Le devoir, 25 janvier 1994, Cahier A
[" LE DEVOIR V o I .I.X X X V M O N T II K A I.I.E M A IIDI 2 5 .1 A X V I K II I !MI I (I fl c T I* S VQ T o r ii ii i o 8 fl PERSPECTIVES Boom à Beyrouth Les capitaux reprennent petit à petit le chemin du Liban Antoine Char La dépêche de Reuter datée du 17 janvier avait de quoi étonner: «De plus en plus confiants dans le gouvernement du premier ministre Rafiq al-Hariri, les investisseurs injectent des milliards de dollars au Liban».Terre de sang et de larmes, le liban va-t-il redevenir le pays du lait et du miel?Soustrait aux phares brûlants de l\u2019actualité depuis la fin de la guerre civile en 1990-91, le Liban ramasse péniblement ses pierres pour se reconstruire.Mais il lui faudra pas moins de 14 milliards$ US afin de se «refaire une beauté» et malgré toute la bonne volonté de ses expatriés \u2014 qui retournent par milliers, y compris ceux de Montréal \u2014, des banques occidentales et arabes, les dollars ne sont toujours pas massivement au rendez-vous.Pourquoi en serait-il autrement?Im tranquillité actuelle du Liban, n\u2019est en effet pas suffisante pour attirer les capitaux.A preuve, les promesses d\u2019investissements de la communauté internationale ne dépassent pas le dixième des besoins de reconstruction.Dernièrement cependant, la Banquç Mondiale a finalement promis 175 millions$ US et l\u2019État libanais prépare une émission d\u2019obligations en Europe d\u2019un montant de 300 millions$ US qui devrait être bien reçue puisque sa dette extérieure ne dépasse pas cette somme.En attendant, ironiquement le pays des cèdres est plus mal en point économiquement qu\u2019au plus fort de sa guerre civile qui en quinze ans a fait, estime-t-on, 100 000 morts.1^ vie quotidienne est marquée par des pénuries d\u2019eau et d\u2019électricité et tous les problèmes posés par la reconstruction.Ruinés par la crise économique persistante qui commence à avoir raison de la volonté des plus endurcis, les quatre millions de Libanais de ^intérieur» se demandent en fait si leur pays occupé par les Syriens et les Israéliens n\u2019est pas mort à jamais.Les plus pessimistes semblent être les chrétiens qui fuient le pays.Majoritaires il y a à peine une génération, ils ne seraient plus, selon diverses estimations, que 38% de la population.L\u2019absence d\u2019un visa et le manque d\u2019argent sont les seules raisons qui contraignent la plupart des Libanais à ne pas émi- Seule la paix grer.,\t.\tL\u2019espoir n\u2019est pourtant pas tout à dans la\tfait enterré et les Libanais refusent, mfinn\tmalgré tout, de s\u2019enfermer dans region ieur jomf)e Çes 15 derniers mois, remettra selon Raymond Audi, de l\u2019Association des banquiers libanais, les vraiment transferts nets de fonds en provenance de l\u2019étranger ont atteint 6,5 le Liban milliards$ US et 3 milliards$ US en .investissements privés.Slir les rails Bombardé par les Libanais, les Palestiniens, les .Syriens, les Américains et les Israéliens, Beyrouth retrouve ainsi jour après jour ses grands airs d\u2019antan qui faisait de lui le «Paris du Moyen-Orient».Vingt mille investisseurs libanais et étrangers (saoudiens surtout) viennent d\u2019injecter un milliard dans la société foncière «Solidere» qui vise à rebâtir le centre-ville.A lui seul, le premier ministre Hariri (un milliardaire ayant fait fortune en Arabie Saoudite et qui se trouve actuellement à Londres pour obtenir des crédits britanniques) a mis près de deux cents millions dans ce projet architectural de 160 hectares qui, selon certains, est inadapté au tissu urbain de l\u2019ancien Beyrouth dont les tréfonds regorgent de vestiges millénaires qui font saliver les archéologues du monde entier.Si c\u2019est surtout le secteur privé qui est à la tête des opérations de reconstruction, l\u2019État, qui n\u2019est pas encore totalement restructuré, pourrait fort bien le temps venu mettre la main à la pâte avec ses 4 milliards$ US de réserves d\u2019or.Les banques, elles, seraient sur le point de récupérer une partie des 10 milliards US ayant déserté leurs coffres (lans les années quatre-vingt.Autre signe d\u2019espoir, et non des moindres: le recyclage de l\u2019argent de la guerre.Tous ceux qui se sont enrichis pendant le conflit fratricide recyclent de plus en plus leur butin à mesure que la paix prend racine.Cette reconversion touche surtout l\u2019immobilier, les banques et les télécommunications.Dans ces trois secteurs, c\u2019est un véritable boom que connaît Beyrouth.Ce n\u2019est donc pas le seul manque de ressources qui explique la timide reconstruction du Liban.Ce pays, qui n\u2019a pas de pétrole contrairement au Koweït dévasté par la Guerre du Golfe mais qui se reconstruit à la vitesse d\u2019un missile Scud, n\u2019est une priorité pour personne.Sur la longue liste des pays à construire ou reconstruire, il doit certainement arriver le dernier.Sans compter que l\u2019accord israélo-palestinien du 13 septembre dernier à Washington n\u2019est pas une très bonne nouvelle, à court terme, pour le Liban: la communauté internationale est actuellement plus soucieuse de ramasser des fonds pour Gaza et Jéricho que |M>ur Beyrouth.Dépossédés de leur pays, les Libanais \u2014 chrétiens et musulmans \u2014 savent fort bien qu\u2019ils vivent (Lans le laboratoire des déchirements moyen-orientaux et que seule la paix régionale leur |>ermettra enfin d\u2019avoir un l>ays aux mille et un chantiers.I N I) E X Météo Ciel variable Max.-H* Détails en B4 Ijts Actualités .A2\tIdées\t\t.47 Agenda cuhun-l .Bt>\tAvenirs\t\t.Bl Annr rais limé .IV»\tle Monde\t\t,.j45 Avis publics\tIt l\tMontréal\t\t.A3 Culture\tIW\tMots «misés.\t.B2 Économie\t112\tPolitique\t\t.44 Éditorial\tAt*\tles Sports\t\t.B3 CULTURE\t\tLE MONDE\tigpr\tPIERRE BOURGAULT Une magistrale\t\tParis et Washington affichent\t\tFaut-il démanteler relecture des Bas-Fonds\t\tleur différent sur la Bosnie\t\tAndré Ouellet PAGE B 8\t\tPAGE A 5\t\tPAGE A 8 '«iun ' '*¥» ACÏT Zï'jZZ* «rs ¦tfe* ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Vidéotron a dévoilé, hier, son autoroute électronique, un Big Brother convivial appelé UBI auquel seront branchés 1,5 million de foyers à Québec et à Montréal d\u2019ici l\u2019an 2000 et qui coûtera à terme 750 millions$.Autour de Vidéotron, le consortium UBI, un sigle qui signifie universalité, bidirectionnalité et interactivité, réunit Hydro-Québec, la Banque Nationale, Loto-Québec, la Société canadienne des postes et The Hearst Corporation, le légendaire géant des médias américains.Dès le printemps 1995, 34 000 foyers du Saguenay, tous les clients de Vidéotron de la région, recevront un terminal pleinement interactif \u2014 une version améliorée de l\u2019actuel terminal Videoway \u2014, une imprimante et, éventuellement, une carte à mémoires.Les branchés d\u2019UBI pourront effectuer des transactions bancaires, payer leur compte d\u2019électricité, visionner des films à la carte, commander pizza, poulet ou chinois, acheter des billets de loterie et de théâtre, consulter les Pages jaunes et suivre des cours.Ils recevront de la «publicité ciblée», gracieuseté de Postes Canada, et des circulaires électroniques dont les coupons-rabais sortiront de leur imprimante.Enfin, ces familles pourront aussi re- VOIR PAGE A 8: AUTOROUTE De la fumée sans taxes UBI lance l\u2019autoroute des branchés Une foule d\u2019opérations se feront à partir d\u2019un terminal unique Yves Navarre se donne la mort PHOTO WiOÇVFS NADEAU La foule qui s\u2019est précipitée hier à Saint-Eustache pour acheter des cigarettes de contrebande en a a pour son argent, comme le démontrent ici quelques acheteurs heureux.La police a été discrète mais se trouvait tout de meme sur les lieux.Toute poursuite n\u2019est pas exclue.L'écrivain, prix Goncourt, avait collaboré au DEVOIR ROBERT LÉVESQUE Le marché noir sort de l\u2019ombre La révolte de Saint-Eustache pourrait forcer Québec à agir plus vite KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Au moins 1000 personnes ont participé, hier, à Saint-Eustache, à sortir la contrebande de cigarettes au grand jour, banalisant ainsi la désobéissance civile.«Notre but c\u2019est de prouver que l\u2019illégalité ça se fait en plein air de façon aussi ostensible qu\u2019actuellement et qu\u2019il n'y a personne qui nous empêche de le faire», a commenté Guy Bélisle, conseiller juridique du Mouvement d\u2019abolition des taxes réservées aux cigarettes (MATRAC).Et bien que l\u2019opération illégale orchestrée par le MATRAC .'lit remporté un franc succès sur le plan des ventes (plus de 1000 cartouches), la Gendarmerie royale du Canada (GRC) n\u2019écarte pas la possibilité d\u2019entreprendre des poursuites judiciaires.«Nous avons reçu une plainte officielle à la GRC, ce qui entraîne automatiquement une enquête», a confirmé Claude Lessard, agent de liaison au détachement de Saint-Jérôme de la GRC.«Si les preuves sont suffisantes, elle portera des accusations», a souligné à Ottawa le solliciteur général, Herb Gray.«Quand on voit des regroupements de commerçants qui décident de braver la loi.on n\u2019a pas vu cela souvent au Québec ou ailleurs.Ça semble annoncer des choses inquiétantes et c\u2019est de nature à encourager une nouvelle culture qu\u2019il ne faudrait pas voir s\u2019implanter au Canada et ap Québec, une culture où c\u2019est admis de tromper l\u2019État.C\u2019est contagieux.C\u2019est extrêmement malsain», a affirmé le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard.De son côté, le ministre provincial des Finances, André Bourbeau, a discuté, en fin de journée, de solutions à envisager avec quatre représentants des commerçants qui réclament un coup de hache draconien dans les taxes imposées sur le tabac.La délégation est ressortie de la réunion fort encouragée.«On a carrément discuté de l\u2019abolition, ou à tout le VOIR PAGE A 8: MARCHÉ LE DEVOIR Ly écrivain Yves Navar-1 re, dont les lecteurs du DEVOIR ont pu lire le carnet de septembre 90 à septembre 91, s\u2019est donné la mort, hier à Paris, en absorbant des médicaments.Il a laissé des lettres, où il explique son geste.Yves Navarre avait 53 ans.Prix Goncourt en 1980 pour Le Jardin d\u2019acclimatation, Yves Navarre a écrit une œuvre abondante (27 romans et une douzaine de courtes pièces de théâtre) dans laquelle des personnages \u2014 pour la plupart homosexuels \u2014 réclament une attention pressante au-delà des convenances, comme un monde où le désir de vivre dépasserait le simple goût de vivre dans une incessante quête d\u2019amour insatiable et pourtant urgent.Cette œuvre, qui voulait secouer «le confort délabré des familles contemporaines», a donné des romans assez forts comme Les Loukoums, U coeur qui cogne, Kurwenal, que VOIR PAGE A 8: NAVARRE Les enfants esclaves de Bangkok En Thaïlande, Marie-France Botte a passé quatre ans dans l\u2019enfer de la prostitution enfantine.Elle raconte cette dure expérience dans un livre qu\u2019elle vient de publier avec Jean-Paul Mari, journaliste au Nouvel Observateur.Sylviane Tramier l\u2019a rencontrée.SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR A Montréal, on soigne les «crocodiles».C\u2019est pour cette raison que Marie-France Botte, qui vient de publier un livre sur la prostitution enfantine en Asie, est de passage ici cette semaine: pour revoir les médecins de l\u2019Institut Pinel, où l\u2019on accueille et l\u2019on traite des pédophiles et des violeurs condamnés à de lourdes peines de prison.lx\u201cs «crocodiles», c\u2019est le nom que les enfants de Bangkok donnent à ces touristes, souvent occidentaux, qui les achètent, pour passer une nuit ou quelques heures avec eux dans les bordels de la ville.1rs relations sexuelles entre des adultes et des enfants de moins de 12 ans sont réprimés par le Code pénal en Occident.Alors, la peur de la prison pousse les pédophiles occidentaux vers les bordels de l\u2019Asie, où les gouvernements commencent tout juste à prendre des mesures pour mettre fin à l\u2019enfer de la prostitution enfantine.Dans Le prix d'un enfant.publié chez Robert Laffont.Marie-France Botte, jeune assistante sociale belge, décrit l\u2019enquête quelle a menée durant quatre ans en Thaïlande sur la piste des réseaux de prostitution enfantine.C\u2019est une petite femme, blonde et jolie \u2014 et passablement en colère \u2014 qui parle: -On m\u2019a reproche de mener VOIR PAGE A 8: ENFANTS Jeunes filles dans un bordel de Bangkok. I.K l> K V 0 I R .I.K M A It D I 2 .r»\t,1 A X V I K It I II !» I A.2 , E S A C T U A LIT E S Services express des hôpitaux offerts aux laboratoires privés Les hôpitaux plaident le manque de ISABELLE PARÉ LE DEVOIR J PHOTO PC Le gouvernement québécois doit étudier prochainement les conclusions d\u2019un comité formé pour scruter l\u2019organisation des laboratoires médicaux à travers la province.Lés hôpitaux, montrés du doigt pour la priorité accordée aux analyses des laboratoires privés, affirment que cette pratique ne nuit pas à leurs clients et sert à renflouer îeurs caisses.Pis, ils sont prêts à offrir des prix plus qu\u2019alléchants pour développer ie marché des laboratoires privés.Hier, le directeur de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, M.Florian Brissette, a déïèndu avec force le contrat qui prévoit que son hôpital effectue dans les 24 heures les analyses ré-cltftnées par la compagnie Laboratoire'Miron.Cela, au moment où il faut plusieurs jours pour des patients afin d\u2019obtenir les mêmes services à l\u2019hôpital.«ces contrats nous apportent des fonds additionnels qui sont réinvestis\" dans l\u2019hôpital.Cela n\u2019a pas d\u2019im-pafct sur les services que nous don-noil's aux patients», a-t-il insisté.Pets d\u2019impact, affirme-t-il, parce que les fonds générés par ces contrats permettent d\u2019embaucher du personnel et d\u2019acheter du matériel additionnel.Les analyses d\u2019urgence sont toujours offertes dans les mêmes délais à l\u2019hôpital.Sans ces soùrces de revenus, les hôpitaux risquent plutôt de diminuer leurs ser-vicés aux patipnts, plaide le directeur général.A moins d\u2019investissements majeurs par le ministère de la Santé et des Services sociaux.Mais pour certains, cette pratique institue deux réseaux parallèles de soins diagnostiques.L\u2019un rapide mais accessible aux bourses bien remplies.L\u2019autre gratuit, mais d\u2019une lenteur parfois alarmante.L\u2019Association des hôpitaux du Québec (AHQ) n'a pas voulu porter de jugement sur ce type de pratique effectuée par certains de ses membres.L\u2019Hôtel-Dieu de Montréal réalise l\u2019équivalent de deux millions en contrats de services, dont 350 000$ pour les laboratoires privés.Selon M.Brissette, l\u2019hôpital retire un profit net de 100 000$ de ces contrats privés.«C\u2019est sûr que ces tests font ressources l\u2019affaire des laboratoires privés.Mais si on ne faisait pas aussi de l\u2019argent avec cela, on ne le ferait pas», clame-t-il.Mais il arrive que l'hôpital offre des tests au prix coûtant, sans aucun profit, pour s'attirer de nouveaux clients dans le marché privé, avoue M.Brissette.«Tous les labos qui veulent des analyses, on va les faire.On va engager des ressources s\u2019il le faut», a-t-il dit.Par ailleurs, l'Hôtel-I)ieu s\u2019est montré très discret sur cinq de ses médecins de laboratoires qui ont des intérêts ou sont administrateurs de Laboratoire Miron.Cette situation peut permettre à un médecin d\u2019empocher les frais exigés onéreux du laboratoire pour des analyses rapides et, en sus, d\u2019être rémunéré pour le volume de tests effectués à l\u2019hôpital.«On va discuter de cela.Mais pour nous, la provenance n\u2019a pas d\u2019importance.Ce n\u2019est pas le problème de l\u2019Hôtel-Dieu.Nous leur chargeons les mêmes frais qu\u2019aux autres clients», a rétorqué M.Brissette.Au cabinet de la ministre de la Santé et des Service sociaux, Mme Lucienne Robillard, on affirmait être attentif à ce problème qui fait d\u2019ailleurs l\u2019objet d\u2019un volumineux rapport.La ministre doit étudier prochainement les conclusions d\u2019un comité formé pour sender l\u2019organisation des laboratoires médicaux à travers la province.Québec saisi d\u2019une demande d\u2019aide financière Le Musée.pour rire crie au secours STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le Musée.pour rire a officiellement déposé une demande d\u2019aide gouvernementale, hier, à Québec.La nouvelle a été confirmée par Liza Frulla, ministre québécoise de la Culture, des Communications et de la Francophonie, dans une entrevue accordée au DEVOIR.«Des représentants du musée ont soumis au ministère des propositions concrètes de demandes d\u2019aide, a expliqué Mme Frulla.Nous allons examiner ces demandes en toute justice et faire les vérifications juridiques et administratives nécessaires.» La ministre a également précisé que le gouvernement entendait prendre une décision dans ce dossier au début de la semaine prochaine.L\u2019institution muséale exclusivement consacrée à l\u2019humour serait dans un état critique.Une quinzaine d\u2019employés ont été licenciées ce mois-ci et les bilans d\u2019achalandage font état d\u2019environ 120 000 entrées, de mars à décembre derniers.Ces chiffres sont loin des prévisions initiales qui estimaient qu\u2019un tel musée pouvait attirer quelque 400 000 visiteurs par année et ainsi subvenir à ses propres besoins, en imposant un droit d\u2019entrée de 8$ et en attirant des commanditaires.A l\u2019ouverture, les billets vendus aux adultes coûtaient en fait plus de 15$.Ces prix d\u2019entrée sont récemment passés à 11$.En se basant sur les promesses d\u2019autofinancement et en considérant l\u2019importance patrimoniale du bâtiment que le musée proposait de rénover et d\u2019occuper (l\u2019ancienne Brasserie Ekkers, boulevard Saint-I^iurent) Ottawa, Québec et Montréal ont conjointement injecté 13,5 millions$ dans le projet mis en branle en 1989.De nombreux acteurs des secteurs culturels «traditionnels» du Québec avaient critiqué cette décision.Après quoi, les trois paliers gouvernementaux ont affirmé que le musée n\u2019obtiendrait aucune aidé: pour son budget de fonctionnement, qui oscille entre 4 et 5 mil-lions$ annuellement.Les sévères avertissements ont été répétés le soir même de l\u2019inauguration de' l\u2019institution, le 1er avril dernier.«J\u2019ai toujours sérieusement voulu que ça marche, concluait hier la mi- -nistre Frulla.Notre implication clans le béton et la conception du musée a permis de créer des em-plois.Maintenant, je suis désolé de constater que le projet ne semble pas viable en soi.Je ne ris pas.» Dossiers judiciaires laissés en plan par des juges mutés Le bâtonnier demande à Québec et Ottawa de clarifier la situation CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le bâtonnier du Québec, Me Denis Paradis, a réclamé hier des gouvernements du Québec et du Canada qu\u2019un processus clair soit établi dans le traitement des dossiers judiciaires laissés en plan par des juges, au moment où ils sont nommés à une autre cour.En conférence de presse hier, le Barreau a réclamé notamment que le gouvernement consulte le juge en chef de la cour à laquelle un juge est attaché, avant de procéder à une nomination, pour s\u2019assurer que la mutation n\u2019affectera pas le traitement des procès en cours.Ensuite, le Barreau réclame que des délais soit fixés, entre la nomination d\u2019un juge et son entrée en service, de façon à ce que ce dernier puisse terminer les causes dont il est saisi, avant de quitter son poste.Le Barreau du Québec réagissait notamment au cas du juge Henry Steinberg, nommé juge de la Cour d\u2019appel du Québec par Brian Mulroney (deux jours avant la démission de ce dernier), le 23 juin 1993.Au moment de sa nomination, le juge Steinberg avait dû laisser en plan le procès de Timothy Dale John Cobb, accusé de meurtre au premier degré contre la personne de Daniel Deschênes, qui se déroulait en Cour supérieure.Ce procès avait été ajourné pour non-lieu, et lorsqu\u2019il fut temps de reprendre les audiences, la défense a, dans un premier temps, refusé de paraître devant le tribunal.«Le juge a entendu toute la preuve de la Couronne, et toute la preuve d\u2019alibi présentée par la défense», de dire Me Charles Beaudoin-Côté, avocat de la défense dans cette première affaire de meurtre.Or, samedi dernier, Timothy Dale John Cobb, en liberté depuis lors, était accusé une seconde fois de meurtre au premier degré, contre la personne de la jeune Sarah Dutil, onze ans, morte étranglée.Selon Me Côté, la défense a toujours argué, dans cette affaire, qu\u2019un juge qui n\u2019avait pas pu voir les témoins ne pouvait pas transmettre au jury ses recommandations, à la simple écoute des cassettes, ou à la transcription des témoignages «A ce moment-là, ce n\u2019était pas possible pour les témoins de retourner en cour étant donné que la preuve de la Couronne était terminée», de poursuivre Me Côté.Par ailleurs, Me Côté a ajouté que Cobbs avait été remis en liberté le 15 novembre, et que c\u2019était le procureur qui avait pour sa part demandé un arrêt de procédure au mois d\u2019octobre dernier.Hier après-midi, le bâtonnier du Québec a également réagi au fait que la juge Raymonde Verreault, de la Cour du Québec, laissait également en plan trois causes d\u2019agressions sexuelles, au moment d\u2019entrer en fonction * comme juge en chef de la cour municipale, au cours des dernières semaines.Selon le bâtonnier, la juge Verreault, qui avait été nommée au mois de novembre dernier, avait vraisemblablement bénéficié de suffisamment de temps pour poser un verdict dans ces trois dernières causes.D\u2019autre part, Me Paradis soulignait hier que le Code civil prévoit un délai de 90 jours pour le traitement des causes pendantes après qu\u2019un juge ait décidé de quitter son poste.Aucun délai du genre n\u2019est cependant prévu en droit criminel.Les juges de la Cour suprême du Québec qui désirent prendre leur retraite jouissent pour leur part d\u2019un délai de six mois pour régler les causes pendantes, a-t-il ajouté.Déchirements au Parti civique Entretien des terrains sous les lignes à haute tension i i Une commission du BAPE en désaccord avec Hydro-Québec :;Les Français sont pingres, selon une étude publiée à t Londres 'ondres (AFP) \u2014 Les Français sont les moins généreux de cinq peuples dont les actions caritatives ont été passées au crible par une étude publiée hier à Ldhdres par une association britannique, la Charity Aid Fondation.Seuls 27% d\u2019entre eux avaient versé de l\u2019argent à une œuvre dans le mois précédant l\u2019étude qui a porté sur 1000 personnes dans chaque pays.En outre, le don moyen n\u2019est que de 4 livres, contre 22 livres pour les Canadiens, 19,5 pour les Américains, 7 pour les Britanniques et 7,50 pour les Espagnols (chiffres ajustés selon le coût de la vie dans chaque pays).Les Espagnols sont plus prêts qiîe les autres à donner: 71% d\u2019dntre eux avaient versé leur obo-le^durant le mois de référence, contre 65% des Britanniques, 62% défe'Canadiens et 55% des Américains.Les différences se retrouvent dahs le nombre d\u2019heures consacrées dans chaque pays à l\u2019action caéitative.Au Canada, 25% des sondés1 avaient passé 5,2 heures à des activités volontaires, contre 1,6 heure pour 10% des Français.'Uétude met aussi en relief les différents moyens de collecte se-lonjes pays.Les Américains et les Canadiens préfèrent verser dans les lieux de culte, les Espagnols pratiquent beaucoup le don de billets de loterie, les Britanniques rét/ondent au porte à porte et aux collectes de rue, tandis que les Français sont émus par des appels et des publicités.LE DEVOIR Le chef du Parti civique, Clément Bluteau, a demandé au leader du parti à l\u2019hôtel-de-ville de Montréal, Michel Benoit, de démissionner immédiatement.M.Bluteau réagissait ainsi aux propos de son collègue qui déclarait dans l\u2019édition d\u2019hier de The Gazette que l\u2019opposition montréalaise devrait se rallier autour d\u2019un tandem composé de Claude Beauchamp comme candidat à la marie, et de Pierre Bourque comme futur président du comité exécutif.Michel Benoit avait ainsi renié son propre chef et candidat à la mairie, ajoutant que les forces d\u2019opposition devraient travailler dans la même direction.Clément Bluteau n\u2019a pas du tout apprécié la manœuvre.«J\u2019ai de- mandé la démission de M.Benoit, explique-t-il: car c\u2019est une façon d\u2019attaquer la crédibilité d\u2019un parti qu\u2019on ne peut pas tolérer.Quand on dit des conneries comme ça, c\u2019est un manque de loyauté envers le parti».Michel Benoit avait déploré l\u2019actuelle division des forces de l\u2019opposition, division qui risque de permettre selon lui la réélection du maire Jean Doré.LOUIS-GILLES F R A N C O E U R LE DEVOIR Les emprises d\u2019Hydro-Québec, réservées aux lignes à haute tension de la Côte-Nord, doivent être entretenues par des moyens mécaniques plutôt qu\u2019en pulvérisant par avion des défoliants chimiques.C\u2019est ce que recommande au gouvernement une commission du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE), chargée d\u2019examiner le projet de pulvérisations dp phytocides, proposé par la société d\u2019Etat pour nettoyer quelque 20 000 ha d\u2019emprises de la Côte-Nord en 1994.Hydro-Québec doit contrôler la croissance de la végétation sous 10 000 km de fils à haute tension dans la province pour que le courant ne se décharge pas dans le sol par contact ou en sautant sur des cimes d\u2019arbres trop rapprochées.Dans la seule région de la Côte-Nord, il faut entretenir 120 000 ha de forêt à raison d\u2019un sixième de ce territoire chaque ; innée.Dans certaines zones difficiles à entretenir, Hydro-Québec implante parfois des arbustes qui étouffent toute végétation concurrente.A d\u2019autres endroits, elle permet de cultiver ses corridors électriques.Ailleurs, elle épand souvent au sol des défoliants chimiques en granules, ce qui ne nécessite aucune évaluation publique du dossier.Sur la Côte-Nord, la société d\u2019Etat privilégiait l\u2019arrosage aérien, ce qui a débouché sur une audience du BAPE.Hydro-Québec proposait d\u2019utiliser deux phytocides, dont î\u2019un, le 2,4-D, fait l\u2019objet d\u2019un débat scientifique car il constituerait une source de dioxines dans l\u2019environnement.Selon l\u2019analyse de, risques, soumise par la société d\u2019Etat, les dangers sont si minimes, à court et à long terme, qu\u2019ils sont négligeables, ou du moins inférieurs aux risques d\u2019accidents, voire de contamination du sol par les huiles et des opé- rateurs par les fumées d\u2019échappement, qu\u2019implique l\u2019usage intensif de scies mécaniques et de débroussailleuses.Certes, reconnaissent les commis- \u2022 saires, il est peu probable que des humains soient contaminés en raison de l\u2019éloignement des sites arrosés.Et il est même possible, comme le prétend Hydro-Québec, que l\u2019entretien avec deS' produits chimiques cause moins dé problèmes de santé à la population et aux travailleurs que les moyens mécaniques traditionnels.\t\u2022 ! Mais l\u2019essentiel du dossier, expliquent les commissaires, «repose sur la gestion de l\u2019incertitude: incertitude sur1 l\u2019innocuité des produits utilisés, incertitude sur la synergie des différents m'é-: langes, incertitude sur le devenir des métabolites ou des produits de dégradation dans l\u2019environnement, etc.Bref, l\u2019analyse de risques peut évaluer la probabilité que se matérialisent des effets connus, mais elle ne peut pas évaluèr la probabilité de conséquences inattendues.» La commission tout comme lès habitants de la Côte-Nord, souligne le rapport, n\u2019ont pas été convaincus et s\u2019inscrivent «dans un courant de société qui cherche à réduire au minimum l\u2019emploi de pesticides dans l\u2019environnement».Finalement, conclut la commission, le chômage a aussi des effets néfastes \u2018 sur la santé de la population, physique et mentale.En ce sens, le danger dü nettoyage mécanique est considéré comme un risque acceptable par la population, qui veut ainsi obtenir concrètement sa part des profits de l\u2019hydro- ¦ électricité «autrement qu\u2019en regardant passer le courant».Il en coûtera 444 000$ de plus à Hydro-Québec pour un entretien mécanique de ses emprises, mais les 64 emplois saisonniers créés au cours des 25 prochaines années constituent, selon les commissaires, un bon moyen pour la société d\u2019Etat d\u2019améliorer son «image corporative» et de participer au développement économique de la région.Arrêtez ce iqurnal.Voici de bonnes nouvelles.MOIS BERLINE VIGOR GS I K I) K V 01 It .I K M A It HI 2 r> ,1 A X V I K H I !» Il I A MONTREAL CIRANO: un nouveau centre de recherche pour Montréal Québec lui verse une subvention de 5,7 millions PAUL CAUCHON LE DEVOIR Un tout nouveau centre de recherche aura pignon sur rue dans le centre-ville de Montréal: CIRANO, le «Centre universitaire de recherche en analyse des organisations», qui vient d\u2019être créé par six établissements universitaires et quatre grandes entreprises.Le centre entend développer l\u2019analyse scientifique des organisations et contribuer concrètement à l\u2019accroissement de l\u2019efficacité et de la .compétitivité des entreprises québécoises.CIRANO dispose pour ce faire d\u2019une subvention annuelle de 5,7 millions de dollars du ministère de l\u2019Enseignement supérieur pour les cinq prochaines années, et il entend devenir un centre de calibre international.Le centre, qui sera officiellement\tinauguré aujourd\u2019hui par le ministre Gérard Tremblay, est dirigé par Robert Ixicroix, ancien doyen de la faculté des arts et sciences de l\u2019Université de Montréal, qui a quitté son poste à l\u2019université pour œuvrer à ce projet.CIRANO met çn présence l\u2019Ecole des fautes Etudes Commerciales, l\u2019École Polytechnique, l\u2019Université de Montréal, l'Université Laval, l\u2019Université McGill et l\u2019UQAM, ainsi que Bell Québec, la Caisse de dépôt et de placement, Hydro-Québec et le Groupe La Laurentienne.Les entreprises s\u2019engagent à soutenir financièrement le centre et à s\u2019impliquer dans la réalisation de projets de recherche et de transfert.Les établissements universitaires s\u2019engagent de leur côté à recruter, dans les domaines d\u2019expertise de CIRANO, 17 professeurs réguliers d\u2019ici cinq ans.En fait, dans cinq ans CIRANO prévoit employer plus de 125 personnes, dont 50 professeurs-chercheurs réguliers, associés et invités, et quelque 50 étudiants de maîtrise et de doctorat.Le centre espère réaliser un meilleur transfert de connaissances du milieu universitaire au secteur privé, et une meilleure collaboration entre les deux secteurs.Parmi les premiers programmes de recherche mis sur pied cette année,, on entend étudier les organisations et les marchés du travail, en menant des recherches sur les meilleures façons de garantir au Québec unë main-d\u2019œuvre hautement qualifiée.On veut aussi étudier l\u2019effet réel des mesures incitatives sur le niveau et la qualité de la production des travailleurs, et on veut analyser l\u2019effet réel des multiples réglementations sur l\u2019efficacité des entreprises.CIRANO mettra également sur pied des recherches sur l\u2019évaluation des risques financiers pour les entreprises, sur l\u2019analyse des prises de décisions dans une entreprise, sur les facteurs qui déterminât la taille des organisations, et ainsi de suite.Pour avoir porté l\u2019uniforme plutôt que le jeans Administration de la STL Cinq policiers semoncés par l\u2019exécutif de leur Fraternité PHOTO JACQUES NADEAU .r\u2019r™ ¦ «Quand les joueurs du Canadien visitent un hôpital, est-ce qu\u2019ils apportent tout leur équipement?» s\u2019est justifié le président de la Fraternité, Yves Prud\u2019Homme, que l\u2019intérêt porté par les médias à cette affaire a visiblement agace.LE DEVOIR ' 3 our avoir osé porter l'uniforme en dépit .d\u2019un mot d\u2019ordre syndical, cinq policiers c e la Communauté urbaine de Montréal ont ( ù s\u2019expliquer hier devant le comité exécutif c e la Fraternité des policiers.Iœ président de la Fraternité des policiers, Yves Prud\u2019Homme, a cependant carrément refusé de livrer le résultat de la rencontre, estimant qu\u2019il s\u2019agissait d'une «affaire interne» et s\u2019indignant de la curiosité des médias.Le 19 décembre dernier, cinq policiers du poste 25 avaient revêtu leur uniforme pour participer à une fête des jeunes bénéficiaires à l\u2019Hôpital pour enfants de Montréal, une célébration à laquelle ils sont associés depuis une quinzaine d\u2019années.Des collègues présents sur place les avaient alors dénoncés pour ne pas avoir respecté le mot d\u2019ordre syndical de port des jeans, un geste de protestation contre la loi 102 et ses incidences sur la rémunération des policiers.Pour la plupart des enfants, un policier, c\u2019est un policier.avec son uniforme et tous ses attributs, expliquait-on hier dans le milieu hospitalier.A l\u2019évidence, Yves Prud\u2019Homme ne le voit pas du toute de cette manière.«Voyons donc, a-t-il déclaré au DEVOIR, quand les joueurs du Canadien visitent un hôpital, est-ce qu\u2019ils apportent tout leur équipement?» Lors de la visite de l\u2019hôpital, des policiers s\u2019étaient adressés à la Fraternité pour obtenir la «permission» de revêtir leur uniforme complet, mais «on n\u2019en voyait pas la pertinence», explique M.Prud\u2019Homme.La Fraternité des policiers a pourtant elle-même suspendu sa propre directive de protestation lors de l\u2019assermentation du nouveau directeur du service de police de la CUM.«Pour montrer notre bonne foi», ajoute le président de la Fraternité, qui laisse entendre que dans une telle situation les actions doivent être collectives sans souffrir de contestation.Yves Prud\u2019Homme a par ailleurs indiqué qu\u2019il ne s\u2019offusquait pas des demandes des policiers suspendus dans l\u2019affaire Bamabé qui se sont adressés à la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) pour obtenir des prestations dans l\u2019attente d\u2019une décision finale.La pointe du iceberg?j Le Mouvement anti-taxes de Laval pouvait demander à la Commission municipale du Québec de faire enquête i LAURENT SOUMIS LE DEVOIR \\ A la suite de nouvelles révélations sur les dépenses de cadres de la Société de transport de 1-aval (SH.), le Mouvement anti-taxes de Laval examinera notamment la pertinence de requérir une enquête de la Commission municipale du Québec (CMQ).C\u2019est ce qu\u2019a indiqué hier au DEVOIR le président du Mouvement, le notaire André Turgeon, au lendemain de la publication par La Presse d\u2019informations sur trois gestionnaires de la STL qui ont obtenu des remboursements de 160 000$ au cours des années 1990,1991 et 1992.L\u2019ancien directeur général par intérim et conseiller de la STL, M.Luc Poliquin, un autre ancien directeur général, M.Richard Courey, et l\u2019ancien directeur des relations avec la clientèle et actuel conseiller externe en communications, M.Pierre Desjardins, ont ainsi obtenu des remboursements respectifs de 75 500$, 48 600$ et 36 300$ pour des dépenses de golf, repas, boisson, hôtel, transport, contraventions, cigarettes, etc.«Nous avions raison de gratter l\u2019administration de la STL, commentait hier Me Turgeon.On présume que c\u2019est la pointe de l\u2019iceberg.Il s\u2019agit d\u2019argent pris dans les poches des contribuables, mais les autorités ne bougent pas.C\u2019est la lutte de David contre Goliath, entre des bénévoles et un organisme qui peut s\u2019abriter derrière la Loi d\u2019accès à l\u2019information.» Devant le peu d\u2019empressement à agir du ministre Claude Ryan et des services policiers qui ne veulent publiquement confirmer l\u2019existence d\u2019une enquête, Me Turgeon se demandait tout haut hier si la CMQ ne pourrait pas faire toute la lumière sur la STL.En vertu de la loi, celle-ci peut «de sa propre initiative» faire enquête , sur l\u2019administration financière d\u2019une municipalité.De leur côté, les cadres impliqués ont réaffirmé hier que toutes les dépenses étaient justifiées et avaient ; été autorisées par la STL.Maintenant associé de Promédia qui est chargée des relations publiques de la STL, de Laval, de son maire et de son parti, M.Pierre Desjardins soutenait à décharge qu\u2019à l\u2019époque il «ramassait les factures de tout le monde» lors de certaines réunions.Bien qu\u2019il juge ces dépenses «définitivement exagérées et tout à fait inacceptables», le président de la STL et conseiller municipal, M.Jean-Jacques Beldié, soulignait au DEVOIR la nécessité de tenir compte de la culture de l'entreprise à l\u2019époque: «une culture des années de vaches grasses».Depuis, les directives ont été resserrées et la STL aura bientôt un code d\u2019éthique.Il n\u2019entend pas pour l\u2019heure tenter de récupérer les sommes, à moins que les vérifications du trésorier de la STL indiquent que «ça dépasse les bornes».Un porte-parole du maire Gilles Vaillancourt a rappelé que «l\u2019administration a pleinement confiance envers les nouveaux président et directeur général de la STL.» Pour le chef d\u2019Option-Laval, M.Jean Rizzuto, tout indique que «le maire avait perdu tout contrôle sur cette société au cours des dernières années».Il rappelle que le nouveau président de la STL était en poste depuis 1991 et que quatre autres conseillers municipaux siégeaient à la STL.Son parti prône toujours l\u2019intégration de la STL à l\u2019administration de la Ville pour réduire et les taxes, et «les tarifs qui sont parmi les plus élevés, au Canada».i \"/I JEAN DION DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Des Mohawks de Kanesatake auraient-ils en leur possession du matériel appartenant aux Forces armées canadiennes?La question a été soulevée, hier à Ottawa, trois jours après les «incidents» qui ont vu un hélicoptère de l\u2019escouade de recherche et sauvetage de la Défense nationale être la cible de tirs d\u2019armes à feu au-dessus du territoire autochtone.L\u2019appareil avait été dépêché sur les lieux en réponse à un signal d\u2019urgence capté plus tôt vendredi par un avion de l\u2019année.Jusqu\u2019à maintenant, la provemuice du signal d\u2019alarme est restée inconnue.Une enquête de la Sûreté du Québec a été instituée pour faire la lumière, mais un fait demeure troublant: comme l\u2019a laissé entendre hier le ministre de la Défense David Collenette, le signal électronique en était un que seule une pièce d\u2019équipement de la Défense nationale \u2014 «peut-être un avion, peut-être un camion», a-t-il suggéré \u2014 pouvait émettre.L\u2019armée aurait-elle donc laissé de ses équipe- ments sur place après la crise d\u2019Oka, à l\u2019été 1990?«Je ne sais pas.C\u2019est ce que nous aimerions savoir.C\u2019est la raison de l\u2019enquête», a répondu le ministre.Quoi qu\u2019il en soit, les affirmations faites à la caméra par des Mohawks voulant qu\u2019ils aient tiré vendredi dernier sur un hélicoptère des Forces armées canadiennes n'ont pas suffi à convaincre le gouvernement fédéral que ç\u2019a effectivement été le cas.Le premier ministre Jean Chrétien et son ministre de la Défense ont tour à tour dit douter que des autochtones aient ouvert le feu sur l\u2019hélicoptère de sauvetage de l\u2019armée qui avait été mandé d\u2019urgence à Kanesatake.«Il n\u2019y a pas eu d\u2019incident», a déclaré M.Chrétien lorsque interpellé aux Communes par le leader parlementaire du Bloc québécois, Michel Gauthier, sur la question de la contrebande des armes à feu.«Il y a des gens qui ont prétendu avoir tiré des coups de fusil, mais il n\u2019y a aucun indice qu\u2019il y en avait eu.S\u2019ils avaient tiré sur un hélicoptère, si ça n\u2019avait pas été un tire-roches, ç\u2019aurait laissé des marques.Or il n\u2019y en avait pas», a dit le premier ministre, selon qui «l\u2019armée canadienne a agi dans ce dossier comme elle devait agir».Au sortir des Communes, le ministre Colle-nette a pour sa part indiqué qu\u2019«il n\u2019y avait pas de balles (impliquées) dans l\u2019incident Ce n\u2019est pas à moi d\u2019expliquer les actions des Mohawks.Ce sont eux qui ont dit avoir tiré.» L\u2019affaire a commencé vendredi matin lorsqu\u2019un avion Hercules des Forces armées, survolant le secteur d\u2019Oka-Kanesatake, a capté un signal d\u2019urgence provenant normalement d\u2019un appareil en détresse.Un hélicoptère Labrador, clairement identifié aux couleurs de l\u2019escouade de recherche et sauvetage, a alors été dépêché sur les lieux.Ayant atterri, le pilote a vu un petit groupe de Mohawks se précipiter vers lui et l\u2019enjoindre de quitter immédiatement le territoire après l\u2019avoir informé de ce que des coups de feu avaient été tirés sur la carlingue de l\u2019appareil.Le pilote a aussitôt obéi aux ordres.Plus tard, même le chef du Conseil de bande de Kanesatake, Jerry Peltier, a confirmé les tirs.D\u2019autres Mohawks l\u2019ont aussi fait devant des ca- méras de télévision.Les événements de vendredi relancent par ailleurs la question ultra-délicate de l\u2019intervention des forces policières et militaires dans les réserves autochtones, un sujet sur lequel M.Collenette, pressé de questions par les journalistes, a paru sur la défensive.Interrogé à savoir s\u2019il y avait d\u2019autres endroits au pays où les Forces armées n\u2019avaient pas le droit de se rendre, le ministre a indiqué que c\u2019était là «une question constitutionnelle pour le premier ministre.A mon avis, les Forces armées canadiennes ont le droit de protéger les Canadiens n\u2019importe où.» Mais, devait-il concéder, «les soldats ont peur».Ceux qui se sont rendus à Kanesatake , «ne sont pas des soldats engagés pour des opé- I rations militaires, mais pour la recherche et le sauvetage».\t_ On lui a ensuite demandé s\u2019il ne trouvait pas étrange que des gens, au Canada, tirent sur l\u2019armée canadienne et que le gouvernement fasse comme si de rien n\u2019était.«Non», a-t-il sèchement répondu.Un hélicoptère des Forces armées attaqué à Kanesatake «Il n\u2019y a pas eu d\u2019incident», dit Jean Chrétien IL opposition veut savoir si les Mohawks ont en leur possession du matériel militaire Stoppez les presses.Les concessionnaires ACURA offrent présentement des prix de location-bail très intéressants.Posséder une Legend ou une Vigor n'aura jamais été aussi facile.Cette offre est toutefois en vigueur pour un temps limité seulement.Rendez donc visite dès maintenant à votre concessionnaire Acura, avant que ces prix ne deviennent.de vieilles Çl^, ACURA nouvelles\tVO/ LES vottures construites de main de maître «1 598V, MOIS** BERLINE LEGEND LS «le tarif ,1,.Italien kill est de 4N mon à 5«S $ (unit h4.il Je » TW» S», pour h- modèle I cjçrnd 15représenté avec boite automatique (Modèle KATtêT).In acompte Je h 000 Sel 1 equivalent d environ un paiement mensuel en depot de sécurité sont requis Allocation de%OV km (trais de 0.10 S par km supplémentaire) Sujet à l'approbation du crédit.Taxes.Irais d'immatncuLition et 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tout en œuvre pour que le Conseil de sécurité des Nations unies adopte une résolution visant l'imposition de sanctions «totales, universelles et obligatoires» contre Haïti actuellement sous domination militaire.C\u2019est ce qu\u2019a annoncé, hier à Ottawa, le ministre des Affaires étrangères, André Ouellet, au terme d\u2019une rencontre avec le président d\u2019Haïti en exil Jean-Bertrand Aristide.«Nous recherchons une résolution qui s\u2019adresserait à tous les pays membres des Nations unies», a déclaré M.Ouellet, qui s\u2019est dit confiant que le groupe des «quatre amis» d\u2019Haïti \u2014 Canada, Etats-Unis, France, Venezuela \u2014 parviendrait rapidement à s\u2019entendre sur le libellé d\u2019une proposition à soumettre au Conseil de sécurité.Des discussions entre les quatre et les dirigeants onusiens se déroulaient d\u2019ailleurs déjà, hier, au siège de l\u2019ONU à New York, en vue de présenter dans les meilleurs délais une résolution, qui pourrait \u2014 espère le Canada \u2014 reprendre mot à mot le texte déjà approuvé par l\u2019Organisation des Etats américains (OEA).On veut ainsi forcer la main des militaires, menés par le général Raoul Cédras, et permettre au plus tôt, conformément à l\u2019entente de Governor\u2019s Island, le retour du père Aristide dans son pays.«Nous croyons, a dit le ministre, qu\u2019une majorité écrasante d\u2019Haïtiens souhaitent le retour du père Aristide.Les vues d\u2019une poignée de militaires ne devraient pas prévaloir.» Selon M.Ouellet, «le temps est venu» d\u2019envoyer «un signal clair que le monde ne peut rester inactif en face de ce qui se passe en Haïti.Nous croyons que cette démarche précipitera le règlement de la crise qui perdure.» Le père Aristide, 40 ans, élu démocratiquement avec 67% des suffrages en décembre 1990, a été renversé par un coup d\u2019Etat militaire en septembre 1991 et forcé de s'expatrier.Il était hier à Ottawa en lever de rideau d\u2019une tournée de quatre jours au Canada.En plus de M.Ouellet, il a notamment rencontré le premier ministre Jean Chrétien et le chef de l\u2019opposition Lucien Bouchard.Il sera à Montréal aujourd\u2019hui.Le président en exil est lui-même partisan de sanctions complètes contre son pays.En octobre dernier, il avait appelé l\u2019ONU à agir en ce sens après que des contingents de maintien de la paix aient été empêchés d\u2019entrer au pays malgré une entente préalable avec les autorités militaires.Haiti vit actuellement sous le coup d\u2019un embargo partiel qui touche le pétrole et les armements.Et bien qu\u2019il soit conscient que des sanctions élargies puissent faire mal aux démunis de son pays, le plus pauvre de l\u2019hémisphère occidentale, M.Aristide a réitéré son appui à des méthodes draconiennes.«Plus on ira vers l\u2019application de sanctions totales, moins le peuple haïtien souffrira.Car l\u2019embargo est perçu par le peuple haïtien comme une arme à deux tran- chants.Dans la mesure où les sanctions sont appliquées en partie ou à peine, on en souffrira davantage.On souhaite que ça soit décisif», a-t-il dit.M.Aristide, qui n\u2019hésite pas à parler de «génocide» dans le cas de son peuple, a rappelé que pas moins de 4000 personnes avaient été tuées en Haïti au cours des 28 mois depuis son départ.11 a qualifié sa rencontre avec les autorités canadiennes de «faisceau de lumière sur le chemin du retour».«Nous marchons ensemble.Il y a plus de 6 millions d\u2019Haïtiens avec une armée de 7000 hommes, une armée captive de son propre leadership qui utilise les armes contre l\u2019année et contre le peuple», à-t-il noté.Si des sanctions totales risquent d\u2019être douloureuses, Ottawa a en revanche fait savoir hier qu\u2019il injecterait jusqu\u2019à 11 nouveaux millions$ dans ses programmes d\u2019aide bilatéraux Haïti-Canada, appuyant ainsi le travail fait sur le terrain par des organismes non gouvernementaux.M.Ouellet a précisé que le Canada prêtera assistance dans trois domaines: denrées alimentaires, médicaments et respect des droits de la personne.PHOTO PC Le premier ministre Jean Chrétien a rencontré le président haïtien en exil Jean-Bertrand Aristide.Jag Bhaduria fait ses excuses Chrétien satisfait; le député ne sera pas exclu du caucus PHOTQ.PÇ La popularité du nouveau Parti Action démocratique du Québec a fondu comme neige au soleil.Mario Dumont tente de ne pas trop s\u2019en inquiéter.Vous avez dit «confédérationnisme» ?La «troisième voie» du ; î duo Dumont-Allaire aux prises avec un problème de vocabulaire PHOTO PC Raymond Chrétien a présenté hier ses lettres de créances à Washington.Oncle Jean Le nouvel ambassadeur canadien à Washington compte profiter de son accès direct à Jean Chrétien Washington (PC)\u2014 Le nouvel ;un-bassadeur du Canada à Washington Raymond Chrétien entend faire usage de son accès direct à son oncle, le premier ministre Jean Chrétien, pour mieux défendre les intérêts canadiens aux Etats-Unis.C\u2019est ce qu\u2019il a déclaré hier aux médias, après avoir présenté une copie de ses lettres de créances à la responsable du protocole du département d\u2019Etat, Mme Molly Riser.En plus de porter le même nom de famille que le premier ministre, le nouvel ambassadeur ressemble physiquement à Jean Chrétien.Sa voix résonne comme celle de son oncle, et il emploie parfois des expressions fort semblables.Les journalistes lui ont demandé si ses liens de parenté avec le premier ministre du Canada allaient lui causer des problèmes à Washington.«Absolument pas, a-t-il répondu.Au contraire, je pense quid, c\u2019est un avantage absolument extraordinaire qu\u2019il faut exploiter.«Je suis très fier d\u2019être son neveu, et si je peux employer l\u2019accès direct que j\u2019aurai auprès de lui à l\u2019avantage de notre beau et grand pays, je nTiésiste-rai pas à le faire quand les circonstances le justifieront», a-t-il ajouté.Le premier ministre Chrétien a nommé son neveu au poste d\u2019ambassadeur aux Etats-Unis en décembre dernier, et a annoncé du même coup qu\u2019il ramènerait à Ottawa l\u2019ambassadeur John de Chastelain pour lui redonner le poste de chef d\u2019état-major de la défense.M.Raymond Chrétien est un diplomate de carrière qui a notamment été ambassadeur au Mexique et en Belgique.Même si son oncle a souvent accusé l\u2019administration conservatrice de Brian Mulroney d\u2019être trop complaisante envers les Américains, l\u2019ambassadeur Chrétien a affirmé hier qu\u2019il avait l\u2019intention de travailler dans la même veine que ses prédécesseurs à Washington.EN BREF ?ALBERTA: 1000 FONCTIONNAIRES CONGÉDIÉS Edmonton (PC) \u2014 Le gouvernement de l\u2019Alberta remerciera cette année 335 de ses fonctionnaires et s\u2019apprête à licencier 700 autres employés de l\u2019Etat par la suite, a indiqué hier le ministre du Travail, Stockwell Day.«Aucun emploi n\u2019est garanti à vie désormais», a déclaré le ministre, en faisant cette annonce, qui devrait épargner 14 millions$ au Trésor public.C\u2019est donc dire que d\u2019ici trois ans le gouvernement aîbertain aura remercié plus d\u2019un millier de ses employés, dans le but de réduire le déficit provincial.I x ministère des Travaux publics, à lui seul, devra effectuer plus de 200 abolitions de postes, le gouvernement aîbertain ayant sabré dans les programmes de construction, préférant utiliser davantage le secteur privé.-?- SÉNAT ÉLU: MANNING VEUT SAVOIR Ottawa (TA)) \u2014 Il n\u2019y aura pas de sénateurs élus tant que la Constitution ne sera pas changée, a déclaré hier le premier ministre Jean Chrétien, hit nul n'est pressé d\u2019ouvrir ce panier a crabes, a laissé entendre M.Chrétien en refusant une requête présentée par le leader du Reform Party Preston Manning, a savoir qu\u2019une élection soit tenue pour combler un siège qui sera bientôt vacant au Manitoba «Nous ne pouvons avoir un Sénat.ou certains sont nommés et d\u2019autres sont élus», a dit M.Chrétien aux Communes.«Nous respecterons la Constitution.EX étant donné que la Constitution est la loi fondamentale du pays, je la respecterai a la lettre jusqu'à ce qu elle soit changée.» M.Manning avait demandé si le gou-vemeiiK-nt libéral [lermettrait la tenue d\u2019une élection pour remplacer I Joug Everett, un homme d'affaires de Winnipeg a l\u2019esprit indépendant qui a démissionné la semaine demiere.MANON CORNELLIER PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 Même s\u2019il a déjà souhaité dans une lettre que des dirigeants de la Commission scolaire de Toronto subissent le même sort que les victimes de Marc Lépine, le député Jag Bhaduria ne sera pas exclu du caucus libéral car le premier ministre Jean Chrétien est satisfait de ses excuses.«Le député en question a offert ses excuses à la population et la règle normale de cette Chambre, lorsqu\u2019un député s\u2019excuse pour avoir fait une erreur, est qu\u2019on accepte ses excuses», a déclaré M.Chrétien lors de la période des questions.Le député de Markham-Whit-church-Stouffville s\u2019est excusé hier matin a la Chambre des communes en expliquant que la lettre avait été écrite «à un moment très difficile de ma vie alors que jetais soumis à un stress épouvantable, tant au niveau de ma carrière que de ma vie familiale».Le 15 décembre 1989, neuf jours après la mort de 14 étudiantes de la Polytechnique aux mains de Marc Lépine, M.Bhaduria a envoyé une lettre inquiétante aux dirigeants de Ottawa (PC) \u2014 Les requérants du statut de réfugié auront le droit de travailler au Canada pendant que leur demande est traitée, a déclaré hier le ministre de la Citoyenneté et de l\u2019Immigration Sergio Marchi.Selon le ministre, ce changement de politique permettra d\u2019alléger le fardeau des contribuables et des provinces en cassant le cycle de dépendance à l\u2019égard du bien-être social.«Livrer les gens a l\u2019aide sociale ne mene nulle part-, a signalé le PHOTO PC Le député libéral Jag Bhaduria.la commission scolaire où il enseignait la physique.Soutenant être victime de discrimination, il avait écrit à ses supérieurs qu\u2019il regrettait que le massacre ait eu lieu a Montréal plutôt qu'au siège social de la commission.«J\u2019aurais souhaité que Lépine vous aligne, vous, vos amis les superintendants (noms) et autres de presse.Cette mesure entre en vigueur immédiatement.Pour obtenir un permis de travail, les requérants n\u2019auront qu\u2019à remplir une fiche de renseignements personnels, a subir un examen médical et a faire prendre leurs empreintes digitales.Un permis devrait leur être acheminé au bout de trois semaines a deux mois.Ces permis seront en vigueur pendani un maximum de neuf mois, ou jusqu'à ce que la Commission de (Immigration et du statut de réfugié conspirateurs, le long d\u2019un mur et vous tire tous.Cela aurait été la journée la plus satisfaisante de ma vie», indiquait la lettre qui devait mener à son renvoi.Hier matin, M.Bhaduria qualifait ces écrits «d\u2019irresponsables».«Mes problèmes personnels ne justifiaient ni n\u2019excusaient les mots que j\u2019ai utilisés et je regrette profondément ce que j\u2019ai fait», a-t-il ajouté.M.Bhaduria a précisé qu\u2019il s\u2019était excusé par écrit en 1990 et qu\u2019il avait espéré à l\u2019époque que cela mettrait fin «à un triste chapitre» de sa vie.Il a demandé à ses collègues de lui pardonner et de lui donner une chance de prouver qu\u2019il est un député travaillant et dévoué.Interrogé immédiatement après, le premier ministre a été catégorique: «C\u2019est suffisant.Il a fait ses excuses.» Il a indiqué que le dossier était clos à ses yeux.Les bloquâtes et les réformistes étaient surpris de ce peu de sévérité.«Ce qui m\u2019a surpris, c\u2019est que M.Chrétien banalise la situation et parle d\u2019une petite erreur», a déclaré le député du Bloc Gilles Dueeppe.A son avis, le chef libéral aurait au moins pu demander à son député de se retirer du caucus.rejette la demande du requérant, a fait savoir le ministre.Il n\u2019y a aucune restriction quant au type d\u2019emploi sauf pour des considérations médicales.M.Marchi a bien précisé que le fait d\u2019avoir trouvé un emploi ne favorisera pas la décision de la Commission du statut de réfugié.Il n\u2019y a aucun rapport, a-t-il fait valoir.Environ 50% des demandes sont approuvées, a-t-il précisé.Environ 14 000 requérants devraient être touchés par cette nouvelle m«*sure.BERNARD PLANTE LE DEVOIR L\u2019un des leaders du Parti Action démocratique du Québec (PADQ), Mario Dumont, admet que l\u2019utilisation du mot «confédérationnisme» pour définir l\u2019option constitutionnelle de la troisième voie de Jean Allaire n\u2019est pas bien compris par la population.En entrevue au DEVOIR.M.Dumont a dit: «En terme de communication, c\u2019est clair que nous devons utiliser des mots qui vont mieux faire comprendre aux gens notre position.de toute façon la Constitution, ce n\u2019est pas notre priorité.«Si le terme n\u2019est pas perçu par la population pour la réalité qu\u2019il doit traduire, c\u2019est possible qu'il ne soit plus utilisé.Mais moi personnellement je n\u2019ai jamais vraiment utilisé ce mot-là.J\u2019ai toujours parlé de souveraineté et d\u2019union économique.Ur>e confédération c\u2019est une union d\u2019Etats souverains qui gèrent un espace économique commun.» Il ajoute: «Si le mot (confédérationnisme) avait été expliqué de long en large, les gens auraient pu comprendre, mais rapidement, comme cela a été fait, la population n\u2019a pas compris ce que ça voulait dire.En ce sens, le mot ne traduit pas d\u2019une manière optimale notre pensée politique.» Mario Dumont ne nie pas que la confusion du terme puisse être en partie responsable du faible pourcentage des intentions de votes manifesté par les électeurs envers le PADQ dans le dernier sondage du groupe Léger et Léger: «Ça peut avoir joué sur le sondage, c\u2019est possible.Les gens n\u2019ont pas bien saisi ce que le mqt représentait.» A la mi-janvier, la troisième voie Toronto (PC) \u2014 L\u2019Ontario et le gouvernement fédéral ont signé hier un accord en vertu duquel plus de deux milliards de dollars doivent être dépensés en travaux d\u2019infrastructures dans la province au cours des deux prochaines années.On espère que cet accord, qui vise à accélérer la reprise économique, permettra la création ou le maintien de plus de 20 (KK) emplois.Signé en grande pompe à Queen\u2019s Park par une brochette de ministres dont la néo-démocratre Frances Lm-kin et le libéral Art Eggleton, ancien maire de Toronto, l\u2019accord fait de l\u2019Ontario la sixième province à s\u2019entendre avec le nouveau gouvernement libéral de Jean Chrétien au sujet du programme national d'infrastructure, largement publicisé\" pendant la campagne électorale.La part d\u2019Ottawa se chiffre à 722 millions$ \u2014 c\u2019est son plus généreux investissement \u2014 tandis que le gouvernement provincial et les autorités locales (villes et écoles) doivent chacun fournir le même montant Toutefois, de l\u2019aveu même de l\u2019Association des tmmirijKilités de l\u2019< )nta-I rio.il ne sera pas si facile pour les I villes «\u2022! les établissements scolaires l de trouver les argents nécessaires.«Certaines municipalités onta-j tiennes devront effectivement envisa- de Jean Allaire n\u2019attirait plus que 7% des intentions de votes des Québécois, contre un peu plus de 17% en décembre.C\u2019est du reste ce score intéressant qui avait poussé, à ce moment, Jean Allaire à se lancer dans l\u2019aventure de la formation d\u2019un nouveau parti politique.Mais cette baisse de popularité, Mario Dumont l\u2019explique davantage par la discrétion du PADQ au cours des dernières semaines.Actuellement, explique-t-il, le parti consacre ses efforts à bâtir son organisation sur le terrain et nous sommes moins présents dans les médias.Il souligne que les gens oublient difficilement l\u2019existence du Parti libéral ou du Parti québécois qui sont des formations politiques bien ancrées dans notre culture politique, alors que le problème est complètement différent pour un parti naissant: «Il y a une corrélation directe, dit-il, entre la fréquence de nos apparitions et le taux de nos appuis.Moi, ça ne me stresse pas.Je serais extrêmement surpris de voir cette situation se maintenir.» M.Dumont croit que le PADQ doit continuer à bâtir son organisation sur le terrain sans se laisser distraire par les sondages.Une conférence de presse était prévue la semaine dernière à Québec, mais finalement elle n\u2019a pas eu lieu faute des substance.Lés membres de l\u2019organisation poursuivent leur travail en région pour préparer le premier congrès du parti qui se tiendra les 5 et 6 mars prochains dans la région de Montréal.D\u2019anciens députés conservateurs seraient prêts à faire le saut avec Jean Allaire et Mario Dumont.C\u2019est le cas, notamment, de l\u2019ex-député de Champlain au fédéral, Michel Champagne.\t¦ .ger de hausser leurs taxes.Ce n\u2019est pas ce que nous le souhaitons, mais c\u2019est une possibilité», a déclaré hier la présidente de l\u2019AMO, Mme Mabel Dougherty.De fait, la Communauté urbaine de Toronto envisage de hausser la taxe à la propriété pour financer sa part ,du projet.Ix- président de la CUT Alan Tonks songe à une hausse de 9$ par année ixnir chaque propriétaire, ce qui générerait 12 mil!ions$ par année.Mais il a de l\u2019opposition au sein du conseil.D\u2019autre part, dans un grand nombre de villes on pense pouvoir trouver l\u2019argent en réallouant des sommes déjà budgetées, comme le fait Ottawa, a précisé hier la présidente de l'AMO.Ia\u2018s villes pourront aussi fain- appel au secteur privé |xwr trouver de I aé gent.En vertu de l\u2019entente Canada-( Intario, le secteur privé peut être iur pliqué s\u2019il s\u2019entend avec une inunici|Kt lité.«L\u2019entente Canada-Ontario laisse beaucoup de pouvoir décisionnel au niveau local-, a souligné hier le ministre fédéral de l'Industrie John Man-lev.lors de la cérémonie de signature, fa ministre ontarienne Frances lankiu a louange -l'esprit île collaboration-qui anime le gouvernement fédéral.Les candidats au statut de réfugié auront le droit de travailler pendant le traitement de leur demande ministre au cours d\u2019une conférence Réfection des infrastructures Entente Ottawa-Toronto de plus de 2 milliards A1C PERSPECTIVES Le Japon affaibli LE MONDE Plus que de la poursuite d\u2019un harcèlement déjà ancien, les déclarations assez sévères du secrétaire américain au Trésor, Lloyd Bentsen, à l\u2019encontre du Japon, relèvent peut-être d\u2019une manoeuvre tactique nouvelle.De passage à Tokyo au terme de sa tournée en Asie, M.Bentsen a rencontré, dimanche, le premier ministre, Morihiro Hpsokawa, et son ministre des Finances, Hiro hisa Fujii.A l\u2019issue de ses entretiens, le secrétaire au Trésor a profité d\u2019une conférence de presse pour décla-fçr haut et fort que les choses n'avançaient pas entre son pays et le Japon.M.Bentsen a même menacé: faute d\u2019accords commerciaux satisfaisants conclus d\u2019ici le sommet qui doit réunir Morihiro Hosokawa et Bill Clinton le 11 février à Washington, les États-Unis reverront les bases dix partenariat économique définies en juillet 1993 pour réduire les excédents commerciaux nippons.\u2022 La presse japonaise a passé sous silence les propos peu amènes de M.Bentsen, mais les journaux anglo-saxons en ont fait leur «une».Des propos qui arrivent comme par hasard à un moment politiquement difficile pour le premier ministre japonais, lâché \u2014 pour ne pas dire plus \u2014 à la fin de la semaine dernière par une partie du groupe parlementaire socialiste, qui, au Sénat, a refu- Ï\" g de soutenir son projet de réforme politique.La Bourse ç Tokyo a réagi à l\u2019événement comme il se doit, l\u2019indice Njkkej enregistrant le 24 janvier, avec 5% de baisse, sa chute la plus importante depuis l\u2019effondrement historique d\u2019août 1991.Cela, à un moment où le pays se débat dans une récession qui risque de durer.L\u2019attitude américaine pourrait s\u2019expliquer par l\u2019occasion, toujours bonne à saisir, offerte par un premier ministre affaibli et donc théoriquement moins résistant.11 y a bien longtemps, en effet, que les États-Unis demandent à Tokyo de prendre les mesures nécessaires pour faciliter l\u2019accès à leur marché des produits et des services étrangers.L\u2019année dernière, en marge du sommet de Tokyo de juillet, Bill Clinton avait signé un accord général avec M.Miyazawa, alors premier ministre.Accord «douloureux», avait déclaré le président américain, oubliant apparemment que celui-ci ne prévoyait rien de précis.Le premier ministre japonais avait même réussi à éviter que ne soit retenu le principe d\u2019objectifs chiffrés auxquels tenaient pourtant les États-Unis.Malgré tout, on peut se demander si l\u2019attitude de M.Bentsen n\u2019est pas dictée par d\u2019autres considérations.Après avoir été abandonné par une partie du groupe parlementaire socialiste, M.Hosokawa n\u2019est-il pas également en train de perdre la confiance de M.Clinton?Dans cette hypothèse, la diplomatie américaine, obnubilée par les dossiers économiques, n\u2019a-t-elle manoeuvré trop brutalement vis-à-vis d\u2019un allié en difficulté.EN BREF ?CLINTON PROPOSE PERRY Washington (Reuter) \u2014 Bill Clinton a proposé hier au poste de secrétaire à la Défense William Perry, 66 ans, qui était le numéro deux du Pentagone, en remplacement de Les Aspin, démissionnaire.«Il y a un an, j\u2019ai choisi le Dr Bill Perry comme secrétaire adjoint à la Défense.Aujourd\u2019hui (.) je suis fier d\u2019annoncer mon intention de le proposer comme prochain secrétaire à la Défense», a déclaré le président américain lors d\u2019une cérémonie organisée à la Maison blanche pour dévoiler son choix.Premier choix de Bill Clinton, l\u2019amiral en retraite Bobby Ray Inman a retiré sa candidature la semaine dernière en raison d\u2019articles très critiques parus dans la presse.Partisan fervent des technologies de pointe, Perry passe pour avoir milité en faveur du bombardier «furtif», des missiles de croisière et de nombre de systèmes de guidage de précision qui ont joué un rôle essentiel lors de la Guerre du Golfe, selon la chaîne de télévision ABC.-?- PÉKIN PARLERA DE SES PRISONNIERS Paris (AIT) \u2014 Les autorités de Pékin se sont dit prêtes, pour la première fois, à discuter du sort de prisonniers politiques dont les États-Unis demandent la libération, a annoncé hier à Paris un responsable américain.Mais, pour sa part, le chef de la diplomatie chinoise Qian Qi-chen s\u2019est refusé à donner des précisions sur le sort de trois dissidents importants dont la libération avait été présentée comme imminente par la presse de Hong Kong.Les États-Unis estiment qu\u2019au moins 3.300 prisonniers politiques sont incarcérés en Chine depuis l\u2019écrasement du mouvement contestataire place Tiananmen en 1989.-«- CENTRE-DROIT À L'ITALIENNE Rome (Reuter) \u2014 L\u2019alliance de centre-droit préconisée pour faire barrage à la gauche aux élections législatives de mars en Italie a été ébauchée hier par un accord entre le mouvement de Mario Segni, Pacte pour l\u2019Italie, et la ligue du Nord fédéraliste.Cet accord a été signé par le chef du groupe parlementaire de la ligue, Roberto Maroni, et le réformateur Mario Segni à l\u2019issue de trois heures de négociations.Roberto Maroni a toutefois ajouté que fcet accord ne servirait à rien si les deux mouvements et les autres formations de centre-droit ne parvenaient pas à mettre au point une plate-forme commune pour les élections des 27 et 28 mars, organisées pour la première fois au scrutin majoritaire à un tour.-?- UNE FEMME GÉNÉRAL EN ALLEMAGNE Bonn (AFP) \u2014 ministre allemand de la Défense Vol-ker Ruehe s\u2019apprête à nommer la toute première femme général de l\u2019histoire de l\u2019armée allemande, a rapporté hier l\u2019agence DPA citant des sources militaires.Selon ces sources, le colonel Verena von Weymam, médecin militaire à l\u2019hôpital de la Bundeswehr à Giessen, sera nommée général de la Luftwaffe (aviation allemande) début avril.File prendra le |>oste de médecin-chef de l\u2019établissement de la Ixiftwaffe à Cologne.-?- EX-BANQUIER ASSASSINÉ Athènes (Reuter) \u2014 Mihalis Vranopoulos, ancien patron de la plus grande banque commerciale de Grèce, a succombé hier à ses blessures, douze heures après .avoir été atteint de quatre balles tirées à bout portant dans le centre d\u2019Athènes.Cet attentat a été revendique par le Mouvement du 17-Novembre.un groupe clandestin d'extrême gauche, dans un communiqué adresse a la télévision privée SKAI.h* groupe affirme avoir voulu punir l'ancien banquier, âgé de 48 ans.pour son rôle dans l'acquisition d'Herakles, une société publique de cimenterie en 1992.le groupe 17-Novembre a tué depuis 1975 à Athènes 20 dipt miates.hommes politiques ou hommes d'affaires.LE MOND Bosnie-Herzégovine Paris et Washington affichent leurs divisions Paris et Washington ont «clarifié» leurs idées mais n\u2019ont pas réussi hier à définir une position commune sur la Bosnie, Washington se montrant peu séduit par l\u2019idée française d\u2019une «initiative diplomatique».U* président François Mitterrand a annoncé hier soir au secrétaire d'État américain Warren Christopher que la France allait déposer «très prochainement» de nouvelles propositions sur la table à propos de la Bosnie.D'APRÈS L'AFP ET REUTER Les Etats-Unis ont rejeté hier à Paris une proposition française visant à imposer un réglement de paix aux trois parties serbe, croate et musulmane, pour sortir les négociations de l\u2019impasse, mais les deux pays ont toutefois décidé de poursuivre leurs discussions, a indiqué un haut responsable américain.Le secrétaire d\u2019État américain Warren Christopher a eu hier une série d'entretiens avec les dirigeants français \u2014 dont le président François Mitterrand et le premier ministre Édouard Balladur \u2014 qui ont été dominés par la situation en Bosnie, où la communauté internationale affiche ses divisions et son désarroi sur la conduite à tenir.Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Ju|> pé, qui reçevait le secrétaire d\u2019Etat américain Warren Christopher, a demandé aux Etats-Unis de «s\u2019impliquer dans le processus diplomatique, de manière à pouvoir peser dans le sens d\u2019un règlement négocié» en Bosnie-Herzégovine, a indiqué le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.Mais pour Washington, il n\u2019est pas question de faire pression sur les Musulmans.«Nous nous ne joindrons à aucune idée consistant à faire pression sur les Musulmans», a indiqué ce haut responsable.«C\u2019est sur les Serbes qu\u2019il faut faire pression».Les États-Unis se sont contentés de renouveler l\u2019engagement qu\u2019ils avaient pris lors du sommet de l\u2019OTAN de participer à d\u2019éventuelles frappes aériennes (carte ci-contre) pour pejjnettre à l\u2019ONU d\u2019assurer ses missions en Bosnie.«Les États-Unis sont prêts à mettre en oeuvre l\u2019engagement que nous avons pris à l\u2019OTAN sur l\u2019emploi possible de la force aérienne à Tuzla et Srebrenica, de même que notre engagement à utiliser cette force aérienne, si les commandants militaires le réclament», a déclaré M.Christopher.L\u2019Alliance atlantique avait menacé, lors de son sommet les 10 et 11 janvier à Bruxelles, d\u2019effectuer des frappes aériennes contre les positions serbes à Srebrenica (est) pour permettre la relève du contingent canadien et à Tuzla (nord-est) pour rouvrir l\u2019aéroport.Mais les Américains ont rappelé que toute opération à Tuzla nécessiterait des forces terrestres importantes et ont ont renouvelé leur refus d\u2019envoyer des troupes au sol.Par ailleurs, selon le gouvernement de Sarajevo plus de 2000 civils ont été tués dans les enclaves musulmanes assiégées par les Serbes en Bosnie depuis que ces régions ont été décrétées par l\u2019Onu «zones protégées» en mai dernier.En vue de protéger la population civile, le Conseil de Bosnie : les objectifs d'une \"frappe aérienne\" Z-vorruk C.' Srebrenica .- SARAJEVO Travnik Sorazde \u2022Sx-SS Dubrovnik Serbes de Bosnie\t\\\t\\ Tuzla: pour rouvrir l'aéroport Forces bosniaques\tSrebrenica: pour permettre (majorité de musulmans)\tla relève du contingent j Croates de Bosnie\tcanadien Sarajevo (statut spécial) AFP infographie ¦ Philippe Landry sécurité des Nations unies avait décrété «zones protégées» les enclaves de Sarajevo, Tuzla, Bihac, Gorazde, Zepa et Srebrenica.Mais cette décision n\u2019a été véritablement mise en oeuvre que dans les secteurs de Srebrenica et de Zepa.Le ministre bosniaque de la Santé, Arif Smajkic, a déclaré hier que 2076 personnes avaient été tuées et 9339 grièvement blessées depuis mai 1993 dans les enclaves assiégées.Rien qu\u2019à Sarajevo, on a dénombré 1079 morts, a-t-il dit.D\u2019autre part, le général britannique Michael Rose a pris hier le commandemant de la Force de protection des Nations Unies (FORPRONU) en Bosnie-Herzégovine, à un moment où la mission des Casques Bleus est de plus en plus contestée.«Le seuil de l\u2019absurde a été dépassé», a estimé le commandant de la FORPRONU dans l\u2019ex-Yougoslavie, le général français Jean Cot, en remettant le commandement de la force en Bosnie-Herzégovine au général Rose.Le pape multiplie les déclarations musclées Cité du Vatican (AFP) \u2014 Une petite lampe brûle dans la basilique Saint-Pierre à Rome, symbole de la préoccupation devenue quotidienne du Vatican pour l\u2019ancienne Yougoslavie ravagée par une guerre fratricide.Le pape Jean-Paul II multiplie les déclarations de plus en plus musclées sur ce conflit et les reproches à la communauté internationale, qu\u2019il trouve timorée.Renonçant à lire le texte préparé à l\u2019avance pour une journée mondiale de prières pour la paix dans les Balkans, le pape a improvisé dimanche une déclaration forte et empreinte demotion.S\u2019adressant aux populations bosniaques, le souverain pontife a déclaré: «Vous n\u2019êtes pas abandonnés! Nous sommes avec vous et nous serons toujours et davantage avec vous».En allumant cette lampe qui brûlera tant que la paix ne sera pas revenue, il a accusé la communauté internationale «de se montrer faible et inefficace».En fait, il y a plusieurs mois que le pape conjure les puissances occidentales et l\u2019ONU d\u2019assumer toutes ieurs responsabilités et de «ne renoncer à rien de ce qui est humainement possible pour désarmer l\u2019agresseur et créer les conditions d\u2019une paix juste et durable».«Nous ne pouvons pas nous résigner.Nous ne devons pas nous résigner», a-t-il répété dimanche.En dépit du scepticisme diplomatique actuel et de la lassitude qui s\u2019empare des contingents de Casques bleus, Jean-Paul II a lancé un nouvel appel afin que «les armes et la méfiance n\u2019empêchent pas l\u2019arrivée des secours urgents et des denrées alimentaires attendues par les populations épuisées».Alors que les pays occidentaux débattent de la possibilité d'avoir recours à des frappes aériennes en cas d\u2019attaque contre les Casques Bleus, le pape a en plusieurs occasions justifié moralement une intervention armée qui serait assimilée à un véritable acte de légitime défense pour arrêter l\u2019agresseur.Dans un appel lancé il y a quelques jours, le Conseil pour la justice et la paix du Vatican a qualifié de «crime de non-assistance» le fait de laisser des peuples s\u2019entre-déchirer.11 a ajouté, à l\u2019intention de la communauté internationale, «qu\u2019il y a des démissions collectives qui prennent le visage de la lâcheté la plus honteuse» Au cours de la messe de dimanche, le pape a réaffirmé que le conflit ne saurait être considéré comme une «guerre de religion».Négociations bilatérales de paix au Proche-Orient Arabes et Israéliens se font discrets Le premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, a été agressé hier soir à Jérusalem, sans être blessé, par un manifestant de droite, qui a lancé un manteau dans sa direction.Le jeune homme, qui a également traité M.Rabin de «traître», a été arrêté par la police pour être interrogé.La droite et les colons ont multiplié les manifestations contre Rabin depuis qu\u2019il a serré la main du chef de l\u2019OLP, Yasser Arafat, le 13 septembre dernier à Washington, à la suite de la signature de l\u2019accord sur l\u2019autonomie dans les territoires occupés dont les négociations se poursuivent en Égypte.Quant à celles entre Arabes et Israéliens, elles ont repris hier à Washington, loin des tambours publicitaires.Washington (AFP)\u2014 Arabes et Israéliens ont repris hier à Washington leurs négociations bilatérales de paix dans une discrétion totale que le département d\u2019État espérait plus propice à des progrès vers la paix que la publicité qui avait marqué les précé dentes sessions de discussions.Seuls les chefs des délégations israélienne, jordanienne, libanaise, palestinienne et syrienne ont participé à ces pourparlers, les premiers depuis septembre dernier, et leur emplacement a été tenu secret., Un responsable du département d\u2019État s\u2019est borné à indiquer qu\u2019ils se tenaient à environ un kilomètre et demi au nord du département d\u2019Etat, dans un quartier hôtelier.«Nous avons pensé que ces discussions seraient plus productives si l\u2019accent était mis sur la nécessité de faire des progrès et non pas simplement de faire de la publicité», a déclaré Christine .Kelly, porte-parole du département d\u2019État.Ce format de négociations «moins structuré, plus limité» peut permettre aux parties «d\u2019explorer leurs idées d\u2019une façon tout à fait détendue».Les onze précédentes sessions de négociations bilatérales se déroulaient au siège du département d\u2019État à Washington où les journalistes assaillaient de questions les délégations à la sortie des pourparlers.Des négociations entre Palestiniens et Israéliens se déroulant parallèlement en Égypte, l\u2019intérêt des entretiens bilatéraux de Washington était essentiellement centré sur la rencontre israélo-syrienne.Dans une interview accordée à la radio israélienne, l\u2019ambassadeur d\u2019Israël à Washington Itamar Rabinovitch a dé claré que cette première réunion avec les Syriens s\u2019était déroulée «dans une atmosphère positive et sérieuse».«Nous avons l\u2019impression que les deux parties souhaitent progresser mais nous avons encore beaucoup de travail devant nous et il ne faut pas s\u2019attendre à une percée prochaine», a-t-il ajouté.Interrogée sur le rôle des États-Unis, co-parrains du processus de paix, la porte-parole du département d\u2019Etat a simplement indiqué que les Américains «ont été régulièrement en discussion avec les parties sur la reprise de ces discussions» et qu\u2019ils demeurent «certainement» disponibles pour de nouvelles «discussions ou consultations».La reprise des ces négociations bilatérales a été précédée d'intenses contacts diplomatiques, notamment de la paît des Américains.ALGÉRIE Bouteflika, président?Alger (Reuter) \u2014Abdelaziz Bouteflika, ancien chef de la diplomatie du temps de Houari Boumédiène, aurait été pressenti par l\u2019armée pour assumer la présidence provisoire de l\u2019Algérie ces trois prochaines aû-nées.«Bouteflika, homme de la transition?» ou «Bouteflika, président?», titraient hier les journaux non-gouvernementaux, Al Khabar, Liberté et le Matin à la veille de la conférence nationale sur l\u2019avenir politique du pays.Né en 1935 à Oujda (Maroc), ministre des Affaires étrangères pendant 16 ans, Bouteflika, était tombé en disgrâce en 1980, peu après l\u2019arrivée au pouvoir de l\u2019ex-président Chadli Bendjedid, mais il avait réintégré le FLN neuf ans plus tard, peu avant l\u2019effacement de celui-ci.«L\u2019armée repense une deuxième fois à l\u2019homme, qui ne s\u2019est pas impliqué dans les luttes politiques.Il est fort probable que la commission de dialogue national le propose comme président pour la période de transition», écrit Al KJiabar.Boycottée par les principaux mouvements politiques, cette réunion de 28 heures s\u2019ouvre aujourd\u2019hui et doit désigner un président et un ou deux .vice-présidents en remplacement du Haut Comité d\u2019État (HCE) dont le mandat expire à la fin de la semaine.Bouteflika a été député de Tlemcen et ministre des Sports durant la brève présidence d\u2019Ahmed Ben Bella, après avoir dirigé durant la guerre d\u2019Algérie le secrétariat de l\u2019état-major de l\u2019année sous la houlette du colonel Boumédiène.Il avait été l\u2019artisan de l\u2019alliance tactique entre Ben Bella et Boumédiène pour renverser le gouvernement provisoire (GPRA) et porter Ben Bella à la tête de l\u2019État algérien, en 1962.Conflit du Haut-Karabakh Mercenaires de tous horizons.Bakou (AFP) \u2014 L\u2019Azerbaïdjan et les Arméniens du Nagorny-Karabakh s\u2019accusent mutuellement d\u2019embaucher des mercenaires de tous horizons, allant des moudjahidine afghans aux «soutiens-gorge blancs», des femmes tireurs d'élite venues des pays baltes, pour soutenir des troupes régulières épuisées par six ans de guerre.Ces mercenaires sont souvent passés auparavant d'un conflit régional à l\u2019autre sur le territoire de l\u2019ex-URSS, vendant leurs services au plus offrant, selon les témoignages publiés par chacun des belligérants.«Je suis un professionnel de grande classe»: ainsi se présente Vassili Lougo-voï.33 ;uis, originaire de Kavkazkaïa (sud de la Russie) dans une interview-confession que vient de publier l\u2019hebdomadaire lu Jeunesse azerbaïdjanaise.Ce ressortissant russe, capturé récemment pas les troupes de Bakou selon l'hebdomadaire, affirme s'ètre battu côté arménien pour 35 (MX) roubles par jour (25 dollars dans le conflit du HantKarabakh.ce territoire montagneux azerbaïdjanais peuplé en majorité d'Amiéniens.Comme de nombreux autres do ses concitoyens, ajoute-t-il.il a été approché par des Arméniens en Russie, en raison de ses aptitudes militaires, envoyé en Ar- ménie puis au Haut-Karabakh.Dans les rangs arméniens, Vassili Lou-govoï affirme avoir rencontré beaucoup d'autres mercenaires: un bataillon de Cosaques, un autre formé moitié de Cosaques, moitié de Russes, ainsi quç des volontaires arméniens venus des Etats-Unis.«J\u2019ai aussi rencontré trois femmes-sni-pers qui venaient de Lituanie et d\u2019Estonie.On les appelait les «soutiens-gorge blancs».(.) Toutes ces filles sont des sportives.J\u2019en avais déjà entendu parler en Russie: un coup de feu.un cadavre.Elles étaient déjà à Vladikavkaz et en Tchétchéno-Ingouchie» (deux conflits régionaux du Caucase russe, NDl.R).poursuit Vassili Lougovoï.Un responsable militaire cosaque, le colonel V.P.Gromov, a pour sa part affirmé que des Cosaques se battaient côte arménien.et il les a invités à «rentrer chez eux», selon le texte de son appel reproduit la semaine dernière par le quotidien .Azerbaïdjan.les Arméniens du Haut-Karabakh affirment de leur côté que leurs ennemis azerbaïdjanais ont recruté depuis l'an dernier plus d\u2019un millier de Moudjahidine afghans jxuir donner un nouveau souffle à une armée qui a accumulé It's revers en 1992 et 1993.13 30 37 41 19 33 34 35 Nous nous excusons auprès de nos lecteurs pour l\u2019annonce parue ce lundi, 24 janvier 1994, en page A2.Les résultats auraient dû se lire comme suit: 0 totoquébec R E S U LTAT S GAGNANTS LOTS Tirage du 94-01-22 Numéro complémentaire:.3 I 929 019,20 9\t121 534,10 383\t2 284,70 19 889\t84,30 380 130\t10,00 Vente totales : 24 651 890,00 5 Prochain gros lot |approx.):2 200000,00 $ Prochain tirage: 94-01-26 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 SELECT Tirage du 94-01-22 GAGNANTS LOTS Numéro complémentaire:.6/6\tO\t1\t000 000,00\t$ 5/6+\t0\t22 607,10\tS 5/6\t33\t1 141,70\t$ 4/6\t1 387\t50,70 $ 3/6 22 907\t5,00 $ MISE-TÔT 6 9\t11 20\tVentes totales : 866 095,00$ GAGNANTS\tLOT\tGros lot à chaque tirage: 113\t442.40 $\t1 000 000.00 $ Tirage du 94-01-22 NUMÉROS 045308 45308 5308 308 08 8 LOTS 100 000S I 000 S 250 S 50 S 10$ 2$ ¦\t* n, tirages de Loto-Québec Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. I.K I» K V III It .I.K M A H I) I ï r> .1 A X V I K II I !» Il I A (I E I) 1 T 0 R I A L Fumée sans démagogie Jean -Robert S a n s fa ç o n Ixs Québécois semblent désormais acquis à l\u2019idée d\u2019une réduction de taxes comme moyen d\u2019enrayer la contrebande du tabac.À tel point que la moindre hésitation d\u2019un ministre fédéral nous fait sursauter.Avant d\u2019aller plus loin, n\u2019est-il pas temps de mettre ce nouveau dogme à l\u2019épreuve?\u2019argument est connu et nous-mêmes l\u2019avons déjà servi dans cette page: la contrebande et la baisse des recettes fiscales qui l\u2019accompagne sont dues au niveau excessif des taxes; à moins de dépenser des sommes fantastiques pour réprimer les contrebandiers, sans garantie de résultats, le seul moyen de contrer le phénomène consiste à réduire les taxes.Est-ce si sûr?Où sont les études sérieuses qui prouvent qu\u2019une baisse même sensible des taxes \u2014 disons de-2$ ou même 3$ le paquet \u2014 porterait un coup mortel: aux trafiquants?À l\u2019heure actuelle, les contrebandiers vendent leurs cigarettes aussi peu que 2,50$ le paquet.Ce prix ridicule leur garantit pourtant une marge de profit très confortable de quelque 40% par rapport au prix de revient de 1,77$ (prix du manufacturier et.taxes fédérales américaines incluses).Que se passerait-il si Québec et Ottawa réduisaient leurs taxes?La réponse dépend essentiellement d\u2019une seconde question: réduire de combien?On a trop attendu pour intervenir, le marché noir est désormais si bien structuré que seule une baisse radicale de 3$ ou 4$ du paquet permettrait d\u2019en venir à bout.Et encore: même à 2,50$, le prix légal laisserait aux contrebandiers une marge de manoeuvre suffisante pour mener une guerre des prix sans merci.Vu du Québec, oh comprend difficilement les hésitations des autres gouvernements de ce pays.Ce qu\u2019on ne sait pas, c\u2019est que la moitié des cigarettes de contrebande sont transportées et vendues ici.En Ontario, la situation est grave, mais n\u2019atteint pas de telles proportions, alors qu\u2019ailleurs au pays, elle reste encore marginale.Non seulement Ottawa n\u2019est-il pas convaincu des effets positifs d\u2019une baisse de taxe, mais au contraire, il est persuadé qu\u2019il y perdrait à l\u2019échelle du pays, même au Québec.Certains évaluent cette perte fiscale à 30% des recettes fiscales actuelles pour une baisse de seulement 1,50$ le paquet.Ce que réclament les dépanneurs, ce sont des mesures efficaces pour contrer l\u2019érosion de leurs ventes, rien de plus.Si on veut combattre efficacement la contrebande, ne vaudrait-il pas mieux réintroduire cette taxe à l\u2019exportation que les conservateurs ont abandonnée sous les pressions mystérieuses de l\u2019industrie du tabac?L\u2019industrie du tabac profite beaucoup de la contrebande.L\u2019an dernier seulement, on estime à 100 millions$ les profits nets empochés légalement par l\u2019industrie de ce commerce illégal.90% des cigarettes exportées reviennent au pays et, contrairement à ses promesses, l\u2019industrie ne fait rien pour limiter les dégâts.Quand va-t-on forcer ces gens à respecter non seulement le texte, mais aussi l\u2019esprit de la loi?Le tabac n\u2019est pas un produit comme les autres dont le prix devrait coller aux coûts de production.Les effets secondaires de la consommation du tabac nous coûtent très cher.Or, depuis 1980, la consommation annuelle de tabac a chuté de près de 40% au Québec.C\u2019est peut-être une mauvaise nouvelle pour l\u2019industrie, mais c\u2019est une très bonne nouvelle pour nous tous.Il y a quelques années, lui aussi en campagne pré-électorale, un gouvernement péquiste avait cédé aux pressions populaires et décrété l\u2019abolition des tarifs sur les autoroutes.Une très mauvaise décision qui a déplacé le coût d\u2019entretien des routes des automobilistes vers les salariés.Avant de décider de baisser les taxes sur le tabac, assurons-nous des résultats positifs sur la contrebande et les recettes fiscales.Car tout manque à gagner fiscal sera inévitablement compensé par une hausse équivalente des impôts sur le travail, une monstruosité.L\u2019industrie profite de la contrebande.Le Revenu est-il dur d\u2019oreille?Gilles \"\"il e ministre du Revenu a formé vendredi un L Groupe de travail chargé de lui faire des recommandations visant à améliorer les relations entre Revenu Québec et ses clients.- L\u2019initiative découle des doléances nombreuses et diverses des contribuables, telles qu\u2019exprimées récemment dans des dossiers percutants de Radio-Canada {Le Point) et de ce quotidien.Identification rapide des irritants, solutions concrètes et applicables sans délai, tels sont les deux objectifs immédiats de ce Groupe de sept experts.Il faut agir avec célérité, explique M.André Vallerand, car il faut rétablir le lien de confiance entre la population et le régime fiscal québécois.Le ministre a parfaitement raison.Il y aurait donc lieu de se réjouir que le gouvernement veuille rapprocher l\u2019administration fiscale et le citoyen, assurer un traitement équitable aux contribuables et mandataires.Toutefois, étant donné le bilan de tentatives semblables, ces récentes années, un sain scepticisme s\u2019impose.Qui ne se souvient, en effet, des gestes d\u2019éclat de celui qui aimait se faire qualifier de Robin des Bois et qui rêvait de simplifier et d\u2019améliorer les relations des Québécois avec les percepteurs?A peine élu en 1985, le député Yves .Séguin se faisait nommer président Lesage d\u2019un groupe d\u2019étude sur l\u2019application des lois fiscales qui, en un an, soumettait un volumineux rapport de 500 pages.Devenu ministre du Revenu \u2014 le rêve de sa vie! \u2014 l\u2019avocat-fiscaliste n\u2019a pas cessé de rendre la pilule moins amère aux contribuables, pour qu\u2019ils s\u2019y retrouvent dans la jungle fiscale, tout en pourchassant la fraude et le travail au noir.Services plus nombreux, plus accessibles et de meilleure qualité, création d\u2019un bureau des plaintes, M.Séguin a multiplié les initiatives pour accroître l\u2019équité et la transparence.Tâche ingrate dont il s\u2019est acquitté avec un zèle intarissable pendant trois ans.D\u2019un côté, avec une franchise désarmante, il incite les contribuables à payer leur écot sans rechigner: de l\u2019autre, il amène les fonctionnaires à ne pas considérer les citoyens comme des fraudeurs en puissance.Immense succès populaire sans lendemain?En septembre 1992, le ministre Raymond Savoie forme un groupe-conseil sur l\u2019administration fiscale, avec un mandat de trois ans.Qu\u2019est-il advenu de ces conseillers externes?On ne le sait au juste.Cependant, l\u2019un des membres de ce groupe fait aussi partie du tout récent de M.Vallerand; il pourra sans doute expliquer aux autres experts pourquoi, encore et toujours, une fois de plus, le Revenu se met à l\u2019écoute.Est-il dur d\u2019oreille?Un avantage-privilège M.Pierre Bourgault, je tiens à vous féliciter pour votre chronique contre Bell Canada, dans LE DEVOIR, et pour votre publicité pour Bell Canada.à la télévision.Ainsi, on a les deux côtés de la médaille et, comme dij: Boileau, c\u2019est un «avantage-privilège\" pour le consommateur.Parlant de Boileau, je tiens aussi à vous féliciter pour votre fine chronique contre Nez Rouge et le vice de l\u2019ivrognerie.Excellent.Du bon boulot: bon choix de sujet, bonne recherche, bonne rédaction, du style.Il était plus que temps, dans cette sombre affaire, qu\u2019un homme se lève.On ne gueulera jamais assez contre Nez Rouge.Notoire suppôt de la bouteille, cet organisme scélérat ne récolte que ce qu\u2019il a semé: votre juste indignation! Si vous pouviez compléter l\u2019information par une petite pub pour Molson ou Iabatt, à la télévision, ce serait parfait.Ne lâchez pas, vous êtes bien parti! Jacques Keable Montréal, 31 décembre 1993 Caricature indigne Qu'un certain nombre de Québécois se sentent aujourd\u2019hui trahis par Pierre Elliott Trudeau, soit.Chacun lit l\u2019histoire a la lumière de ses propres mythes.Mais de la à suggérer que les souvenirs politiques de cet homme constituent un tas d\u2019ordures, il y a toute une marge.Votre caricaturiste, Serge Chapleau, commet une bassesse indigne.L\u2019insulte éclabousse aussi le très grand nombre de Québécois qui.LETTRES -4- longtemps, ont fait confiance à cet homme, pourtant jamais cachottier quant à ses idées et ses options politiques.Et si, lors de la première parution de cette caricature, on pouvait croire à un certain laxisme éditorial de la part de Mme Bissonnette, cette deuxième parution laisse croire à une vilaine animosité personnelle qui fait peu honneur à la salle de rédaction d\u2019un quotidien qui se veut un important journal d\u2019idées.Il s\u2019agit, en outre, d\u2019une mauvaise caricature.Ce fantomatique hybride Stanfield/Diefenbaker ne représente en rien le très vigoureux M.Trudeau.Yves Saint-Pierre Montréal, 5 janvier 1994 Les enfants du monde La réalité, rapportée par le récent rapport de l\u2019UNICEF sur la situation des enfants dans le monde, nous interpelle.Un million de bébés meurent chaque année parce qu\u2019on délaisse l\u2019allaitement maternel.Un tiers des enfants du monde ont un poids inférieur a ce qui est sain.Cela pourrait être évité par une lutte a la malnutrition pour moins de 10$ par enfant.Même le Canada n\u2019est pas a l\u2019abri de la pauvreté.En effet, dans un rapport publié en novembre 1993 et intitulé Countdown 93, Campagne 2000 souligne un accroissement considérable de la pauvreté chez les enfants canadiens: entre 1989 et 1991, le nombre d\u2019enfants pauvres a augmenté de 30%.Nous en souffrons tous, pensez au taux de décrochage scolaire, au taux de suicide chez nos jeunes et aux coûts sociaux que la pauvreté entraîne.Nous connaissons pourtant la solution: la lutte à la pauvreté.Cent trente-six chefs d\u2019Etat s\u2019y sont engagés au Sommet mondial pour les enfants de 1990.Il faut également rappeler que le Parti libéral a promis, durant la dernière campagne électorale, d\u2019insister sur la lutte à la pauvreté et la satisfaction des besoins humains fondamentaux.L\u2019aide publique au développement affectée aux besoins de base doit augmenter.Ginette Beauséjour laval, janvier 1994 Nocturne L\u2019article magnifique du père Benoit I^croix sur le sens et la beauté de cette nuit de Noël m\u2019a complètement ravie.Cet apôtre de l\u2019Incarnation sait voir la grandeur merveilleuse de l\u2019événement et il le chante comme un poète.L\u2019harmonie et l\u2019émotion ressenties en lisant cette oeuvre de beauté nous introduisent comme dans un temple de vérité où tout se tait pour faire place à l\u2019émerveillement.Je félicite LE DEVOIR de donner au père Benoit Lacroix la page de l\u2019éditorial a chaque Noël, car sa belle pensée nous aide à célébrer la vérité de l\u2019Incamation qui est joie et lumière.C\u2019est selon le choix du Nouvel An de nos ancêtres et nos parents -le paradis a la fin de vos jours» et des cette vie pour les bienheureux qui possèdent la foi et l\u2019amour.Suzanne Cholette Doigt in Montréal, le 11 janvier 1994 rAmt baud', l /!*££¦ vi»»,,,'sbeq - .rz.» jaw i*\"1 mm V/*' ?V.If opinion -^\tt; lit L\u2019a b c de l\u2019enseignement du français JACQUES LAMARCHE Professeur École Saint-Charles, Commission scolaire Les Écores i'~.~râi a ministre de l\u2019Éducation L vient de le reconnaître: le système échoue en français, les élèves sont peu habiles à écrire et ont du il==J mal à s\u2019exprimer.Le constat est tragique mais courageux! Pour une fois, on sent l\u2019urgence de la situation et une réelle volonté d\u2019agir! La faillite du régime actuel, bien visible depuis 20 ans, nous a conduits, quelques enseignants de l\u2019élémentaire dont je suis, à explorer d\u2019autres voies, à expérimenter d\u2019autres approches.C\u2019est principalement du côté de l\u2019enseignement de la grammaire que nous avons fait porter nos efforts, car il nous avait toujours semblé que la crise provenait essentiellement d\u2019une connaissance insuffisante chez l\u2019élève des lois et des règles du langage.Aussi pensons-nous utile de livrer ici le résultat de notre entreprise pédagogique et quelques conclusions que nous en avons tirées.¦ 'Fous les élèves ou presque ont les aptitudes nécessaires pour comprendre le code grammatical et apprendre les règles qui régissent le langage écrit, à la condition, toutefois, que l\u2019on sache en adapter le langage a leurs capacités et en graduer les difficultés.¦ la maîtrise de l\u2019orthographe \u2014 les élèves ayant en main les outils de correction \u2014, on peut espérer l\u2019atteindre pour la majorité dès la lin de l\u2019élémentaire.¦ L\u2019apprentissage de la composition avant la cinquième année est pénible et peu utile, sauf pour une poignée d\u2019élèves très doués.Cependant, à partir de la sixième année, les progrès réalisés sont tels qu\u2019il est permis de penser que dès la deuxième ou la troisième secondaire, la plupart peuvent arriver à maîtriser le discours écrit, c\u2019est-à-dire à s\u2019exprimer sans fautes et dans le respect des règles de la syntaxe.¦\tL\u2019apprentissage rapide de la composition par nos élèves semble intimement lié à un haut niveau de compréhension de la structure de la phrase et à la maîtrise des règles de ponctuation.¦\tLe code grammatical s\u2019est avéré un outil essentiel et irremplaçable.Mais pour qu\u2019il aide les élèves à bien articuler leur pensée et à s\u2019exprimer de plus en plus clairement, il doit faire l\u2019objet d\u2019un enseignement systématique et intensif, particulièrement tout le vaste domaine des rapports liant les mots entre eux et les propositions entre elles.Et son influence se révélera d\u2019autant plus grande et heureuse que l\u2019enseignant pourra graduer les difficultés d\u2019apprentissage de la composition, notamment par le biais d\u2019exercices de construction de phrases ou de très courts textes, car le transfert à la composition des connaissances grammaticales et orthographiques acquises par l'analyse et la dictée ne va pas de soi! En haussant considérablement les rendements, notre approche a produit un regain d\u2019intérêt chez les professeurs et les élèves.Quand, en dictée, des élèves de cinquième année en arrivent à commettre deux fois moins de fautes que des élèves de cinquième secondaire! Contre toute attente, la lecture \u2014 pourtant si utile pour développer l\u2019imaginaire et fournir des modèles d\u2019intégration de la langue et de la culture \u2014 ne semble jouer qu\u2019un rôle secondaire dans le processus d\u2019apprentissage de la grammaire et de la composition.Seuls quelques élèves à l\u2019esprit très vif peuvent saisir globalement les divers éléments de la phrase.Tous les autres ont besoin d\u2019une analyse détaillée.Et pourtant, c\u2019est l\u2019approche globale par la lecture que privilégie le programme du Ministère! Il est clair en effet que nous n\u2019avons obtenu les résultats actuels que parce que nous nous sommes écartés des directives officielles et que nous sommes revenus à l\u2019essentiel: la grammaire.Cependant, le retour à l\u2019essentiel, est un chemin plein d\u2019embûches, .Tout joue contre l\u2019enseignement de la grammaire: des programmes flous, truffés de bonnes intentions, que cha- : cun peut interpréter à sa façon, et qui obligent les enfants à composer avant, d\u2019avoir acquis l\u2019a b c des conjugaisons ou compris l\u2019usage de la virgule; un .régime d\u2019évaluation qui ferme les , yeux sur la dimension grammaticale;.les bulletins muets sur les conjugai- .sons et l\u2019orthographe; des préjugés tenaces à l\u2019égard de l\u2019analyse et de la dictée; on a ainsi mis en place tout un système qui fait croire à l\u2019élève qu'il maîtrise les rudiments de la langue alors qu\u2019il ne fait que rencontrer les ¦ standards officiels.Depuis 20 ans, les enseignants et les écoles qui ont obtenu les,, meilleurs résultats sont précisément : ceux qui ont su faire bande à part et ne point suivre la voie tortueuse et sans issue tracée par le Ministère.Ils sont restés attachés à l\u2019enseignement du code grammatical qui permet un français clair, précis, nuancé et articulé.L\u2019école Louis-Trichet, dans l\u2019est de Montréal, envers et contre tout, a résisté aux nouvelles modes et à la facilité: 98% de ses élèves de 5e secondaire ont réussi l\u2019examen de français .écrit en juin 1993.Par contre, les meilleures écoles,, oii le taux de réussite se situe au delà de 80% pour l\u2019ensemble des matières (laurier et Sophie-Barat), présentent en français écrit un taux décevant de, 65% de réussite.Les professeurs de., français de ces écoles seraient-ils .moins «compétents» que leurs collègues?Nous n\u2019en croyons rien.; De toute évidence, leur enseignement, ne porte pas en raison de graves lacunes dans la formation de base de leurs élèves.\t» ; 11 reste un espoir: que le nouveau , ministre, très prochainement, fa^se preuve d'une audace et d\u2019un sens pratique rarement vus en politique au Québec en redonnant à la grammaire.et à la qualité du français écrit toute la place qui leur est due!\t.r.\t, il M! A P R 0 P 0 s -+- .des jeux vidéo Selon une étude canadienne de King (1986), plus de la moitié des adolescents et le quart des adolescentes s\u2019adonnent aux jeux vidéo.Cette différence entre les sexes quant à la pratique des jeux électroniques est confirmée par une autre étude canadienne plus récente; 26% des garçons de 11 à 15 ans y jouent entre une heure et trois heures par semaine et un autre 26% y jouent quatre heures et plus par semaine.Chez les filles, ces pourcentages sont de 18*% et 3%, respectivement (King et Coles, 1992).Le type de jeu préféré ainsi que le temps consacré aux jeux varient selon le sexe et la personnali- JANVIER E N R I R « I! R A S S A I- A R 0 X I» E Directrice USE BISSONNETTE l'a il in i n i s I r a I i o n ANDRE I.E CI.E RC Directeur délégn Directeur de l i n f r m .i t i\u2022>n RENIliT AUBIN R c (I a r t c n r en chef a
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