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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-01-31, Collections de BAnQ.

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[" v«l.I.X X X V - N o 2 I T o r o ii I o 8 .r> c LE DEVOIR PERSPECTIVES Jean Maire, le Manning du Québec?G il le s L e s a g e Incapable de faire sien le concept «confédération-niste» mis de l\u2019avant par M.Jean Allaire, en décembre dernier, l\u2019ex-député libéral Jean-Guy Saint-Roch a fait faux bond au nouveau parti de l\u2019Action démocratique du Québec (ADQ).Le député de Drummond demeurant donc indépendant, on se demandait quel collègue ministériel ferait défection pour devenir le premier porte-parole des libéraux dissidents à l\u2019Assemblée nationale.Un autre député de l\u2019arrière-ban, M.Yvon Lafrance, d\u2019Iberville, vient de se porter volontaire pour cette «troisième voie» dont on se demande de plus en plus où elle mène au juste.Parti centriste, répète le signataire du programme constitutionnel du PLQ qui porte son nom, l\u2019ADQ veut empêcher la polarisation entre un parti gouvernemental usé qui renie ses engagements et le Parti québécois qui ferait sombrer le Québec dans l\u2019aventure séparatis-te.Pour M.Allaire et ses ouailles, il faut d\u2019abord remettre de l\u2019ordre dans la maison avant de prendre des décisions irrémédiables.Et s\u2019il faut passer par la souveraineté, on ne saurait la dissocier de l\u2019indispensable association.La passion et la notoriété en moins, ce discours ressemble fort à celui que M.René Lévesque tenait entre 1967 et 1968, entre son départ fracassant du PLQ et la fondation du PQ.Ne s\u2019est-il rien passé depuis un quart de siècle?La question s\u2019impose d\u2019autant plus que le premier député du groupe Allaire-Dumont, enfin tiré de la pénombre qui heurte les «backbenchers», est contre le statu quo et en faveur d\u2019un nouveau Canada des régions, mais sûrement pas souverainiste, avec ou sans trait d\u2019union.Il va même jusqu\u2019à souhaiter l\u2019élection du Reform Party, qui trace la voie en préconisant une régionalisation radicale à laquelle le Canada devra se résoudre, tôt ou tard.S\u2019agit-il de la «communauté des communautés» qu\u2019entrevoyait l\u2019ancien premier ministre Joe Clark, il y a 15 ans?Jean Allaire serait-il le Preston Manning du Québec?L\u2019ancien président de la commission juridique du PLQ sourit: si le fondateur du Reform veut venir nous aider, il est le bienvenu.Allez y comprendre quelque chose.D\u2019un côté, un MSA recyclé à la sauce de 1994, de l\u2019autre un coup de chapeau à un «preacher» albertain qui est régionaÜste, certes, mais pour qui la seule évocation de la «partition» canadienne est une calamité invraisemblable.Avec M.Allaire hier, avec M.Lafrance aujourd\u2019hui, le nouveau parti n'est-il pas en train de s\u2019installer courageusement entre deux chaises, au lieu de s\u2019imposer comme la voie «alternative», si mal nommée d\u2019ailleurs?Alors que tout le monde souhaite que l\u2019élection imminente contribue à dénouer l\u2019impasse qui menace, l\u2019ADQ semble devoir accréditer et accentuer la confusion des esprits.Il est bien évident qu\u2019un grand nombre de Québécois ne sont pas prêts ou ne veulent pas se brancher de façon définitive.Il est bien possible que, pour ces indécis, ces discrets et autres inquiets, la nouvelle ADQ représente une voie mitoyenne, une ouverture d\u2019espoir et de confiance.D\u2019autant qu\u2019elle est, pour l\u2019heure, formée en bonne partie de jeunes militants libéraux qui ont été bernés par le gouvernement Bou-rassa, en août 1992.Mais, justement, il semble y avoir un monde entre ce que préconise l\u2019ex-président de la commission jeunesse du PLQ, Mario Dumont, et les aspirations «régionalistes» du député Lafrance.Les «confédérationnistes» déçus de M.Bourassa, les libéraux dépités du statu quo de M.Johnson, se rejoignent probablement sur un autre point névralgique: la nécessité de ne rien brusquer et de faire des choix éclairés avant d\u2019engager l\u2019avenir de façon irrémédiable.Fort bien, mais ils arrivent bien tard dans un décor dressé depuis belle lurette par les deux titans et qui ne laisse pas beaucoup de place à l\u2019avant-seène pour les empêcheurs de tourner en rond à deux.Plus les mois passent, d\u2019ailleurs, et plus l\u2019échéance se rai> proche, plus on a l\u2019impression qu\u2019il n\u2019y en aura que pour le PLQ et le PQ.C\u2019est ainsi que, par exemple, l\u2019Equality Party s\u2019est effondré et que son chef fondateur, le député Robert Libman, a tenté en vain de réintégrer le giron libéral.C\u2019est ainsi que, en dépit de leur tiédeur envers M.Johnson ou M.Parizeau, les nationalistes dits modérés se rallient les uns après les autres autour de la bannière libérale ou péquiste, selon leurs affinités.Quand arrive l\u2019heure d\u2019une bataille qui peut être décisive, les belligérants n\u2019ont pas d\u2019autre choix que de se ranger derrière l\u2019un ou l\u2019autre chef, qu\u2019il leur plaise ou non.lus sondages laissent d\u2019ailleurs entrevoir cette polarisation électorale, pour l'instant au net avantage du PQ, malgré la faible popularité de M.Parizeau.Au point qu\u2019au lieu de se maintenir ou de croître, la cote du groupe Allaire-Dumont a baissé au cours des récentes semaines.Comme si, après avoir voté massivement pour le Bloc à Ottawa, les Québécois étaient prêts à porter un jugement sévère sur le gouvernement Bourassa-Johnson sortant.Sans pour autant, n\u2019en déplaise au triomphant président péquiste, préjuger d\u2019un éventuel référendum sur la souveraineté.Dans l\u2019état actuel des choses, il faudrait que le nouveau parti concentre ses forces dans quelques régions-cibles pour espérer faire une bonne percée, comme les créditâtes, à Ottawa il y a 30 ans et à Québec en 1970.Avec des appuis disséminés partout, et voulant faire campagne sur l\u2019ensemble du territoire, l\u2019ADQ risque de disperser ses énergies et de constituer une formidable force de nuisance.Sans atteindre ses propres objectifs, si diffus et nuancés soient-ils.Le nouveau parti n\u2019est-il pas en train de s\u2019installer entre deux chaises?I N Ix'S Actualités.A2 Agenda culturel .HK Anmnvs dnrfcaJS Avis publics.IM I.Bissonneltc.AK Culture.B8 E X\t Economic\t\t.112 Kditorial\t\t.AK \t.J\\7 Ii Momie\t\t\t Mois croisés.,\t.A8 Ijcs Sports\t\t Météo Ciel variable Max-17 Détails en B4 M o N T 11 K A I.I.K L II N DI 3 1 .1 A N V IKK I » !» I T I* S ?T v g LE MONDE Jirinovski apporte son appui aux Serbes PAGE A 5 LES ACTUALITÉS Vaudeville politique dans le comté de Sauvé PAGE A 4 L'ÉCONOMIE A ir- Canada- P WA : rendez-vous au-dessus du Pacifique PAGE B 2 La paix remise sur les rails Après le tête à tête fructueux de Davos, Arafat et Peres se donnent rendez-vous au Caire FHOTO AP rait-on cru jamais voir une scène pareille?Oui, il s\u2019agit bien du leader de l\u2019OLP, Yasser Arafat, qui marche en tenant par la in le ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres.Les deux hommes se sont rencontrés ce week-end a Davos, Suisse, à l\u2019occasion du Forum économique mondial.Leur rencontre a permis de relancer les discussions sur 1 application D\u2019APRÈS AFP ET REUTER Davos \u2014 Signaux mélangés dans les neiges, hier, au sommet économique de Davos où la diplomatie mondiale se déploie en parallèle.Tandis que le chef de l\u2019OLP Yasser Arafat et le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres faisaient en public un touchant numéro de concorde mutuelle rappelant l\u2019historique rendez-vous de septembre dernier, les discussions entre l\u2019OLP et Israël se poursuivaient pour une deuxième nuit consécutive sans que ne soient apparemment réglés les derniers problèmes faisant obstacle à la signature d\u2019un accord final sur l\u2019autonomie palestinienne.Finalement au début de la nuit, on annonçait un prochain rendez-vous \u2014 encore un \u2014 dans une semaine au Caire.Le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres et le président de l\u2019Organisation de libération de la Palestine (OLP) Yasser Arafat, ont donc convenu, cette nuit, de se revoir dans une semaine au Caire pour tenter de mettre au point un accord sur l\u2019autonomie palestinienne à Jéricho et dans la bande de Gaza.Cette annonce d\u2019une nouvelle rencontre est intervenue après deux jours d\u2019intenses discussions entre les deux hommes à Davos, en Suisse.Après que M.Arafat et le ministre égyptien des Affaires étrangères Amr Moussa eurent affirmé qu\u2019un accord final serait signé très bientôt, des responsables de l\u2019OLP présents à Davos refroidissaient l\u2019atmosphère, plus tard dans la journée, déclarant qu\u2019en réalité «rien n\u2019avait été réglé».M.Arafat avait déclaré, après la première série de discussions, que les deux parties étaient «très, très» proches d\u2019un ac- VOIR PAGE A 8: PAIX Les petites entreprises utilisent de plus en plus le français L\u2019Office de la langue française trace le portrait linguistique des entreprises de moins de 50 employés PIERRE O\u2019NEILL LE DEVOIR En nette progression depuis cinq ans, le français est la langue de travail utilisée aujourd\u2019hui dans plus des deux tiers des petites entreprises québécoises.Intitulée «Portrait linguistique des entreprises de 10 à 49 employés au Québec», une recherche menée par l\u2019Office de la langue française tend à démontrer que 68% des employés de la petite entreprise utilisent «généralement» le français, qui est par ailleurs la «principale» langue de travail de 85% de ceux-ci.Réalisée en 1993 auprès des dirigeants de 2171 entreprises, l\u2019étude dont le DEVOIR a obtenu copie, conclut que la langue maternelle des propriétaires, la composition linguistique du personnel, la catégorie d\u2019activité économique et la base régionale sont les facteurs qui déterminent l'utilisation de la langue au travail.Entre la langue du propriétaire et la langue de travail, l\u2019équa- tion est imparfaite.La petite entreprise québécoise appartient dans une mesure de 77% à des francophones, 12% à des anglophones et 8% à des allophones.Or, le français est la «principale» langue de travail de 95% des entreprises dont les propriétaires sont francophones.La proportion passe à 55% dans les entreprises appartenant à des allophones et à 48% dans les entreprises contrôlées par les anglophones.La force d\u2019attraction de l\u2019appartenance linguistique se vérifie également à travers la composition du personnel.Là où les employés sont majoritairement francophones, le français y est la langue de travail et est «généralement» utilisé, c\u2019est-à-dire 90% du temps.Cela dit, c\u2019est au sein de la petite entreprise anglophone que le français a davantage progressé au cours des cinq dernières années.Alors que 70% des dirigeants de ces entreprises VOIR PAGE A 8: FRANÇAIS L\u2019ENTREVUE Edgar Fruitier Confession d\u2019un clown mélomane PAGE B1 L\u2019homme des Balkans Pour Edgar Morin, la Bosnie-Herzégovine préfigurait l\u2019Europe de l\u2019avenir, conviviale et tolérante «Balkanisation», «macédoine», les seuls mots français se référant au monde des Balkans ont une connotation nettement péjorative.Depuis le tragique coup d\u2019envoi de la Première Guerre mondiale à Sarajevo, l\u2019Occident se méfie de la «poudrière des Balkans».Pour Edgar Morin, auteur de nombreux essais tant philosophiques que sociologiques, les Balkans symbolisent pourtant tout autre chose.HEINZ W EIN M A N N C O L LA B«RATIO N SP ÉCIA LE Paris \u2014 Edgar Morin est un des rares intellectuels occidentaux à s'être toujours intéressé aux Balkans.D\u2019ailleurs, sa crise à l\u2019intérieur du PC a été déclenchée par ses sympathies «titistes».Il a toujours voulu comprendre cette région, son histoire mouvementée, l'imbrication compliquée (plus que complexe) de nombreuses ethnies sur un territoire exigu.C\u2019est qu'il est lui-même un «homme des Balkans», puisque ses ancêtres.Marranes émigrés d'Espagne, ont vécu longtemps à Salonique.Morin raconte leur histoire dans Vidal et les siens (1989).L\u2019ex-Yougoslavie lui a d\u2019ailleurs bien rendu son affection car toutes ses oeuvres y ont été traduites.J\u2019ai rencontré Edgar Morin dans les bureaux du Seuil, nie Jacob, où il faisait le service de presse de la réédition en livre de poche de sa Sociologie («Points», augmentée d'une nouvelle introduction et d'une analyse magistrale de l\u2019«affaire du sang contaminé»).Il était caché derrière une grosse pile d\u2019exemplaires déjà signés en une heure.Une secrétaire les enleva pour faire place à l\u2019entrevue.Morin était pressé, il avait, derrière lui.d'autres piles encore à signer et.quatre heures plus tard, devait participer à l\u2019émission de Jean Marie Cavada.«Peut-on sauver Sarajevo?-, réalisée en duplex avec la «ville-martyre», en présence d\u2019une brochette d\u2019«an-ciens combattants» pour la cause bosniaque: l\u2019infati- YOIR PAGE A 8: BALKANS I.K I) K V 0 I It .I.K I.I! N I) I :$ I ,1 A X V IKK I II II I A\u2019 2 SS AC T U A LIT E S Les cent jours du règne de Jean Chrétien Des promesses respectées mais d\u2019autres oubliées MANON CORN EU K R PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 Prudence ou indécision?C\u2019est la question que plusieurs se poseront mercredi en évaluant les cent premiers jours du règne Je Jean Chrétien à la tète du gouvernement canadien.'> Elu le 25 octobre dernier, le gouvernement a respecté plusieurs de ses promesses électorales.M.Chrétien a formé un des plus petits cabinets de l\u2019histoire canadienne, réduit le budget accordé aux ministres et fait un petit ménage dans les privilèges des députés.Il a annulé un contrat d\u2019achat de 43 hélicoptères militaires ét rompu le contrat qui confiait la gestion de l\u2019aéroport Pearson de Toronto au secteur privé.Mais M.Chrétien a aussi oublié d\u2019autres engagements fondamentaux.Il a entériné l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALE-NÂ) sans avoir réellement renégocié les cinq Volets que les libéraux jugeaient litigieux.Après avoir dénoncé la politique monétaire du gouverneur de la Banque du Canada John Çrow, les libéraux ont choisi son second, M.Gordon Thiessen, pour le remplacer.Sur le plan législatif, c\u2019est le vide complet.Aucun projet de loi, aussi technique ou insignifiant soit-il, n\u2019a encore été déposé.Quant aux députés, représentants élus de la population, ils n\u2019ont encore eu la chance de voter sur aucune motion gouvernementale.Depuis la reprise des travaux parlementaires le 17 janvier, la Chambre a débattu sur le discours du Trône, l\u2019avenir des Casques bleus canadiens en Bosnie et la poursuite des essais de missiles de croisière.Deux autres débats ne donnant lieu à aucun vote sont prévus pour cette semaine, un sur la réforme parlementaire et l'autre, sur le budget.qui sera déposé vers la fin février.En comparaison, le premier gouvernement Mulroney rappelait le Parlement deux mois après son élection en 1984 et déposait cinq projets de loi dès le troisième jour des travaux parlementaires.Le quatrième jour, le ministre des Finances Michael Wilson faisait une déclaration économique à la Chambre.Cette fois, le ministre des Finances Paul Martin a préféré s\u2019adresser à des étudiants universitaires pour annoncer que le déficit anticipé pour 1993-1994 oscillerait entre 44 et 46 mil-liards$, soit 12 inilliards$ de plus que prévu.Depuis, le ministre prépare son premier budget en procédant entre autres à une vaste consultation publique, un exercice que le politicologue Stéphane Dion juge très positif.En fait, ce sont les trois premiers mois du gouvernement Chrétien qui ont droit aux bonnes notes de M.Dion.«Les libéraux ont opté pour la prudence.La plupart des nouveaux gouvernements cafouillent plus qu\u2019eux.L\u2019expérience de Jean Chrétien ressort», maintient-il.«Ils ont de bonnes notes mais ce n\u2019était pas difficile.La difficulté était d\u2019éviter les dérapages, les écarts de langage, les déclarations prématurées et ils y sont parvenus», poursuit-il, notant toutefois la démission du député Jag Bhaduria et la mauvaise performance du gouvernement en Chambre.Avertissement M.Dion lance un avertissement aux libéraux.«Il ne faut pas que cette prudence se mue en immobilisme, dit-il.Les problèmes surgiront s\u2019ils semblent incapables d\u2019innover et s\u2019ils ne font que gagner du temps.» Selon lui, le moment clé sera le prochain budget.M.Dion ne comprend pas par ailleurs que le gouvernement s\u2019accorde deux ans pour revoir les programmes sociaux.«Ils ont passé tellement d\u2019années dans l\u2019opposition, ils sont supposés de savoir un peu mieux par quel bout prendre les choses», men-tionne-t-il.Du côté de l\u2019opposition, l\u2019impatience commence à s\u2019installer.«On est en Chambre et on n\u2019a pas encore vu l\u2019ombre du début du commencement d\u2019un projet de loi significatif et structurant.On débat sur des motions.C\u2019est bien intéressant, mais on n\u2019a pas fait beaucoup de travail pour relancer l\u2019économie», de faire remarquer le leader parlementaire du Bloc Québécois, M.Michel Gauthier.Il critique aussi M.Martin.Il trouve que ce dernier évite de procéder à un examen sérieux des dépenses gouvernementales et qu\u2019il se contente de préparer l\u2019électorat à des hausses d\u2019impôts.Pour sa part, le Reform Party trouve que le gouvernement met du temps à prendre les décisions difficiles.«Cela démontre qu\u2019au-delà des grands énoncés de son programme, le Parti libéral n\u2019a pas de position sur certains dossiers.Les mesures les plus détaillées du discours du Trône portent sur des questions secondaires alors qu\u2019il n\u2019y a rien sur des dossiers majeurs comme la réduction du déficit, la réforme fiscale ou sociale», soutient le député Stephen Harper.Selon M.Gauthier, le gouvernement «en est encore, dans bien des domaines, aux balbutiements».«Les Canadiens ont voté pour un changement et pour l\u2019espoir qu\u2019on leur a allègrement offert.Et à moins qu\u2019il y ait un vigoureux coup de barre, les gens risquent d\u2019être amèrement déçus et la lune de miel risque de se terminer plus rapidement qu\u2019on ne le pense», conclut-il.Calendrier d\u2019étude de la réforme des programmes de sécurité du revenu Axworthy devrait épargner le régime de pension Ottawa (PC) \u2014 Le ministre fédéral des Ressources humaines, Lloyd Axworthy, annoncera au- jourd\u2019hui aux Communes le calendrier d\u2019étude de la vaste réforme des programmes de sécurité du revenu envisagée par le gouvernement La tâche de réformer les programmes d\u2019assurance-chômage, d\u2019assistance sociale, d\u2019aide aux étudiants et de formation professionnel-.le sera confiée au Comité permanent \u2019 du perfectionement des ressources ,, humaines.Le régime de pension du Canada ne serait pas touché.! ' Selon une motion présentée la se-maine dernière par le ministre Ax-^ \u2018 worthy, ce comité sera chargé de 1 , «procéder à de vastes consultations, , de réaliser des analyses et de formuler des recommandations concernant la modernisation et la restructu- ration du système de sécurité sociale au Canada».Ce comité réalisera ses travaux en deux étapes.Un rapport intérimaire sur «les préoccupations et les priorités des Canadiens concernant la sécurité sociale et la formation» sera présenté au plus tard le 25 mars 1994.Le rapport final sera présenté le 30 septembre 1994.D comprendra un «plan d\u2019action du gouvernement et des recommandations de réforme».La réforme du filet social sera une réforme globale, a fait savoir M.Axworthy en Chambre il y a une dizaine de jours.«Lorsque nous parlons de réformer le filet de sécurité sociale, nous devons aussi discuter sérieusement de la formation et de l'éducation offertes au niveau fédéral et de la nécessité de lier ces deux activités aux régimes d\u2019assurance-chômage et d\u2019aide sociale.Ce ne sont pas des programmes distincts.» L\u2019un des faits saillants de cette réforme portera sur la vocation même de l\u2019assurance-chômage, a alors précisé le ministre.«Au fil des ans, la vocation du régime d\u2019assurance-chômage a changé: le régime qui, à l\u2019origine, ne devait fournir qu\u2019une aide temporaire aux travailleurs entre deux emplois s\u2019est dans une large mesure transformé en un programme de sécurité du revenu, notamment pour les industries où la situation de l\u2019emploi fluctue beaucoup selon les saisons et où les arrêts de travail sont longs», a déploré le ministre.Peu de détails ont filtré sur les mesures concrètes que proposera le gouvernement mais le premier mi- nistre Jean Chrétien et M.Axworthy se sont dit très impressionnés par deux projets expérimentaux, l\u2019un à Terre-Neuve et l\u2019autre au Nouveau-Brunswick.Dans cette dernière province, le premier ministre Frank McKenna a mis en oeuvre un programme de formation intensive destiné aux assistés sociaux pour briser le cycle de dépendance à l\u2019égard de l\u2019aide sociale.Environ 3000 assistés sociaux, dont bon nombre sont des mères de famille monoparentale, suivent des cours de formation pendant une période de trois ans pour parfaire leur éducation et intégrer éventuellement le marché du travail.Pendant cette période, ils ne touchent pas de chèque d\u2019assistance sociale mais ils reçoivent 156 semaines de primes de formation en vertu du La réponse de Saturn au fameux « La vente sous pression, très peu pour moi, merci.» Saturn SL 189$/mois.36 mois.Versement initial de 1444$.Chez Saturn, pas de pression, pas de cachotteries ! 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réformer l\u2019ensemble des programmes de sécurité sociale mais il se pourrait que le tout soit en place avant cette date, a confirmé l\u2019attaché de presse de M.Axworthy, Alec Jason.Déséquilibres mondiaux dans la scolarisation [ton (AFP) \u2014 Le nombre de garçons scolarisés dans le monde dépasse celui des filles de quelque 85 millions et les plus importants écarts ont été constatés dans des pays d\u2019Afrique, du Proche-Orient et d\u2019Asie du sud, selon une étude d\u2019une organisation privée américaine.Selon cette enquête \u2014 conduite dans 112 pays par Population Action International (PAI) \u2014 un net déséquilibre existait en 1990 dans une cinquantaine de pays où le nombre de garçons est supérieur à celui des filles de 76 millions, 42 millions dans l'enseignement primaire et 34 millions dans le secondaire.Pour rétablir l\u2019équilibre, il faudrait débourser quelque 6,5 milliards de dollars supplémentaires dans ces pays dont les budgets annuels consacrés à l\u2019éducation atteignaient déjà 41 milliards, estime cette étude.Selon les experts de la PAI, ce clivage est dû à plusieurs facteurs dont la faiblesse des investissements dans ces pays en faveur de l\u2019éducation, alors que la population en âge de scolarité y a connu un accroissement fulgurant.E N H K E F ?TROP D\u2019ALUMINIUM Bruxelles (Reuter) \u2014 Ix*s six premiers producteurs mondiaux d\u2019aluminium sont convenus de réduire leur production pour mettre fin à l\u2019engorgement du marché.Dans un bref communiqué hier, la commission européenne déclare: «Les six participants de la conférence multilatérale de l\u2019aluminium qui s\u2019est tenue à Bruxelles du 18 au 21 janvier 1994 ont notifié leur acceptation du protocole d\u2019accord».Aucune précision chiffrée n\u2019a été fournie pour ne pas perturber le marché ou mobiliser les adversaires de ce type d\u2019entente aux Etats-Unis, déclarait-on de source communautaire.Le texte du protocole a été transmis aux intéressés, les Etats-Unis, l\u2019Union européenne, la Russie, l\u2019Australie, le Canada et la Norvège.Aucun quota national de production n\u2019a été fixé, poursuivait-on de source communautaire.«Ce sont des mesures pour rétablir la confiance.L\u2019industrie réduira sa production quand elle jugera que le marché peut l\u2019absorber», disait-on.Cet engorgement est imputé à la Russie, devenu grand exportateur depuis l\u2019effondrement du complexe militaro-industriel soviétique.Pour Angus McMillan, de la firme de courtage Billi-ton-Enthoven Metals Ltd à Londres, le marché restera nerveux.Il lui faut des précisions chiffrées.Les produô teurs d\u2019aluminium se reverront au Canada le 28 février pour examiner la situation du marché, a ajouté la Com-: mission dans son communiqué.CHARLES ROMPT ENCORE Londres (AP) \u2014 Le prince Charles, ' 45\tans, a été contraint de rompre la relation qu\u2019il entretient depuis 24 ans avec son amie Camilla Parker Bowles, 46\ttins, afin de pouvoir prétendre au trône, rapportaient hier plusieurs journaux britanniques.Selon le Sunday Express, des conseillers de la royauté auraient placé Charles devant ce choix: «C\u2019est Camilla ou la Couronne.Vous ne pouvez pas choisir les deux».Dans un article intitulé Mon devoir avant mon amour, le spécialiste de la famille royale du Mail on Sunday écrit que Charles «s\u2019est résolu, après des mois d\u2019introspection, à lever tous les , obstacles sur la route de la succession; en décidant de mettre fin à sa relation» avec Camilla Parker Bowles, mariée à un officier et mère de deux enfants.Des amis du prince ont déclaré au journal que Charles a décidé de ne plus prendre les appels téléphonique?de Camilla.Les rumeurs concernant la liaison entre le fils aîné d\u2019Elizabeth II et Mme Parker Bowles avaient débuté en 1992 lorsque plusieurs quotidiens avaient publié les transcriptions de conversations téléphoniques privées entre Charles et Camilla.En décembre 1992, Charles et la princesse Diana avaient annoncé leur séparation.MILLIONNAIRES BELGES Bruxelles (AP) \u2014 L\u2019espace d\u2019un instant, huit Belges ont pensé avoir gagné au Loto et commencé à rêver à ce qu\u2019ils fendent de leurs millions.Mais hélas! Le tirage ne s\u2019était pas déroulé dans les règles et les organisateurs ont été contraints de tout recommencer.Sur les 42 boules de Loto, seules 40 sont tombées dans la sphère lors du tirage, diffusé en direct le samedi à la télévision.Deux sont restées coincées.Les téléspectateurs s\u2019en apercevant aussitôt ont téléphoné à la chaîne et exigé l\u2019annulation du tirage.Les organisateurs ont dû s\u2019exécuter et un nouveau tirage de six numéros gagnants a eu lieu plus tard dans la soirée de samedi.Cette fois-là, tout s\u2019est bien passé et cinq gagnants ont remporté chacun 9,6 millions de FB, soit plus de 320 000$.C\u2019est la première fois en 16 ans d\u2019existence que le Loto belge connaît une telle mésa-.venture.Çam^s p\u2019ëQé \" CAMPS P0UR JEUNES 6-17 ANS GARÇONS FILLES ggjg\tPOUR INFORMATION SANS FRAIS 1 -800-263*9551 CAMP DE JOUR DES CHAMPIONS GARÇONS ET FILLES 4-14 ANIMATION EN ANGLAIS, ANIMATEURS BILINGUES SCIENCES, SPORTS, BEAUX-ARTS, HOCKEY, GYMNASTIQUE, NATATION, NATURE TERRAIN SPACIEUX DU COLLÈGE NOTRE-DAME, PRÉS DU MONT ROYAL, Ol/TREMONT 9h À 16h, DU LUN.AU VEN.- JUILLET ET AOÛT 739-3721 ACCUEIL ET SURVEILLANCE DE 8h À 18 h 739-3423 ¦ CAMP «THEATRE ET NATURE» PARTICIPATION À TOUS LES ASPECTS D\u2019UN SPECTACLE DE THÉÂTRE : v -, interprétation - décors - costumes - accessoires - maquillages - Sessions de 10 jours pour les 10-14 ans dans les Cantons de l'Est ''J& V .ie\tm-17-;- .A l% V ét Je -2\tInformation et dépliants :\t*ii 514*273-2049\t^ no poibb du mnUm de Itduubon : P»M55 W95\tM ************** ***************K I I I.K l> K V II I It I.K I.r X III :t I ,1 A X V I K It I !l !\u2022 I A A L E S A C T l! A LIT E S Des centaines de dépanneurs vendent aujourd\u2019hui à Montréal leurs cigarettes «hors-taxe» Un vaste champ de tabac de contrebande dans l\u2019Est «Les gens qui sont impliqués.ce sont Monsieur et Madame tout le monde» CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Plusieurs centaines de propriétaires de dépanneurs sont attendus à Montréal aujourd\u2019hui pour vendre des cigarettes de contrebande, dans un local réservé par le Mouvement pour l\u2019abolition des taxes réservées au cigarettes (MATRAC).Le MATRAC a avisé le service de police de la CUM local, soit le poste 53, de son intention de procéder à la vente de cigarettes de contrebande et lui a demandé de surveiller la circulation entourant ces activités.Cette vente débutera à 13 heures, sur la rue Notre-Dame, entre les rues Joffre et Rousseau.«Nous croyons qu\u2019il y aura beaucoup plus de gens que prévu, parce qu\u2019une centaine de dépanneurs se sont réunis jeudi, simplement pour organiser l\u2019événement», explique M.Mario Forget, porte-parole du MATRAC pour Montréal-Est.Des détaillants de cigarettes de Montréal-Ouest devraient également être représentés au cours de cette démonstration de protestation contre les taxes provinciale et fédérale sur le tabac.A cet effet, M.Forget souligne que ce sont bien les taxes spécifiques du gouvernement du Québec, ainsi que les taxes et les droits d\u2019accise fédéraux sur le tabac, que le MA'l'RAC veut éliminer.Ces taxes et droits auraient dû, dit-il, être abolis au moment de l\u2019imposition de la taxe fédérale sur les produits et services et de la taxe de vente du Québec.«Lorsque les gouvernements ont imposé la taxe sur les produits et services (TPS) et la taxe de vente du Québec (TVQ), ils ont dit qu\u2019ils élimineraient, au même moment, les taxes cachées, poursuit M.Forget.Or, ce n\u2019est pas cela qui est arrivé, ils ont maintenu les taxes cachées sur le tabac, tout en imposant la TPS et la TVQ».En fait, selon les données fournies par le MATRAC, les taxes et droits spécifiques perçus par les deux paliers de gouvernement sur le tabac ont même augmenté depuis la venue des taxes de vente sur les produits et services.Ainsi, la taxe d\u2019accise féréale perçue sur une cartouche de cigarette a augmenté de 6$ entre 1990 et 1993, passant de $4,35 à $10,35 la cartouche.La taxe spécifique québécoise a pour sa part augmenté d\u2019un peu plus de 4$ sur chacune des cartouches vendues, au cours de la même période.Dans l\u2019ensemble, le prix moyen d\u2019une cartouche de cigarettes canadiennes vendues au Canada (8 paquets de 25 cigarettes) est passé de $33,70 qu\u2019il était en 1990, à $49,32 en 1993, pour une augmentation de $15,62 la cartouche., Aux Etats-Unis, les mêmes cartouches de cigarettes canadiennes se vendent au prix de 12$, et le trésor américain perçoit pour sa part de 1,75 à 2$ sur chaque cartouche vendue.Selon M.Forget, les gens impliqués dans la contrebande de cigarettes ne relèvent d\u2019ailleurs pas uniquement du crime organisé.«Les gens qui sont impliqués dans la contrebande de cigarettes n\u2019ont pas tous des liens avec le crime organisé, dit-il.Ce sont Monsieur et Madame tout le monde.11 y a des gens qui sont en chômage, qui font cela pour arrondir leur fins de mois.Vous seriez surpris de la qualité des gens qui se trouvent impliqués dans ce commerce».Le commerçant ajoute qu\u2019il n\u2019y a pas non plus beaucoup d\u2019intermédiaires entre le grossiste et le détaillant, dans le réseau de la contrebande de cigarettes, pas plus en fait qu\u2019il n\u2019y en a dans le réseau de cigarettes légales.Plusieurs contrebandiers détaillants, selon les informations récoltées par le Devoir, proposent cependant aux clients de livrer les cigarettes à domicile, sans percevoir de frais supplémentaires sur la livraison.«La cartouche ne coûte que $8,06255 lorsqu\u2019elle sort de la manufacture X, poursuit M.Forget.Le grossiste perçoit pour sa part 1,13$ environ sur la vente de chacune de ces cartouches, les marchands et détaillants récol-tentl0% (soit $3,88).Finalement, la TVQ et la TPS ajoutent respectivement $3,65 et $2,99 au prix total payé par le client.I H .mm ¦ PHOTO JACQUES NADEAU Les dépanneurs de Saint-Eustache ont fait des centaines d\u2019heureux la semaine dernière, en vendant leurs cartouches de cigarettes, 20$ chacune.Nom de nom! L\u2019ex-maire de Longueuil veut retrouver sa place Des centaines de Québécois et Québécoises sont annuellement à la recherche d\u2019un certain moi.Québec (PC) \u2014 Chaque année, c\u2019est par centaines que des Québécois et Québécoises modifient officiellement leur nom ou leur prénom.Pour certains, la démarche s\u2019inscrit dans la recherche du moi mais pour d\u2019autres, c\u2019est une meilleure qualité de vie qui est en jeu.Hélène trouvait son prénom pas assez moderne à son goût.Elle a opté pour Elaine.André Séguin cherchait sans doute à imprimer un peu plus d\u2019éclat à son existence lorsqu\u2019il a choisi de se prénommer.Richard.Mais les motifs invoqués par d\u2019autres pour justifier leur décision sont infiniment plus sérieux.Il y a quelques années, Georges de Tata, un Marseillais d\u2019origine, installa sa petite famille au Québec.Dans le midi de la France, ce nom ne faisait sourire personne mais ici, c\u2019était différent.Ce fut particulièrement difficile pour le fds Christophe, victime de moqueries à l\u2019école.Les de Tata prirent rapidement les dispositions pour modifier leur patronyme.Depuis le 1er janvier 1994, c\u2019est le directeur de l\u2019état civil, en l\u2019occurence Me Guy Lavigne, qui peut autoriser un changement de nom ou de prénom dans tous les cas qui ne relèvent pas de la compétence du Tribunal.Auparavant, la décision incombait au ministre de la Justice.Toute personne majeure ayant la citoyenneté canadienne, domiciliée au Québec depuis au moins un an, peut denicinder le changement de son nom ou de son prénom.De nombreux immigrants le font dans le but de faciliter la prononciation par leurs concitoyens.Ainsi, en 1991, nous apprend la Gazette officielle, un certain B;uig Seang Cheng, Québécois d\u2019origine asiatique, est devenu Andy Cheng.Huy Try Lor se fait maintenant appeler Philippe Lor et Perlanti Torossian a opté pour Perle Perlanti.Thi Xuan Thuy Dao n\u2019a plus besoin de répéter son nom aussi souvent depuis qu\u2019elle s\u2019appelle Rebekka Dao.Chez les Québécois d\u2019origine francophone, c\u2019est parfois le nom de famille qui ne fait plus l\u2019affaire.Certains prennent des dispositions pour qu\u2019il n\u2019apparaisse plus sur leur certificat d\u2019état civil.Huguette Uidébauche a choisi Tellier et Lionel Vautour.le patronyme Matte.Lyonel Torchon signe désormais ses chèques du nom de Lyonel Guillaume tandis que Micheline Michelin porte maintenant le nom de Leblanc.Le prénom peut parfois devenir le pire des cadeaux offerts à un enfant.Facile Martin peut sans doute en témoigner.Durant de nombreuses années, elle fut la cible de calembours.«Es-tu facile?» lui a-t-on demandé maintes et maintes fois.Depuis bientôt trois ans, parents et amis l\u2019appellent maintenant Sarah.Souvent aussi, c\u2019est l\u2019association du prénom et du patronyme qui causent les plus sérieux embarras.Lemoyne, ça va comme nom mais quand on le fait précéder du prénom.Dieume-garde, alors là, ça devient risible.Que penser de l\u2019association Marin Gouin, Olive Bossé ou Dieudonné Moisan?En France, sur une requête d\u2019un individu, le tribunal de grande instance peut autoriser des modifications quand le prénom, juxtaposé à un nom, devient tout simplement ridicule.I.a jurisprudence à ce sujet cite le cas de la famille Bon qui avait donné à l\u2019un des leurs le prénom de.Jean.Au cours des dernières années, les officiers de l\u2019état civil français ont été invités à faire preuve de libéralisme dans l\u2019administration des prénoms.Il existe dans ce pays un répertoire des prénoms auquel les parents doivent se référer, dans la mesure du possible.Dans ce répertoire qui, soit dit en passant, n\u2019existe pas encore au Québec, figurent non seulement les prénoms des saints du calendrier, mais également des personnages connus de l\u2019histoire ancienne comme Vercingétorix, Acepsimas, Palphètre, Animalde, Avaugourg, Rusticule.En France, le prénom Cerise est accepté pour une fille mais celui de Vanille a été interdit il y a quelques années.«En vertu du nouveau code civil, le directeur de l\u2019état civil peut intervenir auprès de la famille quand un nom prête au ridicule ou est frappé d\u2019infamie, précise Me Lavigne.Il ne s\u2019agit pas de brimer la liberté des individus mais de parler au nom des enfants qui ne peuvent le faire.» Me Lavigne est susceptible de faire des représentations dans le cas, par exemple, d\u2019une famille qui imposerait à un enfant un nom de famille composé susceptible de le déconsidérer.On imagine aisément les difficultés que rencontrerait le petit Guy si son père, M.Leboeuf, et sa mère, Mme Haché, exigeaient qu\u2019il porte les deux patronymes.Au Québec, il en coûte maintenant 125$ pour une demande de changement de nom à la Direction de l\u2019état civil du ministère de la Justice du Québec.Le même tarif est exigé dans le cas d\u2019un changement de la mention du sexe.Le secteur manufacturier paie moins qu\u2019en Ontario PRESSE CANADIENNE Selon une récente étude du ministère québécois de l\u2019Industrie et du Commerce, la rémunération moyenne des travailleurs du secteur manufacturier au Québec est inférieure à celle de F0ntario et aux moyennes canadienne et américaine.L' salaire horaire moyen d\u2019un travailleur québécois (toutes les données incluent les heures supplémentaires) est de 14.4(1$, akrrs que son collègue ontarien touche 16.58$, soit 15,1% de plus.En moyenne au Canada, le salaire d\u2019un travailleur oeuvant dans le secteur manufacturier est de 15,74$ l\u2019heure.(9,3% de plus qu\u2019au Québec).Aux Etats-Unis, le salaire horaire moyen d\u2019un travailleur du domaine manufacturier est de 14,88$, soit un peu plus qu\u2019au Québec (3.3%).La baisse de la valeur du dollar canadien par rapport à la devise américaine a contribué à créer cet écart entre le Québec et les EtateUnis.L\u2019étude, qui s'intitule Ijc secteur manufacturier et le commerce au Québec en 1993, est basée sur des données.recueillies au cours des huit premiers mois de 1998.Jacques Finet qualifie l\u2019héritage de son successeur de «fouillis» BERNARD PLANTE LE DEVOIR L\u2019ancien maire de Longueuil (de 1982 à 1987), Jacques Finet, sera candidat à la mairie de cette municipalité à l\u2019occasion du scrutin de novembre prochain.M.Finet, qui vient, à 56 ans, de prendre sa retraite d\u2019Hydro-Qué-bec, qualifie l\u2019héritage du maire actuel, Roger Ferland, de véritable «fouillis».11 déplore le manque de direction à l\u2019interne et le manque de leadership régional du maire Ferland: «J\u2019ai fait l\u2019erreur, à l\u2019époque, d\u2019appuyer Ferland lorsque je suis retourné à Hydro-Québec en 1987.Moi je m\u2019entourais de personnes fortes.Ça créait des étincelles quelquefois, mais au moins avec le respect, la loyauté et la confiance que nous avions comme lignes de conduite nous pouvions passer à travers bien des coups durs.Là ça été le contraire.M.Ferland, lui, s\u2019est débarrassé des gens forts pour s\u2019entourer de gens plus faibles.Il ne faut pas se surprendre, dit-il, des résultats.C\u2019est malheureux.écoutez, Ferland a déjà été un collègue.» Jacques Finet devrait être représenté à l\u2019hôtel de ville rapidement.Des discussions ont lieu avec les conseillers de l\u2019Alliance de Longueuil (ils sont huit au conseil municipal) et du Parti civique (ce parti a trois sièges), pour regrouper les forces d\u2019opposition.L\u2019autre formation politique, le Parti municipal, a huit sièges et un dernier conseiller siège comme indépendant.Théoriquement, si cette alliance devait se concrétiser, Jacques Finet pourrait contrôler à distance (11 conseillers sur 20) le conseil municipal de Longueuil.M.Finet dit: «Nous aurons des nouvelles là-dessus d\u2019ici deux ou trois semaines.» On sait qu\u2019il y a un peu plus d\u2019un an, le maire actuel, Roger Ferland, choisissait de lâcher son propre parti, le Parti municipal, pour devenir «maire indépendant».M.Ferland a posé ce geste, expliquait-il à l\u2019époque, parce qu\u2019il se retrouvait trop souvent en minorité au conseil municipal.Le maire croyait alors être en mesure de diriger Longueuil plus facilement en cherchant à dégager des consensus parmi l\u2019ensemble des membres du conseil.Jacques Finet estime que cette décision a été mauvaise et quelle a considérablement miné la position de Roger Ferland sur la scène régionale.Il affirme que les autres maires de la rive sud se méfient du maire de Longueuil lorsque vient le temps d\u2019arrêter des politiques régionales: «Ils (les autres maires) ne savent jamais si la position de M.Ferland sera entérinée par le conseil municipal de Longueuil.» ' M.Finet a également eu des discussions sur son retour sur la scène municipale avec des députés de la Montérégie.Il parle des pé-quistes Pauline Marois et Cécile Vermette et du libéral André Bour-beau qui est également ministre des Finances.Jacques Finet affirme qu\u2019ils se «réjouissent» de son retour en politique municipale.M.Finet admet, par ailleurs, avoir été approché par le Parti québécois et par le Parti libéral pour faire le saut en politique provinciale.Il se dit plus à l\u2019aise à Longueuil.Jacques Finet a fait toute sa carrière à Hydro-Québec, où il est entré chez comme analyste en 1955.Après son séjour à la mairie de Longueuil (1982-1987), il est retourné à Hydro-Québec où il a occupé successivement les postes de «vice-président exécutif marchés québécois» et «vice-président Europe», avant de prendre sa retraite en décembre dernier.PARLEZ-M\u2019EN DOUCEMENT, PASSIONNÉMENT, FOLLEMENT OU ÉPERDUMENT, MAIS SURTOUT.PARLEZ-M'EN IMMÉDIATEMENT! CAR EN PARTICIPANT AU CONCOURS rrm avec LE DEVOIR ET CBF-Bonjour SRC îli CBF690 Montréal VOUS COUREZ LA CHANCE DE GAGNER.1er prix Une fin de semaine pour deux à RosÊellepie Les Trois Tilleuls 2e prix Un dîner pour deux au restaurant Une boîte de chocolats pour les 20 meilleurs billets.LE!N°IRE Éerivez-nous quelques mots de votre cru: une déclaration, un aveu ou une confession, en vers ou en prose, sur les lignes au bas du coupon.Remplissez bien le coupon et envoyez-le par la poste ou par télécopieur à: Concours Parlez-moi d\u2019amour CBF Bonjour-Le Devoir, C.P.6000, Radio-Canada .Montréal (Québec) H3C 3A8 Fax: (514) 985-3390 Les gagnants seront choisis parmi les coupons envoyés, par un jury formé de Gilles Archambault, Josée Blanchette et Jean-Robert Sansfaçon.Limite d\u2019un coupon par enveloppe.Date limite de participation: lundi, 7 février 1994 à minuit (selon le sceau de la poste).Valeur totale des prix: 3000 S Tous les détails et règlements du concours sont disponibles au Devoir.Mot d\u2019amvur (EN LETTRES MOULÉES S.V.P.) CODE POSTAL: (MAISON):- NOM:.ADRESSE: TÉLÉPHONE: (BUR.): I.K I) K V III H .I.K I.II N H I II I .1 A X V IKK I II II I ES AC TUA Le séjour en Suisse de Johnson semble payant pour Montréal Deuxième investissement en autant de jours d\u2019entreprises suédoises ANDRÉ BELLEMARE PRESSE CANADIENNE Davos, Suisse \u2014 Le premier ministre Daniel Johnson a bouclé sa fin de semaine en Suisse en confirmant, hier, un deuxième investissement en autant de jours, avec l\u2019annonce de la firme suédoise Ericsson Communications Inc.de confier à sa filiale montréalaise, au coût de 94 millions$, la réalisation de la deuxième phase de son projet de recherche et de développement en téléphonie cellulaire.Ce nouveau mandat d\u2019Ericsson Communications Inc.favorisera 140 nouveaux emplois de haut niveau à Montréal dans le cadre du projet Canadian Engineering Expansion Proposal (CEEP11).«C\u2019est encore une fois un vote de confiance à l\u2019endroit de ce que le Québec a pu assurer à ce genre d\u2019activité scientifique, c\u2019est-à-dire un environnement de soutien fiscal pour la recherche et le développement et des ressources humaines de toute première qualité», a commenté M.Johnson en confirmant la nouvelle aux côtés du vice-président de l\u2019entreprise, Bo Landin.Ce dernier a dit que le soutien des gouvernements d\u2019Ottawa et de Québec ainsi que la compétence des ingénieurs à Montréal engagés dans la première phase du pro- jet d\u2019Ericsson ont incité la firme suédoise à poursuivre son travail à cet endroit.«Les succès obtenus dans la phase I dé-assent nos prévisions.Nous devions em-aucher environ 325 ingénieurs avant 1996 à Montréal lors de l\u2019annonce du premier projet de 176 millions$ (en 1992) et nous sommes déjà rendus à 450 ingénieurs pour cette première phase.J\u2019ai donc confiance que nous continuerons dans la même voie dans la réalisation de la deuxième étape de CEEP II», a déclaré M.Landin.Le vice-président Landin a expliqué que la mise en application de la deuxième étape de cette recherche vise à augmenter l\u2019efficacité du téléphone cellulaire de manière à répondre aux demandes de nouveaux services de la part des clients, et à faire face à la concurrence en offrant de meilleurs services.C\u2019est ici même à Davos que la firme suédoise avait annoncé son premier investissement de 176 millions$ lors du voyage de l\u2019ancien premier ministre Robert Bourassa.Samedi, M.Johnson avait fait part du projet d\u2019investissement d\u2019une centaine de millions de dollars au cours des dix prochaines années par une autre entreprise suédoise, Astra AB, spécialisée dans la fabrication de médicaments contre la douleur.Il s\u2019agit d\u2019un autre projet de recherche devant permettre à la firme de découvrir de nouveaux médicaments.Dans le domaine des télécommunications, Ericsson est un géant fondé en 1892 et dont le chiffre d\u2019affaires atteint la somme de 8 milliards$ US.11 emploie environ 70 000 personnes dans une centaine de pays.La filiale de Montréal, Communications Ericsson Inc., se spécialise dans l\u2019équipement et les logiciels de téléphonie cellulaire et réalise des travaux de recherche et de développement.Elle est une des plus performantes du groupe Ericsson.En 1992, la haute direction de la multinationale a même attribué au groupe montréalais un prix d\u2019excellence pour la qualité technique de ses travaux.M.Johnson a terminé la journée d\u2019hier en assistant au dîner de la francophonie (participante au Forum économique mondial) présidé par M.Raymond Barre.Le premier ministre du Québec termine son séjour en Suisse aujourd\u2019hui et il est possible qu\u2019une autre bonne nouvelle d\u2019un investissement prochain soit communiquée.En matinée, M.Johnson doit prendre le petit déjeuner avec son homologue ontarien, M.Bob Rae, avant de s\u2019entretenir pendant trois heures avec des industriels et des banquiers.Demain matin, il s\u2019envolera pour Paris où il aura un tête-à-tête en début de soirée avec le président François Mitterand, après avoir rencontré le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé.Le grand déglaçage PHOTO ROBERT SKINNER LES EMPLOYES de la ville de Montréal, ainsi que ceux des compagnies privées qui prêtent leurs services à la ville, avaient fort à faire hier, au moment de déglacer les rues du Plateau Mont-Royal, à l'aide de chenilles et de niveleuses à terrain.Cette technique, qui endommage l\u2019équipement, remplace le sel, qui ne peut faire fondre plus d\u2019un demi-pouce de glace à la fois.En attendant que le travail soit fini, les citoyens devront prendre leur mal en patience.«J\u2019ai huit rues à faire en 12 heures, expliquait hier Michel Guérin, qui opère une de ces niveleuses.J'en ferai vraisemblablement quatre.À concasser de la glace de cette façon, on fait un pied et demi à la fois, pas plus.» AVIS Calendrier des assemblées publiques \u2014 1994 Conseil d'administration de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal Conformément aux dispositions de l'article 257 de la loi sur la Communauté urbaine de Montréal (L.R.Q.Chapitre C-37-2), AVIS est par les présentes, donné de l\u2019adoption par le Conseil d'administration de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal à une assemblée régulière publique tenue le 19 janvier 1994, de la résolution numéro C.A.-94-03 établissant le calendrier des assemblées régulières publiques pour l'année 1994 comme suit : DATE\tHEURE\tENDROIT 2 février (mercredi)\t19 h 30\tVille Saint-Pierre Hôtel de Ville Salle du Conseil 69, 5e Avenue Ville Saint-Pierre (Québec) (Entre les rues St-Jacques et Des Érables - Autobus lignes 90 et 191) 2 mars (mercredi)\t19 h 30\tSiège social de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal Centre de conférences Accueil principal - Niveau 1 800, rue de La Gauchetière Ouest Montréal (Québec) (Station de métro Bonaventure - Autobus lignes 38-61-107-168) 6 avril (mercredi)\t19 h 30\tSiège social de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal Centre de conférences Accueil principal - Niveau 1 800, rue de La Gauchetière Ouest Montréal (Québec) (Station de métro Bonaventure - Autobus lignes 38-61-107-168) 4 mai (mercredi)\t19 h 30\tVille de Dorval Centre communautaire Sarto-Desnoyers 1335, Chemin Bord du Lac Dorval (Québec) (À l'ouest de l'Avenue Dorval - Autobus ligne 202 -Train de banlieue - Gare Dorval) 1 juin (mercredi)\t19 h 30\tSiège social de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal Centre de conférences Accueil principal - Niveau 1 800, rue de La Gauchetière Ouest Montréal (Québec) (Station de métro Bonaventure - Autobus lignes 38-61-107-168) 6 juillet (mercredi)\t19 h 30\tSiège social de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal Centre de conférences Accueil principal - Niveau 1 800, rue de La Gauchetière Ouest Montréal (Québec) (Station de métro Bonaventure - Autobus lignes 38-61-107-168) 10 août (mercredi)\t19 h 30\tVille de Ste-Anne de Bellevue Centre Harpell 60, rue Saint-Pierre Ste-Anne de Bellevue (Québec) (Entre boul.Ste-Anne et Route 20 - Autobus lignes 200 et 211-Train de banlieue - Gare Ste-Anne de Bellevue) 7 septembre (mercredi)\t19 h 30\tSiège social de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal Centre de conférences Accueil principal - Niveau 1 800, rue de La Gauchetière Ouest Montréal (Québec) (Station de métro Bonaventure - Autobus lignes 38-61-107-168) 5 octobre (mercredi)\t19 h 30\tSiège social de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal Centre de conférences Accueil principal - Niveau 1 800, rue de La Gauchetière Ouest Montréal (Québec) (Station de métro Bonaventure - Autobus lignes 38-61-107-168) 9 novembre (mercredi)\t19 h 30\tVille de Saint-Léonard Salle de la bibliothèque municipale 8420, boul.Lacordaire Saint-Léonard (Québec) (Angle boul.Lacordaire et Robert - Station de métro Cadillac -Autobus ligne 32 - Station de métro Jarry - Autobus Iigne192) 7 décembre (mercredi)\t19 h 30\tSiège social de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal Centre de conférences Accueil principal - Niveau 1 800, rue de La Gauchetière Ouest Montréal (Québec) (Station de métro Bonaventure - Autobus lignes 38-61 -107-168) L'assistant-secrétaire JUL4 Gérald Blais Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal Investiture péquiste Un vaudeville dans Sauvé BERNARD PLANTE LE DEVOIR L\u2019investiture péquiste dans le comté de Sauvé a tourné, hier, en véritable satire ou en véritable vaudeville, c\u2019est selon.Nous avons appris qu\u2019un ancien président de l\u2019Association péquiste de Sauvé fait actuellement l\u2019objet d\u2019une enquête du directeur général des élections du Québec; que le candidat choisi (le comptable Jean-Pierre Bélisle) pourrait poursuivre ce même ex-président, qui aurait porté atteinte à sa réputation; et nous avons vu l\u2019orateur invité, Jean Campeau, prendre la parole alors que la salle venait de se vider.D\u2019abord, il y avait cinq candidats en.lice et c\u2019est sans surprise que Jean-Pierre Bélisle (son frère est député du Bloc québécois dans Laprai-rie) l\u2019a emporté au premier tour.Pendant les quelques semaines de cette course à l\u2019investiture, l\u2019équipe entourant M.Bélisle a fait l\u2019objet de dénonciations anonymes.Cette source, un ex-président de comté, affirmait que le candidat Bélisle était entouré de gens qui tenaient des propos racistes.Ces allégations n\u2019étaient pas innocentes dans la mesure où deux membres de la communauté haïtienne, l\u2019ex-député Jean Alfred et le président de l\u2019Association péquiste de Jacques Cartier, Jean-Emmanuel Chariot, tentaient aussi d\u2019obtenir l\u2019investiture du PQ dans le comté de Sauvé.M.Chariot et M.Alfred ont eux-mêmes qualifié ces allégations de «ouï-dire», Jean Alfred ajoutant cependant: «il n\u2019y a jamais de fumée sans feu.» Un tract, distribué à l\u2019entrée de la salle où se tenait l\u2019assemblée d\u2019investiture, dénigrait davantage M.Bélisle: «un handicap pour le comté, un candidat sans envergure, un inconnu (Jean-Pierre Bélisle réside dans Sauvé depuis 35 ans), un candidat entouré de gens qui tiennent des propos racjstes», etc.A la suite de sa victoire, Jean-Pierre Bélisle n\u2019a pas écarté de poursuivre l\u2019auteur de ces allégations: un ancien président du comté.En coulisse, devant plusieurs journalistes, un ancien trésorier de l\u2019association péquiste locale a soutenu, lui, que cet ex-président avait détourné des fonds d\u2019une campagne de financement et qu\u2019il faisait actuellement l\u2019objet d\u2019une enquête du directeur général des élections du Québec, Pierre-F.Côté.L\u2019information a été confirmée par un membre de la permanence nationale du PQ.Selon les informations obtenues par Le DEVOIR, la somme qui aurait été détournée s\u2019élève à 1 577$.Dans la course à l\u2019investiture, cet ex-président appuyait la candidature de Louise Cossette qui est directrice , du groupe Entre parents, un organisme d\u2019aide aux familles monoparentales.Mme Cossette a appris hier, en même temps que tous les journa- .listes, que bien des histoires gravitaient autour de cet ex-président de comté.Elle a alors accusé ceux qui savaient de s\u2019être comporté comme des «lâches» en la laissant s\u2019associer à ce personnage, ce qui ternissait sa réputation et amenuisait ses chances de l\u2019emporter: «Vous êtes des lâches, a-t-elle lancé les yeux rougis,.s\u2019il y avait des choses comme ça vous auriez pu me le dire.» En coulisse, ils étaient plus d\u2019un, même des supporters du vainqueur, à lui donner raison.Plusieurs candidats ont par ailleurs protesté contre le rôle de l\u2019exécutif local dans cette course à l\u2019investiture péquiste du comté de .Sauvé: les membres de l\u2019exécutif se sont rangés massivement (huit sur neuf) derrière M.Bélisle.Pour clore la journée, l\u2019orateur invité, l\u2019ancien président de la Caisse de dépôt, M.Jean Campeau, a pris la parole devant une salle à peu près ; vide.11 était attendu vers 16h00.M.Campeau est arrivé 45 minutes plus tard, longtemps après le choix du candidat.Et avec toutes ces histoires tous les militants, ou à peu près, avaient déjà levé les pattes.Plaidoyer collectif contre le sysème fiscal Calgary (PC) \u2014 «Je vous le demande, si vous avez à couper, commencez par moi, parce que je ne veux pas faire partie d\u2019un système qui vole l\u2019argent de la bouche de mes enfants», a lancé avec passion une femme d\u2019affaires de la Saskatchewan à une réunion préparatoire au budget.Le plaidoyer de Vicki Dutton contrastait avec les nombreux chiffres et la répétition de points de vue exprimés au cours de la réunion du week-end à laquelle assistait le ministre Paul Martin.Cette femme est co-propriétaire d\u2019une petite compagnie de céréales à North Battleford.Pour sa part, le ministre des Finances en est arrivé à la conclusion qu\u2019il y avait concensus étonnant à ces réunions organisées dans le but d\u2019entendre les opinions des contribuables sur des problèmes de taille comme celui du déficit total des 11 gouvernements qui s\u2019élève à 700 milliards$.Ces consultations, organisées aussi à Halifax, Montréal et Toronto, ont démontré que les Canadiens comprennent les subtilités qu\u2019il y a à créer des emplois tout en coupant dans les budgets, de dire Paul Martin.C\u2019est aussi la preuve que les Canadiens sont prêts à se serrer la ceinture à condition que leurs dirigeants politiques fassent preuve d\u2019honnêteté.Autre point, le prochain budget n\u2019a pas été tout décidé d\u2019avance, d\u2019assurer le grand responsable des finances.«Nous avons écouté, c\u2019est clair», a-t-il flit à Calgary où il a confirmé qu\u2019il y aurait un débat sur le budget aux Communes dès demain.«Allons-nous faire tout ce que vous nous avez demandé?Évidemment, non.Ce n\u2019est pas possible.Il y a des différences d\u2019opinion.» Quoi qu\u2019il en soit, Paul Martin a promis de donner des explications et de faire preuve d\u2019ouverture, «parce qu\u2019en matière de budgets, le secret est une façon idiote de mener un gouvemenment».Ije budget du mois prochain devr ait comprendre des changemenLs destinés à assurer une meilleure équité et à aller chercher un plus grand montant des deniers requis.I/*s libéraux ont promis des réformes à plusieurs niveaux.L\u2019objectif de la création d\u2019emplois a occupé une place* importante au cours des quatre consultations.L\u2019intention de bâtir des routes et autres grands travaux a recueilli de nombreux appuis.L\u2019idée de réformer l\u2019assurancc-chômage pour renvoyer plus de personnes sur k\u2018 marché de travail a aussi été bien reçue.«Congédiez Jag!» Une quinzaine de protestataires ont réclamé hier la démission de Bkaduria arkham (PC) \u2014 Une poignée de manifestants transis par le froid ont crié «Congédiez Jag!» en face de la demeure de Jag Bhaduria, hier, dans le but de faire expulser : leur député.Ijes gens dans cette circonscription se sentent tellement trahis par Jag.«C\u2019est incroyable», a déclaré John Fomear, l\u2019organisateur de la manifestation qui a eu lieu dans une .banlieue à l\u2019aise de Toronto.«Nous n\u2019arrêterons pas tant qu\u2019ils ne l\u2019expulseront pas.»: : Une quinzaine de protestaires ont réclamé la démission du député Bhaduria dans son comté de Markham-Whit- \u2022 church-Stouffville.La plupart des manifestants ont fait valoir qu\u2019ils s\u2019étaient sentis trahis en apprenant que leur nouveau député avait écrit des lettres de menace à des commissaires de Toronto , en 1989 puis avait prétendu détenir un certificat en droit.Malgré un froid intense, plusieurs ont brandi pendant .plus d\u2019une heure des pancartes où l\u2019on pouvait lire que Jag Bhaduria était un «menteur».I\t.\u2019homme politique, âgé de 50 ans, a remis sa démission jeudi au caucus libéral et siégera désormais comme indépendant.11 y a une semaine, il a présenté ses excuses au Parlement tout en disant qu\u2019il voulait avoir la chance de .prouver qu\u2019il serait un député travailleur et responsable.,.II\tavait d\u2019abord assuré les dirigeants du Parti libéral que rien d\u2019autre ne pouvait lui être reproché au sujet de ses ac- ; tivités antérieures, et ainsi que rien ne pouvait causer d\u2019one \u2022 \u2022 barras au parti.\tj ; | ; Apres la révélation des lettres de menaces aux autorités ; : scolaires torontoises, le premier ministre Chrétien a déclat : : ré que l\u2019affaire était close.Quelques jours plus tard, noO-t : veau rebondissement, on a appris que le curriculum vilaè ; J de Jag Bhaduria avait été falsifié |x«ir y inclure un diplôrrfd ! I de droit.A la résidence du député, hier, il n\u2019y avait aucun signe dé j | vie.A l\u2019entrée, la neige n\u2019avait pas été enlevée et il y avait ; ; un journal a la |x»rte.Personne ne réjxxidait à la sonnerie.; \u2022 : ! Samedi, les 14 membres de l\u2019exécutif libéral du comté I ont unanimement voté en faveur de la démission de leur : I représentant élu, expliquant qu\u2019il n\u2019aurait certainement au- ! cun pouvoir a Ottawa.Hier.Frank llogan.président de l\u2019association libérale de cette circonscription, se disait très .j déçu: -Nous n\u2019avons plus de représentation libérale main- j \u2022 tenant-. I.K I) K V 0 I It .I.K I r \\ DI .11\t.1 A \\ V I K It I !l I) I I}] DEVOIR LE MONDE EN BREF ?' POUSSÉE SÉCESSIONNISTE EN CRIMÉE Simferopol (AFP) \u2014 I-a victoire attendue hier au second tour de l\u2019élection présidentielle de Crimée de Iouri Mech-kov, favorable au rattachement de la presqu\u2019île à la Russie, suscite déjà les inquiétudes des minorités nationales, Ukrainiens et Tatars.M.Mechkov, un juriste russe de 48 ans, devrait l\u2019emporter facilement face à son rival, Nikolai' Bagrov, russe également, qu\u2019il avait devancé largement au premier tour il y a quinze jours.M.Bagrov, président du parlement de cette république ukrainienne à majorité russophone, favorable à une plus large autonomie de la Crimée mais à l\u2019intérieur de l\u2019Ukraine, souffre du désaveu de Ut population envers le pouvoir local.La participation avait dépassé les 50% requis pour valider l\u2019élection, vers 17 heures, selon la commission électorale.-?- LE COMMANDANT ZAPATISTE EST IDENTIFIÉ Mexico (AFP) \u2014 Le mystérieux «sous-commandant Marcos», qui avait annoncé le 1er janvier le début de l\u2019insurrection zapatiste dans le sud du Mexique, a eu divers démêlés avec la justice dans les années 80 avant d\u2019être exempté de poursuites, a affirmé hier le journal Excelsior.«Marcos», qui se présente comme le porte-parole du comité clandestin de l\u2019Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) et dont le visage couvert avait constitué une véritable énigme au Mexique, «se nomme en fait Roberto Meade Trevino», a affirmé le journal en citant des sources dignes de foi.Le quotidien donne une description physique détaillée de Meade Trevino, affirme que le passé de «Marcos» ne laisse pas réellement transparaître le souci des causes populaires et publie des photos de celui-ci lors de ses séjours en prison, Vladimir Jirinovski en visite de solidarité en Serbie Russie, Serbie, même combat Le Japon a la capacité nucléaire Subotica (Reuter) \u2014 Le dirigeant ultranationaliste russe Vladimir Jirinovski est arrivé hier en Serbie et a promis que Moscou punirait l\u2019Occident pour les sanctions infligées aux Serbes.Venant de Hongrie par la route, il a été accueilli par des jeunes gens en costume tradi-«Nous VOUS tionnel qui lui ont offert en signe de bienvenue soutiendrons
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