Le devoir, 14 septembre 1981, lundi 14 septembre 1981
FAIS CE QUE DOIS LE TIRE-LIVRES CHAQUE MOIS Mi itiUïnmf tornrau 1691 est.Fleury c Vol.LXXII — No 158 Ciel variable.Maximum 22 (détail an | >8) Montréal, lundi 14 septembre 1981 (Hauterlve.Baie-Comeau.Sept-lles40centa) 25 CENTS La loi 101 inquiète plus que le projet Trudeau Clark promet d’intercéder pour la communauté juive par Pierre O’Neill Le leader national des conservateurs, M.Joe Clark, a prévenu hier les membres de la communauté juive de Montréal que le projet constitutionnel du premier ministre Trudeau constitue pour eux une aussi redoutable menace qu'à l'égard des autres minorités du Canada.Mais il s'est aussitôt fait répliquer avec aigreur que la politique d’affichage unilingue français du gouvernement Lévesque était bien davantage odieuse pour les Québécois anglophones.Devant plusieurs centaines de fidèles de la congrégation Beth Tikvah, réunis à la synagogue de Dollard-des-Ormeaux, M.Clark a d abord livré un long discours sur le problème constitutionnel II s'est efforcé de démontrer que le projet Trudeau 'a le pou' référendum et de le «truquer» pour retirer à une région ou à une minorité, un droit qu elle possède déjà.Selon M Clark, le gouvernement fédéral pourrait profiter d’une situation qui enflamme l'opinion publique, pour retirer des droits à la province de Nouvelle-Écosse ou de Colombie-Britannique, ou encore aux personnes de religion juive ou catholique Sans compter «la menace qu'il représente pour le» minorités», ce pouvoir, soulignait hier M Clark, va complètement à l'encontre de la grande tradition canadienne de tolérance et de compromis «Car une fois ce pouvoir accordé au gouvernement central, ou à une majorité en colère, le danger qu'il puisse être utilisé demeurera toujours » Voir papa 14: Clark L’équipe canadienne remporte la Coupe des Nations L’Éthiopien Balcha améliore sa marque de 1979 et bat le record du Marathon par François Barbeau L’Ethiopien Kebede Balcha, après avoir imposé sa cadence aux autres coureurs, a remporté hier les honneurs du troisième Marathon international de Montréal, en franchissant la distance en 2 heures 11 minutes et 10 secondes.Balcha inscrit ainsi sa deuxième victoire à Montréal, où il s’était classé premier au marathon de 1979 en 2 heures 11 minutes et 35 secondes.C’est un Américain, Robert Johnson, chez les inscrits au marathon populaire, qui a remporté la victoire en 2 heures 23 minutes et 07 secondes, Chez les femmes, c’est une Canadienne, Linda Staudt, de Windsor, en Ontario, qui la première a franchi le fil d’arrivée, après avoir couru 2 heures 33 minutes et 33 secondes.Vingt et un athlètes en fauteuils roulants s'étaient présentés à la ligne de départ hier matin sur le pont Jacques-Cartier, et c’est John Lundie, du Manitoba, qui a gagné cette épuisante épreuve, en un temps de 2 heures 07 minutes et 12 secondes.Un Québécois, ?r* >1" - 1 fgjg as fil-: SÉS L’URSS surclasse le Canada 8 à1 (PC) — Le vétéran gardien Vladislav Tretiak s'est encore montré intraitable et le jeune Sergei Shepelev a marqué trois buts pour permettre à l'Union soviétique de remporter une victoire de 8-1 contre Equipe-Canada et ainsi remporter les grands honneurs de la Coupe Canada devant 17,033 spectateurs hier soir au Forum Tretiak, qui nous avait habitués à de telles performances depuis 1972, a multiplié les arrêts incroyables surtout au cours des deux premiers engagements jusqu’à ce que ses camarades se mettent en branle et y aillent de sept buts sans riposte dans les 30 der- nières minutes de jeu, se moquant ainsi totalement de la formation canadienne qui avait pourtant infligé un revers de 7-3 à ces mêmes soviétiques en ronde préliminaire Igor Larionov, avec deux, Vladimir Gofikov, Vladimir Krutov et Alexander Skvortsov ont inscrit les autres buts des Soviétiques contre un Mike Liut visiblement découragé devant un bombardement de 26 tirs.Tretiak, choisi le joueur par excellence de son équipe, a repoussé 26 des 27 tirs dirigés contre lui Seul Clark Gillies, des Islanders de New York, a Voir page 14: L'URSS André Viger, s’est classé troisième.Cette troisième édition du Marathon international de Montréal mettait en lice les équipes de plusieurs nations pour la Coupe des Nations.Dans cette lutte par équipe, c’est le Canada qui Ta emporté, avec un temps cumulatif de 9 heures 4 minutes et 23 secondes, devant la Colom-Voir page 14: Marathon rno '“H :} mi ¦ " \ Y* : Moscou lance une campagne contre Solidarité MOSCOU, (d’après AFP et Reuter) — La propagande soviétique a entrepris de susciter, en URSS et dans la communauté socialiste, l’hostilité de l'opinion envers Solidarité dans le but évident de couper le mouvement syndical polonais de la masse des travailleurs qu’il est censé représenter.Amorcée par une presse unanime il y a quelques jours, la campagne de discredit du mouvement de Lech Wa- lesa a pris une nouvelle forme «plus parlante»: a l’appel du syndicat polonais aux «Travailleurs des pays de l’Est» ont répondu les échos indignés des ouvriers de l’usine moscovite d'automobiles Likhatchev, de l’usine d'équipements électriques Kirov de Leningrad et de l’usine de camions Kamaze sur la Volga.Assimilant cet appel à une «provocation», les uns et Voir paga 14: Moscou pu H Tl "IpB) is Si m m — rtâ-fU Une marée de marathoniens s'est mise en branle hier matin sur le pont Jacques-Cartier au signal du départ du troisième Marathon international de Montréal.Enfants, femmes, hommes.tout le monde y était, frais et dispos encore avant d'affronter les 42 kilomètres de la course Le temps était beau et frais, idéal pour une pareille épreuve Déjà vainqueur du premier Marathon de’Montréal en 1979, ('Éthiopien Kebede Balcha a franchi le parcours d'une foulée égale et s'est présenté au fil d'arrivée deux heures 11 minutes et 10 secondes après le signal du départ, pour battre son record personnel de 2 heures 11 minutes et 35 secondes qu’il avait établi à Montréal et battre aussi le record du Marathon de Montréal établi par le vainqueur de l'an dernier, le Britannique David Cannon, qui avait réalisé un temps de 2 heures 11 minutes 21 secondes.(Photos Jacques Grenier) Haig durcit le ton envers Moscou face aux manifestants de Berlin BONN (d’après AFP et Reuter) — Accueilli par près de 50,000 manifestants opposés à la bombe à neutrons, le secrétaire d’Etat Alexander Haig a tenu hier à Berlin-Ouest le langage de la fermeté à l'égard de Moscou, dont les blindés selon lui, menacent la paix en Europe et non les défenses anti-char de l’OTAN.Brandissant des bannières en simulant vocalement des sirènes d’alerte antiaérienne, les manifestants ont marché à travers Berlin-Ouest, remplissant Kur-fuerstendamm, la principale artère.«Mister Haig, rien n’est plus important que la paix», lisait-on sur certaines des bannières.D’autres étaient illustrées d'un énorme faucon américain s’abattant sur l’Europe de l’Ouest.Parmi les manifestants figurait un fort contingent de l’aile de Ta jeunesse du parti social-démocrate du chancelier Helmut Schmidt.Pour la suite, près de 60 policiers ont, selon un premier bilan, été plus ou moins sérieusement blessés lors des violents affrontements qui ont opposé plusieurs centaines de manifestants, opposés à la visite du secrétaire d'Etat Alexander Haig, aux forces de l’ordre, a indiqué un porte-parole de la police.Il a précisé que les petits groupes de manifestants qui ont livré bataille a la police se sont dispersés en début de soirée et a qualifié la situation de «calme».Selon les organisateurs du rassemblement de marginaux de gauche Tuwat; plus de 70 manifestants ont également été blessés lors des échauffourees au cours desquelles plusieurs incendies ont été allumes, des magasins pillés et de nombreuses vitrines brisées.Un nombre important de véhicules ont été renversés ou endommagés par des jets de pierre.La police a fait usage de matraques et de gaz lacrymogènes pour disperser les contestataires.Plus ae 110 personnes ont été appréhendées dans la journée.Se référant à la manifestation dans des propos tenus devant les journalistes, le secrétaire d’Etat américain a déclaré: «Au nom de mon pays et des centaines de milliers de mes compatriotes en service militaire en Europe, qu’il me soit permis de dire que, même quand nous ne sommes pas d’accord avec ce que vous dites, nous sommes prêts à nous battre jusqu’à la mort pour défendre votre droit de le dire».Washington a brutalement durci le ton à l’égard de Moscou, à une dizaine de jours seulement de la rencontre Haig-Gromyko aux Nations unies, sur l’ouverture des négociations eurostratégiques, constatent les observateurs après le discours du secrétaire d’Etat américain Alexander Haig devant l’assemblée de la presse berlinoise.Voir page 14: Haig ' ¦ .riH ¦ 1 Enfin à Montréal! une Chez RENAUD-BRAY, vous bénéficiez d’un rabais permanent de 20% sur tous les livres en inventaire.5219 Côte-des-Neiges, Montréal H3T1Y1 — 342-1515 $ 2 ¦ Le Devoir, lundi 14 septembre 1981 Art-déco, rue des Pins TRIMOINE AU-DESSUS de la porte d’entrée de la maison du 1,418, avenue des Pins à Montréal, un relief montre une femme portant dans sa main la tour de l’immeuble central de l’Université de Montréal sur la montagne.Î1 s’agit, en quelque sorte, d’une date et d'une signature d'Ernest Cormier, architecte montréalais d’une grande renommée, qui se fit construire cette maison à partir de 1930 pendant que.sur un autre versant du Mont-Royal, il surveillait le chantier de l’Université de Montréal, ouvert depuis deux ans.L’oeuvre de Cormier à l’Université de Montréal a changé d’une manière spectaculaire la silhouette de la ville et de sa montagne.Sa résidence, construite au milieu d'un quartier cofcsu où les exemplaires de style néo-classique et renaissance italienne sont nombreux, modifiait elle aussi le paysage urbain coutumier de cette partie de la ville avec son parti résolument avant-gardiste pour l’époque.Le terrain, relativement petit, 15 mètres sur 44 mètres.fait une pente abrupte entre l’avenue des Pins et la rue Redpath.Vue de l’avenue des Pins, la maison Cormier ne montre pas ses cinq niveaux superposés Sa façade, faite de panneaux lisses, se compose de rectangles dont la verticalité se trouve soulignée par une haute et étroite verrière.Elle paraît compacte à côté de sa voisine, carrée, massive et sans recul par rapport à la rue.C’est d’ailleurs cette voisine, sur laquelle Cormier a collé sa résidence, qui apparaît dans l’inventaire des biens culturels classés décrits dans le Cahier du patrimoine (no 10) publié par le ministère des Affaires culturelles en 1978.Le classement de la maison Cormier, entrepris en 1973 et rendu officiel en 1975, couvre non seulement la maison dans son enveloppe extérieure, mais aussi l’intérieur, des meubles et tout le terrain.Récemment, le ministère a aussi classé des archives.Car Ernest Cormier n’a pas seulement dessiné les plans de l’enveloppe de sa résidence, mais a poussé son travail jusqu’à la décoration intérieure et au design des meubles.Le choix des matériaux, des textures, des couleurs et des motifs porte indubitablement la marque de Cormier et de son goût pour le style «art-déco».Ernest Cormier a quitté cette maison en 1975 apres l’avoir habitée pendant 44 ans.Il est né à Montréal 1885 et a fait ses études au collège du Mont- Saint-Louis.Sa carrière débuté en 1906 à titre d’ingénieur diplômé de l’École polytechnique de Montréal Entre 1908 et 1918, il étudie à l’École des beaux-arts de Paris, au British School de Rome et fait quelques travaux en France.Il ouvre son bureau en 1919 à Montréal tout en faisant de l’enseignement à l’Université McGill.Sa contribution à l’architecture canadienne comporte, outre l’immeuble central de l’Université de Montréal, le palais de justice rue Notre-Dame (1920), l’immeuble de la Cour suprême du Canada à Ottawa (1937) le grand séminaire de Québec (1941) et l’Imprimerie nationale à Hull (1948).Il a aussi contribué à l’immeuble des Nations unies à New York (1947) et a réalisé l’église Saint John The Baptist de Pawtucket au Rhode Island (1923).Il est mort le premier janvier 1980, à l’âge de 94 ans.La maison Cormier appartient aujourd’hui à M.Pierre Elliott Trudeau, premier ministre du Canada, qui compte l’habiter en permanence lorsqu’il aura convenu avec l’his- toire du moment de sa retraite.Il a reçu, récemment, la permission du ministère des Affaires culturelles de la restaurer.La maison Cormier porte tellement la marque originale de son auteur qu’elle doit sans doute poser quelques problèmes d’adaptation au goût de son nouveau propriétaire.Le quartier où se trouve la maison Cormier est depuis quelques années en mutation.A proximité du centre-ville, il attire des promoteurs immobiliers désireux de rentabiliser le sol urbain par des constructions nouvelles agglutinées dans les espaces verts que se réservaient autrefois les pre^ miers propriétaires de ses riches maisons.Au nord de la maison Cormier se trouvait la maison Molson sur un terrain de 3,013 mètres carrés.Un promoteur immobilier a reçu la permission de la ville de Montréal d’y construire un bâtiment résidentiel de 19 logements et de transformer les deux bâtiments existants.Avant d’autoriser cette construction, l’administration municipale a pris Photo ALAIN RENAUD I 1 | La maison de style «art-déco», conçue par l’architecte Ernest Cormier et aujourd’hui propriété de Pierre Elliott Trudeau.soin de consulter le propriétaire de la maison Cormier, ce qui lui a valu les remarques railleuses du conseiller Nick Auf Der Maur sur ce précédent en matière de consulta- tion publique pour une modification à un règlement de zonage.Vous aurez votre mot à dire.Les 6, 7 et 8 octobre, une commission parlementaire tiendra des séances sur la Charte des droits et libertés de la personne.L’occasion sera alors donnée aux personnes, aux groupes et aux associations de participer de façon active a la révision de cet instrument de justice, soulignait récemment dans Le DEVOIR la présidente de la Commission des droits de la personne du Québec, Mme Francine Fournier.Cette «participation active», elle est demandée de façon particulière aux femmes qui restent encore victimes de discrimination en ce qui a trait aux avantages sociaux; il y a aussi tout le chapitre de l’action positive et des programmes de redressement visant à rétablir l’égalité entre les groupes de persones qui les touchent de façon plus spéciale.Les délais d’intervention sont très courts puisque les organismes, associations et citoyens intéressés à se faire entendre devant cette commission parlementaire doivent avoir déposé, avant demain, leur mémoire.Ils ont eu tout l’été pour s’y préparer, mais on sait que pendant la période des vacances, il est difficile de mobiliser les groupes dont le fonctionnement, pour la plupart, est assuré par des bénévoles.Pour contrer cette situation, le Conseil du staut de la femme a pris une initiative fort intéressante.Le CSF a en effet adressé, il y a quelques semaines, une lettre aux groupes de femmes leur soulignant l’importance d’intervenir dans ce domaine et les invitant à se joindre à sa démarche.Il a préparé un mémoire qu’il va présenter à la com- mission, mémoire qui rejoint, dans son ensemble, les recommandations de la Commission des droits de la personne tout en ayant des recommandations spécifiques à son mandat touchant une protection accrue des droits aes femmes.Le CSF compte réunir, au cours des prochaines semaines, les groupes de femmes intéressés à appuyer son mémoire, en tout ou en partie, leur offrant même la possibilité d’aller le défendre en leur nom propre.Il s’agit là d’un mode de collaboration innovateur.Au cours d’une récente entrevue accordée à la représentante du DEVOIR, le mi- nistre d’Etat à la Condition féminine, Mme Pauline Marois, a souhaité qu’un grand nombre de groupes et d’associations se présentent devant la commission en octobre.Même si le ministre de la Justice est responsable de cette commission parlementaire, Mme Marois compte y être présente aussi, ce qui témoigne de l’importance qu’elle accorde à cette commission.«Même si les délais sont courts, les femmes doivent être là en grand nombre, dit-elle.Il est essentiel pour nous d’avoir le pouls des gens, il faut que nous ayons des appuis.Par ailleurs, et je l’ai souvent dit aux groupes de femmes, quand vous voulez quelque chose, même si parfois cela va à l’encontre de ce que l’on fait comme gouvernement ou même de ce que je fais comme ministre, il faut le dire et bien haut.Cela peut être difficile à vivre comme personne politique, mais si personne ne le dit, si personne ne fait la démarche, on ne le saura pas.La Charte est une occasion extraordinaire de se Le Centre des services sociaux Ville-Marie dit non à Québec par Marie Laurier Comme il l’avait laissé entendre lors des audiences publiques tenues mardi dernier, le Conseil d’administration du Centre des services sociaux Ville-Marie (CSS-VM) a rejeté la compression budgétaire de $2,3 millions proposée par le ministère des Affaires sociales.Cette diminution des ressources financières auraient popula- entraîné une réduction de 80 postes et par conséquent de services offerts à la tion.Toutefois, prêchant d’exemple, le Conseil d’administration s’est mis d’accord pour effectuer un resserrement de $248,601 dans les services administratifs et de soutien.Fort de l’appui des groupes communautaires qui ont tous, sans exception, fait valoir HUGO M S £ 3 S s C’EST De nombreuses réductions pour une “Rentrée” bien “Orchestrée” sur nos livres et disques en librairie du 29 août au 19 septembre Librairie Hugo librairie agréé* Centre commercial Wilderton 2735, Van Horne, Montréal 739-9251 — 739-0512 Service aux collectivités Commandes téléphoniques PSYCHOLOGIE ¦ PHILOSOPHIE ¦ DISQUES S2 ë dans des mémoires préparés à cet effet que les compressions budgétaires sont «inacceptables», le Conseil d’administration «dans une résolution bien sentie», refuse de priver la clientèle du CSS-VM des services auxquels elle a droit.Il suggère plutôt une rencontre avec le ministre des Affaires sociales afin de renégocier le budget pour l’année en cours.A l’issue de la réunion, M.Robert Keaton, président du CA, a déclaré: «Nous estimons que les conséquences de la décision du MAS de couper les services de prévention et de réadaptation et d’accroître ainsi les placements en milieu institutionnel seront désastreuses.» M Keaton croit aussi que ce changement d’orientation est intolerable et que le gouvernement devrait faire appel à la consultation avant d’imposer des mesures d’une telle I* Conseil de la radiodiffusion ef des télécommunications canadiennes Canadian Radio-television and Telecommunications Commission ampleur.Le CSS-VM aurait eu besoin de $20,2 millions pour maintenir ses services et le gouvernement lui en offre $17,9 millions.Au cours des audiences publiques qui avaient été convoquées par le Conseil d’administration pour examiner la situation avec les usagers et leurs représentants, ces derniers ont été unanimes à protester contre les intentions du gouvernement.Rappelons que le 30 septembre, le CRSSS du Montréal métropolitain présentera ses dernières recommandations relatives aux budgets des trois centres de services sociaux de Montréal.Montre- la ta forme! *^9 xnan^ reposer des questions relative ment au redressement progressif, à aux avantages sociaux.Il ne faut surtout pas la laisser passer.» N’aurait-il pas été plus sage de convoquer cette commission parlementaire qu’à la mi-novembre, par exemple, ce qui aurait laissé plus de temps aux associations et aux groupes pour préparer leurs propres mémoires?«Oui, c’est vrai, répond Pauline Marois, mais il y a d’autres contraintes dont nous avons tenu compte.Cette révision de la Charte peut exiger des remaniements importants.Il faut se donner du temps, tout le temps voulu.Cela peut vouloir dire plusieurs mois de travail législatif puis il faudra faire adopter ces amendements par l’Assemblée nationale.Mais notre travail ne s’arrête pas là: le redressement progressif va être très exigeant.Il faudra d’abord avoir l’infrastructure pour l’assumer et le rendre opérationnel.Cela suppose aussi des mécanismes de contrôle.Si on ne se lance pas dès maintenant, on ne réussira jamais à tout mettre en place avant la fin de notre mandat.» A propos de redressement rogressif, rappelons que le ueoec est la seule prvince, à l’exception de Terre-Neuve, dont la loi protégeant les droits et libertés de la personne n’inclut pas un article rendant posibles les programmes spéciaux contre la discrimination.«Le code canadien des droits de la personne contient un tel article, note Francine Fournier.On connaît bien l’importance que ces programmes ont aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.Il y a été établi que les Affirmative Action Programs sont légaux et, d’autre part, nécessaires.» Donc, étant donné la nécessité non seulement d’interdire la discrimination mais de l’enrayer d’une façon efficace, la Charte des droits et libertés de la personne devrait, déclare-t-elle, être amendée de manière à ce que la commission puisse recommander l’adoption d’un programme de redressement, avec pouvoir de contrôle, et avoir la possibilité d émettre des règlements qui déterminent la portée et le contenu des programmes.L« nouveau droit do la famille — Dans le but de faciliter la compréhension de la loi instituant un nouveau code civil et portant réforme du droit de la famille, la direction des communications au ministère de la Justice vient de publier à Il se S Observation* générale*: peut que certains désirent présenter des observations générales touchant l'implantation de la télévision payante au Canada, mais qui ne portent pas sur une requête en particulier Le Conseil encourage les particuliers et tes groupes à le taire en lui écrivant à l'adresse suivante le Secrétaire général, CRTC.Ottawa (Ont.) K1A 0N2.Pour tenir compte de ces observations dans le cadre de la prochaine audience publique, le Conseil doit en recevoir le texte ou un résumé détaillé au plus tard e 17 h, le 18 aaptembr* 1981.Le Secrétariat du Conseil mettra à la disposition du public ces textes à la salle d examen public avant et durant l'audience publique.Canada une arme: la crédibilité m l’intention du grand public une brochure et trois dépliants.Plus de cinq mois après sa mise en application partielle, cette réforme en profondeur suscite encore de nombreux points d’interrogation auxquels la brochure intitulée Nouveau Droit de la famille tente de répondre.On y aborde en particulier les articles touchant le mariage, les effets du mariage, les regimes matrimoniaux, la filiation, l’obligation alimentaire et l’autorité parentale.Quand aux dépliants, le premier porte sur Le Nom des femmes mariées, le second sur Les Nom des enfants et le troisième sur La Résidence familiale.On y trouve, en termes clairs et précis, tout ce qu’il faut savoir sur les changements concernant cette réforme du droit fa-miliale qui est basé, rappelons-le, sur deux principes: égalité de l’homme et de la femme entre eux et devant la loi; liberté des personnes dans la façon d’organiser leurs relations familiales.Pour obtenir la brochure ou les dépliants, faites-en la demande à la direction des communications du ministère de la Justice: à Montréal, 1, rue Notre-Dame est, Chambre 3.133, Montréal (Québec) H2Y 1B6, tél.(514) 873-6743 ou à Quebec: 1200 route de l’Eglise, 9e étage, Sainte-Foy (Québec) G1V 4M1, tél.(418) 643-5140.Détail intéressant à noter: cette brochure est aussi disponible en braille ou sous forme de livre parlé, à l’Institut Nazareth et Louis-Braille.Si vous souhaitez obtenir copie de la loi instituant un nouveau Code civil et portant réforme du droit de la famille (loi 89), adressez-vous au bureau de l’Editeur officiel du Québec de votre région.¦ Dm cours pour vous dé- fendre — Beaucoup de femmes se refusent de sortir seu- les le soir parce qu elles ont peur, parce qu’elles ne savent as comment se défendre, àis cela s’apprend.L’Atelier d’auto-défense pour femmes offre de nouveau, cet automne, une série de cours de Wen-Do.Ces fins de semaines intensives auront lieu les 26-27 septembre, 3 et 4 octobre, 17 et 18 octobre, 31 octobre et 1er novembre, 14 et 15 novembre ainsi que les 28 et 29 novembre.Pour renseignements et inscriptions, on peut téléphoner au 845-4421 les mardi, mercredi et jeudi, entre lOh et 17 h.Aux détenteurs de carte Visa-BNC Suite à l’acquisition des opérations Visa-BNC par la CONFÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES ET D’ÉCONOMIE DESJARDINS DU QUÉBEC, les succursales de la BNC ne pourront plus, au Québec, à compter du 15 septembre 1981, accepter le paiement des comptes des détenteurs de carte Visa-BNC, ni offrir des avances de fonds sur présentation de la carte Visa-BNC.Cependant ces services vous sont offerts par les CAISSES POPULAIRES DESJARDINS et les CAISSES D’ÉCONOMIE participantes à l’opération Visa.Nous vous souhaitons la bienvenue.guéiin l’éditeur qui édite 4574 rua Saint-Denis, Montréal H2J 2L3 Tél.: (514) 842-3481 Collection “Méthode éclectique de lecture” Gérard-A.Dubé/Andrée Soucie-Dubé COHT8S WOlRf CONTES VBRTS mmm Contes jeunes, manuel de lecture 23,5 cm x 15,5 cm - 192 p.(cartonné) 749$ él.Ire Contes jaunes, cahier d’activités 28 cm x 21,5 cm-112 p 2,80$ él .Ire Contes jaunes, mettre (clé de correction) 22,5 cm x 15 cm - 31 p.9,00$ él .Ire Contes jaunes, guide méthodologique (à paraître) 2 cassettes pour lecture orale expressive de 80 mn dans un bottier 28,00$ él.Ire Contes roses, manuel de lecture 23,5 cm x 15.5 cm -120 p.(cartonné) 7,28$ él.2e Contes roses, cahier d’activités 28 cm x 21.5 cm-68 p.2,80$ él .2e Contes roses, maître (clé de correction) 22,5 cm x 15 cm - 27 p.9,00$ él., 2e Contes roses, guide méthodologique 22,5 cm x 15cm-137 p 8,00$él .2e 2 cassettes pour lecture orale expressive de 80 mn dans un bottier 28,00$ él., 2e Contes verts, manuel de lecture (cartonné) 23,5 cm x 15,5 cm -126 p.7,25$ él.,3e Contes verts, cahier d’activités 28 cm x 21,5 cm - 94 p.2,50$ él.,3e Contes verts, maître (clé de correction) 22,5 cm x 15 cm - 28 p.3,00$ él.,3e Contes verts, guide méthodologique 22.5 cm x 15 cm 6,00$ él .3e 2 cassettes pour lecture orale expressive de 60 mn dans un bottier 28,00$ él.3e Contes d’or, manuel de lecture (cartonné) 23,5 cm x 15.5 cm-157 p 7,25 él., 4e Contes d’or, cahier d’activités 28cm x 21,5 cm -111 p.2,50$ él.,4e Contes d’or, maître (clé de correction) 22.5 cm x 15 cm 3,00$ él.,4e Contes d’or, guide méthodologique 22.5 cm x 15 cm 8,0O$el .4e 2 cassettes pour lecture orale expressive de 60 mn dans un bottier 28,00$ él., 4e Contes d’argent, manuel de lecture (cartonné) 23,5 cm x 15,5cm-152 p 7,25$él .5e Contes d’argent, cahier d’activités 28 cm x 21,5 cm - 123 p.2,50$ él .5e Contes d’argent, maître (clé de correction) 22,5 cm x 15 cm (à paraître 1981) 3,00$ él Contes d’argent, guide méthodologique 22,5 cm x 15 cm (è paraître 1981) 8,00$ él 2 cassettes pour lecture orale expressive de 60 mn dans un boîtier 28.00$ él Contes d’ivoire, manuel de lecture (cartonné) 23,5 cm x 15.5 cm -239 p 7,25$ él Contes d’ivoire, cahier d’activités 28 cm x 21,5 cm 2,50$ él Contes d’ivoire, maître (clé de correction) 22.5 cm x 15 cm (è paraître 1981) 3,00$ él Contes d’ivoire, guide méthodologique 22.5 cm x 15 cm (à paraître 1981) 8.00$ él 2 cassettes pour lecture orale expressive de 60 mn dans un bottier 28,00$ él ,5e ,5e 5e .6e .6e ,6e 6e En vente dans toutes bonnes librairies et aux librairies Guérin: 4560 rue Saint-Denia Station Métro-Longueuil 168est.rueSalnta-Catherlne 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Longueull.Québec Montréal.Québec Montréal Québec Tél : (514)849-1112 Tél : (514)677-8525 Tél.: (514)861-5847 Tél : (514) 843-6241 / NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE 6 sur 6 5sur6 130 4sur6 6214 484 020.00$ 1 714,40$ 99,60$ 5sur6-i- GROS LOT Approximatif vendredi 29 717,00$ 34 N° COMPLEMENT AIM S APPLIQUE SEULEMENT AU S SUA 6 » CÜD VENTES TOTALES, 2579603$ 100 000$ 11-9-81 500 000$ Numéro PosftMMiité de 472231 Gagnants de 50 000$ 262042 000$ Gagnant» de S 000$ 62042 000$ 100$ Gagnant» de 250$] 3,240 Gagnant» de 5Ô$| 32 400 Gagnant» de En ca* d* «Ma-parité entre c*tt* Hat* d* numéro* gagnant* *t la liste officiell*, cette dandère a priorité.LOTO-QUÉBEC remettra cette année plus de 170 000 000$ en lots aux gagnants ENCAISSEMENTS: Tou* les billets gagnent* s«Hit .ncaissabris^iu cwnftejr ou ^ royrri^ .y sièg, sociel d.Lété4J«ékfc, 2 000 rua Barri Montréal H2L 4N5 Las billéts Mthants dé 1 0001 2501100$, SOS, 25$ al 10$ sent encaissables é toute suc cursal* de la BNC.Les billets d* Provincial ainsi encaissés *»r"‘»* P*"'»* tir,«M «nsé- quents, jusqu'à écheanca.On peut égalainent encaisser les billets gagnants de iOS cbei le détaillant, é I échéance seulement.O ?bto-quêbec Le Devoir, lundi 14 septembre 1981 ¦ 3 Mini-émeute dans la capitale du western par Angèle Dagenais Deux policiers et un pompier blesses.45 arrestations, des vitres et vitrines brisées, des voitures endommagées, du mobilier de restaurant fracassé et brûlé en pleine rue.tel est le bilan d'une mini-émeute survenue dans la nuit de samedi à dimanche dans la capitale québécoise du western en plein festival.Saint-Tite de la Mauricie traversée par la Rivière des Envies.Les «joyeux» fêtards, en majorité des jeunes de 15 à 25 ans (et non pas des motards comme l'annonçaient certains postes de radio hier), ayant bien festoyé, selon l'expression du sergent Jean-Marc Abbott de la Sûreté du Québec lui-même blessé légèrement au cours des échauffourées.ont déclenché les événements en allumant un feu de joie à 2 h 30 du matin au milieu de la place publique.Devant les risques d'incendie que présentait ce feu pour des kiosques environnants fabriqués de matériaux très inflammables, les pompiers ont tenté d’éteindre le brasier et ont été bombardés de projectiles divers.La force policière de Saint-Tite a aussitôt cherché des renforts pour protéger les pompiers et calmer les jeunes qui s'étaient alors regroupés sur la rue commerciale où ils ont allumé un second feu avec des débris de chaises et de tables saccagés d'un-café-terrasse avoisinant.À ce moment-là, précise le sergent, plusieurs centaines de personnes avaient joint les rangs du noyau initial de 50 personnes et les esprits étaient «très échaudés».Les forces de la SQ ont réussi à contrôler cette mini-émeute qui a fait quelques milliers de dollars de dommages aux établissements commerciaux de Saint-Tite et aux voitures des forces policières.Quelque 45 personnes devront répondre à des chefs d'accusation divers à la suite de ce désordre public.Une vingtaine de mineurs ont été appréhendés.Mais de préciser le sergent Abbott, tout était revenu à la normale au lever du jour, la parade a eu lieu comme prévu et le 14e Festival western de Saint-Tite bat son plein jusqu'à dimanche prochain, après ce premier week-end «chaud».Il a ajouté que c’était la première fois en 14 ans que surviennent de tels événements à Saint-Tite, ville de 3,300 habitants, qui reçoit des centaines de milliers d'amateurs de «western» pendant une période de dix jours.La CSN s’attaquera au bastion de la FTQ par Louis-Gilles Francoeur La CSN-Construction a l'intention de concentrer le tir de ses batteries sur les deux châteaux-forts des internationales du bâtiment, les plombiers et les électriciens, lors du maraudage qui s’ouvrira officiellement dans cette industrie au début d’octobre.C’est ce que LE DEVOIR a appris de source bien informée en marge du colloque qu’a tenu au cours du weekend la fédération du bâtiment de la CSN pour discuter notamment de sa restructuration progressive sur la base des corps de métier.La création officielle de syndicats de plombiers et d'électriciens doit être annoncée le 2 octobre, au moment de l’ouverture officielle de la campagne de maraudage.Cette attaque dirigée sur le bastion de la FTQ, soit le secteur des électriciens, et sur celui des internationales, soit celui de la plomberie, fait partie par Louis-Gilles Francoeur d’une stratégie «musclée» où la CSN entend troquer son style défensif des dernières années pour viser un pourcentage du vote fort substantiel.Au dernier maraudage, la CSN avait obtenu un taux de représentativité de 24% mais sa politique de recrutement «postmaraudage» lui a permis de hausser de 25,000 à 31,000 le nombre de ses adhérents depuis le dernier vote d'allégeance.La CSN entend non seulement conserver ce bloc d'adhérents mais le hausser sensiblement en profitant de la faiblesse relative de ses rivaux internationaux, divisés par le schisme et le minimaraudage de février dernier.Au grand maraudage de 1979, la CSN avait concentré son tir sur le syndicat des opérateurs de machinerie lourde, jugé alors imprenable tant l'emprise des internationales semblait incontestée sur les métiers dits «mécaniques».Aujourd'hui, la CSN représente plus de 40% des opérateurs.qui ont mis sur pied leur premier syndicat de métier.Cette année, la CSN a déjà annoncé la création d’un syndicat autonome des ferrailleurs: elle représente actuellement la majorité syndiquée de ce secteur.La création éventuelle de structures d’accueil à l'intention des plombiers et des électriciens n’a été abordée en aucun moment au cours du colloque.En revanche, l’enthousiasme était tel, lorsque le colloque a accepté à l'unanimité moins quatre voix le rapport du comité sur la restructuration par métier, qu'il devenait evident que cette fédération venait de prendre un virage irréversible au grand désespoir des tenants plus «idéologiques» du syndicalisme de type industriel.La CSN, qui n’a pas l’intention de se lancer comme la FTQ dans une coûteuse campagne publicitaire, a décidé de mobiliser les élus et les permanents de tous ses conseils centraux du Québec.La présence active de ces organismes dans chaque région du québec constitue dans sa stratégie un atout important au moment où les réorganisations administratives, séquelles des scissions idéologiques, affaiblissent les internationales.L’Offensive de la CSN dans le secteur de la plomberie et de l'électricité sera essentiellement basée sur l’utilisation de «l’inefficacité» des internationales depuis 10 ans dans le domaine des négociations, chaque nouveau round ayant été caractérisé par des chocs internes dont le patronat s’est empressé de profiter.Les stratèges de la CSN ont donc décidé de miser sur la stabilité et la qualité des services de leur organisation ainsi que sur leur ouverture nouvelle à la logique du corps de métier pour effectuer la trouée escomptée.La direction de la fédération du bâtiment a d’autre part ouvert une nouvelle porte aux femmes — qui ne sont pas nombreuses sur les chantiers du Québec — au cours du colloque de la fin de semaine.L'atelier réservé aux femmes des travailleurs de la construction était dirigé par Mme Simone Monet-Chartrand.Les participantes ont souhaité pouvoir assister aux assemblées syndicales car non seulement elles disent assumer l’insécurité d’emploi et de revenu de leurs conjoints, mais elles ont manifesté leur intention d’avoir un mot à dire dans la solution syndicale de ces problèmes.M.Lacroix conteste les taxes municipales Les transactions entourant la vente de l’usine Celanese de So-rel à la compagnie Saint-Georges International marquent le pas depuis le debut du week-end, l’acheteur, M.Georges Lacroix, ayant décidé de contester le compte de taxes municipales actuellement fixé à $330,000.D’après les renseignements obtenus hier, l’acheteur de Beauce pensait faire diminuer l’évaluation foncière, fixée à environ $12 millions, a près de la moitié de cette somme, pour refléter le coût d’achat qui serait réellement payé si la transaction devait être finalisée entre les deux compagnies.M.Lacroix a rencontré vendredi le maire de Sorel, M.Robert Fournier, qui s’est déclaré dans l'impossibilité de modifier le rôle d évaluation.Quant à l’acheteur, il a laissé entendre que cette question pourrait compromettre son projet d’achat.Joint hier au téléphone, le maire Fournier a déclaré que c’était une «impossibilité légale» que de modifier à la baisse l’évaluation foncière de la Celanese.«Nous fonctionnons depuis deux ans sur la base d’une évaluation scientifique et seul un juge pourrait décider de modifier à la baisse le taux de cette compagnie.Et nous sommes même d’avis que le nouveau propriétaire aurait de bonnes chances d’y parvenir, compte tenu du prix d'achat et des conditions du marché du tapis.Mais s’il est possible d’envisager une diminution de 20% environ, une réduction de 50% du taux actuel est impensable.La loi n’a pas été faite pour les situations de crise.Et il est évident que notre municipalité paierait un montant assez près de l’évaluation scientifique si nous devions exproprier la Celanese.» Devant le peu de marge de manoeuvre des édiles municipaux, l’acheteur éventuel doit se rendre aujourd’hui à Québec pour voir — comme on le lui a suggéré à Sorel — s’il n’y aurait pas moyen d'éponger une partie du compte de taxes municipales par une subvention provinciale.Entre-temps, du côté syndical, on attend toujours que les transactions financières soient terminées pour se mettre au travail sur le texte de la future convention collective.La vraie gastronomie italienne commence par la pasta À La Sila.le chef met la main à la pasta.C'est pourquoi nos pâtes maison ont cette texture et cette saveur que l'on ne retrouve que dans les grands restaurants italiens.Le même soin est accordé à la préparation de tous nos plats de veau, de boeuf, de fruits de mer.de même qu'aux spécialités que nous apprêtons sur demande.La Sila vous accueille dans un petit salon-bar qui vous fait déjà goûter l'ambiance chaleureuse et intime de notre restaurant.La Sila.2040, rue Saint-Denis.844-5083.Ouvert tous les jours de 17h30 à 23h30, sauf le dimanche.Gastronomie italienne • Pensez à réserver! AMERICAMl ¦ EXPRESS La carte American Express.Ne partez pas sans elle.MC non à la GRC sur les campus Kaplan: MONTREAL (PO - Le solliciteur général Robert Kaplan s'oppose à la surveillance systématique des universités par les services de sécurité.dont les incursions non autorisées sur les campus ont été dénoncées par la commission McDonald.«Je ne considérerai certainement pas les campus comme des cibles prioritaires, a déclaré M.Kaplan, au cours d'une entrevue accordée à Montréal.«Je m'oppose à toute surveillance systématique des universités comme je m'oppose à la surveillance systématique des homosexuels ou des gens qui visitent l'Union soviétique» Même si la nouvelle agence de sécurité civile pourra entreprendre des enquêtes précises sur des étudiants ou du personnel universitaire, le ministre a précisé qu'il devra approuver personnellement chaque opération «Dans le passé, la GRC a ré- ulièrement fait intrusion ans les cités universitaire, mais tout ça va changer.«Avant, les politiciens se contentaient d'émettre des directives générales que la GRC interprétait».A l’avenir, «le ministre aurait beaucoup plus son mot à dire dans les opérations, de la même manière qu'un ministre prend des décisions délicates dans tout autre ministère, comme au Conseil du Trésor, par exemple».Dans un chapitre qui n’a que très peu soulevé l'attention, le rapport McDonald raconte comment la Gendarmerie royale du Canada a désobéi aux directives précises qu elle avait reçues au cours des années 60 et 70 de cesser d'épier les cités universitaires.En 1961, le ministre de la Justice du gouvernement conservateur, M.Davie Fulton, a donné verbalement à la GRC l’ordre de suspendre «ses enquêtes sur l’activité subversive dans les universités et les collègues».En 1963, l’ancien premier ministre libéral Lester Pearson énonçait une politique gouvernementale enjoignant le corps policier fédéral de cesser tout surveillance généralisée des universités Dans ce que le rapport McDonald qualifié de «directive importante aux divi- sions», la Direction de la sécurité et des renseignements à la GRC concluait en 1967 que le devoir du corps policier fédéral consistait a maintenir et à enforcer sa surveillance des universités «parce qu elles sont des cibles de choix pour l'infiltration et la manipulation communiste».Cette directive fournissait des précisions sur un programme majeur de recrutement des professeurs d’université comme indicateurs.La Fiducie du Québec Un choix judicieux de modes d'épargue La Fiducie du Québec a mis au point à votre intention une vaste gamme de modes d'épargne à moyen et long termes, qui sauront répondre à vos préoccupations financières.Les dépôts garantis.* Un choix judicieux qui garantit un rendement élevé.De 1 jour à 5 ans, de la date d'émission du certificat jusqu'à son échéance, votre capital et le taux d'intérêt sont garantis.Vous avez le choix de la durée du dépôt et de la fréquence des versements d'intérêt.Aucuns frais d'admi nistration.* Institution inscrite à la Régie de l'Assurance dépôts du Québec * 'Les unités des Fonds Desjardins ne se vendent que par l'intermédiaire de prospectus Vous pouvez les obtenir sur demande Venez ou téléphonez MONTRÉAL Complexe Desjardins (514) 281 8840 1-800-361 6840, poste 8840 LAVAL Place Val des Arbres (514)668 5223 1 800 361 3803 Les régimes enregistrés d'épargne-retraite.Un choix judicieux pour préparer votre retraite en réduisant vos impôts.Vous avez le choix parmi plu sieurs régimes qui se distinguent par leur véhicule de placement.Vous pouvez même épargner en vue de la retraite à même les bénéfices de votre entreprise, avec un régime de participation différée aux bénéfices.Les Fonds Desjardins.* * Un choix judicieux pour diversifier vos placements.Dans les Fonds Desjardins, vous mettez vos épargnes en commun avec celles de plusieurs autres épargnants.Gérées par des professionnels, vos épargnes sont investies à votre choix dans des Fonds Hypothèques, Actions ou Obligations.Vous pouvez effectuer des dépôts en tout temps et des retraits mensuels, sans frais.La rente é versements invariables.Un choix judicieux pour étaler vos revenus exceptionnels et diminuer vos impôts.Ce placement avantageux garantit un taux d'intérêt élevé.Conçu spécialement pour ceux qui reçoivent une forte somme en quittant leur emploi, ceux qui réalisent un gain de capital imposable et ceux qui perçoivent des revenus irréguliers, comme les artistes et les sportifs, par exemple.Nos conseillers se feront un plaisir de vous fournir plus d'informations, et de vous offrir le Guide des modes d'épargne.fi Fiducie du Québec QUÉBEC (418) 653 6811 SHERBROOKE (819) 566 5667 CHICOUTIMI (418) 549 5746 Spar Aérospatiale Limitée a .''.f nmm wwim mm.w -ir Caplan, Bulletin AFCI, 9-4-79 LA PUBLICITE SOCIETALE La publicité commerciale ikxjs vend des objets et le plaisir; loutre publicité veut nous vendre • des comportanents nou'.’eaux el peut-être le bonheur.ENF4NTSu 46, JACQUES BOUCHARD I ÉDITIONS HÉRITAGE 300, rue Arran, St-Lambert, Que.J4R TK5 Je veux recevoir___exemplaire(s) de "L'autre publicité" à $16.95 l'exemplaire, frais de poste inclus, dans les 15 jours suivant la réception de ce bon de commande.Ci-joint mon chèque (ou mandat-poste) de $______________ m La vision de l’Équipe Paiement est simple, exigeante et profondément légitime: nous voulons une ville vivante.Cela signifie pour nous, que Laval se donne une vocation résidentielle, mais qu’elle appuie cette vocation sur une activité économique solide et sur une activité communautaire équipée et variée.Nos objectifs sont réalistes: nous voulons faire de Laval une ville intéressante pour les Lavaliois d’abord.D’ailleurs, Laval est une ville qui se transforme.Elle n’est plus le dortoir de Montréal et ne veut plus l’être.Les Lavaliois parlent maintenant lavaliois et s’impliquent dans une démarche qui affirme, sans complexe, la personnalité propre de la deuxième ville du Québec.Les Lavaliois bâtissent leur ville et ils savent ce qu’ils font.L’ÉQUIPE PAIEMENT POUR UNE VILLE VIVANTE Si, comme nous, vous avez le goût d’une ville vivante, nous sollicitons le privilège de votre appui et de votre engagement.Merci, Lucien Paiement, Candidat à la mairie de Laval.Publ'é et autorisé par Ronald Poupart, représentant officiel l'Eqtiipm Patemènt.1563 cr Don'nacona.Laval H7E 4C ¦V'-ct-l >'?fn„T.! F H Chu,‘UI ;/ George, ffo ' François Lemenu Les hockeyeurs soviétiques ont servi aux professionnels canadiens une le* « Xe 14 ¦ Le Devoir, lundi 14 septembre 1981 ?Clark Le chef du Parti conservateur a par ailleurs indiqué aux membres de la communauté juive les autres raisons qui devraient les convaincre de se méfier du projet Trudeau.À ce propos, M.Clark a rappelé les divergences fondamentales qui différencient son parti de celui de M.Trudeau.«Je crois que les politiques du gouvernement doivent être adaptées à la nature du pays.Le Parti libéral, lui, au contraire, agit comme si c’était le pays qui devait s adapter aux théories de son gouvernement.» Enfin, M Clark a allégué que le projet Trudeau est condamnable en ce que la charte des droits ne sera pas soumise à l'approbation de la majorité des provinces et aussi parce que, selon lui, il est tout à fait inacceptable que Ton empêche les provinces de participer au processus d’amendement de la constitution canadienne.«Ce serait nier la base même du pacte qui a fondé ce pays et qui a guidé sa croissance.» Mais ce n'est pas tellement de constitution canadienne que les membres de la communauté juive voulait entendre parler.Ils étaient plutôt déterminés à se vider le coeur des contraintes que leur fait subir l'application de la loi 101.Au cours de la période des questions fort animée qui a suivi l'intervention du chef conservateur, de nombreux intervenants se sont plaints de ce que depuis le 1er septembre, les affiches publiques doivent être rédigées uniquement en français.Homme d'affaires montréalais accusé d’avoir posé une affiche unilingue anglaise, M, Allan Singer, a déclaré au micro: «l’avenir de la langue anglaise au Québec est en jeu», puis il a demandé à M.Clark de lui apporter de l’aide financière en vue de son procès qui débutera le 21 septembre.Le chef du PC a refusé mais a suggéré à l’auditoi e de venir en aide à M.Singer, qui s’est fait acclamer et est sorti, en quelque sorte, le héros de cette rencontre.Visiblement embarrassé, M.Clark a promis aux gens de faire part de leurs doléances au premier ministre René Léves- ?|ue.Il a en outre déclaré son intention de aire de même avec tous les gouvernements provinciaux, chaque fois qu'il sera saisi des «griefs légitimes des minorités».Il a notamment indiqué avoir écrit déjà au premier ministre Davis de l’Ontario à propos des droits linguistiques des Franco-Ontariens.Pour calmer les appréhensions des intervenants, M.Clark a finalement promis d’écrire au premier ministre Lévesque dans les meilleurs délais: «D’ici à une dizaine de jours, je ferai connaître par écrit au premier ministre du Québec ce qui s’est produit ici aujourd’hui.Je lui expliquerai comment le tout a été porté à mon attention et lui dirai que je suis disposé à discuter avec lui ou avec l’un de ses ministres des moyens à prendre pour trouver une solution à ce problème.Je pense que le gouvernement du Québec est probablement intéressé à trouver des moyens pour rendre les lois moins dou-* leureuses toute en s’assurant que le Québec demeurera la patrie culturelle de la communauté francophone de ce pays.» Cette visite de M Clark au Québec coïncidait avec la réunion que les membres du conseil national du parti ont tenue, vendredi et samedi à l’hôtel Reine-Elisabeth de Montréal.Il a participé à ces délibérations et en est ressorti convaincu que les dirigeants du parti souhaitaient ardemment qu’il en demeure le chef.Ce bref séjour à Montréal, aura permis à M.Clark d’assiter au match de la Coupe Canada que les équipes de Russie et du Canada ont disputée hier soir au Forum.Le chef du PC occupait une loge voisine de celles du premier ministre Trudeau et du gouverneur général, M.Ed Schreyer.Cette réunion du conseil national aura permis à M.Joe Clark de raffermir quelque peu son autorité à la tête du parti.Il a reçu l’appui massif de la vingtaine de représentants provinciaux qui participaient à ces délibérations.Quelques participants seulement ont exprime des réserves, dbnt un représentant de l’Ontario qui a rappelé que les conservateurs du PC Metro ont vote le 1er septembre une motion réclamant la tenue immédiate d’un congrès de leadership.Le PC Metro est formé de représentants d’une trentaine d’associations de comtés mais ne jouit d’aucun statut officiel au sein du parti.Il s’agit de conservateurs de la région de Toronto métropolitain qui faisaient partie, pour la plupart, du PC Review Committee, dont l’action a réussi à convaincre le tiers des délégués du dernier congrès à réclamer un congrès de leadership.Interrogé par les journalistes, en fin de semaine, M.Clark s’est dit réconforté par l’appui des membres du conseil national et a réitéré sa ferme intention de rester à la tète du parti.A propos de la motion des militants de PC Metro, le chef conservateur a déclaré: «S’ils cherchent une démission, ils n'en auront pas.» A ses cotés, le président du parti’ Peter Blaikie, a émis l’opinion que la question du leadership est maintenant close et qu’elle FMI: l’économie reste décevante WASHINGTON (AFP) - Dans son rapport annuel publié aujourd'hui, le Fonds monétaire international estime que les taux d’intérêt élevés pratiqués aux Etats-Unis sont loin d’être les seuls responsables des difficultés que connaissent les autres pays industrialisés.Compte tenu de leur impact, il exprime toutefois indirectement le voeu que les États-Unis adoptent une meilleure combinaison de mesures monétaires et budgétaires pour lutter contre l’inflation.Le rapport qui sera soumis à l’Assemblée des gouverneurs du FMI et de la Banque Mondiale qui s'ouvrira le 29 septembre à Washington, souligne d’autre part que la situation économique mondiale, en dépit de «quelques signes de progrès» demeure «difficile et décevante».Il révèle par ailleurs qu'aucun accord n’a encore pu être réalisé au sein du FMI en ce qui concerne une allocation éventuelle, l’an prochain, de droits de tirage spéciaux aux pays membres.Il souligne enfin qu’en raison de l’aide croissante (plus de 30% au cours du dernier exercice) qu'il est amené à consentir aux pays en développement, le FMI va être contraint de poursuivre sa politique d'emprunts en attendant la prochaine augmentation des quotes-parts des 141 pays membres.Voici le détail des principaux chapitres de ce rapport: ¦ Développement* aur le plan monétaire International «Il ne faut pas exagérer l'ampleur des effets qu'ont eu sur les taux de change réels, en 1980 et dans la première moitié de 1981, les politiques monétaires divergentes» des principaux pays industrialises, affirme le rapport.Après avoir indiqué au passage qu'il «est difficile de mesurer les conséquences néfastes» que la hausse des taux d'intérêt américains ont eu sur les autres pays industrialisés, il poursuit: «Le problème principal pendant cette période a été que les pressions sur les taux de change découlant de la politique monétaire restrictive des Etats-Unis, sont venues s'ajouter, pour les pays du système monétaire européen, aux pressions résultant des lourds déficits de leurs balances des paiements.» Rappelant l'aspect «crucial» de la lutte contre l’inflation, le FMI indique qu’il «ne peut que se féliciter de la politique adoptée par les autorités monétaires des Etats-Unis visant à maintenir la croissance des liquidités monétaires dans des limites progressivement réduites.» Soulignant que cette politique a entraîne des taux d'intérêt fort elèvés aux Etats-Unis, il ajoute: «Le fort impact que les politiques monétaires peuvent avoir sur les taux de change fournit une raison supplémentaire pour recourir à une approche politique plus large afin de contrer 1 inflation», notamment en jouant «sur une meilleure combinaison de mesures fiscales et monétaires».A propos de la suspension des interventions des autorités américaines sur les marchés des changes, le rapport note que «les interventions peuvent parfois jouer un rôle utile en limitant les variations à court terme des taux de change, mais que lorsque les fluctuations des taux d’intérêt sont aussi importantes que cela a été le cas récemment pour les Etats-Unis, il peut n’ètre pas possible d'éviter des ajustements dans les taux de change».Le rapport souligne encore que les récents développements sur les marchés des changes «ont mis en lumière l'importance de l'obligation faite au FMI d’exercer une stricte surveillance sur les politiques de ses membres en ce qui concerne les taux de change».Il donne à entendre enfin que l'absence d’accord sur une allocation de DTS en 1982 reflète des différences d'appréciation quant à sa nécessité, compte tenu de l’état actuel des liquidités mondiales, et quant à l’ampleur qu’elle pourrait revêtir.Situation économique mondiale Celle-ci se caractérise par «la conti-nuatoin de taux d’inflation très élevés dans de nombreux pays, par un ralentissement marqué de la croissance dans les pays industrialisés, entraînant un chômage élevé et un ralentissement du commerce mondial, et par des déficits des balances des paiements courants, à la fois importants et très changeants, dans certains pays industrialises.Le rapport se félicite d’autre part de ce que les flux internationaux de crédits par le biais des marchés privés soient demeurés «remarquablement soutenus» au cours de l'année écoulée, mais note qu'un certain nombre de pays en développement non producteurs de pétrole n'ont pu avoir qu'un accès limité à ces marchés.D’une manière plus générale, il souligne les difficultés financières accrues de ces pays qui, précised-il.les conduisent à augmenter considérablement leur recours aux prêts officiels et au crédit à court terme.Abordant les aspects encourageants de la situation mondiale, le rapport fait état d'une certaine diminution des pressions inflationnistes et estime que l’inflation pourrait être maîtrisée durablement si les politiques monétaires ne sont pas relâchées prématurément et si elles s’accompagnent de politiques budgétaires appropriées.L*a activité* financières du FMI Au cours de l’exercice achevé le 30 juin dernier, ces activités ont atteint des niveaux record en raison notamment de la politique d'accès accru aux ressources du FMI pour les pays «qui consentent de vigoureux efforts d'ajustement» Les ressources totales mises à la disposition des pays membres ont totalise 9,5 milliards de DTS ($10,7 milliards) dont 6,6 milliards de DTS (|7,5 milliards) sont allés aux pays en développement non proaucteurs de pétrole.Par ailleurs, les nouveaux engagements financiers pris par le FMI dans le cadre de 32 accords de prêt ont atteint également 9,5 milliards de DTS, contre 3 milliards ($3,4 milliards au cours de l’exercice précédent.Le rapport rappelle que le FMI, en raison de ses engagements croissants, s’est trouvé devant la nécessité d’emprunter 6 à 7 milliards de DTS ($6,8 à $7,9 milliards) par an pendant trois années.Il a déjà conclu des emprunts auprès de l’Arabie Saoudite (4 milliards de DTS par an — soit $4,5 milliards pendant deux ans avec possibilité d'un montant additionnel la troisième année) et des banques centrales de certains pays industrialisé (1,3 milliards de DTS, soit $1,4 milliard.Il continue par ailleurs à explorer la possibilité de recourir éventuellement au marché privé des capitaux.n’existe plus dans l’esprit des journalistes.Le chef conservateur a convoqué pour mercredi une réunion de son caucus national pour solliciter également l’avis de ses députés sur la quaüté de son leadership.Les observateurs prévoient que le caucus sera beaucoup plus tumultueux que la réunion du conseil national et que le leadership de M.Joe Clark pourrait en sortir affaibli.Le conseil national a décidé de reporter le prochain congrès à 1983 + Marathon bie, dont les représentants ont enregistré un temps de 9 heures 5 minutes 58 secondes, et ceux d’Australie, dont le temps combiné a été de 9 heures 8 minutes 32 secondes.Des quelque 10,000 coureurs qui avaient pris place hier matin en frissonnant de froid et d’anticipation sur le pont Jacques-Cartier, tous ne se sont pas rendus jusqu’à la fin.À 16 h 30 hier après-midi, tandis que le chronomètre officiel indiquait que le coup de canon du départ s'était fait entendre plus de sept heures auparavant, s’est en boitillant, en claudiquant, en grimaçant, en pleurant, que les derniers coureurs, tenaces, entêtés, et fiers d’avoir souffert jusqu’au bout, se sont présentés à l’arrivee.Le service des premiers soins a eu fort à faire avec cette fournée de marathoniens éclopés, dont plusieurs s’écrasaient au bout de la course, pour être tendrement déposés dans des brancards et conduits dans une tente où médecins et infirmières se sont occupés d’eux.On aurait cru voir arriver les survivants d’une catastrophe, n’eut été des cris de joie de ceux parmi les coureurs dont l’organisme avait mieux enduré leurs efforts.Les femmes, les enfants, les familles ouvraient les bras à ces coureurs en sueurs, qui n’en finissaient plus d’étancher leur soif et de masser leurs mollets et leurs cuisses.L’ambiance était tout aussi fébrile à l’arrivée qu’au départ.Arrivés tôt sur l’île, vers 7 h 30, les coureurs s’étaient, livrés à des exercices d’assouplissement pendant de longues minutes avant de prendre place sur le pont pour le départ.Quinze minutes avant qu’ils ne partent, un premier coup de canon avait signalé le départ de la course des athlètes en fauteuils roulants.Ces derniers ont été chaleureusement applaudis et encouragés par les coureurs bien en mesure d’apprécier leur courage et leur détermination.A 9 h 20, les 10,000 inscrits, coureurs d’élite et coureurs «populaires», s’ébranlaient au signal du depart, faisant osciller sous leurs pas le tablier du pont.Fendant dix minutes, une marée de marathoniens encore frais et dispos a défilé puis quelques retardataires ont suivi.Vingt-quatre minutes après tous les autres, le dernier coureur, portant le dossard 10,629, arrivait sur le pont et, désemparé et perdu, demandait a des badauds dans quelle direction les autres étaient partis.Dès le début, Balcha, avec ses équipiers Kebede Getachew et Tadesse Beru, talonnant le Tanzanien Leodgar Martin, ont imposé leur cadence à tous les autres.A mi-chemin des 42 kilomètres, les quatre Africains avaient un temps d’une heure et cinq minutes et étaient toujours les meneurs.Derrière eux s’étirait un long ruban de coureurs, encouragés par les Montréalais qui nombreux se sont pressés le long du parcours pour regarder avec curiosité ces machines de course.Les larmes aux yeux bien souvent, ces spectateurs ont réservé leurs cris des plus admiratifs à ces athlètes qui se propulsaient dans leurs fauteuils à la force de leurs biceps, et qui, s’ils étaient ralentis par les cotes à monter, rattrapaient le temps perdu en les dévalant à toute allure, se penchant habilement en avant pour redresser les roues directionnelles de leurs fauteuils.Voilé en début de course par de légers nuages, le soleil s’est vite mis à plomber et certains participants en ont été incommodés plus que les autres.Rendus sur l'autoroute Bonaventure, presque déserte de spectateurs, le rythme s',est fait un peu plus lent, d’autant plus qu’après 30 kilomètres, leur organisme avait déjà fourni un très substantiel effort et que c’est à seule force de volonté qu’une jambe allait devant l’autre.Le vent, sur les îles, s’est acharné à fatiguer encore plus les coureurs qui avaient maintenant tout d’un peloton d’automates.Les leaders, imperturbables et noirs, maintenant leur allure endiablée.Derrière Balcha, au fil d’arrivée, le Colombien Domingo Tibaduiza, en 2 h 12 m 29 s; l'américain Dennis Rinde, en 2 h 13 m 38 s, puis un autre Colombien, Victor Mora, en 2 h 13 m 44 s.En huitième position, le Canadien Mike Dyon, en 2 n 14 m 20 s, suivi d’un autre Canadien, Art Boileau, en 2 h 14 h 28 s.Un autre Canadien, Bill Britton, s’est classé 12e, en 2 h 16 m 32 s.C’est grâce à leur temps combiné que l’équipe du Canada a remporté la Coupe des Nations.Le Québécois Bernard Voyer s’est classé 26e en 2 h 20 m et 48 s.C’est lui l’an dernier qui avait remporté le marathon populaire en 2 h 24 m 45 s.La marque établie hier par le vainqueur Balcha représente un record pour • le Marathon de Montréal.Le meilleur temps avait été enregistré par le vainqueur de l’an dernier, le Britannique David Cannon, 2 h 11 m 21 s.Chez les femmes, c’est la Canadienne Linda Staudt, âgée de 23 ans, qui a réalisé le meilleur temps, 2 h 33 m 33 secondes, loin devant la deuxième, l’Américaine Janice Arenz, qui a croisé le fil d’arrivée 13 minutes apres elle.Les marathoniens «populaires» n'ont pas tardé à suivre l’élite.Le premier dans cette catégorie, Robert Johnson, des Etats-Unis, a réussi un temps de 2 h 23 m 7 s, suivi d’un compatriote, Dennis Kur-tis, en 2 h 26 m 42 s.Puis d’un Canadien Daniel Fitzgerald en 2 h 26 m 49 s.jocelyn Parent, du Canada, s'est classé cinquième, en 2 h 27 m 27 s.?Haig Dans ce qui peut être considéré comme son discours le plus dur depuis son arrivée au poste de secrétaire d’Etat, M.Haig n'a pas ménagé Moscou, annonçant que demain, dans sa capitale, les Etats-Unis auraient davantage à dire au sujet de rutilisation par l'URSS et ses alliés d'armes chimiques en Indochine.A un journaliste qui lui demandait pourquoi aucune photo de SS-20 n'avait encore été rendue publique depuis 1977.ni de preuves concretes sur le role impute par Washington à l’URSS dans le terrorisme international ou sur I’utilisation d'armes chimiques, M.Haig a épondu «nous tenterons de faire mieux à l’ave-nir.» Mais le discours du secrétaire d'Etat américain a surtout été un sévère avertissement aux Européens coupables de «manque de foi oans la démocratie», «d’introspection excessive», de «pessimisme» et d’utiliser «deux poids et deux mesures» selon qu’il s’agit de juger Moscou ou «ceux qui chérissent la diversité, tolèrent la dissidence et cherchent le changement dans la paix.» Tout au long d’un discours de trente minutes, prononcé avec une passion con-tenue, M.Haig a donné des exemples de rutilisation des «deux poids et deux mesures»: «Où sont les manifestations contre le Vietnam, ce pays qui a jeté dans l’esclavage ses populations méridionales, saisi le Kampuchea, et qui menace la paix dans l’Asie du Sud-Est», a-t-il demandé.«Où sont les manifestants contre la Libye, ce pays qui finance la terreur et les assassinats, loin de ses frontières, qui a envahi et occupe le Tchad?Où sont les manifestations contre l’URSS qui, malgré ses professions de foi et de Donne volonté, s’est lancée dans un effort militaire gigantesque sans commune mesure avec ses besoins défensifs?(.) «L’Afghanistan est occupé depuis 1979, la culture, la religion, la vie nationale afghanes sont menacées de destruction, mais je ne vois pas de manifestations.» Dénonçant alors les manifestations contre la bombe à neutrons, le général Haig a explosé: «Ce sont des tanks soviétiques, quarante mille, et non pas les défenses anti-tanks de l’OTAN, qui menacent la paix de l’Europe (.) c’est l’expansion rapide de l'arsenal nucléaire soviétique sur le théâtre européen qui a contraint l’OTAN à réagir.» S’attaquant aux critiques du plan de déploiement des fusées de l’OTAN fin 1983 pour contrebalancer les SS-20 soviétiques, le général Haig a implicitement averti les capitales européennes encore hésitantes — La Haye et Bruxelles.«Les discussions formelles sur les armes eurostratégiques ne peuvent aboutir que si l’OTAN applique son plan de modernisation.le déploiement des fusées SS-20 se poursuit sans interruption.Il ne sert à rien de souhaiter simplement qu'elles disparaissent.Une réduction de la menace ne peut être négociée, a-t-il souligné, si nous manquons de la volonté nécessaire pour contrecarrer la suprématie soviétique.» «Si nous sommes divisés sur la question fondamentale de nos objectifs, si nous n’avons plus confiance dans nos convictions, a conclu le général Haig, alors l’avenir est vraiment bien sombre.» Le secrétaire d’Etat américain, s’est rendu dans l’après-midi à la mairie de Berlin-Ouest où il a été reçu pour la traditionnelle cérémonie de signature du livre d’or de la ville par le bourgmestre-régnant, M.Richard von Weizsaecker (CDU).D’importantes forces de police cernaient le secteur au moment de la visite du chef de la diplomatie américaine.Lors de sa visite, M.Haig a renouvelé l’engagement américain tie défense de Berlin.Dans une brève déclaration, le secrétaire d’Etat a qualifié la ville de Berlin de «symbole pour la liberté dans le monde entier», tout en faisant remarquer que depuis quelques années la jeune génération est moins consciente des dangers qui menacent la ville.M.Haig a qualifié le mur de «symbole horrible de la tyrannie.» Il s’est ensuite rendu à la porte de Brandenbourg, pour un coup d'oeil rapide sur le secteur oriental avant de reprendre l’avion pour Bonn.Le secrétaire d’Etat américain a commencé en fin d’après-midi, ses entretiens avec le chancelier Helmut Schmidt, qui-sont consacrés «essentiellement à l’harmonisation d’une position occidentale commune à propos des négociations sur les fusées à moyenne portée qui doivent être ouvertes cet automne», a indiqué un porte-parole du gouvernement ouest-allemand.«Cette harmonisation revêt une importance particulière avant la rencontre de M.Haig avec M.Gromyko, à la fin du mois, à New York, et avant la visite convenue de M.Brejnev à Bonn dans la, seconde moitié de novembre», a ajouté le porte-parole ouest-allemand.Pour Bonn, la visite du chef de la diplomatie américaine «est une confirmation de la politique commune occidentale de l’équilibre des forces et du dialogue, qui a contribué de manière décisive à la stabilisation de la situation à et autour de Berlin», a poursuivi le porte-parole.?Moscou les autres affirment: «La défense du socialisme est notre cause sacrée commune», et, s’inspirant de propos tenus par M.Leonid Brejnev, ajoutent: «que nul ne doute que nous n’abandonnerons pas la Pologne dans le malheur».Il est probable, estiment les habitués de la scène politique soviétique, que d'autres manifestations de réprobation indignée suivront en URSS et dans d'autres pays du camp socialiste.L’appel de Solidarité n'a jamais été publie en Union soviétique et l’on peut certes douter du caractère spontané de ces réactions.Elles ne sont pas moins significatives de la tactique adoptée par la propagande soviétique pour exploiter les «erreurs politiques» du congrès du syndicat polonais et lui porter l'estocade.Les reproches, d’une exceptionnelle gravité, ont un double but: premièrement, sonner le rassemblement des «forces saines» pour faire échec à ce «conglomérat de contre-révolutionnaire», dont l'ambition politique déclarée est de restaurer un «régime bourgeois» en Pologne populaire.Deuxièmement, discréditer Solidarité aux yeux des travailleurs polonais, en mettant en relief son incapacité à contribuer au redressement économique du pays et à améliorer leurs propres conditions matérielles.«Interrogez-vous, écrivent les ouvriers soviétiques a leurs collègues polonais.Votre table est-elle mieux fournie et votre maison mieux chauffée à la suite des efforts que Solidarité a soi-disant déployés?».L'argument, prédit-on à Moscou, fera d'autant plus recette qu'il s'adresse à une population en proie à une pénurie aigue et qui peut trouver là une raison à la lassitude et à la désaffection à l'égard du mouvement de Lee h Walesa.D'ailleurs, le gouvernement de Varsovie a annonce hier que la Pologne devrait faire face à une aggravation de la crise économique.Les prévisions de l’état-major gouvernemental anti-crise publiées par l’agence PAP font notamment état de la fermeture possible de nombre «considérable» d'entreprises et d’une réduction importante de la production d’électricité.Les estimations actuelles sur les besoins de la Pologne en charbon s'élèvent à 168 millions de tonnes, alors que dans le même temps la produc- Le choeur >1** Chanteurs de Ste-Thérèse» est heureux d'annoncer la reprise de ses activités au collège Lionel-Croulx (salle Gilles-Tremblay), 100 rue Duquel à Sainte-Thérèse de Blainvllle.Tous ceux qui désirent se joindre au choeur sont priés de se présenter à la salle de répétition au début des activités, c'est-à-dire, à 19 h 30.On demande aux participants une voix juste et une grande assiduité aux répétitions.Il n'est pas obligatoire de savoir lire la musique.Pour Int: 435-4401 ou 471-2235 ou 435-6630.¦ Le Service de la santé de la Croix-Rouge offrira cet automne le cours «La santé est une affaire de famille» à la maison de la Croix-Rouge située au 2170 ouest, bout.Dorchester.Le cours a pour but d'enseigner à la population comment mieux prendre soin de sa santé et comment soigner le malade à domicile.Ce cours d'une durée de 24 heures sera dispensé à raison de deux heures par semaine.Pour int: 937-7761 poste 268.¦ Ano-Sep est une association de femmes séparées et divorcées qui se réunissent une fois la semaine dans le but de faire face à leurs nouveaux problèmes.Les réunions se tiennent au 6517 rue Saint-Denis, salle Charbonneau, le mercredi à 19 h 30; au 6865,15e avenue à Rosemont, les lundi à 19 h 30 et au 4401 avenue Verdun, à Verdun, le mercredi à 19 h.¦ Les services aux étudiants du collège de Maisonneuve ont le plaisir de présenter une exposition-vente d'oeuvres d'art des élèves de «L'Atelier derrière l’Image».Cette exposition se tiendra au jardin intérieur du collège de Maisonneuve jusqu’au 23 septembre.On peut visiter de 10 h à 20 h du lundi au jeudi et de 10 h à midi le vendredi.Entrée libre.¦ «Les priorités du oouvernement fédéral dans une politique Industrielle canadienne» sera le thème abordé par l'honorable Herb Gray, ministre de l'Industrie et du Commerce du gouvernement canadien, lors du déjeQner-causerle de l'Association des économistes québécois qui aura Heu à l'hôtel V/indsor.Pour réservations: 866-2918.¦ A compter de ce jour, de 19 h 30 à 21 h 30, au Grano Séminaire de Montréal, 2065 ouest, rue Sherbrooke, commence une série de 12 cours donnés à raison de deux par soir, sur l'initiation à la lecture de la Bible.Organisés par le Centre biblique, ces cours sont donnés par M l'abbé Maurice Cadoret.Pour inscription ou inf.: 931-7311, poste 185.¦ Le catalogue de 120 pages des activités du YM-YWHA est disponible.Plus de 900 cours et activités sportives, culturelles et récréatives y sont inscrits: Pour inf.: 737-6551.¦ Le YMCA communautaire International.5550 avenue du Parc, angle Saint-Vlateur, organise des cours de conversation française et anglaise.Pour inf.: 271-2548.¦ Le quatorzième congrès annuel de l’Institution International du droit d'expression française (IDEF) se tient à l'hôtel Regence Hyatt jusqu'au 18 septembre.Le thème retenu est celui des mécanismes juridiques de protection de la personne.¦ Une séance de projection de diapositives sur la méditation sensuelle (technique éveillant l'esprit et les possibilités du cerveau en éveillant le corps) sera offerte gratuitement à l'hôtel Sheraton Mont-Royal, salon Québec, à 19 h 30.Pour inf.: 381-7189.¦ Le Congrès d'orientation de la Corporation professionnelle des psychologues du Québec se tient à la Place des Arts jusqu'à mercredi.Le thème: «Je te vois, je t'entends et je t'aime».* Le Père Gervals Dumelge, s.j., directeur de l’Institut de Spiritualité de l'Université Grégorienne à Rome, prononcera une conférence au Gésù, 1200 rue Bleury, à 20 h.«Où va la spiritualité aujourd'hui?» sera le sujet abordé.Pour inf.: 866-2305.¦ M.Louis Mathieu de l'Institut de futurologie appliquée du Canada animera une soirée dïn-formatlon publique Intitulée: «La communication sera plutôt un langage universel qui va conduire à une plus grande connaissance universelle.» A 20 h, au 6507 De Chateaubriand, près du métro Beaubien.Entrée gratuite.Pour inf.: 274-6471.¦ Cliniques de sang de la Croix-Rouge, à Browneburg, à la caserne des pompiers, rue HOtel-de-vllle, de 13 h 30 à 16 h 30 et de 18 h à 20 h 30; à Montréal, au Foyer de l'Université de Montréal, avenue Marie-Guyard, de 9 h 30 à 16 h 30.tion est en baisse'd’au moins quatre millions de tonnes, selon PAP.«Les complexes métallurgiques, les cimenteries et la production ae beaucoup d’autres matériaux et biens sera la plus affectée par les réductions d’approvisionnement en pétrole et en électricité», ajoute l’agence.«Cela créera encore de plus profondes disproportions dans l’économie qui pourrait être en danger d’effondrement total, selon Tétat-major anti-crise.Rien n’a filtré sur ce que le Kremlin a pu faire dire jeudi dernier, par le canal de son ambassadeur à Varsovie, M.Boris Aristov, à M.Stanislaw Kama, premier secrétaire du POUP (parti ouvrier unifié polonais).L’hypothèse d’une intervention directe de l’URSS, assure-t-on de source soviétique et occidentale, reste pour l’instant exclue, et la marge de manoeuvre se réduit à une alternative: soit inciter la direction polonaise à engager le fer, sans tarder, avec Solidarité, avec les risques que cette épreuve de force comporte au lendemain du congrès de Gdansk, soit jouer le «pourrissement» d’une situation, déjà difficile, et faire du syndicat polonais le bouc émissaire.A en juger par l’attitude observée jusqu’ici par la direction soviétique et par le comportement de ses mass médias, le Kremlin paraît plutôt enclin, estiment les observateurs diplomatiques, à opter pour la seconde solution.Aux termes de la Pravda, le congrès de Gdansk a été une «orgie antisocialiste et anti-soviétique», où ses organisateurs se sont entièrement démasqués.La Bulgarie et la Hongrie publient également ce type d’attaques.L’agence bulgare BTA publie une série de lettres ouvertes aux ouvriers polonais accusant l’appel de Gdansk d’etre une ingérence provocatrice.La Hongrie attribue aux dirigeants du syndicat polonais la principale responsabilité de l’état désastreux de l’économie.Selon Nepszabadsag, le quotidien du parti communiste hongrois, Solidarité est aux mains de gens qui veulent «le transformer en une opposition politi- que».Les autorités polonaises elles-mêmes, en la personne de président adjoint du conseil, M.Mieczyslaw Ra-kowski, accusent Solidarité de vouloir s’emparer du pouvoir.Dans une interview au magazine allemand Der Spiegel, M.Rakowski déclare que le sang pourrait couler à cause d'une confrontation entre le gouvernement et le syndicat.«Je ne suis pas en train de penser à une intervention soviétique.Je pense simplement que le sang pourrait couler», a-t-il dit.Interrogé sur «l’appel» aux travailleurs est-européens, M.Rakowski déclare qu’il a créé une situation nouvelle, non seulement pour Solidarité, mais pour la Pologne et les autres pays du bloc soviétique.Sur la proposition de Solidarité d'organiser des référedums, M.Ra-kowsKi declare: «je pense que la proposition de tenir un référendum correspond à la question de savoir qui détient le pouvoir.C’est juste mettre les points sur les i».Il a ajouté que la Pologne s’était transformée depuis un an, mais que les réformes devaient être effectuées progressivement.L’existence même de la Pologne est en jeu, a-t-il dit.En fait, un an après la chute d’Edward Gierek, la Pologne est toujours à la recherche d’un programme d'unité nationale permettant de concilier les aspirations de sa population avec les contraintes géo-politiques qui résultent de son appartenance au Pacte de Varsovie et au Comecon.Depuis son arrivée au pouvoir, en septembre 1980, le premier secrétaire Stanislaw Kania n’a cessé de préconiser la création d’un «front de responsabilité nationale» réunissant des «hommes de bonne volonté», pour assurer le redressement économique de la Pologne.Il a ainsi élargi les rapports que son prédécesseur avait établi avec l'Eglise.Il a donné sa caution au syndicat Solidarité en recevant Lech Walesa au siège du comité central pour une entrevue qui fut d’ailleurs orageuse.Il s'est d autre part appliqué à redonner confiance en lui au parti communiste, sérieusement ébranlé par les grand.es grèves de l’été 1980.Cette politique qui a eu pour seul résultat concret l’entrée au gouvernement d’un catholique en la personne du vice-premier ministre Jerzy Oz-dowski, resté d'ailleurs depuis lors aussi effacé que par le passé, s’est heurtée à la méfiance de la population, à la rigidité du système et à un appareil bureaucratique cramponné à ses prérogatives.?L’URSS su le déjouer au milieu de la deuxième période.Ses coéquipiers, dominés jusque là, se sont alors mis à jouer comme ils en sont capables et Shepelev y est allé de trois buts sans riposte.Quand Krutov a compté en désavantage numérique au début de la troisième, il a enlevé tous les espoirs aux Canadiens.Ce fut ensuite la fusillade des Soviétiques qui se sont moqués d'un Liut débordé et décontenancé.Bryan Trottier a été choisi le joueur du match pour le Canada, tandis que son coéquipier Mike Bossy a été choisi le joueur par excellence au tournoi de la Coupe Canada.Guy Lafleur.privé de plusieurs belles chances par Tretiak, a reçu un trophée Sabetski, tout comme Marcel Dionne, pour son précieux apport à cette discipline.Nos Informations, page 11.+ Canada Suite de la page 12 un pays diversifié, les gens vivent dans des régions, non pas dans la capitale.Le Canada est beaucoup plus qu'Ottawa.Certains ne sont pas a’accord avec moi lorsque je dis que le Canada est une communauté de communautés.Mais, en fait, c’est exactement ce que nous sommes.Vous puisez votre force en tant que Canadiens du fait que vous pouvez pratiquer librement votre religion — les règles de votre communauté — dans une ville et dans un pays où d’autres religions prédominent.Notre nation tire sa force du fait que les Mummers sont originaires de Terre-Neuve, comme les chansonniers sont du Québec, la tradition du Groupe des sept est de Terre-Neuve, les caisses populaires sont des Prairies, la vision du Pacifique est de la Colombie-Britannique, et toutes ces choses sont également, et légitimement, canadiennes.Personne ne conteste la diversité de nos communautés.Mais on craint qu'elles soient trop fortes, et la nation trop faible.Cette façon de penser est démodée.Elle est aussi vieille que les fondateurs de Cité libre.Le Canada d’aujourd'hui n’est pas seulement fait de communautés locales distinctes.Il est en train d’acquérir — certainement, bien que graduellement — un sens de communauté nationale.-^ 14 septembre par I* PC *1 PAP 1976: le Conseil de sécurité remet à une date ultérieure l'examen de la candidature du Vietnam aux Nations-unies; 1972: le Sénat américain approuve le moratoire de cinq ans sur les armes nucléaires offensives conclu entre les Etats-Unis et l'Union soviétique; 1933: signature d'un pacte de non-agression entre la Qréce et la Turquie; 1911: assassinat du premier ministre russe Pierre Stolypine; 1864: le Japon accepte une trêve après les attaques lancées par les flottes française, britannique et hollandaise dans le détroit de Shimonoseki en représailles contre la fermeture des ports nippons et l'expulsion des etrangers; 1647: les troupes américaines du général Winfield Scott occupent Mexico; 1812: l’armée de Napoléon entre à Moscou que les Russes ont incendié; 1772: le prétendant russe est remis aux autorités par les cosaques définitivement vaincus.D sera exécuté; 1534 — Jacques Cartier arrive à Stadacona.Ils sont nés un 14 septembre: le compositeur italien Maria-Luigi Cherubini (1760-1842); l'astronome et explorateur allemand Alexandre Von Humboldt (1769-1859).
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