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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-03-05, Collections de BAnQ.

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[" I.K I) K V OIK.I.K S S A M K I» I K T l> I M A X < Il K li M A H S I !» !» I le devoir ?Télévision Page C2 Cinéma Page C3 Théâtre Page C7 Danse Page C7 Musique Page C8 Agenda culturel Page CIO Disques Page C12 Arts visuels Page 13 ?CINÉMA Un monument d\u2019angoisse effritée Sami Frey joue Antonin Artaud ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il a les yeux d\u2019Artaud.La même intensité fiévreuse.La même démarche, les mêmes cheveux.Ou est-ce sa convaincante interprétation du poète maudit dans le film de Mordillât qui me le fait confondre avec son modèle?Qui mieux que Sami Frey pouvait incarner à l\u2019écran le damné sur terre que fut l\u2019auteur du Théâtre de la cruauté?A Montréal, on rencontre le comédien dans une auberge urbaine, assis dans une chambre au fond d\u2019un couloir extérieur où le froid s\u2019engouffre.Il a une longue cigarette étroite et des bottes de jobber et il dit que ce sont vos yeux à vous qui transpercent l\u2019autre.Mais à la vérité, Frey dégage quelque chose d\u2019incandescent et d\u2019agité qui l\u2019apparente à son personnage.En entrevue, il digresse un peu, s\u2019égare, ses mot?se chevauchent L\u2019air un peu bizarre.A l\u2019écran, ça se traduira par les flammes dans un regard d\u2019enfer, des joues creuses, une agitation physique perpétuelle.Dérangeante.Comme le fut, on l'imagine, celle d\u2019Artaud.Depuis ses débuts au cinéma à l\u2019aube des années 60, Sami Frey a joué aux côtés de Godard {Bande à part), de Clou-zot (La Vérité), de Doillon (La Vie de ja-mille), de Von Trotta (L\u2019Africaine), de bien d\u2019autres: Deville, Sautet.Au théâtre, il a interprété Claudel, Racine, Brecht et Pirandello.Il fut mis en scène par Marguerite Duras, Jean-Louis Barrault, Roger Planchon, voire par lui-même dans ce Je me souviens de Georges Perec où tout seul sur un vélo, se souvenant à peipète, il a conquis les scènes du monde.Mais à travers ce rôle d\u2019Artaud, c\u2019est la première fois, me confie-t-il, qu\u2019il va aussi loin en lui-même.«En des rives de moi où j\u2019hésite à courir», comme disait Vigneault.«Voyez-vous, un acteur a toujours peur de basculer de l\u2019autre côté du ridicule.Cette fois, j\u2019ai pris le risque d\u2019y tomber.» Et il a gagné sa mise.Le poète noir ressuscité Si vous voulez voir revivre Artaud, faites un détour par le cinéma Parisien cette semaine.Vous le rencontrerez en noir et blanc sous les traits de Sami Frey dans un film qui parle de douleur, de poésie et de silence, sur une performance illuminée de l\u2019interprète.En compagnie d Antonin Artaud de Gérard Mordillât évoque les dernières années de la vie du poète, frais extirpé de l\u2019hospice, cancéreux perclus de douleur, assoiffé de laudanum, errant en 1946 dans Paris en compagnie de ses disciples, dont un certain Jacques Prevel, poète de son état, qui racontera ces errances et ces fulgurances dans son journal intime.Artaud, Frey le connaissait, comme tout le monde, pour son travail au théâtre, pour sa correspondance avec Jacques Rivière à travers laquelle l\u2019écorché vif s\u2019affolait de son grand vide intérieur qui lui fut une cause de tourment infini.Mais après avoir lu le scénario de Jérôme Prieur et de Gérard Mordillât inspiré du journal de Prevel, la comédien a protesté: «Non, vraiment je ne suis pas le bon choix.» Devenir un monument surtout un monument d\u2019angoisse effritée, trop peu pour lui.Puis acteur et cinéaste ont parié, durant des mois et des mois, du dernier livre lu, du dernier film vu.d\u2019Artaud, de Prevel surtout.Jamais Frey n\u2019a admis: «Je suis d'accord».Mais petit à petit le poète noir ressuscitait à travers IuL Sami Frey dégage quelque chose d\u2019incandescent et d\u2019agité qui l\u2019apparente à son personnage.Élise Guilbault et Monique Miller en Oreste.ANDROMAQUE ouand le TNM joue avec a tragédie ROBERT LÉVESQUE LE DEVOIR orraine Pintal parle épouvantablement d\u2019abondance, cette énergique défenderesse de la cause théâtre est intarris-sable, et on ne la prendra jamais en défaut de vivacité verbale, mais je n\u2019apprend pas grand chose, en deux heures avec elle mercredi dernier (à 48 heures de la première de son Andromaque unisexe), sur la situation de plus en plus occulte (ou tabou?) du Théâtre du Nouveau Monde.La directrice artistique du TNM, qui vient tout juste (prudente?) de signer un second et court contrat d\u2019un an et demi à la barre de la plus importante compagnie de théâtre québécoise, «garde l\u2019espoir», dit-elle, mais elle garde la langue dans sa poche lorsqu\u2019on veut vraiment savoir ce qui arrive, ou ce qui arrivera du TNM qui traine un déficit de près d\u2019un million et demi de dollars, qui vit une situation aberrante avec des bureaux administratifs et des salles de répétition au fin fond de Saint-Henri alors que sa salle de théâtre est au centre-ville, une salle qui se détériore de saison en saison.Le TNM, à ce que l\u2019on sache, n\u2019apparaît pas dans les préoccupations majeures du gouvernement québécois qui ira bientôt aux urnes (alors qu\u2019à Ottawa on coupe) et s\u2019il y a un bouillon de culture au cabinet Johnson il ne mijote pas fort fort.Pintal me dit: «croyez-vous que Daniel Johnson s\u2019intéresse à la culture, vous?moi je ne le sais pas».Mais il ne faut pas demander à Lorraine Pintal de dénoncer une situation de plus en plus tragique pour le TNM, et de se lancer dans des déclarations à l\u2019emporte-pièce sur l\u2019urgence de sauver et de réhabiliter le TNM au rang de première scène la mieux équipée du Québec, avec les moyens adéquats à une pratique professionnelle et progressiste du théâtre \u2014 comme, toutes proportions gardées, la Schaübuhne à Berlin ou les Amandiers à Nanterre \u2014, non, Lorraine Pintal préfère défendre en général «la pratique du théâtre à Montréal», qu\u2019elle trouve en voie de sous-développement puisqu\u2019on gèle partout et que l\u2019on coupe chez les plus petits («qui sont la relève de demain, que l\u2019on est en train d\u2019étouffer»), plutôt que de défendre uniquement ou prioritairement la situation particulière du TNM.Missionnaire du théâtre C\u2019est une missionnaire du théâtre, une animatrice et cheftaine dans l\u2019âme, une marraine de toutes les troupes, Pintal, et il faut la croire lorsqu\u2019elle dit clairement que le Théâtre du Nouveau Monde \u2014 qu\u2019elle quittera dans un an et demi «si rien n\u2019a bougé», imaginant très bien sa vie après le TNM \u2014 n\u2019a pas à être «privilégié» par rapport aux autres compagnies de théâtre.Elle dit: «il ne faut pas en enlever aux autres pour sauver le TNM».On a beau lui dire qu\u2019il ne s\u2019agit pas nécessairement d\u2019en enlever aux autres pour faire du TNM une scène à la fine pointe du théâtre au Québec, que cela est affaire de choix éclairés, culturels et politiques, elle n\u2019entre pas dans ces raisonnements pour la simple raison qu\u2019elle croit qu\u2019au Québec «il n\u2019y a pas de fonctionnaires VOIR PAGE C2: ANDROMAQUE Élise Guilbault dans le rôle d\u2019Hermione.VOIR PAGE C6: FREY PHOTOS JACQUES GRENIER I.K I) K V II I II , I.K S S A M K I) I S K T I) I M A N ¦ » » » 9 \u2022 9 » » » 9 \u2022\t9 » 9 » 9 I \u2022 >\t9 \u2022\t» » 9 J V >\tI r a I.K I) K V 0 I K .I.K S S A M R I) I f» B T l> I M A N T II K ti M A R S I II II I CINÉMA Zorro croqué LA VENGEANCE D'UNE BLONDE Réal: Jeannot Szwarc.Scénario: Valentine Albin, Marie-Anne Chazel et Bernard Murat.Avec Christian Clavier, Clémentine Célarié, Marie-Anne Chazel et Thierry IJiermitte.Image: Jean-Yves Le Mener.Musique.Eric I^evi.Au Berri.ODILE TREMBLAY :\tLE DEVOIR Il est rare de réaliser un coup de maître dans la comédie à travers un premier film.L\u2019humour est un genre qui gagne en saveur avec le temps et l\u2019expérience.Ne fait pas rire qui veut.Mais Jeannot Szwarc est parvenu à ce petit tour de force avec La Vengeance d\u2019une blonde, servi il est vrai par un scénario aussi habile que désopilant qui rebondit comme une boule de pool, étonne toujours et n\u2019ennuie jamais.La bonne grosse comédie française intelligente et efficace dont la patrie de Molière n\u2019a pas encore perdu, on s\u2019en félicite, la recette.La vengeance d'une blonde développe le thème de la télévision qui bouffe les purs pour en faire des machines à ambition, des mordus de la cote d\u2019écoute, qui laissent tous leurs beaux idéaux au vestiaire et plongent tête la première dans la réussite.Ça parlera du syndrome de la grosse tête et du pouvoir des médias électroniques qui se substituent à la police, à la justice, sans avoir toujours un code d\u2019éthique pour ,venir encadrer leurs actions.La vengeance d\u2019une blonde c\u2019est l\u2019anti Scoop, les médias revus et corrigés, sur un mode drolatique.Une histoire folle -sur la frénésie médiatique contemporaine, doublée de la course au succès.Christian Clavier n\u2019a plus à faire ses preuves de comique, surtout après le succès des Visiteurs.Il partage ici la vedette avec Marie-Anne Chazel, son épouse dans le rôle comme à la vie, également co-scénariste du film.L\u2019histoire est celle de Gérard Bréha, as journaliste de TV Bretagne qui se fait repêcher par la grande chaîne parisienne TV8 et déménage chez sa belle-mère à Paris avec femme, enfants, armes et bagages pour devenir riche et célèbre.Il perdra donc quelques beaux principes au passage.Voici le jeune existentialiste d\u2019hier rasé, cravaté et gominé, happé par sa directrice Marie-Ange (Clémentine Célarié) qui l'entraîne illico dans son lit, (il faut ce qu\u2019il faut), et lui insuffle Dans La Vengeance d\u2019une blonde, Christian Clavier incarne un journaliste-vedette criant de vérité à force d\u2019être fabriqué de toutes pièces.une telle quête d\u2019ambition qu\u2019il en vient à négliger sa femme Corinne et ses enfants et à mettre leur sécurité en péril, car les Yarn, groupes de zonards affreux, sales et méchants veulent faire la fête à ce journaliste qui se prend pour Zorro.C\u2019est vraiment très drôle.Le film rejoint par la bande la satire féroce de société et ne rate pas ses cibles.Christian Clavier y va d\u2019une composition croquante.Il sera un journaliste-vedette criant de vérité à force d\u2019être fabriqué de toutes pièces, Marie-Anne Chazel apporte une sensibilité et une authenticité à l\u2019affaire et Clémentine Célarié un sens remarquable de la caricature.Thierry Lhermitte est particulièrement suave dans la peau de Gilles Favier, l\u2019hystérique animateur de Franc-Jeu, émission populaire où les vedettes mettent leur vie à nu pendant qu\u2019une émoustillante hôtesse se déshabille sur scène.Il recevra donc le couple Gérard-Corinne, à l\u2019heure de la grande vérité, qui ne sera pas bonne à dire, et tout éclatera en mille éclats, comme il se doit.Car la blonde vengeresse du titre, c\u2019est Corinne, qui montrera à son mari, méconnaissable dans ce succès qui lui monte à la tête, de quel bois elle se chauffe.Le tempo est haletant, ça rebondit comme le ski à bosses et le journalisme télé en prend pour son rhume.Rires garantis.Requiem pour un poilu PROFIt BAS Réal: Claude Zidi.Scénario: Claude Zidi et Simon Michael.Avec Patrick Bruel, Didier Beza-ce, Sandra Speichert, Arnaud Giovaninetti, Jean Yanne.Image: François Cantonné.Musique: Gabriel Yared.Au Parisien.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Depuis ses Ripoux, il est un peu prisonnier du polar, Claude Zidi.Et moins drôle, hé-jlas, qu\u2019avec son tandem Noiret-Lhermitte.Gomme s\u2019il avait vidé le sujet des flics pourris .et ne faisait plus que ressasser le même thème sans rien lui apporter de neuf.Profil Bas est donc une histoire de policiers sans scrupules.L\u2019inspecteur Carré (Didier Be-\u2022zace), directeur de service, mène ses hommes \u2022à la baguette tout en copinant avec l\u2019ennemi, le ;mafieux du coin qui lui fournit des renseigne-.ments en échange de la paix sociale.Julien : (Patrick Bruel) est le dernier des cancres de la boîte, le flicasson sans envergure et souffre-douleur du groupe, qui a perdu toutes ses belles illusions de jeunesse, picole dans les ca-\u2022fés et trimballe sa mélancoÉe où il peut La victime parfaite que les patrons veulent sacrifier ;quand ils ont besoin du cadavre frais d\u2019un indic ^maison.Le beau Julien changera pourtant de caractère lorsqu\u2019il sera envoyé comme appât dans Claude Zidi, créateur des Ripoux, délaisse un un club de truands où il fera dès le premier soir la conquête de la beauté du coin en plus de devenir complice d\u2019une bande de voyous (après initiation en règle).Il y aura des morts, des trahisons, des «zamours»; le tout, en d\u2019invraisemblables péripéties, sur des histoires qui ne tiennent pas debout.Et Julien, de timoré, deviendra courageux, de bébête, stratège hors pair, d\u2019honnête, pillard et braqueur, etc.Bref, un autre homme.Un poilu, un vrai de vrai.Meilleur limier de sa compagnie, et pire truand du quartier tout à la fois.peu la rigolade dans Profil bas.La force de Zidi c\u2019est l\u2019humour et les métamorphoses de Louis de Funès dans L\u2019Aile ou la cuisse sont passées à l\u2019histoire, comme les turpitudes des Ripoux ou même les inepties des Sous doués.Mais quand Zidi n\u2019est pas drôle, rien ne va plus.Or dans Profil bas, il ne cherche pas la rigolade.On a droit au contraire à une avalanche de clichés sur «le courage de l\u2019homme», qui enlève son T-shirt après avoir été enfermé dans une glaciale chambre froide en compagnie de cochons égorgés, qui s\u2019approche du menaçant briquet allumé de celui qui lui a vidé un bidon d\u2019essence sur la tête, en disant: «Chiche que tu le fais», et «je t\u2019avertis: la chair humaine, ça pue».Et autres bravades destinées à manifester le stoïcisme le plus pur.Les dialogues sont faibles et l\u2019invraisemblance est reine.Le pas de deux avec la délurée Nana n\u2019est guère crédible non plus, et tout s\u2019enchaîne entre eux sans qu\u2019on comprenne bien our quoi l\u2019idylle repose.La caméra est là pour montrer l\u2019anatomie de la jeune dame plus que ses prouesses de jeu.Et nul ne se pique de psychologie dans cette histoire.Mais l\u2019interprétation est à la remorque du scénario qui n\u2019aide pas les acteurs.Patrick Bruel a un beau regard sensible un peu dépassé par les événements, mais son personnage en perpétuelle transformation n\u2019a guère d\u2019unité pour lui prêter appui.On se demande ce qu\u2019a voulu faire Zidi avec ce Profil Bas.Provoquer des face-à-face virils, comme dans les westerns spaghetti, des duels de regards, desquels le «bon» triomphera dans un dépotoir où brûlent les détritus de la ville, sur un décor de fin du monde?Ou montrer que l\u2019amour est toujours le plus fort, dans la vie conjugale assumée du couple Julien-Claire désormais recyclé dans le bonheur domestique?Son but est nébuleux et mal abouti.Vivement que le père des Ripoux retrouve son sens de l\u2019humour.Mais peut-être a-t-il tout dit dans sa veine policière et devrait-il simplement chercher sa muse ailleurs?IFAMOUS PLAYERS «HARDIMENT DELIRANT!» - Le Monde «AUSSI NOUVEAU QUE DROLE» -\tFrance-Soir «FORMIDABLE!» -\tL\u2019Essentiel PATRICK BRAOUDE PHILIPPINE LEROY-BEAULIEU CATHERINE JACOB DANIEL RUSSO PATRICK BOUCHITEY PASCAL LÉGITIMUS VOUS N\u2019AVEZ JAMAIS VU LES HOMMES COMME ÇA! UN FILM DE PATRICK BRAOUDÉ CKOI 196.9 FMI k Journal montreal A l\u2019affiche dès vendredi le 11 mars! R t H A.X ?: chef d\u2019œuvre ?: très bon ?: bon ?quelconque ?: très faible : pur cauchemar PROFIL BAS ?Claude Zidi.Dieu sait qu\u2019il nous a déjà fait rire le cinéaste des Ripoux.Toujours dans la veine des flics pourris, il récidive avec moins de bonheur et beaucoup moins d\u2019humour.Profil Bas donne la vedette à Patrick Bruel dans un polar invraisemblable qui raconte comment un bon flic obscur deviendra la terreur du quartier, le roi des enquêteurs et un mari comblé.Entre le policier noir et la comédie rose, Zidi n\u2019a pas trouvé le ton juste.Au Parisien.Odile Tremblay LA VENGEANCE D\u2019UNE BLONDE ?(/2 De Jeannot Szwarc.Une comédie française vraiment désopilante, qui donne la vedette à Christian Clavier, Clémentine Célarié et Marie-Anne Chazel.La télé y passe au grill.On rencontre un journaliste-vedette du téléjoumal (Clavier) qui attrape la grosse tête et se prend pour un enquêteur.C\u2019est l\u2019anti '1 Scoop, le manque d\u2019éthique de la télévision pointé du doigt et ridiculisé.Sur un rythme trépidant.Au Berri.Odile Tremblay CHINA MOON ?De l\u2019Américain John Bailey.Un bon thriller qui parle de passion, de trahison et de crime, sur des images fortes et un montage serré.Il y sera question dans la Floride des nantis d\u2019une belle dame troth-pée et battue par son vilain mari richissime, et d\u2019un inspecteur de police à qui l\u2019esseulée fait perdre la tête.Et qui paiera cher son égarement.Passion, violence, action: La formule a fait ses preuves mais fonctionne encore.Au Faubourg.Odile Tremblay si LA BELLE ÉPOQUE ?De Fernando Trueba.Un film joyeux et leste situé dans l\u2019Espagne de 1931, qui croyait assister à l\u2019avènement des beaux jours de la République.Un jeune déserteur s\u2019y éprend des quatre filles du peintre excentrique qui t'héberge.En arrière-scène: la caricature de l\u2019Espagne du sabre et du goupillon.Sur un climat d\u2019absurde et de libertinage léger.Charmant et rigolo.Au Parisien.Odile Tremblay St EN COMPAGNIE D\u2019ANTONIN ARTAUD ?De Gérard Mordillât Magistralement interprété par Sami Frey, Marc Barbé, Julie Jézéquel et quelques autres, le récit des deux dernières années d\u2019Artaud vécues par Jacques Prevel, jeune poète qui fut son ami.Un film intense et impitoyable.À voir absolument.Au Parisien.Francine Laurendeau.soi ROMEO IS BLEEDING ?De Peter Medak Un film très noir qui, par moments, frôle l\u2019horreur.Des personnages dérangés et dérangeants (la palme à Gary Oldman et Lena Olin), un climat envoûtant et une mise en scène forte font passer les outrances d\u2019une histoire qui n\u2019est pas de tout repos.Au Centre Eaton.Francine Laurendeau L\u2019ENFER ?*/2 Le dernier Claude Chabrol, donnant la vedette à Emmanuelle Béart et François Cluzet, explore les affres de la jalousie.Ce thriller psychologique à la limite de la caricature est un jeu habile de glissement de niveaux; fantasmes et réalité s\u2019entremêlant pour mieux vous dérouter.Le tout sur un rythme d\u2019enfer, puisqu\u2019enfer il y a.Angoisse garantie.Au Desjardins.Odile Tremblay L\u2019ENFANT LION ?'/2 De Patrick Grandperret.Une sorte de conte pour tous qui se déroule en Afrique sur fond de légende, d\u2019enfant sorcier qui cause avec les lions et parle au simoun.Les enfants jouent faux, mais il flotte sur le film un climat de merveilleux qui séduira les plus jeunes.Et les jeux avec les bêtes sont très réussis.Au Berri.Odile Tremblay IATCH0 DROM ?Du gitan Tony Gatlifi un magnifique documentaire musical.Le film nous fait suivre la route des tziganes dé l'Inde à l\u2019Andalousie en passant far l\u2019Europe de l\u2019Est, la France.Pas de discours, ni de ligne narrative, mais des chants qui disent l\u2019espoir, qui gémissent sur les persécutions et l'intolérance.Ija musique et la danse sont reines ici Un hymne à la tolérance et au bonheur de vivre.À l\u2019impérial Odile Tremblay 6 mars au cinéma v-IV* «g Clémentine CELARIE Marie-Anne CHAZEL CHISTIAN CLAVIER un film de Jeannot Szwarc 196.9 FMI Chabrol FRANÇOIS CLUZET EMMANUELLE BËRRI 849-FILMIBROSSARD 849-FiLM|CARREF0UR UWALWflLU ,- bwi iwwwr-t.\t¦rr\u2019BUMnnurvun unirn.- - yt- 6600 boul.Taschereau tM 2330 boul.Le Carrefour w Il 280 fueSI-Denl» LE FILM No 1 AU QUEBEC! 12e FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM SUR L\u2019ART 8-13 mars 1994 Info Festival 874-1637 Merci à CINÉPLEX ODÉON mm REALITY BITES ?*/2 De Ben Stiller.Quand quatre jeunes américaitis dans la vingtaine vivent avec plus ou moins de difficultés leur apprentissage de la vie et leur inté-'gration au marché du travail.Ce film qui prétend au constat social est plus justement une gentille comédie romantique, inoffensive mais agréable dans sa forme.Avec une Winona Ryder toujours aussi ravissante.Aux cinémas de la Place-Alexis-Nixon et Côte-des-Neiges.Bernard Bon lad THE STORY OF BOYS AND GIRLS ?De Pupi Avati Dans les beaux paysages de l\u2019Emilie-Romagne, le repas de fiançailles dAngelo et de Silvia va réunir des familles disparates.Un film doux-amer, tendre et nostalgique.Au Cinéma de Paris jusqu'au 3 mars.Francine Laurendeau BLANC ?De Kieslowski, le second volet de la trilogie française.Le film veut illus-trerla notion d\u2019égalité, mais parle biais Kieslowski.Place à l\u2019égalité dans la,vengeance.Celle d\u2019un couple déchiré, celle de l\u2019Est face à l\u2019Ouest.Coproduction se déroulant en partie à Paris, en partie à Varsovie, Blanc paraît plus grinçant, plus noir, brillant mais moins lumineux et mystique,que le su-; j blime Bleu, au Nouvel Élysée.çj; Odile Tremblay * 1 MON AMIE MAX ?Le dernier Michel Brault traite du drame des «filles mères» des années 60 condamnées à faire adopter leurs enfants, dans la honte et l\u2019opprobre.Geneviève Bujold (très sombre) y tient la vçdette.Sur des images un peu esthéti-saçites et un scénario qui n\u2019a pas assez creusé son thème.Mais une harmonie de traitement où se retrouve la griffe j.de Brault.Au Parisien.v s Odile Tremblay MY FATHER, THE HERO ?'/2 De Steve Miner.Une attendrissante et drolatique histoire de relations père-fille.Ceux qui ont vu le film de Gérard Lauzier Mon père, ce héros trouveront son remake balourd.Les -,autres y découvriront peut-être un nouvel acteur comique: Gérard De-i ; pardieu.Au Loews entre autres.Francine Laurendeau 41' il DEUX ACTRICES ?Oeuvre défi de Micheline Lanctôt (réalisée avec trois sous).Mi-fiction, mi-documentaire, mifilm, mi-vidéo, le long métrage montre le rapport de deux comédiennes avec leurs personnages: deux sœurs qui se découvrent et que tout oppose.Pari réussi, puisque les pans s\u2019emboî-, tent et se nourrissent l\u2019un de l\u2019autre, en édairant le mystère du métier d\u2019actrice.Pascale Bussières, forte et intérieure, porte le tout sur ses épaules.À l\u2019Élysée Odile Tremblay s;d I\u2019LL DO ANYTHING ?Une critique inoffensive et malgré tout attachante du milieu du cinéma à Hollywood.Nick Nolte, dans le rôle paradoxal d\u2019un acteur qui n\u2019arrive pas à percer dans ce milieu féroce, est ¦ici le pivot d\u2019une galerie de personnages qui donnent d\u2019Hollywood une vision prévisible et drôle à la fois.A j voir surtout pour quelques bons «rôles de composition».Alexis Nihon Jean-Claude Marineau t o INTERSECTION ?De Mark Rydell.Les Américains ont encore frappé et récidivent avec un remake du premier grand succès de Claude Sautet, Les Choses de la vie, Ihistoi-\\ re d\u2019un homme partagé entre deux femmes.Un film élégant et fade où Richard Gere, Sharon Stone et Lolita Davidovich nous font regretter Michel Pic-cçli, Léa Massari et Romy Schneider.Çentre Eaton, Versailles, Laval, Famous Players (Pointe-Claire) ., Francine Laurendeau Gaiy Oldman et Lena Olin dans la comédie noire Romeo is Bleeding.Dérangé et dérangeant ROMEO IS BLEEDING De Peter Medak, avec Gary Oldman, Lena Olin, Annabella Sciorra, Juliette Lewis, David Proval, Will Patton, Larry Joshua, Paul Butler, Roy Scheider.Production et scénario: Hilary Henkin.Image: Dariusz Wolski.Direction artistique: Stuart Wurtzel.Montage: Walter Murch.Musique: Mark Isham.USA, 1993.Au Centre Eaton.FRANCINE LAURENDEAU On ne sait pas trop bien quel est le statut de Jack (Gary Oldman).Pour le compte de la police fédérale, il surveille des suspects.Tandis que pour le compte de la mafia, il exécute de basses besognes.C\u2019est une question pratique: contrairement à la police, la mafia paie bien.Et dans un recoin secret de sa cour, il dépose pieusement le fruit de son travail noir.Ses amours non plus ne sont pas claires.Sheri, sa maîtresse docile, toujours à portée de la main, lui fait sur commande le grand jeu.Mais il semble que ce soit avec Natalie, sa femme, qu\u2019il espère un jour dépenser les milliers de dollars patiemment accumulés.Elle ne se doute de rien de précis mais vit dans une inquiétude qu\u2019elle sait transformer en provocation souriante.Chargé un jour d\u2019escorter Mona Demarkov (Lena Olin), une criminelle notoire qui est en même temps une séductrice ravageuse, il tombe naïvement dans ses rets.Et à partit; de là, l\u2019intrigue se complique.À force de naviguer ainsi en eaux troubles, Jack avait fini par se croire sinon invulnérable, du moins libre de ses choix.Mais entre sa loyauté envers la police, les exigences meurtrières de la mafia et le pouvoir qu\u2019exerce sur lui la cruelle Mona, il perd le contrôle et devient le jouet de circonstances de plus en plus cauchemardesques.Je m\u2019arrête là, je vous en ai déjà trop dit.Le réalisateur Peter Medak a quitté sa Hongrie natale après les événements de 19(56.Il vit entre l\u2019Angleterre et les Etats-Unis.Sans vous décliner sa filmographie, je me contenterai de vous rappeler qu\u2019il n\u2019y a pas si longtemps, au Festival des films du monde 1990, il nous présentait The Krays, l\u2019inquiétante évocation (en fiction) de deux gangsters jumeaux qui dominèrent la pègre londonienne dans les années soixante.Le début de Romeo Is Bleeding rappelle les premières images de Paris, Texas, l\u2019Amérique mythique de tous les High Noon: un paysage désolé, plat et sans arbres, une contrée désertée dont les enseignes se balancent lugubrement au vent, annonçant des motels poussiéreux et délabrés où jamais personne ne descendra.Et comme la musique de Mark Isham, une musique envoûtante en forme de jazz, vient tout de suite étoffer ce climat visuel, on est pris.Et puis l\u2019action démarre et nous transporte dans la ville.Là aussi, c\u2019est l\u2019ambiance qui séduit, les ruelles mouillées, les hôtels miteux, les chambres aux teintes passées et aux stores vénitiens.Les personnages sont marginaux, dérangés et dérangeants, à commencer par Gary Oldman (dont on n\u2019est pas près d\u2019oublier le Dracula).Mais la prime du dérangeant revient à Lena Olin, une actrice suédoise qui s\u2019est imposée avec L\u2019Insupportable légèreté de l\u2019être.Elle compose une incarnation du mal dangereusement Une mise en scène si forte, qu\u2019elle nous fait accepter les outrances de ce film, son humour cyniquement noir qui déborde parfois vers l\u2019horreur.sexuelle qui n\u2019est pas sans rappeler les grandes prestations de Barbara Steele.C\u2019est un film qui parle beaucoup, trop sans doute, avec une abondance de dialogues et de voix off, mais la mise en scène est si forte qu\u2019elle nous fait accepter les outrances de ce film, son humour cyniquement noir qui déborde parfois carrément vers l\u2019horreur.Le réalisateur n\u2019a pas eu peur de faire siennes les audaces de sa scénariste Hilary Henkin, bel exemple de complicité dans la-fabrication d\u2019un film.Une complicité qui n\u2019est pas chose fréquente, s\u2019il faut en croire les doléances et revendications actuelles des scénaristes québécois représentés par la SARDEC, doléances et revendications très perceptibles lors des derniers Rendez-vous du cinéma québécois.Il est intéressant de constater ici que la scénariste de Romeo Is Bleeding en est également.la productrice.C\u2019est peut-être un début de solution?Bref, un film qui n\u2019est pas de tout repos mais qui a de la personnalité.Caveau La petite boîte où l\u2019on mange bien, Au centre-ville dans une petite maison charmante L\u2019accueil et un service qui rivalisent de distinction et de chaleur.Cuisine française des plus classiques, toujours de grande qualité et qui ne déçoit jamais.Bon rapport qualité/prix Table des habitués Midi et Soir 2063, rue Victoria (métro McGill) \u2022 (514) 844-1624 (10% de rabais sur présentation de cette annonce) Cinéma Libre et l\u2019Aide au cinéma indépendant Canada (ACIC-ONF) présentent: FENETRES OUVERTES SUR LE JEUNE CINÉMA MATINÉE - RENCONTRE animée par Jean-Claude Marineau C laude Fôrget.Martin Paul-Hus.Simon Goulet et Pierre Deniers échangeront avec le publie au sujet de la diffusion, des modes d\u2019accès et de production du film indépendant.NIVIS de SIMON GOULET coul.10 min.1988.NUITS D'AFRIQUE de CATHERINE MARTIN n&b.48 min.1990\t* (Prix Télcbcc.9* Festival du cinéma International en Ahitihi-Témiscamingne) ÆS PRINTEMPS INCERTAINS de SYLVAIN L\u2019ESPÉRANCE coul.52 min.1991 RAGING BULL De Martin Scorcese.États-Unis, 1981.129 minutes.Au Cinéma de Paris, le dimanche 6 à 19H et le mardi 10 mars à 14H45.On tu1 peut pas encore parler de Martin Scorcese au passé mais disons qu\u2019il a été plus inspiré dans les années 80 que 90.Preuve en est le fabuleux Raging Bull dans lequel le réalisateur de Taxi Drive retrace la carrière tumultueuse de Jake La Motta, champion du monde des poids moyens au début des années 50, C\u2019est Robert De Niro.à qui il confiera bien sûr le rôle principal, qui le met sur le coup.Au départ, pourtant, Scorcese n\u2019était pas intéressé par le projet, lui que les films de boxe «ennuyaient prodigieusement».Réduisant donc les scenes de combat (tout à fait magistrales) à moins de 10 minutes sur 129, il a réalisé un film où la boxe est utilisée comme prétexte pour dépeindre l\u2019histoire d\u2019un nomme aliéné, à la fois victime et bourreau, artisan de sa perte.Martin Scorcese, qui a déjà déclaré s\u2019être identifié à Jake, est sans pitié pour son personnage plus près de l\u2019animal que de l\u2019homme.De Niro y livre la performance de sa vie poussant jusqu\u2019à l\u2019extrême limite sa capacité d\u2019habiter je corps d\u2019un autre.On ressort à la fois sonné et charmé par l\u2019ingéniosité et l\u2019audace de la mise en scène de Scorcese qui classe Raging Bull au rang dç chef-d\u2019oeuvre du cinéma américain.A (re)voir absolument.Bernard Boulad TENEZ-VOUS BIEN LES COTES: CLAVIER VA VOUS LES ARRACHER! LE PLUS GRAND SUCCÈS DEPUIS LES \u2018VISITEURS\u2019 DEPUIS UN MOIS SEULEMENT, 2,000,000 DE FRANÇAIS HURLENT DE RIRE!!! LE COUPLE CLAyiER-ÇHAZEL, C\u2019EST UN VÉRITABLE PHENOMENE DE SOCIETE.\u201cElle a réussi à se hisser au soBtimet! Rencontrer Emmanuelle Béart, c\u2019est avoir rendez-vous avec la beauté!' '\tLuc Perreault, La Presse , \u201cL\u2019un des meilleurs films de Claude Emmanuelle Béart, en vraie tragédienne, jouant de sa beauté et de son tempérament, se révèle une actrice hors du commun.\u201d Georges Privet, Voir \u201cJamais Emmanuelle Béart n\u2019a été à la fois aussi ange et démon, jamais Cluzet n\u2019a été si démentiellement juste!\" Huguette Roberge.La Presse UN FILM DE CLAUDE CHABROL ALLBANCE 1\t1\t\t m\t\t¦KTl 1MM1 U11 I.K I) K V OIK.I.K S S A M K O I \"> K T l> I M A N (' Il K O M A K S I II !» I **'* * mm, jfk0~***i,.?«§||PjS§ Sylvie Provost ÿiiJï ïï ¦£ |§i|g a c uj PEUl! WSSm.SÜÎI {v.'W*w*wJ y/ > ^ j4«5MSÎ(^w 3) 0) ,0 ,S ï»|É .:\u2022.« 0) -O 5 yr-yjw} rxxr'yy < iÜË-yüil L.(U C c t; 0) JJ 5> (ü (B \"O souffle LA\tPRÉSENTE UNE PRODUCTION DE MA CHÈRE PAULINE i\t' c> n & I K T |) I M A X (' Il K «i M A II S I till I (\u2019 7 THÉÂTRE DANSE Un poète aimanté par le spectacle de la parole Le Rideau Vert crée Héliotropes de Michel Garneau GILBERT DAVID Heureux qui, comme Michel Garneau, a fait tant et tant de voyages dans les mots.Cet aventurier du langage qui navigue sans autre boussole que sa passion d\u2019écrire, est un homme de parole (s) et un infatigable boulingueur des vastes océans de l\u2019imaginaire.Tout en rondeur, le visage encadré d\u2019une courte barbe grisonnante, l\u2019œil allumé en permanence par l\u2019instinct du lutteur, le poète et dramaturge habite le mitan de la cinquantaine avec une énergie joyeuse et une sérénité qui lui vient, entre autre, de son installation dans un coin retiré de l\u2019Estrie depuis cinq ans.; ; ;4Je suis un solitaire communautaire»:, lance-t-il en éclatant de rire.«Je .me sens dans le monde, à travers tous les métiers de communication que je fais, mais j\u2019ai en même temps un niveau de grégarité très bas.» Ecrire, réclame de s\u2019isoler et de se tenir à .distance du tourbillon des urbanités et autres mondanités.Surtout si on veut revenir à l\u2019écriture à temps plein, de manière à se donner le temps de .toutes les libertés.«En allant vers la cinquantaine, se souvient Garneau, j\u2019ai (Senti le besoin de descendre plus loin dans mes profondeurs, celles au fohd desquelles il n\u2019y a plus de thématique.J\u2019ai entrepris alors un vaste travail qui a pour titre L\u2019Internationale de la narration, ce qui m\u2019apparaît être une oeuvre de maturité sur le plan de mon métier d\u2019écrivain.» Depuis la création de Quatre à quatre au Quat\u2019Sous en 1974 \u2014 qui allait le faire connaître comme auteur dramatique jusqu\u2019en France \u2014, Michel Garneau s\u2019est débattu avec un destin d\u2019écrivain qui pratique de front l\u2019écriture poétique et dramatique.«Assez curieusement, avance-t-il, on [chérche à tasser l\u2019expérience du langage au théâtre de nos jours, alors iqu\u2019elle est à l\u2019origine même de son ¦existence en Occident.Mes deux (grands modèles en dramaturgie, Ic\u2019est Shakespeare et Racine, parce |qu-ils ont tous les deux eu recours ;aux forces précises de la poésie.Prenons Hamlet, ce n\u2019est pas l\u2019anecdote :qui y est passionnante, on s\u2019en fout [au fond, mais ces moments dans la 'pièce où le temps est suspendu, comme dans le fameux monologue, parce que l\u2019auteur est parvenu à une vision totale.La grande qualité de ces auteurs est de mettre la vie en forme pour qu\u2019on puisse la voir.Sans leur tentative de tout dire en même temps \u2014 ce qu\u2019est la poésie \u2014, on ne la verrai! tout simplement pas, la vie!» Au fil des années, l\u2019auteur du recueil Les Petits Chevals amou/eux, publié en 1977, et de la pièce Emilie ne sera jamais plus cueillie par l\u2019anémone, créée en 1981, s\u2019est souvent retrouvé dans la situation où les gens de théâtre et les cénacles de poètes jouaient au ping-pong avec ses oeuvres.«Pour une certaine intelligentsia poétique, raille-t-il, les textes que j\u2019écris ne font pas sérieux, parce que je fais du théâtre et que je pratique dans mes poèmes une langue orale et un ton narratif.Et, du côté des gens de théâtre, les pièces que je leur fais lire, les amènent sou-vent à dire que c\u2019est plus des poèmes que des textes dramatiques.Pour moi, tout ça relève de la réductionnite aiguë, et je ne vois pas très bien pourquoi la poésie n\u2019a plus à être au centre de l\u2019activité théâtrale, parce que le théâtre se nourrit essentiellement d\u2019éléments symboliques et mythiques.Le théâtre qui m\u2019intéresse, comme auteur ou comme lecteur et spectateur, doit se déconnecter de l\u2019anecdote pour déboucher sur ce que j\u2019appelle le spectacle du langage.» Auteur prolifique, Michel Garneau a toujours plusieurs projets en chantier et de nombreux manuscrits tout fin prêts qui n\u2019attendent que des producteurs capables de sentir ce que «l\u2019écriture apporte d\u2019action réelle» quand elle permet «de s\u2019approcher de la seule vérité qui importe et qui est celle des personnes, avec leur mystère propre et, parfois même, leur dimension sacrée.» S\u2019autodéfi-nissant, mi-sérieux, mi-amusé, comme un «anarchiste libertaire zen», il avoue son inconfort devant les vérités toutes faites et il ne se montre pas du tout mécontent d\u2019être le contemporain de l\u2019écroulement des idéologies, qu\u2019il qualifie sans hésitation d\u2019«habits de bois».«J\u2019assume le paradoxe de vouer un amour féroce au langage, dit-il, tout en sachant que le langage n\u2019est pas la réalité.Je n\u2019obéis qu\u2019à une seule nécessité, celle d\u2019écrire, en cherchant à faire dire aux mots le plus de choses possible, ce qui n\u2019est pas la même chose que de pointer la vérité.» L\u2019entrevue s\u2019allonge en cette froide matinée ensoleillée, et vagabonde au gré de l\u2019évocation des multiples expériences d\u2019un Garneau poly-graphe \u2014 il coordonne présentement la rédaction d\u2019une série de documentaires télévisuels sur l\u2019histoire du Québec, vue de ses régions \u2014, et du créateur d\u2019une dramaturgie de la parole, dans ce que celle-ci a de quotidienneté transfigurée et de résonnance chamelle, «humaine, trop humaine», pour citer Nietzsche.Un peu plus et j\u2019allais oublier Héliotropes, que s\u2019apprête à créer le Théâtre du Rideau Vert le 8 mars, dans la mise en scène.d\u2019Alice Ron-fard, avec Pauline Martin dans le rôle principal d\u2019une tenancière de bordel au tournant du siècle.«C\u2019est une pièce sur le devenir de soi par les autres, commente l\u2019auteur, et a n\u2019a aucune prétention à l\u2019historicité, même si je me suis servi de divers documents, de manière transposée, comme les lettres de Calamity Jane à sa fille et différents liyres sur le ragtime dont Scott Joplin est l\u2019un des grands représentants.» Dans un bordel américain, autour de 1900, PHOTO JACQUES GRENIER Michel Garneau quatre prostituées qui viennent de mettre au monde, chacune, un nou-veau-né, vont voir débarquer dans leur univers très dur un musicien noir qui, en passant par là, a entendu jouer sa musique par une pianiste résolument muette d\u2019une manière qui le touche, parce qu\u2019on a pris l\u2019habitude de jouer ses compositions dans un tenjpo trop rapide.A travers cette fable existentielle, Michel Garneau pose la question des dangers de la pétrification de l\u2019individu dans ses préjugés ou dans ses blessures intimes, et il propose l\u2019écoute des musiques intérieures d\u2019êtres méprisés, marginalisés, mais qui portent en eux, l\u2019air de rien, le désir d\u2019une autre humanité, d\u2019un à-venir autre.Si la magie scénique opère le moindrement, en rythme, en vibrations et en présence, le Rideau Vert tiendra là un rendez-vous théâtral de première importance.Ce n\u2019est pas moi qui, par les temps qui courent, m\u2019en plaindrai.SUR S C Ii N Ii L'APPRENTISSAGE DES MARAIS Un duo inénarrable des comédiens Alexis Martin et René Richard Cyr, qui se glissent dans la peau d\u2019adolescents qui se créent une mafia.Le texte et la mise en scène sont signés par Cyr et Martin qui font de ce sujet de roman noir un théâtre saugrenu mais de peu de conséquences.Le travail scénique, décor, éclairages, costumes, et musique, est remarquable.À l\u2019Espace Go.BRILLIANT TRACES La version originale anglaise de la pièce de l\u2019Américaine Cindy Lou Johnson que les comédiens Sylvie Drapeau et Luc Picard avaient jouée en français au Quat\u2019Sous en mars 92 sous le titre Traces d\u2019étoiles.La production du Quat\u2019Sous, mise en scène par Pierre Bernard avec Drapeau et Picard, est maintenant jouée en anglais au Centre Saidye Bronfman.Au 5170 du chemin de la côte Ste-Catherine.LE PÈRE Une oeuvre dure et amère du grand dramaturge suédois August Strindberg où un homme est obsédé par l\u2019idée que sa fille n\u2019est pas vraiment de lui.Hélas, la première production à Montréal de cette pièce difficile est une catastrophe.Une mise en scène mortifère annule toute la force de cette oeuvre rare.Au Théâtre Jean-Duceppe de la Place des Arts.LE SILENCE DE MOLIÈRE Un texte de l\u2019Italien Giovanni Mac-chia qui met en scène un être pratiquement inconnu, la fille de Molière et d\u2019Armande Béjart, Esprit-Madeleine Poquelin.Louise Marleau fait un retour au théâtre après un an d\u2019absence avec ce personnage auquel Macchia a donné corps et âme, mais la mise en scène d\u2019Henri Barras est bien guindée.Au Café de la Place.Robert Lévesque Absolument dingue Zéro Absolu, le spectacle que diffuse actuellement les maisons de la culture de l\u2019ile de Montréal n\u2019a presque ni tête ni queue, lin grand merci à Jo Lechay et Eugène Dion pour cette bouffée d\u2019oxygène.V A L É RIE L E H M A N N J* ai fini dans les clubs, les plages tout-nus, les casinos.Savez, jobs de cul, drogue de cul, chance pourrie, pas d\u2019cash.» Ainsi s\u2019exprime Ultra Violette, l\u2019héroïne de La pièce Zéro Absolu, à l\u2019affiche dans diverses Maisons de la Culture de l\u2019ile de Montréal jusqu\u2019au 12 mars.Le metteur en scène Eugène Dion et la chorégraphe Jo Lechay, qui ont conçu ensemble le spectacle en 1992, ne se sont absolument pas gênés pour dire tout haut et en argot, en version anglaise comme en version française, ce qu\u2019une anarchiste passionnée post-années soixante-dix pourrait penser de la société nord-américaine actuelle.Cela donne effectivement une œuvre de «théatre-danse country western rock en burlesque d\u2019arrière scène et de science fiction écologico de basse voltige» comme les auteurs aiment à le soulignef.Entendez par là que le oneman-show interprété par Jo Lechay verse à la fois dans le surréalisme à la Artaud, le populaire à la Ding et Dong et le rock à la Vilains Pingouins.Le mélange est écœurant parce que la soi-disant danseuse de cabaret obscure des années 2040 que représente Ultra Violette çst une folle géniale et visionnaire.A la gloire de la civilisation avancée, elle se permet tout (mais pas n\u2019importe quoi) sur scène.Pendant plus d\u2019une heure, elle hurle, gesticule, chante, s\u2019exclaffant tantôt sur l\u2019odeur des fleurs et les pluies acides, raillant tantôt l\u2019artifice du théâtre, vitupérant une foule d\u2019autorités morales, n\u2019ayant de cesse de changer de costumes.Son délire ver-bo-moteur est si intense qu\u2019il en devient hyper-réaliste.El Jo Lechay, la comédienne,-la danseuse, la chanteuse, joue le personnage d\u2019origine (en anglais) d\u2019un ton si juste que c\u2019est à se demander si elle-même n\u2019a pas déjà poussé, un jour dans une rue, un cri de révolte aussi démesuré.Absolu Zéro subversif?Peut-être.Anti-conformiste?Certainement Dérangeant?Oui.la manière dont le sujet \u2014»De l\u2019humanité en l\u2019an 2040» \u2014 est traité ne s'apparente guère aux habituels discours dénonciateurs des frasques de la civilisation, qui prônent une stratégie de communication sans nuance et rigoureuse.Absolu Zéro ivs-semble à un vaste bazar organisé dans l'allégresse et la joie, histoire de se do fouler à fond ou do se laver le coeur et 1 esprit.1rs costumes de François Barbeau sont extravagants dans les couleurs et dans les empilages.Tulle rose* luschia, tenue de hockeyeur, robe du soir avec talons hauts s\u2019assemblent sans souci esthétique.1rs textes d'Eugène Dion se veulent étranges dtuis les sonorités, les tournures de phrases, les jeux de mots; les propos n\u2019ont parfois ni tête ni queue et passent du coq à l'âne, dans la traduction française (de Michel Garneau et Isabelle Cauchy) autant que dans la conception anglaise, avec un soupson de «nature» en plus cependant en langue québécoise.La danse de Jo Lechay est pour le moins inattendue, vulgaire et raffinée.Il ne sera pas dit que les sept Maisons de la culture de l\u2019ile de Montréal qui accueillent ce spectacle font dans la banalité.Que la CACUM, qui organise cette tournée intitulée Jouer dans Me a été timorée.C\u2019est une excellente idée de dévoiler au grand public Jo Lechay, cette chorégraphe dans la quarantaine hors du commun, originaire des USA, installée à Montréal depuis 10 ans, lauréate du prix Wilfrid Pelletier en 1993, trop peu,connue du grand public québécois.A condition que les contraintes techniques imposées qui exigent un déplacement quasi-quotidien des décors, éclairages, costumes et comédienne déprécient pas l\u2019oeuvre originelle.ZÉRO ABSOLU Présenté au Centre Thérèse Casgrain à Sainte Anne de Bellevue le 5 mars, à la Maison de la culture du Plateau Mont Royal le 8, à la Maison de la culture Côte-des-neiges en anglais le 9, à la Maison de la culture Villeray le 10, à la Maison de la culture Rosemont-Petite Patrie le 11, à la Maison de la culture Ahuntsic le 12, à 20 h.Zéro absolu, de Jo Lechay.Ii N DAN S Ii BRAS DE PLOMB De Paul André Fortier et Betty Goodwin, interprété par Paul André Fortier.Un solo intense et léger, intimiste et subtil conçu à partir des peintures-sculptures de Goodwin, sur le thème de l\u2019emprisonnement.Pour vivre un instant d\u2019éternité en compagnie d\u2019un extraordinaire mime-danseur.À l\u2019Agora de la danse, ce soir à 20 heures et dimanche à 13h30.DÉLUGE DE IASSY TEEKMAN Une oeuvre poétique et étrange où quatre êtres se jouent de l\u2019ombre et de la lumière, à la limite du sommeil et du rêve.Pour passer quelques minutes infinies en compagnie d\u2019âmes en peine ou bienheureuses.Jusqu\u2019au 13 mars, à 20 heures 30 au Théâtre Lachapelle.Valérie Lehmann 994 ni j 1er -ai j Ba mémoire de d'Elnne Legault_ 26 MARS 1 Mise en scène de Michel Nadeau Avec Nancy Bernier.Jacques-Henri Gagnon Marie Gignac, Jacques Leblanc Reynald Robinson Décore et costumes: Eclairages:\tMusique: Monique Dion Denis Guérette Robert Caux PRODUCTION DU THÉÂTRE DU TRIDENT Grand Théâtre de Québec Tél.: (418) 643-8131 Le* aiiwt populaire*\tri Gu De* jardins\tULl'MétnpoftMi Bell theatre du nouveau monde avec ELISE GUILBAULT, LOUISE LAPRADE.HAN MASSON, MONIQUE MILLER, HUGUEÏTE OLIGNY, DANIÈLE PANNETON, CHRISTIANE PASQUIER, SOPHIE VAJDA et MATTHEW WHITE DECOR DANIELE LEVESQUE COSTUMES FRANÇOIS BARBEAU ECLAIRAGES MICHEL BEAULIEU MUSIQUE PHILIPPE MÉNARD MAOUtLLAGES JACQUES LEE PELLETIER ASSISTANCE A LA MISE EN SCENE ET REGIE ALAIN ROY RHCinE deJEAN DU 1er AU 26 MARS MARDI AU VENDREDI 20 H SAMEDI 16 H ET 21 H RÉSERVATIONS 866-8667 Tarif réduit 30 minutes avant le 1 TW ¦ lever du rideau : 2OS argent comptant seulement INFO GROUPES 866-8180 Desjardins CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ C, 8 I) K V I) I It a m : i) i I) I M A X (' Il K II M A K S I II III C II A II I) K N V I I, K K \u2018 B.B.XING Comme tous les souverains qui se respectent, le roi de la note bleue n'en finit plus de profiter: bientôt, il faudra lui greffer des bouts de bras pour qu \u2019il atteigne les six cordes de sa chère Lu-\u2022 cille.Plus rituelle que prévisible, chacune de ses visites royales est un bon-I heur, et rappelle à ceux qui l'ignorent (encore que le blues est le plus joyeux des exutoires.Avec l\u2019harmoniciste montréalais Ray Bonneville dans les ' parages, ce sera encore plus réjouis-sant.Au Spectrum deux fois ce soir (samedi), à 19h et 22h.IOM JONES n> Quand il dansait le hula hoop sans cerceau au Tom Jones Show du canal 12, il lui pleuvait dessus les dessous affriolants de madames hystériques.On l\u2019imaginait se réveillant la nuit après d'horribles eau-1 chemars où des messieurs poilus à \u2018 pendentifs sur l\u2019estomac l'ensevelissaient sous une pile de caleçons longs.Le ridicule, pourtant, n\u2019a pas tué ü Tom Jones.C\u2019est parce qu'il a tou-jours chanté comme un dieu, de 1965 (It\u2019s Not Unusual) à nos jours.De kitsch, il est devenu hip quand le (groupe Art Of Noise lui a offert d\u2019en-, jegistrer avec lui sa version de Kiss, la chanson de Prince.Depuis, le Gallois le plus cool de la planète rajeunit à vue d\u2019œil.Il bombera le torse au Théâtre du Forum, mardi 8 mars, à 20h.MELISSA ETHERIDGE lut passionaria du rock vous fera encore le détail de ses amours souffrantes, torturées, déchiquetées, déchirantes et irrésolues au 'théâtre du Forum, jeudi 10 mars dès 20h.Melissa, c\u2019est un peu toujours le même disque, les récentes I\u2019m The Only One et Come To My Window ne renouvelant pas vraiment le propos des Bring Me Some Water et autres Ain \u2019t It Heavy, mais en spectacle, elle vous envoie ses chansons à la figure avec une telle fougue qu\u2019on les reçoit à chaque fois comme des gifles.On en ressort tout remué, et cela fait un bien fou aux engourdis.DANIEL BÉLANGER En janvier à Paris, il a ravi l\u2019auditoire de Pollen, l\u2019émission de Jean-Louis Foulquierà la radio de France-Inter, qui était enregistrée pendant la Semaine de la chanson devant public au Passage du Nord-Ouest.Et il a eu les Parisiens tout seul avec sa guitare acoustique et sa voix qui, ma foi, était encore un peu plus belle que la fois d\u2019avant, aux Francoffolies de Montréal en novembre.A force de mettre tout le monde dans sa petite poche de derrière, il va finir par tomber à la renverse.En quatre ou en mille, la folie Bélanger continue de se propager au Spectrum les 10,11,12 mars et les 1\u201d et 2 avril, à 20h.Sylvain Cormier LE CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS MUSICAUX AVENIR SI en tête PRO MUSICA THÉÂTRE MAISONNEUVE, PLACE DES ARTS (Série «Emeraude») Le 7 mars 1994, 20 heures Le Quatuor Hagen MOZART: Quatuor en fa majeur K.590 WEBERN: Cinq mouvements pour quatuor à cordes, op.5 JANACEK: Quatuor à cordes no 1, «Sonate à Kreutzer» Le 14 mars 1994 Le Quatuor Verdi et Michel Lethiec, clarinette BEETHOVEN: Quatuor en sol majeur, op.18, no 2 KODALY: Quatuor no 2, op.10 WEBER: Quintet en si bémol majeur, op.34 Conférences pré-concerts 18h30 Billet: 21$.16$ (étudiants 10$) Théâtre Maisonneuve, Place des Arts.Tél.842-2112 Information: Pro Musica.845-0532 À l\u2019occasion du 100e anniversaire de la salle Redpath, la faculté de musique de l\u2019Université McGill présente L\u2019Orgue de Redpath en concert JAMES DAVID CHRISTIE, ORGUE le mercredi 9 mars à 19 h 30 Oeuvres de Sweelink, Buxtehude, J.S.Bach, Pinkham et Isoir Salle Redpath, campus principal de McGill, 3461, rue McTavish (métro Peel) Billets: 10 S / 8 S étudiants et aînés, en vente à la billetterie de la salle Pollack, 555, rue Sherbrooke Ouest, les 7,8 et 9 mars, de midi à 17 h, et à l\u2019entrée, une heure avant le concert.Renseignements et achat par téléphone (Visa ou MasterCard): 3984547 ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONT-ROYAL Choeur de Mont-Royal Direction: Jacques Faubert et Michel Brousseau MOZART Symphonie «Haffner», K 385 - Concerto pour cor, K 447 Missa Brevis, K 220 - Vesperae solennes de Confessore, K 339 Dimanche 13 mars 1994 à 20 heures Église Saint-Joseph de Mont-Royal, 1620, boulevard Laird, V.M.R.Billets 20$ -16$ -12$ - Vachon, 1777, boul.Graham.V.M.R.Centre des loisirs V.M.R.- Trust Général, Centre Rockland - Admission 790-1245.Opéra McGill LOUISE de Gustave Charpentier les 16,17,18 et 19 mars à 19 h 30 Orchestre symphonique de McGill, Timothy Vemon, chef Mise en scène de François Racine Salle Pollack, 555, rue Sherbrooke Ouest (métro McGill) Billets: 15 S /10 S (sièges réserv és) en vente à la billetterie de la salle Pollack à partir du 7 mars du lundi au vendredi de midi à 17 h, et à l'entrée, une heure avant chaque représentation.Renseignements et achat par téléphone (Visa ou MastetCard): 3984547 Studio de musique ancienne de Montréal La Passion selon Saint-Jean de J.S.Bach le dimanche 20 mars à 20h00 44 artistes dans ce chef-d\u2019œuvre du répertoire baroque les solistes Danièle Forget Daniel Taylor, Peter Butterfield.Richard Duguay.Stephen Grant.Nathaniel Watson le choeur et l\u2019orchestre du Studio sous la direction du chef invité Hermann .Max à 20h00 en l\u2019église Notre-Dame-du-Très-Sacrement Informations/billets: 843-4007 EN COLLABORATION AVEC LE DEVOIR ET LA COOPcRAÎN 'LES NUAGES' ^ ROCK Là où Ta d\u2019la haine, y\u2019a aussi du plaisir wifiiH mm *x:>x x> mm r:8B A //M'/////// AA VA Hé \\ Z «sas De retour après cinq ans, les Rita Mitsouko redoublent de funk et d\u2019originalité E PHOTO SEBJANIAK fS 'V U Une présentation Les^ du Maurier Ltée rjrtf Au programme: GHOSTS de James Kudelka BLUE IN GREEN de William Whitener RISE AND FALL de David Parsons FUNGUS AMONGUS de Bnan Macdonald 7, 8, 9 avril 1994 à 20 h |i Schafer, bienfaiteur de Phumaine oreille SOPHIE GIRON NAY LE DEVOIR Ce n\u2019est pas souvent que le prestigieux Prix Molson revient à des musiciens.C\u2019est arrivé trois fois depuis 1964, année de la création de ce prix qu\u2019administre et décerne le Conseil national des arts.Mais là, vraiment, ça s\u2019imposait! R.Murray Schafer, Ontarien né en 1933, compositeur, professeur et musicologue, recevra son 50 000$ le 12 mars prochain à Toronto, après l\u2019exécution d\u2019une pièce de sa composition par l\u2019Esprit Orchestra.«Je suis ravi, que puis-je ajouter!» Disons-le tout net, R.Murray Schafer est un bienfaiteur de l\u2019humanité.C\u2019est l\u2019avis de Yehudi Menuhin qui déclarait \u2014 en lui remettant un autre prix de 50 000$, le Glenn-Gould, en 1987\u2014 que Schafer, «doté d\u2019une imagination et d\u2019une intelligence puissantes et hautement originales, orientées vers le bien» avait des «aspirations en parfait accord avec les besoins urgents et les rêves de l\u2019humanité d\u2019aujourd\u2019hui.» C\u2019est aussi mon avis.Pourquoi?D\u2019abord parce qu\u2019il fut l\u2019inventeur de la notion d\u2019écologie sonore qui a permis à nos sociétés de prendre conscience des effets dangereux de la pollution par le bruit (en 1965, financé par l\u2019UNESCO, il entamait une recherche de dix ans sur le «Paysage sonore mondial» dont il a résumé les conclusions dans un ouvrage traduit dans de multiples langues, Le Paysage sonore, en 1977).Mais surtout parce qu\u2019il continue à enfoncer le clou: «Au plan des bruits industriels, dit-il, ça s\u2019est beaucoup amélioré depuis les années 70, les pires de notre histoire à cet égard.Maintenant, l\u2019envahissement vient de la musique d\u2019ambiance, de plus en plus agressive et omniprésente dans les lieux publics.Imaginez l\u2019effet psychologique néfaste (tension nerveuse, fatigue) que peut avoir sur un individu une musique qu\u2019il n\u2019aime pas et qu\u2019on lui impose, par exemple à son travail, jour après jour.» Schafer vient de sortir un livre sur le sujet, Voices of Tyrany, Temples of Silence.Et à l\u2019Université Laval en avril, il assistera avec d\u2019autres éminents chercheurs au colloque De l\u2019expressivité du silence à la pollution par la musique.Attention, c\u2019est un scoop: Schafer y annoncera la création d\u2019une Société internationale de contrôleurs de la PHOTO ARCHIVES R.Murray Schafer est «doté d'une imagination et d\u2019une intelligence puissantes et hautement originales, orientées vers le bien», selon Yehudi Menuhin.pollution par la musique.«Quand un membre de cette Société sera dérangé par la musique dans un lieu public, il demandera au responsable de faire quelque chose.Si celui-ci refuse, le sociétaire laissera une carte de visite, tout simplement pour signifier: \u201cVotre établissement n\u2019entre pas dans les normes de qualité établies par notre Société\u201d.Au début, nous allons passer pour des illuminés, mais après tout, c\u2019est comme ça que les non-fumeurs ont commencé, non?» Et l\u2019aspirant «illuminé» de me raconter, dans un fou rire juvénile, l\u2019histoire de sa visite récente en Allemagne: «Vous savez qu\u2019il est techniquement possible, aujourd\u2019hui, de fabriquer du silence.Dans leur dernier modèle de voiture, les constructeurs de BMW diffusent en permanence un Schafer est l\u2019inventeur de la notion d\u2019écologie sonore qui a permis à nos sociétés de prendre conscience des effets dangereux de la pollution par le bruit type de son qui annule toute espèce de bruit à l\u2019intérieur du véhicule.L'habitacle est donc silencieux.Or, ils m\u2019ont invité là-bas pour que je les conseille sur le bruit que leur nouvelle voiture devrait diffuser.à l\u2019extérieur! Ils voulaient que, dans la rue, les passants la reconnaissent au son et se disent: «Tiens! Voilà la nouvelle BMW qui passe.» En matière de design, semble-t-il, le fin du fin n\u2019est plus le look mais bien l\u2019emballage sonore! Ça promet.Histoire connue: c\u2019est surtout dans le reste du monde que Murray Schafer est célèbre.Entre autres, ses écrits pédagogiques réunis sous le titre Creative Music Education ont révolutionné l\u2019enseignement de la musique de ces derniers vingt ans, «sauf |k*ui-ètre à Montréal, dit-il.si j\u2019en juge par les ateliers que j'y ai donnés», long temps professeur universitaire, il donne maintenant des ateliers ici ou là sur là planète.\"A l'origine, j'ai pro posé des exercices pour pennetth* aux écoliers de composer (plutôt que d'en rester à l'interprétation), et aussi d'introduire, dans ces compositions, des bruits ambiiuits.Car je crois que c'est en exerçant son oreille en toute circonstance qu\u2019on développe son goût musical.» Pour mettre ses propres tympans à l\u2019abri, le doux rêveur s\u2019est installé, en 1970, d;uis une ferme où il vit toil-join's.Ce qui n\u2019empêche pas ses multiples compositions de résoner haut et fort ikuis l\u2019univers musical international.Ses quatuors à cordes et ses œuvres pour voix (dont plusieurs écrites tout exprès pour Maureen Forrester) sont les plus admirées.11 s\u2019est aussi fait une spécialité d\u2019un certain type d\u2019événements qui tiennent à la fois du théâtre et de la musique, et qui se déroulent en pleine nature.Sa prochaine création,The Enchanted Forest, prévue pour septembre et réunissant une centaine de participants, en est un exemple: «Des enfants choristes raconteront qu\u2019ils ont perdu une amie dans le bois.Ils entraîneront les spectateurs à sa recherche, et tandis que la nuit tombera, tout le monde se dispersera dans la forêt.Des groupes de nue siciens seront disposés ici et là dans des clairières.» Le Prix Molson est la reconnais-! sance d\u2019une «longue et exceptionnelle contribution à la vie culturelle du pays».Dans un communiqué, le Conseil des arts justifie son choix: «M.Schafer, par son exploitation unique des rapports entre la musique, l\u2019interprète, l\u2019auditoire et l'environnement, a accru le potentiel et l\u2019appréciation de la musique.» Des prix, Murray Schafer en a reçu des tas, mais, dit-il avec bonhomie: «Je préfère ceux qui s\u2019accompagnent d\u2019un chèque! Je vais pouvoir mettre tout cet argent dans ma prochaine production, The Enchanted Forest.D\u2019ailleurs, ça vous amusera peut-être d\u2019apprendre que ce matin dans mon courrier, j\u2019ai reçu deux réponses à ce sujet, l\u2019une dit Conseil des arts qui me refuse unie subvention, et l\u2019autre de la fondation des Grateful Dead, qui m\u2019envoient 13 000$ !» S au S mars à SO h et le B mars à 13 ti 3D 840, Cl 1ER R 1ER K§T MÉTRO SHERBROOKE.îvjviuii/umi/miuu 525-1500 jft, BANQUE 1ÂIJWENTIINNE ADMISSION 790-1245 PQO MUSIC A E EMERAUDE LE 7 MARS 1994, 20 HEURES LE OUATUOR HAGEN MOZART : Quatuor en la majeur, K.590 WEBERN : Cinq mouvements pour quatuor à cordes, op.5 JANACEK s Quatuor no I, «Sonate à Kreutzer».HPRATT&WHrTNEY CANADA LE 14 MARS 1994 LE QUATUOR VERDI ET MICHEL LETHIEC, CLARINETTE BEETHOVEN : Quatuor en sol majeur, op.18, no 2 KODALY ! Quatuor no 2, op.10 WEBER :\tQuintet en si bémol majeur, op.34 Conférences pré-concerts gratuites, Café de la Place, 18h30.Information : PRO MU SIC A 845-0532 BILLETS: 21 $, 16$ (étudiants 10$) taxes incluses (redevance 1,39 $ en sus) f) Théâtre Maisonneuve U U Place dos Ai Is Résarvalions téléphoniques: 514 842-2112 Frais de'service Redevance'de 1.25 S + Taxes sur tout billet dé plus de 10 S 00 C 10 I, K I) K V 0 I II , I.K S S A M E I) I 5 E T D I M A N C Il E 1IH00 DÉMOMAOUE \u2018MO \u2022imaache DtlKAKKSAM» 9MÀ1IIM A U RECREOf DU CHANT PERDU UMtAim «OU TROTTEUR afioau* IMAtM PIRATAS 1MA IM IfiCOKtSRTTNtfSlSMÀIMN 2f9MSBUtinaAim y 94,3 CKMf\u2022FM Samedi SINON DELA» M0À9H00 LAJUNGÜ 9MOAIOHOO li CHOIX DI MONTRÉAL ROCH DENIS 10MWÀI2H00 TOP 1000 NIKE GAUTHO 12M0AI4H00 A FOND DE BLITZ Itmaacht tOPlIftAKOHM MIAMI tvuuaoMXMiiinM A FM DE HJT2 I2MA1MI y 96.9 f 100,7 CBF »FH Samedi IA GRANDE FUGUE 7U04 RADIOJOURNAl BMO CHRONIQUE DU DISQUE UN» RADIOJOURNAl I2M0 DES MUSIQUES EN M&40BE 12110 L'OPÉRA DU SAKEDi I3U0 l'OPÉRA DU NÉIROPOUTAN I6U0 CORRESPONDANCES 17U0 RADIO JOURNAL IM Dimanche Li DRANK FUGUE Ml RADIO JOURNAL BMC MUSIQUE SACRÉE 1M0 pour u aim iihN RADIO JOURNAL TM ,tp B.B.King se produit encoW èe soir au Spectrum de Montréàî.Ça tombe à pic, la maison MCA vient de rééditer Live At The Regal et B.B.King In London.\t^ àl _________^\tCaJ*'\t\\ VW t1 Carter Jefferson était saxopÉtohiê-te ténor.Il s\u2019était notamment si^tiâlé aux côtés du trompettiste Woody Shaw dans les années 70.Il avait une sonorité pleine de douceur.liaient de mourir des suites d\u2019une opération.Il avait 49> ans.Amen!\t; i pour un même cowboy.Quand on s\u2019adonne à un art, croit-on généralement, c\u2019est entièrement ou pas du tout.Les touche-à-tout, ce n\u2019est pas sérieux.On a tort.I.a musique, Gildor s\u2019en impreigne depuis la petite enfance.Bercé au country swing de Bob Wills, sevré au honky tonk de Buck Owens, il a grandi au sein d\u2019une famille western de Rigaud où l\u2019on ne jurait que par Hank Williams.Ado, il a joué de tout, y compris les succès du palmarès.Aujourd\u2019hui, il est un fan avoué de Bruce Springsteen, de Lyle Lovett, de Dwight Yoakam.Et il s\u2019y connaît.Ecoutez l\u2019album, les riffs de guitares à la ZZ Top dans la chanson-titre, l\u2019atmosphère Mississippi Delta blues de Requiem.C\u2019est pétri de références assumées et intégrées: rares sont ceux qui, chez nous, maîtrisent avec autant de naturel le country-rock à l\u2019américaine.C\u2019est en lui.Et il s\u2019est entouré de gars qui comprennent cette musique-là comme lui, à commencer par les excellents Gaston Mandeville (un auteur-compositeur sous-estimé, doublé d\u2019un redoutable gratteur) et Pierre P.Belmar (qui a signé trois titres, dont les deux plus chouettes mélodies de l\u2019album, Le soleil se lève aussi et Prendre le temps de dire).Une autre chambre d\u2019hôtel exsude l\u2019authenticité comme un biathlète olympien la sueur après l\u2019effort.Cet album-là n\u2019est pas un caprice de comédien qui a du temps à perdre entre deux tournages.Gildor s\u2019amuse, oui, mais avec tout le sérieux du monde.Et quand il chante Tu m\u2019montes s\u2019a tête, j\u2019ai comme l\u2019impression qu\u2019il en envoie une p\u2019tite vite à ce grand public qui l\u2019aime bien mais qui ne parvient pas à l\u2019admettre en chanteur à part entière: «J\u2019ai beau essayer / J\u2019suis jamais capable de te contenter».Moi, c\u2019est gagné: Une autre chambre d\u2019hôtel me satisfait pleinement WHISPERING SHADOWS Patrick Norman Les Disques Star (Sélect) En voilà un autre qu\u2019on regarde généralement de très haut, d\u2019où l\u2019on ne semble voir qu\u2019une chose: la fameuse moumoute frisée.Revenons sur Terre une fois pour toutes, et jugeons Patrick Norman selon ses mérites.Qui sont grands.Whispering Shadows est un album exceptionnel, en cela qu\u2019il réussit ce que tous les Roch Voisine de la planète ne peuvent que lui envier: être populaire sans populisme, et maintenir un très Kevin Dean UNE AUTRE CHAMBRE D\u2019HÔTEL Gildor Roy Passeport (GAM) \u2022 La remarque d\u2019un copain, alors qu\u2019on écoutait Une autre chambre d\u2019hôtel, le brillant deuxième qjbum de Gildor Roy, m\u2019a fait tiquer: «iC\u2019est vraiment bien, mais je n\u2019arrive pas à m\u2019enlever de la tête que c\u2019est tin comédien qui chante: c\u2019est comme si ce n\u2019était pas pour vrai».Le fond du problème est là, comme une \u2018\ttache originelle Cet album de et, par là, indélé-\u201e\t\u201e bile.On jette Gil- Guildor Roy dor Roy dans le , ,\tmême bac que Il est pas Normand Brath- nn ranrirp waite et ses Té' un caprice teux> ja bande de de comédien Chambres en ville, Gregory qui a du Charles, Sébastien Dhavemas et temps à Joël Legendre, dans la catégorie perdre entre plutôt ingrate de ceux qui n\u2019ont deux pas besoin de chanter pour tournages.vivre, dans le no man\u2019s land de ces dilletantes du showbiz qui mènent la complaisance et l\u2019indulgence jusqu\u2019à oser pousser la chansonnette.De la même façon que chez les voisins d\u2019en bas, on s\u2019est toujours payé la gueule des comédiens bombardés canaris le temps d\u2019un album le plus souvent négligeable et risible.Richard Chamberlain (à l\u2019époque où il incarnait le Dr Kildare au petit écran), Clint Eastwood, Don Ho, Leonard Nimoy (le Spock de Star Trek), Lome Greene (le paternel de la famille Cartwright dans Bonanza), David McCallum (l\u2019Illya Kuryakin des Agents très spéciaux) en ont tout commis au moins un, et ils ont presque tous reçu leur lot de quolibets et de sarcasmes.Si personne n\u2019est ouvertement hostile à un Gildor Roy chanteur, on üe précipite pas pour autant sur ses albums.Certes, on ne lui nie pas un certain talent.Les textes, indéniablement bien ficelés et drolatiques, font sourire.Les vidéos impressionnent (ce qui va de soi, se dit-on: il a nécessairement des longueurs d\u2019avance sur les autres chanteurs, rayon images et mise en scène).Mais on ne réserve pas le même accueil à Une autre chambre d\u2019hotel qu\u2019au dernier Piché, par exemple, ou au plus récent Bigras.Deux poids, deux mesures.On ne peut pas supporter que certains fassent tout bien.Cinéma, théâtre, télé, chanson, c\u2019est trop CONFÉRENCES MERCREDI, 9 MARS, 20H «Heitor Villa-Lobos (1887-1959).»\t; par Claire Villeneuve.MERCREDI, 16 MARS, 20H «Histoires de Renart.» par Françoise Guichard-Tesson.MERCREDI, 23 MARS, 20H «\"Les Troyens\" de Berlioz.» par Michel Brunette.Auditorium St-Albert-Le-Grand 2715 Chemin de la Côte Ste-Catherine Entrée à droite par l'Institut de la Pastorale Métro : Université de Montréal ou autobus 129 Stationemenmt gratuit Renseignements : 332-4126 de 17H À 19H (lundi, mardi, jeudi) Billets : 7 $ (abonnés : 4$, étudiants : 3 $) LE DEVOIR A l i' H O C II fc 'm i Creations en verre par des artistes canadiens Définitions de la culture visuelle Revoir le j\\JeUj Art Hi.s tory Definitions of Visual Culture The New Art History Revisited PHOTO FIFA Collectionner pour l'an 2000 Design japonais, le mobilier et les textiles Objets en plastique, du Tupperware au mobilier La nature source d'inspiration Ouvert du mercredi au dimanche \u202211hà17h Musée des Arts décoratifs de Montréal Angle Pie IX et Sherbrooke \u2022 Renseignements : (514) 259-2575 DAVID MOORE Le sculpteur questionne les notions de transparence et de non-présence dans ses oeuvres récentes.Galerie Circa.Jusqu'au 9avril.DIEU Et les villes s\u2019éclabousseraient de bleui'c\u2019est le thème qui a inspiré dou-ze'flitistes qui ont créé des oeuvres à partir de textes de Jacques Brel.Centre Stratheam.Jusqu'au 3 avril.PLUS VRAIS QUE NAIURE Les sculptures de l\u2019américain Duane Hanson sont tellement réelles qu\u2019on se frotte les yeux.MBA de Montréal.ic.Jusqu\u2019au 1er mai.LES REGARDS D'ENCRE Dés photographies qui se livrent après avoir traversé les épaisseurs de la nuit.Jocelyne Alloucherie marque \u2018 nos'territoires de sa poésie trouble.' Galerie Vox.Jusqu\u2019au 13 mars.7 i FLASHES ÉBLOUISSANTS Les impitoyables General Idea, mais aussi Robert Flack, Tom Gibson qui était du cru 1993 du Mois de la Photo à Montréal, Michel Lambeth dont les oeuvres ont paru dans le célèbre magazine Life, et un de ses élèves Michael Torosian, se partagent les ci-htàisès du Musée canadien de la photographie contemporaine à Ottawa.' Jusqu\u2019au 10avril., :\u2018J AUTOUR DU ROMAN Eric Raymond a réalisé une installation composée de livres, de pièces de motos, de rebuts issus de la société industrielle.Centre Expression, Saint-.Hyacinthe, jusqu\u2019au 13 mars.: * A i lie.'\u201c\u2018i BROWN/ MARKIEWICZ le premier s\u2019intéresse à l\u2019exploration du corps dans son encadrement architectural; la seconde étudie l\u2019identité.culturelle juive dans l\u2019art contem-poMn.Articule.Jusqu\u2019au 20 mars.STEPHAN BALLARD Il aje vent dans les voiles ce talentueux photographe dont il faudra at-entivement surveiller la démarche.Il ¦evient avec une nouvelle naissance, celle du capitaine Bloom.Dazibao.Jusqu\u2019au 20 mars.PAUL LACROIX, L'ENCHANTEUR «Dans un arbre de mon jardin, j\u2019ai erché un gros soulier de bois.Depuis un an, il fait son cinéma» dit-il.Connu pour ses sculptures t ses dessins, le magicien de la terre nous présente aujourd\u2019hui des photographies récentes.'afçjje HEC, 5255, avenue Decelles.,; Jusqu\u2019au 7mars.hi St WILLIAM MORRIS Votk l\u2019avez ratée lorsqu\u2019elle était à pltawa?L\u2019exposition sur l\u2019artisanat d\u2019art du polyvalent William Morris ; \u2018guia essaimé sur ses disciples, est l\u2019invitée du Musée du Quêbec.Jusqu\u2019au 8 mai.in »»\u2022 ttl M» *\t?4 *\t« » GULSUN KARAMUSTAFA ( aire de Turquie, l\u2019artiste nous se une ionstallation qui combine les notions d\u2019identité et de territoire.Galerie La Centrale.Jusqu\u2019au 13 mars.Marie-Michèle Cron H/exposition retrace l'histoire d'une idée et montre la puissance du dessin pour générer la forme.L'installation créée par l'architecte incarne ces concepts et constitue elle-même une réalisation architecturale d'envergure.L'exposition est présentée grâce à la participation de P & R Desjardins Construction inc.Jusqu'au I* mai Les jouets et la tradition moderniste \"1920, nie Baile, Montréal, Québec, Canada H3H 2S6 (514) 939-7026 Et la liberté d\u2019expression artistique.Le IV Festival international des films sur l\u2019art se met en branle mardi MARIE-MICHÈLE CRON Important colloque britannique au Musée d\u2019art contemporain 24 et 25 mars Inscription: 10$ (étudiants : 5$) Renseignements: Danielle Legentil té I.: (5I4)847-6245 fax:(5 I 4)847-69 I 6 8 invités prestigieux: Stephen Bann T.J.Clark Thomas Crow Peter De Bolla Hal Foster Lynda Nead John Tagg Lisa Tickner == MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL I 85.rue Sainte-Catherine Ouest LE DEVOIR SThe British Council T
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