Le devoir, 13 juin 1980, Supplément 1
L—*.^.k mmm own»»1»1»» flfl&eeflttaaeftft flteaaesaaeat aaaaaeaaaas .BENIN Philippe Ha do CAMEROUN Jules Amougou Modo Assé .Zacharie Mvé Samuel O bam Assam Lema Otabéla CÔTE D'IVOIRE C.Desire Atse Adama Koné Bourahima Koné GABON P.Minko Essono HAUT.E-VOLT A Luc Adolphe Tiao MAU Alexis Dembelé Amadou Diakité Oumar Maiga N onze Samake Abdoulaye Traoré Mohamed Yattara NIGER A.Boureima.SÉNÉGAL Armand Faye Khalifa M Bengue Mômar K.N'Diaye Amadou Pâme TCHAD Barrny-Tapa Bako F.Madjirangar TOGO AteYaoNaari Dabla Amevi Donko Djagou Ede Dovi Koffi Gnamidie Samtou Komi O O FLASH O q Montréal, 13 juin 1980 Soixante-deux étudiants africains en journalisme quitteront Montréal, vendredi prochain, pour retourner dans leur pays respectif, y exercer éventuellement leur profession.Trente d'entre eux se destinent au journalisme écrit.Ils ont passé trois mois au Canada, surtout au Québec.Avant leur départ, ils ont voulu laisser, de ce pays qui les a accueillis, leurs IWÀflBS ET IMPRESSIONS Beaucoup de choses se sont passées au Canada, et particulièrement au Québec, depuis fin mars.Comment des étudiants africains en journalisme, au terme de leurs études universitaires, ont-ils perçu ces événements, comment ont-ils vécu leur séjour en terre nord'-américaine?Ce cahier exprime leurs points de vue et témoigne du sérieux de leur formation, tout comme les émissions de radio diffusées "en direct" depuis le début de mai sur les ondes de CKRL-MF, de l'Université Laval et les émissions de télévision qui seront diffusées au cours des prochains mois sur les canaux de la plupart des cablôdistributeurs du Québec.Cette année, ils sont venus 62 de 10 pays d'Afrique, au sud du Sahara.Ils forment la huitième promotion de deux écoles régionales de journalisme, le CESTI de Dakar au Senegal (Centre d'études des sciences et techniques de l'information) et de 1'ESIJY de Yaoundé au Cameroun (Ecole supérieure internationale de journalisme de Yaoundé) .Leur séjour de trois mois au Canada constitue le dernier trimestre de leur troisième année d'études et suit un trimestre d'études en France.Après un dernier travail sur le terrain, une grande enquête journalistique dans leur pays respectif, enquete qui sera présentée devant leurs professeurs en octobre, ils recevront leur diplôme.Alors, ils rejoindront leurs collègues dans les différents organes nationaux de presse écrite, de radio, de télévision ou encore dans divers services d'information publics ou privés.Depuis 1972, plus de quatre cents journalistes africains ont vécu ainsi trois mois au Canada dans le cadre du "Programme de formation des communicateurs africains" (PFCA) administré par l'Université de Montréal pour le compte de l'Agence canadienne de développement international (ACDI).Leur séjour fut précieux, non seulement pour eux, mais aussi pour nous.Les contacts qu'ils ont eus, notamment au cours de leurs stages pratiques dans des entreprises de presse, ont permis des échanges fructueux avec les journalistes d'ici, avec les gens du pays.Tout en se familiarisant avec notre mode de vie, nos institutions socio-politiques, notre culture, ces quatre cents jeunes Africains ont permis à beaucoup de nos concitoyens de découvrir ou de connaître un peu mieux cette Afrique souvent trop lointaine.Le programme dans sa fdrme actuelle se termine cette année.Ce cahier "Images et Impressions", le cinquième que publie le Devoir, est sans doute le dernier.A partir de l'an prochain, l'enseignement sera dispensé totalement en Afrique, au CESTI et a l'ESIJY.Cependant, à la fin de leurs études, les nouveaux diplômés des deux écoles auront encore l'occasion de venir au Canada au cours d'un voyage d'etudes "post cursus” de quelques semaines.Il est à espérer que ces échanges indispensables dans la formation de tout journaliste pourront se poursuivre longtemps encore et favoriser ainsi la comprehension internationale envers laquelle les média de communication ont un si grand role à jouer.—‘ Jean Cloutier, directeur, Programme de formation des communicateurs africains Université de Montréal L'énergie .Page 2 La pa-uvreté Page 4 L éducation .• Page 5 Le tourisme Page-6 Pèche et pêcheurs Page 7 L'Art dramatique Page 9 ¦ L'Afrique dans la presse Pages 10 et Vf Mouvement coopératif et SODEQ Page 12 Les communications Pages 14 et 15 L agriculture Page 16 Soc-cer-fooîball et plein air Page 20 ^4.m mm wm mmrnmrnmmm m 4 Il ¦ Images et Impressions, 13 juin 1980 i mmm La consommation d’énergie au Canada Le Canadien se régale à pleines dents Par Mohamed S.Yattara L’isolation des maisons: Une politique du Québec Le Canadien consomme plus d'énergie que n'importe quel autre habitant du globe Ivan Pageau, professeur au département des sciences de la terre à l'Université de Québec à Montréal explique la mauvaise performance de ses concitoyens à cause de l'immensité de leur territoire et la rigueur du climat.Rien n'indique que ce record serait battu ou amélioré et ce.au moment où le Canadien court deux lièvres à la fois: améliorer son niveau de vie et économiser l'énergie.La crise de l'énergie de 1973 s'est traduite par une flambee du pétrole et une vague d'inflation pour le monde industrialisé.Le Canada, pavs consommateur et producteur du pétrole, a été moins touché, que son voisin américain, mais s'était mis depuis en état d'alerte pour affronter son avenir énergétique En mettant au point le programme des économies d'énergie, le Canada a voulu prendre les taureaux par les cornes Le succès d'un tel programme dépend non seulement d'une politique plus coercitive sur le plan des mesures qu'on aura à prendre, mais aussi en grande partie du concours de la population.La première tâche a consisté à sensibiliser les gens sur la nécessité d'éviter quelques ennuis à leur porte-monnaie en faisant quoi'1 En isolant leur maison, en appuyant moins sur l'accélérateur de leur voiture, en éteignant les lumières quand ils ne sont pas chez eux, etc.Tenter de faire le bilan des économies d énergie, trois ans après leur implantation au Québec est très difficile, le sous-ministre adjoint de l'énergie.M.Renaud Lapierre pense qu'aucun pays industrialise ne peut actuellement le faire.Le professeur Ivan Pageau prétend quant à lui, tant qu'on ne fera pas payer aux gens le prix réel du gallon d'essence il serait difficile de réaliser des succès dans la conservation de l'énergie.C'est dans le secteur résidentiel que les économies d'énergie ont poussé comme des pions.L'isolation thermique des maisons.s'est avérée comme une pratique rentable à la fois pour le citoyen et le gouvernement québécois soucieux de limiter la dépendance du pays vis-à-vis de l'extérieur.Des subventions ont été accordées par les gouvernements fédéral et provincial à certains québécois désireux d'isoler leur maison.Le gouvernement fédéral rembourse les matériaux isolants pour les maisons construites avant 1961 jusqu'à concurrence de $350 pour une maison unifamiliale.Il rembourse également le tiers de la main-d'œuvre, soit $150 Quant au gouvernement québécois, il offre une aide supplémentaire de $500 D'autre part le Le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) est une corporation publique créée en 1969 Son rôle: diagnostiquer les maux de l’industrie manufacturière québécoise, notamment dans la petite et moyenne entreprise.Pour trouver des remèdes à ces maux, un «brain trust» composé d'ingénieurs et de techniciens cogite sur les possibilités, pour les entreprises, de réaliser des économies d'énergie subtantielles et d'utiliser les énergies nouvelles comme le solaire, l'éolienne.Dans le cadre de mon enquête, je me rends au CRIQ et me fais introduire dans le bureau de l'ingénierie appliquée aux PME.Mon interlocuteur, un monsieur plongé dans une pile de documents, m'invite à prendre place Venu pour l'interviewer, je deviens l'interviewé.Des détails tels que le nom de mon école, celui de mon directeur et du journal dans lequel mon article devra paraître sont méticuleusement inscrits sur une feuille Simples renseignements qu'on m’a demandés partout oû je suis passé! Toujours est-il qu'aprés avoir noté toutes les indications me concernant, mon interlocuteur, sur un ton assez coloré m'avise aucune information ne peut être livrée ici, encore moins publiée sans l’aval du CRIQ, puisque nous avons eu maille è partir avec l’Association des ingénieurs-conseils pour des nouvelles que nous avons données Je ne cherche pas à entrer dans les secrets des dieux.Je veux savoir où vous êtes dans vos recherches sur les économies d'énergie, répliquai-je.— C'est un secret.Donnez-moi le nom d'une entreprise pour laquelle voua avez effectué des travaux.— C'est eusai un secret.Après quelques minutes de conversation sur des questions techniques, mon interlocuteur se lève et me prie de le suivre.Pour voir son supé- ministère des travaux publics compte investir $14 millions pour améliorer l’efficacité du rendement énergétique des anciens et futurs édifices à bureaux.Pour ces derniers, on a fixé, pour limiter leur consommation, une norme de performance de 250 kilowatts-heure par mètre carré et une demande électrique maximale de 125% delà demande moyenne.Si la loi sur l'isolation des maisons qui sera soumise à la prochaine session parlementaire par le gouvernement québécois est votée, on passera, en ce qui touche le secteur résidentiel, des mesures incitatives à des mesures réglementaires.Dans sa campagne de sensibilisation du secteur industriel, commercial et du grand public, le gouvernement du Québec s’est assuré la collaboration d'Hydro-Québec et des entreprises qui oeuvrent dans le domaine de 1 énergie.Des comités d'économie d'énergie ont été mis en place dans les ministères pour inciter ceux-ci à être moins énergivores dans l’avenir.Le comité d'énergie des Transports a fait des recommandations à son ministère tendant à développer les transports en commun, surtout au niveau de la ville de Montréal où il existe déjà un vaste réseau des transports en commun: le métro.Pour ce faire, on encouragera une politique de fixation des populations dans les grandes agglomerations comme Montréal, aux dépens des campagnes.Le comité a d'autre part suggère qu'on établisse les lieux de stationnement à l’entrée des villes afin d’obliger les gens qui quittent la périphérie à prendre le bus pour se rendre à leur lieu de travail, qu'on évalue les normes d’éclairage, notamment dans les principales artères des villes (on a déjà enlevé un certain nombre de lampadaires sur le boulevard Charest à Québec), qu'on institue le virage à droite sur feu rouge, qu’on favorise le transport semi-collectif comme le covoiturage.Enfin, il faut souligner que le ministère des transports a chargé le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) d’évaluer les possibilités de mettre au point un moteur d’automobile adoptable aux sources d'énergie québécoises.Rien ne permet de dire actuellement que ces recommandations seront retenues.Leur avènement dépend d'une politique plus coercitive ou d’événements imprévisibles.Mtli ville de Québec, la seule façon de rendre prohibitive l'utilisation abusive de l'énergie, c’est'de favoriser l’achat de véhicules de transport en commun et rendre celui-ci plus efficace que le transport individuel; ce qu’il estime présentement impossible.de taxer le carburant utilisé par les compagnies d’autobus et de hausser la location de stationnement dans le centre-ville.M.Charland pense aussi que, pour rendre efficace le programme des économies d'énergie, il faut passer des mesures incitatives aux mesures réglementaires.npr Selon Jacques Charland, conseiller à la L’isolation des maisons: fer de lance des économies d'énergie.Ici, un ouvrier installe la laine isolante dans le mur d’un sous-sol.(Photo Archives du Bureau des économies d’énergie) Le Criq couve ses secrets rieur, avec qui nous sommes revenus dans le bureau que nous veoons de quitter.Le supérieur me répète la môme chose que son collaborateur, à savoir l'impossibilité de publier mon article sans que celui-ci ne soit au préalable vu et discuté.Pensez-vous que vous faites du bien au programme des économies d'énergie?demandai-je.La réponse tombe, sèche: «Nous autres, nous combattons dans les tranchées.» La dame, gréce à qui j’ai décroché cette entrevue fait irruption dans la salle et me remet des brochures sur le CRIQ Au moment de partir, on l'arrête pour lui demander si elle sait le but de ma visite et mon projet.Elle répond par la négative.On les lui explique Elle acquiesce de la tête en regardant dans ma direction puis sort.Nous autres, Québécois, tout nous tombe cuit dans le bec, soupire un de mes interlocuteurs.Diable! Pourquoi alors ne pas me donner la possibilité de cuisiner mon information pour qu'elle soit directement à la portée de tout bec.Ce qui m'a été livré, c’est déjà mektoub (écrit) comme disent les Arabes, dans les documents qu'on m'a remis.Ce n’est pas ma seule aventure dans mon métier d'apprenti-journaliste.Un train écrase un automobiliste à Bamako (Mali).Mon rédacteur en chef m’envoie à la Régie du chemin de fer pour enquêter sur les causes de l'accident et situer les responsabilités (dédommagement de la victime).Mon interlocuteur, le chef du contentieux, me reçoit et me livre l'information sans toutefois oublier de m aviser: -A vent de publier ton article, il faut que je le lise, car vous les journalistes, vous écrivez des choses qu'on ne vous a pas dites.Je le quitte et publie mon article sans le lui soumettre Vais-je retourner au CRIQ?.Mohamed S.Yattara Par Nianzé Samaké Depuis la crise énergétique de 1973, les pays importateurs de pétrole cherchent à réduire leur dépendance en développant d'autres sources d’énergie.Au Japon, le ministère du Commerce international et de l'Industrie a réalisé une usine qui produira de l'alcool à partir des oranges.En Afrique du Sud, c’est l’huile de tournesol qui viendra remplacer le gaz-oil utilisé par les moteurs diésels des tracteurs agricoles.Au Québec, on étudie la fabrication et l'utilisation du méthanol de bois.Le méthanol est un carburant qu’on obtient à partir de la combustion et de la gazéification des matières ligneuses.Le gouvernement du Québec est prêt à investir $16 millions pour la construction d'une usine pilote, possiblement dans la Beauce.Selon M.Jacques Veuilleux, président du syndicat des producteurs forestiers de Québec-Sud, la réalisation d'un tel projet permettra l’utilisation de la masse végétale inemployée de la Beauce.La peute taille des usines de la région ne permet pas l'installation de centrales thermo-electriques alimentées par les résidus de bois des chantiers de coupe et des sciéries comme à Parent dans l’Abitibi.La proximité de la raffinerie Golden Eagle de St-Romuald réduirait le coût du mélange (méthanol-essence), a ajoùté M.Veuilleux.En effet, la production massive de méthanol permettrait de remplacer une bonne partie du pétrole importé, de créer des emplois, de rendre utiles les millions de tonnes de résidus végétaux.Cependant beaucoup de facteurs pèsent encore sur l’avenir du méthanol ae bois.Pour saisir toutes les données du problème, nous avons rencontré le responsable de la direction des Énergies nouvelles du ministère de l’Énergie et Ressources du Québec, M.Gilles Saint-Hilaire, qui a bien voulu répondre à nos questions.L’utilisation du bois d des fins énergétiques a suscité beaucoup de commentaires.Certains mêmes (Québec Une loi sur le code d'isolation des maisons sera déposée devant la prochaine session parlementaire du Quebec.Une fois votee, elle s’appliquera à tous les nouveaux bâtiments et sensibilisera les gens sur le programme des économies d’énergie.Le sous-ministre adjoint à l’énergie, M.Renaud Lapierre fait le point sur ce programme, trois ans après son implantation au Québec.M.le sous-ministre, la politique québécoise, depuis la crise pétrolière de 1973 consiste d économiser l’énergie et à promouvoir l’hydroélectricité et les énergies nouvelles.Avez-vous accompli des progrès dans ce sens?Notre programme date à peine de trois ans.Nous amorçons la decennie 80-90, il nous reste dix ans pour réaliser nos objectifs.Cependant la croissance de la demande a diminué.De 70 pour cent qu’elle était en 1976, la consommation du pétrole a été ramenée à 65 pour cent en 1979, ce qui est très important pour nous; l’électricité a passé de 24 à 26 pour cent, le gaz de 6 à 8 pour cent.Autrement dit les tendances de trois principales sources d’énergie vont dans le sens des prévisions du livre blanc.En ce qui concerne les énergies nouvelles, notre objectif est de 2,9 pour cent.Pour ce-faire.nous comptons agir de la Le méthanol est-il vital pour le Québec?Sciences mars 1979) prévoyaient pour cette année, la production de 1,5 milliard de litres de méthanol.Quel est l’état d'avancement du projet méthanol?Je n'ai jamais vu ces chiffrés.En fait, le ministère de l'Énergie avait demandé au Centre de recherches industrielles du Québec (CRIQ) une étude sur le méthanol.Celle-ci nous dit grosso modo qp’il faut à peu près six ans pour construire une usine.On ne peut pas mettre en production une usine dans un court délai parce que la technique de gazéification du bois n’est pas tout à fait développée.Personnellement je pense que si au cours des huit prochaines années on fait acheminer le dossier pour produire le méthanol avant 1990.on est tout à fait dans un calendrier raisonnable.Parallèlement d l’implantation de petites unités de production d'électricité pour les régions non reliées aux réseaux de l'Hydro-Québec, avez-vous un projet' de fabrication du méthanol d grande échelle?Les petites centrales pour les régions non reliées n’ont rien à voir avec la production de méthanol.Ce sont deux applications énergétiques du bois qui passent par des techniques différentes.Vous me demandez s’il y a de grands projets.Oui.Une usine industrielle de methanol commence à 100, 200 millions de gallons par an.On ne peut pas faire plus petit que ça.Le méthanol est-il vital pour le Québec ou contribue-t-il tout simplement d la réalisation du programme d ' économie d’énergie?Au gouvernement du Québec, on distingue les énergies nouvelles des économies d’énergie parce que dans les faits, ce sont des dossiers très différents, n est bien certain que la production de méthanol est une contribution aux formes d'énergie au même titre que l’hydroélectricité ou le nucléaire.Mais on peut discuter sur cette question sans s’entendre.Nous avons de l’électricité en abondance.Le méthanol n’est pas vital pour nous.Il le deviendra quand le Québec n'arrivera plus à obtenir un approvisionnement pétrolier.Mais c’est pas ce qui nous fait nous intéresser au dossier.Comment expliquez-vous le choix du méthanol: un carburant plus cher que le pétrole importé et dont le rendement énergétique est inférieur de moitié d celui de l essence?Vous voulez dire la densité énergétique.Ceci n'est pas un handicap.Si on a un bon moteur capable de transformer ce combustible, on peut obtenir le même rendement qu’avec l’essence.D’autre part, comme nous n'avons pas de ressources pétrolières, mais que nous avons des ressources forestières excédentaires, il apparait raisonnable de les transformer en produits pour lesquels il y a de la demande.Et le problème de stockage?Ce problème existe, mais on en a surmonte d’autres dans le domaine des hydrocarbures.Il faut se demander jusqu'à quel point on veut régler le problème énergétique.Combien de km2 de forêt faudra-t-il pour faire rouler les quelque 4 millions de véhicules d moteur du Québec?Je ne peux pas vous répondre en terme de km2.Selon une étude de la Société de Consultation Interdisciplinaire du Canada.Winnipeg, les Maritimes, le Québec et la Colombie-Britannique ont un excédent de forêt.Ce que nous ne savons pas encore, c'est combien de volume de biomasse est-il convenable d’utiliser à des fins énergétiques.J'ai des collègues au ministère des Forêts qui étudient cette question.Qu’ envisagez-vous pour rendre le méthanol compétitif’ La question pour nous n'est pas de rendre le méthanol à tout prix rentable, mais d'explorer cet état de technologie.Acheter le pétrole à l’étranger peut etre une excellente stratégie si on est capable Suite page 3 M.Gilles Saint-Hilaire: le méthanol n’est pas vital pour nous.(Photo Samaké) L’équipe d’encadrement du Programme de Formation des Communicateurs Africains Direction Jean Cloutier, Directeur du P.F.C.A Michel Frenette, Responsable de la session Service Pédagogique Responsable pédagogique: Pierre Depelteau Responsables Spécialisation presse écrite: Mario Cardinal et Jean Giroux, journalistes à Radio-Canada, Antoine Désilets, photographe.Spécialisation presse télévisée: Georges Francon, réalisateur à Ràdio-Canada, Daniel Gourd et Daniel Dubé, journalistes.Spécialisation presse parlée: Florian Sauvageau, professeur à l’Université Laval et Martine Langlois.Téléphoniste et secrétaire: Nicole Dumas.Page couverture.Jean-Pierre Urbain, graphiste.X M.Renaud Lapierre (Photo Yattara) manière suivante: ne pas faire prendre des initiatives indivudelles avant d’avoir des instruments, de s’assurer que les équipements qui vont être utilisées seront fabriqués chez nous, avec des retombées québécoises.Par ailleurs, en l'espace de deux ans, nous avons mis sur pied deux gros programmes: une société d’È-tat — nous sommes les premiers à l’avoir fait — exclusivement responsable de la réalisation des projets des énergies nouvelles, l'autre programme, «Energie No-ve» s’adresse aux petites et moyennes entreprises.Son objectif: offrir aux industriels intéressés par les énergies redécouvertes.une expertise et des techniques qui leur permettront de démarrer les recherches dans ce secteur.Toutes ces politiques auront des impacts sur les économies d’énergie, domaine dans lequel notre stratégie est la suivante: on est dans une situation où les ressources budgétaires du gouvernement sont maigres et où les ressources tendent plutôt à etre réduites qu'à être augmentées.Face à cette situation la meilleure façon d’agir est de faire intervenir d'autres ministères.Vous parlez des objectifs de votre ministère.Sur le plan pratique, qu’est-ce que vous avez fait?On peut citer l’Energie-bus, une sorte d’autobus muni d'un équipement électronique et d'un ordinateur qui a permis à des spécialistes de visiter 200 petites et moyennes entreprises pour leur dresser un bilan sur les possibilités de réduire leurs factures énergétiques.On peut aussi citer le programme d’isolation des maisons, qui est très avantageux pour le contribuable et qui fonctionne bien puis- 3ue cette année nous avons reçu 35.000 emandes contre 5,000 la première année du programme.Même dans ce domaine, vous êtes en retard sur l'Ontario oû selon la Société d'hypothèques et de logement 324,000 chèques ont été émis contre seulement 52,000 au Québec.C’est vrai.Il ne faut pas oublier que le programme de l’Ontario a débuté avant le nôtre! En revanche sur le plan de la vulgarisation et des mesures qu'un citoyen doit prendre au niveau de sa maison (isoler son chauffe-eau, baisser son thermostat, etc.), nous sommes plus pratiques.Ces réalisations ont-elles permis aux Québécois de fain au moins une petite économie?Le programme d'économies d'énergie n’a que trois ans.Cependant la croissance a diminué devenant souvent même nulle.Les raisons de cette réduction ne sont certainement pas dues exclusivement aux économies d’energie même si celles-ci y sont pour quelque chose.Il faut ajouter comme autres raisons des facteurs tels que la situation économique actuelle, et la clémence de ces derniers hivers.D’ailleurs aucun pays industrialisé n’est en mesure d évaluer annuellement les impacts des économies d’énergie.Comment expliquer le peu d’intérêt des Québécois vis-d-vis du programme des économies d'énergie?F)st-ce parce qu'ils sont sûrs de trouver du pétrole d un prix inférieur au tarif international?Ou parce qu'ils pensent qu'en économisant l'énergie, ils grignoteraient sur leur niveau de vie?Selon une étude faite récemment par le gouvernement fédéral, les gens qui sont les plus sensibles, au Canaaa, aux questions énergétiques ne sont pas les Québécois, mais ceux-ci sont paradoxalement ceux qui prennent le plus de mesures dans ce sens.Vous avez raison quand vous dites que le fait de n’avoir pas un appel de prix du pétrole adéquat n’aide pas les economies d’énergie Nous continuons toujours à faire valoir auprès du fédéral la nécessité d’homologuer le prix canadien au moins au tarif américain et de l’aligner progressivement sur le prix international Néanmoins, les Québécois dans leur majorité sont favorables à ce que le gouvernement introduise non seulement des mesures incitatives, mais aussi réglemen taires à partir du moment où elles s’appliquent à tout le monde.Je pense que les gens ont compris qu’il faut économiser 1 energie.ce qui pourra sauver passablement d argent Suite page 3 Service technique Ginette Alix Gérard Rozsa Centre de documentation Louise Nantel et Claire Dé Secrétaires de rédaction Pierre Minko Essono Armand Faye Jules Amougou Amadou Diakité Khalifa Mbengue Oumar Maiga « t è Images et Impressions, 13 juin 1980 M III “La mer, je l’ai vaincue.” 20 heures en croisière sur le Fleuve Il est huit heures.Un vent glacial souffle à la base de pilotage des navires à Les Escoumins./attends en compagnie du capitaine Marquis et Jean-Yves Roy, le «Federal Saint-Laurent».Ce transatlantique venant du port d'Anvers en Belgique sera piloté jusqu’à Québec par M.Roy.L’Idée d'effectuer pour la première fois une croisière en mer me donne la chair de poule.Pourrai-je survivre au mal de mer?Supporterai-je pendant longtemps la errance dans la solitude?Seule l'envie de vivre cette croisière fantastique me pousse à monter sur le bateau.Pendant que les autres bavardent, je scrute l'horizon pour retrouver le «Federal Saint-Laurent».Peu de temps après, je vois poindre son museau au large de Les Escoumins.Le capitaine Marquis échange quelques mots avec son collègue du bateau.Il nous invite ensuite à monter à bord d'une des vedettes qui embarque les pilotes sur les navires étrangers.En quelques minutes notre vedette rattrape le «Federal Saint-Laurent» qui poursuit cependant tranquillement sa traversée.Il descend une échelle à laquelle se range notre vedette.Pour moi débute la première épreuve.Il faut passer de la vedette à bora du bateau, une hauteur de plus de 10 mètres.Au moindre faux pas on risque de se retrouver à l'eau.Habitué à cette acrobatie, M.Roy me précède athlétiquement sur le cargo.Il n'est pas difficile d’imaginer de quelle manière j’ai grimpé une à une les marches de l'échelle jusqu’au pont du bateau.Accompagnés de deux matelots, nous montons sur la passerelle de commandement (cabine de pilotage) où le capitaine du bateau, M.Chin You Sun nous accueille avec un large sourire.Sans aucun protocole, il passe les commandes au pilote canadien.La passerelle de commandement est une vaste cabine équipée de matériels très complexes.Au centre deux radars permettent au capitaine ae ueieciei i« obstacles situés à plus de 120 milles.La salle de radio sise a l'arrière de la cabine garde en permanence le navire en communication avec les différents services terrestres qui guident les bateaux.Le «Federal Saint-Laurent» battant pavillon libérien, est loué par la «Federal Commerce».Tout l’équipage vient de la Corée du Sud.Après le repas, chacun retourne vaquer à ses occupations.Quant à moi je descends me promener sur le pont-avant.Cette immense partie du bateau peut servir à un terrain de soccer, porte des dizaines de conteneurs superposés les u sur les autres.On se croit sur un chantiei n-sines.Deux immenses grues dre -'es u part et d’autre sur le pont servent a Un reportage de Luc-Adolphe Tl AO Peu après, un matelot m’amène dans ma cabine.PEINARD DANS UN HÔTEL Me voici, peinard dans une chambre d’hôtel à quatre étoiles.Riche moquette orientale.Salon luxueux.Téléphone à l’oreiller.Seul le vrombissement des machines me rappelle de temps à autre que ie rêve à bord d’un bateau.Les hublots de ma cabine donnent directement sur le fleuve.Le temps est beau.Nul part ne se dessine une trace de brume.Le soleil pavoise dans un ciel complètement dégagé.À l’heure du dîner, je descends au restaurant aménagé au rez-de-chaussée du pont de la dunette.Le pont de la dunette comprend toute la partie arrière du bateau qui abrite les différentes cabines et la salle des machines.Dès que je franchis la porte du restaurant, l odeur enivrante de la cuisine m’envahit.Des matelots dégustent des plats de steak fumant?L’atmosphère y est très détendue.«Entre matelots, déclare l’un d’eux, il ne peut y avoir de tensions majeures.Nous sommes tous des frères».«La mer, renchérit un autre, c’est notre continent: le «Federal Saint-Laurent» notre pays et le Capitaine Chin, le chef de l'État».Un éclat de rires accompagne cette remarque.Il n’en demeure pas moins vrai que ces vingt-huit marins ressentent parfois la nostalgie du ays ou le désir de se retrouver entre les ras de leurs femmes.décharger les tonnes de marchandises que transporte le navire.Je remonte à la cabine de pilotage où le regard constamment fixé sur le fleuve, M.Roy donne presque à toutes les minutes des indications aux timoniers.Lorsque nous arrivons devant des villes ou villages situés au bord du fleuve, le même spectacle apparaît.Les églises avec leurs hauts clochers dominent le toit de toutes les maisons généralement peintes de blanc.Il semble que dans le passé, les clochers guidaient les navires qui circulaient sur le fleuve.Nous arrivons à Québec après 7 heures de navigation.M.Roy trouve pour sa part que «Federal Saint-Laurent» se compte parmi les navires-marchands les plus rapides au monde.À Québec, Jean-Yves Roy cède sa place à Laurent Blanchet qui prend la releve jusqu’à Trois-Rivières.De Québec à Trois-Rivières, jj’ai eu l’impression que les villes et les'villages forment une chaîne d’habitats bâtis tout au long du fleuve.L’animation aux bords de ces agglomérations revient d’une ville à une autre, d’un village à un autre.Par-ci, on pêche, par-là on s’amuse sur des canots.Peu à peu, le soleil s’incline.L’air se refroidit davantage sur le fleuve.Les matelots regagnent leurs cabines.Le soleil se décide enfin à disparaître derrière les plaines de Dechambaut.La nuit ne tarde pas à nous envelopper sur le fleuve.Sur la ‘‘J'écoute les explications de M.ROY - -.v Je le vois poindre son museau (Photo TIAO) • * % À.! i i :S .passerelle de commandement tout est sombre.Contrairement aux voitures, les lumières du bateau peuvent aveugler les pilotes.Aussi préfèrent-ils naviguer dans la pénombre tout en suivant les bouées lumineuses ou encore les phares installés sur les côtes.Lentement mais sûrement nous arrivons à Trois-Rivières où Blanchet nous fait ses adieux.Le parcours du dernier tronçon échoit à Jean-Pierre Groulx.Débordant de joie, il ne cache pas sa passion pour le pilotage.M.Groulx navigue sur les eaux depuis plus de vingt ans.R a parcouru deux fois le tour du monde par les océans.Il est aussi passionné par l’histoire du fleuve.Il m’indique des parties du fleuve portant des noms historiques comme «Le Banc des Anglais» où ces derniers ont essuyé une défaite face aux Français pendant la conquête du Saint-Laurent.Si, sur la passerelle de commandement, nous habitons dans le noir, au dehors, le ciel est limpide.Les étoiles scintillent.De loin nous apercevons les lumières de quelques immeubles de Montréal.Tout indique que la fin de la croisière s'approche.Le lit du fleuve se rétrécit davantage à tel point que deux gros navires ont de la peine à s’y faufiler en même temps.Peu à peu nous approchons de la ville d’où jaillissent des lumières multicolores.Pendant que M.Groulx suit attentivement l'avancée du bateau vers les écluses, le capitaine Chin reste en liaison avec les services de navigation de la voie maritime.Des matelots s'affairent sur le pont.Nous arrivons enfin à l’entrée des écluses.M.Groulx ordonne l’immobilisation du cargot.Sa mission se termine là.Le bateau reprendra sa voie vers les Grands Lacs lorsqu’il aura été sousmis à l’inspection douanière.En bas, une vedette nous attend.Cette fois-ci, c’est moi qui précède le pilote à bord.Sans peur.La mer, je l’ai vaincue sur le «Federal Saint-Laurent».Méthanol Suite de la page 2 de payer la note sans trop grande difficulté.Comment se fera l’introduction du méthanol sur le marché?Nous n’avons pas de scénario définitif.Il v a des avantages à utiliser la totalité du méthanol dans des centrales thermoélectriques pour des fins commerciales.Est-ce que le méthanol va remplacer le mazout dans le chauffage des maisons?C’est un marché attrayant, mais il faut regarder la finalité énergétique et la ressource.Si ce qu’on veut faire avec le bois c’est chauffer les maisons il ne me paraît pas opportun de le transformer.Dans le secteur du transport le méthanol apparaît intéressant surtout à long terme.A propos du transport, au-delà du mélange, entendez-vous aller iusqu’d l'utilisation du méthanol pur?Cela dépendra de tous les clients.Je ne sais pas si la municipalité aimerait convertir tous ses autobus au méthanol pur.L’utilisation du bois à des fins énergétiques sera sans doute une solution d la masse végétale inemployée.Cependant ne pensez-vous pas que la production du méthanol d grande ecnette menacera l avenir ae l’industrie forestière?Au Québec on estime le supplément forestier capable d’alimenter 4 à 6 usines de 100 à 200 millions de gallons par an.Aussi on peut fabriquer du méthanol avec du bois de mauvaise qualité qui n’intéresse pas les compagnies forestières.Dans ces conditions, je pense que l’industrie forestière n'est pas menacée par le venue de quelques usines.Au contraire, l’intégration se fera bien.Bien sûr qu’il y aura compétition entre les deux débouchés.Le projet méthanol est ambitieux.Quels sont les moyens dont dispose le Québec pour le réaliser?Dans le contexte énergétique, le projet n’est pas ambitieux.Nous sommes impliqués dans la construction de centrales nucléaires et de gros barrages de $15 milliards.Nous avons les moyens technologiques et les ressources humaines pour fabriquer le méthanol.C’est un projet peut-etre audacieux et risqué parce qu’il requiert le développement et la maîtrise d’une technologie qui n’a jamais été utilisée.L’isolation Suite de la page 2 L’Association provinciale des constructeurs d’habitation du Québec déplore le fait qu’il n’existe pas de programme uniforme d’isolation des maisons.U en résulte que des maisons sont différemment isolées dans certaines municipalités.Allez-vous mettre fin d cette dualité?Depuis trois ans, nous demandons, comme les autres provinces, à Ottawa de nous confier l’administration de son programme d’isolation des maisons.La réponse a toujours été négative.Beaucoup de fumée peu de feu.FLUOR ET CARIE par Jules AMOUGOU Avec la disparition des maladies endé- PRÉVENTION ET GUÉRISON •piques (rougeole, coqueluche ou diphté- Face à cette situation lamentable, les rie), le problème majeur de santé chez les pouvoirs publics ont pris des mesures de adolescents, et les jeunes enfants, est la type curatif et préventif.Depuis 1974, les carie dentaire.L’affection en elle-meme sojns dentaires sont gratuits pour les est tragique, mais c'est surtout ses conse- rnoins de huit ans, ce chiffre progressant quences et ses coûts qui en font un d’une unité chaque année C’est ainsi problème national: pertes de dents per- qu'environ un demi-million de jeunes bé-manqntes, perte d'heures d'ecole ou de néficient de ces soins actuellement.Me-travaïl, frais versés par la Regie de sure préventive préconisée par le minis-l’Assurance-Maladie du Quebec aux prati- tère des Affaires Sociales: la fluoration ciens de la santé dentaire: hygiénistes, de i’eau chirurgiens.Il a été prouvé que le taux de fluor dans L'ampleur du phenomene a ete mesu- une dent varie selon qu'elle est saine ou rée par plusieurs enquêtes, la derniere, abîmée.Fin d'autres termes, la présence vieille de trois ans ayant été réalisée par (je nuor conditionne l'état de santé d'une le docteur John STAMM de I Université dent.Dans les régions où les populations McGill.Alors que la santé dentaire des boivent une eau naturellement riche en enfants nord-américains est meilleure fluor, le taux de caries dentaires est géné-que celle de leurs homologues d Europe râlement plus bas que la moyenne.Le occidentale, l'indice C AO (1) du Quebec rapport étant ainsi établi entre le fluor et est l'un des pires qui soient II atteint |a santé dentaire, l’apport optimal de presque le double'de celui de I Ontario, fluor dans l'alimentation a pu etre déter-8,5 pour 4,4 .miné: il dépend des habitudes alimentai- La fluoration classique: fil, brosse à dents et pâte à dents.(Photo Amougou) Le nettoyage des dents, une habitude à entretenir.(Photo Amougou) res des populations et du climat dans lequel elles vivent.Dans le cas du Québec, il a été déterminé qu'un taux de fluorure de 1,2 mg par litre d'eau de consommation pouvait abaisser le taux de carie dentaire ae 60%.Cette mesure, loin de concerner les seuls enfants, même si son effet est plus évident dans le cas des dents en formation, intéresse également les adultes.En réduisant la taille des caries et la proportion de dents cariées, la fluoration de l'eau dégage des hommes, du temps et de l’argent pour tous les secteurs de la population recourant aux services de santé dentaire.HORS-LA-LOI OU RÉSISTANT?Depuis le vote de la loi en 1975, la fluoration de l'eau a fait quelques progrès au Québec, le ministère des Affaires sociales ayant pris sur lui de rembourser les frais d'achat et d’installation des systèmes de fluoration.Seulement, l'eau de la métropole n'est toujours pas fluorée, et ce malgré le moratoire qui courait jusqu'en janvier 1977.Curieusement, la résistance de l'Hôtel de ville de Montréal, basée sur un alibi philosophico-juridique, est devenue un argument pour les ojpposants à la fluoration: comment en effet arguer du bien-fondé d’une mesure si elle n est pas appliquée au plus grand groupe de population de la province, et ce malgré des dispositions légales en vigueur depuis plus de trois ans?Sur un autre tableau, le Conseil consultatif de l’environnement a émis des réserves sur les retombées éventuelles des fluorures sur l'environnement, demandant du même coup la mise sur pied d'un programme de recherche devant évaluer les possibilités de pollution occasionnées par la fluoration de l'eau de consommation.En attendant les résultats d'une telle enquête — si elle est acceptée par le gouvernement — certains faits méritent d’être examinés: — la fluoration de l'eau est la moins chère de toutes les solutions visant à ap- Îiorter des fluorures à la diète de la popu-ation.— elle est plus pratique que la fluoration du lait ou du sel ou encore la distribution de comprimés fluorés.— elle touche une masse de population plus grande que la fluoration du lait par exemple — le fluor est déjà présent dans la vie Quotidienne par le biais des dentifrices ou es applications topiques de fluor en cabinet Malgré de vives résistances politiques ou écologiques, on peut affirmer que le problème de la fluoration n'est pas technique.Elle complète les mesures d'hygiène personnelle et permet d'abaisser les coûts individuels et collectifs de la santé dentaire.(U Indice CAO moyen dévaluation de l état de santé de la dentition d un individu, et qui tient compte des dents cariées r'A mm «P ••f-ySfiîî Sv'sniV** P*&**Sîi k .** «E* \ V »f pn 1972 c/tip i ACTA /mutée *n J05A par fiuy Hraulnr dn enur I AQ-lT
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