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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-02-11, Collections de BAnQ.

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[" Vol.LX X X V N (.3 i T V y / T o r o il I o 8 \u201d> e LE DEVOIR PERSPECTIVES Sous la menace des armes S y l v i a ne T r amie r LJ option strictement humanitaire a vécu en / Bosnie.Le massacre de civils au marché de Sarajevo, et un autre, la veille, dans une / fde d\u2019attente de distribution de vivres de ' l\u2019ONU ont montré combien l\u2019action humanitaire des gouvernements avait été prise au piège en Bosnie.Mercredi, l\u2019OTAN est passée à un autre registre.L\u2019heure est à présent à une solution politique, sous la menace des amies.Après des mois d\u2019indécision, les 16 pays membres de l\u2019Alliance atlantique ont adressé un ultimatum aux artilleurs serbes bosniaques.Pas de dérobade cette fois: le 21 février à 1 heure à Sarajevo, les pièces d\u2019artillerie et les chars serbes devront avoir été retirés de la proximité de la capitale.Et en cas d\u2019attaques contre des civils, des frappes aériennes auraient lieu sans attendre l\u2019expiration du délai de 10 jours.La menace du recours à la force aérienne, cette fois, n\u2019est pas vaine.Assortie d\u2019un ultimatum, elle est crédible, contrairement aux deux occasions précédentes où l\u2019OTAN avait abordé la question.Les Russes ne s\u2019y sont pas trompés, qui, pour tenter de retrouver voix au chapitre dans le conflit bosniaque, cherchent à remettre la décision sur le déclenchement de frappes aériennes au Conseil de sécurité de l\u2019ONU où ils disposent d\u2019un veto.Des raids aériens contre les assiégeants serbes marqueraient un net engagement des Occidentaux contre les Serbes \u2014 coreligionnaires et alliés traditionnels des Russes.L\u2019Alliance atlantique fait valoir qu\u2019elle a agi sur requête du secrétaire général de l\u2019ONU et sur la base de résolutions existantes, et qu\u2019il n\u2019y a donc pas lieu de retourner devant le Conseil de sécurité.Reste à savoir si la Russie poussera plus loin son désaccord et en fera une nouvelle pomme de discorde entre l\u2019Est et l\u2019Ouest, où si elle se bornera à des déclarations vitrioliques à usage interne, pour satisfaire le sentiment montant, nationaliste et pro-slave, de son ojiipion.A l\u2019OTAN \u2014 dont la Russie n\u2019est pas membre \u2014 la décision a été prise à l\u2019unanimité, malgré les réticences de la Grèce et du Canada, qui n\u2019ont cependant pas mis leur veto.(La Grèce s\u2019est finalement contentée de faire enregistrer le fait qu\u2019elle se «dissociait» de la décision de ses partenaires.Nul doute que les massacres de civils des dernières semaines ont contribué à cette unanimité, impossible à atteindre il y a quelques mois.Longtemps opposés aux frappes aériennes, la Grande-Bretagne, la France, le Canada et tous les pays qui ont des soldats dans les contingents de l\u2019ONU en Bosnie ont fini, les uns après les autres, par considérer qu\u2019ils n\u2019avaient plus guère le choix.Au pied du mur, leurs soldats coincés dans d\u2019inextricables situations, leur crédibilité en question, les pays occidentaux ont décidé de prendre le taureau par les cornes.L\u2019ultimatum ne s\u2019applique qu\u2019à la ville de Sarajevo, décrétée il y a moins d\u2019un an «zone de sécurité» par l\u2019ONU avec 5 autres villes de Bosnie.La résolution du Conseil de sécurité qui autorisait l\u2019usage de la force pour protéger les populations de ces zones a bel et bien été adoptée, y compris par les Russes.Mercredi, l\u2019OTAN a fixé avec précision les modalités de l\u2019opération de protection de la capitale qu\u2019elle mènera si les assiégeants serbes refusent d\u2019obtempérer.Les autres «zones de sécurité» (Bihac, Goradze, Srebrenica, Tuzla, Zepa) ne sont pas non plus des havres de pane.Assiégées, soumises à des attaques répétées, ou carrément au centre de combats, les populations y ont aussi un urgent besoin de protection.En janvier dernier, l\u2019OTAN s\u2019était donné pour objectif la réouverture de l\u2019aéroport de Tuzla et la relève, que les Serbes empêchaient, des 150 Casques bleus canadiens chargés de protéger la population de l\u2019enclave musulmane de Srebrenica.Mais dans aucun de ces deux cas, l\u2019OTAN n\u2019avait établi de manœuvres précises à effectuer pour atteindre son objectif.C\u2019est pour cela que la décision de mercredi marque un tournant: pour la première fois, l\u2019OTAN précise les mesures militaires qu\u2019elle va prendre, \u2014 quand elle va les prendre \u2014 pour faire appliquer les résolutions de l\u2019ONU.L\u2019imminence d\u2019une décision sur le recours aux frappes aériennes avait déjà eu pour effet d\u2019amener, avant même la fin de la réunion du Conseil de l'OTAN, la conclusion d\u2019une trêve entre les belligérants et la reprise des négociations à Genève.C\u2019est là tout l\u2019objectif de l\u2019ultimatum lancé aux forces serbes bosniaques: à court terme, lever le siège de Sarajevo, et à partir de là, imposer, sous la menace, une solution politique à un conflit qui se durcit un peu plus au fil des mois.Si la menace fonctionne, l\u2019OTAN n\u2019aura pas besoin de passer aux actes.C\u2019est ce que souhaitent ardemment les pays de l\u2019Alliance atlantique.Le Canada notamment a déclaré (un peu vite?) que les frappes ne seraient pas nécessaires puisque Musulmans et Serbes étaient parvenus à un accord de cessez-le-feu.Si la menace ne marche pas, les frappes auront lieu, avec tous les risques bien connus, d'extension du conflit, qu\u2019elles comportent.Risques d'autant plus grands, peut-être, que l'ultimatum de l\u2019OTAN n'arrive qu\u2019après deux ans de guerre.Leur crédibilité en question, les pays occidentaux ont décidé de prendre le taureau par les cornes \tINDE X\t\t Im Actualités .A2\t\tIdées\t\t.A9 Agenda culturel It 10\t\tle Monde\t\t.A7 Amners ifawis Al\t\tMontréal\t\t.A3 Avis publics.\t.Ht»\tMots croisés.\t.B6 Culture\t\t.H!»\tPolitique\t\t.-45 Économie\t\t.B5\tles Sports.\t.A6 Éditorial\t\t.VH\tA Voir.\t,.BI2 Météo C iel variable Max: -12 Détails en B(> M 0 N T R Ê A L .L E V E N D R E DI II F É V R I E li 19 9 4 À VOIR\t\tMONTRÉAL\t\tPOLITIQUE Stephen Barry,\tw*.1\t^\tSaisie de 685 kilos de\t4\t&f\\\tVallerand confiant d'avoir le bluesman à besicles PAGE B 12\tyMn\tcocaïne: 14 arrestations PAGE A 3\tÇÉ, s \u201e\tvaincu les contrebandiers PAGE A 5 i: V OIK.I.K V K X I) K K I) I II K K V It 1 K It I » » I IDÉES Du pain et des arts Les oeuvres de Richard Lukacs sont-elles digestes pour les spectateurs du MAC?\u20221 ROSE-MARIE ARBOUR Professeure Département d\u2019histoire de l\u2019art Université du Québec à Montréal 1 y a bien une dizaine d\u2019années, une revue montréalaise à grand tirage présentait aux lecteurs des entrevues avec les directeurs des grands musées québécois, dont celui du Musée d\u2019art contemporain qui entrait alors en fonction.Une des questions posées aux directeurs de musée portait sur les moyens possibles d\u2019intéresser un plus large public à l\u2019art contemporain et actuel \u2014 considérant qu\u2019un art à contenu explicite pouvait constituer, pour le grand publie, une voie d\u2019accès parmi d\u2019autres pux oeuvres actuelles.Iæ Diner Party de l'artiste américaine Judy Chicago, présenté quelque temps auparavant au Musée d\u2019art contemporain et qui avait soulevé une polémique mais attiré un public record au musée, était cité comme exemple.Le nouveau directeur dudit musée, annonçant ses options par rapport à la Question posée, répondit qu\u2019il «ne mangeait pas de ce pain-là», ce pain étant en l\u2019occurrence cette oeuvre à contenu explicite, le Diner Party.Légitimité d\u2019un art à contenu Je ne rappelle cette anecdote que pour tenter de situer la problématique des conditions de légitimité d\u2019un art à contenu, et non en regard de goûts personnels que chacun est bien en droit d'avoir.11 faut ici reposer cette question du contenu politique en art face aux oeuvres de Lukacs présentées justement au MAC.La modernité artistique s\u2019est définie àf la fin du XIXe siècle en opposition radicale à l\u2019art académique agonisant, elle s\u2019est opposée à l\u2019utilisation de l\u2019art comme porteur de message; on peut thés bien comprendre combien, un siècle plus tard, un art à contenu explicité est toujours problématique, d\u2019autant que de lourds avatars l\u2019ont marqué à ce chapitre au cours du XXe siècle.La tension entre forme artistique et contenu est forte, particulièrement dans le contexte présent où la polyvalence des moyens artistiques et lé pluralisme des estiiétiques sont dominants.Le Diner Party fut présenté au MAC ën 1982.L\u2019oeuvre est de grand format en' forme de table triangulaire sur laquelle sont disposés des couverts (assiettes en forme de fleur-vulve) représentant les femmes méconnues de l\u2019histoire occidentale.Le Diner Party conviait le public à une réflexion qui franchissait allègrement et intentionnellement les strictes questions de formes et d\u2019espaces spécifiquement plastiques pour s'interroger sur le travail artistique, le statut de l\u2019artiste, les barrières entre artisanat et art, la question des femmes altistes dans l\u2019histoire de l\u2019art et l\u2019art contemporain et, enfin, appelait à une réflexion sur les valeurs éthiques et esthétiques qui sous-tendent et le geste artistique et la conception de l\u2019art dans notre société.On pouvait ne pas être d\u2019accord, soit avec le projet critique de cet art féministe, soit avec son esthétique, soit avec le lien établi entre art et politique.L\u2019édairage contesté du mouvement des femmes Un débat eut lieu alors, qui souleva également la question posée par la Chambre nuptiale de l\u2019artiste québécoise Francine Larivée, exposée en parallèle au même musée.Les deux oeuvres se situaient dans l\u2019éclairage contesté du mouvement des femmes et elles posaient, de surcroît, la question du rôle et de la fonction traditionnels de l\u2019art et de l\u2019artiste dans une société nord-américaine bouleversée par les changements sociaux et politiques qui n\u2019ont cessé de déferler depuis la fin des années 60.Dans les deux oeuvres, le message était explicitement véhiculé dans des formes plastiques adéquates.Dans la Chambre nuptiale, il s\u2019agissait d\u2019une interrogation sur la société actuelle fondée principalement sur une cellule familiale épuisée par les valeurs dominantes du capitalisme productivité.Bref, des débats eurent lieu, ce qui ne veut pas dire que ces oeuvres aient été pour autant acceptées dans le champ de l\u2019art actuel comme élément significatif d\u2019une histoire de l\u2019art à faire.Douze ans plus tard, on retrouve dans les murs du même musée une exposition où les oeuvres peintes de Lukacs mettent au premier plan un contenu de nature politique relié en partie à la question de l'appartenance sexuelle: les grands formats mettent en scène des sites industriels en ruines et des monuments néo-classiques pour la plupart représentés avec des échafaudages qui indiquent un état de rénovation permanent et qui nous ramènent aux tristes années du réalisme socialiste russe et de la grande peinture prisée par les nazis.Les personnages représentés, tous pareils c\u2019est-à-dire privés d\u2019individualité, sont durs et impurs: leur sexe y est omniprésent et il l\u2019est sous forme de phallus, c\u2019est-à-dire d\u2019instrument de domination.Le crâne rasé des personnages ne peut que susciter des images culturelles qui sont actuellement les nôtres: des skinheads sont les modèles avoués du peintre Lukacs.Ces personnages fortement connotés culturelle- T'lUHi PHOTO JACQUES GRENIER Le Diner Parly de l\u2019artiste américaine Judy Chicago avait soulevé eu 1982 une [joléniiquc mais attiré un public record au musée.ment et socialement, sont contradictoirement aseptisés par un parti pris d\u2019anonymat et une esthétisation des corps: a Tà fois nus comme ces dieux qui, dans l\u2019antiquité, représentaient l\u2019idéal humain, ils connotent ici une homosexualité dominante et exclusive, évacuant dès lors toute prétention à l\u2019universalité.En même temps, ces robots en chair illustrent un certain pouvoir qui, au XXe siècle, a toujours pris naissance dans la déchéance urbaine propre au capitalisme sauvage qui a engendré à son tour les grands conflits meurtriers de ce siècle en Occident Lukacs appartient au ressac d\u2019illustrateurs de valeurs réactionnaires et passéistes dont les personnages, tous taillés sur le même modèle, incarnent une sorte de fatalité: le junkie qui se pique, dans la première oeuvre à droite en entrant dans la salle d\u2019exposition, dit bien cette dénégation de la responsabilité de l\u2019individu.Ces valeurs réactionnaires ne sont pourtant pas le seul fait du domaine de l\u2019art actuel; ce sont aussi celles de l\u2019économie, de la politique et des formes d\u2019organisation sociale en déroute à l\u2019Est comme à l'Ouest.La peinture académique extirpée du XIXe siècle par Lukacs, fabrique le lieu symbolique d\u2019une représentation du monde adéquate à ses moyens.L\u2019art académique honni par les avant-gardes du XXe siècle sert ici à restaurer un univers exclusivement mâle où tous les hommes ne sont pourtant pas conviés, vu l\u2019homosexualité dominante qui le marque.On peut se demander ce que ces grands formats correctement peints selon les recettes académiques les plus rabâchées du siècle dernier, apportent ici et maintenant de réflexion et d\u2019appel à un renouvellement des valeurs artistiques, idéologiques et culturelles.Non pas qu\u2019il faille que l\u2019art ait à porter haut et fort un message nécessairement progressiste, mais si un artiste en exhibe un aussi clairement et explicitement, c\u2019est que ce message s\u2019offre non seulement à voir mais à lire: ne pas le lire relèverait de l\u2019aveuglement qui consiste à prétendre que l\u2019art est neutre et que les choix esthétiques ne signifient rien socialement ni politiquement.Le pluralisme artistique Tel qu\u2019il se formule ici comme art à contenu explicite et par là comme proposeur de valeurs déterminées idéologiquement, on peut se demander si ce «pain-là» que nous apporte Lukacs est particulièrement bénéfique et digeste pour les spectateurs du MAC en autant qu\u2019on puisse espérer que l\u2019art nous aide, entre autres, à vivre.L\u2019art de Lukacs se situe dans le registre éculé du pluralisme artistique (qui implique que tout est égal à tout).Le Diner Party de Judy Chicago et la Chambre nuptiale de Francine Larivée, lorsqu\u2019elles furent présentées au MAC, furent contextualisées et problématisées en regard du rapport entre art et désaliénation sexuelle et en regard d\u2019une fonction de l\u2019art à repenser.Les valeurs artistiques et sociales mises de l\u2019avant dans les oeuvres de Lukacs-amènent, quant à elles, à un univers d\u2019exclusion dominé par l\u2019éternel binarisme fort/faible où le phallus est toujours triomphant et où toute forme de différence est par là bannie.Dans le silence froid où baignent ces oeuvres d\u2019un conformisme étonnant, peut-on sérieusement prétendre à une fictive neutralité de l\u2019art?Ou bien est-ce l\u2019institution d\u2019Etat qui, en l\u2019exposant, prétend l\u2019aseptiser sous prétexte d\u2019esthétisme?PHOTO MUSÉE D'ARi' CONTEMPORAIN DE MONTREAL Lukacs appartient au ressac d\u2019illustrateurs de valeurs réactionnaires et passéistes dont les personnages, tous taillés sur le même modèle, incarnent une sorte de fatalité.Richard Lukacs, In My Father\u2019s House, huile sur toile exposée au MAC jusqu\u2019au 24 avril prochain.-gffe.JMI flgÉ I g Les manipulations idéologiques Aristide a fait faire 20 pas en arrière à Haïti et s'est aliéné toutes les forces qui travaillent sur le terrain depuis 1974 GÉRARD ÉTIENNE Professeur titulaire de journalisme h >\tet de linguistique f'\t\u2019amorce, enfin, par LE DEVOIR, d\u2019un débat sur la question haïtienne devrait permettre aux lecteurs d\u2019avoir .toutes les infoniîations concernant un !\t| J événement politique (le renverse- \"\u2014 ¦ *1 ment d\u2019un chef d\u2019Etat) et surtout empêcher le Québec, voire le Canada, de tomber dans un guêpier vu la complexité de la question haïtienne.Cette complexité, avons-nous soutenu, ne saurait être réduite à une simple équation, les bons d\u2019un côté, les méchants de l\u2019autre, tuais doit être abordée dans une perspective d\u2019analyse qui fait peu de place aux bons sentiments.Sur ce |H)int, le texte intitulé «L\u2019informa-tion-jleuve» de Louis-Joseph Goidet et André Marcoux, publié dans LE DEVOIR des 25 et 26 janvier 1994, mérite une réplique appropriée à line instructive polémique.I l'entrée de jeu, je suis sensible aux idées de lues contradicteurs exposées dans la deuxième partie de leur texte.Je trahirais mon oeuvre litté- puis deux siècles, maintiennent les masses urbaines et rurales dans la crasse et dans la misère.Je ne me vois pas non plus défendre des individus dont l\u2019idéal de grandeur repose sur «l'écrasement» et sur l\u2019exploitation cynique du genre humain.En revanche, la première partie de l\u2019article poursuit une tradition qui ne permet pas aux lecteurs de tirer une bonne synthèse des idées débattues.En effet, l\u2019argumentation de Goulet et Marcoux se développe dans une série de clichés véhiculés par la propagande lavalassienne, par cette espèce de manie à ravaler la personnalité de l\u2019auteur d\u2019un texte.Si je m\u2019étais servi de quelque document provenant d\u2019Haïti, on m\u2019aurait automatiquement tabassé sur le plan intellectuel.Pour mieux défendre mes idées sur les trois facteurs mentionnés.j\u2019ai préféré me référer au rapport Justice et Foi émanant du travail d\u2019une mission d\u2019observation canadienne en Haiti.Ijcs extraits publiés dans IE DEVOIR du 25 janvier démontrant clairement les failles et les tricheries d\u2019un vote pour- et les erreurs stratégiques d\u2019un mouvement qui relevait de l\u2019amateurisme, et non pas de la révolution.Quant à l\u2019embargo, je soutiens que des pays ayant des forces armées bien plus corrompues que celles d\u2019Haïti et des structures aussi féodales, aussi fascistes que celles de mon pays, n\u2019avaient aucune autorité morale de lui imposer un embargo illégal (parce que non prévu dans la Charte de l\u2019OEA), d\u2019autant plus qu'il n\u2019est pas en état de guerre (civile ou avec un pays voisin) et qu\u2019il n\u2019a enfreint aucune loi internationale.Voilà le fond de la question.Tout le reste demeure l\u2019affaire d\u2019idéologues qui veulent changer le monde en manipulant l\u2019opinion publique .avec leurs sentiments de pitié.Pour finir, je dirai que La mutinerie des 600 soldats et des sous-officiers cantonnés au Palais national a été l\u2019un des facteurs qui auront déterminé la chute d'Aristide.En souses-timant ce facteur.les partisans du prêtre ou la gauche haïtienne risquent de commettre la même erreur une pnodiaine fois, entendons une superficielle lecture de la réalité haïtienne.Li's soldats en Haïti dont le salaire mensuel oscille entre 75 et 80$ CAN font partie de ce peuple que l\u2019ex-vicaire voulait libérer de l\u2019oppression.Il eut même valu, stratégiquement, les apprivoiser plutôt que d\u2019imposer leur congédiement qui serait compensé par la présence sur le sol haïtien des légionnaires français.Telle est la raison de ma protestation contre la propagande lavalassienne.Elle aura caché à la presse étrangère une information aussi fondamentale pour comprendre l\u2019une des causes majeures de l\u2019événement du 30 octobre 1991.Je laisse à l\u2019histoire le soin d\u2019interpréter le comportement politique de Jean-Bertrand Aristide.Pour ma part, je persiste à croire qu\u2019un révolutionnaire ne s\u2019agenouille pas devant les traditionnels ennemis du peuple haïtien, eût-il perdu une bataille, pour la reconquête du pouvoir.A 40 ans.Illumine avait toutes les chances de garder sa popularité au sein des masses populaires.En réclamant des sanctions criminelles contre son pays, en gaspillant des inillionsS US en lobby et en propagande, en proposant aux Nations unies une occupation militaire d\u2019Haïti, Aristide nous a fait faire 20 pas en arriére et s\u2019est aliéné toutes les forees qui travaillent sur le terrain depuis 1974 et dont l\u2019oeuvre couunençait à produire di^s résultats inattendus.taire ainsi que mes éludes théoriques sur la revolution (à faire) en Haïti si je devais, un jour, me retrouver dans le camp îles féodaux qui.de- * tant légitimé par la communauté internationale La mutinerie des 600 soldats et sous-officiers cantonnés au Palais national lut l\u2019un des facteurs qui auront déterminé la chute d\u2019Aristide.Plus d\u2019argent?Brûlons les livres de caisse ÉMILE BOUDREAU -\t¦-ai i le déficit fédéral pour S l\u2019exercice 1993-94 n\u2019était que de 40 ntilliards$, cela signifierait que mon gouvernement a «vécu selon ¦ J ses moyens» puisque ces 10 milliards$ ne représentent lias un excédent des dépenses par rapport aux «revenus», mais uniquement le tribut que mon gouvernement doit payer au titre de service de la dette.Si mon gouvernement réalisait le même tour de force [jour l\u2019exercice 1994-95, c\u2019est-à-dire bien administrer l\u2019argent que je lui verse, il devrait se résigner à un déficit de 44 milliardsS, tout simplement paire que les 40 milliards$ qui ont été ajoutés à son déficit global à la fin de l\u2019exercice 1993-94 auront aussi fait des petits au rythme de 4 milliards$ additionnels pour une seule aimée fiscale.Et le rythme infernal ne peut que s\u2019accélérer d\u2019année en année, même en dépit de budgets «équilibrés» et ce, jusqu\u2019à la catastrophe finale inévitable, quelle qu\u2019elle soit, parce que mon gouvernement n\u2019a plus le droit de consacrer aux «dépenses d\u2019épicerie», à l\u2019entretien de nos infrastructures, à l\u2019aide aux populations dans le besoin ou à des immobilisations souhaitables ou même urgentes, l\u2019argent des impôts et des taxes.D faut qu\u2019il refile chaque année une part de plus en plus importante de chaque dollar versé à «ceux qui contrôlent l\u2019argent et le crédit» dont McKenzie King disait en 1935 que «sans leur permission nul ne peut plus respirer».Si mon gouvernement ne paie pas chaque année la totalité du tribut qu\u2019il doit verser à César, il augmente la dette globale avec le résultat que l\u2019année suivante, il lui faudra verser une part encore plus grande aux requins, et s\u2019il ne le fait pas.; on peut (on doit, dans le régime actuel) continuer la spirale jusqu\u2019à l\u2019absurde, si tant est que nous n\u2019y sommes pas déjà rendus.Au début des années 40, je m\u2019étais naïvement laissé emberlificoter par la théorie du major Douglas préconisée par des illuminés comme Louis Even, Gilberte Côté, Réal Caouette et autres hérauts du Crédit social.On m\u2019a finalement fait comprendre que cette théorie était utopique.D\u2019accord.J\u2019ai compris! Mais dites-moi.comment pourrait-on qualifier un régime qui, dans tous les pays, donne les résultats décrits, c\u2019est-à-dire un régime par lequel le gouvernement d\u2019un pays n\u2019a plus le droit de dépenser, dans l\u2019intérêt de ses contribuables ou à des fins humanitaires, qu\u2019une portion de plus en plus réduite de l\u2019argent versé par les contribuables, un régime où le signe (ici, le signe de piastre) qui devrait correspondre à la richesse collective, a prépondérance sur la capacité de travail et la productivité de la population?Est-ce cela, l\u2019économie de marché?Si oui, est-ce que ce serait cela, l\u2019effet de serre qui menace la planète?Un loufoque à qui je tentais d\u2019exposer le problème m\u2019avait répondu que la solution serait de brûler les livres de caisse.Loufoque?Avec mes excuses à nos savants économistes des deux côtés de la barricade.L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Louis-Guy L'Heureux, Jean-Pierre Legault, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Diane Précourt, Laurent Soumis, Guy Taillefer, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l'information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillar-geon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l'information internationale: François Brousseau (éditorialiste et responsable), Antoine Char, Jocelyn Cou-Ion, Sylviane Tramier, Clément Trudel: à l'information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondantparlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec)', Serge Chapleau (caricaturiste); à l\u2019information sportive: Yves d'Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Marie-Hélène .-Marie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA DIRECTIONARTISTIQUE Lucie Lacava.LA PUBLICITE Lucie Pinsonneault (directrice).Jacqueline Avril, Lise Bourgault, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Christiane Legault, Monique Ver-reauh (publicitaires); Micheline Tuigeon (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L'ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur).Nicole Carmel (coordinatrice des services I,comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas.Raymond Matte, Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross.Linda Thériault (adjointe à l\u2019administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTELE Christianne Benjamin (directrice).Guy-Renaud Kirouac (directeur promotions et relations publiques), Johanne Brien (secrétaire).Manon Blanchette.Mo- | nique L'Heureux, lise Lachapelle.Obvier Zui-da.RaclieDe Ieclerc-Venue, JearvMarc StisMa-rie (superviseur aux promotions des abonnements).LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informatiques et de la production), Johanne Brunet Danielle Can-tara.Sylvain I)aay, Richard DesCormiets.Caroline Des Rosiers.Lynda Di Cesare, Marie-Josée Hudon.Michael Schneider.Marie-France Turgeon (coordonnatrice), Christiane Vaillant.Les annonces classées et avis publics: Yves WilBams (supen-iseuri.Dominique Charbonnier.Marlène Côté, Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau.Micheline Ruelland.LE CONSEIL Dl DEVOIR INC.PieiTc Bour-gie {president!.LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture!prtsidenl).Roger Boisvert (ncepmsàdent et directeur générât).t A 10 I.K l> K V lllll, I.K V K X I) It K IM II K K V It I K It I !» !» I ACTUALITES PLQ Pour un «fédéralisme flexible» SUITE DE LA PAGE 1 politique élaboré par la commission politique du parti alimentera les délibérations du congrès plénier que le parti tiendra du 11 au 13 mars à Montréal.Au chapitre constitutionnel, les théoriciens du parti ressuscitent le concept de «fédéralisme flexible», faisant valoir que le Québec devrait s\u2019appliquer pour l\u2019instant à régler les dossiers susceptibles d\u2019améliorer l\u2019efficacité du régime fédéral et à négocier avec Ottawa des ententes administratives dans les champs de juridiction où les Québécois pourraient être mieux servis par leur gouvernement.Proclamant que les revendications traditionnelles du Québec n\u2019ont rien perdu de leur pertinence et qu\u2019il n\u2019est pas dans l'intention du PLQ de les abandonner, la commission politique invite néanmoins les militants libéraux au réalisme.«Les conditions politiques ne se trouvent pas actuellement réunies, à l\u2019échelle canadienne, pour réussir une négociation globale visant à réintégrer le Québec dans la Constitution à des termes qui lui seraient acceptables.Les enjeux concrets auxquels sont confrontés les Québécois aujourd\u2019hui, notamment celui du développement de l\u2019emploi, sont suffisamment importants pour que le gouvernement du Québec y consacre toutes ses énergies, reportant ainsi la recherche d\u2019une solution globale à l\u2019enjeu constitutionnel pour le jour où les conditions seront plus propices à un règlement prioritaire», peut-on lire dans le document.Entre-temps, la commission politique libérale croit que le Québec devrait continuer de revendiquer une plus grande autonomie, fondée sur le principe de subsidiarité, selon lequel sont confiées au gouvernement fédéral les seules juridictions pour lesquelles il est le mieux qualifié pour livrer des services de manière efficace, et sur l\u2019affirmation du caractère distinct du Québec.«Nous sommes fermement convaincus que le fédéralisme sera plus à même de rendre service à l\u2019ensemble des Canadiens, s\u2019il permet à ses parties constituantes une plus grande flexibilité».Principalement axé sur «le développement de l\u2019emploi», avec un objectif de 200 000 en cinq ans, le document libéral traite néanmoins du dossier linguistique, rappelant et justifiant le fait qu\u2019en 1992, le gouvernement a été contraint de lever l\u2019interdiction faite aux commerçants d\u2019utiliser l\u2019anglais dans l\u2019affichage sur les lieux mêmes de leur commerce.Un peu plus loin on peut lire: «Aujourd\u2019hui, le PLQ estime que la législation linguistique a atteint un juste équilibre.C\u2019est pourquoi un gouvernement libéral n\u2019apportera pas d\u2019autres modifications à la Charte de la langue française au cours d\u2019un prochain mandat».«Il faut réinventer l\u2019État», écrivent les auteurs, dans leur approche du dossier du secteur public.La création d\u2019une nouvelle çulture organisationnelle leur paraît incontournable.A leur avis, dans ce nouvel environnement, les résultats primeront sur les moyens et la qualité du service aux citoyens primera sur les normes.L\u2019initiative et la créativité du personnel et des cadres seront reconnues.Concrètement, la commission politique présidée par Thierry Vandal propose de transformer bon nombre de fonctions administratives de l\u2019État en agences, des entités quasi autonomes qui auront pour mission de fournir des services précis à la population dans un environnement concurrentiel.Une fois leurs objectifs et leur budget global fixés par le gouvernement, ces agences disposeront de la marge de manœuyre nécessaire pour atteindre les résultats visés par l\u2019État.Celles d\u2019entre elles qui parviendront à atteindre leurs objectifs à l\u2019intérieur de leur enveloppe budgétaire seront récompensées.Le rôle du Conseil du Trésor sera revu en conséquence.Cette approche ne vise pas les missions d\u2019éducation, de santé et des services sociaux.Selon ce modèle d\u2019agence, la responsabilité ministérielle serait maintenue mais ne s\u2019étendrait plus aux menus détails du quotidien.Les ministères ainsi allégés seront responsables de la conception et de l\u2019évolution des politiques, tandis que les agences exécutives seront responsables de la prestation des services.Ira projet libéral insiste par ailleurs sur les questions de fiscalité, formation de la main-d\u2019œuvre, environnement, santé, relations de travail et relations avec les peuples autochtones.Les nouvelles orientations politiques y sont formulées en termes de résolutions qui, une fois votées par les délégués du congrès, constitueront la moelle épinière du prochain programme électoral du parti: ¦ Par une réduction significative du poids de l\u2019État dans l\u2019économie, réaliser le double objectif d\u2019un redressement graduel mais durable des finances publiques et d\u2019une réduction du fardeau fiscal des contribuables.¦Procéder à une révision en profondeur de la fiscalité touchant au partage de l\u2019assiette fiscale, au mode de perception et à la cohérence des mesures fiscales dont les objectifs seront la simplification, l\u2019équité, la compétitivité du système fiscal et la lutte contre l\u2019évasion fiscale.¦Réduire significativement les barrières aux activités structurées et officielles qui encouragent le travail au noir.¦Inciter les employeurs à offrir une première expérience de travail aux finissants des programmes d\u2019enseignement et de formation professionnelle, par l\u2019entremise d\u2019une réduction temporaire du coût de la main-d\u2019œuvre, en remettant à l\u2019employeur une, part importante de l\u2019argent des revenus fiscaux de l\u2019État générés par le nouveau travailleur.¦Rendre plus accessible aux PME le volet environnemental du fonds de développement tehnologique, et instaurer un crédit d\u2019impôt provincial sur les revenus d\u2019intérêt à l\u2019égard «d\u2019obligations vertes», c\u2019est-à-dire des obligations émises par des entreprises dans le but de réaliser des investissements pour se conformer aux nonnes environnementales du Québec.¦Proposer aux syndicats de la fonction publique d\u2019aménager les conventions collectives de manière à ce que la sécurité d\u2019emploi cesse de s'appliquer aux employés mis en disponibilité qui n\u2019auraient pas, au terme d\u2019une année, mis à profit les outils à leur disposition pour se relocaliser ailleurs dans la fonction publique ou dans le secteur privé.¦Resserrer l\u2019encadrement des élèves au premier cycle du secondaire et améliorer les outils d\u2019évaluation académique afin de permettre un dépistage précoce des décro-cheurs potentiels.¦Mettre en œuvre une importante décentralisation des pouvoirs de décision et des responsabilités vers les commissions scolaires, les écoles et les communautés lo* cales.¦Fonder la politique sociale sur la décentralisation des décisions vers les instances régionales et locales, une approche intégrée, globale et complémentaire, et des alliances avec le secteur privé, les milieux communau?taires, la famille et le citoyen.¦Faciliter le retour en emploi des bénéficiaires d\u2019aide sœ ciale en maintenant, de façon dégressive, pendant les premiers mois suivant leur réinsertion en emploi, les versements de leur prestation de sécurité du revenu et leur carnet de réclamation d\u2019avantages sociaux.DYNAMITE Des allures d'escalade .-\u2022\u2014\u2014 \t¦ ¦¦¦¦¦¦¦¦ ~ CliNTON 1000 milliards $ pour la santé SUITE DE LA PAGE 1 les presses du quotidien.Les artificiers ont alors trouvé un colis suspect déposé à l'endroit indiqué: le casier d\u2019un employé.Selon un porte-parole de la police, il s\u2019agissait d\u2019un authentique bâton de dynamite muni d\u2019un détonateur, mais dépourvu d\u2019une pile d\u2019alimentation.Les employés du journal ont été autorisés à reprendre le travail vers 15 heures, au terme d\u2019une pause de deux heures qui ne devait pas perturber de façon sensible la production de l\u2019édition d\u2019aujourd\u2019hui.En fin d\u2019après-midi, le porte-parole de l\u2019éditeur, M.Jean-François Lebrun, se refusait à associer l\u2019incident au conflit de travail qui affecte les expéditeurs et typographes mis en lockout l\u2019automne dernier.«A ce moment-ci, on ne relie l\u2019incident à rien de spécial, même si le rapport serait facile à faire», de commenter M.-h.Lebrun.«Le Journal déplore ce qui pourrait bien n\u2019être qu\u2019un canular tendu par un mauvais plaisantin pour mettre ça sur le dos des gens en conflit de travail.» ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Dès ce printemps, Pierre Péladeau voudrait voir son fils Pierre-Karl diriger la filiale européenne d\u2019imprimerie Québécor.D\u2019ici là, le conflit au Journal de Montréal, qui relève de Pierre-Karl Péladeau, doit être réglé.C\u2019est ce qu\u2019a livré en substance, au cours d\u2019un entretien cette semaine, le fondateur du quotidien de la rue Frontenac et grand timonier de l\u2019empire Québécor, Pierre Péladeau.«Lundi, ça pourrait être réglé», a illustré M.Péladeau, se disant «content de ce qu\u2019il a fait», en parlant de son fils qui a dirigé jusqu\u2019ici les négociations au Journal de Montréal et toute l\u2019opération de lock-out rendue possible grâce l\u2019impression du journal à Cornwall, en Ontario.M.Péladeau démentait ainsi les rumeurs voulant que Pierre-Karl soit en disgrâce et que son départ vers d\u2019autres deux soit lié au conflit qui s\u2019est enlisé.Rappelant que «Québécor a offert 250 000$ par tête de pipe» aux 365 pressiers, typographes et expéditeurs qui acceptaient de quitter l\u2019entreprise, l\u2019objectif de l\u2019entreprise étant de se départir d\u2019au moins 150 personnes, M.Péladeau a souligné que malgré tout, «il y a toujours moyen de se comprendre».Cependant, les indemnisations de départ que les employés ont rejetées à l\u2019automne ne sont plus sur la table, a dit M.Péladeau, qui reprend ainsi les dernières posi- Quoi qu\u2019il en soit, le conflit entre Le Journal de Montréal et ses lock-outés a pris cette semaine des allures d\u2019escalade.Dans la nuit de dimanche à lundi, environ 200 syndiqués ont tenté de forcer les grilles de l\u2019imprimerie Québécor, à Cornwall (Ontario), où depuis le début du conflit est imprimée la majeure partie des 300 000 copies du quotidien pour contourner la loi québécoise contre les briseurs de grève.La police municipale de Cornwall et la Gendarmerie royale du Canada ont même dû faire appel à des remorqueuses pour déplacer les véhicules automobiles des protestataires.Deux syndiqués ont été arrêtés par la Sûreté du Québec pour avoir retardé volontairement la circulation des camions de l'imprimeur sur l\u2019autoroute 20 en direction de Montréal.Dimanche, une centaine de syndiqués ont joyeusement chahuté le vice-président de Québécor, M.Daniel Payer, qui assistait à une assemblée d\u2019investiture dans le comté de L'Assomption représentée à l\u2019Assemblée nationale par le chef de l\u2019opposition, M.Jacques Parizeau.Les 365 pressiers, typographes, expéditeurs et encarteurs du Journal de Montréal qui ont lancé un appel au boycott entendent profiter des prochaines semaines pour augmenter leur visibilité.tions des négociateurs du Journal de Montréal.«On nous niaise pas pendant six mois pour nous voir revenir à nos offres du début.On a les moyens de le faire, mais on le fera pas», a-t-il affirmé avec obstination.Quoi qu\u2019il arrive, le Journal de Montréal n\u2019entend pas reprendre tous ces employés.«On ne peut plus les garder; on n\u2019en veut plus», a dit M.Péladeau.C\u2019est d\u2019autant plus évident à ses yeux que le juge Pierre Tessier, de la Cour supérieure du Québec, déclarait «nulle» , a-t-il rappelé, la sécurité d\u2019emploi octroyée aux employés en lock-out en vertu d\u2019ententes civiles individuelles.Les syndicats en cause affiliés à la FTQ ont porté ce jugement en appel.M.Péladeau a reconnu que la situation actuelle \u2014 voulant que la plupart des exemplaires du Journal de Montréal soient imprimés à Cornwall afin de contourner les dispositions anti-briseurs de grève du Québec \u2014 n\u2019est pas une solution à terme.«D\u2019une façon ou d\u2019une autre, il faut régler ça», a-t-il souhaité.Advenant que le conflit se règle prochainement, «on va partir au grand galop», a dit M.Péladeau, pour se lancer à l\u2019assaut de Im Presse qui «a des difficultés, il n\u2019y a aucun doute possible».Ainsi, si un quotidien doit disparaître à Montréal, c\u2019est bien Im Presse qui sombrera, pense M.Péladeau, appuyant ses dires sur les dernières données ABC qui montrent une baisse marquée des ventes publicitaires de ce quotidien.«Si j\u2019avais à gager, je choisirais LE DEVOIR plutôt que Ira Presse pour demeurer», a-t-il fait valoir.SUITE DE LA PAGE 1 assurés.S\u2019ils ont déjà été malades, il est possible qu'ils ne puissent plus trouver une compagnie d\u2019assurance pour leur vendre une police.L\u2019assurance couvre le conjoint et les enfants.C\u2019est ce qui explique que des couples malheureux restent ensemble pour préserver cette protection pour leur progéniture.La plupart des Américains continueraient de se procurer leur assurance-santé via leur employeur.Les très grandes compagnies pourront offrir elles-mêmes l\u2019assurance, comme elles le font présentement.Cependant, les moyennes et les petites entreprises devraient adhérer à un pool régional par l\u2019intermédiaire duquel elles achèteraient collectivement leurs polices d\u2019assurance.Ces pools, que l\u2019on appelle des alliances régiqnales de la santé, seraient mis sur pied par chacun des 50 États américains.L\u2019alliance aurait pour tâche de négocier avec les compagnies d\u2019assurance privées et de percevoir les cotisations.Les alliances regrouperaient les petites entreprises ainsi que les personnes sans emploi.Ce sont elles qui prendraient en charge Médicaid, le régime public qui existe déjà pour couvrir les assistés sociaux.Cela vous semble compliqué?Ça l\u2019est en effet et cela est une des raisons pour lesquelles Çlinton et sa femme Hilary, à qui il a confié la tâche d\u2019élaborer la politique, ont du mal à vendre leur projet tel quel.Mais le sujet le plus contentieux est celui de savoir qui va payer pour ça.Le projet Clinton prévoit que les employeurs seront les principaux bailleurs de fonds.Ils devront assumer environ 80% de la prime d\u2019assurance de leurs employés.La cotisation sera obligatoire.Les employeurs qui n\u2019offriront pas eux-mêmes l\u2019assurance devront la payer à l\u2019alliance régionale.Les entreprises de 50 employés et moins auraient droit à des subventions fédérales pour les aider à supporter ce fardeau.La part de l\u2019employeur ne devra jamais excéder 7,5% de la masse salariale.Les 20% qui restent incomberont à l\u2019employé.Car en vertu du projet Clinton, chacun doit payer sa part.Par exemple, une famille de quatre devrait débourser quelque 875$ par année en prime d\u2019assurance-santé.Iras familles vivant avec moins d\u2019une fois et demie le seuil de la pauvreté (22 000$ pour une famille de quatre), auraient droit à des subventions fédérales déterminées selon leur revenu.Bonn (Reuter) \u2014 SergueïDoubinine, ministre,russe des Finances par intérim, et son collègue de l\u2019Économie, Alexandre Chokhine, ont été conviés à la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales du G7, qui se tiendra en Allemagne le 26 février, a annoncé hier le ministère allemand des Finances.Ira réunion du Groupe des sept pays les plus industriali- Dans le régime actuel, des millions d\u2019Américains sont inf capables de se payer une assurance.Une famille de quatre pourrait devoir débourser jusqu\u2019à 7000$ par année en primes.De sorte que des gens décident de devenir assistés sociaux, car les assistés sociaux sont couverts par le régime public.D\u2019autres, couples heureux, divorcent.Un programmé fédéral prévoit en effet que les enfants d\u2019une mère divorcée soient couverts par le régime public d\u2019assurance.Doug Branch, un chauffeur de taxi de Cleveland, vit cette situation absurde.Petit entrepreneur, il me raconte qu\u2019il est incapable de se payer une assurance.Bon Chrétien, heureux marié et père de trois enfants, lui et sa femme ont divorcé pour lui permettre à elle et ses enfants d\u2019avoir une protection.Lui n\u2019est pas couvert.Il prie le ciel que rien ne lui arrive et que la réforme Clinton soit adoptée.Le projet Clinton prévoit également que chaque famille devra payer de sa poche, en franchise, les premiers 200$ de services consommés et payer un tarif sur la plupart des services utilisés.10$ pour une visite médicale par exemple.Le reste de la réforme sera financé par des économies dans les régimes publics, dont les alliances régionales prennent le relais, et par une taxe nouvelle sur le tabac.\ti >K Enfin, le projet présidentiel vise à réduire globalement les coûts du système de santé.Ainsi, les alliances régionales auront le pouvoir de fixer des plafonds aux tarifs demandés par les médecins ou les hôpitaux.Et le gouvernement fédéral pourra déterminer un taux maximum d\u2019augmentation des primes demandées par les compagnies d\u2019assurance.Il va sans dire que dans ce pays où l\u2019on craint le contrôle étatique, ces deux propositions passent mal.Cette année, les Américains vont dépenser 1000 milliards de dollars pour la santé.Ce n\u2019est pas loin de 100 fois plus qu\u2019au Québec pour une population qui n\u2019est que 30 fois pîus nombreuse.Sans réforme, ces coûts vont doubler en cinq ans.En l\u2019an 2000, un dollar sur cinq dépensés par les Américains servirait à payer des services de santé.Clinton argue que cette spirale des coûts nuit à l\u2019économie américaine et à la capacité concurrentielle des entreprises à l\u2019étranger.Par exemple, le coût de l\u2019assurapce-santé ajoute 1100$ au prix d\u2019une auto fabriquée aux États-Unis; c\u2019est deux fois plus qu\u2019au Japon.sés aura lieu à Kronberg, près de Francfort Selon le ministère allemand, elle permettra de passer en revue la situation économique mondiale et de faire le point sur les réformes économiques en Russie.Les grands argentiers du G7 examineront notamment les moyens de soutenir financièrement Moscou, avec le concours des grandes institutions internationales.Péladeau: «Lundi, ça pourrait être réglé» La Russie au G7 ALCOOL 4 millions de caisses vendues en contrebande annuellement SUITE DE LA PAGE 1 et même au shampoing.Nous avons saisi un camion rempli de shampoing il y a deux semaines.C\u2019est tout dire», a précisé Robert Poeti, responsable du service des affaires publiques à la Sûreté du Québec.Hier encore, la GRC, selon le quotidien Le Soleil, voyait passer une caravane de motoneiges chargées de poulet surgelé en direction d\u2019Akwesasne.«Ira contrebande a toujours existé et existera toujours.Mais je ne pense pas quelle atteindra la taille et l\u2019ampleur du commerce illégal du tabac», a renchéri M.Poeti.Hier, la GRC effectuait une perquisition dans un entrepôt de Laval.Quelque 2300 cartouches de cigarettes (46 caisses), 189 boîtes de tabac (6 caisses) et 72 bouteilles de boisson ont alors été récupérées.Il s\u2019agit d\u2019une saisie typique quant à la diversité de son contenu.L\u2019alcool y devient omniprésent.«L\u2019alcool saisi consiste essentiellement en du vin, très peu de spiritueux.Et il n\u2019est pas rare que le liquide saisi soit du vin fabriqué maison et embouteillé sous de fausses étiquettes de bouteilles de grande marque.» Ce constat sur le terrain diffère des observations de la Société des alcools du Québec.«Nous estimons que le gouvernement québécois perd entre 3(X) et 500 millions$ par année au profit de la contrebande.Et cela va en aug- mentant depuis le début de l\u2019année.Le gros de la vente illégale, je dirais entre 75 et 80%, porte sur les spiritueux», a évalué Mme Maisonneuve, porte-parole de la SAQ.A la SAQ, on a livré la lutte au niveau de la mise en marché.Ira vin en vrac offert à 4,50$ la bouteille et la promotion des vins commercialisés sous les 10$ mènent l\u2019offensive.Quant aux spiritueux, la promotion et la formation des employés ont été accentuées, «mais cela ne modifie en rien l\u2019écart de prix».Ronald Veilleux, président de l\u2019Association des distillateurs canadiens (ADC) a lancé un véritable cri d\u2019alarme cette semaine.«Ira marché noir des spiritueux au Canada a déjà causé la fermeture de 16 usines depuis dix ans et fait perdre l\u2019emploi à 4200 personnes.Cette rationalisation n\u2019a pas suffi, les distilleries restantes n\u2019exploitant qu'à 46% de leur capacité.» L\u2019ADC chiffre la contrebande de spiritueux à 4 millions de caisses par année, dont la moitié est introduite en Ontario, et à 1 milliards le manque à gagner annuel pour les gouvernements.«Ira lourdeur des taxes est la principale cause de cette contrebande, a souligné M.Veilleux.Les taxes comptent pour 83% du prix de détail des spiritueux au Canada alors quelles ne représentent que 42% aux KtatSrUnis.Ira bouteille de spiritueux coûte plus du double au Canada qu\u2019aux Etats-Unis.» Ira bière.pour sa part, est taxée à 50% et le vin, à 60%.Ira président de l\u2019ADC demande aux gouvernements d\u2019abaisser le poids de ces taxes «paur sauver une industrie qui emploie encore 10 000 personnes», pour sauvegarder des recettes fiscales de 2,5 milliards$ par année, et pour protéger la santé des Canadiens.Ira commerce touche, certes, l\u2019alcool américain, mais également l\u2019élixir frelaté.«L\u2019alcool entré illégalement au pays échappe à tout contrôle de qualité.Du poison à rat a été découvert lors de tests effectués par la Régie des alcools sur des produits saisis.Une quantité non négligeable de spiritueux entre au Canada dans des barils contaminés et dans des contenants de plastique d\u2019essence et d\u2019antigel.» Ronald Veilleux a multiplié les campagnes de sensibilisation au cours des 18 derniers mois.Des rencontres sont prévues au cours des prochaines semaines avec les élus fédéraux et provinciaux, avec les représentants des différents partis et les dirigeants d\u2019organismes impliqués.A ces rencontres s\u2019ajoutera une campagne publicitaire.«Nous voulons leur faire comprendre que s'ils ne font rien, ils vont tout perdre.Que la situation n\u2019a plus de sens et que les gens en ont soupé d\u2019un produit taxé à 83%.» A la Sûreté du Québec, on ne croit pas que le problem me de la contrebande d'alcool soit aussi criant que celui du tabac.«Si l\u2019on se lie à nos saisies effectuées au Qué- bec, l\u2019ampleur n\u2019est pas comparable.À tout le moins nos saisies ne permettent pas de confirmer les chiffres avancés.Cela étant, je ne dis pas que ce commerce n'ira pas en augmentant», a précisé Robert Poeti.Ira porte-parole de la SQ met quelques bémols aux propos des distillateurs.«Nous avons à faire à une clientèle différente.Ira contenant est également différent.On ne fait pas circuler aussi aisément un 40 onces qu\u2019une cartouche de cigarettes.Et on ne parle pas du même investissement initial.» Les ventes légales de spiritueux sont en chute libre depuis le début des années 1980.Du 22 millions de caisses écoulées alors, il ne s\u2019en est vendu que 13,4 millions en 1992, un creux vieux de 17 ans.«Comment dissocier les effets de la récession et des changements d\u2019habitude de consommation?se demande M.Poeti.De plus, les gens sont conscients de la qualité parfois douteuse de l\u2019alcool acheté de la contrebande.Une bonne publicité ne pourrait-elle pas alors avoir un effet dissuasif?» «Iras ventes légales de spiritueux ont baissé de 46% depuis 1981, mais la consommation n\u2019a été réduite que de 2(1%.Autrement dit, le marché noir des spiritueux est en croissance», a insisté le président de l\u2019ADC, qui craint également que l\u2019efficacité de la lutte menée à la contrebande du tabac n\u2019accélère la vente illégale d'alcool et n\u2019ajoute au fléau.LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 RENSEIGNEMENTS\t(514)985 3333 ADMINISTRATION\t(514)98H333 AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS TRAIS DU LUNDI AU VENDREDI À DE 7H30 A 16H30 2050.RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 (514) 985 3344 (514)9*5 3344 (514) 9B5 3399 1 800 363 0305 S f P V I C f A BO N N L M E N T S * Extérieur (sans frais) * 1-800-463-7559 (ti Matin 4i lilttkm ilium tnt tiltkln m» k stttkt 4t litimn H' uatkl «Innkt tkwnwttt «ntni (514) 985 3355 lf.DEVi.uk IL DEVOIR IF.DI IJ.IJKVOIR I - (Vt* wfompf a emplofrT ri A diffu («ihiNitr CSU) A1C "]
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