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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-03-02, Collections de BAnQ.

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[" LE DEVOIR Vol.L X X X V - No 5 O M O N T R Ê A L.LE M E R (' R E 1) I 2 M A R S I !) S) I (î 5 o ?TPS ?T V Q / T « r o n I o S 5 c PERSPECTIVES La revanche ; des «locaux» Dans Shefford, le parachute cachait une étoile filante.Gilles Lesage On n\u2019a plus les forteresses qu\u2019on avait au Québec.Un lundi, c\u2019est le château fort libéral de Bonaventure qui tombe aux mains de l\u2019ennemi péquiste.La semaine suivante, c\u2019est le fief péquiste de Shefford qui passe au parti gouvernemental.Du rouge au bleu dans un cas, du bleu au rouge dans l\u2019autre.Renversement total à quelques semaines, quelques mois tout au plus, d\u2019élections cruciales.Nous aurons, une fois de plus, une vraie campagne électorale.Et c\u2019est tant mieux.Après la perte humiliante du comté de M.Levesque, les libéraux avaient besoin de solide réconfort.Il est venu coup sur coup, d'abord avec un sondage les plaçant légèrement en avance sur le PQ - avec un bon tiers d\u2019indécis, toutefois - et surtout avec la victoire triomphale du petit gars du coin dans Shefford.Comité Marcel Brodeur a surtout fait campagne sur son enracinement et sur des enjeux locaux - les emplois, le zoo et le Palais de justice de Granby - ce serait donc que le message de Daniel Johnson commence à porter fruit, comme il le prétend?Chose certaine, il ne frit pas beaucoup question de Constitution et de référendum daps le porte-à-porte libéral.A l\u2019inverse, sous la férule et la bénédiction de son chef, le Parti québécois a tout misé sur un «gros nom», ùhe vedette, un personnage important et bien connu, mais qui avait un défaut majeur: Roger Nicolet n\u2019est pas du comté, mais du voisin, au surplus, du village cossu d\u2019Austin, dans l\u2019ombre magnifique de Saint-Be-noît-du-Lac.Entre la vedette ministrable d\u2019un éventuel gouvernement péquiste et le notaire-gentleman farmer du coin de la rue, les gens de Shefford ont préféré celui qui ressemblait le plus à leur ancien député, Roger Paré.Sans grand enthousiasme, toutefois, à peine la moitié des électeurs se prévalant de leur droit de vote.Les deux grands partis en lice ayant eu droit à leur dégelée, chacun a des leçons à tirer de ces préliminaires électoraux.Il y a toutefois un enseignement qui frie semble valable pour les deux.C\u2019est que, quand ils pèuvent exercer leur choix, les électeurs aiment de moins en moins se les faire dicter ou imposer par des bonzes ou un appareil, encore moins par quelqu\u2019un qui leur semble guidé par l\u2019opportunisme plutôt que par des convictions profondes.Bien des ténors politiques ont tenté de vendre l\u2019entente de Charlottetown; les Québécois ont résisté et dit un NON retentissant.Dans Bonaventure, le PLQ a choisi une adjointe de M.Levesque, issue donc de l\u2019appareil partisan.Mais les citoyens lui ont tourné le dos et élu celui qui prenait en fait le relais de l\u2019aimable doyen.Même phénomène dans Shefford, où le parachute de la vedette n\u2019est pas venu à bout de l\u2019indifférence populaire.Soporifique, la greffe a raté.C\u2019est en quelque sorte la revanche de la base, des locaux, sur les imposés et les étoiles filantes.Sans grand risque, il est vrai, les deux élections partielles ne mettant pas le gouvernement dans l\u2019embarras.Mais sa victoire dans Shefford lui donne le second souffle, le dynamisme et l\u2019énergie dont il avait besoin pour faire face à la haute mer.Quant à M.Parizeau, qui se voit déjà, et facilement, en haut de l\u2019affiche, la perte de Shefford et de M.Nicolet lui rappelle fort à propos que la luttç qui s\u2019amorce sera rude et que rien n\u2019est gagné.A cet égard, on peut d\u2019ailleurs se demander si son évocation récente d\u2019un référendum tenu aussitôt après son élection comme premier ministre n\u2019a pas nui terriblement aux chances de son parachuté.Pas plus que les autres Québécois, les électeurs de Shefford ne veulent se faire piéger.Ils l\u2019ont dit haut et fort au président péquiste, d\u2019abord en ne se rendant même pas voter.Cette abstention des sympathisants péquistes est terriblement éloquente.On l\u2019a bien vu aussi avec l\u2019élection de 54 députés du Bloc québécois à Ottawa, en octobre, le vent du changement souffle fort au Québec.Mais il est plus volatile qu\u2019il n\u2019y paraît en surface et réserve des surprises désagréables aux zélotes pour qui l\u2019affaire est entendue et le pays à portée de voix et de main, pour le 24 juin 1995.Se pourrait-il qu\u2019ayant manifesté leur vif mécontentement et leurs aspirations profondes en faisant confiance à Lucien Bouchard et à ses ouailles, les Québécois ne se sentent pas obligés de mettre tous leurs œufs dans le même panier?Shefford a pu servir de compensation et d\u2019avertissement en ce sens.Ambivalence et contrepoids?Et pourquoi pas, ne fût-ce que pour se moquer, avec gros bon sens, des certitudes tonitruantes?Chose certaine, avant de rêver de la République lau-rentienne chaque matin, les chômeurs pensent au pain et au beurre pour la famille, les malades s\u2019inquiètent de savoir s\u2019ils auront droit, demain, aux soins dont ils ont besoin, les jeunes scrutent les nuages sur leur tête.Les partielles ne sont que cela et ne présument pas de l\u2019issue des prochaines générales.Sauf que personne ne peut partir pour la gloire.Ni le gouvernement, qui reste usé, vieilli et fatigué, ni le PQ, qui a encore des croûtes à manger et des preuves à faire avant de gagner l\u2019adhésion nécessaire de la majorité des Québécois pour couronner le président Parizeau.Et tant mieux si la remontée libérale incite M.Johnson à profiter de la revanche des «locaux» pour affronter dès juin les étoiles filantes souverainistes! La lutte qui s\u2019amorce sera rude et rien n\u2019est gagné d\u2019avance \tINDEX\t\t Les Actualités.A2\t\tIdées\t\t.A9 Agenda culturel .B6\t\tDécouvertes.\t.Bl \tRI\t\tA7 Avis publics.\t,.A6\tMontréal\t\t.A3 Culture\t\t\tB8\tMots croisés.\t.B4 Économie\t\t\tB2\tPolitique\t\t.A6 Éditorial\t\t.AS\tLes Sports\t\t.B5 Météo Ciel variable Max.-6 Détails en B4 POLITIQUE Mulroney prêt pour la bataille référendaire PAGE A 6 ?QUÉBEC Des Médiévales fort rentables PAGE A 4 DÉCOUVERTES Un monde sous influenza PAGE B 1 De l\u2019or dans ses bagages 4 4 4 V » * i> * Ta» U * V 4 i* 4 4 X / ¥ ¥ 9 ¥ 4\t¥ * ¥ ¥ * ¥ » # 9* ¥ ** P* W ¥* ¥ ¥ 9* ?** ¥ ¥ ** * ¥ 4 t 4 * ¥ ¥4 * t f L».» » * * ?tsall * * ?f x : * » * » V ?\t» ¥ ¥ ¥ ¥ * w 7.u M * ¥ * * * * ! ¥ ¥ 9 \u2022wS**»*\u2019*! ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ W\tI» M ***** ¥ ¥ » r ¥ ¥ Z ¥ V * 7 C u ¥ ******** if SS 9 VA : * * * » * « \"Spti fi t\tPHOTO JACQUES GRENIER MYRIAM BEDARD est rentrée de Lillehammer hier après-midi avec des bagages un peu plus riches et plus lourds qu\u2019à son départ.À l\u2019aéroport de Mirabel, elle a déclaré deux médailles d\u2019or.Tous les médias l\u2019attendaient ainsi qu\u2019un groupe de quelques centaines de fans.Sa ville d\u2019origine, Loretteville, lui réserve une vraie fête dans les prochains jours.Nos informations en page A 2.Une guerre contre les enfants A 13 ans, Zlata a déjà connu deux ans de guerre à Sarajevo: «Moi, dit-elle, je ne suis plus une enfant» Le 15 décembre dernier nous étions le premier organe de presse en Amérique du Nord à parler du Journal de Zlata, qui venait d\u2019être publié en France.Depuis, ce journal intime d\u2019une enfant de Sarajevo, écrit de 1991 à 1993, a été traduit en plusieurs langues et son auteur, Zlata Filipovic, est devenu célèbre.Nous l\u2019avons rencontrée hier à son passage à Montréal.SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Quand on a 13 ans et qu\u2019on a vécu deux ans de guerre, on n\u2019est plus une enfant.C\u2019est Zlata Filipovic, la jeune Bosniaque de Sarajevo, dont le journal intime publié l\u2019année dernière a fait le tour du monde, qui le dit «La guerre en Bosnie, c\u2019est une guerre contre les enfants.Moi je ne suis plus une enfant» Depuis qu\u2019elle a pu quitter, avec ses parents, sa ville assiégée, en décembre, Zlata Filipovic vit entre deux valises, d\u2019une tournée de promotion à l\u2019autre, à Londres, en Italie, à Montréal cette semaine, et aux États-Unis la semaine prochaine.Chaque fois, elle se fixe le même objectif: parler de son livre, mais surtout parler de la Bosnie, de la guerre, et faire en sorte que l\u2019on n\u2019oublie pas les gens de Sarajevo.Quand elle rencontre des jeunes de son âge, elle mesure la distance qui les sépare: «Ce que je fais, c\u2019est un travail d\u2019adulte.Je m\u2019adresse à des adultes.Pendant la guerre, mes préoccupations étaient les mêmes que celles de mes parents: trouver de l\u2019eau, de la nourriture, me demander quand on allait avoir de l\u2019électricité, me débrouiller.Je n\u2019avais pas des préoccupations d\u2019enfant.Dans la guerre, on grandit vite.» On a vu la photo de Zlata Filipovic à la «une» de plusieurs magazines européens et américains.Son histoire, le récit de sa vie quotidienne à Sarajevo ont touché et ému des lecteurs VOIR PAGE A 10: ZLATA ¥L\\W Les Canadiens au front Les Casques bleus du 22e en Croatie vont partir pour la Bosnie JOCELYN COULON LE DEVOIR Un bataillon complet de soldats Canadiens sera très bientôt déplacé dans les zones de guerre de Sarajevo et de Bosnie centrale, afin de protéger le fragile cessez-le-feu qui s\u2019y est établi.Selon des sources aux Nations unies, à New York, et aux Affaires extérieures, à Ottawa, les 750 soldats du 1er bataillon du 22e Régiment de Valcartier, présentement stationnés à Gracac, dans le sud de la Croatie, monteront au front dans le cadre d\u2019un vaste redéploiement des troupes de l\u2019ONU en ex-Yougoslavie.Le Canada répond ainsi aux appels croissants du secrétaire général de l\u2019ONU, Boutros Boutros-Ghali, et de ses représentants en Bosnie, pour l\u2019envoi rapide de renforts dans le but de consolider le cessez-le-feu à Sarajevo et à Mostar et de surveiller la distribution de l\u2019aide humanitaire.Incapable de trouver de nouvelles troupes fraîches, l\u2019ONU a demandé à plusieurs pays qui ont des Casques bleus dans le sud de la Croatie \u2014 Danemark, France, Canada et République tchèque \u2014 de les redéployer dans la république bosniaque.VOIR PAGE A 10: CANADIENS Uéconomie affiche une forte vitalité Mais les financiers craignent déjà Vinflation et les marchés réagissent mal SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR La grande vitalité affichée par l\u2019économie américaine au cours du dernier trimestre 1993 a eu un effet notable sur l\u2019activité économique canadienne qui s\u2019est traduit par une progression assez prononcée de 3,8% du PIB.De fait, les analystes de Statistique Canada ont calculé que le PIB pour l\u2019année 1993 a augmenté de 2,4% sur l\u2019exercice antérieur.Autrement dit, le rythme adopté au cours des derniers mois par l\u2019activité économique du pays fut identique à celui observé juste avant que la récession ne commence sa saignée en 1990.Si les nouvelles communiquées par Statistique Canada et son pendant américain ont réjoui un certain nombre d\u2019agents économiques, elle a eu par contre un effet analogue à celui de la douche froide sur les acteurs financiers.Dans la foulée de l\u2019annonce que le PIB des États-Unis avait enregistré un bond record de 7,5% au cours des dix derniers années, les intermédiaires évoluant sur les VOIR PAGE A 10: ÉCONOMIE Après l\u2019élection de Shefford Pour qui tourne le vent?Pour nous, dit Johnson; pas si simple, répond le PQ MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC \u2022 A près une victoire inattendue à l\u2019élection complémen-taire de Shefford, le premier ministre Daniel Johnson voit le vent tourner en sa faveur, une thèse que récusent les péquistes, qui trouvent déjà des explications à ce revers crève-cœur.Des députés croient que le parachutage du candidat-vedette Roger Nicolet fut une erreur et explique la défaite.Tandis que les stratèges admettent qu\u2019ils n\u2019ont peut-être pas su vendre ce candidat, dont la personnalité tranche avec celle de l\u2019ex-député Roger Paré.Ces stratèges montrent du doigt le taux de participation au vote: à peine 50%.Les péquistes n\u2019ont pas voté: est-ce à cause des vacances scolaires, ou parce qu\u2019ils attendent le vrai scrutin, qui boutera dehors le gouvernement libéral?Tandis que les péquistes cherchent des explications savantes à ce revers, le premier ministre Daniel Johnson VOIR PAGE A 10: SHEFFORD » L K DEVOIR, LE MERCREDI ï MARS I ü » 4 A 2 ACTUALIT E N BREF ?LE PAPE CRÉE UNE ACADÉMIE POUR LA VIE Cité du Vatican (AFP) - Jean-Paul II a créé hier une Académie pontificale pour la vie chargée «d\u2019étudier les principaux problèmes de la bio-médecine et du droit concernant la promotion et la défense de la vie, par rapport à la morale chrétienne et aux directives du Magistère de l\u2019Eglise».Le pape a nommé président de cette Académie le savant français Jérôme Lejeune, âgé de 67 ans, membre du Conseil pontifical pour la pastorale des opérateurs sanitaires.Le professeur Lejeune sera assisté par cinq conseillers lai'cs et par un conseiller ecclésiastique.L\u2019Académie sera composée de 70 membres, nommés par le pape «sans aucune discrimination d\u2019ordre religieux, à condition qu\u2019ils partagent l\u2019enseignement de l\u2019Eglise catholique au sujet de la promotion et de la défense de la vie dès sa conception jusqu\u2019à sa fin naturelle».Au moment d\u2019accepter leur nomination, les académiciens recevront un «diplôme de serviteurs de la vie».SAINTE-THÉRÈSE: POLICIERS DANS L\u2019EAU CHAUDE (PC) \u2014 Le comité de déontologie policière a suggéré, hier, à la ville de Sainte-Thérèse de suspendre temporairement, sans traitement, son directeur de police et trois autres policiers pour leurs agissements en juin 1990 au moment du conflit de travail sûrvenu à la compagnie Reynolds, de Sainte-Thérèse.Au directeur Claude Brosseau, le comité de déontologie policière reproche de ne pas avoir exercé pleinement sa fonction en ne planifiant pas adéquatement l\u2019implication du service de police de la municipalité à là suite de la demande d\u2019intervention formulée par la compagnie Reynolds; en ne participant pas à l\u2019organisation du travail de ses policiers; en n\u2019accordant pas toute l\u2019attention nécessaire aux opérations policières; en déléguant son autorité sans avoir mis en place les mécanismes normaux de supervision; en se fiant trop à ses subalternes.Pour tous ces accrocs, le comité recommande une suspension sans traitement pour une durée de trois jours.De Tor à déclarer Myriam Bédard accueillie comme une reine à l\u2019aéroport de Mirabel CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le teint clair, les yeux bleu ciel, arborant un sourire digne d\u2019une publicité de dentifrice, Myriam Bédard a traversé hier d\u2019un pas de reine l\u2019aéroport de Mirabel, accompagnée de plusieurs agents de la Gendarmerie royale du Canada, au milieu des cris joyeux de la foule qui était venue l\u2019accueillir.Déployé au-dessus des fans massés sur la mezzannine de Mirabel, un gigantesque fleurdelisé témoignait de la reconnaissance des Québécois à l\u2019athlète internationale, double médaillée d\u2019or du biathlon des Jeux de Lillehammer, qui se sont terminés dimanche en Norvège.Plusieurs centaines de personnes avaient en effet quitté le travail hier après-midi pour faire le pied de grue à l\u2019aéroport de Mirabel et ainsi rendre hommage à la nouvelle idole québécoise.«C\u2019est une jeune femme qui a beaucoup de détermination et qui n\u2019a pas froid aux yeux», commentaient Lise Côté et Michel Turcotte, qui s\u2019étaient déplacés avec leur fille Valérie, âgée de 10 ans, pour l\u2019occasion.Pour la plupart des personnes présentes à cette manifestation, Myriam est le bel exemple, le modèle à servir à la jeunesse québécoise.Un modèle de discipline, parce qu\u2019elle s\u2019entraîne au biathlon depuis huit ans.Par-dessus tout, c\u2019était la «fierté d\u2019être Québécois», qui primait dans l\u2019assemblée, plus précisément au moment o.ù celle-ci entamait le «Ma chère Myriam, c\u2019est à ton tour de te laisser parler d\u2019amour».Pour sa part, Myriam Bédard, à 24 ans, est simple et sans prétention devant le succès.«Quand je suis sortie de l\u2019aéroport et que j\u2019ai vu les gardes de sécurité, cela a commencé à me faire peur, dit-elle.C\u2019était comme arriver sur une autre planète.C\u2019est à ce moment que j\u2019ai commencé à comprendre que j\u2019avais de l\u2019impact sur les gens.Les Québécois me reconnaissent maintenant.Même en Europe, les Québécois que je rencontrais me reconnaissaient», a-t-elfe dit.De son côté, la direction de La Métropolitaine, compagnie d\u2019assurances qui commandite l\u2019entraînement de Myriam depuis déjà deux ans, se frotte les mains.Cette entreprise, qui commandite la jeune Bédard avec Vidéotron, se réjouissait hier d\u2019avoir accordé son support à l\u2019athlète, immédiatement après que celle-ci eut obtenu une médaille de bronze aux Olympiques d\u2019hiver d\u2019Albertville.Selon Jean Mazizi, vice-président aux investissements à La Métropolitaine, Myriam avait frappé les investisseurs notamment parce «qu\u2019elle crevait l\u2019écran et qu\u2019elle était extrêmement photogénique».De son côté, Myriam Bédard elle-même n\u2019exclut pas la possibilité de faire carrière dans les médias.Cependant, l\u2019athlète garde un horaire extrêment chargé à l\u2019heure actuelle.Dans quelques semaines, elle participera à la Coupe du monde dans l\u2019Ouest canadien, et elle a également l\u2019intention de participer aux Jeux olympiques de Nagano, au Japon en 1998.D\u2019ici là, la skieuse n\u2019exclut pas la possibilité de faire un bébé, et souhaite s\u2019inscrire à l\u2019école pour apprendre les langues et approfondir notamment l\u2019allemand.Cet horaire lui laissera peu de répit pour voir sa famille, admet-elle, mais l\u2019athlète compte cependant s\u2019envoler dans très peu de temps pour Hawaï avec son conjoint, dans le cadre d\u2019un voyage payé par l\u2019entreprise d\u2019assurances qui la commandite.Pour accroître la dépendance des fumeurs Les manufacturiers ajoutent-ils de la nicotine aux cigarettes?Ottawa (PC) \u2014 Santé Canada soupçonne les manufacturiers canadiens de cigarettes d\u2019ajouter artificiellement de la nicotine à leur produit pour accroître la dépendance des fumeurs.«Nous soupçonnons qu\u2019on ajoute de la nicotine aux cigarettes, au Canada, a indiqué M.Murray Kaiserman, expert sur le tabac au sein du ministère fédéral.C\u2019est quelque chose que nous étudions.» , Une vive controverse a tait rage aux Etats-Unis quand les médias ont rapporté que des compagnies manipulaient artificiellement les niveaux de nicotine de leurs cigarettes pour maintenir l\u2019accoutumance chez les fumeurs.Un porte-parole de l\u2019industrie du tabac nie que de telles pratiques aient cours.«L\u2019ingrédient secret des cigarettes canadiennes, c\u2019est le tabac, a déclaré M.Rob Parker, du Conseil canadien des manufacturiers de tabac.Ils (les fonctionnaires de Santé Canada) savent qu\u2019aucune nicotine n\u2019est ajoutée au tabac manufacturé au Canada et qu\u2019il n\u2019y en a jamais eu.» M.Kaiserman a déclaré au cours d\u2019une interview que son ministère s\u2019intéresse à la question depuis un an environ, parce que les niveaux de nicotine des cigarettes canadiennes n\u2019ont pas décliné au même rythme que les niveaux de goudron.Normalement, a-t-il dit, les mesures adoptées pour réduire le taux de goudron devraient faire baisser le taux de nicotine dans des proportions semblables.«La nicotine ne paraît pas baisser en relation directe (avec le goudron) et il semble qu\u2019on ait ajouté de la nicotine.» Le ministère travaillera à déterminer si on a ajouté artificiellement de la nicotine.L\u2019analyse prendra environ 10 mois.Une émission du réseau américain ABC, Day One, révélait lundi que les manufacturiers américains ajoutent depuis des années de la nicotine aux produits employés dans la fabrication des cigarettes, ce qui a pour effet d\u2019accroître leur capacité d\u2019entraîner l\u2019accoutumance, ou l\u2019assuétude, chez les fumeurs.L\u2019émission de télévision incluait l\u2019interview d\u2019un ancien gestionnaire de compagnie de tabac, anonyme, qui décrivait l\u2019usage de tabac reconstitué, composé de poussière, de tiges et d\u2019autres parties du tabac, dans la fabrication des cigarettes.Le tabac reconstitué est moins cher mais il est moins savoureux, et contient moins de nicotine.En y ajoutant un extrait de tabac riche en nicotine, les manufacturiers restaurent la saveur et les niveaux de nicotine, alléguait l\u2019émission.M.Parker a admis que les compagnies canadiennes utilisent du tabac reconstitué mais sans y ajouter de nicotine.M.Kaiserman a fait valoir qu\u2019il est relativement facile d\u2019extraire la nicotine du tabac et qu\u2019il existe des appareils pouvant pulvériser de la nicotine sur le tabac.M.David Kessler, commissaire de 1# Food and Drug Administration, aux Etats-Unis, déclarait la semaine dernière qu\u2019il est de plus en plus évident que la nicotine crée la dépendance et que «les vendeurs de cigarettes contrôlent les niveaux de nicotine qui satisfont cette dépendance».Lock-out chez Labatt Les Teamsters songent à .reconsidérer l\u2019offre patronale KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le conflit de travail à la Brasserie Labatt prend une nouvelle tangente.Après plus de deux semaines en lock-out, le syndicat des Teamsters proposera à ses membres samedi prochain de reconsidérer leur position et d\u2019accép-; ter les offres patronales.\t, ' - \u2019 Cette décision de convoquer1 une assemblée générale survient après que les représentants syridi-caux aient rencontré la direction: de Labatt lundi dernier.Un face à; face qui n\u2019aura pas permis d\u2019avancer dans le dossier, de l\u2019aveu même des Teamsters.«On a été pas mal surpris.La partie syndicale nous est arrivée avéc: sept nouvelles demandes.On rie doit pas être sur la même planète.On rame dans la mauvaise direc-; tion.Je pense que rendu là, on peut ' parler de mauvaise foi», a commenté hier Alain Bolduc, vice-présiderit affaires publiques chez Labatt.Là-dessus, le permanent syndical des Teamsters, Gaétan Morin, précise qu\u2019il s\u2019agit plutôt de points non finalisés lors de la dernière négociation.«Nos membres nous avaient donné le mandat de régler, ça», souligne-t-il.M.Morin reconnaît, par ailleurs^ que malgré le vote du 12 février exprimé pour le rejet des offres pa*-1 tronales, «il y a un gros mécontentement sur les lignes de piqueta'-! ge».Ainsi, l\u2019exécutif a majoritaire-! ment décidé hier d\u2019offrir à seë-membres la possibilité de voter à j nouveau.\t; Chose certaine, du côté patro-1 nal, il n\u2019est pas question de bouger d\u2019un iota.«Il faut être prêt à sacri1' fier le court terme pour être cia-' pable de gagner le long terme», à\u2019 soutenu Alain Bolduc, indiquahf-par là que la Brasserie Labatt restera sur ses positions, quitte1 à; perdre une part du marché qu\u2019elle ' occupe actuellement.«Toute perte1 de volume se traduira par dek1 pertes d\u2019emplois», a laissé tombèf-M.Bolduc.\tï « © Si tous naviez pas inscrit Lexus sur wire liste, en witi une,gm pourrait wus laire changer d\u2019idée.Évaluation de la valeur générale des voilures de luxe : 1.Lexus 1!» x: 3.Àcura I|lus souvent qu\u2019autrement, lorsque\thaut la main.Téléphonez-nous ou l\u2019on compare plusieurs modèles de passez nous voir dès aujourd\u2019hui pour voitures de luxe pour leur valeur\tfaire un essai routier.Si vous êtes sur générale, la marque Lexus l\u2019emporte\tle point de magasiner pour une voiture neuve, votre liste ne devrait pas être très longue.\\bs concessionnaires Lexus.A la conquête de la perfection.Lexus Toyota Gabriel 3333.Côte-de-Liesse St-Laurent, PQ Tél: (514) 748-7777 * Source : Le groupe Angus Reid, novembre 1993.4 Spinelli Lexus Toyota 561, boul.St-Joseph Lachine, PQ Tél: (514)634-7171 Vimont Lexus Toyota 255, boul.St-Martin Est Laval, PQ Tél: (514) 668-2710 1.£ l) K V 0 I II .I.K M K R (' B K l> I NI A B S I !» !» I MONTREAL L\u2019administration Doré prépare le terrain électoral Carte Accès-Montréal: la Ville a l\u2019intention de multiplier les rabais iil KATHLEEN LÉVESQUE 49*\tLE DEVOIR 6.ourse à la mairie oblige, les Montréalais pourront profiter l\u2019été prochain de la man-np électorale.j Ra Ville entend bonifier sa carte Accès-Mont-rçâl en élargissant le nombre de services municipaux disponibles à rabais et en introduisant la collaboration de partenaires privés.fies partenaires, «en grand nombre», assure-t-on à l\u2019hôtel de ville, concernent autant des équipements fixes tels les musées ou les salles de spectacle que de grands événements cultu-rçfe ou sportifs.Dans ce dernier cas, la carte Aqcès-Montréal pourrait permettre d\u2019obtenir des.rabais lors d\u2019activités liées à certains événements (par exemple, le Festival de jazz, le Grand prix du Canada et le Festival juste pour rire).; gelon le résultat des négociations présente- ment en cours - ce qui justifie vraisemblablement la grande réticence à communiquer quel-qu\u2019information que ce soit -, les résidants de Montréal pourraient également bénéficier d\u2019une priorité de réservation grâce à la carte.Quant aux services municipaux qui viendraient s\u2019ajouter à la liste déjà existante, l\u2019administration municipale refuse de les dévoiler pour l\u2019instant.Chose certaine, le prix d\u2019utilisation du Biodôme, du Planétarium, des arénas, des pis-cine.s ainsi que des centres sportifs tels que Pierre-Charbonneau et Claude-Robillard n\u2019étaient pas réduit l\u2019année dernière.En 1993, moyennant la preuve de leur résidence sur le territoire de la Ville, les Montréalais pouvaient fréquenter à rabais le Centre d\u2019histoire, le golf municipal, l\u2019Insectarium, le Jardin botanique, la Ronde, le Palais de la civilisation, la piscine de l\u2019île Sainte-Hélène, les musées Pointe-à-Callière et David M.Stewart et les courts de tennis extérieurs.En introduisant la carte Accès-Montréal en 1991, la Ville de Montréal visait à rétablir une certaine équité entre les Montréalais et les non-résidants qui profitent des installations municipales.En 1991, 105 313 cartes ont été mises en circulation, et l\u2019année suivante 140 000.L\u2019été dernier, la Ville a déboursé 11C pour la production de chacune des cartes et a investi 95 433$ en publicité, soit 45 000$ de moins que prévu à l\u2019origine.Quant à l\u2019ampleur des rabais consentis, le porte-parole à l\u2019hôtel de ville, Marc Snyder, affirme que «la hausse de l\u2019achalandage compense pour le manque à gagner généré par les rabais».Pour ce qui est du prix initial pour se procurer la carte Accès-Montréal (2$ depuis trois ans), il n\u2019a pas encore été établi.Le comité exécutif doit se pencher sur le dossier d\u2019ici quelques semaines.¦ ¦ * « ¦ - - - .-\u2022|*i ?n EN BREF ?31 i COGÉNÉRATION À MONTRÉAL-EST H! (Le; Devoir) \u2014 Le Centre énergétique de Montréal-Est projette de prpduire simultanément, à partir principalement de la combustion degaz naturel, de la vapeur et de l\u2019électricité.La vapeur alimenterait trois clients industriels, soit Minéraux Noranda, Petro-Canada et Shgll Canada, et l\u2019électricité serait vçpdue à Hydro-Québec.On pré-voji produire en moyenne 250 000 kg par heure de vapeur et 216 MW électricité.Avant que la centrale ne soit mise snr.pied, le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (lljAPE) tiendra une audience publique relativement à ce projet de cpgénération d\u2019énergie.L\u2019audience se déroulera à compter du 8 mars prochain.Pour plus d\u2019information, vous pouvez téléphoner au 873-7790 ou sans frais, au 1-800-463-4732.i -?- LES PROPRIOS SE MOBILISENT (PC) \u2014 Des propriétaires immobiliers se mobilisent pour dénoncer lfe déséquilibre qui existe, selon éux, entre les droits des propriétaires et des locataires.L\u2019Association des propriétaires immobiliers du Québec, qui vient tout juste d\u2019être créée, affirme que le nouveau Code civil a creusé cet écart en les obligeant notamment à Obtenir par écrit l\u2019autorisation des locataires avant de mener une enquête de crédit.L\u2019Association reproche également à la Régie du logement d\u2019être trop lente à trancher les litiges pour non-paiment de loyers.Le noyau dur du nouveau regroupement est constitué de propriétaires de la Rive-Sud, mais l\u2019association compte étendre son membership.-?- VILLAGE OLYMPIQUE: LES OFFRES D\u2019ACHAT REJETÉES (Le Devoir) \u2014 C\u2019est sans surprise que la Régie des installations olympiques (RIO) a annoncé hier soir, par voie de communiqué, qu\u2019elle rejetait les deux offres d\u2019achat soumises concernant le Village olympique.La RIO se borne à indiquer que les offres «ne sont pas suffisantes pour conclure une transaction en regard de la valeur réelle du Village olympique et des revenus générés».¦ xs 1 PHOTO ROBERT SKINNER POUR CES JEUNES HOCKEYEURS, vacances scolaires et grand soleil étaient au rendez-vous sur la patinoire du parc Willibrod, à Verdun.Les amateurs de sports d\u2019hiver ont été gâtés le mois dernier, puisque février a connu deux chutes de neige importantes et une durée d\u2019ensoleillement supérieure à la moyenne.Vrai mois d\u2019hiver, février a connu une température moyenne de -11,8%, soit 3% sous la normale.Deux records ont été battus: un record de froid pour un 8 février avec -20, et un record de chaleur pour un 20 février, avec 10.Vacances solaires Journal de Montréal Le syndicat des pressiers fait la fine bouche Il ne veut pas de Ventente acceptée par les typographes ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Tandis que les employés de la préparation Au Journal de Montréal approuvaient la veille une offre de règlement, les représentants syndicaux des 150 pressiers du quotidien frisaient toujours la fine bouche, hier, devant une offre semblable qualifiée de «globale et finale» par Québécor.«Ça ne va pas du tout L\u2019employeur a essayé de nous imposer la même entente, mais on est pas d\u2019accord», a relaté Michel Côté, du Syndicat des communications graphiques, local 41-M, de la FTQ.Le Journal de Montréal offre aux pressiers qui consentiront à partir \u2014 une cinquantaine d\u2019entre eux sont visés \u2014 des indemnités qui dépassent en moyenne les 200 000$ et exige la baisse du salaire annuel de base qui passerait de 64 000$ à 55 000$.«On ne veut pas que l\u2019employeur fasse un lock-out payant», a fait valoir M.Côté.En outre.Québécor souhaite créer des centres d\u2019impression en région et y imprimer le Journal de Montréal, en tout ou en partie, dans différents ateliers.«C\u2019est tout nouveau comme demande patronale», a signalé M.Côté, une demande qui menace le syndicat et les emplois, estime-t-il.«Les négociations sont bloquées et nous demandons l\u2019arbitrage comme en a décidé l\u2019arbitre François Hamelin».a souligné Réal Asselin.le représentant des pressiers du Journal de Montréal.Demain, la direction du quotidien demandera la révision judiciaire de la sentence de Me Hamelin qui donnait raison aux syndiqués il y a deux semaines.Le porte-parole du Journal de Montréal.Jean-François Lebrun.a indiqué, pour sa part que les négociations se poursuivaient normalement.ROBIC DEPUIS 1892 AGE VIS DE BREVETS ET MARQUES l\\ DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD TTAM-fSMiaiHM-K Méga-projet de fusion des hôpitaux universitaires anglophones La création de ce super-hôpital se joue le 29 mars prochain ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le 29 mars prochain, chacun des cinq hôpitaux universitaires anglophones devra tenir un vote sur le projet de super-centre hospitalier universitaire.Ce premier feu vert sera une condition sine qua non à la poursuite de ce méga-projet d\u2019un milliard.Hier, le comité directeur étudiant la faisabilité de fusion des hôpitaux universitaires en un centre unique a déposé son rapport final détaillant l\u2019échéancier complexe de ce processus de fusion.«C\u2019est maintenant la responsabilité des conseils d\u2019administration des hôpitaux.Nous espérons que tous entérineront ce rapport, sinon les autres devront s\u2019entendre», a indiqué hier M.Gérard Douville, président du conseil d\u2019administration de l\u2019Hôpital Général de Montréal.Pour le comité, l\u2019accord formel des cinq hôpitaux est essentiel pour passer à l\u2019étape suivante, soit l\u2019engagement par Québec d\u2019autoriser par décret la réalisation et le financement de l\u2019étude détaillée du projet de super-hôpital au centre-ville.«Nous sommes convaincus que si nous n\u2019allons pas de l\u2019avant avec ce projet, ce sera la communauté qui en souffrira à long terme.Le statu quo n\u2019est pas une option», a tranché M.Alex Pater-son, président du comité directeur sur la faisabilité du super-hôpital.De l\u2019aveu de M.Douville, des inquiétudes subsistent chez certaines parties, mais le comité estime avoir recruté un assez large consensus au sein des hôpitaux.On préfère ne pas penser à l\u2019hypothèse d\u2019un rejet de la part d\u2019un hôpital.Des précisions, notamment sur la composition du conseil d\u2019administration transitoire du futur centre hospitalier universitaire, ont été ajoutées au rapport pour ménager les susceptibilités.Le projet de protocole d\u2019entente entre hôpitaux prévoit qu\u2019une institution pourra se retirer du projet si, un an après la demande, Québec n\u2019a toujours pas donné son feu vert par le biais formel d\u2019un décret.«Une loi spéciale est la meilleure façon d\u2019obtenir la garantie de la création de cet hôpital», a fait valoir hier M.Paterson.Ce décret devra non seulement assurer la création de l\u2019hôpital mais mettre en réserve le site de construction au centre-ville.En juin 1993, ce comité d\u2019étude, proposait de fusionner les services de l\u2019Hôpital Général de Montréal, de l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants,; de l\u2019Hôpital Royal Victoria, de l\u2019Hôpi-, tal neurologique de Montréal et du, Centre hospitalier thoracique de, Montréal pour permettre la création d\u2019un seul centre hospitalier universitaire bilingue de 1100 lits en plein centre-ville.Le coût du nouvel hôpital serait financé à plus de 60% par les économies réalisées par la fermeture des cinq hôpitaux, à 10*% par Québec et par des fonds privés.Les bâtiments seraient conservés, mais utilisés à d\u2019autres fins.Pour le comité, ce projet demeure | la seule option envisageable pour parvenir à maintenir la qualité des, services et continuer à dispenser une formation universitaire à la fine pointe.«Nous n\u2019avons pas les moyens de mettre des sous sur de vieux hôpi-, taux qui entrent en compétition les uns avec les autres.11 faut élargir nos, horizons», a rappelé hier M.Joy, Shannon, directrice générale de l\u2019Hôpital neurologique de Montréal.Si les hôpitaux disent oui à ce rapport, une demande officielle sera faite à Québec pour obtenir l\u2019équivalent d\u2019un million par année pour financer, les travaux du comité d\u2019administra-.tion intérimaire.Formé de 27, membres, ce comité devra réaliser, toutes les études nécessaires à la construction du nouvel hôpital et à la mise en commun progressive des services d\u2019ici trois ou quatre ans.«Il nous faut planifier les 8 à 10 années qui nous séparent de ce projet, qui changera le mode de fonctionnement de 8000 à 10 000 personnes», a expliqué M.Douville qui croit que ce projet va dans le même sens que les intentions gouvernementales à long terme.«Il ne sera pas possible pour nous d\u2019aller plus loin sans une indication positive du gouvernement», a-t-il ajouté.Au cabinet de la ministre de la Santé, Lucienne Robillard, on ne fera au- ; cun commentaire sur ce projet avant ; quelques jours.(ÀL CjMp ASSEMBLEE NATIONALE AVIS DE CONSULTATION GÉNÉRALE Étude du rapport sur la mise en oeuvre de la Loi sur le Conseil de la famille La Commission des affaires sociales procédera à une consultation générale et tiendra des auditions publiques dans le cadre de l\u2019étude du rapport du Conseil de la famille sur la mise en oeuvre de la Loi sur le Conseil de la famille (L.R.Q., c.C-56.2, a.29).Toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion sur ce sujet peut soumettre un mémoire à la Commission des affaires sociales.Le mémoire devra être reçu au Secrétariat des commissions, en 25 exemplaires de format 21,5 cm sur 28 cm (8Vè pouces sur 11 pouces), au plus tard le i avril 1994.Il devra être accompagné d\u2019autant d\u2019exemplaires d\u2019un résumé de son contenu.La Commission prendra connaissance des mémoires reçus.Elle choisira alors, parmi les personnes et les organismes qui lui auront fait parvenir un mémoire, ceux qu\u2019elle entendra.Les personnes ou les organismes qui désirent que leur mémoire soit transmis à la Tribune de la presse doivent en faire parvenir 35 exemplaires supplémentaires.Veuillez adresser les mémoires, la correspondance et les demandes de renseignements à: Me Denise Lamontagne Secrétaire de la Commission des affaires sociales Secrétariat des commissions Hôtel du Parlement Bureau 3.28 Québec (Québec) G1A 1A3 Téléphone: (418)643-2722 Télécopieur: (418) 643-0248 Avis publié par le Secrétariat des commissions A 4\tI.K I) K V II I 11 , I, K M K H (' H K l> I 2 NI A II S I il !l I QUÉBEC\" Rapport de la ville de Québec sur les Médiévales Cité libre à Québec Des retombées de 10,8 millions en 5 jours Du egg roll au bifthèque RÉMY CHAREST CORRESPONDANT À QUÉBEC Les dirigeants des Médiévales ont reçu de la ville de Québec des nouvelles qui devraient les aider à bien passer l\u2019année et demie qui les sépare de leur deuxième édition.Un rapport du service de planification de la Ville, rendu public sans tambour ni trompette au début du mois, a déterminé que les cinq jours d\u2019activités en août dernier ont attiré 338 000 participants et fourni des retombées économiques nettes de 10,85 miÜions$.Selon l\u2019auteur de l\u2019étude, Marc Rondeau, conseiller principal du service de planification de la Ville de Québec, ces chiffres sont des estimés conservateurs, qui ne retiennent vraiment que l\u2019argent neuf qui a été dépensé et qui est demeuré dans la région.Au total, 25 millions ont été dépensés par les participants aux Médiévales, dont 13,5 millions par des touristes d\u2019ailleurs au Québec et 2,6 millions par des visiteurs de l\u2019extérieur de la province venus expressément pour l\u2019événement.Au total, il s\u2019agit donc de 16,1 millions$ en revenus touristiques dont la région n\u2019aurait pas vu la couleur sans la venue de cette grande fiesta moyenâgeuse.«Dans l\u2019ensemble, explique M.Rondeau, l\u2019étude nous dit qu\u2019il y a eu beaucoup de visiteurs, que beaucoup d\u2019entre eux sont venus spécifiquement pour les Médiévales, et que la presque totalité d\u2019entre eux (96%) se déclarent intéressés à revenir.Ce sont d\u2019excellentes nouvelles pour un événement récurrent.» Autre élément d\u2019importance, l\u2019étude, constituée de quatre sondages de la firme Impact-Recherch auprès des participants à l\u2019événement, des citoyens de la région de Québec et des commerçants du secteur de place Royale, cherche à démontrer que le financement des Médiévales n\u2019est pas du seul ressort de la Ville de Québec, et que les autorités régionales et, mieux encore, provinciales et fédérales ont tout intérêt à y contribuer.Selon les calculs de la Ville, les gouvernements provincial et fédéral ont retiré respectivement 516 000$ et 407 000$ en revenus fiscaux, par rapport à des subventions de 75 000$ chacun.Pour les gouvernements municipaux, le profit fiscal est nul.La ville de Québec, qui a investi 25 000$ comptant et 175 000$ via les divers services municipaux, police municipale en tête, cherchera sans doute à utiliser ces chiffres pour faire porter les dépenses du côté des gouvernements supérieurs.Subventions de la CUQ Avec un rapport aussi encourageant à l\u2019appui, il paraissait étonnant que le conseil de la Communauté urbaine de Québec refuse, comme il avait été rapporté la semaine dernière dans les quotidiens de Québec, d\u2019accorder aux Médiévales un financement de 150 000$ sur deux ans, soit 75 000$ en 1994 et 75 000$ en 1995.Le Devoir a appris que la question avait simplement été reportée au conseil du 22 mars, certaines informations concernant la planification financière des Médiévales n\u2019ayant pas été transmises à temps au conseil par la direction générale de la CUQ.Certains des maires présents s\u2019étaient alors inquiétés que les montants demandés servent à éponger le déficit de 150 000$ de l\u2019organisme.Le directeur général des Médiévales de Québec, M.Rémy D\u2019Anjou, assure toutefois que ce n\u2019est pas le cas: «Les subventions gouvernementales continuent de compter pour 25% de notre budget.Les montants alloués par la CUQ serviront à des dépenses de fonctionnement prévues pour 1994 et 1995, absolument pas pour réduire le déficit.» Aux Médiévales comme à la Communauté urbaine, on se dit confiant de voir le dossier réglé de façon positive le 22 mars.ANTOINE ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE Cité Libre, la célèbre tour d\u2019ivoire des intellectuels montréalais des années 50, poursuit son «second début» en se répandant en province.Après Ottawa l\u2019année dernière, Québec a eu droit lundi à son premier sou- Er-conférence-bénéfice.Gérard Pel-ier, cité-libriste de la première heure, est venu parler aux Québéquois de la raison d\u2019être de la publication.Pour cette première, les organisateurs, Monique et Max Nemni, tous deux universitaires, n\u2019avaient pas vraiment fixé d\u2019objectif d\u2019assistance.«60 personnes se sont présentées, c\u2019est bien pour un début.En fait c\u2019est autant qu\u2019au premier souper à Montréal», note Mme Nemni.Pour comparer, disons que la Maison du Egg roll, dans l\u2019ouest de Montréal, célèbre depuis la prestation de Pierre Trudeau durant le débat référendaire de l\u2019automne 1992, accueille en moyenne 125 personnes à chaqpe mois aux soirées de Cité Libre.A Ottawa, où l\u2019expérience est plus récente, on compte environ 80 personnes par souper.A Québec, au restaurant le Bifthèque, Jean-Louis Gagnon, journaliste à la retraite, a fait une présentation remarquée de Gérard Pelletier, le décrivant comme «le plus mesuré, le plus tempéré, des trois colombes».Dans son exposé, M.Pelletier a affirmé que ia résurrection de la revue était devenue nécessaire, en 1991, à cause de l\u2019esprit d\u2019unanimisme dans lequel baignait la commission Bélanger-Campeau.«L\u2019idéologie nationalo-souverainis-te dominante admet difficilement la dissidence», a affirmé M.Pelletier, terminant son allocution en rappelant que la liberté est toujours à reconquérir et dénonçant l\u2019intelligient-sia nationaliste qui rêve d\u2019unanimité.Suivront M.Pelletier sur la liste des conférenciers de Cité Libre à Québec, Max Nemni, professeur à l\u2019université Laval, Florian Sauva-geau, professeur de communications, Pierre Billon, romancier et peut-être Keith Spicer, du CRTC.On ne peut pas éviter l\u2019hiver, mais on peut éviter les mauvaises surprises.Inscrivez-vous dès aujourd'hui au MVE ! Les records de froid de cette année ont sans doute fait grimper votre consommation d\u2019électricité.Saviez-vous que vous pouvez répartir la totalité de votre consommation annuelle sur 12 paiements ?C\u2019est ce que font déjà 900 000 clients d\u2019Hydro-Québec qui bénéficient du mode de versements égaux, le MVE.Service entièrement gratuit, le MVE vous permet donc d\u2019éviter de payer de grosses factures en hiver, en les étalant sur 12 versements mensuels, sans intérêts ni frais additionnels.Si vous n\u2019en profitez pas encore, c\u2019est le bon moment d\u2019y penser.Inscrivez-vous dès aujourd\u2019hui au mode de versements égaux (MVE) en appelant notre bureau des Services à la clientèle.a Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes DISPARITION DE LA MUSIQUE DU 22e La vague de coupures dans le budget de la Défense nationale, qui fait disparaître la Musique du Royal 22e Régiment, emporte avec elle tout un pan de l\u2019histoire musicale de Québec.«Une disparition qui fait mal, avoue le brigadier-général Alain Forand, en raison de la tradition qui y était attachée».Fondée en 1922, la formation de musique militaire du 22e était la plus ancienne au pays et aussi celle qui donnait le plqs de représentations publiques.A cause de la présence de la garnison militaire à la Citadelle, elle était, de nos jours comme autrefois, très familière aux citoyens de Québec qui regretteront le traditionnel Concert sous les étoiles, les prestations sur la Terrasse Duffe-rin l\u2019été ainsi qu\u2019au nouveau kiosque de musique des Plaines d\u2019Abraham.Ironiquement, on venait de révover, pour les besoins de l\u2019orchestre, un ancien théâtre situé sur la base.Quelques-uns seulement des 36 militaires du groupe, dont un officier, iront rejoindre une des quatres formations militaires restantes.S.L.-?- CUQ: LES USINES D\u2019ÉPURATION FONCTIONNENT MAL Les deux usines de traitement des eaux usées de la CUQ, construites il y a deux ans au coût de 350 millions $, rejettent régulièrement dans le Saint-Laurent des eaux non-traitées.C\u2019est que leur opération s\u2019avère plus complexe que prévue.Des bactéries filamenteuses indésirables se développent rapidement et s\u2019incrustrent dans la biomasse des filtres et sur les 4500 lampes à untra-violet utilisées pour la désinfection, provoquant un encrassement qui a pour effet de réduire le débit des eaux traitées.L\u2019usine recevant plus d\u2019eau qu\u2019elle ne peut en traiter, elle en laisse filer, sur une base annuelle, jusqu\u2019à un tiers sans traitement au fleuve.Un rapport de la firme conceptrice du projet, Serv-Eau inc., impute la cause du problème aux opérations effectuées par le personnel de la CUQ et à une mauvaise maîtrise de l\u2019équipement plutôt qu\u2019à la conception même de l\u2019équipement.S.L -?- LE MAIRE NE SERA PAS LÀ POUR MYRIAM Après un arrêt à Mirabel le temps d\u2019une conférence de presse, c\u2019est dans sa ville d\u2019origine de Loretteville que la grande fête à l\u2019intention de My-riam Bédard, double médaillée d\u2019or à lillehammer, avait lieu hier soir.Le tout Loretteville devait être présent à une réception à l\u2019hôtel de ville, à l\u2019exception du maire Denis Giguère, qui n\u2019a pu trouver de vol de retour des tats-Unis où il se trouve actuellement en voyage.Le maire a donc transmis ses félicitations à Myriam et à Sylvain Bouchard, patineur de vitesse également originaire de l\u2019endroiL par le truchement du téléphone.R.C.-?- PAS DE SURENCHÈRE L\u2019Association hôtelière de la région de Québec a rendu public, hier, l\u2019engagement de 44 hôtels du Québec métropolitain de ne pas augmenter exagérément les prix de leurs chambres lors de l\u2019éventuelle tenue des Olympiques de 2002 dans la région.document qui sera transmis au CIO avec la candidature de Québec.R.C.PHOTO PC Michele Leïser-Prasil, la nouvelle propriétaire du Musée de cire de Québec, ajuste la cravate de la statue de l\u2019ex-premier ministre du Québec, qui aura prochainement comme voisin le chef du Bloc, Lucien Bouchard.Musée de cire Lucien Bouchard, mais pas Parizeau SERGE LAPLANTE LE DEVOIR Parce qu\u2019il est constamment dans l\u2019actualité et qu\u2019il est une figure importante pour les Québécois, le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, rejoindra René Lévesque, dans les prochains mois, au Musée de cire de Québec.On fera aussi une place à Myriam Bédard, sacrée gloire nationale pour avoir récolté deux médailles d\u2019or aux Jeux olympiques de Lillehammer.Mais Robert Bourassa n\u2019y entrera pas à brève échéance, et Jacques Parizeau nion plus, «à moins qu\u2019il devienne Premier ministre», confie la nouvelle propriétaire du musée, Michèle Prasil-Ijeïser.Le Musée de cire de la rue Sainte Anne, au coeur du quartier latin, change de mains et de vocation.Propriétaire depuis une semaine à peine, Mme Prasil-Léfser entend en faire «un musée de l\u2019actualité politique, artistique et sportive du Québec».Michèle Prasil-Leïser s\u2019est fait connaître un peu partout à travers le monde par les poupées de cire qu\u2019elle fabrique.Non pas des poupées jouets, précise-t-elle, mais des poupées de salon, des personnages de cire quelle vend dans sa boutique du quartier Petit-Champlain.Elle a aussi fait des pièces pour différentes institutions, dont le Musée de la civilisation de Québec.Mme Prasil-Leïser ne touche pas aux têtes célèbres pour la première fois.Boursière, en 1989, du gouvernement du Québec, elle fit un stage d\u2019un an au Musée Grévin de Paris.On lui doit, par exemple, le remodelage de la tête, jugée trop peu ressemblante, de l\u2019acteur-danseur Gene Kelly.De retour au Québec, elle a été appelée régulièrement, depuis 1990, à faire des nettoyages sur des têtes du Musée de cire de Québec.Des pièces \u2014 certaines faites par Chartier, un sculpteur de Québec \u2014 qu\u2019elle juge «magnifiques, très belles», mais négligées au fil des années par manque d\u2019expertise technique des propriétaires successifs.Et puis la collection, consacrée pour l\u2019essentiel aux grandes figures de l\u2019histoire du Québec (avec des trous, note-t-elle) est vétuste.C\u2019est elle, par exemple, qui insista en 1992 pour qu\u2019on y ajoute la statue de René Lévesque, dont la tête a été sculptée chez Grévin.Elle voyait donc l\u2019achat du musée comme une suite à son métier.Au cours des prochains mois, Michèle Prasil-Leïser investira plus de 250 000 $ pour transformer complètement l\u2019établissement cinquantenaire et en faire un tout nouveau musée.D\u2019abord il faut nettoyer, rafraîchir, moderniser.«Nous allons refaire les décors de beaucoup de scènes, restaurer les scènes existantes, introduire de nouveaux personnages, essayer de suivre l\u2019actualité du Québec».Plusieurs nouvelles figures s\u2019ajouteront à la collection.On ira chercher à Paris un double de la statue de Roch Voisine qui se trouve au Grévin.Gilles I.atu-lippe.Gilles Vigneault et Guy Iafk-ur pourraient également le rejoindre*.D1C \u2022)i JI jer murs l1^* **** .oZydtre«« °\u2018r\t.,\t' iillehamrrier\u2019J ¦ rre les Jeu*\tje partagea* k«\tet notre L'idée de revivre K J\tsont apparus- I\u2019\tités, votre conu\tmX .Jeu* 0^ cette magie des Jeu*-\tmotivation pour'\"» ^ sum n'ont pas trahi\ta * une »«*.Le \u2014\u2019 «\t^ .\t««\" \u201cr:; w«« fr^r*, *.» »« *\u2022 ^r;*.Isabelle «r\triiiehammer.ru*.\t¦ inégalée- pe K V OIK.I.K M K K 0 K Kl>l 2 M A K S I !t !» I ?PO LITIQUE Dans l\u2019éventualité d\u2019un nouveau référendum sur la souveraineté au Québec EN BREF ?Mulroney se battrait aux côtés de Chrétien PIERRE O\u2019NEILL LE DEVOIR \\ A la retraite politique depuis plus d\u2019un an, Brian Mulroney réalise jusqu\u2019à quel point la fonction de premier ministre est éreintante et il trouve qu\u2019à ce jour, Jean Chrétien a bien fait.Mais il croit que tôt ou tard son successeur sera obligé de relancer les négociations constitutionnelles.Entre-temps, l\u2019ancien premier ministre promet de combattre jusqu\u2019à sa mort pour la défense de l\u2019unité nationale.Dans l\u2019hypothèse d\u2019un nouveau référendum au Québec, il fera campagne aux côtés de Jean Chrétien et prédit que les Québécois rejetteront à nouveau la souveraineté.Participant hier à Montréal à une conférence organisée par la revue britannique The Economist, c\u2019était la première intervention publique de l\u2019ex-premier ministre depuis l\u2019annonce de sa démission, le 24 février 1993.Toujours aussi cabotin et blagueur, l\u2019homme n\u2019a rien perdu de ses mauvais travers et de ses traits attachants.Même en parlant presque uniquement de libre-échange, il est parvenu à faire rire son auditoire d\u2019économistes, de banquiers et d\u2019analystes financiers.Comme par le passé, ce sont les journalistes qui font les frais de son humour caustique.En plaisantant, il a déclaré son intention d\u2019écrire ses mémoires, mais plus sérieusement il a avoué qu\u2019il n\u2019envie pas Jean Chrétien, qui lui inspire au contraire de la compassion.Il lui souhaite bonne chance mais ne croit pas qu\u2019il puisse s\u2019en tirer bien longtemps sans remettre sur la table le dossier constitutionnel.«Ce n\u2019est pas toujours le souhait du premier ministre qui passe au bout du compte.C\u2019est la volonté populaire.Alors, si la population cherche à soulever la question, il va être obligé de la débattre, qu\u2019il le veuille ou non.Peut-être changera-t-il de point de vue, à un moment dopné ».A la tête du pays, Brian Mulroney a trouvé l\u2019expérience passionnante PHOTO JACQUES NADEAU L\u2019ex-premier ministre Brian Mulroney et son épouse Mila.Main dans la main hier à Montréal.et même enrichissante, mais il ne recommencerait pas pour tout l\u2019or au monde.En réintégrant l\u2019étude légale Ogilvy Renault, il a fait grimper ses revenus de plusieurs centaines de milliers de dollars.Du même coup, il a retrouvé le temps de vivre.Aujourd\u2019hui, il voyage, il lit et joue régulièrement au hockey avec ses enfants.Et surtout, il apprécie particulièrement son état de liberté, qui fait qu\u2019il peut sortir jour et soir, et prendre le repas au restaurant, sans constamment se sentir épié par les journalistes.Un nouvel état d\u2019être qui contraste avec le passé, quand on voit M.Mulroney arriver et repartir seul avec son épouse Mila, sans que l\u2019on aperçoive l\u2019ombre d\u2019un garde du corps.Dur, dur d\u2019être premier ministre, se rappelle Brian Mulroney, qui en a gardé le souvenir du défi quotidien, dans un milieu d\u2019ingratitude où il faut toujours se dépasser, tantôt à la Chambre des communes, tantôt pour réunifier le caucus, assurer les finances du parti, mobiliser les militants, négocier avec les leaders politiques du monde.«C\u2019est un défi quotidien sans relâche».L\u2019homme libre de Westmount n\u2019a jamais été l\u2019incarnation de l\u2019humilité.Et quand on évoque sa part de responsabilité dans l\u2019hécatombe qui a enterré son parti, son orgueil le pousse à réagir sur le ton de l\u2019agressivité.Il rappelle alors à l\u2019impertinent journaliste ses deux victoires étincelantes de 1984 et 1988.Et il explique que ce n\u2019est pas arrivé par hasard, mais bien parce qu\u2019il était un redoutable campaigner, qui a permis au PC de gagner ses campagnes électorales.A ce point que s\u2019il avait été à la place de Kim Campbell lors des dernières élections, il pense que «ça aurait pu être une campagne intéressante».LUCIEN BOUCHARD À L\u2019ONU New York (PC) - Après avoir laissé le champ libre aux fédéralistes, il est temps que les souverainistes québécois viennent exposer leur propre point de vue aux Etats-Unis.C\u2019est ce qu\u2019a déclaré hier le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard, à l\u2019issue d une rencontre avec le secrétaire général de l\u2019Organisation des Nations unies, M.Boutros Boutros-Ghali.\t.\t, Il a indiqué qu\u2019il était notamment nécessaire de contrer les déclarations du ministre canadien des Affaires étrangères André Ouellet, qui a effectué une visite a Wa- .shington la semaine dernière.Le ministre Ouellet a de-: claré en conférence de presse vendredi qu il avait expliqué à ses interlocuteurs américains que le Bloc québécois était devenu l\u2019opposition officielle par accident, et» raison de la défaite du Parti conservateur.«Je respecte l\u2019opinion de M.Ouellet, mais la réalité ne peut pas etre niée, a soutenu M.Bouchard hier.L\u2019écrasement du Parti conservateur n\u2019aurait pas suffi, il fallait que le Quebec élise 54 députés pour que le Bloc québécois forme 1 opposition officielle.» -«- TAXES SUR LE TABAC: VOLTE-FACE ; ;1 DE L\u2019ÎLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD Charlottetown (PC) \u2014À son tour, l\u2019île-du-Prince-Edouard a décidé d\u2019abaisser ses taxes sur le tabac pour combattre la contrebande, a indiqué son procureur général Walter McEwen, hier.\t.A compter d\u2019aujourd\u2019hui, le prix d\u2019une cartouche de cigarettes passe de 45$ à environ 30$, ce qui ramene le prix des cigarettes au niveau du prix pratiqué au Nouveau-Brunswick, qui a déjà réduit ses taxes sur le tabac, M.McEwen a annoncé la mesure à l\u2019issue d\u2019une reunion du conseil des ministres et à la suite d\u2019intenses pressions de la part des exploitants de dépanneurs de la province.\t.Pour le gouvernement libéral de l\u2019Ile-du-Pnnce-Édouard, cette décision représente une volte-face.Pas plus tard que mercredi dernier, le ministre de la Santé Alan Buchanan déclarait que la province résisterait aux pressions en faveur d\u2019une baisse des taxes sur le tabac.CHRÉTIEN EN TERRE RÉFORMISTE Ottawa (PC) \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien se rend en terre réformiste, cette semaine, pour y défendrë' ; le tout récent budget de son gouvernement, auquel cer- -tains critiques reprochent de trop peu faire pour réduire, dépenses et déficit.\t_\t!/ «Il va être accueilli avec pas mal de scepticisme et de cy- -nisme», déclarait hier un député du Reform Party, Ste-, phen Harper, depuis Calgary.M.Chrétien va parcourir les Prairies pendant trois jours: discours, émission de radio, visites d\u2019une usine iij-; formatique et d\u2019une université à Winnipeg, Edmonton et Saskatoon sont au programme du chef de l\u2019Etat canadien.Aujourd\u2019hui, le premier ministre rencontre son homologue manitobain Gary Filmon, avant de s\u2019entretenir demain avec le premier ministre de l\u2019Alberta, Ralph Klein, et celui de la Saskatchewan, Roy Romanow, vendredi.) '\u2022 f / ivl f TEL.: 9 8 5 - 3 3 4 4 AVIS PUBLICS FAX; \u2019« 5 - 3 3 4 0 ;.r j c c CC, WESTMOUNT APPEL D\u2019OFFRES Le bureau du greffier de la Ville, situé au 4333, rue Sherbrooke Ouest, Westmount, Québec, H3Z 1E2, recevra des soumissions jusqu'à midi (12 h) le mardi 22 mars 1994, lesquelles seront ouvertes publiquement le même jour à 12 h 15 dans la Salle du Conseil, pour ce qui suit: ENTRETIEN ET TONTE DES SURFACES GAZONNÉES Appels d\u2019offres numéros: PW-94-477 et PW-94-478 Le cahier des charges pourra être obtenu au bureau du directeur des travaux publics et ingénieur de la Ville, 4333, rue Sherbrooke Ouest, Westmount, Québec, H3Z1E2, à compter du mercredi 2 mars 1994.Un montant de vingt dollars (20,00 S) sera exigible pour chaque exemplaire du cahier des charges et ledit montant ne sera pas remboursable.La Ville ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumission reçues, ni à encourir aucune obligation ni aucuns frais d\u2019aucune sorte envers les soumissionnaires.Me Marie-France Paquet Greffier de la Ville U LA SOCIÉTÉ DES LOTERIES VIDÉO DU QUÉBEC INC.FILIALE DE LOTO-QUÉBEC APPEL D\u2019OFFRES N0 93-315 FABRICATION ET IMPRESSION DE ROULEAUX DE PAPIER POUR APPAREILS DE LOTERIE VIDEO Clôture: le 16 mars 1994,11 h, heure locale La Société des loteries vidéo du Québec inc.désire recevoir des offres relativement à la fabrication, l\u2019impression et la livraison de rouleaux de papier pour les appareils de loterie vidéo.Toutes les conditions de cet appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et qui peu être obtenu contre un paiement non remboursable de 50 S, présenté sous forme de chèque certifié ou mandat-poste fait à l'ordre de la Société des loteries vidéo du Québec inc., du lundi au vendredi, entre 9 h et 12 h et de 13 h 30 à 16 h.à: Société des loteries vidéo du Québec inc.Service de l'approvisionnement, 19e étage 500.rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3A3G6 Aucune soumission reçue après les délais ne sera acceptée.Pour être admissible à présenter une soumission, le soumissionnaire doit répondre aux critères suivants, sans quoi sa soumission sera automatiquement rejetée: -\tavoir obtenu le document d'appel d'offres directement du Service de l'approvisionnement de Loto-Québec; -\tavoir une imprimerie au Québec pouvant imprimer et fabriquer des rouleaux de papier.Les soumissions devront être accompagnées d'un chèque certifié, d'une traite bancaire ou d'un cautionnement de soumission au montant de quinze mille dollars (15 000 $) en faveur de la Société des lotenes vidéo du Québec me.Les soumissions devront aussi être accompagnées d'une convention relative à l'émission d'un cautionnement d'exécution de cent mille dollars (100 000 S) en faveur de la Société des loteries vidéo du Québec inc.La Société des loteries vidéo du Québec me ne i ni la plus basse n.toute autre soumission reçue agp à accepter Toute inform* Anéne Masse, Louise Gagné Chef de sen** Approvisionnen-enl Émis le 2 mars 1994 néro (514) 873-9934 PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR MUNICIPALE DE LASALLE.NO: 130-0703-93.LA VILLE DE LASALLE, Demandeur, -vs-PAUL SALOIS & SYLVAIN NOEL, Défendeur.Le 15 mars 1994, à 10h30, au domicile des défendeurs, au 524 (B), DOLLARD, en la ville de LASALLE, district judiciaire de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: Verrerie de crystal: cassette deck Fisher: lecteur de compact disque Oplrax; vidéo AVIS AUX CRÉANCERS DE U PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de : LE BAR CHEZ KATHY INC., corporation légalement constituée sous (autorité de la Loi sur les sociétés par actions de régime fédéral, ayant son siège social et sa place d'affaires au 330, Chem in de la Normandie à Laval, Québec (H7G2A8).AVIS est donné que LE BAR CHEZ KATHY INC., n'ayant pas déposé, dans les délais requis, une proposition au bureau du Surintendant des faillites de Montréal, est réputée avoir fait cession de ses biens le 3e jour de novembre 1993, en conformité de l'article 50.4(8) de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.La première assemblée des créanciers sera tenue le 10 mars 1994, à 10 h 00 au bureau du Séquestre Officiel au 5, Place Ville-Marie, 8e étage, pièce 800 à Montréal.Montréal, ce 17 février 1994.JEAN FORTIN ET ASSOCIÉS SYNDICS INC.Syndic de faillite Agent gestionnaire 50, Plaça OSmazfa, hi Na 1105 Montréal (Quéfeac) H2P 2W9 T4L : (514) 342-3260 Montréal \u2022Drummondville longueuil \u2022 laval \u2022 Sorti St-Hyacint k*«St-) «an Panasonic; TV Brentwood; vidéo Emerson; table tournante Technic; haut-parleurs Noresco; tuner Marants; four micro-ondes.Etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.Montréal, le 28 février 1994.ÉTUDE VALADE ET ASSOCIÉS, 987-7683.PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR MUNICIPALE DE POINTE-CLAIRE.NO: 92-82250.LA VILLE DE POINTE-CLAIRE, Demandeur, -vs- NELTHORPE DANIEL, Défendeur.Le 17 mars 1994, à 11h30, au domicile du défendeur, au 390, rue CLEMENT, en la ville de DORVAL, district judiciaire de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: Ordinateur et acc.Goldstar; unité de disquette; lecteur de disque compact Magnavox; stéréo disco Mixer Realistic; TV Sony et acc.Conditions: ARGENT COMPJANT.Montréal, le 28 février 1994.ETUDE VALADE ET ASSOCIES, 987-7683, SU\tAVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102 (4) DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : ALAIN LAVIGNE, Éducateur, demeurant au 605 IA, Albani, Montréal, Qc H1M3C4 AVIS est par les présentes donné que ALAIN LAVIGNE a fait une cession le 22ième jour de février 1994, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 14iôme jour de mars 1994, à 9h30 au bureau du syndic, 3420, rue Hochelaga, Montréal, Qc.Daté à Montréal, ce 2ième jour de mars 1994.PIERRE LABERGE, c.a.Syndic Pierre Laberge & Associés SYNDICS DE FAILLITES 3420, rue Hochelaga Montréal, Qc H1W1H3 (514)521-5188 En vertu de l'article 79 de la Loi sur la Protection des Renseignements personnels dans le secteur privé, soyez avisés que: SERVICES AUX PROPRIÉTAIRES S.P.INC.Compagnie légalement constituée, ayant son siège social au 8660 De L'Esplanade.Montréal.Qué.avise la population du fait qu'elle détient des dossiers sur autrui, qu elle communique à ses cocontractants des rapports de crédit au sujet du caractère de la réputation et de la solvabilité des personnes concernées pour ces dossiers et qu'elle reçoit communication de ses cocontractants sur autrui.Avise, également la population du tait qu elle possède des droits de consultation et de rectification que les o*rsonn»s concernées peuvent exercer en vertu de 13 Loi à i égard des dossiers que la Compagnie détient en prenant rendez-vous durant les heures normales de bureau en SERVICES AUX PROPRIÉTAIRES S P UC A/SM Michel Le Vaguertze 8660 Avenue 0e l Esplanade TCI 514-858-6040 PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR MUNICIPALE DE LASALLE.NO: 92CR-01120 & 92CR-00748.JOHN PIKE, Demandeur, -vs- CRICHLOW FLOYD, Défendeur.Le 15 mars 1994, à 11h30, au domicile du défendeur, au 7769, rue BERNARD, en la ville de LASALLE, district judiciaire de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en celle cause, consistant en: Vidéo Hi-Fi Sanyo; tape cassette Tech V-40; radio tuner Realistic; meuble sur roulettes pour système de son; vaisselier 4 portes vitrées, Etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.Montréal, le 28 février 1994.ÉTUDE VALADE ET ASSOCIÉS, 987-7683.PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR MUNICIPALE DE LASALLE.NO: 92CV-01941.JOHN PIKE, Demandeur, -vs- RENAUD ALAIN, Défendeur.Le 15 mars 1994, à 10h00, au domicile du défendeur, au 183 (A), rue MC VEY, en la ville de LASALLE, district judiciaire de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: TV couleur Sears ef acc.; vidéo Sears et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT.Montréal, le 28 février 1994.ÉTUDE VALADE ET ASSOCIÉS, 987-7683.PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR MUNICIPALE DE LASALLE.NO: 9301-02329.9301-02102,9301-02049, 9301-02073.JOHN PIKE, Demandeur, -vs- ROY ROGER JR., Défendeur.Le 15 mars 1994, à 11h00, au domicile du défendeur, au 8430, rue JEAN BRILLON, en la ville de LASALLE, district judiciaire de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: Vaisselier 3 portes vitrées; vidéo Mitsubishi et acc.; TV Magnavox et acc.; bibliothèque de salon, noire 3 sections; mobilier de cuisine comprenant: 4 chaises, 1 table.Conditions: ARGÉNT COMPTANT.Montréal, le 28 février 1994.ÉTUDE VALADE ET ASSOCIÉS, 987-7683.PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR SUPERIEURE.NO: 500-05-011603-915.DONALD ST-PIERRE, Demandeur, -vs- RE/MAX AVIS AUX CRÉANCIERS DE U PREMIÈRE ASSEMBLÉE (ART.102) DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: MATELAS MEDAILLON INC.corporation\tlégalement constituée selon la Loi et ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 1435 Berlier, Chomedey, Laval, Oc H7L 3Z1 Avis est par les présentes donné que MATELAS MEDAILLON INC., a déposé une cession le 14e jour de février 1994 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 11e jour de mars 1994.à 11h30 au: 5 Place Ville Marie 8e étage Montréal, Québec Et que.pour avoir le droit de voter, les créanciers doivent déposer entre nos mams avant rassemblée, les preuves de réclamation et.au besoin, les procurations Daté a rie Perrot.Québec oe 17e jour de févner 1994 PIERRE ROY «ASSOCIÉS SYNDIC 10, Grand Boulevard, bureau 202.le Patrol (Ouébae) J7V7P8 Ttlr (514) 45M857 Liane BS: (514) 457-*290 Télécopieur (514)453-2134 SUPERIEUR INC., Défendeur.Le 16 mars 1994, à 10hOO, A LA PLACE D'AFFAIRES du défendeur, au 5835, rue SHERBROOKE EST, en la ville de MONTRÉAL, district judiciaire de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: Ènseigne publicitaire et acc.; 23 espaces à bureaux avec chaises; classeurs; dactylo; photocopieur; lampes halogènes; ordinateur; table de conférence; fauteuils; bureaux.Etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.Montréal, ie 28 février 1994.ETUDE VALADE ET ASSOCIES, 987-7683.PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUEBEC.NO: 500-02-040199-924.FICHAULT PONTIAC BUICK CADILLAC INC., Demandeur, -vs- JACQUES PELLETIER, Défendeur.Le 17 mars 1994, à 10hOO, au domicile du défendeur, au 270, rue ST-FRANCIS #401, en la ville de CHATEAUGUAY, district judiciaire de Beauharnois, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en celle cause, consistant en: Système de son Technics; radio Hitachi portatif; unité murale en mélamine 3 sections; distributrice d\u2019eau; lave vaisselle; statues; lecteur de disques.Conditions: ARGENT COMPTANT.Montréal, le 28 février 1994.ÉTUDE VALADE ET ASSOCIÉS, 987-7683.PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR SUPÉRIEURE.NO: 500-05-008050-930.LES IMPRESSIONS GSM INC., Demandeur, \u2022vs- DANIEL LEFEBVRE, Défendeur.Le 15 mars 1994, à 10h00.au domicile du défendeur, au 282, rue DES CHENAYES.en la ville de LACHENAIE, district judiciaire de Joliefte, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: Automobile Chrysler Fifth Avenue 1987 blanche: TV couleur 18 po.; vidéo VHS Goldstar; remise en tôle grise; divan et fauteuil en tissu bleu.Conditions: ARGENT COMPTANT.Montréal, le 28 février 1994.ÉTUDE VALADE ET ASSOCIÉS, 987-7683.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTREAL, DIVISION DES PETITES CRÉANCES.NO: 500-32-003153-931.GILLES CHAMBERLAND.Demandeur, -vs- CLAUDE CROMP.Détendeur, Le 16 mars 1994.à 10h30, AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dins l'affiire de U faillite de ; SERGE LORIAUX, demeurant au 795, Miiir, app.1505, VilleSt-Uurent, Québec H4L5H8.Failli AVIS est par les présentes donné que SERGE LORIAUX a fait cession le 21e jour de février 1994 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 1 le jour de mars 1994, ill hOO.au bureau du Séquestre Officiel, 5, Place Ville-Marie, 8e étage, Montréal (Quâjec).Ce 2e jour de mare 1994.Sylvain Proulx, O, CJJ*.Syndic Adminlilrateir MOQL'IN, MÉNARD, GIROUX, DU TEMPLE INC.\u2022yndk Place MonlérégSe tel, bouL Roland-Therrlen Bureau 5M Longueull /Québec) J4H 4B« Tél.: ($14) in itié >75-4215 au domicile du défendeur, au 3683, AVENUE VERDUN, en la ville de VERDUN, district judiciaire de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: TV Puiser et acc.; micro-ondes Panasonic; système de son Electrophonique Morse; lecteur de disque; cassettes; 4 haut-parleurs, Etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.Montréal, le 28 février 1994.ÉTUDE VALADE ET ASSOCIES, 987-7683.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO; 500-12-215261-946 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT MARLENE MILORD Partie demanderesse c HEROLD FLEURANTVILLE Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à HEROLD FLEURANTVILLE, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, salle 1.100, à dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de HEROLD FLEURANTVILLE.Lieu: Montréal Date: 22 février 1994 DOMINIQUE DIBERNARDO, G.A.Me Angela Todaro BÉLANGER, LÉGER & ASS.6850 Est, rue Sherbrooke Montréal, Qc.AVIS DE CHANGEMENT DE NOM AVIS est, par les présentes, donné que PINA COSETTA CAMPESE, domiciliée et résidante au 5924 Jarry Est, dans la Ville de St-Léonard,, District de Montréal, adressera une demande au Lieutemant Gouverneur en Conseil de la Province de Québec afin de changer son nom en celui de JOSIE COSETTA CAMPESE.Montréal, le 25 février 1994.HANNA GLASZ&SHER Procureurs de la demanderesse.Avis DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE; GILLES CARTER, (NAS 244-785-580), courtier, domicilié au 948, rue Rouville, Repentigny (Québec) J5Y 2P7.Avis est par les présentes donné que GILLES CARTIER a déposé une cession le 21 e jour de février 1994 et que la première assemblée des créanciers du débiteur sera tenue le 14e jour de mars 1994 à 9h30, au bureau du Syndic, 600, de Maisonneuve Ouest, 27e étage.Montréal (Québec).DATÉ A MONTRÉAL, ce 2e jour de mars 1994.ARTHUR ANDERSEN INC.Syndic Jean-Guy Daoutt, C.A, QP Responsable de ractif 600.de Maisonneuve Ouest 27a étage.Mort ré al (Québec) H3A3J2 Tél: (514)848-1641 AVIS PUBLICS\tI HEURES DE TOMBEE\tI ! Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.i , Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi : Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-000323-940 COUR SUPÉRIEURE (CHAMBRE DE LA FAMILLE) PRÉSENT GREFFIER ADJOINT DAME SVETLANA TSEITLINA Partie demanderesse -c- M.ANDREI BELKIN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à ANDREI BELKIN, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 10, rue Saint-Antoine Est, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de ia date de publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en séparation de corps a été remise au greffe à l\u2019intention de M.ANDREI BELKIN.Lieu: Montréal Date: Ce 23 février 1994 DOMINIQUE DIBERNARDO, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-216097-943 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT ANTHONY FILS Partie demanderesse -c- LILIANE JEAN HIPPOLYTTE Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à LILIANE JEAN HIPPOLYTTE, De comparaître au greffe de cette Cour situé Palais de Justice de Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir, Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Dame LILIANE JEAN HIPPOLYTTE.Lieu: Montréal Date: Ce 24 février 1994 MICHEL MARTIN, Greffier adjoint.PRENEZ AVIS QUE Me JULIE DELORME, notaire à Montréal, est en possession du greffe et des dossiers de Me FRANÇOIS L.DELORME, ayant démissionné le 29 novembre 1991.tel qu'é appert d'une ordonnance de garde provisoire émise par le Président de la Chambre des notaires du Québec, en date du 2 février 1994 DELORME 8 DELORME.NOTAIRES 4403 rue Beauben Est suie 101 Montréal Oc HIT 1T2 Tet (514)376-9705 HEURES DE BUREAU 9h00« 17h00 CANADA\ti PROVINCE DE QUÉBEC\t! \u2018 DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-216118-947 COUR SUPÉRIEURE , ,i« PRÉSENT ____________ GREFFIER ADJOINT SIHAM GANNI Partie demanderesse c\tii, NAZAR KARIM Partie défenderéssè ASSIGNATION ORDRE est donné à NAZAR KARIM, de comparaître au greffe de cette \u2022 Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame,.Montréal, salle 1.100, à dans les trente (30) jours de la date de la -publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration a été , remise au greffe à l'intention de r NAZAR KARIM.Lieu: Montréal Date: 25 février 1994 MICHEL MARTIN, GÀ AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie PLOMBERIE ET CHAUFFAGE G.F, INC., demandera à l\u2019Inspecteur général des Institutions Financières la permission de se dissoudre.Montréal, ce 20 janvier 1994.CHAMPAGNE & KOURI, Procureurs de la compagnie.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-43-000021-948 COUR DU QUÉBEC Chambre de la jeunesse A:MmeJoanDOUCET adresse inconnue ORDONNANCE Le tribunal vous ordonne dé comparaître dans un délai de trente \u2022 jours à compter de la publication de la présente ordonnance à la Couf du Québec.Chambre de la jeunesse, au 410 est rue Bellechasse, Montréal, et vous avise qu'une copie de la demande en déclaration concernant l'enfant Ruth DOUCET née le 21 juin 1991, a été déposée à votre interitia} J au greffe de l'adoption.Vous êtes avisé qu'à défaut de \u2022 produire votre comparution ou voire contestation dans les délais légaux, il pourra être obtenu contre vous un jugement par défaut.Montréal, le 24 janvier 1994\t' ; LUCILLE ROUILLER Greffier adfcjrt.AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie BIOFILTRE INC.demandera,« i inspecteur général des institutions tinanoères de la province de Ouéfcee la permssoi ifoMenr sa dssohMn: Montréal, le 24 lévner 1994 -t MARTINEAU MALKEP ftoeweus delà compare A I.K l> K V OIK, I.K M K K (\u2019 K K D I M A K S I !» !\u2022 I LK DEVOIR LE MONDE Bosnie-Herzégovine Musulmans *1! et Croates signent un accord fédéral D'APRES AFP Musulmans bosniaques et Croates ont signé hier au département d\u2019ÉEtat à Washington un «accord cadre sur l\u2019établissement d\u2019une fédération» en Bosnie-Herzégovine.Cet accord comprend également «les grandes lignes d\u2019un accord préliminaire» sur la création d\u2019une confédération entre la république de Croatie et la fédération formée en Bosnie-Herzégovine, précise le texte rendu public par le département d\u2019Etat.1-a fédération de Bosnie regroupera les zones majoritairement peuplées de Musulmans et de Croates.Cet accord ne touche pas les Serbes bosniaques qui, après vingt-deux mois de guerre, contrôlent plus de la moitié du territoire de l\u2019ex-république yougoslave de Bosnie-Herzégovine.L\u2019accord a été signé par le premier ministre bosniaque Haris Silajdzic, le ministre croate des Affaires étrangères Mate Granic et le représentant des Croates de Bosnie Kresimir Zubak, en présence du secrétaire d\u2019Etat War-reii Christopher.Il est l\u2019aboutissement de négociations entamées samedi dernier dans la capitale fédérale américaine.Les forces militaires étrangères, à l\u2019exception de celles dont la présence est autorisée par le gouvernement de Bosnie ou par les Nations unies devront quitter le territoire de la fédération, aux termes de cet accord.Là fédération nouvellement créée sera divisée en cantons dont le nombre, selon des sources proches des négociateurs, se situera entre cinq et sept.Par ailleurs, la Russie s\u2019est assurée hier un nouveau succès diplomatique, se posant en acteur principal d\u2019un règlement «pacifique» de la guerre en Bosnie en obte-nartt du leader des Serbes bosniaques, Radovan Karadzic; 'son accord pour la réouverture prochaine de l\u2019aéroportée Tuzla, une des priorités de l\u2019ONU.M.Karadzic, arrivé lundi soir à Moscou, a accepté mairdi à l\u2019issue d\u2019une entrevue «difficile» de plus de deux heures avec le ministre des Affaires étrangères russe Andrei Kozyrev, la réouverture de l\u2019aéroport de Tuzla \u2014encerclé en zone musulmane par des Serbes bosniaques\u2014 vitâl\u2019pour permettre la livraison d\u2019aide humanitaire dans cette partie nord-est de la Bosnie.E N BREF ?VERS UN OUI ZOULOU AUX ELECTIONS Durban (AFP) \u2014 Le président de l\u2019Inkatha, Mangosuthu Buthelezi, a pour la première fois laissé entrevoir une possible participation de son parti aux premières élections multiraciales de la fin avril en Afrique du Sud, en se prononçant hier pour son inscription «à titre provisoire» Ïis le scrutin.Revenant ainsi en partie sur sa décision boycottage, il a indiqué que la mesure permettra à l\u2019In-ha de prendre une décision définitive concernant les elections au vu des résultats d\u2019une «médiation internationale» qui devra tenter de résoudre les divergences consti-tu fionnelles l\u2019opposant notamment au Congrès National Africain (ANC) de Nelson Mandela.M.Buthelezi a annoncé la participation «provisoire» de l\u2019Inkatha, au terme cl\u2019line longue journée de discussions avec M.Mandela, à Durban (Natal).LA GÉORGIE ADHÈRE À LA CEI Tbilissi (Reuter)\u2014 Le parlement de Géorgie a décidé d\u2019adhérer à la Communauté des Etats indépendants (CED, comme l\u2019avait souhaité le numéro un du pays Edouard Chevardnadze.Les députés ont ratifié un accord en ce sens par 121 voix contre 66 lors d\u2019une séance houleuse où certains députés ont accusé Edouard Chevardnadze de vendre la Géorgie à la Russie.Un député s\u2019est évanoui, d\u2019autres ont fondu en larmes et d\u2019autres encore ont brandi le poing vers l\u2019ancien ministre des Affaires étrangères de Mikhail Gorbatchev.Depuis l\u2019éclatement de l\u2019URSS, la Géorgie a été ravagée par plusieurs guerres civiles.Elle souffre d\u2019une grave crise économique et s\u2019est vué amputée d\u2019une partie de son territoire par les séparatistes abkhazes.CHENEY FAIT UN PAS VERS 1996 Washington (AFP) \u2014 L\u2019ancien secrétaire à la Défense de George Bush, Dick Cheney, a fait hier un premier pas vérâ une candidature officielle à la Maison-Blanche en 1996 en annonçant la création d\u2019un Comité d\u2019Action Politique qui lui permettra de recueillir des fonds pour aider certains candidats au Congrès.M.Cheney, 53 ans, a déclaré que cette organisation, l\u2019Alliance pour un Leadership Américain, soutiendrait «l\u2019élection de candidats répu-blicains hautement qualifiés à travers le pays» durant le scrtitin législatif de novembre prochain.Depuis la défaite électorale du républicain George Bush face au démocrate Bill Clinton, en novembre 1992, M.Cheney ne fait pas mystère de ses ambitions présidentielles.LE FRÈRE D HILLARY EN POLITIQUE Tallahassee (AFP) \u2014 M.Hugh Rqdham.le frère d\u2019Hillary Clinton, épouse du président des États Unis, a annoncé hier qu\u2019il se présentait comme candidat démocrate en Floride aux élections sénatoriales de novembre.M.Rodham, 43 ans, se présente dans la circoncription de Dade, où il est installé depuis 1980, face au candidat républicain sortant Connie Mack.BEYROUTH: ENQUÊTE EN COURS Beyrouth (AFP) \u2014 Le procureur général près de la Cour de cassation du I-iban a affirmé hier que l\u2019enquête sur fatten tat contre une église maronite au nord de Beyrouth, qui à fait dimanche neuf tués et 55 blessés, n\u2019a pas encore permis d\u2019identifier ses auteurs.Dans une déclaration à l\u2019AFP.M.Mounif Oueidate a indiqué que «plusieurs personnes ont été interrogées puis relâchées*.Il a démenti des rumeurs sur une arrestation de poseurs de bombes, affirmant qu\u2019aucun mandat d\u2019amener n\u2019avait été délivré.De source proche de l\u2019enquête, on indique que parmi les personnes interrogées figurent quatre femmes non libanaises.«Les éléments rassemblés lors de l'enquête demeurent sous le sceau du secret», a encore indiqué M.Oueidate.Il a affirmé que «tous les services concernés oeuvrent nuit et jour pour dévoiler les auteurs de ce crime condamné par les Libanais de toutes confessions».Procès de Moscou: la farce est finie Les 12 putschistes d'août 1991 ont bénéficié de l'amnistie de la Douma La Cour suprême de Russie a renoncé hier à toutes ses poursuites contre les putschistes d\u2019août 1991, qui avaient tenté de renverser le dernier président soviétique, Mikhaïl Gorbatchev.Le procès des 12 dirigeants tenus responsables de la tentative de putsch traînait en longueur depuis 1991.Tous les accusés, parmi lesquels l'ancien vice-président soviétique Guennadi lanaiev, l'ancien premier ministre Valentin Pavlov et d'autres hauts responsables du PC et du gouvernement, ont été déjà remis en liberté à ce jour et le procès avait pratiquement tourné à la farce.Moscou (AFP) \u2014 Le procès des responsables du coup d\u2019Etat manqué d\u2019août 1991 dans l\u2019ex-Union soviétique a été définitivement arrêté hier, par le Tribunal suprême, à la suite de la décision d\u2019amnistie décidée par la Douma la semaine dernière, a annoncé l\u2019agence ITAR-TASS.Parmi les responsables du coup d\u2019Etat contre le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev en 1991, douze personnes avaient été arrêtées et inculpées de haute trahison.Leur procès, après 18 mois d\u2019instruction, avait commencé en avril 1993.Parmi ces douze inculpés figuraient les sept membres du Comité d\u2019Etat pour l\u2019état d\u2019urgence qui avaient mis en place le coup d\u2019Etat: l\u2019ex-vice-président sovié- tique Guennadi lanaiev, l'ex-premier ministre Valentin Pavlov, l\u2019ancien chef du KGB Vladimir Krioutchkov, l'ancien ministre de la Défense Dmitri lazov, l'ex-président de l\u2019Union agraire soviétique Vassili Starodoubtsev, Alexandre Tizia-kov ancien président de l\u2019Association des entreprises d\u2019Etat (dont l\u2019affaire a été ensuite traitée individuellement) et Oleg Baklannov, ancien membre du Conseil de défense auprès de Mikhaïl Gorbatchev.Le huitième membre du Comité pour l\u2019état d\u2019urgence, Boris Pougo, ancien ministre de l\u2019Intérieur s\u2019était suicidé au lendemain de l\u2019échec du putsch.Hier, alors que le procès rouvrait une dernière fois, tous les responsables du coup d\u2019Etat présents au tribunal (10 ac- cusés) ont accepté l\u2019amnistie prononcée par la Douma (chambre basse du parlement), tout en soulignant qu\u2019ils ne se reconnaissaient pas coupables.Commencé en avril 1993 après de longs mois d'instruction, le procès des putschistes, s\u2019enlisait régulièrement et ne totalisait que quelques heures d\u2019audience entre une interruption justifiée par l\u2019état de santé d\u2019un accusé et une autre pour question de procédure.Aux yeux de beaucoup, les autorités judiciaires russes s\u2019étaient ridiculisées dans ce procès «fantoche», et après les événements d\u2019octobre 1993, nombreux souhaitaient que ce précédent servirait d\u2019exemple à ne pas suivre pour le procès des insurgés d\u2019octobre 1993.Les plus vieux adversaires politiques de Boris Eltsine qui avait pris la tète de la résistance au putsch le 19 août 1991 se retrouvent ainsi totalement blanchis et peuvent reprendre leurs activités politiques, même si la plupart d'entre eux sont très âgés.Parmi les douze inculpés, deux sont déjà revenus sur la scène politique, M.Loukianov ayant été élu en décembre à la Douma et M.Starodoubtsev, étant député du Conseil de la Fédération (chambre haute).L\u2019amnistie de la Douma concernait aussi bien les putschistes de 1991, que les responsables des manifestations sanglantes de mai dernier et des insurrections d\u2019octobre 1993.(Voir l'éditorial de François Hrousseau en page AH: Les nouveaux Fusses).PHOTO AP Cette Palestinienne saluait hier la libération de quelques-uns des prisonniers.Pour tenter de calmer les esprits Israël libère 500 Palestiniens Tsahal tue un colon par méprise D'APRES AFP Israël a libéré hier 500 Palestiniens pour tenter de calmer les esprits après la tuerie d\u2019Hébron, mais l\u2019OLP a averti qu\u2019elle ne reprendra pas les négociations tant qu\u2019une protection internationale ne sera pas assurée aux Palestiniens.En attendant, un colon juif a été tué hier soir à la suite d\u2019une méprise lorsque des militaires israéliens ont ouvert le feu sur sa voiture près du village de Biddiya, dans le nord de la Cisjordanie occupée.Selon des sources militaires, des soldats à un barrage ont ouvert le feu sur le véhicule du colon qui leur semblait suspect.L\u2019épouse du colon a été grièvement blessée par les tirs.Dans les territoires occupés, bouclés par l\u2019armée jusqu\u2019à nouvel ordre, les affrontements, qui ont fait 17 morts depuis vendredi, se sont poursuivis entre Palestiniens et militaires israéliens.Sue manifestants ont été blessés.A New York, le Conseil de sécurité de l\u2019ONU devait reprendre ses travaux plus tard dans la journée, après avoir échoué jusqu\u2019à présent à s\u2019entendre sur un projet de résolution lié au massacre de Hébron, en Cisjordanie occupée.Les Palestiniens ont jugé insuffisante la libération par Israël de quelque 500 prisonniers, pour la plupart du Fatah de Yasser Arafat.L\u2019Etat hébreu doit en relâcher 500 autres d\u2019ici la fin de la semaine.Selon un responsable du Fatah à Gaza, M.Soufiane Abou Zeïdah, seule une libération massive de détenus serait capable d\u2019apaiser la population.Près de 10 000 Palestiniens sont détenus par Israël, et depuis l\u2019accord sur l\u2019autonomie, en septembre, 718 Palestiniens ont été relâchés.Le porte-parole de l\u2019OLP à Tunis, Yasser Abed Rabbo, a affirmé que les négociations resteront suspendues «jusqu\u2019à la satisfaction de certaines conditions».Il a mentionné notamment «une présence internationale effective pour la protection des Palestiniens et le désarmement des colons».Selon lui, les mesures annoncées par Israël, notamment le désarmement de certains colons extrémistes et la limitation de leur liberté de mouvement, sont «dérisoires et partielles».Le Comité exécutif de l\u2019OLP, réuni à Tunis, a rejeté les déclarations du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin acceptant une présence internationale civile à Gaza et Jéricho, où doit commencer l\u2019autonomie.L\u2019OLP exige la présence d\u2019une force internationale armée, selon un membre de cette instance, Samir Ghoché.Un bateau pour Aristide Le président exil au large de Port-au-Prince?MARTINE JACOT LF.MONDE Exilé aux Etats-Unis depuis le coup d\u2019Etat militaire de septembre 1991, le président haïtien, Jean-Bertrand Aristide, compte participer à une opération imaginée par Bernard Kouchner, qui le mènerait, à bord d\u2019un bateau, des côtes américaines jusqu\u2019aux abords d\u2019Haïti.Cette aventure, à laquelle pourraient, participer des flottilles de partisans du chef d\u2019Etat renversé, a pour but d\u2019organiser, au large de Port-au-Prince, un dialogue direct «avec le peuple haïtien et pendant une journée», a déclaré le Père Aristide, lundi, à l\u2019occasion d\u2019une visite privée de quatre jours qu\u2019il effectue à Paris.«Nous explorons les pistes de faisabilité de ce beau projet: ce bateau pourrait nous permettre de parler au peuple, de partager un message de paix, de réconciliation, de non-violence et de justice, (alors que le droit du peuple à la parole est violé et la presse est bâillonnée), a indiqué M.Aristide, après avoir rencontré l'ancien ministre français de la santé et de l\u2019action humanitaire.Le «prêtre rouge des bidonvilles», qui ne souhaite pas détailler davantage ce projet, n\u2019envisage cependant pas de poser pied à terre, sans doute au péril de sa vie.«Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de débarquer; nous avons la volonté d\u2019y arriver par la parole», a-t-il dit Bernard Kouchner, le «médecin volant» qui organisa notamment, en 1979, une opération d\u2019aide pux réfugiés du Vietnam sur le navire-hôpital l\u2019Ile-de-Lumière, avait déjà proposé cette idée d\u2019un «retour par la mer» au président Aristide en novembre dernier, après l\u2019échec de l\u2019accord signé en juillet à Govemors-Island, près de New-York avec les militaires et sous l\u2019égide des Nations unies.Le président Aristide se montre aujourd\u2019hui très enthousiaste devant ce «coup médiatique» qui n\u2019avait pas eu l\u2019heur de lui plaire quatre mois plus tôt.«Plus on explore ce projet, plus on se dit: au-delà du génocide (cinq mille personnes auraient été victimes, selon lui, de la répression des militaires en 29 mois, tandis qu\u2019un rapport de la commission des droits de l\u2019homme de l\u2019ONU fait état de 3000 morts), il y a un soleil d\u2019espoir qui commence à briller pour nous aider à bâtir une société de droit».Familier des images, l\u2019ancien théologien de la libération en évoque aussitôt une autre: «On ne peut, à travers de projet, que mettre de l\u2019engrais pour faire fructifier l\u2019arbre de la solidarité entre la France et Haiti».Ix> président Aristide, qui a rencontré, à titre privé, le président Mitterrand et Alain Juppé avant de s\u2019envoler vers Genève I hier, n\u2019a que louanges pour la diplomatie française.«Leur position est la nôtre, la nôtre est la leur».Toute sortie de l\u2019impasse actuelle passe i par «l\u2019application de l\u2019accord du 3 juillet», ce qui signifie, à ses yeux, le départ des deux principaux auteurs du coup d\u2019Etat, le général Raoul Cédras, commandant en chef de l\u2019armée, et le colonel Michel François, chef de la police de Port-au-Prince, prévu au point 8 du texte.Estimant que «les militaires ne céderont que sous la pression», il réclame de l\u2019ONU l\u2019application d\u2019un embargo total contre, Haïti (celui actuellement en vigueur ne porte que sur les armes et le pétrole), avant le déploiement de «casques bleus» comme promis.«Ainsi l\u2019ONU pourrait sauver sa crédibilité».«Tel qu\u2019appliqué, l\u2019embargo actuel est criminel.Nous demandons, un embargo total pour une courte période, qui va nous conduire à un dénouement rapide.Je parle en communion avec le peuple haïtien, ma voix n\u2019est que l\u2019écho de sa voix», insis-te-t-il.Le Père Arisfide a beaucoup plus de mal à convaincre les Etats-Unis, qui craignent une radicalisation de l\u2019extrême droite (et donc une augmentation du nombre de «boat-people») en cas de renforcement des sanctions.Washington a parrainé un plan présenté par des parlementaires haïtiens prévoyant en premier lieu la nomination d\u2019un nouveau premier ministre \u2014 en remplacement de Robert Malval, démissionnaire depuis décembre \u2014 et l\u2019adoption par le Parlement haïtien d\u2019une amnistie pour les putschistes.Mais, pour le Père Aristide, le départ de MM.Cédras et François est un préalable sans lequel aucun gouvernement ne pourra fonctionner.Aux critiques amères formulées à son endroit par Robert Malval dans sa lettre de démission, M.Aristide répond d\u2019une seule phrase: «Moi président de chaque Haïtien, dynamisant un processus d\u2019unité dans la diversité, je transcende, j\u2019écoute mais je marche vers la solution, pour aller vers la vie».Assassinat de Yann Piat Vaste coup de filet de la police Tbulon (Reuter) \u2014 La police a effectué hier un vaste coup de filet visant des élus et des truands varois dans le cadre de l\u2019enquête sur l\u2019assassinat du député UDF Yann Piat, abattue par des inconnus vendredi dernier à Hyères.Les enquêteurs ont interpellé 26 personnes, dont Joseph Sercia, vice-président (divers droite) du Conseil général du Var et principal adversaire de Yann Piat aux élections législatives de mars dernier.Certaines d\u2019entre elles ont été relâchées dans la journée et d\u2019autres interpellations ont eu lieu dans le même temps, a-t-on souligné de source judiciaire.Cette réaction rapide de la police semble avoir été rendue possible par la découverte d\u2019une lettre posthume adressée par Yann Rat au par- quet.Dénonçant dans cette lettre «l\u2019affairisme politico-économique», le député assassiné accuse notamment des promoteurs de mettre la vaste presqu\u2019île d\u2019Hyères en coupe réglée.Les enquêteurs ont également saisi des écrits et notes personnelles de l\u2019élue, qui se savait menacée.Joseph Sercia avait été la cible lundi d\u2019un tract anonyme l\u2019accusant d\u2019être «responsable de l\u2019assassinat de Yann Piat».«Je lave plus blanc que blanc et je peux prouver à tout instant que j\u2019ai les mains propres.Je n\u2019ai rien à ne me reprocher», avait-il répondu aux journalistes.L\u2019assassinat de Mme Piat qui avait voué son combat politique à la lutte contre le grand banditisme et le trafic de drogue, a suscité une grande émotion en France.Huitième journaliste algérien assassiné A lger (AFP) \u2014 Un huitième journaliste algérien, Ab-.lYdelkader Hirèche, 29 ans, a été assassiné dans la nuit de lundi à mardi, moins de quarante huit heures après le démantèlement de la direction du Groupe islamique armé (GIA).dont le chef Djaafar El-Afghani et neuf de ses lieutenants ont été tués par les forces de l\u2019ordre.M.Hirèche, rédacteur du service des informations de l\u2019unique chaîne de télévision algérienne, a été mortellement touché par balles près de son domicile au Gué de Constantine, un fief islamiste de la périphérie sud-est d\u2019Alger, par trois hommes armés, qui ont réussi à prendre la fuite.Il a succombé dans la nuit à l\u2019hôpital central militaire de Aïn-Naadja.L\u2019attentat, qui n\u2019a pas été revendiqué, a été attribué of ficiellement aux groupes armés islamistes et apparaît comme une réplique de ces derniers au coup sévère porté samedi soir par les fonces de l\u2019ordre au GIA.Misez sur les jeunes.Embauchez des étudiants» Dans le cadre du programme d\u2019emplois d\u2019été pour étudiants du gouvernement du Canada, les organismes de tous genres peuvent demander des subventions en vue de créer des emplois d\u2019été.Présentez votre demande dès maintenant au Centre d\u2019emploi du Canada le plus près dont vous trouverez l\u2019adresse sous la rubrique Emploi et Immigration Canada des pages bleues de l\u2019annuaire téléphonique.LES DEMANDES DOIVENT ETRE POSTEES AU PLUS TARD LE 11 MARS 1994.Noie : la dcte limite peut varier Veud lez communiquer avec le Centre d'emploi du Canada le plus près pour obtenir des précisions.Oévetq ressaut nentdes humâmes Canada Human Resources Development Canada Canada A 8 I.K I) K V 0 I It , I, K M K R (! |< KOI 2 M A It S I !M* 4 Les nouveaux Russes François B r ou s se au la libération des putschistes d\u2019août 1991 et des rebelles d\u2019octobre 1993; l\u2019acceptation par Boris Eltsine de cette libération, voilà encore de nouveaux signes qu\u2019une période est maintenant bien terminée en Russie: la période de «la réforme pour la réforme» et d\u2019un docile «suivisme» des moujiks russes envers l\u2019Occident.u\u2019on y pense bien: jusqu\u2019à tout récemment dans le vocabulaire russe autorisé, les Ianaïev et les Iau-kianovde 1991, les Routskoïet Khasboulatov de 1993, c\u2019était le mal incarné, les forces du passé, l\u2019objet d\u2019un anathème absolu.1 a semaine dernière, clans une apparente provocation contre le président Eltsine, le parlement décrétait l\u2019amnistie envers tous ces vilains.Surprise durant le weekend: le président non seulement ne peut (ou ne veut) .stopper ces libérations, mais il s\u2019y range le plus officiel-riement du monde! Et dans sa déclaration d\u2019hier, Boris ¦Eltsine, bon prince, précise que «l\u2019amnistie n\u2019est pas un ' danger pour la concorde civile»., Tout cela signifie que l\u2019opposition appa-.rçmment inexpiable entre le camp présidentiel et le camp dit «conservateur», qui a constitué le fonds de commerce des 1 jçürnalistes et analystes extérieurs face à lçj.Russie depuis quelques années, appartient désormais au passé.Tout ce beau monde semble désormais d\u2019accord pour ralentir les réformes internes et infléchir la politique extérieure dans un sens plus affirmatif et moins «bonasse».Au fur et à mesure que le conservatisme politique et économique affirme ses droits sur le plan interne, la Russie revient sur la scène internationale d\u2019une façon spectaculaire.\u2022 ¦' Dans le Caucase, elle est redevenue une indispensable puissance régionale.En Bosnie-Herzégovine, elle vient à nouveau, hier, de réali-, ser une percée avec la réouverture de l\u2019aéroport de ,Tuzla, concession arrachée par Moscou au dirigeant serbo-bosniaque Radovan Karadzic, ce psychiatre recyclé dans l\u2019épuration ethnique puis dans la diplomatie ! en complet-veston.] Que fait le monde extérieur devant ces change-¦ ments fondamentaux à Moscou?Il se répand en décla-: rations lénifiantes et «compréhensives»! Hier encore, D\u2019Eltsine à Routskoï, tous d\u2019accord pour ralentir les réformes et s\u2019affirmer à l\u2019extérieur.le chef de la diplomatie U.S., le dynamique Warren Christopher, réaffirmait la nécessité d\u2019assister économiquement la Russie, «sans quoi nous aidons les ennemis des réformes».Curieux paradoxe: quand les dirigeants russes comme c\u2019était le cas jusqu\u2019à l\u2019année dernière \u2014 font des professions de foi néo-libérales et super-réformistes qui enchantent les banquiers occidentaux, la Russie rampe diplomatiquement et n\u2019est pas prise au sérieux: qu\u2019on se souvienne seulement de la guerre du Golfe.Mais quand elle retourne à ses vieilles valeurs, que ses fonctionnaires inamovibles, sa mafia industrialiste et ses paysans collectivisés réimposent leur programme, et qu\u2019elle se raidit sur le plan diplomatique, on se remet soudain à l\u2019écouter attentivement Au fond, le «raidissement» actuel de la Russie n\u2019a pas qu\u2019un côté effrayant S\u2019il reste bien circonscrit il peut même s\u2019avérer utile.Dans les Balkans, nul doute qu\u2019au fond, beaucoup de dirigeants occidentaux trouvent un bon côté à cette réapparition des Russes dans leur nouvelle défroque de «semi-médiateurs, semi-alliés-des Serbes».Doit-on dans cette région du monde palier d\u2019un «veto» russe contre les supposées initiatives interventionnistes de l\u2019OTAN et de la «communauté internationale»?Ou, au contraire, d\u2019iui «alibi» russe, étant bien entendu qu\u2019on ne veut pas, de toute façon, intervenir sérieusement, et que le méchant «Ours» qui se profile derrière nous fournit une bonne raison de ne rien faire.La question reste ouverte.On ne doit pas obligatoirement lire la réalité russe de 1994 avec un regard aussi fataliste.La politique, on le sait, est faite de cycles, d\u2019avancées et de reculs.Il n\u2019est pas impossible que, dans six mois ou dans deux ans, un leadership réformiste lucide, acculé par rhyperinflation et le marasme économique, rajuste le tir à nouveau dans le sens de l\u2019ouverture et de la réforme.Mais ce n\u2019est certes pas ce qui se dégage des dernières nouvelles de Moscou.Tous dans le même bateau Lise Bisson nette a défaite du Parti québécois dans le comté de Shefford est beaucoup plus étonnante que sa récente victoire dans le comté de Bo-naventure.Elle va secouer quelques présomptions, dont on sait qu\u2019elles sont le péché mignon de ce parti.La conversion des électeurs de Bonaventure au Parti québécois allait dans le sens du courant, et des règles électorales de base.M.Gérard-D.Levesque, le député libéral inamovible et bien-aimé, n\u2019était plus là pour porter la flamme.La candidate libérale qui tentait de lui succéder n\u2019était certes pas à la hauteur, et renforçait en quelque sorte l\u2019impression de deuil.Le candidat péquiste, bien enraciné, incarnait une relève plus crédible.Et le Parti québécois pouvait tabler sur l\u2019usure, visible à l\u2019oeil nu, d\u2019un Parti libéral qui entamait sa neuvième année de pouvoir.Dans ces conditions, le comté de Shefford aurait dû demeurer un fief péquiste.Son député sortant, M.Roger Paré, jouissait encore de l\u2019amitié populaire et, bien que malade, avait soutenu activement le candidat du PQ, M.Roger Nicolet, de fort calibre.Sans charisme particulier, peut-être, l\u2019aspirant péquiste a une des plus impressionnantes feuilles de route qu\u2019on puisse trouver dans la vie publique.Le comté de Shefford est au surplus massivement de langue française (96%), ce qui aurait dû en faire, pour le PQ, un terreau beaucoup plus facile que Bonaventure.Enfin on imagine mal que l\u2019électorat, en une petite semaine, ait entièrement changé d\u2019avis à propos de l\u2019usure libérale et des talents mesurés du nouveau chef du PLQ, M.Johnson.La mathématique électorale éclaire un peu le mystère.Le Parti libéral a obtenu 13 016 voix dans Shefford, tout juste 1000 de plus qu\u2019aux élections générales de 1989.Il fait du sur-place, mais gagne.Car le Parti québécois, qui avait recueilli 19 909 voix en 1989, en a récolté 11000 de moins lundi dernier.C\u2019est dire que 55% des électeurs normalement proches du PQ n\u2019ont pas jugé utile de se déplacer pour soutenir M.Nicolet, une abstention massive qui ciblait uniquement le parti d\u2019opposition.Simple querelle de clochers, bouderie envers un candidat «parachuté» d\u2019un village voisin coupable d\u2019appartenir à une autre circonscription, dit aujourd\u2019hui le PQ, en tentant de minimiser l\u2019échec.Si tel est le cas, les troupes péquistes devraient se ronger d\u2019inquiétude.Se peut-il que la fidélité d\u2019un comté dit «nationaliste» soit si fragile qu\u2019elle s\u2019évanouisse pour des raisons aussi futiles?Les apparences l\u2019indiquent fortement.Ce qui signifie qu\u2019il n\u2019y a pas de «vague» péquiste en vue, et que l\u2019opposition devra travailler d\u2019arrache-pied si elle veut profiter de la tendance à l\u2019alternance, au moment des prochaines élections générales.Le prochain scrutin ne saurait désormais être considéré comme «une formalité», ainsi que des haut gradés du PQ commençaient à l\u2019affirmer.L\u2019élection de Shefford met aussi au jour une baisse du militantisme, qui devrait donner froid à un Jacques Parizeau prêt, la semaine dernière, à sonner le carillon référendaire quasiment au lendemain de la prochaine élection.On ne fait pas de grand soir avec des tiédeurs pareilles.Moins présomptueux, le premier ministre, M.Johnson, pavoise aussi un peu trop.Le compte le dit, l\u2019appui libéral est stagnant, et la victoire lui est venue par défaut Shefford, c\u2019est l\u2019histoire d\u2019un électorat que personne n\u2019a convaincu.Toute la classe politique, ici, est dans le même bateau, en manque cruel de passagers.J\u2019y pense et puis j\u2019oublie ï L\u2019horreur, ça ressemble au chemin ! pour aller au travail.À force, on n\u2019y J pense plus.Ça devient machinal, ba-» nal.Bien sûr, de temps en temps, on ! doit faire un détour, mais la routine re-;; prend vite ses droits.comme à Sarajevo.Médias électroniques et journaux nous ramènent l\u2019horreur sur le chemin de la mort.On y prête de moins en moins d\u2019attention.Puis, est-ce le nombre de morts, l\u2019indicible devant ce corps décapité, cet enfant mutilé à tout jamais, l\u2019insoutenable devant cette brassée de cadavres?On regarde, fasciné, les images, puis bien vite la mort reprend 9es droits, se banalise à nouveau et on «presque chante», comme Dutronc, «j\u2019y pense, et puis j\u2019oublie».En attendant le prochain détour, le prochain obus, on refait le même chemin, vers son travail, et pour eux, là-bas \u2014 c\u2019est si loin de nous, Sarajevo \u2014 vers le marché, pour un bout de pain, un peu LETTRES -?- de lait, quelques légumes.Tenez, l\u2019autre soir, à la télé, ce négociateur de l\u2019ONU disait «Cette fois, on négocie sérieusement» C\u2019est l\u2019équation de la mort, comme si, au delà d\u2019un certain chiffre \u2014 disons 60 \u2014 on passait aux choses sérieuses.Sur le chemin de mon travail, je fais un peu plus attention maintenant, et quand j\u2019arrête au marché, je regarde vers le ciel, rassuré de n\u2019y voir rien tomber.De Montréal à Sarajevo, il y a une route, celle de l\u2019impuissance, celle de la mort.Nous sommes tous embarqués.Jacques Lemieux Montréal, 8février 1994 Libérer la paix Je lis avec un certain plaisir votre chroniqueur Pierre Bourgault Même lorsqu\u2019il n\u2019a rien à dire, il l\u2019écrit avec humour et ce qui est louable surtout c\u2019est dans un français correct et avec beaucoup d'élégance.Son papier sur Sarajevo est une pièce remarquable.Plus d\u2019un aura manif(*sté son désac- cord avec cette analyse assez spéculative.Sans doute a-t-il raison d\u2019écrire avec une telle désinvolture.le monde actuel ne cherche-t-il pas à justifier sa force?On condamne notre vis-à-vis d\u2019utiliser des moyens disproportionnés pour défendre son point de vue, alors qu\u2019il utilise les mêmes que nous pour avoir raison.Chacun étant convaincu de détenir la vérité, alors on fait la guerre pour libérer.la paix, une fois pour toutes.Voilà, le mot est lancé, avec une telle motivation, on fourbit les armes, on part en croisade avec le bon droit dans son fusil! Aussi, ce cher Bourgault a-t-il raison de croire qu aussi longtemps qu\u2019il y aura des humains sur la planète, il y aura des coupeurs de têtes.L'infographie n\u2019y changera rien, il n\u2019est pas scandaleux rie le constater, c\u2019est ceux qui sont coupables de cette ignominie Ïill faut honnir ou détruire jusqu'au *mier innocent, et ce sera sans doute enfin la paix.faute de combattants.Théophano Ynliqtief te Saint-Hilaire, H février 1994 APRES ÎOUAMEUTORE,, * ^ Sueffopd! iii OPINION -?- Pouvez-vous vivre de votre plume?UNION DES ÉCRIVAINES ET ÉCRIVAINS QUÉBÉCOIS ouvez-vous vivre de votre plume?» La question est fréquemment posée aux écrivains.Il y a donc là un présupposé: écrire serait une profession qui, comme toute autre, devrait impliquer, puisqu\u2019il y a travail, une rémunération.On évoque alors les redevances sur les ventes d\u2019ouvrages qui, comme on le sait, sont pour la grande majorité d\u2019auteurs moins que modestes.On s\u2019en tient généralement à ce constat pour faire silence sur la disproportion entre le travail et sa rétribution.Et l\u2019on prend alors volontiers pour acquis le fait qu\u2019un écrivain, à moins d\u2019être l\u2019auteur de best-sellers, tire en grande partie ses revenus de l\u2019exercice d\u2019une autre profession.Reçoit-il ainsi la juste part qui lui revient?La profession d\u2019écrivain est radicalement sous-évaluée: elle n\u2019est ni de droit ni (je fait tenue pour une profession.Ecrire serait un luxe qu\u2019on s\u2019accorderait dans ses moments de loisir.On en tire argument pour déclarer le problème insoluble.ou résolu.L\u2019activité qui consiste à produire des œuvres de création littéraire est à juste titre la chose essentielle de \u2019écrivain.Pourrait-on pour autant ramener à cette seule dimension, tout immatérielle et intime, l\u2019exercice de son métier?En réalité, on voile ainsi, d\u2019une belle image-écran, idéaliste et «libérale», les conditions effectives du métier d\u2019écrivain.Les clichés sans cesse ressassés de la figure de l\u2019écrivain ont pour effet de gauchir sévèrement la perception de sa situation contemporaine, comme si les choses n\u2019avaient pas changé depuis le XIXe siècle.La grande âme tourmentée de Nelligan attendrit les cœurs et le timbre récemment gravé à son effigie dénie fort opportunément la méconnaissance des conditions de vie des jeunes poètes d\u2019aujourd\u2019hui.Gouvernements en tête, notre société se donne bonne conscience à l\u2019endroit des artistes et des écrivains en mettant en valeur des notions telles que celle d\u2019«industrie culturelle».Qu\u2019en est-il en réalité?L\u2019écrivain n\u2019a toujours pas de statut, ni de fait ni de droit, qui lui permettrait d\u2019exercer convenablement sa profession.Pourtant, n\u2019est-il pas à la source de l\u2019industrie du livre?Comment pourrait-on trouver normal qu\u2019il tire si peu des revenus qu\u2019il contribue à générer?Or, à défaut de se voir reconnu un statut juridiquement défini, il lui est quasiment impossible de faire valoir légitimement son activité et surtout les conditions liées à cette activité face aux institutions publiques ou privées.Il se fait souvent répondre que «ce n\u2019est pas du travail, ça»! Et la loi québécoise sur le statut de l\u2019artiste (loi 78) ne lui est d\u2019aucun secours à cet égard.L\u2019absurdité de la situation apparaît encore plus lorsqu\u2019on prend en compte les activités qui découlent de sa pratique d\u2019écriture et de la publication de ses œuvres: tournées de lectures, spectacles ou conférences, participation à des émissions radio ou télé, à des films, adaptation de ses œuvres pour d\u2019autres médias, traductions, ateliers d\u2019écriture ou coaching, etc.Or, dans une époque où l\u2019on a créé quantité de programmes de formation professionnelle ou de mesures d\u2019«employabilité», l\u2019écrivain a fort peu de chance d\u2019y avoir accès en l\u2019absence de toute reconnaissance de son statut.Nous sommes inquiets.On a décidé d\u2019abolir le Festival national du livre, on a réduit de façon appréciable, et on le fera encore, les sommes attribuées aux auteurs selon le programme de la Commission du droit de prêt public.Ne risque-ton pas ainsi de confirmer le mépris et la méconnaissance à l\u2019endroit des écrivains?Comment ne pas appréhender la réduction ou l\u2019abolition d\u2019autres programmes?Ces mesures prises sans justification autre que comptable n\u2019ont-elles pas pour effet de lier notre sort à la seule logique des restrictions budgétaires?Nous ne déplorons pas de simples «coupures», nous refusons de consentir au déni de notre propre existence.Car la légitime obtention d\u2019un statut juridique, s\u2019il s\u2019appuie sur les réalités économiques contemporaines, se fonde encore bien davantage sur la reconnaissance de notre place dans la société.Que serait une société sans écrivains?Que deviendrait une culture sans l\u2019apport de ceux qui préservent, renouvellent et font circuler la richesse symbolique qui en constitue l\u2019oxygène?Quel respect accorderait-on encore à la parole des citoyens si ceux qui font profession d\u2019un discours libre disparaissaient du circuit de l\u2019échange public?À quoi en seraient réduits les humains si ceux qui les approvisionnent en rêves, en représentations de leur propre réalité, en exercices soutenus, de la pensée, étaient réduits au silence faute de pouvoir exercer leur activité?Que deviendrait le peuple québécois sans écrivains pour témoigner de son existence et de sa spécificité?Nous revendiquons, pour les écrivains, un statut clairement défini par la loi de manière à ce que soient reconnues dans les faits les conditions d\u2019exercice de leur profession.Nous ne réclamons pas ainsi un privilège mais cette «juste part» due aux créateurs.A PROPOS -?- .des aéroports Le ministère des Transports n\u2019exploite pas la plupart des aéroports canadiens homologués, bien qu\u2019il ait déjà exploité tous les aéroports principaux.En 1992, les aéroports internationaux de Vancouver, de Calgary, d\u2019Edmonton et de Montréal (Dorval et Mirabel) ont été donnés à bail à des administrations aéroportuaires locales.Les accords de cession des aéroports transfèrent la responsabilité de leur exploitation et de leur entretien du ministère des Transports aux administrations aéroportuaires locales.I)e plus, ils prévoient la participation et la reddition de comptes au niveau local et fixent les dépenses minimales d\u2019immobilisations à effectuer dans les aéroports au cours des 18 prochaines années.Dans nos rapports de 1990 et de 1992, nous avons relevé l\u2019écart entre les besoins en capital et les fonds provenant de sources habituelles.Les conventions de bail augmentent les engagements de dépenses en capital des 15 prochaines années de 326 millions$ par rapport aux niveaux antérieurs.On espère que ces engagements seront financés à long terme grâce à des recettes accrues.Cependant, ces dernières sont sensiblement inférieures aux prévisions qui ont servi de base à la négociation de baux.Il faudra un accroissement important des recettes pour atteindre les prévisions optimistes et éviter une insuffisance permanente des recettes de location, en comparaison des rentrées nettes d\u2019argent qu\u2019aurait touchées le Ministère, s\u2019il avait assuré l\u2019exploitation.Vérificateur général du Canada, Rapport 1993.LE DEVOIR r n * d P A R If R I B 0 n R A S S A LE 10 JARVIER 1910 Directrice USE BISSON NETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur de l'information BENOIT AUBIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, ROCR CÔTÉ Rédacteurs en chef adjoints JEAN ROBERT SANSFAÇON.LUCIE LACAVA 2050.rue De Blet ry.De étage.Montréal (Québec) HSA 3M9.Tel.: (514)985-3333 FAIS CE QUE DOIS ¦i LE DEVOIR.LE MERCREDI 2 NI A R S I D I» 4 A 9 I D E S Feu sur le Collège militaire royal de Saint-Jean-sur-Richelieu PHOTO JACQUES NADEAU Chrétien se tire dans le pied Par quelle perversion du raisonnement le Capitaine Canada est-il devenu le fossoyeur de l\u2019un des derniers symboles de l\u2019unité canadienne?CAPITAINE J G P BEAUREGARD Collège militaire royal 1963 a combien regrettable décision de mettre la clé dans la porte du Collège militaire royal de Saint-Jean, dans le contexte des compressions annoncées au budget de la Défense, aura permis au premier ministre Jean Chrétien de démontrer hâtivement et de façon plutôt spectaculaire jusqu\u2019où peut aller l\u2019imbécil-j j, lité politique quand on ne la tient plus .j,, en laisse.t, ,5 j L\u2019«université militaire», le «Saint-' j -j ;\tCyr» québécois, restait en effet l\u2019une des dernières institutions fédérales \u2019i\u201e, concrétisant encore dans la réalité, et ¦j, j\tavec un succès certain, ce «Canada à deux» que les indépendantistes ont j j ' toujours perçu, de leur point de vue, .fè- comme un «rêve impossible», une j , aberration à la Trudeau.x;m opt- li) Jjsi.il\u2019I'V -T bu in 8 ¦ Les impératifs terre à terre de la comptabilité fédérale Il apparaît d\u2019un cynisme inouï, monumental, obscène, que ce soit sous le règne précisément du dauphin politique de Pierre Trudeau, le sauveur autoproclamé du Canada, que le «West Point» français du Richelieu soit appelé ainsi à cesser son activité au nom des impératifs terre à terre de la comptabilité fédérale.Fondé au début des années 50, bien avant les rapports Laurendeau- Dunton, formules Fulton-Favreau et autres tentatives de redéfinir le pays, en tenant compte du Québec, dans le biculturalisme coast to coast, ce collé; ge d\u2019élite pour officiers était lé'jiu meau français, l\u2019égal absolu, moderne et sans aucun complexe, du poussiéreux Royal Military College de Kingston.L\u2019existence du CMR reposa dès 1952 sur la notion non écrite et surtout non tonitruante (M.Chrétien prendre note.) qu\u2019entre gentlemen officiers des deux nations, on pouvait fort bien s\u2019entendre pour défendre ce pays, plutôt que de perpétuer aveuglément l\u2019idiote valse-hésitation entre conquérants et conquis.Une tentative militaire originale et raisonnable \u2014 avant l\u2019unifolié, les chèques bilingues et les trois colombes \u2014, d\u2019enrayer enfin les tares de l\u2019Histoire et qui aurait gagné d\u2019ailleurs à être vite propagée à d\u2019autres secteurs de la société canadienne.Dès sa fondation, soit près de 20 ans avant la promulgation de la Loi sur les langues officielles, le collège, judicieusement dressé sur le site historique du Fort Saint-Jean, tour à tour bastion français et forteresse britannique, aura été une institution rigoureusement bilingue et ce \u2014 on croi- rait rêver! \u2014 sans (presque) jamais se faire tirer l\u2019oreille.Quinze jours par mois, les élèves-officiers originaires de Colombie-Britannique, d\u2019Ontario ou de Terre-Neuve, débarqués à.Saint-Jean de leur propre chef, pouvaient aboyer «Au pas cadencé.marche!» dans la langue de Montcalm, avec autant de hargne qu\u2019un adjudant français, pour lancer le défilé quotidien des escadrons le long du boulevard de Cari-gnan-Sallières, l\u2019artère principale de la cité militaire jeannoise.Puis la quinzaine suivante, c\u2019étaient les officiers-cadets venus de Chicoutimi, de Trois-Rivières ou de Hull qui invectivaient proprement les recrues penaudes dans la langue de Wellington \u2014 «Left.left.left-right-left.Look up at your front Mister!» \u2014 alors que l\u2019escadrille Champlain en tenue d\u2019apparat écarlate traversait, fière et rutilante, la place d\u2019armes endimanchée, aux accents de la musique du Royal 22e Régiment Et du lundi au vendredi, sur les bancs du pavillon académique Chaus-segros-de-Léry, les anglos (entre 30 et 40% de l\u2019effectif, bon an, mal an) étudiaient la littérature française avec le prof-poète Gatien Lapointe, alors que les francos, eux, se débattaient L\u2019aima mater de quelques milliers d\u2019officiers qui ont voulu défendre le Canada en assurant la survie du français dans les institutions militaires, tirerait sa révérence?avec des manuels de mathématiques en anglais.What else is newl Le CMR a donné une solide formation universitaire à plusieurs générations d\u2019officiers supérieurs francophones des Forces armées canadiennes et permis à de nombreux Canadiens de langue anglaise, dont c\u2019était le libre choix, de mener leur existence quotidienne de militaires «en français», donnant par là un exemple de taille à leurs compatriotes civils.On a vu ainsi des fournées d\u2019impeccables officiers de culture anglo-saxonne s\u2019intégrer parfaitement au très Québécois Royal 22e Régiment, considéré à juste titre au Canada anglais comme une unité d\u2019élite.Comme si Meech n\u2019avait pas suffi Avant même d\u2019avoir franchi le cap de son demi-siècle, voilà que l\u2019aima mater de quelques milliers d\u2019officiers qui ont voulu défendre le Canada, en assurant d\u2019un même souffle la survie du français dans les institutions militaires, tire sa dernière rafale.On se demande aujourd\u2019hui par quelle perversion du raisonnement le «Capitaine Canada» de la campagne référendaire, l\u2019attila, le fléau des «séparatistes» en personne, est devenu, le temps d\u2019un exercice comptable, le fossoyeur de l\u2019un des derniers symboles concrets de l\u2019unité canadienne.Comme si la subversion d\u2019un autre symbole, l\u2019Accord du lac Meech, ne lui avait pas amplement suffi, Jean Chrétien vient maintenant de se tirer dans l\u2019autre pied.Dernière rafale sur Saint-Jean Au delà des considérations politiques partisanes, l\u2019enjeu est de sauver un centre de haut savoir important au Québec RÉMI HYPPIA Politologue École des sciences de la gestion, UQAM .\u2019ai eu le privilège d\u2019enseigner au Collège mili- J taire de Saint-Jean à la fin des années 80.J\u2019ai été frappé par la qualité de l\u2019enseignement et le haut niveau d\u2019expertise de son corps professoral dans des domaines aussi diversités que =JJ les études canadiennes, la gestion, l\u2019informatique, les sciences pures et appliquées, les sciences sociales et les études militaires et stratégiques.Malgré son nom de «collège», celui-ci est une université dûment reconnue par le gouvernement du Québec et membre de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ).D\u2019un point de vue strictement bureaucratique et dans un esprit de saine gestion administrative, les coupures dans la défense nationale se justifient pleinement Est-ce nécessaire, présentement pour le Canada de garder trois collèges militaires en opération?Sûrement pas.On avait déjà prévu de fermer le plus petit et dernier-né des collèges militaires canadiens: Royal Roads à Victoria fl restait à savoir ce qu\u2019on ferait des deux autres.Nous sommes maintenant fixés.Nous avons pu entendre en Chambre les déclarations du ministre de la Défense, M.Collenette, nous rassurant qu\u2019après la fermeture de Saint-Jean, Kingston deviendrait un collège militaire authentiquement bilingue.Cependant, comme le soulignait Lise Bissonnette dans son éditorial du 24 février dernier, «s\u2019il fallait vraiment fusionner les trois collèges militaires canadiens en un établissement \u201cbilingue\u201d pour réaliser quelques économies, Saint-Jean aurait été l\u2019endroit pour le faire, d\u2019autant que le CMR y abritait déjà l\u2019Ecole des langues des Forces armées.La grande région montréalaise sera toujours la région la plus bilingue au Canada, donc la plus capable d\u2019assurer l\u2019équilibre des langues dans une mission de formation.» C\u2019est à Saint-Jean que le coût de formation des étudiants et étudiantes est le moins élevé.fl est assez cocasse de voir le Bloc québécois et le Parti québécois se porter à la défense d\u2019une institution qui fut fondée justement pour cultiver le sentiment d\u2019appartenance des «Canadiens-français» aux Forces armées canadiennes.Je suis, par ailleurs, très surpris de voir de grands fédéralistes, comme Daniel Johnson et André Bourbeau, se résigner aussi rapidement à l\u2019inexorabilité de la fermeture d\u2019une université au Québec.Notre premier ministre a trouvé cela «spécial», mais ne semblait pas prêt à en dire plus sur ce dossier.Espérons qu\u2019il se ravisera.Hormis toutes les considérations politiques et partisanes sous-jacentes reliées au dossier de la fermeture du CMR, le véritable enjeu auquel nous sommes présentement confrontés, reste celui de «sauver» un centre important de haut savoir et de recherches au Québec.En 1993, le CMR a reçu 2,5 millions de dollars en subventions de recherche, dont 1,2 million de l\u2019entreprise privée.Si le Collège ferme ses portes définitivement, qu\u2019arrivera-t-il à son corp professoral et à ses équipes de chercheurs?Où iront les subventions et les octrois de recherches, dont seront privés les universitaires québécois travaillant au collège?Combien d\u2019étudiantes et étudiants francophones seront découragés d\u2019entreprendre des études dans des domaines offrant non seulement des carrières militaires, mais des possibilités de faire carrière dans des entreprises «civiles»?Même si le présent gouvernement du Québec est en état d\u2019osmose idéologique et constitutionnelle avec son vis-à-vis fédéral, il serait temps qu\u2019il défende ses intérêts dans ce dossier.Il est vrai, certes, que la Défense constitue un domaine strictement de compétence fédérale.Personne ne conteste cela.Cependant, à ce que je sache, comme université québécoise, le Collège a une charte approuvée par l\u2019Assemblée nationale du Québec.A moins que je sois dans l\u2019erreur, l\u2019éducation reste encore un domaine de juridiction provinciale.Il serait grand temps que le gouvernement du Québec se serve des liens privilégiés qu\u2019il entretient avec Ottawa, afin d\u2019obtenir un moratoire d\u2019une année sur le processus de fermeture du CMR et de transfert de ses laboratoires et équipements vers Kingston.Cette mesure permettrait aux divers intervenants québécois de se concerter et de présenter, avec ou sans le gouvernement du Québec, un plan de sauvegarde réaliste du volet académique de cette institution.A-t-on réellement les moyens de se priver actuellement d\u2019une université pouvant donner une solide formation académique à de jeunes Québécoises et Québécois leur permettant d\u2019être compétitifs en maîtrisant par exemple, diverses technologies de pointe?Poser la question, c\u2019est y répondre.Où iront les subventions de recherche dont seront privés les universitaires québécois travaillant au collège?v » Champions du burn- out, les enseignants?! Satisfaits de la relation avec Vélève, les professeurs le sont moins de leur pouvoir sur Vécole LOUIS LAFRANCE Journaliste indépendant L1 e 16 février dernier, IJî DEVOIR publiait un texte de Jean-Pierre Proubc, professeur à la faculté d\u2019éducation de l\u2019Université de Montréal, qui réagissait à mon article du 8 février portant sur la condition enseignante au primaire et au secondaire et la qualité des futurs enseignants.M.Proubc écrit que je me suis contenté de quelques entrevues pour rédiger le texte, ce qui est faux.Une telle I affirmation venant d'un ancien journaliste me laisse pan-1 tois.À l\u2019évidence, M.Proulx confond les traitements, journalistique et scientifique.L\u2019ensemble de l'argumentation du professeur conteste quatre phrases de l'introduction du texte.Curieusement,' M.Proubc reste muet sur la deuxième partie du papier,' 3ui pourtant le concerne directement, soit les lacunes es étudiants inscrits dans les programmes en éducation à l\u2019Université de Montréal.Dommage que M.Proulx' n\u2019ait pas eu le courage d\u2019aborder cette délicate question, à l\u2019instar de son collègue Jean-Marie Van Der Maren.\tI Un climat de morosité La rigueur étant une valeur prisée à l\u2019université, il me.faut souligner au professeur Proubc que je n\u2019ai pas affirmé, comme il l\u2019écrit, que «les enseignants sont moroses,1 insatisfaits, défaitistes».Nuance importante: j\u2019ai plutôt écrit qu\u2019«il règne dans les écoles un climat de morosité,! d\u2019insatisfaction et de défaitisme».Ce constat s\u2019appuie sur, le relevé de la littérature de Marie-Claire Carpentier-Roy dans Organisation du travail et santé mentale chez les enseignants du primaire et du secondaire, publié en 1991 par la CEQ, et celui de l\u2019enquête intitulée Vieillissement et condition enseignante et menée en 1991 par Hélène David et Christian Payeur pour le compte ae la CEQ et de l\u2019IRAQ.Mme Carpentier-Roy spécifie que les écrits québécois sur l\u2019épuisement professionnel des enseignants font «écho au climat de morosité et d\u2019essoufflement et à l\u2019insatisfaction au travail des enseignants des niveaux primaire et secondaire».\t, M.Proubc conteste cette affirmation en se référant à la recherche de Michèle Berthelot, Enseigner, qu\u2019en disent les proft, éditée par le Conseil supérieur de l\u2019éducation en 1991.A partir de cette enquête, jean-Pierre Proubc relate que 92% des enseignants du primaire sont satisfaits de leur emploi.Toutefois, il convient d\u2019interpréter ce genre de résultat global avec précaution, rapportent les chercheurs Hélène David et Christian Payeur.«Une évaluation de la satisfaction (globale) au travail peut se réduire à ne mesurer que le besoin et le désir d\u2019aimer son travail (.), la tendance naturelle étant d\u2019affirmer une certaine satisfaction à l\u2019égard de son travail, l\u2019analyse ne se réduit pas à une simple évaluation statistique où la majorité l\u2019emporte.» Mme Carpentier-Roy fait ici une précision pertinente.«Leur démotivation n\u2019est pas reliée à l\u2019acte d\u2019enseigner mais bien aux conditions organisationnelles qui l\u2019encadrent» En d\u2019autres mots, les enseignants sont satisfaits de la relation avec les élèves, mais insatisfaits de leur pouvoir sur l\u2019école.De plus, M.Proubc fait une omission importante, lorsqu\u2019à partir de l\u2019enquête de David et Payeur, il écrit au sujet des professeurs: «Il y a 31% de \u201cfatigués\u201d, mais toujours très engagés.» En effet, il ne cite pas entièrement les auteurs qui ajoutent que le groupe des \u201cfatigués\u201d «(.), se demandent s\u2019ils vont pouvoir encore tenir longtemps».En tenant compte des 19% de «désabusés», déclarés dans cette même étude, la moitié des enseignants vivent avec difficulté «les contraintes du métier»! Puis, M.Proubc déforme à nouveau le texte.J\u2019ai écrit: «les enseignants sont parmi les champions du bum-out» et non «les enseignants sont les champions du bum-out».S\u2019il est un sujet qui fait consensus, c\u2019est bien celui-ci.«Une maladie courante chez le personnel des professions à caractère social, médecins, travailleurs sociaux, enseignants, policier», constatent les professeurs Papalia et Wendkos dans Introduction à la psychologie, publié en 1988.En 1980, le chercheur S.Trup estimait que le stress et le bum-out chez les enseignants américains coûtaient 3,8 milliards de dollars par année.Au Québec, l\u2019enquête de Payeur et David sur les enseignants révèle que «73,9% trouvent leur vie au travail stressante».Une donnée à mettre en parallèle avec l\u2019évaluation de Mme Carpentier-Roy: «(.) on peut se demander comment les enseignantes et les enseignants arrivent encore en 1991 à ne pas être tous en bum-out».Selon M.Proubc, les enseignants sont heureux.Je l\u2019invite à se rendre dans les écoles pour constater de visu l\u2019évaluation de la vaste majorité des chercheurs.L\u2019_ ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Giiles Francoeur (environnement), LouisGuy L'Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Laurent Soumis, Guy Taillefen Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales)-, à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillar-geon, Roland-Yves Carigilan, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: François Brousseau (éditorialiste et responsable), Antoine Char, Jocelyn Coulon, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste); à l\u2019information sportive: Yves d\u2019Avignon; Denise Babin, Rachel Du clos (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lude Pînsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Use Bour-gault, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Christiane Legault, Monique Verreauh (publicitaires); Micheline Turgeon (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Ri edi (contrôleur), Nicole Carmel (coanimatrice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériauh (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire).Manon Blanchette, Monique L\u2019Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida, Rachelle Lederc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aus promotions des abonnements).IA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kïrouac (directeur).LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informatiques et de la production).Johanne Brunet.Danielle Can tara, Sylvain Darcy, Richard DesCotmiers, Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare, Marie-Josée Hudon.Michael Schneider, Marie-France Turgeon (coordonnatrice).Christiane Vaillant Les annonces classées et avis publics: Yves Williams (superviseur), Dominique Charbonnier, Marlène Côté, Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau.Micheline Ruelland.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président).IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (1 ict président et directeur général).I I) K V n I II M K H C II K I) I 2 M A K S I I) 9 I A I.K I.K LE ACTUALITES Agression contre des juifs hassidim à New York New York (AFP) - La police a lancé hier un appel à témoins et proposé une récompense de 1000 dollars pour toute information permettant d\u2019identifier l\u2019homme qui a tiré, hier matin, à New York, sur un mini-bus transportant un groupe d\u2019une quinzaine de jeunes juifs traditionalistes, blessant quatre personnes dont deux grièvement Au cours d\u2019une conférence de presse réunissant les responsables de la police new-yorkaise et les chefs de la communauté hassidim, le maire de New York, Rudolph Giuliani, a indiqué qu\u2019on ignorait toujours les raisons de cette attaque et qu\u2019il n\u2019y avait «pas de preuve, pas d\u2019information» permettant de relier cette agression au massacre de vendredi à Hébron (Israël).Un colon juif originaire de Brooklyn avait tué 52 civils palestiniens dans une mosquée de celte ville.Le détective en chef Joe Borelli a indiqué que, selon les premiers éléments de l\u2019enquête, un seul homme et non pas deux ou quatre comme l\u2019avait indiqué précédemment la police, avait participé à l\u2019attaque.Circulant à bord d\u2019une Chevrolet bleue, il aurait suivi le mini-bus, puis tiré au moins six coups de feu à l\u2019aide d\u2019une arme semi-automatique tirant des balles de 9 millimètres.Cette agression n\u2019a pas été précédée d\u2019une altercation entre les chauffeurs, a indiqué l\u2019enquêteur, qui n\u2019a pas donné le signalement de l\u2019agresseur, estimant que des recoupements supplémentaires étaient nécessaires pour établir le portrait du tireur.Le conducteur du mini-bus avait indiqué qu\u2019il avait déjà été suivi lundi par une Chevrolet bleue deux portes dont il avait relevé l\u2019immatriculation, mais le propriétaire de ce véhicule est hors de cause car il est actuellement à l\u2019étranger, a précisé M.Borelli, soulignant que le véhicule qui a servi hier au tireur avait quatre portes.Le maire de New York a affirmé que cette «affaire serait traitée comme une attaque contre tous les New-Yorkais» et a invité la population à rester calme.L\u2019attaque du mini-bus a eu lieu vers 10h30 locales sur la voie d\u2019accès au pont de Brooklyn, puis sur le pont.Aaron Halberstam, 20 ans, et Nachum Sosonkin, 18 ans, blessés à la tête, étaient toujours hier soir dans un état très grave, selon un porte-parole de l\u2019hôpital Saint-Vincent Les deux autres victimes, Wilhelm Levi, 18 ans, blessé à la fesse, et Yaukov Shapiro, 17 ans, touché superficiellement à la main et à la tête, pourraient quitter rapidement l\u2019hôpital.Ce groupe de juifs hassidim (mot hébreu signifiant «les pieux») venait de visiter, dans un hôpital de Manhattan, le grand rabbin de la secte des Loubavitch, Mena-chem Schneerson, 91 ans, hospitalisé pour une opération de la cataracte.ÉCONOMIE Craintes de l\u2019inflation SUITE DE LA PAGE 1 places financières, effrayés par l\u2019éventualité que des pressions inflationnistes pointent à l\u2019horizon, ont modifié leurs positions en imprimant une baisse de près de 23 points au Dow Jones de New York qui, dans sa chute, a entraîné un recul de 33 points du TSE 300 de la Bourse de Toronto.Parallèlement, une certaine panique s\u2019est emparée des marchés obligataires qui ont fait écho aux craintes inflationnistes en enregistrant toute une sériç de hausses.De fait, l\u2019écart entre les bons à trois mois des Etats-Unis et du Canada s\u2019est réduit à 34 centièmes seulement Assez étonnamment la Banque du Canada a majoré son taux d\u2019escompte d\u2019un centième seulement pour le fixer ainsi à 4,11%.Selon les économistes interrogés,, les chiffres publiés simultanément par le Canada et les Etats-Unis indiquent que s\u2019il y a effectivement des risques de surchauffe au sud du 45ème parallèle, ce n\u2019est pas du tout le cas de ce côté-ci de la frontière.Pour un, M.Gilles Soucy, économiste en chef du Mouvement Desjardins, a noté que l\u2019éventail de données fourni dans la matinée d\u2019hier révèlent que «si l\u2019économie canadienne est sur le bonne voie, ce n\u2019est pas cette année qu\u2019elle s\u2019envolera.» Selon ce spécialiste, on peut s\u2019attendre à une progression de 3,5% du PIB cette année.A l\u2019appui de son constat, M.Soucy a souligné qu\u2019enco-re une fois c\u2019est le secteur dit des exportations, soit un gecteur très dépendant du rythme économique des Etats-Unis, qui a le plus contribué à la poussée de fièvre enregistrée récemment.Pendant ce temps, les consommateurs continuaient à faire preuve, mais dans une proportion moins forte que lors des trimestres antérieurs, d\u2019une certaine timidité dans leurs achats.Objets de bien des convoitises, les consommateurs SHEFFORD SUITE DE LA PAGE 1 voit quant à lui le vent tourner en sa faveur.«On doit constater que depuis une semaine ou duc jours, il y a quand même un mouvement qui s\u2019est dessiné, dit-il hier.On doit voir dans Shefford l\u2019addition de tous ces mouvements dans le sens qui nous favorise».M.Johnson reste cependant vague sur à la possibilité d\u2019élections générales en juin.A Rimouski hier, il a rappelé que le gouvernement désire d\u2019abord reprendre les travaux parlementaires et déposer son budget avant de prendre une décision à ce sujet.Selon M.Johnson, le candidat Brodeur a fait campagne sur les thèmes mis de l\u2019avant par le parti: l\u2019emploi, l\u2019esprit de décision, les solutions concrètes.Tandis que «M.Nicolet traînait les enjeux de la grandeur du Québec.Il était une vedette pour la souveraineté.Ça, ça peut avoir joué; je peux pas croire», dit-il, en minimisant l\u2019importance du fait que le notaire Brodeur était vu comme «le gars du comté».Le directeur général du Parti libéral, M.Stéphane Bertrand, estime que le message du gouvernement Johnson commence à percer dans la population.Shefford le confirme et «va créer un momentum» en faveur du parti, à son avis, après le sondage CROP de la semaine dernière qui mettait les deux partis coude à coude dans les intentions de vote, sondage qui indiquait toutefois 33% d\u2019indécis.Le conseiller principal de M.Parizeau, Jean Royer, récuse cette théorie.S\u2019il y avait une vague, elle aurait eu un effet dans Bonaventure, que le Parti québécois a remporté par 2500 voix de majorité, à peine une semaine avant le scrutin dans Shefford.En outre, indique M.Voyer, les électeurs de Shefford ont régulièrement voté à l\u2019encontre des vagues qui transcendaient le Québec.Ils ont élu un unioniste quand Jean Lesage a pris le pouvoir en 1960 avec l\u2019équipe du tonnerre, un unioniste en 1970 quand Robert Bourassa a été élu en promettant 100 000 emplois, ils ont élu un libéral en 1976 quand René Lévesque l\u2019a emporté, et un péquiste en 1985 quand les libéraux sont revenus aux commandes.De là à conclure que l\u2019élection d\u2019un libéral dans Shefford annonce une vague péquiste aux élections générales, il y a un pas, que M.Royer aimerait bien que vous franchissiez à sa place.Le conseiller ne veut pas en dire plus, parce qu\u2019«après une dégelée pareille, il faut avoir l\u2019humilité de se taire».Le parti va examiner tout ce qui s\u2019est produit, «depuis la convention jusqu\u2019au jour J».Il n\u2019empêche qu\u2019au lendemain de cette défaite crève-cœur, les députés péquistes Jean Garon et Francis Dufour ont mis en doute, hier, la stratégie de Jacques Parizeau d\u2019y avoir parachuté le candidat Roger Nicolet, y voyant une explication à cette dégelée, le libéral Bernard Brodeur l'ayant emporté par 4000 voix de majorité.L'appui de M.Parizeau à M.Nicolet avait provoqué un ont dépensé davantage au cours du dernier trimestre alors que leurs revenus étaient en baisse.De fait, il ne fait aucun doute que ces consommateurs, de préciser M.Denis Boudreau, économiste au sein de Statistique Canada, ont puisé dans leur épargne.Selon les calculs effectués par cet expert, le taux d\u2019épargne des Canadiens s\u2019est établi à 8.9%, soit le niveau le plus faible depuis la fin de J989.Economiste à la CIBC, M.Ed Heese a noté à cet égard que le regain d\u2019énergie manifesté par les consommateurs au Canada, si faible fut-il, a favorisé une progression des importations.En combinant cette variable à celles fournies par Statistique Canada, M.Heese a estimé qu\u2019il fallait s\u2019attendre à des hausses des taux d\u2019intérêt d\u2019ici la fin de l\u2019année.Chose certaine, nous sommes actuellement au creux des baisses.De quelle nature seront ces augmentations?Légères.Peu prononcées.C\u2019est du moins la conviction de M.Heese comme de son confrère de la Banque Royale M.Benoît Durocher.Selon les commentaires de ces spécialistes, les augmentations attendues des taux d\u2019intérêt seront peu marquées pour la bonne et simple raison que l\u2019économie canadienne est loin d\u2019être surchauffée.S\u2019il en est ainsi, selon M.Durocher, c\u2019est qu\u2019entre les investissements majeurs en machines-outils et l\u2019extrême faiblesse des majorations salariales qui découlent du fort taux de chômage sévissant au pays, l\u2019économie canadienne a continué à améliorer sa position concurrentielle par rapport aux autres puissances économiques.Qui plus est, la capacité de production étant loin de fontionner à plein régime, les pressions inflationnistes, si pressions il y a, seront réservées.Et comme l\u2019inflation, d\u2019après l\u2019indice du PIB, a été de 1,3%, on bénéficie d\u2019une marge de manœuvre assez confortable avant qu\u2019on se remette à étrangler le crédit.Un momentum.» froid au sein même de l\u2019association péquiste locale.Tout au long de la campagne, les libéraux ont joué sur cette corde.Le vice-président du parti, M.Bernard Landry, met toutefois en garde contre les conclusions «simplistes» de cette sorte.M.Landry fait remarquer que, dans l\u2019histoire politique du Québec, des «parachutistes» ont connu de longues carrières: à commencer par Robert Bourassa, un parachuté qui fut premier ministre pendant 14 ans, «pendant trop longtemps», dit M.Landry.Et Daniel Johnson: «Où habitait-il, quelle était sa relation avec Vau-dreuil-Soulanges avant d\u2019y être élu?» demande le numéro 2 du Parti québécois.M.Landry lance à ses collègues un appel à «la solidarité dans la défaite, comme on était solidaire dans la victoire» à l\u2019élection complémentaire dans Bonaventure.Il voit dans cette défaite une leçon constructive: ceux qui ont pris pour acquis la victoire péquiste constatent que rien n\u2019est acquis et qu\u2019une élection se gagne.«Ce sera une occasion de faire une analyse en profondeur de nos stratégies et de réorienter nos tactiques», dit-il.Sans remettre en question comme telle la stratégie du chef du PQ en faveur de candidatures prestigieuses (comme Jean Rochon dans Charlesbourg ou Diane Lavallée dans Jean-Talon), le député de Lévis Jean Garon n\u2019en pense pas moins que les électeurs vont préférer à l\u2019avenir des candidats provenant de chez eux.»Les citoyens ne savent plus où va la politique aujourd\u2019hui, dit-il.Il y a beaucoup d\u2019interrogations sur la politique elle-même et les gens vont agir localement et appuyer des candidats en qui ils ont pleine confiance.Je pense que trop souvent, on dit à des gens: «il est bon parce qu\u2019il va être ministre».En autant que je suis concerné, c\u2019est de la bullshit», dit-il.Son collègue de Jonquière, Francis Dufour, convient que M.Nicolet est «un homme de prestige», dit-il.«Mais a-t-il l\u2019expérience politique provinciale?Il est très connu dans son milieu municipal, mais ici?Si seulement il avait été maire de Granby, au lieu d\u2019une petite localité comme Austin, ça aurait fait toute la différence au monde».Quant au candidat Nicolet, il est loin d\u2019être certain d\u2019être sur les rangs pour le PQ aux élections générales.«C\u2019est une réflexion qui demeure à faire», dit-il hier, l\u2019air amer après ses «premières armes dans un métier complexe».M.Roger Nicolet, maire d\u2019Austin dans le comté voisin, et président de l\u2019Union des municipalités régionales de comté, dit avoir tenté de «placer l\u2019élection complémentaire dans une séquence à l\u2019échelle nationale».Il voulait placer le débat autour d\u2019enjeux nationaux, dit-il, afin de «passer au-dela du concours de beauté entre candidats».Sans blâmer qui que ce soit, il note que le PQ a peut-être mis beaucoup d'emphase dans Bonaventure, et « peut-être considéré Shefford comme un terrain déjà acquis».\t(Avec la Presse canadienne) Formation professionnelle Entente fédérale-provinciale sur le guichet unique PRESSE CANADIENNE Toronto \u2014 Déblocage important dans le dossier de la formation professionnelle: le gouvernement fédéral et la majorité des provinces se sont entendues hier sur la nécessité d\u2019avoir un «guichet unique» dans la livraison des services.Il s\u2019agit en quelque sorte d\u2019une victoire pour le Québec qui préconise cette approche depuis près de trois ans.Mais cette victoire ne signifie nullement que le Québec aura la pleine compétence dans ce dossier.Hier, à l\u2019issue d\u2019une rencontre fédérale-provinciale qui avait lieu à Toronto, le ministre fédéral du développement des Ressources humaines Torn Axworthy a indiqué qu\u2019Ottawa et les provinces s\u2019étaient engagées à éliminer le gaspillage, réduire les coûts administratifs et améliorer les services à la clientèle dans le domaine de la formation professionnelle.De plus, six provinces sur dix se sont ralliées à la solution québécoise du guichet upique: l\u2019Alberta, l\u2019Ontario, la Saskatchewan, la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick et bien sûr, le Québec.Cette approche sentira mieux les bénéficiaires, a dit le ministre Axworthy.«Si vous cherchez de l\u2019aide pour avoir du travail, plutôt que d\u2019aller à cinq ou six endroits, vous irez à un endroit et vous aurez accès tant aux services du gouvernement fédéral qu\u2019aux services de votre gouvernement provincial», a-t-il expliqué.Ottawa entamera donc bientôt des négociations avec ZLATA SUITE DE LA PAGE 1 sur ces deux continents.Pourtant, sa célébrité toute neuve ne lui monte pas à la tête.Le regard clair et direct, elle dit avec simplicité: «Bien sûr, j\u2019aurais mieux aimé devenir célèbre pour d\u2019autres raisons que la guerre.Mais je n\u2019ai pas le choix.Quand nous sommes partis de Sarajevo, les gens venus nous saluer avaient fait une pancarte qui disait Ne les laissez pas nous oublier.Maintenant que nous avons eu la chance de sortir de Sarajevo, je dois continuer à aider les gens de là-bas, en parlant d\u2019eux, partout dans le monde.» Arrivée lundi soir à Montréal avec ses parents, Zlata Filipovic partira dimanche pour New York, Washington, Chicago et Los Angeles, avant de rentrer à Paris, où elle vit à présent, pour reprendre une vie un peu plus normale, retourner à l\u2019école par exemple.Mais elle a bien conscience d\u2019être une réfugiée, dans une situation précaire et transitoire.La chance d\u2019avoir pu sortir de Sarajevo, elle ne peut la savourer pleinement.Elle sait qu\u2019une vie véritablement normale ne reprendra pas tant que la guerre n\u2019aura pas cessé en Bosnie et tant que les réfugiés ne pourront pas rentrer chez eux.Dans sa vie aujourd\u2019hui, il y a des choses primordiales: la solidarité avec les parents, les amis, restés à Sarajevo.Quand c\u2019est possible, elle leur fait parvenir du courrier, des petits colis.Très important aussi est pour elle le contact avec les autres réfugiés bosniaques.Quand le gouvernement français leur a offert, à elle et à ses parents, une semaine au ski dans les Alpes italiennes, ils ont préféré aller en Slovénie rencontrer des connaissances et des amis de Sarajevo, réfugiés à Ljubljana.«On a parlé pendant des heures et des heures, tous les soirs, jusqu\u2019au petit matin.On parlait de ceux qui sont restés derrière, des bonnes et des mauvaises choses de les provinces désireuses de conclure des ententes bilatérales sur la formation professionnelle.Pour sa part, le ministre québécois de l\u2019Emploi Serge Marcil a dit souhaiter la conclusion d\u2019une entente «le plus rapidement possible».Au Québec, l\u2019entente fédérale-provinciale sur la formation de la main-d\u2019oeuvre est échue depuis avril 1993.On ne sait pas, cependant, si le Québec aura la maîtrise d\u2019oeuvre dans ce dossier.Depuis plusieurs années, le Québec réclame la pleine compétence constitutionnelle en matière de formation professionnelle afin, entre autres, d\u2019éliminer les dédoublements et le fouillis dans les programmes, lesquels, selon les chiffres de la Société québécoise de développement de la main-d\u2019oeuvre, coûtent 200 millions^ aux contribuables québécois.Le Québec a failli obtenir cette compétence dans le cadre de l\u2019entente constitutionnelle de Charlottetown, mais l\u2019entente a été rejetée par référendum en octobre 1992.\t,\t.\t.Depuis cet échec, le gouvernement québécois réclame une entente administrative en vertu de laquelle il pourra au moins recevoir les fonds d\u2019Ottawa et gérer, via la Société québécoise de développement de la main-d\u2019oeuvre créée à cet effet en 1992, tous les projets de formation professionnelle sur son territoire.\t! L\u2019an dernier, en campagne électorale, la première ministre Kim Campbell avait offert au Québec une entente de principe que son homologue Robert Bourassa avait acceptée.Solidarité la guerre», dit-elle.Les bonnes choses?«Oui.Les bonnes choses.Comme par exemple le fait que la guerre nous rapprochait les uns des autres.Des voisins que nous ne connaissions pas auparavant.Des gens du quartier avec qui nous passions des heures à parler dans notre cuisine.» Dans cette cuisine, à Sarajevo, il y avait aussi une cage avec Cicko, le canari.Elle l\u2019évoque encore aujourd\u2019hui cet oiseau dont la mort lui a fait tant de peine, «peut-être parce que c\u2019était la guerre, parce qu\u2019il était là avec noüs tous quand on se réunissait dans la cuisine.Sans la guerre, j\u2019aurai moins pleuré la mort d\u2019un canari.» Avec ses parents, grâce à des organismes d\u2019aide aux réfugiés, elle tente de retrouver des gens qu\u2019ellë a connus à Sarajevo et dont elle a perdu la trace dans la confùsion des évacuations.Et si la guerre devait durer encore longtemps, un;an encore, ou plus?«Je ne peux pas croire que la guerre va durer encore longtemps.Il faut que l\u2019on garde espoir.» Zlata Filipovic et ses parents suivent de près les développements de la guerre en Bosnie, dans les journaux, à la télévision.Avec toujours une pointe de méfiance quand les choses ont l\u2019air de vouloir s\u2019arranger: «On espère toujours que la fin de la guerre approche.Mais on a été si souvent déçu.On a en a vu tellement, des résolutions, des plans de paix, des cessez-le-feu qui n\u2019ont pas tenu.» ! j Aujourd\u2019hui, Zlata Filipovic ne tient plus son journal intime.Elle n\u2019a pas le temps.Comme elle n\u2019a plus guère, de temps à consacrer à ses deux passions, la lecture et le piano.\t#\t(\t, Même quand on ne passe plus ses journées sous la menace constante des obus, il n\u2019est pas facile de retrouver la joie de vivre.Zlata Filipovic le sait Dans sa voue, la tristesse est grande, à peine démentie de temp^,en temps par un lumineux sourire.CANADIENS Préserver le cessez-le-feu SUITE DE LA PAGE 1 Selon des sources contactées par LE DEVOIR, plus de 2000 soldats provenant de ces quatre pays quitteraient le sud de la Croatie dans quelques jours pour occuper de nouvelles positions, principalement en Bosnie centrale et dans la région de Mostar.Le chef de l\u2019état-major des Forces armées canadiennes, le général John de Chastelain, est présentement en ex-Yougoslavie pour régler les derniers détails du transfert des troupes canadiennes.Il rencontre aujourd\u2019hui à Zagreb les autorités de la Force de protection des Nations unies (FORPRONU).Présentement, le Canada maintient 1100 soldats en Croatie et 800 en Bosnie dans le cadre des activités de la Force de protection des Nations unies (FORPRONU).C\u2019est en avril 1992 que l\u2019ONU a créé la FORPRONU.Actuellement, quelque 29 000 Casques bleus sont déployés en Croatie, en Bosnie et en Macédoine.Depuis plusieurs semaines, les dirigeants de l\u2019ONU sont à la recherche de milliers de Casques bleus pour préserver les fragiles cessez-le-feu à Sarajevo et en Bosr nie centrale.Encore lundi, le représentant spécial de l\u2019ONU en ex-Yougoslavie avait lancé un appel urgent pour l\u2019envoi de renforts de Casques bleus en Bosnie pour mettre fin «à la tragédie» de Mostar où quelque 50 000 Musulmans «vivent comme des rats» dans les sous-sols de maisons.Les plans de l\u2019ONU pour neutraliser les armes lourdes autour de Sarajevo et faire respecter un accord de cessez-le-feu entre Croates et Musulmans en Bosnie centrale nécessiteraient le déploiement de 1600 et de 5000 Casques bleus dans ces deux régions.De plus, la FORPRONU attend toujours quelques milliers d\u2019autres soldats pour protéger quatre des six zones de sécurité décrétées par l\u2019ONU en jnai 1993: Zepa, Goradze, Srebrenica et Zepce.A New York, au bureau des opérations du maintien de la paix, un officier supérieur a souligné que la FORPRONU avait besoin de soldats bien entraînés et qui peuvent se déployer en quelques jours à cause de l\u2019urgence de la situation.Toutefois, l\u2019ONU a reçu des offres qu\u2019elle juge insuffisantes ou politiquement inacceptables.Ainsi, des pays membres de l'Organisation de la Conférence islamique ont offert, a plusieurs reprises de- puis un an, l\u2019envoi de 18 000 soldats popr renforcer les troupes de la FORPRONU en Bosnie.A lui seul, l\u2019Iran propose 10 000 soldats immédiatement La semaine dernière, la Turquie a proposé d\u2019en faire autant.L\u2019ONU a rejeté ces offres en soulignant qu\u2019il y avait déjà des sojdats de trois pays musulmans dans la région: Jordanie, Egypte et Malaisie.De plus, l\u2019ONU invoque des raisons historiques et politiques pour refuser un accroissement des contingents de soldats musulmans.Pendant quatre siècle les Balkans ont été occupés par l\u2019Empire ottoman et les Serbes, une des parties au ! conflit refusent le déploiement de musulmans.Mercredi dernier, M.Boutros-Ghali a reçu les repré- ; sentants à l\u2019ONU de 10 pays musulmans et leur a deman- j dé de penser davantage à la reconstruction de la Bosnie et à la création d\u2019un fonds spécial à cet effet.Au bureau des opérations de maintien de la paix, un officier supérieur a souligné que la situation est urgente.«Une relative accalmie règne en ce moment dans l\u2019ensemble de la Bosnie, dit-il.Or, c\u2019est précisément à ce moment-là que l\u2019ONU doit envoyer des Casques bleus pour s\u2019assurer que les combats ne reprennent pas.C\u2019est un principe élémentaire du maintien de la paix».«L\u2019accord signé entre Croates et Musulmans dans la région de Mostar nécessite l\u2019interposition de soldats de la FORPRONU et le retrait des armes lourdes des belligérants avant le 7 mars, dit-il.Mais nous n\u2019avons pas encore un seul soldat à déployer».Les pays occidentaux déjà représentés en Bosnie -France, Grande-Bretagne, Canada, Espagne, Suède, Pays-Bas - ont informé l\u2019ONU qu\u2019ils n\u2019étaient plus en mesure d\u2019envoyer de nouveaux contingents en Bosnie.A l\u2019ONU comme aux Affaires extérieures, on souligne que pour contourner l'offre des pays musulmans et tenir compte de l\u2019urgence de la situation sur le terrain, les planificateurs militaires des Nations unies ont suggéré que les pays qui avaient des troupes en Croatie les redéploient en Bosnie.Ainsi, des troupes françaises, canadiennes, danoises et tchèques pourraient être envoyées en Bosnie.Ces troupes, qui dégarniraient les zones de paix dans le sud de la Croatie, seraient remplacées progressivement par des soldats d\u2019autres pays qui n\u2019ont pas besoin de matériel lourd pour effectuer leur mission dans ce pays où un cessez-le-feu entre Croates et Serbes tient depuis deux ans.LE DEVOIR li$ BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 RENSEIGNEMENTS\t(514(9*5 3333 ADMINISTRATION\t(S14) 9SS-3333 AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMERO SANS TRAIS ($14) 91$ 3344 ($14)91$ 3344 ($14) 9»S 3399 1 B00 313 030$ \u2022 Extérieur (sans frais) * 1 -8 0 0 - 4 6 3-7 5 5 9 DU LUNDI AU VENDREDI A DE 7H30 A 16H30 2050.RUE DE BIEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS Us iiiIiii II llllllm iiiiiils SMI uliklei h*' Il unit» 4t kinta fff (mM H pm In Ahum's nitMi Montréal\t(514)985-3355 HR 1er that Ie Vf tarai üDURIlEVrUR^MI f/i *V- (fleur funoToe^ i mJ IpVm St |*gre*L Fjtvn de pabMfca \u2014 Fjorefi^reme* noI bor^ M2 tur* ror SbbïIJamor*.Moatrvul l'Agm IVe
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