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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1994-03-07, Collections de BAnQ.

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[" LE DEVOIR M 0 N T II E A I.I.E I.II N D I 7 M A R S l !» !» I (* 5 o + T I* S + T V Q / T o r « ni» M \"> » L\u2019ENTREVUE Jacques Grand\u2019Maison, sur une erre d\u2019espérant têtu PAGE B 1 LE MONDE Des ministres exigent le départ des colons d'Hébron PAGE A 5 JÈ L'ÉCONOMIE Air Club vise le marché haut de gamme PAGE B 2 Mélina Mercouri (1925-1994) PHOTO AP Elle fut la Grèce comme de Gaulle fut la France ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Vol.L X X X V - N o 5 4 PERSPECTIVES ONU cherche désespérément Casques bleus Jocelyn Cou Ion Depuis l\u2019imposition d\u2019un cessez-le-feu à Sarajevo, il y a maintenant près d\u2019un mois, les Nations unies ne cessent de lancer des appels à la communauté internationale pour qu\u2019elle assume ses responsabilités dans la consolidation de la paix en Bosnie.A quatre reprises, le secrétaire général, Boutros Bou-tros-Ghali, et ses représentants sur le terrain, ont demandé l\u2019envoi de nouveaux Casques bleus sinon la guerre pourrait reprendre d\u2019ici quelques semaines, Musulmans, Croates et Serbes préparant déjà leurs offensives traditionnelles du «printemps».Les appels sont restés sans réponse.Tous les Etats approchés par l\u2019ONU pour dépêcher de nouveaux Casques bleus trouvent une bonne raison pour décliner l\u2019invitation.La France souligne qu\u2019elle est déjà en première ligne dans l\u2019ex-Yougoslavie et que d\u2019autres pourraient faire un effort.La Grande-Bretagne, avec 3000 soldats, dit qu\u2019elle a atteint les «limites» de ce qu\u2019elle peut faire.Le Canada, avec 2200 militaires, ne veut pas en rajouter un de plus.Les Russes se montrent réticents, les Allemands se cachent derrière leur histoire et les Japonais derrière leur constitution, alors que les Américains subordonnent leur engagement à la signature d\u2019un accord de paix définitif entre toutes les parties et à une douzaine de préalables politiques et militaires qui rendent leur participation impossible.En fait, il n\u2019y a qu\u2019un groupe qui est prêt à répondre aux appels de l\u2019ONU: les pays musulmans, Irap en tête.A plusieurs reprises depuis juin dernier, les mollahs de Téhéran ont proposé d\u2019envoyer immédiatement 10 000 moudjahidin donner un coup de main aux Casques bleus en Bosnie.Un frisson d\u2019épouvante a glacé l\u2019échine des dirigeants occidentaux.Ils ont fait savoir que le maintien de la paix était une activité qui ne pouvait être confiée qu\u2019à des contingents provenant de pays qui avaient une «longue expérience» de la chose.L\u2019ONU a décliné l\u2019offre iranienne mais bientôt, comme le soulignait jeudi Yasushi Akashi, représentant du secrétaire général de l\u2019ONU en ex-Yougoslavie, «l\u2019urgence des besoins ne permettra plus à l\u2019ONU de faire la fine bouche».L\u2019attentisme de la communauté internationale face aux besoins en Bosnie laisse songeur quant on pense que cette même communauté a forcé l\u2019ONU à mettre sur pied six nouvelles missions de paix l\u2019an dernier et que d\u2019autres viendront certainement s\u2019ajouter à la liste des 18 qui sont actuellement en opération sur quatre continents.D\u2019où vont venir les soldats que les Etats membres offrent si généreusement sur papier lorsqu\u2019ils votent les résolutions?C\u2019est certainement la question qu\u2019aura à l\u2019esprit le président géorgien, Edouard Chevardnadze, lorsqu\u2019il s\u2019adressera cette semaine aux membres du Conseil de sécurité qui ont promis, il y a quelques mois, d\u2019envoyer 2500 Casques bleus dans sa république dévastée par deux guerres civiles, en Ossétie du sud et en Abkhazie, et unç insurrection armée.A Paris, Moscou, Londres, Washington et Ottawa, les dirigeants soulignent qu\u2019ils n\u2019ont plus d\u2019argent, que les dépenses doivent être réduites, les finances assainies.Etrange comportement d\u2019une communauté internationale qui avait pourtant trouvé 700 000 soldats pour faire la guerre à l\u2019Irak mais qui, aujourd\u2019hui, refuse de dépêcher quelques soldats en Bosnie ou ailleurs.Etrange réaction aussi de la part de ceux \u2014 surtout les pays occidentaux \u2014 qui ne se gênent pas pour critiquer la gestion des missions de maintien de la paix par l\u2019ONU et d\u2019accuser ses responsables d\u2019être incapable de faire quoi que ce soit de bon dans l\u2019ex-Yougoslavie, en Somalie ou en Haïti.Maintenant qu\u2019une trêve est respectée en Bosnie grâce au courage des Casques bleus et au sens diplomatique de leurs dirigeants, voilà que le monde est sur le point de laisser passer une bonne occasion d\u2019imposer la paix dans les Balkans.Pourtant, les ressources humaines et matérielles ne manquent pas pour doter les Nations unies de puissantes forces d\u2019intervention.Les armées du monde entier comptent quelque 25 millions de soldats, dont 10 millions sont déployés dans l\u2019axe Vancouver-Vladivostok et dotés d\u2019un équipement ultramodeme.Une fraction seulement de ces forces, 1% à peine, pourrait grandement contribuer à rendre l\u2019ONU plus efficace.Actuellement, il y a plus de 70 000 Casques bleus dans le monde.Les Nations unies aimeraient bien en obtenir quelques dizaines de milliers d\u2019autres pour préserver les fragiles cessez-le-feu qui régnent au Liberia ou au Rwanda et pour intervenir en Angola où les organisations non-gouvernementales soulignent que la guerre civile fait jusqu\u2019à 1000 morts par jour sans que cela n\u2019émeuve beaucoup l\u2019opinion publique internationale.L\u2019ONU cherche désespérément des Casques bleus pour éteindre les feux qui brûlent aux quatre coins du iqonde.Or, assis sur leurs arsenaux, la plupart des Etats font des comptes d\u2019apothicaires, chipotant sur le coût des missions (4 milliards$ par an) alors qu\u2019ils consacrent bon an, mal an quelque 1000 mil-Uards$ à leurs budgets militaires.I N D\tE X\t\t Les Actualités.A2\tIdées\t\t.A7\t Agenda culturel .B6 Les Classées .B6\tMétéo\t\t.B4\t \tLe Monde\t\t.B3\t* # \u2022 Avis publics\tB4\tMontréal\t\t.A5\tMétéo Culture\tB8\tMots croisés.\t.B4\tNeige et pluie Max: +2 Économie\tB2\tReligions\t\t.B4\t Éditorial\t_A6\tLes Sports\t\t.Bô\tDétails en B4 Il y a des noms qui se confondent avec un pays.Mélina Mercouri est de ceux-là.Elle fut la Grèce, comme de Gaulle fut la France.Une Grèce qui chante, une Grèce qui joue, une Grèce qui combat.Une Grèce qui a laissé une portion de son âme avec le départ, hier à New York, de sa plus vibrante ambassadrice, décédée à 68 ans (d\u2019aucuns disent 71, son âge demeure nébuleux) des suites enfumées d\u2019un cancer du poumon.«Appelez-moi Mélina», demandait-elle à tout le monde.Va pour Mélina donc, qui fut sur le plan politique une figure de proue de la Grèce et culturellement, un peu son Arletty, par la gouaille populaire de sa dégaine mâtinée d\u2019une vraie classe.Actrice, chanteuse, militante, puis ministre de la Culture.Et pleinement impliquée dans chacun de ses rôles.«Je suis née Grecque, je mourrai Grecque», avait-elle répliqué fièrement aux Colonels qui l\u2019avaient déchue en 1967 de sa nationalité, pour cause de dissidence et de mauvaise tête.«Elle incarnait l\u2019idéal grec de liberté et de beauté», déclarait, hier, Jack Lang, l\u2019ancien ministre français de la Culture, qui fut l\u2019un de ses grands amis et un complice dans son combat pour la défense de la cause culturelle européenne.Mélina Mercouri formait avec son mari depuis 1966, le cinéaste français Jules Dassin, un couple mythiquement uni.Elle lui doit le gros de sa carrière au cinéma.Surtout grâce à Jamais le dimanche, en 1960, où elle incarnait une prostituée grecque au coeur d\u2019or, film grand public, par ailleurs assez facile, qui lui valut la palme cannoise d\u2019interprétation féminine et une reconnaissance internationale aussi immédiate que fulgurante.Après l\u2019avoir vue à l\u2019écran, plusieurs prostituées lui écrivirent pour la re- Bratislava \u2014 Laslo Molnar a vécu 10 ans à Montréal.Mais en 1992, cet ingénieur chimiste dans la trentaine a eu le goût de revoir le pays de ses ancêtres et de retrouver les paysages où il a grandi.Ni son emploi d\u2019ingénieur chimiste à l\u2019Université McGill, ni son gentil appartement des environs de la Place Dupuis, ni le confort relatif que lui offrait le Québec, rien n\u2019a pu l\u2019empêcher de répondre à cet appel qui venait de l\u2019autre côté de l\u2019Europe, de Bratislava, capitale de la nouvelle Slovaquie libre et indépendante.Laslo se disait que la démocratie dans un pays qui manque cruellement de scientifiques qualifiés lui ouvrirait toutes les portes.Que tout ce qu\u2019il avait appris au Québec pourrait enfin servir aux siens.Bref, qu\u2019une nouvelle vie l\u2019attendait dans une Europe enfin débarrassée du communisme et de la dictature.C\u2019était en 1992.Deux ans plus tard, dans son bureau poussiéreux, au premier étage d'un immeuble de la rue Prazska.près de la gare des chemins de fer, Laslo se demande parfois ce qu\u2019il est venu mercier «d\u2019avoir décrit leur profession avec tant de dignité».Celle en qui le peuple s\u2019est tellement reconnu, est pourtant née patricienne.L\u2019Athénienne a bu le lait de la politique au biberon.Son père, Stamatis Mercouris, fut député et ministre.Son grand-père Spiros a \u201cété maire d\u2019Athènes durant 30 ans.Elle était sa préférée, a décrit ce grand-père maire, comme «son premier amour».Traitée par lui comme une reine, elle a refusé le rôle et le carcan de la femme grecque soumise, pour devenir la féministe et la militante que l\u2019on sait, source vivante d\u2019inspiration pour plusieurs créatrices.Lorraine Pintal, la directrice de notre TNM, à l\u2019heure de monter Andromaque avec une distribution entièrement féminine, disait avoir été éclairée par le geste symbolique de Mélina Mercouri, qui avait conduit une procession de femmes vers un temple dont l\u2019accès leur était interdit depuis des millénaires, rachetant ainsi l\u2019isolement et l\u2019ignorance où elles avaient été maintenues.Cette grande dame grecque n\u2019a pas fini d\u2019être un modèle.Dans sa carrière, sur les planches et à l\u2019écran, Mélina fut tour à tour Phèdre, Lysistrata et Médée.Son visage aux traits marqués, son regard sombre, son charisme, les bouillonnements de sa forte personnalité, la poussaient vers la tragédie.Et ses débuts au Théâtre national d\u2019Athènes ont été placés sous le signe des grands classiques de la culture hellénique.Pourtant, à la lecture de son autobiographie Je suis née Grecque, publiée en 1971, on était frappé par l\u2019humour du ton, une façon amusée de voir la vie, sans doute parce que l\u2019humour pouvait seul réconcilier les excès de sa nature passionnée.Mélina joua dans plus de 70 films, le meilleur comme le pire.On l\u2019a vue sous la direction de de Sica dans Le ju- faire là.À deux reprises, il a postulé un emploi au ministère de l\u2019Environnement.A deux reprises, il a été refusé.Il croit qu\u2019on a rejeté sa candidature parce qu\u2019il est Hongrois.Bien sûr, il n\u2019a pas de preuves, mais il sait que les Hongrois forment à peine 2% des effectifs de la fonction publique (alors qu\u2019ils sont 11% de la population).Il sait aussi que depuis la partition de la Tchécoslovaquie, le 1er janvier 1993, le premier ministre Meciar a multiplié les déclarations incendiaires contre les Tsiganes et les 600 000 Hongrois qui vivent à la frontière de la Hongrie.Héritiers malheureux du dépeçage de l\u2019Europe centrale après la Première Guerre mondiale, les Hongrois sont aujourd\u2019hui saupoudrés un peu partout en Europe centrale où leur sort n\u2019est pas toujours enviable.Avec l\u2019indépendance et la démocratie, les Hongrois de Slovaquie ont soudain commencé à se comparer aux minorités de l\u2019Ouest à découvrir leur force politique et à rêver d\u2019autonomie territoriale.C\u2019est ce que la majorité des élus hongrois (maires et députés) réunis Départ impressionnant des allairistes 612 délégués optent pour le néo-libéralisme et se donnent une position constitutionnelle ambiguë PIERRE O\u2019NEILL LE DEVOIR Avec la participation de 612 délégués venus de toutes les régions du Québec, les deux célèbres dissidents libéraux, Jean Allaire et Mario Dumont, ont franchi avec un étonnant succès le test du congrès de fondation de leur formation politique, en fin de semaine à Laval.L\u2019Action démocratique du Québec s\u2019est donné un programme socio-économique néo-libéraliste et une position constitutionnelle ambiguë qui se veut à la fois résolument confédéraliste et modérément souverainiste.De l\u2019aveu même de son leader, un parti qui ne fera pas la promotion de la souveraineté et qui ne fera pas nécessairement campagne pour le OUI, si le PQ au pouvoir décide de tenir un référendum sur la souveraineté.«On verra.» Essentiellement, le PAD est un rassemblement de dé-crocheurs politiques, des ex-libéraux désabusés et des ex-péquistes déçus.Dans la mesure où les confidences recueillies au cours du week-end permettent d\u2019établir un VOIR PAGE A 8: ALLAIRE La Régie du bâtiment n\u2019inspecte plus les hôpitaux Faute de budget, des défectuosités remontant à 1988 ne sont pas encore corrigées SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Depuis 1990, la Régie du bâtiment du Québec ne fait plus aucune inspection de§ hôpitaux pour en vérifier la sécurité des installations.A moins qu\u2019on ne lui demande.Alors qu\u2019auparavant l\u2019opération était systématique, depuis 1990 elle s\u2019effectue sur demande.Résultat: des malades et du personnel hospitalier pourraient être en danger, selon le Vérificateur général du Québec, Guy Breton, en raison de« défectuosités importantes qui n\u2019ont pas encore été corrigées».Du nombre, plusieurs remontent à 1988! Pourquoi cette situation?Parce que la Régie du bâtiment est impuissante depuis 1990 à «contraindre légalement les hôpitaux à corriger ces défectuosités», écrit le Vérificateur au terme d\u2019une étude récente sur la ques- VOIR PAGE A 8: RÉGIE Affaire Whitewater La Maison-Blanche reconnaît des erreurs L\u2019affaire Whitewater, portant sur le possible détournement de fonds publics au profit d\u2019une société créée par le président Clinton et son épouse, a connu plusieurs rebondissements ce week-end.Six membres du personnel de la Maison-Blanche ont été cités à comparaître devant une chambre de mise en accusation et le conseiller juridique de la présidence, Bernard Nussbaum, a remis sa démission samedi.L\u2019affaire, qui remonte à 1978 lorsque Bill Clinton était gouverneur de l\u2019Arkansas, a pris une dimension politique.La presse reproche à la Maison-Blanche d\u2019avoir eu des contacts avec de hauts responsables du département du Trésor, qui suivaient le cas plus général des faillites des caisses d\u2019épargne américaines.Les conseillers de Bill Clinton ont tenté de connaître les détails de l\u2019enquête sur la faillite de la Madison Guaranty, une caisse d\u2019épargne de l\u2019Arkansas, dont le patron était associé aux Clinton dans un projet immobilier de construction de pavillons pour retraités sur un terrain nommé Whitewater.NOS INFORMATIONS EN PAGE A 5 VOIR PAGE A 8: SLOVAQUIE Des moudjahidins pour aider les Casques bleus?L\u2019ONU a décliné l\u2019offre iranienne mais bientôt «l\u2019urgence des besoins ne lui permettra plus de faire la fine bouche» VOIR PAGE A 8: MERCOURI La poudrière slovaque (4) Quand les Hongrois de Slovaquie rêvent d\u2019autonomie territoriale CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Un sondage réalisé en 1991 révélait que plus de la moitié des habitants du nord du pays étaient toujours prêts à envisager la déportation des Hongrois de Slovaquie! I.K I) K V 0 I li .I.K I.ir N I) I M A K S I II II 4 A 2 LES ACTUAL Reprise des travaux demain à l\u2019Assemblée nationale Sprint final avant la campagne électorale Au menu législatif, on parle déjà d\u2019un budget sans hausse de taxes ANDRÉ BELLEMARE PRESSE CANADIENNE uébec \u2014 Les partis politiques entre-W prennent demain à l\u2019Assemblée nationale, à l\u2019occasion de la reprise des travaux de la session, le dernier droit avant le lancement de la campagne électorale et la course vers le pouvoir.libéraux et péquistes mettront flamber-ge au vent ce printemps en prévision de l\u2019élection générale que certains prévoient maintenant pour le mois de juin au lieu de l\u2019automne.Le gouvernement, comme l\u2019a indiqué le premier ministre Daniel Johnson au caucus de ses députés la semaine dernière à Bromont, mettra l\u2019accent sur la création d\u2019emploi, le développement économique, le soutien de la famille, la protection de l\u2019environnement.11 faudra cependant attendre une dizaine de jours environ avant de connaître de façon plus concrète les intentions du gouvernement en ces matières lors de la lecture du discours inaugural, probablement le 17 mars.Demain sera la reprise de la session déjà en cours depuis le 19 mars 1992.Au menu législatif, les ministériels tâcheront de faire adopter des législations populaires et on parle déjà d\u2019un budget (vers le 25 avril) sans hausse de taxes ni d\u2019impôt à la veille de la période électorale.Parmi la vingtaine de projets de loi publics devant faire l\u2019objet d\u2019une adoption prioritaire, on relève en particulier les numéros 116 (modification du Code du travail), 125 (modification de l\u2019assurance-ma-ladie en rapport avec les soins optométriques), 126 (Code de la sécurité routière prévoyant la photo sur le permis de conduire), 135 (remplacement du Conservatoire de musique et d\u2019art dramatique du Québec) et surtout 151 (des normes plus sévères pour les sites d\u2019enfouissement sanitaire).Une porte-parole du bureau du leader parlementaire du gouvernement a indiqué que l\u2019étude des projets de loi en suspens lors de la prorogation de la deuxième session se poursuivra normalement au début de la nouvelle session, sans tout reprendre le processus parlementaire.IJà reprise des travaux sessionnels revêtira un caractère particulier en raison du bouleversement majeur qu\u2019a subi le personnel des élus du gouvernement par suite du départ du premier ministre Robert Bourassa et de plusieurs ministres et l\u2019arrivée de trois nouveaux députés qui vien- II faudra s\u2019habituer à l\u2019absence de visages familiers.nent d\u2019être élus dans des élections complémentaires.Il faudra s\u2019habituer à l\u2019absence de visages familiers et aussi connus, outre M.Bourassa, que ceux des Marc-Yvan Côté, Gil Rémillard, Gérard D.Levesque (décédé le 17 décembre dernier), Lise Bacon, notamment, tous identifiés aux meilleurs jours de l\u2019administration libérale depuis 1985.Par contre, une des étoiles du Parti québécois, l\u2019avocat Serge Ménard, fera son entrée comme député de Laval-des-Rapides, de même que Marcel Landry (PQ) et Bernard Brodeur (L), élus respectivement dans Bonaventure et Shefford.Avec tous ces départs et arrivées, la composition de l\u2019Assemblée nationale se lit maintenant comme suit; 80 libéraux, 33 péquistes, 2 Parti Egalité, 4 indépendants et 6 sièges vacants.Fort de sa victoire surprise dans la circonscription de Shefford et d\u2019un récent sondage laissant voir une remontée dans les intentions de vote, le Parti libéral et le premier ministre Johnson croient être «sur la bonne voie» après avoir traversé le désert De l\u2019autre côté de la piste, les troupes du PQ conservent un bon moral («on est relativement de bonne humeur», a confié un de ses porte-parole), et l\u2019odeur d\u2019une campagne électorale apportera un stimulant supplémentaire au parti de l\u2019opposition officielle.Contrairement à Robert Bourassa, qui conservait presque toujours la faveur du public, Daniel Johnson risque fort de devenir la tête de turc des péquistes qui s\u2019en promettent beaucoup.Le premier ministre peut se vanter d\u2019avoir réglé des dossiers chauds comme la contrebande de cigarettes, de favoriser le développement économique en donnant le feu vert au projet hydro-électrique Sainte-Marguerite (SM-3), d\u2019exiger plus dç rigueur dans la gestion des affaires de l\u2019État, il n\u2019en reste pas moins que l\u2019opposition ne le perçoit évidemment pas de la même manière.Les péquistes reprocheront au chef du gouvernement son insensibilité face à des problèmes comme la fermeture par le gouvernement fédéral du Collège militaire de Saint-Jean, son incapacité de travailler en équipe, selon eux.Ils jugeront sévèrement «la volte-face» du gouvernement au sujet de la lutte au déficit après la déclaration du ministre des Finances, André Bourbeau, de favoriser un allégement du fardeau fiscal des contribuables au détriment de l\u2019accroissement ou du maintien du niveau du déficit actuel.Quatre adultes sur dix prennent des vitamines Québec (PC) \u2014 Hier, c\u2019était la pilule de foie de morue.Aujourd\u2019hui, on qe jure que par les suppléments vitaminiques.Avez-vous pris des vitamines .cet hiver?Si oui, vous n\u2019êtes pas seuls dans le portrait.Seulement dans les pharmacies, les Québécois en achèteront pour plus de 20 millions$ cette année.Au Canada, quatre adultes sur dix sont désormais convertis aux suppléments vitaminiques tandis que chez nos voisins du Sud, les ventes franchiront, pour la première fois, le cap du milliard en 1994.Une véritable révolution qui laisse bien loin derrière la bonne vieille pilule de foie de morue de grand-mère.Les surplus de vitamines divisent profondément la communauté scientifique internationale.Entre spécialistes, on ne s\u2019entend pas du tout.Pendant que cer- tains attendent que la nécessité des suppléments vitaminiques soit établie hors de tout doute, d\u2019autres estiment que la vie trépidante d\u2019aujourd\u2019hui exige un apport supplémentaire en vitamines.Cette dame de 44 ans, de Sainte-Foy, mère de deux enfants, s\u2019est rangée du côté des inconditionnels de la vitamine.«Depuis quatre ans, confie-t-elle, je bourre mes trois hommes de multivitamines.Mon mari fonctionne ventre à terre au travail et mes enfants se donnent corps et âme à leurs études.Je suis persuadée que les vitamines qu\u2019ils consomment leur permettent de diminuer le stress et la fatigue.» Cette famille débourse environ 70$ en moyenne chaque mois pour maintenir les stocks de ce véritable arsenal vitaminique.Tous les spécialistes consultés s\u2019entendent sur un point toutefois; il n\u2019y a aucun bénéfice à consommer des vitamines en quantités supérieures aux apports conseillés.A titre d\u2019exemple, le taux de vitamine C dans le sang atteint un plafond de 16 milligrammes par litre pour toute consommation supérieure à 500 milligrammes par jour.L\u2019excès est éliminé dans l\u2019urine.Sans parler des effets secondaires qui peuvent découler d\u2019une surdose.Des recherches ont démontré que des mégadoses de vitamines A et D peuvent endommager le foie.Trop de vitamines B6 peuvent affecter le système nerveux.De nombreux groupes de recherches, travaillant aux quatre coins du monde, mesurent actuellement le potentiel des vitamines pour lutter contre certaines maladies.La consommation en quantités raisonnables de vitamines, notamment des antioxydants comme la bêta-carotène, pourraient contribuer à renforcer le systè- me immunitaire et à réduire les risques de cancers et de cataractes notamment.Par ailleurs, on pense que la vitamine E protégerait contre les maladies cardiovasculaires et préserverait les acides gras po-lyinsaturés de l\u2019oxydation.Des chercheurs de Boston ont analysé la consommation en vitamine E de plus de 87 000 infirmières.Ils ont découvert que celles qui ont consommé quotidiennement au moins 100 unités internationales en suppléments de vitamines E durant deux ans et plus avaient moins de crises cardiaques que celles qui ne consommaient pas de suppléments vitaminiques.«Actuellement, personne ne conseille d\u2019absorber des mégadoses de vitamines pour prévenir certaines maladies, souligne un spécialiste de l\u2019université Harvard, aux États-Unis.Mais dans deux ou trois ans, ça pourrait être bien différent» E N BREF ?MARCHI ET LES FRAUDEURS ( (PC) \u2014 Le ministre fédéral de l\u2019Immigration Seigio Mar-chi admet que des dizaines de réfugiés ont fraudé le système canadien d\u2019aide sociale.Même si l\u2019aide sociale est de responsabilité provinciale, le ministre a indiqué que le gou:, vemement fédéral a collaboré à plusieurs enquêtes pour ' démasquer les fraudeurs, principalement en Ontario.L\u2019an dernier, 200 réfugiés ont été trouvés coupables d\u2019avoir frau-v dé l\u2019aide sociale, et une cinquantaine ont été déportés.Le ¦* ministre refuse toutefois de confirmer les rumeurs voulant,;, que des réftigiés somaliens aient soutiré des fonds à l\u2019aidç sociale pour financer les activités du chef de guerre soma-, lien Mohammed Farah Aidid.L\u2019épouse et les enfants du .f général Aidid vivent de l\u2019aide sociale à London en Ontario.' -?- l \u2022 PATATE CHAUDE, TRÈS CHAUDE Oporto, Portugal (AP) \u2014 Trop petite, trop molle.Parfaite! C\u2019est ce qu\u2019a pensé le cuisinier d\u2019un petit restaurant\t.j d\u2019Oporto, au nord du Portugal, ayant de réaliser que la ( ( ! pomme de terre qu\u2019il avait choisie dans un grand sac était en fait une grenade en état de marche.La chance et son M;.( doigté ont permis au cuisinier de ne pas altérer le goupillon de la grenade, qui a pu être sortie de la cuisine du , restaurant bondé.Et la police a pu faire exploser la grena-de.La grenade était vieille et pleine de terre mais encore .*.!! en état de marche.La police a écarté l'intention malveillan-J te et estime que la grenade a été placée par inadvertance .dans ce sac de pommes de terre, qui provenait du sud de.la ^ France.SIXIEME CADAVRE DANS UN JARDIN Gloucester (Reuter) \u2014 La police britannique a découvert hier ce qui semble être un sixième cadavre dans le jardin d\u2019un homme déjà inculpé de trois meurtres, dont celui de sa propre fille.Ces restes ont été découverts dans la cave de la maison du suspect, baptisée par la presse la «Maison des horreurs», à Gloucester, dans le centre de l\u2019Angleterre, Ces derniers jours, la police a déterré les cadavres de trojs femmes dans le jardin avant de trouver les restes de deux \u2018, autres personnes dans la maison elle-même.Le suspect, .Frederick West, 52 ans, qui a eu une dizaine d\u2019enfants de ' deux mariages, est inculpé du meurtre de sa fille, Heather, - ' disparue en 1987 alors qu\u2019elle avait 16 ans, ainsi que de ce- ,.-j lui de Shirley Robinson, une locataire tuée alors qu\u2019elle était enceinte.UNE MOMIE SUR LE SOFA Boise, Idaho (AP) \u2014 Le corps momifié d\u2019une vieille dame, .installée dans le salon sur un sofa, a été découvert par des voisins.Son fils continuait à vivre dans la maison, avec le corps de sa mère.Georgia Farrell est probablement morte en 1987 à l\u2019âge de 88 ans mais ses voisins n\u2019ont découvert la corps momifié de la vieille dame que vendredi, en rentrant dans la maison pour prendre des nouvelles de son fils, Robert «Elle était couchée comme si elle regardait la télévision, avec sa tête sur un oreiller», a déclaré le coroner du comté d\u2019Ada Erwin Sonneberg.«D semble qu\u2019elle soit morte de causes naturelles.» Son fils a été emmené à l\u2019unité psychiatrique de l\u2019hôpital.AVIS AUX DETAILLANTS DE TABAC La Loi sur la vente du tabac aux jeunes est entrée en vigueur le 8 février 1994.Il est interdit par la loi fédérale de fournir des produits du tabac aux personnes âgées de moins de 18 ans.Cette loi fédérale : \u2022\tfait passer de 16 à 18 ans l'âge minimal des personnes à qui des produits du tabac peuvent être vendus légalement \u2022\tlimite aux débits de boisson tels que les bars et tavernes, les endroits où des appareils distributeurs de cigarettes peuvent être placés \u2022 fait passer de 100 $ à 50 000 $ ( pour infractions répétées ) l'amende maximale dont sont passibles les personnes qui vendent des produits du tabac aux jeunes.Si dans votre établissement vous vendez du tabac, la Loi sur la vente du tabac aux jeunes vous oblige à placer une affiche sur laquelle apparaît le message que vous voyez ici.It is prohibited by federal law to provide tobacco products to persons Under 18 years of age.Santé Canada vous fera parvenir sous peu une affiche en couleur, grandeur nature, ainsi qu'une lettre vous expliquant vos obligations comme détaillant de produits du tabac.Vérifiez auprès de votre province si d'autres lois s'appliquent à la vente de produits du tabac aux jeunes.Si vous ne recevez pas de pochette d'information d'ici au 15 mars ou si vous désirez obtenir des renseignements supplémentaires au sujet de la Loi sur la vente du tabac aux jeunes, veuillez appeler au numéro 1-800-263-9004.Santé Health Canada Canada Canada :cîd à « L E I) K V 0 I R .I.K I.I\u2019 X I) I 7 M A R S I !» !» 1 A LES ACTUALITES Parizeau à l\u2019investiture de Landry dans Verchères Johnson prend les électeurs pour des «caves» Varennes (PC) \u2014 Le Parti libéral du Québec prend les électeurs pour des «caves» en disant vouloir renoncer à huit ans de politiques dures et conservatrices dans le seul but de s\u2019accrocher de façon désespérée au pouvoir, a déclaré hier le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau.Après de dures années consacrées à réduire le déficit, sans s\u2019occuper des chômeurs ni des jeunes qui ont besoin de formation, le gouvernement du premier ministre Daniel Johnson croit tout à coup qu\u2019un déficit de 5 mil-liards$ est devenu tolérable, a dit le chef péquiste.«Maintenant, ils disent; \u201cOn s\u2019est trompé, on s\u2019excuse, dorénavant, ça va être des emplois\u2019\u201d.Ça, c\u2019est prendre les Québécois pour des caves», a lancé M.Parizeau.Ce dernier a pris la parole à l\u2019assemblée d\u2019investiture où Bernard Landry, le vice-président du parti, a été choisi sans opposition comme candidat du Parti québécois dans la circonscription de Ver-chères.Hier après-midi, plus de 300 personnes s\u2019étaient entassées dans un gymnase d\u2019école de Varennes où se sont rendus le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, d\u2019autres de ses députés, des candidats péquistes, d\u2019anciens ministres ainsi que des maires de la région.Bernard Landry tente d\u2019effectuer un retour à l\u2019Assemblée nationale après avoir été député et ministre de 1976 à 1985.Economiste et avocat, il occupe la vice-présidence du PQ depuis 1989.Ces derniers jours, à l\u2019approche de la campagne électorale, le ton des échanges partisans s\u2019est élevé de part et d\u2019autre.Les partis se préparent activement à la bataille électorale qui devrait porter cette foi&ci sur l\u2019indépendance.Le premier ministre Johnson a exprimé l\u2019opinion, la semaine dernière, que la stabilité essentielle à la croissance économique ne peut être garantie que si le Québec demeure au sein de la confédération.MM.Parizeau et Landry maintiennent pour leur part que l\u2019indépendance est devenue nécessaire pour remédier au taux élevé de chômage et faire revenir l\u2019espoir chez les jeunes Québécois.Les jeunes péquistes choisissent Bédard LE DEVOIR Les jeunes péquistes ont élu Eric Bédard à la présidence du Comité national des jeunes (CNJ), hier, à Jonquière, dans le cadre de leur Rassemblement national spécial.Eric Bédard succède à Christian Picard, président sortant.Il est le premier président du CNJ élu par ses, pairs.Éric Bédard, 24 ans, bachelier en histoire, est originaire du comté de Bourget, à Montréal.Le nouveau président désire, entre autres, que le CNJ poursuive la réflexion sur la constitution d\u2019un Québec souverain.De même, il veut convaincre les jeunes de l\u2019importance de s\u2019engager en politique.Le nouvel exécutif du CNJ est composé de Louis Aucoin, vice-président à l\u2019organisation, Sylvain Gau-dreâult, vice-président au contenu, Carole Du Sault, trésorière, Jean-Ma-tjiieu Potvin, secrétaire, Stéphane Ethier, responsable des communications, Robert Cardin, Martin Carpentier et Isabelle Bemier, conseillers.Jacques Parizeau, président du Parti québécois, a fait parvenir un message de félicitations à Éric Bédard et à tous les nouveaux membres du CNJ dans les minutes qui ont suivi son élection.Il y écrit: «La.tâche qui les attend et qui vous attend toutes et tous, en cette année électorale, sera à la fois emballante et exigeante.Je compte beaucoup sur votre remarquable enthousiasme pouf gagner la prochaine campagne au Québec.» En lock-out depuis plus de cinq mois Les expéditeurs du Journal de Montréal acceptent les offres Leur salaire sera abaissé à près de 55 000$ Scions! STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Les expéditeurs du Journal de Montréal, en lock-out depuis plus de cinq mois, ont accepté, hier matin, l\u2019entente de principe intervenue la semaine dernière entre leur employeur et leur exécutif syndical.Le groupe des expéditeurs compte 57 employés.Plus de 75% de ceux qui s\u2019étaient déplacés pour l\u2019assemblée syndicale d\u2019hier matin ont voté en faveur des offres, comme le leur recommandaient leurs dirigeants syndicaux.Selon cette entente, le salaire annuel moyen des expéditeurs sera désormais abaissé à environ 55 000 $.L\u2019entente prévoit aussi que six d\u2019entre eux quitteront volontairement leur emploi dès la signature de la nouvelle convention collective et qu\u2019une douzaine d\u2019autres employés temporaires seront mis à pied.Le syndicat s\u2019engage aussi à faire en sorte que six autres employés permanents démissionnent d\u2019ici le 1er mars 1997.Pour dorer la pilule de ces départs, Québécor, qui possède le Journal de Montréal, entend verser des primes de séparation qui oscilleront autour de 190 000$ par employé à temps plein démissionnaire.La semaine dernière, 86% des typographes ont eux aussi accepté une offre semblable de la compagnie, prévoyant cette fois des primes de départ de 207 000 $ en moyenne pour la moitié des 160 employés visés et une baisse de salaire de 20% pour ceux qui demeurent à l\u2019emploi du quotidien.Avec tout cela, les 150 pressiers du Journal de Montréal se retrouvent donc seuls en lock-out.«Nous continuons le combat», disait, hier, Réal Asselin, membre du comité de négociation de ce groupe, qui précisait aussi ne pas tellement aimer «cette expression d\u2019antan».Des offres similaires à celles acceptées au cours des derniers jours par les typographes et les expéditeurs ont été faites aux pressiers, qui les ont refusées jusqu\u2019à maintenant.La direction du journal leur propose aussi de substantielles Faites ceci ou cela Les médecins pataugent dans les directives PRESSE CANADIENNE Toronto \u2014 Ce qui n\u2019était qu\u2019un mince filet est devenu un véritable torrent.Les médecins canadiens nagent maintenant dans des pages et des pages de directives leur enjoignant de faire ceci ou cela, à tels types de patients et quand.Il n\u2019y avait qu\u2019un petit nombre de directives, il y a une dizaine d\u2019années.Mais maintenant, les médecins se retrouvent avec 400 différents types d\u2019indications à suivre concernant les diagnostics et les façons de guérir.Et d\u2019autres sont à venir.Parmi les médecins, certains se plaignent d\u2019être condamnés à appliquer des formules toutes faites ou des recettes à suivre comme dans un livre de cuisine.D\u2019autres les trouvent utiles à cause de l\u2019abondante information qu\u2019ils doivent digérer chaque mois dans des douzaines de revues médicales.«Je m\u2019en sers tous les jours», lance pour sa part le Dr Richard Kennedy.Spécialiste du problème de l\u2019asthme et président de l\u2019Association médicale canadienne, Kennedy explique son choix par les changements rapides en médecine et l\u2019évolution révolutionnaire de la technologie.«Il faut trouver un moyen de voir si certaines façons de faire réussissent ou non.» Les manuels sont habituellement rédigés à la suite d\u2019un long processus de consultation auprès des meilleurs spécialistes.Leur diffusion se fait grâce à la publication dans des revues médicales.Dans certains cas, les conseils donnés pour une thérapie sont d\u2019ordre général, tandis que dans d\u2019autres, ils sont précis et s\u2019étendent sur plusieurs pages.D y en a tellement que, la semaine dernière, l\u2019association médicale a publié une série de directives ayant pour but d\u2019expliquer comment mieux appliquer les dites directives tout en demeurant pratique, flexible et libre de décider.Le Dr Kennedy souligne par ailleurs l\u2019importance de ne pas perdre de vue les besoins particuliers de chaque patient.De plus, il faut éviter d\u2019être rigide.Ce sont des instruments qu\u2019on peut utiliser.Il ne faut pas y avoir recours à chaque cas de grippe.Pour sa part, le Dr David Naylor, l\u2019un des plus éminents épidémiologistes au Canada, voit dans ce nouveau problème le risque d\u2019en arriver à une médecine trop académique.Selon lui, il faut vraiment que ces listes de directives soient intégrées aux pratiques habituelles d\u2019un grand nombre de praticiens.«En se concentrant trop sur le tigre de papier, on risque d\u2019oublier ce qui se passe dans la jungle.» Dans certains cas, des problèmes ont pu être réglés en traitant directement avec chaque médecin.Par contre, dans d\u2019autres cas, il a suffi de s\u2019entendre sur des règles générales pour surmonter un défi et économiser des sommes importantes.Par exemple, en Saskatchewan, il a été possible de faire chuter de 30% le nombre d\u2019examens de la glande thyroïde et de réduire les frais médicaux de plus d\u2019un million par année.L\u2019Ontario espère en faire autant en diffusant des directives semblables et l\u2019économie souhaitée est de plus de 20 millions$.Test réussi pour un missile de croisière Cold Lake, Alberta (PC) \u2014 Un missile de croisière désarmé a atteint sa cible tel que convenu sur une base militaire, après son lancement tôt hier matin, par l\u2019aviation américaine au-dessus de la mer de Beaufort, a indiqué un porte-parole des Forces canadiennes.Le missile a touché le sol vers 12 h 30 (heure locale) sur le périmètre de la base albertaine de Cold Lake qui chevauche la frontière séparant l\u2019Alberta et la Saskatchewan, a expliqué le capitaine Jan Thomson.Le test balistique a été contre-mandé à quatre reprises la semaine dernière à cause du temps.\u2022> \u2018 «C'est pratique, je peux appeler après le souper!» Vous avez des questions au sujet de votre déclaration de revenus, et il est passé 17 h?Pas de problème! Nous avons prolongé les heures de nos services téléphoniques jusqu'à 21 h du lundi au jeudi.Alors n'hésitez pas; ayez vos documents à portée de la main et appelez-nous après 17 h! APPELS LOCAUX\t283-5300 APPELS INTERURBAINS 1 -800-363-0610 Du 21 février au 28 avril 1994 De 17 h à 21 h Notre Service Électronique de Renseignements par Téléphone (SERT) vous SERT bien aussi.Consultez votre trousse de déclaration pour plus de détails.primes de séparation en échange du départ d\u2019environ 50 d\u2019entre eux et de compressions salariales pour les autres.«Pour nous, le cœur du conflit demeure le respect du contrat de sécurité d\u2019emploi signé par les deux parties il y a une dizaine d\u2019années, explique M.Asselin.Fort de notre détermination et de la justesse de notre revendication, nous avons donc décidé de poursuivre nos démarches».Dès demain, le Tribunal du travail commencera d\u2019ailleurs l\u2019audition des parties pour un grief de «négociation de mauvaise foi» déposé par le syndicat des pressiers contre l\u2019employeur, en octobre dernier.Les typographes et les expéditeurs doivent maintenant s\u2019entendre avec la direction du quotidien sur un protocole de retour au travail.Il est dores et déjà prévu que les membres du premier groupe devront se soumettre à une session de formation de deux à trois semaines pour les familiariser avec les nouvelles techniques électroniques de mise en page du journal.,\tPHOTO JACQUES NADEAU ILS ETAIENT une vingtaine en action, hier, hommes et femmes, outil en main, à relever le défi forestier lancé par la Société de Vile Notre-Dame.Les participants ont rivalisé deforce et d\u2019adresse sur les billots de trembles et de peupliers qui ont passé un mauvais quart d\u2019heure.M Revenu Canada\tRevenue Canada Accise.Douanes et Impôt Customs.Excise and Taxation Canada On ne peut pas éviter l\u2019hiver, mais on peut éviter les mauvaises surprises.Inscrivez-vous dès aujourd'hui au MVE ! Les records de froid de cette année ont sans doute fait grimper votre consommation d\u2019électricité.Saviez-vous que vous pouvez répartir la totalité de votre consommation annuelle sur 12 paiements ?C\u2019est ce que font déjà 900 000 clients d\u2019Hydro-Québec qui bénéficient du mode de versements égaux, le MVE.Service entièrement gratuit, le MVE vous permet donc d\u2019éviter de payer de grosses factures en hiver, en les étalant sur 12 versements mensuels, sans intérêts ni frais additionnels.Si vous n\u2019en profitez pas encore, c\u2019est le bon moment d\u2019y penser.Inscrivez-vous dès aujourd\u2019hui au mode de versements égaux (MVE) en appelant notre bureau des Services à la clientèle.a Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes A 4 LE DEVOIR.LE LUNDI 7 MARS MIDI ÏS ACTUALITÉS?i t mil lllll ill.PHOTO JACQUES NADEAU Claude Beauchamp entouré de Nick Auf der Maur et Gérard Legault Agrandissement du stationnement du Casino Beauchamp critique P«incohérence» de l\u2019administration Doré LE DEVOIR Le chef d\u2019Action Montréal et candidat à la mairie de Montréal, Claude Beauchamp, accuse l\u2019administration Doré «d\u2019incohérence et d\u2019incompétence» dans le dossier de l\u2019agrandissement du stationnement souterrain du Casino de Montréal.«L\u2019attitude du maire Doré dans ce dossier nous montre bien que cette administration est incapable de solutionner les problèmes rapidement, sans entrer en conflit avec ses partenaires», déclarait-il hier, lors d\u2019une conférence de presse organisée en face du Casino.M.Beauchamp était accompagné de Gérard Legault, conseiller du dis- trict de L\u2019Acadie, et Nick Auf der Maur, conseiller du district de Peter-McGill.Action Montréal suggère à Loto-Québec d\u2019utiliser le Pavillon du Québec pour combler ses besoins d\u2019espaces.«Ce sera plus utile que de le convertir en Dinosaurium», de dire le chef d\u2019Action Montréal.«L\u2019administration Doré est incohérente, a poursuivi le chef d\u2019Action Montréal.Pourquoi refuser un projet d\u2019agrandissement qui préserve la vocation verte de nie Notre-Dame, élimine le stationnement sur le pont de la Concorde et redonne la piste cyclable aux Montréalais?» M.Beauchamp a avancé que 650 emplois temporaires et 500 emplois permanents sont en cause dans ce projet d\u2019agrandissement du stationnement du Casino.«En quoi un stationnement à plus de 3 kilomètres du site va-t-il aider le Casino à remplir sa mission d\u2019attirer des touristes à Montréal?» a demandé M.Beauchamp.M.Beauchamp a conclu ses remarques en invitant M.Doré à défendre les intérêts des Montréalais face à Loto-Québec.Il a rappelé que le Casino rapportera environ 4 millions$ par année à la Ville, et plus de 5,5 millions$ une fois le stationnement souterrain complété.Les employés de Labatt retournent au travail STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le conflit de travail est terminé à l\u2019usine de la Brasserie Labatt de LaSalle et la production devrait reprendre normalement au cours de la présente semaine.Les premiers employés préposés à la production de bière devaient rentrés au travail dès minuit, ce matin.Les employés de la Brasserie ont accepté les offres de la compagnie lors d\u2019une assemblée générale, samedi.Ils avaient pourtant rejeté ces mêmes offres il y a à peine trois semaines, ce qui avait d\u2019ailleurs entraîné un lock-out L\u2019assemblée de samedi a attiré 813 des 1036 membres du Syndicat des Teamsters, section locale 1999, à l\u2019auditorium du cégep André-Laurendeau, à LaSalle.Les offres patronales ont été acceptées dans une proportion d\u2019environ deux pour un, 550 employés se prononçant en leur faveur, tandis que 260 autres les rejetaient Le lock-out et l\u2019intransigeance de la direction, qui avait précisé que ses offres étaient «finales et non négociables», semblent avoir incité les membres à revenir sur leur première décision, votée par un moins grand nombre de syndiqués, le 12 février dernier.70% des syndiqués présents avaient alors rejeté les offres de la direction.Il a été impossible d\u2019obtenir un commentaire du Syndicat des Teamsters.«Nous sommes heureux que les employés soient revenus sur leur décision et qu\u2019ils aient compris la nécessité de s\u2019adapter aux nouvelles réalités dans le secteur», a dit pour sa part M.Alain Bolduc, vice-président aux affaires publiques de la compagnie Labatt.M.Bolduc rappelle que l\u2019industrie de la bière est en pleine mutation, notamment avec les accords de libre-échange et l\u2019abolition des barrières interprovinciales imposées au commerce.«Il faut absolument avoir des coûts comparables aux brasseurs étrangers si l\u2019on veut survivre, dit-il.Nous avions besoin de plus flexibilité et nous l\u2019avons obtenue.» Le nouveau contrat de travail finalement accepté va couvrir une période de trois ans.Il prévoit un gel des salaires durant la première année de la convention collective et des augmentations de 2% pour chacune des deux années suivantes.Au moment du lock-out, le salaire annuel moyen des employés de production de l\u2019usine atteignait 43 875 $.Cependant, pour compenser, l\u2019employeur consent une augmentation des cotisations au régime de retraite qui équivaut à 8% de la masse salaria- le sur une période de trois ans, dont 4,8% la première année.Le lock-out n\u2019affectait que les em- Eloyés préposés au brassage de la ière à l\u2019usine de LaSalle, sans préjudice pour les employés de bureau de la brasserie, les représentants des ventes et les employés des centres de distribution de la province.L\u2019entente va aussi permettre d\u2019instaurer une semaine de travail de sept jours d\u2019ici 1995 et ainsi mettre fin aux paiements de temps supplémentaires pour la production de bière durant les week-end.Le nouveau contrat de travail contient également des assouplissements aux règles régissant la sous-traitance et le transport des produits de l\u2019usine sur de longue distance.Les consommateurs des régionfc du Québec n\u2019ont pas été touchés pace conflit, puisque les usines ontariennes de Labatt ont approvisionné les 35 centres de distributions de la province.Toutefois, comme le lock-out affectait l\u2019usine de LaSalle et le centre de distribution de la région montréalaise, à Montréal même, où sont effectuées de 35 à 40% des ventes de bière Labatt au Québec, les stocks s\u2019épuisaient dangereusement Labatt détient actuellement 43% du marché de la bière au Québec.La méga-brasserie possède neuf usines de production au Canada.La FTQ dénonce la détérioration des conditions de travail des femmes LE DEVOIR \\ A la veille de la Journée internationale des femmes, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dénonce la détérioration des conditions de travail des femmes et réclame des gouvernements et des employeurs du secteur privé des mesures concrètes pour leur venir en aide.«Des médailles d\u2019or en patinage de vitesse, il y a des milliers de travailleuses québécoises qui mériteraient d\u2019en avoir! Ce sont celles qui, tous les jours, font la course entre la maison, la garderie, l\u2019école et le boulot pour tenter de concilier travail et responsabilités familiales et qui, le plus souvent, doivent se débrouiller seules pour y arriver», a dit le secrétaire général de la FTQ, Henri Massé, lors d\u2019une conférence de presse.«Le gouvernement du Québec pourrait contribuer énormément à l\u2019amélioration de la qualité de vie des femmes qui sont sur le marché du travail, a soutenu Henri Massé.Malheureusement, son action va plutôt dans le sens contraire actuellement.Ainsi, les coupures que Québec a décrétées dans les effectifs des services publics ont un impact direct sur la charge de travail et la précarité de l\u2019emploi, ce qui touche particulièrement les femmes.» UN FILM DE MARQUISE LEPAGE AVEC MONIQUE MERCURE MARC-ANDRÉ GRONDIN v HEmFÂt IlillIlIIMIMIill U i MjLM OFFREZ À VOTRE GROUPE PRÉFÉRÉ UNE SORTIE AU CINÉMA ! L'Office national du film, Le Devoir et CFGL ont le plaisir d'inviter 10 groupes de 10 personnes (bureau, club sportif, club social, famille, amis) à assister à la première du nouveau film de Marquise Lepage LE VENDRED118 MARS A 20 H 30 AU CINÉMA ONF Faites parvenir votre télécopie au numéro (514) 664-1651 au plus tard le vendredi 11 mars à midi à CFGL-FM.Du 7 au 11 mars, sur les ondes de CFGL-FM, entre 15 h et 17 h, Georges Pothier annoncera les noms de 2 groupes de 10 personnes qui recevront un laissez-passer permettant d'assister à la première de La Fête des Rois Nom du groupe :__________________________ a Responsable du groupe : 1______________________ ( ) ( ) N° de téléphone N° de télécopieur Nom des membres du groupe : 2_______________________ 3\t_ 4\t_ 5_ 6_ 7_ 8 _ 9_ 10 Les tirages auront lieu du 7 au 11 mars 1994.La valeur des prix est de 400 S.Dix groupes gagnants recevront un laissez-passer par télécopieur.Fac-similé de coupons acceptés.Règlements du concours disponibles à l'ONF.WaWtniiaMHMtMICSBiBNienLiBEKRQW iMBO&Wftffi QMEWH ÎÉnlMKlNENlitdMaèJHIGKItRBIWn MdiNBEUBtflMElBMI oNFt;:; : LE DEVOIR 105,7 fm Ottawa a mal géré les successions des Amérindiens Ottawa (PC) \u2014 Le gouvernement fédéral a fort mal géré les successions des Amérindiens et bien mal protégé les biens et les intérêts des héritiers, révèle un rapport interne du ministère des Affaires indiennes obtenu en vertu de la Loi d\u2019accès à l\u2019information.Il n\u2019existait aucun système national de contrôle de la qualité, les fonctionnaires n\u2019avaient pas les compétences nécessaires pour effectuer leur travail et on n\u2019avait pas prévu de plan pour remettre un jour l\u2019administration du programme aux autochtones.Le rapport interne sur le ministère des Affaires indiennes a examiné le programme qui gérait une valeur de 26 millions$ provenant des successions de 2500 Indiens résidants sur des réserves.Selon la vérification effectuée en 1992, la gestion et le fonctionnement du programme n\u2019étaient pas en mesure d\u2019assurer que les successions des Amérindiens, étaient administrées conformément à la Loi sur les Indiens et aux règlements et exigences du ministère.Les vérificateurs suggèrent que l\u2019argent aurait peut-être été mal utilisé ou les héritages réduits au fil des ans parce que le gouvernement fédéral ne s\u2019est pas bien occupé des comptes.Le ministère, en réponse au rapport, a indiqué que les problèmes avaient été rectifiés.Les vérificateurs ont comparé le programme fédéral avec des pro-graipmes non gouvernementaux.-1 «A notre avis, les pratiques actuelles de gestion du ministère ne sont pas encore comparables à celles du secteur privé pour répondre entièrement aux normes professionnelles», peut-on lire dans le rapport de 12 pages.Un trop grand nombre de nouveaux employés du ministère ne possèdent pas les habiletés nécessaires pour remplir leurs tâches: la plus grande partie de leur formatibn se fait tout simplement sur le tas, ont constaté les vénficateurs.\t\u2022 ; ; i j o -H\u2014 Ca,nÉs D\u2019ë04 * Domaine Fraser CAMPS POUR JEUNES 6-17 ANS GARÇONS FILLES POUR INFORMATION SANS FRAIS 1-800-263-9551 / A\" CAMP «THEATRE ET NATURE» PARTICIPATION À TOUS LES ASPECTS D'UN SPECTACLE DE THÉÂTRE : interprétation - décors - costumes - accessoires - maquillages Sessions de 10 jours pour les 10-14 ans dans les Cantons de l\u2019Est Information et dépliants : 514-273-2049 no.permis du ministère de l'Éducation : PP4455-9095 ?Tél: Fax: (5I4) 297-3717 (5I4) 297-3374 \\ Nfiï CïFMN\t600- Dili«ence n±'yvjLXJn/uv Stuke|y (Québec) p 2jo Notre camp, situé dans l\u2019Estrie, accueille des groupes âgés de 7-I0, II-I4, I4-I7, pour des séjours en immersion anglaise de niveau débutant, intermédiaire et avancé.Viens vivre une expérience, inégalable, tout en anglais! ^ ~ - - CAMP WABIKON «impressionnant!» îleTemagami: camp résidentiel, international, pour garçons et filles de 6 à 17 ans Un bon milieu d'apprentissage de l'anglais Renseignements: (416) 483-3172 Transport de Québec et Montréal par autobus nolisé CAMP WABIKON 48 Datii Avenue, Toronto, MSM 387 Ontario J LE DEVOIR.LE LUNDI 7 M A R S I I» I» 4 A 5 LE DEVOIR L E M 0 N D E -al.PERSPECTIVES L'opposition russe tiraillée entre Routskoï et Jirinovski BORIS BACH O RZ AGENCE FRANCE-PRESSE De l\u2019ancien vice-président Alexandre Routskoï, sorti de prison il y a une semaine, à l\u2019ultra-nationaliste Vladimir Jirinovski, les conservateurs russes disposent désormais de deux chefs potentiels, que Boris Eltsine pourrait tenter de dresser l\u2019un contre l\u2019autre à deux ans de l\u2019élection présidentielle.L\u2019opposition au président russe en est pour l\u2019instant à fêter l\u2019abandon des poursuites contre les putschistes d\u2019août 1991 et la libération des insurgés d\u2019octobre 1993, qu\u2019elle a arrachés en imposant le 23 février une large loi d\u2019amnistie politique au Kremlin.Plusieurs milliers de personnes ont acclamé samedi soir à Moscou trois des responsables de l\u2019insurrection de la «Maison Blanche» (siège de l\u2019ancien Parlement russe), sortis de prison le 26 février: le communiste radical Viktor Ampilov, Ilia Constantinov, président du Front de salut national (dissous), et Stanislav Terekhov, président de l\u2019Union des officiers.Acclamés Ces responsables conservateurs ont posé sous les applaudissements aux côtés des deux dirigeants de l\u2019opposition parlementaire à l\u2019origine de leur libération: Vladimir Jirinovski, président du Parti libéral-démocrate de Russie (PLDR), et Guennadi Ziouganov, dirigeant du Parti'communiste de Russie.Mais cette image d\u2019unité a souffert de l\u2019absence de l\u2019ancien président du Soviet suprême Rouslan Khasbou-latov, parti se reposer dans sa Tchétchénie natale, et surtout d\u2019Alexandre Routskoï.L\u2019ancien vice-président, qui a passé cinq mois en captivité,.a expliqué hier au quotidien Izvestia qu\u2019il voulait prendre un peu de recul pour «regarder d\u2019abord la situation'politique et comprendre ce qui se passe autour de lui».Cette réserve s\u2019explique aussi par le souci de l\u2019an-ciert héros de la guerre d\u2019Afghanistan de retrouver une image de rassembleur, loin des tribunes de l\u2019opposition radicale.L\u2019entourage de M.Routskoï a déjà affirmé que l\u2019ancien co-listier de Boris Eltsine à l\u2019élection présidentielle de juin 1991 serait candidat à la succession du président russe lors du prochain scrutin prévu en juin 1996.Cela le place en concurrence directe avec Vladimir Jirinovski, dont le succès lors des élections législatives de décembre dernier, avec 22,79 % des voix, n\u2019est à ses yeux qu\u2019une étape dans sa marche vers le Kremlin.; M.Jirinovski a largement bénéficié, lors de sa victoire aux législatives, du report de l\u2019électorat de M.Routskoï, alors emprisonné, selon les analystes politiques russes.Avant l\u2019insurrection de la Maison Blanche, M.Routskoï avait réussi à s\u2019imposer comme le chef de file incontesté de l\u2019opposition à M.Eltsine, bénéficiant de 40 % d\u2019opinions favorables et de l\u2019appui d\u2019un puissant réseau financier.Occasion rêvée Selon le ministre des nationalités Serguéï Chakhraï, «^libération de M.Routskoï va changer la composition des candidatures à l\u2019élection présidentielle de 1996».\u2022 Le ministre centriste, ancien conseiller de Boris Eltsine a affirmé hier dans le quotidien Krasnaïa Zvezda (Étoile Rouge) que la libération des insurgés d\u2019octobre ¦1993 pouvait représenter une occasion rêvée pour le président russe de diviser l\u2019opposition, aujourd\u2019hui revenue au mieux de sa forme.¦«Les intérêts de la Douma (chambre basse) et ceux des personnalités libérées vont bientôt diverger, car la Douma a ses propres dirigeants, qui n\u2019ont pas besoin de renforcer Routskoï, Khasboulatov et autres», affirme M.Chakhraï.La tentative de dresser opposition parlementaire et extra-parlementaire l\u2019une contre l\u2019autre paraît en tout cas claire dans la proposition de Boris Eltsine d\u2019un «mémorandum sur la paix civile» qu\u2019il se dit prêt à passer avec la [ijrïajorité conservatrice de la Douma.m Expulsion de diplomates Des «spéculations», dit Cuba s1 La Havane (AFP) \u2014 Le ministre cubain des Relations extérieures, M.Roberto Robaina, a démenti samedi soir les informations du quotidien Toronto Sun faisant état de l\u2019expulsion de plusieurs diplomates cubains du Canada pour espionnage.Rejetant les «spéculations» de la presse, M.Robaina a affirmé que plusieurs diplomates cubains avaient «achevé leur mission» au consulat général de Montréal et qu\u2019ils étaient remplacés par d\u2019autres fonctionnaires dans le cadre d\u2019«un processus normal».Le Toronto Sun avait affirmé dimanche dernier que le consul et le vice-consul cubains à Montréal avaient été expulsés à la mi-février pour espionnage et avait ajouté, mercredi, qu\u2019il allait en être de même pour un autre diplomate.«S\u2019il s\u2019agissait d\u2019expulsions, nous n\u2019aurions pas des ordres du jour aussi amples avec des sujets aussi clairs entre Cuba et le Canada», a déclaré M.Robaina lors d\u2019un ¦point de presse organisé peu avant son départ de La Havane pour Paris qu\u2019il quittera aujourd\u2019hui pour Djakarta, première étape d\u2019une tournée de quinze jours en Asie.Scandale Whitewater La Maison-Blanche reconnaît des erreurs Al Gore accuse les républicains d'«acharnement partisan» AFP ET REUTER Washington \u2014 Le vice-président Al Gore et un des plus proches conseillers de Bill Clinton, George Ste-phanopoulos, ont admis hier que la Maison-Blanche avait commis des erreurs dans le traitement de l\u2019affaire Whitewater mais sans enfreindre la loi.Ils ont contre-attaqué en accusant l\u2019opposition républicaine d\u2019exploiter l\u2019affaire pour minimiser les succès économiques de Bill Clinton, tandis qu\u2019un des responsables républicains a comparé Whitewater au scandale du Watergate.Interrogé sur la chaîne de télévision NBC, Al Gore a estimé qu\u2019il y avait «beaucoup d\u2019acharnement partisan» de la part des Républicains.Il n\u2019y a «pour l\u2019instant aucune accusation crédible» de malversation et l\u2019administration appliquera «les règles morales les plus rigoureuses», a-t-il ajouté.Visiblement sur la défensive, Al Gore a reconnu des «erreurs de jugement» et a tenu à souligner que même les huissiers de la Maison-Blanche avaient reçu ordre de «ne rien jeter» qui puisse servir à l\u2019enquête.L\u2019affaire Whitewater a pris une ampleur nouvelle avec les citations à comparaître devant une chambre d\u2019accusation remises vendredi à six responsables de la Maison-Blanche et la démission samedi du conseiller juridique de la présidence Bernard Nussbaum.Dans cette affaire complexe, la question est de savoir si des fonds publics ont été détournés au profit de la société immobilière Whitewater créée en 1978 dans l\u2019Arkansas par les Clinton et un couple d\u2019amis, voire pour financer une campagne électorale de Bill Clinton au poste de gouverneur de l\u2019Arkansas.En 1978, alors que Bill Clinton était gouverneur de l\u2019Arkansas, il lance avec son épouse et James McDougal, patron d\u2019une caisse d\u2019épargne locale, la Madison Guaranty Savings and Loans, un projet immobilier de construction de pavillons pour retraités sur un terrain boisé appelé Whitewater.Le projet rencontre rapidement des difficultés et reçoit des prêts de la Madison Guaranty qui, comme de nombreuses caisses d\u2019épargnes américaines, fera faillite au milieu des années 1980.A l\u2019époque, l\u2019administration républicaine de George Bush avait prévu un système d\u2019aide publique.La Madison Guaranty a ainsi touché environ 60 millions de dollars.L\u2019avocat de la caisse d\u2019épargne n\u2019était autre que Hillary Clinton, membre du plus gros cabinet juridique de Little Rock.Un des associés de Mme Clinton dans le cabinet, Vincent Foster, devenu ensuite conseiller juridique à la Maison Blanche, s\u2019est suicidé l\u2019été dernier.Le procureur spécial chargé de l'affaire, Robert Fiske, essaie de déterminer si les époux Clinton ont bénéficié de prêts illégaux, c\u2019est à dire en fait de l\u2019argent public, pour maintenir le projet Whitewater ou éventuellement pour financer les campagnes électorales du gouverneur de l\u2019Arkansas.George Stephanopoulos, qui s\u2019exprimait sur la chaîne ABC, a admis lui aussi que la Maison Blanche avait «aidé (ses détracteurs) en commettant des erreurs».Mais il a accusé l\u2019opposition républicaine «d\u2019essayer d\u2019exploiter» Whitewater.Le sénateur républicain du Texas, Phil Gramm , membre de la commission des affaires bancaires, du logement et de l\u2019urbanisme du Sénat, a estimé pour sa part que M.Clinton «s'enfonçait de plus en plus» dans une affaire qui menace sa présidence.La presse écrite a réservé hier une large place au scandale Whitewater.Pour le New York Times, l\u2019épouse du président, Hillary Rodham Clinton «se trouve au coeur de cette affaire».«Les problèmes s\u2019accumulent sur la Première Dame», souligne le quotidien qui rappelle les liens d\u2019amitié entre Mme Clinton et M.Nussbaum qui avait recruté la jeune Hillary Rodham dans son équipe d\u2019avocats en 1974.Le Washington Post estime de son côté que les derniers développements dans cette affaire mettent le président Clinton dans une situation «périlleuse».«L\u2019opération de contrôle de Whitewater a finalement causé plus de torts» à M.Clinton qui devra désormais batailler pour conserver la confiance du public, note le journal.Les Serbes acceptent l'ouverture de l'aéroport de Tuzla Sarajevo (Reuter) \u2014 Radovan Karadzic, dirigeant des Serbes de Bosnie, a accepté hier l\u2019ouverture de deux couloirs aériens humanitaires vers l\u2019aéroport de Tuzla, dans le nord de l\u2019ex-république yougoslave.Mais des combats survenus hier sont venus rappeler la fragilité des récents cessez-le-feu entre Musulmans et Serbes à Sarajevo et entre Croates et Musulmans en Bosnie centrale.En République de Croatie, le cessez-le-feu de 1991 entre Croates et Serbes a également été violé.«Nous sommes convenus de l\u2019utilisation de deux couloirs aériens vers Tuzla, l\u2019un depuis Zagreb et l\u2019autre depuis Split», a déclaré le réprésentant spécial de l\u2019ONU dans l\u2019ex-Yougoslavie, le Japonais Yasushi Akashi, à l\u2019issue d\u2019une rencontre avec Radovan Karadzic à laquelle a assisté le général britannique Michael Rose, commandant de la Force de protection des Nations unies en Bosnie.Radovan Karadzic avait accepté la semaine dernière à Moscou de rouvrir l\u2019aéroport de l\u2019enclave musulmane de Tuzla parce que Moscou avait promis d\u2019envoyer des observateurs qui veilleraient à ce que l\u2019aéroport serve uniquement à l\u2019acheminement de l\u2019aide humanitaire.L\u2019ouverture de cet aéroport, si elle devient effective, permettra d\u2019acheminer vivres et médicaments à des centaines de milliers de personnes déplacées par les combats en Bosnie centrale.Hier, l\u2019agence russe Itar-Tass a rapporté qu\u2019un groupe d\u2019experts russes était déjà arrivé à Tuzla pour préparer le déploiement des observateurs.Selon Tass, le pont aérien humanitaire pourrait commencer dès le 18 mars.Si ces informations ont redonné espoir de secourir la population civile de Bosnie centrale coupée du ! PHOTO AP Le président bosniaque, Alija Izetbegovic, a reçu hier à Sarajevo le représentant spécial de l'ONU dans l'ex-Yougoslavie, Yasushi Akashi.monde depuis des mois, de nouveaux combats ont violé les fragiles cessez-le-feu.Des informations contradictoires sont parvenues sur la situation à Ma-glaj, assiégée par les Serbes et par les Croates.L\u2019agence croate Hina, citant un radio amateur, a affirmé que des avions serbes avaient détruit le pont qui sépare la partie ancienne et nouvelle de la ville et bombardé d\u2019autres cibles.Radio-Sarajevo, contrôlée par les Musulmans, a rapporté que trois personnes avaient été tuées et six autres blessées à Maglaj par l\u2019artillerie serbe.Les deux informations n\u2019ont pas pu être confirmées de sources indépendantes.A Sarajevo, deux fortes explosions ont retenti hier dans le quartier du cimetière juif, tandis que les forces serbes, ignorant les menaces de la Forpronu, continuaient d\u2019entraver la progression des convois humanitaires.La veille au soir, des Casques bleus français avaient essuyé des tirs en provenance de positions serbes dans le même quartier.L\u2019un d\u2019entre eux a été légèrement blessé.Les Casques bleus ont riposté.La police croate et les Casques bleus tchèques en Croatie ont déclaré que Serbes et Croates avaient échangé 167 salves d\u2019artillerie à Gospic.En revanche, à Mostar, dans le sud-ouest de la Bosnie, les forces croates ont commencé à retirer leurs armes lourdes, un jour avant l\u2019expiration d\u2019un délai fixé par l\u2019accord de cessez-le-feu conclu la semaine dernière entre Croates et Musulmans.CHINE Un des chefs de file de la dissidence est arrêté Pékin (Rçuter) \u2014 À une semaine de la visite du secrétaire d\u2019Etat américain Warren Christopher, la police chinoise a arrêté hier l\u2019un des chefs de file de la contestation étudiante et accusé le dissident le plus en vue de n\u2019avoir pas respecté les conditions de sa libération sur parole.Zhai Weimin , âgé de 23 ans, a été emmené par des policiers alors qu\u2019il se trouvait dans le quartier de l\u2019unjj versité, a déclaré un ami de l\u2019étudiant.Zhai Weimin figurait en sixième position sur la liste des personnes les plus recherchées au lendemain de la répression par l\u2019arj mée des manifestations pro-démocratiques de la placé Tien An Men le 4 juin 1989.Selon le témoin, quatre policiers, dont deux en uniforme, l\u2019ont emmené de force dans une voiture qui est partie en trombe.Zhai Weimin avait été libéré en septembre après avoir purgé une peine de prison de trois ans et demie pour activités anti-révolutionnaires.Plus d\u2019une dizaine de dissidents au total ont été arrêtés à Pékin et Shanghai ces derniers jours.Revenant sur la brève détention d\u2019un autre dissident, Wei Jingsheng, l\u2019agence Chine Nouvelle a expliqué hier que ce dernier n\u2019avait pas respecté les conditions de sa IF bération sur parole.«Le 4 mars, Wei Jingsheng a été convoqué conformé^ ment à la loi par les autorités de sécurité publique de P& kin pour violation des règlements concernant la période de probation de sa libération sur parole», déclare l\u2019ageffi ce.Wei Jingsheng avait été libéré sur parole en septembre dernier, après plus de 14 ans de détention.Aux termes des conditions de sa remise en liberté, ses activités politiques demeurent limitées.Il a de nouveau été arrêté vendredi soir, pour être libéré près de 30 heures plus tard.Il a quitté Pékin hier sans dire où il se rendait ni combien de temps il serait absent, a déclaré sa secrétaire.Elle a seulement précisé qu\u2019il était parti de son propre chef et qu\u2019il était très fatigué, ayant des problèmes cardiaques.ISRAEL Des ministres exigent le départ des colons d'Hébron Jérusalem (AFP) \u2014 La grande majorité des ministres israéliens s\u2019est déclarée hier favorable à l\u2019évacuation immédiate des quelque 500 colons juifs vivant au coeur de la ville arabe d\u2019Hébron, en Cisjordanie occupée.Le gouvernement se prononcera sur cette évacuation dans une semaine, a indiqué le ministre de l\u2019Environnement Yossi Sarid, à l\u2019issue de la réunion hebdomadaire du gouvernement consacrée aux suites du massacre de dizaines de Palestiniens commis le 25 février par un colon à Hébron.Le premier ministre Yitzhak Rabin et le chef de la diplomatie Shimon Peres sont opposés à une telle mesure, a indiqué la radio.«La plupart des ministres y sont favorables, non pour accéder aux exigences de l\u2019OLP, mais pour des raisons de sécurité, car il est insensé de maintenir des milliers de soldats pour protéger 450 juifs à Hébron», a déclaré M.Sarid, du parti de gauche Meretz.«Les juifs installés dans des bâtisses à l\u2019intérieur du marché d\u2019Hébron, à Tel-Rumeida, Beit Hadassah et Beit Romano sont en danger.Les laisser sur place les expose à un massacre de la part des Arabes», a déclaré le ministre de l\u2019Habitat Binyamin Ben Eliezer.«Je crois qu\u2019il y a une majorité au gouvernement pour les évacuer vers l\u2019implantation voisine de Kyriat Arba (5500 habitants)», a ajouté cet ancien général.Le général Ehud Barak, chef d\u2019état-major, ainsi que son adjoint le général Amnon Shahak et le général Danny Yatom, commandant de la région militaire centre (comprenant la Cisjordanie), ont participé à la réunion du gouvernement A la suite du massacre d\u2019Hébron, l\u2019OLP a demandé le désarmement général des colons juifs de Cisjordanie et Gaza, une protection internationale des Palestiniens, le démantèlement de points de présence juifs à proximité de grandes villes palestinennes comme Netzarim (près de Gaza), le site présumé de la tombe de Joseph (près de Naplouse) et à Hébron.Le ministre de l\u2019Agriculture Yaacov Tzur a estimé que l\u2019évacuation des colons d\u2019Hébron «ne serait pas judicieuse actuellement, car cela reviendrait, à céder aux pressions de l\u2019OLP».Son collègue de l\u2019Economie Shimon Shetreet est opposé au principe même dé l\u2019évacuation.«Nous devons coller à la déclaration de principes d\u2019Oslo, refuser toute condition préalable pour la reprise des négociations avec l\u2019OLP et éviter de créer des précédents pour ne pas produire +l\u2019effet domino+», a-t-il dit à l\u2019AFP.L\u2019accord d\u2019Oslo, signé à Washington le 13 septembre dernier, prévoit une autonomie palestinienne commençant à Gaza et Jéricho, en Cisjordanie.Selon des sondages publiés par les quotidiens Yédiot Aharonot et Maariv, plus de la moitié des Israéliens souhaitent le maintien des colons juifs à Hébron.Le conseiller juridique du gouvernement, Michaël Ben Yaïr, a de son côté indiqué hier que des poursuites judiciaires seraient engagées contre «les provocateurs et ceux qui ont publiquement approuvé le massacre d\u2019Hébron».L\u2019opposition de droite nationaliste Likoud et d\u2019extréf-me-droite Tzomet a par avance condamné tout projet visant à évacuer les points de présence juifs à Hébron.Lit chef du Parti national religieux (droite) Zevulun Hammer a carrément parlé de «fin du sionisme» à ce propos: HYS PHÉNOMÈNES M Régent Bouchard Approuvé par le MEQ Manuel d'apprentissage ISBN 2-7608-3571-5 (368 p.) CA UES (JF secondaire JS**** A (i I.K I) K V 0 I H .I.K I.U N I) I 7 M A K S II) IM ÉDITORIAL Justice à accès réservé Gilles Lesage Une commission parlementaire a entrepris la semaine dernière une consultation générale sur le régime d\u2019aide juridique québécois.Pendant trois jours, et pour six autres encore, cette semaine et la semaine prochaine, les auditions publiques permettront d\u2019entendre une cinquantaine de mémoires suscités par le document de consultation intitulé L\u2019aide juridique au Québec: une question de choix, une question de moyens, rendu public en juin dernier.L\u2019intérêt est donc vif, l\u2019attente énorme.Mais elle risque d\u2019être terriblement déçue, par manque de moyens peut-être, mais surtout par manque de volonté politique.aide juridique a été instituée il y 4 Québec à Bruxelles et ex-président de l\u2019Assemblée L a une vingtaine d\u2019années, dans la foulée des grandes mesures sociales, pour ne pas dire social-dé-mocrates, et dans une ère de prospérité que l\u2019on présumait durable.Sans être révolutionnaire, le régime mis en place sous la férule du ministre Jérôme Cho-__________________quette avait une ampleur respectable et rejoignait non seulement les justiciables les plus démunis, mais une bonne partie de la classe moyenne.Avec les années, toutefois, le système n\u2019a pas été modifié ou adapté aux conditions et besoins nouveaux.Tant et si bien que la «générosité» de 1973 s\u2019est transformée en pingrerie au fil des ans.De sorte que, alors que deux citoyens sur cinq pouvaient avoir droit à l\u2019aide juridique il y a 20 ans, cette proportion est désormais coupée en deux et elle baisse d\u2019une année à l\u2019autre.Au point que même des assistés sociaux en sont exclus! Dès son arrivée au ministère de la Justice, en 1987, M.Gil Rémillard, soucieux de rendre la justice plus accessible, transparente et humaine, s\u2019est préoccupé de cette grave question d\u2019équité.Un comité d\u2019étude, présidé par Me Roderick Mac-Donald a constaté, en substance, que le régime était encore fondamentalement sain et valable.Ce qui faisait défaut, par contre, c\u2019était la gestion et, surtout, les barèmes et les critères: de façon outrageante, ils ne concordaient plus avec les grands objectifs réformistes.Aux prises avec une conjoncture difficile qui n\u2019épargnait pas plus la justice que d\u2019autres secteurs névralgiques, M.Rémillard a bien tenté d\u2019infléchir l\u2019intransigeance du Conseil du trésor.Avec raison, il faisait valoir qu\u2019à l\u2019ère des chartes de droits et d\u2019une justice accessible, égale et équitable pour tous, seule une solide réforme pouvait rétablir quelque peu les plateaux de la balance en faveur des moins nantis.Mais en vain.Avec d\u2019autres questions tout aussi litigieuses et préoccupantes, l\u2019aide juridique a donc fait l\u2019objet de délibérations au Sommet de la Justice, il y deux ans.Il ressortait de cet important exercice de concertation une panoplie impressionnante de propositions et d\u2019engagements de la part du ministre et de ses partenaires.Un an plus tard, M.Rémillard rendait publics les actes du Sommet.Conformément à son engagement, il poursuivait les consultations en vue d\u2019une réforme globale du système d\u2019aide juridique.Il élaborait, disait-il, un document de consultation disponible dans les prochaines semaines, pour fins de consultation en commission parlementaire.Les impacts prévus de sa réforme, le ministre les résumait ainsi: meilleure accessibilité à la justice, meilleure efficacité du réseau d\u2019aide juridique, plus grande équité pour le citoyen à revenus moyens.Nobles objectifs, surtout quand un droit est devenu un luxe inabordable! Le document a finalement été rendu public en juin, avec commission prévue pour l\u2019automne.Elle a ensuite été reportée à janvier puis, avec le départ de M.Rémillard, au mois de mars.Tant et si bien que la consultation publique surgit inopinément en toute fin de mandat, avec un nouveau ministre en train de prendre connaissance des dossiers, et même un nouveau président de la Commission des services La réforme de l\u2019aide juridique dans les limbes juridiques, M.Pierre Lorrain, ci-devant délégué du _ _ naigre nationale.Ce rappel ne vise pas à tourner inutilement le fer dans la plaie béante, surtout auprès des organismes populaires et de défense des droits qui crient depuis des années que l\u2019Aide juridique ne remplit plus ses obligations comme elle le devrait.Mais il faut bien se rendre compte, hélas, qu\u2019avec un ministre de transition et un gouvernement en sursis qui a des préoccupations plus immédiates en tête, la réforme en gestation depuis au moins cinq ans n\u2019est pas en haut de la liste des priorités.En dépit de sa bonne volonté, le ministre Roger Lefebvre n\u2019a rien fait, à ce jour, pour dissiper cette crainte.Il louange «le travail remarquable de la Commission des services juridiques qui offre des services diversifiés et de qualité, malgré des contraintes budgétaires difficiles.» Le ministre parle d\u2019un premier contact et d\u2019un exercice positif, d\u2019équité et de révision nécessaire, mais aussi des capacités financières de l\u2019État qui atteignent un seuil critique.Comme si le tour du jardin n\u2019avait pas été fait et refait, M.Lefebvre évoque les solutions à rechercher, les budgets à assurer, les ressources étatiques à ne pas perdre de vue, et le reste à l\u2019avenant.Aussi bien dire que la réforme n\u2019est pas encore sortie des limbes, ou elle y retourne, comme si chaque nouveau ministre devait tenter de refaire la roue.Et quand on sait que celui qui disait non et non à M.Rémillard est dorénavant chef du gouvernement, il n\u2019y a pas de quoi être d\u2019un optimisme délirant.Le porte-parole de l\u2019opposition est aussi sceptique, à bon droit.Mme Jocelyne Caron attend peu d\u2019actions concrètes et immédiates de la part du gouvernement, car ce dossier névralgique n\u2019a jamais fait partie de ses priorités depuis huit ans.Depuis belle lurette, insiste la députée péquiste de Terrebonne, le besoin pressant se fait sentir d\u2019une mise à jour qui garantisse aux citoyens que, non seulement justice est rendue en tout et partout, mais que telle est la perception populaire.Scepticisme et cynisme dominent.Bien des propositions et suggestions ont été faites pour renverser cette tendance inquiétante.Un solide coup est depuis longtemps nécessaire pour rétablir un minimum de confiance.Il y a des mesures qui font l\u2019unanimité depuis longtemps, rappelle la critique péquiste.La hausse sensible des seuils d\u2019admissibilité au régime et leur indexation annuelle fait évidemment partie du nombre.Mais le gouvernement consulte et tergiverse, étudie et se défile, multipliant à loisir les faux-fuyants.Et pendant ce temps, il se développe une troisième catégorie de citoyens devant la loi, note la députée Caron: aux deux extrêmes, il y a les plus démunis qui ont encore accès à l\u2019aide juridique et les plus riches qui peuvent se payer les services des avocats, mais au milieu, il y a la très grande majorité de la population québécoise, qui connaît très bien ses droits et qui est incapable, faute de moyens, de les exercer.La justice à accès réservé, telle est la grande tragédie que la parade consultative en cours fait ressortir, jour après jour.En sortira-t-il un système d\u2019aide plus juste et équitable, adapté aux conditions actuelles de la classe dite moyenne?La réforme de 1972 a donné de bons résultats.Faute de volonté politique, ils sont en voie de tourner au vi- Mourir pour Sarajevo?M.Pierre Bourgault, je viens de lire votre article intitulé «Mourir pour Sarajevo?» et je suis triste de constater que vous semblez n\u2019avoir rien compris à la situation actuelle de la Bosnie.Au cas où vous ne le sauriez pas, c\u2019est la guerre depuis 22 mois dans cette région du monde, une guerre fratricide dans laquelle on procède à un «nettoyage ethnique» (nouveau terme plus politically correct pour parler de génocide en 1994).Je trouve vos arguments pour ne pas intervenir dans ce conflit plutôt minces, pour ne pas dire inexistants: sous prétexte de votre lâcheté, nous ne devrions pas intervenir; j\u2019avoue trouver cela un peu simpliste.Mais les arguments des M.Clinton et cie ne sont guère mieux: ils ont peur qu\u2019un échec en Bosnie nuise à leurs chances d\u2019étre réélus, et puis il n\u2019y a pas de pétrole en Bosnie, il n\u2019y a pas non plus de canal, il n\u2019y a que des gens qui crèvent dans l\u2019indifférence! Ceux qui ont laissé Hitler tuer six millions de juifs devaient penser comme vous et j\u2019avoue que cela me brise le coeur de voir que nous n\u2019avons pas su apprendre de l\u2019Histoire.Je crois que nous devons intervenir, et vite.Nous n\u2019avons pas le droit de rester là à contempler de loin, en silence, comme nous le faisons présentement, le «spectacle» macabre et obscène que constitue cette guer-re'et son génocide.Tammy Tremblay Montréal, 8 février 1994 LETTRES -?- Rosebud M.Louis Hamelin, votre référence au «Citoyen Kane» («Rosebud \u2014 Requiem pour Sarajevo», LE DEVOIR, 7 février 1994) est des plus significatives.Orson Welles n\u2019a-t-il pas été ce premier illusionniste des ondes avec son succès en «sons virtuels» simulant à la radio, le reportage d\u2019une attaque d\u2019extraterrestres?Et que dire de ses «Vérités et mensonges» où il s\u2019en prend à l\u2019art traditionnel de l\u2019image \u2014 la peinture \u2014 et à son commerce?Mais est-ce l\u2019image qui fausse la réalité, ou la réalité elle-même qui dépasse toutes les images qui tentent de îa reproduire?Peut-être que Sarajevo, c\u2019est aussi cette défaite des images comme médiatrices de l\u2019Histoire?J\u2019ai vu Schindler\u2019s List, un peu comme si Spielberg lui-même nous faisait cette confession.Lui, le maître de la «cybe-rimage», choisit le noir et le blanc, (comme Borduas) pour nous montrer l\u2019horreur de l\u2019holocauste de son peuple.Avant Kaboul et Beyrouth, le massacre de Sarajevo n\u2019est-il pas aussi la répétition de celui des ghettos juifs?Nos Schindler humanitaires en Casques bleus ne fournissent plus eux non plus à la tâche.Nos politiciens doivent cesser de ne penser qu\u2019à leur image \u2014 vide de sens autre que celui de leur impuissance \u2014 et agir.L\u2019Histoire a besoin d\u2019abord de femmes et d\u2019hommes courageux pour se perpétuer, et non de leurs représentations médiatiques.Gilbert Talbot Jonquière, 7février 1994 L\u2019usage de la langue Par hasard, au moment même qù un rapport du gouvernement des Etats-Unis note que les droits des minorités sont violés par la politique linguistique québécoise, je suis en train d\u2019évaluer un traité américain de géographie humaine.Les auteurs, Fred M.Shelley et Audrey Clarke, notent qu\u2019en date de 1990,13 États américains (incluant la Californie) avaient adopté une loi y confirmant le statut de l\u2019anglais en tant que langue officielle (avec des implications pour le secteur scolaire).Les auteurs confirment que pour plusieurs Américains de langue anglaise, l\u2019usage de cette langue constitue un élément important de l\u2019identité nationale, et qu\u2019ils sont plus susceptibles d\u2019appuyer des lois touchant le statut de l\u2019anglais.Qu\u2019en est-il exactement du sort des «minorités» dans ces États?Parfois, ces rapports issus de sources prétendument bien informées me rappellent la question que me posait récemment un professeur d\u2019université américain, à savoir si une fois le Québec souverain Ottawa en demeurerait tout de même la capitale.Ce professeur ne vivait pourtant pas bien loin de la frontière.A long terme, la diffusion d\u2019une information claire et exacte, tout en sachant rétablir les faits lorsque cela s\u2019avère nécessaire, jouera phis en faveur de la cause québécoise que les hauts cris et autres réactions de vierges offensées.Pierre Deslauriers Montréal, 7février 1994 Israël rejette les conditions de l\u2019OLP MAÛ5 POURQUOI VASSER t\u20ac vieat î K.t Vf c PAnch-o Repères \u2014 4 S i vous aimez les casse-tête les plus difficiles, où le bleu du ciel mêle cent nuances aux cent autres nuances du bleu de la mer qui vient s\u2019éteindre dans le vert tendre des algues prêtes à se fondre à leur tour dans le vert multiple des forêts, ce débat de pointe est pour vous.Il se présente sous un nom de code, celui de la «culture publique commune», et il est à première vue insoluble, ce qui le garantit passionnant La «culture publique commune», c\u2019est le nouveau nom de ce qui veut être le modèle proprement québécois d\u2019intégration des immigrants.Nous sommes arrivés là, comme d\u2019habitude, après une série de rejets de modèles insatisfaisants.Le Québec ne veut pas être un melting pot à l\u2019américaine, c\u2019est trop brutal; il ne veut pas être une mosaïque multiculturelle à la canadienne, c\u2019est trop froid.Il veut tout de même un peu des deux: du mélange mais pas trop, de la différence mais pas trop.Partant de cette intersection au début des années 80, le gouvernement du Parti québécois avait formulé une proposition dite de convergence culturelle,: les nouveaux venus n\u2019auraient pas à s\u2019assimiler entièrement à la culture de la majorité, mais elle serait le tronc fort auquel se grefferaient des cultures plurielles pour l\u2019enrichir.La thèse ayant surgi de la plume de M.Camille Laurin, elle fut soupçonnée d\u2019impérialisme, malgré sa modération.Au bout d\u2019une décennie supplémentaire de colloques, le gouvernement du Parti libéral du Québec aboutit en 1990 à un livre blanc dit du contrat moral, pas de greffe, mais au moins un engagement des nouveaux arrivants à respecter et accepter les caractères et valeurs de la société d\u2019accueil, dont le français comme «langue commune de la vie publique» et les prescriptions démocratiques contenues à la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.La proposition correspondait tout à fait à l\u2019humeur du temps.Le relativisme culturel, cette façon de jeter aux poubelles tout l\u2019héritage occidental sous prétexte qu\u2019il avait opprimé le tiers monde, perdait rapidement ses adeptes.Mais il n\u2019était pas question, pour en revenir, de mépriser à nou- LISE BISSONNETTE ?veau les cultures autres.Le livre blanc, que signait la ministre des Communautés culturelles et de l\u2019Immigration, madame Gagnon-Tremblay, traduisait presque à la perfection un esprit d\u2019échange égal.Mais comme ça, l\u2019air de rien et sans doute par inadvertance, à la fin du chapitre sur le contrat moral, il ouvrait la boîte de Pandore de la «culture».«La culture québécoise est ainsi une culture dynamique qui, tout en s\u2019inscrivant dans le prolongement de l\u2019héritage du Québec, se veut continuellement en mutation, et ouverte aux différents apports.» Elémentaire, direz-vous.Mais ainsi est née l\u2019idée que le contrat moral n\u2019était pas assez précis, qu\u2019il ne pouvait se limiter à reconnaître la primauté du français et à réclamer le respect des lois.Qu\u2019il fallait le consolider en exigeant des deux parties, les Québécois «de souche» (terme cependant interdit) et les nouveaux venus, qu\u2019ils conviennent au surplus d\u2019une «culture publique commune».Et voilà le casse-tête.Le mot «culture», ici, n\u2019a évidemment rien à voir avec les arts.D a plutôt le sens général de civilisation: valeurs, mémoires, attitudes, habitudes.Le modèle québécois d\u2019intégration, croit-on désormais, devrait aller jusqu\u2019à définir ce tronc commun de façons d\u2019être.Un tronc qui n\u2019aurait rien à voir avec celui de M.Laurin.Pas de culture dominante ici, mais une sorte de tissage fait de strates amérindiennes, françaises, anglaises, puis de toutes les communautés culturelles venues vivre au Québec après les implantations plus anciennes.Le Centre Justice et Foi de Montréal, lieu bien connu de réflexion conviviale, a tenté en août dernier d\u2019éclaircir le sujet en quatre sessions, LE MONDE avec une centaine de personnes de toutes origines.La synthèse que vient de publier le père Julien Harvey respire en toutes ses lignes la difficulté.Dès qu\u2019on tente de définir, de placer les fils, de dessiner, la «culture, publique commune» s\u2019esquive.Si la culture de la majorité ne peut être dominante, peut-on encore donner place première, ou même caractère commun, à la langue française?Le doute s\u2019installe.Ils ressemblent à quoi,, les apports culturels des Amérindiens, des Français, des Britanniques et:des autres groupes culturels que nous devrions faire nôtres?fis doivent dépas-ser le folklore, dit-on, mais ne pas tomber dans les généralités.Mais encore?Motus, impasse.Nul ne peut une phrase concrète sur ces fameux.élé-menfs culturels à rassembler et adopter.A part les valeurs démocratiques, bien sûr, mais les croisés de la «cùltu-re publique commune» trouvent justement ce lot trop maigre.À court de mots, ils délaissent souvent les contenus pour des états d\u2019âme.La «culture publique commune» serait une sorte de «plaisir de vivre ensemble», de.«solidarité» nouvelle, de «convivialité», de «sagesse».\t\u2022 « : A Ja fin, ils souhaitent convoquer des États généraux pour dire cet indicible.Qui, même s\u2019il était dit, si on pouvait rassembler ses milliers de morceaux, et distinguer l\u2019essentiel du complémentaire et du facultatif, comme on en a rêvé dans ces sessions, n\u2019en serait pas moins une vue de l\u2019és-prit Car demeurerait la tâche herculéenne de traduire ce grand dessein sur le terrain, de susciter l\u2019allégeance égale de la communauté jamaïquaine de Côte-des-Neiges, des «pure laine» de Bpucherville, des Montagnais de Sept-Iles et des descendants loyalistes de Knowlton, pour n\u2019en nommer que quelques-uns.En somme, il faudrait pouvoir installer, dans une société, une culture planifiée.On n\u2019en connaît aucun précédent, depuis que le inonde est monde.Seuls le désir d\u2019accommodement, la bonne volonté ont conduit à cesuto-pies.Par une curieuse boucle, on ÿ voit surgir à nouveau le désir de fu-sion.D\u2019un melting pot fraternel, qui ne brûlerait personne.Un ange passe, de modèle bien québécois.Il vaut mieux qu\u2019un démon.A PROPOS -?- .des investissements à l\u2019étranger Les investissements directs canadiens à l\u2019étranger (IDCE) ont doublé depuis le milieu des années 80 pour atteindre 99 milliards!?à la fin de 1992.Quelque 95% de l\u2019augmentation de 45 miUiards$ des IDCE de 1986 à 1992 ont été financés par des sorties de capitaux provenant du Canada.Plus de 75% des fonds canadiens ont servi à créer ou augmenter le capital de filiales étrangères tandis que le reste a servj à acquérir des entreprises étrangères existantes.Les États-Unis demeurent l\u2019endroit préféré pour les IDCÉ, avec 58% du total en 1991.Cepen- dant, la part des IDCE de ce pays a baissé progressivement suite au sommet atteint en 1985, tandis que celle de la Communauté européenne est passée de 12% en 1985 à 21% du total à la fin de 1991.À la fin de 1991, environ 25% des IDCE se trouvaient dans le secteur des finances et de l\u2019assurance à l\u2019étranger.Les IDCE aux États-Unis sont beaucoup plus diversifiés que dans les autres pays.L\u2019Observateur économique, Statistique Canada, décembre 1993.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI B0URASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directe or de ('information BENOÎT AUBIN Directenri adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.ROCH CÔTÉ Rédacteurs en chef adjoints JEAN ROBERT SANSFAÇON.LUCIE LACAVA 2050.me De Bleary,9e étage.Montréal (Québec) HSA 3M9.Tél.: (514) 985 3333 FAIS CE QUE DOIS L K I) K V 01 K .I K I.I\u2019 X I» I 7 M A K S I !» !» I I I) E E S La terre vierge du futur Si la culture devient l\u2019étoile qui guide le développement, nous aurons préservé le seul patrimoine encore intact de l\u2019humanité La troisième réunion de la Commission mondiale de la cidture et du développement s\u2019est tenue à San José, au Costa Rica, du 22 au 26 février dernier.Ses travaux étaient en partie consacrés à une consultation régionale pour l Amérique latine et les Caraïbes à laquelle participeront une vingtaine de personnalités et d'experts de renom.Créée conjointement par l\u2019Unesco et les Nations unies à la fin de 1992, la Commission Pérez de Cuéllar, du nom de l\u2019ancien secrétaire général de l\u2019QNU qui la dirige, est un organisme indépendant composé de personnalités éminentes, parmi lesquelles quatre Prix Nobel et un ancien chef d\u2019Etat.Elle a pour mission de préparer le premier rapport mondial jamais consacré aux liens entre la culture et le développement.Jje président de la Commission, M.Javier Ferez de Cuéllar, évoque ici sa vision des relations entre culture et développement.JAVIER PÉREZ DE CUELLAR Président de la Commission mondiale de la culture et du développement, ancien secrétaire général des Nations unies a création de la Commission mondiale de la culture et du développement répond à une exigence fondamentale, de nature globale: si nous ne voulons pas entrer dans le troisième millénaire à reculons, il nous faut repenser le développement.Il nous faut repenser la notion même de culture.Il nous faut approfondir\u2014puisque cela n\u2019a jamais été fait à l\u2019échelon mondial \u2014 les relations entre culture et développement II nous faut surtout proposer des solutions nouvelles et allumer des phares pour l\u2019action.Le développement, dans son àens originaire, signifie déploiement, extension, essor, projection au delà du cycle des travaux et des jours.Le développement, c\u2019est le devenir à partir de l\u2019être, c\u2019est devenir ce que l\u2019on est.Autrement dit le développement ne saurait se réduire à un simple accroissement des ressources matérielles.Plus que jamais, il a besôin d\u2019un «supplément d\u2019âme».Certes, pour deux qui n\u2019ont rien, avoir plus reste l\u2019objectif premier.Mais pour tous, il s\u2019agit aussi désormais de vivre mieux, et de vivre mieux ensemble.Il faut donc choisir la qualité.Parier sur lapartage, la solidarité.La-Communauté internationale devrait se donner un objectif commun: lancer, à l\u2019approche du XXIe siècle, une initiative mondiale de croissance durable, qui ne pourra s\u2019affirmer que-sur la base du développement culturel.Pourquoi ne pas imaginer une sorte de Plan Marshall à l\u2019échelon planétaire pour la culture et le développement?Les moyens existent pour la prise de telles décisions.M.Michel Camdessus, directeur général du FMI, les a d\u2019ailleürs énumérés au Sommet de Rio.Les solutions passent par la réduction des dépenses improductives, notamment militaires, dans tous les pays; par la recherche de l\u2019optimisation des dépenses publiques; par la mise en oeuvre de nouvelles politiques des prix qui intègrent les coûts non économiques, environnemen-, io r \u2022 V PHOTO I.A BANQUE MONDIALE Le bonheur clés en main a fait faillite.Aujourd\u2019hui, c\u2019est moins de 10% de la population mondiale qui participe pleinement à la vie politique, économique, sociale et culturelle.taux, culturels; par l\u2019introduction de nouvelles politiques fiscales et par la négociation de nouvelles politiques commerciales; par l\u2019allocation de ressources plus importantes au développement humain et culturel, à l\u2019éducation donc, mais aussi à la culture; par l\u2019accroissement de l\u2019aide publique au développement, et une meilleure allocation de cette aide.N\u2019est-il pas temps, enfin, que les pays industrialisés engagés dans l\u2019aide publique au développement consacrent, pour ceux qui n\u2019ont ni dépassé ni atteint cet objectif déterminé en commun par la communauté internationale, 0,7% de leur produit national brut à la solidarité internationale?Lutter contre la misère et la pauvreté est bien sûr la première priorité.Le Rapport mondial sur le développement humain, publié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), souligne que près de 83% du revenu mondial est aujourd\u2019hui aux mains des 20% les plus riches.Pour les 20% les plus pauvres, il reste 1,4%.Dans les années 60, la part des plus riches était de 70%, celle des plus pauvres de 2,3%.Certes, on ne comblera pas un tel gouffre, on ne vaincra pas l\u2019exclusion qui, au Sud comme au Nord, coupe nos sociétés en deux, par une simple injection de capitaux, d\u2019équipements, de technologie ou d\u2019expertise.Le bonheur «clés en main» a fait Milite.Aujourd\u2019hui, c\u2019est moins de 10% de la population mondiale qui participe pleinement à la vie politique, économique, sociale et culturelle.Notre Commission doit donc s\u2019assigner trois objectifs, étroitement solidaires: promouvoir de nouveaux modèles de développement, conjugués à de nouvelles politiques culturelles; promouvoir une nouvelle dynamique culturelle de changement social.Nous sommes convaincus que, loin d\u2019être un simple legs, la culture, aujourd\u2019hui menacée, est notre seule ligne d\u2019horizon commune.Nous ne pouvons plus l\u2019ignorer: nos modes de développement axés sur l\u2019expansion continue de la consommation matérielle, ne sont ni viables, ni extensibles à l\u2019infini.Non seulement ils déchirent le tissu des cultures, mais ils menacent la biosphère, et donc la survie de l\u2019humanité.La transition vers le développement durable implique une modification radicale des styles de développement au Nord et au Sud.Elle ne peut réussir que si s\u2019affirment de nouveaux modèles de développement et de nouvelles politiques culturelles suivant des trajectoires plurielles, respectueuses de la biodiversité, enracinées dans la diversité culturelle, appuyées sur les acquis de la science et des techniques modernes.Les modèles de développement devraient donc à l\u2019avenir être centrés sur les populations et favoriser l\u2019épanouissement des valeurs culturelles, au lieu de leur porter atteinte.Face à l\u2019environnement naturel comme face à l\u2019environnement culturel, le problème aujourd\u2019hui est déjà moins celui de la maîtrise, que celui de la maîtrise de la maîtrise.La conclusion d\u2019un contrat social et moral authentique, voire du «contrat naturel» esquissé à Rio, exige un nouveau pacte entre les hommes: le contrat culturel.Si nous voulons vraiment préparer le XXIe siècle, si nous voulons donner sa chance au développement durable, humain et solidaire que j\u2019ai évoqué, il va nous falloir modifier radicalement, et vite, nos comportements.Il nous faudra recréer, dans le respect de l\u2019identité de chacun, un fonds com- mun de valeurs partagées.Certains diront: utopie! Je leur répondrai que la transformation sociale et historique la plus importante de l\u2019époque contemporaine, avec la décolonisation, c'est sans doute le changement de la situation de la femme et de son rote dims la société.Loin d\u2019etre achevée, cette mutation culturelle n\u2019était pourtant au pro-gramme d'aucun jxuti politique: elle s\u2019est imp» sée à eux.Ce bouleversement s\u2019est accompli de manière collective, anonyme et quotidienne.Il a été et sera le fait des femmes elles-mêmes, comme d\u2019ailleurs c\u2019est le cas pour la transition démographique en cours.lu dé du XXIe siècle les cartes du XXIe siècle sont en train d\u2019etre battues sous nos yeux.Qu'il suffise' d\u2019évoquer la révolution scientifique et technologique, l\u2019irruption de la société de communication généralisée, la mondialisation de l\u2019économie, les bouleversements politiques, la tension actuelle entre l\u2019intégration du monde et la désintégration des nations.Notre univers est lourd de périls et d'incertitudes, et pourtant riche de potentiates inédites.Ainsi, la révolution technologique et économique remet en cause l\u2019un des fondements cardinaux de la société industrielle: le travail.L\u2019usage massif des technologies de l\u2019information et la hausse de la productivité qui caractérisent les sociétés contemporaines sont porteurs de bouleversements sans précédent, qui exigent une révision radicale des politiques classiques du développement, de la culture, de l\u2019éducation et de la formation.La croissance sans création d\u2019emploi en est l\u2019une des expressions les plus inquiétantes.Ce phénomène, inauguré voici près de 20 ans mais qui s\u2019accélère chaque année, ne concerne pas seulement le Nord, mais aussi le Sud et l\u2019Amérique latine, alors qu\u2019elle est déjà touchée gravement par l\u2019exclusion culturelle, le dualisme, le chômage et la marginalisation.la paix et la démocratie constituent un autre défi mondial, dès lors qu\u2019en même temps s\u2019aiguisent les conflits interculturels et s\u2019étendent les libertés politiques.La culture de la paix, de la démocratie et des droits de l\u2019homme constitue un tout évidemment indivisible, comme le sont les droits civils et politiques et les droits économiques, sociaux et culturels.Si le thème de la démocratie devient aujourd\u2019hui un thème central, c\u2019est parce que c\u2019est seulement à travers le dialogue démocratique que des synthèses originales et diverses entre la modemi- ¦ té et les cultures peuvent s\u2019opérer pour aboutir,;.! à de nouveaux modèles de développement et à de nouvelles politiques culturelles.Le monde de la culture, selon André Malraux, «n\u2019est pas celui de l\u2019immortalité, c\u2019est ce1 lui de la métamorphose».Loin d\u2019être un obstacle à la modernisation, la culture est donc la clé et l\u2019horizon du développement \u2014 dès lors que ce dernier embrasse dans sa visée toute la richesse de l\u2019expérience humaine.Emerson disait: «Accroche ta charrue à une étoile.» Quel meilleur symbole pour notre Commission?Si la culture devient l\u2019étoile qui guide le développement, si elle accède au premier rang des priorités de l\u2019agenda national et international, alors nous aurons préservé le seul patrimoine encore intact de l\u2019humanité: la terre vierge du futur!\tx: ÉQUIPE DEVOIR D U LA RÉDACTION Journalistes: à l'information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier,JLouis-Gilles Francoeur (environnement), Louis-Guy L\u2019Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Lati'rënt Soumis, Guy Taillefer; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales); à l\u2019information culturelle: Michel lielair (responsable), Stéphane Baillargeon, Rrilt/nd-Yves Carignan, Pierre Cayouette (lipms), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019in-fprijjation économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à ^information internationale: Jocelyn Cqujan (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tra-mier, Clément Trudel; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019Neill, Jean Dion (carres-posant parlementaire à Ottawa), Gilles Le-sagç, (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste); à l'information sportive: Yves d\u2019Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Lise Bourgault, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Christiane Legault, Monique Verreault (publicitaires); Micheline Turgeon, Olivier Zui-da -, (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Carmel (coordina-trice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, jean-Guy Lacas, Raymond Matte, Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (adjointe à l\u2019administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette.Monique L'Heureux, Lise Lachapelle.Rachelle Lcclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements).LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informatiques et de la production), Johanne Brunet, Danielle Can tara, Sylvain Darcy.Richard DesCor-miers.Caroline Des Rosiers.Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Michael Schneider.Marie-France Turgeon (coordonnatrice).Christiane Vaillant.Les annonces classées et avis publics: Yves Williams (superviseur).Dominique Charbonnier, Marlène Côté.Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau.Micheline Ruelland.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (froide»/).Roger Boisvert (rice-président et directeur gé- aérai).La nécessaire austérité Nous n'avons plus le choix: malgré des effets négatifs, l'austérité gouvernementale s'impose G H IS LAIN DUFOUR Président Conseil du Patronat du Québec Allocution présentée dans le cadre des débats organisés par LE DEVOIR, le 24 février dernier.1 est évident que l\u2019austérité budgétaire de tout gouvernement, quel qu\u2019il soit, affecte la croissance économique, a une incidence négative sur la création d\u2019emploi et est donc préjudiciable à la diminution du chômage.Au Canada et au Québec, nous en savons quelque chose depuis quelques années, mais particulièrement depuis la récession de 1990-1992.Cependant, et voilà ce qui est important, les gouvernements peuvent-ils s\u2019abandonner à la facilité et continuer à dépenser plus que ne le permettent leurs revenus en reportant sur les générations fritures le coût social et économique de leur inertie?Nous ne le croyons pas, et voilà pourquoi nous sommes d\u2019accord avec ceux qui prônent l\u2019austérité budgétaire gouvernementale.La consommation freinée Rien n\u2019est plus difficile pour une entreprise que de présenter à ses employés un plan d\u2019austérité, qu\u2019il se traduise par la mise à pied d\u2019une partie de ses ressources humaines ou par un gel des salaires, pour garder l\u2019entreprise en vie.Les gouvernements n\u2019échappent pas à cette difficulté car les mesures d\u2019austérité ont en général un effet pervers sur l\u2019économie, et nous reconnaissons que cela est difficile.Prenons l\u2019exemple des mesures d\u2019austérité prévues par le dernier budget du Québec.Non seulement avons-nous eu droit à une augmentation de l\u2019impôt sur le revenu, mais cette mesure a même été rétroactive au 1er janvier 1993.Le résultat ne s\u2019est pas Mt attendre: on a ainsi freiné la consommation de biens et de services, ce qui s\u2019est répercuté sur l\u2019ensemble des secteurs de l\u2019économie et a contribué à l\u2019érosion du pouvoir d'achat des consommateurs.Dans un tel contexte, la création d\u2019emploi dans le secteur privé devient bien sûr plus difficile.Le Mt que les fonds consacrés aux programmes à vocation économique ne représentent qu environ 11 à 12% des dépenses totales au cours de l\u2019exercice budgétaire 1993-1994.constitue une autre illustration des effets pas toujours positifs de l\u2019austérité.Finalement, l\u2019austérité budgétaire, qui alourdit le far- deau fiscal des contribuables et des entreprises, contribue au ras-le-bol général de la population qui finit par se laisser séduire par les attraits du marché noir.Et je ne parle pas seulement des cigarettes! Donc, pour relancer l\u2019économie, il faudrait plutôt diminuer le fardeau fiscal des individus et des entreprises et plus particulièrement la parafiscalité dans le cas des entreprises, c\u2019est-à-dire les taxes sur la masse salariale qui sont véritablement des taxes à l\u2019emploi.Seulement voilà, le gouvernement du Québec va probablement se retrouver avec un déficit budgétaire que l\u2019on situe entre 4,5 et 5 milliards$ en 1993-1994, sans compter celui du fédéral que l\u2019on estime à 45 milliards!?.Nous n\u2019avons donc plus le choix: malgré des effets négatifs, l\u2019austérité gouvernementale s\u2019impose.Ainsi, les mesures d\u2019austérité sont devenues une nécessité, non un choix.En fait, si nos gouvernements continuent d\u2019entretenir des déficits pareils, on se dirige inéluctablement vers des lendemains très difficiles comme ceux que vit présentement la Suède et dont la Nouvelle-Zélande a déjà fait l\u2019expérience.La Suède se trouve aujourd\u2019hui en butte à une crise profonde parce que le modèle suédois qu\u2019on nous a cité en exemple ad nauseam est devenu trop coûteux.Les excès passés de l\u2019Etat-providence ont conduit le pays à la Milite.Ce «modèle» suédois remonte aux années 40.D s\u2019agissait alors de garantir du travail et la sécurité matérielle à l\u2019ensemble des citoyens suédois, sans discrimination.On mit sur pied un dispositif de retraite populaire généralisée, dont le montant.identique pur tous, était indépendant des revenus.Révisé en 1962 pour y greffer une rente supplémentaire basée cette fois sur le montant des revenus et la duree de l\u2019assurance, le dispositif était extrêmement coûteux.Le financement d\u2019un tel Etat-providence a obligé les Suédois à se saigner à blanc ils étaient parmi les phis taxés en PHOTO ARCHIVES Ghislain Dufour, président du CPQ: «Si on ne met pas d\u2019ordre dans nos finances publiques, on risque de devenir une république de bananes possédée par les étrangers.» Europe.Mais, compte tenu d\u2019une croissance économique de 4% par an en moyenne et d\u2019un chômage inexistant, le «régime» ne posait alors pas trop de problèmes.Jusqu\u2019au jour où la Suède commença à faire l\u2019expérience des problèmes que connurent un jour ou l\u2019autre bon nombre de pays industrialisés: hausses substantielles des salaires, gonflement excessif du secteur public, baisse de la productivité et de la compétitivité internationale., Puis, suite à une série de décisions du gouvernement social-démocrate allant de dévaluations successives de la monnaie à une réforme fiscale qui s\u2019est révélée néfaste, en passant par une déréglementation incontrôlée du secteur financier, les finances publiques ont complètement dérapé.¦\tLe déficit budgétaire est ainsi passé de 1,5% du PIB en 1991, à 6,5% en 1992.On l\u2019estime à plus de 10% pour 1993.¦\tLa couronne a de nouveau été dévaluée de 20%.¦\tEn 1993-1994, la dette publique devrait passer de 255 milliards de CS, à plus de 1000 milliards de CS.¦\tLes prestations sociales ont été réduites de 10% en moyenne; des délais de carence en cas de maladie et de chômage ont été instaurés; l\u2019âge de la retraite a été porté à 66 ans.Avec le résultat que la Suède de demain ne sera plus jamais ce qu\u2019elle a été: ce pays s\u2019alignera dorénavant sur les autres.L\u2019Etat-providence n\u2019aura pas survécu aux dures réalités économiques et les Suédois paieront longtemps l\u2019absence de rigueur dans la gestion de leurs finances publiques.Les déficits budgétaires des gouvernements n\u2019ont pas que des effets négatife de nature fiscale.Dans le mémoire qu\u2019il soumettait à la Commission parlementaire du budget et de l\u2019administration en janvier 1993, le CPQ écrivait d\u2019ailleurs ceci: «Les déficits budgétaires et la dette publique ne sont pas uniquement des problèmes de nature fiscale: fls forcent les gouvernements à concurrencer le secteur pri- vé sur les marchés financiers pour obtenir l\u2019épargne des citoyens et, ce faisant, ils poussent les taux d\u2019intérêt à la hausse et réduisent la disponibilité du capital à des fins d\u2019investissement «Par ailleurs, l\u2019augmentation de la dette publique se traduit en bout de ligne par un appauvrissement collectif.Ainsi, entre 1976 et 1992, le revenu personnel par habitant au Québec a augmenté à un rythme moyen annuel de 7,9% alors que la dette directe du gouvernement augmen-Mt chaque année, en moyenne, de 15,5%.«Résultat l\u2019impôt sur le revenu des particuliers augmentait de 9,9% par an et celui des entreprises de 12% au coure de la même période.» Il fout passer à la caisse Les gouvernements, tout comme les individus, ne peuvent pas vivre indéfiniment au-dessus de leurs moyens.Arrive un jour où il Mit passer à la caisse, avec toutes les conséquences fâcheuses qui peuvent s\u2019ensuivre.C\u2019est pourquoi s\u2019imposent des mesures d\u2019austérité, douloureuses, certes, mais nécessaires.Si on ne met pas d\u2019ordre dans nos finances publiques au moyen de mesures d\u2019austérité, on peut s\u2019attendre: ¦\tà des augmentations d\u2019impôt encore plus sut* stantielles que celles que nous avons connues à ce jour; ¦\tà une diminution du pouvoir d\u2019achat des consommateurs et donc à une baisse de la demande pour les biens et les services; ¦\tà une augmentation des taux d\u2019intérêt et, en conséquence, à une diminution des investissements et de la création d\u2019emploi; ¦\tà la remise en question de l\u2019universalité des programmes sociaux puisqu\u2019on ne pourra plus les financer; ¦\tau blâme des générations futures sur qui nous aurons reporté nos problèmes et qui ne nous pardonneront pas notre passivité.Et en prime, on risque de devenir une république de bananes possédée par les étrangers.Des programmes d\u2019austérité s\u2019imposent donc, au moment où, semble-t-il, les citoyens sont prêts à faire des sacrifices pourvu que chacun fesse sa part équitablement Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas relever le défi de l\u2019austérité.Le piège serait de s\u2019en laver les mains.Il en va de l\u2019avenir de-notre société. A 8 I.K l> K V 0 I It .I.K I.I! N I) I 7 M A It S I SI II 4 - LE DEVOIR ACTUALITES ALLAIRE Pour un «Plan national de redressement» SUITE DE LA PAGE 1 profil de la délégation, le nouveau-né de la famille politique québécoise est également composé en bonne partie de néophytes de l\u2019action politique, des gens qui n\u2019ont jamais été membres du PLQ ou du PQ et qui n\u2019avaient jamais songé à l\u2019engagement politique jusqu\u2019à ce qu\u2019ils entendent l\u2019appel de Jean Allaire et Mario Dumont, la différence entre les deux partis établis et le PAD étant pour eux une question de confiance.Quelques délégués ont même avoué être encore membres en règle du PQ et de l\u2019exécutif péquiste de leur comté.Comparé aux péquistes et aux libéraux, le militant pa-diste est relativement jeune, âgé de 25 à 50 ans, de sexe masculin plutôt que féminin, affairiste oeuvrant au sein de la PME, plutôt que «logue» ou professeur.Il a de péquiste qu\u2019il est studieux et maîtrise bien les règles de procédure.Il est francophone et préfère la ville à la campagne.Il tient du militant libéral en ce qu\u2019il est plus enclin à discuter d\u2019économie, de fiscalité et d\u2019emploi que de constitution.S\u2019il faut en croire Jean Allaire, la majorité des membres de l\u2019Action démocratique sont des non-alignés et se retrouvent dans le 30% d\u2019indécis dont faisait état le dernier sondage CROP.«Bien des gens sont désabusés de la politique.Ils ont raison.Les gens veulent voir autre chose de la part de leurs politiciens.Ils veulent la vérité et c\u2019est ce que nous allons leur livrer.» Au cours de ce congrès de fondation, deux débats ont démontré qu\u2019il s\u2019agit bien là d\u2019une coalition de ten- dances.En atelier de travail, samedi, des délégués ont proposé d\u2019amender le texte définissant la position constitutionnelle du parti et de préciser ce que serait un gouvernement responsable, «un gouvernement et un peuple qui veillent à la sauvegarde de la nation québécoise et à la promotion des conditions propices à son évolution».Toutes les tentatives d\u2019introduire les notions de peuple et de nation ont été rejetées par l\u2019assemblée.Inspiré par Moncef Gitouni, membre du bureau de direction, le tandem Allaire-Dumont a soumis une politique d\u2019immigration qui a été la cible de critiques dans les médias et qui a fait des vagues au cours de la séance Elénière d\u2019hier après-midi.La proposition principale dé-attue par l\u2019assemblée prévoyait l\u2019engagement obligatoire pour tout immigrant de signer un contrat social par lequel il s\u2019engage à vivre en français au Québec, à y demeurer et à subvenir à ses besoins minimaux cinq ans après son arrivée.Pour désamorcer ce qui s\u2019annoncait être un débat difficile, les ténors du PAD ont fait valoir que cette disposition n\u2019avait rien de coercitif.Ce qui n\u2019a toutefois réussi à convaincre une déléguée dont les propos ont quelque peu troublé l\u2019assemblée: «Je me sens bernée par le discours de mes dirigeants.Si ce ne sont pas des moyens coercitifs, c\u2019est quoi.Je vous rappelle que nous vivons dans une société démocratique.» La résolution fut néanmoins adoptée par une forte majorité.En conférence de presse, les journalistes ont demandé de nouvelles explications, si bien que Jean Allaire a finalement cédé, prenant l\u2019engagement de revoir l\u2019ensemble des modalités d\u2019application de cette clause traitant du contrat social.«Nous avons un plan d\u2019accompagnement qui est proposé et qui va être rediscuté à nouveau par la commission politique», a dit le chef.Ce à quoi le président de la formation, Mario Dumont, a ajouté: «Des éclaircissements viendront en temps et lieu.Les modalités seront à discuter.» Les délégués se sont par ailleurs montrés impitoyables envers les orientations que les dirigeants du parti ont tenté de leur faire avaler en matière d\u2019éducation.Jugeant le texte superficiel et improvisé, l\u2019assemblée a adopté ce qu\u2019on appelle en jargon procédurier une motion de dépôt, un rejet pur et simple du chapitre tout entier.Au chapitre intitulé Santé démocratique, le congrès fut saisi d\u2019une résolution voulant que le député redevienne le porte-parole de sa population auprès du gouvernement plutôt que celui du gouvernement auprès de la population.Le texte a profondément déplu à un délégué, qui aurait voulu que l\u2019assemblée y réserve le même sort qu\u2019au chapitre sur l\u2019éducation.«C\u2019est de la propagande, vide de sens, c\u2019est un slogan, de l\u2019air, du vent.» Mais il n\u2019a pas eu gain de cause et sa motion de dépôt fut rejetée.Le programme de l\u2019Action démocratique du Québec s\u2019appuie principalement sur un «Plan national de redressement», porteur d\u2019une vingtaine de propositions visant l\u2019élaboration d\u2019une stratégie économique et l\u2019assainissement des finances publiques.A plusieurs égards, c\u2019est un plan qui s\u2019inspire des orientations politiques définies par le Reform Party de Preston Manning.MERCOURI Une femme debout, avec une voix pour s\u2019en servir SUITE DE LA PAGE 1 gement dernier, sous celle de Joseph Losey dans Gipsy.Son plus grand rôle avec Dassin fut en 1957 dans Celui qui doit mourir, adapté d\u2019un roman de Kazant-zakis, une prostituée de village qui incarne Marie Madeleine dans la Passion locale.En 1970, d\u2019après l\u2019autobiographie de Romain Gary, elle fut une mère aussi digne qu\u2019émouvante dans La promesse de l\u2019aube.«Grand-père, grand-père, je suis une femme qui se bat», chantait-elle autrefois de sa belle voix que la cigarette éraillait.Mélina a commencé un jour à chanter afin d\u2019amasser des fonds pour ces compatriotes en lutte contre la junte, entonnant Les fameux enfants du Pirée, sur un air de bouzouki que toutes les stations de radio du monde reprennent aujourd\u2019hui én son honneur.\u201c Au cours d\u2019une entrevue accordée au DEVOIR en 1987, elle demandait: «Comment me taire quand on torturait, fusillait, assassinait ceux qui se levaient pour accuser?J\u2019ai ouvert la bouche et j\u2019ai chanté.» Dieu sait qu\u2019elle s\u2019est battue, la Mélina.Tempêtant contre les Colonels qui opprimaient son pays de 1967 à 1974, on a vu ce porte-parole du camp social-populiste sur toutes les tribune internationales, de Paris, de New York, de Mélina Londres.Un micro à la main, dé-Mercouri en nonçant.Chacun se rappellera de 1961\tMélina Mercouri comme d\u2019une femme debout, avec une voix pour s\u2019en servir.«Sergent Stambouli si beau dans le maquis, te voilà faisant carrière; tu l\u2019as voulu et ils t\u2019ont bien eu, ah quelle tristesse!» entonnait la résistante.Quand la Junte est tombée, plusieurs s\u2019étonnèrent de voir l\u2019artiste faire un second début en politique active.Elle fut élue députée en 1977 dans une banlieue ouvrière du Pirée, pour, quand les socialistes prirent le pouvoir, accéder au rang de ministre de la Culture de 1981 à 1989.Le virus politique la tenait.Battue en 90, elle a pu retrouver son portefeuille de la Culture l\u2019an dernier.Malgré un budget de famine pour son ministère, Mélina avait réussi à créer des centres culturels en province pour décentraliser la vie culturelle.Mais des combats, elle en a bel et bien perdus.L\u2019actrice devenue ministre de la Culture n\u2019a pu empêcher le déclin du cinéma national bouffé tout cru par Hollywood.Elle n\u2019a pu obtenir la restitution des fameuses frises du Parthénon, propriété du British Museum depuis 1806, dont elle a demandé haut, fort et vainement la restitution au Musée de l\u2019Acropole.Ni à obtenir pour Athènes la tenue des Olym- Eiades d\u2019or en 1996.Son dernier combat fut pour oycotter la reconnaissance de la république de Macédoine, à jamais grecque pour elle.Son hellénisme fut total, souvent ombrageux, parfois sectaire, toujours passionné.Cette semaine, au-delà des querelles partisanes, au-delà des camps politiques, toute la Grèce est en noir.PHOTO AP Devant des centaines de spectateurs, les sept participants, vêtus d\u2019uniformes kaki, ont pénétré dans Biosphère 2 où ils séjourneront pendant les dix prochains mois.Expérience de survie en «vase clos» Enfermés dans une serre, cinq hommes et deux femmes tentent un expérience d'autosuffisance écologique Oracle, Arizona (reuter)\u2014 Cinq hommes et deux femmes se sont enfermés hier dans une énorme §erre de 1,2 hectares dans le désert d\u2019Arizona, aux Etats-Unis, où il vont tenter une expérience d\u2019autosuffisance écologique.Devant des centaines de spectateurs, les sept participants, vêtus d\u2019uniformes kaki, ont pénétré dans Biosphère 2, composé d\u2019une série de dômes en verre et en métal sous lesquels a été reproduit un véritable écosystème où se trouve une ferme miniature, une forêt tropicale, des marais, une mer et un désert.Biosphere 2 est un projet privé d\u2019un coût de 150 millions$ financé par le millionnaire texan Edward Bass, et destiné à tester les capacités d\u2019auto-suffisan-ce des hommes dans un environnement totalement clos.Une expérience qui, selon ses organisateurs, pourrait servir à d\u2019éventuelles colonies humaines sur Mars ou d\u2019autres planètes.Toutefois, les milieux scientifiques doutent de la validité de l\u2019expérience.Les promoteurs du projet affirment qu\u2019ils ont déjà démontré que des êtres humains pouvaient survivre dans un environnement totalement clos.Une première expérience s\u2019était terminée en septembre.Quatre hommes et quatre femmes avaient passé deux ans dans l\u2019énorme serre, installée à 64 km au nord de Tucson.Le nouvel équipage risque de souffrir de certains manques.Certains de leurs prédécesseurs ont raconté à leur sortie qu\u2019ils mourraient d\u2019envie d\u2019un hamburger, d\u2019un whisky ou d\u2019un milk-shake.Au cours de cette première expérience, il avait fallu injecté de l\u2019air frais dans la serre, ses habitants se plaignant de manque d\u2019oxygène.Les huit «biosphériens», qui ont perdu 14% de leurs poids, ont pu produire 80% de leur nourriture.Pour le reste, ils ont du faire appel à des réserves.L\u2019un d\u2019entre eux avait dû quitter la serre pour se faire opérer à la main.Profitant de cette sortie, il avait rapporté des provisions.REGIE «Le tiers de toutes les défectuosités non corrigées sont importantes» SUITE DE LA PAGE 1 tion.En matière de sécurité des bâtiments et des installations, la Loi donne à la Régie du bâtiment le pouvoir d\u2019émettre des «avis de non-conformité» et d\u2019imposer des délais de correction chaque fois que des anomalies mettant en danger la sécurité du public sont constatées.Le délai expiré, la Régie vérifie si le problème est réglé, faute de quoi un avis d\u2019infraction est expédié et des amendes imposées.Or, selon le Vérificateur général, laJRégie du bâtiment ne peut agir de la sorte avec les hôpitaux compte tenu qu\u2019iîs «sont tributaires des budgets alloués par le ministère de la Santé et des Services sociaux».Seulement 29% des hôpitaux du Québec ont été inspectés par la Régie au cours de la période 1988-1993.Constat du Vérificateur et de la Régie: plusieurs établissements ne sont pas conformes à la réglementation en vigueur en matière de sécurité.Le Vérificateur s\u2019est intéressé de plus près à 40 de ces hôpitaux \u2014 sans les identifier.Il a découvert que plus de la moitié de toutes les défectuosités relevées à ces endroits par la Régie du bâtiment remontaient à 1988 et n\u2019avaient toujours pas été corrigées! Mais le plus inquiétant, c\u2019est que «le tiers de toutes ces défectuosités non-corrigées sont importantes», dit-il.«Par exemple, le puits d\u2019escalier n\u2019est pas étanche au feu et à la fumée, les escaliers ne sont pas cloisonnés avec une séparation coupe-feu.» Dans une entrevue au DEVOIR, Guy Breton s\u2019interroge: «Va-t-on attendre qu\u2019un drame survienne avant de réagir?Si notre étude avait été poussé plus loin, nous aurions très certainement découvert des exemples beaucoup plus graves.Y a-t-il de quoi paniquer ?Non.S\u2019inquiéter ?Oui, absolument.» En termes de risque et de danger, les installations hospitalières occupent le deuxième rang du calendrier des «priorités» de la Régie du bâtiment, tout juste derrière les maisons de chambre.Entre 1981 et 1987, 23 personnes Ont perdu la vie dans un hôpital en raison d\u2019un accident relié à une défectuosité mécanique ou un incendie.Le Vérificateur général s\u2019indigne du fait que des établissements à risques aussi élevés que les hôpitaux ne commandent pas d\u2019interventions obligatoires de la part de la Régie du bâtiment, alors que les bains publics, «qui présentent un degré de risque moindre», en réclame une en vertu de la Loi.De même, soutient le Vérificateur, le rythme de certaines interventions de la Régie du bâtiment n\u2019est pas nécessairement représentatif du degré de risque.«Les maisons de chambres et les foyers pour personnes âgées sont inspectées selon une fréquence inférieure aux bains publics, même s\u2019ils représentent un risque plus grand.» ' D\u2019autre part, et de façon plus précise, le Vérificateur indique que seulement 47% des ascenseurs ont été inspectés depuis 1988, et cela en dépit d\u2019un taux de non-conformité de 91%! Dans une lettre adressée au Vérificateur, le ministère de la Santé et des Services sociaux dit prendre bonne note «des infractions relevées» par la Régie du bâtiment, assurant le Vérificateur que le message sera transmis aux autorités compétentes.Et qui sont ces autorités ?«Le nouveau cadre législatif place les instances régionales et locales aux centres des décisions, écrit le ministère au Vérificateur.Il revient donc aux régies régionales de favoriser la priorisation (sic) des projets de sécurité devant tenir compte des infractions relevées.» Le ministère, ajoute-t-on, rappellera aux régies régionales de «prioriser» les travaux de sécurité exigés avant la réalisation de tout autres travaux dans un établissement.Mais qui s\u2019en assurera ?Le Vérificateur l\u2019ignore, mais souhaite vivement que Québec fasse en sorte que les efforts d\u2019inspection de la Régie du bâtiment soient dirigés vers les secteurs les,plus à risque.A la Régie, il recommande d\u2019établir ses priorités à partir d\u2019une évaluation exhaustive des degrés de risque que présente chaque secteur d\u2019activités.Le Vérificateur soutient que la Régie est incapable de s\u2019assurer que ses inspections soient dirigées vers les secteurs les plus dangereux.De plus, ses interventions ne sont pas toujours faites au moment opportun, croit-il.Finalement, il blâme la Régie de ne pas analyser \u2014 depuis quelques an-néçs \u2014 les résultats de ses inspections.A cela, la Régie du bâtiment répond qu\u2019en matière d\u2019inspection, elle utilise des critères de risque basés sur les catégories de bâtiments déterminés lors de l\u2019élaboration du code national du bâtiment.Elle soutient en outre qu\u2019elle a entreprit depuis quelques années une révision en profondeur de son mode de fonctionnement, et «que les mesures mises de l\u2019avant, ou en voie de l\u2019être, visent une meilleure répartition de ses activités et une amélioration de la qualité de ses interventions».SLOVAQUIE Le droit à l\u2019éducation en Hongrois n\u2019est pas garanti SUITE DE LA PAGE 1 le 8 janvier à Komamo, à l\u2019initiative notamment du parti Coexistance, ont voulu dire au gouvernement Meciar.Car après seulement un an d\u2019indépendance, les sujets de friction sont nombreux.L\u2019été dernier, Bratislava s\u2019est fait un malin plaisir de démonter les panneaux des communes portant des noms hongrois.Un compromis fut atteint il y aurait dorénavant deux pancartes, la première (blanche) en slovaque et la seconde (bleue) en hongrois.Ce qui n\u2019empêcha pas les habitants de Komamo (à 90% magyars) de peindre le nom hongrois de leur chef-lieu (Komarom) sur les pancartes slovaques.C\u2019est après un débat animé qu\u2019est entrée en vigueur, en janvier, la loi qui permet à cette minorité de donner à ses enfants des noms hongrois (auparavant, ces noms étaient «slovaquisés»).Mais les organisations hongroises dénoncent toujours le fait que, lorsqu'il est utilisé dans un texte en slovaque, le nom de famille des femmes continue d\u2019être affublé du suffixe «ova», une règle de la grammaire slave pas du tout prisée par les Magyars.Enfin, les Hongrois protestent contre la création dans leur région d\u2019écoles slovaques alors qu\u2019il manque d\u2019écoles hongroises dans plusieurs villages.Il faut dire que le droit des Hongrois à l\u2019éducation dans leur langue n\u2019est pas garanti dans la nouvelle Constitution slovaque.La minorité jouit d\u2019un réseau public d\u2019écoles primaires et secondaires, mais les Slovaques (et les Tchèques) ont toujours rejeté la création d\u2019une université hongroise de peur d\u2019en faire un centre du séparatisme hongrois.Lorsqu\u2019on parle des problèmes de la minorité hongroise aux leaders politiques slovaques, on les sent sur la défensive.Et lorsqu\u2019il est question d\u2019autonomie politique, ils se braquent rapidement L\u2019un des hommes politiques les plus sympathiques à la cause hongroise, Jare Camo-gursky, ancien premier ministre aujourd\u2019hui président du Parti démocrate-chrétien, explique: «Le sud de la Slovaquie est toujours une espèce d\u2019Alsace-Lorraine encore à vif.Vous savez, il y a eu deux guerres entre Slovaques et Hongrois en moins de 100 ans.Des populations ont été expulsées de part et d\u2019autre de la frontière.Ces plaies ne sont pas toutes refermées.» Et pour cause.Un sondage réalisé en 1991 par l\u2019Institut d\u2019analyse sociale de l\u2019université Komensky révélait que plus de la moitié des habitants du nord du pays étaient toujours prêts à envisager la déportation des Hongrois de Slovaquie! Or c\u2019est dans cette région que se recrute aujourd\u2019hui la majorité des électeurs du premier ministre populiste Vladimir Meciar qui a réussi, en un an, à réveiller presque tous les vieux démons slovaques.Minoritaire au Parlement depuis une semaine, Meciar a décidé de gouverner sans former de coalition et on l\u2019accuse de nommer ses hommes dans tous les secteurs clés de l\u2019administration.Cet ancien boxeur a aussi roippu avec la tradition selon laquelle le sous-ministre de l\u2019Education et le vice-premier ministre étaient hongrois.Après l\u2019assemblée de Komamo, Meciar s\u2019est contenté de dire qu\u2019il ne négocierait pas avec des gens qui veulent démanteler la Slovaquie.Il s\u2019est inquiété publiquement de l\u2019achat par la Hongrie de MiG 29 russes.Un projet de redécoupage des zones administratives qui diviserait les Hongrois en plusieurs régions pourrait bientôt mettre le feu aux poudres.Aujourd\u2019hui, Laslo Molnar ne voit pas l\u2019avenir de son nouveau pays en rose.Lui qui ne s\u2019intéressait pas à la politique, il est entré dans les rangs des organisations hongroises.Si les déclarations incendiaires de Meciar se poursuivent, il craint même que la situation dégénère.Pour tout dire, il s\u2019ennuie presque du paisible débat entre francophones et anglophones qu\u2019il a connu à Montréal.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONI OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI 0E 9H00 A 16H30 RENSEIGNEMENTS ADMINISTRATION (514)985 3333 (514)985 3333 AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985 3344 (514)985 3344 (514)985 3399 1 800 3*3 0305 \u2022 Extérieur (sans frais) » .1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI A DE 7H30 A 16H30 2050.RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 LE DE SERVICE DES ABONNEMENTS lis uaiili h lllllllll iiiviits sait nliklti Mil Il Uffici 4i InrihN N> cmiM tt |Mf lis ikMManls HsUn Honfréil\t(514)985 3355 (SU) "]
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