Le devoir, 17 mars 1982, mercredi 17 mars 1982
COMPTES D'ÉPARGNE EN DEVISE AMERICAINE Compagnie de fiducie Guardian 10 W par année 842-7161 ( Vol.LXXIII — No 63 Nuageux avec quelques flocons de neige.Maximum 0 (détail en page 12) Montréal, mercredi 1 7 mars 1 982 (Hauterive, Baie-Comeau.Sept-lles 45cents) 35 CENTS Le «fast food» à la québécoise La restauration-minute au Québec est encore loin d’offrir une alimentation uniformément saine.Mélange de hamburgers, frites et autres «poutines», elle est généralement trop grasse ou trop sucrée.Cependant, certains établissements font des efforts.Page 13.Editorial Si la crise du Parlement prend sa source dans le règne de l’excès des libéraux, le rejet de tout compromis par le parti de M.Joe Clark traduirait le même esprit que celui que les conservateurs reprochent à l’équipe gouvernementale.L’éditorial de Jean-Louis Roy.Page 6 Le monde ¦ L’état d’urgence est décrété au Nicaragua.Page 4 ¦ La France n’est pas en faveur d’un durcissement des sanctions contre l’URSS.Page 4 ¦ Les États-Unis entreprendront de nouvelles manoeuvres au large des côtes libyennes.Page 5 Le banquier de la culture change de fond en comble Les ministres des Affaires culturelles et des Communications, MM.Clément Richard et Jean-François Bertrand, ont annoncé hier que le banquier des industries culturelles québécoises, la SDIC, changerait de sigle, de vocation et de budget.Le patrimoine et la télé payante s’ajoutent aux prérogatives de la nouvelle SODICC.Page 2 Le bout du tunnel?La production industrielle a augmenté pour la première fois en sept mois en février aux États-Unis, mais la généralisaüon du «prime rate» à 16.5% hier a vite fait reprendre conscience que l'économie n’est pas encore entrée définitivement dans une phase d’expansion.Page9 La Caisse en question Jugeant insuffisant le taux de rendement obtenu par la Caisse de dépôt et placement du Québec dans la gestion de la caisse de retraite de l’institution, l’Université du Québec a décidé de retirer progressivement les $25 millions qu’elle lui a confiés.Pages Campagne pour libérer la langue d’affichage La nouvelle fédération des groupes d’anglophones du Québec, Alliance Québec, a lancé hier une campagne de sensibilisation de l’opinion destinée à «libérer la langue d'affichage» des contraintes de la Loi 101.Page3 Articles religieux fàn (JÔchitai/le \esmamis B45-3194 60 ouest, rue Notre Dame Le Parlement a fait preuve de mesquinerie à l’égard des minorités, reproche Yalden par Michel Vastel OTTAWA — Le commissaire aux langues officielles, M.Max Yalden, a reproché hier aux parlementaires canadiens d’avoir fait preuve de mesquinerie à l’égard des minorités, en particulier la minorité de langue française.M.Yalden reproche au Parlement d’avoir produit, avec le «Canada Bill», un «texte aussi procédurier qu’ambigu.Il se pourrait bien (.) que nous reposions là sur une poudrière».Au cours de la conférence de presse, le Commissaire a admis que «la nouvelle constitution est pleine de faiblesses, mais c’est mieux que rien.Dans le domaine linguistique, a-t-il précisé, c’est une réponse partielle (aux attentes des francophones), pas plus que ça.» Selon le commissaire, les règles du «lorsque le nombre le justifie» ou de «la Voir page 8: Parlement La loi sur les langues officielles sera amendée prochainement (Joyal) OTTAWA (LE DEVOIR) - Le ministre d’État, M.Serge Joyal, a confirmé au DEVOIR hier qu’il «y a un consensus au sein du cabinet pour amender la loi sur les langues officielles».Sans vouloir s'engager dans un échéancier précis, M.Joyal affirme que c’est maintenant «une question de mois».Un groupe de travail au ministère de la Justice doit présenter prochainement au cabinet une série de propositions d’amendement «fondées sur les recommandations passées du commissaire aux langues officielles», affirme M.Joyal.Les points sur lesquels on semble s’entendre au sein du cabinet sont les suivants: ¦ affirmer la primauté de la loi sur les langues officielles sur toute autre loi; ¦ faire du principe de l égalité des deux langues officielles une clause exécutoire, de telle sorte que les incidents comme ceux qui se sont récemment produits à Air Canada ne se reproduisent plus.M Max Yalden affirme, lui aussi, que c’est l’un des points de la loi qu'il est effectivement urgent de clarifier; ¦ étendre la portée de la loi aux sociétés de la Couronne.M.Yalden, pour sa part, estime que les sociétés mixtes — en partie publiques et en partie privées, et meme les sociétés réglementées et en concurrence avec des sociétés de la Couronne, comme CP Air ou CP Rail — devraient, elles Voir page 8: Joyal La loi de la Régie du logement est déclarée inconstitutionnelle Le caucus du PC étudie l’offre de Pinard par Claude Turcotte OTTAWA — Devant le recul ou les réticences des conservateurs, le leader parlementaire du gouvernement, M.Yvon Pinard, a réitéré de manière plus claire hier sa volonté de négocier la scission du bill C-94, en dix projets de loi différents s’il le fallait, mais en même temps il a insisté pour obtenir un accord précis sur la durée des débats.Pour manifester sa bonne foi.le ministre a déclaré qu’il considérait «tout à fait acceptable comme base de négociation» la lettre de lundi de M.Nielsen.«C’est un très bon point de départ», a-t-il dit hier.D’autre part, M.Pinard a demandé au greffier de la Chambre des communes de réserver la journée de vendredi pour l’opposition.La journée de jeudi a déjà été réservée à cette fin.Si l’opposition officielle acceptait d’aller voter aujourd'hui à 14 h, comme le demande le gouvernement, les leaders parlementaires auraient six jours pour négocier, c’est-à-dire jusqu’au lundi 22 mars à 15 h.Le ministre a de toute évidence formulé cette façon de procéder en prévision du caucus des députés conservateurs qui doit avoir lieu ce matin.Plusieurs députés n’étaient pas encore rentrés à Ottawa lors du caucus de lundi, à la suite duquel M.Eric Nielsen disait constater un recul chez les libéraux par rapport à leur attitude de vendredi.En tout cas, M.Pinard semblait beaucoup compter sur la réaction du caucus conservateur.Quoi qu’il en soit, MM.Joe Clark et Eric Nielsen, chef et leader parlementaire des conservateurs, ont été beaucoup plus prudents hier soir à commenter les Rropos tenus plus tôt dans la journée par I.Pinard.Dans le camp conservateur comme ailleurs, on a le sentiment que la crise était hier rendue à un tournant décisif.À 19 h hier, on ne savait toujours pas si M.Nielsen allait répondre à M.Pinard.Mais il paraissait inévitable que la décision finale allait être prise lors du caucus de ce matin.Si M.Pinard n’a pas indiqué dans sa réponse à M.Nielsen que sa lettre pouvait constituer une base ae négociation, c’est Voir page 8: Caucus L'ex-leader parlementaire du gouvernement Lévesque, M.Claude Charron, a vivement ému les 200 militants péquistes qu’il a rencontrés hier à Montréal, expliquant qu’il n’était ni un voleur, ni un cleptomane.M.Charron a révélé qu’il restait député de Saint-Jacques jusqu'à ce qu’il prenne une décision finale quant à son avenir politique, au plus tard à l’automne.Nos informations en page 8.(Photo Jacques Grenier) par Rodolphe Morissette La loi 107 instituant la Régie du logement du Québec, adoptée par le gouvernement du Québec en 1979, accordait à l'organisme 27 pouvoirs que la Cour supérieure a déclares hier «ultra vires», ce qui rend la loi inconstitutionnelle.Ainsi, les 2,800 propriétaires d’immeubles à logements qui ont formé, en novembre 1980, la corporation des propriétaires d’immeubles du Québec, ont gagné leur cause devant le tribunal de premiere instance Ils demandaient à la Cour supérieure l'examen judiciaire d’une douzaine d’articles de la loi 107 (entrée en vigueur le 1er octobre 1980) précisant dix pouvoirs nouveaux de la Régie du logement, de même que 18 dispositions du Code civil qui se trouvaient modifiées par la nouvelle Loi.L’an dernier, une loi similaire du gouvernement ontarien qui créait un organisme semblable à la Régie, soit la Residential Tenancy Commission, avait été jugée inconstitutionnelle par la Cour suprême du Canada.Le juge Brian Dickson, du plus haut tribunal du pavs, avait établi que selon l’article 96 de l'Acte de l’Amérique du Nord britannique, un certain nombre de litiges entre propriétaires et locataires ne peuvent être réglés par les tribunaux administratifs des provinces, mais doivent être réservés à des tribunaux judiciaires Si la constitution canadienne actuelle accorde maints pouvoirs aux législatures provinciales en matière d’administration de la justice (art.92-14), les articles suivants visent à un équilibre, qui traitent des pouvoirs de l’autorité fédérale en cette matière.La Cour suprême avait rappelé en effet que ces derniers pouvoirs seraient remis en cause si une province devait créer un tribunal doté d'une juridiction qui revient, constitutionnellement.Les intimés — soit la Régie du logement, le procureur général de la province de Québec et le ministre délégué a l’Habitation, M.Guy Tardif, avaient fait valoir devant le juge Jean-Claude Nolin, qu’en vertu des lois provinciales antérieures à 1867 (la Confédération), une compétence judiciaire et une juridiction au moins «concurrente» étaient conférées à des tri- Moscou gèle le déploiement de ses missiles nucléaires MOSCOU (d’après AFP, AP et Reuter) — Le président Leonid Brejnev a fait hier un double pas en direction des États-Unis et de l’Europe en annonçant le gel quantitatif, sans contrepartie, du déploiement des fusées soviétiques de portée intermédiaire dans la partie européenne de l’URSS, et la suspension du remplacement des archaïques SS-4 et SS-5 par les missiles archaïques SS-4 et SS-5 par les missiles modernes SS-20.Dans le même temps, le chef de l’État soviétique, parlant devant le 17e congrès des syndicats, a exprimé l’intention de l'URSS de réduire, dès cette année, un certain nombre de ses missiles de moyenne portée, une mesure qui reste fonction de l’appréciation que le Kremlin portera sur l’évolution de la situation internationale.Comme il l’avait fait il y a un mois, le président Ronald Reagan a immédiatement rejeté cette nouvelle ouverture soviétique.Et ceci au moment même où l’on annonçait que la seule négociation entreprise à Moscou et à Washington pour réduire les armements, celle de Genève sur les missiles nucléaires de moyenne portée en Voir page 8: Moscou Reagan: la solution ou le problème?4)Le lobby canadien gagnerait à se politiser bunaux de la province, c est-à-dire dont les juges ou magistrats sont nommés par l'autorité provinciale.Parmi les 28 dispositions contenues dans la loi 107 ou du Code civil que modifiait la même loi qu’avait soumises au juge Nolin les Propriétaires d’immeubles du Québec, un seul a été jugé constitutionnel, soit la fixation judiciaire du loyer, qui est «de droit nouveau», dit le juge Ce pouvoir peut être exercé par la Regie, écrit le juge Nolin puisqu’il s'agit d’une matière qui amène le tribunal administratif à exercer une juridiction assi-Voir page 8: Régie Québec justifie ses coupures «aveugles» par Gilles Lesage QUÉBEC — Loin de battre en retraite, le gouvernement a justifié hier ses compressions ou coupures aveugles; mais il soutient que les services «vraiment» essentiels à la population n’ont pas été coupés.Au chef de l’opposition qui l’interrogeait à l’Assemblée nationale, M.Yves Bérubé a en effet répondu : «Une coupure aveugle est une coupure qui vous touche.C’est une coupure qui vous oblige à vous poser des questions.Or, indéniablement a tous les niveaux de l'administration gouvernementale, il y a des faiblesses dans notre productivité.Que ce soit dans le secteur de l’éducation, des affaires sociales, gouvernemental, il y a des endroits où nous pouvons être plus productifs, où nous n'utilisons pas parfaitement nos ressources.Par conséquent, il est normal que l’on attende de l’ensemble des secteurs public et parapublic un effort.L’effort de compressions doit être réparti équitablement et si le mot «équité» veut dire «aveugle», je suis absolument d’accord pour utiliser le mot «aveugle».De son côté, le premier ministre a lancé: «Je ne connais pas de services vraiment essentiels pour la population qui ont été coupés ou qui ne sont pas accessibles.» Et s’il y en a eu, ce n est pas le gouvernement qui en est responsable.Dans sa question, M.Ryan avait évoqué les privations de services aux citoyens, que ce soit dans les centres hospitaliers, dans les universités ou pour l’éducation des adultes.Et il demande si le gouvernement va continuer la politique qu'il a «insidieusement pratiquée» depuis quelques années M Lévesque répond que le gouvernement va publier un bilan complet des coupures ou compressions en cours.Quant aux coupures dites aveugles, «cela veut dire simplement qu’on ne peut pas les appliquer a la place des institutions du réseau, à qui on demande de les appliquer Il est évident qu’à l’occasion, les institutions appliquent les coupures à des endroits qui ne sont pas nécessairement ceux qu'on choisirait; mais elles ont leur autonomie jusqu’à un certain point, ce qui veut dire que pour nous, jusqu'à un Voir page 8: Québec WASHINGTON — Le nouvel ambassadeur du Canada à Washington, M.Allan Gotlieb, juge «essentiel» de promouvoir la création de «contacts à un plus haut niveau» entre les deux pays.Au cours d’un récent entretien avec LE DEVOIR, M.Gotlieb a expliqué que sa priorité sera d’éviter «toute reaction excessive des Américains aux politiques canadiennes».Tout en reconnaissant qu'eile a tendance à diminuer, l'ambassadeur canadien déplore cette tendance des milieux politiques américains, souvent fondée sur des malentendus, tendance qui maintient un climat «où le corps législatif est encouragé à prendre des initiauves préoccupantes».par Michel Vastel Notre correspondant parlementaire à Ottawa a effectué récemment un séjour d'information à Washington où il a notamment rencontré des cadres supérieurs du Fonds Monétaire international.M.Gotlieb déplore d’ailleurs ouvertement que les discussions entre les deux administrations soient souvent de nature très technique, laissant peu de place aux véritables négociations politiques.Sou- haitant davantage de rencontres au sommet entre le chef de la Maison-Blanche et le chef du gouvernement canadien, l’ambassadeur canadien juge essentiel pour les deux pays de contribuer à rétablissement d'un climat dans lequel les solutions soient plus faciles à trouver.Après avoir rappelé qu’aucun président des Etats-Unis n’a visité le Canada entre 1972 et 1981, mais qu'il y a eu cinq tête-à-tête entre les deux chefs d’Êtat l’année dernière, M.Gotlieb croit avoir perçu un «signal» de la Maison-Blanche à la bureaucratie américaine selon lequel «les États-Unis doivent essayer de s’entendre mieux avec leurs voisins».Mais on ne manque pas à Washington d’exemples pour démontrer la pauvreté du lobby canadien : le Programme éner- gétique national en est un.Même s’il s'agit d’un virage politique majeur pour le gouvernement de M.Pierre Trudeau, aussi incroyable que cela puisse paraître l’architecte de ce programme, M.Marc Lalonde, ne s’est jamais rendu à Washington pour tenter d'expliquer son programme énergétique.Il n’y a pas eu de briefing d'information sur le budget d’octobre 1980, non plus que sur le projet de loi C-48 qui mettait en place une partie de ce programme.La première délégation officielle qui se soit rendue à Washington, c’était il y a deux semaines sur le projet de loi C-94 sur la Sécurité énergétique.Or M.Lalonde a délégué à Washington un fonctionnaire de troisième niveau qui, bien Voir page 8: Reagan », Le Devoir, mercredi 17 mars 1982 Industries culturelles: laSDIC change de nom, de vocation et de budget par Clément Trudel QUÉBEC — La société formée en 1978 pour agir comme banquier des industries culturelles québécoises change de sigle et de vocation.Par le projet de loi 54, adopté hier en première lecture, la SDIC (Société de développement des industries culturelles) devient la SODICC (Société de développement des industries de la culture et des communications), Le législateur double le capital-actions autorisé: de $10 a $20 millions et prévoit $20 millions additionnels comme capacité d’emprunt pour cette société.Dotée d’un pouvoir d’initiative, la Société pourra agir dans le champ immobilier à caractère patrimonial et se charger de dossiers-clés dans le domaine des communications où le Québec est exposé à une «invasion», par la télévi- bref.¦ T6lé-Médlc: 12 accusations Les deux ex-propriétaires de Télé-Médic, Simon Bé-dard et Pierre Lassonde, ont été accusé hier de fraude au Palais de justice de Montréal.Les deux accusés doivent répondre a un total de 12 chefs d’accusation de fraude et de détournement de fonds relativement aux activités de Télé-Médic entre 1978 et 1980.Les ex-propriétaires du service d’ambulance à domicile ont nié leur culpabilité et leur enquête préliminaire a été fixée au 6 avril.¦ Incendie dans le m6tro NEW YORK (AFP) — Une centaine de personnes ont été intoxiquées et 42 d'entre elles ont été hospitalisée hier à New York à la suite de l’incendie d’une rame de métro à Manhattan.Les pompiers et ambulanciers ont administré de l’oxygène à 108 des 400 passagers incommodés par l’épaisse fumée de l’incendie dans un tunnel sous Greenwich Village.Cette rame de métro assure la liaison sous l’Hudson entre la gare des trains de banlieue en provenance du New Jersey et la station de métro de la 23e rue, près de l’édifice Émpire State à Manhattan.¦ Les Lords trop «bavards» LONDRES (PC) — Trop de membres de la Chambre des Lords de Grande-Bretagne semblent vouloir prendre la parole au cours du débat de demain sur la nouvelle constitution canadienne.Il y en avait 25 à la fin de la semaine dernière.Mais la liste de ceux désirant exprimer leur opinion sur le «Canada Bill» affichait hier les noms de 37 pairs et d'autres semblaient intéressés.Le Canada Bill doit passer l’étape de la lecture et de l’adoption en deuxième lecture, demain à la Chambre des Lords.¦ 500 questions de Cossitt OTTAWA (PC) — C’est un lourd héritage de plus de 500 questions écrites que le député conservateur Torn Cossitt a laissé au gouvernement, en succombant à une crise cardiaque.«Nous allons continuer à donner des réponses jusqu’à la fin de la session», a fait savoir hier M.David Smith, secrétaire parlementaire du leader du gouvernement aux Communes.Poser des questions les plus incongrues constituait le passe-temps favori du député de Leeds-Grenville.Mais, comme l'a noté M.Smitn, la réponse à la plus simple question coûte au gouvernement un minimum de $125.Pi dur les questions plus compliquées, comme l’étaient Cossitt, les frais peuvent s’élever à plusieurs I ni celles de M milliers de dollars.C’est ainsi qu’il a déjà demandé (mais n’a pas encore reçu de réponse) les noms, postes occupés au gouvernement et salaires de tous les candidats libéraux défaits au cours des 50 dernières années.¦ Erreur explosive à Québec Une explosion provoquée par une ex-i fil à haute tension a entraîné la QUÉBEC (PC) cavatrice qui a touché un l fermeture des 180 magasins du centre commercial Place Fleur de Lys, à Québec, hier, occasionnant des pertes matérielles et de revenus de plus de $1 million.L’accident s’est produit en matinée, alors qu’une équipe effectuait des reparations sur le terrain de stationnement, près de l'ancien magasin du Syndicat de Québec.L’opérateur de la petite excavatrice a expliqué qu’il n’était pas supposé y avoir de fil à l'endroit ou il s’est mis à creuser.C’est au second coup de pelle que la machine a touché un fil de 25,000 volts alimentant le poste de transmission fournissant le courant au centre commercial.¦ Une grève au Vatican?VATICAN (Reuter) — Le responsable de l’unique syndicat du Vatican a déclaré lundi qu’il n'excluait pas le recours à la grève pour appuyer les revendications des employés M.Mariano Cerullo, dirigeant de l’Association des employés laïcs du Vatican, qui compte 1,630 membres sur 1,800 salariés, a précisé que les négociations sur les relations de travail, la revalorisation des retraités et la réduction du temps de travail étaient dans l’impasse.L'Association des employés laïcs a été fondée avec l’accord du pape Jean-Paul II en novembre 1979.guérin l’éditeur édite Biochimie (101-943) Travaux pratiques Franiolte Emmell ?élève - 28 cm x 21,5 cm 178 p.6,95$ Cégep LE DEVOIR POUR UN ABONNËMENT À DOMICILE 844-3361 En vente dans toutes les librairies IMI 4560 ru* Saint-Denis Montréal.Québec Tél: (514) 849-1112 sion payante notamment.Deux ministres, MM.Clément Richard (Affaires culturelles) et Jean-François Bertrand (Communications) ont célébré en commun les mérites de cette «souveraineté-association» au cours d’une conférence de Îiresse à laquelle prenait part e pdg de la SDIC, M.Guy Morin.Selon ce dernier, la conjoncture n’est pas facile: les banquiers de la culture se rendent compte que la somme moyenne requise pour le type de projets soumis a pu grimper, en trois ans, de $50,000 à $150,000.Le rythme des refus n’a pas augmenté, déclare M.Morin.À ce jour, la SDIC a prêté $8.5 millions des $10 millions dont elle aurait pu disposer: $4.8 millions en prêts à des industries culturelles, moins de $700,000 à des garanties de prêts et $1 million prêté pour créer une maison intégrée du disque.Après la ratification de la Loi 54, la SODICC pourra intervenir dans des champs qui ne lui étaient pas accessibles à ce jour, enseignement par or- dinateur, banque de données ou vidéotex.Une projection établie par les Affaires culturelles parle de la création possible de 17,000 emplois en cinq ans, grâce à la nouvelle loi, au coût moyen de $16,000 par emploi créé.MM.Richard et Bertrand ont nié hier que la fusion de leurs deux ministères soit dans l’air.Il s’agit plutôt, fait remarquer M.Bertrand, d’une meilleure utilisation d’un organisme existant.À titre de rappel, M.Bertrand a souligné qu’en 1980, les Québécois consommaient pour $270 millions de services informatiques, la moitié étant importe.«C’est dans un esprit d’une plus vaste intervention du gouvernement sur le contrôle de son industrie en matière de communications que cette loi a été modifiée», dit le ministre des Communications.L’informatique vient au deuxième rang en importance des industries, avant l’automobile et après le pétrole, déclare le ministre des Communications.Le projet de loi 54 «est un élément d’une stratégie olus vaste d’intervention ;• e le gouvernement entreprend sur cette question et il faudra attendre que soit publié Bdtir le Québec II pour en savoir plus.Deux autres rapports paraîtront bientôt qui éclaireront la politique d’ensemble: l’un sur la recherche et le développement en communication au Québec, l’autre sur la télématique.Le leader parlementaire et ministre des Communications a aussi fait état, hier, du risque de se retrouver dans un monde où «les bibliothèques de référence en statistiques, en droit, en matière fiscale et technique.soient situées à Toronto, New York ou Paris et que les terminaux pour y accéder ne reflètent plus rien de ce que nous sommes comme Québécois».Les parrains de la loi estiment que la SODICC deviendra plus intensément le partenaire dans des actions de développement et de consolidation de l’industrie culturelle québécoise qui, en 1978, pouvait générer un milliara de dollars.Richesses au large des côtes Peckford dévoile son offre de «compromis» SAINT-JEAN, T.-N.(PC) — Le premier ministre Brian Peckford a déclaré hier qu’à l’élection provinciale du 6 avril, son gouvernement allait demeurer en place ou tomber selon la réaction du public terreneuvien au compromis, juste pour tous les Canadiens, qu’il a soumis à Ottawa pour régler le différend sur les ressources au large des côtes.M.Peckford a dit qu’il demandait aux Ter-reneuviens de lui accorder un mandat clair afin qu'il puisse négocier avec le gouvernement fédéral.Le premier ministre sortant a rappelé les étapes des discussions entre les gouvernements fédéral et terreneuvien.Les dernières propositions de Terre-Neuve, a souligné M.Peckford, ont été soumises au gouvernement fédéral le 25 janvier.Elles visent à donner la chance à Terre-Neuve de rattraper le reste du Canada quant aux revenus et aux services publics.Ottawa n’a pas répondu.Un point important de la proposition prévoit que Terre-Neuve recevra 75% de tous les revenus gouvernementaux tirés de l’exploitation des ressources au large des côtes; et ce jusqu’à ce que la province ait rejoint la moyenne canadienne pour les revenus, les services publics, la réduction de la dette et dans d’autres domaines fiscaux et sociaux La formule comprendrait en plus un mécanisme automatique qui assurerait Terre-Neuve contre le risque de tomber de nouveau au rang des provinces démunies.Un tel mécanisme demeurerait en place aussi longtemps que les revenus des ressources du large le permettraient.En outre, on créerait un fonds d’épuisement des ressources afin de prévoir le jour où le pétrole sera épuisé.La proposition envisage également un partage 50-50 des droits pour les deux sociétés de la couronne, Petro-Canada et la .Newfoundland and Labrador Petroleum Corp.C’est en octobre qu’avaient débuté les négociations entre Ottawa et Terre-Neuve en vue de régler la dispute de longue date sur l’administration et le partage des revenus des ressources offshore.Si Duarte oerdait, le Canada pourrait changer de politique OTTAWA (CP) - S’il advenait que Napoléon Duarte fierde l’élection qui aura lieu e 28 mars au Salvador, aux mains de forces de droite, le Canada pourra penser qu’il aurait dû, à l’exemple du Mexique et de la France, dénoncer la tenue de ce scrutin et non se contenter de ne pas le cautionner en n’y envoyant pas d’observateurs.C’est du moins ce qu’a soutenu hier le président du comité des Communes sur la Défense et les Affaires extérieures, M.Marcel Prud’homme, ajoutant qu’il était «convaincu que les Etats-Unis ne pourraient appuyer le régime de droite s'il était élu».«Ce serait terrible», a lancé le député de Saint-Denis, qui croit qu'il y aura possibilité de négocier avec un régime Duarte nouvellement élu pour la reconnaissance des forces de gauche M.Prud'homme a toutefois minimisé l’impact des recommandations faites par un groupe de parlementaires canadiens, qui ont récemment effectué une enquête sur la situation au Salvador, précisant «que ces recommandations soulèveraient sans aucun doute des oppositions au comité».Il y a quelques semaines, quatre députés des Communes, sous la présidence du dé- vilégiant la thèse des forces de gauche, tandis que M.Ken Robinson s’en tenait à la position canadienne à l’égard du conflit.Selon M.Prud’homme, même Mme Flora MacDonald, porte-parole conservatrice, ne peut prétendre représenter les membres de son parti qui auraient, selon lui, une propension plus certaine vers la droite.Selon M.Prud’homme, les députés membres de ce sous-comité auraient été mieux avisés de faire état de leurs recommandations au comité des Affaires extérieures, dont ils relèvent, d’autant plus qu’il est probable que leur position puisse être fort divergente de celle qui émanera de l’ensemble du comité, qui compte 30 députés.«L’Amérique latine a été pendant longtemps l’enfant négligé des relations extérieures du Canada», note M.Prud’homme, dont la sympathie au régime de démocratie populaire castriste est de notoriété publique.«Notre politique à l’égard de l’Amérique latine n’a pas à être jugée comme devant être nécessairement en opposition à celle des États-Unis, plus de 70% du commerce canadien se fait avec nos voisins du sud», note M.Prud'homme.québec ¦ Johnson admet la fermeture de lits QUÉBEC (par Gilles Lesage) — Le ministre des Affaires sociales admet qu’un certain nombre de lits pour soins aigus sont «fermés» dans les centres hospitaliers de la région de Montréal.Mais cela représente moins de 2% des lits disponibles.Selon M.Pierre-Marc Johnson, «un millier ou deux milliers de personnes sur des listes d’attente, pour l’ensemble de la région métropolitaine, c'est un problème qui se règle relativement rapidement à cause de la rotation et de la rapidité avec laquelle les lits sont libérés quand il s'agit de lits pour soins aigus».C’est ce que le ministre a répondu hier à la députée libérale de l’Acadie, qui faisait valoir à l’Assemblée nationale que 530 lits de courte durée sont fermés alors que la région de Montréal souffre d’un manque de 1,500 à 2,000 lits du genre.Mme Thérèse Lavoie-Roux reconnaît que des lits nouveaux sont ouverts, mais dans des centres d’accueil, non pour des soins aigus.M.Johnson dit qu’un certain nombre de lits ont été fermés pour une période variant de deux ou trois semaines à un ou deux mois dans certains cas.Mais il faut tenir compte du bassin d’un millier de lits et du roulement normal, un lit étant occupé en moyenne pendant onze jours par une personne.Il ajoute que près d’un millier de lits seront «ouverts» d’ici la fin de l’année dans la région de Montréal, sur la rive sud, à Valleyfield et à Repentigny.Ces lits permettent de décongestionner d’autres hôpitaux, notamment ceux du centre ville de Montréal et près des ponts.D’autre part, l’ouverture de treize centres d’accueil dans la région de Montréal entraînera le transfert de plusieurs malades chroniques, libérant autant de lits pour courte durée.Mme Lavoie-Roux avait souligné plus tôt que la proportion de malades chroniques et en attente d’hébergement va sans cesse croissant dans les centres de courte durée.On établit à 1,800 au moins le nombre de ces patients qui, par exemple, occupent le tiers des lits à Notre-Dame.¦ CTRSM: Lévesque approuve l’équité QUÉBEC (LE DEVOIR) - Le premier ministre, qui est aussi député de Taillon, est d’accord pour que Longueuil ait une voix plus importante que celle des autres villes qui font partie du Conseil des maires de la Commission de transport de la rive sud de Montréal (CTRSM).C’est ce que M.Lévesque a fait savoir hier au député libéral de Laporte, qui l’interrogeait à l’Assemblée nationale sur une modification incluse dans la loi numéro 33, adoptée le mois dernier.Selon M.André Bourbeau, aucune des municipalités concernées (sauf le maire de Longueuil, «dont l’allégeance au Parti québécois est bien connue») n’a été consultée ou même informée.Le ministre des Affaires municipales répond qu’il y a eu de longues consultations, mais pas de consensus, et que la situation ne rendait pas justice à la ville la plus populeuse.M.Jacques Léonard ajoute que le gouvernement a tranché en accordant un vote qui tienne compte de la taille des villes.Ainsi, représentant 40% de la population desservie par la CTRSM, Longueuil aura le tiers des votes, «ce qui est d’ailleurs un compromis acceptable».M.Bourbeau reprend que cette représentation est basée sur l’ensemble de la population alors que la moitié de la ville de Longueuil est desservie par la CTRSM, l’autre moitié l’étant par la CTCUM.«Elle a donc obtenu une représentation proportionnelle au double des autres villes, d’où une injustice», un manque de respect envers les élus locaux.Le premier ministre rétorque que la décision est à l’avantage des citoyens, même si les «establishments» locaux ne sont pas contents.Il évoque les discussions qui ont tourné en rond, et il conclut: «Je suis parfaitement d’accord avec l’équité de la décision qui a été prise par le ministre des Af- faires municipales, quitte pour le député de Laporte, pour qui ce n’est pas nouveau, il en a fait une carrière, de continuer à entretenir le feu tant qu’il peut.» ¦ Le projet de loi de Guy Bisaillon QUÉBEC (LE DEVOIR) - Le projet de loi privé qu’entend déposer le député pé-quiste de Sainte-Marie, M.Guy Bisaillon, portera sur un service volontaire «ouvert à tous les sans-travail aptes et disponibles», âgés de 18 à 25 ans.Le 3 décembre, M.Bisaillon avait déposé un projet qui parlait d’un service obligatoire.La rémunération des volontaires sera entièrement à la charge de l’État et sera conforme à la Loi du salaire minimum.Dans les notes qu’il a rendues publiques hier, le député dit viser à récupérer des sommes importantes affectées à une vingtaine de programmes d’emploi des deux gouvernements qui «plus souvent qu’autre-ment ne sont que des programmes déguisés de subvention à l’entreprise».Après une discussion intensive au sein du caucus de son parti, M.Bisaillon tiendra, le 29 mars, dans son comté, une assemblée publique dans le but de mettre sur pied ce qu’il appelle «un bon début vers une politique de plein emploi».¦ Les patates: la réplique de Garon QUÉBEC (PC) — Pour corriger un système il faut d’abord être conscient que le système n’est pas bon.Le directeur fédéral de l’inspection des patates de semence devrait être changé de place parce qu’il n’est pas assez conscient.C’est ce qu’a déclaré hier le ministre de l’Agriculture du Québec, M.Jean Garon, en commentant la déclaration de M.Ben Borrel, au sujet de la flétrissure bactérienne dont sont porteuses les pommes de terre du Nouveau-Brunswick.M.Borrel a déclaré que M.Garon cherche à se faire du capital politique sur le dos du fédéral en accusant de laxisme le service fédéral d’inspection des pommes de terre.M.Garon a déclaré qu’il était «estomaqué, renversé» d’apprendre que M.Borrel, qui est le directeur de l’inspection des pommes de terre de semence et donc chargé du dépistage de cette maladie, ait dit que la flétrissure bactérienne était une maladie courante dans toute l'Amérique du Nord et qu’il serait ridicule de mettre en quarantaine les patates du Nouveau-Brunswick parce qu’elles en sont contaminées.«C’est fort un peu.Si j’étais ministre de l’Agriculture à Ottawa, je n’hésiterais pas à changer ce gars-là de place, parce qu’il n’est pas assez conscient».Quant à M.-Marcel Dionne, député libéral de Chicoutimi, et nouvel adjoint parlementaire du ministre fédéral de l’Agriculture, M.Eugene Whelan, M.Garon dit qu'il veut se faire valoir mais qu’il ne connaît pas le problème.M.Dionne a admis que l’Italie avait banni les patates du Nouveau-Brunswick mais il a ajouté que ce n’était pas définitif et que «les études défavorables de l’Italie sont en train d’être contestées.» M.Garon a rappelé à ce sujet qu’il a déposé la semaine dernière un rapport de deux hauts fonctionnaires d’Agriculture Canada qui disent quelle est la situation en Europe a ce sujet.«Moi, je n’en reviens pas.Ce n’est pas du ‘cover-up’, c’est épais», a-t-il dit, rappelant qu’il n’avait pas fait de placotage et d’envolées oratoires sur le problème et qu’il avait déposé des documents.M.Dionne a dit qu’un des producteurs où a éclaté l’épidémie a été imprudent en semant des pommes de terre de semence dans un champ où des patates de table avaient été récoltées l’année précédente, augmentant ainsi les risques de contagion.M.Garon a rappelé que, dans le reseau québécois de production de semence, il n’est pas permis de cultiver les deux sortes de patates sur une même ferme mais que le réseau fédéral de production de semence le permet.Landry dénonce à Paris le «jeu de massacre» d’Ottawa Sï aurice Dupras, se rendaient au Salvador pour y constater que les «dés étaient pipés et que les élections salvaaorien-nes étaient truquées».«M Dupras ne pouvait se permettre d’aller la-bas et de revenir sans opinion», a dit M.Prud’homme, non sans préciser que toute cette affaire «risquait de causer certains problèmes» à l’étape de la rédaction du rapport Même pendant le voyage au Salvador, des divergences d’opinion avaient éclaté entre deux libéraux, M.Dupras pri- PARIS (PC) — Le ministre d’État au Développement économique du Québec, M.Bernard Landry, s’est livré hier à Paris à une virulente attaque des politiques du gouvernement canadien, devant une centaine d’hommes d’affaires français.M Landry, en visite de travail en France, participait à un déjeuner-causerie organisé par la Chambre de commerce France-Canada, en présence du ministre français du Plan et de l’Aménagement du territoire, M.Michel Rocard, et de l'ambassadeur canadien à Paris, M.Michel Dupuy.Après avoir expliqué les politiques économiques de son gouvernement, particulière- ment en matière d'aide à la fietite et moyenne entreprises, e ministre québécois a accusé Ottawa de mener un véritable «jeu de massacre» économique envers le Québec.M.Landry a affirmé que «l’obsession monétariste» du fédéral avait coûté 97,000 emplois au Québec, contre 27,000 pour le reste du Canada.Il a ajouté qu’Ottawa portait ainsi un «coup épouvantable à la politique québécoise d'aide aux PME.» Abordant les questions plus strictement politiques, le ministre a déclaré que «la communauté internationale devrait se scandaliser» du rapatriement de la constitution effectué par Ottawa et a ac- Ce manuel, à l'aide d'expériences pratiques, toutes qualitatives, permet à l'étudiant de comprendre cette usine chimique qu'est l'organisme humain en bonne santé.Il traite des modifications qui peuvent survenir dans un organisme malade.On y parle également du rôle des analyses de laboratoire dans l'établissement ou la confirmation des diagnostics et des traitement à utiliser.En vente dans les librairies: Station Métro-Longueull Longueuil, Québec Tél : (514) 877-6525 166 est, rue Sainte-Catherine Montréal.Québec Tél : (514) 861-5647 4440 rué Saint-Denis Montréal, Québec Tél : (514) 843-6241 STAGE HAÏTI 1982 Initiation au développement international organisé par: L'Association québécoise pour l'avancement des nations-unies (A.Q.A.N.U.) — contacts avec la population — promotion de projets communautaires — visites socio-culturelles Départ: 3 juillet Durée: 5 semaines A.Q.A.N.U.Pierre Dextreze (514) 659-5233 Jour A soir cusé le premier ministre canadien, M.Pierre Trudeau, de vouloir rogner encore plus les pouvoirs provinciaux.M.Landry a poursuivi en pointant un doigt accusateur vers les Québécois qui, «au Québec comme à l'étranger», se font les apôtres des politiques fédérales.«Les Français ont déjà utilisé un nom pour désigner ceux qui défendaient la cause de 1 ennemi, a-t-il ajouté, mais je n’oserai pas l’utiliser ici.» Tous auront saisi l'allusion aux «collabos», des Français qui s’étaient rangés du côté de l’occupant allemand au cours de la dernière guerre.M Michel Rocard a commenté en termes choisis la situation politique canadienne.Il a déclaré à cet égard que les «lois de la diplomatie internationale» ne lui permettaient pas de faire connaître ses «sentiments» face aux récents événements.Notre collection printemps-été est arrivée! 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nouvelle fédération qui regroupe une grande variété d'associations d’anglophones de la province, lançait hier sa campagne afin d’amener le gouvernement Lévesque à assouplir sa Charte du français au chapitre de l’affichage.Dans un premier temps, Alliance Quebec diffuse une affiche qui représente des manifestants tenant des pancartes, sur lesquelles on lit: «Libérons la langue d’affichage — Free the language of signs».Le but visé: sensibiliser tous les Québécois à la frustration des anglophones aux prises avec la regie-mentation, issue de la Loi 101, qui exige depuis le 1er septembre dernier que l’affichage public, notamment commercial, se fasse en langue française seulement.Alliance a étalé hier ses arguments.En défendant sa Charte du français en matière d’affichage public, le gouvernement veut que celle-ci reflète la réalité québécoise?Mais «le gouvernement n’a pas respecté son propre principe», réplique le président d’Alliance Québec, M.Eric Maldoff, puisque «Montréal est la troisième ville de langue anglaise au Canada et la population anglophone du Quebec est plus nombreuse que celles de Quatre provinces.La loi sur l’affichage nie cette réalité.» Les dirigeants d’Alliance Québec disent que la communauté anglaise du Québec a, avec eux, «accepté depuis longtemps le principe de l’affichage en français», mais gu elle refuse de se plier a l’interdiction d’afficher à la fois en français et dans une «autre langue».Alliance Québec engage sa campagne de sensibilisation en misant sur ce résultat d’un sondage mené par la firme SORECOM en mars 1981 et suivant lequel 64% des francophones de la région métropolitaine se di- sent favorables à une modification de la Loi 101 qui permette désormais l'affichage bilingue.M.Maldoff n’a pas voulu préciser si les changements que réclame son groupe devraient valoir pour l'ensemble du Québec, pour Montréal seulement ou pour une moitié de la métropole.La fédération des anglophones est en train de se constituer.Elle recrute des associations locales dans maintes régions du Québec.Elle vise à se constituer une base solide en vue de son rand congrès d’orientation u printemps.M.Maldoff a reconnu avoir entrepris récemment des pourparlers réguliers avec le ministre des Communautés culturelles, M.Gérald Godin, afin d’étudier les possibilités d’amender l’article de la Loi 101 sur l’affichage.Le ministre lui aurait communiqué dernièrement que la question «n’est pas négociable».Alliance Québec compte, en plus de sa campagne d'af-fidies (qui seront répandues partout dans le.paysage, dans les vitrines ae magasins, sur les poteaux de téléphone, dit-on), sur l’appui politique de plusieurs maires de municipalités où, comme à Rosemère, Greenfield Park et Ville-Mont-Royal, les anglophones sont bien représentes.«Nous existons, rappellent les gens d’Alliance Québec.Nous sommes présents.Nous avons le droit d’être visibles.Il est lé-itime d’être un Québécois e langue anglaise.» Ml DR Ottawa et Québec sont taxés d’insouciance scandaleuse par Gilles Provost La Fédération des comités de victimes de la MIUF a accusé hier les ministres responsables de la santé publique, tant à Québec qu’à Ottawa, d’insouciance «scandaleuse» à l’égard des graves problèmes de santé avec lesquels sont aux prises des dizaines de milliers de familles dont la maison est isolée à la mousse d’u-réeformol (MIUF).«Il est absolument inconcevable qu’Ottawa n’ait pas encore subventionné la moindre recherche originale sur les effets médicaux des gaz de MIUF ou encore sur la meilleure façon de traiter les victimes», a soutenu hier Mme Nicole Lamer au nom de la Fédération.Les victimes ont aussi tiré à boulets rouges sur le gouvernement du Québec à qui ils reprochent d'être assis sur des milliers de dossiers médicaux (une banque de données sans pareil ailleurs dans le monde) et d’en bloquer toute étude sérieuse.Jusqu’à maintenant, en effet, on a refusé de fournir au Dr Albert Nantel, directeur du Centre de toxicologie du Québec, la subvention d’urgence qui aurait rendu possible l’analyse de ces dossiers par ordinateur.Selon Mme Lucie Daignault, il est sans doute naturel que des gouvernements aient tendance à jouer à l’autruche pour ne pas reconnaître la gravité du problème auquel ils sont confrontés mais elle n’accepte pas que le ministre des Affaires sociales du Québec, M.Pierre-Marc Johnson, et le ministre de la Santé nationale, Mme Moni- ue Bégin, soient complices ’une telle manoeuvre.D’ailleurs la Fédération a récemment demandé audience à ces deux ministres, en espérant les convaincre de prendre une position plus courageuse et plus engagée dans ce dossier.Aux yeux de la Fédération, les deux niveaux de gouvernement ont surtout «jeté de la poudre aux yeux» jusqu’à maintenant en mettant en place des programmes d'aide ou de dépannage inapplicables et inutiles.Au niveau fédéral, par exemple, on reproche au gouvernement de dilapider scandaleusement les fonds publics dans des mesures de calfeutrage et de ventilation qui n’ont pas fait leurs preuves et ui laissent un produit toxique ans les murs des maisons.En outre, même si le programme d’aide a été dévoilé avec éclat avant Noël, les victimes qui veulent maintenant s'inscrire sç font répondre que les formulaires «ne seront disponibles que dans six semaines».De plus, on ne commencera qu'en juin à distribuer des détecteurs de formaldéhydes (que la Fédération juge inefficaces et inutiles).Pour cette raison, la Fédération recommande à ses membres de s'inscrire au rogramme Ouellet mais d’en oycotter toutes les autres étapes jusqu'à ce qu'il ait été reformulé.On espère que Mme Bégin saura reconnaître la gravité de l’atteinte à la santé publique et qu'elle interviendra aussi pour faire enlever cette mousse sans délai des murs des maisons canadiennes.On attend aussi d’elle qu’elle lance les recherches requises sur l’aspect médical de ce dossier.Aux autorités québécoises, on demande plutôt de former des médecins capables de soigner intelligemment les personnes atteintes dans leur santé à cause de la MIUF et de trouver des solutions aux problèmes dont elles souffrent.«Nous n'acceptons plus d'être renvoyés chez nous avec une aspirine, référés à des psychiatres ou tournés en ridicule, a déclaré hier Mme Lamer.Nous n’acceptons pas davantage que des médecins se disent impuissants ou désarmés et que personne ne fasse rien pour y trouver remède.» De Québec, les victimes attendent aussi un programme de dépannage et d'évacuation d’urgence qui soit autre chose que de la propagande.En ce moment, dit la Fédération, un très grand nombre de victimes n’ont d’autre choix que de demeurer dans leur maison insalubre parce que l’aide qu’on leur offre ne leur permet pas vraiment de déménager.«Il faut que les victimes soient capables de se reloger sans payer plus cher qu’elles ne le feraient si leur maison n’avait pas été isolée avec de la MIUF!» Les comités de victimes estiment aussi que la Régie du logement manque à ses responsabilités en refusant de diffuser son analyse sur les droits et recours des locataires ou des propriétaires aux prises avec une maison isolée avec de la MIUF.Von Bulow coupable NEWPORT (Reuter) — Après un procès de deux mois qui a secoué le jet-set international, Claus Von Bulow a été reconnu coupable hier par le tribunal de Newport, à Rhode Island, d’avoir tenté d’assassiner sa richissime épousé au moyen d’injections d’insuline.Le verdict contre l’ancien associé danois du magnat pétrolier Paul Getty a été rendu par un jury de sept hommes et cinq femmes après 38 heures de délibérations.Von Bulow, qui est âgé de 55 ans, est passible de 40 arts de prison.Le juge Thomas Needham a autorisé la libération de l’accusé, sous caution de 100,000 dollars, et a annoncé que la sentence serait rendue le 2 avril.Von Bulow n’a manifesté aucune émotion quand le jury a annoncé sa décision, mais son avocat, Herald Fahringer, a éclaté en sanglots.Il a annoncé que la défense ferait appel.Von Bulow est sorti de la salle sans dire un mot à ses avocats, et a immédiatement téléphoné à sa fille de 14 ans.Des centaines de personnes étaient massées dans la salle d’audience et à l'extérieur pour entendre le verdict.Von Bulow était accusé d’avoir donné des injections d’insuline à sa femme, à Noël, en 1979 et 1980.Héritière valant $75 millions, Martha Von Bulow, âgée de 50 ans, est plongée dans un coma irréversible depuis près de quinze mois.L’Office de la langue contredit Jean de Grandpré par Pierre Roberge de la Presse Canadienne L’Office de la langue française (OLF) a rendu publiques hier des lettres de deux compagnies afin de démentir les propos du président de Bell Canada, M.Jean de Grandpré.Celui-ci avait affirmé lundi que «des radicaux» souhaitaient franciser le nom des compagnies Consolidated-Bathurst (pape-tière) et Standard Brands (alimentaire).Même si M.de Grandpré n’a pas nommé l’office, a expliqué hier M.Jean-Yvon Houle, porte-parole de TOLF, «peut-on imaginer qu’il s’agit de quelqu'un d’autre?L’office est le maître-d’oeuvre de la francisation au Québec.» Dans sa causerie prononcée en anglais, comme c’est l’usage au Canadian Club de Montréal, M.de Grandpré avait affirmé qu’une «petite minorité de radicaux», qu’il n’a pas identifiés parce qu «ils ne se montrent jamais au grand jour», cherchent à changer le nom de ces deux sociétés industrielles.L’OLF n’a pas l’intention de réagir à toute opinion émise en public, qu’elle soit favorable ou défavorable à la francisation des entreprises et à la Loi 101 en général, a poursuivi M.Houle, mais cette fois-ci deux compagnies ont été nommées et il fallait «rétablir les faits devant ces déclarations un peu malheureuses».Le 19 février, Mme Suzette Fournier, responsable de la francisation à la compagnie, écrivait à l’OLF pour faire état de son «vif plaisir à la suite de la confirmation officielle par l’Office de la langue française de l’acceptation de notre raison sociale, Consolidated-Bathurst Inc.» Mme Fournier ajoute que la compagnie a l’intention de poursuivre sa collaboration avec TOLF aux fins de la francisation.D’après M.Houle, cette lettre prouve qu’il n’a jamais été demandé à la compagnie ou à une de ses filiales de modifier sa raison sociale.L’autre compagnie écrivait en mars 1981, sur un papier dont l’entête porte «Les produits alimentaires Stamfard Brands», pour faire connaître à TOLF le nom des personnes formant le comité paritaire de francisation.Selon M.Houle, le simple fait que Standard Brands utilise un nom français au Québec démontre sa volonté de collaborer avec l’office ainsi que l’inutilité qu’il y aurait à franciser ce nom.Par ailleurs, même si la sortie du chef de la compagnie téléphonique suit de près celle de M.Ted Tiiden, M.Houle a dit ne pas voir de campagne concertée des hommes d'affaires contre la loi 101.Président d’une compagnie qui loue des automobiles, M.Tiiden avait affirmé récemment que la loi 101 était «une ordure».M.Houle a simplement souligné que la déclaration de M.Tiiden suivait de peu la parution, dans le périodique interne de TOLF, d’un article faisant Téloge du processus de francisation chez Tiiden.Dans le cas de Bell Canada, a-t-il ajouté, la causerie de M.de Grandpré avait été précédée par un reportage du même journal réalisé avec un dirigeant de la compagnie, à propos de la francisation.«Est-ce seulement une coïncidence?» s’est demandé à la blague M.Houle.Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente Pour une formation plus complète.les certificats de Criminologie II et de Traduction II Ces deux programmes d’études sont offerts à ceux qui détiennent le premier certificat de criminologie ou celui de traduction.Objectifs Criminologie II — offrir un support intellectuel pour une analyse critique des pratiques classiques de la criminologie, des cours et séminaires amenant les étudiants à faire un retour sur leur pratique professionnelle en regard des connaissances nouvellement acquises.Traduction II — améliorer sa méthode de travail et acquérir une compétence dans les secteurs spécialisés de la traduction.Date limite d’admission et d’inscription: 29 mars Renseignements: ¦343-6090H LK CHAMEAU.LF.MEILLEUR AMI DE L’HOMME! Le chameau ne craint pas d’afficher son prix! Au contraire! Il faut le voir pour le croire! Le chameau présente une qualité supérieure de construction, un confort légendaire, des qualités économiques irréprcx hahles tant au niveau de sa consommation d’essence que de sa robustesse.sans oublier les avantages du programme de protection de l’acheteur American Motors dont bénéficie le chameau.Une garantie de 12 mois ou 20,000 kilomètres, vraiment complète! Comparez le prix et les qualités du chameau avec tout autre «animal à quatre roues» .vous comprendrez pourquoi le chameau est le meilleur ami de l’Homme! Venez chez le concessionnaire Renault-AMC et voyez le chameau.pour le croire! LaCinq m Renault 5 RENAULT American Motors FI t 4 ¦ Le Devoir, mercredi 17 mars 1982 Paris est défavorable à un durcissement des sanctions contre Moscou PARIS (AFP) — Le gouvernement français s’est montré défavorable à l’accroissement des sanctions économiques occidentales contre l’URSS, au cours d’entretiens hier à Paris avec une délégation américaine dirigée par M.James Buckley, sous-secrétaire d’Etat pour l’aide et la sécurité, a-t-on appris dans les milieux officiels français.La mission dirigée par M.Buckley a été chargée d’entreprendre des consultations avec les principaux pays européens sur la réduction des crédits occidentaux à l’URSS et le durcissement des garanties gouvernementales pour ces crédits.Elle était passée lundi à Bonn et devait quitter hier soir Paris pour Londres.Elle se rendra ensuite à Rome et à Bruxelles.Durant son passage à Paris, M.Buckley a été reçu par MM.Claude Cheysson ministre des Relations extérieures, et Charles Hernu, ministre de la Défense.La mission américaine a eu également une longue réunion de travail avec des hauts fonctionnaires du Quai d’Orsay, de l’Economie et des Finances et du Commerce extérieur.Dans les milieux gouvernementaux français, on fait valoir que les pays de la Communauté européenne (à l’exception de la Grèce) ont déjà pris récemment à la suite de la crise polonaise, des mesures à l’égard de l’URSS en décidant de ne plus lui accorder de crédits à des taux privilégiés et de la ranger désormais dans la catégorie des pays riches.Les raisons avancées par la France, croit-on savoir, sont assez semblables à celles exposées à M.Buckley la veille à Bonn par les dirigeants de RFA qui sont également défavorables à une aggravation des sanctions économiques contre l’URSS.On fait valoir dans les milieux français ou’une réduction substantielle des crédits à l’URSS toucherait beaucoup plus les Européens qui vendent essentiellement aux So- viétiques des biens d’équipement que les États-Unis qui leur exportent surtout des produits agro-alimentaires.Pour la France, de telles mesures seraient très durement ressenties.Ses échanges avec l’URSS ont représenté en 1981, 28,4 milliards de ff: exportations 10 milliards, importations 18,4 milliards soit un déficit de la balance française de 8,4 milliards de ff.Le numéro un soviétique, M.Leonid Brejnev ne s’y est d’ailleurs pas trompé en faisant remarquer hier dans son discours au congrès des syndicats soviétiques que l’Europe occidentale serait plus affectée
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