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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 28 janvier 1982
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1982-01-28, Collections de BAnQ.

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c Vol.LXXIII — No 22 CANNES Une journée bleue au Midem par Nathalie Petrowski CANNES — Il y avait beaucoup de remue-ménage et de va-et-vient au kiosoue bleu du Québec hier.Le délégué général du Québec, à Paris, M.Yves Michaud, et une star naissante, Diane Tell, étaient attendus la même journée mais pas pour les mêmes raisons.Diane Tell tenterait le soir même de séduire les marchands du Midem lors d’un spectacle-gala au Palais des festivals réunissant les jeunes espoirs du Danemark, de la France, de l’Espagne et de l’Italie.Sa compagnie ae disque française AZ, aurait, selon les rumeurs, payé cher pour l’inscrire au programme et faire en sorte que la jeune ingénue soit entendue des Européens, qui, en retour, l’aideront possiblement à percer les marchés prospères de l’autre côté de la frontière française.Voir page 18: Cannes Les trois grâces Au théâtre de Quat’soue Rens: 845-7277 Quelques chutes de neige.Vents modérés.Maximum - 4 (détail en page 8) Montréal, jeudi 28 janvier 1982 (Hauterive, Baie-Comeau, Sept-lles40cents) 35 CENTS Pour combattre la pauvreté Ottawa offre de verser davantage aux provinces J par Michel Vastel OTTAWA — Le ministre fédéral de la Santé et du Bien-être social a ouvertement souhaité hier que les provinces relèvent les paiements d’assistance sociale à «un niveau décent» et elle a assuré qu’elle en paiera immédiatement sa part, 50%.Répondant à la question d’un député néo-démocrate sur le niveau de pauvreté de certains Canadiens, Mme Monique Bégin a rappelé que l'initiative d’augmenter l’assistance publique aux Canadiens de moins de 65 ans appartient aux provinces seules.Un récent rapport du Conseil national du bien-être social indiquait que le chef de 87% des familles pauvres du Canada et près de 60% des personnes seules vivant sous le seuil de la pauvreté ont moins de 65 ans, et n’ont donc pas accès aux pensions de vieillesse ni au supplément de revenu garanti.En fait, d’expliquer Mme Bégin à sa sortie des Communes, il y a des gens de 60 à 65 — en particulier des veuves qui n’ont pas droit a la retraite de leur mari — qui souhaitent arriver à l’âge de 65 ans parce qu’alors leur revenu augmente d’un seul coup, considérablement.Les personnes en âge de travailler, et qui n’ont pas ou plus droit à l’assurance-chômage, bénéficient de l’assistance sociale, regime partagé à 50% par Ottawa et les provinces.Les contributions fédérales au régime sont passées de $2.2 milliards en 1980 à $2.6 milliards en 1981-82, soit une augmentation de 19% en raison du taux d’inflation (12%) et surtout d’une augmentation du chômage.Les contributions au regime québécois d'assistance publique ont fait un bond de 20% , dépassant pour la première fois le milliard de dollars en 1981 tandis que les paiements en Ontario et en Colombie-Britannique augmentaient respectivement de 18% et de 16.4%.Ce sont aussi les deux provinces où le taux de pauvreté est inférieur à la moyenne nationale.Les familles et les personnes seules vivant sous le seuil de la pauvreté — (tel que défini par Statistique-Canada) se concentrent surtout au Québec et dans les Mari-Voir page 18: Ottawa Le frère André sera béatifié le 23 mai Le frère André sera béatifié à Rome par le pape Jean-Paul II le 23 mai.La nouvelle a été annoncée au Vatican hier II avait été nommé vénérable par le pape Paul VI le 12 juin 1978.La nouvelle a été confirmée par un porte-parole du Vatican, Mgr Angelo Palmas, pro-nonce apostolique au Canada.Le Frère André deviendra donc, à compter du 23 mai, le bienheureux frère André, en vertu de sa béatification, qui constitue l’étape précédant la canonisation, après laquelle l’élu devient un saint.Mgr Palmas a précisé que la cérémonie de béatification du frère André sera présidée au Vatican par le pape Jean-Paul II.Pour sa part, le Père Bernard Lafre-nière.porte-parole de l’oratoire Saint-Joseph, a déclaré que cette annonce par Rome constitue «la grande nouvelle que des milliers de personnes attendaient depuis plusieurs années».Né le 9 août 1845 à Saint-Grégoire-d’Iberville, Alfred Bessette était le huitième enfant d’une famille de douze.Il perdit son père à l’âge de neuf ans, sa mère trois ans plus tard.Orphelin, sans instruction et de santé fragile, il travailla comme garçon de ferme et exerça divers métiers.Voir page 18: Frère André Les pompiers de Montréal n’ont mis qu’une dizaine de minutes hier après-midi à maîtriser un incendie qui s’était déclaré sur le toit de l’hôpital Fleury, dans le nord-est de Montréal.Des ouvriers effectuaient des travaux et des étincelles d’une torche à souder ont allumé le goudron du toit.Le dernier étage de l'institution, qui abrite des bureaux, a été évacué, mais il n’a pas été nécessaire d'évacuer les 240 patients qui se trouvaient à l’hôpital.(Photo Jacques Grenier) Après un long entretien avec Begin Dans un accident de la route 11 Canadiens trouvent la mort aux Philippines (d’après AFP, AP et Reuter) — Onze touristes canadiens qui se rendaient visiter un guérisseur dans son village isolé ont été tués hier dans la collision de deux autocars sur une route tortueuse du nord des Philippines, a-t-on appris à Manille Les officiers chargés de patrouiller l'autoroute ont indique qu’il était très difficile d'identifier les victimes, carbonisées dans l'incendie qui a suivi la collision.Parmi le groupe qui se rendait à Baguio, seuls trois hommes ont survécu à l’accident.Il s’agit de M.Wilfred Herbert Runza, 42 ans, originaire d’Edmonton, en Alberta, et de deux guides philippins, Steve Bolen et Apolonio Caratocha Cinq des 34 passagers chinois qui étaient à bord du second autocar ont été grièvement blessés.Un porte-parole du ministère des Affaires extérieures à Ottawa a déclaré qu’il ignorait l’identité des victimes alors que le Vancouver Sun mentionnait qu un conseiller canadien à Manille, Mme Ingrid Hall, lui avait rapporté qu’elle avait Autonomie: Haig parle de légers progrès JÉRUSALEM (d’après Reuter et AFP) — M.Alexander Haig, secrétaire d’État américain, a annoncé hier soir de légers progrès dans ses efforts pour réduire les divergences entre Israël et l’Égypte sur l’autonomie palestinienne.Mais il a bien insisté sur le fait que ces —rès sont limités.«De nombreuses difficultés existent, mais de légers progrès ont été accomplis.Je voudrais souligner le fait que (beaucoup) reste à faire», a déclaré M.Haig à la presse à l'issue d'un entretien de quatre heures avec M.Menahem Begin, président du Conseil israélien.M.Haig est arrivé hier matin en Israël, pour sa deuxième visite ce mois-ci pour relancer les négociations entre l’Égypte et Israël.Prié de dire s’il soumettrait de nouvelles propositions aux autorités du Caire, où il doit se rendre aujourd'hui, M Haig a répondu qu’il était trop tôt pour en parler.«Nous avons déjà réalisé des progrès, ' il y a encore beaucoup à faire, a dé-M Haig à la presse.Nous nous ef- maisil ; claré M.Haig a la pr forçons de rassembler les éléments.Toutefois, a-t-il ajouté, il n'y a pas de date-limite à nos discussions».Interrogé sur les suggestions qu'il aurait apporté pour tenter de combler le fossé entre les positions égyptienne et israélienne, M.Haig s’est contenté de répondre qu’il était «venu avec des idées Restaurant tâu/fA yÂoucAa uf générales dans certains domaines précis».De sources proches du premier ministre israélien, on indiquait qu’il avait été aussi «longuement» question des problèmes de la sécurité dIsraël.Le ministre israélien de l’Intérieur, M.Yossef Burg, chef de la délégation de son pays dans ces pourparlers, avait précisé plus tôt, après 45 minutes d’entretiens avec le chef de la diplomatie américaine: «M.Haig.a apporté des idées pour combler le fossé entre les conceptions de l’Égypte et d’Israël, certaines sont bonnes, d’autres sont à écarter.De toute façon, la négociation n’est pas facile».Auparavant, M.Haig avait eu un entretien d’une heure et quart avec son homologue israélien, M.Yitzhak Shamir, entretien auquel participaient également le secrétaire d’État adjoint pour le Proche-Orient, M.Nicholas Vehotis, l’ambassadeur spécial, M.Watt Cluverius, et les ambassadeurs des États-Unis au Caire et à Tel-Aviv, MM.Alfred Atherton et Sa- muel Lewis.Au terme de cette première séance de travail, un haut fonctionnaire israélien a déclaré: «Il y a une volonté commune de tenter de progresser mais sans se fixer de date limite.Il y a deux semaines, le secrétaire d’Êtat s’était contenté de poser des questions.Cette fois-ci, nous avons commencé à discuter».Refusant d'entrer dans le détail des suggestions américaines, le haut fonctionnaire israélien a toutefois précisé qu'elles portaient, entre autres, sur la composition des pouvoirs du futur «conseil d’autonomie» palestinien dans les territoires de Cisjordanie et de Gaza.Les positions égyptienne et israélienne sur l’autonomie, rappelle-t-on, paraissent difficilement conciliables.M.Kamal Hassan Ali, chef de la diplomatie égyptienne, déclarait en effet samedi: «L’Égypte tend à mettre sur pied une véritable autonomie palestinienne en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est».Tandis que son homologue israélien.M.Yitzhak Shamir es- timait mardi soir que son pays avait déjà fait assez de sacrifices en restituant le Si-naï et que c’était désormais à l’Égypte de faire des concessions sur la question de l’autonomie.Par ailleurs, toujours selon le haut fonctionnaire israélien, il a été aussi question de la future force multinationale du maintien de la paix dans le Sinaï.Le secrétaire d’État américain a apporté des «clarifications» sur la participation de quatre pays européens à cette force (France, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas) après consultation des quatre capitales concernées L’affaire, remarque-t-on, n’est toujours pas réglée à moins de trois mois de l’évacuation finale du Sinaï par Israël (25 avril à minuit).En fait, indique-t-on de source américaine autorisée, c’est davantage l’échéance d’avril qui préoccupe les États-Unis que le dossier de l’autonomie palestinienne.«Il ne faut pas que le processus de Camp David s'arrête avec l'évacuation du e; Sinaï, a cependant déclaré à l’AFP un haut fonctionnaire américain.Or, l’im-iasse actuelle dans la négociation sur autonomie risque de laisser la porte ouverte à l'aventure».Le secrétaire-d’État américain est attendu aujourd’hui au Caire pour une nouvelle visite de vingt-quatre heures dont, de l'aveu même du président Hosni Moubarak, on voit mal «ce qu’elle pourrait apporter de nouveau» quinze jours après un ref séjour qui n’avait pratiquement rien donné.Interviewé il y a quelques jours par le quotidien Al Akhbar, le chef de l’État égyptien avait en effet déclaré qu’il recevrait volontiers M.Haig pour faire avec lui le point de ses discussions en Israël, mais qu’il «se demandait ce que le secrétaire d'État pourrait bien apporter de neuf avec lui».Dans les milieux officiels égyptiens, on fait remarquer que ces entretiens auront lieu une semaine avant la visite du prési- Volr page 18: Autonomie Sharon voudrait frapper très fort au Sud-Liban au* >w grillades el Iruits de mer de grande réputation salle de réception .881 de Maisonneuve, Est, téL: 527-1221 JÉRUSALEM — Les dirigeants israéliens observent sans inquiétude et même avec une nonchalance teintée de mépris les efforts déployés par la Syrie pour amener l'Assemblée générale de l’ONU à voter une condamnation de l’annexion du Golan.Rentré du Caire, le général de réserve Ariel Sharon, ministre israélien de la Défense, a pu rassurer ses collègues au gouvernement Begin sur les intentions véritables de l’Égypte, suite à l'annexion du Golan, «Les Égyptiens ne se moquent pas mal de ce qui peut arriver aux Syriens», dit Ariel Sharon Le président Moubarak par Victor Cygielman collaboration spéciale la Syrie et Israël ne commenceront pas au Golan, mais bien au Liban du Sud, cette région-charnière, où cohabitent et s'entre-déchirent chiites, druzes, chrétiens maronites et Palestiniens.Le général Sharon a informé les Américains qu'l- vient d'ailleurs de confirmer, dans une interview au Spiegel, que l’Égypte ne bougera pas, en cas de guerre israélo-syrienne.Les milieux diplomatiques, ici, sont convaincus que les futures nostilités entre PU les civils qui habitent cette région frontalière.au nord d’Israël».Voilà qui ne tranquillise nullement les États-Unis, conscients de la fragilité d'un cessez-le-feu à la merci du moindre incident, du moindre coup de feu.Les Américains sont d’autant plus inquiets qu’ils ont eu vent des plans de Sharon concernant le Liban.Le ministre israélien de la Défense prendrait prétexte du premier tir palestinien au «katioucha» Eaur lancer une vaste offensive au sud du iban — dont l’envergure serait bien plus importante que l’opération du Litani, en 1977.Et cela pour réaliser un triple objectif: 1) chasser les Syriens du Liban; 2) écraser, au passage, les forces militaires de l’OLP, dont la retraite vers la Syrie serait coupée par l’occupation de la «Bekaa» par les troupes israéliennes; 3) aider Voir page 18: Sharon expédié la liste des victimes à Ottawa.Une délégation de l’ambassade canadienne à Manille, dirigée par le vice-consul Richard McTaggart, s’est rendue sur les lieux de la tragédie pour faire enquête.Le journal canadien a ajouté que huit des victimes venaient de la Colombie-Britannique D’autre part, deux catastrophes ferroviaires, l’une en Algérie et l'autre en Inde, ont fait 194 morts et 200 blessés hier.La petite gare de Bouhalouane à une centaine de kilomètres à l’ouest d'Alger, présentait, hier après-midi, un aspect quasi apocalyptique après la catastrophe ferroviaire survenue la nuit précédente et qui a fait, selon un bilan encore provisoire, 131 morts et quelque 150 blessés dont certains très grièvement.Des voyageurs etrangers se trouvent parmi les morts.Selon un responsable de la gendarmerie, il s’agit d’un médecin soviétique et de quelques touristes tunisiens La commission d’enquête qui se trouve sur place n’avait pas pu déterminer avec exactitude la raison pour laquelle le train de voyageurs «NS-1007» venant d'Alger et se dirigeant vers Oran, avec 450 passagers à bord, a percuté en pleine vitesse, vers une heure du matin, un convoi de marchandises stationné en gare.Le train de voyageurs a littéralement éclaté, certains wagons pourtant de construction métallique, sont enchevêtrés sur le quai de la gare.D’autres, éventrés, sont couchés le long de la voie.La gare elle-même, a échappé de peu à la destruction, ayant été à peine écornée par les wagons projetés en l’air sous la violence du choc.En début d’après-midi, les sauveteurs avaient dégagé toutes les victimes sauf le conducteur de l’un des convois dont le cadavre était toujours prisonnier de sa machine diesel dechiquitée.Les blessés, parmi lesquels des femmes et des enfants, ont été transportés dans les hôpitaux des localités environnantes, après avoir été dégagés par des équipes de secours de la gendarmerie, de l’armée et de la protection civile.Arrivés très rapidement sur les lieux, les sauveteurs ont travaillé toute la nuit à la lumière des projecteurs, dans des conditions particulièrement difficiles en raison des averses tombant par intermit-tance et de la boue.Des moyens matériels considérables ont été mis en place.Nombre de grues et de bulldozers ont été acheminés sur le terrain.La mosquée du village a été transformée en morgue provisoire.Dans l’apres-midi, sous le regard hébété des habitants, encore sous reffet de choc, les ambulances continuaient d’évacuer les morts enveloppés dans des couvertures tachées de sang.Cette catastrophe, la plus grave enregistrée en Algérie depuis l’indépendance, Voir p*g« 18: Canadians Au coeur de la nouvelle cuisiné québécoise ., Ouvert le midi et le soir du lundi au vendredi, ainsi que le samedi soir I 2 ¦ Le Devoir, Jeudi 28 janvier 1982 en bref.¦ Douze personnes ont été exposées à la radiation ONTARIO (NEW YORK) (AFP) — Douze travailleurs de l'usine nucléaire Ginna d'Ontario au total ont été légèrement contaminés lors de la fuite qui s est produite lundi, ont indiqué hier les responsables de la centrale.Les premières informations faisaient état de cinq personnes exposées aux radiations.Un porte-parole de la centrale a précisé qu’aucun de ces employés n'avait dû être hospitalisé, la contamination radioactive n'ayant touché que leurs vêtements.Le quotidien de Rochester, Times-Union, affirme dans son édition d’hier qu’une «bulle de vapeur» serait à l’origine de la fuite radioactive, comme cela avait été le cas lors de l’accident survenu à la centrale de Three Mile Island, en mars 1979.Citant M.John Arthur, ingénieur en chef de l’usine, le journal affirme que cette bulle s’est formée à la suite d’une soudaine baisse de pression du réacteur, empêchant ou ralentissant ainsi son refroidissement.¦ Portrait d’une victime OTTAWA (PC) — Depuis 1961, la victime canadienne typique d’homicide a été un célibataire dans la vingtaine tué à coup de feu dans sa maison, à la suite d’une querelle avec des amis ou des connaissances.C’est le portrait oue dresse le Centre canadien des statistiques juaiciaires.De 1961 à 1980, ajoute le centre, il y a eu 9,202 meurtres, homicides et infanticides.Au cours de cette période, le taux des homicides a grimpé de 95% au Canada.Le taux a été à la hausse de 1960 à 1975, mais a commencé à baisser depuis 1976, date à laquelle le Parlement a aboli la peine de mort.Les statistiques des années 1975 à 1979 révèlent qu’avec 2.87 victimes par 100,000 habitants, le Canada s’est classé septième parmi 14 pays.La Belgique, avec un taux de 1.03 est au bas de l’échelle, tandis que le haut de l’échelle est occupé par les États-Unis avec un taux de 8.49, suivis de la Suède avec 4.48 victimes par 100,000 habitants.¦ Inondations au Pérou: 600 morts et 5,000 disparus LIMA (AFP) — Plus de 600 personnes ont péri çt quelque 5,000 ont été portées disparues, selon un bilan officieux, à la suite du débordement d’un lac situé sur le versant oriental des Andes au Pérou.La catastrophe a surtout affecté les villes d’Uchiza et de San Pedro de Chonta dans la vallée de Tocache, région située à 600 km au nord-est de Lima et 17 villages ont été rasés ou ensevelis sous des flots de boue.Des pluies torrentielles ont, semble-t-il, provoqué samedi à l’aube le débordement d’un lac, situé a 3,500 mètres d’altitude.Le flot se serait alors déversé dans la rivière Chontayacu, la transformant en un torrent furieux qui a inondé et ravagé toute la vallée de Tocache.¦ Douglas devra modifier les commandes des DC-10 WASHINGTON (AFP) — L'administration de l’aviation civile américaine vient de demander à la société McDonnell Douglas d'apporter, à titre de «précaution supplémentaire», certaines modifications aux commandes des ailerons de ses gros porteurs DC-10, a-t-on appris hier de source autorisée.Il s'agit essentiellement, précisait-on, de modifications destinées à mieux assurer le fonctionnement des commandes des ailerons en cas d’incident.Au cours des trois dernières années, rappelle-t-on, la rétraction subite des ailerons d’une aile, à la suite de la rupture d’un câble de commande due à la perte ou à l’éclatement d’un moteur, avait en deux occasions provoqué ou failli provoquer une catastrophe.Le 25 mai 1979, un DC-10 s’était écrasé à Chicago peu après le décollage, tuant 273 passagers, à la suite de la rupture d'un câble de commande d’ailerons provoquée par le «décrochage» d’un réacteur.¦ Une édition du «Globe» Imprimée aux Maritimes HALIFAX (PC) — L'édition nationale du «Globe and Mail» destinée aux provinces atlantiques sera imprimée à partir d’aujourd’hui à Moncton, au Nouveau-Brunswick.Les exemplaires du journal réservés aux provinces atlantiques étaient imprimés à Ottawa, expédiés par camion à Montréal et de là par avion jusqu’à leur destination.L’édition imprimée à Moncton sera acheminée vers les points de distribution par camion, avion, autocar et traversiers-rail.L’établissement de Moncton est le cinquième point du réseau électronioue qui imprime le journal à Toronto, Ottawa.Calgary et Vancouver.Le tirage de l’édition nationale du «Globe and Mail» a atteint 95,000 exemplaires depuis la création du réseau.Le tirage total du journal est supérieur à 350,000 exemplaires.Depuis un an déjà au coeur d’Outremont anjQu^uurMi poursuit son essor grâce à votre fidélité.la véritable BOUCHERIE CHARCUTERIE FRANÇAISE m Un délice pour les yeux.Une évasion gastronomique grâce à ses viandes, ses pâtés, ses fromages, ses pâtisseries Une tradition depuis 1953 Notre spécial cette semaine.Rôti de porc qualité Anjou-Québec Sachez l’apprétert Obtenez gretultement une recette appropriée.Voyez notre veste choix de fruits et de Mgumes frets.I Découvrez notre comptoir de pâtisseries toutes fraîches et laissez-vous séduire) Bien madget signifie r * 3mou * ui f:iii:i; •ou sa qualité fait sa lenommèe 1025 ouest, Laurier Tel : 272-4065 — 272-4086 Stationpemtnt.gratuit de 30 minutes avec tout achat de $20 Les corporations réclament un contrôle j décisif de la formation des professionnels par Rodolphe Morissette Les 39 corporations professionnelles qui forment le Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) réclament du ministère de l’Éducation un contrôle accru, voire décisif, sur la qualité de la formation des Professionnels.C’est ce qui se dégage d’un avis sur la formation professionnelle que vient de remettre l’organisme au ministre, le Dr Camille Laurin.L’avis rappelle cinq principes relatifs au rôle des corporations dans la vie professionnelle et il formule une demi-douzaine de recommandations.Les uns et les autres, formulés sur un ton plutôt abstrait, se comprennent mieux si Ton en fait la lecture à la lumière des commentaires, plutôt cinglants, qu’exprime le CIQ sur des avis recents respectivement du Conseil des universités et de l’Ordre des professions du Québec sur des sujets analogues.Un nombre important de corporations professionnelles sont associées, à titre consultatif, aux choix que font les établissements d’enseignement (cégeps et facultés universitaires) de programmes de cours, aux décisions qu’ils prennent touchant les stages et les examens professionnels.Règle générale, cette collaboration se fait moyennant l’existence de «comités de formation», sur lesquels siègent, de deux à quatre fois par année, des représentants en nombre le plus souvent paritaire des établissements d’en- seignement, des corporations professionnelles et des étudiants.Le CIR voudrait que de tels comités aient des pouvoirs décisionnels, a lancé hier le président du CIQ, M.Louis Roy Une enquête faite auprès des corporations par le CIR en 1980 a démontré que le bilàn de ces comités de formatiez «reste positif»; que la plupart des corporations en apprécient grandement le fonctionnement et que «la très grande majorité» des corporations qui n’en ont pas encore en désirent.Toutefois, le Conseil des universités, dans un avis préliminaire publié en septembre 1980.réclamait une responsabilité exclusive des universités pour tout ce qui touche la formation initiale des professionnels.Les corporations n’auraient donc plus la responsabilité d’activités touchant la formation professionnelle qui seraient «préalables à l’obtention du diplôme conféré par l’universite et qui leur donne accès».Contrairement aux recommandations du Conseil des universités, le CIQ ne veut en rien reconnaître les employeurs «comme instances responsables» dans la formation professionnelle.Ce sont tout au plus «des intervenants» en l’occurrence.Précisons que le CIQ tient pour fondamental à la notion de «profession» le concept d' «auto gestion» et rappelle le rôle premier des corporations, qui consiste à «protéger le public».La vedette du Salon de la jeunesse sera sans conteste le cube de Rubik par François Barbeau On apprenait à l’école à extraire la racine cubique.Les temps changent, et maintenant on y enseigne comment résoudre l’ardu problème que pose le cube de Rubik.Ce n’est pas aussi simple que cela.Il ne s’agit pas de faire apprendre aux étudiants les manipulations nombreuses qui mèneront à la solution, mais à se servir du cube pour décrire des algorithmes, une séquence d’opérations exécutables par une machine pour parvenir à une solution, puis de les inscrire dans un programme d’ordinateur M.Jean-Claude Oriol, professeur de mathématiques et d’informatique au collège Marie-de-France, se sert du cube pour présenter l’informatique à ses étudiants.Sa réputation a fait penser aux organisateurs du premier championnat de cube Rubik, qui se déroulera du 16 au 21 février en même temps que le Salon de la jeunesse au Vélodrome, à lui offrir le poste d’arbitre pour ce championnat.Aux préliminaires, tous ceux qui réussiront le cube en moins de trois minutes seront qualifiés.Pour le quart de finale, il faudra accélérer le rythme, et réussir ce casse-tête en moins de 90 secondes.La demi-finale sera plus ardue encore, et seuls ceux qui auront réussi en moins d’une minute pourront accéder à la finale, qui se déroulera le 21 février de 15 h à 16 h.Le gagnant participera à la finale du championnat canadien du cube, qui se tiendra à Toronto le 20 mars.Le champion canadien représentera le Canada au championnat mondial qui se tiendra aux États-Unis.Le premier prix du concours québécois comprend, entre autres, un voyage a Toronto pour deux.Le deuxième prix.un voyage à la Baie James pour deux.De là à franchir le Rubicon.Ceux qui iront au Salon de la jeunesse pour voir autre chose que les amateurs de cubes de Rubik seront servis à souhait; le parc Belmont doit y installer un manège, pardon, un supermanège; M.Peanut de la compagnie Lowney y défilera et offrira des échantillons de différents produits, «dont un tout nouveau sur le marché Québécois»; la compagnie Wrigley invite tous les jeunes gens à participer à son concours de «la chaîne la plus longue» ou de «la création la plus originale».Ce qu’il y a d’original dane ce concours, c’est que les oeuvres devront être fabriquées d’au moins 100 papiers d’emballage de couleurs des palettes de gomme à mâcher fabriquées par cette compagnie, La Ouèrâsse fera des défilés de mode, les rôtisseries Au Coq serviront du poulet et, ultime distraction, le Service correctionnel du Canada poursuivra «sa démarche de sensibilisation du public, et plus particulièrement des jeunes, au fait carcéral» et montrera à son kiosque des photographies décrivant divers aspects de la vie derrière les barreaux.Une réplique d’une cellule sera sur place.Avis aux intéressés.Heureusement que d’autres kiosques rachèteront le Salon, ceux de la CECM, du ministère de l’Éducation, de divers ordres professionnels, etc.Le Salon de la jeunesse, il faut le dire, s’appelait il y a deux ans le Salon Disco.La CSN dénonce l’étude de mortalité effectuée à la société Noranda de Rouyn par Gilles Provost La CSN a dénoncé hier avec virulence l’étude de mortalité effectuée par l’Institut Armand-Frappier auprès des travailleurs de la Société Noranda, à Rouyn, qui sont exposés depuis des années à de nombreux métaux toxiques: arsenic, plomb, cadmium, etc.Selon cette étude, les surplus de cancer du poumon se retrouveraient surtout chez les ouvriers peu exposés à ces poisons industriels et devraient donc avoir une autre cause, encore inconnue.Qualifiant cette étude «d’outrage aux travailleurs et à l’épidemiologie», le président de la CSN, M.Norbert Rodrigue, le président du syndicat des travailleurs de Noranda, M.Jacques Labonté, et le président de la Fédération des mines et de la métallurgie, M.Pierre Dupont, ont conjointement demandé au gouvernement québécois d’entreprendre lui-même une nouvelle étude similaire, qui aurait plus de crédibilité.Les représentants syndicaux se disent convaincus que cette étude n’a aucune valeur scientifique et fait partie d’une stratégie patronale pour semer le doute sur la valeur du bilan de santé qui a été réalisé par l’équipe de l’hôpital Mount Sinai, de New York, à la demande de la CSN et avec l’aide du gouvernement qué bécois.Ces résultats doivent être disponibles dans six semaines environ.De façon générale, les syndicats trouvent inconcevable que le personnel de l’Institut Armand-Frappier ait été incapable d’atteindre la moitié des 2,000 travailleurs qui formaient l’échantillon à l’étude.(L’auteur de l’étude, Mme Lise Frappier-Davignon, attribue la difficulté au manque de collaboration des autorités gouvernementales.) «Nous ne pouvons pas croire qu'il y a eu des efforts sérieux pour rejoindre tous les anciens travailleurs de la compagnie, soutient le président du syndicat, puisque les chercheurs n’ont même jamais pris contact avec nous pour obtenir l'aide dans ces recherches.» M.Labonté a aussi souligné que la compagnie avait commandé cette étude à l’insu du syndicat et que ce dernier n’en a appris l’existence que par hasard, au moment où il a demandé au gouvernement d’entreprendre un travail similaire.On leur aurait alors répondu qu’il serait inutile de gaspiller les fonds publics en dédoublant une étude déjà en marche Pour sa part, M.Rodrigue a souligné que la CSN avait aussi rencontré des problèmes de ce genre lorsqu'elle avait étudié le sort des victimes d’amiantose mais quelle avait alors réussi à obtenir les informations requises en interrogeant les autres travailleurs et en faisant pression publiquement sur le gouvernement.Interrogé a ce sujet, le directeur du Département de santé communautaire du centre hospitalier de Rouyn, le Dr Réal Lacombe, a indiqué au DEVOIR qu’il ne pouvait pas porter un jugement sur la valeur de l’étude parce qu’il y a manque trop de données importantes.«J’en ai fait parvenir copie à plusieurs spécialistes et j’attends leurs commentaires pour décider de la meilleur de l’étude parce qu’il y dit.Selon la CSN, le rapport rendu public ressemble à un collage de textes disparates et il ne fournit aucun détail sur la durée d’exposition des travailleurs étudiés, sur leur âge, sur leur durée d’emploi, sur la façon dont ils ont été classés et sur le degré précis d’exposition aux sunstance toxiques.Le syndicat dit avoir souvent demandé à la compagnie des informations sur les résultats de l’étude.«Encore en octobre dernier, dit le président du syndicat, on se faisait répondre qu’il n’y a aucun résultat disponible.Puis, brusquement, la compagnie publie ce rapport incomplet juste avant que la CSN obtienne les résultats de sa propre étude.» Or, le statisticien qui a oeuvré avec Mme Davignon a déclaré au DEVOIR qu’il ne pouvait commenter les résultats inscrits au rapport parce qu'il y a déjà «plus d’un an» qu’il a procédé à ces calculs et qu’il en a oublié les détails.Quant à M.Kemal Wassef.responsable de la santé au travail pour la CSN, il dit avoir obtenu verbalement quelques informations préliminaires sur les analyses de sang et d’urine pratiquées l’an dernier sur les travailleurs de la Noranda.Selon lui, on aurait trouvé des taux élevés de toxiques chez les membres de 12 des 18 groupes d’emplois considérés.Dans quelques cas, les niveaux seraient suffisants pour provoquer une atteinte irréparable des fonctions biologiques.a-t-il dit.veaux intervenants» que le régime du salariat a développés — «les employeurs et les syndicats», en plus de l’État, dont le rôle croit toujours, «posent des nouveaux problèmes» aux corporations.Celles-ci n’en veulent pas moins conserver «un rôle de surveillance sur le contenu des études et le contrôle de l’admission à l’exercice de la profession».Aussi le CIQ recommande-t-il, entre autres, que tout changement à un programme d’études «pouvant donner ouverture à un permis» obtienne aü pralable «l’accord» des corporations.Ces dernières veulent être «reconnues comme partenaires responsables de la for1 mation des professionnels», avec les établissements d’enseignement.KER05UN Ce radiateur tranche joliment.votre compte de chauffage* Les radiateurs Kero-Surt* entièrement portatifs sont économiques et peuvent vous donner comfort en cas d’urgence! • Rendement du combustible de 99.9% • Ne dégagent ni fumée ni odeur • Ne requièrent aucune.cheminée • Système d’allumage à 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dernier, l’Association des entrepreneurs en construction du Québec (AECQ), pourrait en conséquence n’avoir aucun vis-à-vis syndical autorisé pour négocier le renouvellement du décret de la R1 terme au 30 avril.Pourtant, la loi oblige le négociateur syndical à détenir un mandat de la moitié au moins des 92,000 employés de la construction qui participent au scrutin d’allégeance.Et, en novembre dernier, lors du maraudage, la FTQ-Construction a obtenu 46% des voix, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (CPQMC) 24%, la CSN 19%, la CSD presque 10%> et un tout petit syndicat de la Côte-Nord quelque 300 voix.Les centrales se font des propositions qui ne rallient pas la majorité.Hier, c’était au tour du Conseil provincial de rendre public un projet de fonctionnement intercentrale, auquel la CSN n’est pas totalement opposée mais que la FTQ-Construction a dénoncé vigoureusement.Le Conseil provincial demande notamment que le syndicat qui représente au moins 65% des membres d’un secteur soit le seul porte-parole syndical aux tables de négociation sectorielles.Le Conseil aurait ainsi le monopole pour sept des 23 secteurs (ou métiers) de la construction.D’autre part, le Conseil provincial, tout comme la CSN, ne veut rien entendre du droit de veto que revendique la FTQ-Construction en ce qui touche les discussions à la table centrale, entre autres sur les salaires.Les libéraux fédéraux évaluent le coût du boycottage des conférences Dans le cadre de la semaine des non-fumeurs, c'était hier la journée où on demandait aux fumeurs «Je s’abstenir pendant au moins 24 heures.Or le premier ministre du Québec, fumeur réputé s’il en est un, était attendu par les photographes à l’entrée de la réunion du Conseil des ministres, hier matin.Son réflexe: que sa cigarette soit moins visible que d’habitude.(Photolaser PC) par Michel C.Auger OTTAWA (PC) — Le caucus libéral fédéral du Québec a commandé une étude sur les conséquences du boycottage des conférences fédérales-provinciales aécrété par le gouvernement du Parti québécois après la conférence constitutionnelle de novembre dernier.Le président du caucus du Québec, M.Jacques Olivier, a soutenu nier qu’une telle étude s'impose parce que les 74 députés libéraux fédéraux du Québec doivent être doublement vigilants pour contrer ce qu’il appelle la «politique du pire» pratiquée par le gouvernement Lévesque.«Le gouvernement du Parti québécois est inconscient parce que s’il ne réclame pas sa part, d’autres provinces vont essayer de s’accaparer des sommes disponibles», a-t-il soutenu.M.Olivier cite en exemple les $11 millions disponibles pour la modernisation d’usines de papier au Québec et les $30 millions disponibles pour aider l’industrie touristique au Québec — dont une contribution du gouvernement fédéral à la construction du Palais des Congrès de Montréal — qui ne seront plus disponibles à la fin mars, «si le Québec ne vient pas les chercher».L’étude doit être réalisée, dans un premier temps, par le service de recherche du caucus libéral, et, si nécessaire, par le gouvernement lui-méme.«Le gouvernement du Parti québécois se comporte comme si le Québec était déjà un État indépendant, ce qui est très dangereux pour tous les Québécois», soutient M.Olivier.Le personnel du collège Ahuntsic réclame une tutelle sans attendre le rapport de l’enquêteur du ministère par Angèle Dagenais Les représentants de tous les syndicats du collège Ahuntsic — professionnels, professeurs, personnel de soutien, étudiants — ont joint leurs efforts hier pour exiger du ministre de l'Éducation, M.Camille Laurin, qu’il place le collège en tutelle «afin de stopper l’hémorragie financière» qui se poursuit dans cette institution depuis qu’est installée la présente administration, dirigée par M.Mounir ftafla.La communauté collégiale a refusé d’attendre les conclusions de l’enquête qu’effectue présentement M.J.-M.Saint- Jacques, du ministère de l’Éducation, qui était précisément au collège Ahuntsic hier.M.Saint-Jacques affirme qu’il remettra son rapport la semaine prochaine au ministre et qu’il a rencontré les principaux groupes, cadres et employés ainsi que la firme des vérificateurs du collège.M.Saint-Jacques a déjà fourni au ministre un rapport d’étape verbal à la mi-decembre et indique que trois hypothèses se présentent actuellement à lui dans ce dossier: recommander une enquête publique de grande envergure, relever des lacunes existantes et recommander des mesures correctives, ou constater que tout est régulier.Il n’a pas indiqué les- quelles de ces hypothèses étaient à éliminer.Les syndiqués et usagers du collège Ahuntsic soutiennent pour leur part que le dossier traîne en longueur et que la qualité des services s’est singulièrement dégradée depuis le début de l’année alors que le collège accuse une hausse de clientèle de ses étudiants réguliers.Des services importants d'aide pédagogique et financière aux étudiants ainsi que deux animateurs socioculturels ont été coupés ainsi que des bibliothécaires qui sont toutefois rappelés pour travailler «à contrat».Le syndicat des professionnels non enseignants, qui a été le plus durement affecté, ayant perdu sept de ses membres, affirme que la tâche du personnel de soutien doit subir le contrecoup des coupures de ces services professionnels et que les besoins croissants des étudiants ne sont plus comblés.Le syndicat prétend en outre que fa direction du collège devrait se préoccuper beaucoup moins de son image internationale et des réceptions qu’elle donne à des invités de passage et davantage de sa «vocation éducative» et de sa clientèle québécoise.A ce chapitre, le personnel du collège fait état dans un long communiqué des «par-tys» et «rencontres sociales» qui auraient coûté déjà $12,000 «en cette année d’austérité» alors que M.Laurin faisait part la semaine dernière dans un quotidien montréalais de son indignation face à un party de $4,000 tenu dans une commission scolaire.Le communiqué fait également état de nombreux voyages (sept à huit) effectués par le directeur général, M.Mounir Rafla, dans son pays natal, l’Égypte, en 1980 et 1981, d’une durée moyenne de deux semaines en pleine année scolaire, alors que celui-ci affirme ne jamais prendre de vacances.Interrogé à ce sujet, M.Rafla indique qu’il est allé à plusieurs reprises en Égypte au cours des dernières années et LE RXEJt.DE LA CAISSE POPULAR! .UN PLACEMENT DOUBLEMENT HEUREUX! •.S:':1: 1:1; SÉCURITÉ FINANCIÈRE Un R.E.E.R.à la caisse populaire, c’est se donner les moyens d'accumuler un capital en prévision d’une retraite financièrement confortable.ECONOMIES D’IMPÔTS Un R.E.E.R.à la caisse populaire, c’est diminuer ses impôts puisque tous les montants inscrits à votre épargne-retraite sont déductibles de votre revenu imposable.: À la caisse populaire Desjardins nous voulons faire du R.E.E.R.votre placement le plus heureux.Voici comment: • Un choix d’options d'épargne-retraite • Un taux d’intérêt vraiment concurrentiel • Aucuns frais 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il n’y a pas de majorité possible hors de la FTQ Plus le temps passe et plus devient vraisemblable une intervention du ministère du Travail, qui pourrait décider lui-même de la marche des pourparlers.Par ailleurs, toujours dans la construction, des incidents violents se sont produits mardi à Joliette, où 350 à 400 syndiqués de la CSN, de la CSD et du Conseil provincial sont allés protester contre la compagnie PE-BEN Pipe-Line accusée de n'embaucher ue des employés de la FTQ.uelques autres incidents se seraient produits hier à Terre-bonne.Selon lui, toutes les conférences fédérales-provinciales que le Québec boycotte depuis novembre dernier ont des incidences économiques.«Quand le ministre de l'Agriculture, M.Garon, dit qu’il ne viendra pas à une conférence parce que l’agriculture ce n’est pas de l’économie, il dit aux agriculteurs du Québec que les sommes qui viennent du fédéral iront dans d’autres provinces parce que, lui, il ne participe pas à la conférence», a déclaré M.Olivier.Le député de Longueuil a de plus affirmé que cette pratique du gouvernement québécois était un «dangereux précédent» et que c’est le caucus libéral fédéral qui devra réagir devant cette «absence de leadership» de la part du gouvernement péquiste.«S’ils pratiquent la politique du pire, il faut que nous sachions combien cela coûte aux Québécois» a-t-il conclu.Le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, a décrété un boycottage de toutes les conférences fédérales-provinciales après l’isolement du Québec lors de la conférence constitutionnelle de novembre dernier.Depuis lors, cependant, je ministre des Finances, M.Jacques Parizeau a participé à trois conférences sur les accords fiscaux, le ministre de l’Agriculture, M.Jean Garon, à une conférence sur la commercialisation du poulet, et l’adjoint parlementaire du ministre du Travail, M.Robert Dean, à une conférence sur la formation professionnelle.Le premier ministre René Lévesque doit participer la semaine prochaine, à la conférence féderale-provinciale sur l’économie qui se tient à Ottawa.¦ Appui aux grévistes de la CTCUM: nuances de Rodrigue Le président de la CSN, M.Norbert Rodrigue, n’a pas aimé l’article du DEVOIR, hier, affirmant qu’il avait appuyé la grève illégale à la CTCUM après que ses hautes instances se furent opposées à ce débrayage.M.Rodrigue a rédigé hier un communiqué pour préciser que le bureau confédéral (50 membres) de la centrale ne s'était pas «prononcé» contre la grève.«Les membres du bureau ont cependant demandé aux syndicats concernés de tenir compte de certains facteurs dans l’évaluation qu’ils avaient à faire dont les conséquences sur la population d’une grève des transports à ce moment-ci de l’année et les effets possibles de leur conflit sur de larges groupes de travailleurs et travailleuses qui auront à négocier avec l'état dans les prochains mois.» Cela ne constitue pas, aux yeux du président de la CSN, une opposition en bonne et due forme à la grève illégale.Il rappelle en outre l’importance de l’autonomie des syndicats affilies à la CSN, ici le syndicat des employés de bureau et celui des employés d’entretien de la CTCUM que ce sont des voyages personnels qui n'ont jamais été faits aux dépens du coliège.Il indique en outre qu’ii prend des vacances, des journées de perfectionnement ou de maladie qu’il jouxte quelquefois à des congrès ou autres voyages d’affaires.Il rappelle que ïe collège Ahuntsic a une vocation industrielle et qu’il est appelé à recevoir des délégations et des invités qui justifient parfois des réceptions comme celles invoquées par les employés, au restaurant La Sila en février 1981 et qui a coûté $1,000.A cette occasion, M.Rafla recevait tout le conseil d'administration de ia Fédération internationale du cinéma super 8.Avis public OTTAWA, 27 JANVIER 1982 BELL CANADA - ÉMISSION D’ACTIONS PRIVILÉGIÉES CONVERTIBLES Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes est saisi d'une requête déposée par Bell Canada en vue de l'approbation du montant et des modalités de l’émission, vente ou autre disposition d’actions privilégiées convertibles de son capital-actions.Il est prévu que l'émission proposée d’actions privilégiées convertibles dont l’approbation est demandée élargira la base du capital-actions de la compagnie en lui procurant un montant n’excédant pas deux cent cinquante millions de dollars ($250,000 000) qui s’intégrera aux fonds généraux de la compagnie et qui servira à payer une partie des dépenses de Bell Canada relatives à l’acquisition et à la construction de nouvelles installations et à l’amélioration de son réseau de télécommunications, et aussi à accroître le fonds de roulement.La requête et les documents y afférents peuvent être consultés par tout intéressé pendant les heures ouvrables aux bureaux d’affaires de Bell Canada situés au 1050, côte du Beaver Hall, Montréal (Québec) et au 76, rue Adelaide, Toronto (Ontario), ainsi qu’aux bureaux du CRTC, Immeuble central, Les Terrasses de la Chaudière, bureau 561,1, Promenade du Portage, Hull (Québec), et 1410 rue Stanley, 10 ième étage, Montréal (Québec).INTERVENTIONS Toute personne ou association désirant intervenir dans la présente requête peut le faire en envoyant une lettre au Conseil par courrier ou par porteur, avec copie à Bell Canada.Les lettres transmises par porteur peuvent être déposées aux endroits indiqués ci-dessus pour la consultation de la requête, tandis que les lettres envoyées par courrier doivent être adressées comme suit: M.J.G.Pate-naude, Secrétaire général, CRTC, Ottawa (Ontario), K1A 0N2; et Me.E.E.Saunders, c.r., vice-président aux affaires juridiques et générales, Bell Canada, 1050, côte du Beaver Hall, Montréal (Québec), H3C 3G4.La lettre d’intervention doit énoncer clairement la position de l’intervenant et contenir tous les renseignements à l’appui.Elle peut en outre préciser si son auteur désire comparaître à une audience publique éventuelle.Pour qu'elle soit prise en compte, la lettre d'intervention doit parvenir à Bell Canada et au Conseil au plus tard le 15 février 1982.De même, Bell Canada doit faire parvenir au Conseil et à l’intervenant concerné une copie de sa réplique au plus tard le 17 février 1982.PROCÉDURE À SUIVRE Selon la nature des interventions et des répliques qu'il recevra dans les délais précités, le Conseil déterminera si une audience publique s’impose pour l’étude de la requête.Si tel n'est pas le cas, il rendra, au plus tard le 23 février 1982, une décision approuvant la requête en principe.Si le Conseil détermine qu’une audience publique est nécessaire, celle-ci aura lieu le 23 février 1982; si tel est le cas, le Conseil en précisera à toutes les personnes et associations intéressées l'heure et l'endroit.Cette audience aura pour but d'examiner les modalités de l’émission d'actions prévue, à l’exception des précisions quant au prix, à l'ampleur et aux autres conditions de l'émission, que fixera le conseil d'administration de la requérante après la fermeture des marchés des actions le 1^r mars 1982.Le CRTC rendra une décision en principe dès la fin de l’audience.Si le Conseil approuve en principe la requête, la requérante doit lui soumettre, le 1er mars 1982, l’information exacte quant au prix, à l'ampleur et aux autres conditions de l'émission.S’il n'y a pas de différence significative entre ces précisions et celles énoncées dans la requête, le Conseil donnera son approbation définitive le 1er mars 1982.1+ Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes Canadian Radio Television and Telecommunications Commission J I Le Devoir, jeudi 28 janvier 1982 Le «fédéralisme» de Reagan inquiète déjà i,, l L.WASHINGTON (AFP) -Ronald Reagan a commencé des hier matin sa campagne pour faire approuver l’idée force de son message sur l’état de l’Union, une nouvelle répartition des responsabilités entre l’Etat fédéral et les pouvoirs locaux aux États-Unis.«Je ne crois pas que ce sera très facile, a-t-il dit à la Maison-Blanche devant un groupe de responsables de télévisions locales.Mais même si la route est pleine d’obstacles, je pense que c’est la bonne».Dans les deux mois qui viennent, il consacrera beaucoup de temps à défendre cette idée.Il voyagera beaucoup, recevra des centaines de maires, les gouverneurs, et s’adressera aux corps législatifs d’une demie douzaine d’Etats.C’est avec l’aide de ces pouvoirs que M.Reagan espère venir a bout des réticences que son plan rencontre d’ores et déjà au Congrès de Washington, y compris dans son propre parti.Le president est visiblement très heureux du succès personnel que lui a valu sa prestation de mardi soir.Mais, souvent, ceux qui lui reconnaissent une parfaite maîtrise du petit écran, s’empressent d’émettre des doutes sur le fonds du problème.Son programme est dans la droite ligne de la pensée conservatrice de M.Reagan, ancien gouverneur de l’État le plus riche des États Unis, la Californie, qui estime que les forces actives de l’Amérique sont tenues en laisse par les abus du pouvoir central.L’idée n’est pas nouvelle.En 1971, Richard Nixon avait consacré son message sur l’état de l’Union à la présentation d’une idée «révolutionnaire», le partage des revenus et des charges entre les Etats et Washington.Mais Ronald Reagan est persuadé qu’il a été élu pour le réussir, et que si l’Histoire ne retient qu’une chose de son passage à la Maison-Blanche, ce doit être celle-ci.Le principe est le suivant: l'État fédéral transférera aux pouvoirs locaux d’ici 1988 la presque totalité de l’aide sociale actuellement co-gérée avec les États, sauf celle affectant la santé.Selon les tableaux présentés par la Maison-Blanche, l’opération se soldera par un résultat nul: 47,7 milliards de dollars seront donnés aux 50 États pour qu’ils prennent en charge les programmes d’aide, la somme qu’y consacre actuellement Washington.Le gros problème intervient cependant immédiatement: rien n’obligera plus les gouvernements locaux à dépenser cet argent pour l’aide sociale.De plus, au-delà de la période de transition de 6 ans que M.Reagan s’est donnée (elle correspond, remarque-t-on au passage, à la fin d un éventuel deuxieme mandat), un fonds spécial d'environ 23 milliards de dollars qui sera alloué par Washington disparaîtra.Ensuite, les États devront se débrouiller par leurs propres moyens.Les adversaires de M.Reagan affirment cependant qu’étant données les importantes disparités entre des États riches comme la Californie ou les États producteurs de pétrole, et les États pauvres, ceux du Vieux Sud notamment, c’est la porte ouverte à l’injustice.Certains États riches, comme le Texas, ont déjà des critères de répartition des richesses (certains disent que dans quelques années, ce sera une répartition de la pénurie) qui leur sont particuliers.Cet Ei.l Gromyko accuse Stat n’affecte par exemple ue 140 dollars par mois à une famille sans ressources, contre plus du triple en Californie.«Ce gouvernement, a dit M.Reagan mardi soir, croit en l’intégrité, la décence et le profond bon sens des Américains de la base».C’est pourtant l’État fédéral qui avait dû intervenir, depuis les grandes années sociales de Franklin Roosevelt, pour qu’enfin de compte quelque 30 millions d’Américains reçoivent chaque mois un minimum vital.D’autres couches de la population s’inquiètent de ce plan, pour des raisons qui tiennent plus à l’histoire.Les femmes, par exemple, qui ont dû souvent passer au dessus des conservatismes locaux pour faire reconnaître leurs droits, par Washington.Ou encore les Noirs, pour qui le mot «droit des Etats» signifie le retour à une époque où le racisme local, comme dans le sud du pays, prenait le pas sur la volonté égalitaire de Washington.C’est avec des sentiments partagés que le monde des affaires a accueilli l’optimisme économique affiché par le président Reagan dans son.message sur l’etat de l’Union.Comme le soulignait en effet hier le Wall Street Journal, M.Reagan a pris «un pari politique majeur», à savoir «que l’évolution de la situation économique au cours des prochains mois lui donnera raison de ne pas modifier sa politique économique.face à la récession, à la montée du chômage et à l’accroissement des déficits budgétaires».Certains milieux d’affaires, représentés notamment par la chambre de commerce des États-Unis, affichent pour leur part une vive satisfaction.BERLIN (AFP) — Le ministre soviétique des Affaires étrangères Andrei Gromyko a accuse hier soir les États-Unis de vouloir entraîner les autres pays occidentaux dans une politique «destinée à anéantir les précieux résultats obtenus pendant l’ère de la détente».Les États-Unis ne tiennent pas compte des suites dommageables de cette politique pour les intérêts nationaux de ces pays, selon M.Gromyko, qui effectue une visite en KDA au lendemain de sa rencontre à Genève avec le secrétaire d’État américain Alexander Haig, Washington cherche «à empoisonner l'atmosphère partout où se déroulent des négociations sur les problèmes les plus importants d'> présent, à Genève (euromissiles», à Madrid (CSCE) ou à Vienne (MBFR)», a-t-il ajouté.Le ministre soviétique a reproché d’autre part au gouvernement américain de s’immiscer dans les affaires «strictement intérieures de la Polo- gne» pour faire de ce pays un foyer de tension en Europe.«Une seule réponse, a dit M.Gromyko, peut être donnée à ceux qui cherchent à renverser le pouvoir du peuple dans la Pologne socialiste: personne ne réussira à ébranler la communauté des États socialistes».Dans le toast qu’il a porté à l’issue d’un dîner offert par le chef du parti et de l’État est-allemand Erich Honecker, M.Gromyko a insisté sur l’importance qu'il attache aux mouvements pacifistes qui se développent «non seulement en Europe mais également dans d’autres régions du monde».Ils constituent, a-t-il dit, un facteur politique important, que personne ne peut ignorer.M.Honecker avait auparavant évoqué «les efforts réfléchis accomplis par les pays socialistes afin de poursuivre les négociations Est-Ouest».Jamais, avait-il dit, la paix n’a été aussi fortement menacée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.Les Irlandais iront aux urnes DUBLIN (d’après AFP et Reuter) — Le Parlement irlandais a été dissout hier soir et des élections ont été convoquées pour le 18 février prochain, a annoncé le premier ministre Garret Fitzgerald.M.Fitzgerald a indiqué que le président de la République, M.Patrick Hillery, avait accepté sa demande de dissolution du Parlement, après que le gouvernement eut été mis en minorité lors du vote du budget.Le Parlement nouvellement élu se réunira le 9 mars.Jusque là, M.Fitzgerald et son gouvernement de coalition Fine Gael (centristeVtravailliste continueront d’assurer leurs fonctions.Le gouvernement, a été battu d’une voix (82 voix contre 81) des le vote de la première mesure du budget d’austérité présente par le ministre des Finances.Cette mesure concernait l’augmentation des droits de douane sur la bière et devait porter à 91 pence (environ 7,50F) la pinte de bière, qui coûte actuellement 89 pence.Cette coalition ne maintenait sa majorité au Parlement sur le Parti d’opposition Fianna Fail de M.Charles Hau-ghey, battu aux elections de l’an dernier, que grâce à une poignée de députés indépendants, qui ont retiré hier soir leur soutien au gouvernement.L’OTAN soulagée: le dialogue continue Hausses de prix dès le en vigueur 1 er février en Pologne , LONDRES (AFP) - Les augmentations de prix des denrées alimentaires, du charbon, du fuel et de l’électricité, proposées par le gouvernement début janvier, vont en-; trer en vigueur le 1er février, a i décidé hier le Conseil des mi-, nistres polonais.Par exemple, selon la télévision de Varsovie, captée à ¦ Londres par les services d’écoutes de la BBC, les prix du beurre, du sucre, de la viande ; et du charbon vont tripler, voire quadrupler Le beurre .(17 zlotys la demi-livre actuel-' lement) va passer à 60 zlotys, « le sucre (10,50 zlotys le kg) à 46, le saucisson ordinaire (44 zlotys le kg) à 90, et le charbon , (550 zlotys la tonne) de 1,700 à i 2,200 selon la qualité.! Le Conseil clés ministres a , également indiqué que 28 mil-' lions de personnes pourraient bénéficier de compensations financières.Celles-ci, destinées I à protéger les familles à revenus modestes, ne compenseront pas entièrement les hausses de ces denrées, a-t-il admis Ces décisions ont été rendues nécessaires par l’aug-! mentation considérable des salaires et la chute de la production depuis 18 mois, pré- guénn l’éditeur édite Initiation à l’informatique Georges Chassé 483 pages 15tOO$ cise le Conseil des ministres.La ration de beurre allouée aux enfants va être diminuée en raison de problèmes dans l'approvisionnement.Par ailleurs, l’un des principaux conseillers de M.Lech Walesa, l’historien Bronislaw Geremek, 50 ans, a fait la grève de la faim pendant quinze jours, jusqu'à la fin de la semaine dernière, a-t-on appris hier à Varsovie dans les milieux de «l’opposition démocratique».Apprénendé le 13 décembre, a la suite de la proclamation de 1’état de siège, M.Geremek était interné a la prison de Baialoleka, dans la banlieue de Varsovie, où il partageait sa cellule avec le président d’une association d’aide aux détenus de droit commun créée dans le courant de 1981, Patronat, M.Anatol Lawina.En fin de semaine dernière, il a été transféré au centre de détention de Drawsko (nord-ouest), où sont internés la plupart des intellectuels mem-ores ou sympathisants de Solidarité, dans une maison de repos de l'armée.On ignore les raisons exactes de la grève de la faim de M.Geremek qui.précise-t-on, n’a pas été nourri artificiellement.Toutefois on sait que les conditions d’existence des internés de Bialoleka s’étaient sérieusement détériorées depuis le début du mois de janvier, leur régime se distinguant de moins en moins de celui des prisonniers de droit commun.Dans ces mêmes milieux de «l’opposition», on exprime les plus vives inquiétudes pour la vie de M.Jan-Jozef Lipski, 56 En vente dans toutes les librairies Cet ouvrage est une excellente introduction à l’informatique.L’auteur analyse d’une façon très détaillée et très pédagogique des notions essentielles de l’informatique et donne à l’étudiant la possibilité d évaluer lui-même son apprentissage et d’avancer à son propre rythme.Ce livre contient En vente dans les librairies: ans, ancien membre du KDR (comité d’autodéfense sociale), qui est en détention provisoire à la prison Rakowiecka de Varsovie, malgré un état cardiaque extrêmement précaire.Accusé d’avoir participé à l’organisation d’une grève à l’usine de tracteurs d’Ursus (banlieue de Varsovie) le 14 décembre, M.Lipski avait comparu devant le tribunal de Varsovie du 5 au 15 janvier.Une commission d’experts médicaux l’ayant jugé inapte à déposer, son procès a été reporté d’un mois.Selon son médecin traitant, ses conditions de détention mettent sa vie en danger.On cite également plusieurs «cas sociaux» d'enfants dont les parents ont été internés et qui sont menacés de troubles psychiques.G’est le cas notamment du fils d’Henry Wu-jec, ancien membre du KOR et membre du presidium de Mazowsze (section de Varsovie de Solidarité), qui a assisté à l’arrestation de sa mère, après celle de son père.Âgé de 10 ans, l’enfant avait fait une crise de nerfs au début du mois alors qu’on lui refusait la permission de voir son père à Bialoleka où il s’était rendu avec sa grand-mère.Finalement, le commandant du camp avait autorisé l’entrevue.En ce qui concerne les femmes, au nombre de quelque 250 à 300, elles auraient toutes été transférées dans une maison de repos de la presse, à Goldap, au nord de la Pologne, tout près de la frontière de l’URSS.GENÈVE (Reuter) — Au lendemain des entretiens Haig-Gromyko de Genève, les partenaires européens de l’Alliance atlantique ont accueilli avec soulagement la volonté des États-Unis de poursuivre le dialogue avec Moscou, en dépit des tensions de la crise polonaise, estimait-on hier de source occidentale.Les diplomates américains s’attendaient d’ailleurs à cette réaction favorable au sein de l’Alliance.«Les États-Unis ont pris grand soin de ne pas claquer la porte», a commenté un haut responsable de l’OTAN.Bien qu’ayant exprimé de façon nette et résolue le point de vue américain à l’égard de la crise polonaise au cours des sept heures et demie d’entretien qu’il a eues avec M.Andrei Gromyko, on estime généralement que M.Alexander Haig a fait preuve de modération et de beaucoup de maîtrise au cours de la conférence de presse qu’il a tenue à l’issue des conversations.M.Haig a estimé que ses conversations avaient été bénéfiques du point de vue de la communication nécessaire à ce niveau ministériel entre l’URSS et les États-Unis, même en période de tension.Il ne s’est toutefois pas privé d’ajouter que les relations soviéto-américaines étaient empoisonnées par ce qu'il a appelé «l’ombre grande et sombre» de la Pologne, oui se projette sur l’ensemble aes contacts Est-Ouest, y compris les négociations sur la limitation des armements.Aux yeux de beaucoup d’observateurs occidentaux, la rencontre Haig-Gromyko.qui avait commencé dans une atmosphère plutôt froide, s’est finalement mieux terminée que prévu.Meme si aucun progrès n’a pu y être enregistré sur des questions spécifiques, elle n’a pu y être enregistré sur des questions spécifiques, elle n’a rien fait pour exacerber la tension déjà vivre entre Moscou et Washington, et les diplomates estiment que les deux parties Nimeiri purge l’armée KHARTOUM (Reuter) -Le maréchal Gaafar Nimeiri a ordonné la mise à la retraite d'office de 22 officiers supérieurs, a-t-on appris hier de source autorisée.La liste des officiers écartés de l’armée n'a pas été publiée mais on croit savoir dans les milieux informés de Khartoum que cette mesure touche le chef d'état-major de l’armée de terre, le général Izze-dein Ali Malik.Cette purge fait suite à la récente dissoluüon.sur ordre du chef de l'Etat, des instances dirigeantes de l’Union socialiste soudanaise et de l'élimination du «numéro deux» du régime, le général Abdel-Magid Hamid Khalil.Ce dernier cumulait jusqu'ici les importantes fonctions de premier vice-président de la République, de ministre de la Défense, de commandant-en-chef des forces armées et de secrétaire général du parti unique Hier, le président Nimeiri s'est rendu inopinément à As- guérin •dttour limit** 4574 SAINT DKN18 MONTRA Al.H U tu TftL (SU) 842-3481 souan (Haute-Égypte) pour une rencontre-surprise avec le général Hosni Moubarak.Les entretiens, qui ont eu lieu à la demande du chef de l'État égyptien, ont duré quatre heures Les deux hommes ont examiné les besoins du Soudan dans les domaines économique et militaire à-la lumière ce la visite qu’effectuera à compter de mardi le président Moubarak à Washington.Ils ont dressé une liste des besoins prioritaires de l’économie soudanaise, qui connaît un grave déséquilibre de la balance des paiefnents évalué à 550 millions de dollars cette année Au Caire, les milieux autorisés égyptiens sont inquiets sur révolution de la situation au Soudan, le plus allié du Caire dans le monde arabe, qui connaît une certaine effervescence depuis l’automne à la suite de l'introduction d'un programme économique d'austérité sur le Conseil du FMI.Les deux pays voisins sont liés par un traité de défense mutuelle Interrogé à l’issue de ses entretiens par les journalistes à l’aéroport d’Assouan, le maréchal Nimeiri a affirmé que la situation dans son pays «était aussi stable que possible».«Le fait que je suis ici avec vous démontre la stabilité dû Soudan».Interrogé sur la mise à l’écart du général Khalil et des 22 autres officiers supérieurs, il a déclaré que ces derniers avaient été incapables de servir les intérêts de la nation et qu’ils avaient été en consé- auence remplacés.«Au Souan, a-t-il dit, nous adorons changer périodiquement».Le maréchal Nimeiri a ajouté ne pas craindre les récentes manifestations estudiantines contre la vie chère qui se sont déroulées à Khartoum et en province.À Paris, le ministre soudanais des Finances, M.Ibrahim Mansour, devait évoquer hier les difficultés de son pays avec des représentants des États-Unis, des pays d’Europe de l’Ouest, du Japon et de certains pays arabes, dont l’Arabie Saoudite.A cette occasion, le Soudan, dit-on de source diplomatique occidentale à Khartoum, demandera une aide d’environ 375 millions de dollars.De source diplomatique, on pense que si la réunion de Paris est couronnée de succès, l’ensemble de l’aide sera soumise au FMI lors de sa réunion de février à Washington plusieurs exemples qui sont tirés de la vie courante.4560 ru« Saint-Denis ! Montréal, Québec .Tél : (514) 849-1112 Station Métro-Longueuil Longueuil.Québec Tél.: (514) 677-6525 168 est.rue Sainte-Catherine Montréal, Québec Tél : (514) 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél: (514) 843-6241 Draperies.Contemporaines et traditionnelles La plus grande spécialiste de draperies tissées à la main au Québec depuis 1949 Boutique L_ I—Irtisane inc.165 est, rue St-Paul, Vieux-Montréal, 861-7697 se sont laissé une marge de manoeuvre.À son départ de Genève, M.Haig a répondu à des journalistes qui lui demandaient si c’était le retour à la guerre froide: «Tout n’est pas encore perdu».Tout en indiquant clairement que l’ouverture d’une nouvelle série de négociations sur la limitation des armements stratégiques (START) dépendrait des développements en Pologne.M.Haig a déclaré que le président Ronald Reagan souhaitait beau-coOp négocier et obtenir des réductions nucléaires substantielles.Selon les commentateurs, les partenaires de l’OTAN seront déçus, mais non très inquiets, du fait que Washington et Moscou n’aient pas fixe de date pour les négociations START.Le secrétaire d’État américain a indiqué qu’elles s’ouvriraient quand «les conditions le permettraient».Mais ils ajoutent que l’on est incontestablement soulagé que les deux parties aient l’intention de poursuivre les négociations de Genève sur les euromissiles, ouvertes le 30 novembre 1981, qui n’ont jusqu’à présent pas été directement affectées par la crise polonaise.Les commentateurs estiment, par ailleurs, que les pays de l’OTAN regretteront probablement que rien n’ait été dit d’une éventuelle rencontre au sommet entre les présidents Reagan et Brejnev.Le chancelier Helmut Schmidt, qui est un ferme partisan du dialogue et de la détente.a exhorté les leaders des deux superpuissances à se rencontrer d’ici peu.Bien que M.Haig eut déclaré avant sa rencontre avec M.Gromyko qu’il ferait part à son interlocuteur de «l’indignation» des Occidentaux, les commentateurs pensent qu’il a mûrement pesé ses mots, afin de ne pas aviver la tension, tout en affirmant avec vigueur la position de Washington.le monde ¦ Mise en garde à Cuba WASHINGTON (Reuter) — Le département d’État américain a accusé hier Cuba d’avoir recours à des trafiquants de drogue colombiens pour faire parvenir des fonds et des armes aux guérilleros de ce pays.En échange, les autorités cubaines autorisent des navires chargés de marijuana destinée aux États-Unis à mouiller dans les eaux territoriales de l’île, ont déclaré des responsables de la diplomatie américaine.Le gouvernement cubain se serait entendu avec un trafiquant colombien dénommé Jaime Guillot Lara, actuellement détenu au Mexique, ont-ils dit.Guillot aurait reconnu avoir passé des armes et de l’argent aux extrémistes de gauche du mouvement M-19 pour le compte de Cuba depuis 1980.«C’est la première information sûre impliquant Cuba dans le trafic de drogue dont nous disposons», a déclaré un responsable.Washington avait déjà accusé Cuba d’armer des guérilleros pour renverser différents gouvernements sud-américains, dont la junte militaire du Salvador.Les responsables du département d'État ont dit oue Guillot s’etait rendu deux fois à Cuba depuis octobre dernier.«Au cours de sa deuxième visite il a reçu 700,000 dollars du gouvernement cubain» pour acheter des armes pour le M-19, ont-ils ajouté.«En retour, les Cubains ont facilité les activités de son organisation en permettant à des navires chargés de marijuana de mouiller dans les eaux cubaines en attendant des bateaux de ravitaillement en provenance des Bahamas et de Floride», ont-ils également dit.Selon les responsables, Guillot a également admis qu’un chargement d’armes devait être prochainement livré à un groupe, non précisé, d’extrémistes boliviens.¦ Raid sur Amol: 56 tués LONDRES (Reuter) — L’attaque par un groupe de rebelles de la station balnéaire iranienne d’Amol, sur la mer Caspienne, mardi, a fait 56 morts, a indiqué hier le quotidien de Téhéran Ettela’at.Selon le journal, 34 rebelles, quatorze civils, et huit gardiens de la révolution ont été tues dans les affrontements.Selon des habitants contactés par téléphone, les écoles et la plupart des boutiques étaient toujours fermées hier et les forces de sécurité surveillaient les bâtiments administratifs importants et les grandes routes.Le raid aurait aussi fait au moins 45 blessés, a-t-on indiqué de source proche des hôpitaux, contactée par Reuter.Radio-Téhéran a affirmé que les assaillants étaient à la solde des Américains et que les forces de sécurité avaient commencé à quadriller les forêts avoisinantes.Un policier a estimé que les assaillants appartenaient à un groupe peu connu Sarbedaraft, du nom d’un ancien groupe nationaliste en rébellion contre les maîtres arabes de l’ancienne Perse.Cette attaque était la plus audacieuse menée depuis le début de la violente campagne lancée contre le gouvernement par les extrémistes de gauche l’été dernier.L’exécution de treize d’entre eux à Khorramabad, dans l’ouest du pays, a par ailleurs été annoncée par la radio locale.¦ Échec aux avions espions WASHINGTON (Reuter) — Des avions de chasse américains ont intercepté mardi deux bombardiers soviétiques qui, venant de Cuba, avaient pénétré dans l'espace aérien américain pour observer les essais du nouveau porte-avions nucléaire Vinson a annoncé hier à Washington des responsables du département de la Défense.Les deux avions-espions soviétiques ont été reconduits à Cuba par les F-15 américains.L'été dernier, des appareils de la marine américaine avaient déjà intercepte a deux reprises des appareils soviétiques qui se dirigeaient vers le porte-avions Indépendance en manoeuvres au large de la Floride.¦ Base aérienne attaquée SAN SALVADOR (Reuter) — Une" centaine de guérilleros de gauche ont attaqué hier une base aérienne près de San Salvador et gravement endommagé un avion et deux hélicoptères fournis par les États-Unis, a-t-on appris de source informée.Un porte-parole militaire a refusé de confirmer l'ampleur des dégâts, mais il a déclaré que l’attaque n’avait fait aucune victime dans les rangs de l’armée.L'aéroport servait de base à de nombreux conseillers militaires américains arrivés l’année dernière au Salvador.Un porte-parole de l’ambassade des États-Unis a déclaré qu'aucun officier américain ne s’y trouvait lors de l’attaque.La plupart des conseillers ont déjà quitté le pays, a-t-il ajoute.Seule une trentaine d’officiers américains se trouvent encore au Salvador.L’attaque n’aurait fait aucune victime dans les rangs des guérilleros.TRAUAUX DE PHOTOCOPIE ET D’IMPRESSION URGENTS?SCRIBEC 45.rue Jarry est- 387-2486 miter NOIKE-ftAIKf COLLÈGE NOTRE-DAME 3791, chemin Quoen Mary Montréal H3V1 AS Renseignements: Tél.: 739-3371, poste 231 COURS SECONDAIRE COMPLET PENSIONNAT-EXTERNAT Sous la direction des Frères de Ste-Croix GARÇONS: Secondaire I è V — FILLES: Secondaire I, Il et III EXAMENS D’ADMISSION: Les examens d’admission ont lieu à 13 h 30 Le samedi 30 janvier 1982 Les élèves se présentent sans rendez-vous.Ils doivent avoir en leur possession une photocopie du bulletin de l année précédente et de l’année en cours Frais d’examens: $8.00.V /fjtj/jyys.esfr/ v v \ — • • • •* • Le Devoir, jeuai va janvier 1982 ¦ 5 Un comité des Communes plaide pour les réfugiés salvadoriens au Honduras par Denis Lessard OTTAWA (PC) — Parau camps de réfugiés au Honduras, des milliers de Salvadoriens vivent dans la crainte quotidienne de se voir torturés, enlevés ou même mis à mort par des expéditions punitives de l'armée salvadorienne.Revenant tout juste d'une mission d'observation de six jours au Honduras, une délégation de trois députés fédéraux recommande que le Canada mette tout en oeuvre pour inciter le gouvernement du Honduras à signer l’accord des Nations-Unies pour la protection des réfugiés.La délégation recommande aussi que l’on renforce les mesures de protection dans les camps situés près des frontières salvadoriennes.Le député libéral Warren Allmand, le conservateur Joe Reid et le fiéo-démocrate Dan Heap ont passé près d'une semaine avec le président d'OXFAM Canada, M.Meyer Brownstone, à observer les conditions de vie des réfugiés salvadoriens au Honduras.La guerre civile particulièrement cruelle qui ravage le Salvador a poussé plus de 200,000 personnes à quitter ce pays et près de 20,000 d’entre eux se trouvent désormais dans les trois camps du Honduras non loin de la frontière.«Nos entrevues avec plusieurs réfugiés confirment que l’armée du Salvador et des groupes para-militaires ont traversé la frontière sans rencontrer de résistance pour enlever, torturer et tuer des réfugiés qui se trouvaient sur le territoire du Honduras,» a dit M.Brownstone en conférence de presse.«Les droits de l'Homme sont dans une situation très précaire dans ces camps», af- firme la délégation.Selon M.Brownstone, l'armée du Honduras demeure indifférente aux gestes posés par ces commandos punitifs qui n’hesitent pas à s’attaquer aux Honduriens qui aident les réfugies.Pour la délégation, il est vital que la zone de la frontière puisse demeurer ouverte pour accueillir de nouveaux réfugiés et cette question devrait être discutée par le ministre d'état aux Relations extérieures, M.Pierre DeBané, qui se trouve présentement au Honduras pour l'inauguration du nouveau gouvernement.«Les Nations-Unies n'ont que quatre personnes pour surveiller 200 kilomètres de frontière», a dit le néo-démocrate Dan Heap, selon lui le gouvernement du Honduras devrait s'engager à protéger les réfugiés.Bien que l’élection salvadorienne de mars prochain n’ait pas constitué le but de leur observation, les membres de la délégation se sont dit convaincus qu’elles ne pourront se dérouler normalement.Jusqu'ici, le gouvernement canadien a toujours affirme que ces élections pouvaient dénouer l’impasse entre l’armée du général Duarte et les troupes populaires sandinistes.«Il est impossible que des élections aient lieu normalement au Salvador en mars, les gens de l’opposition ont toujours peur, de se faire tuer», a dit M.Allmand.En décembre dernier, des représentants du Haut commissariat pour les réfugiés des Nations-Unies ont effectué plusieurs visites à l’un des camps de la frontière qui venait d'être relocalisé.Ils ont constaté «une absence totale des conditions minimales au niveau humanitaire et sanitaire, nécessaires pour recevoir des réfugiés.» L’Office des producteurs de lait passe par les sports pour promouvoir la consommation par André Tardif Dans le but d’amener les jeunes Québécois à boire plus de lait qu’ils ne le font actuellement, l’Office des producteurs de lait du Québec (OPLQ) a décidé de participer activement à leur développement sportif et culturel dans une campagne de promotion à deux volets.Le président de l’OPLQ, M.Réjean Grégoire, vient en effet d'annoncer, sans toutefois en préciser l’implication financière, que l’organisme qu’il dirige, né l’an dernier de la fusion des deux fédérations de producteurs de lait (nature et industriel), commanditera d’une part le tennis et le patinage à roulettes chez les jeunes, et d’autre part, contribuera à la popularité du réseau de radio-étudiante dans 148 des 200 polyvalentes du Québec.M.Grégoire a en effet révélé que si le lait était la boisson la plus consommée (37%) par les adolescents québécois (13-20 ans), qu'ils le buvaient par goût (54%) et par souci d’une bonne santé (38%), ils consomment à peine la moitié du lait que ne le recommande Nutrition Canada.Selon l'OPLQ, c'est entre 13 et 18 ans que se situe la période critique de diminution du lait, la norme recommandée par le Guide alimentaire canadien étant de un litre par jour et la consommation réelle moyenne atteignant à peine 600 millilitres.La statistique indique aussi que les jeunes adultes (21-29 ans), qui composent 17.5% de la population québécoise (contre 15.5% pour les adolescents), préfèrent l’eau (24%) et le café (17%) avant le lait Indiens du Canada: la Cour de Londres rend jugement aujourd’hui LONDRES (PC) - C’est aujourd’hui que la Cour d’appel de Londres doit rendre son jugement dans la cause des Indiens canadiens qui soutiennent que la Grande-Bretagne est toujours responsable de leur protection.Le débat en deuxième lecture à la Chambre des communes britannique sur la résolution canadienne destinée à amender et à rapatrier la constitution a été retardé en attendant Tissue de cette cause.Celle-ci pourrait avoir des incidences considérables pour le lobby indien à Londres et pour le problème des droits indiens en général, de même que pour le Canada et la Grande-Bretagne.L’appel logé par l’Association des Indiens de l'Alberta à laquelle se sont jointes subséquemment les associations in-diennes du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, conteste l’opinion du gouvernement de Londres selon laquelle la Grande-Bretagne n'a aucune obligation à l’endroit des autochtones du Canada avec lesquels de nombreux traités ont pourtant été conclus au nom de la couronne britannique.Au cours des quatre jours de délibérations devant trois juges, dont Lord Denning, le procureur des Indiens, Me Louis Blom-Cooper, a soutenu que les traités et autres responsabilités dévolues au gouvernement britannique n ont jamais été transfères au Canada.Pour leur part, les procureurs des gouvernements de Londres et d’Ottawa ont riposté que la majorité de ces responsabilités n'ont jamais incombées à la Grande-Bretagne pour commencer mais au Canada lui-même.(15%).Suivent les boissons gazeuses (13%) et la bière (12%).Au lieu de s'engager dans une campagne de publicité massive dont les jeunes ne seraient pas les premiers bénéficiaires, l’OPLQ a choisi d'investir ces sommes et ces énergies dans une série de programmes favorisant la participation active et Tépanouisse-ment du public vise, a expliqué M.Grégoire.Certaines de ces activités sportives et culturelles, regroupées sous l'identification générale de la Voie lactée, sont déjà en marche, et d'ici quelques semaines, l’ensemble de la jeunesse étudiante québécoise aura été conviée à y participer.Pour la radio-étudiante qui rejoint 308,000 jeunes du niveau secondaire, l’OPLQ offre notamment un magazine d’une durée de 15 minutes et réalisé selon les goûts, les attentes et les aspirations des étudiants.Un concours de radio-roman sera lancé à la fin de la saison, avec un voyage à l’étranger comme prix au gagnant Côté sportif, la Voie lactée s’adresse aux quelque 175,000 adolescents québécois qui pratiquent le tennis, en leur fournissant l’occasion de participer à des tournois de masse et d élite à l’échelle régionale En outre, à Tinten-tion des 325,000 jeunes de 11 à 17 ans qui fréquentent les centres de patinage à roulettes du Québec, une troupe de démonstration d’une vingtaine de patineurs parmi les meilleurs jeunes Québécois par-courera la province, et une école de formation d'instructeurs sera mise sur pied pour aider à populariser cette discipline.PELLETIER et PELLETIER Optométristes 84, NOTRE-DAME OUEST, 4 e ÉTAGE • optométrie 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autocar, séjour Skifari et ski compris) En vigueur jusqu'au 28 février 1982.Mais faites vite, le nombre de places est limité.Al R CANADA (§) , • Détenteur d’un permis du Québec Le Prèt*à*partir, Supernoliprix et Skifari sont des marques de commerce d’air Canada 4 6 ¦ Le Devoir, jeudi 28 janvier 1982 Les déchets d’une usine de papier seront transformés en nourriture pour animaux par Gilles Provost Pour commencer, une installation-pilote de $1.5 million transformera en nourriture pour animaux tous les déchets solides (et polluants) d'une usine de papier de Colombie-Britannique.Ensuite, si tout va comme prévu, on espère inonder le monde entier de petites installations similaires, conçues au Canada et capables de transformer en aliments les gigantesques quantités de dechets végétaux dont le tiers-monde ne sait que faire: écales d'arachides, grains de café, sciure de bois, paille, résidus de canne à sucre, etc.Voilà le projet fascinant qu ’ont dévoilé cette semaine à Montréal une équipe de chercheurs de l’Université de Waterloo, en Ontario, et la firme de génie-conseil Envirocon Ltd.de Vancouver Cette technologie prometteuse a été créée au Centre de développement des procédés de transformation de l’université, sous la direction du professeur Murray Moo-Young.Au bout de dix ans de labeur, cette équipe a réussi à identifier un champignon comestible microscopique capable de digérer la cellulose à l’état naturel.Elle a aussi mis au point un «réacteur biologique» qui permet d’accélérer la croissance de ces champignons minuscules à un point tel qu’il devient possible de fabriquer une demi-tonne de protéines en quatre heures à partir d’une tonne de déchets de bois.Les compagnies de papier dépensent déjà $20 par tonne pour récupérer ces déchets polluants.La prochaine étape, confiée à Envirocon, consiste à fabriquer une installation-pilote qui produira environ 200 livres HÔTEL-DIEUDE SAINT-JOSEPH^ POSTES VACANTS pour Médecins omnipraticiens, pédiatre et interniste L'Hôpital Hôtel-Dieu de St-Joseph de Campbellton requiert les services de médecins omnipraticiens, d'un pédiatre et d’un interniste.Notre institution se trouve à Campbellton.Nocalité située sur les rives de la rivière Restigouche aux limites sud-ouest de la Gaspésie et de la péninsule acadienne Paradis des pêcheurs et des chasseurs, les principales localités environnantes du Nouveau-Brunswick et du Québec offrent aux sportifs une variété d'autres activités organisées telles de ski de fond, ski alpin, patin, baseball, etc.etc.Diverses sociétés culturelles locales et provinciales présentent régulièrement des spectacles artistiques sur une base hebdomadaire ou bi-mensuelle.L’Hôpital Hôtel-Dieu peut offrir aux candidats qualifiés l’aide nécessaire à leur réinstallation, salaire garanti et l’assistance afin de mettre sur pied une pratique médicale.Les candidats doivent être détenteurs d’un permis du Conseil Médical du Canada et le bilinguisme serait un avantage marqué.Les candidats intéressés peuvent s'informer à; Monsieur Émile Isabelle Directeur Général Hôtel-Dieu de Saint-Joseph 6, rue Arran Campbellton, N.B.E3N 3G3 .Tél: (506) 753-3301 y de protéines par jour.Ce réacteur est déjà en construction à Vancouver et devrait être terminé d’ici quelques mois mais on n’a pas encore décidé quelle compagnie de papier rutilisera pour traiter ses déchets ligneux.L’appareil aura une vingtaine de pieds de hauteur et 15 de diamètre.Le gouvernement fédéral assume environ les trois quarts des frais de mise au point de cette technologie et on poursuivra en parallèlle des etudes sur la croissance de divers types d’animaux alimentés a 50% avec ce nouvel «aliment synthétique» riche en protéines, en minéraux et en gras.Selon le professeur Moo-Young, des études préliminaires ont montré que de petits animaux (rats, etc) grandissaient beaucoup plus vite lorsqu’on leur donnait ce nouvel aliment synthétique que lorsqu’on les alimentait avec de la moulée de soya.Pour l’instant, on ne s’intéresse qu’à la fabrication du produit et il restera ensuite à le traiter pour améliorer son apparence (goût, texture, couleur, etc.).Évidemment, il pourrait sans doute servire même à l’alimentation humaine, assure-t-il.Ce n’est pas la première fois 3ue des compagnies proposent es systèmes pour obtenir des substances alimentaires à partir de pétrole, de cellulose, d amidon ou de sucres.Toutefois, il semble que ce soit la première fois qu’on propose un système de biodigestion capable d’assimiler directement des fibres solides, ce qui simplifie grandement le procédé et le rend accessible en petit format, pour les pays du tiers-monde Normalement, en effet, les matières fibreuses doivent être d’abord liquéfiées à grands frais avant de pouvoir être assimilées par des microbes.Au contraire, les champignons microscopiques retenus par l’équipe de l’Université de Waterloo sont capables de faire le travail eux-mêmes grâce à une sorte d’enzyme 3u ils sécrètent et qui pré-igère en quelque sorte les fibres végétales.Enfin, ces champignons se développent à 37 degrés C et peuvent survivre à de fortes variations d'acidité ou de température, ce qui les rend très Intéressants sur le plan industriel.Selon le professeur Moo-Young, le fait qu'ils soient naturels offre aussi une grande sécurité: on connaît leur stabilité et il y a moins de risque de faire face à des mutations spontanées qui amèneraient inopinément la production de substances toxiques.L’assurance-vie ne paie pas après un suicide et le juge est d’accord par Bernard Merrier Une résidente de Beloeil, dont le mari avait péri sous une rame de métro, dans la station Berri-de-Montigny, le 28 décembre 1976, ne pourra toucher une somme de $90,000, prévue par une police d’assurance dans le cas de blessures corporelles accidentelles, puisque la preuve soumise devant le juge Roger Ouimet, de la Cour supérieure, a démontré que le défunt s’était suicidé.Dans sa poursuite, la veuve du suicité, qui s’était identifiée comme seule et unique héritière de celui-ci, avait soumis avoir rempli toutes les obligations envers la compa- carrières & professions Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes NOTRE RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS a été créée spécialement dans le but d'établir un lien sensible entre nos lecteurs et les institutions ou maisons d’affaires.Les annonces publiées sous cette rubrique coûtent 87* la ligne agate.Nous accordons la commission habituelle aux agences de publicité.Le service de dossiers ne coûte que huit dollars et est strictement confidentiel.La date limite pour réception de ces annonces et fixée à 48 heures avant parution.Pour suggestion, rédaction, montage.Téléphonez ou écrivez à: LE DEVOIR 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 Compétence: Micheline Turgeon, Rens.: 844-3361 La Fonction publique du Canada offre des chances égales d’emploi à tous The Public Service of Canada is an equal opportunity employer / Economiste (évaluation de la technologie) Traitement $30 419 - $34 727 N° de réf.: 82-NCRSO-EMR-1 Énergie, Mines et Ressources Secteur de la politique minérale Ottawa (Ontario) Le secteur de la politique minérale d'Energie, Mmes ët Ressources Canada est à la recherche d'un économiste qui sera appelé, en se fondant sur les travaux de recherche et de développement réalisés au Canada et ailleurs, à planifier, organiser et réaliser des études économiques portant sur les possibilités d'améliorer les techniques de traitement des minéraux, il aura également pour tâche de conseiller les cadres supérieurs du ministère sur les questions liées aux politiques relatives aux techniques de traitement des minéraux Conditions de candidature Grade acceptable d’une université reconnue avec spécialisation en économie ou dans un domaine connexe, par exemple en métallurgie physique Expérience de l’économie et de la technologie des domaines suivants: 1 ) les fonderies 2) la fabrication du métal, ou 3) la mise en marché de leurs produits Exigences linguistiques En raison des nécessités du service, la personne choisie devra pouvoir exercer ses fonctions dans une importante mesure en français et en anglais dès son entrée en fonction.Les personnes déjà bilingues son» invitées à poser leur candidature.N0 d'autorisation: 311-303-003 Comment se porter candidat Envoyez votre demande d'emploi ou votre curriculum vitae à: Joyce Bleakney Bureau de dotation de la région de la Capitale nationale à l'adresse ci-dessous, (613)593-5331 Ext 462 Date limite: le 19 février 1982 Économiste (perspectives du secteur des minéraux) Traitement: $30 419 à $34 727 N° de réf.: 82-NCRSO-EMR-3 Énergie, Mines et Ressources Direction de l’exploitation des minéraux Ottawa (Ontario) Planifier, élaborer et préparer des prévisions à court terme touchant l'industrie canadienne des minéraux Offrir aide et conseils aux fonctionnaires supérieurs quant à la situation, au rendement et aux perspectives de l'industrie, à l'incidence des tendances et des politiques économiques aussi bien qu’à l'incidence des tendances et de l’évolu-fion de l'économie candienne Unifier, évaluer et analyser les résultats de l'enquête des ministères d’industrie et Commerce et d'Énergie.Mmes et Ressources sur les projets d'immobilisation des sociétés minières et métallurgiques Conditions de candidature Grade en économie ou en commerce d'une université reconnue avec spécialisation en économétrie, en analyse ou en planification financière Expérience obligatoire en deux des domaines suivants analyse d'investissements, planification financière, établissement des prévisions ou élaboration des politiques Exigences linguistiques En raison des nécessités du service, la personne choisie devra pouvoir exercer ses fonctions dans une importante mesure en français et en anglais dès son entrée en fonction Les personnes déjà bilingues sont invitées â poser leur candidature N° d'autorisation 31 1-272-036 Comment se porter candidat Envoyez votre demande dèmploi ou votre curriculum vitae â: Madame R.Boisvert Bureau de dotation de la région de la Capitale nationale à l'adresse ci-dessous, (613) 593-5331 Ext 462 Date limite: le 19 février 1982 Tout renseignement relatif à ce concours est disponible en français et peut-être obtenu en écrivant à cette adresse: Additional job information is available by writing to this address: Prière de toujours rappeler le numéro de référence approprié.Commission de la Fonction publique du Canada 300, avenue Laurier ouest Ottawa (Ontario) Kl A 0M7 gnie d'assurances Mutual of Omaha, qui, aux termes d’une police d’assurance-groupe, prévoyait une indemnité de $90,000 dans le cas de décès de l’assuré résultant de blessures corporelles.En refusant de payer, Omaha avait soumis en outre que, depuis 15 ans, des soins médicaux étaient dispensés à l’assuré contre son état dépressif, tandis qu’il faisait usage de médicaments spécifiques à sa condition.Selon l’assureur, le mari en cause, qui s’était jeté devant la rame de métro au moment de son entrée en gare, s’était ainsi infligé une mort volontaire, prévisible et préméditée, le tout équivalant à un suicide, ce qui constitue l’antithèse d’une blessure corporelle accidentelle.De plus, le certificat d’assurance prévoyait l’exclusion particulière du suicide ou de toute tentative du genre, que l’assuré soit ou non conscient de ses actes.Enfin, on a soutenu que la réclamation était prescrite, l’action ayant été intentée plus de 15 mois après la production des preuves de réclamation.Durant le débat, le procureur de l’assureur avait soumis renoncer à la clause touchant le suicide pour refuser de payer, rappelant que, selon l’article 2532 du Code civil, le suicide d’un assuré n’est pas cause de nullité, mais qu’il fallait cependant retenir qu’on se trouvait devant un cas de blessures mortelles qui n’étaient pas accidentelles.Après avoir entendu les deux parties, le juge Ouimet retient que le décès de l’époux de la demanderesse n'est pas attribuable à un accident et, comme en fait foi également une abondante jurisprudence, ne saurait par conséquent être indemnisé suivant les dispositions de la polioe d’assurance qui parlait bien de décès imputable à des blessures corporelles accidentelles.Canada ¦ Centre de dialyse à Saint-Hyacinthe L’hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe sera doté d’un centre de dialyse autonome pour desservir la région maskoutaine.La création de cette ressource que vient d’autoriser le ministre des Affaires sociales, M.Pierre-Marc Johnson, constitue un projet pilote et s’inscrit dans le cadre de l’élaboration d’une politique du MAS en matière d’amélioration de l'accessibilité des services aux insuffisants rénaux.L’objectif visé par ce centre satellite consiste à rendre accessibles dans cette région le personnel médical et infirmier, ainsi que l'équipement plutôt que d'obliger les bénéficiaires à se déplacer pour recevoir ce type de traitement.L’implantation de ce service permettra à au moins cinq patients et un peu plus tard à huit, d’effectuer leur dialyse a cet endroit sous surveillance, ce qui leur évitera des déplacements vers Montréal.¦ L’hôpital LaSalle plus grand L’hôpital général LaSalle sera agrandi et le ministre des Affaires sociales, M.Pierre-Marc Johnson, a procédé récemment à l’inauguration des travaux qui permettront d’améliorer les services des malades ambulatoires, les services externes et les services d'urgence Ces travaux, au coût de $6.1 millions permettront aussi d'agrandir les services de laboratoire, ae radiologie, de physiothérapie, d’admission, d'accueil et d’archives.Enfin, l'agrandissement permettra le réaménagement du bloc obstétrical et chirurgical et de la pharmacie.¦ Au CLSC Pierrefonds: des cours et des activités Le CLSC Pierrefonds propose aux hommes et aux femmes de 60 ans et plus, résidents de l’He Bizard, Pierre-fonds, Roxboro et Sainte-Geneviève, de s’inscrire à un cours de conditionnement physique spécialement adapté à leurs besoins.D’une durée de 16 semaines, la session commencera le 1er février pour se terminer le 13 mai.Inscription: 620-2074.Aussi les citoyens desservis par le CLSC sont invités à participer à Esquisse-Santé, une activité qui leur donne l’occasion d évaluer leur condition physique et leurs habitudes de vie.Au programme également, enseignement d'une méthode de relaxation pour faire échec au stress.Pour plus de renseignements sur ces deux dernières activités: 684-9535.¦ Les handicapés et les problèmes de logement Le Conseil canadien de l'habitation a profité de l’Année internationale des personnes handicapées pour prendre conscience des nombreuses barrières architecturales rencontrés par ce groupe de personnes, particulièrement dans le domaine de l’habitation.Deux projets ont été retenus afin de résoudre les problèmes rencontrés par ceux qui désirent améliorer les conditions actuelles d’habitation des personnes souffrant d'un handicap: la publication de bulletins d'information qui permettra de promouvoir et de faire connaître les éléments de base favorisant une meilleure accessibilité aux bâtiments résidentiels; la publication du Manuel d’adaptation des logements susceptible d'aider les usagers ou leur entourage immédiat à planifier certaines modifications qui pourraient être apportées à leur logement pour le rendre mieux adapté.¦ Besoin de bénévoles Le Service bénévole de Montréal, une agence de Cen-traide, a reçu une demande pour aider à lever le matin et à coucher le soir un homme de Verdun qui souffre de dystrophie musculaire.Un Centre d’accueil pour personnes âgées est à la recherche de musiciens bénévoles — chanteur, flûtistes, guitaristes, etc.— ayant un répertoire de chansons de folklore pour animer lraprès-midi ou la soirée du 18 février.Les Popotes roulantes de Montréal ouvrent de nouvelles popotes dans l’est de la ville et ont besoin de conducteurs et de baladeuses pour livrer les repas une ou deux fois par semaine.Un appel particulier est lancé à des retraités en bonne santé qui pourraient rendre visite de temps en temps à des personnes âgées ou handicapées qui vivent seules Pour offrir vos services: 866-3351.¦ Téléthon de la paralysie cérébrale Le 6e téléthon de la paralysie cérébrale aura lieu les 6 et 7 févriér, de 23 heures à 19 heures.Ces 20 heures de variétés seront animées par Serge Laprade Les fonds recueillis favoriseront une campagne intensive de prévention ainsi que la vulgarisation du langage Bliss (système de communication sans parole à l'aide de symboles et de dessins).L'an dernier le téléthon avait remporté la somme de $4 millions _ Mari* LAURIER lilii " : 11111 I *n ¦ llliSI lillPllii .lift Nos régimes d’épargne* retraite: de la haute performance! "ça porte fruit BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE Le Devoir, jeudi 28 janvier 1982 ¦ 7 “Nous utilisons une technologie à la fois économique et révolutionnaire pour chauffer notre édifice de Calgary." Keith McWalter, président, Ressources Gulf Canada Inc.Vous ne trouverez aucune chaudière dans l'imposant édifice de Gulf Canada à Calgary.Pour le chauffer, nous recyclons la chaleur émise par les ordinateurs, le système électrique de l'édifice et même par les employés qui y travaillent! Cette méthode permet d'économiser 75% de la facture normale d'huile de chauffage.Consciente du fait que l'économie d'énergie est le premier pas en direction de l'autosuffisance énergétique, Gulf Canada la pratique dans toutes ses usines et raffineries.Malgré des mesures de ce genre, les provisions canadiennes de pétrole brut ordinaire diminuent rapidement et la découverte de nouveaux gisements s'avère indispensable.Forts de leurs succès, les prospecteurs de Gulf Canada ne cessent de chercher de nouvelles sources de cet "or noir" si important pour notre avenir.En entendant dire que la "chaleur humaine" pouvait contribuer à chauffer l'édifice de Gulf Canada, plusieurs résidents de Calgary ont apporté des suggestions dans ce sens, dont celle de faire du jogging à travers l'édifice! Fait étonnant, le seul problème de ce remarquable édifice est d'évacuer l'excès de chaleur.Même au plus froid de l'hiver, les ordinateurs, l'éclairage, la machinerie et la "température humaine" créent tant de chaleur qu'on en évide au moyen d'une fontaine qui coule hiver comme été devant l'édifice.Un des plus efficaces du monde au point de vue de l'économie énergétique, l'édifice Gulf Canada de Calgary ne consomme qu'un quart des produits de chauffage nécessaires à des édifices similaires.Le gouvernement fédéral et un groupe écologique ont décerné des prix spéciaux à Gulf pour cette brillante réussite.Keith McWalter, président de Ressources Gulf Canada Inc., a quitté Moose Jaw à 18 ans pour entrer à VUniversité de Saskatchewan.Collectionneur chevronné, il a acquis cette armoire orientale alors qu'il dirigeait la compagnie Gulf en Corée.L'équipe des spécialistes de Gulf: tous à l'oeuvre sous un même toit! Le nouvel édifice de Calgary abrite les bureaux, laboratoires et salles de réunion des 1 950 membres de la division ouest de Gulf Canada qui se trouvaient autrefois dispersés à travers la ville.Même s'il est entièrement recouvert de verre, l'édifice Gulf Canada de Calgary ne dépend pas de l'énergie solaire pour son chauffage.En fait, la surface vitrée de l'édifice réfléchit entre 75 et 80% de la chaleur du soleil.L'éclairage, les ordinateurs, la machinerie et les employés eux-mêmes fournissent la chaleur nécessaire.L'édifice est ainsi tellement bien chauffé qu'on doit évacuer une certaine quantité de chaleur: elle permet à la fontaine située à l'entrée de couler même en hiver.Voilà donc rassemblée l'équipe Gulf, ses centaines de scientifiques, géologues, ingénieurs et autres professionnels.Ils dirigent les opérations de prospection pétrolière et de recherche de gaz naturel.Ils "raffinent" les techniques d'extraction du pétrole des sables bitumineux, des dépôts de pétrole lourd et d'anciens puits qui ne donnent plus leur pleine mesure.L'équipe Gulf a donné la mesure de son efficacité en trouvant du pétrole là où personne n'avait pensé en chercher.Ainsi a-t-elle joué un rôle capital dans la découverte des gisements de la mer de Beaufort, des îles de l'océan Arctique et de Hibemia, au large de Terre-Neuve, qui pourrait être une des plus importantes sources de pétrole du pays.Ces réussites ouvrent aux Canadiens la pers- pective de l'autosuffisance pétrolière.Mais, pour mettre fin à notre dépendance face au pétrole étranger, il faut continuer à chercher.et à découvrir! "L'autosuffisance pétrolière est à notre portée" Gulf Canada envisage l'économie d'énergie comme le principe de base de l'autosuffisance et applique ce principe à toutes les phases de ses opérations.L'édifice de Calgary se veut un exemple de ce qu'on peut faire dans ce domaine.Plus de 11 000 Canadiens travaillent chez Gulf.Le président du conseil d'administration, le président et les vice-présidents responsables des opérations de Gulf ont tous leurs racines ici.Ils croient profondément, comme beau- coup d'entre nous, en l'autosuffisance pétrolière du Canada et savent fort bien que l'économie d'énergie constitue le • premier pas dans cette direction.Ils croient aussi que jusqu'à ce que de nou- rWï J i -*—•—*—«—¦—* L 1 i i 1 1 1 1 1 L JL Iff! 1 r — Dans le sous-sol de l'édifice Gulf de Calgary, des réservoirs contenant un million de gallons d'eau recueillent la chaleur produite par les ordinateurs, l'éclairage, la machinerie et même les employés! Cette chaleur est ensuite distribuée partout.Gulf Canada pratique l'économie d'énergie à chaque phase de ses opérations.Cette économie peut faire durer plus longtemps nos réserves actuelles de pétrole qui diminuent avec les années.velles sources de production d'énergie soient mises au point-et cela peut prendre plusieurs années - Gulf Canada ainsi que les autres compagnies pétrolières doivent être encouragées dans leurs efforts.Us croient enfin à l'immensité de nos ressources.Pour obtenir plus d'information au sujet de l'édifice Gulf de Calgary, veuillez écrire à: M.Robert Fermer, directeur des communications, Gulf Canada Liée, rue Adelaide, 130 ouest, Tbronto, Ontario M5H 3R6.Gulf GULF CANADA LIMITÉE 8 B Le Devoir, jeudi 28 janvier 1982 AVIS PUBLICS/ Voir aussi en page 14 Ventes en justice Conditions et Renseignements 1 Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées.2 L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant.3 II est préférable de téléphoner au bureau de l'officier instrumentant lè matin de la vente en cas d'annulation.La Chambre des huissiers du Québec Province de Québec.District de Joliette, No 705-02-001834-811, J.E LANDRY IN( par tie demanderesse, -vs JEAN HADE, GERMAIN ISABELLE, parties défenderes ses Le 9 février 1982.à 12 (H) heures au domi cile ou place d'affaires du défendeur.Jean Hade au No 1980 Bas l'Assomption nord.I As somption district de Joliette.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en lits d'hôpital, bureaux, tables, chaises.I réchaud mobile.1 malaxeur Hobart, 2 réfriflé râleurs Westinghouse.I poêle Moffat.I grille-pain Savory.1 laveuse Inglis.1 sécheuse Kenmore.1 téléviseur Panasonic.I sofa, I fauteuil.I table de «médecin», l stéréo Brentwood, etc Conditions ARGENT COMPTANT SYLVAIN AYOTTE.huissier.Joliette.22 janvier 1982 Province de Québec.District de Joliette COUR PROVINCIALE.NO.705 02 001834 811 J.E.LANDRY INC partie demanderesse -vs- JEAN RADE ET GERMAIN ISABELLE, parties défenderesses.Le 9 février 1982, à 11 00 heures au domicile ou place d'affaires du défendeur.Germain Isa belle, au No 1025 rue Notre Dame en la cité St-Sulpice.district de Joliette seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en 1 bureau, 2 chaises, 1 chaise.1 fauteuil.1 sofa.1 orgue Bontempi.1 lazy hoy I congela leur Roy.1 ensemble de chambre eompre nant I lit et tête.1 commode.I bureau avec miroir.1 téléviseur couleur 21 pouces.I bahut avec vaissellier.1 lave-vaisselle, etc Con ditions ARGENT COM!»TANT SYLVAIN AYOTTE.huissier Joliette.22 janvier 1982 Province de Québec.District de Joliette.No 705-02-001628 817, COUR PROVINCIALE JOS NICOLETTI & FILS LTÊE.partie de manderesse -vs- LEO OUIMET, partie défen deresse.I,e 10 février 1982.à 10 00 heures au domicile du défendeur, au No 993 rue des Bouleaux, en la cité St-Lin.district de Joliette seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la partie défenderesse, sai sis en cette cause, consistant en I camion Ford bleu.1 laveuse et 1 sécheuse Générale Electrique.1 chaise berçante Conditions ARGENT COMPTANT SYLVAIN AYOTTE.huissier.Joliette 22 janvier 1982 Province de Québec, District de Montréal.COUR SUPERIEURE.NO 500-05 016151 811 BANQUE CANADIENNE IMPERIALE DE COMMERCE, demanderesse -vs KLAUS EWALD.défendeur Le 10 février 1982, à 3 heures au domicile du défendeur au No 755 rue Goldburn en la cite de Greenfield Park et district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défen deur saisis en cette cause, consistant en I T V couleur port Hitachi, et meubles de mé nage etc Conditions ARGENT COMPTANT PIERRE PELLETIER, huis sier 842-9192, Montréal, le 28 janvier 1982 Province de Québec.District de Montréal, COUR PROVINCIALE.NO 500 02-008027 810.M MILLER & ASSOCIES LTÊE.de manderesse -vs- DÉPANNAGE DONAT INC .défenderesse Le 10 février 1982, à 12 heures à la place d'affaires de la défenderr'sse au No 3846 rue Notre-Dame.Chomedey en la cité de I>aval et district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et ef fets de la défenderesse saisis en cette cause, consistant en 1 Four Micro-ondes Sanyo.1 réfrigérateur Chambre.I caisse enregistreuse Delta Système, etc Conditions ARGENT COMPTANT RINO RINALDI huissiei 842 9192 Montréal, le 28 janvier 1982 Province de Québec.District de Montreal.NO 500-02-009449 815 CORRAD1NO RIVERA (EMPIRE AUTO LEASING ENRG ).défendeur vsJEAN MORIN, defen deur Le 10 février 1982, à II heures au domicile du défendeur au No 22 rue Antoine Fa vreau en la cité de Boucherville et district de Montréal seront vendus par autorité de Justice.les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en 1 T V couleur Panasonic meuble et contrôle et meubles de ménage etc Conditions ARGENT COMPTANT, PIERRE PELLETIER, huis sier 842-9192 Montréal, le 28 janvier 1982 Province de Québec.District de Montréal.NO 500-02-013626 812 COUR PROVINCIALE LABORATOIRES AYERST.demanderesse vs- NEIL KATZ, défendeur Le 10 février 1982, à 10 heures au domicile du défendeur au No 1100 rue Bernard ouest en la cité et dis trict de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en 1 Caisse enregistreuse NCR 1 TV Zenith.I dactylo Brother automatique, etc Conditions ARGENT COMPTANT JERRY TURCOTTE, huissier 842 9192 Montréal, le 28 janvier 1982 Province de Québec.District de Montréal.NO 500-05-006317-810.COUR SUPERIEURE EDMUND G LUNDY.M I) et Al.deman deurs -vs THE HEIRS OF THE LATE ROLAND GILBERT, défendeur Le 9 février 1982.à 12 heures au domicile du défendeur au No 5885 rue Bretagne en la cité de Brossard et district de Montreal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défen deur saisis en cette cause, consistant en 1 voiture Mercurv Cougar 1979.Lie 2581.395 No de série 9H93F670182 I TV cOUletU port Sanyo avec base et meubles de ménage etc Conditions ARGENT COMPTANT PIERRE PELLETIER huissier 842 9192 Montréal, le 28 janvier 1982 Canada.Province de Québec, District de Montréal.COUR MUNICIPALE No EVI13/81 CITE DE LASALLE partie de manderesse vs- E GODELL.partie défende resse PRENEZ AVIS que le 9 février 1982 à 12 30 au 2303 Armel, à LaSalle, district de Montréal seront vendus par autorité de Jus tire, les biens et effets de E GODELL saisis en cette cause, consistant en I ensemble de salon 2 morceaux en matériel 1 table de coin 1 téléviseur couleur Sanyo.1 récepteur AM FM amplificateur Morse et 2 haut parleurs.1 aspirateur Electrolux et accessoires et coffre en cuirette.2 tables de salon en bois Conditions PAIEMENT COMPTANT Renseigne ments DANIEL LEFEBVRE, huissier de l'Etude Paquette.Rocheleau.Dion.Grenier St ass .huissiers (tél 284 1007) Montréal, le 25 janvier 1982 Canada.Province de Québec.District de St-Hyacinthe.COUR PROVINCIALE.No 750 02-000677-80 GESTION MINIRAY INC RANCH STEAK, partie demanderesse -vs-SUZANNE HENAULT.partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 9 février 1982 à II 00 heures au 741 Laurier, à St-Hllalre.district de St-Hyacinthe seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de Suzanne Hénauit saisis en cette cause, consistant en 1 four à charbon de bois.I poêle Garland.I four à pizza.I malaxeur industriel.I comptoir à liqueurs 3 portes.1 lave vaisselle.2 grilles pains Toastmaster A 4 tranches.I cafetière de marque Cory.24 tables carrées dessus en ar bonté brun.I moulin à viande, et autres biens meubles Conditions PAIEMENT COMPTVfT Renseignements PIERRE-PAUL HAINAULT.huissier de I Etude Pa quette.Rocheleau.Dion' Grenier A ass.huissiers (tél 284 1007) Montréal, le 25 jan ftarim.Canada.Provint e de Québec.District de Montréal.GREFFE DE LA PAIX.No 500 I7-4W0753-8I6 LA REINE, partie demande rené -vs- JOHN A EASTVELD.partie défen deresse PRENEZ AVIS que le 9 février 1982 A II 00 heures au 87 Falrlawn Crescent.A Beaconsfield.district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de John A Eastveld saisis en cette cause, consistant en : 1 automobile Chevrolet Malibu 1900 bleu, plaque #8381780.I divan belge.2 fauteuils beiges.1 pouf belge 1 table à rafé vitrée et chromée.1 table de coin vitrée et chromée I lampe de table Conditions PAIEMENT COMPTANT Renseignements ALAIN BOISVERT, huissier de I étude Pa quette.Rocheleau.Dion.Grenier A ass .huis lieni (tél : 284-1007) Montréal, le 25 janvier 1882 Province de Quebec.District de Montreal.COUR PROVINCIALE NO 509 8* 8*- * 300 $5* 5* 5* Roman 1200 $10 9% 10 + * Ronyx Cor 500 485 485 485 - 5 Rothman 600 $22* 22* 22* + * RothmAp 300 $48* 48* 48*- * Rothm2p 1900 $8* 8% 8% + * Roxy Pet 7550 340 330 330 - 10 Roxy wt 2400 73 70 73 + 3 Royal Bnk 11142 $24* 24* 24* + * Ry Bk 1.88 1100 $14 13% 14 + * RyTrscoA 926 $14% 14* 14* + * Ruprtlnd 8100 290 255 275 +23 StLCemA 722 $15 15 15 - 1 Sagbrshw 500 42 42 42 SantaM 4800 65 60 65 Scarboro 34900 350 335 350 - 5 Scarborow 7500 64 60 60 - 4 Sceptre 7261 $10% 9* 10% + * Scintilore 2200 225 200 200 30 Scintrex 150 $9* 9* 9 Va + * Scot York 6500 400 385 390 +10 ScurryRn z40 $50 50 50 Seagram 26657 $62* 61% 62 + * Seaward 20500 70 69 70 + 7 SecoCemA z50 485 485 485 SelkirkA 21200 $9* 9* 9* + * Shawlnd 3500 $13 12% 123/.+ * Shawnee 1000 50 50 50 - 5 ShelICan 13274 $17 16* 16* + * Shelter 700 270 270 270 SheperdP 100 $5 5 5 Sherritt 700 $7* 7 Va 7*~ Ve Sigma 180 $9 Va 9 Va 9* — * Silverton 4000 205 200 200 - 10 Silverwd A z 50 $9* 9* 9* S Sears A 13522 $6 5% 53/.- * S Sears B 3457 $5* 5* 5* — * SlaterStl 275 $133/» 133/4 13% Southm 3696 $353/» 35* 35 Va - * Spar Aero 716 $6% 6* 63/4 SparAerop 1 500 $14% 14* 143/4 + * Spooner 7770 51 48 51 + 6 StBrodcst 1050 $9 Va 9 Va 9* Stanford 2700 290 280 290 - 10 Steep R 850 470 460 460 StelcoA 8714 $29 Va 283/4 28* + * StelcoCp 300 $22* 22* 22* StelcoDp 400 $22* 22* 22* + * StrandOG 800 $5* 5* 5*- * Strhcona zl33 53 53 53 StuartOil 200 $7 7 7 SudCont 700 245 240 240 + 5 Sulpetro B 600 $13* 13* 13 Va Sulivan 220 230 225 225 Sunbrst E 6300 20 20 20 SystmhsA 22950 $7 Va 7* 7* Talcorp A 3000 210 210 210 TeckCorB 10230 $9* 83/4 9 Va + * Tectonic 2300 240 240 240 + 5 Tectonicw z400 80 80 80 TelMetrB 1700 $17 17 17 Teledyne 200 $7 Va 7 Va 7*- Va Temag 15000 170 160 170 + 5 Tex Can 17500 $27 26* 26%- 1 Thom L 1000 55 55 55 + 7 Thom N A 12900 $23 22* 23 + * Tintlna 500 90 90 90 Tombill A 350 150 150 150 +10 Tombill B 250 131 131 131 Toromont 800 $6* 6* 6* Tor DmBk 9175 $28% 28* 28* + Va TDBkl.835 100 $13* 13* 13*- * TDBk2.375 300 $16* 16 Va 16* — * Tor Sun 53234 $93/4 9* 9* TorstarB 300 $10* 10* 10* Total Pet 10550 $13* 12% 13* + Va TotalPAp 700 $253/4 25 Va 25* + Ve TradersA 312 $73/.73/, 73/4 TraderAp z75 $12* 12* 12* Tr 10* 200 $6* 6* 6* Tr Can Res 10002 218 208 215 + 5 TrC R p 1800 $113/» 11* 11%- * TrnsMt 3025 $9* 9* 9*- * TrnsWst 300 $113/4 11% 11%- * TrAlt A 9723 $16% 16 Va 16* + Ve TrAlta4* zlO $34* 34* 34* TrAlta?z50 $55 55 55 TrAlta?* zlO $56 Va 56* 56 Va TrAlta 1.40 2400 $17% 17* 173/4 + * TrAltal2 200 $23 23 23 TrCanPL 52843 $24* 23% 24* + * TrPlstF 825 $50 Va 50 50 Va Trpcfic Tricentrol 24850 100 250 $9% 215 93/4 233 - 93/4 + 12 * Trimac 15525 $9* 83/4 9 + % TrinChib 2500 19 18 19 TriniryRes 4100 $11* 11 Va 11* + * TrizecCrp 1400 $22 21* 21* Turbo 19005 350 320 325 -25 Turbosp 500 350 350 350 -25 Turbo 10'* 300 $15 15 15 - * Turbo wf 399 155 155 155 - 5 Twin R B 200 365 365 365 -' 15 UlsterPet 18991 188 177 185 + 7 Ultramar 118 $9* 9* 9*- * Unico A 100 420 420 420 - 5 UnCarbid 100 $13* 13* 13* + * UnionGas 14400 $9 Va 9% 9*- * UGasS* 1147 $21 21 21 UnAsbstos 100 $63/4 63/4 63/4- % UCanso 1700 $9 Ve 8 Va 8* — * UKeno 550 $13 13 13 Un Reef P z95 26 26 26 U Siscoe 512 $6'/a 6* 6* + * VS Serv 500 $83/4 83/4 83/4- Va VerstICIA 5880 $12* 11% 12 - * VerstICIB 13100 $12 11 Va 11%- * VerstICorp 600 $9 9 9 Verstlwf2 2500 $10 9* 9*- * Vestgron 1330 $18* 18* 18* + * VGTrstco 1580 $5* 5* 5*- * Vulcan Ind 3750 $6* 6* 6* + * V«nt«s Haut Bat Farm.Ch.MartM 6 1141 30* 30* 30%+ % MaryK 13 132 19* 18* 19 + * Masco 11 112 36* 35% 35%— * Massey 97 1* 1% 1% .MasCp 22 17% 17* 17%+ ’* Maytg 8 79 23 22* 22%+ * McDnld 91138 59* 58* 59*— * McDnD 8 179 29 Va 29 29 - * McGrH 13 330 473/4 47* 47*+ * Mc Int 73 32 31* 31*.Merck 15 648 82* 80* 81 - i* Merr Lyn 1 6 1577 32 Va 31* 32*+ * MGMFI 10 484 63/4 6* 6%+ * MidRos 7 165 15* 15 15*- * MMM 11 1668 55* 54* 54*+ * Mitel .181 21* 20* 21*+ 3/.Mobil 245114 23* 22* 23*+ * MoblH 9 2* 2* 2*.Mohasc 9 106 10* 10* 10*- * Monsan 6 216 65 Va 64* 65*+ * Motrola 10 971 55% 54* 55%+1* NCR 6 356 43 40* 43 +2* NLInd 81170 31* 31* 31*+ * NabscB 8 560 30% 30* 30*- * NatDist 6 108 22* 22* 22*- * NatGyp 7 361 20 19* 20 + * NiaMP 5 339 12% 12* 12*+ * Norflk W 5 135 48* 48* 48% Nor Tel 49 531 45* 44 Va 45*+ % Nthgate Northrp 27 3* 3* 3*+ * 15 144 48* 48 Va 43% Nor Sim 7 372 19* 19 19*+ * Nucor 11 128 52* 51* 52*+1* Occ Pet 3 1092 21* 21* 21%— * OutbM 5 181 19* 19* 19* .PanAm 670 2* 2% 2%— * Penney 6 584 29% 28* 29*+ * Pennzol 81100 38* 37 Va 37%+ * Pepsico 10 932 35 34* 34%— * PerkEl 15 936 26* 26* 26*+ * Pfizer 18 1882 54* 53 53*+ * PhelpD 8 344 32 31* 31*- * Phibro 5 1269 25* 24* 25*+ * Phil Mr 9 591 48* 47% 48 + % PhilPet 6 3759 39* 38* 39 + * Pier 1 4 281 4 Va 4* 4*.Pitney B 6 327 23* 22* 22% Pittstn 361112 21* 20* 20*- * Polaroid 11 1025 19* 19* 19*- * ProctG 10 2518 83 Va 82* 83 - % QuakO 6 330 33* 33* 33*- * RCA 67 1834 17* 16% 17*+ * RalsPur 716517 11% 11* 11*- * Raymd 1 8 14 18% 18* 18 Va ReadB .80 7 289 19% 18% 19*+ % RepStl 2 47 21* 21% 21%— * Revlon 8 253 31% 31* 31% RchVck 8 72 26 25* 26 + * RiegelT 5 121 17* 17* 17*- * Robins 9 1509 11% 11* 11*.Rockwl 8 874 30* 30 30 - % RoylD 5 534 32% 32* 32*- * Ryder S SCM 7 118 25* 25* 25*+ % 5 119 20* 20* 20*+ * Safeway 6 114 26* 26* 26* StRegP 5 669 27%d27% 27*- * Sanders 13 88 38* 38* 38*+ * SchrPlo 8 601 28* 27% 28*+ * Schlmb 12 3275 50% 49 50*+1* Scott P 5 302 16 15* 15*- * Seagrm 5 85 52* 51* 52*+ * Searle G 19 5916 30* 29* 30*+1 Sears 8 1805 16* 16 16*+ * Sedco 9 120 283/4 28 28*+ * Shell Oil 7 280 36% 36* 36*- * Singer 6 308 12* 12 12*+ * Skyline 29 38 13 12* 12*+ * SmithA 10 8 11* 11* 11% Smtkln 12 2045 64* 64 64* Sou Pac 6 227 37 36* 36%+ Va Spartn 5 5 12*dl2% 12*— * Sperry 6 726 32% 31* 32* .Squibb 13 159 30* 30 30* StOil Cl 5 2236 36% 35* 36 - H StO Ind 7 6316 44* d43* 44*- % StdOIIO 4 1557 34% d34* 34*- * Steego SterlDg 8 49 3* 3* 3%+ * 12 796 23* 23 23*+ * Steven J 109 14* 14* 14% StorTe 14 2805 30* 29* 30*+1* SunCo 7 316 37* 36* 37 + * SunMn 240 7* 7* 7*+ * SuprO 12 5536 35* 32* 35*+3* Syntex 10 709 59* 58* 59*- * Taft Brd 10 24 29* 29 29* + * Tchclr 4 133 12* 12 12 - * Teldyn 7 820 133 129* 132*+2* Tenneco 5 587 30% 30* 30*+ * Texaco 4 1488 31 30* 30* Tex Inst 151846 79* 77* 78*+1* TxOGas 13 2114 29* 28% 29 - * Textron 9 177 24* 24* 24*- * Thiokl 10 19 29 29 29 - * Timel 15 347 34* 33* 34*+ * Timkn 7 91 59* 58* 58'*-1 TWCp 10 1935 15 14* 15 + * Transm 6 353 20* 20'A 20'*+ * Tranwyl 6 6 22'A 22 22'A UCamp 6 175 45 44* 44*+ * UnCarb 5 464 46'A 45* 45% US Gyps 6 29 30* 29* 30 US Steal 2 767 24* 24* 24*+ 'A Un Tach 5 582 37%d37* 37*- * Upjohn 10 393 53 51* S3 +1* Varlan 20 545 26* 25* 26*+ * Wainoco .604 19* 18 18*+ * WkHR$ 89 15*dl5* 15*+ * WaltJm 89 114 18* 11* 18* WarnL 181 604 22* 21% 21% Westg El 51286 24* 23* 24 + * Weyerhs 12 1100 25% 25'A 2S'A WhltCn 5 59 25% 24% 25'*+ '* Womet 10 92 17* 16% 17* Wolwth 15 942 17% 17 17 - * Xerox 5 2565 40% 39'A 40%+l% Zenith R 10 161 10* 10* 10*- * Zurnlnd 6 132 21 20* 21 + * V»nl»» Haut Ba* Farm.Ch.Wajax A 2000 $11 11 11 Waiax 1.86 100 $22 22 22 Wlkr R 172983 $19* 18 18* + * Walker 7* 13112 $19 18% 18* + * Walker9* 3140 $19* 19% 19% Wlkrl4.16 800 $25* 25 25*- * Walker w ’385 445 440 445 + 5 Wardair 100 440 440 440 Warn Can 200 $9* 9* 9* + * Warren 4500 155 155 155 - 5 Wrintn 17500 80 80 80 Wstburne 7820 $17* 16% 17 Wcoast Pt 13000 $16* 16* 16*- * WcoastT 7765 $11* 11% 11%- * Westfield 4000 101 100 100 - 1 Westfort 8100 150 131 131 - 19 Westmln 3965 $7* 7% 7* + * Westminp 1300 $17% 17* 17* Ventât Westmntr 2100 Weston 3700 Wharf 200 WhimCrek 2000 Whonok A 200 Wilco 1500 ftix Inc 17000 Haut Bat 165 162 $34* 34* 175 175 60 55 $7* 7* 21 21 370 370 $12'A 12'A $6% 6% Farm.Ch.162 - 3 34*- * 175 -25 60+8 7*- * 21 + 1 370 +20 12'A — * 6% + * 14'*+ 1 11*- * 195 + 5 PartnershipUnits Trust Units BBCRun 900 $11* 11'A 11'*+ * CPermun 1000 $6* 6'* 6'*— 'A C Realty u 30890 $5* 5* 5* (aitaimgfq Moit Fb Fb Fb Fb Fb Fb Fb My My My My My My My Ag Ag Ag Ag Ag Ag Ag Ag Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alt Enr Mr Alt Enr Jn Asama Jy Asama Jy Asama Oc Bell Can Fb Bell Can Fb BelICanMy BelICanMy Bell Can Ag Bell Can Ag Bk Mtl Fb Bk Mtl Fb Bk Mtl Fb Bk Mtl My Bk Mtl My Bk Mtl My Bk Mtl Bk Mtl Bk Mtl Bk Mtl Bow Val Ap Bow Val Ap Bow Val Ap Bow Val Ap Bow Val Ap Bow Val Ap Bow Val Ap Bow Val Jy Bow Val Jy Bow ValJy Bow ValJy Bow Val Oc Bow Val Oc BP Can Ap BP Can Ap BP Can Ap BP Can Ap BP Can Ap BP Can Jy BP Can Jy BP Can Jy BP Can Jy Brscn A Fb Brscn A Fb Brscn AMy Brscn A My Brscn AMy Brscn AMy Brscn A Ag Brscn A Ag C Im B Jn C Im B Sp CanPE Fb CanP E My CanP E My CanP E My CanP E My CanP E My CanP E My CanP E Ag CanP E Ag CBth A Ap CBth A Jy Cmnc Mr Cmnc Cmnc Cmnc Cmnc Cmnc Cmnc Cmnc CP Ltd CP Ltd CP Ltd CP Ltd CP Ltd CP Ltd CP Ltd Mv CP Ltd My CP Ltd My CP Ltd My CP Ltd My CP Ltd Ag CP Ltd CP Ltd CRL Prix Vol.C 22* 14 22*p 25 25 p 27* 27 *p 30 p 22'* 22 *p 25 25 p 27* 30 30 p 22'* 22 *p 25 25 p 15 p 12* Mr Mr Mr Mr Jn Jn Jn Fb Fb Fb Fb Fb My 10 12'* 12'* 17»* 17*p 17'* 20 17* 20 22* 25 25 p 22'* 22 *p 25 22'* 22 *p 25 25 p 15 15 p 17* 17*p 20 20 p 22 *p 15 15 p 17* 20 15 17* 25 27»* p 30 30 p 35 25 25 p 30 32* 22*p 25 p 17'*p 20 20 p 25 p 20 22*p 27 *p 27* 20 p 15 15 p 17* 17*p 20 20 p 15 15 p 20 17* 45 p CRL CRL CRL CRL CRL CRL CRL CRL CRL Ag Ag Mr Mr Mr Mr Mr Jn Jn Jn Jn S! CTLBk Mr CTLBkJn CTLBk Jn CTL Bk Sp D Pete Mr D Pete Mr D Pete Mr D Pete Mr D Pete Mr D Pete Mr D Pete Mr D Pete Ap D Pete Ap D Pete Ap D Pete Ap D Pete Ap D Pete Ap D Pete Ap D Pete Ap D Pete Ap D Pete Jn DPete Jn D Pete Jy DPete Jy DPete Jy DPete Jy DPete Jy DPete Jy DPete Sp DPete Sp DPete Sp D Pete Oc D Pete D Pete D Pete Denis Denis Denis Denis Denis Denis Denis Denis Dom M Ap Dom M Ap Dom M Ap Dom M Ap Dom M Ap Dom M Ap Dom M Jy Dom M Jy Dom M Jy 50 50 p 55 p 60 p 45 p 55 p 60 p 35 35 p 40 40 p 45 p 35 35 p 40 40 p 45 45 p 35 35 p 40 12* 15 15 p 17*p 20 12* 15 p 17*p 20 p 17* 5 7* 10 7* 10 10 p 12* 12*p 15 p 17*p 22* 10 10 p 12* Oc Oc Oc Ap Ap Ap Ap Jy Jy Jy Oc $18 $18 $18 $18 $18 $22% $22% ouv.Perm.Titre 216105 $23 137 90 $23 336 15 $23 168 S2'/4$23 831 5 $23 638 $4* $23 193 $7'/4$23 273180 $23 169160 $23 476 85 $23 249 $2* $23 593 40 $23 480 10 $23 69 $7 $23 290 $2% $23 73175 $23 255125 $23 139 S3'/4$23 38 S3 $12* 10135 $12* 117 $2* $12 87 160 $12 55 $2'/8$12 656 75 $18 26 15 981 135 3630 25 54125 589 40 505 55 963 15 286 $2* $22% 173140 $22% 144 90 $22% 651 60 $22% 43 S2'/4$22% 23100 $22% 66 100 $22% 22 $2% $22% 441 185 $15'* 237100 $15* 1067 80 $15* 657 $2* $15* 1188 35 $15* 194 $4% $15* 59 $6* $15* 43 $2* $15* 38 150 $15'* 82140 $15* 218 90 $15* 6 $3* $15* 40 $2% $15* 19165 $24'/4 61 $4'/4$24'/4 309 40 $24 % 21 $6* $24'A 365 45 $24'/4 70 $2*$24'/4 3 $3* $24% 130105 $24% 38 75 $24% 15 $2% $20% 23 $5* $20% 5 75 $20% 27 85 60150 39 $5 44170 $20% $20% $20% $20% 37 $3* $20% 29150 $27% 56 160 $27% 102 $3% $16* 111 $2*$16* 20 65 $16* 140100 $16* 129165 $16* 366 25 $16* 60 $3* $16* 6 $3 $16* 2 80 78 35 11 100 345 $2 222175 257 $4 139 $7 $16* $17* $17* $49'* $49'* $49'* $49'* $10% $10% 104 $2 112 $4 34 $6* $10% 20 10 $10% 91 1054155 $10% 132 1011 90 $10% 116 2004 65 $10% 35 2 1 3 12*p 172 1703 $2'* $10% 15 15 P 17* 17*p 20 p 10 10 p 10 10 p 12* 12*p 15 15 p 10 15 15 p 10 10 p 12* 15 30 30 p 32* 32*p 27* 30 32*p 27* 15 15 p 17* 17*p 20 22*p 17* 20 20 p 4508 35 $10% 1366 $4* $10% 2416 15 $10% 308 $7 $10% 26 $9* $10% 86 $2'* $10% 57100 $10% 1125 $2* $10% 171110 $10% 1701 125 $10% 760 $2* $10% 2288 75 $10% 213 $4* $10% 14 $2% $10% 160115 $10% 29 $4% $10% 258 $2* $10% 248140 $10% 255 $2 $10% 202110 $10% 71 $2 $29* 104 $2* $29* 43 55 $29* 62 $3* $29% 1 $4 $29* 32 $2'/4$29* 9 $4* $29* 1 $4* $29* 53 1 50 $15'* 62155 $15'* 70 90 $15'* 86 $2%$15'* 166 10 $15'* 32 $7'* $15'* 47130 $15'* 90 75 $15»* 7 $5* $15»* Voici les taux des devises étrangères tels que fournis par la Banque Nationale.Les cotes sont en monnaie canadienne.Afrique du Sud Afrique Française Allemagne-Ouest f Antilles Anglaises Australie Autriche Bahamas Belgique Danemark Espagne États-Unis Finlande France Grèce Hollande Hong Kong Inde Israël Italie Jamaïque Japon Liban Mexique Norvège N Zélande Portugal Royaume-Uni Suède Suisse Vénétuéta Rand CFA Mark Dollar Dollar Schilling Dollar Franc Couronne Peseta Dollar Mark Franc Drachme Florin Dollar Roupie Sheqels Lire Dollar Yen Livre Peso Couronne Dollar Escudo Sterling Couronne Franc Bolivar 1.2274 0 004068 0.5170 0 4438 1 3196 007378 1 1960 0 03041 0.1577 0.01214 11940 0 26% 0 2034 0 02015 0.4711 0 2051 01306 0 07232 0 000965 0 6744 0 005241 0 2594 004496 0 2023 09635 001779 22413 02109 0 6454 0 2782 Le dollar canadien Le dollar américain a clôturé hier en hausse de 9-50 et cotait *1 1971 par rapport i la devise canadienne.U livre sterling a gagné 13-50 à *2 2388 À New York, le dollar canadien a perdu 3-25 i 80 8354 et la livre 3-50 à 81 8702.Moi* Prix Dom M Oc 15 DTex Jn 17* Gnstar Ap 20 Gnstar Ap 20 p Gnstar Ap 22* Gnstar Ap 25 p Gnstar Ap 27* Vol.C.ouv.Form.Tl Gnstar Gnstar Gnstar Gnstar Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C HBOC HBOG HBOG HBOG HBOG HBOG HBOG HBOG HBOG HBOG Husky Husky Husky Husky Husky Husky Husky Husky Husky Husky Husky Husky I Pipe l-Cify i-City i-City i-Cify i-Cify Inco Inco Inco Inco Inco Inco Inco Inco Inco Inco Inco Inco (Oil A 1011 A (Oil A (Oil A IOIIA lOil A IOIIA IOIIA IOIIA (Oil A IONA Ap 30 Jy 20 p Jy 22* Jy 22*p Fb 17* Fb 17*p Fb 20 Fb 22* Fb 25 My 12* My 12*p My 15 My 15 p My 17* My I7*p My 20 My 20 p My 22'/a My 22'/ap My 25 Ag 12* Ag 12*p Ag 15 Ag 15 p Ag 17* Ag 17*p Ag 20 Ag 22* Fb 40 Fb 45 Fb 45 p Fb 50 My 40 My 45 My 50 My 50 p Ag 45 Ag 45 p Ap 7'/a Ap 7*p Ap 10 Ap 10 p Ap 12* Ap 15 p Jy 7* Jy 10 Jy 12'/ap Oc 7* Oc 7*p Oc 10 My 15 Mr 10 p Jn 7*p Jn 10 Jn 12* Sp 7*p Fb 15 Fb 15 p Fb 17* Fb 17*p Fb 20 Fb 20 p My 15 My 15 p My 17* My 17'/ap Ag 15 Ag 17* Fb 25 p Fb 27* Fb 30 My 20 My 20 p My 22* My 22'/ap My 25 My 25 p My 27* My 27*p 56 1 15 17 6 4 2 2 1 3 4 Titra $15'* $12% $21 $21 80 $3 2 20 114195 75120 335 70 24 $4% $21 355 15 $21 61 5 $21 48 175 $21 217100 $21 17 $3'*$21 59 1790 10 $13% 2 771 $3* $13% 162 3448 5 $13% 2 3409 5 $13% 3 1832 5 $13% 81 153 $2* $13% 1 79 85 $13% 204 1394105 $13% 17 283 $2 $13% 45 2158 50 $13% 380 $3* $13% 1486 30 $13% 201 $6* $.133* 1397 20 $13% 5 $8%$13% 985 20 $13% 242 $3% $13% 15115 $13% 630185 $13% 186 $2* $13% 607110 $13% 273 $4* $13% 596 65 $13% 580 40 $13% 1493 $7* $47% 909 $3 $47* 220 75 $47* 80 2200 40 $47* 16 113 $8'/e$47* 111 $3%$47% 366135 $47% 273 $3 $47% 11 $5* $47% 14165 $47% 412160 115 40 670 40 222170 1 1253 10 6 5 $6* $8% 26 61 $2 $8% 11 1098 75 $8% 10 42 $3* $8% 71 89 $2* $8% 10 55 $8% 681 110 213 30 126110 4 15 377 75 131 25 10 20 1205100 789 50 25 1303 20 78 332 $2 690 5 $8% $8% $8% $8% $8% $8% $14'* $9* $9* $9* $9* $9* $15% $15% $15% $15% $15% 87 $4* $15% 368 150 $15% 215 80 $15% 769 60 $15% 121 $2'* $153* 128 $2'* $15% 221110 $15% 230 $3% $21% 792 10 $21% 565 10 $21% 40 $2* $21% 124100 $21% 246150 $21% 81 $2* $21% 723 65 $21% 216 $4 $21% 634 35 $21% 93 $6 $21% 3 40 $4 $49* lOil A Ag 20 31 46 $3* $21% 2 46 $7% $49Va IDilA Ag 20 p 30 33125 $21% 2 53 $12 $49* lOil A Ag 22Va 28 59 $2 $21% 35 603 $2Va $36% IOHA Ag 25 1 315125 $21% 54 737 75 $36% lOil A Ag 30 10 60 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$5 $26% 1 $8* $26% 942 85 $11% 694 40 101 190 50 2259 10 25 557 5 $16% $16% $16% $16% $28% $28% $28% 17*p 20 20 p 22* 22*p 17* 20 20 p $18% $18% $18% $11% 62 $2* $18% 80 100 $18% 409100 $18% 155 $2* $18% 410 50 $18% 128 $4%$18% 12 $2% $18% 136 ISO 118% 36 82* $18% { I r Le Devoir, jeudi 28 Janvier 1982 ¦ 11 Textile-vêtement Ottawa veut-il vraiment moderniser les entreprises?J.ES premières subvenir lions accordées en vertu Wr du Programme fédéral pour la restructuration des Jjécteurs textile-vètement-•bpnnetterie ne seront pas annoncées avant le mois de nJJHTS.Géré par le nouvel Office canadien pour un renouveau industriel (OCRI), le programme annoncé en juin der-jnjer à Ottawa suscite encore •beaucoup d'interrogation.‘«Nous ne savons pas comment ¦ils vont agir dans les différents ‘c@s».remarque le président ¦We«t, compagnie d’assurance-vie, a accumulé un bénéfice net par action de $21 09 en 1981, comparativement à $28 41 en 1980 .Bethlehem Steel, le deuxièmeproducteur d’acier américain, a enregistré des ventes de $7.3 milliards US en 1981, contre $6 7 milliards l’année précédente.La Banque Royale a haussé ses taux sur ses dépôts d’un quart de point.La Banque Mondiale réduira son aide aux pays les plus eide de < la banque.Les premières nominations à la tête des entreprises nationalisées de France ont été annoncées hier.MM Claude Dolle et Raymond Levy présideront les groupes sidérurgiques Sacilor et Usiner .Les profits de RCA Corp.ont chuté de 82% en 1981.Les ventes de maisons aux Étata-Unia ont diminué de 20% durant les 12 derniers mois.Les marchandises transitées sur la Vola Maritime du Saint-Laurent ont augmenté de 2.3% en 1981, a indiqué le Département américain des Transports.Dome Petroleum et Computer Communications de les plus pauvres en 1982 parce que les Américains onfde-diminuer leur contribution au fonctionnement de TransCanada Telephone System participeront à un projet d’essai de satellites d'affaires.En 1981, l’inflation a atteint 12.7% dans la Communauté économique européenne .Le Truat Général a émis 1.6 million d'actions ordinaires à $13.50 l'action pour un total de $21.6 millions.André BOUTHILLIER mettra aux petites entreprises québécoise, notamment dans le vêtement, de survivre et de se moderniser.Si le gouvernement fédéral consacre tous ses efforts aux compagnies qui ont déjà les meilleures chances de survivre, on verra au Québec plus de demandes d’adaptation de la main d’oeuvre que de modernisation.Certains se demandent si les fonctionnaires fédéraux ont réellement renoncé à condamner quasiment tout le secteur textile-vêtement, comme ils le faisaient encore récemment.I Tout le côté subjectif du programme fédéral n’est pas fait pour rassurer.Pourtant le temps presse.L’emploi dans le secteur habillement oscille entre 60,000 et 75,000 selon les mois au Québec, avec une moyenne de 72,500.Dans le secteur du textile, l’emploi fluctue entre 28.000 et 43,000 avec une moyenne de 34,000.L’emploi semble avoir fortement baissé en novembre-décembre, où l’on a vu des fermetures, des faillites et des licenciements.Comme tous les autres secteurs économiques, le textile-vêtement connaît en ce moment de graves difficultés.Cela amène les manufacturiers à se préoccuper davantage de leur gestion et de leur productivité, pour retrouver des profits.Le moment est donc idéal pour étudier des programmes de modernisation, meme si les investissements sont différés de quelques mois.QUEBECOR inc.M.Gaston L'Italien M.Pierre Péladeau, président de Québécor inc.et de sa filiale Groupe Québécor inc., annonce la nomination de M.Gaston L'Italien au poste de Vice-président, Hebdos et Magazines.Monsieur L'Italien oeuvre au sein de Québécor depuis 14 ans et a occupé différents postes au Journal de Montréal et au Journal de Québec.Depuis 2 ans, il était directeur du secteur des hebdos régionaux et depuis le 16 septembre 1981, directeur du secteur Hebdos et Magazines.Québécor inc.publie deux quotidiens, cinq hebdomadaires populaires, vingt-deux hebdos régionaux, un journal du dimanche de langue anglaise et six magazines de langue française.Le groupe compte également les plus importantes maisons de distribution de publications et de disques au Québec, huit imprimeries, un laboratoire de traitement de pellicules photographiques et une maison d’édition de livres.Services Financiers Avco Robert D.Brazeau M.H.Wallace Merryman, president du conseil d'administration des Services Financiers Avco du Canada Limitée, est heureux d'annoncer la nomination de M.Robert D Bra/.eau au poste de président.Natif de Sudbury en Ontario, M.Brazeau s'est joint à la société Avco en 1961.Ayant gravi tous les échelons du secteur d'exploitation des succursales, il a été promu surveillant régional en 1968.Il a ensuite été muté aux Etats-Unis, et en 1973, il était nommé vice-président adjoint.En 1976, il devenait vice-président, responsable des activités de la société dans la région nord des Etats-Unis.Promu au poste de premier vice-président en novembre 1979, M.Brazeau revenait au Canada pour prendre charge des activités de la société dans notre pays.M.Brazeau a toujours son bureau au siège social canadien de la société à London en Ontario.Les Services financiers Avco comptent parmi les plus importantes sociétés de finance au monde desservant les consommateurs.Elle possède 1 263 succursales dans cinq pays, soit en Australie, au Canada, au Japon, en Angleterre et aux Etats-Unis.Avec dés actifs de près de cinq milliards de dollars, les Services Financiers Avco offrent ù leur clientèle des prêts personnels.des prêts hypothécaires dans les secteurs résidentiel et commercial, de même que des services d'assurance vie et d'assurance accident, t O C B F T 8.55 Ouverture et horaire 9.00 En mouvement 9.15 Les Oraliens 9.30 Animagerie 9.45 Tape-tambour 10.00 Passe-partout 10.30 Magazine-Express "Art et culture", avec Paule Doyon.Cette mère de cinq enfants écrit des contes pour enfants "L'obésité chez l'enfant", avec Louise Mercure, psychologue —Trouvailles, avec France Dauphin 11.00 Le son des Français d'Amérique: "Le son des vieux pays: on pense qu'il faut continuer" Halte à Montcoutant, en Poitou, où jeunes et vieux se sont mis en tête non seulement de faire revivre leur folklore mais aussi de le continuer 11.30 Bonjour, comment mangez-vous?11.55 La vie secrète des animaux."Ecologie d'une épave " 12.25 Le téléjournal 12.30 Allô Bou Bou 13.30 Femme d'aujourd'hui: "L’école Montessori: nouvelle méthode d'enseignement fondée sur le respect profond de l'enfant.— La condition des femmes qui travaillent dans le vêtement 14.30 Cinéma: "La horde sauvage ou la Reine Maverick" (Américain 1955) Western réalisé par Joe Kane, Avec Barbara Stanwyck et B Sullivan.¦ * 18.00 Boblno 16.30 Pop Citrouille 17.00 -Frédéric Tôléroman écrit par Michel Faure et Claude Fournier.17.30 Daniel Bertolino, l'exploration et vous.Série documentaire animée et réalisée par Daniel Bertolino "Odyssée de l'Asie".18.00 Ce soir 18.40 Nouvelles du sport 18.50 Télex arts To.oo Jamais deux sans toi * Tôléroman écrit par Guy Fournier.- Avec Jean Besré et Angèle Coutu 19.30 Boogie Woogie 48 Tôléroman écrit par Claude Jasmin ' 20.00 Les grands films "Cause toujours, tu m'intéresses" (Français 1979) Comédie réalisée par Edouard Molinaro.avec Jean-Pierre Marielle, Annie Girardot, Jacques François et Umban U Kset 22.00 L'habitation: "Acheter du vieux" L'augmentation des coûts de l'énergie a mis un frein au développement des banlieues et à la démolition des vieux quartiers urbains.Plutôt que de bâtir toujours du nouveau et plutôt que de démolir tout ce qui fait ancien, on rénove, on restaure.22.30 Le téléjournal 23.05 Les nouvelles du sport 23.15 Emile Zola ou la conscience humaine 0.30 Fin des émissions O C F T M 7.10 Heure 7.15 Les p'tils bonshommes 7.30 Première heure: "La météo", "La ronde de nuit"."Le monde des affaires"."Les nouvelles artistiques", “La revue des éditoriaux"."Evolution de l'actualité" 0.00 Votre amie Suzanne: "Un décor à vivre", "Un amour de livre", "Ambiance", "En souplesse" 10.30 Jinny 11.00 Fanfan Dédé 11.30 Les p'tlts bonshommes 11.45 Les Satelllpopettes 12.15 Le dix vous Informe 12.30 Clné-qulz: "Une vie pour une autre" (Américain 1973) Drame policier réalisé par Jud Taylor, avec James Stewart, Tyne Daly, James Hampton et John Ventan-tonlo.14.30 Janette veut savoir: "Clinique du couple" (18e volet).15.30 Services à la communauté 10.00 Gronlco 8 Cie 16.30 Adèle 17.00 L’Artlshow Avec Pierre Lalonde et Daniel Hétu.18.00 Le dix vous informe 18.30 Drôle de dames 19.30 Le hockey du jeudi soir "Les Canadiens de Montréal visitent les Bruins de Boston" 22.15 Le hockey en coulisse 22.29 La quotidienne 22.30 Les nouvelles TVA 23.00 Les sports 23.15 La couleur du temps 23.30 S.W.A.T.0.30 Fermeture U^nvît ZVOÜV.12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 PIANO BALDWIN, debout, Louis XV, $2250.687-0516 1-2-82 ¦ Local commercial è louer BERNARD - CHAMPAGNEUR, locaux commerciaux pour bureaux, restaurants, boutiques; de 500 à 4000 p.c 279-3752 05-02-82 !¦ Logements à louer DUROCHER / PRINCE ARTHUR.4'4 rénové, $500/mols + charges 521-4798.15-2-82 OUTREMONT, 750 McEachran avenue, haut duplex, B'Y chautté, garage.$685 par mois — disponible 1er lévrier 273-7858 après 6h00 p.m.30-1-82 OUTREMONT, près U.dé M .spacieux, luxueux.6'V, haut duplex moderne.3 chambres, f'Y sb, foyer très éclairé, tranquillité, cuisinière, réfrigérateur tournis Sous-location fer avril 82 $575.renouvellement fer juillet 82.après 6 h et lindesem : 733-5792 04-02-82 OUTREMONT, rue Ducharme, 71Y pièces.2e.chautté.eau chaude, entièrement redécoré.$600/mois 849-7868 30-01-82 ¦ Occasions d’affaires UNE COMPAGNIE DE PETROLE offre une occasion de revenu et bonis à une personne mature dans la région de Montréal.Mime sans expérience écrire è ST Read.American Lubricants Co .Box 696.Davton.Ohio 45401 Of -02-82 ¦ Oeuvres / objets d’art COLLECTION PRIVEE: prix très raisonnables pour ventes Immédiates.Jean-Paul Lamleux.M A.Fortin, René 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Organe de la vue.7— Filet sous les oves d'un chapiteau.— Effet du feu ou de la chaleur sur la peau et les organes.8— Condiment.— Partie aval d'une vallée envahie par la mer.— Le roi des animaux.9— Assiette creuse sans rebord.— Saint.10— Mois.— Sans Inégalités.11— Moquerie sarcastique.— Espèce de saule.12— Caractères des plus anciens alphabets germanique et Scandinave.— Arbre.Verticalement 1— Ecrivain français (1840-1902).— Tout appareil de levage utilisé à bord d'un navire.2— Ecorchure.— Qui n'est pas cuit.3— Baryum.— Rejeton qui pousse au collet de certaines plantes.4— Eau qui a servi à rincer.— Fruit des conifères.5— Etendue limitée.— Pierre précieuse.6— Chemin de halage.— Cercueil.7— Sollpède.—'Qui concerne les moeurs.8— Bulbe secondaire, formé chez certaines plantes sur le côté d'un bulbe.— Du dialecte provençal.9— Qui suscite l'admiration.10— Enlever.— Pronom personnel.— Habitation.11— Né à cet endroit.— Arbrisseau épineux de la famille des rosacées.12— Action d’étaler.— Ile de l’Atlantique.Solution d'hier 13 3 4 ] 6 7 8 V 10 tl 13 iMME au aras » t 15 Ligue Nord-Américaine v«ndr*di Mardi New York à Montréal New York 7, Toronto 4 Seattle à Vancouver Jacksonville 6, Tulsa 7 Samedi Portland 6, San Jose 1 Tulsa à Chicago Vancouver 4, Edmonton 3 Toronto à Tampa Bay LIGUE NORD-AMÉRICAINE Conférence Atlantique Section Est Pi 0 p bp bc moy diff MONTRÉAL.12 7 5 59 59 .583 TORONTO.14 7 7 72 78 500 1 JACKSONVILLE .15 7 8 79 84 .466 1V4 NEW YORK.13 4 9 70 83 .308 3V4 Section Centrale CHICAGO .12 8 4 100 79 667 — TAMPABAY.13 7 6 79 80 iss 1* TULSA.13 6 7 88 78 .462 2Vï Conférence Pacifique Section Nord-Ouest VANCOUVER.13 9 4 103 70 .692 — EDMONTON.14 9 5 88 91 .643 V4 SEATTLE.15 7 8 77 81 467 3 Section Ouest SAN DIEGO.13 6 7 85 89 462 — .14 6 8 70 88 429 % SAN JOSE.15 5 10 70 115 .333 2 Ligue Nationale Mardi Montréal 8, Québec 3 Winnipeg 3, Detroit 3 Islanders NY 9, Pittsburgh 2 Edmonton 6, St-Louis 4 Colorado 7, Philadelphie 4 Hier Hartford 3, Calgary 1 Buffalo à Vancouver b a pts Keith Acton .25 36 61 Guy Lafleur .20 40 60 Pierre Mondou .22 22 44 Mark Napier .22 21 43 Mario Tremblay .21 22 43 Steve Shutt .19 17 36 Larry Robinson .7 28 35 Doug Jarvis .14 16 30 Rod Langway .3 22 25 Bob Gainey .11 13 24 D.Wickenheiser.9 13 22 Craig Laughlin .11 9 20 Brian Engblom .2 18 20 Guy Lapointe .1 17 18 Doug Risebrough .6 11 17 Robert Picard .0 17 17 Mark Hunter .10 5 15 Réjean Houle .4 11 15 Gilbert Delorme .1 7 8 Chris Nilan .4 4 7 Gaston Gingras .1 3 4 Rick Wamsley .0 2 2 Gardiens min bc bl moy.D.Herron.1,067 46 1 2.59 R.Wamsley .826 38 1 2.76 R.Sévigny .967 52 0 3.23 M.Holden 20 0 0 0.00 (Un but dans un filât désert) Winnipeg 4, Toronto 3 Edmonton 3, Chicago 3 Islanders NY 6, Pittsburgh 3 Rangers NY 5, Washington 4 Philadelphie à Los Angeles Minnesota 8, Detroit 6 Ce soir Montréal à Boston Minnesota à St-Louis Vendredi Buffalo à Edmonton Rangers NY au Colorado Les meneurs (Parties d’hier non comprises) „ b a pts Gretzky, Edm .62 76 138 P.Stastny, Qué .30 55 85 Bossy, Isl.35 43 78 Savard, Chi.24 54 78 Maruk, Was.34 43 77 Smith, Min.30 46 76 Dionne, LA .30 43 73 Taylor, LA .24 49 73 Trottier, Isl.25 46 71 Coffey, Edm .24 44 66 Anderson, Edm .22 46 68 Ligue Majeure du Québec Lundi Laval 9, Hull 2 Hier Laval 7, Shawinigan 6, (sup.) Montréal 5, Québec 1 T.-RIvières 11, Granby 4 Vendredi Montréal à Chicoutimi Shawinigan à Québec Chicoutimi à Sherbrooke Hull à T.-Rivières Ligue Collégiale AAA Vendredi St-JérOme à Dawson Thetford Mines à St-Georges St-Laurent à Limoilou Dimanche St-Georges à St-Jérôme Limoilou à Dawson Thetford Mines à St-Laurent LIGUE NATIONALE Conférence Prince de Galles Section Adams Pi s P n bp be pt* BUFFALO 49 29 11 9 199 145 67 BOSTON 49 28 14 7 202 169 63 MONTRÉAL 25 11 12 222 141 62 QUÉBEC 51 25 20 6 227 207 56 HARTFORD 48 13 24 Section Patrick 11 162 288 37 NY ISLANDERS .48 29 13 6 212 157 64 PHILADELPHIE .48 28 17 3 197 179 59 NY RANGERS 49 22 20 7 177 192 51 PITTSBURGH 49 20 21 8 187 198 46 WASHINGTON .49 12 29 8 177 206 32 Conférence Campbell Section Norris MINNESOTA 50 21 14 15 205 173 57 ST-LOUIS 49 23 22 4 192 200 50 WINNIPEG 51 19 21 11 195 220 49 CHICAGO 50 17 23 10 213 230 44 TORONTO 51 15 24 12 208 232 42 DETROIT 51 14 27 10 174 205 38 Section Smyth* EDMONTON 53 31 12 10 287 211 72 CALGARY 52 18 22 12 203 227 48 VANCOUVER 50 15 24 11 172 185 41 LOS ANGELES.49 13 26 10 193 234 36 COLORADO 51 11 32 8 147 231 30 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Pl g P n bp bc pt* HULl 46 30 14 2 243 184 62 SHERBROOKE.46 29 16 1 279 198 59 MONTRÉAL 29 15 0 205 155 58 T.-RIVIÈRES 46 29 17 0 281 203 58 SHAWINIGAN 47 27 18 2 255 193 56 CHICOUTIMI 46 22 22 2 206 215 46 LAVAL 48 22 25 1 228 255 45 GRANBY 46 8 37 1 180 326 17 QUÉBEC 45 6 38 1 123 273 13 Robinson et Bourque sont étonnés de leur sélection - E par Daniel Caza de la Presse Canadienne BOSTON (PC) - La sélection des membres des deux remières équipes d’étoiles de a Conférence Prince-de-Galles a suscité de vives réactions dans le camp du Canadien de Montréal.Le défenseur Larry Robinson, le seul représentant de la formation montréalaise à faire partie de ce groupe sélect s'est déclaré surpris de voir son nom figurer à cette liste prestigieuse.«J'aurais compris que les résultats aient été favorables à Guy Lapointe, Brian Engblom ou Rod Langway qui ont tous trois connu une meilleure première moitié de saison que moi.Mais je comprends la façon dont certains voleurs évaluent leur choix respectif.Souvent^ ils se fient davantage à la réputation d’un joueur plutôt qu’à son rendement.Et, comme je suis une sorte d’habitué à ces rencontres d’é- toiles.il m'ont accordé leur faveur.» a indiqué Robinson à la veille du match opposant le Canadien aux Bruins, ce soir à Boston.Robinson estime de plus qu’un autre facteur peut influencer les voteurs: «Nous (le Tricolore) comptons au moins quatre défenseurs sur cette équipé qui pourraient mériter une telle reconnaissance.Comme il fallait un peu s’y attendre.ils se sont partage les votes, contrairement à un type comme Randy Carlisle, par exemple, qui est à peu près le seul défenseur des Penguins de Pittsburgh à mériter le titre de joueur-étoile».Si Robinson soutient ne pas être le seul à mériter le vote de confiance qu’on lui a accordé, plusieurs autres porte-couleurs montréalais abondaient dans le même sens.L’ailier droit Mark Napier a lancé, en apprenant la nouvelle, que le rendement des joueurs est malheureusement secondaire à la réputation dans ce contexte et que les journalistes attachés à la cou- verture régulière des matches de la Ligue nationale «ont manqué de sérieux».Brian Engblom, qui a la meilleure fiche de plus et de moins chez les défenseurs du circuit John Ziegler, affichait une mine déconfite: «Que vouiez-vous que j’en pense?Ce n’est pas moi qui décide du choix de ces formations.», s’est-il contenter de dire.Quant au vétéran Guy La-pointe, qui devrait normalement être en tête de liste des joueurs ayant effectué le plus beau retour en 81-82, il s’est dit extrêmement déçu: «Il existe sûrement des journalistes qui ne connaissent pas très bien le hockey, car, au classement des votes, on en a accordé à Rick Middleton à la position de joueur de centre,» a-t-il indiqué.Sélectionné sur la première équipe, le défenseur Raymond Bourque, des Bruins, s’est également dit surpris du résultat: «Je n’ai pas le sentiment d’appartenir a cette première équipe de rêve.J’ai connu une première moitié de saison or- dinaire et d’autres auraient peut-être dû être choisis à ma place».Comme son entraîneur Gerry Cheevers, Bourque était d’avis que l'ailier droit Rick Middleton méritait d’être sélectionné en tête de liste.« Bossy est très talentueux, mais, selon moi, Rick Middle-ton est plus complet».La première équipe d’étoiles est composée du gardien Michel Dion des Penguins, des défenseurs John Van Box-meer des Sabres de Buffalo et Bourque des Bruins, de l’ailier droit Mike Bossy des Islanders de New York, du centre Peter Stastny des Nordiques de Québec, et de l’ailier gauche Bill Barber des Flyers de Philadelphie.La deuxième équipe est formée du gardien Don Edwards des Sabres, des défenseurs Randy Carlyle des Penguins et Robinson du Canadien, de l’ailier droit Middleton des Bruins, du centre Bryan Trottier des Islanders, et de l’ailier gauche Marc Tardif des Nordiques.Héros de Lake Placid Craig doit refaire ses classes BOSTON (AP) - Le gardien Jim Craig, héros de Lake Placid aux Jeux olympique d’hiver 1980, est presque devenu persona non grata à Boston.Craig, qui a connu la gloire à la suite de la victoire des États-Unis et qui a fait une entrée remarquée dans la LNH, est, depuis un an, tombé dans un anonymat presque total.Blessé successivement à un doigt et à une épaule, il a passé le dernier été à soigner ses blessures.Puis, à la suite du camp d’entraînement de l’équipe des États-Unis en vue du tournoi de la Coupe Canada, il s’est fracturé la cheville en chutant d’une échelle alors qu’il s’affairait à rénover sa maison.Il a donc été tenu à l’inactivité complète depuis le début de la présente saison régulière.Craig s’entraîne maintenant depuis trois jours avec les Bos-tonnais.Par contre, il avoue ê-tre inquiet de son avenir avec les Bruins: l’entraîneur-chef Gerry Cheevers se dit actuellement fort satisfait de la tenue de ses deux gardiens régu- liers, Rogatien Vachon et Marco Baron.De plus, Craig accuserait un très net retard derrière les gardiens de la principale filiale des Bruins, les Blades d’Erie, et Cheevers lui-même affirme ne pas posséder de plans définitifs dans son cas.D’ailleurs, si Craig tente de reprendre sa forme avec le grand club, c’est qu’on ne sait pas trop où l’envoyer.Après avoir connu la gloire, Craig s'avère maintenant une patate chaude pour les dirigeants bostonnais.Mais il pa- Bowa passe aux Cubs contre Ivan De Jesus 1 PHILADELPHIE (AP) — Les Phillies de Philadelphie ont échangé hier l’inter Larry Bowa et le réserviste au champ intérieur Ryne Sandberg aux Cubs de Chicago contre l’inter Ivan DeJesus.Bowa, 36 ans, a demandé aux Phillies de l’échanger s’ils n’entendaient pas lui offrir un contrat à long terme.DeJesus, 29 ans, a frappé pour une moyenne de .198 en 1981, mais il affiche une moyenne de .257 en carrière contre .264 pour Bowa, qui a frappé pour .283 en 1981.À Baltimore, les Orioles ont invité deux anciens lanceurs des Expos à l’entraînement.Il s'agit de Ross Grimsley et Don Stan-house, qui se présenteront le 19 février, à Miami.Grimsley a été remercié par les Indians de Cleveland, le 19 mai, et Stanhouse par les Dodgers de Los Angeles avant le début de la dernière saison.À Milwaukee, les lanceurs Randy Lerch et Jamie Easterly ont signé des contrats à long terme avec les Brewers mais trois joueurs ont porté leur cause en arbitrage.Ce sont Jim Gantner, Paul Molitor et Tnad Bosley.Lerch, 7-9 et une m.p.m.de 4.31, a signé un contrat de trois ans.À Toronto, le droitier Dave Stieb, que les Expos ont tenté d’obtenir lors des assises d’hiver, serait sur le point de signer un contrat de cinq ans.d’une valeur de $2 millions avec les Blue Jays.Stieb a remporté 11 victoires et subi 10 défaites en 1981, avec une m.p.m.de 3.19.Jet* 4, Leaf* 3 Prtmlèrt période 1— WINNIPEG: MacLean (20) Babych, Lukowich .2— TORONTO: Andreson (27) Valve, Derlago.3— WINNIPEG: Lukowich (24) Christian.DeBlols .Pénalités: Manno Tor 4:15, Melrose Tor 7:44 Deuxième période 4— TORONTO: Paiement (16) Manno, Aubin .5— T0R0NT0: Robert (13) McGill, Yarenchuk.6— WINNIPEG: Steen (6) LunOholm .Pénalités: Bolmistruck Tor 0.44, Levie Wpg 6:51.14:03.Troisième période 7— WINNIPEG: Lindstrom (18) Lundholm .15:05 Pénalités: aucune.Tirs au but Winnipeg: .13 10 9—32 Toronto: 12 10 10—32 Gardiens Slaniowski.Winnipeg: Tremblay.Toronto.A—16,301.7:54 .17:13 .17:41 14:16 .17:12 ,17 38 Whaler* 3, Flame* 1 Première période 1— HARTFORD, Francis (14) Stoughton, Kotsopoulos.4:42 Pénalités: Pletl Cal.Anderson Hart 6:49 Deuxième période 2— HARTFORD, Stoughton (36) Howatt, Shmyr.12:54 Pénalité Calgary banc (purgée par Lavallée) 1:22.Troleléme période 3— CALGARY, Rautakallio (11) Nilsson, Choulnard .13:22 4— HARTFORD.Larouche (19) Kotsopoulos.Renaud 19:27 Pénalités: Pletl Cal, Shmyr Hart mineures, majeures 7:22.Stoughton Hart 11:55, Pepllnskl Cal.Nachbaur Hart majeures 14 06 Tirs su but CALGARY 6 6 13-27 HARTFORD 17 20 11—48 Gardiens: Lemelin.Calgary: Veisor.Hartford A—11.851, 7:04.Hickey NYR, Gartner Wash, Holt Wash 8:11, Rogers NYR, Blomovist Wash majeures 10:12.Greschner NYR 19:28 Tirs au but NY Rangers.13 8 11—32 Washington .8 9 13—30 Gardiens — Mlo, NY Rangers: Jensen, Washington.A.- 9,084.LE DEVOIR «La condition étudiante» Un cahier spécial sur un sujet d’actualité publié dans le Devoir du 29 janvier 1982.Afin de vous assurer d’obtenir les copies désirées de ce cahier spécial, téléphonez au 844-3361 ou remplissez ce coupon et faites parvenir votre chèque ou mandat-poste payable à l'ordre de: Le Devoir, case postale 6033 Montréal, P.Q.H3C 3C9 Commandez avant le 29 janvier 1982 0.35 la copie Rang*» 5, Capital* 4 Prsmlèrs pérlods 1— RANGERS NY: B«cM5) Rogers, Greschner ___8:32 2— RANGERS NY Johnstone (t3) Ftorek.Oave Maloney 9:14 Pénalités — Blomevist Wash 11:27, Gartner Wash majeure 15:48, Ftorek NYR 17:00 Deuxième pérlods 3— WASHINGTON: Gould (8) Walter, Maruk 4:58 4— WASHINGTON: Veitch (6) Franceschettl, Bldner .5:26 5— RANGERS NY Johnstone (14) Ruotsalalhen.16:55 Pénalités — Doré NYR 2:17.Valentine Wash 8 44 Trolsléms période 6— WASHINGTON Franceschettl (2) Gartner, Carpenter.3:12 7— WASHINGTON: Robertson (8) Carpenter Blomevist 5 16 8— RANGERS NY Pavelick (19) Vickers.Oave Maloney 14:32 9— RANGERS NY: Vickers (4) Hickey, Beck .16 53 Pénalités - Washington banc 8:37.Lei-nohen NYR 3:19.Wallln NYR.Waller Wash OH*r* 3, Hawk* 3 Promiéré période Aucun but Pénalités — Higgins Chi.3:59, Larlvlére Edm 8:44, Anderson Edm 11:25, Hunter Edm 15:21.Unger Edm.Kerr Chi 17:35 Deuxième période 1— CHICAGO: Savard (25) Wilson, Crossman.2— EDMONTON: Hughes (20) Hunter, Hicks .3— EDMONTON: Anderson (23) GreBky .Pénalités — Huddy Edm 7:52, Ruskowski Chi 9:10, Semenko Edm 11:52, Fuhur Edm 13:02.Lowe Edm.Secord Chi double mineure 13.02.Hunter Edm 18:14 Troisième période 4— CHICAGO: Lyslak (15) Wilson.Savard .5— CHICAGO: Marsh (8) Robldoux, Fox .6— EDMONTON: GreBky (63) Hughes, Cotfey.Pénalités — Semenko Edm.Ruskowski, Chi t:53.GreBsky Edm 2:10, Feamster Chi 4 17.Wilson Chi 10:25 Tirs au but: Edmonton 7 17 10—34 Chicago 6 15 8—29 Gardiens — Fuhr, Edmonton: Esposito, Chicago A.- 17,401, 8:00 12:05 15:23 3:17 822 11:39 Ci-inclus $.nombre de copies «La condition étudiante» Nom Adresse Prêt de matériel pour chambre de malade Inlander* 6, Penguin* 3 1ère pérlods 1— PITTSBURGH Lee (13) Schutt .0:51 2— NY ISLANDERS Kallur (14) Bossy, Trottier 5:16 3— PITTSBURGH: Malone (10) Schutt, Lee .14:61 Pénalités Langevln NYI 1:56.Persson NYI, Schutl Pgh mineures, majeures 4:30, Bax- ter Pgh 4:46, Baxter Pgh 6:17, Morrow NYI 11.00.B Sutler NYI majeure Price Pgh majeure, inconduite 14:51, Potvln NYI 17:17 2éma période 4— ISLANDERS NY Kallur (15) Carroll.2:55 5— ISLANDERS NY Marini (2) fonellr, Merrick .13:02 6— ISLANDERS NY Nystron, (12) McEwen 0 Sutter .14:18 7— PITTSBURGH: Bullard (18) Kehoe, Boutette .17:39 Pénalités: Merrick NYI 1 43, B Sutler NYI, Joanson Pgh 4:37.Baxter Pgh 6:15, Carrol* 1 2 3 4 5 6 7 NYI 16:27 3éms periods 8— ISLANDERS NY: Marini (3) Tonelli, Merrick.7:39 9— ISLANDERS NY: Trottier (26) Bossy.Carroll.8:38 Pénalités: Lee Pgh 7:05, Nystron NYI mineure.majeure, inconduite.Morrow NYI mineure, Inconduite, Boutette Pgh double mineure, majeure, extrême Inconduite.Bullard Pgh match 1648 Tirs au but: NY Islanders 10 12 10-32 Pittsburgh 18 9 10-37 Gardiens: Melanson, NY Islanders: Dion, Pittsburgh Assistance 10,950 raït conscient de sa situation avec l’organisation qui lui verse un salaire plus que respectable.«Je dois refaire mes classes, a-t-il lancé à l’issue de l’exercice des Bruins en déambulant dans les corridors poussiéreux du vieux Garden.Je n’ai pas le choix.Il me faut reprendre d’abord ma forme et demander ensuite un peu d’action si je sens avoir prouvé à mes patrons que je suis de calibre à jouer dans la Ligue nationale.J’ai été malchanceux au cours de la dernière année mais je dois traverser cette mauvaise période avec succès».Craig souligne cependant que le contexte actuel lui sera bénéfique.Indiquant ne plus ressentir la pression des médias, il se dit prêt a n’importe quel sacrifice pour reprendre sa place au soleil.«Si je dois effectuer un stage dans les ligues mineures, je m'y prêterai.Si on veut m’échanger, j’accepterai.Je veux jouer, je veux m’amuser.Peu importe l’endroit où on me permettra de reprendre la compétition.Apres tout, je crois bien avoir droit a une seconde chance,» poursuit-il.Mais d’après les commentaires et réactions dans les coulisses du Garden, la présence de Craig dans le vestiaire des Bruins ne serait pas tellement appréciée.On dit que le succès lui aurait monte un peu à la tête et qu’il jouerait les vedettes.Même le directeur-gérant Harry Sinden fait la grimace lorsqu’on l’interroge au sujet de l’avenir de l’ex-héros national.Ses réponses sont évasives et sans conviction.Gerry Cheevers camoufle mieux ses émotions: «fl ira probablement à Erie prochainement», se contente-t-il de dire.Quoi qu’il en soit, bien qu’il ne sache pas l’heure juste à propos de son avenir, Craig reste confiant de briller un jour sous la grande tente.Et si, par malheur, il n’y parvenait pas, il conservera précieusement au moins les moments mémorables qu'il a vécu en ’80 «À l’époque, je jouais au hockey et je m’amusais.Il s’agissait sans doute de la meilleure recette pour obtenir du succès.Tout ce que je souhaite maintenant, c'est de reprendre cette attitude.Je ne sens plus de pressions extérieures.Tout indique que je suis le seul responsable de mon avenir.À moi donc d’en décider», a-t-il conclu.La saison de Bulau .terminée ST MORITZ, Suisse (CP) -L.e rêve du Canadien Horst Bulau de remporter la Coupe du monde de saut à skis s'est effondré hier lorsqu’il s’est fracturé la clavicule en faisant une chute à son deuxième saut du tremplin olympique de 75 mètres de St.Moritz, en Suisse.«Ma saison est terminée, a indiqué l'athlète d’Ottawa À moins qu'ils réussissent à souder la clavicule.,» a-t-il ajouté sans conviction.Bulau était le leader de la Coupe du monde avant les épreuves d'hier.Il avait de plus réalisé la meilleure performance avec un premier saut de 94 mètres.À sa deuxième essai, il faisait encore mieux avec un saut de 96.5 mètres, soit 1.5 mètre de mieux que le record du tremplin.Malheureusement, il n’a pu maintenir son équilibre à l'arrivée, culbutant ensuite lourdement sur son épaule.Les radiographies ont confirmé une fracture de la clavicule.Bulau doit rentrer au pays aujourd’hui.Le ministre doit intervenir Chaos dans le sport amateur pat Richard Milo «Le gouvernement du Québec ne fait que reporter les choses.Je ne veux plus iouer au fou.C’est aux élus de trancher » Raymond Blain, le président du Regroupement des organismes de loisir du Québec (RONLQ), vient de s’en remettre au ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, M.Lucien Lessard, quant à l’application des principales recommandations du Livre blanc sur les loisirs, publié à l’automne 1979.Après le refus des organismes de sport d’adhérer au RONLQ lors du congrès de fondation de novembre 1980, voilà maintenant quails retiennent depuis septembre des sommes supérieures à $200,000, exigées par le Secrétariat des organismes de loisirs du Québec (SOLQ) pour les services de soutien.Pour les organismes de sport, il est inacceptable, voire même discriminatoire que le président du RONLQ, également président du SOLQ.leur ait imposé le 3 septembre dernier une augmentation de 35 pour cent alors que les organismes de loisirs ont obtenu, eux, une réduction des frais.«Il manquait $166,000 pour combler le déficit d’opération envisagé.Il fallait trouver des revenus et le RONLQ a décidé de favoriser ses organismes-membres, explique le président Blain.Ce n’est pas de ma faute si les organismes de sport ont décidé de se retirer du RONLQ à sa fondation, et encore moins du conseil d'administration du SOLQ, trois mois plus tard.» Prenant la parole en assemblée d’information, mardi soir, devant une centaine de présidents, d'administrateurs et de permanents mécontents, il a dû affronter un barrage de questions des représentants du sport, entrés dans la salle de réunion du Holiday Inn en brandissant des pancartes.«Il faut cesser d'utiliser le SOLQ à des fins politiques, a répliqué Jacques Lacombe, le président de la Société des sports du Québec.Dans le Livre blanc, les organismes de sport ont le droit de ne pas adhérer au RONLQ Quant au SOLQ, ce n'est pas, comme on le dit, un organisme subsi-daire du RONLQ.» Avant de payer les sommes dues au SOLQ, les organismes de sport exigent que les augmentations de tarifs soient réparties sur l’ensemble des organismes résidents du 1415 rue Jarry, à Montréal —- 115 organismes, dont une quarantaine de fédérations sportives et les cinq organismes de regroupement —, à tous les organismes de sport mais aussi de loisir.Ils demandent également que le RONLQ abolisse la table sectorielle de sport, à laquelle une seule fédération de sport a adhéré, celle du cyclisme.Dans l’immédiat, Blain doit tenir demain une importante réunion du conseil d'administration.Les organismes de sport ayant déjà été avisé d’une menace de coupure totale des services du SOLQ il y a quelques semaines, le conseil d’administration pourrait prendre la décision de couper tous les services jusqu’à ce que paiement s'en suive.Une telle décision paralysera automatiquement les activités régulières des organismes, le SOLQ pourvoyant ceux-ci en services communs: l’imprimerie, le central téléphonique, le contentieux, les services de gestion et d'agence de voyage, la traduction, la documentation.Il s'agira du dernier combat d’une guerre que se livrent les deux secteurs d’activé depuis deux ans.Dans les semaines qui ont précédé le congrès de fondation, les organismes de sport s’attendaient à obtenir une représentation de 40 pour cent dans le RONLQ.Mais l'organisme de regroupement du loisir a plutôt proposé une représentation de 20 pour cent.Dans la lettre du 3 septembre, signée par Raymond Blain, le SOLQ précisait qu’en vertu de la proposition adoptée par le conseil d’administration, les futurs membres du RONLQ pourront jouir d’une réduction équivalente à l’augmentation de 35 pour cent! Sévigny retourne aux Jeux du Québec comme ambassadeur E Le gardien Richard Sévigny, du Canadien, sera de nouveau associé aux Jeux du Québec.Il était du nombre des participants aux Jeux de Chicoutimi — en tant que receveur du Montréal-Condia, médaillé d’or — et il sera avec Réjean Houle l’ambassadeur des Jeux du Québec pour l’hiver 1982.«J’ai vécu une très belle expérience à Chicoutimi, j’ai encore ma médaille d’or à la maison, j’espère que ma contribution sensibilisera davantage la population», a-t-il dit, hier midi, en conférence de presse au Centre Claude-Robillard.Les Jeux du Québec, ce ne sont pas seulement des finales provinciales mais aussi des jeux régionaux auxquels, ont participé 153,540 athlètes l’an dernier.Cet hiver, le programme d’activités comprend du 27 janvier au 31 mars, un total de 455 activités dans 183 municipalités du Québec, impliquant des jeunes, des adultes, des personnes âgées et des handicapés «Les Jeux du Québec, ce sont aussi des jeux régionaux et as seulement des finales nationales tous les deux ans, a dit e président Jean-Paul Bussières, devant les porte-drapeaux des 18 régions administratives.^ Le thème des Jeux: «Faites-vous iouer», ce qui a fait dire à Richard Sévigny que chez le Canadien, on dit plutôt «Faites-nous jouer».Sévigny, l’ex-participant, fera équipe avec Ré-jean Houle, qui a déjà prête son concours à l’organisation de la finale des Jeux du Québec à Rouyn-Noranda, à l'été de 1973.Houle n’était pas présent, mais Sévigny a remercié en son nom et celui des administrateurs et permanents de la Société des Jeux du Québec les 5,000 bénévoles qui contribueront au cours des prochaines semaines a la realisation du programme d’activités pour l’hiver.«Les Jeux du Québec offrent aux jeunes une chance de s’épanouir et de vivre une expérience de vie inoubliable, a-t-il dit II n’y a pas de différence entre les amateurs et les professionnels: ils font du sport.» Le programme de cet hiver comprend 323 compétitions dans 46 sports différentes.Il y aura également 73 activités participatives, des randonnées de ski de fond, du patinage libre, des activités de plein air, 42 activités démonstratives pour la promotion de 24 sports, la ringuette, le tae knon do, le patinage de vitesse, ainsi que 17 activités culturelles, des ateliers d’art et d’expression artistique.ÉCHOS.La Société des Jeux du Québec tiendra le 3 fé* vrier une réunion d’information avec les représentants de£ villes intéressées aux Jeux de 1985 Les prochains Jeux auront lieu à Saint-Léonard, du 4 au 13 mars, et à Sept-Iles, dq 10 au 21 août 1983.La compagnie Alcan remettra des épinglettes-souvenirs à tous les participants et bénévoles des Jeux régionaux L’Office des producteurs de lait du Québec est le collaborateur officiel des Jeux du Québec, Steinberg le commanditaire officiel et le Trust-Royal, le supporteur officiel.Au téléphone, (514)374-0780.R.M.cartes d’affaires ROBIC, ROBIC & ASSOCIATES Fondé* en 1892 Brevets d invention Marques de commerce Dessins industriels • Droits d auteur 1514.Docteur Penfield Montréal H3Q 1X5 Tél (514) 934-0272 Télex 05-268656 Cable MARION Telecopier international Xerox 400 BELZILE.ST-JEAN SPERAN0 ET ASSOCIES Comptables agréés Alain bel2ile C a ROBERT SÎ-JEAN C A GILLES SPERANO C A JACQUESBRANCHAUD CA 2345 aat, Bélanger Montréal 729-5226 Samson Belair Comptables agités Quebec Montréal Ottawa Toronto Calgary Edmonton N Vancouver Rimouski Trors-Rivitres Sherbrooke Saint Hyacinthe Gatineau Kitchener Sept-Iles Matane Gaspe Coatrcook Amos Hrnton 16 » Montréal, jeudi 28 janvier 1982 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Directeur: Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints: Directeurs de l'information: Trésorier: le 10 janvier 1910 Jean-Louis Roy Michel Roy Jean Francoeur, Lise Bissonnette, Pierre Loignon Bernard Larocque Jean-Pierre Proulx Gilbert Brunet Après les détours PORTÉ au pouvoir par une vague de fond culturelle, le gouvernement du Parti québécois a heurté, dans la gestion de la culture, l’un des pires écueils de son règne.Il lui fallait faire la preuve ou’il n'était pas un «pelleteux de nuages», et il s’est donc empressé de mettre ses meilleures imaginations au service des questions économiques.Quand il a voulu, néanmoins, se montrer à la hauteur de sa réputation culturelle, il lui a semblé impensable de ne pas plonger à la fois dans l’alpha et l’omega.On se prit pour le Malraux de la cinquième république et ce fut, de vénérée mémoire, le livre blanc intitulé «La politioue québécoise de développement culturel» qui tomba comme un pavé, de tout son poids sentencieux, dans l’étang de notre inconscient collectif qu’il prétendait faire souverainement jaillir et s’exprimer.Hélas, n’est pas Malraux qui veut.Pendant que le ministre d’État au développement culturel s’accrochait à son grand livre, le ministre des Affaires culturelles dut se ramener à son petit budget, et à ses grands problèmes, à la petite semaine.Ce fut, sous M.Vaugeois, la période de la «culture d’ici» jusqu’à saturation, qui finit par s’échouer sur le référendum.Depuis, on vivote.Et petit à petit, enfin, après des détours coûteux et démobilisants, on revient à la perspective plus pragmatique, moins prétentieuse, plus tournée vers l’action ponctuelle qui était celle du livre vert de Jean-Paul l’Ailier, aux derniers mois du gouvernement libéral de M.Bourassa, qui l’avait d’ailleurs reçu avec la plus parfaite froideur.Restées dans les voûtes uniquement parce qu’elles portaient la mauvaise étiquette, ces idées refont surface chez le titulaire actuel des Affaires culturelles, Clément Richard, qui vient d’annoncer qu’il part en tournée pour s’entretenir, avec les milieux culturels régionaux et les citoyens en général, de quelques questions concrètes.Par déférence pour le style du livre blanc, le ministre nous sert ici de la culture «éclatée», et là de la culture englobante, mais en pratique il va voir s’il n’y a pas moyen, au beau milieu de la crise budgétaire, de faire mieux servir les ressources existantes.Les deux pistes les plus intéressantes sont la concertation avec d’autres partenaires — municipalités, institutions scolaires, par exemple, — et la création, enfin, d’une «Commission des arts et des lettres».Selon ses explications, encore sommaires, cet organisme indépendant aurait un rôle majeur dans l’établissement des politiques culturelles et surtout dans la gestion des programmes, c’est-à-dire dans la distribution des subventions.Une sorte de Conseil des arts québécois, en somme.Il s’agirait là d’une réforme majeure, depuis longtemps réclamée dans les milieux culturels, qui mettrait enfin une distance entre l’État et des actions où l'arbitraire politique ne saurait avoir de place.M.Richard prétend que les tenants de cette réforme ont souvent été injustes à l’égard de son ministère, que les modes d’attribution des subventions par des jurys sont impeccables et objectifs, et que la transparence règne.Mais il y va plus que de la dissémination de subventions.Il faut établir des critères, rendre des comptes, être identifiable et faire disparaître jusqu'à l’apparence d’un lien avec la politique.Ces «conseils» ne seront jamais parfaits, mais la formule demeure la plus propice pour le soutien à la création, et le respect de l’équité.Le ministre prétend aussi, par excès de déférence sans doute, qu’il donne ainsi suite à une recommandation du livre blanc sur le développement culturel.En réalité, il n’y a emprunté que le nom de la Commis- sion, et ce ou’il propose est beaucoup plus près du «Conseil de la culture» suggéré au livre vert de M.L’Allier.La «Commission des arts et lettres» du livre blanc était un vague organisme de consultation, jeté en concession aux mécontents, et auquel le ministre se réservait de prêter l’oreille quand bon lui semblerait.Cette commission n’avait d’ailleurs pas le moindre pouvoir décisionnel.M.L’Allier avait bien autrement défini les responsabilités: choix politiques et grandes priorités revenaient au gouvernement, gestion et administration des ressources à des organismes autonomes comme le Conseil de la culture.C’est exactement la formule retenue par M.Richard, du moins celle qu’il a exposée à la presse mardi.Il serait plus juste d’en donner crédit à qui de droit.¦ Il serait étonnant que la tournée du ministre ne lui garantisse pas un assez large consensus autour de cette restructuration nécessaire, depuis si longtemps réclamée.Comme s’il le regrettait déjà, M.Richard met les enthousiastes en garde: il est paradoxal et peut-être dangereux pour le Québec, explique-t-il, de créer une sorte de conseil des arts au moment où le gouvernement fédéral semble porté à mettre le sien au rancart, et à distribuer la manne culturelle au gré de ses fantaisies politiques.L’État du Québec se priverait d’un instrument d'intervention directe tandis qu’Ottawa s’aiguise les dents, se donne un ministère de la Culture sous celui des Communications et s’apprête à gaver le Québec, à coup de dollars, d’une définition de la culture «made in Canada».Ces inquiétudes semblent fondées.Le Conseil des Arts canadien, dont le budget n’augmente plus, est doublé par le ministère des Communications qui a commencé à dispenser directement les faveurs et qui se rêve grand catalyseur de «l’âme canadienne».Mais comme l’expérience du livre blanc québécois sur le développement culturel l’a amplement prouvé, les grands desseins culturels concoctés dans les officines ministérielles ne seront jamais que du gaspillage de papier, tout au plus un petit plaisir esthétique de bureaucrate.Le vrai dynamisme culturel répugne à ces greffes: il se peut que les produits culturels canadiens donnent dans l’unifolié pendant quelque temps, tout comme la fleur de lys fut la rage de Laprès-1976.Mais ces modes sont éphémères.Le Québec n’a pas à s’entêter dans ses erreurs parce qu’Ottawa s’y engouffre derrière lui.La meilleure «protection» qu’on puisse donner à la culture québécoise, puisque c’est ce qui inquiète les collègues de M.Richard au cabinet, c’est celle qui lui permettra de s’épanouir librement, hors de tout danger de tutelle ou de surveillance paternelle.Le ministre semble tenté par la guerre de tranchées avec Ottawa et réclame le rapatriement complet des dépenses culturelles fédérales au Québec, avec les pouvoirs qui les accompagnent.Il dénonce les ignominieux «bonne-ententistes» qui lui conseillent de négocier; il va, dit-il, mettre de ce pas l’opinion publique de son côté et ébranler ainsi son vis-à-vis fédéral, M.Fox, qui craindra vivement de perdre ses élections dans Deux-Montagnes.Fort bien.Mais en attendant la semaine des trois jeudis, on aimerait que M.Richard nous dise comment il entend défendre les intérêts du Québec, dossier par dossier, là, où M.Fox a annoncé la semaine dernière qu’il entendait mettre en oeuvre des «plans d’actions».Il devrait créer au plus vite sa Commission des arts et lettres : cela lui laisserait des loisirs pour y penser.Lise BISSONNETTE Le nouveau fédéralisme USA Au premier abord, le «nouveau fédéralisme» que propose le président des États-Unis dans son message sur l’état de l’Union paraît séduisant.M.Reagan recommande en effet, par respect pour l’autonomie des gouvernements locaux, soucieux aussi des intérêts bien compris des citoyens, d'amorcer un vaste mouvement de décentralisation grâce auquel sera graduellement dégraissée l’énorme et lourde bureaucratie de Washington qui a grossi démesurément depuis le «New Deal» de Roosevelt dans les années trente.Mais, tout compte fait, la formule annoncée procède moins d’une philosophie novatrice de la répartition des responsabilités entre le pouvoir fédéral et les pouvoirs locaux — ce qui serait a priori une hypothèse valable — que d’une volonté bien arrêtée de comprimer les dépenses d'un budget déjà trop déficitaire en les faisant porter par des administrations régionales qui n’ont très souvent ni l’infrastructure ni les ressources suffisantes pour appliquer équitablement autant de programmes sociaux Pour comprendre le projet du président Reagan, on doit éviter soigneusement de penser en termes canadiens.Le fédéralisme de l’union américaine n’est pas comparable au régime de notre pays où les compétences législatives et les champs d’activité des divers ordres de gouvernement sont circonscrits et définis de manière plus rigoureuse et, du moins en théorie, plus rationnelle qu'aux États-Unis.Chez nos voisins, la tendance à la centralisation des programmes sociaux et des compétences législatives a été depuis 50 ans synonymes de justice et de progrès pour les citoyens défavorisés, les minorités, les femmes, les noirs, l'expérience ayant hélas montré que les États avaient des conceptions très inégales de la liberté, du bien-être et des droits de l’homme, de sorte qu'il fut souvent pénible pour un minoritaire et un pauvre de vivre dans un État conservateur du Sud.Pour les citoyens brimés, l’espoir et le changement sont venus de Washington.Mais en vertu de la pensée conservatrice qui caractérise son régime, M.Reagan s’est dit convaincu à plusieurs reprises depuis son accession au pouvoir que les forces vives de l’Amérique, l'individualisme créateur, le sens de l’initiative, la liberté du citoyen sont entravés, voire paralysés par la trop lourde présence du pouvoir central, par les interventions innombrables et inopportunes de l'État fédéral dans la vie des hommes et des femmes.C'est pourquoi son effort tendant à réduire le déficit repose sur un désengagement de l’État.«Ce gouvernement, disait-il mardi soir dans son message au peuple, croit en l’intégrité, la décence et le profond bon sens des Américains de la base.» Ainsi s'explique cet ambitieux programme par lequel seraient transférés aux États une quarantaine de programmes sociaux à compter d'octobre 1983.Le coût total, presque entièrement absorbé par Washington, est estimé à plus de $30 milliards par année.On y trouve de tout: ponts et chaussées, ramassage des ordures, transports publics, rénovation urbaine, aide aux familles pauvres, assistance et animation sociale dans les quartiers démunis, égoûts, autoroutes, frais médicaux, etc.En bonne logique, M.Reagan a raison de dire qu’une partie de ces programmes devrait normalement relever du pouvoir local qui pour- rait en assurer une application moins coûteuse et souvent mieux adaptée aux besoins des citoyens.Mais, si des États importants comme la Californie et New York peuvent saps peine assumer cette responsabilité, on ne saurait en dire autant d'États plus modestes comme le Vermont ou la Louisiane.Il est vrai que M.Reagan, reconnaissant l’insuffisance des moyens locaux, s’offre à créer un Fonds spécial qui serait alimenté par le produit de la taxe d’accise et auquel puiseraient les États pour faire face à leurs nouvelles obligations.D’autre part, Washington prendrait entièrement a sa charge le Medicaid Plan, programme de soins de santé pour les pauvres qui coûte aux États $16.5 milliards annuellement.Mais le fonds spécial sera éliminé par étapes et disparaîtra complètement cinq ans après sa création.C’est alors que les États — riches ou pauvres — seront contraints d’imposer davantage leurs contribuables pour faire les frais des programmes hérités de Washington.Pire: un certain nombre de ces administrations régionales, incapables de relever le défi, annuleront simplement les services offerts et qui profitent surtout aux moins fortunés.M.Reagan le sait.Mais ce n’est pas lui qui s’en plaindra puisqu’il plaide précisément en faveur d’un retour au secteur privé.Cette philosophie convient parfaitement aux granaes entreprises dont les impôts pourraient ainsi diminuer, mais elle sonne le glas de régimes sociaux grâce auxquels l'Amérique se développe dans une relative égalité et qui permettent à des millions de citoyens de combattre l'infortune et l’injustice.Michel ROY Tout se joue avant cinq ans.par Jean Francoeur Mon premier anglophone était une femme.Une pauvresse.De temps à autre, je ne sais trop d’où, elle venait frapper à notre porte Mes parents l’héber-geait pour la nuit.Il n'y avait pas de lit pour elle, mais on lui arrangeait un «grabat» quelque part dans la maison.Elle était si pleine de poux que le lendemain, après son départ, pour je ne sais uelle autre halte, il fallait brûler les raps dans lesquels elle avait dormi.Ét pas un mot de français.Mon second fut un clochard.Il faisait à l’improviste de brèves apparitions dans le village.Je crois qu’il voyageait accroché entre deux wagons d'un train de marchandise.Son arrivée était une fête pour tous les gamins qui se pressaient autour de lui Car il tenait à partager sa misère en distribuant de généreuses portions de chocolat.Nous l’appelions Papa-bonbon.Mais ses initiales étaient JMJ (dié, èm, djé, c’est-à-dire John Mathias John, m'expliquait mon père).Et c'est ainsi que, bien avant d'avoir pris le goût du Québec, m'était venu le goût des Coffee Crips.Paradoxe suprême, mon premier protestant à moi parlait français comme vous ét moi.Mieux peut-être.Fin, racé, instruit, huguenot, d’origine suisse peut-être, marchand de foin, ministre du culte et père de famille.Et de surcroît prospère.Je m’inquiétais cepen llfctailHIIBâB dant pour le bon M.Auclair.Pourquoi fallait-il que tous ces braves gens dont il dirigeait les prières à la «mitaine» (meeting) aillent en enfer.Au petit catéchisme on m’expliquait que les protestants faisaient leur paradis sur terre en mangeant de la viande le vendredi, ce n’était donc que justice pour les catholiques qui, eux, s'abstenaient.Il y avait aussi mon oncle l’instituteur qui tenait tant à ce que nous apprenions 1 anglais.En pleine canicule de juillet, il interrompait nos jeux pour nous faire répéter les verbes irréguliers.Lorsqu’à mon premier bulletin de l’année sui- vante j'obtins un dix sur dix, il n'était pas peu fier.«C'est beau ça pour un petit Canadien français», disait-il.D’autant plus que dans la même classe il y avait quelques Franco-Américains de la Nouvelle-Angleterre.Sans doute que les faeteries de coton de Lowell n’etaient la meilleure des écoles de grammaire.Enfin quand nous allions à la ville voisine, on nous parlait des Keating du marché à foin, cette famille d’Irlandais miséreux qui restera célèbre pour avoir enrichi du mot «quétaine» le patrimoine linguistique québécois Tout cela pour dire que, lorsque j’appris que les anglophones du Québec se regroupaient en coalition puis en alliance pour faire valoir leurs droits et s’arracher à leurs misères, je me sujr senti assez spontanément d’accord.De même, il y a quelques années, lorsque M.Laurin est parti en croisade pour imposer le français à tous ces gens, je ne pouvais qu’applaudir à son caporalisme.C’est depuis l'âge de cinq ans, moi, que je le savais: parler l’anglais, qu'osse ça donne.¦ Conséquence (Lettre adresse d M.Michel Plourde président Conseil de la langue française) Vous n’avez pas été sans remarquer mon absence, lors des dernières réunions du Conseil.Croyez que je le regrette.Je dois toutefois à la vérité de vous dire que ceci n’est pas dû à une négligence de ma part, pas plus qu’à une succession d’empêchements qui expliqueraient mon indisponibilité.Au contraire, mes absences ne sont que la conséquence du désarroi qui m’a saisie à la suite des événements qui ont eu lieu les 11 et 20 juin 1981 dans la réserve de Restigouche et les 25 juin et 4 juillet, sur la côte nord, chez les Montagnais.J’ai été douloureusement bouleversée à la vue des brutalités policières commises à l’égard de mes soeurs et mes frères des peuples Micmac et Montagnais.Aujourd’hui encore, je désapprouve ce geste significatif et prémonitoire.Significatif, car ces brutalités sont le reflet de la volonté du gouvernement du Québec de nier les droits des peuples indiens.Prémonitoire, parce que cette oppression me paraît être l’avant-gout d’une action de dépossession.Les actes qui perpétuent la violence entre les peuples sont le reflet d’un racisme exacerbé qui entraîne l'irrespect et la négation de la culture d’autrui.Je me sens incapable de servir une telle idéologie.Par consequent, c’est à regret que je suis contrainte, après mûre réflexion, de donner ma démission de membre du Conseil de la langue Française.Je désapprouve l’attitude du gouvernement du Québec, envers nos peuples.Les amitiés personnelles ne sont pas en cause, mais la prise de conscience des méfaits d’une politique domine quant à ma démission.Par respect pour les membres du Conseil et afin d’éviter toute équivoque quant à la nature de mon geste, j’adresse copie de la présente à mes collègues, ainsi qu’aux Chefs des réserves concernés.Recevez, monsieur le Président l'expression de mon regret.Alanis OBOMSAWIN Femme Abénakise ¦ La profondeur du malaise Pourquoi faut-il que l’on fasse état du problème des relations de travail uniquement lorsque la population est prise en otage ou que le gouvernement se sent menacé politiquement, que l’on se décide à bouger?Le conflit de la CTCUM, c’est la pointe de l’iceberg, le véritable problème des relations de travail est beaucoup plus profond.Présentement, il y a plusieurs autres grèves en cours, mais vu que la population n’est, pas affectée, que la publicité n’y est pas, en sont-elles moins amorales?Selon divers témoignages, il semble qu’une partie de la population croit que les syndicats font la loi.Plus souvent qu'autrement, et ce dans la majorité des conflits, la loi, nous la subissons.Entre autres, signalons le cas des employés d’Hydro-Québec section Baie-James, sans convention collective depuis le 29 septembre 1979 et en grève depuis six mois.Même s'il y a eu rapport d’un médiateur pour régler le conflit, ce même gouvernement est-il prêt à adopter une loi spéciale pour obliger Hydro-Québec à regler ce con-flit?J’espère enfin que le conflit de la CTCUM amènera le gouvernement, les employeurs et les syndicats à redéfinir le système des relations de travail et que l'on redonnera le sens de l’honneur à chacune des parties.Pierre THOMPSON, Métallos - 6833 Caniapiscau, 25 janvier ¦ Des luttes fratricides J’ai dit OUI aux trois questions posées par le président du Parti québécois lors du récent référendum.J’ai dit OUI, car je crois sincèrement qu’il a raison.Je dois avouer, pourtant, que je n’ai pas été choquée outre mesure par les prises de position radicales de certains délégués au congrès de décembre.Après ce qui s’est passé lors du référendum de mai 1980 — et ici, j’entends les ingérences de premiers ministres des provinces anglophones, les radotages de M.Chrétien qui ne parlait que de péréquation et de bien-etre social comme s’il ne s’adressait qu’à des mendiants, les discours ambigus de M.Elliott-Trudeau, et les cinq millions de pro-Canada — après la gifie que les Québécois venaient de recevoir des sept provinces qui, le 5 novembre 1981, au cours de tractations nocturnes ont désavoué l’accord qu’elles avaient conclu avec le Québec, il était normal, il me semble que les esprits soient surchauffés — c’est le contraire qui eût été anormal.Je crois également qu'il est bon qu’au sein d un parti des membres soient plus radicaux que d’autres.L'aile modérée, de son coté, peut faire valoir le bien-fondé de ses positions et, discussions aidant, ramener les tendances à un juste équilibre.Aussi, j'ai été étonnée d'entendre M.Lévesque inviter les radicaux à fonder leur propre parti.Alors que les anglophones viennent de nous donner le plus bel exemple de solidarité qu’un peuple puisse donner, nous francophones sommes de plus en plus divisés tant dans les rangs du Parti libéra) que dans ceux du Parti québécois.Je lis dans LE DEVOIR du 14 janvier que «les libéraux anti-Ryan tenteront de devancer le moment du vote sur le leadership».Car on lui reproche son «nationalisme» ce qui, pour un Québécois est un crime contre * l’humanité; on ne lui a pas pardonné d’avoir appuyé la résolution constitutionnelle de l’Assemblée nationale bien que, depuis, il ait battu sa coulpe et juré qu’il ne recommencerait plus.Au sein du Parti québécois, on voudrait ne plus entendre parler d’éta-pisme, on parle de boycottage, de démissions, alors que d’après les derniers sondages 45% des Québécois seraient prêts à se rallier à l’option de M.Lévesque.Est-ce bien le temps de décrocher?Au fédéral, à une ou deux exceptions près, les représentants du Québec ont donné leur appui aux démarches constitutionnelles, y compris la charte des droits, même si certaines clauses de cette soi-disant charte briment nos droits.Seront-ils donc toujours «le troupeau moutonnier» dont parlait M.Arthur Laurendeau, fondateur de l’Action nationale?Puis’ je pense aux chefs syndicaux qui encouragent les travailleurs à faire des grèves inhumaines, et à défier les lois.Et le scandale des Caisses d entraide économique, M.Forget, venait-il des Caisses ou du reportage de Mme L’Écuyer?Saura-t-on jamais qui elle a voulu aider en semant la panique comme elle Ta fait?Certainement pas les petits épargnants puisque les avoirs de la majorité d’entre eux sont encore gelés.Ils ne sont même pas sûrs de tout récupérer quand on aura enfin trouvé une solution au dilemme.Nous aurons partagé ce territoire avec les Anglais pendant plus de 200 ans sans arriver a les imiter dans ce qu’ils ont de concret, je dirais même d’admirable, lorsqu’il s’agit de leurs intérêts à eux: leur solidarité! Il va pourtant falloir se ressaisir, cesser de s’entredéchirer, si nous ne voulons pas voir le rêve de Lord Durham, lequel est devenu l’obsession de M.Elliott-Trudeau, se réaliser.Et quand je lis que d’après un récent sondage 40%, dont 24.5% des Québécois qui ont porté le Parti québécois au pouvoir aux élections du 13 avril 1981, auraient appuyé M.Trudeau si des élections fédérales avaient eu lieu en novembre dernier, je me demande si nous ne sommes pas appelés à disparaître par bêtise, tout simplement.Angela LANDRY Saint-Lambert, 21 janvier ¦ L’école Wilfrid- Pelletier Le comité d’école de l’école Wilfrid-Pelletier, à Anjou, vit, depuis trois ans, avec une fermeture «au-dessus de sa tête» malgré le fait que, dans un dossier présenté Tan dernier (janvier 1981) il démontrait hors de tout doute, selon les critçfes mêmes de la commission scolaire Le .Royer, que cette école devait être maintenue.Cette année, de façon plus subtile, les commissaires sont revenus, sans méthodologie et sans dossier, avec la possibilité de la fermeture de cette même école.Encore une fois, dans le cadre d’une restructuration scolaire imminente cette fois-ci, le comité d’école a préparé une étude couvrant non seulement son école mais celles d’Anjou et de Test de Montréal.Selon des critères précis, Tétude amène à conclure quelles écoles doivent y être maintenues ouvertes.Sur quatre hypothèses discutées pour conduire à la fermeture de deux ecoles, celle qui est de loin préférable aux autres maintient les écoles Wilfrid-Pelletier, Saint-Joseph, Cardinal-Léger et Saint-Donat pour les francophones et l’école Para Hall pour les anglophones dans le secteur sud-est d’Anjou.Cette hypothèse est nettement avantageuse: — Parce que, globalement, le pourcentage d’utilisation des locaux, le taux d’occupation sont plus avantageux que dans les autres hypothèses; — parce que les coûts d'exploitation sont comparables à ceux des autres hypothèses; — parce que c’est l’hypothèse qui demande le transfert du plus petit nombre d’élèves; — parce que cette hypothèse per- lani* L’oubli par la fuite Le coiffeur que je vois peu, parlant de tout et de rien, me disait: «On voudrait s’arran- ger pour ça aille mal au Qué-ec qu'on n’y arriverait pas mieux.» Je m’arrête chez le dépanneur.J’entends un client qui dit au gérant : «Tout ça est calculé: les fermetures de Laura Secord et de la filiale canadienne de Du Pont, au moment où le Parti québécois se met sur le c.lui-même et que les syndicats de la CTM se «sacrent» de tout le monde.» Deux sons de cloche en mineur qui s'harmonisent.Il s’en ajoutent sûrement d'autres pour fêler la cloche.Par exemple, le grenouillage au sein du PLQ, les faillites des PME et la hausse accélérée du nombre de chômeurs.On pourrait aussi ajouter les rigueurs de l’hiver, les tremblements de terre, le coût de l’essence et l’augmentation excessive des tarifs postaux.Chaque petit Québécois pourrait y aller de son lamenta personnel.Il est tanné, fatigué, déprimé.P y en a très peu qui se scandaliseraient de l’inscription sur les murs du Grand Théâtre de Québec: «Vous êtes pas écoeurés de mourir, bande de caves.» Par bonheur que la télévision est là pour faire échec d notre affaissement, en encourageant notre évasion schizophrénique: «Shogun», «Les Fils de la liberté» et «Michel Jasmin».Albert BRIE mettrait une solution à long terme pour l’école Albatros; — parce que les bassins naturels des écoles Wilfrid-Pelletier et Saint-Donat rejoignent adéquatement la population a desservir; — parce que Cécole Wilfrid-Pelletier fait partie des équipements communautaires essentiels au quartier Joseph-Renaud; — parce que, dans le cadre très prochain de la restructuration scolaire de Tîle de Montréal, l’école Saint-Donat apparaît comme un élément important; — parce qu’une école de 550 élèves permettrait un meilleur encadrement pédagogique pour les élèves de l’école Wilfrid-Pelletier; — parce que cette hypothèse n'affecte pas la population anglophone; — parce que cette hypothèse éli-.mine les inconvénients politiques des hypothèses précédentes ; — parce qu’elle a la flexibilité nécessaire pour répondre a des besoins futurs.Le comité d’école, lors de la présentation de son dossier aux commissaé res le 20 janvier 1982, a demandé à la commission scolaire de fournir tout au moins une justification écrite de leur décision dans la mesure où un dossier complet comme celui que le comité d’école a fait aurait dû être présenté pour justifier les hypothèses émises.Les commissaires devaient rendre leur décision le 27 janvier lors d’une assemblée à la polyvalente Daniel-Johnson de Pointe-aux-Trembles.Lise LABROSSE, présidente du comité d’école École Wilfrid-Pelletier.Anjou, 20 janvier ¦ Un chef-d’oeuvre Votre critique du 22 janvier au DEVOIR, concernant le film historique de Louis Caron, m’a blessé le coeur.Vous dites que ce film, Les Fils de la liberté, est un échec.Quel culot! Vous auriez voulu sans doute que les Québécois demeurent dans la médiocrité avec des films tels O K Laliber-té?Et bien d’autres.Il est temps que les timides et les indifférents se réveillent et connaissent leur vraie histoire; celle de nos ancêtres oui ont trimé dur pour une bouchée de pain en luttant pour leurs droits contre lé conquérant.Vous devez le savoir.À moins que vous soyez d’une autre race ou un Français fraîchement arrivé dans nos parages.Je suis une femme âgée de 73 ans, née d’une famille de 11 enfants.C’est vous dire que j’ai déjà vu neiger.Mes Earents.natifs des bords du lac Saint-ouis (West Island), ont dû céder leurs domaines aux nouveaux arrivants anglophones.Nous avons été témoins de graves injustices telles que le démontre Louis Caron dans son film; ce n’est pas de la fiction.Nous avons vu combien nos grands-parents et nos parents ont courbé Téchine devant ces Anglais.Comme c’était humiliant, et ça se poursuit encore en 1982.Êtes-vous aveugle?Ayez au moins la décence de> vous taire envers ceux qui font leur possible et qui réussissent malgré tous les obstacles.Le film de vérité Les Fils de la U-.berté, de Louis Caron, est un-chef-d’oeuvre québécois.Les acteurs qui y figurent sont de premier choix, ils sont à leur place et les tableaux sont d'une beauté rare.C’est merveilleux.Voilà mon témoignage.Jeannette VALLÉE CORON Mont-Saint-Hilaire, 25 janvier ¦ La place faite aux handicapés J’étudie à l’Université de Montréal et, comme plusieurs aures étudiants, j’étais membre de la Caisse populaire du campus.Lors de la récente fermeture de cette caisse, j’ai dû changer: d’institution financière et j’ai opté pour la Banque Nationale du Canada située au 5355 chemin de la Côte-des-Neiges.Pourquoi cette banque1?Parce qu’elle comporte une rampe d’accès, pour handicapés et que je dois moi-même me déplacer en fauteuil roulant.Or, il arrive que depuis décembre dernier, je me suis rendu régulièrement à cette banque sans jamais pouvoir utiliser cette rampe parce qu elle est constamment recouverte de neige et de glace.Je me suis donc adressé au direc-~ leur de cette banque, M.Fernand Lamothe, dans le but de lui expliquer la situation.Il m’a raconté que c’était le concierge le grand responsable et que, personnellement, il ne pouvait rien faire.Comment se fait-il, lui ai-je demandé, que les escaliers que tu utilises, toi, soient toujours aussi bien net-, toyés?C'est alors qu’il m’a longuement expliqué que si les escaliers étaient si bien nettoyés, c'était parce que le «Monde» les utilisait.Soudainement, j’ai senti que j’étais un.minable Depuis ce temps, la neige s'accumule chaque jour davantage, je me rends encore à cette banque vu sa proximité, et c’est avec Taide des passants compréhensifs trouvant une telle situation aussi aberrante qu’inacceptable, que je survole les escaliers des gens normaux, en continuant de me demander pourquoi cette banque laisse croire qu elle est un édifice accessible., Jocelyn LOZEAU Montreal, 22 janvier LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société â responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 21 f, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boivln, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT: Edition quotidienne $95.00 par année: six mois, $50.00: trois mois: $28.00 À l'étranger: $105.00/par année: six mois $55 00; trois mois: $30 00 Éditions du samedi: $19 par année Edition quotidienne, livrée è domicile par porteur: $2.10 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignas groupées).i r 4’t Le Devoir, jeudi 28 janvier 1982 ¦ 17 MiWi DES Idles Ilya deux crises économiques au Québec La part du Québec dans l’activité économique canadienne Création d'emplois (1) Québec Canada Quftbec/Canada % 1972-1976 281,000 1,374,000 '20 5% 1977-1981 118.000 1,199,000 9.8% Taux dechdmage(l) 1972-1976 7.5% 6.2% 121% 1977-1981 10.2% 7.8% 131% Immobilisation Fabrication (2) 1972-1976 ($.000,000) 5.478 22,552 24.3% 1977-1981 8.208 42,076 19.5% 1) Statistique Canada 71-001,72-201 2) Statistique Canada 61-206 AUX prises avec le nombre record de 350,000 chômeurs, le gouvernement du Parti québécois s est empressé, comme à l'accoutumée, de rejeter la responsabilité de cette terrible tragédie humaine sur Ottawa, et plus particuliérement sur les politiques monétaires de la Banque du Canada.Malheureusement, il ne s’agit pas seulement de cela.Les Québécois, contrairement aux autres Canadiens, sont victimes d'une double crise économique, la deuxième étant clairement imputable à notre propre gouvernement provincial.Voyons les faits.C'est vrai qu’il y a plus d’un million de chômeurs au Canada et que les politiques des taux d’intérêt, qu elles soient inspirées d’Ottawa ou de Washington, qu’elles soient efficaces ou non, sont en train de provoquer une crise de premier ordre à travers tout le pays.Mais, comme l'indique clairement le tableau A, si les choses vont mal au Canada.elles vont encore plus mal au Québec.Si l'on examine les résultats de cinq ans de gouvernement péquiste, il est indéniable que la part du Québec dans la vie économique canadienne a diminué de façon tragique au cours de cette période.En cinq ans, la proportion de nouveaux emplois créés au Québec, par rapport à 1 ensemble du Canada, est passée de 21% à 10%.Et en 1981, le Québec a connu une perte nette de 93,000 emplois, alors qu'il s'en est créé 116,000 dans les neuf autres provinces.Durant la même période, le taux de chômage du Québec, traditionnellement supérieur de 20%i à la moyenne canadienne, est devenu de 30% supérieur à cette moyenne.Et le taux de chômage aurait été encore plus élevé n’eût été une par Reed Scowen Député de Notre-Dame-de-Grâce à l’Assemblée nationale, l'auteur est critique financier de l’Opposition libérale.émigration interprovinciale nette de près de 150,000 personnes.Quant à notre part des nouveaux investissements industriels au Canada, que l’on considère chez nous comme étant la clé du progrès économique, elle est tombée d’environ 24% à 20%.L’existence de cette seconde crise économique est un fait indéniable.Mais quelle en est la cause?Les taux d’intérêt sont les mêmes à travers tout le Canada.Ils ne peuvent donc être tenus pour responsables à moins qu'il ne soit prouvé ou'ils ont des conséquences exceptionnelles sur l’économie uébécoise.Le gouvernement a tenté ’affirmer, par exemple, que le Québec est plus gravement affecte par les taux d’intérêt du fait de la proportion élevée de PME dans notre économie.Mais, aucune statistique ne prouve que les PME occupent une place plus importante ici que dans le reste du Canada.De fait, une etude publiée par le MEQ en 1981 est on ne peut plus catégorique sur ce point: «Selon Statistique Canada et le ministère de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme du Québec, les PME ont produit l’an dernier 50.4% du produit national brut du Québec.Ces entreprises ont aussi fourni 53%.des emplois au Québec.Ces proportions sont sensiblement les mêmes a l’échelle du Canada.» Si la place du Québec dans l’économie canadienne diminue de façon aussi dramatique, qui sont les gagnants?L’Alberta bien sûr.Sa part des nouveaux emplois a augmenté d'une façon importante.Mais on ne peut parler réellement d'un mouvement général vers l'Ouest.La part de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique et Manitoba est demeurée relativement stable.Plus important, la part prépondérante détenue par l'Ontario a légèrement augmenté.Si l’Ontario a perdu des emplois au profit de l'Alberta, il en a gagné au détriment du Québec Quelles sont donc les causes de ce déclin tragique qu’a connu l’économie québécois au cours des cinq dernières années?Il y a un consensus parmi tous ceux avec qui nous avons parle.C’est la constatation fondamentale que le Québec n’est pas compétitif avec les autres régions du Canada, en tant qu’endroit où travailler et investir.Et étant donné que nous faisons partie d’un marché commun où les gens et les capitaux peuvent circuler librement, il est évident que si nous ne sommes pas compétitifs par rapport aux autres régions, la part que nous occupons dans la vie économique globale ne peut que diminuer.D’abord, en quoi ne sommes-nous pas compétitifs?Six raisons reviennent sans arrêt, et les opinions diffèrent très peu, u’elles viennent de dirigeants de gran-es ou de petites entreprises, de francophones ou d’anglophones, de Montréalais ou de Beaucerons.Voici les causes invoquées: 1) L'incertitude politique créée par le projet d’indépendance au Parti québécois.2) L'hostilité, ou au mieux l’incohérence.de la politique gouvernementale envers les compagnies et les investisseurs non québécois.3) L'hostilité du gouvernement envers le secteur privé et sa politique active de nationalisation directe et indirecte de firmes du secteur privé.4) Les taux d’imposition de toute nature, et en particulier ceux de l'impôt sur les revenus, qui sont sensiblement plus élevés qu'ailieurs au Canada.5) Une réglementation plus sévère et plus complexe que dans les autres provinces, et plus particulièrement les contraintes imposées par la Loi 101.6) Le climat des relations patronales-ouvrières, qui est plus mauvais au Québec qu’ailieurs.(Cet aspect du problème ne s'est pas détérioré au cours des cinq dernières années, mais on ne peut pas dire non plus que la situation se soit améliorée.Le Québec garde encore, et de loin, le niveau le plus elevé au Canada de jours perdus par les arrêts de travail.) Si nous voulons mettre fin à la fuite de l’activité économique vers les autres réions du Canada, il nous faudra au préala-le résoudre la totalité ou du moins la plupart de ces problèmes.Et il ne faut pas se faire d’illusions; cela ne nous fera pas regagner ce que nous avons déjà perdu.Pour cela, il faudra prendre d'autres mesures, plus positives.Les changements que nous devons effectuer dès maintenant touchant les six points énumérés plus haut nous permettront seulement d'arrêter la détérioration de notre position, de nous rendre compétitifs par rapport aux autres régions du Canada.Et c’est le gouvernement du Québec, et le gouvernement du Québec seulement, qui peut effectuer ces changements.Certains Québécois ne seront pas d’accord qu’on mentionne ces problèmes en des termes aussi directs, car ils sont la conséquence inévitable de choix politiques et sociaux qui constituent pour tous un sujet de préoccupation, et pour certains, une priorité absolue.Mais il y a un prix économique à payer pour ces priorités.Ce prix, pour les cinq dernières années, a été la perte de $2 milliards d’investissements industriels et d’un nombre d’emplois qui suffirait à créer une ville de 200,000 habitants, tous contribuables, ici, au Québec.Ces chiffres représentent la part additionnelle de l’activité économique canadienne qui aurait été la nôtre aujourd'hui si nous avions conservé au cours de ces cinq années la part de 20.5% des nouveaux emplois et de 24.3%; des nouveaux investissements industriels que nous avions jusque là.Ce n'est pas nous qui définissons seuls les règles de la vie économique canadienne.Un Québec indépendant associé économiquement au reste du Canada ne le pourrait pas davantage.Devenir compétitif, cela signifie, par définition, accepter les règles du jeu suivies par tous — et gagner.Et nous avons certainement le otentiel nécessaire, autant en ressources umaines que naturelles, pour y arriver.Le coût économique du nationalisme politique extrême est-il trop élevé?Je pense que de plus en plus de Québécois, confrontés dans leur propre vie au gaspillage tragique de ressources humaines qu’il entraîne en arriveront bientôt à cette conclusion.Emergence de l’économie informelle IL ne doit pas manquer de gens au sein du cabinet qui partagent l’opinion du professeur Léon Dion lorsqu’il écrit: «.Il ne faudrait tout de même pas en arriver au point où, sous prétexte d'assurer une certaine justice redistributive et une certaine liberté collective, on en vienne par une multitude d' interventions gouvernementales dans la vie sociale et par une avalanche de contrôles bureaucratiques.à étouffer l'autonomie et la spontanéité d’action, c’est-à-dire en fin de compte la liberté des individus et des collectivités particulières».Effectivement on pourrait reprocher aux penseurs du Parti québécois de ne concevoir qu’une alternative: soit l’État paternaliste, soit la «Reaganomique» à la manière de nos voisins du sud.Or.il existe bien une voie intermédiaire entre les extrêmes que représentent l'interventionnisme tous azimuts et le libéralisme des économistes conservateurs.C’est cette voie qu’ont explorée certains penseurs influents du parti socialiste français avant que celui-ci n’accède au pouvoir.Jacques Delors, aujourd'hui ministre des Finances, lorsqu’il était directeur du Centre de recherche Travail et Société, préconisa que l’on explore les possibilités offertes par des activités qui se distingueraient de celles que l'on associe au secteur privé ou au secteur public.On pense à l’émergence d’un «troisième secteur» dont le but serait de répondre à des besoins que ni l’un ni l’autre des secteurs traditionnels ne peuvent satisfaire adéquatement.Cette volonté de mettre en avant des nouvelles formes d'expérimentation sociale révèlent également une réaction à l'égard d’un cadre de travail marqué par une administration dont le gigantisme empêche trop d’individus de se sentir vraiment à l’aise.De là l’incitation à rechercher, à la faveur de la mise sur pied d'organisations de base au niveau local, un moyen permettant aux individus de trouver des solutions adéquates à leurs problèmes tout en prenant part à des activités leur fournissant des possibilités d'épanouissement personnel.Ces activités associées au «troisième secteur», pouvant toucher des domaines aussi varies que les loisirs, la santé, l'éducation, l'alimentation, la réparation ou la rénovation, l’artisanat, etc., se rapportent à l’une des dimensions de l’économie informelle.En définissant cette dernière par la somme des activités économiques qui échappent aux comptables nationaux, on doit y inclure, en plus, le travail au noir et lé travail domestique.On voit que ces initiatives nouvelles se présentant comme des solutions de rechange aux modes de vie habituels ne constituent en réalité qu’une partie de ce que recouvre l’économie informelle.Mais, à en juger par les témoignages que rapportent les nombreuses publications ou les ouvrages spécialisés sur les modes de vie «alternatifs», il y a tout lieu de croire que ce phénomène ira en s’accroissant.Est-ce une telle évolution qu’ont en vue les rédacteurs du manifeste du mouvement pour un Québec socialiste lorsqu’ils écrivent: «Il nous faut procéder à une décentralisation majeure du pouvoir économique et politique, revaloriser les organisations autonomes du peuple, insuffler une véritable démocratie à la base (.).Notre projet socialiste se refuse à considérer l'État comme le seul agent de la transformation de la société».A vrai dire, en considérant l’ensemble du contenu de ce document, beaucoup de travail reste à par André Joyal Professeur d’économie à l'Université du Québec à Trois-Rivières, l’auteur est membre du Laboratoire sur les systèmes de petite et moyenne dimensions.faire pour parvenir à proposer une voie socialiste originale et surtout réaliste.C’est bien avant le ralentissement de la croissance dans les économies industrielles que d’importantes remises en considération ont été soulevées.Il suffit de songer aux multiples manifestations à l’encontre de la société de consommation vers la fin des années soixante pour reconnaître que les difficultés économiques ne sont pas les seuls éléments incitateurs d’initiatives nouvelles.Ceci étant, il est certain que les problèmes liés à l’inflation et au sous-emploi constituent d’importants facteurs de changement.Récemment, à l’émission «Femmes d'aujourd'hui» une invitée donna l’exemple de la création d’un réseau de voisins en vue de faciliter l’échange de vêtements d’enfant.Il s’agit d’une initiative issue de la difficulté grandissante de faire face à l'élévation du coût de la vie.Elle constitue l'exemple d'une organisation de base tout à fait informelle permettant à un groupe d’individus de composer avec une réalité nouvelle.De même, les difficultés que présente un marché de travail très restreint suscitent la mise en oeuvre d'expérimentations sociales.Enfin il y a tous les «conspirateurs du verseau»(l) qui, volontairement, choisissent de vivre plus simplement(2), c'est-à-dire différemment de la majorité des gens.Cette mutation résulte de l’adoption de valeurs postmatérialistes caractérisées par le refus des excès de la société de consommation.Pour tous ces gens, comment concevoir la possibilité de satisfaire les exigences de la vie courante?Pour se loger, se vêtir, se nourrir, se transporter et se distraire avec un revenu moindre, il faut bien sûr s’organiser en entrevoyant la création d’un cadre nouveau.Là où le gouvernement peut intervenir, c’est en aidant les intéressés à devenir autonomes.L’expérience vécue en ce sens par les Projets d’initiatives locales (P.LL.) était louable mais, trop souvent, il ne s'agissait que d'interventions ponctuelles permettant de procurer des emplois temporaires à des travailleurs en attente d'un emploi permanent dans le secteur formel.On ne doit pas confondre l’autonomie visée («self-reliance») avec la recherche de l’autarcie dont on a pu être témoin avec le phénomène des communes il y a une dizaine d’années.La majorité des gens vivent dans les villes et c'est dans les villes que l'on assiste au développement d’initiatives nouvelles À partir du principe que seul on ne peut rien et qu ensemble tout est possible, les «alternatifs» cherchent à trouver l'équilibre entre l'inévitable propension à l’individualisme qui imprègne tout individu et la nécessité de partager des efforts et des biens avec d’autres en vue d'atteindre certains objectifs.Quand un groupe d'individus d'un quartier se réunit afin de créer une coopérative d’aliments naturels, on se trouve en présence d'une activité qui relève à la fois du secteur formel et du secteur infor- mel.Il est évident que l'achat et la vente de produits correspondent à des activités à caractère marchand.Mais étant donné que la recherche du profit se trouve exclue de la finalité d’une telle activité on peut la considérer comme faisant partie du secteur informel.Par ailleurs, le temps investi pour la gestion et le bon fonctionnement de la coopérative n'étant pas rémunéré, ce sont là autant d’heures de travail et d’efforts qui échappent aux comptables de Statistique-Canada.L'objectif d’une telle organisation de base vise bien sûr à fournir aux membres les meilleurs produits aux conditions les plus favorables tout en leur permettant de partager avec d’autres des responsabilités répondant ainsi au besoin de gens de communiquer entre eux.Comme autre exemple, on peut citer les jardins communautaires.Ils permettent parfois d'obtenir en saison des légumes à meilleur compte que ce qu’offre le marché et de plus, comme l'a affirmé un adepte: «J’ai, en récoltant mes carottes, la possibilité de parler avec mon voisin».Les écoles alternatives, où les parents non rémunérés assument en partie la responsabilité de la formation des enfants constitue un autre exemple (à la demi-douzaine d’écoles alternatives existantes, on peut ajouter une vingtaine de projets en cours actuellement au Québec) Sans que l’on puisse aisément l'expliquer, la ville de Victoriaville se distingue de façon particulière par le nombre et la variété d'initiatives d’origine récente satisfaisant les paradigmes de la «nouvelle économie».On y trouve, entre autres, une coopérative de théâtre, une maison des femmes.un magasin de vêtements usagés (Recyclo-Vesto), une entreprise de récupération, un garage coopératif, une garderie-coopérative, une coopérative d'alimentation.On trouve également plusieurs adeptes de l’agriculture biologique dans les environs.Le partage des activités économiques entre les secteurs formel et informel crée un risque de faire de ce dernier le parent pauvre de la société.En laissant se développer une économie duale, on peut ainsi favoriser la marginalisation d’une couche importante de la population qui, tout en ne touchant pas des revenus aussi importants que ce qu’offre le secteur formel, se trouverait en plus privée des acquis des trente dernieres années: vacances payées, congés de maladie ou de maternité.plans de retraite etc.C'est un danger.Pour les modes de vie ou de travail alternatifs, il faudra prévoir des politiques sociales en conséquence.Il est évident qu’actuellement 1 implication des chômeurs dans le secteur informel — via le travail au noir — peut accomoder les autorités gouvernementales qui, en fermant les yeux sur de telles activités, se satisfont ainsi du fait que les chômeurs, en joignant ainsi les deux bouts, se font moins revendicateurs.On conçoit que la «création d'emplois au rabais» par l’intermédiaire de l’économie communautaire pourrait tout autant remplir d'aise les gouvernements qui verraient ainsi le nombre de chômeurs diminuer La résistance des syndicats, qui y voient une forme de concurrence déloyale susceptible de contenir l’évolution des salaires, se comprend aisément.C'est pourquoi l'implication dans l'économie communautaire doit être le fait d’un choix mûrement réfléchi et non le résultat d'une décision en faveur d’une situation de moindre mal.Les marxistes traditionnels manifestent également leur réprobation pour une raison facile à comprendre: en orientant les travailleurs vers le secteur informel, on s’écarte de l’objectif de la «libération» des travailleurs dans le secteur formel et l’on contribue ainsi à canaliser les effectifs de 1’ «armée de réserve».À l’occasior d’un colloque tenu l’été dernier à l’Institut de recherche alternative Synopsis de Lodève, dans le département français de l'Hérault, devant le problème des fermetures d'usine, il fut proposé, comme solution de rechange aux sempiternelles subventions pour soutenir les canards boiteux.de chercher à réunir les travailleurs à l’intérieur d’ateliers de quartier.En mettant à profit leur expérience et un équipement collectif, en favorisant un mode de gestion autogéré, on permettrait aux travailleurs de creer leur emploi tout en offrant un cadre de travail nettement supérieur à ce que peut offrir, par exemple, une entreprise du textile démodée.On imagine et l’on comprend facilement la réaction des dirigeants de la CAS à une telle proposition.Pourtant le but de l'action syndicale n’est-elle que d'assurer aux travailleurs un confinement à leurs machines 40 heures par semaine pendant 30 ans?Le développement du secteur informel pose la question du travail à temps partiel.Là encore, c’est une levée de boucliers, Le travail à temps partiel s’avère important en période de crise.Pour un certain nombre d’individus, qui doivent choisir entre plusieurs possibilités, c’est la solution la plus acceptable.Or, il ne faut pas confondre le travail au rabais et ce que peut être le travail à temps partiel.Combien d'hommes et de femmes oeuvrant à plein temps dans le secteur formel ne demanderaient pas mieux de travailler deux jours et demi par semaine pour pouvoir mieux se consacrer à l’éducation de leurs enfants, pour pouvoir accorder du temps à une coopérative, pour travailler à un journal de quartier, pour réparer ou entretenir leur maison, etc?Dans l’une des bibliothèques de la region de Trois-Rivières, un couple a demandé et obtenu de partager un poste.Peut-on parler dans ce cas de travail au rabais?Evidemment, il faudrait revoir une partie du code du travail et réviser les contenus des conventions collectives afin que ceux qui, pour une période donnée ou de façon définitive, optant en faveur du travail à temps partiel, ne soient pas pénalisés d’une façon ou d’une autre.De plus en plus de gens refusent la dichotomie que présente l'économie traditionnelle en séparant le travail du loisir.«Je n’ai pas de temps de loisirs», nous disait récemment un «alternatif» dont la diversité des activités l’empêchait de départager de façon précise le temps octroyé à une activité rémunératrice et le temps accordé à l'éducation de ses enfants ou à la rénovation de sa demeure.Il y a tout lieu de croire que le nombre de gens attirés par un mode de vie différent ira en s'accroissant.Comme le mentionne une des publications de l’Institut Vanier de la Famille: «Pour le meilleur ou pour le pire, les expériences collectives de la vie de tous les jours constituent l’élément clé de l’avenir(3)».Il revient à tous ceux qui se considèrent comme des agents de changements de trouver les moyens de faire en sorte que le meilleur l’emporte sur le pire.Notes: (1) Marilyn Ferguson; Les enfants du ver-seau, Caiman Levy, 1981 (2) Duane, Rlgin; Voluntaru Simplicitu, W Morrow.N Y .1981 (Si Instilul Vanier de la Famille; Réflexions sur l’évolution de l'économie politique au Canada.Ottawa 1979 iremière Qc°—• Les statistiques comparées des hommes et des femmes Chiffres en main; statistiques sur les Québécoises couverture orange Québec.292 pages, 28 X 22 cm Chiffres en main; statistiques sur les Québécoises, publié par le Conseil du Statut de la femme et préparé par Suzanne Messier contient des informations les plus récentes et les plus complètes sur des thèmes aussi variés que le travail, l’éducation, la démographie, les familles monoparentales, la fécondité et les communautés culturelles, selon l'âge, le sexe, la région, la scolarité, l'état civil et la présence d'enfants des Québécois.Plus de 100 pages de texte font également ressortir les traits les plus caractéristiques de la vie des femmes d'ici.Pour commande postale, joindre chèque ou mandat-poste fait à l’ordre du ministre des Finances Gouvernement du Québec Ministère des Communications Diffusion des publications 1283, boul.Charest ouest Québec GIN 2C9 Louis-Bernard Robltailla L’itineraire d’un grand reporter: son témoignage sur la gauche européenne et sur i a vie politique des pays de l’Est.Un style vif et alerte.Une réflexion percutante sur la crise des socialismes.Boréal EXPRESSà Essais sur la alsa des socialismes 216 pages, en vente dans toutes librairies à $12.50 18 U Le Devoir, jeudi 28 Janvier 1982 * Cannes M.Yves Michaud était venu pour des raisons moins prosaïques et un peu plus politiques, pour, lui aussi, faire son acte de presence diplomatique.Lorgnant d’un oeil méfiant le rutilant système Télidon laissé en cage par M.Francis Fox, ministre des Communications, et installé sur une table bancale dans un coin du kiosque bleu, il a déclaré qu’il était venu à Cannes saluer les producteurs de disques et lancer une série d’émissions de radio socio-culturelles diffusées à travers quinze radios libres de la France.Produites chaque semaine pour moins de $100 dans un petit studio de la délégation du Québec a Paris, animées par une jeune comédienne québécoise, cette émission d’une heure présente les musiciens, interprétés et acteurs du Québec qui sont de passage à Paris la semaine meme L’entreprise conventionnelle assure enfin une sorte de permanence québécoise sur les ondes françaises.Malgré sa couleur politique, la présence de M.Yves Michaud au marche de la chanson était finalement plus justifiée que celle du ministre fédéral.La chanson canadienne est en effet loin en arrière de la chanson québécoise sur les marchés européens.Au cours des dix dernières‘années, la chanson québécoise est dedenue le meilleur passeport du Québec en France par exemple.Depuis Vigneault jusqu’à Charlebois en passant par Plume, Sol, Fabienne Thibault et Pauline Julien, les artistes québécois ont depuis longtemps la cote d’amour en France même s’ils n’y vendent pas énormément de disques.Selon M.Michaud, les droits d’auteur perçus en France par les artistes québécois au cours des dernières années sont estimés à près de $5 millions et représentent 507o de leurs recettes annuelles.Mme Madeleine Careau de l'Adisq explique d’ailleurs à ce sujet que le Québec est le cauchemar du président de la Sacem, M.Jean-Loup Tournier, qui voit chaque année des sommes considérables quitter son pays alors que celles perçues en retour par les artistes français sont moindres.Tout ceci à cause d’une très ancienne loi sur le droit d’auteur que le gouvernement canadien hésite à changer parce qu’elle entraînerait un écoulement considerable de fonds canadiens vers les Etats-Unis.Au Canada, un microsillon ne rapporte que 24 cents en droits d’auteur alors que le même microsillon rapporte $1.25 en France.Pas surprenant que M.Jean-Loup Tournier soit mécontent.«On est gagnant dans la chanson», explique M.Yves Michaud, «mais dans la balance des rapports commerciaux, les Français se rattrappent largement ailleurs » La chanson québécoise reste donc en tête d’affiche dans la liste des percées culturelles québécoises, suivie par le théâtre et par le cinéma.Malgré Carole Laure et Gilles Carie, malgré la coproduction ou l’abri fiscal, le cinéma québécois n’a pas encore accompli de miracles en France selon le délégué culturel même si le mois prochain la maison Gaumont tentera pour la première fois de son histoire, de lancer un film québécois avec tout le déploiement promotionnel nécessaire.Il s'agit évidemment des Plouffe, rebaptisé pour le public français, Il était une fois des gens heureux.Toute la famille Plouffe sera invitée à Paris pour marquer ce super lancement dans 25 salles parisiennes et 150 salles régionales.Un mois plus tard, Diane Tell fera l’Olympia pendant trois semaines en première partie du compositeur Michel Berger.Cette vitrine prestigieuse devrait lui assurer, sinon un succès d’estime, au moins des salles combles à chaque soir.La transaction aura été pour une rare fois négociée au Midem Mais à l’exception du cas de Diane Tell, la plupart des producteurs québécois a Cannes préfèrent ne pas trop se vanter des fruits de leurs récoltes sur la Croisette Dans le journal interne quotidien qui circulait mercredi matin, un titre prometteur indiquait que le Québec avait cette année fait une bonne moisson au Midem.On apprenait ainsi que les Editions Intermède Music et la Société Kébec Disc avaient réussi à concrétiser des contrats avec Jean Fer-rat, Lucid Beausonge, Yves Duteuil, Jean Shulteiss, Gérard Lenorman et Herbert Léonard.Et les Québécois dans tout cela, demandera-t-on?Beaucoup de probabilités, beaucoup d'espoirs, de promesses faites au bar du Martinez à quatre heures du matin mais jamais rien de très concret.Des petites victoires ici et là.Un soupire de soulagement pour Ginette Bonneville de Diskade qui vient, au bout de deux ans d acharnement, de trouver une compagnie de disques française au groupe Corbeau.Des rumeurs voulant que Gilles Talbot de Kébec Disc ait obtenu les droits canadiens sur la musique d'Ennio Morricone pour le prochain film de Sergio Leone intitulé II était une fois en Amérique.Dans son enthousiasme Ginette Bonneville avouait que c'était la première fois en quatre ans qu’elle réussissait un coup au Midem.«Tout est une question de contacts, de relations publiques».Quand on a eu de bons contacts sur la Croisette, que le soleil cette année-là a brillé plus fort que les autres fois, ça devient tout à coup plus facile de décrocher le téléphone a Montréal et de se remémorer les bons souvenirs et les vieilles promesses.«Si on a pas de contacts, on ne passe tout simplement pas la porte à Paris ou à New York», soutient Mme Madeleine Careau, une inconditionnelle du Midem, qui voit cette vaste foire comme un catalyseur indispensable.«Tout le monde est ici, tout le monde est captif, donc accessible.Il suffit qu’un seul artiste québécois passe pour que ça justifie tous nos efforts et nos investissements.On ne bâtit pas un marché du jour au lendemain, on ne le bâtit pas gratuitement non plus.Les Américains ont investi pendant des années et des années avant de s’implanter mondialement.Aujourd’hui ils peuvent se reposer et encaisser.» Les Québécois à Cannes n’en sont malheureusement pas encore à ce stade idyllique Ils doivent faire du porte à porte, sortir leurs «walkmen» ou leur video-cassettes, distribuer leurs cartes de visites ou leurs macarons et espérer qu’un jour peut-être, un jour lointain, un artiste parmi mille sera enfin leur numéro gagnant.?Frère André Comme plusieurs autres, il émigra en Nouvelle-Angleterre où il trouva à s’employer dans une usine de textile.Il revint au Québec à l’âge de 22 ans et trois ans plus tard il entra dans la Congrégation de Sainte-Croix, où il prit le nom de frère André.C’est au collège Notre-Dame-du-Sacré-Coeur à Montréal qu’il est mis au travail, comme infirmier, linger; chargé du courrier de la communauté et de l’office de portier.Il cumule les emplois: balayeur, commissionnaire, c’est encore lui qui sonne le réveil à cinq heures du matin.Durant une épidémie de varicelle, c’est lui qui suggère de porter la statue de Saint-Joseph en procession dans les salles du collège, en récitant des prières.L’épidémie s’atténue le lendemain, puis disparaît, sans avoir fait de victimes au collège.De sa loge de portier, il reçoit les mendiants qui viennent quémander un bol de soupe et du pain.Il profite des courses qu’il doit effectuer pour le collège pour aller voir des malades, et les gens commencent à parler des guérisons qu'il a réussies en invoquant Saint-Joseph.Les malades commencent à défiler dans sa loge avec les mendiants.Le médecin du collège répand que le frère André est un charlatan qui se livre à l’exercice illégal de la medecine.Des parents d’élèves se plaignent à l’évêché, d'autres demandent l’intervention du bureau d’hygiène.Le frère André reçoit ses visiteurs dans un abri qu'a construit devant le collège la Parkland Island Railway Company pour les passagers qui empruntent le tramway.La propriété derrière cet abri fait rêver le frère André, qui s’y promène souvent en pensant qu’il pourrait y construire une chapelle à Saint-Joseph qui deviendrait un lieu de pèlerinage.Le collège se porte enfin acquereur, pour $10,000, de ce terrain.C’est à l’été de 1904 qu’il obtint de ses supérieurs la permission de construire une chapelle de bois sur la montagne.Ce fut l’origine de l’Oratoire Saint-Joseph.Cette chapelle, agrandie à plusieurs reprises, fut remplacée en 1917 par une crypte de pierre.La construction de la grande basilique, commencée en 1924, fut achevée en 1967, après avoir été interrompue pour la durée de la guerre.Le frère André est mort le 6 janvier 1937, à l’âge de 91 ans.l'administrateur du diocèse, Mgr Georges Gauthier, ordonne une enquête sur les possibilités d’une future béatification.Débute alors un long processus, d’abord par la constitution d’un tribunal par l’archevêque de Montréal, Mgr Joseph Charbonneau, en 1940, tribunal qui rendit un décret sur les écrits du frère André le 12 mai 1955.En même temps se déroulait le procès informatif au cours duquel 32 témoins furent appelés à répondre à des questions visant à prouver que le frère André avait véritablement vécu selon l’évangile.C’est en juillet 1950 qu’est ouvert à Rome à la Sacrée Congrégation des Rites le dossier du frère André.Suivirent deux procès apostoliques, l’un sur les vertus, l’autre sur les miracles.Le 13 avril 1977, les évêques canadiens demandent au pape Paul VI d’accorder à la cause du frère André une dispense d’une loi de l'Eglise qui reporte la discussion finale sur les vertus d’un serviteur de Dieu à cinquante années après sa mort.Le pape accorde la dispense demandée.Le dossier du frère André est alors remis à la Congrégation pour la cause des saints, ainsi que le vote détaillé et circonstancié de neuf juges indépendants.Chacun d’eux a scruté plus d’un millier de pages de documents et rédigé une longue appréciation.Le 12 juin 1978, il est déclaré vénérable par le nape Paul VI.Avant que le Vatican n’annonce hier que le frère André serait déclaré bienheureux en mai, de nouveaux procès, avec témoins, juges et avocats furent institués.Des spécialistes en médecine ont été interrogés sur chaque cas de miracle, puis un groupe de théologiens en ont fait une étude détaillée.C’est au terme de ce procès que le pape Jean-Paul II, conseillé par une assemblée de cardinaux, a décidé d’inscrire le frère André au nombre des bienheureux.Joint au téléphone à Rome, le pos-tulateur de la cause au saint-siege, c'est-à-dire celui chargé de mener le Sous forme de conférence-musique, Mme Nicole Beaudry présentera «le tambour, Instrument magique dans le potlach des esquimaux Yupik du sud-ouest de l’Alaska*, à 17 h, A la faculté de Musique de l’U de M, pavillon Marguerlte-d’Youvlfle.¦ Le Clné-campus de l’U de M présente «Les Beaux Souvenirs», de Francis Mankiewlcz, A 19 h 30 et 21 h 45 au 6e étage du Centre communautaire.¦ La Faculté de Musique de l’U de M offre un récital public de violon et piano.Mlles Angèle Oubeau et Céline Perreault Interpréteront des oeuvres de Adaskln, Beethoven, Debussy et Schubert A 20 h A la salle 1020 du pavillon Marguerlte-d’Youville.¦ A 20 h 15, A la Mlle H-937 du pavillon Hall de l’UnlversIti Concordia, le professeur Robert Bellah de l’Unlverlsté de Californie, auteur de «Beyond Belief» et «The Broken Covenant», donnera une conférence Intitulée «Reli- gion and Politics in the US today».Renseignements.282-3269.¦ Opération Désarmement tient sa réunion inaugurale ce jeudi à 19 h 30 à l’église Unitarian.3415 Simpson.Renseignements.844-0889 ¦ Les départements de communication, psychologie et sociologie de l’U de M vous Invitent à une conférence Intitulée «Culture et contre-communication» que prononcera M.Hervé Fischer, auteur de nombreux ouvraoes.dont «L’Histoire de l’art est terminée», A 16 h A la salle A-415, pavillon Marle-VIctorln, 90, rue Vlncent-d’lndy.Collectes de Mng de la Croix-Rouge, A 8t-Lln-dM-LaurantldM, A la salle municipale, 250, avenue Laurier, de15hA17hetde 18 h 30 A 20 h 30; A Montréal, A la Mlle Pa-plneau de Radio-Canada, 1400 est, bout.Dorchester.de 9 h 30 A 16 h 30.V_ dossier de la sainteté du frère André, le père Angelo Mitro, a dit être «convaincu de rhéroïcité de la vertu chrétienne du frère André».Il a également précisé qu’une fois devenu saint, le frère Andre pourra ê-tre l’objet d’un culte public.D’autre part, le père Lafrenière a déclaré que la sainteté lui sera accordée à la condition «que d’autres miracles se produisent après le 23 mai», en vertu de prières qui lui seraient spécifiquement adressées, ce qui prouvera que le frère André se trouve avec Dieu et en position d’intercéder auprès de Lui en faveur des mortels de la Terre.«Nous ne prions pas le frère André, a précisé le père Lafrenière, nous l’invoquons en tant qu’ami de Dieu».+ Sharon les «phalanges» à restaurer leur prééminence au Liban par rapport aux Libanais musulmans.Politiquement, cette guerreêclair, où Israël frapperait avec toute la force à sa disposition pour en finir rapidement avec la résistance syrienne, permettrait au gouvernement Begin d’atteindre trois avantages majeurs: A) Lécrasement militaire de l’OLP entraînerait sa disparition comme force politique dans les territoires occupés par Israël.Les Palestiniens de Cisjordanie et Gaza se montreraient alors plus malléables et accepteraient, éventuellement, l’autonomie prévue par les accords de Camp David.B) Le Liban, libéré de l’occupation syro-palestinienne, recouvrerait son indépendance, sous un gouvernement chrétien.Ce «nouveau Liban» serait alors l’ami et l’allié de l’état hébreu.Devenu le protecteur du Liban chrétien.C) La nouvelle défaite militaire de la Syrie provoquerait la chute de Hafez Assad, dont le régime chancèle déjà aujourd’hui, sous les coups répétés des Frères musulmans, qui s’appuient sur la majorité sunnite, fatiguée de la domination imposée par la secteur alaouite à laquelle appartient Hafez Assad.La disparition du regime syrien pro-soviétique et son remplacement par un régime musulman, proche de l’Arabie Saoudite, sera salué par les États-Unis et éviterait donc tout ennui à l’état hébreu.Tels sont les calculs du tandem Begin-Sharon, croit-on à Washington.Ce calcul exclut une intervention soviétique, aux côtés des Syriens.«Embourbés dans la guerre interminable de l’Afghanistan, empêtrés dans la crise polonaise, les Russes n’oseront pas ouvrir un troisième front au Moyen-Orient», affirme-t-on dans l’entourage d Ariel Sharon.Bref, les dirigeants israéliens croient pouvoir remporter, sans trop de difficultés, cette nouvelle manche dans la guerre qui les oppose aux Arabes du «front du refus», animé par la Syrie, la Libye et les durs de l’OLP.Menahem Begin et Ariel Sharon sont d’autant plus surs d’eux-mêmes que le monde arabe est aujourd’hui affaibli par la guerre irako-iranienne et plus divisé que jamais.Ajoutons que l’equipe dirigeante israélienne a approuvé la conception de «stratégie globale» d’Ariel Sharon, qui va de la Mediterranée à l’océan Indien «Dans les années 80, la sphère des intérêts stratégiques d’Israël s'étend non seulement aux pays arabes qui se trouvent au Moyen-Orient au bord de la mer Rouge et de la Méditerranée, mais doit aussi comprendre des pays tels que la Turquie, 1T-ran, le Pakistan, et doit inclure des régions tels que le golfe Persique et l’Afrique», affirme le ministre de la Défense Ariel Sharon.Que signifie cette extension extraordinaire de «la sphère des intérêts stratégiques d’Israël?D’abord, qu'Israël ne restera pas indifférente au développement du potentiel nucléaire au Pakistan, où le colonel Kadhafi finance, avec les pétrodollars libyens, la production d’une «bombe atomique musulmane».De même, l’extension de l’influence libyenne ou algérienne en Afrique, peut-être par Cubains interposés, serait egalement considérée comme menaçant directement les intérêts stratégiques d’Israël.Ensuite, Ariel Sharon entend avertir les États-Unis qu’Israël à la capacité de frapper très loin de ses frontières et peut aussi bien détruire les usines atomiques du Pakistan que les puits de pétrole de l’Arabie Saoudite ou au Koweit, en cas de nécessité.On le savait depuis l’opération de sauvetage des otages d’Entebbe, en Ouganda, et le bombardement du réacteur de Bagdad.Cependant, les dirigeants israéliens font comprendre aux Etats-Unis qu'ils ne se laisseront pas imposer un diktat américain, que ce soit au sujet de l'autonomie pour les Palestiniens ou pour ce qui est du «plan de paix» saoudien, sans réagir, de toutes leurs forces «On nous prend pour des fous furieux?Tant mieux», aurait dit Sharon, au cours de la réunion du cabinet restreint où fut décidé l'annexion du Golan.Les Américains semblent avoir pris conscience de cet état d’esprit.Aussi, n’essaient-ils plus de menacer Israël de sanctions, mais cherchent, prudemment, à convaincre, «en prenant des gants, en tournant sept fois leur langue dans la bouche», nous a confié un diplomate occidental, stationné en Israël.+ Ottawa times.On reconnaît, au gouvernement fédéral, que le Québec est une province qui fait régulièrement des ajustements à son régime.Tel ne semble pas être le cas partout, en particulier en Ontario, où, selon Mme Bégin, les paiements d’assistance sociale n’augmentent pas aussi vite que l’inflation.Mais, a rappelé le ministre, c’est sur les gouvernements provinciaux 3u’il faut faire pression pmsqu'Ottawa oit, légalement, donner suite à toute demande de paiement justifiée de la part des provinces.Théoriquement, une province n’a même pas à avertir Ottawa a'un relèvement de ses prestations d’assistance sociale, la loi sur l'Assistance publique obligeant le gouvernement fédéral à payer 50 cents de chaque dollar distribué par les provinces.Il y a encore environ 12% des Canadiens qui vivent sous le seuil de la pauvreté mais les pauvres semblent «plus pauvres» dans certaines provinces que dans d'autres.Toutefois, un haut fonctionnaire fédéral a expliqué au DEVOIR hier qu’en éliminant la composante logement des paiements d’assistance sociale, qui varient beaucoup d’une province a 1 autre en raison des aisparités du marché de l’habitation lui-même, les prestations sont à peu près équivalentes.Ce qu’il faudrait donc, c’est un relèvement général de l'assistance sociale, un relèvement auquel Ottawa serait prêt depuis deux ans, mais la décision appartient aux provinces, 13% des familles et 14% des personnes seules vivant sous le seuil de la pauvreté sont âgées de 55 à 64 ans.Ce sont des personnes qui ont fort peu de chances \ ç d’être réintégrées sur le marché du travail et qui sont donc «condamnées» à l’assistance sociale jusqu’à l’âge officiel de la retraite, 65 ans.Le gouvernement fédéral a envisagé un temps de récupérer au moins une partie de ces personnes sur le régime de pensions et le supplément de revenu garanti.Selon Mme Bégin, il en coûterait $670 millions au Trésor fédéral pour prendre en charge seulement les personnes de 62 à 65 ans qui sont absolument «dans le besoin»).Un haut fonctionnaire confirme que pour relever les paiements à tous les assistés sociaux, if faudrait envisager dépenser «des milliards de dollars» supplémentaires.La conjoncture économique et politique n’est sûrement pas favorable à un tel relèvement.D’abord, l’augmentation du chômage accroît considérablement le nombre des assistés sociaux et les provinces estiment déjà être perdantes tfans les transferts fédéraux pour le financement des programmes de santé et d’éducation.Il n’est donc pas question pour elles de se lancer dans un effort supplémentaire, même si Ottawa doit payer la moitié de la note.Toutefois, Mme Bégin a affirmé hier aux Communes que «des que la situation économique commencera a se rétablir, la priorité du gouvernement sera d’augmenter les paiements du supplément de revenu garanti.Ils ont déjà augmenté en 1980, a la suite d’une promesse électorale des libéraux pendant la dernière campagne.Le gouvernement fédéral estime cependant être principalement responsable d’une baisse du taux de pauvreté de 20% au début des années 60 à 12% aujourd’hui.Selon le rapport du Conseil national de bien-être social, la redistribution ne s'est pas faite en faveur des classes les plus défavorisées, mais plutôt des classes riches vers la classe moyenne.Toutefois, l’appel lancé hier par Mme Bégin aux provinces n’a pas semblé inquiéter le ministre des Finances et pour cause: Ottawa sait très bien que les provinces ont très peu le goût de la prendre au mot et de Pentraîner dans une augmentation exceptionnelle du programme d’assistance publique.Déjà cette année, il a fallu réévaluer le budget de l’assistance publique à la hausse parce que la situation économique s’est détériorée davantage que prévu.Les années 1982 et 1983 ne devraient pas être beaucoup plus propices à un excès de générosité des gouvernements provinciaux, avec des taux de chômage de plus de 8% et un taux d’inflation encore supérieur à 10%.+ Canadiens il y a 20 ans, a eu lieu dans la willaya (préfecture) d’Él Asnam qui fut le théâtre d’un terrible tremblement de terre, en octobre 1980.Hier matin, le premier ministre Benha-med Abdelghani, accompagné des ministres de l’Intérieur, de la Santé et des Transports, s’est rendu sur place.Après s’être incliné devant les dépouilles des victimes déposées dans la mosquée, il a installé la commission d’enquête présidée par le préfet d’El Asnam.Le bilan de la catastrophe risque de s’aggraver.Les opérations de sauvetage se poursuivaient pour dégager d’éventuelles victimes des débris enchevêtrés des huit wagons qui composaient le train de voyageurs.En Inde, soixante-trois personnes ont été tuées et 50 blessées hier matin dans la collision de deux trains près d’Agra, à environ 200 km au sud de New Delhi, ont annoncé les autorités indiennes.L’express «Trans India» a heurté de plein fouet un train de marchandises.On ignore encore les causes exactes de cette catastrophe, survenue dans une région où le brouillard était très épais et ou apparemment, une panne d électricité avait éteint la signalisation.Dix des 14 wagons de l’express ont déraillé et trois se sont renversés.Ces deux accidents de train font partie des grandes catastrophes ferroviaires survenues dans le monde depuis une vingtaine d’années et parmi lesquelles ont peut citer: ¦ 4 mai 1962: Japon, collision de trois convois près de Tokyo: 142 morts, 358 blessés.¦ 9 novembre 1963: Japon, deux trains en télescopent un troisième aux environs de Tokyo: 168 morts, 40 blessés.¦ 27 juillet 1964.Portugal, accident à Ponte de Leha, près de Porto: 103 morts, une centaine de blessés.¦ 1er février 1970.Argentine, collision de deux trains entre Benavidez et General Pacheco: 250 morts.¦ 16 février 1970.Nigeria, un train tombe dans un ravin à Langalanga: 114 morts, 300 blessés.¦ 16 juin 1972: France, le tunnel de Vierzy (près de Soissons) s'effondre sur les deux autorails Paris-Laon et Laon-Paris: 108 morts et 87 blessés.¦ 6 octobre 1972: Mexique, déraillement près de Saltillo: 204 morts.¦ 9 janvier 1979: Chine, collision entre deux trains dans la province du Heilongjiang, une centaine de morts et de nom: breux blessés.¦ 6 juin 1981: Inde, dans l’État de Bihar, 7 wagons d’un train tombent dans le fleuve Bagmati: 800 morts.+ Autonomie dent Moubarak aux États-Unis et qu'en tout état de cause si «une percée» dans les discussions sur l’autonomie devait se réaliser c’est seulement après le séjour à Washington du raïs qu’on s’en apercevrait.Pour l’instant, les deux parties égyptienne et israélienne sont encore très loin de pouvoir parvenir d’ici trois mois à une «déclaration de principes» sur l'autonomie palestinienne à laquelle M.Haig semble beaucoup tenir de crainte de voir l’É- gypte «renâcler» apres le 25 avril, date du dernier retrait israélien.«De grandes divergences séparent encore les positions égyptienne et israélienne sur l’autonomie palestinienne», déclarait ainsi la semaine dernière à la chaîne de télévision américaine NBC M.Moubarak qui affirmait ne pas vouloir «faire de concessions dans ces négociations», ces questions n'étant pas uniquement, selon lui, du ressort de l'Égypte.Chez beaucoup de responsables égyptiens, comme l’écrivait d’ailleurs en substance hier l’éditorialiste de l'hebdomadaire Akher Saa, on n'est pas loin de penser qu’en réalité cette seconde tournée du secrétaire d'État s'explique avant tout par le désir de Washington d'éviter une nouvelle «aventure» israélienne en maintenant une sorte de dynamique de paix aussi artificielle soit-elle.Le fait d'ailleurs que la visite de M Haig n’ait pas été évoquée lundi au Caire lors d'un entretien du président égyptien avec Alfred Atherton, ambassadeur des États-Unis en Égypte, souligne à l’évidence, estime-t-on, que les deux parties n’attendent guère de résultats de cette rencontre.Les députés donnent leur appui à Clark jusqu’en janvier 83 par Claude Turcotte OTTAWA — Les députés conservateurs ont endossé hier une décision déjà prise par le conseil exécutif du parti, a savoir que le leadership de M.Joe Clark ne Pourra pas être remis en question avant assemblée générale prévue pour le mois de janvier 1983.D’autre part, c’est aujourd’hui que le député de Bruce-Grey en Ontario, M.Gary Gurbin, fera savoir s’il reste ou quitte le parti de M.Clark.Le députe avait cause une surprise en décembre, en annonçant son départ; à l’invitation de ses collègues et de son chef, il avait ensuite décidé de réfléchir jusqu’en janvier.À l’issue d’un caucus de quatre heures, M.Clark a déclaré que «tous les députés qui ont parlé, lui ont accordé leur appui.Or, M.Gurbin assistait au caucus et il a pris la parole, a-t-on fait savoir.En consé-uence, si M.Clark a dit vrai, le député e Bruce-Grey rentrera sagement dans le rang aujourd’hui.Pour sa part, M.Clark a précisé avoir lui-même soulevé la question du leadership pendant le caucus et cela, évidemment, pour assainir le climat au sein même du caucus, puisque le groupe des dissidents (environ une dizaine de dépu- tés) s’est fait beaucoup plus tapageur à l’approche de la reprise parlementaire.M.Clark, en échange d’un appui loyal de la part de tous ses députés, a promis de remettre son leadership en cause, ad-venant la démission du chef libéral, M.Pierre Trudeau, et l’imminence d’une élection générale qui serait déclenchée ar le futur chef liberal et premier minis-re.C’était la première fois, semble-t-il, que M.Clark disait publiquement son accord à un vote sur le leadership, bien qu’il en ait déjà parlé en privé.L’appui à M.Clark fut unanime, a déclaré le président du caucus, M.Bill McKnight.Cela va-t-il vraiment faire taire tous les députés insatisfaits du leadership de M.Clark?Certains pensent Sue le silence durera un certain temps.•’autres n’ont pas une confiance très grande dans la discipline des conservateurs.Cette mesure suffira-t-elle?«En principe oui; e" pratique, vous savez ce que c’est que la politique», a répondu M.Roch LaSalle; le député de Joliette a ajouté que M.Clark a obtenu le mandat qu’il recherchait, à savoir celui de concentrer les attaques contre les politiques économiques et le budget de M.Allan MacEachen.Souffrant d’une grippe Trudeau annule ses engagements OTTAWA (LE DEVOIR) - Le chef du gouvernement vient d’annuler tous ses engagements publics à l’extérieur d’Ottawa.Son bureau a expliqué hier que M.Pierre Trudeau souffre d’une forte grippe.M.Trudeau tentera d’assister à la réunion du cabinet, demain matin, et à la période des questions, mais cela n’est pas absolument certain.La maladie du premier ministre annule du même coup un important discours qu'il devait prononcer vendredi à Toronto sur l’état de l’économie.On s’attendait alors à ce qu’il indique l’approche de son gouvernement face à la crise économique, qui risque maintenant de se prolonger jusque dans la deuxième moitié de l’année.Il aurait notamment été question de la volonté de son gouvernement de réactiver quelques grands projets énergé- tiques qui piétinent depuis plusieurs mois.La prochaine activité publique du chef du gouvernement sera donc la conférence des premiers ministres sur l’économie, qui s'ouvre mardi à Ottawa.On assure, au bureau de M.Trudeau, qu’il sera rétabli d’ici à mardi.M.Trudeau a participé au caucus de ses députés hier et à la période de questions; il ne semblait pas malade.L’annulation de sa visite a Toronto vendredi vient à un moment où la contestation de ses politiques économiques est très vive à travers le pays.On n’a pas voulu indiquer si la maladie de M.Trudeau n’est pas tout simplement «diplomatique» et si elle ne cache pas plutôt les préoccupations des services de sécurité ou la crainte du Parti libéral de faire face à une violente contestation à Toronto.Wilson estime à 10 le nombre de députés anti-Ryan (d’après CP) — Le président du Parti libéral du Québec, Me Larry Wilson, estime que plus d’une dizaine de députés favorisent une remise en question du leadership de M.Claude Ryan, dans les meilleurs délais.Au cours d’une entrevue à la Canadian Press, Me Wilson s’est dit convaincu que de 10 à 15 des 41 députés libéraux souhaitent oue M.Ryan n’attende pas le congrès de septembre pour démissionner de la direction du parti.Il a toutefois indiqué qu’il ignorait complètement comment et quand ce sentiment de contestation allait se manifester.Malgré l’ampleur que prend le phénomène de mécontentement à l’endroit du chef du parti, Me Wilson est d’avis que le mouvement n’est pas encore suffisamment profond, à ce moment-ci, pour que le conseil général du week-end prochain prenne la decision de devancer le congrès d’orientation prévu pour le mois de septembre.Personnellement, Me Wilson se dit opposé à ce que l’on tente de précipiter les choses, soulignant que le déplacement d’un événement de cet envergure implique des problèmes techniques considérables et des dépenses additionnelles.«Je crois que nous sommes définitivement programmé pour le mois de septembre.» Au cours de cette entrevue, Me Wilson a également reconnu que la cote de popularité de M.Ryan est descendue à un très bas niveau auprès de l'électorat.À ce propos, Me Wilson a révélé que les.résultats des derniers sondages d’opinion publique ont fait l’objet de discussions à l’occasion d’une récente réunion du comité exécutif du parti.«C’est une question de considération et de respect pour l’homme; il est assis là avec vous à regarder les statistiques Que devez-vous faire alors?Tourner la lame?» Selon Me Wilson, l’impopularité de M.Ryan a fait naître un profond sentiment d’insécurité chez les organisateurs et militants qui craignent que le Parti québécois tente de profiter de la situation et que le premier ministre déclenche des élections générales sur la souveraineté.Où qu’il aille, le président du parti n’entend que des critiques à l’endroit du style de leadership de M.Claude Ryan.Mieux encore, Me Wilson soutient que le chef du parti s’est récemment fait dire par plusieurs de ses plus proches amis et collaborateurs ou’il devrait abandonner la direction du PLQ dans les prochaines semaines.En principe, la question du leadership de M.Ryan pourrait être soulevée à l’occasion du conseil général qui réunira 450 délégués de la base à la faculté des Sciences sociales de l’Université de Montréal en fin de semaine.Les participants pourraient profiter de la séance ouverte de dimanche après-midi pour présenter une résolution invitant à devancer en mai ou avril le congrès d’orientation prévu pour septembre.Si le mouvement de remise en question devait se manifester au cours de cette réunion, l’initiative ne viendra pas du député de Gatineau, ni de celui de Chome-dey M.Michel Gratton et Mme Lise Ba- con ont tous deux nié hier l’information publiée dans La Presse, voulant qu’ils profitent des assises du week-end pour provoquer un débat sur le leadership de Claude Ryan.D’autre part, la permanence du parti indiquait hier n’avoir encore reçu aucune résolution visant à soulever la question du leadership ou à devancer le congrès d’automne.Fusillade à Bogota après le détournement d’un Boeing 727 BOGOTA (Reuter) — Une fusillade a éclaté hier soir entre des guérilleros de gauche qui avaient détourne un avion des lignes aeriennes colombiennes et l’armée qui tentait de prendre l’appareil d’assaut.La fusillade a éclate après que le Boeing 727 eut fait le plein à l’aéroport de Cali, dans le sud-ouest du pays.En échange du carburant, les sept pirates de l’air avaient promis de libérer 22 femmes et enfants.Constatant que l’avion semblait se préparer à reprendre le départ, l’armée a donné l’assaut, déchiquetant les pneus de l’avion.Les pirates avaient détourné l’appareil alors que celui-ci effectuait un vol ae Bogota à Pereira, dans le centre du pays, et ils l’ont contraint à se poser à Bogota.Les pirates ont alors menacé de faire sauter l’avion qui avait à son bord 128 passagers, si on ne leur remettait pas un plan de vol pour l’Amérique centrale.Ils sont ensuite repartis pour Cali.r -' 28 janvier par la PC at l’AP 1980: les ministres des Affaires étran-ères des pays islamiques réunis au Pa-istan adoptent une resolution condamnant l’intervention militaire soviétique en Afghanistan: 1974: Israël lève le siège de la ville de Suez après la guerre d’octobre et libère la troisième armée égyptienne qui était encerclée; 1932: les troupes japonaises occupent Changhai: 1920: signature du pacte national turc à Constantinople; 1871: Paris fait sa reddition 4 l’armée prussienne; 1561: l’édit d’Orléans suspend les persécutions contre les Huguenots.II est né un 28 janvier - le pianiste d'origine polonaise Arthur Rubinstein (1899).
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