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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 26 novembre 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1980-11-26, Collections de BAnQ.

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( Vol.LXXI - No 272 Ciel variable.Maximum 0.Montréal, mercredi 26 novembre 1980 25 CENTS Chez les touristes d’Haïti et du Mexique Les cas de malaria ont triplé en un an par Guy Deshaies En un an, les cas de fièvre typhoïde et de malaria ont triplé parmi les touristes uébécois en provenance du Mexique et ’Haïti au point que le Québec est en passe de devenir un centre de recherches sur la forme la plus dangereuse et même mortelle de malaria, la «plasmodium fal-ciparun», qui n’existe pratiquement plus aux Etats-Unis depuis la fin de la guerre du Vietnam.Les chercheurs américains ont fait appel aux centres des maladies tropicales des grands hôpitaux du Québec cette année pour poursuivre leurs recherches sur les échantillons de sang des 50 à 100 Québécois atteints de la terrible maladie à la suite d'un séjour à Haïti.Le Dr Pierre Viens, spécialiste en ma- ladies tropicales de l’Université de Montréal et attaché à l’Hôtel-Dieu de Montréal, a fait savoir au DEVOIR que les cas de malaria et de diarrhées d’origine typhoïdale augmentaient pratiquement en progression géométrique au Québec et que la situation devenait alarmante.Pour ce qui est de la malaria, il n’y a qu’Haïti, dans les Antilles, qui constitue un foyer et les pays d'Amérique centrale et du Sud sont dés zones également dangereuses.Le Dr Viens a précisé que tous les cas avaient été extrêmement graves jusqu'à présent, certains présentant des anémies graves, des périodes de coma, des insuffisances rénales et chaque cas ayant nécessité plusieurs semaines d'hospitalisation.Cette forme de malaria est la seule mor- telle.L'auteur du livre Voyagez en santé sous les tropiques croit que cette situation n’est pas suffisamment prise au sérieux par les touristes d’autant plus que le moyen de prévenir cette maladie pour ceux qui partent vers Haïti, est simple et peu coûteux.11 suffit en effet de se procurer de l'A- Voir page 12: Malaria Une menace de débrayage général pèse sur Varsovie Un Salon pour tous les goûts par Clément Trudel De la bande dessinée au plus hermétique des traités de philosophie du livre qui incite à voyager à celui qui aide la bonne-bouffe, des microfiches au film-poème.Le Salon du livre de Montréal, qui s’est ouvert hier, renferme tout.Il peut convenir à tous les goûts.À la tonne, les documents sont au rendez-vous; il reste à chacun de prouver qu’il est à la page.Si seulement le salon se métamorphosait en une «vraie ruche», comme disent de leur bibliothèque municipale les gens de Saint-Léonard ! «Il était une fois.» un ministre des Affaires culturelles retenu à Québec par le brouillard, mais M.Denis Vaugeois a finalement pu atteindre Montréal par la route, trop tard pour y livrer son discours inaugural.Une vingtaine d’associations, trois cents éditeurs attendent que déferlent les affamés de lecture; le mal se prend à tout âge.Ils se tiennent dis ponibles jusqu’à dimanche soir, misant sur l’attrait de grands noms, certes, mais aussi sur la curiosité gui pousse à explorer des aspects moins connus de ce monde au livre qui touche tous les genres et chante sur toutes les gammes.Hier, ont émergé des jeunes auteurs de bandes dessinées: le grand gagnant a 19 ans: Daniel de Celles, de Montréal-Nord, premier de 472 concurrents dont 3% seulement étaient des filles.Persévérera-t-il dans le sens de sa séquence «Profanateur de tombes»?Il promet autant côté scénario que dessin, a dit le ans les quatre catégories: Patrice Lavoie, de Chibougamau (13 ans), Richard Beaulieu (18 ans), de Montréal, et Daniel Bisson (26 ans) de Sherbrooke, ont été sélectionnés.Des prix?Il y en aura à foison.On vient ae dévoiler le titulaire du premier grand prix du Journal de Montréal, en collaboration avec l’Uneq ou Union des écrivains québécois: Michel Beaulieu, pour le premier tome de sa rétrospective, Dessin (Hexagone).Beaulieu est éditeur (Estérel), traducteur, journaliste, auteur de romans et de pièces de théâtre, — une trentaine de livres au total — il était du noyau qui a présidé à la naissance de l'Uneq.Chez les jeunes auteurs, le jury a primé Yolande Villemaire, pour La vie en Voir page 12: Salon VARSOVIE (d'après AFP et Reuter) — Alors qu’on fait encore état d'un renforcement militaire soviétique aux frontières de la Pologne, deux mille entreprises risquent de se mettre en grève demain en Mazovie (région de Varsovie), en raison du conflit qui, depuis plusieurs jours, oppose Mazowsze, branche varso-vienne de Solidarité, au procureur général de Pologne, M.Lucjan Czubinski.Le président de Mazowsze, M.Zbigniew Bujak, a fait peser cette menace hier en déclarant, au cours d’une Putsch en Haute- Volta PARIS (AFP) — Le président de la République de Haute-Volta, M.Sangoule Lamazana, a été renversé hier par un coup d’état militaire, et un comité militaire de redressement pour le progrès national dirigé par le colonel Saye Zerbo, a pris le pouvoir à Ouagadougou.Le comité militaire a aussitôt démis le gouvernement de ses fonctions, dissous rassemblée nationale et suspendu la constitution.Dans un discours prononcé à la radio nationale voltaïque, le colonel Zerbo a annoncé qu’en attendant la mise en place du nouveau gouvernement, le comité militaire assumerait les responsabilités du pouvoir exécutif et prendrait les décrets réglementaires.Le colonel Zerbo a ajouté que les libertés individuelles et collectives, autres que politiques, sont garanties et que les accords internationaux seraient respectés.Le comité a précisé dans un communiqué diffusé par la radio que les partis politiques sont suspendus et les activités politiques interdites.L’aéroport d’Ouagadougou a été fermé au trafic international, et un couvre-feu a été décrété de 19 h à 6 h du matin.Toute manifestation a été interdite.Selon le colonel Zerbo, le coup d’Etat tend à l’instauration d’une démocratie véritable associant toutes les forces vives de la nation.Le nouveau dirigeant voltaïque a expliqué que le renversement du général Lamizana avait été rendu nécessaire par la situation politique et économique du pays caractérisée par la dégradation du climat social et de tous les secteurs de la vie nationale.Depuis plusieurs mois, on disait dans les milieux politiques de la capitale voltaïque que le général Lamizana était sous la «surveillance» des militaires, qui lui reprochaient son immobilisme et son manque de volonté politique.Voir pago 12: Putsch conférence de presse, que les responsables syndicaux étaient décidés à avoir recours à la grève générale pour protester contre les «infractions à la loi» commises, selon eux, par le Parquet général.Le conflit opposant les deux protagonistes a éclaté récemment à propos d'un rapport «secret» élaboré par le Parquet sur les activités de «forces antisocialistes» (termes officiels usités pour désigner les dissidents) en Pologne et adressé, le 30 octobre, à tous les 49 procureurs de Voivodie (départements).Ce document est parvenu à Mazowsze, qui a estimé qu'il constituait une «manoeuvre» dirigée contre le nouveau syndicat et a décide de le divulguer.Son siege à Varsovie a fait l’objet d'une perquisition.Un de ses collaborateurs, M.Jan Naroz-niak, a été arrêté sous l'inculpation de «divulgation de secret d’Etat».Un employé du Parquet général, M.PiotrSa-pelo, a été également écroué.Au cours de la conférence de presse organisée au club de l'usine de tracteurs d'Ursus, dans la banlieue de Varsovie, M.Bujak a vivement condamné les «activités illégales» du procureur général.Il l'a notamment accusé d’avoir «violé la constitution de Pologne et les accords de Gdansk sur la liberté d'expression».Le président de Mazowsze, qui a estimé qu’un tel document «ne pouvait pas être secret», a reproché au magistrat d'avoir incité ses subordonnés à «collecter des informations» sur les dissidents afin de constituer des dossiers.M.Bujak a alors demandé la libération Voir page 12: Varsovie La terre tremble encore en Italie NAPLES (AFP) — Après la stupeur, la fraternité, l’Italie bouleversée par l’horreur du tremblement de terre de dimanche dernier a eu hier un immense élan de solidarité.Déjà, 2,400 corps ont été retirés des décombres de 97 villes et villages touchés par le séisme, selon un bilan officiel établi hier soir par le ministère de l'Intérieur.Le chiffre définitif des victimes sera, selon toute probabilité, plus élevé.On parle de 3,000, même de 5,000 victimes.Dans le seul village de Laviono, dans la province de Salerne, 700 habitants se trouvent sous les ruines.Laviano, comme Cagliano, Santomenna, Valva, Santivelle, Castelnuovo di Conza, tous dans la province de Salerne, ont été rayés de la carte.Ailleurs, les localités sont souvent détruites à 60%, voire à 70%.De toutes les régions convergent vers le sud des dizaines de convois amenant vivres, médicaments et vêtements aux sinistrés.Plus de 200,000 sans-abri s'apprêtaient hier à passer une troisième nuit consécutive à la belle étoile, alors qu’une pluie glacée avait commencé de tomber et que les conditions météorologiques se détérioraient rapidement.La terre a de nouveau tremblé hier à cinq reprises, semant la panique parmi les populations durement éprouvées.À Brienza, dans la Basilicate, des maisons se sont effondrées.L'épicentre se trouvait au même endroit que dimanche dernier, à une vingtaine de kilomètres au nord d’Eboli.Dans les montagnes, des villages restent encore isolés, notamment au nord de Voir page 12: Italie ¦ "¦ Le pape Jean-Paul II s’est rendu consoler, hier dans un hôpital de Potenza, l’une des victimes du violent séisme survenu dimanche soir dans le sud de l’Italie.Le bilan du pire tremblement de terre des 50 dernières années dans ce pays s’alourdit de jour en jour.(Photolaser AP) Parizeau défend son administration financière par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Les attaques des derniers mois contre la gestion financière du gouvernement de M.René Lévesque sont sans fondement, parfois sans scrupule et constituent même dans certains cas une tentative de compromettre le crédit du Québec sur les marchés financiers C’est ce qu’a déclaré hier à l'Assemblée nationale le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, qui, dans le cadre du débat sur le message inaugural, a rejeté les accusations venues tant de la part du chef de l’opposition officielle, M.Claude Ryan, que de personnes jouissant d’une certaine crédibilité en matière de finances publiques.De tous ceux qui pendant les deux derniers mois ont attaqué le gouvernement, le plus modéré aux yeux du ministre des Finances aura été le chef de l'opposition, mais ceux qui l’ont accompagne dans ces /^ewaruis ly^cbitaille 60 ouest, rue Notre-Dame DE °' NOEL! NOEL! voir page 5 845 3194 attaques auront affirmé, a-t-il dit, «n’importe quoi» ou «n’importe quel chiffre».Ces personnes sont pourtant des gens qui ont travaillé à la preparation des budgets, comme M.Marcel Bélanger, l’ancien président de la Commission d'enquête sur la fiscalité au Québec; des personnes qui ont préparé des budgets comme l ex-premier ministre Bourassa; des économistes reconnus comme le député de Gouin, M.Rodrigue Tremblay, ou le chroniqueur économique Mme Marie-Josée Drouin, a noté le ministre qui, devant les «oublis» que contenaient par Claude Turcotte OTTAWA — Armé d’un imposant sondage et d’une réputation qui a déjà dépassé les frontières des quatre provinces qu’elle veut représenter, «Canada West Foundation», un organisme politique à but non lucratif, est venu dire clairement aux membres du comité spécial mixte sur la constitution «son désaccord fondamental quant à la méthode et à la manière» de l’opération constitutionnelle envisagée par le gouvernement Trudeau.Le désaccord porte aussi bien sur le caractère unilatéral de l’opération, que sur la rédaction de plusieurs articles, dont la charte des droits, que sur la rapidité avec laquelle le gouvernement fédéral pro- ies thèses défendues par ces personnes, s’est demandé si on n’assistait pas à «une tentative de désinformation.» La plus remarquée de toutes ces critiques avait été celle de M.Marcel Bélanger qui, appuyé ensuite par MM.Bourassa et Tremblay, avait affirmé que comparativement aux années 60 le gouvernement actuel emprunte plus que pour ses besoins d'immobilisations et finance par emprunt à long terme une partie de ses dépenses courantes.On avait toutefois omis de comptabiliser plusieurs centaines de millions dans les dépenses d’immobili- .Canada West Foundation propose par ailleurs une reprise des pourparlers constitutionnels entre Ottawa et les provinces.Si dans cinq ans, les onze gouvernements n’ont pas réussi à s’entendre, on devrait alors mettre sur pied une assemblée constituante.composée d’un nombre égal de représentants élus dans chacune des provinces.Cette procédure remplacerait l’actuelle partie V du projet de résolution, dans laquelle se trouve le recours au référendum.Il y avait salle comble hier soir au comité parlementaire à l’occasion de cette visite du Canada West Foundation, qui tiendra d’ailleurs un important colloque dans l’Ouest très prochainement.Il y avait même un chahuteur, une femme en sations, a noté hier M.Parizeau, de telle sorte qu’en ajoutant ces millions la démonstration n’a plus du tout le même sens.Dans le cas de l’économiste Drouin, celle-ci avait d’abord prétendu qu’en raison de la récession les impôts entraient plus lentement que prévu, ce qui fut prouvé ensuite comme inexact.Puis elle avait, en s’inspirant d’un document anonyme, tenté de démontrer que non seulement le gouvernement actuel n’avait pas baissé les impôts, mais les avait augmentés, ce que le ministre a hier démenti en l’occurrence, qui régulièrement posait à très haute voix la question: «Quand allez-vous entendre le peuple?» Il faut dire que les membres du comité ont pris une bonne demi-heure pour débattre encore une fois du prolongement des travaux du comité.M.Lome Nystrom a présenté une motion pour faire comparaître une dizaine d’experts constitutionnels.Les libéraux ont battu la motion Mais, disait-on, les caucus devaient .reprendre ce débat ce matin.Au point où en sont les choses maintenant, il n’est plus possible de faire parvenir de mémoires au comité, puisque l’échéance était hier soir à minuit.Toutefois, les Communes pourraient repousser ce délai, si tel devenait le bon plaisir de la majo- déposant des documents de son ministère.De son côté, M Ryan a repris une partie de ses accusations lors de sa réplique il v a deux semaines au message inaugural, affirmant alors que l’État québécois avait continué à s’engraisser aux dépens de l’économie, coûtait beaucoup plus cher qu’ailleurs, était de plus en plus déficitaire et enfin était endetté plus que jamais.Au chapitre des dépenses de l’État, M Parizeau a d’abord réfuté hier l’idée vou- Voir page 12: Parizeau rité des députés, c'est-à-dire des libéraux.Et puis de l’ouest est aussi parvenue la nouvelle que le gouvernement de la Colombie-Britannique veut comparaître devant le comité spécial mixte à Ottawa et devant le comité parlementaire britannique à Londres.Hier soir cependant, les porte-parole de Canada West Foundation, qui représentent la population, les intérêts et l’esprit des quatre provinces de l’Ouest, ont sonné les premiers coups de clairons: «Nous sommes pro-canadiens et profédéralistes, mais la voix de l’Ouest est claire, il faut faire quelque chose à propos de cette crise constitutionnelle».Le député néo-démocrate Lome Voir pago 12: Canada Si les négociations n’aboutissent pas dans cinq ans Le Canada West Foundation propose détenir une assemblée constituante Une industrie mal chaussée La production annuelle de chaussures au Canada est encore déficitaire par rapport à 1979.En attendant la décision du Tribunal antidumping sur les contingentements, l’industrie de la chaussure aura l’occasion de s'interroger sur les conditions de sa productivité au cours du colloque qui se tient aujourd'hui à Montréal.Page 13.SIDBEC Un déficit de $22.5 millions Sidbec n’a pas échappé à la conjoncture défavorable dans le domaine de l’acier.La sidérurgie a subi un déficit de $22.5 millions au dernier trimestre.La perte accumulée au cours des neufs premiers mois de l’année atteint $34 millions, malgré tout légèrement moins que l’an passé.Page 15.Éditorial Le black-out de l’information à Radio-Canada est une affaire grave qui n’est pas simplement la conséquence d’une grève de journalistes revendiquant des hausses de salaires; c’est aussi une situation propice à une intervention politique.L’éditorial de Michel Roy.Page 10.Le monde ¦ À Pékin, trois généraux, ont donné des détails sur leur participation à un complot contre Mao.Page 7.¦ L’arrivée des émissaires algériens hier à Washington pourrait ouvrir la voie à des négociations directes sur les otages.Page 24.Des idées.Le député libéral de Prévost croit que l’unanimité recherchée autour de la motion Lévesque se serait faite tant au détriment de l’unité de son parti que de celle du Parti québécois.Un expert au synode romain sur la famille trace le bilan des travaux et conclut que le synode n’aura pas été que décevant.Page 11.Pression sur le dollar canadien Le dollar canadien a connu un moment de répit hier sur les marchés des changes.Après avoir glissé sous la barre des 84 cents la veille, il est remonté à 84.21 en hausse de 21 /100.Pendant ce temps, le taux d’inflation aux États-Unis atteint 12.6% sur une base annuelle.Page 17. 2 B Le Devoir, mercredi 26 novembre 1980 québec par Pierre O’Neill ¦ Libéraux de Groulx hors la loi De plus en plus de militants libéraux font, chaque jour, plus étroite connaissance avec la fermeté de leur chef, M.Claude Ryan.Les membres de l’exécutif du comté de Groulx ont appris hier que leur association venait d’être mise en tutelle.La direction du PLQ a formé un comité provisoire qui aura la main haute sur l’ensemble des activités de cette association et a ordonné la saisie de tous les documents du secrétariat de comté.Les militants libéraux de Groulx sont divisés depuis la convention qui a choisi le candidat officiel, M.Nolan Filiatreault et défait l’ex-miniétre libéral, M.Denis Hardy.Plusieurs membres de l’exécutif ont publiquement dénoncé le rôle de M.Ryan dans le choix de ce candidat.Le chef du parti allègue que leur comportement est inaigne d’authentiques militants et a nui à l’unité et à la réputation du PLQ.¦ L’encombrement des salles d’urgence Député libéral de l’Acadie, Mme Thérèse Lavoie-Roux a reproché au gouvernement de ne rien faire pour remédier au problème de l’encombrement des salles d’urgence des grands centres hospitaliers.Dans un premier temps, le ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, a expliqué que cette situation tient essentiellement au phénomène de vieillissement de la population et à l'augmentation du nombre de malades chroniques.Une situation, note-t-il, que le gouvernement Bourassa n’avait pas su prévoir.M.Lazure a rappelé que son gouvernement a mis en chantier la construction de dizaines de centres d’accueil pour créer 6,000 nouvelles places en faveur des personnes âgées.Enfin, M.Lazure a déploré que les hôpitaux ne s’efforcent pas tous d’appliquer rigoureusement une politique d'aamission qui fasse que les cas d’urgence aient toujours priorité.¦ L’Union nationale s’explique De 1976 à 1978, huit responsables de l’Union nationale, dont M.Rodrigue Biron, Mario Beaulieu et Armand Russell, ont emprunté de la banque des montants d’argent totalissant plus de $100,000 pour permettre à leur parti de survivre.Ni l’Union nationale, ni ces huit personnalités n’ont encore remboursé ces emprunts que la banque leur réclame avant le 30 novembre.Ces révélations publiées dans la chronique d'hier ont choqué les dirigeants unionistes qui répliquent: a) que ces emprunts ont été effectués «à titre personnel» par chacune de ces personnalités; b) que l’Union nationale «a une responsabilité morale de rembourser, tout au plus»; c) que l’Union nationale avait eu recours à ces huit personnalités sous l'instigation de M.Rodrigue-Biron, «qui avait formellement promis à chacun que l’emprunt serait efface à même les remboursements garantis des dépenses électorales, promesse qu’il n’a malheureusement jamais tenue, consacrant ces montants à d’autres fins».¦ Un surplus de 172 autobus?En 1977, le gouvernement amenait cinq commissions de transport du Québec à former un consortium devant favoriser l’achat d'autobus à de meilleurs coûts pour satisfaire leurs besoins jusqu’en 1982.Il en émana une commande globale de 1,200 autobus à la General Motors.Or, le premier ministre Lévesque et le ministre des Transports, M.Denis de Belleval, ont reconnu nier en Chambre que les commissions de transport ont surévalué leurs besoins et acheté trop d’autobus.Le gouvernement parle d’un surplus de 90 autobus pour la Commission de transport de la Rive-Sud de Montréal mais le député libéral de Gatineau, M.Michel Gratton, a effectué un inventaire chez les autres commissions de transport et il soutient que ce surplus at- teint le nombre de 172 autobus.Le ministre des Transports réplique que ce n’est pas le gouvernement qu’il faut blâmer mais les commissions de transport.¦ Soquem et Soqulp Le gouvernement a déposé hier à l’Assemblée nationale les deux premiers projets de lois de cette session.Le projet de loi no 1 a pour effet essentiellement d’augmenter de $36 millions le fond social autorisé de la Société québécoise d’exploration minière.Le projet de loi no 2 vise principalement à élargir le mandat de la Société d’initiatives pétrolières en lui permettant d’acheter, d’importer, de transporter, de faire raffiner, de commercialiser ou de vendre des hydrocarbures et enfin d’augmenter de $120 millions son fonds social autorisé.¦ Lazure dénonce Monique Bégin Le ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, trouve fâcheuse cette habitude du ministre fédéral de la Santé, Mme Monique Bégin, qui annonce les projets de politique sociale de son gouvernement avant même d'avoir pris soin de consulter les provinces.C’est une pratique que M.Lazure juge particulièrement «inacceptable» dans le cas de l’intention dévoilée par Mme Bégin de permettre aux femmes qui demeurent au foyer, aux ménagères, de bénéficier d’un regime de rentes.En vertu d'une entente fédérale-provinciale qui date de 1964, le Québec a établi son propre régime de rentes.Interrogé par le député unioniste de Bellechasse, M.Bertrand Goulet, M.Lazure a exprimé l’inquiétude que Mme Bégin, décide, soit d’exclure les femmes du Québec de son projet, soit qu’elle décide de les inclure sans consulter le Québec.¦ Hommages à Jules Léger Le premier ministre a exprimé les condoléances de son gouvernement à la famille de feu l’ancien gouverneur général, Jules Léger, M.Lévesque a annonce que le Québec sera représenté demain aux funérailles et que le drapeau du Québec flottera en berne sur les édifices de l’Assemblée nationale.Le chef de l’opposition, M.Claude Ryan, a fait l’éloge de la synthèse qu’il appréciait chez Jules Léger, «entre l’authentique Québécois reste fidèle à sa culture d’origine, et le grand Canadien qui n’avait pas eu peur d’affronter le défi canadien dans toute son ampleur».Pour le député unioniste, M.Serge Fontaine, l’ancien gouverneur général était «un symbole de continuité dans l’histoire et d’espoir dans l’avenir.¦ L’opposition crie au patronage La Société d’habitation du Québec a octroyé, sans appel d'offres, un contrat de rénovation de $600,000 à la firme Transit Ltée, dont le président, M.Luc Cyr, est un ancien fonctionnaire de la SHQ.Pressé de questions par le député libéral Fernand La-londe, le ministre des Affaires municipales, M.Guy Tardif, a expliqué qu’il s'agit là d'une pratique justifiable dans les «cas de force majeure», notamment quand un édifice nécessite des réparations d'urgence.M.Tardif a expliqué que le président de la SHQ, M.Jean-Marie Couture, s’était présenté à son bureau avec «42 dossiers scabreux» représentant des réparations exécutées à des immeubles de la SHQ mais que tous ces cas remontaient au régime libéral de M.Robert Bourassa.Les libéraux ont prévenu les ministériels qu’ils ne parviendraient pas à «noyer le poisson».A la sortie de la Chambre, M.Lalonde a promis aux journalistes qu'il reviendra à la charge dans les prochains jours et qu’il révélera, goutte à goutte, les dessous de cette affaire de favoritisme politique.IKVAiaiM Prévuion» Environnement Conodo rafales"?' f«aaia Rnv je(.Port Mormon y?I 1 Quebecft joint jean \ York Edmonton£ Voncouv*f ^ Woibmglon precipitotioni H boute prettion g botte prettion motte d air fro*» motte d oif cboud A midi aujourd'hui Abitibi, Témiscamingue, réservoirs Cabonga et Gouin: ciel variable le matin, ensoleillé avec passages nuageux par la suite, maximum - 6.Jeudi: ennuagement.¦ Pontiac, vallées de la Gatineau et du Lièvre: ciel variable, maximum -4 Jeudi: ennuagement graduel.¦ Laurentides, Mauricie: ciel variable, maximum -4.Jeudi: ensoleillé avec passages nuageux.¦ Outaouais: ciel variable, maximum zéro.Jeudi, ensoleillé avec passages nuageux.¦ Montréal, Trois-Rivières, Drummondville: ciel variable, maximum zéro.Jeudi: ensoleillé avec passages nuageux ¦ Québec, Estrie et Beauce: nuageux avec éclaircies, neige en altitude, vent modéré, maximum -2.Jeudi: ensoleillé avec passages nuageux ¦ Lac-St-Jean, Saguenay, Parc des Laurentides: nuageux avec éclaircies, possibilité de neige, maximum -4.Jeudi: ciel variable.¦ Rivière-du-Loup, La Malbaie, Rimouski, Matapedia, Ste-Anne-des-Monts.Parc de Gaspésie, Baie-Comeau: nuageux et neigeux (5 cm), vent modéré, maximum -2.Jeudi: ciel variable.¦ Gaspé, Basse-Côte-Nord, Anticosti: nuageux, neige fondue, vent modéré, maximum zéro.Jeudi : nuageux, éclaircies et venteux ¦ Sept-Iles: nuageux, neige fondue et vent modéré, temp, stationnaire à zéro.Jeudi: nuageux, éclaircies et venteux.chcysz \o$ amis offrez bur une prunelle 'Dedrerme U Si Londres ou la Cour suprême ne bloquent pas Ottawa Le PQ de Ville-Marie réclame des élections générales «référendai res» par Rodolphe Morissette La conjoncture politique dans le contentieux constitutionnel Québec-Ottawa ayant varié depuis un mois, le gouvernement Lévesque devrait déclencher une élection générale «référendaire» si Londres souscrit au rapatriement unilatéral de la constitution canadienne et si la Cour suprême du Canada ne déclare pas la démarche anticonstitutionnelle.Voilà ce que l’exécutif du Parti québécois, région Ville-Marie (16 comtés montréalais, à l’ouest et au nord de l’île) soumettra au conseil national du Parti québécois qui se tiendra les 6 et 7 décembre à Montréal et que le président de la région, M.Paul Doyon, a fait connaître hier.Il s’agit en quelque sorte d’une recommandation «égoï-ne», remplie de «si».Si, en effet, la Cour suprême ne juge pas inconstitutionnel le coup de force du gouvernement Trudeau et «si le gouvernement de Londres entérine la loi du Canada avec la formule d’amendement unilatéral de la constitution», alors le gouvernement péquiste devrait déclencher une élection générale ayant un trait «référendaire», ce qui signifie que «le ,,rf, Société Commercial* Clément Inc 1 77 Montreal Que (514> 5260*04 PQ s'engagerait (dès lors) à réaliser la souveraineté politique du Québec dès son retour au pouvoir».Et si le même parti était reporté au pouvoir dans ces conditions, il devrait convoquer une assemblée constituante (du peuple québécois), avec mandat de définir une nouvelle constitution propre au Québec, que les Québécois ratifieraient en- suite par voie de référendum.Enfin, le Québec demanderait son admission à l’ONU et à d’autres institutions internationales.Naturellement, on n’en est pas encore là.L’adresse à la reine d’Angleterre n’a pas encore été préparée par le gouvernement central.De plus, le gouvernement du Québec n’a même pas encore déposé sa requête (contre Ottawa) en Cour d'appel.Enfin, avant que Londres ne se prononce, voire la Cour suprême, il peut s’écouler encore bien des mois.D’autre part, le moment de l’application éventuelle de la recommandation préparée par l’exécutif, à supposer encore que le conseil national de décembre l’entérine — ce qui Vent de chantage?EDMONTON (PC) — Dans une dépêche de Londres, The Journal d’Edmonton dit tenir de sources sûres que le gouvernement canadien a menacé de se retirer du Commonwealth et possiblement d’appliquer des sanctions économiques, si la Grande-Bretagne n’accepte pas d’amender et de rapatrier la constitution canadienne.Le chantage, selon le correspondant Andy Imlach, a été fait au cours de plusieurs réunions diplomatiques et politiques.Sir Anthony Kershaw, président du comité parlementaire britannique sur les affaires étrangères et du Commonwealth, a confirmé à M.Imlach qu’Ottawa exerçait une pression extrême sur Westminster pour qu’il donne suite au projet du premier ministre Trudeau.Le député travailliste George Foulkes, lui, a affirmé que les parlementaires bri- tanniques ont été avertis de ne pas tenir compte des doléances des provinces.«Tout cela commence à ressembler à du chantage», a commenté M.Foulkes.M.Foulkes a ajouté que le Parlement britannique était d’ailleurs trop occupé pour se pencher sur la question du rapatriement de la constitution canadienne avant Noël, comme M.Trudeau en a exprimé le désir.Le gouvernement britannique, a-t-il dit, doit s’occuper de l’inflation, du chômage, du discours du trône, d’un mini-budget et d’une nouvelle législation de sécurité sociale.«Comme socialiste, a-t-il ajouté, je veux me débarrasser d'un héritage impérial.Mais je ne tiens pas à brimer les droits des minorités, à saper le rôle des provinces et à approuver des mesures qui peuvent avoir des répercussions dans mon propre pays.» Il presse d’empêcher Trudeau de démolir la loi 101 (le MQF) Le Mouvement Québec français, qui avait fait une vigoureuse campagne contre les vieilles lois 63 (1969) et 22 (1975) sur la langue française, puis en faveur de la loi 101 (1977), invitait hier tous les Québécois à «se mobiliser contre l’entreprise de démolition de la loi 101 que constituent les visées constitutionnelles de M.Pierre-Elliott Trudeau».Le MQF, qui forme un rassemblement de Québécois issus du monde du travail, de l'enseignement et des milieux nationalistes, juge en effet que le projet Trudeau menace la Charte du français et dépossède le Québec d’un droit fondamental.Dans le premier cas, le projet Trudeau «compromet l’idéal de paix, de fraternité et de francisation de la loi 101», car il invite à détourner de l’école française maintes catégories d'enfants, et par là du partage de «notre vie collective».Ensuite, le projet fédéral signifierait l'acceptation de l’ordre bilingue imposé au Québec en 1867, puisqu'il renforcerait l'application de l’article 133 de l’Acte de l’Amérique du nord britannique touchant la langue de la législation, de la justice et des institutions politiques.Enfin, la loi 101 se trouverait, 4 maints égards, exposée à «une longue période d’avocassies, de contestations et d’incertitudes», voire éventuellement à une nouvelle annulation judiciaire.Le MQF' pense particulièrement, en l’occurrence, que les affirmations contenues dans le projet Trudeau sur la liberté d'expression, de circulation et d’établissement pourraient permettre à des contestataires de contester devant les tribunaux les dispositions de la Charte du français qui touchent les raisons sociales, l’affichage et la publicité, la langue de travail et des entreprises.Par ailleurs, le MQF juge que le projet Trudeau dépossédera le Québec, «État faible et mal armé pour défendre sa langue et sa culture», de sa compétence exclusive en matière d’éducation et de langue.Et, une fois dépossédé de ce droit fondamental, il ne serait plus facile à la province française de le reprendre, car il lui faudrait, en vertu des formules diverses de révision constitutionnelles qui ont été mises en avant à ce jour, pouvoir en convaincre une majorité de parlementaires à Ottawa, de même qu’une majorité de parlementaires et d’électeurs d’au moins cinq législatures canadiennes-anglaises.Une dépossession aggravée, du reste, par le fait que ce serait un parlement etranger, celui de Londres, qui y procéderait, s’ingérant ainsi dans nos affaires intérieures.«Ironie de notre histoire, conclut le MQF: c’est Londres qui a imposé l’anglais ici il y a plus de deux siècles; c’est Londres qui rétablirait l’anglais ici en 1980.» Pour finir, le Mouvement invite les Québécois à s’opposer à tout projet de rapatriement qui ne contiendrait pas la reconnaissance de l’autorité exclusive du Québec en matière d’éducation, de langue et de culture; le maintien de la Charte du français et des droits qui y sont exprimés touchant l’école française et le français comme langue de l’économie et du travail; enfin, l'abandon pur et simple de l’article 133 de la constitution canadienne actuelle et le rétablissement, par delà le jugement de la Cour suprême de l’an dernier, des articles initiaux de la loi 101, qui faisaient du seul français la lan- gue des tribunaux, de la législation et des institutions politiques.R.M.n’est pas acquis, reste plutôt problématique.Si le gouvernement Lévesque déclenchait des élections générales en toute fin de mandat (automne 1981), rien ne nous dit que Londres ou la Cour suprême se seront prononcés à ce moment.Rien ne nous dit non plus que le gouvernement péquiste ne déclenchera pas un scrutin général dès le mois de février ou mars, pour éviter toute élection référendaire, justement.Bref, la ronde des questions hypothétiques reprend de plus belle.Et en attendant, la région péquiste de Ville-Marie se propose d' «organiser la résistance au coup de force d’Ottawa», notamment en appuyant le gouvernement dans sa lutte, en lui recommandant d'aller en Cour suprême et en suscitant toutes les manifestations de solidarité en ce sens' dans les groupes populaires.Quant au programme du Parti québécois, Ville-Marie veut bien s’en tenir aux affirmations du conseil national élargi du parti, en date des 3, 4 et 5 octobre: «aucune forme d’autonomisme provincial ne peut être sustitué à la souveraineté comme objectif fondamental et premier».Bref, pas question de se «recycler dans le fédéralisme», comme dit M.Doyon.Advenant cependant que le «coup de force» d’Ottawa réussise avec la bénéfiction et de Londres et de la Cour suprême, la région Ville-Marie recommande d’en revenir alors à l’édition de 1975 du programme du PQ, suivant lequel «un gouvernement du PQ s’engage a mettre immédiatement en branle le processus d’accession à la souveraineté, etc.» (chapitre 2, article 1).•résidences «foyers «convalescentes SERVICE A DOMICILE TÊU-COIPP1IRC COIFFURE POUR DAMES •MISE EN PLIS «BLOW DRY «PERMANENTE»TEINTURE 0 Un bon conseil Faites vérifier votre tension artérielle | LA FONDATION DU QUÉBEC ' DES MALADIES DU COEUR ADIEU POLLUTION U Prix Médicis rève par leurs collègues de ’Aide juridique.L’eté dernier, les avocats de l’Aide juridique, affiliés à la CSN, ont bénéficié de l’appui des praticiens privés qui ont refusé de plaider leurs dossiers en leur absence.Les avocats «grévistes» demandent une augmentation réelle de 35% des tarifs en vigueur mais certains de leurs porte-parole ont laissé entendre qu’ils accepteraient une augmentation de 25 à 30%.Au ministère de la Justice, on déclare que les avocats ont pu se prémunir eux-mêmes des effets de l’inflation en facturant pour la préparation de causes qui ne se sont jamais rendues devant les tribunaux.toire et les couples devraient être les premiers responsables de leur union et de leur rupture», pense le Conseil «On ne peut favoriser un système d’affrontement et la nécessité de prouver une faute», poursuit le mémoire Selon le Conseil, dans tous les cas, un simple constat de rupture du mariage déposé devant un tribunal par les deux conjoints devrait être la seule obligation pour obtenir un divorce ou une séparation de corps.Selon le document, les deux conjoints auraient une période d’un an de conciliation volontaire, après quoi le divorce ou la séparation serait prononcé s’il n y a pas eu réconciliation «Le role du tribunal consisterait à constater un état de fait», conclut de Conseil Quant à la pension alimentaire, elle devrait être obligatoirement versée par le conjoint pour une période d’une durée de trois ans, à moins de renonciation expresse Enfin, le Conseil du statut de la femme insiste sur deux points qui lui paraissent majeurs.D’une part, la réforme du droit de la famille ne saurait s’accomplir sans la création d'un tribunal de la famille D’autre part, la juridiction en matière de droit familial ne devrait pas être partagée entre deux niveaux de gouvernement, comme c’est le cas actuellement.DESJWAHJIS etHeBITe/HlIÆ tait S eulement un JUfagasin d' A rticles
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