Le devoir, 16 mars 1982, mardi 16 mars 1982
Ç Vol.LXXIII — No 62 _ Ennuagement graduel.Maximum 3 (détail an page 8) Montréal, mardi 1 6 mars 1982 CE QUE DOIS L,C Caveau, au 2063 rue Victoria (métro McGill) 844-1624 la petite boite française où l'on mange bien.Ambiance chaleureuse, service souriant et menu à prix fort abordables, même le soir.Soupes faites comme à la maison.(Hauterive, Baie-Comeau, Sept-lles 45 cants) 35 CENTS Le groupe de Nassau soutient le plan américain Washington cherche une solution négociée en Amérique centrale i WASHINGTON (d’après AFP et Reuter) — Pour la permière fois depuis le début du conflit en Amérique centrale, les États-Unis ont envisagé la possibilité d’y mettre fin par une solution négociée, effectuant un revirement qui pourrait être décisif pour la région.En outre, les ministres des Affaires étrangères du Vénézuela, de Colombie, du Mexique et du Canada ont apporte hier leur soutien au plan américain d’assistance aux pays du Dassin des Caraïbes, à l’issue d’une réunion qui s’est tenue à New York.Durant ce temps, au Salvador, un affrontement très violent a opposé hier après-midi l’armée salvadorienne aux forces du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) prés du village de Cuscantancigo, dans la banlieue nord de la capitale.Hier à New York, le secrétaire d’État, Alexander Haig, a annoncé lors d’une conférence de presse, qu’il avait soumis à son homologue mexicain, M.Jorge Castaneda, une proposition en cinq points sur l’Amérique centrale, prévoyant notamment la signature de pactes de non-agression bilatéraux entre les pays de la region.Le président Ronald Reagan de son côté a déclaré hier qu’il était «heureux» de pouvoir compter sur l’aide du Mexique dans la recherche d’une solution aux conflits d’Amérique centrale, mais il a précisé que les Etats-Unis n’étaient pas en train de négocier.Le président mexicain, M.Jose Lopez Portillo, avait lancé une proposition de médiation le 21 février à Managua.Il proposait de défaire les «noeuds» de ce conflit — Salvador, relations entre le Nicaragua et Cuba d’une part et les Etats-Unis d’autre part — par des négociations, sur la base d’un «système de concessions mutuelles.» Dimanche à New York, à l’issue d’un Voir page 18: Washington Le Canada serait prêt à intercéder NEW YORK (PC) - La crédibilité dont il jouit en Amérique latine pourrait conférer au Canada un rôle dans la négociation de la paix au Salvador, a déclaré hier M.Mark MacGuigan, ministre des Affaires extérieures.Toutefois, toute initiative dans ce sens ne saurait être prise qu’après les élections prévues pour le 28 mars.Pour le moment, dit-il, aucune proposition spécifique n’est à l’étude.«Nous avons reçu, a dit M.MacGuigan, des encouragements de la part de Cuba et du Nicaragua qui, en raison de notre haut degré de crédibilité, souhaitent notre participation à.la solution des problèmes de la région.«Dans le cas de Cuba, je crois qu’ils estiment que c’est un avantage que nous ne soyons pas membres de l’Organisation des États américains.» Les États-Unis accusent Cuba et le Nicaragua de soutenir la rébellion de gauche au Salvador et ont récemment accentué leur aide militaire au gouvernement du président Napoleon Duarte.M.MacGuigan a déclaré que le Canada, de concert peut-être avec le Mexique et le Venezuela, serait prêt à tenter de mettre fin à la guerre civile au Salvador.Le ministre canadien a fait sa décla-Voir page 18: Canada I M.Pierre Elliott Trudeau pose la main sur un garde du corps qui lui fraie un chemin dans la foule à son arrivée au Centre O’Keefe de Toronto, où le premier ministre assistait hier à la première canadienne du film «Napoléon».(Photolaser CP) La gauche française a reçu un avertissement " » PARIS (d’après AFP et Reuter) — Dix mois après son accession au pouvoir, la gauche française a reçu un avertissement à l’occasion du premier tour des élections cantonales, qui constituaient, malgré leur caractère de consultation locale, un bon test politique.La plupart des commentateurs relevaient en effet hier le recul de la gauche en dessous des 50%, même si les chiffres officiels ont nettement corrigé les estimations qui avaient été faites dimanche soir pour la télévision d’Etat par un institut de sondage.Alors que les estimations prévoyaient un écart de quatre points entre la gauche et l’opposition gaulliste et giscardienne, les deux camps apparaissent en fait presque à égalité en métropole: 49.6% pour la gauche, 49.9% pour l’opposition.Certains candidats officiellement classés «divers gauche» avaient été, dans les estimations, comptés dans l’opposition, «gonflant» ainsi le chiffre de celle-ci.Le ministre de l’Intérieur, M.Gaston Def-ferre, et plusieurs dirigeants socialistes ont sévèrement critiqué hier la «manipulation» qui avait fait apparaître la gauche comme aussi nettement battue.Il reste cependant que l’addition des voix socialistes et communistes est tombée en dessous de la barre des 50%.Cette barre avait été largement dépassée au {irintemps dernier, dans la foulée de l’é-ection du président Mitterrand, et était atteinte dans les élections cantonales précédentes de 1976 et 1979.A moins d’un retournement spectaculaire au second tour de dimanche prochain, la gauche aura beaucoup de mal à atteindre son objectif qui était de contrôler la majorité des assemblées dé- fiartementales, les conseils généraux, que es cantonales ont pour objet d’élire.Cette situation ne remet pas en cause le pouvoir gouvernemental ou parlementaire, mais elle va conforter l'implantation locale de l’opposition à un moment où la France, apres des siècles de dirigisme parisien, s’oriente vers une audacieuse décentralisation des pouvoirs, sous l’impulsion des socialistes eux-mêmes.Le premier tour a d’autre part confirmé certaines caractéristiques de la vie politique française.La gauche l’a emporté dans les villes, mais a perdu dans Voir page 18: Gauche Les Communes paralysées pour la 14e journée Les négociations n’ont pas permis de rapprochement par Claude Turcotte OTTAWA — C’est de nouveau l’impasse totale à la Chambre des communes.«Je me suis trompé vendredi», a déclaré hier soir M.Éric Nielsen, leader parlementaire des conservateurs, à la sortie d’un caucus de son parti, au cours duquel il avait exposé le pian qu’il avait soumis à son homologue libéral, M.Yvon Pinard, et fait état de la réponse de ce dernier.Le leader parlementaire du gouvernement a répondu fort laconiquement et évasivement à la longue lettre de M.Nielsen.M.Pinard rappelle sa déclaration de vendredi dernier et commente ainsi l’offre de M.Nielsen: «Alors que votre lettre met l’accent sur un certain nombre de façons de diviser le projet de loi, je suis certain que vous comprenez qu’un calendrier raisonnable pour le débat doit aussi faire partie des négociations qui suivront le vote sur votre motion.» Cette réponse reçue 35 minutes avant le début du caucus conservateur a été perçue par M.Nielsen de cette façon: «M.Pinard garde le silence: mon interprétation, c'est qu’il refuse mon offre».Cette offre en fait s’étale sur près de quatre pages d’une lettre remise au bureau du ministre hier matin.En substance, les conservateurs proposent que le bill C-94 soit scindé en dix projets de lois distincts, selon un regroupement qui tient compte du degré de controverse et de la nature des articles.Certains des projets de lois, selon M.Nielsen, ne susciteraient pas de controverse.Trois de ces bills pourraient être adoptés en deuxième lecture dans la même journée.Ce serait le cas de la surveillance du secteur énergétique, de l’urgence sur les approvisionnements d’énergie et des amendements à la loi sur l’économie de pétrole et le remplacement de mazout.Trois autres bills pourraient donner lieu à un débat de deux jours ou moins, soit ceux sur l’Office national de l’énergie, Pétro-Canada et les normes de consommation de carburant.Dans ces cas précis, les députés auraient droit à des interventions de vingt minutes chacun et il faudrait permettre l’audition de témoins lors de l'étape du comité.D’autres mesures sont considérées «carrément controversées» par les conservateurs.Les mesures sur le programme d’encouragement du secteur pétrolier, sur la détermination de la participation et du contrôle canadiens et sur l’examen des investissements étrangers pourraient faire partie d’un seul projet de loi et faire l’objet d’un débat de deux ou trois jours en deuxième lecture, sans une étude prolongée en comité.Les amendements à la loi sur les sociétés commerciales canadiennes constitueraient un seul projet de loi parce qu’ils débordent largement le domaine de l’énergie.Un projet de loi porterait sur les redevances «afin de maintenir intégralement le principe acquis depuis des siècles, selon lequel tout nouvel impôt doit être étudié et approuvé par les représentants élus».Enfin le dixième projet de loi engloberait les mesures permettant la création de sociétés énergétiques.C’est donc cette proposition qu’a reçue M.Pinard hier.La réponse à M.Nielsen SAINT-JEAN T.-N.(PC) - Le premier ministre conservateur de Terre-Neuve, M.Brian Peckford, a annoncé hier que les Terre-Neuviens iront aux urnes le 6 avril.Il s’agira de la lie élection générale dans cette province depuis qu'elle est entrée dans la Confédération en 1949.M.Peckford a expliqué qu’il avait décidé de consulter la population parce que son gouvernement a fait tout en son possible pour en arriver à une entente négociée avec le gouvernement fédéral sur la question délicate des droits de propriété sur les ressources naturelles au large des côtes.Les conservateurs avaient remporté facilement la dernière élection, en 1979, M.Peckford a ajouté qu’il allait immédiatement dévoiler une proposition de compromis sur ce problème des ressources offshore.À la dissolution, l’Assemblée législative se partageait de la façon suivante: 34 conservateurs, 17 libéraux et un siège vacant.À l’élection de 1979, les conservateurs avaient remporté 33 sièges, les libéraux les 19 autres.M.Peckford a affirmé que sa proposition de compromis, qu’il doit rendre publique aujourd'hui, était raisonnable pour les deux parties et qu’avec elle Terre-Neuve et le Canada partageraient les bénéfices découlant de l’exploitation des réserves de pétrole sous-marin.Selon cette suggestion, a-t-il encore dit, le gouvernement désire la création immé- fut beaucoup plus courte.Le ministre ne dit en somme ni oui, ni non.Pour sa part, le leader parlementaire des conservateurs avait le sentiment hier soir que M.Pinard fermait la porte.M.Roch LaSalle, qui a participé à la conférence de presse M.Nielsen, a déclaré: «Cette attitude de M.Pinard qui devient une habitude, est inacceptable.Miyi.Nielsen et LaSalle ont affirmé que le caucus était à 100% en faveur de la position défendue par le parti jusqu’à maintenant.Pour M.Nielsen, accepter d'aller voter sans plus d’assurances de la part de M.Pinard serait un geste aussi risqué que de signer un chèque en blanc.Voir page 18: Négociations diate d’emplois, une réduction des taxes, l’amélioration des services publics, des stimulants économiques, des dispositions pour le jour où les réserves de pétroles seront épuisées et une entente définitive et non modifiable.Les préparatifs en vue de la mise en exploitation des ressources off-shore peuvent créer des milliers d’emplois au cours des cinq ou six prochaines années, et le plus grand nombre possible de ces emplois doivent revenir à des Terre-Neuviens, a dit le premier ministre.Au cours des prochaines années, la province doit construire des bases d’approvisionnement et des parcs industriels dans les municipalités comme Baie Roberts, Corner Brook, Marystown, Argentia et Botwood, a-t-il encore rappelé.Il faudra également construire des aéroports, des aqueducs et des égouts.«Nous devons, en particulier, mettre sur pied une nouvelle eeole des pèches et d’autres institutions du même genre pour l’entraînement à des emplois reliés aux travaux marins.Nous devons créer des instituts de recherche et d’exploitation afin d’avoir une main-d’œuvre extrêmement variée et ainsi nous assurer que les sociétés pétrolières et les bureaux gouvernementaux seront installés dans la province.«Ce bloc d’activités peut être entrepris immédiatement si le Gouvernement du Canada accepte notre proposition de compromis», a déclaré M.Peckford.WÊÊÊÊtÊIÊÊÊÊtKtlÊlÊÊKÊÊÊÊÊttÊÊÊÊÊÊÊIÊÊÊÊKÊÊmBHHÊÊMÊmÊÊm Peckford déclenche une élection générale Reagan: la solution ou le problème?3) Commerce: les Etats-Unis jouent-ils le jeu?WASHINGTON - L’atütude «revancharde» du Congrès américain inquiète.Le Csnada d'abord: «Ici, reconnaît-on de source officielle canadienne à Washington, on pense que les Etats-Unis jouent plus franc jeu que d’autres, que le Canada en particulier».Le sentiment qui domine donc chez les représentants au Congrès, c’est que la politique commerciale américaine a été trop complaisante pour les alliés des États-Unis.Et ils en ont profité trop longtemps.Le Fonds Monétaire aussi s'inquiète.«La règle d’or du libre-échangisme, affirme un cadre du FMI, c’est d'offrir à tous les partenaires commerciaux les mêmes avantages — ou de réserver les mêmes désavantages — qu’à l’un d’eux en particulier.Or le principe de la «réciprocité» ne suit pas cette règle».Le mot d'ordre, dans les milieux politiques américains, est aujourd’hui la ré- par Michel Vastel Notre correspondant parlementaire à Ottawa a effectué récemment un séjour d’information à Washington où il a notamment rencontré des cadres supérieurs du Fonds Monétaire international.ciprocité: une politique du «œil pour œil, pour dent».Dans ce nouveau style de «protectionnisme sélectif» le Canada est une cible toute désignée.Non pas qu’il se conduise plus désagréablement que d'autres avec les Américains, estime-t-on de source canadienne, mais il a plus mauvaise réputation».«Les projets de loi de représailles sont très sérieux», dit un conseiller politique canadien qui, comme tout le monde, se demande ce qui arrivera si l'un de ces projets de loi passe au Congrès et au Sénat, et arrive sur le bureau du président».«Reagan osera-t-il se servir de son veto» se demande-t-on avec inquiétude».En période de récession, les épidermes sont plus sensibles aux moindres irritations.Et avec un taux de chômage de plus de 9%, l’opinion publique américaine réclame qu’on ouvre le parapluie du protectionnisme, comme aux pires moments de la Grande Crise».Le «dur» de l’administration américaine, c’est le représentant spécial au Commerce, M.William Brock, qui a accepté avec beaucoup de réticences, la presence du Canada à la conférence de Key-Biscane, en Floride, en janvier dernier».Officiellement, les Etats-Unis, le Japon, la Communauté économique eu- ropéenne et le Canada se sont engagés à ne rien entreprendre qui compromette l'entrée en vigueur de l'Accord de 1979.L’Accord général sur le Commerce et les tarifs (GATT) prévoit une réduction de 40%, en huit étapes annuelles successives, des droits de douane sur la plupart des marchandises.En pratique, 60% du commerce canado-américain s'effectuera en franchise en 1988, et 107c du commerce fera face à des tarifs de moins de 57c.» L’Accord prévoit aussi la levée d'autres entraves au commerce comme les politiques d’achat des gouvernements, les subventions aux entreprises, les quotas de production, etc».Le Congrès sait très bien, pour l’avoir approuvé en 1979, que les Etats-Unis peuvent difficilement remettre en cause l’Accord du GATT.Mais on prétend que le Traité sur le Commerce est plein de «trous» dont se servent habilement les partenaires commerciaux des Etats-Unis.Les projets de loi basés sur le principe de la réciprocité visent donc essentiellement à colmater les brèches qui existent, malgré le GATT.Ils dépassent maintenant la douzaine et visent surtout les grands pays industrialisés, le Canada en première ligne.Comme pour ternir la réputation du Canada sur la scène internationale, les États-Unis ont décidé de déposer formellement une plainte à Genève, devant un comité du GATT, contre la loi canadienne d’examen de l’investissement étranger (FIRA).Soudainement, après sept ans d’existence, «la loi perturbe le commerce, prétendent les Américains, et le Canada ne respecte plus ses obligations internationales».Mais la plainte américaine contre FIRA à Geneve n’est qu’un prétexte.Un conseiller du Département a’Etat avoue Voir pago 18: Raagan t Plan cf urgence pour les PME Afin de créer un impact psychologique destiné à lutter contre l’effet dépressif de la crise, M.Rodrigue Biron a annoncé hier que le gouvernement du Québec a décidé d'aller de l'avant avec son plan dlirgence pour les PME manufacturières.L'État garantira des prêts de $200 millions et assumera une partie des frais d’intérêt.Page 9 Ryan dit non au corridor du Labrador Devant les étudiants de l’Université McGill, le chef du PLQ, M.Claude Ryan, a qualifié hier d'injustifiable le projet d’Ottawa de délimiter un corridor à travers le territoire du Québec pour permettre à Terre-Neuve de vendre son électricité aux États-Unis.Page 2 Un appui pour le gouvernement Le président du conseil de Bell Canada, M.Jean de Grandpré, appuie les intentions du gouvernement de M.René Lévesque de ramener les salaires de la fonction publique au niveau de ceux du secteur privé et il invite les gens d'affaires anglophones à s’intéresser davantage aux questions qui touchent l’ensemble de la société québécoise.Page 9 Editorial Le Conseil national du Parti québécois et le gouvernement Lévesque ont fait le point sur la situation financière et politique du Québec.En éditorial, Jean-Claude Leclerc relève les contradictions et les lacunes gouvernementales auxquelles les militants du PQ n’osent plus s’en prendre.Page16 Au tréfonds de la CTCUM Me Germain Jutras a déclaré hier qu'il irait jusqu'à la racine du mal qui ronge les relations de travail depuis une dizaine d'années à la CTCUM.Et le commissaire a fait appel à toutes les parties pour alléger les procédures de son enquête.Page 2 Le monde ¦ Reagan rejette le gel des armes nucléaires.Page 4 ¦ Mme Walesa en* appelle à Jaruzelski.Page 5 ¦ Les libéraux colombiens gagnent les élections.rPage 5 r 2 ¦ Le Devoir, mardi 16 mars 1982 Ryan qualifie d’injustifiable le projet de corridor pour exporter l’électricité du Labrador par Pierre O’Neill L’intention d’Ottawa de tracer un corridor à travers le Québec pour permettre à Terre-Neuve d’acheminer son électricité est injustifiable, selon M.Claude Ryan.S’adressant à quelque 300 étudiants et professeurs de l’Université McGill; le chef du Parti libéral du Quebec a émis l’opinion hier que l’intervention du gouvernement fédéral serait «abusive» et risquerait d’être fort coûteuse.Vivement opposé à la manière forte envisagée par Ottawa, le leader de l’Opposition est convaincu que la seule façon de solutionner ce délicat problème est de rechercher une entente par voie de négociation.Pour y parvenir, M.Ryan pose comme préalable un assouplissement de l’attitude du gouvernement Lévesque dans ce dossier.Il croit que Québec doit accepter de revoir les termes du contrat en invitant Terre-Neuve à reprendre les pourparlers sur l’ensemble du litige concernant l’exploitation des ressources hydrauliques de part et d’autre de la frontière du Labrador.Dans toute cette histoire, M.Ryan note que le Québec se trouve dans une situation «extrêmement glissante» en ce que les ressources appartiennent à Terre-Neuve et que la Cour suprême pourrait fort bien trancher en faveur du premier ministre Peckford.Voilà pourquoi, le chef libéral n’hésite pas à dire que le Québec a tout intérêt a favoriser une reprise des négociations et cela dans les plus brefs délais.«Plus nous attendons, plus c’est dangereux.» Interrogé plus tard par les journalistes, M.Ryan a sou- ligne l’illogisme du jugement rendu en 1927 par le Conseil privé.La ligne alors tracée pour définir les frontières du Labrador lui apparait «artificielle et irréaliste » Devant cet auditoire essen-tiellement composé d’anglophones, M.Ryan a consacré la plus grande partie de son exposé à traiter de la détérioration du climat socio- politique, de la crise économique et des difficultés engendrées par une mauvaise gestion gouvernementale.Pendant de longs moments, les étudiants de McGill ont pressé le chef libéral de questions sur le dossier constitutionnel, les compressions budgétaires et les contraintes que le gouvernement du Parti québécois impose à la communauté anglophone.M.Ryan a notamment émis l'opinion: ¦ que les compressions budgétaires annoncées par le gouvernement Lévesque dans les secteurs de l’éducation et des hôpitaux sont «inacceptables»; ¦ que le gouvernement devrait éviter de réduire les services indispensables aux plus démunis et s’efforcer de couper prioritairement dans les «abus» et d’amorcer im- médiatement une série de mesures de redressement des finances publiques; ¦ que l’entrée du Parti québécois sur la scène politique fédérale aurait pour effet d’éclaircir la situation, de mettre en lumière l’action «hypocrite» du PQ, qui a jusqu'ici oeuvré dans les coulisses des campagnes électorales fédérales et a combattu les libéraux fédéraux sans avoir le courage de le faire visière levée; ¦ qu’un gouvernement libéral dirigé par Claude Ryan épurgerait l’Office de la langue française de son rôle «policier» et assouplirait les dispositions de la loi 101 sur l’affichage et l’accès à l’école anglaise et que l’obligation des tests linguistiques serait supprimée pour tous les diplômes d’écoles secondaires., Claude Ryan Projet de règlement sur les comités de santé-sécurité Les non-syndiqués seraient victimes d’injustice (CPQ) Pour le travail partagé «Afin d’accélérer la mise en marche d’un programme de travail partagé» chez Pratt et Whitney, qui a licencié quelque 1,600 travailleurs depuis novembre dernier, près de 100 syndiqués ont manifesté hier devant le bureau du député fédéral de Lon-gueuil.M.Jacques Olivier (ci-dessus à gauche), à qui ils ont fait part de leurs doléances.(Photo Jacques Grenier) par Gilles Provost Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a déclaré la guerre à un projet de règlement provincial qui accorderait un statut privilégié aux travailleurs syndiqués a l’intérieur des comités paritaires de santé et de sécurité prévus par la «loi 17» (adoptee en décembre 1979).Le dernier bulletin interne du CPQ révèle en effet que le patronat «exercera toutes les pressions politiques nécessaires» pour bloquer l’adoption de ce projet de règlement qu’il estime «injuste, déraisonnable et discriminatoire» à l’endroit de la grande majorité des employes du secteur privé qui n ont pas jugé bon de se syndiquer.Ce projet de règlement a pour but de trancher une question très délicate que le législateur avait soigneusement évitée en 1979 lorsqu’il a prévu la création de comités paritaires et décisionnels de santé et de sécurité dans les établissements industriels de plus de 20 employés: «Comment désigner les représentants des travailleurs lorsqu’il y a plusieurs syndicats ou lorsqu’une portion du personnel n’est pas syndiquée?» Ce litige a fait l’objet de débats acerbes au Conseil d’administration de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) à tel point que son président, M.Robert Sauvé, a dû utiliser son droit de vote prépondérant pour que soit finalement adoptée la lie version du projet de règlement, le 1er février dernier.Selon ce document que Qué- Me Jutras entend approfondir l’examen des relations de travail à la CTCUM enquête sur la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM), le commissaire, Me Germain Jutras, a indiqué qu’il se proposait d’aller jusqu’aux origines d'une situation qui a valu aux usagers plusieurs interruptions de service depuis une dizaine d'années.L’enquête porte sur les relations de travail, la gestion du personnel et les différends qui ont cours actuellement à la CTCUM.Elle est instituée dans le cadre fixé par une loi extraordinaire de r Assemblée nationale adoptée en janvier dernier, au moment où les employés d’entretien, les employés de bureau et les chauffeurs ont déclenché la grève.Me Jutras doit rendre son rapport au plus tard à la mimai, à la même date où les parties en cause retrouveront leurs recours, grève ou lock-out, habituels dans le cadre des négociations.Ce délai, très court, a d’ailleurs incité le commissaire enquêteur à demander la collaooration des parties en cause de manière à alléger le plus possible la procédure d’enquete.En ce qui a trait aux différends actuels, le commissaire doit se limiter au constat des faits sans se substituer à des conciliateurs dans la recherche d’un règlement des conventions collectives.En ce qui a trait, toutefois, aux relations de travail et à la gestion du personnel, le commissaire peut livrer ses opinions et faire des recommandations sur les moyens de parvenir à un climat harmonieux de travail.L'enquête pourrait remonter jusqu’à 1965 au moment où, a la Commission de transport de Montréal, une direction du personnel était mise en place.Dès le début de l’enquête, la CTCUM a déposé un document dans lequel elle affirme avoir «une compréhension et ;rpré naat une interprétation très larges» du commissaire.Guide ' d’apprentissage en soudage oxyacétylénique Claude Leroux/J.-Gilles Gingras 22,5 cm x 1,55 cm 110p du man< Elle invite le commissaire à s’intéresser d'abord aux conflits actuels lesquels lui donneront un bon aperçu de la situation des relations de travail et de la gestion du personnel.Cinq syndicats d’employés se trouvent actuellement en période de renouvellement de leur convention collective.Il s'agit du Syndicat du transport (employés d’entretien), du Syndicat des employés de bureau, de la Fraternité des chauffeurs d’autobus, des opé-rateurs de métro et employés 4560 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél.: (514) 849-1112 Ce guidé d apprentissage est un cours d'une durée possible de 90 heures.Il est divisé en étapes appelées modules.Chaque module a un objectif terminal qui sera atteint après avoir réussi chacun des objectifs intermédiaires qu'il contient.On y traite de; • soudage autogène des tôles en acier doux de W d'épaisseur dans la position à plat: • soudage autogène des tôles en acier doux de W d'épaisseur dans les positions demi-montantes et montantes?• soudage autogène des tôles en acier doux de W d’épaisseur dans les positions en corniche et au plafond; • oxycoupage des métaux ferreux, soudage autogène et hétérogène des fontes, soudage des métaux non ferreux, soudobrasage, brasage et soudage à l'étain: • soudage autogène des tôles en acier doux de vt" d'épaisseur, bord à bord, dans toutes les positions; • soudage des tuyaux en acier doux de 2" de diamètre, en toutes positions.En vente dans les librairies: Station Métro-Longueuil 168 est, rue Sainte-Catherine 4440 rue Saint-Denis Longueuil.Québec Montréal, Québec Montréal.Québec Tél (514)677-6525 Tél : (514) 861-5647 Tél (514)843-6241 des services connexes, de la Fraternité des constables et agents de la paix de la CTCUM et du Syndicat des employés du transport en commun (caissiers).Les porte-parole, des syndicats d'employés ont réclamé des délais supplémentaires au commissaire afin de mieux se préparer et de se concerter.Ils devront y parvenir d’ici demain après-midi puisque Me Jutras entend reprendre son enquête à ce moment-là.Mais, d’ores et déjà, le syndicat réputé le plus radical, celui des employés d’entretien, ne fonde pas beaucoup d’espoir sur les travaux du commissaire.Son président, M.Jacques Morrisette, laisse entendre que cette enquête revient à demander au gouvernement d’enquêter sur lui-même.Dans son document, la CTCUM, tout en ne niant pas l’utilité de remonter dans le temps, insiste surtout sur les confits actuels et leurs aspects Le chauffeur de Parizeau accusé d’extorsion Ronald Donnelly, un garde du corps et chauffeur à l’emploi du ministère québécois de la Justice, devra comparaître le 25 mars devant un tribunal montréalais sous une accusation de tentative d’extorsion.Une sommation en ce sens a été émise hier par le juge en chef de la Cour des sessions, à la suite d’une pré-enquête tenue en fin de journée vendredi.À Québec, le directeur du Service des garde du corps, M.Jean-Roch Côté, a confirmé la suspension d’un membre de ce service en expliquant que l’homme faisait partie de l’équipe chargée d’assurer la protection et les déplacement du ministre des Finances depuis le mois d’août 1981.financiers.«Vous devrez éventuellement accorder une importance particulière aux aspects financiers des différentes mésententes.Sur ce point particulier, l’écart entre la position des parties est particulièrement considérable.Si les syndicats estiment que les offres de la CTCUM sont modestes, la Commission de estime es demandes syndicales nettement exorbitan- transport, quant à elle que le sont tes».L’enquête n’a pas pour effet de suspendre le processus de conciliation engagé depuis quelques mois entre les parties.Ce processus doit se poursuivre parallèlement à l’enquête.bec n’a pas encore diffusé, la taille du comité variera selon l’importance de l’établissement mais les employés non syndiqués ne pourraient jamais y déléguer plus d’un représentant, aussi nombreux soient-ils.Dans les petites boîtes, de moins de 50 travailleurs, les non-syndiqués pourraient donc avoir une voix sur trois parmi les représentants des employés.À l’autre extrême, ils n’auraient qu’une voix sur 11 dans les grandes entreprises qui réunissent plus de 1,500 travailleurs.Aux yeux du patronat, il s’agit là d’une discrimination inacceptable qui peut même friser l’absurdité, par exemple dans une compagnie de 500 employés dont seulement dix seraient syndiqués.Cette poignée de syndiqués aurait alors quatre représentants au comité de santé-sécurité tandis que les 490 autres n’en auraient qu’un seul.Dans sa campagne pour la défense du droit à la non-syndicalisation, le CPQ entend développer les trois arguments suivants: d’abord, dit-il, la loi sur la santé et la sécurité du travail place tous les travailleurs sur un même pied et n’a pas pour but d’accorder aux syndicats le contrôle des mécanismes de participation des travailleurs.En outre, le CPQ s’appuie sur la Charte des droits et libertés de la personne pour défendre le «droit égal de tout travailleur», syndiqué ou non, de participer aux mécanismes destinés à protéger sa santé et sa sécurité.La famille des Sciences de ta Gestion de l'UQAM vous invite à une conférence-midi mercredi le 17 mars 1982 à 12h16 THÈME L'INDUSTRIE DES GRANDS CONGRÈS CONFÉRENCIER Jean Labonté, président Société du Palais des Congrès de Montréal ENDROIT Pavillon Judith-Jasmin (salle J-2930) 405, rue Ste-Catherine est Montrés! (Québec) ENTRÉE LIBRE Université du Québec à Montréal Enfin, on soutient que le règlement fait une discrimination qui n’était pas prévue à la loi, ce que la jurisprudence interdirait.Le vice-président exécutif du CPQ, M.Ghislain Dufour, a refusé hier de commenter le texte de ce bulletin qui, dit-il, est parvenu «prématurément" entre les mains du DEVOIR.Il en a toutefois confirmé l’authenticité.En vertu de la loi 17, les comités de santé et de sécurité ont pour tâche de choisir le médecin responsable de l’établissement et d’approuver le programme de santé que ce dernier peut proposer.Dans le cadre du programme de prévention, le comité établit aussi les programmes de formation et d’information du personnel, choisit les instruments de protection individuels (casque, lunettes, etc.), participe à l’évaluation des dangers, fait enquête sur les maladies ou accidents professionnels, etc.Un autocar heurte un train: 9 morts MINEOLA (AFP) - Neuf personnes sont mortes dans une collision d’un train et d’un petit autocar, à Mineola, dans la banlieue de New York.L’accident a provoqué la mort de sept jeunes gens et deux jeunes femmes et a fait un blessé.Il s’est produit à un passage à niveau de la ligne ferroviaire desservant Long Island.Toutes les victimes étaient âgées de 18 et 20 ans.CERTIFICAT DE PLACEMENT GARANTI MINIMUM 500$ FRAIS Appelez-nous au: 1253 ave.McGill College m Centre Commercial Place Rosemère 6633 est, rue Sherbrooke r,c Montréal H1N 1C7 M CPG à court terme (moins d'un an) aussi disponibles.878-3351 621-0710 253-1720 Quelques autres services des Fiduciaires: • hypothèques et courtage immobilier • REER et REEL • planification et règlement de succession • administration de biens Le trust à la mesure de chacun Taux sujet à changement ________ Institution inscrite à la Régie de l'Assurance-dépôts du Québec.'tif/lICMfiHM LE TRUST DE LA BANQUE D EPARGNE tJLr «nr- Je vois à mes intérêts! 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( es Moteurs Décarie Inc.55 tue Gince.Sl lautent Que 334 9910 12,500.(modèle 900, 2 portes, standard) Le Devoir, mardi 16 mars 1982 ¦ 3 en bref.¦ Écologistes à l’amende GASPÉ (PC) — Trois écologistes de la fondation Greenpeace ont écopé d’amendes de $1,500 chacun hier, pour avoir perturbé la chasse aux phoques.Les trois condamnés ont également dû s’engager par écrit à ne pas visiter au cours des trois prochaines années la partie atlantique du Canada durant la saison de la chasse aux bébés-phoques.À défaut de payer l’amende, les trois écologistes devront passer deux mois en prison.Un porte-parole de Greenpeace, M.Patrick Moore, a cependant indiqué que son organisation a l’argent nécessaire et qu’elle se fera un point d'honneur de payer les amendes.Les trois écologistes, condamnés pour avoir aspergé des bébés-phoques de teinture verte, sont Patrick Wall, de Vancouver et anciennement de Stephenville, à Terre-Neuve, Greta Cowan, de Boston, et Jos van Heuman, d’Amsterdam.¦ Chalutiers français renvoyés SAINT-PIERRE et MIQUELON (AFP) - Deux chalutiers français, «l’Islande» et «Le Neve» ont été contraints de regagner le port de Saint-Pierre à la suite de contrôles effectues par les bateaux des services de pêches canadiens alors qu’ils se trouvaient à Port-aux-Basques, a-t-on indiqué hier à Saint-Pierre et Miquelon.Le contrôle canadien des pêches a estimé que ces navires contrevenaient à la réglementation relative au coefficient de transformation du poisson de pêche en poisson traité.Les pêcheurs estiment de leur côté que le motif invoqué est un prétexte invoqué par le Canada pour exprimer son mécontentement de voir la commission de la Communauté économique européenne s’opposer à la chasse aux bébés phoques et à l’importation en Europe des peaux de blanchons et des produits dérivés.¦ Demande d’asile au Canada GUAYAQUIL, Équateur (AFP) — Cinq marins pêcheurs polonais ont refusé dimanche, à Guayaquil, en Equateur, de regagner leur pays et ont demandé l’asile politique au Canada.En attendant une réponse des autorités canadiennes, les cinq marins sont hébergés à l’archevêché de Guayaquil.C’est au moment de la relève des équipages de deux navires de pêche, de Lyra et l’Andro-meda, que les cinq marins ont choisi de né pas retourner en Pologne.¦ Est-ce bien la Vierge?CORDOBA, Argentine (AFP) — Plusieurs personnes ont affirmé avoir vu apparaître la Vierge Marie à Ar-guello, une banlieue populaire de la ville de Cordoba, à 700 km de la capitale argentine, Buenos Aires.Les habitants se réunissent chaque nuit dans l’espoir de voir eux aussi le phénomène.C’est un jeune homme qui a, le premier, affirmé avoir vu une étrange lueur dont la forme rappelait les représentations traditionnelles de la Vierge Marie.Selon lui, la lueur, montant d’un petit ruisseau, s’est élevée jusqu’à la cimed’un arbre.Le nombre des curieux qui espèrent assister au phénomène augmente cha-• que nuit, à tel point que la police a dû mettre en place un important service d’ordre.Plusieurs évanouissement et des cas d’hystérie ont été signalés, et de nombreux parapsychologues se sont rendus a Arguello pour tenter d'élucider le mystère.¦ Bureau de Marols occupé Des travailleurs de la CSN-Construction ont occupé, hier matin, les bureaux du ministre du Travail, M.Pierre Marois, à Montréal.Ces travailleurs protestent contre la supposée discrimination dans l’embauche d’ouvriers syndiqués à la CSN sur les chantiers du gazoduc, notamment sur ceux de la compagnie Peben, à Joliette.Le président de la CSN-construction, M.Yvon Leclerc, a de plus réclamé que les travailleurs discriminés reçoivent une compensation pour les salaires perdus.¦ Sobhraj et Leclerc nient tout BENARES, Inde (AP) — Charles Sobhraj, accusé d’avoir assassiné un touriste israélien il y a cinq ans, dans la ville hindoue de Bénarès, a témoigné à son propre procès, hier.Il a juré qu’il n’était même pas en Inde fors du meurtre dont il est accusé.Âgé de 37 ans, Sobhraj a relaté qu’il n’avait jamais rencontre la victime, Allen Jacobs, et qu’il n’avait jamais mis les pieds à l’hôtel où le corps de la victime a été découvert.L’accusé a également soutenu que l’accusation de meurtre qui pèse contre lui et la codéfenderesse, Marie-Andrée Leclerc, avait été montée de toutes pièces par la police indienne et que les personnes qui ont témoigné contre lui l’ont fait après avoir «reçu des menaces».La Québécoise Marie-Andrée Leclerc a corroboré le témoignage de son ex-amant.Elle a expliqué qu elle a fait la connaissance de Sobhraj à New Delhi, en 1976, l’année où il a été appréhendé pour avoir tenté de droguer et de voler un groupe de touristes français et qu’elle n’a jamais participé à une quelconque conspiration.V J Réforme de la CUM: Léonard tient à son projet et à son échéancier par Alain Duhamel Inébranlé sur les orientations les plus fondamentales de son projet de loi (no 46) sur la Communauté urbaine de Montréal, le ministre des Affaires municipales, M.Jacques Léonard, entend le mener à bon port selon l’échéancier qu’il s’est fixé.Le projet de loi 46 devrait normalement être adopté au début de l’été.«L’échéancier demeure le même.Il ne servirait à rien de retarder le débat», a dit le ministre des Affaires municipales dans une entrevue au DEVOIR.«Les enjeux sont là, les points de vue sont là.» Après avoir entendu en commission parlementaire, au début du mois, les groupes intéressés et les principaux porte-parole municipaux sur l’avenir de la Communauté ur- par Rodolphe Morissette À la veille du sommet sur l’université québécoise qui se tiendra la semaine prochaine à Montréal, étudiants et professeurs ont fait consensus pour y proposer une modification radicale du rapport de force à l’intérieur des établissements universitaires.La nouvelle «coalition» professeurs-étudiants se dessine dans le document que vient de produire la Fédération des associations de professeurs d’université du Québec (FAPUQ) et qui résume les questions sur lesquelles les représentants des professeurs et ceux des étudiants se sont entendus lors d’une récente rencontre visant à préparer le sommet du 26 mars.Professeurs et étudiants s’accordent à rejeter «l’université des gestionnaires locaux et des gestionnaires de Québec» et à promouvoir concrètement «l’université des professeurs, des chercheurs et des étudiants».Dans cette veine, les deux groupes entrevoient une université gérée d’abord par la communauté universitaire, avec «préséance donnée aux professeurs et aux étudiants».Ils dénoncent les mécanismes actuels du système décisionnel et réclament l’élection, par leurs organismes représentatifs, des personnes qui siègent aux instances décisionnelles, professeurs et étudiants y jouissant d’une majorité.Professeurs et étudiants jugent qu’il leur revient d’ «assumer conjointement la gestion du processus académique dans les modules, départements et facultés»; pour ce faire, ils proposent des instances de decision, dans chacune de ces unités administratives, composées paritairement d’étudiants et de professeurs «é-lus par leurs associations ou M.Jacques Léonard baine, le ministre des Affaires municipales a en quelque sorte pris en délibéré les points de vue exprimés.regroupements respectifs».En même temps, ils s’entendent pour démocratiser davantage les conseils d’administration en y incluant une représentation élective des milieux sociaux et socioéconomiques.Toujours afin de réduire l’influence d’ «une bureaucratie hypertrophiée» à l’université.professeurs et étudiants s’entendent pour réclamer la modification substantielle du Conseil des universités, organisme qui actuellement conseille le ministre de l’Éducation en matière d’enseignement supérieur.On revendique en effet un Conseil des universités «indépendant» et dont les membres seraient élus par des organismes représentatifs; le Conseil serait dès lors «composé majoritairement par des professeurs et des étudiants».Son mandat serait élargi, puisque l’organisme modifié aurait la responsabilité d’énoncer des politiques à long terme dans l’éducation supérieure et aurait «le pouvoir requis pour les réaliser».C’est lui, en outre, qui élaborerait, en concertation avec les communautés universitaires, une nouvelle formule de financement des universités.Enfin, la coordination qui s’impose entre les établissements universitaires serait confiée à ce Conseil modifié.Par ailleurs, professeurs et étudiants s’accordent à dire que «les étudiants doivent participer au processus d’évaluation de l’enseignement et des enseignants.» Mais sur cette question délicate, les deux parties n’ont pu s’entendre sur le fait que les étudiants soient amenés à se prononcer sur la forme et le contenu des cours, participation «généralisée» dont les résultats seraient consignés au dossier des professeurs pour fins de renouvellement de contrat ou de pro- M.Léonard note avec satisfaction que plus personne ne remet en cause l’existence de la CUM en sa qualité d’entité à caractère intermunicipal.L’orientation que le ministre donne à l’avenir de la CUM se situe précisément dans une perspective intermunicpale fondée davantage sur le consensus des participants et de la concertation des moyens ue sur un rapport de force et ’influence entre des blocs municipaux fédérés par la situation géographique et l’histoire.«Il faut arriver à cela le plus vite possible.» Dans cette perspective, le ministre des Affaires municipales investit le Conseil de la CUM de toute l’autorité politique et transforme le comité exécutif en une articulation exécutive et administrative des volontés du Conseil.motion.Même absence de consensus sur la participation étudiante au processus d’évaluation et de refonte des programmes, à la définition des méthodes pédagogiques, des règlements pédagogiques, à l’embauche des professeurs et chargés de cours.Professeurs et étudiants se sont par contre entendus sur un ensemble de dispositions touchant le financement des établissements: les formes de financement ne devraient jamais dissocier la recherche de la fonction universitaire; l’entreprise privée devrait collaborer au financement des universités au moyen d’une taxe spéciale sur les profits; les deux gouvernements, fédéral et provincial, devraient y contribuer aussi, au moins dans la proportion de l’augmentation du produit national brut ou peut-etre de l’indice des prix à la consommation; l’université devrait être ouverte à l’ensemble des classes sociales et non seulement à celles qui sont favorisées, par le revenu notamment; enfin, les deux groupes de partenaires de l’université proposent d’autres moyens que financiers pour que l’institution atteigne certains de ses objectifs, tels l’augmentation de l’implication d’universitaires dans leur milieu, pour y rendre des «services concrets», et l’information sur ce qui se fait comme recherche et découvertes en milieu universitaire.Parmi la trentaine d’organismes invités par les professeurs et les étudiants au sommet de la semaine prochaine, on compte des groupes patronaux, professionnels, populaires, des conseils de recherche, des organismes gouvernementaux comme le Conseil des universités et le Conseil supérieur de l’éducation, mais non le ministère de l’Éducation.La bataille entre la ville de Montréal et les villes de banlieue sur la composition du comité exécutif se situe dans une perspective différente.Au Conseil de la CUM et dans les conseils municipaux, le comité exécutif, centre du pouvoir, a presque toute l’initiative et fait approuver ses décisions par l’ensemble des élus.Et sur ce plan, les principaux porte-parole municipaux se sont rejoints en commission parlementaire.Ils ont tous réclamé des commissions du Conseil, dont l’existence n’est pas remise en cause, une communication directe et prioritaire avec le comité exécutif.Dans le projet de loi, les commissions du Conseil communiquent directement à l’assemblée des élus leurs rapports et recommandations et peuvent même inscrire à l’ordre du jour des sujets de débat.Elles sont dirigées par des membres du comité exécutif.«Je ne voix pas pourquoi on ne l’essaierait pas», dit M.Léonard qui, en commission parlementaire, a mis en garde ses interlocuteurs.«Il ne faudrait pas juger de l’importance du comité exécutif et de son rôle dans la nouvelle communauté avec l’éclairage de la situation présente.» «En fait, nous n’enlevons rien à Montréal.Nous ne touchons absolument pas à l’autonomie municipale», ajoute le ministre qui dit comprendre l’acharnement avec lequel l’administration montréalaise défend son point de vue.Le projet de loi propose une communauté nouvelle, le ministre emploie parfois l’expression «Communauté de l’île de Montréal», alors que l’administration montréalaise parle d’un fonctionnement amélioré dans le cadre actuel des rapports de force à la CUM, rapports fondés sur le rôle particulier de Montréal et sa population, la majorité de l’île.«En démocratie indirecte, les minorités ne peuvent être écasées».Dans une perspective intermunicipale, si la majorité absolue va toujours au même groupe, elle prive les autres groupes d'un poids réel dans les orientations et les décisions et ne peut mener au consensus souhaité.Dans l’esprit du ministre des Affaires municipales, le consensus aura de meilleures chances de s’épanouir dans un contexte de transparence et de visibilité.«Après 12 ans, les citoyens connaissent très mal la CUM.Je crois qu’il est important que le Conseil ait plus de pouvoirs, plus de visibilité et soit plus ouvert au public.» Les commissions ou Conseil siégeront publiquement et pourront entendre les citoyens.Le ministre songe meme à permettre aux citoyens de poser directement au Conseil des questions, comme le prévoit la loi sur la démocratie municipale, afin de les associer plus étroitement encore aux enjeux et aux débats.La commission parlementaire a fait voir un autre point d’accord entre la ville de Montréal et les villes de la banlieue.Elles s'entendent pour appliquer en l’adaptant la Loi de l’aménagement et de l’urbanisme à l’ile de Montréal.«Je ne veux pas comparer la CUM à une municipalité régionale de comté.Je reconnais le caractère particulier de la CUM en terme d’aménagement» affirme M.Léonard qui analysera en profondeur une proposition d'harmonisation retenue à l’unanimité par la Commission permanente d’aménagement de la CUM.S’il est ouvert à des dispositions particulières à la CUM, le ministre n’entend pas compromettre dans Tile de Montréal les principes fondamentaux de la Loi de l’aménagement et de l’urbanisme et notamment en ce qui a trait au processus d’information et de consultation du public par lequel les citoyens peuvent le plus intervenir et s’associer aux orientations de leur schéma d’aménagement.Le projet de loi doit maintenant franchir à l’Assemblée nationale l’étape de la seconde lecture.Arrestations liées à 1982 ANNÉE DARWIN OEUVRES DE CHARLES DARWIN • L’origine des espèces 2vol.l*CM no 234 et 235 — $7.95 ch.Editions Maspero • Voyage d’un naturaliste autour du monde 2 vol.Découverte no 44 et 45 — $7.95 ch.Editions Maspero • L’expression des émotions chez l’homme et les animaux, 448 pages (relié) — $40.80 Editions Complexe • La descendance de l’homme 2 vol.(reliés) — $71.15 Editions Complexe SUR DARWIH ET LE DARWINISME • Darwin &Co — Pierre Thullier — 224 pages - 32 pages d’i 1 lustrations — $ 16.40 Editions Complexe • Le Darwinisme aujourd’hui — Collection Points-Sciences no 18 $5.55 Editions du Seuil Mnm Professeurs et étudiants veulent changer le rapport de force à l’université Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente La FER l’université des adultes vous offre le soir à temps partiel, au trimestre printemps-été 1982, des programmes de perfectionnement professionnel conduisant à un certificat de premier cycle (30 crédits).Coopération " Relations industrielles II Criminologie II Relations industrielles I Traduction II et pour les enseignants en particulier: — animation de la vie étudiante — enseignement des mathématiques et des sciences au primaire — intervention pédagogique au primaire Trois certificats donnent droit à un baccalauréat ès arts ou à un baccalauréat ès sciences.Annuaire disponible Besoin de consulter pour préciser votre orientation?Le Centre d’accueil est à votre disposition: Tél.: 343-5924 Date limite d’admission et d’inscription 29 mars R»n»»lgn0m»ntt: Faculté da l’éducation permanente 3335, chemin Queen Mary rez-de-chauesée 343-6090 une vague d’incendies En quelques heures, au cours du week-end, la police a réussi à appréhender quatre personnes en rapport avec des incendies criminels allumés en banlieue sud et sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal.Vendredi, les enquêteurs des incendies criminds de la Sûreté du Québec ont mis un terme à l’activité d’un pyro- mane responsable de cinq sinistres survenus à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal.Un jeune homme, dont la police a préféré taire l’identité pour des motifs humanitaires, a comparu hier devant le tribunal pour être aussitôt confié aux soins de l’Institut Pinel où il devait subir un examen psychiatrique approfondi.Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente La FEP offre, ce printemps, Aux enseignants trois programmes d’étude de 30 crédits chacun: — Animation de la vie étudiante — Enseignement des mathématiques au primaire — Intervention pédagogique au primaire.Trois certificats donnent droit à un baccalauréat ès arts ou à un baccalauréat ès sciences.Date limite d’admission et d’inscription: 29 mars Renseignement» 343-eoto Faculté de l'éducation permanente 3335, chemin Oueen Mary rez-de-chauaaée Mary Votre -^ibello C'est vrai qu’on n’a pas â s'en faire lorsqu’on a prévu sa prochaine réunion d’affaires au légendaire Château Montebello.Pour vous simplifier la vie, nous avons pensé â tout: 17 salles de réunions, dont une pouvant accueillir 225 personnes, en plus de 200 chambres confortables et spacieuses.PS.C'est une invitation d’affaires.mais n’oubliez pas votre équipement de ski de fond, votre costume de bain, vos patins, etc.CP Hotels K Le Château Montebello Montebello (Québec) J0V 1 LO (819) 423-6341 130 km à l'ouest de Montréal, 65 km à l'est d Ottawa, sur la rivière Outaouais.CP et t4 uni les marques déposées de Canadien Pacilrque Limitée Le Devoir, mardi 16 mars 1982 le monde ¦ Cinq explosions en Ulster BELFAST (AFP) — Un enfant de 11 ans a été tué et 14 personnes blessées, dont deux erièvement, au cours d’une série d’explosions de bombes nier en fin d’après-midi en Irlande du Nord, a indiqué un porte-parole de la police de Belfast.Cinq bombes ont explosé en l’espace d’une demi-heure, dans cinq villes de la province: Belfast, Armagh, Newry, Newtonstewart et Banbridge.Dans quatre des cas, il s’agissait de voitures piégées.À Newry (sud de l’Ulster), la charge explosive a été placée par trois hommes qui ont fait irruption dans une boutique de vins et spiritueux.Les bombes ont causé d'importants dégâts materiels: un bâtiment a pris feu dans le centre de Belfast, une banque à Newtonstewart et la boutique de Newry ont été démolis.L’explosion la plus grave s’est produite à Banbridge, petite ville proche de Belfast, où, selon la police, l’appel anonyme avertissant de la bombe a été donné sept minutes après la déflagration.Dans les quatre autres villes, les appels téléphoniques ont été reçus suffisamment à l’avance pour permettre d’évacuer la population.L’enfant de 11 ans a été tué à Banbridge, où il y a eu également deux blessés.Deux autres personnes ont été blessées à Newry.Parmi les blessés figure M.William Craig, ancien député protestant du Parlement régional d’Irlande du Nord, qui a été atteint par des éclats de verre.Cette série d’attentats intervient alors que l’Irlande du Nord connaissait un calme relatif depuis près de cinq mois.LTNLA (Armée de libération nationale irlandaise) et, dans une moindre mesure TIRA, ont subi d’importants revers au cours des derniers mois, avec l’arrestation de plusieurs dizaines de suspects et la découverte de caches d’armes.¦ Nouvel attentat au Liban BEYROUTH (AFP) — L’explosion d’une charge estimée à 5 kg a bléssé cinq personnes hier en début d’après-midi à Beyrouth-Ouest, à la Villa des dunes où sont installés des locaux du centre culturel français.Cet attentat, qui h’a pas encore été revendiqué, a soufflé toutes les vitres de l’édifice et causé des dégâts sérieux dans les locaux.La charge avait été placée à l’intérieur de l’enceinte de la villa.Un important service d’ordre a été mis en place aussitôt après l’explosion.Toutes les voitures garées à proximité ont été systématiquement fouillées et poussées à l’écart.Un précèdent attentat contre le même centre, en décembre dernier, avait été revendiqué par le Groupe Orly, une organisation clandestine arménienne qui exigeait la libération d’un militant détenu en France.Les locaux diplomatiques français ont fait l’objet de plusieurs attentats (roquettes, obus) en 1981, et l’ambassadeur Louis Delamare, rappelle-t-on, a été assassiné le 4 septembre dernier par un commando non identifié alors qu’il regagnait sa résidence.¦ Démissions en Cisjordanie JÉRUSALEM (AFP) — Neuf nouveaux membres de la Ligue des villages de Cisjordanie ont démissionné hier de cette association que la Jordanie avait accusée récemment de «haute trahison.» Si le nombre des démissions devait se multiplier, cela signifierait, selon les observateurs, l’échec de la politique des autorités israéliennes d’occupation consistant à favoriser une minorité collaboratrice.La première, celle d’un membre du conseil municipal de Deir Samit, dans la région de Hebron, avait été renoue publique dimanche.Six autres membres du même conseil et trois conseillers de Beit Awwa l'ont suivi hier en renonçant également à leurs fonctions au sein de conseils municipaux qui n’avaient pas été élus mais désignés par la Ligue des villages.Celle-ci est implantée depuis deux ans dans les régions de Hebron, Bethleem, Ramallah, Djenine et Qalqiliya et regrouperait quelques centaines de Palestiniens sur une population de 840.000 habitants.Le Jerusalem Post notait hier que les autorités israéliennes ont choisi pour cette Ligue «les personnes les plus discréditées de la communauté de Cisjordanie, et pour chefs, de véritables bandits qui suscitent moins de respect que de dégoût».Par conséquent, conclut le journal, la Ligue «avait rédigé son épitaphe avant que la Jordanie ne menace de mort ses membres.Brejnev serait malade NEW YORK (AFP) — Le «numéro un» soviétique, M.Leonid Brijnev, 75 ans, a eu de graves troubles cardiaques la semaine dernière à Moscou, a affirmé hier l’hebdomadaire Newsweek.L’hebdomadaire américain, citant des sources informées soviétiques, affirme dans sa rubrique Périscope que le secrétaire général du PC soviétique et président du Soviet suprême de l'URSS a souffert de plusieurs importants spasmes cardiaques.Newsweek cite également des sources finlandaises ayant approché M.Brejnev la semaine dernière Elles auraient tait état d'une nette détérioration de l’état de santé de M.Brejnev.¦ A la tête du KBG MOSCOU (Reuter) — Le général Goergyi Tsinev, connu pour être un proche du president Brejnev, est devenu le plus haut responsable en service actif du KGB, en remplacement du général Tsvigun, décédé en janvier, indique un bulletin d’information publié dimanche soir par la télévision soviétique.Le nom du général Tsinev a été cité comme premier vice-président du KGB dans une liste de membres d'une délégation du gouvernement et de l'armée présente à l’aéroport à l’occasion du départ pour l’Inde de M.Dimitri Oustinov, ministre de la Defense.Le chef du KGB demeure M.Youri Andropov, soixante-sept ans, membre du bureau politique, mais son poste est purement politique.Le titre le plus élevé parmi les officiers en active au KGB est celui de premier vice-président.La mort du général Tsvigun avait fait naître des rumeurs selon lesquelles il se serait suicidé après s’être querellé avec Mikhail Souslov, idéologue du Kremlin décédé d'une crise cardiaque le 25 janvier.Si l’on en croit ces rumeurs, le général aurait voulu s’attaquer à la corruption parmi les personnes étroitement associées à la direction du parti.Selon d’autres rumeurs, largement reprises à rOuest, une lutte pour le pouvoir avait éclaté, opposant le KGB à M.Brejnev, hypothèse que la nomination du général Tsiney semble infirmer.Son prédécesseur, le général Tsvigun, était un élément de la tendance dure, connu pour son hostilité à toute influence occidentale.Il s’en était notamment pris dans des articles aux jeunes gens qui adoptaient la mode ou la musique occidentale.B€LL€R1V€: RÊALISfcZ VOS Rf VIS 5, Ploce Bellenve Chomedey, lovol / j Tèl 331 5512 LJbfa OJ» f LJUL JET* ‘ • 788 appartements spacieux et luxueux de l'A à «'A pièces.• Jusqu'à 3 terrasses par appartement.• Plusieurs salles de bains.SCRVICES: • Trwnport gratvrt pot l'outobu» «Mlterivt» • Porc à piqwt wtqwt avtc 1.1 Q ® proiorooêr nvoroio# SPORTS.• Piicim titontvrt • Pi teint mftmvr» àt cowyhtwv 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avait reproché au gouvernement «de faire peu de choses pour apaiser ces craintes».«Un gel ne va pas assez loin» a estimé au contraire le président Reagan précisant: «Nous devons insister pour des réductions réelles des armements nucléaires».Les États-Unis, a-t-il dit, «appuyent fermement» la proposition qu’ils avaient faite le 18 novembre dernier à l’Union soviétique de démanteler l’ensemble de ses missiles SS-20, SS-4 et SS-5 contre le non-déploiement en Europe de nouveaux missiles nucléaires de l’OTAN.M.Reagan a déclaré que depuis sa proposition du mois de novembre, les Soviétiques avaient ajouté 50 SS-20 à leur arsenal, amenant le chiffre total à 300, porteurs de 900 têtes nucléaires.Un gel des armes nucléaires «nous laisserait ainsi que nos alliés sur une glace très mince, a ajouté M.Reagan.En tant que président, je ne le permettrai jamais».«Les États-Unis, a-t-il dit, continueront à négocier pour une réduction importante et vérifiable des armements nucléaires à Genève et au delà».D’ailleurs, l’interruption des négociations de Genève sur les armes eurostratégiques survient au moment ou l’arsenal nucléaire soviétique est devenu une menace «sans précédent» pour l’Occident, estimait-on hier à Washington.Le gouvernement américain, qui a annoncé l’interruption pendant environ deux mois a compter d’aujourd’hui ' des négociations de Genève, dispose de renseignements «très alarmants» sur l’importance des armes nucléaires soviétiques braquées sur l’Europe, la Chine et le Japon, a indiqué un haut responsable du departement d’État.«Les derniers chiffres montrent que la menace (nucléaire) soviétique contre l’Ouest n’a cessé de croître à un rythme impressionnant au fur et à mesure que se poursuivait la première phase des négociations» de Genève, a dit ce spécialiste américain, qui a requis l’anonymat.Au total, l’URSS dispose actuellement de 300 fusées SS-20, soit une augmentation de 50 missiles depuis l’ouverture des négociations de Genève (30 novembre dernier) et de 200 engins depuis décembre 1979, a-t-on ajouté de source compétente.Parallèlement, le Kremlin a accéléré au cours des derniers mois la construction, tant à l’ouest qu’à Test de l’Oural, de sites ae lancement pour ses SS-20, a-t-on précisé de même source.Le nombre total de missiles SS-20 soviétiques dépassera sous peu les «prévisions les plus pessimistes des experts de l’OTAN», a affirmé le responsable du département d’Ê-tat.Le renforcement de l’arsenal nucléaire de l’URSS rend plus nécessaire que jamais l’application de la décision de l’OTAN sur le déploiement, à partir de la fin 1983, d’armes nucléaires de moyenne portée (fusée Pershing-2 et missiles de croisière), selon la même source.Washington suit avec inquiétude les efforts de divers mouvements anti-nucléaires en Europe qui cherchent à empêcher le déploiement par l’OTAN d’armes nucléaires destinées à contrer les SS-20 soviétiques.«Le meilleur sinon le seul mofen d’amener les Soviétiques à faire des concessions à Genève est d’aller de l’avant avec la modernisation du dispositif nucléaire de l’Occident», a indiqué le spécialiste américain.Faisant le point de la première phase des négociations sur les armes eurostratégiques, ce diplomate a déclaré que les positions américaine et soviétique demeuraient «très éloignées».Cette première phase a néanmoins permis aux deux parties d’exposer clairement leur position initiale aux négociations.«Ce n’est donc pas l’impasse, mais simplement le moment d’interrompre les négociations formelles pour permettre aux deux gouvernements de voir où ils en sont», a souligné le haut fonctionnaire.Baptisée Option zéro par le président Reagan, la position américaine aux négociations de Genève est, en substance, une offre de renoncer au déploiement en Europe des missiles de croisière et des fusées Pershing-2 en échange de «l’élimination» des systèmes soviétiques SS-20, SS-4 et SS-5.La position soviétique, telle qu’elle est résumée à Washington, consiste à offrir un moratoire sur le déploiement, mais pas la production, des fusées SS-20.TRAVAUX DE PHOTOCOPIE ET D’IMPRESSION URGENTS?SCRIBEC - 45, rue Jarry est - 387-2486 l/INSTITUT DE LA RECHERCHE HUMAINE RENCONTRER.Partager votre vie avec une personne qui saura donner «UN VISAGE À VOS RÊVES» N’EST-CE PAS LA UN IDÉAL QUE CHACUN DE NOUS CARESSE AU FOND DE SUN COEUR?847 meCHERRIER (métro Sherbrooke) Montréal, Qué.Organisme à but non lucratif OUVERT: mm ^ m Lund au ven.de 10h à 21h.K 1 T J g Samedi de 10b à 15h.*3 Ile .contrairement à l'inflation! Depuis 1976, les prix à la consommation ont augmenté de 48,5%, le toux horaire des garagistes de 50% et le coût des pièces de 94,7%?Ces housses affectent évidemment les primes d'assurance auto.Mais quand on comprend le système de tarification, on peut faire certains choix qui influent sur le montant de la prime.Ça dépend de vous.du choix de votre voiture.Les primes sont établies aussi en fonction de la valeur du véhicule.En choisissant un modèle plus petit ou moins cher, vous pourriez économiser entre 10% et 20%.En plus de réduire votre prime et le coût.d'ochot, ces voitures consomment moins d'essence.et c’est là une considération importante de nos jours! et de son utilisation.Lusoge que vous faites de votre voiture influe également sur lo prime.Par exemple, si vous prenez les transports en commun plutôt que d'utiliser votre voiture pour aller ou On peut se constituer un bon dossier de conducteur en améliorant ses habitudes de conduite.C’est ainsi qu'il existe un écart de 35% entre lo prime d'un conducteur qui n'a pos eu d'accident depuis cinq ans et un outre qui en o eu.Les nouveaux conducteurs ont aussi intérêt à suivre des cours de conduite.Ils peuvent ainsi obtenir une réduction sur lo prime d'environ 25%.Pourtour renseignement, vous pouvez consulter votre courtier, votre assureur ou le BAC.jîAic, •SL *11®* Bureau d assurar\ce du Canada Téléphone: (514) 866-9801 (sons frais) 1-800-361-8220 travail, votre prime baissera d'environ 10%.Sons oublier que vous diminuez vos risques d'accidents, vos coûts d’essence et de stotionnement en plus de prolonger la vie de votre véhiculé.’Source.Statistiques Conodo »] ?Le Devoir, ma»'di 16 mars 1982 B 5 -4- Colombie: les libéraux gagnent les élections BOGOTA (Reuter) — Le Parti libéral au pouvoir en Colombie semblait hier avoir remporté les élections générales de la veille, mais apparaît de plus en plus divisé avant l’échéance présidentielle de mai prochain.Des résultats officiels portant sur le cinquième des 1,000 municipalités du pays font état de 54% des voix pour les libéraux, tandis que leurs alliés, les conservateurs, améliorent apparemment leur score avec 44% des suffrages, la gauche officielle devant se contenter, quant à elle, de 1,5%.Ces élections, destinées à renouveler à la fois l’Assemblée nationale, les assemblées régionales et les conseils municipaux, sont considérées avant tout par les états-majors politiques comme une répétition générale de la présidentielle.Les.guérilleros du M-19 ont appelé à un boycottage du scrutin et ponctue la campagne électorale de nombreux attentats.Le gouvernement du président Julio Cesar Turbay a estimé que le déroulement du scrutin, qui n’a été marqué par aucun incident majeur, constitue une victoire sur l’opposition armée.Les chiffres officiels ne donnent toutefois aucune indication sur le taux d’abstention, généralement très élevé.Selon des nroiections officieuses, le taux d’abstentions se situerait dans la fourchette traditionnelle des 43-67%, tout en se situant plutôt près des 50%.Le M-19 demande la levée de l’état de siège, en vigueur depuis 30 ans, et une amnistie complète pour permettre à l’ex-trême-gaucne de tenter de remettre en question le monopole du pouvoir exercé pratiquement sans interruption par la coa-ution libéraux-conservateurs depuis l'accession de l’ancienne colonie espagnole à l’indépendance.La poussée des conservateurs s’explique en partie par le fait qu’ils se sont mis d’accord pour la première fois sur le nom d’un seul candidat à la présidentielle, M.Belisa-rio Betancur.Le Parti libéral a également désigné son chef de file, l’ancien chef d’Êtat Alfonso Lopez Michelsen, mais les dirigeants doivent faire face à une campagne très active d’un «dissident», M.Luis Carlos Galan, qui a pris la tête du «néo-libéralisme» colombien.M.Galan s’est vu refuser l’investiture dans 22 des 23 provinces du pays, mais sa lutte contre la machine du parti lui a donné l’appui des militants dans la 23e, celle de la capitale Bogota.Le PC chinois traverse une crise très grave PÉKIN (AFP) - Le Parti communiste chinois (PCC) traverse actuellement de l’aveu de la presse officielle l’une des plus graves crises de son histoire.Le Renmin Ribao (Quotidien du Peuple) estimait hier que le danger d’un retour du capitalisme en Chine est «loin d’être écarté», ajoutant que la «principale menace» réside au sein même du PCC et de ses 39 millions de membres.Alors que les autorités chinoises viennent de s’engager dans une grande lutte contre la corruption dont elles affirment périodiquement qu’elle constitue une «question de vie ou de mort» pour le PCC, l’organe du PCC souligne que jamais depuis la fondation du régime en 1949, la corruption n’a atteint l’ampleur qu’elle a actuellement dans le pays.Le Renmin Ribao reprend cette idée en soulignant qu’au problème de la corruption viennent également s’ajouter ceux de «l’influence de l’idéologie décadente capitaliste», de «l’idéologie féodale» (c’est-à-dire essentiellement des idées gauchistes de la Bande des Quatre) ainsi que la «mentalité servile consistant à copier un mode de vie étranger».Ces trois problèmes sont aujourd’hui «plus sérieux qu’ils ne l’ont généralement été au cours des 32 dernières années» estime le journal.C’est la première fois depuis très longtemps que le régime chinois dresse un tableau aussi alarmiste de la situation, notent les observateurs.Après avoir, il y a un peu plus d’un an, commencé à admettre l’existence d’une crise de confiance dans le pays ainsi qu’une baisse notable au prestige du parti au sein de la po- pulation, les autorités chinoises avaient ensuite surtout insisté sur «l’unité» régnant au sein des instances dirigeantes du PCC et surtout au sein de son comité.Le Renmin Ribao laisse pour sa part entendre que même au plus haut niveau, le PCC manque encore de cadres «résolus et sérieux»: «S’il y avait 10 à 20,000 marxistes résolus et sérieux au sein de nos cadres, alors la force de combat de notre parti serait très fortement accrue» et la «modernisation socialiste serait certainement victorieuse».Le Renmin Ribao indique par ailleurs qu’un ancien responsable d’une prison du centre de la Chine a été récemment exclu du Parti communiste chinois (PCC) pour avoir pris le parti de Jiang Qing, la veuve de Mao Tsé-toung, condamnée à la peine de mort avec sursis l’an passé.Zurich ferme son centre autonome de jeunesse ZURICH (Reuter) - Le centre autonome de jeunesse de Zurich, à l’origine des émeutes de 1980 dans la métropole financière suisse, a été fermé hier.La décision intervient une semaine après la victoire des partis conservateurs aux élections municipales.Elle a été prise par le groupe — des Églises et une oeuvre de bienfaisance — qui se portait garant légal du centre.Il a invoqué des problèmes «intolérables et insolubles» résultant du colportage et de l’usage de drogues dans le centre.C’est en juin 1980 que la municipalité zurichoise avait autorisé l’ouverture du centre autonome, dans une usine désaffectée, voisine de la gare centrale, à la suite d’une vio- La Chambre de commerce du district de Montréal Déjeuners-causeries hebdomadaires LE MARDI, 16 mars 1982 M.GUY SAINT-GERMAIN Président du Conseil et Chef de la direction Le G roupe Commerce Sujette Groupe Commerce, 75 an* en assurances I.A.R.D.HÔTEL SHERATON MONT-ROYAL 12h30 Le public est admis Billets à l'entrée 15S Pour les membres, des carnets d'abonnement sont également disponibles à l'entrée —125$ Renseignements: 866-2861 lente manifestation contre l’utilisation de crédits pour agrandir l’opéra.Par la suite les heurts avaient été fréquents avec la police.Les jeunes du centre ajitonome avaient manifesté leur anticonformisme par de violentes manifestations qui dégénérèrent en émeutes.Le groupe responsable déclare que la fermeture du centre n’est que provisoire, mais sa réouverture ne pourra avoir lieu qu’après un accord ferme avec la ville et les autorités cantonales.Et comme les partis conservateurs viennent de retrouver la majorité à la municipalité pour la première fois depuis cinquante-quatre ans — au terme d’une campagne axée sur l’ordre et le respect de la loi —, les perspectives d’une réouverture paraissent assez minces.Le centre, dont les murs sont badigeonnés de slogans anarchistes et de peintures psychédéliques, avait déjà été fermé pendant quatre mois à l’automne de 1980, à la suite d'une action répressive de la police contre la délinquance.Les policiers avaient mis la main sur de la drogue et sur des armes.Par son statut d’autonomie et son opposition agressive à toute forme de vie sociale, le centre de jeunesse était devenu le point de ralliement de tous les laissés pour compte, en particulier les toxicomanes à l'Héroïne, pour lesquels une «fumerie» spéciale avait été ouverte.Beaucoup de jeunes, déçus d'une telle évolution, s’étaient détachés du centre, notamment «Didi», un chef du mouvement, dont on avait beaucoup parlé après son arrestation pendant plusieurs semaines pour avoir précipité un détective en civil dans la Lim-mat.Une cinquantaine de jeunes, dont certains sont manifestement des toxicomanes, se sont rassemblés hier dans une cour à l’extérieur du centre désormais fermé, pour exprimer leur colère aux représentants des Églises.Un adolescent, vêtu de l’attirail punk, a notamment déclaré: «On nous a eus une nouvelle fois.Il y aura un peu de répit maintenant, mais nous reviendrons, et la prochaine fois, la casse sera nettement plus mauvaise».À mesure que le mouvement de la jeunesse a perdu son élan idéaliste, l’opinion publique s’est progressivement retournée contre lui, et la municipalité a durci son attitude.Au cours des six derniers mois, le conseil municipal a refusé toutes les demandes d’organiser des manifestations, et la police a rapidement réprime toutes les tentatives de passer outre à cette interdiction.M.Thomas Wagner, le nouveau maire conservateur de Zurich, succède à M.Sigmund Widmer, qui en tant que représentant d’un petit parti centriste, avait poursuivi pendant seize ans une politique conciliante à l'égard des jeunes en désaccord avec la société.1 SAVIEZ-VOUS QUE, Si vous êtes insatisfait des services reçus dans les établissements de santé et de services sociaux , vous pouvez porter plainte • d'abord auprès de l'établissement où vous avez reçu ces services • ensuite auprès de votre CRSSS: consultez l'annuaire téléphonique sous la rubrique "Conseil régional de la santé et des services sociaux" • enfin auprès de la Commission des affaires sociales Pour en savoir plus long sur les façons de porter plainte et sur une foule de sujets tels les services pour personnes âgées, les CISC, la grossesse et l'accouchement., consultez le chapitre 3 du GUIDE 82.LE GUIDE 82.en vente partout I Gouvernement du Québec Ministère des I Communications La CEE limite l’importation de produits soviétiques Mme Walesa en appelle à Jaruzelski VARSOVIE (d’après AP et AFP) — La femme du président de Solidarité, M.Lech Walesa, a révélé hier qu elle avait lancé un appel à la plus haute autorité au pays, le général Wojciech Jaruzelski, pour qu’il autorise la libération de son mari pour le baptême de leur dernier enfant.Elle a reçu une réponse ambiguë, a-t-elle dit.«J’ai eu une réponse qui n’était ni oui, ni non», a expliqué Mme Danuta Walesa dans une conversation téléphonique depuis son domicile à Gdansk, berceau du syndicat Solidarité.«Aussi vais-je continuer à organiser le baptême de ma fille» qui aura lieu dimanche prochain à Gdansk.Son appel au général Jaruzelski était contenu dans une lettre d’une page transmise vendredi, par un intermédiaire, au secrétariat du ministre du Travail M.Stanislaw Ciciosek, a précisé Mme Walesa.Le gouvernement lui aurait répondu le jour même, mais elle n’a pas précisé qui.Mère de sept enfants, Mme Walesa a ajouté qu’elle n’avait pas l’intention de renouveler son appel au gouvernement.«Pourquoi leur demanderais-je à nouveau?Je vais continuer à organiser le baptême».Auparavant elle avait dit qu’elle espérait que son mari pourrait «participer» à cette cérémonie; leur fille, Maria Victoria, est née le 27 janvier.Deux jours après l’envoi de cette lettre de Mme Walesa, le primat de Pologne Mgr Jozef Glemp a lui aussi lancé, pour la première fois, un appel à la libération du président de Solidarité.Devant 20,000 personnes réunies dimanche à l’église Saint-Joseph d’Ursus, dans la banlieue de Varsovie — la foule la plus nombreuse «dans notre nation depuis l’imposition de la loi martiale» il y a trois mois, a-t-il dit —, Mgr Glemp a affirmé qu’une telle libération ne constituerait une menace pour personne et encouragerait un «accord national»: «Prions pour que Lech Walesa soit libéré, afin qu’il soit présent à nouveau.Sa présence ne menace personne».Le Vatican a précisé hier que cet appel de Mgr Glemp était «purement humanitaire» ; le primat a également demandé une libération des opposants au régime, déclarant «nous espérons que les centres d’isolation seront rapidement vidés».M.Lech Walesa fait partie des 3,601 personnes actuellement internées, selon les autorités.Il serait détenu dans une résidence à Remberton, à une cinquantaine de kilomètres dTIrsus.Par ailleurs, les ministres de l’Économie et des Finances des Dix, réunis hier à Bruxelles, ont adopté un règlement fixant la liste des produits d’importation soviétiques dans la CEE qui seront soumis à des restrictions, a-t-on appris de bonne source, proche du conseil.La Grèce, qui maintenait une réserve à l’adoption de sanctions commerciales contre l’Union soviétique, a été exclue de l’application de ces dispositions «afin d’éviter des difficultés particulières pour son commerce et son économie».Par mesure de rétorsion contre l’attitude de l’Union soviétique dans 1 affaire polonaise, la CEE a décidé de réduire de 50%, par rapport à 1980 les importations de biens manufacturés et de luxe contingentés et de 25% les importations de produits bénéficiant d’une libéralisation.BONN (D’après AP et AFP) — Le sous-secrétaire d’État américain James Buckley a entamé à Bonn une tournée des capitales européennes où il va s’efforcer d’obtenir un renforcement des sanctions économiques contre la Pologne et l’Union soviétique.Les quelque six heures de consultations qu’a eus hier à Bonn M.Buckley, ont été dominées par la question des crédits à l’URSS, avec à l’arrière-plan l’affaire du gaz soviétique, estiment les observateurs sur la base d’indications obtenues auprès des hauts fonctionnaires chargés de la préparation de la rencontre.Faut-il remettre en cause un commerce de 17 milliards de marks (7,4 milliards de dollars) pour sauver un contrat de 700 millions de DM?Telle a été pour Bonn, selon une de ces sources, l’enjeu de la visite de M.Buckley qui a eu pour principal interlocuteur M.Hans Werner Lau-tenschlager, secrétaire d’État au ministère ouest-allemand des Affaires étrangères, spécialisé dans les relations économiques internationales, avant d’être reçu pendant une heure par le chef de la diplomatie de la RFA, M.Hans-Dietrich Genscher.Le commerce de 17 milliards de DM, c’est le chiffre des échanges entre Bonn et Moscou en 1981.Le contrat de 700 millions de DM, c’est celui conclu entre l’URSS et la firme ouest-allemande AFG-Kanis pour la fourniture de turbines destinées au gazoduc euro-sibérien et actuellement bloqué par les sanctions décrétées par le président Reagan à rencontre de Moscou.La semaine dernière, à l’occasion de la visite de M.Genscher à Washington, le secrétaire d’Êtat Alexander Haig a confirmé, selon les déclarations publiques des intéressés et les indications disponibles à Bonn, les grandes lignes du «marché» que les États-Unis proposent à la RFA comme à tous les autres pays ouest-européens ache- Ces restrictions sont nettement inférieures aux propositions de la Commission européenne qui demandait une réduction de 50% sur les produits libéralisés.De source communautaire, on indique que ces limitations n’affecteraient que 1.36% environ du volume total des importations, soit environ $145 millions sur les $450 millions d’importations de produits manufacturés et de luxe en 1980.À la demande de plusieurs États membres (France, Italie, RFA et Grande-Bretagne), teurs de gaz soviétique.Tout en restant hostile au «contrat du siècle», le gouvernement américain en permettra l’application, puisqu’il est signé.Il donnera donc, peu après le retour à Washington de M.Buckley, le feu vert à General Electric pour que la firme américaine livre à ses partenaires européens, notamment AEG-Kanis, les pièces nécessaires pour satisfaire les engagements vis-à-vis de l’URSS.En contrepartie, Washington demande maintenant à ses alliés de restreindre leurs cré- plusieurs produits ont été exclus de la liste initiale établie par la commission.R s’agit principalement des fourrures, des automobiles, du cuivre et des alliages, des montres, des papiers lü'aft, du ferrochrome.Parmi les principaux produits libéralisés qui seront touchés par ces mesures, figurent notamment le caviar, les conserves de crabes, poisson et salmonidés, les diamants, les tubes cathodiques pour téléviseurs noir et blanc, les métiers à tisser sans navette, l’ammoniac liquéfié.dits à l’URSS pour éviter à l’avenir d’autres «contrats du siècle» et pour limiter ainsi considérablement le commerce Est-Ouest en le soumettant aux impératifs d’une politique étrangère «musclée» vis-à-vis de Moscou.Tel est le «marché» qu’a été chargé de négocier dans le détail M.Buckley à Bonn et dans les quatre autres capitales u’il va visiter cette semaine ans le cadre d’une tournée européenne, Paris, Londres, Rome et Bruxelles.En ce qui concerne les crédits à l’URSS, on rappelle de Les réductions sur les produits contingentés porteront particulièrement sur le polyéthylène pour moulage, les tapis, l’aluminium brut et alliages, les roulements à bille, les tracteurs agricoles.Ces mesures de rétorsion contre l’Union soviétique seront applicables dès publica-' tion du règlement, aujourd’hui, et resteront en vigueur jusqu’en décembre 1982.Elles n’affectent ni les titres d’importation déjà octroyés ni les engagements contractés avant son entrée en vigueur mêmes sources à Bonn que la RFA est très favorable au relèvement, souhaité par Washington, des conditions minimales de crédit appliquées à Moscou par les pays de l’OCDE Ces conditions minimales sont en effet régulièrement «tournées» par les principaux concurrents de la RFA sur le marché soviétique, France, Grande-Bretagne et Italie notamment, qui consentent aux frais de leurs contribuables des bonifications d’intérêt à Moscou et «volent» ainsi des contrats à l’industrie ouest-allemande.VIEUX QUÉBEC Bureaux en condominium à louer ou à vendre au coeur du Quartier Latin Tél.: (418) 694-0994 - SOMMET SUR L’UNIVERSITÉ QUÉBÉCOISE POURQUOI L'UNIVERSITÉ?POUR QUI L’UNIVERSITÉ?PAR QUI L'UNIVERSITÉ?La Fédération des associations de professeurs des universités du Québec (FAPUQ) et le Regroupement des associations étudiantes universitaires du Québec (RAEU) organisent, pour le 26 mars 1982, à Montréal, un débat public sur l’université au Québec.Pour l’occasion, la FAPUQ et le RAEU ont convié 29 organismes nationaux à une discussion sur un large éventail de questions touchant l’université de chez nous.Ainsi, par exemple, la mission des universités, la démocratisation et l’accessibilité à l’enseignement supérieur, les relations professeurs - étudiants - administrateurs, la réponse des universités aux besoins sociaux sont autant de sujets qui retiendront l’attention.Ce sommet portera donc sur des problèmes cruciaux: le pouvoir dans et sur l’université, les moyens de réaliser l’université et l’accès à l’université.Les groupes qui n’auraient pas reçu le 20 mars une invitation pour le SOMMET et qui désireraient y présenter leur point de vue, sont priés d’entrer en communication avec la FAPUQ qui précisera les modalités de leur participation.FÉDÉRATION DES ASSOCIATIONS DE PROFESSEURS DES UNIVERSITÉS DU QUÉBEC 2715, chemin de la Côle-Ste-Catherine, Montréal (Québec) H3T 1B6 - (514) 735-3654 Réduire les crédits à l’URSS?4 Aujourd’hui pour demain Le Bishop's College School est un pensionnat indépendant pour filles et garçons, de la 7e à la 12e année.L'étudiant s'y retrouve dans un environnement plus que propice à son épanouissement, et comme nous limitons le nombre des élèves par classe, il en résulte une participation active de la part de tous.Au Bishop's College School, on ne reçoit pas l’éducation qu'en classe Chez nous, l’éducation est une façon de vivre, en classe comme ailleurs depuis les sports obligatoires (soccer, football, hockey, ski, athlétisme, rugby) jusqu'aux activités parascolaires (chorale, art dramatique, excursions, corps de cadets) Ces diverses activités amènent l’étudiant à développer ses aptitudes et la confiance en soi qui l'aideront à relever les défis de sa vie future Notre institution est reconnue pour le nombre élevé de ses finissants admis à l'université de leur choix.Autre avantage: les étudiants suivent un cours de français obligatoire pendant tout leur séjour.Notre campus de 450 acres près de Lennoxville n'est qu'à 90 minutes en voiture de Montréal Pour renseignements, écrivez au Bureau des inscriptions, Bishop's College School, Lennoxville (Québec) JIM 1Z8 ou appelez au 819-562-7683.Il nous fera plaisir de vous accueillir.Bishop's College School Lennoxville, Québec 6 ¦ Le Devoir, mardi 16 mars 1982 à Plusieurs milliers d'Américains ont fui leur domicile pour échapper aux inondations dans l'Ohio, le Nord de l’Indiana et le Michigan.Des équipes de secours ont érigé hier des digues en sac de sable le long des rivières grossies par la fonte des neiges dans ces trois États.Les sauveteurs se déplacent en bateau dans plus de deux mètres d’eau.Ces inondations, les plus graves depuis 1913, ont fait trois morts et des millions de dollars de dégâts.Sur la photo, prise à Fort-Wawie (Indiana), 3,000 des 170,000 habitants ont été évacués.Le gouverneur de l’État, M.Robert Orr, a déclaré la zone sinistrée.(Photolaser AP) Les lancements de Columbia et Ariane seraient retardés WASHINGTON (AFP) -Le lancement de la navette spatiale américaine, prévu pour le 22 mars à 10 heures depuis Cap Canaveral (Floride), semble de plus en plus compromis en raison des pluies qui ont détrempé les pistes de la base militaire d’Edwards, en Californie, où Columbia reviendrait se poser en cas d’incident en vol.«Nous sommes actuellement dans une phase d’attente.Mais il faudra que nous prenions une décision avant jeudi soir», a déclaré hier M.Jim Kukowski, porte-parole de la NASA à Washington.La NASA exige en effet que la base d’Edwards soit «totalement opérationnelle», le 22 mars, au cas où la navette devrait interrompre son troi- sième vol expérimental à la suite d’un incident technique et revenir se poser sur terre, environ 115 minutes après le lancement.A Paris pendant ce temps, on apprenait que le lancement de la fusée européenne Ariane, prévu le 23 avril prochain, sera retardé.On ignore encore la durée exacte de ce report de lancement qui pourrait cependant être de plusieurs semaines.La cause de ce retard tient aux difficultés de fonctionnement du satellite européen de télécommunications maritimes «Marées A» lancé par Ariane le 20 décembre dernier.Ariane doit en effet placer sur orbite «Marées B», un satellite de la même série, en cours de finition.Cj CLINIQUE DE JEUNE de la Mauricie CURE DE 10 JOURS: • Jeûne intégral de 7 jours.• Période d’alimentation de 3 jours.• Examen physique complet à l’entrée.• Conférence à tous les jours sur aspects physique, intellectuel et spirituel du jeûne.• Surveillance quotidienne.• Sauna.• Repos physiologique.• Amaigrissement, désintoxication.• Amélioration de la santé •.Massage musculaire • Cours de cuisine végétarienne.Pour plus d'informations, écrire ou téléphoner à: CLINIQUE DE JEÛNE DE LA MAURICIE École de Santé 538*3738 2600, 6e AVENUE, ORAND-MÉRE 087 2L4 Pour Angers, le PQ tue l’indépendance dans l’oeuf Au rythme où vont les choses, «si rien ne change, dans 10 ans, l’indépendance du Québec ne sera plus possible», même avec un parti comme le Parti québécois au pouvoir.C’est ce qu’a déclaré, en fin de semaine, M.François-Albert Angers, conférencier invité à la clôture de la 148e assemblée annuelle de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB-M).Le PQ, imprégné de son «esprit de parti», a fait une erreur fondamentale depuis qu’il exerce le pouvoir, c’est justement de s’y accrocher, a soutequ M.Angers.«On garde le pouvoir par les concessions» alors qu’au contraire, «la confiance partisane ne conduit nulle part, il faut que les idées soient au pouvoir».«On a voulu éteindre les voix nationalistes sous prétexte que le pouvoir était trop important pour faire la critique (du gouvernement).Les idées fondamentales, comme celle de l’indépendance, ont été édulcorées pour assurer le succès électoral du PQ».>11 ne faut pas critiquer les dirigeants du parti, selon lui, mais plutôt les «partisans qui acceptent de rester membres même quand le parti déroge à la ligne.L'ensemble des nationalistes a trop facilement suivi le mouvement de délayage pour ne pas nuire au parti».Dans son allocution, M.Angers s'est appliqué à démontrer que la situation était aussi grave qu’à l’époque des troubles de 1837.Il s’est servi d’une citation du chanoine Lionel Groulx pour démontrer qu’aujourd’hui, comme alors; la situation est «d’une gravite exceptionnelle».«Nous sommes aujourd’hui dans une situation de catastrophe.Mais, il faut se demander si les 'Canadiens-français' sont décidés à mourir comme peuple ou à survivre.Voulons-nous ce que nous prétendons vouloir?Prend-on les moyens pour réaliser l’indépendance?» En fait, croit M.Angers il serait même utile que le PQ retourne dans l’opposition pour se ressourcer et se présenter à nouveau devant l’électorat avec un projet d’indépendance qui ne sera pas galvaudé pour s’adapter au goût du jour.Certes, admet-il, le Québec a enregistré des progrès au cours des dernières années, au plan des idées et des mentalités notamment.Le Parti québécois a quand même pris le pouvoir et le référenaum a remporté l’assentiment de la moitié des francophones de la province.Dans l’immédiat, le PQ devrait secouer sa «terrible passivité» et prendre les devants dans la lutte constitutionnelle en «créant une assemblée constituante pour ré-(Jiger une constitution québé-ooise»; «la passivité du gou-\{ernement au Québec me panait terrible.Il n’y a rien qui dmpêehe le gouvernement Lévesque de marquer un point en disant que puisqu'on n'a pas été consulté pour la rédaction de la constitution, le Québec en a besoin d’une; il resterait à créer une assemblée constituante pour la rédiger».SECTION MONTRÉAL/ OECARIE DE l'Auociatlon dei consommateur* du Québec vous Invite à une réunion publique sur le chauffage: électricité gaz naturel ou mazout domestique?le 17 mer* 1SS2 A 20 h 1S Université du Quebec Salle A-2US Pavillon Hubert Aquin 400 est, rue Ste-Catherlne 2e étage entree gr»tu Le Devoir, mardi 16 mars 1982 ¦ 7
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