Le devoir, 12 février 1981, jeudi 12 février 1981
C EST EN PERMANENCE LA FOIRE DU LIVRE LXXII — No 35 Ensoleillé, froid et venteux.Maximum -13 (Détail en page 18) Montréal, jeudi 12 février 1981 mJSSA-XJI,T 8955, BOUL.ST-LAURENT OUVERT JUSQU'A Î1 H.LES JEU.ET VEN.25 CENTS ,e*ls o °* TO^ De l’épargne à la retraite Éblouis par une réduction prochaine de leurs impôts, un grand nombre de contribuables adhèrent à un régime enregistré d’épargne-retraite sans songer au moment où il faudra en sortir.Pourtant les issues sont limitées et l'épargnant doit connaître les chemins de la sortie bien avant son 71e anniversaire.Page 11.En attendant l’industrie La région de Québec ne peut pas seulement compter sur les $20 millions que lui rapporte le Carnaval.Elle demande la signature d’une entente auxiliaire de $9 millions pour appuyer la Société Inter-Port qui veut attirer des industries lourdes et soutenir la PME locale, mais y a-t-il un vrai leadership économique autour de la Vieille Capitale?Page 15.Liut face au Canadien Les Blues de St.Louis affronteront le Canadien au Forum ce soir et le point de mire sera sans doute le gardien de but Mike Liut, choisi le joueur par excellence du match des étoiles, mardi à Los Angeles.Page 20.Éditorial Les cultivateurs de Sainte-Scholastique se réjouissent depuis qu’Ottawa a annoncé que leurs terres leur seront rendues, mais il faudra surveiller de près la société fédérale chargée de l'opération immobilière, estime Jean-Claude Leclerc.Page 8.Le défi de René Lévesque Levant hier, au Lac Saint-Jean, un coin du voile qui couvre encore le prochain budget du Québec, le premier ministre, M.René Lévesque, s'est dit d’avis que le défi du gouvernement de la province pour les années 80 sera de maintenir le pouvoir d’achat des citoyens, même si cela signifie une augmentation de la dette nationale.Page 2.X U1SINE povr lOUREUX dt—j miL F.L.deMartigny /g) éditeur Le NPD lance un cri d’alarme aux Communes Des députés abusent de leur personnel M.Svend Robinson par Michel Vastel OTTAWA — Un millier d'employés à la Chambre des communes doit subir des conditions de travail qui échappent à tou tes les lois au Canada, et se trouve ainsi à la merci de son employeur, le député.Les employés des députés peuvent ainsi être engagés et licenciés sans aucun motif ni préavis et leur employeur peut exiger n’importe quoi.Un grand nombre de ces employés, des secrétaires, peuvent être victimes de n’importe quel chantage, y compris du harcèlement sexuel, sans aucun droit de recours.Ni le chef du gouvernement, ni la présidente des Communes, n’y peuvent rien.Les conditions de travail de ces employés font partie de ce u’on appelle à Ottawa le «privilège du éputé».La critique néo-démocrate sur les ques- tions judiciaires, M.Svend Robinson, (Colombie-Britannique) a commencé depuis deux jours à pecher dans ces «eaux troubles», mais pour l’instant sans grand succès.Le problème du personnel de la Chambre des communes a déjà été sou- levé à plusieurs reprises mais les deux tiers des effectifs ont vu leur situation s’améliorer considérablement après la décision de la présidente actuelle, Mme Jeanne Sauvé, de donner suite à diverses recommandations du Vérificateur général du Canada.Mais le Vérificateur a soigneusement évité de toucher, dans son enquête, au millier de personnes qui travaillent directement pour des députés.Mardi en comité parlementaire, Mme Jeanne Sauvé a elle-même reconnu qu’elle ne peut pas in-Voir page 10: Députés Nouvelle catastrophe dans la capitale du jeu Un jeune chasseur a mis le feu au Hilton ï.vwxi- «rw>v'’ Pologne: menace de grève dans les campagnes VARSOVIE (d’après Reuter et AFP) — Le général Wojcieh Jaruzelski, ministre de la Défense, a été nommé hier premier ministre par la Diète, polonaise dans un climat troublé par la querelle autour de Solidarité rurale, le syndicat paysan indépendant dont les autorités refusent l’enregistrement légal.Pour la première fois, les dirigeants du mouvement ont évoqué la menace de mouvements de grève.Mardi, la Cour suprême a rendu un verdict de compromis, autorisant les quelque 600,000 adhérents que compte Solidarité rurale à se regrouper en association.Elle ne leur a pas reconnu le droit de former un syndicat, droit réservé aux employés.M.Lech Walesa, chef de Solidarité, tout en déclarant que ce jugement équivalait à un match nul, a aussitôt recommandé aux agriculteurs d’accepter le principe de l’association, avis que les dirigeants de Solidarité rurale qui se trouvaient alors à Varsovie ont accepté à contre-coeur.Le lendemain, le quartier général du mouvement, à Rzeszow, a publié un communiqué indiquant que la guerre n’était pas terminée: «Notre détermination est totale.Nous fermiers, recourrons à tous les moyens et formes de grève possibles pour obtenir la reconnaissance par le gouvernement de Solidarité rurale», dit ce communiqué.«Nous ne voulons pas recourir a des extrémités, nous ne voulons pas utiliser notre arme la plus puissante — la grève — à moins d’y etre forcé.Mars approche.Si, à cette époque, tous les semailles doivent être faites, nous devons régler ce problème le plus vite possible», ajoute ce communique.Les responsables du mouvement ont demandé l’appui de Solidarité, dont la commission nationale consultative doit se réunir à Gdansk aujourd’hui.Le même jour, la conférence épiscopale polonaise, présidée par le cardinal Stefan Wyszynski, a publié un communiqué prenant ouvertement parti pour les agriculteurs.«Dans le passé, des politiques agraires erronées ont conduit le pays au bord de la famine.L’effacement des dégâts infligés à la campagne polonaise prendra longtemps», dit le communique.L épiscopat se garde bien toutefois d’employer le mot de «syndicat», lui préférant celui «d’association professionnelle».«Dans un premier temps, affirment-ils, il faut garantir aux agriculteurs la propriété de leur terre et leur reconnaître le droit de constituer librement des associations professionnelles.Le droit des agriculteurs à s’associer librement, conformément à leur volonté et à leurs besoins, indépendamment des associations existantes, est un droit naturel».«Quand ces droits seront garantis, concluent-ils, on pourra attendre des agriculteurs qu’ils manifestent plus d’amour Khomeiny appelle à l’unité et semonce les religieux TEHERAN (d’après Reuter et AFP) — Un discours de l’ayatollah Ruhollah Khomeiny, qui a lance un appel à l’unité nationale et une mise en garde au clergé, et des rassemblements de masse ont été les temps forts du deuxième anniversaire de la revolution islamique, hier à Téhéran.Par l’intermédiaire de son fils Ahmed, chargé de lire son discours devant 500,000 personnes rassemblées sur la place Azadi, le chef religieux iranien a adressé un avertissement sans précédent aux mollahs.«Voici, a-t-il dit, un sérieux avertissement aux prêtres qui siègent dans les cours de justice, les comités et autres organes.Ils ne doivent en aucune manière s’ingérer dans des domaines en dehors de leur compétence.L’ingérence dans les affaires du pays comme la nomination de gens à des postes puis leur révocation, etc.est illegale, provoque du désordre dans le pays et doit être évitée.» Afin d’en souligner l’importance, Ahmed Khomeiny a lu deux fois ce passage du message de son père qui ajoutait que les ingérences des Mollah éloignaient le peuple du clergé, ce qui constitue un «péché énorme et impardonnable».Voir page 10: Khomeiny envers leur terre pour qu’elle donne de meilleures récoltes et qu'elle nourrisse la nation».Dans le même communiqué, le conseil général de l’épiscopat se met d'autre part au diapason des dirigeants politiques en écrivant que «la nation polonaise se trouve aujourd’hui devant une nouvelle épreuve» et qu’il appartient aux Polonais de montrer «qu’ils sont capables de résoudre eux-memes leurs problèmes».L’épiscopat appelle les dirigeants polonais a respecter les «principes moraux», «l’ordre légitime» et les «accords sociaux» (de Gdansk, Szczecin et Jastrze-bie).Il dénonce la «force», les «tensions» et la «propagande de discrédit».«Les tensions, affirme-t-il, ne peuvent être résolues que par la voie d’un dialogue honnête et continu entre les autorités et les citoyens organisés en groupes sociaux et syndicaux.(.) L’objet de ce dialogue doit être la vérité».Cet appel trouve un écho dans des déclarations de Jean-Paul II à un groupe de Polonais en visite au Vatican.«Dans une situation indubitablement difficile, que la pleine maturité de la société.continue à se révéler., qu’elle se révèle encore plus», a dit le pape.Également, le président de Solidarité, Lech Walesa s’est prononcé contre les grèves locales qui «affaiblissent le syndicat» et, «même étant justes» font négliger les questions «plus importantes à l’échelle nationale».Dans une déclaration faite hier au journal Kurier Polski, M.Walesa a en outre annoncé que la commission nationale de coordination (organe suprême) de son syndicat examinera un projet de résolution obligeant chaque section locale de Solidarité à avoir l’accord de la commission nationale pour déclencher une grève.De même, les sections des entreprises ne pourraient plus recourir à la grève sans raccord de leur section régionale.Jusqu'à présent, les organisations locales avaient seulement l’obligation de Voir page 10: Pologne Des hélicoptères ont été mis en service pour évacuer les clients du Hilton Las Vegas qui s’étaient réfugiés sur le toit de l’hôtel pour fuir les flammes mardi soir.Cet incendie, d’origine criminelle, a fait huit morts et 198 blessés.(Photolaser AP) iti Terre-Neuve 4) Québec, un obstacle aux exportations SAINT-JEAN, Terre-Neuve — Le marché américain de l’hydroélectricité est loin d’être dans la poche pour la province de Terre-Neuve.Québec se retrouve une nouvelle fois sur sa route, comme vendeur et comme courtier.Voilà le deuxième front de la bataille entre les deux provinces pour le contrôle du Labrador.Tant que Québec conserve le contrôle de Churchill Falls, en territoire terre neuvien, la province de Terre-Neuve doit imaginer d’autres solutions, d abord pour s'alimenter elle-même en électricité à un prix raisonnable, puis pour accroître son contrôle sur ses propres ressources.Les installations de Churchill Falls, par Rodolphe Morissette dans le bassin supérieur du fleuve7 produisent actuellement le tiers de l'électricité consommée au Québec.Le contrat de 1969 entre la Churchill Falls Ltd (CFL), que le gouvernement de Terre-Neuve possède a 65.8%, et l’Hydro-Québec permet à celle-ci d'acheter à très bon prix presque toute l'électricité produite par le bassin supérieur du fleuve Churchill (5,225 mgw), à l’exception de 225 mgw destinés à l'ouest du Labrador et de 300 mgw garantis à la CFL (pour Terre-Neuve).Or, Terre-Neuve estime que pour répondre à ses besoins d'aujourd’hui et des prochaines années, il lui faut compter sur une source de pouvoir de 800 à 1,000 mgw.Le problème tient au fait que toutes les solutions de remplacement auxquelles la province est obligée de recourir coûtent beaucoup plus cher que ne le serait l'accès direct au bassin supérieur du fleuve Churchill.Qu’on en juge.Deux types d’alternatives se présentent en effet.Le premier consiste à ajouter des génératrices au système, toujours isolé du Labrador, qu’utilise actuelle- ment l’île de Terre-Neuve.Ce système représente en tout une puissance de 1,400 mgw, dont un groupe de génératrices à l’electricité (pour 57%), un groupe de génératrices à base de pétrole (33%), des turbines à gaz et des génératrices diesel (10%).Voila qui produit 7.1 milliards de kWh.Mais ce n’est pas assez, en 1985, la province aura besoin de 7.7 milliards de kWh et de 9.9 milliards en 1990.La génératrice thermale de la station Holyroods (150 mgw) contribue à répondre à 34% de la demande de la province, mais elle affiche des frais d'exploitation exorbitants (quelque $30 millions l’an dernier).Afin de la soulager, le gou-Voir page 10: Terre-Neuve LAS VEGAS (AP) — Un chasseur de l’hôtel Hilton de Las Vegas a été arrêté et inculpé pour homicide, hier soir, pour avoir allumé l’incendie qui a ravage l’établissement dans la nuit de mardi à mercredi après s’être déclaré au 8ème étage, faisant un total de huit morts et 189 blessés.Les enquêteurs ont révélé avoir arrêté et inculpé Phillip Bruce Cline, 23 ans, qui avait été l'une des premières personnes à alerter les sapeurs-pompiers.Un des commissaires chargés de l’enquête sur les causes du sinistre, M.Erik Cooper, a indiqué que Phillip Bruce Cline avait été interrogé pendant quatre heures au quartier général de la police et qu’il se trouvait à l'hôtel au moment où l'incendie a éclaté.Le chef du service des incendies de Las Vegas, M.Roy Parrish, a précisé que dans le cas du Hilton, des manquements au code de la sécurité n’avaient pas contribué à la propagation des flammes, comme cela avait ete le cas en novembre lors de l’incendie qui avait détruit le Grand Hotel MGM.Les boyaux d’incendie au neuvième étage avaient été coupés et remplis de matériaux inflammables, a révélé M.Parrish.Le vice-président des hôtels Hilton, M.Henri Lewin, a offert une récompense de $100,000 à quiconque fournirait des renseignements menant à l’arrestation des incendiaires.Le gouverneur de l’État du Nevada, M.Bob List, a déclaré de son côté que les autorités policières avaient ouvert une enquête, puisqu’il s’agissait d’homicide.La loi prévoit fa peine de mort pour les incendiaires qui allument des incendies meurtriers, a-t-il fait remarquer.L’incendie, qui a pris naissance dans l’aile Est de l’hotel, est très certainement d’origine criminelle, a déclaré M.Parrish.Quatre foyers d’incendie y ont été découverts.Les flammes se sont propagées par l’extérieur du huitième etage jusqu’au 29e étage, en dix ou 15 minutes.Les flammes ont fait éclater des fenêtres et se sont étendues aux étages supérieurs.Quelque 4,000 personnes ont été évacuées ae l’hôtel, dont 110 qui avaient trouvé refuge sur le toit de l’hôtel et qui ont été secourues par des hélicoptères.Les foyers d’incendie, a expliqué le chef Parrish, ont été allumés au huitième étage, près des portes d’ascenseurs; au deuxième étage, près d’une pièce où sont entreposés les uniformes du personnel; au troisième étage, dans un ascenseur de service, et enfin au neuvième étage, dans les boyaux d’incendie.M.Lewin a affirmé que l’hôtel n’avait pas fait l’objet de menaces mais que durant le brouhaha de l’évacuation, une téléphoniste avait répondu à un interlocuteur qui voulait savoir si les flammes brûlaient encore.Les dégâts matériels sont de $10 millions.Le président de la chaîne Hilton, M.Barron Hilton, a précisé que 900 chambres avaient subi des dégâts, surtout des dégâts de fumée.L’hôtel rouvrira ses portes dans une semaine environ, et pourra recevoir des clients dans les 1,900 chambres qui n’ont pas été touchées par la fumée, a déclaré M.Hilton.Les policiers et le personnel de sécurité de l’hotel ont fouillé pendant cinq heures les 2,783 chambres de cet hôtel nier, regardant sous les lits et dans les placards.Plusieurs chambres ont été fouillées quatre fois, et on ne compte pas d’autres victimes que celles qui ont déjà été dénombrées.Sept des victimes ont succombé à l’asphyxie, la huitième est tombée ou s’est jetée par sa fenêtre.Six des victimes sont de nationalité américaine, la septième de nationalité brésilienne et l’identité de la huitième n’avait pas encore été révélée hier soir.Parmi les personnes hospitalisées, on Voir page 10: Incendia sJatu/cA Restaurant SBufch r fivueJia n( — grillades et fruits, de mer de grande réputation — salle de réception 881 de Maisonneuve, Est, tél.:527-1221 2 I Le Devoir, jeudi 12 février 1981 ¦ Fin de la grève des médecins de Chicoutimi Les 150 médecins de l’Hôtel-Dieu de Chicoutimi en grève depuis neuf jours reprennent le travail dès ce matin.En effet, une solution au problème du manque d’équipement en radiologie et en neurologie a été trouvée mardi soir, à la satisfaction de toutes les parties en cause.Il s’agit de répartir la responsabilité des coûts des appareils entre le CRSSS, l'hôpital même et le ministère des Affaires sociales (MAS).Un comité tripartite a été formé pour veiller à la réalisation du projet, et cela dans les meilleurs délais.Cette décision a rallié un consensus des participants à une réunion de la commission administrative des 10 établissements hospitaliers de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui s’est déroulée toute la journée mardi.Le règlement a été annoncé hier après-midi par M.Marc-André Bédard, député de Chicoutimi et ministre de la Justice, qui est intervenu personnellement et à plusieurs reprises dans ce dossier, et en présence de M.René Lévesque.Comme par hasard, le premier ministre visitait la région et présidait hier soir l’inauguration du Carnaval de Chicoutimi.Le retour au travail des médecins devrait se faire dès ce matin et le Dr André Roberge, unique neuro-chirurgien, reprendra un poste qu’il menaçait ae quitter s’il n’obtenait pas gain de cause.Il remplit donc sa promesse de demeurer parmi l’équipe médicale de l’Hôtel-Dieu de Chicoutimi puisqu'il pourra désormais exercer dans des conditions techniques plus conformes à la science moderne.¦ Fondation Jean-Lesage La fondation Jean-Lesage destinée à mettre en place des cliniques pour les cancéreux en phase terminale verra le jour très bientôt.En effet, ce n’est plus qu’une question de formalités pour que l’organisme reçoive sa charte d’incorporation.L’une des requérantes, Mme Corinne Lesage, veuve de l’ancien premier ministre, a indiqué qu'elle ne peut que souscrire à une telle initiative quand on a été témoin des tout derniers moments d’un être cher à l’hôpital.(M.Lesage est décédé le 12 décembre 1980 des suites d’un cancer au larynx.) Selon Mme Lesage, les derniers moments d'un malade devraient se passer si possible dans un environnement plus humain que celui de l’hôpital.C’est pourquoi elle a accepté sans hésiter de faire partie de la nouvelle fondation et peut-être même d’assumer la présidence d’un éventuel conseil d'administration.Pour les requérants, ce projet date de plus de cinq ans et il a reçu l’appui non équivoque du MAS qui vient d’autoriser la construction de cliniques de soins palliatifs.Comme première réalisation, la Fondation Jean-Lesage se propose de créer à Québec un établissement d’une quinzaine de lits à l’intention des personnes atteintes de cancer et pour qui la science ne peut rien Les autres requérants sont les docteurs Louis Dionne.Jean-Louis Bo-nenfant, Paul Fugère, Odile Désilet, Me Jacques Prémont, Mme Madeleine Bergeron et M.Paul Pleau, tous de Québec.¦ L’AQDM et le Château Plerrefonds L’Association du Québec pour les déficients mentaux (AQDM) a tenu hier à prendre publiquement position dans le dossier Château-Pierrefonas, et cela au nom de la défense des droits des personnes atteintes de déficience mentale.L’AQDM revendique pour tous les malades une «normalisation de leurs conditions de vie».En fait, la grande préoccupation de l’organisme est de s'assurer que les droits des personnes atteintes de déficience mentale soient respectes: droit à un milieu de vie permettant de développer au maximum leur potentiel, droit à une scolarisation, droit à des loisirs.Dans cette optique, l'AQDM demande aux instances concernées de prendre sans délai les mesures qui s'imposent si le Centre pédiatrique Château-Pierrefonds ne répond pas à ces conditions.¦ Centre de lour La Pleta à Hull La région de l’Outaouais est désormais dotée d’un centre de jour pour les personnes en perte d’autonomie à l’hôpital La Pieta, à Hull.Mme Jocelyne Ouellette, députe de Hull et ministre des Travaux publics et Approvisionnement, a présidé l’inauguration de la nouvelle aile contenant une cinquantaine de lits.D’ici deux semaines, a souligné le directeur, M.Jean-Claude Charette, l’hôpital La Pieta sera également en mesure de recevoir une trentaine de patients par jour pour des traitements de toutes sortes.Ces traitements seront dispensés en priorité aux personnes atteintes de handicaps physiques, de déficience mentale ou de troubles multiples.Le centre de jour mettra également quelques lits a la disposition des familles qui prennent soin d'un grand malade, ce qui leur permettra de laisser leur protège entre bonnes mains lorsqu’elles voudront prendre des vacances.¦ Recensement des handicapés aptes au travail Une opération chapeautée par le ministère du Travail et de la Main-d’oeuvre, en collaboration avec l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ) s’occupera de répérer les personnes handicapées de 16 ans et plus qui sont désireuses de travailler.Cette opération se poursuivra jusqu'au 20 mars et a comme objectif d’identifier les personnes handicapées et d'évaluer leur formation scolaire et professionnelle.Une identification des besoins et des obstacles à l’intégration professionnelle en résultera.L’opération commune du ministère du Travail et de l'Office des handicapés consiste à faire un inventaire des personnes handicapées à l’aide d’un formulaire distribué dans différents établissements: centres d'accueil, hôpitaux, organismes de santé et de sécurité au travail, centres ae main-d’œuvre, etc.Soulignons que cette démarche s'inscrit dans le cadre de l'operation «intégration au travail» lancée par l’Office des personnes handicapées du Québec au mois d’octobre 1980 _ Marie LAURIER guénn l’éditeur Moi un pollueur?édite JAMAIS! RELATIONS ^ DU TRAVAIL AU QUÉBEC par Émile Bouvier 403 pages $14.95 Emile Bouvier, $ j AU QUEBEC — Introduction aux relations du travail — Initiation au syndicalisme — Histoire du syndicalisme — Les conflits du travail — Les composantes de la structure syndicale Le défi des années 8Q, selon René Lévesque Il faut maintenir le pouvoir d’achat des citoyens, au risque d’augmenter la dette par André Bellemare ROBERVAL (PC) - Une des priorités absolues à laquelle devra s'accrocher le gouvernement du Québec dans les années 80 consistera à maintenir le pouvoir d’achat des citoyens, même au risque d’augmenter la dette nationale.Depuis plus de quatre ans qu’il exerce le pouvoir, le gou- vernement du Parti québécois n’a pas craint de gonfler les déficits, afin de permettre aux contribuables de combattre l’inflation.C’est la théorie qu’a défendue hier le premier ministre Lévesque devant quelque 200 personnes, à un dîner-causerie de la Caisse d’entraide économique de Roberval-Saint-Félicien, au lac Saint-Jean.«Nos adversaires passent leur temps à nous reprocher le déficit budgétaire, mais nous on est fier ae ces déficits.S' nous avions agi seulement de façon à équilibrer nos budgets, les contribuables n’auraient pas bénéficié d’allégements fiscaux de l'ordre de $900 millions», a expliqué le chef du gouvernement.Ce dernier affirme qu’il est absurde de songer à équilibrer baisser la dette clans les ou opérations du gouvernement.«Un gouvernement ne paie jamais sa dette nationale, il la renouvelle, pas trop tout de même, car il serait injuste de faire payer par une seule génération les services et toute amélioration durable que doit apporter un gouvernement pour un avenir meilleur de la population.» Dans la poursuite de cet objectif, le premier ministre a indiqué que le prochain budget comprimera au maximum les prévisions de dépenses, pour éviter ainsi d'imposer un nouveau fardeau fiscal aux citoyens.«Même si les élections sont imminentes, ce ne sera pas un budget-bonbon, mais très serré.» Le chef du gouvernement a effectué une tournée-éclair dans le château fort péquiste du Saguenay-Lac-Saint-Jean Le Conseil de la langue française en commission parlementaire Le projet Trudeau menace l’avenir de la langue française au Québec par Norman Delisle QUÉBEC (PC) — Les dispositions du projet Trudeau pour rapatrier unilatéralement la constitution sont «inacceptables et extrêmement dangereuses pour l’avenir de la langue française au Québec».Tel est l’avis exprimé hier devant la Commission parlementaire de la Présidence du conseil et de la constitution par un organisme consultatif du gouvernement du Québec, le Conseil de la langue française.Dans un document de 17 pages, le président du Conseil, M.Michel Plourde, soutient que non seulement le projet Trudeau «ne met pas de l avant des mesures capables de protéger et de développer la langue française au Québec, mais s’oppose à celles que le Quebec, avec l’appui de la très grande majorité de la population, avait adoptées».«Nous trouvons inacceptable qu’un gouvernement central, pour mener à terme une action constitutionnelle importante pour tous, puisse se passer de l’accord de ses partenaires et particulièrement du Québec pour demander l'appui du gouvernement britannique pour modifier la loi 101», a dit M.Plourde.Le porte-parole du Parti libéral, le député de Saint-Laurent, M.Claude Forget, a reproché au Conseil, dont il a souligné que tous les membres étaient nommés par le gouvernement, «de faire une action publique quasiment politique».«Le Conseil de la langue française se livre à un éloge d’une rare complaisance envers la situation linguistique au Québec et porte un avis tout à fait prématuré quant à l’efficacité et au succès que remporte la loi 101», a dit M.Forget.M.Plourde a rétorqué que le mandat du Conseil, tel qu'inscrit dans la loi, était de donner des avis sur la situation de la langue française et c’est ce qu’il faisait avec «la liberté d’expression et l’indépendance d’esprit» qui caractérisaient ses membres.Quant au député péquiste de Vanier, M.Jean-François Bertrand, il a affirmé que si jamais le Parti libéral revenait au pouvoir, il s’empresserait de remplacer les actuels membres du Conseil consultatif par des militants libéraux afin «de reprendre à zéro le dossier linguistique et de remettre le Québec sur le sentier des affrontements».La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dénonce elle aussi le plan fédéral de M.Trudeau.Dans un mémoire présenté par le président de la centrale, M.Norbert Rodrigue, la CSN affirme que la «lutte contre le plan Trudeau constitue un autre moment dans la lutte contre l’oppression nationale» «Le cul-de-sac de la réforme actuelle ne peut être résolu autrement que par la poursuite des négociations», a dit M.Rodrigue.La Ligue d’action nationale a de son côté affirmé que jamais dans le passé Londres n’avait accepté des changements constitutionnels si le gouvernement canadien n’a pas l’appui de la majorité des provinces.La ligue était représentée notamment par son président, M.François-Albert Angers, par l’historien Michel Brunet et par le père Richard Arès, un sociologue.«Le projet Trudeau va contre la tradition britannique au point de vue constitutionnel, a dit M.Brunet.Demander au Parlement britannique d’accepter les ajouts refusés par les provinces canadiennes a la constitution de 1867 ne s’appuie sur aucun précédent qui puisse les rendre acceptables.» En Cour d’appel du Manitoba Ryan estime que les six provinces «rebelles» ont manqué de précision Le chef du Parti libéral du Québec, M.Claude Ryan, est d’avis que les six provinces «rebelles» n’ont pas posé les bonnes questions à la Cour d’appel au Manitoba.Devant les étudiants de l’Université Concordia, M.Ryan a expliqué que les procureurs du Québec et des cinq autres provinces eurent sans doute augmenté leurs chances avec des questions beaucoup plus précises.Le chef libéral croit que les procureurs des provinces rebelles auraient pu ainsi demander au tribunal de se prononcer sur la constitutionnalité des parties de la résolution Trudeau portant sur la Charte des droits, notamment sur la question linguistique.Les provinces rebelles, représentées devant la Cour d’appel du Manitoba par le fouvernement de M.Sterling ,yon, avaient tenté de démontrer qu’il existe une convention obligeant le fédéral à obtenir l’assentiment des provinces avant de mettre en vigueur les amendements contenus dans le projet Trudeau.Or, la semaine dernière, trois des cinq juges de la Cour d’appel ont décrété que le gouvernement fédéral peut rapatrier et amender l’Acte de l’Amérique du Nord britannique sans le consentement des provin- ces.Quelque 150 étudiants, pour la plupart anglophones, ont assisté nier à la conférence de M.Ryan dans le grand amphithéâtre de l’Université Concordia.L’un d’eux s’est amené au micro pour expliquer qu’il avait eu un accident de circulation, la semaine dernière, et que, transporté à l’Hôtel-Dieu il fut scandalisé de constater la façon avec laquelle les patients étaient empilés des deux côtés des corridors de l’urgence de l’hôpital.Un gouvernement issu du PLQ, a promis M.Ryan, se pencherait sur ce problème «complexe» dans les meilleurs délais.Indiquant toutefois que les coûts hospitaliers sont nettement plus élevés au Québec que dans les autres provinces, M.Ryan a émis l’opinion que les dirigeants de ces institutions devraient exercer un meilleur contrôle des dépenses et assurer une meilleure coordination du fonctionnement des services d’urgence et des cliniques externes.M.Ryan croit qu’il faut trouver un moyen d’éviter de surcharger les services d’urgence de gens «qui n’ont pas besoin d’y aller».Le chef du PLQ s’est exprimé presque exclusivement en langue anglaise.Un professeur lui a demandé pourquoi il ne parlait pas sa langue maternelle.M.Ryan a répliqué qu’il avait adopté comme règle de privilégier la langue de la majorité de l’auditoire qui l’accueille.où, officiellement, il a inauguré le carnaval du souvenir de Chicoutimi et, à la même occasion, préparé le terrain en prévision de la campagne électorale et rencontré des partisans et la presse régionale.Le mauvais temps a retardé le départ de M.Lévesque de Québec en matinée et u a dû annuler une participation à une tribune radiophonique à Roberval.Accompagné par le leader du PQ dans la région, le ministre Marc-André Bédard, le premier ministre a dû affronter trois petits groupes de grévistes, ceux de la compagnie Donohue, de Gérardville.et de la CIP de La Tuque, ainsi que d’autres d’Abitibi Price, de Jonquière.Ils ont entamé un dialogue poli avec les deux hommes politiques sur les moyens de trouver un terrain d'entente dans ces conflits, qui durent depuis plusieurs mois.Dans son allocution au dîner-causerie, M.Lévesque a traité presque exclusivement d’économie, en tentant de réfuter les arguments de l’opposition parlementaire selon lesquels le gouvernement est plus préoccupé par les questions constitutionnelles que par l’économie.À ce propos, le premier ministre a résumé les principales réalisations de son équipe depuis 1976, en précisant que les priorités de la présente décennie porteront sur une consolidation du développement des secteurs clé, comme les pâtes et papier, l’amiante, l’agriculture, les ressources énergétiques et le secteur manufacturier.«Dans un monde comme le nôtre, on ne peut oublier l’économie qui est présente partout, mais quand ça marche assez bien, on n’en fait pas de manchettes et nos adversaires se gardent bien de signaler que la performance économique du Québec figure parmi les meilleures au Canada en ces temps difficiles», a dit M.Lévesque en donnant un aperçu des arguments qu’il servira bientôt aux électeurs au chapitre de l’économie.En fin d’après-midi, le premier ministre a été reçu par les autorités municipales de La Baie, dans le comté de Du-buc, qui lui ont offert une réception officielle.En soirée, il a procédé à l’inauguration du carnaval de Chicoutimi avant de rentrer à Québec.700 employés de Sainte-Justine dénoncent les partis politiques qui s’attaquent au droit de grève par Louis-Gilles Francoeur Quelque 700 membres du personnel de l’hôpital Sainte-Justine ont fait parvenir hier une lettre ouverte au DEVOIR et à d’autres médias d’information dans laquelle ils soutiennent que les partis politiques s'attaquent présentement à leur droit de grève pour masquer un «détournement scandaleux» des fonds publics destinés aux soins hospitaliers au profit d’une aide accrue aux entreprises privées.La lettre est signée par des syndiqués des services généraux, des infirmières et des techniciennes.Elle se veut essentiellement une réponse aux «articles de journaux, déclarations de ministres, Chambres de Commerce, etc.» qui remettent en cause l'exercice du droit de grève dans le secteur public et en particulier dans les hôpitaux sous prétexte de préserver la qualité des soins aux malades.«Ces soi-disant défenseurs des malades évitent d’expliquer pourquoi des milliers de travailleurs sont obligés de re- courir à la grève et ils s’acharnent à faire croire à la population que le problème dans les hôpitaux n’est pas celui des coupures de budget mais des travailleurs eux-mêmes et leur droit de grève.» Affirmant qu'il faut imputer aux autorités gouvernementales et aux administrateurs cette détérioration de la qualité des soins, les 700 pétitionnaires illustrent leur pensée par des exemples concrets relevés dans leur établissement: ¦ À Sainte-Justine, les jours de chirurgie externe, ceux qui sont opérés à 16 heures auraient parfois été obligés de quitter l'établissement deux heures et demie plus tard, soit au même moment que les opérés du matin, «complications ou pas».«L’administration ne veut pas avoir à payer une préposée ou une infirmière pour un autre quart de travail.» ¦ L’administration a décidé de recourir ou songe à recou- rir (le texte des pètionnaires n’est pas clair là-dessus) à un contrat à forfait pour le département d’orthèse-prothese, «ce qui impliquerait la coupure de trois postes pour ces travailleurs qui ont pour certains plus de 19 ans d’ancienneté».¦ Les plaintes à cause du manque de linge seraient souvent justifiées.La pétition affirme qu’on «lave les patients avec des couches».L’été dernier, le non-remplacement de 14 syndiqués en vacances (sur 50 employés réguliers) em- pêchait le linge d’être lavé à son rythme habituel.«Ce sont des arrêts de travail des syndiqués qui ont obligé l’administration à effectuer des remplacements et à sortir le linge», affirment les pétitionnaires Dans les autres hôpitaux, des politiques budgetaires restrictives engendreraient des problèmes similaires.Il y aurait, selon la lettre ouverte des syndiqués, plus de 20,000 personnes qui attendent leur place dans les hôpitaux de Montréal.BOUQUINEZ À L’AISE L’agence du livre français inc.1246 rue St-Denis — Montréal, Qué H2X 3J6 — Tél.: 844-6896 844-6438 guérin Avl AAI éditeur limit*# 4574 ru» SAINT DKN18 MONTRÉAL H2J *L3 TÉL (514) 542 MSI — Le code des politiques syndicales En vente dans toutes bonnes librairies et aux librairies Guérin: 4560 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél: (514)849-1112 Station Métro-Longueuil Longueuil.Québec Tél : (514) 677-6525 166 est.rue Sainte-Catherine Montréal.Québec Tél (514) 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél (514) 843-6241 Afin de mieux vous servir:., nous sommes maintenant situés au: 1025 ouest, Laurier Venez nous visiter ! £nioti ipi!f;m:i: J Sa qualité lait sa renommée Vos maîtres-bouchers depuis plus de 27 ans ! Livraison à domicile.Tél 272-4065 - 272-4086 Régie des permis d’alcool du Québec AVIS DEMANDES DE PERMIS D’ALCOOL Selon la Loi sur les permis d’alcool, toute personne, société ou groupement de personnes visé dans l'article 60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis formulée au nom des personnes ci-après énumérées, dans les quinze jours de la publication du présent avis ou intervenir en faveur de la demande s'il y a eu opposition dans les trente jours de la publication de cet avis.Cette opposition ou intervention doit être adressée à la Ré- gle des permis d’alcool du Québec.1 est, suite 9.200, Montréal.Québec.H2Y 1B6 rue Notre-Dame.Nom du requérant Nature de la demande Endroit d'exploitation BARAKIS SAROVIDES RESTAURANT LTD.Autorisation danse et spectacles dans brasserie 16 Ontario Montréal (cité) ATLIFIC INNS INC.Autorisation danse et spectacles dans 1 bar/ 6500.Côte de Liesse St.Laurent (cité) CAMOUFLAGE DANSE CLUB LTÉE (1) Bar-danse et spectacles 3609 A, St-Laurent Montréal (cité) CHÊNE.Denis Autorisation danse et spectacles dans brrasserie/ 199,6e avenue Lachine (Ville) VENTIMIGLIA.Carmelo 1 épicerie 7151.Jarry est Anjou (Ville) RUEL.Serge (1) Bar-spectacles-films 11934, Notre-Dame est Pointe-aux- Trembles(cité) 100438 CANADA LTÉE (1) épicerie 690, Jean Talon ouest Montréal (cité) JENG, Tao Teen Donald Changement de capacité du Restaurant 325, Henri Bourassaest Montréal (cité) MONTPETIT, Henri (1) Brasserie 180, Provost Lachine (ville) LE RESTAURANT CASA VALENTINO (1) restaurant 1800 S té-Catherine est Montréal (cité) 100320 CANADA LTÉE (1) Bar-danse-spectacles (demande corrigée 2, Le Royer est Montréal (cité) ENTREPRISES ERCO INC (1) bar avec spectacles / (1) bar 3896, St-Denis Montréal (cité) MINADAKIS, Georgios (1) Épicerie 624, Jarry ouest Montréal (cité) PLOUFFE.Cécile (1) Épicerie 2531.Des Ormeaux Montréal (cité) BUFFET ROSE ROSSE INC.(1) restaurant 7700, Newman LaSalle (cité) LEMIEUX Laurette (1) restaurant 1910.Delorimier Montréal (cité) CLUSIAU Madeleine (1) restaurant ! 1136.Hickson Verdun (cité) BUFFET RIZZO INC.(1) restaurant 6630, Jarry est St-Léonard (cité) LE PRÉSIDENT ET DIRECTEUR GÉNÉRAL GHISLAIN K.LAFLAMME, avocat Le Devoir, jeudi 12 février 1981 ¦ 3 mêm jûlùwÀ f La CSST occupée V.___ Une quarantaine d'accidentés du travail ont envahi hier, pendant trois heures, les bureaux montréalais de la Commission de la santé et de la sécurité du travail, au complexe Desjardins.Les manifestants ont longuement discuté avec le directeur régional de Montréal, M.Mérineau (à droite).Ils ont tenté de lui faire admettre que la CSST a violé la loi depuis 50 ans, dans l’indemnisation à long terme des mutilés du travail.Ils soutenaient en outre que le “quasi-règlement» grâce auquel la Commission entend maintenant respecter la loi n'accorde à peu près aucun bénéfice supplémentaire aux accidentés.Ce «règlement», que la CSST applique depuis dix mois, n’a jamais été endossé par le gouvernement.Des occupations similaires devaient avoir lieu à Valleyfield, Sherbrooke, Joliette et dans le Nord-Ouest.(Photo Jacques Grenier) Jugement majoritaire de la Cour d’appel La SSJB-M ne doit pas payer de taxes Ri Si Di ¦ ''Âytiv ¦ ¦¦¦; ¦’ * par Bernard Morrier Dans un jugement majoritaire qu'elle vient de rendre, la Cour d’appel du Québec, tout en infirmant une décision de la Cour supérieure, décrète que la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, en vertu de sa charte, n’a pas à payer de taxes scolaires, municipales ou provinciales pour l’immeuble qu’elle occupe au 82 ouest, rue Sherbrooke, et évalué à $199,350.La SSJB avait fait valoir qu'elle est constituée en corporation sans but lucratif et qu’en vertu des articles 14 et 14a de sa loi constitutive, elle est exempte de tout impôt foncier, municipal et scolaire.Toutefois, en février 1977, la Commission municipale du Québec avait fait savoir à l’intéressée qu’elle ne pouvait être reconnue exempte de taxe foncière au sens de la loi, parce qu elle ne satisfaisait pas aux exigences d’un article en ce qui a trait particulièrement à l’usage public de l’immeuble concerné.La Cour supérieure avait été tout d’abord saisie du litige, mais la requête, déclarée irrecevable, s'était donc trouvée rejetée.Par ailleurs, la SSJB s’etait reprise devant la Cour d’appel, de qui elle sollicitait le jugement déclaratoire qui vient d'être rendu.Les juges Claire L’Heureux-Dubé et Fred Kaufman notent ue la Ville de Montréal et la UM n’ont pas contesté qu’avant l’adoption de la Loi sur l’évaluation foncière, la SSJB bénéficiait de l’exemption, clairement stipulée dans sa charte aux articles 14 et 14a, et dont elle se prévaut.De plus, les deux juges de la Cour d’appel soulignent également qu’aucune Toi générale ou spéciale n’a déclaré ces articles inopérants, ou n'a privé la SSJB de ce droit de façon spécifique si ce n’est, selon les intimes, la Loi sur l’évaluation foncière.Les deux juges soumettent donc qu’il est reconnu qu’on ne peut pas, par une loi générale, déroger à une loi spéciale, à moins d’une mention spécifique.«Il eut certainement été loisible au législateur, de rappeler les deux juges, d’inclure C’est entre les 4 et 8 mai prochains que la Cour supérieure du Québec décidera s’il y a lieu d’autoriser l’exercice d’un recours collectif par l’Association québécoise de la défense des droits des retraités (AQDR).L’association cherche à poursuivre 11 compagnies d’assurances qui, dans le cadre de contrats collectifs, déduisent unilatéralement de leurs prestations aux invalides les revenus que ceux-ci tirent du Régime des rentes du Québec (RRQ).parmi les exemptions de la Loi sur l’évaluation celles visées par une loi spéciale en faveur d’organismes ou d’institutions privées.S’il ne les a pas incluses, doit-on nécessairement en conclure qu’il a voulu les exclure sans toutefois le dire spécifiquement?» Par ailleurs, devant le fait incontesté que la SSJB bénéficie selon sa charte d’une exemption de taxe foncière, étant donné que la Loi sur l’évaluation foncière ne comporte aucune disposition spéciale ou référence spécifique de nature à priver la SSJB de l’exemption prévue à sa loi constitutive, vu la rédaction Le tribunal, en attendant ce moment décisif a permis hier aux procureurs des parties intéressées de pésenter leurs plaidoiries par écrit d’ici le 27 mars.Incidemment, depuis l'annonce de la procédure, près de 1,000 invalides ont rejoint les comités de défense de Québec et de Montréal pour participer aux avantages de la lutte pour la défense de leurs droits.Actuellement, T AQDR détient un dossier permettant des recours judiciaires contre des articles 7 et 18 de la Loi sur l’évaluation foncière et appliquant les principes reconnus en matière d’interprétation dés lois, les deux juges ne peuvent qu’en arriver à la conclusion que la SSJB a établi son droit à l’exemption qu’elle revendique.Quant au juge Amédée Monet, dissident dans ce dossier, il opine que la décision de taxer ou non la SSJB revient à la Cour supérieure et que la Cour d’appel n’aurait dû statuer que sur la question de l’irrecevabilité rejetée en première instance.À son avis d’ailleurs, ce jugement aurait dû être maintenu 30 autres compagnies qui auraient illégalement déduit des prestations de leurs assurés des sommes que ceux-ci devaient recevoir de la Régie des rentes.(Les intéressés peuvent communiquer à Montréal à 523-1889 ou encore à Québec, à 653-0438).Rappelons que l'AQDR conteste devant les tribunaux la légalité des déductions unilatérales équivalentes aux primes versées par le Régime des rentes et demande le remboursement aux bénéficiaires invalides des sommes retenues depuis mai 1970, date de démarrage des versements des rentes d’invalidité par la RRQ En plus, l’AQDR demande aux tribunaux de déclarer nulle la clause du contrat par laquelle les compagnies d'assurances s’autorisaient elles-mêmes à réduire les montants qu’elles devaient verser à leurs assurés, de même qu’on tente d’obtenir du tribunal qu’il mette fin dans l’avenir à ces pratiques des assureurs.L'AQDR voudrait en outre ue, au-delà des cas indivi-uels, toutes les victimes invalides puissent obtenir le remboursement des sommes retenues, attendu que les compagnies d’assurances effectuent une compensation illégale entre les prestations qu’elles doivent aux termes du contrat et les fentes d’invalidité du RRQ, qu’elles se font justice elles-mêmes en s’appropriant sans droit des rentes de nature insaisissable et incessible et qu’elles ne {>euvent obliger un assuré à eur céder par avance les bénéfices qu’il pourra recevoir de la RRQ en cas d’invalidité, alors que cette cession est expressément interdite par la loi du Régime des rentes du Québec, B.M.Un bon conseil.Pour célébrer un événement spécial, invitez le Président! Tout comme le champagne, le Président Grande Réserve est un vin mousseux qui a fermenté lentement dans sa bouteille.Résultat: ün vin de grande classe offert à prix populaire.La cour décidera du recours collectif de l’AQDR au début mai La Fondation du Québec M des maladies du coeur V+r Évitez l’embonpoint.En vente ô la S.A.Q.: 750 ml 95.50 Magnum 910.45 Intégration du transport en commun Montréal tiendra parole par Alain Duhamel À ceux qui exprimeraient encore des doutes sur la conduite de la ville de Montréal à l’égard du projet d’intégration des modes de transport, le résident du comité exécutif, 1.Yvon Lamarre, réplique que l'administration municipale a été dans cette affaire conséquente avec elle-même.«Si nous avons accepté l'entente.c’est que nous voulons réaliser un système intégré de transport», a dit hier M.Yvon Lamarre en commentant l’accord intervenu la semaine dernière entre la Comunauté urbaine de Montréal (CUM) et le ministère des Transports du Québec.«Montréal a toujours maintenu la même attitude en favorisant non pas le plan intégré, mais un système qui convienne aux besoins et aux aspirations de la CUM».L’administration municipale parle d’un système intégré de transport pour T île de Montréal et non d'un plan de transport intégré pour la région métropolitaine.Le plan de transport intégré proposé par le ministère des Transports en décembre 1979 auquel les villes de banlieue s’étaient, dans leur ensemble, ralliées, aurait favorisé l’étalement urbain jusque dans les villes dortoirs éloignées.«Nos politiques se veulent une contre-offensive aux stratégies d'étalement urbain vers la périphérie lointaine telles qu’adoptées par les gouvernements depuis plus de 25 ans.comme les subventions à la construction des infrastructures et les prêts garantis à taux réduit».L’accord intervenu la semaine dernière rejoint dans l’ensemble, selon M.Lamarre le projet montréalais et offre des garanties fermes sur les engagements financiers du gouvernement de Québec et de la CUM.Il pourvoit à la construction d'un métro de surface au nord dans la partie la plus urbanisée de l ue; il fixe une limite de $6 millions à la contribution de la CUM au déficit d’exploitation des trains de banlieue: il lève le moratoire sur la construction de la ligne de métro 5 entre Snowdon et ville d’Anjou; il confirme l’engagement du Québec qui assume, désormais, 100 pour cent du service de la dette pour les nouvelles dépenses d’immobilisations en transport en commun au-delà de $717,950,343.L’administration municipale estime avoir atteint ses principaux objectifs sans alourdir le fardeau fiscal des Montréalais.La limite de $6 millions pour l’exploitation des trains de banlieue corres- ond à l’excédent de la contri- ution des villes de l’ouest de Tile au transport en commun.Elles paient un peu moins de $13.5 millions à la CUM en 1981 bien que le service des autobus soit déficitaire de $6.9 millions.La différence servira au financement des trains de banlieue qu’elles ont réclamés avec insistance depuis quelques années.La Ville de Montréal, qui détient une majorité des voix au comité exécutif de la CUM et s’en trouve fort heureuse ainsi, ne se propose pas de compromettre la réalisation des priorités définies dans l’entente dont la maîtrise d’oeuvre a été confiée à la Communauté urbaine.Toutefois, U administration montréalaise demeure préoccupée par l’évolution de la dette de la CUM et de ses effets sur le pouvoir d’emprunt de la Ville.Le gouvernement québécois rembourse la dette contractée par la CUM.Pour le transport en commun, il s'agit d'une somme d’environ $1 milliard, somme qui s'ajoute aux emprunts d’environ $1.5 milliard, remboursés en partie par le gouvernement québécois, faits ou à faire par la CUM pour son système d épuration des eaux, «Les autres villes ne sont pas obligées d’aller sur les marchés étrangers et de publier des prospectus.La dette de la CUM a des effets sur notre cote.On ne pourra tout faire ensemble.Nous aurons des priorités à établir et la CUM les établira».La conclusion de l’accord sur le transport en commun avait fait dire à la Conférence des maires de banlieue qu elle prenait uri pari puisqu'elle se trouve en minorité au comité exécutif de la CUM.La Confé- rence des maires de banlieue réclame, dans la réforme de la CUM, la parité des voix entre le bloc de la banlieue et le bloc montréalais, s’appuyant en cela sur l’augmentation de la population dans les banlieues et la quasi égalité des valeurs imposables entre Montréal et ses voisines.«Les Montréalais ont le droit d'être représentés, ils sont en majorité.En démocratie c'est le nombre qui compte, pas la richesse», affirme M.Lamarre en citant des chiffres puisés dans les données de Statistiques Canada et du Bureau de la statistique du Québec.La population de Montréal (1,045,000 en 1979) équivaut à 57.18 pour cent de la population de la CUM.Sa contribution aux dépenses générales de la CUM a représenté Tan dernier 52.8 pour cent du budget de la Communauté et sa contribution au transport en commun, 52 pour cent.En 1981, les contributions montréalaises ont augmenté en proportion à 53.2 pour cent des dépenses générales et 52,06 pour cent des dépenses du transport en commun.M Lamarre en conclut aue l’écart entre la Ville de Montréal et les banlieues tend à s'accroître et con firme la prépondérance de Montréal.Il n’y a pas lieu, à son avis, de modifier la représentation des parties à la CUM, bien qu’il reconnaisse la nécessité d'améliorer le fonctionnement de la Communauté.American w l’Amérique, MONTREAL • SEATTLE ST PAUL/MINNEAPOUS CHICAGO SAN IANCISCO ¦SALT LAKE CITY SAN JOSE LAS VEGAS® /Z JL*' ONTARIO 'OKLAHOMA CITY I DALLAS/® FT WORTH / ALBUQUERQUE SAN DIEGO UCSOI ® HOUSTON SAN ANTONIO® CHICAGO.Seule American Airlines peut assurer vous obtenez d'avance toutes les cartes votre transport vers ces dix-neuf grands d’embarquement dont vous aurez besoin centres sans que vous ayez à changer de pour le voyage, ce qui vous évitera de compagnie aérienne.Nous offrons en faire la queue, et nous présentons des plus deux vols sans escale de Montréal à courts métrages* sur certains vols vers la Chicago, £ des heures pratiques, soit à Californie et lArizona.9h25 et à 15h40.Pour obtenir des renseignements Et bien sûr, vous bénéficierez des complets, appelez votre agent de voyages services exclusifs dAmerican avant et ou American Airlines.De Chicago, pendant le vol.American possède un réseau de corres- Vous passez la douane à Dorval, , pondances par excellence.*3.00 pour les écouteurs. Le Devoir, jeudi 12 février 1981 L’inquiétude grandit à Moscou face MOSCOU (AFP) - Les espoirs de normalisation rapide en Pologne ne se sont pas réalisés, constataient hier les journaux soviétiques qui confirment l'inquiétude grandissante de Moscou face au dérapage polonais.La Pravda, organe du Comité central du PC soviétique, et Troud, organe des syndicats, publient de très larges extraits du rapport du plénum du Parti ouvrier polonais présenté par M.Tadeusz Grabski.Dans la Pravda, ce compte rendu s’étale sur cinq colonnes.Les grands journaux soviétiques en relèvent les points essentiels pour Moscou : nécessité de prendre des mesures énergiques pour éviter le chaos, l’anarchie et l'éclatement du socialisme.Mais en citant M.Grabski, la presse soviétique exprime surtout les propres inquiétudes de Moscou: «Les espoirs d’une normalisation rapide de la vie ne sont pas réalisés (à Varsovie) bien que cinq mois se soient écoulés depuis la signature des accords de Gdansk», notent la Pravda et Troud, en démarquant les conclusions du rapport du plénum du Parti polonais.Ainsi se confirme de jour en iour pour les observateurs l’impression que Moscou croit de moins en moins à la possibilité d’un retour à la normale à Varsovie.Cette inquiétude est particulièrement évidente depuis le début de l’année avec la multiplication dans la presse soviétique, jusqu’alors prudente, de commentaires alarmistes sur la crise polonaise.Les journaux soviétiques soulignent que les grèves se poursuivent en Pologne et que les activités des forces antisocialistes s’y développent.La Pravda, toujours dans son compte rendu du dernier plenum du Parti polonais, releve que «les idéologues et dirigeants du KOR (principal mouvement de dissidence en Pologne) n’ont pas caché leur espoir d’implanter divers partis politiques à orientation antisocialiste au sein même du système socialiste».Selon la presse soviétique, «il va de soi que l'activité de ces forces et organisations est énergiquement appuyée par des centres anticommunistes occidentaux qui leur accordent une aide matérielle, fi- nancière et politique».Les grands moyens d’information soviétiques donnent une large publicité à ces déclarations La Pologne constitue désormais l’ouverture quotidienne des sujets de politique étrangère à la radio et à la télévision soviétiques.Cinq colonnes dans la Pravda, nier, est un fait exceptionnel.L’hebdomadaire très influent La Gazette Littéraire ne consacre pas moins de neuf colonnes à la Pologne cette semaine.Et l’envoyé spécial de cette revue a rencontré à Varsovie.un agent secret occidental, «cadre de l’OTAN», g v'4> i Mme Cynthia Dwyer,a tinalement rejoint les membres de sa famille, hier à l’aéroport Kennedy, de New York.Lors d’une conférence de presse, elle a déclaré qu'elle n'avait jamais été maltraitée au cours de ses neuf mois de captivité à Téhéran, donnant toutefois peu de détails sur les conditions de sa détention.Elle a reçu un peu de courrier et pouvait expédier des lettres une fois par semaine.(Photolaser AP) Giscard et Sadate ont abordé le cas tchadien WASHINGTON (AFP) -Le gouvernement Reagan a du mal à trouver sur la Pologne une attitude qui soit conforme à sa politique de fermeté envers l’Union soviétique sans atteindre à l’ingérence dans les affaires intérieures polonaises, notaient hier les observateurs politiques.La sensibilité de l’opinion américaine aux affaires de Pologne, estimait-on dans les memes milieux, explique en partie la confusion qui a régné mardi au département d’Etat à propos de la formulation publique de la position du gouvernement Reagan sur les derniers développements.Non seulement les Américains d'origine polonaise constituent une des communautés ethniques les plus nombreuses du pays, plus de dix millions de personnes, mais l’épopée de Solidarité est suivie avec une attention passionnée par les dizaines de millions d’Américains qui viennent d’autres pays d’Europe de l’est.Tous estiment que les États-Unis ont le devoir d’aider les aspirations polonaises à la liberté.À sa conférence dé presse uotidienne le porte-parole du épartement d’État, M.William Dyess, soulignant encore plus clairement que d’habitude qu’il parlait au nom du secrétaire d’État Alexander Haig, avait dit essentiellement trois choses: 1) l’invasion de la Pologne par les Soviétiques ne serait en aucun cas justifiable, mais elle ne semble être ni imminente ni inévitable; 2) si les autorités polonaises utilisaient les forces polonaises pour appliquer les lois polonaises cela serait considéré par les États-Unis comme une affaire polonaise; 3) la demande polonaise d’une aide économique accrue des États-Unis n’est pas activement examinée pour le moment.Le gouvernement attend de voir le genre de réformes économiques qui seront appliquées par les autorités polonaises avant de prendre une décision.Ces trois déclarations, immédiatement exploitées par les chaînes de radio, avaient été largement interprétées par les journalistes américains comme l’amorce d’une politique de laisser-faire sur la Pologne.Cela, disaient déjà certains d’entre eux, ne peut qu’encourager le gouvernement polonais à réprimer plus énergiquement le mouvement d’indépendance des ouvriers et des paysans.Prévoyant le pire pour les journaux télévises du soir et la presse écrite au lendemain, le département d’État se décida en fin d’après-midi à publier une mise au point des propos de M.Dyess.Cette seconde déclaration officielle se ramenait à deux points: —• l’utilisation des forces polonaises dans les circonstances actuelles serait une cause de grande préoccupation pour les Etats-Unis en raison de l’intérêt humanitaire qu'ils portent au bien-être du peuple polonais; — le gouvernement américain examine les mesures supplémentaires d’assistance économique susceptibles d’être prises en faveur de la Pologne en raison de la profonde sympathie ressentie pour les épreuves du peuple polonais.Il est indéniable que le gouvernement Reagan, suivant en cela l'attitude adoptée par le président Carter, n’a mis jusqu’ici aucune hâte à répondre à la demande polonaise d'une aide économique et financière de l'ordre de $3 milliards.Les responsables américains craignent qu’une telle aide ne serve à rien sans des réformes de structure de l’économie polonaise difficiles à appliquer dans l’agitation sociale actuelle.Mais devant l’émotion provoquée aux États-Unis par la lutte du peuple polonais pour arracher plus de liberté, il est possible que le gouvernement Reagan se sente prochainement obligé de faire un geste illustrant concrètement la sympathie du peuple américain Le Washington Post suggérait hier que les États-Unis pourraient favoriser l’étalement de la dette polonaise à l'Occident, près de $25 milliards, dont l’OCDE doit en principe discuter ce mois-ci à Paris.PARIS (AFP) — Le président égyptien Anouar Sadate et le chef de l’État français, M.Valery Giscard d’Estaing, ont examiné hier au cours d'un entretien, la façon dont l'Europe pourrait contribuer à la recherche d'une solution au problème du Moyen-Orient.Les deux chefs d’État ne s’étaient pas rencontrés depuis septembre 1978.Le président égyptien, bien que venu à Paris en visite privée, avait été, fait exceptionnel, accueilli à sa descente d’avion à l’aéroport d’Orly par M.Giscard d’EÎstaing.Il avait eu droit aux honneurs militaires et avait gagné Paris dans un cortège officiel.Les entretiens en tête-à-tête, au cours desquels les deux chefs d’État ont également abordé le problème du Tchad, ont duré environ deux heures et se sont déroulés, selon le porte-parole de l'Élysée, dans une atmosphère «de grande cordialité et de grande franchise».Au cours de ces entretiens, qui ont commencé lors du déjeuner et se sont poursuivis jusqu'à environ 17 heures, le président Sadate a exposé à son interlocuteur les grandes lignes du discours qu’il a prononcé mardi devant le Parlement européen réuni à Luxembourg.Le président Giscard d’Estaing a, pour sa part, exposé l'initiative européenne sur le Proche-Orient prise lors du sommet de Venise en juin dernier et développée au sommet de Luxembourg en décembre.L’Egypte avait longtemps été réticente à l’égard de l’initiative européenne, de peur u’elle n'entrave le processus e Camp David.Mais, aux yeux des Égyptiens, les précisions du sommet de Luxembourg ont permis de considérer ce processus comme l'une des formules concevables.Déçu par l'impasse des négociations sur l’autonomie palestinienne et par le fait que la nouvelle administration américaine considère que le problème du Proche-Orient «n’est pas prioritaire», Le Caire se tourne de plus en plus vers l'Europe et notamment la France, pour tenter de trouver un règlement du problème du Proche-Orient.Les deux chefs d’État ont, d’autre part, abordé la situation en Afrique et ont porté «une attention particulière» au problème du Tchad.À Paris comme au Caire, on estime ue l'action libyenne au chad constitue «un grave danger pour le continent africain».Le président Sadate avait récemment regretté que la France «ait laisse Kadhafi agir contre le Tchad».Sur le plan des relations bilatérales, MM.Giscard d’Estaing et Sadate ont constaté «le caractère très satisfaisant de leur développement et la volonté commune de poursuivre dans cette voie».On sait cependant que la balance commerciale entre les deux pays accuse un lourd déficit au détriment de l’Égypte.Tant la nature et le caractère «très approfondi» de ces entretiens, souligné par l'Élysée, que leur durée, semblent indiquer que le resserrement des relations politiques entre les deux pays, entamé il y a quelques mois, sortira renforcé de cette première rencontre depuis deux ans et demi.À l’issue de ses entretiens avec le président français, le président Sadate s’est rendu à l'hôtel Marigny, où il réside pendant la duree de son séjour de deux jours en France, pour rencontrer les étudiants égyptiens en France.Israël: la campagne sera dure JERUSALEM (AFP) -Israël est entré de plain-pied en campagne électorale par un vote du Parlement fixant au mardi 30 juin les élections législatives et cette campagne, selon les commentateurs israéliens, sera l’une des plus virulentes de l’histoire du pays.La machinerie politicienne se mettra en route plus tôt que d’habitude, d’ici le début du mois de mars, pour affronter un premier test, celui des élections à la Histadrout, la centrale syndicale unitaire, le mardi 7 avril.La valeur de test de cette consultation provient du fait ue soixante-dix pour cent des sraéliens en âge de voter JÉRUSALEM (Reuter) -M.Menahem Begin, président du conseil israélien, a déclaré hier qu’Israël souhaite la création d’une force de paix au Sinai sous l'égide des Etats-Unis dès la fin au retrait total des forces israéliennes.M.Begin a indiqué au cours d’une conférence de presse que la création d’une force de paix était prévue par les accords de Camp David.Israël a déjà rétrocédé à l’Égypte plus des deux-tiers du territoire conquis lors de la guerre de 1967 et le retrait total doit être théoriquement terminé en avril 1982.Le chef du gouvernement israélien a refuse de dire si, au cas où une telle force ne voyait pas le jour, l’armée israélienne remettrait en seront appelés aux urnes ce jour-là.Certains observateurs prévoient un raz-de-marée en faveur des représentants du mouvement travailliste.Les thèmes de la campagne sont connus d’avance.Ces travaillistes se chargeront de mettre l'accent sur Tes échecs économiques et sociaux de l’actuel gouvernement de M.Menahem Begin.Le Likoud (droite nationaliste), la formation qui soutient M.Begin, se gardera de se battre sur ce terrain — il vient, à propos, de réduire les texes sur les voitures et les télévisions en couleurs.En revanche, il rappellera sa principale réalisation en politique étrangère, la conclusion de la cause son départ du Sinai.«Les États-Unis se sont engagés à mettre sur pied une force de paix multinationale pour maintenir l’ordre dans le nord comme dans le sud du Sinai et cette promesse fait partie intégrante des accords de Camp David (.) Cette force multinationale doit être créée», s’est contenté de dire M.Begin.Le président du conseil a précise que M.Yitzhak Shamir, son ministre des Affaires étrangères, se rendra dans une dizaine de jours à Washington pour s’entretenir de ce sujet avec M.Alexander Hai& le nouveau secrétaire d’Etat américain.Selon les journaux israéliens, les Etats-Unis éprouvent quelque difficulté à paix avec l’Égypte.S’il est vrai que, par leurs promesses davantage que par un programme, les travaillistes sont porteurs .d’espoirs pour les électeurs souffrant le plus de la crise économique, leurs détracteurs leur ont déjà fait un procès d’intention concernant l’avenir des territoires occupés militairement depuis 1967, principalement la Cisjordanie et Gaza.M.Moshe Dayan, l’ancien ministre travailliste passé dans le camp de M.Begin puis retranché dans son isolement, se bat pour une seule chose: empêcher que les travaillistes restituent la majeure partie de la Cisjordanie au roi Hussein de Jordanie.Une telle attitude mettre sur pied une telle force de paix.M.Begin a également déclaré qu'il regrettait que le président Reagan ait qualifié d’ «inutilement provocatrice» la politique israélienne de colonies de peuplement en Cisjordanie.«Le qualificatif utilisé par M.Reagan me navre, mais je note que ce dernier n’a pas jugé cette politique illégale», a-t-il ajoute.M.Begin a dit encore qu’il répondrait favorablement à une éventuelle invitation à la Maison-Blanche, et qu'il souhaitait toujours rencontrer M.Anouar Sadate, le président égyptien, afin de relancer les négociations sur l’autonomie palestinienne dans les territoires occupés.reviendrait, selon M.Dayan, à ouvrir la voie à la creation d’un État palestinien, perspective toujours rejetée par l’écrasante majorité des israéliens.Bien qu’il fasse de son entrée en lice un mystère, M.Dayan a bien l’intention de conduire sur son thème favori une nouvelle liste aux élections.Il ne s'agirait toutefois pas d’un parti mais d’un rassemblement centriste dont on murmure déjà le nom, le «Ra-hel» (une abréviation pour «Liste de salut public pour Israël» en Hébreu).En fonction des personnalités qui s’y joindraient, comme l'ancien ministre de la Défense Ezer Weizman, cette liste est déjà créditée de dix à vingt sièges à la Knesseth (sur un total de cent vingt) par les principaux instituts de sondages.Les habitués du «lobby» et surtout de la cafétaria de la Knesseth ont remarqué que M.Dayan avait eu de nombreux entretiens, ces derniers temps, avec des représentants du parti national religieux, prêt à participer à n’importe quelle coalition au pouvoir.Ce parti est en légère régression à la suite de plusieurs scandales dans lesquels ses dirigeants sont impliqués.D’autres combinaisons sont envisagées dans les milieux politiques.Begin veut une force de paix dans leSinaï BOUQUINEZ À L’AISE À L’agence du livre français inc.1246 rue St-Denis — Montréal, Qué H2X 3J6 — Tél.: 844-6896 844-6438 Reagan hésite entre aide ou fermeté au dérapage polonais dont la mission est de «faire éclater la Pologne socialiste» avec d’autres agents.La Gazette Littéraire compare certains membres du syndicat Solidarité à des voyous qui empêchent par la force les ouvriers de se rendre à leur travail.Selon elle, de nombreux Polonais réclament un retour à l’ordre et téléphonent aux organes du parti pour dire: «Ça suffit».Ainsi la position de Moscou est désormais nettement énoncée.Elle coïncide avec les conclusions du dernier plenum du Parti ouvrier et a été reprise hier par la Pravda: «La Pologne constitue un maillon important de la communauté socialiste, de son système défensif et économique de son unité morale et politique, l’affaiblissement de la Pologne et de ses liens avec la communauté socialiste perturberait dangereusement la répartition des forces .dans le monde».Au début de la crise polonaise, le Kremlin y voyait «une affaire purement polonaise».Varsovie surmonterait seule ces difficultés, assurait-on à Moscou.Aujourd’hui au contraire, c’est l’ensemble du bloc socialiste qui est concerné.selon les Soviétiques.Cela signifie, indirectement, que le principe même d'une intervention n’est plus exclu Il a été discuté au Kremlin, mais on ne peut dire quelle tendance l'a emporté.Le sentiment général est que Moscou entend reculer au maximum l’échéance et demandera, d’abord, aux forces polonaises de prendre leurs responsabilités.Mais rares sont ceux qui croient que l'été polonais puisse durer.jusqu’à l’été.Schmidt fait front aux critiques du SPD BONN (d’après Reuter et AFP) — Le chancelier Helmut Schmidt a réaffirmé hier son intention de ne pas dévier du programme gouvernemental du parti social-démocrate en dépit des critiques de l’aile gauche de cette formation.Les quarante membres de la commission exécutive nationale du SPD se sont réunis dans la capitale ouest-allemande sous la présidence de M.Willy Brandt dans l’espoir de combler le fossé qui la sépare de l’aile gauche du parti, hostile au nucléaire, aux dépenses militaires et au soutien qu’accorde le gouvernement fédéral à la politique militaire de l'OTAN.Dans une interview télévisée, M.Schmidt a déclaré: «Le chancelier n’a l’intention de dévier d’aucun des points (du programme du parti), ni de revenir sur la declaration faite lors de l’ouverture de la session actuelle du Parlement».Le chancelier s’était a-ors engagé à poursuivre le développement de l’énergie nucléaire en RFA, à ne pas réduire les dépenses militaires et avait apporté son soutien au projet de l’OTAN de déployer des missiles nucléaires sur le territoire ouest-allemand.M.Schmidt a écarté l’hypothèse que les dissensions actuelles puisssent conduire à sa démission.Certaines des critiques, a-t-il dit, méritent d’être prises en considération, d'autres sont tout au plus désagréables.Tl semble s’agir, dans ce dernier cas, d’une allusion aux propos du député de gauche Karl-Heinz Hansen qui a accusé le gouvernement de mener «une politique de cochon».Selon le chancelier, les divisions du SPD n’ont pas entamé la coalition que ce parti forme au Bundestag avec le parti libéral et n’affecte pas les relations qu’entretiennent ces deux formations.Le SPD, a poursuivi M.Schmidt, reconnaît la constitution et la déclaration du gouvernement.«Il est normal que certains membres du parti manifestent leur désaccord sur certains points particuliers.On peut s’en accommoder.En tout état de cause, le fonctionnement du gouvernement fédéral n’en dépend pas», a dit le chancelier.Après cette interview, M.Schmidt est entré bras dessus, bras dessous avec M.Brandt dans la salle où s’est réunie la commission exécutive.M.Brandt a présenté alors au comité directeur de son parti, un programme en 5 points en vue de résoudre la crise que traverse actuellement le SPD, Dans ce document de 9 pages, l’ancien chancelier fait notamment appel à l’esprit de solidarité des membres du SPD.Il souligne qu’il est nécessaire de respecter la décision de l’Otan en matière de réarmement nucléaire, tout en insistant sur le deuxième volet de l’accord de Bruxelles qui préconisait de nouvelles négociations sur le désarmement.Évoquant le moratoire réclame mardi par la ville-État à direction soeiale-démocrate de Hambourg pour la construction de la centrale de Brokdorf, M.Brandt réaffirme que le recours à l’énergie nucléaire est «inévitable», mais que les permis de construire sont du ressort des autorités régionales.Dans les milieux de l’opposition chrétienne-démocrate (CDU), on parle dès maintenant du «crépuscule du SPD» et bien des sociaux-démocrates ne cachent pas leurs préoccupations devant les tensions ayant éclaté au grand jour depuis la crise qui a secoué le SPD de Berlin-Ouest à la suite d’un gros scandale immobilier La situation dans l’ancienne capitale allemande avait servi de point de cristallisation à un malaise datant en réalité de façon paradoxale du succès social-démocrate aux élections législatives d’octobre dernier.En effet, bon nombre de militants, de députés provinciaux et aussi de membres du Bundestag reprochaient au chancelier Schmidt de s'être montré trop conciliant à l’égard du parti libéral lors des négociations sur le renouvellement du «pacte de coalition».Le scandale immobilier de Berlin (le Sénat — gouvernement — de la ville avait accordé plus de 100 millions de marks de crédits à un architecte maintenant en fuite après une faillite retentissante) avait entraîné la démission du bourgmestre régnant, M.Dietrich Stobbe, et de plusieurs de ses ministres.Pour éviter l’éclatement de la coalition avec le parti libéral, dans l’ancienne capitale, le SPD a dû faire appel à son «étoile montante», le ministre fédéral de la Justice Hans-Jochen Vogel qui a été élu bourgmestre regnant mais n’est pas sûr de remporter aussi les élections anticipées à Berlin au mois de mai prochain.Les sujets de désaccord au sein du SPD ne se limitent pas à ces litiges.Le débat est particulièrement vif au sujet d’une éventuelle révision de la politique de Bonn en matière du commerce des armes.Washington expulse un diplomate cubain WASHINGTON (Reuter) — Le gouvernement américain a ordonné à M.Ricardo Escartin, premier secrétaire à l’ambassade de Cuba à Washington, de quitter les États-Unis.Le porte-parole du département d’Êtat, M.William Dyess, a déclaré hier que le diplomate avait tenté de convaincre un homme d'affaires américain de participer à des actes illégaux et et qu’il était impliqué dans des activités d’espionnage.Le diplomate cubain, a ajouté M.Dyess, a tenté de tourner l’embargo commercial imposé par les États-Unis à Cuba depuis 1962.Il a violé les dispositions d’une loi relative au commerce avec l’ennemi interdisant toute transaction sur «toute propriété» dans laquelle le gouvernement ou un ressortissant cubain ont des intérêts.M.Escartin, surveillé depuis quelque temps par les services de contre-espionnage du FBI, a tenté d'établir dans la clandestinité des liens commerciaux entre des sociétés américaines et le gouvernement de Cuba, a poursuivi le porte-parole.Il a ajouté que certains des hommes d’affaires américains en relation avec M.Escartin ont agi en toute connaissance de cause et que certaines sociétés américaines seraient inculpées. Le Devoir, jeudi 12 février 1981 ¦ 5 §] Mugabe promet de désarmer les responsables des récents heurts Coopération Est-Ouest contre le terrorisme?SALISBURY (Reuter) — M.Robert Mugare, premier ministre du Zimbabwe, a promis hier soir de désarmer les anciens maquisards impliqués dans les affrontements de cette semaine, qui ont coûté la vie à dix-neuf personnes.Dans une déclaration au Parlement de Salisbury, M.Mugabe a déclaré que la tension restait vive dans l'un des trois camps de l'armée nationale où des accrochages ont mis aux prises des membres de son ancienne armée de maquisards, la Zanla, et celle de son allié de cette époque, Jo-suah Nkomo.la Zipra Les deux forces ont en principe été fusionnées pour former la nouvelle armée nationale, encadrée par des officiers britanniques.M.Mugabe a refusé de désigner les responsables des bagarres, qui auraient commencé dans des cafés de la banlieue de Bulawayo samedi dernier, et se sont répandues dans trois casernes.Dans la soirée, de nouveaux combats ont éclaté entre partisans de M.Mugabe et de M.Nkomo.à Emtumbane, une banlieue de Bulawayo, où les troupes rivales sont cantonnées à près d'un kilomètre l’une de l'autre.On pouvait voir les lignes de feu des balles traçantes s'élever dans le ciel du quartier, théâtre de sanglants affrontements en novembre dernier.Ceux-ci avaient fait 58 morts, pour la plupart des civils.Dans les hôpitaux, on fait état de onze morts à la suite des affrontement d'hier à la caserne de Glenville, et de source militaire, on précise ue dix des victimes étaient 'anciens membres de la guérilla Zanla, fidèle à l’actuel premier ministre.Une trêve fragile s’est établie entre les deux factions, la Zamla et les éléments se réclamant de M.Joshua Nkomo, collaborateur de M.Mugabe au sein de la coalition gouvernementale.Selon des voyageurs, la route principale coupant le centre du Zimbabwe, où les groupements opposés se sont livré bataille lundi soir et mardi, est toujours bouclée, démontrant que la tension est toujours vive.Cependant, la police a déclaré hier que la route principale conduisant aux chutes Victoria, et qui passe par la caserne de Glenville, a été rouverte à la circulation.Plus au nord, toutefois, la route entre Que Que et Gwelo, dans les Midlands, demeure fermée.Des groupes adverses à la caserne de Connemara, entre les deux localités, s'étaient combattus lundi soir et mardi, et des voitures avaient essuyé des tirs aux abords de la caserne.Selon des habitants de la région, les incidents se sont poursuivis dans la nuit de mardi à mercredi à Connemara.Ils avaient commencé lorsque d'ex-maguisards de la Zipra, fidèles à M, Nkomo, ont fait irruption dans l'armurerie en tirant sur leurs camarades la Zanla.On ne possède aucune indication sur le bilan des victimes à Connemara, et on déclare que les unités militaires envoyées sur place pour tenter de rétablir le calme Les non-alignés lancent un appel en faveur de la paix NEW DELHI (d'après Reuter et AFP) — Les ministres des 96 pays non alignés réunis en conférence à New Delhi, ont lancé hier un appel à toutes les nations pour qu'elles oeuvrent en faveur de la paix et de la sécurité dans le monde.Cet appel a été lancé lors des cérémonies marquant le vingtième anniversaire de la création du mouvement, dont l'un des fondateurs était Jawaharlal Nehru, le premier chef de gouvernement de l'Inde indépendante.Elles étaient présidées par M.Hurt Waldheim, secrétaire-général de l’ONU, qui a annoncé la nomination de M.Javier Perez de Cuellar, sous-secrétaire de l'organisation, comme son représentant personnel pour la question afghane.Il avait auparavant rencontré les ministres afghan et pakistanais, MM.Mohammad Dost et Agha Chahi, pour discuter de la crise, qui, avec la situation cambodgienne, constitue le problème le plus brûlant auquel est confrontée la conférence.Selon des sources proches de cette dernière, la déclaration finale contiendra un passage relatif à l’Afghanistan, qui a été approuvé par l’ensemble des participants.En revanche, des difficultés subsistent concernant le Cambodge.M.Waldheim a d'autre part pressé le mouvement d'agir pour régler le conflit irako-îranien.«Il serait regrettable, a-t-il dit, que les pays non alignés, qui s’efforcent de réduire les zones de conflit entre les plus grandes puissances mondiales et leurs alliés, échouent dans le règlement des disputes entre les États qui se trouvent dans leurs propres rangs».Il a ajouté que ce «problème demeure extrêmement difficile».Pour le Proche-Orient, M.Waldheim a souligné qu’il ne pourra pas y avoir de règlement global sans négociations avec la participation de tous les intéressés, y compris l'Organisation de libération de la Palestine».Il a remarqué qu’un règlement devra être fondé sur «le principe de l’inadmissibilité de l’acquisition de territoires par la force, sur le droit de tous les États de la région à vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, à l’abri de toute menace ou d’acte de force».Il a ajouté qu’il devra également comprendre «la reconnaissance des droits inaliénables des Palestiniens, y compris de leur droit à l’autodétermination, et le retrait des territoires occupés».En ce qui concerne Jérusalem, M.Waldheim a remarqué que cette question «ne peut manifestement pas être résolue par une quelconque décision unilatérale».À propos du Cambodge, le Secrétaire général des Nations Unies a remarqué que «peu de progrès ont été réalisés».Il a indiqué qu'il se tient «constamment en contact avec les intéressés ainsi qu’avec d’autres États», mais il n’a pas évoqué la question d'une conférence internationale sur le Cambodge demandée par l'Assemblée générale en octobre dernier.Célébrant le 20ème anniver- saire du mouvement, Mme Indira Gandhi a rappelé les grandes aspirations qui caractérisent les non-alignés: «liberté», et «paix qui ne peut être obtenue et préservée que sur la base de l’égalité politique et économique parmi les nations, de l’élimination de toute domination militaire et de la détermination à réaliser le désarmement».Elle a ajouté que la situation internationale actuelle «est bien plus périlleuse» que lors du premier sommet non-aligné de 1961 à Belgrade.Plusieurs délégués se sont succédés à la tribune, dont les ministres de Yougoslavie et de Cuba qui a lu un message de félicitations du président Castro.À la fin de la journée, la session a adopté un «appel de New Delhi» demandant aux nations non alignées de travailler pour un renforcement de la paix et de la sécurité mondiales.Cet appel souhaite également un renforcement de la coopération économique et technique entre les non-alignés et les pays développés.A la conférence ministérielle, qui ne devrait se terminer que le 13 février, un «consensus» se dessine, selon les milieux proches de la délégation indienne, sur deux problèmes majeurs: l’Afghanistan et le Cambodge.L'Inde pourrait en effet finalement accepter de demander le retrait des «troupes étrangères» dans ces deux pays.Enfin, selon le porte-parole de la conférence, des consultations intensives, menées par l’Inde, se poursuivent pour tenter de trouver une solution au conflit Irak-Iran.Une seconde révolution culturelle en Chine?PÉKIN (Reuter) — En dépit des assurances des hauts dirigeants chinois d'après lesquels le pays reste calme et uni.les autorités s’inquiètent de tensions sociales sous-jacentes, telles qu'elles apparaissent dans des informations reçues des provinces.Selon des articles et des émissions de radio en provenance de régions très différentes de la Chine, pendant le mois de janvier, des éléments «contre - révolutionnaires» chercheraient à créer le désordre.Certains ont même parlé de ce qu’ils appellent «la deuxième grande révolution culturelle».Il y a aussi un malaise industriel dans de nombreuses régions de la Chine, qui se traduit notamment par des grèves au sujet des conditions de travail.De plus, le taux de criminalité est élevé.Un assez grand nombre de Chinois semblent avoir perdu leurs illusions et ne veulent plus croire en rien, surtout la jeune génération, qui est.à beaucoup d’égards, la vraie victime CODORN1U le MOUSSEUX des princes et le Roi des MOUSSEUX méthode champenoiee de la Révolution culturelle sous Mao Tsétoung, de 1966 à 1976.Les problèmes de la vie sociale sont encore aggravés par le fait que la Chine traverse une période d 'austérité économique.De certaines sources, chinoises et étrangères, on évalue entre 15 et 20 pour cent le taux de l’inflation, même si les autorités chinoises le situent plus bas.Pendant les récents jours de fête, des pénuries sont apparues dans des articles aussi généralement répandus que le thé, la bière et les cigarettes.Cependant, malgré les informations faisant état d’explo-sionSj d'origine criminelle, d’actions illégales, de publications clandestines et même d'efforts dans le centre de la Chine pour mettre sur pied des syndicats libres, le pays ne semble guère prêt à une nouvelle révolution.M.Deng Xiaoping, le vice-président du parti communiste, qui parait avoir complètement évincé le président.Hua Guofeng, a tenu à souligner en janvier devant des visiteurs japonais qu’il n'y avait pas de lutte du pouvoir en Chine.Il a déclare que la situation politique était la plus stable depuis les années soixante, se référant vraisemblablement aux années ui avaient précédé le éclenchement de la Révolution culturelle en 1966.M.Deng a aussi fait observer que la Chine avait une population rurale de quelque 800 millions (sur un milliard) et que la stabilité du pays «dépendait de la situation dans les zones rurales».Selon le vice-président du parti, cette situation est bonne, de même d’ailleurs ue la situation dans les villes, a déclaration visait sans doute à apaiser certaines craintes extérieures à l'égard d’une instabilité en Chine.Il reste toujours extrêmement difficile de savoir ce qui s'y passe exactement.Ce qui paraît assez clair, c’est que les spectres du passé reviennent hanter le présent et qu 'après des années de mauvaise gestion économique, de purges politiques et de Révolution culturelle — où les jeunes idéalistes étaient devenus les pions de la lutte du pouvoir maoïste — le désenchantement prévaut aujourd'hui.De son côté, le parti communiste est le témoin d’une remise en question de son prestige et de ses compétences.Les chefs du parti, qui le reconnaissent ouvertement, n ont pas cherché à dissimuler que celui-ci devrait remettre sa maison en ordre s'il veut survivre.SEMINAIRE PUBLIC: BILAN DU GOUVERNEMENT DU PARTI QUEBECOIS Jeudi 12 lévrier 20 heures Salle Maria-Oérln Lajoie Billets disponibles ($3.5C) 282-4582 Avec: Vincent Lemieux André Bernard Robert Bourassa Claude Charron Modérateur: Louis Martin Société Québécoise de Science Politique avec le concours du „ Département de Science Politique de l’UQAM n’ont pu pénétrer dans la caserne.L'armée nationale Zimbab-waise, qui compte quelque 11,000 hommes et est entraînée par des officiers britanniques.est constituée principalement dans l’intention de surmonter les rivalités politiques entre la Zanla et la Zipra.Mais la dernière flambée d'incidents n’a fait qu'acerber l'inimitié entre les deux anciennes formations de maquisards, et a suscité des doutes quant aux projets de M.Mugabe de porter les effectifs de l'armée à 35,000 hommes d'ici août.Ironie du sort, la seule force de combat neutre qui demeure à la disposition de M.Mugabe est constituée par les anciens fusilliers rhodésiens africains, dont les 3,000 soldats, des Africains, avaient combattu la Zanla et la Zipra pendant la guerre d'indépendance de sept ans contre le régime de majorité blanche.Des centaines d'hommes de cette unité sont intervenus en début de journée dans la caserne de Glenville, aux abords de Bulawayo, à bord de véhicules blindés, pour séparer les ex-alliés d'hier devenus les ennemis d'aujourd'hui Les attaques entreprises par les hommes de la Zipra reflètent le mécontentement profond régnant parmi les partisans de M Nkomo.de l'ethnie Ndebele, qui estiment que M.Mugabe, soutenu par l'ethnie majoritaire Shona, cherche à éclipser leur chef sur le plan politique, tandis que M.Nkomo lui-même ne fait pas preuve d'assez de vigueur.«Ils cherchent à écraser Nkomo, et c’est comme si Nkomo était trop disposé à la conciliation», a déclaré un de ses partisans.Simultanément, la mort d'une dizaine d'hommes de la Zanla, la nuit dernière, est de nature à accroître la tension entre les forces rivales.MADRID (AFP) — Les pays occidentaux ont souligné hier à Madrid la nécessité d une plus large coopération dans la lutte contre le terrorisme au cours de la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE).Les 35 pays participants (toute l'Europe moins l'Albanie, plus les États-Unis et le Canada) ont débattu d'une proposition en ce sens présentée par les Etats-Linis, la RFA, l'Espagne, l’Italie, le Portugal, la Grande-Bretagne et la Turquie, qui prévoit «l'extension et le renforcement de la coopération dans la lutte anti-terroriste».L'URSS et ses alliés, tout en affirmant leur opposition au terrorisme, ont estimé que le texte de la proposition devait être étudié soigneusement et qu'une distinction devait être faite entre organisations terroristes et mouvements de libération nationale «L’essence même de l'État soviétique est contraire au terrorisme», a affirmé le représentant de l'URSS qui a ajouté que son pays était «au premier rang de ceux qui luttent contre ce fléau».Il a estimé que la proposition occidentale était ambiguë en ce qui concerne l’attitude face à la lutte de certains peuples pour leur libération natio- nale et il a demande que le document inclut la coopération dans la lutte contre le terrorisme fasciste, néo-fasciste ou sioniste.Le représentant espagnol a répliqué en demandant aux délégués des pays de l'Est qu'ils énumèrent les pays européens où il existe des mouvements de liberation.En session plénière le chef de la délégation espagnole, M.Javier Ruperez, s'est élevé contre un article publie récemment par «l'organe officiel du parti dirigeant d un pays participant» où le terrorisme qui sévit en Espagne était qualifié de «consequence des contradictions sociales» du pays et qui affirmait qu'en Italie il avait des «causes objectives».M Ruperez a également mis en garde contre ceux qui «ne respectent pas les frontières de certains pays et y créent des foyers de tensions».Les délégués des États-Unis, de RFA, de Grande-Bretagne et de Suisse ont soutenu la proposition en session plénière.Selon ce qu'on a pu apprendre de source proche de la délégation espagnole, certains pays occidentaux, la France et la Belgique notamment, ont regretté que le document ne comporte pas de définition précise du terrorisme Lf Trust Rotai A UN RECR JUSTE POUR VOUS! 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pour le NPD et stationnaire pour les conservateurs, n’a convaincu aucun des trois partis de modifier sa position constitutionnelle.En septembre, c’est-à-dire à peu près au moment même où la conférence constitutionnelle échouait, 50% des Canadiens interrogés se disaient disposés à voter pour le Parti liberal advenant une élection; 29% indiquait leur intention de voter en faveur du Parti conservateur et 19% pour les néo-démocrates.En janvier, selon les résultats publiés hier, l’intention de vote se ré-partissait ainsi: 40, 34 et 23.Il y a donc eu une chute de 10 points en cinq mois pour les libéraux, dont quatre points entre décembre 80 et janvier 81.En revanche la popularité des conservateurs reste au même point par rapport à décembre, soit a 34%, tandis que le NPD monte de trois points.C’est exclusivement dans l’Ouest que les libéraux ont perdu des appuis et que le NPD en a gagné, ce qui a fait grandement plaisir au leader néo-démocrate, M.Ed Broad-bent, dont les députés les plus réticents à l’endroit du projet Trudeau, sont précisément de l’Ouest, particulièrement de la Saskatchewan.Des trois partis en somme, seuls les liberaux pourraient à partir de ce dernier sondage tirer la conclusion que leur politique constitutionnelle n’est Ras acceptée de la population, lais ce n’est absolument pas le cas, comme en ont témoigné divers ministres hier, notamment MM.Jean Chrétien et Marc Lalonde.Pour eux, le seul fait que le NPD, qui appuie le gouvernement sur le plan constitutionnel, voie sa cote augmenter, constitue une preuve que leur projet de rapatriement est accepté même dans l’Ouest.Au Québec, en Ontario et dans les provinces atlantiques la position des trois partis demeure essentiellement ce qu’elle était le mois dernier.Pour sa part, M.Joe Clark, le chef conservateur, est convaincu que le recul des libéraux s’explique par leur projet de rapatriement constitutionnel et par leurs politiques énergétiques.Même avec un gain de 3%, il est également persuadé que le NPD s’est engagé dans une voie constitutionnelle qu'il regrette d'avoir choisie.On peut noter que depuis septembre, le NPD et les conservateurs ont respectivement monté de quatre et cinq points dans l’échelle de la popularité.Quoiqu’il en soit, toutes ces nuances exprimées dans les sondages n'ont convaincu les partis de rien, si ce n'est de poursuivre leur action dans la même direction.Les libéraux disent que leur projet de résolution est devenu beaucoup plus acceptable aux Canadiens depuis certains amendements à la charte des droits (aborigènes et handicapés notamment).Tout comme des décisions dans le domaine énergétique devraient apporter de nouveaux appuis au gouvernement, esperent-ils.Avec cette indication que sa position est un peu plus forte dans l'Ouest, M.Broadbent ne va pas maintenant succomber aux pressions fortes venant de cette région; d’ailleurs même avant ce sondage, le leader néo-démocrate n a jamais manifesté la moindre velléité de ne plus appuyer les libéraux, n’eii déplaise au premier ministre Blakeney ou à tout autre socialiste à l’ouest de l'Ontario.Il n’est pas sûr que tous les membres de son caucus vont voter en faveur du projet de résolution, mais il semble évident aue la très grande majorité d entre eux Te feront.À la suite des caucus d’hier, la même tendance de solidarité partisane semble s’affirmer dans le camp libéral.À l’exception de M.Louis Duclos, ceux qui se plaignaient ouvertement, il y a quelques semaines, se taisent maintenant; quelques-uns se disent encore «hésitants» et d’autres à qui l’on prêtait peut-être l’intention de voter contre le projet Trudeau vont se rallier meme s’ils conservent des réserves assez ou très importantes sur certains points.C’est le cas par exemple du sénateur Maurice Lamontagne, qui faisait partie du comité special mixte au début de ses travaux, mais que l’on n’a plus revu après quelques semaines.Il prépare présentement un discours qu’il livrera au Sénat lors du débat en troisième lecture.Par ailleurs, les conservateurs songent eux aussi à cette dernière etape parlementaire.Ils ont l’intention de mener la lutte non seulement au Parlement, mais parmi le public aussi, en envoyant des députés livrer la bonne parole, pendant que d’autres mèneront le débat parlementaire.Cette stratégie aura un double effet, soit celui de sensibiliser un plus grand nombre de citoyens et celui d’occuper un plus grand nombre de députes, qui autrement ne parviendraient peut-être pas à dépenser un trop-plein d’énergie.Mais, M.Clark, qui fera face à un congrès très important bientôt, entend profiter du débat constitutionnel pour affirmer son leadership, d’autant plus qu’il est profondément convaincu de défendre la meilleure cause.En chambre, les conservateurs vont présenter un certain nombre d’amendements, mais probablement moins d’une dizaine, selon ce qu’on a indiqué.Ils concentreront leurs attaques autour de certains thèmes précis, au lieu d’éparpiller les efforts sur une multitude de points moins importants.On peut s’attendre à des amendements concernant le droit de propriété, un sujet qui a suscité un bon débat en comité.Les conservateurs vont assurément revenir avec une proposition de scinder le projet de résolution.Pour ce qui est du NPD, on ne savait pas hier quelle stratégie il adopterait pendant ce débat.Il est évident que les députés de ce parti voudront conserver la liberté de présenter des amendements.M.Broadbent a mentionné à l'issue du.caucus que «le NPD pense que chaque député doit avoir le droit de parler».Il a cependant appuyé l'idée de limiter la duree de chaque discours.M.Clark en revanche a fait valoir que son parti s’oppose à toute forme de clôture, y compris celle de limiter la durée d'un discours.Ces questions, doit-on rappeler, font l’objet de négociations entre les leaders parlementaires des trois partis, en vue du débat qui pourrait commencer lundi aux Communes.Hier, M.Pinard a indiqué clairement qu’il favoriserait la présentation d’une résolution en bonne et due forme, plutôt que de lancer le débat sur une motion visant l'adoption du projet Trudeau tel que voté par le comité.Comme c’est M.Pinard qui décide de la procédure, il y a donc d’excellentes chances pour que les députés soient conviés à débattre une résolution.11 attend le rapport du comité avant de prendre une décision.Ottawa étatise trop d’entreprises, déplore le CPQ Les méthodes qu’utilise le gouvernement fédéral pour canadianiser l’économie, représentent une vaste opération d’étatisation d'entreprises privées, dont l’étatisation de Pétrofina, opération à laquelle nous ne pouvons souscrire.C’est ce qu'a fait savoir hier Les éléphants en colère DJAKARTA (AFP) - Au moins 7 éléphants sortant de la jungle, pris de folie furieuse, ont attaqué le village de Rilau, dans le sud de Sumatra, endommageant 25 maisons, et faisant fuir une partie des habitants, a-t-on appris hier à Djakarta.Selon le journal Berita Buana, qui a relaté l'attaque et des P; Pi des éléphants, des ours tigres ont parfois été aperçus dans ce village.le président du Conseil du atronat du Québec (CPQ), M.terre Côté, dans une longue lettre que l’organisme a adressée au premier ministre du Canada, M.Trudeau, et à ses collègues Lalonde, Gray et MacEachen, lettre dont le texte a été rendu public.Le CPQ écrit notamment qu'il est tout à fait favorable à une plus grande participation des Canadiens dans l’econo-mie.objectif qui pourrait être réalisé au moyen de mesures d’incitation fiscales et autres qui leur permettent d'acheter des actions de sociétés étrangères.«Nous ne pouvons souscrire cependant, écrit le CPQ, à une politique nationaliste et protectionniste coûteuse qui se traduit par une ingérence accrue de l'État dans le secteur privé, entraînant une prolifération des interventions de la bureaucratie et des rigidités qui pertubent les mécanismes du marché.» ANNONCES CLASSÉES ENCADRÉES 286-1202 844-3361 (pour tcut autre service) e 55* la ligne agate e Minimum $8.80 e Heure de tombée: 10 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Comptables agréés OUEBEC MONTREAL OTTAWA TORONTO CAI r.lnv .___________ RIMOUSKI TROIS-RIVIERES SHERBROOKE SAINT HVAnNTHE K^TCnrHCQ SEPT ILES MATANE COATlCOOK FORT LAUDERDAU (U S A , d Le Devoir, jeudi 12 février 1981 ¦ 7 en bref.¦ Une charte des droits de la femme dans la CEE LUXEMBOURG (AFP) — Après deux jours de débats passionnés, le Parlement européen a vote hier une véritable charte des droits de l’Européenne, par 173 voix pour, 101 contre et 22 abstentions.Ce texte comprend un appel à la généralisation et à l’harmonisation dans la communauté des législations autorisant l’avortement, question qui, à un moment, avait mis en péril le texte tout entier.La nouvelle charte préconise la diminution du temps de travail, dénonce les discriminations et réclame notamment des cours d'enseignements ménager pour les petits garçons appelés à devenir un jour des époux et des pères.¦ Les libéraux passent à l’attaque en Ontario CHATHAM, Ont.(PC) — Le premier ministre conser-, vateur de l’Ontario, M.William Davis, et les membres de son gouvernement, ont sous-estimé l’intelligence des électeurs en dévoilant une semaine avant le déclenchement des élections un programme de $1.5 milliard sur la relance de l’économie.Ce sont les propos qu’a tenu hier le chef du parti libéral ontarien, M.Stuart Smith, lors d'une émission radiophonique au cours de laquelle il a rappelé que les électeurs devaient tenir compte des réalisations du gouvernement conservateur et non de ses promesses électorales.¦ Les Acadiens de l’île du Prince-Édouard s’inquiètent CHARLOTTETOWN (PC) - La Société Saint-Thomas-d’Aquin de l’île du Prince-Édouard estime que les amendements proposés par le ministre de la Justice, M.Jean Chrétien, à la résolution constitutionnelle, accroissent les injustices linguistiques.Pour la société acadienne, ces amendements de M.Chrétien ne répondent pas aux besoins et aux aspirations des francophones du Canada.Le secrétaire de la Société, M.Alcide Bernard, souligne que l’article 23, notamment, ne comporte aucune garantie d’écoles françaises pour les minorités francophones.On n’a pas donne suite, signale M.Bernard, aux nombreuses requêtes qui ont été formulées pour éliminer la clause qui dit «où le nombre le justifie».On accorde plus de droits à la minorité anglaise du Québec, dit encore M.Bernard, et on proclame, par l’article 26, le statut multiculturel du Canada.¦ La chaise électrique servira en Louisiane THIBODAUX, Louisiane-(AFP) — La chaise électrique de Louisiane servira à nouveau vendredi pour une exécution capitale, pour la première fois depuis 20 ans, si David Martin, condamné pour un quadruple meurtre, n’est pas gracié.Pour ce faire, son avocat plaide l’irresponsabilité, mais un juge local ayant rejeté lundi la demande en grâce, il a annoncé son intention de faire appel auprès de la Cour suprême de l’État.Son avocat, arguant du fait qu’aucun examen psychiatrique de David Martin n’a été pratiqué, réclame une expertise médicale.Selon l’accusation, Martin, à la recherche de l’amant supposé de son épouse, a fait irruption dans un bar en 1977 et fait feu 15 fois, tuant quatre personnes.Les autorités ont annoncé qu’elles avaient reçu ordre de procéder aux préparatifs pour l’exécution capitale, qui devrait avoir lieu entre minuit et trois heures du matin vendredi.¦ Sinatra et les mafiosos LAS VEGAS (Reuter) — Interrogé sur son passé tandis qu’il tente de recouvrer sa licence de jeu perdue il y a près de 20 ans, le chanteur Frank Sinatra a reçu hier à Las Vegas un soutien de poids en celui du chef de la police du comté de Los Angeles.«Si M.Sinatra est membre de la Mafia, alors moi je suis le Parrain», a déclaré le sheriff Peter Pitchess.Le conseil central des établissements de jeux de l'État du Nevada a entrepris hier les auditions des témoins après une enquête de plus de 13 mois.Frank Sinatra, 65 ans, s’était vu confisquer sa licence en 1963: Sam Biancana, l’une des personnalités de la Mafia, interdit de jeu dans le Nevada, avait été aperçu dans un établissement de Lake Tahoe contrôlé en partie par le chanteur.Après la journée d’audience, le conseil a accordé une licence «d’employé principal» à Sinatra, pour une période de probation de six mois.¦ Seize morts dans une collision ferroviaire NEW DELHI (AFP) — Seize personnes ont été tuées et 37 autres blessées dans une collision entre trois trains survenue hier matin à 200 km à l’Ouest de Madras, au Sud de l’Inde.L’accident s’est produit quand un train de voyageurs a heurté un train de marchandises, faisant dérailler plusieurs wagons.Un autre train de voyageurs, arrivant en sens inverse, a à son tour heurté les wagons couchés j ^ sur la voie.J Enlever les pneus pour éviter une immatriculation Cette Datsun très spéciale qui semble n’avoir aucun moteur peut parcourir 67 milles par gallon sur route.Elle ne fonctionne quand même pas à pédales.Les étudiants en génie mécanique à McGill l’ont dotée d'un petit moteur Austin modifié, de 1,000 cc, qui développe 60 C.V et qui a été installé à la place du siège arrière.Gagnante de l’éconorallye 1980, cette voiture est en montre à l’exposition sur l’énergie qui se poursuit jusqu’à samedi au «University Centre» de McGill, 3480 McTavish.(Photo Jacques Grenier) QUÉBEC (PC) - D’après le nouveau code de sécurité routière, pour qu'un véhicule remisé, même en hiver, soit exempté d'immatriculation, il faudra que les pneus, les skis ou les chenilles en aient été retirées.Le député unioniste de Bel-lechasse, M.Bertrand Goulet, a demandé là-dessus des explications au ministre des Transports, M.Denis de Belleval, devant la commission parlementaire qui a étudié récemment article par article le projet de Code de la sécurité routière.Doit-on comprendre, a-t-il demandé hier au ministre, que quelqu'un qui est propriétaire d'une roulotte ou d'une automobile qui peut servir l'été seulement, est hors-la-loi s’il n’enlève pas les pneus en hiver?Oui, a répondu le ministre.Ce qui veut dire qu’il faudra enlever les pneus des roulottes motorisées, des roulottes remorquées, des autos qui ne servent qu’en été, même Mémoire à la Commission Jean La FTQ réclame que soit institué le congé-éducation payé par Paule des Rivières La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a réclamé hier l'instauration du congé-éducation payé.Elle a demandé aussi que la participation des syndicats à la formation des employés soit reconnue.La centrale syndicale, qui regroupe environ 325,000 membres travaillant dans les secteurs d’activités les plus divers, était au nombre des groupes qui ont présenté leur mémoire à la Commission d'étude sur la formation des adultes (CEFA) hier, au cours d’audiences publiques.La CEFA est formée de sept commissaires et elle existe depuis maintenant un an.Elle est chargé de faire des recommandations au gouvernement sur la formation des adultes, quelle soit générale, professionnelle ou socio-culturelle.La plupart des 300 organismes qui ont envoyé un mémoire à la CEF'A ont noté la multiplicité des intervenants dans l’éducation des adultes.Un petit nombre se félicite de cette diversité.Mais, quant à elle, la FTQ s’est jointe au concert des voix, de plus en plus nombreuses, qui réclament l’intervention du gouvernement dans ce domaine, pour y mettre de l’ordre.Si les voeux de la FTQ étaient exaucés, le gouvernement québécois adopterait une loi consacrant le droit à la formation et au perfectionnement payés.Cette loi attribuerait aux syndicats l’entière responsabilité de la formation syndicale, et syndicats et patrons conviendraient d’ententes pour la formation de type général ou professionnel.Le gouvernement devrait aussi prévoir des fonds pour assurer cette formation, croit la FTQ.Actuellement, le gouvernement québécois verse $1 par année par membre autfcentra-les syndicales pour les aider à dispenser la formation syndicale.Il existe aussK’un programme fédéral qui vient doubler ce montant mais l’ensemble de ces sommes demeure bien modeste, a affirmé hier, le secrétaire général de la FTQ, M.Fernand Daoust.D’ailleurs, la centrale suggère au gouvernement québécois de se hâter s’il ne veut pas se faire damer le pion par Ottawa qui, à son avis, pourrait bien établir une politique de congé-éducation payé.La FTQ désire que le gouvernement fédéral se retire du champ de l'éducation des adultes.Actuellement, les autorités fédérales subventionnent.dans le cadre de leurs programmes des Centres de main-d’oeuvre, divers cours de formation professionnelle et générale.Dans son mémoire à la CEFA, la FTQ rappelle qu’elle consacre environ $5 millions par année à la formation de ses membres.Ceci comprend des cours d’éducation syndicale mais bien d’autres aussi.Il y en a environ 750.Par exemple, la semaine dernière, un groupe a suivi un cours intensif de trois jours sur la retraite.À ceux qui rétorqueront que les demandes financières de la centrale sont démesurées, la FTQ a répondu hier: «Allez voir les sommes que les entreprises vont chercher à Québec (au gouvernement) au nom de la formation professionnelle en milieu de travail».Pour le secrétaire général de la FTQ.les comités de santé-sécurité mis sur pied dans les entreprises et qui peuvent susciter la création de cours de formation et prévention payés partiellement par l’État, constituent un exemple à suivre.Là mise sur pied de comités de formation, croit M Daoust, pourrait même, à la limite, améliorer le dialogue et, qui sait, réduire les risques de conflits dont les coûts sociaux sont «gigantesques».La FTQ a abordé aussi le rôle des universités dans la formation des adultes, en faisant notamment état des ententes qui la lient à certaines institutions.Ces ententes permettent par exemple à un audiologiste d'être «libéré» par son université pour animer une session sur les moyens de mesurer le bruit dans une usine.Mais elles ne constituent qu'une goutte d'eau, déplore la FTQ.Il faudrait les multiplier.La Commission d'étude a entendu hier une vingtaine d'organismes parmi lesquels figuraient l’Association des commissions scolaires protestantes du Québec, qui regroupe 33 commissions scolaires, et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.Les autorités protestantes demandent au gouvernement d'adopter une politique claire de formation des adultes mais insistent pour que les commissions scolaires conservent le leadership dans ce domaine.L'idée de la création d’un organisme, probablement pa-ragouvernemental, pour s'occuper du financement de la formation des adultes, fait son chemin.Les commissions protestantes en veulent un, à condition d’y être représentées.Pour sa part, la Fédération des médecins omnipraticiens demande, comme beaucoup d’associations, de participer à l’organisation des programmes qui concernent ses membres.Langevin à la tête de la régie QUÉBEC (PC) - M.Pierre Langevin a été nommé président de la Régie des loteries et courses du Québec, a-t-on annoncé au bureau du premier ministre René Lévesque.M.Langevin, qui est avocat, était jusqu’ici vice-président de la Commission des services juridiques, poste qu’il occupait depuis novembre 1977.M.René Langevin qui assurait de façon intérimaire la présidence de la Régie des loteries, reprendra son poste de conseiller au Conseil exécutif, précise le communiqué du bureau du premier ministre.quand ces véhicules sont remisés dans un entrepôt ou sous 10 pieds de neige, sinon, au sens strict de la loi, les propriétaires seront hors-la-loi, a noté M.Goulet.«C'est la disposition qu’on retrouve partout en Amérique du Nord et qu'on retrouvait dans l’ancien code, a expliqué le ministre.Partout c’est comme ça.parce que des personnes immatriculent un seul véhicule et changent les plaques du véhicule et se promènent sur la route avec une seule immatriculation.» «C'est une mesure règlementaire que tous les gouvernements ont adoptée pour éviter des fraudes et contrôler véritablement l'utilisation des véhicules.De plus, ça protège les gens contre les vols, contre des difficultés d'identification en cas d’accident», a-t-il ajouté.Tout en admettant que la mesure pouvait causer un embarras à certains moments, le ministre a expliqué qu’il existera «toujours des finfinots qui vont éviter l'immatriculation par le biais d'un échappatoire si on ne les oblige pas à enlever les pneus».«On contrôle les véhicules ou on ne les contrôle pas, c’est ça le problème», a dit M.de Belleval.Le nouveau code prévoit que neuf types de véhicules routiers sont exemptés d’immatriculation au Québec.Ce sont: ¦ les véhicules non motori-tés et la machinerie agricole, déterminés par règlement du gouvernement, et qui sont la propriété d’un agriculteur; ¦ le véhicule routier entreposé par le fabricant ou livré par celui-ci à un commerçant (sauf s’il est utilisé sur un chemin public) ainsi que le véhicule possédé et entreposé par un commerçant en vue de le vendre; ¦ le véhicule confié à la gestion du Curateur public et celui remisé, confisqué ou saisi par un agent de la paix; ¦ le véhiculé qui a été mis au rancart et dont le certificat et le numéro d'identification ont été remis à la Régie; ¦ le véhicule d’hiver (dans les cas prévus par règlement du gouvernement) et le tracteur de ferme propriété d'un agriculteur, à condition qu’ils ne soient pas utilisés sur un chemin public; ¦ le véhicule remisé dont les pneus, skis, chenilles ont été enlevés; ¦ la remorque ou la semi-remorque louee pour une période n’excédant pas 12 mois, à certaines conditions; ¦ le véhicule de promenade d’un non-résident, seulement pour les six premiers mois après l’arrivée au Québec .yV: Rourauoi.Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes PUBLICITÉ - MARKETING Éditeur-distributeur bien connu dans le domaine du livre au Québec et ce, depuis plusieurs années recherche les services d’une personne ayant diplôme ou expérience dans le domaine de la publicité et du marketing.La personne recherchée devra avoir une très bonne connaissance du français parlé et écrit.Faire parvenir photo et curriculum vitae au: Directeur général C.P.250 Station “M” Montréal, H1V3M3 "J'étais inscrit au programme d'études asiatiques de l'Université Concordia et me destinais à une carrière dans la Fonction publique lorsque j’ai entendu parler du concept de "petit collège” mis de l’avant par l’École des affaires publiques et communautaires.L’aspect du programme qui m’intéressait le plus était les stages.J'aimais beaucoup l'idée d'allier les études à des stages pratiques qui me donnaient la possibilité de gagner quelques sous tout en continuant d'étudier.Depuis mon admission à l'École, je suis à même de constater que mes travaux, mes intérêts, les discussions et les rencontres avec mes camarades et ma participation active à (association étudiante m'ont permis de me familiariser avec les affaires publiques et communautaires et m'ont aidé à développer mes aptitudes interpersonnelles.L'atmosphère de l'École favorise (établissement de liens étroits entre les étudiants et les professeurs.Les rencontres individuelles et de groupe permettent d'apprendre d'une façon stimulante.Au fur et à mesure que (année progresse, mon intérêt pour les relations entre le gouvernement et le secteur privé va en s'accentuant.” Renseignements: 879-8507 .JohnGancz .a choisi „ l’Ecole des affaires .publques et communautaires de ’Universilé Concordia VICE-PRESIDENT Assurance Automobile Ce poste s’adresse à l'administrateur professionnel désirant oeuvrer au sein d’une importante société d'assurance, chef de file de son industrie au Québec.Le Vice-Président dirigera un personnel d’environ 80 personnes et sera responsable de l’ensemble des activités du secteur assurance automobile.Il établira à court terme une stratégie de développement visant à assurer la croissance continue du secteur et il aura carte blanche pour réorganiser son service en fonction des objectifs fixés.Diplômés universitaires, les candidats ont déjà démontré leurs talents de gestionnaires au sein d’une compagnie d’assurance, d’une institution financière ou de service où ils ont su mettre à profit leurs aptitudes pour l’analyse et la planification.Ce poste offre un salaire de base de 35 000$ à 40 000$, plus automobile, plus une gamme complète de bénéfices.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à Guy Lemelin ou Guy Djandji.UNIVERSITE CONCORDIA L/IUZON LEMELIN DJ/1NDJI 8i M/4RTEL Conseillers en gestion de ressources humaines Membre du groupe SOBECO Montréal-Québec-Toronto Bureau 1523, 2, Complexe Desjardins, B.P.5, Montréal (Québec) H5B 1C6 Tél.: (514) 285-1122 ft SOBECO Appel de candidatures mixtes ANALYSTE PRINCIPAL INDUSTRIE DU PÉTROLE Traitement: Jusqu'à $37 556 N°deréf.: 81 NCRSO NEB 3 Office national de l’énergie Direction de la politique du pétrole Ottawa (Ontario) L’Office national de l’énergie est à la recherche d’un analyste principal chargé d’analyser les plans d'exploitation d'entreprises en ce qui touche au pétrole brut et à ses principaux dérivés Le titulaire devra également prévoir, par région et par province, les demandes d’exploitation à terme du pétrole et de ses principaux dérivés et fournir des conseils à l’Office en ce qui à trait aux questions d’offre et de demande à court terme.Conditions de candidature Le titulaire devra posséder un grade d’une université reconnue en économie, génie pétrolier, administration des affaires, gestion financière ou commerce.Il devra avoir de l'expérience dans au moins un des domaines suivants de l’industrie du pétrole: raffinage et commercialisation de produits du pétrole, prévision de la demande de produits du pétrole, ou, de l’expérience au sein d’un organisme de réglementation provincial ou fédéral chargé des entreprises pétrolières ou connexes.Exigences linguistiques La connaissance des deux langues officielles est essentielle.En raison de la nature de ce poste la connaissance des deux langues officielles est immédiatement exigée.N° d’autorisation: 310-221-021 De plus amples informations sont disponibles en écrivant à l’adresse suivante; Job information is available in English and may be obtained by writing to the address below.Comment ae porter candidat Envoyez votre demande d'emploi ou votre curriculum vitae è: Mlle.Joan Girling Bureau de dotation de la région de la capitale nationale Commiasion de la Fonction publique du Canada 300, avenue Laurier ouest Ottawa (Ontario) K1A 0M7 Data limite: le 27 février 1981 Prière de toujours rappeler le numéro de référence approprié.Canada à 8 B Montréal, jeudi 12 février 1981 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Jean-Louis Roy Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Lise Bissonnette.Jean-Pierre Proulx Directeurs de l'information: Trésorier: Pierre Loignon Bernard Larocque Gilbert Brunet Victoire à Sainte-Scholastique EMBARRASSÉ avec quelque cent mille acres de terre abusivement expropriés autour de Mirabel, propriétaire cf’un immense domaine en voie de sévère détérioration malgré les millions de dollars qu’il coûte chaque année aux contribuables, le gouvernement d’Ottawa devait tôt ou tard trouver le moyen de sortir de cet incroyable gaspillage économique et social.Dans un rapport confidentiel en date du 29 septembre 1980, le ministère des Travaux publics du Canada en était venu à la conclusion que le gouvernement devait ou bien rester propriétaire et en payer le prix, ou bien consentir à se départir de ces immeubles et réduire ainsi le contrôle absolu qu’il en a pris sous prétexte de protéger l’aéroport.Manquant de fonds, attaqué de toutes parts, stérilisant le développement industriel de la zone périphérique, le ministère dut considérer une rétrocession au moins partielle de ses propriétés.M.Paul Cosgrove pouvait confier la gestion et l’opération de rétrocession des terres soit à son ministère, soit au gouvernement du Québec, soit à une société d’État, soit à quelque organisation mixte.Son gouvernement a finalement opté pour une société d’État, dont la composition et le mandat ne sont pas encore précisés publiquement, mais qui doit en principe consulter d’abord la population et disposer d’une portion «importante» mais encore indéterminée des terres de la zone périphérique.En apprenant la nouvelle, les agriculteurs de l’endroit se sont réjouis de cet heureux déblocage.Il semble bien que le gouvernement fédéral ait pris, enfin, un virage intéressant.Mais avant de pavoiser ou de fermer le dossier, il importe de s’arrêter aux conditions dans lesquelles Ottawa va agir.¦ En effet, si on en croit une déclaration du député libéral d’Argenteuil, M.Robert Gourd, les locataires actuels du gouvernement fédéral ne seraient guère intéressés à acheter leurs terres.Il est bien possible, en effet, que quelques entrepreneurs agricoles soient fort aise a’être entretenus par les Travaux publics et peut-être même s’en trouve-t-il pour songer, à la faveur de la désolation actuelle, à arrondir leur domaine.Les réactions massives et enthousiastes des gens de la région montrent, cependant, que la communauté de Sainte-Scholastique n’est pas morte, malgré l’agression dont elle est victime depuis dix ans, et que les vrais agriculteurs de l’endroit ne demandent pas mieux que de reprendre possession de leur butin et de leur avenir.La solution annoncée par M.Cosgrove n’est pas mauvaise en principe.Le gouvernement reconnaît qu’il doit revendre des terres.Il se montre également disposé à consulter la population.Ottawa affiche enfin sa volonté d’en finir avec cette plaie politique et financière.Des contacts ont été pris avec des représentants de la population et certains organismes locaux en vue de s’assurer que la solution retenue va au moins partir sur un bon pied.Tout cela est positif et doit être inscrit au crédit de M.Cosgrove.Fallait-il un Ontarien pour donner justice à des Québécois?Mais la partie véritable n’est pas jouée encore, elle ne fait que commencer.Deux questions préalables sont de la plus grande importance : quel sera le mandat exact de la société fédérale chargée de disposer des terres périphériques de Mirabel?Quels administrateurs seront nommés à son conseil?Le mandat devrait normalement porter sur l’ensemble du territoire et permettre la réimplantation d’une véritable communauté agricole, ainsi que le développement d’autres activités compatibles avec l’agriculture et avec la sécurité de l’aéroport.Priorité devrait donc être donnée aux expropriés, à leurs enfants, et à tous ceux qui ont été si injustement malmenés par Ottawa et les fonctionnaires qui ont disloué la région.Il ne faut pas que, sous couvert e réparer le passé, on laisse se faufiler des profiteurs ou les requins de l’immobilier, déjà alertés sans doute par les aubaines de cette liquidation.Il faut en somme s’assurer que le tissu social de Sainte-Scholastique sera, dans la mesure du possible, reconstitué et consolidé, et que le redéveloppement de la région sera fait par la population elle-même, et non sous l’égide des fonctionnaires et de leurs «connaissances».Aussi le conseil d’administration de la société d’État qui sera chargée de transférer une partie «importante» du territoire et de gérer le reste doit-il être formé d’authentiques représentants de la région et de délégués hautement intègres du gouvernement fédéral.S’il faut qu’on retrouve à la tête de cette société d’État des patroneux libéraux ou des fonctionnaires inconscients comme ceux qui ont si durement malmené la région depuis l’expropriation, le ministre n’aura pas trouvé une voie de règlement; il aura préparé une nouvelle levée de bouclier autour de Mirabel.C’est pourquoi il faut souhaiter que la nouvelle société d’État soit formée de gens qui soient à la fois intéressés à la relance de la région et détachés de tout intérêt économique personnel.Les milieux de l’aéroport, de l’agriculture, du parc industriel, de la municipalité devraient y être représentés, avec au besoin, pour arbitrer leurs différends, d’autres.personnalités de l’extérieur.Si un tel conseil peut être constitué, la délicate opération de cession et de relance devrait connaître un éclatant succès.¦ On imagine mal cependant que cette société fédéral puisse redistribuer des terres comme à l’enchère.Deux contraintes majeures sont inscrites en effet dans la situation présente.D’abord l’aéroport commande une zone de protection qui empêche un développement anarchique ou même «libéral».Deuxièmement, dans un pareil environnement, une communauté nouvelle doit pouvoir vivre à l’aise, maîtresse de son milieu et de son avenir, libre des liens de dépendance et des tracasseries bureaucratiques qu’une trop longue ou omniprésente tutelle fédérale imposerait inévitablement.Les agriculteurs de la région et ceux qui voudront joindre leurs rangs, ainsi que les habitants occupés aux autres activités admises dans la périphérie de Mirabel, ont donc un intérêt commun évident à former leur propre société d’aménagement et de dévelpppement du territoire.Le Centre d’information et d’animation communautaire de Saint-Scholastique (CIAC) a déjà préparé un plan de relance, ou à tout le moins un avant-projet de société d’aménagement et d'initiatives.Pour peu que les autorités fédérales et québécoises épaulent politiquement et financièrement une organisation du genre, des progrès rapides et considérables pourraient être faits dans les toutes prochaines années.Il faut souhaiter vivement non seulement qu’un vieux conflit soit enfin réglé avec justice, mais aussi qu’une communauté reprenne son élan.D’autnentiques citoyens de la région, comme Rita Lafond, directrice du CIAC, et tant d’autres cultivateurs courageux et tenaces, méritent un pareil dénouement.Si ce pays doit marcher, en effet, il va devoir enfin respecter la population de chaque région.Jean-Claude LECLERC Le blues du ministre Peut-être M.Denis Vaugeois a-t-il voulu être un artiste, mais l’exposé qu’il a présenté mardi devant des représentants des industries culturelles du Québec montre une fois de plus qu’il demeure un homme d’affaires.Le ministre des Affaires culturelles — et, insiste-t-il, vice-président du Conseil du Trésor — aurait, au plus haut point, le souci financier.Et pas n’importe lequel.«La notion de profit est un peu dépassée et il convient davantage de parler de rendement,» a-t-il lancé avec l'assurance d’un jeune diplômé MBA Son plus beau titre de gloire aura été «d’inscrire la culture dans la dynamique du développement économique et social».Voilà qui est très louable! Sans doute poussé par un élan prématuré à saveur électorale, il a ajouté que la marque de commerce de son ministère était «cette présence du culturel un peu partout dans l’administration gouvernementale et dans les budgets de mes collègues».Tout le monde ne l'avait pas remarqué.Chiffres à l’appui, M.Vaugeois a voulu établir comment de nombreux projets offraient un rendement fort alléchant sur l’investissement consenti.La nouvelle bibliothèque municipale de Québec comprendra entre autres 75,000 p.c.d’espace commercial et 500 emplacements pour le stationnement.Pendant qu'on présente à Toronto l’exposition van Gogh, le ministre parle des excellents placements faits dans les musées américains.On ne peut qu'applaudir à une préoccupation qu’intéresse la réalité economique de la culture.Ce gouvernement traîne un vieux fond de puritanisme en ce qui a trait aux questions financières.Aussi les propos de M.Vaugeois, sans convertir les banquiers en mécènes intarissables, auront rappelé une dimension importante des «affaires» culturelles.Mais il faut cependant bien se garder de soumettre tous les créateurs aux lois du marché.En cette matière, l'histoire enseigne que la courbe de la demande est borgne et bien ingrate.L'épanouissement d'une culture ne se rentabilise pas toujours à l'intérieur d’une fourchette de rendement de 10% à 15%.M.Vaugeois doit, à l’occasion, mettre de côté son boulier pour jauger certains projets.Cela ne veut pas dire qu’il doit céder à ces professionnels de la subvention qui, brandissant sans cesse l'arme du nationalisme culturel, tentent sans arrêt de perpétrer un hold-up dans la banque de la culture.Pour entretenir son penchant pour la comptabilité, le ministre pourrait se donner des critères de performance, revus sur une base annuelle.Quelle proportion des fonds de l'État se rendent directement aux artistes par rapport à celle qui est versée en salaires aux fonctionnaires (et assimilés)?Comment évolue le prix réel d’un siège à l'Opéra par rapport à celui d'une chaise dans une bibliothèque publique?Au chapitre des subventions, quelle part du budget est consacrée au béton?Quel est le profil socio-économique des gens qui reçoivent l’aide directe et indirecte de l’État?Pour ce qui est de «la rentabilité pure et dure», elle doit être avant tout l’affaire de la Société de développement des industries culturelles.Le président de la SODIC, M.Guy Morin, a bien montré que, jusqu’à maintenant, les prêts de son organisme n'ont pas été des subventions déguisées.Le plan d’interventions revues en 1981 semble répondre au esoin «du milieu».Aussi il faut souhaiter que le ministre résiste à la tentation, à laquelle il s'est donné le droit de succomber dans la loi 105, de donner «des directives» aux dirigeants de la SODIC.Il serait trop facile de se débarrasser d’un poids politique pour passer à la SODIC des creances pour le moins douteuses.Le ministre a parfaitement raison de laisser au secteur privé «les affaires culturelles».Tout en continuant d’assumer le rôle nécessaire de vigie des expressions culturelles d’hier, il pouçra d’autant mieux se consacrer a un rôle plus dynamique: favoriser les manifestations d’une culture en devenir.Michel NADEAU Légalité et légitimité dans le débat par Paul Painchaud L’auteur est professeur au département de science politique de l'Université Laval.Le projet constitutionnel du premier ministre Trudeau se ramène essentiellement à un seul objectif: la mécanique des négociations fédérales-proyineiales n’ayant pas permis d'orienter la loi fondamentale du pays dans le sens souhaité par le gouvernement fédéral, arrêtons le jeu lui-même de sorte que disparaisse en même temps le principe d’équilibre qui faisait du pouvoir central un simple «primus inter pares».Ou, si l’on veut, évitons que le gouvernement fédéral continue d’être soumis dans l'avenir à la loi du «check and balance» en tirant tout de suite le tapis sous les pieds des autres joueurs, c’est-à-dire en faisant le vide.À cette règle essen- tielle du fédéralisme, substituons le principe impérial, seul compatible avec le statut d'un gouvernement désormais «national», qui ne saurait ue faire de ces contraintes démo- ées.C'est ce que Jean Chrétien appelle «faire l’histoire».Il a raison, car il s’agit bien d’une révolution.L’essence de toute révolution, en effet, est d’abolir les processus établis et reconnus de décision dans une institution donnée La logique dans laquelle s’est placé le gouvernement fédéral lui interdit de la même façon de recourir à la légalité traditionnelle en matière constitutionnelle, puisque l’objectif poursuivi est de modifier les règles du jeu elles-mêmes.Le pari de cette démarche est quelle sera légitimée à posteriori par le peuple si celui-ci peut reconnaître son sentiment national dans les règles nouvelles.Le gouvernement fédéral accepte Au suivant! Je démissionne, tu démissionnes.elle démissionne.C’est la nouvelle conjugaison d la mode d Québec.Après les Burns, Couture, Joron, c’est maintenant Mme Payette qui remet sa serviette.Le plus étrange dans ces départs d la queue leu leu c’est la cérémonie.d'adieu devenue un modèle: on annonce avec déférence son désir de quitter le cabinet, que le premier ministre connaît bien sûr depuis des mois, et l’on s'empresse d’ajouter que ion reste au poste pour un temps.C’est un nouveau genre: la démission d retardement.Des esprits en tous genres décèlent dans ce manège toutes sortes de significations.Il y a d'abord les adversaires qui se réjouissent de voir le bateau couler; il y a les pessimistes qui grommèlent déjà que le rêve péquiste est mort.Il y a aussi les romantiques qui évoquent gravement les découragements compréhensibles, et ces perspicaces qui décèlent encore un conflit grave entre ministres.Les fatalistes soutiennent que les partants réalisent l’erreur stratégique du parti, et les anarchistes attendent le grand éclatement.Qui a raison ?Pour être plus sûr, attendons de voir qui sera le prochain d tirer sa révérence.Mais, d'ores et déjd, les paris sont ouverts.Robert LÉVESQUE donc le risque d'une illégitimité temporaire — tout en se donnant une surface juridique minimale, celle du droit international — au profit d’une légitimité future, qui reste à créer par l'exaltation nationaliste.C’est cette démarche, au-delà des dispositions particulières de la résolution fédérale, et bien au-delà de toutes les allégeances partisanes et idéologiques, qu’il faut combattre.Car elle fonde l’avenir de notre système politique sur un vice fondamental: l'absence de légitimité active au moment du changement.Ce nouveau régime - car c'est bien de cela qu’il s’agit — nous aura été «donne» par la volonté royale d'un Souvernement isolé au sein du pays, lui que ce soit, dans l’avenir, individu, groupe, ou province, sera donc justifie de le contester, et même de le récuser.C’est la chaîne cahotique qui va de la Révolution française a la chute de la IVième République.Il faut donc choisir: vivre dans le cadre des institutions britanniques, qui sont devenues nôtres — et dont l'esprit premier est le gradualisme — ou se référer à la méthode française qui va d une illégitimité à une abstraction, de la guillotine aux généraux d’Alger, en passant par l'instabilité perpétuelle des gouvernements.Car que croit le gouvernement fédéral?Qu après tant de rancoeurs et de passions déchaînées tout rentrera dans l’ordre?Que l'on oubliera par enchantement la vision fondamentale qui fut à l’origine de ce pays?La démarche du premier ministre Trudeau nous entraîne donc beaucoup plus loin que dans un simple amendement à la constitution: elle touche aux fondements mêmes de notre système démocratique.Car sous les apparences de la pure légalité parlementaire, le gouvernement fédéral justifie son action par la raison d'État, principe, s’il en fut.que l’on croyait éliminé de la gestion des démocraties avancées dans lesquelles nous vivons.Cette raison d’État, règle de base des sociétés féodales, repose sur deux postulats: l'obéissance au Prince doit être aveugle; le Prince n’est pas soumis à la morale commune.En introduisant ce principe dans la tradition politique canadienne par le biais d'un changement important de notre régime, le premier ministre Trudeau justifie à l’avance tous les cynismes, et donc tous les excès et toutes les révoltes.Par conséquent, c’est d’abord à cette «pollution» insidieuse du système canadien par le refus du principe de la légitimité historique, — nécessairement complexe et lente — qu’il faut s’opposer.Les sociétés démocratiques sont toujours des entreprises fragiles.Pyramides renversées, elles reposent sur quelques pratiques très simples dont toute modification risque de faire s’écrouler l’ensemble de l’édifice.Parmi ces pratiques, il y a la négociation, donc le consensus, condition de la tolérance.Une charte des droits qui ne reposerait pas sur ces règles premières, et donc qui se situerait en dehors d'une légitimité fondamentale, risque elle-meme d’être peu efficace et respectée.Le système canadien, précisément parce qu’il est boiteux et difficile à vivre, a secrété peu à peu une certaine «qualité de vie» démocratique.On peut, certes, d'un point de vue québécois, le critiquer de nombreuses façons.Mais même un Québec indépendant devrait emprunter à cette qualité, car le Québec s’est toujours fabriqué par l’absorption de la tradition canadienne.Or, à la manière de ces défoliants qui s’attaquent subrepticement à l'environnement, la résolution constitutionnelle du gouvernement fédéral disloque le consensus démocratique au Canada d'une manière qui sera peut-être irréparable.Le premier ministre Trudeau nous assure qu'il n’en sera rien grâce aux vertus rédemptrices et réunificatrices d’un nationalisme exacerbé.Mais est-ce possible quand on a pratiqué la politique de la terre brûlée?La raison d’État, c’est le duples-sisme.Le premier ministre Trudeau cherche à nous le faire oublier par le jacobinisme.Qui donc, dans ce pays divers et pragmatique, voudra adhérer d’une manière durable à une vision aussi étriquée de notre avenir?çs risque, S'être long 0 aïmerais -finir (e débat en beauté ¦ Prière (Lettre adressée d M.Louis-Paul Béguin).Votre récent billet intitulé «La tentation» (vendredi 30 janvier 1981) m’a fort intéressé.Je ne suis pas théologien, mais je fréquente parfois de «bons» théologiens.Vous avez raison de dire que les mots «ne nous laissez pas succomber à la tentation» de l’ancienne version française du pater noster sont plutôt surprenants.Mais ils ne le sont pas plus que les ineptes paroles actuelles «ne nous soumets pas a la tentation»! (Quelle horreur!).L’ancienne version avait au moins cette prétention et honnêteté de vouloir dire: «Seigneur, vous nous avez créés libres de pécher ou de ne pas pécher; — (Oh! ineffable Bonté de Dieu qui respecte notre liberté!) — mais nous vous en supplions, ne nous laissez pas succomber à la tentation».L’ancienne façon de dire était donc bien meilleure que celle qui nous est imposée actuellement.Votre correspondant, M.Claude D’Aoust, vous fait savoir que de son temps on disait «ne nous induisez pas en tentation».Ce qui est une aussi mauvaise traduction que celle qui a maintenant cours.Peut-on imaginer un Dieu bon se complaisant à induire ses créatures en tentation afin de les mieux punir s’ils succombent?En 1975, à Paris, j’ai fait la connaissance d'un saint moine orthodoxe qui avait déjà été religieux de l’Ordre des frères prêcheurs ou dominicains.C’était un professeur de grec et helléniste chevronné.(Certaines Eglises orthodoxes font dire: «ne nous soumets pas à l’épreuve».Je n’aime pas non plus cette traduction simpliste.Cette façon de dire fait injure à la Bonté suprême de Dieu).J’ai donc demandé au «Père-dominicain-helléniste-devenu-Moine-orthodoxe» de me dire quelle traduction serait la plus conforme à cette demande de «la prière que nous avons reçue du Sauveur»?Le hieromoine proposa: «ne permets pas que nous soyons induits en tentation».Induire: c’est-à-dire, nous tromper par des paroles captieuses, nous inciter par des promesses fallacieuses, nous faire croire par des sophismes que nous pouvons assumer, seuls, notre liberté, etc.C'est donc à nous de prier notre Père et lui dire: «Ne permettez pas que nous soyons induits en tentation, mais délivrez-nous du MALIN».Amen.Luc-André BIRON archiviste-bibliothécaire Outremont, 1er février ¦ D’un métèque (Lettre adressée à M.Werner Zuercher) C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu votre lettre d’appui au Parti québécois dans LE DEVOIR du 10 janvier.D’abord parce que vous y faites preuve d’une grande sollicitude envers les francophones de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick.Néanmoins, je me demande si vous ne gaspillez pas votre énergie en pure perte, car il parait que nous sommes condamnés et ce sont les voix les plus autorisées, celles des intellectuels, qui affirment «.qu’en l'an 2000 92% à 95% de tous les francophones du Canada se retrouveront concentrés sur le territoire québécois.» (cf.LE DEVOIR du 11 décembre 1980).Il est vrai que les auteurs de cette affirmation ne citent aucune source, mais je me garderai bien de leur en réclamer ou de leur rappeler l'existence du mode conditionnel.Pensez donc! La parole d’un intellectuel est sacrée.Merci tout de même d'avoir pensé à nous.D’un autre côté j’ai été intrigué par le fait que vous en soyez encore a vous désigner comme allophone.Tout change si vite aujourd’hui et les noms ainsi que les adjectifs changent encore plus vite que le reste, Il y a des gens compétents qui s’occupent de cela.Pour ma part j'essaie de me tenir au courant de cette évolution, et j’en profite.Voyez plutôt.Être obligé de se dire «citoyen canadien, francophone hors du Québec, d’origine allophone» n’a rien de particulièrement élégant.De plus on a toujours tendance à en oublier une partie.Quelle ne fut donc ma joie quand i’ai appris qu’un universitaire spécialiste de théologie morale, ci-devant ministre dans le gouvernement de M.Lévesque et député de Chauveau, a pensé à moi et à mes semblables.M.Louis O’Neill, puisque c’est de lui qu’il s’agit, nous a rebaptisés avec tant de justesse que je ne puis résister à la tentation de citer un passage de son article paru dans le Soleil de Québec du 7 novembre 1980: «Vraiment les suites du 20 mai sont pénibles à avaler.Depuis la défaite référendaire, le front de la solidarité nationale est ébranlé, désorganisé.Des métèques de tout acabit franchissent les palissades et circulent librement à l’intérieur des murs».Métèque, le beau nom que voilà! Comment demeurer insensible devant tant de saveur?Il va de soi que je l’ai adopté sur-le-champ et c’est ainsi que j’ai l’honneur de vous adresser mes sentiments distingués en signant fièrement; Tibor EGERVARI métèque Ottawa, 28 janvier ¦ Pour rentabiliser Mirabel Pourquoi ne pas transférer à Mirabel tous les vols en partance pour la Floride, ainsi que tous les vols en provenance du même État américain?On peut facilement conclure que près de 95% des départs pour la Floride ont pour but des vacances.Partir de Mirabel ou arriver à Mirabel pour des vacanciers, cela ne dérange pas beaucoup.Il en est autrement pour la majorité des vols en direction de Boston, New York ou Washington qui sont généralement des voyages d’affaires.Cette mesure ne suffira peut-être pas à rentabiliser complètement Mirabel.Cependant, c’est là un premier pas.On pourra alors mesurer l’effet concret de ce geste tant à Mirabel qu’à Dorval.C’est mieux que de ne rien faire.Qu’en pensez-vous7 Jules LEBEAU Saint-Jérôme, 9 février ¦ Au nom de la qualité des soins Comme il est ironique de constater qu’au nom de la qualité des soins, on prive des centaines de malades des soins auxquels ils ont droit! Même si les demandes des médecins de l’Hôtel-Dieu de Chicoutimi pour du nouvel équipement paraissent justifiées, ils n’ont pas le droit de se servir des malades pour gagner leur point.On a souvent dit que le progrès de la technologie en médecine a conduit à la déshumanisation des soins.En voilà un bel exemple — les nouveaux équipements sont plus importants que les malades! président Montréal, 9 février Claude BRUNET du Comité provincial des malades ¦ Deux mesures ¦le comprends difficilement la logi d'un gouvernement souverainiste voudrait «négocier des dédommagenn aux accrocs concrets qui ont pu être f aux droits historiques de la nat attikamed-montagnaise une fois que droits auront été définis et les injust identifiées».Ha! On se laisse pas av nous! Mais on sait donner le petit cha aux indigènes, n’est-ce pas, en lui off des dedommagements ridicules pour avoir volé tous ses biens, alors que continue d’en jouir.,, ., „ Mme V.WARBURT Montreal Ouest.27 janvier - h-cn i imprimerie rc laire.société à responsabilité limitée, doi siège social est situé au numéro 211 rur Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 II composé et imprimé par I Imprimi Dumont, division du Groupe Québécor l dont les ateliers sont situés à 9130 rue I vin, Ville LaSalle.L’agence Presse Canad ne est autorisée à employer et à diffuser informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT: Édition quotidienne $7( MJ nnnnÀe,'J'X m0iSi $^8 00 fois m i2i00.* I étranger $75 00/par année, mois.$41.00: trois mois: $29.00.Édition* samedi: $19 par année.Édition quotidier livrée à domicile par porteur.$1.50 Dar malne.Tarif de l'abonnement servi na sur demande.Courrier deuxième classe: enregistrement 985fL Dépôt légal Bibliothèque nat Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées).nationali MâaiiAiaiBi Le Devoir, jeudi 12 février 1981 ¦ 9 La bombe à neutrons Une arme beaucoup moins «propre» qu’on le dit CONTRAIREMENT à ce que laissent croire les raccourcis rapides des agences de presse et les «experts» de l OTAN ou du Pentagone, les «bombes à neutron» ne sont aucunement de gros pétards inoffensifs ou des armes «propres» sans retombées nucléaires durables.Les «armes neutroniques» américaines actuelles ont une puissance explosive d’environ deux millions de livres ae TNT (une kilotonne).C’est encore le vingtième de la puissance des armes rudimentaires qui ont rasé Nagasaki ou Hiroshima.Le souffle de leur déflagration raserait tout édifice normal dans un cercle d’un mille de diamètre.Et tout être vivant qui survivrait à pareille onde de choc serait en outre brûlé au deuxième degré sur toutes les parties exposées de son corps.C’est donc un mythe facile et rassurant de penser que ces armes sont incapables de provoquer le moindre dommage à un immeuble ou à du matériel militaire mais qu’elles tueraient sélectivement les militaires ennemis au travers des épais blindages de leurs chars d’assaut.par Gilles Provost LE Mouvement impératif français (MIF) est né, il y a cinq ans, d’un besoin pressant ressenti au sein d’une portion de la population francophone d’Aylmer, de se regrouper afin de réclamer pour la langue française la place qui lui revient dans cette région québécoise.Cela devait se concrétiser, au cours des années, par un ensemble d’activités qu’a menées le mouvement.On pourrait classer celles-ci en deux catégories: a) les activités socio-culturelles qui ont cherché à ropager les éléments les plus riches de a culture québécoise (cinéma, théâtre, fêtes nationales, conférences, etc.); b) les activités de revendication qui, elles, visaient plutôt l'affirmation des intérêts linguistiques des francophones dans cette ville de l’ouest du Québec, voisine de l’Ontario.Ce dernier type d’activités s’est exprimé par un ensemble d’actions menées parallèlement dans divers domaines de la vie des résidents d’Aylmer: af- £ A en croire les experts militaires, mêmes les mots «bombe à neutrons» seraient trop forts.«L’arme neutronique», comme ils disent, n’est qu’un simple obus de 155 mm ou de 203 mm; tout au plus une petite charge de missile tactique a «courte» portée.(Ces «simples obus» ont quand même des diamètres respectables de six et huit pouces respectivement.) Malgré les prodiges de la miniaturisation militaire, «l’arme neutronique» est en réalité une bombe «H», un explosif thermonucléaire.Elle utilise l’énergie qui fait briller les étoiles et cette énergie ne se libère qu’à des conditions de température et de pression semblables à celles qui régnent au coeur du soleil.L’humanité ne connaît encore qu’un seul moyen de provoquer les conditions nécessaires à l’allumage d’une bombe «H».Ce moyen unique, cette «allumette» irremplaçable, c’est la bombe atomique traditionnelle, la bombe «A».Il est trompeur de laisser croire qu’une arme ne créera pas de dommages matériels importants si elle exige l’usage d’une bombe atomique comme «allumette» et si son amorçage exige des conditions similaires à celles qui régnent au coeur des étoiles.La seule véritable différence entre une «arme à neutrons» et une arme nucléaire tactique ordinaire de même force explosive, c’est que la première émettra beaucoup plus de radiations.La réaction de fusion thermonucléaire, en effet, libère surtout des neutrons à haute énergie.Dans la «bombeà neutrons», on laissel’é-nergie de fusion sous cette forme Au contraire, les premières bombes «H», destinées surtout à provoquer un effet de souffle, prévoyaient une étape supplémentaire pour convertir en force explosive l’énergie neutronique.Les bombes à neutrons actuelles émettent autant de radiations mortelles qu’une bombe atomique ordinaire dix fois plus puissante.De quoi mettre hors de combat tous les humains situés dans un cercle de 2 km de diamètre et tuer 10% de ceux oui se trouvent sur le territoire de 10 km carrés autour de la déflagration.Les militaires, parlent toutefois d’une bombe «propre» sous prétexte que les radiations neutroniques dangereuses disparaissent vite.(Les bombes atomiques ordinaires sont dites «sales» parce que leur déflagration laisse des déchets nucléaires très persistants, des «retombées»).Là encore, l’expression est trompeuse: une bombe à neutron nécessite toujours une «allumette» atomique traditionnelle.Une allumette qui reste «sale».Une allumette qui représente aussi une fraction très importante de la charge explosive.La fusion ajoute surtout des neutrons.Cette fraction «sale» aura d’autant plus d’importance que l’arme sera de petit calibre.Pour cette raison, une bombe à neutrons d’une kilotonne est à peu près aussi «sale» qu’une charge nucléaire classique de même charge explosive.Son seul «avantage» est qu’elle émet en outre une grande quantité de neutrons.Les publications techniques américaines révèlent que l’énergie des «obus à neutrons» actuels est répartie de la façon suivante: environ 40%> dans la force explosive, 25% en chaleur, 30% en neutrons rapides et 5% en retombées radioactives.Cette énergie provient pour moitié de «l’allumette» et pour moitié de la fusion thermonudéaire.Dans les versions plus puissantes (2 ki-lotonnes).les trois quarts de l’énergie viennent de la fusion nucléaire, si bien que la part de l’énergie émise sous forme de neutrons est accrue de 10% à peu près.Au bout du compte, la bombe à neutrons n’est certainement pas l’arme «propre» et presque inoffensive qu’on veut bien laisser croire.Elle n’est pas non plus l’arme ultime qu’on proclame.Les forces du Pacte de Varsovie alignent en ce moment 21,000 blindés.Meme à supposer que ces assaillants commettent la folie de grouper leurs forces dans des lignes d’assaut dont les chars seraient à seulement 100 mètres les uns des autres, une bombe à neutron pourrait difficilement mettre hors de combat plus de 25 chars à la fois.Imagine-t-on, alors, le nombre de «bombinettes» qui devraient être lancées sur les zones peuplées et industrielles de l’Europe?Et encore, l’efficacité de la bombe à neutrons n’est pas parfaite: si on fait exception des cinq ou six chars qui seraient mis hors de combat physiquement par l’effet combiné du souffle et des radiations, les autres machines de guerre demeureraient intactes et leurs servants demeureraient vivants.La plupart d’entre eux ne mourraient que dans les semaines ou les mois qui suivent.À court terme, ils demeureraient dangereux., et désespérés.Armés d’explosifs nucléaires aussi.Dans ces conditions, un affrontement ne connaîtrait aucun vainqueur.L’Europe disparaitrait de la carte.Et tout laisse croire qu’il n’y aurait plus guère de raison capable d’empêcher les deux camps de faire usage de leurs «grosses» bombes, aussi sales soient-elles.Que devient alors la théorie d’une guerre nucléaire limitée et propre?Les conséquences régionales du projet Trudeau dans l’Outaouais par Laurette Bergeron-Gallays L’auteur est présidente du Mouvement impératif français à Aylmer fichage public, services offerts en français, toponymie, etc.Si dans plusieurs régions du Québec la création d’un tel mouvement pourrait paraître inutile, dans l’Outaouais québécois et particulièrement dans la petite ville d’Aylmer, elle prenait l’allure, il y a cinq ans, d’un «impératif».• Rappelons que la ville d’Aylmer, qui comprend les anciennes municipalités regroupées de Lucerne, Aylmer et Deschênes, située à l’ouest de Hull, donc obtenir juste en face d’Ottawa, est composée d’un nombre à peu près équivalent de francophones et d’anglophones (francophones 51%, anglophones 45%, al-lophones 4%).Avec ses grands espaces verts, ses quartiers résidentiels calmes, parfois cossus, Aylmer a su, mieux que ses voisines Hull et Gatineau, attirer une large portion d’anglophones venant s’installer du côté québécois de la rivière des Outaouais, parce que leur travail les y attirait, ou simplement parce que pour l’équivalent, ils pouvaient payer moins cher pour leur maison.Ces derniers ont su rapidement réclamer et obtenir, avec la complicité des autorités politiques municipales et — disons-le —• avec la grande complaisance des francophones, l’ensemble des services dans leur langue.A mesure que la ville s’anglicisait, les francophones de cette région éprouvaient de la difficulté à r les memes services dans leur lan- gue maternelle.Citons à titre d’exemples que l’affichage public était souvent unilingue anglais, qu’il était fréquemment impossible d’obtenir des services en français dans les nombreux commerces de la ville, que nous avions à subir l’hostilité ouvertement affirmée d’un bon nombre d’anglophones, etc.Voilà autant d’exemples qui nécessitaient une action énergique de la part des francophones.C’est dans ce contexte que le MIF est né et a entrepris de réclamer pour le français une place convenable à Aylmer.La tache ne fut certes pas facile.Fille est d’ailleurs loin d’être terminée.Mais, grâce à la persévérance de ses membres et au travail soutenu de plusieurs responsables de dossiers, la situation commence à se corriger.Précisons que dans son action, le MIF s’est toujours appliqué à être le plus conciliant possible, suggérant tout au plus à certains commerçants, par exemple, de faire à la langue française une place respectable, offrant même ses services gratuitement cela va sans dire — à ceux qui pourraient éprouver de la difficulté dans leur démarche de francisation.La tâche ne fut pas facile et les oppositions fort nombreuses.Mais lentement un redressement commence à se produire.Évidemment, la loi 101 est venue appuyer l’action déjà entreprise par le mou veinent.Il y a trouvé les appuis juridiques manquant à son action.Même si Fi loi 101 n’avait pas le caractère d’obligation qu’on aurait voulu parfois y retrouver, elle a néanmoins eu un effet certain sur la francisation d’Aylmer.Sans aucun doute, la loi 101 a eu un effet direct sur les actions ponctuelles du mouvement, mais, à plus long terme, la clause Québec, espérait-on, empêcherait le taux d'anglicisation (qui se situe aux alentours de 15% dans cette ville d’environ 25,000 habitants.comparativement à 3% à Hull et IHHICftlii: Qui sont ces jeunes héritiers libéraux?en croire les dires de l’auteur de l’article intitulé: «Le second souffle de la jeunesse libérale» publié dans LE DEVOIR du 2 février, et les maximes d’auteurs anciens, dont Saint-Simon, le monde politique québécois ne risque pas de s'essouffler au gré des changements de «la société libérale de demain» que se promettent les jeunes libéraux du Parti libéral du Québec («.et leur nouveau souffle annonce des jours heureux pour le Parti libéral du Québec, car, au fond, n’est-ce pas eux la société libérale de demain?), en se fiant uniquement sur la mentalité qui sous-tend leur projet.De ce meme et second souffle, la Jeunesse libérale du PLQ balaie toute tentative un tant soit peu originale et osée de redéfinition d’orientation de la future société québécoise.Craignant de se voir taxés «d’utopistes» ou de «marginaux» par Claude Archambault Étudiant en sciences politiques à l’Université d’Ottawa, l’auteur répond ici à une opinion de M.Michel Corbeil publiée dans LE DEVOIR du 2 février dernier.(qualificatifs dont Michel Corbeil affuble l’ex-MEOUI), les jeunes libéraux ne s’aventurent pas trop loin de leur nid en se contentant d'entériner l’intention du PLQ, au chapitre de l’Éducation «de loger son éventuelle action gouvernementale à l’enseigne de la consolidation et de la recherche de l’excellence des services», et, comble de l’innovation: «.le besoin d’orienter davantage tout le système scolaire vers l’étudiant qui occupe une place centrale dans le projet éducatif» (La Palice, grand spécialiste des vérités simplettes, doit en soupirer de contentement dans son tombeau).M.Corbeil prétend que la Commission politique du PLQ «définit des orientations générales conformes aux aspirations d’une large partie de la jeunesse québécoise».Le moins que l’on puisse dire est que ce jugement péremptoire ne s'embarrasse point de nuances.Les quelque 20,000 personnes constituant le «membership» des jeunes militants du PLQ représenteraient-elles «la large partie de la jeunesse québécoise» dont il est fait mention dans cette conclusion hâtive?En jargon juridique, on appelle ce genre d ’affirmation de la fausse représentation.en politique, de la démagogie pure et simple L’auteur constate à juste titre, qu'une importante fraction de la population, en l’occurrence le groupe des 18 à 20 ans, porte peu d’intérêt à la chose politique, et a plus forte raison, aux partis politiques.En effet.Nous constituons une forte partie de ce que l’on nomme «la majorité si-liencieuse», statistiquement parlant.Notre participation à la construction de la société de demain qu’elle soit libérale ou non, ne s’inscrit pas nécessairement dans l’intermédiaire d’une activité organisée, réglementée, encadrée, bref celle d’une organisation partisanne quelconque.Michel Corbeil aurait gagné en justesse d’analyse de la réalité politique québécoise s’il s’était attardé un peu plus longtemps sur les raisons motivant un tel choix.J’en devine quelques-unes: las de se faire répéter continuellement quantité de slogans et de promesses (pré) électora- LA «STURMOVKA» PENDANT mes longues années aux travaux forcés en Sibérie, j’ai vécu sous l’impact de la «Sturmovka» (1).Soudainement, après des mois d’accalmie, une véritable avalanche d’ordres et contre-ordres s’abattait sur nos têtes quand les commandants des camps de concentration devenaient la proie d’une frénésie collective.Jour et nuit les haut-parleurs se mettaient à hurler les condamnations «des espions, des saboteurs, des traîtres, des ennemis du peuple de la bande révisionisto-sionisto-titoiste etc.» provocant un enthousiasme patriotique de circonstance suivi par des «résolutions collectives» destinées à renforcer la conscience du peuple soviétique en la rendant plus vigilante face aux «manoeuvres des ennemis de l’intérieur et de l’extérieur».C’était une période, physiquement et moralement très dure à supporter.Puis.par Michel M.Solomon Écrivain, l’auteur est rédacteur en chef de la revue «Regard sur Israël» publiée à Montréal.un jour, tout cela s’arrêtait comme si la folie des paroles et des ordres n'avait jamais existé et tout rentrait dans la ‘normale! La «sturmovka» ayant accomplj sa mission, pouvait être déposée à la remise pour être reprise au moment voulu.Depuis quelques jours, suite aux déclarations du président Reagan et du secrétaire d’Ëtat Haig, on assiste à une nouvelle «sturmovka», cette fois-ci destinée à servir de massage cérébral aux Soviéti- L’Opus Dei n’a rien de politique Dans l’article «Suarez démissionne», du vendredi 30 janvier, LE DEVOIR présente l’Opus Dei comme faisant partie de l’UCD.Je tiens à faire quelques préci: sions concernant cette affirmation qui est, pour le moins, inexacte.L’Opus Dei est une institution internationale de l’Église catholique, son but est exclusivement spirituel et, par consequent, elle ne soutient aucune opinion politique L'Opus Dei respecte la liberté de ses membres dans l’activité politique, sociale professionnelle, culturelle, etc; et c’est pour cela qu'on peut trouver parmi eux des représentants de toutes les tendances et attitudes compatibles avec la doctrine chrétienne.C’est donc une er-reur que de vouloir identifier 1 Opus Dei avec une tendance politique déterminée; cela ne rend pas justice à sa nature plura- liste et à la liberté dont jouissent ses membres.Je connais des personnes de l’Opus Dei en Espagne qui militent dans différents groupements et partis politiques et qui, comme moi (membre aussi de l’Opus Dei), ne seront pas contents de se voir associés avec des idées qu’ils ne partagent pas du tout.Et que dire des Canadiens membres de l’Opus Dei pour qui le sigle UCD n’a aucune signification.Si vous voulez vous documenter plus amplement sur ce sujet, vous pouvez consulter l'interview accordée par le fondateur de l'Opus Dei à Peter Forbath du Time (New York), publiée le 15 avril 1967, Cette interview fait partie du livre Entretiens avec M.Escriva de Ba-laauer édité par SEPAL, Paris 1968.M Angel RODRIGUEZ Montréal, 1er février ques et à semer la confusion totale dans leurs esprits.De nouveau, la presse et les médias soviétiques empoisonnent l’atmosphère avec des canards: «La CIA a assassiné John F.Kennedy, Aldo Moro.Al-lende, etc.» Selon la propagande soviétique «les crimes ont été ordonnés par les bureaux de la Maison Blanche» et non comme autrefois par leurs agents juifs locaux, comme ce fut le triste cas du procès des «blouses blanches» en 1953, peu avant le décès de Staline Évidemment, la salade servie au public soviétique n'est pas destinée à l’étranger.Elle fait partie de la «sturmovka» ou de la bataille psychologique.Pour l’étranger, on emploie des méthodes moins ridicules, par exemple, on invoque la doctrine socialiste.L’agence No-vosti envoie des articles écrits pour la consommation étrangère, signés par des journalistes plus raffinés comme Spartak Beglov ou Youri Kornilov qui s’improvisent dans des prêtres de la morale prolétaire.Voici ce que M.Kornilov écrivait le 3 février, dans les colonnes hospitalières du New York Times: «Qu'est-ce qui se passe au juste?S’agit-il d’une déformation de la politique de base de l'Union Soviétique ou seulement du résultat d’une erreur fondamentale de jugement?Il est évident que le désir grandissant des peuples en faveur de la libération nationale, de l’indépendance, du progrès économique et social s'avère être un processus naturel que personne ne peut ni «rejeter» ni «interdire», peu importe combien fort certaines personnes le désireraient.S'efforcer de présenter les choses comme si les changements en marche à travers la planète sont le résultat du «mauvais génie» de quelqu’un ne signifie que l'incapacité de certains de comprendre le sens des événements».L’argumentation de M.Kornilov est extraite de l’oeuvre «L’impérialisme, le plus haut niveau du capitalisme» et d'autres classiques marxistes-léninistes.La thèse séduisante de M.Kornilov doit être examinée dans la lumière des derniers événements de Pologne et des autres mouvements qui ont eu lieu en Hongrie, en Tchécoslovaquie et ailleurs auparavant.La question qui se pose est la suivante: si le mouvement des peuples en faveur de la libération nationale constitue «un processus naturel» comment se fait-il que les mouvements similaires des peuples satellites de l’URSS sont traités de «réactionnaires, anti-soviétiques, anti-communistes et dirigés contre la paix?» Pourquoi cette politique de deux poids, deux mesures dans l’arsenal idéologique de Moscou?Pourquoi donc le Kremlin regarde-t-il une rébellion contre la France, à Madagascar, comme étant «un acte contre-révolutionnaire et un attentat des agents secrets de la bourgeoisie et de l’imperialisme visant à démanteler le pacte de Varsovie?» Pour nous, la réponse à cette dichotomie est simple: les doctrinaires de Moscou ont.appris à l’école que le socialisme représente la forme supérieure de la société humaine et que tout retour à l’âge du capitalisme équivaudrait à faire marche-arrière de «la roue de l'histoire».Ainsi donc, ce retour à une forme de société arriérée est un geste monstrueux qui doit être arrêté à n’importe quel prix.Par conséquent, les aspirations des gens ordinaires désireux d’améliorer leurs conditions de vie doivent être réprimées en vertu des principes marxistes-léninistes et toute démarche visant à une libéralisation de la société fermée et totalitaire doit être supprimée sans pitié.En effet, que deviendra l’empire soviétique où, selon la chanson, «le citoyen vit dans le plus libre pays du monde» si la plèbe se mettait en tête qu’il existe d’autres formes de sociétés plus tolérantes que celle soviétique au sein de laquelle il est forcé de passer sa vie du berceau au tombeau.Note (1) Sturmovka, du mot allemand «Sturm» (o-ragel, signifiant dans l'argot soviétique une période orageuse et agitée les vides de sens et de portées réelles, les jeunes se bâtissent une vision plus ouverte de leur environnement tant social, culturel que politique et comptent sur leurs propres initiatives au sein du milieu dans lequel ils évoluent, pour mener à bien les aspirations axguelles ils accordent leurs efforts; agacés de se sentir utilisés à des fins strictement électorales ou intéressées par les organisateurs, les penseurs de stratégie politique de tout acabit et de tout parti, nombre de jeunes préfèrent exploiter leur potentiel à des objectifs moins calculateurs, moins ambitieux, dénués d'intérêts personnels immédiats ou futurs, et, visent plus à transformer, à enrichir les relations déjà existantes avec autrui; fuyant les détenteurs de vérités universelles, les charlatans de l’idée politique prète-à-consommer, les vendeurs de solutions trop faciles, ils choisissent une liberté de pensée et d’expression, souvent moins aisée à assumer, parce qu’impliquant une perpétuelle remise en question des messages politiques dont ils sont constamment assommés.Et, «le refus de s’associer à la démarche d'un parti politique.» ne signifie aucunement un «palabre» aux yeux de maints jeunes, mais plutôt la marque d’une lucidité politique (oui, politique!) dont semblent dépourvues les jeunesses libérales qui s’imaginent naïvement que le PLQ éventuellement porté au pouvoir, aura la capacité et la possibilité de mettre en pratique de tels voeux pieux (ils auraient bien d’autres chats a fouetter.).En plus de se limiter à la surface de la condition de jeune et d’étudiant, l’article: «Le second souffle de la jeunesse libérale», se permet de nager en pleine contradiction: «Loin de renier toute action directement orientée vers leurs concitoyens (en se référant au Parti québécois), ils (les jeunes libéraux) se sont impliqués à tous les niveaux au sein de leur formation (Jeunesse libérale du PLQ) et cette dernière le leur rend bien».Devons-nous comprendre que loin de renier toute action directement orientée vers leurs concitoyens, ils se sont confinés à leurs bureaux politiques (formation)?!?Peut-être que Michel avait en tête à ce moment, le beau mot de Louis XIV: «Si c’est possible, cela est fait; si c’est impossible.cela se fera!» Et il est étonnant de retrouver, en guise d’introduction à son texte, une citation de Proudhon, illustre précurseur de la théorie anarchiste: «Ni Dieu, ni Maître!».Les jeunes militants libéraux se seraient-ils découvert une vocation tout aussi explosive que celle des bombes jadis posées par la Bande à Bonnot (organisation anarchiste tristement célèbre, ayant évolué en France au début du XXe siècle)?Anarchiste ou libérale, nous attendons impatiemment les résultats éclatants de leur action.J’amidre sincèrement l’enthousiasme et l’optimisme qui animent les participants de la Jeunesse libérale.Michel Corbeil, et les jeunes militants du PLQ «ont compris et reconnu qu’il appartient à l’essence du politique d’être action».Je souhaite de tout coeur qu’ils prennent conscience que le politique a aussi pour essence le pouvoir.Et que dans tout pouvoir.il y a manipulation et manipulé.5'v à Gatineau) de poursuivre son ascension.En effet, voyant les exigences que la loi 101 leur imposait, les anglophones qui ont choisi de demeurer à Aylmer, ont choisi implicitement de s’y plier et les plus récalcitrants et opposés à la reconnaissance légale de l’égalité et même de la supériorité linguistique des francophones sur le territoire québécois, ont choisi de quitter cette province pour retourner en milieu linguistiquement plus sûr.On a donc assisté depuis peu à un redressement de la situation.Non pas que toute action comme la nôtre devienne inutile — au contraire — mais elle prend lentement la voie de la réalisation Aylmer est certainement l’une des villes au Québec où le travail de francisation s’avérait le plus nécessaire, mais aussi le plus difficile à réaliser.Or.que nous annonce l’avenir?Quelles sont les perspectives qui s’offrent aux francophones d’Aylmer?Alors que nous croyions sortir péniblement d’une impasse, nous voilà confrontés à la possibilité plus qu'évidente du retour en arrière.En effet, le projet Trudeau, par les amendements qu’il comporte au niveau linguistique, vient tout à coup nous reporter à la situation de 1975.La Charte des droits que le gouvernement fédéral veut unilatéralement imposer aux Canadiens, vient diminuer dangereusement les pouvoirs des provinces en matière d’éducation Et cela est lourd de conséquences pour nous à Aylmer.Il est inutile de rappeler les limites constitutionnelles que le projet Trudeau impose aux provinces.Les nombreux articles, déclarations, discours dont nous sommes quotidiennement inondés viennent illustrer les méfaits d’une telle action unilatérale sur les pouvoirs des provinces.Ce qui nous préoccupe ici, ce sont les conséquences régionales des amendements apportés à la constitution.Trop souvent les critiques faites au projet Trudeau se placent au-dessus des particularités régionales, pour montrer les conséquences des amendements au niveau de la province entière, i.e.au niveau des pouvoirs provinciaux qu’ils tranchent.1 "ais les conséquences des amendements à la constitution présentent aussi, sur un plan bien pratique, des dangers réels pour des portions bien délimitées de la population du Québec.Cela aussi il faut le mettre en lumière.Il nous semble que la région québécoise la plus dangereusement affectée par les amendements au chapitre de la langue que le gouvernement fédéral veut apporter à la constitution, est celle de rOu-taouais.La proximité de l’Ontario et les nombreuses mutations des fonctionnaires fédéraux constituent un danger réel d'anglicisation qu’il faut constamment surveiller.De plus, en considérant l’Ou-taouais comme ensemble, Aylmer y est certainement la ville la plus dangereusement menacée, les anglophones ayant choisi de s’établir sur la rive québécoise de la rivière, choisissent majoritairement de s’installer à Aylmer.C’est donc dire face à quel danger nous nous trouvons.Et la loi 101 qui, tant bien que mal, réussissait à nous protéger, ne pourra plus rien.La mobilité des travailleur» canadiens que garantit la constitution et surtout 1 assurance qu’ils auront au plan de l’instruction dans leur langue nous permettent de prévoir que parmi les 65,000 fonctionnaires qui traversent quotidiennement la rivière des Outaouais pour venir travailler dans les immeubles fédéraux de la Place du Portage à Hull, il s’en trouvera un bon nombre qui ne verront plus de raisons sérieuses pour ne pas limiter leur temps de transport et s’établir au Québec.C’est ainsi qu’il faut prévoir le retour en masse aes fonctionnaires anglophones à Aylmer.Les réseaux scolaires et les divers services publics vont se réorienter en fonction de cette nouvelle conjoncture et les francophones, qui sont actuellement en nombre légèrement supérieur aux anglophones, seront assez rapidement minorisés et devront lutter avec de plus en plus de difficulté pour qu’on les respecte.Si la Charte des droits veut protéger les minorités de langues officielles, elle doit aussi faire en sorte que les majorités le soient tout autant.Or, la majorité de francophones à Aylmer est dangereusement compromise Nous nous demandons pourquoi c’est à nous francophones qu’il appartient de payer pour les largesses du fédéral à l’endroit de certains groupes (lire la minorité anglophone du Québec).Tant que les Québécois francophones seront considérés comme un agrégat d’individus et non comme un peuple, toute garantie linguistique au plan constitutionnel! constituera un danger pour ceux-ci.R,0 1 ) 10 ¦ Le Devoir, jeudi 12 février 1981 Terre-Neuve/ Québec, un obstacle aux exportations suite de la première page vernement a construit une nouvelle génératrice à Hinds Lake, sur la péninsule nord, d'une puissance de 75 mgw et qui fonctionne depuis le 17 décembre dernier.Une troisième est actuellement en construction à Upper Salmon River (84 mgw), qui pourra fonctionner à partir de novembre 1982.Sans compter, cependant, que ces ajouts permettront à peine de fournir toute l’electricité dont l’île a besoin, leur coût d'exploitation est devenu démesuré, notamment à la station Holyroods, qui fonctionne au pétrole (les prix vont s’accroître singulièrement dans l'avenir immédiat).Aussi le gouvernement de Terre-Neuve préfère-t-il recourir à un autre type de solution: l'aménagement du bassin inférieur du fleuve Churchill.Deux projets, éventuellement complémentaires, sont sur la table en l’occurrence.Le premier consiste à construire une petite centrale de 620 mgw à la chute du Rat musqué.Elle alimenterait l’île via un câble sous-marin traversant le détroit de Beile-Isle.Le prix de son aménagement est cependant presque prohibitif (quelque $3.2 milliards) et voilà qui, avec les génératrices de Hinds Lake et de Upper Salmon River (on fermerait temporairement la station Holyroods, trop coûteuse en pétrole), ne ferait tout juste que combler les besoins actuels de l’île.Aussi la Lower Churchill Development Corp., créée conjointement par les gou- vernements provincial et fédéral pour faire rapport sur la faisabilité économique et technique de ces projets, vient-elle de recommander de procéder simultanément à l'aménagement, outre celle de la chute du Rat musqué, d’une centrale à Gull Island, toujours dans le bassin inférieur du fleuve Churchill.Voici un projet le po- plus économique que le premier: le potentiel de Gull Island est de 1,700 mgw et le coût de son aménagement, de $4.5 milliards Si sa construction était entreprise immédiatement, elle pourrait produire de l’électricité dans une demi-douzaine d’années, injecterait $600 millions dans l’économie locale (salaires et achat de matériel) et créerait de l’emploi pour une valeur équivalant à 8,000 hommes-années.Le projet de la chute du Rat musqué injecterait $400 millions dans l’économie aux mêmes titres et présenterait une valeur d’emplois nouveaux de 6,000 hommes-années.Comme le projet du Rat musqué, celui de Gull Island est toujours sur la glace C’est essentiellement l’exploitation de Guil Island qui fournirait à Terre-Neuve une puissance de quelque 1,000 mgw en trop en 1986, compte tenu des besoins de la province.Pour financer l’opération, Terre-Neuve doit par conséquent se trouver un client de l'extérieur, qui consente à garantir qu’il consommera ce surplus pendant longtemps.Ce client est pratiquement trouvé.Il s’agit de l'État ae New York, plus précisément de la Power Authority of the State of New York (PASNY).Les négo-ciations entre l’Hydro-Terre-Neuve/Labrador et PASNY ont commencé en avril dernier et PASNY a dé- posé en novembre une lettre d’entente, suivant laquelle elle se dit prête à s’assurer d’une puissance de 1,000 mgw au moins et, si le prix de l’électricité est raisonnable, à défrayer les frais de transmission vers les États-Unis.Au fait, New York paierait environ 40 fois plus cher que le Québec (en vertu du contrat de 1969) pour l’électricité du Labrador.Pour Terre-Neuve, toutefois, les choses ne sont pas simples.Trois groupes de difficultés apparaissent: ¦ Pour se rendre en Nouvelle-Angleterre, la route la plus naturelle (une voie de terre) et la moins coûteuse consiste à traverser le territoire québécois.Mais Québec ne l’acceptera qu’à condition de se faire courtier: il achètera l’électricité labradorienne qui entre sur son territoire, pour la transporter et la revendre ensuite à la Nouvelle-Angleterre.Terre-Neuve se trouve alors devant deux hypothèses.La première est d’adopter une autre route, qui traverse deux fois la mer (dans le détroit de Belle-Isle, entre le Labrador et l'île de T.-N., puis sous le Cabot Strait, entre Terre-Neuve et la Nouvelle-Écosse) et gagne la Nouvelle-Angleterre via les Maritimes.Un détour qui augmenterait les coûts de 15% à 20% et ferait passer la ligne de transmission à travers une région Fort peuplée.L’autre hypothèse qui' s’offre à Terre-Neuve, et à laquelle le gouvernement a recours déjà, est de faire pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il contraigne le Québec à ouvrir sur son territoire un couloir de transmission de l’électricité labradorienne, sans cependant se faire courtier.Terre-Neuve invoque ici P1 Ni son «droit à la libre circulation de l’électricité au Canada».Voilà qui soulève ilusieurs problèmes.Le premier: Terre-euve ne souscrit guère au principe qu’Ottawa veut «enchâsser» dans la constitution touchant la libre circulation des personnes, biens et capitaux — et, pourrait-on préciser, des travailleurs à l’exploration du pétrole et des pécheurs de la Nouvelle Écosse en quête de morue au large de Terre-Neuve.Mais ce droit nous est indispensable, réplique Terre-Neuve, parce que nous ne sommes pas égaux, actuellement, aux autres provinces en ce qui touche la libre disposition de l’hydro-électricité.Du côté d’Ottawa, c’est le Bureau national de l’énergie qui doit s’occuper de cette question.Ses représentants sont venus à Saint-Jean récemment pour en discuter et les échanges se poursuivent.Toutefois, le Bureau n’a pas de mandat actuellement pour s'occuper de la transmission de l’électricité.Aussi envisage-t-on, à Ottawa, d’élargir son mandat en ce sens.Ainsi, le Québec ne contrôle pas seulement le Labrador en vertu de son contrat d’électricité de 1969; il se retrouve aussi comme un obstacle sur la route des exportations d’électricité de Terre-Neuve aux États-Unis.Le projet alternatif et si coûteux de l’aménagement de la chute du Rat musqué dans le Bas-Labrador ne saurait être réalisé, explique la Lower Churchill Development Corp., que moyennant une aide substantielle du fédéral.Au fait, le caractère apparemment peu raisonnable de ce projet, en regard des alternatives qui s offrent à priori, donne à penser que voilà qui sert d'abord à Terre-Neuve à presser Ottawa d’amener Québec à ouvrir son «coulouir» à l’électricité provenant éventuellement de Gull Island.Dans ses négociations avec PASNY, Terre-Neuve vient de rencontrer un nouvel obstacle.Il s’agit du courtier qu’a mandaté PASNY en l'occurrence pour transiger avec Terre-Neuve, l’Atlantic Energy & Development Corp., qui exige une commission ae 1%, payee par le vendeur.sur l’électricité vendue a PASNY.Et cette dernière renchérit: c’est Terre-Neuve qui doit payer la commission.Le gouvernement Peckford refuse tout net, qui se dit prêt à aller en cour à ce sujet.Dans l’intervalle, le gouvernement de Terre-Neuve a décidé de suivre, parallèlement, une autre voie pour reprendre rapidement le contrôle de l’électricité produite au Labrador et réaliser son droit de transmettre sur son propre territoire le pouvoir hydro-électrique qui y est produit.Constatant que les procédures légales, comme les tractations avec Québec au sujet de Churchill Falls, ont été stériles, le gouvernement a décidé de se donner deux ans tout au plus pour régler la question en raccourcissant les délais judiciaires.Dans un premier temps, il déposait le 21 novembre dernier, le projet de loi no 85 visant à briser le contrat de 1969 avec le Québec: si Terre-Neuve, dit le gouvernement, avait le droit d’accorder (en 1961) une concession à la Churchill Falls Ltd., il a le droit de la lui retirer.Le projet de loi précise entre autres que Terre-Neuve pourra fixer dès lors ses propres tarifs d'électricité; il prévoit aussi le remboursement de tous les créanciers (dont l'Hydro-Québec) qui ont investi dans l’aménagement de Churchill Falls.Ceux-ci auront le choix d être remboursés en argent comptant ou en prenant des actions dans la nouvelle agence 3ui aura le contrôle du bassin supérieur u fleuve.Le projet de loi a été entériné en troisième lecture très rapidement à l’Assemblée législative le 16 décembre.L’opposition libérale, qui y a discuté pour la forme, fait confiance au gouvernement à ce sujet.Si la loi a été adoptée en décembre, elle ne sera pas sanctionnée tout de suite, car le gouvernement veut d’abord que la Cour d’appel de la province, puis — quoi qu’il arrive à la Cour d’appel — la Cour suprême du Canada en confirment la validité.Si la loi finit par être sanctionnée, la province pourra vendre à quiconque et à ses prix tout le surplus d1 électricité de Churchill Falls, dont les 4,900 mgw dont dispose actuellement à très bon prix le Québec.Si ce dernier devait être révisé pour refléter les prix d'aujourd’hui, le Québec devrait payer au moins $550 millions de plus pour l’électricité de Churchill Falls.L’effet sur le budget de la province de Terre-Neuve serait immédiat: la province pourrait se passer des paiements de péréquation.La bataille entre les deux provinces pour le contrôle, sinon l’occupation, du Labrador est bel et bien entamée et elle connaîtra d’ici peu des heures décisives, (d suivre) ?Députés tervenir pour cette catégorie de personnel qui relève de son seul employeur, le député lui-même.Le sujet est «tabou» à Ottawa et une affaire impliquant un député libéral de l’Ontario, M.Roland Decorneille, a été rapidement enterrée.Ce député a licencie, sans aucun préavis, 1 une de ses employées.L’employée en question a ainsi perdu les bénéfices accumulés pendant 15 ans sur son fonds de pension du gouvernement.Le député néo-démocrate ne veut pas s’attacher à des cas particuliers ni à la question du harcèlement sexuel, dont on parle cependant beaucoup sur la colline parlementaire.Pour le NPD, la question est beaucoup plus fondamentale: il s’agit de l’exçmple que donnent les 282 députés canadiens en refusant à leurs propres employés des droits sur lesquels ils légifèrent pour toutes les autres catégories de travailleurs au pays.Le député a droit, en plus de son salaire et de ses allocations personnelles, à un budget pour son personnel et ses bureaux de comté.Le député peut ainsi engager qui il veut, au salaire qu’il lui plaît et aux conditions qu’il veut bien fixer.Il peut mettre fin, a quelques minutes de préavis, au contrat qui le lie à son employé et n’a pas à donner de motif.Il n’existe aucune procédure d'appel pour l’employé.De blus, on ne fait pas mystère au bureau du Vérificateur général que les abus des députés ne portent pas seulement sur la gestion de leur personnel mais aussi bien sur celle de leur propre budget.Ainsi, quelques députés se font rembourser le loyer d’un bureau de comté qui n'existe même pas.Une vérification de l’adresse fournie dans le comté peut tout aussi bien mener à un terrain de stationnement qu’à un terrain vague! «Ce sont là des conditions archaïques», affirme le NPD qui va revenir à la charge dès ce matin, à un comité des Communes où Mme Jeanne Sauvé apparaît comme témoin.Mais la présidente n'a aucune autorité sur le député lui-même.Seul un comité des députés — le Comité de gestion et des services aux députés — pourrait prendre l'initiative de mettre fin à cette exploitation quasiment «légale».À entendre les réflexions de certains députés hier, il apparaît évident qu’ils ne veulent surtout pas qu’on mette fin à leur petit privilège.De plus, d’autres craignent que les abus — qui sont réels mais ne concernent que quelques membres de la Chambre — ne rejaillissent sur la réputation de tous les députés.Il faut croire de toute manière que les cas de harcèlement sexuels évoqués à propos d’un député de l’Ontario, ne sont as exceptionnels puisque M.Svend Ro- inson affirme avoir reçu hier «au moins une demi-douzaine d'appels téléphoniques de femmes», après avoir seulement évoqué la question mardi aux Commu- nes.M.Robinson ajoute qu'il a déjeuné hier avec une femme qui lui a apporté des «preuves troublantes» qu’elle a bien été exploitée par son député.Le Vérificateur général, dans son dernier rapport, avait justement soulevé cette question.M.Michael Rayner évoquait «l’intérêt manifesté par l’ensemble des députés à l’image que la Chambre doit projeter comme employeur».À Ottawa hier, toutes les personnes interrogées, y compris certaines très proches du pouvoir, reconnaissaient que la situation frise le scandale mais qu’il faudra probablement une vaste campagne dans l’opinion publique pour obliger les députés à renoncer a un tel' privilège.Le Vérificateur a au moins, avec la collaboration de la présidente, Mme Jeanne Sauvé, réglé le cas des 2,000 employés qui, eux, travaillent pour des services communs à tous les députés.Même s’il a fallu attendre jusqu’en 1980 pour que cela arrive, Mme Sauvé a confirmé nier au DEVOIR que, pour ces employés de la Chambre des communes, on a enfin mis en place une politique du personnel en définissant les tâches, en clarifiant les lignes d’autorité, en reclassifiant le personnel.On a décidé qu’à l’avenir les postes seraient affichés, attribués par concours, etc.Enfin on a entrepris de reclassifier le personnel en surnombre.Jusqu’à l’année dernière, comme l’a souligne le Vérificateur général, la Chambre des communes constituait une jungle où chaque chef de service avait tous les droits sur son personnel immédiat.Les employés de la Chambre des communes ont déjà, sans succès, tenté de créer une association.Le gouvernement libéral avait promis, voilà deux ans, de reconnaître à ces employés le droit de créer une association.» On attend toujours que M.Trudeau tienne cette promesse», a rappelé hier M.Svend Robinson.Même si le cas des 2,000 employés des services des Communes est en voie de règlement, restent les 1,000 autres pour qui la loi du silence est de rigueur.Même certains ministres, embarrassés par la situation, hésitent à corriger une situation, sachant très bien qu’ils s’attireraient les foudres de grand nombre de leurs collègues aux Communes.La présidente, Mme Jeanne Sauvé, tout en avouant son impuissance, rappelle que les députés fonctionnent sous un régime d’honneur.Si le député se conduit mal, «il fait face au meilleur comité des griefs qui soit, prétend Mme Sauvé, ses propres électeurs».On saura aujourd’hui si le NPD aura réussi à briser la conspiration du silence qui entourait ce régime.À la sois au comité des Comptes publics et en Chambre des communes.M Robinson a promis de demander des explications.Un député libéral, M.Maurice Dionne, du Nouveau-Brunswick, a pour sa part réclamé «des noms» afin d’eviter que la réputation de tous les membres des Communes n’en souffre.?Incendie compte la chanteuse Natalie Cole, qui avait donné un spectacle dans cet hôtel lundi soir, et qui a été incommodée par la fumée dans sa chambre.Six autres personnes reposent dans un état grave à l'hôpital, dont un pompier.Les flammes se sont déclarées vers 20 h 07 mardi soir aux huitième et neuvième étage.Trois autres foyers d’incendie, aux deuxième, troisième et neuvième étages, ont par la suite été localisés dans A l’occasion du lancement du bulletin d’information •Liaison Québec-Europe de l’Est», le Comité pour la défense des prisonniers politiques d’Europe de l’Est (CDPPEE) organise, à 19 h 30, une rencontre publique avec, comme invité, M.Pierre Vallléres.Cette rencontre aura lieu au sous-sol de la Caisse Populaire Saint-Louis de France, 755 est, rue Roy Contribution: $2.¦ M.Paul Bourassa.président de S0QUEM sera le conférencier Invité du cercle finance et placement du Québec lors de son déjeOner qui aura lieu à midi 30 à l’hOtel Bonaventure, $12 pour les membres, $15 pour les non-membres.Franciscain, 2010 ouest, bout Dorchester.Pour inf : 933-4243.¦ Il y aura réunion pour la création d’une Association de formateurs d’adultes en milieu scolaire à 19 h 30 au pavillon Lafontaine de l’UQAM, 1301 rue Sherbrooke.¦ Cliniques de sang de la Croix-Rouge, à Saint-Hubert, à l’usine no 5 de la Pratt & Whitney, rue de la Savane, de 9 h 30 à 11 h 30 et de 13 h à 16 h 30; à Dorvai, au Centre communautaire, 1335, rue du Bord-de-l’eau, de 14 h 30 à 20 h 30; à Longuaull, à la Place Désormeaux, chemin Chambly, de 15 h à 20 h 30.La Société québécoise de science politique inaugure son programme de séminaire publics destiné à faire mieux connaître les travaux des politicologues québécois; le premier séminaire aura lieu à 20 h à la salle Marie Gérln-Lajoie de l’UQAM et portera sur les politiques du gouvernement du Parti québécois.Entrée: $3.50.Pour Inf.: ou réservations: 282-4582.¦ Une série de rencontre intitulée «Page de la Bible» animée par le père Walter Bédard, ofm.spécialiste du Nouveau Testament, se poursuit jusqu'au 26 février de 14 h 30 i 15 h 25 et de 19 h 30 à 20 h 25, au monastère des Pour paraître sous cette rubrique, toute demande d'insertion doit nous parvenir, par écrit, au plus tard huit jours avant l’événement è annoncer.Nous regrettons de ne pouvoir accepter aucune demande par téléphone.Indiquez si l’entrée est libre ou non; le cas échéant, mentionnez le prix.Ce service est gratuit.Les envols doivent être faits à: Rubrique -Aujourd'hui», LE DEVOIR, 211 rue Saint-Sacrement, Montréal, H2y 1X1.la même aile de l’hôtel dans les 45 minutes suivantes.Un puits d’ascenseur a servi de cheminée à l’un de ces foyers, et les flammes sont montées jusqu’au toit, où s’étaient réfugiés des clients en panique.Le casino, au premier étage, a été épargné, et les pompiers ont dû évacuer les joueurs qui ne voulaient pas laisser les tables de jeu.?Khomeiny Le «Guide de la révolution islamique» n’a pas nommément désigné les cibles de son courroux.Mais des diplomates occidentaux en poste à Téhéran interprètent la vigueur de ses propos comme une nouvelle preuve de son éloignement des intégristes religieux qui s'acharnent depuis plusieurs mois contre les modérés conduits par le président Abolhassan Bani-sadr.Le chef de l’État iranien se trouvait d’ailleurs au côté d’Ahmed Khomeiny, sur la tribune de la place Azadi, et il a également lancé une vibrante attaque contre les religieux, accusés de préparer l’avènement d une tyrannie.Dans son discours, M.Banisadr a appelé la nation à résister à ce qu’il a appelé ides méthodes stalinistes» ae ses adversaires.Pour mieux illustrer sa thèse il a cité les travaux d’un historien d’Harvard, Crane Brinton, qui soutient que toutes les révolutions passent par trois phases.La première de pouvoir modère, la deuxième de déstabilisation par les extrémistes.la troisième de retour à la dictature.«Notre révolution est entrée dans sa troisième phase, a affirmé le président iranien, tout le pouvoir est sous le contrôle d’un seul groupe.Nous sommes dans une époque de preparation de la tyrannie».M.BaniSadr a conclu ce passage de son discours en scandant à trois reprises «Éliminons la censure, appliquons la loi».La foule lui a répondu par une gigantesque ovation.Comme l’ayatollah Khomeiny, le président iranien a évité de désigner ses adversaires, mais nul ne doute a Téhéran que son discours était dirigé contre les mollahs, le premier ministre Mohammad Ali Radjai et le Parti républicain islamique.M.BaniSadr a précisé son attaque contre le gouvernement iranien en dressant un tableau pessimiste de l'État de l’économie iranienne.Il a notamment souligné que la récolte de coton avait diminué de 54 pour cent et celle de betterave à sucre de 90 pour cent.La production industrielle a chuté de 30 à 40 pour cent, a-t-il dit, l’augmentation des prix de gros est de 30 pour cent, celle des prix de détail de 35.Le déficit budgétaire sera cette année de 11 milliards de dollars.L’intervention du président BaniSadr jointe à celle de l’ayatollah Khomeiny révèle le degré de détérioration de la révolution islamique, deux ans seulement après le renversement de la monarchie.Le 11 février 1979, la révolution iranienne avait éclaté dans une vague d’enthousiasme populaire qui avait balayé les derniers piliers du regime détesté de l’ex-Chah.Sans difficulté apparente, des groupes de jeunes combattants de rues, ralliés par l’ayatollah Khomeini sous la bannière verte de l’Islam, avaient maîtrisé la toute puissante armée impériale.Deux ans plus tard, sous l’effet conjugué de la prise d'otages de l’ambassade américaine, du conflit avec l’Irak, des campagnes d’épuration de l’ayatollah Khalkhali, du déclin économique, la division et le désordre régnent.À Paris, M.Chapour Bakhtiar, gui fut le dernier premier ministre du Cnah, a lancé un nouvel appel à la résistance contre «l’ignoble régime» de Téhéran.«Je sais, a-t-il dit, que le moment venu, la courageuse armée iranienne, qui défend vaillamment le pays contre l’invasion étrangère, participera à la libération du pays de ce cauchemanr.» Ce discours a eu lieu devant des centaines de milliers de personnes, une audience moindre, selon les observateurs, que celle du premier anniversaire l’an dernier, où les cérémonies avaient été marquées, outre le discours du président, par un défilé militaire.L’allocution de M.Banisadr a donné lieu à quelques manifestations d’enthousiasme.Criant son soutien au président et agitant des portraits de l’iman Khomeiny, de M.Banisadr et du défunt ayatollah Ta-leghani, la foule a rompu les barricades et les cordons de police et assiégé le podium où se trouvait le président.A ses côtés, on remarquait, en plus de ses principaux collaborateurs, l’ayatollah Noussavi Ardebili, procureur général de la révolution; et le général Valliolah Fal-lahi, chef d’etat-major adjoint.L’hélicoptère emmenant M.Banisadr, pressé par la foule, a même décollé avec deux personnes accrochées au fuselage, n a dû aller les déposer quelques centaines de mètres plus loin.Par ailleurs, plusieurs personnes ont été blessées, hier soir à Téhéran, lors de l’attaque et la mise à sac d’un foyer d’étudiants par quelques dizaines d’hezbollahi ou «militants du parti de Dieu».Armés de gourdins ou de marteaux, des hezbol-lahi, après avoir pris d’assaut le foyer, ont fait prisonniers les étudiants qui se trouvaient à l’intérieur.Une dizaine d’entre eux au moins, portaient des blessures à la tête.Ces étudiants ont été emmenés, les mains liées derrière le dos, dans des voitures sans plaques d’immatriculation et munies de sirènes, tandis que des comités ou forces de sécurité islamiques armés de fusils d’assaut gardaient l’entrée des locaux dévastés.Des témoins ont indiqué au correspondant de l’AFP que des coups de feu avaient été tirés par des comités au début de l’attaque du foyer.Des passants ont, en outre, été violemment frappés par les hezbollahi pour avoir contesté les méthodes de ces derniers.L’une de ces personnes a été très durement frappée à la tête, à coups de gourdin, au moment où il criait «Un jour le peuple va savoir», avant d’être finalement emmené vers une destination inconnue par des comités.?Pologne «consulter» la direction du syndicat avant toute décision de grève.Seul signe d’apaisement, les grévistes de la province de Je-lenia Gora, dans le sud du pays, ont repris le travail après deux jours de grève générale, après avoir obtenu satisfaction quant à l’emploi d’un hôpital, jusque là réservé aux membres du parti.Présenté par le premier secrétaire Sta-nislaw Kania comme un homme qui s’est «toujours opposé d'une façon décidée à toute action susceptible de faire naître des tensions sociales» et qui a été «un élément de base dans la recherche de solutions politiques» aux conflits, le général Jaruzelski a reçu des députés un vote unanime.Deux abstentions seulement ont été comptées: l’une dans les rangs du petit «parti démocratique» (troisième composante, à côté du parti communiste et du parti paysan, du «front d’unité nationale», étiquette de la liste unique sur laquelle se présentent tous les candidats aux élections), l’autre étant celle du général Jaruzelski lui-même.Sur proposition de la commission de coopération des trois partis — au sein de laquelle le parti ouvrier unifié est largement majoritaire — la Diète a d'autre part décidé de maintenir le général Jaruzelski dans ses fonctions de ministre de la Défense, ce qui semble impliquer qu’une bonne partie du pouvoir exécutif reviendra à un collège de vice-premiers ministres.Le général Jaruzelski présentera aujourd’hui, en fin de session, la liste de son gouvernement.D’ores et déjà, on s’attend au départ de quelques ministres qui n’ont pas fait preuve d'une grande efficacité dans leurs rapports avec le syndicat de Lech Walesa.Signe de continuité de la politique instaurée après la signature des accords de l’été de 1980 avec les comités de grève de Gdansk, Szczecin et Jastrzebie, M.Miec-zyslaw Jagielski, négociateur de celui de Gdansk, resterait vice-premier ministre.Cette ligne «libérale» représentée par M.Jagielski serait encore renforcée, a-t-on appris de source sûre, par la nomination, comme vice-premier ministre également, de M.Mieczyslaw Rakowski, ré- f-—A 12 février par la PC et l’AP 1980: Le gouvernement américain décide d’établir rapidement des relations diplomatiques normales avec le nouveau régime iranien; 1974: Alexandre Soljénitsyne est arrêté dans son appartement a Moscou; 1970: un raid de l’aviation israélienne fait 70 morts en Égypte; 1956: l’Union soviétique fait savoir que l’envoi de troupes américaines ou britanniques au Proche-Orient constituerait une violation de la charte des Nations unies; 1953: Moscou rompt ses relations avec Israël; 1938: Hitler oblige Kurt Schuschnigg à promettre la libération des nazis autrichiens; 1912: la dynastie mandchoue abdique; 1895: les forces japonaises remportent une écrasante victoire à Wei Hai Wei en Chine; 1818: le Chili proclame son indépendance; 1889: la Diète allemande déclare la guerre à la France à la suite de la dévastation du Palatinat; 1610: Henri IV signe une alliance avec l’Union protestante allemande Ils sont nés un 12 février: Archangelo Corelli, compositeur italien (1653-1713); Charles Darwin, biologiste anglais ( 1809-1882); Thomas Campion, poète et musicien anglais (1567-1620); Abraham Lincoln, président américain (1809-1865); Franco Zeffirelli, metteur en scène italien (1923).V___________________________________________ dacteur en chef de l’hebdomadaire Poli-tyka.Selon des sources autorisées, le nouveau chef du gouvernement annoncera des remaniements au sein du cabinet.Ainsi serait créée une commission chargée des relations avec les syndicats, présidée par M.Rakowski.D’autre part M.Leon Klonica, ministre de l’Agriculture, et M.Aleksander Kopec, président du conseil adjoint, risquent d’être démis de leurs fonctions.On parle également de la création d’une commission spéciale pour les affaires économiques, que dirigerait M.Mieczyslaw Jagieiski.M.Kania s'est déclaré convaincu que le nouveau gouvernement serait en mesure de «concilier de la meilleure façon les exigences de la discipline et de la lutte contre l’anarchie avec l’ouverture démocratique».«Rien d’autre, a-t-il dit, ne peut protéger notre pays d’une confrontation aux conséquences dramatiques».«Face à l’avenir particulièrement difficile qui se dessine devant nous, a-t-il ajouté, le camarade Jaruzelski est le meilleur homme auquel nous puissions confier la conduite du gouvernement».Au passage, le premier secrétaire a exprimé à l’URSS la «reconnaissance» de la Pologne pour «son aide», «sa compréhension» et sa «confiance dans la capacité du peuple polonais et de ses forces politiques à résoudre eux-mêmes leurs problèmes».«La Pologne, a-t-il souligné, est et sera un allié fidele de l’URSS, un élément stable du Pacte de Varsovie».Ces «objectifs» dont «la réalisation dans le passé a pu éveiller des critiques (de la part de nos alliés), a-t-il dit, devraient déterminer notre politique».M.Kania a également rendu hommage au premier ministre sortant, M.Jozef Pinkowski.qui a été très applaudi par les députés.«Il a pris ses fonctions, a-t-il déclaré, au plus fort de la crise.C’est sous son gouvernement qu’ont été signés les accords de Gdansk, Szczecin et Jastrzebie.Il n’a pas ménagé ses efforts mais il n’est pas parvenu à s'opposer à l’approfondissement de la crise.Il a manque d’énergie, mais dans les conditions particulièrement difficiles du moment, il n’est pas responsable de tous les échecs».Saccage de l’école Chomedey: pas d’enquête préliminaire pour les présumés vandales par Bernard Morrier Il n’y aura pas d’enquête préliminaire pour les deux présumés vandales du saccage de l’école Chomedey de Maisonneuve, le 22 janvier dernier, les deux accusés dans ce dossier, Michel Lyonnais et Michel Lelièvre, âges respectivement de 26 et 21 ans, ayant renoncé hier à cette procédure, devant le juge Maurice Allard, de la Cour des sessions.Par la voie de son procureur, Me Frank Shoofey, Lelièvre a opté pour un procès devant juge seul, tout en faisant savoir que son cas pourrait être réglé rapidement.C’est le 19 courant qu’il connaîtra la date de cette procédure.En plus d’être soupçonné du saccage de l’institution d’enseignement, Lelièvre doit aussi répondre à l’accusation d’avoir commis un autre méfait au même endroit le 20 janvier, le tout en compagnie d’un adolescent de 15 ans, lui-même etudiant à Chomedey de Maisonneuve.Pour sa part, Lyonnais, qui est accusé de vol par effraction, de recel et de méfaits, le tout relié au saccage du 22 janvier, décidera demain s’il opte pour un procès devant juge seul ou devant juge et jure.Par ailleurs, toujours devant le juge Allard, le procureur de la Couronne, Me James Brunton, a affirmé hier qu’il serait en mesure, dès le 19 février, de préciser de façon assez nette l’étendue des dommages causés lors du saccage du 22 janvier.L’accusation fait état de dommages de plus de $100,000 mais on ne serait pas étonné d’apprendre que ceux-ci puissent s’établir entre $130,000 et $140,000.Quant aux dommages commis deux jours auparavant, soit le 20 janvier, une réévaluation permet de croire que ceux-ci s’élèveraient à $7,000 au lieu des $20,000 dont il avait été question antérieurement.Enfin, l'adolescent impliqué demeure toujours sous la surveillance du Centre Cartier, à la demande du directeur de la Protection de la jeunesse, en attendant que ce dernier statue sur son cas.Les chargés de cours de deux universités demandent au gouvernement d’intervenir Les chargés de cours des universités de Montréal et de Concordia demandent au gouvernement d’intervenir pour obliger leur employeur à reconnaître leur syndicat.Relatant leurs déboires dans leurs tentatives répétées en vue de se syndiquer, et appuyés par le seul syndicat reconnu de chargés de cours, celui de l’Université du Québec à Montréal, des représentants des deux groupes ont fait valoir qu’il était temps que les attitudes «rétrogrades» disparaissent chez «des gens bardés du pres-tique de leurs diplômes».Pour les chargés de cours des deux institutions montréalaises, la syndicalisation n’est pas seulement un droit légalement reconnu mais, dans leur cas, un moyen de faire face «au marché du temps partiel» qui, à leur avis, s'étend de jour en jour.Les chiffres cités hier en conférence de presse indiquent que dans les deux universités où les directions contestent les demandes en accréditation, les chargés de cours sont plus nombreux que les professeurs réguliers.Sorte de pigiste de l'enseignement, le chargé de cours est engagé pour une ou deux charges de cours de 45 heures par session.Son travail d’enseignement s’apparente à celui du professeur mais il n'est pas tenu de se livrer à des activités de recherche.Son salaire est de beaucoup inférieur à celui du professeur régulier et c’est une des raisons majeures pour lesquelles les institutions universitaires y font appel massivement.La syndicaljsation des chargés de cours vise d’abord à améliorer deux aspects de leurs conditions en obtenant la reconnaissance de l’ancienneté dans l’embauche, même si de par leur statut ils n’ont pas la sécurité d'emploi, et en demandant la hausse de leurs salaires.Les salaires varient d'un endroit à l’autre actuellement.Un chargé de cours recevrait $2,500 à l’UQAM et $1,800 à l’Université de Montréal.Les communications, un jeu d’échecs QUÉBEC (PC) — Le domaine des communications continue de faire l’objet d'un jeu d’échecs entre les provinces et le gouvernement fédéral.Pendant que les responsables des communications pour toutes les provinces se réunissaient a Québec pour discuter de leurs préoccupations communes, le ministre fédéral, M.Francis Fox, leur annonçait la tenue d’une conférence fédérale-provinciale à la fin du printemps.Ottawa n’est pas présent à Québec, pas plus qu’il ne l’était a Vancouver lors de la demiere rencontre des ministres des Communications.Quant aux ministres provinciaux, tous présents sauf celui de l’Ontario qui est en campagne électorale, ils ont continué hier à discuter, à huis clos, de téléphonie, de satellites, et de télévision éducative.Selon les informations recueillies, la majeure partie des discussions d’hier ont porté sur le réseau téléphonique.Les provinces ont étudié les implications d une proposition fédérale visant à permettre au gouvernement fédéral de gérer tout ce qui concerne les tarifs interprovinciaux, laissant aux provinces l’entière juridiction sur la téléphonie à l’intérieur de leurs frontières.La conférence doit prendre fin aujourd'hui. LE DEVOIR Montréal, jeudi 12 février 1981 L'ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE Geoffrion, Leclerc Inc.Montreal &I4B6I88M ^ Quebec 418 5 Olliwa 6I3 232 9655 Hull 819 î Tran Rivieres 819 374 190?Si Hyacinthe 5141 Orummondville 819 47?2778 ^^St Georges de Beauce 418 ; Pour votre REER auto-géré L’épargne-retraite Il est facile d’épargner.plus difficile d’être rentier par Michel Nadeau A travers le déluge de messages publicitaires touchant les régimes enregistrés d'épargne-retraite, tout contribuable trouvera la formule qui lui convient.Mais s’il est facile d'entrer dans un REER, il est beaucoup plus complexe d’en sortir.Premier principe à se rappeler: on peut prendre sa «retraite» à tout âge! Les sommes accumulées s’ajoutent tout simplement au revenu imposable de l’année du retrait.Sur le plan fiscal, une «retraite prématurée» peut être intéressante lorsqu’un contribuable voit ses revenus habituels diminuer au cours d'une année donnée: chômage, congé sabbatique.Il ne faut pas oublier que le fisc retiendra «à la source» une partie du montant accumulé: pour une somme de $5,000, il faut prévoir 18% ; entre $5,000 et $15,000, la retenue est de 30% et au delà l’impôt conserve 35%.Donc il ne faut pas s’attendre à toucher immédiatement le plein montant de ses économies accumulées dans un REER.Le contribuable qui désire, soit retirer soit transférer son REER doit évidemment informer l’institution financière concernée.Malheureusement, plusieurs banques, compagnies de fiducie et compagnies d’assurance-vie demandent un délai de plusieurs semaines.À l’heure ae l’informatique, il faut compter près de deux mois pour sortir l’argent d'une banque de la rue St-Jacques en passant par une société de fiducie de la rue Sherbrooke.Le contribuable devra s’assurer qu’il touche tous les intérêts au cours de cette période de transition.Evidemment, la plupart des gens préfèrent jouer le jeu jusqu’au bout et utiliser les sommes accumulées pour la retraite.Tout le monde sait qu’il est possible de contribuer à un REER jusqu’à l’âge de 70 ans.L’année de son 71ième anniversaire, le contribuable devra alors retirer les fonds et opter pour une des trois avenues possibles: une rente viagère ordinaire, une rente viagère avec période garantie et un fonds enregistré de revenu de retraite.Mais attention il est possible dès l’âge de 60 ans de tirer sa révérence et de convertir son REER dans un des trois véhicules possibles.Cette voie est ouverte en particulier à ceux qui prennent leur retaite dès 60 ans et voient alors une chute sensible de leurs revenus.Donc, une fois passé le cap de 60 ans, une première décision s'impose.En optant pour cette formule, il faut songer évidemment que la rente mensuelle sera plus faible compte tenu qu’elle sera probablement versée sur une période plus longue que si elle avait débuté à 71 ans.On peut toujours décider de tout retirer et de passer sous le couperet fiscal.Mais cette solution sera coûteuse à moins que le montant accumulé soit modeste.Un contribuable qui a eu la sagesse de placer son argent dans plusieurs REER aura le choix de retirer l’un d’entre eux sur le champ — «pour une dernière folie» — et de convertir les autres en rentes ou en un fonds enregistré de revenu de retraite.Plusieurs conseillers fiscaux recommandent une certaine diversité dans le secteur des REER.Investir tout son argent dans un fonds hypothécaire ou dans un régime autogéré peut s’avérer désastreux en cas de fluctuations imprévues des taux d’intérêt ou encore de perturbations boursières.Le vieux principe des oeufs dans plusieurs paniers s’applique là aussi! La voie la moins originale sera celle de la rente viagère.Le contribuable reçoit un montant fixe jusqu’à la fin de ses jours.Dans certains cas, on peut prévoir une petite indexation.Il importe de préci- Les contrats de rente à versements invariables: Lti fiivon astucieuse d'administrer Lun coup d'argent! Une épargne-impôt à rendement supérieur pour vos revenus exceptionnels Un contrat de rente à versements invariables du Trust Général vous permet d'étaler sur plusieurs années un revenu exceptionnel, de manière à paver moins d’impôt et à maximiser votre investissement.Pour bénéficier d'un tel contrat, venez rencontrer votre conseiller en services financiers et fiduciaires.Port de son expérience et du savoir-faire réputé de notre service des placements, il est en mesure de vous démontrer que vous pouvez donner un rendement réellement supérieur à votre revenu exceptionnel en l’investissant dans un contrat de rente à versements invariables.Voici quelques types de revenus exceptionnels admissibles à un contrat de rente à versements invariables: • gains provenant de la v ente d immeubles commerciaux ou industriels • gains provenant de la v ente d'actions paiements uniques reçus lors de la retraite pour des journées de maladie accumulées ou en reconnaissance des années de service.Agissez maintenant: Pour profiter des avantages d'un contrat de rente, vous devez cependant y avoir souscrit avant le 2 mars.Téléphonez-nous et demandez le poste 2000.Sur demande et SANS FRAIS, nous vous ferons parvenir une soumission écrite.Nous acceptons les frais d'appel.Demandez une soumission à un conseiller en services financiers et fiduciaires du Trust Général.ITRUST GÉNÉRAL DU CANADA Sept-îles, 968-1830—Chicoutimi, 549-6490 —Alma, 668-3391 — Rimouski, 724-4106 — Ri vière-du-l.oup, 862-7286 Québec, 688-0630 —Lévis, 833-4450 —Trois-Rivières, 379-7230— Montréal, 866-9641 —Outremont.739-3265 Hull, 771-3227 —Ottawa, 238-4900 ser si, advenant le décès du rentier, le conjoint de ce dernier continuera de toucher quelque chose.On peut prévoir que Tépoux(se) continuera de recevoir un montant jusqu'à sa mort.Mais si le contribuable est célibataire ou celui dont le conjoint est décédé, la disparition du rentier signifie que tout l’argent retourne dans les coffres de la compagnie d’assurance-vie.Par exemple, un rentier célibataire qui souscrit une rente viagère et décède l'année suivante, fait un cadeau extraordinaire à la compagnie d’assurance qui a accepte de verser la rente.Pour empêcher ce genre de situation, les assureurs offrent la possibilité d’une rente garantie pour une certaine période.On peut souvent choisir entre cinq, dix ou quinze ans.Prenons 1 exemple de dix ans.Advenant le décès du rentier après sept ans, les héritiers sont assurés de toucher la rente durant une période de trois ans.Évidemment cette assurance d’un revenu pour une période déterminée coûte quelque chose.La rente mensuelle sera alors réduite de quelques dollars.Une fois passée la période de garantie, la rente continue à être versée comme s’il s’agissait d’une rente viagère ordinaire.La durée ne peut être modifiée en cours ae route.On ne défait pas un contrat de rente.Aussi, il est important de choisir une compagnie d’assurance connue avec qui il est possible de discuter facilement.On devrait être capable d’atteindre aisément les personnes en autorité, à Montréal ou à Québec.Il est également possible d’obtenir une rente à échéance fixe et au terme de celle-ci, de récupérer le montant restant.Cette somme devient alors imposable.Certaines compagnies de fiducie offrent ce type de rente.Celui qui choisit une rente avec un facteur d’indexation — 4% par exempel — verra son chèque mensuel augmenter au fil des ans.Évidemment le point de départ sera plus bas.Mis au point récemment, le fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) est un nouvel instrument financier offert par les assureurs et les compagnies de fiducie.Les prestations mensuelles sont calculées en fonction de la durée du FERR.Celle-ci est égale à la différence entre 90 ans et l’âge du contribuable au 1er janvier suivant la date d’adhésion à un FERR.Les montants versés chaque année représentent une fraction de la valeur totale du fonds.Si une personne adhère à un FERR à l'âge de 65 ans, la durée de son FERR sera égale à 90 ans moins 65 soit 25 ans.La première année, les versements mensuels égaleront l/25e de la somme, la deuxième année, le total annuel passera à l/24e du montant.Ensuite, l/23e etc.Fait à noter, il est possible de transférer un FERR d’une \ institution financière à une autre.L’augmenaition progressive des montants permet à l’individu de mieux suivre la courbe inflation-naire.S’il est possible d'acheter plusieurs rentes viagères, le contribuable est limité à un seul FERR Quelle que soit l'option choisie, tout montant provenant d’une rente viagère, à période fixe ou non, ou encore d'un FERR s’ajoute aux pensions et autres revenus touchés par le contribuable.Seule la mort libère du fisc.Dans cet univers complexe de rentes, il n’est pas facile de s’y retrouver.Comment choisir la formule qui convient le mieux?Comment comparer les régimes offerts par différentes institutions financière?Quel est le taux d’intérêt véritable sur le principal que les institutions financières accordent dans le calcul des rentes?Tous ces facteurs compliquent le choix.Le contribuable devra préciser dans un premier temps quels sont ses besoins financiers pour les années à venir?Préfère-t-il toucher la plus grande partie de ses revenus à court et moyen terme ou souhaite-t-il laisser un héritage grassouillet à ses descendants?La rente viagère sans période garantie offre sans aucun doute les mensualités les plus généreuses.En cas de décès, a court terme, le contribuable laisse une somme importante à la compagnie.Par contre, la formule du FERR est celle qui est la plus intéressante ordinairement pour les héritiers.Mais le contribuable remarquera qu’il ne reçoit pas grand chose au début de ce regime.Les solution est peut-être de combiner les deux pour s’assurer d'un revenu intéressant dès que les revenus habituels commencent à baisser tout en prévoyant un montant pour les héritiers.Contrairement à ce qui se passe dans le cas des rentes viagères, les fonds investis dans un FERR peuvent l’être dans les mêmes types de placements autorisés que pour les REER Le contribuable peut lui-même continuer de boursicoter, si le coeur lui en dit, ou encore acheter des obligations ou des unités de fonds hypothécaires.Mais encore une fois, l’important est de déterminer l’ampleur des besoins financiers prévisibles pour les dix prochaines années; puis les dix suivantes.Dans une période d’inflation, les épargnes sont rognés par la montée des prix.De plus, les institutions financières qui offrent des services, retiennent évidemment des honoraires, voilés ou non.Aussi le principe de base est de laisser le moins longtemps possible ces fonds pour en récupérer la plus grande partie dans les plus brefs délais.L’investisseur peut alors les placer à sa guise et obtenir un rendement meilleur.Mais cet objectif n’est pas facile car la Loi a voulu inciter fermement les contribuables à étaler ces revenus sur le plus grand nombre d’années, ce qui ne déplaît pas aux institutions financières.Pour en savoir plus long, on peut consulter un document de Revenu Canada, Les régimes enregistrés d’épargne-retraite qui, en 16 pages, résume les REER.Ceux qui veulent approfondir la question des retraits de fonds peuvent demander le bulletin d’interprétation IT-124R3 ou encore le circulaire d’information portant le numéro 72-22R5.On peut aussi obtenir un feuillet intitulé «Vous vous demandez ce que sont les fonds enregistrés de revenu de retraite (FERR)» au même endroit.DATE LIMITE: 2 MARS Pour vous économiser de l’impôt les REER Fiduciaires Régimes enregistrés d’épargne-retraite FONDS CERTIFICAT (5 ans) Aucuns frais FONDS ÉPARGNE A K* % Aucuns frais En plus de ces deux fonds, nous offrons le FONDS ACTIONS et le FONDS OBLIGATIONS Frais minimes d’administration Nos experts se feront un plaisir de vous donner tous les renseignements utiles.APPELEZ-NOUS 878-3351 Si vous possédez un REER ailleurs, vous pouvez le transférer chez nous et y gagner Taux sujet à changement.Institution inscrite à la Régie de l’Assurance-dépôt du Québec gjj (514) 878-3351 1253, ave.McGill College, Montréal H3B 2Z6 Centre Commercial Place Rosemère, Rosemère J7A 3T2 (coin boulevard Labelle et autoroute 640) (514) 621-0710 6633 est, rue Sherbrooke, Montréal H1N 1C7 (métro Langelier, angle Sherbrooke) Le trust et la mesure de chacun O.U (514) 253-1720 le trust de la banque d épargne > à La Laurentienne?6 bonnes raisons: I Rendement à intérêt composé pendant 5 ans.Vos intérêts sont réinvestis au même taux que le capital.nAucunt frais d’entrée, Hide gestion ou de rachat à terme.KJ Votre dépôt n'est pas Hi gelé.ILes services d’un conseiller qualifié.Quel montant est déductible à l’impôt?Comment planifier votre objectif de retraite en fonction de votre .actif, de votre salaire, des prestations des régimes publics ou privés?RUne rente viagère ¦^minimale garantie dans votre certificat.Aucuns frais de transfert ou d’acquisition de rente car vos épargnes sont déjà dans une compagnie d’assurance-vie.KJ Flexibilité et simpli- ¦¦cité.Chaque dépôt est facultatif et indépendant car il comporte son propre certificat.Vous pouvez convertir en rente, désenregistrer ou encaisser n’importe lequel de vos dépôts.Vous voulez en savoir plus sur notre Rente Différée à Prime Unique7 Appelez-nous, à Montréal: 842-6212 (poste 273) ou à Québec; 647-5282 LE G HOU PC LAURENTIENNE LA LAURENTIENNE, COMPAGNIE MUTUELLE D’ASSURANCE I Le Devoir, jeudi 12 février 1981 LU fiscalité épargne-retraite (2) Comment contribuer pour le conjoint?Compagnie de Fiducie Guardian "Comptes Quotidien R.E.E.R.par Yves Séguin Avocat et fiscaliste chez Beaudry, Bertrand et Associés de Hull et membre de I Association québécoise de planification fiscale et successorale.LES régimes enregistrés d'épargne-retraite, appelés communément «REER» sont beaucoup plus complexes que ne le laissent voir les quelques règles rapidement esquissées ici et là dans les réclames publicitaires que nous offrent généreusement les banques.Tes caisses et les fiducies.Une des particularités du REER souvent ignorée, est la possibilité de verser une contribution du REER du conjoint tout en pouvant la déduire de son revenu.L’avantage est considérable.En effet, les sommes accumulées dans le REER du conjoint appartiennent définitivement a celui-ci, ce qui permet d’envisager une répartition de l'épargne-retraite; à l'échéance, le contribuable re- cevra les sommes accumulées dans son REER et son conjoint recevra les siennes.Ainsi, chacun sera assujetti à l’impôt selon sa situation personnelle.Si l’un des conjoints n'a pas ou peu de revenus, on réalise que son fardeau fiscal est allégé.Si au contraire, un contribuable marié dont le conjoint n’a pas de revenu, investit seul dans son REER, il devra inclure dans son revenu tous les fonds du REER et faire face seul au fisc.Celui qui contribue à un REER et dont le conjoint a peu de revenus devrait certainement songer à verser des contributions au REER de son conjoint afin de répartir ses revenus et, en conséquence, son fardeau fiscal.La loi permet de déduire les contributions versees au REER du conjoint même si ce dernier contribue également au REER de l’autre.La réciprocité est donc possible.La somme déductible est toutefois limitée par les mêmes restrictions que celles prescrites pour le REER en général: c’est-à-dire que le montant déductible ne peut excéder $5,500 ou 20% du revenu du contribuable, pour l’ensemble des contributions versées à son REER et à celui du conjoint.Si le contribuable participe à un régime de retraite de l’employeur, il ne peut déduire plus de $3,500, jusqu’à concurrence de 20% de son revenu, moins les primes versées dans l’année au régime de l’employeur.11 est très important de noter qu’il n’y a pas d’âge pour contribuer au REER du conjoint.Ainsi, celui qui a atteint rage de 71 ans et qui ne peut plus par le fait même participer à un REER, peut simplement continuer a contribuer au REER du conjoint en autant que celui-ci h’a pas atteint l’âge de 71 ans.Même si l'intérêt d’un emprunt effectué pour contribuer à son propre REER est normalement déductible, celui d’un emprunt pour contribuer au REER du conjoint ne l’est malheureusement pas.L’un des points majeurs à surveiller est la fameuse règle d’attribution du revenu.En effet, la loi de l’impôt stipule que les fonds retirés du REER du conjoint dans lequel le contribuable a investi seront ajoutés aux revenus du contribuable et non à celui de son conjoint; c'est-à-dire que les fonds retirés, même s'ils appartiennent légalement au conjoint, seront attribués au contribuable comme si le REER du conjoint était le sien.Le montant ainsi attribué est égal au moins élevé de la somme globale du REER du conjoint ou de la somme représentant les montants déduits par le contribuable dans les deux années précédentes.Cela signifie que les sommes déduites par le contribuable dans les trois années précédent le retrait des fonds du REER du conjoint seront ajoutées à son revenu.Il faudrait donc attendre trois ans avant de retirer des fonds du REER du conjoint.Ceux qui seraient tentés de contourner cette restriction en multipliant les transferts entre REER n’échapperont pas à l’imposition puisque la loi prévoit spécifiquement que le REER où sont transférés les fonds d'un REER du conjoint demeure un REER du conjoint.En cas de divorce ou de séparation, l’encaissement des fonds du REER du conjoint entraîne les mêmes conséquences fiscales fâcheuses, en provoquant une imposition entre les mains du contribuable et non de son conjoint.Afin d’éviter cette «attribution», il serait indiqué de constituer un autre REER du conjoint et d’y transférer les fonds, probablement la moitié, représentant la part du conjoint.Ensuite, on annule le premier REER du conjoint pour distribuer les fonds.Pour plus de renseignements ou pour Une application au Comptes Quotidien R.E.E.R., communiquez avec: (514) 842-8251 Montréal (416) 863-1100 Toronto Membre de la Société de l’Assurance-Dé pots du Canada métro Inscrit à la Régie de l’Assurance-Dépôts du Québec © Nous nous réservons le droit de modifier les taux d intérêt sans préavis v-crono Compagnie de Fiducie Guardian 618 rue St jocques Montreal.Quebec Canada H3C1E3 87 Yonge Street.Toronto, Ontario Canada M5C1S8 Agir maintenant.pour l’an prochain par Michel Nadeau ALORS que les institutions financières battent le tambour pour annoncer les derniers jours de la campagne 1980 de l’épargne-retraite, il est maintenant l’heure d'investir pour tirer le maximum de cet abattement fiscal.pour l'année 1981.La publicité arrive un an trop tard.Celui qui attend à la dernière minute pour investir dans un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) se prive a’un montant qui dans certains cas, peut être substantiel! La clé est de se rappeler que les revenus d’intérêt provenant des REER ne sont pas imposables au cours de l’année et peuvent être reportés.Par exemple, un contribuable dépose $4,000 dans un REER au début de 1980 à un taux de 12l/4%.Aujourd'hui, il a accumulé $602 de revenus d’intérêt qui sont soustraits au couperet du fisc.Par contre, si cet argent a été investi dans un compte ordinaire, soit dans un compte sans chèque ou sous la forme d’un certificat de dépôt garanti, le contribuable devra payer $200 ou $300 en impôts, selon la part que retient le fisc dans son revenu personnel.Un conseiller fiscal a calculé que $5,500 au taux de 12% investis en début d’année rapportaient annuellement $770.Ce dernier montant deviendra $23,000 au bout d’une période de 30 ans.Si le contribuable agit ainsi chaque année, il aura amassé $189,000 de plus que le client de la dernière heure des REER.Cette période frénétique pour les contribuables en quête d’havres fiscaux peut cependant être utile pour celui qui souhaite reviser ses placements passés dans ce do- maine.La concurrence farouche qui oppose les institutions financières, permet aux individus de trouver des taux plus élevés dans le marché.L'ensemble des contribuables se libère ainsi de cette psychose annuelle de l'épargne-retraite et de l’épargne-logement.Une importante institution financière de Montréal signalait récemment que les recettes provenant des REER en janvier et février étaient maintenant inférieures au total perçu durant les autres mois de l’année.Les investisseurs comprennent de plus en plus l’importance de planifier cet abattement fiscal en dehors des coups de clairon publicitaires.C'est ainsi qu’avec les années, les épargnants découvrent certains petits trucs pour tirer le meilleur parti des REER La décision d’investir dans un REER soulève deux questions primordiales: à quel endroit et dans quel type de REER?Le niveau élevé du loyer de l’argent devrait inciter les épargnants à magasiner avec soin avant de choisir une institution donnée ou une formule précise d'épargne retraite.La négligence peut devenir coûteuse.Une différence de 1% seulement sur un placement annuel de $1,500 signifie un écart de $50,000 au bout de 30 ans.Les régimes à revenu fixe semblent particulièrement attirants dans le contexte actuel de taux d’intérêts élevés.Ces derniers offrent habituellement deux options : le compte d’épargne avec taux fluctuant de temps à autre ou encore le placement garanti d’un an à cinq ans.L’investisseur qui croit que les taux vont baisser au cours des prochains mois Le REER de la Fiducie d’immeubles du Canada est beaucoup plus qu’un abri fiscal.Il permet de protéger votre placement contre l’inflation en vous offrant un excellent revenu et une plus-value sur votre capital investi.La Fiducie d'immeubles du Canada vous offre d’investir votre REER dans un portefeuille diversifié d'immeubles commerciaux et industriels, la protection idéale contre l'inflation.Ces immeubles sont situés à travers le pays.Ils sont choisis et administrés par des experts en immobilier.Nous offrons aussi des placements intéressants sur lesquels l’impôt est différé.Écrivez ou téléphonez: a LA FIDUCIE D'IMMEUBLES DU CANADA fl/V 1350, rue Sherbrooke ouest Montréal H3G 1J1 suite 800 * Tél.: 842-5031 Nom:.Adresse:.Tél:.REER: Placement ordinaire .La présente annonce ne constitue pas une offre publique L'offre est faite par prospectus seulement Le prospectus a ôté accepté par la Commission des Valeurs Mobilières du Québec et des exemplaires peuvent être obtenus é l'adresse cl-haut mentionnée devrait choisir le placement garanti qui lui offre un rendement élevé assuré pour une assez longue période.Par contre, l’investisseur qui prévoit une majoration des taux devrait mettre son avoir dans un compte d’épargne et se retourner vers les dépôts garantis, une fois que le loyer de l’argent sera a son sommet.Présentement, il est possible de trouver un rendement de 14 '/2% pour une période de cinq ans alors que plusieurs institutions offrent 14% dans la formule compte d’épargne.Dans ce dernier cas, les taux peuvent être modifiés à un moment précis soit à tous les mois ou a tous les trois mois.La bataille actuelle complique le calcul du rendement réel pour les investisseurs.Certaines institutions paient les intérêts à tous les six mois alors que les autres versent ces intérêts à tous les ans.Il n’est pas facile de s'y retrouver faute d’un étalon commun pour mesurer le rendement réel.Il est préférable d'obtenir les intérêts pour les périodes les plus courtes possibles.Il est plus intéressant d’obtenir ses intérêts à tous les six mois et de recevoir V* de 1% en moins si les taux d'intérêt dépassent 10%.En Ontario, un comité étudie cette question afin d'obliger les entreprises à divulguer le taux réel comme c’est la pratique maintenant aux États-Unis.Il importe aussi de savoir qu’il est possible parfois de «marchander» avec le directeur d’une institution où un client fait affaires habituellement.La stratégie courante est de faire le tour des institutions financières pour aller chercher le taux le plus élevé; le contribuable téléphone, par la suite, à son gérant de banque, de caisse d'épargne ou de compagnie de fiducie pour lui demander s’il peut faire aussi bien que la compagnie X.Dans beaucoup de cas, l’institution financière réagira positivement pour ne pas perdre le client, surtout s’il s’agit d’un montant important.Il faut bien prendre soin cependant de comparer des choses identiques car, souvent, des institutions financières camouflent habilement certains frais cachés.On demande une fraction de 1% ou un montant fixe pour l’ouverture, l’administration ou la fermeture de compte.Cela diminue le rendement réel.Il en va de même pour ces unités de placement offertes par les compagnies d’assurance-vie qui réclament un pourcentage assez élevé au départ.Cette charge abaisse le taux effectif de rendement.À ce sujet, il faut se rappeler que la Bourse atteint présentement un sommet et que l’achat d’unités d'un fonds mutuel peut s’avérer moins attrayante à court terme du moins.Les investisseurs qui croient pouvoir battre marché peuvent toujours ouvrir un compte «autogéré» chez un courtier via une compagnie de fiducie.Les frais annuels exigés, qui fluctuent dans plusieurs cas selon le nombre d’achats ou de ventes d’actions ou d’obligations peuvent faire fondre les revenus nets.L'investisseur doit également se demander s’il compte effectivement «jouer le jeu» de l'épargne-retraite jusqu'au bout?L'universitaire qui prévoit prendre une année sabbatique — ce qui entraînera une baisse de ses revenus cette année-là — ne devrait pas s'engager pour une période de cinq ans! L’épargne-retraite est une façon de différer de l’impôt jusqu’à ce que les revenus totaux du contribuable soient à la baisse ce qui survient au moment de la retraite habituellement.Cependant le L'ÉPARGNE-RETRAITE AUTOGÉRÉ Évitez de payer trop d’impôt et préservez le pouvoir de vos achats en partant votre régime d’épargne-retraite autogéré.Le R.E.E.R.autogéré vous permet de différer l’impôt tout en vous donnant la flexibilité d’investir cette argent.Pour de l'Information sur un Régime Enregistré d’Épargne Retraite Autogéré, communiquez avec: M.Luc Bertrand, (514) 871-7057 ou veuillez nous retourner le coupon ci-inclus.KII.I)FAC()\ lIOIXiSON BMC courtier et négociants en valeurs mobilières depuis 1897 Nom LUC BERTRAND 800, ouest boul.Dorchester bureau 1010 Montréal, Qué.H3B 1X9 Adresse Code postal Tél d’autres considérations peuvent également amener une chute substantielle de revenus une année donnée.Il peut être alors intéressant de sauter sur l’occasion pour profiter du taux réduit d’imposition et sortit tout ou une partie des fonds investis dans un REER.À ce sujet, il convient de rappeler que l’investisseur n’est pas soumis à un seul REER.Rien n’empêche un contribuable d’ouvrir un nouveau REER à chaque année; cependant certains frais peuvent rendre cette opération moins intéressante.Il en va de même pour le transfert.Dans le but de séduire les contribuables en début d’année, une institution peut diminuer ses taux à un moment donné.Rien ne peut empêcher alors un épargnant d’aller ailleurs.Il convient de faire le calcul des coûts de l’opération à ce moment-là.Là encore, cette option n’est possible que pour les placements flexibles autres que les dépôts garantis.L’important est de bien se rappeler qu’avant de sortir de l’argent dans un REER, il faut en avoir ouvert un autre dans une institution donnée.Cette contrainte est essentielle pour maintenir l’exemption fiscale.La plupart des comptes d’épargne dans le cadre d’un REER commencent à rapporter au début du mois suivant.L’intérêt est calculé mensuellement à partir du premier du mois.Or pourquoi faire un cadeau à la banque ou la Caisse populaire en déposant le 10 du mois?Par exemple, $3000 à Du Pont Canada Inc.12‘/4% dans un compte d’épargne à intérêt quotidien rapporte $20 durant 20 jours.Le calcul de l’intérêt quotidien commande une gestion plus serrée des fonds «en transit».«Les titulaires des régimes deviennent de plus plus conscients des taux d’intérêt et des frais ce qui donne lieu à un volume considérable de transferts entre émetteurs de REER», déclarait récemment le directeur d’une compagnie de fiducie montréalaise.Enfin, dans certains cas, les investisseurs ne devraient pas oublier que la limite maximum permise est de 20% dû «revenu gagné» ou $5,500.Par ailleurs, le gouvernement québécois impose un plafond différent à celui qui adhère à un régime d’épargne-actions (REA).La limite permise est alors 20% du «revenu gagné» ou $15,000.Ce maximum comprend les contributions à un REER, à un REEL et à un REA.REER-SANS FRAIS Certificats de placements garantis 14M% Çr 1m K! INTÉRÊT MIN annuel FIDUCIE CONTINENTAL Montréal - Toronto - Vancouver 1201, Place du Canada (514) 866-8841 — 866-8885 Taux sujet à changement Membre de la Société d'assurance dépôts du C anada Établissement enregistré - Société d'assurance dépôts du Québec c-5141 FIDUCIE PRET et R ¦ PRÊT et REVENU 225, ouest, St-Jacques, Montréal RÉGIMES ENREGISTRÉS d’ÉPARGNE RETRAITE y SANS FRAIS ni â l'échéance DÉPÔTS GARANTIS Taux avantageux Aussi autres régimes de diffèrement d’impôt APPELEZ-NOUS: 288-1221 Mr John A.Walsh Ou Pont Canada vient d'annoncer la nomination de M.John A.Walsh, Montréal, au poste de vice-président, Les Opérations du Québec.M.Walsh, qui était auparavant directeur général de cet organisme, assume la responsabilité des activités du marketing et de la fabrication au Québec.AUTOGERE C’est votre régime enregistré d’épargne-retraite.C’est VOTRE ARGENT En souscrivant à un REER autogéré, vous pouvez faire des transactions d'obligations, d’actions ou d'autres formes de placement, À VOTRE CHOIX.Renseignez-vous maintenant sur le REER autogéré.Montréal • 871 -9000 Québec • 692-3000 GRENIER RUEL S.CIE INC.Membre de l’Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières.Membre de la Bourse de Montréal.¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦Postei ce couponbmi GRENIER RUEL & CIE IIMC.QUEBEC ?AV CMAUVFAU G ’R 2É9 69?3000 MONTRE Ai 8OOP1ACE VICTORIA m 4?tC?8?i 9000 Veuillez m'envoyer de plus amples informations sur le REER autogéré.D NOM ADRESSE ___________________________________________ VILLE ______________________CODE POSTAL TÉLÉPHONE: Affaires_________Résidence______________ DATE LIMITE: 2 MARS 81, POUR FINS D'IMPÔT '80.r SANS FRAIS ¦ Un régime enregistré d’épargne-retraite n’entrainant absolument aucuns frais.Renseignez-vous sur la possibilité de transférer votre présent REER à notre régime.Option Épargne à passible d'une révision trimestrielle.INSTITUTION INSCHIII Kl OU 1)1 l.'ASSl IK ANC I 1)1 POTS 1)1 ’ - .nnuto U .t.nAnc 14 â 14 h 30 Le 15 tév.à 19 h 30 LE PONT TOURNANT, 940 Sir Wilfrid-Laurier, Vieux-Beloeil, (467-4504) — "Histoires de tantâmes ", écrit et interprété par Francine Tougas est un ensemble de monologues, de poèmes et de chansons sur le thème de l'amour et de ses fantasmes.Tous les ven, sam de tév 21 h 00 L'EX-TASSE, 816 est, Ontario (526-9396) — Ma p tite vache a mal aux pattes " de et par Jocelyne Goyette Mise en scène André Me lançon Mer â dim 21 h 00.Jusqu'au 15 tév.LA COMÉDIE NATIONALE, 1450 est Ste-Catherine (523-1131 ) — "Une farce de la nature", spectacle de Pierre Labelle.Dim., sem 20 h 30 Sam : 19 h 00, 22 h 00.Jusqu'au 14 lév LE SOLEIL LEVANT, 286 ouest, Ste-Catherine (861-0657) — Jack Dejohnette, jusqu'au 15 fév.LA CHACONNE, 338 est, Ontario (843-8620) — Dites si c’était vrai." spectacle sur l'oeuvre de Brel avec Louise Binette.Yves Raymond.Michel Létourneau Tous les soirs 21 h 00 Relâche lun .mar Jusqu'au 15 fév LE TRANSIT, 425 Place Jacques Cartier.Vieux-Montréal (861-5731) - Jean Hébrart.lun et mar Corbeau, jusqu'au 15 fév Dim.et mar .â jeu : 21 h 30, 23 h 00 Ven , sam 22 h 00.24 h 00 L’IMPRÉVU, 446 Place Jacques-Cartier (878-9397) — Agharbo, jusqu'au 15 fév., 22 h 00, 24 h 00 OPÉRA-FÊTE, présente au 550 Atwater Inf 524-6074 Requiem ' de Pierre Larocque, avec Michéle Leduc.Marie-Louise Bussières.Michel Boyer.Léocadia Lachance.Sylvie Philibert Bertrand Labrle Jeu â dim 20 h 30 Jusqu'au 1er mars PIANO NOBILE, Place des Arts — Concerts-midi Art du mouvement Danse-Partout.12 h 00 RESTAURANT AU VIEUX FORT, 120 Chemin de St-Jean.Vieux La Prairie (659-0010) — "Le chant du sink" de Jean Bar beau Mise en scène Philippe Laferrière Ven sam 19 h 30 Dim : 17 h 00 Jusqu'au 22 fév THÉÂTRE MAISONNEUVE.Place des Arts, 175 ouest.Ste-Catherine (842-2112) — Lar Lubovitch Dance Company, 20 h 30 SALLE POLLACK, 555 ouest, Sherbrooke (392-8224) - Bruno Laplante, baryton; Marc Durand, piano.20 h 30 Oeuvres de Drums-gaard.Enesco, Fauré, Durey, Tailleferre.Poulenc Entrée libre THÉÂTRE DENISE PELLETIER, 4353 est, de la gaieté et de la fantaisie 18.30 Pays et peuples Une excursion dans différents pays du Moyen-Orient, à la découverte de l'histoire.de la géographie et de la culture 19.00 Les derniers cavaliers: "La Pampa argentine Dans les vastes steppes de la Pampa vivent les Gauchos ces hommes intrépides qui dressent les chevaux sauvages 20.00 Ecoute donc quand j'te parle Une dramatique qui permet aux parents de mieux comprendre les multiples facettes du monde des jeunes de 15 â 18 ans 20.30 Un pays, une musique “En remontant le Mississipi" Le "blues" tel que vécu et chanté par de vieux Noirs du sud des Etats-Unis.Alain Souchon.Patrick Juvet.Jairo.Michel Delpech Angelo Branduardi.Aldo Maccione.Véronique Sanson 21.30 Au grenier du présent Les nomades de l exploit La tradition du cirque et ses grandes familles 22.00 Sans visage Télé-série 23.00 Fenêtre sur .Musique moderne Chris Rea 23.30 Passez donc me voir Inv Raymond Haas, l'abbé Jean Ruault.Guy Marchand.Gérard Larti-gaud et Janic Prévost 23.55 Actualités régionales O c B M T 21.30 Chacun son tour La vie des Québécois dans les différen-• tes régions de la province Une émission qui nous parvient cette semaine de l'Estrie et qui s'intéresse aux loisirs familiaux dans cette région 22.00 Robert Gary raconte Globe-trotter, Robert Gary raconte à l'aide de films les expériences vécues au cours de ses nombreux voyages Q TVFQ (Câble) 9.30 Pour les jeunes: Les animaux du monde - Jeune pratique: "La Salsa" 10.15 Télé-feuilleton: "Bonsoir chef de P Billard Une série sur la gendarmerie française.10.30 Avis de recherche Inv : Julien Clerc.Jean-Patrick Capde-vielle, Maxime Le Forestier 11.00 Des chiffres et des lettres 11.30 Une forêt: Une évocation poétique à travers la forêt du Périgord sur les hommes qui vivent près d’elle et les objets qui en sont nés.12.30 Collaro show: Inv.Mahjun,Isabelle Peruzat, Jean Fa-lissard, le groupe Status Quo, Jean-Patrick Capdeveille, Alan Scoff et Ar-mélia de la troupe Harlem Swing.13.30 Chefs-d'oeuvre en péril: "Spécial concours 1980".Les prix ont été remis par Valéry Giscard d'Estaing.Ce concours permet, chaque année, de révéler les ressources insoupçonnées d 'enthousiasme et de dévouement collectif pour la sauvegarde du patrimoine artistique.14.30 L’homme sans visage Télé-série.15.30 Passez donc me voir: Sophie Desmarets, Roland Magdane, Henri Tiseau, Jacques Chaseau, Garcy Moore, Roger Pierre et le trio Ravel 15.55 Actualités régionales.17.00 Pour les jeunes: Les animaux du monde.17.45 Télé-feuilleton: "Bonsoir chef" de P.Billard.Une série sur la gendarmerie française.18.00 Avis de recherche Inv.: Jacques Balutin, Eric Charden et Johnny Logan 18.30 Des chiffres et des lettres 19.00 Aujourd’hui madame: "Les enfants au travail".Ils sont plus de 50 millions d’enfants qui effectuent un travail d’adultes On trouve ces enfants en Inde, en Amérique latine, mais aussi en Europe Quels adultes deviendront ces enfants surexploités?20.00 Palmarès '80: Julien Clerc Inv.Julien Clerc, Marie-Paule Belle, GUY, 1435 Guy (931-2912) - "Hard soap” 12 h 00, 14 h 40, 17 h 20, 20 h 05."While the cat’s away” 13 h 15, 16 h 00, 18 h 40, 21 h 20.JEAN-TALON, 4255 est, Jean-Talon (725-7000) — "Le bateau de la mort" 18 h 15, 21 h 45."Le brouillard" 20 h 00.KENT I, 6100 ouest, Sherbrooke (489-9707) - "9 to 5" 19 h 00.21 h 10.KENT II, - "Popeye" 18 h 40,20 h 50 LA CITÉ l, 3575 avenue du Parc (844-2829) — "Nine to five" 19 h 00, 21 h 00.LA CITÉ II, — "First family" 19 h 05,21 h 05 LA CITÉ ill, — “The elephant man" 18 h 30, 20 h 55 LAVAL 1,1600 Le Corbusier, Chomedey (688-7776) — "Le ciel peut attendre" 19 h 45."Y a-t-il un pilote dans l'avion" 18 h 10.laval II, — “Les sous-doués" 18 h 15, 20 h 00, 21 h 45 laval III, — "Emmanuelle et les filles de Madame Claude" 18 h 20 "Femmes complices" 20 h 00 LAVAL IV, — "Rendez-vous boulevard Van Nuys" 18 h 00."La trappe aux filles" 19 h 40 laval v, — "L’invasion des profanateurs" 19 h 00 "Les faux durs” 21 h 05 LAVAL-ODÉON I, Centre 2000, 3195 ouest, boul.St-Martin, Chomedey (687-5207) — "Le plus secret des agents secrets" 18 h 00, 22 h 00 "Les frères Blues" 19 h 45.LAVAL-ODÉON il, — “Le lagon bleu" 19 h 30."Chapitre deux" 21 h 15.L’IMPRÉVU, 446 Place Jacques-Cartier (878-9397) _ -FM" et "WIZ" 20 h 30.Entrée libre.LOEWS l, 954 ouest, Ste-Catherine (861-7437) - "Lovers & Liars" 13 h 30,15 h 30, 17 h 30, 19 h 30, 21 h 30.LOEWS II, — "9 to 5" 13 h 00,15 h 00,17 h 05, 19 h 10, 21 h 15.LOEWS III, — "Any which way you can" 12 h 20, 14 h 30, 16 h 40, 18 h 50, 21 h 00 LOEWS IV, — “Private Benjamin" 13 h 30, 15 h 30, 17 h 30.19 h 30, 21 h 30 LOEWS V, — "Popeye" 12 h 30.14 h 40,16 h 50, 19 h 00, 21 h 10 MAJESTIC, 3166 est, Henri-Bourassa (381-6116) — "Le massacre à la scie" 18 h 30,22 h 00 "Zombies: le crépuscule des morts vivants" 20 h 00.MASCOUCHE l, 3131 boul de Mascouche, Place G P A, Mascouche (474-4141) — "Les seigneurs" 19 h 30."Shining, l'enfant lumière" 21 h 35.MASCOUCHE II, — "Comment se faire réformes" 19 h 30."Y a-t-il un pilote dans l'avion" 21 h 10.MERCIER, 4260 est, Ste-Catherine (255-6224) — "Le plus secret des agents secrets" 18 h 00, 22 h 00."Les frères Blues" 19 h 45.MONKLAND, 5504 Monkland (484-3579) — "Private Benjamin" 19 h 15, 21 h 15 MONTENACH 522 boul.Sir Wilfrid Laurier, Beloeil (464-1541) — "Les guerriers de I enfer" 19 h 00."Ca plane les filles” 21 h 15.MONTENACH il, "Le plus secret des agents secrets" 19 h 00 "Les frères Blues" 20 h 45 OUIMETOSCOPE I, 1204 est Ste-Catherine (525-8600) — "L'énigme de Kaspar Hauser" (de Werner Herzog, RFA, 1974) 19 h 15, 21 h 30 OUIMETOSCOPE II, "Prends I oseille et tire-toi" (de Woody Allen) 19 h 00, 21 h 00.OUTREMONT, 1248 ouest Bernard (277-4145) — "Que le spectacle commence (v.o anglaise, s t français) 19 h 00 Films Ste-Catherine (253-8974) - Salle Denise Pelletier — "Le temps d'une vie" de Roland Lepage avec Marie-Michèle Desrosiers, Yvan Benoît.Denis Bouchard.Pierre Collin, René Gingras, Jacques Rossi.Jean-Guy Viau Mise en scène André Pagé 19 h 30 THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI, 1297 Papineau (523-1211) - Le Théâtre de la Rallonge présente "Pourquoi s'mett tout nus" de et avec Lorraine Pintal, Louise Saint-Pierre, Daniel Simard Mise en scène: Marie-Lou Dion.Tous les soirs 20 h 30 Dim : 15 h 00 Relâche lun Jusqu'au 15 fév THÉÂTRE DE QUAT’SOUS, 100 est Avenue des Pins (845-7277) — "Les Chaises" et "Exercice de diction et de conversation française pour étudiants américains" de Ionesco Mise en scène Paul Buissonneau, Lothaire Bluteau Mer â dim : 20 h 00 Jusqu au 22 fév THÉÂTRE DE QUAT’SOUS, Aux 4 Saouls Bar — "Je persiste et je signe Brel" avec Danielle Oddera, Jean Marchand Lun mar : 21 h 00 Ven sam 23 h 00 Dim 15 h 30 Relâche mer jeu jusqu'au 24 fév THÉÂTRE DES VOYAGEMENTS.5145 St-Laurent (274-7985) — Les Productions Germaine Larose présentent "Liberté à Brême" de Rainer Werner Fassbinder avec Alain Ke-meid, Ester Lewis, Suzy Marinier, Denis Roy, Charles Vinson Mise en scène Michelle Allen Mar à sam 20 h 30 Jusqu'au 21 fév THÉÂTRE DU RIDEAU VERT, 4664 St-Denis (844-1793) — "Madame Filoména" comédie de Eduardo de Fiüppo avec Yvette Brind'Amour.Guy Provost, Gisèle Schmidt, Septimiu Sever, Catherine Jalbert.Donald Pilon, Danielle Bissonnette, Jean-Raymond Boudou, Jean-Luc Montminy.Michel Sébastien Mar à sam 20 h 00 Dim 19 h 00 Jusqu'au 14 mars UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL, 2375 Chemin de la Côte Ste-Catherine, Salle 1020 (343-5479) — Exercice public atelier de jeu scénique, dlr Marthe Forget, 20 h 30 Extraits de scènes d'opéras Massenet.Mozart Entrée libre QUÉBEC QRAND THÉÂTRE, 269 boul St-Cyrille est (643-4975) - Salle Octave-Crémazie - Salon: "Format familial" (le disoours du père) de Guy Foissy, "Martin l'enfant martyr d'André Jean Lun à ven 12 h 10.Jusqu'au 6 mars OTTAWA CENTRE NATIONAL DES ARTS, Ottawa (613-237-4400) — Opéra — "Starmania , opéra-rock Mar â ven 20 h 30 8.55 A Thought for Today 9.00 CBC Good Morning 9.15 The Friendly Giant 9.30 Quebec school telecast 10.30 Mr Dressup 11.00 Sesame Street 11.58 Weather Report 12.00 The Sullivans 12.28 Community Announcements 12.30 The Bob McLean Show 13.30 Wicks 14.00 Today from West 15.00 The Edge of Night 15.30 Take 30 16.00 What's New 16.30 Happy Days 17.00 The King of Kensington 17.30 All in the Family 18.00 The City at Six 19.00 Barney Miller 19.30 Reach for the top 20.00 Mork & Mindy 20.30 Flappers 21.00 Barney Miller 21.30 Archie Bunker's place 22.00 Quebec Report 23.00 The National 23.27 The City Tonight 23.45 Cribb 0.16 Station closing O CFCF 5.59 Sign On 6.00 University of the Air 6.30 Morning Exercises 7.00 Canada A M 9.00 Romper Room 9.30 Looking good, feeling fine 10.00 Ed Allen 10.30 The Community 11.00 What's cooking 11.30 Just like mom 12.00 The Flintstones 12.30 Definition 13.00 The Alan Thicke Show 14.00 Another World 15.00 Texas 16.00 The Mad Dash 16.30 Family Feud 17.00 The Price is Right 18.00 Pulse 19.00 MASH 19.30 The Littlest Hobo 20.00 Buck Rogers 21.00 Magnum P I 22.00 Knots Landing 23.00 CTV National News 23.21 Pulse 24.00 The Twelve Midnight Movie: "The prime of Miss Jean Brodie" (Comédie dramatique 1969) avec Maggie Smith.Robert Stephens, Pamela Franklin.2.20 Sign Off publicitaires 80 et publicité rétro 1954-1970, 21 h 30.PARADIS I, 8215 Hochelaga (354-3110) -"Coup de tête" 19 h 00 "Le shérif et les extra-terrestres" 20 h 35.PARADIS II, "Dracula" 19 h 10, "Lancer frappe" 21 h 05 PARADIS III, "Jouir" 19 h 00, 21 h 45, “Filles en cage" 20 h 20 PARALLÈLE, 3682 St-Laurent (843-4725) -"Pixilation (de R Cantin et D Patenaude, Québec, 1979); "Ruel Malenfant" (de A.Dan-durand, Québec, 1980); "1980 un certain malaise" (de M Murray.Québec, 1980); "Le petit pays" (de B.Langlois.Québec, 1980), 19 h 30 "De grâce et d'embarras" (de Marcel Carrière, Québec, 1979), 21 h 30.PARISIEN l, 480 ouest, Ste-Catherine (866-3856) — "La fièvre des planches" 13 h 20, 15 h 55, 18 h 30, 21 h 05 PARISIEN il, "Y a-t-il un pilote dans l'avion" 12 h 20, 14 h 10, 16 h 00.17 h 50,19 h 40, 21 h 35.PARISIEN ill, "La cage aux folles” 13 h 10, 14 h 55, 16 h 40, 18 h 25, 20 h 10, 21 h 50 PARISIEN IV, "Les sous-doués" 12 h 35,14 h 25, 16 h 15, 18 h 05, 19 h 55, 21 h 45 parisien v, "Le coup du parapluie" 12 h 30, 14 h 15.16 h 00, 17 h 50, 19 h 35.21 h 25.PLACE DU CANADA, Place du Canada (861-4595) - "Jazz singer" 19 h 00, 21 h 05.PLACE VILLE-MARIE I, 1 Place Ville-Marie (866-2644) — "Ordinary people" 12 h 10,14 h 20, 16 h 35, 18 h 50, 21 h 05 PLACE VILLE-MARIE II, Airplane" 13 h 00, 14 h 55.16 h 55, 18 h 55, 20 h 55 PLACE ALEXIS NIHON l, niveau du métro, Plaza Alexis Nihon (935-4246) — "Fort Apache the Bronx" 16 h 45,19 h 00, 21 h 15 PLAZA ALEXIS NlHON il, "The incredible shrinking woman" 17 h 30,19 h 30, 21 h 30.PLAZA ALEXIS NlHON ill, "Seems like old times" 17 h 00, 19 h 00, 21 h 00 PUSSYCAT, 4015 St-Laurent (845-5215) -"Hard soap" 12 h 00, 14 h 50,17 h 35, 20 h 20."Climax of blue power" 13 h 20,16 h 05, 18 h 50, 21 h 40 RIVOLI I, 6906 St-Denis (277-3125) -"Arrête de ramer, t es sur le sable" 13 h 00, 16 h 20, 19 h 40."Y a-t-il un pilote dans l'avion" 14 h 40, 18 h 00, 21 h 20 RIVOLI II, "Les faux durs" 13 h 00,17 h 00.21 h 00 “L'invasion des profanateurs" 15 h 00, 19 h 00 SAINT-DENIS I, 1594 St-Denis (849-4211) —Relâche SAINT-DENIS II, 1590 St-Denis (845-3222) "L'agence de la peur" 18 h 10, "Le casse-gueule” 19 h 45, "7 fantastiques" 21 h 30 SAINT-DENIS III, 1590 St-Denis (845-3222) L affaire Coffin" 19 h 20, 21 h 15 SNOWDON, 5225 Déoarie (482-1322) -"Lovers & Liars" 19 h 15, 21 h 15 van horne, 6150 Côte-des-Neiges (731-8243) — "Private Benjamin 19 h 10, 21 h 10.VERDUN, 3841 Wellington.Verdun (768-2092) - "Le bateau de la mort" 18 h 20, 21 h 40 "Le brouillard" 20 h 00 VERSAILLES il, "Rendez-vous boulevard Van Nuys" 18 h 00 "La toubib aux cours du soir" 19 h 45 VERSAILLES III, "L'invasion des profanateurs" 19 h 00 "Les faux durs" 21 h 10 VIAU, 226 des Laurentides.Pont-Viau (669-3866) — "1491 "La folie gagne Hollywood) 19 h 00, "Xanadu" 12 h 00 VILLERAY, 8042 St-Denis (388-5577) - "Le plus secret des agents secrets" 18 h 00,22 h 00 "Les frères Blues" 19 h 45 WESTMOUNT SQUARE.1 Westmount Square, Westmount (931-2477) — "The Stunt Man" 12 h 10, 14 h 25.18 h 40, 19 h 00, 21 h 15 YORK, 1487 ouest, Ste-Catherine (937-8978) - "Raging Bull" 13 h 45, 16 h 15, 18 h 45, 21 h 15 I *«:[•>' À compter du 11 février, le café-théâtre Les Fleurs du Mal affiche Le tiare, de Murray Shiseal, avec la compagnie de la Griffe.Une mise en scène de Yvon Thiboutôt, avec les comédiens Adèle Reinhardt et Michel Vivier.’ ¦ Les Productions Germaine Larose présentent au Theatre des Voyagements, 5145 rue Saint-Laurent, jusqu’au 21 février, à 20 h 30, Liberté d Brème, de Rainer Werner Fassbinder, dans une traduction québécoise de Jean-Luc Denis.La pièce, qui est l'oeuvre d'une des personnalités les plus marquantes de la relève allemande surtout connu ici pour ses films, est inspirée d’un fait divers du début du 19e siècle et brosse un tableau violemment clair de l’aspiration à la liberté.Liberté d Brème est mise en scène par Michelle Allen et interprétée par Alain Kemeid, Esther Lewis, Suzy Marinier, Denis Roy et Charles Vinson.On peut réserver en appelant au 274- Le Devoir, jeudi 12 février 1981 La chorégraphie «en marche» de Lar Lubovitch par Michèle Thibault collaboration spéciale La Compagnie de danse Lar Lubovitch est à Montréal cette semaine pour quatre représentations.Il s'agit d’une première visite chez nous de cette importante troupe américaine, mais les Montréalais ont déjà eu l’occasion de découvrir deux chorégraphies de Lar Lubovitch présentées par les Grands Ballets Canadiens en 1979 et 1980: Les Noces, qui s'inspirent, sur un canevas de Stravinsky, des chansons de mariage de l’ancienne Russie et Exsultate Jubilate, une chorégraphie aérienne et joyeuse sur la musique de Mozart.De ces deux oeuvres qui avaient remporté un grand succès, seule Exsultate Jubilate sera reprise du 12 au 15 février.Chorégraphe depuis 1968, Lar Lubovitch a formé sa compagnie il y a 12 ans.Elle jouit d’un bon prestige aux Etats-Unis où ses membres, en tournées continuelles, enseignent, donnent des conférences et dansent sur les campus universitaires sous les auspices du National Endowment for the Arts, sorte de Conseil des Arts américain.Depuis 1972, alors qu’elle se produisait pour la première fois au Festival de Spoleto, en Italie, la compagnie s’est rendue chaque année en Europe, où elle a participé à la plupart des festivals ae danse importants.Les chorégraphies de Lar Lubovitch s'inspirent de musiques fort différentes qui vont de Bach.Mozart et Ives à Stravinsky, Steve Reich et Philip Glass.Elles conjuguent, d’une façon originale, a la fois le ballet, le jazz et la danse moderne.Dès la présentation de ses premières chorégraphies au Kaufman Hall de New York en 1968, Lar Lubovitch était présenté par la critique comme un chorégraphe libre, indépendant et inclassifiable.Lar Lubovitch lui-même se voit comme un amoureux du mouvement qui crée des oeuvres non pas calquées sur la musique, mais qui lui sont complémentaires.«J’aimerais que mes chorégraphies s’adressent à la meilleure part de l’être humain, a-t-il dit récemment, celle qui est fondamentalement sensible et spirituelle.» La Galerie-Café Chez Dumas en Haut présente tous les mercredis, jeudis et dimanche soirs, du jazz chaud et éclaté avec Guy Nadon et ses invités.Il y a trois spectacles par soir à compter de 21 h 30 et l’entrée est libre.¦ Le Musée d’art contemporain 'présente samedi prochain, le 14 février, à 14 h 30, une série de films expérimentaux réalisés par le cinéaste Taka Iimura.La projection sera suivie d’une conférence en anglais de Taka II-mura sur ses expérimentations cinématographiques.L’entrée est libre.¦ Les Archives nationales du Québec annoncent que la période d’inscription à leur programme d’aide financière durera jusqu’au 27 février.Ce programme de subventions s'adresse à tous les individus ou organismes intéressés à poursuivre des recherches en archivistique.Les projets visés par le programme sont les suivants: études et recherches archivistiques, inventaire de fonds d’archives, traitement de documents, préparation d’instruments de recherche, répertoire numérique, inventaire sommaire ou analytique, mise en valeur.Par ailleurs, on accordera une attention particulière aux projets reliés a l’inventaire national des archives.Pour l’un ou l’autre de ces programmes, les groupes ou individus ne doivent pas poursuivre des buts lucratifs et doivent résider ou avoir un siège social ou leur principal bureau d’affaires au Québec.la semaine du Çead 121314151*6 février 1981 jeudi 12 février à 20h30 “Trois livraisons” de Jean-Marie Lelièvre lecture/spectacle dirigée par René-Daniel Dubois vendredi 13 février à 22h00 “Quand j’y ai dit ça, a parti à rire.” de Léo Lévesque tecture/spectacte dirigée par Pierre-André Fournier samedi 14 février à 10h00 ateliers préparatoires à l’assemblée générale du C.e.a.d.Ecole Nationale de Théâtre 5030, rue Saint-Denis, Montréal à 20 h 30 “Où est-ce qu’elle est ma gang?" de Louis-Dominique Lavigne lecture/spectacle dirigée par Michel Breton dimanche 15 février à 12h00 assemblée générale des membres du C.e.a.d.lundi 16 février à 20h30 “Comme un photo-roman d’amour” de Claire Dé lecture/spectacle dirigée par Claude Maher Salle Fred-Barry 4353 est, rue Sainte-Catherine, Montréal le Centre d’essai des auteurs dramatiques réservations: (514) 524 3059 entrée libre Anna Prucnal, la vedette slave de l’heure, est au Québec depuis le 4 février.Elle chantera d’abord à l’Institut canadien à Québec du 18 au 21 février, puis viendra faire un tour du côté de Montréal.Prucnal prendra l’affiche au Tritorium du cégep du Vieux-Montréal du 25 au 28 février.Elle sera à Sherbrooke un soir, le 3 mars, à Chicoutimi, le 5 mars, à Trois-Rivières le 7 mars et finalement à Ottawa le 8 mars.Dans les coulisses du showbizz, on chuchote déjà que les billets de ses spectacles se vendent comme des petits pains.¦ La compagnie de danse Théâtre-ballet canadien fera ses débuts officiels les 13 et 14 février au Centre, national des Arts à Ottawa.À cette occasion, la nouvelle compagnie de danse classique contemporaine présentera deux nouvelles pièces de Lawrence Gradus: Tribute sur une musique de Bach et Symétrie inquiétante, oeuvre chorégraphique sur la musique contemporaine du compositeur américain Ruth Crawford Seeger.¦ Au Musée régional de Ri-mouski, jusqu’au 1er mars, exposition de Maurice Ferron et de Réal Arsenault.Du 8 février au 8 mars, on réserve une salle à «dix ans de propositions géométriques» (peintres non figuratifs au Québec).Le 11 février, à 20 h 30 le théâtre de Prince Farine présente une création sur la condition féminine: Pis la journée fait seulement commencer.Tél : 724-2272.L’originalité de Lar Lubovitch vient sans doute de sa formation éclectique.À l'École Juilliard de New York, il a étudié la danse classique et moderne, de même que la théorie et la composition musicale.Puis, pendant trois ans, il a surtout dansé avec des compagnies de danse moderne comme celle de Pearl Lang.En 1967, on le retrouve premier danseur et chorégraphe à l’Opéra de Santa Fee, ou il monte des ballets pour des opéras de Verdi à Stravinsky.Devenu membre du Harktiess Ballet, où il est mis en contact quotidien avec des chorégraphies de tous genres et de toutes nationalités, il ressent bientôt le besoin de créer ses propres oeuvres.Sa troupe, qui fut fondée en 1969, compte 10 danseurs dont une nouvelle venue, Peggy Baker, qui a dansé avec le Toronto Dance Theater et a été l’une des fondatrices du groupe Dancemakers de Toronto.Se définissant comme un chorégraphe «en marche», explorant sans cesse de nouvelles voies, Lar Lubovitch conserve peu de ses anciennes oeuvres.Seule exception à la règle au cours du programme des 12 et 14 février, une oeuvre d’atmosphère qui date de 1972: The Time After the Time Before, sorte de dialogue tour à tour enjoué, passionné et douloureux entre un homme et une femme.Le programme des 12 et 14 présentera également, outre Exsultate Jubilate deux autres oeuvres : North Star, une chorégraphie créée en 1978 qui s’inspire des mouvements des corps célestes entre les galaxies, et Cavalcade, sur une musique de Steve Reich.Il s’agit de l’oeuvre la plus récente de Lar Lubovitch.Au programme des 13 et 15, soit vendredi et dimanche, on pourra voir, outre North Star et Exsultate Jubilate, une oeuvre qui rend hommage au jazz américain tel que dansé au cours des années 50 sur la musique de Duke Ellington, Up Jump, et Marim ba, sur une musique de Steve Reich, qui porte ce sous-titre évocateur: A Transe Dance.Au cours des dernières années, Lar Lubovitch avait monté plusieurs de ses oeuvres pour d’autres compagnies, en partie parce qu’il avait besoin d’argent pour assurer le bon fonctionnement de sa troupe et créer de nouvelles chorégraphies.Aujourd’hui, subventionné, il a révisé ses positions.Ses oeuvres, croit-il, ne peuvent être adéquatement dansées que par les danseurs pour lesquels elles ont été créées.Pour ceux qui s’intéressent à Lar Lubovitch, les spectacles de cette semaine sont une occasion unique, puisque les L’artiste Suzanne Guité assassinée au Mexique Lisa Kraus sera l’invitée de hicule en fin de semaine.oeuvres récentes au programme ne seront vraisemblablement pas reprises par des compagnies d’ici.Le nouvel espace de danse Tangente, qui vient d’ouvrir ses portes au 1596 rue Saint-Laurent, présente son premier spectacle samedi et dimanche, les 14 et 15 février.En vedette: Lisa Kraus, qui fera des danses solos ainsi que l’oeuvre de Trisha Brown: Locus.Ce premier spectacle sera cependant présenté à la galerie d’art Véhiculé, au 307 rue Sainte-Catherine ouest.Les spectacles Tangente doivent avoir lieu toutes les fins de semaine, à 20 h 30, au 1596 rue Saint-Laurent.Les 20 et 21 février, on verra Jean-Marc Matos et ses danseuses.Ce chorégraphe utilise l’ordinateur comme outil de création.Les 27 et 28 février.Tangente reçoit Long et Le Fan, qui vont de la danse abstraite à des compositions plus dramatiques.¦ L’École de danse Peter George, qui est ouverte depuis la fin du mois de décembre, vient d’être inaugurée officiellement.Située au 239 de la rue Notre-Dame ouest, l'école offre des cours de jazz pour débutants et professionnels.Elle compte sept professeurs et accueille actuellement 175 élèves par semaine.Son fondateur, Peter George, est bien connu pour avoir été, pendant de nombreuses années, danseur et professeur aux Ballets Jazz de Montréal, puis premier danseur et adjoint à la direction artistique de la troupe.Il fut ensuite professeur à la Banff School of Fine Arts et a également enseigné en Europe et en Nouvelle-Zélande.Il est actuellement responsable du département de jazz à la Banff School of Fine Arts, directeur artistique du premier stage estival de jazz au ’ Canada, «Focus sur le jazz» et travaille comme chorégraphe-conseil auprès de l’industrie du spectacle au Québec.Peter George définit son école comme «un centre artistique où tous, débutants “TRIBUTE.EST UN FILM EXTRAORDINAIRE!” _nbc/tv JACK LEMMON ROBBY BENSON LEEREMICK T^Buje CLAREMONT 5038 SHERBROOKE 0 486 7395 A Rin-Canadian Release* "UN FILM TOUT SIMPLE, CHARMANT, SOUVENT TRÈS DRÔLE MAIS SURTOUT TRÈS ÉMOUVANT.BHUCI BAILIY THl GÂHTTt PHILIPPE LEOTARD LAURA ALEXIS fl, ROGER ANORIEUX 35 Mil TON 842 6053 SEMAINE 7:10 & 9:10 (Bomédie Nationale «’ niiuunu l u tri0uff/e- Un! ™Ü-0n souffle i ,' s,ratlon demZ-ança LU NA V.F.PRENDS L’OSEILLE ET TIRE-TOI! Sem.: 7:00, 9:00.Sam.: 7:00, 9:00, 11:00.Dim.: 1:00, 3:00, 5:00, 7:00, 9:00.6e semaine un film de BERNARDO BERTOLUCCI BERRI: 1.00 3.40-6.15- 8.45.(Dernier Jour.‘‘Le Lagon bleu”) (Complé- ment de Programme ST DENIS SU CATHERINt 788 2115 CENTRE7090 BL ST MARTIN 68 7 570 7 au Laval).(Dernier jour: "Xanadu”) BERRI 4 ODEOR 2-LAVAL t 2:00 - 4:00 - 6:00 8:00-10:00 Philippe Michel NOIRET SERRAULT ¦ ',1 I i ¦ ^ I J JJ 1 ^ FACE du réalisateur de *Le vieux fusil” ROBERT ENRICO dialogue de MICHEL AUDtARD BERRI 1 ST PENIS STE CATHERINE 288 2115 CINEMA SUIVANT Femme entre ¦ (Ü51 chien et loup .'.-r 2 PRIX A CANNES 80 ANOUK AIMÉE - MICHEL PICCOLI.! PLUS ON EST DE FOUS PLUS ON S AMUSE ! alors PRIX D'INTERPRETATION •U.FEMININE PRIX D'INTERPRETATION MASCULINE ^ Un hlm de CLAUDE ZIDI PARISIEN: 12:35, 2:15, 4 15, 6:05.7:55.9 45 GREENFIELD: 6:10.7 55.9 35 LAVAL: 6 15, 8 00 9 45.VERSAILLES: 6:00.7 50, 9 40.Le PARISIEN 4 LAVAL 2 480 STE CATHERINE 0 866 3856 CENTRE LAVAI 688 7 / 76 GREENFIELD PARK 31 VERSAILLES! PL GREENflElO PARK 671 6129 PIACE VERSAILLES 353 7880 "' UNIVERSITE CONCORDIA Faculté des Beaux-Arts Division des arts d interprétation Intégrale des sonates pour flûte de J.S.Bach Cric Wilner, flûtiste Martha Hagen, claveciniste Programme I le vendredi 13 février I9BI à 20 h 30 Sonate n" 2 en mi majeur Sonate n" 7 en sol mineur Sonate n” 3 en la majeur Sonate n" O en mi mineur Programme.Il le samedi.I4 février 1981 à 20 h 30 Sonate n" 4 on do majeur Partita pour solo de flute en la mineur Sonate n" I en si mineur Sonate n" 6 en ml mineur f:ntr(*e libre Kenselqnements: 482-0320 poste 765 (Autobus 105) le vendredi 13 février et le samedi, 1 4 février 198 1 20 h 30 Chapelle Loyola 7 14 1 oiiest rue Sherbrooke Un talent peu banal servi par des interprètes UN FILM DE extraordinaires.MARCO BELLOCHIO LE NOUVEL OBSEmtTEUn Ce film est un cri, un appel au secours.Anouk Aimée n'a jamais été si émouvante et Piccoli aussi convaincant.C Mauriac PSD Bellochio a composé avec maitrise un récit tourmenté.LE POINT % S MM le m dans le mi Dès DEMAIN! desjardiivs 4 20 ¦ Le Devoir, Jeudi 12 février 1981 • Les Blues de St.Louis au Forum, ce soir Liut stoppera-t-il encore le Canadien?par François Lemenu Les joueurs du Canadien qui ont regardé le match des étoiles à la télévision ont eu un petit aperçu de ce qui les attend ce soir au Forum à l’occasion de la première visite cette saison aes Blues de St-Louis à Montréal.Ils ont d'abord eu droit au spectacle offert par le gardien Mike Liut, qui a repoussé les 25 rondelles dirigées vers lui en 30 minutes de jeu seulement.Liut, qui fait 6'2”, est considéré comme le meilleur gardien du circuit et il n’a pas terni sa réputation à Los Angeles, mardi soir.Il fut tout simplement éblouissant alors qu’il a mérité le titre de joueur par excellence de la rencontre.Liut fait évidemment penser à Ken Dryden.En raison de sa taille bien sûr, et de son style aussi.Il reste debout, une qualité que l’on retrouve chez tous les grands gardiens.'Le Tricolore a affronté St-Louis le 21 octobre dernier et Liut fut la grande vedette de la rencontre, remportée 4-3 par les Blues.Il peut à lui seul assurer la victoire aux Blues, comme le faisait Dryden face aux Bruins, à Boston.Réclamé de l’université américaine Bowling Green au 56e rang du repechage de 1976, Liut a fait son apprentissage au hockey professionnel avec les Stingers de Cincinnati de la défunte Association mondiale où il a joué durant deux saisons.L’an dernier, à sa première année à St-Louis, Liut a participé à 64 parties et a conservé une moyenne de 3.18 buts par match, soit exactement la même que cette saison.Si les regards seront naturellement tournés vers Liut ce soir, d’autres joueurs risquent d’attirer l’attention également sinon davantage.Bernie Federko et Wayne Babych, par exemple, pourraient donner beaucoup de mal aux défenseurs du Canadien, comme ils l’ont fait à Los Angeles face aux arrières de la Conférence Prince-de-Galles.Babych, auteur de 41 buts cette saison, a marqué une fois mardi, cependant que Federko a joué un match très solide dans l’ensemble.Les Blues seront assurément très déterminés lorsqu'ils sauteront sur la glace au Forum.Une victoire contre le Tricolore, conjuguée à une défaite des Islanders de New York face aux Penguins de r/à /.V J teur de 25 buts cette saison.Pettersson se présente comme un sérieux candidat au trophée Calder.Avec tout ce talent, il n’est donc pas surprenant que les Blues possèdent la deuxième attaque du circuit juste derrière les Islanders.Le Canadien sera pour sa part au grand complet, si l’on fait exception de Guy La-pointe.Celui-ci s'est néanmoins entraîné durant quelques minutes avec ses coéquipiers hier.Larry Robinson n’a pas chaussé les patins cependant.Il se dit en forme, les examens n'ayant rien trouvé d'anormal chez lui.Robinson a presque retrouvé son poids normal (220 livres) et il n’aurait été victime finalement que d'un épuisement général.Mais s’il n’a pas patiné hier, c est parce qu’il s’est arraché l’ongle de 1 auriculaire de la main gauche en heurtant une table.Robinson a indiqué que l’ongle ne repoussera plus.On lui gèlera le doigt et il pourra prendre part à la rencontre ce soir.Richard Sévigny sera vraisemblablement devant le filet du Tricolore, lui qui n’a jamais subi la défaite au Forum.Les joueurs veulent une liberté totale Les regards seront tournés vers Mike Liut ce soit au Forum, où les Blues de St.Louis seront les visiteurs.Pittsburgh, leur permettra de devancer les New-Yorkais au premier rang du classement général avec, en prime, deux parties en réserve.La progression des Blues au cours des derniers 12 mois tient presque du miracle.Un miracle dont l’entraîneur Red Berenson et le directeur-gérant Emile Francis ne sont pas étrangers.Berenson a remplacé Barclay Plager le 10 décembre 1980 et les Blues n'ont cessé de s’améliorer depuis au point de chambarder la hiérarchie bien établie de la LNH.Claude Ruel, l’entraîneur du Canadien, explique que les Blues, sous la direction de Berenson, jouent du hockey de base, ce qui leur permet de remporter des matches qu’ils perdaient auparavant.Mais le grand responsable de la remontée des Blues est certainement Emile Francis.Il y a quatre ans, les Blues ont été à 20 minutes près de déclarer faillite.La concession fut finalement sauvée par la compagnie Purina, qui s’est portée acquéreur des Blues.En moins de 24 heures, Francis, qui n'avait pas un sou pour payer le compte de téléphone, s’est retrouvé avec les millions de Purina et l’assurance d’un appui indéfectible de la part de la nouvelle direction.De bons choix au repêchage et des transactions astucieuses ont depuis permis aux Blues de gravir les échelons.Et l’on comprend aujourd’hui pourquoi l’équipe lutte pour le premier rang.Neuf joueurs de la présente édition des Blues ont été réclamés au premier tour.Ce sont Blair Chapman.2e choix par Pittsburgh, Perry Turnbull, 2e choix, Wayne Babych, 3e choix, Ralph Klassen, 3e choix par Californie, Bryan Maxwell, 4e choix par Minnesota.Rick LaPointe, 5e choix par Detroit, Mike Crombeen, 5e choix par Cleveland, Bernie Federko, 7e choix, et Blake Dunlop, 18e choix par Minnesota.À ces joueurs il faut ajouter les noms de Brian Sutter, 20e choix, et surtout celui du Suédois Jorgen Pettersson, au- Las Vegas, capitale du jeu, sera, le 30 juin prochain, le lieu de rendez-vous des propriétaires d’équipe de la Ligue nationale de hockey et des représentants de l’association des joueurs de la LNH qui tenteront de trouver une solution au problème de la clause de compensation.Le present contrat de travail expire après la saison 1983-1984, mais l’Association des joueurs pourra, le 30 juin, décider d’enlever la clause de compensation à la fin de la saison 1981-1982, ou de poursuivre l’expérience jusqu'à la fin du contrat.Tout indique que l’association choisira la première solution.Doug Risebrough, le représentant des joueurs du Canadien auprès de l’association, a rappelé hier que les joueurs désirent une liberté totale comme au baseball.«Même si les joueurs gagnent de bons salaires, il est aussi vrai que ceux-ci n’ont pas la liberté de jouer où ils veulent, de dire Risebrough.Les propriétaires sont présentement rois et maîtres.Ils décident de tout.«La présente clause de compensation est en fait un échangé forcé puisqu’un club qui embauche un joueur autonome doit compenser l’autre équipe avec un joueur de même qualité.Cette situation est inacceptable.«Les joueurs n'ont actuellement aucun pouvoir de négociation, de poursuivre Risebrough.Auparavant, ceux-ci pouvaient faire le saut dans l’Association mondiale et obtenir ainsi de meilleures conditions de travail.Cette alternative n’existe plus aujourd’hui et le joueur est lié à son club jusqu’à la fin de son contrat.Si nous avons aujourd'hui de bons salaires, c’est que nous avions un pouvoir de négociation.Or ce pouvoir, nous voulons l’avoir à nouveau.» Risebrough explique que la moyenne des salaires va diminuer si la situation ne change pas.Déjà plusieurs joueurs s’inquiètent de leur avenir.«La question ne se pose pas Eour des joueurs comme Guy afleur et Larry Robinson, explique-t-il.Mais il en va autrement d’un joueur comme Keith Acton qui n’a jamais pu marchander son talent.C’est à ces joueurs que l’association doit penser.» Risebrough estime qu’il en tient aux propriétaires de garder les salaires dans une certaine limite.«George Steinbrenner, le propriétaire des Yankees, croit que les $15 millions consentis à Dave Winfield lui en rapporteront davantage.C’est une décision purement administrative.» Le joueur de centre du Canadien note par ailleurs qu’il n’y a actuellement aucune animosité entre joueurs et propriétaires.Le fossé est immense entre les deux parties, mais chacun a à coeur les intérêts du hockey.Autrement dit, personne ne veut tuer la poule aux oeufs d’or.F.L.en bref.¦ Michel Dion à Winnipeg QUÉBEC (PC) — Les Nordiques de Québec ont cédé le contrat du gardien Michel Dion aux Jets de Winnipeg, en retour de considérations futures.Âgé de 27 ans, Dion était l’un des quatre gardiens de l’organisation des Nordiques, qui comptent sur Daniel Bouchard, Michel Plasse et Ron Grahame.Le 10 décembre dernier.Dion a quitté au milieu d’un match des Nordiques contre les Bruins de Boston, à la suite d’une mauvaise performance.Les Nordiques l’ont ensuite cédé aux Checkers d'Indianapolis, avec lesquels il aurait retrouvé tous ses moyens.Rappelé par les Nordiques, il était devant le filet lorsqu'ils ont subi une défaite de 7-5 contre les Kings de Los Angeles, le 26 janvier.En 12 matches, il présente cette saison une moyenne de 5.32.Il fêtait son 27e anniversaire hier.¦ Regan répond à Eagleson OTTAWA (PC) — Le ministre des Sports du Canada, M.Gerald Regan, a indiqué hier qu’il ne faut pas s’attendre à ce que le gouvernement fédéral verse la somme de $2 à $3 millions que demande Alan Eagleson pour que le tournoi de la Coupe Canada soit présenté d’un océan à l’autre.M.Regan a précisé que son ministère s'occupe surtout de condition physique et de sport amateur, et il doute qu'il puisse trouver la somme nécessaire à la présentation de l’événement, mettant en vedette des professionnels.L’organisateur.Alan Eagleson, a laissé entendre mardi, à Los Angeles, qu'il a besoin de l’aide du gouvernement fédéral pour que le tournoi soit présenté dans plusieurs villes canadiennes.Le Canada, les États-Unis, 1 Union soviétique, la Tchécoslovaquie, la Finlande et la Suède prendraient part au tournoi.¦ Coe est en grande forme WOLVERHAMPTON (AFP) - Le Britannique Sebas-tion Coe est déjà en grande forme.Il a réalise hier une meilleure performance mondiale en salle sur 800 mètres, à Cosford, en 1:46.00 minute, lors d’une rencontre d'athlétisme Grande-Bretagne-République démocratique allemande.L’ancienne meilleure performance était détenue par l’Italien Carlo Grippo, en 1 46.37, un temps établi en 1977 ¦ En deux mots Toller Cranston et Lynn Nightingale participeront à un spectacle sur glace samedi soir au Centre sportif Laval pour lancer la Semaine du patinage artistique au Québec.Le bureau des gouverneurs de la Ligue nationale a approuvé la vente des Rockies du Colorado à Peter Gilbert, qui gardera le club à Denver.Le lanceur droitier Jim Clancy a signé un contrat d'un an d’une valeur de $200,000 avec les Blue Jays de Toronto.Le voltigeur Dave Collins, des Reds de Cincinnati, a quant à lui perdu sa cause en arbitrage.Il devra se contenter de *267,000 l'an prochain, au lieu de $360,000 qu’il exigeait.A la boxe.Fernand Marcotte et Dave Hilton Jr ont remporté de brillantes victoires mardi au Centre sportif Paul-Sauvé.Marcotte a battu Don Johnson, de Halifax, par K O.au deuxième round.Hilton a quant à lui remporte sa première victoire chez les professionnels en terrassant Notfl Torres, de New York, au deuxième round.Ralph Racine, qui a subi une intervention chirurgicale au cerveau à la suite de son combat contre Gaétan Hart, refait lentement sa vie grâce au soutien moral de ses amis.Il n’a plus l'intention de remettre les gants.Gerry Sorensen, la première Canadienne à remporter une descente en Coupe du monde depuis Nancy Greene, a été l’objet d’une petite fête hier dans sa ville natale de Kootenay, en Colombie-Britannique.Le Manie embauche deux Anglais par Francis Million Le troisième volet de la campagne de préparation du Manie de Montréal a été dévoilé hier par le directeur-général, M.Roger Samson, et n’eut été de l'annonce de la signature de deux joueurs d'origine anglaise au passé éloquent, les journalistes présents seraient restés sur leur faim.Le Manie pour sa première année d'existence aura en effet grand besoin de Gordon Alec Hill et Tony Towers pour faire d une équipe ordinaire une formation capable d’offrir le meilleur des spectacles.D’ailleurs le slogan mis de l’avant pour vendre le soccer aux Québécois ne laisse aucun doute à ce sujet: Le soccer, tout un spectacle.La venue de ces deux joueurs qui ont évolué en équipe nationale alors qu’ils portaient les couleurs respectivement de Queen's Park Rangers et Birmingham City en Angleterre, est plus qu’un luxe, c'est une nécessité.Il est dommage que les pourparlers avec les joueurs d'expression française tirent un peu en longueur car il est difficile de se faire une opinion sur la valeur réelle de ré-quipe.Il est vrai que les connaissances de l’entraîneur Eddie Firmani ou de son conseiller Rogers sont beaucoup plus profondes sur le marché britannique que sur celui de France ou de Belgique.En attendant qu’un déroulement ne se produise de ce côté, le club partira pour son camp d’entraînement qui se tiendra à Miami du 13 au 27 mars sur les terrains du Miami Dade Community College.En attendant ce vrai départ de préparation de l’équipe, M.Samson a précisé que, grâce à la collaboration de la Ville de Montréal, l’entraînement débutera à l’intérieur, dès la semaine prochaine.Il a également présenté une politique avant-gardiste de vente des billets de saison, avec un prix défiant toute concurrence au niveau des autres sports professionnels, et des réductions atteignant 25% pour les billets familiaux.La vente devrait débuter dès la fin du mois de février et la Stenmark est à une victoire du record de Moser-Proell VOSS, Norvège (AFP) — Le Suédois Ingemar Stenmark, vainqueur hier du slalom géant de Voss, parait décidément intouchable et est maintenant pratiquement assuré de remporter la Coupe du monde pour la quatrième fois.Il a en effet porté son total à 260 points et possède une confortable avance de 68 points sur l’Américain Phil Mahre, 6e de ce slalom géant.Théoriquement, ce dernier peut encore dépasser le Scandinave, mais il devrait pour ce faire terminer 1er ou 2e des neuf courses, dont une descente, qui restent à disputer.Hier, Stenmark a enlevé sa 9e victoire de la saison (cinq en géant et quatre en slalom) et signé par la même occasion son 61e succès dans une épreuve de Coupe du monde.Il n’est plus qu’à une victoire du record d’Anne-Marie Moser-Proell.Le slalom géant et le slalom d’Are, en Suède, samedi et dimanche prochains lui fourniront l’occasion de dépasser l’Autrichienne Le Suédois, qui s’était plaint d'un refroidissement ces derniers jours, a fourni hier la preuve qu'il dispose de solides réserves physiques et qu’il sait tirer parti des neiges les plus changeantes.Il s’est montré irrésistible sur ce parcours de 1700 m, le plus long de la saison, où la piste s’est creusée assez vite.Le Soviétique Alexander Zhirov, 22 ans, déjà second à Madonna di Campiglio, a réalisé une bonne course, sans toutefois pouvoir inquiéter Stenmark.Le Soviétique, dans son style sobre et athlétique, a distancé de bons spécialistes comme 1 ’ Italien Bruno Noeckler et le Suisse Joël Gas-poz, pour prendre la 2e place.Partant en deuxième position dans la première manche, Stenmark créa d’emblée des écarts importants et précédait Zhirov de 49 centièmes, Gas- Îioz, pourtant plus rapide que ui sur le haut, de 1.44 seconde, Noeckler de 1.95.L’Américain Phil Mahre et le Norvégien Jarle Halsnes étaient à plus de deux secondes, de même que le Yougoslave Bojan Krizaj, visiblement mal a l’aise et qui allait être éliminé dans la deuxième manche.Andreas Wenzel (LIE) et Christian Orlainsky (AUT) n'avaient pu aller au terme de cette manche Dans le deuxième parcours Stenmark, sans se désunir un instant, parachevait son triomphe en trois minutes 8.69 secondes, devant Zhirov et Noeckler.D’autre part, le slalom féminin de Coupe du monde de Maribor, qui devait être disputé hier, a été annulé, les skieuses s'étant mises en «grève» afin de protester contre le mauvais état de la piste.liste de demandes est déjà bien remplie.Une autre nouvelle, un peu éventée toutefois, fut la présentation de l’équipement officiel du Manie pour ses parties à domicile et à l’étranger.En effet, un panneau publicitaire orne déjà la route transcanadienne à la sortie de Montréal vers l’ouest.Cette publicité se trouvera bientôt en rotation sur les grandes artères autour de Montréal.Eddie Firmani a, quant à lui, expliqué le programme de préparation qu’il imposera à ses joueurs en Floride et le moins que l’on puisse dire est qu’ils n’auront pas le temps de faire du tourisme, les matches de préparation s’intercalant avec des séances de préparation bi-quotidiennes.Il aura l’occasion, avant de partir, de passer en revue les meilleurs éléments locaux lors d’un stage de détection qui se tiendra au Centre Claude-Robillard à Montréal, le 22 février.«Ce stage organisé par la Fédération québécoise, nous permettra de retenir les meilleurs éléments qui composeront notre équipe des moins de 21 ans pour les Jeux du Canada au mois d’aoùt», devait souligner Roger Perrault, directeur technique de cette fédération.Il a précisé que devant l’abondance des demandes, plus de 400, des critères permettant un premier tri avaient été établis et que le nombre des invités serait d'environ 60.,Du côté du Manie, on se montre prudent et on souligne que si un joueur se méritait une place, les dirigeants seraient heureux de l’incorporer à l'effectif, mais qu'il n était pas du tout dans l'intention du Manie d'emmener un joueur guébécois coûte que coûte, fut-il francophone.Avant de terminer soulignons que la bonne entente régné entre le club et la fédération et de part et d’autre on espère que la Lune de Miel durera encore longtemps.i s ce» h an Ligue Nationale Mardi Conférence Clarence Campbell Conférence Prlnce-de-Galles 1 Ce soir St-Louis à Montréal Québec à Calgary Winnipeg à Rangers NY Islanders NY à Pittsburgh Vancouver à Philadelphie Washington à Buffalo Hartford à Detroit Los Angeles i Chicago Boston au Colorado Toronto au Minnesota b a ptt b a ots Gretzky, Edm .3?71 103 Steve Shutt 25 32 57 Dionne, LA .46 53 99 Mario Tremblay .22 32 54 Simmer, LA .50 46 96 Guy Lafleur 14 32 46 Bossy, Isl .54 38 92 Réjean Houle 20 24 44 Taylor, LA .32 56 88 Mark Napier 22 20 42 Trottier, Is! .22 62 88 Yvon Lambert 15 24 39 Nilsson, Cal .28 55 83 Bob Gainey 17 20 37 Rogers, Har .36 46 82 Pierre Larouche .17 19 36 Middleton, Bos .29 48 77 Larry Robinson .7 27 34 Babych, St-I .41 33 74 Rod Langway .7 21 28 Federko, St-L .21 52 73 Keith Acton 12 14 26 Barber, Phi .37 32 69 Doug Jarvis 11 14 25 B.Smith, Min .23 42 65 Pierre Mondou .11 12 23 P.Stastny, Qué .19 45 64 Doug Risebrough .10 12 22 Kehoe, Pit 39 23 62 Gaston Gingras .5 13 18 Maruk, Was.35 27 62 Brian Engblom .1 15 16 Richard, Qué .33 29 62 Doug Wickenheiser .6 8 14 Gartner, Was .29 33 62 Serge Savard .4 6 12 Lysiak, Chi .19 43 62 Chris Nilan .5 4 9 Guy Lapointe .1 8 9 Ligue Majeure Rick Chartraw .0 0 0 du Québec Gardiens min bc bl moy.Wamsley-253 8 1 1.90 Sévigny .690 30 1 2.61 Larocque .1563 80 1 3.07 Herron .734 42 1 3.42 (Herron et Sévigny ee partagent un blanchissage.Trois buts dans un filet désert).Mardi Montréal 6, Sorel 1 Sherbrooke 4, Chicoutimi 3 Trois-Rivières 5, Cornwall 3 Hier Trois-Rivières à Montréal Laval à Cornwall Shawinlgan à Hull Sorel à Québec LIGUE NATIONALE Pj 9 P n bp bc pts 1—ISLANDERS NY .57 34 14 9 258 187 77 2—ST-LOUIS .55 33 12 10 250 190 76 3—LOS ANGELES .57 32 17 8 243 211 72 4—BUFFALO .54 27 10 17 217 162 71 5—PHILADELPHIE .55 30 16 9 217 167 69 6—MONTRÉAL 30 18 6 232 163 66 7—MINNESOTA .55 25 16 14 195 172 64 8—CALGARY .56 25 20 11 212 202 61 9—VANCOUVER .55 21 18 16 205 192 58 10—BOSTON .55 24 22 9 215 197 57 11—CHICAGO .56 25 24 7 220 218 57 12—WASHINGTON .55 19 22 14 194 203 52 13—RANGERS NY .55 20 26 9 207 217 49 14—QUÉBEC .55 16 26 13 195 231 45 15—PITTSBURGH .54 18 28 8 199 244 44 16—TORONTO .55 17 28 10 215 255 44 17—EDMONTON .54 17 28 9 215 234 43 18—COLORADO .54 17 28 9 185 230 43 19—DETROIT .55 16 28 11 174 228 43 20—HARTFORD .55 15 27 13 210 262 43 21—WINNIPEG .55 6 39 10 169 262 22 Les 16 premières équipes accèdent aux éliminatoires.LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Robert Lebel pj 9 P n bp bc pts CORNWALL 55 33 20 2 294 232 68 SOREL 57 31 21 5 270 235 67 MONTRÉAL 56 28 28 0 244 253 56 HULL 57 20 34 3 210 275 43 LAVAL 57 19 36 Section Frank Dilio 2 245 298 40 TROIS-RIVIÈRES .57 31 23 3 277 282 65 SHERBROOKE 58 30 25 3 314 258 63 CHICOUTIMI 58 30 27 1 296 299 61 SHAWINIGAN 57 26 28 3 261 260 55 QUÉBEC 58 25 31 .2 250 269 52 CONDITIONS DE SKI La plupart des stations de ski du Québec n’ont pas ouvert leurs portes hier, en raison de la pluie.On s’attend à ce que la situation revienne à la normale aujourd’hui, mais il est préférable de s’informer par téléphone des conditions qui prévalent avant de se re rendre au centre de ski de son choix.Il est aussi possible d'obtenir les renseignements utiles en communiquant avec la Direction des communications, ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, (418) 643-3127.Un calendrier qui avantage les Expos par Richard Milo Une analyse du calendrier 1981 montre que pour la première fois en trois ans, les Expos profiteront d'un calendrier à leur avantage dans la course au championnat qu’ils livreront assurément aux Phillies de Philadelphie, aux Pirates de Pittsburgh et aux Cards de St.Louis dans la section Est de la Nationale.Fait important: les Expos livreront en septembre 17 matches à domicile, et 15 seulement à l’étranger.L'an dernier, le calendrier prévoyait 19 matchs à 1 etranger lors du dernier mois, et er.1979, ils ont dû jouer 34 matchs et sept programmes doubles en septembre.Fait encore plus important: le deuxième et dernier voyage des Expos dans l'Ouest aura lieu cette saison à la fin du mois de juillet, et non au début du mois de septembre, comme l’an dernier.Un privilège qui échoiera également aux Phillies de Philadelphie, mais pas aux Pirates de Pittsburgh et aux Cards de St.Louis, qui seront attendus dans l'Ouest en septembre.Quant aux Phillies, les Expos auront le plaisir de les recevoir à domicile lors du dernier affrontement entre les deux clubs, les 21 et 22 septembre, dans le cadre par surcroit d’un séjour de 13 matches au Stade olympique contre St.Louis, Chicago, Philadelphie, Pittsburgh et New York, du 15 au 27 septembre.Les deux voyages des Expos dans l’Ouest, en 1981, seront effectués du 12 au 24 mai, à Los Angeles, San Francisco, San Diego et ensuite Chicago, et du 24 juillet au 6 août, à Los Angeles, San Francisco, San Diego et ensuite New York.L’an dernier, les Expos s’y sont rendus du 16 au 26 juin, et du 29 août au 7 septembre.Les Expos commenceront la saison 1981 à Pittsburgh, le 9 avril, et ils affronteront au cours du même mois, les Phillies de Philadelphie à six reprises, trois fois au Stade olympique, les 20, 21 et 22, et trois fois au Veteran Stadium, les 27, 28 et 29.En septembre, les deux clubs se feront face à cinq reprises, les 7, 8 et 9 à Philadelphie et les 21 et 22 à Montreal.Quant aux Pirates, les Expos les affronteront à quatre reprises lors du dernier mois à Montréal, les 23 et 24 septembre, et à Pittsburgh les 30 septembre et 1er octobre.Au total, les Expos effectueront 43 voyages, un record d’équipe, en raison de certains caprices au calendrier Ainsi, les Expos ne visiteront qu’une seule ville à trois reprises en avril, soit Pittsburgh, du 9 au 12 New York les 18 et 19, et Philadelphie, à la fin du premier mois Les Expos se rendront à Pittsburgh à quatre reprises au lieu de trois par le passé, et l’équipe devra jouer le match de la Coupe Pearson à Toronto, le 6 juillet, au milieu d’un voyage de 10 matches à Philadelphie, Chicago et St Louis.Le match d’ouverture locale des Expos aura lieu le 14 , .,-Philadelphie, mai, les Expos entreprendront un séjour de 11 matches en 10 jours, jusqu’au 10 mai, contre les clubs de l’Ouest, Los Angeles, San Diego et San Francisco, avant de s’envoler vers la Californie pour leur premier voyage sur la côte du Pacifique.
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