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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 25 août 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1980-08-25, Collections de BAnQ.

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( Vol.LXXI — No 194 Nous vous défions d’essayer notre système de paye.4&cometeq LJ FAIS CE QUE DOIS VANCOUVER WINNIPEG CALGARY ORONTO EDMONTON MONTRER Ensoleillé.Maximum 29 Montréal, lundi 25 août 1980 25 CENTS Les élections syndicales seront libres Gierek remanie le gouvernemi et annonce une «libéralisation VARSOVIE (d’après AFP et Reuter) — M.Edward Gierek bat sa couple et s’accroche au pouvoir: le premier secrétaire du PC polonais a fait hier soir d’importantes concessions aux ouvriers en grève et a annoncé l'élimination des responsables de la gestion économique du pays.M.Gierek a promis des élections syndicales libres à bulletin secret, ce qui constitue une libéralisation importante du régime politique polonais à parti unique.Les revendications portant sur des syndicats libres étaient au centre des mouvements ouvriers du nord de la Pologne qui paralysent les industries de la région ae-puis plus de dix jours.M.Edward Babiouch, président du conseil polonais, a été relevé de ses fonctions.et il est remplacé par M.Jozef Pin-kowski, ancien responsable de la planification économique.Les travailleurs de plus de 400 entreprises du nord de la Pologne ont défié a la fois M.Babiouch et le chef du parti en tenant bon sur leurs revendications syndicales, que les autorités avaient jugées inacceptables dans un premier temps.La volte-face surprenante du pouvoir constitue une victoire pour les grévistes de Gdansk et des autres villes du littoral de la Baltique.M.Gierek a promis que le pouvoir respecterait les résultats des elections syndicales, même si des dirigeants des grévistes étaient élus.C’est une défaite pour le parti communiste, qui dirige la Pologne depuis trente-six ans, avec un monopole de fait sur les syndicats et le gouvernement.Quatre membres permanents du bureau politique, qui en comprend quatorze, ainsi que deux membres suppléants, ont été démis de leurs fonctions.C'est le second remaniement important de cette instance en 1980.« Edward Gierek annonce au plenum du comité central du parti le remaniement du gouvernement et du bureau à celi politique, ainsi que les importantes concessions aux ouvriers en grève et au Dureau -.m.(Photolaser AP) Lévesque somme le fédéral de renoncer à son «coup de force» ¦gr :f i.par Jean-Claude Picard QUEBEC — Le gouvernement du Québec menace Ottawa de faire échec a la conférence constitutionnelle de septembre si ce dernier ne renonce pas au préalable à tout rapatriement unilatéral de la constitution.«Nous allons nous rendre à cette conférence parce que nous voulons tenir notre promesse de négocier de bonne foi, mais je peux vous assurer que le climat va être particulièrement tendu», a déclaré hier le premier ministre, M.René Lévesque, au cours d'une conférence de presse donnée à Québec, à l’issue de la première journée septembre dans le but d 'adopter une ré-de la réunion spéciale de son cabinet.solution permettant le rapatriement de la Organisée à la hâte, par l'un des plus constitution, nonbostant le point de vue iaiiY Himonohoe Ho l’AtA J-f-” .beaux dimanches de l’été, cette conférence de presse avait essentiellement pour but de dénoncer vigoureusement le contenu d’un mémo du bras droit de M.Trudeau, M.Michael Pitfield, dressant un plan en vue du rapatriement unilatéral du texte' constitutionnel.Rendu public vendredi dernier par le Ottawa Citizen, ce mémo, adressé au premier ministre Trudeau, suggère à ce dernier de convoquer les Communes dans les semaines qui suivront la conférence de films du monde Un début prometteur par Richard Qay at Francine Laurendeau Ces deux premières journées du Festival des films du monde se seront déroulées à peu près sans encombre devant un public nombreux et enthousiaste A tout seigneur tout honneur, commençons par les oeuvres projetées dans le cadre de la compétition officielle Anxious to Return (Il brûle de rejoindre l’armée), du réalisateur Li Jun, est en soi un événement parce que bien peu d’entre nous ont eu l'occasion de voir des productions authentiquement chinoises.Je ne parle évidemment pas des Rung Fu made in Hong-Kong.Je parle delà vraie Chine, dont nous commençons à peine à connaître le cinéma En 1939, pendant la guerre de résistance contre le Japon, le soldat Wei est séparé de sa compagnie Il se joindra d'abord à un groupe de chercheurs d'or se se liera d'amitié avec leur chef.Mais les Japonais le rattraperont et Wei va croupir dans un camp de concentration dont les gardiens sadiques n’ont rien â envier aux Nazis II réussira à s’échapper et.gravement blessé, sera recueilli et admirablement soigné par une Jeune veuve mère d’un adorable bambin Notre infatigable soldat connaît enfin les délices d'un foyer Cela pourrait etre le bonheur si Wei n’avait pas le sens du devoir.Un vol d’oies sauvages en route vers le sud vient lui rappeler qu'il doit retrouver sa compagnie et se battre jusqu'à ce que le dernier Japonais ait été bouté hors de Chine Déchiré, il reprend la route tandis que la jolie veuve essuie ses larmes et qu'une voix entonne la chanson du coeur brisé Le scénario, la psychologie des personnages et le jeu des acteurs sont, par moments, d'une étonnante naïveté Mais ce sont peut-être justement cette naïveté, cette sincérité, cette candeur qui forcent notre sympathie et désarment notre sens critique Les images sont d'une joliesse toute orientale: clairs-obscurs, nuances pastel, brumes légères, couleurs d’automne, croissants de lune.Une bataille devient un merveilleux feux d’artifice.Les branches ploient gracieusement, selon les saisons, sous la neige ou sous les fleurs.Et, surtout, nous découvrons une histoire et une civilisation que nous avons trop longtemps Voir page 8: Filma défendu par l'ensemble des provinces Vendredi, M.Lévesque avait réagi sommairement à ce mémo alors qu'il participait, à Winnipeg, à la conférence annuelle des premiers ministres des provinces.Comme la très grande majorité de ses homologues provinciaux, il avait dénoncé le projet fédéral en le qualifiant d'insulte pour les partenaires des provinces.Hier, il s'est montré beaucoup plus explicite en lisant une déclaration de deux pages, préparée quelques heures plus tôt en compagnie de ses collègues du cabinet.Pour l'essentiel, le gouvernement du Québec voit dans ce mémo de M.Pitfield une preuve supplémentaire du fait «qu Ottawa ne négocié pas de bonne foi et se moque littéralement des provinces».«Ce que révèle, de façon indiscutable, ce document cynique, c est que tout au-long des discussions qui se sont poursuivies depuis juin, le gouvernement fédéral, au lieu de négocier de bonne foi pour en arriver à un consensus avec les provinces, a préparé dans le détail une action unilatérale qui, si elle était mise à exécution.changerait la nature même du fédéralisme et nous orienterait vers un régime unitaire et centralisé.Pour Ottawa, Voir page 8: Lévesque somme René Lévesque À l’occasion du premier, au mois de février, M.Babiouch avait pris les fonctions de président du conseil, alors que le pays s’enfonçait dans la crise économique et politique.Les'ministres des Finances, des Affaires étrangères et de l’Industrie mécanique perdent également leurs charges, de même que les responsables de la commission nationale des prix, de la télévision et de l'Institut du bureau des statistiques.M.Jery Lukaszewicz, responsable de la propagande au sein du bureau politique du parti, qui avait joué un rôle important dans la campagne de presse depuis le début de la crise sociale, a été egalement démis de ses fonctions.Mais rien ne permet d’indiquer que cela suffira à résoudre la profonde crise politique qui secoue la Pologne — une crise dont M.Gierek a lui-même reconnu la gravité.De plus, le retour au premier plan de certains dirigeants éliminés il y a six mois, en particulier M.Stefan Olszowski (relégué a l'époque au poste d'ambassadeur à Berlin-Est), affaiblit singulièrement la position du premier secrétaire, dont le capital de confiance semble largement émoussé dans la population.La première réaction du chef de file des grévistes de Gdansk, M.Lech Walesa est d'ailleurs sans appel: «C’est du replâtrage, nous voulons du nouveau».Certes, les ouvriers de Gdansk ont semblé impressionnés par l'ampleur des concessions du pouvoir — M.Gierek n’a-t-il pas promis la liberté de candidature aux élections syndicales, ce qui constitue une petite révolution dans un pays à système socialiste.Mais s'ils ont crié «Victoire, victoire», les grévistes pensaient sans doute autant à celle qu’ils pourraient obtenir qu'à celle qu’ils ont déjà remportée.Car M.Gierek, tout en promettant — une fois de plus — une amélioration de la gestion économique du pays, a fixé les limites politiques des réformes annoncées: rien qui puisse remettre en cause les fondements du système, ou l’appartenance de la Pologne au camp socialiste.Il n’a rien dit de la suppression de la censure (réclamée par les grévistes) ou de la libération des prisonniers politiques — mais il a fait un clin d’oeil remarqué aux intellectuels: en effet l’une des dernières phrases de son discours reprend mot pour mot un passage du mani________ soutien aux grévistes publié par plusieu dizaines d’intellectuels.Cependant, cette phrase — «Persom n’a le droit de jouer sur une seule carte sort de la Pologne» — est plutôt ambigu et pourrait constituer un appel à la s gesse.On remarque a ce propos que dans sc discours, M.Gierek a évité ae recourir l'argument massue qu’il a déjà utilisé plusieurs reprises, à savoir la menai d une intervention soviétique en ci d’aggravation de la crise.Il semble en e fet que la population polonaise ait tri peu apprécié cet avertissement où ce tains avaient vu une insulte à sa digniti Il est trop tôt pour juger de la réactic profonde ae la population — et des gr vistes — aux décisions annoncées nii soir, la poursuite ou l’essouflement d mouvement de grève sera à cet égard meilleure indication.Le remaniement du bureau politique été annoncé à la suite d’une séanc extraordinaire de six heures du comit central du parti qui a discuté des échec successifs des deux vice-présidents d conseil en tentant d’endiguer la vague d grèves.Les décisions du comité central ont ét rendues publiques au cours d'une émis sion spéciale de la télévision.M.Gierek s’est ensuite adressé à la ns tion.et on s'est alors rendu compte de 1 portée des futures réformes.Voir page 8: Gierek remanie Une vague d’attentats secoue Israël et le Liban: 6 morts JERUSALEM (d'après AFP et Reuter) — Regain de violence hier au Moyen-Orient deux bombes ont explosé en Israël, faisant un mort et douze blessés, un avion syrien a été abattu par la chasse israélienne au dessus du Sud-Liban toujours pilonné par l'artillerie, une voiture piégée a explosé à Raifoun, au nord de Beyrouth, tuant cinq personnes et en blessant une trentaine d'autres De plus, une charge a été découverte et désamorcée à temps en fin d’après-midi à Herzliya, cite résidentielle à 12 km au nord de Tel-Aviv, annonce la radio israélienne La charge avait été déposée en bordure d’un parc, à proximité d'une station d'autobus.dans un secteur où la circulation est intense, note le communiqué.C’est le troisième attentat à la bombe de la journée.La première avait explosé à la sortie de Jérusalem vers Tel-Aviv, sur un terre-plein face à une station d’attente de transport de soldats, sans faire de victimes.La seconde, qui a explosé dans la matinée à la station service d'Abou Gosh, village arabe proche de Jérusalem, a fait, selon le dernier communiqué, un mort, et douze blessés dont deipt dans un état grave.La police israélienne a souligné que le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd, dans le second attentat notamment, si les pompes avaient explosé.En effet, quelque 200 touristes américains et espagnols se trouvaient dans la station-service à ce moment-là.La police a entrepris des vérificatic dans toute les stations d’essence de Jéi salem et des environs car elle craint q les auteurs de ces attentats ne soient rr torisés et aient déposé d’autres chargi À Damas, un porte-parole militaire l'OLP a revendiqué en début d'apri midi la responsabilité de ces deux exp sions Le porte-parole, cité par l’agen palestinienne Wafa, a indiqué que «da la première explosion, qui visait une s1 tion de transport de troupes israélienm de nombreux soldats ont été blessé; tandis que la deuxième a fait «huit bli sés», également des soldats, et a pro\ qué «un incendie monstre».D'autre part, un avion syrien s’< écrasé hier dans le Sud-Liban après i Voir pago 8: Vagua d'attentats week-end sportif Spectaculaire remontée des Expos Tirant de l’arrière 9-2.les Expos de Montréal ont effectué une poussée de sept points en sixième manche hier après-midi, ce qui leur a permis de vaincre les Padres de San Diego, 12-9.Rodney Scott a inspiré l'offensive des Expos en jouant d’audace sur les sentiers.C'était la troisième victoire des Expos et autant de parties contre San Diego au Stade olympique ce week-end, et elle leur a permis de rester à seulement deux parties des Pirates de Pittsburgh, qui occupent le premier rang de la section Est de la Ligue nationale.— page 10 ALOUETTEJ Les Alouettes congédient 4 vétérans Les Alouettes de Montréal ont fait maison nette samedi en congédiant quatre vétérans, Gordon 'Judges, Dan Yochum, Don Sweet et Larry Uteck.En annonçant ce grand remue-ménage, la direction de l’équipe, a fait savoir qu elle s’engageait ainsi dans une phase de rajeunissement.Toutefois, à la lumière des derniers développements au sein de l'équipe, il semble plus probable que ces congédiements soient en fait le dénouement d'une crise d’autorité.— page 11 ¦ Patrimoine: les richesses de la Pointe-au-Buisson ¦ Féminin pluriel: Femmes du Québec» n’a pu tenir le coup — page 2 ¦ Le beau temps a fait son oeuvre aux Floralies: c'est l’apothéose ¦ Hors Québec, l’assimilation est-elle la seule voie de la réussite en affaires?— page 3 ¦ Le discours «Nord-Sud» canadien: un éditorial de Lise Bissonnette — pages ¦ Pour Claude Ryan, novembre 1976 n'aura été qu’un «incident de parcours» — page B ¦ La famine en Ouganda: l’antichambre de la mort — page 9 ¦ Un document des évêques canadiens: vers un leadership plus pastoral — page 13 Tlrogat son avance en tête du classe nent de la série Can-Am.D’autre part samedi, l’Américain Roy Woods a mené du début à la fin pour remporter les honneurs de l'épreuve Trans-Am disputée aans le cadre du Grand Prix de Trois-Rivières Parti quatrième sur la grille de depart, Woods s'est emparé du poste de commande dès le debut pour mener jusqu’à la fin.Au volant de sa camaro.Woods s'est même permis de terminer l'épreuve avec une crevaison.Il a parcouru les 35 tours de l’épreuve en 59 minutes 37.8 secondes, soit à la vitesse moyenne de 72.5 milles à l’heure.Woods a ainsi empoché le premier prix de $5.500 en plus de prendre possession du deuxieme rang du classement général de la série trans-Am.Sa première victoire cette année lui a en effet valu de porter à 52 son nombre de points jusqu’ici cette saison, soit 47 de moins que le meneur, l’Américain John Bauer.Le Californien Greg Pickett, au volant d'une Corvette, a terminé deuxième 30.1 secondes de Woods et gagné $3,800.Le meilleur Canadien fut Al Ratcliff, de Toronto, qui a mé- rité $700 grâce à une septième place.Jacques Bienvenue, de Granby, a pour sa part pris la dixième place, ce qui lui a valu un chèque de $450.Quant à Bauer, il a connu toutes sortes d’ennuis mécaniques au cours du week-end, et il n’a pu s’aligner sur la grille de départ avec les autres concurrents.IMPORTANT AVERTISSEMENT DE SÉCURITÉ aux propriétaires de vieux tracteurs John Deere pour pelouse et jardin Il est aussi important d'entretenir l'équipement de sécurité de votre tracteur.La gaine (ou le capuchon) originale de la borne positive de la batterie des tracteurs de modèle 60, 70,100,110,112,120 ou 140 manufacturés entre les années 1963 et 1974 peut avoir été égarée ou endommagée, ou peut s'être détériorée avec le temps.Si la borne positive de la batterie n'est pas adéquatement couverte, le jaillissement d'une étincelle peut provoquer un incendie et causer des blessures corporelles au moment où vous faites le plein d'essence si jamais vous appuyez accidentellement contre la borne positive, le bidon métallique contenant l'essence.Le danger est encore plus grand si vous utilisez un contenant métallique quelconque non approuvé pour transporter l'essence.Si vous possédez l'un des modèles ci-dessus, John Deere demande de vous assurer parfaitement que la borne positive de la batterie du tracteur soit adéquatement et correctement isolée.Et pour vous rendre la tâche plus facile—et plus sûre— nous sommes prêts à vous envoyer gratuitement un couvre-batterie.Vous n'àvez qu'à remplir le bon ci-dessous et à nous l'envoyer.Le nécessaire que vous recevrez est facile à poser et sera accompagné d'instructions d'installation.Mais si vous préférez, après avoir reçu votre nécessaire, prenez rendez-vous avec votre concessionnaire de tracteurs John Deere pour pelouse et jardin et il le posera pour vous moyennant une modique somme.Rappelez-vous que la sécurité et l'entretien vont ensemble.Le guide d'utilisation vous aidera avec l'une comme avec l'autre.Relisez-le.Et gardez votre tracteur en parfaite condition de sécurité comme il l'était lors de sa livraison.Ce peut être le geste le plus important que vous poserez aujourd'hui.Nécessaire gratuit de œuvre-batterie Pour la borne positive de la batterie Numéro de modèle John Deere Numéro de série ____________ (sur la plaque en dessous de la colonne de direction) Nonv Adresse _ (en lettres moulées) True).(Ville) A poster au Directeur du service après-vente John Deere Limitée 295 rue Hunter Grimsby, Ontario L3M 4H5 (Province) (Code Postal) F-2 î 4 I 12 ¦ Le Devoir, lundi ?*> août IfJflO 12 ¦ Le Devoir, lundi ?.*> août IfJflO Les leçons d’un colloque L’influence de ia critique est fonction de sa crédibilité par Nathalie Petrowski Un critique est fou de surestimer son pouvoir car son pouvoir n’est que proportionnel à sa crédibilité.C’est en ces termes que Charles Champlin, critique de cinéma du Los Naqeles Times, s'est exprimé au cours d’un symposium portant sur l'influence de la critique sur le cinéma d’aujourd hui, tenu hier après-midi à l’hôtel Windsor dans le cadre du quatrième Festival des films du monde.Animé par M.Champlin, le colloaue réunissait Kathleen Carroll du Daily News de New York.Judith Stone du San Francisco Chronicle, Jean de Baroncelli du quotidien Le Monde, Denis Hé- roux, producteur et président d’ICC-International, Michael Stevenson, président d’Astral Films et Yvette Mallet de Gaumont.Aucun critique québécois ou canadien n'a fait partie du panel.Le débat s’est déroulé devant un auditoire plein et animé qui ne se gêna pas pour exprimer ouvertement son ap-ui ou son désaccord Selon de Baroncelli, le métier de critique est un métier ingrat qui tient à la fois du gendarme et du iuge.un métier souffrant dans la mesure où le critique n’a jamais bonne conscience quand il dit du mal d'un film.Les jours de grand pessimisme, M.de Baroncelli avoue que la critique n’a aucune influence sur les goûts du public.Le critique est un élé- R?ment parmi tant d'autres, il doit etre modeste, a-t-il conclu.Kathleen Carroll du Daily News, le journal qui avait le plus gros tirage aux Etats-Unis et qui vient tout juste de se faire rafler son titre par le Wall Street Journal, croit que si les critiques avaient plus d’influence, ils auraient pu empêcher le lot de mauvais films à l’affiche rpésentement.«Les films destinés à un public de masse sont complètement étanches aux critiques», a-t-elle déclaré.Pour le producteur Denis Héroux qui apporte le point de vue à T autre extrême, tout cela est une question de bon goût et de mauvais goût variable selon le contexte culturel.«Il est évident, dit-il, que Vers une solution de la grève des acteurs?LOS ANGELES (AFP) -Une solution au conflit qui oppose depuis près de cinq semaines acteurs et producteurs américains est peut-être en vue, a laissé entendre samedi un porte-parole du syndicat du cinema Les producteurs, a déclaré Mme Kim Fellner.porte- Earole de la Screen Actors luild.ont fait une proposition «intéressante» concernant la participation demandée par les acteurs aux profits tirés de ia vente des vidéo-cassettes Mme Fellner n'a pas précisé en quoi consistait une telle proposition, déclarant simplement qu'ils s'agissait d une idée «féconde» que les acteurs devraient examiner.Elle a toutefois souligné qu'outre une participation aux bénéfices tirés de la vidéo, les acteurs avaient une quinzaine d'autres revendications salariales.«Un accord est au mieux une question de jours, et non pas d’heures», a estimé Mme Fellner.Depuis le déclenchement de la grève, le 21 juillet, par les syndicats des acteurs de cinéma et des acteurs de télévision.suivi par celui des musiciens (au total 60,000 à 70,000 personnes), c'est la première fois, souligne-t-on.que le conflit semble se débloquer.Le principal point d'achoppement des négociations à jus- qu’à présent concerné la participation des acteurs aux bénéfices de toute production immédiatement après son lancement.notamment ceux de la vidéo.Les syndicats réclament 6 pour cent, alors que les producteurs n'offraient jusqu'à maintenant que 3,6 pour cent, et seulement après deux ans d'exploitation.Vendredi, les acteurs avaient reçu le soutien du candidat républicain à la présidence, M.Ronald Reagan, qui a lui-même longtemps fréquenté les studios a’Holly-wood.«J’espère qu'ils arriveront rapidement à un accord», avait-il déclaré, ajoutant: «Ma sympathie sera toujours du côté des acteurs.» Jean-Pierre Londeix, un maître du saxophone par Gilles Potvin Le saxophone comme instrument classique est bien implanté au Quebec depuis une trentaine d'année.Des le début des années 50.ce pionnier qu'était feu Arthur Romano commença à enseigner l'instrument d'Âdophe Sax au Conservatoire de Montréal et constitua avec ses élèves un premier quatuor de saxophones Les Jeunesses musicales du Canada contribuèrent ensuite à faire connaître ce bel instrument grâce aux tournées du maître français Marcel Mule et de son quatuor puis celles de ses disciples Georges Gourdet et Paul Brodie Plusieurs jeunes Québécois comme Pierre Bourque de-vienrent les élèves de Marcel Mule et constituèrent des ensembles qui firent des tournées JMC Lors du Congrès mondial du saxophone à Toronto en 1972 un jeune disciple français de "nie Mule fit sensation C'était Jean-Marie Londeix dont la réputation est aujourd'hui considérable auprès des saxophonistes de tous les pays.Invité à enseigner au Centre d’arts d'Orford.il donnait vendredi soir un récital a la salle Gilles-Lefebvre dans le cadre de la dernière fin de semaine du Festival international de musique d'Orford cette année.A la fois technicien prodigieux et musicien de premier ordre.Jean-Marie Londeix suscite par son jeu un tel enthousiasme que l’on n'hésite pas à dire qu'il est au saxophone ce que Jean-Pierre Rampai est à la flûte ou Maurice André à la trompette.Entre ses mains, le saxophone alto révèle des possibilités insoupçonnées tant au plan sonore qu’au plan expressif.Londeix en est le maître absolu dans tout son registre, qu'il s'agisse des sons graves auxquels il donne une rondeur et une richesse de timbre remarquables ou des sons aigus et suraigus où il rivalise avec la flûte et la clarinette Ceci sans parler de l’agilité étourdissante avec la quelle il joue les traits de virtuosité Ce fut donc un plaisir sans ¦ mélange que de l’entendre exécuter des oeuvres comme la Légende, op 66 de Florent Schmitt et celles de Hindemith et de Paul Creston ainsi que l'entraînante suite Scaramouche de Darius Milhaud.Ce sont là des oeuvres de répertoire dont il donne des exécutions d'un calibre supérieur.Le jeu de Londeix est cependant encore plus fascinant dans l’exécution d'oeuvres contemporaines comme Ga-vambodi II de Jacques Charpentier, Le Frêne égaré d'un jeune compositeur du nom de François Rossé et une Improvisation du Japonais Kyo Nada qu'il donna en rappel.Ces oeuvres particulièrement les deux dernières pour saxophone seul, utilisent les plus récentes techniques d'écriture comme les sons simultanés et les microintervalles et à cet égard, Londeix a démontré que le saxophone pourrait être utilisé avec avantage par les compositeurs d'aujourd'hui toujours à la recherche de sons et d’effets nouveaux Il appartient maintenant aux organisateurs de concerts montréalais de faire connaître ici l'art de Jean-Marie Londeix, dont le succès auprès du public est d'avance assuré.A Orford.il avait comme collaboratrice la jeune pianiste Carmen Picard qui s’est montrée à la hauteur de la tâche à tous les points de vue «Une amie d’enfance >» Le «kétaine» c’est l’autre par Suzanne Aubry Un* ami* d'enfanc*, comédie de Louise Roy et Louis Saia.avec Pauline Martin, Jean-Pierre Cartier Josée LaBos-sière et Jean-Guy Viau Mise en scène de Louis Sata Au théâtre de la Poudrière jusqu au 20 septembre Selon l'adage bien connu, on est toujours le «kétaine» de quelqu’un d'autre Mais avec Une amie d’enfance, le spectateur se paie le plaisir d’être le témoin privilégié d’une kétainerie bien rassurante, celle des autres Les autres, petit couple de banlieue parfaitement «average», vivent petite - vie - dans - pe- tite - maison - avec - petit -code de - bienséance, en toute bonne conscience.Et la visite d'une amie d'enfance accompagnée de son plus récent ami de coeur, sans bouleverser l’existence des banlieusards, agira comme révélateur de la psychologie et du comportement des personnages L'écriture est naturaliste et la mise en scène s’attache à faire passer le moindre geste, la plus infime intention; chaque situation est disséquée avec minutie tant au niveau de l’interprétation que de la mise en place La tonalité et le sens du spectacle, dont le ressort comique tient au fait que les per- Coup«bt« tf »»0*r mirné Cond»mr4« pour I «voir p»»*tonrvém*r,* Un« remarquable 14 production québécois /L ANS **«•»•• MA* M A jOpo*cui« pour nous qui faisons du cinéma, nous sommes préoccu-iés par ce que dit la critique.,eur pouvoir vient avec Lim-ortance de la diffusion et importance des médias en général.Un critique est là pour informer et pour faire découvrir».M.Héroux cite l’exemple de ï po rit -—jmpk ^ Louis Marcarolles du Monde qui encouragea considérablement la diffusion du cinéma québécois en France.M.Héroux soutient toutefois qu’une mauvaise cirtique ne change rien.La preuve: Lucky Star le film d’ouverture du Festival a été massacré par la critique francophone et porté aux nues par les anglophones.«Tout dépend .au contexte culturel du critique et des valeurs de la société qu’il représente».M.Héroux ajoute cependant que la plupart du temps ce qui est de bon goût vient d'ailleurs, reprenant pour conclure le vieux cliché crune querelle entre créateurs et ratés sympathiques.Yvette Mallet, représentante de la compagnie Gaumont admet que fa critique la terrifie.Citant le cas récent du cinéaste Fellini, elle explique qu'une mauvaise critique peut parfois complètement détruire la carrière d’un fil,.C'est d'ailleurs en partie à cause du mauvais accueil réservé cette année à Cannes pour La Cité des femmes de Fellini et Loulou de Maurice Pialat, que les deux films ont été retires de tous les festivals du film, y compris celui de Montréal.Michael Stevenson, président d'Astral Film fit ensuite une intervention fort controversée! Déclarant «c'est pas parce que je suis paranoïaque qu'ils ne sont pas après moi».M.Stevenson, se présente comme un vendeur de films crassement commerciaux.«Je ne sdis pas si je me suis trompé de colloque,- déclara-t-il, en 34 ans de carrière, j’ai lu les critiques et j’étais heureux quand ils se montraient gentils, et au bord du désespoir quand ils montraient leurs griffes^Je n’ai jamais contesté leur d*>it à la parole mais je suis convaincu que c’est plus facile de critiquer que de faire les choses correctement.» M.Stevenson y alla d’une longue et méchante tirade sur la complaisance de gens qui écrivent pour eux-memes et non pour le public, de gens qui cherchent 1 immortalité littéraire aux dépens des efforts créateurs des autres.«Ils peuvent toujours descendre le cinéma crassement commercial, c’est néanmoins ce cinéma-là qui fait vivre l’industrie».conclut-il.Judith Stone du San Francisco Chronicle rétorque avec violence que c’était plutôt des gens comme M.Stevenson.des gens qui méprisaient le public, qui provoquaient la mort lente de Tin-austrie.«Il n’y a rien de mal à vouloir hausser le niveau de conscience des gens, déclare-t-elle.Les producteurs peuvent toujours afficher leur grande fierté; s’il fallait qu’on leur demande des explications sur les combines qui se négocient sous la table au nom ae l’industrie.ils seraient peut-être moins fiers.» Le débat se termina avec l'intervention plus tempérée de Charles Champlin qui tenta de faire la synthèse des idées exprimées.«Il ne faut pas trop surestimer notre role.La critique peut avoir de l’influence dans le cas des films étrangers ou encore de petits films obscurs et difficiles à comprendre.N’oublions pas que sous l’impact de la télévision, le public est devenu plus cinéphile et plus sélectif.Il cherche au cinéma ce que la télévision ne peut lui apporter II est vrai aussi cependant qu’avec la détérioration des choses dans le monde, les gens cherchent l’évasion dans le cinéma.«Ce qui est important c’est que les critiques pratiquent leur métier avec amour.Il faut vraiment aimer le cinéma pour passer à travers le lot de navets qui sortent en une année.En fait le critique vit dans l’espoir constant d’être ressuscite par le cinéma.» ¦ A noter, les films La Cité des femmes de Fellini ainsi que Loulou du cinéaste français Maurice Pialat, deux films inscrits au programme du Festival des films du monde dans le cadre de l’hommage à Gaumont ne seront pas présentés pour des raisons techniques.Selon la représentante de Gaumont, Yvette Mallet, Le Cité des femmes a été retiré de tous les festivals à cause du mauvais accueil que le film a reçu à Cannes cette année et parce que les sous-titres étaient mal faits.Quant à Loulou de Maurice Pialat, le film serait retourné à la salle de montage à cause de problèmes de longueur et de structure souligne également a Hannes On présentera a leur place le 25 août, Palermo ou Wolfsburg de Werner Schroeter et le 26 août, Picasso, l’homme et son oeuvre d’Edward Quinn Th 9b > ih 3h Sh 7h ùi sonnages ne savent pas alors que nous savons au deuxième degré, prend donc forme à partir d’un vérisme le plus précis et le plus juste possible.Dans le cas a Une amie d’enfance, c’est une réussite du genre a tous points de vue.Pauline Martin a donné à Angèle, une institutrice faussement cultivée, un côté pimbêche et renoteur irrésistible et en même temps une sorte de naïveté parfois touchante.Son p’tit trésor Gaston (Jean-Pierre Cartier; est tellement conforme a l’image du gars arehi-moyen (ou à ridée qu’on s’en fait; que l’on est porté à se dire: tiens, c’est exactement mon voisin Solange et Coco, couple confronté a de plus dures réalités, portent une fêlure, cette vulnérabilité à fleur de peau des êtres que le code des Dien-pensants nivèle ou tout simplement ignore.Josée LaBossière, avec un étemel sourire accroché aux lèvres, transmet avec sensibilité l’arrière-monde fragile de son personnage Jean-Guy Viau, dans le role d'un rocker magané, est vraiment remarquable, le comédien a particularisé son personnage qui n’est plus alors le type du rocker mais un rocker, humanisé et accessible aux émotions Une amie d’enfance a été créée au centre d’essai le Conventum, il y a trois ans.Et le spectacle n’a rien perdu de son acuité ni de sa pertinence t Pe O C B F T 10.10 Ouverture et horaire 10.15 En mouvement 10.30 You You Découvertes des cinq Incroyables modes de perception que sont i
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