Le devoir, 5 août 1980, mardi 5 août 1980
Vol.LXXI — No 1 77 Ennuagement progressif.Risque d'orage.Maximum 30.Montréal, mardi 5 août 1980 25 CENTS bUBWATA J Léger a été ignoré dans les négociations de l’accord sur les pluies acides — page 2 ¦ L’intégration du trans- port en commun progresse à la CUM —page3 ¦ Waldheim ne peut apai- ser la tension entre Hanoi et Bangkok — page 4 ¦ Rien ne presse, M.Lévesque: un éditorial de Jean-Claude Leclerc ¦ Des jeux très soviéti-|ues: un commentaire de 'ertrand de la Grange — page 12 ’Italie indignée manifeste contre l’attentat de Bologne ROME (d’après AFP et Reuter) — Des manifestations de grande ampleur se sont déroulées hier dans toute l’Italie, en signe de solidarité avec les 76 victimes de l’explosion de samedi à la gare de Bologne.Quatre ans, jour pour jour, après l’attentat néo-fasciste qui fit 12 morts, le 4 août 1976, à bord du train Italicus, ces manifestations, organisées à l’appel de la confédération unitaire (CGIL-CISL-UIL) procédaient toutes de la même volonté, relèvent les observateurs: faire échec à ce que l’ensemble du pays considère aujourd’hui comme une nouvelle provocation d’extrême droite.La thèse de l’attentat néo-fasciste a été officiellement accréditée hier après-midi par le président du Conseil italien, M.Francisco Cossiga, qui a déclaré devant le Sénat italien: «Par l’aberrante logique de l’extermination qui a conduit à sa realisation, cet acte rappelle les tragédies provoquées par la barbarie nazie et fasciste».Les enquêteurs, pour leur part, ont annoncé que l’enquête serait longue et diffi- cile.Ils se sont limités hier à dire qu’ils avaient trouvé de nombreux indices autour du cratère de 30 centimètres de profondeur et de 1,5 mètre de diamètre creusé dans le sol en mosaïque de la salle d'attente des 2èmes classes par ce qui semble avoir été une bombe de forte puissance.Pour un expert en explosifs, M.Francesco Ricci, la charge devait contenir 20 à 25 kilos d’explosif à base de nitrate d’ammonium, ce qui expliquerait l’odeur de gaz ressentie après l’explosion et la lon- gue flamme très colorée aperçue par plusieurs témoins.Les magistrats chargés de l’enquête ont de leur côté ordonne la saisie des registres de la gare de Bologne concernant les mouvements de train.Ils voudraient en particulier savoir si l’on n’a pas cherché à atteindre un train en partance pour Florence.La police italienne a entrepris hier matin des perquisitions dans les milieux d’extrême droite d’une vingtaine de villes, en Emilie-Romagne, Vénétie, Piémont, Lombardie, Campanie, Calabre, Latium et Toscane.A Rome, la Digos (police anti-terroriste) a perquisitionné une vingtaine d’appartements.Les policiers sont restés très discrets sur les résultats obtenus.Des manifestations de solidarité, accompagnées d’arrêts de travail, se sont déroulées dans les principales villes du pays.A Rome, les transports publics se sont arrêtés entre 10 h 00 et 11 h 00 du matin.Dans toute la région d’Emilie-Romagne, une grève générale de quatre heures a été observée.Un rassemblement Le OUI et le NON en deçà des budgets par Jean-Claude Picard QUÉBEC — Les comités nationaux du OUI et du NON auront dépensé au total $4.1 millions au cours de la campagne référendaire.Voilà ce qui ressort des états financiers produits par les deux comités à la mi-juillet et qui ont été rendus publics hier par le directeur général du financement des partis politiques, M.Pierre-Olivier Boucher.Ni le Regroupement national pour le OUI ni le Comité des Québécois pour le NON n'auront dépensé la totalité des sommes permises par la loi.Ainsi, du côté du OUI, on aura dépensé un peu moins de $2.05 millions, soit 96.5% du budget alloué par la loi tandis que chez les tenants du NON, la campagne référendaire aura coûté un peu plus de $2.06 millions, soit 97.1% du budget permis.Dans un cas comme dans l’autre, la majeure partie de ces fonds aura été consacrée à la publicité, le comité du OUI y investissant près de $800,000 soit 39% de son budget tandis que le comité du NON y allait plus largement avec $1.1 million soit 53% de ses dépenses totales.Dans le cas du comité du NON, ce chiffre de $1.1 million ne comprend évidemment pas les sommes publicitaires investies par le gouvernement fédéral.Selon diverses informations en provenance d’Ottawa, ces dernières, qui n’étaient pas réglementées par la loi québécoise, atteindraient environ $5 millions.Au chapitre des revenus, les deux comités auront reçu plus de 50% de leur budget à partir de subventions de l’État, soit un peu plus de $1.1 million chacun.Par ailleurs le Parti libéral du Québec aura versé près de $1 million au comité du NON tandis que le Parti québécois versait près de $700,000 au comité du OUI.En revanche, les partisans du OUI se seront financés davantage que leurs adversaires du NON auprès des électeurs.Ainsi, le comité du OUI a revoir page 14: OUI et NON ' * * m m?Près de 70.000 personnes ont manifesté hier à Bologne, comme dans toute l’Italie, pour protester contre l’attentat qui a fait 76 morts à la gare de Bologne.Demain a été proclamé jour de deuil national alors qu’auront lieu les funérailles officielles des victimes de cet attentat attribué à l’extrême droite.(Photolaser AP) MI - * * * „î., À Mit < » MFh «t s#** *3»Uf.'ÆM m Carter dépose un document pour montrer que son frère ne l’a influencé en rien WASHINGTON (AFP) - Le président Carter a réaffirmé hier que son frère Billy n’a eu aucune influence sur les décisions de son gouvernement concernant la Libye et qu’il n'a été mis au courant de l’argent versé par la Libye à son frère que le 15 juillet dernier.Dans un document envoyé au Sénat hier, et dont la Maison-Blanche a publié une petite partie de 18 pages, le président Carter affirme également que «tout ce que j’ai fait et ce qu’ont fait les responsables de la Maison-Blanche dans cette affaire avait pour but de servir les intérêts de la justice et de l’ordre».Les 18 pages publiées par la Maison-Blanche sont le préambule du rapport que le Sénat a demandé au président Carter sur l’ensemble des relations entre la Maison-Blanche et Billy Carter au sujet de la Libye.Le reste du rapport doit comprendre également des déclarations de MM.Zbigniew Brezezinski et Llyod Cutler, deux proches conseillers du président.Le président Jimmy Carter a ouvert hier soir à Washington sa conférence de presse en affirmant que «l’intégrité était la pierre de touche de son administration».Il y a quatre ans, a-t-il poursuivi, «le pays avait été durement secoué par une administration qui avait trahi la confiance» des Américains A présent, a-t-il ajouté en substance, les questions posées à l’administration reçoivent des réponses, et «lorsqu’elles me sont personnellement adressées, j’y réponds personnellement».Le président a ensuite repris pour les millions de téléspectateurs américains l’essentiel du rapport concernant l’affaire Billy Carter, préparé pour la commission d’enquête sénatoriale.Selon ses propres termes, le rapport est destiné à prouver que «ni lui-meme, ni aucun membre du gouvernement n’ont violé la loi, ni commis aucune impropriété».D’autre part, le président Carter a joint à cette déclaration des notes personnelles prises au cours des derniers mois concernant Billy Carter.Elles font apparaître que le président Carter a essayé, en vain, de dissuader son frère d'entreprendre un second voyage en Libye, effectué en août 1979.Une note dictée par le président Carter en février 1979 à sa secretaire le montre clairement.Il avait téléphoné à Billy Carter, alors hospitalisé en Californie pour y suivre une cure de désintoxication et a noté le soir: «J’ai encouragé Sybil (é-pouse de Billy Carter) et Randy (conseil- ler de Billy) à essayer de décourager Billy de faire un autre voyage en Libye».Dans une lettre à Billy Carter, en date du 3 avril 1979, Jimmy Carter déclarait que ce voyage en Libye «nous créerait de sérieux problèmes en raison des menaces (des Libyens) contre le président Sadate et parce qu'ils se battent en Ouganda pour ldi Amine».Dans une autre note, le 28 juin 1980, le président Carter indiquait: «J’ai discuté avec Billy à propos de t’aide qu'il apporte à la Libye et son refus de s’enregistrer comme agent de l’étranger.(.) Cela peut devenir un incident embarrassant dans l’avenir, en particulier avec les juifs américains».Le président Carter a déclaré d’autre part: — qu'il n'était pas au courant du premier voyage de Billy Carter en Libye jus- qu’au moment de l’arrivée de son frère à Tripoli, en septembre 1978; — que les declarations de Billy Carter à son retour ont reçu une large publicité.«J’ai publiquement désapprouve certains de ces commentaires moi-même», a rappelé le président Carter; — que la seule fois où le gouvernement américain a utilisé les services de Billy Carter concernait la prise d’otages américains à Téhéran.«J’ai reconnu qu’il y avait un risque que nous soyons critiqués pour avoir demandé l’aide de Billy, a dit îe président Carter, mais j’ai décidé de prendre ce risque».Le président Carter a, d’autre part, estimé que cette affaire s’inscrivait dans le contexte historique du Watergate.«La tragédie du Watergate a intensifié l’examen scrupuleux du président par le Voir page 14: Carter Cuba: un nouveau départ 1) La crise artificielle des «boat people» par Claude H.Morin Professeur d’histoire latino-américaine à l’Université de Montréal, M.Morin a effectué un voyage d’étude à Cuba en décembre 1979.Dans une série de deux articles écrits pour LE DEVOIR, l’auteur donne son interprétation personnelle de la récente crise entre Cuba et les États-Unis, provoquée par l’arrivée de 120,000 Cubains en Floride.PENDANT plus d’un mois, Cuba et les Cubains ont fait les manchettes des grands et même des petits journaux, en plus de figurer en bonne place sur le petit écran.L’émigration aune centaine de milliers de Cubains aura suscité dans les médias occidentaux une boulimie d’informations, pour la plupart centrées sur des navires et leurs passagers, truculentes de statistiques, ricnes en récits passionnés, cultivant au besoin le pathétique.On aurait dit qu’une nouvelle histoire de boat people prenait son essor.Mais il lui aura manqué les camps, la famine, le dénuement, l’authenticite dramatique enfin, qui furent le lot des réfugiés du Sud-Est asiatique.Très vite, il devint évident que le public américain accueillait mal cet afflux massif d’hispanophones — surtout que ces départs semblaient répondre à un mobile économique — et que Washington n’avait jamais eu d’autre objectif que d’embarrasser les autorités de la Havane Le gouvernement et le Congrès, décontenancés C’est par milliers que des Cubains ont fui leur pays jusqu'à ce que les autorités américaines mettent fin «à la flottille de la liberté» devant l’ampleur des débarquements et les réticences du public.(Photolaser AP) par l’ampleur des débarquements, eurent peur de perdre le contrôle de cette opération de propagande, en cette année électorale.Les coûts s’annonçant désormais plus lourds que les bénéfices, il fut mis un terme à la «flottille de la liberté».L’intérêt pour Cuba s'évanouit du même coup.On a peu fait cependant pour mettre ces événements en perspective.Des médias, et non les moins sérieux, ont parlé du «castrisme en question», du «malaise cubain».D’autres, au lendemain de l’invasion de l'ambassade du Pérou, annonçaient même le renversement prochain du gouvernement.Encore le 19 mai, le New York Times affirmait dans un éditorial tardif: «Il est clair que M.Castro est chancelant».Deux iours plus tôt, plus de 5 millions de Cubains étaient descendus dans la rue pour réaffirmer leur appui à la Révolution! On a diagnostiqué une profonde crise politique sans examen préalable.L’invasion de l’ambassade du Pérou à La Havane par quelque 10,000 Cubains n’était que lé point culminant d’une série d’attaques perpétrées depuis décembre dernier contre les ambassades vénézuélienne et péruvienne.Les assaillants cherchaient de cette façon a hâter leur départ.En les accueillant à titre de réfugies, ces deux ambassades encourageaint, au mépris des usages diplomatiques, le recours à la force.Elles dramatisaient la volonté de Cubains d'abandonner File.Le gouvernement cubain ne s’est jamais opposé à l'émigration de ses citoyens.Encore fallait-il que les candidats obtiennent un visa d'un pays disposé à les rece- voir Or les Etats-Unis hésitent depuis une décennie à admettre des Cubains: les flux d'entrées sont ainsi passés d’une moyenne annuelle de 50,000 à quelques milliers depuis 1972.L’émigration des derniers mois équivaut au cinquième des sorties de la période 1960-1972 (ou au total des années 1961-1962) et intervient au terme de huit ans de basses eaux sur le front migratoire.Voilà un élément important pour juger de l’ampleur toute relative de l’exode récent.La tactique américaine semble avoir consisté à freiner l'émigration cubaine afin de laisser monter la pression.Le cas des ex-prisonniers en fournit une preuve.En novembre 1978, Fidel Castro annonçait la libération de 3,600 prisonniers inculpés pour activités contre-révolutionnaires.Un an plus tard, tous avaient recouvré leur liberté mais fort peu avaient reçu un visa, malgré la promesse de Carter.En avril 1980, ils étaient, avec leur famille, 20,000 à ronger leur frein.La section d’intérêts des États-Unis à La Havane convoque d’un coup 700 candidats pour le 2 mais, au lendemain d'une imposante manifestation.Une échauffourée s’ensuit et les fonctionnaires les laissent entrer dans le bâtiment.La section réclame le droit d’asile pour les occupants bien qu'elle n’ait pas rang d'ambassade.Les ex-prisonniers sont donc utilisés par les Américains pour alimenter des tensions et susciter des incidents.En même temps que les Etats-Unis distribuaient des visas au compte-gouttes.ils encourageaient les départs illégaux en accueillant avec fracas et sym- mmtÊimmÊmmHamÊmmmÊÊimmmMKmmmmmmmm.pathie, à titre de réfugiés, les auteurs de détournements d’embarcations cubaines.En décidant le 4 avril, après la mort d’un soldat cubain et à la veille du weekend de Pâques, de retirer la garde devant l’ambassaae péruvienne, les autorités de La Havane visaient trois objectifs: infliger une leçon aux chancelleries réfractaires, se débarrasser des éléments asociaux désireux de partir et démontrer le manque d’empressement des Etats-Unis à les accueillir chez eux.Pourquoi le Venezuela et le Pérou ont-ils adopté dans cette affaire une ligne de conduite aussi peu diplomatique?Ces deux pays sont très actifs au sein du Pacte andin.Or celui-ci assume depuis peu un rôle de premier plan dans les conflits latino-américains, comme au Nicaragua, faisant pression sur les dictatures d'Amérique centrale pour qu’elles jettent du lest alors qu’il est encore temps ou intervenant auprès des groupes révolutionnaires pour qu’ils diluent leurs revendications a caractère socialisant, s’alarmant des turbulences dans les Antilles et tentant de neutraliser l’influence croissante de Cuba dans les Caraïbes.Le Venezuela a des projets pour les Antilles et tolère mal qu'en rangs de plus en plus serrés leurs dirigeants (Man-ley, Bishop, Burnham) choisissent de jouer la «carte cubaine».Le Pérou, pour sa part, y a vu l’occasion de mettre les partis de gauche dans l'embarras à la veille des elections générales du 18 mai.Son ambassadeur, qui s’était refusé en janvier à faire de sa légation une «agence Voir page 14: Cuba organisé en plein coeur de Bologne, non loin des décombres de la gare, a réuni près de 70,000 personnes.Un journal de cette ville, le Resto del Carlino a lancé une souscription en faveur des victimes.Mercredi 6 juillet sera une journée de deuil national en Italie à la mémoire des 76 victimes de l'explosion, a déclaré M.Francesco Cossiga, président du Conseil Voir page 14: Italie Équipements communautaires Le fédéral réclame sa part de publicité QUÉBEC (PC) — Le gouvernement fédéral pourrait reconsidérer sa participation aux programmes de financement des équipements communautaires si, dans la publicité qu’il en fait, le ministère québécois des Affaires municipales n'accorde pas plus de crédit à Ottawa.C’est la menace qu’a laissé planer hier le ministre fédéral des Postes, M.André Ouellet, en remettant à M.Richard Guay, adjoint parlementaire du ministre des Affaires municipales, M.Guy Tardif, un versement de $3.6 millions prévu en vertu du programme.Si la menace d’Ottawa devait se concrétiser, des subventions totalisant plus de $103 millions prévues pour des fins aussi variées que I mplantation de parcs urbains, de réseaux d’aqueduc et d’équipement communautaire seraient remises en question.M.Ouellet a de plus remis à M.Tardif une lettre du ministre responsable de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, M.Paul Cosgrove, faisant état des griefs d’Ottawa à cet égard.Selon M.Ouellet, il n’est toutefois pas question pour Ottawa de mettre un terme à sa participation au programme à ce moment-ci.Si une telle decision devait être prise dans l'avenir, le ministre à donne l’assurance que les municipalités n’auraient pas à en souffrir.Il n'a cependant pas précisé comment son gouvernement pourrait alors accorder les subventions.Le programme conjoint pour les équipements communautaires, d’une durée de trois ans.devait rapporter au Québec $47 millions l’an dernier dont près de $25 millions n'ont pas encore été versés.Pour l’année en cours, les subventions fédérales prévues totalisent $78 millions.De l’avis de M.Guav, «il n’y a pas là matière à esclandre».Affirmant qu’il vérifiera au cours des prochains jours si la publicité faite auprès des municipalités pour ce programme rend justice à la participation fédérale, M.Guay a précise au nom de son ministère «qu’il n’est pas dans notre esprit d’exclure Ottawa, et que si cela a été fait, ce n’était pas de la mauvaise foi de notre part».M.Guay a même distribué aux journalistes présents des copies de la lettre qui est envoyée aux municipalités auxquelles sont octroyées les subventions, lettres qui mentionnent en argent comme en pourcentage les sommes accordées par chacun des deux paliers de gouvernement.M.Guay a aussi indiqué que la revue Municipalité Québec, publiée par le ministère et envoyée aux édiles municipaux, mentionnait la participation du fédéral dans les articles qu’elle consacrait au programme en question.M.Guay a de plus rappelé que les programmes avaient été lancés lors de conférences de presse conjointes auxquelles avaient participé, outre M.Tardif, les ministres responsables au palier fédéral.«Il se peut toutefois qu’il y ait des problèmes au niveau des communiqués Voir page 14: Fédéral C EST EN PERMANENCE LA FOIRE DU XX3C.T DVSS 8955, BOUL SAINT-LAURENT 2 ¦ Le Devoir, mardi 5 août 1980 Uf L’accord sur les pluies acides: Léger regrette d’avoir été ignoré Une photo satellite prise à 14 h hier montre l’oeil du cyclone Allen dans l'est des Caraïbes.à environ 250 milles marins à l'ouest de Sainte-Lucie.Les vents les plus violents atteignaient 200 kilomètres à l'heure.(Photolaser AP) par Pierre Beauregard de la Presse Canadienne Faute d’avoir été prévenu à temps, le ministre de l'Environnement du Québec, M.Marcel Léger, ne se rendra pas à Washington aujourd'hui pour y assister à la signature d’un accord préliminaire entre le Canada et les États-Unis sur le contrôle des pluies acides.Au cours d’une conférence de presse convoquée pour annoncer de nouveaux investissement au chapitre de l’assainissement des eaux, M.Léger a expliqué hier qu’il avait appris dans les journaux qu’il devait se rendre dans la capitale américaine en compagnie du ministre fédéral responsable.M.John Roberts, et de son homologue ontarien, M.Harry Parrott.Cependant, le ministre avait déjà un horaire chargé pour la journée de mardi et il a affirmé être dans l’impossibilité de le modifier, ayant été prévenu trop tard.«Le Québec ne s’oppose pas à cet accord comme tel, même s’il ne s’agit que d’un voeu pieux.Nous aurions tout simplement aimé être consultés sur une question qui relève de la juridiction provinciale.» De plus, le ministre croit que le processus engagé entre le Canada et les États-Unis nécessitera plusieurs mois de pourparlers avant de dé-boucner sur une action concrète pourtant urgente.Les pluies acides sont provoquées par la pollution in- dustrielle et menacent l’environnement.Le ministre a par ailleurs annoncé qu’une somme additionnelle de $91 millions avait été consentie par le Conseil du Trésor pour assister 35 municipalités dans leur programme d’assainissement aes eaux.Ces subventions s’ajoutent à celles déjà adjugées dans l’en- semble du territoire.«Les municipalités qui bénéficieront de ce nouvel investissement, de dire le ministre, sont situées aux quatre coins du Québec et les critères utilisés pour déterminer leurs choix reposent sur le caractère urgent des travaux qui y seront effectués et sur la volonté exprimée par les milieux concernés.» C’est la ville de Jonquière INS ¦ Le cyclone Allen en route vers les Grandes Antilles Le cyclone Allen s'est éloigné définitivement de la Martinique.hier, à 12 h locales.Il se trouvait à 280 km des côtes méridionales de l'ile et se dirigeait vers les Grandes Antilles à la vitesse de 37 km-heure.Selon les services de la météorologie à Fort-de-France, 300.000 mètres cubes d'eau sont tombés en neuf heures sur l'ile Et selon un bilan provisoire, Allen, resté environ dix heures sur la Martinique, n'a pas fait de victime mais a détruit toute la production bananière.Certaines routes sont encore coupées mais la circulation aérienne, interrompue dimancne.doit être rétablie mardi matin.Environ 350 personnes sont sans abri.La Guadeloupe a été partiellement épargnée par le 'cyclone Néanmoins, les bananeraies en altitude ont été très affectées Dans l'ile de Sainte-Lucie, quatre personnes ont péri di-*• manche soir après le passage du cyclone.On a aussi enregistré de sérieux dégâts dans l'ile Saint-Vincent.Les deux îles caraïbes sont séparées par un canal de 30 milles de large, par où est passé «l’oeil» du cyclone.À Grenade, un peu plus au sud, l'état d'urgence reste en vigueur bien que Iule ait été épargnée.¦ Inondations en Inde NEW DELHI i AFPi - La situation a continué d'empirer hier en Inde où huit des 22 États du pays subissent aes inondations catastrophiques qui ont tué aii moins 463 personnes Dans l'Uttar Pradesh, où sept millions de personnes sont touchées par les inondations, le niveau des principaux fleuves continue de monter.Plus de 1.2 million d'hectares de terre sont déjà sous les eaux.Des quartiers de la capitale du district de Jaunpur.le plus touché par les inondations, sont isolés.31 personnes sont mortes d'hépatites et de gastro-entérites dans cette ville au cours des derniers jours.1.000 villages des districts de Jaunpur et Sultanpur sont inondés.A Bombay, la ville indienne la plus peuplée après Calcutta.la circulation routière, ferroviaire et aérienne est perturbée Les opérations de chargement et de déchargement ont été suspendues dans le port et les pécheurs ont été invités à ne pas sortir en mer Pas moins de 46.7 mm de pluie sont tombés sur la ville au cours des dernières 24 heures.¦ Deux accidents d’autobus RIO DE JANEIRO (AFPi — Vingt-neuf personnes au moins sont mortes dans la nuit de dimanche à lundi dans un accident d'autobus près de Rio Bonito (État de Rio de Janeiro i La police a indiqué hier qu'un choc violent entre un camion et l'autobus était à 1 origine de l'accident.D’autre part, vingt-deux personnes sont mortes noyées hier près de Bombay à bord d'un autobus qui est tombé dans une rivière, a-t-on appris à New Delhi.Parmi les personnes tuees, se trouvaient trois enfants et trois femmes Trente-cinq autres personnes ont été hospitalisées L'accident s'est produit à Malyan.dans le district de Thane, à proximité de Bombay (’ouest de l’Inde).¦ Séisme au Népal KATMANDOU (AFP) — Le bilan provisoire, établi hier, du tremblement de terre qui a secoué mardi dernier l’ouest du Népal, est de 45 morts, selon des responsables de la Croix-Rouge Ce bilan est établi à partir des corps retrouvés dans les districts de Dachula et Bahjhang (Ouest du pays).Cependant.la Croix-Rouge estime que le bilan définitif pourrait s'élever a 200 morts.Sur le terrain, des pluies torrentielles gênent les opérations et les communications restent difficiles.Un responsable de la Croix-Rouge revenant de la zone sinistrée.M.Indra Bickram Shah, a indiqué que les populations de ces districts vivent en plein air sans nourriture ni eau potable car les sources sont taries, dans une région où la sécheresse sévissait depuis l’an dernier À QUÉBEC iAilTv ‘Un grand soleil 204satellites un 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importantes sur le travail de tout auteur.Déjà neuf associations d'écrivains et de poètes du Canada ont uni leurs efforts pour constituer ce fonds spécial.Le président de fa Fédération professionnelle des journalis- tes du Québec, M.Gérald LeBlanc, a par ailleurs indiqué que cet organisme se penchera sur la possibilité d’appuyer ces efforts pour venir en aide à M.Adams.M.Adams est l’auteur du roman S, portrait d’un espion publié en anglais et traduit en français M.Leslie James Bennett, ancien directeur du service du contre-espionnage à la GRC, a intenté une poursuite en libelle diffamatoire contre M.Adams parce que la description du personnage central au roman porterait atteinte à sa réputation.Lors des procédures préliminaires en Cour supérieure de l’Ontario, le tribunal a ordonné à M.Adams de révéler ses sources consultées pour la rédaction du roman.«En tant qu’auteurs et éditeurs, nous croyons que si un écrivain doit révéler ses sources, ce qui aura pour effet de le décourager sinon carrément de l'empêcher de s’inspirer de connaissances ou d'expériences vécues lorsqu’il désirera créer une oeuvre commentant toute condition sociale politique ou économique de notre société.Nous croyons que ceci mènera à la pire forme de censure: l’auto-censure et ce dans tous les médias: écrivains et journalistes s’abstiendront eux-même de toucher à certai- nes questions ou de les commenter», ont fait savoir les représentants de l’Union des écrivains du Canada.M.Adams a vendu plus de 15,000 exemplaires de son roman en anglais et plus de 3,000 en français avant que la poursuite n’ait été intentée ce qui a eu pour effet de provoquer le retrait des autres exemplaires des rayons des librairies.Ancien journaliste, M.Adams a également publié une étude sur la pauvreté au Canada et plus récemment un roman inspiré de la crise d’octobre, End Games in Paris qui a été traduit en français «Pour la sécurité d’État».qui, avec une subvention de $30 millions, touchera la part du lion.La somme sera consacrée à l’aménagement d’un réseau d’interception des eaux usées et à une étude sur les eaux parasitaires par infiltration et captage.À Rimouski, des travaux semblables seront financés à même une somme de $15 millions.La ville de Val-d’Or profitera d’une assistance de $11 millions pour construire un in-tercepteur sanitaire, trois stations de pompage avec les conduites de refoulement requises et le système de traitement des eaux usées de type secondaire.Le reste des subventions oscille entre $200,000 et $3.2 millions.Les modalités d’assainissement n’ont cependant pas encore été arrêtées entre le gouvernement et les municipalités concernées.Des projets d’une valeur de $1.24 milliard sont déjà en chantier dans 70 municipalités du Québec, a indiqué le ministre, alors que des ententes touchant 88 autres centres et nécessitant un investissement de l’ordre de $350 millions doivent encore être approuvées par le gouvernement.M.Léger a également révélé que la ville de Farnham aux prises avec un grave problème de pollution, était désormais approvisionnée en eau potable.Depuis le mois de juin, les citoyens de l’endroit avaient dû transporter leur eau par camion citerne, faute de pouvoir consommer sans danger celle de la rivière Yamaska.La pollution de ce cours d’eau a été imputée en partie à la présence de plus de 1,000 fermes d’élevage de porc.Le ministre a expliqué que des inspecteurs avaient visité toutes ces installations au cours de l’été et s’étaient rendus compte que 15 pour cent d’entre elles n’avaient pas accès à la superficie minimum de terres d’épandage prévue par leur permis.Si les éleveurs pris en défaut ne régularisent pas leur situation, leur permis d’exploitation leur sera retiré, a dit M.Léger.Eau potable à Farnham Les usagers du réseau d’aqueduc de la ville de Farnham peuvent maintenant boire l’eau de leur robinet sans dan- f;er.Ils devront cependant se imiter à utiliser l’eau pour les besoins essentiels, mande un communiqué du ministère de l’environnement.En effet, la riviere Yamaska-Sud approvisionnant maintenant la ville de Farnham, n’a pas un débit suffisant pour répondre a une forte demande en eau.Le conseil des ministres avait autorisé, le 3 juillet dernier, le ministère de l’Environnement du Québec à dépenser la somme de 165,000 dollars pour effectuer des travaux visant à régler le problème d’eau potale à Farnham.C’est simple comme bonjour! Maintenant, quand vous faites un appel interurbain qui doit passer par le téléphoniste (O): Composez vous-même le numéro désiré tout de suite après le zéro (O) Dites au téléphoniste quel type* d'appel vous faites ^Types d'appels interurbains avec intervention du téléphoniste: • appel de personne à personne • appel à frais virés • appel facturé à un troisième numéro • appel porté à une carte de crédit de Bell Canada • appel outre-mer Nouveau, rapide *;t facile! Imaginez! Maintenant, c'est vous-même (et non le téléphoniste) qui composez tout le numéro des types d'appels interurbains énumérés ci-dessus.Quoi faire après U: O?Comme d'habitude, vous faites d'abord le zéro (0); puis, tout de suite après, vous composez l'indicatif régional (s'il est différent du vôtre) et le numéro que vous désirez.Le téléphoniste intervient quand vous avez fini de composer le numéro en entier.À ce moment, vous n'avez qu'à lui dire quel type d'appel interurbain vous faites (ex.: de personne à personne; à frais virés; etc.).Yû du MUMiU û{m.ls.Ojfhir\ Composez vous-même le numéro de vos appels outre-mer! La façon de procéder varie selon les types d'appels et leur destination.Consultez les indications au début de l'annuaire.** Appels de téléphonés publics.Pour la première fois, vous pouvez composer vous-même le numéro d'un appel interurbain fait d'un téléphone public du secteur où le service est offert.Lisez la nouvelle carte d'information au bas des appareils.Les tarifs interurbains ne changent pas.Les tarifs clés appels acheminés par le téléphoniste s'appliquent dans tous les cas mentionnés ici.1/interurbain automatique (1 + le numéro), ne change pas.Cette façon de faire ne s'applique pas pour les abonnés dont le numéro de téléphone commence par: 258 371-372-373 375-378 379 432-436 438 439 452 456 459 469 586 587 588 589 742 743-763 764 Bell 1980 ! Le Devoir, mardi 5 août 1980 ¦ 3 jjÿjajgggjggtéjiogggg mmm itwf Ml ^3K#^ iŒËiià 1»$*^ $p8£' &£ Les militaires du «monde libre» se sentent de plus en plus isolés de la Fraternité des chauffeurs d’autobus et des opérateurs de métro de la CTCUM.Un seul aspect reste à négocier entre la CTCUM et la Fraternité: il s’agit du service à l’extérieur de File de Montréal pour lequel l’employeur et le syndicat doivent conclure un nouveau chapitre de la convention collective.En plus des chauffeurs de Métropolitain provincial, la CTCUM doit embaucher 180 chauffeurs supplémentaires Pour le service de l’ouest de île de Montréal.A la première année, la CTCUM prévoit transporter 5,5 millions de personnes.L’expansion du réseau de surface de la CTCUM vers l’ouest rend désormais possible la traversée de l’île de Montréal pour la modique somme de $0.60 ou encore moins avec la carte mensuelle autobus-métro.Bien que le plan d’exploitation des lignes d’autobus ne soit pas conçu dans le but de relier les extrémités de l’île en un temps record, le seul fait que la traversée devienne possible marque un progrès important dans le développement d’une appartenance insulaire.Pour en arriver là, le gou vernement du Québec aura dû intervenir avec de grosses pièces législatives et administratives.La réforme sur la fiscalité municipale, la refonte des programmes de financement des commissions de transport en commun, le plan de transport intégré de la région de Montréal ont éliminé toutes les sources et tous les motifs d'affrontement entre la ville \ de Montréal et les villes de banlieue.Pendant près de dix ans.toute tentative d’expansion de la CTCUM vers l’ouest de l’île a échoué, Montréal et les banlieues se contrant mutuellement par leur vote au Conseil de la CUM.Montréal et les j banlieues de l’est consti- ¦ tuaient ce qu’il était convenu 1 d’appeler «le club du trans- ! port» tandis que les banlieues 1 de l'ouest, avec les trains de ! banlieue et d’excellentes auto- ¦ routes, ne voyaient aucun in- [ térèt à assumer leur part du déficit d’exploitation de la CTCUM.incertain.Ce problème doit être abordé à la fois sous l'angle de la guerre psychologique (propagande) et sous l'angle des relations publiques par des «commissions» qui travaillent à huis clos à l'hotel Bonaven-ture pendant que la majorité des délégués explorent les attraits de la métropole québécoise.Le ministre de la Défense du Canada, M.Gilles Lamontagne, a aussi évoqué longuement ce problème lors de son discours d'ouverture du congrès, hier matin.«De nos jours, a-t-il dit, il est difficile pour l’homme et la femme qui évoluent en milieu civil, de percevoir la menace internationale de façon personnelle.Ils ont peine à comprendre que les diverses tensions qui s’exercent dans le monde puissent constituer une menace pour leur famille, leur liberté et même leur vie » Grâce à leur «double vie» de civil et de militaire à temps partiel, les membres des forces de réserve doivent utiliser au maximum toutes les possibilités qui s'offrent à eux pour rappeler à la population civile les exigences de la nation en matière de défense, a dit M.Lamontagne.En cela, il parlait manifestement à des convaincus.Les officiers de' réserve et la CIOR qui les regroupe consacrent déjà l’essentiel de leurs efforts à raviver la vigilance au sein de l’Occident.Et l’invasion de l’Afghanistan ne les rassure pas du tout.Hier après-midi, l'exécutif de la CIOR a aussi émis un bref communiqué dans lequel il affirmait que la détention illégale des otages américains en Iran est «une insulte au monde libre tout entier».Il a donc exprimé à toute la population américaine «sa sympathie et le sentiment général de solidarité que cette détention suscite parmi tous les membres du Traité de l’Atlantique-Nord».Pris en chasse hier après-midi quelques instants après avoir commis un vol à main armée dans une banque de Lachine, deux individus ont fui à toute allure sur l'autoroute 2-20.pour foncer dans un barrage de police qui les attendait.L’un d’eux est mort, l’autre a été conduit à l’hôpital, souffrant de choc.(Photo Réjean Meloche) Vers une réorganisation complète des forces de réserve canadiennes par Alain Duhamel Avec un seul billet d’autobus, une personne pourra se rendre de Sainte-Anne-de-Bellevue, à l’extrémité ouest de l’île de Montréal, à la Pointe-aux-Trembles, à l’extrémité est, avec la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM).En effet, le comité exécutif de la CUM a donné récemment son accord au plan d’expansion des lignes d’autobus de la CTCUM pour couvrir les banlieues de l’ouest de l’île de Montréal.La mise en service d’une douzaine de lignes est prévue pour le 10 novembre.«Notre plan répondra aux besoins locaux de transport.Il n’est pas conçu pour répondre aux besoins en déplacement vers le centre-ville» nous dit le résident de la CTCUM, M.awrence Hanigan.D’une extrémité à l’autre de l’île de Montréal il faudra environ une heure trente et de trois à cinq correspondances, selon le trajet choisi.Pour les déplacements au centre-ville, les banlieusards de l’ouest de l’île pourront compter pendant quelques mois encore sur les lignes de Métropolitain provincial, l’une des deux compagnies privées d'autobus que la CTCUM doit exproprier en étendant son réseau.M.Lawrence Hanigan prévoit qu’il faudra environ trois mois pour intégrer complètement le matériel et les employés de Métropolitain provincial.Pendant cette période, la CTCUM exploitera ses lignes et les lignes de Métropolitain provincial en parallèle aux conditions habituelles avec les mêmes horaires et les mêmes tarifs.Les procédures d’expropriation des compagnies Métropolitain provincial et Trans-Urbain sont toutes deux bien engagées et devraient aboutir normalement avant la date de la mise en service des lignes de la CTCUM.Dans le cas de Trans-Urbain, la CTCUM prend à son compte les lignes ordinaires de cette compagnie sans toucher au service scolaire.Le Conseil de la CUM a donné la permission à la CTCUM d'emprunter jusqu’à $2 millions pour l’expropriation.Rappelons qu’une loi de l’Assemblée nationale, en juin dernier, a aplani les difficultés légales que pouvait poser l’intégration des syndicats d’employés avec des accréditations distinctes et des conventions collectives différentes.Les 190 chauffeurs de Métropolitain provincial, dont les états de services sont reconnus, deviendront membres 177,000 CAM en juillet Même durant la saison où son achalandage atteint son niveau le plus bas, la Commission de transport de la CUM (CTCUM) a dépassé toutes ses prévisions de vente de cartes mensuelles.En effet, au cours du mois de juillet où un grand nombre de Montréalais prennent leurs vacances, la CTCUM a vendu 177.000 cartes autobus-métro.En mai, les ventes avaient atteint 222,000 cartes, un sommet depuis le lancement de la CAM, en avril.En juin, la CTCUM avait vendu 217,000 cartes.Le remarquable succès de la CAM depuis sa mise en service fait espérer des ventes dépassant les 250,000 à l’automne, au moment où la CTCUM atteint généralement le sommet de son achalandage.D’autre part, la CTCUM a lancé récemment une carte en braille du métro diffusée à 4.000 exemplaires.Réalisée avec le concours des responsables du projet «Montréal en braille», la carte du métro donne un plan du réseau et tous les renseignements pour son usage.Elle est distribuée gratuitement par la CTCUM et la Corporation du journal des Handicapés du Québec qui s’est assuré la collaboration de l'Institut national canadien pour les avengles.par Gilles Provost Malaise, exaspération, angoisse même.Voilà les émotions qui filtrent des travaux du congrès qui réunit cette semaine a Montréal quelque 900 officiers de réserve des forces de l'OTAN.Les militaires, en effet, se sentent de plus en plus isolés au sein d'une population occidentale qui a perdu de vue les exigences de la défense militaire et psychologique du «monde libre» contre les visées planétaires de l’URSS et de ses satellites communistes.L’insouciance évidente des Québécois à cet égard ne leur apporte aucun réconfort, bien au contraire.«Notre principale préoccu- pation est d’améliorer la motivation des jeunes pour servir dans les forces armées et pour y demeurer actifs comme membre des forces de réserve».indiquait hier au DEVOIR un membre de l’état-major de la Confédération interalliée des officiers de réserve (CIOR).«Le problème capital, disait-il, est que les jeunes ne perçoivent plus à quel point leur liberté et leur façon de vivre sont menacées.Ils ne voient plus la nécessité d’une vigilance militaire au sein de l'OTAN.Déjà, d’autres peuples souffrent, l’Afghanistan n’est qu’un exemple.Le tiers-monde a les yeux tournés vers nous pour savoir à quel point nous sommes résolus à défendre la liberté.» Les militaires des forces de réserve, dit-il.sont simplement des civils qui réalisent plus clairement le danger politique qui nous menace.«Le monde est le théâtre d'un jeu d’échec total, à la fois idéologique, économique et militaire», selon lui.A titre d'exemple, cet officier important a cité les efforts soviétiques pour «infiltrer» les pays «non alignés» par l’intermédiaire de Cuba qui prépare le congrès qui doit réunir ces pays en Irak l’an prochain.Le problème, dit-il, c’est que les Occidentaux hésitent à intervenir trop ouvertement auprès des pays comme l’Irak au moment où l'approvisionnement en pétrole est si «A bas toutes les armées», proclamait la banderole qu’une manifestante, à gauche, a brièvement arboré devant des centaines d’officiers de l’OTAN, hier matin à la Place des Arts de Montréal, lors de la cérémonie d'ouverture du congrès de la Confédération interalliée des officiers de réserve.Un militaire s'est vite emparé de la banderole, ce qui lui a valu les applaudissements de la foule.(Photo CP) par Françoise Côté de la Presse Canadienne Un groupe de travail présentement à l'oeuvre à Ottawa devrait d’ici quelques mois produire un programme complet de réorganisation des forces de réserve au Canada.Le ministre canadien de la Défense nationale, M.Gilles Lamontagne, a révélé hier que la réserve des Forces armees canadiennes est une des nouvelles priorités de la Défense nationale maintenant que le programme de modernisation et de rééquipement des forces est bien engagé.M.Lamontagne participait, à la Place des Arts, à l’inauguration du 33e congrès de la Confédération interalliée des officiers de réserve (CIOR) ainsi que 34e congrès de la Confédération interalliée des officiers de réserve du corps médical (CIOMR), qui regroupent à Montréal quelqque 900 délégués de 12 des 15 pays de l'OTAN Au cours d'une brève conférence de presse, le ministre a aussi reconnu que le Canada n'est peut-être pas très préoccupé de défense civile comme le faisait remarquer le lieutenant colonel Adriaan Helmig, des Pays-Bas, président de la commission sur la défense civile du CIOR.Il a dit qu’ac-tuellement un autre groupe de travail présidé par le prési- dent du Conseil privé, M.Yvon Pinard, doit faire une révision de la politique de défense civile.Ce groupe de travail interministériel comprend des représentants) de ta Défense, du ministère des Transports.La défense civile requiert aussi une collaboration fédérale-provinciale et municipale.Le colonel Helmig a confié en entrevue qu'il espérait profiter de son séjour au Canada pour persuader le gouvernement canadien à attacher plus d’importance à la défense civile.M.Lamontagne, lui-même un pilote lors de la Deuxième Guerre mondiale, a noté qu’au «Canada, on est allé à la guerre mais que la guerre n'est jamais venue à nous».C’est pourquoi les gens ne sentent pas le besoin d'une défense civile et même de forces militaires.Durant la cérémonie de levée des 12 drapeaux nationaux, deux jeunes ont déployé une large banderole de près de 15 pieds portant l’inscription «A bas toutes les armées».Un Et si les USA allaient abandonner le F-18?L'abandon du programme de construction du nouveau chasseur F-18 dont Ottawa veut équiper les forces militaires canadiennes, serait aussi désastreux pour les États-Unis et les Alliés que fut pour le Canada l'abandon du chasseur canadien «Arrow» par le gouvernement Diefenbaker, selon le ministre de la Défense nationale, M.Gilles Lamontagne.De passage à Montréal pour l’inauguration du 33e congrès de la confédération interalliée des officiers de réserve.M.Lamontagne a dit aux journalistes qu'il avait cependant confiance que le F-18 sera construit et il continue de croire aux assurances que lui ont donné la firme Douglas et le gouvernement américain.À mesure que monte l'opposition à Washington contre cet appareil sophistiqué, et en particulier son coût elevé, le ministre a reconnu qu'il «peut arriver que le gouvernement américain décide de ne pas procéder».Quel serait alors le choix d'Ottawa?M.Lamontagne rappelle que le gouvernement a étudié sept types d'avions avant d'opter pour le F-18.militaire canadien s’est rapidement emparé de la banderole aux applaudissements de quelques spectateurs tandis que les jeunes se sont retirés avec un sourire narquois, satisfaits apparemment, d’avoir pu transmettre leur message.Pour sa part, M.Lamontagne a commenté l’incident en disant que «ce serait extraordinaire si on pouvait éliminer toutes les armées du monde».Cependant il ajoute: «Si nous n’avions pas été là en 1939-45, aurions-nous aujourd’hui la liberté de faire justement ce qu’ils viennent de faire.» Le ministre de la Défense estime que la force de réserve est devenue «une grande priorité» au Canada parce que, en outre de constituer un réservoir de citoyens familiarisés avec les impératifs de la défense du territoire en cas de crise, elle permet de sensibiliser la population aux besoins de la défense ainsi qu'aux services qu’elle rend Actuellement il y a au Canada quelque 35,000 réservistes, un porte-parole de la Défense a dit que l'on pourrait porter ces effectifs à 50,000.Quant aux délégués, le ministre a noté que le demi-million d’officiers de réserve des 15 pays de l’OTAN peuvent être «un élément d'unité extrêmement puissant au sein de l'Alliance».Il a engagé les 900 délégués à profiter du congrès ofe Montréal pour se mieux connaître et forger de solides liens d’amitié.«Rien ne réjouirait plus les pays du Pacte de Varsovie que de voir la mésentente et la discorde s’installer parmi les pays de l’OTAN», dit-il, en précisant qu’il faut «être ouverts et francs dans nos discussions et nos rapports professionnels», faisant vraisemblablement allusion aux relations parfois difficiles entre les États-Unis et les alliés de l'Europe de l'Ouest.M.Lamontagne a dit qu'après 35 ans de paix il ne faut pas prendre la prospérité et la liberté pour acquises.Il a conseillé la vigilance.Jeu sage Impossible de vous tromper.cette superbe robe signée Kimberly Club vous accompagnera d'élégance du matin au soir.Crêpe de Chine de polyester en ton rubis ou bleu sarcelle.Port de la ceinture facultatif.Tailles: 6à 14, 100.00ch.Eaton Centre-ville seulement.Achat en personne.(641 ) EATON D’une pointe de l’île à l’autre avec un \ seul billet d’autobus V > 4 ¦ Le Devoir, mardi 5 août 1980 Jl ï«l :Vi #C,:3 \ \ê /////IlUn Ti i mrii wmmm &/-H+ 4W * *%•»»»» mjK1m ¦'4/,fvA.\ \ê Labatt * % f Wm \ \ê Qab^H)4 Purer qu'ils possèdent misons inné de In démocratie, les ( lanndions rcsjx'c lent profondément les droits fondamentaux des individus.De I )lus.la ( roissanre économique, le développement social de toutes les régions (lu territoire et le partage' éc |i lital )U’ c l( \s ri( Iiess(\s contribuent à assurer l'épanouissement individuel et eollectif de chacun des citoyens dee ('grand pass.Il (\st temps (|u(* la voloi lté des (Canadiens de \ i\k' en I îarmonieet ('it tout(' sécurité, unis | >ar le rospe( t absolu de leurs ( ()n\ i( lions, s’affirme solennellement devant tous les peuples au moyen d’une nouvelle constitution.v* Une chance unique de bâtir un Canada à notre goût Gage de sécurité On aime en d'même! » et ’ai le coeur en fleurs! découvrez les Floralies.J y a de la vie à la terrasse Labatt et Hux 1001 spectacles présentés par p Brasserie Labatt Limitée, sommanditaire principal des noralies 1980.Waldheim ne réussit pas à apaiser la tension entre Hanoi et Bangkok BANGKOK (Reuter) - La mission de bons offices menée par le secrétaire général des Nations unies, M.Kurt Waldheim.pour apaiser la tension entre le Vietnam et la Thaïlande, n’a pas permis jusqu’ici d’apporter des changements fondamentaux dans la position des deux pays.M.Waldhéim est arrivé hier matin à Bangkok après une visite de deux jours à Hanoi, pour discuter avec les autorisés thaïlandaises, de la situation à la.frontière du Kampuchéa.À l’issue d’un entretien de deux heures et demie avec le ministre des Affaires étrangères.M.Siddhi Sa-vetsila, il a déclaré aux journalistes que de légers progrès avaient été réalises Le secrétaire général de l’O.N.U.a indiqué que M.Siddih lui avait .ekposé la position thaïlandaise de manière franche.«La rencontre a été constructive et très utile, mais ce n’est encore qu’un premier pas» a-t-il dit.Pour l’instant, Thaïlande et Vietnam se rejettent mutuellement la responsabilité de la situation à la frontière du Kampuchéa.et proposent des solutions contradictoires.Les autorités thaïlandaises ont réaffirmé à M- Waldheim que le principal problème est la présence de troupes vietnamiennes au Kampuchéa, et aue les propositions actuelles a Hanoi ne sont qu’une diversion [i'.Lors d'un banquet en l’hon-Sieur de M.Waldheim, le premier ministre thaïlandais, le général Prem, a qualifié les propositions du Vietnam de «manoeuvres et de camouflage pour détourner l’attention du monde sur de prin- Îipal problème qui n'est rien autre que l'ingérence d'un ays dans les affaires d'un utre».Il a demandé un “trait immédiat des forces Troubles au Transvaal {JOHANNESBURG (Reuter) — À la suite dune nuit de troubles, la police gardait hier à Sasol.dans l'est du Transvaal, une usine de transformation du charbon en pétrole.Sept cents ouvriers du bâtiment, des Noirs, se sont mis en grève après l’arrestation de deux des leurs.{Une foule avait attaqué des gardes de sécurité de rétablissement.dont un a été légèrement blessé La police a dispersé les assaillants avec du gaz lacrymogène.! Au début de juin.Te Congrès national africain interdit a revendiqué des explosions dans trois établissements analogues, qui ojit causé environ huit millions de dollars de dégâts vietnamiennes présentes au Kampuchéa.En réponse, le secrétaire général de l’ONU a déclaré qu’il ferait de son mieux pour trouver une solution aux problèmes en suspens.La Thaïlande et ses partenaires de l’Association des pays de l’Asie du Sud-Est (A.S.E.A.N.) ont jusqu’ici refusé de reconnaître le régime pro-vietnamien de Phnom-Penh et demandé l’établissement d’une zone démilitarisée à l’intérieur du Kampuchéa sous contrôle de l'O.N.U., à la suite de l’incursion de troupes pro-vietnamiennes à l’intérieur du territoire thaïlandais en juin dernier.À Hanoi, le ministre vietnamien des Affaires étrangères.M.Nguyen Co Thach, a rejeté dimanche dans une conférence de presse les propositions de la Thaïlande.Au cours de son séjour à Hanoi.les autorités vietnamiennes, dont le secrétaire général du Parti communiste, M.Le Duan.ont déclaré à M.Waldheim que toute solution à la crise actuelle devait tenir compte de la proposition émise le mois dernier par le Vietnam, le Laos et le Kampuchéa.d'établir une zone démilitarisée des deux côtés de la frontière de la Thaïlande et du Kampuchéa.Les trois pavs ont également demandé l'ouverture de négociations entre Bangkok et le régime de M Heng Samrin qui dirige le Kampuchéa.Les autorités vietnamiennes montrent par là clairement leur volonté de voir ce régime reconnu par la Thaïlande, qu'elles accusent de soutenir la résistance khmère rouge.La Thaïlande a réagi aux propositions vietnamiennes en envoyant la semaine dernière un document aux pays de l'A.S.E.A.N.déclarant qu'el- les avaient pour but de légaliser la présence de troupes vietnamiennes au Cambodge.De son côté, Radio-Hanoi a critiqué hier le refus de Bangkok d’éloigner les camps ae réfugiés de la frontière du Cambodge, demandé par le Vietnam, le Kampuchéa et le Laos, le considérant comme une contradiction avec sa position déclarée, de neutralité dans le conflit du Cambodge.«Pourquoi les autorités thaïlandaises refusent-elles de déplacer les camps, ce qui permettrait d’eviter les conflits et leur permettrait de mieux contrôler les réfugiés?» a dit Radio-Hanoi.Bangkok a exprimé à plusieurs reprises des craintes qu’un tel déplacement aurait pour conséquence une présence permanente de réfugiés sur son territoire, et repousse la suggestion vietnamienne dans une affaire qu'elle considère interne à la Thaïlande.Pour Radio-Hanoi, la Thaïlande peut faire ce qu’elle veut sur son territoire, «mais cela ne signifie pas qu’elle puisse nuire à d’autres nations sans en subir les conséquences.» Elle a poursuivi: «La Thaïlande se prétend neutre.mais pourquoi ne respecte-t-elle pas les principes de neutralité par rapport aux camps de réfugiés, comme l’a demandé la Republique populaire du Kampuchéa?» Radio-Hanoi a conclu que le rejet par certains membres de l’administration Thaïlandaise des propositions de paix du Cambodge les conduirait à l’isolement.Hiroshima 35 ans après: 2000 morts par année TOKYO (AFP) — Demain 6 août, à 8 h 15 du matin, les 870.000 habitants de la cité d'Hiroshima cesseront toutes leurs activités pour observer une minute de silence.Ils se recueilleront à la pensée de l'instant fatidique qui depuis 35 ans associe le nom de leur ville au souvenir du premier holocauste nucléaire.En ce matin d'été 1945, après trois ans et demi de guerre, un B-29 appelé «Enola Gay» lâchait la bombe.Celle-ci.surnommée «Little Boy» atteignait Hiroshima apres une chute de 43 secondes.Un éclair pourpre aveuglait les habitants.Une boule de feu noyait le centre et envoyait des vagues brûlantes à la ronde, puis des ondes de choc équivalentes à l’explosion de 20.000 tonnes de îNt.Enfin le champignon nucléaire s’élevait au-dessus de la ville anéantie.L'on a jamais pu établir un bilan précis du désastre.La mairie d'Hiroshima a communiqué aux Nations unies un chiffre approximatif de 140.000 tués par l’impact et jusqu'à la fin de 1945.Depuis 1952.le nombre de morts liés à la bombe est de 97,500 environ.Les maladies liées à la bombe touchent encore 372.000 personnes II en meurt quelque 2.000 tous les ans.Hiroshima, comme le reste du Japon, a su renaître de ses cendres.Seul le dôme atomique, le squelette de ce qui fut le Palais des expositions in- dustrielles, a été laissé sur place pour témoigner, avec le Musée de la paix, de ces quelques instants d'apocalypse.Entre les collines au nord, [a mer intérieure et ses petites îles à bancs d’huître au sud, Hiroshima est devenue une ville plus moderne et plus prospéré que d’autres, avec de surcroit des rivières et des canaux qui la font parfois nommer la Venise de l’Asie.Une ville qui n’a cessé de se reconstruire, de s'agrandir et de se moderniser.Elle est le siège d'importantes industries mécaniques, en particulier les chantiers navals de Mitsubishi et la compagnie d'automobiles Toyo Kogyo.Celle-ci, célèbre pour ses voitures Mazda,.est devenue la dixième compagnie d'automobiles du monde, avec une production de plus d'un million de véhicules par an.La compagnie se flatte d’être la seule à fabriquer à la fois des automobiles à moteurs à piston, rotatifs, diesel et électriques.Les autorités sont fières de leur réussite: gratte-ciel, larges avenues, parcs, cités résidentielles témoignent de leurs efforts et de leur succès.Mais la municipalité continue de remplir une autre mission: rappeler sans cesse les dangers de 1ère nucléaire, alors que continue la course aux armements et que plus de la moitié des habitants d’Hiroshima, nés après la catastrophe.n'en connaissent les ravages qu'au moyen des livres d’histoire, de photos et autres restes tragiques exposés au Musée delà Paix.Beaucoup, parmi les survivants, n’ont cessé de manifester pour la paix, et contre en particulier les expériences fussent-elles américaines, soviétiques, chinoises, françaises, indiennes.Demain, les noms de plus de 2.000 personnes décédées depuis l’an dernier de maladies officiellement attribuées à la bombe, seront ajoutés à la liste des victimes.Le maire, M.Takeshi Araki, lancera un nouvel appel pour la paix.M.Kiichi Miyazawa, secrétaire général du cabinet, fera à son tour un discours au nom du premier ministre M.Zenko Suzuki.Puis 1,500 colombes, symboles de paix, seront lâchées dans le ciel d’Hiroshima.Ce jour-là se tiendra aussi une session de la conférence mondiale 1980 contre les bombes atomiques et à hydrogène.Celle-ci vient après deux jours de travaux à Tokyo d’adopter une déclaration demandant que la conférence spéciale de 1 ONU pour le désarmement, qui se réunira dans deux ans, dresse des plans concrets pour aboutir au désarmement.Trois jours après Hiroshima, le 9 août, tes habitants de Nagasaki à leur tour se recueilleront à la mémoire des morts de la seconde bombe atomique lancée sur le Japon, qui devait conduire le Japon à capituler le 15 août.Le Botswana après la mort de sir Seretse GABORONE (BOTSWANA) (AFP) -Le Botswana — orphelin de l’homme qui a guidé ses quatorze premières années d'É-tat indépendant, sir Seretse Khama, décédé le 13 juillet dernier — va devoir confirmer sa réputation exemplaire en matière de respect des droits de l’homme et des institutions démocratiques.La tâche du M.Quett Masire, le successeur de sir Seretse à la présidence de la République de ce pays de 550.000 km2 (grand comme la France), mais peuplé de seulement 850.000 habitants, paraît relativement aisée.Le nouveau gouvernement, formé le 22 juillet, confirme l’orientation modérée du précédent cabinet et le Botswana ne connaît pas de îéelles difficultés économiques.Riche en diamants (on découvre chaque jour de nouveaux filons), en cuivre, en nickel et en uranium notamment, l’ancienne colonie britannique du Bechuanaland connaît une prospérité qu’envient beaucoup d'autres pays africains.Pour certains observateurs, quelques signes de difficultés futures commencent toutefois à apparaître.Le plus frappant est sans doute le mécontentement d’un nombre croissant de petits éleveurs de bétail, disséminés dans le désert du Kalahari (qui constitue plus de la moitié du pays et est l’un des endroits les plus chauds du globe) et qui se plaignent des effets de la réforme agricole de 1976.Le gouvernement de Sir Seretse Khama avait alors décidé d'attribuer de vastes étendues de terres à des éleveurs privés, les encourageant à constituer un important cheptel national.De nombreux «ranches» modernes, qui n'ont rien à envier à ceux des États-Unis, ont été construits dans la région.Mais les fils barbelés sont apparus en même temps que ces exploitations-pilotes qui se sont attribué les rares points d’eau existants.Autrefois libres d'errer à leur gré sur des milliers de kilomètres, les petits éleveurs africains se heurtent désormais à ces clôtures et sont contraints de venir mendier de l’eau pour faire boire leurs troupeaux, qui dépassent rarement une dizaine de têtes.Le gouvernement encourage, sans grand succès, ces personnes habituées à une vie d’errance à se grouper en coopératives.Aucun incident sérieux n’a encore éclaté.Les observateurs se demandent toutefois si les mécontents né profiteront pas du fait que Quett Masire n’appartient pas — contrairement à Sir Seretse — à la tribu majoritaire des Bamangwato, pour manifester violemment leur opposition à cette politique agricole.Le Daily News de Gaborone, le journal gouvernemental, a d'ailleurs lancé un appel à l’unité nationale à la veille des obsèques de sir Seretse.De nombreux observateurs soulignent qu’en cas de crise grave, le fils aîné de l’ancien président, M.Ian Khama, pourrait en dernier ressort refaire l’unité du pays sur son nom.Seul son jeune âge (27 ans) semble d’ailleurs l’avoir empeché de succéder à son père.Le Botswana a donné la preuve, depuis son accession à l’indépendance, en 1966, d’une assez extraordinaire maturité, tant au plan de la politique intérieure qu’extérieure.L’un des rares pays africains a avoir conservé un régime à plusieurs partis, il a déjà connu quatre élections générales et toutes se sont déroulées dans des conditions exemplaires.Certains opposants reprochaient au pros’ lent Seretse Khama de ne pas avoir rompu plus spectaculairement les relations du Botswana avec le «régime raciste» de Pretoria.Sir Seretse estimait, pour sa part, qu’une telle décision représenterait un véritable suicide économique pour son pays.La victoire du Front patriotique au Zimbabwe a d’ailleurs été saluée avec enthousiasme à Gaborone, car elle a rompu 1’ «en cerclement» du Botswana par des pays dont il désapprouve les régimes politiques (Afrique du Sud et Namibie).Chine: la concurrence a mis des aciéries en crise PÉKIN (AFP) - Les aciéries d’Anshan, le plus grand complexe métallurgique de Chine, sont en «crise» depuis que la notion de concurrence entre entreprises a été réintroduite dans le système économique chinois.Le Renmin Ribao (Quotidien du peuple) donnait hier plusieurs èxemples de cette atmosphère de crise, qui régnerait au sein de ces acié- ries situées dans le nord-est du pays.Anshan, symbole de l'industrie'lourde chinoise, constituait jusqu'à présent une sorte de modèle, même si la production y avait été partiellement désorganisée pendant la Révolution culturelle (1966-76).Le Quotidien du peuple rapporte notamment que 23,800 tonnes d’acier de mauvaise qualité ont été retournées l'an passé à l’usine, tandis que d'importantes quantités de marchandises fabriquées à Anshan ont dû être bradées afin d’éviter le problème des invendus.Par ailleurs, ajoute le journal, depuis deux ans de nombreux clients se tournent vers d’autres fournisseurs plus compétitifs, comme le Complexe de Changhai.Canada Le Devoir, mardi 5 août 1980 ¦ 5 Manifestation monstre contre les États-Unis et Israël à Téhéran Au cours d’une session extraordinaire du cabinet israélien hier, le premier ministre Menachem Begin s’est penché avec ses collègues sur les rapports avec l'Égypte, qui a interrompu les pourparlers sur l'autonomie palestinienne à la suite de l’adoption de la loi sur Jérusalem.On reconnaît, à droite, le vice-premier ministre Yigael Yadin.(Photolaser AP) TÉHÉRAN (AFP) - Plusieurs centaines de milliers de personnes se sont massées nier soir vers minuit (19 h 30 GMT) autour de l’ambassade des États-Unis à Téhéran pour protester contre la détention d’étudiants iraniens aux États-Unis.Il s’agit de la plus grande manifestation politique à Téhéran depuis six mois.Elle a été organisée par les «étudiants suivant la ligne de l’i-man», qui détiennent depuis neuf mois les cinquante deux otages américains.Les trois à cinq cent mille manifestants massés autour de l’ambassade américaine ont entendu un discours extrêmement violent à l’égard des États-Unis, d’Israël et de l’URSS prononcé par M.Les pourparlers sur l’autonomie ne reprendront pas facilement JÉRUSALEM (Reuter) Réunis hier en séance extraordinaire, les ministres israéliens ont commencé à mettre au point leur réponse à la suspension par l’Egypte des négociations sur l’autonomie.Mais, de source autorisée, on estime que les chances d’une rapide reprise des pourparlers sont très minces.Les membres du cabinet ont examiné une lettre du prési- dent Anouar Sadate, chef de l'État égyptien, à M.Menachem Begin, président israélien du Conseil.Le document, qui s’étale sur dix pages, explique les raisons du report de la négociation et les conditions de sa reprise.De même source, on indique que le ton de la- lettre est amical, mais que son contenu «illustre le fossé grandissant entre les positions israélienne et égyptienne».La décision du président Sadate, la semaine dernière, de reporter les négociations, sur l’autonomie des Palestiniens en territoire occupé, avait été prise à la suite de l’adoption par la Knesset (parlement israélien) du projet de loi faisant de Jérusalem la capitale indivisible de l'État.Dans son message, le chef de l’État égyptien demande notamment Zimbabwe: la visite de Machel crée des remous SALISBURY (Reuter) - Le président Samora Machel, chef de l’État du Mozambique, est arrivé hier à Salisbury pour une visite officielle de cinq jours, la première d’un chef d'État étranger depuis l’accession à l’indépendance du Zimbabwe.Cette visite ravive la querelle entre les deux ailes de la coalition dirigeante, la ZANU-P.F.de M.Robert Mugabe, premier ministre, et le Front patriotique (P.F.) de M.Joshua Nkomo, ministre de Uln-térieur Elle attise en outre les tensions entre la population africaine et la minorité blanche.Le Boeing 707 du chef de l’État mozambicain a été escorté par quatre chasseur Hauker Hunter, du même modèle que ceux qui bombardaient le Mozambique avant le cessez-le-feu de décembre dernier.3,000 personnes ont envahi le tarmac de l’aéroport de Salisbury pour accueillir le président Machel, dont l’arrivée a été saluée par 21 coups de canon.Le cortège présidentiel a ensuite emprunté l'avenue Jameson.rebaptisée avenue Samora Machel.De nombreux habitants de la capitale s'étaient massés de part et d’autre du parcours.Ils avaient été avertis pendant le week-end que ceux qui ne viendraient pas saluer le président Machel seraient considérés comme «des ennemis du peuple.» M.Eddison Zvogbo, ministre des collectivités avaient élevé cette mise en garde dans une interview publiée par le Sunday Mail.M.Mugabe a déclaré que l’invitation faite au président Machel a être le premier chef d'État étranger à se rendre au Zimbabwe indépendant reflète le rôle du Mozambique, qui a fourni des bases arrières aux maquisards de la ZANU-PF et qui a accueilli 150,000 réfugiés de guerre.Néanmoins cette visite et les préparatifs qui l'ont entourée.n’ont pas été appréciés par tout le monde.Un porte-Parole du Front patriotique (PF) de M.N Kom a accuse la ZANU-PF d’essayer de faire de cette visite un spectacle au profit de ce seul parti et à l’exclusion des partisans de M.N komo.Ce dernier était basé en Zambie pendant la guerre et M.Mugabé au Mozambique Hier, à l’aéroport, M.N komo, en rang avec les ministres, regardait d’un air songeur M.Mugabe et le président Canaan Banana occuper le devant de la scène à l'arrivée du chef de l’État mozambicain.Pour sa part, la minorité blanche s’inquiète des récentes manifestations ouvertement anti-coloniales.Jeudi, en préparation à la visite du président Machel, la statue de sir Cecil Rhodes, fondateur de l'ancienne Rhodésie, a été déboulonnée.Hier, quelques heures avant l’arrivée du chef de l’État du Mozambique, environ 500 manifestants le poing levé, se sont réunis sur la place où trônait la statue de sir Cecil pour scander des slogans révolutionnaires.Bon nombre d'Africains qui ont débordé les cordons de sécurité hier pour aller toucher le président Machel le considèrent comme un libérateur, qui les a aidés à mettre fin au régime minoritaire blanc.Mais pour beaucoup de Blancs, le président Machel est l’homme qui a contribué à accélérer la fin de leur mode de vie privilégié.Plusieurs milliers d’écoliers ont été amenés par autocars et placés le long du parcours.Le parti du Front rhodésien, uniquement composé de Blancs, considère qu il s'agit d’une mesure «totalement illégale et contraire aux droits constitutionnels.» Quelques Blancs ont lâché sur la foule oui attendait le président Machel des avions en papier recouverts d’obscénités, rapportent des témoins.qu’Israël s’engage à reconnaître que la question de Jérusalem est toujours négociable dans le cadre des pourparlers.Toujours de source autorisée, on indique que M.Begin a l’intention de mettre à exécution son projet de transférer ses bureaux à Jérusalem-Est, en dépit des avertissements américains selon lesquels une telle mesure porterait un coup sévère au processus de paix.Par ailleurs, le- gouvernement israélien a décidé de maintenir les élections législatives en novembre 1981 comme prévu.Il n’y a aucune raison de procéder à des élections anticipées et le gouvernement restera en fonction jusqu’à l’échéance de son mandat, déclare le gouvernement dans un communiqué publié hier.Ce communiqué confirme le démenti oppose la veille par un porte-parole du gouvernement aux informations diffusées par la radio israélienne selon lesquelles M.Begin avait demandé aux membres de sa formation de se préparer à d'éventuelles élections anticipées en mai prochain.Enfin, la grève générale organisée hier par les organisations palestiniennes en Cisjordanie n'a rencontré qu’un succès limité, annonce-t-on de source militaire israélienne.Les organisations palestiniennes avaient déclenché une importante campagne en faveur d'une grève de solidarité avec les prisonniers arabes qui observent une grève de la faim dans la prison de haute sécurité de Nafha.dans le sud d’Israël.Mais dans la plupart des villes, moins de la moitié des boutiques sont restées fermées.Dans la partie orientale de Jérusalem et à Naplouse, la grève a complètement échoué et la population a travaillé comme d’habitude, précise-t-on de même source A Bethléem et Ramallah.U armée israélienne a contraint plusieurs commerçants à ouvrir leurs boutiques, les autres ont ensuite renoncé à faire grève, déclare-t-on de source arabe.Fakhredine Hijazi, premier député de Téhéran.«S’il arrive la moindre chose aux étudiants détenus aux États-Unis, nous mettrons le feu à toutes les sources de production exploitées par les États-Unis dans la region et nous fermerons le détroit d’Ormuz pour étrangler l’économie américaine», a déclaré M.Hijazi.La manifestation avait été organisée pour soutenir les étudiants iraniens détenus aux États-Unis.«Israël, a poursuivi le député, a désigné Jérusalem comme capitale.Cette année nous protestons, mais l’an prochain nous organiserons une marche sur Jérusalem pour la libérer.Ce n’est pas une plaisanterie», a-t-il affirmé après avoir été interrompu par des «Allah-O-Akhbar» (Dieu est grand) repris par la foule.«L’URSS a la chance que nous soyons occupés à lutter contre les États-Unis», a ajouté M.Hijazi.«Nous ferons avec elle la même ehose qu’avec les États-Unis si elle ne met pas un terme à trois complots: les provocations en Iran par l’intermédiaire du Toudeh (parti communiste iranien), des fedayine (marxistes-léninistes) et du Komaleh (marxistes-léninistes kurdes), la livraison d’armes à l’Irak et le meurtre de nos frères afghans».«Mais, a-t-il poursuivi, nous n avons pas besoin d’intervenir en URSS, car soixante-dix millions de musulmans y vivent.Si l’iman les y incite, ils vont se révolter.Nous allons demander à l'iman de parler».Enfin, le député a menacé «les gouvernements réactionnaires musulmans».«Ils doivent se taire car sinon leurs peuples se soulèveront contre eux», a-t-il affirmé en citant «Oman, la Jordanie.l’Égypte.l’Irak et le Maroc».M.Hijazi était le seul orateur de la manifestation.Après son intervention d’une heure, la prière a commencé.D'autre part, le ministre iranien des Affaires étrangères, M.Sadegh Ghotbzadeh, a demandé hier au secrétaire général de l'ONU de désigner une délégation pour rendre visite aux détenus iraniens arrêtés après des manifestations le 28 juillet à Washington, et «d'exiger des autorités américaines leur libération immédiate et inconditionnelle».La lettre de M.Ghotbzadeh a été remise hier après-midi par un membre de la mission iranienne à un adjoint de M.Kurt Waldheim, qui se trouve, en Asie.Elle a été ensuite transmise à M.Waldheim à Bangkok.Dans sa lettre, M.Ghotbzadeh demande qu’au cas où la libération des détenus ne serait pas obtenue, «ceux-ci aient le droit de choisir leur propre médecin pour soigner leurs blessures».Le ministre demande enfin que «nos frères et soeurs soient autorisés à regagner leur pays où nous sommes prêts a les accueillir chaleureusement, si les soi-disant défenseurs des droits de l’homme ne peuvent même pas entendre des cris de «Vive Khomeiny et vive le gouvernement islamique en Iran» et si le gouvernement américain ne peut pas tolérer la présence de pieux musulmans iraniens».Le ministre affirme que les Iraniens arrêtés «ont été attaqués brutalement par les forces de sécurité américaines, alors qu’ils ne faisaient qu’éle- ver pacifiquement la voix en réponse à des manifestations de traîtres à leur pays encouragés par le gouvernement américain».Par ailleurs le chargé d’affaires iranien à l’ONU, M.Jamal Shemirani, a rendu visite hier à vingt jeunes Iraniennes détenues dans une prison de Manhattan.Les ¦quelque 180 manifestants hommes sont détenus à la prison d’Otysville, à plus de cent kilomètres de la ville de New-York.Or le visa dont est muni le représentant de l’Iran à l’ONU lui interdit de se déplacer à une telle distance.Ces restrictions sont intervenues au moment où le gouvernement américain a expulsé les diplomates iraniens accrédités à Washington.On fait valoir de source américaine autorisée que si le chargé d’affaires iranien demandait à se rendre à Otys- ville, la question se poserait de savoir si un tel déplacement rentre dans le cadre de ses fonctions de diplomate iranien accrédité auprès de l’ONU.Enfin, une cinquantaine de jeunes Iraniens, qui manifestaient hier en début de soirée devant l’ambassade des États-Unis à Londres, ont été arrêtés au cours d’incidents avec les forces de l’ordre, apprend-on de source policière.La manifestation avait rassemblé quelque 150 partisans de l’ayatollah Khomeiny, qui ont crié des slogans en faveur de leurs compatriotes arrêtés le 27 juillet à Washington.Les manifestants voulaient en outre déposer une protestation à l’ambassade.Les manifestants interpellés devraient être inculpés de violence à agent dans la soirée, a précisé la police.Les bousculades avec les policiers n’ont fait que des blessés légers.Reddition de nombreux Frères musulmans en Syrie BEYROUTH (AFP) - Le gouvernement syrien semble enregistrer des succès dans sa lutte contre les «frères musulmans», avec déjà 200 redditions moins d'un mois après l'adoption d’une loi punissant de mort tous les membres de la secte qui ne se rendraient pas aux autorités.• Le 7 juillet dernier, le Conseil du peuple syrien (parlement) avait adopté cette loi, qui accordait un délai d’un mois aux Frères musulmans se trouvant en Syrie, et de deux mois à ceux qui séjournaient à l’étranger pour «se repentir», renier les «actes terroristes» de la secte clandestine et échapper ainsi à la peine capitale.Mais c’est dès le début du mois de juillet qu’un «tribunal militaire de campagne» était entré en fonction pour juger spécialement les Frères.Directement visés par cette loi et cette juridiction d’exception, ainsi que par une intensification des opérations de police, de nombreux membres de la secte ont donc préféré la quitter, en particulier dans le centre et le nord du pays.La majorité de ces «repentis» sont étonnamment jeunes.Un grand nombre d’entre eux sont des étudiants ou des membres de professions libérales.Dans leurs déclarations à la presse syrienne, ces Frères affirment qu'ils se retrouvaient dans les mosquées pour suivre des cours de religion, et qu’ils avaient été «trompés» sur les objectifs de la confrérie, qui sont selon eux «contraires à la religion et à la patrie».La secte a commencé à faire parler d’elle en février 1978.Elle a été tenue pour responsable par les autorités du massacre de 32 élèves-officiers de l’école militaire d’Alep (nord) en juin 1979.Depuis le début de 1980, on a attribué aux Frères les assassinats d’un prédicateur religieux à Alep et de plusieurs officiers soviétiques, dont deux officiers à Hama, au nord de Damas, ainsi que plusieurs embuscades contre des militaires.L'eau potable c'est important •b Une bataille devait donc s’engager entre les autorités et la secte, en application des décisions prises fin décembre par le congrès régional du parti Baas (au pouvoir) qui liait «la liquidation de cette clique» (les Frères musub mans) à la «lutte contre l’infr périalisme et le sionisme».*u -”-N Fine Cuisine Familiale Cours de base par Henri Bernard 10 semaines 1 fois par semaine, jour ou soir Début en septembre PROSPECTUS 843-6481 ut Permit denseignement « de culture pertortoede - J , _ et sri c ulitwire CI MB de U Monltim |«evj Suite blO Mil MICIII „ AQTE A Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente Formation personnelle et perfectionnement professionnel Automne 1980 Du sucre cubain pour le Mexique LA HAVANE (AFP) -L’appel à une solidarité plus étroite des peuples d’Amérique latine par le biais de la détente, de la non-intervention et de l’autodétermination constitue l’un des points forts de la visite officielle de trois jours à Cuba (31 juillet-3 août) du président mexicain José Lopez Portillo, estiment les observateurs.Les nombreuses identités de vue entre M.Fidel Castro et son homologue mexicain sur la nécessaire indépendance des Etats ont toutefois laissé en suspens les divergences occultées par la chaleur de l’accueil réservé par le peuple cubain au chef de l’État du Mexique, l’unique pays d’Améri- BRUXELLES (AFP) - La CEE n’a pas l’intention de reconnaître la junte militaire qui a pris le pouvoir en juillet en Bolivie, apprenait-on hier à Bruxelles de source communautaire.Les neuf pays du Marché commun ont déjà marqué leur hostilité vis-à-vis de la junte en refusant de négocier un nouvel accord textile avec la Bolivie, qui devait être à l’ordre du jour du dernier conseil des ministres des Affaires étrangères de la CEE, fin juillet à Bruxelles.De source européenne, on estime que les négociations actuellement en cours entre la CEE et les pays du Pacte andin (Equateur Bolivie, Pérou, Venezuela et Colombie) sur la que du Sud à n’avoir jamais rompu avec la Havane.La condamnation par M.Lopez Portillo de «tout bipola-risme» et des «zones d’influence de toutes les hégémonies» — référence directe à l’URSS et aux États-Unis — dam son discours de samedi à La Havane n’est pas contenue dans le communiqué commun cubano-mexicain signé au terme de son séjour.Alliée de l’Union soviétique, Cuba n’a pas repris dans le document la référence à ce principe, partie intégrante des statuts du mouvement des 95 pays non alignés, présidé actuellement par M.Fidel Castro.Si les deux chefs d’Etat ont condamné sévèrement le ré- conclusion d’un accord de coopération économique pourraient être ralenties a la suite de l’arrivée de la junte au pouvoir en Bolivie.Dans les milieux de la CEE à Bruxelles, on espère que les pays du Pacte andin régleront eux-mêmes ce problème en excluant provisoirement la Bolivie de leur organisation, ce qui permettrait la poursuite des négociations entre l’Europe des Neuf et ce groupe de pays.Par ailleurs, le gouvernement ouest-allemand s'efforce «par tous les moyens à sa disposition» d’obtenir la libération d'un coopérant ouest-allemand emprisonné en Bolivie quelques jours après la prise du pouvoir par les mlli- cent coup d’Etat en Bolivie, leur approche commune de la situation explosive au Salvador s’est limitée à un appel au respect des droits de l'homme et au rejet de toute intervention étrangère dans ce pays.Habituellement dénoncé par Cuba pour son «génocide», le régime salvadorien n'est pas mis en cause dans le communiqué.Sur le plan bilatéral, aucune référence n’est faite dans le document à la volonté d’alliance ébauchée verbalement par les deux présidents.La petite phrase prononcée par M.Lopez Portillo le soir de son arrivée à La Havane — «nous ne supporterons pas qu'on touche à Cuba» — a été taires, a indiqué hier un porte-parole du ministère ouest-allemand des Affaires étrangères.De source sûre, on précise que ce coopérant, dont l’identité n’a volontairement pas été révélée, aurait été arrêté en compagnie de deux collègues italiens.Le gouvernement fédéral reproche au régime de La Paz de ne pas avoir respecté dans ce cas l’accord d'aide conclu entre les deux pays, ni la convention de Vienne sur les rapports consulaires, Malgré ses efforts répétés, l’ambassade de RFA à La Paz n'a en effet pas encore pu prendre contact directement avec le ressortissant allemand emprisonné, a conclu le porte-parole.reprise avec plus d'enthousiasme encore à l'égard du Mexique par le «lider Maximo».Cette claire allusion à une intervention de l’un des deux pays dans le cas où l’autre verrait sa sécurité menacée n'a pas trouvé place dans le communiqué.Contraint cette année d'importer 400.000 tonnes de sucre de Cuba pour la première fois, le Mexique est assuré de pouvoir compter sur l’île pour un approvisionnement supplémentaire.«Nous livrerons au Mexique tout le sucre dont il a besoin», a déclaré le président dans une allocution prononcée lors du dîner offert samedi soir à La Havane par son homologue mexicain.Par ailleurs les deux chefs d'État ont manifesté dans le communiqué commun leur détermination à soutenir la lutte des États de la région pour leur indépendance politi- ue et économique par le rejet e «toute forme de colonialisme ou de néocolonialisme».Le Mexique à de son côté appuyé l’exigence cubaine d'évacuation ae la base navale américaine de Guantanamo, à l'est de l’île, et demandé la levée du blocus économique des États-Unis.Sur le plan de l'approvisionnement pétrolier de Cuba, assuré par l'URSS, le chef de l'État mexicain s'est déclaré prêt, lors de la conférence de presse donnée avant son départ de La Havane, à inclure Cuba, si l'ile le souhaite, dans la liste des pays d’Amérique centrale et des Caraïbes bénéficiaires des conditions avantageuses de livraison de brut concédées par Mexico et Caracas au terme d'un accord signé dimanche au Costa-Rica.La CEE ne reconnaîtrait pas le nouveau régime bolivien ADMINISTRATION • Principes de l'administration et de .l’organisation • Psychologie du travail • Comptabilité industrielle • Relations fumâmes dans l'organisation ANTHROPOLOGIE • Le système des objets: la culture matérielle ARTS ET LETTRES • Lotsir et activités artistiques • L'expression artistique québécoise COMMUNICATIONS • Opinion publique • Les institutions de communication de masse étude comparative des systèmes • Communication CONNAISSANCE DU QUÉBEC • Économie québécoise structure et fonctionnement • Situation du loisir au Québec • Le Québec d'hier, de 1867 à 1960 • L'expression artistique québécoise • La communauté scientifique au Québec • Sociologie du Québec CONSOMMATION • Le système des objets: la culturematérielle • Consommation et consommateurs • Le droit de la protection du consommateur COOPÉRATION • Introduction au phénomène coopératif • Actualité coopérative II • Le droit de la coopération CRÉATIVITÉ • Processus créateur techniques et fondements • Stratégies verbales I • Introduction aux stratégies non-verbales • Psychologie de la créativité CRIMINOLOGIE • La criminologie histoire et perspectives actuelles • Politique criminelle faits et documents CULTURE • Culture et contre-culture DROIT • Le droit de la coopération • Droit du travail I • Le droit de la protection du consommateur • Le droit et les personnes âgées ÉCONOMIE • Consommation et consommateurs • Économie I • Économie québécoise: structure et fonctionnement ÉDUCATION ET PÉDAGOGIE • Atelier d'animation en enseignement • Introduction à l'audiovisuel • Psychologie de l'apprentissage • Valeurs chez les jeunes • Intervention psycho-sociale scolaire FAMILLE • Dynamique de la famille • Sociologie de la famille GÉOGRAPHIE • Les États-Unis d Amérique • La communauté scientifique québécoise GÉRONTOLOGIE • Marginalisation des personnes âgées » Personnes âgées et problèmes de nutrition • Le droit et les personnes âgées • Problèmes de gérontologie I • Problèmes de gérontologie II • Problèmes de gérontologie III LINGUISTIQUE ET LANGUES • Pratique de l'anglais écrit • Pratique du français écrit • Étude des aspects socio-linguistiques du langage • Le français écrit LOISIR • Dimensions fondamentales du loisir • Situation du loisir au Québec • Tourisme et loisir • Loisir et activités artistiques • Loisir et activités physiques PUBLICITÉ • Langage visuel en publicité • Art contemporain et publicité PSYCHOLOGIE • Dynamique des relations humaines • Dynamique de la famille • Psychologie de ( apprentissage • Psychologie sociale • Psychologie générale • Notion et évolution des valeurs chez les jeunes • Psychologie du travail RELATIONS PUBLIQUES • Initiation aux relations publiques SCIENCES • Introduction à la statistique • Physiologie humaine • Communauté scientifique au Québec SCIENCE POLITIQUE • Politique criminelle faits et documents • Introduction à la politique internationale SERVICE SOCIAL • Introduction au service social SOCIOLOGIE • Opinion publique • Éléments de sociologie • Sociologie de la famille • Sociologie du Québec TECHNIQUES ET MÉTHODES • Entrainement au travail en équipe • Méthode de recherche • Processus et techniques d’organisation • Animation des assemblées délibérantes • Méthode de travail intellectuel • Statistiques dans la vie quotidienne • Introduction à la statistique TOXICOMANIES • Alcoolisme et drogues • Effets physiologiques des psychotropes TRAVAIL • Droit du travail I • Psychologie du travail • Introduction aux relations du travail Tous ces cours, seul exception, conduisent à l’octroi de 3 crédits.Date limite d’inscription: 12 août Renseignements: Faculté de l’éducation permanente 3333, chemin Queen Mary, 6e étage Tél.: 343-6090 Une production suisse romande apparentée au théâtre de l’absurde 6 ¦ Le Devoir, mardi 5 août 1980 par Suzanne Aubry Solange et Marguerite, de Jean-Pierre Gos, avec Véronique Mermoud et Nicole Dié.Mise en scène de Gisèle Sallin.Musique de Max Jendly.Production du Théâtre des Osses.de Suisse romande.Au Théâtre du quartier latin du 31 juillet au 11 août, à minuit.Le Théâtre des Osses, fondé en 1979 par Gisèle Sallin et Véronique Mermoud (deux comédiennes de la Suisse romande) est l’expression d’un grand désir: retrouver le mode d'une véritable recherche sur le travail de l’acteur.Lasses de se promener d’une production à l’autre, refusant désormais le rôle d’exécutant engagé dans des pièces qui ne correspondaient pas souvent à leurs aspirations, les deux comédiennes ont décidé de mettre sur pied une troupe permanente.Ce qui leur a permis d’établir une continuité dans le travail entre comédiens qui non seulement apprennent à se connaître mais retrouvent, à travers une liberté d’expérimentation et de recherche, le pouvoir de l’acte créateur Solange et Marguerite est apparentée, au niveau visuel et thématique, à un certain théâtre de T «absurde» des années cinquante.(Beckett.plus précisément).Deux femmes, l’une vieille (Mar-.gueritei.l’autre jeune (Solange! s'affrontent métaphysi- Véronique Mermoud (Solange) et Nicole Dié (Marguerite), dans Solange et Marguerite, une production suisse romande à l’affiche au Théâtre du quartier latin.ouement.clouées à un fauteuil et à une planche.La paralysie inéluctable des personnages dont on ne sait d’où ils viennent et pourquoi ils sont condamnés a se souffrir éternellement.distille l'angoisse d’une existence encagee et d’une mort permanente: étouffement du rêve et de toute tentative de libération; fantôme tenace de la guerre, des luttes de pouvoir stériles où l’on ne perd ni ne gagne.Dans cet univers carcéral, les jeux sont faits, tout est écrit et chacun tente, dans la dérision du geste fixé à l’avance, d'imposer sa propre force d’inertie.Le texte, s’il atteint par moments un pouvoir d’incantation fascinant, n’échappe pas toujours à la sécheresse de l’abstraction.Mais l’étonnante performance des comédiennes.Véronique Mermoud (Solange) et Nicole Dié (Marguerite) humanise et donne un visage au concept.Les person- nages deviennent accessibles, parfois tendres, parfois caustiques; présence à la fois inquiétante et terriblement attachante.Elles explorent sur la pointe aiguë des sens et des émotions une gamme impressionnante d’attitudes et de sentiments.Elles se servent brillamment de leur immobilité et leur visage est porteur d’un jeu réduit à sa plus simple expression.Gisèle Sallin, dans une mise en scène soignée au détail près Marie Bourbeau Pionnière de la radio au temps des 78 tours par Clément Trudel A New Haven, l’université Yale possède une discothèque -exceptionnelle et.dans un immeuble à part — où il y a même des tentures de velours — trônent les plus grands noms de la musique enregistrée sur 78 tours’ Marie Bourbeau.en me citant ce souvenir, ne peut refreiner Une certaine amertume envers son ex-employeur DISTRIBUTION LES FILMS DU^REPUSCULE f*>.4m»-: 1.00 -1 00 - S 04 "Une SPLENDIDE FOLIE! “Un film de RAINER FASSBINDER, A élégant et comique.( Un succès brillant/1 i’i - Wicenl Conüy NVtlMtl “Une comédie légère et grivoise avec - 4es interprètes de première classe." Un film de FASSBINDER avec DIRK BOGAPDC • ANDOIA FEBPfOl 12h30 - 2h40 - 4h55 7h05 - 9h20 Le PARISIEN 3 596 SU CATHEBINE 0 866 3856 i aiaKsao 2 U Une REMARQUABLE PRODUCTION QUEBECOISE VUemVcttiM üilaNii , EVENEMENT OU I festival DE |NEW YORK 1 yHohcyc MICHEL LA CAGE AUX FOLLES [»»sj SERRAULT ._ I .’ASSOCIE Brève*: 9.15 a**ocié: 7.30 'Wf" T rrf^W Une presentation de KEBEC SPEC - GUY LATRAVERSE CLEMENCE du 4 au 21 sept.’80 du mardi au dimanche SEMAINE ZOh; SAMEDI t.9h et 2?h Réservations 861-0563 TELERESERVE (MONTREAL TRUST UNE NOUVELLE FAÇON D ACME TEI DES BILLETS Composer 861 5036 et réserve/ vos billets en donnent votre nom et votre numéro de carte VISA BtINMS R" vent# T hnatr# tîu No+ H 34W 35 67Vi tftt+Ht M HVi IH 1SW I» Î4’% 24YJ+ Vi m* HH-H 34 H 3SH+ H 37’% 37H+ % 1M4 17%+ H 31% 33 + % 41% 41%+ % 3S% 3S%- % 44'/» 44H- % 33% 34 + V» 30 30'/.- H 41% 43%+ % 3»H 3»%- % 4% 5 + % 35% 34% - % 34% 35-H 43 43% 34% 34% 30% 30'%+ 1% 39’% 39 V.- Shell C Shell C Shell C Stlco A Stlco A Total P Total P Total P Total P Nv 28 Nv 32 Nv 34 Nv 36 Nv 38 De 20 Ag 40 Fb 45 Ag 39* Ag 44* Nv 44* Nv 49* Nv 30 Ag 12* Fb 27* Ag 32* Ag 35 Ag 40 Fb 25 Fb 35 Ja 25 Ap X Oc 30 Oc 35 C.ouv.Ferm.TH 5 1060 *6**3 1 1523 *4**3 31 2203 *3**3 4 2959 *2**3 31 3285190 S3 5 2 *0'/4 *2 10 572 1 *2! 3 271 *4**4; 1 1507 *3**41 14 2479 40 *43 5 1875 *3**45 10 1233175 *45 15 321 *3**3 12 230 125 *1 5 145 *3 *2 1 6SS140 *3: 1 1498 20 *3! 15 1226 5 *3: 9 120*11**3! ’ 267 *3**3! 2 107 *5**2; 3 18 *3*t2i 20 1659 160 *25 22 413 50 *25 UCHANCK, HkHTRAND, BENOIT, I.AVIONK, LtKIS 1320 BOULEVARD GRAHAM, VILLE MOhtT • ROYAL.CWÊ H3P 20G TEL.(514) 342 -5x130 ( (>( RI HR S D'ASSl Ri Vf / S Il AN K N >|S HI NOI1 ANDKt MIKIRANI) UIY I Ai HANl ,1 MAI IKK I K I Ai HAN< I KOHKKT I Ai IIAN( I I U Al Jl)l I.AVK.NI r SIÈGE SOCIAL 410.St-NIcolas Montréal.Québec H2Y 2P5 Tél 282-0303 Télex: 055-60803 Béchard Liée COURTIERS EN DOUANE TRANSPORTS INTERNATIONAUX Groupage et atlrèlemenl maritimes el aériens Transport de porte a porte Études logistiques toutes deetlnatione Correspondants dans les principaux pays J I Le Devoir, mardi 5 août 1980 r Procan émettra des actions La Banque Nationale vient d’innover en annonçant que sa filiale dans le domaine du financement hypothécaire, la Société Procan, émettra des actions privilégiées depremier rang à dividende cumulatif.Ces titres pourront, une fois que sera adoptée la nouvelle Loi des banques, être échangés contre des actions privilégiées de la Banque Nationale et, par la suite convertis en actions ordinaires de la grande institution financière francophone.Il s’agit là d’un précédent dans le domaine bancaire au Canada.Présentement les banques n’ont pas le droit d’émettre des actions privilégiées.On ne connaît pas l’ampleur de l’émission ni les conditions de l’offre.Celles-ci devraient-être dévoilées le 14 août prochain.Les souscripteurs à forfait pour cette émission sont la maison montréalaise Lévesque, Beaubien Inc et la compagnie torontoise McLeod Young Weir Ltd.Procan est une filiale qui recueille des dépôts à moyen terme des clients de la banque pour ensuite consentir des prêts Hypothécaires.Ainsi la Banque Nationale imite deux de ses concurrentes qui ont déjà firocédé à l’émission d'actions via eurs filiales dans le domaine hypothécaire.La Banque Royale et les Immeubles Globe de même que la Banque Toronto-Dominion et la firme TorDom ont procédé dans le passé à l'émission d’actions privilégiées.Toutefois ces valeurs mobilières n’étaient pas échangeables en actions privilégiées ou ordinaires de la banque en question.La direction de Procan a déposé un prospectus préliminaire auprès de la Commission des valeurs mobilières du Québec de même que chez les organismes identiques dans les autres provinces canadiennes.Cette émission indirecte d’actions de la Banque Nationale devrait normalement rendre les acheteurs éligibles au régime d’épargne-actions appelé également «plan Parizeau».L’émission deviendrait alors plus alléchante pour les investisseurs.Il y a présentement 20,1 millions d’actions ordinaires de la Banque Nationale en circulation.Ces titres s'échangent actuellement à leur niveau le plus élevé des douze derniers mois soit $14.Le dividende annuel est de $1.20 (M.N.) Pas de marché pan-canadien Gordon devra s’établir au Québec par Michel Nadeau La firme Gordon Securities, de Toronto, devra maintenir ouvrir son bureau de Montréal pour avoir l’autorisation de faire le commerce des valeurs mobilières au Québec après le 29 août prochain.Ainsi en a décidé la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) dans une décision publiée hier après-midi qui écarté la notion d’un marché unique pan-canadien des valeurs mobilières.L’enregistrement de courtier de Gordon Securities a été révoqué au mois de juin dernier après que cette maison torontoise eut fermé son bureau de Montréal où travaillait un de ses représentants, M.Derek Nelson.Gordon Securities voulait continuer de servir ses clients québécois à partir de Toronto.Cette firme possède un nombre limité ae gros clients institutionnels qui transigent surtout des blocs importants d’actions.Les procureurs de Gordon Securities ont soutenu, lors d’une audience le 8 juillet, que la CVMQ abusait de sa juriaic-tion en faisant de la résidence un critère d’admissibilité au commerce des valeurs mobilières au Québec.En plus de l’argument juridique, on affirmait que M.Nelson, étant seul à Montréal, «ne pouvait bénéficier du contact physique con- tinu avec ses collègues de Toronto et, grâce aux systèmes modernes de communication, il peut desservir sa clientèle aussi efficacement que s’il était au Québec».Aussi Gordon Securities proposait que l'obligation de résidence ne soit pas exigée si le courtier en question est déjà enregistré auprès d’une autre commission provinciale et s’il accepte de reconnaître la compétence des tribunaux québécois.En réponse, les commissaires soutiennent que l’article 32 de la Loi accorde au directeur général «la -discrétion» quant à l’octroi des enregistrements et de leur renouvellement.Désireux de fournir rapidement les pétro-dollars Les banquiers se montrent nerveux par Garry Fairbairn de la Presse Canadienne CALGARY (PC) — Les milieux bancaires, déjà inquiets, deviennent de plus en plus nerveux de voir les gouvernements canadiens continuer de se quereller au sujet du partage des pétro-dollars.Comme l’industrie pétrolière elle-même, les banquiers savent quelle catastrophe économique pourrait résulter d'une répétition de la guerre fédérale-provinciale de 1974, une guerre dans laquelle les gouvernements se faisaient concurrence pour savoir qui pourrait imposer les taxes les plus onéreuses à l'industrie.Le problème, essentiellement, consiste à trouver les sommes importantes nécessaires au développement de l’énergie, ont déclaré les porte-parole des institutions bancaires, au cours de discours pro- noncés récemment.À mesure qu'approche 1990, la date à laquelle les Canadiens avaient espoir devenir auto-suffisants en pétrole, ni les gouvernements ni la société n’ont commencé à faire face aux dures réalités qu’implique le développement de l’énergie.Ces réalités, disent les porte-parole, exigent davantage que des hausses considérables dans les prix: il faut aussi accepter plus d’investissements étrangers, et imposer des taxes et des royalties spéciales pour encourager les projets énergétiques.Dans leur campagne pour éveiller un public, les banquiers ont eu recours à des paroles plus dures que d'habitude.«C’est une illusion insensée de penser que nous avôns le choix entre du pétrole bon marché et du pétrole cher», a déclaré récemment M.Fred march shipping limitée AGENCE MARITIME 360 Sl-Jacques Montreal P O H2Y 1P5-Tel (514) 842-8841 Bureaux à Saint-Jean (N B ).Toronto c> et Vancouver ROYAUME-UNI/EUROPE Vers le Canada M.V.FOSSUM M V:VESTLAND McNeil, président de la Banque de Montréal.Le choix, dit-il, consiste à avoir des réserves sûres de pétrole, ou bien à jouer l’avenir économique du Canada sur les caprices des exportateurs de pétrole étrangers: «Nous allons dépenser $4 milliards cette année pour subventionner le quart de nos besoins en pétrole, que nous importons — non seulement nous subventionnerons la surconsommation, mais nous ajouterons par le fait même au déficit du gouvernement et à nos problèmes de balance de paiements.«Ce que nous ne paierons pas à la pompe à essence, nous le paierons évidemment en taxes, immédiates ou différées.Ce qui est plus important, nous prenons actuellement des milliards sur notre véritable richesse et nous les transférons aux mains de nos fournisseurs internationaux, ce qui n’est absolument pas nécessaire.» Dans un autre discours, M.Blake Ashforth, vice-président de la Banque Royale, a dit que le fait de continuer de cette façon va avoir pour effet de paralyser l’économie canadienne.M.Ashforth a ajouté, cependant, que les Canadiens doivent se rendre compte du coût de l’indépendance: «Le secteur de l’énergie, en gros, aura besoin d’une moyenne de $30 milliards par année, dans les années 80.Pour juger de la situation, disons que le financement annuel, dette et équité, pour tout le secteur de l’énergie n'a coûté en Depart en mer 12 août Hambourg en mer 14 août Bristol en mer 17 août Arrivée moyenne que $6 milliards depuis les six dernières années.«Cela veut dire un coût cinq fois plus élevé, dans les dix prochaines années.» Une seule usine de sables bitumineux, a-t-il dit, peut absorber $8 milliards de capital, et demander quatre années de construction, avant de pouvoir produire un seul baril de pétrole.En même temps, il faut réunir et loger jusqu’à 10,000 ouvriers de la construction.Réalisant que beaucoup de gens sont portés à passer pardessus ce genre de statistiques sans chercher à les comprendre, M.Ashforth, au risque d’encourir l’indignation des féministes, a tenté d’illustrer par un exemple quotidien la signification effrayante d’un seul milliard: «Imaginez que vous donnez à votre femme un million de dollars à dépenser, et que vous lui demandez de dépenser cet argent au rythme de $1,000 par nour.«En trois ans, elle en redemanderait.«Mais donnez-lui un milliard de dollars, en lui demandant de les dépenser au même rythme de $1,000 par jour.» «Vous ne la reverrez pas pendant 3,000 ans.» En gardant cela présent à l’esprit, songez aux implications de l’estimation de la Banque Royale, quant aux sources d'où proviendront les $300 milliards: $50 milliards des marchés financiers canadiens, $150 milliards des revenus de l'industrie du pétrole, _12 août_ 26 août Vers l Europe Fermeture Depart Arrivée Toronto Montreal Rotterdam Hambourg Bristol M V FOSSUM 8 août 15 août 24 août 26 août 30 août M.V VESTLAND 22 août 29 août 7 sept 10 sept.13 sept Des acheteurs pour les meubles Vilas?AFRIQUE DU NORD COMPAGNIE NATIONALE ALGÉRIENNE DE NAVIGATION LIGNE RÉGUUCRE VERS l AFRtOUE DU NORD ' ESCALES: Alger.Oran.Annaba qt Skikda Tunis.Sfax et Sousse IBNSINAII IBN BADIS OUARSENIS MONTRÉAL 1 août 14 août QUÉBEC 13 août F scales d»ns d autres ports sur demande Suffisante Des négociations ont été amorcées avec un certain nombre d'acheteurs possiblement intéressés à se porter acquéreurs de l’usine de fabrication des meubles Vilas, qui a fermé ses portes au début de la semaine dernière.Cette entreprise est la propriété de Gestion Norca Ltée et de M.Normand Ricard qui l’avait acquise du groupe Molson en 1976.Le porte-parole de Poissant, Richard et Associés-Thorne Ridell.M.Gaétan Laflamme, AU CHÂTEAU MONTEBELLO Commencez la semaine en beauté: Venez jouer au golf, dimanche lundi Eh! oui, Ije Château Montebello vous offre un forfa spécial.À compte dimanche après-mid vous pouvez jouer au golf, dîner, passer la nuit au Chateau, prendre le petit déjeuner et jouer au golf encore le lundi pour $48.75 seulement personne, deux personnes, par chambre.Connaissez-vous meilleure façon de commencer la semaine?Pour plus de renseignements, composez sans frais: 1-800-268-9420.T rrrrm.ça vaut le coup!- ^3 ?Faites-moi parvenir plus de renseignements' Nom:_______ _______________;____________________________ Adresse_____ Code postal _________________Téléphone:____________ CP Hotels K Le Château Montebello Montebello (Québec) JOV 1LO (819)423-6341 130 Rm A loi ini t du Montréal 65 hm A l*»st d Ottawa sur la rivière Outaoums Tl IM munjiiK» rtwt nm rU ( .mMMn P» iImwp l imitas 80 03 cLecF&villoi\ de Atlantique / BAR-SALON Chowders, soupes etouttes de homards et sandwiches Bière grogs et autres boissons LA SALLE A MANGER SABRE ET ANCRE Nous offrons un des plus gros choix de fruits de mer et poissons Irais au Canada Table d hôte complète Lunch et diner tous les jours Montréal: 1454-A.rue Peel Tél: (514) 285-1636 et $100 milliards de sources étrangères.Si vous additionnez les prêts, crédits et autres formes de soutien, dit M.Ashforth, les banques canadiennes, col-lectivement, financent actuellement l’industrie du pétrole pour $7 milliards.Pour réaliser leur part des besoins financiers pour 1980, poursuit M, Ashforth, les banques devront agrandir leur base de capital.«Et cela signifie qu’elles devront rivaliser, pour trouver des fonds, avec les gens mêmes qu’elles essaient d’aider».D’ici 1985, a-t-il prédit, la base totale de capital de toutes les banques canadiennes sera $20 milliards: «Si les banques canadiennes établissent un engagement maximum de 20 pour cent de capital pour l’un ou l’autre des projets au cours de 1985, cela veut dire qu’un total de $4 milliards seulement pourra être obtenu de cette source.Les usines de sables bitumineux qui sont présentement au stade de la planification vont nécessiter plus du double de cette som- me.» M.Davison a dit estimer que les sources canadiennes pourraient fournir 75 pour cent des $300 à $400 milliards nécessaires pour les projets d’énergie des années 80, ce qui laisserait de $75 à $100 milliards à être tirés de sources étrangères.Les commissaires rejettent également la notion, très à la mode ces temps-ci à Ottawa, d’un marché commun pan canadien «des capitaux, des biens et des individus».«La notion de territoire en est une fondamentale non seulement pour la Commission mais pour toute personne désirant exercer efficacement des recours suite à des relations contractuelles avec un courtier.» Pour jouer son rôle d’organisme de règlementation, la Commission a besoin d’un accès direct et rapide auprès des intermédiaires.Aussi Gordon Securities perdra le droit de vendre ou d’acheter des actions à la fin du mois à moins qu'ellê n'ouvre et maintienne un bureau au Québec».Le directeur de l’enregistrement de la CVMQ a également fait valoir qu’en autorisant les firmes torontoises à transiger au Québec, on causerait un préjudice aux courtiers québécois.De plus, il a soulevé dè sérieux doutes quant à la possibilité de la Commission d'exercer ses | la Loi à l’extérieure i pouvoirs prévuS'pa» extérieur du Québec Ui i Une p’tite folie d’automne avec Delta Du 15 septembre au 10 décembre 1980, Delta vous offre des vols à moitié prix vers Miami, Ft.Lauderdale et Tampa/St.Pete, et du 15 septembre au 10 décembre 1980, des tarifs Noliprix vraiment économiques pour Orlando et West Palm Beach.Par exemple, Miami aller-retour, le jour qui vous convient, pour seulement $185 ou Orlando aller-retour, en semaine, pour seulement $161.Pour faire vos réservations à l’avance et obtenir plus de détails, communiquez avec votre agent de voyage ou appelez Delta à 337-5520.Delta est toujours là." 4’DELTA Détenteur d’un permis du Québec.Départs de l’aéroport de Dorval.Prix sujets à changements sans préavis.C.A., précise q ue les acheteurs éventuels ont déjà communiqué avec nous.«Nous sommes présentement à faire l’inventaire de l’actif de la com- Eagnie, de préciser M.aflamme.Cet actif se compose notamment de machinerie, d’immeubles, de terrains, d'équipement de bureau, etc.L'inventaire comprend tout l’actif sauf les stocks et les comptes-clients.» M.Laflamme représente la Fiducie Prêt et Revenu, de Québec qui était un des créanciers garantis de Vilas.Gestion Norca Ltée fabriquait les meubles Vilas, qui a fermé ses portes le lundi 28 juillet 1980.Les employés de ses trois usines situées à Cowansville, Thurso et Saint-Léonard ont été touchés.La fermeture de ces usines n'affecte pas l’opération des filiales contrôlées par Gestion Norca Ltée.M.Laflamme a eu des entretiens avec les représentants des deux syndicats des employés de la compagnie: La Confédération des Syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des Travailleurs du Québec (FTQ) QUEBEC ORDRE DES COMPTABLES AGRÉÉS DU OUÉBEC Corporation professionnelle d’exercice exclusif régie par le Code des professions 680, rue Sherbrooke ouest, Montréal, Québec H3A 2S3 Téléphone: (514) 288-3256 ARTHUR ANDERSEN S CIE Comptables Agréés, 800 Boul.Dorchester ouest, Montréal, H3B 1X9 861-1641 Bureaux â Montréal Ottawa Toronto Winnipeg Calgary Vancouver Société affiliée - Gagné Vaiiiancourt & Associés BERNIER & BISSON Comptables Agréés Georges Bernier C A Marcel Bisson C A 60, St-Jacques.Suite 601 Montréal — 845-0209 CHARETTE.FORTIER.HAWEY St CIE TOUCHE ROSS & CIE 1 Place Ville-Marie Montréal - H3B 2A2 861-8531 Montréal Québoc Hull Partie intégrant* de Touche Ross & Co avec bureaux â Sydney.Halifax St John.Ottawa Toronto Hamilton Kitchener London Windsor Mississauga Cornwall Winnipeg Regina Saskatoon.Calgary Edmonton New Westminster Vancouver Victoria Kelowna Langley.St John s Ber-muda Nassau Bahama islands Grand Cayman CLARKSON.GORDON Comptables Agréés Associés résidents Montréal Québec A Bentfdetii C A C w B'tsegge' c A M Csmmind C A L J Carrère C A J P Oet.»te C A O f rackette C A A Germain C A j P Gr Avei'ne C A PEL A voie C A P j M«U«' C A R R Pêimer C A W J Smith C A C C B'tmutk C A T P Bu'pee CA H M Ceron C A M Q ChembeMAnd C A M M Doman*h> C A S P Gagné C A Q G ingrat C A A l antrve* C A G l imoge* C A J O Mormon C A R Pearl C A Q S Wells C A Bureaux à St jean (T N I Mania* Sêmi Jean g C A M*'.nCo-bé' C A Arnold M She*U* CA Geraio S Goidtxng C t IrannH «rjmyr CA John J S«idK J VvéïToug»* C A «.chifdS v neb*.Ph.i.p Max David A V ¦ Crbfrg C A ' v-éidPi n**y C A Pair.1 Westmount Square Montréal.Québec H3Z 2ZS •31-2611 ROBERT SAINT-DENIS A CIE Comptables Agréés 7000.Avenue du Parc.Suite 301 Montréal H3N 1X1 - 274 2787 SAMSON.BËLAIR A ASSOCIÉS Comptables Agréés Québec Moi Calgary - v Matane Coahcook Fort Lauderdale (U S A i Suite 3100.Tour de la Bourse Montréal.Qué H4Z 1H8 (614) 8*1 5741 Poissant.Richard et Associés affilié à THORNE.RIDDELL Comptables Agréés *30 ouest.Boul Dorchester Bulle 3500 Montréal.Québec H3B 1W2 Téléphone (lié) ééé- 7351 A l échelle internationale McLmtock Main Lafrentz VIAU.ROBIN A ASSOCIES Comptables Agréés Lucien O Visu C A Armand H ViSu C A J Serge Gtrvais C A Waguih Boulot C A Jacques R Chsdiiion C A Jacques Jovai C A Louis Baril C A F arid A Chai.C A i 4*2*.avs Verdun.Verdun H4Q 1N3 SSA, Biamviiie 1st, SIS Thérèse J71 1L4 788 3871 - 435 4881 ZITTRER.SIBLIN.STEIN.LEVINE A CIE C omptables Agréés MONTéftAl TORONTO jsch E fitter C A Herbert t Siblm c A Samuel S itSm C A Son» G Levme C A Marvin B Goldsmith C A Osvrd A Stem C A Arnold J Echenhw| C A SPven A Yaphf C A Spec tor ieratdA SUn CA Jeffrey l Payne C A BrahmO levme C A vrenceM Chendier :h Altman, C A vy Bosenhek C A •arryA Tissenbto .Stanley Wener C A Merman Dutchman c A Montel Fogeibaum CA A AU” M liverman C A Robert H filtrer C A 8111 SherbreeSs ouest Weetmeunl.Qué 633-1117 H 32 1Kf f W W/êiffi 10 B Le Devoir, mardi 5 août 1980 PC&IAROINS, Fabien A.- À 5t-Jerome.le 4 août 1980 à l'âge de 96 ans.est décédé.M Fabien A Desjardins, ex-chef de gare pour la Compagnie Canadien Pacifique à St-Jérôme.époux de feu en 1ère noce de Emma Hétu et en seconde noce de feu Camille Thiriet domicilié rue du Palais.St-Jérôme R DÉCÈS du P*r# Léon Briaaboia, C.S.C.Le père Léon Brisebois.('.s.o.est décécé subitement à l'hôpital du Sacré-Cœur.Cartierville.le lundi.4 août 1980 à l'âge de 68 ans Né le 3 août 1912 à Pointe-Claire ( Québec i de Aimé Brisebois et de Georgianna Lau-zon.il fait ses études à Pointe-Claire.Sainte-'Ceneviève.Saint-Laurent: d abord au Séminaire Sainte-Croix.puis au Collège de Saint-Laurent.Il entre au noviciat de la congrégation le 15 août 1932.prononce ses voeux perpétuels le 16 août 1936 et reçoit l'ordination sacerdotale le 29 juin 1939 ta carrière du pere Brisebois ¦porte les noms de travail acharné dévouement et service de sa communauté En effet, à l'exclusion d'une année d enseignement au Collège de Saint-Laurent, il a consacré ses énergies, son A?le et sa ferveur aux maisons de formation et au recrutement: neuf ans au Séminaire Sainte-Croix comme •professeur et supérieur deux ans au Scolasticat Notre-Dame-de-Sainte-Croix comme supérieur au service de l'Oeuvre de Mon Petit Prêtre -’depuis 1949 II est aussi pré-‘ cflrateur occasionnel dans des paroisses et chez les religieux et religieuses Le défunt laisse dans le deuil ses frères et sœurs Jean-Louis.Antoine.Antoinette (Sœur de Ste-Annei, Jeanne (Mme Etienne Richer'.Albert Ludger et Maurice -fea dépouille mortelle est exposée mardi à 4 heures au Salon J A Legault.16114 ouest, bpul Gouin.Sainte-Génevieve La messe des funérailles sera concelebrée â la’paroisse Sainte-Geneviève le 7 août à 10 heures laisse dans le deuil ses enfants: Roland (Simone Bemierl.Fernand (Léonie Forget).Jacqueline, bibliothécaire cite de St-Jérôme.Dr Roger Desjardins (Françoise Perron).Mme Raymond Caaieux (Madeleine).Mme André Robert 1 Thérèse).Les funérailles auront lieu le mercredi 6 août Le convoi funèbre partira des salons de la Maison funéraire Trudel No 400 rue Labelle.St-Jérôme, pour se rendre â la Cathédrale de St-Jérôme où le service sera célébré à 2 00 heures, et de là au cimetière de Ste-Agathe-des-Monts lieu de la sépulture Parents et amis sont pries d'y assister sans autre invitation Heures de visite: de 2 à 5 heures et de 7 à 10 heures GALIPEAU, Marguerite (Saint-Antoine).— A Montréal, le 2 août 1980.est décédée Marguerite Galipeau, épouse de Claude Galipeau.ingénieur-conseil Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants Suzanne, épouse de Robert Frenette.et leurs enfants Étienne et Mathieu.Yves et son épouse Diane.Gilles.Robert.Ro-seline et Marie-Claude Sa mère Mme Éva Saint-Antoine, ses sœurs Bernadette, épouse d'Eugène Valade.Marie, épouse du Dr Viannev Galipeau.Jeanne, épouse de Jean-Paul Robert, Louise, Denise, Francine, épouse d'Albert Veillette Ses frères Joseph, Arthur et son épouse Hélene.Pierre et son épouse Denise, Jude, vicaire épiscopal.Gérard et son épousé Madeleine, Conrad et son épouse Denise Ses belles-sœurs.Soeur Marguerite, f.m.m., Gabrielle.épouse de Bernard Giroux.Mme Bernadette Galipeau.Fernande, épouse de Gaston Fréchette.Françoise, épouse de Roger Limoges.Marthe, épouse de Gaston Desnoyers, Thérèse, épouse du Dr Roméo Souey, Denise épouse d'André Lemarier, et de nombreux neveux et nièces.Les funérailles auront lieu le mardi 5 courant Le convoi funèbre partira des salons Alfred Dallaire Inc.11813 rue Notre-Dame est.Pointeaux-Trembles à 1 h 45 pour se rendre à l'église Saint-Enfant-Jésus où le service sera célébré à deux heures et de là au cimetière de Pointe-aux-Trembles.lieu de sépulture Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation G IA S S O N , Aldéa.- À Montréal, le 4 août 1980 à l'âge de 86 ans.est décédée.Mme Aldéa Dulude épouse de feu Orner Gias-son.Pour respecter ses dernières volontés, la Liturgie de la Parole aura lieu le mercredi 6 août en la Chapelle de la residence funéraire Magnus Poirier.7388 rue Viau à 4 heures et de là au crématoire Magnus Poirier.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation HOULE.Jean-Louit.— À Montréal, le 3 août 1980 à l'âge de 61 ans.est décédé.Jean-Louis Houle Outre son épouse Laura Deguire.il laisse ses filles: Mme Normand Corbeil iLouise) et Sylvie.son frère Lucien, ses sœurs Pauline et Juliette ainsi que plusieurs beaux-frères et belles-sœurs Les funérailles auront lieu le mercredi 6 août Le convoi funèbre partira des salons J R Deslauriers et Urge! Bourgie No 5650 rue Côte des Neiges, pour se rendre a l'église St-Pascal-Baylon où le service sera célébré à 2:00 heures, et de là au cimetière Côte des Neiges lieu de la sépulture Pa- 4____ OFFRE D’EMPLOI FACULTÉ SAINT-JEAN UNIVERSITÉ DE L’ALBERTA PROFESSEUR ADJOINT Poste: Professeur adjoint.Nomination conjointe Faculté Saint-Jean et Département des langues romanes.Université de l'Alberta.PhD.Expérience dans I enseignement supérieur et la recherche Spécialisations préférées: Linguistique appliquée et littérature Civilisation Canadiennes-françaises Enseignement (en langue française) aux 2e et 3e cycles, recherche encadrement d'étudiants gradués Traitement selon ( expérience Envoyer curriculum vitae et noms de trois répondants au Dr Morcos.doyen, Faculté Saint-Jean, 8406-91 St.Edmonton Alberta T6C 4G9 1er janvier ou 1er juillet 1981.sous réserves de restrictions budgétaires.Poste ouvert aux hommes et aux femmes COMMUNAUTÉ RÉGIONALE DE L' r- SURINTENDANT-USINE D ÉPURATION (Ingénieur) FONCTIONS: Sous l'autorité du service du Génie, le titulaire coor-"
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