Le devoir, 2 mars 1994, Page(s) complémentaire(s)
[" DEVOIR Vol.L X X X V N o 5 () M O N T R E A I.1.E M E R (' R ED! 2 M A R S !» !» i> r> T I\u2019 s T v y T o r o ii l « S f» o PERSPECTIVES La revanche des «locaux» Dans Shefford, le parachute cachait une étoile filante.Gilles Lesage n n\u2019a plus les forteresses qu\u2019on avait au ^Québec.Un lundi, c\u2019est le château fort libéral de Bonaventure qui tombe aux mains Fde l\u2019ennemi péquiste.La semaine suivante, c\u2019est le fief péquiste de Shefford qui passe au parti gouvernemental.Du rouge au bleu dans un cas, du bleu au rouge dans l\u2019autre.Renversement total à quelques semaines, quelques mois tout au plus, d\u2019élections cruciales.Nous aurons, une fois de plus, une vraie campagne électorale.Et c\u2019est tant mieux.Après la perte humiliante du comté de M.Levesque, les libéraux avaient besoin de solide réconfort.Il est venu coup sur coup, d\u2019abord avec un sondage les plaçant légèrement en avance sur le PQ - avec un bon tiers d\u2019indécis, toutefois - et surtout avec la victoire triomphale du petit gars du coin dans Shefford.Comme Marcel Brodeur a surtout fait campagne sur son enracinement et sur des enjeux locaux - les emplois, le zoo et le Palais de justice de Granby - ce serait donc que le message de Daniel Johnson commence à porter finit, comme il le prétend?Chose certaine, il ne fiit pas beaucoup question de Constitution et de référendum daijs le porte-à-porte libéral.A l\u2019inverse, sous la férule et la bénédiction de son chef, le Parti québécois a tout misé sur un «gros nom», une vedette, un personnage important et bien connu, mais qui avait un défaut majeur: Roger Nicolet n\u2019est pas du comté, mais du voisin, au surplus, du village cossu d\u2019Austin, dans l\u2019ombre magnifique de Saint-Be-noît-du-Lac.Entre la vedette ministrabîe d\u2019un éventuel gouvernement péquiste et le notaire-gentleman farmer du coin de la rue, les gens de Shefford ont préféré ce lui qui ressemblait le plus à leur ancien député, Roger Paré.Sans grand enthousiasme, toutefois, à peine la moitié des électeurs se prévalant de leur droit de vote.Les deux grands partis en lice ayant eu droit à leur dégelée, chacun a des leçons à tirer de ces préliminaires électoraux.Il y a toutefois un enseignement qui me semble valable pour les deux.C\u2019est que, quand ils peuvent exercer leur choix, les électeurs aiment de moins en moins se les faire dicter ou imposer par des bonzes ou un appareil, encore moins par quelqu\u2019un qui leur semble guidé par l\u2019opportunisme plutôt que par des convictions profondes.Bien des ténors politiques ont tenté de vendre l\u2019entente de Charlottetown; les Québécois ont résisté et dit un NON retentissant.Dans Bonaventure, le PLQ a choisi une adjointe de M.Levesque, issue donc de l\u2019appareil partisan.Mais les citoyens lui ont tourné le dos et élu celui qui prenait en fait le relais de l\u2019aimable doyen.Même phénomène dans Shefford, où le parachute de la vedette n\u2019est pas venu à bout de l\u2019indifférence populaire.Soporifique, la greffe a raté.C\u2019est en quelque sorte la revanche de la base, des locaux, sur les imposés et les étoiles filantes.Sans grand risque, il est vrai, les deux élections partielles ne mettant pas le gouvernement dans l\u2019embarras.Mais sa victoire dans Shefford lui donne le second souffle, le dynamisme et l\u2019énergie dont il avait besoin pour faire face à la haute mer.Quant à M.Parizeau, qui se voit déjà, et facilement, en haut de l\u2019affiche, la perte de Shefford et de M.Nicolet lui rappelle fort à propos que la luttç qui s\u2019amorce sera rude et que rien n\u2019est gagné.A cet égard, on peut d\u2019ailleurs se demander si son évocation récente d\u2019un référendum tenu aussitôt après son élection comme premier ministre n\u2019a pas nui terriblement aux chances de son parachuté.Pas plus que les autres Québécois, les électeurs de Shefford ne veulent se faire piéger.Ils l\u2019ont dit haut et fort au président péquiste, d\u2019abord en ne se rendant même pas voter.Cette abstention des sympathisants péquistes est terriblement éloquente.On l\u2019a bien vu aussi avec l\u2019élection de 54 députés du Bloc québécois à Ottawa, en octobre, le vent du changement souffle fort au Québec.Mais il est plus volatile qu\u2019il n\u2019y paraît en surface et réserve des surprises désagréables aux zélotes pour qui l\u2019affaire est entendue et le pays à portée de voix et de main, pour le 24 juin 1995.Se pourrait-il qu\u2019ayant manifesté leur vif mécontentement et leurs aspirations profondes en faisant confiance à Lucien Bouchard et à ses ouailles, les Québécois ne se sentent pas obligés de mettre tous leurs œufs dans le même panier?Shefford a pu servir de compensation et d\u2019avertissement en ce sens.Ambivalence et contrepoids?Et pourquoi pas, ne fut-ce que pour se moquer, avec gros bon sens, des certitudes tonitruantes?Chose certaine, avant de rêver de la République lau-rentienne chaque matin, les chômeurs pensent au pain et au beurre pour la famille, les malades s\u2019inquiètent de savoir s\u2019ils auront droit, demain, aux soins dont ils ont besoin, les jeunes scrutent les nuages sur leur tête.Les partielles ne sont que cela et ne présument pas de l\u2019issue des prochaines générales.Sauf que personne ne peut partir pour la gloire.Ni le gouvernement, qui reste usé, vieilli et fatigué, ni le PQ, qui a encore des croûtes à manger et des preuves à faire avant de gagner l\u2019adhésion nécessaire de la majorité des Québécois pour couronner le président Parizeau.Et tant mieux si la remontée libérale incite M.Johnson à profiter de la revanche des «locaux» pour affronter dès juin les étoiles filantes souverainistes! La lutte qui s\u2019amorce sera rude et rien n\u2019est gagné d\u2019avance \t1 N\tD E X\t\t Les Actualités.A2\t\tIdées \t\t.A9\t Agenda culturel .K6\t\tDécouvertes.\t.Bl\t\u2022\t( (q.lissées\t\tB1\tLe Monde\t\t.A7\t Avis publics.\t.A6\tMontréal\t\t.A3\tMétéo Culture\t\t,.B8\tMots croisés.\t.B4\tCiel variable Économie\t\t,.B2\tPolitique\t\t,.A6\tMax.-6 Éditorial\t\t\t.48\tLes Sports\t\t.B5\tDétails en B4 POLITIQUE Mulroney prêt pour la bataille référendaire PAGE A 6 QUÉBEC Des Médiévales fort rentables PAGE A 4 De l\u2019or dans ses bagages o 0 O'*'' O 'M?¦J *»* »»»»***»«****,%» «WM************ ¦¦¦ * y * » « * ; ?s >»##»*» * ¥ * * r * a ¥ ¥ h:::** * * * * > * : : a< ¥ m ¥ ¥ \u2022 * W \u201e\t- M * I * * i » .* .» *»?! \u2022*!**:! * i * J , V « * * * ; » > : * * s : ; *\t* * r Z *\t» » « a /)\\î V\\i I PHOTO JACQUES GRENIER MYRIAM BEDARD est rentrée de Lillehammer hier après-midi avec des bagages un peu plus riches et plus lourds qu\u2019à son départ.À l\u2019aéroport de Mirabel, elle a déclaré deux médailles d\u2019or.Tous les médias l\u2019attendaient ainsi qu\u2019un groupe de quelques centaines de fans.Mais c\u2019est sa ville d\u2019origine, Loretteville, qui lui a réservé hier soir une réception digne de ses exploits: environ 6000 personnes l\u2019ont acclamée.Nos informations en page A 2.Une guerre contre les enfants A 13 ans, Zlata a déjà connu deux ans de guerre à Sarajevo:«Moi, dit-elle, je ne suis plus une enfant» Le 15 décembre dernier nous étions le premier organe de presse en Amérique du Nord à parler du Journal de Zlata, qui venait d\u2019être publié en France.Depuis, ce journal intime d\u2019une enfant de Sarajevo, écrit de 1991 à 1993, a été traduit en plusieurs langues et son auteur, Zlata Filipovic, est devenu célèbre.Nous l\u2019avons rencontrée hier à son passage à Montréal.SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Quand on a 13 ans et qu\u2019on a vécu deux ans de guerre, on n\u2019est plus une enfant.C\u2019est Zlata Filipovic, la jeune Bosniaque de Sarajevo, dont le journal intime publié l\u2019année dernière a fait le tour du monde, qui le dit «La guerre en Bosnie, c\u2019est une guerre contre les enfants.Moi je ne suis plus une enfant» Depuis qu\u2019elle a pu quitter, avec ses parents, sa ville assiégée, en décembre, Zlata Filipovic vit entre deux valises, d\u2019une tournée de promotion à l\u2019autre, à Londres, en Italie, à Montréal cette semaine, et aux Etats-Unis la semaine prochaine.Chaque fois, elle se fixe le même objectif: parler de son livre, mais surtout parler de la Bosnie, de la guerre, et faire en sorte que l\u2019on n\u2019oublie pas les gens de Sarajevo.Quand elle rencontre des jeunes de son âge, elle mesure la distance qui les sépare: «Ce que je fais, c\u2019est un travail d\u2019adulte.Je m\u2019adresse à des adultes.Pendant la guerre, mes préoccupations étaient les mêmes que celles de mes parents: trouver de l\u2019eau, de la nourriture, me demander quand on allait avoir de l\u2019électricité, me débrouiller.Je n\u2019avais pas des préoccupations d\u2019enfant.Dans la guerre, on grandit vite.» On a vu la photo de Zlata Filipovic à la «une» de plusieurs magazines européens ei américains.Son histoire.le récit de sa vie quotidienne à Sarajevo ont touché et ému des lecteurs VOIR PAGE A 10: ZLATA ?S Ér DÉCOUVERTES Un monde sous influenza PAGE B 1 Canadiens au front Les Casques bleus du 22e en Croatie vont partir pour la Bosnie JOCELYN COULON LE DEVOIR Un bataillon complet de soldats Canadiens sera lrè$ bientôt déplacé dans les zones de guerre de Sarajevo et de Bosnie centrale, afin de protéger le fragile cessez-le-feu qui s\u2019y est établi.Selon des sources aux Nations unies, à New York, et aux Affaires extérieures, à Ottawa, les 750 soldats du 1er bataillon du 22e Régiment de Valcartier, présentement stationnés à Gracac, dans le sud de la Croatie, monteront au front dans le cadre d\u2019un vaste redéploiement des troupes de l\u2019ONU en ex-Yougoslavie.Le Canada répond ainsi aux appels croissants du secrétaire général de l\u2019ONU, Boutros Boulros-Ghali, et de ses représentants en Bosnie, pour l\u2019envoi rapide de renforts dans le but de consolider le cessez-le-feu à Sarajevo et à Mostar et de surveiller la distribution de l\u2019aide humanitaire.Incapable de trouver de nouvelles troupes fraîches, l\u2019ONU a demandé à plusieurs pays qui ont des Casques bleus dans le sud de la Croatie \u2014 Danemark, France, Canada et République tchèque \u2014 de les redéployer dims la république bosniaque.VOIR PAGE A 10: CANADIENS Uéconomie affiche une forte vitalité Mais les financiers craignent déjà l'inflation et les marchés réagissent mal SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR La grande vitalité affichée par l\u2019économie américaine au cours du dernier trimestre 1993 a eu un effet notable sur l\u2019activité économique canadienne qui s\u2019est traduit par une progression assez prononcée de 3,8% du PIB.De fait, les analystes de Statistique Canada ont calculé que le PIB pour l\u2019année 1993 a augmenté de 2,4% sur l\u2019exercice antérieur.Autrement dit, le rythme adopté au cours des derniers mois par l\u2019activité économique du pays fut identique à celui observé juste avant que la récession ne commence sa saignée en 1990.Si les nouvelles communiquées par Statistique Canada et son pendant américain ont réjoui un certain nombre d\u2019agents économiques, elle a eu par contre un effet analogue à celui de la douche froide sur les acteurs financiers.Dans la foulée de l\u2019annonce que le PIB des Etats-Unis avait enregistré un bond record de 7,5% au cours des dix derniers années, les intermédiaires évoluant sur les VOIR PAGE A 10: ÉCONOMIE Après l\u2019élection de Shefford Pour qui tourne le vent?Pour nous, dit Johnson; pas si simple, répond le PQ MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Après une victoire inattendue à l\u2019élection complémentaire de Shefford, le premier ministre Daniel Johnson voit le vent tourner en sa faveur, une thèse que récusent les péquistes, qui trouvent déjà des explications à ce revers crève-cœur.Des députés croient que le parachutage du candidat-vedette Roger Nicolet fut une erreur et explique la défaite.Tandis que les stratèges admettent qu\u2019ils n\u2019ont peut-être pas su vendre ce candidat, dont la personnalité tranche avec celle de l\u2019ex-député Roger Paré.Ces stratèges montrent du doijgt le taux de participation au vote: à peine 50%.Les péquistes n\u2019ont pas voté: est-ce à cause des vacances scolaires, ou parce qu\u2019ils attendent le vrai scrutin, qui boutera dehors le gouvernement libéral?Tandis que les péquistes cherchent des explications savantes à ce revers, le premier ministre Daniel Johnson VOIR PAGE A 10: SHEFFORD 1 I « I, K I) K V 0 I H .I, K M K K C K K 1) I 2 M A K S I HIM v/ A 10 LE ACTUALITES Entente fédérale-provinciale sur une forme de guichet unique en main d\u2019oeuvre PRESSE CANADIENNE Toronto \u2014 Déblocage important dans le dossier de la formation professionnelle: le gouvernement fédéral et la majorité des provinces se sont entendues hier sur la nécessité d\u2019avoir un «guichet unique» dans la livraison des services.11 s\u2019agit en quelque sorte d\u2019une victoire pour le Québec qui préconise cette approche depuis près de trois ans.Mais cette victoire ne signifie nullement que le Québec aura la pleine compétence dans ce dossier.Hier, à l\u2019issue d\u2019une rencontre fédérale-provinciale qui avait lieu à Toronto, le ministre fédéral du développement des Ressources humaines Tom Axworthy a indiqué qu\u2019Ottawa et les provinces s\u2019étaient engagées à éliminer le gaspillage, réduire les coûts administratifs et améliorer les services à la clientèle dans le domaine de la formation professionnelle.De plus, six provinces sur dix se sont ralliées à la solution québécoise du guichet uplque: l\u2019Alberta, l\u2019Ontario, la Saskatchewan, la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick et bien sûr, le Québec.Cette approche servira mieux les bénéficiaires, a dit le ministre Axworthy.«Si vous cherchez de l\u2019aide pour avoir du travail, plutôt que d\u2019aller à cinq ou six endroits, vous irez à un endroit et vous aurez accès tant aux services du gouvernement fédéral qu\u2019aux services de votre gouvernement provin- cial», a-t-il expliqué.Ottawa entamera donc bientôt des négociations avec les provinces désireuses de conclure des ententes bilatérales sur la formation professionnelle.Pour sa part, le ministre québécois de l\u2019Emploi Serge Mardi a dit souhaiter la conclusion d\u2019une entente «le plus rapidement possible».Au Québec, l\u2019entente fédérale-provinciale sur la formation de la main-d\u2019oeuvre est échue depuis avril 1993.On ne sait pas, cependant, si le Québec aura la maîtrise d\u2019oeuvre dans ce dossier.Depuis plusieurs années, le Québec réclame la pleine compétence constitutionnelle en matière de formation Erofessionnelle afin, entre autres, d\u2019éliminer les dédou-iements et ie fouillis dans les programmes, lesquels, selon les chiffres de la Société québécoise de développement de la main-d\u2019oeuvre, coûtent 200 millions$ aux contribuables québécois.Le Québec a failli obtenir cette compétence dans le cadre de l\u2019entente constitutionnelle de Charlottetown, mais l\u2019entente a été rejetée par référendum en octobre 1992.Depuis cet échec, le gouvernement québécois réclame une entente administrative en vertu de laquelle il pourra au moins recevoir les fonds d\u2019Ottawa et gérer, via la Société québécoise de développement de la main-d\u2019oeuvre créée à cet effet en 1992, tous les projets de formation professionnelle sur son territoire.ECONOMIE Craintes de l'inflation SUITE DE LA PAGE 1 places financières, effrayés par l\u2019éventualité que des S cessions inflationnistes pointent à l\u2019horizon, ont modifié eurs positions en imprimant une baisse de près de 23 points au Dow Jones de New York qui, dans sa chute, a entraîné un recul de 33 points du TSE 300 de la Bourse de Toronto.Parallèlement, une certaine panique s\u2019est emparée des marchés obligataires qui ont fait écho aux craintes inflationnistes en enregistrant toute une sériç de hausses.De fait, l\u2019écart entre les bons à trois mois des Etats-Unis et du Canada s\u2019est réduit à 34 centièmes seulement Assez étonnamment, la Banque du Canada a majoré son taux d\u2019escompte d\u2019un centième seulement pour le fixer ainsi à 4,11%.Selon les économistes interrogés,, les chiffres publiés simultanément par le Canada et les Etats-Unis indiquent que s\u2019il y a effectivement des risques de surchauffe au sud du 45ème parallèle, ce n\u2019est pas du tout le cas de ce côté-ci de la frontière.Pour un, M.Gilles Soucy, économiste en chef du Mouvement Desjardins, a noté que l\u2019éventail de données fourni dans la matinée d\u2019hier révèlent que «si l\u2019économie ^canadienne est sur le bonne voie, ce n\u2019est pas cette année qu\u2019elle s\u2019envolera.» Selon ce spécialiste, on peut s\u2019attendre à une progression de 3,5% du PIB cette année.A l\u2019appui de son constat, M.Soucy a souligné qu\u2019enco-re une fois c\u2019est le secteur dit des exportations, soit un secteur très dépendant du rythme économique des Etats-Unis, qui a le plus contribué à la poussée de fièvre enregistrée récemment.Pendant ce temps, les consommateurs continuaient à faire preuve, mais dans une proportion moins forte que lors des trimestres antérieurs, d\u2019une certaine timidité dans leurs achats.Objets de bien des convoitises, les consommateurs ont dépensé davantage au cours du dernier trimestre alors que leurs revenus étaient en baisse.De fait, il ne fait aucun doute que ces consommateurs, de préciser M.Denis Boudreau, économiste au sein de Statistique Canada, ont puisé dans leur épargne.Selon les calculs effectués par cet expert, le taux d\u2019épargne des Canadiens s\u2019est établi à 8.9%, soit le niveau le plus faible depuis la fin de J989.Economiste à la CIBC, M.Ed Heese a noté à cet égard que le regain d\u2019énergie manifesté par les consommateurs au Canada, si faible fut-il, a favorisé une progression des importations.En combinant cette variable à celles fournies par Statistique Canada, M.Heese a estimé qu\u2019il fallait s\u2019attendre à des hausses des taux d\u2019intérêt d\u2019ici la fin de l\u2019année.Chose certaine, nous sommes actuellement au creux des baisses.De quelle nature seront ces augmentations?Légères.Peu prononcées.C\u2019est du moins la conviction de M.Heese comme de son confrère de la Banque Royale M.Benoît Durocher.Selon les commentaires de ces spécialistes, les augmentations attendues des taux d\u2019intérêt seront peu marquées pour la bonne et simple raison que l\u2019économie canadienne est loin d\u2019être surchauffée.S\u2019il en est ainsi, selon M.Durocher, c\u2019est qu\u2019entre les investissements majeurs en machines-outils et l\u2019extrême faiblesse des majorations salariales qui découlent du fort taux de chômage sévissant au pays, l\u2019économie canadienne a continué à améliorer sa position concurrentielle par rapport aux autres puissances économiques.Qui plus est, la capacité de production étant loin de fontionner à plein régime, les pressions inflationnistes, si pressions il y a, seront réservées.Et comme l\u2019inflation, d\u2019après l\u2019indice du PIB, a été de 1,3%, on bénéficie d\u2019une marge de manœuvre assez confortable avant qu\u2019on se remette à étrangler le crédit.SHEFFORD «Un momentum.» SUITE DE LA PAGE 1 voit quant à lui le vent tourner en sa faveur.«On doit constater que depuis une semaine ou dix jours, il y a quand même un mouvement qui s\u2019est dessiné, dit-il hier.On doit voir dans Shefford l\u2019addition de tous ces mouvements dans le sens qui nous favorise».M.Johnson reste cependant vague sur à la possibilité d\u2019élections générales en juin.A Rimouski hier, il a rappelé que le gouvernement désire d\u2019abord reprendre les travaux parlementaires et déposer son budget avant de prendre une décision à ce sujet Selon M.Johnson, le candidat Brodeur a fait campagne sur les thèmes mis de l\u2019avant par le parti: l\u2019emploi, l\u2019esprit de décision, les solutions concrètes.Tandis que «M.Nicolet traînait les enjeux de la grandeur du Québec.Il était une vedette pour la souveraineté.Ça, ça peut avoir joué; je peux pas croire», dit-il, en minimisant l\u2019importance du fait que le notaire Brodeur était vu comme «le gars du comté».Le directeur général du Parti libéral, M.Stéphane Bertrand, estime que le message du gouvernement Johnson commence à percer dans la population.Shefford le confirme et «va créer un momentum» en faveur du parti, à son avis, après le sondage CROP de la semaine dernière qui mettait les deux partis coude à coude dans les intentions de vote, sondage qui indiquait toutefois 33% d\u2019indécis.Le conseiller principal de M.Parizeau, Jean Royer, récuse cette théorie.S\u2019il y avait une vague, elle aurait eu un effet dans Bonaventure, que le Parti québécois a remporté par 2500 voix de majorité, à peine une semaine avant le scrutin dans Shefford.En outre, indique M.Voyer, les électeurs de Shefford ont régulièrement voté à l\u2019encontre des vagues qui transcendaient le Québec.Ils ont élu un unioniste quand Jean Lesage a pris le pouvoir en 1960 avec l\u2019équipe du tonnerre, un unioniste en 1970 quand Robert Bourassa a été élu en promettant 100 000 emplois, ils ont élu un libéral en 1976 quand René Lévesque l\u2019a emporté, et un péquiste en 1985 quand les libéraux sont revenus aux commandes.De là à conclure que l\u2019élection d\u2019un libéral dans Shefford annonce une vague péquiste aux élections générales, il y a un pas, que M.Royer aimerait bien que vous franchissiez à sa place.Le conseiller ne veut pas en dire plus, parce qu\u2019«après une dégelée pareille, il faut avoir l'humilité de se taire».Le parti va examiner tout ce qui s\u2019est produit, «depuis la convention jusqu\u2019au jour J».Il n\u2019empéche qu\u2019au lendemain de cette défaite crève-cœur, les députés péquistes Jean Garon et Francis Dufour ont mis en doute, hier, la stratégie de Jacques Parizeau d\u2019y avoir parachuté le candidat Roger Nicolet, y voyant une explication à cette dégelée, le libéral Bernard Brodeur l\u2019ayant emporté par 4000 voix de majorité.L\u2019appui de M.Parizeau a M.Nicolet avait provoqué un froid au sein même de l\u2019association péquiste locale.Tout au long de la campagne, les libéraux ont joué sur cette corde.Le vice-président du parti, M.Bernard Landry, met toutefois en garde contre les conclusions «simplistes» de cette sorte.M.Landry fait remarquer que, dans l\u2019histoire politique du Québec, des «parachutistes» ont connu de longues carrières: à commencer par Robert Bourassa, un parachuté qui fut premier ministre pendant 14 ans, «pendant trop longtemps», dit M.Landry.Et Daniel Johnson: «Où habitait-il, quelle était sa relation avec Vau-dreuil-Soulanges avant d\u2019y être élu?» demande le numéro 2 du Parti québécois.M.Landry lance à ses collègues un appel à «la solidarité dans la défaite, comme on était solidaire dans la victoire» à l\u2019élection complémentaire dans Bonaventure.Il voit dans cette défaite une leçon constructive: ceux qui ont pris pour acquis la victoire péquiste constatent que rien n\u2019est acquis et qu\u2019une élection se gagne.«Ce sera une occasion de faire une analyse en profondeur de nos stratégies et de réorienter nos tactiques», dit-il.Sans remettre en question comme telle la stratégie du chef du PQ en faveur de candidatures prestigieuses (comme Jean Rochon dans Charlesbourg ou Diane Lavallée dans Jean-Talon), le député de Lévis Jean Garon n\u2019en pense pas moins que les électeurs vont préférer à l\u2019avenir des candidats provenant de chez eux.«Les citoyens ne savent plus où va la politique aujourd\u2019hui, dit-il.Il y a beaucoup d\u2019interrogations sur la politique elle-même et les gens vont agir localement et appuyer des candidats en qui ils ont pleine confiance.Je pense que trop souvent, on dit à des gens: «il est bon parce qu\u2019il va être ministre».En autant que je suis concerné, c\u2019est de la bullshit», dit-il.Son collègue de Jonquière, Francis Dufour, convient que M.Nicolet est «un homme de prestige», dit-il.«Mais a-t-il l\u2019expérience politique provinciale?Il est très connu dans son milieu municipal, mais ici?Si seulement il avait été maire de Granby, au lieu d\u2019une petite localité comme Austin, ça aurait fait toute la différence au monde».Quant au candidat Nicolet, il est loin d\u2019être certain d\u2019être sur les rangs pour le PQ aux élections générales.«C\u2019est une réflexion qui demeure à faire», dit-il hier, 1 air amer après ses «premières armes dans un métier complexe».M.Roger Nicolet, maire d\u2019Austin dans le comté voisin, et président de l\u2019Union des municipalités régionales de comté, dit avoir tenté de «placer l\u2019élection complémentaire dans une séquence à l\u2019échelle nationale».Il voulait placer le débat autour d\u2019enjeux nationaux, dit-il, afin de «passer au-delà du concours de beauté entre candidats».Sans blâmer qui que ce soit, il note que le PQ a peut-être mis beaucoup d\u2019emphase dans Bonaventure, et - peut-être considéré Shefford comme un terrain déjà acquis».\t(Avec la Presse canadienne) LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16HÎ0 RENSEIGNEMENTS\t(514)985 3333 ADMINISTRATION\t(514)985-3331 AVIS RU81ICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS TRAIS (514) 985 3344 (514)985-3344 (514) 985 1399 1 *00 343 0305 Johnson change de discours sur le collège de Saint-Jean RIMOUSKI (PC) \u2014 Le premier ministre Daniel Johnson trouve maintenant que le collège militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu est si \u201cutile et nécessaire\u201d que le gouvernement fédéral devrait revoir sa décision de le fermer.En tournée dans le Bas-Saint-Laurent-Gaspésie, le premier ministre du Québec a commencé à durcir le ton face à la décision annoncée dans le budget de Paul Martin.La semaine dernière, pourtant, M.Johnson avait laissé l\u2019impression d\u2019endosser la fermeture du collège militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu.\u201cC\u2019est un établissement qui est utile au Québec et il est également nécessaire, du point de vue fédéral, pour assurer l\u2019accès des francophones à des postes de commandement dans l\u2019armée canadienne\u201d, a affirmé hier matin M.Johnson à Mont-Joli, alors qu\u2019il allait déjeuner avec des gens d\u2019affaires et des élus municipaux.\u201cSi on ajoute nécessaire et utile, la décision doit être revue\u201d, a poursuivi le premier ministre au cours d\u2019un entretien avec un journaliste.Il devait nuancer quelque peu ses propos plus tard dans la journée en soutenant que \u201csi c\u2019est utile et nécessaire, ça commence à être essentiel'\u2019., \u201cJ\u2019attends premièrement que le fédéral nous fasse* fe démonstration que cet accès peut se faire autrement ^uje rar le collège militaire.Deuxièmement, l'expertise ^t \u2019activité économique doivent être maintenues, mais polir la vocation de cet établissement collégial et universitajje, ça peut être un tas de choses\u201d.Dans l\u2019entourage de M.Johnson, on confirme que eé-lui-ci a eu un entretien à ce sujet avec le premier ministre Jean Chrétien vendredi dernier.Le premier ministre doit rencontrer aujourd\u2019hui à Montréal les membres de\u2019la Coalition contre la fermeture du collège.P, Agression contre des Juifs à New York i New York (AFP) - La police a lancé hier un appel à témoins et proposé une récompense de 1000 dollars pour toute information permettant d\u2019identifier l\u2019homme qui a tiré, hier matin, à New York, sur un mini-bus transportant un groupe d\u2019une quinzaine de jeunes juifs traditionalistes, blessant quatre personnes dont deux grièvement.Au cours d\u2019une conférence de presse réunissant les responsables de la police new-yorkaise et les chefs de la communauté hassidim, le maire de New York, Rudolph Giuliani, a indiqué qu\u2019on ignorait toujours les raisons de cette attaque et qu\u2019il n\u2019y avait «pas de preuve, pas d\u2019infor- mation» permettant de relier cette agression au massacre de vendredi à Hébron (Israël).Un colon juif originaire de Brooklyn avait tué 52 civils palestiniens dâhs une mosquée de cette ville.Le détective en chef Joe Borelli a indiqué que, selon les premiers éléments de l\u2019enquête, un seul homme et non pas deux ou quatre comme l\u2019avait indiqué précédemment la police, avait participé à l\u2019attaque.Circulant à bord d\u2019une Chevrolet bleue, il aurait suivi le mini-büà, puis tiré au moins six coups de feu à l\u2019aide d\u2019une arme semi-automatique tirant des balles de 9 millimètres, i1 ¦ ZLATA Solidarité I I«l SUITE DE LA PAGE 1 sur ces deux continents.Pourtant, sa célébrité toute neuve ne lui monte pas à la tête.Le regard clair et direct, elle dit avec simplicité: «Bien sûr, j\u2019aurais mieux aimé devenir célèbre pour d\u2019autres raisons que la guerre.Mais je n\u2019ai pas le choix.Quand nous sommes partis de Sarajevo, les gens venus nous saluer avaient fait une pancarte qui disait Ne les laissez pas nous oublier.Maintenant que nous avons eu la chance de sortir de Sarajevo, je dois continuer à aider les gens de là-bas, en parlant d\u2019eux, partout dans le monde.» Arrivée lundi soir à Montréal avec ses parents, Zlata Filipovic partira dimanche pour New York, Washington, Chicago et Los Angeles, avant de rentrer à Paris, où elle vit à présent, pour reprendre une vie un peu plus normale, retourner à l\u2019école par exemple.Mais elle a bien conscience d\u2019être une réfugiée, dans une situation précaire et transitoire.La chance d\u2019avoir pu sortir de Sarajevo, elle ne peut la savourer pleinement.Elle sait qu\u2019une vie véritablement normale ne reprendra pas tant que la guerre n\u2019aura pas cessé en Bosnie et tant que les réfugiés ne pourront pas rentrer chez eux.Dans sa vie aujourd\u2019hui, il y a des choses primordiales: la solidarité avec les parents, les amis, restés à Sarajevo.Quand c\u2019est possible, elle leur fait parvenir du courrier, des petits colis.Très important aussi est pour elle le contact avec les autres réfugiés bosniaques.Quand le gouvernement français leur a offert, à elle et à ses parents, une semaine au ski dans les Alpes italiennes, ils ont préféré aller en Slovénie rencontrer des connaissances et des amis de Sarajevo, réfugiés à Ljubljana.«On a parlé pendant des heures et des heures, tous les soirs, jusqu\u2019au petit matin.On parlait de ceux qui sont restés derrière, des bonnes et des mauvaises choses de la guerre», dit-elle.Les bonnes choses?«Oui.Les bonnes choses.Comme par exemple le fait que la guerre nous rapprochait; les uns des autres.Des voisins que nous ne connaissions pas auparavant Des gens du quartier avec qui nous passions des heures à parler dans notre cuisine.» Dans cette cuisine, à Sarajevo, il y avait aussi une cage avec Cicko, le canari.Elle l\u2019évoque encore aujourd\u2019hui cet oiseau dont la mort lui a fait tant de peine, «peut-être parce que c\u2019était la guerre, parce qu\u2019il était là avec nous tous quand on se réunissait dans la cuisine.Sans la guerre, j\u2019aurai moins pleuré la mort d\u2019un canari.» Avec ses parents, grâce à des organismes d\u2019aide aux réfugiés, elle tente de retrouver des gens qu\u2019elle a connus à Sarajevo et dont elle a perdu la trace dans la confusion des évacuations.Et si la guerre devait durer encore longtemps, un an encore, ou plus?«Je ne peux pas croire que la gueire va durer encore longtemps.Il faut que l\u2019on garde espoir.*.\\ Zlata Filipovic et ses parents suivent de près les développements de la guerre en Bosnie, dans les journaux, à la télévision.Avec toujours une pointe de méfiance quand les choses ont l\u2019air de vouloir s\u2019arranger: «On espère toujours que la fin de la guerre approche.Mais on a étéisi souvent déçu.On a en a vu tellement, des résolutions, des plans de paix, des cessez-le-feu qui n\u2019ont pas tenu.»\t; i ) Aujourd\u2019hui, Zlata Filipovic ne tient plus son journal intime.Elle n\u2019a pas le temps.Comme elle n\u2019a plus guère dje temps à consacrer à ses deux passions, la lecture etile piano.\t,\t,\t' > Même quand on ne passe plus ses journées sous,ta menace constante des obus, il n\u2019est pas facile de retrouver la joie de vivre.Zlata Filipovic le sait.Dans sa voix, h tristesse est grande, à peine démentie de temps eh temps par un lumineux sourire.\ti > > i ilL CANADIENS Préserver le cessez-le-feu ni il) 11 SUITE DE LA PAGE 1 Selon des sources contactées par LE DEVOIR, plus de 2000 soldats provenant de ces quatre pays quitteraient le sud de la Croatie dans quelques jours pour occuper de nouvelles positions, principalement en Bosnie centrale et dans la région de Mostar.Le chef de l\u2019état-major des Forces armées canadiennes, le général John de Chastelain, est présentement en ex-Yougoslavie pour régler les derniers détails du transfert des troupes canadiennes.Il rencontre aujourd\u2019hui à Zagreb les autorités de la Force de protection des Nations unies (FORPRONU).Présentement, le Canada maintient 1100 soldats en Croatie et 800 en Bosnie dans le cadre des activités de la Force de protection des Nations unies (FORPRONU).C\u2019est en avril 1992 que l\u2019oNu a créé la FORPRONU.Actuellement, quelque 29 000 Casques bleus sont déployés en Croatie, en Bosnie et en Macédoine.Depuis plusieurs semaines, les dirigeants de l\u2019ONU sont à la recherche de milliers de Casques bleus pour préserver les fragiles cessez-le-feu à Sarajevo et en Bos-nie centrale.Encore lundi, le représentant spécial de l\u2019ONU en ex-Yougoslavie avait lancé un appel urgent pour l\u2019envoi de renforts de Casques bleus en Bosnie pour mettre fin «à la tragédie» de Mostar où quelque 50 000 Musulmans «vivent comme des rats» dans les sous-sols de maisons.Les plans de l\u2019ONU pour neutraliser les armes lourdes autour de Sarajevo et faire respecter un accord de cessez-le-feu entre Croates et Musulmans en Bosnie centrale nécessiteraient le déploiement de 1600 et de 5000 Casques bleus dans ces deux régions.De plus, la FORPRONU attend toujours quelques milliers d\u2019autres soldats pour protéger quatre des six zones de sécurité décrétées par l\u2019ONU en mai 1993: Zepa, Goradze, Srebrenica et Zepce.A New York, au bureau des opérations du maintien de la paix, un officier supérieur a souligné que la FORPRONU avait besoin de soldats bien entraînés et qui peuvent se déployer en quelques jours à cause de l\u2019uigence de la situation.\t_ .\t\u201e Toutefois, l\u2019ONU a reçu des offres qu elle juge insuffisantes ou politiquement inacceptables.Ainsi, des pays membres de l\u2019Organisation de la Conférence islamique ont offert, a plusieurs reprises de- puis un an, l\u2019envoi de 18 000 soldats popr renforcenles troupes de la FORPRONU en Bosnie.A lui seul, l'Iran propose 10 000 soldats immédiatement.La semaine dernière, la Turquie a proposé d\u2019en faire autant.L\u2019ONU a rejeté ces offres en soulignant qu\u2019il y avait déjà des sojdats de trois pays musulmans dans la région: Jordanie, Egypte et Malaisie.De plus, l\u2019ONU invoque des raisons historiques et politiques pour refuser un accroissement des contingents de soldats musulmans.Pendant quatre siècle les Balkans ont été occupésfldr l\u2019Empire ottoman et les Serbes, une des parties ah conflit, refusent le déploiement de musulmans.Mercredi dernier, M.Boutros-Ghali a reçu les représentants à l\u2019ONU de 10 pays musulmans et leur a demandé de penser davantage à la reconstruction de la Bosnie et à la création d\u2019un fonds spécial à cet effet.Au bureau des opérations de maintien de la paix; tm officier supérieur a souligné que la situation est urgente*.«Une relative accalmie règne en ce moment dans l\u2019fefi-semble de la Bosnie, dit-il.Or, c\u2019est précisément à ce mb-ment-là que l\u2019ONU doit envoyer des Casques bleus pour s\u2019assurer que les combats ne reprennent pas.C\u2019est! un principe élémentaire du maintien de la paix».\t'1 «L\u2019accord signé entre Croates et Musulmans dansla région de Mostar nécessite l\u2019interposition de soldats de la FORPRONU et le retrait des armes lourdes des belligérants avant le 7 mars, dit-il.Mais nous n\u2019avons pas encore un seul soldat à déployer».Les pays occidentaux déjà représentés en Bosnje(-France, Grande-Bretagne, Canada, Espagne, Suède, Pays-Bas - ont informé l\u2019ONU qu\u2019ils n\u2019étaient plus en mesure d\u2019envoyer de nouveaux contingents en Bosnie.À l\u2019ONU comme aux Affaires extérieures, on souligrie que pour contourner l\u2019offre des pays musulmans et tenir compte de l\u2019urgence de la situation sur le terrain, les planificateurs militaires des Nations unies ont suggéré que les pays qui avaient des troupes en Croatie les redéploient en Bosnie.Ainsi, des troupes françaises, canadiennes, danoises êt tchèques pourraient être envoyées en Bosnie.Ces troupes, qui dégarniraient les zones de paix dans le sud de la Croatie, seraient remplacées progressivement par des soldats d\u2019autres pays qui n\u2019ont pas besoin de matériel lourd pour effectuer leur mission dans ce pays où un cessez-Ietfëu entre Croates et Serbes tient depuis deux ans.* Extérieur (sans frais) * 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI À DE 7H30 À 16H30 2050.RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE, MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS '1 lu ¦néin de lélépkeie uiiiili sut\tpir ' W itfrk» de limnw pu c«tW «l pwi ta itmi»e«n pptfm.Montréal (514) 985 3355 I- IE F.VOÏR «l vMé par LE DEVOIR i£ DEVOIR.LE DEVOIR mhtt *>rial oh# m aumÉro dnlribBÉ par Mefuferirt mtérBk ¦ry, 9r ÉU|R, Mourrai.CQBÉbft), HY L.arWoB ém\tOwbfiof ht.7 3119 I nt ipyn» par In taprirrrr» \u2022 booL Mm.StlaumL Emoi \\m Qvwror IjSdr, I fV-\tQurbrer»- Inr.M2 oum nie Sainl-Jactpir», Mnntiral LAr^T\tA» «MWpMXfil\tTCttpt»» «CtnÉ (SM)\twnkr à U\t(SI4( 9C3K& pMr# C14) «M».- D1C LE DEVOIR.LE MERCREDI 2 M A R S I I» l» I LES SPORTS Kirk Rueter, Tartiste-peintre Don Fehr: «Montréal n\u2019est pas un petit marché» PHOTO PC Efelipe Alou et Kevin Malone, le nouveau dg des Expos, ont certainement discuté stratégie.Le camp de l\u2019équipe en est pourtant à ses premiers jours.RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE West Palm Beach \u2014 Kirk Rueter a peinturé les coins du marbre pendant une dizaine de minutes à sa première présence au monticule, hier.Dans un exercice écourté par la pluie, il a mis de la couleur sur une journée terne au camp des Expos.Seulement six ou sept de ses 45 tirs n\u2019étaient pas des prises, ce qui a fait dire à Kevin Malone, l\u2019enthousiaste d.g.des Expos, qu\u2019il lance comme un artiste-peintre! «Quelqu\u2019un m\u2019a déjà dit qu\u2019il y a beaucoup de peintres dans le monde mais que très peu sont des artistes.» Bien servi par son contrôle, Rueter a connu une saison exceptionnelle en 1993, conservant un dossier cumulatif de 17-2 avec trois équipes \u2014 Harrisburg (54)), Ottawa (4-2) et les Expos, avec lesquel il a éclipsé la marque d\u2019équipe de Chris Nabholz pour le plus de victoires consécutives en début de carrière (8-0) par un partant «C\u2019est une saison que je n\u2019oublierai jamais», a confié le premier joueur originaire de Centralia dans l\u2019Illinois à accéder aux ligues majeures.«J\u2019ai été accueilli en héros quand je suis revenu chez-moi.Ce fut épouvantable.C\u2019est une petite ville de 400 habitants.Je ne pouvais pas sortir sans avoir à répondre aux questions.Ils voulaient tout savoir.Ça n\u2019a pas cessé jusqu\u2019au mois de janvier.» Rueter, un gaucher de 6\u20193\u201d, ne s\u2019est cependant pas assis sur ses lauriers durant l\u2019hiver.Il a pris du muscle en faisant des poids et haltères.Depuis son arrivée au camp, il essaie aussi d\u2019améliorer son changement de vitesse à la suggestion de Joe Kerrigan, l\u2019instructeur des lanceurs.«Sa rapide atteint 85-86 mph et son changement va à 68-69 mph.Il y a une trop grande différence entre les deux, a-t-il expliqué.On veut qu\u2019il augmente la vitesse de soq changement de deux à trois milles à l\u2019heure.» A pareille date l\u2019an passé, Rueter était encore à Centralia, attendant impatiemment le début du camp des ligues mineures, à Lantana.L\u2019athlète de 23 ans, dont le joueur préféré dans sa jeunesse était John Tudor, l\u2019ex-gaucher des Cards de StLouis, avait affiché un dossier ordinaire de 11-9 en 1992 avec Rockford, une des équipes de catégorie A des Expos.Sûr de lui, il ne craint pas la gigne de la deuxième année dans les ligues majeures.«Je vais continuer à faire comme l\u2019an dernier.Je ne changerai pas.J\u2019ai été bien appuyé par la défensive et je vais encore laisser les gars travailler avec moi.» Rueter a lancé un match complet contre les Braves d\u2019Atlanta, ne leur concédant que deux points.Il a cependant été martelé par les Phillies de Philadelphie qui ont marqué huit points contre lui en six manches et deux tiers.Au camp des Phillies, on le considère néanmoins comme un lanceur à craindre, ce qui l\u2019a fait sourire quand il a été mis au courant.«Je ne sais pas pourquoi ils sont inquiets.Us ont eu du succès contre moi l\u2019an passé.» Don Fehr s\u2019exprime «J\u2019ai grandi à Kansas City.Je sais ce qu'est un petit marché.» De passage à West Palm Beach, Don Fehr s\u2019est dit en désaccord hier avec ceux qui considèrent que les Expos évoluent dans un petit marché.Pour illustrer sa pensée, le directeur-exécutif de l\u2019Association des joueurs a parlé.de Toronto.«Je comprends que Montréal a eu des difficultés au cours des dernières années, mais il y a une autre équipe quelque part au Canada qui a démontré qu\u2019elle était capable de générer des revenus», a-t-il déclaré.«Le fait que les autres partenaires ne signent pas un chèque en blanc signifie que le problème n\u2019existe pas ou qu\u2019il n\u2019est pas aussi important qu\u2019on voudrait le croire.» Fehr, qui a une longue liste d\u2019épicerie, s\u2019est entretenu avec les joueurs des Expos durant un peu plus d\u2019une heure dans le cadre de sa tournée annuelle des camps d\u2019entraînement.Comme d\u2019habitude, il a ensuite discuté avec la presse dans l\u2019abri des joueurs.La convention collective des joueurs est échue depuis le 7 décembre 1992, mais elle a été prolongée d'un an en vertu d\u2019une clause spéciale.La menace d\u2019un lock-out ou d\u2019une grève est toujours présente.Il y a quelques semaines, les propriétaires ont accepté le principe du partage des revenus à la condition que les joueurs acceptent un plafond salarial.On est toutefois encore loin d\u2019une entente.«L\u2019an passé, les propriétaires parlaient d\u2019une forme de partenariat avec les joueurs mais c\u2019est maintenant un mot qu\u2019ils ont retiré de leur vocabulaire.Ils ne parlent maintenant que du plafond salarial.» L\u2019après-Jeux olympiques L\u2019or de la commandite :f* PRESSE CANADIENNE £1 o < Les Jeux olympiques d\u2019hiver sont terminés et partout à travers le Ëonde les gagnants vont transformer iirs médailles en argent sonnant r, S\u2019il est évident que les Canadiens Rapprocheront pas les millions de l\u2019Américaine Nancy Kerrigan, les Médaillés d\u2019or Myriam Bédard et Jean-Luc Brassard devraient réaliser un bon coup.«Les gros noms vont probablement obtenir quelque chose de |>}en», affirme Paul Wilson du Cabinet de ralations publiques National, dont les clients incluent Sylvie Fréchette et Manon Rhéaume.«Bédard ët Brassard ont l\u2019avantage de conti-sOUer jusqu\u2019à Nagano, au Japon, en 1998.Le commanditaire qui va les engager sait qu\u2019ils vont toujours faire de la compétition.» Kerrigan, la chérie du patinage ar- Jtistique, a signé des contrats avec Çjisney, Reebok et Revlon même ç^ns médaille d\u2019or.Bédard a gagné deux médailles d\u2019or et devrait encaisser au moins un S0fillion$ d\u2019ici les Jeux de 1998.1*1 «Je ne lui ferais pas signer de ; contrat pour moins de 100 000$ par ; année, plus des bonis à chaque fois ; qu\u2019elle va gagner une épreuve de la : Coupe du Monde, et je viserais une : entente de deux, trois ans ou plus», - explique Wilson.Bédard est présentement commanditée par La Métropolitaine, une entente de deux ans qui vient à expiration cet été.La compagnie d\u2019assurances espère renouveler le contrat et détient l\u2019exclusivité des engagements financiers.La jeune femme va sans doute chercher d\u2019autres commanditaires dans des domaines différents.! Brassard, dont les affaires sont gérées par Landmark Sports Group, de Toronto, est déjà sous contrat avec Owens Corning et Guess Jeans, et il a des ententes avec diverses compagnies d\u2019équipement de ski.«Nous allons faire attention de ne pas faire la promotion de trop de produits», assure Elliot Kerr, de Landmark.«Les athlètes ont leur rie personnelle et leur entraînement» Wilson croit que les athlètes devenus soudainement populaires qui sont habitués à se lier à n\u2019importe quel commanditaire devraient étudier les offres attentivement et ne pas en accepter au point de ne plus avoir le temps de s\u2019entraîner et de ressembler à des panneaux réclames.Les médaillés d\u2019or se vendent plus facilement que les gagnants d\u2019argent ou de bronze.Les nageuses Penny et Vicky Vil-lagos et le marcheur Guillaume Leblanc, tous médaillés d\u2019argent à Barcelone, ont trimé dur pour trouver des commanditaires.Kerr estime qu\u2019Ed Podivinsky, un médaillé de bronze à Lillehammer, devrait être un bon vendeur parce qu\u2019il a été le seul médaillé canadien en ski alpin.La médaille d\u2019argent d\u2019Elvis Stojko en patinage artistique pourrait aussi être rentable parce qu\u2019à 21 ans, il a le potentiel d\u2019un champion du monde et une chance de toucher l\u2019or olympique dans quatre ans.La personnalité est aussi un facteur et les athlètes à l\u2019aise en public ont les meilleures chances.«Des médailles comme celles que Myriam a gagnées, ou comme celles de Gaétan Boucher, Sylvie Fréchette, Sylvie Bemier et moi-même avant elles, vont inspirer un plus grand nombre de jeunes à choisir un autre sport que le hockey», disait Guillaume Leblanc cette semaine.» HOCKEY HIER LIGUE NATIONALE St.Louis 2, Islanders 4 Tampa Bay 4, Washington 2 Calgary 2, Detroit 5 Edmonton à Vancouver Lundi téronto 4 Ottawa 1 Pittsburgh 4 Floride 3 New Jersey 5 St.Louis 1 i o Rangers 4 Philadelphie 1 ,.San José 3 Winnipeg 3 Montréal 3 Los Angeles 3 Ce soir Québec à Rangers Los Angeles à Hartford Buffalo à Ottawa New Jersey en Floride Dallas à Winnipeg Montréal à Anaheim LES MENEURS Gretzky.LA.32 Fedorov.Det.41 Gürnour.Tor.23 Oates.Bos.25 Andreychuk.Tor .45 Shanahan.StL 39 Becchi.Phi.33 Hul.SH.42 Roenick.CN.33 SI Dei .45 P*.20 .16 39 36 Bara, van_____36 UndraPti_______35 'BdUrque.80s Modano.Dal .-Jsny.SI.___16 , BqpMfc.IA\u201436 ¦ Stews.W___33 f MtM.CN -32 tester.Ra.24 .® P pl»\t\tCanadien\t\t\t 76 108\t\t\tb\tP\tpts 57\t98\tDamphousse\t28\t36\t64 63\t86\tBellows\t\t.23\t28\t51 59\t84\tMuller\t.18\t26\t44 36\t81\tKeane\t.14\t25\t39 41\t80\tDionne\t\t.17\t21\t38 47\t80\tSchneider\t\t\t14\t22\t36 36\t78\tLeCUir\t.14\t17\t31 44\t77\tCartxmneau\t11\t19\t30 30\t75\tDesiardins\t.10\t16\t26 54\t74\tDiPietro\t\t8\t16\t24 57\t73\t\t\t\t 33\t72\tNordiques\t\t\t 36\t72\tSaloc\t\t20\t51\t71 35\t71\tSundin\t25\t34\t59 36\t71\tKrondry\t18\t28\t46 SI\t71\tRico\t20\t1S\t35 55\t71\tYoung\t\t.19\t16\t35 33\t69\tRuansky\t9\t21\t30- 36\t69\tFraser\t13\t16\t29 37\t69\tKwiienko\t13\t16\t29 45\t69\tSVffrr\t-9\t13\t77 43\t68\t(jOQlrtl\t\t\tS\t14\t20 \tPi\tg\tP\tn\tbp\tbc\tpts Boston\t63\t33\t19\th\t210\t175\t77 Montréal\t64\t33\t22\t9\t214\t181\t75 Pittsburgh\t63\t31\t20\t12\t226\t223\t74 Buffalo\t65\t31\t26\t7\t211\t171\t69 Québec\t62\t24\t33\t5\t200\t215\t53 Hartford\t63\t21\t35\t7\t177\t214\t49 Ottawa\t64\t10\t46\t8\t157\t294\t28 \tSection Atlantique\t\t\t\t\t\t Rangers\t62\t40\t18\t4\t221\t163\t84 New Jersey\t62\t33\t20\t9\t223\t170\t75 Washington\t64\t31\t27\t6\t202\t188\t68 Floride\t62\t26\t26\t10\t175\t175\t62 Philadelphie\t64\t29\t31\t4\t224\t243\t62 Islanders\t62\t27\t29\t6\t210\t200\t60 Tampa Bay\t65\t24\t33\t8\t172\t190\t56 \tConférence de l'Ouest\t\t\t\t\t\t \tSection Centrale\t\t\t\t\t\t Detroit\t63\t38\t20\t5\t277\t213\t81 Toronto\t64\t34\t19\t11\t213\t180\t79 Dallas\t63\t34\t21\t8\t223\t196\t76 St.Louis\t63\t32\t23\t8\t207\t206\t72 Chicago\t64\t29\t28\t7\t189\t181\t65 Winnipeg\t65\t17\t40\t8\t190\t269\t42 \tSection Pacifique\t\t\t\t\t\t Calgary\t65\t32\t23\t10\t235\t202\t74 Vancouver\t61\t30\t28\t3\t205\t199\t63 San Jose\t64\t22\t30\t12\t178\t212\t56 Anaheim\t64\t24\t35\tS\t180\t197\t53 Los Angeles\t63\t21\t33\t9\t227\t247\tSI Edmonton\t65\t17\t38\t10\t198\t239\t44 EN BREF ?NOUVELLES ÉQUIPES La ligue américaine de soccer professionnel, dont fait partie l\u2019Impact de Montréal, a ajouté trois équipes à ses cadres pour la prochaine saison.H s\u2019agit du Force de Houston, des Sounders de Seattle et des Rockets de Toronto.Ces nouvelles formations portent à 10 le nombre d\u2019équipes.RAFTER VAINC COURIER L\u2019Américain Jim Courier, tête de série no 2, s\u2019est fait surprendre hier au deuxième tour du tournoi de tennis d\u2019Indian Wells, en s\u2019inclinant devant l\u2019Australien Patrick Rafter, 49e mondial, en deux sets, 7-6 (7/2), 6-2.EAGLESON ACCUSE?Un grand jury fédéral pourrait procéder cette semaine dans l\u2019enquête concernant des allégations de fraudes visant Alan Eagleson, l\u2019ex-di-recteur de l\u2019Association des joueurs de la ligue nationale et dirigeant de Hockey Canada.C\u2019est du moins ce que révèle le Boston Globe.Eagleson serait accusé d\u2019avoir fraudé l\u2019Association des joueurs et de s\u2019être approprié illégalement de l\u2019argent des tournois de la coupe Canada, \u2019enquête a jusqu\u2019ici été surtout menée par un grand jury de Boston, mais a également impliqué le FBI et la GRC.Le Canadien à Anaheim ce soir Tugnutt à l\u2019appel contre les Ducks FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Anaheim \u2014 Ron Tugnutt a demandé à Jacques Demers d\u2019affronter son ancienne équipe.L\u2019entraîneur a accepté, donnant ainsi congé à Patrick Roy.«Il m\u2019a dit qu\u2019il avait bien joué à son premier match contre les Nordiques qui a suivi son échange à Edmonton», raconte Demers pour expliquer son choix.Demers dit ne pas craindre d\u2019envoyer Tugnutt dans la mêlée, ce qu\u2019il faisait presque à contre-coeur lorsque Les Kuntar ou André Raci-cot était l\u2019adjoint de Roy.«Tugnutt a l\u2019expérience qu\u2019il faut pour ce genre de rôle, assure-t-il.Il n\u2019est pas comme un jeune qui doit prouver qu\u2019il a sa place dans la ligue nationale.C\u2019est pourquoi je n\u2019ai aucune inquiétude à son sujet» Tugnutt a pris part à un match avec le Tricolore.Il a accordé deux buts en 29 minutes à Philadelphie dans uqe défaite de 7-6 face aux Flyers.A Anaheim, il partageait le travail avec Guy Hebert.En 28 matches, il a maintenu une moyenne de 3,00 et un pourcentage d\u2019arrêts de .908.C\u2019est pourquoi ses anciens coéquipiers des Ducks s\u2019attendent à une solide performance de sa part.«Il a remporté des matches à lui seul, raconte Todd Ewen.Une seule fois ü a été retiré du match et c\u2019est parce que les joueurs l\u2019ont abandonné.» Il sera intéressant de voir la bataille que se livreront Tugnutt et Stephan Lebeau.Qui a l\u2019avantage dans ce genre de confrontation?«Je l\u2019ignore, répond l\u2019entraîneur des Ducks, Ron Wilson.Mais on peut parier qu\u2019ils seront tous les deux très motivés.En fait, il y a un danger à ce qu\u2019ils le soient trop.Si c\u2019est le cas, je pense que le gardien est plus vulnérable que l\u2019attaquant.Un gardien peut nuire à son équipe s\u2019il est trop excité à la perspective d\u2019affronter son ancienne équipe.Dans ce sens, je préfère avoir le centre que le gardien.» Cela dit, Wilson s\u2019attend, lui aussi, à une bonne performance de Tugnutt, qui a subi une défaite de 1-0 free aux Nordiques à son dernier départ à Anaheim.«Tugnutt joue bien sur la route cette saison.Et puis, il sera certainement à l\u2019aise dans ce building», explique Wilson en faisant allusion au Pond, le domicile des Ducks.Québec et les séries i ?- Pagé n\u2019a pas lancé l\u2019éponge ROBERT LA FLA M M K 1 PRESSE CANADIENNE ; New York \u2014 À Québec, on soutient que les Nordiques sont morts et presque enterrés à la suite des deux défaites en fin de semaine dernière.Pierre Pagé a failli perdre patience, hier, quand on a souligné que la plupart des amateurs et dit's journalistes ont jeté l\u2019éponge en vue des séries éliminatoires.«J\u2019ai des frissons quand j\u2019entends des choses comme ça, a déclaré l\u2019entraîneur en élevant la voix.Si les journalistes affirment des choses du genre, ça signifie qu\u2019ils ont abandonné.C\u2019est inacceptable.Nous, nous allons lutter jusqu\u2019au bout.» On n\u2019a pas insisté de crainte que Pagé ne tourne les talons comme il l\u2019a fait à quelques reprises cette saison quand les questions le choquaient.Ira situation demeure quand même pré caire: les Nordiques accusent un retard de neuf points sur les Panthers de la Floride et les Idyers de Philadelphie avec 22 matchs à jouer.Avec un tel défi à relever, on pensait que les joueurs trimeraient dur, hier, mais ça n\u2019a pas été le cas.Au dernier moment, on a annulé la séance d\u2019entraînement qui devait avôir lieu au New Jersey.«On a fait la même chose la semaine dernière avant d\u2019affronter les Blues de St.Louis au Colisée (victoire de 6-0), a expliqué Pagé.On voulait accorder un congé aux joueurs lundi après avoir disputé deqx matchs en deux soirs.Mais on a njo-difié les plans.» On a tenu une réunion qui a dire une quinzaine de minutes dans l\u2019autobus qui devait amener l\u2019équipe^ à l\u2019aréna.Les joueurs ont été libres ne s\u2019entraîner en gymnase.Une dourine d\u2019entre eux ont répondu à l\u2019appfel, dont les Sakic, Sundin et Ricci.; Pierre Pagé a blâmé les défenseurs et le gardien, dimanche, au t£r-me de la défaite de 5-2 face aux Islanders mais c\u2019est à l\u2019attaque qu\u2019il apportera des changements, ce soir, contre les Rangers.De retour de la Norvège où il a pris part aux Jeux olympiques avec le Canada, Dwayne Norris devraitef-fectuer ses débuts avec les Fleurdelisés.Le patineur originaire de Terre-Neuve a rejoint l\u2019équipe hier soir.J C\u2019est probable qu\u2019on demande également du renfort des As de Comvtoll parce que Pagé a laissé entendre que quelques attaquants talentueux seront laissés de côté.Valeri Kamensky, Scott Young, Martin Rucinsjty pourraient écoper.Tony Twist et Paul MacDermid seront en uniforme.) «Le moment est arrivé d\u2019utiliser les joueurs qui ont du chien et de Retirer de la formation les gars talentueux.On a été patient avec lès meilleurs joueurs.On leur a fjiit confiance.Les résultats ne sont pas éloquents», a-t-il souligné.«J\u2019ai visionné la bande vidéo \u2019du dernier match entre le Canadien» et les Rangers.Quand j\u2019analyse nos rencontres, je constate que nous affichons beaucoup moins d\u2019émotion-et d\u2019agressivité que les deux équipés même si nous sommes peut-êtreSupérieurs au niveau du talent.«Pour connaître du succès, les attaquants qui ne frappent pas doivent exploiter leur vitesse sur patins deux fois plus.Ils ne le font pas.» LES ALTERNATIVES NTE BIOLIGNE PLUS:«Mangerà sa faim tout en perdant du poids, grâce à un plan personalisé basé sur votre type de métabolisme».Centre Nutrition Santé\t-sans compter les calories Première consultation sans frais\t-sans substitut de repas MÉTRO PEEL 982-6886\t-sans perte d'énergie Centre de Santé CENTRE DE SANTE D'EASTMAN Grand Prix d'Excellence du Tourisme québécois 93.Laissez-vous séduire par une atmosphère de chaleureuse simplicité propice au repos et à la détente.Découvrez les charmes de la gastronomie végétarienne.Massage, enveloppement aux algues, bain d'oxygène, hydrothérapie, etc.Marches anti-stress, promenades en sentiers, balades en traîneau, équitation.Domaine préservé, situé face au Mont Orford.À partir de 85 J/j.p.p.occ.d.\t1 -800-665-5272 Développement Personnel CENTRE DE CHIROLOGIE: Counselling en croissance personnelle au moyen de la chirologie.Les lignes de vos mains traduisent votre comportement et vos attitudes.Si vous apprenez à comprendre vos points forts et vos points faibles, vous vous créerez un avenir plus intéressant \u2014 dont les changements dans les 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