Le devoir, 22 novembre 1982, lundi 22 novembre 1982
¦ 35 CENTS | Vol.LXXIII — No 270 CE QUE DOIS Nuageux avec averses.Maximum 8 (détail an page 8) Montréal, lundi 22 novembre 1 982 Achetez___________ La revue ^ _ ROUOOIR l chez votre libraire L'Instant j Présent I (Côte-Nord.45 cente; Nouveau-Brunswick.50 cents; lles-de-la-Madeleme.90 cents) De cordiales négociations en cours par Paule des Rivières QUÉBEC — Le gouvernement et le Front commun CSN^CEQ-FTQ ont tous deux qualifié de cordiales et franches les négociations salariales qui se sont déroulées au cours du week-end et qui touchent 300,000 employés de l'État.Les parties n'en sont pas moins demeurées prudentes en évitant de mettre trop rapidement leurs cartes sur la table.Et, du côté syndical, on disait attendre hier soir «que le gouvernement bouge».Le gouvernement a promis la semaine demiere qu’il ferait de nouvelles offres à ses employés dans les prochains jours, de manière à activer les négociations pour le renouvellement des conventions collectives de ses employés.Du même souffle, il avisait qu’il imposerait lui-même les conditions de travail si aucune entente n’intervenait d’ici à trois semaines et qu’un geste d’autorité s'appliquerait d’ici à trois semaines et qu un geste d’autorité s’appliquerait aussi automatiquement si le Front commun se mettait en grève.Le Front commun pour sa part évaluera sa stratégie samedi prochain; plus près, les représentants des 82,000 employés d’hôpitaux de la Fédération des affaires sociales se réunissent demain pour discuter avant tout de la position syndicale sur les salaires.Jusqu'à present, le Front commun (qui représente les deux tiers des 300,000 employés) est prêt à geler les salaires pour un certain temps, probablement un an, mais certains groupes, dont la FAS, aimeraient d'abord que le gouvernement leur verse la hausse de 2.8% prévue dans l'actuelle convention pour le 31 décembre mais que le gouvernement n’a aucunement l’intention de donner.Cette hausse représente $270 millions.Le gouvernement lui, ne veut pas donner mais plutôt récupérer comme le prévoit sa loi 70, qui annonce des baisses de salaires de 19.50% pour les trois premiers mois janvier, février et mars 1983.Mais de plus en plus, il adoucit les con- tours de ce dessein.D’abord, le premier ministre, M.René Lévesque, a indiqué qu'il n'était plus question d’opérer une si brutale coupure chez les bas salariés.Puis, hier, à la table de négociation, les parties ont à nouveau discuté de cette loi et des moyens de la modifier.En adoptant cette loi, le gouvernement voulait récupérer $521 millions chez ses employés, montant nécessaire à son budget du printemps prochain.Récemment il a annoncé qu’il pouvait laisser aller quelque $55 millions, peut-être même un peu plus.Le gouvernement attend en fait de savoir quelle position adoptera le Front commun pour les années 1984-1985 pour voir à combien d’employés il peut éviter la baisse de salaire.Mais d'un côté comme de l’autre, les porte-parole à la table de négociation ont déclaré que la semaine qui vient de s'amorcer était «absolument cruciale», vu l’échéancier imposé par le gouvernement et vu aussi que le Front commun pourrait recourir à la grève à partir du 27 s’il est insatisfait.Les discussions ont repris avec plus d'intensité autour des propositions salariales qu’autour de celles sur les autres clauses comme la sécurité d’emploi, la tâche, la mobilité du personnel etc.Cependant, les groupes de chacun des Voir page 14; Négociations Si «i»» % >1 ' Des partisans du président du syndicat indépendant Solidarité, M.Lech Walesa, lui remettent des fleurs à sa sortie de la résidence du primat de l’Église polonaise.Mgr Josef Glemp.Il s'agissait du premier entretien de M.Walesa avec une autorité de l’Église ou de l’État depuis sa remise en liberté.(Photolaser AP) Après avoir rencontré Mgr Glemp samedi Walesa reçoit l’attente de 10,000 fidèles à Gdansk GDANSK (d’après AFP et Reuter) — Dix mille personnes environ ont exprimé hier leur soutien et leur attachement indéfectible à Lech Walesa et à Solidarité au cours d’une messe célébrée à Sainte-Brigitte, l'église paroissiale des chantiers navals Lénine a Gdansk, où pourtant Lech Walesa n'est pas venu.Interrogée au téléphone sur cette absence par le représentant de l’AFP, Mme Maria Nowicka-Maruszczyk, porte-parole de M.Walesa, n'en a pas expliqué les raisons, se bornant à indiquer que le leader ouvrier avait suivi un office religieux en l’église de la Providence, dans le quartier de Zaspa où il habite, à une dizaine de kilomètres du centre de l’ancienne cité han-séatique.En effet, alors que la foule l’attendait impatiemment à Ste-Brigitte, Walesa, en compagnie de sa femme Danuta et de deux de ses sept enfants, a assisté à le grand-messe dans l’église de son lieu de résidence.À Sainte Brigitte, où Lech Walesa était présent dans tous les esprits, l’atmosphère était littéralement euphorique.Des applaudissements nourris ont retenti sous les porches gothiques de l’église lorsque Mgr Kazimierz Kluz, évêque auxiliaire de Gdansk, a fait allusion à M.Walesa, en se «félicitant qu’il soit parmi nous» dans son fief de Gdansk.Dans son homélie, Mgr Kluz, s’adressant aux Polonais «de bonne volonté», les a invités à entamer un «dialogue» pour déboucher sur une «entente nationale» dont il est question depuis bien longtemps mais qui est loin d’entrer dans les faits.Le père Jankowski, quant à lui, a exhorté les fidèles à prier pour que les maux dont souffre la Pologne soient résolus dans un esprit de «justice», de «respect des droits de l’homme» et dans une «atmosphère de concorde et de coopération».À la fin de la messe, des banderoles portant l'inscription Solidarité ont émergé au-dessus de la tête des fidèles, à proximité immédiate de l'autel.Ce fut alors le délire.Des milliers de mains se sont levées pour faire le V de la victoire.La foule euphorique a alors longuement scandé le nom de M.Walesa et celui du syndicat Solidarité.Il a fallu toute la maîtrise du clergé pour calmer cet élan des fidèles, parmi lesquels de très nombreux travailleurs des chantiers navals venus assister à la M.Brian Mulroney «a* ïg.bénédiction d’un étendard de la chorale masculine de la paroisse, et frappé au nom de Solidarité.Le réseau radiophonique de l’église a alors déversé des cantiques repris par une foule qui s’est aussitôt calmée.Longtemps après la messe, alors que la foule s’était dispersée, un millier d’irréductibles battaient encore la semelle devant l’église dans l’espoir de voir leur «chef».Dans la foule, on pardonnait à Walesa d’avoir manqué le rendez-vous, car «sa marge de manoeuvre est réduite et il ne Voir page 14; Walesa M.Joe Clark WÊm Québecair: Clair et Pépin font le point aujourd’hui Le ministre qu ports, M.Michel Clair, prendra connaissance aujourd’hui à Ottawa des projets qu’entretient le ministre fédéral des Transports.M.Jean-Luc Pépin.à l’égard de Québecair.Ce dernier lui confirmera ou lui démentira la nouvelle lancée en fin de semaine par Le Soleil selon laquelle Ottawa aurait demandé à Air Canada d'éluder la possibilité de se porter acquéreur de Québecair.Air Canada a refusé au cours du weekend de commenter cette affaire, et un porte-parole de la société d’Etat s'est contenté de dire que ce dossier était celui de M.Jean-Luc Pépin.Selon Le Soleil, Air Canada étudie depuis jeudi la possibilité d’acheter Québecair pour $8 millions et de reprendre à son compte les liaisons Montréal-Québec - Chicoutimi - Mont -Joli-Sept-Iles et Val d’Or, avec des DC-9.Les quatre Boeing 737 de Québecair seraient vendues et remplacés par des Dash 7 et des Dash 8 qui, sous les couleurs de Québecair, effectueraient les laisons vers les régions éloignées, Nord du Québec, Gaspésie, Iles-de-la-Madeleine.La compagnie Québecair continuerait d’exister comme filiale autonome d’Air Canada, comme Nordair.Air Canada s’était porté acquéreur d’une importante partie des actions de Nordair il y a plusieurs années, dans le but de constituer un seul transporteur régional pour desservir le centre du Canada.Tous les projets de fusion entre Québecair, Nordair et plusieurs autres petits transporteurs régionaux ont achoppé, les provinces voulant garder le contrôle.Québecair a connu un déficit de $7.5 millions lors de son dernier exercice financier, et n’a réussi à survivre que grâce aux subventions de Québec.Le gouvernement détient d’ailleurs $15 millions d’actions non votantes de la compagnie, qui pourraient représenter, si elles étaient converties, un intérêt de 87%.Le gouvernement québécois a laissé Voir page 14: Québecair Nouveau désaccord Clark-Mulroney Pour Clark, la réforme constitutionnelle ne fait que commencer par Pierre O’Neill La réforme constitutionnelle ne fait que commencer, selon M.Joe Clark, qui promet que le Québec verra ses aspirations satisfaites dans la nouvelle constitution que le Parti conservateur s’engage à refaire en consultation avec toutes les provinces, aussitôt qu’il aura repris le pouvoir.Devant les quelque 1,200 partisans conservateurs qui assistaient, hier soir au Reine-Elizabeth de Montréal, au dîner-bénéfice annuel du parti, M.Clark a longuement traité de constitution, déclarant Deux élections donneront demain l’étendue du pouvoir d’Andropov MOSCOU (AFP) — Semaine décisive pour Youri Andropov: on connaîtra demain le visage du nouveau pouvoir soviétique, avec 1 élection du chef de l’Etat et la refonte attendue du politburo.L’enjeu: direction collective ou pouvoir personnel pour l’URSS.Aujourd’hui, le comité central devrait muscler le politburo, composé de dix membres depuis le décès de Leonid Brejnev, le limogeage de l’ancien dauphin Andrei Kirilenko et la «disparition» du doyen Arvid Pelche.C'est le chiffre le plus bas jamais atteint depuis trente ans.On s’attend à plusieurs promotions.Quelques noms sont avancés, notamment parmi les neuf membres suppléants, < J Boris Ponomarev, à Vladimir Dolguikh en passant par Vassili, Kouznetsov.Des changements sont prévisibles également au secrétariat, instance-clef puisqu'il s'agit du «gouvernement» du parti.Aujourd'hui, plus qu’à l’étiquette des promus — «durs» ou «réformistes» — il faudra s’attacher à leurs relations avec Andropov, préviennent les milieux soviétiques informes.Ils expliquent: «Pour imposer sa politique, Andropov a besion de placer ses hommes.Si ses amis l’emportent, cela signifie que le secrétaire général a les choses bien en main.Sinon, il est acculé au compromis.» Même raisonnement pour l’élection, demain au Soviet suprême (parlement), du chef de l’État, puisque Brejnev avait fini par cumuler les fonctions.Quatre cas de figures: 1— Andropov reprend, directement, l’ensemble de l'héritage.Il détient d’emblée le pouvoir absolu, alors que tous ses prédécesseurs, de Lénine à Brejnev, avait dû le partager au départ.Mais l’ancien idéologue Mikhail Souslov, à qui la Pravda a consacré hier un hommage d’une demi-page, avait jugé «légitime» le cumul, aujourd'hui de règle dans les pays socialistes.2— Constantin Tchernenko, 71 ans.est élu.Andropov a dû composer avec son ancien rival.Mais ce cadeau à Tchernenko aurait un goût de sursis, disent les analystes.A terme, Andropov récupérerait la présidence de l’État.3— Andrei Gromyko, ministre des Affaires étrangères depuis un quart de Voir page 14; Andropov notamment qu’il est essentiel de modifier les institutions du pays pour les adapter à l’évolution des dernières années et de faire en sorte «que le Québec fasse partie de la constitution canadienne et ait vraiment le sentiment d’appartenir à la famille canadienne».Le chef du Parti conservateur a été particulièrement acclamé lorsqu’il a accusé les libéraux de M.Trudeau de «traiter le Québec comme un ennemi et d’avoir arrangé un changement de constitution sans l'accord du Québec.La dissension entre les partisans de M.Clark et les supporteurs de M.Brian Mulroney est à nouveau venue ternir ce succès dé participation à $175 le couvert.L’adversite qui caractérise les rapports entre le leader national du parti et le principale aspirant à sa succession s’est manifestée avec éclat, avant même que la soirée débute.Depuis la fin de semaine circulait dans les médias cette rumeur voulant que l’on ait refusé à M.Mulroney le privilège de présenter le chef du parti aux convives parce qu'il ne s’était pas montré disposé à profiter de ce discours pour se commettre dans une profession de foi à l’endroit de Joe Clark.Soucieux de connaître la vérité, les journalistes ont abordé M.Brian Mulroney à son arrivée au Reine-Élisabeth et lui ont demandé d’apporter les éclaircissements qui s'imposaient.Le président de l'Iron Ore a expliqué qu'une «personne autorisée» de l’entourage du chef du parti l’a contacté pour le prier de présenter M.Clark à l’auditoire du dîner-bénéfice.Il a accepté et a préparé un texte «chaleureux et généreux, mais quelques jours plus tard il a reçu un nouvel Voir pag* 14: Clark-Mulronay Le week-end sportif Toronto et Edmonton à la Coupe Grey Les Argonauts de Toronto, longtemps les parents pauvres de la Ligue canadienne de football, affronteront les Eskimos d’Edmonton, sempiternels champions, en finale de la Coupe Grey, dimanche prochain à Toronto.Le quart Conredge Holloway a été la grande vedette dans la victoire de 44-7 des Argo# contre Ottawa, cependant que les Eskimos ont à la fois vaincu Winnipeg et le froid à Edmonton.Page 11 Les Américains retrouvent leur football La Ligue nationale de football, après 57 jours de grève, a repris ses activités hier.Dans l’ensemble, le public n’a pas boudé ses héros, même si moins de 50,000 personnes ont assisté à la victoire des Cowboys de Dallas.Certains joueurs ne se sont nullement ressentis de la grève, comme le quart Ken Stabler qui a mené les Saints de la Nouvelle-Orléans à la victoire.Demain, les 1,500 joueurs seront invités à ratifier l’entente intervenue la semaine dernière.Mais la colère gronderait encore dans les rangs.Page 11 Le Canadien remporte une courte victoire Le Canadien, malgré un début de match fort laborieux, a vaincu les Flyers de Philadelphie 6-4, samedi soir au Forum.Le trio de Pierre Mondou a de nouveau été le meilleur du Tricolore, qui disputera ses deux prochaines parties à l’étranger face aux Blues de St-Louis et aux Red Wings de Detroit.Page 10 Une bonne idée Omni À partir de $6,588 OO i s600 dollars en prime Sièges baquets inclinables Standard Servo-freins Standard Essuie-glace Intermittents Standard Rétroviseur gauche télé-commandé Standard Lampe de compartiment — Bagages Standard Protège-pare-chocs Standard Ornements de pneus Standard Miroir de toilette Standard Klaxons accouplés Standard Volant sport Standard Dodge (unions Oodtjr HIMMtH Automobiles rui Inc.—m g— AujowidUui, ________ ______ WfW çopftptui une Clvufim.“don/ r«/t,chry/i«f.c't/t non/ outre/'* 15,949 rue Sherbrooke eet, Montréal 642-7411 » v 2 B Le Devoir, lundi 22 novembre 1982 Les 75 ans de (’hôpital Sainte-Justine SI c'était la fête des enfants au Vélodrome olympique, hier, à l'occasion des 75 ans de l'hôpital Sainte-Justine, il ne faudrait pas laisser dans l'ombre de ces célébrations le souvenir de sa fondatrice.Mme Justine Lacoste-Beaubien, «tante Justine» comme on l'appelait affectueusement «Novatrice, Mme de Gaspé Beaubien a été à sa façon une féministe et une nationaliste», souligne une de ses nièces.Mme Fernande Lacoste-Robitaille qui a été pendant 22 ans directrice du service béné-vote de Sainte-Justine.Mm?Robitaille étiat responsable, hier, du kiosque où l'on a rap-elé l'historique de ce centre ospitalier qui, jusqu'en 1963, a été dirige par un conseil d'administration entièrement composé de femmes.Mme Lacoste-Beaubien a elle-même présidé le conseil pendant 60 ans.C'est à la demande d'une autre femme, le Dr Irma Levasseur.que l'hôpital a été fondé.Cette première femme du Québec entretenait depuis quelque temps déjà l'idée de créer un hôpital pour enfants, mais tous ses efforts ne parvenaient pas à surmonter les difficultés rencontrées.Elle a donc demandé à Mme Alfred Thibaudeau, qui s'occupait alors de plusieurs oeuvres, de mettre sur pied un comité pour prendre en main ce projet.Et c'est ainsi que Mme Thibaudeau a pense à Mme Lacoste-Beaubien qui s'est tout de suite engagée de plein pied dans cette aventure qui ne devait prendre fin qu’à sa mort Sainte-Justine, ça été sa famille, les enfants qu elle n'a jamais eus.Au moment où s'écrit cette page d'histoire, soit en 1907.les statistiques montrent que le taux de mortalité au Québec était de 153 enfants de moins d'un an par 1.000 naissances.Il n'y avait que 110 lits dans les hôpitaux à Montréal pour y soigner les enfants malades et on n'y accepte pas les enfants de moins de deux ans.Ceux qui en ont les moyens peuvent faire venir le médecin à la maison, les autres devant quémander des services ou attendre l'oeuvre du temps.Mme Beaubien n’a pas seulement été une femme d'un dévouement extraordinaire.Ça été une femme d'avant-garde.une femme de tête, possédant un dynamisme peu commun et une vitalité à toute Ottawa et le patrimoine des Canadiens DU rapport du Comité d'étude de la politique culturelle canadienne, mieux connu sous le nom de rapport Applebaum-Hébert.il se dégage un constat que personne ne contestera: peu empressé, le gouvernement du Canada n'a jamais reconnu solennellement le patrimoine des Canadiens.Le Comité ne le dit pas explicitement, mais, dans les faits, les institutions fédérales préoccupées du patrimoine évoluent dans la quasi-indigence.Les fonds alloués au Conseil des arts, aux Musées nationaux, à la Commission d'exemen d'exportations des biens culturels, les moyens de la Fondation canadienne pour la protection du patrimoine et même les moyens de conservation des objets et biens en collection n'ont absolument pas évolué au rythme de l'économie et de l'intérêt des Canadiens pour leur patrimoine.«Il ne faut pas, peut-on lire dans le chapitre du rapport consacré au patrimoine, sous-estimer les conséquences pour la culture canadienne de la situation actuelle, que notre Comité juge alarmante Nous n'avons pas le droit de nous couper de notre passé pour une question d'argent.» En matière de conservation, le constat du Comité n'est rien de moins que catastrophique.«La situation actuelle est très grave.Les pertes dues aux détériorations et aux insuffisances de la conservation dans les établissements dépassent tous les ans le volume des acquisitions.» Au coeur d'une politique canadienne du patrimoine, le Comité place un Conseil du patrimoine, défenseur officiel des intérêts patrimoniaux canadiens, dont le rôle, toutefois.parait confus.Le Comité lui attribue une mission d in- guérin léditeur édite L’éducation sexuelle à l’école TRIMOINE Alliance des professeurs de Montreal Jean-Marc Samson ISBN-2-7601-0373-0 327 p termédiaire entre les gouvernements, entre le public et le privé, entre les ministères et organismes du gouvernement fédéral.Tantôt le Conseil du patrimoine agit en soutient administratif à des institutions existantes, tantôt il s'agit en promoteur du patrimoine, tantôt il s'agit en dispensateur d'aide financière et/ou techni-que, tantôt il agit en chercheur et en registraire du répertoire national et de l’inventaire des bâtiments historiques.tantôt il agit en conservateur Cette proposition ressemble à s’y méprendre à une recette miracle, bonne pour toutes les sauces.Elle conduit tout droit à l'édification d’un pachyderme bureaucratique qui.à cette taille, ne sera d’aucune utilité aux organismes et institutions agissant sur le terrain.Le Comité constate, fort justement, que le gouvernement canadien a négligé des pans entiers du patrimoine des Canadiens et a ignoré des recommandations en ce sens de la Commission Massey-Lévesque en 1951.C'est ainsi que le Canada n’a aucun musée maritime national, aucun aquarium, ni arboretum, ni jardin zoologique, ni jardin botanique.Le Comité propose au gouvernement fédéral de créer ces institutions après avoir pris l'avis du Conseil du patrimoine, car cette institution proposée agira aussi à titre de conseiller du gouvernement canadien.Le Comité a la sagesse de percevoir les institutions qu'ils proposent comme des moyens de parvenir à un changement d’attitude des pouvoirs publics.«Toute modification scructurelle ne constitue cependant qu’une partie, peut-etre la moins importante, de ce dont nous avons besoin si nous voulons donner réellement aux Canadiens la possibilité de jouir de leur patrimoine.Ce qui est essentiel, c'est un changement d'attitude de la part des pouvoirs publics, une reconnaissance officielle de la place centrale que le patrimoine doit occuper dans les activités culturelles.Les structures et organismes que nous recommandons devraient permettre d'y arriver.» Le Comité Applebaum-Hébert a limité sa perspective En vente dans toutes les librairies 5,95$ au domaine de l’activité culturelle et ne l'élargit pas au sens que l'on donne, de plus en plus d’ailleurs, au patrimoine: une perspective nouvelle sur le cadre de vie et son aménagement.S’il l’avait fait, le Comité aurait eu quelques recommandations pour d’autres organismes fédéraux, telles la Société canadienne d’hypothèque et de logement qui réduit tout l’environnement urbain à sa banalité la plus ennuyeuse ou encore la Société immobilière du Canada, particulièrement celle du vieux port de Montréal, qui nous prépare un nouveau quartier étranger à l'arrondissement historique de la ville.Publications — La Société historique de Québec vient de publier le 34e numéro de ses cahiers d’histoire.Il s’agit d'une biographie de l’abbé Philippe Desjardins écrite par Jacqueline Lefebvre.L’abbé Desjardins se trouvait parmi la cinquantaine de prêtres français venus s’établir au Canada au moment de la révolution française.Ce livre, de quelque 300 pages, est abondamment documenté et ouvre un chapitre intéressant de notre histoire.La Société historique de Québec vient aussi de publier son calendrier illustré 1983 qu'elle vend au prix de $3.On peut se le procurer en écrivant à la Société, Séminaire de Québec, case postale 460, Québec, GIR 4R7.À l'occasion du cinquantenaire du Jardin botanique de Montréal, la Société d’animation du jardin botanique publie un numéro spécial de son bulletin dans lequel elle réunit les communications d'un colloque tenu le printemps dernier.Les textes peuvent se grouper sous deux thèmes.la vocation scientifique du jardin et sa vocation éducative.On peut se procurer ce bulletin spécial pour la somme de $5 plus $1.50 de frais de poste en communiquant avec la Société d’animation du jardin botanique, 4101 rue Sherbrooke est, Montréal, H1X 2B2.Le Comité Logement Rosemont vient de publier l’histoire des «shop Angus» sous le titre «Ça va faire du train».Au moment où la ville de Montréal et le gouvernement québécois tentent de récupérer ce vaste espace urbain non construit à des fins de logement, l’histoire des usines Angus contribue à la compréhension du développement industriel de la ville et de l’aménagement du quartier Rosemont.On peut se procurer cette publication pour la somme de $2 en écrivant au Comité Logement Rosemont, 5897b, 3e avenue, Montréal, H1Y 2X2 Le présent ouvrage veut aider le milieu québécois à préciser le rôle du système scolaire dans cette forme d’éducation de l’humain.L'éducation sexuelle systématique fait souvent appel à des concepts confus qui entretiennent, moult fois, des con flits fondés sur des quiproquos.L'éducation sexuelle doit permettre à l'enfant de se dégager du joug des conceptions traditionnelles-' et d'éliminer les tabous sexuels et le sentiment de culpabilité qu'ils véhiculent: mais elle voudra aussi par ses interventions précises et contrôlées, servir de moyen et même de milieu pour compléter, accélérer et parfaire une bonne identité sexuelle.En vente dans les librairies: 4560 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél : (514)849-1112 Station Métro-Longueuil Longueuil.Québec Tél : (514) 677-6525 168 est.rue Sainte-Catherine Montréal, Québec Tél.: (514) 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél : (514) 843-6241 épreuve, comme en témoignent ceux et celles qui l’ont connue Sa nièce rappelle sa ténacité et son acharnement à poursuivre des objectifs.C'est ainsi que l'hôpital s'est vite acquis une réputation d'excellence non seulement au Québec, mais à travers tout le Canada et même à l'extérieur.La présidente-fondatrice s'est rendue à plusieurs reprises visiter des centres hospitaliers un peu partout aux Etats-Unis afin de maintenir son établissement à la fine pointe du progrès en pédiatrie.L'hôpital est devenu.au fil des années, un centre de dépistage, d'évaluation et de diagnostic, un centre de traitement, d'enseignement et de recherche.La fondatrice de Sainte-Justine était aussi une nationaliste et fière de l'être, note Mme Robitaille.«Je l'ai toujours entendue s’adresser à quelqu'un — même portant un nom anglais — en français d'abord.C'est seulement lorsqu'elle se rendait compte que son interlocuteur ne pouvait se débrouiller dans notre langue qu elle allait vers l’anglais.Elle avait le souci de sa langue et d’un français bien parlé.C'est peut-être un trait de Mme Beaubien que l’on connaît moins».Mme Robitaille rappelle ue si l'hôpital porte le nom e Sainte-Justine, ce n’est pas en l'honneur de sa fondatrice, comme certains pourraient le croire.C’est plutôt le contraire qui est vrai.On entretenait à l'époque une rande dévotion pour sainte ustine, enfant martyre, dont une partie des ossements avait été transportée à Longueuil, en 1856 Et Mem Beaubien, comme les gens du temps, partageait cette dévotion.De grandes fêtes ont marqué au cours des derniers mois ce 75e anniversaire, des fêtes auxquelles ont participé les médecins, les infirmières, les bénévoles et, hier, les enfants.Il y a eu des projets de toutes sortes dont celui de l'Association des retraités de Sainte-Justine qui prépare un document vidéo couleur sur Justine Lacoste-Beaubien, fondatrice de l'hôpital, ce qui n'a pas encore été fait jusqu’à maintenant.Le Service bénévole de Sainte-Justine a, pour sa part, préparé sous la direction de son chef de service, Mme Hélène Saint-Hilaire, et en collaboration avec l'équipe multidisciplinaire de 1 hôpital, un cahier intitulé Veux-tu découvrir l’hôpital Sainte-Justine avec Moi?Le but de ce cahier d’activités est de préparer l'enfant à sa première hospitalisation; il apporte des informations sur les expériences qu’il s'apprête à vivre en milieu hospitalier.Il est destiné aux enfants, mais aussi aux parents pour leur faciliter la tâche.Les femmes n’ont pas les moyens de reculer — «Quand on a besoin des femmes pour aller cherche des votes.quand on a besoin de se gargariser d'un beau discours sur les droits des femmes, on prend soin de s'adresser directement à elles.Quand c'est le temps de trouver des moyens concrets pour que les femmes participent aux décisions politiques et économiques, pour qu elles puissent avoir le droit et la possibilité de voir à ce que leurs préoccupations soient considérées dans la relance économique, le gouvernement loin d étre celui qui se préoccupe vraiment des femmes, les exclut en plaçant le ministre de la Condition des femmes, Mme Pauline Ma-rois, sur une voie d'évitement.» Telle est la déclaration que faisaient vendredi à la presse les comités syndicaux de con- dition des femmes de l’intersyndicale — le groupe de conditions des femmes de l'intersyndicale regroupe des femmes de la CEQ, de la CSN, du SPIIQ.de la FQII.du SPGQ et du SFPQ.à la suite du dernier remaniement ministériel.Le communiqué ajoute que les acquis syndicaux des dernières années ne se sont pas gagnés facilement et qu’ils n'ont atteint que quelques objectifs de la politique «égalité et indépendance».«On ne voit filus maintenant le moment ou es autres objectifs seront atteints lorsqu'on constate que Mme Marois a été «gracieusement» évincée du comité des «priorités».Les femmes de ce groupe souligne en outre que «les quelques espoirs que les femmes pouvaient nourrir envers ce gouvernement meurent avec le remaniement ministériel».Le Conseil du statut de la femme est visé par des coupures budgétaires, des programmes comme le comité de la publicité sexiste.Relais-femme.sont menacés.La Gazette des femmes voit aussi sa survie remise en cause.Lançant un appel à la mobilisation.le groupe intersyndical affirme que les femmes n'ont pas l’intention de reculer.Droits et devoirs en matière de pensions alimentaires Les Pensions alimentaires, tel est le titre d'un ouvrage lancé la semaine dernière à l'occasion de la Semaine juridique.L'auteur, Ghislain Laroche, y examine la plupart des problèmes que rencontrent les personnes contraintes de réclamer à certains tiers des moyens d'existence: nourriture, logement, vêtements, etc.Directeur du bureau d’aide juridique de Côte-des-Neiges depuis septembre 1975, M.Laroche met à profit sa vaste expérience pour répondre de façon concrète à des questions qui se posent couramment.Il a voulu mettre ce volet du droit de la famille à la portée du grand public, éliminer les rands mots et les formules souvent «subtiles» es juristes et traiter de droits et devoirs en des termes facilement accessibles à la grande.majorité.Il le fait à travers une série d’exemples pratiques et de cas tirés à même la jurisprudence du Québec.C’est ainsi qu’il consacre un chapitre distinct à chacun des problèmes suivants: l'obligation alimentaire des conjoints face aux enfants mineurs ou majeurs; l’indexation des pensions au coût de la vie; les saisies; le rôle du nouveau percepteur des pensions alimentaires et l'utilisation de l’hypothèque judiciaire.Il précise également les incidences que les pensions peuvent avoir sur l’aide sociale, la faillite et l’impôt.Un dernier chapitre est réservé aux pensions alimentaires en dehors des frontières du Québec.Cet ouvrage pratico-pratique est publié par Modulo Éditeur.R.R.Le «phénomène Jean-Paul II», un signe de la vitalité chrétienne?par Denise Robillard L’historien des mentalités religieuses, au Collège de France, M.Jean Delumeau, était récemment l’invité du département des sciences religieuses de l’Université du Québec à Montréal.Lors d'une conférence publique, l’auteur de La Peur en Occident et de Le Christianisme va-t-il mourir?a rlevé certains indices de la vitalité chrétienne de notre temps et s’est demandé s’il fallait compter «le phénomène Jean-Paul II» parmi ces signes de vitalité.Cette question a amené Thistorien à souhaiter que l’on redéfinisse le rôle de l’évêque de Rome et que l’on redonne leur importance aux communautés locales, si le christianisme doit avoir un avenir.Parmi les indices actuels de vitalité chrétienne, le plus significatif, a déclaré M, Delumeau, est l'émergence d’un laïcat qui relaye le clergé pour les taches de l’enseignement de la foi.En France, par exemple, on compte environ 150,000 catéchètes, des femmes, pour la plupart.«Un phénomène impensable il y a 30 ans», fait remarquer l’historien.Autre signe de vitalité retenu par M.Delumeau, les remises en question, discussion et tensions qui traversent l’Église en Occident.«Si l’on sait éviter les haines et les incompréhensions, a-t-il dit, ces tensions apparaissent saines et donnent la preuve que le christianisme refuse la sclérose».Mais faut-il compter «le phénomène Jean-Paul II» parmi ces indices de vitalité?Qui pouvait prévoir, à la mort de Paul VI, a répondu M.Delumeau, que la papauté allait occuper une telle place en si peu de temps?«J'éprouve quelques réticences, a-t-il dit.devant des déplacements spectaculaires, coûteux, souvent ambigus et surtout qui ne donnent pas l’occasion d’un vrai dialogue».Il s'inquiète de voir le pape «tendre à devenir l’évêque du monde, ce qu’il n’est pas, au détriment des épiscopats locaux».Il redoute que la prochaine publication du droit canon contribue à renforcer la pyramide hiérarchique.En dépit de tout cela, M.Delumeau déclare qu’il ne peut pas ne pas tenir compte des applaudissements qui, au monde entier, montent vers Carol Wojtila.Les foules, dit-il, notamment les foules déshéritées et opprimées par des gouvernements totalitaires, acclament en lui quelqu’un gui n’a ni armée, ni canons, ni ambition territoriale.Ils acclament un chef spirituel qui parle inlassablement de Dieu, des droits de I nomme, de justice sociale, de paix et de pardon.Le chef de l’Église catholique, constate l’historien, est «quelqu’un avec qui les chefs d’État doivent compter».On l’a vu au Zaïre où des amnisties ont été hâtivement décrétées quand le pape est descendu de l'avion, en Pologne qui se soucie de retarder ou d’empêcher un prochain voyage du pape.Le pape actuel est-il la super-vedette présentée par (a presse?M.Delumeau n’estime pas ce reproche fondé, même si le danger sunsiste pour un homme, si désintéressé soit-il, de se laisser griser par les vivats.À son avis, le pape M.Jean Delumeau accomplit ses voyages par devoir, pour conforter et stimuler les Églises locales.Le pape inaugure aussi un nouveau style de gouvernement, fait remarquer l’historien, qui imagine que l’on en viendra à substituer aux visites triomphales, des voyages de travail plus discrets.Quant à son caractère, M.Delumeau déclare que le pape actuel est «conservateur de formation et de tempérament», tout comme l’était Oscar Romero au moment où il a été nommé archevêque de San Salvador.Il ne serait pas étonné que Jean-Paul II se révèle un homme de mouvement, même en ce qui regarde l’évolution de l’Église.M.Delumeau déplore les prises de position du pape concernant la morale sexuelle, le statut des prêtres, la recherche théologique, mais il le juge sincère «lorsqu’il se donne publiquement pour objectifs des progrès importants dfe la collégialité et de l'oecuménisme».Mais ces projets, souligne l’historien, ne peuvent être réalisés que par une redéfinition du rôle de l’évêque de Rome.Le pape actuel en est-il capable?L'historien le souhaite.Il en voit des promesses dans le communiqué de mai 1980 à la suite de sa rencontre avec l’archevêque de Canterbury au Ghana: «Le temps est trop court, y déclare le pape, et le besoin trop pressant pour disperser l’énergie chrétienne à poursuivre de vieilles rivalités».Au Brésil, le pape s’est rangé résolument du côté des pauvres et de l’aile marchante de l’épiscopat.Il a fait sienne leur analyse de la situation qui met en accusation le modèle de développement du gouvernement de ce pays.À l’échelle mondiale, ajoute l’historien, le pape prône la non-violence active, le droit à la critique, au nom de l’évangile, vis-à-vis de tous les régimes et de toutes les idéoîôgiesrTengage-ment auprès des pauvres, mais avec le seul recours aux moyens pacifiques.Tout en se refusant à faire des pronostics sur l’avenir de l’Église, l’historien souhaite certains déblocages: ¦ que l'Église catholique accepte en son sein plus de liberté et de discussion : «Il n’est ni sain, ni obligatoire, a-t-il dit, que l’épiscopat d’un pays n'ose pas exprimer un désaccord avec Rome», ni normal qu'on considère en haut lieu comme brebis galeuse quiconque propose l’abandon du célibat obligatoire pour les prêtres ou le droit des époux à pratiquer une contraception non naturelle.L’historien souligne que l’on avait invoqué le même argument au 18e siècle contre la vaccination et la césarienne! ¦ il est urgent que les Églises chrétiennes parviennent à exprimer la foi dans un langage moderne.De Lavis de M.Delumeau, le plus grave problème actuel est celui de la transmission du message évangélique à une jeunesse qui paraît s’en detacher.Et il rappelle que de plus en plus de personnalités souhaitent la réunion «d’un vrai concile oecuménique sur Jésus et la foi».La rédaction d’un credo fondamental adapté à notre temps et une large réussite de l’oecuménisme lui paraissent liées et conditionner véritablement l’avenir du christianisme.¦ Si la crédibilité de l’Église passe désormais par l’oecuménisme, fait remarquer M.Delumeau.Cela veut dire forcément que l’Église romaine devra accepter un certain pluralisme, rendre moins lourd le gouvernement central et redonner leur importance aux communautés locales.Le moment lui semble arrivé d’inverser le mouvement, «d'accepter une Église plurielle, d'admettre-la diversité des ministères et des cultures, dans la profession d’un même credo fondamental».¦ jusqu'à présent, constate l’historien, les laïcs dans l’Église ont été des chrétiens de seconde classe et la tendance actuelle à Rome est de les conserver dans ce statut.Il se demande comment on pourra maintenir un type de gouvernement de l’Église créé pour une catholicité unanimiste qui est morte.«C’est une illusion de croire, a-t-il dit, qu'on pourra continuer de gouverner d'en-haut» sans consulter les chrétiens.¦ enfin, M.Delumeau aspire au jour où l’Église catholique se sera libérée des tabous qui la paralysent devant la sexualité.Avec les evêques brésiliens, il souhaite l’abandon de l’obligation du célibat pour tous les prêtres.Il espère également qu'un jour les femmes auront les mêmes droits — en théorie et en pratique — que les hommes dans l’Église, y compris le sa-cerdoce.C’est la condition, à son avis, pour que l’Église retrouve une véritable crédibilité aux yeux de nos contemporains.M.Delumeau a enfin souhaité que les catholiques demeurent fidèles à leur Église, mais quJls y demandent le droit à la parole, afin qu’elle soit davantage leur Église que par le passé et qu elle puisse «enfin s’associer véritablement et à fond, aux efforts de l’oecuménisme».Un conseiller dénonce la politique du Guatemala de violer le droit à la vie M.Luis Albert Padilla, conseiller auprès de la Commission des droits humains du Guatemala a dénoncé récemment à Montréal «la politique délibérée» du gouvernement de son pays de «violer systématiquement et constamment depuis 20 ans» le droit à la vie.M.Padilla était, avec M.Ernesto Bravo, un prêtre diocésain du Nicaragua, invité de l’organisation Développement et Paix.Celle-ci lançait une campagne d’information et d’action «en faveur des peuples victimes d’oppression et d’exploitation en Amérique latine».À l’occasion de cette campagne, elle incite les citoyens à signer une «déclaration de solidarité» avec ces peuples.Il s'agit notamment d’appuyer «les organisations de défense des drois humains qui, à l'intérieur ou de l’extérieur de leur pays, rappellent à la face du monde les multiples violations des droits fondamentaux et soutiennent les nombieuses familles de prisonniers, disparus ou assassinés».Les signataires de la déclaration appuieront aussi les «organisations populaires et démocratiques que les peuples du Salvador et du Guatemala se sont légitimement données comme alternatives aux pouvoirs actuels qui les terrorisent».M.Padilla estime pour sa part que la situation a empiré au Guatemala depuis l'arrivée au pouvoir, en mars dernier, du général Efrain Rios Montt.On assiste à l’extermination des populations indigènes majoritaires au pays.Entre 70,000 et 80,000 ont d’ailleurs fui au Mexique pour éviter les massacres.Selon Amnistie Internationale, quelque 2,200 paysans ont été assassinés depuis mars.M.Padilla estime par ailleurs que les campagnes d'opinion internationale constituent un moyen important pour améliorer la situation dans son pays.On doit à ces campagnes d’avoir pu empêcher la massacre d un petit village indien non loin de Guatemala City.De même, les tribunaux d’exception ont, semble-t-il, renoncer à appliquer la peine de mort contre les personnes condamnées à la suite de pressions exercée par la Commission interameri-caine des droits de l’OEA.M, Padilla dénonce en outre comme une violation des droits de l’homme, la politi-ue de «concentration» des in-igènes à laquelle se livre le gouvernement guatémaltèque sous prétexte de les «protéger» de la guérilla.Pour sa part, l'abbé Bravo du Nicaragua, a dit craindre que les manoeuvres auxquel- les vont se livrer sous peu l'armée hondurienne et des éléments de l'armée américaine, ne servent de prétexte à une quatrième intervention américaine au Nicaragua.Des anciens membres de la garde Somoza sont postés à la frontière hondurienne et n’attendent que ces manoeuvres Rour intervenir.Si l’armée du licaragua se tient à distance de la frontière pour éviter les contacts, on massacrera des familles paysannes comme cela s'est produit récemment.Si elle se tient à proximité, il y aura des incidents entre le Honduras et Nicaragua ce qui, a-t-il expliqué, pourrait justifier les Marines américains d’intervenir.M.Bravo croit que le gouvernement du Honduras ne peut accepter le dialogue avec Nicaragua que proposent pourtant le Mexique et le Venezuela, à cause aes pressions américaines.M.Bravo constate que son pays est sur la voie de la «reconstruction».Y respecte-t-on les droits humains?Les gran-' des organisations internatio-, nales ont fait enquête et ont répondu «oui».En outre, 104 pays ont voté en faveur de l’accession du Nicaragua au Conseil de sécurité des Nations unies ce qui, à ses yeux, indique que son pays respecte la charte de cet organisme.LE DEVOIR POUR UN ABONNEMENT À DOMICILE 844-3361 r * < É ¦BHlIftWI Le Devoir, lundi 22 novembre 1982 U 3 en bref.¦ Bombes pour le PQ Les policiers en patrouille sur le territoire montréalais ont porté au cours du week-end une attention spéciale aux abords des immeubles du gouvernement québécois et des locaux du Parti québécois, à la suite de la découverte samedi de deux bombes de fabrication artisanale.Cinq bâtons de dynamite et un mouvement d’horlogerie ont été découverts par un passant dans un colis déposé sur le seuil de l'entrée principale d’un immeuble abritant les bureaux montréalais du ministre de l’Éducation, M.Camille Laurin.Une autre bombe, composée celle-là de sept bâtons de dynamite reliés à un détonnateur et à une minuterie, a été désamorcée dans un escalier menant à un local du PQ situé rue Saint-Denis.Personne n’a revendique ces attentats.«Pour l’instant, nous croyons que les mêmes personnes sont responsables des deux incidents, a expliqué un porte-parole policier.«L’enquête se poursuit et nous ne possédons aucun autre détail».b Le fonds de grève des TUA OSHAWA (PC) — Les grévistes de la société Chrysler en Ontario recevront l’aide financière de leurs collègues de General Motors et Ford, a annoncé un porte-parole syndical.Les travailleurs de GM à Oshawa ont décidé de fournir $280,000 par mois au fonds de grève des syndiqués de Chrysler.Chaque travailleur de GM devra débourser vingt dollars par mois pour ce fonds.De leur côté, les travailleurs de Ford, à Windsor, donneront 5)80,000 par mois pour appuyer la lutte syndicale de leurs confrères de Chrysler.Les 9,600 travailleurs des six usines de Chrysler en Ontario ont débrayé le 5 novembre à l’appui de leur revendications.Les pourparlers entre le syndicat et la direction ont repris en fin de semaine à Toronto.a La France à l’aide du PQ Un ex-membre de l’organisation du Parti québécois, M.Marc Lavallée, qui adhère maintenant au Parti libéral du Québec, affirme dans un livre qui sera publié la semaine prochaine aux éditions Alain Stanké sous le titre Adieu la France, salut l'Amérique, que le gouvernement français a contribué $300,000 en 1969 à la caisse du parti pour lui permettre de livrer une campagne électorale mieux équilibrée contre les deux partis établis, l’Union nationale et le Parti libéral du Québec.La mission d’aller chercher cette somme en France avait été confiée à M.Lavallée par M.René Lévesque lui-même.M.Lavallée a d)abord rencontré le secrétaire d’État aux Affaires étrangères de la France, à l’époque M.Jean Lipkowski, puis M.Jean Jorgensen au Quai d'Orsay et c’est ce dernier qui lui a demandé quel montant le PQ attendait.Étonné de cette question directe, M.Lavallée a répondu: «$300,000».A son retour, M.Lavallée à rendu compte de sa mission à M.Lévesque, pour apprendre que M.Jacques Parizeau était dorénavant chargé de l’affaire, et qu’il devait la mener à bien lors d’un subséquent voyage à Paris.¦ Campagne anti-péage Les municipalités situées aux abords de l’autoroute des Laurentides et qui se sont élevées cet été contre la hausse à $0.50 des tarifs de péage aux kiosques de l’autoroute ont organisé hier une campagne de financement de leur lutte anti-péage et ont installe deux postes de péage fictifs à Blainville et à Saint-Eustache.Les automobilistes étaient invités à y verser une contribution volontaire de $0.25.En moins de cinq heures, plus de 7,000 automobilistes circulant sur les routes secondaires touchées par ces postes ont contribué $1,825.Le Mouvement anti-péage entend avec cet argent organiser d’autres moyens de pression afin que le gouvernement accepte d’abolir progressivement le péage sur les autoroutes, en commençant par supprimer l'augmentation décrétée le 1er juillet dernier.¦ Le père Noël est arrivé Plus de 100,000 personnes ont assisté samedi au premier défilé du père Noël dans les rues de Montréal depuis 13 ans.Les organisateurs avaient préparé leur spectacle minutieusement, et tout s’est déroulé sans anicroche, au grand plaisir des petits et des grands, qui n’ont pas eu à battre la semelle dans la neige en tenant leurs enfants dans leurs bras pour regarder clowns et personnages connus marcher en danse et en cadence.Les autorités municipales avaient interdit le défilé de Noël au moment de la crise d’octobre 1970.¦ Le dernier voyage Le navire de croisière Royal Clipper a quitté le port de Montréal samedi pour son dernier voyage, après avoir passé près de cinq ans mi-englouti dans les eaux du port de Montréal.La coque rouillée du Royal Clipper a émergé des eaux ces jours derniers à la suite des efforts d’une compagnie de Montréal, McAllister Towing and Salvage, qui avait décroché le contrat de renflouage.Deux remorqueurs ont toué le navire dans la voie maritime du Saint-Laurent vers Port Maitland, en Ontario, où la coque sera dépecée au chalumeau.¦ Les grands moyens LONDRES (Reuter) — La direction du Daily Telegraph a licencié 450 ouvriers typographes qui refusaient de mettre fin à une grève sauvage, empêchant depuis trois jours la parution de l’édition londonienne du quotidien conservateur ainsi que celle de son édition dominicale.M.Hugh Lawson, PDG du quotidien, a déclaré que des préavis de licenciement avaient été envoyés aux ouvriers ayant entamé une grève mercredi afin de protester contre les conditions de travail, l’indemnisation maladie et les projets de la direction de supprimer une rotative.La grève a coûté au journal conservateur quelque $1,3 million de dollars et 4,4 millions d’invendus.Les ouvriers typographes qui produisent les éditions du quotidien pour le sud du pays et toutes les éditions du Sunday Telegraph ont passé outre aux consignes de leur syndicat national oui a signé jeudi un accord avec la direction du journal.Un autre conflit social, sans rapport avec le précédent, a par ailleurs empêché hier la parution du Sunday People.LEGRAND TOURNANT DU CANADA LE NOUVEAU MILLENAIRE “LE CHEMIN DE DÉFI” Montage audio-visuel spectaculaire sur l'histoire du Canada CONFÉRENCIER: MARTIN PORTER Directeur national de l'Eglise de l’Unification du Canada le 24 novembre a 19 h 30 HOTEL LE CHATEAU CHAMPLAIN 1 Place du Canada Salle de Bal Billets: 514-845-6071 Qui voudra de l’Airbus 320 au Canada?Ottawa est intéressé à investir $500 millions pour participer à la création d’une nouvelle version de l’appareil européen Airbus, mais les compagnies d'aviation canadiennes ne s'empressent pas pour manifester leur intérêt.Aucune des principales sociétés canadiennes de transport aérien ne croit en la nécessité de l’appareil A-320 pouvant transporter 150 passagers, au cours de cette décennie.Quand le moment viendra, déclarent-elles, si un compétiteur arrive sur le marché avec un meilleur appareil de même classe, elles achèteront ce dernier.Airbus Industries, un consortium européen, espère entreprendre la construction du A-320 avant 1987.Selon ses créateurs, cet appareil sera un appareil court et moyen-courrier susceptible de remplacer les 727 et les 737 de Boeing, ainsi que les DC-9 de McDonnell Douglas.Par l'intermédiaire de la société d'État De Havilland Aircraft, le gouvernement fédéral vise une participation de 5 à 10% du programme A-320, qui pourrait entraîner la création de centaines d’emplois au Canada ainsi qu’une participation à d’éventuels profits.Lors de sa récente visite en France, le premier ministre Trudeau a de nouveau indiqué l’intérêt du Canada dans ce projet de $500 millions.De son côté, Airbus envisage des avantages évidents dans une participation du Canada.Le président de la société a, par exemple, noté qu’à elle seule Air Canada pourrait acheter de 60 à 70 exemplaires du futur bimoteur économique.Plusieurs dirigeants de transporteurs aériens canadiens ne partagent pas cet optimisme.La recession a porté un coup dur à leur industrie et a obligé les transporteurs à remettre à plus tard l’achat de nouveaux appareils.De façon générale, leurs plus petits appareils — ceux que devraient remplacer le A-320 — sont relativement jeunes.«Notre industrie n’a pas besoin d’un autre appareil, à ce moment-ci, qu'il soit construit en Europe ou qu’il soit construit en Amérique du Nord», a déclaré le président d’Air Canada, M.Claude Taylor.«Et je pense bien que presque tous les dirigeants des compagnies d’aviation vous diront, actuellement, que nous n’avons pas besoin d'un nouvel appareil de 150 passagers».Et quand elles en auront besoin, probablement au cours de la prochaine décennie, les premieres commandes canadiennes ne seront pas énormes.Seules Pacific Western et la société d'État Air Canada utilisent pour le moment des 727 de 150 passagers.Cet appareil est celui dont les caractéristiques sont les plus rapprochées de celles du futur A-320.Pacific Western a un 727.Air Canada en a 38 et la compagnie pourrait avoir besoin de 6 à 12 exemplaires d'un appareil du genre du A-320 pour les années- 1990, mais pas avant, a indiqué pour sa part le vice-président, M.Pierre Jeanniot.La majorité des 727 d'Air Canada sont en service depuis moins de cinq ans.Le A-320 ne pourra pas remplacer un grand nombre des appareils plus petits.Air Canada possède 37 courts-courriers DC-9 pouvant transporter 100 passagers.Quant à CP Air et les principaux trans- Porteurs régionaux, Nordair, 'acific Western, Eastern Provincial et Québecair, ils possèdent 60 Boeing 737, capables de prendre 120 passagers à leur bord.Jean-Paul II a présidé une lithurgie en rite grec, tôt hier matin, à l’église de la Martorana.la paroisse palermi-taine des Albanais.(Photolaser AP) Le pape gagne son pari: redonner espoir aux Siciliens ROME (AFP) — En quittant Palermo hier soir pour Rome, Jean-Paul II pouvait se rendre compte, au moins par l’enthousiasme qu’il avait soulevé dans les foules au cours de ses deux jours en Sicile, qu’il avait gagné son pari: redonner l’espoir à un peuple enclin au fatalisme.Au cours des douze discours qu’il a prononcés durant son voyage, plus que le mot de mafia, ce sont les mots de courage et d’espoir qu’il a le plus souvent employés.Dès son arrivée à Belice, samedi matin — où douze ans après le terrible tremblement de terre qui avait fait 400 morts demeurent toujours plus de 20,000 sinistrés — le chef de l’Eglise a secoué hommes politiques, administrateurs, entrepreneurs, leur demandant de faire preuve de «plus de sens des responsabilités».Il a secoué le fatalisme séculaire des habitants de Belice en leur recommandant de «continuer à réclamer aux autorités ce qui leur est dû» et surtout de faire preuve de plus d'énergie.«Comment ne pas élever la voix pour dénoncer le fait absurde que tant de gens vivent encore dans des barra-ques?» a-t-il dit.dénonçant ainsi l’incurie des pouvoirs publics face aux spéculations de la mafia.Ce sont encore les mots d’espoir et de courage que le pape a employés dès son arrivée a Palerme comme moyens de lutte contre «la violence barbare» qui venait encore d’ensanglanter la ville au cours des dernières 24 heures.«C'est une offense à la dignité humaine», s'est-il écrié en présence des autorités locales venues l’accueillir sur la grande place du Politeama.Sur cette même place, hier après-midi, il allait devant un public de jeunes prononcer son réquisitoire contre la mafia, «auteur de manifestations aberrantes de criminalité».«Face à la désagrégation, à la loi du silence, à la délinquance, au fatalisme, a-t-il affirmé, soyez tenances et ternes».C’est aussi dans ce dernier discours qu’il a dénoncé avec force ce qui fait la puissance financière de la mafia en Sicile et dans le monde: le trafic de la drogue, «ce coup de hache aux racines de l’être».Contre ce fléau, a-t-il dit aux jeunes, c'est avec encore plus d’espoir et plus de courage qu’il faut lutter «par un engagement rapide, concret et efficace» parce qu’il y va du salut de «ceux qui grandissent dans un milieu de sous-culture, de violence et de superstition».«C’est à vous, jeunes de Palerme et à l’entière Sicile, que je confie l’espérance d’un monde nouveau».31 ans aux Communes Une infection rénale emporte le député Walter Dinsdale I * s*"****'* Les collègues du député conservateur Walter Dinsdale lui ont rendu un hommage spécial en 1981 pour ses nombreuses années de dévouement au service du pays.M.Dinsdale est décédé samedi après avoir siégé sans interruption pendant 31 ans à la Chambre des communes.(Photolaser CP) OTTAWA (PC) - Ancien ministre dans le cabinet Diefenbaker, le député conservateur Walter Dinsdale, qui a siégé sans interruption pendant 31 ans à la Chambre des communes, est décédé samedi à l’âge de 66 ans au Centre médical de la Défense nationale à Ottawa.Dans une déclaration émise à la suite du décès du député de Brandon-Souris, au Manitoba, le leader du PC, M.Joe Clark a déclaré: «Il est possible de mesurer le degré d’engagement de M.Dinsdale en comptant seulement le nombre d’années au cours desquelles il a été un distingué député au Parlement.mais la valeur des services qu’il a rendus dépassent de beaucoup un simple chiffre.«Sa raison d’être était servir.Il avait acquis cette qualité de sa propre tradition familiale et s’était efforcé de la communiquer à tous ceux qui la connaissaient.De foi profonde, il était un homme dévoué qui aimait sa famille, servait sa communauté et son pays.Visionnaire, il a travaillé fort pour que ses rêves se transforment en réalité».M.Dinsdale se rétablissait lentement d’un accident cardio-vasculaire, lorsqu’il a été atteint d’une grave infection rénale.Transféré du Centre de convalescence d’Ottawa à l’hôpital militaire, il est décédé à 8 h 35 du matin, alors que sa femme Lenore, sa compagne depuis 35 ans, était à son chevet.M.Dinsdale a subi sa crise le 12 septembre au Manitoba, une semaine avant de célébrer son 35e anniversaire de mariage.Progressiste - conservateur voué à la cause des handicapés, M.Dinsdale avait été élu aux Communes pour la première fois en 1951 à l’issue d’un scrutin partiel.En 1960, il fut titulaires de divers portefeuilles au sein du cabinet du premier ministre John Diefenbaker, notamment à titre de ministre des Affaires du Nord et de Ressources nationales, de même que comme ministre intérimaire des Mines et des Relevés techniques.Né en 1916 à Brandon, il a été longtemps membre de l’Armée du Salut et travailleur social.Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il a été décoré de la Distinguished Flying Cross après avoir piloté des chasseurs de nuit Mosquito au sein de la Royal Air Force.M.Dinsdale était père de cinq enfants.Renault Ville-Marie Le numéro Un Renault à Montréal et au Québec TOUT UN PRIX LIVRAISON IMMÉDIATE Automobiles Renault Ville /Marie inc.2230 Viatl (métro Viau) 254-9971 Renault 5TL — taxes transport et préparation en sus Un REER Gestion autonome qui vous aide tous les mois à prendre des décirions.Si vous aimez à garder la haute main sur vos affaires, la Fiducie du Québec vous offre la possibilité de constituer et d’administrer vous-même votre portefeuille d’épargne-retraire en adhérant à son REER Gestion autonome.Pour vous aider dans vos décisions, la Fiducie du Québec vous envoie tous les mois un état de caisse, une 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ri ri Brésil: les possibilités de changements sont limités SAO PAULO — Peu avant d'hériter du pouvoir en 1979, le général Joao Figueiredo, futur président du Brésil, affirmait son intention ferme de mener à bien «l'ouverture» politique du régime militaire brésilien.«J'entends promouvoir la démocratisation de ce pays.Ceux qui s'y opposent seront emprisonnés et battus».L'étape la plus récente de ce processus a été la tenue des elections du 15 novembre.Il s'agit du scrutin le plus important depuis le coup d'État de 1964.tant par son ampleur (plus de 58,5 millions d électeurs qui élisaient plus de 56,000 gouverneurs, sénateurs, députés, maires et conseillers municipaux), que par ses enjeux (le congres élu aura un grand poids dans le choix du successeur du président Figueiredo, dont le mandat vient à terme en 1985).Après le «miracle économique» — une période de croissance économique accélérée par Michel Arsenault collaboration spéciale au début des années 1970 —, le Brésil connaîtrait-il maintenant le «miracle politique»?Oui, si on accepte que les miracles ne sont pas parfaits.La presse brésilienne, avare d'analyses jusqu'à présent, s'est amusée a relever les titres contradictoires que les journaux étrangers ont donné à la nouvelle de la consultation populaire.«Triomphe de l'opposition», pour les uns, «victoire du gouvernement», pour les autres, les résultats se prêtent effectivement à des interprétations divergentes, certaines grandes conclusions peuvent cependant en être déduites.Le parti du gouvernement, le PDS (parti démocratique social), une formation de droite issue des forces armées.obtient la majorité simple des voix (si on examine les votes accordés aux candidats au poste de gouverneur dans les 22 États où avait lieu le scrutin).On considère que le PDS a été favorisé par les règles du jeu électoral, l’utilisation de fonds publics pour sa campagne, et la pratique du ‘clientelisme', mieux connu au Québec sous le nom de patronage! «Mais on se trompe si on croit qu'il s'agit des seules raisons de la victoire du PDS», affirme un observateur politique dont les sympathies, sont plutôt du côté de l oppostion, «l'électorat brésilien est un électorat conservateur».En dépit de cela, la percée de l’oppostion est importante.De fait, les quatre partis d’opposition (de centre-gauche ou de gauche) ont, ensemble, obtenu plus de voix que le parti gouvernemental.Au niveau des États, l'opposition l’emporterait dans huit d'entre eux, y compris dans les deux Les pénuries suscitent de l’agitation en RDA BERLIN-EST (Reuter) — Des pénuries de viande, de beurre, de chocolat et d'autres produits de consommation ont provoqué une certaine agitation dans les entreprises est-allemandes et même des menaces de grève, déclare-t-on de source informée en Allemagne de l’Est.On déclare notamment que, dans plusieurs entreprises, des travailleurs sont allés trouver les responsables du parti pour se plaindre des difficultés persistantes d'approvisionnement, et ont menacé de faire grève si la situation ne s'améliorait pas De source proche du parti communiste est-allemand, on déclare qu'il y a eu des discussions animées sur cette question dans certaines instances régionales du parti et que des responsables haut placés ont donné l'assurance que des mesures seraient prises pour tenter de résoudre les problèmes.«Les choses ne sont pas faciles», a reconnu un responsable du parti socialiste unifié allemand (SED-communiste), «mais nous ne sommes pas dans une situation comparable à celle de la Pologne.C’est au contraire ce que nous voulons éviter».Des journaux ouest-allemands ont écrit que la police a dû intervenir pour réprimer des grèves dans certaines régions, qui connaissaient les plus graves penuries depuis 40 ans.De source communiste, on déclare que ces informations sont ridiculement exagérées.La plupart des difficultés dans le système de distribution sont les conséquences des efforts du gouvernement pour augmenter ses exportations et réduire les importations, et améliorer sa dette extérieure, pour convaincre la communauté internationale de la santé de ses finances.Les efforts des autorités pour mieux répartir les ressources disponibles entre les différentes régions n'ont abouti qu’à créer une plus grande confusion dans un système déjà précaire.Conséquence: les ménagères, aujourd'hui, ne savent plus quel jour leur boucher aura de la viande.Le chocolat, qui jusqu’ici était cher mais abondant, est devenu rare à l’approche de la Noël.Reagan part en guerre contre le protectionnisme WASHINGTON (Reuter) -Le commerce international aborde un nouveau tournant et les États-Unis combattront le protectionnisme à l’intérieur comme à l'étranger, a déclaré samedi le président Ronald Reagan.À quelques jours de la conférence ministérielle de l'Accord général sur les tarifs et le commerce (GATC).le président américain a souligné dans son allocution hebdomadaire à la radio que Washington s'opposerait vigoureuse- BOGOTA (AFP) — La guérilla colombienne a favorablement accueilli la loi d'amnistie pour les «délits politiques», signée vendredi par le président conservateur Belisario Betancur, et qui concerne tous les guérilleros (environ 6,000) qui déposeront les armes, no- Alliance des professeurs de Montreal ment à toute entreprise de limitation de la liberté des échanges.«Les États-Unis rejetteront les propositions protectionnistes et défaitistes», a-t-il dit.«À leur place, nous définirons de nouveaux objectifs et exposerons un programme destiné à limiter les interventions gouvernementales sur les marchés internationaux».«Que nul ne s'y méprenne.Nous sommes généreux, nous nourrissons des desseins de grande envergure et nous tent les observateurs à Bogota.La première réponse à l'application de la loi, effective depuis samedi à l'aube, est venue de deux principaux groupes de guérilla : le Mouvement du 19 avril (M-19 — extrême-gauche nationaliste), et Tarmée de libération nationale (ELN — pro-castriste).Leurs chefs ont annoncé la décision de nombreux militants de déposer les armes et de s'intégrer à la vie civile.Les premières réactions ont eu lieu à Cali, grande ville du Sud-Colombie, où 25 guérilleros de l'ELN se sont déclarés en faveur de la loi au moment même où le chef de l’État la signait.emploierons toute notre puissance pour atteindre ces objectifs», a dit le chef de la Maison-Blanche.M.Reagan s’est aussi adressé aux Américains tentés par le protectionnisme, de plus en plus nombreux à élever la voix: «Il en est qui semblent juger bon que nous brandissions le drapeau américain en défense de nos intérêts.Ceux-là voudraient se rabattre sur le protectionnisme et isoler nos marchés de la concurrence internationale».Mais la dernière fois qu’on a pris cette voie, c’est au cours des années 1930, période ou le commerce mondial a chuté de 60 pour cent et où «les jeunes Américains n'ont pas tardé à suivre leur drapeau dans la seconde guerre mondiale», a dit M.Reagan.Il a ajouté que le renforcement de la liberté du commerce international favoriserait la reprise économique et la stabilité politique: «Nous rappellerons aux autres pays que si les États-Unis contribuent à sortir le monde de la récession, ils en profiteront car nous achèterons davantage de produits.Il nous faut résister au protectionnisme, qui ne peut qu'entraîner la raréfaction des emplois pour eux comme pour nous».Les travaux du GATT à l'échelon ministériel débutent le 24 novembre.La guérilla colombienne abandonnerait les armes ATTENTION • La moité des enfants d’âge scolaire du monde sont incapables de lire ce simple avertissement.Pensez-y! Pour 814 millions de personnes, l’analphabétisme signifie pauvreté, maladie et conditions de vie sous la normale.Deux enfants d'âge scolaire sur 4 et 3 adultes sur 10 n'ont pas la chance d’améliorer leur avenir.Mais l’éducation pourrait leur donner cette chance, la chance de s'aider eux-mêmes.C’est sur ce plan que le Centre du livre pour outre-mer intervient.Le CLO est un organisme canadien constitué de bénévoles et cherchant exclusivement à fournir des livres et du matériel scolaire à plus de 80 pays en développement.Mais il ne peut mener à bien sa mission seul: il a besoin de vous.Envoyez-nous votre contribution aujourd’hui même .et aidez-nous à répandre les bienfaits du savoir.CLO* L'ÉDUCATION AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT Oui, j’aimerais améliorer les perspectives d'avenir d'un de mes semblables.?Veuillez trouver ci-jointe ma contribution de $_______à la campagne internationale d’alphabétisation.?J'aimerais en savoir plus long sur le travail du CLO, qui met l'éducation au service du développement.Nom Adresse Ville Province Code Postal Découpez ce coupon et postez-le à l’adresse suivante CLO — l’éducation au service du développement, Centre du livre pour outre-mer, 181, rue Bourget, Montréal, Québec, II4C 2MI, Tél: (514) 934-0329 Le CLO est un organisme à but non lucratif oi'lîcicllement reconnu («369876-29-10).Tous les dons sont déductibles aux lins de l'impôt.S; lus riches et plus peuplés, ao Paulo et Rio de Janeiro.Leur avance est d’ailleurs plus importante que le prévoyaient les dirigeants du PDS.Il faut souligner la performance de M.Leonel Brizola du parti démocratique travailliste (PDT), qui sera vraisemblablement futur gouverneur de l’Etat de Rio de Janeiro, (son élection n’a pas encore été confirmée, vu la grande lenteur du dépouillement du vote dans cet Etat en particulier — lenteur provoquée, semble-t-il, par la crainte, qui règne aux hauts niveaux, ae voir la victoire de M.Brizola interprétée corne le «triomphe du socialisme contre la dictature» par la presse internationale, qui n’accordera plus d’importance au scrutin très longtemps encore.) Symbole de la lutte contre les forces armées, tant par sa résistance au putsch de 1964, que par son exil de 15 ans, M.Brizola a adopté un ton plus conciliant à l'égard du régime.Pi Il s'agit là d'une des nombreu- 1' ses «réussites» de «l'ouvertu-reiujueJfiisuLesameüdes résultats électoraux ne peut faire voir.Le régime réussit à mettre en oeuvre son projet d'implantation d'un système pluripar-tite avec ce scrutin.Ceci dans le but de diviser l'opposition, et d'éviter l'affrontement direct entre gouvernement et opposants.Parce que le PDS était d'avance assuré du contrôle du Sénat (dont seulement le tiers était «renouvelable» cette année), il peut se permettre de perdre sa majorité à la Chambre des députés, comme l’indique les prévisions.Pour certains, la prédominance de l'opposition à la Chambre basse et celle du PDS au Sénat donnera lieu à la pratique de la négociation.Pour d’autres, il s'agit d'une fausse négociation parce que le PDS aura toujours le dernier mot, le Sénat et la présidence étant les WASHINGTON (AFP) -La guerre des Malouines, considérée par l'Argentine comme la dernière expédition coloniale de la Grande-Bretagne, a peut-être été, au contraire, le premier signe avant-coureur de la grande conflagration du 21ème siècle pour le contrôle de l’Antarcti-que.C’est la question que soulève «un pôle à part», un livre qui vient de paraître aux États-Unis.Son auteur, Philip Quigg, décrit le continent glacé de l’Antarctique comme «un baril de poudre» dont la capacité explosive pourrait se confirmer dans les dix ans qui viennent.«Ce dernier continent inexploré est à nouveau entré dans la conscience publique à cause de l’espoir que son abondance en «krill», petit animal semblable à la crevette, puisse doubler notre récolte de la mer, et que son plateau continental puisse receler un pactole en pétrole et en gaz», écrit M.Quigg.La possibilité de conflits, explique l'auteur, ne va cesser de croître à mesure que l’on va se rapprocher de 1991, date prévue pour le renouvellement du premier traité de TAntarctique (1959) aux termes duquel 14 pays, principalement du monde industrialisé, ont déjà fait acte de présence sur le continent.Les conflagrations ne seront évitées, assure-t-il, que si la communauté internationale parvient à trouver un «équilibre raisonnable» entre la théorie de «l’héritage commun» de tous les hommes et celle des droits acquis d’un petit nombre de puissances.«La guerre recente aux Malouines, ajoute-t-il, est un avertissement que les conflits entre les nations signataires (du traité) sont une reelle possibilité».Pour l'Argentine comme pour le Chili, explique-t-il, la revendication de la souveraineté sur une partie de TAn-tarctique est «une affaire de ferveur nationaliste et religieuse».C'est une prétention qui est encore avivée par le principe contestable de la «tranche de gâteau» des pays contigus qui a contribué, avec les grandes explorations historiques, à la répartition des secteurs.e pétrole et le gaz naturel des possibilités qui ne ièces les plus importantes de 'échiquier politique.«Le brésil est encore loin de connaître la démocratie», nous a affirmé M.Luis Ignacio «Lula» Da Silva, le dirigeant ouvrier du PT (parti des travailleurs).«Pour la classe ouvrière, la démocratie signifie liberté et autonomie syndicale, droits de grève, liberté d’organisation politique, fin des lois d'exception., a ajouté celui qui, deux fois emprisonné (puis libéré), a déjà été décrit comme le «Lech Walesa des Brésiliens».«Lula», un des phénomènes les plus originaux de la campagne, a reçu plus de 10 pour cent des voix dans l’Etat de Sao Paulo, un pourcentage considérable si on tient compte des deux ans d'existence à peine du PT et de ses moyens financiers réduits.Ce n'est pas le cas du PMDB (parti du mouvement démocratique brésilien), la principale formation d'opposition, qui a pu mettre en branle une campagne très coûteuse grâce à l'appui principalement de l'entreprise privée depuis son fusionnement avec le PP (parti populaire), aussi appelé le «parti des ban- 3mers».«Depuis que les son-ages nous accordent plus de 30 pour cent des intentions de vote, on n'a jamais manqué d'argent», confirme un conseiller du parti.Cette coalition de centre gauche, qui allie démocrates-chrétiens, libéraux et communistes, notamment, arrive au pouvoir dans sept États à un moment difficile.Tout d’abord à cause de la situation économique, qui devrait entrer en récession en 1982, selon les prévisions de la Chase Manhattan.Aussi en raison des nouvelles mesures de restriction des salaires que le gouvernement central sera vraisemblablement obligé d'adopter par suite d’un accord possible avec le FMI (Fonds monétaire international).«Les attentes sont très grandes dans la population, mais les possibilités de changement son limitées», reconnaît M.Fernando Henrique Cardoso, sociologue et airigeant du PMDB.Des changements «possibles» dépendent de l’avenir de l’opposition de centre gauche, bien sûr, mais aussi celui de «l’ouverture».La droite qui lui est réfractaire veille au grain.Antarctique Un baril de poudre dans les années 90 Et pourtant M.Quigg, qui a enquêté dans la région et dans les capitales des pays en cause, n est pas de ceux qui sont déjà convaincus que le continent du pôle Sud soit vraiment l’eldorado de demain.«Le | sont sont pas encore prouvées et dont l’exploitation poserait des problèmes monumentaux, même si l'on considère que la pléthore actuelle du petrole ne va pas durer, dit-il.L'exploitation des minerais durs est encore plus lointaine dans l'avenir.Ce sont des problèmes pour le 21ème siècle».Les signataires du traité de 1959, qui se considèrent comme les ayant-droits, forment deux groupes.La Grande-Bretagne, l’Australie, la Nouvelle Zélande, la France, la Norvège, le Chili et l'Argentine ont des zones dont ils revendiquent la souveraineté.Les États-Unis, l’Union soviétique, l’Allemagne fédérale, le Japon, la Pologne, la Belgique et l’Afrique du sud n’ont pas encore formulé de revendication territoriale mais ne reconnaissent pas celles des autres.Certains d'entre eux manifestent leur présence par des bases permanentes ou par des expéditions scientifiques, seules permises par le traité.Face à ces nantis, le tiers-monde a déjà exprimé sa volonté de recevoir un jour sa part du gâteau, s’il y en a un.Il s'appuie sur la notion d’héritage commun qui s’est déjà manifestée dans les négociations du traité du droit de la mer, et dans celles qui se poursuivent pour une convention si r l’exploitation des ressources minières des fonds marins.Cet aspect «Nord-Sud» du problème de l’Antarctique pourrait lui-même, à l’avenir, etre générateur de graves conflits, prévoit M.Quigg, puisque certains des 14 ayant-droits ne paraissent pas prêts à renoncer à leurs revendications.Sans parler de la rivalité potentielle entre les États-Unis et l'URSS pour le contrôle d’une région stratégique.OCÉAN A TLANTIQUE I.Bouvet mdwich du Sm '\ -:.ls Crozet 6^ A' V Is Malouines,, I.Kerguelen \ \' ° ANTARCTIQUE llPén.l Antarctique I O -Qf ftdssi OCÈA N—P A C t FI Q U E Tasmanie Nouv.-Zélande Imopa I -J la Nouvelle- l’Australie Müla France ÜIÉ Zélande ?l'Argentine £_________jla Grande-Bretagne 1 Ile Chili Namibie: Bush exige encore le retrait cubain NAIROBI (Reuter) — Le vice-président américain George Bush a déclaré hier qu'en dépit des réticences exprimées par l’Afrique Noire, les Etats-Unis continueraient de lier l’accession à l'indépendance de la Namibie (Sud-Ouest africain) au retrait des forces cubaines d’Angola.«Nous y voyons le moyen de parvenir à l’avènement d’une Namibie indépendante, d’un Angola libre de forces étrangères et d'une séparation entre les forces sud-africaines et l'Angola», a dit M.Bush qui donnait une conférence de presse à Nairobi avant de.partir pour le Zaïre, dernière étape de sa tournée africaine.«Si cela peut être réalisé, je crois que beaucoup de gens diront bravo aux Etats-Unis.C’est notre position, nous la maintiendrons tout en respectant ceux qui défendent une opinion différente», a-t-il ajouté.Le vice-président américain a reconnu que les dirigeants africains qu'il a rencontrés estimaient que l’indépendance de la Namibie était une question trop importante pour être liée à d’autres et il a dit qu'il ferait part de ce sentiment aux autres dirigeants américains à son retour à Washington.En réponse à un journaliste qui lui demandait si les Etats-Unis seraient favorables au remplacement des troupes cubaines en Angola par une force de maintien de la paix de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), M.Bush a répondu que les dispositions particulières de sécurité étaient davantage du ressort des parties directement concernées que des États-Unis.Répondant indirectement aux critiques formulées la veille par le président kenyan Daniel Arap Moi, M.Bush a défendu la politique américaine d' «engagement constructif» en Afrique du Sud.«Nous croyons que le dialogue est très important et nous allons poursuivre ce dialogue.mais de telle sorte qu’il ne puisse être interprété comme une approbation du statu quo de l'apartheid», a-t- il dit.M.Bush a par ailleurs lu une déclaration indiquant que lui-même et M.Arap Moi avaient examiné «les difficultés économiques auxquelles le Kenya est confronté, les plans (kenyans) de relance de l’économie et les moyens par lesquels l'assistance américaine pourrait apporter une grande aide».“ON NE LAISSERA FAS FAIRE ÇA Alliance des professeurs de Montreal Salvador: 78 assassinats SAN SALVADOR (Reuter) — Le père Jesus Delgado, secrétaire de la conférence épiscopale salvadorienne, a accusé hier les «escadrons de la mort» d’avoir assassiné 78 civils la semaine passée.Dans une homelie prononcée à la cathédrale de San Salvador, le père Delgado a indiqué que parmi les victimes, neuf personnes avaient été décapitées, et trois jeunes gens abattus après avoir été enlevés de chez eux en pleine nuit.Il a estimé que ces meurtres compromettaient les tentatives actuelles du gouvernement pour parvenir à une réconciliation nationale.«Ils (les Escadrons de la mort) nous montrent leur lâcheté et leur irrationalité», a-t-il encore dit.Par ailleurs, une partie de la province de La Paz, dans l’est du pays, est privée d’électricité depuis samedi soir à la suite de la destruction de deux pylônes par des bombes, près de San Juan Nonualco, a 50 km de San Salvador.Un porte-parole a indiqué que les corps décapités de sept jeunes gens avaient été retrouvés le matin même à proximité des pylônes tout en ajoutant qu’il ne savait pas si les deux incidents étaient liés.Seule Delta vous conduit à Atlanta à bord de TViStars.Tous les matins à 7h et 10H55 èt tous les après-midi a 15h.Delta vous offre des vols avec correspondance à bord de nos confortables Wide-RidelMl 1 TriStars.Si vous le désirez, optez pour notre vol direct avec une seule escale à 19h'2(), tous les jours, sauf le samedi.Le samedi, le départ a lieu a 18h05 avec une correspondance.Pour réserver, communiquez avec Delta au 337-5520 ou consultez votre agent de voyages.Delta est toujours là.^1’1 aDELTTA Détenteur d’un permis du Québec.Départs de l’aéroport de Dorval.Horaires sujets à changement sans préavis Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente Une formation à l’action collective: le certificat d’animation Hiver 1983 Pour développer des projets nouveaux et pour atteindre leurs objectifs, les groupes ont besoin d'utiliser des analyses, des méthodes de travail et des techniques appropriées.Le programme d'animation a pour objectif de donner é ceux qui sont engagés dans des actions collectives, à l'intérieur ou à l'extérieur des institutions, les capacités nécessaires pour intervenir efficacement dent le dynamique et lee proceeeut d’action des groupes.POUR QUI?Le certificat d'animation s'adresse de façon privilégiée aux personnes travaillant dans des organisations (publiques, para-publiques, privées ou communautaires.) offrant des services à la collectivité dans les secteurs de la santé, des services sociaux, de l'éducation, des loisirs, de la culture, de la consommation, etc.Il s'adresse aussi à tous ceux, salariés, militants ou bénévoles, qui désirent participer A la transformation des institutions et des organisations pour qu elles ottrenl des services de qualité correspondants aux besoins de la population et pour qu elles fassent appel à la créativité de ceux qui donnent les services comme de ceux auxquels ils sont destinés.QUELQUES TITRES OE COURS: Les systèmes organisés, Les mouvements sociaux.Le groupe et ses phénomènes.L'action et ses dynamismes, Méthodes et techniques de recherche, Projet d'action collective, Animation des groupes restreints, Relations interpersonnelles, Les politiques sociales.L'Intervention collective, Fonction d'autorité et participation, etc.Ce certificat de 30 crédits peut être cumulé avec deux autres certificats pour l'obtention d'un baccalauréat.Les cours sont donnés le soir ou durant les fins de semaines.Data limita des damandea d’admission al d’inscription: tsrdtcsmbrs.Annuaire disponible Rsnsaignemsnts: 3335, chemin Quean Mary, rez-de-chauM«e Tél.: (514) 343-6080 T / Le uevoir, lunai novempre ieo^ Pétition lancée contre le serment «anti-OLP» TEL AVIV (d’après Reuter et AFP) — Plus de 200 universitaires israéliens ont signé une pétition dénonçant les épurations effectuées par le gouvernement au sein du corps enseignant des universités de Cisjordanie, a annoncé hier l’un des organisateurs du mouvement de protestation.La pétition demande au gouvernement d'annuler sa décision d’exiger que les professeurs étrangers des trois universités palestiniennes s'engagent par écrit à ne pas' aider l’OLP.Jusqu’ici, 19 professeurs ont été renvoyés pour avoir refusé de signer le serment.Bien d’autres sont également menacés d’expulsion du territoire à l’expiration de leur permis de travail s’ils ne signent pas l’engagement.Le professeur Henry Rosenfeld, de Haïfa, a déclaré que la pétition avait commencé à circuler avant l’appel du secrétaire d’Etat George Shultz, qui a demandé aux universitaires israéliens de s’exprimer à haute voix.M.Shultz a mécontenté les autorités israéliennes en comparant leur décision aux serments de loyauté de la période du maccarthysme aux Etats-Unis, dans les années 1950.Les autorités israéliennes ont réagi en faisant valoir que les Etats-Unis eux-mêmes exigeaient pour délivrer un visa d’entrée un engagement de ne pas être membre d’une organisation communiste.De plus, en annonçant hier son intention de faire signer un «serment anti-OLP» aux membres du clergé chrétien travaillant en Cisjordanie, l’administration israélienne a ouvert un nouveau front dans la polémique qui l’oppose aux universités palestiniennes, aux églises chrétiennes, à plusieurs gouvernements occidentaux et à une partie de l’opinion publique israélienne.Plusieurs centaines de religieux et religieuses de toutes les communautés chrétiennes engagés dans des activités séculières (écoles, hôpitaux, asiles, hospices) sont visés par cette mesure qui consiste à faire signer une déclaration individuelle par laquelle chacun s’engage à ne pas soutenir l’OLP ou toute autre organisation «hostile» à Israël.Faute de signature, le religieux ne verra pas son visa renouvelé et devra donc quitter les territoires occupés de Cisjordanie et Israël.Les religieux contemplatifs, «uniquement engagés dans une activité de prière», seront dispensés de cette signature.Cette affaire éclate au moment où les relations entre les communautés chrétiennes et le ministère de l’Intérieur sont déjà tendues en raison de la volonté israélienne d’obtenir le départ du grand sacristain arménien, numéro deux de la hiérarchie arménienne orthodoxe à Jérusalem.Les communautés chrétiennes considèrent que l’expulsion du grand sacristain est une violation du statut des lieux saints, reconnu par Israël en 1967.Sabra: un agent appuie le témoignage de Begin JERUSALEM (Reuter) -M.Bruce Kashdan, agent de liaison du ministère israélien des Affaires étrangères à Beyrouth, a déposé hier, devant la commission d’enquête sur les massacres des camps palestiniens de Sabra et de Chatila, un témoignage allant dans le sens de la these de M.Mena-hem Begin selon laquelle il n’aurait été informé du drame que le samedi 18 septembre.M.Kashdan a rapporté qu’il n’avait entendu parler des massacres que le samedi matin, lorsque l’émissaire américain Morris Draper avait pris contact avec lui et lui avait demandé de transmettre à M.Ariel Sharon, ministre israélien de la défense, le message suivant: «Vous devez arrêter cet horrible massacre.J’ai dans les camps un officier qui a pu dénombrer des cadavres.La situation est terrible.Ils tuent des enfants.«Vous devriez avoir honte.Vous avez le contrôle absolu de la région et vous êtes dès lors responsable de ce qui se passe là-bas».M.Kashdan a expliqué que, n’étant pas en contact direct avec M.Sharon, il avait transmis le message de M.Draper au ministère des affaires étrangères à Jérusalem.Il a indiqué que, le vendredi, M.Draper lui avait dit que, selon certaines rumeurs, des phalangistes se trouvaient à Beyrouth-Ouest et qu’il pourrait en résulter une tragédie.Il a souligné que l’émissaire américain lui avait alors parlé de Beyrouth-Ouest et non des camps de réfugiés.L’agent du ministère israélien a déclaré ou’on ne lui avait pas non plus parlé de Beyrouth-Ouest et non des camps de réfugiés.L’agent du ministère israélien a déclaré qu’on ne lui avait pas non plus parlé de massacres lorsque, le jeudi, la Croix-Rouge lui avait demandé de permettre le passage d’un convoi destiné aux hôpitaux de Beyrouth-Ouest.Le vendredi et le dimanche, la même enquête avait été formulée et accordée afin de permettre l’envoi de sang aux hôpitaux et l’évacuation de blessés.M.Kashdan a indiqué que les membres du premier convoi lui avaient rapporté à leur retour avoir vu un millier de réfugiés à l’hôpital de Gaza.Il a ajouté qu’après le massacre, les Américains et le personnel de la Croix-Rouge lui avaient dit que leur première impression était que la plupart des victimes avaient été tuées dans la nuit du vendredi au samedi.M.Kashdan s’appuyait dans sa déposition sur des notes prises au cours de ses diverses conversations et, contrairement a beaucoup d’autres témoins, il a donne des réponses claires et détaillées à toutes les questions qui lui étaient posées.Dans un témoignage succédant à celui de M.Kashdan, le colonel Azriel Nevo, aide de camp du président du conseil Menahem Begin, a démenti avec véhémence avoir reçu le vendredi soir un appel téléphonique du ministre des Affaires étrangères faisant état d’informations d’origine américaine selon lesquelles des tirs avaient lieu à l’hôpital de Gaza et dans les camps.La déposition du colonel Nevo est en contradiction avec le témoignage de M.Chanan Baron, vice-directeur du ministère des Affaires étrangères.qui avait déclaré la semaine dernière devant la commission d’enquête avoir téléphoné à M.Nevo pour lui faire part des rapports américains.COLLÈGE ' * v1 Depuis 193E STANISLAS • y * Depuis 1938 OUTREMONT RATTACHÉ AU RÉSEAU INTERNATIONAL DES LYCÉES FRANÇAIS —- Collège privé pour filles et garçons, reconnu d’intérêt public par le gouvernement du Québec au titre de la coopération franco-québécoise.— Préparation au baccalauréat français (équivalent du DEC) avec adaptation aux profils d’accueil des universités nord-américaines, section littéraires et scientifiques.—- Bourses du gouvernement français et bourses internes.Prêts du gouvernement du Québec.NOS OBJECTIFS — Un projet éducatif ouvert à tous, dans lequel sont proposés des cours de catéchèse et des activités de pastorale.— Un projet pédagogique assurant une intégration aisée dans un réseau international d’enseignement.— Un cheminement continu de la maternelle à l’université.-Un enseignement bien structuré et encadré par des éducateurs spécialisés.— Une communauté éducative en liaison constante avec les parents.DES SERVICES DIVERS ET NOMBREUX — Services pédagogiques et d’orientation.— Laboratoires scientifiques et de langues.— Bibliothèque et centre de documentation.— Service d’animation.— Service audio-visuel.— Service aux étudiants: co-gestion Étudiants-Éducateurs.— activités culturelles et artistiques — clubs scientifiques — club d’informatique — artisanat — entraide sociale — Service des sports — Cafétéria ADMISSIONS POUR 1983-1984 ÉLÉMENTAIRE-SECOND AIRE-COLLÉGIAL — Admission sur dossier.— Filles et garçons peuvent s’inscrire à tous les niveaux — Maternelle: admission dès l’âge de 5 ans.273-9521 780, boul.Dollard Outremont H2V 3G5 Autobus: 51-119-129-160-161 Métro- Bsaubien-Laurisr-Rossmont Veuillez me faire parvenir de plus amples renseignements pour les niveaux indiqués: élémentaire ?secondaire ?collégial ?Nom.Adresse.Code postal.Téléphone.En occupant la préfecture de Baalbeck Liban: 500 chiites détient l’autorité BAALBECK (Reuter) -Environ 500 rebelles musulmans réclamant l’instauration d’un «gouvernement islamique» au Liban ont occupé hier la préfecture de Baalbeck, dans l’est du Liban, et se sont assuré le contrôle du centre de la ville.Les insurgés, qui font partie des milices chiites locales, ont engagé l’armée libanaise à rester dans ses casernes.Ce mouvement est le premier défi important à l’autorité du nouveau gouvernement de Beyrouth placé sous la présidence de M.Amine Gemayel.Des troupes syriennes, qui contrôlent la plus grande partie de la région, se tenaient hors du centre de la ville.Les insurgés ont tiré quelques coups de feu en l’air en investissant l’immeuble — sur «la place de l’ayatollah Kho-meiny» —, mais on ne signale pas de victimes.Les rebelles ont déclaré avoir pour objectif immédiat d’empêcher la célébration de la fête de l’indépendance du Liban ce lundi.Ils ont déchiré tous les drapeaux libanais.au’ils ont trouvés et ont peint es slogans hostiles au président Gemayel et à Israël, ainsi que d’autres en faveur du chef spirituel iranien, l’imam Kho-meiny.Armés de fusils automatiques, de pistolets et de lance-grenades de fabrication soviétique, les rebelles ont pris d’assaut le bâtiment public à 0530 GMT.Les miliciens chiites ont autorisé les gendarmes à garder leurs armes et ont fini par quitter l’immeuble dans 1 après-midi, mais en maintenant leur contrôle sur la place devant laquelle ils se trouvent et en revenant de temps à autre à l’intérieur des locaux.Des habitants de la ville ont dit que les rebelles appartenaient à l’organisation paramilitaire chiite Amal.Les miliciens arrêtaient les véhicules en divers points du centre de Ballbeck et s’apprêtaient visiblement à maintenir leur contrôle sur la ville au moins jusqu’à aujourd'hui.Les habitants circulaient toutefois normalement et il ne faisait pas de doute que les insurgés étaient bien connus d'eux.Bien que plusieurs centaines de gardiens de la révolution iraniens se trouvent à Baalbeck, où ils sont arrivés cette année «pour soutenir la lutte contre Israël», les miliciens ont dit qu’il n’y avait pas d’iraniens dans leur groupe.Un correspondant de Reuter n’a entendu parler qu’arabe parmi les rebelles.«Nous ne voulons pas de Gemayel, ni d Israël.Le Coran dit que nous devons être libres.On nous dit de célébrer la fête de l’indépendance, mais nous dépendons de puissances étrangères», déclarait un milicien.’«Nous aimons l'ayatollah Khomeiny, nous sommes des révolutionnaires comme ceux d’Iran et nous voulons un gouvernement islamique».Des ministres israéliens favorables à un retrait partiel unilatéral du Liban JERUSALEM (d’après AFP et Reuter) — Un nombre croissant de ministres du cabinet Begin a pris position pour un retrait unilatéral partiel du Liban, lors de la réunion hebdomadaire hier du gouvernement consacrée au déploiement militaire israélien au Liban, a estimé hier le commentateur politique de la radio israélienne.Aucun communiqué officiel n’a été publié après la réunion, le débat ayant eu lieu dans le cadre des «séances de travail de la commission des affaires étrangères et de la défense» dont les détails ne sont pas communiqués.Toutefois, la radio israélienne indique que le débat s’est limité «aux aspects militaires».Les «aspects politi-oues de la présence prolongée de l’armée israélienne au Liban seront examinés la semaine prochaine lorsque prendra fin le deuil de M.Menahem Begin» (dont l’épouse est morte il y a une semaine), a ajouté la radio.Ce retrait permettrait, notent les observateurs, aux forces israéliennes de se désengager des montagnes du Chouf et de se dégager de la responsabilité du maintien de l’ordre entre chrétiens et druzes.Ainsi le ministre du Travail et du bien-être social, M.Aharon Uzann (parti Tami) a déclaré hier à la radio israélienne être «en faveur d’un retrait unilatéral immédiat jusqu'à une ligne de 40-45 km des frontières nord d’Israël».«Tous les contacts établis jusqu’à présent avec le gouvernement libanais ont démontré que celui-ci n’est pas intéressé à un accord permettant notre départ du Liban, pour la bonne raison que les Libanais veulent que nous restions et fassions pour eux le sale boulot de séparer les druzes des chrétiens et les empêcher de s’entretuer», a dit M.Uzann.«Ils ne veulent ni mariage ni concubinage entre Israël et le Liban.Le gouvernement libanais veut simplement nous exploiter à outrance», a-t-il poursuivi à la radio.Selon la radio, par ailleurs le ministre de la Défense.M.Ariel Sharon, a annoncé lors de cette réunion la création d’une commission ministérielle «spécifiquement con-.sacrée aux problèmes inter-communautaires au Liban».Selon la radio, cette commission comprend, outre M.Sharon, le ministre des Affaires étrangères, M.Yitzhak Shamir, et des personnalités responsables de la sécurité en Israël.«Nous ne cherchons pas à privilégier telle ou telle communauté libanaise.Notre seul souci est de maintenir l’ordre dans les zones sous contrôle israélien au Liban», a affirmé M.Sharon, cité par la radio.Par ailleurs, le quartier général de l’armée israélienne à Tyr (Sud-Lian) a été détruit la semaine dernière par une explosion due à une fuite de Yamani veut maintenir le prix actuel du baril des pays ex-' (OPEP), Alliance des professeurs de Montreal MANAMA (AFP) — Le ministre saoudien du Pétrole cheikh Zaki Yamani a réaffirmé hier qu’il était favorable à un maintien des prix actuels de l'Organisation des portateurs de pétrole (C alors que des spéculations sur une baisse possible de ces prix, à l’occasion de la prochaine réunion de l’OPEP en décembre, ont fait baisser les valeurs pétrolières à la bourse de Londres.Cette baisse aurait eu pour origine une précédente déclaration du ministre saoudien à un quotidien koweitien.Ses propos, selon cheikh Yamani, auraient été faussement interprétés comme une annonce selon laquelle Ryad (principal producteur de l’OPEP) était prêt à discuter d’une baisse du prix de référence pour sauvegarder l’unité de l’organisation.La déclaration, a affirmé hier le ministre saoudien, devait être au contraire interprétée comme une «tentative d’amener les autres pays membres de l’OPEP à agir de façon à consolider les prix de référence actuels».Alors que les différends au sein de l’OPEP portent sur les prix et sur les niveaux de production alloués à chaque Etat membre, c’est sur ce dernier aspect, estiment certains observateurs dans le Golfe, que pourraient se concentrer les négociations de décembre, si les prix officiels sont maintenus.Selon des sources pétrolières dans le Golfe, les quatre producteurs membres à la fois de l’OPEP et du conseil de coopération du Golfe (CCG) tentent de définir une position commune visant à défendre le prix de référence actuel de 34 dollars le baril d'arabian light.Les deux pays clefs de ce groupe, l’Arabie Saoudite et le Koweit, ont ainsi déclaré qu’ils soutenaient cette posi- tion.Cheikh Zaki Yamani s’est rendu hier avec le roi Fahd à Alger, où il ne manquera pas d'aborder avec son homologue algérien les questions soulevées par la crise actuelle du marché.Tous les ministres arabes du Pétrole mèneront des consultations sur ces questions en marge de la réunion ministérielle de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP), le 24 novembre prochain à Koweit.gaz et non à un acte de sabotage, indique le rapport de la commission chargee d’enquêter à ce sujet par le ministère de la Défense.Selon ce rapport, présenté hier au cabinet israélien, tout indique à Tyr que l'explision a été causée par des fuites de bouteilles de gaz.La commission d’enquête, composée d'experts et de représentants des services gui étaient établis dans le bâtiment de sept étages qui a été détruit, a également noté que l'immeuble n’avait pas été construit conformément aux normes en vigueur et qu’il n’avait pas fait l’objet d'une supervision adéquate.Ses fondations, conçues pour un bâtiment de quatre étages, n'avaient pas été consolidées lors de l’adjonction de trois étages supplémentaires, et l’immeuble avait en outre été endommagé par des bombardements, indique le rapport.Au total, 89 personnes ont trouvé la mort dans cet accident, dont 75 soldats israéliens et 14 Arabes faisant l’objet d’interrogatoires.Cinq pétroliers coulés dans le Golfe?(D’après AFP) — Cinq pétroliers, qui se trouvaient en attente de chargement près du principal terminal pétrolier iranien de l'île de Kharg dans le Golfe, ont été détruits dans la nuit de samedi à dimanche par des unités de la marine irakienne, a affirmé hier un communiqué militaire irakien.cité INA cinq Selon ce communiqué par l’agence irakienne reçue a Manama, les pétroliers, dont la nationalité n’est pas précisée, ont pris feu puis ont coulé.Les autorités militaires irakiennes ont renouvelé hier NOTRE OBJECTIF?L’ESPÉRANCE QUI RENAÎT L’AMITIÉ À NOUVEAU POSSIBLE LA JOIE DANS TOUS LES COEURS - \ x \/L FEREZ-VOUS VOTRE PART, CETTE ANNÉE?Noël approche, les Petits Frères ont besoin dé vos dons pour aider les personnes âgées, démunies et isolées dont ils s'occupent leurs mises en garde à l’égard des navires étrangers s'approchant des côtes iraniennes.Cependant, le groupe d’assurance Lloyds a indiqué, hier soir à Londres, n’avoir aucun renseignement sur une éventuelle destruction de cinq pétroliers au large de l’ile iranienne de Kharg.Selon le représentant de la Lloyds, si une attaque avait eu lieu, il est probable qu’au moins un des navires attaqués aurait envoyé un SOS, la revendication irakienne apparaît «sans fondement», a-t-il ajouté.Le porte-parole du groupe a également indiqué que, selon un armateur, le capitaine d’un navire qui avait quitté la région de Kharg samedi vers minuit n'avait rien aperçu d’inhabituel.L'ASSOCIATION DES FEMMES DE CARRIERES ET DE PROFESSIONS DE VILLE-MARIE DÎNER- CAUSERIE 23 novembre 1982 18h00 Centre-ville Conférencière: ANDRÉE DUBREUIL de la maison Richardson, Greenshields Liée Sujet: “L’investissement, par où commence-t-on?” L'ABC du marché boursier pour les personnes qui n'en connaissent pas ou peu sur le langage, mode de fonctionnement, etc.Réservations: 273-3697 Prix du dîner: 20,00$ par personne .Un reçu pour fins d'impôt vous sera envoyé pour les C0"6 P05*3' .dons de plus de 5,00$ Prov .No d’enregistrement: jé| .0187757-46-08 ?Je voudrais de la documentation sur les Petits Frères LES PETITS FRÈRES DES PAUVRES.4624.RUE GARNIER.MONTRÉAL.H2J 3S7 TÉL.:527-8653 l.d Nom: .Adresse: App.: Ville: .A Depuis 1938 COLLÈGE STANISLAS pour 83-84 admissions 273-9521 ¦?\ 6 M Le Devoir, lundi 22 novembre 1982 Le thermomètre Bioself 101 ne serait pas au point, selon SERENA par Gilles Provost Bien des femmes pourraient devenir enceintes contre leur gré, prévoit l’association SERENA-Québec, si la compagnie Bioself persistait à mettre en vente dès janvier son nouveau thermomètre électronique qui doit indiquer automatiquement les périodes fertiles et infertiles des utilisatrices Sur la foi de quelques mois d'expérimentation avec les prototypes que lui avait fournis la compagnie, SERENA soutient que ces modèles ne sont pas encore au point et requièrent plusieurs améliorations avant d’être mis à la disposition du grand public.«Les graves defauts que nous avons décelés peuvent sans doute être corrigés d’ici janvier, reconnaît M Jocelyn Ouellet, directeur général de SERENA, mais la compagnie n’aura jamais le temps de démontrer que ces améliorations sont adéquates et que l'appareil peut être mis entre les mains du grand public».Cigarettes filtres ou sans filtres?Chez Bioself, par contre, on souligne que les tests de SERENA ont été effectués avec des prototypes déjà anciens et que les modèles actuels ne présentent déjà plus ces défauts.On promet aussi de prendre toutes les précu-tions requises pour en démontrer l’efficacité pratique avant de les lancer sur le marché.«Nous ne lancerons pas un produit qui n’a pas fait ses preuves et, s'il le faut, nous retarderons le lancement de quelques mois», a déclaré hier au DEVOIR M.Pierre Lessard, porte-parole de la jeune entreprise de Saint-Lambert «Notre appareil a été testé dans plusieurs pays et on va commencer dès la semaine prochaine une nouvelle série de tests auprès de 50 femmes canadiennes, au Québec et dans d’autres provinces».Aux yeux de M.Lessard, SERENA a fait preuve d’irresponsabilité en dénonçant un nouveau produit avant même qu’il ne soit mis en marché et sans avoir même discuté du dossier avec des concepteurs qui le lui avaient soumis en toute bonne foi, pour évaluation.SERENA se spécialise depuis des années dans l’enseignement de la méthode sympto-thermique d’identification des périodes fertiles.M Ouellet, pour sa part, souligne que le «Bioself 101» a surtout été testé en laboratoire.la seule véritable expérimentation sur le terrain, au Canada, étant celle de SERENA.«Nous pensons, dit-il, que ce produit peut être très utile, éventuellement, mais qu’il n’est pas encore au point.C’est pourquoi nous avons été alarmés d’apprendre par les journaux ue le lancement aurait lieu ès janvier.Nous devions intervenir pour empêcher cela.» Le Bioself 101 est un thermomètre doté d'un micro-ordinateur intégré qui garde en mémoire la température quotidienne de l utilisatrice, et la longueur de ses cycles menstruels précédents.Il en déduit automatiquement les périodes de fertilité.Ces dernières sont identifiées par un voyant rouge clignotant.Les périodes «incertaines» sont en rouge fixe tandis que les période d’infertilité sont affichées en vert.La femme doit aussi indiquer à l’appareil la date du début de ses menstruations (en pressant un bouton dissimulé).Sur une période d'une douzaine de cycles menstruels, les appareils testés par SERENA ont «perdu la mémoire» à plusieurs reprises et ont parfois enregistre des menstruations inexistantes, sans que la femme ne presse le bouton prescrit.Dans trois cas.l’appareil n’a indiqué aucune période fertile (verte).Plus grave encore, il n'a indiqué correctement la période de fécondité relie qu’à deux reprises.Dans un cas, le voyant lumineux n’a jamais clignoté et, dans plusieurs autres, il l’a fait avec plusieurs jours de retard (jusqu'à six).Selon SERENA, de telles erreurs ne sont pas admissibles quand elles peuvent impliquer une grossesse indé-siree.On souligne aussi que la perte de mémoire de l’appareil peut mener à des conséquences similaires parce qu’il ne pourra plus s’adapter aux variations individuelles.Chez Bioself, on soutient que le programme électronique est parfaitement au point et que seuls les aspects «mécaniques» des prototypes soumis à l'évaluation de SERENA ont fait défaut.C’est à ce niveau que les corrections requises auraient été apportées.Cette amélioration pourra se poursuivre après la mise en marché pour tenir compte de toute nouvelle donnée, dit aussi M.Lessard.Union des artistes: les dirigeants veulent en faire une fédération par Rodolphe Morissette La direction de l’Union des artistes (UDA) a tenté durant toute la journée d’hier de convaincre ses membres de transformer l'organisme en une fédération afin de la rendre capable de conserver le gros de son membership.La plupart des quelque 3,000 membres de l’UDA sont des pigistes: comédiens, annonceurs, animateurs (radio-télé), interviewers, commentateurs, chanteurs, chorégraphes, etc.plusieurs sont des entrepreneurs indépendants en permanence, à titre de producteurs, par exemple; de très nombreux pigistes, même employés régulièrement par une chaîne de radio ou de télévision, se considéraient comme des entrepreneurs indépendants.Et à ce jour, l’UDA formait essentiellement une union de membres individuels.Depuis la décision de mai dernier du Conseil canadien des relations de travail (CCRT), qui a compétence (qui relèvent du fédéral), le traditionnel «pigiste» n’a plus d’existence juridique.Au fait, il n’en a jamais eue au regard du Code du travail; l’UDA n’était pas un véritable «syndicat» et les «conventions collectives» qu’elle a pu négocier depuis ses 40 ans d’existence n'etaient en vérité que des ententes de bonne foi.Le CCRT a décidé en effet que tous les soi-disant «pigistes» qui, au réseau français de Radio-Canada, jouaient le rôle d'animateurs, de commentateurs ou d'interviewers (quelque 250 personnes) devaient être considérés désormais comme des «employés».La décision du Conseil faisait suite à une volée de tentatives de maraudage de la part du Syndicat général du cinéma et de la télévision (CSN) à Radio-Canada.L’UDA comprit rapidement qu’elle devait modifier sa structure juridique si tant est qu’elle voulait survivre, car les entrepreneurs indépendants, au sens du Code du travail, en matière de radio et de télévision, seront de plus en plus rares, d'autant plus que la loi fédérale anti-coalitions vise à empêcher les entreprises, comme les entrepreneurs, à conclure des ententes afin de fixer les prix ou limiter la concurrence.Dès le mois de juin, la direction de l’UDA lança un «plan d’action» (coût: $425,000) afin de se transformer radicalement, non sans faire étudier d’abord tous les aspects de la situation nouvelle (notamment aux plans fical et juridique) créée par la décision du Hier, l'UDA présentait sa solution à ses membres reunis à Montréal.Ils en ont débattu toute la journée à huis clos et aucune décision n’était encore prise au moment de mettre sous presse.La solution proposée consiste à faire de l'Union une fédération de syndicats et d’associations professionnelles.Les organismes membres y seraient désormais autonomes au plan des conventions collectives respectives.Par ailleurs, les membres y adhéreraient à titre individuel.Un individu pourrait être membre de plusieurs syndicats ou associations suivant les types d’activités auxquelles il se livre (producteur de disques, interprète à la télé, enregistrement de messages publicitaires, etc.), tantôt comme «employé», tantôt comme entrepreneur indépendant.Par ailleurs, la fédération gérerait le secteur des messages publicitaires, auquel tous les membres individuels auraient accès.L’UDA cherchait hier à obtenir de ses membres le mandat de déposer la structure nouvelle proposée sous la forme d’un projet de loi privé à faire adopter par l’Assemblée nationale du Québec.DALLAS, Texas (AP) — Les cigarettes filtres ne sont pas plus efficaces que les autres pour réduire l’oxyde de carbone, qu’on trouve dans la fumée de cigarette et qui provoque des maladies cardiaques, révèle une étude effectuée par l’Institut national du coeur, des poumons et du sang de Framingham (Massachusetts).«Il vaut mieux cesser de fumer que de se diriger vers les cigarettes filtres car la cigarette non nocive n'existe pas» affirme M.William Castelli, directeur de l’institut.L’oxyde de carbone est jugé responsable des maladies cardiaques car il affaiblit les vaisseaux sanguins.Le cholestérol, qui rétrécit et durcit les artères, se dépose plus facilement sur les vaisseaux, affaiblis par l’oxyde de carbone.L’Institut national de recherche en hydrologie déménage de Hull à Saskatoon parGilles Provost Même si les hommes politiques canadiens déplorent l’absence presque complète de centres de recherche fédéraux établis en sol Québécois, le gouvernement fédéral a quand même décidé récemment de déménager à Saskatoon, l’Institut national de recherche en hydrologie (INRH) dont les laboratoires principaux sont présentment situés à Hull.Environnement Canada a en effet décidé l'été dernier de construire à Saskatoon un énorme édifice scientifique où elle regrouperait les quelque 52 employés et chercheurs de l’Institut national de recherche en hydrologie avec le personnel d’un autre institut très semblable dont le siège social est à Burlington, l'Institut national de recherche sur les eaux (INRE).Selon M Don Lennox, directeur de 1TNRH, ce démé- Cancer de la prostate: un «traitement de choix» contesté Même si le nouveau traitement hormonal du Dr Fer- / “ON NE LAISSERA RAS FAIRE ÇA Alliance des professeurs de Montreal nand Labrie, à Québec, a donné des résultats «extrêmement prometteurs» chez plusieurs patients qui allaient mourir d’un cancer de la prostate, il serait «prématuré et téméraire» d'en faire le «traitement de choix» de tous les cancers de la prostate, sans égard au degré d'évolution de la maladie, soutient l’Association des urologues du Québec.Suite à la publicité qui a en-touré les travaux des chercheurs québécois, les urologues rappellent que ce nouveau traitement hormonal constitue une véritable castration chimique II produit automatiquement l’impuissancte sexuelle et la disparition de la libido au même titre que l'ablation chirurgicale des testicules.À leurs yeux, cette technique doit donc être réservée aux cas de cancers avancés qui se sont déjà propagés à l’extérieur de la prostate.Dans les cas moins graves, il suffit généralement d’enlever la prostate et de traiter par radiations, disent-ils.À leurs yeux, l’urologue est donc le mieux placé pour décider du traitement optimal et les malades ne devraient ni exiger ni craindre qu’on leur administre prématurément un traitement radical.Résultats O ?lolo-quebec Prochain 6/36 GROS LOT [» 459,000.00 S OPPfC jN Daf 19-11-82 us± 5/6 4/6 1 6 | 11 174 7,788 12 20 22 232,188.00$ 19,901.80 S 1,200.90$ 74.50 $ 25 N© compte menuire cm Vtntei toutes | 2.522,789.00 $ 1 MISE-TOT 1 9 10 12 Gagnants l loti 382 130.90$ D»t* | 19-11-82'|| _____\ Mini lofer 1 248QglI> 50 ooo$ 48092 SA b- 5 000$ 092 SA K 50$ 8092 O —* 250$ 92 o -4 si Provincial F 4903635 500 000$ Date rTFlTÎFI 3635 t/i 100$ 903635 er 50000$ 635 25$ 03635 9! 1 000$ 35 -J 10$ N N La Quotidienne ISnov.N M Numéros _6«compo sables M 9889 2508 8899 9207 0909 6843 Numéro* boni* L_7 7 77$ J Non décomposâmes 486981(525287 369874 734712 822158 701898 20-11-82 "ëROS LOT t>l $730,000.00 qPPf°lt N 19 33 34 48 66 2,692 50,097 283,090.40$ 184,137.80$ 1.668.70$ 105.10$ 10.00$ 39 Ventes totales 3,025,094.00$ 500 000 I garantis en 6/6.les montants Inscrits en 6/6 et 5/6 plus, en l'absence de gagnants forment le cumul du gros lot en 6/6.N Les mocMMs «rencaissement des lots paraissent au verso des Mets et des fiches de selection.En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste offldeüe, cette «Semière a prior»*.N nagement permettra une meilleure coordination des efforts de recherche et une collaboration plus suivie avec les chercheurs du Conseil de recherches de la Saskatchewan et de l’université de Saskatoon.Ce déménagement devrait aussi rendre plus faciles les travaux en cours sur l'approvisionnement en eau dans les Prairies et sur les réseaux hydrologiques du nord Canadien.La construction de ce nouveau centre de recherche devrait débuter l'an prochain et se terminer vers la fin de 1985, a expliqué M.Lennox.En comptant les quelques fonctionnaires du Service de l’environnement atmosphérique et de la Direction de la qualité des eaux qui déménageront aussi dans ce nouvel edifice, l’effectif initial y sera d’environ 105 personnes et il s'accroîtra progressivement par la suite.Des cellules osseuses cultivées «in vitro» Pour la première fois, ces cellules osseuses cultivées en éprouvettes ont pu conserver leur habileté à fabriquer une structure calcaire caractéristique des os.Ce succès, obtenu à l’hôpital Shriners de Montréal par l’équipe de Mme Brigitte Ecarot-Charrier, permettra, selon elle, d’étudier enfin l'influence des hormones sur la croissance osseuse.Le docteur Ecarot-Charrier attribue ce succès à deux facteurs: d’abord, dit-elle, nous avons utilisé une nouvelle technique d’isolation des cellules qui n'endommage pas les membranes autant que les enzymes utilisées par les équipes précédentes.Ensuite, on a ajouté au milieu de culture certaines enzymes qui semblent jouer un rôle nécessaire dans le processus de calcification.Le plus important, selon elle, c’est que ces cultures de cellules permettront à ses collègues de poursuivre leurs recherches sur [’hypophosphatémie familiale, une rare maladie héréditaire dont plusieurs victimes sont présente- Alliance des professeurs de Montreal L'INSTITUT DE LA RECHERCHE HUMAINE RENCONTRER.Partager votre vie avec une personne qui saura donner «UN VISAGE A VOS RÊVES» N'EST-CE PAS LA UN IDEAL QUE CHACUN DE NOUS CARESSE AU FOND DE SON COEUR?847 rueCHERRIER (Métro Sherbrooke) Montréal, Qué.Organisme à-but non lucratif OUVERT: Lundi au ven.de 10b à 21h.CO A 1 1 7C Samedi de 10b à 15h.I I f O Annonces cLaiiéei 286-1200 L’institut que dirige M.Lennox étudie les cours d’eau en surface, les eaux souterraines ainsi que la dynamique de la neige et des glaces continentales.En pratique, ses préoccupations incluent les mouvements des déchets radioactifs, les pluies acides, les inondations provoquées par des embâcles, la dynamique du per-gélisol dans l’Arctique et la reconstitution du paléo-climat des régions nordiques du Canada.«Il devenait de plus en plus nécessaire de regrouper tout le personnel dans un seul édifice, explique M.Lennox, et Environnement Canada a étudié plusiem» sites possibles avant de choisir Saskatoon.La décision a été prise en tenant compte de l'essor des recherches sur la sécheresse et l'irrigation dans les Prairies ou encore sur l’exploitation des richesses de l’Arctique.» ment hospitalisées au Shri-ner’s Hospital.Cette maladie affecte surtout les enfants: ils cessent de grandir et deviennent de plus en plus difformes.La maladie se caractérise par une fuite des phosphates au niveau du rein et par une insensibilité des cellules osseuses à certains dérivés de la vitamine D comme le 1-25 dihydroxy-vitamine D.Ces chercheurs croient que des facteurs hormonaux seraient à l’origine de ces problèmes et c'est l'hypothèse qu'ils veulent vérifier in vitro.Une communication a été présentée à ce sujet il y a quelques semaines dans le cadre du 24e congrès annuel du Club de recherches cliniques du Québec, à ITle-aux-Coudres.Cette association peu connue du grand public compte environ 300 membres au Québec et étend progressivement ses préoccupations dans des domaines pluridisciplinaires touchant a tous les domaines de la santé.La réunion de ITle-aux-Coudres a donné lieu à 131 communications scientifiques, toutes en français, et 40% des 210 participants étaient de jeunes chercheurs gradués ou post-gradués.VENEZ IOUER DEHORS B Kino-Quebec ¦ Antiquités ¦ Copropriétés à vendre ¦ Déménagements DECAPAGE DE BOISERIES et meubles Après 6 heures: 642-8278.1-12-82 Ameublements MEUBLES NON PEINTS: vendons et fabriquons.Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples, etc.) Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d'aubaines, 207 est Beaubien.Tél.: 276-9067 ou 3611 ouest.Notre-Dame 935-6716 et 10.192 St-Michel, 387-2841 J.N.O.¦ Appartements/logements CEDAR, 2 pas hôpital Général de Montréal, 3V2-41/?.Concierge 935-5321.22-12-82 SNOWDON immeuble récent, luxe, 4'/2 à louer à partir du 1er décembre.$465/mois, 342-5343.27-11-82 OUTREMONT, luxueuse maison de ville de 2 ou 3 étages à proximité de U.de M.et Vincent d lndy.Possibilité de location à long terme.739-0218.1-12-82 PARC ANGRIGN0N, métro, appartement neuf et moderne, climatisation, appareils ménagers (5), 2 cc $500 mois.733-7540, 343-6088.1-12-82 METRO LIONEL GR0ULX, logement neuf sur 2 ô-tages, 2 c.c„ 1200 p.c., non chauffé, 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il se voit forcé d’écarter son quatrième coeur.Son jeu contient donc trois coeurs et trois trèfles.Alors Sud joue As et Roi de coeur et un petit coeur.C’est le renvoi classique à l’un ou l'autre des adversaires.Le retour se fera dans la couleur d’embuscade étalée en Nord et en Sud et procurera trois levées et la realisation du contrat au grand désespoir des défenseurs.Ce coup de fin de partie se présente assez fréquemment.La difficulté c’est de le découvrir dès le jeu des premières cartes.De toute éviderice, il faut d’abord bien isoler et circonscrire cette couleur d’embuscade et finalement il faut manipuler de grande façon la carte-clef, qui est la carte de renvoi.Plus l’on s'élève dans les échelons du bridge, plus l'on découvre que l’expert recherche à éliminer le côté chance le plus possible lorsqu'il essaie de réussir son contrat.Répétons le: ces magnifiques coups de fin de partie font le désespoir des adversaires et le bonheur du déclarant.A BAS PRIX, appelez Pierre Déménagements, en tout genre, estimation gratuite.937-9491 J.N.O I Fermes à vendre ST-ANTOINE: Fermette 16 arpents, partie boisée, superbe maison, site enchanteur Raymond Cusson 467-1 120 MONTREAL TRUST COURTIER 23-11-82 Matériel de bureau DEUX AES+, traitement de textes incluant 2 imprimantes, 1 alimentateur automatique de papier, modèle 1981, appelez: 697-7337 lundi à vendredi 9 à 17h.24-11-82 ¦ Oeuvres / Objets d’art A VENDRE: La Nuit des Rois.Collection encadrée de huit gravures d'Alfred Pellan $3,800 Appeler François Beaulne (281-2430) ou Richard Tremblay (526-1786) 26-11-82 B Propriétés à vendre Trust Royal Services immobiliers*' VMX LONGUEUIL - Superbe split level, 5 c.c., grande salle à dîner, grand salon, 3 salles de bains, foyer au sous-sol, garage double, piscine intérieure, porte patio, beaucoup d’extra.Denis Leclair 463-3731,653-5151.ST-LAMBERT - Cottage détaché aluminium, 3 c.c., face au fleuve, grand terrain, aubaine ($59,900).Denis Leclair 463-3731,653-5151.9-11-82 COURTIER C D.N.ad).WESTMOUNT — Superbe maison de ville.Décor snesatlonnel.Beaucoup de commodités.Foyer naturel, bar en chêne, grand "master suite", terrasse avec vue sur la ville, garage double.$235,000.Visite libre dimanche prochain.Terri Brault 486-0932, 934-1818 Montréal Trust Courtier 23-11-82 OUTREMONT — 219 Maplewood — Vue sur la ville.4 chambres.Meilleur achat sur la montagne.Réduit $369,000.J.Brault 932-0566, 934-1818.Montréal Trust Courtiers 23-11-82 OUTREMONT — Près Parc.Cottage ensoleillé Impeccable.Rénové.4 chambres Foyer naturel.J.Brault 932-0566, 934-1818.Montréal Trust Courtiers 23-11-82 STE-JULIE, Hauts-Bols, custom-built, brique, intérieur ouvert, salle à manger, foyer central.Maglnlflque terrain aménagé professionnellement.Prix raisonnable.$74 900.Camille La-coursière FRI, 653-2496, 653-9970.MONTREAL TRUST COURTIER.23-11-82 VIEUX LONGUEUIL: Superbe propriété style Maison de Ville architecture vraiment spéciale.H.Courtemanche 651-5300.MONTREAL TRUST COURTIER 23-11-82 BOUCHERVILLE, Pas d'agent, luxueux cottage, 1980, 4 c.c., décoration impeccable, secteur recherché.$150 000 655-0188 .29-11-82 BOUCHERVILLE: PRIX RÉDUIT, luxueux bung pierre & brique 4 c.c., immense salle de séjour.J.Gervals 651-5300.MONTREAL TRUST COURTIER 23-11-82 LONGUEUIL: Classe 31 5 log électrique détaché prix réduit occasion excellente.J.Gervals 651-5300.MONTREAL TRUST COURTIER 23-11-82 VOISINAGE Collège Marle-de-France, haut, luxueux duplex, copropriété, approximativement 1600 p.c., 6 grandes pièces, très éclairé, cuisine 21' incluant partie buanderie, 2 s.b.complètes, 3 c.c., s.à manger séparée.Aubaine à $85,000, minimum $20 000 comptant, $1000/-mois incluant tous frais.Robert Lafrenlère.Courtier 482-1381 27-11-82 *D0IT VENDRE, 3432 Hutchison, centre-ouest, réduit de 45%, prix coupé à $155,000 ou meilleure offre, pour cette maison de ville victor rienne, merveilleusement restaurée plus bureau ou suite.Maison ouverte aux visiteurs dimanche de 2h à 4h ou sur rendez-vous, 332-W, 481-2001.J.N.O.I Sociétés-Loisirs RENDEZ-VOUS.est une agence de rencontres professionnelle.Une intervention discrete de notre part vous permettra de nouer des relations avec des gens sérieux.Nous servons exclusivement une clientèle distinguée (Cadres, Professionnels, femmes et hommes d'affaires).Pour une brochure ou une consultation gratuite, téléphonez eu 282-0058 1117 ouest, rue Ste-Catherlne.Suite 108, Heure» de bureau: 1:00 PM *9:00 PM 23-11-S2 Le Devoir, lundi 22 novembre 1982 U 7 Études universitaires à temps partiel à Montréal Les francophones veulent un certificat; les anglophones visent un baccalauréat par Rodolphe Morissette Les programmes de «certificat» offerts aux étudiants uni-versi*aires à temps partiel et dans lesquels se lancent systématiquement les francophones, à la différence des anglophones, pourraient contribuer à limiter les ambitions des premiers par rapport aux seconds et à consacrer de vieilles différences.Dans l'ensemble du Québec, presque les deux tiers (64%) des etudiants à temps partiel inscrits à l'universite le sont à des programmes de certificat.Rappelons que le «certificat» n'est pas un vrai diplôme de premier cycle, comme l’est au contraire le baccalauréat (le certificat comporte 30 crédits et on peut accumuler trois certificats pour obtenir un baccalauréat).Quand on distingue, dans la seule région de Montréal, les étudiants universitaires inscrits dans des établissements francophones et anglophones, on constate une différence ahurissante.Parmi les étudiants inscrits à temps partiel à un programme de premier cycle dans les universités françaises, 85.6% le sont à un certificat (seulement), tandis que chez les anglophones, dans les universités montréalaises, cette proportion n'est que de 20%.En vérité, les anglophones visent le baccalauréat.Tenant compte du fait qu’on peut accumuler les certificats pour obtenir un jour un baccalauréat.notons qu’à tout le moins un tiers des étudiants universitaires francophones à temps partiel dans une université montréalaise ne vont pas plus loin que le certificat.(Ils sont en réalité bien plus nombreux dans ce cas, car on obtient ce chiffre en soustrayant de 100% l’ensemble formé par le groupe de ceux qui ont déjà suivi un programme de certificat et le groupe de ceux qui ont l’intention de s'inscrire à un autre — groupes qui ne sont évidem- ¦ La somme gagnée à la loterie est le lot de l’acheteur Une épouse, en achetant un billet de loterie, achète une expectative, la chance de gagner un objet d’une valeur plus considérable que le prix du billet.Cette expectative en se réalisant, accroît la valeur d’un bien dont la femme est propriétaire et lui fait réaliser un profit, tout comme si un immeuble acquis par elle avait augmenté de valeur.Et si la femme achète avec les produits de son salaire un billet gagnant, le lot, comme le billet, sera réservé à son administration.C'est la conclusion à laquelle en vient la Cour d’appel du Québec après avoir étudié le litige entre une épouse et son mari, dont la séparation a été légalement prononcée.L'épouse en question avait acheté à même son salaire un billet de loterie de $5, dans l’intention d’en faire don à son fils pour son anniversaire.Mais le billet avait été refusé par le fils et madame s’était retrouvée par la suite gagnante d'un gros lot de $500.000, avec lequel elle avait acheté plusieurs effets, déposé divers montants d’argent dans des institutions financières et acquitté une créance de $22,000 relative au domicile conjugal.Tout ceci se passait en 1976, après 23 ans de vie commune, et c'est en mai 1980 que fut prononcée la séparation de corps.Par la suite, l’époux soutenait que la somme de $500,000 gagnée par madame était un bien commun réservé aux deux epoux, tandis que l'épouse voulait être remboursée de la somme de $22.000 payée pour l’hypothèque.¦ Verdun obligée d’émettre un permis à une «arcade» Parce qu'un règlement municipal n’a pas une portée rétroactive, à moins qu’un texte ne le permette expressément.le juge Maurice Mercure, de la Cour supérieure, vient d'ordonner à la municipalité de Verdun d'émettre à un requérant un permis pour opérer un commerce «d’arcades» ou de galeries d’amusement avec machines à boules et autres appareils d’habileté, sis au 4430, rue Wellington.En novembre 1980, M.Lucien Brosseau avait demandé un tel permis mais on lui avait refusé, d’abord sans motif, et par la suite on lui a laissé entendre que l’on se basait sur un règlement qui avait été passé en 1977, soit le règlement 1038 qui prohibait ce genre de jeux.Le 27 avril 1981, Verdun adoptait le règlement 1162 restreignant le type de commerce convoité, pour en arriver finalement, le 15 avril 1982, à voter le règlement 1199, interdisant définitivement les «arcades» Pour le juge Mercure, il est clai; que Verdun a passé son dernier reglement qu'une fois pressée par la demande de précision de M.Brosseau, et il est évident qu'il ne s’agissait ici que de légitimer le refus de l’émission d’un permis.En bref, le juge rappelle qu’au moment où M.Brosseau a formulé sa demande de permis, aucun règlement municipal de Verdun n en empêchait ni 1 implantation, ni l'exploitation, et qu'il est évident qu’il conserve les droits acquis existant en novembre 1980.¦ $750 d’amende à un pharmacien erratique Les juges Jean et Gilles Filion et Paul Mailloux, siégeant au Tribunal des professions, viennent de ramener à $750 une amende initiale de $1,500 qui avait été imposée à un pharmacien par le Comité de discipline de l'Ordre des pharmaciens du Québec.Antérieurement, M.Jean-Marie Ethiér avait reconnu sa culpabilité à une plainte l’accusant d’avoir enfreint la loi de la pharmacie en exécutant erronément une ordonnance medicale.Selon cette loi.un pharmacien est obligé d’exécuter une ordonnance d'un médecin suivant sa teneur intégrale mais il peut toutefois, pourvu qu'il en avise le client et qu'il l'inscrive à son dossier, substituer au médicament prescrit un médicament dont la dénomination commune est la même.Bien qu’il fût vraiment dans l’erreur et qu’il avait donné à un patient des médicaments totalement différents de ceux prescrits, le pharmacien avait soutenu devant le Comité de discipline qu’il avait agit de bonne foi et qu’il était convaincu que son geste n’en était pas un de véritable substitution.Au moment où il a commis son erreur, M.Ethier était un pharmacien salarié et, par la suite, découlant de la décision du Comité de discipline, il a perdu son emploi et doit exercer sa profession ailleurs dans le Québec.Le tribunal, tout en reconnaissant qu’il s’agit d’une infraction objectivement grave de la part de M.Ethier et qui a eu des conséquences assez serieuses, est d’avis qu'une amende de $750 plutôt que celle de $1,500 imposée constitue une sanction plus juste et plus appropriée dans les circonstances.Bernard MORRIER LE DEVOIR POUR UN ABONNEMENT À DOMICILE 844-3361 Alliance des professeurs de Montre.il AVIS CENTRE MONT SAINT-PATRICK Le président et les membres du Conseil d'administration du Centre Mont Saint-Patrick avisent que leur assemblée d'information publique annuelle aura lieu le jeudi, 25 novembre 1982, à 20 heures dans la salle de jeux du centre situé au 6100, chemin Deacon à Montréal.Le président, John Lyng Le directeur général, John.T.Mcllhone ment pas mutuellement exclusifs.) Ces données font partie d’une enquête à laquelle a procédé le Conseil des universités à l'automne 1980 auprès d'un échantillon de 7,619 étudiants à temps partiel dans les universités du Québec (taux de réponse net: 69.6%).Le sondage a été pratiqué exclusivement auprès des étudiants à temps partiel au premier cycle universitaire et qui, au moment de l'enquête étaient inscrits à moins de quatre cours (ou de 12 crédits).Le Conseil jugeait capital de scruter cette clientèle grandissante des universités que forment les personnes étudiant à temps partiel.Pour plusieurs raisons.D'abord, parce que le Québec offre une situation tout à fait particulière en regard des autres provinces.Ailleurs en effet, les étudiants à temps partiel ne forment que de 20% (Nouvelle-Ecosse) à 36% (Ontario) de la clientèle totale des universités.Au Québec, en revanche, la clientèle à temps partiel dépasse, depuis 1979, celle qui étudie à temps plein (la première s’élevait à 81,250 à l'automne 1981, contre 79.400 étudiants à temps complet).Certaines universités québécoises ont peu d’étudiants à temps partiel: ceux-ci forment moins du tiers de la clientèle à Laval et à McGill; ils dépassent en revanche les 67% dans les constituantes de l’Université du Québec à Chicoutimi, à Hull, en Abitibi-Témis-camingue et à la Téléuniversité, de même qu'aux Hautes études commerciales de Montréal.Enfin, le Conseil des universités voulait jauger l'importance des programmes de certificat, lancés au début des années 70.chez les étudiants à temps partiel.Il en a eu pour son rhume.La popularité des certificats (plutôt que des baccalauréats) cnez les francophones n’est pas la seule caractéristique qui les distingue des anglophones.Parmi les étudiants à temps partiel interrogés, en effet, les francophones ont tendance à étudier la discipline dans laquelle ils travaillent déjà (plus de 91% de ces étudiants ont déjà un emploi à temps complet).Ainsi, 64% des étudiants qui exercent des fonctions de cadres, comme 71% des employés de bureau, suivent un cours en administration; de 68% à 81% des enseignants prennent des cours en sciences de l’éducation; les deux tiers des travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux étudient les disciplines de la santé, etc.Chez les anglophones — et ces données comparées portant sur les étudiants des deux langues ne valent que pour les universités montréalaises, — on suit une tout autre voie.Seulement 38% des cadres étudient en administration; 21% sont plutôt en sciences fondamentales et appliquées et 18% en sciences sociales.Les enseignants explorent d’autres disciplines que l'enseignement.Seulement 5% des travailleurs de la santé et des services sociaux sont inscrits à des programmes relatifs à la santé; 25% le sont en administration.De même.seulement 29% des employés de bureau étudient en administration; 25% d’entre eux étudient en sciences sociales.Et ainsi de suite.Bref, les étudiants anglophones inscrits à temps partiel s'appliquent à devenir plus polyvalents.Si les sciences de l'administration forment le secteur le plus populaire chez les étudiants à temps partiel à Montréal, elles le sont bien plus dans les institutions francophones (40%) que dans les anglophones (21.7%).Les sciences fondamentales et appliquées viennent loin derrière, chez les francophones (3.4%), tandis qu elles ont la préférence de plus de 9% des étudiants à temps partiel dans les institutions anglaises.Même si l'on peut chicaner ces chiffres à certains égards (les titres des programmes d'études sont parfois trompeurs, puis les étudiants des universités McGill et Concordia paraissent légèrement sous-représentes dans l’échantillon), les écarts sont si considérables qu'ils traduisent, aux yeux des enquêteurs, «des différences culturelles».Le sondage révèle par ailleurs que les étudiants à temps partiel (dans l’ensemble des universités québécoises maintenant) ne proviennent pas d’une grande variété de milieux occupationnels: 43% viennent de l’enseignement ou des services sociaux et de santé, tandis que 48% sont des employés de bureau, des vendeurs ou des personnes offrant d'autres types de services personnels.CONVERTISSEZ DÈS CET HIVER AU CHAUFFAGE RI-ÉNERGÉTIQUE ET PROFITEZ DES SURVENTIONS EXISTANTES FÉDÉRAL: 800$ max HYDRO: 650$ max TOTAL: 1 450$ 1 775$ Taxe et installation comprises Conçus et fabriqués au Québec par le plus grand manufacturier canadien.• CADMECH garantit ces appareils, pièces et main-d’oeuvre pendant un an.• Garantie supplémentaire disponible. 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Renault 5 •Prix de base du modèle TL.Taxes, trans|x>rt et préparation en sus ^RENAULT Americnn Motors PI 8 B Le Devoir, lundi 22 novembre 1982 4,5 milliards d’habitants sur la terre NATIONS-UNIES, (Reuterl — 4,508 milliards d'habitants ont été recensés sur notre planète au milieu de l'année dernière, selon un rapport des Nations unies.Ce chiffre marque une augmentation de 76 millions de personnes depuis le milieu de l'année 1980, la terre comptant alors 4,432 milliards d'habitants.L'Asie est de loin le continent le plus peuplé, avec environ 2,625 milliards d'habitants, soit deux cinquièmes de la population de la planète.L'Europe et l'Afrique occupent le deuxième et le troisième rang, avec 485 millions et 484 millions d'habitants respectivement.Père Cyprien BARIL, O.F.M.— A Montréal, est décédé à l'Infirmerie provinciale des Franciscains, le 20 novembre 1982, le Père Cyprien (François) Baril, franciscain.Né le 21 février 1906 à Saint-Prosper de Champlain (Québec), le P Baril a fait ses études classiques au Collège Séraphique, à Trois-Rivières.Entré chez les Franciscains le 16 août 1925.il y poursuivit ses études philosophiques et théolo-giques et fut ordonné prêtre par Mgr Ange-Marie Hiral.O.F.M., le 24 juin 1932.en l'église franciscaine de la Résurrection, à Montréal Après quelques mois d'enseignement au Scolasticat franciscain de théologie de Rosemont, il fut affecté de 1932 à 1938 à l'éducation et à l'enseignement au Séminaire Saint-Antoine (Collège Séraphique) de Trois-Rivières.Homme modeste et discret, d'une bonté et d une patience inaltérables, il fut tour à tour assistant-supérieur du couvent Saint-Antoine à Lennoxvlle.supérieur de l’Infirmerie provinciale des Franciscains à Sainte-Geneviève de Pierre-fonds tout en assurant les conférences spirituelles chez les Franciscaines Missionnaires de Marie à Montréal et la direction du Tiers-Ordre à THe Bizard (1942-1948).vicaire à la paroisse Notre-Dame-des-Sept-Allégresses à Trois-Rivières pendant 9 ans.Conseiller recherché, écouté et aimé, doué d'une discrétion à toute épreuve, il a servi pendant plus de 28 années, avec un dévouement inlassable et une générosité remarquable, à la Procure provinciale d'abord comme assistant-procureur puis comme procureur provincial (1954-1982).Il a accompli consciencieusement jusqu'à la mi-octobre, dans la routine quotidienne du bureau le menu ordinaire des écritures et des chiffres.Partout, dans nos maisons franciscaines, on l'appelait «le bon Père Cyprien», tellement il était aimé et respecté pour sa fidélité, sa grande simplicité, sa piété et son amour fraternel II était hospitalisé à l'Infirmerie provinciale des Franciscains depuis le 12 octobre 1982 II laisse dans le deuil de nombreux cousins, cousines et amis.La dépouille mortelle est exposée au couvent des Franciscains, 5750, boulevard Rosemont, à Montréal.Les funérailles auront lieu en l'église des Franciscains, le 23 novembre 1982, à 14 heures.L'inhumation aura lieu au cimetière de la communauté à Châteauguay.L’Amérique du Nord avait recensé 376 millions de personnes et l’Amérique du Sud 246 millions.L'Océanie, comprenant l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les nombreuses petites Iles du Pacifique, ne possédait que 23 millions d'habitants.La population soviétique est comptée a part dans le rapport et chiffrée à 268 millions de personnes.Le rapport, préparé pour la division de la population de TO.N.U., spécifie que ces chiffres sont provisoires et que le total ne coïncide pas tout a fait avec la somme des nombres relevés dans les différentes régions du globe.ms PUBLICS ! Province de Québec District de Montréal j (OCR PROVINCIALK No 500-02 032937 I 828 VAI.ROYAL LASALLE LIMITEE, de-j manderes.se vs DANIEL NADEAU, de fendeur Le 30 novembre 1982.à 11 00 heures au domicile du défendeur au 5055 rue Charle-roix.app 1 en la cité Montreal-Nord seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en I téléviseur et meubles de ména-ges Conditions ARDENT COMPTANT YVES CLOSSEY.4 est.Notre-Dame *701.I Montréal, huissier.866 1325 Montréal, le 19 novembre (982 Province de Quebec District de Montréal (’OCR PROVINCIALE No 500 02-038223-827 FRANÇOISE P BEAUDRY, demanderesse vs MICHEL (JUINDON.défendeur Le 2 décembre 1982.à 11 00 heures au domi-! elle du défendeur au 289A rue Régent en la I cité (ireenfield Park seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défen-i deur saisis en cette cause, consistant en un mixeur Telee avec tables tournantes: 2 hauts-parleurs et autres meubles de ménage Condi-; Dons ARDENT COMPTANT YVES ! CLOSSEY.huissier 4 est.Notre-Dame «701.I Montréal.866-1325 Montréal, le 19 novembre j 1982 ! Province de Québec District de Montréal COUR PROVINCIALE No 500 02-031247-823 VAL ROYAL LASALLE LIMITEE, demanderesse v: NAHIL HOUTROS.défendeur Le 30 novembre 1982.à 10 00 heures au domicile du defendeur au 786 rue 5ème Avenue en la cité Verdun district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en 1 téléviseur et meubles de ménage Conditions ARDENT COMPTANT YVES CLOSSEY.huissier 4 est.Notre-Dame , «701 Montréal.866-1325 Montréal, le 19 no i vembre 1982 Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 20 octobre 1982 par lequel Milano Household Furniture Inc a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal, à titre de garantie, a été enregistré au bureau de la Division d'enregistrement de Montréal le 25 octobre 1982 sous le numéro 3299372 Banque de Montréal, le 10 novembre 1982 WESTM0UNT Le Bureau du Greffier de la Ville sis au 4333 ouest, rue Sherbrooke, Westmount, Québec recevra des soumissions jusqu'à Midi (12h00), mardi, le 7 décembre 1982, lesquelles seront ouvertes le môme jour à 12 h 15 pour: — DEUX ! (2) CHARGEUSES (TRACTEUR) Les entrepreneurs intéressés peuvent se procurer le Cahier des Charges au Bureau des Achats, j 4333 ouest rue Sherbrooke.Westmount, Québec à compter de lundi le 22 novembre 1982 La Ville n'est pas tenue d’accepter la plus basse ni aucune autre des soumissions P Patenaude Greffier de la ville ; WESTMOUNT Des soumissions seront reçues au Bureau du greffier de la ville.4333 Sherbrooke, Westmount, Québec jusqu'à midi, le 1er décembre 1982 et seront ouvertes à 12h15 dans la salle du conseil, Hôtel de ville, pour les suivants: REGIME D ASSURANCE-INVALIDITE A COURT ET A LONG TERME On pourra obtenir les devis au Bureau du trésorier de la ville 4333 Sherbrooke, Westmount, Québec à compter du 22 novembre 1982 Un dépôt de cinquante dollars (50,00$) sera exigé pour couvrir le coût des spécifications, lequel sera remboursé en dedans d'un mois de l'adjudication du contrat, sur retour des spécifications en bonne condition au bureau du trésorier de la ville Ni la plus basse ni aucune des soumissions ne sera nécessairement acceptée P PATENAUDE Greffier flUlS PUBLICS Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 19 octobre 1982 à LA BANQUE T0R0NT0-D0MINI0N de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Algane Entreprises Inc a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 9ième jour de novembre 1982, sous le numéro 3303593 Ce 16ième jour de novembre 1982 LA BANQUE TORONTO-DOMINION PUBLICATION Prenez avis que le requérant.Orner Foucault.4195 Route 148, St-Hermas, Ville Mirabel, P Q , détenteur du permis M-302316 s'adressera à la Commission des Transports du Québec afin d'obtenir l'autorisation de transférer les certificats 001 et 002 dudit permis M-302316 en faveur de Transport Orner Foucault Ltée, 4195 Route 148, St-Hermas.Ville Mirabel, P Q Toute personne intéressée peut intervenir ou s opposer à la présente demande dans les cinq jours suivant la dernière publication, en s'adressant à la C T Q PARENTEAU.BOUCHER & ASSOCIES.Procureurs 1ère publication lundi, le 22 nov 1982 2ième publication mardi, le 23 nov 1982 AVIS AUX CREANCIERS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE Dans I affaire de la faillite de PORTES CANADA INC , 1875 Chemin Chambly, Longueuil P Q débitrice AVIS est par les présentes donné que PORTES CANADA INC a fait cession de ses biens le 15 novembre 1982 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 1er décembre 1982 à 13:30 heures au bureau du Séquestre Officiel.1410 Stanley, 9e étage, Montréal, P Q Daté de Montréal, le 15 novembre 1982 J GUY ST-GE0RGES.Syndic Bureau de ST-GE0RGES.HEBERT & C0.401.boul St-Joseph est Montréal, P Q H2J 1J6 Tél: 844-1044 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la Famille) No 500-12-120008-820 LOUIS ARTHUR, requérant -vs- PATRICIA WATSON.intimée PAR ORDRE DE LA COUR i L'intimée, Patricia Watson, d'adresse inconnue, est par les présentes requise de comparaître dans un délai de soixante (60) jours de la publi-! cation Une copie de la requête en divorce, déclaration, affidavit, certificat et avis a été laissée à son in-: tention au bureau de la direction générale des greffes, au Palais de Justice de Montréal, au numéro 1 est, rue Notre-Dame, à Montréal Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signer et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le requérant procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce Montréal, le 16 novembre 1982 Me Louise Boucher-Mackay 1010 ouest, rue Ste-Catherine Suite 804 Montréal' Québec CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE No 500-04-003691-822 DAME FRANCINE CHARRON, requérante -vs- CLAUDE RHEAUME, intimé AVIS PUBLIC A Monsieur Claude Rhéaume Prenez avis qu'une requête pour garde légale et physique d’enfant et pension alimentaire sera présentée par la requérante pour adjudication devant l’Un des Honorables Juges de la Cour Supérieure, au Palais de Justice de Montréal, au 1 est rue Notre-Dame, en la salle 16.02, le lOième jour de janvier 1983, à 9:15 heures ou dès que Conseil pourra être entendu.Copie de ladite requête a été laissée à votre attention au Greffe de cette Cour Veuillez vous gouverner en conséquence.Montréal, ce 16 novembre 1982.Francine Hamelin Registraire MES LESTAGE & RHÉAUME 794 rue Fréchette, s.110 Longueuil' Québec Tél : 670-7372 a Hydro-Québec APPELS D'OFFRES pour 10H30, heure de Montréal aux dates indiquées RME 82 19266 le mardi 14 décembre 1982 Région Mauricie Trois-Rivières SERVICES DE NETTOYA GE RÉGULIER DES BUREAUX ET AUTRES PIÈCES AU CENTRE DE SERVICE DHYDRO QUÉBEC Admissibilité Principale place d’affaires au Québec Garantie de soumission: 5 OOO S ECP 82 19280 le mardi 14 décembre 1982 Poste Abitibi Comté d’Abitibi est INSTALLATION ÊLECTRI QUE ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL (ADDITION ET DÉMONTAGE 1983) Admissibilité: Principale place d’affaires au Québec Garantie de soumission: 40 OOO S RMY 82 19283 le mardi 14 décembre 1982 Région Montmorency FOURNITURE DE MEMBRURES D’ACIER GALVANISÉ POUR LES PYLÔNES DE LIGNES DE TRANSPORT A 120 kV Admissibilité: Principale place d’affaires au Québec Garantie de soumission: 13 OOO S Toutes les conditions de chacun des appels d’offres sont contenues dans le document gui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de 25 S pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable à Hydro-Québec, du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 à 16h30à l’endroit suivant HYDRO QUÉBEC DIRECTION CONTRATS BUREAU 809 75 OUEST.BOUL.DORCHESTER, MONTRÉAL (QUÉBEC) CANADA H2Z 1 A4 Pour renseignements: téléphone: (514) 289*2895 La garantie de soumission susmentionnée doit être, au choix du soumissionnaire soit un chèque visé tiré par le soumissionnaire sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire ou un chèque officiel d'une banque à charte du Canada, payable à l'ordre d'Hydro-Québec, soit un bon de garantie de soumission, au montant indiqué Seules les personnes, sociétés et corporations qui auront obtenu le document d appel d'offres directement du bureau sus-indiqué sont admises à soumissionner Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues Le Directeur général.Approvisionnement ROGER A LABRIE AVIS Avis est.par la présente, donnée que LAI HONG CHEUNG domiciliée au 4965 rue Plamondon, Montréal, s'adressera au Ministre de la Justice afin d'obtenir un certificat, lui permettant de changer son nom en celui de JOSEPHINE LAI HONG CHAN Montréal, le 11 novembre 1982 LIGHTST0NE & RIBACK Procureurs de la requérant Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 5 novembre 1982 à LA BANQUE T0R0NT0-D0MINI0N de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Industries P S F Industries Inc a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le lOième jour de novembre 1982, sous le numéro # 3303889 Ce 16ième jour de novembre 1982 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Canada - Province de Québec — District de Montréal CP 500-02-047 603-829 Ville de Montréal -vs- PIERRE DAGENAIS, autrefois du 149 Terrien à Ste-Anne-des-Plaines et maintenant de lieux inconnus Il est enjoint au défendeur Pierre Dagenais, à l'intention duquel une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de 30 jours F Hamelin, Protonotaire adjoint de la Cour provinciale Péloquin, Badeaux, Allard et Lacroix 275 est, rue Notre-Dame.Montréal Procureurs de la demanderesse AVIS Avis est donné par les présentes que PI0TR (PETER) ANGLISZ0WSKI, célibataire, demeurant et résidant à l'Acadie, district d'Iberville, s'adressera au Lieutenant-Gouverneur en Conseil afin d'obtenir un décret lui permettant de changer ses nom et prénom en ceux de ANGELLISKYN Petra Le nom de sa fille Chantal demeurant et résidant à Beloeil, district de Montréal, pourra également être changé à la suite de cette requête LAMARRE.LAPORTE, BISSONNETTE & DARVEAU 235, boul.Taschereau suite 202 Greenfield Park CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (division des divorces) N0: 500-12-117765-820 DAME DANIELLE LARIVÊE, requérante -vs- CLAUDE BRODEUR, intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé Monsieur Claude Brodeur est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous Montréal, le 15 novembre 1982 Dominique Di Bernardo N Registraire MES LESTAGE & RHÉAUME 794 rue Fréchette suite 110 Longueuil, Québec Tél : 670-7372 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE No 500-14-002901-825 CHEM0UEL LAYANI et DAME NIC0LINA PLANAGI0 LAYANI Requérants -et- PAR0ISSE NOTRE-DAME-DU-MONT-CARMEL et PROTONOTAIRE DE LA COUR SUPÉRIEURE et STEPHEN T0TH, Mis-en-cause AVIS A: STEPHEN T0TH, mis-en-cause AVIS est par les présentes donné que: UNE REQUETE AMENDEE EN RECTIFICATION DES ACTES CIVILS (art.864 C P C ) laquelle était fixée au 1er septembre 1982 a été continuée au 22 décembre 1982 à 0:30 heures de l’avant-midi' en chambre 2 16 de la Cour Supérieure, au Palais de Justice de Montréal Veuillez agir en conséquence Une copie de ladite requête et Avis a été laissée au greffe de la Cour Supérieure à l’intention dudit mis-en-cause Montréal, 18 novembre 1982 FRANCINE HAMELIN.P A.C.S.M Me ROBERT M BENOIT 5325 est Jean-Talon, #202* Montréal.PQ.HIS 1L4 PROCUREUR DES REQUÉRANTS RilAtàilX*] Un système frontal associé à une bande de précipitation se retrouve ce matin le long du Saint-Laurent Ce système s'affaiblit graduellement en se déplaçant vers l’est.Des averses dispersées sont prévues sur le secteur ouest à l’arrière de ce système et les températures redeviennent près de la normale saisonnière.Une dépression en formation au sud des Grands Lacs ce matin apportera des averses demain.MONTRÉAL Nuageux avec possibilité d'averses débutant en fin de journée.Maximum près de 8.Probabilité de précipitations de 60%.Aperçu pour mardi; averses.LEVER DU SOLEIL: 7 h 04 COUCHER: 16 h 19 QUÉBEC Abitibi-Témiscamingue.réservoirs Cabonga, j Gouin: ciel variable Chutes de neige en soirée ' Maximum de 1 à 4 Probabilité de précipita-' lions: 20% Aperçu pour mardi: chutes de neige Pomiac-batineau, Rivière du Lièvre, Lauren-: tides, nuageux avec possibilité d'averses Ma-' ximum de 4 à 6.Probabilité de précipitations: 20% Aperçu pour mardi: averses.Outaouais, Montréal, Trois-Rivièes, Drum-mondville: nuageux avec possibilité d'averses débutant en fin de journée Maximum de 6 à 8 Probabilité de précipitations: 60% Aperçu pour mardi: averses Montagneuses de l'Estrie — Beauce: nuageux avec possibilitée d'averses.Maximum de 7 à 9 Probabilité de précipitations: 40% Aperçu pour mardi: averses.Lac-St-Jean: plutôt nuageux avec quelques chutes de neige fondante dispersées.Maximum de 2 à 5 Probabilité de précipitations: 40% Aperçu pour mardi: chutes de neige fondante.Québec, Rivière-du-Loup, La Malbaie: nuageux avec quelques averses dispersées Maximum de 6 à 8 Probabilité de précipitations: 40% Aperçu pour mardi: averses.Saguenay.Mauricie, parc des Laurentides: nuageux avec quelques averses dispersées Maximum de 3 à 6.Probabilité de précipitations: 40%.Aperçu pour mardi: averses.Rimouski, Matapédia, Ste-Anne-des-Monts, parc de la Gaspésie, Gaspé, parc Forillon: nuageux avec quelques averses Maximum de 4 à 7 Probabilité de précipitations: 60%.Aperçu pour mardi: averses.Baie Comeau, Sept-Iles: nuageux avec pluie ou neige Températures stationnaires entre 1 et 4.Probabilité de précipitations: 50%.Aperçu pour mardi: averses.Basse Côte-Nord.Anticosti: nuageux avec averses de pluie ou neige fondante.Vents modérés dans le secteur de Harrington et à l'est.Températures légèrement à la baisse.Probabilité de précipitations: 60%.Aperçu pour mardi: nuageux.______________________________________ PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE N0 : 500-05-017382-829 BANQUE CANADIENNE IMPERIALE DE COMMERCE, ayant son siège social à Toronto, ci une place d'affaires au 1200 Ave.McGill Collège en les cité et district de Montréal demanderesse —vs— CLAUDE POMERLEAU, présentement de lieux inconnus, autrefois résidant et domicilié à Sha-winigan district de St-Maurice défendeur PAR ORDRE DE LA COUR: Le défendeur CLAUDE POMERLEAU est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 30 (trente) jours de la présente publication.Une copie du bref de saisie avant jugement, procès-verbal de saisie, Requête (art.737 C.P.C.) et Affidavit a été laissée au greffe de la Cour Supérieure, au Palais de Justice de Montréal à l'intention du défendeur Montréal, 18 novembre 1982 FRANCINE HAMELIN, P.A.C.S.M.Me Louis Michel Tremblay | a/s Pouliot Mercure & Ass., 1155 ouest boul.Dorchester 31ième étage, Montréal.P.Q.H3B 3S6 Procureur de la demanderesse CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des divorces) NO: 500-12-119914-822 DAME GABRIELLE BRODEUR.partie requérante —vs— DANIEL LAMONTAGNE, partie intimée AVIS PAR ORDRE DE LA COUR: La partie intimée est par les présentes requise de comparaître dans un délai de soixante (60) jours à compter de la présente publication, copie de la requête en divorce ayant été laissée au Greffe des divorces à son intention.Prenez de plus avis qu’à défaut par vous de signifier et/ou de produire votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la partie requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, jugement de divorce.Montréal, ce 16 novembre 1982 FRANCINE HAMELIN.P.A.Protonotaire-adjoint Brisson.Bourdeau, Ouellet & Trudel 2383.rue Grand-Trunk, Montréal.Qué H3K 1M8 (Tél: 933-8432) Procureurs de la partie requérante CANADA (Prévisions pour aujourd'hui Températu- res en degrés Celsius.) TEMPS MIN MAX Vancouver Ensoleillé -2 4 Victoria Ensoleillé -2 5 Edmonton Ensoleillé -23 -16 Calgary Ensoleillé -24 -14 Whitehorse Ensoleillé -25 -15 Régina Ensoleillé -25 -17 Winnipeg Ensoleillé -20 -15 Toronto Averses 5 9 Ottawa Nuageux ^ 4 7 Québec Averses 4 7 Halifax Nuageux 6 12 Frédéricton Pluie 5 12 Charlottetown Averses 5 11 St-Johns Nuageux 4 9 ÉTATS-UNIS TEMPS MIN MAX Albany Pluie 45 52 Atlanta Nuageux 57 69 Atlantic City P nuageux 51 60 Boston Nuageux 48 58 ! Buffalo Averses 43 55 Burlington Pluie 46 51 Charleston WV Averses 56 64 Charlotte NC Nuageux 53 66 Chicago P nuageux 37 49 Cleveland Pluie 45 55 Dallas Beau 50 74 Denver Pnuageux 22 44 Detroit Ensoleillé 33 47 ; Hartford Nuageux 48 55 | Honolulu Averses 70 78 : Houston P nuageux 71 81 Kansas City j Las Vegas P nuageux 36 52 Nuageux 39 59 Los Angeles P nuageux 49 68 Miami Beach P nuageux 71 81 Minn.St.Paul Nuageux 23 31 New Orleans P nuageux 62 79 New York Nuageux 48 58 Norfolk P nuageux 45 65 Oklahoma City Ensoleillé 39 64 Orlando P nuageux 62 82 Philadelphie Nuageux 51 61 Phoenix Beau 50 73 , Pittsburgh Pluie 51 58 Portland Me Nuageux 43 53 Portland Or Beau 30 46 Reno Averses 26 47 Tampa P nuageux 64 81 , Salt Lake City Neige 31 42 San Diego P nuageux 52 66 ; San Francisco Pluie 48 66 Seattle Ensoleillé 28 44 Spokane Ensoleillé 14 30 Syracuse Pnuageux 46 54 Tulsa P nuageux 42 65 g Prévisions Environnomont Canada V>.Whitehorse V-riS ~i Yellowknife^ c neige V’Vj ' Goose Bay Inoucdiouoc i / 2 RAFALES fa jgb f Churchill \ rafales-.Prince George ^.( j P .Edmonton/ (g Vanr- Basketball sinski sur «Livius», a renversé le dernier obstacle de son parcours, ce qui lui a coûte la victoire en individuel et le titre par équipe pour les Américains.Le Canadien Ian Millar sur «Warrior» avait lui aussi effectué trois parcours «sans-faute» en 37,39 secondes, mais Cottier, avec un temps inférieur de près de quatre secondes sur le Canadien, devait remporter l’épreuve en 34,30 secondes.L’Américain Norman Dello Joio sur «I Love You» a terminé troisième avec trois fautes, suivi à la quatrième place du Canadien Mac Cone sur «Jibber Jabber».Le Français Patrick Carron a terminé a la cinquième place sur «École IV», et l’Américaine Anne Kursinski sixième.Victoire soviétique LEXINGTON (AFP) - L’équipe nationale de basketball d’URSS qui effectue actuellement une tournée aux États-Unis, a battu la sélection universitaire du Kentucky, hier, à Lexington, 89/86.De Oliveira quitte l’hôpital SAO PAULO (Reuter) -L’athlète brésilien Basil de Oliveira a quitté l’hôpital samedi, onze mois apres avoir été victime d'un accident de voiture qui lui a valu d’être amputé d’une jambe.De Oliveira est détenteur du record du monde du triple saut avec un bond de 17,89 mètres réussi à Mexico en 1975.La veille au soir, à West Lafayette (Indiana), les Soviétiques avaient été battus par la formation de Purdue 66/65.C’était la troisième fois, sur les 10 matches disputés depuis le début de leur tournée nord américaine, que les champions du monde étaient vaincus.“ON NE LAISSERA RAS FAKE ÇA" Alliance des professeurs de Montreal Rejoindre les marchés du Canada français*.Cest facile comme un,deux,trois.hoducoup de gens, à cause des contours de signaux de télévision, pensent aux marchés du Canada français dans l’ordre suivant: MONTREAL, la ville de QUEBEC.SHERBROOKE.TROIS-RIVIERES, etc.Mais ce n’est pas le cas! Bien sûr, Montréal vient en premier lieu et la ville de Québec en second.Mais la région d'Ottawa-Hull est bonne troisième, bien avant les autres marchés francophones.Un autre fait important est que ce marché, controversée par plusieurs, est l’un des PLUS STABLES AU PAYS! Statistiques Canada a récemment publié un rapport sur la proportion d'anglophones et de FRANCOPHONES DANS LA REGION D'OTTAWA HULL De plus, le Bureau de vérification du tirage a confirmé qu’on trouvait 315.125 consommateurs d’expression française dans les /.ones métropolitaine et commerciale au détail.Il est donc évident que le journal LE DROIT d’OTTAWA-HULL peut vous aider à rejoindre des clients éventuels.Quand vous dressez votre liste de media pour les marchés francophones, c’est facile comme UN.DEUX.TROIS MONTREAL, la ville de QUEBEC et la région d’OTTAWA-HULL.LE DROIT est le seul quotidien français de la région d’OTTAWA-HULL.Et seul, le quotidien français LE DROIT rejoint autant de gens.LE DROIT 375,rue Rideau.Ottawa.KIN 5Y7.TéU(613) 560-2747 Georges Mercier, représentent. 12 ¦ Montréal, lundi 22 novembre 1982 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Jean-Louis Roy Rédactrice en chef Lise Bissonnette Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur.Jean-Pierre Proulx Directeurs de l'information: Trésorier: * Directeur de la publicité: Pierre Loignon Bernard Larocque Marcel Payette Gilbert Brunet Préalables d’un règlement LES parties semblent encore à des années-lumière l'une de l'autre.On joue de l’ultimatum ici, et là du refus indigné La menace de grève illégale plane toujours.L'inquiétude des citoyens, leur lassitude, poussent aux solutions d’autorité.Pourtant, malgré ces difficiles augures, le presque miracle d’un règlement négocié dans le secteur public et parapublic semble cette semaine à portée de vouloir.Les tensions finales, celles qui amènent les compromis et les concessions nécessaires, sont perceptibles.Tant le gouvernement que le front commun syndical, qui tient l’avant-scene en négociant pour les deux tiers des employés de l’État, doivent maintenant «bouger» et bouger suffisamment pour démontrer qu’ils ont compris l’enjeu: cette négociation ne ressemble à aucune autre, elle dépasse les objectifs de départ des deux parties, elle dira si.affaibli de l’extérieur, le Québec est incapable de se ressaisir le moindrement à l’intérieur.Il y a des préalables à ce règlement.L’un, cliché usé mais inusable nécessité, est la bonne foi autour des tables de négociation.Le front commun, au cours des derniers jours, a publiquement commencé à renoncer à une part de ses objectifs salariaux.Le gouvernement du Québec, malgré l’appel au peuple et les affirmations solennelles du premier ministre, a gardé, comme il le disait lui-même, ses compromis «dans sa poche de veste».Plus encore, M.Lévesque a annoncé qu’il déposerait aux tables un «cadre général de règlement» qui, selon des informations venues seulement le lendemain, n’est que de l’exploration verbale: pas de texte, du moins pour l’instant, mais une mise secrète, donc facile à retirer et impossible à évaluer.Le premier ministre continue à gouverner comme on joue au poker.Il ne devra pas s'étonner si l’avantage psychologique que détenait le gouvernement au debut de la partie tend maintenant a s’effriter.C’est une chose de ne pas négocier sur la place publique, c’en est une autre d’annoncer un dépôt formel, et de se contenter le lendemain d'aller à la pêche.L’heure n’est plus à la manipulation de l’opinion.Seconde condition, majeure, pour arriver à un règlement, chaque partie doit renoncer à d’importants gains matériels escomptés.Les instances du front commun ont étudié une proposition de gel des salaires à compter de la fin des conventions signées en 1979, soit au début de janvier prochain.On serait prêt à renoncer à la dernière augmentation prévue pour 1982, 2.8% au 31 décembre, pourvu que les sommes ainsi épargnées servent à la protection contre l’inflation pour les plus bas salariés, en 1983.Reste à évaluer l’empleur de ce gel: quels groupes, larges ou restreints, de syndiqués toucherait-il?Pour combien de temps?Avec quelles exigences ultérieures?Mais il faut au moins prendre acte ici d’une véritable révolution dans le discours syndical.La seule hypothèse d’un gel des salaires, quand le gouvernement a commencé à l’évoquer au début de 1982, soulevait une féroce indignation en même temps qu’une totale incrédulité.Nul syndicaliste n’eut osé, sous peine de déchoir, en faire sérieusement la proposition au front commun.Si le gouvernement ne fait pas le maximum pour saisir cette perche, inespérée il y a à peine quelques semaines, sa propre crédibilité vacillera.Et pour la saisir, il lui faut renoncer à la loi 70, la retirer tout simplement.Cet autre coup de poker qui a mal tourné est un insurmontable obstacle à un regle- ment négocié.Le seul fait qu’on se prépare aujourd’hui à l'amender pour «en adoucir la rigueur à l’égard des salairés plus modestes», comme le disait jeudi M.Lévesque à l'Assemblée nationale, souligne assez avec quelle inconscience on l’a adoptée.On croyait, toujours la manie du pari, n’avoir jamais à la mettre en vigueur puisque les syndicats plieraient d’ici là.Véritable provocation, la mesure a au contraire dégradé le climat, et malheureusement donné à la base syndicale un sentiment de légitimité au moment de plonger dans la grève illégale.Dans son ultimatum, M.Lévesque a clairement indiqué que la loi 70 était d’abord une décision comptable — pour contenir le déficit et les besoins d'emprunt — bien plus qu’une recherche de justice salariale, qui aurait pu être étalée plus humainement.Si le gouvernement du Québec veut vraiment signer une convention négociée, il doit désormais se donner les moyens de réhabiliter sa signature.S’il y a quelque espoir d’une entente salariale, les deux parties devraient remettre en question l’ampleur de leurs attentes quant aux aspects normatifs des conventions.Une méfiance énorme, et la détérioration du climat de travail au début des années 70, ont transformé les contrats en pharmacopée souvent proche du ridicule.Avec raison, le gouvernement et ses partenaires patronaux dans le monde de la santé et de l’éducation ont voulu simplifier ces textes, laisser un peu plus de marge à l’initiative locale et au bon sens, et dans certains cas, modifier des clauses coûteuses car elles nuisent par trop à une productivité normale.Que les grandes centrales le veuillent ou non, le balancier devait commencer un jour son mouvement de retour, notamment dans l’enseignement.Certains signes donnent toutefois à penser que l’appétit gouvernemental à cet égard pourrait diminuer a l’approche d'un règlement.Enfin, la loi 70 et la rapidité des pourparlers cette année ont eu pour effet, on l’a souvent signalé, d’enlever à tous les employés du secteur public le droit à la grève légale.Le gouvernement a de ce fait réussi à faire indirectement ce qu’il ne se sentait guère l’énergie de faire directement.Il s’appuyait en cela sur une opinion publique désormais proche d’un consensus, qui supprimerait, près de vingt ans après y avoir consenti, la reconnaissance du droit de grève dans le secteur de la santé.Le hôpitaux ne peuvent être plus longtemps le laboratoire de nos belles théories sociales, et il faut savoir ranger les éprouvettes quand l’expérience a échoué.Dans les autres secteurs, celui de la fonction publique proprement dite, et de l’éducation, les abolitionnistes sont moins convaincants.Il serait donc dommage que, sur la lancée de l’impatience générale, le gouvernement profite de l’occasion pour en finir globalement avec le droit de grève dans les services publics.Il peut se contenter de l’avoir particulièrement restreint cette année en poussant intelligemment à une négociation avant la fin des conventions.Il peut réserver pour le lendemain des négociations les décisions qui s’imposent quant au droit de grève, et qu’on devra peut-être assortir d’une sorte de code du travail particulier pour le secteur public.Les préalables d’un règlement exigent donc qu’On renonce au «tout ou rien», comme pour toute négociation civilisée.Et les enjeux, cette fois, le commandent plus impérieusement que jamais.Lise BISSONNETTE Deng purge en douceur A première vue, le limogeage des ministres chinois des Affaires extérieures et de la Défense, Huang Hua et Geng Biao, semble relever de cette enfilade de purges qui n'en finissent plus depuis la mort, en 1976.de Chou Enlai et du grand Mao.La transition dure depuis six ans, sa direction se précise, mais les jeux ne sont pas encore faits à la tête de ce milliard de Chinois.Le «Grand Timonier» avait choisi Hua Guofeng pour lui succéder.Celui-ci a connu un déclin inexorable, étant même éliminé du bureau politique au dernier congrès du Parti communiste, en septembre dernier.Le limogeage de Huang et de Geng.vendredi, apparaît donc comme une étape de plus de ce grand ménage que dirigent le nouveau leader Deng Xiaoping et ses deux acolytes: Hu Yaobang.secrétaire général du PCC, et Zhao Ziyang, premier ministre.La querelle des clans n'est pas encore finie Les proches de Mao, ceux qui veulent poursuivre son oeuvre, sont systématiquement écartés.Traités de «passéistes».ils sont éliminés sans relâche depuis l’arrestation de la «Bande des quatre», fin 1976.Diplomate de carrière, premier ambassadeur du pays de Mao aux Nations unies en 1971, Huang Hua aura simplement dure plus longtemps que les autres collaborateurs de Mao.Son accolade à Gromyko, lors des funérailles de Brejnev à Moscou, la semaine dernière, aura été son dernier grand geste diplomatique.Le clan des «pragmatistes» poursuit donc sa démaoïsation, en douceur mais sans répit.L'analyse semble superficielle, mais le géant chinois cache si bien son jeu qu'il est très difficile poulies occidentaux d'y voir plus clair.Cor- respondant à Pékin du journal Le Monde depuis cinq ans, Alain Jacob vient d écrire un ouvrage où il décrit les obstacles à une connaissance moins aléatoire de la Chine: les lutes byzantines pour le pouvoir, cachées par l’om-nipresent secret d’Etat et enveloppées de subtilités idéologiques et sémantiques à s’y perdre.Sans bien comprendre les causes, nous voyons les résultats: Deng dirige, à coups de débats-prétextes, de secousses et de purges, la mise en place de son équipe, la mise au rancart de la «Révolution culturelle», la mise au ban du culte de la personnalité.Mao, sa veuve, ses proches et son oeuvre doivent disparaître.Si on peut expliquer ainsi les luttes internes de l’après-Mao, chacun de ces changements a aussi des conséquences à l'extérieur du pays.À trois reprises cette année, en mars, mai et septembre, l'Union soviétique a tendu la main à la Chine, souhaitant un rapprochement susceptible de mettre un terme à une guerre de frontière qui épuise les deux géants de l’Eurasie.La réponse chinoise n'a pas varié: nous souhaitons des contacts avec l’URSS mais considérons toujours l’hégémonisme soviétique comme la principale menace à la paix dans le monde.Le premier novembre, au premier contact de fonctionnaires destiné à lancer des pourparlers sino-soviétiques, Pékin a affirmé que l'occupation vietnamienne du Cambodge, avec le soutien de l’URSS, constituait le premier obstacle à cet éventuel rapprochement de Moscou et de Pékin.Il faut aussi savoir que le même jour où Brejnev tendait une troisième fois la main à Deng, le 26 septembre, il signait avec l’Inde de nouveaux traités d’assistance économique et militaire.Comme il faut se souvenir que la Chine et l’Inde font aussi des tentatives de rapprochement, qu’il est même question d une visite de Mme Gandhi en Chine et d’un voyage réciproque du premier ministre Zhao en Inde.Si on ajoute la visite récente du président pakistanais à New Delhi, après 35 ans de froid guerrier entre ces deux pays, si on prête foi à la rumeur de construction prochaine par l’URSS d’un mur miné et électrifié sur les 2,000 kilomètres de la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan, pour couper la guérilla afghane de ses sources de ravitaillement et d’armement, si on suit de près cet autre rapprochement sino-américain qui pourrait se traduire par des ventes d’armes à Pékin et par de nouveaux crédits commerciaux, on a une meilleure idée des intentions de Moscou et de Pékin dans ce gigantesque mouvement sur l’échiquier asiatique.Quand Huang Hua, passéiste, s’est rendu à Moscou pour les funérailles de Brejnev et qu’en tant que ministre des Affaires étrangères il a permis l’ébauche d’un rapprochement sino-soviétique, il a joue le jeu des Soviéti-ues et de leurs multiples mains tenues; c’est une première faute.Ce faisant, il a agi en contradiction de la politique pragmatique de Deng à l’endroit du Vietnam et du Cambodge, de l’Inde, du Pakistan et des États-Unis.C’était beaucoup trop de fautes en un seul geste: Huang a été limogé.Les purges de Deng continuent, comme ses nouveaux contacts avec ses voisins.Gilbert BRUNET A la défense d’Alfred Charpentier par Jacques Rouillard Professeur au département d'histoire de l'Université de Montréal et auteur d'une histoire de la CSN L'un des fondateurs du syndicalisme catholique, Alfred Charpentier, est décédé, il y a quelques jours, à l’âge de 93 ans.Sa mort a amené un éditorialiste du DEVOIR à commenter la carrière du défunt à la présidence de la CTCC (1935-1946), ancêtre de l’actuelle CSN, et à souhaiter une réhabilitation de l’histoire de la centrale.Une fois à la retraite.M.Charpentier a ressenti amèrement l'image que ses successeurs ont présenté de la centrale, de sa fondation en 1921 jusqu’à la grève de l’amiante en 1949.Il s'est porte à la défense de cette période de l'histoire de la CSN dans ses Mémoires (1971) et dans quelques articles parus dans Relations industrielles.Mais ses protestations ont eu peu d'écho de sorte que l'image de la centrale est restée celle qu'un Pierre Elliott Trudeau et ses collaborateurs.par exemple, ont décrit dans le volume La Grève de l’amiante (1956), soit un mouvement conservateur destiné à domestiquer les travailleurs.M.Charpentier souffrait d’autant plus de cette vision injuste du passé qu’il avait donné sa vie pour le syndicalisme catholique.Dans la contestation qu’elle menait contre les forces dominantes de notre société, la jeune génération d’intellectuels des années 50 a sévèrement jugé notre passé, tout en lui conférant un monolithisme qui réfutent les recherches récentes en histoire du Québec.En effet, ces recherches montrent une société plus divisée, moins cléricale, travaillée bien avant la Dernière Guerre par les forces issues de l’industrialisation et de l'urbanisation (voir l'excellente synthèse de Linteau, Du-rocher et Robert, Histoire du Québec contemporain).De même, la recherche en histoire du syndicalisme, dont j’ai fait ma spécialité, a conduit à réévaluer le passé des travailleurs québécois.Loin d'être une force soumise au patronat et au clergé, le mouvement ouvrier au Québec a été un agent de transformation sociale et un instrument de promotion économique des travailleurs.Non seulement les syndicats internationaux au Québec ont lutté dans cette direction, mais le syndicalisme catholique s'est porté à là dé- fense des travailleurs dès les années 20 et 30 (voir à ce sujet mon Histoire de la CSN et Les syndicats nationaux au Québec de 1900 à 1930).Pour comprendre cette évolution, il est capital de distinguer l’idéologie procorporatiste de la CTCC qui invitait à l’harmonie sociale et à la collaboration de classes, des pratiques syndicales au niveau de l’entreprise qui se déroulaient sous un rapport de force.Peu après sa fondation, la centrale créait des fédérations professionnelles pour renforcer le pouvoir de négociation des syndiqués et des grèves éclataient dès les années 20.Il y eut précisément 53 grèves soutenues par les syndicats catholiques entre 1920 et 1940, dont les deux plus importantes à survenir au Québec à l'époque, celle des ouvriers de la chaussure de Québec en 1926 (quatre mois, 3,000 syndiqués) et la grève du textile en 1937 (25 jours, 9,000 travailleurs impliqués).Ainsi, peu après sa fondation, un fossé se creusait entre l’idéologie de la CTCC et les pratiques de ses syndicats affiliés.En fait, les travailleurs n’ont pas été dupes de l'idéalisme de la doctrine sociale de l’Église.Monsieur Charpentier, quoique avec hésitations au début, est devenu un promoteur ardent du corporatisme tel que proposé par l’Église a l’époque.Mais, Suite à la page 14 Adam, le premier personnage de la Série noire.¦ On attend encore un Messie.Déjà, il en est venu un.Ca a changé quoi?¦ La route qui mène à la fortune, en voulez-vous l’itinéraire?Vous prenez à gauche, puis à droite, enfin vous prenez dans tous les sens.¦ Quand notre Église ne voyait de péché que celui de la chair, elle assignait au démon tentateur le rôle de putain.¦ Les morts ne vieillissent pas.¦ L’incinération des défunts, c’est un mets de moins au menu des vers.¦ Chez les jumeaux, il y en a toujours un qui ressemble le plus à l’autre.¦ Il y paraît moins que vous faites un travail à moitié lorsque vous faites bien la seconde.¦ Ne nous illusionnons pas: un Canada uni est inconcevable sans un Québec assimilé; et le Canada ainsi uni donnerait l’américanisation du tout.¦ L’uni naîtra un jour de l'uniformité, dont ce sera le second rejeton; l’autre étant, comme l’on sait, l’ennui.Erreur sur la personne par Albert Brie L’enfer a aussi ses saint: les savants.¦ Dans des guerres qu’il n’a pas voulues, le soldat devrait tirer sur le général qui les a voulues.Voilà le véritable ennemi.¦ Le passé a bon dos; l’avenir, bon estomac.¦ L’argent ne fait pas le bonheur.Et après?Ne donne-t-il pas toutes les satisfactions qui permettent de s’en passer?¦ Ayez un peu moins et soyez un peu plus.Les mots usurpent la place des idées.¦ La mémoire est une bonne servante et une mauvaise maîtresse.¦ La façon la plus sûre de garder un secret, c'est de l’oublier.¦ «Que me reproche-t-on?» demande le chef politique à ses conseillers.— Et il lui fut répondu: «D’être irréprochable».¦ Si le pouvoir m’était donné d’être un autre, je choisirais d’être à la place d'un de mes fils.Lui prendrait la mienne.Je suis sûr qu'il serait pour moi un père extraordinaire, et moi, un fils admirable.¦ Le temps passe, mais il ne nous passe rien.¦ Ne louez pas trop fort l’intelligence de vos enfants; vous donnerez l’impression qu'ils vous l’ont prise.¦ Paradoxe de l’écrivain.— Il écrit pour être lu.Il en a une si forte envie qu’il achèterait des lecteurs.Et pourtant, il exige de ces derniers qu’ils fiaient un bon prix pour avoir son ivre.Oh! prétentieux et absurde écrivain.¦ Le FMI et la discrimination Le mercredi 3 novembre, le conseil exécutif du Fonds monétaire international a approuvé un prêt de 1.07 milliard de dollars à l'Afrique du Sud en dépit de l'opposition farouche aux Nations unies des adversaires de l’apar-thied qui cherchaient tant bien que mal à empêcher cette décision.Quelles que soient les raisons indiquées par Pretoria pour solliciter le soi-disant «aide-prêt», elles sont injustifiables à tous points de vue, principalement là où le pouvoir en place (bénéficiaire unique en Afrique du Sud) est l’un des plus sanguinaires face à une forte majorité pauvre, écrasée.L’absurbe dans tout ça, c’est que le FMI ose prétendre son désengagement des considérations politiques devant l’octroi du prêt à Pretoria, alors que dans le continent africain et en Amérique latine, nombreux sont les pays qui se sont vus refuser le soi-disant «prêt» à cause de ces mêmes considérations politiques (notamment leur alignement, sympaghie ou relations étroites avec le Kremlin, dictature au pouvoir qui ne fait pas l’affaire des occidentaux surtout.).Ce qui est plus grave encore, c’est que le FMI juge, monétairement parlant, non solvables plusieurs pays dont le besoin est fortement ressenti.Drôle de crédibilité! La raison invoquée par Pretoria pour solliciter ce prêt est notamment une baisse du prix de l’or, principale exportation du pays.Qu’en est-il de la chute des prix des matières premières telles que le cuivre, banuxite, fer.zinc, manganèse, phosphate et autres minérais.principales ressources des pays dits en voie de développement (exception faite au potentiel énorme du capital humain) et du pillage constant que pratiquent les multinationales dans ces pays?Il devient de plus en plus clair aux yeux de l’observateur que le FMI n’est qu’une copie conforme de l’attitude négative adoptée par l’impérialisme capitaliste face aux plus démunis, misérables malgré eux, pour accentuer l’asservissement, l’exploitation et l’ingérence.Que Washington, Londres, Bonn ou d’autres capitales occidentales accentuent ainsi leurs contradictions majeures et hypocrisies éventuelles, ceci n’a rien de nouveau.Leur bonheur s’intensifie par les régimes corrompus installés ici et là dans le tiers-monde, le malheur, c’est que plusieurs de ces pays viennent de recevoir une autre gifle en pleine face.À quand le réveil! Abderrahim IBNOUHAJAR Montréal, 7 novembre.¦ Pourquoi parler de nazification?Dans une lettre publiée dans LE DEVOIR du 29 octobre, M.L.-H.Comte a recours à certaines tactiques d'argumentation que l’on ne peut pas passer sous silence.Il ne s’agit pas ici des thèses principales de sa lettre.C’est plutôt son usage de langage qui nous intéresse ici.Il se sert des mots «nazification» et «génocide» lorsqu’il parle du gouvernement d’Israël et de la situation palestinienne.Chacun de ces mots a un sens particulier que l’histoire nous a appris.La «nazification» prétendue du gouvernement d'Israël, en quoi consiste-t-elle?Le régime, est-il totalitaire?Est-ce que le gouvernement a abrogé les droits civils et politiques de la population d’Israël?Est-il en train de liquider les membres de l’opposition?Proscrit-il les relations sexuelles, sociales, économiques et politiques entre Juifs et non-Juifs en Israël?Interdit-il à la population non-juive de pratiquer ses religions, ses métiers et ses professions?Tout illitré — et tout homme honnête — sais que la réponse à chacune de ces questions est «non».Et pourtant, ce sont ces politiques qui distinguent le nazisme d’autres régimes.Quant au «génocide», le gouvernement d’Israël, s’est-il engage dans un programme de liquidation physique et systématique de la population palestinienne civile non-armée?Déporte-t-il à camps de travaux forcés et à camps d'extermination les quelque 500,000 Arabes d’Israël et les 1,500,000 Palestiniens de Cisjordanie, de la bande de Gaza et du Sud-Liban?A-t-il établi des Einsatzkommandos, des chambres à az, des centres d'expérimentation iologique où des êtres humains servent de cobayes?Est-ce que deux tiers — ou même deux tiers d'un pour cent — de la population palestinienne dans les territoires sous le contrôle d’Israël, ont disparu dans des fosses communes et des crématoires?Encore une fois, on ne peut que répondre «non».Nous ne nions pas que des civils palestiniens sont morts au Liban.Nous ne nions pas la valeur de chacune de ces vies éteintes.Mais ces morts ne constituent d’aucune façon un génocide — l’annihilation physique d’un peuple.Il est évident que les mots «nazification» et «génocide» ne reflètent pas la réalité d’Israël ou de la situation palestinienne?Pourquoi donc M.Comte s’en sert-il?Peut-être ignore-t-il le sens de ces mots.Peut-être pense-t-il, comme trop de gens dans notre société, que l’hyperbole grossière qui porte atteinte au langage et à la vérité est une technique permise dans des arguments politiques.Peut-être ne sait-il pas qu’un tel langage provoquera de la haine et de l’hostilité contre le peuple d’Israël plu tôt que de l’appui à la cause palestinienne.Et peut-être le sait-il très bien et il ne fait que chercher des alliés parmi ceux qui, pour une raison ou une autre, comptent parmi les ennemis d’Israël.Peut-être ne sait-il pas que les opinions évoquées par son langage ne contribueront pas à un règlement pacifique du conflit israelo-arabe, bien au contraire! Et peut-être, après tout, M.Comte ne vise-t-il pas un tel règlement.I.BERNSTEIN Outremont.1er novembre ¦ L’école et l’action pastorale Depuis des siècles, l’école fait surgir points d’interrogations, discussions, griefs, querelles, etc.Ici au Québec le sujet n’est pas d’hier.Et, depuis quelques années, la question est souvent revenue sur le tapis.Notamment la confessionnalité des ‘coles' Certains y voient des dangers.Utention! Afficher la catholicité! Être trop catholique, cela pourrait brimer la liberté de l'enfant! Cela pourrait nuire aux droits des non-chretiens ou des non-croyants! Etc.Imaginez! En fait, nos écoles seraient-elles trop catholiques?Pas que je sache.Ce n’est pas parce que nos écoles sont catholiques ou trop catholiques que des jeunes désertent l’Église, ou encore tournent mal.Chez nous, beaucoup d’écoles sont catholiques de nom.Le sont-elles toutes de fait?D’ailleurs, beaucoup d’influences s’exercent sur l’âme des enfants.Le jeune est influencé par ce qu’il vit chez lui.Il l’est par ses loisirs.Par la TV.Etc.«En matière religieuse, disait naguère un cardinal de taille, plus encore que d’enseignement, l'enfant a besoin de témoignage».Et le même prélat insistait sur l’importance et l’urgence de la formation d'excellents maîtres.Dans Gravissimum Educationis Vatican II affirme: «Le but que poursuit la véritable éducation est de former la personne humaine dans la perspective de sa fin la plus haute, et du bien des groupes dont l’homme est membre et au service desquels s’exercera son activité d’adulte».«Pour qu’une école soit conforme aux droits de la famille chrétienne, disait Pie XI, il faut que tout l’enseignement, toute l’ordonnance de l’école: personnel, programmes, livres, en tout genre de discipline, soient régis par un esprit vraiment chrétien, de telle façon que la religion soit le fondement et le couronnement de tout l’enseignement à tous les degrés, non seulement élémentaire, mais secondaire et supérieur».Le même pontife ajoutait ce qui suit: L’organisation a son importance.Mais ce qui, surtout, fait les bonnes écoles, ce sont les excellents maîtres.Invité à prendre la parole devant les membres de la législature du Québec, un éminent prélat s'exprimait ainsi: «La formation, l’éducation complète d’un chrétien n’est pas une chose qui peut se découper comme des tronçons de routes que l’on partage entre différentes équipes d’ouvriers.C’est le même enfant qui doit apprendre la grammaire et le catéchisme.C’est le même enfant qui doit à la fois apprendre à parler selon la grammaire et à vivre selon la Parole de Dieu.«La même phrase, le même geste disent à la fois qu’un homme est cultivé et qu’il est chrétien.De nos jours, c'est surtout à l'école, où il passe la plus grande partie de la semaine, que l'enfant ou l’adolescent apprena à vivre».Et, pour un chrétien, vivre ce n’est pas seulement mettre en oeuvre ce que l’Etat a le droit d’enseigner, vivre c’est surtout et plus encore, transformer en vie ce que l’Eglise apporte à toutes les âmes.Il serait déraisonnable de vouloir limiter l’action de l’Église à un enseignement livresque et lui interdire d’exercer au sein de l’école son ministère, c’est-à-dire l’action pastorale par laquelle les jeunes sont, non seulement instruits, mais nourris spirituellement par les sacrements et guidés par l’assistance du prêtre et de ceux qui l’assistent normalement dans sa tâche.Faire de l’enfant un homme bien équilibré, c’est le devoir de l’Église entière, c’est-à-dire: des parents, des maîtres et des pasteurs.Noël LORTIE, prêtre Baie-Sainte-Ca therine, 12 novembre.¦ Les provinces, des étrangères?Les déclarations et comparaisons ridicules faites par le ministre fédéral de la Consommation et des Corporations, M.André Ouellet, dans le dossier du projet de loi S-31 m’inquiètent au plus haut point.Par ses agissements, on jurerait qu’il est parti en guerre contre le Quebec tout entier, lui qui représente tout de même une circonscription québécoise et duquel on devrait s’attendre qu’il protège nos intérêts.Au lieu de voir du socialisme partout et tenter de l’enrayer en présentant un projet de loi qui en fin de compte, s’il passe, n’aura que des répercussions négatives sur notre économie, M.Ouellet et son gouvernement devraient plutôt s’occuper de la crise économique qui nous afflige.Jusqu’à un certain point, je comprenais les buts visés par notre agence fédérale de tamisage des investissements étrangers, tout en étant opposé cependant à ses interventions dans le contexte économique actuel.Mais si le gouvernement fédéral considère les provinces comme des étrangers, il faudra alors que la Caisse de dépôt et placement revoie ses programmes d’investissements et c’est le marché américain qu’elle devra choisir pour maximiser le rendement.Serge POULIN Brossard, 18 novembre.¦ Des faits non vérifiés (Lettre adressée d M.Rodolphe Morissette d la suite de son article intitulé «La mésaventure d’un marin met au jour un grand trou dans la loi 101» paru dans LE DEVOIR du 4 novembre.) La présente fait suite à notre conversation téléphonique de lundi le 8 novembre 1982 concernant l’article précité.Au cours de notre conversation vous avez reconnu ne pas avoir vérifie les faits concernant le service offert par la Direction des compagnies provinciale et la Direction féoerale des sociétés en matière de constitution de compagnies.Dans cet article, vous affirmiez ceci: «Bien des entreprises réclament une charte fédérale plutôt que provinciale parce que la première s’obtient plus aisément et plus rapidemant.» Je vous ai mentionné les faits concernant le service que nous offrons à la population et vous ai invité à les vérifier.Je vous ai également demandé de faire publier une mise au point par la Presse Canadienne concernant l’absence de vérification des faits.Cette mise au point devrait être aussi visible que l’article au titre accrocheur que vous avez écrit.Hubert GAUDRY, directeur de la Direction des compagnies au ministère des Institutions financières Québec, 10 novembre LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et é diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne $95.00 par année: six mois, $50.00: trois mois: $28.00.A l'étranger: $105.00/par année; six mois: $55.00; trois mois: $30.00.Éditions du samedi: $19 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $2.10 par semaine.Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.DépOt légal: Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (Ugnea groupée*).i' / Le Devoir, lundi 22 novembre 1982 ¦ 13 sheila mcleod arnopoulos PARMI les décisions que les parents anglophones doivent prendre au nom de leurs enfants, une des plus difficiles porte sur la langue d'enseignement.La question que T on se pose le plus souvent est celle-ci: le petit Timothy ou Judy apprendront-ils suffisamment dé français dans le programme régulier de l'école anglaise?Serait-il préférable d’essayer quelque forme d'éducation en langue française?Des études récentes démontrent qu'environ 50 pour cent des diplômés des écoles secondaires anglaises ont l'intention de quitter le Québec.Néanmoins, une forte proportion de parents choisissent une forme d’éducation en langue française pour leurs enfants.Cette année, au niveau primaire.15 pour cent des anglophones admissibles à l’école anglaise sont inscrits à l'école française.En outre.15 pour cent des enfants dans les écoles primaires anglaises suivent des cours d'immersion en français.L'enfant anglais qui fréquente une école française doit apprendre à équilibrer et concilier les dimensions La vie et le temps de Tim McNeil anglaise et française de sa vie.Dans la ville de Montreal, avec ses tensions linguistiques et culturelles, ce n'est pas toujours facile.L'histoire de Timothy McNeil est semblable à celle d'autres comme lui.Je devrais dire que je connais Timothy parce que je suis l’amie de ses parents et que, depuis trois ans, je le vois grandir et changer.Mais je lui donne ici un nom fictif.Timothy, maintenant âgé de six ans, a fréquenté trois écoles dans trois quartiers très différents l'un de l'autre au cours de sa brève carrière d'écolier.Il a commencé à l'âge de quatre ans par une «classe d'accueil» française dans une école de Westmount A cette école, les enfants étaient tous de langue anglaise; seule l’institutrice était française.Pour ces jeunes, l'école était une expérience déroutante parce qu'ils ne pouvaient pas comprendre l'institutrice.Personne ne savait pourquoi on ne pouvait pas parler ou jouer dans la seule langue que l’on connaissait: l'anglais.A Tâge de quatre ans, il en est arrivé à la conclusion inquiétante que sa lan- gue comportait quelque chose d'inacceptable.Or Timothy et ses camarades n'ont pas accepté passivement l'idée de renier leur identité anglaise.Désobéissants et turbulents, ils ont rendu la vie impossible à l’institutrice si bien qu elle dut démissionner.Une deuxième et finalement une troisième institutrices firent leur apparition.Eventuellement, la classe s'est calmée, mais les enfants n'apprenaient guère le français.Vers la fin de l’année, l'institutrice apporta un oiseau «unilingue français» — un perroquet qui ne parlait que le français — pour amuser les enfants.Cet oiseau en cage était en fin compte la seule créature vivante avec qui les enfants communiquaient naturellement et chaleureusement en français.Les McNeil prirent une autre approche pour l'année suivante, celle de la maternelle.ILs décidèrent que l'immersion en français — où les enfants sont anglophones et seule le professeur est français — était à éviter.La meilleure solution leur sembla l'école française.C’est pourquoi les McNeil inscrivirent leur fils à l’ecole Edouard VII, une institution protestante française située sur l'avenue de l'Esplanade au coeur des communautés immigrantes.L'école Edouard VII possède une aile anglaise aussi bien que française.À l'inscription, la secrétaire du directeur demanda à Mme McNeil dans quelle division elle voulait placer son enfant.Timothy répondit à sa place et dit d'une voix forte: «English, please».Ses parents lui avait pourtant expliqué qu'il se trouverait dans une classe française, «parce que la majorité des gens du Québec sont français».Mais quant à Timothy il n'avait pas de preuves convaincantes à cet effet.À ce moment, il demeurait dans un appartement de la rue Milton dans le quartier des étudiants de l'Université McGill où l'on rencontre très peu de francophones.Après une semaine à Edouard VII, Timothy annonça à son père: «Papa, tu t'es encore trompé de langue pour mon école».Cetfe fois-ci, la classe de Timothy était entièrement composée d'immigrants.À l'heure du lunch, chaque groupe se détachait pour parler le grec, l'italien, le chinois, et le créo/e.«La plupart des enfants sont Grecs, dit-il, la classe devrait se dérouler en grec!» Au début, les enfants ne parlaient pas le français, mais celui-ci s'imposa après quelques semaines comme lan- gue de communication L'institutrice, une Québécoise d'origine italienne, réussit à établir des relations chaleureuses avec chaque enfant, y compris Timothv qui commençait déjà à utiliser le français très naturellement en classe.Mais à l'extérieur de l'école.Timothy refusait de parler le français.Il soutenait que toutes ses relations sociales et familiales se déroulaient exclusivement en anglais.M.McNeil, qui est aumônier dans un collège anglais, étudie en vue d'un doctorat en théologie à l'Université de Montréal et il reçoit régulièrement des appels téléphoniques de ses collègues francophones.Un jour Timothy prit l'appareil et dit «Hello» en anglais; il raccrocha violemment lorsqu'on lui répondit en français.Une autre fois il explosa et dit en anglais: «Je suis Anglais, et je ne parlerai pas le français — je déteste le français — ne parle pas le français avec moi!» Apres des mois de discussions sur l'environnement approprié pour leur fils' les McNeil déménagèrent à la Pointe-Saint-Charles.Maintenant en première année.Timothy est inscrit à une école catholique française de son quartier.Peu à peu, Timothy se familiarise avec la vie culturelle du Québec français.Avant l'Halloween, il rapporta à la maison une recette de Marguerite Bourgeoys pour faire de la tire.Lorsque Marguerite Bourgeoys fut canonisée à Rome, il était tout aussi fasciné que tous ses camarades et il insista pour que sa famille re- farde les cérémonies à la télévision.imothy n'était dans une école catholique française que depuis deux mois seulement, mais déjà Marguerite Bourgeoys est une sainte qui lui appartient aussi bien qu'à n’importe quel autre petit Québécois de «vieille souche».Pourtant.Timothy sait qu'il est différent, et que cela ne changera jamais.«Je suis le seul anglais de ma classe», me disait-il un jour d'un ton très grave Depuis son entrée dans le monde scolaire à l’âge de quatre ans, il a compris que les entités anglaise et française sont en conflit et qu'en général elles ne se mêlent guère l une à l'autre.Timothv a remaroué, par exemple, que les enfants anglophones et francophones à la Pointe-Saint-Charles jouent séparément Néanmoins, il joue volontiers avec les deux Les parents de Timothy ne sont pas certains d'avoir agi pour le mieux en ce qui a trait à l'éducation de leur fils.Cependant ils sont heureux de leur choix cette année, «L'école française lui est très profitable, dit M.McNeil, mais nous savons que nous avons aussi notre part à faire.Nous devons l'encourager à voir son identité anglaise d une façon positive.L'école ne lui donne pas ça.Mais ce qu’il en reçoit — et pour nous c'est capital — c'est une veritable occasion de participer à la société française du Québec Moins de moyens, tant mieux.1) Qui prendra résolument le parti de l’économie et de la simplicité?par Maurice Champagne Gilbert Extraits d’une allocution prononcée lors de la clôture du 20e congrès du Conseil du Québec de l’enfance exceptionnelle, à Québec le dimanche 7 novembre dernier.I OINS de moyens», m’a-t-on dit, c'est l'un de vos nouveaux I défis.Mais regardez où nous sommes, pensez au coût de ce congrès qui doit bien coûter au-delà du demi-million, si l’on considère les frais d'inscription et les frais d’hôtel luxuriants pour mille travailleurs professionnels pendant trois jours.Si des assistés sociaux, des chômeurs, des pauvres, qui sont le tiers de la population du Québec, se retrouvaient ici.conscients de ces choses, que vous diraient-ils?Et le problème que je pose n'a, d’urte façon, rien à voir avec la CQEE.C’est généralisé.À quand la cohérence entre le dire et le faire?Qui prendra résolument le parti de l'économie et de la simplicité?Et peut-on isoler cela de cette autre mentalité qui nous procure le show permanent de ces pseudo-socialistes de salon, grassement payés par l'État, et qui s’amusent à dénoncer le capitalisme dont ils se gavent chaque jour?Il y a bien des façons d’être capitaliste.On peut l etre par le genre de professionnalisme que l'on pratique, par la domination que l'on exerce sur les jeunes avec ses pouvoirs et sa tribune, par manipulation idéologique et ainsi de suite.Mes propos n'ont rien de nouveau mais il faut les répéter, surtout en ce moment im if# n j.de lutte à finir entre certains groupes d'intérêt et l'Etat, l'Etat qui est vous et moi.Car ce que d'aucuns sont en train de faire, c'est de dévaloriser dans l’opinion publique certains métiers, certaines professions, comme l’enseignement, par exemple.Est-ce vraiment intelligent et habile, de vouloir définir le métier d’enseignant au compte-gouttes, à la minuterie, au quantitatif?Si j'étais syndicaliste ou stratège, comme on dit.je ne me battrais pas pour faire croire que les enseignants ne veu- lent travailler que quelque vingt heures par semaine, le temps ou ils sont à donner des cours.Je me battrais pour montrer que ce métier, quand il est bien fait, humainement fait, demande cinquante.soixante heures par semaine.Il ne se fait pas autrement.M.Charbon-neau, le president de la CEQ.dans le numéro special du DEVOIR du 12 août consacré à la condition enseignante, ne cesse de répéter que les enseignants veulent communiquer mais qu’ils en sont empêchés.Empêchés de communiquer, par qui?Photo Alain Renaud Par le système, oui, peut-être.Mais empêchés aussi par le pnarisaïsme des conventions collectives aberrantes.Vous voulez communiquer avec les parents, monsieur Charbonneau.alors, faites enlever cette disposition — violente — des conventions qui limitent à trois par année les contacts officiels avec les parents.Arrêtez vos minuteries.Faites que vos conventions soient lisibles par le peuple.Ne nous perdez pas dans des textes de quatre cents pages, lisibles par les seuls stratèges de la tactique schizophrénique.Un appel au bénévolat.Extraits d'une déclaration faite lors d’une conférence de presse tenue vendredi par la Coalition pour les droits des malades lançant un appel à l’aide de toute la population A l'heure où une grève gnérale illimitée menace nos hôpitaux et nos centres d’accueil, la Coalition pour les droits des malades lance un appel urgent à toute la population afin qu'elle vienne au secours des malades.des handicapés, des personnes âgées confinés dans les centres de santé.Pour les malades des hôpitaux généraux, une grève peut vouloir dire un renvoi prématuré chez eux avant qu'ils n’aient reçu tous les soins aux- quels ils ont droit.Pour ceux qui attendent d'être hospitalisés, cela veut dire un délai encore plus long avant qu’ils ne puissent connaître de diagnostic de leur maladie ou qu'ils ne puissent recevoir les traitements appropriés, avec le risque que leur état s’aggrave et que leur retour à la santé soit compromis.Pour des personnes âgées et handicapées vivant en centre d’accueil ou en centre de soins prolongés qui sont tellement dépendantes des autres pour se lever, se coucher, faire leur toilette, et même parfois pour se nourrir, une grève cela veut dire des soins à rabais, malgré toute la bonne volonté, tout le dévouement, et les longues heures que le personnel cadre met a suppléer au manque d'employés.Les malades ont besoin de vous.Les cadres, malgré tout leur zèle, ne peuvent pas vous remplacer dans toutes les taches.Comme vous le savez, la plupart n'ont pas l'habitude, par exemple, de tourner les malades dans leur lit.de les installer dans leur fauteuil roulant, de leur donner des bains.Vous, vous possédez la technique et vous avez l’expérience.Nous faisons appel aussi à tous les parents des malades, et nous vous demandons de vou®rendre dans les hôpitaux pour assurer une présence réconfortante à vos malades et aussi à ceux qui sont sans parents ni amis.Enfin, nous nous adressons à toutes les personnes de bonne volonté qui croient que les grèves dans les hôpitaux et les centres d’accueil sont in- dignes d’une société humaine et civilisée.Nous vous demandons de poser un geste d'amour, de vous donner de la peine pour que d'autres aient moins de peine.Ce geste, ce serait de vous rendre auprès des malades pour les réconforter et leur assurer des services.Tous ceux et toutes celles qui le peuvent et qui veulent faire quelque chose pour les malades: religieux, religieuses, retraités, étudiants, chômeurs, travailleurs du secteur public comme du secteur privé, vous pouvez donner votre nom a la Coalition pour les droits des malades en appelant aux numéros suivants: 842-3991, 842-3992, 842-2719, 842-2710.Des bénévoles seront là pour répondre à vos appels les samedis et dimaches de 10 h a 17 h, et sur semaine de 9 h à 16 h.Les syndicats se trompent de cible par Serge Daneault L’auteur est médecin pratiquant dans la région de Montréal.U NE déclaration percutante d’une «soixantaine de personnalités québécoises» a retenu l’attention des grands médias, particulièrement en ce 3ui a trait à leur opposition formelle au roit de grève des syndiqués du secteur public.S’il faut se «lever debout» pour que ce droit ne prime pas sur le droit essentiel des malades à des soins appropriés, qu'on nous permette de craindre que la cible atteinte n’ait pas été tout à fait celle qu’on visait, pour peu qu'on se soucie de tous les droits chers à notre société.Qu'avons-nous compris de cette prise de position valeureuse?D'abord, un souci exemplaire du bien-être des plus démunis de notre société.La grève, ou même la menace de grève, qui signifie directement l’interruption de soins jugés nécessaires, finit par représenter un acte que certains n'hésitent pas à qualifier de barbare à l'endroit de gens rendus vulnérables par la souffrance.Le droit des uns est-il incompatible avec la nécessité des autres?Nos personnalités ont répondu positivement a cette question.Le choix est fait, qu'on se le dise: retirons le droit de grève aux employés du secteur public.Son exercice ajoute trop de douleurs à la souffrance déjà pénible de nos compatriotes confinés à vivre dans nos institutions de santé.Trouvons d’autres solutions.Cette prise de position est claire et largement partagée par la population.En cela, nous adhérons à l'opinion exprimée ici le 13 novembre dernier.Cependant, quand cette volonté déborde sur celle d'enlever aux syndiqués leur droit à la grève, on arrive à une position que nous jugeons pour le moins dangereuse.Le travailleur du secteur public est-il différent de celui du secteur privé?L'employé d'entretien de l’hôpital ou le mécanicien d'entreprise sont deux travailleurs ayant les mêmes prérogatives.Limiter l’un débouchera inévitablement sur l'encadrement des droits du second.Un recul malheureux risque de se poursuivre, généré par une reaction en cascade ayant débuté dans de bonnes intentions.Au bout du compte, nous serions mal à l'aise de prédire lequel des deux groupes recèlera le plus de souffrances.Ceux qui se scandalisent de l'abolition du droit de grève en Pologne ne se surprennent pas des suites répréhensibles qui s’en sont suivies.Nous ne sommes pas derrière le rideau de fer et point n est notre but de jouer les martyrs, mais le droit de grève est le droit de grève, où qu'il soit.On ne peut y être opposé ici en même temps qu’y être favorable là.Alors, où en sommes-nous?L’exercice de deux droits dans les faits opposés, est-il conciliable?Osons croire que oui.La bonne réponse ne réside cependant pas que chez les syndiqués eux-mêmes Le jour où on représentera vraiment leurs intérêts et qu’on ne se servirera plus de leur façade pour ériger des demandes de bien-nantis, nous croyons bien que l'on cherchera de vraies solutions.Ces syndiqués, engagés qu'ils sont au service des plus faibles, doivent, une bonne fois pour toutes, décider eux aussi quelle cible ils veulent atteindre.Défavoriser les malades n'est pas ce qu’ils veu- lent et quand cela se produit, on le voit de plus en plus, c'est contre eux que cela se retourne.Ils doivent donc ne rien diminuer des soins qu'ils donnent aux malades, car c'est eux qui sont près des malades, c’est eux qui travaillent, c’est eux qui nous soignent, pas leurs patrons ni leurs confrères professionnels surpayés.Chaque fois qu'ils seront absents de ce rôle, c est eux qu'on incriminera, jamais leurs patrons.S ils font l'effort de viser la bonne cible, ce ne sera plus les malades qu'on défavorisera mais l'employeur.Ainsi s'exercera une véritable partie de relations de travail, sans que son object glisse vers les plus vulnérables, eux qui paient la note, de toute façon.Connaissant la coûteuse et gigantesque machine bureaucratique et administrative de l'État québécois, on sait qu'une grève administrative totale, durant la- 3uelle tous les soins aux malades seraient ispensés comme d'habitude, ferait le mal à la bonne place, tout serait de bonne guerre et ce, sans victimes interposées.Le droit des travailleurs est à sauvegarder à tout prix, et le droit des malades à rétablir dans les plus brefs délais.Pour reprendre une expression à la mode le temps presse, mais il ne pressera jamais assez pour ne plus y voir clair.Ceux qui connaissent le métier savent que ce que tels et tels enseignants font de positif n'a rien à voir avec ce qui est inscrit légalement dans la convention, et qu'ils ont de réels contacts avec les parents qui le souhaitent.Mais votre propagande officielle tue même dans l'opinion publique ce qui se fait de meilleur dans les faits, par les enseignants.Par ailleurs, il est évident que certains suivent le courant du légalisme et du quantitatif, ne serait-ce que pour ne pas etre mal vus des collègues et se faire avertir «qu'on en fait trop!» Rien n'est plus dangereux, souvent, dans le milieu, qu'un professeur trop «considéré», «estimé», ce qui ne signifie pas nécessairement tout ce que l’on entend généralement par «populaire».La compétence des enseignants, il va aussi falloir la définir autrement que par le critère d'ancienneté, il est essentiellement le seul que la loi des conventions reconnaît.Quelle absurdité! En effet, le critère d’ancienneté n'a rien à voir avec la compétence dans la majorité des cas.Quand un enseignant avoue qu'il est incapable de communiquer, que la chaleur affective n’est pas son fort, eh bien, je me dis qu'il lui manque une des ressources les plus importantes pour être compétent.Il devrait se chercher un autre métier.Mais il n’a pas besoin de le faire, puisqu'on lui a décerné avçuglément la sécurité d'emploi.Ou alors qu'on redistribue les tâches de l’enseignement de telle sorte que celui ou celle qui n’a pas telle habileté mais telle autre, puisse être utilisé en conséquence.Voilà un autre problème qui nous entraîne dans d'autres contradictions.On a tellement rigidifié la tâche de l’enseignant, au secondaire et au collégial plus que tout ailleurs, qu’on en est prisonnier.Pourquoi essayer de faire croire, par exemple, que le tutorat a remplacé qualitativement le titulariat?Que dix professeurs qui se succèdent à la chaîne pour donner des cours à trente étudiants du secondaire, vont créer le même environnement éducatif qu'un même professeur qui passe la moitié du temps avec un même groupe d'étudiants, chaque semaine, et qui peut ainsi les connaître chaque jour?C’est une vaste blague.On ne peut pas décemment répondre aux objectifs de communication et de présence humaine auprès des étudiants, en disposant de deux heures par semaine pour s’occuper de trente étudiants.On a supprimé le titulariat après le primaire pour toutes sortes de raisons qui ne tiennent pas pour la plupart.On a voulu faire des enseignants des spécialistes, sous prétexte, entre autres, qu’il n’était pas normal qu’un même enseignant enseigne plusieurs matières.C’est ridicule et, pire encore, c’est anti ou a-pédagogique dans bien des cas.Il y a vingt-cinq ans, un peu plus, quand j'ai débute dans l'enseignement, j’ étais titulaire d’éléments latins (secondaire I).J’enseignais le français, la religion, le latin, l’histoire et la géographie.Je surveillais huit heures d'études avec mes étudiants.J'enseignais un cours de littérature contemporaine en philosophie.J'étais instructeur du club de hockey des plus jeunes etJe faisais du théâtre avec les finissants.Et je n'étais pas une exception.Nous étions tout au moins aussi compétents que nos collègues spécialisés d'aujourd'hui.Et j’étais neureux.Et je crois que mes étudiants aussi l'étaient.Nous avions le temps de nous parler, de communiquer, monsieur Charbonneau.Parce ou’on a supprimé le titulariat, parce qu on a spécialisé les tâches à outrance et qu'on a tout minuté, on a institutionnalise l'in-communication et on a développé des services de «para» qui coûtent cher Le système fait que les étudiants ont de plus en plus besoin de psychologues et de travailleurs sociaux.Bien sûr.ces métiers sont nécessaires dans certaines circonstances, mais n'en abusons-nous pas trop, dans un système qui fait que les enseignants sont conditionnés à frustrer les étudiants.Et l'on pourrait comparer cette situation de l'enseignement à de nombreuses autres, dans le monde hospitalier et dans le monde des familles, où la bureaucratisation du système fait que, non seulement on manque de ressources préventives, mais que le système lui-même rend les gens carentiels, ce qui a évidemment pour effet de donner plus d'emplois aux professionnels.Croyez-vous que le problème de la non-mobilité des enseignants n'a pas été en bonne partie posee dans ce contexte?Plus on est spécialisé, moins on est mo- bile et moins on est mobile, plus on coûte cher.Pensez-vous que les enseignants eux-mêmes aiment ça voir mis en disponibilité ceux ou celles de leurs collègues qui sont quelquefois les plus competents et les plus appréciés du milieu, mais qui n’ont pas le choix, parce qu'on a reconnu comme seul critère de compétence l’ancienneté?Trouvez-vous ça normal que des métiers aussi nobles et aussi difficiles, ça ne s'apprenne pas?que le jeune professeur frais émoulu de l'université soit à toutes fins pratiques sur le même pied que celui 3ui a des années d’experience, donc 'apprentissage?Je pose délibérément les deux questions 1 une à la suite de l’autre.Je me demande si on ne devrait pas introduire des catégories de professionnels selon des critères qui situent le développement de la competence.Il me paraît normal qu'à un bout on trouve des «apprentis» professeurs et à l’autre, des «maîtres».Des maîtres! eh oui, je sais qu’il dst passé de mode de tenir un tel langage, mais je crains qu’avec la mode on ait évacué du Québec des valeurs intemporelles et universelles.Puis, voilà que parce qu’on a supprimé ceci ou décrété cela, l’enseignement de plusieurs matières par un meme professeur, par exemple, qui n’est plus valable, ou je ne sais quelle autre disposition, ceci et cela se retrouvent classés et charriés comme des «droits acquis» intouchables et immuables.Si l'on a fait des erreurs, si l’on est allé trop loin dans la société de consommation de la luxure professionnelle, ou simplement, si l'on a fait de bonne fois des changements sur lesquels le bon sens peut nous inspirer de revenir, qu’on le fasse et qu'on cesse d'engager la société québécoise dans des luttes sociales à finir pour défendre des droits qui n'en sont pas.La sécurité d’emploi et la permanence assurées après deux ans un métier, c'est de la folie, c'est le risque de l’incompétence et de la bourgeoisie professionnelle la plus affreuse.Cela risque effectivement de coûter très cher au Québec, comme civilisation et sur le plan de la qualité d'apprentissage dont dépendent toute une gamme de droits fondamentaux pour le peuple.Il y a d'autres façons de protéger la compétence et de prévenir les abus de pouvoir patronaux.Il y a des idéologues, évidemment, qui ont décrété le nivellement par le bas, au nom de la démocratie populaire, et qui ont établi à demeure qu'il ne fallait pas se prouver soi-même, qu'il ne fallait pas etre en compétition.Alors, constituons notre armée de professionnels du public et du para-public comme un beau bloc monolithique aux seules caractéristiques collectives: les individus deviendront des intouchables, protégés par le système Entre parenthèses, c'est comme les grèves dans les hôpitaux.C'est de la folie pure.Il n'y a pas que des patrons et des gens de droit qui sont de cet avis, mais de vieux syndicalistes.Sortez du Québec et vous allez vous le faire dire sur tous les tons, qu'on est des dégénérés.Et combien ça va nous coûter, parce que les gouvernements sont prisonniers de leur passé, pour essayer l'impossible qui est de définir certains services essentiels, alors que l'hôpital est dans son entier un service essentiel?Savez-vous ce qui est pour moi l’un des spectacles les plus tragiques mais les plus reflétants de la société québécoise, en ce moment?C'est celui de la lutte féroce que mènent tels et tels éléments de la CSN contre Claude Brunet, quêtant les droits des malades sur sa civière.Je vous dis cela dans toute la ferveur des luttes que j'ai moi-mème menées — et je n'ai pas fini — pour la défense des droits humains.à commencer par les droits des chefs syndicaux emprisonnés, il y a quelques années, au Quebec.Il y a des limites à tout.«J'ai le droit, les autres aussi», avions-nous trouvé pour exprimer, quand j étais à la Commission des droits, que les libertés des uns rencontrent celles des autres, non pas pour se violenter, mais pour se reconnaître et déboucher peut-etre un jour., sur l'amour Jour lointain, semble-t-il.Enfin, si l'on ouvre le chapitre des comparaisons entre le public et le privé, on voit que l'on prend bien garde de ne parler que des chiffres, que des salaires.Cependant une très grande partie des avantages et des privileges dans le public et le parapublic tient à ce qui n'est pas comptabilisé, comme le privilège de la sécurité d'emploi, comme les heures qu'on ne peut pas calculer dans le privé quand il faut se faire une réputation et bâtir une Suit* à la page 14 14 ¦ Le Devoir, lundi 22 novembre 1982 A la suite de sérieux ennuis à deux Boeing 747, L’OACI prend en chasse les nuages volcaniques par Guy Deshaies Depuis qu’un Boeing 747 de British Airways a failli se perdre corps et biens dans le Pacifique le 21 juin dernier après avoir traversé un nuage de cendres volcaniques, l'Organisation de l'aviation civile internationale, dont le siège est à Montréal, a lancé l'alerte devant ce nouveau danger pour l'aviation L'OACI envisage actuellement d'élaborer une procédure d’avertissement normalisée pour les éruptions volcaniques dans le monde et se rend compte que les moyens de détection et de surveillance de ces nuages de poussières volcaniques à haute altitude sont extrêmement limités.Le soir du 21 juin dernier, 90 minutes après avoir décollé de Kuala Lumpur, le Boeing 747 de British Airways, vol 009, file sans problème sur Perth, en Australie, avec ses 239 passagers et ses 16 membres d’équipage.Dans la cabine de pilotage, le radar-météo est branché mais il ne montre rien de particulier dans cette belle nuit, à 37,000 pieds d'altitude.Le commandant Eric Moody bavarde tranquillement avec le premier officier Roger Greaves et le mécanicien-naviguant Barry Townley-Freeman alors que l'appareil se trouve à 130 milles au sud-est de Bandung et vient de dépasser l île de Java pour s’engager au-dessus du Pacifique.Soudain Townley-Freeman déclare: «Le quatre vient de couper».Les trois hommes commencent automatique- ment et rapidement la procédure antiincendie prévue: fermeture des robinets d’alimentation, extincteur amorcé, vérifications des températures, etc.Mais cet exercice de 90 secondes n'est pas terminé que la voix calme de Townley-Freeman se fait entendre: «Le deux est éteint».Aussitôt on commence le «fire drill» au deux et aussitôt le mécanicien-naviguant annonce: «Le un et le trois lâchent».Cette fois le grassouillet et jovial commandant Moody ne rit plus.Le Boeing 747 est devenu silencieux et plane en piquant vers la mer.Les compresseurs sont éteints et les masques à oxygène décrochent dans la cabine des passagers.Le pilote automatique est débranché et le co pilote Roger Greaves prend les commandes en tachant de perdre le moins d’altitude possible.Et puis les trois hommes se rendent compte que le pare-brise n’est plus translucide, qu’il a été comme ponçé et rendu opaque.Mais on tente de faire redémarrer un moteur en ignorant la cause de cet arrêt soudain des quatre réacteurs Rolls-Royce RB211-524 Dix minutes plus tard le 747 est toujours en vol plané et le commandant Moody ordonne à l'équipage de préparer les passages pour un amerrissage.Seize minutes apès l'arrêt du dernier réacteur l’avion n’est plus qu’à 13,000 pieds d'altitude et perd maintenant plus de 2,000 pieds à la minute.Mais soudain, le reacteur numéro 4 redémarre, puis le un, le deux et le trois.Le commandant Moody remonte à Le redémarrage des réacteurs d'un Boeing 747 est une opération déiicate en plein ciel surtout s'ils ont été étouffés par la poussière volcanique.i ?< »« « * t « « « t * > ¦ .sa mm irt mm t::" 15,000 pieds et communique avec le contrôle Djakarta pour annoncer qu’il rebrousse chemin et qu’il va aller se poser à Djakarta sans visibilité à 150 milles derrière lui.Quelques minutes plus tard un des réacteurs surchauffe et commence à faire un bruit anormal.Le commandant ordonne qu’il soit éteint et l'atterrissage réussit tout de même sans problème.On constate alors que la poussière volcanique a forme une couche épaisse et cuite sur les ailettes des rotors.Bref, un miracle que ces réacteurs aient redémarré.Trois semaines plus tard, soit le 13 juillet, un Boeing 747 de Singapore Airlines se trouve dans la même région mais pas du tout au même endroit que le British Airways et traverse un nuage de poussières volcaniques provenant de la même source: les éruptions du mont Galunggung sur Tile de Java.Deux moteurs s’éteignent et le commandant, ne parvenant pas à les faire redémarrer, va atterrir en catastrophe à Djakarta.Le lendemain le centre de contrôle météorologique indonésien publiait un communiqué ainsi qu’un «avis aux navigateurs» (NOTAM) pour révéler que depuis le mois d'avril plus de 15 éruptions importantes du volcan Galunggung avaient été signalées.
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