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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 22 décembre 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1980-12-22, Collections de BAnQ.

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Ç Vol.LXXI — No 294 " Ennuagement Maximum -13 (Détail en page 8) Montréal, lundi 22 décembre 1980 un cadeau surprise ^ j\œl d aulhdks -, Francois L de Martigny, éditeur 25 CENTS week-end sportif Bahnsen reste avec les Expos L.e vétéran lanceur droitier Stan Bahnsen, convoité par les Phillies de Philadelphie, a décidé de poursuivre sa carrière avec les Expos.Bahnsen est l'un des quatre joueurs des Expos qui sont devenus agents libres à la fin de la dernière saison.Ron LeFlore et John D’Aquisto ont quitté l'équipe, mais Bahnsen et Willie Montanez seront de retour à Montréal.Page 10.Les Steelers sont éliminés ɧ§-v-',; Les Steelers de Pittsburgh, champions du Super Bowl au cours des trois dernières années, ne participeront pas aux éliminatoires de la Ligue nationale de football en 1980.Les Steelers n’ont pas joué hier, mais des victoires des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, des Browns de Cleveland, des Oilers de Houston et des Raiders d’Oakland ont causé leur élimination.Page 11.Éditorial Le ministre.M.Dennis Lazure, a eu raison de ne pas payer le déficit injustifié de Télé-Médic, mais il devra donner immédiatement à la population l’accès aux mêmes services d’urgence, écrit Jean-Claude Leclerc dans un éditorial où il met le public en garde contre tout projet de souscription à l’aveuglette.Page 12.Le patrimoine Un protocole d’entente original est intervenu entre la ville de Lachine et le ministère des Affaires culturelles qui tient compte de l’aménagement d’un centre d’interprétation de l’histoire et aussi de la réalité culturelle d’aujourd’hui, telle que les citoyens la perçoivent et la ressentent.Page 7.Féminin pluriel La Cour suprême du Canada évoque dans un tout récent jugement le principe du «trust constructif» pour contrebalancer l’enrichissement d'un membre d'un couple au détriment de l’autre, même s'il s’agit de deux personnes non mariées.Page 7.Une demande «déraisonnable», dit Vance Otages: l’Iran veut une caution de $23 milliards TEHERAN (d’après AFP et Reuter) — L’Iran a demandé aux États-Unis de verser l'énorme somme de 23,4 milliards de dollars en échange de la libération des 52 Américains détenus en Iran depuis plus de 13 mois.Cette demande est «déraisonnable», a déclaré hier le secrétaire d’État Edmund Muskie.Les État-Unis ne paieront pas de «rançon» pour les 52 otages détenus par l’Iran.Ils continueront de négocier par l'intermédiaire de l'Algérie, sans grand espoir d’une splution avant l'entree en fonction du nouveau président Ronald Reagan, le 20 janvier.Ils continuent de tenir l’Iran pour seul responsable de la sécurité des otages.Ainsi se résument la réaction officielle du secrétaire d’État Edmund Muskie et celle du secrétaire à la Défense Harold Brown.Les $23 milliards devraient être versés à une banque algérienne comme garantie que Washington respectera son engagement de satisfaire les demandes iraniennes.M.Muskie, dont la déclaration constituait la réaction officielle américaine, a dit que les exigences de Téhéran allaient au-delà de ce que pouvait légalement faire le président des États-Unis.Le porte-parole du gouvernement iranien, M.Benzad Nabavi, qui a précisé les exigences de Téhéran lors d’une conférence de presse, avait affirmé que les otages seraient libérés 24 heures après que les États-Unis auraient accepté toutes les conditions iraniennes.Faute de réponse satisfaisante, a-t-il ajouté, l’Iran «peut garder les otages pendant dix ans».Ils sont «bien traités», habitent «dans les meilleurs hôtels» et seront peut-être interviewés à Noël Leurs coupons de ravitaillement sont déjà prêts pour les deux années à venir, a ajouté le porte-parole.Selon M.Nabavi, l'énorme somme exigée par l’Iran se décompose ainsi: — Dix milliards de dollars, dans les-uels les Iraniens pourront puiser pen-ant un an au fur et à mesure que les biens de l'ex-chah seront répertoriés par les tribunaux américains auxquels le gouvernement iranien s'adressera pour la restitution de la fortune de l'ex-souverain; — Neuf milliards de dollars, montant des avoirs et de l'or iraniens gelés aux États-Unis: — Quatre milliards de dollars qui font l'objet de plaintes en justice aux Etats-Unis et dont le sort dépendra d'un arbitrage.— Quatre cents millions de dollars versés par l’Iran pour l’achat d’armes que les Etats-Unis ne lui ont pas fournies.Face à ces exigences, les États-Unis doivent s’armer ae patience, a dit M.Muskie Selon lui, les otages ne seront pas de retour à Noël et il est probable que leur retour n'interviendra pas avant l’arrivée à la Maison Blanche ae M.Reagan M.Muskie a indiqué que sa réaction était «officielle», mais qu’elle ne représentait pas la «réponse» des États-Unis au document énumérant les conditions en principe finales de l'Iran La réponse américaine est «encore à l'étude» et sa Voir page 14: Otages M Edmund Muskie Victoria défie Ottawa et retient la taxe sur le gaz par Daniel Raunet VANCOUVER - M.Bob McClelland, ministre de l’Énergie de la Colombie-Britannique, a donné l’ordre à deux sociétés de la Couronne, la BC Hydro et la BC Petroleum Corporation, de ne pas verser à Ottawa la nouvelle taxe sur le gaz naturel vendu au Canada.La taxe fédérale de $0.30 par mille pieds cubes, estime M.McClelland, est anticonstitutionnelle puisqu’elle frappe la Couronne.La riposte provinciale fait suite à une réunion des ministres de l’Énergie de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de Ila Saskatchewan jeudi à Regina.Selon le ministre de la Colombie-Britannique, cette rencontre aurait permis une rare unanimité de la part des trois provinces de couleur politique divergente.Les représentants des trois gouverne- Ïments se seraient en effet entendus sur une condamnation du programme énergétique d’Ottawa, accusé de provoquer !! une réduction de la prospection et de la production de gaz naturel et de pétrole.La Colombie-Britannique est la deuxième province à prendre des mesures concrètes de représailles contre le budget de M.Allan MacEachen.M.McClelland a également annoncé que Victoria contesterait la taxe à l’exportation du gaz naturel dès que celle-ci entrerait en vigueur le 1er février.L’Alberta avait pris une position similaire le 30 octobre lorsque le premier ministre, M.Peter Lougheed, avait dévoilé son plan de réduction de la production de pétrole.Quant à la Saskatchewan, elle étudie toujours la possibilité d’un procès contre la taxe fédérale de 8% sur les revenus pétroliers annoncée dans le budget fédéral, mais le ministre de l’Énergie de la Colombie-Britannique affirme ne pas douter du sérieux des intentions du gouvernement de M.Allan Blakeney.Le procureur général de la Colombie-Britannique, M.Allan Williams, a précisé la base juridique de l'argumentation provinciale.La taxe sur le gaz naturel n'est pas pour l'instant incorporée à la loi puisqu’elle n’a été annoncée, que dans le cadre de la «motion des voies et moyens», titre officiel du bidget.Le refus de paiement est donc, à ses yeux, légitime.Si le gouvernement fédéral traduit la mesure par une loi particulière, Victoria préndra alors l’initiative d’une «action déclaratoire» en vertu de l’article 125 de Lacté de l’Amérique du Nord britannique, qui interdit la taxation de la Couronne.La position de la Colombie-Britannique est plus délicate en ce qui concerne les KINGSTON, N.Y.(PC) - Des secouristes en motoneige ont trouvé hier matin les corns des quatre militaires canadiens tués dans l’écrasement de leur avion vendredi.Le capitaine David Baker, de la police de l'État de New York, a précisé que les corps des quatre militaires étaient calcinés.Un hélicoptère avait repéré l’avion samedi dans les monts Catskill, à quelque 1,300 mètres d'altitude, mais il avait été impossible de dépêcher des secours sur les lieux de l’accident avant la nuit.Il a fallu trois heures hier aux secouristes, par une température de moins 25 degres Celsius, pour parvenir aux débris de l’avion, un Otter De Havilland muni de skis.ventes de gaz tiaturel aux Etats-Unis.En effet, c’est une compagnie privée, West-coast Transmission, qui se charge de l'opération après avoir acheté le gaz de la société de la Couronne BC Petroleum Corporation.M.Williams estime cependant que.même indirectement, «le gaz exporté est propriété de la Couronne» .La province référera donc la question à la Cour d’appel de la Colombie-Britannique lorsque la taxe entrera en vigueur le 1er février.L’Alberta est dans une position pratiquement inverse.Il lui est en effet difficile de contester la taxe sur les ventes canadiennes de gaz puisqu'elle frappe des sociétés de pipeline privées.En revoir page 14: Victoria L'appareil avait quitté vendredi la base militaire de Norfolk, en Virginie avec à son bord deux Américains et quatre Canadiens.Un des passagers américain était descendu au Maryland et l’autre à l’aéroport de New Windsor, dans l’État de New York.C'est de cet aéroport que l’Otter devait d'abord se rendre à Ottawa, puis à St-Hubert, près de Montréal.Les quatre victimes ont été identifiées.Il s'agit du lieutenant-colonel D R Lawrence, 45 ans, d'Ottawa, du capitaine Jean Petit, 34 ans, du capitaine Gilles Dessureault, 34 ans, et du major Eugene Ross, 40 ans, tous trois de Saint-Hubert.Un Otter de l’armée s’écrase: 4 morts Le descendeur canadien Steve Podborski exhibe fièrement le trophée qu'il a mérité hier pour sa première position en descente à St-Moritz, victoire qui le place en tête du classement de Coupe du monde pour cette spéciaüté (Photolaser AP) Podborski gagne à Saint-Moritz Le président Portillo Les relations Canada-Mexique «dans leur meilleure phase» par Brigitte Morissette correspondance particulière MEXICO — Le tête-à-tête entre MM.Trudeau et Lopez Portillo, prévu pour le 17 janvier a Mexico, sera en quelque sorte le repos du guerrier du premier ministre canadien après son demi-tour du monde en Autriche, en Afrique et au Brésil.Au cours d’un déjeuner qu’il offrait vendredi aux correspondants étrangers, comme c’est la coutume à la veille des fêtes aii Mexique, le président José Lopez Portillo a parlé «d'un homme politique de la taille de M.Trudeau» dans les termes les plus flatteurs.Le président mexicain a exprimé sa satisfaction de rencontrer M Trudeau avant la conférence dont l’idée a été lancée à Mexico il y a un an par M.Lopez Portillo lui-même Le globe-trotteur en quête d'alliés qu’est devenu M.Trudeau a trouvé un ami sûr dans la personne du président mexicain pour qui «les relations V._______________ Canada-Mexique sont entrées dans leur meilleure phase».Selon le président mexicain, nos deux pays doivent profiter de leur expérience réciproque dans la façon dont les États-Unis traitent avec un pays développé comme le Canada et un pays en voie de développement comme le Mexique.La rencontre Trudeau-Lopez Portillo sera donc alimentée par les grands thèmes Nord-Sud pour la creation d’un nouvel ordre international et une meilleure répartition des ressources entre pays développés et pays en voie de développement Mais un autre sujet occupera certainement l’esprit des deux chefs d'Êtat, et c’est l'arrivée à la Maison-Blanche de M Ronald Reagan, le 20 janvier.Cette visite de M.Trudeau revêt d'autant plus de signification ici, a.Mexico, qu’elle surviendra moins de deux semaines après la visite de M.Ronald Reagan oui rencontrera le président mexicain le 5 janvier, le temps d'un banquet et de deux entretiens dans la capitale de l'Etat de Chihuahua, Ciudad Juarez, situé à la frontière américaine.Durant sa campagne électorale, M.Ronald Reagan a tenté de relancer l’idée de frontières ouvertes et d’un marché commun nord-américain à trois Sans doute n'abordera-t-il pas le sujet, ayant déjà reçu indirectement mais avec fermeté la réponse du Mexique relations bilatérales, oui, mais pas de ménage à trois.Le président-élu des États-Unis aurait favorisé d'abord un sommet à trois, États-Unis-Canada-Mexique.C’est'plutôt le Mexique qui sera le centre de deux mini-sommets.D’après les propos du président mexicain, au cours de sa conférence de presse de vendredi, on peut penser que le sujet au centre de cette rencontre surprise Reagan-Lopez Portillo sera TArnerique centrale, et particulièrement la détérioration de fa situation au Salvador C’est justement ce Voir psg* 14: Rotation* SAINT-MORITZ, Suisse (Reuter et AP) — Le Canadien Steve Podborski a remporté hier la dernière épreuve de Coupe du Monde de ski alpin de l’année 1980 en s’imposant dans la descente de Saint-Moritz Le jeune Canadien de 23 ans, médaillé de bronze de la discipline aux Jeux olympique de Lake Placid, a remporté sa premiere véritable victoire en devançant de 10 centième de seconde l’Autrichien Peter Wirnberger, et de 57 centièmes le favori de la course, le Suisse Peter Muller.Le Soviétique Valery Tsyganov a créé la surprise en battant de justesse les Autrichiens Hari Weirather et Leonhard Stock, le champion olympique Ken Read, de Calgary, victime d’une chute samedi, a dû se contenter de la neuvième place.Par sa victoire, Podborski prend la tète du classement de la Coupe du Monde en descente, tandis que Peter Muller conserve le commandement au classement général.Cette quatrième descente de la saison s’est déroulée dans d’excellentes conditions atmosphériques, à la différence du dernier entrainement la veille, marqué par des chutes terribles notamment celle de l'Autrichien Uli Spiess.Hospitalisé pour des blessures à la tête et des ligaments déchirés, Spiess devait être transféré hier dans un hôpital d’Innsbruck.Hier, seuls trois skieurs tombèrent et, parmi eux, l’un des favoris, l’Américain Andy Mill.Podborski, qui est parti en 10e position, se réjouissait autant de son triomphe que d’être arrivé sans encombre «J’avais peur que cela se passe mal après les nombreux incidents survenus lors de l’entrainement», dit-il.Il a estimé avoir fait une bonne course.«Je savais en franchissant la ligue que je pouvais gagner ou terminer parmi les trois premiers».Podborski avait fini troisième à Val d’Isère et dans la première descente de Val Gardena.Podborski, de Toronto, désirait ardemment cette victoire.Jusqu’à présent, il n’avait gagné que sur le tapis vert, à Mor-zine, en janvier 1979, après la disqualification de son ami et compatriote Ken Read Les champions classés aux places d’honneur étaient tous satisfaits ae leur Voir p*g« 14: Podborski V ( (CCCŒ3 ' GROS LOT APPROXIMATIF - VENDREDI 404 000$ NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 0 LOTS 197 846.00$ 5 SUR 6 72 2473.00$ 4 SUR 6 4445 111.20$ 5 SUR 6+ 4 29 676.70$ 31 33 N° COMPLEMENTAIRE S APPLIQUE SEULEMENT AU S SUR 6+ GD VENTES TOTALES: 2 060 891$ TIRAGE: 138 19-12-80 POSSIBILITE DE NUMÉRO COMPLET 206798 3 GAGNANTS DE 50 000$ 5 CHIFFRES 06798 28 GAGNANTS DE 5 000$ 4 CHIFFRES 6798 287 GAGNANTS DE 250$ 3 CHIFFRES 798 2862 GAGNANTS DE 50$ 2 CHIFFRES 98 28620 GAGNANTS DE 5$ LES BILLETS GAGNANTS DE 250$ ET 50$ DE LA MINI SONT ENCAISSABLES A TOUTE SUCCURSALE DE LA BANQUE NATIONALE. 2 ¦ Le Devoir, lundi 22 décembre 1980 Pierre Marois, nouveau ministre du Travail Deux objectifs: plein-emploi et protection du revenu Pierre Marois: instaurer une politique de plein-emploi et réaliser une politique de sécurité et de protection du revenu.Imm LE ministre du Travail et de la Main-d'oeuvre, M.Pierre Marois, entend mettre l’accent au cours des prochains mois sur le secteur «main-d'oeuvre» de son ministère même si celui-ci est généralement associé à la resolution des conflits de travail en raison de leur caractère spectaculaire.C’est ce qu'a déclaré M.Pierre Marois au DEVOIR lors d’une entrevue au cours de laquelle l’ex-ministre d’Etat du Développement social s’est dit fort heureux de pouvoir concrétiser dans de nouvelles politiques bon nombre d'idées qu’il défendait déjà dans ses anciennes fonctions.M.Marois résume en deux phrases le double objectif u’il vise à titre de ministre u Travail: travailler à instaurer une «politique de plein-emploi» en dépit des pouvoirs limités de son ministère dans le domaine de la main-d'oeuvre, et oeuvrer à la réalisation d’une politique de «sécurité et de protection du revenu».La création prochaine d'un fonds minier, une mesure annoncée dans le discours inaugural, illustre parfaitement la perspective dans laquelle se situe le ministre M.Marois reconnaît que le cadre constitutionnel actuel prive son ministère d une clef maîtresse parce que les services généraux de placement de la main-d'oeuvre sont de com- par Louis-Gilles Francoeur pétence fédérale.En vertu des ententes signées par les deux niveaux de gouvernement, le Québec a concentré ses activités dans le «placement spécialisé»: trouver du travail aux jeunes, aux handicapés, aux ouvriers de la construction via un office gouvernemental, etc.Selon M.Marois, le Québec peut faire «beaucoup plus» en utilisant au maximum les ressources actuellement mobilisées par le placement spécialisé.tout d'abord intégrer ces activités de placement de la main-d'oeuvre avec les autres secteurs gouvernementaux.«Décloisonner», dit le ministre, est non seulement souhaitable mais nécessaire'pour assurer l'efficacité des fonds publics Il cite en exemple le cas des fonctionnaires au ministère des Affaires sociales, qui ont commencé à travailler avec ceux du Travail dans le cadre des programmes d'aide aux handicapés.Il songe au programme OSE, axé sur la création d'emplois, et il entrevoit l’action ae ces fonctionnaires «regroupés» comme des équipes multidisciplinaires à la disposition de ces jeune entreprises, souvent communautaires, qui ne peuvent se payer l'expertise professionnelle propre aux multinationales ou aux grandes entreprises.Il cite à ce sujet l’association récente de certains fonctionnaires et de représentants du mouvement coopératif dans un programme de création d’emplois communautaires dans la région de Québec.«Il y a moyen d'utiliser de façon plus opérationnelle et plus efficace les amanehures d'outils provinciaux qu'on a dans notre coffre à outils.Même s’il y a aussi un certain nombre d'outils rouillés», commente le ministre du Travail En même temps que M.Marois songe à mobiliser toutes les ressources des différents ministères pour stimuler sa «politique de plein-emploi», il songe à de nouvelles formules de sécurité et de protection du revenu II a opté dans ce domaine pour une approche progressive.D'a- bord créer le fonds minier réclamé depuis 13 ans par les syndicats de la métallurgie.Ce fonds, alimenté par les contributions des employeurs, assisterait les mineurs aux prises avec des fermetures.Le projet de loi sur le fonds minier est tout fin prêt et il reste à l'harmoniser avec la politique plus globale de sécurité du revenu envisagée par le ministre pour d’autres industries, comme le vêtement, et la politique globale sur les fermetures d’usines et les licenciements collectifs.M Marois reconnaît que le Québec aura d'énormes difficultés à harmoniser un tel en-' semble sans obtenir le contrôle du placement général de la main-d’oeuvre et de l'assurance-chômage, deux domaines réservés au gouvernement fédéral.«Il y a plusieurs ententes fédérales - provinciales, comme par exemple dans le dossier de la formation industrielle.Mais les orientations d'Ottawa en matière de main-d’oeuvre — c’est le moins qu'on puisse dire — ne servent pas au mieux les intérêts du Québec.C’est pourquoi on doit se préparer à jouer un rôle de plus en plus important dans ce secteur», ajoute le ministre.Toutefois, il semble clair dans l'esprit de M.Marois que le Québec devra d'abord utiliser au maximum les «outils» à sa disposition avant de croiser le fer avec Ottawa dans ce domaine.même si cette éventualité l a déjà amené à poser certains gestes administratifs.Il cite en exemple une étude qu'il a commandée récemment à ses fonctionnaires pour analyser tous les investissements fédéraux au Québec dans le secteur de la main-d’œuvre.Ces projets d’envergure ne font pas oublier à M.Marois les échéances à court terme, voire électorales, auxquelles le gouvernement doit faire face en matière de relations de travail.M.Marois a «passé le message» aux organisations syndicales et patronales de se'préparer en vue de la commission parlementaire de la fin de janvier où il entend débattre du régime de négociation dans le secteur public.M.Marois est fermement décidé à ne pas se prêter à l’enfantillage politique de ceux qui voudraient limiter le débat à l’abolition pure et simple du droit de grève dans certains services du secteur public.Pour M.Marois, il faut aborder ce problème, et d’autres, dans une «perspective d'ensemble».Le ministre du Travail qualifie d'autre part de «point de vue intéressant» la possibilité d'associer les malades à la négociation des services essentiels et de les rendre cosignataires des protocoles.Cette idée fait lentement son chemin dans le domaine des relations de travail et elle est examinée comme plusieurs autres hypothèses par les fonctionnaires appelés à préparer les travaux de la commission parlementaire.M.Marois reconnaît d'autre part la nécessité de «faire le point» rapidement sur les dispositions anti-scabs du code du Travail, dont les «trous» ont été identifiés autant par les universitaires que les praticiens du secteur.M.Marois se dit tout particulièrement intéressé par le problème de l'accessibilité des travailleurs au syndicalisme, S’il n'est pas sûr d'avoir trouvé la formule miracle — modernisation de la loi des décrets de convention collective ou accréditation multi-patronale comme le réclame la FTQ — M.Marois reconnaît l'existence d'un problème majeur dans ce domaine.Il décroche au passage une flèche au Conseil du patronat et à son enquête, selon laquelle les travailleurs du Québec sont peu enclins à se syndiquer «Il y a des gens qui ne veulent pas se syndiquer, d'autres disent que c’est nécessaire.Prenons une autre approche: c'est à la mode le respect des droits individuels alors levons les obstacles à la syndicalisation.Si les gens ne veulent pas se syndiquer, personne ne leur tordra le cou.S’il y en a par contre qui le veulent, pourquoi ne leur donnerait-on pas un choix réel?» À ce sujet, même s'il n’est en fonction que depuis quel- ues semaines, M Marois a éjà commandé des études à ses fonctionnaires pour identifier dans un premier temps les problèmes «administratifs» qui retardent indûment le processus d’accréditation Dans certains cas, comme celui des employés de Simpson's, des requêtes en accréditation sont paralysées depuis prés de cinq ans.Dans un deuxième temps, le ministre favorise des réformes structurelles, c'est-à-dire dans le code lui-même Mais, dit-il en se remémorant son expérience d'ancien procureur de la CSN, c'est souvent le petit problème administratif que tout le monde juge inévitable qu'il faut corriger et dont on obtient souvent les plus grands effets.En revanche, M.Marois a des idées précises sur la façon de «décriminaliser» les relations de travail On songe au Québec depuis plusieurs années à confier les poursuites judiciaires — et en particulier les injonctions — soit à un banc spécialisé de la Cour supérieure, soit au Tribunal du travail ou à un organisme ad-.ministratif comme le bureau du Commissaire du travail.M.Marois va dans ce domaine à l’encontre de l’opinion la plus répandue.Il favorise l’extension des pouvoirs du Tribunal du travail même si plusieurs spécialistes affirment que cette compétence serait inconstitutionnelle car cela équivaudrait à ramener un pouvoir de fa Cour supérieure à un tribunal inférieur Une autre étude a été commandée à ce sujet par le ministre mais, dit-il, celle-là devrait permettre de trancher le débat une fois pour toutes.Quand on demande au nouveau ministre du Travail si le climat politique du Québec ne l’incite pas à réduire le nombre des réformes qu'il envisage, il bondit: «Mon œil! C’est pas vrai que les Québécois sont tannés des réformes.C’est pas vrai, la vieille analyse que Lesage s’est fait battre parce que la population était fatiguée des reformes.Il y a eu plutôt un déplacement du vote libéral en faveur du R1N qui a profité à l’UN».Pour le ministre, les Québécois sont surtout fatigués d'une certaine inefficacité de l’appareil administratif et des distinctions artificielles qu’on y fait entre les dossiers.«Je suis tanné de ces distinctions artificielles entre l'économique, le social et le culturel.Il faut ouvrir des perspectives de développement qui mettent en jonction le social et l’économique», conclut M.Marois en insistant à nouveau sur les nouveaux modes de gestion «décloisonnée» u’il entend privilégier au ravail et à la Main-d’oeuvre.Chaos, violence et peur à Naples NAPLES (AFP) — Un mois après le séisme qui a fait plusieurs milliers de morts dans le sud de 1 Italie le chaos grandit à Naples et.avec lui, la violence et la peur.Un commando a ouvert le feu sur des sans-logis: une,femme blessée dans le dos.deux hommes touchés aux jambes Une voix anonyme a menacé de mort le commissaire gouvernemental pour les sinistrés.M.Giuseppe Zamberletti: «Tu finiras comme le maire de Pagani» (le maire assassiné il y a deux semaines pour avoir dit non à la «camorra», la mafia napolitaine).Le maire communiste de Naples, M.Maurizio Valenzi, a demandé l'intervention de l'armée pour contrôler la situation.La peur et la mort, ce sont aussi ces maisons pourries dont on n’ose plus croire qu'elles vont encore tenir.Dimanche dernier, «l'Hôtel des pauvres» s’est effondré en faisant neuf morts.La polémique politique ne cesse pas pour autant.Le commissaire Zamberletti a été violemment contesté par les notables locaux de son propre parti, la Démocratie-chrétienne, qui l’accusent de ne pas comprendre «les réalités» du terroir.Il a fallu, vendredi dernier, un conseil des ministres pour régler ce qui était devenu le «cas Zamberletti».Le séisme, dit-on à Naples, ne fait ici que commencer.On ignore jusqu'au nombre exact des sinistrés.Pour le commissariat du gouvernement, ils sont 15,000 Pour la municipalité, ils sont 50,000.Certains en déduisent que des «faux» sinistrés vivent de l'aide publique L'effondrement de certains édifices a entraîné de nombreuses évacuations.En deux jours, 245 bâtiments ont été évacués et 12,000 sans-logis se sont ainsi ajoutés à la masse des précédents.Cent soixante décrets d évacuation sont en souffrance.Une petite circulaire blanche, collée sur un mur.avertit les passants que l’immeuble risque de s'effondrer.Pour la seule journée de vendredi, il a fallu vider l'hôpital «Saint-Janvier-des-Pauvres», tout un lycée et douze immeubles avec leurs quatre-vingts familles.Depuis lundi, ceux qui partent ne savent plus où aller.Naples a retrouvé le visage qu'elle avait à la fin de la guerre: familles qui dorment en plein air, dans les salles de classe, dans les conteneurs du port, partout où on peut s'abriter de la pluie et du vent.EXPRESSION DRAMATIQUE Choix: les mardis ou les jeudis.Dates: Mardi le 13 janvier 1981 au mardi 31 mars 1981.Jeudi le 15 janvier 1981 au jeudi 2 avril 1981.Le local est situé près du Métro Laurier.Ateliers donnés par Marie Letendre 738-2677.Le boss du pétrole Super pétroministre du roi Trudeau, voici le «cardinal Lalonde»! «Technocrate habile, stratège électoral, socialiste des jobs désagréables qui agit dans l’ombre, Marc lalonde se retrouve sous le feu des projecteurs.I.a lumière lui va û ravir.» EN VENTE MAINTENANT Les machines à traduire «Bip, bip ! Nous sommes bilingues», disent maintenant les ordinateurs.«Après la machine à traduire la météo, les savants de l’Université de Montréal préparent un autre étonnant cerveau électronique qui se rira des millions de mots qu’on lui donnera à traduire!» Ne tirez pas sur les bureaucrates! Un bon boss, une job steady.«Ils sont 500000 au Québec, pompiers, notaires, secrétaires, tous fonctionnaires, dans la plus vaste industrie de la province : les gouvernements.Leur secret: six millions de clients captifs.» Interview «Pour Peter Schwartz, le moins pessimiste de tous les futurologues, l’avenir n’est pas si noir, et il nous appartient.» Le caméléon deRouyn Avec Camil Samson, Ryan récupère les débris du créditisme québécois.«Pour Claude Letourneau, fondateur du Mouvement Vivaldi, la famille, c’est la clé de sol de l’apprentissage musical.Depuis 15 ans, 10000 Québécois de trois ans et plus ont appris ù gratter les cordes comme ils apprennent ù parler.Et en avant la musique!» LES CHRONIQUES DE L’ACTUALITÉ Vivaldi chez les pee-wee Quand le Québec se transforme en grand laboratoire musical.Les Rocheuses, un sommet touristique USA les businessmen-cambrioleurs Impôt comment soigner son rapport Mystères et dangers do la vasectomie Lectures le dernier Michel Tremblay Parole1 Une chronique bien à vous « «Si ce n’était de sa couleur, il faudrait souhaiter son élimination comme député, avait écrit de lui Claude Ryan.Quatre ans plus tard, nul candidat n’allait recevoir un accueil aussi chaleureux.» t ¥ U ** Le Devoir, lundi 22 décembre 1980 ¦ 3 librairie HERMES /.\f //.ïrv/.^ Voë/.roël, '\oë£^'\oël ¦/.irr/.tfje/.i.iff/, if.r /.tfir/ -1 f.\f < / tf < f ' irrr.wrf .wë/, roë/e wi*/t wë/ des plaintes dénoncent la femme «objet sexuel», c'est-à-dire présentée dans une pose suggestive, montrée nue ou dénudée en partie, ou accompagnée d’un slogan ou d’un texte fondé sur les jeux de mots à connotation sexuelle.Il est assez étonnant, par contre, de constater que l’absence de partage des tâches ménagères entre personnages masculins et féminins n’est que peu mentionnée, soit dans seulement 5% des plaintes Il est parfois difficile de retracer les agences de publicité impliquées dans la création des annonces mentionnées au comité pour la publicité non sexiste.Depuis le mois d’août dernier, il est expressément demandé, dans les lettres adressées aux annonceurs, de mentionner dans leur réponse au Comité, le nom et l’adresse de l’agence de publicité qui a créé l’annonce jugée sexiste.Une telle demande fait habituellement l’objet d’une réponse favorable de la part des «gros «annonceurs».Toutes les entreprises qui ont fait l ’objet de plaintes fondées ont été provenues que leur publicité était sexiste.Le comité ne disposant pas de moyens coercitifs, on compte sur la bonne volonté des entreprises pour changer l’image de leur publicité: 30% environ ont répondu favorablement en disant qu elles changeraient leur message, tandis que 70% n’ont pas répondu.Ce surtout le cas des petits commerces.«C’est en général la première fois qu’ils entendent parler de ce type de problème.Notre rôle, pour l'instant, est d’abord de les sensibiliser à l’existence suite A la paya B Offrez-vous le Québec !.c Avro Earl Campbell, qui a accumulé plus de 200 verges au s ùl pour une quatrième partie cette année, un record.Campbell a terminé sa journée a e travail avec 203 verges en 29 portées pour porter son total de la saison à 1,934 verges et un troisième titre consécutif à ce chapitre.Quant aux Raiders, ils ont profité des nombreuses erreurs des (liants de New York pour les vaincre 33-17.Dans le seul autre match important dans la Conférence américaine, les Patriots se sont maintenus en vie en battant les Saints de la Nouvelle-Orléans 38-27.Ils ont ainsi causé l’élimination du Pittsburgh.de qui leur sort dépend ce soir Si les Steelers perdent, les Patriots seront éliminés.Ailleurs dans cette conférence, les Chiefs de Kansas City ont procuré à leur instructeur-chef Marv Levy une première saison de 500 en prenant la mesure des Colts de Baltimore par la marque de 38-28, les Broncos de Denver ont vaincu les Seahawks de Seattle 25-17 et les Jets de New York ont battu les Dolphins de Miami 24-17, samedi.Dans la Conférence nationale, une seule incertitude demeurait avant les matches d'hier.Qui des Eagles ou du Dallas allait remporter le championnat de la section Est.Les Cowboys devaient l’emporter par au moins 25 points pour souffler le championnat à Philadelphie, et ils sont venus à sept minutes près de réussir l'exploit.Dallas menait en effet 35-10 au quatrième quart mais les Eagles ont inscrit 17 points dans les sept dernières minutes de jeu pour remporter leur premier titre en 20 ans.Avec la victoire de Steve Podborski à Saint-Moritz Les descendeurs canadiens prennent leur revanche SAINT-MORITZ, Suisse (AFP) — Steve Podborski s’est débarrassé de sa réputation de coureur maudit.Hier, à Saint-Moritz, pour la première fois, il a triomphé a la régulière, barrant la route à la meute des descendeurs autrichiens.Une revanche éclatante pour les canadiens après le mauvais tour que leur avait joué Uli Spiess à Val d'Isère.Cette victoire, les Canadiens l'attendaient depuis les succès, l’année dernière, de Ken Read à Kitzbuhel, en janvier, et à Wengen, en février.A Saint-Moritz, Ken Read, fatigué, n’avait plus de gros es- poirs après ses chutes à l'entraînement, et ce n'est que justice si Podborski, le plu régulier des «Mousquetaires» canadiens, troisième de la descente olympique de Lake Placid, soit enfin passé.«Je n’avais pas été très brillant aux entraînements reconnaît Podborski, mais je n’y attachais pas d’importance, car je savais que l’allais bien marcher aujourd'hui».Au palmarès de Podborski figure bien une descente de coupe du monde, celle de Morzine, en 1979, en fin de saison.Mais il avait ce jour là profité de la disqualification ae Ken Read Uli Spiess: saison très compromise SAINT-MORITZ, Suisse (AFP) — La saison de ski s’est peut-être terminée à Saint-Moritz pour le descendeur autrichien Uli Spiess, vainqueur au début du mois à Val d’Isère.Spiess, 25 ans, a été en effet victime d’une chute grave au cours des entraînements chronométrés samedi.L’Autrichien, qui était un des favoris de la descente de Saint-Moritz hier, s’il n’a pas de fracture, souffre, selon le diagnostic des médecins, d’une commotion cérébrale et d’une distension des ligaments du genou gauche qui le contraindront à un repos forcé pendant de longues semaines Uli Spiess, qui a été transporté hier en Autriche par hélicoptère, est le deuxième descendeur autrichien à s’ètre blessé au cours des entraînements à Saint-Moritz.Vendredi.Walter Griss-mann, 28 ans, s’était luxé l’épaule en chutant au cours de la première séance sur une piste où il s’était révélé en l’emportant en 1973.Perrine Pelen inscrit un 2e gain en 3 jours pour port de combinaison non régulière.Quelques mois plus tard, en décembre, Podborski est en passe de s’imposer cette fois normalement.A Schladming, là où auront lieu les championnats du monde en 1982, il fait une course de rêve et possède de loin le meilleur temps.Mais la pluie s’en mêle et les organisateurs arrêtent la course après le passage d’une vingtaine de concurrents.«C’est pourtant Schladming que je considère comme mon plus beau succès, souligne paradoxalement Steve Podborski.Là, j’avais skié à la perfection.Ce n’est pas le cas aujourd'hui, où j’ai eu de la chance et ai commis quelques petites fautes.» L’affaire de Morzine a, semble-t-il, laissé quelques traces au sein de l’équipe canadienne et une certaine animosité chez Ken Read, sur le point cette saison de se faire dépasser par son coéquipier.«Je suis content pour Steve, bien sùr.» faisait valoir Read, seulement neuvième hier.«Mais enfin son numéro de dossard (le 10) a compté pour beaucoup.Voyez ce qui s'est passé pour Mueller, parti premier, alors qu’il avait été le meilleur à l’entraînement».Pour les Canadiens, en Europe depuis début novembre, la trêve de Noël tombe bien.«Nous sommes sur la brèche depuis deux mois et nous sommes tous très fatigués, reconnaît Podborski Pratiquement au bout du rouleau.» Les «Mousquetaires» canadiens, oui prennent l'avion au-l’hui à Zurich pour une X Le vainqueur de la descente de Saint Moritz, Steve Podbors ki, brandit la coupe de la dP’ jourd'hui à Zurich Montréal, disposeront dizaine de jours pour recharger leurs accus.Mais, dès le 2 janvier, il leur faudra être de retour en Europe pour préparer le prochain rendez-vous, la victoire au centre du podium, deuxième place, et à sa droite descente de Garmisch (RFA), le 10.«Il nous faut arriver bien avant, souligné Michel Grenier, l'un des entraîneurs.En dix jours, nous aurons un double décalage horaire à récupérer Cela ne sera pas facile, et je ne sais pas si une semaine en janvier suffira.» A sa gauche, l’Autrichien Hardi Weirather, qui a fini en le Suisse Peter Mueller, qui a fi ni troisième.(Photolaser AP) BORNIO (Reuter) — La jeune Française Perrine Pelen a prouvé qu elle était la skieuse en forme en cette fin d’année 1980 en remportant samedi à Bornio le slalom spécial comptant pour la Coupe du monde, sa seconde victoire en trois jours.Comme à Altenmarkt (Autriche) jeudi, la Grenobloise de 20 ans a réussi le meilleur temps de la première manche pour l’emporter avec un temps total d’une minute 37,23 secondes.Elle a devancé de 25 centièmes la Soviétique Nadejda Patrakeeva, révélation de ce début de saison.La Suissesse Erika Hess a pris la 3e place en 1.37,64 Les Italiennes que l’on attendait aux toutes premières places ont légèrement déçu.La vice-championne olympique Danièle Zini ou Maria Rosa Quario n’ont pas réussi à terminer la première manche.L’audace à elle seule n’était en effet pas pavante sur la pente de ce slalom relativement plat qui nécessitait un dosage très fin et très précis de la prise de carres.Cette victoire permet à Perrine Pelen de prendre la tête du classement de la Coupe du monde de slalom spècial et de se rapprocher au classement Sénéral de la Coupe du monde e la Suissesse Marie-Thérèse Nadig qui, avec 136 points, la précède maintenant de 22 points.«Ce slalom n’était pas très éprouvant, mais il n’etait pas facile à gagner.Il était assez plat et à la moindre faute, on perdait pratiquement toutes ses chances de victoire», a-t-elle déclaré, avant d’ajouter: «Ce deuxième succès consécutif me satisfait amplement car j’ai maintenant retrouvé toute ma confiance, mais j’aimerais pouvoir creuser des marges plus substantielles».Fabienne Serrât, est du même avis: «J’ai bien skié sur l’ensemble des deux manches et je pouvais mieux faire si je ne m'étais pas bloquée à deux reprises.Dans la seconde manche je suis ainsi passée avec le meilleur temps intermédiaire avant de me faire «coincer» dans une enfilade.Cela m’a fait perdre tout mon élan pour la fin de la course.La réussite n’était pas à mes côtés en Autriche et à Bornio, cela sera peut-être de nouveau le cas en janvier.J’ai bon espoir, car je me sens en grande forme.» Outre la performance de Patrakeeva, la course a valu par le retour au premier plan d’Ursula Konzett, du Liechtenstein, gagnante de la Coupe d’Europe en 1977 Du côté des Canadiennes, Kathy Kreiner.de Timmins, en Ontario, a été la meilleure avec un temps combiné pour les deux manches de 101 secondes et sept centièmes, se méritant ainsi une 30e place • Sttvaift • • éfatittlUo* • INVITATION Pour la plus grande joie des cavaliers.Jean-Paul Paré, maître bien connu dans le milieu professionnel équestre, donne régulièrement des cliniques de dressage et de sauts à l'obstacle à la Ferme Équestre Mont-Rouge Limitée D'une ponctualité de roi.intègre, généreux de son temps et de sa personne.Jean-Paul dispense ses connaissances et fait profiter son entourage de son haut-savoir.Les cours et les cliniques de Jean-Paul, très imagées en gestes, en démonstrations.en paroles, fascinent même le plus simple spectateur.Il encourage le timide, calme le nerveux, dompte le coriace.Il faut voir l'énergie qu'il met à contrôler la bête fougueuse et l'instant d après.la douceur qu il apporte au jeune cheval.Jean-Paul a acquis son assiette enviable et ses différentes techniques d'abord par un travail acharné dans différents centres hippiques du Québec, ensuite avec des grands maîtres d équitation, en Allemagne, en France (Saumur).au Portugal et aux États-Unis.Cavaliers et chevaux du Québec ont tout à gagner à faire sa connaissance et nous souhaitons que beaucoup viennent le rencontrer à la Ferme Équestre Mont-Rouge, à St-Jean-Qaptiste de Rouville Informations Tél 467-5418.•P S.Vous pouvez prendre la Clinique avec votre cheval ou louer un cheval de la Ferme.Nous fêtons à la Ferme Cavaliers, amis et parents des cavaliers, vous dies cordialement invités à vous joindre aux éléves et pensionnaires.Im 27,26 *126 décembre 1960.Conlérences avec vétérinaires: Anne Vechon, Thlery Lemeire Théorie et cliniques d'équitation avec Jean-Paul Paré Démonstration sur terrage avec le forgeron Fernand Beau- chemin Sleigh ride, patin, raquette, ski de tond.Souper des Fêtes, soirée musicale, heure du thé.carousel, etc é votre choixl RÉSERVEZ LE PLUS TÔT POSSIBLE.• • S*timSmeme»e • éf*tteaUom • DAVID.BOULVA CLEVE 1 2 S 3 ovc* McGill College Suite 800 MONTRÉAL - 866-8621 CARTES PROFESSIONS 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Finlande a quant à clic terminé en troisième place après s’être imposée aux dépens de la Suède en l’emportant 8-2 Le capitaine Victor Zhlutkov a marqué deux buts, et le gardien Vladislav Tretiak a brillé devant le filet des Soviétiques.La Tchécoslovaquie avait battu l’URSS 5- 4 plus tôt au cours du tournoi, mais la Finlande a surpris la Tchécoslovaquie 5-1, samedi, pour créer une triple égalité en tête L URSS avait pourtant écrasé la Finlande 10-0, mardi Le match a été joué sous l’oeil expert de M Leonide Brejnev, dont on connaît la passion pour le hockey et uui avait pris place dans les tribunes du Stade Lenine.1 URSS, la Tchécoslovaquie et la Finlande ont terminé la phase préliminaire avec deux victoires et une défaite, mais la Finlande a été exclue de la finale en raison d’une différence de buts inférieure.¦ Gerry Cheevers opéré BOSTON (AB) L’entraîneur des Bruins de Boston, Gerry Cheevers, a subi un intervention chirurgicale pour l’ablation de l’appendice, hier.Agé de 40 ans, Cheevers repose dans un état satisfaisant, mais il ne sera pas de retour derrière le banc des Bruins avant le 31 décembre contre les Black Hawks de Chicago.L’adjoint de Cheevers, l’ex-défenseur Gary Doak, occupera le poste d'entraîneur des Bruins d’ici là.Les Bruins ont entrepris samedi à Hartford un périple de six parties à l’étranger.L’opération a été pratiquée par le médecin des Bruins, le Dr Ashby Moncure.¦ Brooks avec les Ranaers?DAVOS (AC) L entraîneur de l etjliipe olympique américaine, Herb Brooks, qui a mené les Etats-Unis à la médaille d'or loi s du tournoi de hockey sur glace de Lake Placid, a indiqué hier qu’il négociait toujours avec les Rangers de New York, de la ligue nationale de hockey.Brooks pilote présentement l’équipe de Davos, en Suisse.I .es Rangers lui auraient offert un contrat pour la prochaine saison.¦ Cyclisme: Langlois brille Claude Langlois a brillé d'un vid éclat en récoltant 24 points sur un total possible de 25 hier après-midi pour remporter facilement devant son coéquipier Patrie Raux lors des dimanches cyclistes du Vélodrome olympique.Au classement général, Langlois présente maintenant un total de 89 points, 27 points devant Raux Daniel Blanche et André Michand occupent la troisième position, avec 48 points.¦ En deux mots L’Américain Fritz Buehning a remporté la finale du tournoi de tennis des Galles du .Sud en battant hier son compatriote Brian Teacher en trois sets, 6-3.6-7 et 7-6.Le deuxième but Rich Dauer, des Orioles de Baltimore, a signé un contrat de cinq ans.Agé de 28 ans, il a frappé pour 284 et produit 63 points en 1980 Roberto Duran se dit prêt à livrer un dernier combat à Sugar Ray Leonard avant de prendre sa retraite.L'apatride Viktor Nortachnoi a remporté hier la deuxième partie de la finale du tournoi des prétendants à Merano, en Italie, en défaisant l’Allemand de l'Est Robert Hucbner, qui a abandonné au 39e coup.Fin ski.nordique, les Soviétiaues ont gagné hier le relais 3 X 10 kilomètres masculin comptant pour la Coupe du monde de ski nordique à Ramsau, en Autriche.Samedi, le Soviétique Alexander Savialov a remporté le 15 km, et une Soviétique, Raissa Smetanina, le 10 km.La glissade du Parc olympique est maintenant ouverte à la population.Elle est située sur la rampe d’accès de la piste (l'athlétisme, près de la rue Sherbrooke.Le plus ancien producteur de ski d’Autriche, la firme tyrolienne Franz Knei&6t, crèee en 1919, a fait faillite.Invaincue en neuf matchs, la pongiste Mariann Do-monkos, de Chateauguay, a confirme sa domination au tennis de table lors d’une compétition à l’Ecole Howard 5 Billings, de Chateauguay.Elle s'est ainsi assurée une place dans l’équipe canadienne qui participera aux Championnats mondiaux en Yougoslavie, au mois d’avril.L'Italien Paul Hildaartner a amélioré de 41 centième de secondes le record du monde de luge sur piste, samedi, à Winterberg, en République fédérale allemande.Le circuit de Jacarepagua, à Rio de Janeiro, où doit se dérouler le 29 mars prochain le Grand Prix du Brésil de formule un sera prêt en janvier, assure le président de la fédération brésilienne.BOUQUINEZ À L’AISE À L’agence du livre français inc.1248 rue St-Denia — Montréal, Oué H2X 3J8 — Tél.: 844-6896 844-6438 6 mois de neige.et de ¦ ¦ ¦ ski! 50 km de pistes entretenues avec soin 14 remonte-pentes Plus de 10 500 skieurs à l'heure Le seul système de télécabines au Québec Dénivellation de 625 m.éléva tion au sommet de 800 m Pentes 6 faciles.11 difficiles.10 très difficiles Saison, novembre à mal École de ski leçons de groupe ou particulières Semaine de ski (5 jours consé cutifs) Tarifs/adulte: par jour.11$ à 13$ selon la journée et la re montée, par semaine 41 $ à 55 $ selon la période SKI DE FOND • 150 km de sentiers balisés et patrouillés • 8 relais chauffés le long des pistes • Location d'équipement Une montagne de plaisir.^Gouvernement du Québec Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche Direction générale des opérations régionales C P 400 Beaupré.Québec.GOA 1E0 (418) 827 4561 •Conditions de la,neige Montréal ' (514t86t 6670 Québec 1418)827-4579 Toronto: (416)482 1796 ‘ Communication directe, sans trais, avec le Parc du Mont Sainte Anne » 27 12 ¦ Montréal, lundi 22 décembre 1980 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Lise Bissonnette, Jean-Pierre Proulx Directeur de linformation: Pierre Loignon Trésorier: Bernard Larocque Télé-Médic et les vraies urgences LE gouvernement ayant refusé de payer le déficit dans lequel Télé-Médic s’engouffrait, l’actionnaire le plus volubile de la compagnie, M.Simon Bédard, envisagerait maintenant de se porter candidat contre M.Denis Lazure et de solliciter du public les .sommes importantes que lui conteste le ministère des Affaires sociales.Il est navrant de voir un service d’urgence à vocation officiellement humanitaire sombrer de la sorte dans une affaire d’argent et de politique.La compagnie de M.Simon Bédard n’ayant su apporter aucune justification sérieuse pour les sommes qu’elle réclame, il n’y a pas lieu de lui faire davantage confiance, sur le plan administratif, pour le proche avenir.En revanche, sur le plan médical, le ministre aurait tort s’il ne prenait pas sans délai des mesures qui s’imposent pour assurer à la population inquiète les services vraiment essentiels qu’elle attendait de Télé-Médic.Sans vouloir porterjde jugement sur la situation de Télé-Médic, b population s’attendait que les responsables de la compagnie tentent d’en venir avec le ministère à un arrangement financier qui, dans l’immédiat et en attendant une solution plus permanente, permette le maintien des services essentiels dans le terri toire qui peut en être dépourvu.Elle a eu droit au contraire au spectacle déplorable d’un entrepreneur déçu et arrogant en mal de se lancer dans des souscriptions et des batailles électorales.On ne saurait trouver plus éloquente confirmation que M.Simon Bédard n’avait pas la fibre sociale voulue pour piloter une entreprise médicale comme Télé-Médic.Devant les chiffres et les données financières qu’on lui a soumis, M.Denis Lazure ne pouvait décemment en venir à une autre conclusion que celle de dire non à Télé-Médic.Il fallait un certain courage pour le faire, car les promoteurs de cette compagnie avaient su trouver la corde sensible du public.Déjà, le gouvernement de Québec aura à payer probablement un certain prix politique pour la ligne qu'il a, à bon droit, adoptée jusqu’à maintenant.Il faudrait souhaiter un meme courage chez les médecins et les inciter à ne plus attendre des entrepreneurs au verbe haut pour trouver les moyens de s’acquitter de leurs obligations élémentaires à l’égard de La population.Le ministre a annoncé entre-temps qu’l in service à caractère public serait fouri îi prochainement, faisant appel à toutes les bo n-nes volontés et aux ressources actuelleme nt disponibles, notamment sur le territoire de la région de Montréal.Il y a longtemps qu’un I ;el programme aurait dû être mis sur pied et le ministère doit être blâmé pour ne l'avoir p ias fait plus tôt.Il y a trop de faiseurs d’études et d’organigrammes aux Affaires sociales, et « ip-paremment pas assez d’hommes et de fe m-mes d’action.Le secteur public, c’est-à-dire le ministi ;re et les autres établissements de son réseau < jnt tardivement affiché leur disponibilité pi jur prendre la relève.Ils devront donner des résultats rapidement s’ils ne veulent pas qui - la situation se complique davantage alors que les prochains malheurs leur seront plus visiblement imputés.C’est pourquoi il importe que dans l’im médiat M.Lazure ne se contente pas de dor iner aux journalistes quelques numéros de téléj >ho-nes de services médicaux à domicile.Ces services ne couvrent pas tout le territoire e t ne disposent pas tous des ressources vou lues pour faire face à l’ensemble des besoins .Le ministre se trompe aussi quand il pense que des ambulanciers, si nombreux et dév oués soient-ils, peuvent établir les pren ûers diagnostics qui vont, parfois, faire toute U i différence entre la vie et la mort pour cer tains blessés ou malades à domicile.Le mini stère devrait être aussi habile et efficace que Télé-Médic et publier dans les médias et par tous autres moyens utiles les renseignements dont la population a besoin en cas a’urgenct v.Les restaurants savent faire connaître à tout es les portes les menus qu’il faut attendre ou t le pas espérer trouver chez eux.Les institi itions devraient à cet égard sortir de leurs mét hodes archaïques.S’il presse de renseigner la populatio: n, par contre il importe de prendre tout le t emps voulu pour concevoir et mettre en mar i :he le nouveau service intégré qu’a promis pour bientôt M.Lazure.En effet, la zone mé tropo-litaine ne connaît pas seulement d’innombrables problèmes et misères indiv iduels plus ou moins cachés dans les foyers.Cette région très industrialisée où nombre d’usines et de véhicules manipulent tous les jours des tonnes de matière excessivement dangereuse est exposée à des catastrophes communautaires d’envergure.Or aucun plan, aucune organisation n’est prévue pour faire face à ce type d’urgence.Il ne se passe pas de mois sans que l’une ou l’autre agglomération urbaine en Amérique du nord ne frise la catastrophe.Certaines régions, Toronto par exemple, ont montré qu’elles pouvaient être à la hauteur de la situation.C’est loin d’être le cas à Montréal.¦ Entre-temps, il faut déplorer qu’une entente n’ait pu être conclue entre Télé-Médic et le ministère.Plusieurs médecins de cet organisme étaient prêts et le sont sans doute encore pour continuer à servir la population sur la toute première ligne d’urgence.Leur disponibilité aura été cachée par le décor spectaculaire de M.Simon Bédard et de ses nouvelles aventures politiques et financières.Pourtant, en matière d’urgence et de service aux malades, ce n’est pas l’intervention du promoteur, mais celle des médecins qui eût été souhaitable, si vraiment les médecins de Télé-Médic restent en désaccord avec le gouvernement.M.Bédard a certes le droit de se lancer en politique et même de battre aux élections M.Denis Lazure si les citoyens lui font confiance.Le public doit être mis en garde cependant contre tout projet éventuel de souscription et de «téléthon».Il est facile de miser sur la sensibilité populaire et d’arracher au public, à la faveur d’un appel savamment préparé, des sommes qu’il ne donnerait jamais s’il savait vraiment quels sont les besoins et les données du problème.Il ne suffit pas de crier urgence, urgence, pour avoir les bonnes politiques et les compétences administratives voulues, même et surtout dans le domaine de la santé.Les médias ont largement fait écho aux firoblèmes et aux prétentions de Télé-Médic.ls seraient irresponsables en sollicitant des fonds du public sans d’abord tirer au clair les finances de l’entreprise de M.Bédard et sans s’assurer que la santé l’intéresse autant que la politique.Jean-Claude LECLERC inaa*tiiii*i[tiai La souveraineté linguistique par Louis-Paul Béguin Titulaire de la chronique de la langue au DEVOIR («Au fil des mots»), l'auteur résume dans le texte suivant la causerie qu’il a prononcée récemment devant la Société des traducteurs.Il faut se féliciter.De nos jours, on traduit beaucoup trop, mais mieux.Les progrès de la traduction au Canada sont si évidents, si rassurants qu’on semble vouloir s’accommoder pour l’avenir d’une situation de traduction permanente en technique, ce qui aboutirait à une sous-langue issue de l'anglais, hélas, camouflant encore mieux une pensée structurée selon l’anglais qui garderait ainsi son emprise sur le français.La belle phrase traduite est sans âme et sans vie.Le masque à l’effigie de Tout Ankh Amon peut être d'or pur, il donne peut-être une impression d'éternité, mais c’est seulement celle de la mort.Plus la traduction est bien faite, plus le camouflage est réussi.Dangereux paradoxe: la bonne traduction technique empêche la souveraineté linguistique.Le français traduit ne peut survivre qu’en étant alimenté par ce dont il est traduit.Encore une fois, c’est l’asservissement à l’anglais.Ne confondons pas souveraineté linguistique avec les «autres» souverainetés.Par souveraineté linguistique, j'entends la possibilité de faire passer directement sa pensée dans sa langue dans tous les domaines et sans intermédiaires.La traduction technique peut servir de porte ouverte sur cette souveraineté, si elle est, dans tous les cas, une opération unique de libération de l’autre langue Depuis toujours, c’est l’anglais qui a pris l’initiative et dirigé la pensée du Canada dans les sciences et.les techniques.Au fur et à mesure des décisions et des innovations, les textes anglais étaient traduits, ce qui fait que jamais la pensée française ne pouvait se détacher de la pensée anglaise, par elle soumise et par la traduction enchaînée.Au lieu d’offrir des possibilités d’action, la traduction à la pièce dans un français fidèle à la structure anglaise, réduit l’initiative et l’innovation des francophones à l imitation et à la dépendance.Ce qu’on perd en traduisant, c’est sa liberté de penser.Au Québec, c’est dans la technique que cette perte se fait cruellement sentir.Quand le millier de traducteurs fédéraux s’est mis en grève, il a été dit que le Canada n’était plus bilingue.Nul besoin de préciser de quelle langue on admettait ainsi la carence.Dans la pensée collective de langue anglaise, la technique s’organise et se transmet en fonction de la langue anglaise.Qu’allons-nous devenir si nous continuons à ne faire que traduire cette pensée, en la croyant nôtre parce qu’elle a désormais un aspect satisfaisant dans son enveloppe matérielle?Des gens incapables de penser Les civilisations meurent ainsi, quand la langue qui les a fait naître n’est plus alimentée et qu elle doit se nourrir au feu vif d’une autre langue pour soutenir une pensée au bord de (’assimilation.Un texte traduit est souvent un texte sans vie: il est prisonnier de la forme ue lui impose la langue étrangère où il sort, et sans aucune liberté d’action, sans aucun détachement possible.C’est vers l’anglophone qu'il faut se tourner pour connaître la «raison et le sens».Tout comme la «société traduite», qui doit alors demander aux autres la raison de son existence.Tout texte de loi traduit, toute décision basée sur des principes traduits sont la communication d’une loi selon les formes d'un esprit étranger, ou d’une volonté a'un autre système linguistique Libre à nous dé l'accepter II est bon toutefois que ces choses soient dites.Le progrès d’ une pensée collective et technique i ;st une question de créativité.Se contenter de l’esprit créateur de l’A utre, c’est se contenter d’être son ombre et reconnaître sa supériorité La créativité est faite du bond de 1 'imaginaire «qui prévoit», et de sa rencontre avec l’expérience «qui a s ippris»; ce qui permet l’éclosion de nouvelles connaissances.Le mirad e de la pensée qui se concrétise en i nots qu'on peut structurer en phra ses de sa langue afin d’organiser 1 ogiquement l'innovation, est peut être depuis toujours la plus grande j oie de I’homo faber.Au Canada, la traduction est devenue une ins titution, alors qu’elle n’aurait dû ê tre qu’un pis-aller.On commence à s’en renare compte.Traduire, tou jours traduire, même si de plus en pl us.cette traduction est bien faite, ci ?st refuser dans le fond le pouvoir de progresser en fonction de soi-même , c’est refuser d’accueillir la pensée innovatrice déclenchée par l'imagini lire.Aux Québécois, la traduction é| aargne les efforts de la créativité, m ais en supprimant l’acte de création .Traduire les textes anglais des sciences et techniques n’est que l’j irt de les communiquer le mieux p ossible.Il faut lire la description | >ar Pasteur d’une de ses découvertes pour bien y voir le génie humain, qui ind la langue concrétise directement et clairement la pensée innovatrice du chercheur.La traduc1 tion peut être géniale en tant que tr aduction.Elle ne peut remplacer 1 acte de créativité.Il me semble que seule la communication directe de ’ la pensée créatrice dans une langue de création est enviable.Rédiger au lieu de traduire — en technique > 'omme en langue générale — est une libération ae la pensée.L'art de la terminologie qui commence à s e propager dans les milieux de la traduction au Québec, va permettre de trouver une fois pour toutes et d'e les organiser en fichiers et en vocabulaires, la plupart des équivalents français de 1 anglais des sciences et techniques.La terminologie va permettre par ses méthodes indépendantes de s’écarter du texte même et d'en tirer l’essence, c’est-à-dire le vocabulaire et la documentation.La mise en commun des vocabulaires et des fiches de terminologie et de documentation va rompre le sens unique anglais-français, encourager le dialogue entre les traducteurs et éviter (et supprimer) le fractionnement de la langue française comme cela s’est fait depuis toujours, quand chaque traducteur — ou chaque secrétaire bilingue — avait sa petite traduction maison, basée le plus souvent sur de la documentation traduite elle aussi, et soucieuse de «rester proche» de l’anglais.Le dialogue technique sera enfin possible entre techniciens francophones du monde entier.L’anglais aura repris sa place logique, et le français aussi.Traduire au Canada a toujours été une activité concrète portant sur des messages plus ou moins courts à transcrire en français (en sens unique) plutôt que sur le fonctionnement d’un système linguistique donné.Les exigences aes employeurs sont toujours aussi claires: if faut faire vite et bien, mais surtout vite.La terminologie adapte les principes de l’analyse, du découpage du texte et de ( arbitraire du signe, pris à la linguistique.Elle laisse au traducteur le soin d’être son propre maître d’oeuvre.C’est en traduisant qu’on devient traducteur.Le traducteur ne s'intéresse à la forme qu’en ce qu’elle lui donne le moyen de trouver ce qu’il cherche avant tout: le sens.Tout le texte à traduire renvoie à autre chose, qu’il faut connaître ou sur lequel il faut s’informer.La terminologie met à la disposition des traducteurs, documentation et fiches terminologiques bien rédigées L'expérience au traducteur fait le reste Comment peut-on êtreiinmigrant?par Martin Hehn • Lorrain d’origine, l'auteur est établi depuis plusieurs années au Québec où il est coordonnateur du Service des communications du Collège du Vieux-Montréal.Le «Comment peut-on être Persan?» que Charles de Secondât, baron de La Brède et de Montesquieu, prêtait malicieusement aux Parisiens, ses contemporains, recelait autant d'étonnement naïvement scandalisé qu'on en trouve chez tout aborigène, ou réputé tel, devant un immigrant.Comment, en effet, peut-on être immigrant?L’interroqation persiste, du reste, bien au-delà du seuil qui fait de l'immigrant un immigré et ce n'est bien souvent qu'au bout de plusieurs générations que cette étrange engeance cesse d’être un objet de curiosité.Qu’y a-t-il, au fond, de si étrange chez une personne qui quitte son .pays pour s'établir dans un autre pays, au Québec par exemple?La langue?sans doute, si l’immigrant arle une autre langue.Le physique?ertes, si l ïmmigrant a des yeux dh-dés ou le teint basané ou la peau noire ou des cheveux crépus Son train de vie?Peut-être, s'il roule en Cadillac ou, à l'opposé, s’il porte des souliers troués.Sa religion?Si peu La différence entre un protestant d'ici ou d'ailleurs ne saute guère aux yeux.Certains signes extérieurs peuvent, c'est vrai, permettre d’identifier un juif de la stricte observance.Les convictions politiques?La droite et la gauche se ressemblent tellement a'un pays à l’autre Alors quoi?Qu'est-ce qui fonde l’étonnement ou la perplexité des habitants d'un pays quand ils se trouvent en contact avec un immigrant, surtout dans les cas où rien, décidément, ne le distingue d’eux à première vue?Ce qui, selon le cas, étonne, trouble ou encore fascine dans un immigrant c'est qu’il se soit arraché à ses racines et qu’il ait risqué une transplantation.On sait les aléas d'une transplantation dans le monde végétal; on en a mesuré, dans un passe récent, tous les risques au plan anatomique Les phénomènes de rejet sont mal connus encore; leur apparition a fait hé- siter les s avants.Dramat isation?Voyons plutôt les choses telles qu’elles s ont! Voilà un homme, une femme, i me famille qui.pour une raison pa rmi mille et mille autres, sont ame nés à émigrer Le premier traumati.' ;me se produit a ce stade du processu; ; de la transplantation, traumatisme semblable à celui du nouveau- né expulsé du sein tutélaire de sa m< tre.Désem, paré, l’émigré devenu immigrant, cherche à prendre pied sur la terre d’accueil.Il s’agit de reprendr >?racine, de retisser, maille après ms ,ille, la trame si riche, si fine et si fr agile de l’existence quotidienne.Surgissent alors mille obstacles.Comment s'intégrer dans cette ni nivelle société?Comment surmont er la hantise de la marginalisation si jr le plan linguistique, culturel.soi' ial.economique?Comment faire fa< re, sans dommages pour sa santé, a ux nouvelles données climatiques.au nouvel environnement microbi en.aux nouvelles conditions de travi iil?Et surtout, surtout, comment ri ‘nouer des liens affectifs9 Un transph inté reste fragile longtemps.Il deme ‘ure en état de moindre résistance U mt que ses racines maîtresses ne se sont pas fixées solidement dans la nouvelle terre et que les radicelles nourricières ne se sont pas lovées au coeur du nouveau terreau Tous ne résistent pas à l’épreuve.Certains végètent, d’autres s’étiolent Nombreux, cependant, sont ceux qui, bravant les obstacles et neutralisant tous les germes de rejet, s’adaptent.s’inti^rent et s’épanouissent, au point d’être un nouveau sujet d’étonnement pour ceux qui les ont accueillis: comment peut-on être un immigré9 Le Rubicon est, en effet, franchi Les peurs sont dissipées.Les tentations de l’abandon sont surmontées.Les démons de la marginalisation sont exorcisés Le nouveau citoyen s’affirme, entreprend, crée Fondamentalement, toutefois, il demeure ce qu’il a été et c’est son savoir, sa culture, sa personnalité, scs forces vives, enrichis il est vrai, d’apports nouveaux, qu’il investit dans ses nouvelles activités au sein de la société qui a su, généreusement, l’accueillir.Et quand, d’aventure, il retourne dans sa Lorraine natale, pour faire visite aux siens, on chuchote sur son passage comment peut-on être Québécois?Est-ce toujours un cadeau?Il ne faut pas que le cadeau que vous faites soit plus agréable que vous-mêmes.¦ Je ne donne pas avec mon coeur mais avec mon goût.¦ Nos présents nous ressemblent.¦ On peut avoir les moyens de donner beaucoup et ne pas avoir ceux de recevoir peu.¦ Les petits cadeaux entretiennent l’amitié; les gros favorisent l’amour-propre.¦ Les coutumes sont des modes enracinées.¦ Par obligation, on fera des cadeaux coûteux à des gens à qui, en tout autre temps, on ne ferait pas la charité d’un verre d’eau.¦ Il est tellement dans l’usage de donner que celui qui ne le peut ressent plus profondément son indigence.Léon Bloy a bien rendu, par un paradoxe, ce désagrément: «Le manque d’argent est tellement le mystère de ma vie que, même lorsque je n’en ai pas du tout, il a l’air de diminuer».riode prescrite.— Conditionnement là aussi?S’oublie-t-on pour pei fui nser à l’autre ou s’oublie-t-on pour se fuir un peu?¦ «Prendre un p’tit coup, ça rend l’esprit malade», dit la chanson.Cela peut vouloir dire: perdre la tète pour retrouver les voies du coeur.¦ Si l’on donnait et que personne ne soit là pour recevoir.¦ Être témoin de l’embarras où l’on met celui à qui l’on fait un cadeau est une délectation qui déshonore son geste.¦ Donner peut être une façon détournée de posséder.l’autre.¦ Les enfants nous font prendre conscience par leur gaieté que les adultes avec leur correction dans les convenances ne font pas sérieux.¦ Les grosses institutions d’argent, à une semaine de Noël, jettent à la face du monde la dérive de l'économie.Elles choisissent leur moment pour administrer leur médecine, sachant qu’elle s’avalera sans grimace.En janvier, après l’euphorie, cyniquement.quand la dépression se fera sentir, ces ploutocrates auront beau jeu pour lancer ce blâme: «On vous avait prévenus».¦ Les grandes passions ne sont pas aimables.¦ La bienveillance est la politesse des coeurs sans romantisme.¦ De nos jours, l’esprit de famille a quelque chose de la réanimation artificielle.Le temps des fêtes est beaucoup plus dans l’esprit du carnaval que le temps du carnaval lui-même.¦ Rares sont ceux qui donnent selon leurs moyens.Le temps des fêtes est peut-être le seul de l’année où le calcul nous semble confiner à la mesquinerie.¦ C’est un temps où il y a un tel plaisir à donner que je m’étonne que l’on n en multiplie pas les occasions au-delà de la pé Il a manqué au Christ pour être John Lennon de vendre, de son vivant, 250 millions de copies de son Sermon sur la montagne.¦ Plus on fait à sa tête moins on y a recours.¦ On n’aurait pas tant besoin de donner, si on en prenait moins pour soi.Albert BRIE ¦ Le fossé n’est pas si profond (En réponse à Mme Huguette Chamard-Chagnon.) Votre lettre parue dans LE DEVOIR le 9 décembre dernier m’a vivement interpellée parce que tout ce qui se vit au Québec et au Canada depuis le référendum est loin de me laisser indifférente comme religieuse et comme Québécoise.Vous avez eu l’impression que toutes les religieuses ont voté NON au référendum.La majorité, peut-être, mais toutes, non! Sachez que nous sommes parfaitement libres de voter comme nous le voulons.Comme les grandes communautés ont presque toutes près de soixante ans de moyenne d’âge, est-il si surprenant qu elles réagissent comme la plupart des personnes âgées?Elles aussi ont leurs propres opinions politiques; elle aussi ont le droit d’être insécures devant le changement possible, devant le risque et l’inconnu, devant ce qui pourrait apporter «le trouble».Vous avez raison de souligner notre absence au plan de l’engagement social et politique Nous sommes peu nombreuses au front sur ce champ de bataille et pour cause; mais à l’arrière garde, dans renseignement où nous oeuvrons par profession presque exclusive, nous sommes là.Sachez qu’il n’y a pas d’interdit pour nous en politique et que nous ne doutons pas de votre accueil, mais comme religieuses, est-ce là le service le plus urgent à rendre à nos concitoyens?La religieuse, comme le prêtre, ou certains groupes d’engagement semblable, ne doit-elle pas éviter de se prononcer publiquement en faveur de telle ou telle option politique?Aucune de nous ne peut parler au nom de toutes les religieuses de sa communauté: nous tomberions alors dans le travers ue vous soupçonnez chez nous.Les droits e chacune comme personne nous en empêchent et le rôle que nous avons à jouer dans la plupart de nos milieux de travail également.Certaines cependant ont un engagement social bien précis et dans leur groupe, elles le font bien valoir.Évidemment les «cornettes» ne vous permettent plus d’identifier les religieuses présentes aux rassemblements politiques ou autres et c’est tant mieux; mais il y en a sûrement et, interrogées personnellement, elles donneront franchement leur point de vue.Les moments historiques que vit le Québec depuis près d'un an, les religieuses les comprennent, j’ose le croire, car la plupart d’entre elles, comme vous le soulignez, ont voué leur vie dans «des domaines vitaux de notre vie collective».Si le référendum en a laissé plusieurs de l'autre côté de ce que vous appelez un «fossé», croyez que la cause au français et de nos autres droits sacrés jettera un pont entre nous et vous permettra de réaliser que nous sommes plus près de vous que vous n’osez le croire.Yolande LABERGE, s.n.j.m.Saint-Lambert, 10 décembre M À M.Trudeau de décider M.Trudeau s'apprête à commettre un véritable putsch, c est-à-dire une usurpation, sans négociations sérieuses aucunes, de pouvoirs qui jusque-là appartenaient à d’autres Sa démarche, dite constitutionnelle, semble peu soucieuse du respect de l’esprit de la démocratie.La démocratie, il nous le ftrouve, peut également tendre vers le tota-itarisme, c’est-à-dire qu elle peut fonctionner selon la loi du plus fort, quoi que vaille cette dernière.M.Trudeau se dit fort de l'appui de la population Est-il besoin de lui rappeler que des éléments importants de cette population lui sont réfractaires, certains premiers ministres provinciaux en l’occurrence, ce qui n'est pas négligeable?Plusieurs intellectuels et leaders ae tout acabit s'opposent également à ce qui s’apparente à un coup d’État démocratique.A cette force vive de la société québécoise, M.Trudeau oppose le principe de la simple majorité.C'est son droit.C’est légal.Et tous d’accepter cette règle du jeu.Nous disons simplement qu’il escamote ainsi un aspect fondamental de la réalité politique canadienne.M.Trudeau doit-il profiter de cette favorable conjoncture mais non immuable; pour forcer le Québec à parapher un traite de Versailles?Répondre à cette question c’est se demander quelles furent les conséquences de ce traité imposé à une partie, toute vaincue qu’elle était.Je dis que voilà le genre d’écueil que savent éviter les grands politiques.Que la position des séparatistes soit logique ou non, qu’ils soient des théologiens stupides ou pas, peu importe car leur simple existence constitue un facteur politique important au Québec.Par conséquent, un politicien qui serait sage en tiendra forcément compte dans l’élaboration sincère d’une solution qu’il voudra durable.Le soir du 20 mai, le discours de M.Trudeau, on s'en rappelle, a été celui d’un grand politicien conscient qu’il était de la frustration d’une part importante de la population.En est-il toujours conscient?À mes enfants, pourrai-je dire de M.Trudeau qu’il fût un politicien grandiose?Je l’espère sincèrement.Jean-Luc BASTIEN, étudiant Québec, 5 décembre ¦ Le Canada doit intervenir (Lettre adressée d M.Marc MacGui-gan, secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures du Canada.) Je partage la préoccupation d’un grand nombre de Canadiens vis à vis le non respect des droits de l’homme en Haïti et Salvador.Je vous demande urgemment de cesser l’aide aux régimes en place et d’intervenir auprès de ces gouvernements pour faire cesser les arrestations, tortures et assassinats politiques.Julio FERNANDES Brossard.15 décembre ¦ Retrouvons le Père Noël d’antan Le Père Noël existe depuis très longtemps.La joie qu’il apportait aux enfants n’est plus la même.Avant les enfants étaient heureux de le voir.Mais maintenant tout ce qu’ils attendent de lui, c’est un cadeau.Le monde a oublié le rôle de gaieté et d’amour que le Père Noël est supposé apporter Le Père Noël est une marionnette manipulé par de grands magasins.Il a modernisé son moyen de transport pour se rendre dans les centres d’achats.En premier il arrivait en traîneau, après en hélicoptère et maintenant en parachute Qui sait si plus tard il n’arrivera pas en boing 747 II a quelque peu changé de mode aussi car il ne vient plus voir les enfants, ce sont eux qui vont le voir dans les centres d’achats.Le Père Noël n’est plus qu’un moyen de faire profiter les magasins.Celui que nos parents ont connu, était bien différent de celui d’aujourd’hui.Alors, pourquoi ne pas retrouver le Père Noël que nos parents ont connu?Marc MOREAU Montréal, 3 décembre LE DEVOIR est publié par I imprimerie Populaire.société â responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Ouebecor Inc dont les ateliers sont situés à 9130 rue Bol-vin.Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne $70 00 par année; six mois, $38 00, trois mois: $27 00 A l'étranger $75 00/par année, six mois $41 00; trois mois: $29.00 Éditions du samedi: $19 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1 50 par semaine Tarif de I abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées).L'EDITEUR NE PEUT FOURNIR UNE MEILLEURE IMPRESSION Le Devoir, lundi 22 décembre 1980 ¦ 13 M HI JAI SB sma Appel pour les réfugiés haïtiens des Bahamas LE 8 novembre 1980, la presse américaine (Miami Herald) alertait l'opinion internationale sur la tragique odyssée d'une centaine de réfugiés haïtiens échoués sur un îlot désertique (Cayo Lobos) pas plus grand qu'un terrain de football, situé à 25 milles des côtes de Cuba, en territoire bahamien.Ils avaient quitté Haïti le 28 septembre 1980 et se dirigeaient vers la Floride quand une tempete les obligea à s'abriter sur cet îlot le 3 octobre 1980, La mer emporta leur bateau et ilrrestèrent coincés sur Cayo Lobos.Quand ils furent repérés par les gardes-côtes américains au cours d'une mission de routine le 9 octobre 1980, cinq d'entre eux étaient déjà morts de faim (six autres avaient péri en mer.).Après plus d’un mois de discussions, tractations et négociations, entre les gouvernement haïtien, américain et bahamien, ces réfugiés furent retournés de force en Haïti par la police bahamienne.Ils furent matraqués après que des gaz lacrimogènes aient été utilisés.(La télévision américaine retransmit en direct à des millions de téléspectateurs ces scènes insoutenables.) Cette tragédie de Cayo Lobos ne devrait pas faire oublier la situation tragique de milliers de réfugiés haïtiens menacés d'être expulsés massivement des Bahamas à compter du 18 janvier 1981.En En date du 10 décembre dernier, un appel aux Nations unies a été lancé en faveur des réfugiés haïtiens des Bahamas (menacés d'expulsion) par sept organismes haïtiens du Canada, des Etats-Unis, de Saint-Domingue, de Porto Rico, et de France, dont le Bureau de la communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal.Le texte commun, signé au nom des organismes par M Paul Dejean, a été spécifiquement adressé au haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés et à la Commission des droits de l'homme de l'ONU.effet le gouvernement de ce pays a annoncé officiellement le 21 octobre 1980, que tous les immigrants illégaux qui n’auraient pas quitté les Bahamas au 18 janvier 1981, seraient susceptibles d'être arrêtés et déportés.Cette mesure vise principalement les Haïtiens résidant dans ce pays.(On les estime à environ 25,000.) Ce communiqué est périodiquement répété en créole sur les ondes de la radio officielle des Bahamas.NOUS CRAIGNONS donc que des déportations massives d'Haïtiens ne soient effectuées des Bahamas.Même ceux-là qui voudraient quitter ce pays ne peuvent le faire légalement vu qu’il n'existe aucune liaison officielle par air ou par mer entre Haïti et les Bahamas.De plus, le gouvernement des Bahamas semble attiser une violence raciste contre les Haïtiens, rejetant tous les maux de ce pays sur la présence de ces réfugiés et par le fait même, canalisant le mécontentement de certaines couches populaires vers les Haïtiens.NOUS CRAIGNONS de plus que ces déportations ne s’effectuent dans des conditions inhumaines.Ne revenons pas sur la brutalité des policiers bahamiens à l'endroit des réfugiés de Cayo Lobos.Soulignons que le 2 décembre 1980 le gouvernement des Bahamas a essayé d'entasser 528 prisonniers haïtiens dans un bateau pouvant à peine en contenir 300.Ce n’est qu'après que la presse ait rendu publique cette affaire et ait établi de troublantes comparaisons avec le trafic de négriers de temps que l'on croyait révolus que le gouvernement des Bahamas’accepta de repartir ce contingent dans deux oateaux afin de les retourner en Haïti.Depuis le 27 novembre 1980, les agents d'immigration des Bahamas sont armés.NOUS CRAIGNONS aussi que ces déportations massives ne s'effectuent au mépris de tous les accords internationaux portant sur les droits de l'homme et la protection des réfugiés En 1974.une trentaine d'Haïtiens présentaient des demandes formelles d'asile politique au Bureau d'immigration de Grand Bahama à Freeport Ces requêtes sont restées sans réponse jusqu'à ce jour En 1977, un bateau haïtien en route pour Miami échoue à Freeport.Il avait auparavant fait escale à Cuba Les Haïtiens se présentent comme fflvant la répression qui pourrait s'abattre sur eux en Haïti pour avoir voulu participer à un mouvement clandestin en faveur de Tex-général Paul E.Magloire.Ils sont jetés en prison à Fox Hill (Nassau).Le consul haïtien refuse qu'ils soient déportés vers Haïti parce qu ils sont d'éventuels communistes pour avoir foulé le sol de Cuba Le groupe pourrira en prison plus d une année.U faudra l’intervention du Représentant des Nations-Unies pour que le gouvernement haïtien accepte un rapatriement dans des conditions de sécurité jugées acceptables.En novembre 1980, le gouvernement des Bahamas rejette l'offre d'intervention du haut-commissariat pour les réfugiés dans la triste affaire de Cayo Lobos.Pourtant, ces réfugiés avaient, par la voix de leur porte-parole, clairement et publiquement (devant les représentants de la presse américaine), pris position contre le gouvernement haïtien et manifesté leur intention de demander l'asile politique NOUS CRAIGNONS également que ces réfugies ne soient emprisonnés dans des conditions intolérables avant d’être déportés sur Haïti.On a déjà signalé plusieurs cas de tuberculose.de diarhée, etc , parmi les Haïtiens emprisonnés à Fox Hill.Le gouvernement des Bahamas a déjà utilise un îlot desert au large de Nasau (Athol Island), comme «prison» pour des centaines de réfugiés haïtiens Avant d'être déportés, ces prisonniers doivent recevoir un «visa de retour» du consul haïtien, ce qui peut souvent prendre des mois.NOUS CRAIGNONS enfin que ces réfugiés ne soient sauvagement maltraités a leur retour en Haïti.La police haïtienne a brutalement matraqué la foule venue témoigner sa sympathie aux réfugiés de Cayo Lobos lors de leur retour en Haïti.L'affaire Cavo Lobos a provoqué une telle vague d'indignation et de colère dans la population naïtienne face à cette honte, face à cette humiliation nationale que la dictature sanguinaire et rétrograde des Duvalier s'est sentie menacée et a déclenché une vague de répression, sans pareille depuis les douze dernières années Sitôt le départ des journalistes étrangers venus couvrir l’arrivée des réfugiés de Cayo Lobos, la police haïtienne a pratiquement décimé tout le secteur démocratique en Haïti.A Port-au-Prince seulement, il y a eu près de trois cents arrestations.Lès membres de la presse indépendante furent les premiers visés, plusieurs ayant déjà été expulsés d'Haïti Qu'en sera-t-il quand ce ne sera pas une centaine mais des milliers d’Haïtiens qui seront déportés?.Qu'en sera-t-il quand il n'y aura plus personne en Haïti pour élever la voix en faveur de ces mameu reux?POUR CES MOTIFS, nous, les orga nismes soussignés qui nous consacrons quotidiennement à la défense des réfu giés haïtiens, réitérons notre requête du 13 novembre 1980 et prions instamment le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés: 1) de constituer d'urgence une instance internationale susceptible de se pencher sur le sort des réfugiés haïtiens.2) de demander à cette instance de se pencher en priorité sur le sort des réfu giés haïtiens menacés d'être expulsés des Bahamas à compter du 18 janvier 1981 Nous demandons également à la Commission des droits de l'homme d’enquêter sur la situation des réfugiés haïtiens dans les Bahamas.Pour un développement de l’espace rural L’ADOPTION de la loi 90 sur la protection des terres agricoles le 22 décembre 1978 a été pour plusieurs une grande satisfaction.Protéger les terres agricoles, c’était reconnaître la réalité agricole du Québec et annoncer la volonté gouvernementale d’encourager le développement futur de ce secteur économique et social.Cependant, cette loi de zonage (ou d’affectation du sol) parrainée par le ministre de l’Agriculture, si elle favorise dans sa nature et son application le mandat d'aménagement du territoire confié aux ministres Léonard et Tardif — en imposant par exemple des périmètres «verts» autour des centres urbains — doit, pour être conséquente avec l'objectif d’autosuffisance agro-alimentaire défendu âprement par le ministre Garon, se doubler de politiques franches de mise en valeur et de rentabilité des terres zonées ce qui n’est que très partiellement acquis.Après plus a une année d’application de la loi 90, force nous est de reconnaître que cette loi de protection du territoire agricole demeure une loi de zonage et non une loi agricole au sens économique du terme, dans la mesure où elle désigne et protège un usage spécifique à une portion du territoire du Québec méridional.La loi interdit le lotissement sur les terres zonées mais y permet la friche.Si l’agriculture persiste à demeurer dans plusieurs régions du Québec un parent pauvre de notre économie, la loi aura Eeut-être pour effet de favoriser la friche! agriculture et le milieu rural québécois ne se limitent pas aux riches terres de la plaine de Montréal.Dans la succession chronologique des étapes devant conduire le Québec a se doter d’une législation globale d'aménagement du territoire, rappelons que c'est le 21 décembr«Mf VIVK1.• C'est le temps de vivre • M'en revenant de la Vendée • J'ai fait l'amour à une brune • Marguerite • J'ai connu Berthe* Nous sommes trois frères • L’autre jour dans mon chemin • Vers le milieu du mois d'avril • Un seigneur de Bretagne • Nicolas • Je vous invite mes amis • La mariée Aussi disponibles Recueils de chansons Volumes 1 et 2 2?95 ch.Li MAGASIN DI MUSIQUE LE PLUS COMPLET AU CANADA &£c/llc£aMjfrau&£ NC SOO e»t, Ste-Cotherine/Berri 849-6201 » 14 ¦ Le Devoir, lundi 22 décembre 1980 .• m " Sur /es accidents nucléaires Le rapport du Pentagone serait très au-dessous de la réalité WASHINGTON (Reuter) - Le nombre d’accidents graves impliquant des armes nucléaires américaines dont a fait état le Pentagone est très inférieur au chiffre réel, affirme le Centre for Defence Information (CDI), groupe de recherche indépendant sur les questions militaires établi a Washington.Selon le CDI, souvent critiqué à l’égard du ministère de la Défense, 95 accidents de cette nature se sont produits entre 1950 et 1975.Un rapport du Pentagone, communiqué à l’agence Reuter mais non encore rendu public, mentionne 27 «flèches brisées» (nom de code des accidents en question) pour la période 1950-1980.En 1968, le Pentagone n’en signalait que treize.Un porte-parole du ministère de la Défense a déclaré qu’il n’y avait pas eu de tentative de dissimulation des accidents, mais qu’il avait été difficile de s'entendre sur le type de faits à recenser.«Notre bilan en matière de sécurité nucléaire est satisfaisant», a-t-il dit en soulignant u’aucun incident n’avait entraîné ’explosion nucléaire.M.Bill Arkin, expert du CDI, se félicite «que le Pentagone fasse plus de lumière sur ces accidents», mais estime que «le récit n’est toujours pas complet».En plus de l’explosion en septembre dernier d’un missile Titan Deux dans son silo, dit-il notamment, deux autres accidents graves ont eu lieu cette année, l’un au large de la Nouvelle-Angleterre, l’autre dans le Da- kota du Nord.Le Pentagone a reconnu la vérité de ces déclarations, en se refusant toutefois à tout commentaire au sujet des accidents, survenus à un bombardier FB-111 porteur d’une bombe et à un B-52 charge de trente engins nucléaires.Dans les milieux militaires, on qualifie d’estimation timide le bilan établi par le ministère et l’on évalue 70 les incidents moins graves que le Pentagone classe dans la catégorie glaives émoussés (Dulled Swords).Le ministère de la Défense a mis en oeuvre un programme d’exercices de prévention des accidents dans le domaine des armes nucléaires (NUWAX) qui doit commencer au printemps prochain avec une simulation d’accident flèche brisée.Un incendie a complètement ravagé dimanche matin l’auberge fondée à Stowe, Vermont, par la célèbre famille autrichienne Von Trap, dont les aventures ont été la base de la comédie musicale The Sound of Music.L’auberge, achetée après que les Von Trap eurent fui l’Autriche en 1938, était une anienne ferme située au coeur des montagnes du Vermont.Un client a péri dans l’incendie et 6 autres ont été blessés.Le feu serait dû à un brûleur à mazout déficient.Aucun membre de la famille Von Trap n’a été blessé.Johannes Von Trap et sa mère, la baronne Maria Augusta, qui dirigent l’établissement depuis la mort du baron Georg, ont indiqué qu’ils reconstruiraient l’auberge.Les Von Trap, rappelle-t-on, étaient arrivés en 1938 aux États-Unis fuyant l’occupation nazie de leur pays.Avec leurs dix enfants et seulement $4 en poche, ils avaient entrepris une série de concerts dans tout te pays.Le succès venu, ils s’étaient installés dans le Vermont.Otages nature «n’a pas encore été décidée», a dit M.Muskie.Auparavant, le secrétaire à la Défense Harold Brown, interviewé par une autre chaîne de télévision, aviat écarté l’idée de payer à l’Iran «une rançon, de l’argent qui ne s’est jamais trouvé dans ce pays (les États-Unis)».M.Brown a refusé de commenter publiquement la possibilité d’une action militaire américaine, sans d’ailleurs l’écarter et en soulignant à l’adresse des Iraniens qu’une «action de leur part contre les otages causerait une grave réaction dans notre pays, quel que soit le président».Mais, comme M.Muskie, il a déclaré que les États-Unis entendaient poursuivre une «approche pacifique» du problème des otages.Il reste à savoir, constatent les observateurs, si Téhéran acceptera d’engager de nouvelles tractations après avoir présenté comme «finales» des dernières contre-propositions.La somme dont l’Iran réclame le dépôt en Algérie dépasse largement les estimations américaines tant des avoirs iraniens que des biens de l’ex-chah qui pourraient se trouver aux États-Unis, et c’est pourquoi M.Brown a parlé de «rançon».Il reste à Washington un atout: le fait que.dans un mois, 1 Iran devra s'adresser non plus au gouvernement Carter, mais à la nouvelle administration républicaine de M Reagan, avec toutes les inconnues que cela représenterait pour Téhéran.Voici les principaux points de la réponse iranienne a propos des otages transmise aux États-Unis par la délégation algérienne, telle qu elle a été publiée hier en anglais par l'agence officielle iranienne Pars.Le document retrace d’abord les négociations depuis le 2 novembre 1980, date à laquelle le Parlement iranien a défini ses quatre conditions pour la libération des otages.Il indique ensuite qu’aprés avoir passé en revue les deux réponses américaines et «avoir entendu les explications de la délégation algérienne», les conclusions suivantes ont été atteintes: «Malgré l’acceptation par le gouvernement américain des principes ae la résolution de l'Assemblée consultative islamique, les engagements proposés par les États-Unis ne répondent pas à tous les points énumérés par l’Assemblée, et dans certains cas, des amendements aux réponses et des changements dans les procédures d’application sont nécessaires.» En ce qui concerne la première condition (non-intervention en Iran), l’engagement américain doit être rédigé ainsi: «Le gouvernement des États-Unis d'Amérique s’engage par la présente à ne pas intervenir dorénavant, directement ou indirectement, militairement ou politiquement dans les affaires intérieures de la république d'Iran».Concernant les conditions deux et trois (avoirs iraniens gelés aux États-Unis et abandon des plaintes américaines), «compte tenu du fait que les États-Unis en ont accepté le principe», l'Iran «propose» des procédures d application.Ainsi, «le gouvernement américain devra prendre en plus des mesures juridiques et administratives nécessaires, les mesures suivantes: «Restitution des 9,069 millions de dollars d'avoirs iraniens plus les intérêts y afférant aux taux en cours, ainsi que restitution de l’or appartenant à l’Iran, déposé à la Federal Reserve Bank de New York, et leur remise à la banque centrale algérienne avant la libération des 52 Américains otages de la nation iranienne.Dès la libération des 52 Américains, ces avoirs seront placés à la disposition du gouvernement iranien par le gouvernement algérien, déduction faite aes montants» des dettes iraniennes (le texte explique plus loin qu’il s'agit notamment d’emprunts contractés aux États-Unis et des dettes aux personnes physiques ou institutions américaines gue le gouvernement iranien s'engage à régler).«Pour le remboursement de ses dettes, le gouvernement iranien s’engage à déposer auprès du gouvernement algérien une garantie initiale en capital de un milliard de dollars, ou toute autre garantie acceptable par la banque centrale algérienne (.) qui ne tombera jamais en dessous de cinq cents millions de dollars».Cette garantie ne couvrira pas «les plaintes déposées en raison de la prise de l'ancienne ambassade américaine à Téhéran, ni de la prise d’otages, ni des réactions du gouvernement américain, non plus que des plaintes provenant des effets de la révolution islamique en Iran».Les 9,069 millions de dollars à déposer en Algérie se décomposent ainsi: «1.Dépôts de la banque Markazi (banque centrale iranienne) auprès de banques américaines à Londres pour 3,518 millions de dollars.2 Dépôts de la banque Markazi auprès de banques américaines à Paris: 400 millions de dollars.3.Dépôts de la banque Markazi auprès de banques américaines aux États-Unis: 167 millions de dollars.4.Dépôts d’autres banques iraniennes auprès de banques américaines: 300 millions de dollars.5.Dépôts de la compagnie nationale iranienne des pétroles: 407 millions de dollars.6! Fonds relatifs aux ventes de pétrole: 2,108 millions de dollars.7.Billets du trésor de la banque Markazi auprès de la Federal Reserve Bank: 1,100 millions de dollars.8.Dépôts de la banque Markazi auprès de la Federal Reserve Bank: 269 millions de dollars.9.Fonds de garantie (trust fund) du ministère de la Défense iranien: 800 millions de dollars.Total: 9,069 millions de dollars.» Après ce total, la réponse iranienne ajoute un point supplémentaire: «10.Or de la banque Markazi déposé auprès de la Federal Reserve Bank équivalent à 1,632,827 onces» (soit environ 900 millions de dollars au cours actuel).«En ce qui concerne les autres avoirs et fonds iraniens, à la disposition ou sous saisie du gouvernement américain, de ressortissants ou d’institutions américaines à l’intérieur ou hors des États-Unis, le gouvernement américain, tout en s’engageant à restituer tous ces avoirs et tous ces fonds, déposera auprès de la banque centrale algérienne une garantie s'élevant à quatre milliards de dollars en liquide, ou toute autre garantie acceptable par cette banque, en tant que garantie de I acquittement de bonne foi de ses obligations Dès la libération des 52 Américains, les avoirs et fonds sus-mentionnés seront placés à la disposition des représentants du gouvernement de la république islamique d’Iran pour leur transfert à l'Iran».(.) «Le gouvernement américain devra, une semaine après la date de réception de ce mémorandum, fournir par le truchement du gouvernement algérien une liste détaillée de tous les avoirs et fonds de la république islamique et des institutions iraniennes».Il s'engagera dans le même temps à mettre à la disposition de l’Iran tous les avoirs et fonds iraniens qui pourraient être «nouvellement recenses» dans un avenir proche.A propos de la restitution de la fortune de l’ex-chah, le gouvernement américain se voit demander «de mettre à la disposition du gouvernement iranien aussi tôt que possible une liste complète des biens et avoirs du chah déchu et de sa famille» au 4 novembre 1979 Dans l’attente des résultats finaux, «le gouvernement américain maintiendra la saisie de tous les avoirs et biens du chah déchu et de sa famille proche» L'Iran demande aussi au gouvernement américain de «s’engager à fournir des informations sur le montant, l'origine, et la destination des biens et avoirs du chah déchu et de ses proches parents hors de la juridiction américaine» (.) «Comme garantie de l’acquittement de bonne foi de ses obligations, le gouvernement américain devra déposer auprès de la Banque centrale algérienne une garantie en liquide de dix milliards de dollars, ou toute autre garantie acceptable par la banque, ce qui représente un pourcentage dei biens de la nation Iranienne pillée par le chah déchu et sa famille».Cette garantie, explique le mémorandum, servira dans les cas où le gouverne- course est Robin McLeish, d’Ottawa, qui a pris le 21e rang dans un temps de 1:56.11.Tim Gilhooly, de Kelowna, en Colombie-Britannique a chuté tout près du fil d’arrivée, au même endroit où Read avait lui aussi tombé à l’entraînement.Heureusement, il n’a pas été blessé.Le seul autre triomphe de Podborski sur le circuit européen remonte à janvier 1979, alors qu'il avait pris une deuxième place, mais éventuellement déclaré victorieux, son compatriote Ken Read ayant été disqualifié.?Victoria vanche, en ce qui concerne les exportations, Édmonton a pris ia précaution de faire passer une partie de la production directement sous la responsabilité du mi- ment américain fournirait une liste incomplète des biens du chah ou s’abstiendrait d'en ordonner la saisie, ainsi qu’au cas où «les tribunaux américains n’appliqueraient pas l’ordre de saisie du gouvernement américain».«Dans une telle éventualité, le gouvernement algérien mettra à la disposition du gouvernement iranien un montant prélevé sur la garantie équivalant à la perte subie (.) Le montant de cette perte sera déterminée par arbitrage acceptable par les parties».(.) «La période maximum pour notifier 1'âbsence de biens et avoirs et la publication de l'ordre de saisie par les tribunaux iraniens est d’un an».(.) «Une fois que toutes les conditions stipulées dans ce mémorandum auront été remplies et que le gouvernement algérien l’aura confirmé, les 52 Américains otages de la nation iranienne seront libérés».lions les bénéfices de’ l’impôt provincial sur les sociétés, tandis que la nouvelle taxe d’accise versera dans les coffres fédéraux $158 millions de BC Hydro, $17 millions du gaz liquéfié de la BC Petroleum Corporation, $131 millions des distributeurs privés et $151 millions des exportations vers les États-Unis.Ottawa percevra en outre $128 millions supplémentaires grâce à sa taxe de 8% sur les revenus pétroliers et $191 millions au chapitre de l’impôt sur les sociétés.Les statistiques fédérales et provinciales sont depuis quelque temps totalement divergentes, et on attend avec intérêt la réponse d’Ottawa à cette nouvelle série de chiffres.Le mois dernier, les experts de M.Marc Lalonde avaient fixé à $3.6 milliards les revenus que la Colombie-Britannique devrait tirer de son gaz et de son pétrole d’ici à 1983, mais M.McClelland parle de son côté de $1.2 milliard.Faisant grand cas de «l’unanimité» des trois provinces productrices de l’Ouest jeudi a Regina, le ministre de l'Energie de la Colombie-Britannique a refusé d’envisager la possibilité d’une riposte fédérale devant les tribunaux.«Je crois qu’il se peut qu’Ottawa soit en train de recevoir le message», a déclaré M.McClelland.La province n’a cependant pas épuisé son arsenal de représailles et, si l'on en croit le ministre, Victoria a d’autres mesures en réserve au cas où son boycottage de la taxe sur le gaz naturel n’aurait pas les résultats escomptés.nistère de l’Énergie, ce qui devrait .argumentation quant à la du gaz.En Colombie- Manif en hommage à Lennon à Moscou Britannique, deux compagnies privées, Inland Natural Gas et Pacific Natural Gas, occupent environ le tiers du marché intérieur du gaz naturel.Elles resteront donc soumises au versement de la taxe fédérale.Le refus de paiement annoncé par M.McClelland ne s’applique qu’au gaz vendu dans la région de Vancouver et de la Vallée du Fraser par l’intermédiaire de la BC Hydro.Les sommes retenues seront placées dans un fonds spécial en attendant l’issue de la querelle entre la province et Ottawa, soit $175 millions d’ici à la fin de 1983.«Les libéraux d’Ottawa ont perdu le contact avec le reste du Canada», affirme M.McClelland.Il a publié, à l’appui de sa thèse, une série de chiffres qui montrent, selon lui, que le gouvernement fédéral s’est emparé de la part du lion en ce qui concerne les revenus du gaz naturel, $776 millions en trois ans contre $378 millions à la province.Victoria évalue en effet à $330 millions les revenus que lui versera la BC Petroleum Corporation et à $48 mil- MOSCOU (AFP) — La police soviétique est intervenue dimanche pour disperser plusieurs centaines de jeunes gens rassemblés sur le mont Lemne, près de l’Université de Moscou, pour rendre hommage à John Lennon.Six d'entre eux auraient été appréhendés.Selon un témoin oculaire, un policier de faction sur les lieux a tout d’abord demandé aux jeunes gens de se disperser.Devant leur refus d’obtempérer, il a fait appel à des renforts.Les fans de John Lennon, qui s’étaient retrouvés vers midi, brandissaient des portraits du chanteur et diffusaient grâce a leurs magnétophones portatifs des airs de leur idole.Le phénomène Beatles n’avait pas épargné l’Union Soviétique où certains des disques du groupe avaient été édités et où les enregistrements importés ont fait l’objet d’un important marché noir.Un habitant de Leningrad leur a même consacré un musée, plus ou moins toléré par les autorités.Au lendemain de l'assassinat de John Lennon, la presse soviétique elle-même avait fait l’éloge de l’expression musicale du groupe qui incarnait, selon les termes du quotidien Troud, un mouvement de protestation contre «le mode de vie bourgeois et la politique impérialiste de la guerre».62 morts dans un écrasement en Colombie RIOHACHA (AFP) - Un avion des lignes intérieures colombiennes s’est désintégré en plein vol dimanche, causant la mort de 62 personnes, a-t-on appris de source officielle.L’appareil appartenant à la compagnie Aerovias Del Cesar qui effectuait la liaison entre Riohacha (nord de la Colombie) et Bogota, a explosé en vol près du village de Matita, à quelque dix minutes de vol de son point ae depart.On ignore l’origine de l’explosion.?Relations sujet qui risque de provoquer le plus de divergences de vues.M.Ronald Reagan a promis de ne pas laisser glisser aux mains du marxisme une parcelle de terrain de plus en Amérique centrale; il a menacé le Nicaragua de lui couper les vivres.Or, le president mexicain a répété son appui au gouvernement sandiniste à qui le Mexique et le Venezuela, alliés aans un pacte, fournissent du pétrole à des conditions très avantageuses; quant au Salvador, le Mexique respectera la doctrine qui le guide officiellement dans sa politique étrangère, et qui est celle de nonintervention dans les affaires internes d’un pays.Le premier commentaire du president Lopez Portillo, après l’élection de M.Ronald Reagan, a d’ailleurs été de prier le futur président américain de ne pas intervenir en Amérique centrale.M.Jimmy Carter avait été reçu très froidement à Mexico, quelques jours après le voyage triomphal de Jean-Paul II.Un Ronald Reagan a des alliés sûrs dans la haute bourgeoisie agricole et industrielle du Nord du Mexique et il ne sera pas reçu avec des tomates à Siudad Juarez' Mais on ne déroulera pas non plus le tapis rouge, et c’est finalement M.Trudeau qui, tout en voulant passer par le Mexique en catimini.pour une escale de cinq journées, pourrait cueillir les fruits véritables de tout ce branle-bas diplomatique.?Podborski résultat.L’Autrichien Peter Wirnsberger, deuxième à Lake Placid, était content de terminer enfin une course.Il était tombé dans les schuss d’arrivée à Val d’Isère et Val Gardena.Peter Muller estimait avoir donné son maximum car, «avec le numéro un, il était presque impossible de gagner» Quant à Valéry Tsyganov, huitième à Lake Placid, il s affirme comme le meilleur Soviétique en descente.Il y a deux ans, son compatriote Vladimir Makeev avait déjà fini troisième à Schladming.Tsyganov était hier à peine satisfait de sa performance: «J'ai fait trop de fautes dans les virages Je pouvais gagner», a-t-il souligné apres l’épreuve Le temps de Podborski a été de une minute 54.31 secondes sur le tracé de 3,075 mètres de Piz Nair «Pendant un certain temps, j’étais sur mes gardes», a-t-il souligne après la course.«Car j’avais connu un peu de difficulté avec le dernier tournant.» C'était le deuxième triomphe du jeune Canadien en carrière et c'est lui qui domine maintenant les descendeurs et au classement général, il vient tout juste après le meneur Peter Muller (80 points) avec un total de 61 points Jusqu'ici, Podborski est le seul skieur sur le circuit à avoir occupé au moihs une dixième place ou mieux dans les quatre épreuves de descente Quant à Ken Read, qui avait chuté à deux occasions au cours des exercices préliminaires, il a dû se contenter du neuvième rang en 1 55 35 Dave Irwin, de Vernon, en Colombie-Britannique, a terminé neuvième en 1:55 58 et Dave Murray, de Whisier en Colombie-Britannique, 14e en 1:55.82.Le seul autre Canadien à terminer la LE DEVOIR SURilOOfUrtS Le Devoir a toujours été à la fine pointe de l'actualité.Aujourd'hui, en plus de demeurer fidèle à son image, Le Devoir se veut l'instrument d'une excellente documentation.Évitez tout ennui que comporte l'accumulation de journaux tout en sauvant du temps.Les microfilms du Devoir offrent une source de renseignements indispensables dans les bibliothèques, les centres de documentation et toutes les bonnes maisons d'enseignement.Et ils sont maintenant disponibles depuis les tout premiers numéros! Pour plus d’information, écrivez à: Le Devoir, 211 rue St-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 ou téléphonaz à M.Bertrand Soucy au 844-3361, poate 245.«*+
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