Le devoir, 21 juillet 1980, lundi 21 juillet 1980
( Vol.LXXI No.164 Nuageux, averses ou orages.Maximum 28.Montréal, lundi 21 juillet 1 980 VI —' Déjeuners d'affaires sur semaine le soir ouvert lusqu’i 1 h 320 est, rue Notre-Dame, 861 -0876 25 CENTS M.Jean Chrétien Jean Chrétien s’explique dans une entrevue avec LE DEVOIR Arrêtons la tendance qui menace l’union économique ¦ mais Ottawa accepterait le statu quo dans la constitution par Michel Vastel OTTAWA — .«La leçon du référendum québécois, c’est que, lorsque les gens sont obligés d’exprimer leur loyauté ou leur attachement au Canada, c’est plus fort qu’on le pense» Le doute n’a pas mis très longtemps à traverser l’esprit de Jean Chrétien.Il s’est déjà envolé, aussi vite que la détermination du jeune ministre de la Saskatchewan, M.Roy Romanow, à torpiller la proposition fédérale d’union économique à la conférence constitutionnelle.C’était jeudi de la semaine dernière.Malgré l’air climatisé du somptueux Harbour Castle de Toronto, l’atmosphère devient de plus en plus lourde.Il faut que quelque chose arrive.C’est le coprésident du Comité permanent des ministres sur la Constitution qui se charge de déclencher l’incident.Une heure avant l’aiournement des débats, il lance sur la table un document vitrioli-que, «inspiré par Claude Morin», prétendra plus tard M.Jean Chrétien.Le ministre fédéral de la Justice avait enfin sa chance.Il se lance alors dans son grand numéro .«J’ai fait un débat durant deux mois au Québec, raconte-t-il aux dix autres ministres déjà médusés par le ton rageur de la voix.J’ai dit aux Québécois : on va faire une belle Constitution.Un seul pays.Deux langues officielles.Les droits fondamentaux dans la Constitution, y compris les droits à l’éducation dans leur langue pour l’une et l’autre des deux minorités.Un pays où la richesse pourra être partagée entre tous les Canadiens.«C’est çà la vision que j’ai vendue pendant toute la campagne référendaire, a poursuivi Jean Chrétien.Et je continue ce même job auprès de vdus aujourd’hui, a lancé le ministre fédéral en faisant le tour de la table.C’est ça que j’ai dit aux Québécois et je leur ai ait aussi que cette vue-là est partagée par le reste du Canada.Mais je me demande vraiment si c’est vrai aujourd’hui.» «Cà a fait réfléchir bien du monde», de confier M.Jean Chrétien au cours d’une entrevue avec LE DEVOIR, quelques heures après l’esclandre.Le problème de cette conférence-là, estime le ministre fédéral, c’est que «personne n’y est venu pour réfléchir au Ca- nada dans son ensemble.Ils commencent seulement.Ils n’ont jusqu’ici regardé qu’en fonction de leurs intérêts locaux, pour ne pas dire paroissiaux».Le ministre fédéral juge avoir fait sérieusement réfléchir «les provinces qui se demandent si un jour on n’aura pas ae référendum national .Moi j’en veux pas de ce référendum mais, ajoute M.Chrétien, il n’est pas écarté qu’un jour on soit obligé de demander aux Canadiens.Qu’est-ce que vous en pensez?».Et c’est à ce moment que le ministre de la Justice a tiré la «leçon du référendum québécois.C’est plus fort qu’on le pense.» «Moi je connais çà, a encore expliqué M.Chretien.Je suis allé à l’Université Voir page 14: Chrétien -r HMMMÜ Khomeiny veut purger armée et gouvernement TEHERAN (d’après AFP) - Sous l’impulsion de l’ayatollah Khomeiny qui, hier soir, s’en est pris aux ministres et aux chefs de l’armée, la radicalisation de la révolution islamique s’accélère en Iran.Ainsi, la répression du «complot» autour duquel les autorités iraniennes mobilisent l’opinion publique depuis dix jours a débuté hier matin avec l’exécution de cinq officiers à la prison d’Evin à Téhéran.Les cinq «conjurés» ne seront certainement pas les dernières victimes du «tribunal spécial de la révolution islamique» chargé de l’affaire.L’ayatollah Khomeiny a ordonné que «les comploteurs soient tous condamnés à mort, sans exception».«Personne n’a le droit de pardonner à l’un d’entre eux», a-t-il averti.Environ trois cents «complices du complot» ayant été arrêtés selon les chiffres officiels, de nombreuses autres exécutions devraient suivre, car la justice islamique déclare rarement innocentes les personnes qu’elle inculpe.Les «comploteurs» exécutés hier à une heure du matin, sont morts seize heures après l’ouverture de leur procès.L’au- 1,043 morts aux USA NEW YORK (AP) - Les gardes nationaux sont venus samedi en renfort de la police dans Kansas City et Saint-Louis, Missouri, afin de participer à la recherche des victimes de ta vague de chaleur, et de distribuer des centaines d’éventails.Selon les services de la météorologie, le Kansas et le Missouri se trouvent maintenant au centre de la vague de chaleur qui frappe le Middle West, le sud et le sud-ouest des États-Unis, et qui a fait au moins 1.043 morts dans 20 États, selon un bilan établi par ('Associated Press.Dans la région Dallas — Fort Worth, au Texas la température dépasse les 38 degrés depuis 27 jours d’affilée.On ne prévoit pas d'amélioration avant le milieu de la semaine.La sécheresse a considérablement réduit le débit des cours d'eau grands et petits, certains n’étant plus que de minces filets.Si ce n’est pas le cas du puissant Mississippi, les mariniers n'en constatent pas moins que la navigation est devenue dangereuse, le niveau du fleuve étant de quatre mètres au-dessous de la normale.dience unique n’a eu pour seul public que les caméras de la télévision iranienne, qui selon l’habitude la retransmettra un soir prochain, à une heure de forte audience.Parmi les cinq condamnés figurait le général Ayatollah Mohaghegi, donné pour l’un des deux principaux organisateurs du «complot».Il a été déclaré notamment coupable de «collaboration pour la formation d’un gouvernement social-démocrate américain» et de «tentative de faire revenir Bakhtiar au pouvoir».En outre, l’ayatollah Khomeiny a sévèrement critique hier soir le personnel des ambassades iraniennes, les ministres actuels et les chefs de l’armée.«Dans nos ambassades, il n’y a que jouissance et prostitution, il faut en expulser les savakis et les corrompus», a déclaré le «guide de la révolution», dans un discours prononcé devant le conseil suprême des juges et retransmis en différé par Radio-Téhéran.«Chaque jour, a ajouté l’iman, on nous informe que nos ambassades ne sont pas islamiques, que les biens de l’Islam y disparaissent et personne ne vérifie tout cela», a-t-il dit.L’ayatollah a ensuite affirmé qu’aucun des ministres actuels n’est révolutionnaire».«Ces ministres, a-t-il poursuivi, ne servent à rien et si le prochain gouvernement ressemble à l'actuel, nous pourrons faire notre deuil de la république islamique car nous serons vaincus».L’iman a également accusé «les chefs de l’armée de n'être pas révolutionnaires».«Si notre armée avait agi convenablement, nous n'aurions pas le problème du Kurdistan et du Khouzis-lan», a-t-il estimé.«Depuis que nous sommes arrivés au pouvoir, nous n’avons pas agi d’une façon révolutionnaire car nous manquions d’expérience», a affirmé l’iman.C’est pourquoi, a-t-il fait valoir, «il faut choisir un nouveau gouvernement cent pour cent islamique.Si un ministre ressemble à un des ministres actuels, ce sera une erreur» «Ce fut une erreur d’accorder une amnistie, a encore dit L'iman.Nous tenions ces gens-là, mais nous les avons libérés, alors ils ont comploté».Enfin, le dirigeant religieux s’est excusé devant Dieu «de toutes ces erreurs» et a affirmé que «tous les organes révolutionnaires doivent rester en place: les tribunaux révolutionnaires, les gardiens de la révolution et les comités révolutionnaires».En outre, remarque-t-on, le Parlement iranien a officiellement commencé ses travaux hier avec l’élection de son président.L’ayatollah Hachemi Rafsanjani, dirigeant du parti de la république islamique (PRI — intégriste religieux) a été élu à une écrasante majorité président de l’Assemblée pour une durée d’un an.Cette élection du seul candidat du PRI, qui a obtenu 148 voix contre 20 à son adversaire le mieux placé confirme l'emprise du clan religieux intégriste sur le Parlement islamique iranien.Les députés doivent examiner tous les dossiers importants de la politique du Voir page 14: Khomeiny few*#*# mm*** p .v ?' *¦*.is 1 rym y» Pas moins de 3,500 personnes portant de grandes affiches ont créé l’image de la mascotte des Jeux olympiques de Moscou, l'ours russe Michka, lors des cérémonies d’ouverture samedi, dans le stade Lénine.(Photolaser AP) ; -••• :PU Chalet e» Peul Savoie Du mir au ïam 22 h 00 eriVAL D ÉTÉ OE LANAUDItRE.té-pg de Joliette (Bout Metropolitan eti sn « action da Trois-Rnnéres ai Autoroute de la bve-leoro no 40j — Le Trio da Montréal 20h 10 Programme Mozart Dvorak UP* t vu.notai uoguws Place Jacquet #\m (876-9397) - François Guy du 22 au 17 (Uiltr Sem dim 22 h 00 74 h 00 Vin •m 22 h 30 this CHACONNE.336 est Ontario(643 6620) .Aver tes mcAl des autres spectacle MIO n*rprête p* «chai* LMancet» Max a ven 2t h 00 Sam : 21 h 00 23 h 30 Re-lâché dtm Igr PLANÉTARIUM.100 ouest St-Jacques (872-4530) — Revoyons Jupiter Rélâche lundi THÉÂTRE ou nouveau MONDE.84 ouest Ste-Catherine (861-0563; — Même jour même heure l an prochain p«éce de Bernard SJade avec François Tassé et An gé*e Coutu Mise en scène Jean-Yves la-force Mard â dm 21 h 00 TERRE DE8 hommes.•'•osque international — Le groupe 1755 THÉÂTRE D’ÉTÉ BATEAU THÉATRE L ESCALE - Samt Marc-sur-ie-Richeité'j Transcanadienne «or tie 112 - (514 ) 584 2226 - Bonne f*e maman comédie ép*co-quot>d»énne d Elizabeth Bourget avec Béatrice Picard Aubert Paiia*c»o Carmen Tremblay Lou»ie St Fterr* Roch Aubert Denis Roy Mise en scê ne Gilbert Laçage Mar a yen 21 h 00 Sam 19 h 00 22 h 00 Jusqu au 30 aoOf CENTRE CULTUREL DU LAC MASSON.Sa»nte Marguerrte Autoroute 15 «ortie 69 t» larsllée Autoroute 30 est sortie 149 (514) 583-3778 — "ta Vénus d fmii*o comédie de Jean Barbeau avec France Ctste< André Cartier tt Claude Mtchaud M se an «cane Yyon La roux Mar| yen 21 h 00 Sam 19 h X 22 h X Jusqu au X août THEATRE LEE ANCtTREE.>'• Gexméin d* Gxantham route20 vttlé 170(819) 3*5^ 2253 — Du lattg Weu den* In veun coined» dt moéux* q» Géorget Dor *v« f dg» Irmuet Momqué Chltwt loul*» luv.héu n* Ml** «n Kéne Vvan Ltroux S«m 21 h W S»m 19 h 30 22 h 30 Jutqu M 30 •oOt THEATRE OE LATEUER.RR 4 Shetbrook* (819) 563 17t« Brqu* M) texte* d* Claud* Mtumer lout* Sty* Jtan P»r!* PMxAe Ffuncix» Rue ne.M«J*i Mec Meuie Mette Ge/ihie Du m» eu vfxi 70 h 30 Sam 19hOQ72hOQ|ut qu au 16 aoOt THÉÂTRE BEAUMONT-SAINT- MICHEL.Saint-Michel de Bellechasse 1418) 884-2839) — Quatre sketches sautillants d Alan Ayckbourn avec Pierre Thériault Colette Brossait, Normand Chouinard, Lionel Villeneuve Hélène Lolselie Mise en scène Hélène Loiselle.lione Villeneuve Normand Chouinard et Pietre Villeneuve Sam 20 h 30 Sam 19 h 30 22 h 15 Jusqu au 30 aoOt THEATRE DU BOIS OE COULONOÉ, Chemin St-Louis Sainte-Foy.Québec (418) 692-0205 - Volpone ou le RenarO satire de Beniamin Jonson avec Jean Mane La-mieux Yves Jacques Diane Jules Mise en scène Francois Tassé Spectacles â 21 h 00 Jusqu'au 26 juillet THEAtrê du Chiendent.453 Lindsey Orummondville 1819) 478-1014 — Old Orchard connaR pas de Réjean Vigneeult Mise en scène Gilles Latour Avec Renée Biron.Gaston Labonté.France Labonté Mer 4 ven 20 h 30 Sam 19 h 30.21 h 30 Jus ou 4 la mi-septembre théâtre de L'Ile, t rue Wellington, Hull (71i 8689) - "Le système Ribadier de Georges feydeeu evec Lisette Samt-Gelaii Jean Louis Fuy*.Bernard Assiwlnl, Raphael Albam Louise Philippe, Claude Lavo» Mise en scène Cille* Provost Mar 4 ven 20 h 30 Sam 19 h 00 22 h 00 Jusqu'au 30 aoOt THEATRE du MONT JACOU.Jonguiéfe I418l 547.5771 - AI»' Al»' dt Plan* Goulet avec Roger LebeL Nathalie Naubtrt Ghl*laln Tremblay.Anne Villeneuve Mi»« «n *cén* Plane Villeneuv* Sgectaci** 4 20 b 30 Jutqu'éu X not THEATRE OU MANOIR BAINT-CAITIN, 99 chemin du Tour du Lac.Lac Beauport (418 ) 849 4277 - les (lancé* d* l'arm»* 4 !mg< de Joe Orton avec Catherine Bégin Jacques GtiipMu Michel Daigle Merle Chnehne Psrreeult Yve* Bourque et Albert Miliaire Sem 20 b X Jutqu au X aoOt THÉÂTRE DES MARGUERITE 6 T roi* Riviér** Ou**t !6!9| — 377 3223 Pou toulix d* Henri Devglim evec Janine Sutto, Guy Provo*! Claudine Chetei Mireille Deyglun Ivan Ponton Mise en «cène Geor get Carrère Sem 20 h X Sam 19h00.77 h X Jutqu au X aoOt THEATRE de la marjolaine, lait man, comté de Brome, Autoroute des Camions de l'Est sortie 106 (5141297-2862 -"Tournez chevaux de bols de Louis-Georges Carrier Sem 21 h 00 Sam 19 h 00, 22 h X Dim 20 b 00 Jusqu'au 31 août THEATRE PIQOERY, North Hatley - (819) 842-2191) — "Catch me If you can de Jack Weinstock et Willy Gilbert avec Terrence LaBrosse Damir Andreil Karen Lazar.George Pothitos et Heather Hodson Du 24 juillet au 9 aoOt THEATRE DE8 PRAIRIE8.Notre-Dame-des-Prairles comté de Joliette Autoroute de la Rive Nord sonie 122 758-0559 - "HI* torre* 4 dormir debout" d Alain Ayckbourn avec Michèle Deslauriers.Louis de Santls.Anne Caron, Manhe Cnoquetta.Normand Lévesque Jean Pierre Chartrand Louise Ga mâche Claude Maher Sam 19 h X 22 h 30 Mar a ven 21 h 00 Jusqu'au 30 aoOt THEATRE PONT-CmATEAU, - Mteau du-Lac, Autoroute 20 ouest, sortie 17 (456-3274) ou 488 9259 — "Oui hop embrasse de Joyce Rayburn avec R4|ean Guénette, Claude Prélontalne Sylvie Beauregard.Lucille Papineau Vvan Canuel Mise en scène Yvan Canuel Sem 20 h X Sam 19 b M, 22 h X Jusqu'au X aoOt THEATRE RUN VALLEV.Sainte Adèle Autoroute des Laurentides «ortie 87 (729-6655) — Pantoufle d Alain Ayckbourn avec Pierre Dufresne Louis Lalande Gisèle Dufour et Lisette Guertln Mar 4 ven 21 h 00 Sam 19 h M, 22 b X Jusqu'au 31 août THEATRE LE 6AINT-LAURENT, 2405 II# Charron.Longueuil (651-5250) — "Let 84 tards" dt Robert Thomas avec R4|«an Ltfrançot* Janina Mignolet Robert Thom*a Sem 2t h X Sem 19 h M, 22 h M Jusqu au X aoOt THEATRE TOUT COURT, Ste luce Sur Mer I4t6| 739 4055 "Le Casino voleur d André Ricard ever.AixHlenne Thlbetult Paul Dion.Marc Briand Mite en scène Alain Fournier Spectacles 4 21 h M Jusqu'au 16 août THÉÂTRE du vieux fort, vieux Fort TOGO de Bourgogne Fort Chembly route 116 f*58 5016) le bonheur c eet pas bon pour la aasit* comédia de Loulae Matteau I auteur eigne la mlee en v-éne et |oue auprès da Normand Gétmaa Danielle Men aeeu I omae Dubau» Mar» Michel# Mal teeu et Yvan Banntt Sam 19 h X 72 h 00 Marc é dim : 21 h 00 Juaqu'au 31 aoOt Le Festijazz de la PdA ne tient pas ses promesses par Sylvaine Martin Peut-être aue la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts se prêtait mal à ce genre de spectacle, que les musiciens se trouvaient embarrassés par ses dimensions colossales ou simplement que la quantité d'artistes invités ait nui a leur performance individuelle, le «3e Festijazz» de Montréal organisé par Roué Doudou Boicel, propriétaire de la réputée boîte de jazz, le Rising Sun, et promoteur infatigable de cette musique à Montréal, n’a pas atteint les hauteurs distinguées ue sa publicité, dorée des grands noms u jazz et blues, promettait.Quoi qu’il en soit, c’est devant une salle chaude et très réceptive, sinon indulgente et douée d’une patience exceptionnelle, indicatrice de l’importance quelle accordait à cet événement extraordinaire, que se produisirent les trois premiers des uatre jours dédiés à la musique de jazz urant lesquels des artistes tels Louisiana Red, Sonny Terry et Brownie McGhee, Lingtnin’Hopkins, Taj Mahal, Nina Simone, Junior Wells et Buddy Guy, Memphis Slim, Big Mama Thornton, Luther Allison et Willie Dixon représentèrent le genre «Blues» de cette musique.Malheureusement les envolées de certains de ces musiciens restèrent carrément sur place même si le public affamé les nourrissait d’ovations enthousiastes: Louisiana Red qui ouvrait l’événement jeudi soir, accompagné de musiciens qui ne lui furent d'aucun secours, ne réussit pas à convaincre malgré ses tonitruants «Are you ready for the blues», lesquels cris fusèrent inlassablement durant les trois soirées sans laisser de traces chez les musiciens eux-mêmes; Phil Guy, guita- riste du groupe Chicago Machine-In et frère du célébré guitariste Buddy Guy, ne cessait de crâner sur s.'ène sans cependant supporter ses vantardises par une exécution vraiment intéressante; néanmoins le groupe Chicago Machine-In qui accompagnait presque tous les artistes du samedi soir, fit un notable effort pour rendre justice au talent particulier de chacun d’eux; Luther Allison, en dépit du blues sensible qu’il nous offrit, fut bien au-dessous de nos attentes lorsqu’on connaît ce dont il est capable et, finalement, que dire du cabotinage de Junior Wells, joueur d’harmonica quasi adulé, qui blaguait magnifiquement avec l’assistance mais là doit s'arrêter toute éloge à son égard.Toutefois, il faut signaler l’admirable exécution de Sonny Terry et Brownie McGhee, celle impeccable de Taj Mahal, celle de Memphis Slim, lequel jouait pour la première fois au Canada et celle de Willie Dixon, personnage légendaire de ce monde musical qui introduisit des éléments de jazz fascinants dans les pièces de son répertoire.Mais le plus beau moment de ces trois jours nous fut offert vendredi par cette artiste exceptionnelle qu’est Nina Simone, pianiste et chanteuse de grand renom.Son univers musical est cosmopolite: elle maîtrise le blues comme le jazz «cool» avec le superbe de la parfaite aisance, manie le bon au piano avec une dextérité incomparable, revit d’anciennes mélopqes africaines accompagnée seulement d’un rythme soutenu à la batterie sans jamais nous lasser.Elle guidait son groupe au piano, celui-ci composé d’une basse électrique et d’une batterie, en plaquant sporadiquement un accord judicieux qui reprenait la trame sonore d’une main saisissante; elle s’échappait dans le discours précipité du bop entre deux accords de la mélodie, répandait en lyrisme des luminosités d’arpeges qui faisaient miroiter des déferlements sonores quasi impressionnistes et sa voix extraordinairement chaude et vibrante culminait de toute la gamme possible des émotions les plus diverses; elle se forgea un choeur de l’assistance d’un geste ae la main qui se voulait parfois taquin, parfois d’une autorité presque maternelle dont le «swing» était irrésistible.Le public la suivait docile au gré de toutes ses admirables fantaisies; elle chantait aussi en français et s’adressait à l’assistance dans cette langue plus souvent qu’autre chose.Elle dirigeait ses musiciens d’une telle manière qu’on ne pouvait plus douter d’une réelle créativité compositionnelle et d’une compréhension de sa musique qui fait d’elle une personnalité extraordinaire du jazz; elle renoua par ses chansons françaises, dont l’émouvante interprétation Ne me quittes pas de Jacques Brel, avec la musique blanche et ses formes qui sont à l’origine de la musique de jazz.Elle ne dédaigne aucun style et avoue son amour débordant de la musique qui n’a pas de frontière et ne tolère aucune limite.Elle n’interprète pas seulement du blues, elle fait du blues une création Nina Simone, à l’image de son personnage.On soupçonne la poésie de Nina Simone de prendre les dimensions de toute sa vie.Drapée de tissus vaporeux, elle quitta la salle vendredi soir dans un retournement mauve où l’assistance en délire la chérissa longuement de ses applaudissements intarrissables.Au Musée d’Ari contemporain Tom Johnson joue Nine Bells ft par Claire Gravel collaboration spéciale Tom Johnson a joué hier, our la première fois à ontréal, au Musée d'Art Contemporain, Nine Bells.«Par moments, j’ai envie de transgresser toutes les règles, d’écouter une musique populaire Jali-Jali d'Indonésie, ou de jouer mon Nine Bells, un morceau qui défie complètement la notation conventionnelle», nous en dit-il.(I).Né en 1939 au Colorado et ayant terminé une maîtrise en musique à Yale, Tom Johnson étudia aussi avec Morton Feldman; il vit à New York depuis 1967.Son oeuvre s'est imprégnée des recherches minimalistes de la musicale un côté «performance» visuel et verbal.Parmi ses oeuvres les plus connues citons: The Four Note Opera, The Masque of Clouds, Five Shaggy-Dog Operas, Imaginary Music, Private Pieces: Piano Music for SelfEn-tertainment (qui est en quelque sorte un livre de prose), Secret Songs (de la poésie), la série des Risks for Unrehearsed Performers et la plus classique An Hour For Piano, qui, reprenant sans cesse les mêmes accords, étonne par ces réminiscences de Debussy et de certaines touches ae Ravel, puis, comme chez Varèse, par la note répétée qui s’enrichit peu à peu par une accumulation lente d ornements et par quelques harmonies rares, séduisantes.Recherche d’ambiance, à la fois douce et absé-dante, cette pièce est à la musique contemporaine ce que les toiles d’Albert Gleizes étaient au cubisme: un travail esthétique pur, sans grande nouveauté.Nine Bells, acclamée en France lors du Festival d’Automne de 1979, se propose de mettre à nu devant l’auditoire les structures et la logique de ce que l'on a appelé des «systèmes perceptifs» ou encore une «musique deductive» (2).Johnson effectue une sorte de danse autour de neuf grosses sonnettes d'alarme suspendues au plafond par des fife de façon qu’elles lui arrivent aux épaules; elles se regroupent suivant un motif carre de trois en trois: chaque cloche est située à six pieds de ses voisines.La performance de Johnson consiste à marcher à l’intérieur et à l’extérieur de ce carré en changeant de parcours afin d’effectuer différentes figures géométriques, ceci dans un seul et même rythme qu’il obtient en frappant certaines cloches, selon des séquences fixées à l’avance.Cette oeuvre se compose donc de neuf parties, chacunes des cloches constituant le début et la fin d’une figure, qui, en fait, tourne autour de la cloche du centre, laquelle donne le registre mais qui, à chaque figure nouvelle, change le tempo.La nature visuelle de la pièce, les pas assordis par les espadrilles du compositeur-performer à l’intérieur du réseau de cloches suspendues nous font comprendre de façon moins aride cette musqué expérimentale qui en égare plus d’un.Nine Bells garde cependant quelque chose de symbolique, ne serait-ce que par cette marche réglée par aes systèmes de signes, et si l’on a comparé cette oeuvre, de par son usage de la grille, a celle de Sol Le-witt, il nous faut ajouter ce sens du parcours nécessaire à l’oeuvre, oeuvre-parcours à la fois conçue et réalisée comme telle par l’artiste et recomposée en tant que telle par le spectateur.Nous sommes donc loin des Steve Reich et des Phil Glass, puisque Torn Johnson introduit dans une oeuvre musicale répétitive un concept essentiel de parcours visuel, suivant un rituel précis, faisant de Nine Bells une oeuvre postmoderne.1- Tom Johnson, Art Press International, no.32, p.21 2- Carl Stone, «Patterns in Sound and Motion», Artweek, 2 février 1980, p 4 Le «dossier noir» du SMQ Vaugeois entend accélérer l’intervention de Québec par Clément Trudel Le ministre des Affaires culturelles, M.Denis Vaugeois, a indiqué la semaine dernière qu’il était temps d’accélérer 1 intervention du gouvernement dans le contentieux qui oppose le Syndicat des musiciens du Québec à l’American Federation of Musicians.M.Vaugeois a déclaré qu’il prendrait sous peu connaissance du «dossier noir» rendu public mercredi par le SMQ: «Ça fait longtemps qu’on s’intéresse à ça», a précisé le ministre et l’intervention de ce syndicat semble tomber à point pour nous pe.rr îttre de nous occuper d’un dossier axé prioritairement sur la liberté de choix laissée à chaque musicien, quant à son allégeance syndicale.Dans un autre ordre d’idées, le ministre, dans une conversation téléphonique depuis son bureau de Quebec, a confirmé l’existence de directives très détaillées du Conseil du Trésor touchant l’ensemble des revues et périodiques publiées sous la responsabilité du gouvernement.Nous aurons à nous expliquer un peu plus longuement là-dessus, a dit M.Vaugeois.Pour l’instant, cette directive du 15 juillet n'a pas fait l’objet de publicité; l’ensemble des directeurs des communications dans les ministères ont été consultés depuis six mois et savent toutefois quoi s’en tenir.A quoi tiennent ces directives?Essentiellement, répond le ministre, elles confirment dans leur existence environ 70 revues et périodiques publié par les ministères ou les socii tés d’Etat, en plus d’official sés les critères d’austérité t de simplicité.A titre d’ancie éditeur, M.Vaugeois dit avo été frappé, depuis toujour: du luxe des «rapports ai nuels» en provenance de Qui bec.Désormais, la simplicit sera dans l’ordre et toute n vue existante pourra fair l’objet d’une réévaluation p< riodique.Un travail similair de rationalisation est en coui pour les expositions, les r< vues de presse et l’ensembi des fichiers d’envoi des mini! tères.Projet Événementiel Du au 31 juillet, à Jon-quière, aura lieu le Projet Evénementiel produit par le groupe «Inter-Section», reconnaissable à son X jaune.En font partie: Marie et Johanne Beaulieu, Louise Page, Robert Deschênes, Marc-André Roy, Régis Pelletier, Georges Léonard, Pierre Leblanc, Claude-Paul Gauthier, dont la performance «Chocs, Éblouissements» du 3 juillet dernier, à Chicoutimi, suscita une véritable ovation, et de Claude Lamarche, dont le «Mouvement temporel syncopé» se revendi- quait déjà d’ «Inter-Section» Les manifestations diverses de ce Projet Événementiel sont beaucoup plus qu’un prolongement au Symposium, puisque le groupe Inter-Section pose des gestes précis de conscientisation, de façon plus violente que celle d’Hervé Fischer et de son atelier d’Art Sociologique, fort critiqué à Chicoutimi.Le Projet veut être un atelier ouvert de participation, il se déroulera à la Galerie de l’Arche, rue Jean Allard, et sur les terrains avoisinants.Des spectacles pour tous à TdH Les spectacles offerts cet été à la Place des Nations — si le temps le permet, sinon les artistes se produiront au Kiosque international — donnent dans tous les genres : ce soir, on y entend «1755» et Beausoleil-Broussard; le 24 juillet, place au reggae avec le Jamaïcain Peter Tosh et son groime World, Sound & Power (en complément de programme, Ernie Smith et Carlene Davis).Le jeudi suivant (31 juillet) Spectrascène affiche un nouveau spectacle de Claude Dubois, avec la participation de Fabienne Thibeault.Le 7 août, disent les promoteurs, risque de faire de faire date puisque Chuck Berry y donnera son récital, accompagné exceptionnellement cette fois du groupe Offenbach.Les 14, 21 et 28 août, Place des Nations accueillera Garolou et des groupes de rock québécois (14 août); Plume Latraverse prendra possession de la scène le 21 tandis que, pour clore la saison on s est assuré de la participation de Zachary Richard et de Bernard Lavilliers.piySM*>T°mJF lH ««.film.-J, f\MOUQ (Juv • ïinum/au.' Ouimetoscope © ENCORE DISTRIBUTION LES Fil MS DU CREPUSCULE 1204 Ru» St* Cithsirin# E»t Tél 525 B600 oü •• turn dim I OO lOO 140 dddÜQ 1 wm 2 aaiwiimr’ M e**! tVtNFMFNT DU Fl STI VA I Df I W YQMK « I- Vému L ASS< K IL 41ohcrc U ANS FT TORE SCOlA AfTpfK/i, SAItS •r ntcmrs MÉCHANTS; 9.35 AIMÉS: 7.30 Pour aimer.il faut 0 protéger les rares et fragiles instants de tendresse.&iLéa~ 12:15 - 13:50 - 15:25 KTTS'TKTKV 17:00 18:35 20:25 22:05 1580 «Wf St OINIS Hhopp LeFlore, cg 4 12 1 Lndstoy, 2b 2100 White, cg 1000 Walling, cd 2 110 RScott, 2b 5 0 0 0 Puhl.ce 2 0 00 Dawson ce 4 111 Haap.1b 4 00 0 Valantin, cd 4 112 JCruz, cg 20 10 Cromrt, 1b 4 00 0 Cadeno.cc 100 1 Parrish.3b 30 10 Leonard, cd 2 0 0 0 Bern/rd, ac 4 100 AHowe, 3b 2 0 0 1 Rarnos.r 3 111 Ashby,r 4 0 0 0 flullcksn I 4 0 2 0 Reynlds, ac 4 0 2 0 Pladson, I 0000 1 Roberge, I 2 0 0 0 i Brgmn.fu 10 10 Sambito, I 00 0 0 Morgan, tu 1000 Total 36 5 8 5 Total 29 2 5 2 Montréal .221 000 000-5 Houaton .200 000 000-2 BERNE, Suisse tReuter) — Debbie Brill d’Aldergrove, Colombie-Britannique, a établi une nouvelle marque canadienne au saut en hauteur en franchissant la barre à 1 97 mètre au cours d’un réunion d’athlétisme disputée à Berne - -, Reynolds DJ—Montréal 1 LSB-Montréal 6, Houston 7 2B—Ramos.CC-Valeniine (7) BV- RScott Dswson Landastoy BS-AHowe Montréal mf ca p pm bb rb Gulllcks n g, 1-2 1 5 2 2 6 3 Houston Pladsonp.0-2 1 1-3 6 4 3 0 0 Robérge 52-3 1 1 1 1 i Sambito 2 10 0-14 T-2K35 A—30.501 'wmmmm w."1 m.If mm S [-Am^rjÇain Tom Watson salue la foule après avoir remporté l’Omnium britannique nier a Muirfield.il s'agit de la troisième victoire de Watson dans cette prestiqieuse éPreuve (Photolaser AP) somme de 25,000 livres.Il s’agissait de la 109e présentation de l’Omnium britannique.L’Écossais Ken Brown, qui partageait la seconde place avec Trevino, à l’issue de la troisième ronde, à quatre coups de Watson, a faibli, ratant de nombreux coups roulés pour finalement ramener une carte de 76, totalisant 286, 15 coups de plus que le vainqueur.Jack Nicklaus a fini quatrième, grâce à un 69, hier, pour terminer avec une fiche de 280, sur un pied d’égalité avec le Britannique Carl Mason.Watson a ramené des cartes de 68, 70, 64 et 69 sur le difficile parcours de Muirfield, à l’est d’Edimbourgh, d’une distance de 6,333 mètres.Par ailleurs, à Coal Valley, en Illinois, la recrue Scott Hoch, qui a mené du début à a jj a Joué une dernière ronde de 69 pour ramener une carte de 266, 14 coups sous la normale, et remporter l’Omnium de Quad Cities.Curtis Stange a fini deuxième, jouant 66 hier pour terminer avec 269, à trois coups du meneur.Ont fini troisième, avec 270, Gary Hall- Ter(k qul aJoué 6».Howard Twitty, et Pat McGowan.-Hoch, 24 ans, Strange et Hallberg ont tous trois pour-?» Y1 d£s études à l'Université Wake Forest avant de joindre les professionnels.Au golf féminin, Pat Bradley a calé un roulé de neuf pieds au dernier trou, et elle a remporté la victoire au tournoi du Grand Baltimore sur le circuit de la LPGA.A ega lté avec Nancy Lopez-JVelton au dernier trou, une normale cinq de 496 verges, Bradley a logé son troisième coup à neuf pieds de la coupe.Elle a ensuite vu Lopez-Nelton frapper son troisième coup a 20 pieds de la coupe.Elle a détourné les yeux quand Lopez-Melton a raté de justesse son roulé et, calmement, elle a calé le sien pour presenter une dernière ronde de 67, six sous la normale, et mériter la première bourse de *15,000.Il s'agissait de la sixième victoire en carrière de Brad-jey, qui évolue au circuit de la LPGA depuis 1974.Elle a totalisé 206 pour les 54 trous de I épreuve, éclipsant ainsi la marque de 207 établie Mickey Wright en 1967.par 1 i*pmm &&$&& Les Jeux de Moscou Le Devoir, lundi 21 juillet 1980 ¦ 9 Un «cowboy» donne à l’URSS sa première médaille MOSCOU (AFP) - Les Soviétiques se sont jurés de faire la plus belle moisson de médailles aux jeux de Moscou et ils ont bien commencé.La première ne leur a pas échap- pé: celle du tir au pistolet grâce à un certain Alexandre Melentev.Juste quelques minutes avant que quatre autres Soviétiques ne montent sur le po- L’Union Jack est remplacé par le drapeau olympique dium du 100 km contre la montre en cyclisme et que, plus tard, un haltérophile et les nageurs ne poursuivent une collection qui s’annonce exceptionnelle.Aussi exceptionnelles que les épreuves féminines de natation où l’Allemande de l’Est Barbara Krause a déjà donné le ton.A Moscou; où le soleil avait enfin daigné faire une légère apparition, chacun guettait l’épreuve du tir au pistolet.Elle se serait déroulée dans l’anonymat si elle n’avait pas dû couronner le premier médaillé olympique.Et, aujourd’hui, Alexandre Melentev fait figure de héros, lui qui avait appris à tirer, tout gosse, pour vouloir jouer au cowboy.lui qui, tout frêle, avait peur des «grands», est devenu en une heure et demie le meilleur tireur du monde, non seulement par ce titre mais aussi, par un étonnant record du monde amélioré de 4 prints (581 sur 600) qui confère à sa médaille un label d’authenticité olympique.Quatre coureurs au 100 km contre la montre n’ont pas voulu rester dans l’ombre ej.eux aussi, ont frappé fort.Bâtis sur le même modèle, entre 22 et 23 ans, 1,85 m, les routeurs soviétiques ont nettement dominé les Allemands de l’Est et tes Tchécoslovaques séparés seulement de 7- ÏOe de seconae.La grande déception est venue des Néerlandais, relégués à une triste 14e place, et qui n’ont guère fait nonneur à la victoire de Joop Zoetemelk dans 1e Tour de France.Pendant deux semaines, on va retrouver des Soviétiques au détour de chaque podium, mais un petit coup d’oeil du côté des gymnastes ne sera pas un luxe.Ils sont dans une forme éblouissante.Dans tes MOSCOU (AFP) - Le nageur britannique Philip Hubble a eu l’honneur du premier drapeau olympique hissé au mât à Moscou à l’occasion d’une remise de médaille, dimanche.Le comité olympique britannique ayant abandonné l’Union Jack pour les J.O., la __________: pou banière blanche aux cinq anneaux est apparue au mât pour sa médaille d’argent au 200 m - papillon aux cotés des drapeaux de l’URSS — Sergei Fesenko, médaille d’or - et de l’Allemagne de l’Est - Roger Pyttel, médaille de bronze.«Ma satisfaction aurait été plus grande avec notre drapeau national», a-t-il simplement déclaré.D’autre part, 1e Soviétique Kanvbek Osmonoliev (catégorie des moins de 52 kg) a remporté la première médaille d’or en haltérophilie, en réalisant 245 kg aux deux mouvements (107,5 plus 142,5).Osmonoliev, favori logique de cette discipline en raison de la qualité de ses précédentes performances, a pris 1e meilleur sur un lot de 18 autres athlètes, mais il était fortement menacé par tes deux Coréens, surtout par Gyong Si Han qui a battu 1e record du monde de l’arraché avec 113 kg à son quatrième essai.Quatre hommes ont réalisé le même poids de 245 kg en deux mouvements, les trois médaillés, plus 1e Hongrois Bêla Olah.Ce dernier étant plus lourd que Gyong Si Han à la pesée, après l’épreuve, a finalement pris la quatrième place.de gymnastique.A l’issue des exercices imposés, les gymnastes soviétiques, qui n’ont affiché aucune faiblesse, ont déjà relégué la République démocratique allemande à 3,65 pts et la Hongrie à 7,50.Dans un Palais des Sports qui laissa voir de nombreux vides et dans une épreuve dont l’intérêt souffrira incontestablement du boycottage, l’équipe d’Andrianov donna 1e ton d’entrée, au cheval d’arçons — l’agrès 1e plus redouté — en réalisant un sans faute avec, au bout, une moyenne de plus de 9,80 pts pour les six gymnastes.L’affaire était déjà entendue.L’intérêt se reportait alors sur 1e féroce duel que se livraient à l’intérieur même de la formation soviétique, tes six titulaires dans la perspective du tournoi individuel où trois places seulement seront à prendre.Le «play boy des Agrès», Alexandre Ditiatin, champion du monde en titre, et Nikolai Andrianov, tenant du titre olympique, plus fringants qu’on pouvait le supposer, semblent avoir pris d’ores et déjà une bonne option.Le tableau des médailles imposés par équipes (par exempte au cheval d’arçons), l’appareil 1e plus difficile, tes six Soviétiques ont une moyenne supérieure à 6,80.Un peu partout, on en est surtout à la phase de décantation.En aviron, où tes rameurs de R D.A.ont qualifié d’entrée leurs huit bateaux, même si 1e géant Finlandais Pertti Karppinen parait invincible en skiff.En boxe, où tes Maliens faillirent bien être disqualifiés pour être arrivés en retard à la pesée.En basket, où 1e Brésil s’est sauvé d’extrême justesse (72-70) devant la Tchécoslovaquie.En football, où tes Soviétiques, maîtres du stade lénine devant 1e Venezuela, s’annoncent presque intouchal En water polo, î championne du monde, a sum la loi soviétique (8-6) dans un tournoi si équilibré que Yougoslavie-Cuba et Hongrie-Roumanie se sont achevés sur 1e même score (6-6).Pourtant, c’est visible à la piscine, ces jeux manquent de gaieté, sans doute parce qu’il y manque la décontraclion américaine.Si on veut y trouver une note amusante, sans moquerie, on la dyit aux hockeyeurs tanzaniens battus par l’Inde .18-0.Pour eux, au moins, l’essentiel était de participer.Barbara Krause impériale au 100m U.R.S.S.R.D.A.Grande-Bretagne Corée du Nord Tchécoslovaquie Bulgarie Or Ar BrTot 4 0 15 1 4 0 2 1 2 1 1 1 1 Enfin, en l’absence du Japon, tenant du titre depuis 1960, et des États-Unis, l’Union soviétique a entamé comme prévu son cavalier seul dans 1e tournoi masculin Moscou, (AFP) — L’Union soviétique a réussi un score presque parfait, hier, lors de la premiere journée des Jeux en enlevant quatre des cinq médailles d’or, et, déjà, elle a pris une nette avance au classement des médailles.Trois joueurs cubains sautent à I unisson pour bloquer un smash de l’Italien Mauro de Bernardo au tournoi olympique de volley-ball.Cuba a facilement défait l’Italie 3-0.(Photolaser AP) MOSCOU, (AFP) - L’Allemande de l’est Barbara Krause a marqué de son empreinte, hier, la première journée de natation des 19è-mes Jeux olympiques de Moscou.Elle a frappé un grand coup en portant le record du monde du 100 m nage libre à 54.98.Mais ses compatriotes n’ont pas «chômé» en battant 1e record du monde du relais 4 x 100 4 nages féminin en 4:06.67, Rica Reinisch égalant pour sa part, au cours de ce relais, 1e record du monde du 100 m dos en 1:01.51.Enfin, le Soviétique Sergei Fesenko a remporté la médaille d’or du 200 m.papillon messieurs.Barbara Krause, la reine du sprint, contestée dans son propre pays par Karen Metschuck, a remis tes choses au point dès tes séries du 100 m libre en améliorant de 43 centièmes son propre record du monde.Un temps que beaucoup de bons nageurs aimeraient réaliser.Partie dans la troisième série, la grande Barbara prenait un départ impeccable, virait aux 50 m en 26.78 pour terminer en boulet de canon, laissant loin derrière elle la Britannique June Croft en 57.88.Dans la dernière série, on attendait Karen Metschuck.Â-gée de 17 ans — elle est née 1e 27 septembre 1963 —, la puissante Allemande de Test, malgré deux faux départs, améliorait sa meilleure performance de un centième, réalisant 55.44.Aujourd’hui; la finale de ce 100 m risque d’être explosive et le record de Krause pourrait bien voter en éclat.Le record du monde du relais 4 X 100 m 4 nages datait des Jeux de Montréal.C’était bien long pour tes Allemandes de Test qui l’ont amélioré de 1.28 mais auraient pu mieux faire, Andrea Pollack et Karen Metshuck étant en dessous de leurs possibilités.L’argent est revenu à la Grande-Bretagne et le bronze à l’URSS.Avec sa victoire au 200 m papillon dans 1e temps de 1:59.76, 1e Soviétique Sergei Fesenko a apporté la première médaille d’or à la natation masculine de son pays depuis l’origine des jeux.Son plus grand adversaire fut encore une fois 1e Britannique Philip Hubble qui termine 2e, 1e bronze revenant au vétéran est-allemand Roger Pyttel, déjà 4e, aux Jeux de Montréal en 1976.Un autre Soviétique Victor Kuznetsov — déclasse pour dopage aux championnats du monde de Berlin-ouest en 1978, où il avait pris la troisième place — a réalisé 1e meilleur temps des demi-finales du 100 m dos, devant 1e Suédois Bengt Baron et l’Australien Mark Tonelli.Ces hommes se retrouveront en finale aujourd’hui.Sont également au programme de cette deuxième journée les finales du 100 m libre dames, 200 m papillon dames et 200 m libre messieurs, où 1e soviétique Serge Kopliakov part grand favori.Le Challenge Player’s Navratilova remporte une finale à sens unique par André Chartrand Martina Navratilova a démontré hors de tout doute hier après-midi sur 1e court central du Parc Jarry lors de la finale du simple du Challenge Player’s pourquoi elle est considérée la meilleure joueuse au monde.Mlle Navratilova a en effet pris moins de 50 minutes pour vaincre la seconde favorite du tournoi, la Sud-Africaine Greer Stevens, en des manches de 62 et 61.Les $20,000 empochés grâce à cette victoire lui permettent de porter ses gains à la mi-saison à plus de $500,000.Devant une foule de plus de 2,500 spectateurs, Mlle Navratilova a fait la preuve incontestable de sa supériorité en réussissant entre autres des coups en diagonale d’une précision déconcertante.La première manche, suspendue à trois reprises à cause de la pluie, a quand même été laborieuse pour la gagnante qui a connue quelques diffi- Félicitations aux nageurs canadiens TORONTO (PC) - Les meilleurs nageurs canadiens ne peuvent participer aux Jeux olympique.Mais ils ont été félicites samedi soir par l’instructeur Dave Johnson et consolés par l'Association canadienne de natation amateur.Johnson tes a félicités pour leurs efforts même s’ils savaient qu'ils ne se rendraient pas à Moscou.L’ACNA a choisi 36 nageurs, avec Wendy Quirk et Pete Sz-midten tête, au sein de l’équipe olympique honoraire qui prendra part à des réunions internationales cet été à la place des J.O.Johnson a assuré que 1e Canada comptait définitivement des aspirants aux médailles d’or olympiques, «car il s'agit Cortina contre Calgary MOSCOU (AFP) - M.Franco Carraro, président du comité olympique national italien (coni), a confirmé la candidature de la station dolo-mitique de Cortina d’Ampezzo pour les Jeux olympiques d’hiver de 1988 Le choix définitif des jeux d'hiver Interviendra au congrès du C I.O., l’an prochain, à Baden-Baden (RFA).Le président du coni a révélé que «1e plus sérieux adversaire de Cortina sera, à cette occasion, Calgary», plutôt que Fallun (Suede).ici de notre meilleur groupe «i„r«^iqUe de l’histoire, à preuve 1e record mondial de Szmidt dans tes 400m-libre».En raison du boycottage olympique, Johnson doit maintenant viser ceux de 1984 et il reste optimiste, «car nous avons la réserve que nous n'avons jamais eue auparavant», déclarait-il samedi après tes championnats nationaux de natation.Lors des championnats, les Canadiens ont très bien fait alors que Quirk a remporté cinq epreuves individuelles, en plus d’aider 1e club d’Edmonton à remporter deux autres médailles d’or dans tes relais.Szmidt, qui a réussi un temps de 3:50.49 dans 1e 400m-libre, a récolté trois médailles d’or, en plus d’aider son équipe Keyano à établir un record canadien avec un temps de 7:39.48 dans les 4 X 200m-libre à relais.Le vétéran Graham Smith a remporté trois épreuves et Graham Welbourn, qui a triomphé dans les 50m et les 100m-libre avec des recors du Commonwealth.En plus de Welbourn, Carol Klimpel, 17 ans, Baumann, 16 ans, et Szmidt ont établi des records du Commonwealth.Paula Kelly et Megan Watson, âgées de 15 ans, sont tes B lus jeunes nageuses sélec-onnées.Les autres membres de l'équipe féminine sont: Deb Armstead, 18, de Calgary; Jenny Bouüanne, 18, et Anne Jardin, 20, de Pointe-Claire; Leslie Brafield, 20, Cheryl Gibson, 20, Klimpel, Naomi Marubashi, 16 et Kathy Richardson, 16, toutes de Toronto; Nancy Garapick, 18.de Halifax et Denise Sénéchal, 17, de Montréal.Gerulaitis vainc Fibak à Stuttgart STUTTGART, (AFP) — L’Américain Vitas Gerulaitis a remporté hier 1e grand prix de tennis de Stuttgart en bâtais Wojl tant en finale du simple messieurs le Polonais Wojtek Fibak en 6/2, 7/5, 6/2.* La compétition avait été interrom-ue pendant cinq heures durant en raison de la pluie in-ermittente.Le trophée du double messieurs a été remporté par la paire Frew MacMillan/Colin Dowdeswell (AFS/SUi) qui a vaincu John Yuill/Chris Lewis (AFS/NZ) par 6/3, 6/4.fi D’autre part, 1e joueur de tennis italien Adriano Pa-uatta a été cité en justice afin de s’expliquer sur un chèque de 180 millions de lires ($210,000) qui lui a été octroyé il y a trois ans par des promoteurs immobiliers poursuivis pour faillite frauduleuse, tes frères Caltagirone.Les frères Caltagirone sont tes protagonistes d’un important scandale financier découvert il y a quelques mois en Italie: grâce à leurs relations dans les milieux politiques et financiers, ils avaient obtenu des prêts pour réaliser des projets immobiliers qui n’ont jamais vu 1e jour, tes trois frères ayant pris la fuite avec l’argent.En examinant les comptes des trois promoteurs, 1e juge chargé de l'affaire a découvert qu'une dizaine d’autres personnes, outre Panatta, avaient aussi perçu des chèques, dont des députés, des dirigeants de sociétés, et deux anciens secrétaires d’Êtat.Tous ont également été cités à comparaître.Les audiences sont prévues pour 1e début de l’automne.Adriano Panatta n’a fait aucun commentaire, pour 1e moment, sur cette affaire.Mohamed demeure champion mi-lourd MCAFEE, New Jersey (AFP) — L’Américain Mustafa Mohamed (ex Eddie Gregory) a conservé son titre de champion du monde des mi-lourds (version MB.A.) en triomphant de l’Antiguais Jerry Martin par arrêt de l’arbitre au lOeme round, hier, à McAffee, dans 1e New Jersey.Mustafa Mohamed, qui défendait pour la première fois son titre mondial conquis face à son compatriote Marvin Johnson par arrêt de l’arbitre au llème round, 1e 31 mars dernier, a facilement pris la mesure de Martin.Le champion, habite technicien et doté d’une meilleure puissance de frappe des deux mains que son challenger, enleva facilement sept rounds et ne concéda que de peu trois reprises à Martin.Dans 1e quatrième round, Mohamed réussit un foudroyant direct du droit de plein fouet à la face du challenger.l’expédiant au tapis pour huit.A peine relevé, Martin encaissait une grêle de coups décochés sous tous les angles mais il réussissait à terminer la reprise.cultés avec son premier service.Mais elle réussit à briser celui de son adversaire à deux reprises pour s’imposer facilement.L’apatride d’origine tchécoslovaque, qui sera reçue citoyenne américaine en octobre prochain, s’est vraiment imposée au deuxième set.Après que Stevens eût brisé son service dès 1e premier jeu pour prendre une avance de 1-0, Mlle Navratilova lui a remis la pareille par trois fois pour aligner six jeux consécutifs et se sauver avec la victoire.Elle a expliqué qu’elle était pressée car elle devant prendre l’avion pour Richmond aux Etats-Unis où elle participe dès aujourd’hui à un tournoi semblable à celui de Montréal.«C’est mon meilleur match depuis fort longtemps, a-t-elle dit.Je n’avais pas joué avec autant de régularité depuis ma victoire en finale du tournoi Avon de Los Angeles contre Tracy Austin, en février dernier.«Malgré la pluie, j’ai réussi à conserver mon momentum.Ce qui ne fut pas 1e cas de Greer, qui est handicapée au genou.Ce fut également une petite guerre de nerfs, de concentration.Pour moi, ce n’est pas vraiment grave car je n’ai pas de blessures à soigner, mais ce fut différent dans 1e cas de Greer.Ca lui prend toujours un peu plus de réchauffement pour se remettre en état de jouer et sans doute qu elle aurait offert une bien meilleure opposition si elle avait été en santé.» Mlle Stevens avait tes yeux rougis quand elle est venue rencontrer la presse après la finale du double, qui a été remportée par défaut par Pam Shriver et Ann Smith aux dépens de Ann Kiyosura et Stevens, parce que celle-ci souffrait trop pour reprendre le match également suspendu à cause de la pluie alors que le pointage était de 63, 6-6 et 2-6 au bris d’égalité en faveur des perdantes.De son match de simple contre Navratilova, Mlle Stevens a dit que son adversaire était décidément «trop bonne pour moi.» Mlle Stevens porte une genouillère sur la jambe gauche depuis un an suite à une opération subie pour lui permettre de poursuivre sa carrière.La température humide qui a sévie à Montréal pendant presque toute la semaine lui a causé un tel tort qu’elle ne participera pas aux deux prochains tournois.«Cette blessure au genou s’est aggravée pendant toute la semaine, a-t-elle expliqué, et la douteur est devenue intolérable pendant 1e double.De plus, je me suis blessée à la cheville droite si cela m'a ralentie considérablement.Sans la pluie, c’était devenu impos- sible.Je suis vraiment désolée pour ma partenaire.» La finale consolation a par ailleurs été gagnée par Joanne Russel, 6-4 aux dépens de Shriver.Mlle Navratilova avait atteint la finale samedi en battant Shriver 4-6, 61 et 7-5 tandis que Stevens avait eu raison de Russell 63 et 7-6.Pour ce qui est des demi-finales du double, Kioyomura et Stevens avaient battu Navratilova et Virginia Wade 63 et 63 tandis que Shriver et Ann Smith avaient eu 1e dessus sur Paula Smith et Candy Reynolds par 62 et 64.D’autre part, 1e succès mitigé aux guichets remportés par ce tournoi en a fait jaser plusieurs, dont Pierre Lamarche, de Toronto, qui en était le directeur.Martina Navratilova a dû échanger sa raquette contre un parapluie au cours de la finale des simples du Challenge Player’s, hier au parc Jarry.Navratilova a facilement défait Greer Stevens 6-2, 6-1.(Photolaser CP) Le Devoir, lundi 21 juillet 1980 L’ensemencement des nuages au coeur des discussions à la Conférence météorologique CLERMONT-FERRAND, France (AFP) — La troisième conférence scientifique de l’Orga-n™on météorologique mondiale (OMN) sur la modjfication du temps sera principalement consacrée, du 21 au 25 juillet a Clermont-Ferrand (centre de la France), à l'augmentation des pluies et à la prévention des dommages provoques par la grêle.Le savoir-faire scientifique, qui permet de modifier avec succès de petites parties de nuages (brouillards, stratus, petits cumulus), doit considérablement tait remarquer le professeur Rola da).président de la conférence.L’ensemencement des nuages et l'efficacité de cette méthode à fabriquer de la pluie occupera la première partie de cette conférence qui complète la conférence internationale de physique des nuages, réunie la semaine dernière dans les mêmes Beux.L’unanimité sur ce sujet est loin d’être acquise chez les 200 spécialistes attendus lundi.Ainsi le professeur P.V.Hobbs (Etats-Unis) considère-t-il qu’aucune preuve de modification des précipitations par ensemencement n’a encore été apportée avec certitude.Les expériences de cette nature faites sous l’égide de f’OMM dans le Colorado, au Texas, en Ukraine, à Cuba, en Chine, en Haute-Volta notamment seront examinés pendant cette session.Le second symposium, coeur de la conférence, traitera des expériences et grands projets de modification générale du temps.C’est clans ce cadre que seront étudiés en particulier les résultats de l’expérience menée sur le plateau de Lannemezan (France) par le centre de recherches atmosphériques et consistant en l’émission d’une source de chaleur de 1000 mw injectes à partir du sol dans l’atmosphère (mé-teotron) pour modifier la structure aes nuages.Les aspects juridiques de ces interventions seront abordés à la fin de cette partie (coopération entre Etats, consultation des populations concernées).La prévention des dommages occasionnés aux cultures sensibles et à la végétation par les orages de grêle constituera le dernier volet de la conférence.La suppression de la grêle, la détection des orages, la détermination des méthodes de mesures qui ont fait l’objet d’études sur tous les continents figurent au programme.Ces confrontations devraient permettre à l’OMM de sortir de la phase des étuaes préliminaires en ce domaine.L’Aurore se confond graduellement au Figaro Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres PARIS (AFP) — Un quotidien parisien au titre chargé d’histoire, L’Aurore, longtemps bastion de la droite radicale, disparaît progressivement au fil des mois en devenant la copie conforme d’un autre journal français, Le Figaro, généralement donné comme étant de «droite modérée».Samedi, les numéros de L’Aurore et du Figaro, vendus côte à côte dans les kiosques, étaient très difficiles à distinguer l’un de l’autre.En une, même caricature du dessinateur Jacques Faizant, mêmes placards publicitaires, même Dillet, même photographie de M.Chapour Bakhtiar après l’attentat perpétré contre lui.Les articles Prenez avis que George Royer, s’adressera â la Commission des Transports du Quebec pour obtenir l’autorisation de transférer son permis 0-S00057-D-002 Region 01.pour le transport des matières en vrac à M Gaéran Brochu, 471.Richelieu.Pointe-au-Père.Cté Rimouskl.P Q Tout Intéressé à la dite requête peut porter opposition dans les cinq (5) jours de la troisième publication dans ce journal à la Commission des Transports du Québec 585 boulevard Charest-est.Québec 1ère publication 21 juillet 1980 2ème publication 22 juillet 1980 3ème publication 23 juillet 1980 Province de Québec.District de Montréal, COUR PROVINCIALE.No 500-02-055034-792.THEMIS MULTIFACTUM INC .demanderesse -vs- JACQUES LEDUC, défendeur Le 31 juillet 1980.à 11 heures de I avant-midi à la place d'affaires du defendeur au No 250 est rue St-Joseph en la cité Montréal, district de Montréal seront vendus par autorité de Justice.les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en 1 dactylo de marque IBM, bureau pour dactylo.1 chaise de secrétaire etc Conditions ARGENT COMPTANT DENIS ST-LOUIS, huissier, 769-3080 Montréal.18 juillet 1980 Prenez avis que M Gilbert Marin s’adressera à la Commission des Transports du Québec pour obtenir l’autorisation de transférer son permis Q-500657, Région 01, pour le transport des matières en vrac â M Henri-Paul Gagné, New Richmond Station.Cté Bona venture, P Q.Tout intéressé à ladite requête peut porter opposition dans les cinq (5) jours de la troisième publication dans ce journal à la Commission des Transports du Québec, 585 boulevard Charest-est, Québec 1 ière publication: 21 juillet 1980 2iôme publication: 22 juillet 1980 3ième publication: 23 juillet 1980 VILLE DE MONTRÉAL RACCORDEMENT DE DRAINS PRIVÉS Avis est par les présentes donné en vue du pavage que les propriétaires qui désirent construire des branchements privés de l’égout public à la ligne de leur propriété et faire ie raccordement desdits drains devront, dans un délai de 5 jours à compter de la publication du présent avis, en faire la demande par écrit, en l’adressant à la division des Eaux et de l’Assainissement.700 est.rue St-Antoine afin d’obtenir les permis nécessaires à cet effet pour les rues suivantes.PAVAGES.TROTTOIRS ET CONDUITS D’ÉCLAIRAGE, là où requis: Avenue NICOLAS-LEBLANC, de I avenue André-Dumas à un point à l’ouest de l’avenue Nicolas-Appert.Avenue ANDRÉ-DUMAS, de l’avenue Jo'iot-Curie à l’avenue André-Ampère.Boulevard PIERRE-BERNARD, de la rue d’Anjou à la rue Robitaille.Boulevard PIERRE-BERNARD, de la rue Robitaille aux limites nord de la ville.Boulevard BOURGET, voie est.de la rue B’GI’ au boulevard Maurice-Duplessis.Rue B Gl’.de la rue 98-9 au boulevard Bourget.Rue C .de la rue D E à la rue B’GI’.Rue D E.de la rue 98-9 â la rue F’ Rue F .de la rue D E à la rue B’GI’.Rue H’, de la rue B’GI’ au boulevard Maurice-Duplessis.Avenue PHILIPPE-ROTTOT.du boulevard Toupin à l’avenue Albert-Prévost Rue JAURON.de la rue 11-12,11-30 vers l’ouest.Avenue RENÉ-DESCARTES, de l’avenue André-Dumas vers l’est.Avenue LÉON-TRÉPANIER.O/de l’avenue Louis-Jadon à l’avenue Alfred-de-Vigny.Avenue LOUIS-JADON, de la rue Métivier à l’avenue Thomas-Aubert.Rue MÉTIVIER, de l’avenue Jean-Bouillet à l’avenue Louis-Jadon.Rue MÉTIVIER.de l’avenue Louis-Jadon à la rue Jasmin.Le tout conformément au règlement no.3728 et son ordonnance concernant les égouts.LE DIRECTEUR DES TRAVAUX PUBLICS Richard Vanier, ing.Service des Travaux Publics, Édifice Jacques-Viger, Montréal, 21 juillet 1980.VILLE DE MONTRÉAL ADDCI IVftCCDCC SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS Al I tL U UtllltO Fourniture, installation et modernisation de signaux de circulation Soumission no 4840 La date d’ouverture des plis ¦ le 6 août 1980 Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que l’on peut obtenir aux ® Division Technique bureaux de la Électronique et Télécommunications ¦ Sise au 1500 rue Des Carrières, suite 201 Montréal.P.Q.Tél.: 872-4727 ou 3467 ¦ S50.00 ¦ Directeur des Finances de la Ville de Montréal Contre un dépôt remboursable de Sous forme de chèque visé â l’ordre du ¦ Égout, Drain et Conduite d’eau: Avenue GABRIEL-VOISIN, de I avenue Auguste-Laurent à l’avenue Pierre-Martin.Égouts et conduite d’eau: GROUPE 138: 38ième AVENUE, de I avenue Fernand-Forest vers le nord.Avenue FERNAND-FOREST, de la 38ième avenue à un point â l’ouest de l’avenue Nicolas-Doucet.Avenue GUSTAVE-FRANCK, de la rue Louis-Hainault à l’avenue Fernand-Forest.Pavage, trottoirs et conduits pour éclairage: Rue JOSEPH-DE-MONTENON.de l’avenue Copernic à la 19ième avenue.Pavage, trottoirs et revêtement asphaltique, là où requis: GROUPE 139: Rue CANNING, de la rue Notre-Dame â la rue Lionel-Groulx.Rue PAXTON de la rue Guy à la rue Richmond.Rue RICHMOND, de la rue Notre-Dame à la rue St-Jacques.Rue des SEIGNEURS, de la rue Notre-Dame â la rue St-Jacques.La date d ouverture des plis Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que I on peut obtenir aux bureaux de la 30 juillet 1980 Division Technique Améliorations Locales Sise au 700 est, rue St-Antoine Suite 262, Tél.872-4406 Egout, eau.$35,00 Pavage, trottoirs, conduits.$35,00 Groupes.$50.00 ch Directeur des Finances de la Ville de Montréal Contre un dépôt remboursable de Sous forme de chèque visé à l’ordre du ¦ Égouts et conduites d’eau: GROUPE 137 Prolongement de l’avenue BLAISE-PASCAL.de la 26e Avenue à l’avenue Joseph-Fortin.Prolongement de l’avenue DANIEL-DONY, d'un point â l’est de la 28e Avenue â la 26e Avenue Boulevard HENRI-BOURASSA, côté nord, d'un point à l'est de la 26e Avenue au boulevard Armand-Bombardier.> Rue A (parc industriel, secteur A), de la 26e Avenue au boulevard Armand-Bombardier.Rue C (parc industriel, secteur A), d’un point à l'est de la 26e Avenue à la 26e Avenue.Rue F (parc industriel, secteur A), d’un point à l’est de la 26e Avenue vers l’ouest La date d’ouverture des plis Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que Ton peut obtenir aux bureaux de la Contre un dépôt remboursable de Sous forme de chèque visé à Tordre du 20 août 1980 Division Technique: Améliorations Locales Sise au 700 est, rue St-Antoine, suite 262, Tél : 872-4406 Groupe 137 $50.00 Directeur des Finances de la Ville de Montréal Quel que soit le mode d’expédition que le soumissionnaire choisit d’adopter, toute soumission doit, pour être validement reçue, se trouver physiquement le jour fixé pour son ouverture, entre les mains du secrétaire administratif â son bureau, chambre 202.Hôtel de Ville, 275 rue Notre-Dame est, Montréal, avant I heure de midi.Les soumissions seront ouvertes â midi au bureau du greffier de la Ville à la chambre 120 AVIS est donné par les présentes que la Compagnie BOIS FRANC REALTY C0RP demandera au ministère des Consommateurs.Coopératives et Institutions Financières ia permission d'abandonner sa charte Montréal, le 16 juillet 1960 ERNEST G.SABL0FF notaire CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR MUNICIPALE: 60-02752 La Ville de Montréal c.PETER ZULIANI, autrefois domicilié au 8486 rue Stuart à Montréal, et maintenant de lieux Inconnus.Il est enjoint au défendeur PETER ZULIANI à l'intention duquel une copie du bref et de la déclaration ont ôté laissées au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de 30 jours (signé) PEL0QUIN.BADEAU, ALLARD & LACROIX 275 est, rue Notre-Dame.Montréal Procureurs de la demanderesse Le requérant-cédant, M Raymond Benoit, domicilié 6e Rang, St-CyrlHe.Cté Drummond, demande à la Commission des Transports du Québec de transférer à M.Alain Lacharlté, domicilié 31.1ère Avenue.St-Albert.Cté Arttiabaska, le permis portant le numéro: Q-505831 qu'il détient pour effectuer du camionnage en vrac dans la Région 04, conformément à l'article 2.59.1 du Réglement 2.Tout intéressé peut s'opposer â la présente demande en s'adressant à la Commission des Transports du Québec, dans les cinq (5) jours suivant la date de la troisième parution du présent avis.première parution: 21 juillet 1980 deuxième parution: 22 juillet 1980 troisième parution: 23 juillet 1980 PRENEZ AVIS que M Roger Fournier, domicilié et résidant au 31ième Rang Ouest St-Mathieu, comté de Rlmouski, détenteur d'un permis portant le numéro: 501391.s'adressera à la Commission des Transports du Québec afin d'obtenir un permis spécial pour le charroyage de la pulpe de 4 pieds pour le compte de ia Compagnie Reed Limitée de Forestville.dans la région 09 Inc , pour une durée de 180 jours Tout intéressé peut s'opposer â la présente demande en s'adressant à la Commission des Transports du Québec, dans les cinq jours suivant la date de la troisième publication du présent avis.première parution: 21 juillet 1980 deuxième parution: 22 juillet 1980 troisième parution: 23 juillet 1980 Messieurs Jean Bélanger.Pierre Bélanger et Réjean Gagnon, s'adresseront à la Commission des Transports du Québec pour obtenir le maintien du permis de Transport R.J P Inc., portant le numéro M-303150 â l'occasion du transfert de la tota 'té des actions qu'ils détiennent â Messieurs Jean-Denis Roy.Normand Roy et Guy Roy La demande sera faite en vertu de l'article 39 de la Loi des Transports et amendements Tout intéressé peut contester cette demande déposée à ladite Commission, dans les cinq (5) jours de la troisième parution de cet avis, en s'adressant â la Commission des Transports du Québec, au 505 est, rue Sherbrooke Montréal P Québec CORBEIL.GROLEAU & DUFRESNE 31.St-Jacques.suite 100 Montréal, P.Q H2Y 1K9 1ère publication: le 21 juillet 1980 2ième publication: le juillet 1980 3ième publication: le 23 juillet 1980 PRENEZ AVIS que Charles Trudel Inc., 337 — 2e rue, Québec, s'adressera à la commission des transports du Québec, pour obtenir l'autorisation de transférer son permis de camionnage en vrac Q-502280-005 région 3, pour le transport de matières en vrac à les constructions Ed-guy Inc.dont le siège social est situé au 1496 rang St-Gabriel.Ste-Marie (Beauce).Tout intéressé à ladite requête peut porter opposition dans les cinq jours (5) de la troisième publication dans ce journal à: Commission des Transports du Québec.585 est.bout Charest Qué.G1K 7W5 1ère publication: 21 juillet 1980 2ème publication: 22 juillet 1980 3ème publication: 23 juillet 1980 Prenez avis que ia requérante, NEWBURY TRANSPORT & SUPPLIES, Inc., informera la Commission qu'il s'est produit un changement dans le contrôle de ses actionnaires, le tout conformément â l’article 2.59.1 du réglement no 2 (1976).La requérante demande de plus, conformément â I article 2.58.1 du règlement no 2 que la décision prenne effet â la date où elle sera rendue.Toute personne intéressée â faire opposition à la présente demande devra le faire dans les cinq jours suivant la dernière parution de cet avis en s'adressant â la Commission des Transports du Québec BELANGER, LECLERC — Procureurs de la requérante 1e parution 21 juillet 1980 2e parution 22 juillet 1980 3e parution 23 juillet 1980 PRENEZ AVIS QUE: Les Autobus Leboeuf Limitée, s adressent â la Commission des Transports du Québec afin d'obtenir l'autorisation d effectuer le service suivant: Clatte de permit: Transports saisonnier.Catégorie spécialisée, Article 272 7.258.1 Règlement 2 Service: Transport d'handicapés de divers Centres Hospitaliers ou Centre d'Accueil situés dans Montréal et se rendant à l’extérieur pour une distance qui peut varier jusqu'à cent cinquante milles Transport qui sera donné avec des autobus spécialement équipés d'élévateur hydrolique et d'attaches sécuritaires Toutes personnes désirant faire opposition, pourra le faire dans les cinq jours qui suivent la date de la troisième publication.Première publication: 21 juillet 1980 Deuxième publication: 22 juillet 1980 Troisième publication: 23 juillet 1980 Prenez avis que la requérante cédante Construction Dal Bec Inc.108 rue St-Louls, Causapscal, Cte Matapédia, PQ s'adresse à la Commission des Transports du Québec afin de transférer à la requérante cessionnaire Fidèle Tremblay Inc 29 St-Alphonse, Lucevllle PQ Tous les droits et privilèges qu'elle peut tfétenir dans les clauses a) et b) du permis Q-301235 qu elle détient de la Commission des Transports du Québec Vos requérantes demandent de plus l'application de l'article 2.58 1 du règlement 2 afin que ladite décision puisse être en vigueur Immédiatement.Toute personne désirant porter opposition â la présente demande doit le faire dans les 5 jours de la troisième publication de cet avis à la Commission des Transports du Québec au 585 Boul Charest est Québec PQ Me Marc M Deiage.procureur St-Hilaire De Blois et associés 220 Grande Allée est suite 850 Québec P.Q.Première parution: 21 juillet 1980 Deuxième parution: 22 juillet 1980 Troisième parution 23 juillet 1980 PRENEZ AVIS que M.Bertrand Beaulieu, domicilié et résidant au St-Mônard, comté de Rimouski, détenteur d'un permis portant le numéro: 0-501439, s'adressera à la Commission des Transport du Québec afin d'obtenir un permis spécial pour ie charroyage de pulpe de 4 pieds pour le compte de la Compagnie Reed Limitée de Forestville, dans ia région 09 Inc .pour une durée de 180 jours.Tout intéressé peut s'opposer â la présente demande en s'adressant à la 'Commission des Transports du Québec, dans les cinq jours suivant la date de la troisième publication du présent avis première parution: 2I juillet 1980 deuxième parution: 22 juillet 1980 troisième parution: 23 juillet 1980 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL TRIBUNAL DE L’EXPROPRIATION Plan G-30 Bordeaux Art.20 LA VILLE DE MONTREAL, Expropriante-requérante c M.ERNEST RACINE (d'adresse Inconnue), Exproprlê-lntlmé Dans l'affaire de: Acquisition, aux fins de vole publique, d'un certain terrain situé au sud de la rlvIère-des-Prairles, entre I avenue de Saint-Ü2Stin et la rue Tanguay A MONSIEUR ERNEST RACINE.AVIS est donné que la Ville de Montréal entend acquérir une partie du lot 277-890 (ruelle) du cadastre de la paroisse de Sault-au-Récollet, sans bâtisse dessus érigée, située au sud de la rivière-des-Prairles.entre l'avenue de Saint-Castin et la rue Tanguay, aux fins de vole publique, et que copie d’un Avis d'expropriation a été déposé â votre intention au Greffe du Tribunal de l’expropriation, Palais de Justice, 1.rue Notre-Dame est, â Montréal MONTREAL, le 9 juillet 1980 (S) ROGER SAVARD.vice-président PEL00UIN- BADEAUX.ALLARD et LACROIX Procureurs de la Ville de Montréal 275, rue Notre-Dame est Montréal (Québec) a Hydro-Québec Pour 10h30 GTR-80-19231 le mardi 12 août 1980 FOURNITURE DE MEMBRURES D’ACIER GALVANISÉ POUR LES PYLÔNES DE LA LIGNE DE TRANSPORT À 230 kV ENTRE LES POSTES GOÉMON ET MATANE Garantie de soumission: $120 000 Principale place d’affaires au Québec APPELS D'OFFRES heure de Montréal, aux dates indiquées GPE-80-19250 le mardi 12 août 1980 Poste Albanel Territoire de la Baie James FOURNITURE ET MONTAGE DE CHARPENTES D’ACIER GALVANISÉ 735 kV Garantie de soumission: 40 000 $ Principale place d’affaire au Québec PAI-80-19238 le mardi 5 août 1980 Région Abitibi RÉPARATION DU BÉTON AUX PILIERS ET RÉFECTION DU TABLIER AU-DESSUS DE LA PASSE-À-BILLES AMÉNAGEMENT RAPIDES-DES-QUINZE COMTÉ DE PONTIAC-TÉMISCAMINGUE Garantie de soumission: $ 3 000 Principale place d’affaires au Québec GPE-80-19241 le mardi 12 août 1980 Divers postes FOURNITURE ET MONTAGE DE CHARPENTES D’ACIER GALVANISÉ 230, 120 et 25 kV Garantie de soumission: $100 000 Principale place d’affaires au Québec CCP-80-19206 le mardi 19 août 1980 Poste Carignan Comté de Richelieu CONSTRUCTION DE DEUX BATIMENTS, INSTALLATION ÉLECTRIQUE INITIALE ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL Garantie de soumission: $200 000 Principale place d’affaires au Québec Toutes les conditions de chacun des appels d’offres sont contenues dans le dtxument qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de $25 pour chaque exemplaire complet, cheque visé ou mandai payable a l’Hydro-Quehec.du lundi au vendredi inclusivement de 8n30 à I6h.30 a I endroit suivant HYDRO-QUÉBEC DIRECTION DES CONTRATS BUREAU N° 800 75 OUEST, BOUL.DORCHESTER MONTRÉAL, QUÉ., CANADA H2Z IA4 Pour renseignements, tél.(514 ) 285-1711, poste 1464.La garantie de soumission susmentionnée doit être, au choix du soumissionnaire soit un chèque vi Avec nous.'c’est tellement plus facile ADJ.WESTMOUNT Sur la montagne! 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d’un certain milieu, seuls, cultivés, dynamiques et imaginatifs.Renseignements: 389-3008 22-7-80 TERRES/TERRAINS NON ZONÊ AGRICOLE MONT ORFORD, vue panoramique; coucher de soleil, ruisseaux, piscines, lacs, près ski.$0.12 à $0.20 le p.c.Conditions faciles.Frais virés: 1-514-297-3163 J.N.O.VOYAGES PARIS, $499, FLORIDE, $189 , MEXIQUE, avion auto.$389.EUR0-AMERICAN, 878-1085 J N.0.(Jrjsntà cm**-edkifap ¦ ¦ ’"1 l>.-Ctt^ûjJüRo^Xj -tl> JloL D 1 *2 3 45678 9 10 11 12 no Horizontalement 1— Action de bronzer.— Durillon, 2— Clarté — Ftenforce l’affirmation.3— Terme de civilité.— Équivoque.4— Ville de Yougoslavie.— Zinc.— Fixe avec des clous.5— Curium.— Gaz rare.— Ciel 6— Sortie de sang par effraction hors des vaisseaux sanguins (plur).7— Ce qui entre dans la composition d’un mélange.8— Saint.— Énlvré.— Obtenu.9— Franchement.10—Boit.— A toi.— Du verbe avoir.11 —Gelée des eaux.— Devenir vieux.12—Tailler la tête d’un arbre.— Très petite.Verticalement 1— Action de blanchir le linge.2— Premières notions d’une science.— Habille.3— Négligé.— Magnésium.— Enfonce dans l’eau.4— Dit qu’une chose n’est pas vrai.— Conforme à l’ordre de la nature.5— Papillon.— Songe.6— Altesse Royale.— Tourner au nord (vent).— Iridium.7— Gelée des eaux.— Ingénuité.8— Du dialecte provençal.— De Germanie.9— Femme aimée.— Adverbe de lieu.10— Sert à transporter les voyageurs ou les blessés sur le dos d’un mulet.— Mesure chinoise.11— Conspues.— Un des métaux usuels, blanc.12— Action de se ruer, — Considéré.— Colère.Solution de samedi 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 II 12 12 ¦ Montréal, lundi 21 juillet 1980 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chet: Michel Roy Rédacteurs en chet adjoints: Jean Francoeur Lise Bissonnette Directeur de l'information: Pierre Loignon Trésorier: Bernard Larocque Les limites de l’union économique MJEAN Chrétien dirige avec fermeté, mais aussi avec humeur — bonne ou mauvaise — les travaux de révision constitutionnelle entrepris au début du mois et qui se poursuivent cette semaine à Vancouver, Pour le fondé de pouvoir de M.Trudeau, qu’il se trouve au milieu de ses électeurs dans Saint-Maurice ou dans un comité ministériel appelé à déterminer le contenu de la future constitution, il ne fait absolument aucun doute que la ligne droite est en effet le plus court chemin d un point à un autre, même s’il faut bousculer quelques personnes et renverser les meubles.Cette méthode de travail, qu’impose presque la brièveté de l’échéancier des discussions, offre l’avantage de contraindre les interlocuteurs à définir rapidement et précisément leurs positions.Elle oblige aussi le ministre de la Justice à expliquer clairement les buts exacts que recherche son gouvernement.Pour accomplir la mission que lui a confiée son chef, M.Chrétien est l’homme de la situation: limpide, direct, rude et hardi, mais également sensible et chaleureux.Aussi, dans l’interview qu’il accorde ce matin à notre confrère Michel Vastel, le ministre apporte sans détour d'utiles précisions sur l’esprit qui préside à la proposition fédérale d’union économique et sur la perspective dans laquelle s’inscrit à ses yeux la réforme en cours.On sait que le projet d’Ottawa, exposé avec soin en trois documents distincts, dont le plus récent remonte au 16 juillet, a provoqué de vives réactions parmi les délégations provinciales dont le principal porte-parole, M.Roy Roma-now, accuse le gouvernement central de chercher à étendre son empire et à accroître ses pouvoirs dans un domaine où les provinces n'en ont pas déjà beaucoup, celui de l’économie.Une coalition interprovinciale s'est formée à Toronto pour faire obstacle à la proposition fédérale; on a même cru, au miueu de la semaine dernière, que tout le processus de la révision estivale serait compromis à cause des divergences profondes.Mais les esprits avaient évolué au terme de la deuxième étape, à la faveur, semble-t-il, de l’insistance avec laquelle M.Chrétien a défendu le principe de l'union économique dans la future fédération.Les participants sont encore loin d'une solution, mais du moins ont-ils en majorité reconnu la légitimité du principe en vertu duquel l’intégration économique est un objectif souhaitable dans un ensemble fédéral.¦ Toutefois, devant les fortes résistances qu'opposent les provinces aux moyens suggérés par Ottawa pour mettre en oeuvre cette véritable union économique, M.Chrétien adopte une position de repu.Certes, dit-il, il faut choisir le type de pays que nous voulons; ou c’est l’union économique qui interdit toute entrave à la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux, ou c’est la reunion de dix principautés qui conviennent simplement d’une union douanière, le Il est vrai que la proposition fédérale restreint les pouvoirs que les provinces ont effectivement exercés dans le passé et qui, dans bien des cas, ont permis a celles-ci de résoudre des problèmes de nature régionale ou provisoire.S’il fallait leur interdire désormais dans la constitution toute forme d’initiative en matière économique qui pourrait entraver «d’une manière abusive» le fonctionnement Mais, entre les deux extrêmes, il est certain rait aux tribunaux la faculté d’interpréter ce qu’on peut dégager un compromis acceptable au Quebec, à l’Alberta, à l’Ontario et à Ottawa.C’est pourquoi M.Chrétien déclare: «Ce que je veux, c’est arrêter une tendance.On peut peut-être vivre avec le statu quo pour le moment, mais il ne faut pas que la tendance continue.» Quelle tendance?Le gouvernement fédéral voudrait enrayer les pratiques très répandues dans presque toutes les provinces et qui gênent la libre circulation des capitaux, des biens, des personnes, des services sur l’ensemble du territoire.Car s’il est vrai que les Pères de la Confédération ont voulu interdire toute entrave à la circulation des marchandises aii Canada, les articles 121 et 91.2 n’ont pas empêché les barrières non tarifaires de s’élever au cours des années.Les provinces ont eu recours à toutes sortes de réglementations et mesures diverses: politiques d’achat préférentiel, contingentements, fixation des prix à des niveaux préférentiels, création des offices de mise en marché, règlements touchant les professions et les métiers, législations destinées à interdire des acquisitions ou des fusions de sociétés, mesures restreignant les placements de capitaux aux seuls citoyens d’une province, règlements ou lois touchant l’acquisition de terrains, etc.Pour assurer le fonctionnement d’une véritable union économique, Ottawa propose donc un nouvel article 121 en vertu duquel «les lois et usages du Canada et des provinces ne peuvent établir aucune discrimination susceptible d’entraver d’une manière abusive, directement ou indirectement, le fonctionnement de l’union économique canadienne.» Il est aussi proposé que l’article 91.2 soit modifié de telle sorte que l’autorité législative exclusive du Parlement du Canada s’étende autant à la réglementation des services et des capitaux qu’à celle des biens.Le Parlement fédéral pourrait légiférer en matière de concurrence et de normalisation de produits dans la mesure où l’exige le fonctionnement de l’union économique canadienne.de l’union économique, c’est dire qu’on laisserait aux tribunaux la faculté d’interpréter ce qui constitue un «abus», notion plutôt ar- bitraire dans ce contexte.¦ L’union économique, si elle repose sur une intégration très poussée, présente des avantages de divers ordres pour les citoyens d’une fédération à l’intérieur de laquelle sévissent des inégalités comme celles dont le Canada est affligé.Mais si les avantages découlant de l’élimination de toute discrimination font naître des déséquilibres nouveaux, le Canada n’aura pas progressé.Ainsi, une région comme le Québec ou la Colombie-Britannique ne voudra pas renoncer aux quelques moyens dispose pour gérer son économie, des lacunes, infléchir l’évolution d’une conjoncture locale.Or la région perdrait cette initiative si elle n’est en aucun cas autorisée à restreindre le mouvement de i p: dont elle di corriger peuvent aller à l’encontre des priorités de la province.Au chapitre de la mobilité de la main-d’œuvre, il est certain que le Québec se trouve dans une situation particulière et qu’il ne pourrait renoncer à toute forme d’intervention.Il faut étudier de près les avantages et les inconvénients du régime proposé par M.Chrétien.C’est une étude dont on connaîtra les résultats ces jours-ci à Vancouver et qui devrait montrer les conséquences exactes et complètes qu’entraînerait la mise en place d’un régime d’union économique aussi intégré, aussi peu respectueux des distinctions régionales.Si l’objectif proposé par le gouvernement du Canada est un idéal auquel doit tendre la fédération — ce que les participants sont disposés à reconnaître dans une déclaration de principe — il est par contre indispensable d'attribuer aux provinces quelques instruments d’action sans lesquels celles-ci ne pourraient plus intervenir pour répondre aux besoins economiques et sociaux de leurs citoyens.Michel ROY Un bruit d’enfer par Albert Brie «Le silence étemel de ces espaces infinis m’effraie.» (Pascal).Mais le vacarme perpétuel de notre espèce finie a de quoi nous épouvanter plus encore.¦ Le silence est absence, absence de l’autre.Seule dans le silence notre présence devient insupportable.Alors nous faisons du bruit pour nous mettre en fuite.¦ Si le silence est mort, pourquoi le craindre?Sans doute parce que son fantôme nous hante.¦ Le patron avait chargé sa secrétaire de répondre aux importuns qui sollicitaient une entrevue: «Je n’y suis pour personne et pour moi, non plus!» ¦ Les chercheurs qui s'appliquent à trouver la recette des mécaniques silencieuses, ne peuvent s’attendre à récolter de leurs trouvailles qu’un succès d’estime.La faveur ira toujours à la machine dont le fracas authentifie la puissance.¦ Il y a longtemps que la publicité a appris que le tapage est un instrument de persuasion.Par ailleurs, il est encore plus ancien le temps où les politiciens ont découvert que c’est à la force de leurs poumons qu’ils doivent d’être redoutables.¦ Je suis allergique à la musique de Gustav Mahler, mais je comprends qu’elle soit à la mode, puisqu’elle correspond au mal qui ronge notre époque: la neurasthénie.¦ Les faux grands personnages s’entourent d’un appareil bruyant pour gagner l’idolâtrie des foules qui frissonnent d’aise d’être intimidées.¦ Le bavard, au milieu du silence, se comporte comme l’enfant devant une feuille blanche.Il le macule et le déchire.L’enfant, au début de sa croissance, éprouve une peur panique des appareils ménagers bruyants.Pour le rassurer, on lui dit: «Voyons! ça ne te mangera pas».(La peur des grands carnassiers parait être la seule qu’on le trouve raisonnable d’entretenir).Puis, un jour, l’enfant apprivoise ces mécaniques rugissantes.Grandes réjouissances pour les parents: le marmot est abruti.¦ Notre tolérance envers le bruit est sans bornes.Elle est si bien admise que si vous invitez quelqu’un à faire moins de vacarme, il se grattera la tête, l’air de se demander si la vôtre n’est pas fêlée.¦ Dans la banlieue, le droit au tintamarre s’acquiert avec la propriété.Ce droit est sans bornes.Il déborde le voisinage.D peut même s’étendre à tout un quartier, sans que Gros-Jean ne s’avise qu’il porte atteinte au droit des autres à une tranquilité relative.Sa liberté à lui, consiste a empêcher l’entourage d’exercer la sienne.¦ Chaque été, une multitude de gens partent pour des lieux paisibles, en quête de calme, assoiffés de relaxation, comme s’ils s’élançaient à la poursuite d’un criminel.Leur quinzaine se passe à organiser des battues, à couvrir leur territoire de chausse-trapes, à le passer au tamis.A la fin de leur poursuite, vannés, brûlés, ils rentrent chez eux, pendant que, laborieusement, la nature se rétablit, essaie de se refaire une beauté après le pillage, afin que les bêtes, malgré les outrages, lui trouvent des séductions non entamees.¦ Le bruit est un assaut.Pour se protéger contre cet envahissement, chacun doit offrir une défense bien sonnante aux attaquants.A l’offensive du séchoir à cheveux de Madame, Monsieur opposera son rasoir électrique.Aux hurlements des enfants, on élevera la barricade des musiques amplifiées.Nous n’avons pas encore trouvé de tonnerre pour couvrir le ramdam explosif des fous motorisés, si ce n’est la piètre ruse de la fuite ou de l’abri souterrain.¦ La puissance explosive de ces moteurs délirants, à qui les jeunes font cracher ces épouvantables pétarades préfigure le refuge, l’enveloppe sonore dont chaque être humain devra se munir, s’il veut sauver du désastre la parcelle de silence qui protège son crâne en voie d’émiettement.¦ Dans ces conditions, il sera sans doute opportun, avant d’ouvrir la bouche, de prévenir notre interlocuteur par un signe, pour lui éviter un choc fatal tant le timbre de notre voix rendra un son étrange.iiicniMfHia Le NPD-Québec et la Constitution i par Jean-Denis Lavigne Le Nouveau Parti démocratique du Québec, réuni récemment en conseil provincial, a défini et adopté une position constitutionnelle dont le président nous communique les grandes lignes dans le texte suivant.¦ Notre parti croit que la constitution canadienne doit reconnaître l’égalité des deux nations, les droits des autochtones et des minorités de langue officielle.La répartition des pouvoirs doit découler naturellement de la reconnaissance de ces droits fondamentaux.De plus, la nouvelle fédération devra etre décentralisée et admettre dans les faits la spécificité québécoise.La consécration de l égalité des deux nations et l’insertion de cette réalité dans la nouvelle constitution sont essentielles à un renouvellement constitutionnel acceptable pour les Québécois et les francophones hors Québec.Bien plus, if est plausible de croire que tout refus du Canada anglais d'adhérer à cette thèse démontrerait que le renouvellement constitutionnel se déroule sous l’empire de vestiges coloniaux dépassés, dans le cadre d’une relation de dominant à dominé.Le NPD-Québec réaffirme sa conviction que le bien-être du Canada dans son ensemble et de celui des deux nations qui l'ont formé ne peut exister que dans le cadre d'un système fédéral repensé et réformé dans un esprit de fédéralisme coopératif.Cette approche nouvelle et dynamique de la question constitutionnelle nous oblige à repenser complètement le système fédéral et les relations qu'entretiennent entre elles les deux nations fondatrices: c’est uniquement à ce prix que nous pourrons bâtir un Canada à la lumière de la réalité canadienne d’aujourd'hui.La constitution devra donc reconnaître un statut d'égalité aux nations canadienne-française et anglaise et conserver la spécificité du Québec.La province de Québec est différente des autres provinces du fait ¦ qu’elle est le centre de la nation francophone au Canada.Pour cette raison, les rapports du Québec avec le gouvernement fédéral seront à certains égards différents de ceux des autres provinces.Dans les domaines d'activités gouvernementales qui touchent une nation — par exemple, la sécurité sociale, l’urbanisme.l’éducation, le développement communautaire et les communications — le Québec doit avoir le droit et les ressources fiscales nécessaires pour adopter ses propres programmes et politiques au lieu de ceux du gouvernement fédéral.Notre régime fédéral doit être suffisamment souple pour permettre des rapports differents avec le Québec de sorte que le dynamisme de chacune des nations puisse s’aider et se stimuler au lieu d’être une source de frustration et d’incompréhension.Les responsabilités des gouvernements provinciaux et fédéral doivent être clairement définies et leurs compétences respectives en matière fiscale bien délimitées.La décentralisation est le grand défi que les Canadiens devront relever dans la prochaine constitution.Le gouvernement doit reconnaître l’importance du rôle des provinces dans la planification économique.Si le gouvernement fédéral a pour tâche ultime d'assurer la croissance économique et le plein emploi, il devra faire en sorte que la planification économique soit le résultat d’une concertation entre les provinces, le fruit des aspirations des provinces en matière de promotion economique.C’est l’option que le NPD-Québec défendra au sein du comité constitutionnel du NPD-fédéral.De plus, nous avons arrêté certaines positions concernant le processus du renouvellement de la constitution.En premier lieu, soulignons que nous ne sommes pas d’accord avec l’échéancier très court fixé par M.Trudeau et certains leaders fédéraux.Nous considérons que le processus devra nécessiter au moins deux ans si nous voulons impliquer pleinement la population et procéder à des changements équitables et profonds.Nous rejetons également toute tentative de changements constitutionnels décidés unilatéralement par le parlement et le gouvernement fédéral.Le mode de changement ne doit pas reposer sur la tenue d’un référendum canadien lancé unilatéralement par le gouvernement fédéral, pas plus qu’il ne doit être la responsabilité exclusive du gouver- nement fédéral et des gouvernements provinciaux.En fait, les discussions constitutionnelles doivent reposer sur les plus larges assises possibles, dans le respect des peuples qui composent le Canada.Il est important qu’au moins une étape du processus de renouvellement comprenne une représentation plus large que les conférences fédérale-provinciale des premiers ministres.Le changement constitutionnel devrait s’effectuer en trois phases: l’initiation du processus de changement à partir des conférences fédérale-provinciale, la «délibérante» avec une représentation plus large qui nous conduira à des propositions spécifiques et une étape de ratification.Les autochtones devront participer à la «délibérante» et à la ratification quelque soit la forme de «délibérante» et les modalités de ratification.De plus, le Québec/Canada français devront ratifier tout changement constitutionnel.Le NPD-Québec étudie présentement plusieurs modèles de «délibérante».Ces modèles s’étendent de la participation des législatures à la formation d’une constituante en passant par laprésence des groupes représentatifs du Canada (syndicats, mouvement des femmes, groupes sociaux, etc.) Nous analysons les avantages et les inconvénients de chacune des hypothèses avant de faire connaître notre orientation définitive au public et aux instances du parti.La conception centralisatrice de M.Trudeau par René Lévesque Voici le texte de la réponse qu'inspire au premier ministre du Québec.M René Lévesque, la «lettre ouverte aux Québécois» du premier ministre du Canada M.Pierre Elliott Trudeau, publiée dans les quotidiens francophones du 15 juillet.M.Lévesque a diffusé sa déclaration au eSurs de la conférence de presse qu'il a donnée vendredi 18 juillet.La lettre ouverte que M Pierre Elliott Trudeau expédiait le 14 juillet aux journaux francophones du Québec constitue, sur un ton presque uniformément agressif, un plaidoyer en faveur de son récent projet de déclaration de principes constitutionnels Derrière ce flot sémantique (peuple, nation, nation sociologique, ethnie, communauté, société, etc), il y a sa vieille guerre contre tous ceux qui ne partagent pas ses idées centralisatrices, et en particulier son refus de la réalité nationnale du Québec et des aspirations et des droits collectifs qui en découlent Il y a là aussi, pour le court terme, une tentative évidente de réinterpréter le sens du référendum et garder aussi exclusivement que possiule le leadership des forces fédéralistes au Québec C’est un défi direct au chef libéral provincial, M Claude Ryan, et aux autres ténors du NON On se rappellera en effet qu’au cours de la campagne référendaire, M.Trudeau s’était vu forcé d’affirmer qu’un NON signifiait un OUI, et qu’un vote négatif amènerait un renouvellement en profondeur du fédéralisme.M.Trudeau avait même accepté de porter tfn bouton affirmant mon NON est Québécois.Maintenant qu’il a gagné le réfé- nr,t rendum, M.Trudeau sent que de tel- cil a.ta.M.t_______J___________ lors ai Voilà deux caractéristiques sur lesquelles, nous semble-t-il, il y a consensus chez nous.Elles sont fondamentales.Et sur ce plan, non seulement les conceptions de M.Trudeau sont absolument inacceptables pour le gouvernement du Québec; mais sa lettre ouverte démontre à quel point retu les attitudes équivoques dfe sa part peuvent être dangereuses pour sa conception centralisatrice du Canada Il s’efforce donc de les mettre au rancart et de les remplacer par une attaque en règle contre les positions traditionnelles du Québec Selon lui, en effet, les Québécois ne seraient qu'une ethnie ou une nation sociologique, comme il en existe une foule d’exemplaires au Canada, et cette ethnie n’aurait aucun droit à une dimension politique, particulière.Pour M.Trudeau, il nry a, au Canada, qu’un seul grand ensemble politique, un seul électorat, un seul peuple canadien composé de plusieurs nations sociologiques Ce jargon compliqué ne cherche en réalité qu’à donner un déguisement savant à une conception du Québec et du Canada qui nie implicitement le droit du peuple québécois à disposer librement ae son avenir, comme l'affirme entre autres le livre beige de M Ryan et Cie, et même, pour citer à nouveau cette seule source fédéraliste, le fait que la société québécoise possède tous les attributs d’une communauté nationale distincte.nous avions raison de refuser son de déclaration de principes ors' de la réunion des premiers ministres en juin.Mais, cela demeure-t-il également inacceptable pour M.Claude Ryan et le Parti libéral du Québec9 II nous semble que les Québécois ont le droit de le savoir et de le savoir clai rement.Il faut même souligner qu’il est ¦ Propos d’actualité Le bien commun d’une société passe toujours par la restauration de la justice.Il ne peut être atteint par la violence.La violence tue ce qu’elle prétend créer, soit quand elle maintient les privilèges d’une minorité, soit quand elle tente d’imposer les transformations nécessaires.Les modifications pour uh ordre social juste doivent etre une action constante — en plusieurs temps, graduellement, Drogressivement — par le chemin cle reformes pacifiques.Cela est la charge de chacun, principalement de ceux qui ont le pouvoir économique et politique dans la société.Le pouvoir est seulement justifié plutôt malheureux qu’on n’ait rien pu savoir clairement, du côté fédéraliste, pendant la campagne référendaire: un minimum de prudence, écrivait récemment Marcel Pepin, aurait dû inciter M.Ryan à au moins réclamer de son allié fédéral un engagement fermé sur le projet de réforme contenu dans le livre beige et plus de précisions touchant les contre-propositions fédérales.Il ne l’a pas fait, préférant une victoire à tout prix, peu importe l’interprétation qui serait par la suite donnée à cette victoire.Aujourd’hui, il cueille le fruit de sa stratégie électoraliste.(Le Soleil, 8 juillet 1980).Ce qui peut aussi s’appeller opportunisme pur et simple.dans une communauté par la réalisation d’un ordre social juste.Au-delà, le pouvoir ne peut jamais être utilise pour protéger les intérêts d’un groupe au détriment des autres.La lutte des classes n’est pas la voie d’un ordre juste.Elle porte en elle-même le danger de transformer les défavorisés en privilégiés, créant une situation de desavantage pour ceux qui jusqu’alors ont possédé les avantages.Rien ne peut être construit avec la haine et la destruction des autres.(Jean-Paul II, le 3 juillet, aux ouvriers de Sao Paulo au Brésil.) ¦ L’occupation du, Cambodge Il est clair que la question des Khmers rouges n’est qu’un prétexte pour le Vietnam d’occuper le Cambodge, violant ainsi la charte des Nations unies sur le principe du respect de la souveraineté nationale de chaque pays.Le peuple cambodgien demande au gouvernement de Hanoi de retirer toutes ses troupes de notre pays, tout en laissant à ce dernier de choisir librement son gouvernement selon sa dévotion.Récemment, la Thaïlande faisait l’objet d’une attaque des troupes vietnamiennes.C’est la première étape des rêves de Hanoi en vue de la réalisation des pays de 5 fleurs (Cambodge, Laos, Vietnam, Thaïlande et Malaisie) qui seraient placés sous le contrôle de «grand» Vietnam.Oeuvrons et unissons ensemble, peuple vietnamien, laotien, cambodgien en vue de renverser le gouvernement fasciste et belliqueux de Hanoi qui est la source permanente de l'instabilité de notre région de l’Asie, du lourd fardeau pour la communauté internationale, et des malheurs quotidiens pour nos trois peuples: «boat people» pour le peuple vietnamien, famine sans précédent pour le peuple cambodgien, complots et assassinats pour le peuple laotien.Les considérations historico - géopolitiques de notre région font inévitablement de nos trois peuples un facteur déterminant de stabilisation et d’équilibre de la paix de l’Asie du Sud-Est.Duy SARINDETH étudiant à l’Ecole des hautes études commerciales de Montréal Montréal, 15 juillet ¦ La mosaïque canadienne (Lettre adressée à S.E.Edouard Shreyer gouverneur général du Canada.) Dans votre message d’anniversaire à l'occasion de la fête du Canada, vous mentionnez que «les Acadiens, ainsi que leurs plus nombreux cousins québécois et des autres provinces, sont chéris par nous tous (les Canadiens anglais) en tant qu'éléments précieux de la mosaïque canadienne».Sans vouloir vous contredire, je tiens à vous faire remarquer qu’au Québec, ce sont les Canadiens anglais qui sont chéris Îiar nous tous (les Québécois) en tant qu’é-éments précieux de la mosaïque québécoise.Léonce NAUD Québec, 8 juillet ¦ Le piège est dans le choix des mots M.Trudeau semble oublier que les interrelations de» «nations sociologiques» ou «ethnies» ne sont pas stagnantes et l’ethnie majoritaire réussira (à moins de dormir sur l’avancement de ses droits) à assimiler les ethnies les moins populeuses et le rêve d’un «melting pot» à ('américaine que rumine le premier ministre du Canada n’aura d’autre effet que de mieux nous rendre semblable à l'identité anglophone du Canada (.) Quel piège M.Trudeau veut-il tendre dans le choix des mots?Le tour de force que tente de faire M.Trudeau se résume à trouver les mots qui lui permettront de satisfaire le nationalisme québécois qui se veut embarassant sans toutefois employer des termes qui l’obligeront par la suite à rattacher à sa définition de l'ethnie québécoise des pouvoirs trop grands qui rendraient cette ethnie (nation québécoise) trop autonomiste par un gouvernement québécois fort.(.) Les Canadiens anglais en 1976 comp- taient pour 61.4% de la population canadienne.Qui est minoritaire?«Penser le Canada hors Québec comme une vaste terre anglo-saxonne, c’est donc se tromper lourdement».Penser le Canada hors Québec comme une vaste terre anglophone serait-il se tromper lourdement?On pourrait pousser la parodie jusqu’à se demander si les réfugiés de la mer qui ont trouvé asile au Canada pourraient aeman-der le statut de nation?line centaine de familles québécoises immigrant en Italie devraient-elles demander le statut de nation au gouvernement italien?Il ne faudrait pas trop ridiculiser notre désir d’être reconnu comme une nation.«La volonté majoritaire des Québécois de continuer à vivre au sein du Canada, de renouveler la fédération canadienne et de partager leur destin avec l’ensemble des Canadiens».La volonté majoritaire des Québécois de continuer à vivre au sein du Canada à condition de renouveler convenablement la fédération canadienne et de partager leur destin (pas n’importe lequel) avec l’ensemble des Canadiens, serait plus approprié.Renoncer à être une nation à part entière figurait-il dans le contrat tacite «Package deal» du 20 mai 1980 M Trudeau?Daniel GAUTHIER Magog, 16 juillet ¦ Maire et président 'LE DEVOIR’ du 12 juillet nous annonce qu’il sera possible pour les citoyens de Montréal d envoyer des questions à notre Conseil municipal, auxquelles le dit Conseil sera tenu de répondre.C’est bon mais ne changera pas le fait qu’à Montréal le maire est aussi président du Conseil municipal! Nous trouverions saugrenu — pour ne pas dire plus — de voir M.René Lévesque présider les délibérations de l’Assemblée nationale, ou M.Pierre Trudeau les séances de la Chambre à Ottawa.Toute assemblée démocratique demande un président qui soit impartial.Mais cette impartialité n’existe simplement pas à Montréal Ceci est d’autant plus essentiel que le maire dispose de toutes les voix au Conseil municipal, sauf deux! Quand donc le gouvernement de Québec aura-t-il le courage de corriger cette grave erreur, ce qui ne nuirait nullement a la majorité du Parti ’ de M.1 vique?Le PQ a-t-il peur de M.Drapeau, < juge-t-il que les citoyens de Montreal n’on pas droit à tous les privilèges de la dé mocratie?Claude de MESTRAI Montreal, 15 juillet ¦ Ne pas confondre les Ouellet Ceci est une mise au point concernant h lettre adressée à M.Claude Ryan, chef di Parti libéral du Québec, le samedi 12 juille dans la rubrique Lettres au DEVOIR Cette lettre était signée par Hélène Ouellet jeune militante du PL(} Il ne s’agit dom pas de la personne du même nom qui es coordonnatrice régionale pour le Parti libé ral du Quebec dans l’Estrie.Hélène OUELLET coordonnatrice régionale du PLC Montreal, 15 juillet LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211 rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc dont les ateliers sont situés à 9130 rue Bol-vin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée â employer et â diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $70 00 par année; six mois, $38 00; trois mois: *27.00 A l'étranger: $75.00/par année; six mois: $41 00; trois mois: $29,00 Éditions du samedi.$19 par année.Édition quotidienne livrée à domicile par porteur: $1 50 par semaine Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées).I Le cadre trop étroit de la restructuration scolaire Le Devoir, lundi 21 juillet 1980 ¦ 13 MttlwrilU LES journaux nous apprennent que le ministre de l'Education songe a la création d’un troisième réseau scolaire non-confessionnel pour les villes de Montréal et de Québec, étant donné le jugement de la Cour supérieure dans le cas de l’école Notre-Dame-des-Neiges.D’ici à ce qu’une décision soit prise, probablement à l’automne, le débat public se poursuit, tandis que, pour le ministère de l’Education, s’amorce un ultime temps de réflexion.Quelques remarques, à mon avis, méritent considération.Selon le jugement Deschênes du 17 avril dernier, Particle 93 de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique garantit la confessionnalité scolaire au niveau primaire à Montréal et à Québec, la CECM, la CECQ et les écoles primaires qu’elles administrent sont de droit confessionnelles et catholiques romaines, la loi actuelle ne permet pas à la CECM ou à la CECQ de créer et de gérer des écoles primaires non-confessionnelles, mais l’Etat doit protéger la liberté de conscience dans les ecoles publiques.Ces conclusions de la Cour suscitent une première question.L’interprétation juridique de l’article 93, paragraphe 1, de l’AANB ne risque-t-elle pas d’entraîner comme conséquence la non-reconnaissance de droits fondamentaux des minorités, droits que les pères de la par François Paré M.Paré est étudiant au programme de maîtrise en théologie de l’Université de Sherbrooke.Confédération voulaient justement garantir par l’inclusion des dispositions («provisions») un à quatre de l’article 93?Ne serait-ce pas normal que «le principe dp suprématie de la Constitution empêche la majorité à l’intérieur d’un pays de brimer les droits des minorités» plutôt que le contraire, comme ce fut le cas dans l’affaire Notre-Dame-des-Neiges?La discrimination présente à l’école publique serait-elle fout à fait légale puisque protégée par une législation antérieure à la Charte québécoise des droits de la personne?Il me semble donc souhaitable ue la Cour d’appel fasse éclater une fois e plus le cadre trop étroit à l’intérieur duquel doit s’opérer la restructuration scolaire de l’Ile de Montréal.Car le caractère confessionnel unilatéral de nos écoles publiques ne semble pas conciliable avec la liberté de conscience et la liberté des cultes.Comme le précise d’ailleurs Me Roger Comtois, la Cour d’appel s’est déjà refusée à voir dans la structure législative, lorsqu’elle pose des normes relatives aux questions de religion, «une règlementation qui oblige d’autres personnes que celles qui veulent bien y adhérer» (2).Or, la promotion et l’implantation d’un projet éducatif chrétien dans toutes les ecoles publiques, de même que l’embauche presque exclusive de personnel catholique obligent sérieusement une bonne part de Ta clientèle scolaire.Et celle-ci n’a pas le choix parce que la fréquentation scolaire est obligatoire, les immigrants doivent s’intégrer à la francophonie, et il n’y a pratiquement pas d’option (sauf les ecoles protestantes «bilingues».La création d’une commission scolaire «autre» pour les écoles «autres» aux fins de satisfaire les besoins et les droits des «autres» clients de l’école publique francophone (on serait tenter d’écrire les «exclus»), c’est la solution proposée par le juge Deschênes, l’Association des parents catholiques du Québec, le Mouvement scolaire confessionnel et, par voie de conséquence, la Commission des écoles catholiques de Montréal.Voyons un peu ce que laisse présager une telle solution: — la construction d’une «autre» école dans le quartier cosmopolite de Côte-des-Neiges et la fermeture de l’école Notre-Dame-des-Neiges à cause de la pénurie de clientèle «catholique», fermeture déjà prévue et planifiée par la CECM en 1973; — a cause de la constante baisse de la population scolaire, on peut s’attendre à ce que ce phénomène se reproduise dans plusieurs autres quartiers des grandes villes; — transport scolaire de jeunes enfants sur de longues distances, en ville, aux heures de pointe.histoire de réunir suffisamment d’élèves pour remplir l’école «autre» créée à grands frais; — fin de la cohésion des groupes d’enfants du quartier au profit de la cohérence de l’école catholique, ou encore co- hésion accrue de groupes antagonistes, du style «papistes vs païens»’ (j’ai connu ça dans mon enfance, à quelque variante près); — accentuation du caractère catholique des écoles catholiques telle que désiré par l’archevêché de Montréal, l’APCQ, le MSC et la CECM, au détriment de ceux qui, bien que non-catholiques, n’auront pas accès pour une raison ou l’autre (trop d’heures en autobus, trop petit nombre d’ «exemptés» dans le quartier, immigrants déjà suffisamment marginalisés, etc.) à l’école «autre».Dans une lettre adressée le 25 juin 1975 à M.Jacques Mongeau, alors président du Conseil scolaire de l’Ile de Montréal, et publiée dans LE DEVOIR du 8 juillet suivant, Mgr Paul Grégoire, archevêque de Montréal, exprimait «clairement» sa osition: «La commission scolaire catho- que est la structure qu’il faut maintenir pour assurer la mise en oeuvre de l’école catholique.Cette position ne veut en rien brimer les personnes qui, notamment dans le secteur francophone, ne partagent pas la foi catholique.Celles-ci devraient pouvoir jouir, même à l’intérieur de ces cadres, d’écoles qui leur conviennent, ainsi que la loi le prévoit depuis quelques années.La création de telles écoles «autres» aurait pour effet de clarifier la situation dans ce secteur».Or, comme une telle école «autre» a vu le jour et une majorité de sa clientèle, même catholique, s’en est trouvée satisfaite, voilà, en 1979-80, que Mgr l’archevêque se solidarise avec la minorité traditionaliste pour contrer la volonté majo- ritaire des premiers concernés dans l’émergence de cette première école de quartier non porteuse de discrimination.La décision de porter la cause de Notre-Dame-des-Neiges en appel me semble particulièrement opportune.Maître Guy Houle soulignait que «la Législature pourrait, sans préjudice aux droits des catholiques et des protestants, obliger toutes les commissions scolaires, sauf les corporations dissidentes, à organiser des classes et même des écoles pour les non-catholiques et non-protestants qui pourraient y bénéficier d’un enseignement non-confessionnel; en somme, il s’agirait alors d’une «conscience clause» collective».t D’autre part, même si parfois l’interprétation de la Constitution peut donner lieu à une certaine révolution dans la pensée judiciaire («a judicial supremacy tantamount to a virtual Bill of Rights» (3), il n’en demeure pas moins que ndéal serait une révision constitutionnelle complète.Celle-ci devrait se faire en tenant compte du pertinent commentaire du juriste C.E.Phillips: «Contre cet écueil de la première disposition de l’article 93 de l’AANB.des projets de réorganisation scolaire largement agréés se sont désagrégés.Il est probable qu’aucune autre loi ou pacte de l’histoire canadienne n’a provoqué autant de controverse, d’amertume, de chicane et de frustration» (4).On songe immédiatement au projet de restructuration scolaire de l’île de Montréal, aux recommandations pressantes et aux avertissements du tome 4 du Rapport Parent, au sort des exemptés dans nombre d’écoles, et aussi aux consé- auences possibles de l’éventuelle création ’un troisième réseau scolaire à Montréal et à Québec.Dans ce litige, à la grande surprise du juge Deschênes par ailleurs, les catholiques se divisent en deux clans qualifiés de traditionnaliste et de progressiste.Nonobstant l’existence d’un troisième groupe encore bien plus nombreux, les catholiques indifférents, il importe que s'affichent de plus en plus tous ceux qui croient que les droits et les besoins aes minorités doivent prévaloir sur les privilèges exceptionnels garantis par la constitution canadienne aux majorités chrétiennes de Montréal et Québec.En plus de relativiser les présomptions du MSC et de l’APCQ, en faisant voir que le principe de la séparation de l’Eglise et de l’État est plus proche de l’Évangile que la mentalité de chrétienté véhiculée par ces groupes, un front de solidarité our l'école publique aurait l’avantage de âter l’aboutissement d’un débat qui a déjà suffisamment duré, et ce, au profit des enfants qui demeurent les premiers touchés.Notes (1) Woehrling, J.et Chevrette, F.: «Le face à face des tribunaux et du parlement», LE DEVOIR, Montréal, 25 avril 1980, p.15.(2) Maître Roger Comtois: cité par Maître Guy Houle: Le Cadre juridique de l'administration scolaire au Québec, Annexe au Rapport Parent, 1966, p.104.(3) idem.p.128 (4) Cité par Houle, op.cit.p.99; traduction par l’auteur de cette lettre.Pour un Québec souverain et social-démocrate UNE opinion veut que l’avenir soit à l’anti-nationalisme, au fédéralisme et au conservatisme.Donc un bel avenir pour M.Claude Ryan.La thèse fait son petit bout de chemin, plaisante pour ceux qui aimeraient que rien ne bouge au Québec.On écrit pour mousser la thèse.Je trouve un exemple de cette littérature de promotion dans une analyse aux allures impartiales et objectives, publiée par le Journal de Montréal (23 juin 1980).L’auteur, Dominique Clift (qui reprendra plus tard, avec quelques nuances, les mêmes propos dans LÉ DEVOIR), déclare avec beaucoup de sérieux que le nationalisme québécois est en perte de vitesse, en déclin, voire en disparition.À l’avenir, affirme-t-il, les gouvernements d’ici devront être plus attentifs aux droits individuels et aux requêtes de la nouvelle bourgeoisie d’affaires francophone.Il faudra se préoccuper moins d’égalitarisme et veiller plus à récompenser l’initiative personnelle.Il faudra aussi s’attendre à ce que le gouvernement se DANS un quotidien anglophone du 7 juillet 1980, en haut de la première page, un titre percutant, en grosses lettres noires, apprend au lecteur la grande nouvelle: «Royal Row over Charlie’s Patest Flame».Traduction libre: «On se chamaille royalement au sujet de la dernière amourette du prince Charles».Selon cette nouvelle qui s’accrédite à Londres, le prince Charles serait fiancé à la princesse Marie-Astrid du Luxembourg, Pourquoi tout ce brouhaha?Il n’y a pourtant pas là de quoi perdre la tramontane, diront certains esprits simplistes.D’autres, mieux informes, constateront qu’il y a certainement, en la conjoncture, anguille sous roche.Voici le hic: la princesse Marie-Astrid est catholique romaine! Si le prince Charles l’épousait, il devrait renoncer au Trône.Ainsi le veut une ancienne loi du Royaume-Uni.Il nous faut actuellement résoudre d'angoissants problèmes: la pollution de la terre, des eaux, de l'atmosphère; la violence qui se propage aux quatre coins du monde; l’écart qui s’accroît tragiquement entre les magnats de la finance et les déshérités des bidonvilles; enfin la menace d’une guerre nucléaire.Tout cela n'est que broutille.Mais qu’un héritier présomptif de la Couronne, en Angleterre, songe à épouser une catholique romaine, voilà la catastrophe majeure, la par Louis O’Neill Ancien ministre, député de Chauveau à l’Assemblée nationale, l’auteur de cet article écrit pour LE DEVOIR est membre du comité spécial qui a reçu du conseil national du PQ le mandat de préparer un projet de programme électoral et d’interpréterJe chapitre 2 du programme actuel, relatif au référendum.montre moins empressé à assurer la sécurité des individus.Son regard scrutateur fixé sur la boule de cristal Dominique Clift prédit un virage vers le conservatisme, moins de sympathie pour les syndicats et les intellectuels de gauche et «une diminution sensible de l’animosité manifestée à l’égard de la population anglophone».Il va jusqu’à imaginer que ce puisse être le gouvernement de monsieur Lévesque qui entame le virage vers le conservatisme.Quoi qu’il en soit, «les libéraux, sous la direction de Claude Ryan, sont déjà entrés psychologiquement dans cette période de l'après-nationalisme».Et toujours prophétiquement il ajoute: «Mais qu’importe le gouvernement que se donneront alors les Québécois, on assistera à la mise au rancart de cette forme particulière de nationalisme qui a dominé la vie politique de ces vingt dernières années, un nationalisme orienté vers l’action collective et concertée».Dominique Clift résume en quelques lignes ce que sans doute les libéraux se préparent à servir à la population lors de la prochaine consultation électorale.Il décrit bien la collusion qui se précise entre le fédéralisme et le conservatisme.Cette collusion, c’est celle des courants de droite.Concertation de courants réactionnaires qui jouissent d’appuis importants, partout en Amérique au Nord.Collusion qui, sous l'effet d’une conjoncture favorable, peut se gonfler artificiellement, comme cela s’est produit le 20 mai au Québec.Ce qui étonne au départ dans ce genre d’analyse dont Dominique Clift nous fournit un cas-type fort intéressant, c’est le jugement à priori négatif sur un seul nationalisme, celui qui est québécois, qui ne serait qu’une mode passagère, une sorte de perversion.Rien à dire sur les nationalismes bien établis, américain, britannique, anglo-canadien et autres.Le nationalisme des régimes en place apparaît comme normal et légitime, celui a un petit peuple obligé de revendiquer sa place au soleil est perçu comme une anomalie, une sorte ae maladie.Mais pour une maladie, avouons qu’elle a la vie dure.Le nationalisme québécois date d'au moins 1760.Il a grandi en réponse à la pression assimilatrice du conquérant.De la même époque date le nationalisme acadien, qui avait subi un inoubliable traitement-cnoc en 1755.Des nationalismes qui reflètent le goût de vivre de petites collectivités écrasées, humiliées et dominées.Des ethnies coriaces, dirait sans doute monsieur Trudeau.Axé longtemps sur des objectifs de survivance (ce qui est normal quand on est menacé de mort), le nationalisme québécois s’est arrimé, surtout à partir de 1960, sur les idées de progrès économique, de développement et de prise en charge du destin collectif.De la à déboucher sur l’objectif de l’indépendance politique, il y avait un enchaînement logique.D’où la crise actuelle, qui en est une de croissance et non de dépérissement.C’est le fédéralisme qui subit une crise de dépérissement.Pareil à une vieille cruche, il ne supporte par le vin nouveau de la souveraineté politique québécoise.L’avenir, dit-on aussi, serait aux libertés individuelles.Je réponds: le passé récent et le présent aussi.Car opposer les libertés individuelles et les libertés collectives, c’est un faux dilemme.Dans un contexte social imprégné de traditions démocratiques, les libertés et les droits collectifs sont, pour les citoyens ordinaires, le prolongement de l’aire d’exercice de leurs libertés et droits personnels.Par Marie-Astrid la catholique par Séraphin Marion Écrivain et historien, l’auteur est membre de la Société royale du Canada.catastrophe par excellence, l’abomination de la désolation dans les Lieux saints! Ainsi déraisonnent plusieurs «Britishers» en général, et les Orangistes en particulier.Ces derniers n’ont pas manqué de réagir sur-le-champ.Dix-sept mille d'entre eux ont défilé dans les rues de la cité écossaise de Glasgow et un certain Atkins leur a donné l’assurance que le «Settlement Act» ne serait ni modifié, ni retiré.Cette loi prohibe tout mariage d'un prince ou d'une princesse britanniques avec un conjoint catholique.Quelqu'un qui n’était pas le premier venu, s’est apitoyé sur cette situation: c’est le révérend A C.Forrest.Jusqu’à sa mort, survenue récemment, ce ministre de l’Église Unie publiait, chaque semaine, dans une chaîne de journaux, un article très remarqué par sa pertinence et son objectivité.Il obtenait ainsi une vaste audience.Le 7 juillet 1965, il posa à ses coreligionnaires protestants la question capitale que voici: «Did you ever wonder why the Roman Catholics in Quebec were not more enthusiastic about British Royalty?Does it not bother you, my Anglo-Saxon Protestant friends, that the French Canadians want the National Anthem changed?One thing we God-fearing English-speaking Protestants shoifld remember is that when a Roman Catholic is asked to sing our National Anthem, it is for a monarch who must be a Protestant.If the Queen of England for some personal reasons came to the conclusion she would be a better Christian by becoming a Roman Catholic she would have to give up the Throne».Et le ministre de conclure par une remarque judicieuse: “Most of us never think about it.But a Roman Catholic in Canada is asked to be loyal to a Throne that is denied a Roman Catholic».Même si elle est triste, il faut bien se rendre à cette évidence.Ainsi les catholiques canadiens prennent figure de citoyens de deuxième classe dans un pays où près de la moitié de la population est catholique.Dans le Canada d'autrefois, les Orangistes exerçaient une influence prépondérante; aujourd'hui ils ne tiennent plus le haut du pavé.A la plupart d’entre eux s’applique le dicton anglais bien connu: «His bark is worse than his bite».Ce qui pourrait se traduire par: «Ses aboiements font peur, mais ses morsures sont inoffensives».D’autre part, leurs chefs ne souffrent pas d'un complexe d’infériorité.Le 16 juillet 1958, à Londonderry, en Irlande du Nord, se tint un congrès mondial d’Oran-gistes.Ancien maire de Toronto Leslie H.Saunders y prononça un discours centré sur le thème que voici.«l’Église de Rome est l’incarnation même de tout ce qui s’oppose à l’autorité et à la sécurité de l’État et l’ennemie-née de la liberté, de la raison et du bonheur de l’humanité».Bref, l’Église de Rome serait à l’origine de presque tous les maux qui affligent l’humanité.Quand la monoma- nie atteint ce degré-là, elle relève du psychiatre.C’est certainement un historien anglo-protestant qui a le mieux toisé l'Ordre d'Orange; c'est lui qui l’a étudié avec conscience et sagacité.Autrefois professeur d'histoire du Canada à 1.Université Queen’s, à Kingston, en Ontario, Arthur Lower n'a usé ni de circonlocution, ni d’euphémisme quand, dans une page célèbre, il a osé dresser le bilan des activités orangistes dans notre pays: (Canada, Nation and Neighbour, p.110) Il a reconnu l’honnêteté et l’intégrité des membres de cette Société venus, pour la plupart, des milieux ruraux de l’Ontario: «Orangemen as individuals, removed for a moment from their Orangeism, being men of energy, could and did have much to contribute».Quand à l’Ordre lui-même, Lower ne craint pas de le flétrir: «The Order had little to give except hatred and confusion.Its record, over a century and a quarter, is one of consistent antagonism to the very idea of a Canadian nation».Dans son The Incredible Canadian, à la page 95, Bruce Hutchison, l’un des meilleurs journalistes anglophones du Canada, grand historien a ses heures, a écrit: «Professor A.R.m.Lower, our greatest Canadian historian».Je partage cet avis.Nous nous sommes rencontres aux Archives publiques, à Ottawa, au commencement de notre carrière: nous sommes maintenant arrivés, tous deux, au soir de notre vie.Puisse ce confrère et cher ami, pendant longtemps encore, apporter à notre histoire une importante contribution, combattre les préjugés et susciter un nombre toujours croissant de disciples et d'admirateurs.exemple, l’instruction gratuite, l’assurance-santé, la Charte du français, la loi sur la santé et la sécurité au travail, la loi sur les normes minimales de travail, le zonage agricole: autant de mesures progressistes qui concrétisent dans les faits les droits et libertés des citoyens ordinaires.Grâce à ces politiques, des milliers de citoyens ont réalisé que l’État peut se révéler le partenaire de leur libération et de leur développement.Ce qui est une caractéristique de la social-démocratie.Or cette social-démocratie est loin d’avoir épuisé ses ressources.Le conservatisme petit attendre et aller se rhabiller.Il y a de nouveau?objectifs à atteindre, des projets à parachever.Par exemple: rendre plus concret le droit au travail pour les 18-25 ans, pour les travailleurs dépourvus de qualifications professionnelles, pour les mères de famille qui désirent retourner sur le marché du travail; accroître la qualité de l’enseignement et restructurer le réseau public d éducation; élaborer, en concertation avec les syndicats, de nouvelles règles de jeu dans les secteurs public et para-public; démocratiser l’utilisation des médias de communication; répondre de façon prioritaire aux besoins de la famille et de l’enfant; planifier la croissance économique en fonction des besoins fondamentaux de la collectivité, etc.Il est donc vraiment prématuré de confier aux conservateurs sociaux, sous l’égide de M.Ryan, le mandat de bloquer la machine et de faire marche arrière.Pas plus que la social-démocratie, le courant nationaliste n’est à bout de souffle ni arrivé au terme de son cheminement.En fait, les récents événements font qu’il donne l’image du piétinement.Pour beaucoup d’indépendantistes, l’étape actuelle des négociations apparaît quelque peu incongrue, un peu comme une déviation qui éloigne de la voie principale.Mais quoi qu'en disent certains (incluant certains pequistes), l’idée d’indépendance (ou de souveraineté) n’a pas atteint son plafond.Elle ne plafonne que là où on cesse d’en parler ou de s'en préoccuper.Comme valeur, elle dépasse radicalement celle d’un badge d’honneur qu’on accorderait aux plus fervents des autonomistes à l’intérieur d’un régime fé- déral renouvelé.Car entre le replâtrage constitutionnel et la souveraineté politique, il existe une distinction de nature qu’il serait vain de vouloir cacher.Cette distinction substantielle, elle vient d’être rappelée par le pape Jean-Paul II.Issu d’un pays qui a goûté l’associationnisme à toutes les sauces avec des voisins plutôt incommodes, le pape a tout simplement formulé une observation de sens commun, que M.Trudeau semble incapable de comprendre: à savoir que pour un peuple normal, riche d’une culture distincte et aspirant à la dignité et à la liberté, la souveraineté politique constitue un bien supérieur, irremplaçable.Vérité élémentaire, confirmée par l’histoire et que d’interminables palabres politiques ne doivent pas faire perdre de vue, surtout si on s’identifie à une formation politique indépendantiste.Le nationalisme québécois est plus qu'une mode passagère.Orienté positivement, dans un balisage social-démocrate, il ouvre la voie à un développement plus avancé, à la fois économique, humain et social, de la collectivité québécoise.Son essor peut contribuer à mettre en valeur aussi bien les libertés individuelles que collectives.C’est là une question de choix de contenu.Car si l'independance donne un pays, le devoir des citoyens demeure de définir le genre de pays que l’on se donne.On n'a pas à choisir entre la souveraineté et le progrès économique, ou entre la souveraineté et les libertés individuelles.On se doit de choisir tout à la fois la souveraineté, le progrès économique et les libertés tant individuelles que collectives.L’autre choix, camouflé derrière une fausse croisade en faveur des libertés individuelles, c'est celui du statu quo et du conservatisme social, bref le retour en force de la droite.Pour toute société, ce genre de choix se solde un jour ou l’autre par des rattrapages coûteux.Dans le cas du Québec, il charrie en outre la lourde hypothèque contenue dans le Livre beige, c'est-à-dire la menace d’une désintégration de notre identité collective.Dans la conjoncture actuelle, c’est la présence au pouvoir d’un parti fidèle au double objectif de la souveraineté politique et de la social-démocratie qui correspond le mieux au cheminement de notre histoire collective.rciiiaoHi D’Osoyoos à Aïoyedon On connaît l'histoire des (meilleurs de pommes québécois qui se sont fait rosser d Osoyoos («On cueillait des pommes et on s’est fait verger»1, ont-ils sans doute dit aux enquêteurs).Blessés dans leur fierté nationale, des bleus d l’dme et ailleurs, ils sont tombés dans les pommes après avoir cru au Paradis terrestre de l'unité canadienne enfin retrouvée.Il ne faudrait pas exagérer et faire de quelques pépins une montagne (Rocheuse).Mais voilà qu’au moment oü on allait oublier l’affaire, il appert que d’autres Québécois ont été malmenés dans l’Ouest.«Pieds et mains liés, ils ont été jetés sous la douche» comme de sales étrangers.Encore une douche froide sur la fraternité pan-canadienne.Tomber à bras raccourcis sur les citoyens d’un pays d la constitution fragile et menacée, c’est pas chrétien, comme dirait le ministre de la Justice.Notre identité nationale en bandoulière aurait besoin de plus de ménagement.Halte.Wow.Arrêt.Stop.Autrement on tombera de Charybde en Scylla et d’O-soyoos en Aioyedon! Rolande ALLARD-LACERTE _____________________________ OFFREZ-VOUS LE DEVOIR Chaque matin Renseignements Service du tirage 844-3361 *.J' v ^ * Le Devoir, lundi 21 juillet 1980 /Sfe—.Un jeune Soviétique dont les parents veulent retourner en Ukraine après six mois passés aux États-Unis vient de demander l'asile politique à un juge fédéral de Chicago.Lorsque le jeune Walter Polovchak.âgé de 12 ans.a appris les projets de ses parents, il s'est enfui.Retrouvé par la police, il a été présenté samedi à un juge, à la suite d'une décision du département d'État subordonnant sa sdrtie du territoire américain à une décision judiciaire.«J'aimerais mieux ne plus voir mes parents que de quitter Chicago.J'ai des amis, une école agréable, une vieille bicyclette que j'ai arrangée moi-même: on est mieux ici que dans mon pays», a plaidé Walter.Dans l'attente d'une décision, il a été confié à des amis de sa famille, d'origine ukrainienne Le père de Walter, qui n’a pas prononcé un mot à l'audience, s’est élevé, à la sortie du tribunal, contre le «kidnapping» de son fils.Un porte-parole de l'ambassade d'URSS à Washington a estimé pour sa part que la justice n avait pas à intervenir dans une telle affaire, qu’il a qualifiée d’«étrange».?Flamme vigoureusement applaudis, y sont associes.Sans l’Afghanistan, ces Jeux ne seraient pas ce qu’ils sont.Car il y a aussi ces pays qui ne défilent que derrière le drapeau olympique.Certains d’entre eux ont choisi, pour exprimer leur désaccord vis-à-vis ae la politique soviétique, la délégation réduite à sa plus simple expression C’est le cas notamment de la Grande-Bretagne qui n’a envoyé sur le stade lénine qu’un seul représentant à la cérémonie d’ouverture.Dans sa solitude, il porte dignement son emblème olympique.D’autres, dont la France, ont confie à un soldat soviétique en survêtement blanc et rouge, la responsabilité de présenter en leur nom les cinq anneaux olympiques.Des absents, évidemment, on ne parle pas Pour les organisateurs sportifs, l'esprit des Jeux a, malgré tout, surmonté «les différences raciales, religieuses et politiques».C’est également ce que dit une voix étrange venue du cosmos et qui retentit sur le stade lénine.«C’est sur l’orbite qu’on ressent le plus la beauté de la terre, dit un cosmonaute soviétique depuis son vaisseau spatial.Cette terre a besoin de paix».Le drajaeau olympique est hissé sur son mit, les foulards des adolescents multiplient les tableaux colorés sur des airs tantôt classiques, tantôt désuets, accompagnant les ballets et les évolutions grandioses de 17,000 gymnastes.Ils évoluent sur une pelouse dont le beau vert avait été étudie pour la télévision en couleurs .Mais la plupart des chaînes occidentales ont boycotte la cérémonie d’ouverture en direct «Qu’importe», dit un sportif II est venu glaner sa médaille d’or millésime 80 II lève les yeux vers la seule maxime olympique déroulée dans les tribunes: «Plus vite, plus haut, plus fort».Les sportifs ne sont venus que pour cela ?Chrétien d’Edmonton: un millier de personnes, une bonne foule.J’ai tenu le même discours et j’ai pas eu de misère du tout.» 21 juillet par la PC at TAP 1974: Washington annonce que 1a Grèce et la Turquie ont accepté un cessez-le-feu a Chypre, 1973: la France procède a un essai nucléaire dans le Sud-Pacifique; 1999: les astronautes américains Neil Armstrong et Edwin Aldrin quittent la lune, sur laquelle l'homme a mis le pied pour U première fois, afin de revenir sur Teire, I960: victorieuse aux élections, Mme Sirimavo Bandaranaike devient chef du gouvernement cinghalais.1920: le roi Faycal reconnaît le mandat français en Syrie.1931: Léopold 1er est proclamé roi des Belges, après la sépa:aUon entre la Belgique et la Hollande, 1799: victoire de Bonaparte a la bataille des Pyramides 1S42: le pape Paul II crée l'Inquisition à Rome Il est né un 2) juillet Le violoniste américain Isaac Stem
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