Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 16 août 1982
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1982-08-16, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
la météo: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum 27.Aperçu pour mardi' ciel variable (d6tail en page 6) ' ••1 FAIS CE ( Vol.LXXIII - No 188 Montréal, lundi 16 août 1982 (Côte-Nord, 45 cent»; l!es-de-la-Madeleine, 90 cent*) 35 CENTS le week-end sportif .yw / * -'ni, ' Les Expos perdent du terrain Si la situation des Expos de Montréal n’est pas désespérée, elle est désormais sérieusement compromise à la suite des matches du weekend.L’équipe accuse en effet un recul de cinq parties et demie derrière les Cards de St-Louis en tête de la section Est de la Ligue nationale, Hier, les Expos ont perdu 3-1 face aux Phillies de Philadelphie, cependant que les Cards ont balayé les honneurs d’un programme double contre les Pirates, à Pittsburgh.Le gérant Jim Fanning a connu un week-end difficile, et certains joueurs, dont Gary Carter, ont remis son leadership en question après la défaite d’hier devant une salle comble de plus de 57,000 spectateurs.Carter soutient que Fanning aurait dû obliger le lanceur Steve Rogers à donner un but sur balles à Mike Schmidt après deux retraits et un coureur au deuxième-but à la neuvième manche avec la marque égale 1-1.Rogers a plutôt défié le puissant frappeur des Phillies, qui a expédié la balle dans les estrades de droite.Pages X, Les Concordes humiliés 46-8 Les Concordes de Montréal ont subi un autre cuisant revers à leur cinquième partie cette saison.Ils ont en effet encaissé une défaite de 46-8 face aux Eskimos d’Edmonton.L’offensive des Concordes, animée par le quart Luc Tousignant, a été complètement neutralisée.Steve Alatorre, en relève à Tousi-gnant en fin de match, a complété la seule passe de touché de l’équipe en atteignant Nick Arakgi dans la zone des buts.Page 9 Elio de Angelis Gerulaitis 1 er en Autriche vainc Lendl L’Italien Elio de Angelis a apporté à l’écurie Lotus sa 72e victoire en formule un en remportant hier le Grand Prix d’Autriche devant le Finlandais Keke Rosberg à l’issue d’un sprint éblouissant.Il s'agit de la première victoire de l'écurie britannique depuis celle de Mario Andretti en 1978.Avec sa place d’honneur, Rosberg est passé au deuxième rang du championnat du monde des conducteurs à six points de Didier Pironi.Page 8 L’Américain Vitas Gerulaitis, encouragé par un public toron-tois nombreux, a remporté hier les Internationaux de tennis du Canada en battant en finale le champion sortant, le Tchécoslovaque Ivan Lendl, en trois manches âprement disputées.Au Challenge Player’s d’autre part, la Torontoise Carling Bassett, âgée de 14 ans, a éliminé la dernière Québécoise encore en lice, Sylvie Tétreault, de Saint-Jean.Page 9 Le contingent français se déploiera le premier Israël lève ses objections (D’après Reuter et AFP) — Le climat est à l'optimisme en ce qui concerne le retrait négocié des combattants palestiniens de Beyrouth-Ouest.A l’issue d’un nouvel entretien hier avec les responsables israéliens, M.Philip Habib, l’émissaire américain, s’est dit confiant.Plus tôt, un haut responsable israélien avait déclaré qu Israël n’exigeait plus une liste complète des fedayine assiégés et que la date précise du déploiement de la force internationale d’interposition ne faisait plus de problème.Les exigences israéliennes s’en tiennent maintenant à la mise en liberté d’un pilote pris par l’OLP, et à des nouvelles de cinq soldats portés disparus.L’arrivée d’un contingent français à Beyrouth n’est plus considérée comme un obstacle à la paix par Israël, indiquait-on de bonne source après la dernière réunion du cabinet israélien et au cours des discussions menées hier à Jérusalem par l'envoyé spécial américain au Proche-Orient.M Philip Habib.Le gouvernement israélien a en effet pris connaissance d’un message signé par le président de la république française, M.François Mitterrand, en sa qualité de chef des armées, garantissant que ce contingent se retirerait immédiatement si l'évacuation des combattants palestiniens ne se déroulait pas conformément aux plans prévus par M.Habib Selon des commentateurs bien informés.les Etats-Unis ont soutenu l’initiative française et ont finalement repoussé la possibilité qu'un contingent italien joue le rôle initialement prevu pour la France.L'opposition israélienne était justifiée à Jérusalem par l'absence de garanties écrites de la part de l’Élysée, et c’est cet obstacle qui semble avoir été levé par le message français.L'hypothèse d'un déploiement de soldats français préalablement au retrait des forces de l’OI.P de Beyrouth-Ouest avait suscité les critiques du gouvernement israélien, le premier ministre Menahem Begin et le ministre de la défense Ariel Sharon y voyant la preuve que la France voulait «protéger» les combattants palestiniens retranchés à Beyrouth-Ouest.Cette question a été abordée hier au cours des négociations entre M Habib et les Israéliens.«En ce qui concerne la force multinationale.nous sommes en bonne voie», a révélé en fin de soirée le porte-parole du gouvernement à Jérusalem, à l'issue des entretiens.Le fait que le gouvernement israélien prenne note des garanties françaises laisse présager que le différend israélo-franéais apparu dans la semaine dernière va s'estomper, estimait-on à Jérusalem.Il subsiste toutefois le contentieux apparu à propos de ce que les Israéliens considèrent comme une «vague d’antisémitisme» en France, et qui a pris un relief particulier après l’attentat meurtrier de la rue des Rosiers.Il ne sera sans doute pas nécessaire que M.Habib revienne à Jérusalem et il lui Le pouvoir socialiste en France ¦ Des rides prématurées PARIS — Il y a six mois, on parlait encore de la «force tranquille».Il y a trois mois, la presse dressait un bilan somme toute encourageant de la première année du septennat de M.François Mitterrand Pourtant, le gouvernement a lancé récemment une campagne de publicité intitulée Les yeux ouverts pour tenter d’enrayer la degradation du climat politique.Au risque d’a jouter lui-même à une inquiétude fondée précisément sur l’idée que les socialistes ont découvert tardivement, trop tardivement, la réalité de la crise économique Le lancement de cette campagne d'explication çst tombé «à plat.Le meme jour (le 28 juillet>, soucieux de bien montrer sa volonté de reprendre les choses en mains, le gouvernement prononçait la dissolution du SAU sans obtenir d'effet favorable sur l'opinion.Comme si.au- par Jean-M.Colombani Le Monde 2 ht~: près de celle-ci.le crédit du gouvernement était atteint au point de ne plus susciter de réactions autrës que negatives.Un encéphalogramme plat, en quelque sorte.Les sondages attestent un phénomène que la rumeur publique amplifie Aux: «Cela finira mal.'» font echo désormais les: «Cela ne peut plus durer!».Que s’est-il donc passé de si grave en deux mois (car la dégradation de la crédibilité du pouvoir date du mois de juin)9 Comment le pouvoir a-t-il pu prendre ainsi des rides prématurées?Le chef de i’État lui-même est-il conscient non seulement de l'ampleur apparente de ce courant de défiance, mais aussi du fait qu’il est lui-même atteint?Si M François Mitterrand semble aujourd’hui exposé au ressac de l'opinion, c'est qu'il est.en fait, en porte à faux.La trilogie sommet de Versailles (le 7 juin) — conférence de presse (le 9 juin) — dévaluation (le 13 min), pèse lourd à cet égard.L'échec du premier, la tonalité rassurante de la seconde, suivis de la dure réalité du programme d'accompagnement du réajustement monétaire ont en quelque sorte.dévalué le verbe présidentiel.Dans le système de la Ve République, c'est en effet le chef de l'État qui dit le droit Et qui conduit le pays.Parcourant le Limousin au début de mai.le président de la République avait d'ailleurs joué sur ce registre, en soulignant, face à une inquiétude déjà perceptible, que lui savait «oii nous allions» Encore faut-il que les paroles présidentielles soient rapidement suivies d'effets.Et que le chef de l'État ne paraisse pas prendre trop de distances à l'égard de son gouvernement Pour avoir négligé les conséquences du déphasage que tout un chacun a pu constater.M Mitterrand a lui-même altéré l'image du président-guide.À ces constatations, le chef de l'État peut opposer deux explications: s’il y a eu l'échec du sommet de Versailles, c'est que les Européens, la France en particulier.ont tenu bon face aux pressions américaines; s’il y a eu décalage entre la conférence de presse présidentielle et le plan Voir pag* 12; Pouvoir suffira de faire connaître l’acceptation ou le rejet des conditions israéliennes par l’OLP par la voie diplomatique, a précisé un haut-responsable israélien Israël en revanche a confirmé qu’il restait intraitable sur la restitution d'un pilote prisonnier de l'OLP et dont le SKy-hawk avait été abattu à proximité du château de Beaufort dans les premiers jours de l’invasion israélienne.Le haut-responsable israélien a précisé que l'obtention d’une liste nominative des maquisards quittant Beyrouth ne constituait plus un problème majeur dans la mesure où il sera possible de mettre au point un système permettant de contrôler les quelque 7.000 combattants de l’OLP Voir page 12: Israël L’Église réitère son appui à Solidarité rural VARSOVIE (AFP) — L’église polonaise.visiblement soucieuse de sauvegarder la visite du pape, a adopté, hier, une attitude de prudente réserve.Évitant toute référence au syndicat indépendant suspendu Solidarité et aux récentes manifestations, le primat Jozef Glemp a choisi à Czestochona de mettre le cap sur la campagne, en défendant le droit des paysans à avoir un syndicat Dans une homélie prononcée à l’occasion de la grand-messe de l'Assomption en l honneur de la Vierge Noire, patronne de la Pologne.Mgr Glemp a déclaré, sous les ovations de quelque 300,000 fidèles que «la campagne a besoin d’une organisation syndicale Le droit à s’organiser est inné, et ne peut être ni accorde, ni imposé» Voir page 12: Église La fonction de maire de Montréal est conçue pour quelqu'un «qui a une certaine facilité avec le public».(Photo Jacques Grenier) S/ Drapeau part.Luc Larivée reluque la succession par Angèle Dagenais M Luc Larivée, président de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECMl, serait vivement intéressé à la mairie, si M Jean Drapeau devait ne pas se présenter pour un huitième mandat à l'automne Conseiller municipal du Parti civique (district de Longue-Pointe) depuis 1978.M Larivée a déclaré, dans une entrevue exclusive au DEVOIR qui paraît en page 4, que le poste de maire de Montréal est.à son avis, l'un des ministratif, au Canad ue la per- plus prestigieux^ au point de vue ad-aaa et sonne qui l’occupe est un «homme de puissance» sur 1 échiquier politique Pour l'heure, le plus grand souhait de M Larivée serait que le maire Drapeau reprenne la tache, parce que Voir page 12: Larlvéa ¦MMamBMHaMawMMi watmmmmtmmMrmpmmsmms (4 seulement) ¦¦¦¦Mi MMMM OHM MMI 5,795 MHHnMHHMHMMMMMM M CONTRAT DC SCRVICi CHRYSLER DE RETOUR AUX BONNES ANNÉES! COLT 1982 nauva 7QKOO WJ * Mdon/ re/t,chry/lei.c’e/t nou/ autre/” Oodgc Automobiles r~uf yut-jj W On a confiance en notre étoile.15,949 rue Sherbrooke est, Montréal 642-7411 2 ¦ Le Devoir, lundi 16 août 1982 De la ville aux cuisines de son village Mît '*» «M UGN» '>««• S|*' r«»£f r«cx»S *«*' J» ata»1 Les petits pots de gelée d’une once se vendent aux environs de $1.25 l’unité; achetés en petits cageots de bois de sept, cela coûte un peu plus de $10.«Ce n’est pas de la gelée à manger tous les matins sur ses rôties, c’est à offrir en cadeau», reconnaît Aline Lefebvre.CE qui.au départ, était pour Aline Lefebvre, un passe-temps personnel est devenu aujourd’hui une entreprise familiale rentable.Les gelées gastronomioues au vin ou à la liqueur qu’elle confectionnait pour servir à sa table ou offrir en cadeau à des amis sont maintenant vendues dans de nombreuses boutiques de produits fins.«Ça.c'est ma petite compagnie, mon plaisir à moi», précise avec un sourire espiegle cette femme dynamique qui adore relever des défis.«Ce qui est beaucoup plus important dans nos vies et dévore toutes nos énergies, c'est ce que j’appelle ma «grosse compagnie» A.Lefebvre et Cie Inc.vend en effet des confitures et marmelades pures en petits pots d’une once, sous étiquette ersonnalisée, à de nombreux ôtels à travers le Québec.Auparavant, les portions individuelles en bocaux de verre étaient des produits importés: on ne trouvait ici que de la confiture ou de la marmelade en petits contenants de plastique.Petit poisson est vite devenu grand puisque cette ascension rapide s’est faite en trois ans.«Tout a débloqué d’un coup», remarque cette citadine devenue rurale et qui se transforme maintenant en femme d’affaires.«J'étais une mondaine jusqu'au bout des doigts., j’aimais les gens, nous sortions et recevions beaucoup mon mari et moi Puis un jour, à l'occasion d’un voyagé en Bretagne, il y a de cela huit ans.mon mari m'a proposé d'aller habiter à la campagne à l'année longue.J'ai accepté et ne l'ai jamais regretté » Le changement a été total.Bernard et Aline Lefebvre se sont installés en pleine campagne.dans un magnifique pays vallonneux, en retrait du minuscule village de Bolton Centre, dans les Cantons de l’Est («une église et trois mai- sons», dit à la blague Aline).Aucun voisin en vue, mais un très beau boisé, un étang, un ruisseau, un petit pavillon où l’on peut lire ou causer sans autre bruit que celui de l’eau qui coule, et une immense maison tout confort.«Je ne me suis pas encore rassasiée de cette belle nature.il y a tant à regarder, à observer.Nous sommes heureux ici», constate cette femme au mi-tan de la vie qui a élevé deux enfants et est déjà trois fois grand-mère.«Ma fille vit avec sa famille en banlieue de Montréal; mon fils, Michel, spécialisé en électronique, s’est joint à la compagnie et habite près de nous.» Est-ce l’ennui qui a amené Aline Lefebvre à cuisiner confitures et gelées?«Oh! non.c’est beaucoup plus un effet du hasard.Je n’ai, non plus, jamais eu de plan de carrière.Je suis esthéticienne de métier.j’ai été la première diplômée au Québec.J’ai ouvert une clinique et à un moment, j'avais quatre employées régulières.Puis j'ai vendu ce commerce.Ça été mon premier projet.En arrivant ici, je croyais me remettre au piano que j’avais déjà étudié sérieusement pendant plusieurs années.Il y a de cela sept ans et je n'ai pas encore joué une seule note.la vie a pris un autre tournant.» Les mille et un secrets de la bonne table ont toujours fasciné Aline Lefebvre.Elle a suivi des cours de cuisine avec le professeur Bernard et des cours par correspondance, Les Grands diplômes, de Boston.«J’aime le côté recherche dans la cuisine.Quand on en connaît les bases, on peut ensuite adapter, créer, laisser courir son imagination.Cet aspect créatif est très satisfaisant.J’aime les trouvailles, les choses nouvelles.C’est ainsi que je me suis mise, pour mon propre plaisir, à faire des gelées qui sortent de l’ordinaire, des gelées au vin rouj>e, au vin blanc, au vin rose, au champagne, puis à la liqueur en n’employant que des produits du pays: Caribou, cidre de pommes, liqueur de bleuets, liqueur d’érable.J’ai dû abandonner la production commerciale de cette dernière, cela coûtait trop cher.J’ai d'abord servi mes gelées à la famille, puis aux amis à qui j'en offrais en cadeau pour une occasion spéciale ou à Noël.Chacun semblait apprécier ces gâteries maison.» Son gendre, qui est propriétaire d'une charcuterie où l’on vend des produits fins, lui a suggéré un jour de mettre ses gelees en petits pots, d’y apposer une étiquette et de les vendre, lui promettant d'être son premier dépositaire.«L’idée était alléchante, dit-elle.Il a d’abord fallu trouver un nom et enregistrer la compagnie.Cela s’est fait facilement: le nom s’est imposé de lui-même: Les Cuisines de mon village.Mais trouver les bocaux qui conviennent et l’étiquette appropriée n'est pas aussi facile que cela le sem- ble.Je voulais quelque chose qui soit raffiné et indfique bien qu’il s’agit d’un produit gastronomique.Comme c’était des gelées au vin, je suis allée dans les magasins de la Société des alcools pour y examiner les étiquettes sur les bouteilles et cela m’a donné une idée.Comme pour certaines étiquettes de vin.celles de mes gelées portent en travers une barre rouge sur fond blanc, ce qui montre qu’elles contiennent de l’alcool; les caractères sont en noir.» Les produits des Cuisines de mon village ont tout de suite connu du succès.Aline Lefebvre s’est toujours fait un point d’honneur de n’utiliser que des produits de première qualité.purs, sans additif ni parfum ou essence artificielle.«Comme j’avais une adresse sur mes étiquettes, un représentant à travers le Canada s’est offert pour assurer la promotion des gelées qui étaient alors vendues à l'unité, en petits pots de deux onces J'ai signé un contrat avec Holt and Renfrew pour l'ensemble de ses magasins où il y a des boutiques cadeaux.Elles sont aussi vendues dans de nombreuses boutiques de produits fins ou de boutiques de cadeaux.Si mes gelées se sont imposées, c’est sans doute parce qu’elles sont bonnes.différentes, mais aussi parce que c’est quelque chose d'exclusif et de fabriqué ici, au Québec.Elles sont probablement aussi arrivées à un bon moment.» Tous les produits des Cuisines de mon village ont été analysés par les autorités gouvernementales comme il se doit et ont reçu leur sceau d’approbation.«J’ai bénéficié d’une aide technique appréciable des conseillers en mise en marché au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, ce qui m’a ouvert beaucoup de portes.» Alors qu’un de ces conseillers rentrait de Toronto où il avait assisté à l’exposition de l'hôtellerie et de la restauration.il avait fait route avec une représentante de l'hôtel Regence Hyatt de Montréal ui s'était plainte amèrement e n’avoir pu y trouver de produits du Québec.Elle avait espéré y acheter des confitures aux fraises et aux framboises qu elle pourrait servir en portion individuelle aux clients de son établissement.Le monsieur en question a immédiatement pensé à Mme Lefebvre et à ses petits pots de gelées et a mis les deux femmes en communication.Cela se passait il y a plus d’un an.«Tout ne s’y pas déroulé aussi rapidement pue je l’avais imaginé.A l’epoque, je ne faisais pas de confitures.Et je n'avais jamais songé à des portions individuelles.Mais je me suis dit qu'il n’y a rien d'impossible.J'ai fait des recherches: je me suis servie des recettes de ma grand-mère et je les ai adaptées.Ce ue je voulais, c'était un pro-uit pur.c'est-à-dire 65% de fruits et 35% de sucre.Il a fallu faire de nombreux essais avant d'en arriver à l'excellence et au goût recherchés Sans l’aide de mon mari, qui est pharmacien, je n’y serais jamais parvenue.Puis il a fallu trouver une compagnie pour fabriquer des bocaux en verre d'une once, ce qui n’existait pas pour ce genre de produits.Il fallait acheter le moule, ce qui représentait un gros investissement.Mais une fois toutes ces démarches complétées, le Régence Hyatt a tout de suite signé un contrat d'un an pour 200,000 petits pots, ce qui m’a permis de me lancer sans prendre de trop gros risques.Ça été le point de départ».Aux confitures.Aline Lefebvre a ajouté de la marmelade aux trois fruits (orange, pamplemousse, citron), du miel de fleurs sauvages et du sirop d’érable de chez nous.La compagnie A.Lefebvre Inc.est entrée en opération depuis le mois de mars dernier et a depuis signé plusieurs autres contrats importants avec des hôtels et divers etablissements un peu partout à travers le Québec et dans le reste du Canada.«Lorsqu'un client en manifeste le désir, je personnalise l’étiquette en inscrivant le nom de l’hôtel, ce qui ajoute un cachet encore plus exclusif».Certains clients de ces hôtels sont tellement friands des confitures aux fraises ou aux framboises d'Aline Lefebvre qu’ils voulaient en acheter pour en rapporter à la maison La proprietaire a donc décidé de mettre un assortiment de cette nouvelle ligne de produits dans un petit cageot en bois, ce qui en fait une présentation intéressante que l’on peut maintenant trouver dans les boutiques de cadeaux de quelques grands hôtels et dans des magasins de produits fins.La compagnie fournit déjà du travail a plein temps à quatre personnes: «Non seulement mon mari travaille-t-il avec moi quatre jours par semaine pour surveiller la production (les trois autres étant consacrés à sa pharmacie qui est située à Saint-Henri), mais aussi mon fils qui est devenu notre bras droit, et une autre employée.Jamais je ne pensais que ça prendrait si rapidement une telle envergure Mais ce qui demeure primordial pour moi, c'est la qualité du produit, ce qui a été depuis les tous débuts notre marque de commerce.Je ne veux faire aucune concession de ce coté.Je suis «Canada Approu-ved».ce qui est difficile à obtenir», note-t-elle avec une certaine fierté.La compagnie A.Lefebvre Inc commence à exporter du sirop d’érable en portion individuelle vers les Etats-Unis: cela ne s'était encore jamais fait.Et il y a encore des tas d'autres projets en germination.Aline Lefebvre ne veut toutefois pas brûler les étapes.Elle trouve plus sage pour l'instant de consolider ce qui est déjà entrepris.Le recyclage et ses retombées économiques LA restauration et le recyclage de notre patrimoine immobilier constituent l’un des domaines où l'intervention de l'Etat pour relancer l'activité économique produit les meilleurs résultats.L'entente intervenue en août 1979 entre le ministère des Affaires culturelles et la Ville de Montréal, pour la mise en valeur de l’arrondissement historique, le démontre sans l’ombre d'un doute.L'entente a non seulement permis d'entreprendre la réhabilitation d'un milieu urbain en voie d'abandon, mais elle a aussi généré une activité économique importante par la valeur des travaux et efficace par la rapidité avec lesquelle les retombées apparaissent.L'entente comportait, entre autres choses, des investissements immobiliers dans les équipements publics et des subventions aux projets de l'entreprise privée.En 1971.la valeur déclarée des permis de construction dans le Vieux-Montréal atteignait à peine $1.8 million; en 1979.elle grimpait à près de $5.5 millions, grâce surtout à des investissements dans des immeubles publics de plus de $3.3 millions; en 1980.première année complète de l'entente.la valeur des permis saute à $14.5 millions et passe, l'année suivante, à $20.9 millions.La hausse est particulièrement marquée dans le secteur résidentiel, puisque les investissements.provenant essentiellement de l'entreprise privé, passent de moins de $100,000 en 1979 à près de $15 millions en 1981.il aura fallu que le gouvernement québécois et 1 administration municipale injectent un peu moins, de $3.5 millions en subventions pour susciter dans le secteur privé pareil intérêt à l'égard d'un milieu urbain qu'il TRIMOINE avait déserté depuis deux décennies.Pans le secteur commercial et industriel, non couvert par l’entente, la valeur des travaux double entre 1979 et 1981.passant de $2 1 millions à $4 4 millions.À mesure que le secteur privé prend son élan dans le Vieux-Montréal, les gouvernements diminuent leur effort en équipements publics: la valeur des travaux dans la catégorie des immeubles publics (gouvernement et institutions) chute, passant de $4 9 millions en 1980 à $14 millions en 1981.Ces données, compilées par l'administration municipale et ajustées selon l'indice des prix de la construction au Québec, ne montrent qu'une partie des retombées du programme de mise en valeur de l'arrondissement historique.Ainsi, la Direction générale du patrimoine évalue à 462 le nombre d'emplois créés directement en 1980.541 en 1981.grâce à l'entente.La Ville de Montréal n’a pas encore fini de mesurer les retombées de cette vaste opération pour son assiette foncière et pour la qualité de vie en ce line milieu urbain À titre d'exemple, citons le Cours Le-Royer.le premier des grands entrepôts du Vieux-Montréal recyclés en habitation: avant le recyclage, cet entrepôt rapportait a la Ville de Montréal $16.000 en taxes; après le recyclage.il rapportait, dès la première année, $130,000 en En avez-vous assez de votre comptabilité personnelle?(Artistes, Hommes, femmes d’affaires et Professionnels (les) Pour renseignements gratuits et confidentiels Louis Delisle.Tél.: 652-6739-6103 Annie Rioux Parapsychologue-clairvoyante Xatmr tu lt«m TOlN M MtrenV il CmmIuu *m rtmi" Avis Gens d’affaires ou de carrière subissant une impasse financière, amour ou curieux et désireux d’ètre conseillés.Info.: 463-2638 du lun.au mer.antre 12 h al 11 h.taxes.Dès qu’un immeuble abandonné retrouve la vie, il enrichit l’assiette foncière de la ville, anime un milieu urbain, suscite une activité humaine accrue dans son voisinage.Du point de vue de l’industrie touristique, le quartier historique devient de plus en plus attrayant à mesure qu’il se réhabilite et met en relief son originalité culturelle.Il n'est pas utile, dans un milieu aussi riche d'histoire, de multiplier les équipements à caractère strictement touristique tels que les hôtels et restaurants.Il suffit simplement de souligner son passé et son identité culturelle pour qu’il soit l'un des éléments majeurs d’un produit touristique plus authentique.Ces quelques données ne tiennent pas compte de la présence du gouvernement du Canada à la Pointe-à-Callières et dans toute la zone du vieux port, où des investissements importants se préparent d’ici à la fin de l’année et l’année prochaine.Dans leurs efforts pour contrer un mouvement de récession économique, les gouvernements du Québec et du Canada ont misé beaucoup sur la relance de la construction neuve et peu parlé de restauration et de recyclage du bâti ancien.Cette activité compte pour un chiffre d’affaires de plus de $4 milliards par année dans tout le Canada Pour que ce secteur puisse poursuivre son • développement et produire toutes les retombées — avons-nous les moyens de nous en priver?—, les gouvernements doivent ajouter à leur effort actuel un ensemble de moyens fiscaux incitatifs afin que la conservation et la mise en valeur du bâti ancien jouissent des mêmes avantages que la démolition, la reconstruction en neuf ou l’ouverture de quartiers nouveaux ¦ A vendre — Le ministère des Affaires culturelles n’a H.500 000$ Date f13-08-82 1 4091 w> lôô$— 274091 50 000$ 091 g 25$ 74091 2 1 000$ 91 «4 10* Provincial 13 lots bonis de “.'¦rOOTI 131 313.13$ chacun Numéros non décomposantes 746A096 3010936 549J322 822H073 700E738 515G368 668G673 756J325 414A503 9 août y N Lotto proenam .„ 6/49 GROS LOT M $631,000.00 Prochain 14-08-82 4 15 30 37 5>67 GAGNANTS 0 $33ï:?84.76 0 $127,406.70 5/6 56 o 81,360.80 4/6 2738 9 $71.50 3/6 26700 610.00 46 48 HO compte mentetre Ventes totales $1,916,352.00 500 000$ GARANTI EN 6/6.Les montants inscrits en 6/6 et 5/6 plus, en l'absence de gagnants, forment le cumul du gros lot en 6/6.Ja course à pied.un sport une victoire une fête P«ml-marathon du Canal daCHAMBLY 22 août Les modalité* d'tncâltsarmm des billets gagnant* paraissent au versa des billets.In cas de disparité entre cette Mate de numéros gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité. 12 ¦ Le Devoir, lundi 16 août 1982 + Larivée c’est la seule façon de permettre une victoire «assurée» du Parti civioue aux prochaines élections.Mais si Jen Drapeau décidait de renoncer à la fonction, M.Larivée aviserait dans les heures qui suivent et serait très certainement sur les rangs comme successeur.Il estime, en effet, que la fonction de maire de Montréal est conçue pour quelqu’un «qui a une certaine facilité avec le public», qualité qu’il se reconnaît facilement De plus, à titre de président de la plus grande commission scolaire au Québec.M.Larivée administre déjà un budget d'un demi-milliard (le budget de la CECM est de $462 millions exactement), «budget qui représente la moitié de celui de la Ville Je Montréal», précise-t-il.et qui emploie 11,000 personnes en plus de plusieurs milliers d’occasionnels (la Ville de Montréal a 13,000 employés'.M.Larivée estime, d’ailleurs, qu’il n’est pas plus difficile «d'être premier ministre du Canada que président de la CECM».Tout est dans la façon de mener les choses publiques et.en ces matières, «un homme n’a que son talent et ses 24 heures par jour».La course au leadership ne l’effraie pas du tout au sein du Parti civique — on sait, en effet, que les noms de MM.Yvon Lamarre et Pierre Lorange, et de Mme Justine Sentenne, notamment ont été avancés comme successeurs éventuels de M.Drapeau.Il estime que les choses vont se régler rapidement et «que les gens n’en entendront à peu près pas parler».Il ne pense pas, en effet, que la succession puisse se faire de la même façon que dans d’autres partis politiques.Le Parti civique est «unique», selon M.Larivée, en ce qu'il comporte très peu de membres.60 à 70 tout au plus, et que les problèmes de leadership se règlent «à nuis clos sans que personne ne le sache».M.Larivée précise que lorsque le «candidat unique» sera désigné au Parti civique, il y aura «un semblant de soutien de la part de tous les membres du parti» et, par solidarité, tous tairont leurs désaccords à l'extérieur.Aux délibérations du Parti civique, il se dit «des choses très dures», expli- 3ue M Larivée, y compris à l’égard u maire.«Vous savez, M.Niding n’a pas démissionné, n'a pas refusé d'être candidat il y a quatre ans, ajoute-t-il.» Ce ne sont pas des pressions du public ou du juge Malouf qui ont fait démissionner Gérard Niding, a dit le conseiller de Longue-Pointe, mais bien des pressions «de l'intérieur».La pression est venue de ses collègues, qui étaient là avec lui pendant que les choses se faisaient, comme à Montréal.pendant que les choses se font, ce sont surtout ceux qui sont en autorité, donc le maire, le président et les membres de l’exécutif, qui posent des gestes; il y a beaucoup de conseillers qui ne touchent pas à l'administration profonde de la ville de Montréal.» Interrogé sur l’état de santé du maire de Montréal, M.Larivée, qui est aussi médecin pratiquant depuis 28 ans, a laissé entendre que M.Jean Drapeau a certainement eu un accident cérébro-vasculaire majeur, car avec une «légère paralysie», comme l'ont indiqué les journaux, «on ne passe même pas une semaine à l’hôpital mais deux ou trois jours».M.Larivée n'a pas cherché à en savoir plus long sur la maladie du maire.Il précise.toutefois, que puisque qu’il a subi une paralysie du côte gauche et qu'il s’est cassé la hanche droite au printemps, il a une «hypothèque» aux deux membres inférieurs.Mais c'est un homme d'action, s'empresse-t-il d'ajouter, doté d'une énergie intellectuelle proverbiale qui, médicalement, pourra peut-être retrouver ses capacités physiques avant l'élection.Il ajoute cependant, que le maire ne pourra plus mener le même régime de vie qu'auparavant — de 6 h 30 le matin à minuit au bureau —.et devra «laisser des choses de côté» Mais, selon les mots mêmes de M.Drapeau, précise M Larivée.«quand on n'a pas de talent, on supplée par le travail».M.Larivée confie, enfin, que le maire de Montréal lit continuellement, du matin au soir, et qu’il est fortement influencé par ce qu il lit dans les journaux.C’est ainsi, précise M.Larivée.qu'il a pu effectuer de nombreuses corrections de parcours.+ Église Le primat a déploré à cet égard que l’on «semble oublier les paysans dans les propositions (gouvernementales) concernant l’avenir des syndicats».Les paysans, a-t-il affirmé, «doivent avoir un syndicat qui représente leurs intérêts.afin que s’instaure entre le producteur et l’acheteur (l’État, en Pologne) un dialogue qui ne soit pas seulement assis sur des bases économiques, mais aussi humaines».«Nous sommes confiants, a ajouté le primat, qu’une normalisation progressive dans notre pays, permettra aux agriculteurs de s’organiser.En commençant par 16 août par la PC at PAP 1977: le chanteur américain Elvis Presley meurt à l’âge de 42 ans; 1979: le premier ministre japonais.M Kakuei Tanaka, est accusé d’avoir touché des pots-de-vin de la société aéronautique américaine Lockheed; 1974: l'armée turque instaure un cessez-le-feu à Chypre après avoir achevé la division de nie en deux zones.grecque et turque; 1972: le roi Hassan II échappe à un attentat monté par des pilotes de l’armée de l'air marocaine, qui tentent d'abattre son avion; 1992: les ouvriers français et italiens âui creusent le tunnel sous le Mont lanc opèrent leur jonction sous le plus haut pic d'Europe; 1924: â la conference de Londres, la France accepte d'évacuer la Ruhr Il est né un 16 août; Jean de la Bruyère (1645-1696) Le pouvoir socialiste en France/Des rides prématurées suit* de la première page d’austérité du gouvernement, c'est que l’on n’a pas suffisamment prêté attention à la longue déclaration liminaire de sa conférence destinée à préparer l’opinion â des mesures drastiques.Soit! Mais on peut aussi émettre l’hypothèse selon laquelle le président a voulu enrayer la chute du franc par l’effet psychologique de son intervention.Cet effet ne s’étant pas produit, le gouvernement a dû dévaluer plus tôt que prévu.M.Mitterrand ne s’émeut pas de la baisse de sa propre popularité.Il observe qu’il jouit d'une cote plus élevée que celle de M.Reagan ou de M.Schmidt, sans parler de Mme Thatcher.Il constate que ces leaders occidentaux ne sont pas pour autant empêchés de gouverner.C’est oublier que le mouvement de l'opinion compte au moins autant que le niveau de la popularité.Or la tendance est à la baisse brutale.En outre l’exemple étranger n’est guère rassurant hormis le cas de M.Schmidt, il tend à montrer que la crise crée l’alternance.La crise crée aussi l’austérité: or la chute des sondages et la montée des rumeurs date aussi, et peut-être surtout, de l’adoption du blocage des prix et des revenus.Faut-il, pour faire admettre a l'opinion ce type de politique (qui exigera des sacrifices à partir du seuil défini par le premier ministre, soit $2,500 par mois), et pour mobiliser les énergies, tenir un discours «churchillien», et promettre au pays «du sang, de la sueur et les larmes»?Les socialistes semblent désormais le penser: au sortir du séminaire de Maisons-Laffitte, M.Lionel Jospin a promis aux Français des «années terribles».Cette expression, pas plus que l’idée d’une dramatisation du discours, ne conviennent ni au président de la République ni au premier ministre.Pour la simple raison qu’il faut, pensent-ils, garder le sang-froid et prendre la mesure de dif-ficuéts qu’il est possible de surmonter en évitant d’accroître la tension.Le chef de l’Etat et son premier minis- tre ne sont pas disposés à admettre qu'ils ont commis une quelconque erreur de conduite dans la politique economique A leurs yeux, la gauche se devait d’améliorer en priorité la situation des plus défavorisés et de lancer les réformes de structures inscrites dans son programme.La (mauvaise) surprise n’est pas venue des prix dont on prévoyait qu’ils seraient encore plus difficiles à tenir, mais du commerce extérieur.On touche là à ce qui est devenu la préoccupation dominante du chef de l’Etat: l’adaptation de l’appareil industriel français à la guerre économique, M.Mitterrand considère que, depuis Georges Pompidou, rien de sérieux n’a été tenté dans ce domaine.Il accuse ses prédécesseurs immédiats en cette matière comme en d’autres, de cohérence dans l'incompétence, et de persévérance dans l’usage des deniers publics à fonds perdus.Les nationalisations et l’effort du gouvernement en matière de recherche doivent permettre, selon lui, de remettre sur pied l’appareil industriel, pour peu que l’effort soit soutenu.Dans l’immédiat, il attend du blocage des prix et des revenus un regain de compétitivité II se plaît à dire que le blocage doit permettre à la France de réduire de trois points le rythme de la hausse des prix et de retrouver ainsi un niveau d'inflation qu’elle n’avait pas connu depuis 1972.L’essentiel des vacances du chef de l’Etat (qu’il passe dans sa bergerie de Latche, dans les Landes, entrecoupées de va-et-vient dans la capitale) est donc consacré à une réflexion sur la sortie du blocage et sur la meilleure façon d’obtenir des travailleurs qu'ils adhèrent à la «deuxième phase» du «changement».M Mitterrand ne méconnaît pas la difficulté de la période actuelle et le caractère décisif du succès, ou de l’échec, du blocage.Il ne connaît pas non plus les imperfections du nouveau pouvoir, plus précisément sa propension à donner de lui-même l’image de l’incohérence.Le refus de dramatiser s’accompagne donc d’une volonté de reprise en main.Celle-ci, maintes fois annoncée, entre petit à petit dans les faits.Chaque mercredi après-midi, après le conseil des ministres, le chef de l’Etat préside un conseil restreint consacré aux questions économiques.Un remaniement du gouvernement plus profond que celui du mois de juin dernier est aussi a prévoir pour la fin de l’année.M Mauroy ne se comporte certe pas en premier ministre menacé.Mais il est clair qu’il subit de plein fouet désormais la somme des mecontehtements, sans pour autant éviter au président d’être à son tour exposé en première ligne.Il lui faudra tenter de refaire le terrain perdu, autrement que par une campagne publicitaire que le chef de l’Etat lui-même juge mauvaise.M.Mauroy a donc prévu d'intervenir à la télévision à la rentrée.Faute de savoir ou de pouvoir redresser les tendances actuelles — celles de l'économie mais aussi celles de l’opinion' — le pouvoir, et au premier rang le président de la République, offrirait à l’opposition non seulement un large succès aux prochaines élections municipales, mais aussi l’occasion de pousser plus avant son avantage sur un terrain qu’elle a déjà commencé d'explorer: celui de la légitimité.les paysans, a-t-il poursuivi, peut-être réussira-t-on à instaurer ce dialogue si désiré entre le pouvoir et la société, un dialogue qui construirait une entente et non la haine, dont nous ne voulons pas».Si le soutien réaffirmé par l’Église à un syndicat indépendant des agriculteurs, qui représentent 40% de la population polonaise.revêt une importance indéniable, il est difficile, notent les observateurs, de ne pas remarquer que le primat a choisi d’éluder tout commentaire sur la situation actuelle Mgr Glemp a en effet évité soigneusement toute référence à Solidarité, et aux manifestations qui ont secoué vendredi Gdansk, Varsovie.Cracovie et Wroclaw.à l'occasion du 2ème anniversaire du début des grandes grèves des chantiers Lénine et de l'entrée dans le 9ème mois d'état de siège.Il a passé également sous silnce les échéances d’août, dont la prochaine tombe aujourd’hui de nouveau à Gdansk, où le syndicat a appelé la population à célébrer l’anniversaire de la création.il y a deux ans.du comité de grève inter-entreprises.Enfin, et ce fait est significatif, il s’est également gardé de toute allusion aux rigueurs de l’état de siège, et n'a pas abordé comme il l'avait fait dans ses précédentes interventions, la question des personnes internées en vertu des dispositions de la loi martiale.Il semble bien que cette attitude de prudence soit avant tout destinée à ne pas entraver les difficiles négociations avec le pouvoir sur la visite du pape Jean-Paul II.qui paraissent sur le point d’aboutir.Le primat a en effet assuré devant l’immense foule des fidèles qu’il serait en mesure d’annoncer «prochainement» la date exacte de l’arrivée du Saint-Père l’an prochain en Pologne.L’épiscopat, rappelle-t-on.a récemment rendu responsables les autorités du report de cette visite, prévue à l’origine pour ce mois d’août.Donnant rendez-vous aux fidèles le 26 août prochain, début du jubilé d’un an proclamé par l’Eglise pour le 6ème centenaire de la Vierge noire.Mgr Glemp a eu ces mots: «Nous devons preparer au pape les villes qu'il vaudra visiter et une atmosphère sociale et spirituelle appropriée dans notre pays».Au total, notent les observateurs, il paraît clair au travers de cette homélie de l’assomption que pour l’instant du moins, la priorité de l'Eglise reste toujours de ne pas faire capoter le voyage du pape polonais.par des prises de position qui pourraient amener le pouvoir à changer d'avis.Cependant.l'Eglise est devenue au fil des mois pour la population un canal privilégié pour exprimer son soutien au syndicat suspendu de Lech Walesa et son refus de l'etat de siège.L'exemple en est donné quotidiennement à Varsovie, où les incidents de vendredi ont éclaté lors d'une charge des «zo-mo» (unités anti-émeutes de la milice) contre quelque 2.000 personnes réunies autour de la croix de fleurs disposée place de la Victoire à la mémoire du défunt cardinal Stefan Wvszynski.La place de la Victoire, et depuis vendredi soir le parvis de l’Eglise des Visi-tandines (le cercueil du «grand primat» y avait été exposé fin mai 1981).sont devenus un lieu de rendez-vous quotidien.Par centaines, voire par milliers, les Varso-viens ne cessent de défiler, déposant bouquets et lumignons, chantant des cantiques et des chants patriotiques, et n’hésitant pas à épingler au pied des croix des emblèmes de Solidarité et parfois des photos de Lech Walesa.Symbole du refus de «collaborer» à l’état de siège, les deux croix de fleurs — celle de la place de la Victoire et celle toute nouvelle de l’église des Visitandines — se terminent en forme d’ancre marine, allusion claire au V de la victoire et aux chantiers navals de la Baltique, bastion des luttes ouvrières de l’été 80.Hier, la petite guerre que se livrent, avec des accalmies passagères, le pouvoir et la population depuis des semaines, avait repris: en fin de matinée, la croix de la place de Victoire avait de nouveau disparu.et son emplacement était gardé par trois miliciens.La seconde croix de l'église des Visitandines était cependant toujours en place, et de nombreux passants se pressaient autour.De son côté.Solidarité vient de marquer un point important contre le pouvoir.en démontrant par les manifestations de vendredi que la Pologne n’est toujours pas normalisée au terme de 8 mois d’état de siège, et que le syndicat, même jugulé, reste capable de mobiliser des milliers de sympathisants.Incontestablement,* l’organisation de Lech Walesa n’a pas manqué son premier rendez-vous du vendredi 13 août, jour du 2ème anniversaire du déclenchement des grandes grèves des chantiers Lénine.À son appel, plusieurs milliers de personnes sont descendues dans les rues des quatre plus grandes villes de Pologne — Gdansk.Varsovie.Cracovie et Wroclaw — pour exprimer leur soutien au syndicat et leur opposition au régime de 1 état de siège Les manifestations les plus impressionnantes se sont déroulées a Gdansk où plu- Erratum Nos lecteurs auront compris, à la lecture de l'article publié samedi sur les aloses de la rivière des Prairies, que ce poisson marin fait partie de la famille des clu- Eéidés et non des salmonidés.C’est proba-lement par analogie avec les moeurs amadromes d’un autre poisson fort prisé des sportifs qu’on l’a surnommé le «saumon du pauvre».sieurs heures d’affilée, des milliers de personnes, dont nombre d’ouvriers des chantiers Lénine, se sont affrontés avec les «zomo», unités anti-émeutes de la milice.Les autorités tentent à l’évidence de minimiser la portée des événements: après le communiqué vendredi soir du ministère de l’intérieur, le quotidien de l'armée, «Zolnierz Wolnosci», est revenu samedi à la charge, affirmant que la population.qui aspire à la paix sociale et au calme, a refusé »dans son écrasante majorité» de suivre les «groupes aventuris-tes».Quatre personnes ont été légèrement blessées (deux à Gdansk et deux à Varsovie) et deux cent personnes arrêtées lors des manifestations survenues vendredi a annoncé de son côté, l'agence officielle PAP.selon laquelle seules 5.000 personnes environ ont participé «activement» aux manifestations dans les quatre villes.Il est clair cependant, que ces manifestations.qui font suite à plusieurs autres depuis le début août, constituent pour le pouvoir de l’état de siège un cinglant désaveu.Les autorités sont d’ailleurs elles-mêmes visiblement inquiètes devant l’avenir.comme l’indique le maintien à Gdansk et à Varsovie d’un important dispositif de sécurité, sans doute en place également dans tous les points considérés comme chauds à travers le pays (Craco-vie, Poznan.Szczecin, et l'ensemble de la Silésie).De fait, notent les observateurs, dans la guerre d'usure qui l’oppose au pouvoir il s'agit à présent pour le syndicat, s’il veut survivre, de faire pression au maximum en manifestant sa présence et en démontrant que sans lui, tout redressement économique et toute entente sociale authentique restent impossibles.Dans les milieux syndicaux, on est convaincu qu’il s’agit du seul moyen dont on dispose encore, pour amener les autorités à un compromis qui préserverait à l’avenir une existence réelle de Solidarité, fût-ce dans une version revue et corrigée.Les formules avancées jusqu’ici par le pouvoir ne sauraient tromper, estiment les observateurs: la conception officielle de recréer des sections syndicales par secteur au seul niveau des entreprises, équivaudrait en effet, si elle était suivie d1ef-fet.à un arrêt de mort pour l’organisation de Lech Walesa dont les structures régionales et nationale faisaient toute la force.Pour les syndicalistes en tout cas, l’enjeu.maintes fois exprimé dans la presse clandestine, est clair: prouver qu’il faut toujours compter avec Solidarité, et que la population reste acquise en masse au syndicat, est la seule chance d’infléchir la politique du pouvoir.Celui-ci, estiment-ils, même s'il a remporté une victoire indéniable en contraignant le syndicat à la clandestinité, ne peut pas se permettre indéfiniment, à moins d’une catastrophe économique et sociale, de gouverner contre une population qui continue de refuser dans son ensemble le nouvel ordre qui règne à Varsovie.+ Israël au fur et à mesure qu'ils quitteront Beyrouth S'agissant de la date précise du déploiement de la force internationale d’interposition.le haut-responsable israélien à précisé que ceci n'était plus un problème non plus.Il a ajouté que personne ne disputait plus le fait que les unités de l’armée syrienne stationnées à Beyrouth devraient aussi quitter Beyrouth «Il n'y a pas d'obstacles nouveaux, la situation paraît bonne», a déclaré M.Uri Porat.porte-parole du président du conseil israélien.Mais de leur côté, les responsables palestiniens ont réagi avec prudence aux informations en provenance de Jérusalem faisant état d’un assouplissement de la position israélienne sur les conditions du retrait palestinien de Beyrouth-Ouest.«La dernière fois que Habib était en Israël, ils avaient dit qu'ils avaient accepté son plan, mais il était revenu avec de nouvelles conditions», fait remarquer un responsable palestinien qui tient a) conserver l'anonymat.«Nous attendrons de voir ce que disent les documents, ils comportent sûrement des clauses désagréables en petits caractères.ajoute ce responsable.Le gouvernement libanais n’a pas encore officiellement réclamé l'intervention de la force d’interposition, en attendant la mise au point definitive des modalités du retrait palestinien Les dirigeants libanais ont réaffirmé au négociateur américain leur volonté de faire coïncider l'arrivée de la force avec le retrait des fedayine.Le calme régnait sur le front à Beyrouth.où on ne signalait que quelques tirs isolés.Dans le secteur ouest, le sort des Libanais et des Palestiniens assiégés semble s'être amélioré, notamment grâce à la mise en état de certaines canalisations d’eau, certaines rues, encombrées de gravats après les bombardements intensifs de la semaine dernière, ont été déblayées En revanche, l'approvisionnement en électricité, coupé par les Israéliens il y a trois semaines, n’a pas été rétabli Des échanges de tirs se sont produits près du village de Mansoura, dans l’est du Liban, et les Israéliens ont accusé les forces palestiniennes d’en avoir pris l'initiative Quant à l'attentat à la voiture piégée qui a endeuillé samedi la population chrétienne du bourg de Bhamdoun.à une vingtaine de km à l’est de Beyrouth, il a fait, selon la voix du Liban (radio phalangiste).neuf morts et une quarantaine de blessés.De son côté, Radio-Liban (officielle) a fait état de la mort de trois soldats israéliens et de cinq Libanais.A Jérusalem, la radio a pour sa part indiqué que trois soldats israéliens figuraient parmi les blessés, Bhamdoun est situé dans une zone contrôlée par les Israéliens et deux ont succombé hier.Hors du Liban.M.Nayef Hawatmeh, leader du FDP (front démocratique de libération de la Palestine, qui fait partie de l’OLP), a renouvelé à Paris la demande palestinienne d’une présence des troupes françaises au moment du départ de Beyrouth des combattants palestiniens pour assurer leur sécurité.A Damas, on se déclare favorable à la tenue d’un sommet arabe sur l’affaire libanaise «à n’importe quelle date et à n'importe quel endroit», a indiqué le quotidien pro-gouvernemental Tecnrine.En ce qui concerne les troupes syriennes présentes à Beyrouth, celles-ci font partie de la «Force arabe de dissuasion» (FAD) dans son ensemble, pour laquelle aucune décision arabe de retrait ou de redéploiement n’a été prise, indiquait-on hier de source autorisée à Damas.De même source, on affirmait que ces troupes sont encore fortes de cinq à six mille hommes, sans compter les effectifs de l'Armée de libération de la Palestine (ALP).qui dépendent — pour leur maintien ou leur retrait — directement de l'OLP Aux États-Unis, dans sa résidence de Camp David, le président Ronald Reagan a réuni samedi les principaux responsables de la diplomatie américaine au Proche-Orient pour préparer «l’après-Beyrouth».Cette réunion a surtout été consacrée à la préparation de prochaines initiatives américaines au Proche-Orient, après la conclusion d'un accord définitif qui mettrait fin à la crise libanaise.Les petites municipalités veulent un moratoire sur la loi de police NOTRE-DAME-DES-PRAIRIES (PC) — Essoufflées à l’idée d'avoir à se constituer prochainement un corps de police avec toutes les implications financières que cela comporte, les municipalités d'environ 5,000 habitants, réunies, hier, à Notre-Dame-des-Prairies.en banlieue de Joliette.se sont entendues pour réclamer du ministre de la Justice un moratoire sur l'application de la Loi de police actuelle.Quatorze petites municipalités ont pris part au front commun et trois députés étaient présents, MM.Guy Chevrette, de Joliette.René Blouin, de Rousseau, et Yvon Picotte.de Maskinongé.Estimant que le contexte économique Bons d’emploi: Québec ajoute $11 millions Le gouvernement québécois a injecté des fonds supplémentaires de $11 millions dans son programme de bons d’emploi.Dans le cadre de ce programme, 10.206 bons d’emploi ont été remis et de ce nombre, 3,856 jeunes ont réussi à se trouver un emploi.Le bon d’emploi, lancé en mai dernier, vise à aider les jeunes venant de terminer leurs études à acquérir une expérience sur le marché du travail.Du côté des employeurs, ce sont surtout ceux de la PME qui ont le plus répondu à l’appel gouvernemental, en embauchant les nouveaux diplômés.Pour être admissible, le candidat au bon d’emploi doit avoir moins de 25 ans et avoir obtenu depuis six-mois un diplôme de formation professionnelle de niveau secondaire, collégial ou universitaire.ou avoir suivi avec succès un cours de formation professionnelle pour adultes.Prêtre dans de beaux draps MANAGUA (AP) — La vision d’un prêtre tout nu dans une rue de Las Colinas, un faubourg de Managua, vient de tendre un peu plus les relations entre l’Église catholique et les autorités sandinistes.La télévision gouvernementale a diffusé jeudi soir des images censées montrer le père Bismarck Carballo, porte-parole de l’Eglise catholique, déambulant dans le plus simple appareil.Les images étaient accompagnées d’un commentaire laissant entendre que le prêtre avait été surpris en galante compagnie par un mari jaloux oui l'avait expulsé manu militari sans lui laisser le temps de récupérer sa soutane.Le père Carballo a toutefois affirmé aux journalistes qu’il déjeunait mercredi chez une amie lorsqu’un inconnu les a attaqués et l’a contraint à se dévêtir.Quatre policiers sont alors apparus et ont conduit tout le monde au poste où l’agresseur aurait apparemment été aussitôt remis en liberté.«J'ai obtenu ma libération grâce au nonce apostolique, bien que je ne connaisse toujours pas les raisons de cette agression», a-t-il dit.Le «scandale de Las Colinas» a conduit le seul journal d’opposition, «La Prensa», à ne pas paraître jeudi pour ne pas avoir à publier uniquement la version officielle de l’incident.Parle, parle.MUNICH (AFP) — En août 1981, on pouvait compter quelque 510 millions d'appareils téléphoniques dans le monde, soit une moyenne de 11.5 appareils pour 100 habitants, affirme un rapport sur les statistiques internationales de télécommunications publié à Munich Le nombre des téléphones a augmenté de 5.3% en 1981 par rapport à Tannée précédente, ajoute le rapport.Les différences entre les continents sont cependant importantes: en Afrique, par exemple, on ne compte toujours que 1.3 ligne de téléphone pour 100 habitants, contre 36 lignes en Amérique centrale et du Sud.En Asie, il n'y a guère que trois téléphones en moyenne pour 100 habitants.Les populations du Pacifique-Sud, au contraire, profitent de la densité du réseau des télécommunications en Australie et en Nouvelle-Zélande et comptent 42 lignes pour 100 habitants.Les Européens en totalisent 28 pour 100 personnes Selon ces statistiques, chacun des habitants de la planète téléphone en moyenne 70 secondes par jour.Les «champions du monde» sont toujours les Etats-Unis avec 257 milliards de coups de fil par an est bien différent et plus difficile qu’au moment où la loi 48 a été adoptée, en 1979.les petites municipalités de 5.000 habitants se disent étouffées à l’idée d’avoir à assumer les frais de la sécurité publique sur leur territoire.Elles soutiennent qu'il y a lieu de repenser les modalités dè cette loi, au chapitre les concernant.Le maire de Saint-Charles-Borromée a déclaré que la sécurité publique relevait d'un choix des citoyens, et que cela ne devrait pas être imposé par Québec.D’ailleurs, a-t-il mentionné, à l'heure où le gouvernement du Québec compresse tant qu il peut en coupant dans les services et les fonctionnaires, il apparaît surprenant qu'il exige des municipalités qu elles fassent exactement le contraire.Les députés péquistes présents, MM Chevrette et Blouin.ont refusé d’appuyer la cause des petites municipalités, arguant que la loi actuelle permet une foule d'aménagements, et que les municipalités sont étudiées cas par cas.M, Chevrette a dit que le gouvernement n’obligeait pas les municipalités à se doter d’un service de police «chromé» et qu’il pourrait ne s'agir, dans certains cas, que de l’embauche d’un agent de sécurité.M Chevrette a rappelé que la loi avait été votée en 1979 et que.depuis lors, la criminalité avait augmenté et les be- soins de sécurité aussi.Selon lui.la loi 48 permet suffisamment de discussions pour accommoder tout le monde Pour sa part, le député libéral de Maskinongé.M.Picotte.s’est rangé résolument dans le camp des municipalités contestataires.soulignant que la présente controverse démontre bien la pertinence de repenser l'application de la loi de police.Selon M Picotte.il faudrait prendre au moins un an pour s’asseoir et revoir toute l’affaire, à la lueur du contexte économique actuel.M.Picotte accuse le gouvernement Lévesque de se décharger de son déficit, en remettant le fardeau de la sécurité publique sur le dos des contribuables.Il s’agit là.selon lui, d’une question purement politique et c’est pourquoi les députés pequistes ne veulent pas entendre parler de révision de la loi.Les petites municipalités paraissent d’accord sur un point: si elles acceptent d’ouvrir la porte à un ou deux agents de police, elles se devront, un jour, de faire face à un syndicat, qui réclamera les mêmes conditions que celles consenties à la SQ tant au chapitre des salaires qu’à celui des deux hommes par voiture Elles craignent le fardeau financier qui s’annonce, et se proposent de tenter d’infléchir le ministre Marc-André Bédard.PLAMONOON, Dr Vlger.— A Québec, le 14 août 1982.à l'àee de 86 ans et 11 mois, est décédé le Docteur Viger Plamondon.époux de feu Adrienne Bédard.frère de feu le Dr René Plamondon (Marguerite Amvot).de feu le R P Jules-Jolv Plamondon des Religieux de Saint-Vincent-de-Paul, de feu le Dr Gérard Plamondon et de feu M Oscar Plamondon (Germaine Morissette).II était le fils de feu Apollinaire Plamondon et de feu Sara Archambault, de Québec Né le 19 septembre 1895 à Sainte-Pétronille de l île d orléans.Dr Viger Plamondon était diplômé du Collège de Lévis, du Séminaire Saint-Charles Borromée de Sherbrooke.Docteur en Chirurgie dentaire de l'université de Montréal en 1925 et Maitre en Sciences dentaire.chirurgie buccale et radiologie de la Northwestern Universitv de Chicago, Illinois.Etats-Unis, en 1927.Vétéran de la Première Guerre mondiale où il servit au Front dans le 87e Bataillon en France, en Belgique, dans les Pays-Bas et en Allemagne, il avait ouvert.avec d’autres spécialistes de Quebec, la première polyclinique médicale La Clinique Saint-Louis, sur la rue du même nom à Québec en 1927’ Il fut membre correspondant de la Société Odontologique de France (1937-19601, membre actif de l’Academy of Dental Medecine de New York, du Collège des Chirurgiens-Dentistes de la Province de Québec dont il fut président, membre co-fondateur des sociétés dentaires de Sherbrooke (1936).du Saguenay (1940).de la Rive-Sud (1940).du Nord-Ouest Québécois (1956).membre honoraire de l’Association dentaire de Montreal, des Trois-Rivières, de Sherbrooke et de Québec, membre actif de l'Association des Chirurgiens-Dentistes de l'Amérique du Nord, attaché régulièrement à Québec au Service dentaire et médical de l'Hôpital Notre-Dame de l'Espérance (1950-1970) et de l'Hôpital Laval (1951-1966), attaché temporairement aux mêmes services de I Hôtel-Dieu de Chicoutimi (1948-1953).de l'Hôpital de Matane (1949-1953).de I Hôpital de Maria (1949-1953) Grand amant de la natureDr Viger Plamondon fut président et membre honoraire des sociétés Zoologique de Québec, et Provancher d'Histoire naturelle de Québec directeur de la Société Linnéenne de Québec (1956-1980).du Club Automobile de Québec (1943-1964).de la Ligue d'Hygiène dentaire de Québec (1941-1965) et membre actif de la coopérative dentaire Le Dépôt dentaire Limitée ( 1940-1973).Pratiquant son art et sa profession jusqu’à la fin de sa vie, le Dr Viger Plamondon se signala parson Musée d'anatomie dentaire comparée et ses travaux sur l’ostéolqgie crânienne, et fut, sur ces sujets, un conférencier recherché plusieurs centaines de lois tant au Québec qu’au Canada aux Etats-Unis et en Europe Dr Viger Plamondon laisse dans le deuil ses enfants: Monique (Roland Auger) et Michel (Claudette Blais): sa famille et sa belle-famille: Florence Plamondon.en religion Soeur Saint-Jean-Marie-Vianney des Soeurs de Jésus-Marie de Sillery.Edithe Plamondon (Mme veuve Wilfrid Brochu) de Montréal.Mme veuve Gérard Plamondon (Germaine Bruchési) de Montréal’ Madame veuve Aldéric Sauvé (Lucienne Bédard) de Saint-Hermas-Mirabel.Mme Edouard Bédard (Ena Gohiert de Montréal.Mlle Marianne Bédard de Montréal, et plusieurs neveux et nièces des familles de feu ses frères ci-haut nommés de Québec, de Montréal, de Sherbrooke et de New-York, et de ses beaux freres feu Ernest Vaillancourt (Augustine Bédard) de Montréal et de Laval-des-Rapides.de feu Alcide Lanthier (Alice Bédard) de Saint-Placide, Comté des Deux-Montagnes de feu Louis-Albert Bédard d'Ottawa, de feu Jean-Paul Bédard (Lucienne Leduc) de Lachute de Lucien Leroux (Germaine Bédard) de Saint-Placide Dr Viger Plamondon sera exposé au funérarium LépineCloutier, 300 Chemin Sainte-Foy.Quebec, a compter du lundi le 16 août 1982.de 14h à 17h et de 19h à 22h.mardi le 17 août de 14h à 17h et de 19h à 22h.et mercredi le 18 août de 12h à 13 h 45 Le service religieux sera célébré mercredi le 18 août 1982 à 14h en l'église Notre-Dame du Chemin, avenue des Erables, à Québec, et de là au cimetière Belmont Pour renseignements 529-
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.