est, par les présentes, ordonné de comparaître dans un délai de trente (30) jours suite à la publication de cet avis.Une copie du bref d'Assignation et Déclaration a été laissée au bureau de la Cour Supérieure pour le district de Montréal Montréal, le 14ième jour de mal, 1980 MM Chait.Sternthai, Katznelson & Michelin, Suite 1020, Place du Canada, Montréal, Québec Procureurs de la demanderesse.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL TRIBUNAL DE LA JEUNESSE NO: 500-43-000317-80 ORDONNANCE D ASSIGNATION ET DE SIGNIFICATION PAR AVIS PUBLIC (art.139 C.p.c ) A Monsieur Serge Fournier Considérant la demande formulée par requête en date du 18 avril 1980, ia Cour ordonne â l'intimé de comparaître au greffe du Tribunal de la Jeunesse 410 est, rue Bellechasse, Montréal dans un délai de trente (30) jours à compter de la publication de la présente ordonnance pour être Informer sous la réserve des restrictions légales prescrites, de la demande dont ie Tribunal de la Jeunesse est saisie concernant l 'adoption de Joseph Serge François FOURNIER, né le 10 avril 1978 et pour y donner ou refuser son consentement A défaut par lui de ce faire, le Tribunal pourra procéder dans l'Instance sans autre avis Le Greffier-adjoint Lucille Bourdeau d'AMOURS ZONATO 4 ASSOCIÉS Procureurs des requérants Cité de Côte Saint-Luc Province de Québec APPEL D’OFFRES Pour fourniture de Boyau d’incendie Des soumissions scellées dans des enveloppes spéciales et dont le contenu sera clairement indiqué, et adressées à M.Marc Brunet, Acheteur, au numéro 5490 Westminster, Côte Saint-Luc, seront reçues jusqu'à 14:00 H .le mercredi, 4 juin.1980 Les documents relatifs aux soumissions peuvent être obtenus au bureau de l'Acheteur, à l'adresse ci-haut mentionnée.Chaque soumission doit être accompagnée d un chèque visé d une banque Canadienne, payable â la Cité de Côte Saint-Luc pour un montant non inférieur à 10% du coût total de la soumission Les soumissions seront ouvertes publiquement le 4 juin 1980 â deux heures de l'après-midi, dans la Salle Du Conseil.au numéro 5490 Avenue Westminster, Côte Saint-Luc.La Cité ne s'engage pas â accepter la plus basse ni aucune des soumissions reçues.Mme J.Habra Greffier.a Hydro-Québec APPELS D'OFFRES Pour 10h30, heure de Montréal, aux dates indiquées PMY 80-19170 le mardi 10 juin 1980 Région Montmorency FOURNITURE ET INSTALLATION D’UN SYSTEME D’INTERCEPTION D’HYDROCARBURE ET TRAVAUX CONNEXES DE DRAINAGE CENTRALE BI.ANC SABLON COMTÉ DE DUPLESSIS Garantie de soumission: $10 000 Principale place d'affaires au Québec CCL-80-19156 le mardi 10 Juin 1980 DÉBOISEMENT ET CONSTRUCTION SUR PORTIQUES DE BOIS DE LA LIGNE DE TRANSPORT À 161 KV ENTRE LA STRUCTURE NO 32 DE LA LIGNE DONOHUE -ALIMENTATION ET LE POSTE NORMANDIN Garantie de soumission: $25 000 Principale place d'affaires au Québec GTR-80 19177 le mardi 17 juin 1980 FOURNITURE DE MEMBRURES D’ACIER GALVANISÉ POUR LES PYLONES DE DIVERSES LIGNES DE TRANSPORT À 230 Kv ET 315 KV Garantie de soumission: 1200 000 Principale place d’affaires au Québec Toutes les conditions de chacun des appels d’offres sont contenues dans le document qui peut être obtenu gratuitement, du lundi au vendredi inclusivement, entre 8h30 et 16h30 à l’endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC DIRECTION ACHATS BUREAU N° 700 75 OUEST, BOUE.DORCHESTER MONTRÉAL, QUÉ., CANADA 1127, 1 A4 Pour renseignements, téléphone (514) 285-1711, poste 186.3.Ua garantie de soumission doit être d’un montant égal à au moins 10 % de la somme totale de ia soumission jusqu'à concurrence du montant susmentionné; elle doit être donnée sous forme de chèque vise ou de cautionnement de soumission.Sauf s’il est contrairement indiqué, une soumission partielle est acceptable.Seules les personnes, sociétés et corporations qui auront obtenu le document d’appel d’offres directement du bureau sus-indiqué sont admises à soumissionner.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l’une quelconque, ou toutes les soumissions reçues.1* secrétaire, M.-A.DEMERS Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 30 avril, 1980 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à ARCADE LE W12 INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de Montréal le 9lème jour de mal 1980, sous le numéro 3072033 Ce 13lème jour de mal.1980 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 1er avril 1980 par lequel les Produits Alimentaires Avelro Inc.a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal â titre de garantie, a été enregistré au Bureau de la Division d'Enregistrement de Montréal le 8 avril 1980 sous le no: 3062515 Banque de Montréal le 8 avril 1980 AVIS AVIS est donné par ces présentes conformément aux dispositions de l'article 15710 du Code Civil de la Province de Québec, que le contrat de vente et cession exécuté le 12 mal 1980 à GREGORY SANDERS INC de toutes les créances présentes et futures, payable â CHANNEL FABRICS CANADA LTD.a ôté enregistré au Bureau d'Enregistrement pour la Division d'Enregistrement de Montréal le 13 mal 1980 sous le numéro 3072662.le 14 mai 1980 GREGORY SANDERS INC.Avis est donné que: Evariste Morin.Lambton, Cté Compton, PQ., détenteur du permis M500721-002, région 5, demande à la Commission des Transports du Québec de transférer son permis â: Michel Côté, 205, Principale, Cookshlre.P Q , conformément â l’article 2.59.1 du réglement 2 Tout Intéressé peut y faire opposition dans les cinq jours qui suivent la date de la troisième parution 1ère parution le 21 mal 1980 2ôme parution le 22 mal 1980 3ème parution le 23 mal 1980 SECRETARIAT PROFESSIONNEL DES TRANSPORTEURS DU QUÉBEC LTÊE Le requérant-cédant, M François Roy, domicilié à R R #1, Lac des Iles, Cté Labelle, demande à la Commission des Transports du Québec de transférer â M.Gilles Lavoie, domicilié â R.R.#4, Mont-Laurier, Cté Labelle, le permis portant le numéro: M-504097-001, qu'il détient pour effectuer du camionnage en vrac dans la Région 07, conformément à l'article 2.59.1 du Règlement 2.Tout Intéressé peut s'opposer à la présente demande en s’adressant à la Commission des Transports du Québec, dans les cinq (5) Jours suivant la date de la troisième parution au présent avis.Première parution: 21 mal 1980 Deuxième parution: 22 mal 1980 Troisième parution: 23 mal 1980 Me Claude Gilbert, 1600 rue Berri, suite 3005 Montréal, P O H2L 4E4 CANADA Province de Québec District de Montréal Tribunal de la Jeunesse NO 500-43-001119-79 ORDONNANCE D'ASSIGNATION ET DE SIGNIFICATION PAR AVIS PUBLIC (art 139 C.p.c.) A Rézilla Nicolas Considérant la demande formulée par requête en date du 17 octobre 1979, la Cour ordonne à l'intimé de comparaître au greffe du Tribunal de la Jeunesse.410 est, rue Bellechasse.Montréal dans un délai de trente (30) jours à compter de la publication de la présente ordonnance pour être Informer, sous réserve des restrictions légales prescrites, de la demande dont le Tribunal de La Jeunesse est saisie concernant l'adoption de Quesnel Anluls, né le 20 octobre 1972 et pour y donner ou refuser son consentement A défaut par lui de ce faire, le Tribunal pourra procéder dans l'instance sans autre avis Le Greffier-adjoint Lucille Bourdeau Province de Québec.District de Montréal COUR PROVINCIALE No.02-062157-79 CLAUDE ROBERT INC demanderesse -vs-DENIS FLEURY défendeur Le 28 mai 1986.à 11 heures de i avant-midi au domicile du défendeur au No 8500 F*ré Laurin, app.214 en la cité de St-Léonard.district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en Système de son avec Table Tournante Viking.1 auto Dodge Charger 1976 Conditions : ARGENT COMPTANT ROGER JOBIN, huissier.288-0211 Montréal, 17 mai 1980 -1 .Province de Québec, District de Beauhamoij, CCUR SUPÉRIEURE, NO: 7604)5-000027-80, BANQUE FÉDÉRALE DE DEVELOPPEMENT, demandeur, -vs- LES PRODUCTIONS PLUS 4 INC , défendeur Le 2 juin 1980 à 13 heures de l'aprés-midi, au lieu d'entreposage du gardien au no 7033 Trans-Canada Montréal, district de Beauharnois, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en 1 Allen-Heath 16 X 8 Mod II Mixer — 4 With Power Supply Mod #11 s/n 100 Conditions ARGENT COMPTANT.LOUIS LABRIE, huissier, 373-6662, Valley-field.ce 12 mai 1980 Provinde de Québec, District de Montréaol.COUR SUPÉRIEURE, No 500-05-746118, SICAD INC .demanderesse -vs- LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DU VENEZUELA, défenderesse et DR EDUARDO TRUJILLO, défendeur es-qualite Le 2 juin 1980, à 10 heures de l’avant-midi à la place d'entreposage du gardien aü No 61 Boul Hymus.en la cité de Pointe Claire district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse saisis en cette cause, consistant en: chaises, tables, tarn tam, étagères, coussins, coffres, projecteur, cameras, stéréo-amplificateur.etc Conditions ARGENT COMPTANT A SELINGER, huissier.849-6659, Montréal, 21 mai 1980 LOI SUR LA FAILLITE AVIS AUX CREANCIERS DE LA PREMIERE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de: CLAUDE PROVOST, étudiant, ayant opéré une "GALERIE D’ART CLAUDE LUCE" au 1637 rue St-Denis, Montréal et demeurant au 3250 Ridgewood, appt.1, Montréal, P.Q.H3V 1B8 Débiteur Avis est par les présentes donné que CLAUDE PROVOST a fait cession de ses biens le 13 mal 1980, que la première assemblée des créanciers sera tenue le 3 juin 1980, â 11:00 heures de l'avant-midi, au bureau du syndic soussigné, 1255 Carré Phillips, Suite 904, â Montréal Daté de Montréal, ce 14 mal 1980.LOUIS GOLDBERG, C.A , Syndic Bureau de LOUIS GOLDBERG, C.A Syndic, 1255 Carré Phillips, Suite 904, Montréal, P.Q.H3B 3G6 Tél 878-9897 VILLE DE MONTRÉAL AVIS PUBLIC OU ROLE DE PERCEPTION DES TAXES FONCIERES AVIS public est par ;es présentes donné que If-rôle de perception des taxes foncières de la Ville de Montréal pour fins municipales de l'exercice financier du 1er janvier au 31 décembre 1980 est complété et qu'il est maintenant déposé au bureau du Greffier de la Ville, à l'Hôtel de villes Toutes les personnes dont les noms y sorti inscrits sont par les présentes requises dé payer au Directeur des Finances, au plus tard aux dates fixées par réglement et Inscrites aux comptes de taxes, sans autre avis, le montant des taxes porté â leur compte audit rôle Fernand Denis.C.A DIRECTEUR DES FINANCES' Hôtel de Ville Montréal, le 21 mal 1980 Travaux pubiies Public Works Canada Canada APPEL D’OFFRES DES SOUMISSIONS CACHETÉES, visant les entreprises ou services énumérés ci-après, adressées à l'Administrateur régional des Services tinanciers et administratifs, Région du Québec, ministère des Travaux publics, 18e étage, 2001, rue University, Montréal (Québec) H3A 1K3, seront reçues jusqu'à 15:00, à la date limite déterminée.On peut se procurer les documents de soumission par l’entremise du Bureau de Distribution des plans à l'adresse ci-haut mentionnée sur versement du dépôt exigible ENTREPRISE Appel d'offres no 80M-145P Modifications au système de chauffage 6420, rue Saint-Denis MONTRÉAL (Québec) On peut consulter les documents de soumission au bureau de TAssociation de la Construction à Montréal (Québec).Date limite: le jeudi 12 juin 1980 Dépôt: $25.00 Renseignements: Tél.: (514) 283-6554, 283-6656 et 283-7793 INSTRUCTIONS Le dépôt afférent aux plans et devis doit être sous forme d un chèque bancaire visé établi â l'ordre du Receveur général du Canada.Il sera remboursé sur retour des documents en bon état dans le mois qui suivra le jour du dépouillement des offres.Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions «ut vit».fer R r,'.Le comité exécutif de la Ville de Montréal, dans le cadre de son programme Opération 10,000 logements, recevra de toute société intéressée des propositions pour la construction d'habitations sur des terrains vacants en bordure est du boul.Taylor entre les rues Viel et de Salaberry Ces emplacements offrent un potentiel d'environ 60 logements.Des bâtiments, du type triplex et duplex Isolé ou jumelé, peuvent être planifiés sur ces emplacements.Les propositions pour l'ensemble ou une partie des terrains seront remises de main â main au secrétaire administratif à son bureau, suite 415, Hôtel de Ville, 275 est, rue Notre-Dame, Montréal, le ou avant le 18 juin avant l'heure de midi et seront ouvertes immédiatement après au bureau du greflier, suite 120.C'est au 155 est, rue Notre-Dame, à la réception de CIDEM au premier étage, à compter du 21 mai 1980 qu'on pourra se procurer le dossier d'invitation contre la somme non remboursable de $15.00 pour chaque copie, payable en argent ou par chèque visé.Les propositions ne seront valables qu'accompagnées d'un dépôt au montant de dix mille huit cents dollars ($10 800) soit sous forme d'un chèque visé tiré sur une caisse populaire ou une banque â charte canadienne et payable â l'ordre de la Ville de Montréal; soit 90us forme d'une lettre de crédit irrévocable émise par une caisse populaire ou une banque à charte canadienne; soit sous (orme d'un cautionnement de proposition selon le modèle fourni au dossier d'invitation valable pour une durée de soixante (60) jours sw prupusniun ni aucune uü3 suumissions reçues t proposant ne pourra prétendre â aucune Indemnlti contoster, pour quelque motlt que ce soit, le choix c Ville De plus, les propositions seront jugées au m suivant les critères décrits au cahier des charges Le Directeur - Commissaire général CIDEM, Ville de Montréal Pierre Shooner Montréal 1980 A i i Le Devoir, mercredi 21 mai 1980 ¦ 25 Chico Ruiz partage la vedette avec Phil Niekro contre les Expos par Richard Milo L’illustre inconnu qu'est Manuel Chico Ruiz a appris deux bonnes nouvelles en revêtant son uniforme, hier après-midi.Il était donc normal qu’il fasse les nouvelles aujourd’hui avec Phil Niekro, qui n’a permis que six coups sûrs aux Expos pour mener les Braves à une victoire de 1-0 devant 11,071 personnes, au Stade olympique.Niekro, 41 ans, n’a fait face qu’à 32 frappeurs, et seuls Ron LeFlore et Ellis Valentine ont réussi des coups sûrs, trois chacun.Ruiz, 29 ans, réserviste à temps partiel, a claqué un double pour pousser au marbre le seul point du match, Dale Murphy qui avait amorcé la septième en obte-nent un simple contre le per- WASHINGTON (AP) - Selon le Washington Star, les propriétaires du baseball majeur interviendront peut-être directement dans le but d’empêcher une grève des joueurs.Le journal cite un propriétaire non identifié très irrité au sujet de la tournure des événements qui semble prévoir une grève à minuit jeudi dant Scott Sanderson (3-3).Murphy s'est rendu au deuxième but grâce à un sacrifice de Bruce Benedict, et il a marqué lorsque Ruiz a retourné une glissante haute et à l’intérieur au champ extérieur.Ruiz ne devait pas jouer.Le gérant Bobby Cox lui aurait préféré Luis Gomez.Mais sa main gauche atteinte par la rapide de Dave Palmer, lundi, était tellement enflée hier qu'il ne pouvait tenir un bâton.Cox n’avait d'autre choix que de faire appel à Ruiz, qui, heureux hasard, venait tout juste d’apprendre que le marqueur officiel du match de lundi lui accordait un triple, au lieu d'une erreur par Ellis Valentine, en neuvième.«Croyez-moi, c'est le plus beau jour de ma vie, du moins cette année,» a dit Ruiz, qui a expliqué que Sanderson a commis l’erreur de lui lancer soir.«Notre négociateur (Ray Grebey) et son comité ne vont nulle part, si bien que notre intervention personnelle ne pourrait nuire, dit le propriétaire.À l’heure actuelle, c’est un véritable désastre.«Certains d’entre nous ont des opinions qui n’ont pas été discutées dans les négocia- une balle à l’intérieur, ce qu’il attendait.La veille, Ruiz avait frappé une balle à l’extérieur du marbre, contre Fred Norman, pour réussir son triple ue Valentine aurait perdu ans le ciel, à cause du soleil.Norman a donc alloué un point mérité de plus, soit six au lieu de cinq en un tiers de manche, en neuvième.Il s’agissait, à vrai dire, de la seule erreur de Sanderson qui a lancé un match superbe, retirant huit frappeurs en huit manches avant d’être relevé par Elias Sosa, en neuvième.Il n’avait pas accordé de point à ses 19 dernières manches au monticule lorsaue Ruiz a produit le point décisif, en septième.Sanderson a suffisamment bien lancé pour l’emporter.Il a eu le malheur d’affronter Phil Niekro, qui n’avait pas battu les Expos depuis le mois tions.Certains d’entre nous pourraient s’objecter aux opinions présentées».Jusqu’à maintenant, Lee MacPnail, président de la Ligue américaine, Chub Feeney, président de la Ligue nationale, en compagnie de Grebey et leurs avocats, ont présenté le point de vue des propriétai- d’août 1977, mais qui possédait hier une bonne balle rapide, une glissante efficace et, comble de malheur, une balle papillon qui voltigeait autour des bâtons des Expos sans les toucher.Les Expos ont menacé en sixième lorsque LeFlore a réussi un simple, a volé le deuxième but et s’est rendu au troisième but lorsque le relai du receveur Bruce Benedict a roulé jusqu’au champ centre.Mais Rodney Scott a failli à la tâche en cognant un roulant à l’inter, au lieu d’un ballon sacrifice, et André Dawson a été retiré sur trois prises.Le match s’est termine de façon décevante lorsque LeFlore a été retiré en tentative de vol pendant que Valentine ratait une troisième prise.«J’ai bien varié mes lancers, a expliqué Niekro, qui cache res à Marvin Miller, directeur de l'Association des joueurs.Il y a un comité de six propriétaires choisi il y a presque deux ans.Ce comité a reçu des rapports réguliers des séances de négociations.«Ce comité a aussi été inefficace», selon le propriétaire non identifié.sous sa casquette quantité impressionnante de cheveux gris.J’ai surtout utilisé la rapide et la glissante, dans les cinq premieres manches, et ensuite la papillon, histoire de tenir les frappeurs hors d’équilibre.«C’est mon meilleur match de l’année, c’est aussi mon premier blanchissage de la saison.Et ce ne sera pas le dernier de ma carrière, puisque j’ai l’intention de lancer encore longtemps, a-t-il ajouté.Je n’ai pas mal au bras, et je n’ai jamais été diminué par un mal quelconque depuis mes débuts».Niekro (3-5) a maintenant remporté 221 victoires contre 196 défaites en carrière.Face aux Expos, sa fiche est de 13 victoires contre 13 revers.Gaylord Perry, des Padres de San Diego, a le même âge, 41 ans, mais il est né quelques mois avant Niekro, qui a lancé hier comme un jeune promis à un brillant avenir le jour où Ruiz frappait un double d’un point.Niekro et Ruiz ont mis fin à une série de six victoires consécutives des Expos.ÉCHOS.Le référendum, ce n’est pas de mes affaires, a laissé entendre Dick Williams à un reporter anglophone.Pas de commentaires.Le dîner mensuel du Club des amis du baseball aura lieu ce midi, au restaurant Sambo, rue Sherbrooke est.Steve Rogers (3-4) sera opposé à Preston Hanna (0-0) ce soir.Le match sera télévisé à Radio-Canada.Baseball: les propriétaires songent à intervenir directement Les Rockies congédient le populaire Don Cherry DENVER, Colorado (AP) — Les Rockies du Colorado ont congédié hiér leur entraîneur Don Cherry en dépit d’un sondage qui lui était extrêmement favorable.Selon le quotidien Rocky Mountains, seulement 58 des 3,083 amateurs consultés ont indiqué souhai- ter le congédiement de Cherry.L'annonce a été faite par le directeur des relations publiques des Rockies, Kevin O'Brien.Il a indiqué ignorer le nom du successeur de Cherry, quoique celui de l'entraîneur ae l’équipe olympique américaine, Herb Brooks, ait été mentionné.Brooks s’est toutefois déjà engagé à diriger une équipe suisse l’an prochain.Sous la direction de Cherry, les Rockies ont terminé la saison 1979-1980 au dernier rang avec 19 victoires, 48 défaites et 13 matchs nuis.Ce total représente néanmoins une augmentation de 9 points par rapport à l’année précédente.Cherry, l’un des bons entraîneurs de la LNH, ne restera pas sans emploi longtemps Les Penguins ae Pittsburgh sont présentement à la recherche d’un instructeur et ils lui feront certainement une offre.Le nom de Cherry s'ajoute aussi à la liste des candidats au poste d’adjoint-instructeur du Canadien de Montréal.Jacques Demers, l’entraîneur démissionnaire des Nordiques de Québec.Jac- ues Demers, l’entraîneur émissionnaire des Nordiques de Québec^ a déjà été pressenti.Peut-etre Deniers viendra-t-il à Montréal et Cherry le remplacera à Québec?Don Cherry, l'ex-entraîneur des Rockies du Colorado.(Photolaser AP) w^r ^ .' '^-8 Quel champagne les Islanders boiront-ils jeudi au Spectrum?LONG ISLAND (PC) — champagne importé de Quelle marque de champagne France ou bien une marque apporter a Philadelphie?locale de la Californie?La Devrait-on opter pour un question est importante, car, Ligue Nationale Lundi Montréal 11, Atlanta 8 Philadelphie 6, Cincinnati 4 Los Angeles 5, St-Louis 1 Hier Atlanta 1, Montréal 0 Cincinnati à Philadelphie San Diego à Pittsburgh Houston à New York St-Louis à Los Angeles Chicago à San Francisco Aujourd'hui Atlanta, Hanna (0-0) 5 Montréal, Rogers (3-4), 19 h 35 Cincinnati, Seaver (2-2) à Philadelphie, Christenson (3-0), 19 h 35 San Diego, Jones (4-2) à Pittsburgh.Candelaria (2-2), 19 h 35 Houston, Richard (4-2) à New York, Falcone (2-2), 20 h 05 St-Louis, Forsch (2-3) à Los Angeles, Sutton (4-0), 22 h 30 Chicago, Reuschel (3-3) à San Francisco, Blue (5-2), 22 h 35 Le* frappeurs Almon pb 28 cs 5 cc 1 PP 1 moy.185 Bernazard 82 21 1 6 256 Carter 116 30 4 16 259 Cromartle 115 32 4 13 270 Dawson 94 24 4 16 255 Hutton 13 1 0 1 077 LeFlore 117 33 0 1 262 Macha 25 11 1 5 440 Office 34 7 0 3 206 Parrl9h 98 24 5 16 245 Scott 85 15 0 3 170 Speler 41 8 1 4 195 Tamargo 8 1 0 0 .125 Valentine 119 34 4 20 286 White 27 7 1 1 259 Bahnsen Les lanceurs g-p v* ml rab 3-1 0 20.2 6 mpm 0 07 Fryman 0-1 7 15 2 11 0.57 Grlmsley .1-2 0 21.1 3 5 00 Lee .1-3 0 41.1 14 5 06 Murray 0-0 0 140 6 643 Norman 0-0 1 17 0 16 10 05 Palmer 3-0 0 38 2 23 1 72 Rogers 3-4 0 57 0 39 347 Sanderson 3-3 0 43 0 23 3 85 Sosa .2-2 3 17 2 14 2 11 Les meneurs (Parti** d'hier non comprîtes) pb es moy.RelU, St-L.120 46 .383 Hendrick, ST-L.127 44 .346 Templeton, St-L.151 51 .338 Smith, LA.122 41 .336 Buckner, Chi.120 40 .333 Cedeno, Hou.91 29 .319 Collins, Cin.107 34 .318 Martin,Chl.121 38.314 Circuits: Schmidt, Phll., 9; Kingman, Chl., Luzlnski, Phll., Garvey, LA, 8.Points produits: Garvey, LA, 32.McBride, Phil., Smith, LA, 27.Ligue Américaine Lundi Toronto 7, Boston 2 Baltimore 4, Cleveland 1 New York 1, Detroit 0 Chicago 1, Minnesota 0 Kansas City 6, Oakland 5 Californie 3, Texas 2 Seattle 4, Milwaukee 3 Hier Baltimore à Cleveland, 2 Boston à Toronto New York à Detroit Minnesota à Chicago Oakland à Kansas City Californie au Texas Milwaukee à Seattle Aujourd'hui Boston, Torrez (0-4) à Toronto, Jefferson (2-1), 19 h 30 Baltimore, Flanagan (4-2) à Cleveland, Barker (4-3), 19 h 35 New York, Underwood (3-3) à Détroit, SchaUeder (2-4), 20 h Minnesota, Zahn (2-5) à Chicago, T rout (1 -3), 20 h 30 Californie, Kison (2-4) au Texas, Corner (1-3) ou Darwin (2-1), 20 h 35 Oakland, Keough (5-3) à Kansas City.Gura (5-2).20 h 35 Milwaukee, Caldwell (3-1) ô Seattle, Beattie (2-3), 22 h 35 Les meneurs (Parti» d'hlsr non comprit») pb es moy.Molinaro, Chl.77 29 .377 Revering, Oak.99 37 .374 Trammell, Det.101 37 .366 Landreaux, Min.138 50 .362 Velez, Tor.94 34 .362 Molltor, Mil.130 47 .362 Yount, Mil.128 44 344 Wathan, KC.99 34 .343 Bell, Tex.127 43 .339 Remy, Bos, .133 45 .338 LIGUE NATIONALE Section Est 9 P moy.dill.PITTSBURGH 19 12 .613 — PHILADELPHIE .16 14 ,533 2Vk MONTRÉAL 16 16 .500 3Vk CHICAGO 15 16 484 4 ST-LOUIS 14 20 412 evk NEW YORK 12 19 .387 7 Section Ouest LOS ANGELES 22 13 .629 — HOUSTON 19 14 .576 2 CINCINNATI 20 15 .571 2 SAN DIEGO 18 17 .514 4 ATLANTA 13 20 393 8 SAN FRANCISCO 14 22 389 8Vk LIGUE AMÉRICAINE après tout, les Islanders de New York sont sur le point de célébrer un exploit unique dans leur histoire.Malheureusement, il y a une vingtaine de joueurs de hockey des Flyers de Philadelphie qui n ont qu’une seule idée en tete.Jouer les trouble-fêtes.«Il y aura du champagne au Spectrum, c’est certain, ne manque pas de souligner Al Arbour, l’instructeur des Islanders, forts d’une avance de 3-1 dans cette série finale.Mais nous n’avons rien à voir avec son achat.C’est la Ligue nationale qui s’en occupe.Quant à moi, je ne veux pas y penser.Je connais trop bien les Flyers.Ils feront tout pour éviter l'élimination.Tout ce que je peux affirmer, c’est que mes joueurs ne sont pas rendus la où ils sont pour baisser pavillon facilement dans une cinquième partie.Si jamais nous devions perdre au Spectrum, ce ne serait sûrement pas à cause de notre manque d’efforts.» «A ce que je sache, il faut quatre victoires pour finalement mettre la main sur la coupe Stanley, répétait encore hier Pat Quinn, l’instructeur des Flyers, après l’exercice de ses troupes au Spectrum.Nous n'avons pas lancé la serviette.Vous connaissez mon club.Mes joueurs n'abdiquent pas souvent.Nous l’avons prouvé au cours de la saison et nous le prouverons encore une fois.» Même les blessés des Flyers deviennent subitement des cas probables.Paul Holmgren, blessé à un genou dans le troisième match et absent dans le quatrième, a surpris tout le monde y compris ses coéqui- iers en s'exerçant avec eux ier Jim Watson, dont l’absence a créé un trou béant à la ligne bleue, pourrait êndosser l'uniforme ce soir.«Le médecin a dit à Holmgren que c’est lui qui était le juge, d’expliquer Quinn.C’est à lui de décider s'il jouera ou non.Quant à Watson, son cas est une affaire quotidienne.Il prétend que son épaule va beaucoup mieux, mais ce n'est que quelques heures avant la partie que je déciderai s'ils joueront».On ne dirait jamais que cette vieille coupe Stanley, achetée au coût de 10 guinées ($50) en 1893 par Lord Stanley ne vaut pas plus que cela.On dirait que les joueurs des deux clubs veulent se l'arracher comme si elle valait tout l'or enfouit à Fort Knox.«Moi, j’ai déjà le goût du champagne dans lr> bouche, admet Michel Bo*:., un des meilleurs chez les Islanders jusqu’ici.Pendant quatre ans, l’ai dû me contenter de voir les joueurs du Canadien boire dans ce vase.Moi aussi, je veux faire la même chose».Pour John Tonnelli, un autre travailleur infatiguable des Newyorkais, c’est un rêve qui est sur le point de se réaliser.«Quand j’étais jeune, je devais avoir sept ans, mon frère et moi organisions des séries de la coupe Stanley avec d’autres jeunes.L'enjeu était une vieille poubelle.Et le gagnant éventuel de notre série se promenait fièrement avec sa poubelle tenue bien haute au-dessus de sa tête.Dès que nous avons éliminé les Sabres de Buffalo pour ensuite passer en finale contre les Flyers, j’ai tout de suite téléphoné à mon frère pour lui dire: cette fois, il n’est plus question de notre poubelle.Cette fois, c'est la vraie coupe.Peux-tu croire cela.?» Une sorte de peur s’est infiltrée chez les joueurs des Flyers.C’est du moins ce que prétend Michel Bossy.«Ils ont tellement peur de prendre des pénalités qu’ils ont changé leur style ae jeu.Ils savent que notre jeu de puissance est explosif.Or ils jouent avec la crainte de voir l’arbitre leur coller un mauvais deux minutes.En somme, c’est le club le plus discipliné qui l’emportera.Présentement, la chance est de notre côté.Nous ne sommes pas pour la laisser nous glisser entre les doigts.» «Nous nous étions fixés un but avant le début de cette série, explique Gary Howatt, un des premiers joueurs à se joindre aux Islanders dès leur naissance.Nous voulions gagner un match au Spectrum et ensuite balayer la série chez nous.C'est exactement ce qui est survenu.Tout ce qu'il nous reste à faire, c’est de jouer le même hockey que nous avons disputé dans la première partie et nous seront champions.Je sais que ce ne sera pas facile, car les Flyers feront tout pour brouiller les cartes.C’est normal.Ce sont de fiers compétiteurs.Mais nous sommes capables de les vaincre.Je le sens».¦ TORONTO — L'Association canadienne de hockey amateur aura un championnat national de plus à la fin de la saison 1980-81.Il s'agira du championnat canadien de hockey juvénile, qui sera commandité par la firme Poulet Frit du Kentucky.L’Association canadienne organise déjà des championnats nationaux aux niveaux junior A, intermédiaire et midget.Section Est 9 P NEW YORK 20 13 TORONTO .19 13 BOSTON 17 18 MILWAUKEE 15 18 DÉTROIT 15 18 BALTIMORE 15 19 CLEVELAND 13 19 Section Ouest CHICAGO 21 15 KANSAS CITY 19 15 OAKLAND 19 16 TEXAS ia 17 SEATTLE m 19 CALIFORNIE 14 19 MINNESOTA 15 21 moy.ditf.606 -.594 Vk 486 4 455 5 455 5 .441 5Vk 408 6Vk Coupe Stanley Lundi islanders NY 5, Philadelphie 2 Jeudi Islanders NY è Philadelphie, 20 h 05 8am*dl Philadelphie à Islanders NY, 14 h, si nécessaire Mardi Islanders NY à Philadelphie, 20 h 05, si nécessaire Les meneurs b p pts Trottler, Isl.11 15 28 Perreault, But.10 11 21 Barber, Phll.12 8 20 Bourne, Isl.10 9 19 583 559 543 514 488 424 417 1 1 Vk COUPE STANLEY Final* 4-d*-7 2Vk 3Vk 5Vt 6 Série O ISLANDERS NY PJ 3 PHILADELPHIE 4 1 P 1 3 îï 15 bc 15 18 BRAVES (1), ib p cs pp Royster, 2b .4 0 0 0 Blanks, ac 4 0 10 Mtthws.cd 4 0 0 0 Chmbls.lb .3010 Asselstn, cg 4 0 10 Murphy, cc .4 1 1 0 Benedict, r .2 0 0 0 Ruiz, 3b.2 0 11 PNIekro, I 3 0 0 0 Total 30 1 5 1 EXPOS (0) ab pes pp LeFlore, cg 4 0 3 0 RScott, ac 4 0 0 0 Dawson, cc 4 0 0 0 Valentin, cd- .4 0 3 0 Parrish, 3b 4 0 0 0 Carter, r 3 0 0 0 Cromrt, 1b 2 0 0 0 Bernzrd, 2b 3 0 0 0 Sandrsn, I .2 0 0 0 White, fs .1000 Sosa, I .0 0 0 0 Total .31 0 6 0 Atlanta .000 000 100-1 Montréal.000 000 000-0 E—Benedict, Ruiz DJ—Atlanta 2, Montréal 1 LSB—Atlanta 8, Montréal 5.2B—Ruiz, Valentine, Asselstlne BV—LeFlore, Valentine, S—Benedict, PNIekro.Atlanta ml c* p pm bb rb PNIekro G (3-5) 9 6 0 0 1 4 Montréal Sanderson P, (3-3) 8 5 1 13 8 Sosa 1 0 0 0 1 0 T—2:15.A—11.071, La LNH votera le transfert des Flames par téléphone EDMONTON - Un porte-parole de la brasserie Molson, a Edmonton, a indiqué que les gouverneurs de la Ligue nationale de hockey seront appelés à voter par téléphone cette semaine sur le transfert des Flames d’Atlanta à Calgary et sur la vente du club à Nelson Skal-bania, de Vancouver.Rod Proudfoot, gérant de la mise en marché de la brasserie Molson pour l’Alberta, a ajouté qu'une conférence de presse sur ce sujet aura lieu jeudi à Calgary.Peter Pocklington, propriétaire des Oilers d Edmonton, a indiqué qu’il ignorait tout de ce vote, mais a ajouté que, s’il y en avait un, il voterait en faveur de la vente et le transfert des Flames.¦ BALTIMORE (AP) - La Commission des courses de pur-sang du Maryland a promis une réponse rapide à rap- pel de la décision des juges dans le Preakness à Pimuco samedi dernier.Mme et M.Bert Firestone, propriétaire de Genuine Risk, ont demandé la revision de la décision des juges, qui ont rejeté un appel au jockey Jacinto Vasquez contre le vainqueur Codex et le jockey Angel Cordero, fils.“Nous nous réunie-rons probablement au début de la semaine prochaine, a dit Robert Banning.Le vacci contre la rouille! De nos jours, la contamination par la rouille est le pire mal dont peut être affligée une voiture.Pour combattre cette épidémie, il existe un vaccin: EONIZER.* PROCÉDÉ UNIQUE Par son procédé unique, appelé EONIZATION, EONIZER immunise plus de 300 recoins de la carrosserie de votre voiture contre la rouille en 3 étapes importantes: le nettoyage à la vapeur, le séchage mécanique et l’injection d'un enduit protecteur exclusif qui s’imprégne dans les pores du métal et déloge toutes les molécules d’oxygène dont la rouille a besoin pour taire ses ravages.Et pour s'assurer de la qualité de l’immunisation, un spécialiste inspecte votre voiture après chaque étape de l'EONIZATION.Finalement, votre voiture est cirée à la main.RECOMMANDÉ PAR L’A.P.A.De plus, EONIZER est exclusivement recommandé par l’APA, l’Association pour la protection de l’automobiliste, depuis plus de 12 ans.Vous pouvez aussi vous fier à l’expérience de milliers d’automobilistes et d’une centaine d’entreprises telles Molson, Coca-Cola, Hydro-Québec, C.N.et le Ministère des Transports, qui ont immunisé leurs véhicules contre la rouille en faisant confiance à EONIZER.GARANTIE DE 10 ANS EONIZER offre également la meilleure garantie qui existe dans le domaine de l’antirouille.Selon son nouveau plan de protection continue contre la rouille.toute automobile neuve de moins de 3 000 kilomètres est garantie 10 ans** contre les perforations dues à la corrosion venant de la paroi intérieure, sans limite de parcours et de frais de réparation.Cette garantie est transférable.Le propriétaire n'a qu’à se présenter aux révisions annuelles où, moyennant des frais minimes, les spécialistes d’EONIZER retouchent sa voiture selon un plan ’marques déposées de travail spécifique à chaque modèle.Mieux vaut prévenir que guérir! 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capitale.Cette année, du 3 au 27 millet, Festival Ottawa rend hommage aux Impressionnistes français et notamment à Claude Debussy dont on exécutera Pelléas et Méli-sande et ses contemporains Ravel (L’Enfant et les sortilèges en version de concert) et Massenet (Thérèse en version de concert).En plus de ce déploiement de musique française on donnera La Bohème de Puccini en italien — bien que l’histoire de cet opéra se situe à Paris dans le Quartier latin vers 1830 — et La Fille du régiment de Donizetti qui sera chanté en français.En plus de ce programme prestigieux et varié d'opéra, les amateurs de musiques pourront entendre le Quatuor Via Nova composé de Marie-Claire Jamet, harpe, Robert Cram, flûte, James Morton, clarinette et Michel Béroff, piano, interpréter des oeuvres de Fauré, Debussy, Caplet, Ravel, Franck; le baryton Bruno Laplante, les duettistes Jean-Philippe Collard et Michel Béroff, les Swingle Singers, le Trio Collard, Amoyal, Lodéon, le pianiste Pascal Rogé, le Trio Pasquier et le pianiste Jean-Paul Sevilla interprètent également de la musique de chambre ou des mélodies françaises de la pre- mière moitié du Xke siècle.Le directeur artistique de l’événement présenté par le Centre national des arts d’Ottawa est encore une fois Mario Bemardi qui dirigerait également l'Orchestre du CNA au cours de ce mois de musique et d'opéra.Pelléas et Mélisande, chef-d’oeuvre de Debussy mettra en vedette Maria Ewing (Mélisande), Alan Titus (Pelléas), Victor Braun, Pierre Charbonneau et Gabrielle Lavigne.La mise en scène a été confiée à l’Américain Frank Corsaro qui a signé plusieurs adaptations et mises en scène sur Broadway en plus d’une carrière d’acteur à la scène et à l’écran.Il est présentement conseiller artistique et régisseur en chef du Houston Grand Opera et professeur à plein temps à l’Université de Houston.Les décors de Pelléas et Mélisande seront réalisés par Lloyd Evans, longtemps attaché au New York City Opera qui est aussi peintre, dessinateur et décorateur.Les éclairages seront de Neil Peter Jampolis.Pelléas sera donné les 3, 5, 9 et 16 juillet à 20 h.La Bohème de Puccini sera mise en scène par la Canadienne Sonja Frisell, lç$ costumes seront de Robert Provost, les décors de José Varona et éclairages de N.P.Jampolis avec Diana Soviero (Mimi), Neil Shicoff (Rodolfo), Maria Pellegrini (Muset-ta), Allan Monk (Marcello), Ara Berberian et Gary Relyea.~„„ Régiment de Domizetti sera mis en scène par Lofti Mansouri, directeur général de la Canadian Opera Company depuis 1976 et metteur en scène invité de plusieurs des plus grandes maisons d’opéra du monde — Milan, Venise, Munich, Salzbourg, Rome, Chicago, etc.Les décors seront réalisés par l’Italien Béni Montresor, les éclairages par N.P.Jampolis et Paolo Peloso dirigera l'Orchestre du CNA.La distribution comprendra Ruth Welting (Marie), Rock- well Blake (Tonio) Maureen Forrester (La Marquise), Claude Corbeil (Sulpice), etc.Deux rôles de composition seront tenus par Jean Dalmain (Hortensio) et Muriel Millard (la Duchesse de Crakenthorp).Les dates des représentations sont les 17,19, 22, 24 et 26 juillet.L’Enfant et les sortilèges de Maurice Ravel, mini-opéra savoureux relatant l’histoire d’un vilain petit garçon ¦qui abime les meubles et torture les animaux sera présenté avec deux pianos en première partie du concert des Swingle Singers le 15 juillet.Il ne sera représenté par la suite au cours du mois de juillet.En version de concert avec choeur et grand orchestre, Thérèse de Massenet sera présenté une seule fois également, le 27juillet avec Mignon Dunn (Thérèse), Alain Vanzo (Armand de Clerval), Louis Quilico (André Thorel), les choeurs et l’Orchestre du Centre national des arts sous la direction de Mario Ber-nardi.Pour ceux qui ne veulent as se rendre en voiture à Ot-wa pour ce festival, le Train de l’opéra VIA est encore en service cette année à partir de Québec et Montréal et un forfait de $79 (Québec) ou $63 (Montréal) permet de défrayer le passage en train, une chambre d’hotel au Château Laurier et un excellent fauteuil à l’opéra.Pour tous renseignements, 871-1331 à pa ta Montréal ou 692-3940 à Québec ou 1-800-361-5390 partout ailleurs en province.Pour les «mordus», un arrangement particulièrement astucieux du programme de Festival Ottawa cette année permet les 15.16 et 17 juillet de combiner les trois opéras, L’Enfant et les sortilèges ainsi qu’un concert.La dernière fin de semaine, les 25,28 et 27 juillet permettra également d’entendre, deux opéras, La Bohème et La Fille du régiment, Thérèse de Massenet et un concert.Tous les renseignements peuvent être obtenus au CNA à (613) 237-4400 et des réservations téléphoniques avec cartes de crédit sont possibles dès maintenant.Un fichier du spectacle Deux ministères québécois, Affaires culturelles et Affaires intergouvemementales, viennent de créer un fichier du spectacle de façon à hâter les demandes d'artistes qui sollicitent de l’aide gouvernementale pour se produire à l’étranger Ce fichier servira également au gouvernement pour choisir artistes et organismes québécois qui peuvent représenter le Québec lors d'échanges culturels ou dont les oeuvres sont dignes de rayonnement à l'extérieur du pavs.Le fichier du spectacle s'adresse à tous les artistes et intervenants québécois du monde du spectacle qui désireraient offrir leurs productions pour une diffusion à l'extérieur du Québec Pour l’année 1980-81 les pays considérés en prioritépour des fins de diffusion sont les Etats-Unis, les pays d'Europe et de l’Amérique latine.Un montant de $200,000 est consacré pour la prochaine année à cette fin par le ministère des Affaires intergouvemementales.Tous ceux qui sont intéressés à s inscrire au fichier du spectacle pour l'année 80-81 sont pries de le faire avant le 15 juin ou avant le 30 novembre 1980 en écrivant au Service de l’aide à la diffusion.Direction des arts d’interprétation, Ministère des Affaires culturelles, 700 boul Saint-Cyrille est.Québec.GIR 5A9, tél.(418) 643-5125 La politique du «un pour cent»: nouveaux projets En accord avec la nouvelle politique du «un pour cent», 26 nouveaux édifices gouvernementaux à être construits dans la région de Montréal devront être dotés d’oeuvres d’art intégrées.Pour ce faire, la Direction des arts de l’environnement visuel du ministère des Affaires cultur-’Les a lancé, par voie de concours, un appel aux artistes professionnels de la région de Montréal.Les artistes choisis recevront, conformément à l’esprit de la politique du «un pour cent», des montants variant entre $15.000 et $250,000, soit un pour cent du coût total de la construction pour la réalisation d’oeuvres d’art destinées aux futurs édifices.Voisi la liste de ces édifices et le montant alloué, dans chaque cas, à l’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement: Centre d'accueil Réal Morel ($43,087);'Centre d’accueil Eloria Lepage ($37,589) ;t Centre d’accueil Ernest Routhier ($29,089); Centre d’accueil Henri Bradet ($29,247); Centre d’accueil Henri Dunant ($79,844) : Centre d’accueil Ovila Légaré ($23,000); Centre d’accueil Idola Saint-Jean ($23,000); Résidence Paul Gouin ($23,000); Centre d’accueil La Pinière ($23,000); Centre d’accueil Robert Cliche ($23,000); Centre d’accueil Marie Rollet ($25,000); Centre d’accueil Louis Riel ($23,000); Centre d’accueil Télesphore Savaria ($23,000); Centre d’accueil François Seguenart ($20,000); Hôpital Le Gardeur ($125,737); Centre d’accueil Alphonse Rouleau ($18,000); Manoir de la Pointe-Bleue ($10,675); Centre d’accueil Henriette Cere ($19,213); Centre d’accueil Marie Berthe Couture ($18,327); centre d’accueil Dorion-Vaudreuil ($23,000) ; Centre hospitalier Pierre Boucher ($75,000) ; Centre d’accueil Chevalier de Levis ($23,000); Centre d’accueil Narbonne ($15,000); Résidence Champagnat ($15,000); Centre d’accueil Laurent Bergevin ($19,000); Centre d’accueil Valleyfield ($35,500).Au ministère, on indique que les dossiers déjà parvenus lors des inscriptions précédentes feront l'objet d’une étude pour le présent concours.Pour participer, les artistes sont priés d’envoyer leur curriculum vitae ainsi que trois diapositives récentes dans chacune de leur spécialité à l’adresse suivante: Ministère des Affaires culturelles, Bureau régional de Montréal, 222 boulevard Saint-Laurent, Montréal H2Y 2Y3.Mise de l’avant par le ministre des Affaires culturelles M.Denis Vaugeois, la relance du «un pour cent» s’est d’abord concrétisée dans le cadre de la construction du Palais des congrès.Une quinzaine d’artistes avaient alors été choisis pour réaliser des oeuvres d’art, se partageant un budget de $380,000.n s’agit, on s’en souvient, de François Dallegret ($50,000), de Micheline Beauchemin ($60,000), de Charles Daudelin ($40,000), d’André Mongeau ($20,000).Pour la réalisation de portes en bois sculptées, quatre sculpteurs se sont réparti $24,000.Ce sont: Lucie Laporte, Armand Vaillan-court, René Derouin et Carol Grenon.Sept autres artistes réaliseront un ensemble de tapisserie pour un montant de $70,000.il s’agit de Mariette Rousseau-Vermette, Louise Panneton, Denise Beaudin, Hughette Dorais, Denise Phi- lippon, Ray Senior et Yvon Soucy.Si la relance récente de cette politique, qui n'avait jamais été vraiment appliquée de par le passé, a été accueillie très favorablement dans le milieu des arts visuels, de nombreux créateurs sont toutefois d’avis que pour être totalement réussie, cette politi- que devrait permettre une consultation initiale plus grande entre l’artiste et l’architecte.Pour beaucoup d’artistes, le risque est grand de voir apparaître, dans le cadre du «un pour cent», des oeuvres d’art traditionnelles, «plaquées» à l’architecture sans y être carrément intégrées.R.V.Mauvaise adaptation d’un roman à la scène Le film d’Alain Resnais bien accueilli à Cannes CANNES (AFP) - Le festival de Cannes a chaleureusement applaudi hier à Mon oncle d’Amérique, cette «comédie du comportement» d'Alain Resnais, inspirée de thèses du professeur Henri La-borit.D'ores et déjà, on chuchote dans les couloirs du palais que le film est un des grands partants pour le palmarès final.S il parait difficile qu'il détrône Kagemusha d'A-kira Kurosawa pour la palme d'or, il parait comme un candidat sérieux pour le prix de la mise en scène ou le prix spécial du jury.Mon oncle d’Amérique en effet est le film le plus novateur que l’on ait présenté jusqu'à présent dans ce 33ème festival de Cannes, dont la tendance.même si les films sont de très bon niveau, est jusque là plutôt conformiste.Comme dans la plupart de ses oeuvres.Alain Resnais (auteur notamment de Hiroshima mon amour, L'année dernière d Marienbad, Providence) y casse le récit traditionnel.Le cinéaste en effet, aidé par le scénariste Jean Gruault, s’est inspiré des théories du comportement du pro- 12 3 4 5 6 7 8 9 10 H 12 fesseur Laborit pour imaginer trois personnages qu’il présente de leur enfance jusqu’à maintenant: Jean (Roger Pierre), 50 ans, issu de la haute bourgeoisie provinciale et haut fonctionnaire, René (Gérard Dépardieu), 30 à 40 ans.paysan angevin qui abandonne l’exploitation paternelle pour aller chercher du travail en ville, Janine enfin (Nicole Garcia), 30 ans, fille d’un ouvrier métallurgiste qui devient comédienne.Parallèlement aux histoires des quatre personnages du film, le professeur Laborit intervient pour expliquer le comportement de nos héros: ainsi, pour la première fois au cinéma, on voit co-exister le déroulement d’une intrigue romanesque avec le cheminement d’un discours scientifique.La structure du film — histoire des personnages, coupée de réflexions d’Henri Laborit.de plans d’expériences sur des rats pour expliquer les réactions des humains, d’extraits de vieux films — aurait pû être fastidieuse.Bien au contraire, le film est constamment drôle, plein d’intelligence et d’humour.Enfin Mon oncle d’Amérique, comédie du mal-être, est une analyse de la France en 1980 avec ses mutations inévitables et ses codes Il faut saluer également l’interprétation de Roger Pierre, Nicole Garcia et Gérard Dé- Alain Resnais avait toutes après que le Festival de oncle d’Amérique.pardieu, qui ont visiblement pris un grand plaisir à interpréter leurs personnages et qui sont remarquables.Le second film présenté en compétition, Out of the Blue, a rencontré auprès de la critique moins de succès que Mon oncle d’Amérique.Il a été réalisé par un cinéaste-acteur qu’on a souvent vu à Cannes, Dennis Hopper, qui en 1969 avait obtenu un prix à Cannes pour Easv les raisons de sourire hier Cannes eut applaudi Mon Rider.Film américano-canadien, Out of the Blue raconte l’histoire d’une adolescente du Middle West, fille d’un conducteur d’autobus en prison et d’une serveuse de restaurant de moeurs plutôt légères, mal dans sa peau, rebelle à la société, qui idolâtre Elvis Presley et qui s’identifie à la Punk Rock Generation.Son inadaptation la conduira au meurtre.par Jacques Larue-Langlois Banda de petit* verratsl, adaptation théâtrale du roman de Louis Caron, Le Bonhomme Sept-heures; mise en scène: Odette Guimond et Cari Béchard avec Sylvie Beauregard, Carl Béchard, Michel Bergeron, Benoît Dagenais, Sylvie Gosselin et Odette Guimond produit par le Théâtre de la Nouvelle lune; salle Fred-Barry.Je n’ai pas lu le roman de Louis Caron, Le Bonhomme Sept-heures, dont Bande de petits verrats constitue une adaptation théâtrale.Je ne doute point qu’il puisse s’agir en l’occurrence d’un récit intéressant, plein d’humour et de candeur, dont la lecture au coin du feu me transporterait d’aise en me faisant revivre le milieu social qui a baigné mon enfance de Nicoletain.Cependant, l’adaptation scénique qu’en ont tirée ceux du Andress mère LOS ANGELES (Reuter) — L’actrice de cinéma d’origine suisse Ursula Andress, âgée de 44 ans, a donné naissance mardi à Los Angeles à son premier enfant, un garçon.La mère et l’enfant, qui pèse trois kg, se portent bien.L’actrice a déclaré que le père est l’acteur américain Harry Hamlin, qu’elle compte épouser.¦ «Le Portugal nous ensoleille» est le thème d’une promotion qui se tient du 20 au 24 mai au Complexe Desjardins.Ce festival comprend chansons (fados), cuisine typique, invitation au voyage et fabrication, sur place, ae produits d’artisanat: dentelles, vannerie et poterie.Du 26 au 31 mai, au meme endroit, se déroulera une exposition de voitures anciennes appartenant à la Fondation Craven, dont une Cadillac Tourisme, modèle 1909, qui se vendait à l’époquè $750.00.GbW»l aw&m 2 Horlzontalsment ! 1—Nom usuel des croûtes ou exfoliations produites par ’ diverses maladies de la peau — Graine du cacaoyer 2— Savoir-vivre — Avalé.3— Habitude ridicule — Aiguiser des outils 4— Dans un dessin, une peinture, retouche destinée è faire ressortir certains détails — Légèrement froid.5— Point cardinal — Éclat de voix 6— Verbe gel.— Ville de Belgique 7— Salnt-Pôre — Petite botte de bûchettes enduites de résine à un bout, pour allumer le feu.— Unité monétaire roumaine 8— Plante de la famille des composées.— Baryum, -9—Époque.— Patrie d Abraham — Imposer 10—Usages — Douleur.— Tente avec audace 11 —Créerions de nouveau 12—Ciment utilisé pour faire des joint* hermétiques aux divers récipients soumis i l'action du feu — Lu de nouvesu — Éminence Verticalement 1— Voleur qui détrousse les passants 2— Term* d* civilité — Sel I dérivant d'un peroxyde 3— Ensemble des ruches.— Venu au monde — Cuivre 4— Technétium- — Lieu où l'on se met à l'abrl.— Adresse 5— Coups de baguette — Petit outre 6— Manière d ètre — Couper la gorge.7— Conifère — Pronom indéfini.— Colère 8— Petit coffre — Comm de l'Ardèche 9— Arrêt de la sécrétion rénale — Baryum.— Marque l'alternative.10— A toi.— Marque de fabrique d'un avertisseur sonore pour automobile 11— Elle sécrète le miel — Crochet double 12— Mammifère au corps lourd et massif — Au-delè de Solution d’hier its • ! t y » * i» il u Il'aMaK T’EMm i ÊlŒÈJi FRANCE FILM, LES ENTREPRISES GESSER ET LES CREATIONS DES ENFANTS C.S.présentent MICHELSERRAULT ( La cag« aux folles ) «GftÊAtlt DIVERTISSANT i«« Oei dialogues bien fripât femme Nicole Courcal roui “Jonathan Livingston le goéland” Harold et Maude b CAT STEVENS HAL ASHBY JONATHAN 7:30 • HAROLD *1$ ^J scar r/u 7/Te/f/e ur 7i/,n r Iranyer p 14 I ANS Une compagnie de 400 jeunes chanteurs, danseurs et musiciens Mise en scène et chorégraphié tiare Schapiro Tambour 24-30-31 MAI a 20 h 30 Direction musicale Laurie Lesk le PARISIEN 4 1 00,3 30.6 15 9 00 llliràfrr Nf-Heniii BiM«4é an vanta $6* 50, ThéAtr» Ht 0«n,a $7.50 AID Iff CATHERINE 0 166 USA fi* M fimn t504 rua St Dana ftantéHgnamants W«-4?t 1 Théâtre de la Nouvelle lune n’offre absolument rien d’intéressant.Par petites touches, par scènes brèves et décousues, à grand renfort de costumes éclatants et d’effets exagérés, tous les poncifs éeulés de la parodie sociale s’y pointent le nez à tour de rôle pour appuyer une supposée dénonciation des pires clichés sexistes et des plus invraisemblables quiproquos qui marquent les relations entre adultes et enfants.Il y a peut-être là matière à tirer une pièce pour enfants passable, a condition de consentir à leur faire la morale! Car est bien moraliste ce spectacle de la stupidité humaine où tous les adultes sans exception sont des arriérés mentaux et tous les enfants des îlots de fraîcheur et d’inventivité tendre et novatrice, du genre de celles qui les usse à aller sonner de nuit à a porte de chez M.Augustin VYlilWV-lib IV v \avw |/viu\/iiiiu^vu vmxi pour ap- caturaux et en particulier Syl-dénoncia- vie Beauregard, dont la folle s sexistes est splendide de vérité soute- fa°' ou à trancher la gorge de son lapin préféré.Visuellement, la production n’est pas totalement dénuée d’intérêt et pourrait enthousiasmer une classe entière de troisième année.Certains des comédiens sont excellents à rendre des personnages caricaturaux et en particulier Sylvie est splendid nue, et Benoît Dagenais.un Augustin farfelu a souhait.Mais ces séquences sans queue ni tête ne se raccrochent à aucune structure théâtrale et constituent au mieux un collage épais de tableaux extraits du roman.Si c’est dans ces conditions qu’une partie de Nicolet s’est effondrée, en novembre 1955, on a envie de dire que ce fut une excellente chose.Et un bon point pour le spectacle de La Nouvelle lune: il ne dure que cinquante minutes.RENE MALO Presen,e J-'HpfSte ror"dn Un film écrit et réalisé par MICHELINE LANCTOT Ouimetoscope 1204 EST SAINTE CATHERINE 525-8600 POUR TOUS sa Recherchez ardûment la bonne technique par Charles-A.Durand ?V ?Donneur: Ouest Vulnérables: Nord Sud Nord A D 10 63 A V 10 3 87 5 3 Ouest '?- R V 985 R O 964 R V 9 Est ?873 V 10 74 2 87 52 10 4 l Sud ?R V 9 6 5 4 2 V A D : A D 6 2 Les enchères: Ouest Nord I V passe 3 ê contre passe 6 ?Est pisse 3 V pisse Sud 2 V 3 ?passe L’entame: le Roi de carreau.Le jeu de la carte pour le déclarant serait encore son ingéniosité à trouver dans la répartition de son jeu la technique qui lui permettra de rapporter le nombre de levées nécessaires à l’exécution de son contrat.Il va sans dire que cette habilité est inversement proportionnelle au nombre de points que les mains contiennent.La donne ci-dessus après des enchères fort remplies d’optimisme laissa le decla- insabllité de op' ______ .rant avec la resi soutirer 12 levees de ses 26 cartes avec un nombre minimum de 27 francs points.En plus, son adversaire de gauche avait ouvert les enchères; il était donc la ligne Maginot qu’il fallait franchir.L’entame du Roi de carTeau et la prise de connaissance du mort firent voir au déclarant toute l’ampleur des problèmes.Son jeu présentait bel et bien 1 coeur et 2 ou 3 trèfles per- dants Son imagination fonctionnant à son mieux établissait deux lignes de conduite.Ou bien Ouest n’avait que 2 trèfles, dont le Roi en tête, et le jeu de l’As suivi d’un autre petit affranchirait 3 trèfles de sa main et alors sur l’As de carreau l’écart de la Dame de coeur s’imposait; ou encore Ouest pouvait posséder 3 trèfles et aucun atout, ce qui expliquerait son ardeur dans ses enchères.Afin de se prémunir contre cette répartition possible de 3 trèfles chez Ouest, le déclarant employa une technique splendide qui triompha de ce hasard Sur l’As ae carreau du Mort, il écarta un premier trèfle.Le Valet de carreau fut joué immédiatement et un deuxième trèfle fut sacrifié.Ouest prit la main et pour protéger son jeu il ne vit rien de mieux que de jouer un troisième carreau.La levée fut gagnée par le Mort sur laquelle la Dame de trèfle fut défaussée.L’ingéniosité de Sud réussissait a son comble; le quatrième trèfle, si minime soit-il, servira à défausser la Dame de coeur perdante du déclarant.Le moment se présentait donc pour le jeu du trèfle.L’As qui se présentait seul dans la main du déclarant fut joué, la main alla au mort par le jeu d’un premier atout.Un trèfle fut coupé et un deuxième atout plaça la main au mort pour qu’il joue son troisième trèfle que le déclarant coupa emportant du même coup le Roi du joueur Ouest et établissant le 8 du Mort.Nord possédait encore un atout pour rentrer en main et continuer la magie de ce jeu.Sur le 8 de trèfle la Dame de coeur fut éliminée, et le déclarant ne possédait plus aucune perdante.Une seule était passée aux adversaires et par une belle manipulation le chelem était accompli Le Devoir, mercredi 21 mai 1980 ¦ 27 Du 30 mai au 17 juin se déroulera le 14e Concours International de Montréal, auquel participeront 68 pianistes en provenance de 24 pays.Les premières épreuves éliminatoires '(entrée gratuite) se tiendront le 30 mai et les 1 2 et 3 juin à la Salle Claude-Champagne (rue Vincent-d’Indy) et de nouvelles épreuves éliminatoires auront fieu à la même salle les 4,5 et 6 juin.Les finales se feront avec la participation de l’Orchestre Symphonique de Montréal, sous la direction de James de Preist, les 13,14 et 15 juin à la Place des Arts (Salle Maisonneuve) si les activités n’y sont plus entravées par des conflits de travail.Les premiers lauréats se produiront le 17 juin dans un concert de gala, avec l’OSM, à la Place des Arts, espère-t-on (Pour informations: 671-3186 ou 284-1171.) L:ensemble des lauréats toucheront $22,500, dont un premier prix de $10,000.Le jury ae neuf membres comprend: Arffi Ar- menian (Canada); Cary Graff-man (Etats-Unis); Artnur Balsam (Etats-Unis); Jacques Rouvier (France); K.U.Schnabel (Autriche); Lili Kraus (Etats-Unis); John Ogdon (Grande-Bretagne); Msitslav Smirnov (URSS) et Bogomil Starchenov (Bulgarie).¦ L’Association québécoise du jeune théâtre (AQJT) vient d’annoncer qu’un 7e festival ?|uébécois de théâtre pour en-ants se tiendra du 22 au 27 août, au Parc Lafontaine, à Montréal.Sept troupes québécoises et trois troupes venues de l’extérieur doivent faire partie de ce festival ayant comme thème: «Le théâtre pour enfants et l’école».¦ Enfilm ‘80 organise un deuxième concours de films Super 8 tournés par les moins de 16 ans.Les films de 10 minutes ou moins traitent du sujet que chacun choisit librement.Les cinéastes en herbe ont jusqu’au 1er juin pour faire parvenir leur film à En-film 80, Terre des Hommes, Montréal H3C 1A0.Les gagnants recevront un équipement Super 8 et Radio-Canada diffusera leurs créations l’automne prochain.O CBFT 7.25 Ouverture et horaire 7.30 La vie continue Anim Gêrard-Marle Bolvln.Entretien avec les principales personnalités politiques au Canada 9.00 En mouvement 9.15 l'évangile en papier 9.30 Animagerie 9.45 Tam-Tam 10.00 Passe-partout 10.30 Magazine Express A votre santé Inv Louise Lambert La-gacé Trucs à faire chez-sol avec Jacques Elliott 11.00 Au fil de la semaine Inv.: Jacques Normand, comédien.11.30 Madame et son fantôme 12.00 Action-Santé "Au Cegep" On enseigne très peu le conditionnement physique au primaire et l'on retrouve dans nos Cegeps des étudiants peu habitués à l'effort devant des équipements sportifs des plus modernes 12.30 Les coqueluches 13.30 L*e téléjournal 13.35 Femme d'aujourd'hui 14.30 Le temps de vivre Inv Un groupe de l'Ile d'Orléans Chronique Information L’acupuncture 16.00 Bobino 16.30 Place du fondateur Texte Pierre Guènette 17.00 Cosmos 1999 19.30 Baseball des Expos Ou Stade Olympique de Montréal, les Braves d'Atlanta rencontrent les Expos Horaire en cas de pluie 19.30 Race de monde Téléroman de Victor-Lévy Beaulieu 20.00 Les grands films "La part du feu" (Français 1977) Drame réalisé par Etienne Périer, avec Michel Piccoli.Claudia Cardinale et Jacques Perrin 22.00 Le son des Français d Amérique "Le P'tit Canada Quelques québécois de Lowell au Massachusette racontent l'émigration de leurs compatriotes au début du siècle dans les différentes villes industrielles de la Nouvelle Angleterre 22.30 Le téléjournal 23.10 Nouvelles du sport 23.20 Reflets d'un pays Bilan de la saison touristique du Saguenay-Lac-Salnt-Jean.— M Lucien Ruelland, chanteur d'opéra â la retraite, se raconte 24.20 Cinéma "Tous peuvent me tuer" (Français 1957) Policier réalisé par Henri De- coin.avec Anouk Aimé, François Pee-rler, Peter Van Eyckr Eleonora Rossi et Pierre Mondy 2.05 Le téléjournal O CFTM 6.55 Horaire 7.00 Les p'tlts bonshommes 7.30 Fanfan Dôdé 8.00 Gronlco & Cie 8.30 Le 10 vous Informe 8.35 Bonjour le monde 10.00 Votre amie Suzanne "Notre langue", "Comprendre l’actualité ", "Mode-beauté" 11.15 Saturnin, le petit canard 11.30 Les p its bonshommes 12.15 Le 10 vous informe 12.30 Clné-Qulz "Simba" (Britannique 1954) Drame social réalisé par Brian Desmon Hurst, avec Dirk Bogarde, Donald Slnden et Virginia McKenna.14.30 Janette veut savoir: "Qu'est-ce que la télépathie" 15.30 Les services â la communauté 16.00 Les Satellipopettes 16.30 Ma sorcière bien-almôe 17.00 Jasonik le brigand 18.00 Le 10 vous informe 18.30 Les Tannants 19.30 Les Brillant Textes de Marcel Gamache 20.00 La petite maison dans la prairie 21.00 Mini-série "La filière" 22.00 Shirley Inv.: Pauline Michel 22.30 Les nouvelles TVA 23.00 Sports au 10 23.10 La couleur du temps 23.25 Fllm-O-Dix "Le détective" (Américain 1960) Drame policier réalisé par Gorden Douglas, avec Frank Sinatra, Lee Re-mick et Jack Klugman.1.00 Dernière édition
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