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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1994-01-13, Collections de BAnQ.

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[" LE DEVOIR Vol.I.X X X V M O N T lî K A I.I.K .1 E UDI I A .1 A N V I E II I !MM (i .» «¦ T I* S T V T o r o ii I o S r> o PERSPECTIVES L\u2019engrenage raison-passion Louis-Gilles Francoeur Quand on passe la porte du Salon de l\u2019auto 94, on ne pénètre pas seulement dans une super-banque de renseignements sur l\u2019automobile d\u2019aujourd\u2019hui, dans une sorte de filière de taille olympique, qui contient la plupart des modèles offerts sur le marché: on pénètre d\u2019abord dans un espace-temps où la récession semble avoir disparu, où la surcapacité de production mondiale de 12 millions de voitures par année n\u2019existe plus, où toute considération sur le prix de l\u2019essence, la pollution et les coûts d\u2019entretien deviennent des sujets casse-pied.A l\u2019échelle mondiale, le parc automobile augmente sans cesse même si le nombre de voitures construites chaque année diminue avec constance, tellement les comportements des consommateurs et leur capacité de payer n\u2019ont pas suivi les prévisions optimistes des manufacturiers.Récession aidant, l\u2019âge moyen des véhicules augmente au point de dépasser les huit ans en Amérique, ce qui fait vibrer les bureaux présidentiels comme de vieilles brimbales sur une laveuse bien sèche.Pourtant, au lieu d\u2019amorcer une nouvelle remise en question, l\u2019industrie réédite le scénario des années 70: les modèles prennent du poids, de la puissance et du prix d\u2019année en année.L\u2019auto redevient machine à sensations, puissance et nervosité fantasmatiques.Gadgé-tisée à l'excès sous le prétexte de haute technicité, l\u2019auto devient une prison dorée, capitonnée et «laséri-sée».Chère à l\u2019achat.Dispendieuse à entretenir.Inutilement énergivore.Par exemple, BMW présentait hier en première canadienne deux nouveaux monstres, dont sa 840 ei.Saab ajoute une puissante 900 pour faire la nique à la Volvo 850.Volkswagen ajoute à sa gamme la Cabrio et une nouvelle version de la Passat, toutes deux équipées d\u2019un moteur 2 litres, en voie de devenir le moteur de base de cette société.Ford lançait son Aspire, intéressante, mais mise surtout sur sa Mach III et sa Mustang, deux masses d\u2019engrenages davantage raccordées aux neurones de la passion qu\u2019au cerveau.Il y avait en tout 23 primeurs canadiennes de ce type hier, à l\u2019avant-première du Salon, réservée aux journalistes.Avec, en prime, les belles comme la Luxus (sans jeu de mot!), la Jaguar XJ220, et la Camaro bois-briandisée.Mais j\u2019ai été surtout intrigué \u2014 je n\u2019ose dire impressionné \u2014 par la Lada Samara LTD sport, présentée en première mondiale hier, qui ressemble à une Golf: 7700$ et 5,8 litres au 100 km! Tout se passe comme si une partie importante des progrès réalisés dans la carburation avait été dérivée Au lieu vers l'augmentation de la puissan-.fiu ueu ce p]ul(-)t qUe vers une réduction d\u2019amorcer une draconienne de la consommation d hydrocarbures.Lusage du nouvelle remise convertisseur catalytique a diminué grandement les émissions en question, d\u2019oxyde de carbone.Mais, malgré la performance des injecteurs qui l\u2019industrie\tatomisent l\u2019essence, les allu- .\tmages électroniques plus puis- reedlte le sants, le profilage plus efficace ,\t.j des carrosseries et les ordina- Scenano des teurs de bord qui optimisent le , rjp.mélange en tout temps, la diminu-annees l U tjon de la consommation d\u2019essence n\u2019est pas aussi importante qu\u2019elle pourrait l\u2019être.Les manufacturiers se satisfont de maintenir la cote obtenue dans les années 80 après la crise du pétrole mais poursuivent la course à la puissance.Personne ne semble intéressé, d'ailleurs, à neutraliser le principal effet pervers de cette course technologique qui augmente de façon draconienne les coûts d\u2019entretien, soit l\u2019emprisonnement des clients dans le réseau du manufacturier.Les ordinateurs contrôlent désormais non seulement la carburation, mais le freinage, la suspension, le passage des vitesses, le circuit électrique, la température de l'habitacle, la position des sièges, la vitesse et, bientôt, la distance entre chaque voiture sur la route.Comme il faut souvent un ordinateur pour diagnostiquer les bobos des systèmes informatisés déficients, le garagiste indépendant et le bricoleur ne sont plus dans la course.On pénètre d\u2019ailleurs dans cette prison technologique, qui rive les clients au concessionnaire, un, deux ou Vois ans avant même d\u2019avoir acheté un véhicule.La plupart dés grands manufacturiers nord-américains offrent, en effet, leur propre carte de crédit aux consommateurs, qui obtiennent à chaque achat un rabais sur le prix de leur prochaine voiture.L\u2019automobile, prétendent les compagnies, se fait de plus en plus verte grâce aux climatiseurs moins dommageables pour la couche d\u2019ozone et grâce à la part grandissante des produits recyclables dans la fabrication.Mais le nombre de climatiseurs moins polluants augmente et leur généralisation dans le parc automobile nord-américain augmente la consommation d\u2019essence globale et ajoute à l\u2019effet de serre, tout comme la disparition des transmissions manuelles sur un grand nombre d\u2019intermédiaires et de véhicules utilitaires, et l\u2019augmentation générale de la cylindrée.Tout se passe comme si consommateurs et compagnies avaient décidé d\u2019enfoncer à fond le thermostat de la planète.Personne ne semble réaliser que, si on veut honorer notre signature au bas du traité de Rio sur le contrôle de l\u2019effet de serre, il faudra d\u2019ici cinq ans recommencer le débat des années 80 sur l\u2019auto-raison après une décennie d'auto-passion.INDEX les Actualités .\u201442\t\tIdées \t\t.47 Agenda culturel .B6\t\tle Monde\t\t.A5 Annonces cta«écs JH\t\tMontréal\t\t.A3 Avis puhlirs.\t.115\tMots croisés.\t.114 Culture\t\t.118\tPolitique\t\t.A4 Économie\t\t.112\tSociété\t\t.111 Éditorial\t\t\\t>\tlis Sports\t\t.Bt; LES ACTUALITÉS Chrétien est satisfait de sa performance à Bruxelles PAGE A 2 MONTRÉAL Ver a Danyluk souhaite la disparition de la CUM PAGE A 3 ' L'ÉCONOMIE Yves Michaud réclame une enquête sur Trustco PAGE B 2 L\u2019Hôtel-Dieu reste au centre-ville Québec construira un hôpital de 300 lits au nord-est de l\u2019île GILLES LESAGE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Ly Hôtel-Dieu reste au centre-ville de Montréal et le i nord-est de File aura un hôpital régional de 300 lits de courte durée.Telle est la double décision que le nouveau premier ministre du Québec a confirmée hier, à l\u2019issue de la première réunion de son conseil des ministres.Rencontrant brièvement la presse dans le hall d\u2019entrée du Conseil exécutif (communément appelé bunker), M.Daniel Johnson a rapidement et laconiquement confirmé ce que tout le monde prévoyait depuis des mois: le projet de l\u2019ex-ministre Marc-Yvan Côté de déménager l\u2019Hôtel- Dieu à Rivière-des-Prairies est mis au rancart et remplacé par des rénovations de l\u2019historique institution montréalaise, aux coûts de 50 à 100 millions$.En contrepartie, pour répondre aux besoins croissants du bout de l\u2019île, un hôpital de 300 lits sera aménagé, au coût de 140 à 150 millions$.Les investissements prévus pour les deux projets sont donc d\u2019environ 250 millions$, soit du même ordre que ce que prévoyait l\u2019ancien ministre de la Santé et des Services sociaux pour le démantèlement et le transfert de l\u2019Hôtel-Dieu.Dès son annonce par M.Côté, il y a plus de deux ans, ce projet avait soulevé de vives résistances, non seulement dans les milieux médicaux et universitaires, mais aussi dans la communauté des affaires.Le premier mi- nistre Bourassa appuyait son ministre du bout des lèvres, mais d\u2019influents ministres, dont M.Johnson justement, responsable de la région de Montréal, cachait mal sa réticence.Tant et si bien que l\u2019ex-ministre Côté a dû convenir lui-même, l\u2019automne dernier, que le projet lui échappait et qu\u2019un autre prenait forme pour remplir les besoins de l\u2019est de l\u2019île.Ce sera un hôpital de première ligne, avec quelques spécialités.Le compromis annoncé hier va dans le sens prévu par une vaste coalition, de même que par l\u2019opposition péquiste à l\u2019Assemblée nationale.Le maire Jean Doré a favorablement réagi à la décision du premier ministre, y voyant «une grande victoire VOIR PAGE A 8: QUÉBEC Crêpes, sirop et politique fi PHOTO CP Histoire de mieux se connaitre, députés du Bloc et du Parti réformiste ont partagé crêpes et sirop d\u2019érable, hier matin à Ottawa.«Le Reform n'est pas un adversaire», tout juste «un parti qui pense différemment du nôtre» à propos duquel «on verra s'il pourrait devenir un allié», a déclaré Lucien Bouchard après le petit-déjeuner.Partenaires dans la vertu.Va pour la lutte à la dette et au déficit, mais le pont entre bloquistes et réformistes demeure coupé à la hauteur des rapides constitutionnels JEAN DION DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Météo Ciel variable Max: -13 Détails en B 4 Ce fut probablement l\u2019un des déjeuners à huis clos les plus couverts par la presse depuis l\u2019invention des trois repas par jour comme source de santé.C\u2019était aussi, paraît-il, une première comme Preston Manning, ce «néophile», en raffole.Au menu, on avait inscrit des crêpes, tout en élisant de laisser les chignons au vestiaire.Ça s\u2019appelait «A breakfast with the Bloc» et c\u2019est dans une atmosphère que tous ont qualifiée de cordiale, à mille lieues du tohu-bohu typique des Communes, que les députés du Re-form Party et leurs homologues «séparatistes» ont petit-déjeuné hier, à cinq jours d\u2019une rentrée parlementaire qui fait déjà saliver les journalistes et autres amateurs de débats dits virils, aussi connus sous le nom de vaudeville.Pour tout dire, ceux qui ont osé coller l\u2019oreille à la porte de la salle du Centre des congrès d\u2019Ottawa où les fraternelles agapes se déroulaient ont même entendu M.Manning livrer une partie de son allocution en français.Évidemment, il aurait été préférable pour les chroniqueurs de l'apocalypse que le sirop d\u2019érable authentique made in Québec se transforme soudain en vinaigre.qu'on admette qu\u2019une pancake à la canadienne ne se prépare pas sans casser d'œufs, bref qu\u2019on se retrouve avec une histoire baveuse entre les mains.Mais le but n était que de faire connaissance et.de ces scénarios, aucun ne s\u2019est produit.Il y «C'est comme au Super Bowl.Les joueurs des deux équipes fraternisent au banquet d'avant-match.Mais quand ils se retrouvent sur le terrain.» avait plutôt jusqu\u2019à Lucien Bouchard pour déclarer au sortir du meeting que «le Reform n\u2019est pas un adversaire», tout juste «un parti qui pense différemment du nôtre» à propos duquel «on verra s\u2019il pourrait devenir un allié», et pour annoncer la tenue prochaine de secondes boustifailles, convoquées par le Bloc celles-là.Hier, les paris étaient ouverts sur les croissants et l\u2019expresso corsé.Devant cette belle confrérie, on était tenté de se penser à un café cognac près de voir le Canada, comme disait Marx, remis sur ses pieds.Les frères ennemis, les deux moutons noirs qui se partageront coude à coude les banquettes de l'opposition en face de l\u2019Ontario, le yin et le yang de la politique fédérale n\u2019étaient-ils pas en train de réaliser dans sa plénitude le concept mystique d'Unité canadienne par-dessus la tète de Jean Chrétien?Et s'ils étaient au fond semblables dans leurs dissemblances, la voie d'avenir d\u2019un demi-continent que n\u2019arrive plus à tenir ensemble la bureaucratie d\u2019Ottawa?C'était aller un peu loin, et il a bientôt fallu déchanter un peu.Il y a de la bonne volonté de part et d\u2019autre, certes, comme chez Bob Ringma.l\u2019un des rares réformistes à parler français, qui s'est efforcé de convaincre ses commettants de Nanaimo, en Colombie-Britannique, que les députés du Bloc ont été élus démocratiquement et qu'ils méritent le titre d\u2019opposition officielle.Ou comme chez le député de Richelieu VOIR PAGE A 8: VERTU Ryan gérera la manne électorale Le ministre des Affaires municipales aura la main haute sur le 1,8 milliard destiné aux municipalités et aux régions BERNARD PLANTE LE DEVOIR Le ministre des Affaires municipales, Claude Ryan, \"f~ aura la main haute, d'ici à la tenue des prochaines élections, sur la gestion de 1,8 milliards destinés aux municipalités et aux régions du Québec.A huit mois, au plus, d\u2019un appel au peuple et compte tenu des relations tendues, au cours des dernières années, entre Québec et les municipalités, cette manne électorale n'est pas négligeable.Selon les informations obtenues par LE DEVOIR, la responsabilité de la gestion du programme fédéral de réfection des infrastructures (1,5 milliard sur deux ans dont les coûts sont partagés à parts égales entre Ottawa, Québec et les municipalités), de même que les décisions entourant la distribution des 320 millions (sur 3 ans) destinés aux Fonds de développement régionaux prévus dans le plan de relance du ministre Gérald Tremblay vont échoir sur le bureau de Claude Ryan.Ce plan du gouvernement est en chantier depuis VOIR PAGE A 8: RYAN La Direction de l\u2019état civil est complètement débordée «On souffre pour un travail qui n'a pas été fait depuis 25 ans» PAUL CAUCHON LE DEVOIR Six jours après son ouverture officielle au grand public, le nouveau bureau de la Direction de l\u2019état civil, mis en place avec la réforme du Code civil, est complètement débordé.Mais le directeur de l\u2019état civil au ministère de la Justice, Guy Lavigne, soutient que l'actuelle cohue se résorbera dans les prochaines semaines.Depuis l\u2019entrée en vigueur du nouveau Code civil le premier janvier dernier, tous les actes de naissance, de mariage et de décès sont fournis par la Direction de l\u2019état civil, plutôt que par les presbytères et mairies de la province.Pour ce faire, le ministère de la Justice a ouvert un buçeau à Québec et un à Montréal.A Montréal, le bureau loge au 2050.rue de Bleury, et depuis une semaine les ascenseurs de l'immeuble déversent un flot ininterrompu de citoyens venus chercher leur précieux petit papier légal (Le DEVOIR est bien placé pour constater la cohue, puisqu\u2019il loge dans le même immeuble).On peut pourtant obtenir à différents endroits (mairies et Palais de justice, paroisses, bureaux de Communication-Québec.d'Accès-Montréal) le fameux formulaire VOIR PAGE A 8: DIRECTION L E MONDE Salinas désarme, San Cristobal exulte PAGE A 5 i I.K I) K V dill.I.K .1 K I' I) I I !»\t.1 A X V I K It I II II I SI» MSÉStoaà Mi IÆIWV// ;\u2018-^s\t.*> Appel à Chrétien pour aider les Indiens du Chiapas JEAN CHARTIER LE DEVOIR !\u2022 .Le Comité d\u2019appui au peuple mexicain réclame une véritable négociation politique du gouvernement mexicain avec les Indiens du Chiapas et demande une intervention du premier ministre Chrétien pour que cessent les attaques armées contre les Amérindiens ainsi que les violations des droits de l'homme.Mme Maricela Guerrero, coordonnatrice du nouveau comité canadien, demande à voir ce qui arrivera du cessez-le-feu annoncé hier par le président mexicain.«Il est arrivé souvent que les annonces faites par le gouvernement Salinas ne correspondent pas à la réalité», a-t-elle déclaré.Un autre représentant du comité canado-mexicain.M.Mario Royas, qui siège à la Ligue des droits de l'homme, rappelle que le ministère de l\u2019Intérieur du Mexique a une longue histoire de violence.L\u2019ancien ministre de l\u2019Intérieur était gouverneur du Chiapas et il est considéré, responsable de l'état de violence dans cet Etat.M.Royas estime aussi que la première offre de dialogue présentée par le président Salinas n'était pas une offre sérieuse.«La modification de l\u2019article 27 de la Constitution mexicaine était agressive pour les Indiens, dit-il.En 1917, deux millions de Mexicains ont donné leur vie pour obtenir cette position et voilà que le président Salinas la modifie subitement».M.Royas demande au peuple canadien solidarité avec la demande d\u2019une né- gociation politique avec le peuple indien.On notera que le problème ethnique est considé-, rable au Mexique.On y compte 56 groupes ethniques formant 12 millions d\u2019habitants.Ia' représentant d\u2019Amnestie Internationale.M.Gilles Sabourin, réitère de son côté la demande d\u2019une enquête sur les violations des droits de la personne pendant la durée du conflit.L\u2019organisme est préoccupé des exécutions de cinq rebelles en dehors des combats ainsi que des tortures de civils et de rebelles arrêtés par les Forces mexicaines.Amnestie Internationale condamne avec autant de force les prises d\u2019otages par les rebelles et demande leur libération.On compte en tout 3000 Mexicains à Montréal sur les 5000 au Canada.La plupart de ces Mexicains parlent français, La conférence de presse des Mexicains s'est d'ailleurs déroulée entièrement en français.Une délégation du co-mité d\u2019appui au peuple mexicain partira lundi pour Chiapas.Elle comprendra aussi des représentants de Développement et Paix et de la Conférence des évêques canadiens.Le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, dont le président est Ed Broadbent, envoie, pour sa part, une délégation de quatre personnes aujourd\u2019hui même.Ia grand chef des Premières Nations, Ovide Mercredi, la dirigera.Ias autres membres de la délégation sont Peter Globensky et Madeleine Desnoyers, dudit centre, et Pierre Beaucage, anthropologue à l\u2019Université de Montréal.La Croix-Rouge à sec PRESSE CANADIENNE Plusieurs cliniques de la Croix-Rouge au pays éprouvent des difficultés à convaincre les Canadiens de donner de leur sang.La récession, un hiver inhabituellement froid avec son cortège de rhumes et de grippes, les méthodes plus rigoureuses de sélection des donneurs ainsi que l\u2019inquiétude suscitée par les dons de sang contaminé par le sida entre 1980 et 1985, ont tous contribué à la chute des dons de sang.Résultat: les réserves des banques de sang ont décliné de façon alarmante et devant l\u2019urgence de la situation, plusieurs sections de la Croix-Rouge au pays ont lancé ùn appel pressant aux Canadiens en santé, leur demandant de venir se relever les manches à leur clinique loca-lé;de dons de sang.«Les choses bougent un peu plus léfitement que nous le voudrions», commentait Mme Angela Prokopiak, du bureau national de la Société canadienne de la Croix-Rouge à Ottawa, en interview, hier.Pour combler tous les besoins en transfusions sanguines ou en produits du sang pour des interventions chirurgicales, des transplantations d\u2019organes, les soins aux cancéreux et aux autres patients, il faut environ 5000 unités par jour, dit Mme Prokopiak.Chaque unité consiste en 450 millilitres de sang.Toutes les 20 secondes, quelque part au Canada, quelqu\u2019un a besoin de sang.Mais dans certaines régions du pays, notamment Toronto, on ne dispose que de réserves suffisantes pour une journée, ou même moins.Od) Y a quatre grands groupes sanguins: A B, O et AB, divisés en types rhésus positif et rhésus négatif.Ce sont les groupes O et A qui connaissent les pénuries les plus graves, d\u2019ajouter Mme Prokopiak, parce que ce sont les grQupes sanguins du plus grand nombre de gens.A Montréal, une récente campagne de recrutement a permis de dénicher environ 8000 donneurs.Selon Mme Dominique Racene, de la section québécoise de la Croix-Rouge, ces campagnes sont organisées deux fois par année pour prévenir des pénuries trop criantes.Les campagnes ont attiré un nombre plus élevé que d'habitude de personnes qui venaient donner de leur sang pour la première fois, ont constaté les infirmières et volontaires de la Croix-Rouge.Près de 13% des clients d\u2019Hydro indemnisés PRESSE CANADIENNE Des 782 réclamations acheminées à Hydro-Québec en 1993 par des abonnés ayant subi des dégâts occasionnés par une panne d\u2019électricité, 101 ont été honorées (pu 12,9%) pour un montant total de 40 000$.Selon Helen Mayer, porte-parole d\u2019Hydro-Québec, ces chiffres n\u2019ont rien d\u2019exceptionnels et reflètent à peu de choses près la situation des années précédentes.De 80 à 85% des réclamations provenaient de simples citoyens et le reste d\u2019assureurs qui avaient déjà versé une compensation à leurs assurés.«Dans les 101 dossiers indemnisés, Hydro-Québec reconnaissait sa responsabilité.Il s\u2019agisssait surtout de pannes isolées, mineures et non des pannes majeures du réseau d\u2019Hydro-Québec.«Les grosses pannes reliées aux conditions climatiques tombent dans la catégorie des cas de force majeure», a expliqué Mme Mayer.PHOTO JACQUES NADEAU Lucie Lacava: les lecteurs sensibles à l\u2019esthétique reconnaîtront sa griffe.Un lifting pour L'actualité PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Le magazine L\u2019actualité apparaît aujourd\u2019hui en kiosque dans une toute nouvelle présentation graphique et typographique.Nouvelles fontes, usage plus judicieux de la photographie, nouvelles couleurs, constructions graphiques verticales, recours systématique aux exergues et aux capsules: les lecteurs sensibles à l\u2019esthétique y reconnaîtront la griffe de Lucie Lacava.Rédactrice en chef adjointe (direction artistique) au DEVOIR, Mme Lacava avait auparavant conçu la grille de la Gazette et du TV Times de Southam News avant de s\u2019attaquer, en 1992, à la refonte graphique du DEVOIR \u2014 un succès unanimement salué \u2014puis, en septembre dernier, à L\u2019actualité.La grille qu\u2019elle a conçue a été réalisée par l\u2019équipe de direction artistique de L\u2019actualité.Le but de l\u2019opération?«Donner plus de souplesse à la mise en pages, multiplier ses possibilités, répond Jean Paré, rédacteur en chef du magazine bimensuel.Il s\u2019agissait aussi de mieux s\u2019harmoniser avec le système informatique de mises en pages que nous avions depuis plus deux ans et avec lequel nos caractères étaient mal adaptés.» «Avant tout, il s\u2019agissait de faire plaisir au lecteur, de lui offrir un magazine qui se lit mieux, qui a davantage d\u2019unité», poursuit-il.Cette nouvelle grille est la cinquième depuis la création de L\u2019actualité en 1976.La dernière remontait à 1989.La première présentation graphique était l\u2019œuvre de Gilles Robert.\u2022 De prime abord, le nouveau look de L\u2019actualité fait très européen.Mais, dans la mesure où les magazines français imitent de plus en plus les magazines américains, ironise Jean Paré, on peut dire que L\u2019actualité propose une facture visuelle parfaitement québécoise.Chose certaine, sa grille ne ressemble en rien à celle de la plupart des magazines du Canada anglais.Deux autres publications de Maclean Hunter, soit L\u2019actualité médicale et L\u2019Union médicale, ont redessiné leur maquette.Le second magazine se «repositionne» afin de se consacrer désormais à la formation médicale continue.Avec la pauvreté, le chômage.La population en a assez, dit Larose PRESSE CANADIENNE Avec la pauvreté, le chômage, le travail au noir, les injustices dans la fiscalité, la population en a plus qu\u2019assez.Des «débordements sociaux» pourraient être à craindre en 1994 si les démunis ne sont pas écoutés.Le président de la CSN Gérald Larose estime que les gouvernements ont tort de «faire à leur tête» et de ne pas écouter «ceux qui s\u2019expriment», comme dans le secteur de la construction, où les ouvriers ont manifesté leur ras-le-bol en 1993.Si les gouvernements ne prêtent pas attention au mécontentement populaire; il pourrait même y avoir de la violence,a laissé entendre M.larose, hier, alors qu\u2019il dressait un bilan de 1993 et expliquait comment il voit l\u2019avenir en 1994.«Dans un tel contexte, les risques d\u2019éclatement et les débordements sociaux sont le plus à craindre.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on coupe dans l\u2019assurancechômage ou dans l\u2019aide sociale qu\u2019on élimine les chômeurs ou les assistés sociaux», affirmait-il.Invité à préciser sa pensée sur la possibilité de tels débordements sociaux, M.Larose s\u2019est lait vague, parlant de la violence qui se manifeste dans certaines sociétés, lorsque le ras-le-bol collectif atteint sa limite.«Il y en a qui vont prendre d\u2019autres moyens.» Au Québec, il cite le cas des ouvriers de la construction qui, devant une loi qu\u2019ils jugeaient particulièrement inique, en sont venus, dans certains cas, à des manifestations qui ont dépassé les bornes.Lorena Bobbitt décrit le «calvaire» de son mariage Manassas, Etats-Unis (AFP) \u2014 Lorena Bobbitt a expliqué hier comment elle avait été poussée à bout par quatre années de traitements avilissants de son mari John, dont elle a par la suite tranché le sexe avec un couteau en obéissant à une «pulsion irrésistible».Au troisième jour d\u2019un procès devenu un événement médiatique, devant le tribunal de Manassas (Virginie), la manucure d\u2019origine équatorienne a raconté le «calvaire», selon l\u2019expression d\u2019un avocat, de ses quatre années de mariage avec l\u2019ex-Marine, tentant de conforter un statut de victime à la barre, où elle a manqué de fondre en larmes à plusieurs reprises.Lorena Bobbitt, 24 ans, est inculpée de coups et blessures volontaires pour avoir coupé le pénis de son époux John Wayne Bobbitt, 26 ans, avec un couteau de cuisine dans la nuit du 22 au 23 juin.Elle risque 20 ans de prison et l\u2019expulsion définitive des Etats-Unis.En novembre, John Bobbitt avait été acquitté devant le même tribunal du viol conjugal dont l\u2019accusait sa femme.Après avoir décrit le milieu «catholique très pratiquant» dont elle est originaire, la jeune femme a raconté, avec une voix nouée par l\u2019émotion et dans un anglais hésitant, le «régime de terreur» imposé par son époux qu\u2019elle cherchait, clairement, à discréditer.Depuis l\u2019ouverture du procès lundi, la défense a entrepris de démontrer que lorena Bobbitt avait agi dans un moment de folie passagère causé par des années de traitements dégradants et après avoir été «violée une fois de trop».OUI m [I CONTENU! En voyant les installations ultra-modernes du YMCA Guy-Favreau.votre corps, déjà ça lui monte a la tète Dans une ambiance relave où travailler le physique remet le moral en forme, notre personnel spécialisé vous offre les conseils spécifiques a vos besoins Piscine.gym.ywging, salle d exercice, cours variés a horaires l'abonnement, tout est indus Voici même un flexibles., aveci laissez-passer pour venir en faire un premier essai _ __ __ __ __\tAu YMCA.la surprise.Z \u2022 P A S S E Tl .c est que le corps s'amuse a être bien dans sa tête1 | \u2022 AccM gntuc \u2022m court Kl | \u2022 VahUt juaqVai 31 ftmr 1M4 ' \u2022 Un lancyiwr par pmomt I \u2022 Nt dom droit qu\u2019à un Muta «ta.\u2022 Unt tmM pnm nt put udnr la lancrpamr qu\u2019uni Muta foiB.«i wti « nm 11171 Nom : YMCA GuyftwMu.200.bOi* Htn* Lxttqut out MH277 L'AUBERGE DU NOUVEAU CHEMIN >- PILULES >- ALCOOL Nous pouvons vous aider, 3 semaines dans une bonne ambiance pour redécouvrir et apprendre à vivre sans ces dépendances destructives.1-819-322-5066 Pau/L jjesn+n&L ¦ieulemettt L'Auberge du nouveau chemin C.P.1389, Val-David, Qc JOT 2N0 Maison de réhabilitation pour femmes dépendantes de l'alcool et des médicaments Solace JlaAO&lf, fondatrice Performance à l\u2019OTAN Un «grand succès», soutient le premier ministre Bruxelles (PC) \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien a qualifié de «grand succès» sa performance au sommet de l\u2019OTAN, qui a pris fin mardi, même si certains estiment que le Canada s\u2019est fail damer le pion par ses alliés.M.Chrétien a terminé sa première visite à l\u2019étranger en prenant tout le crédit pour le report des éventuelles frappes aériennes sur Srebrenica par les forces de l\u2019ONU et pour avoir persuadé les Serbes dé Bosnie de permettre aux Casques bleus néerlandais de relever leurs collègues canadiens.Le premier ministre a indiqué que certains pays membres de l\u2019OTAN favorisaient les frappes aé1-tiennes sur Srebrenica pour assurer la rotation des contingents de l\u2019ONU.M.Chrétien a rappelé qu\u2019il avait expliqué à ses homologues que l\u2019attaque n\u2019était pas nécessaire pour l\u2019instant.Il leur a dit que les Serbes de Bosnie avaient assuré les autorités canadiennes qu\u2019ils laisseraient la relève s\u2019effectuer sans problèmes au cours des prochaines semaines.M.Chrétien a rejeté les allégations selon lesquelles il aurait été ignoré par ses alliés, qui ont réaffirmé dans leur communiqué final qu\u2019ils envisageaient des frappes aériennes, sous l\u2019autorité de l\u2019ONU, sur Srebrenica, Tuzla et d\u2019autres villes bosniaques pour protéger les troupes et les missions humanfi taires.«Nous avons réussi, a rétorqué sèchement M.Chrétien.Lorsque vous êtes premier ministre d\u2019un pays qui compte des troupes là-bas (à Srebrenica), et que vous savez qu\u2019ils pourront partir sans problèmes, c\u2019est un grand succès.» Le secrétaire général de l\u2019ONU, Boutros Boutros-Ghali, a demandé hier à son émissaire spécial en ex-Yougoslavie, Yasushi Akashi, d\u2019examiner la faisabilité de frappes aériennes sur Tuzla et de faire rapport dès lundi prochain, lors d\u2019une réunion des hauts responsables de l\u2019ONU à Genève.Quelque 150 Canadiens protègent présentement l\u2019enclave à majorité musulmane de Srebrenica, entourée par les forces serbes.En décembre dernier, une tentative des Casques bleus suédois de relever leurs collègues canadiens avaient été contrée par les milices serbes.M.Chrétien a mis un terme hier à son périple d\u2019une semaine en Europe en rencontrant divers leaders belges, dont le premier ministre Jean-Luc Dehaene.Ses visites à Londres, Paris et Bruxelles ont pris des accents moins flamboyants que celles de ses prédécesseurs, le premier ministre voyageant même en jet d\u2019affaires, accompagné d\u2019un entourage restreint.«Ce n\u2019est pas Mulroney, tout en cordialité exubérante, avec une épouse éclatante et une suite autour de lui», commentait un membre de la délégation britannique à l\u2019OTAN.«Mais son style direct est rafraîchissant.» Les feux de la rampe médiatique ne se seront guère tournés vers le Canada durant ce sommet, jusqu\u2019au moment où, au dernier jour, la délégation britannique ne propose d\u2019effectuer des frappes aériennes' «punitives» sur Srebrenica et Tuzla.: Hier, M.Chrétien a esquissé un sourire forcé lorsqu\u2019on lui a demandé pourquoi il ne s\u2019était pas imposé de façon plus voyante sur la scène internationale, comme le faisaient ses prédécesseurs Brian Mulroney ou Pierre Trudeau.«J\u2019espère qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un modèle nouveau, a-t-il dit.Bien sûr, il y a moins de limousines, mais nous sommes d\u2019origine modeste.Je veux être moi-même.» Jean Chrétien t I.K I» K V (MR.I.K .1 K UDI I 3\t.1 A X V I K II I !» !» I A A -?LE DEVOIR *- MONTREAL La nouvelle présidente de la CUM souhaite la disparition de l\u2019organisme supra-municipal LAURENT SOUMIS LE DEVOIR Quelques minutes à peine avant son assermentation, la nouvelle présidente de la Com-nuinauté urbaine de Montréal (CUM), Mine Vera Danyluk, exprimait hier le vœu d\u2019être la dernière à diriger la destinée de cet organisme supra-municipal.Témoignant d\u2019un appui sans équivoque au rapport Fréchette sur l\u2019avenir de la région, l\u2019ex-mai-resse de Ville Mont-Royal a déclaré qu\u2019il était «fort possible que je devienne présidente d\u2019un organisme intermunicipal de services» destiné à remplacer la CUM.Plaidant l\u2019importance de la concertation régionale, la nouvelle présidente estime qu\u2019il faut envisager les changements à venir avec «ouverture d\u2019esprit et détermination».Au cours d\u2019un point de presse, Mme Danyluk a longuement insisté sur la préoccupation première de son mandat: «offrir des services de qualité aux citoyens au meilleur coût possible».Ne voulant pas s\u2019aventurer sur le terrain des compressions budgétaires, la 5e présidente de la CUM insistait plutôt sur la nécessité d\u2019augmenter la qualité des services et la productivité pour dégager des économies.L\u2019ex-présidente de la Conférence des maires de banlieue juge que la CUM supporte avantageusement la comparaison avec plusieurs grandes agglomérations américaines.Mais elle estime qu\u2019on peut faire davantage que ce qui a été fait avec les deux derniers budgets: l\u2019un en hausse de 0,6%; l\u2019un en baisse de 0,7%.Nouvelle philosophie Prêchant par l\u2019exemple, elle entend, immédiatement après sa première réunion du comité exécutif la semaine prochaine, réexaminer les dépenses de son bureau et entreprendre une tournée des services pour y répandre une nouvelle philosophie.«Tout employé doit savoir que son premier objectif est de servir les contribuables.Il aura alors le respect et la reconnaissance et trouvera la valorisation de son travail.» Mme Danyluk compte donner «la fierté et le sentiment de l\u2019appartenance» aux résidants de la CUM et ramener sur Pile ceux qui ont fui vers la banlieue.Elle n\u2019est pas prête pour autant à imposer la résidence aux employés de la Communauté.Stabilité budgétaire Elle prêche aussi pour l\u2019adoption de prévisions budgétaires triennales pour assurer la stabilité budgétaire aux municipalités membres.Appelée à commenter certains sujets d\u2019actualité, Mme Danyluk n'a pas voulu réprendre à son compte l\u2019opinion de son prédécesseur sur le raccordement de Laval au réseau montréalais de traitement des eaux avant de savoir si c\u2019est la position officielle de la CUM.Elle n\u2019entend pas non plus commenter l\u2019affaire Barnabé avant le dépôt du rapport d\u2019en- quête de la police.Elle dit ne conserver aucune rancœur contre les deux présidents des principales commissions de la CUM (transport en commun et sécurité publique), MM.Robert Perreault et Peter B.Yeomans, qui ne l\u2019ont pas appuyée lors de son élection le mois dernier.Le premier est sorti au moment du vote; le deuxième s\u2019est inscrit en faux.«Le système démocratique permet ce genre de choses, dit-elle.J\u2019admire M.Yeomans qui a été cohérent avec lui-même jusqu\u2019au bout.» La présidente de la CUM dit s\u2019être expliquée avec son homologue du comité exécutif de Montréal, Mme Léa Cousineau, qui lui reprochait de s\u2019être opposée à une proposition soutenue par la Ville quelques minutes à peine après son élection.L\u2019impétueuse première responsable de l\u2019administration montréalaise lui avait alors servi un retentissant «ça commence bien» sur le parquet de l\u2019hôtel de ville.Vera Danyluk félicitée hier par Jean Doré PHOTO JACQUES NADEAU' Le rapport Pichette rejeté en bloc KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La première vague d\u2019enthousiasme passée, des Municipalités régionales de comtés (MRC) dénoncent le rapport du Groupe de travail sur Montréal et sa région rendu public au début de décembre.Les six MRC, dont Laval, y voient un manque flagrant de considération pour les banlieues et une perte injustifiée de responsabilités.«On n\u2019accepte pas le rapport Pichette (du nom du président du Groupe).Il ne reflète pas les solutions que nous avons présentées lors des audiences publiques.11 favorise l\u2019île de Montréal et c\u2019est d\u2019ailleurs pour ça que le maire de Montréal s\u2019est empressé de l\u2019endosser», critique le préfet de la MRC Deux-Montagnes, Jean Prévost.Ce dernier confirme que ce désaccord est partagé par cinq autres représentants de MRC de la rive nord (Laval, Mirabel, Vaudreuil-Soulanges, Les Moulins, L\u2019Assomption).Etonnamment, le maire de Laval et préfet de la MRC du même nom, Gilles Vaillancourt, s\u2019était dit satisfait lors de la sortie des recommandations du Groupe de travail.Hier, il a refusé de commenter sa volte-face.Quant à l\u2019éventualité de partager les coûts des infrastructures de la Ville de Montréal, les représentants des MRC témoignent fort peu d\u2019enchantement.«La démonstration reste encore à faire que nous coûtons cher à la ville centrale», affirme le directeur général de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, André Boisvert.«On a tous un point d\u2019interrogation et un gros point d\u2019interrogation», affirme le préfet de la MRC Les Moulins, Irénée Forget, qui indique que la possible disparition des MRC telle que le suggère le rapport Pichette, est inacceptable.Même son de cloche du côté de la MRC de Vaudreuil-Soulanges (le comté du premier ministre désigné) où le préfet, Luc Tison, soutient que la «MRC est une structure efficace et beaucoup plus près de nos citoyens.11 faut la défendre afin de garder notre autonomie locale».«La structure proposée, c\u2019est ni plus ni moins qu\u2019un gouvernement dans un gouvernement et nous, nous deviendrions que des percepteurs de taxes.Ça sera très difficile à vendre», prévoit M.Prévost qui croit par ailleurs que «c\u2019est le temps d\u2019avoir des discussions intelligentes».Chose certaine, des débats houleux sont à prévoir dans les prochaines semaines alors que le gouvernement doit faire connaître ses intentions face au suivi à donner aux 105 recommandations du Groupe de travail sur Montréal et sa région.Dans un communiqué de presse, M.Tison remet en question le rapport qui «ne tient pas compte des opinions des populations locales, qui ont fait un choix de vie en venant s\u2019établir» hors de Montréal.«Affaire Barnabé» Un travail de fini LE DEVOIR Les deux substituts du Procureur général dans le dossier de Richard Barnabé achèvent, selon toute Vraisemblance, leur travail.; L\u2019un d\u2019eux, Me Denis Dionne a quitté son point d\u2019attache à Alma, Hier, pour se rendre à Québec.Avec son collègue, Me Sabin Ouel-lçt, il a rencontré, en soirée, deux enquêteurs de la Sûreté du Québec qui ((evaient alors être en mesure d\u2019apporter aux deux avocats les détails qui manquaient pour qu\u2019ils puissent compléter l\u2019examen du dossier.! Ces nouveaux éléments de l'enquête seront comparés à la preuve qui est déjà entre les mains de la Couronne.Me Sabin Ouellet précise que ça Michel Gagné à la KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Deux ans et demi après que Québec ait ordonné une enquête administrative sur de possibles conflits d\u2019intérêts à la Ville de Boisbriand, la Commission municipale du Québec entend aujourd'hui le témoignage du maire de l\u2019endroit, Michel Gagné, qui serait impliqué dans la controverse.A l\u2019origine, un terrain de la municipalité a été vendu à l\u2019époux d'une conseillère qui est également partenaire du maire Gagné dans une compagnie privée, Faméga International.Cette entreprise s\u2019est portée acquéreur du dit terrain un an plus tard.ne veut pas nécessairement dire qu'une décision définitive sera prise dans les prochaines heures.Au terme de l\u2019examen du dossier les conclusions seront communiquées au sous-ministre de Injustice, Me Michel Bouchard.Les médias seront informés par voie de communiqué.La responsabilité politique du dossier revient maintenant au nouveau ministre de la Sécurité publique, Robert Middlemiss, et à une nouvelle figure au Conseil des ministres, Roger Lefebvre, qui est devenu mardi ministre de la Justice.' le chauffeur de taxi, Richard Barnabé, repose toujours dans un coma profond à l'Institut neurologique de Montréal.barre des témoins Malgré une pétition de 5000 noms pour destituer le maire, celui-ci a toujours refusé de démissionner, voulant faire connaître sa version des faits.En outre, la Ville de Boisbriand a tenté à plusieurs reprises de bloquer le déroulement de l\u2019enquête gouvernementale à coups de procédures juridiques.mais en vain.En effet, depuis novembre dernier, la Commission municipale du Québec a entrepris des auditions publiques sur le dossier qui devraient se terminer d\u2019ici la lin du mois.Selon le président de l\u2019organisme, Jacques O'Bready.les conclusions de cette histoire rocam-bolesque devraient être connues au printemps. candidat affirme avoir le soutient de 80% de la machine qui a fait élire M.Jacob aux élections fédérales avec une majorité de 23 000 voix.Il dit avoir l\u2019appui de la moitié des membres de l'exécutif du PQ local.U n\u2019a pas peur d\u2019affronter M.Rochon, même ce dernier a obtenu l\u2019appui de la direction du parti.Indépendantiste depuis toujours, M.Verret est un nouveau venu en politique.Il dit avoir été régulièrement courtisé depuis un an par des militants locaux pour qu'il se présente à l'investiture.L\u2019ancien président de l\u2019exécutif local, M.Yves Boivin, qui a cédé sa place l\u2019automne dernier pour se consacrer à la campagne de M.Rochon, ne prend pas l\u2019affaire à la légère.Lorsque nous l\u2019avons rejoint, avant-hier, il ne connaissait pas l\u2019identité du candidat adverse.Mais il s\u2019attendait à ce qu'il y en ait un.Une demi-douzaine de noms ont circulé depuis quelques mois.M.Boivin estime que la candidature de M.Rochon se- ANDRÉ BELLEMARE PRESSE CANADIENNE Québec \u2014 Il y a longtemps que le poids de la région de la capitale québécoise n\u2019a paru si léger au sein du conseil des ministres depuis la formation du cabinet du nouveau premier ministre Daniel Johnson.Un seul député, Jean Leclerc, de la circonscription de Taschereau, fait partie d'un cabinet en remplacement de trois élus de la région de Québec, Marc-Yvan Côté, Gü Ré-millard, deux ministres seniors dans le gouvernement Bourassa, et Lawrence Cannon.La région de la capitale compte 11 circonscriptions.Par contre, la région de Montréal est représentée par 12 ministres (sur 21).Et encore M.Ixclerc n\u2019est-il que ministre délégué, sans pouvoirs réels, aux Services gouvernementaux, une nouvelle direction.Cette situation de faiblesse a été vertement décriée hier par au moins deux députés du Parti québécois, Jean Filion (Montmorency) et Jean Garon (Lévis), et par le président du PQ de la capitale nationale, Rosaire Bertrand.«La représentation démographique de la région de Québec exige au moins trois ministres et non seulement un ministre délégué.En ce sens et à compétence égale, le nouveau titulaire du ministère du Revenu aurait dû être un député de notre région», estime M.Filion en ajoutant que M.André Vallerand, nouveau ministre du Revenu, ne possède pas plus de qualifications qu\u2019un de ses collègues de Québec sauf celle d\u2019être en plus un député de la région de Montréal.Le député de Montmorency dénonce «cet affront» aux électeurs de Québec et reproche vivement au nouveau chef du gouvernement «de faire fi de la démoera- rait très positive pour le comté.Il est éminemment minis-trable, ayant mené à bien les travaux de la commission qui a porté son nom et qui a influencé la réforme de la santé.Son expérience sur la scène internationale (M.Rochon a quitté son emploi de directeur de la Division de la protection et de la promotion de la santé à l'Organisation mondiale de la santé pour se porter candidat péquiste) est un atout dans le contexte où le PQ souhaite réaliser la souveraineté.Cette fronde survient après plusieurs mouvements similaires dans d\u2019autres comtés de la région de Québec.Dans Vanier, une femme issue du milieu local, qui travaille également comme attachée politique d\u2019un député péquiste, Mme Diane Barbeau, a infligé la défaite, le 12 décembre dernier, à un autre candidat prestigieux, M.Louis Duclos, ancien député fédéral dans Montmorency, qui personnifiait au PQ ces fédéralistes repentis dont les souverainistes auront besoin pour gagner le référendum.Dans Umoilou, l\u2019ancien président de la Communauté urbaine de Québec, M.Michel Rivard, qui a reçu l\u2019appui explicite du chef Jacques Parizeau, est lui aussi contesté.Une militante locale, Mme Nicole Madore, syndicaliste et péquiste de longue date, a publiquement reproché à son chef de «manquer d\u2019éthique politique», en se ran- tie».Quant à M.Bertrand, il trouve «tout à fait inacceptable que la capitale de l\u2019.tat du Québec ne se retrouve qu\u2019avec un seul ministre, délégué de surcroît, sans portefeuille».«De mémoire, on n\u2019a jamais vu un gouvernement traiter sa capitale avec aussi peu d\u2019intérêt.C\u2019est tout simplement scandaleux», a-t-il ajouté.Le candidat péquiste dans Charlevoix aux prochaines élections générales est d\u2019avis que ce «vide politique» dénote un manque fondamental de respect pour la population québécoise et il souhaite que les autres régions réagissent vivement à cette «aberration».Le député Garon a dit que, devant cette faible représentativité, plus que jamais la région de Québec devra compter sur la vigilance des syndicats de la Fonction publique pour défendre ses intérêts dans le dossier de la réorganisation de la machine administrative de l\u2019État.Le premier ministre Johnson a répondu, à la fin de la séance du cabinet, qu\u2019il comprend la déception de ses collègues de la région de la capitale et qu\u2019il les rencontrerait sous peu pour discuter de la situation.Il a expliqué la complexité d\u2019un tel exercice (la nomination de ministres) en ajoutant qu\u2019il a essayé de respecter une certaine symétrie.Par ailleurs, l\u2019opposition officielle s\u2019en est prise à la réorganisation administrative annoncée par le premier ministre lors de la présentation de son cabinet mardi.le député de Lac-Saint-Jean, Jacques Brassard, ne perçoit aucun fil conducteur derrière les fusions et démantèlements de ministères, les transferts d\u2019organismes gouvernementaux ou de directions, d\u2019un ministère à l\u2019autre.le nouveau chef du gouvernement doit apporter des précisions et plus d\u2019éclaircissements à l\u2019intention des nombreuses personnes affectées par cette restructuration.géant de facto dans le camp de son adversaire.la bisbille a également failli éclater dans Louis-Hébert où le vice-président du parti, M.Paul Bégin, a finalement été choisi candidat sans opposition.Ix président de la région de la Capitale nationale, M.Rosaire Bertrand, fait aussi face à de l\u2019opposition dans son comté, Charlevoix.Une guerre fratricide avait déchiré les militants pé-quistes dans Montmorency où, malgré tout, le député actuel, M.Jean Fillion, a conservé la faveur de la majorité;.À cette époque les gros mots avaient volé fort.Le président du PQ local, M.Fernand Tnidel, avait reproché au président régional, M.Rosaire Bertrand, sa «constante préoccupation de s\u2019opposer à toute intitiative des élus régionaux au cas où cela porte ombrage au «cheuf».» Cette allusion à Maurice Duplessis, pour dépeindre Jacques Parizeau, avait provoqué un tollé général.Début novembre, le député de Lévis, Jean Garon, avait pris la peine de faire une mise en garde à la direction du parti contre la pratique des «comtés réservés» à des ve?dettes.Il avait écrit dans une lettre que cette pratique était de nature à écarter des candidatures valables.Seule la candidature de l\u2019ex-présidente de la Fédération des Infirmières, Mme Diane Lavallée, dans Jean-Ta-, Ion, semble obtenir l\u2019assentiment général.Elle n\u2019a pas d\u2019opposants.Même si la souveraineté l\u2019emporte Le BQ restera à Ottawa Ottawa (PC)\u2014 Le Bloc québécois restera à Ottawa même si la souveraineté l\u2019emporte lors d\u2019un éventuel référendum au Québec, a déclaré Lucien Boui chard hier à Ottawa.\t» «S\u2019il y a un vote favorable à la souveraineté, le Bloc ne rentrera pas au Québec le lendemain, nous resterons ici à Ottawa», a expliqué le chef du Bloc lors d\u2019une conférence de presse clôturant un caucus de deux jours de ses députés.«On restera ici parce que le Québec ne sera pas ipso facto souverain, a-t-il poursuivi.Il y aura une transition à faire, des arrangements à conclure avec le gouvernement fédéral, ce sera une période de transition critique et nous serons là.» Selon Lucien Bouchard, le Bloc québécois devrait alors jouer son rôle le plus important.Le Québec, a-t-il évoqué hier, devra notamment songer à assumer une partie de la dette du gouvernement fédéral.«C\u2019est dans l\u2019intérêt de tous les Canadiens et des Québécois de juguler ce cancer», a prévenu le chef du Bloc hier.Même s\u2019il refuse d\u2019envisager une défaite de l\u2019option souverainiste lors d\u2019un éventuel référendum au Québec, il estime que, dans un tel scénario, lui-même et les 53 députés du Bloc québécois ne traîneront pas dans la capitale fédérale.«Ce serait incohérent avec notre mission», a-t-il dit.Des élections sont prévues au Québec en 1994.Si le .Parti québécois est élu, un référendum sera probable» ment tenu l\u2019année suivante.Ce qui adviendra du Bloc québécois sera déterminé en temps et lieu, a fait comprendre le leader de l\u2019opposition.À quelques jours de la rentrée parlementaire, le lea-, der du Bloc québécois a indiqué hier qu\u2019il se battra farouchement pour le maintien des programmes sociaux.«Que dans un premier mouvement, on veuille s\u2019en prendre aux démunis, ce n\u2019est pas digne de la tradition canadienne et de la tradition québécoise», a déclaré Lucien Bouchard, qui craint que le gouvernement et le Reform Party favorisent des coupes dramatiques.«Il faut d\u2019abord et avant tout aller chercher l\u2019argent là où il se trouve, a-t-il insisté, dans l\u2019appareil gouvernemental, dans les budgets militaires, dans les dédouble» ments.» Il demandera à tous les partis aux Communes de for?mer une commission parlementaire afin que soient passés au crible tous les postes budgétaires de l\u2019admi» nistation fédérale.11 compte aussi sur le vérificateur général du Canada pour chiffrer le coût des chevauchements administratifs des gouvernements.«Il ne faut pas compter sur les bureaucrates pour se dégraisser eux-même, a-t-il lancé, il faut que le Parle-! ment s\u2019en mêle.» Le leader de l\u2019opposition demandera aussi au vérificateur de préciser les sommes que les grandes entreprises et les «familles riches et puissantes» soustraient en toute impunité chaque année au fisc.«Un scandale terrible dont personne ne parle», a-t-il déploré.Le Bloc tentera aussi de forcer le gouvernement à te-: nir ses engagements électoraux en matière de relance économique.Selon Lucien Bouchard, le programme libéral de ré-1 fection et de conduction des infrastructures ne pourra sortir l\u2019économie de sa torpeur.\t! PHOTO PRESSE CANADIENNE \t i Daniel Johnson à son premier conseil des ministres hier, en compagnie de Monique Gagnon-Tremblay, ministre déléguée à l\u2019Administration et à la Fonction publique, et Roger Lefebvre, ministre de la Justice.Québec, poids plume dans le cabinet La région de Montréal est représentée par 12 ministres Johnson veut du concret d\u2019ici une semaine Le téléthon de la paralysie cérébrale POUR MIEljX VIVRE NOS DIFFERENCES LES 22 ET 23 JANVIIK 1994 DE 21 HEURES A 21 HEURES Québec (PC)\u2014 Avant même de confirmer officiellement leur nomination au conseil des ministres, le nouveau chef du gouvernement québécois Daniel Johnson a exigé de ses 20 collaborateurs qu\u2019ils lui présentent des projets concrets de création d\u2019emplois et de réduction des coûts au plus tard une semaine après leur entrée en fonction.A sa première réunion du conseil des ministres, hier, M.Johnson a fixé les conditions de travail de ses collaborateurs et clairement indiqué qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention d\u2019attendre très longtemps avant d\u2019obtenir des résultats.«I.orsque j\u2019ai communiqué avec mes 20 futurs collaborateurs, la semaine dernière, a-t-il déclaré, je leur ai fait connaître mes préoccupations dans chacun des ministères et des programmes de création d'emplois et de réduction des dépenses tou- chant les consommateurs et les contribuables.«Aujourd\u2019hui (hier), je leur ai demandé, dans le cadre d\u2019un plan général que je leur ai fourni et que je ferai connaître plus tard, a poursuivi le premier ministre, de me rapporter des idées spécifiques sur ce qu\u2019ils entendent faire à très court terme afin de respecter nos objectifs de création d\u2019emplois, de réduction des coûts et de maintien des services.» M.Johnson a précisé qu\u2019il a pris le temps de suggérer à chacun de ses ministres quatre ou cinq sujets importants sur lesquels il souhaite qu\u2019ils se penchent dans les plus brefs délais et trouvent des ré-ponses.«On parle ici d\u2019au moins 80 sujets», a-t-il dit.Ix* premier ministre a aussi promis de respecter les objectifs énoncés dans le plan de relance du mi- nistre de l\u2019Industrie, du Commerce et de la Technologie Gérald Tremblay, annoncé en décembre, de créer au moins 35 000 emplois avec les 300 millions.*?et plus déjà promis annuellement pour le développement des régions «ce qui devrait se solder par des programmes et des projets décidés par les intervenants régionaux».«Mes collègues du conseil des ministres, a-t-il souligné, ont jusqu\u2019à mercredi prochain pour présenter des projets spécifiques qui devront se concrétiser dans les prochaines semaines ou dans les prochains mois.» C'est pourquoi la réunion du conseil des ministres de la semaine prochaine durera toute la journée, \u2022\u2022précisément pour préparer cette liste de projets et choisir les priorités».Fort surprenant de la |>art d'un exprésident du Conseil du Trésor qui a longtemps vu le salut des finances publiques dans la seule réduction des dépenses publiques, M.John» son, devenu premier ministre, a affirmé.hier, qu\u2019il était maintenant davantage préoccupé par la création\u2019 d'emplois.«Je veux voir des projets, a-t-il dit, je suis davantage préoccupé par la création d\u2019emplois, ce que la réduction des dépenses ne peut pas apporter, même si elle permet au gouvernement de satisfaire certains, besoins dans des secteurs priori» taiçes.» À ses détracteurs qui ont souligné, depuis la prestation de serment de son cabinet mardi, que le nouveau gouvernement n\u2019est pas légitime et qu'il doit déclencher immédiatement des élections générales, le nouveau premier ministre a répliqué «qu\u2019au contraire le gouvernement est légitimement constitué, qu\u2019il a été élu et que son mandat n'est pas terminé». I.K I) i: V II I II .I K .1 K l'IH I !» I A X V IKK I II II I A LE DEVOIR - LE MONDE De Prague à Moscou en passant par Kiev, la tournée du président américain Clinton veut amadouer l'Est Mais Lech Walesa accuse la Russie et en demande davantage de Washington Bill Clinton est arrivé cette nuit à Moscou pour une visite officielle de deux jours en Russie, en provenance de Kiev où il a fait une brève escale.Dans la capitale ukrainienne, où il a rencontré le président Leonid Kravtchouk, M.Clinton avait annoncé que les États-Unis, la Russie et l\u2019Ukraine étaient «prêts à signer» un accord sur le démantèlement de l\u2019arsenal nucléaire ukrainien.Plus tôt dans la journée, et faisant contre mauvaise fortune bon coeur, les quatre pays du «Groupe de Vysegrad» (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie), dont les dirigeants ont rencontré le président américain, ont décidé à Prague d'adhérer au plan américain de «Partenariat pour la paix», adopté lundi par l\u2019OTAN.Seul le président polonais Lech Walesa a rechigné devant ce plan qu\u2019il considère largement insuflisant.PHOTO AP Lech Walesa, Bill Clinton et Vaclav Havel, hier à Prague.Des sentiments mélangés.D'APRES AFP Prague \u2014 Ix\u2018 président polonais Lech Walesa a accusé hier à Prague la Russie de «faire chanter» l\u2019Occident «qui hésite», pour empêcher un élargissement de l\u2019OTAN à l'Est que Moscou «perçoit comme une ennemie».Dans un toast, dont le texte a été distribué à la presse après le déjeuner officiel du président Bill Clinton avec les présidents des quatre pays du groupe de Vysegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie), M.Walesa a réaffirmé ses «doutes» vis-à-vis du «Partenarial pour la paix» proposé par le président Clinton.«C\u2019est un pas dans la bonne direction, mais un pas trop petit», a-t-il dit.«Nous espérons que nos entretiens d\u2019aujourd\u2019hui ouvriront un nouvel horizon et que notre marche vers l\u2019OTAN en sera accélérée.» Par ailleurs, M.Walesa a déploré que l\u2019unité européenne «soit toujours loin».«Notre continent est toujours divisé entre le bloc de l'Europe occidentale et ce qui reste après la faillite du communisme», a-t-il estimé.«Ni les structures de sécurité, ni les structures économiques n\u2019ont été élargies.Nous nous sommes arrêtés à mi-chemin.» «11 n\u2019y a pas de projet pour ce qui reste après la faillite du communisme.Il semble que les grands de ce monde aient intérêt à maintenir cet état des choses.La vision d\u2019une maison commune s\u2019éloigne et revient l\u2019idée d\u2019une Europe divisée, champ de confrontation», a poursuivi le président polonais.«D\u2019un côté il y a la Russie, qui exerce un chantage, car elle a peur d\u2019un élargissement des possessions de l\u2019OTAN, qu\u2019elle considère comme ennemie.De l\u2019autre, il y a l\u2019Occident, qui hésite.» «L\u2019Europe centrale ne doit pas être une «zone grise» ni un vide en ce qui concerne la sécurité.Une région où renaîtraient les démons du passé, la peur de la déstabilisation et l\u2019incertitude du lendemain», a encore dit M.Walesa.De son coté, le président tchèque Vaclav Havel a estimé dans son toast qu«il n\u2019est pas possible ni désirable d\u2019isoler la Russie.mais l\u2019extension de l\u2019OTAN à l\u2019Est n\u2019amènerait pas pour autant un ennemi aux frontières de la Russie.Nous rejetons toutes les voix en Russie qui veulent à tout prix éviter une telle extension en l\u2019interprétant comme un danger ou qui préconisent un retour à une sphère d\u2019influençe en Europe centrale.Nous sommes un Etat indépendant, qui décide souverainement de sa politique et de ses alliances».La Hongrie est également favorable au plan américain.«Le Partenariat pour la paix est un projet qui facilitera le rapprochement de la Hongrie et de l\u2019OTAN», a estimé mardi M.Janos Herman, porte-parole du ministère hongrois des Affaires étrangères.«La Hongrie, a-t-il ajouté, entend toujours devenir membre à part entière de l\u2019OTAN et nous utiliserons toutes les formes de coopération pour rapprocher notre pays de l\u2019OTAN».Enfin, le président slovaque Michal Ko-vac a déclaré hier matin lors d\u2019un entretien bilatéral avec le président Vaclav Havel que «le Partenariat pour la paix est une grande occasion pour l\u2019intégration des pays d\u2019Europe centrale dans la sphère de civilisation euro-américaine et de valeurs européennes, dont l\u2019OTAN assure la protection et la garantie».Dénucléarisation de l'Ukraine Kiev va signer Kiev (AFP) \u2014 Les présidents américain Bill Clinton, russe Boris Eltsine et ukrainien Leonid Kravtchouk «sont prêts à signer vendredi» un accord portant sur le démantèlement de l\u2019arsenal nucléaire ukrainien, a déclaré hier soir à Kiev le président américain.Dans une déclaration lue après un entretien d\u2019une heure et demie avec son homologue ukrainien à l\u2019aéroport de Kiev, Bill Clinton a indiqué que cet accord «ouvre la voie à une nouvelle forme de coopération économique et politique entre les deux pays»., «L\u2019accord accroîtra la sécurité des Etats-Unis, de l\u2019Ukraine, de la Russie et du monde entier», a-t-il dit.M.Clinton a indiqué avoir invité l\u2019Ukraine à participer au «Partenariat pour la paix».Sur le plan économique, M.Clinton a annoncé que les Etats-Unis étaient «prêts à accroître substantiellement leur soutien» pour aider l\u2019Ukraine à avancer sur la voie de la réforme économique.Cette aide est de 155 millions de dollars pour l\u2019année budgétaire en cours.Pour sa part, M.Kravtchouk a déclaré que «l\u2019Ukraine respectera ses obligations» et «ne se mettra pas en travers de la voie menant au désarmement».Il s\u2019est toutefois montré beaucoup plus prudent que M.Clinton: «Nous nous sommes approchés d\u2019une solution (.) J\u2019espère que le parlement soutiendra la mise en oeuvre de cet accord», a-t-il dit.Plusieurs sources à Kiev, notamment des députés de l\u2019opposition, ont mis en doute ces derniers jours l\u2019autorité du président Kravtchouk à signer un tel accord.«J\u2019espère que le parlement sera plus intelligent», a dit M.Kravtchouk.Le parlement ukrainien, majoritairement opposé à M.Kravtchouk, avait partiellement ratifié en novembre dernier le traité START I de désarmement stratégique signé entre l\u2019URSS et les Etats-Unis en 1991.M.Clinton a par ailleurs annoncé que le président ukrainien effectuerait une visite officielle en mars prochain à Washington.La Pologne est déçue, la Hongrie, la Tchéquie et la Slovaquie se disent satisfaites Salinas désarme, San Cristobal exulte Les affrontements ne sont plus que sporadiques dans le Chiapas Kaboul de nouveau sous le feu rebelle Interminable guerre afghane ) Les perspectives d'un règlement politique plus éloignées que jamais » » \u2022 L'aviation des chefs rebelles afghans a bombardé hier les positions du gouvernement à Kaboul pour la troisième journée consécutive.Après une pause nocturne, les combats terrestres se sont aussi ixwrsuivis entre les troupes du président Burhanuddin Rabbani et celles de Gulbuddin Hekmatyar et du général Abdul Rachid Dostum.Les rebelles ont tiré environ 200 roquettes sur la ville, faisant au moins six tués et 20 blessés, a déclaré Radio-Kaboul.Islamabad (AFP) \u2014 Les factions qui se disputent le pouvoir à Kaboul ont démontré, en 12 jours de combats et au prix de centaines de morts, qu\u2019elles étaient incapables de remporter une victoire militaire décisive et les perspectives d\u2019un règlement politique semblent éloignées.«Les chefs afghans sont pris dans un tourbillon et aucun ne parvient à en sortir», déclare un diplomate.Depuis la chute du régime communiste (avril 1992), les factions afghanes, en cherchant à étendre leur territoire, ont plongé le pays dans la fragmentation, l\u2019insécurité et l\u2019anarchie, à l\u2019exception de quelques poches de relative tranquillité, comme Herat (ouest).Les derniers combats, à Kaboul et dans la région de Mazar-i-Sharif (nord), ont confirmé que la situation politique ne correspond plus à la ligne de fracture ethnique, opposant les Pachtounes du sud, traditionnellement dominants, aux minorités éthiques du centre et du nord (Tadjiks, Ouzbèks et Hazaras), même si celle-ci reste vivace dans les esprits.Alors que la deuxième grande «bataille de Kaboul», en août 1992, avait opposé les minorités ethniques, combattant au coude à coude, au Hezb-i-Islami de Gulbuddin Hekmatyar, dominé par les Pachtounes, les récents affrontements mettent aux prises les Tadjiks du commandant Ahmed Shah Massoud d\u2019un côté et le Hezb allié aux Ouzbèks du général Rashid Dostam de l\u2019autre.Les Hazaras, chiites du centre, restent neutres.Tous les coups sont permis Les cartes idéologiques sont également brouillées: Hekmatyar, considéré comme le plus fondamentaliste des chefs afghans, fait assaut de modération, courtise les Occidentaux, et a noué, dans les derniers combats, une alliance de fortune avec son ennemi juré, Dostam, le chef des anciennes milices communistes, dont le revirement début 1992 avait été un facteur décisif de la chute du président Najibullah.«Il s\u2019agit maintenant purement et simplement d\u2019une lutte pour le pouvoir», a noté un diplomate.Tous les coups sont permis, les alliances les plus surprenantes peuvent se nouer, selon l\u2019intérêt du moment.Une autre évolution en profondeur s\u2019est produite au détriment de la faction tadjike du président Burhanuddin Rabbani et de Massoud, qui contrôle le centre de Kaboul et l\u2019aéroport.Alors qu\u2019en août 1992, Hekmatyar luttait seul contre Massoud, qui avait le soutien de huit autres factions, la situation est aujourd\u2019hui inversée: Hekmatyar se bat avec les Ouzbèks, qui représentent une force importante à Kaboul et dans le nord.Massoud apparaît totalement isolé, à l\u2019exception du soutien de la faction Ittehad, pro-saou-dienne, dont le poids militaire n\u2019est pas déterminant.Beaucoups d\u2019Afghans reprochent à Rabbani et Massoud d\u2019avoir monopolisé le pouvoir.«Ils n\u2019ont pas su élargir leur base politique.Ils n\u2019ont pas su échapper à leur provincialisme du Badakhsan (province de Rabbani) et du Panjshir (district natal de Massoud)», a estimé un homme politique afghan.Di plupart des postes importants sont occupés par des Badaskhsis ou des Panjshiris.Au ministère des Affaires étrangères, pas un seul poste n\u2019a été dévolu au Hezb-i-Is-lami, dont le chef est pourtant premier ministre en titre.Les accords de paix ont échoué les uns après les autres.Les Nations unies, l\u2019Organisation de la Conférence islamique, le Pakistan, l\u2019Iran, tentent de renouer les fils du dialogue.Un dialogue miné par la haine, la méfiance et les indicibles souffrances de la population civile.SERVICE ESPAGNOL DE L\u2019AFP Mexico \u2014 Dans un message solennel à la nation, le président mexicain Carlos Salinas a décidé hier de «suspendre toute initiative militaire» ,et de proclamer unilatéralement un cessez-le-feu dans l\u2019Etat de Chiapas où a éclaté une révolte du Front zapatiste de libération nationale (FZLN) le 1er janvier.Ce geste se veut un «message de conciliation, de paix et de respect des droits humains», ajoute le communiqué.Entre-temps, on signalait à la frontière guatémaltèque un regain de tension qui coïncidait avec le retour prévu, hier, de plus de 1000 réfugiés guatémaltèques qui doivent être accueillis par des personnalités locales et par des organisations internationales.Des soldats guatémaltèques versés dans la lutte anti-guérilla affirment haut et fort, par exemple, près du poste de douanes de La Mesilla, qu\u2019«aucun insurgé mexicain ne franchira la frontière».Ix> président du Guatemala, Ramiro de Leon Carpio, doit se rendre demain souhaiter la bienvenue à ces réfugiés qui s\u2019établiront à Nenton, dans un domaine du nom de La Chacula.Un journaliste de l\u2019AFP à San Cristobal de las Casas a pu observer hier les signes d\u2019allégresse qui ont suivi de peu la diffusion du message présidentiel, à proximité de commerces dont les appareils en vitrine étaient branchés sur les actualités.Les chevaux de frise qui bloquaient les routes pour former des barrages contrôlés par les militaires disparaissent peu à peu et la population se sent davantage libre de circuler, mais ce courant exlut les «zones de guerre», soit les abords de localités que le Front zapatiste avait occupées le 1er janvier: Ocosingo, Tenejapa, Altamirano, Las Margaritas.L\u2019année n\u2019a toutefois pas réussi encore à pénétrer dans Guadalupe Tepeyac, toujours contrôlée par le Front qui y aurait 500 guérilleros retranchés.Depuis cinq jours environ, les affrontements frontaux ont cessé.On n\u2019a enregistré que des tirs sporadiques, comme ce fut le cas mardi soir contre les casernes de la 31e zone militaire, à proximité de San Cristobal.Les villages occupés aux premières heures du soulèvement «zapatiste» sont Ocosingo, Tenejapa, Altamirano, Las Margaritas et Guadalupe Tepeyac.L\u2019armée n\u2019a toujours pas pu pénétrer dans ce dernier, les rebelles ayant obstrué les routes qui y mènent.Au Chiapas, nombreux sont ceux qui attendaient avec espoir l'arrivée de M.Manuel Camacho Solis, ancien maire de Mexico qui espère obtenir la conclusion d\u2019une trêve acceptée par tous.Les premières paroles de M.Camacho ont d\u2019ailleurs été prononcées en langue tzeltzal et constituaient un appel à la réconciliation «du plus profond du coeur».San Cristobal, que les zapatistes avaient prise pendant deux jours début janvier, est toujours quadrillée par des véhicules militaires et survolée par des hélicoptères, mais l\u2019armée n\u2019intervient pas dans la vie de ses habitants depuis quelques jours.Hier s\u2019amorçait aussi un mouvement de retour à, leurs foyers de paysans qui avaient été hébergés par l\u2019Eglise de San Cristobal.L\u2019incident le plus grave survenu mardi a été signalé dans la zone de Nuevo Momon où un véhicule transportant des journalistes mexicains et étrangers a été mitraillé par deux hélicoptères de l\u2019année mexicaine.Hier, à San Cristobal, l\u2019évêque Samuel Ruiz entouré de pasteurs évangéliques a réitéré sa demande d\u2019une solution pacifique, tandis que commerçants et chefs d\u2019entreprise, dans cette ville de 80 000 habitants, se lamentaient de la fuite des touristes et de la chute du commerce depuis que s\u2019est produit le soulèvement du Front zapatiste de libération nationale le 1er janvier.EN BR E F ?\t?\t4- ENQUÊTE À WASHINGTON Washington (Reuter) \u2014 Bill Clinton a demandé au ministre américain de la Justice de désigner un avocat indépendant pour enquêter sur une opération foncière réalisée alors qu\u2019il était gouverneur de l'Arkansas et sur la faillite d\u2019une caisse d\u2019épaigne locale.«Ijc président a notifié aujourd\u2019hui au conseiller juridique delà Maison-Blanche, Bernard Nussbaum, de solliciter du ministre de la Justice qu'il désigne un avocat s|x» cial,(.) |xnir mener une enquête indépendante sur le dossier Whitewater et en rendre compte au peuple américain», a déclaré hier le conseiller présidentiel Geotge Stephanopoulos.-?-:- ARMÉE HUMANITAIRE Port-au-Prince (d\u2019après AFP) \u2014 Les forces armées assureront le maintien de l\u2019ordre lors de la distribution de carburant destiné à l\u2019aide humanitaire en Haïti, a assuré mardi soir le général Raoul Cédras, chef de la dictature militaire haïtienne.les diplomates représentant à Port-au-Prince les \u2022 quatre pays amis d'Haïti» avaient demandé au général Raoul Cédras des garanties |x>ur la distribution du carburant que la communauté internationale a dévidé d\u2019envoyer à Haiti.G RANDE-BRE T A G N E Vices privés, vertus publiques Les affaires de moeurs touchant ses collaborateurs compromettent la politique de «retour aux valeurs fondamentales» de John Major Des voeux pour l'année nouvelle L\u2019abbé Pierre veut mourir en état de grâce Une accumulation d\u2019affaires de moeurs touchant des membres du Parti conservateur menace la crédibilité de la campagne de retour aux «valeurs familiales et morales» lancée par le premier ministre John Major.LAURENTZECCHINI LE MONDE Londres \u2014 Prises séparément et espacées dans le temps, chacune des «affaires» qui font les gros titres de la presse britannique depuis quelques jours, relèverait peu ou prou du fait divers.L\u2019inconvénient, pour M.Major, est quelles s\u2019additionnent et ont trait aux moeurs, alors même que le cheval de bataille du gouvernement, depuis le congrès conservateur de Blackpool, en octobre dernier, est le retour aux valeurs familiales traditionnelles.Une atmosphère de scandales s'est ainsi instaurée dans les milieux politico-journalistiques: les rumeurs se succèdent, amplifiées par une presse qui ne recule pas, parfois, devant l\u2019amalgame.Ainsi, la démission, dimanche, du comte de Caithness, secrétaire d\u2019Etat aux transports, à la suite du suicide (par balle) de son épouse, est-elle présentée* comme le dentier en date d\u2019une série de revers qui ternissent l\u2019image du gouvernement, et celle du premier ministre; Malcom Caithness est le troisième membre du gouvernement à être obligé de quitter ses fonctions en cinq jours.Mercredi, Tim Yeo, secrétaire d\u2019Etat chargé de l\u2019environnement, était obligé de démissionner après la divulgation de son aventure extra-conjugale et d\u2019une paternité illégitime, laquelle, a-t-on appris samedi, n\u2019était pas la première.En 1967, alors qu\u2019il était étudiant à Cambridge, M.Yeo avait eu une liaison avec une jeune femme, et un premier enfant, donné en adoption.Dans la même journée, Alan Duncan, assistant parlementaire du secrétaire d\u2019Etat à la santé, renonçait à ses responsabilités, à la suite de révélations sur une opération immobilière douteuse.M.Duncan, qui a fait partie de l'équipe électorale de M.Major en 1990, précisait qu'il ne voulait pas être «un embarras» |xmr le gouvernement.line conception élastique de la moralité La presse dominicale a.d'autre part, reproduit avec gourmandise les propos de l\u2019épouse d'un parlementaire conservateur, qui accuse son mari de l\u2019avoir quittée jxmr une liaison.masculine.David Ashby a reconnu lundi avoir |>artagé un lit avec un ami «proche», dans un hôtel en France, tout en dé» mentant être homosexueL.Il n\u2019en fallait pas plus pour relancer les rameurs de démission de Steven Noms, secrétaire d\u2019Etat aux transports, dont les journaux, les plus sérieux rappellent qu\u2019il est accusé d'avoir eu «cinq maîtresses».Tout cela peut sembler bien dérisoire, mais cette addition de «mini-scandales» renforce le sentiment populaire que bien des membres du gouvernement font preuve, en privé, d\u2019une conception très élastique de la «moralité», tout en défendant.en public, le respect des valeurs morales.Voulant défendre cette politique de «back to basics» («retour aux valeurs traditionnelles»), M.Major a assuré, dimanche, que celle-ci n\u2019avait rien à voir avec des questions de «moralité personnelle», ce qui a eu pour effet de compliquer davantage le sujet.M.Major juge «normal», pour des membres du gouvernement qui se conduisent «manifestement mal», de démissionner, alors que ceux qui «commettent une imprudence», doivent bénéficier de «tolérance et compréhension».Cette mise au point n\u2019a levé en rien la confusion autour de ce qui est ressenti par beaucoup comme une «croisade morale» particulièrement incertaine.Au contraire, le sentiment se renforce d\u2019une grande hypocrisie officielle: s'agissant, par exemple, des affaires d\u2019adultère, la «vertu» semble se résumer à l\u2019habileté à échapper à l\u2019attention publique.c\u2019est-à-dire à celle des médias.Paris (AP) \u2014 Interrogé par l\u2019hebdomadaire Paris-Match sur son souhait pour la nouvelle année 1994, l\u2019abbé Pierre répond: «Mourir.Mourir en état de grâce», en précisant qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une pensée «morbide».«Depuis lage de sept ans, j\u2019ai ea-vie de mourir.Cela n'a rien de morbide.C\u2019est un désir de grand soleil, d\u2019eau claire, le désir d\u2019une rencontre longtemps retardée avec un ami», explique le fondateur d\u2019Em-maiis, âgé de 81 ans.avant d\u2019ajouter: «Mais j\u2019ai l\u2019impression que le Bon Dieu se paie ma tète en faisant que ça rate à chaque coup où je pourrais espérer».«11 y en a d\u2019autres que moi, (Dieu) en fabriquera d'autresçj ajoute t-il en faisant part de son désir d\u2019être inhumé au cimetière d\u2019Es-teville (Seine-Maritime) où reposent déjà plusieurs compagnon^ d'Emmaus.«Il y avait une quinzaine de places dans notre tombe.11 n\u2019en reste plus qu\u2019une, c\u2019est la mienne.Réservée!». I.K I) K V 11 I II .I.K .1 K 11 I) I I :»\t.1 A X V IKK I !» !» I É I) I T 0 R I A I.L\u2019affaire Barnabé Je an - Robe rt Sansfaçon Un mois après l\u2019incident dramatique qui a transformé un citoyen que l\u2019on disait psychologiquement vulnérable, M.Réal Barnabé, en un être irrémédiablement végétatif, l\u2019impatience populaire gagne en importance.Cela peut se comprendre, aucun policier n\u2019ayant encore été suspendu, aucun suspect n\u2019ayant même été identifié publiquement.\u2019agit-il d\u2019un cas d\u2019exception dû au fait que les acteurs sont policiers?Pas vraiment, ou pas tout à fait.C\u2019est plutôt qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019autres témoins que des policiers, eux dont la réputation de «solidarité», voire de complicité, n\u2019est plus à faire.11 faut donc du temps avant de parvenir à reconstituer avec précision le cours des événements.On connaît bien des enquêtes qui ont pris des semaines, même des mois avant de parvenir au tribunal.Comme on connaît des enquêtes qui n\u2019ont jamais abouti.Celle de l\u2019assassinat du caporal Lemay survenu dans la pinède d\u2019Oka en est un exemple.Mais dans le cas qui nous concerne, il y a peu de risques pour que d\u2019éventuels coupables s\u2019en tirent sans même subir de procès.Rarement avait-on vu en ce pays des photos montrant un individu aussi meurtri à la suite d\u2019une intervention policière.À tel point que les premières analogies qui surgissent à l\u2019esprit nous viennent tout droit du milieu du crime, ou de celui des «escadrons de la mort».Le cauchemar que cet être humain a dû subir avant de perdre définitivement l\u2019esprit, seules les victimes de la torture sont en mesure d\u2019en dire l\u2019intensité et l\u2019horreur.Tout ce que nous savons, pour l\u2019instant, provient de fuites non confirmées.Malgré les jours qui passent, l\u2019impatience et la révolte qui grandissent, il est donc trop tôt pour condamner et même accuser qui que ce soit D est normal que l\u2019étude exhaustive des faits prenne du temps, l\u2019affaire étant passablement plus complexe que s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un cambrioleur pris sur le fait.Pour le moment, ces délais ne suffisent pas pour conclure à un parti pris en faveur de la police.Laissons les procureurs compléter leur travail sereinement, eux à qui revient la décision de poursuivre ou non les suspects.Quant à la demande d\u2019enquête publique présentée par la famille Barnabé, le nouveau ministre de la Justice ne doit pas y donner suite.La première raison, c\u2019est qu\u2019une enquête publique ne peut remplacer le processus judiciaire.Seule la tenue d\u2019un procès dans les règles de l\u2019art et le respect des droits des individus peut conduire à la condamnation ou la libération d'individus accusés d\u2019actes criminels.L\u2019intérêt d\u2019une enquête publique serait de faire la lumière sur le déroulement de la soirée, ce qu\u2019un procès devrait aussi permettre d\u2019éclaircir.Il est vrai qu\u2019un accusé peut refuser de témoigner contre lui-même, et c\u2019est bien ainsi.Mais il y avait beaucoup de monde ce soir-là et si certains policiers refusent de témoigner contre leurs confrères, la loi est là pour les y forcer.La deuxième raison qui nous amène à rejeter la demande de la famille, c\u2019est qu\u2019une telle enquête dont l\u2019objectif premier serait de prévenir la répétition de tels incidents, est déjà en cours depuis le printemps 1992, suite à l\u2019affaire Marcel-lus François.Lors d\u2019un entretien qu\u2019il nous accordait, hier, l\u2019ex-juge Albert Malouf a confirmé qu\u2019il remettrait son rapport au ministre de la Sécurité publique en mars prochain.Pour effectuer son enquête, monsieur Malouf aura mis deux ans, en incluant les quatre mois de travail intensif consacré à l\u2019émeute de la coupe Stanley.Sans avoir eu le temps de se pencher spécifiquement sur l\u2019affaire Barnabé, le juge affirme avoir étudié de près la question du recours à la force par les policiers.En plus des coûts élevés qu\u2019impliquerait la tenue d\u2019une nouvelle enquête, il est à peu près certain qu\u2019elle n\u2019ajouterait rien.En outre, il faut s\u2019attendre à ce que le Comité de déontologie policière tienne sa propre enquête afin de décider du.sort professionnel qui doit être réservé aux agents présents lors des incidents dramatiques.En somme, dans cette affaire, que justice soit faite comme il se doit, avec diligence et sérénité.Quant aux méthodes d\u2019intervention policière, attendons de connaître l\u2019analyse et les recommandations du juge Albert Malouf prévues pour bientôt Seules des victimes de la torture sont en mesure de dire l\u2019horreur subie par cet homme.Tout doux, l\u2019Ours! François Brousseau out doux, tout doux, l\u2019Ours! Le monde inquiet serait-il en train de reculer devant le géant blessé de l\u2019Est quelques années à peine après la victoire de l\u2019Occident dans la Guerre froide?__________ L\u2019été dernier à Varsovie, Boris Eltsine avait dit oui à l'entrée de la Pologne dans l\u2019OTAN.Quelques semaines plus tard, le discours changeait du tout au tout Aujourd\u2019hui, l\u2019OTAN se contente d\u2019un vague «Partenariat pour la paix» en direction des anciennes «démocraties populaires» de l\u2019Est Celles-ci, déçues, font contre mauvaise fortune bon coeur.Le «Partenariat pour la paix» était-il vraiment le maximum que l\u2019Occident pouvait offrir aux rescapés du communisme?Qu\u2019y a-t-il derrière la décision des militaires et des politiciens occidentaux de réduire à quelques exercices et à quelques réunions symboliques la coopération stratégique avec lEurope centrale?Enveloppée de belles paroles, la profonde réserve des Occidentaux free à l\u2019élargissement de l\u2019OTAN est un fait patent La colère à peine cachée de Lech Walesa en témoigne.Mais qu\u2019y a-t-il derrière?La peur de provoquer les Russes?La conscience du fait que l\u2019absorption de ces armées délabrées serait une énorme charge financière?Et d\u2019abord, cet élargissement est-il chose souhaitable?Pour les pays de l\u2019Est en proie aux affres de l\u2019apres-commu-nisme, il y a, à la seule évocation des mots «OTAN» ou «Union européenne», un réflexe de Pavlov basé sur la foi magique en une panacée.Dans l\u2019imaginaire est-européen, l\u2019UE, c\u2019est la clé de la prospérité, tandis que l\u2019OTAN, c\u2019est la protection contre les nouveaux dangers d\u2019une Russie rede- venue «méchante».Cette peur n\u2019est pas absurde: depuis un an, la politique étrangère russe est peu à peu sortie du suivisme pro-occidental qui l\u2019avait caractérisée à l\u2019époque de Gorbatchev et de Chevardnadze.L\u2019irruption des ultranationalistes impérialistes au parlement lors des élections de décembre n\u2019est venue que confirmer et rendre plus visible un tournant déjà amorcé plusieurs mois auparavant D\u2019un côté, l\u2019OTAN prétend agir dans la perspective d\u2019un élargissement progressif à tout le monde et son père, ce qui est absurde puisqu\u2019une telle organisation fut fondée à la base sur le principe de confrontation.Mais de l\u2019autre, elle repousse cette perspective dans un lointain avenir, ce qui a l\u2019heur de frustrer les nouveaux candidats qui se pressent au portillon.La Pologne en particulier a exprimé hier encore sa déception, tandis que l\u2019Ukraine se sent flouée par une diplomatie américaine toute centrée sur Moscou.La courte escale faite hier par le président américain suffira-t-elle à rassurer Kiev et à garantir la destruction concrète des bombes atomiques ukrainiennes, dont le principe semble aujourd\u2019hui acquis?Les États-Unis de Bill Clinton, et en particulier du nouveau numéro deux de la diplomatie américaine, Strobe Talbott, jouent aujourd\u2019hui la carte russe à fond, avec un zèle qui frise l\u2019aveuglement.la diplomatie américaine à l\u2019Est se résume à ceci: soutien à Boris, soutien à Boris, soutien à Boris.Comme hier avec Mikhail.Entre la guerre froide reaganienne et l\u2019«apaisement» clin-tonien, y a-t-il place pour une diplomatie équilibrée, ferme sans être provocatrice?Ce n\u2019est pas évident Tourisme à Cuba Le 6 novembre dernier, LE DEVOIR reprenait une dépêche de l\u2019agence américaine Associated Press, retransr mise par la Presse Canadienne, en provenance de Miami, annonçant que, «à compter du 27 novembre, (es étrangers et les exilés cubains» qui se rendent à Cuba «seront attaqués par des membres d\u2019Alpha 66 qui opèrent dans nie».Cette information basée sur des déclarations faites «en conférence de presse» par des individus s\u2019identifiant comme étant les leaders de ce groupuscule depuis longtemps discrédité a Miami, était présentée au public canadien comme étant parfaitement crédible et légitime en dépit de son caractère criminel.L\u2019ambassade de Cuba a Ottawa tient aujourd\u2019hui a faire remarquer que, plus de trois semaines après ces soit-disant menaces, aucun incident, pas même le plus minime, ne s\u2019est produit, alors que des milliers de touristes du monde entier continuaient a affluer dans Hie.Tout comme dans les dernières années alors que de semblables menaces proférées par Alpha 66 ou des groupuscules de même calibre se sont avérées sans aucun fondement.Le ministère canadien des Affaires extérieures a entre-temps fait claire- LETTRES -?- ment savoir que les touristes canadiens pouvaient continuer à se rendre dans l\u2019ile sans crainte.11 est aujourd\u2019hui évident, une fois de plus, que les déclarations incendiaires de groupes tels Alpha 66 n\u2019ont qu\u2019un seul et unique objectif: discréditer Cuba et, d\u2019abord et avant tout s\u2019attaquer au secteur le plus florissant de son économie, l\u2019industrie du tourisme.Ije tourisme québécois à Cuba, traditionnellement en constante progression, s\u2019est vu freiné sensiblement en raison du caractère inquiétant de ce qui a été publié, S\u2019il existe un contentieux entre les États-Unis d\u2019Amérique et Cuba, largement maintenu par la volonté des autorités de Washington, les relations entre le Canada et Cuba sont de nature totalement distincte.Ottawa et la Havane ont toujours entretenu des relations de qualité qui se reflètent dans le niveau des échanges dans tous les secteurs d\u2019activité.Tout en souhaitant pour la plus grande île des Antilles un traitement journalistique empreint de plus de sérénité, l\u2019ambassade de Cuba désire profiter de ce début d\u2019année pour offrir au DEVOIR ses voeux les meilleurs pour 1994.Carlos Castillo, ambassadeur Ambassade de Cuba Ottawa, janvier 1994 Religion de la parole Monsieur Stéphane Baillargeon, dans LE DEVOIR du 28 décembre dernier, vous commenciez votre deuxième article sur «le Christ» par ces mots: «U: christianisme est une religion du livre.».Étiez-vous conscient de contredire ainsi tout à frit le Catéchisme de l\u2019Eglise catholique, paru il y a un an déjà, et qui affirme au No 108: «La foi chrétienne n\u2019est pas une \u201creligion du livre\u201d; le christianisme est la religion de la \u201cParole\u201d de Dieu, \u201cnon d\u2019un verbe écrit et muet, mais du Verbe incarné et vivant\u201d?Pour quelles ne restent pas lettre morte, il faut que le Christ, Parole éternelle du Dieu vivant, par l\u2019Esprit Saint, nous ouvre l\u2019esprit a l\u2019intelligence des Ecritures.» (Luc 24,45).Comment voulez-vous que des lecteurs avertis vous prennent au sérieux?Réalisez-vous aussi le tort que vous fajtes à la cause des fideles laies à qui l\u2019Eglise confie de plus en plus de resr ponsabilités dans l\u2019enseignement religieux?Robert Gendreau Ibrvtre M/mtréal, 2H décembre 1993 COME £& /ÜMWL \u2014\u2014 j ^ TA\\ mi 7 cV* vis «ai < mmt H OPINION -+- Relancer l\u2019économie par les infrastructures.Pourquoi pas?0üRQ0û\u2019i \"TO ¦R\u2019I'b \\ PERRY NIRO Éditeur Magazine Envirotech j====| on nombre d\u2019analystes et B d\u2019observateurs ont critiqué le programme fédéral de développement des infrastructures.Certains ont dé-.nigré ce projet en prétextant que le gouvernement fédéral a recours à une recette surannée.Pour plusieurs, ce n\u2019est pas en construisant des routes, des aéroports, des égouts et des aqueducs que l\u2019on développe une économie de pointe ou, pour reprendre un concept à la mode, une économie à forte valeur ajoutée.Et pourtant! Pourtant, la qualité des infrastructures est un élément déterminant dans l\u2019implantation d\u2019une usine.La proximité d\u2019un aéroport, l\u2019accès à des voies rapides et un environnement de qualité sont des critères importants lorsque vient le temps de choisir le site d\u2019une future usine.À titre d\u2019exemple, le Club Price du sud-ouest de Montréal n\u2019aurait pu Ouvrir ses portes sans la construction d\u2019une route d\u2019accès direct aux voies de circulation importantes.L\u2019aéroport de Bromont n\u2019aurait pu devenir un centre aéroportuaire d\u2019importance, et contribuer ainsi au développement économique régional, sans la construction d\u2019une nouvelle route et d\u2019un immeuble.Dans son rapport intitulé Politiques d'infrastructures pour les années 90 et publié en septembre 1993, l\u2019OCDE, qui regroupe les pays occidentaux, estime que la réussite économique d\u2019un pays repose sur la qualité de ses infrastructures.L\u2019OCDE s\u2019inquiète pourtant de l\u2019état des infrastructures des pays membres: embouteillages monstres sur les routes, qui contribuent à la pollution urbaine to.ut en réduisant la performance de l\u2019industrie du transport routier, retards dans les aéroports, réseaux de trains à grande vitesse déficients, insuffisance des réseaux d\u2019égouts et d\u2019aqueducs, etc.Selon l\u2019organisme, sans une amélioration significative des infrastructures, plusieurs pays seront mal préparés à affronter les défis économiques des années 90 et du début du XXIe siècle.11 faut le préciser: des mauvaises infrastructures nuisent à la productivité des entreprises et donc à l\u2019économie.Au Japon, le concept de gestion des stocks «juste-à-temps» a des ratés.Ce système est moins productif et rentable que le précédent puisque, dans la région de Tokyo, l\u2019engorgement des routes retarde la livraison des pièces.Qui a dit que la construction d\u2019infrastructures ne frisait pas appel aux nouvelles technologies?La géomatique, domaine dans lequel le Québec fait figure de leader, ne doit-elle pas son essor\u2019à la construction d\u2019infrastructures?Ira construction de l\u2019autoroute des télécommunications, qui allient fibre optique et satellites, est également une infrastructure qui pave la voie au développement économique des années 90.11 faut toutefois suggérer aux dirigeants gouvernementaux de prioriser les projets qui auront le plus de retombées économiques, sociales et technologiques.C\u2019est notamment profiter de la construction d\u2019infrastructures pour implanter des technologies développées par des entreprises québécoises et canadiennes.À ce chapitre, le programme de réfection des routes et trottoirs, présenté par la Ville de Montréal en décembre dernier, n\u2019est pertinent que dans la mesure où l\u2019on profite de l\u2019occasion pour utiliser de nouveaux matériaux.Pensons seulement au procédé ECO-FLEX de Bitumar.Cette entreprise de Montréal mélange du caoutchouc provenant de vieux pneus à du bitume pour offrir un produit unique de recouvrement des routes.Ce procédé, en plus de résoudre en partie le problème d\u2019élimination des vieux pneus, offre une qualité supérieure au bitume conventionnel.Il est à noter que depuis la fin de 1993 le gouvernement américain exige qu\u2019au moins 5 % des projets de construction de routes contiennent du caoutchouc provenant de vieux pneus.En plus de mettre en doute la rentabilité économique des investissements dans les infrastructures, certains analystes suggèrent qup, dans un contexte de dette élevée, l\u2019Etat ;iit le devoir de limiter ses dépenses et de laisser le fameux marché créer les emplois.S\u2019il faut convenir que l\u2019Etat n\u2019a pas la marge de manoeuvre pour se lancer dans des dépenses à tout vent, il existe par contre des formules alternatives de financement.Ainsi, face à la crise des finances publiques, plusieurs Etats ont opté pour le BOT, le Build, Operate and Transfer.Cette méthode fait appel au financement privé pour construire les infrastructures publiques.Ainsi, comme c\u2019est le cas pour la construction du pont reliant le Nouveau-Brunswick à l\u2019Ile-du-Prince-Edouard, des intérêts privés financent le projet, assureront sqn exploitation et transféreront à l\u2019État les infrastructures après plusieurs années.En Californie, la California Private Transportation Co.planifie la construction d\u2019une autoroute à quatre voies de 16 kilomètres pour décongestionner la route 91.Le projet sera financé par des droits de passage de 2 $ que les automobilistes devront débourser pour éviter les embouteillages.Après 35 ans, la route sera transférée à l\u2019Etat de la Californie.Dans le domaine du traitement de l\u2019eau potable et des eaux usées, la même approche devrait être envisagée.Iras municipalités québécoises doivent faire preuve d\u2019ouverture d\u2019esprit devant la privatisation de certaines de leurs infrastructures ou de leur construction par des intérêts privés.Un tel système, au lieu de répartir les dépenses publiques sur l\u2019ensemble des citoyens, a l\u2019avantage de tiixer directement les utilisateurs de services.Une approche qui a ses mérites.A P R 0 P 0 S -4- .des étrangers et du gouvernement À plusieurs reprises, j\u2019ai constaté que certains ministères et organismes avec lesquels des étrangers venus vivre au Québec doivent traiter, ne réalisent pas suffisamment les distances géographiques et culturelles qui existent entre nos structures administratives et celles d\u2019autres pays-\t, , Je prends pour exemple le cas de résidants permanents venus d\u2019Afrique qui demandent une aide financière du ministère de l\u2019Enseignement supérieur et de la Science.Banni eux, des étudiants sont tenus de produire sans délai une copie de la déclaration de revenus de leur conjoint alors que ce dernier est demeuré au pays, point du globe où cette fonnalité fiscale n\u2019existe généralement pas pour l\u2019ensemble des particuliers.Qu\u2019à cela ne tienne, le Ministère suggère alors de s\u2019en remettre à l\u2019ambassade canadienne de l\u2019endroit qui émettra une attestation officielle de revenus gagnés et d'impôts versés.Comme si cela allait de soi! Rapport annuel 1993 du Protecteur du citoyen.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BODRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISS0NNETTE Rédactenr en chef BERN A R II DF.SCÔTEAIIX Directeur déléjçné a l'administration ANDRÉ LECLERC Directeur de l'information BENOiT AUBIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, ROCII COTÉ Rédactenr en chef adjoint JEAN ROBERT SANSFAÇON 2050, rne De Bienry,9e éla£e, Montréal (I) né hcc) HSA 3M9.Tel.: (514) 985-3333 FAIS CE DUE DOIS ¦¦Ml it k v it i it, i.k .1 k r H I i :$ .1 a x v i r: it i n 11 A 7/.I I) É E S Empire soviétique Nostalgie des heures glorieuses Les dernières élections en Russie ont été marquées par un progrès notable de la représentation des partis antiréformistes \"\u2022%.> PHOTO AP Une femme examine son bulletin de vote aux élections du 12 décembre 1993 en Russie.ANDREI STOICIU Etudiant à la maîtrise en sciences politiques, UQAM es dernières élections qui ont eu lieu en Russie ont été marquées par un progrès notable de la représentation des partis «antiréformistes».Ces partis, qu\u2019ils soient d\u2019extrême gauche ou d\u2019extrême droite (le Parti communiste ou le Parti libéral-démocratique) ont en commun une nostalgie ouvertement manifestée pour les «heures glorieuses» de l\u2019Empire soviétique et ils soutiennent une idéologie impérialiste.Ainsi, le Parti libéral-démocrate (qui n\u2019est ni l\u2019un ni l\u2019autre selon les normes occidentales) prône une politique très xénophobe.Les Caucasiens (Azéris, Arméniens, Géorgiens.), qui sont fortement engagés dans des activités commerciales plus ou moins licites, sont devenus dernièrement les boucs émissaires de la société russe.Les allusions et les discours prônant la reconstniction de l\u2019URSS sont très courants chez les po- liticiens, mais se retrouvent par ailleurs chez une grande partie des personnalités de la vie publique russe.Un intellectuel, comme Valentin Raspoutine, romancier célèbre, soutient que la Russie est guettée par le cosmopolitanisme et que le rassemblement des anciennes républiques de l\u2019URSS et de tous les peuples slaves \u2014 y compris donc les Polonais, les Bulgares, etc., \u2014 au sein d\u2019une nouvelle union, ne saurait larder.Ce discours est très caractéristique d\u2019une certaine intelligentsia Slavophile mais il ne faut pas non plus sous-estimer l\u2019étendue des aptitudes à la xénophobie et à l\u2019impérialisme des citoyens lusses ordinaires.Eduquée et formée dans une mentalité qui les présentait comme le «peuple libérateur» (des pays de l\u2019Est, de l\u2019Ukraine, des pays baltes), ou comme le «peuple civilisateur» (dans les républiques du Caucase, d\u2019Asie Centrale.), une bonne partie de la population russe éprouvait aussi beaucoup de fierté à l\u2019idée d\u2019être une grande puissance.Le démantèlement inattendu de l\u2019URSS, accompagné de la perte de certains privilèges excessifs que les Russes possédaient (et ils trouvaient cela naturel) dans les autres républiques de _ l\u2019Union, les mouvements d\u2019indépendan- ce des autres peuples qu\u2019ils avaient appris à considérer comme des peuples frères soviétiques (tout en les méprisant souvent) ont créé dans l\u2019esprit de nombreux Russes \u2014 et même dans celui des réformistes \u2014 un sentiment de rancune doublé d\u2019une certaine animosité.Le sort des minorités russes Le sort des minorités russes (estimées à plus de 25 millions) vivant dans les autres républiques de la CEI contribue à accroître les tensions ethniques.Ces minorités ne veulent pas perdre leurs privilèges et refusent de se plier même à des changements mineurs.En Moldavie par exemple, à peine 10% des Russes qui y vivent ont des connaissances élémentaires de la langue officielle, le roumain, qui est parlé par la quasitotalité du reste de la population.Malgré les programmes d\u2019éducation graduelle, étendus sur cinq ans et subventionnés par le gouvernement moldave, la minorité russe \u2014 environ 12% de la population de la république \u2014 refuse de s\u2019habituer à la perte de son statut prépondérant Toutefois, il serait naïf de considérer que ces opinions et ces attitudes impérialistes sont seulement le lot de citoyens déçus ou de politiciens extré- mistes.Depuis l\u2019écrasement de la rébellion communiste au parlement, l'année russe a formellement retrouvé son influence dans la formulation de la politique extérieure.La nouvelle doctrine militaire, présentée le 2 novembre par le ministre Grat-chev, illustre bien les visions politiques de l\u2019armée russe.Cette doctrine, qui réitère le besoin de développements technologiques majeurs au niveau de l'arme-ment, affirme que la Russie va demeurer capable d\u2019intervenir offensivement dans tout l\u2019espace géopolitique de l\u2019ancienne URSS.Malgré les changements majeurs (fin du communisme, indépendance, etc.) qui s\u2019y sont produits, la CEI et l\u2019Europe de l\u2019Est demeurent à l\u2019intérieur de la sphère d\u2019influence de la Russie, qui considérera comme un casus belli toute atteinte à ces intérêts essentiels dans ces zones et toute menace pesant sur les minorités russes.Les armes nucléaires La Russie se réserve le droit d\u2019utiliser fies armes nucléaires, même contre un Etat qui n\u2019en dispose pas.Un des objectifs de cette doctrine, exprimé de multiples façons par différents ministres et responsables russes, c\u2019est de garder les pays d\u2019Europe de l\u2019Est et de la CEI à l\u2019extérieur de l\u2019orbite de l\u2019union ouest-européenne et de l\u2019OTAN.Cette doctrine russe a provoqué l\u2019indignation des pays concernés, qui envisagent une politique extérieure autonome et une intégration progressive dans la CEE et même dans les structures de défense européennes.L\u2019actuel gouvernement russe, tout en combattant les conservateurs à Moscou, a soutenu les forces réactionnaires dans les autres républiques de la CEI.Ces forces réactionnaires sont un amalgame hétérogène de militaires offusqués de la chute de l\u2019empire et réprouvant tout rapprochement de l\u2019Occident, de politiciens locaux ayant perdu le pouvoir, d\u2019adversaires des réformes économiques et de mercenaires divers.En Géorgie, en Moldavie et ailleurs, ces forces réactionnaires, bien années et particulièrement agressives, ont lancé des assauts violents contre ces républiques accusées d\u2019ètre trop «indépendantistes ».Le gouvernement d'Eltsine a soutenu \u2014 politiquement et militairement \u2014 ces forces, qui ont provoqué des conflits dévastateurs, déstabilisé les gouvernements en place et les ont forcés à assujettir de nouveau leurs politiques aux intérêts de Moscou.Si les relations d\u2019interdépendance entre ces forces réactionnaires et le gouvernement russe sont très complexes, il est toutefois certain qu\u2019ils partagent des intérêts communs, au détriment de la liberté des républiques et des peuples de la CEI.Soulignons que les facteurs économiques et sociaux ne sauraient suffire dans l\u2019évaluation des élections russes.La problématique des relations ethniques ainsi qu\u2019une aspiration certaine à l\u2019impérialisme en politique étrangère constituent des éléments essentiels à la compréhension de la situation politique en Russie.Ces dernières élections ne font que manifester plus explicitement des tendances qui iront en s\u2019accentuant; les divei'ses forces politiques tentent déjà de se présenter à tour de rôle comme les véritables «représentants» des intérêts suprêmes de la Russie dans une surenchère à la légitimité nationale.Un conflit de légitimité Après une brève lueur d\u2019espoir démocratique en Haïti, le pays exhale aujourd\u2019hui l\u2019odeur de cadavres de milliers d\u2019innocents JACKY DA II O M A Y Agrégé de philosophie Professeur Lycée de Pointe-à-Pitre, Guadeloupe ==ji près une brève lueur d\u2019espoir démocratique, sui- Avant des décennies de dictature, Haïti exhale aujourd'hui l\u2019odeur de cadavres de milliers d\u2019innocents.A la face de l\u2019opinion internationale, ceux qui exercent le pouvoir des armes en I laïli prou-II vent qu\u2019ils n\u2019entendent que le langage de la lor-e.Il est c air que les militaro-macoutes et leurs «attachés», ¦s forces duvaliéristes, tuent et violent les droits fondamen-uix du peuple comme ceux de la personne humaine.,Si les premiers resjxmsables en sont les auteurs du coup \u2019Etat, appuyés par la CIA le problème principal est l\u2019oppo-ition de la bourgeoisie et de la classe politique a l\u2019idée une légitimité populaire en Haïti.En effet, si le président a été élu avec la majorité des voix, I si l'on veut bien lui concéder une certaine légalité, la legi-mité de l\u2019exercice de son pouvoir lui est enlevée.Dans la ratique, on est prêt à l\u2019accepter comme président à l\u2019exté-eur du pays, ou encore on exige de lui qu\u2019il nomme un minier ministre mais dont le gouvernement reel est réduit a minimum.La seule condition de fonctionnement admise mit la cooptation rie nombreux duvaliéristes dans ce gou-mement.D\u2019où vient donc «1 entêtement à annuler la vomie générale exprimée par le vote en faveur d'Aristide?C\u2019est qu'en I laïli.une minorité de la population est tradi-nnnellement attachée à une forme de légitimation de l\u2019au-wité politique.fondée essentiellement sur la domination de i fonce.Certains représentants de la classe dominante nlie-tent |ias d'ailleurs à user de nises legales contre la légitimé d'Aristide quand ce n\u2019est pas de la force crue et nue.li1 problème imlitique princi|ial n'est donc pas un conflit '¦ légalité-, mais un confit de légitimité.Or, précisément, parce que, pour la minorité de privilégiés, le pouvoir ne se fonde que sur la force et ne peut avoir une assise populaire légitime, il doit sans cesse donner à voir la mort comme seul maître absolu et fondement véritable de la vie politique.Quelle est l\u2019essence du macoutisme, si ce n'est le déni systématique de tout droit?Comment expliquer autrement l'horreur de la pratique des «attachés» obligeant parfois des fils, mitraillette contre la tempe, à coucher avec leur mère?N'est-ce pas de la sorte affirmer que le pouvoir est au-dessus de toute loi et même de la loi fondamentale, qu\u2019est la prohibition de l'inceste?Une situation profondément révolutionnaire Dès lors, la situation haïtienne est profondément révolutionnaire, parce qu\u2019elle pose le problème du fondement sur lequel tous les Haïtiens peuvent vivre ensemble démocratiquement et organiser le développement du pays.Si, dans les démocraties occidentales, la légitimité du jxiuvoir n\u2019est pas remise en cause malgré les divisions politiques ou idéologiques, tel n\u2019est pas le cas en Haïti où la légitimité populaire exprimée par près de 70% de la population n\u2019est pas reconnue par la minorité disposant de la force des armes, donc du monopole de la violence.Toute la strategie de l'ONU à travers le médiateur Dante Caputo, semble revenir à s'enfermer dans une pseudo-légalité.Comment rendre compte autrement de son impuissance à aider vraiment au rétablissement de la démocratie en Haiti depuis maintenant deux ans?Avoir imposé à Aristide de négocier avec ses bourreaux, avec ceux qui ont violé la constitution, qui s\u2019enrichissent de la contrebande et du trafic de la drogue, qui tuent, pillent, assassinent, est difficilement admissible même d;uis le cadre d'une tactique efficace*.I a négociation avec k* bourreau.Raoul Cédras.n\u2019aboutit-elk* pas à affaiblir la k-gitimite du président, en perim-ttant à Cédras de ne plus apparaitre comme hors-la-loi?D\u2019où son triomphe, momentané nous l\u2019espérons, car sa roublardise avérée ne saurait indéfiniment défier la communauté internationale.Les Américains ne semblent donc pas comprendre que non seulement leur propre démocratie devient plus fragile, mais qu'il y va de leurs propres intérêts économiques à aider réellement à la restauration de la démocratie.La faiblesse du camp aristidien D'un autre côté, il faut bien reconnaître que la situation actuelle en Haïti est également due, pour une part, à la faiblesse du camp aristidien.Le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est que le président légitime n\u2019a pas toujours été à la hauteur d'une situation particulièrement grave.Cela s'explique: jean-Bertrand .Aristide n\u2019a pas été élu pour ses convictions religieuses mais essentiellement paire qu'il était le seul parmi les candidats à représenter aux yeux du peuple une garantie morale contre le duvaliérisme.Sa légitimité est donc laïque et populaire.Mais c\u2019est un prêtre peu au fait des subtilités de la politique.Sans doute sa philosophie politique ne lui a pas permis d'être à la hauteur de la situation.Ne disposant d\u2019aucun parti politique structure, il n\u2019a iras pu organiser à l\u2019intérieur comme à l'extérieur, une véritable lutte de résistance populaire.Sa plus grande erreur est de s'étre laissé enfermer dans la stratégie américaine.Quelles que soient les faiblesses du président Aristide et de ses conseillers, il est du devoir de tout démocrate d'oeuvrer.non au «retour de Titkk (formule magique sïl en est), mais au rétablissement de Jean-Bertrand Aristide dans ses fonctions présidentielles.Toute autre* voie est celle du dilatoire qui fait le jeu des putschistes et assassine la démtxTa-tie.le peuple haïtien demande l'intervention qui n\u2019est iras une occupation et donc doit s'accomplir selon k* droit.Souhaitons qu\u2019Aristide cesse de tergiverser car la demoralisation gagne le peupk* haïtien à l'intérieur comme dans h diaspora.Des Mémoires écrémés et homogénéisés ; II- Les explosions de Trudeau à l'époque de Meech mériteraient un gros éclat de rire si nous n'avions pas à vivre avec les conséquences GÉRARD BERGERON Politologue\t; ; ; Université du Québec Quel diplomate < étranger a dit que «le Canada est une solution j à la recherche 1 d\u2019un problème»?out autre était la question de Meech.De:Cd! navrant échec de juin 1990 découlait depuis» ! deux ans une dégradation, peut-être irrévèU \u2019 sible, du processus constitutionnel en ce paysi > Au moment de la conclusion, infiniment pénible, de l\u2019accord, l\u2019illustre retraité avait joué à , plein le rôle d\u2019un génie du mal en faisant vigoureusement appel à un fédéralisme imaginaire ultra-rigide.La conséquence en sera que la fédération canadienne, pas encore ingouvernable, deviendra désormais (tenez-vous \u2022 bien) «inconstitutionnalisable»! Au sens précis qu\u2019on ne pourra pas y toucher pour la modifier substantiellement.Il ne s\u2019agit pas de telle ou telle clause, ou d\u2019une matiè- ' re contentieuse, etc., mais d\u2019un monde de conclusion à i l\u2019unanimité dont le délai de ratification, également unani* | me, s\u2019étend sur une durée de trois ans, alors que des changements électoraux sont toujours possibles che&.quelques-uns des 11 gouvernements en cause.Consé: ! quence: un seul ratificateur nouveau, qui n était pas signataire de l'accord original, peut en bloquer l\u2019existence^ (selon les belles prouesses de MM.Haiper et Wells).: >i Du fait que M.Trudeau ne rap-\t;pj pelle pas ces conditions particulièrement odieuses dans ses Mémoires politiques, y trouverions-nous l\u2019indice indirect qu\u2019après-coup, il ne serait pas tellement fier de son action proprement dévastatrice dans les circonstances?En tout cas, ce n\u2019est pas le rôle d\u2019un great old statesman de conseiller passionnément le grippage d\u2019une lourde et délicate machine constitutionnelle afin de préserver l\u2019intégrité, présumée, de son principe d'intégration! S\u2019il est des orthodoxies insupportables, ce sont bien celles qui, a priori, font fi des conséquences, quelles qu\u2019elles soient.EQi «après moi le déluge!»\t, ( Je terminerais par une note un peu plus personnelle,,, M.Trudeau dont j\u2019ai eu, parfois, l\u2019occasion de dire lefé' dons exceptionnels, les mérites et certaines qualités, a une grande faiblesse; il est déjà passé à côté de certains éléments valables de la Révolution que «tranquille» on * appela et qui n\u2019allaient pas à l\u2019encQntre d\u2019un Canada valable \u2014 et même «fort» s\u2019il y tient.A cette nouvelle phase du milieu des années 80, les Québécois passaient par une tentative de remise en place d\u2019un nationalisme vieillissant, à la fois brouillon et trop à fleur de peau.Rappelons-nous l\u2019ambiance de ces années-là, celles qui virent \u2014 eh oui! \u2014 l\u2019arrivée de deux nouveaux premiers.ministres à Ottawa comme à Québec.Alors que les Qué-jj bécois vivaient une bienfaisante décompression politico- ' constitutionnelle après toutes ces années de surdose du produit, l\u2019en-deçà de la vie collective se marquait encore par l\u2019irruption d\u2019un ensemble de valeurs privées et mêmel intimes envahissant les vies individuelles.Du point de vue de la capitale fédérale, le temps pa-u raissait propice à la régularisation de nos invraisem-,; blables machinations constitutionnelles.Ce qui peut se,i dire qu\u2019un quart de l\u2019ensemble canadien, constituant jus?) tement une évidente «société distincte», devait à ce mô-ment-là y trouver sa place naturelle avec tous les autres' mis en cause, soit plus de 25 millions de citoyens canadiens.Tandis que l\u2019absurdité de toute cette affaire, artifi-.ciellement gonflée à bloc, par qui l\u2019on sait, ne vaudra pas.les deux lignes d\u2019un dictionnaire historique, lequel ne.peut que mentionner, sans avoir à les expliquer, certains ) mystères politiques.Les explosions de M.Trudeau à l\u2019époque de Meech mériteraient un gros éclat de rire si nous n\u2019avions pas à vivre avec les conséquences: la principale est que le boulet constitutionnel sera plus lourd à traîner que jamais.Pourtant, bien d\u2019autres travaux de halage sollicitent, de façon fort impérieuse, nos gouvernants de tous les niveaux! Quel diplomate étranger a dit à l\u2019époque du sabordage de l\u2019accord du lac Meech: «Le Canada est une solution à la recherche d\u2019un problème»?Nous savons par qui, à une phase particulièrement cruciale et irrépétable, le problème constitutionnel canadien s'est si profondément enfoncé.Des mémoires politiques n'effaceront pas la simple mémoire de ce qui fut il n'y a pas si longtemps.FIN L \u2019 E Q U I DU D E V O R LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard.Paul Cauchon.Jean Chartier.Louis-Gilles Francocur (environnement), Louis-Guy L\u2019Heureux, Jean-Pierre Legault.Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Diane Précourt, Laurent Soumis.Guy Taillefer; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes): à l'information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon.Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres).Faute des Rivières.Marie Laurier, Robert Lévesque.Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable).Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: François Brousseau (éditorialiste et responsable).Antoine Char.Jocelyn Coulon.Sylviane Tra-mier.Clément Trudel; à l\u2019information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottaiea).Gilles lisage (eorrespon-dont parlementaire et éditorialiste à Québec).Michel Venne (eorrespon-, dant parlementaire à Québec): Serge Chapleau (caricaturiste): à i'in-fonnation sportive: Yves d\u2019Avignon: Denise Babin.Rachel Duclos ' (commis).Marie-Hélène -Marie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles l\u2019are (directeur): Manon Scott.Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).IA DIRECTION ARTISTIQUE Lucie I-acava.IA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Lise Bourgault.Brigitte Cloutier.Gyslaine Côté.Jean-Yves \u2019 Gilbert.Johanne Guibeau.Jean-Yves Guilbert.Christiane Ijcgault.Mo- ¦ nique Verreault (publicitaires): Micheline Turgeon (commis): Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur).Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables): FIo-rinc Cormier.Céline Furov.Jean-Guy lacas.Raymond Matte.Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross, Linda Theriault (adjointe à l\u2019administration).I.E MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTELE Christianne Benjamin (directrice).Guy-Renaud Kirouac (directeur promotions et relations publiques).Johanne Brien (secrétaire).Manon Blanchette.Monique L\u2019Heureux, lise Lachapelle.Olivier Zui-da.Rachelle Leckrc-Venne.Jean-Marc Ste-Marie (supeniscur aux pro- -, mot,ons des abonnements) IA PRODUCTION Robert McDougall (di-, recteur des systèmes infbnnatiqucs et de la production).Johanne Brunet.Danielle Cantara.Sylvain Datvy.Richard DesCormiers, Caroline Des Rosiers.Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Michael Schneider.¦-Marie-France Turgeon (coordonnatrice).Christiane Vaillant.Les annonces classées et mis publies: Yves Williams (supeniscur).Dominique Charbonnier.Marlène Côte.Svlvic Laporte.Pierrette Rousseau.Micheline Ruelland.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bour-gie (president).L\\ FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture(/>«-f\u2019dcnt).Roger Boisvert (tice-président et directeur général).Raymonde ¦ I.K 1) E V OIK.I, K .1 K U D I I il .1 A \\ V I K K I II IM ?LE DEVOIR * ACTUALITES QUÉBEC Pas de grandes manoeuvres constitutionnelles, dit Johnson SUITE DE LA PAGE 1 pour l\u2019ensemble de la population montréalaise», mais aussi «une parfaite illustration de la capacité du milieu montréalais à faire entendre sa voix lorsqu\u2019il est uni autour d\u2019un même objectif».De son côté, Florian Brissette, directeur général de l\u2019Hôtel-Dieu, a affirmé que cette décision permettrait à sa vénérable institution de «continuer à rayonner comme elle l\u2019a fait dans le passé».Le nouveau premier ministre n\u2019avait par ailleurs pas d\u2019autres nouvelles importantes à annoncer.Toutefois, en réponse aux questions des reporters, il a précisé les points suivants: ¦\til n\u2019y aura pas de grandes manœuvres constitutionnelles ni des réaménagements globaux au cours des prochains mois, uniquement la recherche de solutions concrètes à des problèmes de chevauchements et de partage des ressources à bon escient.Des discussions sont d\u2019ailleurs en cours avec le premier ministre Jean Chrétien et le ministre Marcel Massé; ¦\til est normal que des députés soient déçus de ne pas accéder au cabinet et d\u2019ex-ministres d\u2019être retournés sur les banquettes arrière.Mais il y a là pour lui une question d\u2019équilibre et de symétrie à sauvegarder.Il s\u2019entre- tiendra avec eux, en particulier les quatre de la région de Québec qui ont boudé la prestation de serment du nouveau conseil des ministres: ¦ résolu à mettre en branle le plan de relance et à créer des emplois dans les plus brefs délais, le conseil des ministres tiendra une réunion plénière d\u2019une journée, mercredi prochain, pour mettre au point les priorités et projets à démarrer rapidement, surtout dans les régions.M.Johnson conteste par ailleurs qu\u2019il n\u2019ait plus aucune légitimité et qu\u2019il doive dès maintenant déclencher des élections générales, ainsi que l\u2019opposition le réclame avec insistance.Le gouvernement a été légitimement élu et constitué, rétorque-t-il, et il n\u2019a pas terminé son mandat.Quant à lui, selon la tradition, il est devenu chef du PLQ à la suite d\u2019une «course» à la direction, et premier ministre au terme d\u2019un processus légitime.Le premier ministre n\u2019était pas en mesure de donner des détails quant aux regroupements et fusions de ministères, annoncés mardi.Il estime de façon générale que la réduction de 25% à 30% de l\u2019administration entraînera des économies de l\u2019ordre de 30 à 35 millions$ récurrents.Il pense surtout à la disparition ou au transfert de plusieurs sous-ministres et de leurs adjoints.M.Johnson a procédé hier à plusieurs nominations, dont les suivantes.M.Michel Roy, sous-ministre des Communications, est nommé délégué du Québec à Chicago.M.Renaud Caron, qui était sous-ministre des Affaires internationales, passe au ministère de l\u2019Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, dont Mme Johanne Bergeron devient sous-ministre associée.Du Secrétariat à la Capitale, M.Jacques Demers devient secrétaire adjoint aux Affaires régionales.Jusqu\u2019ici sous-ministre à l\u2019Industrie et Commerce, M.Ghislain Leblond est nommé directeur de la Mission gouvernementale auprès de l\u2019ENAP.M.André Magny, qui était sous-ministre adjoint au MLCP, devient PDG de la CSST.Le premier ministre s\u2019est aussi empressé d\u2019annoncer la composition de son cabinet personnel, qui regroupe des membres de l\u2019ancien cabinet de M.Bourassa et du sien.Ainsi, M.John Parisella reste chef de cabinet du premier ministre, du moins le temps d\u2019assurer la transition.M.Jocelin Dumas, qui était chef de cabinet du Trésor, devient chef de cabinet adjoint du chef du gouvernement.M.Dumas est un ancien journaliste au quotidien LE DEVOIR.Les autres membres du cabinet Johnson sont les suivants: MM.Pietro Perrino, conseiller spécial, Richard Décarie, directeur à la députation, Claude Lemieux, directeur des relations parlementaires et conseiller économique, Jean-Louis Dufresne, conseiller exécutif, Martin Geoffroy, attaché de presse.M.Johnson a refusé par ailleurs de commencer a expliquer pourquoi il a choisi tel ministre plutôt que tel autre, sauf pour dire qu\u2019il a tenté de nommer la meilleure personne au meilleur poste, compte tepu de son intégrité, de sa compétence et de sa solidarité.A cet égard, il salue la solidarité de son collègue Sam Elkas, rétrogradé député, et il se réjouit qu'il soit à nouveau candidat libéral.Quant aux dossiers énergétiques en cours, ils ne sont pas remis en question, tant ceux de la Baie James que de la Côte-Nord.\t.\t, Ticket modérateur ou orienteur?Ce n est pas la son objectif, indique M.Johnson, qui cherche plutôt des formules et moyens pour que les services universels en matière de santé puissent continuer à être donnés aux meilleurs coûts qui soient.Il souligne à cet égard les discussions en cours avec les centrales syndicales quant aux gains de productivité des fonctionnaires et assimilés.Avec humour, le premier ministre a fait s\u2019esclaffer toute la tribu journalistique en lançant au confrère Eric Té-treault, de NTR, qui l\u2019interrogeait: «Je vous arrête.» Allusion à l\u2019incident survenu le 14 décembre, alors que la police de Québec a mis sous arrêts le journaliste qui suivait une manifestation de syndiqués contre le nouveau chef du PLQ.RYAN Une question d'intégrité SUITE DE LA PAGE 1 quelque temps.Selon nos sources, le ministre des Affaires municipales s\u2019est même ouvert, avant Noël, sur la ventilation exacte du programme fédéral.Ainsi, du 1,5 milliard du programme fédéral, 800 millions seraient consacrés à la réfection d\u2019infrastructures proprement dites (routes, aqueducs, etc.); 350 millions iraient à la construction d\u2019équipements dits structurants: 300 millions favoriseraient les grands projets municipaux dans les centres urbains (c\u2019est à ce poste budgétaire qu\u2019on a puisé les sommes pour annoncer la mise en chantier du futur Centre des congrès de Québec); 75 millions doivent mousser des projets liés à l\u2019innovation technologique; enfin, 50 millions iront à la revitalisation des villages en région.Le cabinet du ministre Ryan explique que l\u2019entente avec le fédéral n\u2019est pas signée et que, jusqu\u2019à preuve du contraire, le dossier relève toujours de la responsabilité du ministère des Finances à Québec qui doit jauger avec Ottawa certains paramètres financiers du programme.On admet toutefois que la gestion ultime du programme fait l\u2019objet de discussions entre ministres et que M.Ryan a commencé à déblayer le terrain avec les unions municipales (UMQ, UMRCQ): la Table Québec-Municipalités .s\u2019est réunie en novembre dernier.La responsabilité de la gestion politique des 320 millions prévus au plan de relance du ministre Gérald Tremblay et destinés à alimenter les fonds de développement régionaux est une question délicate.Normalement, cette responsabilité devrait être celle du ministre de l\u2019Agriculture et responsable du Développement régional, Yvon Picotte.Les stratèges libéraux savent que le Parti libéral a besoin de ses qualités de leader populiste pour espérer faire des gains en région à l\u2019élection générale.Toutefois, et ce n\u2019est un secret pour personne, les relations entre Daniel Johnson et Yvon Picotte ne sont pas particulièrement bonnes (M.Picotte a cherché, en vain, à mettre des bâtons dans les roues de M.Johnson dans sa «course» à la succession de Robert Bourassa), alors que M.Ryan a l'entière confiance du premier ministre.Selon nos informations, Claude Ryan a aussi commencé à discuter de ce dossier avec les responsables des unions municipales.En bout de ligne ce serait lui et le cabinet du premier ministre qui prendront les décisions.Le choix de Daniel Johnson de confier la responsabilité de ces dossiers à Claude Ryan ne se fait pas sans raisons.Premièrement, l\u2019intégrité de M.Ryan est difficilement attaquable.Cette qualité, au moment où la sensibilité des électeurs sur les questions de «patronage» est à fleur de peau, met le gouvernement à l\u2019abri de bien des critiques ou, à tout le moins, leur donneront moins de prise.En second lieu, Ottawa pourrait être gêné de contrecarrer les plans du ministre le plus fédéraliste du gouvernement québécois.Cependant, Québec ne verrait pas nécessairement d\u2019un mauvais œil le déclenchement d\u2019une petite guerre avec le fédéral sur cette question si des divergences devaient apparaître entre Ottawa et Québec sur certains aspects du programme de réfection des infrastructures.Troisièmement, malgré le gâchis politique entraîné par la loi 145, gâchis auquel il a lui même contribué et qui a provoqué une grogne bien sentie chez les élus municipaux, le ministre des Affaires municipales entretient toujours de bonnes relations avec les élus locaux.Il reste le mieux placé pour recoller les pots cassés.En fait, si les libéraux veulent, ne serait-ce qu\u2019espérer, remporter la prochaine élection, ils doivent s\u2019assurer qu\u2019ils pourront faire élire des députés ailleurs que sur l\u2019ile de Montréal, et l\u2019exercice passe par la réconciliation, la plus complète possible, avec le monde municipal.Il faut dire que les élus locaux sont généralement des gens pratiques qui savent très bien de quel côté leur pain est beurré.Il suffit de se rappeler les appuis-surprises qu\u2019a reçus Jean Chrétien pendant la dernière campagne électorale.Du reste, le monde municipal a fort bien accueilli la confirmation de M.Ryan à titre de ministre des Maires municipales.C\u2019est du moins le sentiment exprimé à 1TJMQ, à Montréal et à Laval où l\u2019on estime que le travail de «correction» entrepris par le ministre est à ce point avancé qu\u2019un changement de titulaire aurait signifié un manque d\u2019intérêt du gouvernement pour le règlement de ces questions.Certaines pièces législatives sont attendues au printemps.Rappelons tout de même que dans la foulée de ce transfert de factures vers les municipalités, certaines villes ont été contraintes, pour garnir leurs coffres, d\u2019appliquer les remèdes amers fia surtaxe) prévus par la loi avec les résultats que l\u2019on sait à Montréal, la révolte de certains groupes de contribuables a pratiquement tourné à l\u2019émeute.Bien qu\u2019il ait perdu les responsabilités de la Sécurité publique et de la loi 101, Claude Ryan conserve tout son ascendant sur le conseil des ministres.Il reste l\u2019alter ego de Daniel Johnson et le travail qu\u2019il doit accomplir d\u2019ici le déclenchement des élections est capital pour le gouvernement et le Parti libéral.VERTU «Vous n'avez encore rien vu» SUITE DE LA PAGE 1 Louis Plamondon, tout aussi pragmatique, qui racontait que le Reform est le parti de l\u2019avenir au Canada anglais, un parti avec lequel on est aussi bien de s\u2019entendre tout de suite parce que c\u2019est avec lui que la souveraineté du Québec pourrait éventuellement être négociée.Mais attention: une crêpe ne fait pas un repas aux termes du Guide alimentaire canadien, non plus qu\u2019un petit-déjeuner, si amical soit-il, ne fait un pays.«C\u2019est comme au Super Bowl, racontait le whip du Bloc, Gilles Duceppe.Les joueurs des deux équipes fraternisent au banquet d\u2019avant-match.Mais quand ils se retrouvent sur le terrain.» La lutte promet d\u2019ailleurs d\u2019être rade.Deux députés seulement séparent les deux formations, et Preston Manning, en point de presse, n\u2019a pas écarté la possibilité de profiter de ce que ses «amis» seront tôt ou tard occupés à épauler les péquistes pour tenter de gagner quelques verges en Chambre.Entre-temps, s\u2019il n\u2019est pas question de coalition, il existe des terrains possibles d\u2019entente.Iœ déficit et la dette, par exemple, ont tour à tour rappelé MM.Bouchard et Manning, qui ne nient cependant pas prôner des recettes de réduction situées aux antipodes.De même, a ajouté le chef du Reform, s\u2019entend-on sur «l\u2019opportunité pour la Chambre de se conduire d\u2019une manière plus digne et plu,s civilisée».Partenaires dans la vertu, en somme.A l\u2019opposé, il y a la sempiternelle «question nationale» et «nous avons situé en particulier le déjeuner dans l\u2019optique d\u2019expliquer au Reform qu\u2019il y a un Bloc à Ottawa parce qu\u2019il y a au Québec un projet souverainiste, que nous allons le défendre et tenter de l'expliquer au Canada anglais», a rappelé Lucien Bouchard pour la centième fois, mais peut-être pour la première de vive voix à ses collègues de l\u2019Ouest.«Et vous n\u2019avez encore rien vu», devait-il ajouter plus tard en journée, précisant que les siens ne limiteront pas leur mission à Ottawa, mais sillonneront le pays d\u2019un bout à l\u2019autre au cours des prochains mois.Preston Manning, lui, est revenu à la charge avec son «nouveau fédéralisme» dont il espère qu\u2019il sera offert comme alternative aux Québécois lors d\u2019un éventuel référendum.Entre bloquistes et réformistes, les ponts sont d\u2019ailleurs coupés à la hauteur des rapides constitutionnels: «Sur cette question, nous sommes très éloignés, et nous devrons nous battre pour gagner l\u2019adhésion des Canadiens et des Québécois.On ne pourra pas se réconcilier là-dessus», a-t-il convenu.Quant à savoir s\u2019il considère le Bloc comme un allié ou un adversaire, M.Manning a simplement déclaré qu\u2019«il n\u2019y a pas de réponse simple à cette question».Comme quoi, au Canada, tout devient rapidement compliqué.Chose certaine, entre Bloc et Reform, il faudra beaucoup d\u2019imagination pour s\u2019entendre.Hier, on avait distribué stratégiquement les places aux tables afin d\u2019éviter que les unilingues de part et d\u2019autre ne soient contraints à un dialogue de sourds.Chacun portait son petit carton d\u2019identification, et il fallait en voir gribouiller sur leur napperon une carte géographique afin que leur interlocuteur puisse situer leur circonscription.Même Preston Manning s\u2019est senti obligé d\u2019expliquer, dans son discours, que la Colombie-Britannique est «la province la plus à l\u2019ouest» et «très loin d\u2019Ottawa».Comme illustration d\u2019un fossé entre deux solitudes, on pourrait difficilement imaginer mieux.Plus de doubles salaires aux ex-députés Ottawa (PC) \u2014 Le gouvernement libéral de Jean Chrétien souhaite mettre fin dès la prochaine session aux «doubles salaires» versés aux ex-dépu-tés, et fixer un âge minimum pour le versement de leurs prestations de retraite, selon certaines sources.Dans le Discours du trône qui doit être lu mardi prochain, le gouvernement libéral devrait répondre aux attentes soulevées par les électeurs lors de la campagne électorale de l\u2019automne dernier concernant l\u2019intégrité et les réformes parlementaires, a indiqué hier un haut responsable du bureau du premier ministre.Les lucratives prestations de retraite des députés, versées à leur départ après six ans de services \u2014 peu importe leur âge \u2014, sont devenues pendant la campagne électorale le symbole même des excès du gouvernement à l\u2019égard de ses membres.Le système des «doubles salaires», un autre irritant au sein de l\u2019opinion publique, permet à un exdéputé de recevoir un salai.re du gouvernement pour un emploi obtenu de l\u2019Etat par la suite, alors même qu\u2019il reçoit ses prestations de retraite de député.PHOTO JACQUES GRENIER «Nous sommes en rodage», dit, les traits tirés, le directeur du Bureau de l\u2019état civil à Montréal.DIRECTION De nouveaux effectifs la semaine prochaine SUITE DE LA PAGE 1 «Demande de service», qui permet de déclarer une naissance, un mariage ou un décès, et de recevoir par la poste le certificat confirmant le fait Ou qui permet d\u2019obtenir une copie d\u2019un acte de naissance, de mariage ou de décès antérieur au 1er janvier 1994.Mais il semble que de nombreux citoyens ne soient pas au courant qu\u2019on puisse trouver ce formulaire ailleurs qu\u2019au bureau gouvernemental.«A cause des coupures du budget, nous n\u2019avons pas pu mener de grandes campagnes d\u2019information en achetant des placards publicitaires dans les médias, nous confient des fonctionnaires du ministère de la Justice a Québec.Nous avons informé le public par des communiqués aux médias».Pour aggraver le problème, depuis l\u2019ouverture des bureaux au lendemain du Jour de l\u2019An, il est presque impossible de rejoindre un interlocuteur en appelant aux numéros de téléphone officiels de la Direction de l\u2019état civil.1 ju centrale téléphonique, située à Québec, a reçu 3600 appels dans la seule journée de mardi.Guy Lavigne a déclaré hier au DEVOIR qu\u2019il entend doubler le personnel assigné au téléphone d\u2019ici la semaine prochaine.A la direction montréalaise de l\u2019état civil à Montréal hier et avant-hier, de nombreux citoyens pestaient contre le nouveau système.Certains ont attendu près d\u2019une heure trente avant d\u2019obtenir réponse à leur demande.On se plaint de ne pas comprendre la procédure exacte.Une dame de Pierrefonds était venue pour rien: «On m\u2019a mal expliqué au téléphone, finalement je n\u2019avais pas à venir ici».Mais la plupart des citoyens constatent surtout qu\u2019il était plus simple auparavant de se procurer un papier légal au presbytère ou à la mairie.Il n\u2019est pourtant plus possible de revenir en arrière.Avec la réforme du Code civil, les presbytères n\u2019ont plus le droit de fournir les enregistrements officiels.Tout est rapatrié à la Direction de l\u2019état civil, qui fournit maintenant une petite carte bleue que tous les Québécois auront a connaître, un certificat de naissance qui s\u2019apparente fort à une carte d\u2019identité nationale.Dans les voûtes du sixième étage du 2050 de Bleury, on trouve des milliers de registres poussiéreux, provenant des différents Palais de justice de tout l\u2019Ouest du Québec, que le ministère veut maintenant placer sur support informatique.«Quand quelqu\u2019un nous demande un certificat de naissance, explique Guy Oivigne, il faut fouiller dans tous les anciens registres pour vérifier l\u2019information.Avec le temps, tous les registres seront informatisés.Mais pour le moment, on souffre pour un travail qui n\u2019a pas été fait depuis 25 ans, car les autres provinces se sont déjà informatisées».Les deux bureaux emploient actuellement 300 personnes, à raison de deux horaires par jour, pour tenter de répondre à la demande du public, tout en informatisant les données des anciens registres.Guy Lavigne explique que l\u2019encombrement actuel est temporaire à cause d\u2019un ensemble de facteurs: d\u2019abord les bureaux d\u2019enregistrement étaient fermés au public pendant les Fêtes.Puis, les citoyens n\u2019ont pas obtenu toutes les informations nécessaires \u2014 on peut, par exemple, aller chercher le formulaire dans un endroit plus près de chez soi, et compléter la demande par la poste si on a les documents appropriés (par exemple le certificat de «naissance vivante» fourni par l\u2019hôpital).«Janvier est aussi une période traditionnellement achalandée, puisque que plusieurs personnes partent en voyage et ont besoin de leur certificat de naissance», ajoute-t-il.Et on doit également vivre avec un retard accumulé dans le cas des naissances.L\u2019ancienne loi permettait aux parents d\u2019enregistrer la naissance de l\u2019enfant 4 mois après l\u2019heureux événement.La nouvelle loi les oblige à compléter cette formalité a l\u2019intérieur de 30 jours.Des parents d'enfants nés en novembre, en octobre même, se précipitent actuellement pour compléter l\u2019enregistrement d'ici la fin janvier.«Nous sommes en rodage», conclut Guy I.avigne, les traits tirés, qui convient que l\u2019actuelle période de coupures budgétaires au gouvernement complique le tableau.\tLES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS:\t\tAVIS PUBLICS\t(514) 985 3344\t\tDU LUNDI AU VENDREDI\tSERVICE\tDES ABONNEMENTS LE DEVOIR\tDU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30\t\tANNONCES CLASSÉES\t(514) 985 3344\t\tDE 7H30 À 16H30\tIti \u2022\u2022\u2022lin dt t\télépkoae tiiftali seul valables pou \tRENSEIGNEMENTS\t(514) 985 3333\tPUBLICITÉ\t(514) 985 3399\t\t2050.RUE DE BIEURV.9E ÉTAGE.\tle service de Irvrinea\tp» trackl «i pou In abomemati poslan \tADMINISTRATION\t(514)985-3333\tNUMÉRO SANS FRAIS\t1 800 363 0305\t\tMONTREAL.(QUÉBEC) H3A 3H9\tMontréal\t(514) 985 3355 LE DEVOIR *»« publié pv LE DEVOIR Inc.dont k «Ote wàd m «tué au numéro 2060 de Bleury.9e étap.Montréal.É Québec).H.1A D rM imprimé par h Imprimerie Quebrcor laSdk.7743 «V* Kounk ati, drvi-i -n de Imifinrrin Qudurnr Inc.612 «*-si rw Saint janju*-v Montreal l.'Arnrr IVew C anarfimnr nt ait Dépf«tlé|f*l IbbbMhrcpir nationale du Québrr.Téfc\u2018phnne générai (MO\tservice à b * befrtrlr (MD 9KVTCS.publicité tr»14| "]
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