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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 3 mars 1982
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1982-03-03, Collections de BAnQ.

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( Vol.LXXIH — No 51 DEVOIR Ensoleillé.Maximum -6 (détail en page 10) Montréal, mercredi 3 mars 1982 'CERTIFICATS DE PLACEMENT GARANTI Compagnie de fiducie Guardian is: %“ •ur 8 mis Taui *u*et * changamaniB 842-7161 (Hauterive, Baie-Comeau, Sept-lles 45 cents) 35 CENTS Les députés montréalais du PQ appuient Drapeau contre Léonard et la banlieue par Alain Duhamel QUÉBEC — Un consensus paraît se dessiner parmi les élus montréalais du Parti québécois et ceux du Conseil municipal sur la prépondérance de Montréal à la Communauté urbaine de Montréal.À l’ouverture hier des travaux de la commission parlementaire des Affaires municipales sur le projet de loi 46, les députés péquistes de Montréal ont manifesté leur désaccord au sujet de la partie des villes de banlieue et de la ville de Montréal dans la composition du comité exécutif de la CUM.Cette position, partagée par le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, n’est cependant pas celle du ministre des Affaires municipales, M.Jacques Léonard.¦ Autre information en page 2 «Les membres du groupe parlementaire du Parti québécois de l’île de Montréal souhaitent faire connaître leur inquiétude sinon leur désaccord sur un aspect du projet de réforme, soit celui de la représentation au comité exécutif», a affirmé le député de Sainte-Marie, M.Guy Bisaillon, dans une déclaration au nom de ses collègues de Montréal.«Le ministre des Affaires municipales affirmait dans la présentation du projet de loi que le mot équilibre ne veut pas dire seulement parité.Nous affirmons pour notre part, ajoute M.Bisaillon, que le mot équilibre signifie avant tout équité dans la représentation.Toute recherche d’équilibre, entre les partenaires municipaux à Montréal devrait tenir compte du poids démographique de chacune des municipalités ainsi que de leurs responsabilités respectives.» La déclaration des députés péquistes de Montréal s’ajoute aux prises de position des partis d’opposition à l’hôtel de ville qui, eux aussi avec l'administration municipale, ont dénoncé cet aspect du projet de loi.Les députés libéraux de Montréal réservent, pour l’heure, leur jugement mais la question demeure présente dans leurs interventions et les préoccupe.Le ministre des Affaires municipales, M.Jacques Léonard, n’a pas voulu commenter le geste de ses collègues de Montréal mais a voulu, dans sa déclaration à l’ouverture des travaux de la com- mission, prendre les devants en s’engageant à nommer une personne de Montréal à la présidence du comité exécutif advenant le cas où le gouvernement du Québec exercerait ce pouvoir.Le projet de loi précise que les élus de la banlieue et de la ville de Montréal doivent tenter de choisir parmi eux un président et, en cas d’échec, le gouvernement du Québec agit à leur place.«Je dois dire qu’en dernière analyse, le Voir page 14: Députés Antonio Flamand blanchi d’outrage au tribunal La Cour suprême donne raison à Francesco Piperno / ¦s Accompagnés par un ami de la famille, les deux fils du président de Solidarité Lech Walesa, Bogdan et Slawek, font le signe de la victoire après avoir rencontré leur père récemment, toujours détenu en résidence surveillée non loin de Varsovie.Cette photo n’est parvenue qu’hier à Vienne.(Photolaser AP) Jaruzelski promet de contrer toute résistance les Polonais ont exprime leur gratitude pour l’aide reçue jusqu’à présent, en particulier en ce qui concerne les livraisons de matière première et de produits pétroliers, alors que la Pologne est actuellement incapable d’honorer ses contrats d’exportation envers Moscou.«L’Union soviétique continuera à apporter son soutien et son assistance à la Pologne.De son côté, la Pologne s’efforcera de rétablir l’équilibre des échanges commerciaux soviéto-polonais,» dit encore le communiqué, oui annonce, sans préciser de date, que le président Leonide Brejnev a accepté une invitation à se rendre en Pologne.Voir page 14: Jaruzelski SHQ: la Justice a tous les rapports d’enquête en main double pour quelque $24,000.résultant d’erreurs administratives ou d’une double facturation.La SEQ procédera aux réclamations d’usage.Dans son rapport, en date du 3 février, M.Angers signale que tous les dossiers relatifs aux entrepreneurs viennent d’être confiés au service juridique de la SHQ pour examen et actions appropriées en matière civile.Quant aux dossiers relatifs aux professionnels, certains avaient déjà été transmis au service juridique et les autres devaient suivre dans les jours suivants.Aucun nom de personne ou d’entreprise n’est mentionné dans ce rapport, dans le but d’éviter de ternir des réputations.«Ces réclamations, y lit-on, peuvent souvent être la conséquence Voir page 14: SHQ par Michel C.Auger OTTAWA (PC) — Dans un jugement unanime, la Cour suprême du Canada a permis l’admission en preuve de certains témoignages non assermentés dans la requête en extradition du physicien italien Francesco Piperno, un présumé membre de» Brigades rouges.La cour a donne raison à l’avocat de Piperno qui s’objectait à ce qu’une procédure de mandamus soit prise contre la décision du juge Jean-Guy Boilard, de la OTTAWA (PC) — Les réserves internationales du Canada ont fondu à vue d’oeil au cours du mois de février, tombant de $797.2 millions US pour atteindre $3.501 milliards US alors que le gouvernement s’efforcait de protéger la devise canadienne qui ne cessait de perdre du terrain.28 millions de chômeurs dans les pays industrialisés PARIS (AFP) — Les ministres du Travail de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) se réuniront demain et vendredi à Paris alors que le chômage continue à s’aggraver dans la plupart des pays membres.A la fin du premier semestre 1982, les 24 Etats membres de l’OCDE — c’est-à-dire l’ensemble des pays européens de l’Ouest, le Japon, les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande — compteront 28.5 millions de chômeurs, soit 8% de leur population active.Ces chiffres recouvrent des situations très inégales selon les pays.Tous sont touchés mais dans des proportions plus ou moins alarmantes.C’est en Europe que.globalement, la situation est la plus préoccupante avec 16.5 millions de chômeurs.Pendant le seul mois de janvier dernier, le nombre de chômeurs a augmenté de 450,000 dans la Communauté européenne, pour atteindre 10.7 millions de personnes, soit 9.7% de la population active, 26% de plus qu’un an plus tôt.C’est la Grande-Bretagne qui est la plus frappée avec 12.5% de la population active inemployée, soit un peu plus de 3 millions de chômeurs.Viennent ensuite la Belgique et les Pays-Bas avec 11% de la population active en chômage, la France et l’Italie un développement spectaculaire du chômage technique qui a quadruplé en 1981.La RFA est relativement favorisée avec seulement 7.2% de sa population active touchée.Mais le chômage y a progressé d’environ 50% en un an et la situation devrait, selon les estimations, continuer de se détériorer jusqu’en 1985.La Grèce et les pays nordiques paraissent privilégiés : 4.7% de chômeurs recen-Voir page 14: Chômeurs LE LIVRE PAR EXCELLENCE LE CADEAU PAR EXCELLENCE LA BIBLE un grand choix choz ^esmawis Ly^cbitai/Ie 60 ouest, rue Notre-Dame B4B-31S4 Cour d’extradition, de ne pas admettre en preuve certains témoignages non assermentés.Cependant, la Cour a également jugé que certains témoignages non assermentés sont admissibles devant un tribunal d’extradition au Canada, si les témoins ont été avertis que des sanctions légales seraient prises contre eux s’ils ne disent pas la vérité.La cause doit donc revenir devant le juge Boilard à Montréal et ce dernier pourra reconsidérer — à la lumière du ju- Les statistiques publiées hier par le ministère des Finances précisent que la vente de lingots d’or, en février, a rapporté au Trésor canadien la somme de $16.7 millions US.Les réserves servent de force stabilisatrice au dollar.La Banque du Canada vend ses avoirs en devises étrangères ou en or et achète des dollars canadiens uand elle veut soutenir la devise cana-ienne.Les chiffres sont fournis en fonds US parce que les dollars américains constituent le gros des réserves canadiennes, constituées de devises étrangères, de lingots d’or et de droits de tirage spéciaux, un papier-monnaie du Fonds monétaire international (FMI).Lundi, le dollar canadien valait 81.57 cents US, soit tout près de deux cents de moins qu’au début de février.En plus d’avoir puisé à même ses réserves pour acheter des dollars canadiens, Ottawa s’est départi de 45,000 onces d’or d’une valeur au livre de $1.8 million, ce qui lui a rapporté $18.5 millions.Puisque la valeur au livre de l’or est d’environ un dixième de sa valeur actuelle sur le marché, la vente des lingots d’or a ajouté $18.5 millions aux réserves, moins la valeur au livre de $1.8 million pour l’or vendu.Voir page 14: Réserves gement de la Cour suprême — sa décision au sujet des témoignages qu’il avait jugés inadmissibles.Il devra également décider s’il sont suffisants pour justifier l’extradition de M.Piperno.La Cour suprême affirme que le juge Boilard n’a pas outrepassé ses pouvoirs, ainsi que le prétendait le gouvernement italien, et ne peut donc lui ordonner de considérer ces témoignages.Elle est cependant d’avis qu’ils sont admissibles devant les tribunaux canadiens en vertu du traité d’extradition entre la Grande-Bretagne et l’Italie signé en 1871 et qui lie le Canada.L’avocat de Piperno, Me Pierre Poupart, a soutenu que la décision de la Cour suprême constituait du droit nouveau puisqu’il ne s’agit ni de témoignages assermentés ou par affirmation solennelle.Me Poupart a souligné qu’en pratique la cause devait retourner devant le juge Boilard qui aura à décider quels témoignages sont admissibles, à la lumière de la decision de la Cour suprême et si ces témoignages sont suffisants pour justifier l’extradition.Me Joseph Nuss, qui représentait le gouvernement italien, n’a pas voulu commenter le jugement qu’il n’avait pas encore lu et s’est contenté de confirmer qu’il communiquerait avec le juge Boilard pour que le dernier fixe une nouvelle date d’audience.Dans son jugement de 16 pages, la cour établissait, dans un premier temps, que la Îirocédure de mandamus, entreprise par e gouvernement italien pour contester la décision du juge Boilard n’était pas appropriée.Mais, dans un deuxième temps, comme la cause est toujours devant le juge Boilard et qu’une multitude de procédures seront ainsi évitées, la cour a choisi de se prononcer dès maintenant sur le mérite de la cause au lieu d’attendre la conclusion de la requête d’extradition.La cour a donc décidé que les témoignages des témoins Lepri et Cippulo étaient admissibles en preuve meme s’ils ne sont pas assermentés tandis que les affirmations du témoin Conforto ne le sont pas.Le témoin Conforto, étant lui même accusé dans une autre cause, n’avait pas été averti qu’il devait dire la vérité sous peine de sanctions et son témoignage ne saurait être admissible devant un tribunal canadien, a décidé la cour.Dans une autre décision rendue hier, la Cour suprême du Canada a acquitté M.Antonio Flamand de l’accusation d’outrage au tribunal portée contre lui Voir page 14: Piperno MOSCOU (d’après Reuter et AFP) — Le général Wojciech Jaruzelski, président du Conseil militaire polonais de salut national, a promis aux dirigeants soviétiques de réprimer fermement toute tentative de changement du régime communiste en place à Varsovie.Le général Jaruzelski a déclaré que l’imposition de la loi martiale, le 13 décembre dernier, avait empêché un coup d’Etat anti-communiste, indique un communiqué commun publié à l’issue du voyage en URSS du dirigeant polonais. : I Le premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau, le ministre de l’Énergie, M.Marc Lalonde, et le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, M.John Buchanan, ont entériné hier à Ottawa l’accord sur la gestion des ressources pétrolifères et gazières situées au large des côtes de la Nouvelle-Écosse.L’accord porte également sur le partage des revenus.f (Photolaser CP) Ottawa contrôlera les richesses offshore et Halifax encaissera OTTAWA (PC) — Le gouvernenent fédéral et celui de la Nouvelle-Ecosse ont signé hier un accord sur l’exploitation des richesses offshore en vertu duquel le gouvernement canadien conserve la haute main sur le contrôle final en ce qui a trait au développement de ces ressources, tandis que la Nouvelle-Ecosse percevra la presque totalité des revenus pour un certain nombre d’années MM.Pierre Trudeau, Marc Lalonde et John Buchanan, après la signature de cet accord à Ottawa hier, ont signalé qu’il s’agissait d’une entente bénéfique pour la Nouvelle-Ecosse et le Canada tout entier.L’accord prévoit la création d’un fonds de $200 millions à même des crédits avancés par Ottawa pour permettre à la Nouvelle-Écosse de développer l’infrastructure nécessaire à l’exploitation des richesses pétrolières et gazifères entre 1984 et 1987 L’accord ne tranche pas cependant la délicate question de la propriété des richesses offshore, si ce n'est pour dire que les deux parties n’ont d’aucune façon modifié leurs réclamations au droit de propriété en signant le présent accord.Le document dit que les deux parties sont convenues que «l’ac-Voir page 14: Richeftfte» A l’appui du dollar Les réserves du Canada ont fondu ¦«i » 2 B Le Devoir, mercredi 3 mars 1982 Laurin s’adresse au cabinet Des fonds supplémentaires pour l’UQAM et Concordia?par Clément Trudel QUÉBEC — Le ministre de l’Education, M.Camille Laurin, soumet aujourd'hui au conseil des ministres une demande de fonds additionnels pour permettre à l’UQAM, ainsi gu’à l’Université Concordia, de lever le contingentement pour les inscriptions de la prochaine année.À l’Assemblée nationale, hier, le député libéral de Marguerite-Bourgeois, M.Fernand Lalonde, a soulevé la situation à l’Université du Québec à Montréal, laquelle «a refusé de trahir sa mission d’assurer l'accessibilité des jeunes Québécois aux études supérieures», De fait l’UQAM refuse de réduire à 17,000 le nombre d’inscriptions pour septembre 1982, le députe Lalonde veut savoir si le ministre, malgré les coupures budgétaires, s’engage à financer toutes les admissions.M.Laurin, après avoir imputé la situation aux taux d’intérêt élevés, à l’inflation galopante et à la réduction des paiements de transfert fédéraux, a répondu que l’étude faite du cas de l’UQAM, et de l’Université Concordia «qui lui ressemble», l’avait convaincu de déposer aujourd’hui au conseil des ministres une «demande de fonds additionnels pris à même le fonds de développement pédagogique inclus dans l’enveloppe des universités de 1981—82».Le ministre n’a cité aucun chiffre, hier, se bornant à mentionner que son ministère était présentement à étudier «une nouvelle formule de financement des nouvelles clientèles» qui pourrait servir aux quatre universités montréalaises.L’espoir du ministre, c’est que la contribution supplémentaire qu’il compte décrocher aujourd’hui pourra pallier les difficultés les plus pressantes de l’UQAM et de Concordia.L’on sait que la hausse du nombre d’inscriptions à l’UQAM a été spectaculaire au cours des dernières années.«Si cette formule de financement des nouvelles clientèles devait être agréée là où elle doit l’être, affirme M.Laurin, je pense que nous pourrons contribuer d’une façon assurée à la solution» des problèmes à moyen terme qui se posent à l’UQAM.Par voie de conséquence, on espère contrer le contingement déjà annoncé par l’Université du Québec, mais refusé par l’UQAM.Une pétition circule présentement à Montréal pour appuyer la direction de Gel des salaires des cadres à l’UdM par Rodolphe Morissette L’association des cadres et professionnels de l’Université de Montréal, qui regroupe plus de 700 membres, signera dans les jours qui viennent avec la direction de 1 institution une entente protocolaire prévoyant le gel des salaires pour l’année qui vient, en retour de la sécurité d’emploi de plusieurs de ses membres.La démarche de l'Association — qui n’est pas un syndicat — est importante, puisque d’autres groupes d’employés d’université seront placés, au cours des semaines qui viennent, devant des choix similaires.C’est notamment le fait de l’ensemble des professeurs et employés de soutien de l’Université de Sherbrooke.Parallèlement à l’entente de principe survenue à l’Université de Montreal, l’assemblée universitaire de cette institution, où sont représentés tous les partenaires de celle-ci, dont les étudiants, a entériné lundi une proposition qui vise à «sacrifier volontairement, en totalité ou en partie», les augmentations de salaires prévues en 1982-83 pour les professeurs et administrateurs.La résolution précise que ces réductions se feront d’une manière graduée, suivant les salaires (les augmentations seront d’autant plus maigres que les salaires seront importants).Enfin, le produit de ces augmentations réduites ou nulles servira, a demandé l’assemblée, à réduire de 7% les dépenses de l'Université de Montréal en 1982-83, comme le prévoit l’hypothèse de travail avec laquelle jongle l’administration depuis janvier.Pareille réduction de 7% des dépenses n’en laissera pas moins un déficit de $23.5 millions, à quoi il faudra ajouter le déficit de $2.5 millions prévu d'ores et déjà pour la fin de l’année en cours.Précisons que la résolution adoptée lundi fut soumise par deux doyens de faculté; les représentants présents des professeurs et des étudiants se sont abstenus.Les premiers, parce qu’ils veulent consulter leur syndicat, qui se prononcera demain sur la question à l’occasion d'une assemblée générale.Quant aux étudiants, ils avaient soumis plus tôt au cours de l’assemblée une proposition qui fut rejetée.Ils proposaient en effet que l’Université gèle pour un an les salaires de tous les administrateurs et professeurs qui gagnent $30.000 et plus.Cette proposition traduisait.la thèse de la Fédération des associations d’etudiants de l’institution adoptée le 14 février.Quant aux cadres et professionnels de l’Université de Montréal, leur acceptation d’un gel de salaire contre la sécurité d’emploi de 55 de leurs membres, dont les postes auraient normalement été fermés à compter du 31 mai prochain, ne s’est pas faite sans douleur L’exécutif de l’Association, qui avait soumis le projet d’entente reconduisant au-delà du 31 mai celle qui est en cours, a dû menacer de démissionner pour faire accepter sa proposition.Finalement, 105 membres ont dit leur accord, contre 61 votes négatifs et sept abstentions.Les échelles actuelles de salaires des cadres et professionnelles seront maintenues l’an prochain; quant à l’indexation au coût de la vie, elle ne serait pas compensée au-delà de 11%, à moins — ce qui est fort improbable — que la subvention gouvernementale à l’université ne le permette.et pro placés à l’Université de Montréal pour exercer un rapport de force très vigoureux.Ils totalisent quelque 637 personnes payées à même les fonds courants, plus une centaine d’autres que financent aes fonds spéciaux (de recherche).Si l’on compare le ratio cadres + professionnels par rapport aux étudiants, puis aux professeurs équivalents temps plein à l’Université de Montréal et à Sherbrooke, la proportion est environ deux fois plus élevée à Montréal dans les deux cas.Enfin, la masse salariale accordée aux cadres et professionnels à Montréal s’élèvera à quelque $20 millions l’an prochain et la réduction des 55 postes prévue initialement devait la réduire de 11% (ou de $2.2 millions).Voilà à peu près ce que devrait coûter aux cadres et professionnels le gel de leurs salaires.l’UQÂM dans ses efforts pour conserver l’accès aux études supérieures à 3,000 jeunes de plus.M.Lalonde s’est dit préoccupé par le cul-de-sac qui attend ces 3,000 étudiants si on leur refuse l’inscription à l’UQAM: «comment vont-ils pouvoir ne pas gaspiller une année?» La discussion amorcée à l’Assemblée nationale a aussi permis de dégager la possibilité que soit mis sur pied un mécanisme visant à redistribuer les nouvelles clientèles au sein des quatre universités ayant leur siège à Montréal, «ce qui ne serait que juste.et pourrait équilibrer les nouveaux programmes des universités», a souligné M.Laurin, qui a tenu à rappeler: que «j’avais promis à l’UQAM il y a quelques mois de considérer avec attention la conjoncture difficile dans laquelle elle se trouve et d’essayer d’y apporter des solutions circonstan-tielles.» En introduction à sa question, le député de Marguerite-Bourgeois avait évoqué la fuite du ministre Laurin «dans une salle de maquillage» lors d’une récente réunion de parents qui auraient voulu rin-terroger, «Si mes interlocuteurs lors de cette fameuse soirée avaient fait montre de la courtoisie, de l’élégance dont vient de témoigner le député, je leur aurais répondu avec plaisir», de commenter M.Laurin.«"S* 0*.¦ Wè mm € .i\ N, \ \ Les adieux de Bob Rae Élu le mois dernier à la tête du Nouveau Parti démocratique en Ontario, M.Bob Rae, qui représentait le NPD aux Communes pour la circonscription de Broadview-Greenwood, a démissionné de son poste fédéral hier pour se consacrer à ses nouvelles fonctions.Ses collègues de tous les partis aux Communes ont salué son départ.(Photolaser CP) DesMarais II devant la commission parlementaire L’application de la Loi sur l’aménagement pourrait créer des problèmes à la CUM par Alain Duhamel QUÉBEC — Parce que la Communauté urbaine de Montréal (CUM) entend déposer son schéma d’aménagement dans quelques semaines, le président du comité excutif a proposé au gouvernement québécois de transposer dans la loi de la CUM les principes de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme sans, pour autant, l’y assujettir intégralement.En témoignant hier à la commission parlementaire des affaires municipales sur le projet de loi 46, M.Pierre DesMarais II a indiqué que la stricte application de la Loi sur l’amenagement et l’urbanisme (loi 125) causerait des problèmes importants à l’Ile de Montréal.Par exemple, entre le moment où la CUM dépose son schéma d’aménagement et le moment où elle l’adopte, toute construction serait prohibée sur le territoire de la CUM si elle doit suivre à la lettre la loi 125.«Compte tenu du grand nombre de municipalités sur l’tle, de la diversité de leurs règlements de zonage et de construction, il semble préférable que des dispositions particulières concernant le schéma d’aménagement soient insérées dans la Loi de la Communauté plutôt que référer à la Loi sur l’amenagement et l’urbanisme.» M.DesMarais a d’ailleurs déposé une recommandation unanime de la Commission permanente d’aménagement de la CUM qui constitue, dans les faits, une tentative d’harmonisation de la loi 125 à la situation particulière de l’Ile de Montréal.Dans le projet de loi 46, la CUM est assimilée à une municipalité régionale de comté aux fins de raménagement et doit en assumer toutes les obligations et attributions.Dès sa création en 1969, la CUM a eu le pouvoir et l’obligation de préparer un schéma d’aménagement pour toute l’île de Montréal.Le schéma d’aménagement n’est pas encore adopté mais la Commission permanente d’aménagement a, depuis un an et demi ou depuis l’adoption de la loi 125, accéléré ses travaux de telle sorte que le Conseil sera saisi d’un projet de schéma d’aménagement dans quelques semaines.M.DesMarais estime qu’il faudra environ 18 mois pour parvenir à son adoption definitive.Ce délai tient compte d’un processus de consultation et de la tenue, l’automne prochain, d’élections munici- pales à Montréal et plusieurs autres villes de banlieue.Le président du comité exécutif souhaiterait que le projet de loi 46 soit amendé de manière à y prévoir l’adoption obligatoire d’un schéma d’aménagement dans les 18 mois, un processus de consultation des citoyens et à y transposer le caractère contraignant de la loi 125 en ce qui a trait au comportement des villes et du gouvernement québécois une fois le schéma d’aménagement adopté.La Commission permanente d’aménagement estime en outre dans sa recommanda- tion que la loi 125, transposée à la CUM.priverait la CUM de certains pouvoirs dont elle dispose déjà tels que l’uniformisation des règlements de la circulation, des systèmes de contrôle de la circulation, l’établissement de systèmes intermunicipaux d’eau potable et d’égouts et l’établissement de voies intermunicipales.Sans en préciser la portée, le ministre des Affaires municipales, M.Jacques Léonard, a reconnu que l’application de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme devait être ajustée à la situation de la CUM.Le bénéficiaire de l’aide sociale peut aussi acheter des immeubles ACFO: la «base» est consultée sur le mode de financement fédéral par Rodolphe Morissette Après d’intenses et laborieuses discussions, le weekend dernier entre les dirigeants provinciaux et régionaux de l'Association canadienne-francaise de l’Ontario (ACFO) et les émissaires du Secrétariat d’Êtat fédéral, les 19 présidents régionaux de l’Association ont accepté de guérin l’éditeur édite Pédagogie de l’histoire Pédagogie - Essais André Lefebvre 22,5 cm x 15 cm -176 p.7,00$ ‘V» - consulter leurs membres respectifs d’ici vendredi pour décider si leurs projets seront financés désormais directement par le Secrétariat d’Etat ou, comme auparavant, par l’intermédiaire de l’ACFO.La rencontre de samedi, à Ottawa, réunissait autour de M.Marcel Goldfinger, représentant du Secrétariat d’Etat à Toronto, les 12 membres du conseil d’administration de l’ACFO, ses 19 présidents régionaux et sa trentaine de permanents, Comme il l’a confirmé hier au DEVOIR, M.Goldfinger a toujours le mandat du gouvernement fédéral de décentraliser le processus d’aide à la minorité française de l’Ontario.Le fédéral ne veut pas réduire son aide financière actuelle aux francophone de l’Ontario ($1.5 En vente dans toutes les librairies • Des moyens et des hommes • Une et trine • Nos élèves et l’histoire du présent • Le magistral en question • Le magistral en question, encore • Pour en finir avec le magistral • Enseignement de l’histoire qui est histoire, enseignement qui est science • Autour de l’idée de programme En vente dans les librairies; million), mais il veut le distribuer directement aux 19 associations régionales plutôt qu’à l’ACFO meme.Voilà qui forcerait dans les faits l’ACFO à mettre à pied ses 30 permanents; des avis en ce sens, valant à compter du 31 avril, ont été émis par l’Association à ses employés.M.Goldfinger avait convoqué les 19 présidents régionaux à Toronto samedi dernier pour des explications sur les nouveaux mécanismes du projet fédéral.Cependant, I aCFO avait réussi a obtenir de ses présidents régionaux qu’ils n’acceptent qu'une réunion à Ottawa le même jour, en présence de la direction de l’Association.Ce qui fut fait.Comme M.Goldfinger, l’ACFO constatait hier que le consensus est loin d’être fait parmi les dirigeants régionaux sur le nouveau projet fédéral, ni du reste sur la façon dont l’ACFO pouvait administrer à ce jour les fonds fédéraux.M.Goldfinger a finalement demandé aux présidents régionaux de consulter leurs conseils respectifs et leurs membres Les résultats de ces consultations seront remis aux dirigeants de 1’ ACFO vendredi, puis par celle-ci au Secrétariat d’Etat lundi prochain.M.Goldfinger n’a fias écarté la possibilité que es deux formules de financement — directe et indirecte — fonctionnent en parallèle, suivant les associations régionales; pour que cela se realise, toutefois, il lui faudrait obtenir un nouveau mandat de ses supérieurs, a-t-il noté.La principale difficulté qu’ont soulevée les présidents régionaux au projet fédéral tient, semble-t-il, au rôle déci- sif que jouerait le député local l’approbation de chaque t.Plusieurs y voient une dans l’af projet.«ingérence odieuse», sinon un «nid de patronnage».Entre-temps, l’ACFO, qui cherche à sauver sa peau, en vérité, a reçu depuis le week- end l'appui d’un certain nombre d’associations franco-ontariennes (celles des juristes, des enseignants et des surintendants), puis des associations de francophones du Ma-, nitoba et de la Saskatchewan.Au fait, l’exercice financier qui commencera le 1er mai pour l’ACFO et les autres associations de francophones hors Québec sera la dernière d’un programme quinquennal d’aide fédérale aux groupes minoritaires et il semble qu'Ottawa veut expérimenter cette année une formule nouvelle qui pourrait, dans un deuxième temps, être appliquée à l’ensemble des associations du genre à travers le Canada.par Bernard Merrier La loi ne défend pas à celui qui reçoit de l’aide sociale de tenter d’améliorer son sort à longue échéance.C’est en partant de cet énoncé que la Cour d’appel du Québec vient de donner unanimement raison à un couple à qui le ministère des Affaires sociales (MAS) réclamait le remboursement de $2,994 en aide sociale prétendument obtenue sans droit.Cette décision des juges Fred Kaufman, Laurent Bélanger et Claire L’Heureux-Dubé renverse donc un jugement initial rendu par la Cour supérieure.Le cas étudié démontre que le couple avait reçu $5,056 en aide sociale entre avril 1971 et septembre 1972.Toutefois, en date des 12 avril 1971 et 29 mars 1972, le mari avait acquis deux immeubles, de sorte que le couple aurait reçu sans droit et perçu illégalement du MAS $2,994.Selon les prétentions du MAS, ce montant représentait les loyers payés par les locataires des deux propriétés, moins les exemptions reconnues par les règlements.On soutenait qu’il s’agissait de revenus dont le couple aurait dû informer le MAS aux termes de l’article 25 de la Loi, et dont il aurait fallu tenir compte dans le calcul des prestations auxquelles il avait droit.Le couple a cependant prouvé que chaque propriété avait été acquise pour un dollar et autres bonnes et valables considérations, consistant dans l’acquittement des hypothèques et qu’effective-ment les revenus de loyers ne faisaient que rencontrer les versements d’hypothèques, d’intérêts et de taxes, de sorte que l’homme et la femme ne tiraient aucun revenu des deux propriétés.Rappelant d’autre part que la loi stipule que l’aide sociale est accordée sur la base du déficit entre les besoins d’une personne et les revenus dont elle dispose, la Cour d’appel mentionne que l’acquisition des deux immeubles n’a pas augmenté les besoins du couple, non plus que les revenus servant a calculer le déficit dont parle la loi.«Si les propriétés n’avaient pas été achetées, de conclure les trois juges, le déficit servant de base à l’aide sociale, aux termes de la loi, aurait été identique.Ce que le couple cherchait à obtenir, c’était probablement son indépendance financière à plus ou moins longue échéance.Entre-temps, il n’avait pas de changement à rapporter au MAS en vertu de 1 article 25 de la loi, du moins pas quant aux revenus produits par ces deux immeubles.» L’ASSOCIATION DU DIABÈTE DU QUÉBEC Fête nationale: Saintonge exige des éclaircissements • Les sciences humaines à l’élémentaire • L’histoire nationale au secondaire 4S60 rua Salnt-Denlt Montréal.Québec Tél.: (514) «49-1112 Station Métro-longueull Longueull.Québec Tél : (514) 677-6525 166 est, rua Salnta-Catherlna Montréal, Québac Tél.: (514) 361-5647 4440 rua Samt-Denls Montréal.Québac Tél : (514) 843-6241 QUÉBEC (PC)-Le député libéral de Laprairie, M.Jean-Pierre Saintonge, a réclamé hier que le ministre québécois de la Justice rende publics les résultats de trois enquêtes de police sur des vols commis au Comité des Fêtes de la Saint-Jean.En posant des questions à l’Assemblée nationale au ministre de la Justice, M.Marc-André Bédard, M.Saintonge a identifié les vols suivants: — le vol «mystérieux par un commando» en janvier 1982 de documents relatifs à la comptabilité et à la gestion financière du Comité organisateur; — le vol le 24 juin 1981 d’un montant de $2,000 au Comité organisateur de la Fête du quartier Maisonneuve, à Montréal.Une plainte a été déposée le 26 juin; — le vol le même jour de matériel au Comité du quartier Saint-Jacques.Dans ce dernier cas, la plainte n’a été déposée auprès de la police que le 27 octobre, après que l’opposition libérale ait soulevé l’ensemble du dossier à l’Assemblée nationale.L’ex-vérificateur général, M.Gérard Larose, mène actuellement une enquête sur la façon dont la Fête nationale a été organisée dans deux régions du Québec, soit à Montréal et au Saguenay-Lac-Saint-Jean.à la suite d’allégations d’irrégularités faites par un quotidien de Montréal Le ministre de la Justice s’est engagé à recueillir les renseignements sur ces trois affaires auprès de la police de la Communauté urbaine de Montréal qui est responsable de l’enquête.M.Bédard s’est engagé à indiquer plus tard cette semaine au député de Laprairie où les-policiers en sont r leurs enquêtes.Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente Conférence publique Edgar Morin Le caractère éclaté du savoir au terme du XXe siècle Lundi, Ie8 mars 1982 à 20 heures Grand Auditorium Pavillon principal Prix d'entrée: 4 $ Léonce Montambault M.Léonce Montambault, vice-président exécutif de Bell Canada, préside cette année encore la campagne de financement de l’Association du diabète du Québec, organisme auquel Bell accorde son appui depuis plusieurs années.La campagne de l’Association du diabète se déroule dans toute la province, du 26 février au 12 mars.L'objectif est de 250 000$.L'Association du diabète, en plus d'offrir divers services directs aux personnes diabétiques.concentre ses efforts sur la recherche, afin qu'on trouve au plus tOt un remède définitif à cette maladie qui frappe 300 000 Québécois.On peut faire son don dans n'importe quelle succursale de la Banque Nationale du Canada. Le Devoir, mercredi 3 mars 1982 B 3 en bref.m 40 véhicules dans un carambolage hier SAINT-JEAN (PC) — Six personnes ont subi des blessures mineures dans le carambolage de 40 véhicules survenu hier matin sur l'autoroute 35, près de Saint-Jean-sur-Ftichelieu.Les blessés ont été conduits à l’Hôpital du Haut-Richelieu, à Saint-Jean, où ils ont été traités pour des foulures et contusions.Selon M.Michel Gagne, du poste de la Sûreté du Québec à Saint-Jean, «c’est à peine croyable oue personne ne soit mort» puisque l’accident, causé par le manque de visibilité, impliquait deux gros camions et un petit autobus.Quatre voitures sont une perte totale.Le petit autobus transportait trois personnes handicapées qui n’ont pas été blessées.L’autoroute a été fermée une partie de la matinée.Hier en fin de journée, la poudrerie rendait dangereuses plusieurs routes de cette région, notamment la 104 entre Iberville et Farnham.¦ À l’automne, une victime des nazis sera canonisée CITÉ DU VATICAN (AFP) — Jean-Paul II canonisera le 10 octobre prochain le franciscain Polonais Maximilien Kolbe, déjà béatifié, a annoncé hier le père Vitale Bom-marco, ministre général des Frères mineurs conventuels.Le bienheureux Kolbe sera ainsi la première victime des nazis à être canonisée.Il avait été tué dans le camp d’Auschwitz le 14 août 1941, à l’âge de 47 ans, en prenant la place d’un sergent de l’armée polonaise, père de nombreux enfants.Deux miracles, attribués au père Kolbe, auraient dû être constatés par une commission d’experts de la Congrégation pour les causes des saints, selon les normes prévues pour les procès de canonisation.Jean-Paul II a cependant décidé que le bienheureux Kolbe soit dispensé de cette preuve, a révélé le père Bom-marco.Le 7 juin 1979, le pape avait déposé une gerbe de fleurs dans le bunker où le père Kolbe avait été tué.Le camp de concentration d’Auschwitz se trouve près de Cracovie, l’ancien diocèse de Jean-Paul IL ¦ Rien ne se perd, rien ne se crée BERLIN-OUEST (AFP) — À la suite des révélations de la presse locale, les Berlinois sont divisés sur la question de savoir si les morts doivent chauffer les vivants.Depuis hier, la chaleur dégagée par les trois fours crématoires de la ville est utilisée pour chauffer les chapelles ainsi que les bâtiments administratifs des ces centres d’incinération.Les premières réactions des Berlinois à ce projet, recueillies par deux quotidiens à grand tirage, vont de l’opposition indignée à l’approbation.Techniquement, les plans élaborés par le sénateur-ministre de l’Environnement de Berlin-Ouest, M.Volker Hassemer, ne prévoient pas à vrai dire l’utilisation directe de la chaleur résultant de l’incinération des corps mais de l’énergie thermique dégagée par la post-combustion de la fumée.Pour des motifs de protection de l’environnement, les trois fours crématoires — déjà anciens — de Berlin-Ouest (22,000 incinérations par an) doivent en effet être dotés prochainement d’installations de post-combustion dans lesquelles la fumée sera «récupérée», portée à 900 degrés et utilisée pour le chauffage tandis que les «résidus» seront entièrement brûlés.¦ Une menace de grève pèse encore sur le Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES (PC) — Les membres du Syndicat du service de publicité du Nouvelliste (CSN) doivent se réunir cet après-midi pour décider de la poursuite ou non du conflit qui a déjà empêché la parution du quotidien lundi.Dans un communiqué, le syndicat précise qu’il a choisi de ne pas s’opposer à la sortie du numéro d’aujourd’hui.Une rencontre a par ailleurs eu lieu hier avec l’employeur.Le journal de lundi n’avait pu paraître parce que les journalistes et préposés à l’impression s’étaient abstenus, démanché soir, de franchir les piquets de grève des quelque 35 vendeurs de publicité et employés de bureau.Lundi, les syndiqués en conflit avaient rejeté à une très forte majorité les offres «finales» de l’employeur mais ils ont quand même décidé de reprendre le travail.Les négociations achoppent sur les salaires.¦ Au Portugal, projet de loi sur l’avortement LISBONNE (Reuter) — À deux mois de la visite du pape Jean-Paul II au Portugal, le Parti communiste présentait hier au Parlement son projet de loi visant à légaliser l’avortement.Le projet prévoit la légalisation des interruptions de grossesse de moins de 12 semaines en cas de viol, danger pour la mère, problèmes économiques ou sociaux ou si l’enfant risque d’être handicapé.L’initiative communiste, soutenue par les mouvements défendant la libéralisation de la contraception et de l’avortement, a rencontré une très vive opposition dans les milieux cléricaux.L’archevêque auxiliaire de Braga, siège du primat de la péninsule ibérique, a récemment déclaré que les femmes risquaient de devenir des «cimetières ambulants» et les hôpitaux des «abattoirs légaux».L’Église est encouragée dans cette campagne par le Vatican.Le pape, qui vient en mai au Portugal pour un pèlerinage à Notre-Dame de Fatima, a une fois de plus condamné l’avortement au cours de son récent voyage en Afrique.COLLOQUE JURIDIQUE DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE 5-6 MARS 1982 Organisé par les étudiants de la Faculté de droit de l’Université de Montréal THÈMES 1— LA CHARTE CANADIENNE DES DROITS.2— LE STATUT DES RÉFUGIÉS POLITIQUES AU CANADA.3— L'ACTIVITÉ POLICIÈRE.4— LE DROIT DU PUBLIC A L'INFORMATION.5— LES PROGRAMMES D'ACCÈS À L ÉGALITÉ.Pavillon Jean-Brillant Université de Montréal 3200, Jean-Brillant INSCRIPTION SUR PLACE Ie5marsà12h 30 et samedi avant-midi de 8 h 00 à 9 h 00.Frais d’inscription: $6.00 Selon le rapport du comité Dupras Le Canada devra croire «naïvement» à la bonne foi du gouvernement salvadorien élu par Denis Lessard OTTAWA (PC) - Considérant que rien ne pourra permettre aux élections salvado-riennes de se dérouler selon des normes démocratiques, le Canada ne peut que se croiser les doigts et espérer que le gouvernement une fois élu consentira à négocier de bonne foi avec l’opposition.Revenu récemment d’une mission d’observation de cinq jours au Salvador, un comité de parlementaires canadiens présidé par le député libéral de Labelle, M.Maurice Dupras, a recommandé hier ue le Canada appuie l’offre e négociation faite par le Mexique aux parties aux prises dans la guerre civile qui prévaut dans ce pays d’Amérique centrale.«Les élections ne peuvent et ne vont pas mettre fin à la guerre civile», note le comité dans son rapport soulignant le caractère «essentiel» d’un effort vers la négociation dès le lendemain du scrutin.Ce geste du Canada de s’en remettre à la bonne foi du gouvernement salvadorien à négocier avec l’opposition «est un peu naïf», a admis M.Dupras, «mais nous n’avons pas le choix, nous devons respecter les souverainetés nationales.» «Ce sera le grand test du gouvernement élu de se voir convié à une négociation», a dit M.Dupras ajoutant que la tenue de ces élections «où les dés sont pipés» constitue sans aucun doute un recul par rapport à la situation antérieure, «C’est ce qu’on peut retirer de notre voyage,» a-t-il dit.Hier à Washington, la Chambre des représentants américains dans une motion presque unanime recommandait au président Ronald Reagan de promouvoir «des discussions sans conditions» entre les parties pour dénouer le conflit salvadorien.Le secrétaire d’État Alexander Haig considère toutefois comme insuffisant la proposition faite par le président mexicain Lopez Portillo d’agir comme médiateur entre les parties parce qu’on n’exige pas «l’engagement de toutes les parties à mettre fin à leurs activités illégales».Quant au secrétaire d’État canadien, M.Mark MacGui-gan, il a soutenu hier que le pape Jean-Paul II en recommandant aux Salvadoriens de se prévaloir de leur droit de vote avait souscrit à la tenue du scrutin.Selon lui le pape est sans nul doute le porte-parole de l’Église salvado-rienne qui est «dans la meilleure des positions pour évaluer la situation.» Par ailleurs, trois membres du comité appuient la décision d’Ottawa de ne pas envoyer d’observateur au Salvador tandis qu’un autre député recommande que cette décision soit réexaminée.Le comité recommande de plus qu’Ottawa fournisse une aide numanitaire «généreuse et immédiate» au nombre croissant des réfugiés dans le pays.En outre, estime le comité, Ottawa devra tenter d’influencer les gouvernements étrangers, en particulier celui des Etats-Unis, pour qu’ils cessent d’aider militairement le Salvador et qu’ils proposent une solution négociée.Le poids de l’opinion publi- tue est le meilleur espoir des alvadoriens pour une solution pacifique estime le comité.Le groupe ne souscrit pas toutefois à la position adoptée par la France et le Mexique de dénoncer la tenue du scrutin, bien que la représentante des conservateurs, Mme Flora MacDonald, considère qu’Ottawa devrait procéder à un tel désaveu public.«Si nous voulons que les élections là-bas soient exemptes de toutes atteintes à la démocratie il n’y aura jamais d’élections», de dire un autre député libéral du comité.M.Ken Robinson.Pour le représentant du NPD toutefois, le père Bob Ogle, le geste posé par le Brésil qui a récemment désapprouvé la tenue des élections pourrait déclencher un véritable effet d’entraînement, vu l’influence fort grande de ce pays sur ses partenaires d’Amérique latine.«Nous pouvions voir la crainte des gens quand nous les amenions à parler de l’élection», a ajouté M.Dupras, rappelant que le gouvernement n’avait fait imprimer que le quart environ des bulletins de vote nécessaires dans toute élection tenue selon nos critères et qu’il n’y avait en outre pas de listes électorales.«Tout le monde nous parlait des élections avec beaucoup de cynisme, en montrant fort bien que cela ne changerait rien», a ajouté M.Dupras.Spéculations journalistiques, selon Duhaime Hydro ne va pas «tripler» ses exportations aux USA par Clément Trudel QUÉBEC — Les négociations vont bon train avec les Américains quant à l’exportation d’énergie hydroélectrique, a confirmé hier le ministre québécois de l’Énergie et des Ressources, M.Yves Duhaime, mais il serait «acrobatique» de mentionner comme possibilité d’exporter «deux fois la Baie-James».M.Duhaime, en commentant une dépêche de la Presse Canadienne, a attribué à une «spéculation» de l’agence la perspective de «tripler» le flot d’énergie que Québec exporterait vers New York.Il ne dément pas cependant l’essentiel des propos du nouveau ministre des Affaires intergouvemementales M.J.Yvan Morin sur la conclusion prochaine d’ententes avec les Américains.M.Duhaime dit toutefois attendre que les recommendations d’Hydro-Québec parviennent au conseil des ministres avant de se livrer à une déclaration précise sur le dossier.QUÉBEC (PC) — Les trois grandes centrales syndicales CSN.FTQ, CEQ participeraient au sommet sur la solidarité si le gouvernement acceptait de ne pas y discuter des prochaines négociations dans le secteur public.C’est ce qu’ont affirmé hier soir les leaders des trois centrales, à l’issue d’une rencontre de plus de deux heures avec le premier ministre Lévesque, a ses bureaux de Québec La rencontre portait sur le Sommet et sur les négociations.par Louis-Gilles Francoeur La construction de l’usine Stablex, située à Blainville en banlieue de la métropole, a officiellement démarré hier alors que les responsables municipaux et provinciaux de ce projet longtemps controversé levaient la traditionnelle pelletée de.neige.L’usine neutralisera les produits toxiques des industries québécoises.Dans un premier temps, le système utilisé par cette compagnie neutralise le produit toxique, qui est ensuite mêlé à du béton.Les cubes de béton en question sont censés résister pendant plusieurs centaines d’années à toute forme de dégradation chimique.Ils seront de plus enfouis dans le sol argileux de l’ancienne base militaire de la région, ce qui devrait normalement empêcher la dégradation et le transport des éléments chimiques contenus dans le béton vers les eaux souterraines pendant au moins 2,000 ans.Le ministre de l’Environnement, M.Marcel Léger, a d’autre part déclaré que le gouvernement provincial publierait d’ici un mois un règlement qui régira à la fois le transport routier des produits toxiques entre les entreprises et, après usage, en direction de l’usine Stablex, Le même règlement devrait aussi permettre au gouvernement d’identifier tous les stocks de produits toxiques à travers la province.Ce système de gestion «informatisé» des stocks permettra d’identifier olus facilement ceux qui voudraient se soustraire à l’obligation de faire neutrali- De retour d’une tournée européenne centrée sur les débouchés éventuels de l’amiante québécois, le ministre de l’Énergie revient avec «l’assurance ou du moins l’impression.» que la réglementation à venir, pour la Communauté économique européenne retiendra des normes qui éviteront le «bannissement» des produits de l’amiante.M.Duhaime a notamment rencontré des industriels et des hommes et femmes politiques à Paris, Bruxelles et Bonn.Dans une conférence de resse impromptu, il a parlé ier avec optimisme du symposium de mai 1982 (à Montréal) qui permettra de tirer au clair, suivant des critères scientifiques, les aléas que l’on prête pour la santé à certains produits de l’amiante.Pour l’essentiel, la conférence de M.Duhaime a porté sur les questions énergétiques: ¦ avec les Américains, le Québec veut «identifier un bloc d’énergie et discuter de financement», avec réalisme.Les leaders des trois centrales ont obtenu par ailleurs un sursis quant aux modifications que le gouvernement voulait apporter unilatéralement aux regimes de retraite des 340,000 employés de l’État.Le premier ministre, devant MM.Norbert Rodrigue (CSN), Robert Gaulin (CEQ) et Louis Laberge (FTQ), s’est engagé à ne pas déposer dans l’immédiat un projet de loi modifiant les régimes actuels.«Le gouvernement a accepté de continuer sa réflexion et de pousser plus loin sa ser les polluants toxiques.Le président de la Société pour vaincre la pollution (SVP), M.Alonzo Le Blanc, ui était sur les lieux hier, a éclaré de son côté qu’il n’était pas contre «la nécessité d’une usine de traitement des résidus industriels, ni contre la dépollution».«Nous en avons, a-t-il dit, contre le fait que cette usine s’installe ici à Blainville.L’implantation de Stablex va attirer ici des industries polluantes».Le ministre de l’Environnement a pour sa part retracé le parcours tumultueux de ce projet, qui a démarré il y a plus de aeux ans.A Laval, où le projet a été rejeté par les citoyens.devaient succéder Mascouche et Blainville qui voulaient en bénéficier.Le site de Mascouche a finalement été écarté à cause de la plus grande perméabilité de ses sols.M.Léger a même loué le rôle des opposants au projet parce qu’ils ont «permis à la population locale de prendre une décision éclairée».Selon un conseiller du ministre, c’est le «travail d’information» du ministère de l’Environnement et des édiles municipaux qui a finalement convaincu la population du bien fondé de ce projet.Blainville pourra profiter d’une subvention de $700,000 LE DEVOIR abonMez-vous 844-3361 en tenant compte de l’augmentation de notre capacité simultanée d’exportation d’énergie saisonnière et excédentaire, dit le ministre qui préfère exporter un lingot d’aluminium, possédant une valeur ajoutée plutôt que de se défaire de kilowatts/heure.S’il fallait «exporter le tiers du potentiel de l’énergie hyoro-électrique, je ne serais pas ministre de l’Energie»; ¦ quant aux discussions ou différends avec le gouvernement fédéral, M.Duhaime estime que «les poules auront des dents» avant qu’un seul kilowatt de Terre-Neuve transite par le Québec, si M.Peck-ford ne s'assouplit pas.Toute tentative d'Ottawa de légiférer au sujet de «corridors», pour définir ce qu’est la «terre canadienne», serait accueillie au Québec par une fin de non-recevoir.De préférence, le gouvernement rechercherait alors l’unanimité de l’Assemblée nationale sur ce point fondamental et peut-être assisterions-nous à une guér-rilla judiciaire sur le sens à quête d’informations sur le sujet.Bref, a dit M.Laberge à l’issue de la rencontre, on n’aura pas de projet de loi sur la gueule.» Cette rencontre avait été demandée en décembre par les leaders syndicaux à la suite de la décision du gouvernement, annoncée dans le discours inaugural, de réduire les avantages consentis aux travailleurs du secteur public dans les régimes de retraite.L'automne dernier, le chef du gouvernement avait indiqué que les prestations aux pour la création de son parc industriel et le gouvernement aménagera le réseau routier régional pour y rendre plus sécuritaire le transport des déchets toxiques.On prévoit créer 200 emplois pendant la construction de l’usine et 45 autres, plus permanents, pour son opération.donner aux termes «terre québécoise» ; ¦ entre autres points abordés par le ministre avec les journalistes, il y a celui du projet de la centrale Delaney, dans le comté de Portneuf, un «dossier en réexamen», confirme M.Duhaime.Toutefois, la façon qu’a l’opposition de politiser le dossier est sans doute une manière de nous prouver que nous n'avons pas besoin de cette centrale, ajoute le ministre qui invoque le concept de «energy banking» pour annoncer que le Quebec pourrait se passer d’investir des milliards dans Delaney s’il peut, à meilleur compte, conclure des ententes pour importer de l'énergie de pointe.Lorsqu’il évoque sa récente tournée européenne visant à défendre le point de vue québécois sur l’amiante et ses produits, M.Duhaime rappelle le «processus législatif» entamé au sein de la Communauté économique européenne (CEE), et les représentations que le Québec ne retraités ne seraient plus indexées entièrement à l’avenir.Le gouvernement se proposait également de ramener à parts égales les contributions du gouvernement et des employés.Les centrales syndicales contestent l’intention gouvernementale de réviser ces régimes par voie législative, faisant valoir que les régimes de retraite ont toujours Tait l’objet de négociations.Le président de la FTQ a fait savoir par ailleurs que le premier ministre avait donné l’assurance que le sommet sur la solidarité ne constituerait pas le coup d’envoi des prochaines négociations.«Dans de telles rencontres, a ajouté M.Laberge, les absents risquent toujours d’être un peu blâmés», renouvelant par là l'intention de sa centrale d’y participer Le président de la CSN, M.Rodrigue, a fait savoir que pour lui il n’est «pas question de négocier le secteur public».Ce qui l’intéresse uniquement, c’est de discuter de la présente situation économique.Sa centrale décidera de sa participation lors du prochain conseil confédéral, la Yves Duhaime manquera pas de poursuivre auprès des industries, des syndicats et des instances politiques.Des trois commissaires de la CEE intéressés aux règles à édicter sur l’utilisation de l’amiante, M.Duhaime souligne que M.Davignon sera présent en mai à Montréal, au symposium qui fera le point sur la question, avant que ne soit adoptée la réglementation européenne, en 1983.Le symposium est organisé par la CEE et par les gouvernements du Canada et du Québec.M.Duhaime a toutefois admis que le Québec n’aura pas la partie facile puisque, en Europe, depuis que le débat a cours sur les effets nocifs de l'amiante, on a commencé à «substituer certains produits» aux dérivés de l’amiante qui formaient à ce jour un débouché naturel à ce minerai dont le Québec est le plus gros producteur en Occident.semaine prochaine.Du côte de la CEQ, M.Gaulin partage le même sentiment et c’est le conseil général de la centrale, lors de ses deux prochaines réunions, la semaine prochaine et à la fin du mois, qui prendra la décision.Le premier ministre Lévesque aurait fait part aux trois chefs syndicaux de son intention de tenir ce sommet dans [a semaine du 4 au 10 avril.Le sol de Vénus est brun foncé MOSCOU (Reuter) — La sonde soviétique Vénus-13 qui s’est posée sur la planète Vénus lundi a révélé que le sol de la mystérieuse planète, qui n’avait encore jamais été vu, était de couleur brun foncé, rapporte l’agence TASS.L’engin a pu transmettre des photos en couleur de très bonne qualité, avant de se consumer deux heures après s’être posée sur la surface tourmentée de la planète.L’engin se trouvait dans un terrain fait de sable et de rochers, et a renvoyé des signaux qui sont actuellement en cours de traitement pour présenter des images «composites» de l'environnement où elle se trouvait.TASS ajoute qu’il faudrait un certain temps avant que ce traitement — qui se fait à l’aide d'ordinateurs — ne soit terminé, mais que les savants ont déjà pu conclure des premiers renseignements reçus ue la couleur générale du sol ans la région était d’un brun foncé.L’engin était également équipé de dispositifs permettant d’analyser des échantillons de terrain, et d’un engin chargé de mesurer la résistance du sol et de mesurer la présence éventuelle d’électricité.Un trépan, sorti de l’engin, a détaché un échantillon de roc, qui a ensuite été aspiré à l'intérieur de Vénus-13, où il a été refroidi, puis analysé, de même que les gaz aspirés en même temps, écrit encore l’agence TASS.L'équipement nécessaire à ce genre d'opérations avait été mis au point lors des tirs vers la lune, où les Soviétiques ont envoyé plusieurs engins.Mais l'opération était beaucoup plus difficile sur Vénus, où la température atteint près de 500 degrés centigrades et où la gravité est plus forte que sur terre.EDUQUER LA FOI: POUR QUOI FAIRE?CONTRÔLE DES PRIX ET DES SALAIRES?LES RÉFUGIES AFRICAINS: UN PROBLÈME POLITIQUE ^Le numéro 1.50$ - Abonnement 1 an (10 nos).12,&0$ 8100.BOULEVARD SAINT LAURENT.MONTRÉAL H2P 2L9 (514)387-2541 LE PATRIMOINE COMMUN DE L’HUMANITÉ: ILLUSION OU ESPOIR DE SURVIE?XVe CONGRÈS ANNUEL DU CLUB DE RELATIONS INTERNATIONALES 12 ET 13 MARS 1982 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL CONFÉRENCE D’OUVERTURE ET VIN D’HONNEUR par: Monsieur l’Ambassadeur Arvid Pardo PREMIER ATELIER LES MILIEUX DÉCLARÉS, PATRIMOINE COMMUN DE L’HUMANITÉ Monsieur le Professeur René Jean Dupuy, Docteur Nicolas Mateesco Matte DEUXIÈME ATELIER LE PATRIMOINE COMMUN: MILIEUX INTERCONTINENTAUX Monsieur le Professeur Donat Pharand, Monsieur Jacques Dufresne TROISIÈME ATELIER LA GESTION DU PATRIMOINE COMMUN DE L'HUMANITÉ ET SES CONSÉQUENCES Madame le Professeur Elisabeth Mann-Borgese, Monsieur le Professeur Armand de Mestral, Monsieur le Professeur Alex.G.Vicas CONFÉRENCE DE CLÔTURE ET BANQUET par: Monsieur l'Ambassadeur Mohammed Bedjaoui, CLUB DE RELATIONS INTERNATIONALES 3101, Marie Guyard, local 8425-5 Université de Montréal Faculté de droit Montréal, Qué.H3C 3T1 Tél.: (514) 737-1877 - 392-6735 FTQ, CEQ et CSN iraient à un sommet si les négociations en étaient exclues Les travaux de l’usine Stablex sont inaugurés \ % 4 B Le Devoir, mercredi 3 mars 1982 Bien manger, même sur le pouce: le repas d’affaires MARS est le mois de la nutrition.Et le thème adopté cette année par la Corporation professionnelle des diététistes du Québec est Bien manger, même sur le pouce.Pour cette campagne de sensibilisation auprès du grand public, on a choisi comme principale cible l’adulte au travail qui est souvent si bousculé qu’il ne prend pas le temps de manger ou mange mal: trop de gras, trop de sucre, pas assez de fibre, ViMM une alimentation très peu diversifiée et, pour un très grand nombre, pas d’exercice physique.Cela se résume en général au rythme autobureau-restau-dodo comme l’admettent les célèbres chro- niqueurs gastronomique, Gault et Millau, dans une entrevue qu’ils accordaient récemment au magazine Prévention Santé, et qui est le lot commun de beaucoup d’hommes et de femmes d’af- r * ' 1 f iV* ¦m Si l’on veut alléger son repas, il est toujours possible de partager en deux un mets principal; certains restaurateurs acceptent même de servir des demi-portions.(Photo Jacques Grenier) La campagne de sensibilisation à une saine nutrition organisée par la Corporation professionnelle des diététistes du Québec a trouvé un écho fertile dans la plupart des chaînes d’alimentation.Métro-Richelieu joint à sa publicité hebdomadaire un tableau axé sur la variété des aliments à consommer et intitulé «Ne laissez plus ‘les sacs à lunch’ vous déprimer”.Steinberg et Hypermarché souligneront pour leur part, dans leur publicité hebdomadaire au cours du mois de mars, les divers thèmes de la campagne «Bien manger, même sur le pouce» et invitent le consommateur intéressé à s’informer en téléphonant au Service à la clientèle.Une brochure sur les collations est aussi disponible.Cooprix dont la mise en marché est essentiellement axée sur la saine nutrition durant toute l’année compte pour sa part parler en mars des fromages frais et du sel que cachent certains aliments.Des affiches-maison rappelleront aux consommateurs que le mois de la nutrition est un temps privilégie pour remettre en question certaines habitudes alimentaires.Cette semaine le marché des viandes s’avère plutôt stable bien que certaines coupes de porc, dont la longe et la fesse, soient à la hausse.Le foie de veau $5.03/kg ou $2.28/Ib chez Métro) et le foie de boeuf ($1.96/kg ou $0.89/lb chez Steinberg peuvent constituer un changement bon marché dans le menu de la semaine Les truites arc-en-ciel annoncées par Métro et Provigo à $4.81 le kilo ou $2.18 la livre s’ajouteraient aussi avantageusement à un panier bien garni.Rutabagas du Québec, champignons de culture canadienne et épinards font l’unanimité des chaînes quant aux bons achats venant du potager, tandis que pamplemousses blancs ou roses de Floride et oranges Jaffa d’Israël regorgent dans tous les étals de fruits.(L'entrée en vigueur du système métrique se fait graduellement Les prix mentionnés dans cette chronique le seront donc au kilogramme et d la livre durant cette période de transition.Ces prix ne les bons achats Truites arc-en-ciel $4 81 le kilo chez Métro et Provigo Champignons $1.09-$1.19 la chopine 'K h.Épinard, 89‘ vu le cello de 10 onces Pamplemousses, blancs ou roses, jyMP grosseurs variées Oranges Jaffa grosseurs variées valent que pour la région de Montréal.) A 4 P: rôti de boeuf désossé ou d’extérieur de ronde, $5.71/kg ($2.59/lb); boeuf haché maigre, $5.05/kg ($2.29/lb); dindes surgelées, U, de 2.7 kg à 5.4 kg, $2.18/kg ($0.99/lb).Poisson: filets de sole surgelés, $5.05/kg ($2.29/|b>.Fruits et légumes: oranges Navel (113), 10/$1.99; pamplemousses blancs (48), 8/$l,99; raisins verts sans pépin, $3.28/kg 63/4- % CUtil2ndF 1000 $26% 26 26 — % AtICCop 1500 78 78 78 - 2 Canbra 300 $8 Va 73/4 8 Va + Va Atlas Yk 14550 46 44 44 - 1 Canray 2000 45 45 45 + 4 Atlas w 1500 12 12 12 - Va CanronA 200 $13 Va 13% 13% Augmitto 5900 160 155 155 Canusa 10900 190 180 190 + 15 BC Sugar A 2360 $143/4 14% 143/4 + 3/4 CnwstFinp 500 $22 Va 22 Va 22 Va +1 Va BPCan 29217 $293/4 27% 27% - 2% Cara 1640 $7 Va 7 Va 7 Va + % Bachelor 1000 300 290 290 +10 CarlOK 5801 $6% 6% 6% + Ve BanisterC 900 $7 Va 7% 7 Va + Va Carma8V4 100 $12 Va 12 Va 12 Va + Va BankBC 604 $42 413/4 413/4- 1 Carma A 3900 $73/4 7 7 — 3/4 BankMtl 15565 $22% 22% 22 Va Cahmacvp 100 $13% 13% 13% — % Bk Mtl 285 1250 $26 Va 26 Va 26 Va — Va Carolin M 2142 $153/4 15% 15 Va — Va Bk Mtl 250 25550 $19 Va 19% 19%- % Ceianese 900 $8% 8% 8% BkMtlw 56900 $5 485 485 - 5 Celanes 1 p 200 $7 7 7 + 3/4 BankNS 16907 $22% 21% 22% + Va CentPat 500 295 2V0 290 — 5 Bankeno 3830 $53/4 5 Va 53/4- % CentrITr z5 $7 7 7 Basic Res 100 325 325 325 - 5 Cdnclr 1200 130 130 130 Baton A 600 $7% 7% 7% Cherokee 1700 455 440 440 — 10 Baton B 3000 $73/4 73/4 73/4- % ChieftanD 6782 $18Va 18% 18% — % Bell Can 130523 $18 17% 17% — % Chrysler 3200 $6% 6% 6% + % BellApr ZlO $21% 21% 21% Cinequity 4600 40 39 40 + 6 BeMCpr 1650 $17 16% 16%- Va Coastal A 500 400 375 400 Bell2.28 500 $26% 26% 26% CohoA 2275 $6% 6% 6% Belli 80 2615 $13 12% 13 + Va Color YW 17000 400 325 325 — 75 Belli 96 13902 $21% 21 21 - % Cmplx 10000 75 75 75 — 5 Bell2.05 13500 $17% 17% 17% — Va Cominco 6579 $50 49J/4 493/4 BighartOG 1600 $63/4 6% 6% ComincoA 100 $ 16 % 16% 16% Black Phot22000 $10 93/4 10 ComrclOG 8700 111 110 110 Blackwod 400 250 250 250 Cmplg 1400 460 460 460 BlakeRes 6450 260 240 250 +10 Computel 425 $14% 14 14% Bluesky 6200 310 300 300 + 9 Coniagas 15200 190 165 165 — 15 BombdrA 200 $83/4 83/4 83/4 + % Con Bath A 1800 $15% 15% 15% + % BombdrB 200 $8 Va 8 Va 8 Va CosFardy 3190 180 163 180 + 19 BonzaO 421696 235 210 235 +25 ConCoppe» 5000 34 34 34 Bow Valy 20700 $15% 15 15 - Va CDurham 3700 150 140 150 + 14 BowVIy/ 300 $62 62 62 - 1 C Louanna 13800 170 130 165 + 35 Bow Vly R 6000 $6% 6 Va 6% + Va C Marben 700 49 49 49 — 1 Bralor Res 7705 $10% 10 Va 10 Va Cons Prof 9600 116 105 115 — 1 Bramalea 3750 $63/4 6 Va 6 Va C Summit 500 48 48 48 + 3 Brscadep 13320 $31 30% 30 Va - Va Consoltex 400 230 230 230 + 30 Brascan A 9059 $20% 20 Va 20 Va + % ConDistrb 1900 $5% 5 Va 5% + Va Brscn 8 Va 100 $153/4 153/4 153/4 Con Gas A z90 $38 38 38 Brscn 1981 400 $203/4 203/4 203/4 - % Con Glass 1000 $15% 15% 15% + Va Brenda M 100 $10% 10% 10% + % CTLBank 2000 $7% 7% 7% Brinco 2212 $6 5 Va 6 + Va CTL Bk4% z20 $513/4 513/4 513/4 Brincop 2010 450 440 440 Conventrs 4900 $6 Va 6 6% + % BCFP 1200 $10 Va 9% 9% — % Coswest B 4100 300 295 295 BCFPpi BCRIC 100 $26 26 26 - 1 Corby B 400 $22 22 22 — IVa 31150 365 360 365 CorpFood 100 $45 45 45 — 1 BC Phone 5200 $15 Va 15 15 CFalconC 29870 $12 11% 113/4 + % BCPh4%p 200 $29% 28j/4 283/4 +1 Va CosekaR 1900 $8% 8 8 — Va BCPh4Vap 100 $30 30 30 +1% Corrida 1917 281 275 281 + 16 BCPh43/-«p z5 $31% 31% 31% Coseka 7 p 1000 $6% 6% 6% BCPh 5.15 z40 $33% 33% 33% CostainLtd 500 $7Va 7 Va 7 Va BCPh6pr 100 $38 38 38 - 2 Courvan 1000 26 26 26 BCPh6.80 z50 $11 11 11 Craignit 7700 220 210 220 +10 BCP10.16p 2321 $17% 17 17% + Va CrainRL 1200 $14 14 14 BroulReef 4500 65 65 65 CrwnTrst z5 $17% 17% 17% Brunswk 805 $11 Va 103/4 11% + % CZdlrba A 700 $243/4 243/4 243/4 — % BuddCan 130 $5 Va 5% 5 Va Cullaton 2150 $8% 8 8 Va + % CAE 850 $8 Va 8% 8 Va + % CuvierM 1000 29 Va 29 Va 29 Va +4 Va CCLInd 1000 $63/4 63/4 6V4 Czar Res 4150 300 285 290 CIL 1385 $25 Va 2 5 Va 25% + % Czar Wt 2000 30 30 30 + 4 CMERes 10000 78 72 72 - 4 Dalco Pet 2700 120 115 120 CadFrv 29650 $93/4 9 Va 9% — % DaonDev 3700 360 345 360 + 15 Cad Frv A 3700 $5 Va 5 Va 5 Va DaonB%p 2500 $5 495 495 + 10 Cmchib w z200 51 51 51 Daon 9% p 820 $5 Va 5 Va 5 Va + % CamelOG 400 325 325 325 - 5 DejourMn 4500 34 Va 33 34 Va + 1 Va Camflo 2532 $15 14 Va 15 DEIdona 2000 69 67 69 + 3 CampRL 4300 $14% 14 Va 14 Va — % Lelhi Pac 72800 82 77 78 3 Cam R 175100 $7 7 7 - % Denison 1720 $27 27 27 CanCem 24151 $9 Va 9% 9% + % DicknsnA 1000 204 200 200 CCem6Va z24 $8 Va 8 Va 8 Va DicknsnB 200 195 195 195 — 10 CCem2p 600 $11 11 11 + % Digtech 400 375 375 375 — 5 CDC 5500 $7% 7 7 - % Discovry 500 115 115 115 CDCpr B 125 $86 86 86 DofascoA 2005 $35% 343/4 343/4 + % V«nl«t Haut Bas Farm Ch.Dfs 235 100 $17 17 17 + % Dofascowt 7600 $6% 6 6 — % Domaril 1800 $5 480 485 — 5 DomeCda 39200 $5% 5% 5 Va — Ve DmeCda w22366 103 98 98 — 2 DomeMinel0055 $15% 14 Va 14 Va — Va D Pete 188970 $103/4 10 Va 10 Va — % DPeteAp 200 $12 12 12 DExplor 8500 57 55 55 — 1 Lom Store 750 $16 153/4 16 DTextie 331 $113/4 11% 11% + Ve DTextiep 30 $100 100 100 Domtar 1350 $20% 20% 20% Do ytarpr 100 $7 Va 7 Va 7 Va + Va Dorset 1500 50 45 50 — 7 Dorset w 21000 8 6 8 + 1 Dr Mc C A 1871 $6% 6% 6% Drumnd P 12300 160 151 151 — 14 Dunde Pal 3000 20 20 20 Dunraie 4500 40 40 40 DuPont A 480 $203/4 203/4 203/4 + % Dylex L A 700 $15% 15% 15% — Va Dynamar 29737 210 203 208 — 2 EstMJrtic NO 255 255 255 — 10 EastSul 10450 225 210 210 — 10 EchoB300 4200 $13% 13% 13% — % Echol986w 900 250 245 245 Echol987w23000 200 190 190 — 10 Echol988w 100 180 180 180 — 5 Echo I989w 150 175 175 175 — 15 EgoRes 9800 49 47 49 ElcthomX 325 $8 Va 8 Va 8 Va Elcthom Y 1600 $8% 8% 8% Emco z60 $13% 13% 13% Enrgy Res z200 43 43 43 Epitek 17100 240 225 236 + 11 Extndcar 146 $10 10 10 + Va Extd A 300 $9% 9% 9% + % FCAIntl 1300 $7 Va 7 Va 7 Va Flbrg Nik 1222 $64 64 64 + Va FedlndA 3200 $11% 11% 11% Fidelity Tr z5 460 460 460 FideltyTrp 100 $113/4 113/4 113/4 + 3/4 FiranGndl 1000 155 155 155 — 1 FCalgary 4300 165 150 150 + 5 FCalgryp 200 $7 7 7 F City Fin 305 $18 Va 18 Va 18 Va — IVa FMar 800 135 135 135 FisherO 19659 345 310 315 FordCnda 285 $31 31 31 + Va Francana 3600 $13% 12 Va 123/4 + Va Fraser 100 $14% 14% 14% + % G&HSteel 300 $53/4 53/4 53/4 + % Galtaco 1500 235 215 235 + 35 Galveston 400 160 160 160 + 10 Gandalf 13141 $17% 17 17 Va + Va Gane 800 130 130 130 + 5 GazMetr 3750 $5% 5 Va 5% + % Gaz 5 Va p z50 $59 Va 59 Va 59 Va GDistrbA 100 $ 14 Va 14 Va 14 Va GDistrbw 400 $6% 6% 6% GMC 1062 $473/4 47 47 — % Genstar L 3850 $19% 19% 19% Gnstar2.35 1300 $22% 22 Va 22 Va — Va Geocrude 900 185 184 184 + 4 Giant Yk z25 $8% 8% 8% Gibraltar 6220 $9 Va 9 9 Goldale A 500 350 350 350 — 5 GoldundM 5000 65 64 64 + 1 Gordyear z50 $21% 21% 21% GraftG z40 $11 11 11 GraftGA 160 $11 11 11 — 2 GraftG p z20 $173/4 173/4 173/4 Grandma 6760 $153/4 15% 15% — % Gr induc z50 100 100 100 GLForest 5500 $59 58 58 Va — 1% GNFin 300 300 250 250 — ‘>0 GGoose 300 $6 6 6 + % GGoose93/4 200 $6% 6% 6% — % Greyhnd 192 $19 Va 19 Va 19 Va — % GulfC 145876 $14 Va 133/4 133/4 Gulfstrem 5950 355 340 350 —T 5 Gulfstrmw 2890 4 3 4 HCIHIdgA 3300 $5 495 5 HCl HldgB 1200 $5 5 5 + % HCl Hld w 2000 75 75 75 Hardee z25 52 52 52 HardCrpA 300 190 190 190 — 5 HardCrpC 500 200 200 200 H Wood 1000 105 105 105 + 5 Hawker 7500 $13 12 Va 12% + % Hawker pr z50 $35% 35% 35% Hayes D 1103 $7'/a 7'/4 7 Va Heritage 100 $13 13 13 HeritageA 1500 $12'/4 12'/4 12
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