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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1994-03-30, Collections de BAnQ.

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[" Vol.I.X X X V No 7 4 ?T o r o n l o S 5 o LE DEVOIR PERSPECTIVES La nouvelle menace nucléaire Jocelyn Coui on Huit personnes sont réunies dans une salle d\u2019un bâtiment anonyme de Washington.Elles ont cinquante minutes pour soumettre des options militaires au président des États-Unis qui fait face à une attaque nucléaire de la Corée du Nord sur son voisin du sud.Submergés d\u2019informations politiques, géostratégiques et militaires, les huit experts jonglent avec les scénarios les plus apocalyptiques.Faut-il répliquer?Si, oui, comment et quand?Et surtout, avec quelles armes?La deuxième guerre de Corée vient de commencer.Ce scénario catastrophe est évoqué dans le dernier livre de Alvin et Heidi Toffler, Guerre et contre-guerre, dont la version française vient de paraître.Le livre des célèbres futurologues américains porte sur les guerres de l\u2019avenir et les chocs entre civilisations.Même si les Toffler décrivent un exercice de prise de décision politico-militaire purement hypothétique, on ne peut s\u2019empêcher un instant de croire qu\u2019il pourrait bien devenir réalité un jour.La montée de la tension dans la péninsule coréenne à propos du refus de la Corée du Nord de permettre l\u2019inspection de ses installations nucléaires ne cesse d\u2019inquiéter.Tout a commencé il y a un an lorsque la Corée du Nord a annoncé son intention de se retirer du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) qui interdit à ses signataires de développer des armes nucléaires à partir de leur programme nucléaire civil.Cette décision faisait suite à une réunion orageuse des gouverneurs de l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie atomique qui surveille la conduite des adhérents au TNP.L\u2019AIEA avait dénoncé les manoeuvres nord-coréennes pour camoufler son programme militaire.En posant ce geste qu\u2019aucun autre signataire n\u2019avait osé faire, le régime nord-coréen laissait soupçonner qu\u2019il se préparait à acquérir des armes nucléaires.Ses vigoureux démentis n\u2019ont impressionné personne.Surtout pas les Américains \u2014 protecteurs de la Corée du Sud \u2014 et qui n\u2019ont jamais cessé de croire que la Corée du Nord travaille secrètement à construire l\u2019arme ultime.Selon les spécialistes de l\u2019AIEA, le régime du président Kim 11 Sung, qui gouverne la Corée du Nord d\u2019une main de fer depuis 1948, s\u2019est engagé dans un programme nucléaire militaire il y a 27 ans grâce à l\u2019aide de l\u2019ex-Union soviétique et de la Chine.Année après année, la Corée du Nord a acquis toutes les technologies pouvant mener à la production d\u2019armes nucléaires, en détournant le plutonium produit dans les centrales civiles.Pour gagner du temps face aux pressions internationales, elle a adhéré au TNP en 1985 mais a refusé jusqu\u2019en 1992 d\u2019accepter les inspections requises par l\u2019AIEA.Finalement, des inspecteurs se sont rendus sur sept sites déclarés pour découvrir que la Corée du Nord avait menti sur les quantités de plutonium produites et avait caché l\u2019existence de deux complexes nucléaires à usage militaire.L\u2019AIEA a exigé d\u2019inspecter ces sites ce que la Corée du Nord a refusé.Les Américains ont ensuite sommé les Nord-Coréens d\u2019obtempérer aux ordres de l\u2019AIEA sinon ils demanderont au Conseil de sécurité de l\u2019ONU de décréter des sanctions économiques.Parallèlement, Washington va dépêcher des armes et des missiles anti-missiles en Corée du Sud pour parer à une attaque du nord., Mais le bras le fer qui oppose les Etats-Unis et la Corée du Nord pose en fait le problème plus global de la prolifération des armes nucléaires dans le monde.Pour plusieurs spécialistes, les Américains réagissent trop durement à l\u2019attitude nord-coréenne.Après tout, disent-ils, Israël, l\u2019Inde et le Pakistan détiennent \u2014 officieusement \u2014 des armes nucléaires sans que les États-Unis ne provoquent de crise internationale.Mais ce qui inquiète Washington, c\u2019est la course effrénée que se livrent plusieurs Etats \u2014 surtout du tiers monde \u2014 pour acquérir des armes nucléaires.Le gouvernement américain craint des conflits sérieux un peu partout sur lq planète.Pour ces États, qui sont souvent en rivalité avec leurs plus proches voisins \u2014 Inde-Pakistan, les deux Corées, Ukraine-Russie, Iran-Irak, Israël-pays arabes \u2014 la possession de l\u2019arme nucléaire est une garantie de sécurité contre une attaque surprise.Elle est si vitale, que l\u2019Inde vient de rejeter une offre américaine pour geler les programmes nucléaires indo-pakistanais.L\u2019Inde soutient que la proposition américaine vise essentiellement à empêcher les exclus du club nucléaire d\u2019y accéder.Le Traité de non-prolifération nucléaire est d\u2019ailleurs la pierre angulaire de cette politique d\u2019exclusion puisque les cinq Grands qui ont signé le traité peuvent conserver leurs armes nucléaires tout en promettant de les réduire.Cette politique de deux poids deux mesures exaspère des pays comme l\u2019Inde qui demandent aux Grands de réduire leurs arsenaux nucléaires avant de donner des leçons aux autres.En avril 1995, le TNP doit faire l\u2019objet d\u2019une révision complète et tout semble indiquer que plusieurs États feront valoir que les Grands n\u2019ont pas tenu leurs promesses et qu\u2019ils peuvent donc se retirer de l\u2019accord ou ne pas le respecter.L\u2019issue de la confrontation avec la Cprée du Nord déterminera la position qu\u2019adopteront les États qui poursuivent secrètement leurs travaux pour acquérir l\u2019arme atomique.La prolifération nucléaire au coeur de l\u2019épreuve de force avec la Corée du Nord I N D Les Actualités.A2 A$ndarukimL.H12 Classées.Al 1 Avis publics.B2 Culture.B14 Découvertes.BI Économie.-49 E X Éditorial._412 Idées.A13 Le Monde.-47 Montréal.A3 Mots croisés.Ail Politique.A5 Les Sports.BI 1 issk Météo Ciel Variable Max: 3 Détails en BIO M (I N T 11 Ê A I.I.E M E 11 T I* S t v y POLITIQUE Perreault candidat à la succession de Godin PAGE A 5 ?ÉDITORIAL François Brousseau: te danger Berlusconi PAGEA 12 L'ÉCONOMIE Les cours boursiers dégringolent PAGE A 9 «Cet homme n\u2019a que des amis, ici.» PHOTO JACQUES NADEAU / * \u2018 L «CET HOMME n\u2019a que des amis, ici.», a dit le maire de Montréal, M.Jean Doré, du directeur du Jardin botanique, M.Pierre Bourque, au moment de lui donner la parole.M.Bourque était en effet en territoire ami, au Jardin botanique, où il a annoncé qu\u2019il prendra sa retraite dès demain le 31 mars, après 30 ans à l\u2019emploi de la Ville de Montréal.Le maire, en compagnie des ministres de l\u2019Industrie et des Finances, MM.Gérald Tremblay et Paul Martin, a annoncé des investissements qui atteindront de 20 à 30 millions$ et renforceront la réputation du Jardin botanique comme étant l\u2019un des plus beaux au monde.Nos informations en page A 3.Un égout à ciel ouvert?Montréal soutient la comparaison avec Toronto LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR En partie parce qu\u2019elle n\u2019est plus la métropole industrielle du Canada, en partie en raison des efforts redoublés des corps publics en environnement depuis 15 ans, Montréal ressemble assez peu à une «île entourée d\u2019égouts à ciel ouvert», à une ville qui «a un des pires bilans environnementaux du continent au cours des 25 dernières années».Ce langage plutôt vert, qui tranche avec la réserve et la rigueur professionnelles censées caractériser la presse anglophone, donnait le ton, lundi à Ottawa lors de la conférence de presse de la ministre fédérale de l\u2019Environnement, Mme Sheila Copps.Celle-ci annonçait l\u2019implantation à Montréal du Secrétariat de la Commission nord-américaine sur la coopération en matière d\u2019environnement, instituée en vertu de l\u2019accord parallèle sur l\u2019environnement de l\u2019ALENA.Parmi les nombreux critères utilisés pour le choix des 25 villes canadiennes en lice, on trouvait la qualité de vie et les atouts des villes candidates en matière d\u2019environnement.Un journaliste de la CBC a même démarré son reportage sur le sujet avec le déversement d\u2019une boue immonde par un gros camion.Un journaliste ontarien, identifié comme étant du Toronto Star, a même illustré «l\u2019égout» montréalais en rappelant que 30% des eaux usées de la métropole n\u2019étaient pas encore traitées, ce que rapporte d\u2019ailleurs l\u2019étude de KPMG Peat, Marwick, Throne, de Toronto, faite pour le gouvernement fédéral.La réalité est un peu plus nuancée, comme plusieurs le savent à Montréal, où la chasse et la pêche se pratiquent devant les gratte-ciel et les raffineries par des gens bien pourtant bien conscients du travail qui reste à accomplir si la pollution des Grands Lacs ne neutralise pas le travail accéléré amorcé par les corps publics depuis 15 ans.Les eaux de la métropole sont effectivement traitées dans une proportion de 75%.Et elles le seront à 100% en 1995.Cela laisse 25% d\u2019eaux non traitées.Ce que ce chiffre cache cependant, c\u2019est que les deux tiers de la pollution toxique des rues de l\u2019Ile de Montréal sont aussi traités actuellement parce qu\u2019ici, les eaux de pluies, qui ramassent sur les rues et les toits les huiles, graisses, métaux lourds, suies, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et autres merveilles de l\u2019alchimie urbaine, s\u2019en vont avec les eaux domestiques à l\u2019usine d\u2019épuration de laÇUM.A Toronto, on a cessé de construire il y a 30 ans des égouts «unitaires», c\u2019est-à-dire qui ra- VOIR PAGE A 14: MONTRÉAL Moins de skinheads mais plus de racisme Les extrémistes poursuivent leur percée au Québec, soutient la LAM LAURENT SOUMIS LE DEVOIR Au Québec, les groupes de jeunes néo-nazis, les cellules des extrémistes blancs du White Power et du Ku Klux Klan ont semblé en perte de vitesse ces derniers mois, mais d\u2019autres mouvements d\u2019extrême droite, plus anciens, et qui prônent la ségrégation raciale et l\u2019intolérance sous toutes ses formes, sont, eux, en progrès, estime la Ligue antifasciste mondiale (LAM) dans son rapport Intolérance 93 publié hier à Montréal.En conférence de presse, le président de la IAM, M.Alain Dufour, a dit craindre que la résurgence de ces mouvements à travers le monde et ailleurs au Canada n\u2019ait une influence sur l\u2019organisation de tels groupuscules au Québec.Dans son rapport de 150 pages abondamment documenté, la LAM passe en revue quelques-unes des manifestations les plus visibles de la poussée de l\u2019intolérance au Québec au cours de l\u2019année 1993: ¦ vague de vandalisme en janvier contre la communauté VOIR PAGE A 14: RACISME Un pour tous, tous pour un! Vote «historique» pour la fusion des hôpitaux anglophones de Montréal ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Un pour tous, tous pour un! C\u2019est ce qu\u2019ont décidé hier les cinq hôpitaux universitaires anglophones en accordant leur accord unanime au projet de super-centre hospitalier d\u2019un milliard que veut créer l\u2019Université McGill au centre-ville.«C\u2019est un moment historique, pas seulement en raison des plans à long terme, mais parce que c\u2019est la première fois que nos hôpitaux se rallient, dans une telle résolution, pour faire face au XXIème siècle», a dit hier M.Alex Pater-son, président du comité d\u2019étude, au terme du vote respectif tenu hier soir par les cinq conseils d\u2019adnjinistrations de cinq hôpitaux anglophones à l\u2019Hôtel Reine-Elizabeth.A l\u2019étude depuis près de deux ans, le projet de résolu- VOIR PAGE A 14: HÔPITAUX Des écoles catholiques dans des commissions linguistiques La Constitution canadienne anéantit Vespoir d'un système scolaire simplifié MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les élèves ne sont pas instruits dans des commissions scolaires mais le sont dans des écoles.Et ces écolesj même après la création de commissions scolaires linguistiques, pourront demeurer catholiques et protestantes, a rappelé hier le ministre de l\u2019Éducation, M.Jacques Chagnon.En outre, ces commissions scolaires linguistiques, seront «tenues» d\u2019offrir à leurs élèves catholiques et protestants un certain nombre de services garantis par la loi.Selon un avocat du ministère de l\u2019Éducation spécialiste de ces questions, Me Côme Dupont, «ces droits à l\u2019enseignement confessionnel, à l\u2019animation pastorale ou religieuse, et aux écoles confessionnelles, accordés aux c^ VOIR PAGE A 14: ÉCOLES LES ACTUALITÉS La NYPA annule son contrat de 5 milliards avec Hydro PAGEA 14 A 14 I.K D K V 0 I It .\t|.K M K It 0 K K l> I 3 0 M A K S I II II I * LE DEVOIR ACTUALITES NYPA annule son contrat de 5 milliards avec l La société d\u2019Etat devra se contenter de la «diversité saisonnière» CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Tel qu\u2019annoncé par son président le 2 mars dernier, les membres de la New York Power Authority (NYPA) ont effectivement entériné l\u2019annulation du contrat de 800 mégawatts et de 5 milliards$ signé avec Hydro-Québec en 1990.Toutefois, des négociations se poursuivent en vue d\u2019en arriver à «une entente de diversité saisonnière», qui impliquera en définitive des livraisons d\u2019électricité deux fois moindres que ne le prévoyait le contrat originel.De toute évidence, les deux parties se parlent.Le communiqué des New-yorkais parvenait au DEVOIR par télécopieur à 14h58 précises hier après-midi.A 15hl2, Tel-bec diffusait au nom d\u2019Hydro-Québec une réaction qui commençait par cette phrase: «Hydro-Québec n\u2019est pas surprise de la décision de la NYPA.».Hydro-Québec et la NYPA se parlent, mais ne donnent pas nécessairement toujours le même sens aux mots.Ils sont d\u2019accord cependant sur un point, qui est sans doute le plus important dans les circonstances, à savoir la volonté d\u2019en arriver à «une pure entente de diversité», selon l\u2019expression des Américains et à «une entente de diversité saisonnière», selon la formule d\u2019Hydro-Québec.Sur le fond, il s\u2019agit de la même chose.«Depuis un an, Hydro-Québec, NYPA et Consolidated Edison, le principal preneur d\u2019électricité, se sont réunies afin d\u2019adapter le contrat aux nouvelles conditions du marché.Les parties ont convenu que toute nouvelle entente ne nécessiterait pas la construction de nouvelles installations de production et serait alimentée à partir de surplus énergétiques.L\u2019entente permettrait de plus aux deux entreprises de profiter de la complémentarité de leurs réseaux.Tel que révisé, le contrat de diversité saisonnière deviendrait donc un instrument de gestion des surplus en plus d\u2019être très rentable et bénéfique pour l\u2019environnement», peut-on lire dans le communiqué d\u2019Hydro-Québec.De son côté, la NYPA ajoute que «l\u2019annulation du contrat de 1990 donne l\u2019assurance que nous ne contribuerons pas à la construction de nouvelles installations dans le nord du Québec pour lesquelles les études environnementales ne sont pas complétées».A Hydro-Québec, on veut bien qu\u2019un nouveau contrat de nature saisonnière soit bénéfique pour l\u2019environnement, mais on ne veut en aucune façon laisser croire que le projet de Grande-Baleine soit par le fait même mort-né.Comme cela a été dit et répété, la dernière fois en commission parlementaire la semaine dernière à Québec, «Grande-Baleine est un projet conçu d\u2019abord pour les besoins du Québec».On pense ici à des besoins qui existeront en 2003, ce qui veut dire qu\u2019il faudrait alors démarrer les travaux de Grande-Baleine en 1995.Pour l\u2019instant, pas moins de cinq comités distincts sont à l\u2019oeuvre pour mener à terme des études sur les impacts que ce projet pourrait avoir sur l\u2019environnement et les autochtones.Quoi qu\u2019il en soit, le contrat de vente de 800 000 mw sur 20 ans qui aurait rapporté 5 milliards$ US à Hydro-Québec n\u2019existe plus.«H n\u2019y a aucune raison pour que nous soyons enfermés dans un tel contrat, a déclaré M.David Freeman, président de la NYPA.Nous n\u2019ayons pas besoin de cette énergie, le prix est trop élevé et il y a des questions d\u2019environnement non résolues au Québec».En fait, le prix du pétrole a diminué depuis 1989 et la demande d\u2019électricité n\u2019a pas augmenté autant que prévu.Du point de vue d\u2019Hydro-Québec, les changements contractuels auront pour effet de réduire de moitié ses livraisons d\u2019électricité à ce client, mais il y aura aussi moins de dépenses à faire.Hydro-Québec mise désormais beaucoup plus sur des ventes à court ternie.L\u2019an passé, les ventes hors Québec lui ont rapporté 452 mil-lions$, en hausse de 18,3% sur l\u2019année précédente.Les ventes à court terme ont fait un bond de 173,7% et généré des revenus de 138 millions$, soit 81 millions$ de plus qu\u2019en 1992.RACISME La fin du KKK?SUITE DE LA PAGE 1 juive montréalaise: ¦\tlibération après un mois d\u2019un sympathisant d\u2019extrême droite condamné à six mois fermes pour possession de cocktails Molotov; ¦\trassemblement en août de 150 sympathisants du Heritage Front à l\u2019île Perrot; Il présence de trois élus du Front national lors du Congrès Metropolis en septembre dernier; ¦\tmeurtre d\u2019une jeune Québécoise poussée sous le métro en novembre par un ressortissant tchadien, suivi par une tentative similaire perpétrée en décembre contre une jeune Haïtienne par deux skinheads.Dans son bilan annuel, la LAM applaudit à la dissolution des cellules québécoises (Montréal, Gatineau et Québec) de l\u2019organisation extrémiste White Power qui regroupait à partir des gangs de rues une soixante de skinheads autour d\u2019une idéologie véhiculant la haine des Noirs, des Juifs, des gais, des communistes, etc., De la même manière, les cellules montréalaises du Ku Klux Klan (pro-nationaliste) et sherbrookoise du United Ku Klux Klan du Royaume du Canada (pro-fédéraliste), qui regroupaient chacune de 10 à 15 personnes, ont perdu beaucoup d\u2019audience au cours de la dernière année.Toutefois, la LAM, qui se spécialise dans l\u2019analyse des mouvements intolérants, note que les Northern Ham-merskins, un groupe très radical à l\u2019idéologie fermée, semble en voie de s\u2019implanter dans l\u2019ouest de Montréal en récupérant les anciens dirigeants de l\u2019organisation White Power.Un autre groupe, Heritage Front ou Front du patrimoine, bien installé au Canada anglais, prend du poil de la bête au Québec avec une cinquantaine de membres, non pas en prônant la suprématie blanche, mais en mettant de l\u2019avant la séparation raciale.C\u2019est le pendant blanc, si on peut dire, de la cellule The Black House, filiale de l\u2019organisation américaine Nation of Islam, qui, avec sa quarantaine de membres montréalais, prêche pour l\u2019instauration d\u2019un Etat noir séparé au Québec.De tous les groupuscules intolérants, le Cercle national des Français résidents à l\u2019étranger apparaît, aux yeux de la LAM, comme le plus important.Une centaine de ses membres soutiennent ouvertement la philosophie xénophobe du Front national français de Jean-Marie Le Pen.Cette année, et malgré ses difficultés financières, la LAM entend poursuivre ses activités de documentation et de sensibilisation du public.Certaines études sont en cours avec la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal sur la propagande haineuse, les recours des victimes et les sentences.Des documents audiovisuels sont aussi en préparation pour le réseau des commissions scolaires.Entre autres manifestations de l\u2019intolérance, la LAM s\u2019attardera aussi sur la discrimination envers les gais et lesbiennes, et sur les relations tendues entre autochtones et non-autochtones.«C\u2019est le plus gros problème de racisme au Québec, de dire Alain Dufour.Ce n\u2019est pas comparable aux groupuscules, mais c\u2019est un courant généralisé et explosif.» Des groupuscules intolérants, le Cercle national des Français résidents à l\u2019étranger semble le plus important ___¥ MONTREAL Environnement ou vie nocturne?SUITE DE LA PAGE 1 massent les eaux domestiques ET les eaux de pluies.Résultat, on traite plus d\u2019eaux domestiques à Toronto, pour un an encore, mais l\u2019essentiel des eaux urbaines, celles qui contiennent le plus de toxiques, s\u2019en vont dans le lac Ontario, dont les trésors chimiques migrent doucement de notre côté.Les quatre usines d\u2019épuration de Toronto ont une performance égale à celle de Montréal pour l\u2019enlèvement des matières en suspension (20 mg par litre) mais de 40% inférieure pour îes phosphates, soit l\u2019élément chimique le plus directement responsable du vieillissement des cours d\u2019eau.La moyenne des usines torontoises est en effet de 0,7 milligramme par litre alors que celle de la CUM est de 0,5 mg/1.Toronto est plus performant cependant, légèrement, en ce qui a trait à la demande biologique en oxygène.Mais ses usines de chlore pour tuer les bactéries présentes dans ses rejets, un contaminant qu\u2019Ottawa veut bannir d\u2019ici quelques années.Il faudrait en réalité des objectifs de rejets beaucoup plus sévères pour que les rejets de la métropole ontarienne, qui ont lieu dans un lac, aient des impacts biologiques comparables à ceux de l\u2019usine de la CUM, lesquels sont atténués par l\u2019énorme capacité de dilution du fleuve.Ce qui est un fait et non une excuse pour en faire moins, bien entendu.Le bilan de l\u2019assainissement de l\u2019air de Montréal se compare lui aussi favorablement à celui de Toronto.Une comparaison du Service de l\u2019assainissement de l\u2019air de Montréal, effectuée à partir de données de 1992, montrait du doigt l\u2019intense pollution automobile de Toronto: les concentrations d\u2019ozone au sol se limitaient à 13 microgramme par mètre cube au pont de Maisonneuve et Metcalfe, à Montréal, contre 31 ug/m3 au coin de Queensway et Hurontario, à Toronto.Les autres valeurs relevées, soit les acides et le monoxyde de carbone, se ressemblaient avec un léger avantage pour Toronto en ce qui a trait aux particules.L\u2019étude CITIES, publiée en 1991 par un organisme américain indépendant, le Population Crisis Comittee, plaçait d\u2019ailleurs Montréal au 2e rang des 100 plus grandes villes du monde, après Melbourne, pour sa qualité de vie globale.Toronto venait au 8e rang, ce que plusieurs correspondants parlementaires ontariens semblent avoir oublié.40% de la pollution toxique présente dans le fleuve en face de Montréal nous provient des Grands Lacs Montréal obtenait une avance décisive (6 points) dans cette comparaison (3 points) du fait de sa congestion routière plus grande, tribut obligé d\u2019un étalement urbain plus intense.Montréal était aussi avantagé en raison de sa quiétude par l\u2019équipe de 200 chercheurs indépendants.Dans ce bilan environnemental, trop court et que les corps publics auraient avantage à approfondir, il convient de noter que 40% de la pollution toxique présente dans le fleuve en face de Montréal nous provient actuellement des Grands Lacs, une pollution transfrontière dont parlent peu les médias torontois.Côté bilan de l\u2019air, 60% des acides qui se déposaient en sol québécois, il y a dix ans, provenaient de nos voisins du Sud.On ne sait pas si cette tendance a toujours cours.Le Québec est fortement pénalisé par sa situation géographique car l\u2019eau et les vents coulent d\u2019ouest en est, ce qui fait du Québec un tapis commode pour plusieurs formes de pollution.Cela pourrait d\u2019ailleurs avoir des répercussions beaucoup plus graves si jamais un accident nucléaire survenait dans l\u2019un ou l\u2019autre des multiples réacteurs de la province voisine, des joujoux qui pèsent comme du plomb dans un bilan environnemental sérieux! Certes Montréal est aux prises avec d\u2019importants terrains contaminés dans le secteur de ses raffineries.Et on trouve dans son port et dans le canal de Lachine des toxiques accumulés épais comme ça! Et nous avons l\u2019énorme contamination créée par les lagunes de Mercier et d\u2019anciens dépotoirs régionaux, utilisés auparavant par les pétrolières.Mais les toxiques des Grands Lacs ne sont pas tous d\u2019origine américaine.Notamment ceux de Sarnia, la nouvelle capitale de la pétrochimie canadienne, où on a découvert des trésors cachés, comme ce «toxic blob», une sorte de puits de produits chimiques qui suintait dans les cours d\u2019eau d\u2019une région où la Commission mixte internationale parle maintenant de danger pour la santé publique.Mais qui sait si les technocrates américains et les Mexicains ont vraiment tenu compte de tout cela avant de faire atterrir le Secrétariat tripartite à Montréal.Se pourrait-il que «l\u2019environnement» dont rêvent leurs diplomates fasse plus de place à vie nocturne, sociale et culturelle de Montréal qu\u2019aux chromes de l\u2019usine d\u2019épuration?Ou encore que cet environnement ait été synonyme de la séduction toute blanche qu\u2019opère sur les Mexicains la neige et la station de ski du Mont Tremblant?La Place des arts évacuée LE DEVOIR La salle Wilflrid-Pelletier de la Place des arts a dû être évacuée hier soir après la première partie du concert que donnait l\u2019Orchestre symphonique de Montréal.Pendant l\u2019entracte, les détecteurs de fumée se sont mis à crier sans arrêt.Au bout de quelques minutes, le Sendee de sécurité a prié l\u2019assistance de quitter les lieux rapidement encerclés par les pompiers.Renseignement pris, il semblerait que des fils électriques surchauffés dans une des cuisines de la PdA aient causé cette alerte.L\u2019assistance a quitté la Place des arts dans le plus grand calme, de même que les musiciens déjà installés sur le plateau pour la deuxièeme partie du concert dirigé par Charles Dutoit.Ces derniers donnaient hier leur dernière prestation avant concert avant leur départ demain pour une tournée européenne.Les abonnés auront donc eu la chance d\u2019entendre Jeu de cartes de Stravinski et une symphonie de Bizet mais sacrifier l\u2019écoute de Bacchus et Ariane d\u2019Albert Roussel.Selon un porte-parole de la sécurité, ce serait la première fois qu\u2019un tel incident se produit pendant un concert.HOPITAUX SUITE DE LA PAGE 1 tion a reçu un appui unanime des cinq hôpitaux affiliés à la Faculté de médecine de l\u2019université McGill que sont l\u2019Hôpital général de Montréal, le Centre thoracique de Montréal, l\u2019Hôpital Royal Victoria, l\u2019Hôpital neurologique et l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants, a indiqué M.Paterson.Quelques ajouts ont toutefois été apportés au rapport final du comité, notamment le fait qu\u2019un pavillon du futur hôpital continuera à porter le nom de l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants.«Il n\u2019existe pas de modèle semblable au Québec, au Canada ou en Amérique du Nord.Ça n\u2019a pas été facile de rejeter le statu quo, cela a pris beaucoup de courage», a ajouté M.Paterson, invitant les administrateurs et directeurs à redoubler de patience pour qu\u2019aboutisse cet ambitieux projet.Ce projet de fusion des hôpitaux anglophones devait passer hier soir le cap crucial du vote avant que le projet ne soit présenté au gouvernement du Québec.Avec un vote unanime en main, le comité espère maintenant pouvoir passer à la prochaine étape; la demande à Québec d\u2019un budget spécial de 10 millions pour amorcer les travaux de frision et l\u2019adoption d\u2019un arrêté en conseil pour mettre en réserve le site de construction du futur hôpital.Pour l\u2019heure, a affirmé hier M.Paterson, aucune promesse n\u2019a été faite par le gouvernement, mais des rencontres ont déjà eu lieu avec le premier ministre Daniel Johnson, la ministre de la Santé, Mme Lucienne Robillard, et l\u2019opposition.«Nous avons bon espoir qu\u2019il y ait une décision du gouvernement avant juin.J\u2019ai très confiance, même s\u2019il y a un changement de gouvernement», a-t-il ajouté.L\u2019ex-ministre de la Santé, Mme Thérèse Lavoie-Roux, qui était présente à titre de membre du conseil d\u2019administration de l\u2019Hôpital neurologique de Montréal, a salué bien haut cette décision.«C\u2019est inévitable qu\u2019on en vienne à ce genre de rationalisation qui correspond à l\u2019évolution de la médecine.Avec près de 50% des soins qui sont dispensés sur le mode ambulatoire, il est normal que les structures changent», a-t-elle dit ne voulant présumer de ce qui arrivera au projet semblable de regroupement des hôpitaux universitaires francophones.Dès juin 1993, un comité d\u2019étude mandaté par l\u2019Université McGill avait recommandé la fusion de ces cinq hôpitaux en un seul centre d\u2019enseignement et de soins, convaincu que les compressions budgétaires et la vétusté des bâtiments mettaient à long terme en péril la survie de plusieurs hôpitaux anglophones.En mars dernier, le même comité pressait chacun des conseils d\u2019administration d\u2019obtenir un oui formel avant de passer à la concrétisation du projet On s\u2019attend à ce que cette fusion se solde par la création d\u2019un centre hospitalier, tout neuf et ultra-spécialisé, de 1100 lits en plein coeur du centre-ville d\u2019ici 8 à 10 ans.Le coût du nouvel hôpital serait financé à 60% à même les économies réalisées par la récupération des budgets de fonctionnement des cinq hôpitaux fusionnés, à 10% par le gouvernement du Québec et à 30% par des fonds privés.Quelque 600 lits seraient éliminés au terme de cette fusion et compensés, espère-t-on, par le virage ambulatoire et la modernisation des traitements.Pour l\u2019instant, seuls les conseils d\u2019administration seront progressivement fusionnés et la gestion des soins et des 8000 employés de ces hôpitaux sera assurée par un comité intérimaire de direction.La firme CGO, qui a réalisé l\u2019étude de fusion pour le réseau anglophone, doit rendre son rapport final le 8 avril en ce qui a trait au réseau hospitalier universitaire francophone.Les conclusions de ce rapport ne seront connues qu\u2019après étude du comité directeur regroupant une quarantaine de représentants des cinq hôpitaux affiliés à l\u2019Université de Montréal.ECOLES Des contraintes inextricables SUITE DE LA PAGE 1 tholiques et aux protestants dans une commission scolaire linguistique, sont plus avantageux que dans les commissions scolaires communes, à majorité catholique ou protestante, (qui existaient) au moment de la Confédération», en 1867.«Dans une commission scolaire linguistique, les catholiques et les protestants, écrit le juriste, auront des droits individuels et collectifs relatifs à la confessionnalité de l\u2019enseignement peu importe qu\u2019ils soient en situation de majorité ou de minorité».Ainsi, «bien que juridiquement non confessionnelles», les commissions scolaires linguistiques «seront tenues d\u2019offrir» à leurs élèves catholiques ou protestants des services d\u2019enseignement religieux catholique ou protestant et des services d\u2019animation pastorale; elles pourront demander la reconnaissance de leurs écoles comme écoles catholiques ou protestantes; devront nommer un responsable des écoles et de l\u2019enseignement catholique, et un autre pour les écoles et l\u2019enseignement protestant.Quant aux élèves d\u2019une autre confession, ils «pourront», sur avis du comité d\u2019orientation et du comité d\u2019école, recevoir l\u2019enseignement moral et religieux de leur confession.L\u2019enseignement religieux et les services d\u2019animation devront être dispensés conformément aux règlements du comité catholique et du comité protestant créés en vertu de la loi du Conseil supérieur de l\u2019éducation.Tous ces privilèges accordés aux catholiques et protestants sont protégés par deux clauses dérogatoires qui figurent dans toutes les lois scolaires du Québec.Ces clauses dites «nonobstant» font en sorte de protéger ces droits malgré les chartes canadienne et québécoise des droits et libertés.La clause s\u2019appliquant à la charte canadienne deviendra caduque le 1er juillet.Le ministre a déposé le projet de loi 2, la semaine dernière, pour en renouveler l\u2019application.Le PQ a l\u2019intention de voter contre.Dans un livre récent publié aux éditions Yvon Blais en collaboration avec le Barreau du Québec sur Développements récents en droit scolaire (1994), Me Dupont décrit la mise en place des commissions linguistiques au regard des droits garantis par la Constitution canadienne aux catholiques et aux protestants, d\u2019une part, et aux minorités linguistiques, d\u2019autre part.Il ressort de ce texte, qui n\u2019engage l\u2019auteur qu\u2019en son nom personnel, que la Constitution canadienne impose au système scolaire québécois des contraintes inextricables.Me Dupont conclut que ceux qui auraient souhaité «le retour à un système simple à administrer», constitué sur l\u2019ensemble du territoire québécois d\u2019un réseau unique, -voient leurs souhaits irrémédiablement anéantis» par deux décisions de la Cour suprême du Canada.D\u2019une part, écrit-il, la Cour a établi dans l\u2019arrêt Mahé que l\u2019article 23 de la Charte des droits et libertés fait obligation au gouvernement du Québec de créer, là où le nombre le justifie, des commissions scolaires anglophones complètement indépendantes.«La Cour fait donc obligation au gouvernement de superposer sur un même territoire deux commissions scolaires, avec le cortège des difficultés administratives qu\u2019entame une telle superposition quant aux règles relatives à l\u2019admission des élèves, à l\u2019élection des commissaires et à la taxation».D\u2019autre part, ajoute le juriste, par son interprétation de l\u2019article 93 de la Constitution, «la Cour fait obligation au gouvernement de maintenir ou de créer sur tout le territoire de chacune des villes de Québec et de Montréal, une ou plusieurs commissions scolaires confessionnelles catholiques et protestantes qui seront superposées aux deux commissions scolaires linguistiques».Ce qui peut entraîner la création de jusqu\u2019à six commissions scolaires distinctes, ajoutant encore des difficultés à l\u2019admission des élèves, à l\u2019élection des commissaires et à la taxation.A l\u2019Assemblée nationale, hier, le porte-parole du Parti québécois en matière d\u2019éducation, M.Jacques Brassard, a soutenu justement que l\u2019application de la loi 107, par la multiplication des structures scolaires, mènerait tout droit au «chaos scolaire et social ainsi qu\u2019à la formation de véritables écoles ghettos».Le ministre lui a répondu qu\u2019il était un peu tôt pour tirer cette conclusion.M.Chagnon attend que le comité, présidé par le recteur de l\u2019université Concordia M.Patrick Kenniff et dont font partie les présidents de diverses commissions scolaires importantes, lui fasse rapport sur la façon de procéder à l\u2019implantation des nouvelles commissions pour que cela se fasse «de la façon la plus facilitante possible».Ce rapport est attendu pour juin.M.Chagnon souligne que le débat est engagé, qu\u2019il se prolongera dans les mois qui viennent pour «nous éclairer davantage».Il note que la Commission des écoles catholiques de Québec, la Commission protestante du Grand Montréal et le parti d\u2019opposition Ge MEMO) à la Commission des écoles catholiques de Montréal, ont déjà manifesté le souhait de se transformer en commissions scolaires linguistiques.le député péquiste a rétorqué que même si la CECM, la CEPGM et la CECQ devenaient des commissions linguistiques, il suffirait que des parents catholiques ou protestants l\u2019exigent pour que «soient ressuscitées» les commissions confessionnelles, superposées aux autres.M.Brassard soutient que «l\u2019article 93 de la Constitution canadienne est un obstacle majeur à la modernisation de nos structures scolaires et qu\u2019il faut se débarrasser de cette contrainte archaïque qui date du 19e siècle».Le ministre n\u2019a pas relevé cette suggestion.lf.Devoir LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A I6H30 RENSEIGNEMENTS ADMINISTRATION (514) 98S 3333 (514)985 3333 AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985 3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1 800 363 0305 \u2022 Extérieur (sans frais) \u2022 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI A DE 7H30À 16H30 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS lit (iiéui 4t lélépbai* iiitails Mil \u2022iliklis mu kunia4» Hrnhü m»iwWil ftm kutWHhMtki».Montréal (514) 985 3355 LE DEVOUt «l pobfeé par Lf.DEWD hfanHloM pubién dan LE DEVT r Imphmrrir* Qotbrcor Inc.612 twr* nar Saint Jact**-*.Montrr-a) l.'Vrncr Prrw ( anarfirnnr «I «rtori*r à Trffrplnw\t151419BS-HH Nrmiff à h cirntelr (514) 9*53155; pobfi i rmpluyrT rt à diffuser Y 1514) 985-3399.- » - - - - - - - - I.K I) K v 11 | R , I.K M K l< (\u2019 H K l> I à 1> M A H S I il U I -?LE DEVOIR ?- LES SPORTS n 11 Nordiques Devils 5, Canadien 1 La saga Nolan se poursuit L'attaquant se dit prêt à jouer; les médecins divergent d'opinion ROBERT LAFLAMME PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 Prêt, pas prêt.Jouera, jouera pas.La confusion règne dans le cas de l\u2019attaquant Owen Nolan qui pourrait ne plus jouer cette saison.Nolan se dit prêt à revenir au jeu mais les médecins des Nordiques divergent d\u2019opinion.«Il n\u2019a pas reçu le feu vert du personnel médical de l\u2019équipe même s\u2019il s\u2019entraîne fort avec ses coéquipiers, a clarifié, hier, l\u2019entraîneur Pierre Pagé.Un médecin du Minnesota (William Simonet, qui avait examiné Nolan l\u2019automne dernier) a également recommandé qu\u2019on patiente.» On avait laissé entendre en fin de semaine dernière que Nolan avait reçu le feu vert, qu\u2019il affronterait sans doute les Sénateurs d\u2019Ottawa ce soir.L\u2019orthopédiste to-rontois qui a opéré Nolan, Peter Welsh, estimait que l\u2019épaule gauche est complètement rétablie, d\u2019où la confusion.Chez les Nordiques, on joue la carte de la prudence.On se rappelle de la controverse qu\u2019ont suscitée les commentaires de Nolan en novembre quand il a blâmé le personnel médical pour ses problèmes de santé.La décision est donc entre les mains du médecin Réjean Cloutier.Nolan reviendra-t-il au jeu dans quelques jours, quelques semaines ou pas du tout?On ne peut pas répondre à la question dans le moment.On analyse la situation sur une base quotidienne en tenant compte de plusieurs facteurs, comme la position de l\u2019équipe dans la lutte pour une place en séries éliminatoires.Comme il n\u2019y a pas urgence, on ne hâtera pas les choses.«J\u2019ai confiance aux médecins de l\u2019équipe, a souligné Pagé.On ne veut pas courir un risque inutile surtout avec un joueur de la trempe d\u2019Owen.La tentation est forte de l\u2019utiliser uniquement sur le jeu de puissance mais un accident bête pourrait arriver.» Quant à Nolan, il accepte la situation même s\u2019il juge être prêt à jouer.Il ne ressent pas de douleur et ne craint pas de recevoir des coups.Il a mis son épaule à l\u2019épreuve, lundi, en simulant une bataille avec son coéquipier David Karpa.«Les médecins discutent ensemble pour déterminer ce qui est le mieux pour moi, a-t-il commenté.Je voudrais prendre part à quelques matchs avant la conclusion de la saison pour retrouver le rythme.» Nolan pourrait participer au prochain championnat mondial à la fin avril, advenant l\u2019élimination des Nordiques, mais il a fait savoir qu\u2019il déclinerait l\u2019invitation de l\u2019équipe canadienne, si on pensait à lui.«La meilleure chose pour moi pendant la saison morte sera de poursuivre la réhabilitation.On m\u2019a dit avant l\u2019opération que neuf mois d\u2019efforts me permettrait de retrouver toute la force dans mon épaule.Je serai donc complètement rétabli au début du prochain d\u2019entraînement.» Les forces ont manqué Le Canadien disputait un cinquième match en sept jours FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE East Rutherford - Ceux qui ne sont pas encore convaincus de la valeur des Devils du New Jersey feraient bien de se raviser.Les Devils, qui sont engagés dans une lutte pour le premier rang du classement général, ont offert une autre preuve de leur talent en infligeant un revers de 5-2 au Canadien, hier soir, au Meadowlands, devant 18 255 spectateurs.Rapides, musclés, jouant à quatre trios et à six défenseurs, les Devils forment une belle machine dont il faudra tenir compte dans les «pools» des séries.Actuellement, rien ne semble devoir les arrêter.Sous la brillante direction de Jacques Lemaire, les De-vils ont maintenant 101 points et un dossier de 13-1-3 à leurs 17 derniers matches.Difficile de faire mieux.Bobby Holik, Stéphane Richer, son 300e dans la Ligue nationale, Bill Guerin, Bernie Nicholls et John MacLean ont réussi les buts des Devils, qui menaient 3-2 après deux périodes.Le jeune gardien Martin Brodeur a pour sa part établi un record d\u2019équipe en remportant sa 25e victoire de la saison.Une ombre au tableau: le défenseur Ken Daneyko s\u2019est blessé à une épaule lorsque mis en échec par Vincent Dam- Une 25e victoire pour le gardien Martin Brodeur phousse le long de la rampe.La blessure paraissait sérieuse.Le Canadien disputait une cinquième rencontre dans autant de villes en sept soirs et les forces ont manqué, surtout en troisième alors que Patrick Roy a souvent été abandonné à son sort.Eric Desjardins et Kirk Muller ont réussi les buts du Tricolore, qui n\u2019a remporté qu\u2019une victoire (1-3-1) à ses cinq derniers matches.Rangers 4, Flyers 3 À Philadelphie, par ailleurs Alexei Kovalev a marqué son deuxième but du match à 36,7 secondes de la lin de la troisiè- me période, pour donner aux Rangers de 3 New York une victoire de 4-3 contre les J Flyers de Philadelphie.\tf Les Rangers demeurent ainsi à égalités avec les Devils du New Jersey au premier rang de la section Atlantique avec 101 : points.Ils ont remporté trois de leurs i quatre dernières rencontres.Les Flyers * subissaient pour leur part une troisième f défaite consécutive.Outre Kovalev (18e et 19e), Stéphane jj Matteau (18e) et Brian Leetch (21e) ont ; marqué des buts pour les Rangers.Rob Brind\u2019Amour a mené l\u2019attaque des 1 Flyers avec deux buts (30e et 31e), l\u2019autre allant à Mikael Renberg (36e).Eric Liiw dros a récolté des passes sur les deux buts de Brind\u2019Amour.Blessure.bénédiction PHOTO AP RAYMOND BOURQUE pense que d\u2019avoir été blessé à ce moment-ci de la saison pourrait s\u2019avérer une sorte de bénédiction pour lui, parce qu\u2019il sera frais et dispos quand les séries éliminatoires vont débuter.«Je considère que je vais bénéficier de la situation en ce que je vais être reposé», a-t-il dit hier alors qu\u2019il faisait de la bicyclette stationnaire pendant que ses coéquipiers des Bruins de Boston s\u2019entraînaient sur glace.«Je vais être frais mentalement, et je vais être affamé.» Bourque, qui s\u2019est étiré un ligament lors de la défaite contre les Nordiques au Colisée mardi de la semaine dernière, espère recommencer à patiner la semaine prochaine.«Ce n\u2019est pas si sensible, a-t-il indiqué.Marcher en ligne droite ne pose pas trop de problème, mais chaque mouvement de côté est difficile.» Bourque, ci-haut, avant d\u2019être blessé, pourrait revenir au jeu avant la fin du calendrier régulier et s\u2019attend à être en parfaite santé pour le début des séries de la coupe Stanley le 17 avril.LNF Johnson quitte les Cowboys Irving, Texas (AFP) \u2014 Jimmy Johnson, l\u2019entraîneur de l\u2019équipe de football américain des Cowboys de Dallas, victorieuse du Super Bowl ces deux dernières années, a annoncé hier qu\u2019il avait décidé de quitter le club texan.Les relations houleuses existant depuis plusieurs saisons entre le patron des Cowboys, Jerry Jones, et Johnson, laissaient présager le départie celui-ci.«A la suite de nos discussions, nous avons décidé que je ne serai plus l\u2019entraîneur des Cowboys.J\u2019ai senti que je n\u2019avais plus le même désir.», a déclaré Johnson.Jerry Jones avait acheté les Cowboys en 1989 et engagé Jimmy Johnson pour un contrat de dix ans et dix millions de dollars.En 1992, les Cowboys, menés par le quart Troy Aikman et le demi Em-mit Smith, avaient battu les Bills de Buffalo 59-17 au Super Bowl et avaient conservé leur titre face à la même équipe (30-13) en janvier dernier.E N H ?K ?E F LES JAYS ECHANGENT MARTINEZ Les Blue Jays de Toronto ont cédé le joueur de premier but Domingo Martinez aux White Sox de Chicago en retour du voltigeur Mike Huff.Agé de 26 ans, Martinez a passé la majeure p;utie de la dernière saison avec Syracuse, dans la Ligue internationale et il souhaitait changer d\u2019organisation.Il a frappé pour .273 avec 24 circuits et 79 points produits.Huff a surtout joué avec la filiale des White Sox, à Nashville, où il a maintenu une moyenne de .294, avec huit circuits et 32 points produits.À 20 ans, le Maski-Courons attend 10 000 participants GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Pour célébrer son 20e anniversaire, le Maski-Courons International compte attirer un nombre record de 10 000 participants et 50 000 visiteurs d\u2019une vingtaine de pays le 12 juin à St-Gabriel-de-Brandon.C\u2019est beaucoup de monde pour ce qui avait débuté comme un événement régional, une course de 18 kilomètres autour du lac Maskinongé pour marquer le 150e anniversaire du centre de villégiature de Lanaudière.Trente-neuf personnes avaient répondu à ce premier appel.Vingt ans plus tard, c\u2019est 110 580 coureurs et marcheurs de 49 pays qui sont passés par St-Gabriel.La plus célèbre participante est la Portugaise aux pieds nus, Rosa Mota, médaillée d\u2019or aux Jeux de Séoul en 1988, qui a effacé en 1989 le record du 20 kilomètres de Jacqueline Gareau.Celle-ci a marqué l\u2019histoire du Maski-Courons, dont elle détient toujours le record du 10 kilomètres.Âgée de 41 ans, mère d\u2019un enfant et désormais inscrite dans la classe des vétérans, elle revient cette année participer à la course principale de 20 kilomètres.Avant cette septième participation au Maski-courons, Gareau aura couru le marathon de Boston.Deux autres grands Olympiens québécois ont déjà participé au Maski-Courons: Pierre Harvey, un des rares athlètes de la planète à avoir pris part aux Jeux d\u2019été, en cyclisme, et aux Jeux d\u2019hiver, en ski de fond, avait confirmé sa polyyalence en terminant la course de 20 kilomètres en cinquième place en 1986, et déjà en 1981, la patineuse de vitesse Nathalie Lambert, future médaillée d\u2019or olympique et championne mondiale, venait y tester sa forme sur cinq kilomètres.Nathalie Lambert est d\u2019ailleurs la co-présidente d\u2019honneur avec Pierre Bruneau, lecteur de nouvelles de TVA la popularité de cet événement ne s\u2019est jamais démentie même si les bourses sont passées de 18 000$ à 6000$ et si l\u2019orientation est devenue beaucoup plus populaire qu\u2019élitiste.HOCKEY Hier New Jersey 5 Montréal 2 Detroit 6 Hartford 2 NY Rangers 4 Philadelphie 3 NY Islanders 2 Washington 2 Winnipeg à San José Lundi Montréal 3 Ottawa 2 Dallas 5 Floride 4 Toronto 2 Vancouver 3 (P) Ce soir Chicago à Hartford Tampa Bay à Buffalo Québec à Ottawa St.Louis en Floride Pittsburgh à Vancouver Anaheim à Los Angeles LES MENEURS b p pis A.37 86 123 1er.52 61 113 or.27 79 105 i.32 72 104 .54 46 100 li.37 63 100 Kli.42 56 98 ik.Tor.52 41 93 .52 40 92 3os.20 71 91 M.42 48 90 SSL -41 47 88 «ir.PDi29 59 88 .29 59 88 1.27\t60\t87 Del 49 37 86 U -.38 47 85 Mon 36 48 84 Si 33 51 84 M.44 38 82 59 11 38 42 80 24 56 80 Roberts Cri____31 41 79 Canadien \tb Damphousse\t36 Bellows\t\t31 Muller\t\t.21 Schneider\t20 \t15 Dionne\t.18 LeClair\t\t18 Odelein\t.11 Carbonneau\t.12 Desiardins\t.10 DiPietro\t10 Nordiques\t Sakic\t22 Sundm\t\t28 Kamensky\t\t25 Rica\t27 \t23 Kovalenko ._\t16 \t14 \t12 Rucmsky\t9 Bessen\t11 Lipome\t\t\t9 P Pis 48 84 36 67 31 52 30 50 28 43 24 42 23 41 26 37 23 35 19 29 19 29 32 57 18 45 19 33 21 33 23 32 15\t26 16\t25 \tLIGUE NATIONALE\t\t\t\t\t\t \tConférence de l'Est\t\t\t\t\t\t \tSection Nord-Est\t\t\t\t\t\t \tMj\tG\tP\tN\tBp\tBc\tPis x-Montréal\t77\t39\t25\t13\t265\t225\t91 x-Pittsburgh\t77\t39\t25\t13\t278\t264\t91 x-Boston\t76\t39\t25\t12\t266\t226\t90 Buffalo\t76\t39\t28\t9\t256\t200\t87 Québec\t75\t30\t38\t7\t245\t258\t67 Hartford\t77\t24\t45\t8\t204\t263\t56 Ottawa\t76\t12\t56\t8\t178\t357\t32 \tSection Atlantique\t\t\t\t\t\t x-Rangers\t77\t47\t23\t7\t275\t215\t101 x-New Jersey\t77\t45\t21\t11\t287\t202\t101 Washington\t77\t34\t32\t10\t243\t234\t78 Floride\t76\t32\t31\t13\t214\t211\t77 Philadelphie\t77\t33\t37\t7\t273\t292\t73 NY Islanders\t76\t31\t35\t10\t254\t244\t72 Tampa Bay\t76\t25\t40\t11\t201\t233\t61 \tConférence de l'Ouest\t\t\t\t\t\t \tSection Centrale\t\t\t\t\t\t x-Detroit\t76\t44\t26\t6\t323\t250\t94 x-Toronto\t77\t40\t25\t12\t251\t218\t92 x-Dallas\t76\t39\t26\t11\t258\t236\t89 x-St.Louis\t75\t36\t30\t9\t239\t254\t81 Chicago\t76\t35\t32\t9\t230\t214\t79 Winnipeg\t76\t23\t45\t8\t227\t307\t54 \tSection Pacifique\t\t\t\t\t\t x-Calgary\t76\t37\t27\t12\t274\t238\t86 Vancouver\t76\t38\t35\t3\t259\t248\t79 San José\t76\t28\t33\t15\t220\t242\t71 Anaheim\t76\t29\t42\t5\t210\t234\t63 Los Angeles\t75\t25\t39\t11\t268\t291\t61 Edmonton\t76\t21\t43\t12\t239\t281\t54 «-assurés d'une place dans les séries Yankees 6, Expos 2 Moises Alou passe le test PRESSE CANADIENNE Fort Lauderdale \u2014 Moises Alou a passé un autre petit test avec succès mais les lanceurs Tim Leary et Jeff Shaw ont été malmenés tour à tour quand les Expos se sont inclinés 6-2 contre les Yankees de New York à Fort Lauderdale.Leur fiche au camp d\u2019entraînement est maintenant de 8-18.Alou, qui était utilisé comme frappeur de choix, a obtenu un simple au champ intérieur en troisième manche.Il a avancé à la suite d\u2019un mauvais lancer de Scott Kamieniecki et il a filé au marbre quand Larry Walker a obtenu un simple dans la droite.Moises n\u2019a jamais hésité en contournant le troisième et il a glissé en arrivant au marbre, même si le relais de Danny Tartabull manquait de précision.\t¦ ., , «Si le relais avait été précis, j\u2019aurais été retiré, a-t-il dit.J\u2019ai été un peu surpris quand Jerry Manuel m\u2019a donné le signal de me diriger vers le marbre.» ECHANGE PADRES-ANGELS Les Padres de San Diego ont échangé le joueur de I deuxième but Harold Reynolds aux Angels de la Califotj-nie en retour du lanceur gaucher Hilly Hathaway.Reynolds a déjà remporté le Gant Doré à ü'ois reprises avec les Mariners de Seattle.La saison dernière, avec les Orioles de Baltimore, il a conservé une moyenne de .252 avec quatre circuits et 47 points produits.Hathaway a compilé un dossier de quaü'e victoires et ü'ois défaites l\u2019an dernier, avec une moyenne de points mérités de 5,02.Les Angels ont aussi libéré les joueurs d\u2019avant-champ Torey Lovullo et Mike Brumley ainsi que le rele-veur Lee Guetterman.RUSEDSKI CONTRE CHANG\t! L\u2019Allemand Boris Becker, troisième tête de série, a été éliminé dès le premier tour du tournoi de tennis d\u2019Osa-1 ka, au Japon.Becker s\u2019est incliné face à l\u2019Américain Robbie Weiss en trois manches de 4-6,6-3 et 6-4.Les deux favoris, les Américains Pete Sampras et Michael Chang ont gagné leur match de première ronde.Sampras, clasf sé premier, a défait le Français Stéphane Simian 7-5 et &¦ 3.Chang a eu raison de l\u2019Allemand Joem Renzenbrink en deux sets de 6-1 et 6-0.Au deuxième tour, Chang ferp face au Québécois Greg Rusedski, vainqueur hier du j Tchèque Daniel Vacek.Soulignons aussi les victoires aü premier tour des Américains Ivan Lendl, quatrième, ; André Agassi, cinquième, Aaron Krickstein, sixième, ets Brad Gilbert, numéro sept UN CUBAIN DANS LA NBA Andres Guibert sera le premier Cubain à évoluer dans la NBA lorsqu\u2019il intégrera l\u2019équipe des Timberwolves du Minnesota le mois prochain.Guibert, pivot de 2,08 m considéré comme le meilleur joueur cubain, a en effet signé un contrat avec les Timberwolves, a annoncé Jack McCloskey, directeur général du club.Ce premier contrat nous donne une occasion de le suivre dans une ambiance NBA et de l\u2019avoir sur place pour travailler avec lui durant l\u2019été.» Guibert ne jouera que huit matches avec les Wolves.\t, LES ^ALTERNATIVES S* NTE Amaigrissement BIOLIGNE PLUS:«Mangerà sa faim tout en perdant du poids, grâce à un plan personalisé basé sur votre type de métabolisme».Centre Nutrition Santé\t-sans compter les calories Première consultation sans frais\t-sans substitut de repas MÉTRO PEEL 982-6886\t-sans perte d'énergie Centre de Santé CENTRE DE SANTE D'EASTMAN Grand Prix d'Excellence du Tourisme québécois 93.Laissez-vous séduire par une atmosphère de chaleureuse simplicité propice au repos et à la détente.Découvrez les charmes de la gastronomie végétarienne.Massage, enveloppement aux algues, bain d'oxygène, hydrothérapie, etc.Marches anti-stress, promenades en sentiers, balades en traîneau, équitation.Domaine préservé, situé face au Mont Orford.À partir de 85$/j.p.p.occ.d.\t1-800-665-5272 Massothérapie EURO-SPA: La grande forme en douceur.Massages thérapeutique, musculaire et énergétique.Fatigue, stress, insomnie, douleurs/raideurs musculaires.Si désiré, joignez un soin corporel à votre massage.Des huiles et crèmes spécialisées à base d'extraits de plantes sont à votre disposition.Sauna, piscine, tourbillon.Reçu pour fin d'assurances.Best Western Hotel Euro-Spa, 1240 Drummond, Montréal.\t866-6492, ext.659 Plein-Air Tourisme CLUB VOILE AVENTURE: Venez vous initier ou vous perfectionner à la voile, seul ou en groupe (jusqu'à 20 personnes), sur les lacs Champlain et St-François, sur le fleuve et dans le golfe St-Laurent.Croisière, cours ou location sans équipage sur des voiliers de 25 à 62 pieds pour des séjours de 1 à 14 jours.Info: 5135 St-Denis, Montréal H2| 2M1 Tél: (514) 279-8725 Fax: (514) 279-6772 RANDONNÉES PLEIN AIR: Venez marcher avec nous! Randonnées en montagne et marches touristiques d'une journée et de week-end.Aussi, marches de ville (samedi matin) et voyages: Autriche, Terre-Neuve et Côte Nord, Rocheuses, Californie, Grand Canyon, Parc Acadia et Nouvelle-Ecosse, Terre de Baffin, Népal, Tour du Mont-Blanc.\tDemandez notre programme: 514-278-3577 Psychothérapie PSYCHOTHERAPIE A DOMICILE: pour toutes personnes à mobilité restreinte \u2014 Écoute \u2014 Soutien \u2014 Confidentialité assurée.Psychothérapeute d'approche analytique.Maîtrise en psychologie \u2014 Diplômée Université du Québec à Montréal.Bureau privé.\tFrédérle Castan 495-3911 INSTITUT DIPLOMATE: une détente musculaire, une aide à la circulation, un relâchement du stress et des tensions physiques, par des professionnelles diplômées.Massage suédois - Sauna inclus 10 h à 20 h.1691, Mont-Royal Est coin Papineau, 2e étage.Pour rendez vous : 522 3030 VERS UN MIEUX-VIVRE ENR.Services multidisciplinaires: VIH/sida \u2014 Psychothérapie \u2014 Approches alternatives \u2014 Formation ou Supervision de professionnels.Aide aux entreprises (514) 526 SIDA.Individuel ou couple: toxicomanie, sexualité, «bum-out», mieux-être.Monique Lapointe, sexologue 443-6628, Pierre Ritchot psychologue 523-4444 Si vous désirez annoncer dans ces rubriques, téléphonez à Dominique Charbonnier au (514) 985-3322 I "]
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