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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 30 octobre 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1980-10-30, Collections de BAnQ.

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Éë'k ( Vol.LXXI No 249 Ensoleillé avec passages nuageux.Maximum 6.Montréal, jeudi 30 octobre 1980 ——————————— C'EST EN PERMANENCE LA FOIRE DU LIVRE .OTJSSAULT 8955.BOUL.ST-LAURENT OUVERT JUSOU A 21 H LES JEU ET VEN O.to° 25 CENTS Pétrole: Ottawa déclenche le processus d’expropriation des sociétés étrangères par Michel Vastel OTTAWA — Le nouveau «Programme énergétique national» conduit à l’expropriation forcée d’au moins 50% de tous les intérêts étrangers actuellement à la recherche de pétrole ou de gaz sur les terres de juridiction fédérale.Ces «Terres du Canada», qui couvrent près de deux fois la superficie des dix provinces réunies, comprennent le Yukon et par Bernard Descéteaux QUÉBEC — Le gouvernement de M.René Lévesque qui attendait avec inquiétude le budget fédéral, est somme toute satisfait des mesures annoncées mardi soir par le ministre fédéral des Finances, M.Allan MacEachen.Le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, qui commentait hier en conférence de presse le budget de M.MacEachen n’a émis des réserves finalement que sur le plan philosophique.Selon lui, ce budget qui ressemble beaucoup au budget de M.John Crosbie qui avait fait tomber le gouvernement conservateur de les Territoires du Nord-Ouest, incluant les îles de l’Arctique, et toutes les ressources au large des cotes, dans un rayon de 200 milles.Le ministre de l’Énergie, M.Marc La-londe, a confirmé hier soir qu’une nouvelle «Loi sur les Terres du Canada» sera déposée dans quelques jours, qui mettra fin à tous les permis existants d’exploration et prévoira, pour leur renouvellement, que.M.Joe Clark, ne fait place malheureusement qu’à peu de préoccupation à l’endroit du «petit contribuable».Selon M.Parizeau, le budget MacEachen doit être analysé en comparaison avec le budget Crosbie de décembre 79 puisque tous deux s’attaquent aux mêmes problèmes, c’est-à-dire la définition d’une politique des prix de l’énergie et l’attitude à adopter à l’égard du déficit budgétaire.Là où le bât blesse, estime M.Parizeau, c’est à propos des prix de l’énergie.Le gouvernement de M.Clark et le gouvernement de M.Trudeau prennent une attitude à peu près semblable même si le ¦ Petro-Canada, ou toute autre société d’Etat désigné* par le gouvernement, devient immédiatement propriétaire de 25% des intérêts dans tout droit d’exploration.Ces droits seront convertis en intérêts actifs avant l’autorisation de toute production de pétrole ou de gaz; ¦ une participation canadienne — privée ou publique — d'au minimum 50% au niveau de la propriété sera exigée dans toute production venant des Terres du gouvernement libéral a réussi à faire croire qu'il a choisi une voie très différente.Pour le contribuable l’effet est le meme, souligne-t-il, car si dans le budget Crosbie le prix de l’essence montait plus que le prix de l'huile à chauffage, dans le budget MacEachen c'est tout simplement l’inverse.L'augmentation des prix de l'énergie était une chose inévitable, note le ministre, qui dit trouver le budget Crosbie lus équitable à l'endroit du petit contri-uable dans la mesure où des dispositions étaient prévues pour aider ce petit contribuable à assumer le choc de cette aug-Voir page 12: Parizeau Canada; ¦ le gouvernement vérifiera si tous ceux qui demandent un droit d'exploration ou de production font suffisamment appel a des sociétés canadiennes pour leurs achats et leur recherche, avant d'accorder le permis; ¦ le gouvernement se réservera, en sus d une rente de base de 10% une «redevance additionnelle progressive» en vertu de laquelle toute société versera 40% du M.Jacques Parizeau profit net annuel tiré de la production pétrolière et gazière.Dés que ces conditions draconiennes ont été connues des milieux financiers, hier dans la matinée, les actions des compagnies, surtout étrangères, ont encaissé l'une des pires pertes de leur histoire.Aquitaine, de France, a perdu par exemple $4.50 pour tomber à $48 Chieftain, des États-Unis, a perdu près de $5 Voir paya 12: Expropriation ¦ Lougheed sur un pied de guerre , ¦ Les gens d’affaires respirent plus à l’aise ¦ Les syndicats attendent toulours le vrai budget ¦ Trois provinces des Maritimes soulagées ¦ Victoria songe à en appeler aux tribunaux — page 2 /- Carter et Reagan crient Le Kremlin convoque les dirigeants polonais Le budget MacEachen est satisfaisant (Parizeau) VARSOVIE (d’après AFP et Reuter) — Le Kremlin a convoqué aujourd’hui à Moscou les dirigeants polonais, MM.Sta-nislaw Kania et Jozef Pinkowski, alors que le bloc soviétique dresse un véritable «cordon sanitaire» autour d’une Pologne jugée idéologiquement «contagieuse».La soudaineté de cette visite «d'amitié et de travail» à l’invitation du comité central du PCUS et du gouvernement soviétique — alors que le chef du gouvernement polonais, M.Pinkowski a rendez-vous demain matin à Varsovie avec une délégation du syndicat indépendant Solidarité de M.Lech Walesa — lui confère un caractère de réponse à une convocation.Le premier secrétaire devait accueillir ce matin le secrétaire au Foreign Office, lord Carrington, arrivé hier après-midi à Varsovie pour une visite officielle de 48 heures en Pologne.Il l’a finalement reçu dans la soirée même et lui a annoncé ae vive voix son départ pour Moscou le lendemain.Ce changement de programme à la dernière minute semble indiquer que les événements se sont précipités au cours des dernières 24 heures Autrement dit, on souhaitait voir les dirigeants polonais au Kremlin avant la rencontre entre le premier ministre et Solidarité.Cependant, le bureau politique du parti ouvrier unifié polonais a réaffirmé que le «processus de changement» dans lequel s était engagé la Pologne était «irréversible», a indiqué hier soir la télévision polonaise.Le bureau politique a estimé notamment que les «changements intervenus au sein du mouvement syndical» étaient «de la première importance» et souligné que le parti «était «ravis de respecter tous les points des accords» conclus à la fin d’aout et au début de septembre avec les comités de grève inter-entreprises de Gdansk, Szczecin et Jastrzebie.Le bureau politique a d’autre part précisé que le comité central avait envoyé «une lettre à toutes les organisations régionales du parti pour leur recommander de nouer des contacts et de coopérer avec les nouveaux syndicats».Il a émis «l’opinion que les nouveaux syndicats peuvent être un élément de la démocratie socialiste».Faisant allusion à la rencontre prévue demain entre M.Pinkowski et une délégation du syndicat indépendant Solidarité, le bureau politique a également réaffirmé, selon la télévision, que le «dialogue» constituait la «seule solution» des «diverses controverses» qui sont apparues.Il a estimé souhaitable de fixer un cadre «permanent» de «coopération et de rencontres» qui ne se limite pas à des ih-terventions d’urgence quand apparaissent des tensions.Les négociations que le premier ministre a accepté d'avoir avec Solidarité doivent porter sur un point critique qui avait été esquivé jusqu’à présent: toute la Voir pago 12: Kramlln i ë Cours de Batik ateliers d'initiation à l'art sacré INSCRIPTION IMMEDIATE 277-0325 ri imita A 10 élèves) avec l’expert International artlata-palntra de Parc*.y Des soldats et des policiers armés de matraques ont interdit l'accès à la gare ferroviaire de Pékin à des milliers de voyageurs en attente et de curieux.(Photolaser AP) : Bombe à la gare de Pékin PEKIN (AFP) — Sept personnes auraient été tuées et une trentaine d'autres blessées par l’explosion d'une bombe hier à la gare ferroviaire de Pékin, selon un témoin oculaire.De source officielle, on a indiqué qu’une explosion s’est produite dans le grand hall central à 19 h 15 locales.Aucune indication supplémentaire n'a fiu être obtenue officiellement, mais e témoin oculaire a déclaré qu’un engin avait explosé au premier étage du grand hall à un moment où une foule nombreuse se pressait dans la gare, en plein centre de la capitale.Aussitôt après, de nombreux soldats et des policiers armés de matraques ont interdit l’accès du bâtiment central de la gare, resté inondé de lu- mière, à des milliers de voyageurs en attente et de curieux.Une dizaine d’ambulances ont été dépêchées sur les lieux aussitôt après l'explosion, qui est survenu en naut d’un escalier mécanique qui a été gravement endommagé.De la Place de la gare, il était possible de voir les éclairs des flashes des photographes de la police, tandis que des cadres de rang supérieur entraient et sortaient continuellement du bâtiment.Des milliers de gens se pressaient aux guichets dans les parties de la gare restées ouvertes, quelques trains continuant à arriver et à partir.Aucun incident de ce genre n’a jamais été rendu public en Chine populaire.Selon l’ex-premier ministre du Manitoba Le rapatriement ne fera pas disparaître les inquiétudes par Claude Turcotte OTTAWA — Le sénateur Duff Roblin, ex-premier ministre conservateur du Manitoba, a soutenu hier que le temps est venu de rapatrier la constitution, mais que le gouvernement Trudeau ne devrait Pas abuser de sa force en se limitant pour instant à décider d'une formule d'amendement.Tout le reste devrait être discuté et décidé au Canada.M.Roblin, qui fut premier ministre de sa province de 1958 à 1967, a soutenu dans le cadre du débat sur le projet de résolution constitutionnel que les réactions de plusieurs groupes et partis politiques au Québec établissent très clairement que le Québec a autre chose en tête que ce que lui propose le gouvernement fédéral.Le sénateur n en croit pas moins cependant que le rapatriement cesserait d'etre unilateral si Ottawa laissait tomber tout ce qui ne concerne pas le rapatriement proprement dit et la formule d’amendement.M.Roblin se réfère ici, tout comme M.Trudeau, aux prises de position collectives des premiers ministres provinciaux à St.Andrews, à Montréal en 1978 et à Toronto récemment.M.Roblin.qui parle bien français et qui était fort populaire au Québec en 1967 alors que les conservateurs cherchaient un remplaçant à M.John Diefenbaker, a reconnu hier que le rapatriement ne fera pas disparaître toutes les inquiétudes au Québec Il croit néanmoins qu'avec une formule d’amendement qui permettrait des changements substantiels et donnerait de la sécurité aux provinces, le gouvernement fédéral pourrait établir sa bonne foi et poser un geste qui aurait pour effet « jouma- faible si l’on en juge par le pourcentage élevé de „ listes avant songé a quitter leur emploi et le taux* également eleve de retards au travail.i Sur le plan de la santé proprement dite, les problèmes majeurs se situent au niveau de l'appareil respira-toire et du système visuel.Ces troubles pourraient être lies a la pietre qualité de l’environnement physique.Les symptômes d’ordre digestif et nerveux apparaissent davantage liés à la charge de travail: fatigue, tension nerveuse, estomac, consommation de calmants ou d’alcool.Des recommandations susceptibles de corriger cette situation sont proposées.¦ La Société du cancer M.John Dunlop, président du Comité de la campagne nationale menée par la Société canadienne du cancer a declare a Charlottetown que les fonds consacrés à la recherche contre le cancer, à l’éducation du public et aux services pour les patients ont augmenté considérablement.La campagne de 1980 a résulté en une contribution s elevant à $19,818,608 et cela ne comprend pas les fonds recueillis par Terry Fox avec le Marathon de l’espoir.De son côté, le Dr Robert A.Macbeth, de Toronto, a indique que la lutte contre le cancer progresse de manière régulière.Selon le médecin qui parlait a la conférence de Charlottetown ces jours derniers, six cas de cancer sur dix ri- * «v vuiuuunt oui v.uiq auo uc uv a uu /v.Il y a quinze ans, les cas de survie après un traitement de cinq ans dans la maladie de Hodgkin atteignaient 46%.Aujourd’hui, grâce au traitement chimiothérapique multi-agent, à rappui de la chirurgie et de la radiothérapie, ce taux de survie après une période de traitement de cinq ans sont de l’ordre de 80%.«Et on a lieu de croire que ces cas de guérison seront en grande partie permanents», a précise le Dr Macbeth.Ce dernier a également donné l’exemple du cancer du col de l'utérus pour rendre compte des progrès réalisés.¦ Don au Royal Victoria La compagnie pétrolière Impériale a remis cette semaine un don de $250,000 à l'hôpital Royal Victoria dans le cadre de financement de cette institution.En rendant publique cette décision, M.Jacgues-A.Lefebvre, directeur de l’Impériale pour le Québec, a souligné combien la compagnie Esso était heureuse de pouvoir venir en aide à une des plus remarquables institutions hospitalières de Montréal.Le ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, assistait à la cérémonie et il a annoncé que le gouvernement du Québec ferait sa part dans l’expansion de l'hôpital qui voudrait recueillir $25 millions.La campagne de financement du Royal Vie fera bientôt appel à la générosité du grand public a pour sa part indiqué le president, M.William Turner.Cet argent permettra de financer les rénovations qui s’imposent.Les travaux touchent la modernisation de l’urgence, l’agrandissement du service de radiologie et des salles d’opération, la réfection du pavillon des dames, celle de l’Institut Allan Memorial, la réaffectation de la résidence des infirmières, la consolidation des laboratoires cliniques et de recherche, la construction d’un stationnement à l’usage des malades et des visiteurs, la restauration générale des bâtiments et terrains.Fondation des maladies du rein fonds recueillis permettront la poursuite des importants programmes de recherche, d’aide aux malades, d’information générale, de donation d organes et de transplantation mis sur pied par la Fondation.Mme Suzanne Labarge est la présidente de la succursale du Québec de la Fondation.À l’occasion de l’Hallo-ween, la Fondation canadienne des maladies du rein tient sa campagne annuelle de vente d’arachides.Les ¦ Spécial Centralde-UNICEF L’équipe «La Trouptitte» Présente une pièce de léâtre intitulée «Le bonheur c’est pas comme des carottes», au Cégep Ahunt-sic, le 31 octobre ainsi que les 1er et 2 novembre, Les frofits iront à Centraide et à UNICEF ($2 le prix d’entrée).3200 Jean Brillant, > local 1273 Université de Montréal, Montréal.Oué, H3T 1N8 - 737-1877 Club des relations internationales Élections américaines Le Club des relations Internationales organise une conférence sur les élections présidentielles américaines Jeudi, le 30 octobre 1980, à 20 h 15 eu pavillon dee Science* sociale* (pavillon Lionel Groulx) de l’Université de Montréal, local 4325.Le conférencier sera Mme.Pauline Vaillancourt, professeur de sciences politiques 4 l'Université du Québec é Montréal Pour Information: Louise Moral 392-6782 y ¦ Congrès de l’ASPQ L’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) tiendra son congrès annuel les 10 et 11 novembre au Méridien.Santé, culture et économie québécoise, tel est le thème choisi pour ces assises auxquelles sont invités tous les intervenants de la santé publique et également le simple citoyens.Renseignements: Yves Laplante, 255-3222.¦ Centraide: un dernier effort À la veille de la dernière journée de la campagne de Centraide-Montréal, la cueillette était de l’ordre de $12,740,000 mais l’objectif demeure toujours $15 millions.Dans un dernier effort pour rejoindre la population du Grand Montréal, une enveloppe spéciale sera incluse dans quelques journaux de fin de semaine.Selon M.Reginald Groome, président général de la campagne Centraide 1980, les résultats des campagnes d’employés sont intéressants.Au gouvernement fédéral, le ministère des Postes démontre une augmentation de 47% comparativement à l’an dernier, alors que la compagnie Ca-nadair a une augmentation substantielle de 33%.- Marie LAURIER Centre de psychologie préventive et de développement humain g.s.m.inc.Prévenir le déséquilibre, c’est saisir l’occasion, à travers les difficultés, de se reprendre en mains et d’entreprendre une démarche de correction et d’évolution.RENCONTRES INDIVIDUELLES, DE COUPLE, DE FAMILLE 2120 nt, rua Sherbrooke Suite 214 Montréal H2K1C3 Tél.: 524-5028 Campagne de souscription de la Fondation Domrémy Pour préserver les intoxiqués du désastre par Renée Rowan En lançant la première campagne de souscription de son histoire, dont l’objectif est fixé à $250,000, la Fondation Domrémy-Montréal s’est donné pour but, en 1981, de venir en aide à l’homme et à la femme toxicomane ou alcoolique qui est au travail et que 1 on peut encore sauver du désastre tant sur le plan financier que social, familial que professionnel.«L industrie, a affirmé hier au cours d’une conférence de presse le président de la campagne, le Dr Roland Dufresne, president de l'Association de médecine industrielle du Québec et médecin-chef régional du CN et d’Air Canada, accepte l’idée du dépistage précoce, du traitement, de la réhabilitation.Elle accepte le fait qu’il y a de nombreuses Le président de la campagne de financement de la Fondation Domrémy-Montréal, le Dr Ronald Dufresne, président de (Association de médecine industrielle du Québec.personnes qui, dans le milieu du travail, ont un problème d’alcoolisme ou de drogues Elle ne veut plus se fermer les yeux et demande de l'aide pour pouvoir mieux aider.» La Fondation espère être en mesure, des l’année prochaine, d'offrir de façon concrète et prioritaire aux entreprises les services suivants: ¦ un service de consultation aux entreprises : ce service pourrait venir en aide aux entreprises désireuses de se doter d’un programme d'information et de prévention auprès de ses employés en leur offrant les services d'un consultant; ¦ l’organisation et la mise en place d'un service de références: beaucoup d'entreprises sont trop petites pour justifier un programme permanent.Un service de référence extérieur aux entreprises, susceptible de guider le personnel médical, correspond actuellement à un besoin, note le Dr Dufresne; ¦ la Fondation souhaite entreprendre une étude portant sur l'efficacité des programmes industriels existants dans le but d'en dégager les points forts.A une époque où le Québec connait une croissance très rapide du nombre de programmes industriels, une telle étude, a dit le président de la campagne, pourrait être utile aux entreprises désireuses d'initier un programme d'information et ae prévention, de façon à éviter des stratégies d'intervention déjà dépassées.La campagne de souscription de la Fondation Domrémy Montréal devrait aussi permettre le finance- L’administration de la justice Le Barreau institue un comité pour déceler la raison des délais ment d’un projet-pilote de foyer de protection sociale visant à instaurer, possiblement dans le centre-ville de Montréal, une maison de transition pour alcooliques en post-cure où ils pourront séjourner pour se mieux préparer à reintégrer la communauté.A tous ces objectifs, s'aioute l'achat de matériel audiovisuel et didactique nécessaires au centre des médias de Domrémy-Montréal.Chacun des cinq centres Domrémy de la région de Montréal offre des services professionnels à la population de son milieu géographique.Chaque personne qui a un problème d’alcool, de médicaments ou de drogues mineures peut entreprendre sa prise en charge au coeur de ses préoccupations quotidiennes et dans le cadre de son milieu de vie.Ces cinq cliniques externes sont situées à Laval, à Verdun, dans l’est, dans le nord et dans le centre de Montréal Si une personne a besoin de recul et a’un climat plus propice à un nouveau départ, la résidence Domrémy, situé à Sainte-Geneviève ae Pierre fonds, lui ouvre ses portes.Ce centre interne a pour but de seconder les services développés dans les centres externes.La résidence Domrémy-Montréal a accueilli, au cours de l’année 1978-1979, 1,089 bénéficiaires.De ce nombre, 78% étaient des hommes et 60% étaient âgés de 30 à 49 ans En même temps que l’on donnait, hier, le coup d’envoi de la campagne de souscription qui se poursuivra jusqu’au 15 novembre, un des tnérapeuthes au centre d’accueil Domrémy-Montréal, Pierre Dubuc, lançait un livre intitulé: Pour réussir une sobriété heureuse (Stan-ké).Cet ouvrage, le premier du genre, semble-t-il, s’inscrit dans une démarche thérapeutique du genre béhavioral (thérapie comportementale) impliquant directement et en premier lieu le sujet lui-méme.Ce livre fournit au lecteur une information claire et précise, tout en étant scientifique, lui permettant d’établir par lui-même son degré d’alcoolisme, de favoriser une réflexion sur son problème et d’amorcer, s’il y a lieu, une solution.par Pierre April de la Presse Canadienne Le Barreau de Montréal vient de mettre en branle les travaux d’un comité ad hoc chargé de déceler les raisons des délais dans l’administration de la justice en matières civiles et de proposer vigoureusement des remèdes.Au cours d’une conférence de presse, hier, le bâtonnier de Montréal, Me Philippe Casgrain, a annoncé que pour remplir son mandat, le nouveau comité de quatre membres fera appel aux fonctionnaires du ministère de la Justice, aux avocats et surtout au grand public pour connaître les revendications et les plaintes des justiciables.«Il est complètement inconcevable, a dit Me Casgrain, que des causes civiles ordinaires, nécessitant tout au plus un à deux jours devant la Cour supérieure, accusent des délais allant, dans la majorité des cas, de 30 à 43 mois et que des causes dites urgentes attendent jusqu’à neuf mois».C’est en constatant cette situation de fait qui existe depuis fort longtemps, que le Barreau de Montréal a pris cette initiative.«Une fois que les résultats seront connus à Montréal, il est plus que probable que l’expérience sera reprise partout au Québec», a ajouté Me Casgrain.Les longs délais d’attente que l’on retrouve dans le secteur qui regroupe la majorité des causes civiles ordinaires, créent, selon le bâtonnier, une situation qui est telle qu’elle cause ou risque de causer aux justiciables un préjudice sérieux.Me Casgrain a donné pour exemple la difficulté de retracer les témoins après plusieurs années ou encore l’intérêt moins grand que ces derniers peuvent manifester au sujet d’une affaire qu’ils croyaient terminée depuis longtemps.«Bien sûr, a ajouté le bâtonnier, les justiciables sont en définitive ceux qui écopent des inconvénients qui sont occasionnés par ces délais et, par ailleurs, dans plusieurs cas, c’est la crédibilité des avocats qui en souffre, puisque c’est eux qui doivent DINER- CAUSERIE de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal le lundi 3 novembre 1980 à 19 heures au restaurant Le Sambo 5666 est.rue Sherbrooke Conférencier Monsieur Jean Paul L'Allier Sujet: Le rapatriement de la constitution Prix du couvert: $12.00 Réeervatlon: tél.: 843-8651 rendre compte à ces mêmes clients.» C’est ainsi que le Barreau de Montréal a demandé, hier, à tous les avocats, fonctionnaires du ministère de la Justice et particulièrement à tous les citoyens qui ont déjà vécu une experience à la Cour supérieure en matières civiles de faire parvenir, le plus tôt possible, au Barreau ae Montréal, un récit de leurs expériences et surtout un énonce de leurs suggestions.«S’il y a des gens dans le grand public, a répété Me Casgrain, qui ont des choses à dire, nous sommes prêts à les entendre » Ce comité ad hoc, qui servira de projet pilote pour le Barreau du Quebec, selon Me Casgrain, sera présidé par le bâtonnier Louis-Philippe de Graitdpré, assisté du Bâtonnier Guy Pépin, de Me Michel Caron et de Me Louis-J.Gouin, qui agira à titre de secrétaire.En plus de recevoir les plaintes et suggestions écrites, les membres de ce comité rencontreront personnellement les fonctionnaires, les avocats et les juges pour enregistrer leurs commentaires.Déjà, la bâtonnier Casgrain et les membres du comité ont eu l’occasion de rencontrer le directeur régional du Greffe de Montréal, Me Jacques-A.Dufour, et ses principaux directeurs.Le comité a été chargé de faire un inventaire approfondi de l’état des rôles; de cerner le problème de l’engorgement; d’étudier le fonctionnement de la machine administrative de prendre connaissances des études effectuées dans le passé à Montréal, au Québec ou ailleurs; d’étudier des solutions adoptées dans d'autres juridictions; de proposer des remèdes et de faire des recommandations.«Si les avocats, les fonctionnaires et surtout le grand public se plaignent, les autorités gouvernementales seront bien obligées de prendre les mesures qui s'imposent», à confié Me Casgrain.Les lettres doivent être adressées au Barreau de Montréal, Palais de Justice (9ième étage), Montréal, H2Y 1B6.Le comité fera rapport au mois de février et donnera naissance à d'autres initiatives semblables partout ailleurs au Québec.Le policier a droit de fouille QUÉBEC (PC) - La Cour d’appel du Québec a confirmé le droit dévolu à un policier de fouiller une personne, sans mandat, ailleurs que dans une maison d’habitation, s’il a des motifs raisonnables de croire qu’elle est en train de commettre ou qu’elle a pu commettre une infraction relative aux armes prohibées.La décision du juge Albert Mayrand, corroborée par les juges Jean Turgeon et André Berubé, renverse le jugement rendu en Cour des sessions de la paix, où un individu avait été acquitté d’une accusation de voie de fait contre un policier.Selon les faits exposés, le policier et un collègue furent i pi un bar d’un individu en possession d'une arme à feu.Même s’il avait été informé de la raison de l’action policière, un client avait alors donné un coup de poing à un policier.Le juge de première instance avait acquitté l’accusé, se basant sur le fait qu’un policier s'identifiant auprès crune personne en lui indiquant les motifs de l’enquête ne jouit pas de droits illimités.La Cour d’appel reconnaît que le droit du policier à faire enquête ne l’autorise pas à exercer des droits illimités sur la personne de ceux qu’il soupçonne, mais que le droit de les fouiller lui est expressément reconnu par le Code pénal.^njouWüiJÉBEr Des prix.de la qualité! Spéciaux chaque semaine «Boeuf, Canada catégorie A, ruban rouga» «Rosbif Parisien-Steak faux filet - Tournedos Fondue bourguignonne Vaau extra Rôti de veau - Poitrine farcie Paupiettes - escalopes Agneau frai* de l'ouest canadien Gigot - Carré d'agneau Côtes d'agneau - Épaule en canard «Merguez- ’ Pintades, poulets, lapins, cailles, faisans, canards.CHOUCROUTE GARNIE CUITE «CHARCUTERIE FINE EXCLUSIVE» Quiche Lorraine - Escargots préparés «Produits d'importation- «Fromages choisis» «Pain français» «Bière» Cette semaine.ROSBIF PARISIEN qualité «Anjou Québec» Sachez l’apprêter! 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l’une des plus grandes bases aériennes du Moyen-Orient.D’après le communiqué irakien, les combats ont entraîné entre mardi et mercredi matin la mort de quinze Iraniens, la destruction de quatre chars et celle d’un «phantom» iranien.Les tirs d’artillerie ont fait trois morts hier à Ahwaz, a fait savoir de son côté Radio-Téhéran, indiquant que les Iraniens avaient lancé la veille une attaque terrestre et aéroportée contre les positions ennemies à l’ouest de la ville.D’après la de force tout autour du centre frontalier de Qasr-e-Chirin,' aux mains des Irakiens depuis le début de la guerre.Ceux-ci Khomeiny gravement atteint de cancer?WASHINGTON (AFP) — La Maison-Blanche a démenti hier que le gouvernement américain ait à sa disposition des informations laissant penser que l’ayatollah Khomeiny est gravement malade.Cette mise au point de la Maison-Blanche fait suite à une interview accordée à un journal local par un conseiller du président Carter, M.Frank Moore, dans laquelle ce dernier affirmait que le chef religieux iranien souffre d’un cancer du colon et «n'en a plus pour longtemps».Le conseiller du président Carter avait ajouté que l’on s’attendait dans les milieux officiels américains a une prise de pouvoir par l'armée en Iran après la mort de l’ayatollah Khomeiny.Dans un communiqué, la Maison-Blanche précise que M.Moore n’a aucune autorité pour parler au nom du gouvernement au sujet des rapports entre les États-Unis et l’Iran.Par principe, ajoute le communiqué, le gouvernement s’interdit de spéculer sur les développementsintemes en Iran.De nombreux étrangers sont encore détenus dans les prisons cubaines NEW YORK (Reuter) — Deux Américains libérés cette semaine des prisons cubaines ont déclaré hier à New York qu’au moins 30 étrangers de 20 pays y sont encore détenus dans des conditions atroces et désesperees.Charles Bartos.un pilote comptant parmi les 33 Américains libérés en signe de bonne volonté de la part de Fidel Castro, a notamment cité le cas d’un Français nommé Jean-Claude Lesage.Celui-ci, comme de nombreux autres prisonniers, sont détenus sur la foi d'accusations montées de toutes pièces, a-t-il dit.«Certains sont des Africains venus à Cuba pour étudier.Ils ont été jetés en prison pour des délits mineurs concernant le contrôle des changes D'autres sont des pilotes ou pêcheurs qui se sont égarés à l’intérieur du territoire cubain, ou à proximité, par erreur, et qui le paient chèrement», a déclaré un autre Américain libéré, William Dawson «Ils ont des gens d'Angola, du Zaïre, du Liberia, de Guyana, de Haïti, de Republique dominicaine», a-t-il dit.Les deux Américains libérés ont dit que, dans la prison, les détenus sont gardés à quatre dans de petites cellules.Leur diète est très maigre, et pour toute toilette, ils ont un trou creusé dans le plancher de la cellule.Les gardiens sont hostiles, et parfois brutaux.Lesage, âgé de 31 ans, est originaire de Nancy, ont-ils dit.Il était particulièrement déprimé cette semaine, en voyant ses compagnons de détention américains être rapatriés.M.Dawson a encore déclaré: «Cuba est un Etat policier.Il n’y a pas de justice.Certains des détenus ont été arrêtés au hasard, dans la rue.À mon procès, un des cinq juges était endormi.» M.Bartos a déclaré qu’il entendait consacrer sa liberté recouvrée à lutter pour la cause des détenus des geôles cubaines.après la radio, les troupes ! Téhéran sont en position de auraient tenté sans succès une sortie pour ouvrir un nouveau front.De son côté, le Conseil de sécurité des Nations unies, qui devait poursuivre hier soir son débat sur le conflit, continue à rechercher les moyens de mettre un terme à la guerre.Le retrait des forces irakiennes, le stationnement d’observateurs de l’ONU, et un contrôle conjoint du Chatt-el-Arab sous la supervision d’un pays neutre, figureraient dans une résolution élaborée par le Bangladesh, la Norvège et la Zambie.La résolution demanderait également la création d'un mécanisme de négociations entre Bagdad et Téhéran.tion par Washington même de la politique de soutien au chah menée jadis par les États-Unis.De même source, on précise que la majorité des députés, y compris ceux du Parti républicain islamique (PRP, majoritaire), seraient en faveur de l’abandon de ces dernières conditions.Bien que ces parlementaires soient opposés à la présence américaine dans la region du Golfe, ils estiment que le maintien de conditions susceptibles d’être rejetées par Washington aboutirait à prolonger indéfiniment la crise des otages, ajoute-t-on de même source.Certains pensent que le but de la réunion de la commission spéciale était d’annuler les deux demandes en question.D’autre part, les déclarations de l’ayatollah Khalkhali, selon lesquelles les otages américains en Iran pourraient être libérés avant les élections du 4 novembre, ont été accueillies avec prudence aux États-Unis.Un haut responsable de la Maison-Blanche voyageant hier avec le président Carter a déclaré qu’il fallait être «extrêmement prudent».«Les États-Unis n’ont aucun moyen de savoir avec certitude ce que tout cela signifie», a-t-il déclaré.Selon ce responsable, «aucune confirmation indépendante» des propos de l’ayatollah Khalkhali tenus à une radio suédoise n’est parvenue aux autorités américaines.Les journalistes dépêchés sur le front de la guerre irano-lrakienne ont dû mettre la main à la pâte dimanche, alors que le car que le gouvernement iranien avait mis â leur disposition est tombé en panne.(Photolaser AP) Jamaïque: 13 tués à la veille des élections Vers un front indochinois dirigé contre le Vietnam BANGKOK (AFP) - Des mouvements de résistance laotiens ont annoncé la création prochaine d’un «Front indochinois» regroupant les mouvements des trois pays de l'Indochine opposés à la politique du gouvernement vietnamien.Dans une déclaration datée de la province laotienne de Champassak et reçue hier par l'AFP à Bangkok, le «Front uni national ae libération du peuple lao» (FUNLPL) déclare que «les peuples opprimés d’Indochine seront bientôt organisés dans un Front commun indochinois de libération».D’ores et déjà, la Voix du Cambodge démocratique, organe du régime khmer rouge renversé en janvier 1979 par une intervention vietnamienne.émettant du sud de la Chine, diffuse quotidiennement non seulement des informations sur le Cambodge, mais également des communiqués émanant du Front de libération laotien et du Front unifié de libération des races opprimées (FULRO), organisation regroupant des montagnards des hauts plateaux du Centre-Vietnam.En outre, la presse thaïlandaise a annoncé, il y a quel- Sues jours, que les autorités îailandaises ont récemment capté des émissions émises de Chine par un Front de libération vietnamien qui «attaquait sévèrement le regime vietnamien».Le FUNLPL n’a pas précisé quand sera organisé ce Front indochinois.De sources diplomatiques à Bangkok, on indique cependant que des contacts ont été noués depuis quelque temps entre les Khmers rouges, les Khmers serei (anti-communistes), les mouvements laotiens et probablement le FULRO.Selon de récentes informations parvenues à Bangkok, le FUNLPL a été créé le 15 septembre dernier dans le Sud-Laos par quatre mouvements anti-vietnamiens représentant la droite, les neutralistes et les montagnards.Dans sa déclaration, le FUNLPL exprime son «extrême satisfaction» à la suite de l’adoption par l’assemblée générale des Nations unies, le 22 octobre dernier, d’une résolution demandant la convocation d’une conférence internationale sur le Cambodge.Toutefois, estime le Front, «à la lumière des expériences passées de règlement politique en Indochine, cette conférence ne doit pas uniquement s’occuper de la question cambodgienne» Il propose qu’elle débatte de «tous les problèmes de la péninsule indochinoise, y compris celui du Laos».Il demande «le retrait des forces d’occupation vietna- miennes du Laos», le «démantèlement de l’administration coloniale vietnamienne», la neutralisation du Laos, et l'organisation d’élections générales sous le contrôle des Nations unies.Par ailleurs, un porte-parole officiel chinois s’est refusé, hier à Pékin, à confirmer ou démentir une information selon laquelle un ancien dirigeant sud-vietnamien séjournerait actuellement en Chine.«Nous n’avons aucune indication à ce sujet», a simplement déclaré le porte-parole en réponse à une question sur une information de la BBC selon laquelle le maréchal de l’air de l’armée sud-vietnamienne Nguyen Cao Ky aurait quitté, il y a deux mois, la Californie où il s’est réfugie lors de l’effondrement du régime de Saigon en avril 1975, pour «aller fournir des conseils» aux forces chinoises en position à la frontière du Vietnam.Depuis le conflit sino-vietnamien de février-mars 1979, les dirigeants chinois ont intensifié leurs relations avec des opposants au régime de Hanoï, rappelle-t-on.C’est ainsi que la Chine a donné asile à un ancien membre du bureau politique vietnamien, M.Hoang Van Hoan, depuis juillet 1979.KINGSTON (d'api et Reuter) — Le cnoix entre une radicalisation tiers-mondiste, appuyée par le premier ministre Michael Man-ley, et le retour du pays dans l’orbite américaine, proné par le leader de l’opposition Edward Seaga, constitue l’enjeu des élections législatives aujourd’hui en Jamaïque.Une vague de violence politique sans précédent témoigne de l’âpreté de la lutte dans cet État indépendant à démocratie parlementaire, membre du Commonwealth, partagé entre les fidèles du parti national du peuple (PNP-socialiste) au pouvoir depuis 1972 et les militants du parti travailliste jamaïcain (JLP) de M.Seaga.Ainsi, 13 personnes ont été tuées dans le pays hier.La violence politique a fait au moins 125 morts a la Jamaïque depuis le début d'octobre, et plus de sept cents morts cette année.Des balies ont frôlé les deux chefs de parti pendant cette campagne Le dernier en date des incidents de ce genre s’est produit lundi dernier, lorsque une vingtaine d’hommes ont échangé des coups de feu devant le domicile d’un candidat du parti au pouvoir auquel M.Manley rendait visite Un sac contenant des fusils automatiques et douze mille cartouches a été confisqué lundi dernier à l’aéroport de Montego Bay, dans le nord-ouest de l’île.Pendant la campagne, des activistes du parti national populaire ont accusé la CIA d’appuyer des militants armés au parti travailliste, et des sym- La politique a dominé les débats de l’Unesco LE VIN.VOUS CONNAISSEZ?CONFÉRENCE-DÉGUSTATION par le professeur JACQUIS PUISAIS Président de l'Union Internationale des oenologues DERNIÈRE CONFÉRENCE le Jeudi 30 octobre Union Nationale Française 429, rue Vlger, 845-5195 ou 842-0272 LA GAMME DES VINS DE FRANCE EST UNIQUE AU MONDE BELGRADE (AFP) - L’élection du nouveau président du Conseil exécutif de l’UNESCO, M.Victor Massuh (Argentine), a complété hier à Belgrade les travaux de la conférence générale, qui s’étaient achevés la veille et qui ont marqué une étape importante dans la vie de cette organisation.Dès l’ouverture, le 23 septembre, de nombreux représentants du monde occidental industrialisé avaient déploré la «politisation» de l’UNEsCO.Celle-ci s’est incontestablement manifestée plus que jamais lors des débats qui ont porté sur la politique d’Israël dans les territoires occupés et à Jérusalem.Et la vue, l avant-dernier jour, de M.Yasser Arafat, président de l’OLP, accueilli avec des égards particuliers, n’a pu que confirmer cette tendance.Les échos du conflit irako-iranien étaient également perceptibles.Cet affrontement entre deux pays islamiques a limité la marge de manoeuvre des pays arabes, et renforcé d’autant l'influence des pays d’Afrique noire.Leur rôle n'avait jamais été aussi décisif, que pendant cette conférence générale.La réélection triomphale à l'unanimité, pour sept ans, de M.Amadou Mahtar M’Bow (Sénégal) au poste de directeur général, en a été le symbole.C’est encore la politique qui dominait la discussion lors du débat le plus passionné lundi soir.Le bloc soviétique y a subi une défaite sans précédent à l’UNESCO avec la condamnation massive — en l'absence volontaire de la quasitotalité des délégations arabes - de l'attitude de la RDA dans l'affaire Stultz, ce fonctionnaire de l’organisation, récemment condamné â trois ans de prison dans son pays.Mais cette 21ème session fera date pour avoir été celle du lancement du «nouvel ordre mondial de l’information et de la communication».Là encore, les divergences idéologiques se sont manifestées et les textes adoptés à partir du rapport McBride, fruits d’un compromis difficilement obtenu, n'ont satisfait complètement ni les Occidentaux ni les pays du bloc soviétique Les premiers, en particulier les Britanniques, ont jusqu'au bout maintenu leurs réserves sur les principes retenus par ce «nouvel ordre», estimant que la conception occidentale de la libre circulation de l’information n’y était pas affirmée avec assez de force Elle l’était trop, selon les Soviétiques et leurs alliés.Un programme international de développement de l’information et ae la communication a néanmoins été adopté lors de la session et un conseil intergouvememental, constitué ae représentants de 35 pays, a été créé pour le mettre en oeuvre.Mais M.M’Bow va devoir, selon ses propres paroles «prendre son baton de pèlerin» pour chercher l’argent ?ui devra un jour alimenter le onds spécial permettant l’application du programme.Personne ne doute que la tâche sera ardue en raison notamment des réticences des Occidentaux.Pour les délégations du tiers monde, surtout l’Afrique, l'essentiel est qu’une prise de conscience de la nécessité d'un «rééquilibrage» de la réception et ae la dif- fusion de l’information ait eu lieu.Tout ceci a contribué à détourner l’attention du fait que le budget de l’UNESCO -plus de $625 millions pour 1981-1983 — est consacré dans la proportion de 40 pour cent au secteur éducation, celle des femmes y tenant une place spéciale.Le nouveau plan de travail accorde aussi une importance particulière à de grands programmes dans le domaine des sciences naturelles (l’homme et la biosphère, programme hydraulique international, programme de corrélation géologique, celui de la Commission océanographique intergouvemementale) et des sciences sociales.Les responsables de l’UNESCO et notamment son directeur général pensent que.dans ces conditions, et maigre la politisation qu’ils estiment inevitable puisqu’il s’agit d’une organisation intergouvemementale, la 21e session de la conférence générale aura été fructueuse.pathisants de M.Seaga ont déclaré que des armes cubaines étaient introduites en contrebande en Jamaïque à l’intention de sympathisants de M.Manley.En effet, le contexte géopolitique de ces affrontements n’a pas manqué d'attiser l’intérêt des Etats-Unis et de Cuba envers une nation au bord de la faillite financière et tentée par un virage délibérément progressiste, à l'image de l’exemple donné par La Havane, le Nicaragua et Grenade.Accusés par leurs adversaires de vouloir transformer le pays .en un «Cuba anglophone», les leaders du PNP, où domine l’aile gauche pro-castriste, ne cessent de dénoncer le caractère «fasciste» du parti travailliste et le modèle sud-coréen choisi par M.Seaga, homme d'affaires d’origine libanaise connu pour ses convictions libérales.Plongée dans une crise économique insoluble, la Jamaïque - 2.100.000 habitants — accumule une dette extérieure de 1,8 milliard de dollars avec une vague de chômage touchant plus de 30 pour cent de la population active (dont 45 pour cent ont moins de 20 ans).Deuxième producteur mondial de bauxite (11,2 millions de tonnes), le pays souffre par ailleurs d’une sévère baisse du tourisme, deuxième source de revenus, en raison de la désaffection des vacanciers américains provoquée par la violence latente.L'incertitude de la situation politique a également conduit les banques des États-Unis à cesser toute aide financière en 1980.Jetant la responsabilité de cet «abandon» américain sur M.Seaga, le premier ministre Michael Manley a mis à profit l’appartenance de la Jamaïque au mouvement des non-alignés, présidé par M.Fidel Castro, pour se tourner vers le tiers monde et adopter une politique originale marquée du sceau de 1’ «antiimpérialisme».La rupture du gouvernement avec le Fonds monétaire international (FMI) le 24 mars dernier, lors de négociations 'riant sur l'octroi d'un prêt à ong terme, constitue a ce! poi Ion égard un fait important, susceptible de préciser l’orientation du parti au pouvoir.Déjà acculé au recours à l’aide du FMI en 1977, M.Manley a rejeté cette fois-ci les conditions du FMI (dévaluation du dollar jamaïcain, coupes sombres dans les emplois improductifs, réduction des budgets sociaux) avant de confier le sort de son pays au soutien venant de pays du tiers monde.Alors que le remboursement de la dette extérieure pour 1979/80 a déjà été fixé à quelque 200 millions de dollars, la Jamaïque doit faire face à un déficit de ses réserves de change de 758 millions de dollars, colmaté par des dépôts réalisés à la Banque centrale de Kingston par des pays arabes comme la Libye et l’Irak, selon une source diplomatique.Pour assurer les importations alimentaires de base, le premier ministre se voit contraint de «trouver» chaque trimestre des prêts d’un montant de 40 millions de dollars et de prendre son «bâton de pèlerin» afin d’obtenir cet ap- fiort de pays amis.Les crédits es plus récents ont été accordés par Cuba (4,35 millions de dollars) et l’Algérie (10 millions).Parallèlement, M.Manley a défié les multinationales propriétaires des mines de bauxite, dans le droit-fil d’une politique de «récupération des ressources» du pays, avec un projet de combinat pour la fabrication de l’alumine.Ce complexe d’État serait appuyé par une «multinationale du tiers monde» animée par la Hongrie, l’URSS, l’Algérie, et peut-être le Mexique Cette orientation progressiste constitue l’un des principaux facteurs de la dégradation du climat politique mar- 3ué par des meurtres quoti-iens et l’assassinat, le 14 octobre, du vice-ministre de la Sécurité nationale Roy Mc Gann.Réputé pour ses convictions démocratiques, M.Man-ley a voulu dans cette situation s'assurer du soutien de la population en provoquant lui-meme en février des élections anticipées initialement fixées en 1981.Salvador: recteur tué SAN SALVADOR (AFP) — La mort hier matin du recteur de l’Université de San Salvador, Felix Antonio Ulloa, qui avait été grièvement blessé dans un attentat par balles contre sa voiture, a suscité de très vives protestations dans les milieux universitaires et estudiantins, apprend-on dans la capitale salvadorienne.Le conseil supérieur de l’Université du Salvador a notamment déclaré dans un communiqué que «la junte militaire démocrate-chrétienne violait les droits de l’homme et les droits constitutionnels les plus élémentaires».«L’assassinat du recteur s’inscrit dans l’offensive menée contre la culture et le peuple du Salvador», ont ajouté les autorités universitaires, qui exigent que cesse la répression contre les professeurs, les intellectuels, les étudiants et les prêtres.De son côté, la Fédération des étudiants d’Amérique centrale a accusé la junte militaire salvadorienne d’être la «responsable directe» de l’assassinat de Felix Ulloa, dans une déclaration faite hier à Managua (Nicaragua).Cent seize professeurs ont été assassinés depuis le début ae l’année, rappellent les syndicats enseignants.REL4000 REL 4005 REL 5041 REL 5046 Horaire Mardi 17h00 20h00 Mardi 19h00 22h00 (Sessions intensives) (Sessions intensives) »# CERTIFICAT EN EDUCATION MORALE (SESSION HIVER 1981) Cours offerts.PHI 4331 Le discours moral Théories et pratique en éducation morale (Granby) Atelier de clarification des valeurs Didactique I: programmes et instruments pédagogiques en éducation morale (Granby) Didactique II: stratégies en éducation morale Jeudi 17hOO 20h00 Pour informations: Étudiants réguliers: les demandes d’admission Certificat en éducation morale doivent parvenir avant le 1 er novembre 1980.Pavillon Hubert-Aquin Étudiants libres: les inscriptions se font entre le 1255, rue St-Denis 24 et le 28 novembre 1980.Montréal, Québec Téléphone: 282 3669 ou 282-3102 ou 347 3630 Université du Québec à Montréal 6 1 Le Devoir, jeudi 30 octobre 1980 ¦ 7 Régulier King Size ifjffii H HH ii :Pj:iH j|i! jtiii il r AJ?111! 1 il IPS Un de nos blousons modèle illustré en velours cordé signé “21111" 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l’occupation par Israël de plusieurs positions dans la région de Gha-jar et Wazzani (secteur oriental) il y a trois mois, mais qu’aucune précision n’avait pu être obtenue plus tôt, car même les observateurs de l’ONU ne pouvaient plus s’y rendre.Après l'invasion du Sud-Liban en mars 1978 jusqu’au Litani, l’armée israélienne avait confié, en se retirant, une bande frontalière aux milices du commandant libanais dissident Saad Haddad, dans laquelle la force intérimaire des Nations unies pour le Liban (FINUL) n’a jamais pu se déployer.Jusqu'au printemps, les observateurs de Pour la surveillance de la trêve (ONUST — corps créé pour garantir les lignes de l’armistice de 1948) pouvaient encore patrouiller le long de cette frontière.Mais depuis quelques mois, plusieurs de leurs postes ont dû être abandonnés, et ceux qui restent sont totalement isolés en raison de l'obstruction des milices chrétiennes.Les constatations sur le déplacement de la frontière ont été faites de loin, souvent à la jumelle, et rien n’exclut que d’autres empiétements aient été faits ailleurs dans le territoire de l'enclave.La localisation de ces «rectifications» correspond, selon des sources proches des Nations unies, à un renforcement de certains points sensibles du territoire israélien: il s’agit notamment de la protection «avancée» des kibboutz frontaliers de Mis-gav Am (en face de Adaisseh dans le secteur central) et de Hanita (en dessous de Alma el-Chaab dans le secteur occidental), ainsi que d’une prise de contrôle de crêtes qui échappaient au tracé de l'ancienne frontière.De même source, on souligne que ce «grignotage» est habile: à aucun endroit, les clôtures marquant la frontière officielle n’ont été déplacées.Simplement, elles ont été complétées en profondeur, en territoire libanais, par d’autres clôtures, des chemins de ronde, des champs de mines et des «sand-tracks», allées de sable ratissé permettant de déceler tout franchissement.Outre ces rectifications, et toujours dans un but militaire, un certain nombre de positions ont été aménagées en territoire libanais, mais elles ne sont occupées que la nuit.La moins discrète, est le radar fixe, installé sur la colline de Bayada, à 8 km de la frontière israélienne, que l’on aperçoit de loin.A ce dispositif, sur lequel les Israéliens préfèrent ne pas s’expliquer en différant indéfiniment la réunion de la commission d'armistice souhaitée par le Liban, s’ajoutent des mesures de contrôle sur les milices chrétiennes elles-mêmes: ainsi, pour contacter le commandant Haddad, les responsables de la FINUL doivent-ils transmettre par les observateurs de l’ONU à Metoulla (Israël) un message qui, remis à un représentant local des milices, est, selon le témoignage de cés observateurs, traduit en hébreu avant d’être acheminé vers l'enclave.Bien que la FINUL ait proposé une fré- 3uence radio pour les liaisons avec le chef es milices, et qu’un appel soit lancé deux fois par jour depuis plus d’un an, il n’y a jamais eu de réponse: apparemment, Saad Haddad n’est pas autorisé à répondre directement.Mais de toute façon, souligne-t-on de même source, les Israéliens sont chez eux dans l’enclave.La frontière n’est hermétique que dans l’autre sens, et l’armée israélienne l’a percée de suffisamment de routes pour pouvoir, en moins d’une demi-heure, intervenir dans n’importe quel secteur de cette enclave.Affrontements entre chrétiens à Beyrouth BEYROUTH (AFP) - Les milices phalangistes de M.Béchir Gemayel, ont pris le contrôle hier en fin de matinée de toutes les permanences du PNL (parti national libéral) dans le quartier de Ain Hemaneh (banlieue sud-est de Beyrouth), indique-t-on de source phalangiste à Beyrouth.De même source, on indique que les phalangistes «nettoient» les poches de résistance dans le quartier, les éléments du PNL ayant fui vers le secteur ouest de Beyrouth.D’autre part, Radio Beyrouth (officielle), a indiqué dans son bulletin de 13 h 30 locale que les affrontements se poursuivaient toujours entre organisations rivales depuis mardi après-midi, faisant jusqu'à maintenant deux morts et quarante blessés.Les affrontements, rappelle-t-on, avaient commencé mardi dans la périphérie sud-est de la capitale, à la suite d’une rixe individuelle dégénérant en un affrontement sanglant au cours duquel des armes lourdes ont été utilisées.La nuit de mardi à mercredi a été particulièrement violente, et les habitants ont dû passer la nuit dans les abris.L'altercation entrg individus qui a mis le feu aux poudres, a rapidement dégénéré en lutte a mort en raison du contentieux qui oppose depuis plusieurs mois les deux formations.Le chef militaire du parti des phalanges, M.Béchir Gemayel, veut réunir les milices des deux partis en un seul mouvement, sorte de «garde nationale» placée sous un commandement unique.Le PNL, de son côté, tient à sauvegarder son autonomie, non seulement politique, mais également para-militaire.Cet antagonisme a éclaté au grand jour le 7 juillet dernier, où, en quelques heures, les miliciens du parti des phalanges ont entrepris un coup de force contre ceux du PNL prenant le contrôle de l'ensemble de leurs permanences et de leurs dépôts d'armes dans la montagne et à Beyrouth, à l’exception des quartiers de la périphérie et de la banlieue sud-est de la capitale.Depuis, les choses étaient restées en l’état et M.Camille Chamoun.chef du PNL, ne s’était toujours pas prononcé sur le projet phalangiste.En revanche, son fils Dany, chef de la milice PNL, était en conflit ouvert avec Béchir Gemayel.Place 6818, rue Bonaventure St-Hubert 875-2013 273-2851 Promenades Place St-Bruno Québec 653-9422 524-5263 RRiïlFinD BOUDRIRS1 Le président Navon relance au Caire la normalisation israélo-égyptienne F« LE CAIRE (AFP) - Le voyage officiel en Egypte du ¦président Navon et de sa femme a constitué un pas très significatif pour le progrès de la normalisation entre les deux pays, mais n’a pas apporté de grandes espérances en ce qui concerne le processus des négociations sur l’autonomie Les déclarations des deux présidents au cours de la conférence de presse hier matin Fi allaient dans ce' sens.«Nous ne devons ni mélanger ni lier la question des négociations sur l'autonomie avec celle de la normalisation des relations entre l'Egypte et Israël», a en effet indiqué le président Sa-date, tandis que M.Navon annonçait une longue série d’accords destinés a renforcer les relations bilatérales entre les deux pays, dans les domaines economique, touristique et culturel: — l'ouverture des frontières entre les deux pays à El Arich pour le transport des marchandises; — le maintien du mouvement touristique du monastère de St.Catherine dans le Sinaï à partir d'Israël, — l'augmentation du nombre des vols hebdomadaires directs le Caire-Tel Aviv desservis par la compagnie israélienne El Al; — l'organisation d’exposi- Autonomie: concessions «dangereuses» de Begin?JÉRUSALEM (d’après Reuter et AFP) - M.Me-nachem Begin, président du conseil israélien, a défendu hier les dernières propositions de son gouvernement sur l'octroi de l’autonomie palestinienne face aux attaques de députés de sa coalition l’accusant d’avoir fait de «nouvelles et dangereuses concessions».Comparaissant devant la commission des affaires étrangères et de la défense du Parlement, M.Begin a affirmé que les nouvelles idées soumises à l'Égypte et aux États-Unis aux récentes négociations de Washington n’étaient «qu’une formulation détaillée d’une politique depuis longtemps suivie par notre gouvernement.» Les propositions en question prévoient un contrôle commun de la part d’Israël et du conseil administratif palestinien envisagé sur la mise en valeur des ressources hydrauliques en Cisjordanie.L’administration des terres domaniales se ferait aussi en commun, à l’exception des terres où sont situes des villages juifs et des camps de l’armée israélienne.Le conseil administratif contrôlerait seul les terres privées arabes.Le représentant américain aux négociations sur l’autonomie, IVf Sol Linowitz, a qualifié les propositions israéliennes d’encourageantes.Mais plusieurs députés de la commission des affaires étrangères ont estimé hier que l’initiative du président du conseil comprenait de «dangereuses concessions » L’attaque Carter fâche Ryad DJEDDAH (AFP) - Le royaume saoudien «s’étonne» des déclarations attribuées au président Jimmy Carter, selon lesquelles les États-Unis se refusent à doter les avions de combat de type F-15 S devant être livrés à 1 Arabie Saoudite, d’équipement complémentaire, a indiqué hier soir l'agence saoudienne de presse (SPA).Citant une «source responsable saoudienne», l'agence ajoute que Ryad est surpris par ces déclarations faites «à un moment où des négocia tions positives se déroulent à ce sujet».Le royaume saoudien attendra la fin des élections américaines pour «connaître la position définitive» de Washington en ce domaine, précise la SPA.Au cas où elle n’obtiendrait pas de réponse, «il est possible» que l’Arabie Saoudite «frappe à toutes les portes» pour obtenir l’équipement «nécessaire à la défense de la patrie», souligne l'agence, i «Les relations et l’amitié de | l’Arabie Saoudite ne sont une i contrainte pour personne», conclut-elle.Lors d’une interview à la chaîne de radio américaine RKO le 24 octobre, le président Carter avait déclaré: «En accord avec les assurances données au Congrès en 1978 par M.Harold Brown sur la vente d’avions à l’Arabie Saoudite, nous n’accepterons pas de fournir des équipements offensifs qui pourraient être utilisés contre Israël».w je le prouve.' ANNONCE contre M.Begin a d’ailleurs été dirigée par M.Moshe Arens, président de la commission et membre du parti Herout, dirigé par le président du conseil.M.Arens a dit craindre que les propositions «ne mettent en danger l’avenir des colonies juives de peuplement, et par conséquent la sécurité nationale d’Israël».M.Yehouda Ben-Meir, un des dirigeants de l’aile nationaliste du parti national religieux, qui fait partie de la coalition, a déclaré que les propositions étaient dangereuses, et il a fait savoir qu’fl demanderait une réunion spéciale des instances dirigeantes du parti pour en discuter.De son côté, le chef de l’opposition travailliste M.Shimon Peres, a affirmé hier à Tel-Aviv que «les temps sont propices à une initiative d'Israël en faveur de l'instauration de l'autonomie dans la région de Gaza».Selon M.Peres, «l'option jordanienne», à savoir ridée d’un compromis territorial sur la Cisjordanie et Gaza négocié avec le royaume hachémite, doit être encisagée au plus vite.«Nous n'avons pas d'autre solution pour la région de Gaza, a-t-il estimé.Il n'y a aucune raison d'en repousser l’application à plus tard, dans 5 ans ou dans 20 ans (.).«Toutes les conditions sont réunies pour envisager dès maintenant l’autonomie à Gaza, et nous avons un partenaire: le roi Hussein Quelle que soit sa réponse.Nous devons proposer une alternative à l’OLP», a-t-il affirmé.tions industrielles et culturelles israéliennes en Egypte et égyptiennes en Israël; — la création d’un comité conjoint qui servira de «quartier général de la paix» composé d’écrivains, de sociologues.de professeurs et de psychologues pour étudier les moyens de promouvoir la paix entre l'Egypte et Israël; — l'échange de visites de jeunes dans les deux pay’s; — la visite de délégations officielles et d'hommes d’affaires entre les deux pays, et la ratification par 1 Egypte dans un proche avenir de tous les accords, commercial, culturel et autre, signés entre les deux pays.Dans la journée, M.Navon a exposé en détail, devant la direction du parti du président Sadate, ses idées pour la création d'un état-major de la paix formé d'hommes d'État, a’in-tellectuels, de sociologues et de psychologues israéliens et égyptiens.M Navon a aussi lancé un appel aux Égyptiens pour qu ils visitent Israël.«Les Israéliens qui visitent l’Égypte débordent d'éloges sur la chaleur de votre hospitalité, mais nous n’aimerions pas que cette voie soit à sens unique», a-t-il dit.Le responsable israélien a ensuite noté «la nécessité de Rî s'abstenir d’attaques personnelles à l'égard des hommes d'État des deux pays».Les observateurs notent qu’il s'est surtout référé (sans les citer) aux vives critiques que les organes d’information égyptiens avaient adressé par le passé au remier ministre israélien lenahem Begin, et à son gouvernement Tant dans ses allocutions officielles que dans ses conférences de presse, M.Navon n'a cessé de souligner que les limites de ses fonctions constitutionnelles lui interdisaient d'intervenir dans les attributions du pouvoir exécutif seul habilité a mener les négociations pour l'autonomie.Tout au plus, estiment les observateurs, pouvait-il espérer grâce à sa sincérité, sa chaleur communicative et sa parfaite connaissance de l'arabe, «arrondir les angles» et détendre quelque peu l’atmosphère crispée des rapports israelo-égyptiens, dont la normalisation, selon Israël, est trop lente et semée d'obstacles.Tour les observateurs, le président Sadate a «joué le jeu» contribuant ainsi au succès de la mission de bonne volonté à laquelle s'est limité M.Navon, d’autant plus, pensent-ils, que tout progrès réel dans la négociation sur l'autonomie sera impossible pendant les semaines qui suivront les élections présidentielles américaines.En adoptant cette attitude, estiment enfin les observateurs, le président Sadate a pu vouloir prendre une option sur l'avenir au cas où les elections législatives israéliennes de novembre 1981 ouvriraient «l’ère d'après Begin».Or, M Navon, dont la popularité ne fait que croître, sera, pendant longtemps encore, un interlocuteur très privilégié.VOICI LANOUVE1 du MAURIER LÉGÈRE Le goût riche et distinctif de du Maurier Quand tout est trop sucré Martini Bitter: doucement amer 8 ¦ Le Devoir, jeudi 30 octobre 1980 regards sur le monde Le Défi mondial De la société industrielle à la société informatisée par J.-J.Servan-Schreiber La révolution informatique, celle des microprocesseurs, qui est à la société industrielle ce que l’électricité a été à la société agricole, n'épargne aucun secteur d'activité.Elle appelle une révision déchirante des conceptions classiques sur l’emploi, l'industrie, l'éducation, les relations entre les nations et les rapports entre les citoyens et l’État.C'est -le Défi mondial» que propose de relever Jean-Jacques Servan-Schreiber, dans son dernier ouvrage paru chez Fayard — et dont voici quelques «bonnes pages» publiées par «Le Monde».JE viens de passer quatre mois aux États-Unis.J’ai été frappé par une perte de vitalité extraordinaire, cjui me semble un phénomène grave et préoccupant.À l’université Harvard, je ne me retrouvais plus.J'ai eu un choc culturel.» Celui qui parle ainsi est le sociologue français Michel Crozier, formé à la fois dans les universités françaises et américaines et admirateur de longue date de la fécondité des États-Unis qu’il expliqua sans répit à l'Europe du temps du défi américain, il y a dix ans, pour réveiller, stimuler le Vieux Continent.Pour ceux qui connaissent Michel Crozier et la sobriété de son expression, ces propos sont saisissants.Il confirme ce que l’on sait, ou que l’on craint — et il va plus loin: «Le phénomène est dû, ajoute-t-il, aux nombreuses décisions mauvaises qui ont été prises lorsque tout allait bien.Il n’y a plus de place pour les jeunes.Plus de jeunes, plus de renouveau: il y a stagnation du marché intellectuel, les gens en place sont de- venus des rentiers du système.Comme il n’y a plus d’emploi, les gens ne se préparent plus.Il n y a plus de bons étudiants en doctorat, donc plus de bonnes recherches.Tout le monde attend, en continuant d’agir comme par le passé.La crise qui secoue actuellement l’Amérique dépasse les affaires, l’Université et le monde intellectuel.C’est un problème moral.Les Américains considèrent que «le mal» est arrivé, et ils sont désemparés.On ne trouve plus aucun enthousiasme pour entreprendre des choses nouvelles.Certes, l’Amérique se relèvera.Mais on ne doit pas s’attendre à un relèvement spectaculaire dans les quatre ou cinq ans à venir.» Ainsi conclut Crozier.Il faut sans doute affecter ce diagnostic du coefficient sentimental de l’admirateur déçu.Mais, dans un langage plus feutré, les esprits américains les mieux informés partagent ces vues et n’hésitent plus à les proclamer dans l’espoir, légitime, que les défis du monde extérieur provoqueront un réveil américain.Ainsi, un grand débat a commencé autour de la «réindustrialisation» de l’Amérique, que d’autres, plus avisés, appellent sa «revitalisation».Il s’élargit et s’approfondit, Il repose sur des intuitions fondées, des analyses objectives de l’univers extérieur mais aussi sur des slogans équivoques et des querelles dogmatiques.On ne peut encore présager de son orientation ni de ses effets.Les plus lucides sont ceux oui ont maîtrisé les récentes découvertes scientifiques et les ressorts de la société informatisée.Leurs équipes et leurs laboratoires sont encore, d’ailleurs, les premiers au monde dans ces technologies.Et eux-mêmes sont les avocats les plus passionnés d’un changement de cap radical pour l’Amérique entière.Ils se battent pour que le corps politique, le corps social de leur pays, ne s’engage pas dans l’impasse de la «réindustrialisation» ni dans les pires errements européens en réclamant les subsides de l’État, l’argent public, pour prolonger a tout prix des in- dustries condamnées.Ils y opposent la notion de «revitalisation», qui en est le contraire: mettre toutes les ressources disponibles^ devenues trop rares pour etre gaspillées, au service de l’informatisation généralisée de l’appareil productif, et de la formation des hommes.Pour M.Robert Noyce, fondateur de l’une des plus brillantes sociétés américaines d’électronique, Intel Corporation, enviee des Japonais: «Nous entendons partout aujourd’hui des complaintes venant des usines vieillies des industries en déclin, des secteurs improductifs.Mais le bon moment pour se préoccuper des industries du passé, qui n’ont pas su se transformer à temps c’était il y a dix ans.Aujourd’hui, il s’agit d’autre chose: il faut en- f;ouffrer nos forces dans les té-écommunications, les semi-conducteurs, les robots et la formation.Il n’y a, à l’heure actuelle, qu’un seul secteur dans l’économie américaine qui soit vraiment porteur d’avenir, il ne faut pas s’y trom-ier, c’est celui de la haute echnologie et de ce qui y est lié.» La première des sociétés américaines dans ce secteur, Texas Instruments, fait régulièrement la démonstration de sa force.Son président, M.Fred Bucy, déclare à ses concitoyens.«Avant dix ans, l’ensemble des industries électroniques et informatiques sera plus vaste que tout le secteur de l’automobile et de l’acier.» Ces hommes, et plusieurs autres, sont très au fait de ce qu’il conviendrait fi d’entreprendre sans hésitation et sans autre délai.Mais ils sont encore peu écoutés et mal compris.D’abord de leurs collègues dans les secteurs industriels traditionnels.Ensuite du milieu politique, plus attaché au maintien de l’emploi industriel tel qu’il est qu’à la mutation fondamentale vers la société nouvelle.La campagne présidentielle de 1980 n aura d’ailleurs guère contribué au réveil.M.Georges Helmeier, directeur à Texas Instruments, précise: «Il faut savoir que la société américaine continue a vivre, pour l’essentiel, sur l’acquis scientifique et technologique de l’âge d’or des années 60.Pour combien de temps?» Et un autre responsable de Intel ne dissimule pas la difficulté majeure, celle qui fait reculer la majorité des décideurs publics et privés, qui n’ont pas encore trouvé le courage de l’aborder parce qu’ils n’ont pas découvert les moyens de la résoudre: «Il faut reconnaître que la révolution technologique, dans sa première phase, commence par poser un grave problème d’emploi.Et les nouveaux emplois ne se créeront pas spontanément.C’est toute une politique nouvelle à concevoir et à mettre en oeuvre.» Dans le débat qui secoue l’Amérique, l’une des interventions les plus attendues était celle de l’homme qu’on appelle le «père de la ré-industrialisation», M.Amitai Etzioni, sociologue, professeur à Columbia et conseiller de la Maison-Blanche, en 1980, sur les questions industrielles.Il a publié son diagnostic et les remèdes qu’il préconise, en commençant par cette étonnante formule: «En tant que père, et fier de l’être, de la campagne en faveur de la «ré-industrialisation», je dois la mener moi-même.Afin que chacun sache, enfin, clairement et complètement de quoi il s'agit.» De quoi, en effet?«Si, dans un monde en pleine évolution, nous cernons précisément ce qui réclame de notre part des actions prioritaires, nous devons placer en tête le problème de l’énergie, à cause de la dépendance à laquelle il nous condamne; et le problème de la défense nationale, à cause du renouveau de l’expansionnisme soviétique.» Pas un mot, tout au long de son exposé, sur l'électronique — le mot n'est même pas prononcé — ni sur l'informatisation.Et pour que l’Amérique parvienne à maîtriser ce qu’il considère comme les aeux menaces majeures entravant son renouveau (la dépendance énergétique, le danger soviétique), M.Etzioni n’hésite pas à prescrire le remède le moins susceptible d’être adopté: «Une très longue période d’austérité et ae restriction dans la consommation privée et publique, qui pourrait bien s’étendre sur une dizaine d’années.» Ainsi, le «père de la ré-industrialisation» n’a pas peu contribué à obscurcir le grand débat.Du côté des experts américains, qui connaissent parfaitement la nécessité et les moyens du passage à la société informatisée — et de sa L’opération d’aide au Cambodge sombre dans une anarchie meurtrière BANGKOK - Un an après son lancement, l’opération d'assistance humanitaire au Cambodge est, à Bangkok, l’objet de révélations scandaleuses.Le long de la frontière khméro-thailandaise, elle sombre dans une anarchie meurtrière qu'alimentent le marché noir et le gaspillage.L’arrestation récente par le FBI, à Washington, d'un fonctionnaire américain de l'Agence internationale pour l'aide et le développement (AIAD) au moment où il touchait un pot-de-vin met en lumière les manipulations et pratiques de corruption dont l’aiae internationale est trop souvent l’objet.M.George Warner est accusé d'avoir extorqué quelque 134,000 dollars à aes sociétés locales, et notamment à la compagnie helvétique Suisindo, qui l’a dénonce, les menaçant de passer contrat avec d'autres fournisseurs si des commissions ne lui étaient pas versées secrètement.Suisindo avait accepté ce marché.Fonctionnaire de l'aide américaine, M Warner avait été nommé l’an dernier au bureau du Programme alimen- par R.-P.Paringaux LE MONDE taire mondial (PAM) à Bangkok pour contrôler l’utilisation des fonds alloués par le Congrès américain à cette organisation des Nations unies.Une part substantielle de cette «aide liée» sert à l'achat par le PAM de fournitures qui sont remises à des organisations confessionnelles américaines privées opérant le long de la frontière.Ces agences travaillent en étroite association avec les organisations internationales de l’ONU, avec l’ambassade des États-Unis à Bangkok et avec l’état-major thaïlandais.M.Warner, qui était l’intermédiaire aes États-Unis auprès du PAM et celui du PAM auprès des sociétés commerciales privées, aurait acheté pour quelque 5 millions de dollars des semences de riz (environ 20,000 tonnes) destinées à la relance de l’agriculture cambodgienne.Situation qui montre assez bien l'influence que peuvent exercer sur la politique des organisations internationales les gouvernements qui les financent, ainsi que les groupes et sociétés avec lesquels elles sous-traitent leurs achats.La compagnie Suisindo, par BOUQUINEZ À L’AISE L’agence du livre français inc.1246 rue St-Denis — Montréal, Que H2X 3J6 — Tél.: 844-6896 844-6438 exemple, sert, depuis un an, d’intermédiaire privilégie entre les organisations des Nations unies et les milieux gouvernementaux et privés thaïlandais pour l'achat et la fourniture de vivres et de marchandises destinées aux Cambodgiens.L'affaire Warner prolonge, et risque de relancer, un autre scandale de l'aide dans lequel la FAO (organisation soeur du PAM), ou du moins certains de ses fonctionnaires, se trouve sur la sellette.Dans les deux cas, des enquêtes se poursuivent et pourraient aboutir à de nouvelles révélations, voire à des arrestations de fonctionnaires.Au mois de juin dernier, le gouvernement thaïlandais, tout en proclamant sa volonté d’aider à sauver le peuple cambodgien, décida de prendre la part du lion et la place des sociétés privées dans les ventes de semences de riz aux organisations internationales.Il imposa alors à la FAO des transactions jugées exorbitantes, qui ont coûté à l’organisation plus de 2 millions de dollars, et qui ont occasionné de graves retards dans la livraison au Cambodge de 15,000 tonnes de semences supplémentaires.Jusqu'alors, le PAM avait acheté au prix de 225 à 240 dollars la tonne 23,000 tonnes de semences valant sur le marché local entre 150 et 175 dollars la tonne, soit, pour les divers intermédiaires, un bénéfice à partager de 65 à 75 dollars par tonne ou, pour cette seule affaire, entre 1 million 500,000 et 1 million 700,000 dollars.Le gouvernement ne touchait sur ces transactions qu'une maigre ristourne de 3%.«Il y avait beaucoup d'argent à se partager, pourquoi le gouvernement se serait-tl contenté de 3% quand il pouvait gagner 100 dollars par tonne», expliquait dernièrement ie ministre de l’agriculture, M.Banharn, dans une interview à la presse locale.Sur avis du gouvernement, il fut donc décidé que la FAQ passerait désormais pour ses achats et pour leur manutention par une agence gouvernementale.Hélas! il devait bientôt s’avérer que cette bureaucratie était dépourvue des moyens dont disposait le secteur privé pour mener à bien toute l’affaire dans les délais nécessaires.Pour résumer un processus compliqué (où sont intervenus les faux documents, les trucages, les pressions du secteur privé et les errements des bureaucraties des deux parties), il suffit d'indiquer que la FAO accepta finalement de payer des taxes, bonus et royalties qui n’avaient pas été imposés auparavant et qui portèrent le prix de la tonne de semences à 370 dollars.De surcroît, le gouvernement ne donna l’autorisation d’exporter qu’après le paiement a’un rappel de 750.000 dollars sur des achats antérieurs et de 1 million 200.000 dollars pour les taxes et frais de manutention des 15.000 tonnes nouvellement requises.La FAO non sans résistance, dit-on, régla donc une facture qui représentait, par rapport au prix maximal payé en avril par le PAM, une augmentation de quelque 2 millions de dollars.«Un vol ur et simple», commente un aut fonctionnaire international.A cela sont venus s’ajouter 300,000 dollars, coût de l'immobilisation dans le port de Bangkok de quatre péniches qui ont attendu pendant près de deux mois de marchandages.Finalement, 7,500 tonnes seulement ont été achetées ici.Elles sont arrivées au Cambodge après la date prévue par la FAO.E Vizconde de Avala: deux vins d'appellation contrôlée au prix d*un vin de table.L’appellation contrôlée Rioja, c'est votre garantie d'un vin issu des meilleures caves d'Espagne.Ayaia rouge: 526 F 3.45 $ Un vin rouge de grande qualité qui rehausse le goût des rôtis, des volailles et des fromages.Ayala blanc: 526 E 3.75 $ Un blanc sec qui se sert frais è fapérltff ou pour accompagner les crustacés et les poissons.Vizconde de Aÿâla Le ministre de l’agriculture, tout en se disculpant, n’a pas démenti les allégations de corruption, bien au contraire.Mais il reste dans le vague.Cela dit, que les Thaïlandais aient chercher à tirer le plus grand profit de leur situation de quasi-monopole dans l'opération d'aide, ce qui n’étonne personne ici, impliquait-il que la FAO se prête à une operation que certains fonctionnaires des Nations unies assimilent à une «extorsion de fonds»?De source proche de l'organisation, on fait valoir que c’était l'impasse, que les semances manquaient aans la région, que les prix, ailleurs, étaient plus élevées et que le temps pressait.Cependant, le PAM, soumis dernièrement aux mêmes pressions, est allé acheter 26,000 tonnes de riz en Birmanie et en Inde.Il ne fait plus de doute aujourd’hui que ces deux affaires ont permis de remplir bien des poches: celles des fonctionnaires et intermédiaires thaïlandais et étrangers.L'arrestation de M.Warner en est la preuve.«Ce n’est que le sommet de l’iceberg.Bien d’autres scandales risquent sous peu de monter à la surface», nous a déclaré un haut fonctionnaire de l’ONU.En revanche, l’opération se solde par un desastre pour les Cambodgiens et aussi pour les bailleurs de fonds de l’aide.Mais ces derniers, s’ils se montrent, à juste titre, très pointilleux en ce qui concerne le contrôle des aides au régime provietnamien font, pour des raisons politiques non moins évidentes, preuve d’une grande tolérance devant les rackets dont elle est l’objet de ce côté-ci.C'est encourager ceux qui n’ont aucun scrupule à tirer avantage du malheur des uns et de la charité des autres, saper, à terme, les principes et les motivations mêmes de l'assistance internationale.Et encore, ces scandales pâlissent au regard de ce Les SPIIQ réunis à Québec QUÉBEC (PC) - C’est à Québec et non à Sherbrooke, comme 11 avait d’abord été prévu, qu’aura lieu le congrès d'orientation de la Fédération des syndicats professionnels d’infirmières et d'infirmiers du Québec (SPIIQ).Au cours de ces assises, qui se tiendront du 10 au 14 novembre, les délégués seront notamment appelés à étudier un document du conseil fédéral qui propose un changement radical d'orientation.Le conseil y recommande d’entreprendre des démarches en vue de la dissolution de l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec et la création d'une nouvelle centrale dans le secteur de la santé.La Fédération des SPIIQ regroupe six syndicats comptant quelque 14,000 membres.qui se passe sur la frontière, transformée en un gigantesque marché noir.On estime que les milliers de marchands cambodgiens et thaïlandais qui s’y retrouvent, et qui disposent de toutes les protections nécessaires, font un chiffre d’affaires quotidien supérieur à un million de dollars.Marchandises, or et pots-devin coulent à flot.Tout le monde, marchands comme officiels civils et militaires, en profite largement.Tout le monde, excepté les fonctionnaires internationaux de l’UNICEF et du CICR chargés de distribuer l'aide dans un secteur transformé en souk où se multiplient les actes de pillage, l’insécurité et les menaces.Il leur est aujourd’hui impossible de dire quelle est la proportion des gens qui ont encore un besoin vital d’assistance.quelle est la proportion des aides distribuées qui parvient réellement à ses destinataires et quelle est la part, supposée importante, qui revient aussitôt alimenter le marché noir.Limitée, l’opération doit cependant être maintenue.pour des raisons politiques, d’une part, et, de 1 autre, dans la crainte d’un retour prochain d'une catastrophe alimentaire au Cambodge.mondialisation, si adaptée à la vocation de l’Amérique, — les obsessions nationalistes du conseiller de la Maison-Blanche ont paru extraordinairement dépassées, à côté de la question.Du côté de l’opinion publique, l'idée que le salut doive etre précédé de «dix ans d’austérité» ne suscite guère l’enthousiasme, s’adressant à des hommes et des femmes qui sont déjà plongés dans la récession économique la plus rude depuis cinquante ans.Les deux erreurs vont de pair.Si l’on se trompe d’objectif — en préférant la remilitarisation à l’informatisation, — on débouche forcément sur la mauvaise voie: celle de l’appauvrissement, au lieu de ce nouvel épanouissement créateur pour lequel l’Amérique, aujourd’hui encore et plus que tout autre, disposerait du potentiel scientifique et des ressources sociales suffisantes.Mais, enfin, le débat a commencé, et c’est l’essentiel.Que les faux prophètes s’expriment les premiers ne doit pas être regretté.Ils provoquent de vives réactions, d’où devrait sortir la régénération de ce pays, qui, meme s’il a perdu près de dix ans, doit retrouver sa vocation et sa vigueur.Au même moment, la société japonaise abordait les années 80 par une crise de conscience, qui a débouché sur un autre grand débat, une autocritique que les responsables réunis dans le 60-men Committee ont résumé et consigné à l’intention du gouvernement, comme de l’opinion, dans une vaste étude destinée à «redresser l’orientation et la nature des efforts du pays».Qu’y relève-t-on?1.«Nous sommes entrés, par rapport aux dernières années, dans une période de relative stagnation en ce qui concerne l'innovation.» 2.«Il va nous falloir mieux apprécier le fait que les progrès technologiques sont devenus plus difficiles.D’abord parce que les technologies nouvelles réclament davantage de temps et d’investissements.Ensuite parce que l’estimation des problèmes sociaux soulevés par les percées technologiques devra être plus soigneusement étudiée.» 3.«Des caractéristiques négatives du développement economique japonais sont maintenant apparues, et il ne faut pas se les dissimuler: faiblesse du système de stimulation de la création; fléchissement de l’esprit d’initiative dû à la recherche permanente du consensus; surestimation des difficultés économiques par rapport aux bénéfices sociaux de l’intégration d’une technologie nouvelle.» 4.«Ces caractéristiques, qu’il serait dangereux de laisser se développer, tiennent au système socio-éducatif qui est resté trop conformiste et qui entrave, par sa nature, les personnalités vraiment fortes et créatrices.» 5.«Il apparaît que, si nous voulons trouver 1 élan nécessaire aux années 8Q, il va falloir changer un certain nombre de conceptions de base et recréer un environnement mieux adapté à la créativité à la capacité individuelle, au décloisonnement entre l’Université, l’industrie et l’État.» 6.«Si nous voulons maîtri- ser la phase de mondialisation, il nous faut apprécier plus précisément deux transformations essentielles à accomplir: «La première est une révision de nos conceptions sur les rôles respectifs de l’État et des industries privées.Les industries privées ont été les sources principales de l’innovation jusqu’à présent, mais elles ne pourront plus développer, par leurs propres moyens, les nouvelles technologies dont les délais de mise au point sont beaucoup plus importants et exigent des capitaux qui dépassent leurs ressources.Il va donc falloir faire intervenir davantage l’État, en coopération organique avec les entreprises et les laboratoires du secteur privé.Mais en ne perdant pas de vue que l’État, par ses structures et par sa taille, n’est pas capable, s’il devait être le maître d’oeuvre, de diffuser avec efficacité les fruits du développement technologique, ni même de les mettre en application.Il faut trouver de nouvelles formules mixtes de coopération.«La seconde, pour l’ouverture internationale, et en particulier les besoins élémentaires du tiers monde (alimentation, médecine éducation, énergie).«Des études préliminaires beaucoup plus poussées et mieux adaptées seront nécessaires.Nous n’avons pas examiné suffisamment les caractères propres, les besoins spécifiques, les systèmes sociaux des pays en voie de développement, avant d’y étendre le domaine de nos activités.Ce préalable est maintenant indispensable.Il faut établir les bases d’une réelle complémentarité entre la société d’informatisation, telle qu elle se développe chez nous, et les besoins essentiels, immédiats, particuliers, des pays encore sous-développés.Nous pouvons y parvenir, mais à condition ae multiplier la communication entre eux et nous, par des échanges d’hommes dans les deux sens.Les leurs venant entamer leur formation dans nos meilleurs instituts, les nôtres apprenant à s’implanter dans les nouveaux pays, à s’adapter à leurs modèles sociaux pour modeler sur place les solutions aux problèmes du développement.» Le débat au Japon ne se déroule plus sur le point de savoir s’il faut passer ou non de la société industrielle à la société informatisée.Le choix est fait.Il a commencé, au milieu des passions et des controverses, sur ces deux problèmes, nouveaux pour la culture japonaise et difficiles à appréhender: le changement de nature des liens entre l’État et la décision privée; les changements éducatifs et sociaux nécessaires à la réussite, aléatoire, du passage à l’internationalisation réelle Comme pour le débat américain, comme pour les débats inévitables qui vont tourmenter, transformer toutes les sociétés concernées, les bonnes réponses ne sont pas acquises d’avance.Le monde cherche et trouvera le support philosophique des mutations annoncées.la finitude de toujours, qui nous opprimait et imposait sa loi, éclaté.À la portée des hommes se trouve enfin la ressource infinie, la seule: l’information, la connaissance, l’esprit.Parents! Enseignants! Étudiants! Avez-vous des difficultés à faire respecter votre droit à l’exemption de l’enseignement religieux?Ou à obtenir des cours de formation morale dans votre école?Êtes-vous favorable à l’école laïque?Participez au quatrième congrès annuel de l’AQADER ASSOCIATION QUÉBÉCOISE POUR L’APPLICATION DU DROIT A L’EXEMPTION DE L’ENSEIGNEMENT RELIGIEUX samedi le 8 novembre, de 9 hres à 17 hres à l’Université du Québec à Montréal Pavillon Hubert-Aquin, coin Ste-Catherlne et St-Denis, salle A2860 (métro Berri-de-Montlgny) Coût d’inscription; $10.Service de garderie sur place (réservez avant le 3 novembre) Renseignements; 388-2018 ou 653-2828.AQADER.C.P.534, Succursale Beaubien, Montréal H2Q 3E2 Bienvenue à tous les citoyens et citoyennes Intéressés.o Le Devoir, jeudi 30 octobre 1980 ¦ 9 techniques HHHHHHHHHHHHBHHHHHIII Lettre ouverte à un jeune chercheur TOUT a commencé au cégep.Et même un peu avant.Votre insatiable curiosité assortie d’innombrables questions agaçait vos professeurs.Ils réprimaient mal pourtant l’admiration qu’ils vous portaient.Vous la deviniez facilement.Elle vous stimulait.Ils ne l’étalaient pas trop par pudeur ou pour ne pas vous gâter.Vos camarades, vos parents, vos amis, eux, faisaient preuve de moins de retenue.Vous étiez brillant.Pas de doute, vous feriez des études.Mais plus que cela encore: de la recherche.Vous souvenez-vous?Dans vos devoirs vous ne vous contentiez pas de répondre comme tout le monde aux questions que l’on vous posait.Vous ajoutiez des questions aux questions, des questions aux réponses.Mais les vraies réponses, vous disiez-vous intérieurement, viendraient plus tard.Et vous vous chargeriez de les apporter puisqu'elles ne figuraient pas dans les livres.Un jour, vous vous êtes rendu compte que les «plus tard» n’arrivent pas toujours comme on croyait qu’ils.mais n’allons pas trop vite.Vos questions, votre besoin de connaître, de découvrir, (ce que vous ne nommiez pas encore la recherche) vous dé- par Bernard Lévy mangeraient (Vous en souriez de plaisir, n'est-ce pas?) Quels moments! Mais aussi que d’étapes! Que de temps perdu à piétiner: à passer des examens.Et puis un jour.Vous et es un jeune chercheur.Vous venez d’obtenir votre doctorat.La recherche, vous y avez pris goût.C’était — votre mémoire est claire là-dessus — à l’occasion de votre thèse: le patron, les travaux préliminaires, les premières difficultés, les premiers résultats, la fièvre, le jury, le succès.La recherche, ce n’est pas encore pour vous une passion.Mais enfin vous sentez bien que monte en vous quelque chose comme «un vif et puissant intérêt».Vous avez des idées.Ne soyez pas modeste: oui, vous avez des idées.«Et les idées, comme disait Albert Einstein, un scientifique bien connu, c’est tellement rare!» Des idées et des projets.' Un projet.Un projet de recherche, bien sûr.«Intéressant» vous a dit le directeur du département où vous vous êtes si bien intégré que l'on ne s'étonne plus de votre présence en tant qu’étu-diant — assistant — surnuméraire-à-tout-faire.On dit partout que l’on manque de personnel de rechernce mais on dit aussi que les postes à pourvoir sont rares.L’idéal serait-il de développer la recherche sans chercheurs?Vous ne vous attardez pas trop à ce genre de question ou perce le soufre et la polémique.Heureusement.C est que vous avez bien mieux à faire.À propos de votre projet, on vous a bien dit «intéressant».Vous avez pris cela pour un encouragement.Vous avez bien fait: de l’énergie vous n’en aurez pas de trop.Intéressant?Vous attendiez aussitôt une aide financière.Attendez car pour les subventions il existe des organismes spécialisés, des procédures à suivre, des gens a connaître.Vous attendiez des locaux et peut-être même du personnel.Mais vous allez trop vite: «vous devriez d’abord mettre vos idées sur papier» vous a-t-on sagement conseillé.«C’est fait» avez-vous répondu avec impatience.Attention, pas n’importe quel(s) papier(s).Et vous voilà en train de remplir un formulaire SK-31 qui vous a été obligeamment envoyé sur votre demande par les services administratifs de la recherche de votre établissement.En six exemplaires, s’il-vous-plaît: nom du directeur de la recherche, numéro de téléphone, titre de la recherche, objectif du projet, pertinence du projet, originalité du projet, nombre de personnes à engager, budget, organismes sollicités.Nous y voilà: à quelle porte frapper?Et comment frapper?«C’est tout un art.» vous a répondu un doyen que vous vous êtes décide à aller consulter: «c’est tout un art mais je suis disposé à vous aider».Alors vous lui avez exposé votre projet dans ses moindres détails.A force d'en parler autour de vous, vous désespériez d'être jamais entendu.Entre le Conseil de recherches sur les sciences humaines et sociales, le Conseil national de la recherche, le CRM, FCAC, quelques ministères et quel-ues fondations, l’influence e votre doyen a été déterminante.Bon, vous avez choisi.Votre méthodologie, bien insister là-dessus.Vous en avez souligné à traits épais comme des rails de chemin de fer les aspects essentiels.Votre dossier est enfin complet: budget calculé au plus juste, personnel, fourniture, locaux.Tout a été prévu.Il ne manque pas une signature, pas une approbation.Ces documents sont passés et re- passés trois, quatre, cinq, six fois par les services compétents.Ils sont partis.Votre premier projet.Les experts vous ont demandé des renseignements supplémentaires.C'est bon signe Quelques consultations.Et vous avez de la chance.Il a été accepté.Vous allez enfin pouvoir vous mettre au travail.Il ne manque que le personnel, le matériel et les locaux promis.Des détails, en somme.Pas de quoi freiner votre élan.Mais vous venez de vous apercevoir aussi que peu nombreux sont les gens — secrétaires ou assistants de recherche — qui acceptent de travailler pour la seule durée d'un projet sans la garantie de garder leur emploi après.C’est normal.Quant à l’espace, il a bien fallu vous contenter de locaux «temporaires» — inespérés d'ailleurs — au fond d'un couloir, sans fenêtre, locaux que vous devez en plus partager avec d'autres collègues.Les imprévus se sont succédés.En cascade.Si bien qu'au moment de rédiger votre rapport intérimaire une évidence vous a sauté aux yeux: l’argent allait manquer.Vous vous êtes empresse de rédiger une demande de fonds supplémentaires.Et comme vous ê-tes un jeune chercheur plein de promesses, votre projet a été repêché Il y a bien eu aussi la demission de votre assistant qui a eu le bonheur de trouver un emploi plus stable.Mais quelques mois vous ont suffi pour contracter de solides amitiés dans votre milieu et vous l'avez vite remplacé.Vos premiers résultats ont été publiés Votre nom figurait en tête de l'article de cette honorable revue scientifique tirée à 200 exemplaires.Votre premier article Vous l avez envoyé à votre mère.C'était la moindre des choses.Certes vous avez pu trouver à temps les réponses aux questions que votre projet posait.Et surtout vous avez découvert d'autres ramifications à explorer.D'autres demandes de subventions se sont succédées.L'idée de mettre sur pied un groupe de recherche vous est venue.Naturellement.Un groupe interdisciplinaire assure plus de continuité à des travaux de recherche qui sont maintenant régulièrement et de mieux en mieux subventionnés.Votre personnel bénéficie d'une relative sécurité.Il y a duc ans déjà, douze peut-être — le temps passe si vite — que ce groupe est en lace.Et puis vous avez lu ier dans un journal un communiqué annonçant que les statuts du Centre international de recherche dont vous avez proposé la création ont été approuvés.Ce Centre vous en avez la direction.Décidément tout vous sourit Vous fréquentez avec ré-ularité les bureaux des plus auts fonctionnaires Que dis-je’’ Vous dînez à la même table qu'eux.Et justement n'était-ce pas un ministre qui l'autre jour vous téléphonait pour recueillir de vous un avis d'expert0 Les académies vous proposent des fauteuils.Les honneurs vous comblent.Vous prodiguez de plus en plus rarement des conseils à des débutants qui.comme vous, il y a trente ou quarante ans, (comme le temps passe) sont pressés de bouleverser l'édifice scientifique jusque dans ses moindres fondements et, par la même occasion, — pourquoi pas?— la société.Vous ne pouvez vous empêcher de penser en voyant cette jeunesse plutôt prétentieuse et sans humour que votre avenir est déjà un peu derrière vous.Bien sur vous ne remplissez plus à des dizaines d'exemplaires les demandes d'aide financière qui assureront la survie de ce Centre ui vous a souvent empêché e dormir puisque la plupart des centres de recherche du pays dépendent aujourd'hui de vous La recherche pour vous c'est encore une passion mais tellement administrative Ah! si seulement vous aviez pu recevoir le prix Nobel! Le redoutable technocrate ue vous êtes devenu s'offre ésormais le luxe declarations péremptoires et sans appel dans les médias: «On gaspille les fonds de recherche, avez-vous affirmé, il faudrait instituer une commission d’enquête!» Comme vous allez certainement en être nommé président, je vous adresse d’avance mes félicitations.F"i * BOUQUINEZ À L’AISE À L’agence du livre français inc.1246 rue St-Denis — Montréal, Qué H2X 3J6 — Tél.: 844-6896 844-6438 La tordeuse et l’arme biologique par André Tardif Pour lutter efficacexent contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette, le bacillus thuringiensis (BT), un insecticide biologique, constitue la meilleure alternative aux produits chimiques utilisés jusqu’ici, estiment les experts du ministère de l’Énergie et des Ressources (MER).Mais à cause de restrictions au niveau de son application et de son coût qu’on estime 4.4 fois supérieur au traitement chimique, le MER a l’intention de limiter l’usage du BT à 10% de son programme de pulvérisation aérienne en 1981, soit le même pourcentage que cette année, surtout près des endroits habités ou des réservoirs d’eau potable.Dans sa lutte incessante pour contenir la tordeuse, la- uelle ravage chaque année es milliers d’acres des plus belles forêts québécoises, les avions quadrimoteurs nolisés par le MER continueront donc d'épandre des solutions d’insecticides chimiques à base de fénitrothion (89%) ou de matacil (11%).«Si l’utilisation du BT sur une base opérationnelle à grande échelle n’est pas indiquée pour l’heure, l’on doit quand même poursuivre les recherches sur ce produit, car à coûts égaux, il est évident que nous devons favoriser un insecticide biologique», déclare M.Jean-Guy Davidson, directeur du Service d'entomologie et de pathologie du MER.«D'ailleurs, nous avons dépensé quelque $3 millions depuis 10 ans pour le développement technologique du BT, soit plus qu’aucun État américain ou province canadienne jusqu’ici.Et d’ailleurs, nous étions les seuls à l’utiliser jusqu’à cette année.» Mais il explique qu’en plus d'être nettement plus coûteux — $5.10 l’hectare contre $2.60 Hunter sur le timbre de Noël QUÉBEC (PC) - C’est un dessin du caricaturiste Raoul Hunter, du quotidien québécois Le Soleil, qui illustrera cette année le timbre de Noël de l’Association pulmonaire du Canada.M.Hunter a été proclamé en fin de semaine gagnant du concours national organisé par cette association, devenant ainsi le premier Québécois à mériter cet honneur.pour le produit chimique — et qu’il doit être pulvérisé en plus grand volume — une fois sept litres à l’hectare contre deux fois 1.4 litres — le BT présente des problèmes considérables d’application.Ën outre, son utilisation ne peut être recommandée partout parce qu'inefficace dans des zones sévèrement infestées par la tordeuse.«Le BT est efficace si Ton ne retrouve pas plus de 35 larves par branche de 18 pouces.Mais en période d’épidémie intense comme on en a connu de 1976 à 1978.avec une population atteignant 200 larves par branche d’épinette, seuls les insecticides chimiques pouvaient accomplir le travail.Et ça, même M.Smirnoff le reconnaît.» M.Vladimir Smirnoff, du Centre de recherches forestières des Laurentides, un établissement d’Environnement Canada, est à l’origine de la découverte du BT comme destructeur de la tordeuse.Conjointement avec les spécialistes du MER, il poursuit ses recherches pour le rendre plus accessible.Selon M.Davidson, l’usage des insecticides chimiques, quoique décrié par les écologistes, est à l'image de celui des aspirines : si on suit le dosage prescrit, on élimine les problèmes.«Bien sûr que les produits chimiques utilisés sont toxiques, mais tout est dans le dosage et les conditions d’arrosage.Nous suivons les recommandations des différents ministères impliqués, dont celles d’Agriculture Canada, et nous n’avons jamais eu de problèmes jusqu’ici.Même que nos dosages sont généralement moindres que ceux prescrits, par mesure de précaution.» M.Davidson a enfin réfuté une récente accusation de M.Daniel Green, de la SVP — organisme modestement subventionné par le ministère québécois de l’Environnement — à l’effet que le MER devait respecter des contrats à long terme avec les fabricants d’insecticides chimiques et u on y cherchait un moyen e se défaire d’inventaires importants.«Nous achetons nos produits chimiques après un appel d’offres, chaque année et selon nos besoins, et il en est de même pour la location d’avions pour notre programme de pulvérisation.Ainsi, depuis deux ans, nous louons deux quadrimoteurs de la société uébécoise Arrosages aériens astor, qui remplace ainsi une entreprise de la Colombie-Britannique.» JEUNESSE ACTIVE QUAND ON PARLE AVEC VOUS ON PARLE D'AVENIR PARLONS D'ARGENT.desjardins mouvement ?***222 DU 27 OCTOBRE AU 1er NOVEMBRE C’EST LA RÉVISION DES LISTES ÉLECTORALES DU QUÉBEC Vous devez être inscrits sur une liste électorale pour avoir droit de vote à tout scrutin provincial Les listes électorales qui serviront à cette élection partielle ne sont pas celles dressées lors du recensement de septembre 1980 mais celles qui ont été utilisées pour le scrutin du 20 mai 1980, c’est-à-dire pour le référendum.Votre directeur du scrutin vous fait parvenir cette liste électorale.Vérifiez si votre nom est inscrit et bien inscrit.év ¦ Ce carré noir identifie les bureaux de dépôt accessibles aux handicapés.EN MILIEU URBAIN (municipalités de plus de 2 ()()() habitants) Pour toute demande de modifications (inscription correction ou radiation), vous devez vous rendre au bureau de dépôt le plus près de votre domi cile.Ces bureaux sont ouverts du 27 octobre au 1er novembre, de 8 heures à 22 heures.Les demandes de modifications sont référées ensuite à une commission de révision qui a le pouvoir exclusif de les accepter ou de les refuser.EN MILIEU RURAL (municipalités de 2 000 habitants ou moins) En milieu rural, il n'y a pas de bureau de dépôt.Les électeurs des sections de vote rurales qui désirent déposer des demandes de modi fications (inscription, correction ou radiation), doivent se présenter chez les réviseurs ruraux de leur section de vote.-Les réviseurs reçoivent des demandes du 27 octobre au 1er novembre, de 16 heures à 18 heures et de 19 heures à 21 heures.Pour connaître les adresses des réviseurs ruraux, les électeurs doivent consulter la liste électorale qu’ils ont reçue ou communiquer avec le directeur du scrutin de leur circonscription électorale.Ces réviseurs ont également le pouvoir exclusif d’accepter ou de refuser ces demandes de modifications à la liste électorale Pour plus de renseignements, composez sans frais: 1-800-463-4378 BUREAUX DE DÉPÔT i BROME -MISSISQUOI COWANSVILLE Bureau du directeur du scrutin Marcellin Larocque 368, rue Rivière ¦ tel.: (514) 263-0647 BEDFORD 109, rue Rivière ¦ BROMONT 124, rue Champlain ¦ DUNHAM 11, avenue Loiselle ¦ LAC-BROME 499, Chemin Bondville ¦ JOHNSON VALCOURT Bureau du directeur du scrutin Marcel Catudal 4094, 4e rang ¦ tel.: (514) 532-2237 ACTON-VALE 1053, rue St-André ¦ • BROMPTONVILLE 78.rue Larocque ¦ WINDSOR 66, rue Dumoulin ¦ MÉGANTIC -COMPTON LAC-MÉGANTIC Bureau du directeur du scrutin Jean-Paul Périnet 4669, rue Laval tel.: (819) 583-3482 Carrefour Lac-Mégantic 3560, rue Laval Nord ¦ EAST-ANGUS Arena Robert Fournier 190, rue Kennedy ¦ OUTREMONT OUTREMONT (partie) Bureau du directeur du scrutin Pierre Lussier 60, ave Duverger ¦ .tel.: (514) 271-2575 1162, ave Lajoie ¦ 169, ave de l’Épée ¦ MONTRÉAL (partie) 5750, ave Wilderton ¦ 3333, ch.Côte-Ste-Catherine ¦ 3166, ave Lacombe ¦ 5550, ave du Parc (Y.M.C.A.) ¦ BuiîUÏÜIrtj PARTIELLES Oft QUÉBEC UU Le Directeur général des élections du Québec Pierre-F.Côté, C.R.BromeMissisquoi/Johnson/MéganticCompton/Outremont IU ¦ IVlONuoai, jouui wv wwwwi %* ¦ ~ Fondé par Henri Bourassa Rédacteur en chef: le 10 janvier 1910 Michel Roy -i — Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de (information: Trésorier: Jean Francoeur, Lise Bissonnette, Pierre Loignon Bernard Larocque Jean-Pierre Proulx Main basse sur le pétrole LE discours lu mardi par le ministre des Finances ressemble plus à une politique de l’énergie qu’à un véritable budget.Néanmoins, dans l’antichambre du Parlement, ministres et hauts fonctionnaires étaient assurés l’autre soir que les propos de M.MacEachen seraient bien accueillis par la majorité de la population.Ottawa dotait le pays d’un programme énergétique dit «national».Comme au temps de Sir John A.Qui fiouvait être contre la «canadianisation» de ’industrie pétrolière largement dominée par des intérêts extérieurs?Le budget ne renfermait aucune hausse d’impôt.En dépit des sombres prévisions de la plupart des oracles, l’indexation était maintenue.Personne n’aurait donc à redire.Pourtant un élément a été mis de côté: l’argent que le ministre distribuait allègrement appartenait en partie aux provinces productrices d’hydrocarbures.Les fruits de ces largesses fédérales poussent dans le champ des provinces, selon notre constitution.Ce budget pétrolier est bien fait.Mais ce n’est pas celui qui convient à un État fédéral.Les mesures annoncées par M.MacEachen dans le domaine de l’énergie ne sont que le prolongement d’une vision d’un certain fédéralisme centralisateur.L’arbitraire avec lequel Ottawa tranche aujourd’hui la question énergétique ne laisse présager rien de bon pour ceux qui croient encore au nécessaire équilibre des forces et des pouvoirs entre les paliers de gouvernement au Canada.Avec un déficit de $14 milliards et des besoins d’emprunts de plus de $12 milliards, il faut reconnaître que la marge de manoeuvre du ministre était plutôt mince.Une campagne de rumeurs, qu’on a bien innocemment laissées courir, a soulevé des inquiétudes chez les contribuables qui se préparaient à des impôts Élus lourds.Fort heureusement, M.lacEachen a résisté à la tentation fiscale.Le conjoncture ne se prête pas à de telles ponctions; les travailleurs doivent déjà assumer une perte nette de leur pouvoir d’achat.Le redressement de l’activité économique passe par le maintien de la demande globale.Évidemment il faudra payer quelques centaines de dollars de plus pour combustibles, carburants et cotisations à l’assurance-chômage.Les entreprises n’ont pas eu droit aux allégements demandés.Leurs dirigeants devront donc puiser à même leurs bénéfices pour financer leurs activités; il suffira de reporter à l’an prochain la hausse annuelle du dividende.Les actionnaires doivent aussi faire leur part.L’ampleur de la dette angoisse certains.Le ministre a voulu montrer ses bonnes intentions en annonçant une réduction de quelques centaines de millions à ce chapitre pour l’an prochain.(Cette baisse ne veut rien dire puisque la marge d’erreur moyenne des prévisions des trois derniers budgets dépasse le milliard de dollars.) On aurait souhaité qu’Ottawa poursuive ses efforts de dégraissage de la fonction publique fédérale En cherchant bien, on trouverait beaucoup de «trous» dans certains ministères fédéraux où vaquent paisiblement un trop grand nombre de fonctionnaires.Par contre, au chapitre de la péréquation, la croissance réelle est nulle.Voilà qui augure fort mal pour les négociations sur le renouvellement des ententes fédérales-provinciales, prévues pour 1981-1982.La question de l’énergie est en fait celle du partage des fabuleuses recettes de $90 milliards qui découleront de la hausse du prix domestique du pétrole d’ici 1983.Ottawa a vite flairé une bonne affaire.Dans son «Programme énergétique national», le gouvernement fédéral puise évidemment le premier dans le baril.Il porte sa part de 1 assiette pétrolière de 10% a plus de 24% ce qui signifie $21 milliards au cours des trois prochaines années.M.Marc Lalonde, ministre de l’Énergie, a rendu public son atlas des «Terres du Canada» qui, comme par hasard, place tous les gisements prometteurs en hydrocarbures en territoire fédéral.En tant que Québécois, il serait facile d’applaudir a cette manoeuvre permettant à Ottawa de faire main basse sur une grande partie des recettes pétrolières.Une partie de ces revenus fédéraux finira bien par arriver au Québec.Mais quelle serait la réaction de la population québécoise si Ottawa décidait du jour au lendemain de fixer le prix du kilowattheure?Les Albertains n’ont plus que trois milliards de baril de pétrole conventionnel, l’équivalent de six années de production présentement.Il faut comprendre leur colère de voir ainsi une partie de leur «butin» bradé à un prix loin de sa véritable valeur économique.Ce ressentiment est d’autant plus compréhensible quand on voit les petites faveurs qu’Ottawa fait à la Nouvelle-Ecosse et à la Saskatchewan pour briser le front des provinces.La part des entreprises reculera de 45% à 33%.Point n’est besoin de s’apitoyer longtemps sur cette industrie qui récoltera quelque $30 milliards d’ici 1983.Certains crieront au socialisme devant la possibilité d’une acquisition par Pétro-Canada de filiales d’une compagnie multinationale.Cet outrage a été commis à deux reprises — Atlantic Richfield et Pacific Petroleums — et tout le monde se porte bien.Il faut souhaiter cependant qu’Ot-Iawa trouve une solution moins simpliste pour le financement d’une nouvelle acquisition que la formule d’une taxe temporaire.Le programme énergétique fédéral rejoint en bonne partie le livre blanc du Québec, revu et corrigé par M.Yves Bérubé.L’utilisation plus grande du gaz naturel devient un objectif de plus en plus pressant.Si Ottawa propose une politique de production de l’énergie, il faut souhaiter que Québec mette davantage l’accent sur la conservation.Le document présenté mardi fait peu état des mesures pouvant réduire la dépense d’énergie: le gaz naturel n’est pas inépuisable.Il faut néanmoins souligner aujourd’hui l’attachement particulier que porte M.MacEachen à sa région natale qui reçoit $8.4 milliards.Ce chiffre s’ajoute aux $3.6 milliards prévus d’ici 1983.Ces investissements fédéraux dépassent ceux de toutes les autres régions du Canada réunies.Veiller aux intérêts de son coin depays est fort bien; le comportement de M.MacEachen devrait servir d’exemple à nos 74 représentants fédéraux.Mais, en toute équité, il serait souhaitable que le ministre des Finances se préoccupe davantage de sa mission de répartition de la manne fédérale à l’échelle nationale.Il y a belle lurette que les Québécois ne comptent plus sur le ministère de l’Expansion économique régionale pour rétablir l’équilibre des chances.¦ Il faudra attendre le prochain budget de M.MacEachen pour connaître ses véritables intentions fiscales.On verra mieux alors sa vision de la répartition du fardeau des impôts entre les differents groupes de contribuables.Quant au «Programme énergétique national», il possède l’avantage d’etre plus clair que les politiques précédentes.La recherche soutenue de nouvelles sources d’énergie et la reprise en mains canadiennes, privées et publiques, d’une partie de cette industrie sont des objectifs qui méritent notre appui.Mais ils ne justifient pas pour autant une main-basse sur le pétrole et le gaz naturel des provinces.M.Lalonde doit retourner à Edmonton pour ajuster son Programme «national» en tenant compte des intérêts légitimes de l’Ouest.L’Alberta doit être partie d’un consensus général sur la question.Toute autre solution serait un deuxieme coup de force en autant de mois de la part des autorités fédérales.À quoi bon vouloir rapatrier une constitution si on n’en respecte ni l’esprit ni la lettre?Michel NADEAU je vais me sewi v des Soos pYobuits à\j £>éTVc>le MARC LAFb/MPE Budget raffiné IKMIINIII9B Match nul à Cleveland Les trois grands réseaux de télévision américains ont présenté, mardi soir, l’émission la plus ennuyeuse de l’année et, pourtant, plus de cent millions de téléspectateurs l’ont regardée, dans l'espoir sans doute de trouver des raisons de voter pour l’un des deux principaux candidats aux élections présidentielles du 4 novembre.Le aébat Carter-Reagan a malheureusement été à l'image de la campagne électorale et des deux hommes: terne et médiocre.À une semaine des élections, l’affrontement télévisé entre le président sortant et l’ancien gouverneur de Californie n'aura probablement pas permis aux nombreux indécis de fixer leur choix, bien au contraire.Les deux candidats se sont bornés en effet à répéter les principaux points de leur programme respectif et ont soigneusement évité ae se lancer dans des polémiques au cours des- auelles l'un ou l’autre aurait risqué e faire un faux-pas.S’il est réélu, M.Carter ne le devra pas à une gaffe de son adversaire républicain qui, cette fois-ci, était sur ses gardes et n'a pas eu de malencontreux trous de mémoire.En 1976, le président Ford avait cru bon d’affirmer que la Pologne n'était pas soumise à l’Union soviétique et M.Carter n’avait pas manqué d'exploiter à fond cette bévue pour souligner la faiblesse des connaissances de son adversaire en politique internationale.En 1960, M.Nixon avait été victime du fait qu’il était moins télégénique que le futur président Kennedy.Rien de cela cette fois-ci.MM.Reagan et Carter passent tous les deux parfaitement l’écran, même si le premier a un léger avantage sur ce point.Ils ne donnent cependant pas la même image.M.Reagan est souriant, sympathique même et il ne dédaigne pas la plaisanterie pour détendre 1 atmosphère, a moins que ce soit pour mieux cacher ses faiblesses Jimmy Carter, pour sa part, a perdu son célébré sourire qui lui fendait le visage d'une oreille à l’autre à chaque phrase et qui a fait le bonheur des caricaturistes.La situation est aujourd'hui trop grave pour sourire, semble-t-il vouloir dire, et seuls les irresponsables peuvent encore se permettre ce luxe.Depuis quatre ans, dit-il, «j'ai dû, seul, prendre des décisions difficiles dans te meilleur intérêt de la nation à l'occasion de conflits militaires à l'étranger (.) et je crois que je suis devenu un homme beaucoup plus sage et expérimenté».Les Américains et le monde entier doivent donc comprendre qu’il vaut mieux reconduire le président en exercice lutôt que de laisser la barre à un omme dont l’expérience politique est limitée et qui est déjà trop âgé pour apprendre facilement un métier aussi difficile.M.Carter n ajpas trop insisté sur le critère de l’age, terrain particulièrement glissant surtout après avoir dit qu’il lui arrivait de consulter sa fille de 12 ans pour savoir quel était le problème le plus préoccupant pour les jeunes: «L’armement nucléaire», lui aurait-elle répondu.Le thème de la paix ou plutôt celui des moyens à prendre pour éviter la guerre, a occupé une grande partie du débat, non pas.semble-t-il, en raisons des divergences profondes qui opposent les deux candidats sur ce point, mais plutôt pour éviter d'avoir a développer trop précisément les recettes qu’ils envisagent, l’un et l'autre, d appliquer pour résoudre les problèmes économiques, plus particulièrement la récession, le chômage et l’inflation.Pour M.Reagan, il était facile de rendre le président responsable de la dégradation économique des dernières années tandis que M.Carter a pu ridiculiser de nouveau l’étrange programme républicain qui prévoit de réduire les Impôts des particuliers tout en augmentât substantiellement les dépenses militaires.Que les Américains soient préoccupés par l'affaiblissement de leurs positions sur le plan international et par le lent grignotage de l’Union soviétique sur tous les continents, c'est indéniable.Mais leur inquiétude est encore plus grande en ce qui concerne la situation économique et leur propre sécurité matérielle.L’énorme déficit de Ford et de General Motors les préoccupe davantage que la présence des troupes soviétiques à Kaboul.Le président Carter n’a évidemment pas fait grand’chose pour les rassurer puisque les usines continuent de fermer leurs portes.Mais du moins n'est-il pas question de réduire certains programmes sociaux, comme souhaite le faire M Reagan.En période de crise ou d’incertitude, les peuples préfèrent le statu quo et les dirigeants qu'ils connaissent déjà, même s'ils ne leur trouvent pas toutes les qualités désirées.M.Carter détient donc un avantage que le débat télévisé n’a pas entame.Mardi prochain, le principal adversaire de M.Carter ne sera donc pas tant M.Reagan ni l’indépendant Anderson que l'énorme masse d’abstentionnistes auxquels le président a lancé un vibrant appel pour leur rapier qu'ils avaient déjà fait gagner Nixon contre le démocrate Humphrey en 1968 Ils étaient 45% en 1976.La campagne électorale en cours n'aura rien fait pour les attirer et ils seront sans doute plus nombreux à avoir vu le débat télévisé qu’à se rendre aux urnes le 4 novembre.Bertrand DE LA GRANGE ¦ L’homme du nucléaire M.Pierre Fortier a été choisi comme représentant du Parti libéral dans Outremont lors de la convention du 21 octobre.C’est pour ainsi dire un laissez-passer pour l’Assemblée nationale que M.Fortier a obtenu puisque dans le comté d’Outremont n’importe qui utilisant la bannière libérale est facilement élu.Mais M.Fortier n’est pas n’importe qui.v On nous le présente comme un spécialiste des questions énergétiques.M.Bou-rassa écarté, c’est lui qui guiderait le Parti libéral dans le choix des modèles de développement énergétique, si celui-ci prend le pouvoir.Or M.Fortier, ingénieur, président et directeur de CANATOM (compagnie impliquée dans la construction de centrales nucléaires) n’est pas un spécialiste ordinaire.Il est depuis plusieurs années un promoteur acharné du développement ae l’énergie atomique.C'est l’homme du nucléaire.On sait que les tenants du nucléaires ne reculent devant rien pour imposer leur technologie (cf.les pots-de-vin de plusieurs $ millions de l’Énergie Atomique du Canada lors de la vente de réacteurs atomiques CANDU à l’Argentine).On sait aussi que depuis la venue du PQ au pouvoir, le gouvernement a mis en question la «filière nucléaire», l’a presque mise sur les tablettes.Chez Énergie atomique du Canada, dans certains departements de l’Hydro-Québec, chez Canatom, on encaisse.Toute la faune reliée à l’industrie nucléaire ronge son frein et attend stratégiquement une ouverture.Or voici que M.Ryan peut redonner le pouvoir aux libéraux en profitant du vacuum référendaire.Voici que M.Ryan, craignant pour son pouvoir, ne veut pas de M.Bourassa dans le décor et est prêt à prendre n’importe qui semblant posséder une expertise en matière d’énergie pour l’éloigner.Voici le Parti libéral qui n’a aucun programme politique en ce qui a trait au développement du Québec sauf celui d’ouvrir grande ses portes à des représentants d’entreprises habiles, rusés et appuyés solidement dans les coulisses.Quelle belle occasion.Nul doute que M.Fortier sera un député qui sait, un ministre très actif voire même radioactif.Gare aux retombées.Robert DÉCARIE Montréal, 23 octobre ¦ Une garderie menacée L’existence de la garderie de mon fils est menacée.Le gouvernement, qui a reconnu la garderie Frisson de Colline (rue Blom-field à Outremont), a bloqué une partie des subventions ($2 par jour par enfant depuis avril 1980 et $10,500 en aménagement pour les nouveaux locaux).Il y a cinq ans, la commission scolaire Sainte-Croix avait reconnu que les garderies étaient un besoin essentiel pour la communauté et avait donné un local gratuit dans son école pour la garderie Frisson de Colline.Mais depuis un an, elle exige que la garderie signe une «entente» et «partage les coûts».Pourquoi?Est-ce que la garderie n’est plus un besoin essentiel?De plus, les locaux attribués à la garderie par l’École Paul Gérin-Lajoie sont de toute façon inocupés.Le gouvernement refuse de débloquer les subventions dûes à notre garderie tant que nous n’aurons pas signe «l’entente» avec la Commission scolaire Sainte-Croix.Mais en quoi nos démêlés avec la Commission scolaire concernent-ils le gouvernement?Le gouvernement nous avait promis un réseau ae garderies gratuites et la situation est pire qu’avant Depuis deux semaines, seulement la moitié des moniteurs reçoit un salaire.La garderie sera-t-elle obligée de fermer?Mon fils de 17 mois aime sa garderie.Il va dehors tous les jours été comme hiver.Il fait de la peinture dactile et du collage.Il apprend à jouer avec les autres enfants.Le matin, quand je lui dis: «On va voir les amis à la garderie?», il court à la porte.Et moi, comme parent, j’aime la garderie car j’ai mon mot à dire.En m’impliquant dans un des comités et à rassemblée générale, je peux aider à améliorer la garderie et continuer à m’occuper de l’éducation de mon fils.Il n’y a pas beaucoup de garderie à Montréal et les places sont limitées.Si la garderie ferme, comment pourrais-je travailler?Est-ce que je vais trouver une autre bonne garderie où je sais que mon enfant sera heureux?Le gouvernement doit nous envoyer les subventions qui nous sont dûes et ne pas se mêler de nos démêlés avec la Commission scolaire.Christine ROYER Montréal, 20 octobre ¦ L’éducation spéciale mérite mieux (Lettre adressée d M.Alexandre Biroti, spécialiste en sciences de l'éducation, gouvernement du Québec) Afin de répondre aux besoins de ma nouvelle clientèle d’enfants débiles moyens, je faisais la demande le 14 octobre dernier du programme officiel auprès des responsables pédagogiques à ma commission scolaire.On m’a répondu qu’il y avait des programmes en circulation à titre expérimental seulement, mais qu’ils n'étaient pas disponibles pour les enseignants.A cela j’ai ajouté «y aurait-il au moins d’autres Sammes qui pourraient me servir de , d’outils de base pour mon enseignement?» Le coordonnateur de l'éducation spéciale de ma commission scolaire n’ayant pas l’autorisation de faire reproduire le programme dont j’avais besoin, j’ai pris l’initiative de communiquer avec un spécialiste de l'adaptation scolaire du ministère de l'Éducation.Imaginez donc la réponse qu'on m'a servi: «On ne peut vous faire parvenir le programme, il n’est pas officialisé et je vous suggère de consulter la bibliothèque».Mais mon cher Monsieur Biron, votre réponse me donne envie de rire: saviez-vous 3ue c’est une enseignante de quinze années expérience et non une enfant de la maternelle qui vous adressait la demande.Mes préoccupations sont urgentes, des parents m’ont confié leurs enfants, et je me sens drôlement responsable de leur sort.J'ai à coeur de bien faire mon travail.Monsieur Biron, ça fait quinze ans que votre ministère promet des programmes pédagogiques pour tous les types d'inadaptés du secteur de l’orthopédagogie.Laissez-moi vous dire que ma patience a des limites.J’ai moi-même développé beaucoup d’outils-maison, mais je suis consciente qu’il peut y avoir mieux.Le rôle d’un service d'adaptation scolaire n’est-il pas de fournir un programme cadre à ses enseignants?Je n’oserais vous qualifier d’irresponsable, mais que pensez-vous du fait que les enseignants de la province sont réduits à consulter l’unique publication officielle du service de l’adaptation scolaire du ministère de l’Éducation du Québec, c’est-à-dire le programme pour déficients mentaux de 1958, qu’on a baptisé la bible jaune.L’éducation spéciale va-t-ejle demeurer l’enfant pauvre de notre système d’éducation encore longtemps?Le système de rafistolage ne remplacera jamais un programme structure! Au Québec nous avons le culte de la tablette, me semble-t-il.Ne serait-ce pas là un nouveau défi pour vous Monsieur Biron, que de vider les tablettes de votre ministère et de faire bénéficier les enseignants de publications plus récentes?Pourtant ce n'est pas l’imagination qui manque.Je sais pertinemment, que des agents de développement pédagogique ont déjà travaillé à bâtir des outils.Ou sont-ils?Qu’en avez-vous fait?Quand les publierez-vous?Quand est-ce que je recevrai un programme officiel?Louise TRUDEL orthopédagogue Saint-Laurent, 22 octobre ¦ Causapscal attend un chèque (Lettre adressée d M.Pierre De Bané, ministre de l'Expansion économique régionale) Si on juge par les journaux de la semaine dernière, vous auriez annoncé vendredi dernier (le 17 octobre) que la papeterie serait bien construite à Causapscal, et ce, grâce à vous! On a l’impression que vous voulez vous approprier ce dossier.Ce n’est pas grâce à vous que la papeterie ira à Causapscal, mais grâce aux gens de la Vallée, qui travaillent à la réalisation de ce projet depuis quelques années.Au reste, le ministre Bérubé a annoncé il y a près de deux mois que le gouvernement du Québec avait choisi le site de Causapscal.Il était donc inutile de venir nous annoncer une nouvelle que Ton savait déjà.La nouvelle qu’on attendait de vous et qu’on attend toujours c’est le montant d’argent que votre ministère va mettre dans ce projet.Le printemps dernier, vous promettiez de payer la différence des coûts qu’entraînerait la construction à Causapscal; au cours de Tété, vous étiez prêt à payer 25% du coût des immobilisations- depuis deux ans vous avez réclamé que le ministre Bérubé se décide vite.C’est maintenant à vous d’agir.De grace, ne venez plus nous conter d’histoire à propos de querelles de sites, de contradictions dans les propos du ministre Bérubé ou je ne sais quoi.Je veux bien que Ton fasse des études pour mieux protéger le saumon de la Rivière Matapédia, mais ça ne vous empêche pas de dire tout de suite si oui ou non vous allez remplir vos promesses.On ne veut pas lire sur un écran de télévision toute la correspondance échangée entre les fonctionnaires et les ministres; on ne veut pas entendre dire que l’un ou l’autre dit des mensonges.On veut de l’action.Lorsque vous apporterez votre chèque à Causapscal, vous pouvez être sûr que le gouvernement du Québec sera bien obligé de la construire la papeterie! Si par malheur vous deviez refuser de verser la contribution promise, on aimerait mieux le savoir tout de suite! Thérèse BOUILLON Rimouski, 24 octobre ¦ Quand la vérité aura-t-elle droit de cité à Ottawa?Ottawa?On est en train de tellement fausser l’information qu’en peu de temps on ne se comprendra plus.M.Trudeau essaie de nous imposer un pays fictif.Nous sommes en face d’une troupe de comédiens fédéraux qui nous présentent des demi-vérités pour ne pas nous effrayer.Ils ont bien appris leur rôle.Ils reviennent tous, sur: «Nous ne gagnons rien là-dedans.Ce sont les droits du peuple qu'on défend.» Allons-y voir! Ils parlent beaucoup de droits des minorités (ce n’est qu’un leurre.) Ils ne parlent pas des cinq millions de Québécois français a qui on enleve des droits acquis depuis 400 ans: Éducation, autonomie ae l'Assemblée nationale en ce qui regarde la culture, et la langue.On paie l’Ontario et le Nouveau-Brunswick, pour le support apporté au fédéral, en les dispensant du bilinguisme.Ces provinces possèdent la plus grande concentration de Canadiens-français du Canada.La loi ne vaut que pour le Québec et le Manitoba.A quoi rime la protection des minorités?Nous étions en train de nous inventer une société originale, qui fait appel à la participation du citoyen, à l’imagination créatrice, on nous plonge dans un Etat unitaire, où les multinationales trouveront leur compte, mais les individus devront tous être pareils (malgré leur différence).La domination culturelle devient la forme ultime de l'impérialisme.C’est la plus redoutable.puisqu’il ne s’agit pas seulement de disposer de territoire, ae richesses naturelles, mais d’endormir l’esprit, l’âme, et la conscience du citoyen, pour mieux le dominer.C'est inacceptable.Nos 74 pions à Ottawa ne font rien pour nous, plutôt, ils nous détruisent.Québécois, réveillons-nous! Ils ne font pas les naïfs et les doucereux, pour rien Nous sommes les dindons de cette farce., .Louise GAGNON Montréal, 17 octobre.LE DEVOIR est publié par (Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés à 9130 rue Bol-vin.Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et é diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT: Edition quotidienne $70 00 5ar année, six mois, $38 00, trois mois; 27 00.À (étranger $75.00/par année; six mois: $41 00; trois mois $29 00.Éditions du samedi: $19 par année Edition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1 50 par semaine Tarif de (abonnement servi par la poste aérienne sur demande Cpurrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (ligne* groupé**). Le Devoir, jeudi 30 octobre 1980 Le Parti québécois pratique une politique d’oubli face à la communauté anglophone par Henry Milner et Jules-Pascal Vennes Henry Milner est professeur de sciences sociales au Collège Vanier et préside la commission nationale des anglophones au sein du Parti québécois.Jules-Pascal Venne est politicologue.Il enseigne au collège Édouard-Montpetit et à l’Université de Montréal.Il est en outre conseiller à l'exécutif du Parti québécois de la région Montréal-centre.DEPUIS fort longtemps, à vrai dire depuis sa naissance, le Parti québécois n'a jamais osé aborder franchement le «fait anglais» au Québec.Le gouvernement péquiste a, sur ce point, accompli un travail louable en tant que gouvernement de tous les Québécois, y compris celui des anglophones.Par contre, il se dégage de l'attitude du Parü québécois une sorte d’indifférence silencieuse face aux problèmes et aux conditions de la communauté anglophone du Québec, une sorte de négligence à tenir et à rendre compte de l'avenir de cette communauté.Tout dernièrement, le parti, à la suite de pression des dirigeants du comité des anglophones pour le oui (CASA), a posé un geste sérieux pour accroître la participation des anglophones en créant une «commission nationale des anglophones».Cependant, il y a quelques semaines, lors du conseil national élargi du Parti québécois, une proposition en vue «de reconnaître le droit de la minorité anglophone à ses institutions sociales et culturelles et en assurer le respect quel que soit l’avenir constitutionnel du Québec» fut rejetée de justesse.Ainsi, douze ans après sa création et après quatre ans d'exercice du pouvoir, le Parti québécois demeure sans politique et silencieux en ce qui a trait aux conditions présentes et à l avenir de la commu- nauté anglaise, sauf en ce qui concerne son droit à l’école anglaise.Bien sûr, une série de raisons peuvent expliquer l’attitute des militants au Parti québécois.La question de la reconnaissance du droit collectif de la minorité anglophone à l'existence au Québec suscite, a plus d'un titre, des réactions émotives et passionnelles.Sur ce point, la réaction des Québécois n’est pas meilleure ni pire que celle d'autres collectivités nationales ayant subi une domination économique et culturelle.Il y a là une sorte de «normalité».Tout peuple en plein mouvement d'affirmation nationale a tendance à rouler sur lui-même et à avoir des comportements «ethnocentriques».Cet oubli de la communauté anglophone s’explique aussi par le contexte privilégié dans lequel elle s’est développée depuis 200 ans.Ce qui vient embrouiller encore plus le problème c'est toute la question des droits collectifs; il s'agit là d’un concept relativement nouveau dans nos sociétés politiques modernes et dont les balises sont loin de faire consensus.Bien que l’attitude du Parti québécois puisse facilement s’expliquer par le contexte historique, sociologique et psychologique de la société québécoise, il n’en demeure pas moins qu’elle est inacceptable.Reconnaître les droits collectifs d’une minorité ne peut d’aucune façon être réduite à des considérations dé- mographiques et de revenus.Il s'agit de faire les distinctions qui s’imposent.L’argument que l’on tient dans certains milieux, selon lequel les droits des anglophones ne sont que des privilèges accordés dans un contexte historique particulier, ne tient pas.Les droits ne sont justement jamais des privilèges que l'on accorde ici et là du bout des lèvres à cause de raisons électorales ou politiques.Que la communauté anglophone ait profité par le passé d'un contexte politique privilégié, qui a eu comme conséquence de placer cette minorité dans une situation dominante sur le plan linguistique et économique, ne nous donne pas le droit pour autant d'ignorer et de nier les droits collectifs de cette communauté.Ce qui est en cause ce ne sont pas leurs droits mais bien le contexte privilégié.Ce qu'il faut, c’est rectifier cette situation et ce contexte aberrant.C’est ce à quoi s’est appliqué avec ténacité et équité le gouvernement depuis 1976, en particulier sur le plan linguistique avec la loi 101.Il ne faut pas se tromper de cible.On peut très bien rectifier des situations privilégiées sans pour autant refuser de reconnaître des droits collectifs à une minorité.Il y a aussi autre chose sur laquelle il faudrait s’entendre.La minorité anglophone au Québec ne peut être assimilée aux autres minorités ethniques.Non pas seulement à cause du pourcen- tage qu elle représente - 13% - mais à cause d'un facteur historique: les anglophones vivent au Québec depuis plus de 200 ans une existence qui les a fait reconnaître comme groupe distinct.Historiquement.les immigrants anglophones ne sont pas venus au Québec ou au Bas-Canada en tant qu’immigrants-individus dans une société unilingue francophone officiellement constituée.Pour la très grande majorité d'entre eux, en particulier durant la période d’immigraüon britannique massive des années 1820, ces immigrants sont venus rejoindre et renforcer une communauté minoritaire déjà constituée et «bien en place».Il ne faudrait pas oublier non plus la contribution des anglophones dans l’occupation de l’espace québécois Que l’on se souvienne du défrichement de la région de l’Outaouais, des Cantons de l’est et de la Gaspésie, de même que la participation des anglophones dans la modernisation et le développement urbain de certaines de nos villes importantes.Leur contribution au Québec d'aujourd’hui se lit dans de nombreux éléments de notre paysage rural et urbain.Ils ont été partie prenante et sont encore partie intégrante du Québec contemporain.Aujourd’hui, après 200 ans, la société québécoise s’affirme officiellement et uniquement française; aucune personne sérieuse ne nie vraiment ce droit collectif à la majorité.Mais si en appliquant ce droit on nie rétroactivement a une minorité le droit au contrôle de ses propres institutions, nous sommes alors non pas en face d’une politique de normalisation et de réajustement mais devant une politique «de reglement de compte».On ne peut pas bâtir un Québec souverain sur de telles politiques.Le refus de reconnaître explicitement les droits collectifs de la minorité anglophone pose au Parti québécois un problème.Ce parti est beaucoup plus qu'un simple parti politique provincial.Contrairement aux autres iormations politiques, le Parti québécois se refuse à voir les francophones du Québec comme une minorité nationale parmi d'autres de l’ensemble canadien.If perçoit les francophones comme la majorité de la société québécoise pour laquelle, justement, il cherche le plein épanouissement en réalisant la souveraineté Dans ce contexte, il ne peut faire fi de ses responsabilités envers sa minorité anglophonè.En l'oubliant et en l’écartant de ses préoccupations.le Parti québécois laisse ainsi, aux autres partis et au gouvernement fédéral, le champ libre pour que «eux» s’occupent et garantissent les droits de la communauté anglophone au Québec.Compte tenu de la situation constitutionnelle actuelle, il apparaît important que le Québec agisse souverainement dans ses domaines de juridiction et, en particulier, dans celui des droits de sa minorité anglophone.Il y a aussi quelque chose de contradictoire dans l'attitude du Parti québécois.Toute sa démarche et celle des mouvements nationalistes au Québec, est basée sur l’affirmation des droits d’une communauté à survivre et à s'épanouir en lui garantissant les instruments collectifs de développement L'autre thèse, celle d'un Pierre-Elliott Trudeau, se refuse à prendre en considération les droits collectifs d’une communauté, pour ne voir dans la société que des citoyens-individus et atomisés.Le Parti québécois en oubliant de prendre à son compte les droits collectifs de la communauté anglophone du Québec, infirme sa thèse, la rend moins crédible et renforce du même coup l’argumentation des libéraux fédéraux sur l'enchâssement des droits individuels.LES DROITS COLLECTIFS ET LES ANGLOPHONES La communauté anglophone s’est développée par le passé dans un contexte particulier; autour du noyau central des Bri- L’éducation sexuelle à l’école: Tartuffe au pays de l’érotisme CONSTATANT l’attitude générale des diverses instances décisionnelles face aux sexologues formés au département de sexologie de l'Université du Québec à Montréal, et qui les amène a leur refuser un statut de professionnel, les Ateliers populaires d’éducation sexuelle, sur la recommandation du Comité de revendications des informateurs sexologues (CRIS), organisaient les 13, 14 et 15 octobre derniers une conférence portant sur le rôle du sexologue en milieux scolaires québécois.Il s’en est dégagé les constats et conclusions qui suivent.La question de la responsabilité de l’enseignement de l’éducation sexuelle à l’école a fait éclater la contradiction qui existe depuis neuf ans entre, d’une part, un département de sexologie formant des sexologues (environ 900 depuis onze ans) et, d'autre part, un Ministère de l'éducation refusant systématiquement d’utiliser leurs services pour dispenser des cours d'éducation sexuelle à l'intérieur de son programme de Formation personnelle et sociale.Le département de sexologie existe depuis 1969 et c'est depuis 1972 qu'on parle d’intégrer l’éducation sexuelle à l'ecole.Pas une seule fois, depuis ce temps, il n’a par Carole Michaud Carole Michaud est sexologue et présidente du Comité de revendications des informateurs sexologues.été question d’employer l’éducateur sexologue à l'enseignement de cette discipline dans les écoles.Le Ministère de l’éducation du Québec promet un cours de formation personnelle et sociale regroupant à la fois l'enseignement du civisme, l’éducation familiale, l’éducation à la consommation, l’éducation à la santé et l’éducation sexuelle.La responsable de ce programme, Madame Ginette Grenier, précisait récemment dans une entrevue au Journal de Montréal que les personnes chargées de cet enseignement seront, au primaire, le titulaire de classe.Au secondaire, les cours feront partie des tâches d’encadrement des enseignants.Quant aux sexologues, elle ne leur reconnaissait aucun rôle officiel dans ce programme.Le Comité catholique doit, en vertu de la loi du Conseil supérieur de l’éducation approuver, d’un point de vue à la fois religieux et moral, les programmes, manuels et matériel didactique dans les institutions d'enseignement reconnues comme catholiques.Pour celui-ci,-il ne saurait être question d’instaurer un programme structuré portant exclusivement sur l’éducation sexuelle.Il précise que l'éducateur à qui l'on confiera cette éducation devra être informé mais ce ne sera pas un spécialiste exclusivement affecté à cet enseignement.Selon le Comité catholique, l'éducation sexuelle à l’école doit être faite par le titulaire de classe aidé par des personnes ressources comme l’infirmière, le médecin.l'éducateur chargé du cours de formation personnelle et sociale, le professeur d'histoire, de biologie, d’enseignement religieux ou de toute autre discipline.Ces personnes doivent en outre avoir la compétence et la maturité humaine requises et être désireux de donner cet enseignement selon les orientations chrétiennes et les valeurs sexuelles catholiques.Pourront aussi s’occuper d’éducation sexuelle, les parents, les éducateurs en enseignement moral, les animateurs de pastorale et les animateurs de la vie étudiante.Quant au nouveau président du Conseil supérieur de l'éducation, Monsieur -Claude Benjamin, il affirmait récemment que l’éducation sexuelle à l’école n’était pas pour demain.Il remettait en question le cours de formation personnelle et sociale en insistant sur le fait que cette éducation devait se faire à l’intérieur des cours de biologie, de français ou de religion.Le ministère des Affaires sociales croit quant à lui que l'éducation sexuelle doit être faite par une infirmière accompagnée d’un travailleur social.En somme, peut-on conclure, tout le monde peut s’improviser sexologue.L’important, somme toute, c’est de ne pas ouvertement porter ce titre! Ce n'est pas tout.Au Centre des servi- Le bassin du Séminaire, contemporain de Versailles?ces sociaux du Montréal Métropolitain, on prépare actuellement un programme d'information et de formation pour les infirmières travaillant dans les écoles.Le but de ce programme est de leur permettre de faire de l’information sexuelle dans les classes.La durée du stage de formation est de cinq jours! Au Bureau de consultation jeunesse, en 10 semaines (30 heures), on réussit à former les agents multiplicateurs pouvant intervenir rapidement en matière d’information sexuelle.Quant au département de sciences religieuses de l’UQAM, il offre un certificat en sciences morales où l’on retrouve des cours comme «la fonction symbolique et la sexualité chez l’enfant», «le comportement sexuel du pré-adolescent et implications pour une éducation sexuelle» Le recyclage des professeurs du primaire et du secondaire déjà en poste est commencé.Ce recyclage des enseignants correspond en fait aux souhaits de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec qui prônent la vision chrétienne de l'homme et de sa sexualité.Pourtant, une enquête sur le terrain du Conseil du Québec de l'enfance exceptionnelle en septembre 1978, montre qu il y a discordance entre les désirs des organismes décisionnels et ceux de la population du Québec.En effet, parmi les répondants, seulement 7.4% étaient en faveur d’une éducation religieuse, 10,5% pour une éducation concentrée dans les cours de biologie, 14,9% optaient pour la formation personnelle et sociale et 64,2% voulaient d'une éducation sexuelle sous la responsabilité d'un éducateur formé à l’université en sexologie Tous ces faits, on le constate, remet tent en question la pertinence même a un département de sexologie à l’UQAM.Pourtant, le département de sexologie a, on dirait, mauvaise conscience de former des sexologues! Il s'est toujours organisé pour minimiser l’impact social de ses projets.Il a toujours choisi ses candidats de manière à ne pas soulever de critique et de remise en question.Ainsi les candidats possédaient tous à l’entrée un diplôme de premier cycle.La sexologie devenait une chose que l’on annexait à celui-ci.Le département de sexologie a donc réussi à maquiller les sexologues en infirmières, en travailleurs sociaux, en médecins, en criminologues, etc.Les étudiants choisis (8 femmes pour 1 homme) venaient essentiellement de la province.Il devenait impossible de constituer un corps professionnel valable dans ces conditions.La farce fut complète quand on offrit aux étudiants du baccalauréat en sexologie une maîtrise en éducation.Ce baccalauréat ne sert déjà à rien.Comment croit-on passer avec autant de simplicité à la maîtrise?Comme par hasard, la maîtrise en éducation sexuelle est offerte à tous les bacheliers.Il n’en va pas de même pour la maîtrise en thérapie et conseilling sexuels.Là on est plus minutieux.Un bachelier devra se taper au moins une année de propédeutique en plus d’une année de pratique thérapeutique.Résultat: sont admis de préférence les médecins, criminologues, travailleurs sociaux, etc.Conclusion: les bacheliers en sexologie sont boycottés à l’intérieur même de leur discipline Le département joue le jeu du Ministère de l’Education Suite A la page 12 tanniques, se sont agglutines des immigrants d’autres origines.Ainsi, une bonne partie des Québécois de langue maternelle anglaise ne sont pas britannique d'origine: mais, il faut le souligner avec insistance, aujourd'hui, ces derniers se définissent comme anglophones et sont profondément intégrés à cette minorité.C’est ce que la loi 101 a reconnu implicitement.La minorité anglaise au Québec se distingue des autres minorités; ce qui définit l’appartenance de ses membres au groupe ce n'est pas une même origine ethnique, ni une même religion L élément central de leur appartenance est la langue transmise par leur réseau d'institutions Dans ce contexte, toute atteinte à l’intégrité de ses institutions pourrait remettre en question son existence même en tant que groupe Depuis les années soixante-dix et en particulier depuis 1976, la société québécoise a connu une très rapide évolution des rapports de force entre les différents groupes linguistiques.Jamais dans un laps de temps aussi court, un gouverne ment — celui du Parti québécois — n’a-t-il procédé à des changements aussi fondamentaux dans les rapports entre une minorité et une majorité La loi 101 et d’autres politiques ont changé le visage du Québec et sont venues réaliser dans les faits la volonté d'un Québec français et, d’un même coup, définir la situation nettement minoritaire de la communauté anglophone Après ces changements qui s’imposaient, demander que le Parti québécois soit conséquent avec lui-même en précisant clairement la situation et les droits collectifs de la communauté minoritaire.n'est que simple justice Dans de telles circonstances toute politique «d'oubli» est anormale.On ne peut les laisser de côté en les ignorant.Une telle situation de «vide» laisse l'ensemble des anglophones — et aussi ceux d’entre eux qui partagent les objectifs du PQ — désemparés.«Que va-t-il maintenant leur arriver?Y a-t-il désormais place pour eux comme communauté dans ce nouveau Québec?Ou doivent-ils, tout au plus, espérer être acceptés comme individus en autant qu’ils abandonnent leur origine et leur patrimoine culturel en acceptant la disparition de leurs institutions?Une sorte de serment du test à rebours.La .’rvîe des anglophones et leur integration au Québec en tant que communauté sont directement liées au maintien de leurs institutions culturelles et sociales; écoles, radio et télévision, journaux, universités, hôpitaux et les autres services de santé.Cela veut dire concrètement que les institutions de cette communauté doivent avoir un caractère anglo-québécois et continuer de fonctionner en anglais.Les Québécois anglophones doivent pouvoir se retrouver totalement à l’aise dans leurs institutions.Cela n’empêchera pas, loin de là, certaines de ces institutions - comme les services de santé —, d'être tenues d’offrir leurs services dans la langue de la majorité.La reconnaissance du droit à leurs propres institutions ne limitera pas l’obligation sociologique des anglophones de fonctionner à 1 extérieur de leurs institutions en français De même, la situation privilégiée qu'à connue la minorité anglaise, qui consistait à assimiler les immigrants al-lophones ne pourra plus se reproduire, compte tenu de l’efficacité de la loi 101, à cet egard.Les anglophones ont pris conscience d'être désormais une minorité et ils ont largement accepté les conséquences.Les situations privilégiées qu’ils ont déjà connues ont été mises au compte d'un passé révolu.Pour de très nombreux citoyens, le Parti québécois est devenu l'un des seuls instruments et véhicules de leur avenir collectif et individuel Pour que cette aventure et ce projet d’un Québec souverain se poursuivent avec un appui de plus en plus large de l'ensemble des communautés ethniques et linguistiques, il faut que ces minorités puissent se situer et se reconnaître dans ce projet.À ce titre, en ce qui a trait à la situation cruciale de la minorité anglophone au Québec, la reconnaissance de ses droits et de ses institutions doit s’inscrire clairement à l'intérieur des instances du parti, de ses préoccupations et de son programme.par J.-Bruno Harel L’auteur, prêtre de Saint-Sulpice.est archiviste du Séminaire de Saint-Sulpice et président de la Société historique de Montréal.DANS le mouvement d'opinion publique soulevé par plusieurs personnes et moult organismes pour «sauver» le boisé du Grand Séminaire, les défenseurs de cette opinion ont évoqué à toutes les occasions le caractère historique du bassin.Ils n’ont pas eu de cesse d'affirmer péremptoirement que François Vachon de Belmont, sulpicien, en était le concepteur et le réalisateur et que de ce fait la pièce d'eau remontait au temps de Louis XIV et était aussi vénérable que les bassins de Versailles.D’où la nécessité de conserver à notre patrimoine une oeuvre aussi précieuse par les ans et par l'inspiration qui a présidé à sa naissance.Mais la vérité historique a ses droits.Et je m'en voudrais Je ne pas la partager avec les personnes dans l'erreur et aussi de redonner un peu de modestie aux hérauts qui par leurs cris offensent la belle et grande science qu’est l’Histoire.M.François Vachon de Belmont arriva à Montréal en 1680.n’étant que diacre.Il fut immédiatement envoyé a la Mission du Fort de la Montagne et devenu prêtre en 1681, continua son ministère auprès des Indiens comme missionnaire et bientôt après à titre de supérieur Comme il avait de la fortune, il décida de mettre ses biens au service de ses ouailles et, de 1685 à 1694, il construisit un fort en pierre avec quatre td®s et quatre courtines, une bonne et vaste maison avec un escalier en fer à cheval et une église entreprise en 1694 au moment où déjà depuis deux ans les Indiens avaient commencé leur migration vers le Fort Lorette du Sault-au-Récollet.De toutes ces constructions de pierre il ne reste que les deux tours du sud qui accueillent encore aujourd’hui les visiteurs qui se présentent au Grand Séminaire.Et pourquoi pas ajouter à ces réalisations le bassin qui fait l'objet des prévenances des «sauveteurs» Eh bien! parce qu’en interrogeant M.Vachon de Belmont, lui-même, on apprend qu'il n’y a jamais eu de bassin du temps de M.de Belmont.En effet les Archives nationales de France à Paris conservent un plan (no 5280, Nil, Canada 2) naguère encore enfoui dans les papiers de la Louisiane et dù à la main de M.Vachon de Belmont.Le plan date de 1694 et nous montre les bâtiments ravagés par l'incendie de septembre de cette année.Il nous révèle bien des choses encore inconnues, il y a deux ans Tout d'abord que le fort de pierre était déjà construit et remontait aux années 80; puis que seulement le village indien a été rasé par le feu, que ce village indien se trouvait à l'ouest au fort et non à l’est comme on a toujours cru.Enfin que ce qui pourrait le plus ressembler à un bassin majestueux n'était qu'un vulgaire vivier dont M.Vachon de Belmont donne les dimensions : 162 pieds par 36.par 8 de profondeur, toutes mesures françaises Or M.de Belmont pousse l'amabilité et la précision jusqu’à nous donner une echelle de 14 perches de 18 pieds français en plein centre de son «plant».Il est donc facile de réaliser où se trouvait cette pièce d'eau et de comparer l’endroit avec le site du bassin actuel.On constate que le vivier de M.de Belmont se trouvait à quelque 110 pieds anglais au nord de l'étang actuel et que la partie est débute à quelque 145 pieds anglais de l’autre.Vous verrez par les deux cartes que ie vous envoie le bien-fondé de mes affirmations, l’une étant la carte de M.Vachon de Belmont de 1694 et l’autre une carie actuelle, La Mission du fort de la montagne connaissait son apogée en 1694.Son déménagement au SauTt-au-Récollet déjà commencé, M.Vachon de Belmont revint au Séminaire de Saint-Sulpice de la Place d'Armes en 1698 où il avait été nommé assistant et futur successeur de M.François Dollier de Casson La vocation du Fort de la Montagne changeait rapidement Les derniers Indiens quittèrent ce coin avec leurs morts en 1704.De 1704 à 1854, le Domaine devint une exploitation agricole, louée à des métayers.Les Sulpi-ciens ne se réservaient que le fort et une petite partie du vaste domaine de 600 arpents Et ce n’est qu'au siècle dernier qu’on s’y intéressa assez pour y construire un bassin tel que celui qu'on connaît aujourd'hui Pour étudier d'autres aspects du Domaine du fort de la montagne, j’invite vos lecteurs à consulter le dernier mémoire de la Société historique de Montréal (Montréal, artisans, histoire, patrimoine, chez Fides, Montréal, 1979).Le bassin construit à l’origine en pierre a subi plusieurs restaurations, la dernière en 1950 alors qu'on l'a revêtu intérieurement d’une couche de ciment, J'espère qu'à l'avenir toute cause, si bonne soit-elle, sera appuyée avec des faits historiquement prouves et non par des erreurs ou des exagérations «historiques».MODULE DES SCIENCES RELIGIEUSES SESSION D'HIVER 1981 PROGRAMMES DE BACCALAURÉAT EN SCIENCES RELIGIEUSES ET EN ENSEIGNEMENT SECONDAIRE DES SCIENCES RELIGIEUSES REL 1020 (01) Introduction à la religiologie II (problématique et approches) REL 1030 (01 ) Introduction à la religiologie III (concepts fondamentaux) REL 1116 (01 ) Religions traditionnelles et révolution culturelle en Chine REL 1140 (01 ) Religions amérindiennes REL 2131 (01) L’évangile selon Mathieu, Marc et Luc REL 2240 (01 ) Histoire du christianisme depuis les temps modernes HIS 3120 (01 ) Religion au Québec de 1840 à nos jours REL 5021 (01) Didactique des Sciences de la religion II (PRE: REL 5011) LIT 2521(01) Sémiotique, herméneutique, exégèse PROGRAMME DE MAÎTRISE ÈS ARTS EN SCIENCES RELIGIEUSES REL 7140(01) REL 7150(01) Mer.1 Lun.1 Jeu.1 Mer.1 Jeu.1 Mar.1 Mar.1 Lun.1 Mer.1 7hOO 7hOO 3h30 3h30 7hOO 3h30 7hOO 7hOO 7hOO 20h00 20h00 16h30 16h 30 20h00 16h30 20h00 20h00 20h00 Lun.18hOO 21hOO Mar.18hOO 21hOO : 282-3630 282-4191 Enseignement religieux québécois: prospectives Christianisme contemporain: transformations de l'expérience religieuse RENSEIGNEMENTS: Module des Sciences religieuses (pour le baccalauréat): Département des Sc.religieuses (pour la maîtrise): Pavillon Hubert-Aquin: 1255, rue St-Denis, Montréal ÉTUDIANTS RÉGULIERS: les demandes d’admission doivent parvenir avant le 1er novembre 1980 ETUDIANTS LIBRES: les inscriptions se font entre le 24 et le 28 novembre 1980.Université du Québec à Montréal 6 *12 B Le Devoir, jeudi 30 octobre 1980 Expropriation des sociétés étrangères ********* *• prarnMr* page p°ur chuter à $25.Dome Petroleum, en P31^® étrangère et très active dans les î- • - j_Arctlnt pas manquent: «J'ai .société d’exportation régionale et nous avons maintenant sur ordinateur un catalogue de produits exportables.Peut-etre aussi faudrait-il créer à une échelle nationale les Congrès PME ou les Salons de la sous-traitance qui sont efficaces dans notre stratégie de développement régional», poursuit M.Brassard.Sans vouloir de chicanes avec le Conseil de développement régional du Saguenay-Lac Saint-Jean-Chibougamau, M.Brassard trouve que sa fonction est trop vague : créer des consensus et faire pression pour certains dossiers lui semble nécessaire mais il préfère la coordination des huit commissariats industriels, chacun mandatés par les réels ouvoirs politiques que sont es municipalités.M.Brassard trouve l’action des commissaires industriels moins ambigiie que celle des CRD, d’autant plus que le gouvernement a obligé les commissariats à devenir des corporations privées, dotées de conseils d'administration représentatifs du milieu, pour réduire l’intervention politique.Sur 20 membres de la Société d’expansion économique du Saguenay, il y a deux politiciens de Chicoutimi et trois du conseil de comté «Un jour, il y aura un gouvernement régional», prévoit M Brassard pour qui l’administration territoriale, notamment les futures municipalités de comté, devra s’articuler avec l’administration gouvernementale pour favoriser le développement régional.La Regie des services aux entreprises serait une pre- Géographe et économiste, Gérald Brassard a décidé de retourner dans sa région natale, le Saguenay, après un séjour au MIC et dans la région de Richmond.(Photo Jacques Grenier) pou ces deux administrations: les commissaires industriels liés au pouvoir territorial (municipalités) trouveraient un soutien logistique et une aide technique venant des ministères à vocation économique, par le biais de ce comptoir unique.L Association des commissaires industriels définit justement le comptoir unique comme «une structure de concertation et de coordination des efforts en développement économique, regroupant dans un même lieu physique tous les intervenants économiques d'une région: organismes publics et parapublics des gouvernements du Québec et du Canada ainsi que les organismes privés et régionaux participants».Le comptoir unique: un projet moins anodin qu’il ne paraît.E NOTAIRE • bureau renommé du centre-ville demande notaire bilingue avec expérience.• Opportunité de se familiariser avec condominium.Téi: 285-1341 VALEUR ISS551 SÛRE! B J ASSAVERS REFINERS Johnson Matthey, atfineurs Notre sceau est votre garantie de pureté et de poids.Nul besoin d'en vérifier la qualité.RECONNU INTERNATIONALEMENT Lingots disponibles: 1 oz., 5 oz., 10 oz., 200 oz., 25 oz., 5 OUNCES TROY lingots en kilos: 50 oz., 100 oz.ARGENT ET OR LE PLACEMENT DES ANNÉES 80 COTES A JOUR ET COMMENTAIRES: 842-8711 (24 heures par jour, à partir de 8h a.m.) NOUS ACCEPTONS LES COMMANDES TÉLÉPHONIQUES A 842-5475, Demandez notre agent.corporation ORGOLD pouvez-vous vous PERMETTRE DE UE 240 outtsl rue St-Jacques PAS EM POSSÉDER> Montréal, Qué."Les Experts des miteux précieux " Ces titres ayant été vendus, cette annonce ne parait que pour mémoire.A étions supplémentaires /||S V LIMITEE 2 OOO OOO d’Actions ordinaires Des 2 00 000 d'Actions ordinaires, I 000 000 d'actions ont été offertes au Canada et à l’extérieur des États-Unis par les courtiers énumérés ci-dessous.Pitfield Mackay Ross Limitée McLeod Young Weir Limitée Richardson du Canada Midland Doherty Limitée Pemberton Securities Limited Molson, Rousseau & Cie Limitée Yorkton Securities Inc.Kquitable Securities Limitée Wood Gundv Limitée Dominion Securities Limitée Nesbitt Thomson Yaleurs Limitée Merrill Lynch, Royal Securities Limitée Lévesque, Beaubien Inc.Greenshields Incorporée A.E.Ames & Cie Limitée Walwyn Stodgell Cochran Murray Liée Bell Gouinlock Limitée I.oewen, Ondaatjc, McCutcheon & Company Limited * Geoffrion, Leclerc Inc.Odium Brown & T.B, Read Ltd.Houston Willoughby Limited Tassé & Associés, Limitée Scotia Bond Company Limited Peters & Co.Limited McLean, McCarthy & Company Limited Des 2 000 000 d'Actions ordinaires, I 000 000 d'actions ont été offertes aux États-Unis et à l’extérieur du Canada par des souscripteurs représentés par Lehman Brothers Kultn Loch Incorporated Merrill Lynch While Weld Capital Markets Group Merrill Lynch, Pierce, Fenner A Smith Incorporated Octobre 1980 4 ( 4 Le Devoir, jeudi 30 octobre 1980 Déjà principal actionnaire de Québecair La SID acquiert le bloc de 11% de Nordair Déjà premier actionnaire dans Quebecair, la société d’investissement Desjardins vient d’acheter le bloc de 240,000 actions de Nordair que détenait depuis septembre le gouvernement du Québec.Ces actions ont été achetées par la S.I.D.au même prix qu’elles avaient été payées par le gouvernement, soit $15 cha- cune, a fait savoir, hier, lè ministre des Transports, M.Denis de Belleval, lors d’une conférence de presse.Ce bloc d actions, qui représente 11% de toutes les actions de Nordair, avait été acquis par le goûvernement québécois de la Fédération des ^caisses d’entraide économique.Le ministre de Belleval avait expliqué à l’époque que cette intervention au gouvernement visait à empêcher que les actions ne tombent entre les mains d’investisseurs ontariens.Le ministre avait aussi déclaré que le gouvernement du Québec voulait ainsi assurer la restructuration des transporteurs Québecair et Nordair et hâter le retour au secteur privé des 85% d’actions de Nordair toujours détenues par le gouvernement fédéral par le biais d’Air Canada.En annonçant l’achat des actions, en septembre, le ministre de Belleval avait indiqué son intention de les re- vendre au groupe qu’il appuie, Régionair, qui comprend la S.I.D.comme actionnaire principal.Les autres actionnaires de Régionair sont Québecair, Corporation Provost, Great Lakes Air Holdings et Canadian Cooperative Credit Society, ces deux dernières entreprises étant ontariennes.Chrysler subit une perte de $490 millions DETROIT (AFP et PC) - Le troisième constructeur automobile américain, Chrysler Corp., a annoncé hier des pertes de $490 millions au troisième trimestre.Ce résultat porte le montant global des pertes des trois principaux constructeurs américains a $1.65 milliard pour la période juillet-septembre.General Motors a perdu $567 millions et Ford Motor $595 millions.Ce dernier chiffre constitue un record de tous les temps pour une compagnie américaine.Les pertes de Chrysler ressortent à $7.42 par action.Pour la même période de 1979, la compagnie avait perdu $461 millions ou $7.15 par action.Les pertes de la société pour les sept derniers trimestres s’élèvent à $2.54 milliards.Les ventes de Chrysler au 3e tri- mestre ont chuté de 20% à $2 milliards contre $2.5 milliards un an auparavant.Chrysler est le seul constructeur parmi les trois géants à connaître une amélioration par rapport au deuxième trimestre.Les pertes pour cette période s'élevaient en effet à $536 millions.Pour les neuf premiers mois de l’année, les pertes de Chrysler s’élèvent à $1.47 milliard, soit $22.39 par action, contre $743 millions ou $11.41 par action en 1979.Les ventes au cours de la même période ont chuté de 28% à $6.46 milliards, contre $8.94 milliards un an auparavant.Chrysler a échappé à la faillite grâce à des prêts de $800 millions avec garantie gouvernementale, accordés au printemps pour l’aider à surmonter la crise qui frappe l’ensemble de l’in- dustrie automobile américaine.Chrysler est le seul des trois principaux constructeurs à prévoir un retour a une situation bénéficiaire pour le 4e trimestre de cette année.Le président de la compagnie, M.Lee Iacocca, a déclaré qu un profit serait dégagé «si une modération est enregistrée sur le plan des taux d’intérêts, si une modeste reprise économique est assurée et si des améliorations interviennent sur le marché des poids-lourds».«Il est impératif que le gouvernement agisse rapidement» à l'égard de plusieurs propositions visant a relancer l’industrie automobile, tels que la limitation des importations et la réduction du poids des réglementations fédérales, a-t-il ajouté.D’autre part, Ford Motor Canada signalait, mardi, que les ventes améliorées de ses filiales à l’étranger lui avaient rapporté un petit profit au troisième trimestre, bien que son activité au Canada se soit soldée par une perte plus lourde que l’an dernier.Le revenu net consolidé s’établit à $300.000 ou quatre cents par action, au perte de $34.4 ou $4.02 au tro regard d’une perte de $34.4 millions .02 au troisième trimestre de 1979.Les ventes consolidées se chiffrent à $1.8 milliard, soit une hausse de $47 millions.Au Canada, la perte nette d’exploitation s’élève à $36.7 millions, contre une perte de $33.1 millions un an plus tôt.Les ventes ont baissé de $60 millions et s’établissent à $1.2 milliards.L’activité à l’étranger a rapporté un profit de $37 millions, contre une perte de $300,000 au troisième trimestre précédent.Les ventes sont en hausse de $107 millions à $594 millions.Great Lakes a indiqué son intention de se retirer du projet devant l’impossibilité «ramener le contrôle de Régionair en Ontario.Le ministre fédéral des Transports, M.Jean-Luc Pépin, aurait fait savoir à son homologue québécois qu’il favoriserait comme acheteur de la totalité des actions de Nordair un investisseur neutre plutôt qu’un transporteur particulier et qu’en l’occurrence la S.I.D.lui paraissait le véhicule à privilégier.«En vendant les actions de Nordair à la S.I.D., a soutenu M.de Belleval, nous facilitons la tâche du gouvernement fédéral dans le règlement de ce dossier.Il n’y a plus aucun obstacle qui s oppose à ce que Régionair se porte acquéreur des actions de Nordair».Le gouvernement fédéral s’était engagé à retourner à l’entreprise les actions de Nordair avant la fin de 1979.LA CORPORATION PROFESSIONNELLE DES ADMINISTRATEURS AGRÉÉS DU QUEBEC m C'est à l'occasion de son congrès annuel que la Corporation professionnelle des administrateurs agréés du Québec a remis à monsieur Lucien Brosseau, Adm.A., président et directeur général de La Survivance, la plus haute distinction honorifique remise à un gestionnaire au Québec, soit le Pentagone d'honneur Cette distinction honorifique est remise annuellement à un administrateur agréé qui s'est le plus illustré au cours de, I année dans le domaine des affaires au Québec.Le prime rate monte à 141/2% L’NENIR SANN Bl ONCE EN! L'Assurance-Vie Desjardins est une institution bien à nous.Elle est l’un des agents économiques importants qui nous aident à bâtir l’avenir.À toute personne et à toute entreprise, elle offre l'ensemble des services que l’on s’attend de recevoir d’une importante compagnie d'assurance-vie.Pour que l'avenir de ses assurés s’annonce bien.L’Assurance-Vie Desjardins, des services rapides, efficaces et complets.Pour que votre avenir s’annonce bien.l'assurance-vie desjardins NEW YORK - (AFP) -Les principales banques américaines ont augmenté, hier, leur taux d’intérêt de base de 0.5 point à 14.5%.La hausse du taux d’intérêt accordé aux clients privilégiés a été annoncée par la Morgan Guaranty Trust Co.et immédiatement suivie par la Chase Manhattan Bank, troisième banque commerciale américaine.Une décision similaire des autres grandes banques est attendue prochainement.La hausse des taux de base reflète une hausse généralisée des taux d’intérêt aux Etats-unis.À la suite de l’adjudication hebdomadaire du département du Trésor, lundi, les taux d’intérêt moyens des bons du Trésor se sont élevés à leurs plus hauts niveaux depuis six mois.Le taux des bons à 13 semaines s’est inscrit à 12.331% contre 11.413% une semaine auparavant.Il s’agit du plus haut niveau depuis le 21 avril, date à laquelle les mêmes taux s’établissaient à 12.731%.À cette même date, les taux de base bancaires étaient de l’ordre de 20%.Ils n’ont cessé d’augmenter de nouveau à partir du mois d’août, date à Caisses et marge de crédit QUÉBEC (PC) - La Fédération des Caisses populaires Desjardins a procède, nier, au lancement d'un nouveau service qui permet aux sociétaires des Caisses populaires de la région de bénéficier d’une marge de crédit personnel pouvant atteindre $2,000.Ce système, qui s’apparente jusqu’à un certain point à une carte de crédit, sera connu sous le nom de «Crédit-budget».Il est entré en vigueur immédiatement dans la région de Québec et pourrait être étendu au cours des prochains mois à toutes les autres caisses populaires au Québec, a révélé le directeur général de la Fédération de Québec, M.Raymond Blais.Télé-Direct Ltée a acquis, suite à une Offre visant à la main mise, approximat’vcment 981 \ des actions libres auxquelles l’Offre était adressée et est propriétaire de 69rr des actions en circulation de Ronalds-Fédérée Limitée l a firme soussignée o été conseiller /inonder de Télé-Direct Liée dons celle transaction.Dominion Securities Limitée laquelle ils se situaient à 11%.Le président Carter s’est plusieurs fois élevé ces derniè» res semaines contre la hausse des taux d’intérêt qui pourrait compromettre la reprise qui s’amorce, en décourageant les consommateurs.La hausse des taux d’intérêt résulte de la politique très stricte de contrôle du crédit mise en oeuvre depuis un an par la Réserve fédérale afin de lutter contre l’inflation, qui s’est accrue en septembre à un pour cent contre 0.7% en août.Le relèvement des prime rate a surpris de nombreux observateurs qui s’attendaient à une «trêve des taux» jusqu’aux élections présidentielles du 4 novembre.Un mode d’épargne supéneur Les certificats de dépôt garanti du Trust Général • Sécurité du capitol et des intérêts • Taux d'intérêt garanti • Taux d'intérêt elevé • Souplesse dans le paiement des intérêts • Aucun coût fri TRUST GÉNÉRAL Demandez le poste 2000 Ulnii rmunnn Sept-lles; 968-T830 Rivière-du-loup: Montréal: 866-9641 ¦¦ LIU LAAlMrtUM Chicoutimi: 862-7286 Outremont: Institution inscrite a la Regie de 549-6490 Québec: 688-0630 739-3265 l'assurance-depôts du Quebec Membre de Alma: 668-3391 Levis: 833-4450 Hull: 771-3227 la Société d assurance-dépôts du Canada Rimouski: 724-4106 Trois-Rivières: 379-7230 Ottawa: 238-4900 Intérêts annuellement de 5 ans.Autres certificats à autres taux pour des périodes allant de 30 jours à 5 ans.Taux sujet à changement.La Classe affaires d’Air France.Pour ceux qui voyagent par affaires et qui doivent consulter un dossier avant d'arriver en Europe, comme pour ceux qui désirent profiter de quelques heures de détente bien méritée, la nouvelle Classe affaires d'Air Fronce représente désormais un privilège nécessaire.Lo Classe affaires, maintenant disponible sur nos Boeing 747 reliant le Canada et la France, est réservée aux passagers payant le plein tarif économique.LA CLASSE AFWmtd* Des privilèges réels en.vol comme au sol: sélection de votre siège dès la réservation, comptoir particulier d'enregistrement à l'aéroport, section spéciale réservée en cabine et pour votre confort, écouteurs, chaussons et masque de repos gratuits, apéritifs et vins au choix, champagne, fromages et dessert, digestifs servis gratuitement en plus d'un bon repas Air France.Demandez la Classe affaires d'Air France lors de votre prochain voyage transatlantique.AIR FRANCE S/ < Le monde plus proche l 4 » Le Devoir, jeudi 30 octobre 1980 ¦ 15 Un budget rassurant pour le contribuable MARDI soir, M.Allan MacEachen, ministre des Finances du gouvernement fédéral, déposât le budget de l’État, attendu avec impatience.Ce budget est rassurant, compte tenu que depuis quelque temps, circulaient des rumeurs laissant croire à une forte augmentation des impôts, assortie de nombreuses coupures.Or il n'en est rien.Au contraire, en plus de maintenir le régime fiscal actuel, M.MacEachen propose de nouveaux allègements.Non pas que la fiscalité va diminuer, puisque l'impôt des particuliers passera de $20 milliards à $35 milliards d'ici quatre ans.L’impôt des compagnies atteindra $13.5 milliards en 1984, soit une hausse de 100%.Le total des dépenses sera de $91.6 milliards en 1984, soit une augmentation de près du double.Mais en ce qui concerne l’impôt sur le revenu, quelques-unes des proposi- tions budgétaires sont particulièrement intéressantes, mis à part le programme énergétique national.¦ Le Crédit d’impôt à l’Investissement — Actuellement, une compagnie peut déduire l’impôt à payer jusqu’à 5% du coût d'acquisition de biens admissibles."gfcrf —T7 fiscalité par Yves Séguin Cette chronique sur l’impôt est une collaboration spéciale de l’Association québécoise de planification fiscale et successorale.Yves Séguin est avocat chez Beaudry.Bertrand et Associés de Hull.ne pas provoquer une augmentation du fardeau fiscal des contribuables par le jeu de l’inflation, étant donne que l’impôt à payer est propor- tionnel au revenu et qu’une augmentation du revenu entraîne nécessairement une augmentation de l’impôt, le gouvernement a instauré une augmentation de l’impôt, le gouvernement a instauré un mécanisme par lequel les déductions et exemptions personnelles sont majorées annuellement.Ainsi, les exemptions, déductions et le créait d’impôt pour enfants augmenteront en 1981 de 9.8%.Cette indexation représente pour l’État un manque à gagner de $1.5 milliards.¦ Le gain en capital — Depuis quelques années, des études remettaient en question l’imposition du gain en capital.Considérant les recettes appréciables que procure cette imposition, M.MacEachen suggère de conserver cette imposition dans sa forme actuelle, convaincu qu elle est essentielle à l’équité du régime fiscal.Un document sur cette question sera rendu public incessamment et nous y accorderons une attention particulière.¦ Divers: — Différentes modifications à la Loi de l’impôt sont également proposées.Ainsi un employé à temps partiel n’aura plus à inclure dans son revenu les allocations pour frais de déplacements s'il parcoure une distance d’au moins 50 milles entre sa résidence et le lieu de travail.L’exemption prévue pour un prêt résidentiel est étendue au particulier qui déménage pour occuper un nouvel emploi.La déduction accordée aux entreprises exploitées activement sera précisée afin que le revenu tiré de biens comprenne les intérêts, le dividendes, le revenu de location et les redevances.En conclusion, ce budget n’enlève rien au contribuable, moyen et cela fait plaisir.¦ Sur les conseils de M.Pierre ' De Bané, Ministre de l’Expan-' sion économique régionale, M.MacEachen propose d’augmenter ce crédit à 50% à l’egard de nouveaux investissements manufacturiers dans des régions désignées du pays.Ainsi, au Québec par exemple, les régions au nord du 57ieme Êarallele et à l’est de Notre-•ame du Portage seront désignées, excluant toutefois Sept-Iles et Rimouski.Chaque dollar investi réduira donc l’impôt à payer de moitié, ce qui est fort intéressant et unique puisque dans certains cas le crédit annulera totalement l’impôt à payer.Il faut noter toutefois que l’allocation du coût en capital (l’amortissement) sera réduite du montant du crédit d’impôt.Il est certain que cette mesure aura un effet positif dans les régions désignées.¦ Immeubles à Logements Multiples — Le régime fiscal des immeubles à logements multiples, mieux connus par leur appellation anglaise «MURB», a eu des heures de gloire il y a quelques années; il permettait de déduire du revenu au titre d’amortissement jusqu’à 10% du coût d’un immeuble à logements admissible.Cet amortissement pouvait même causer une perte comptable déductible du revenu, ce qui en faisait un véritable «abri fiscal».Abandonnée à la fin de 1979, tout au moins pour les nouvelles constructions, la déduction est réintroduite jusqu’à la fin de l’année 1981.Voilà une bonne nouvelle pour les constructeurs! ¦ L’Obligation pour l’Expansion des Entreprises — Il y a quelques mois était lancé un nouveau système fiscal permettant à une compagnie, selon certaines conditions, d’emprunter d’une institution à un taux d'intérêt réduit (8% ou 9%).Comme le revenu en intérêt du prêteur n’est pas imposable, celui-ci peut donc consentir un escompte, favorisant ainsi l’emprunteur.Le délai qui avait été fixé au 31 décembre est maintenant prolongé jusqu'au 31 mars 1981.¦ L’Indexation — Afin de Pétroles en chute libre.Les investisseurs canadiens ont accueilli le budget MacEachen avec un optimisme modéré hier, sauf dans le domaine du pétrole, où les titres boursiers ont commencé une dégringolade qui fut dramatiquement accélérée en fin de journée par des rumeurs sur la possibilité d'éventuelles expropriations de la part du gouvernement fédéral.Ces rumeurs, déclenchées deux heures avant la fermeture des Bourses par une déclaration de Dome Petroleum, a semé la confusion et la consternation parmi les investisseurs, qui ont littéralement inondé le marché de titres pétroliers.L’indice des pétrolières est tombé en chute libre, perdant 359.86 points à Toronto et 56.90 à Montréal.La débandade des pétrolières a provoqué un fléchissement de l’indice composé, qui a perdu 5.46 à 362.86 à Montréal et 20.55 à 2301.38 à Toronto.Les autres secteurs se sont cependant bien comportés, la plupart des investisseurs ayant repris confiance dans les secteurs non pétroliers.À Montréal, Toronto et Vancouver, d'ailleurs, les gains ont surpassé les pertes au cours de séances particulièrement animées.Sur les marchés monétaires nord-américains, le dollar canadien ne s'est que légèrement effrité par rapport à la devise américaine.“L’expansion extraordinaire de Merrill Lynch à Montréal et à Québec indique que le public a de plus en plus confiance en nous pour l’aider à trouver un refuge contre l’inflation.” "Au cours des deux ou trois dernières années, le nombre et la valeur moyenne des portefeuilles qui nous sont confiés a tellement augmenté que nous ne cessons d'engager du personnel et que nous avons plus que doublé la superficie de nos bureaux.Jean-Pierre Themens, représentant, Montréal Lune des principales raisons, poursuit Jean-Pierre Themens, représentant, c'est que Merrill Lynch est une des maisons qui peuvent le mieux aider les gens à utiliser le marché des valeurs et celui des marchés à terme pour tenter de se protéger contre l'inflation.Parce que nous savons immédiatement ce qui se passe sur toutes les grandes Bourses du monde.Parce que nos spécialistes préparent et raffinent continuellement des analyses portant sur les valeurs qui bougent à un moment donné.Parce que nous aidons nos clients à anticiper l'évolution du marché." L'expertise au service de l'investisseun "Les gens voient les Bourses de Montréal et de John Fallavollita, représentant, Montréal Toronto faire des montées parfois spectaculaires, dit John Fallavollita.Alors ils sont tentés.Us viennent nous voir.Ils savent qu'ils ne sont pas experts en mines, en pétrole.Mais que nous avons l'expertise des marchés, et la recherche.Que nous sommes au courant de ce qui se passe sur les Bourses du monde.Et que nous pouvons les aider!" Les R.E.E.R.autogérés."De plus, dit Serge Barbeau, directeur du bureau de Merrill Lynch de la ville de Québec, il y a la popularité des fonds d'épaigne-retraite autogérés.Bien des gens découvrent qu'ils peuvent gérer eux-mêmes l'argent qu'ils versent à leur régime enregistré d'épaigne-retraite, tout en l'enregistrant auprès d'une société de fiducie, et en faisant appel à l'expertise de Merrill Lynch.Grâce à nous, ils suivent leur portefeuille, ils savent ce qui se passe, et ils peuvent agir au moment opportun." Quand bougent les marchés à terme."Notre service est un des plus actifs, déclare Tony Stange, chef du service des marchés à ternie à Montréal.Le nombre des comptes ouverts chez nous a plus que doublé en un an! Nous aidons nos clients à décider quand il est avantageux d'acheter ou de vendre.Même les personnes les mieux informées ont intérêt à nous consulter: il ne faut pas oublier que peu de finnes ont des systèmes de recherches et de renseignements financiers aussi complets, aussi rapides que ceux de Merrill Lynch.C'est tout à l'avantage de nos clients-et ils le savent.Que dire encore?J'ai doublé mes effectifs.Nous sommes cinq spécialistes des marchés à terme prêts à servir de nouveaux clients!" Le devoir de prévoyance.Au cours d'une époque de changements comme la nôtre, chacun doit se protéger sur le plan financier contre les incertitudes de l'avenir.Merrill Lynch a l'envergure, les ressources techniques et le personnel nécessaires pour vous aider à y parvenir.Chaque jour de retard est une occasion manquée.Faites appel à un représentant Merrill Lynch aujourd'hui même, en composant 392-7111 à Montréal ou 647-4100 à Québec.Tony Stange, chef du service des marchés à terme "A Québec, nous pouvons servir la clientèle de la Grande Allée aussi bien que nos bureaux de New York celle de Park Avenue!" "Chez Merrill Lynch, à Québec, nos clients trouvent le même service, la même recherche, la même compétence professionnelle qu'on peut trouver chez Merrill Lynch à New York.Nous'pouvons-et nous l'avons montré-les aider aussi bien à investir sérieusement pour protéger leur aigent contre l'inflation.C'est ainsi qu'en deux ans, pour satisfaire notre clientèle, nous avons dû tripler nos effectifs.A Québec non plus, il n'y en a pas deux comme Merrill Lynch!" Serge Barbeau, directeur, bureau de Québec Il n'y en a pas deux comme Merrill Lynch Royal Securities Limitée 16 ¦ Le Devoir, jeudi 30 octobre 1980 i Chute des pétroles L indice composé de la Bourse de Toronto a fait une chute de 20.55 P Dints pour clôturer, hier, à 2301.38.À l'issue de la séance les gains emportent néanmoins sur les pertes par 301 à 233.Le groupe des valeurs pétrolières a dégringolé de 359.86 points pour * terminer a 4642.82.Plus de 10.74 millions d'actions ont été traitées.Onze secteurs du marché ont réalisé des gains, la part la plus belle revenant aux aurifères qui font un bond de 144.39 points et finissent à 5716.27 Parmi les industrielles traitées, Dome Pete perd 71-2 à 74, Nowsco Well Service 5 3-4 à 25 1-4, Aquitaine 4 1-2 à 48, Trimac 3 1-2 à 28 1-2 et Gulf 3 1-8 à 26 3-4.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE $38 38 38 430 425 430 -10 150 150 150 + 10 $52 43V» 50 +6 Va Ventes Haut Bas Form Ch.AbtiPrce 24370 $22% 22% 22%-f % Abitbi7'/ap 1000 $38 AdanycM 2600 430 Advocate 500 150 Afton Min 25735 $52 _ AgnicoE 21850 $207/a 197/a 20'/a+l'A AgrglndA 7200 $8 7V* IV* Akaitcho 2600 260 245 245 -15 Albany 6175 223 215 220 AltEnr 138007 $23 20 20'/s-2% Alt GA 124521 $35% 34V* 34Va -f V* AltaGF 101 $23’/a 23'/a 23'/a AltaG9.76 142 $23'/a 23'/a 23’/a- '/a AltaG7.60 1150 $18’/e 18 18 AltaG6% 2155 $48% 48'/a 48%-F 1% AltaG6'/a 23344 $30% 29/a 14% 14Va — V» BrascanA 3678 $36% 35’/a 35'/a - % Brenda M 1950 $35'/a 34Va 35 +lVa Bright A 350 $13'/a 13'/a Brinco 3663 $9% 9Va Brincop 711 $6 BrAmBnk 304 $79 BCFP 12100 $14% 6 78 14 V» 6 V.15% 13 Va + V* 9 Va — % 6 78 - 1 14 V» 6% + % 15% 10'/a 16 BCR IC 13650 $6% BC Phone 7251 $15% BCPh 4.84 1505 $10'/a lOVa BCPhy.80 600 $16 16 BCP1Û.16P 200 $24Va 24'/a 24'/a + '/a Broul Reef 52300 350 330 335 Brunswk 6897 $16% 16% 16%+ % 900 $8V» 8 V.8 V.595 400 400 400 3150 $23% 23'/a 23%+ V* 1200 $283/4 28% 28Va- Va 415 435 +25 140 140 BuddCan CC Yachts CAE CIL CME 101700 460 CMSMines 3200 149 CadFrv 1200 $26% 26 26%+ % Cad Frv A z50 $7'A 7V.7V.Cal Pow A 56939 $193* 19% 19% + % Cal P r 012432 20 15'/a 18 CalPlOp CalP2 36 Cal P 83* CalvrtDle Calvert CamelOG Camflo z 25 $99 2200 $23 z50 $85 100 300 300 9000 245 245 9600 $9% 9 13853 $45 43 99 99 223* 22%+ V* 85 85 300 -25 245 + 3 9 - 'A 433/4 +23/4 Camp RL 10223 $82Va 79Va 81%+3% Ventes Haut Bas Farm Ch.CampRes 863 $17% 17% 17% CanCem CCem6Va CCem2p CDC CDCprB CanMalt CPerm63A CS Pete CanTrust CTung CdnArrow 1473 $12% 12% 12% 187 $12'/4 12V4 12V4+ V* 2820 $14% 13% 13% - % 6790 $13% 13% 13% - V* 740$1513/4 149 149 - 2 200 $34V* 34V* 34V* + Va CNor West 11350 $323A 32 32%+ % CanPEnt 80203 $30% 29'/a 30 + % CPackrs 100 $32'/a 32'/a 32'/a - % Can Perm 3000 $193* 19% 19% 300 $23 23 23 9085 $18 15Va 16 — 13A 525 $26 26 26 + V.358 $47 46 47 H .217 225 225 225 CCablesyA12560 $16'/a 15'/a 15% - Va CCablesyB26896 $15'* 143A 143A CCManY 600 $11 Ve 11 Ve 11%+ Va CCurtis 1350 103 103 103 CFoundpr 377 $10% 10% 10% CGE 100 $30 30 30 CIBkCom 82155 $263A 26 26 + Va CLencour 5325 94 86 90 CManoir 19200 $6 6 6 CNatR 37500 $20% 19'* 19% - % CNat8.50 100 $43 43 43 COcdental 7525 $133* 13'* 13'/a- Va COcdntlp 250 $24'* 24'* 24'*+ % CPLtd 96428 $513* 50% 50% - V* C Reserve 2600 $23'/a 21 Va 21 '/a -)V* CdnTire 300 $25Va 25 25Va + 1 CdnTireA 5156 $263A 26 26Va + 1 CU 10'* 1200 $243* 24'/a 24V* + '* C Util9.24 7300 $22'/a 21'/a 22'/a + 1 Canbra 500 $7 7 7 CandelOil 1300 $33 31'/a 31 Va- % Canray 4950 288 280 280 + 5 CanronA 1775 $15% 14% 15 Cara 1900 $7'/a 7% 7 Va + '* Cara A 1400 $7 7 7 CarlOK 13125 $10% 10% 10'*- Ve CariAp 100 $22 22 22 Cari Bp 500 $26 26 26 Car ma A 2930 $32 30'/a 31'/a+ Va Carolin M 5125 $54 52 52 + Va Cassiar 410 $15 15 15 Celanese 11958 $8'/a 8'* 8'*- '* Celan 175p 250 $16 16 16 Ctl Est A 259 $11% 11% 11 % — % Cent Pat 6600 $9 7 9 +2% Chnclr 40183 $5V* 5% 5Va+ Ve CharterOl 6000 260 250 260 + 9 Cherokee 5400 $11 lO’/a 10'/a+ Ve ChibKay 33500 47 41 46 +4 ChieftanD 10075 $29% 25 25 -4% Chieftainp 100$292 292 292 -36 Chrysler 2300 $9'/a 9% 9% + % CHUM 200 $133* 133* 133/4 + 1 300 $133* 133* 133*+ '/e 13850 $9'/e 8% 8'/a - 3/4 300 425 5500 106 5400 365 3215 $73' 600 $24 425 104 425 105 + 5 350 360 + 10 71'/a 73 + 2 24 330 24 330 -20 330 400 330 420 + 30 : 18 Va 18 Va + '/a i 14% 14% 320 370 320 380 + 10 180 180 -20 260 275 + 15 75 85 + 10 i 9% 9% — % 360 360 -20 i 17’/b 17%+ Va i 8% 8%+ % i 7 7’/a + Va 6 6 CHUM B Clarion Cockfield Coin Lake Cmplx Cominco ComincoA ComrclOGl 1400 350 Comtech 500 330 Coniagas 33000 425 ConBathA 6275 $18'/a 18Va ConBathp 100 $141 ConFardy 2267 320 CDurham 28200 380 CMarben 9367 215 Cons Prof 12635 285 C Rexspar 10500 85 ConDistrb 6500 $9'/a Control F 284 360 Conventrs 12325 $17' ConwestA 870 $8% Conwest B 3700 $7'/a CooperC 300 $6 Cop Fields $'88 $'j$k 8jk ''*+1% Corby vt 1090 $26 26 26 Corby B 350 $23% 233A 23%— % CFalconC 15757 $12% 12'/a 12'/a- '* CosekaR 38335 $26'* 25 25 -1 Coseka 7 p 6800 $12% 12’* 12'*- V» Costa in Ltd 1000 $10% 10 Ve 10 Ve Courvan 10100 215 200 200 Craigmt 5600 $6'* 6 6 — % CrainRL 500 $15% 14% 15%+ % Crestbrk 2100 $25% 253A 25% - '* Crwn Life 1456 $87% 86'/a 863*- % Crush Intl 2040 $16% 16'/a 16%+ '/a Cullaton 14332 $12% 12% 12%+ % CuvierM 3150 80 78 80 +1 Cyprus 3400 $23 22% 23 + % Czar Res 65951 $17'/a 16 16 -l'/e DRGLtdA 600 $8 7% 8 + '/a DalcoPet 2700 $8% 7% 8% DaonDev 24639 $103* 10% 10%+ V* DaonA 700 $6'/a 6'/a 6'/a Daon8%p 100 $7'/a 7’/a 7’/a — % Daon9'/a p 1800 $8% 8 Ve 8% Datline z50 $7 7 7 DeiourMn 58100 199 187 187 + 2 DEIdona 9400 200 197 199 - 1 MWKiiaârai Banques en vedette Chute des pétroles à la Bourse de Montréal, hier, à la suite de l'annonce dans le budget national d une augmentation des taxes sur le pétrole et d une réduction des privilèges fiscaux des compagnies pétrolières étrangères L'indice compose a clôturé en baisse de 5 46 à .162 86 Donc dans le groupe des pétroles, qui dégringole de 56.90 à 683 19.Dome Petroleum perd 7 1-4 à $74.Gulf Oil 3 1-8 a $26 7-8.Total Petroleum 1 à $29 1-2.Hudson Bay Oil 1 7-8 à $30 5-8.Husky Oil 7-8 à $17 5-8.Imperial Oil A 3 à $39 7-8 et Texaco Canada 1 1-8 à $24 7-8 Par contre, Petrofina Canada gagne 2 à $77 Les industrielles reculent de 11 48 à 383 74.tandis que les services publics montent de 0 88 à 278 93 et les papetières de 0 70 à 205 62.Dans le secteur des banques, qui font un bond de 18 03 à 383.13, Banque de Montréal gagne 1 5-8 a $29 7-8, Royale 2 3-8 à $54, Impériale 1-2 à $26.Toronto-Dominion 3 à $33.Nouvelle-Ecosse 1 à $32 t-2 et Nationale 1-4 à $13 3-8 En tout 1.157.994 actions ont changé de mains au lieu de 852.187 le jour précédent Finalement, les gains l'emportent sur les pertes par 75 à 43 et 37 valeurs sont stables Bow Valley cède 1 3-4 à $22 3-4, Power Corp 1-4 à $18 1-4.Alcan 1-8 à *41 1-8.Inco Ltd 3-8 à $24 1-2 et CP Ltd 1-4 à $51 Central Dynamics gagne 21 cents à $1.15.Alberta Gas Trunk Line A 1-2 à $34 1-2 TransCanada Pipeline 1 à $23 1-4.Walker-Home Consumers 5-8 a $34 1-2.Noranda 3-8 à $30 1-2.Dominion Textile 1-8 à $15 1-4 et Enterprises CP 1 3-8 à $30 5-8 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE -4 — v.—4Vl iS Ventet Haul Bat Ferm Ch.rce 1315 S22’/4 22V.7T/a + Va .as T 10595 135 33tt> 34Vs + A 612 1550 130*1 29 V, 30 +¦ A 18415 141 Va 41 41'A— ’A a 6800 104 101 101 la 200 140 40 '40 le 3000 48 48 48 sine 4050 152VJ 42Va 48 i 2000 400 400 400 one 200 H5V5 15Va 15Va n 13940 146Va 44 44 "or 700 17 Va 7 Va V/a + Va aie 14044 212 205 205 -5 5m 48116 132 28Va 29 Va -H M ÏS 26525 133Va 32Va 32Va+l 4 at 21668 113Va 13Va 13V.+ Va anad 11582 111* l.H ?8V.r H 615 MP* 21 Ha 21* as 3000 140 140 140 +5 me 2152 S18Va 17'^ 18 4- V.'al 24710 124V.22Va 22V.-IV.iA 371 138Va 36 36 - Va F?22150 19V.8V.»'* + Vt 5 A 7250 119V.19'Ta 19-/.* .1248 12 Va 12H î” Bank 17363 l26Va 25Va 26 + W f 1264k 26-/1 Ü-/.+ Va kreA 640 110Va 10-/.I0VJ+ VJ oca 2B00 18% 8% 8%— % imi4 4225 *18% 18’% 18% ?es W25 245 15250 98 1000 30 f 100 *5 •et 1000 S8% 500 *6% •ete 18050 $82% » 1120 $20 -3 + 1 -9 - % 242 95 26 5 8 6% 74 -7’* 240 95 26 5 8 6V- 74 I12U WU 19% 19,/% .a .875 *19% 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385 +5 10675 $31'* 30'/a 30%+ % 791 $36% 36 36 + % 10000 37 35% 35% '/a 774 $34% 34'* 34’*- % 3725 $79% 77 77 +2 500 150 150 150 + 5 1000 126 126 126 + 1 290 $43 43 43 -2 50202 210 195 203 +9 13300 200 185 200 + 10 1850 $13 13 13 + v* 8250 $6% 6% 6% + % 500 $19% 19% 19%+1% 2800 $14 13 Va 13%+ % 21251 $55 54 54 + 2% 462 $10% 18% 18% - % Vanta» Haut Delhi Pac 46800 118 Denison Dlcknsn Digtech Discovry DofascoA Domanl Bas Farm.Ch.____.112 116 +10 39242 $55% 54% 54%+ % 4850 $24% 23'* 23%+ 1 7168 $13'* 13 13 - '* 11460 $5'* 5 5'* +45 9180 $41% 41 41%+1’* 8350 $10% 10'* 10%+ % DomeMi ne 13620 $143 137 137%+ 1 D Pete 244221 $82 73% 74 -7% DPeteAp 1200 $18'* 18 18 - % DPeteBp 2200 $18’* 17% 18 - '* DBridge 3550 $20 19% 20 — % DCitrsA 500 $5'* 5’* 5'*+ % DExplor 90000 130 125 130 + 8 DScotishp z60 $23 23 23 DonrvStore 2907 $19% 19'* 19'* DTextle 1525 $15% 15% 15'*+ % 9900 $25% 25’* 25%+ '* 230 $10% 10% 10% 9800 293 280 285 +10 304 $27 26% 26% - % 600 $12 12 12 - '* 8200 470 440 460 ÉstMIrtic 11900 $7% 6% 6%- '* EastSul 2000 400 400 400 +5 EstnProv 3750 $17% 17% 17%+ % EgoRes 35640 240 233 236 + 1 Elhom 6682 $13% 12% 13%+ % Domtar Dr Mc CA Dunraie DuPontA Dylex L A Dynamar Electhomp 230 $84 ElksStors 4700 450 Emco 1000 $13 EnrgyRes 1700 235 Equi Trust 600 $7 Extndcar Extd A FCItyFin FCtyTrC F Mar FordCnda Francana Fraser Fruehauf GM Res Galveston Garbellp GazMetr Gaz5.40p 350 $1e% 16 16%+1 5850 $6$'/a 65 66 +1% 19745 $32% 30% 30%-3'* 76900 $31% 33 33%+1% 7500 $8 8 8 + % 28150 $6% 6 6% 6315 $38% 38'* 38%+1% 500 400 400 400 - 180 180 13% 14 + '* 24% 24%-1 % 31 33 +3 84 84 -5 445 445 + 5 12% 13 + Va 225 235 +15 7 7 3900 $10% 10% 10%+ % 1700 $103* 10% 10%+ % FlbrgNIk 18085 $117 107 116 +10 FathmOcn 2625 245 235 235 -15 FedlndA 910 $13 12% 13 + % FideltyTrp 100 $12'* 12'* 12'*- V* Finning T 100 $33 33 33 + % FiranGndllOlOO 160 1 50 1 60 + 5 FCalgary 4000 295 290 295 +5 - 2400 $18'* 18 18 1400 $6% 6% 6% — % 1300 285 270 280 + 5 100 $50 50 50 4600 $27'/a 24 24 -3% 400 $18 18 18 + % 180 $11% 11% 113* 7450 $6% 6% 6% 8100 235 230 230 -15 700 425 420 420 - 5 17924 $73* 7V* 7'*- % 150 $48 48 48 —]V* GenBaker 1900 $12% 12% 123A + % GDistrbw 1500 $5% 5% 5% GMC 611 $58'/a 58 58’/a + % GenstarL 10250 $40’* 39 39 -1 Gnstar2.35 2700 $40% 40’* 40'*- ’* Gerinlstp 100 i7V* 7% 73* GiantYk 400 $34 34 34 + '/a Gibraltar 30210 $16% 15 16'*+1% GlbeRItyp 1300 $19 183* 18% Goldale A 3400 SB3* 8% 83* Golun 318160 455 410 420 +30 GraftGp 100 $30 30 30 Grandma 70850 330 320 330 +10 Granduc 1700 335 330 330 - 5 GLNickl 1500 143 142 143 + 2 G ’Forest 900 S603* 593* 603* + 3/4 GNFin 2500 400 400 400 -25 GtWestS 1000 420 415 415 -10 GGoose 100 $6'* 6'* 6'* Greyhnd 195 $18 18 18 GuardCap 100 $10% 10% 10% GulfC 617867 S293* 25% 263*-3% Gulfstrem 26800 $9% 83* 9 + '* HCl H Idg A 350 $46% 46 46 Halifax D 200 305 305 , 305 Hardee z600 68 HardCrpA 3400 200 Harlequin 9710 $24 HarrisA 1000 475 HarrisB z50 420 HatleighA 384 S5'/e T.223 $25% 25% 25% + % 200 $70 70 70 + 1 9300 $12 Va 12’A 12% + % 3200 $8’A 8’/4 8’A + v* 5000 $8’/» 8’A 8’A - V* 5600 $8 7% 7% - V* 300 $9 9 9 - % 900 $7% 7 7 - % 1100 $5 Va 5% 5% + % 27228 $40’/a 38% 38% - 1 100 111 111 111 z200 68 68 68 i 9600 160 150 160 + 12 1200 185 175 180 - 5 13800 170 162 169 + 4 4280 $12% 12% 12% + % 5450 $10 Va 9% 9% - % 480 $11% 11% 11% - Va 3000 330 320 320 -10 ____ 2800 182 Tele Met B 7236 $14 Texaco 1150 $27 Tor Dm Bk 21402 $33 Tôt Pet A 2100 $30'* 29% 29% —1 Tôt Pet pr 2500 145H tiVa 45Va-1 VJ Tot Pet wt too 118 18 18 — -A Tr Can PL 14741 125-/1 23 23-/a+l Turbo 700 127 26V.26V, + Va TurbPrD 100 128 28 28 - -A Ultrmer 100 114-A 14Va !4Va +1-A UnlgeicoA 8359 325 325 325 4-5 UnlgeicoB 4100 175 170 170 5 union G A 3000 112’/.12 A 12Vl- Va UnidAlbei 200 16 A 6-A 6-A + -A un vIMI 7000 157 153 154 -6 WÏkrC 13182 !34’A 34Va 34-/1+ W WlkrPrD 100 145-/a 45Va 45-/a — 1 WlkrPrE 1500 133-A 32V* 32H+ ^ Witburn# 250 132V.32-A 32-A— H WcoeitTr» 1100 113 13 13 Wcoltwfi 150 390 390 390 VVrlahtbr 2000 235 235 235 ZellerlA 100 112H 12H 12H- IA TEXACO TEXACO CANADA INC.PAIEMENT DE DIVIDENDE Dividende d'Aclions Ordinaires No.168 Le conseil d administration de Texaco Canada Inc .a déclaré un dividende tnmestnel de dix neuf cents (191) par action, sur les actions ordinaires de la Corporation, en circulation Le dividende devient payable le 20 novembre 1980 aux actionnaires inscrits à la clôture des livres, le 14 novembre 1980 Par ordre du conseil E J Little secrétaire Don Mills Ontario Le 17 octobre 1980 Vantas Haut Bc» Farm.Ch.LLLac 9460 $34% 32'* 33 +1% LoblawCo 19880 $6’* 6% 6'*+ '* LobCopr 325 $23'* 23 23'*+ ’* Lob Ltd Ap z 15 $13% 13% 13% Lob Ltd Bp 130 $14% 14% 14%+ % Lochlel 28830 $7% 6% 6%- 1 LochlelA 1345 $13 11% 11%-1% LyttonM z200 88 88 88 MDS Fi B p 500 $9% 9% 9%+ ’* MiccBp 133 $25'* 25’* 25’*+ '* MSZRes 9700 255 240 240 -15 MclanHA 5100 $20'* 19% 20’*+ % MclanHB 3200 $20 20 20 +1 MB Ltd 96802 $35 34% 35 - % Madeline 3900 350 345 345 Madsen 1600 265 265 265 Magna A 6411 $12% 12% 12%+ % Magnetcs 7000 214 209 211 +1 Mènr p 300 $5% 5% 5% MalstcWII 8100 $6 5% 5% — % Malartlc 7900 $11% 11 11'*+ % ManBar 17500 140 130 130 MaplexM 432 $11% 11% 11»%+ % 100 $15% 15% 15%+ % 734 $22’/a 22% 22% 311 $8% 8% 8% — % 503 $9'* 9’* 9»*- % $5% * $9% $6% Mrfme El Maritime MarT860 MarT940 MarkelF MarkSpnc Mass Fer 30320 Mas F A 1350 $14% Mas F B 2575 $14'* Matchan 18100 106 200 100 5% 9% 6% 14 14 100 5% 9% — % 6’*- ’* 14% - % 14 - % 105 + 7 - % .+ 5 68 68 200 200 23'/a 233*+ >* 475 475 + 5 420 420 5% 5% Hawke'r 31500 $26 25% 26 Hayes D 1850 $9 8% 8%- % HighfieldA 200 335 335 335 +10 HolingerA 400 $58'* 58 58'*- 1 HowdnDH 1000 $11'/a 11 Ve 11%+ % H BayMrO 3973 $38% 373* 37% - % HBayCo 33339 $25'* 24% 24’/a - % HBCpr 1038 $17% 17 17%+ % HBOMGas82048 $33% 30% 30%-2% Hu-Pam 2100 119 115 115 + 5 Husky 154340 $18% 17% 17% - % Hydra Ex 35695 228 215 225 +15 I AC 7300 $10% 9% 10 + % ITLInd 1000 305 300 300 IU Intl 13695 $25'* 24’* 25'*+1% Imasco 17600 $28% 27V* 28% + 3/4 1011A 235686 $42% 39% 40%-2% ImpOilB 1001 $42'/a 42% 42'/a + '* Inco 91148 $25% 24% 24% - % lnco7.85 250 $20'* 20’* 20'*+ % Indal 8245 $18% 17% 18%+ % Indusmin 316 $16'* 16'* 16'*- % InlandGas 1250 $14% 13% 14Va F % Inland G p 200 $9'* 9’* 9'*+ % Inter-City 6710 $22'* 20 20 -2 lntrCwf2 500 $17% 17% 17%-1% Intrmetco 100 $13 13 13 + >* IBM 767 $773* 773* 773*+l% IntMoguI 16208 $13 12'* 13 + V* I Mogul A 200 $15 15 15 + % Intl Thorn 10256 $10% 10'/a 10% IntprPipe 7480 $17% 163* 16%+ '* Ipsco 446 $33 33 33 Irwin Toy 1010 470 460 460 Ivaco 2050 $223* 22 223*+ y4 IvacoOp 500 $23% 23% 23% + % Jannock 524 $13 12% 12% Jannock8 150 $11'* 11'* 11'* Janockwf2 767 $63* 6% 6% + % Jorex Ltd 10000 110 106 110 Joutel 11000 125 121 123 K-Tel Intl 100 $15 15 15 +1'* Kaiser Re 605 $483* 48% 483*+ '* KamKotia 9400 $7'* 7% ?'* KapsTran 13500 125 121 121 -3 Keeprite 200 $14'* 14'* 14'* Kelly D A 400 $10 10 8 jkkerrjakdd 47 $'i6 19% 10%+ V* KAnacon 19200 117 110 114 - 1 LabattA LabMin Lacana Lacanaw LaidlawA LaidlawB Ldi 9% Laidlaw8 LOntCem LShore LambdM LambM A LarderRe; LasitrKm Laurasia LauFInp LavaCap Leighlnst Liberian Afrique du Sud Rand 15688 Afrique Francop Franc CFA 0053% Allemagne-Ouest Mark 6215 Antilles Anglaises Dollar 4369 Australie Dollar 1 3772 Autriche Schilling 08785 Bahamas Dollar 1 1845 Belgique Franc 03870 Danemark Couronne 2021 F.spagne F’eseta 01565 Etats-Unis Dollar 1 1756 Finlande Mark 3151 France Franc 2698 Grèce Drachme 02734 Hollande Florin 5749 Hong Kong Dollar 2320 Inde Roupie 1528 Israël Sheqels 1884 Italie Lire 001313 .Jamaïque I>ollar 6623 Japon Yen 005572 Liban Livre 3362 Mexique Peso 05093 Norvège Couronne 2373 N Zélande Dollar 1 1509 Portugal Escudo 02298 Royaume-Uni Sterling 2 8708 Suède Couronne 2768 Suisse Franc 6911 Venezuela Bolivar 2739 Le dollar canadien Le dollar américain a clôturé, hier, en hausse de 11-50 et cotait $1.1756 face à la devise canadienne La livre sterling a gagné 57-100 à $2 8643 À New York, le dollar canadien a perdu 4-25 à $0 8506 et la livre a cédé 1 05 a $2 4265.(tittanfiMWBB Les cours étaient en baisse hier au marché canadien des obligations Le court terme a cédé 20 cents.Le moyen terme a retraité d’un demi-point Le long terme et les obligations des sociétés, ont fléchi d un point et quart Les titres des provinces ont perdu un point L’argent au jour le jour commandait un interet de 13r2 McAdam 3500 70 69 70 +4 McIntyre 5000 $72% 69% 72%+3% McLaghln 100 $8% 8% 8% + % McLgnllOp 100 $11% 11% 11% McLghlw 350 $5% 5% 5% + % Melcor 200 $23 23 23 + % Mentor 2432 $9% 9 9’*+ ’* Mercantll 1875 $20’* 19% 19%+ ’* MerlaE 132774 $10% 8% 8% — 1 ’* MetStr67p 100 $13% 13% 13% Minrl Res 44700 264 250 264 +18 MitelCorp38817 $19% 19 19’*+ % MoffatA 100 $21 21 21+1 MolsonA 10050 $30% 30’* 30%+ % MolsonB 300 $28 28 28 + % MonencoA 500 $12% 12% 12% MonetaP 3000 115 107 115 +5 Mtl Trust 800 $21% 21% 21% - ’* Moore 48350 $39% 38% 38% - % Morlsn 2100 315 350 355 -10 MtnStates 10650 $14’* 13% 13% - ’* MSL p 300 $8’* B’* 8’* Murphy 16910 $43 40% 41 + % N B Look 11625 $18 17 17 -1% NBUMine 11900 266 260 260 -5 NSR 328550 148 140 140 - 2 NatBkCan 7550 $13% 13% 13%+ % NatDrug 300 $14% 14% 14% Nat Pete 43800 355 340 340 -15 NatSeaA 120 $12% 12% 12% NatTrust z80 $25 25 25 Neomar 900 430 420 420 NBTel 300 $19% 19% 19% NB Tel A p 200 $13% 13% 13% NBTel 1.85 117 $19% 19% 19%- % NKelore 12000 70 67 67 -2 N Que Ragl 5700 $5% 5% 5% NYorkOlT 5500 260 258 258 - 2 Nf Id LPA 800 $24% 24% 24 % + % NfldTel 603 $103* 10% 10% NfldTelA z25 $15% 15% 15% Newnor 9600 53 50 51 +1 NickRIm 20025 69 66 66 +2 Nomalnd 100 $11'* 11'* H'* NorAcme 29000 254 239 250 +10 Noranda 84695 $31% 30'* 30%+ % Norbaska 34025 88 82 85 -1 Norcen 74271 $36% 34% 35 -1% NorcenB 100 $16% 16% 16% - % Norcn288 100 $62% 62% 62%-1 % Norlex 1500 37 37 37 +1 NormickP 200 $7 7 7 NCOils 200 $22% 22% 22%- % NCOpr z50 $38 38 38 N Canada 5500 127 123 127 + 4 NorCt260p 150 $27 27 27 + % NorCt785p 400 $18% 18 18-1 NorTel 6358 $343* 34'* 34'*- % Northgat 11150 $14% 14'* 14'*+ % Northld 29500 103 98 98 +1 Northstar 8700 $ï3* 6'* 6'* NWUtilp 100 $37’* 37'* 37'*- ’* NBeauc 5700 140 130 140 NSSavngs 200 $12 12 12 NowscoW 11300 $32 24% 25'*-5% Nu-WstA 26350 $14% 14 Nu-WstBp 300 $16 16 Nufort Res 14933 118 110 Numac 500 $32'* 32 OPI 1110 $38'/a 38 Oakwood 13275 $23% 21' Oakwodpr 4400 $27 25' Obrlen 21170 360 345 Oceanus I 1000 275 275 Ocelot A 250 $43 43 Ocelot B 52215 $433* 40 Okanagan 825 $19% 19% 19% Omega 16100 $7 6% Onapg 115600 $6% 5% Onyx Pete 12700 $9% 83* Oshawa A 1920 $11'* 11 Osisko 12500 57 52 PCLIndust 200 430 430 PacCoper 2100 440 435 PacNthG 2100 $13% 13 Page Pet 4877 $30% 29 PagurianA 2300 $11'* 11'* 11’* PalomaP 12900 $6'* 5% Pamour 10700 $23 22’* PanCanaA 500 $8 7% PanCanaB 300 $8 7% PanCanaw 300 300 300 300 PanCentr 25000 305 14% - V* 16 - ’/a 118 + 9 32 -13/4 38 - ’/a 21’/a —2 Va 25 Va - % 350 275 43 - % 40 - 3 19 Va - ’/a 6% - % 5% + % 9 + V* 11% + % 53 + 1 430 - 5 440 + 5 13% +1’A 29 11’A 5% 23 + 1% 7% - V* 8 - % PanCanP PangoGld Parfake PeBenO Pembina PennWest Pennant Penningtn PJewl PJewIA Petro Sun 290 2549 $94% 92 6100 175 170 2000 260 260 1500 320 315 4225 $13 200 291 92 175 260 315 - 9 - % + 5 - 5 -10 12’* 12% - ’* tance MUTUELLE.VtE .MUTUAL LIFE Déni* De Bellefeuille, L.S.C., R.I.A.L'Alliance mutuelle-vie est heureuse d’annoncer la nomination de M.Denis De Bellefeuille au poste de directeur régional de son service d'assurance collective.Détenteur d'un diplôme en commerce de l'université Laval, M De Bellefeuille possède plusieurs années d'expérience en assurance collective.Dans l'exercice de ses fonctions, Monsieur De Bellefeuille sera responsable de la vente et du service à la clientèle en matière de régimes d’assurance-vie, d’assurance-santé et de rentes collectives.Vtnt» Petrol 5200 Petrotech 13250 PhillipsCb 1200 Phonlx Oil 5000 PhnxOllw 100 PinePoint 2370 PlaceG 21875 Placer Plysr840 Pominex Ponder PopShops 71805 1350 6800 3200 4010 PopShopsr20850 PowrCorp 5037 Prado Exp 2400 Precamb 47575 Procan294 9950 Provigo 400 QMGHIdg 31700 QasarPet 4750 QueSturg 19400 QueTel 425 QueTe!73* 300 Ram 4750 Ramwt 2800 RchmnA 11324 Rang 150670 RankOrg 200 Rayrock ReadersD Redpath Redstone R Sth A Reichhold Reich7'*p Resservie 57560 Revelstk 150 Revelstkp z50 RevnuPrp21175 RioAlgom 13053 Rio8.5 150 RioAlto 7800 RivYarn 100 R Little Rolland Roman RonaldFd RonyxCor Rothman Haut Baa Ferm.Ch.$12 Va 12 12 - ’/a $6’A 5% 5% $14’/» 14 V» 14’/» + '/a $11 Va 10% 11% + % 410 410 410 + 10 $42% 42 42 + '/a 335 320 320 + 5 $29% 283/4 29 Va + % $24% 24% 24 Ve 160 155 155 + 8 245 205 205 - 4 145 140 140 - 5 8 6 6 + Va $18Va 18’A 18 V» - '/B 105 100 105 + 5 $8% 7% 7% - % $3PA 31% 313/4 + Va $45 45 45 $8% 8’/4 83/4 + % $5 465 465 -35 $8 7 V* 73/4 + % $22 22 22 $16% 16 Va 16 Va $18’/a 17’A 17'A — l'/e 7200 200 5770 1500 168 5029 100 $8 7'* $10 9 $22% 19'* $5 5 $6% 6'* $10 10 $20'* 19% 20 146 145 146 7’* —1 % 9'*- % 20'*-1'* 5 6%+ '/a 10 - % + '/a + 2 $11 11 11 $13% 13'/a 13% + '* $17'* 17'* 17'*+ '* $14'/a 13 Va 13%+ '/a $9% 9% 9% + Va $11 Ve 11% 11% 249 239 243 $41'/e 40'/a 40% - % 445 445 445 900 400 8430 108 200 14100 RothmAp 100 Rothm2p 300 RoyBk 139677 RyTrscoA 1764 RTcAp 100 Ruprtlnd 9600 Russel9% 325 380 370 300 300 280 270 $8'* 8 $66 65 $40 40 460 460 $27% 27 380 +15 300 +30 280 +10 8'* 65 +1'* 40 460 27'/a + '/a $65'/a 65'/a 65'/a- '/a $11% 11% ll'/a $55Va 53'/a 53%+2% $18% 18'* 18'*- ’* $26Va 26’/a 26'/a + Va $6% 6Va 6% F % $17 Va 17 Va 17'/a 225 215 220 - 5 Russel170 700 $15 15 15 - % 292 $6 286 6 290 6 + 4 StFabien 35520 StLCemA 6300 80 $23 V* 77 23'A 79 23'A + 4 $16 16 16 + % Scarboro 32300 £5 465 465 -25 $15’/» 15 V» 15'A - V* Scarborowl7400 230 201 205 -10 380 375 380 + 5 Septre 112718 $16% 15% 15% - % $80 76 76 + 1 Sceptrepr 9700 $26 25 25%+ % $39% 38% 39%+ % Sceptre w 10700 $7% 7% 7% - % Moins trois points Les cours ont retraité dans un marché calme, hier, alors que les banques ont porté leur taux de base à 14%, leur plus haut niveau depuis le mois de mai.L’indice des industrielles clôture en baisse de 3 41 à 929 18 Les pertes l'emportent sur les gains par 776 à 873 et 437 valeurs sont inchangées Le volume s'inscrit à 37,20 millions d'actions.Les observateurs attribuent les liquidations de certains titres pétroliers aux nouvelles décevantes concernant le nouveau budget du gouvernement canadien et sa politique de l'énergie.Texaco gagne 5-8 à 38 7-8 et Atlantic Richfield 2 7-8 à 61 1-2.Mobil cède 4 3-4 à 75, Gulf 1 7-8 à 41 1-4 et Exxon 7-8 à 76 5-8 Parmi les valeurs canadiennes, Cdn Pacific perd 7-8 à 43, Genstar 5-8 à 33 1-4 et Hudson Bay Oil and Gas 1-2 à 32 Par contre, Dome gagne 4 1-2 à 119 1-4, Campbell Red Lake 3 5-8 à 70 1-8 et McIntyre 2 3-4 a 1.Cour» fournis par la PRESSE CANADIENNE ACF In AM intl AASALtc Alcan AllegCp Alla Lud Allis Ch Alcoa Amax A Hess AmAir ABrnd Am Can A Cyan Am EIPv Am Exp A H orne Am Mot A Stand Am TT Venta» Haut Baa Ferm Ch.Vente» Haut 3aa Farm Ch.7 158 42% 42'A 42%- - % DenMf 7 185 17% 17% 17%— V* 34 201 16% 15% 15%- - % Dexter 12 11 32% 32'A 32%+ Va 321 85 83% 84 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% Bâche 5 141 17'* 17 Bakrlnt 21 589 40% 39 FMCCp Falrch Fireston Fisher Sc 729 8 39 17 - V* 39%+ % 47'*- »* BaxtTr 14 282 49% 47% Beckmn 18 133 33% 32% 33 + % Bel How 9 112 29% 28% 28%+ % ‘ 6 41 15% 15% 15%+ V* 7 89 21 ‘‘ ‘ ' “ Bell Can BenflCp Beth Stl Black D Boeing ._ 220% 20%— % 362 25% 25% 25%+ % 307 19% 18% 18%— % _ 6 2611 35% 35'* 35'* BoisCas 7 440 35'* 34% 35 ++ % Borden 6 1339 26% 26'* 26%+ % 7 54 41 403* 40% — '* 7 115 20'* 19% 19%— % BorgW BosEd BrlstM 11 1567 45% 44% 44% Br It Pet 7 127 446% 46% 46% Brnswk 11 112 14% 14% 14% BucyEr 10 154 24'* 23% 23% Burl ind 7 897 20% 19% 19%- ’* Burrgh 7 1713 S3 51% 51%-1% CBS 7 210 49 48 48 + '* CPClnt 9 1077 69'* 68% 68%- % Callahn 11 128 35% 34% 35 + % Camp RL 225 70% 67'* 70%+3% Cam Sp 8 104 32 31% 32 + % Cdn Pac 1028 44 43 43 - % CapCIt 11 120 60% 59% S9%- % Carling 234 9% 8% 8%- '* Catrp T 11 511 57% 56% 57%+ % Celanese 7 118 49% 49'* 49%+ % ChaseM 4 4449 40% 39% 39%- % Chessle 6 411 41%% 41% 41%+ V* ChrlsCft 6 47 24% 24 24 - % 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SilvanaMn 5950 $6% 6% 6%+ % Silvmq 28350 82 78 80 +1 SilverwdA 700 $17% 17% 17%+ % SimcoErl 1000 375 375 375 SSearsA 928 $7% 7'* 7%+ % S Sears B 697 $7% 7% 7%- % SklarM 3600 425 420 420 SkyeRes 2950 $15'* 14% 14%- % SlaterStl 1350 $19 18% 18%+ '* SobeyStor 1160 $39 36% 39 +2% Sogepet 14300 175 152 160 + 6 SonorlAp 1000 365 365 365 Southm 200 $37% 37'/» 37%+ % SparAero 600 $9% 9% 9%- % SparAerop 600 $18% 18% 18% - '* Spooner 19800 164 160 164 +5 Steep R 300 $6 5% 6 + '* Steinbglnc 220 $23% 23'* 23'*- % StelcoA 33015 $38% 38 38%+1% StelcoCp 8700 $30’* 29 29%+ 1 StrathrnA 500 155 155 155 SudCont 4900 430 425 430 +5 SulpetroB 28170 $26% 23% 24%-l% Sulpetro7p21200 $24 21'* 22 -1% Sulivan 4000 400 395 400 Sut Sunbrst E 62500 117 Suncorpr 6800 $27 + 5 103 115 +14 25'/a 25%-1 % $25'/a 23 V» 23% $24'A 21% 23 + 1% $14 14 14 $11 11 11 - % $27 24'A 24% -2% $72% 70 70 - 2 $21% 21 21% + 1 $39'A 39'A 39'A 226 220 225 + 5 $22% 22% 22% + V* $33'A 31 32 Va +2 Va $18'A 18 18'A + V* $28 27% 28 + % $30'/a 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277 $2 *28 6 10 $4 *28 1 1 *3% $28 5 331 $2 *23'A 18 129125 *23'/» 115 256 $2% $23'A 5 38 $3 *23'/» 35 309 125 *23'A 34 246150 *13 27 286 *4% *34% 85 1548 $3’A $34% 3 5 $3 $34 Va 2 51 $6% $34% 4 10 $3% $34% 2 394 $6% $34% 52 1427 *4% *34% 42 1506 *2% *34% 16 32 75 *34% 50 1156 135 *34% 21 20 *2 *34% Cours de l’argent Handy and Harman cotait l'argent-métal, hier, à $22.609 l'once et $726.88 le kilo, au regard de $21 702 et $697 72 respectivement.mardi.Ces cours sont en dollars canadiens.IMBiaSffiimnaiH AGF Group Amer Gwth 9.45 Cdn Gs Eay 10.85 Cdn Sec Gtg 12.06 Cdn Trusteed 3.93 Corp Invest 8.12 Corp Inv Stk 16.35 Gwfh Equity 6 78 Japan 18.14 nnMMF10.58plO.OI OptlonEEqulty5.2l Special 11.47 Bollton Tremblay Cda Cumul 13.53 Income Fund 9.48 Internatnl 12.25 PldResourcs 12.82 Taurus 15.74 Calvin Bullock Gr Acrofund 3.00 yBanner Fnd 7.28 CIF 6 47 Cl FF Income 9.42 Contrai Group yCam Gwth 8.58 yCompound 8.73 yDIvIdennd 9.11 yFund 4000 6.29 y Intl Energy 3.23 ylntl Grwth 5.99 ylntllncomme3.92 yNat ResGth7.006 yNorthn Eay 6.11 y Revenue Gth 4.25 yUnlvest 8.31 CSA Mgmt GGr Gotdfund 7.32 Goldtrrust 7.58 Confed Group Dolphin Eqty 7.25 yDolphln Mtg 4 83 Cundlil Group y Security 9.35 Value 779 DDynamlc Group ynbyn Amer 6 69 ynDyn Fund 17.02 jrnDyX lncome5 62 Eaton Bay Group Commwfa 22.82 523 8 3 3.50 7.81 984 Dividend Growth Income Internatnl Vlkinng GuarantyyT rustGr ynlnv Equity 13.16 ynnlnvlncome3.83 ynMort€aage 9.5* Guardian Group Enterprise 1.81 Grouped Inc 6.11 yGwth Fund 24.13 North Amer 9.13 Mutual Acu 7.98 Sec Income 9 89 World Equity 8.48 Investors Group yBond 4.22 yDividend 8.03 yGrowth ylnternatnl yjapan yMortgage y Mutual yProvIdt Stk 10.70 yRetlremnt 12.033 ynJonesHewrd5.16 Montreal Trust Gr yEqulty 24.30 y Income 7.36 ylnternatnl 11.35 yMortgage 9.39 Principal Gr yCollectlv# 13.64 yGrowth 7.58 yVanture 7.29 yBond 2.83 Prudential Gr Growth 11.088 Income 4.52 Scottlafund Gr Scotlafund 183 Scotlafd Mtg 94 Templeton Gth 8.80 United Bond Share Roy Fund 14.65 RoyFnd Inc 466 16 568 10.62 11.64 4.60 8.01 Unlveersal Group EEqulty 15.63 Income 3.95 Internatnl 5.45 Resource 9 70 Non-Members Assoc Inv 10.50 yBeaucanagx 6.81 Cenagex Gr yHypotheq 9.66 yObllgatns 8.19 Capital Gwth 6.00 xComp Cap 9.47 ynComCp Mtg 9.57 Co-op Trust Gr yXLo-op Fnd 16.23 ynLandmk 19.04 Desjardins Gr yActlons 13.86 yHypotheq 4.14 ylnternatnl 11.05 yOyllgaatns 4.21 yQuebec 680 nySpec 10.47 Dlxon Krog Gr Dlxon, Krog 18.25 Heritagee 55.09 Vanguard 1368 yDomequlty 188.36 y somln Comp 14.52 Dreyfus Group y Inc 16.001 ylnternatnl 23.71 Executv Intl 1.31 xFId Trend 31.18 nFst Cdn Mtg 9.03 Flscon Fund 0.00 Harvard 15.95 Industrial Gr Indusf Amer 3.81 llndust Dlv 7.20 Indust Eq 12.448 indust Gth 788 Indust Incom 8.13 IMust Pans 32.29 Keys one Gr xCus K-2 6.01 xCus S I 18.64 xCus S-4 9.49 xLex Rsrch 18.91 4.19 xManhatn yMarlItlme Eq4.23 Marlborough 10.666 nNatrusc • 23.98 NW Group CanaJan 9.23 » 13.64 m St 19.12 xOppenhmr 10.82 Pembertonn Gr nPacBic Dlv 8.09 nPaciflIc Ret 5.82 nPacIflc US 7.23 PPHN Group yBBond 8.77 yCanadian 15.69 y Dlv Income 11.19 yFund 23.27 y P oo led 49.29 nyRRSP 24 95 PMF Managmnt nPenslonMu 13.34 nXanadu Fd 9.31 nPPutnam 14.00 Prêt et Revenu Gr American 14.24 Canadian 9.43 yFonds H 4.73 Retraite 10.033 Sterling Group Equity 9.12 vMorfgage 4.69 oynchrovett y; .xT’ech ^T uradgx 7.74 13.46 6.04 renns Canada Gr A 6.42 B 07.45 C 1200 United Group Accumula 7.30 Accumula R 9 07 Amerhan 2.52 yCont Mortg 4 96 Horizon 0.17 Security 4.02 Vennture 7.09 Ventuure Ret 11.73 nyWattalne 33 84 Wester r Le Devoir, Jeudi 30 octobre 1980 E 17 Nouveau plan de fractionnement des actions Bombardier engage $54 millions pour développer une locomotive La société Bombardier réalisera un vaste programme de recherche et développement de $54 millions, échelonné sur sept ans, en vue de mettre au point une nouvelle génération de locomotives diesel-électriques.La nouvelle a été annoncée hier par Bombardier et le ministère fédéral de l’Industrie et du Commerce, qui assumeront les coûts à parts égales.C'est la première fois en Amérique du Nord que le gouvernement et l’entreprise privée assument ainsi à parts égales le financement d’un programme de développement aussi considérable dans le secteur ferroviaire, a déclaré dans un communiqué M.Herb Gray, ministre de l’Industrie et du Commerce.Du côté de Bombardier, le programme a été confié à la division des produits ferroviaires et diesel; du côté du ministère, c’est la Commission d’expansion des entreprises qui en surveillera le déroulement.Ce programme de recherche et développement d’une ampleur exceptionnelle comporte deux volets, a expliqué M.Gérard Lepage, président de la division des produits fer- roviaires et diesel chez Bombardier.Dans un premier temps, a-t-il dit, Bombardier mettra au point un nouveau moteur diesel à la fois plus puissant, plus économique sur le plan de la consommation de carburant, plus fiable et moins coûteux d entretien que les moteurs actuels.La seconde phase du programme portera sur la conception d’une locomotive diesel-électrique très avancée du point de vue technologique, permettant de tirer le meilleur parti du nouveau moteur et offrant notamment un plus haut degré d’adhérence au rail afin d’accroître la puissance de traction de l’engin.De plus, Bombardier compte mettre au point des systèmes spéciaux destinés à améliorer le rendement et la fiabilité de la locomotive pour mieux répondre aux conditions hivernales d’exploitation des chemins de fer canadiens.«Le programme, a commenté M.Lepage, assurera à Bombardier une place de chef de file dans l'industrie du matériel de traction ferroviaire.La société Bombardier, qui est le seul fabricant canadien de gros moteurs diesel, sera ainsi bien pourvue pour main- tenir et améliorer sa position par rapport à la concurrence internationale».Par ailleurs, lors de sa dernière réunion, le conseil d’administration de Bombardier Inc.a décidé de ne pas donner suite, dans sa forme originale, au projet de subdivision et de reclassification des actions ordinaires de la compagnie et d’émission d’actions privilégiées convertibles qui avait été rendu public le 19 septembre dernier.Selon un communiqué de Bombardier, le conseil, après un nouvel examen des incidences fiscales et autres du projet qu’il avait adopté en septembre, a jugé opportun d’y substituer une nouvelle ?Stratégie Suite de la page 13 reetion de l’entreprise.¦ renforcer la structure industrielle en favorisant la fabrication en sous-traitance ou en développant de nouveaux sous-proauits.¦ stimuler l'exportation, soit en aidant à la création de nouvelles entreprises exportatrices (qu’il faut pouponner Si l'énergie vous intéresse Une nouvelle source d'énergie, le gaz naturel, jouera bientôt un rôle de premier plan grâce au prolongement du gazoduc transcanadien.Nouvellement établi, Trans Québec & Maritimes est un consortium formé par les compagnies TransCanada PipeLines et Nova, an Alberta Corporation (auparavant, Alberta Gas Trunk Line) pour la construction du gazoduc et le transport du gaz naturel dans l’est du Canada.Ce projet, planifié et coordonné depuis le siège social de TQM à Montréal, sera de l'ordre de plus d’un milliard de dollars.Nous recherchons des personnes prêtes à relever le défi de “l’énergie qui s'en vient".DIRECTEUR ENVIRONNEMENT ET AFFAIRES SOCIO-ECONOMIQUES Relevant du Vice-Président, Construction, le directeur sera chargé des affaires socio-économiques et de l’environnement qui se rattachent à la planafication, à la construction et à l'exploitation du gazoduc.Le titulaire sera chargé dé préparer le cadre de référence pour les consultants et les études de contrat.Il devra en outre voir à l’application, de la réglementation, réviser, publier des compte-rendus et des manuels, et établir des programmes et des politiques.De plus il représentera la société lors d'audiences et de réunions.Le candidat souhaité possède une expérience confirmée d'au moins trois ans dans l'analyse de l'impact socio-économique et environnemental, comprenant des champs d’activités multi-disciplinaires, et qui se rapporte de préférence à des projets linéaires.Le candidat retenu sera titulaire d'un diplôme de 2ème ou 3ème cycle dans un domaine se rattachant à la gestion de l'environnement, qu’il soit multidisciplinaire ou spécialisé.Des avantages sociaux exceptionnels, d'excellentes conditions de travail et un salaire attrayant vous sont offerts.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae ou de communiquer en toute confiance avec Normand Gélinas.TQM Trans Québec & Maritimes Les Atriums 870, bout, de Maisonneuve est 5e étage Montréal (Québec) H2L 1Y6 (514) 286-5000 L'énergie qui s'en vient Si l'énergie vous intéresse Une nouvelle source d’énergie, le gaz naturel, jouera bientôt un rôle de premier plan grâce au prolongement du gazoduc transcanadien.Nouvellement établi, Trans Québec & Maritimes est un consortium formé par les compagnies TransCanada PipeLines et Nova, an Alberta Corporation (auparavant, Alberta Gas Trunk Line) pour la construction du gazoduc et le transport du gaz naturel dans l’est du Canada.Ce projet, planifié et coordonné depuis le siège social de TQM à Montréal, sera de l’ordre de plus d’un milliard de dollars.Nous recherchons des personnes prêtes à relever le défi de "l’énergie qui s’en vient".DIRECTEUR QUESTIONS FONCIERES ET AFFAIRES AGRICOLES Sous l'autorité directe d’un vice-président, le titulaire de ce poste assume la responsabilité de coordonner l’acquisition des terrains et des droits de passage requis pour l’implantation du gazoduc et de toutes les installations connexes, ainsi que l'indemnisation des propriétaires pour toutes pertes ou tous dommages subis à l'occasion des travaux ou consécutifs à l’installation du gazoduc.Par le biais de la consultation avec les agriculteurs, les organismes agricoles, les conseils municipaux et les autorités gouvernementales il s'assure que le tracé retenu pour le gazoduc constitue un choix de moindre impact sur le milieu agricole.Le directeur aura la responsabilité d’assurer la préparation des normes de compensation, des mesures de protection et de la documentation technique requise pour obtenir les autorisations de la Commission de protection du territoire agricole Le candidat recherché possède une solide expérience dans le domaine de l’acquisition de droits de passage, une connaissance appronfondie du milieu agricole québécois et une habilité à travailler au sein d’équipes professionnnelles multidisciplinaires.Do* avantages sociaux exceptionnels, d'excellentes conditions de travail et un salaire attrayant vous sont offerts.Les personnes intéressées sont priées de taire parvenir leur curriculum vltae ou de communiquer en toute confiance avec Normand Gélinas.TQM Disc ré «an assurée Trans Québec A Maritimes Lst Atriums 870.boul.dt Mdsonnsuv* ttl S» «tsg* Montréal (Québec) H2L 1V6 (514) 288-5000 proposition qui, comme la précédente, «a pour but de faciliter les financements futurs de la compagnie, sans pour autant affecter de façon significative la position aes actionnaires actuels».Suivant la nouvelle proposition, les actions ordinaires actuelles de Bombardier Inc.deviendraient des actions ordinaires classe A, comportant 10 votes par action, et de nouvelles actions ordinaires classe B seraient créées, comportant un vote par action.La résolution du conseil d’administration sera soumise à l’approbation d’une assemblée des actionnaires de Bombardier Inc.qui se tiendra le 28 novembre 1980.car le taux d’échec est élevé pendant les premières années), soit en poussant des entreprises limitées au marche local à exporter.Il ne s’agit pas de faire venir à tout prix des entreprises étrangères à la région car les démarches ne réussissent qu’une fois sur mille.ni même de substituer des productions locales à toutes les importations, car le coût n’est pas toujours concurrentiel.Voilà en tout cas un outil disponible pour les agents de développement économique, accompagné d’un cahier d’exercice et éventuellement de séminaires par petits groupes.C P A R R O R F I E È S R S E I S O N ET S Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes RÉDACTEUR (TRICE) Marketing hebdomadaire canadien des communications commerciales a besoin d'un (e) ré-dactey (trice) qui sera basé (e) à Montréal.Le oostulan! déal est un journaliste qualifié et compétent qui prendra un vif intérêt au marché que sert la publication.Le poste constitue une excellente occasion pour toute personne qui peut remplir ses fonctions sans surveillance, respecter les échéances hebdomadaires et qui parle couramment le français et l’anglais.Les personnes intéressées doivent faire parvenir un résumé de leurs connaissances et de leur expérience au: Chef du recrutement, Marketing Maclean-Hunter 481 University ave Toronto, Ontario M5W 1A7 Traducteur homme ou femme La Mutuelle du Canada recherche un traducteur qualifié pour son service de traduction.Le candidat doit avoir le B A.et un diplôme universitaire en traduction ou l'équivalent en connaissances ou en expérience.Ses fonctions consisteront â traduire, principalement de l'anglais au français, des textes traitant de sujets variés, surtout dans le domaine de l’assurance-vie et des affaires.Il travaillera au siège social de la Compagnie à Waterloo.Ont., au sein d une équipe établie de traducteurs.Traitement concurrentiel.Programme d'avantages sociaux.Indemnités de frais de déplacement.Adresser offre de service et curriculum vitae au: Service du personnel a/s M.George Graham La Mutuelle du Canada Waterloo, Ont.N2J 4CS La Mutuelle du Canada ordre des pharmaciens du québec AVOCAT ET CONSEILLER JURIDIQUE L’Ordre des pharmaciens du Québec recherche un avocat et conseiller juridique pour son siège social.Fonctions: Avocat: représenter la Corporation devant les tribunaux de juridiction civile et pénale.représenter le syndic de la Corporation devant les instances disciplinaires (comité de discipline et Tribunal des professions).Conseiller Juridique: conseiller le Bureau de l'Ordre sur fout sujet ayant une implication légale.Exigences: — Détenteur d'une licence en droit; — Membre en règle du Barreau du Québec depuis au moins cinq (5) ans; — Excellente expérience de plaidoirie devant les tribunaux.Une expérience en droit administratif et en particulier en droit professionnel sera un atout.Les candidats sont priés de taire parvenir leur curriculum vitae ainsi que leur historique salarial avant le 15 novembre 1980, à: JACQUES A.NADEAU, PHARMACIEN Directeur général et secrétaire Ordre des pharmaciens du Québec 1253, McGill Collège, Bureau 160 Montréal, Ou«.H3B 2Y5 L'énergie qui s’en vient Si l'énergie vous intéresse Une nouvelle source d’énergie, le gaz naturel, jouera bientôt un rôle de premier plan grâce au prolongement du gazoduc transcanadien.Nouvellement établi, Trans Québec & Maritimes est un consortium formé par les compagnies TransCanada PipeLines et Nova, an Alberta Corporation (auparavant, Alberta Gas Trunk Line) pour la construction du gazoduc et le transport du gaz naturel dans l'est du Canada.Ce projet, planifié et coordonné depuis le siège social de TQM à Montréal, sera de l'ordre de plus d'un milliard de dollars.Nous recherchons des personnes prêtes à relever le défi de "l'énergie qui s’en vient”.DIRECTEUR TARIFICATION ET ETUDES ECONOMIQUES Relevant du Vice-Président, Chef du Contentieux, le directeur planifie, dirige et contrôle la préparation des études de tarifs, des propositions tarifaires, et la présentation des soumissions aux différents organismes de réglementation au nom de la société.Le titulaire dirige les étudès économiques portant sur rétablissement de la demande en énergie, de la répartition des diverses sources d’énergie disponibles, compte tenu de leur situation compétitive.Le candidat souhaité est titulaire d'un diplôme de 2è cycle en sciences économiques ou en administration des affaires et possède une expérience d'au moins 5 ans en tarification au service d’une entreprise réglementée.Des avantages sociaux exceptionnels, d'excellentes conditions de travail et un salaire attrayant vous sont offerts.les personnes intéressées sont priées de taire parvenir leur curriculum vitae ou de communiquer en toute confiance avec Normand Gélinas.TQM Discrétion ossurèe Trans Québec A Maritimes L*s Atriums 170.boul.d« Mslsonnsur* «si 5* étago Montréal (Québac) H2L 1YS (514) 286-5000 SIGNALISATION ROUTIÈRE (OU NON-ROUTIÈRE) TECHNOLOGUE DISPONIBLE À DES CONDITIONS INTÉRESSANTES Un para-professionnel de la signalisation routière cherche un poste de conseiller, de support dans une firme où il pourrait apporter une contribution valable.Ce technologue actif et travailleur est bilingue et possède une vaste expérience dans le domaine de la signalisation.Pendant 20 ans, il a oeuvré dans cette discipline au sein d'un organisme gouvernemental.Excellentes références.Attentes modestes sur le plan salarial.Avantages sociaux usuels non exigés.Écrivez à: DOSSIER 3320 Le Devoir .C.P.6033, Montréal H3C3C9 REPRESENTANT DES VENTES Pour compagnie spécialisée dans l'éclairage résidentiel.Le candidat couvrira la Province de Québec et l’Ontario.Bilingue et dynamique.Tél: 272-6825 ©ANRER ANALYSTE DE SYSTÈME SENIOR Canrep Inc., un distributeur national de pièces et composantes industrielles et spécialisées, est à la recherche d'un analyste de système senior.Le poste: Sous l’autorité directe du Contrôleur, le candidat participera à l'analyse des besoins et au développement d'un système informatique, de même qu'au choix et à l’implantation d'un ordinateur pour entrée de commandes, contrôle d'inventaire, facturation, statistiques de ventes et entrées comptables.Le candidat: Le candidat recherché a au moins 4 à 5 années d'expérience dans le domaine dont au moins 2 à 3 ans comme analyste de système, possède un diplôme universitaire en administration ou informatique (ou l'équivalent), démontre des aptitudes pour la direction et se montre capable d’assumer plus de responsabilités dans le futur.Traitement: Salaire et avantages sociaux concurrentiels.Ce poste offre des défis intéressants pour tout candidat désireux d évoluer dans ce domaine.Toute personne intéressée à poser sa candidature est priée de taire parvenir son curriculum vltae à.M.Jacques Rancourt Contrôleur Canrep Inc.3745 oiest, rue St-Jacques Montréal, Québec H4C 1H4 Appel de candidatures mixtes DIRECTEUR, DIVISION DU PRECAMBRIEN Traitement: $39 400 -550 600 N° de réf.: 80 SM OC EMR EP 1 713 - 48 Energie, Mines et Ressources Commission géologique du Canada Ottawa (Ontario) Fonctions Le Directeur administre et dirige la Division (tu précambrien dans un vaste programme de recherche dont le but principal est de décrire et d'interpréter la géologie du soubassement du Bouclier précambrien par l'intégration des diverses fonctions d'un programme qui englobe la lithologie, la pétrologie.le géochronologie des isotopes, le paléomagnétisme, la stratigraphie régionale, la tectonique et la géophysique ainsi que la métallogénie régionale.Conditions de candidature Doctorat ou grade inférieur allié a une experience de la recherche et à des réalisations antérieures équivalentes a un doctorat dans l'une des branches des sciences de la Terre Expérience des études géologiques dans diverses régions du Canada et de la gestion des ressources nécessaires aux activités de recherches ainsi que notoriété dans les milieux scientifiques Exigences linguistiques La connaissance de l'anglais et du français est essentielle Les personnes unilingues peuvent poser leur candidature mais doivent indiquer leur volonté de devenir bilingues.La Commiss'on de la Fonction publique évaluera les aptitudes des candidats à devenir bilingues La formation linguistique sera offerte aux frais de J'État N° d'autorisation 330-247 007 De plus amples informations sont disponibles en écrivant à l'adresse suivante, Job information is available in English and may be obtained by writing to the address below Comment se porter candidat Envoyez votre demande d'emploi ou votre curriculum vitae à: Mme.Edwige Pelletier Commission de la Fonction publique du Canada Programme de dotation des cadres supérieurs 17e étage, L'Esplanade Laurier, Tour ouest, Ottawa (Ontario) K1A 0M7 Date limite: le 14 novembre.1980 Prière de tou/ours rappeler le numéro de référence approprié.'énergie qui s'en vient 18 ¦ Le Devoir, Jeudi 30 octobre 1980 WmmWmm HH mk i in on liesln» cio 'rOmuskiens o la|vuti( i|j,i!» )m lu CCX)P IA// BAND du 23ort.au T nov du n h ici au dinuuK he une piece de JEAN POIRET GEORG CARRÈRE REAL GIGUÈRE rmse en scene GUY HOFFMANN Au Musée des Beaux-Arts par Françoy Roberge Le Musée des Beaux-Arts de Montréal a présenté au cours des derniers jours son plus important et pfus brillant Festival de musiques improvisées i d < et de jazz, le second en deux ans Le programme a été produit et organisé par le Musée, la Music Gallery de Toronto, les Conseils des Arts d'Ontario et du Canada et l’Institut Goethe qui ont tous collaboré à divers titres au succès de cette série de représentations d'une portée internationale.Inaugurée par le groupe Salvador Dali réapparaît BARCELONE (Reuter) -Salvador Dali vient de refaire surface après s’être fait oublier pendant plusieurs mois, provoquant l'inquiétude de ses admirateurs peu habitués à tant de discretion.Le peintre, surréaliste, qui est âge de soixante-seize ans, a marqué sa réapparition en annonçant qu il préparait l’œuvre d’art la plus longue du monde, une fresque de 35 kilomètres qui sera assemblée en Roumanie avec l’aide de scientifiques américains.montréalais Sonde, la série s’est terminée sur une note vibrante par le mémorable concert du Steve Lacy Quintet.On retiendra de toute la manifestation la superbe présence de Gunther Hampel et Jeanne Lee, la soirée remarquable de Walter Zimmerman, cet animateur musicien comparable à Robert Ashley par son ardeur à diffuser la recherche de nouvelles formes musicales, le duo lyrique et solide de Robert Leriche et Jean Beaudet, les solos à la Satie de Misha Mengelberg et la finale éclatante de Steve Lacy.De Jeanne Lee et Gunther Hampel nous avons déjà décrit les blues sensuels et aiguisés.Sonde, Maury Coles, Erich Stach et Henry Kaiser ont donné des «performances» de bon calibre mais d’un intérêt variable.Le guitariste Henry Kaiser, actif dans le domaine cinématographique autant que dans le secteur musical a donné un récital de guitare électrique à filtres électroniques finalement assez conventionnel.La où Robert Fripp est vraiment «cosmique», Kayser joue dans la gamme «Star Wars».Les musiciens du «3 sided room» largement composé de fragments du grand Glass Orchestra (Toronto) ont donné une soirée inégale faite de musique contemporaine classique bien jouée agrémentée de sirènes et sifflets.C’est avec eux en «jam session» que Kayser a donné le meilleur de lui même, forcé sans doute à s'extraire de son climat favori et modérément envoûtant.De l’avis général c’est le concert de Zimmerman, un disciple de Mauricio Kagel, qui a marqué le sommet du Festival.Pour moi, le moment privilégié a peut-être été la soirée finale de Lacy, bien qu’il s’agisse d’une soirée de Jazz contemporain du courant central, avec usage limité des «canards» et recours à la puissance du swing et des tutti.Toutefois, le duo Leriche Beaudet a livré devant un public clairsemé du dimanche après-midi la musique «canadienne» la plus serrée et la plus cohérente.Les deux musiciens se complètent parfaitement; Leriche forçant Beaudet a quitter occasionnellement ses longues phrases océaniques au piano et Beaudet tempérant la férocité du saxophone de Robert Leriche.Jean Beaudet a donné seul un après concert fort brillant, SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS Montréal (Québec) H2X 1Z9 Guichets (lu lundi ,uj samedi, inclusivement, de midi à 21 heures Pas de réservations téléphoniques.Renseignements: 842-2112 SPECTRA SCÈNE présente PAUL FICHE )EUDI 13 FT VENDREDI 14 NOVEMBRE A 20H 30 BHLETS 7.50 8.50 9.50 SALLE ( »uh hels fin lundi au WILFRID-PELLETIER ,i, PI ACF.DES ARTS irservalions téléphoniques ffMontiéal i Renseignements: 842-2112 une production de GUY LATRAVERSE et GILLES TALBOT dans une salle occupée par quelques musiciens en attente du concert de dimanche soir.Le jeu de ce jeune pianiste (outaouais à l’origine) s’éloigne passablement des courants «jarrettien» ou «Evan-sien» et évoquent un Debussy déchaîné improvisant sur un swing léger des Clairs de Lune touffus ; denses, mais toujours très mélodiques.Misha Mengelberg, le pianiste néerlandais qui accompagnait Eric Dolhpy lors de son dernier concert public a donné un récital évoquant Eric Satie, un Satie qui swin-gue et qui fume cigarette sur cigarette.«J’avais l’impression de faire une «job» de musique, a-t-il dit.Le public était clairsemé et Mengelberg a produit un concert complet fait de phrases très classiques très «schubertiennes» entrecoupées de dissonances fortement contrastantes et de passages brusques martelés du coude, du dos de la main recourant même au banc de piano pour jouer la moitié du clavier d’un seul coup.Steve Lacy a couronné la série avec un quintette marqué par Irene Aebi, altiste et chanteuse, et Steve Potts l’un des grands saxophonistes noirs de la nouvelle génération.Depuis la mort de Coltrane et des frères Ayler, rarement a-t-on pu entendre à Montréal un quintette aussi puissant, aussi Steve Lacy a couronné le Festival de musiques improvisées et de jazz, au Musée des Beaux-Arts, par un quintette puissant, créateur et bien rodé.„ créateur et aussi bien rodé, exception faite peut-être du Chicago Art Ensemble, différent certes, mais comparable par sa chaleur dévastatrice.Le Festival a pris cette année une envergure plus que canadienne.soit internationale, et il a offert aux mélomanes curieux un éventail brillant sinon exhaustif des tendances actuelles de la musique improvisée.Un film truculent, sensible et drôle.Les personnages sont vrais et le récit bien mené.LES PETITES FU^U ES 12:40 tçn film d'Yves_Yersir^ 15:20 18:00 20:40 desjardins 1 •Je Gurdjieff - A la recherche I sen*- de la connaissance de soiL- tourne en Afghanistan RENCONTRES AVEC DES HOMMES REMARQUABLES 12=15 - >ES32EEEJ xs-45 ' 20-55 XSILAIRE 1 ?88 314» - /U .J JJ VOUS NE VOUDREZ PAS MANQUER D’APPRECIER CETTE BRILLANTE SUPER-PRODUCTION.UNE EXPLOSION MUSICALE PLUS QUE FABULEUSE.^ A PALME ^ (5 D’OR GRAND PRIX DU Va festival Ck CANNES 80 COMPLEMENT yj PROGRAMME AUX REX & CAPITOL ST-JEAI1 APITOl mm BERftl.12.40-2 50-5.10-7.30-9.40 «ROSSARD 7 00-9 30 UVAL: 7 15-9 30 8ERRI 3 BROSSARD1 MAU CHAMPLAIN *65 5906 OOtONI -LOU A L HYPERMARCHE CENTK 2000 611 il01 JOLIETTE A JOUETTE Italexporama’80 JL ITALEXPORAMA INC.ART ET CULTURE 100 EXPOSANTS INDUSTRIELS ET COMMERCIAUX Place Bonaventure présenté par Le Congrès National des Italo-Canadiens (Région-Québec) Avec la collaboration de L’Association des Hommes d’Affaires et Professionnels Canadiens-Italiens (C.I.B.P.A.) du 30 octobre au 2 novembre ITALEXPORAMA, UN COIN D’ITALIE.À LA PORTÉE DU MÉTRO ACTIVITÉS: Spectacles folkloriques et musicaux Artisanat, sculpteur sur place Activités culturelles Défilés de mode Films documentaires Dégustations gratuites Présence de “PASQUALE” le chef chantant qui préparera devant vous quelques unes de ses recettes.Tirage de: 2 billets d'avion pour l’Italie 2 billets pour Miami dont le tirage aura lieu dans le kiosque de la C.I.B.P.A.CFMB 1410 RADIO MONTRÉAL diffusera en direct de ITALEXPORAMA ses programmes jeudi 30, samedi 1 er et dimanche 2 novembre.Heures d’ouverture: jeudi de 18 heures à 22 heures vendredi, samedi et dimanche: de 10 h à 22 heures Prix d’entrée: $2.50 Enfants (moins de 12 ans) $1.00 Amenez vos entants célébrer Le Centenaire de PINOCCHIO En 17 jours 1 million de spectateurs ont aimé La Banquière.N°1 du Box Office - —(le film français) Elle ose défier le système bancaire traditionnel decors et éclairages costumes ROBERT PRÉVOST FRANÇOIS BARBEAU ROBERT TOUPIN # HUGUETTE OLIGNY e YVON LEROUX ROGER GARCEAU JACQUES LORAIN ARLETTE SANDERS JACQUES PtPERNI JEAN MARIE MONCELET ALPHA BOUCHER LISE BEAUDOIN NORMAND BRATHWAITE DOMINIQUE ROY DERNIÈRE CHANCE d assister au Triomphe de l’année JEAN COLBERT présenta un»- selection dos FILMS MU T UE LS CAROLE LEWIS SERGE LAURE EUREY REGGIANI '¦Vnefete dcJ'Amour.une symphonic'de couleurs /4Q et d?chansons ~ POUR TOUS un FILM EVENEMENT de AILLES carle parole* et musique LEWIS f unit CLAUOmi AU6L R JOHN VERNON Of NISI HUAT R AULÎ CIAUOC BLANCHARD OON/UDPRON-GlintHT SIC0TTF • (AT* LECl/Yf R • ROt 1 AND Ilf DARC) V•*»«¦' mv.GALES CArtll .FRANCOS PROTAT *rm ti.pr*** '«•«' »*•««.> m*KUen» t I mmtkmm MON Pm.\ t p-L« Rom*.ST OINIS STE CATHIRINI 711 7IIS ) MORRICONI IT-HOMARD 0480 lac or da ta a lit loot 788 314 st-denis 2 1590 RUI ST-OFNIS 845 3222 BASIIAIRI I Brillant éventail des tendances actuelles de la musique improvisée Le Devoir, Jeudi 30 octobre 1980 ¦ 19 La bande dessinée vient au secours de l’histoire à TVQF par Clément Trudel Les bandes dessinées (BD) servant d’appui à un cours de philosophie?Ce fut pour moi choc et surprise d’avoir entre les mains La «philo» en bandes dessinées (de Denis Huisman, publiée chez Hachette).J'en vins à me dire qu’il faut partir du connu pour sauter au moins connu, et Huisman ne m'apparut pas si bête, d’intercaler quelques pages de théorie dans un recueil ae dessins de Martin Berthommier Savoir d’abord créer l’intérêt, c’est un art.mais comment arriver à un intérêt soutenu de la part d’une classe contemporaine?En histoire, toutefois, la vogue des Astérix — l’un a été édité en latin — risquait, pensais-je, de déformer à jamais l'approche du «lecteur» vis-à-vis des grands soubresauts dont le monde contemporain conserve les traces.Comment prendre au sérieux les vrais druides et le vrai César si l'on n’en perçoit que les bombances ou les caprices gravés dans une BD?Rechoc et resurprise: dans une télémission de TVFQ lundi dernier (télévision française que captent les abonnés au câble) la série «Histoires de France» traitait de Vercingétorix «notre premier prince», étouchant à peine quelques détails à Astérix et les Gaulois dont il faut penser qu’ils ne portaient ni moustache gauloise, ni casque ailé! Mais pour l’essentiel, confirmation était donnée que la conquête de la Gaule par César pouvait autant se raconter en bandes dessinées que dans un documentaire, parfois romancé, où Arthur Comte propose des «histoires de France».Il y a sans doute extrapolation complice, chez l’animateur qui voit dans les Gaulois des Français avant la lettre, à la fois simples et trop fiers, atteints du démon de fa division et cultivant la religion de l'élégance! Et que dire des «victoires inattendues» ou des «défaites stupides»?On ne sait plus si le réalisateur pense gaulois ou gaulien.Le QG de César à Narbonne, sa traversée des Cévennes et les ruses dont il fait usage pour amener les Gaulois à la reddition, malgré la «victoire» de Gergo-vie, tout ceci demeure captivant et repoussant à la fois: abandonnant l'idée de manger vieillards et enfants, les Gau- lois chassent tout simplement ces humains d'Alésia.et César, plutôt que d'accroître le nombre de ses esclaves, les laissera crever de faim dans le no man's land.Vercingétorix ne put éluder la défaite, il fut tenu captif six ans avant d’être étranglé sur ordre des nouveaux maîtres de la Gaule Il était une fois un camp de réfugiés où jamais ne parvinrent de secours, à cause d'un blocus efficace.«Histoires de France» nous propose, lundi prochain (3 novembre) un Nostradamus où interviennent: un historien, Philippe Erlanger, un spécialiste des textes de Michel de Notre-Dame (Nostradamus), Jean-Charles de Fontbrune et un théologien, le Père Georges Durand.On y fait la part des choses sur ce «mage)), diplômé en médecine de la seule faculté véritable du temps, Montpellier, mais qui inspirera peur et méfiance, surtout lorsque la peste qu’il endiguait quelque part attaquait le fief voisin.Fit-il commerce avec le diable ou servit-il d’exutoire aux rivalités mesquines qui avaient cours autour des souverains?Ce qui se passa à Salon, en Provence, n’a pas fini d’inquiéter ceux qui scrutent les textes sybillins de Nostradamus: l’une de ces prédictions porte sur la fin du monde en l’an 2000.Ces histoires risquent de troubler le sommeil et cette télémission vous laisse avec un robot marmonnant sous les flots et la mention: «mais les prophètes se trompent aussi».Une vingtaine d’épisodes viendront s ajouter, en cours de saison, à ces interprétations souvent lénifiantes de l’Histoire; prendra-t-on soin de nous préciser que Louise Michel ne s’est pas réincarnée ou que la France de Jules Ferry ne risque pas d’être restaurée?Car il semble bien que chaque fois que se présentent des interviewés savants, dans cette série, on ait recours immédiatement.en guise de contrepoids, à une saynète ou autre procédé pour désamorcer la tournure «académique», l'avènement de l’Histoire à travers ces histoires.On peut se récrier mais n’y a-t-il pas une importance accrue de la BD?f CHOM-JAZZ re sente "N trrrv['*ilé De u ÎH'Dfa,,, 466 S T € CATHERINE Q 866 3BS6 le PARISIEN 5 h .< .PIERRE Ouimetoscope 2 1204 est, Ste-Catherine Tél.: 525-8600 Le mythe immortel du séducteur Don Juan IVtKMONONGMttt HMUWU WuS DtUWWUI) DON GIOVANNI Sem: 8:00 Dim: 1:30, 4:45,8:00 Les NEW SWINGLE SINGERS présenteront un programme d oeuvres de Bach, Mozart.Scarlatti, Debussy.Rimsky-Korsa-kov, Vaughan/Elgar.Isaacs/Joplin, etc.à la Salle Wilfrid-Pelletier le lundi 10 novembre à 20 h 30.Un spectacle à ne pas manquer! (PuB«citéi Le Syndicat de la musique reçoit de nombreux appuis Le Syndicat de la musique du Québec (SMQ) a reçu l’appui massif des milieux culturels et syndicaux à la suite d’une campagne de sensibilisation revendiquant la liberté d’allégeance syndicale.Le syndicat profitera d’une soirée de solidarité intitulée Musique en liberté qui se tiendra demain soir au Plateau pour dévoiler la liste complete d’appuis reçus au cours des deux derniers mois.On sait déjà que la liste est longue et qu’elle regroupe la plupart des conseils régionaux de la culture, le conseil confédéral de la CSN, le syndicat des employés de Radio-Québec, le syndicat national du cinéma, sept députés pé-quistes, les associations régionales du Parti québécois de l’Outaouais et del’Estrie, l’Union des écrivains québécois.l’Association québécoise du jeune théâtre, la Société des auteurs, recherchistes et documentalistes ainsi qu’une trentaine d’autres organismes émanant de syndicats d’employés dans les cégeps et les hôpitaux, de comités régionaux, d’associations populaires, de collectifs de travailleurs ainsi que d’un syndicat français regroupant l’association Prospective-chanson et l’association Masques-Chant libre.Ces organismes ont tous fait parvenir leur appui par écrit au bureau du ministre Vaugeois.Rappelons qu to jue le ministre s’est engagé formellement à intervenir dans le dossier lors d’une rencontre avec le syndicat en juillet dernier.Le ministre se demandait cependant à l’époque de quelle façon il pouvait intervenir et promettait de réfléchir sur fa ques- RICHARD*ALDO MACCIONE I pour 06ST 40US m%i un film de PIERRE RICHARD ÉLYSÉE â VERSAILLES: 6.00, 7.45.9 30.LAVAL: 6.00, 7.50 9 40 GREENFIELD: 6.20, 8.05, 9.50 35 MILTON 842 6053 LAVAL 5 CENTRE LAVAL 688 7776 GREENflflO PARK PI 671 6129 PIACE VERSAILLES 353 7880 GREENFIELD PARK 3| VERSAILLES 2 ¦Pierre David et Jean Colbert présentent ¦ “Je vous défie de rester insensible à la majesté et au tragique des premiers accords de l’ouverture.Tout le film,du reste,est admirable.** - Francine Laurendeau.LE DEVOIR MOZART-LOSEY: UN EVENEMENT! Le phis célèbre des opéras de Mozart tourné en décors naturels dans la splendeur de Vénise avec les plus belles voix du monde tion C’est à la demande du ministre Vaugeois que le SMQ a lancé sa campagne en vue de récolter l’appui du milieu pour la liberté d’allégeance syndicale.Le syndicat a de plus fait circuler une pétition demandant au gouvernement québécois d’agir pour permettre la liberté d’allégeance syndicale dans l’industrie de la musique, notamment en intervenant auprès de la société Radio-Québec pour qu elle reconnaisse le SMQ et accepte de conclure avec celui-ci une convention collective de travail.partie Federation of (AFM).Musicians TOM WAITS VEND.21 NOV.à 19h.30 et 22h.30 Billets: 8 50.9.50.10 50 en vente chez Discomanie (Ste-Cath et Bleury) et à L'Étage du Disque (St-Dems et Emery) et aussi à tous lescomptoirs TRS AUDITORIUM LE PLATEAU ^PRODUIT PAR SPECTRA SCÉNE^ dans POUR TOUS mm ¦y.y PARISIEN 12.45.2.55, 5 00.7.10.9 20 IA- _________________________________________ «Al: 7.00.9.15.486 STE CATHERINE 0 866 3856 CENTRE UVAt 666 7776 m film 6s FRANCESCO ROSI GIAN MARIA VOLONTE Le Christ Eli s'est arrêté à EBOLI Aujourd’hui 12:45,3:30 seulement.POUR TOUS Le samedi 15 NOV.| à 19h30 BILLETS de 8.50 à 12.50 • UNE PRODUCTION DE SP'fer.I RA SCENE t TËE SAI11 WH IKK) PU I HIER t it lit hr! i if i II i ! u II ,ii i n,HHim|i nu lu*.u
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