Le devoir, 26 novembre 1981, jeudi 26 novembre 1981
¦ - .¦ - - 'T-, li .¦‘l.«.v* •- ?JJ».,•*».E QUE DOIS Ç'EST EN PERMANENCE LA FOIRE DU LIVRE 8955, BOUL.ST-LAURENT OUVERT JUSQU A 21 H.LES JEU ET VEN 6^SQü€.^ ( Vol.LXXH — No 220 Possibilité de pluie verglaçante en soirée.Maximum -1.(détail en page 14) Montréal, jeudi 26 novembre 1981 (Mauterive, Baie-Comeau, Sept-lles 40cents) 35 CENTS Le budget de Montréal dépasse le milliard Le compte de taxes augmente malgré une baisse du taux Montréal par Alain Duhamel Une nouvelle diminution des taux d'imposition à Montréal ne suffira pas à contrer l’effet des hausses d évaluation et de la croissance des dépenses municipales de telle sorte que, l'an prochain, le compte des taxes comportera une augmentation variant de 4,9% à 13.7% selon la catégorie d’immeuble.Après une année 1981 où il a pu contenir la croissance des dépenses en deçà de 6%, le président du comité exécutif, M, Yvon Lamarre, a déposé hier un budget pour l’année 1982 de $1,091 millions, en hausse de 15.4%.Conscient des échéances électorales de l’automne prochain, M.Lamarre fait plutôt le bilan d’un mandat au cours duquel il a contenu les dépenses à une croissance annuelle moyenne de 9.2%, en dessous de la croissance des prix et des dépenses des gouvernements supérieurs.La hausse du compte des taxes pourrait être plus élevée encore si le gouvernement québécois ne consent à reconduire un créait d’impôt de 10% sur les maisons unifamiliales et de 5% sur les duplex et triplex.Une loi votée à l’Assemblée nationale l’an dernier prévoyait pour l’an- née 1982 un crédit d’impôt de 5% sur les duplex et triplex afin de contrer l’effet de distorsions dans la confection des rôles d’évaluation.La Ville de Montréal a demandé au gouvernement de M.René Lévesque de reconduire la loi en 1982 telle qu’elle a été appliquée en 1981.Le taux d'imposition sur le rôle des valeurs foncières diminue de $3.07 le $100 d'évaluation à $2.97.En y ajoutant un crédit de 10% pour les maisons unifamiliales, le taux d’imposition diminue jusqu'à $2.68 Malgré cela, le compte des taxes du propriétaire d'une maison unifamiliale augmente de 13.7%.Une maison unifamiliale évaluée à $30,000 en 1981 et imposée au taux de $3.07 moins le crédit de 10% a produit un revenu de $991 en y incluant toutes les taxes municipales.La même maison en 1982 a une évaluation de $35,900 et produit un revenu municipal de $1,127 en calculant le crédit de 10%, une hausse du compte de taxes de $136.C’est la catégorie des maisons unifamiliales qui souffre le plus des hausses d’évaluation.L’augmentation des comptes de taxes sera particulièrement marquée dans l'ouest de la ville où les évaluations ont grimpé jusqu’à 40% à la suite d’une annee où le marché immobilier a été par- ticulièrement élevé et actif.Dans l’est et dans le nord de la ville, le compte de taxe pourrait, selon M Lamarre, ne comporter aucune variation significative.Dans les autres catégories d’immeubles, les hausses du compte des taxes demeureront équivalentes ou inférieures à la hausse générale des prix à la consommation.Les augmentations varient de 4.9% pour les grandes conciergeries à 12.8% pour les immeubles de commerce.Si, toutefois, aucune modification n’intervenait dans la loi accordant un crédit d’impôt, la hausse du compte des taxes Voir page 18: Budget Convaincu de le posséder encore QUEBEC EXERCE UN VETO par Jean-Claude Picard QUÉBEC — Estimant ne l’avoir jamais perdu, le gouvernement québécois a décidé hier d’exercer son droit de veto à l’encontre de l’entente constitutionnelle intervenue entre le gouvernement fédéral et ceux des neuf provinces anglophones du pays.Réuni hier à Québec, le conseil des mi- nistres a en effet adopté un décret exprimant ce droit de veto et affirmant qu’aucune entente constitutionnelle ne peut être conclue sans l’accord explicite du gouvernement québécois.Ce décret, qui a été rendu public en fin de journée par le premier ministre, M.René Lévesque, s’accompagne d’une lettre où ce dernier demandeà son homologue fédéral, M.Pierre Trudeau, de res- pecter ce droit de veto et de surseoir à tout changement constitutionnel tant et aussi longtemps que le Québec ne l’aura pas appuyé.«Je vous demande d’agir comme vous l’avez fait en 1971 lorsque le Québec s’est opposé à l’accord de Victoria et de suspendre votre projet jusqu’à ce qu’une entente intervienne non seulement avec les provinces anglophones mais aussi avec le Québec», déclare M.Lévesque dans sa lettre.Le premier ministre a ajouté, devant l’Assemblée nationale, que le Québec pourra se prévaloir de tous les recours disponibles, y compris le recours judiciaire, si le premier ministre fédéral n’accède pas à cette requête.En fait, il semble que cette affirmation du droit de veto québécois ne soit que la I n VJ- ‘l— Informé du «veto», Chrétien s’esclaffe par Michel Vaste! OTTAWA — Le ministre fédéral de la Justice, M.Jean Chrétien, s’est esclaffé de rire en apprenant que le gouvernement du Québec recourait, par décret, à son droit de veto.Selon M.Chrétien, le gouvernement du Québec n’a aucun pouvoir législatif sur lequel baser ce droit de veto.«C’est comme si M.Lévesque passait un décret pour dire qu’il ne neigera pas cet hiver», a lancé en riant le ministre fédéral.M.Chrétien a également prétendu que le Québec n’en a jamais eu de droit de veto.En 1971, lorsque M.Robert Bou-rassa s’est opposé à la Charte de Victoria, «il n’a pas passé de décret, a rappelé M.Chrétien.Il a dit ‘Non’ et Ottawa a décidé de ne pas procéder.C’était alors une Le roi Hassan II paraît fatigué alors qu’il attend les délégations officielles à l’entrée de son palais à Fès.Le sommet arabe a été ajourné peu après en raison des profondes divergences suscitées par le plan Fahd.(Photolaser AP) par Claude Turcotte OTTAWA — Une autre étape vers l’adoption du projet de résolution constitutionnelle du gouvernement canadien et des neuf provinces anglophones a été franchie hier, quand les Communes ont massivement rejeté un amendement néodémocrate, qui aurait eu pour effet de retirer le mot «existants» dans l’expression «les droits aborigènes».D’autre part, dans une dépêche émanant d’Ottawa, la Presse Canadienne annonçait hier soir que le Nouveau Parti démocratique présenterait un autre amendement à la résolution constitutionnelle |ui consacrerait un statut particulier au uébec.spécial, serait ] Le sommet arabe de Fès échoue dès l’ouverture sur le plan Fahd FÈS (AFP) — Le 12e sommet des de la Ligue arabe s’est achevé, cinq heures et demie après son ouverture au palais royal de Fès (Maroc), par un échec sans précédent.L’hôte de la conférence, le roi Hassan Il a annoncé, immédiatement après la première et unique séance à huis-clqs de la conférence, qui réunissait les représen- tants de 20 pays arabes et celui de l’OLP, qu’en raison de «graves problèmes» auxquels le monde arabe est confronté, le Sommet avait décidé à l’unanimité de s’ajourner sine die.Il a ajouté que les chefs d’Etat et de délégation avaient décidé de confier aux ministres des Affaires étrangères arabes le soin de préparer un nouveau sommet qui se tiendra également au Maroc.Cette décision, notent les observateurs, a été prise en raison du boycottage du sommet de Fès par les principaux chefs de file du Front de la fermeté, ainsi que par l’Irak.En effet, les présidents Hafez Assad (Syrie), Chadli Bendjedid (Algérie) et le colonel Moamar Kadhafi (Libye), ainsi que le président Saddam Hussein (Irak), ont refusé de se rendre à la réunion de Fès convoquée par le roi du Maroc.L’échec spectaculaire de la conférence de Fès a été provoqué par les divergences fondamentales qui divisent le monde arabe sur les propositions en huit points de l’Arabie Saoudite — le plan Fahd — pour le règlement de la crise au Proche-Orient Les pays du Front de la fermeté ont catégoriquement rejeté le point sept du plan Fahd, qui reconnaît implicitement existence de l’État d’Israël.D’autres F’ pays arabes plus modérés, tels que le Koweït et l’État des Émirats arabes, avaient également manifesté des réserves devant l’initiative de Ryad.Les deux grands perdants de cet ajour-’ nement, unique dans l’histoire des sommets arabes, paraissent être l’Arabie Saoudite, dont le plan de paix a été ainsi publiquement rejeté par unepartie déterminante du monde arabe, et le roi Hassan II, du Maroc, qui avait convoqué ce sommet à Fès.Le rôle de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) dans le dénouement de la conférence reste ambigu.Yasser Arafat, président du comité exécutif de l’OLP, est le seul membre du Front de la fermeté, avec le président du Sud-Yémen, Ali Nasser Mohamed, à s’être rendu à Fès.Il n’a fait aucune déclaration au Maroc, mais il avait à plusieurs reprises soutenu le plan Fahd, à l’élaboration duquel il aurait, selon certaines sources, participé.On ignore pour le moment la date à laquelle les ministres des Affaires étrangères arabes se réuniront pour tenter de mettre au point les modalités d’un nouveau sommet de la Ligue.Cet échec risque, estiment les observateurs, de provoquer une division durable du monde arabe, partagé plus que jamais première étape d’une démarche qui conduira le Québec jusqu’à la Cour suprême afin de faire reconnaître l’existence de la dualité canadienne et de la participation obligatoire du Québec à tout accord constitutionnel.Cette hypothèse d'un recours à la Cour suprême a été discutée hier à la réunion du conseil des ministres mais il semble que les membres du cabinet Lévesque aient retardé sa mise en oeuvre jusqu’à ce que M.Pierre Trudeau donne une réponse définitive à l’affirmation préalable d’hier.À cet égard, M.Lévesque a expliqué que son gouvernement n’avait jamais abandonné le droit de veto traditionnel du Québec mais y avait substitué une autre formule (celle de l’accord du 16 Voir page 18: Veto question politique, pas une question de droit».Le chef conservateur, M.Joe Clark, a semblé plutôt embarrassé par la décision du gouvernement du Québec.M.Clark avait en effet décidé de présenter cette semaine un amendement qui améliore la formule d’amendement pour le Québec.M.Chrétien a eu beau jeu hier de lui rappeler qu’Ottawa a maintenant la preuve que M.Lévesque ne veut pas négocier, pas même avec lp chef conservateur.Le chef conservateur ne partage pas le pessimisme de M.Chrétien.Il a en effet déclaré hier qu'il espère toujours que M.Lévesque est sérieux et qu’il acceptera de négocier sur la base des amendements qu il veut présenter aux Communes.M.Clark a d’ailleurs indiqué que, quelle que Voir page 18: Chrétien Les mots de la tribu par Jean Royer Radio-Québec, cette télévision éducative qui ne trouve plus le moyen d’inscrire à son horaire régulier quelque émission sur la littérature québécoise, a daigné prêter son concours et sa technique à Bernard Pivot qui a pu enregistrer, lui, mardi soir, à l'ouverture du Salon du Livre de Montréal, son émission Apostrophes avec sept écrivains québécois.Car Bernard Pivot est un journaliste français qui croit que la littérature appartient autant aux peuples qu'aux élites.Il anime donc chaque semaine en France une émission littéraire qui a un grand succès: Apostrophes est regardée par quelques millions de Français.D’ailleurs, Radio-Québec a tellement fait confiance à Pivot qui, lui, a fait confiance à nos écrivains et à notre littérature au point de leur consacrer cette émission — Radio-Québec, dis-je, a poussé son audace jusqu'à acheter l’émission de Pivot pour l’inscrire à son horaire.Ainsi, grâce aux Français, les Québécois pourront mieux connaître leurs écrivains Profitons-en, c’est rare que Radio-Québec place la littérature au-Voir page 18: Tribu La Chambre rejette la motion du NPD Citant un porte-parole du NPD, la Presse Canadienne ajoutait que le «Québec, selon la résolution néo-démocrate adoptée sans opposition lors d’un caucus ait la seule pr 1 province au pays a pouvoir exiger une pleine compensation financière dans tous les domaines où il jugerait bon d’exercer son droit d’opting-out.» Quant à l’amendement défait hier, tous les députés libéraux et conservateurs à l’exception de trois députés de ce parti — ont voté contre.Le débat se poursuit aujourd’hui sur l'article 35 qui affirme «les droits aborigènes existants» et qui avait été écarté du projet de résolution dans l’accord du 5 Voir page 18: Motion aujourd’hui entre «modérés» et «militants».Le sentiment général des mêmes observateurs est que le camp des adversaires du plan Fahd a remporté un succès notable en rendant impossible l’examen par le sommet de Fès des propositions saoudiennes.Cependant, avant de se séparer, les chefs d ’État et de délégations ont adopté les résolutions proclamant le soutien de l’ensemble des pays arabes à la restauration de la Souveraineté du Liban sur son territoire.Ils ont également apporté leur soutien à la résistance contre Israël de la population des territoires occupés (Cisjordanie et Gaza).Le projet de résolution sur le Sud-Liban a été adopté à l’unanimité par le 12e sommet arabe avant son ajournement sine die hier soir.Voici le texte de cette résolution: le 12e sommet arabe à décidé: 1) — L’élaboration d’une stratégie arabe globale visant à empêcher toute agression israélienne et à prévoir les dispositions à prendre en cas d’agression israélienne notamment contre le Sud-Liban.Cette stratégie doit prévoir entre autres les mesures suivantes: A — l’exercice de pressions politiques, Voir page 18: Sommet Editorial Encore une fois,les provinces font front commun contre la décision fédérale de réaménager les accords fiscaux de telle sorte qu’elles seront perdantes.Michel Nadeau analyse la situation après l’étape de Halifax.Page 16 Les femmes ne peuvent faire la fête Dans un article écrit pour LE DEVOIR, Pauline Marois, ministre d’État à la Condition féminine, dit pourquoi les femmes n’ont pas de raisons nombreuses de faire la fête.Page 17 Développement régional Dans sa chronique hebdomadaire sur le développement régional, Marie-Agnès Thellier aborde aujourd’hui la question du transport aérien, trois jours avant l’entrée en vigueur des nouveaux horaires de Québécair, qui a profondément chambardé sa politique de desserte régionale.Page 11 Le monde ¦ Le torchon brûle à nouveau entre Israël et les États-Unis.Page 6 ¦ Moubarak libère 31 prisonniers politiques arrêtés sur l’ordre de Sadate page?Le financement des universités Le ministère de l’Éducation propose cette semaine aux universités de nouvelles règles du jeu quant à leur financement: nouveaux paramètres pour les subventions gouvernementales, ajustement à la hausse des droits de scolarité et accroissement des revenus autonomes des établissements.Pages Mobil OH surenchérit Mobil Oil, la deuxième société pétrolière des USA, est revenue à la charge hier dans la guerre qu’elle livre à US Steel pour la prise de contrôle de Marathon Oil.Mobil a fait une offre de $6.5 milliards aux actionnaires de Marathon, classée 17e au palmarès des plus importantes firmes pétrolières américaines.Page 9 Restaurant Mu/rA yj&cucJiaut f ,&u/cA — grillades et fruits de mer de grande réputation — salle de reception 881 de Maisonneuve, Est, té».: 527-1221 1 4 Le Devoir, Jeudi 26 novembre 1981 Nouveau règlement de Québec sur la télévision payante Toute programmation devra être majoritairement française par Rodolphe Morisaette Toute entreprise de télévision payante (TP) qui voudra offrir ce genre de service au Québec devra fournir une programmation en majorité de langue française.Elle devra comprendre «un minimum croissant de productions originales de langue française tout en privilégiant celles d'origine québécoise», présenter une programmation de langue française prioritairement, notamment aux heures de pointe De plus, les deux tiers des membres du conseil d'administration et tous les membres de la direction d 'une entreprise de TP devront résider au Québec Tels sont quelques-uns des articles du nouveau Règlement concernant la télévision payante, publié par le gouvernement du Québec dans la Gazette officielle et qui est en vigueur depuis le 21 novembre.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), l’organisme fédéral qui régit ce domaine au Canada, n'a pas encore de règlement à cet égard.Les diffuseurs intéressés à s’engager dans la TP au Québec n ont appris que mardi dernier l’existence du règlement québécois, moyennant lequel le gouvernement Lévesque prend les devants en une matière constitutionnelle fort disputée entre les deux capitales et occupe pour ainsi dire le terrain avant même que les permis soient accordés par le CRTC.Le nouveau règlement qui émane de Québec ne fait pas que préserver le contenu français des programmations prévues pour la TP.Il prévoit d’abord que ces entreprises devront obtenir un permis d'exploitation de la Régie des services publics du Québec, à laquelle, du reste, elles devront rendre des comptes annuellement, notamment sur toutes leurs transactions financières.De même, tout changement réel dans le contrôle de ces entreprises (cession, vente, achat, fusion totale ou partielle) devra obtenir auparavant l’approbation de la Régie.En outre, toute entreprise de TP devra, au Québec, faire partie d’un «Réseau central», une entreprise publique qui aura pour tâche de fournir et d’administrer une portion commune de la programmation de chaque service de TP.Il est prévu également que la programmation totale d’une entreprise de TP doit comprendre au moins 75% de programmation provenant du Réseau central.Si le Réseau central ne peut produire ni réaliser des émissions de TP, il a par ailleurs pour fonction de les commercialiser et d’en assurer une distribution efficace.Enfin, le règlement prévoit que le contenu des émissions sera exempt de publicité, qu’il devra comporter des émissions «de divertissement et de culture» et que les films qu’on y projettera devront porter le visa du Bureau de surveillance du cinéma.Les entreprises qui demandent actuellement des permis de TP pré- sentent des programmations qui comportent 50% ou plus de longs métrages; le reste comprend des senes dramatiques, des ________Hoc cnprtarlps des reoortaces en è programmation de chaque semee de TP.Pour relever le défi de la TP, l’industrie québécoise de la production aura naturellement à prendre les bouchées doubles, puisque le nouveau canal réserve a cette fin sera un veritable «bouffe-films».Chez les producteurs, on explique que la France doit s’engager très bientôt dans des experiences intenses de coproduction avec le Québec et 1 on s attend à une action similaire de la part des Suisses et des Belges.On estime actuellement à une quinzaine de dollars par mois, en sus de l’abonnement de base et des frais de branchement, ce qu’il en coûtera au consommateur pour avoir accès a la TP chez lui.Si les salaires augmentent, des dizaines de professeurs congédiés à Sherbrooke par Rodolphe Morisaette Au moment où les professeurs de l’Université de Sherbrooke ont à décider s’ils renonceront ou non aux augmentations de salaires prévues dans leurs conventions collectives afin d’aider l’institution à éponger son déficit, plusieurs dizaines de professeurs recevront cette semaine un avis de non-renouvellement de contrat, au cas où ils opteraient pour l’augmentation de salaire.LE DEVOIR rapportait la semaine dernière les hypothèses que l’université a soumises à ses personnels afin de réduire ses coûts de fonctionnement durant l’année 1981-82 et les deux années suivantes.Trois hypothèses qui placent les employés devant une même dilemme: ou ils renoncent à l’augmentation de salaire de 4.32% prévue pour l’année 1981-82 (qui entrait en vigueur le 8 octobre dernier) ou les fermetures de postes seront d’autant plus nombreuses.Suivant les hypothèses, 1 université fermerait 15, 60 ou 130 postes l'an prochain.Lundi dernier, le conseil d’administration de l'université a décidé de prévoir le pire et de prendre les dispositions nécessaires pour respecter l'obligation d’aviser six mois à l’avance (soit le 30 novembre prochain) les professeurs susceptibles de n’être pas réembauchés l'an prochain.Sur les 130 postes éventuellement coupés, si les employés ne renoncent pas à l’augmentation de salaire cette année, on compte 41 postes de professeurs (dont la fermeture de 22 était déjà prévue au budget) et 50 autres postes administratifs, professionnels ou de soutien, en plus de compressions salariales 3ui, en réduisant les heures de travail heb-omadaires de maints employés, aura pour effet de fermer l’équivalent de 39 autres postes.Les 41 professeurs qui recevront cette semaine un avis technique de non-renouvellement de contrat ne seront pas tous mis à pied nécessairement; 19 d’entre eux pourraient s’en sortir, en effet, si leurs syndicats renonçaient aux augmentations de salaire prévues.Deux des trois syndicats de professeurs — celui des médecins (coupures éventuelles de 14 postes) et celui des ingénieurs (-5 postes) — avaient accepté de reporter leur décision au tournant du mois de décembre.Quant au plus important des trois, le Syndicat des professeurs de l’Université de Sherbrooke (SPUS), il a refusé de renoncer à l’indexation du salaire au coût de la vie tant qu’il ne serait pas plus amplement informé et du budget supplémentaire de l’institution qui sera présenté en décembre et de la phase II de la planification budgétaire, laquelle sera connue en janvier.Pourtant, le SPUS doit convaincre l’assemblée générale de ses membres de la pertinence de sa position lors d’une réunion le 14 décembre prochain.Le syndicat des professeurs médecins, quant a lui se réunissait hier soir en assemblée générale et décidait de reporter jusqu’en mars le choix à faire.Les médecins avaient renoncé à toucher personnellement leur augmentation de salaire du début octobre jusqu’à la fin de décembre.Ils ont placé ces sommes dans un fonds spécial «pour le maintient de nos postes», a noté le président du syndicat, le Dr Gérard Plante.Hier, cependant, ils ont demandé à la direction ae l’université de leur verser l’augmentation qui leur est due à compter du 1er janvier.«On verra d’ici mars, mt le Dr Plante, quel sera l’impact des coupures sur notre faculté et qu’elle sera leur nature exacte».Valleyfield: le syndicat dénonce le verdict du coroner Le syndicat des travailleurs de l’usine d'explosifs de la Compagnie de produits chimiques de Valleyfield (CPCV) ont dénoncé hier le verdict de mort «accidentelle» que vient de rendre le coroner Cyrille Delage dans l’affaire des trois ouvriers qui avaient péri lors de la déflagration d'un séchoir d’explosif en poudre, en août 1980.Représentés par le Syndicat national des produits chimiques (CSN), ces travailleurs soutiennent que les conclusions de Me Delage ne sont pas conformes à la preuve déposée lors des audiences publiques de janvier et mars.Ils reprochent en outre à ce dernier de n’avoir pas entendu tous les témoins que le syndicat désirait faire entendre.Me Delage exigeait que ces témoins soient d abora interrogés par des membres de la Sûreté du Québec, ce que le syndicat a toujours refusé.Selon le syndicat, cette procé- Le Monde 12 cm x 17 cm 200 pages cartes en 4 couleurs relié cartonné SOMMAIRE 4- Fuseaux horaires 5- Cartes thématiques A,B.C-Structure géologique D-Précipitations et | LE MONDE dure n’est pas conforme à la loi des coroners et le gouvernement du Québec devrait reprendre les audiences pour tirer l'affaire au clair.Les audiences publiques avaient montré que des mesures de sécurité n’étaient pas respectées.Certains travailleurs et contremaîtres ingéraient même des procédures de sécurité à respecter.Les règlements officiels, affichés dans quelques bâtisses, ne disaient rien du principal danger qui menace une telle usine, c'est-à-dire l’électricité statique.La conflagration tragique a justement été provoquée par une décharge d'électricité statique attribuable à une mise à la terre défectueuse et à la mauvaise conception de l’équipement.Ces mises à la terre («grounds») n’étaient pas vérifiées systématiquement et plusieurs manquaient.L’équipement disponible n’était ni utilisé ni réparé convenablement, selon les témoignages entendus aux audiences.Le soir de la tragédie, le séchoir était chargé de deux tonnes d’une poudre spéciale, beaucoup plus dangereuse que la poudre habituelle.Pourtant, le personnel n’en aurait pas été avisé.Selon les représentants du syndicat, la compagnie ne En vente dans toutes les librairies courants marins E-Végétation F-Climats G-Densité de.population H-Religions, races et langues (-Communications aériennes J-Économie du secteur agraire K-Économie du secteur industriel 6-Le monde politique 8-Océans Indien et Pacifique 10-Océan Atlantique 12- Pôle Nord 13- PôleSud 14- Europe 34-Asie et Russie 46-Moyen-Orient en vente dans les librairies prend pas les mesures correctives pour éviter les incendies; il y en a eu cinq depuis un an.Ils signalent aussi l’inutilité de leurs plaintes récentes, lorsqu’ils ont constaté des taux trop élevés de nitroglycérine, d'éther ou de poussière de graphite.Recrudescence de la tuberculose OTTAWA (PC) - Le nombre de cas de tuberculose a progressé légèrement au Canada, l’année dernière, rapporte Statistique Canada.Selon l’agence fédérale, 2,841 cas nouveaux ou réactivés ont été enregistrés en 1980, ce qui représente 11,9 cas par 100,000 habitants.En 1979, on avait dénombré 2,797 cas de tuberculose, soit une moyenne de 11.8 par 100,000 de population.La tuberculose a régressé sensiblement au Canada au cours des dernières années et les statistiques préliminaires indiquent que cette tendance à la baisse s’est poursuivie cette année.Cependant, la tuberculose fait encore des ravages chez les autochtones et chez les immigrés.Statistique Canada rapporte que des 2,841 cas enregistrés en 1980, pas moins de 1,085 l’ont été cnez des immigrants, même si plusieurs de ces personnes sont établies au Canada depuis longtemps.Un total de 373 cas ont été enregistrés chez les Indiens et 19 autres chez les Inuit.La tuberculose est une maladie infectieuse qui s'attaque aux poumons et qui est généralement associée avec de piètres conditions de vie.48-Afrique 56-Australie et Océanie 62-Amérique du Nord 70-Amérique Centrale 74-Amérique du Sud 97-Synthèse géographique et statistique 119-lndex des noms et lieux géographiques 4660 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél.: (514)849-1112 Station Métro-Longueuil Longueuil, Québec Tél : (514) 677-6525 168 est.rue Sainte-Catherine Montréal.Québec Tél : (514) 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél (514)843-6241 McGill, PACT et PART préconisent des commissions scolaires linguistiques par Angàle Dagenais Il existe une troisième voie entre le statu quo confessionnel et un système d’enseignement unifie tel que le préconiserait le ministre de l’Éducation, M.Camille Laurin, si on se fie aux fuites du plan de restructuration scolaire publiées dans les journaux: et cette voie n’est rien d’autre qu’une hypothèse déjà envisagée dans les années 70, celle de créer des commissions scolaires linguistiques.Telle est la position rendue publique hier au cours d'une conférence de presse des deux grandes associations d’enseignants anglophones, catholiques et protestants, du Québec, la Provincial Association of Catholic Teachers (PACT) et la Provincial Association of Protestant Teachers (PAPT) qui signaient une déclaration conjointe avec la faculté d'É-ducation de l’Université McGill, Le communiqué conjoint émis hier par les associations souligne «que le vrai problème se situe au niveau du système d’éducation de langue anglaise et non au niveau de la structure confessionnelle des commissions scolaires» et que pour permettre la survivance et l’epanouissement d’une communauté anglophone «viable» au Québec, il est essentiel selon les trois signataires, qu’une structure intermédiaire entre le gouvernement et l'école permette aux anglophones de définir et gérer leurs écoles.Mais ce qui est vrai pour la communauté linguistique anglophone l’est aussi pour la majorité francophone: par cet aménagement linguistique: pluralité, enseignement religieux pour les écoles qui le désirent, rationalisation des équipements et services éparpillés présentement chez les anglophones notamment entre deux systèmes concurrents (catholique et protestant), réduction du nombre de commissions scolaires, représentation exacte et équitable au sein des commissions scolaires (les Anglophones catholiques pourraient ainsi s’identifier réellement à une struc- ture scolaire qui les représente vraiment et non pas comme c’est le cas maintenant être complètement noyés dans les structures francophones).Enfin le statut juridique de ces commissions scolaires serait établi par l'Assemblée nationale du Québec — comme le serait d’ailleurs le plan de restructuration du ministre Laurin — et par la Charte canadienne des droits, affirment les co-signataires.Ils soulignent à l’appui de leur revendication que ceux qui se réfugieront derrière 1 article 93 de la Constitution pour faire valoir le statu quo confessionnel — la Commission des écoles protestantes a déjà signalé son intention de se servir de ce moyen légal ainsi que la Fédération des parents des écoles protestantes — risquent fort d'être déboutés étant donné la jurisprudence qui existe déjà sur la question.Mais plus important Sévère avertissement QUÉBEC (PC) — Aucun membre du personnel des cabinets de ministres ne pourra participer au Congrès biennal du Parti québécois en faisant assumer ses dépenses par les contribuables.Le bureau du premier ministre René Lévesque a transmis un avertissement sévère en ce sens aux intéressés, a appris La Presse canadienne.L'avertissement précise que les adjoints des ministres et le personnel politique qui désirent participer au congrès pé-quiste qui aura lieu à Montréal du 4 au 6 décembre, devront assumer eux-mêmes leurs frais de séjour.Il est souvent arrivé, dans le passé, autant sous l’administration libérale que pé-quiste, que le personnel politique des ministres se rendait à des activités partisanes en faisant assumer les dépenses de séjour à même les fonds publics.Un tel procédé ne se répétera plus, si on en croit la directive en provenance du bureau de M.Lévesque.encore, d’expliquer M.Robert Dobie, directeur général de la PACT, le système actuel ne reflète plus la réalité pluraliste du Québec et ne fait qu’encourager la discrimination.Déjà les cégeps et les universités au Québec sont divisés sur une base linguistique, pourquoi les écoles primaires et secondaires ne le seraient-elles pas aussi?Les droits qui sont en jeu présentement, affirment les signataires, ne sont pas des droits confessionnels «désuets» (outdated) mais des droits linguistiques.Et les trois associations estiment que la communauté anglophone a le droit d’administrer ses propres institutions scolaires en vertu de la consti- tution et de la tradition et que la création de commissions linguistiques devrait satisfaire entièrement ce droit.Les enseignants font valoir qu’ils ont procédé à une vaste consultation auprès du milieu — parents, administrateurs scolaires, syndicats — et que plusieurs de ces groupes se prononceront dans le même sens très bientôt.La population étudiante anglophone visée par la restructuration scolaire est de 175.000 étudiants, dont 100,000 habite sur l’île de Montréal, selon les statistiques distribuées hier par les trois groupes, soit 15% de la population primaire et secondaire du Québec, Rappelons que l’hypothèse de la création de commissions scolaires linguistiques avait été défendue en 1976 au Comité de restructuration scolaire du Conseil scolaire de l’île de Montréal par la Commission scolaire Sainte-Croix et la plupart de ses comités d’école de l’époque, par le Congrès juif canadien, par Mme Thérèse Lavoie-Roux, à titre de membre de ce comité, et Claude Ryan, éditorialiste et directeur du DEVOIR.A cette époque, l’argument principal qui militait en faveur de cette hypothèse était qu’il existe un rapport étroit entre la langue, la culture et l’éducation, et il n’était que logique et réaliste que l’une et l’autre communauté linguistique s’occupent chacune de l’éducation de leurs enfants.Jr VENTE PAR CATALOGUE Deux séances Ic/TRCfORI D’ART ¦ innCV’S.146, chemin Botes, bureou 303, Ville Mont-Royal, P.Q.H3S 1 A4 (514) 731-4312 N’OUBLIEZ PAS NOS DATES! Vente, mardi 1er décembre 1981 à 7:30 p.m.précis Magnifiques tableaux canadiens et internationaux du XIXe et XXe siècles.Vente, mercredi 2 décembre 1981, à 7:30 p.m.précis Continuité des tableaux canadiens et internationaux.Visites préliminaires: du vendredi 27 novembre 1981 au lundi, 30 novembre 1981, tous les jours de 10:00 a.m.à 6:00 p.m.vendredi et lundi soirs jusqu’à 10:00 p.m.Prime aux acheteurs: Toute pièce achetée est su/ette à une prime de 10% payable par l’acheteur et faisant partie du prix d'achat, à l'exception de la taxe d'encan et de la taxe provinciale de 8%, lesquelles ne sont pas applicables.STATIONNEMENT GRATUIT À L’ARRIÈRE.J?'mime Weniritu à Montréal Madame Jeanne Bourin, historienne et écrivain, auteur des best-sellers La chambre des dames, Le jeu de la tentation et Très sage Héloïse, sera présente à un séance de signature le samedi 21 novembre de 14h à 16h, à la librairie Hermès (1120, rue Laurier, à Outremont).Madame Bourin prononcera une conférence intitulée: « La vie quotidienne des citadines au Xllle siècle» le mardi 24 novembre à 20h30 à l’Institut Simone-de-Beauvoir de l’Université Concordia (salle H420 1455 de Maisonneuve ouest).Entrée libre.Cette conférence sera à nouveau présentée au pavillon Hubert-Aquin de l’UQAM (salle AM050) le jeudi 26 novembre à 20h.Entrée libre.Pour informations 331-4540 Le Devoir, Jeudi 26 novembre 1981 ¦ 3 Dépenses (par fonction) 1981 administrât 10.9“ 1982 récréation at culture 4.5% aménagement et m valeur du territoire 5.4% toutia.t finan cier et con tributiong sécurité publique 20,4% soutien maté rial at tsch niqua transport générale administration ^ récréation et culture 4,2% hygiène et écologie 3.8% santé et bien-être 2.3% »outi«n tributionf sécurité maté- % bnérale aménagement et mise an valeur du territoire 5,2% hygiène oi:iu:i: où sa qualité fait sa renommée 1025 ouest, Laurier Tél.: 272-4065 — 272-4086 Stationnement gratuit de 30 minute» avec tout achat de $20.Le livre universitaire m « Î3 O , qu’aura lieu la manifestation patriotique annuelle d# la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal au* monuments DUVERNAY et des PATRIOTES au Cimetière de la Côte-des-Neiges.Le rendez-vous est fixé à 9 heures 45 à la petite chapelle du Cimetière.Les membres de la Société, les descendants des: “Patriotes 37-38” et les “Patriotes" d’aujourd’hui sont, invités à venir se recueillir sur la tombe dû, FONDATEUR de la Société Saint-Jean-Baptiste eh devant le monument érigé à la mémoire des HÉROS de 1837-38.'«0 TRAVAUX DE PHOTOCOPIE ET D'IMPRESSION URGENTS?SCRIBEC - 45, rue Jarry est - 387-2486 nément devant des juges ditte-rents en divers endroits du Québec.Cela ne pourrait que donner lieu à des jugements discordants qui embrouilleraient le débat.» Plusieurs avocats ont insisté sur la difficulté de définir des causes-types puisque Ton compte plusieurs manufacturiers et d’innombrables entrepreneurs qui avaient chacun leur façon d’agir.Du côté des clients, les dommages varient aussi selon la façon de faire, la sensibilité des occupants, les particularités de chaque maison, la nature des problèmes de santé ou des dommages architecturaux, la perte de valeur marchande, la réaction des locataires, etc.Certains ont aussi signalé des contestations pour annulation de bail, pour bris de contrat de vente ou encore de la part de créanciers hypothécaires qui craignent de perdre la garantie de leur prêt.Lors de la réunion d’hier, environ le quart de la centaine d’avocats présents agissait pour la défense, représentant des manufacturiers, des entrepreneurs en isolation, des vendeurs ou encore les divers niveaux de gouvernement.Du côté de la poursuite, la plupart des avocats allèguent des problèmes de santé ainsi que des dommages physiques à la maison.Dans certains cas où les dommages ne sont pas encore visibles, certains propriétaires allèguent simplement la perte de valeur marchande de l’édifice.\ la maiiiit‘n
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.