Le devoir, 26 mars 1994, Cahier C
[" y Ur cassette I 12 au 22 MAI I 1594, RUE ST-DENIS\tÇ BILLETS EN VENTE AU THÉÂTRE \\ (INFO.: 849-4211) ET TICKETMASTER ACHAT PAR TÉLÉPHONE: 790-1111 LUC PLAMONDON 15 PERSONNES SUR SCÈNE IM5MIQIEI N SC WIS FUR ¦vais /LJa £ '\u2022 IM Jtxdf'\u2019 - 5 O»' Télévision Page C2 Cinéma Page C3 Théâtre Page C6 Musique classique Page C7 Disques Page C8 Agenda culturel Page CIO Arts visuels Page C12 et son Louis 19 ODILE TREMBLAY LE DEVOIR T es gens caressent deux rêves ^ JL/dans leur course au bonheur, m\u2019assure Michel Poulette d\u2019un ton convaincu: gagner à la loto et passer à la télé.«I wanna be a star», soupire le commun des mortels.Pourquoi?Pour qui?«Par-une sorte de pensée magique de devenir quelqu\u2019un à travers le regard de l\u2019autre.Par l\u2019envie d\u2019être important, ne serait-ce que deux heures au cours de son existence, comme le souhaitait Andy Warhol à tous les quidams du monde».Mais pourquoi donc, dites-moi, Michael Jackson se cache-t-il derrière ses lunettes noires?Y aurait-il un vice caché sous la célébrité?Voyons voir.La fascination des gens pour la télé, c\u2019est le thème de Louis 19, «la» production québécoise commerciale de 94.Celle qui devrait faire courir les foules et renflouer les coffres des producteurs.D\u2019ores et déjà, la Labatt Bleue commandite à plein l\u2019aventure et dans tous le bars où l\u2019on s\u2019enfile la broue couleur ciel trône une affiche de Louis 19.La machine promo est partie comme une bombe.Le long métrage de Michel Poulette envahira 37 de nos écrans la semaine prochaine.Pas moyen d\u2019ignorer son existence.LE DEVOIR Devenir quelqu'un à travers le regard de l'autre Michel Poulette Un premier vrai film La télé, Michel Poulette connaît ça comme sa poche.C\u2019est lui qui mettait au monde Gérard D.Laflaque et Rock et Belles Oreilles.Pubs, clips téléfilms, documentaires sont à sa feuille de route.Derrière la Véronique Béliveau qui chantait Radio-Québec, on retrouvait déjà Poulette.Mais Louis 19, c\u2019est son premier vrai film.Au départ, il y avait 200 pages de scénario, dont il n\u2019est pas resté grand-chose.Et trois scénaristes.Poulette a pris un an pour revoir avec eux les textes.Il aime travailler sur la structure, les momentum, dit qu\u2019une bonne comédie (doit être fignolée au quart de tour.A l\u2019heure de convaincre les bailleurs de fonds, le cinéaste savait tellement où il s\u2019en allait que le film a roulé tout seul.Un an jour pour jour après que le scénario ait été déposé à Téléfilm, Louis 19 sort en salle.Portant le film sur ses épaules: Martin Drainville.Il sera Louis Jo-bin, ce rien-du-toqt qui gagne le concours Big Star.A lui le privilège d\u2019etre filmé nuit et jour par une caméra télé, et sa vie quotidienne étalée trois mois durant à la première émission En Direct.Le voici devenu roi du petit écran, star instantanée, pour le meilleur et pour le pire, flanqué d\u2019une maman possessive jouée par nulle autre que Dominique Michel.«La télé, c\u2019est «la» référence aujourd\u2019hui, s\u2019exclame Michel Poulette.Le petit écran exerce une fascination incroyable que j\u2019ai voulu démystifier.Les gens viennent en famille VOIR PAGE C2: LOUIS tH CQ O oc O S X Trois coffrets exceptionnels viennent souligner l\u2019omniprésence du jazz dans les textes de la bande des «clochards célestes» Jack Kérouac à Orlando, en 1959.Photo tirée de The Jack Kerouac Collection.À droite, une scène de rue tirée de The Beat Generation.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Jack Kerouac, William Burroughs, Sam Charters, Allen Ginsberg, et Laurence Ferlinghetti étaient soit écrivain, soit poète.Parfois, il étaient l\u2019un et l\u2019autre à la fois.Certains parmi eux, parce qu\u2019il faut bien rappeler qu\u2019ils n\u2019ont pas plongé leur vie respective entre italiques à six pieds sous l\u2019asphalte, fabriquent encore des livres ou des recueils.C\u2019est selon.Selon leur humeur qui est une humeur nomade.Leur point dè chute qui est loin d\u2019être un point mort est situé dans une maison d\u2019édition baptisée City Light Books.Elle a pignon sur rue à San Francisco.Au deuxième étage, on ausculte des manuscrits avant d\u2019en imprimer.Au premier, on les vend.Dans ces lieux, Ferlinghetti est toujours le maître des céans.Il est grand, il est costaud, barbu, et poète plutôt que romancier.Qui plus est, il a tout un nez.Tout un nez pour détecter les subtilités iconoclastes du blues, mais surtout du jazz.Parce que le Ferlinghetti, le jazz, il en instille passable- d ment dans ses poèmes.A cause de Kerouac.\tg De Kerouac qui est devenu l\u2019ange littéraire de la g Beat Generation pour avoir goûté avec avidité comme « avec passion la langue be-bop de Charlie Parker et p John Birks Gillespie.De Bird et Dizzy, les mages du 5 «be-bop-beat».Cette alliance, cette association, cette fusion des mots des uns avec les notes des autres nous a été restituée récemment en sa quasi-totalité.Grâce à Sainte Ann Charters qui incidemment a Sam Charters pour mari.Un ancien analyste financier de la firme Dunn and Bradstreet transformé en poète de la sociale made in USA et grand chroniqueur du blues.Sam, si VOIR PAGE C2: BEAT I 1) I» I M A H S I) I M A X C II E S A M K l> I l> K V 0 I It I.K S THOSE iBgjplË ARE BOX OFFICE! ¥û*iè TODAY\u2019S KIND OF '/,.ALLIED ARTIST ; n .-¦I >) '\u2022¦V MOST MODERN X Cinq oeuvres nouvelles signées de la main de deux interprètes-chorégraphes férus de danse moderne, d\u2019un vieux routard délicieux de la danse qui fait un retour inattendu à la création et d\u2019un metteur en scène inspiré par une chorégraphe avertie.Cela donnne «Bulle de Maya», «Les glaneuses» et «Vices et versus» dYves Saint Pierre, «Des chateux forts» de Daniel Soulières et «Espèce de mémoire» de Claude Poissant et Jacqueline Lemieux.Un solo, un duo, un trio et deux quintets exactement dans le ton de la danse actuelle québécoise: très déterminée dans sa recherche du Sacré Graal.À l\u2019Agora de la danse, ce soir, demain et jusqu'au 2 avril.AUTOUR DES SERS Un événement laboratoire danse, musique, arts visuels et autres orga- nisé par la perfonneuse Andrée Dumouchel en hommage aux personnes dépourvues de sens.Rencontres, discussions, ateliers, spectacles, deux Journées Portes Ouvertes créatives autour de l\u2019ouie, du voir, du toucher et du sentir.tout à fait dans les cordes de Tangente.Aujourd'hui et demain, entre 12 heures et 21 heures.l'AUBE DE SVITANOK Un concert de danses, de chants et de musiques d'Europe de l\u2019Est, proposé par l'ensemble folklorique ukrainien Stivanok, résidant à Ottawa, qui donne à fond dans le métissage des cultures puisqu\u2019il invite un artiste banduriste australien, Victor Misha-low, à participer à la représentation A l\u2019Auditorium le Plateau, demain, 15 heures.Valérie lA\u2019hniann Sortez vos crayons pour la dictée des Amériques PAULE DES RIVIÈRES langue seconde, qui permettront à LE D E VO IR\t26 candidats dont le français n\u2019est ni la langue d\u2019usage ni la langue mater- Vous voulez tester vos connaissances en orthographe?Préparez votre crayon et faites la dictée des Amériques, présentée samedi à 17h 30 sur les ondes de Radio-Québec.Vous vous mesurerez à 205 champions d\u2019orthographe des trois Amériques.La dictée, qui fait entre 300 et 320 mots, a été rédigée par Antonine Maillet, qui la présentera elle-même aux candidats, samedi.Ces derniers seront réunis dans une salle de l\u2019Université de Montréal, à compter de 8h 15, soit neuf heures avant la diffusion de l\u2019émission.Les 15 meilleurs subiront un jeu-questionnaire préparé par deux exchampions d\u2019orthographe, Pascale Lefrançois et Stéphane Ethier.Ils auront à répondre à des questions du genre de Pourquoi dit-on un bottin pour un annuaire?Parce que Sébastien Bottin fut le premier, en 1819, à \u2022dresser la liste des commerçants de \u2018Paris.Ou encore Qu\u2019est-ce qu\u2019un sco-¦lopendre?Réponse: un mille-pattes.Avec un trait d\u2019union et seulement ;un «s», à pattes.Mais peut-être pré-\u2022féreriez-vous répondre à une question sur le plus grand serpent du ;monde qui est, comme nous savons \u2022tous, un anaconda.L\u2019événement d\u2019aujourd\u2019hui est la première compétition panaméricaine d\u2019orthographe de langue française.Elle s\u2019inspire directement de la dictée de Bernard Pivot, qui a disparu ¦mais n\u2019en a pas moins fait des petits.Après l\u2019abandon des championnats mondiaux d\u2019orthographe de Pivot, Radio-Québec et l\u2019Office de la langue française se sont mis à la tâche, pour lancer leur propre Dictée des Amériques.TVOntario et TV5 participent aussi au projet.TV5 diffusera la compétition en Amérique du Sud, en Europe et aux Etats-Unis.Il faut dire que malgré son nom, la Dictée des Amériques demeure surtout pour l\u2019instant, l\u2019affaire des Québécois.Trente-neuf des 49 candidats juniors \u2014 moins de 18 ans \u2014 proviennent du Québec, contre cinq du ¦ Nouveau-Brusnwick et cinq de l\u2019Ontario.En tout, 133 candidats sopt du Québec, 34 du Canada, 24 des Etats-Unis et 14 d\u2019Amérique Latine.Dans chaque pays et province, des ' étapes préliminaires ont conduit à l\u2019élimination des aspirants candidats.Au Québec, 200 écoles secondaires ont participé à la recherche de candidats.Les autres candidats sont divisés en trois catégéories, les seniors professionnels, dont l\u2019outil de travail est la langue (correcteurs, écrivains, professeurs, journalistes etc) et qui -occuperont 41 sièges aujourd\u2019hui, les .seniors amateurs qui seront au nombre de 89 et les seniors, français nelle de faire la dictée.Les organisateurs de la dictée ont demandé à Antonine Maillet d\u2019utiliser un français international, que les candidats de toutes les Amériques comprendront.Ils lui ont également demandé d\u2019effectuer une graduation, en augmentant le nombre de difficultés, de manière à ce que le début du texte soit plus facile.Car les candidats juniors et les candidats dont le français n\u2019est pas la langue maternelle n\u2019écriront que la première moitié de la dictée.«Nous sommes très heureux de la dictée de Mme Maillet, déclarait, cette semaine, Jacques Duhaime, assistant coordonnateur de la dictée.Son texte est très musical».Radio-Québec et l\u2019Office de la langue française ont voulu que les gagnants de la dictée se retrouvent dans chaque région et dans chaque Amérique.Ainsi, un seul gagnant junior proviendra du Québec.Les deux autres seront respectivement issus du Nouveau-Brunswick et de l\u2019Ontario.Il en va de même pour les autres catégories.Un des huit candidats des Etats-Unis inscrits dans la catégorie des seniors langue seconde atteindra la seconde étape, celle du jeu questionnaire.Et ainsi de suite.Cependant, les distinctions territoriales ne compteront plus à l\u2019étape du jeu-questionnaire.Le meilleur de chacune des quatre catégories remportera les honneurs, toutes nationalités confondues.Abuseurs sexuels à 12 ans Ils ont abusé sexuellement des enfants de quatre ans.Le premier réflexe qui vient à l\u2019esprit c\u2019est «écar-tez-les de la société».Il y a un hic cependant.Les abuseurs eux-mêmes sont des enfants de 12,13,14 ans.Le phénomène reste marginal mais n\u2019en est pas moins extrêmement troublant.Un dossier de Radio-Canada, présenté par Simon Durivage, fait le tour de la question en interviewant des abuseurs, des parents, des victimes, des professionnels.Les adultes s\u2019entendent sur une chose, la nécessité de traiter les jeunes abuseurs le plus tôt possible, pour enrayer une habitude qui, invariablement, gagne en intensité avec le temps.Les causes des agissements des abuseurs sont multiples, préviennent les médecins.Les jeunes abuseurs eux-mêmes disent ne pas avoir réalisé, lorsqu\u2019ils ont eu «un flash» ou un «déclic» que ce qu\u2019ils s\u2019apprêtaient à faire, était in-nacceptable.Une chose est claire cependant, les abuseurs se recrutent avant tout chez.les abusés.Aux Beaux Dimanches, demain, à 21h.LOUIS: Le film est construit comme une série de regards subjectifs «beat-bop» permettant de malmener l\u2019individu qui ne partage pas votre opinion ou votre vision du monde».Cette volonté de puissance, ce virus de la puissance, certains musiciens, sur fonds de guerre de Corée et McCarthysme cette fois, vont tenter de la combattre sans lutter en adaptant musicalement l\u2019attitude un brin détachée mais non misanthrope de Kerouac et ses copains-copifies de New York, Denver, Mexico_et San Francisco.Art Pepper, Geity Mulligan, Lee Konitz et surtout CHet Baker joueront «cool» plutôt qüle «Bop».Paradoxalement, Art Peppér est le grand oublié, le seul heureusement, de cette avalanche de compacts.Ils auront payé leur dû , r/ Ainsi, Kerouac et les autres auront été justes.Ils auront payé leur dû.Dans un premier temps, ils aurtint puisé bien des éléments rythmiques chez Bird et Dizzy avant de dévoiler à Mulligan et Baker, directement comme indirectement, bien dès aspects de leur recherche sur l\u2019utilisation du temps.Sur la conjugaison du tempo avec le temps toujours présent Tous ces écrivains et beaucoup d\u2019autres, tous ces musiciens et plusieurs autres \u2014 s\u2019il fallait tous^fefs nommer, il faudrait occuper le tiefs du cahier que vous avez en mains sont présents dans l\u2019un ou l\u2019autre des neuf compacts répartis dans les trois coffrets.Les moments forts?Le George Shearing and Guide Dogs for the Blind que Lenny Bruce a confectionné en pensant évidemment au grand pianiste de jazz, et aveugle, George Shearing, le célèbre poème Howl de Ginsbergs, le dur mais très réaliste Thou Shalt not Kill de Kenneth diex-roth accompagné par le Chamber Jazz Sextet, la lecture par Kerouac d\u2019extraits de Sur la route et VisioAs of Cody avant le quartet du pianiste Steve Allen, le Jack Kerouac and Neal Cassidy California, Here I Come de Tom Waits avec notamment le*bat-teur Shelly Mann, le Swinghouse de Gerry Mulligan, le Blues Montage du splendide poète Langston Hughes, et surtout le.Blues and Haikus de Keroüac.De Kerouac récitant entre deux ponctuations sonores de Zoot Sims et Al Cohn.Les frères jumeaux.Les saxophonistes des plaintes, pour reprendre l\u2019expression de Kerouac, métaphysiques.Ce Blues and Haikus, c\u2019est le Nirvana.SUITE DE LA PAGE Cl par autobus entier pour dire n'importe quoi à la télé.Mon film évoque tout ça, mais de l\u2019autre côté de la clôture: l\u2019excitation du début à être reconnu dans la rue, suivie d\u2019une vague irritation.Puis la vie privée qui fout le camp.» Le film fut construit aussi comme une série de regards subjectifs, en entrant dans la tête des spectateurs qui regardent Louis Jobin, et le perçoivent à leur façon.Au Québec, la comédie au septième art n\u2019a jamais eu très bonne presse.Le succès commercial a rimé plus souvent qu\u2019autrement avec l\u2019échec critique.On n\u2019a pas eu de Woody Allen pour redorer le genre, ni de Louis de Funès pour pourvoir notre cinéma d\u2019un vrai sens du gag.Il y a tout un monde flottant à explorer, à inventer, à affiner.Poulette croit que les cinéastes ont laissé jusqu\u2019ici trop de jeu aux comiques, qu\u2019il faut les encadrer et non les encourager à improviser à l\u2019écran.Sinon, chacun fait son numéro et ça tire à hue et à dia sans vision d\u2019ensemble.Il a voulu de son côté éviter les clichés des policiers à moustaches à qui tout le monde aurait dit : «Bonjour la police!», dit ne pas vouloir prendre le public pour des caves.«La nouveauté avec Louis 19 dans le champ de la comédie, dit-il, c\u2019est que mes personnages véhiculent des émotions.Martin Drainville par exemple, les gens n\u2019ont qu\u2019à voir sa binette pour éclater de rire.Il a de tels réflexes comiques, allons chercher le côté humain, me suis-je dit, loin de sa propre caricature.» Le film aurait pu s\u2019appeler Louis en six temps.Le personnage doit traverser six étapes, développer six gestuelles, bégayant au début, se redressant au long du film.Une performance d\u2019acteur.Transformer un «looser» en «winner» «Le défi de Louis 19 fut de bâtir un personnage en une heure 30 sans faire cliché, en transformant un looser en winner.Vous en avez vu passer beaucoup des winners dans le cinéma québécois?» me demande-t-il.La question reste en suspens entre nous.Poulette a accumulé dans son film les clins d\u2019œil à toute la machine médiatique québécoise.La Bande des Six est transformée en festin des loups (et c\u2019est tourné au Lux!).Voir devient Vu, mais LE DEVOIR reste LE DEVOIR fie héros le dévore avec ses toasts au petit déjeuner), et Jean-Pierre Coallier demeure Jean-Pierre Coailier.On verra défiler, travestis, L\u2019actualité, La Presse, Le Journal de Montréal.«Les Américains font des films truffés de leurs propres références.Pourquoi pas nous?» Après l\u2019expérience Louis 19, Michel Poulette s\u2019est fait offrir bien entendu de tourner d\u2019autres films d\u2019humour.Mais le cinéaste refuse d\u2019être emprisonné dans un genre.Il a plusieurs fers au feu, deux séries télé, deux films.Est-ce qu\u2019il se colletaille-ra avec des monstres ou avec la mafia?Tout dépend du projet qui décollera.«Travailler avec des scénaristes, ça a du bon, dit-il.On n\u2019est pas collé trois ans à une seule histoire.» PHOTO ROBERT SKINNER Michel Poulette croit que les cinéastes ont laissé jusqu\u2019ici trop de jeu aux comiques, qu\u2019il faut les encadrer et non les encourager à improviser à l\u2019écran.\t\"U BEAT: SUITE DE LA PAGE Cl SOURCE THE BEAT GENERATION Le mouvement Beat a aussi eu une influence sur le cinéma américain des années cinquante et soixante, comme en fait foi cette reproduction d'une affiche d'un film de 1959.Kerouac explora le premier la piste on permet un petit aparté, vient de publier un roman intitulé.Elvis Presley Talks to his Mother After the Ed Sullivan Show.Chère Ann! Après avoir confectionné dans les années 70 la meilleure bio sur Kerouac, elle a patiemment poursuivi son travail, son œuvre d\u2019archiviste plutôt qu\u2019histo-rienne de la Beat Generation, en participant à la composition de trois splendides coffrets consacrés à la métamorphose de la note bleue en verbe et vice-versa.Cette aventure a débuté il y a un peu plus de deux ans avec la publication de The Jack Kerouac Collection, un coffret de trois compacts édités par la petite maison Rhino Records.Puis ce fut The Beat Generation, un coffret proposant également trois compacts édités tout aussi également par Rhino Records.Enfin, il y a peu, la magnifique Anne, car elle est belle, a orienté la réédition en quatre compacts des poèmes lus et enregistrés par tous les clochards célestes de ce mouvement, à l\u2019exception de Kerouac, en compagnie de jazzmen ou en leur absence.Contrairement aux deux autres compilations, celle-ci a paru sous le titre Howls, Raps and Roars sur l\u2019étiquette Fantasy qui, grâce à la sagacité du producteur Max Weiss, parraina dans les années 50 et 60 tout un inventaire de traités «beat-bop».La piste «beat-bop» Kerouac le premier explora donc cette piste «beat-bop», après avoir consommé bien du temps \u2014 du temps mécanique s\u2019entend \u2014 à écouter Bird, Dizzy et Thelonious Monk improviser sur l\u2019instant, dans les clubs de la 52e rue à New York, des notes destinées à la fugacité.Pour exorciser certains des effets de la guerre, la mondiale dite deuxième, Bird et Dizzy et Monk et Min-gus projetaient en sons toutes les idées comme les images qui s\u2019embouteillaient dans leurs cervelles.Ils jouaient «Bop» et parlaient «Jive».Surtout Dizzy.Ils étaient «hot».Ils étaient «hipsters».Ils n\u2019étaient en rien des sentinelles de la rationalité.Ils étaient inventifs, créatifs, éclaireurs.Ils avaient une inclinaison d\u2019autant plus vive pour la liberté que l\u2019époque, elle, avait une inclination pour l\u2019ordre.La mise en conserve.Très secoué par l\u2019art jubilatoire de ces musiciens, Kerouac va s\u2019en inspirer au point de chercher à traduire dans les mots je style de Bird, Dizzy et compagnie.Ecoutons-les: «Oui, jazz et bop, dans le sens, disons, d\u2019un ténor qui tient sa respiration et souffle une phrase dans son saxophone, jusqu\u2019à ce qu\u2019il n\u2019ait plus de souffle, et quand il l\u2019a fait, sa phrase, il a dit ce qu\u2019il avait à dire.c\u2019est par conséquent ainsi que je sépare mes phrases, comme séparations respiratoires de l\u2019esprit.Je formulais la théorie de respiration comme mesure, en prose et en vers en 1953 à la demande de Burroughs et de Ginsberg».Burroughs et Ginsberg, Ferlinghetti et Rexworth, et tous les autres vont suivre une route au cours de laquelle ils vont rencontrer le trompettiste-compositeur de la pièce Kerouac, il s\u2019agit de Gillespie évidemment, le batteur Kenny Clark, le chanteur et champion du «Jive» Babs Gonzales, les pianistes John Lewis et Hank Jones, Max Roach, King Pleasure, le trio vocal Lambert, Hendricks ans Ross, Slim Gaillard et le pianiste Steve Allen.Ils vont, c\u2019est important, aller à leur rencontre avant que des musiciens aillent à la leur.Comment dire?Un certain jour, à la question «Quel est l\u2019ennemi principal?» Ferlinghetti répondit ce qui suit: «Police.Douaniers.Agents des postes.Présidents d\u2019université.Tous ceux que l\u2019amour du pouvoir a conduit à des situations mih -rV4 wVWIt La Dictée des Amériques, préparez vos crayons ! Antonine Maillet et Manuel Hurtubise [7 TrTTKTl D'une Amérique à l'autre, cette dictée réunit les fervents de la plume qui rgmegillilriM doivent déjouer les pièges concoctés par Antonine Maillet.Suivant la lecture et la correction de la dictée, un jeu-questionnaire mettra à l'épreuve vos connaissances du français.Réalisateur: Réjean Choyer CMC73AM 0\tfH\t' LES S A M K I) I 2 « K T l> I M A X (' Il K 'i M A II S I !) » I c, ;; ;| f ¦ ¦ CINÉMA Un suave parfum de folie I* K H T O I K K THE HUDSUCKER PROXY Réal: Joel Coen.Scénario: Ethan ! Coen, Joel Coen et Sam Raimi.Avec ! Tim Robbins, Jennifer Jason Leigh, ! Paul Newman.Image: Roger Dea-kins.Musique: Carter Burwell.En.v.o.anglaise au Loew\u2019s et en v.f.au Centre Eaton ODILE TREMBLAY LE DEVOIR L\u2019un réalise, l\u2019autre produit, les deux scénarisent.C\u2019est toujours lun événement que la sortie d\u2019un ! nouveau film des frères Coen.Les fans dont je suis se ruent sur le bon-jbon en salivant à l\u2019avance.On ne ; sait pas ce que ça va donner, mais !on sait qu\u2019il y aura un montage fou, des images vertigineuses, un tourbillon de musique, un humour ab-; surde, des figures grotesques, des ' cauchemars plus ou moins climati-i sés.Et qu\u2019on passera un excellent moment de cinéma.Voici donc le dernier né des plus éclatés des enfants d\u2019Hollywood, ; conçu à quatre yeux, vingt doigts et ; deux délires.Les auteurs de Miller\u2019s 1 Crossing et de Barton Fink livrent ! cette fois un vrai conte de fée moderne, un peu comme Alice de \\ Woody Allen, mais à la manière jCoen, qui rime avec cyclone.Il j s'agit aussi de la plus grosse pro-; duction du tandem d\u2019indépendants, ! lesquels d\u2019une fois à l\u2019autre s\u2019ancrent plus profondément les pieds dans les ligues majeures, où ils réussissent néanmoins à ne pas perdre leur âme.The Hudsucker Proxy raconte l\u2019arrivée à New York de Norville (Tim Robbins) réchappé de son Indiana qui, en quête d\u2019emploi, aboutit dans une énorme compagnie à tout faire.Îui pourrait plaire :t là l\u2019intrigue bi- l\u2019HOTOJIM BRIDGES Norville Barnes (Tim Robbins) vient d'être nommé président de Hudsucker Industries par Sidney Mussberger (Paul Newman).Les Industries Hudsucker.Norville travaille au 36e sous-sol du service des postes, quand au 44e étage de la boîte, le président fondateur se tire par la fenêtre.Et son bras droit Sidney (Paul Newman), de peur que les parts du président ne soient transformées en actions publiques, fait le plan diabolique de nommer un parfait crétin à la tête de l\u2019entreprise afin de dévaluer celle-ci pour permettre aux actionnaires du bureau de racheter les parts à bas prix.Norville est le benêt tout trouvé, celui qui ne posera pas de questions et se laissera manipuler.Voici donc notre grand efflanqué pourvu de cigares, costards et gros bureaux, qui entraîne tranquillement l\u2019entreprise vers le gouffre.Amy Archer Oennifer Jason Leigh) journaliste choc en quête de Pulitzer, va faire enquête dans la boîte en se faisant engager comme secrétaire du président, histoire d\u2019espionner en coulisses.Les choses, il va sans dire, ne seront pas conformes au scénario ourdi par le cynique bras droit.L\u2019amour se mettra de la partie comme un grain de sable venu enrayer le système.Surtout le sot se révélera moins sot qu\u2019il n\u2019en avait l\u2019air.Car il a une idée pour sauver l\u2019entre- prise: un objet aux enfants, fùrque.Décrit comme ça, on dirait une histoire presque conventionnelle.Mais rajoutez à ce scénario des images en folie, une caméra en quête de l\u2019angle le plus fou, toujours renouvelé, des décors d\u2019une mégalomanie délicieuse, tel cet invraisemblable bureau du président à l\u2019ombre d\u2019une horloge aux aiguilles lumineuses.Ajoutez une distorsion des formes, un humour omniprésent dans les dialogues, la vitesse d\u2019élocution et la distanciation de jeu qui nous gardent toujours du côté de la farce, même quand les héros se suicident, se trahissent ou simplement décident de s\u2019aimer.Ajoutez un montage d\u2019une nervosité sans faille, une monstruosité felli-nienne des figures secondaires, et le vol plané de l\u2019ange du bizarre sur des éléments fantastiques qui gratinent le tout.Tim Robbins, qui après sa prestation dans The Player d\u2019Altman, est en train de se tailler une place de premier plan dans les productions américaines de haute qualité, a fait plus que s\u2019amuser avec ce rôle de naïf catapulté chez les loups.11 confère une dimension humaine au personnage, le rend touchant, attachant.Jennifer Jason Leigh se révèle une .vraie actrice comique à ses côtés.A Paul Newman, aux traits de plus en plus immobilisés par les différents face-lifts qui ont fait perdre ces dernières années beaucoup de mobilité à son visage, les rôles de vilains sans coeurs conviennent à la statue qu\u2019il est devenu.Vive donc ce Hudsucker Proxy délirant, tordant, filmé avec une virtuosité si débridée.Du grand art! NORIH BY NORTHWEST Au Cinéma de Paris, le dimanche 27 mars à 16h 15 et le mercredi 30 mars à 21H30.Si ce n'est lias le meilleur film d\u2019Hitchcock, il n\u2019en est pas bien loin, l-o maître du suspense, inspiré par l\u2019habile scénario de Ernest Lehman, y déploie tout son savoir faire, notamment dans les scènes d\u2019action comme celle ded\u2019attaque de l\u2019avion dans le champ de maïs ou la poursuite sur les statues gémîtes du Mont Rush-more.Le charme du film tient beaucoup à l\u2019interprétation tout en finesse de Cary (ïrant qui y incarne à la perfection et tout en humour le rôle classique de la victime innocente obligée de se défendre contre ses bourreaux emmenés par un James Mason toujours aussi distingué.Ix* vrai film d\u2019aventures quoi! Comme Hollywood savait si bien les faire.MARIA DE MON COEUR À la Cinémathèque québécoise, le mardi 29 mars à 20h35.Jaime Humberto Hennosillo est un cinéaste méxicain un peu à part de ses contemporains.Bien que nettement moins extravagant, il montre, par son audace, des affinités avec Almodovar.Même goût de la provocation dans le choix des thèmes et un traitement formel inusité.«Maria de mon coeur» qu\u2019il a réalisé en 1979 est le film qui l'a révélé.L'histoire, basée sur une nouvelle de (îabriel Garda Marquez, est passionnante et raconte le destin tragique d\u2019une femme magicienne qui tombe follement amoureuse d\u2019un cambrioleur.Ix- dénouement est absolument étonnant.11 y a un côté mélo mais avec une pointe de dérision et d\u2019ironie qui le distingue du genre habituel.GAGNANTS DU FESTIVAL DU FILM EIUDIANT CANADIEN 1993 Au Conservatoire d'art cinématographique, le jeudi 31 mars à 2lit.C\u2019est dans le cadre du Festival des films du monde que se tient cette compétition inter-universitaire qui met aux prises les étudiants en cinéma du pays.Dans ce programme, sont réunis les cinq courts métrages qui s\u2019y sont distingués l'an dernier dans les domaines de l\u2019animation, du documentaire, de la fiction et de l\u2019expérimentation: «Chigger», produit au Emily Carr College Art and Design de Vancouver, «Attack and Defend» de York à Toronto, «Panic: a fax», «Urbanism» et «Oink» de l\u2019université Concordia à Montréal.Ce dernier film, une animation d\u2019une extrême simplicité, est particulièrement savoureux.Bernard Boulad vus y/r \u202211 llfJ La géniale habileté d\u2019Alain Resnais Au moment de la sortie de Smoking et No smoking, les cinéphiles peuvent visionner sur vidéo la presque totalité des oeuvres de Resnais ivjC J/} FRANCINE LAURENDEAU jo >- : vT \u2019ai s J qu\u2019t Iutionr ; souvent écrit dans ces pages ^a\u2019un film n\u2019a pas besoin de révolutionner l\u2019histoire du cinéma pour m\u2019émouvoir, me captiver ou, à tout le -\u2022moins, m\u2019intéresser.Ce n\u2019est pas fine boutade.Je le crois sincèrement, réagissant ainsi au jugement d\u2019une cinéphilie hautaine, trop souvent injuste envers certains films qu\u2019elle boude, les traitant de conventionnels parce que ni délirants, ni imprécatoires, parce que leur réalisateur, dénué de prétentions esthéti-;s.ftntes et refusant l\u2019esbrouffe, se çontente de faire des films simples, -sobres, classiques.Et ce qui me si-dèré chez Alain Resnais c\u2019est sa géniale habjleté à associer les deux tendances.A combiner simplicité et innovation, recherche et sobriété.Les ; pjitrevues qu\u2019il accorde sont là-des-SUS d\u2019une modestie confondante: à J\u2019/en, croire, il n\u2019aurait jamais rien inventé, tout serait arrivé presque par hasard.Il faut pourtant voir comment, mine de rien, il s\u2019aventure presque toujours en terrain inconnu, nous entraînant sans prévenir vers des formes nouvelles, des voies inexplorées.Et l\u2019extraordinaire, c\u2019est que cette magie n\u2019est pas le fruit de coïncidences éphémères.Elle sait, d\u2019un film à l\u2019autre, se renouveler.Voilà bientôt quarante ans qu\u2019elle ne cesse pas de nous ravir et de nous surprendre.Quand, il n\u2019y a pas longtemps, des fascistes ont profané de manière immonde le cimetière juif de Carpen-tras, toutes les chaînes de la télévision française ont programmé le même soir Nuit et brouillard, sans doute le documentaire à la fois le plus sobre et le plus percutant jamais tourné sur l\u2019horreur de l\u2019univers concentrationnaire nazi.Je l\u2019ai ainsi revu (ça se passait en plein Festival de Cannes) pour constater que, réalisé en 1955, le film n\u2019avait rien perdu de sa puissance évocatrice.Evidemment, en 1959, éclate la révélation d\u2019Hiroshima mon amour, profondément bouleversant par la charge émotive portée par les deux personnages de la Française et du Japonais et proprement révolutionnaire, chamboulant par son analyse des mécanismes de la mémoire les normes jusqu\u2019alors admises de la linéarité.Au lendemain d\u2019un premier long métrage au succès aussi fracassant, un autre pourrait se casser la figure.Resnais récidive avec L\u2019Année dernière à Marienbad, poussant plus loin son exploration du «temps psychologique» en un film où s\u2019entremêlent hardiment le passé et le présent, le réel et l\u2019imaginaire.Le plus classique de ses films Après Marguerite Duras et Alain Robbe-Grillet, le cinéaste revient cette fois à Jean Cayrol, auteur du texte de Nuit et brouillard et lui aussi romancier, pour le scénario de l\u2019étrange et ensorcelant Muriel ou le temps d\u2019un retour bercé par la voix aux intonations de violoncelle de Delphine Seyrig et la musique envoûtante de Hans Werner Henze.Resnais aura de nouveau recours à Henze dont la partition sera un des atouts majeurs de L\u2019Amour à mort, en 1984.Mais son film suivant, nous sommes, en 1966, sera peut-être le plus «classique» de tous ses films.Dans La Guerre est finie, il épouse l\u2019amère désillusion de son scénariste Jorge Semprun, écrivain espagnol réfugié en France au lendemain de la guerre civile, sur l\u2019avenir de l\u2019idéal socialiste dans l\u2019Espagne de Franco.C\u2019est Yves Montand qui incarne le militant communiste réfugié en France, militant dont Geneviève Bujold interprète adorablement le rôle d\u2019une maîtresse épisodique également mêlée à cette lutte sans espoir.Je ne défilerai pas toute la filmographie d\u2019Alain Resnais, mais c\u2019est toujours avec intérêt et souvent avec émotion, que je me suis récemment offert le plaisir de revoir ceux de ses films qui sont le plus loin de nous dans le temps.On peut aussi regarder chez soi Providence (1977), Mon oncle d\u2019Amérique, (1978), I Want To Go Home (1989).Sauf pour Nuit et brouillard et L\u2019Amour à mort, j\u2019ai eu accès à ces films en naviguant entre deux vidéo-clubs: Arthi, 1058 Laurier ouest (270-2318), et La Boîte Noire, 4450 Sainte-Denis (287-1249).Mieux que mille mots, une rétrospective maison est certainement la meilleure préparation à ses deux derniers longs métrages, Smoking et No Smoking.) ] M» : UNE COMÉDIE DRÔLEMENT BRANCHEE! jvupnv 'tyJXINvOU-É' (Ai \u2022Sentir ùr4 - RICHARD SADLER n JACQUES OORFMANN PimniU \"LOUIS 19, LE ROI DES OIIDES\" un niu de MICHEL POULETTE DANIEL JOBINsonNORMAND MERCIER oiumlEAN 8ÉC0TTE ttomici DEHIS PAPILLON (onuûioi.sowm RICHARD SHORR UU5IÛUEJEAN-MARIE BENOIT jiiviitdi ÉMILE GAUDREAULT SYLVIE BOUCHARD n MICHEL MICHAUD mmbuiudiioiitKfK Di S.BOUCHARD y E.GAUDREAULT noutniitRICHARO SADLER (oriooucniiJACQUES DORFMAIIII «ooiKUinotiHii PIERRE LABERGE cRoi Bleue .o æ.[96,9 fm|\tCiMtllxOniON ' DISTRIBUTIO | PCS f.C 1er AVRIL.r f ycr //V /7\t£* // jI < I : I LEQUEL DES DEUX VERREZ-VOUS EN PREMIER?Snwkinq 7lo Amakmçf L'ESSENTIEL ET LE PLUS AMUSANT C'EST DE VOIR LES DEUX 5\ttranço'»5 ïAe,W «pur acteur rAel' scénario NVeiUeur seen fAe.^ur dec 2 FILMS, 2 ACTEURS, 9 PERSONNAGES réalisés par Alain Resnais avec Sabine Azema et Pierre Arditi °u*s u.n /V«GeNt pesfiVo/ e ®eT//n Ion.1994 «Variations pour un chef-d'oeuvre.Le coup de génie cinématographique d'Alain Resnais» \u2022 LE FIGARO «Sabine Azéma et Pierre Arditi sont carrément époustouflants.Un des meilleurs moments de l'année.Abusez-en.» \u2022 STUDIO PARISIEN PARISIEN ¦**» «M Sî?-C«th*nn* O « 1210-3104 3G92C CENTRE LAVAL»™ 1600 le Cortvsm « Cx Tous «es jours 1220-310 COUCHE-TARD sam 114 FRANCE FILM I, K S S A M K D I 2 (I K T I» I M A N C II K M A H S I II I) I ou bien CINÉMA ou bien APRÈS MATUSALEM, ALLÉGRO FILMS DISTRIBUTION VOUS PROPOSE UNE AUTRE COMÉDIE POUR TOUTE LA FAMILLE.PROfWEUROAUDEAMUS 70 ANS COUP DEJEUNE Une comédie de XAVIER GELIN MARTIN LAMOTTE \u2022 LUDMILA MIKAEL JEAN CARMET# ANÉMONE \u2022 DANIEL GELIN «% JEAN-PIERRE CASTALDI \u2022 PATRICK CHENAIS | MANUEL GELIN t ANTONIN LEBAS-JOLY BROSSARD 849-FILM 6600 boul.Taschereau * & mi ALLEGRO, UN TRIOMPHE, DEUX FOIS BRAVO! -SISKEL &EBERT 9 lion o'°« I VENISE 93j m,\tDIDIER FARRÉ et ACTION FILM présentent if r\\ UN FILM DE ROMAN PÔLANSKI ,\t°\t.\u2022 |\tavec \u2022\tPETER COYOTE EMMANUELLE SEIGNER ' HUGH GRANT L\t^ KRISTIN SCOÜ-THOMAS LUNES d.FIEL version française de BITTER MOON VERSION FRANÇAISE\tVERSION ORIGINALE ANGLAISE\tKctlOD - ÿimmm\t\u201cf,/m- mi Dourr sYCg51 Plus de 1 200 000 spectateurs en France! \u201cUn enchantement \u201cpour tous\u201d.amenez vos jeunes voir l\u2019Enfant Lion.ils adoreront,'et vous l\u2019adorerez!\u201d \u2014 Huguelte Rnbergt'.I.A PRESSE.I, U C B E S S O N l> K E S K \\ T K L\u2019ENFANT I S III M DI PATRICK GRANDPERRET SB Tcm jM\u2019 yr fini ocxiiv snmoi Deux pour un SMOKING / NO SMOKING D\u2019Alain Resnais, avec Sabine Azéma (Celia Teasdale, Rowena Coombes, Sylvie Bell, Irene Pridworthy, Josephine Hamilton) et Pierre Arditi (Toby Teasdale, Miles Coombes, Lionel Hepplewickjoe Hepplewick).Scénario: Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaotii d\u2019après la pièce «Intimate Exchanges» d\u2019Alan Ayckbourn.Image: Renato Berta.Décor: Jacques Saulnier.Montage: Albert Jurgenson.Dessins: Floc\u2019h.Musique: John Pattison.France, 1993.«Smoking»: 2h20.«No Smoking»: 2h25.Au Parisien.UN FILM DE TONY oATLIF BONNE ROUTE «v.ÉL, 20 OOO personnes ont Chaleureusement applaudi le plus fascinant voyage musical.Parce que c'est: «Tout simplement électrisant» \u2022l.Perreault/LA PRESSE «Uii sommet d'harmonie» \u2022\tL.Gaudreault / LE SOLEIL «Une odyssée fascinante» \u2022 L.Blanchard / LE JOURNAL DE MONTRÉAL «Une splendeur» \u2022\t0.Tremblay /\u2019LE DEVOIR EN EXCLUSIVITE! ver.orig.avec sous-titres français et anglais IMPÉRIAL THX_ 288-7102 12:45-2:55-5:05- 7:20-9:35 s Pierre Arditi et Sabine Azéma.FRANCINE LAURENDEAU Aidée de Sylvie, sa jeune femme de ménage, la jolie Madame Teasdale s\u2019affaire au grand ménage du printemps.Elle sort en courant de la maison chercher un escabeau dans la remise.Son regard tombe sur un paquet de cigarettes.Va-t-elle s\u2019arrêter pour en fumer une?Dans un des films, elle cède à la tentation.Dans l\u2019autre, elle passe outre.Et selon qu\u2019elle s\u2019accorde ou non ce petit moment de détente, la suite des événements ne sera pas la même.C\u2019est ainsi que nous feuilletterons les volets d\u2019une série d\u2019alternatives, l\u2019une engendrant l\u2019autre avec une liberté et un naturel admirables.Ça fait très abstrait, posé ainsi.Mais en réalité, le petit monde où se débattent les personnages de ce film est très concret, très proche du spectateur.Et chacun de nous ne s\u2019est-il pas demandé ce qui serait arrivé s\u2019il avait posé tel geste plutôt que tel autre?Car les possibilités de développement d\u2019une situation sont sinon infinies, du moins extrêmement variées.Intimate Exchanges, dont le double film d\u2019Alain Resnais est l\u2019adaptation, IFAMOUS PLAYERS GAGNANT DE 3 OSCARS® MEILLEURE ACTRICJE -Holly Hunter- MEILLEURE ACTRICE DE SOUTIEN -Anna Paquin- MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL LA CRITIQUE RIGOLE «.TORDANT, INTELLIGENT,., MAIS SURTOUT TROUBLANT DE VERITE.» \u2022 lohonne Prince, TCLÉSIRVIClRADIO-QUÉBEC «D'UNE DRÔLERIE DÉSTABILISANTE» Paul Villenevvt.i£ I0URNAL DE MONTRÉAL\tr-r=- G UN FILM DE PATRICK BRAOUDÉ \t| 12 20-2 40-4 50-\t \t| 7 10-9 30\twfnH\t «.UNE FARCE HILARANTE.» _ ¦ Éric Emlcnlf, MAGAZINE VOIR «\tSENSIBLE ET ORIGINAL» - Francine Crimoldi, CBF BONJOUR «UNE COMÉDIE DÉLIRANTE» - Marc-André lussier, CIBl 90% DES SPECTATEURS ONT ADORE NEUF MOIS ET LE RECOMMANDENT! CKOI staerp h»,9>mi.1 12 05-2 25-4 45-7 00-915 COUCHE-TARD sam 11 25 Holly Hunter Harvey Keitel Sam Neill m2 PIANO V.O.-Thf Pi,no\" un film dc Jane Campion\t»\u2022\u2022\u2022\u2022 IffllB ESggEH\tPSS -VERSION ORIGINALE ANGLAISE GAGNANT DE COSCAR DU MEILLEUR FILM ETRANGER «Le film brille par son humour CONSTANT ET LE BRIO ü\u2019UNE BROCHETTE d\u2019interprètes délirants.»\tiïj - IVrrr\tJOURNAL DF MONTRÉAL\tANS «Tout s\u2019amuse, même la CAMÉRA, MÊME LA MUSIQUE, MÊME LE SPECTATEUR.» ¦ Odile Tremblay.I£ DEVOIR // A A A 1 / 2 \\\\ tin, THF.GAZETTE Belle Vv I o Le spectacle a passé I nas et offrez-vous «Ç Marie Delagrave - Le Solei On a la rate dilatée réfléchir ou de s ati Rachel Lussier - La Tribune la connaît.le goût de .clémence MONUMENT-NATIONAL 1182.nom.saint-laubent En collaboration avec LE DEVOIR Services disponibles pour malentendants |WWsio;i| I (514)790-1245 | DISQUES CLASSIQUES Le symbolisme de Bach BACH-BERNARD IAGACÉ À L\u2019ORGUE BECKERATH DE L'ÉGLISE IMMACULÉE-CONCEPTION.Analekta AN2 8211-2 CAROL BERGERON De la part d\u2019un interprète et pédagogue de l\u2019envergue de Bernard Lagacé, on ne s\u2019étonnera point que le contenu de ce coffret consacré à Jean-Sébastien Bach ait été soigneusement agencé.Lui prêtant l\u2019envergure d\u2019une architecture, on y verrait suggérée la forme d\u2019une église: le Prélude et fugue en Do majeur (BWV.547) servant de portail, les «46» Chorals de YOrgelbüchlein flanquant la nef telle une double colonnade, les variations de la Passacaille et thème fugué en do mineur (BWV.582) décorant la majesté du choeur.Que l\u2019on y cherche des liens encore plus étroits, voire plus intimes, ou qu\u2019on en creuse davantage la signification, ces pièces ne laisseront certes pas apathique l\u2019esprit curieux de l\u2019au-delà des apparences \u2014 la musique de Bach étant d\u2019un symbolisme foisonnant bien que pas forcément très simple à déchiffrer.Mais pour ceux qui se contenteront d\u2019une simple écoute Bach, I.agacé se révélera un musicien aussi captivant par la ferveur et l\u2019élévation de son discours que par l\u2019intelligence et la solidité de son jeu \u2014 le Beckerath de l\u2019église Imma-culée-Conception de Montréal sonne avec lui dans toute sa splendeur.Le Prélude et fugue en Do majeur (BWV.547) dit de «Leipzig» serait apparemment une oeuvre tardive de Bach \u2014 vraisemblablement la dernière du genre, prétend Gilles Canta-grèl.D\u2019aucuns, dont Lagacé lui-çjême, l\u2019associent volontiers à Noël à éaüse de la parenté qu\u2019ils décèlent entre le prélude et Je choeur d\u2019entrée de la Cantate de l\u2019Epiphanie (Sie wer-dep aus Saba aile kommen), BWV.65, écrite en 1724.Or, fondant plutôt leur assertion sur des éléments de similitude avec le Concerto brandebourgeois no.2, pour le Prélude, et les fugues des Sonates pour violon s\u2019ètïl BWV.1003 et 1005, pour la Fugue, d\u2019autres en estiment la composition entre 1717 et 1723, pendant la période où le compositeur était kapellmeister à la Cour de Côthen.Qui croire?Tous s\u2019entendent cependant sui'l\u2019usage que fit Wagner du thème de la Fugue dans le matériau thématique de son opéra Die Meistertersin-ger \u2014 quant à Liszt, pour peu que l\u2019on cherche un autre témoignage du 19e siècle, son intérêt se porta plutôt sur le diptyque qu\u2019il transcrivit pour le piano (S.462 no.4).Puisque que dans les notes qu\u2019il signe, Lagacé considère la Passacaille comme une oeuvre construite en 21 variations \u2014 la fugue finale apparaissant comme l\u2019ultime et 21e variation «agrandie et magnifiée» \u2014 le nombre 21 peut être interprété comme une signature, étant celui du jour de la naissance de Bach, le «21» mars 1685.Ce qui nous mène à parler du symbolisme des nombres, un chapitre que l\u2019on peut qualifier d\u2019important mais que l\u2019interprète se garde d\u2019aborder.Des nombres magiques VOrgelbiichlein (en français, Le petit livre d\u2019orgue) est-il une oeuvre achevée où inachevée?Lagacé semble pencher pour la seconde solution.Au contraire, dans un ouvrage formidablement passionnant (Bach et le nombre, édité chez Mar-daga, en Belgique), les musicologues néerlandais Kees van Houten et Marinus Kasbergen proposent une analyse de la structure globale du cahier qui, de manière très convaincante, démontre son état d\u2019achèvement \u2014 à la condition cependant d\u2019admettre que chez Bach la symbolique des nombres est indissociablement liée à une pensée ésotérique très profonde.Bien sûr le projet d\u2019origine comprenait-il, et le manuscrit autographe le prouve, 146 chorals, mais Bach n\u2019en acheva que 46 \u2014 on voit «45» lorsque le choral Liebsterjesu, qui est repris légèrement varié, porte les numéros 35a et 35b.Or le manuscrit révèle un autre choral, inachevé celui-là puisqu\u2019il ne contient qu\u2019un fragment d\u2019une mesure et demie sur le texte «O traurigkeit, o herzeleid (O tristesse, o affliction (.) l\u2019Enfant unique de Dieu le Père est porté au tombeau).Il s\u2019agit d\u2019un ajout inséré vers 1740, alors que le reste avait été composé entre 1713 et 1716; cet ajout devrait porter le numéro 27 et ainsi occuper la place du huitième choral du cycle de Pâques.Certains interprètes le jouent, Lagacé n\u2019a pas jugé utile de le faire.Tout semble donc avoir été calculé par Bach \u2014 l\u2019ordre des pièces, la place de l\u2019ajout, les quelques modifications apportées au manuscrit en 1740, et d\u2019autres détails encore \u2014 de manière à ce que le nombre des mesures puisse donner lieu à des interprétations aussi précises que l\u2019année de la naissance (1685) et même, chose o combien plus étonnante! la date de la mort de Bach lui-même: le 28 juillet 1750.Voici d\u2019ailleurs, sans en faire la démonstration complète que l\u2019on trouvera dans le livre Bach et le nombre, où se trouvent ces précisions: les chorals relatifs à la naissance du Christ donnent l\u2019année de la naissance de Bach (307 mesures, soit 1685 dans l\u2019ère Rose-Croix); les chorals de l\u2019Avent correspondent aux 65 années de sa vie; les 372 mesures de l\u2019ensemble des chorals jusqu\u2019à la Passion font découvrir l\u2019année de la mort de Bach (1750 = 372 dans l\u2019ère rosicrucienne); les chorals de la Passion et de Pâques, c\u2019est-à-dire ceux qui se rapportent à la Passion, la Mort et la Résurrection du Christ, révèlent le nombre 287, soit la date de la mort de Bach, le «28 du 7e mois».Casavant au Texas La compagnie de Saint-Hyacinthe installe un orgue à tuyaux d\u2019une valeur de 3,4 millions$ MARIE LAURIER LE DEVOIR L\u2019atmosphère était à la fête vendredi dernier chez Casavant Frères à Saint-Hyacinthe et tous les artisans, jeunes, vieux, anciens et retraités y participaient.11 y avait de quoi: la maison vient d\u2019obtenir son plus important contrat pour la facture et l\u2019installation d\u2019un orgue à tuyaux d\u2019une valeur de 3,4 mil-lions$! Le gigantesque instrument est une commande de la Broadway Baptist Church de Forth Worth, Texas et l\u2019on compte l\u2019inaugurer en 1996 lors du 100e anniversaire d\u2019une mécène de l\u2019endroit, Mme Clibum, mère du célèbre pianiste Van Clibum.Casavant a entrepris ce projet il y a douze ans et après une rude compétition internationale, la maison mascoutaine fut choisie pour réaliser cette commandi prestigieuse.«Cet instrumen sera le plus grand signé par notre société et le plus important contrat d\u2019orgue jamais octroyé en Amérique», nous disait Pierre Dionne, pdg de Casavant Frères.Un comité d\u2019experts dans les domaines technique et artistiques s\u2019était rendu dans deux provinces canadiennes, sept états américains ainsi qu\u2019à Vienne, à Paris et à Londres avant de recommander Casavant.L\u2019organiste Martie-Claire Alain, de Paris et le Dr James Moeser, président de la Guilde amérciaine des organistes avaient aussi été invités à donner leur opinion.L\u2019orgue de Forth Worth, d\u2019inspiration française, possédera deux consoles de cinq claviers, 10 573 tuyaux, nécessitera 50 000 heures de travail en atelier de la part des 75 artisans de Casavant.Une fois terminé, sept camions-remorques seront nécessaires au transpoprt de ce colossal instrument.Mais plus que sa taille, les critères de rendement artistique ont présidé au choix des acheteurs texans.Ils sont fondés sur le rendement acoustique et sonore au premier chef et à cet égard le nom Casavant occupe les premières loges, sa réputation et son rayonnement s\u2019étendant bien au-delà de nos frontières, une longévité de 115 ans faisant foi aussi de la qualité de ses produits.De plus, les acheteurs ont considéré l\u2019ensemble des qualités esthétiques, la beauté des boiseries, l\u2019élégance de l\u2019architecture qui s\u2019intégre harmonieusement avec le style de l\u2019édifice et de son vaisseau.Autant de détails dont a tenu ILLUSTRATION J.-C.GAUTHIER Un aperçu de ce que sera l'orgue du Broadway Baptist Church, de Forth Worth, au Texas.Casavant propose depuis plusieurs années.» compte le directeur artistique pour Jean-Louis Coignet, qui conseille Casavant depuis 1981.Ce spécialiste de l\u2019école de facteurs de Cavaillé-Coll et de l\u2019orgue symphonique français partage son temps entre Paris et Saint-Hyacinthe.Son adjoint, l\u2019organiste et facteur québécois Jacquelin Rochette s\u2019occupe attentivement du processus de fabrication afin que toutes les exigences décrites ainsi par son patron soient respectées: «L\u2019orgue (de Forth Worth) prend ses racines dans l\u2019orgue français des 18e et 19e siècles en concrétisant l\u2019aboutissement d\u2019un cheminement pluri-cen-tenaire.La facture d\u2019orgues a été en constante évolution et l\u2019on peut suivre une sorte de continuum depuis le 17e siècle.Les noms de Dorn Bedos, Clicquot et Cavaillé-Coll jalonnent ce parcours qui aboutit à la synthèse harmonieuse que Une histoire de 115 ans L\u2019usine de Saint-Hyacinthe a été fondée en 1879 par Joseph Casavant et ses deux fils, Claver et Samuel lui succéderont, lui donnant un professionalisme puisé dans les plus grandes écoles européennes.L\u2019orgue monumental de la basilique Notre-Dame construit en 1891 établit la réputation internationale de la maison Casavant et l\u2019on vient de partout l\u2019admirer.Casavant Frères exporte chaque année plus de 85% de ses instru- ments et la maison représente en un sens «une université de la facture d\u2019orgues» en initiant des projets de recherche et la formation continue de son personnel.En plus des iionv breux instruments que l\u2019on retrouve sur tout le continent nord-américain, d\u2019autres sont installés au Japon, au Mexique \u2014 où l\u2019on trouve aussi un des plus imposants instruments Casavant à Notre-Dame-de-la-Guadeloui |X' \u2014 et aussi en Australie et en Amen tique du sud, bref dans les cinq continents.Au cours des 115 dernières années, Casavant a construit plus de 3 7(H) instruments dont plus de 200 à traction mécanique depuis 1960.Cette prospérité allait décroître durant les années 1970-1975 où le marché traditionnel des églises diminue, où l\u2019on remet en cause la pédagogie de l\u2019enseignement de l\u2019orgue, une époque aussi au couni de laquelle les politiques éconot.iniques sont plus contraignantes; L's héritiers du fondateur Joseph Casavant et de ses deux fils Claver et Samuel vendent l\u2019entreprise à la Société (Berlin) Nadeau en 1976, mais gardent jalouse*, ment la griffe Casavant.Lt galerie des photos et des maquettes des plus récenteb orgues construites chez Casa» vaut démontre bien la diversité et la beauté des insru-ments.On y voit, entre, autres, l\u2019orgue magnifique d\u2019une église presbytérienne de Bel Air à Lis Angeles, en Californie, une pure merveille livrée en 1990 mais qui subi les graves ravages du tremblement de terre en janvier dernier.Une équipe de Casavant a constaté les dégâts sur place et étudie les possibilités de rénova* tion, de remplacement, le cas échéant.La fête est maintenant terminée dans l\u2019usine et les 75 membres du personnel sont retournés à leur boulot pour produire l\u2019orgue de l\u2019église texane, mais également remplir les autres commandes.Entre janvier 1993 et mars 1994, les artisant ont installé 17 orgues dont un orgue à traction mécanique au Missouri.La maison fabrique aussi des orgues pour les salles de concerts dont un livré en 1993 au Wisconsin.Un Casavant a aussi été installé en 1991 dans le hall d\u2019entrée du magasin Matsuza-kaya au Japon et il sert à donner trois concerts quotidiens.^ (J s- IljlÜ danse-cité présente most modem interprètes luce brisson, françois côté, rachel harris chorégraphes/interprètes maya ostrofsky, yves st-pierre chorégraphes jacqueline lemieux, claude poissant, daniel soulières collaborateurs artistiques gaétan leboeuf, marc parent et marc sénécal du 23 mars au 2 avril 1994 à 20h relâche le 28 mars 1994 Ifr 840.CHHRRIKR EST L V < MÉTRO SHERBROOKE UL 525-1500 JUUAUA ¦ ¦¦* riTi BANQUE LAtlRtNTItNNt ADMISSION 790-1245 l)^l)|h>ji£|Ë 840 «it, ru* Ch*rrl*r, Montréal (Québec) M2L IH4 DANSE-CITÉ «t subventionnée p*r le ministère de la Culture du Québec te Corne* des Arts du Canada, te Conse* des Arts de ta Communauté urbaine de Montréal le rwvstére de ta Main d\u2019oeuvre et de la Sécunté du Revenu T F nrVAID pOLIR aUS D'INFORMATIONS.CONSULTEZ Lu 1/LV UI\u2019 le devoir section «les arts» DU SAMEDI photo: m lael slobodian graphisme: rie little La Fondation Vincent-d\u2019Ind.v présente Métropolitain Artistes invités Magnificat pour soli, choeur et orchestre, le dimanche 27 mars à 20 h Jean-François Rivesl Orclieslre de IT.de M.David Doane ténor Yolande Parent soprano Marie Laferrière mezzo-soprano Billets Orrheslre de l\u2019Université d Dir.: Jean-François Rivesl ¦ Montréal Chorale du collégial Vincenl-d\u2019lndy Dir.: David Doane Section A\t40 $ (reçu d\u2019impôt de 20 S) Section B\t50 $ (reçu d'impôt de 10 $) Section C 20 $ (étudiants) A la porte le soir du concert Au bénéfice du programme\t^ Chapelle de la Maison Mère, congrégation des soeurs des Sts Noms de Jésus et de Marie.1420.boul.Mont-Royal.Outremont (Métro: Édouard-Môntpetit) Daniel Taylor conlre-ténor En vente Archambault Musique 500.rue Ste-Catherine Est 840-0201 (frais 0.75 S) Coop Yincent-d\u2019Indv 542-5106 Rolland Gosselin liasse Lettre-Son Musique 495-9727 (frais 0.75 S) Fond.Yinccnt-d'lndy 755-5261 de bourses offert par la Fondation.tfO \u201cfjQMMAGE À L\\ CONGRÉGATION DES SOEURS DES SAINTS NOMS DE JÉSUS ET DE MARIE (1844-19»+) I I.K S S A M K I) I 'l U K T l> I M A N (' It K M A H S I !» !» I U: 8 La preuve que le talent n\u2019existe que ruisselant Restauré à grand-peine, un enregistrement oublié de Brel nous tombe tout cru dans les bras m COURSU TAN G \\K SESSION * y DE PRINTEMPS 1994 LES ATELIERS TtAN C INF.285-4848 Productions Musi-Scène R E Q U I E M cfb INFO-ARTS Bell Théâtre Maisonneuve Place des Arts omets en vente a la tum/ d i h otz ^ etRéseauAdmissionV514 790 1245.Redevance et frais de service.VENDREDI SAINT \u2019 ~7 î\" avril 1994, 20h00 La Société Philharmonique de Montréal, présente /îrii tijiiuiti wui vü Laura Dziubaniuk Soprano Maria Adamcova Mezzo-soprano Charles Prévost Ténor Yves Saint-Amant Basse Chœur de l\u2019UQAM Orchestre de la Société Philharmonique Direction Andrei Bedros, chef invité Église Saint-Jean-Baptiste angle Rachel et Henri-Julienj (métro Mont-Royal) Ce tour de chant Vaut un morceau de bonheur, une tranche fulgurante de la vie de Brel, un tour de trente-quatre petites minutes et puis s\u2019en va qui ne ressemblait a aucun autre, où un Jacky transi de trac tentait pour, la première fois de chanter les charmes de Mathilde, de manière encore \\ approximative et plutôt ralentie,, où Brel était Brel, sans retenue, sans ménagement, sans filtre, sans lendemain.Admission: 20 $ Billets en vente : Place des arts: 842-2112 Réseau Admission: 790-1245 (plus frais de service) À l'entrée de l\u2019église, une heure avant le concert KNOKKE Jacques Brel Barclay (Polygram) Quand c\u2019est fini, il y en a encore.En dix compacts tricotés serrés, pçnsiez-vous, le grand Jacques devait avoir tout dit, tout chanté, tout ,/erié, tout sué.En achetant L'Intégra-le, par définition, vous aviez tout vÇrel.Point à la ligne.Avec la vidéocassette de son Olympia 1966 parue à la fin des années quatre-vingt, supplément non négligeable, vous aviez J\u2019Dien cru circonscrire à toutes fins pratiques le corpus brellien.Que '\u2022 non! La Fondation Internationale Jacques Brel, née en 1981 de l\u2019asso-\u201c eiation du frère aîné Pierre et des trois filles Isabelle, France et Chantal, en plus de rassembler, d\u2019archiver, d\u2019administrer, de propager et de protéger l\u2019oeuvre de papa ou frérot Jojo, de nourrir les exégètes, musicologues et amateurs en quête de matière première, et de soutenir fi-; nancièrement diverses bonnes ac-fions (l\u2019aide aux enfants hospitalisés, par exemple), s\u2019affaire à grossir le patrimoine Brel.Depuis des années, \u2018 en effet, on traque les documents inédits avec le flair d\u2019une moule qui au-~vjfiit perdu sa frite.On en a déniché ¦'fin.Un enregistrement inédit, pas 'fine frite.De sorte que la fière Intégrale n\u2019est plus du tout intégrale, - 'puisque déficitaire d\u2019un tout nouvel \u2018Album de Brel, paru à la fin de l\u2019an-%Lnée dernière dans le Plat Pays et ré-» cemment chez nous, intitulé Knokke.\u2022 Un nouveau Brel?Mais si, mais si, -,pincez-vous, respirez des sels, vous we rêvez pas: il s\u2019agit bel et bien d\u2019un récital inédit de 1963, rescapé in extremis d\u2019un documentaire oublié dont le support pelliculaire 16 mm et sa bande sonore monophonique perdaient un peu plus de leur contenu magnétique avec chaque année d\u2019en-'\u2022treposage.Image et son restaurés à * grand-peine par la Fondation, enfin i; disponible en compact et en vidéo - \u2018fou les deux ensemble, en coffret de i; luxe), un Brel de plus nous tombe .tout cru dans les bras.Comme un cadeau du ciel.Mais était-ce bien né-sT) cessaire?Les captations de ses passages à L\u2019Olympia en 1961,1964 et 1966 ne suffisaient-elles pas à rendre compte du Jacquot exsudant sang et eau devant public?Que nous vaut un tour de chant de plus, fut-il enregistré au Casino de Knokke-Le-Zoute (une station balnéaire sur la côte belge de la mer du Nord) un chaud sonde juillet 1963?Eh bien, il vaut exactement ce qu\u2019il a valu ce soir-là pour ceux qui y étaient: un morceau de bonheur, une tranche fulgurante de la vie de Brel, un tour de trente-quatre petites minutes et puis s\u2019en va qui ne res- semblait à aucun autre, où un Jacky transi de trac tentait pour la première fois de chanter les charmes de Mathilde, de manière encore approximative et plutôt ralentie, où il livrait des versions (rarissimes en public) de Bruxelles et Les Fenêtres, où le quatuor dirigé par le pianiste Gérard Jouannest épousait avec mæstria la frénésie de Madeleine et la mélancolie de Quand on n\u2019a que l\u2019amour, où Brel était Brel, sans retenue, sans ménagement, sans filtre, sans lendemain.Le récital m\u2019aurait amplement suffi.Mais il y a plus, merci la Fondation.On a eu la riche idée d\u2019inclure, histoire de remplir les quelques quatre-vingt minutes disponibles sur le compact, une remarquable entrevue de Brel réalisée par Henry Lemaire dans un club privé de Knokke-Le-Zoute en 1971 (Brel y achevait alors les repérages de Franz, son Les Voix de la Vie présentent la grande et immortelle interprète Isabelle Aubret 15 et 16 avril 1994,20 h à la Place des Arts «Elle chante au milieu du bois la source.et je me demande s\u2019il faut croire à cette légende d\u2019une füle qu\u2019on y trouva» CARMEN CAMPAGNE EN SPECTACLE CHORÉGRAPHIE GINETTE LAURIN \"Une rencontre unique avec des danseurs remarquables.\" Le Devoir, 1992 théâtre d\u2019aujourd'hui 3900, rue Saint-Denis DU 21 AVRIL AU Ie\u201d MAI 1994 À 20H Matinées 24 avril et Ie* mai A 15h premier film).Malgré les horripilants liens instrumentaux \u2014 surimposés a posteriori \u2014 qui ponctuent inutilement les extraits choisis, le propos est lumineux d\u2019intelligence et d\u2019honnêteté.Sur la mort, la vie et l\u2019art, j\u2019ai rarement été aussi éclairé.«Le talent n\u2019existe pas, affirme Brel sur un ton convaincant.Le talent, c\u2019est avoir l\u2019envie de faire quelque chose.(.) Tout le restant, c\u2019est de la sueur, c\u2019est de la transpiration, c\u2019est de la discipline.Je suis sûr de ça.L\u2019art, moi, je sais pas ce que c\u2019est.Les artistes, connais pas.Je crois qu\u2019il y a des gens qui travaillent à quelque chose, avec une grande énergie.L\u2019accident de la nature, je n\u2019y crois pratiquement pas.» Pendant une demi-heure de récital dans un casino au bord de la mer, Brel l\u2019aura prouvé: le talent n\u2019existe que ruisselant.Sylvain Cormier SOURCE FONDATION JACQUES BREF CIRQUE DU SOLEIL Cirque du soleil BMG Musique Québec C\u2019est le dernier volet de la trilogie du Cirque du soleil.Pourtant ce troisième album éponyme \u2014 paru après Saltimbanco et Nouvelle Expérience \u2014 est en fait le premier du genre.Cette trame sonore composée essentiellement par René Dupé-ré accompagnait le spectacle de 1988 et a mérité, cette année-là, le Félix du meilleur disque instrumental.Si Dupéré a fait preuve de beaucoup d\u2019originalité dans Saltimbanco en incluant des rythmes inhabituels et surtout des voix, l\u2019élan qui le motivait il y a sept ans se berçait dans les coulisses des grands classiques instrumentaux.Arrangements électroacoustiques nombreux qui recréent les atmosphères quand ils soutiennent un élément visuel mais qui perdent de leur impact le cas Billets: 29 $.25 $, 21 $.17 $ Rabais de 15 % aux étudiants et citoyens de l'Age d'or Rabais de 50 % aux enfants de 12 ans et moins Jeudi le 7 avril, gala au profit de CANFAR (514) 937-5383 Théâtro Maisonneuve Place des Arts UNE FÊTE POU LES ENFANTS.à l\u2019occasion de la fête des mamans ! 7 et 8 mai Deux représentations par jour llhOO et 13h30 Hssssr Billet» : 8.50$ (plus frais) Réseau Admission : 790-1245 Bibliothèque Nationale du Québec 1700, rue Saint-Denis (Métro Berri-UQAM) LE DEVOIR Une présentation lesÆ du Maurier Ltée rjrtf Au programme: GHOSTS de James Kudelka, BLUE IN GREEN de William Whitener, RISE AND FALL de David Parsons, FUNGUS AMONGUS de Brian Macdonald Grand Prix 1992 ou Conseil des arts de la communauté urbaine de Montréal 7, 8, 9 avril 1994 à 20 h * Une production d'O Vertigo Danse en collaboration avec le Centre national des Arts â Ottawa, le Festival international de nouvelle danse de Montréal, le Festival Danse Canada Northern Telecom 1992.la Fondation McLean de Toronto et Danse à Lille (France).billets/Info: (514) 282-3900 \u2022 groupes: (514) 251-9177 255* PRIX RÉGULIER \u2022 18$ ÉTUDIANTS, AtNÉS \u2022Jusqu'au IP avril, billets réguliers offerts A 18$ | échéant Douze litres qui se ressemblent à peu de choses près malgré la présence de musiciens de talent comme le contrebassiste Michel Donato, le bassiste Denis Labrosse ou le saxophoniste André Leroux.Il paraît que l\u2019album en devient plus accessible! EXISTIR Madredeus EMI Coup de coeur pour ce deuxième album (Os Dias üa Madredeus sorti en 1987 chez EMI) de la formation portugaise Madredeus \u2014 du nom du village d\u2019Estremadure d\u2019où ils sont originaires.Tout a commencé en 1986 quand le guitariste Pedro Ayres et son ami pianiste Rodrigo Leao, qui jouaient dans des formations pop, ont eu envie de faire partager l\u2019âme de leur pays et ses différentes couleurs qui changent avec le vent, la mer et le soleil.Mais il leur manquait quelque chose.l\u2019âme.Ils l\u2019ont découverte dans les cordes vocales de la chanteuse Teresa Sal-guiero.Cristaline, aussi délicate qu\u2019une goutte de rosée à l\u2019aube, la voix de Teresa est à elle seule une ode au bonheur.Source d\u2019inspiration des deux compères, Teresa leur a offert un support de choix.Leurs compositions qui s\u2019adressent aussi au violoncelle de Francisco Ribeiro et à l\u2019accordéon de Gabriel Gomes enrobent la voix d\u2019une valse triste et lente à l\u2019image des fados traditionnels, ses bleus de l\u2019âme portugaise.Certains titres sont uniquement dédiés aux instruments, d\u2019autres, chantés, nous transportent de l\u2019autre côté de l\u2019Atlantique quelque part devant le choeur de l\u2019église Convento de Cristo.Un moment de paix qui donne envie de découvrir ce coin du monde.Pascale Pontoreau WALK THE LINE Kennedy Rose Pangaea Records, 1994 Kennedy Rose, duo constitué de deux Nashvilliennes repérées par Sting lui-même, est exactement le genre de groupe auquel nous, les Québécois, ne pouvons résister.Pam Rose et Mary Ann Kennedy nous offrent un country-folk riche en voix, en guitares et en feeling.Walk The Line, tout comme leur premier album, Haiku, enfile les jolies ballades agréablement portées par les mandolines, les douze cordes, le Violoncelle, le pedal steel, le dulcimer et autres réjouissants cordophones.Mais ce qui nous fait flancher, ce sont les sublimes harmonies vocales qui tapissent leurs disques mur à mur.Un vrai supplice.Rose et Kennedy font aussi de jolies trouvailles au niveau des arrangements, notamment sur Iron Horse, où elles intègrent des éléments de musique amérindienne.Les pièces plus rock sont un peu moins réussies, faute d\u2019originalité et de conviction.Les deux filles nous parlent d\u2019amour, d\u2019amour et encore d\u2019amour, ce qui pourrait nous lasser vu que ce n\u2019est pas cette année qu\u2019elles remporteront la palme d\u2019or du Concours International du texte de chanson le plus sufitil.Mais la beauté de leur voix et la jpr-ce de leurs mélodies parviennent à elles seules à nous faire entendre'de la poésie.Guylaine Maroist ennedy j I.E l> K V OIK, I.K l> K V OIK.I.K S S A M EDI 2 (\u2022 E T D I M A X (' Il K M A K S I ft fl I Enfin un album de.rock! Nanette Workman s\u2019est installée entre deux boîtes de son, sans écouteurs, pour chanter du gros rock de club SYLVAIN CORMIER ROCK\u2019N\u2019ROMANCE Nanette Workman Disques Double ROCKTOUR Au Club Soda les 11,13 et 14 mai.Cf était écrit en gros caractères à la «une» de XEchos-Vedettes du 6 mai 1967.«Nanette est formelle: \u201cJe suis une femme!\u201d».Pièce à l\u2019appui, une photo de Nanette en bikini fleuri ajoutait l\u2019insulte à l\u2019injure.En ( pages 2 et 3, on étalait l\u2019affaire, et , Nanette par la même occasion, sous tous ses angles.Un travesti blessé lors d\u2019un accident de la route, racontait l\u2019hebdo, avait signé Nanette dans le registre d\u2019un hôpital montréalais, et quelque idiot en avait déduit que deux et deux égalait la révélation du siècle.Tony Roman, alors partenaire de scène et compagnon de Nanette (c\u2019était Nanette , tout court à l\u2019époque), fulminait et offrait une récompense de 1000$ à quiconque lui dévoilerait la source de l\u2019histoire.Une reproduction de l\u2019extrait de naissance de Nanette Jean Workman, female, née à New York le 20 novembre 1946, était , fournie «pour ceux qui pourraient j encore douter».-r o Au bureau des Disques Double, où m\u2019amenait la parution de Rock\u2019n\u2019romance, le nouvel et formidable album de Nanette Workman, une audacieuse et concluante transposition en hard-rock, à grands ren-, forts de guitares tranchantes et fu-ii rieuses à la ZZ Top, de ses succès i pop et disco des années soixante-dix, la principale concernée a poussé un cri en apercevant le vieil exemplaire jauni d\u2019Échos-Vedettes, et elle a rameuté toutes les secrétaires et les attachées de presse dans les parages.«Pour les photos, ils m\u2019avaient fait mettre une push-up bra.C\u2019était fou, cette histoire! Tony avait engagé a deux gros gars pour me protéger., Chaque fois que j\u2019allais aux toilettes, ;xils me suivaient.» g.>,f «Exactement à mon goût» y , Elle revient de loin, Nanette.f.C\u2019est pourquoi je me méfiais de ce s(Rock\u2019n\u2019romance.Je flairais la «gim-i-mick» à mille bornes: un album de Tyersions métallisées de tubes g:d\u2019avant-hier, la plupart disco, Dan-.,$er danser, Donne donne, Lady Mar-j.malade et consorts.Pourquoi faire, >que diable?Ponctionner les nostalgiques, à la limite, ce qui était plutôt g-ûriticable.Eh bien pas du tout.;¦ C\u2019était limpide à la première écoute, -f;après avoir été piétiné par la version g qhargc-de-bisons de Danser danser -(,et ramassé à la petite cuillère par la - nouvelle mouture country-rock - .acoustique de Compte sur moi'.Na-i ; nette Workman a livré le premier album véritablement rock de toute sa ; : carrière.Du gros rock de clubs, du \u2022 rock ôte-toi-de-là-je-défonce.Curieusement, si elle a souvent chanté du \u2022 rock, ses disques en témoignaient - bien peu.«Sur les albums disco, on M * PHOTO MONIC RICHARD «J\u2019ai refait mes compositions exactement à mon goût.Live, Dans un ancien cinéma de Sainte-Anne-de-Bellevue, transformé en studio.» en glissait une ou deux, presque en cachette, pour se faire plaisir.» Pourquoi pas plus?«Avant, tout le monde décidait pour moi.Les producteurs, les compagnies de disques, mes chums.» Cette fois, avec l\u2019assurance de pouvoir faire un autre album, tout aussi rock, mais composé de ses propres chansons, elle a tout assumé.«Je les ai refaites exactement à mon goût.Live.Dans un ancien cinéma de Sainte-Anne-de-Bellevue, le Rex, transformé en studio.Les gars ont joué comme dans un club, avec l\u2019écho naturel.Moi, je me suis installée sur scène, 1 entre deux boîtes de son, sans écouteurs, et j\u2019ai chanté.On a gardé presque toutes les premières prises.» C\u2019était plus fort que moi, je lui ai reparlé de Tony et Nanette.Les Sonny & Cher québécois.Ceux-là mêmes qui animaient Fleurs d\u2019amour, fleurs d\u2019amitié quand j\u2019avais sept ans, à l\u2019été 1968.Un drôle de couple, d\u2019autant plus irrésistible qu\u2019ils avaient l\u2019air de s\u2019aimer pour vrai.Elle, la grande Américaine filiforme à la chevelure noire toute raide comme celle de Françoise Hardy, qui ne parlait pas un traître mot de \u2022VJfl ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL Charles dutoit juin, les samedis et dimanches à 15 h.\u2014 Du 6 au 24 avril à 20 h 30 (relâche lundi, mardi): danse et voix: «Je ne sais plus ce que je dis»: théâtre: «La : naissance de Mara Boue»: théâtre musical pour voix ' et accordéon: «Girouette».Réservations: 523-0532.THÉÂTRE D\u2019AUJOURD\u2019HUI: 3900, St-Denis (282-3900)\u2014 Du 4 au 27 mars, «La reprise» de Claude Gauvreau, m e,s.Michèle Magny.\u2014 Jusqu'au 10 avril, du mardi au samedi à 20 h, et le dimanche à 15 h: «La fille de Christophe Colomb» de Réjean Ducharme.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE: 1650, Marie-Anne Est (527-5197)\u2014 Le 27 mars à compter de 13 h 30, le Théâtre de l'esquisse présente «Contes d\u2019oiseaux» dans la série Les contes du monde pour les enfants d\u2019ici.THÉÂTRE DE LA BIBLIOTHÈQUE: 1030, St-Hubert (842-7024)\u2014 Le Théâtre de l'Opsis présente «Marivaudages», un collage d\u2019après l'oeuvre de Marivaux, du 29 mars au 23 avril à 20 h.THÉÂTRE DE LA MANUFACTURE LA LICORNE: 4559, Papineau (523-2246)\u2014 Du 5 au 16 avril à 20 h ( 10 et 16 avril à 15 h), l\u2019Arrière-Scène présente «Alphonse»,\u2014 Du 28 avril au 21 mai à 20 h ¦ (dimanche à 15 h), Danger Public présente la pièce : «Danny et les flots bleus de l'océan» de John-Patrick Shanley.THÉÂTRE DE L\u2019U.de M.(TUM): 2332, Édouard-i' Montpetit (343-7682)\u2014 Du 24 au 27 mars à 20 h, et : les 26 et 27 mars aussi à 15 h: «La Savetière r: prodigieuse» de Frederico Garcia Lorca.' THÉÂTRE DE QUAT\u2019SOUS: 100, ave.des Pins Est ' (845-7277)\u2014 Du 4 avril au 13 mai, «Pitchfork Disney» de Philip Ridley.THÉÂTRE DU CAFÉ DE LA PLACE: (842-2112)\u2014 Du 16 fév.au 26 mars, «Le silence de Molière» de = Giovanni Macchia, mar.mer, jeu.ven.à 20 h, sam.à 16 h 30 et 21 h.THÉÂTRE DES DEUX RIVES: 30, boul.du Séminaire Nord, St-Jean-sur-Richelieu (358-3949)\u2014 Le 26 mars, «Terre promise», l'oeuvre du Théâtre des Deux Mondes et du Teatro Dell Angolo (Italie).THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84, Ste-Catherine Ouest (866-8667)\u2014 Du 1er au 26 mars, du mardi au vendredi à 20 h, le samedi à 16 h et 21 h, «Andromaque» de Jean Racine.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 355, Gilford (844-1793)\u2014 Du 8 mars au 2 avril, création de la récente pièce de Michel Garneau «Héliotropes», du mardi au vendredi à 20 h, le samedi à 16 h et 21 h, le ,s dimanche à 15 h.THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700, St-Dominique (843-i 7738)\u2014 Du 24 mars au 16 avril à 20 h 30, «Savage / Love» de Sam Shepard et Joseph Chaikin.THÉÂTRE PERISCOPE: 939, ave.de Salaberry, Québec (418-529-2183)\u2014 Du 22 mars au 9 avril â 20 h, le théâtre de l'Aubergine présente une création pour adultes «Fraction humaine» de Pierre Potvin.ARTS VISUELS ARTICULE: 15, Mont-Royal (842-9686)- Du 26 mars au 24 avril, en salles I et II, exposition des oeuvres de Freda Guttman et de Annie Martin.L\u2019ATELIER CIRCULAIRE: 40, Molière Est, 4e étage (272-8874)\u2014 Du 13 mars au 6 avril, exposition des oeuvres récentes de Denis St-Pierre «Gravures et monotypes».BALCON D\u2019ART: 650, Notre-Dame, St-Lambert ( 466-8920)\u2014 Jusqu'au 15 avril, exposition collective «Jardins fleuris».BIBLIOTHÈQUE FRASER-HICKSON: 4855.ave.Kensington, N.D.G.(489-5301)\u2014 Du 28 mars au 17 avril, exposition des oeuvres picturales du Montréalais Mavis Assad «Personal Anthropology».BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE DUNHAM: 3638, Principale, Dunham (295-2621)\u2014 Oeuvres picturales «Les Quatre Saisons» de Bill Schnutgen, du 8 au 23 avril.BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE CHAMBLY: 1691, Bourgogne, Chambly (658-2711)\u2014  compter du 6 mars, oeuvres de Chantal Payette et de Rita Désourdy.BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE KIRKLAND: 17100, boul.Hymus, Kirkland (630-2726)\u2014 Exposition des peintures de Helen Heather, du 1er au 30 mars.BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE DE C&TE ST-LUC: 5851, boul.Cavendish (485-6900)\u2014 Du 26 mars au 26 avril, exposition «Porcelaines des compagnies des Indes» de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal.CENTRE COMMUNAUTAIRE ELGAR: 260, Elgar, île des Soeurs (765-7170)\u2014 Du 23 mars au 15 avril, exposition (techniques mixtes) des oeuvres de Monique Bastien.CENTRE CULTUREL DE VERDUN: 5955, Bannantyne.Verdun (765-71700)\u2014 Exposition-illustration jeunesse de Doris Barrette, illustratrice, du 16 mars au 8 avril.CENTRE CULTUREL YVONE-L.-BOMBARDIER: 1000, rue J.A.Bombardier, Vàlcourt (532-2258)\u2014 Exposition «Maestro» d\u2019Emmanuel Claudais, aquarelles, huiles et sculptures, du 27 fév.au au 28 avril.LE CENTRE D\u2019ARTISTES DE L\u2019UNIVERSITÉ BISHOP'S présente, du 10 mars au 7 avril, les oeuvres récentes de Darren Millington.CENTRE D\u2019ESSAI EN ARTS VISUELS HAUT 3E IMPÉRIAL: 164, Cowie, Granby (372-7261)- Du 22 mars au 14 mai, «Autour d'une exposition», exposition de Jacques Payette.LE CENTRE D\u2019ESSAI ET DE DIFFUSION DE L\u2019ART TEXTILE CONTEMPORAIN: 372, Ste-Catherine Ouest, suite 414, présente l'exposition «Lange Linceul» jusqu\u2019au 23 avril.CENTRE D\u2019EXPOSITION DE BAIE-SAINT-PAUL: 23.Ambroise-Fafard (435-3681)\u2014 Jusqu'au 4 avril, «Poésie du geste: Michèle Drouin et Poésie du signe: Nja Mahdaoui».CENTRE D\u2019EXPOSITION DES GOUVERNEURS: 90.chemin des Patriotes, Sorel (746-7923)\u2014 Jusqu'au 17 avril, salles 1, 2 et 3, exposition des oeuvres peintes de Louise Gagnon, CENTRE D\u2019EXPOSITION L\u2019IMAGIER: 9, Front, Aylmer (819-684-1445)\u2014 Du 6 mars au 3 avril, «Les porteuses», dessins de Raymonde Jodoin; «Mises en scène», papier, techniques mixtes de Aline Martineau.CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX-PALAIS: 185.du Palais, St-Jérôme (432-7171)\u2014 Du 6 mars au 10 avril: «Percer Trans Percer» de Carole Gauron; «Un mobile sans repère» de Suzanne Roux: «Salle des pas perdus» de Christiane Desjardins.CENTRE D'EXPOSITION L'IMAGIER: 9.Front.Aylmer (819-684-1445)\u2014 Du 6 mars au 3 avril, Galerie principale: Raymonde Jodoin «Les porteuses» dessins: Mini-galerie: Aline Martineau «Mises en scène», papier, techniques mixtes.CENTRE OE DESIGN DE L'UQAM: 200.Sherbrooke Ouest \u2014 Du 17 mars au 10 avril, exposition de Êholographies d\u2019architecture et de décor intérieur â ruxelles.\u2014 Le 7 avril à 18 h 30, conférence publique au Centre canadien d'architecture.CENTRE INTERCULTUREL STRATHEARN: 3680, Jeanne-Mance (872-9808)\u2014 Jusqu'au 3 avril, exposition «Et les villes s'éclabousseraient de bleu» organisée par l\u2019Association Québec Communauté française de Belgique et le Centre interculturel Strathearn.LA CHAMBRE BLANCHE: 185, Christophe-Colomb, Québec (418-529-2715)\u2014 Du 16 mars au 10 avril, Installations de Nadine Norman «Éphéméride et Vivace / Perennial».CIRCA: Centre d'exposition art céramique contemporain, 372, Ste-Catherine Ouest, suite 144 (393-8248)\u2014Jusqu\u2019au 9 avril, du mercredi au samedi, de 12 h à 17 h 30, «Transparence» de David Moore.CITÉ-AMÉRIQUE: 5105, Saint-Laurent (278-8080 ou 956-0978)\u2014 Du 19 au 30 mars, exposition des oeuvres de Luc Bergeron, DARE-OAnE: 279, Sherbrooke Ouest (844-8327)-Du 12 mars au 3 avril, exposition «Signifiant/lnsignitiant» de Vera Greenwood.OAZIBAO: 279.Sherbrooke Ouest.Espace 311C ( 845-0063)\u2014 Le Centre de photographies actuelles Dazibao présente une exposition de Reno Salvail du 26 mars au 24 avril.Le 6 avril à 20 h, l\u2019artiste présente une conférence sur son travail et sa démarche artistique.ENCADREMENT DE STIJIL: 988, Rachel Est \t\u201e inf* \u2022V f \u2022\t.* 3*3*8 PAVILLON DES ARTS DE STE'ADÈLE EXPOSITION I iM.h.mm S.Mirjkritc m.J, rjM.«.«k .1.¦ I auernliJr«) «.At»-* ¦.¦» l-22
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