Le devoir, 30 janvier 1982, samedi 30 janvier 1982
DUCE PPE Présente "Bonne 3ête Woman” Une pièce de Elisabeth Boungct THÉÂTRE PORT-ROYAL •tfni Du 5 janvier au 6 février 1982 eiRiK-menl»: 842-2112 fvôl.LXXIII — No 24 Faible neige.Vents modérés.Maximum - 4 (détail en page 7) Montréal, samedi 30 janvier 1982 (Hauterive,Baie-Comeau,Sept-lles40cents) 35 CENTS culture & société Louise Maheux-Forcier Elle écrit depuis près de 20 ans des romans, des nouvelles et des textes dramatiques qui composent une oeuvre très personnelle de notre littérature, sur les tons de la tendresse et de l’ironie.Demain, aux Beaux Dimanches de Radio-Canada, on verra son dernier téléthéâtre: Arioso, où se joue l’histoire d’amour de deux femmes.Jean Royer a rencontré Louise Maheux-Forcier, qui a accepté de donner une entrevue exclusive au DEVOIR.Page 15 Albert Miliaire Comédien et metteur en scène de première force, on aurait cru qu’Albert Miliaire puisse devenir le successeur de Jean-Louis Roux au TNM.Mais non, nous explique Robert Lévesque qui l’a rencontré.Albert Miliaire continue cependant de travailler avec l’amour du théâtre qu’on lui connaît.Au Café de la Place, il produit un spectacle Tchékhov, qu’il joue et met en scène.Page 24 Éditorial La santé du leadership de M.Joe Clark a été débattue encore une fois au sein du caucus du PC.Les députés ont finalement consenti à une trêve.Il est cependant peu probable que cette paix négociée et conditionnelle ébranle ceux qui cherchent à provoquer le départ de l’ancien premier ministre.L'éditorial de Jean-Louis Roy.Page 12 MacEachen défie les provinces de proposer une meilleure stratégie par Michel Vastel OTTAWA — À trois jours de l’ouverture de la Conférence des premiers ministres sur l'économie, le vice-premier ministre, M.Allan MacEachen, a mis les provinces au défi de se présenter à Ottawa avec une contre-proposition meilleure que sa propre stratégie.«On a une stratégie bien arrêtée, a confié M.MacEachen a un groupe de journalistes.Il reste à voir si les provinces ont une contre-proposition, si elles l’ont bien pesée, quelles en sont les conséquences et si ces provinces sont prêtes à proposer une alternative qui n’a encore été retenue par aucun pays industrialisé.» Le vice-premier ministre s’en prenait ainsi aux chefs de gouvernements provinciaux — notamment MM.René Lévesque et Allan Blakeney — qui veulent reléguer au second plan la lutte contre l’inflation et amener Ottawa à participer à une vaste offensive contre le chômage.Quant à la stratégie d’Ottawa, elle a été clairement exposée le 12 novembre dernier, à l’occasion du discours du budget, et malgré une levée de boucliers, le gouvernement ne semble pas disposé a en changer.Essentiellement, cette stratégie se développe en deux étapes: ¦ à court terme, lutte acharnée contre l’inflation par une réduction du déficit budgétaire, un contrôle serré de la masse monétaire et soutien du dollar canadien par des taux d’intérêt élevés; ¦ à moyen terme, mise en place d’une stratégie de développement économique, exposee en même temps que le budget, et qui repose sur cinq grandes priorités: développement industriel, mise en valeur des ressources naturelles, modernisation des transports, promotion des exportations et développement des ressources humaines.C’est autour de ces deux éléments que le premier ministre a d’ailleurs tenté de bâtir son ordre du jour de la conférence.Mardi, les premiers ministres discuteront, avec leurs ministres des Finances et, surtout, le gouverneur de la Banque du Canada, de la «gestion de l'économie» tandis que mercredi, M.Trudeau souhaite voir ses collègues s’élever au-dessus des problèmes quotidiens et réfléchir sur le développement économique dans les années 80.Mais l’ordre du jour est assez vague pour permettre d’aborder d’autres sujets et plusieurs provinces ont déjà annoncé leur intention de ne pas se limiter à l’agenda proposé par le président de la Conférence, M.Trudeau.Quelques provinces voudront, dès le premier jour, profiter de l’intérêt du public et de la presence des caméras de télévision pour rendre Ottawa responsable de problèmes très concrets comme le chômage, les mises à pied, les problèmes financiers des provinces.Même s’il voulait l'éviter, M.Trudeau n’empêchera sûrement pas le premier ministre du Québec, et quelques autres, d’aborder l’impasse dans laquelle se trouvent les ministres des Finances sur le renouvellement des accords fiscaux.Enfin, quelques premiers ministres, qui ont un calendrier de relations de travail particulièrement chargé, évoqueront la nécessité de modérer la croissance des salaires, en particulier dans le secteur public.La dernière conférence des premiers ministres sur l’économie, en novembre 1978, se tenait dans un climat bien meilleur: c’était la fin des contrôles, on espérait avoir résolu le problème de Tinfia-tion et le monde industrialisé avait absorbé le choc pétrolier de 1973.On voyait alors l’avenir avec tellement de confiance que les chefs de gouvernement de l’époque promettaient aux Canadiens, pour 1981, un taux d’inflation de 3.5% et un taux de croissance de 5.5%' En fait, Tannée dernière, l’inflation a été propulsée à un sommet sans précédent de 12.5% et le Canada est entre dans une récession en Voir page 14: MacEachen M.Allan MacEachen ONU: sanctions contre Israël?NATIONS UNIES (d’après Reuter et AFP) — M.Abdoul Halim Khaddam, ministre syrien des Affaires étrangères, a demandé hier à l’Assemblée générale des Nations unies d’adopter des sanctions contre Israël à la suite de l’annexion du Golan syrien par l’État hébreu.La convocation de l’Assemblée générale en session extraordinaire fait suite au veto opposé la semaine dernière par les États-Unis au Conseil de sécurité à la prise de sanctions contre Israël.Cette session a été décidée par une résolution du Conseil de sécurité adoptée jeudi.M.Khaddam a déclaré que TONU devrait revenir sur sa résolution de 1949 permettant à Israël de devenir membre de l’organisation.Le chef de la diplomatie syrienne a également demandé aux États-Unis de renoncer à soutenir Israël et a accusé Washington d’abus de pouvoir en utilisant le droit de veto.Les idées émises par M.Khaddam seront rassemblées dans une résolution qui sera probablement présenté aux 157 pays membres de l’Assemblée au milieu ae la semaine prochaine.Il s'agit de la neuvième session à se tenir en vertu de la procédure extraordinaire adoptée en 1950 afin de permettre à TONU de prendre des décisions, par dessus la tête du Conseil de sécurité.Mais les résolutions de l’Assemblée générale n’ont aucune valeur contraignante pour les États membres.M.Yehuda Blum, représentant israélien, a répondu que l’annexion du Golan sauvegardait les droits des habitants de ce territoire.«Il est inconcevable qu’un État comme la Syrie soit autorisé à commettre à plusieurs reprises des actes d’agression dans le but de conquérir et même de détruire un pays voisin et que, ayant été repoussé, Voir page 14: ONU r M.André Fabien L’ex-juge en chef Fabien coupable d’évasions fiscales par Bernard Morrier «Monsieur André Fabien, au cours de son contre-interrogatoire, a fourni des explications fantaisistes, irréalistes, improbables et invraisemblables qu’aucune personne avisée ou aucun homme raisonnable ne pourrait accepter.Devant la Cour, il a raconté des histoires farfelues, montées de toutes pièces, pour tenter de se disculper auprès des autorités en matière fiscale, en la présente cause».C’est là Tun des nombreux commentaires sévères formulés hier par le juge John d’Arcy Asselin, de la Cour des sessions de la paix, qui, dans un jugement de 137 pages, reconnaît Tex-juge en chef Andre Fabien, de la Cour des sessions de la paix, coupable d’avoir fraudé le fisc québécois d’une somme de $37,983.27 en impôt, en cachant des revenus de $145,320.44.entre les années 1972 et 1977.Le juge Asselin a fixé au 22 février la date des représentations sur sentence, alors que de son côté, le procureur du ministère public, Me Yves Ouellette, a fait savoir qu’il déposerait des commentaires écrits relatifs à ce dossier dès le 16 février.En vertu de la loi de l’impôt, en plus de rembourser les sommes éludées, Tex-juge Fabien est passible d’une amende minimale équivalant à 125% des $37,983.27 dus ($47,479.05) ou au maximum de 200% ($75,966.48) ou, à défaut, à deux ans d’emprisonnement.Repassant la preuve soumise devant lui, le juge Asselin note que M.Fabien, dans son témoignage, «est peu ou pas crédible, indigne de confiance et qu’une bonne partie de ses affirmations, surtout celles qui regardent la provenance de ses fonds, comme les montants de $90,000 et celui de $25,000, étaient évasives, imprécises, inexactes, hésitantes et, somme toute, irréalistes, compte tenu de la preuve».À titre d’exemple, le juge Asselin fait ressortir que la Banque Provinciale a été obligée, en 1967, de réduire la dette de M.Fabien, parce que celui-ci était insolvable, que les bilans de celui-ci au 31 décembre 1961 font valoir une augmentation d’encaisse plus que minime, soit $25, que jusqu’en 1967, la maison de M.Fabien a été donnée en garantie à trois créanciers différents et, enfin, que M.Fabien est incapable de respecter les termes de son emprunt hypothécaire.Le juge Asselin signale d’autre part plusieurs autres faiblesses dans le témoignage rendu par M.Fabien, «mais, dit-il, cela revient toujours à la même chose, c’est-à-dire que l’accusé nous fournit des explications invraisemblables, ou bien son témoignage est hésitant et évasif à l’extrême».En ce qui concerne une somme de Voir page 14: Juge Fabien L’échec des négociations entre GM et les TUA aggrave la crise DETROIT (AFP) — L’échec des négociations entre General Motors et les Travailleurs unis de l’automobile (TUA) compromet les chances de redressement de l’industrie automobile américaine.Le premier constructeur américain et les TUA n’ont pu se mettre d’accord sur des réductions salariales en échange d’une diminution des prix destinée à relancer les ventes, au plus bas depuis vingt ans.M.Douglas Fraser, président des TUA, a estimé insuffisantes les garanties d’emploi proposées en contrepartie des con- cessions salariales.«Nous sommes extrêmement déçus, a commenté le vice-président aux relations industrielles de GM, M.Alfred Warren Jr., qui avait fondé beaucoup d’espoir dans ces négociations.M.Fraser, a expliqué que les parties n’avaient pu s'entendre sur plusieurs sujets, entre autres sur la sécurité d’emploi et sur le sacrifice que devaient consentir les syndiqués des TUA par rapport aux autres employés de l’entreprise.L'échec des négociations avec General Motors compromet gravement celles qui doivent reprendre lundi avec Ford, à moins d’un coup de théâtre sur le plan des garanties d’emploi que pourrait offrir le second constructeur américain.Le syndicat avait pourtant arraché à la direction de General Motors le droit de regard indirect sur les comptes de la firme afin de contrôler la répercussion intégrale des concessions salariales sur les prix de vente.Ford a refusé de s'engager dans cette sorte de «cogestion» mais a proposé, en échange de concessions salariales, un plan de partage des bénéfices accompa- gne de certaines garanties d’emploi.Ce plan demeure sur la table de négociations.En remettant sur le tapis les conventions collectives en vigueur, les négociations avec GM et Ford constituent une première dans l’histoire du syndicalisme automobile.Elles font suite aux concessions exceptionnelles accordées du bout des lèvres pour sauver Chrysler de la faillite Tan dernier.Face à l’aggravation de la crise survenue à l’automne, les TUA avaient accepté Voir page 14: Échec Ryan fera face au débat sur son leadership ¦ mais lancera d'abord un appel à l'unité par Pierre O’Neill Le chef du PLQ, M.Claude Ryan, lancera un appel à l’unité dès l’ouverture de la réunion du conseil général du parti, ce matin, à l’Université de Montréal.Mais il ne tentera pas d’éluder la question du leadership.Au cours d’un bref entretien téléphonique, M.Ryan a indiqué hier au DEVOIR que l'essentiel de son intervention sera consacré à dégager et analyser les pers- fiectives politiques, économiques et socia-es de 1982.Interrogé sur la possibilité que des militants profitent de l’occasion our remettre en question son leaders-ip, M.Ryan répond qu’il n’a pas l'intention d'empêcher qui que ce soit de parler et qu’il participera au débat, le cas échéant.Ceci dit, il apparaît déterminé à tuer dans Toeuf toutes vélléités de devancer la tenue du congrès de reconsidération prévu pour septembre prochain.«On ne fera pas avant coup ce qui doit être fait à l’automne.» Le premier objectif de ce conseil général est de refaire Tunité, déclarait encore M.Ryan qui rappelle que la prochaine étape menant au congrès d’orientation de septembre est «capitale» pour le PLQ.«Sur le plan politique et sur le plan de j’organisatiqn, nous avons huit mois très importants à vivre.Nous devons les vivre dans Tunité.Et comme chef du parti, ma première tâche, c’est de servir Tunité du parti.» Le chef du PLQ estime que les journalistes sont partiellement responsables de l’ampleur de ce débat autour de son leadership parce qu’ils ont exagéré et dra- matisé le phénomène.Mais les témoignages recueillis ces derniers jours auprès de plusieurs membres du caucus et de présidents d’associations de comtés démontrent que le malaise est réel et profond.Les éléments les plus contestataires s’agitent dans les comtés de la région de Québec et de TEst de Montréal.Toute la semaine durant, ils ont discuté le coup entre eux.Ils ont longuement étudié l’opportunité de soulever la question du leadership lors de la séance ouverte de dimanche après-midi et de présenter du plancher une motion non annoncée réclamant que le congrès ait lieu à la fin mai plutôt qu’à la mi-septembre.Il s’agissait de savoir qui aurait le courage de prendre l'initiative.Lors du conseil général de septembre dernier à l’université Laval, les partici- ants avaient rejeté une motion sembla-le mise de Tavant par l'association du comté de Chomedey.Le président du comté.M.Pierre Journet, déclarait cette semaine au DEVOIR qu’il préférerait, cette fois-ci, appuyer cette résolution plutôt que de la presenter.Les comtés de Viau, Jeanne-Mance et Vimont se sont également montrés enclins à voter en faveur de la tenue du congrès au printemps mais avaient des réticences à se faire les parrains de la résolution.Quoi qu'il en soit, les dirigeants du parti, M.Ryan en tête, sont déterminés à s’y opposer en alléguant que les courts delais ne permettent plus de trouver une salle capable d’accueillir 4.000 personnes.Conscients de la force de ces argument marteau, les comtés rebelles abandonneront probablement leur projet, de crainte d’essuyer une nouvelle défaite.Mais ce recul stratégique ne change en rien l’ampleur du phénomène Même chez ceux qui ont été jusqu’ici fidèles, la démission du chef apparaît inéluctable.La critique la plus inattendue est venue d’un inconditionnel partisan de M.Ryan.Participant dimanche dernier à l’émission «Sunday Morning» sur le réseau anglais de Radio-Canada, le député de NDG, Reed Scowen, a déclaré que la ma-iorté des militants libéraux souhaitaient le départ de Claude Ryan.Le lendemain, c’est le député de Chomedey, Lise Bacon, qui reconnaissait que septembre lui apparaît bien loin pour régler la question du leadership.Puis, mardi, ce fut au tour du président du parti, Larry Wilson, de soutenir que plus de dix députés favorisaient Voirpago 14: Ryan Louis-Bernard Robilailla PARCOURS Etsalt sur la crtss dm •ociaütmm L’itinéraire d’un grand reporter: son témoignage sur la gauche européenne et sur I a vie politique des pays de l’Est.Un style vif et alerte.U ne réflexion percutante sur la crise des socialismes.Boréal : îEXPRESSi 216 pages, en vente dans toutes librairies à $12.50 2 ¦ Le Devoir, samedi 30 janvier 1982 en bref.¦ Un Jugement sans appel, apprennent les Indiens LONDRES (d’après PC) — Les Indiens de l’Alberta, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse qui ont été déboutés devant la Cour d’appel de Grande-Bretagne jeudi, ont appris hier qu’ils ne pourront en appeler de cette décision devant la Chambre des Lords, comme ils entendaient le faire.C’est la décision qu’ont rendu hier trois hauts magistrats de cette Cour d’appel, en précisant que les Indiens avaient pu faire entendre leurs revendications et que les mérites légaux de leur cause ne justifiaient pas un appel.Le porte-parole du tribunal a souligné qu’un droit d’appel ne pourrait que retarder le débat au Parlement sur la demande de rapatriement de la constitution Rien n’empêche cependant les Indiens d’aller se faire directement entendre aevant la Chambre des Lords, en tant qu’élément du Parlement et non en qualité d’organe juaiciaire.La Chambre des Lords, fait-on remarquer, pourrait difficilement se prêter à cette démarche vu la décision de la Cour d’appel.¦ Des Investissements de pétro-dollars au Canada PARIS (PC) — De passage à Paris, le ministre fédéral de l’Énergie, M.Marc Lalonde, a qualifié hier d’extrêmement fructueux le voyage qu’il a effectué dans trois pays du Moyen-Orient.M.Lalonde a indiqué qu’il s’était entretenu avec ses homologues de l’Egypte, de l’Arabie Saoudite et du Koweit à propos de la technologie canadienne dans le domaine nucléaire et en matière d’explo-.ration pétrolière.Il a également discuté des investissements de pétro-dollars au Canada et ajouté que de tels investissements pourraient être réalisés sous peu, mais il a refusé de donner plus de détails ¦ La femme célibataire est payée autant que l’homme TORONTO (PC) — Les femmes qui veulent gagner autant d’argent que les hommes devraient demeurer célibataires, affirme une étude dont les résultats viennent d’être rendus publics par l’institut Fraser de Vancouver.Les femmes célibataires au Canada touchent en moyenne 99.2% du salaire des hommes célibataires, précise le document.Le directeur de l’institut Fraser, M.Michael Walker, affirme que «le statut matrimonial est peut-être l’explication la plus importante dans la différence des revenus entre hommes et femmes».«Les salaires des personnes qui ne se sont jamais mariées sont identiques, quel que soit leur sexe», soutient-il.¦ Des mises à pied au Droit malgré des revenus accrus OTTAWA (PC) — Selon le directeur général du quotidien Le Droit, d’Ottawa, les conditions économiques des deux dernières années ont coûté à l'unique journal francophone de la capitale nationale l'équivalent de $1.2 million en lignes agate de publicité.Bien que l’entreprise ait réalisé des revenus de $12 millions en 1981, «chaque fois qu’il vous manque 10% des revenus escomptés, c’est sérieux», a signale M.Bélanger.Pour remédier à la situation, la direction songe à licencier quatre ou cinq employés.Une partie des pertes de revenus ont été compensées par une majoration des tarifs publicitaires, tandis que 1 imprimerie a bénéficié d’un contrat de $2 millions échelonné sur trois ans pour imprimer une édition nationale du Globe and Mail dont les pages sont transmises au Droit par satellite depuis Toronto.M Bélanger dit que Le Droit va s’efforcer de compenser la perte de publicité en améliorant la productivité et en réduisant le personnel si nécessaire.II a ajouté qu'on n’a pas encore décidé où se feraient les réductions du personnel.¦ Le pape parle des liens Indissolubles du mariage VATICAN (AP) — Le pape Jean-Paul II a rappelé que, pour l’Église, le mariage était un pacte «indissoluble».S’adressant au tribunal de la Rote chargé d’examiner les demandes d’annulation de mariage, le Souverain Pontife a déclaré: «Le mariage est un lien indissoluble unissant les époux.Ce pacte suppose le choix libre et conscient, Far lequel l’homme et la femme reçoivent, ensemble, intimité de la vie et de l'amour, voulue par Dieu lui-même».«Le concile a considéré le mariage comme un pacte d'amour.Pour ce qui est de l’amour, nous ne pouvons pas le réduire à une attraction éphémère, à une sensation érotique, à une impulsion sexuelle, à un sentiment d’affinité ou à la simple jôie de vivre».Le mariage ne peut être dissocié de la famille, a-t-il souligné.«Selon le filan de Dieu, le mariage trouve son épanouissement dans a famille, dont il est l’origine et le fondement».Le mariage «est un acte de volonté qui signifie et implique un don réciproque, qui unit les époux et les lie à leurs fils éventuels, avec lesquels ils constituent une seule famille.Une Église domestique.¦ World Airways sommée de produire une liste exacte BOSTON (AFP) — Y avait-il 196 ou 198 passagers à bord du DC-10 de la compagnie World Airways qui s’est échoué dans la baie de Boston, samedi dernier?Telle est la question à laquelle la compagnie a été sommée de répondre hier matin par le directeur régional du Bureau de l'aé nautique civile (CAB), M.Joseph Mullin.Celui-ci a fait état de graves inquiétudes du CAB à la suite du temps mis par les autorités pour se lancer à la recherche des corps de deux passagers qui se seraient noyés lors de l'accident.Immédiatement après l’accident, un premier bilan faisait ressortir qu'aucun des 196 passagers et 12 membres d’équipage n'avaient péri lorsque le DC-10 était aller s'échouer sur les rives de la baie après avoir dérapé hors de la piste verglacée de l'aéroport de Boston.Dans les jours qui suivirent, des passagers devaient affirmer avoir vu deux personnes disparaître dans l'eau lorsque le cockpit s’est séparé de la cabine.La famille Metcalf révélait pour sa part que deux de ses membres, qu elle attendait sur ce vol, avaient disparu.Le directeur régional du CAB a souligné vendredi que des recherches auraient pu être entreprises immédiatement si la liste des passagers avait été établie correctement.Il a demandé à World Airways de lui fournir hier après-midi au plus tard la liste complète de ses passagers.¦ Des gouttes contaminées sont retirées du marché Le ministère de la Santé nationale a annoncé hier le retrait du marché à l'échelle nationale d’un lot de gouttes pour les yeux vendues sur ordonnance, sous le nom d’In-flamase Forte, et distribuées par Cooper Vision de Markham, en Ontario.Des tests effectués sur les flacons de 5 ml portant le numéro de lot 1056 ont révélé une contamination bactérienne pouvant engendrer des infections oculaires.Les personnes possédant ce produit portant le numéro de lot 1056 sont priées de le retourner à l’endroit où elles l'ont acheté.Abat-jour français Haute Couture Des modélistes de France vous ofTrenl leurs créations exclusives d’abat-jour doublés en soie, satin, taffetas, coton, dentelle, sur mesure.}00 coloris.Une finition parfaite.Choix infini de galons.Perçages et montages électriques européens.Livraison rapide.Pour l'ouverture de notre atelier, nous vous offrons une superbe collection d’abat-jour et lampes montées avec une réduction de 50% LAMPES SATZLMA 5370 av.du Parc (près Laurier) Montréal.Tél.: 277-8010 Davis: la conférence devra surtout redonner confiance aux Canadiens par Patricia Dumas correspondance particulière Le premier ministre de l’Ontario, M.William Davis, espère que la conférence économique de la semaine prochaine ne soit pas un terrain de bataille pour onze gouvernements mais l’occasion «d’envoyer un message retentissant a tous les citoyens du pays soulignant notre volonté de tout faire en notre pouvoir pour atteindre un rendement maximum de notre économie, réduire nos dettes et investir dans notre capital humain et nos richesses naturelles».Dans un discours qu’il donnait hier matin devant la Chambre de commerce de Brampton, sa ville natale, M.Davis a également expliqué quelle était pour lui la base des problèmes économiques au pays, comment il faudrait y rémédier et de quelle manière l’Ontario participerait aux solutions.M.William Davis, premier ministre de l’Ontario.(Photolaser CP) Selon M.Davis, le problème économique le plus grave, et qui englobe tous les autres (inflation, taux d’intérêt, chômage), est «le manque de confiance grandissant que les Canadiens ressentent envers l’économie du pays, envers notre capacité de demeurer compétitifs sur le plan industriel et envers notre avenir en général comme nation».Il se dit confiant dans l'avenir à long terme de l’économie canadienne mais déclare qu’il ne peut «ignorer que plusieurs facteurs ont contribué à affaiblir la confiance des citoyens canadiens au cours des derniers mois».Rappelant que les accords énergétiques, constitutionnels, de même que la réorganisation des ministères fédéraux constituent «des aspects positifs de la volonté du gouvernement fédéral de diriger ses efforts et ses intérêts vers les problèmes économiques du pays», M.Davis a déclaré que les politiques fédérales comportaient de sérieuses faiblesses.«Le gouvernement du Canada a attendu beaucoup trop longtemps avant de donner une véritable priorité à toute la question de la réindustrialisation, des nouveaux développements industriels et de la restructuration des industries existantes, a-t-il affirmé.De plus, nous ne pouvons ignorer que les effets négatifs du budget fédéral ont été très substantiels autant au niveau de la confiance qu'ont les citoyens moyens en notre économie qu'à celui des investisseurs.Ajoutez à cette litanie de catastrophes la volonté du gouvernement canadien de transférer le fardeau du déficit national sur le dos des autres gouvernements du pays, d'une manière qui menace le fondement même des services de santé, d’éducation et des services sociaux au pays et vous trouvez la germe de ce manque de confiance dont j’ai parlé.» Pour remédier à cette situation M.Davis veut que la conférence de la semaine prochaine soit «une occasion pour créer un nouvel élan base sur des accords commun, afin de remettre l'économie sur la voie de l'expansion et de la création d’emplois», en s'attaquant aux problèmes à court et à long terme.A court terme, M.Davis demande au gouvernement fédéral de réexaminer sa décision de réduire ses versements au financement des programmes établis et promet, s’ily a une «rééva- luation sérieuse de la part du gouvernement fédéral et de sérieuses propositions de compromis mises sur la table de négociation», que l’Ontario réévaluera également sa position.«Nous seront prêts à présenter nos propres propositions de compromis, a-t-il dit, dans le but d’atteindre une discussion franche et honnête qui permettra d’en arriver à une compréhension solide en vue des décisions à prendre à l’égard des nouveaux accords fiscaux qui lient ce pays.» M.Davis a ajouté qu’il serait peut-être essentiel que le gouvernement fédéral coopère pour permettre la mise en marche de toute une série de projets qui stagnent présentement.On pense ici aux projets contenus dans le programme de développement economique de l’Ontario, connu sous le sigle Bild, dont une bonne partie du budget de $1.5 milliard repose sur l’espoir de subventions fédérales qui ne se sont pas encore concrétisées.M.Davis demande également «une importante restructuration de différentes industries, dont celles de la pêche et des pâtes et papier, et des réductions de taxes dans certains secteurs à forte densité d’ouvriers, comme celui de l’acier».M.Davis a déclaré, sans donner de détails, que son gouvernement présenterait une série de propositions très spécifiques à la conférence en espérant «qu’elles seront reçues avec ouverture d’esprit par les autres parties.«Elles tiennent compte des intérêts nationaux a-t-il souligné, mais ¦ auront naturellement un impact significatif sur les industries de notre province qui réclament notre appui et notre compréhension a ce moment-ci.» On peut s’attendre à ce que M.Davis profite de cette rencontre fédérale-provinciale sur l’économie pour mettre de l’avant le projet de marché commun canadien publié par son ministre de l’Industrie et du Tourisme, M.Larry Gross-man, il y a maintenant un an et demi, et dont les effets positifs ont été récemment compilés par ce ministère sans encore être rendus publics.Dans le domaine des discussions sur la péréquation, d’autre part, des hauts fonctionnaires du ministère ontarien du Trésor laissent entendre ue la formule proposée par le uébec les intéresse mais semble être trop coûteuse pour l’instant à cause de l’in- clusion des revenus municipaux dans le calcul des revenus nationaux.Il étudient présentement cette formule et celle de la Saskatchewan, qui leur plaît plus que celle du gouvernement fédéral.Cette dernière ne tient pas suffisamment compte, à leur avis, des recettes de l’industrie pétrolière.Le trésorier de FOnta-rio, M.Frank Miller, réclame pour sa part que le gouvernement fédéral remette la signature des accords fiscaux à six mois ou un an, afin de permettre des discussions vraiment sérieuses entre toutes les parties en cause.Finalement, des rumeurs entourant un remaniement en profondeur attendu pour la mi-février laissent prévoir que les politiques du gouvernement de rOntario s'orientent de plus en plus vers la cana-dianisation de l’économie et l’interventionisme des gouvernements.T rudeau «exhorte» Varsovie à mettre fin à la loi martiale rs le peuple polonais et sympathi-malneurs.A l’occasion d’une journée de solidarité avec le peuple polonais, proclamée aux États-Unis par le président Reagan, M.Pierre Trudeau, premier ministre du Canada, a fait la déclaration suivante, oui sera diffusée ce week-end par les réseaux américains de télévision et par Mondiovision demain soir.«Ce soir, des centaines de millions de gens, dans le monde libre, tournent leur attention vers le i sent à ses «Le Canada a bénéficié de l’apport des générations successives de Polonais qui sont venus s’établir ici.Ces hommes et ces femmes ont contribué avec énergie et dynamisme au développement de notre pays et de ses institutions démocratiques.Nombre d’entre eux gardent des liens étroits avec les parents et les amis qu’ils ont laissés en Pologne.«Au cours de l’année dernière, nous avons tous suivi avec une joie mêlée d’inquiétude les efforts courageux consécutifs consentis par le peuple polonais pour libéraliser ses institutions sociales et politiques.Les Canadiens ont donc été amère- ment déçus lorsqu’il est devenu évident que cette tentative des Polonais d’instaurer chez eux une liberté qui nous est si chère serait — au moins provisoirement — réprimée.«La liberté individuelle en Pologne a été durement atteinte.Trop de Polonais sont encore détenus, et trop de libertés demeurent supprimées.«J’exhorte instamment le gouvernement de la Pologne à mettre fin à Ta loi martiale et à ouvrir la voie au renouveau et à la réconciliation dans ce pays.Il ne nous appartient cependant pas de définir les modalités de ce retour à une situation normale, car nous avons toujours soutenu que les Polonais devaient être laissés libres de résoudre leurs problèmes à leur manière.«Les Polonais doivent en effet trouver des solutions polonaises aux problèmes économiques et politiques qui assaillent leur nation.«Toutes les forces en présence dans ce pays devront faire preuve de détermination, de patience et de sagesse pour recréer un environnement où le légendaire amour d’indépendance et de liberté du peuple polonais connaîtra une nouvelle floraison.» La guerre des producteurs de porcs Il y aura «de la casse», préviennent les dissidents par André Tardif Pendant que de toute part fusent des appels à la moderation et à la légalité dans la crise qui secoue actuellement l’industrie porcine du Québec, les conseillers juridiques des producteurs dissidents poursuivent leur campagne énergique contre l’implantation d’un plan conjoint de commercialisation du porc au Québec.Dans un communiqué public qu’elle adressait nier au ministre de l’Agriculture, M.Jean Garon, l’etude Paradis et Associés, de Bedford, l’avertit qu’ «il se prépare actuel lement un grave affrontement dans les champs» et que «les producteurs sont prêts à démontrer avec vigueur leur conviction».Plus loin, le signataire du texte, M.Paul Vézina, au nom du Conseil de la production intégrée du porc, ajoute que si le ministre ne prend pas ses responsabilités, «il faut malheureusement s’attendre à de la casse».Démantèlement d’un réseau de voleurs dirigé par deux jeunes En procédant à l’arrestation de sept individus, dont deux mineurs, le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM), a mis fin récemment à l’activité d’un réseau de voleurs particulièrement violents qui opéraient dans le nord-est de la métropole.La police croit ainsi avoir élucide des vols ayant rapporté au moins $90,000 en bijoux et en argent à leurs auteurs.Selon les responsables de l’enquête, les sergent-détectives Claude Lebel et Lucien Doucet, de Montréal-Nord, les voleurs finançaient des achats de drogue, notamment de haschisch et de co- caïne, grâce aux profits qu’ils retiraient des operations.C’est avec surprise que la police a constaté que les présumés leaders au groupe étaient ses deux plus jeunes membres.L’agent Charles Poxon, porte-parole du SPCUM, a indiqué hier que les introductions par effraction reprochées au groupe ont souvent 'dégénéré en agressions brutales, lorsque les voleurs surprenaient chez eux les occupants des immeubles visités.Selon M.Poxon, plus de 150 accusations seront portées dans cette affaire.Deux adolescents âgés de 17 ans ont tout d’abord été arrêtés au début du mois et sont détenus depuis ce moment.fil VOUS CRAIGNEZ D’ALLUMER VOTRE FOYER A cause des étincellee, des émanations; parce ça tire trop et refroidit le reste de la maison APPELEZ NER0 METAL FAB - 335-0150 1415, PitfleM, Ville St-Laurent ¦anfactiilér il PORTES DE FOYER SUR MESURE, esthétiquee, vitres trempées, combustion lente.AUTRES PRODUITS* b0,*•• 4 ‘!*ndr*«- chapeaux da nu .in.o rnuuuuo.chMn|nAM| po^Mches, etc.Ventes %\WÊrMêrs gagnant 3000 Mises de SOC Lot por rr|is
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