Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 20 novembre 1982
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 1982-11-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Stankç Vol.LXXIII — No 269 ÉÏtaoleillé suivi d'un ennuagement en fin de journée Maximum 12 (détail en pag* 12) Montréal, samedi 20 novembre 1982 35 CENTS POWtENFMIR MEC OCTOBRE- EN VENTE LUNDI (Côte-Nord.45 cents; Nouveau-Brunswick.50 cents; Iles-de-la-Madeleine.90 cents) Le Front commun syndical suspend sa menace de grève S Et modifie ses exigences 1 Les pourparlers reprennent par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Le Front commun CSN-CEQ-FTQ accepte de négocier de façon intensive et de suspendre, pour une semaine, tout recours à la grève.Il est prêt également à modifier substantiellement ses exigences.Après une nuit de réflexion et de discussions, le Front commun a ainsi ré- {tondu positivement hier à l’ultimatum ancé la veille par le premier ministre, M.René Lévesque, de trouver une solution négociée d'ici au 10 décembre si on voulait éviter les décrets.«S’il est vrai que le gouvernement a choisi la voie de la négociation, nous sommes prêts à aller mesurer le sérieux de cette déclaration», ont déclaré hier en conférence de presse les trois coordonnateurs du Front commun, MM.Jean-François Munn (CSN), Gilles Lavoie (CEQ) et Réal Lafontaine (FTQ).«Que le gouvernement veuille négocier de bonne foi est un élément nouveau dans cette négociation», ont-ils ajouté pour justifier le report au 27 novembre de toute menace de grève.Ils n’ont pas caché d'ailleurs qu’avant d’en venir à cette décision, ils devaient à leurs membres d'aller voir quelles étaient les offres que le gouvernement se dit prêt a déposer Qui plus est, en contrepartie de ce qu’ils appellent la bonne foi gouvernementale, ils acceptent de mettre de côté leurs demandes initiales.Les nouveaux pourparlers pourraient commencer dès ce matin.Hier, tant du côté syndical que du côté patronal, on se disait prêt en effet à se rencontrer a n importe quel moment.Cette ultime ronde de négociations pourrait durer tout au plus une semaine.Du côté gouvernemental on indique que trois ou quatre jours de discussions intensives (entendre jour et nuit) devraient être suffisants pour faire le tour du règlement qu'on entend proposer.Du côté syndical, on fixe «autour du 27 novembre» la date limite des discussions.À cette date, on évaluera le résultat des négociations pour voir s’il y a lieu d’utiliser les mandats de grève générale que la plupart des syndicats détiennent déjà ou s'il y a lieu de retourner plutôt en assemblée générale pour présenter aux syndiqués le résultat des négociations.Les porte-parole syndicaux ont maintenu une certaine ambiguité sur l'attitude qu'ils adopteront le 27 novembre.Ils ont refusé de dire clairement s’ils présente-Voir page 16; Front commun Un premier accusé de la GRC libéré par Bernard Morrier L’inspecteur Bernard Blier de la Gendarmerie Royale du Canada a reconnu hier sa culpabilité à une accusation de séquestration devant le juge André Chaloux, de la Cour des sessions de la paix, qui l’a libéré inconditionnellement, ce qui signifie que ce policier n’aura pas ainsi à porter le fardeau d'un casier judiciaire et qu’il pourra poursuivre sa carrière.Ce jugement a été rendu en vertu d'un article du code pénal selon lequel la cour peut «si elle considère qu’une telle mesure est dans l’intérêt véritable de l’accusé sans nuire à l’intérêt public, au lieu de condamner l'accusé, prescrire par ordonnance qu’il soit libéré inconditionnellement».Il s'agit d’une nouvelle disposition du code pénal qui permet qu'un accusé libéré inconditionnellement n’ait pas de dossier judiciaire qui pourrait nuire à son avenir.L’inspecteur Blier devait subir Voir page 16; GRC Après avoir reconnu sa culpabilité à une accusation d’enlèvement, l'inspecteur Bernard Blier a bénéficié hier d'une libération inconditionnelle et a pu quitter le Palais de justice.C’est le juge André Chaloux des Sessions de la paix qui a rendu la décision.(Photo CP) M.Huang Hua PÉKIN (d'après AFP) — La Chine a procédé hier à un remaniement important mais attendu de son gouvernement avec la désignation de nouveaux ministres aux Affaires étrangères et à la Défense, à un moment crucial à la fois pour l'évolution de la diplomatie chinoise et pour le politique du régime de Pékin visa-vis de l’armee.M.Huang Hua, 69 ans, est remplacé comme chef de la diplomatie chinoise par M.Wu Xueqian, 60 ans, un homme qui passe pour très proche du secrétaire gé- par Rodolphe Morissette Si les Canadiens de Colombie-Britannique et.quoique à un degré moindre, les Ontariens, se montrent de Plus en plus intolérants, voire cyniques à égard de maintes formes de publicité gouvernementaie, les Québécois francophones, eux y sont favorables, sinon sont carrément enthousiastes en l’occurrence.Parallèlement, les Québécois, beaucoup plus que les citoyens de Colombie-Britannique, de l'Ontario et de la Nouvelle-Ecosse, font confiance à leurs médias d’information au sujet des nou- M.Geng Biao néral du Parti communiste chinois (PCC) Hu Yaobang, le bras droit du principal leader chinois Deng Xiaoping.Le départ de M.Huang survient au lendemain même de son voyage à Moscou où il a représenté la Chine aux obsèques du président Leonid Brejnev et saisi cette occasion pour rencontrer son homologue soviétique Andrei Gromyko.Il s’agissait de la première rencontre à un niveau aussi élevé entre la Chine et l’URSS depuis 1969.À son retour, jeudi, M.Huang avait fait velles relatives aux politiques et programmes gouvernementaux.Ces données ressortent d'un sondage effectué entre le 8 et le 20 octobre dernier, dans les quatre provinces citées, par la maison torontoise Goldfarb Consultants.Ces résultats ont été dévoilés hier lors d'un symposium tenu à Montréal sur la «publicité gouvernementale».La méthode de recherche comprenait deux étapes.Les sondeurs ont d'abord interrogé longuement des groupes témoins (focus groups), respectivement d’hommes et de femmes, à Montréal et à M.Wu Xueqian les gros titres de la presse mondiale en se déclarant «très optimiste» quant aux perspectives du dialogue en cours entre la Chine et l'URSS, sur leurs relations.Mais un responsable chinois de haut rang, étroitement mêlé aux discussions sino-soviétiques, a déclaré hier à des journalistes qu’il ne connaissait pas les raisons pour lesquelles le ministre sortant des Affaires étrangères pouvait ainsi faire preuve d’un tel optimisme à propos des discussions engagées le mois dernier.Dans les milieux diplomatiques, on re- Toronto afin d’obtenir des aperçus d’ordre qualitatif; la démarche fut suivie d’un sondage téléphonique auprès d’un échantillon final d’un millier de personnes réparties dans les quatre provinces.(En regard des 6,900 contacts téléphoniques initiaux et répartis au hasard, l’échantillon final représentait 27% d’entrevues complétées; 12% des personnes jointes ne répondaient pas aux critères établis par les sondeurs et 36% refusaient de répondre, les autres étant disqualifiées pour d’autres raisons.) Les Québécois interrogés sont tous des francophones.Par rapport à l'ensemble de l’échantil- M.Zhang Aiping lève que le premier ministre chinois Zhao Ziyang paraît avoir voulu rectifier le tir en mettant l'accent, hier, au cours d’un entretien avec son homologue thaïlandais Prem Tinsulanonda sur la communauté d’intérêts de la Chine et des États-Unis dans la préservation de la paix dans le monde.Le départ de M.Huang, un diplomate qui tout au long de sa carrière a fait preuve d’une certaine hostilité vis-à-vis de l'Occident, n’est cependant pas lié à la Voir page 16: PC Ion, une proportion de 14% des personnes interrogées se montrent carrément défavorables à la publicité gouvernementale: elle «n’a pas sa place», affirment-elles, «ne sert pas une fin utile» ni «n’équivaut, même en partie, à de l'information».Le roupe qui, au contraire, répond oui à ces eux questions générales représente 54% ; les 329Î restants de l'échantillon apportent des réponses plus nuancées.Ce sont les femmes et les jeunes (notamment les 25 à 34 ans) qui se montrent les plus favorables à la publicité gouvernementale.Voir pago 16: Publicité Renault à Bécancour: entente de principe par Pierre O’Neill Renault-AMC projette de construire à Bécancour, sur la rive sud du St-Laurent, en face de Trois-Rivières, une usine de moteurs d’aluminium destinés à équiper les nouveaux modèles de marque Alliance.Au terme de longs mois de pourparlers entre les gouvernements français et québécois, les dirigeants de Renault-AMC en sont venus à la conclusion que les meilleures conditions étaient maintenant réunies pour étendre avec succès l'implantation de l’entreprise sur le territoire québécois.Ils ont arrêté une décision de principe en vue d'investir une somme de $18 millions dans la construction d'une usine de pièces.Les informations recueillies par LE DEVOIR auprès de la direction de Renault-AMC précisent que la réalisation de ce projet, devant déouter en juin 1983, est susceptible d’entraîner la création de quelque 400 emplois directs.Renault-AMC a décidé de s’installer dans le parc industriel de Bécancour, à proximité de l’aluminerie à l’électrolyse que projette d’y aménager le groupe Péchiney-Ugine Kuhlmann au coût de $300 millions.Ces deux projets sont toutefois étroitement reliés du fait qu’il s’agit de deux groupes contrôlés par le gouvernement Français mais surtout parce que la rentabilité du projet Renault-AMC tient à la garantie d’approvisionnement d’aluminium à un coût modique.Le Se Péchiney connaîtra sous peu les ats de sa deuxième étude de préfaisabilité qui doit donner le feu vert à l'implantation de l’aliminerie dont la construction devrait débuter également au cours de l’été 1983.Une volte-face de la part de Péchiney entraînerait automatiquement la remise en question du projet Renault-AMC.Ces deux dossiers ont d'ailleurs fait l’objet des entretiens que le premier ministre français.M.Pierre Mauroy, a eus avec le premier ministre, M.Rene Lévesque, lors de son séjour au Québec en avril dernier.C’est ce tête-à-tête qui a permis la conclusion d'un accord par lequel Hydro s'engageait à fournir l’électricité à Péchiney pour une valeur minimale de $1.2 milliard, pendant 25 ans, à des tarifs exceptionnellement bas.Les projets de Péchiney et de Renault-AMC sont revenus sur le tapis, il y a trois semaines, à l’occasion de la réunion que la commis-Voir pag* 16: Ranaull Le ministre de la Défense est également remplacé Le PC chinois limoge Huang Hua La publicité gouvernementale plaît aux Québécois et indispose le reste du pays culture et société r Jean Duceppe déçu par le PQ À l’occasion du 10e anniversaire de sa compagnie théâtrale, Jean Duceppe fait le bilan pour LE DEVOIR.Il se dit particulièrement déçu de constater que le gouvernement n’a rien perdu de son attitude bureaucratique vis-à-vis du théâtre.«Nous avons été floués par le PQ», lance-t-il.Page 17 Èthier-Blais romancier Professeur, critique et chroniqueur littéraire, Jean Éthier-Blais se fait romancier avec la publication des Pays étrangers, qui nous plongent dans l’univers du Québec d’après-guerre.Page 17 Les livres d’images.À l’occasion du 5e Salon du livre de Montréal, LE DEVOIR propose à ses lecteurs aujourd’hui son supplément littéraire annuel, à l’enseigne du livre d’images: Ouvrages sur l’art, livres pour enfants et bande dessinée.Pour compléter ce cahier, un jeu littéraire auquel ont participé une douzaine d’écrivains et écrivainés d’autant de maisons d’édition.au sommaire Le scrutin du 14 novembre Le maire Jean Drapeau, qui ne dispose plus de la majorité absolue auprès des Montréalais, ne domine plus son parti politique comme il le faisait autrefois.Page 2 M'A, Ferh^ Grand (ivre d’art par Guy Robert 200 illustrations dont dé nombreuses reproductions en double page couleur, format: 25 x 33,5 cm, 224 pages, relié pleine toile, estampé or, sous jaquette couleur, Édition de luxe Sous embditage pleine toile limitée à 60 exemplaires numérotés avec deux gravures, format: 24 x 17 cm, tirées d’une même plaque gravée des deux côtés par Marc-Aurèle Fortin, numérotées, titrées, et authentifiées.950 $, date de sortie: 4 novembre 1982 FRANCE-AMÉRIQUE FORTIN 2 M Le Devoir, samedi 20 novembre 1982 Aux élections de dimanche dernier Jean Drapeau a fait moins bien que son parti 3' Une analyse d’Alain Duhamel Jean Drapeau, fondateur et chef du Parti civique de Montréal depuis 1960, n'a pas obtenu de meilleurs résultats que son parti aux élections du 14 novembre à Montréal.L’analyse des résultats électoraux de dimanche dernier indique en effet que Jean Drapeau ne peut plus prétendre à une nette domination politi- Bue sur son parti au point où esormais l'identité unique de 1 homme et du parti se trouvent remise en cause.En 1978, Jean Drapeau récoltait 212,345 votes (60,9%) et les candidats de son parti 193,313 votes (55,6%).Dans 53 districts électoraux sur 54, Jean Drapeau obtenait un meilleur résultat que le candidat de son parti; la seule exception: M.Yvon Lamarre, president du comité exécutif.En 1982, Jean Drapeau récolte 174,306 votes (48,1%), 545 votes de moins que le PCM qui en a obtenu 172,851 (48,3%).Dans 27 districts électoraux sur 57, le candidat de son parti a obtenu un meilleur résultat que lui, parfois même dans la défaite.C’est le cas, par exemple, dans le district de Notre-Dame-de-Grâces, où Mlle Justine Sentenne.membre du comité exécutif, obtient 2,220 voix contre 2,063 pour Jean Drapeau.Tous les deux ont subi la défaite face aux candidats du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montreal (RCM), MM.Arnold Bennett au poste de conseiller et Jean Doré à la mairie.A l'ouest de la rue Saint-Laurent et au nord du boulevard Métropolitain, Jean Drapeau n'a plus la majorité absolue des votes des Montréalais.Il conserve une majorité absolue des voix à l'est de la rue Saint-Laurent, dans l’ancienne ville de Pointe-aux-Trembles, et dans le sud-ouest de la ville où, malgré ses bons résultats, il ne fait pas mieux que M.Yvon Lamarre, M.Angelo An-fossi et M.Germain Prégent.Dans le nord de la ville, d'ouest en est, Jean Drapeau n’obtient que des majorités relatives et dans quatre cas sur six, son candidat obtient de meilleurs résultats que lui.Au nord du boulevard Métropolitain, seul le district de Saint-Michel donne une majorité absolue au maire de Montréal et au candidat de son parti, M.Raymond Rail.En 1978, le chef du PCM arrivait bon premier dans tous les districts électoraux.En 1982, il est premier dans 41 districts électoraux, dont 29 lui donne une majorité absolue.Il termine en troisième place dans le district de Loyola avec 1,709 voix, contre 1,714 pour Henri-Paul Vignola, du Groupe d'action municipale (GAM), et 2,246 pour Jean Doré, du RCM.La percée de Jean Doré, le candidat du RCM, tient à sa capacité de rallier à sa personne et à son parti la quasitotalité du vote habituel d’opposition à Jean Drapeau et au PCM A lui seul, Jean Doré a obtenu 129,706 voix (35,8%).En Rang des partis politiques 1978 et 1982 * compilation du vote dans les districts Premier Deuxième Troisième % vote 78 82 78 82 78 82 78 82 PGM 52 39 2 18 0 0 55.6 48.3 RCM 1 15 15 36 38 6 18.1 35 GAM 1 3 37 3 16 51 26.8 16.3 *En 1978, la Ville de Montréal comprenait 54 districts électoraux.En 1982, après l’annexion de Pointe-aux-Trembles, elle comprenait 57 districts électoraux.1978, Serge Joyai, du GAM, obtenait 89,173 voix (25,5%) et Guy Duquette, du RCM, 43,522 voix (12,5%) pour un total de 132,695 voix (38%).M.Henri-Paul Vignola, avec 54,890 voix (15,1%) aurait-il fait plus de tort à Jean Drapeau, qui a perdu 38,039 voix entre 1978 et 1982, qu’à Jean Doré?Dans le sondage publié par LE DEVOIR, un mois avant les élections, la tendance indiquait nettement oue la clientèle de M.Vignola provenait plus du côté de M.Drapeau que du côté de M.Doré.Jean Doré a terminé pre- mier dans 15 districts électoraux dont quatre lui ont donné une majorité absolue.Ses victoires correspondent aux victoires des candidats de son parti dans les districts électoraux.Il termine en seconde place dans 40 districts et en troisième place dans 2 districts électoraux.Dans six districts sur les 15 où son parti a gagné, Jean Doré obtient un meilleur résultat que le candidat de son parti.Ces districts se trouvent surtout dans le centre de Montréal et dans Côte-des-Neiges.Dans les districts de Notre-Dame-de-Grâces et de l’ouest de la ville, les candidats de son parti obtiennent un meilleur résultat que lui, grâce à l’excellente réputation de M.Michael Fainstat, leader parlementaire du RCM, qui, dans le district de la Confédération, obtient 3,895 voix (65,5%), l’une des majorités les plus importantes pour un conseiller municipal, contre 3,001 voix (50,3%) pour Jean Doré.La candidature de Jean Doré, encore peu connue au mois d’août, a eu partout dans la ville de Montréal un effet certain.Dans deux districts Rang des candidats à la mairie 1978 et 1982 * compilation du vote dans les districts Premier Deuxième Troisième % vote 78 82 78 82 78 82 78 82 Jean Drapeau 54 41 0 15 0 1 60.9 48.1 Jean Doré — 15 — 40 — 2 — 36.8 Guy Duquette 0 — 4 — 50 - 12.5 — Henri-Paul Vignola — 1 — 2 — 54 — 15.1 Serge Joyai 0 — 50 — 4 — 25.5 — *En 1978, la Ville de Montréal comprenait 54 districts électoaux.En 1982, après l’annexion de Pointe-aux-Trembles, elle comprenait 57 dis- tricts électoraux.qui ont élu un candidat du GAM (Victoria et Peter McGill), Jean Doré a devancé le candidat à la mairie de ce parti, Henri-Paul Vignola.Même dans la plupart des districts électoraux où M.Drapeau obtient des majorités absolues, Jean Doré parvient à gagner une demi-douzaine de poils.M.Henri-Paul Vignola, dont la candidatui.avait suscité beaucoup d'espoir au mois d’août, obtient la majorité des voix dans le district de Parc-Extension (2,959 voix, 44,6%) où son candidat, M.Sofoklis Rasoulis, a été élu avec un plus grand nombre de voix (3.559,53,1%).Le candidat du GAM à la mairie termine en seconde place dans le district de Saint-Sulpice, où il avait son colistier, et dans le district de Loyola.Il termine en troisième place dans 54 districts électoraux dont les districts de Peter McGill, qui a élu M.Nick Auf Der Maur, et de Victoria, qui a élu M.Sam Berliner.Dans le district de Peter McGill, seulement 37,3% des électeurs ont voté, le plus petit taux de participation dans toute la ville de Montréal.Un peu plus de 706,000 électeurs avaient droit de vote, 52,1% s’en sont prévalus.Les scrutateurs ont rejeté 16,339 bulletins.Motion unanime aux Communes Pour la libération de Chtcharansky OTTAWA (PC) — Alors qu’une délégation de hauts fonctionnaires canadiens discutait à Moscou une reprise des relations culturelles et scientifiques entre le Canada et l’URSS, la Chambre des Communes a adopté hier à l’unanimité une motion demandant aux autorités soviétiques la libération immédiate du dissident Anatoly Chtcharansky Le ministre d’Etat aux relations extérieures, M.Charles Lapointe, a déclaré en appui de la motion conservatrice, que le gouvernement canadien était extrêmement préoccupé par cette «négation fondamentale des droits de 1 nomme les plus élémentaires dans le cas d’Anataly Chtcharansky «.Pour sa part, Mme Flora MacDonald, qui a occupé le poste de ministre des Affaires extérieures sous le gouvernement du premier ministre Joe Clark, a soutenu que la reprise des relations culturelles et techniques avec l 'URSS devrait être conditionnelle à la libération de M.Chtcharansky.Le leader parlementaire du Nouveau Parti démocratique, M.lan Deans, a déclaré quant a lui que dans le cadre d'une amélioration des relations entre les deux pays, on devrait insister sur la question du droit de la personne, et plus particulièrement sur la libération des gens qui veulent quitter l’URSS en respect de la constitution de ce pays, et qui souffrent pour avoir voulu exercer leur droit.M.Lapointe a indiqué que le gouvernement canadien, le 22 octobre dernier, avait communiqué avec l’ambassade soviétique à Ottawa pour indiquer son opposition «à la négation des droits de 1 homme dans le cas d’Ana-toly Chtcharansky», à la suite de plusieurs intercessions antérieures, notamment lors de la conférence de Madrid sur la sécurité et la coopération en Europe.Le ministre des Affaires extérieures.M.Allan MacEachen, a expliqué par ailleurs que la délégation canadienne, que dirige le sous-secrétaire d’Etat, M.de Montigny Marchand, vise à renouer le dialogue, mais non pas à rétablir complètement les relations entre les deux pays.S’il y avait des élections maintenant Les libéraux seraient élus au Québec par Pierre O’Neill La cote de popularité du gu-vernement Lévesque est en chute libre dans l’opinion publique québécoise.Si des élections générales avaient eu lieu au début de novembre, le Parti québécois aurait essuyé une cuisante défaite et les libéraux auraient facilement repris le pouvoir.Ces conclusions ressortent du plus récent sondage réalisé par les experts du Parti québécois sur les intentions de vote des électeurs.Tout en reconfirmant la popularité personnelle du premier ministre René Lévesque au sein de la population et $370 millions dans les poches des contribuables Québec réclame ses comptes à recevoir QUÉBEC (PC) - Le ministère du Revenu est allé chercher rétroactivement $370 millions dans les poches des contribuables du Québec depuis 1978, a admis hier le ministre du Revenu, Alain Marcoux.guérin l’éditeur Collection ^ “Vivre le français par coeur” Edition revue et corrigée Jacqueline Faubert qui édite Au cours d’un débat spécial de la commission du Revenu, M.Marcoux a qualifié de «mise à jour» des comptes de son ministère l’opération qui se poursuit et qui a toucné 125,000 contribuables.Cette opération était devenue necessaire à la suite d’une mauvaise gestion au ministère, a dit le ministre.Ce dernier a entrepris de mettre de l’ordre dans ses comptes à recevoir.Dans ce but, le ministère du Revenu a mis sur pied une équipe spéciale comprenant 300 employés occasionnels et 130 fonctionnaires empruntés à d’autres ministères.De 1978 à 1980, son action a En venté dans toutes les librairies Chaque volume regroupe des aspects bien particuliers de la langue De l’oral i l'écrit 1 et 2 contiennent de nombreux exercices de conjugaison, d'orthographe et de grammaire Avec les volu-'^H mes Lire et s'ex-^ primer 1 et 2, l é-lève étudiera des textes variés, s’exer cera à lire certains ex- ’ traits ou certains textes, acquerra du vocabulaire, s'entraînera à s'exprimer tout en développant le goût de lire et le savoir écouter.De l’oral à l'écrit 1 (cartonné) Sec.I élève -ISBN-2-7601-0237-8 - 333 p ^ 13,25$ De l oral à l'écrit 2 (cartonné) ' Sec II élève - ISBN-2-7601-0240-8 - 376 p 15,00$ Lire et s'exprimer 1 (cartonné) Sec I élève - ISBN-2-7601-0035-9 - 287 p 12,00$ guide et corrigé - ISBN-2-7601-0712-4 - 101 p 10,00$ Lira at a’axprimer 2 (cartonné) Sec.Il élève • ISBN-2-7601-0091-X - 384 p.15,00$ guide et corrigé - ISBN-2-7601-0511-3 - 124 p 10,00$ De l'oral é l'écrit 3 (cartonné) Sac.Ill élève - ISBN-2-7601-0505-9, 321 pages 12,00$ De l oral à l'écrit 1 Sec I cahier déxercices.264 pages 6,00$ De l oral à l'écrit 2 Sec.Il cahier d'exercices.283 pages 6,00$ Lire et s exprlmer 1 Sec I cahier d'exercices, 140 pages 4,00$ Lire et s'exprimer 2 Sec, Il cahier d'exercices, 204 pages 6,00$ En vente dans les librairies: porté sur les comptes de plus de $3.000 et le ministère a recouvré $133 millions.L'opération s’est poursuivie en 1981 avec les comptes de plus de $1,000 et a permis au gouvernement de recouvrer $167 millions.Cette année, l’entreprise se poursuit sur les comptes à recevoir de moins de $1,000 et le gouvernement, jusqu’ici, a recouvré $70 millions.Le whip du parti libéral Michel Pagé, a qualifié la démarche d’ «opération chacal» et a révéle que le ministère revoit les déclarations de taxe de vente et d’impôt en remontant jusqu’à 1962.Des petites entreprises, des travailleurs et surtout des personnes âgées, sont informés que les déclarations qu'ils ont faites à l'époque et qui avaient été acceptées, sont maintenant modifiées de telle sorte qu'ils doivent maintenant de l'argent au ministère.Dans la majorité des cas, ces personnes préfèrent payer.D’abord, parce que la peine emporte souvent le profit dans les cas où la guérin MtWur limit** 4574 ru* SAINT DKNI8 MONTRÉAL HZJ IL3 TÊL.(514) 842-3481 4560 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél.: (514) 849-1112 Station Mètro-Longueuil Longueuil, Québec Tél : (514)677-6525 168 est, rue Sainte-Catherine Montréal.Québec Tél.: (514)861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél (514)843-6241 B€LL€RIV€ Lave-vaisselle inclus.Un panorama aalaiaaant aur Montréal et la rlvlèr* daa Prairlaa 786 APARTEMENTS DE 3'i.4't.5'*.SPACIEUX ET LUXUEUX • 2 salles de bains par appartement • Transport gratuit au métro par ( autobus Bellerive • 2 courts de tennis • Piscine de compétition avec saunas e Equipe compléta d ouvriers spécialisés é votre service • Inclus dans le prix lave-vaisselle, câble T V .taxe d eau.électricité, réfrigérateur et cuisiméfe • Moniteur vidéo de sécurité • Parc é pique-nique avec B B Q • Magnifique promenade riveraine • Parc d amusement pour enfants • Port de plaisance • Un environnement permettant le logging, le ski de randonnée «Balcons «Terrasse «Salles de réception «Garderie «Ménage avant emménagement .• — ., .5, Plaça Bellerive, Chomedey, Laval-m: 331-5512 '¦% : - i ilf! iji ' f*e*'
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.