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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 8 août 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1980-08-08, Collections de BAnQ.

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Is metéo: nuageux avec éclaircies.Quelques averses ou orages.Maximum de 28.Aperçu pour samedi: beau.( Vol.LXXI — No 180 Montréal, vendredi 8 août 1980 25 CENTS tourisme Village de la Franconie Tapis derrière leur enceinte de pierre et serrés contre leur clocher moyenâgeux, avec leurs rues étroites et leurs pavés haute-époque, leurs pompes à bras et leurs abreuvoirs, les villages de la Franconie sont d’un pittoresque fou.Monique Nuyte-mans en revient.— page 9 fj yÿr De Fauchon à Berthillon Il y a mille façons de voir une ville.Il arrive que le touriste n’ait même plus envie de «visiter», mais seulement de se promener au hasard des rues, sans autre but que celui d’emmagasiner des images, des impressions.C’est ce qui est arrivé à Renée Rowan de passaqe à Paris.— page 10 ¦ Joe Clark expose à New York son projet de collaboration en matière énergétique — page 2 ¦ La réforme s'engage à la CUM — page 3 ¦ Bologne: le suspect nu- méro un aurait un alibi solide —page 5 ¦ L'heure de Jean Drapeau?Un éditorial de Jean-Claude Leclerc ¦ Une publicité de luxe: un commentaire de Lise Bissonnette -pages ¦ Vaut-il mieux louer un appareil de Bell Téléphone ou acheter d’un magasin indépendant?- page »j ¦ Bill Lee absent jusqu'au 26 août: Ray Burris a raison des réservistes des Expos — p*o« »« cflezVITO r?t imetiere Côte-des-Neiges lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d v assister sans autre invitation S V P Pas de fleurs POULIN.Edouard B — A I hôpital Civique d Ottawa le mardi 5 août 1980 est decede M Edouard B Poulin âge de 75 ans de Ottawa et autrefois de St Ijmbert II a été v ice-president de la Compagnie Asbestos Corporation Liée Epoux bien-aime de Dora Seguin pere bien-aime de Erancoise (Mme R Brosseaui Estelle Dovle Diane Louise'MmeE Alexander' il laisse •¦gaiement dans le deuil 10 petits-enfants Les funérailles auront lieu le vendredi 8 août la- convoi funèbre partira de la Residen On fait la queue cher Berthillon, mais quelle glace, quel sorbet! Beaubourg.on aime ou on déteste De Fauchon à Berthillon Le plus grand choix de guides et cartes 1208 St-Denis (Métro Berri) entre Ste-Catherine et Dorchester 843-7135 Mar.mere.10 h à 18 h Jeu.vend.10 h à 21 h Sam.10 h S 17 h VOTRE SEJOUR MOINS CHER En passant par Beaubourg IL y a mille façons de voir une ville.Cette journée-là.nous n'avions plus envie de «visiter», mais seulement de nous promener dans Paris, au hasard des rues, sans autre but que celui d'emmagasiner des images, des impressions Et c'est ainsi que nous nous retrouvons Place de la Madeleine Des touristes ont le nez collé à la vitrine du numéro 26.Curieux à notre tour, nous allons voir ce qui peut bien attirer ainsi les gens C'est la devanture du célèbre magasin de produits fins Fauchon, le temple d'une gastronomie entachée de bourgeoisie et.pour plusieurs.par Renée Rowan d'un luxe excessif.Le seul fait de dire devant certains Français que vous êtes allé chez Fauchon vous attire la réprobation.Au risque de voir descendre sur nous l'anathème, nous ne savons résister à la tention, attirés par tant de bonnes choses présentées comme seuls les Français savent le faire: pieces savamment montées, saumon fumé couché sur son lit de verdure, éventail de salades composées L'aile où sont en montre vins de prix, terrines et foie gras truffé a été restaurée de somptueuse façon après avoir été «plastiquée» l'an dernier VISITEZ L’EUROPE EN.AUTOMOBILE CAMPERS — MINI-BUS AIR-AUTO Achetez ou louez une automobile neuve, hors taxes Achat — Rachat Renault — VW — Citroen Fiat — Simca — Peugeot Kilométrage illimité.Assurance internationale Permis de conduire international, etc.Réservations Miels d avion pour ! Europe PARIS a partir de CCF $502 BILLETS D’AVION TOUTES DESTINATIONS DEPUIS 27 ans au service des voyageurs SERVICE EUROPEEN DE TOURISME AUTOMOBILE 1176.rue DRUMMOND.MTL - 861-0200 ou 861-3906 «Touring Club de France» À LA FIN DE L’ÉTÉ La GRÈCE avec CROISIÈRE 5 au 22 septembre Séjour de 3 jour» à ATHÈNES, ouis circuit de 7 jours en GRÈCE CONTINENTALE et 7 jours à bord du STELLA SOLARIS dans les lies et â Istamboul.18 jours â compter de $2065 plus avion $1028 (taxe de $10 en plus) Possibilité de voyage de 16 jours avec croisière de 4 jours: à compter de $1 /79 phja avion comme çi»haut VOYAGES ANDRÉ MALAVOY inc.861-2485 1255 Université, suit» 1220 MONTRÉAL "QUI DIT VOYAGE DIT MALAVOY" par des terroristes.À l’étage au-dessus, il y a, à des coûts plus accessibles, des thés à la vanille, aux framboises.aux mûres sauvages, au pamplemousse, à la banane sans compter toutes les autres variétés plus traditionnelles.Les amateurs de confitures se pourléchent déjà les babines devant tous ces pots aux noms évocateurs de petits fruits odorants ou de fruits exotiques.Il y a aussi les moutardes de chez Fauchon, les sauces et condiments, les fines herbes.Mais à quoi bon poursuivre cette énumération puisqu’on n'en viendra jamais à bout.Véritable orgie de la bonne table, cette maison réputée à travers le monde à un inventaire de 22,000 produits différents dont 30% sous marque Fauchon.Ce magasin fondé en 1885 par Auguste Fauchon n’était, a l’époque, qu'une petite épicerie qui a tenu le coup, tant bien que mal, jusqu'en 1953 alors qu elle était rachetée par Edmond Bory.Celui-ci lui a donné un second souffle pour en faire ce haut lieu de la gastronomie aujourd'hui fréquenté surtout par les riches, les membres du corps diplomatique, les touristes et, à l’occasion les curieux perdus â travers ce «jet set».On est assure d’y trouver non seulement des produits recherchés et d’un luxe inoui ( tels des truffes du Périgord à $32 l'once, sans parler du véritable caviar, bien sûr), mais aussi les spécialités régionales ou propres à un pays, à une culture Ion y a vu du sirop d’érable et même du beurre d'arachide!).Ce qui nous a fascinés le plus, toutefois, c’est le rayon des fruits frais exotiques envoyés régulièrement par avion des quatre coins du monde.Ces formes, ces couleurs, ces parfums inusités nous ont intrigué à ce point que nous en avons m ’em e achetés quelques-uns.Le vendeur n’était pas d’accord au début pour ne nous vendre qu’un fruit ou deux d’une même variété: «Ça ne se vend qu’au kilo», dit-il.Devant notre insistance et après lui avoir expliqué qu’il ne s’agit que d’une dégustation, il se rend enfin à nos souhaits.C’est ainsi qu’après avoir mangé debout, coude à coude, au comptoir de la cafétéria Fauchon où l’on vend des plats du jour, spécialités de la maison, a des prix abordables lia moussaka à 22F, près de $6.30, et la salade de poulet et soja à 16F, environ $4 50 — eh’ oui, Fauchon tente à sa namière de se démocratiser), nous nous dirigeons vers la terrasse d’un petit café, rue Tronchet, près de la rue Cas-tellane.En attendant notre espresso, nous dégustons le fruit de la passion du Kenya, le mangoustan et la pomme-cannelle de la Thaïlande, la pomme Malace des Antilles et le ramboutan dont nous avons oublié la provenance.Pour partager ces fruits exotiques en parts égales, nous avons sorti un petit canif de notre sac.Tanids que nous tentons d’associer ces formes et ces saveurs à des fruits déjà connus, mais sans grand succès, clients et passants nous regardent un peu ahuris d’une telle audace.Dans ce quartier huppé, ces choses-là ne se font pas, mais après tout, ont-ils l’air de se dire, ce ne sont que de pauvres touristes! Et nous voilà prêts à reprendre notre promenade en direction de Tile Saint-Louis, prenant le temps de jeter un coup d’oeil aux vitrines des boutiques où tout nous ap-parait très cher, ce qui nous décourage d’y entrer.Nous nous limitons’ donc au seul plaisir des yeux.Après un bon moment de marche, nous atteignons le Forum des Halles, galerie de boutiques érigées sur l’a-cienne place du marché.Non loin de là, se dresse ce grand colosse de verre et de béton précontraint qu’est le Centre national d’art et de culture Georges Pompidou familièrement dénommé Beaubourg.On aime ou on déteste cette bâtisse d’allure très moderne, immense jeu de mécano, dont la tuyauterie apparente et les structures de services identifiées en vert, bleu, rouge, jaune choquent plus d’un amant de ce vieux quartier situé en bordure du Marais.Ouvert au public depuis l’hiver 1976-1977, le centre Beaubourg connait, depuis son inauguration, un succès qui ne se dément pas: c’est devenu l’attraction touristique la plus populaire de France réussissant à attirer en un an trois millions de visiteurs de plus que la Tour Eiffel.Si à l’intérieur, tous les modes d’expression y ont libre cours, qu’il s’agisse de livre, de ia peinture, de l’architecture, de la musique, du cinéma, de la création artistique et même commerciale, la grande place, à l’extérieur, attire.comme au Moyen-âge, sur le parvis des églises, un grand nombre d’amuseurs publics: avaleurs de feu ou de sabre, jongleurs, briseurs de chaînes, musiciens, clowns et nous en oublions.Cet après-midi là, un mime d’un serieux imperturbable, vêtu d'un costume noir des années 30, portant précautionneusement une petite valise aux trésors insoupçonnés qu’il ne dépose que le temps d'une imitation d’un comique irrésistible, tient le public dans sa main.Mais i! faut se remettre en route car nous voulons à tout prix, avant de quitter Paris aller nous promener une dernière fois sur Tile Saint- Louis, ce merveilleux «petit village» au coeur même ae la grande ville.Les 6,000 habitants de Tile se suffisent à eux-mèmes et ressentent comme une invasion la visite des touristes, et même des Parisiens, qu’ils préféreraient voir rester chez eux.Cet îlot de verdure et de calme qui, au 17e siècle, était un lieu privilégié des amoureux, des pique-niqueurs et des duellistes, est aujourd'hui un quartier d’habitation très convoité.Plusieurs personnalités du monde artistique, littéraire et politique y ont pignon sur rue.On raconte que Mme Claude Pompidou, la veuve de l'ancien président de la République, y garde un appartement parce que son ou sa cuisinière refuse d’aller faire son marché ailleurs que sur Tile Saint-Louis.Il ou elle n'a pas tellement tort du reste car on y trouve des magasins d’alimentation, des boutiques et des restaurants recherchés.Certains réservent même des surprises.Peut-on, par exemple, imaginer une queue d’une centaine de personnes attendant patiemment leur tour pour aller manger une glace ou un sorbet chez Berthillon ou pour en rapporter à la maison?C’est ce que j’ai vu de mes propres yeux et, cette journée-là, la chaleur ne pouvait pas être l’explication d’un tel achalandage Nous nous sommes donc mis en ligne nous aussi.L’attente en vallait la peine et on comprend mieux maintenant que les glaces de M.Berthillon, au 31 rue Saint-Louis en Tile, fassent courir le tout-Paris.Ce sont des glaces et des sorbets délicieux, au goût de vrais fruits, très parfumés, préparés avec des produits naturels, sans aucune saveur artificielle.Alors que nous attendions, nous avons vu entrer par la porte de service un fournisseur apportant des cageots de fraises des bois et de mangues.On peut, de la rue, acheter un cornet ou commander aux tables, à l’intérieur, une coupe double (10 F, soit un peu moins de $3 00) ou si on ne craint pas de pécher par gourmandise, la coupe triple à 13 F (un peu plus de $4.00), à quoi il faut ajouter le service qui est de 15%.Ce coût ne semble pas rebuter les Parisiens qui ne craignent pas de s’offrir ce qui est bon On a donc le choix, selon les saisons et les disponibilités, entre les glaces et des sorbets aux cassis (un véritable délice), a la mangue (on ne peut se décider si c’est le meilleur sorbet entre tous), aux groseilles, au citron, à la framboise, aux fraises,des bois, à la noisette, aux prunaux et à l’armagnac, aux pèches, à la praline, aux marrons glacés et nous en passons., Nous avons tenté, mais en vain, de rencontrer le maitre-glacier et propriétaire des lieux, Raymond’ Berthillon: «Impossible, dit sa fille qui est à la caisse.Mon père est débordé de travail a l’approche Voyagez bien à prix raisonnable ! EUROPE - MEXICO - FLORIDE - CHARTERS - GROUPE Renseignez-vous sur la meilleure leçon de voyager pour ces destinations.Mexico: $359.Floride: $189.Paris: $502.(alter simple $269 US) Bruxelles: $300.US (stand-by da New York) Californie: $276.US Départ* spéciaux pour Pari* et Bruxelles le 2 septembre Pour n'importa quelle destination, appelez-nous pour un bon prix al service.Euro-American Voyages.1253 McGill College, suite 744, Montréal, tél.: 878-1085 en tout temps.des vacances.» L’établissement est fermé entre le 7 juillet et le 9 septembre.Nous étonnant d’un tel congé en pleine période de chaleur, alors que chacun aime manger des glaces, Aimée-Jeanne Berthillon, la femme du propriétaire qui consent enfin a nous accorder une brève entrevue tout en continuant à surveiller les activités de son personnel du coin de l’oeil affirme «qu'on ne vient pas ici pour se rafraîchir, mais pour manger une glace.» L’etablissement, modeste, est situé dans un ancien petit café-billard et hôtel qui appartenait à la famille de Mme Berthillon.En venant s'installer, en 1954, avec son beau-père, Raymond Berthillon, pâtissier-glacier, eut l’idée de développer la seconde partie de son métier et tout de suite ce fut un énorme succès.Si plusieurs Parisiens sont réticents à aller chez Faucon, pour les raisons que Ton sait, on n’hésite pas par contre à dire, avec une certaine fierté et dans les meilleures familles, que ses glaces viennent de chez Berthillon en î’Ile.Pour vos vacances en EUROPE ou pour vos voyages d’affaires choisissez la solution la plus économique qui est «I 9 99 L’AUTOMOBILE D’autant qu’en réservant auprès de votre Agence de voyage avant votre départ et en demandant les Plans spéciaux AIR FRANCE — EUR0P AUTO vous bénéficiez d'un taril préférentiel EUROP AUTO Distributeur EXCLUSIF SIMCA TALBOT w ifuiaiti europcar Q (¦ EUROP AUTO r J-l • Plan achat rachat 21 jrs à 6 mois • Plan achat rachat 21 jrs à 6 mois • Location court terme À 'K Aussi "Renault” Permis du Québec de 1980 N0 12580759 •Citroen" "V.W.” ^^CANC$^ 1980 Nos lecteurs dont l’abonnement est payé d’avance peuvent faire suivre leur journal durant les vacances à l’intérieur du Canada sans frais additionnels.Pour ceux qui paient à la semaine au porteur ou qui achètent LE DEVOIR au numéro, les tarifs d’a-bonnements-vacances sont les suivants: 2 semaines CANADA: $4 00 ÉTATS-UNIS: $5.00 Je paie mon abonnement au porteur à chaque semaine ?Mon abonnement est payé d’avance ?Je le reçois par porteur ?Je le reçois par la poste ?(AVISER 10 JOURS D AVANCE) Nom.Adresse actuelle.Adresse de vacances.à compter du.reprise le.S.V.P.remplir ce coupon et l’adreseer à: LE DEVOIR, C.P.6033.Montréal H3C 3C9, P Q (service du tirage) 1 Le Devoir, vendredi 8 août 1980 ¦ 11 Le pavillon de l’Opéra: attrayant et instructif par Gilles Potvin Alors que dans les salles de répétitions et les ateliers de la Place des Arts, l’on commence à mettre en branle les préparatifs en vue de l’ouverture de la première saison de l’Opéra de Montréal, le 7 octobre, avec Tosca de Puccini, la flamme de l'art lyrique est bien entretenue dans la région montréalaise au cours de l’été, d’une part aux concerts du mercredi à l’aréna Maurice-Richard et d’autre part à Terre des Hommes, au pavillon de l’Opéra et au pavillon de l'Italie.Sous la direction d’Alain Nonat et la supervision de Jacques Corriveau, mandataire- coordonateur, le pavillon de l’Opéra a ouvert ses portes avec un léger retard mais ses responsables n’ont rien ménagé pour le rendre à la fois attrayant et instructif.Les visiteurs s’y rendent en grand nombre et, ce qui est plus significatif, s’y attardent afin d'examiner de près l'importante documentation qui s’y trouve, retraçant l'histoire de l’art lyrique dans le monde et plus particulièrement au Québec.Les grands compositeurs qui, de Monteverdi à Penderecki, ont donné à l’opéra ses lettres de noblesse sont représentés de même que ses hauts lieux dans le monde.Ils peu- vent être localisés en un clin d’oeil sur une mappemonde géante grâce à un système de repérage électrique.Dans un coin du pavillon, les monstres sacrés de l’opéra sont ^ous représentés sur une scene imaginaire dans un ensemble de silhouettes des plus impressionnantes.Un vaste tableau donne une chronologie de l’histoire du théâtre lyrique au Québec à partir de 1790 alors que Joseph Quesnel fit représenter à Montréal son opéra-comique Colas et Colinette.Ce tableau illustre bien les grandeurs et misères du théâtre lyrique au Québec et les efforts nombreux déployés depuis un siècle pour assurer son exis- tence de façon permanente.Les plus vieux parmi les visiteurs vivront quelques moments de nostalgie avec l’évocation de la Société cana- dienne d’opérette et des Variétés lyriques.De nombreuses maquettes de décors et de costumes, des affiches et des programmes rappellent les prestigieuses réalisations de la télévision de Radio-Canada dans le domaine de l’opéra et celles de l'Opéra du Québec sur lequel Huit jours de jazz et de blues à Québec par Hélène de Billy QUEBEC — Les amateurs de jaz?ont de quoi se réjouir ces jours-ci à Québec.Habitués à quelques concerts par saison, voilà qu’on leur offre un festival presque essentiellement consacré au blues et au jazz.Débutant aujourd’hui, l'événement musical «Les Murs de Sons» propose une cinquantaine de spectacles, répartis dans cinq salles, au coeur de la ville.Au cours de ces huit jours de festival, le public aura l’occasion de voir et entendre des grands noms de la scène du iazz tels Oscar Peterson, Paul Winter, Larry Coryell et le groupe Oregon.Côté blues, Plume Latra-verse et Big Mama Thornton — une chantéuse qui a une longue carrière derrière elle — se partageront les planches au Palais Montcalm, demain.Au Capitol, Willie Dixon (qui remplacera John Lee Hooker, dont le spectacle a été annulé à causes de circonstances incontrôlables) se produira avec le Chicago Ail Stars Blues Revue, pour une grande soirée de blues et de boogie.Egalement au programme au cours de cette semaine faste: James Cotton.John Hammond et Ellen Mcllwaine.Afin d’élargir leur clientèle, les auteurs de cette programmation audacieuse, ont tenu à diversifier le contenu de cette manifestation et à y introduire des éléments d’un autre style que le jazz et le blues.Le rock et le new-wave auront donc droit de cité aux Murs de Sons (notamment avec Deep Purple et B.B.Gabor) et le folk sera représenté par les soeurs McGarrigle, Richard Séguin et Jim Corcoran.En plus de ces concerts du soir, vingt-cinq spectacles gratuits auront lieu à partir de midi dans divers endroits aux alentours de Québec.On y retrouvera principalement des groupes qui ont quelque affinité avec le jazz.Une entreprise de cette nature, dans une ville comme Québec, relève certainement du défi.Gilbert Ghosn, qui préside aux destinées du festival, en est conscient.«Au Café-campus ça fait un an qu’on travaille là-dessus.Eventuellement on voudrait arriver à faire un congrès international de la musique.On peut se demander si c7est faisable à Québec, mais d’un autre côté la ville se prête très bien à ce genre de manifestation.Il y a assez de salles pour présenter plusieurs spectacles et au mois d’août a Québec c'est dimanche, il ne s’y passe presque rien.» Jusqu’à présent les choses s’annoncent assez bien.Même si un des spectacles de ce soir, celui de Jay McShann et Eddie Vinson a dû être annulé à cause du peu de billets vendus.on sait déjà qu’Oscar Peterson et Deep Purple joueront à guichets fermés.Roué Dou Dou Boicel productions Inc.présente Le plus grand pianiste de jazz Oscar Peterson Lundi 8 septembre 20:30 h.billets: 8.10.12.50.$ billets en vente à compter d’aujourd’hui cAd «Les bâtards», une pièce rentable qui souffre d’un manque de rigueur SALLE Guichets: du lundi au WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS Montréal (Québec) H2X 1Z9 de midi à 21 heures.Pas-de réservations téléphoniques.Renseignements: Q42-2112 Festival d’été de homards au complet ^ 15.75 incluant Soupe aux Palourdes Nouvelle-Écosse Homard vivant cuit à la vapeur ou grillé Salade Pavillon Pommes de terre en julienne Desserts délectables thé - café Nous offrons un des plus grands choix de fruits de mer et poissons frais du Canada T able d’hôte complète Lunch et dîners tous les jours cLecfttvilloi\ de Atlantique 1454-A rue Peel, Montréal, Québec réservations: 285-1636 par Suzanne Aubry Les Bâtards, comédie policière de Robert Thomas, avec Réjean Lefrançois, Janine Mignolet, Bertrand Gagnon et Denis Larie.Mise en scène de Jean Dumas avec la complicité de l'auteur.Une présentation des Productions Réjean Lefrançois Inc., au Théâtre d'été Le Saint-Laurent, jusqu’au 30 août.La comédie policière de Robert Thomas est un chassé-croisé de substitutions.Le même comédien incarne huit personnages (dont un fils légitime et sept bâtards) qui seront assassinés systématiquement durant le spectacle: un faux cadavre remplacera donc le «vrai» afin de permettre à un autre bâtard de faire son entrée en scène.Mais la couverture recouvrant le premier cadavre se déplace et on entrevoit deux beaux morceaux de bois.Qu’à cela ne tienne! Un autre cadavre abandonnera ses bottes de caoutchouc comme pièce à conviction, laissant un espace d'au moins quatre pouces entre les bottes et le Bureau derrière lequel il devrait normalement etre étendu, etc.La complicité du spectateur est alors directement reliée à son taux d’indulgence.Et il en faut beaucoup pour croire, même poliment, aux mauvais trucages et aux substitutions Îilus qu’évidentes sur lesquel-es est basé le spectacle.Les bruits suspects derrière le décor (conçu par Claude Fortin): le faisceau d’une lampe de poche dans le jardin — situé a l’arrière-scène — flassant à travers le mur du sa-on: un arbre désséché et des fleurs artificielles composant ce même jardin: l'absence totale de sang lors de blessures à la hache, au couteau, à la carabine: toutes ces invraisemblances constituent, au deuxième degré, une parodie du genre.Mais au premier degré, ce ne sont que les éléments d’une mauvaise production, d'une mise en scène ennuyeuse comme un devoir d'écôlier et le règne de l’approximatif.Robert Thomas a créé Les bâtards l’an dernier à Paris, interprétant les huit personnages de cette pièce «performance à transformations».L’auteur a certes mis au point une recette efficace, alliant humour et intrigue policière: la mécanique est au point, les scènes habilement construites.Mais l’intérêt de sa pièce repose sur les hautes voltiges du comédien principal et, au Théâtre d’été Le Saint-Laurent.Réjean Lefrançois n’a manifestement pas relevé le défi.Les mêmes tics reviennent d’un personnage à l’autre, le jeu est enflé à tel point que l'on a hâte de voir mourir certains personnages (particulièrement le notaire et Palu, candidat à la «robine»).Les différences d’accents colorant chaque personnage (argotique, provençal,.), sont nivelées ou totalement fausses et l’humour potentiel du langage constamment désamorcé.Bertrand Gagnon s’en tire honnêtement dans le rôle du commissaire et Janine Mignolet (Eva) interprète sans grande conviction un personnage anecdotique et sans contours: aucune présence et une faible projection vocale.«Cet art merveilleux qu’est l'art dramatique» (dixit Réjean Lefrançois) a ses exigences.Et si la production Les bâtards est commercialement rentable, elle déclare faillite quant à la qualité et à la rigueur du métier."Une SPLENDIDE FOLIJ! "Un film de RAINER FASSBINDER, HJ élégant et comique.1— ~~.Un succès brillant.d, j Vincent Canby N Y TIMES I "Une comédie légère et grivoise avec ^*es interprètes de première classe." ^ Un film de FASSBINDER avec DIRK BOGARDE • ANDREA FERREOL 12h30 - 2h40 - 4h55 r- 7h05 - 9h20 Le PARISIEN 3 486 STE CATHERINE 0 866 3856 [0] LES CINÉMAS FRANCE HLM i ri imï i arii ai s mm Le poète Michael Ondaatje, qui enseigne l'anglais à l’uni- versite York, de Toronto, pru raire Canada/Australie.C’est 18ANS adultes! p(UïiS km fl 40 km Médical
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