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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-04-05, Collections de BAnQ.

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[" -?FONDÉ EN 1910 LE DEVOIR Vol.I.X X X V - N M O N T R K A L .I.K M A R I) I 5 A V RII.I 9 9 ! (î I) c + T I* S + T V Q / T » r o ii l o K 5 c PERSPECTIVES ; Johnson et l\u2019éphémère renaissance Le plus long mandat depuis la fin de la guerre.^\tGilles Lesage A l\u2019évidence, le premier ministre québécois jongle encore avec la tentation de l\u2019automne: celle de repousser jusqu\u2019à l\u2019ultime limite, ou à pe,u près, l\u2019inéluctable rendez-vous électoral.A lire ou écouter les scénarios et spéculations, pour ne pas dire les élucubrations, des stratèges partisans et des gourous médiatiques, la décision de solliciter un troisième mandat libéral avant ou après les vacances estivales serait tout à fait neutre et légitime de la part de M.Johnson; il pourrait n\u2019en faire qu\u2019à sa guise, selon son humeur et celle des électeurs, n\u2019obéissant qu\u2019à d\u2019opportunes considérations partisanes.Heureusement, à côté de ce cynisme machiavélique, des décisions récentes, anodines en apparence, laissent entrevoir que le souci du bien commun et de l\u2019intérêt collectif des Québécois est aussi pris en compte.Comme il se doit Ainsi, le chef du gouvernement a lui-même fait taire les rumeurs qui lui prêtaient l\u2019intention de modifier la loi pour que les six élections partielles, rendues nécessaires l\u2019été prochain, soient ajournées jusqu\u2019au scrutin général.Il ne modifiera pas les règles du jeu en cours de partie.C\u2019est donc dire que les partielles auront lieu tel que prévu ou qu\u2019elles ne seront pas nécessaires, ayant cédé la place à des générales.Il serait contre la logique, le bon sens et la décence, én plus d\u2019être un immense risque politique, d\u2019engager, en plein été, des dépenses de quelque 3 millions?pour faire élire sue députés qui, non seulement ne siégeront pas, mais devront dare-dare se lancer à nouveau en campagne électorale.Le chef politique rigoureux, méticuleux et soucieux des fonds publics que prétend être M.Johnson ne saurait se résoudre à un gaspillage aussi éhonté à tous égards.Un argument, donc, pour un scrutin «hâtif», pouvant d\u2019ailleurs aller jusqu\u2019au lundi 4 juillet, juste avant le démembrement estival.Un appel au peuple s\u2019impose à brève échéance.Les libéraux sont au pouvoir depuis neuf ans et demi.Leur deuxième mandat, obtenu fin septembre 1989, est déjà le plus long depuis la Seconde Guerre mondiale.Il y a 50 ans, M.Adélard Godbout pouvait avoir un bon motif pour rester en poste jusqu\u2019à la limite constitutionnelle.Outre que ça ne lui ait pas porté chance et qu\u2019il risquerait d\u2019en être de même pour M.Johnson, celui-ci ne peut quand même pas prétendre que nous sommes en guerre pour retarder l\u2019échéance.inévitable.Un autre indice porte à croire que M.Johnson ne prolongera pas «l\u2019agonie» jusqu\u2019à la chute des feuilles.Après la première vague de départs d\u2019une demi-douzaine de ministres, en début d\u2019année, voici que d\u2019autres s\u2019apprêtent à en faire autant.Le plus important et influent de tous, d\u2019ailleurs considéré comme le «père spirituel» de M.Johnson, vient de sonner l\u2019heure de la retraite.En annonçant, jeudi, qu\u2019il ne sera pas candidat à la prochaine élection générale, M.Claude Ryan signale à tous, à commencer par ses collègues, que le moment est venu de passer à une autre étape ou de faire place à la rqlève.Imbu du sens du devoir et de l\u2019État comme il l\u2019est, M.Ryan n\u2019annoncerait pas sa décision à ce moment s\u2019il ne la croyait pas opportune et de courte durée.Mieux que quiconque, il sait qu\u2019un ministre qui annonce son départ imminent, tout en restant en poste, perd du coup une bonne partie de l\u2019autorité morale qui est la sienne.Il peut s\u2019occuper des affaires courantes et du train-train quotidien, certes, mais les grandes orientations et les décisions stratégiques ne sont plus de son ressort Surtout en fin de mandat, comme c\u2019est le cas, une cerfciine expectative, voire une paralysie administrative, s\u2019installe.Les technocrates restent sur leur quant-à-soi et attendent la suite des choses.Cette incertitude et ce flottement ne sauraient durer fort longtemps.Or, depuis un an et demi - depuis la seconde alerte de la maladie de M.Bourassa - la machine administrative marche au ralenti.D\u2019autant plus que les difficultés dans les relations de travail avec la fonction publique et parapublique (gel salarial, diminution d\u2019effectifs) alimentent une grave méfiance et un manque de respect mutuel.Ce climat malsain est fort dommageable pour tout le monde.Il s\u2019éternisera au moins jusqu\u2019aux prochaines élections, qui devraient crever cet abcès.Le plus tôt sera le mieux, M.Johnson le sait fort bien.Il peut penser que le temps joue pour lui, que l\u2019été lui sera bénéfique, avec la relance de l\u2019emploi et la complaisance de ses amis fédéraux, doublée de la crainte viscérale du «séparatisme» et de l\u2019impopularité de M.Parizeau.Mais cette renaissance proclamée par les thuriféraires libéraux est bien éphémère et aléatoire.Elle risque même d\u2019être annulée si le nouveau chef libéral donne l\u2019impression de s\u2019accrocher au pouvoir à tout prix et de prendre tous les moyens pour y rester.Il pe rdra son auréole de gestionnaire prudent s\u2019il use de stratagèmes et de trucs pour retarder une échéance que les Québécois, à l\u2019évidence, attendent avec impatience.Les deiix récentes élections partielles en sont un indice: les Québécois veulent voter, le scrutin devenant pour eux une arme puissante.S\u2019il continue d\u2019effeuiller la marguerite, de jouer au chat et à la souris, de flairer le vent dans l\u2019attente improbable d\u2019une embellie ou d\u2019une éclaircie, M.Johnson placera ses intérêts personnels et ceux de son parti a\\rant ceux du Québec.Il se grandira si, au contraire, et malgré l\u2019insatisfaction populaire, il fait face à la musique.Après le budget et avant les grandes vacances.Un appel au peuple s\u2019impose à brève échéance \t1 N D\tE X\t\t Les Actualités.A2\t\tL'entrevue.\t.Bl\t(¦ïlpsiS\" Agenda culturel .Bfi\t\tIdées\t\t.A9\t Amoves etaérs AB\t\tLe Monde\t\t.A4\t\u2022.\u2022 \u2022 Avis publics.\t\tB4\tMontréal\t\t.A3\tMétéo Culture\t\t\tB8\tMots croisés.\t.A6\tPluie Économie\t\t\tB2\tPolitique\t\t.A7\tMax: 5 Éditorial\t\t.A8\tLes Sports\t\t,.B5\tDétails en A6 LES SPORTS Les Expos s'inclinent en 12e manche PAGE B 5 MONTRÉAL ^ Pour éviter l'exode # des anglophones PAGE A 3 Sondage SONDAGEM-LE DEVOIR L'ENTREVUE Monique Deschaussêes: le son pour former l'âme PAGE B 1 Jean Doré demeure le favori 54% des Montréalais accordent toutefois au maire peu de chances d'etre réélu KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR \\ A sept mois des élections municipales, le maire Jean Doré demeure le favori des Montréalais avec 30,1% des intentions de vote.Mais cette position semble d\u2019autant plus fragile que l\u2019émergence d\u2019un adversaire en Pierre Bourque, qui n\u2019est pourtant pas officiellement candidat, permet déjà à ce dernier de récolter 14,4% d\u2019appui dans la population.Bien que M.Doré bénéficie pour l\u2019instant de la visibilité de son poste ainsi que de sa notoriété après huit ans à la tête de la Ville, son avance risque de s\u2019effriter.Les Montréalais se disent déçus à 44% qu\u2019il n\u2019ait pas su répondre aux espoirs suscités lors de son entrée à l\u2019hôtel de ville en 1986.Chez les opposants fermes au maire Doré (38,3%), ce pourcentage grimpe à 89%.En outre, 54% des citoyens estiment que les chances de Jean Doré d\u2019être réélu sont plutôt et très faibles.C\u2019est ce qui ressort d\u2019une première tranche d\u2019un sondage SONDAGEM-LE DEVOIR réalisé entre le 28 mars VOIR PAGE A 10: SONDAGE Quand Danny Boy m\u2019embrasse.«\t' U\t \tSI g\t{I = ifi\tLj\tÜP- !r ?p\tliMl\tIp - w m\t\tHÆ § Wk 'wL ÜP » lafff £ ¦; PHOTO ROBERT SKINNER PAS BESOIN de bancs publics pour se bécotter au soleil.En attendant les touristes, Zoé troquait les chocolats pour les mamours de Danny Boy.Une saison des amours bien amorcée.Le casse-tête de l\u2019autonomie autochtone Ottawa veut aller de l\u2019avant avec un projet contesté par l\u2019opposition et des leaders des Premières Nations JEAN DION LE DEVOIR Comparaissant il y a deux semaines devant le comité des Affaires autochtones des Communes, le ministre responsable du dossier, Ron Irwin, a fini par s\u2019emporter et a traité le député réformiste David Chatters de redneck.Trivial en soi, l\u2019échange fut abondamment repris et commenté par les médias, surtout au Canada anglais.Ce n\u2019était certes pas la première fois, ni la dernière, que M.Irwin et le Reform en venaient aux mots.Mais au-delà de la politique politicienne, l\u2019altercation rend bien le malaise que cause, dans les milieux parlementaires, le projet gouvernemental, déjà annoncé dans le Livre rouge, de mise en application du droit inhérent des peuples autochtones à se gouverner eux-mêmes.Depuis plusieurs jours, les réformistes pressaient M.Irwin de questions pour qu\u2019il fasse part de sa définition de l\u2019autonomie gouverne- mentale autochtone.Depuis, en fait, que celui-ci a annoncé la tenue de négociations, sur six mois, avec les chefs amérindiens du Manitoba afin de mettre en branle le processus de démantèlement de son ministère dans cette province.«Le résultat pourrait servir de modèle pour le reste du pays», a dit M.Irwin.Le projet n\u2019est guère nouveau: à Ottawa, il en est question depuis une dizaine d\u2019années.Mais à mesure qu\u2019il se précise, il soulève inquiétude et objections.Et surtout, il remet constamment sur la table l\u2019épineux problème de la définition de l\u2019autonomie.À cet égard, rien n\u2019est clair.En substance, les autochtones revendiquent leur droit à la pleine souveraineté \u2014 qualifié d\u2019«inhérent» parce qu\u2019il est considéré avoir de tout temps existé, antérieur aux premiers contacts avec les Blancs \u2014.qui comprendrait LES INTENTIONS DE VOTE L\u2019appui des Montréalais selon le sondage LE DEVOIR-Sondagem effectué entre le 28 mars et le 1\" avril 1994 auprès de 514 répondants.Cl 30,1 0/ Jean Doré 70 Rassemblement des citoyens de Montréal HR 0/ Pierre Bourque Vision Montréal ,0/ Jérôme /0 Choquette Parti des Montréalais 0/ Claude /0 Beauchamp Action Montréal 0/ Clément /0 Bluteau fV Parti civique de Montréal Le dollar glisse sous les 72 cents US Une hausse spectaculaire du taux d'escompte est attendue aujourd'hui ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Tout est en place pour une hausse spectaculaire du taux d\u2019escompte d\u2019environ 100 points aujourd\u2019hui, de 5,64% à quelque 6,65%, tandis que la devise canadienne perdait encore des plumes, hier, glissant de 66 centièmes sous la barre des 72 cents à 71,62 cents US.Il faut remonter sept ans en arrière, en mars 1987, pour voir le dollar canadien à un niveau aussi faible.Dans les années 80, la devise canadienne avait touché le fond du baril à 69 cents le 5 février 1986.Au moment où la Banque du Canada annoncera VOIR PAGE A 10: DOLLAR François Ouimet au DEVOIR «L\u2019avenir de la CECM est menacé» PAUL CAUCHON LE DEVOIR Je ne suis pas un intégriste, je ne suis pas rétrograde».Le président de la CECM, François Ouimet, a voulu prendre ses distances de l\u2019image d\u2019intégriste ultra-catholique dont on l\u2019affuble, en s\u2019exprimant publiquement pour la première fois depuis un mois dans le difficile débat sur les commissions scolaires confessionnelles.Et c\u2019est un débat que le président de la plus importante commission scolaire du Québec prend très au sérieux.«Si on l\u2019applique intégralement, la loi 107 (qui veut transformer les commissions scolaires confessionnelles en commissions linguistiques) menace la viabilité du système scolaire à Montréal, soutient-il en entrevue au DEVOIR.C\u2019est l\u2019avenir de notre commission scolaire qui est menacé, et notre rôle d\u2019intégration des immigrants».VOIR PAGE A 10: CECM LE MONDE Mexique: les enquêteurs retiennent la thèse du complot contre Colosio VOIR PAGE A 10: AUTONOMIE PAGE A 6 A 2\t1.K l> K V 0 1 It .\t1.K M A II 1) 1 fi A V II II.1 !> Il J\t\t\t \t?LES ACTUALITÉS?\t\t\t 50e anniversaire du débarquement Paris recule: les vétérans canadiens logeront à l\u2019Hôtel du Golf L\u2019incident risque d\u2019assombrir un anniversaire déjà «teinté d\u2019amertume» PHOTO ARCHIVES «Le gouvernement français comprend l\u2019émotion des anciens combattants.» MICHEL DOLBEC PRESSE CANMADIENNE Paris\u2014 La tempête aura été violente mais brève.L\u2019affaire des «vétérans canadiens», qui avait éclaté ce week-end, s\u2019est terminée hier à «l\u2019entière satisfaction» du Canada.Devant le tollé général des deux côtés de l\u2019Atlantique, Paris a rapidement fait marche arrière, abandonnant l\u2019idée de déplacer les vétérans canadiens de l\u2019hôtel qu\u2019üs ont retenu à Deauville en vue du 50e anniversaire du débarquement, les cinq et six juin.«Le gouvernement français comprend l\u2019émotion des anciens combattants qui, pour certains, avaient réservé leur hébergement de longue date.Il n\u2019est pas question de remettre en cause ces réservations», a assuré hier le ministère des Affaires étrangères.Cette mise au point et la garantie que les réservations seront bel et bien «honorées» a «satisfait totalement» les autorités canadiennes.«Ça se termine bien», a déclaré hier l\u2019ambassadeur canadien Benoit Bouchard, qui était en contact avec le Quai d\u2019Orsay depuis le milieu de la semaine dernière.«Il faut maintenant se rappeler, a-t-il poursuivi, que c\u2019est une fête et que la plus grande harmonie donnera les meilleurs résultats».Hier, le Quai D\u2019Orsay a tenté de minimiser l\u2019affaire, affirmant qu\u2019il n\u2019y avait pas de polémique puisque «aucune réquisition d\u2019hôtel n\u2019a jamais été envisagée».La décision d\u2019envoyer une centaine d\u2019anciens parachutistes canadiens «chez l\u2019habitant» (dans des familles) pour donner leurs chambres de l\u2019Hôtel du Golf à des dignitaires et des journalistes internationaux n\u2019aurait donc été qu\u2019une hypothèse, «une solution qui n\u2019est plus d\u2019actualité».Il reste que cette maladresse a provoqué en France au moins autant de remous qu\u2019au Canada.Les médias ont tous évoqué, généralement pour s\u2019en indigner, la «gaffe de Deauville» et son caractère brutal et cavalier.L\u2019affaire a ouvert dimanche soir les journaux télévisés et fait hier les manchettes de la presse.«Les héros débarqués», a par exemple titré le Quotidien de Paris, pendant que La maladresse a provoqué en France autant de remous qu\u2019au Canada.France-Soir annonçait que les vétérans canadiens avaient été «virés de leur hôtel».Le Figaro parlait carrément pour sa part d\u2019un «affront aux vétérans canadiens».Le plus influent de tous les quotidiens, Le Monde, a souligné quant à lui que la colère des anciens combattants était «parfaitement compréhensible», d\u2019autant que cet incident est d\u2019abord le résultat d\u2019une «tradition éta-tiste autoritaire» qui ne manque jamais de surprendre «les Anglo-Américains et même les Québécois».Le journal a aussi signalé que cet épisode contribuera à renforcer l\u2019image «pas toujours positive» que les anglo-saxons ont des Français dès qu\u2019il s\u2019agit de la Deuxième Guerre mondiale.«Les Français sont persuadés, en partie grâce au verbe du général de Gaulle, qu\u2019ils ont gagné la guerre «avec l\u2019aide» de leurs alliés.La vérité historique est moins héroïque», rappelle Le Monde.L\u2019indignation des simples Français aurait aussi été «très vive».L\u2019ambassade du Canada, indique-t-on, a reçu, même en plein week-end de Pâques, de nombreux téléphones d\u2019appui.«J\u2019ai été très touché par la réaction des Français, a dit Benoit Bouchard.C\u2019est sûrement grâce à cela que le problème a été résolu aussi rapidement».Officiellement, le dossier est clos mais l\u2019incident, à quelques semaines de la commémoration du débarquement, risque d\u2019assombrir un anniversaire désormais «teinté d\u2019amertume», comme l\u2019a fait remar-quer Le Monde.L\u2019ambassadeur Bouchard se montrp quand même optimiste.Il croit que les Canadiens, «tolérants», sauront se montrer compréhensifs.Il reconnaît toutefois qu\u2019on «ne pourra pas éviter que les vétérans pensent qu\u2019on ne respecte pas beaucoup ce qu\u2019ils ont fait» pour la France.«Notre rôle est maintenant d(e convaincre les gens que la France n\u2019avait pas de mauvaises intentions, qu\u2019il faut donner le bénéfice du doute au gouvernement français qui a réagi vite et pour lie mieux.On doit oublier ce qui est arrivé et penser à ce qui s\u2019en vient C\u2019est beaucoup mieux», a-t-il conclu.\t) AU GROUPE H SLVOUS U'ETES PAS RESPONSABLE D'UN ACCIDENT, VOUS M'EN PAYE! 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ce soit.¦r-.-r^-r-\u2019rrr-\t\u2022 I.K I) K V OIK.I.K NI A K l> I 5 A V K I I.I fl fl I A A LE MONTREAL Les anglophones doivent «retrousser leurs manches» et rester : Proposition d\u2019une série de mesures destinées à freiner leur départ LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Montréal \u2014 Une vingtaine de jeunes anglophones, accompagnés du député de D\u2019Arcy-McGee Robert Libman, soumettent une série de propositions destinées à freiner le départ de jeunes Anglo-Québécois.Vingt d\u2019entre eux ont rencontré la presse, hier, en compagnie de l\u2019ancien chef du Parti égalité, pour livrer leurs impressions, formuler leurs suggestions.Ces recommandations s\u2019adressent autant au gouvernement qu\u2019à la communauté anglophone elle-même, qui doit «retrousser ses manches», soutenait le député Libman.Eventuellement, le député et son groupe de jeunes aimeraient rencontrer les ministres concernés, ainsi que divers groupes comme Alliance Québec ou Contact Pro-Montréal pour que chacun puisse faire sa part dans son domaine.Ces rencontres ne sont qu\u2019à l\u2019état de projet, mais M.Libman compte bien aller plus loin que le simple constat d\u2019une situation qu\u2019il juge dramatique.Du témoignage de ces jeunes, il ressort que leur situation ressemble à celle de tout jeune Québécois d\u2019aujourd\u2019hui, même francophone: avenir bloqué, possibilité d\u2019emploi très réduite, difficulté d\u2019obtenir une première chance pour faire ses preuves.Les deux demandent aussi d\u2019obtenir de meilleurs cours dans la langue seconde et aimeraient dénicher un emploi après des études à l\u2019université ou au cégep.Une jeune fille du groupe, étudiante à McGill, avouait candidement qu\u2019une fois son diplôme en main, elle ira s\u2019établir là où elle trouvera du travail.Elle aimerait bien rester au Québec, mais élle veut surtout du travail après ses études.Le groupe formule donc plusieurs recomman- PHOTO ARCHIVES Robert libman: «Certains efforts doivent être accélérés».dations qui ont trait au travail, et qui pourraient tout aussi bien être reprises pour les jeunes francophones.Par exemple, il revendique des incitatifs fiscaux et des subventions pour les employeurs qui embauchent des jeunes durant l\u2019été; des incitatifs pour les jeunes qui lancent leur entreprise; un encouragement à la formation sur les lieux de travail.Banque de jeunes anglophones Il ajoute toutefois une note propre à sa communauté: la création d\u2019une sorte de banque de jeunes anglophones à la recherche d\u2019un emploi.Ce «Centre de ressources d\u2019emploi» produirait régulièrement un journal pour informer les jeunes anglophones des occasions d\u2019emploi au Québec, «particulièrement mais non exclusivement dans des entreprises de langue anglaise».M.Libman soutient toutefois que la situation des jeunes anglophones diffère des jeunes francophones au chapitre de l\u2019emploi.«La différence est que les anglophones commencent avec un pied à l\u2019extérieur du Québec.Certains efforts doivent donc être accélérés.» Aussi, pour améliorer le niveau de bilinguisme, le groupe propose de perfectionner l\u2019enseignement de la langue seconde dans les écoles.Plusieurs jeunes anglophones ont confié que même s\u2019ils se débrouillent en français, ils ne se sentent pas suffisamment à l\u2019aise dans cette langue.Des jeunes ont aussi affirmé ne pas se sentir désirés au Québec, ne pas se sentir chez eux, bien qu\u2019ils aimeraient y demeurer.M.Libman et certains jeunes ont critiqué les lois linguistiques qu\u2019ils jugent trop restrictives.Le député a cité deux aspects qui l\u2019irritent encore: l\u2019accès limité à l\u2019école anglaise et le statut d\u2019institution bilingue à un organisme desservant une population composée d\u2019au moins 50 % d\u2019anglophones.Course à la mairie Pierre Bourque mène la course Il devient du coup le principal adversaire de Doré KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Sans parti officiel, sans organisation politique identifiée et sans message défini, Pierre Bourque mène la course à la mairie parmi les adversaires de Jean Doré.Malgré la confusion qui règne autour de M.Bourque, qui devrait annoncer sa candidature le 24 avril prochain, celui-ci recueille l\u2019appui de 14,4% des Montréalais, devenant du coup, le principal adversaire du maire Doré qui reste en tête avec 30,1%.Bien qu\u2019il bénéficie d\u2019une plus grande notoriété (61%) que M.Bourque (Vision Montréal) \u2014 connu par 49% des Montréalais\u2014, Jérôme Choquette (Parti des Montréalais) se classe troisième avec 8,8% des intentions de vote.Celui qui veut «remettre Montréal en marche», le fédéraliste Claude Beau-champ (Action Montréal) connu par 35% des Montréalais, suit M.Choquette avec un faible score de 4,6%.Pour ce qui est de Clément Bluteau, méconnu par 81% de la population et chef d\u2019un parti aujourd\u2019hui moribond après avoir été glorieux sous Jean Drapeau (Parti civique de Montréal), il offre une piètre performance, loin derrière avec un minuscule 0,6% d\u2019appui électoral.Un important bémol est toutefois à considérer.La campagne munici- Eale n\u2019en est qu\u2019à ses premiers bal-utiements, ce qui explique que 41,3% des répondants de ce sondage effectué par la firme SONDAGEM, se disent indécis, n\u2019ont pas l\u2019intention de voter ou accorderaient leur Vote à un autre candidat.Dans ce contexte, tout peut encore basculer.Chose certaine, les résultats obtenus laissent percer certaines tendances non négligeables.Ainsi, l\u2019équipe derrière Pierre Bourque montre une faille majeure.Près de 42% des Montréalais se disent indécis Les anglophones connaissent très peu le directeur du Jardin botanique.Seulement 9,3% d\u2019entre eux disent en avoir entendu parler.Ce mince pourcentage dégringole à 2,2% du côté des communautés culturelles.Pour Jérôme Choquette, le problème est inverse: seulement 13,6% de ses partisans sont francophones.Les groupes ethniques l\u2019appuient à 10%.L\u2019absence de femmes dans la machine électorale de M.Bourque ainsi que parmi les candidatures désignées \u2014 la moitié des 51 districts aurait déjà un représentant \u2014 peut constituer une autre faiblesse de la mystérieuse équipe.Cela se reflète assez bien d\u2019ailleurs dans les appuis obtenus dans la population.Les gens favorisant la candidature de M.Bourque sont à 32% des hommes et 17% des femmes.La plate-forme électorale de chacun des partis politiques, qui sera révélée au cours des prochains mois, demeure toutefois le véritable tremplin en vue du scrutin du 6 novembre.Mais entre-temps, seul le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) a une structure, un mode de fonctionnement et un discours politique connus.Quatre mois après s\u2019être lancé dans l\u2019arène politique, Claude Beau-champ tarde à faire connaître ses intentions, outre son slogan à saveur économique.Même scénario du côté de MM.Bourque et Choquette (dont le membership se situait à 38 personnes au 31 décembre dernier).Ils ne laissent voir jusqu\u2019à présent, auçune véritable vision de Montréal.A ce chapitre, M.Bluteau a jeté quelques idées qui s\u2019étendent sur deux pages.Mais depuis, le Parti civique a littéralement été déserté.Air Canada rêve toujours à la fusion PRESSE CANADIENNE Air Canada n\u2019a pas renoncé à son rêve de fusionner ses liaisons internationales avec celles de Canadien International pour créer un seul transporteur international aux couleurs canadiennes.L\u2019idée a simplement été mise de côté pour le moment, a déclaré M.Jean-Jacques Bourgeault, directeur général d\u2019Air Canada.«L\u2019option de la fusion n\u2019est pas écartée.Nous n\u2019avons pas abandonné», a répété M.Bourgeault à l\u2019occasion d\u2019une interview qu\u2019il a accordée à son bureau de l\u2019aéroport de Dorval.«Quiconque connaît l\u2019histoire du transport aérien, à moins d\u2019être un cadre de Canadien ou un politicien, tend à reconnaître qu\u2019il n\u2019y a pas de place pour deux transporteurs internationaux dans ce pays.» En janvier, Air Canada a laissé tomber son opposition à une alliance entre sa rivale, Canadien International, et American Airlines.Cependant, la position d\u2019Air Canada \u2014 que plusieurs analystes partagent \u2014 est que le pays ne devrait avoir qu\u2019un seul transporteur aérien effectuant des liaisons internationales, et deux transporteurs se faisant concurrence sur les lignes intérieures.Mme Linda Thomas, porte-parole de Canadien International, s\u2019est moquée des déclarations de M.Bourgeault.«Nous avons largement dépassé tout scénario impliquant Air Canada.Nous avons pris une tout autre direction», a-t-elle déclaré hier, à Calgary.L\u2019entente entre AMR Corp., propriétaire d\u2019American Airlines, et la compagnie-mère de Canadien, PWA Corp., sera complétée «d\u2019ici quelques semaines», a-t-elle ajouté.AMR achète une participation d\u2019un tiers dans PWA, pour 246 millions$.M.Bourgeault est persuadé qu\u2019il est ridicule pour Canadien et Air Canada de se battre pour un marché relativement petit.ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55,ST-JACQUES.MONTRÉAL, QUÉBEC H2V3X2 fax: (514)845-7874 Tél.: (514) 98 R44*C Jla maitxiu du inlanqiùtu S?' .X\" oV N°vy', y 270-2702 La voie maritime est ouverte PRESSE CANADIENNE a saison de navigation 1994 sur la voie maritime du Saint-Lau-t s\u2019ouvre aujourd\u2019hui.:\u2019est le vracquier transatlantique ke Carling» qui, le premier, fran-ra l\u2019écluse de Saint-Lambert.L l\u2019autre extrémité de la voie manie.le -HM Griffith- entrera is le canal Welland, qui relie le Supérieur aux lacs Huron et Mi-pin.es capitaines des deux navires ont droit à des cérémonies offi- II faut toutefois mentionner que deux brise-glaces de la garde-côtière canadienne les auront précédés.Le 15 mars dernier, le «Radisson» entrait à l\u2019écluse de Saint-Lambert alors qu\u2019hier matin, le «George R.Perils» faisait de même, afin d\u2019assurer la navigabilité de la Voie maritime.La Voie maritime, qui fait 3700 kilomètres.a été complétée en 1959.Il faut cinq jours de navigation continue pour se rendre de Saint-Lambert à Thunder Bay en Ontario ou à Duluth, au Minnesota.O lotoqué bec E S U LT A T S I oto-québec Tirage du 94-04-02 8 31 33 34 45 46 GAGNANTS\t\t\tLOTS\t 6/6\t2 1\t741\t154,20\t% 5/6+\t8\t130\t586,50\t% 5/6\t290\t2\t881,90\t% 4/6\t18 167\t\t88,10\tS 3/6\t365 889\t\t10,00\t$ Numéro complémentaire:.37 Vente totales : 23 607 793,00 $ Prochain gros lot (approx ).2 500 000,00 $ Prochain tirage: 94-04-06 SELECT Tirage du 94-04-02 GAGNANTS 1\t11 12 20 22 40 Numéro complémentaire:.39 LOTS 000 000,00 $ 23 572,60 $ 1 309,60 $ 51,70 $ 5,00 $ MISE-TÔT\t1\t8\t1429\tVentes totales : 874 132,00 $ GAGNANTS\tLOT\tGros lot à chaque tirage: 132\t378.80 $\t1 000 000,00 $ EQjtra Tirage du 94-04-02 NUMÉROS\tLOTS 731931\t100 000$ 31931\t1 000$ 1931\t250$ 931\t50$ 31\t10$ 1\t2$ T V A, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et u liste oirtoeiie, cette aermerc a pnorric.Dans le sac! /,*ÿ) r /:.V K i* JPî PHOTO ROBERT SKINNER JAMBON DE PÂQUES: l\u2019organisation Jeunesse au Soleil a distribué hier 1026 jambons à des personnes âgées nécessiteuses.La distribution, parrainée par Petro-Canada et par la compagnie Joseph Élie Ltée, s\u2019est déroulée au siège de l\u2019organisation, rue Saint-Urbain.Pour y avoir droit les personnes devaient être âgées de 60 à 65 ans, et être bénéficiaires de l\u2019aide sociale.Plusieurs faux billets de 20$ en circulation TralleyfielcKPC) V doit comparaît _____\u2014 Un homme .____comparaître aujourd\u2019hui au palais de justice de Valleyfield pour répondre à diverses accusations relatives à une saisie de monnaie contrefaite, d\u2019armes et de stupéfiants.La Sûreté du Québec a annoncé hier qu\u2019elle avait procédé samedi à la saisie de 40 000$ de fausse monnaie canadienne, en billets de 20$, à la résidence d\u2019un individu âgé de 33 ans, à Notre-Dame-du-Sourire.La perquisition a été effectuée à la suite d\u2019information obtenue concernant la mise en circulation de fausse monnaie dans le sec-teur.La police a aussi saisi un fusil de calibre .12 au canon coupé, une carabine AK-47 et une petite quantité de stupéfiants.L\u2019agent Gérard Carrier, de la Sûreté du Québec, a indiqué que les faux billets avaient été faits à partir d\u2019une photocopieuse laser.Par ailleurs, les policiers avisent la population qu\u2019il y aurait plusieurs faux billets de 20$ en circulation et qu\u2019il faut être vigilants.Richard E.Nunn dnicataçe tutfotoi clc ta ttuxi&OK Ce livre vous explique pas à pas les travaux de plomberie et d'électricité, la peinture et la décoration, la réparation des accessoires ménagers et même la réparation des circuits de chauffage et de climatisation.Il vous décrit comment réparer un toit qui fuit, étancher un sous-sol humide, refaire une peinture qui cloque et des centaines d'autres réparations communes! Montréal, Guérin, 1994 ISBN 2-7601-3486-5 (440 p.) 34,95 $ guerm rr 4501, rue Drolet Montreal (Québec) H2T 2G2 Canada Tél.: (514) 842-3481 Téléc.:, (514) 842-4923 A1C A 4 I.K I) K V O I K .I.K M A R l> I f» A V l< I I.I I) I) I U U M 0 NI) E -il), EN BREF ?NOUVEAU PRÉSIDENT À MALTE La Valette (AFP) \u2014 M.Ugo Mifsud Bpnnici, 62 ans, ministre maltais de l\u2019Education et des ressources humaines, a été nommé hier président de la République de Malte par une résolution soumise au parlement par le premier ministre Eddie Fenech Adami et approuvée, sans vote, par une majorité de députés.M.Bonnici, qui appartient au Parti nationaliste (démocrate chrétien), succède pour cinq ans à Censu Tabone qui avait accédé à la présidence en 1989.L\u2019opposition travailliste avait annoncé qu\u2019elle ne se prononcerait pas pour M.Bonnici si la durée du mandat présidentiel n\u2019était pas ramenée de cinq à trois ans.Cette modification aurait permis de faire coïncider la durée du mandat présidentiel avec la législature.Les prochaines élections législatives sont prévues pour le début de l\u2019année 1997.-rit.OTi \u2018)(l JIRINOVSKI MENACE LA FINLANDE Helsinki (Reuter) \u2014 Le dirigeant ultra-nationaliste russe Vladimir Jirinovski a déclaré dimanche que l\u2019objectif numéro un de l\u2019OTAN était de s\u2019opposer à Moscou et que la Finlande deviendrait l\u2019ennemi de la Russie si elle adhérait à l\u2019Alliance Atlantique.«Restez à l\u2019écart de l\u2019OTAN et de toutes les alliances qui ont un caractère militaire et sont hostiles à la Russie», a-t-il dit à la télévision finlandaise.«L\u2019objectif numéro un de l\u2019OTAN est de s\u2019opposer à la Russie.Si vous rejoignez l\u2019OTAN, vous devenez l\u2019ennemi de la Russie.Vous deviendrez de la chair à canon dans les batailles de chars entre armées allemande et russe en Scandinavie».UNE JOURNALISTE DE L'AFP ABATTUE ' \u2019 Irbil (Reuter) \u2014 Une journaliste allemande travaillant notamment pour l\u2019AFP, Iissy Schmidt, a été tuée avec son garde corps kurde Aziz Kadir dimanche près de Souleimanieh, dans le nord de l\u2019Irak sous le contrôle des Kurdes, qui voient dans cet assassinat la main de Bagdad.Iisy Schmidt, 35 ans, était le seul correspondant étranger à couvrir de façon permanente la situation au Kurdistan irakien à partir d\u2019Ibril.Elle s\u2019était ins-i tallée en 1991 après avoir été expul-~ sée de Turquie où elle couvrait depuis plusieurs années la guérilla des séparatistes kurdes luttant contre Ankara.Un porte-parole de l\u2019Union patriotique du Kurdistan, un des deux principaux groupes kurdes irakiens a imputé l\u2019assassinat de la journaliste à Bagdad.La journaliste avait confié récemment à une délégation du Parti social démocrate allemand en visite dans la région qu\u2019elle se savait en danger car elle témoignait par ses reportages que les 3,5 mil-( lions de Kurdes d\u2019Irak réussissaient une expérience unique de démocratie «sous le nez de Bagdad et de Sad-\u2022*' dam Hussein».KISSINGER BIENTOT EN AFRIQUE DU SUD , Johannesburg (Reuter) \u2014 Deux an-hj ciens responsables des diplomaties américaine et britannique, Henry : Kissinger et Lord Carrington, arriveront cette semaine en Afrique du \".Sud pour une médiation dans la cri-y se constitutionnelle opposant le t|1 Congrès national africain et le parti zoulou de l\u2019Inkatha, a annoncé hier = un porte-parole de l\u2019ANC.Les deux principales formations noires rivales auront des entretiens préliminaires dans les jours à venir avant l\u2019arrivéee \u201e, des médiateurs, auquels se joindra L un homme politique allemand dont le nom n\u2019a pas été divulgué.L\u2019Inkatha boycotte les premières élections multiraciales prévues les 26,27 et 28 avril.Le parti du chef Mangosutho Buthelesi réclame des garanties constitutionnelles pour l\u2019autonomie régionale du Natal-KwaZulu et souhaite un report du scrutin.lin LAIT DE CHAMELLE POUR OTAGE US Mogadiscio (AFP) \u2014 Alfred Petters, l\u2019Américain enlevé jeudi et libéré ' ' hier à Mogadiscio, a eu droit pendant sa détention à une tasse de lait de chamelle par jour et une poignée de khat, plante hallucinogène prisée des Somaliens.M.Petters, 39 ans, ingénieur sanitaire travaillant pour le Comité international de la Croix-rouge (CICR), a indiqué à l\u2019AFP qu\u2019il avait été bien traité par ses ravisseurs.Mais il n\u2019a pas compris pourquoi il avait été kidnappé.«Ils ne parlaient pas bien anglais.La moitié du temps, je ne comprenais pas ce qu\u2019ils disaient», a-t-il déclaré après sa libération, avant de s\u2019envoler pour Nairobi.Spécialiste du choléra, Alfred Petters a exprimé le souhait de retourner à Mogadiscio pour poursuivre son travail a l\u2019hôpital Benadir, dans le sud de la viBe.U avait été enlevé par une quinzaine d\u2019hommes armés ' alors qui! quittait l\u2019hôpital en voiture.Le garde somalien qui était avec lui avait été tué.ITALIE Les divergences s'exacerbent au sein de la nouvelle majorité de droite Berlusconi accuse Bossi de retomber dans les vieilles ornières Rome (AFP) \u2014 Les divergences au sein de la nouvelle majorité de droite, qui a remporté les élections législatives en Italie, se sont exacerbées hier rendant improbable la constitution rapide d\u2019un nouveau gouvernement.Après une première semaine post-électorale marquée par les tentatives avortées de faire un programme de gouvernement, Silvio Berlusconi a perdu patience hier pour la première fois envers Umberto Bossi, chef de la Ligue du nord.M.Berlusconi a accusé son difficile allié de «retomber dans les vieilles ornières» en voulant étendre les tractations pour le futur gouvernement aux forces politiques qui ont été «refusées» par les électeurs.Il l\u2019a averti que les nouveaux parlementaires de la Ligue, élus grâce à son mouvement Forza Italia, risquaient de ne pas le suivre dans sa démarche d\u2019ouverture hors de la majorité.Dès la proclamation des résultats des élections, Umberto Bossi avait opposé son veto à la candidature de Silvio Berlusconi à la présidence du conseil et à la participation des «fascistes» au gouvernement.Au fil des jours, ses exigences se sont précisées: pas de participation de la la Ligue à un gouvernement sans l\u2019adoption d\u2019une constitution fédéraliste et revendication pour son mouvement de mener les tractations pour la formation du gouvernement.Hier soir, M.Bossi a contre-attaqué encore plus fort en direction de M.Berlusconi, dont le mouvement Forza Italia créé il y a deux mois, et qui a obtenu à la proportionnelle 21% des voix contre 8,4% à la Ligue.«Un parti qui n\u2019existe pas, a gagné les élections grâce aux manipulations de la télévision, créant une situation kafkaïenne.Il faut que les citoyens se rendent compte que dans une phase de ce genre, seule la Ligue peut garantir la démocratie», a affirmé le dirigeant de la Ligue.Le chef de la Ligue a reproposé l\u2019idée de former un gouvernement constitutionnel (d\u2019union nationale) qui ait pour base «le fédéralisme».Les Italiens «ont combattu le fascisme avec la résistance et il se sont dotés d\u2019une constitution différente.Mainte- nant grâce à nous, la partitocratie a été reje^ tée et il faut une nouvelle constitution qui sanctionne ce message», a expliqué M.Bossi .Ces déclarations semblent incompatibles avec la présence au sein de la majorité d\u2019Al-liance nationale (13% des voix) créée par le Mouvement social italien (MSI, néofasciste) un peu avant les élections.Le porte-parole du MSI, Francesco Stora-ce, qui a qualifié Umberto Bossi d\u2019«irres-ponsable», a estimé lundi soir que celui-ci «aurait pu s\u2019apercevoir avant que M.Berlusconi constituait un danger pour la démocratie».«Les électeurs ont choisi les alliances voulues par Berlusconi», a-t-il ajouté.La réunion prévue mecredi à Milan, si elle est maintenue, entre M.Berlusconi et la Ligue du nord s\u2019annonce donc très difficile d\u2019autant que Umberto Bossi avait fait savoir, avant même ces attaques croisées, qu\u2019il n\u2019y participerait pas.Le chef de la Ligue avait en effet indiqué qu\u2019il irait à Rome pour y rencontrer les autres forces politiques.< rf: ¦ À-r Air Fraifce remercie Bordeaux, Madrid, Francfort, Moscou, Rome et plus de 65 autres destinations européennes Inspection nucléaire La Corée du Nord rejette l'appel de l'ONU La porte reste cependant ouverte au dialogue Tokyo (AFP) \u2014 La Corée du Nord a rejeté hier l\u2019appel du Conseil de sécurité de l\u2019ONU à l\u2019ouverture de ses sites nucléaires aux inspections internationales, mais les diplomates estiment que ce n\u2019est peut-être pas le dernier mot de ce pays isolé du monde.«Par nature, notre \u2019question nucléaire\u2019 n\u2019est pas un sujet qui puisse être discuté au Consejl de sécurité», a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Corée du Nord, cité par l\u2019agence officielle KCNA reçue à Tokyo, ajoutant que la dernière inspection conduite en mars par l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie atomique (AIEA) était «suffisante».L\u2019AIEA avait indiqué ne pas avoir pu inspecter un laboratoire nord-coréen et avait transmis le dossier au Conseil de sécurité, qui a appelé jeudi dernier Pyongyang, dans une déclaration non contraignante, à accepter des inspections complètes pour éviter des sanctions économiques.Cet appel est «une demande déraisonnable», le Conseil de sécurité adoptant «deux poids deux mesures» à l\u2019égard de?petits et grands pays et jouant «le jeu des Etats-Unis en exécutant leur politique hostile qui consiste à étouffer fia Corée du Nord) », a dit le porte-parole nord-coréen.Pour plusieurs diplomates, ce rejet était attendu et ne constitue guère une surprise.Il ne signifie pas pour autant, selon eux, que la | porte soit définitivement fermée, la situation pouvant encore évoluer.\u2022Nous ne devrions pas parler d\u2019impasse.Il existe toujours la possibilité d\u2019un changement, du côté de la Corée du Nord, de celui des États-Unis ou de celui des Nations unies», a dit un diplomate familier du dossier.Pour un autre diplomate, la vraie réponse de Pyongyang pourrait venir dans dix jours seulement ou plus tard même.La Corée du Nord, a-t-il expliqué, espère pouvoir renouer un çontact informel avec les États-Unis, Washington ayant décidé de suspendre le dialogue à haut niveau instauré l\u2019été dernier du fait de l\u2019échec de la mission de l\u2019AIEA.Les prochaines semaines verront de toute façon la poursuite d\u2019un ballet diplomatique autour de la Corée du Nord, la tonalité générale restant plutôt au dialogue qu\u2019à la confrontation en dépit de l\u2019escalade verbale et malgré des informations faisant état de la volonté de Pyongyang tie renforcer ses capacités de production de plutonium.Le secrétaire américain a PHOTO AP Kim II Sung, qui dirige la Corée du Nord depuis 1948.la Défense, M.William Perry, doit se rendre à Séoul et à Tokyo à la mi-avril.Une délégation chinoise doit se rendre à Pyongyang la semaine prochaine pour appeler à un réglement négocié, a rapporté hier l'agence sud-coréenne Yonhap, citant des sources gouvernementales a Séoul.I.a déclaration du Conseil de sécurité était une formule intermédiaire entre les souhaits des pays partisans de la fermeté et de ceux préférant le dialogue aux sanctions.Le chef de la diplomatie sud-coréenne, Han Sung-joo, et le premier ministre japonais, Morihiro Hoso-kawa, sont convenus hier à Tokyo de la nécessité de régler cette question par le dialogue, soulignant que Pékin devait jouer un rôle plus important pour convaincre la Corée du Nord de renoncer à posséder des armes nucléaires.Le ministre sud-coréen, qui s\u2019était rendu avant le Japon en Chine et aux États-Unis, a précisé qu\u2019il irait également en Russie.M.Perry a affirmé dimanche que Washington prendrait des mesures pour empêcher la Corée du Nord de se doter d'un arsenal nucléaire, même au risque de conduire ce pays à prendre l\u2019ini-tjative d\u2019une guerre.Mais il a souligné que les Etats-Unis n\u2019étaient pas «au bord de la guerre» avec Pyongyang.Le Washington Post a affirmé samedi que la Corée du Nord avait presque doublé sa capacité de production de plutonium et était déterminée à créer un grand arsenal nucléaire malgré les mises en garde occidentales.ÉGYPTE Quatre islamistes abattus Le Caire (AFP) \u2014 Quatre,islamistes ont été tués hier en Égypte, trois à Assiout (360 km au sud du Caire) et un au Caire, abattu par une unité de la force de lutte anti-terroriste, a-t-on appris de sources policières.C\u2019est la première fois qu\u2019il est fait mention de cette force, constituée d\u2019unités spéciales et créée, selon des sources des services de sécurité, par le ministre de l\u2019Intérieur le général Hassan al-Alfi, après sa nomination, il y a un an.L\u2019incident du Caire s\u2019est produit vers midi (10H00 GMT) dans le quartier de Mounib, dans la banlieue sud, à l\u2019entrée de la roufe principale menant vers la Haute-Egypte.Des policiers embusqués ont tenté d\u2019arrêter deux intégristes qui circulaient en voiture.Selon la version officielle, un échange de tirs a suivi au cours duquel l\u2019un des deux militants a été tué sur le coup, et l\u2019autre a été arrêté., A Assiout, trois militants de l\u2019organisation clandestine armée «Jamaa Is-lamia» ont été tués.Selon la version officielle, les habitants de l\u2019îlot de Maabda, proche de la ville de Manfa-lout (30 km au nord d\u2019Assiout), ont poursuivi trois intégristes armés pour les capturer.Ils ont tiré sur eux, tuant l\u2019un d\u2019eux avant d\u2019arrêter les deux autres.Le blocus grec ne fait pas céder la Macédoine Skopje (AFP) - Le blocus économique imposé en février par la Grèce à la Macédoine va provoquer des millions de dollars de perte pour cette petite république enclavée dans les Balkans mais ne semble pas devoir faire céder Skopje face aux exigences d\u2019Athènes.Le gouvernement grec a décidé le 16 février de bloquer les importations et exportations de la Macédoine à partir du port de Salonique (nord de la Grèce), principal accès à la mer pour cette ancienne république yougoslave.Athènes refuse de voir la Macédoine porter ce nom, considéré comme patrimoine exclusif de la Grèce, et exige le retrait des «symboles grecs» du drapeau macédonien, la suppression d\u2019articles de la Constitution macédonienne jugés «irrédentistes» et l\u2019arrêt de la «propagande hostile» envers la Grèce.Les autorités macédoniennes ont de leur côté affirmé à plusieurs reprises qu\u2019il était hors de question de céder au «chantage grec».La Macédoine fait preuve d\u2019une résolution d\u2019autant plus grande qu\u2019elle jouit du soutien appuyé de l\u2019Union européenne et des États-Unis qui ont demandé à Athènes de lever son blocus économique.Le blocus a principalement touché l\u2019industrie et les transports.Les chemins de fer macédoniens perdent huit millions de dollars par mois depuis le début du blocus, selon des chiffres officiels, et le transport est totalement perturbé.Autre grande victime du blocus grec, l\u2019industrie métallurgique, qui dépendait de Salonique entre 60 et 80% pour ses exportations et pour plus de 50% pour ses importations, selon la Chambre de Commerce de Macédoine.\tt «Les effets du blocus sont catastrophiques: 15% de chômeurs en plus et les salaires payés avec deux mois de retard», résume un haut diplomate occidental à Skopje, en soulignant les charges financières supplémentaires que représente le détour désormais obligatoire par la Bulgarie.\t,, Le coup est dur pour la Macédoine qui, selon des estimations officielles, a déjà perdu trois milliards de dollars en raison de l\u2019embargo de l\u2019ONU sur la Yougoslavie, jusqu'alors son principal marché et la voie de transit majeure de son commerce extérieur.Dans les magasins de Skopje, cependant, aucune pénurie, le blocus ayant apparemment eu pour principal effet de voir des produits turcs rempla cer les produits grecs de consommation courante jusqu\u2019alors très présents. I, K I) K V OIK.I.K M A R l> I .r» A V K II.I I» I» I A 5 MONDE* >î|Stf v w;;;, -, *3*.v-; '«S-.-.\u2018A.Ij&ÎJniVitiÛtK èw* AFGHANISTAN Des combats font rage en province Kaboul (AFP) \u2014 De nouveaux combats ont éclaté en province et des tirs de roquettes ont été échangés entre factions rivales dans la nuit de dimanche à hier à ; Kaboul, où une mission spéciale ;.des Nations unies évalue les ¦ Ichances d\u2019un éventuel processus i de paix.i La délégation des Nations unies ia rencontré hier Ahmed Shah Massoud, l\u2019ex-ministre de la Défense, après avoir rencontré la veille son ennemi juré, le premier ministre : Gulbuddin Hekmatyar, sans parvenir à rapprocher sensiblement les positions des deux adversaires.Le chef de la délégation, M.> Mahmoud Mestiri, ancien ministre tunisien des Affaires étrangères, souffrant, n\u2019a pas participé aux en-¦ i tretiens avec M.Massoud.Ces derniers ont porté principalement, selon un proche de Massoud, sur «l\u2019arrière plan» historique de ce conflit entre factions qui a fait plus ; de 10 000 morts depuis la chute du i régime communiste en avril 1992.La mission de l\u2019ONU, mandatée par l\u2019Assemblée générale des Na-i lriions unies pour évaluer quel rôle \u2022 i «peut jouer l\u2019Organisation intematio-junale dans un processus de paix, a bénéficié depuis son arrivée samedi d\u2019un cessez-le-feu temporaire dans la capitale.~ L\u2019armée israélienne évacue Gaza Jérusalem (AFP) \u2014 L\u2019armée israélienne va évacuer aujourd\u2019hui son quartier général de la ville de Gaza, ¦ donnant ainsi un coup d\u2019accélérateur à son redéploiement dans la bande *.de Gaza avant l\u2019entrée en vigueur de : l\u2019autonomie.Selon le porte-parole de l\u2019armée, le ; {\u2019 quartier général sera transféré vers i i le secteur de Gush Katif, où se trouvent la majorité des implantations juives de la bande de Gaza occupée.«Mardi sera le grand jour pour 'l\u2019armée, car elle évacuera le quartier général de Gaza», a affirmé solennel-lement la radio militaire.\u2022 - Des centres de commandement mobiles vont être mis en place dans les prochains jours jusqu\u2019à ce que le '.retrait soit achevé, conformément à l\u2019accord de principe sur l\u2019autonomie signé en septembre entre Israël et ; l\u2019OLP, a indiqué l\u2019armée.h Le quartier général, qui se trouvait \u2022 en plein coeur de la ville de Gaza, va -être relocalisé dans le camp militaire de Nuria, qui domine d\u2019un côté la ville palestinienne de Khan Younès, au centre de la bande de Gaza, et de > .l\u2019autre les colonies du Gush Katif.L\u2019évacuation doit se poursuivre jusqu\u2019après la signature de l\u2019accord sur les modalités de l\u2019autonomie 1 dans la bande de Gaza et à Jéricho, ! en cours de négociation au Caire ; entre Israël et l\u2019OLP.L\u2019armée va être redéployée dans trois secteurs: au nord, au centre et i au sud de la bande de Gaza, d\u2019où elle assurera la sécurité des 4000 colons 1 -\u2019juifs qui doivent rester dans les 19 r > implantations de ce territoire durant les cinq ans d\u2019autonomie transitoire.«L\u2019évacuation se fait à un rythme ; incroyable», a affirmé à la radio mili-! taire Mordehaï, un chauffeur de camion qui transporte tout au Jong de > la journée du matériel et de l'équipement.i >b «Nous n\u2019avons pas le choix: il faut rendre toute cette bande.Nous haïs-nlsons ce lieu», a-t-il ajouté.La soldate Shelly partage son avis.\u2022i> «Pour moi c\u2019est déjà fait, c\u2019est comme si j\u2019étais déjà partie, on se sent » plus léger, c\u2019est plus facile de se promener dans la bande de Gaza, il y a ; une atmosphère de camp de vacances pour les soldats».*ii.» En revanche, une autre soldate, ¦Sàrit.qui est depuis cinq mois à ' » -Gaza, a un pincement au coeur «Ca \u2019'fait mal, je suis émue, j\u2019ai eu du bon temps ici, mais que peut-on faire?» : u Hier, l\u2019armée a évacué du matériel de Rafah, au sud de la bande de Gaza, jusqu'à Beit Hanoun au nord.; \" \u2018Des affrontements ont éclaté dans le M:icamp de réfugiés de Deir el-Balah, '^tandis que des soldats commen- Sient à déménager du matériel du tinrent de l'administration militaire.BOSNIE-HERZÉGOVINE L'évacuation de Prijedor suspendue Les Serbes de Krajina entament le retrait des armes lourdes Sarajevo (AFP) \u2014 L\u2019opération d\u2019évacuation des Musulmans de Prijedor (ouest de la Bosnie) prévue pour aujourd\u2019hui a été suspendue sine die en raison de désaccords avec les Serbes bosniaques sur le nombre de personnes à évacuer, a annoncé Andreas Kuhn, délégué du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).M.Kuhn a fait cette annonce à la presse à Sarajevo, après un entretien avec le leader des Serbes bosniaques, Radovan Karadzic, dans son fief de Pale, près de la capitale bosniaque.«M.Karadzic», a déclaré le délégué du CICR, «a estimé qu\u2019il n\u2019était pas nécessaire d\u2019évacuer des milliers de personnes, la situation s\u2019étant nettement améliorée après la prise de mesures de protection des minorités» concernées par l\u2019opération.«Nous ne pouvons accepter des limites», a dit M.Kuhn, ajoutant qu\u2019il appartenait au CICR à Genève de décider s\u2019il reprendrait ses négociations avec la partie serbe où s\u2019il prendrait d\u2019autres mesures.L\u2019évacuation devait porter sur environ 6000 Musulmans et Croates de la région de Prijedor qui se sentent menacés après l\u2019assassinat la semaine dernière à Prijedor de 17 Musulmans et de trois Croates.M.Kuhn a évoqué une solution de rechan- ge qui consisterait à déployer une force internationale de protection dans l\u2019ouest de la Bosnie sous contrôle serbe, où une campagne de nettoyage ethnique est menée depuis le début de la guerre.«Il n\u2019appartient pas au CICR de prendre une telle décision», a noté M.Kuhn.Par ailleurs, les forces armées des sécessionnistes serbes de Croatie ont entamé hier matin leur retrait de la ligne de confrontation avec les Croates en Krajina, où le cessez-le-feu entré en vigueur hier était respecté.Aux termes de l\u2019accord signé le 30 mars dernier à Zagreb, les Croates et les Serbes sécessionnistes doivent retirer leurs mortiers et leurs canons anti-aériens à 10 km des lignes de séparation, l\u2019artillerie lourde et les chars, à 20 km, au plus tard ce matin.Neuf chars T-54 et six chars T-34 ont été d\u2019ores et déjà été entreposés par les forces serbes à Benkovac en deux endroits différents, a indiqué à l\u2019AFP le capitaine Stéphane Tardif, du bataillon canadien de la Force de protection de l\u2019ONU stationné en Krajina.Dès 10H00 GMT, l\u2019envoyé spécial de l\u2019AFP a observé sur la route entre Benkovac (sud de la Krajina) et Knin, des colonnes de chars T-54, de canons de 130 mm et de mortiers légers tractés par des camions militaires chargés de munitions, en train de s\u2019éloigner du front dans les nuages de fumée noire sortant de leurs tuyaux d\u2019échappement.Assis sur le blindage a côté de leur drapeau bleu-blanc-rouge, les jeunes soldats serbes, arborant de larges sourires, levaient les trois doigts en signe de victoire.En passant par la ville de Kistanje et par les villages environnants, les militaires étaient salués par les habitants sortis massivement dans les rues, alors que les conducteurs actionnaient leurs klaxons sans interruption.Les déplacements des chars et de l\u2019artillerie étaient surveillés par la Force de Protection des Nations unies qui avait établi plusieurs points de contrôle.A un de ces points, en banlieue de Benkovac, vers 11H00 GMT, les militaires canadiens avaient notamment comptabilisé le passage de 10 chars T-55, 8 chars T-34, 8 canons de 105 mm, 9 canons de 152 mm.Au moment du passage d\u2019une colonne de plusieurs T-55 \u2014 passablement rouillés et ornés de croix serbes et d\u2019inscriptions diverses, telle «Serbia tank force» écrite en alphabet cyrillique \u2014, le check-point a reçu la visite du commandant de la 92e brigade serbe de Benkovac, le lieutenant-colonel Uzelac, et du commandant de la compagnie canadienne de la FORPRONU stationnée dans cette ville, le major André Lefebvre.Accord de cessez-le-feu en Géorgie L'ONU et la Russie relancent un espoir de règlement du conflit abkhaze Une trêve signée en présence de Boutros Boutros-Ghali Moscou (AFP) \u2014 Géorgiens et Abkhazes ont signé un nouvel accord de cessez-le-feu sous l\u2019égide de l\u2019ONU et de la Russie qui prévoit un réglement politique définitif du conflit et laisse espérer un cessez-le-feu effectif dans la république séparatiste géorgienne d\u2019Abkhazie.L\u2019accord signé hier à Moscou en présence du secrétaire général de l\u2019ONU Boutros Boutros-Ghali et du ministre russe des Affaires étrangères Andreï Kozyrev, prévoit le retour des 250 000 réfugiés géorgiens chassés d\u2019Abkhazie (nord-ouest) par 13 mois de conflit qui avaient fait plusieurs milliers de morts jusqu\u2019en septembre 1993, et comprend une déclaration jetant les bases d\u2019un réglement politique.Géorgiens et Abkhazes ont également demandé l\u2019envoi en Abkhazie «de forces de maintien de paix de l\u2019ONU avec la participation d'un contingent russe».M.Boutros-Ghali avait rappelé hier qu\u2019«une étroite coopération» était possible entre l\u2019ONU et la Russie dans le conflits d\u2019ex-URSS, en rejetant toutefois le droit aux troupes russes d\u2019ètre placées sous le mandat de l\u2019ONU.«C\u2019est le maximum que nous puissions faire à ce jour, et le minimum qui était nécessaire pour obtenir l\u2019arrivée de troupes des Nations Unies en Abkhazie», a déclaré le chef de l\u2019Etat géorgien Edouard Chevardnadzé.dans son intervention radiophonique hebdomadaire à Tbilissi.La Géorgie réclamait à cor et à cri depuis des mois l\u2019envoi de forces de paix dans la région séparatiste, si possible avec le statut de Casques bleus, en s\u2019appuyant sur un accord préliminaire passé avec les Abkhazes pendant les pourparlers menés pendant quatre mois à Genève sous l\u2019égide de l\u2019ONU.La Russie, de son côté, après avoir pris position en faveur des Abkhazes au plus fort du conflit, avait indiqué être prête à envoyer des troupes en Abkhazie lors du rapprochement russo-géorgien scellé entre M.Chevardnadzé et le président Boris Eltsine le 3 février à Tbilissi.Il est trop tôt pour dire si avec l\u2019accord de Moscou, le président du parlement séparatiste Vladislav Ardzinba, et, avec lui, tous les responsables abkhazes, ont plié sur l\u2019essentiel: «la reconnaissance de la souveraineté abkhaze par la communauté internationale».Mais la rencontre de Moscou, à laquelle ont également participé des représentants de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), représente désormais un espoir important vers la fin définitive du conflit: déjà, un cessez-le-feu semble possible dans l\u2019immédiat, alors que des combats sporadiques la semaine dernière dans la vallée de Kodorts (est de l'Abkhazie) n\u2019ont pas débouché sur un nouvel affrontement généralisé.L\u2019accord prévoit une autonomie très large de l\u2019Abkhazie (au sein de la Géorgie), nouveau point de départ à de futures négociations politiques sur la «souveraineté abkhaze» qui doi- vent reprendre le 19 avril à Genève, sous l\u2019égide de l\u2019ONU.L\u2019accord prévoit également une constitution, une législation, un hymne et un drapeau abkhazes, selon ITAR-TASS.Les Géorgiens devront en outre annuler la décision, prise début mars par le parlement de Tbilissi, de dissoudre le parlement abkhaze, ce qui avait provoqué un blocage total du réglement de paix, estiment les observateurs.Le parlement abkhaze devait ratifier l\u2019accord de Moscou aujourd\u2019hui.Les Abkhazes ont également obtenu que les Géorgiens qui avaient pris part aux combats, dont le nombre a été évalué à quelque 2% des 250 000 réfugiés, soient interdits de retour en Abkhazie, une condition répétée à maintes reprises par les séparatistes.Signe que le réglement définitif de la question abkhaze reste toutefois en suspens, le responsable des opérations du Haut Commissariat de l\u2019ONU pour les réfugiés (HCR), M.Taslimur Rahman, a indiqué que le retour des réfugiés prendrait «bien plus que quelques mois» et que leur réintégration dans la république dépendrait «de la signature d\u2019un accord politique».Les Abkhazes, ethniquement proches des Tcherkesses et des Kabardes du sud de la Russie.étaient largement minoritaires (80 000) avant le départ des Géorgiens d\u2019Abkhazie, «la Colchide» antique coincée entre la Mer Noire et la grande chaîne du Caucase, et longtemps prisée des Russes pour son climat privilégié.d'être des banlieues de Pàris.De Paris, Air France rayonne sur toutes les grandes Air France, villes d\u2019Europe et du monde.Tous les jours, à partir de Charles-de-Gaulle 2, Air France vous offre plus de c'est la France, ;70 destinations européennes.Avec notre réseau.de correspondances rapides à CDG2, il vous est l'Europe et le monde.même possible d'atteindre la plupart de ces destinations avant midi.Pour votre prochaine envolée, appelez votre agent de voyages ou composez le 1 800 66-PAR1S.®Aeroplan Le processus de démocratisation est menacé au Guatemala Guatemala (AFP) \u2014 L\u2019assassinat ce week-end du président de la Cour Constitutionnelle du Guatemala met à l\u2019épreuve le gouvernement du président Ramiro de Leon Carpio qui quelques jours plus tôt venait de signer deux premiers accords avec la guérilla censés déboucher sur la paix avant la fin de l'année et faire respecter les droits de l\u2019homme.Des inconnus ont tiré dans la nuit de vendredi à samedi à Guatemala sur M.Eduardo Epaminondas Gonzalez, magistrat sans affiliation politique, décédé peu après son transport à l\u2019hôpital.L\u2019attentat, qui n\u2019a pas été revendiqué, semble avoir été exécuté par des tueurs professionnels et a semé la consternation au Guatemala.Cinq hommes armés, circulant à bord d\u2019un véhicule sans plaque d\u2019immatriculation, avaient pris en filature la voiture de M.Gonzalez et ouvert le feu contre lui en plein centre de la capitale, selon son épouse qui était à son côté au moment du crime.Mme Gonzalez est sortie indemne de l\u2019attentat de même que leur fils âgé de 8 ans.Le président de Leon a immédiatement promis une enquête exhaustive et a estimé dans un communiqué qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un attentat politique «contre le processus de démocratisation que recherchent avec insistance les Gpatémaltèques».L\u2019Eglise catholique par un communiqué de l\u2019archevêché a condamné cet assassinat qui montre une fois encore «le mépris total pour la vie humaine» au Guatemala.Pour sa part, le Procureur (médiateur) des droits de l\u2019homme, M.Jorge Garcia, a estimé que la mort du haut magistrat s\u2019inscrivait dans le cadre d\u2019une «conspiration contre les institutions et les personnes qui luttent pour la démocratie».Cet attentat, quels que soient les mobiles de ses auteurs, vient contrecarrer les espoirs suscités la semaine dernière par les avancées dans les négociations entre le gouvernement et la guérilla de l\u2019Union révolutionnaire nationale guatémaltèque (URNG) pour mettre fin à la plus ancienne guerre civile d\u2019Amérique centrale qui en 34 ans a fait au moins 100 000 morts.Le 29 mars à Mexico, les deux parties avaient signé deux accords préliminaires sur les droits de l\u2019homme, jusqu\u2019à présent obstacle principal des pourparlers entamés en 1991, et un calendrier de négociations en 11 points pour aboutir à la paix avant la fin de cette année.De nombreux secteurs, et notamment au sein de l\u2019armée, restent opposés à un solution négociée avec l\u2019URNG qui devrait se traduire par des réformes de fond de la société guatémaltèque.L\u2019accord, obtenu sous les auspices des Nations unies, prévoit l\u2019installation «immédiate» d\u2019une mission internationale qui aura «toutes facultés pour recevoir, examiner et donner le suivi approprié à tout dénonciation concernant les droits de l\u2019homme».L\u2019assassinat de M.Gonzalez devrait, selon des sources diplomatiques, accélérer la mise en place de cette commission qui se fera à la demande du secrétaire général de l\u2019ONU, M.Boutros Boutros Ghali.La marge de manoeuvre de, M.de Leon, nommé à la tête de l\u2019Etat en juip dernier après l\u2019échec d\u2019un coup d\u2019Etat civil, demeure étroite car, isolé sur la scène politique, il est toujours en conflit avec l\u2019Assemblée législative dont il dénonce la corruption.Pékin durcit sa position sur les droits de l'homme Pékin (Reuter) \u2014 En condamnant un journaliste travaillant pour un quotidien de Hong Kong à 12 ans de prison et en justifiant l\u2019arrestation du plus célèbre de ses dissidents, la Chine a clairement manifesté son intention de ne pas céder aux pressions extérieures en matière de droits de l\u2019homme.Le ministère des Affaires étrangères a déclaré hier que la police avait légalement le droit d\u2019interroger Wei Jingsheng, le plus célèbre des opposants au régime communiste, car il n\u2019avait pas respecté les règles établies à sa sortie de prison l\u2019an dernier.Mais le porte-parole du ministère n\u2019a pas répondu à une question sur l\u2019endroit où il se trouvait actuellement, laissant planer un épais mystère sur l'interpellation vendredi du père du printemps de Pékin.«Selon les informations disponibles auprès des divers départements compétents.Wei Jingsheng a violé la règlementation alors qu'il se touvait en liberté sur parole et qu\u2019il était privé de ses droits politiques».a simplement dit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.«Légalement le Bureau de la sécurité publique est en droit de l\u2019interroger», a-t-il précisé.^ A V K I I.I I) !* I A 6 I, E I) E V 0 I II .I.E M A It I) I S LES\tS Assassinat de Colosio La thèse du complot retenue Mexico (AFP) \u2014 Le sous-procureur spécial chargé de l\u2019enquête sur l\u2019assassinat de Luis Donaldo Colosio a confirmé hier la thèse d\u2019un complot et indiqué qu\u2019un total de quatre personnes étaient incarcérées et deux autres recherchées.Selon un communiqué du sous-procureur, M.Miguel Montes, l\u2019enquête «a conduit sans équivoque à l\u2019idée d\u2019un accord mutuel et préalable pour la réalisation du crime».«Plusieurs personnes ont développé une action concertée dans le but de tuer Luis Donaldo Colosio», ajoute le communiqué.Luis Donaldo Colosio, ex-candidat du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) à l\u2019élection présidentielle du 21 àoût prochain, a été assassiné de deux balles de pistolet P \"\"38 le 23 mars dernier à Tijuana Outre Mario Aburto, arrêté et incarcéré au moment de l\u2019assassinat et exécuteur matériel, selon le communiqué, les personnes détenues sont les suivantes: ¦ Tranquilino Sanchez Venegas, qui, selon le communiqué «a gêné l\u2019action du général Domiro Garcia Reyes et a facilité l\u2019accès de Mario Aburto à proximité de Colosio».Le Général Garcia Reyes est membre de l\u2019état-major présidentiel et était chargé de la sécurité.D se trouvait derrière l\u2019ex-candidat ¦ Vicente Mayoral Valenzuela, qui a «ouvert le chemin vers la victime à une autre personne qui s\u2019est couchée en travers devant les pieds de Colosio pour lui couper la route et faciliter la tâche de Mario Aburto.Selon le communiqué, cette personne a été physiquement repérée mais n\u2019a pas été identifiée ni appréhendée.Une autre personne non identifiée mais également repérée sur photos est recherchée, qui s\u2019est chargée, selon \u2019 le communiqué de bloquer le passage du candidat sur le côté gauche (l'assassin se trouvait en arrière, légèrement sur la droite).¦ Rodolfo Mayoral Esquer, fils de Vicente Mayoral.Selon le communiqué, il était chargé de gêner l\u2019action du colonel Federico Antonio Reynaldos del Pozo, membre de l\u2019état-major présidentiel chargé de la sécurité.\u2014 Rodolfo Rivapalacio: son rôle a été de recruter Tranquilino Sanchez, Vicente Mayoral et Rodolfo Mayoral.Le communiqué n\u2019utilise à aucun moment le mot de complot ou de conspiration.Il n\u2019indique pas les fonctions des personnes incarcérées, dont Sanchez et Mayoï^l, qui sont d\u2019anciens membres de la police judiciaire de l\u2019Etat de Basse-Cafifomie, selon la presse.Rivapalacio, membre du PRI local, était pour sa part chargé localement de l\u2019organisation de la sécurité lors du meeting au cours duquel Luis Donaldo Colosio a été tué.Enfin, le communiqué ajoute que ses conclusions se fondent essentiellement sur un film vidéo et sur des photos analysées «par des experts» et «renforcées par des témoignages».Le film vidéo montre clairement un homme vêtu d\u2019un blouson de toile noir et d\u2019une casquette de baseball, qui se tient à côté de Mario Aburto au moment où il tire et tend le bras, comme pour lui ouvrir le passage.Cet homme, Tranquilino Sanchez Venegas, dans un premier temps libéré, a finalement été incarcéré, et transféré à la prison de haute sécurité d\u2019Almoyola, où est incarcéré Mario Aburto, mais a fait appel.La saga des Malaroï pourrait se terminer en Roumanie KATIA GAGNON PRESSE CANADIENNE Québec \u2014 Le député du Bloc québécois, Jean-Paul Marchand, a demandé hier à Ottawa d\u2019octroyer un séjour supplémentaire d\u2019un mois en sol canadien à la famille Maraloï afin d\u2019éviter que les quatre Roumains, réfugiés au Canada depuis trois ans, ne soient déportés vers leur pays d\u2019origine.Vendredi matin, la familje Maraloï a été refoulée à la frontière des Etats-Unis, où ils se rendaient afin de formuler une demande de résidence permanente au Canada.Ils devaient y passer quelques semaines, le temps que les autorités canadiennes traitent leur demande.«Une simple formalité», selon le député Marchand.Les Malaroï, qui possédaient pourtant un visa américain en bonne et due forme, ont cependant été incapables de fournir aux douaniers américains l\u2019adresse permanente que ceux-ci réclamaient pour les laisser entrer en territoire américain.Les autorités canadiennes, de leur côté, avaient exigé que la famille roumaine quitte le sol canadien avant le 5 avril: les Malaroï seraient donc tenus aujourd\u2019hui de reprendre l\u2019avion pour la Roumanie.«Le dossier des Malaroï est à toute fin pratique complété au fédéral.L\u2019obtention du certificat est une formalité.Le ministère fédéral de l\u2019Immigration et le consul des États-Unis à Québec ont garanti aux autorités américaines que les Malaroï allaient être réadmis au Canada.Qu\u2019est-ce qui a bloqué?», se demandait M.Marchand.«Nous demandons trente jours pour trouver une terre d\u2019asile d\u2019où ils pourraient formuler une demande de résiden- ce.» Le député bloquiste a menacé de divulguer des «preuves» de la mauvaise volonté de certains fonctionnaires dans ce dossier si le délai supplémentaire d\u2019un mois n\u2019était pas accordé aux Maraloï.«Nous soupçonnons le gouvernement fédéral d\u2019avoir réservé des billets d\u2019avion pour la Roumanie dès le 1er avril \u2014 donc avant que les Malaroï ne se présentent à la frontière américaine \u2014», a déclaré M.Marchand.«Certains fonctionnaires de l\u2019Immigration ont peur, à cause des pressions de l\u2019opinion publique et des médias dans ce dossier, de perdre une partie de leur pouvoir décisionnel, a soutenu le député bloquiste.Si rien n\u2019est fait pour les Malaroï, je divulguerai à la presse toute les informations que je possède».Cracun Malaroï et son épouse, Marianna Pascu, visiblement éprouvés, ont fait une brève apparition devant les journalistes rassemblés au bureau de comté de M.Mar- «Si rien n\u2019est fait, je divulguerai à la presse toutes les informations chand.«Après deux mois de démarches, nous sommes épuisés.L\u2019espoir est revenu lorsque nous avons obtenu le visa des autorités américaines, mais vendredi, tout s\u2019est écroulé», a expliqué M.Maraloï.Mme Maraloï, qui est gravement malade, n\u2019a pu retenir ses larmes.Les Maraloï sont arrivés au Canada il y a trois ans.Fichés par la puissante Securitate roumaine, molestés par les policiers, ils avaient perdu leur emploi dans leur pays d\u2019origine.L\u2019invitation d\u2019un ami canadien leur est apparue comme un cadeau du ciel: depuis, ils se sont établis à Vanier, en banlieue de Québec, ont trouvé un emploi et ont formulé une demande de résidence permanente.Les Malaroï vivent maintenant sous la menace constante d\u2019être expulsés en Roumanie, où le code pénal interdit d\u2019héberger un visiteur étranger \u2014 même d\u2019origine roumaine \u2014 sous peine d\u2019écoper de quatre ans de prison.Selon les chiffres du Haut commissariat aux réfugiés de l\u2019ONU, l\u2019immigration en provenance de Roumanie a doublé depuis 1990: le taux de demandeurs d\u2019asile du pays est le deuxième plus élevé d\u2019Europe, juste derrière l\u2019ex-Yougoslavie.que je possède», dit leur avocat Les sages-femmes surprises par tous les «petits gestes» de Lucienne Robillard euébec (PC) \u2014 La décision prise jeudi par la ministre de la Santé, Lucienne illard, d\u2019autoriser les accouchements à la Maison des naissances de Gatineau a grandement surpris les clientes et les sages-femmes qui s\u2019étonnent de cette «soudaine multiplication» des étapes d\u2019autorisation du projet «La maison des naissances est attendue depuis une dizaine d\u2019années dans la région.Le suivi de grossesse est commencé avec trente clientes: nous croyions que tout était réglé depuis longtemps.Quand on est du côté de la clientèle, on est toujours surpris de voir ces étapes qui se multiplient», a déclaré hier Charlotte Landry, sage-femme à la maison des naissances, au cours d\u2019un entretien téléphonique.«On s\u2019aperçoit bien que c\u2019est de la politique», a-t-elle ajouté.Ët les sages-femmes n\u2019en sont pas au bout de leurs peines: à la suite d\u2019un «examen approfondi», la ministre n\u2019a en effet officiellement sanctionné la tenue d\u2019accouchement à la maison que jusqu\u2019au 15 mai prQchain.A cette date, le sous-ministre responsable du dossier des sages-femmes, qui a le mandat de «trouver les moyens de s\u2019assurer que les médecins québécois collaborent à la pratique des sages-femmes» devrait en principe lui faire un rapport sur la question.Rappelons que devant le refus des méde- cins québécois de participer au projet, la Maison des naissances avait dû aller recruter un obstétricien en Ontario.La ministre «a pris connaissance» du protocole d\u2019entente signé avec le médecin, qui a droit de pratique au Québec, et a donné son accord au procédé.Depuis son ouverture, en décembre dernier, la maison a suivi une trentaine de grossesses.Au total, on prévoit suivre 60 femmes dès la première année d\u2019opération, pour atteindre une «vitesse de croisière» de 250 clientes par années.«La clientèle a augmenté lentement mais sûrement depuis décembre», souligne Charlotte Landry.PHOTO ARCHIVES Pierre Trudeau.Trudeau, avocat influent Toronto (PC) \u2014 Pierre Elliott Trudeau et l\u2019ex-premier ministre albertain Peter Lougheed figurent parmi les 20 avocats les plus influents du Canada, affirme le magazine du Barreau canadien dans sa livraison d\u2019avril.Jerry Levitan, auteur de l\u2019article, affirme que ces vingt géants du droit canadien ont été élus «à cause de leurs talents pour dominer et contrôler ainsi que pour faire régner leur autorité sur les autres».Parmi les autres avocats figurant sur cette liste, on note: Ovide Mercredi, chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations; le criminaliste ^Edward Greenspan de Toronto; Garth Drabinsky, de Cinéplex Odéon; David Smith, ex-ministre des PME et du Tourisme lors du dernier mandat de M.Trudeau et actuel président de la firme Fraser Beatty; le spécialiste des spectacles'Mi-chael Levine; et Robert Pritchard, président de l\u2019Université de Toronto.Trois femmes figurent également sur cette liste: Maureen Maloney, sous-ministre de la Justice de Colombie-Britannique; Katharine Braid, qui a participé aux négociations sur la fusion du Canadien Pacifique et du Canadien National; et Lynn Smith, doyenne de la faculté de droit de l\u2019Université de fa Colombie-Britannique.T É L.: 9 8 5 - 3 3 4 4 ANNONCES CLASSEES FAX: 985-3340 Ifi I » N \u2022 D ?E »X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 \u2022 199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 *299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D\u2019EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D\u2019AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES \t MOIS CROISÉS 1\t2\t3 4\t5 6\t7\t8 9 10 11 12 10| 11 12 mm HORIZONTALEMENT 1-\tPruche.\u2014 Mettre le tain à une glace.2-\tProvenir.\u2014 Gouffre.3-\tOui est hostile aux étrangers.\u2014 Éminence.4-\tEmpreinte.\u2014 D'une expression signifiant -se tromper-, 5-\tDette.\u2014 Couvrit de terre.6-\tOui prépare.7-\tDéchiffré.\u2014 Or.\u2014 Oui a pris un goût àcre.8-\tArbre.\u2014 Celtium.\u2014 Aperçu 9-\tFrotter.\t\u2014 Enseignement.10-\tRacaille \u2014 Volonté.\u2014 Rivière d'Asie.11 - Samt-pierre (poisson).\u2014 Col.\u2014 Voix grave 12-\tSupérieur\td'un coéege \u2014 Dans VERTICALEMENT 1* Multiplier par aiv.\u2014 Zinc 2-\tAigre.\u2014 Champêtre.3-\tSoupe.\u2014 Alliage de fer.4-\tOui peut être inoculé.5-\tInsecte des eaux.\u2014 Mille-pattes.\u2014 Deux cents.6-\tRhodium.\u2014 Thulium.\u2014 Éperon.7-\tSe soumettre.\u2014 Voie.8-\tCoffre de l'autel.9-\tOui s'écarte du bon sens.\u2014 Argon.10-\tÀ demi \u2014 Étranger à la religion.\u2014 Poil.11-\tOiseau d'Australie.\u2014 Rébellion 12-\tPanacée \u2014 Manage Solution de samedi M LES ANNONCES CLASSEES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 1 6 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d\u2019Armes Montréal H2Y3S6 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SOEUR SÉNÉCAL, CLAIRE C.N.D.à Montréal, le premier avril 1994, à l'âge de 69 ans, sept mois, est décédée Soeur Claire Sénécal, S.S.Al-bert-de-Trèves.Native de Boucherville, Soeur Claire Sénécal a fait profession à la Congrégation de Notre-Dame de Montréal en 1945.Elle laisse dans le deuil outre sa famille religieuse: Les membres de sa famille: Mariette (Adélard Bussières), décédés, Adrien, décédé.(Réjane Dubois), Aline (Hector Dubuc), décédés, Florianne (Stanislas Saint-Pierre, décédé), Léopold, décédé, (Thérèse Dubois), Marthe (Olivier Dubois, décédé), Irène (Charles-Émile Carrière), Rodolphe, C.S.V., décédé, Rolande, S.N.J.M., décédée, André, décédé, (Claire Du-lude), Guy (Nicole) Jean (Denise) ainsi que plusieurs neveux et nièces.Elle était la fille de Albert Sénécal et de Irène Carmel, tous deux décédés.Exposée à la maison mère mardi, le 5 avril de 15h00 à 21h00.Les funérailles auront lieu le 6 avril 1994 à 14h00 en la chapelle de la maison mère, 4873, avenue Westmont.L\u2019inhumation se fera au cimetière de la Côte-des-Neiges.PAYETTE RUTH À Montréal, à la suite d\u2019une longue maladie, est décédée Mme Ruth Payette, infirmière-hygiéniste retraitée de la Ville de Montréal.Elle laisse dans le deuil sa soeur Andrée (Marcel Paquet), ses neveux Martin, Guy et Éric Paquet, son ami intime de longue date Joze Ropotar, ses compagnes infirmières ainsi que de nombreux parents et amis.La famille remercie le personnel dévoué de l'unité 6 du Centre d'accueil Edmond-Laurendeau.La défunte sera exposée mardi le 5 avril de 14h à 17h.et de 19h à 22h.au salon funéraire Urgel Bourgie, 3860 Décarie (coin Notre-Dame-de-Grâce.) Le service funéraire sera célébré mercredi le 6 avril, à 11 h, en l'église Notre-Dame-de-Gràce.Des dons au Relais communautaire de Pont-Viau (soupe populaire) seraient appréciés SOEUR THÉRIAULT, BERNADETTE C.N.D.À Montréal, le 2 avril 1994, à râge de 89 ans, 11 mois, est décédée Soeur Bernadette ThériauN S.S.Marie-Adoratrice.Native de Saint-Pacôme.Kamouras-ka.Soeur Bernadette ThériauN a fait profession è la Congrégation de Notre-Dame de Montréal en 1926 Elle laisse dans le demi outre sa famée relieuse Mme Rose-Alma Lebet.bette-soeur, de Montmagny.ainsi que plusieurs neveux al nèces Exposée 8 la mason mère metered.Ie6avrtde 15h00à21h00 Les tuén*i auront leu la 7 avril 1 14h00.en la chapeBe de la mason m8>e.4873.avenue Westnout L\u2019rèwnaton se lara au cnalèra da MCéledaaNagat LA METEO Prévision à long terme pour Montréal Aujourd'hui Ce Soir Mercredi Jeudi\tVendredi y* y/1/' max g\tmin Q SS ma* 4 = /// VENTEUX BROUIUARO PLUIE AVERSE ORAGE NEIGE VERGLAS / Ht Températures : MAX / MIN\t Centres de pression ® ® Haute Basse\t WMtnoraa ¦ 7/-2 Yellowknife 5/-16 i J#hn ® O Edmonlon r, '.nal m ?,3,5v.BX fsy* sSkatMh , d\u2018\" li,l Now York «gall Lake City Situation générale: Venue des Grands Lacs, une perturbation causera des précipitations sur l\u2019ensemble du Québec Elles seront sous lorme de neige sur les secteurs les plus au nord s\u2019étendant de l\u2019Abitibi vers le Lac-Saint-Jean et la Côte-Nord.Elles seront plus faibles et mêlées de pluie près de la vallée du Saint-Laurent.Au sud de celle-ci, la précipitation sera sous forme d\u2019averses de pluie.Une autre perturbation glissant au sud des Grands Lacs maintiendra des précipitations sur le sud et l\u2019est de la province mercredi alors que le soleil sera de retour sur les secteurs les plus au nord.Régions Abitibi et Témlscamlngue: Neige Accumulation de 5 i 10 cm.Min.: près de - 7.Max.: près de - 5.Demain: dégagement.Min.: -12.Max.: -3.Réservoirs Cabonga et Gouln: Neige Accumulation de 5 1 10 cm.Min.: près de - 7 Max : près de - 4.Demain: dégagement Min : -12 Max : -3 Pontiac.Gelineev et Lièvre: Neige devenant mêlée de pluie Accumulation de près de 5 cm Mm près de - 2 Max près de 3 Demain un peu de neige Mm - 4 Max.: 2.Un peu de neige devenant mêlée de pluie Min près de \u2022 2.Max près de 3.Demain un peu de neige Mm : - 4 Max 2 Ottawa et Huit: Nuageux avec averses de neige tondante se changeant en averses de pluie.Min.: près de zéro.Max.: près de 5.Vents de 15 à 30 km-h.Demain: pluie ou neige tondante.Min : zéro.Max.: 4.Cornwall et Montréal: Nuageux.Averses surtout en après-midi.Min.: prés de zéro.Max.: près de 5.Vents de 15 à 30 km-h.Demain: pluie ou neige tondante.Min.: zéro.Max.: 4.Trois-Rivières, Drummondvllle el Ouébec: Nuageux avec pluie ou neige fondante.Min.: près de - 1 Max : près de 3.Demain: pluie ou neige tondante.Min : zéro Max :3.Estrie et Beauce: Nuageux et 60 pour cent de probabilité d\u2019averses Min : près de - 2 Max : 3 è 6 Demain: pluvieux.Min.: 1.Max : 6 Lac-Salnt-Jean: Neige.Accumulation de 5 à 10 cm Min : - 4 Max : près de zéro.Demain: nuageux avec éclaircies et 40 pour cent de probabilité d\u2019averses de neiq» Mm -5 Max 1 Segaenay: Neige Accumulation de 5 à 10 cm Min : près de - 5 Mai : près de zéro Demain: nuageux avec averses de neige Min .:- 3 Max : zéro.et i i launlq Neige Accumulation de 5110 cm .Mm pits de - 9 Max près de - 2.Demain pUe ou neige lin : - 3 Max : 3 Environnement Canada Charlevoix, Rivlère-du-Loup, Rlmouski et Matapédia: Neige tondante.Mm.: près de - 4.Max.: près de 1.Demain: pluie ou neige.Min.: - 3.Max.: 3.Gaspé, parc de Forlllon, Cête-Nord et baie des Chaleurs: Nuageux avec neige tondante mêlée de pluie.Min.: près de - 5.Max : près de zéro.Demain: pluie ou neige.Min : - 3.Max.: 4.Sainte-Anne-des-Monls el part de la Gaspésie: Neige Accumulation de près de 5 cm.Min : près de - 5.Max : près de zéro.Demain: neige.Min.: - 3.Max.: 3.Sept-lles et Baie Comeau: Neige Accumulation de 5 à 10 cm.Min : près de - 9 Max : près de zéro.Demain: neige.Min.: - 6.Max.: 2i Basse-Ctte-Nord.Ile d\u2019Antlcbstl et secteur i l\u2019ouest de Chevery: , Ennuagement suivi de neige.Accumulation de 5 à 10 cm Mb) près de - 6 Max : près de - 1 Demain: neige.Min:-5 Max:3.Secteur de Blanc-Sablon: Ciel vanable Min : près de - 8j Max : près de - 2.Demain: neige Min près de-6 Max près de-2.\t5 Lever.Coucher.8h27 \"f*7 Prévision à long terme pour Québec Aujourd'hui Ce Soir Mercredi Jeudi \u2019 Vendredi 902524 I.K I) K V OIH.I.K M \\ H I) I .1\t,\\ V H M.I !» I» I A LE DEVOIR POLITIQUE Une première candidature en vue des élections Du 11 au 15 mai prochain à Ottawa Les libéraux fédéraux sont conviés à un congrès national nouveau genre PIERRE O\u2019NEILL LE DEVOIR Dans le concept actualisé de participation politique mis au point par les libéraux fédéraux, le militant de la base n\u2019a plus à dire à ses dirigeants quoi faire pour redresser la situation socioéconomique du pays.Mais plutôt comment faire pour concrétiser les principes et objectifs énoncés au cours de la dernière campagne électorale.C\u2019est dans cet esprit qu\u2019a été conçu le document de travail devant servir de guide à la réflexion des 3000 délégués qui participeront au congrès national nouveau genre que le Parti libéral du Canada tiendra du 11 au 15 mai prochain à Ottawa.Intitulé Fidèles à notre engagement, le nouveau texte libéral va dans le droit fil du Livre rouge que Jean Chrétien a exhibé sur toutes les tribunes électorales.La direction du PLC parie que le nouvel effort d\u2019imagination qu\u2019elle sollicite de ses militants contribuera à réaliser les objectifs définis dans le programme électoral.«On veut savoir comment y arriver», a précisé au DEVOIR Mme Céline Hervieux-Payette, jadis ministre du régime Trudeau et qui assume aujourd\u2019hui la présidence de la commission permanente nationale de l\u2019élaboration des politiques du parti.A ce titre, Mme Hervieux-Payette est en quelque sorte la coordonnatrice de cette opération de ressourcement intellectuel, de ce congrès où les dirigeants libéraux comptent recueillir des «suggestions» plutôt que des directives.Un congrès de consensus, d\u2019où sera absente la dynamique traditionnelle de l\u2019affrontement des théories.Pas de micros identifiés à l\u2019intention des «pour et des contre», comme c\u2019était la coutume dans ce genre d\u2019assemblée délibérante.Au cours des six prochaines semaines, les mi- litants libéraux de tous les coins du pays auront l\u2019occasion de participer à des colloques politiques.Les résolutions qui en émaneront seront acheminées aux sections provinciales, qui décideront de celles qu\u2019il convient de soumettre à la direction nationale du parti, avant la date-butoir du 12 avril.Chaque aile provinciale pourra soumettre quinze résolutions, dont trois seront traitées en priorité.La commission permanente de l\u2019élaboration des politiques a retenu six grands thèmes: le renforcement de l\u2019identité canadienne; une sécurité sociale adaptée au 21e siècle; la justice; la politique commerciale canadienne et la mondialisation de l\u2019économie; le redressement de l\u2019économie par l\u2019innovation; la réorientation de la politique étrangère.Le document de travail des libéraux fédéraux n\u2019effleure même pas la question constitutionnelle.Tout au plus, formule-t-il quelques hypothèses pour préserver et enrichir l\u2019identité canadienne.Il met l\u2019accent sur la nécessité de prendre les mesures pour favoriser le multiculturalisme.Et pose la question aux militants: Comment le gouvernement fédéral peut-il encourager les activités artistiques des minorités du Canada?Constitution: ça n\u2019intéresse personne Pourquoi la question constitutionnelle ne figu-re-t-elle pas à la table des matières de ce document?Parce que ça n\u2019intéresse personne, parce qu\u2019elle ne figure pas au rang des préoccupations des citoyens, explique Céline Hervieux-Payette.«L\u2019on peut peut-être en discuter ad vitam œter-nam, mais ça ne fait pas manger le monde.Ce qui intéresse les gens, c\u2019est de savoir où ils vont travailler, quel genre d\u2019emploi ils vont avoir.Pour monsieur et madame Tout le monde, ce qui compte, c\u2019est son pain, son beurre et son avenir.On ne recommencera pas à se redéfinir à chaque congrès».Le PLC est-il en voie de doubier le Reform Party par la droite, comme le prétend Lucien Bouchard?Céline Hervieux-Payette trouve l\u2019accusation plutôt grossière.Et l\u2019analyse du document de travail n\u2019est pas non plus concluante.Mais les questions qu\u2019on y pose, notamment au chapitre de la sécurité sociale, sont indicatives d\u2019une certaine remise en cause.Doit-on instaurer des allocations familiales minimales ou une aide aux petits salaires?Faut-il repenser les prestations sociales en faveur des handicapés?Faut-il assortir de conditions l\u2019aide aux revenus?Au chapitre de la justice, les questions adressées aux militants ne sont pas moins significatives, surtout celles sur l\u2019euthanasie.Doit-on modifier la législation canadienne sur l\u2019aide au suicide?Si nous permettons l\u2019aide au suicide, que faire lorsque le malade est incapable d\u2019exprimer sa volonté, ou dans les cas des enfants incurables?La législation codifiant l\u2019euthanasie doit-elle se borner à mettre les médecins hors cause et exclure les proches qui aident un malade à mourir?Président de l\u2019aile québécoise, Martin Cau-chon rappelle par ailleurs qu\u2019en vertu des statuts, la question du leadership doit être posée après une élection générale.Le processus est en cours dans les comtés et le résultat sera révélé au congrès.Quelque 3000 délégués participeront à ces assises, dont plus de 800 du Québec.S\u2019il faut en croire M.Cauchon, l\u2019aile québécoise compte 60 000 membres, sa dette se situe maintenant à moins de 50 000$ et la structure est vivante et vigoureuse dans ies 75 circonscriptions électorales.-of .-sî>.-i'h -in ¦ -O'.\u2019 Une politique étrangement conservatrice \u201891- iff Ottawa (PC) \u2014 Réforme sociale, Via Rail, ALENA, missiles Cruise, assurance-chômage, politique étrangère.La plupart des politiques adoptées par les libéraux ressemblent étrangement à celles des conservateurs.Même que selon l\u2019avis de plusieurs observateurs, les libéraux sont allés plus loin dans certains domaines que les conservateurs, notamment en réduisant davantage les prestations d\u2019assurance-chômage et en «commercialisant» la politique extérieure.Pragmatisme ou virage à droite?Selon l\u2019historien Michael Behiels de l\u2019Université d\u2019Ottawa, les libéraux de Jean Chrétien ont été forcés d\u2019effectuer un virage à droite.«On met l\u2019économie avant tout Ce n\u2019est pas la démocratie d\u2019abord ni les principes d\u2019abord.C\u2019est l\u2019économie.C\u2019est un virage important On va voir si avec le temps, d\u2019ici 2 ou 3 ans, cela va se traduire dans les principes du Parti libéral.» M.John English, un historien de marque qui est maintenant député libéral de Kitchener, lui donne raison.D est le premier à admettre que la réalité économique a fait une entorse aux grands principes libéraux.«Ce que nous essayons de faire, c\u2019est de suivre le plus fidèlement possible notre programme électoral et le livre rouge, mais les circonstances sont différentes depuis notre arrivée au pouvoir, a-t-il admis candidement Le déficit est beaucoup plus élevé que prévu et cela pose une contrainte incroyable à notre liberté de manoeuvre», a-t-il précisé au cours d\u2019un entretien.Les libéraux ont-ils renoncé à leurs principes?«Probablement plus que nous aurions souhaité mais nous n\u2019en avions pas le choix en raison des circonstances, admet M.English sans broncher.Avec l\u2019ampleur du déficit, nos options étaient réduites.» Une militante libérale de longue date qui a préféré garder l\u2019anonymat a donné un autre son de cloche.Selon elle, les libéraux ne sont pas en train de changer de cap mais le contexte économique est en train de dicter leurs actions.M.Chrétien se plaît à citer les grands exploits du premier ministre Wilfred Laurier.Mais alors que Laurier avait lancé son grand projet de construction d\u2019un chemin de fer national à même «les surplus de l\u2019État», aujourd\u2019hui, M.Chrétien est prisonnier des contraintes fiscales, a rappelé pour sa part M.Réal Bélanger, un historien réputé de l\u2019Université Laval.Et parce que le gouvernement Chrétien est jeune, il est difficile de jauger de l\u2019engagement de M.Chré- tien aux grands principes libéraux, estime M.Bélanger.Mais il a tendance à croire que les libéraux voudront conserver les «principes de libéralisme qui ont fait leur fortune politique».Chez les conservateurs, par contre, il ne fait aucun doute que les libéraux ont fait un virage à la droite.Le chef conservateur Jean Charest n\u2019en croit pas ses oreilles.«M.Chrétien fait un excès de zèle de son pragmatisme», croit M.Charest Selon lui, le ministre des Finances aurait pu facilement s\u2019appeler «Michael Martin» tellement ses politiques ressemblent à celles de l\u2019ex-ministre conservateur Michael Wilson.La ratification de l\u2019ALENA et les changements à l\u2019assurance-chômage sautent aux yeux, dit-il.Défense\tNational nationale Defense 1^1 AVIS AU PUBLIC ZONE DANGEREUSE LAC SAINT-PIERRE En 1952, le Gouvernement fédéral désignait comme ZONE DANGEREUSE la partie du Lac Saint-Pierre située au sud du chenal de navigation et autorisait le Centre d\u2019essais et d\u2019expérimentation de la Défense nationale à Nicolet d'y procéder au tir d'artillerie.La délimitation exacte de cette ZONE DANGEREUSE figure à la fin du présent avis.L'expression ZONE DANGEREUSE signifie, dans ce cas, que des tirs d'artillerie peuvent être effectués en tout temps à l\u2019intérieur de cette zone et que toute personne qui en franchit les limites peut être exposée au danger.En dépit du fait que le ministère de la Défense nationale prend toutes les mesures raisonnables en vue d'éviter que des accidents ne se produisent, quiconque pénètre dans la ZONE DANGEREUSE le fait à ses risques et périls.Le ministère de la Défense nationale est également propriétaire d'un lopin de terre longeant la rive sud du Lac Saint-Pierre et qui s'étend de la rivière Nicolet à une pointe de terre connue sous le nom de Longue Pointe située directement au nord du village de Baie du Fèbvre.Ce lopin est clôturé et un nombre suffisant d'affiches portant l'inscription ENTRÉE INTERDITE y sont installées.Toute personne qui enfreint ce règlement s'expose au danger.Veuillez prendre note que ce terrain est aussi officiellement reconnu comme réserve d\u2019oiseaux et qu'il y est strictement interdit de chasser.Toute personne découvrant un objet suspect soit à l'intérieur des limites de la ZONE DANGEREUSE, soit en aval du fleuve ou ailleurs doit éviter de le déplacer, marquer le mieux possible son emplacement et prévenir le détachement local de la Sûreté du Québec.Bien que la majeure partie des projectiles tirés dans la ZONE DANGEREUSE soient inoffensifs, certains peuvent être une source de danger et la distinction entre ces deux catégories ne peut être établie que par des experts en la matière.Il est strictement interdit de collectionner ces objets et tenter de les déplacer ou même y toucher de façon non avertie pourrait être dans certains cas bien spécifiques extrêmement dangereux.Le présent avis ne comporte aucune modification des conditions en vigueur; il n'est publié qu\u2019à titre de rappel à tous les intéressés.DÉLIMITATION DE LA ZONE DANGEREUSE Commence à un point de la digue de Hie Moras, à proximité de l'embouchure de la rivière Nicolet, à N 46\u201c 15'00\" de latitude nord W 72\u201c 39'14\u201d de longitude ouest; et de là, en direction ouest, à 46° 15'00\" de latitude nord jusqu'à un point situé à environ 455 mètres de la ligne du chenal de navigation à 46° 15'00\" de latitude nord et 72° 43'20\" de longitude ouest; de là, vers le sud-est jusqu'à la Pointe à Comtois, située à l'est de l'embouchure de la rivière Saint-François, à 46\u201c 07,21 \" de latitude nord et à 72\u201c 55\u201900- de longitude ouest; de là suivant la ligne sud du chenal de navigation, à une distance de quelque 455 mètres jusqu'à un point situé à 46\u201c 09'20\" de latitude nord et à 72° 56\u201920\" de longitude ouest; de là.vers le nord-est.le long de la rive sud du lac Saint-Pierre jusqu'à un point situé à 46' 12'lf de latitude nord et à 72\u201c 39,24\" de longitude ouest; de là vers le nord-est.jusqu'à un point situé sur la rive ouest de la rivière Nicolet à 46\u201c 13'58\" de latitude nord et à 72\u201c 38\u201928\" de longitude ouest; de là.vers le nord, le long de la rive ouest de la rivière Nicolet jusqu'au point de départ Ottawa (Ontario) Canada 17630-77 PAR ORDRE SOUS-MINISTRE Unstère de la Défense Nationale Canada Défense\tNational nationale Defence 1*1 AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR GARNISON DE L\u2019ESTRIE (QUÉBEC) Des exercices de tir aux armes portatives se poursuivront de jour et de nuit au Champ de tir de la Garnison de l'Estrie jusqu'à nouvel ordre.Ce champ de tir se trouve sur une propriété du MDN, situé à l'intérieur de la Garnison de l\u2019Estrie, sur la rive gauche de la rivière Yamaska, à environ 2,8 km au nord-ouest de Famham.Il est possible d\u2019obtenir un plan détaillé du champ de tir en s\u2019adressant au chef du Génie construction de la BFC Montréal.Tous les chemins, routes et voies d'accès à la zone du camp sont indiqués par des affiches libellées en français et en anglais, interdisant l\u2019entrée dans la zone.MUNITIONS ET EXPLOSIFS ÉGARÉS Les bombes, grenades, obus et autres engins explosifs analogues constituent un danger.Ne ramassez pas ces objets et ne les gardez pas comme souvenirs.Si vous avez trouvé ou si vous avez en votre possession un objet que vous croyez explosif, prévenez la police de votre localité, qui prendra les mesures nécessaires.Il est interdit à toute personne non autorisée de pénétrer dans la zone ci-dessus.PAR ORDRE Sous-ministre Ministère de la Défense nationale OTTAWA, CANADA 17630-77 Canada Défense\tNational nationale Defence 1*1 AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR DE SAINT-BRUNO Jusqu'à avis contraire, il y aura des exercices de tir de jour et de nuit au champ de tir de Saint-Bruno.La zone de danger est circonscrite par les limites du camp de Saint-Bruno près de Saint-Basile-le-Grand (Québec), et sise dans la paroisse Sainte-Julie (cinquième concession) et la paroisse Saint-Bruno.Il est possible d'obtenir une description du champ de tir de Saint-Bruno en s'adressant au chef des opérations de la BFC Montréal.Tous les chemins, routes et voies d\u2019accès à la zone du camp sont indiqués par des affiches libellées en français et en anglais, interdisant l'entrée dans la zone.MUNITIONS ET EXPLOSIFS ÉGARÉS Les bombes, grenades, obus et autres engins explosifs analogues constituent un danger Ne ramassez pas ces objets et ne les gardez pas comme souvenirs Si vous avez trouvé ou si vous avez en votre possession un objet que vous croyez explosif, prévenez la police de votre localité, qui prendra les mesures nécessaires Il est Interdit à toute personne non autorisée de pénétrer dans Is zone ci-dessus.PAR ORDRE Sous-ministre Ministère de la Défense nationale OTTAWA.CANADA 17630-77 Canada Québec (PC) \u2014 C\u2019est dans la circonscription de Montmorency que sent officiellement proclamé, vendredi prochain, le premier candidat du Parti libéral du Québec de la grande région de Québec en prévision des élections générales.Il s\u2019agira d\u2019une femme, Mme France Lefrançois-Bou-chard, une ancienne professeure devenue coordonnatrice et animatrice de pastorale pour le diocèse de Québec.Elle deviendra la porte-étendard du PIjQ si aucune autre candidature n\u2019est posée d\u2019ici là Mais, selon Mme Yolande Bouchard, ex-collaboratrice de Marc-Yvan Côté pour l\u2019organisation libérale dans l'Est du Québec et maintenant responsable de la circonscription de Montmorency, il est peu vraisemblable que quelqu\u2019un d\u2019autre convoite la candidature lors de l\u2019assemblée d\u2019investiture prévue pour le 19 avril.Deux autres personnes, deux hommes, avaient déjà fait part de leur intention de se présenter à l'investiture mais ils se sont retirés pour appuyer la candidature de Mme Lefrançois-Bou-chard.Les libéraux font tout pour attirer dans leurs rangs des personnalités, des noms connus et, dans cette foulée, ils auraient tenté sans succès de convaincre le maire de Beauport, Jacques Langlois, de défendre les couleurs du parti de Daniel Johnson.Ce n\u2019est pas la première fois que le maire Langlois est pressenti par les libéraux pour se joindre à eux mais il ne semble toujours pas intéressé à quitter l\u2019hôtel de ville de Beauport où il règne depuis deux mandats, à laisser la proie pour l\u2019ombre.Le parti ministériel a été plus chanceux avec la mairesse de SiUery, Margaret Delisle, qui a accepté de poser sa candidature à la convention de Jean-Talon.Mme Lefrançois-Bouchard, une militante libérale de vieille date, est très impliquée dans son miljeu.Elle est la quatrième d\u2019une famille de 14 enfants de Courville, un quartier de Beauport.En quelques jours, la candidate à l\u2019investiture libérale avait vendu 350 cartes de membre avant la date limite, le 31 mars.Im situation paraît plutôt tendue chez les libéraux du Québec métrôpo-Utain entre les dirigeants régionaux et les députés.Ces derniers, sauf bien sûr le nouveau ministre Jean Leclerc, député de Taschereau, pourraient devoir affronter de la concurrence à leur assemblée d\u2019investiture.Irritation Ix fait de ne pas recevoir de laisser-passer à la convention en a irrité quelques-uns, en particulier le député de Louis-Hébert, Réjean Doyon, qui se serait déjà fait montrer la porte.La circonscription de Montmorency, située entre Limoilou et Sainte-Anne de Beaupré, est cependant ce qu\u2019on appelle «orpheline» puisqu\u2019elle n\u2019est pas représentée par un libéral à l\u2019Assemblée nationale.Elle a déjà élu l\u2019ancien ministre Yves Séguin, aujourd\u2019hui très recherché par un groupe de Québécois désireux de proposer une «nouvelle voie» aux électeurs.Mais M.Séguin, qui habite maintenant Montréal, a toujours refusé l\u2019invitation d\u2019effectuer un retour à la politique.Depuis août 1990, le comté de Montmorency est représenté par le péquiste Jean Filion, élu dans une élection complémentaire déclenchée après la démission d\u2019Yves Séguin.L\u2019assemblée d\u2019investiture du 19 avril pourra peut-être redonner un peu plus de vigueur aux troupes libérales de la région passablement moroses surtout depuis le départ de piliers comme Marc-Yvan Côté.C«nr»£jS DëQ6 Domaine Fraser Bemicrville CAMPS POUR JEUNES 6-17 ANS GARÇONS FILLES POUR INFORMATION SANS FRAIS 1-800-263-9551 ¦ CAMP «THEATRE ET NATURE» PARTICIPATION À TOUS LES ASPECTS D'UN SPECTACLE DE THÉÂTRE : y ^ interprétation - décors - costumes - accessoires - maquillages ^ Sessions de 10 jours pour les 10-14 ans dans les Cantons de l\u2019Est JqÏ'\\\tInformation et dépliants : ¦gft'\t514-273-2049\tfg! ¦\tno.permis du ministère de l\u2019Éducation ; PP4455-9095 ?Vf Tél: Fax: (5I4) 297-3717 (5I4) 297-3374 ANfîTO/Cy/F 400.Dilîgmce myyjixjryui St\u201eWy (Québec) joe ijo Notre camp, situé dans l\u2019Estrie, accueille des groupes âgés de 7-10, 11-14, 14-17, pour des séjours en immersion anglaise de niveau débutant, intermédiaire et avancé.Viens vivre une expérience, inégalable, tout en anglais! Les camps d\u2019été des Débrouillards Pour les jeunes de 9 à 16 ans \u2022\tMINÉRALOGIE \u2022 ASTRONOMIE \u2022 BOTANIQUE \u2022\tENTOMOLOGIE \u2022 ZOOLOGIE \u2022 HORTICULTURE \u2022 FUSÉE.Séjour d\u2019une semaine ou plus 3 juillet au 20 août I Demandez le feuillet publicitaire: 75, Chemin de Barkmere, Arundel (Québec) JOT1 AO Tel.: (819) 687-9111, le soir CAMP WABIKON «impressionnant!» île Temagami: camp résidentiel, international, pour garçons et filles de 6 à 17 ans Un bon milieu d\u2019apprentissage de l\u2019anglais RÉUNION PORTES OUVERTES Samedi le 16 avril 1994 Hôtel Plaza Universel 3031, boul.Laurier De midi à 16 h 00 CAMP WABIKON 48 Delhi Avenue, Toronto.M5M 3B7 Ontario Renseignements: (416) 483-3172 S.T.A.G.E.AEROSPATIAL V A ROSEMERE (QUEBEC) (12 km au nord de Montréal) Commandité par SPAR STAGE D'UNE SEMAINE incluant: \u2022\tHébergement \u2022\tActivités aérospatiales \u2022\tActivités sportives \u2022\tActivités culturelles \u2022\tVisites spécialisées \u2022\tEtc.Un camp aérospatial unique au Québec, au Canada.\u2022\tConstruction de fusées \u2022\tLancement de fusées \u2022\tAviation miniature \u2022\tVols simulés dans l\u2019espace à bord de notre: \u2022\tnavette spatiale \u2022\tvaisseau martien \u2022\tvaisseau lunaire \u2022\tetc.(§) Bell rf*f«Canaai INFORMATION: TÉL.OU FAX (SIA) 965 9119 y\\ % I.K I) K V 0 I It .I.K M A l< l> I fi A V It I I.I II II I A 8 E I) I T 0 R I A u Le pouvoir gris en latence Gilles Lesage Coup sur coup, fin mars, deux événements indépendants l\u2019un de l\u2019autre ont mis en relief ce que d\u2019aucuns appellent, un peu abusivement, le pouvoir gris.D\u2019une part, dans un avis au gouvernement, le Conseil de la famille met l\u2019accent sur la dimension positive du vieillissement et fait ressortir que les aînés représentent un atout indispensable qui peut renforcer la famille et la communauté.D\u2019autre part, comme pour illustrer qu\u2019il y a un fossé immense entre ces considérations philosophiques et la réalité quotidienne, l\u2019Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQI)R) accuse Québec de s\u2019en prendre abusivement aux retraités les plus démunis.e n\u2019est pas la première fois que l\u2019AQDR s\u2019en prend avec vigueur à des mesures gouvernementales qui affectent ses membres.Cette fois, c\u2019est le budget de mai dernier qui est en cause.Ses effets pervers se font sentir au moment des rituelles déclarations d\u2019impôt sur le revenu de 1993.Les aînés se disent victimes d\u2019une «fraude fiscale» de 110 millions$ et accusent Québec de leur enlever le pain de la bouche.Comment?En créant le Fonds des services de santé et en adoptant des modifications au remboursement d'impôt foncier.En vertu de la première mesure, les retraités démunis assumeront plus de la moitié des quelque 66 millions$ que le gouvernement pige dans la poche des aînés du Québec.De plus, en modifiant les mesures relatives à l\u2019impôt foncier, le Trésor public impose un manque à gagner de 44 millions$ aux «vieux» québécois.Au total, les aînés les plus démunis paieront ou perdront plus que leur part, assumant les trois quarts de cette ponction fiscale imprévue.Il y a de quoi s\u2019insurger.Non pas que «l\u2019âge d\u2019or» soit aussi appelé à faire sa juste part pour alléger le fardeau financier du gouvernement, mais que les plus mal pris, les retraités à faible revenu, soient traités de façon inéquitable.En leur imposant des conditions semblables à celles des aînés mieux nantis, le gouvernement les heurte de front.Québec atténue une mesure de redressement de l\u2019iniquité fiscale \u2014 la diminution de la régressivité des taxes foncières \u2014 au lieu de s\u2019en prendre aux fiducies familiales, charge l\u2019AQDR Selon sa présidente, Mme Yvette Brunet, le gouvernement libéral a fait un choix de délinquant en s\u2019en prenant aux plus petits parce qu\u2019il craint probablement d\u2019affronter les plus riches.Peut-être veut-il simplement ménager la susceptibilité de ceux qui contribuent à sa caisse électorale?L\u2019accusation est lourde.Mais quand on a peine à joindre les deux bouts et qu\u2019on lutte pour survivre, la moindre injustice prend des proportions gigantesques.On dira que les «vieux» auraient dû s\u2019en rendre compte avant et protester en temps utile.Outre que leur lobby n\u2019est pas très puissant et que leur prétendu «pouvoir» est bien aléatoire, ce n\u2019est qu\u2019au moment de faire leur rapport d\u2019impôt que les aînés se sont aperçus qu\u2019eux non plus n\u2019avaient pas été oubliés dans la guerre au déficit.Les décisions qui les touchent sont légales, évidemment, mais l\u2019AQDR les considère immorales et illégitimes.D\u2019où sa grande question: de quel droit et avec quel mandat le gouvernement québécois ose-t-il piger plus de 80 millionsS dans les poches des personnes retraitées les plus pauvres et près de 110 millionsS dans les goussets des aînés du Québec?A cette interrogation pertinente, le ministre des Finances se contente de répondre que «les personnes âgées ont un traitement préférentiel par rapport aux autres».M.André Bourbeau énumère certains «avantages», tels les médicaments gratuits, des tarifs réduits dans le transport en commun, le logement social.«Donc, conclut le ministre sans rire, on peut dire que la société québécoise, je crois, traite les personnes âgées avec beaucoup de déférence et il est normal qu\u2019il en soit ainsi.» Quand même, M.le ministre! Cette attitude cavalière peut faire boomerang.Qu\u2019on se rappelle comment M.Mulroney a dû battre en retraite quand il a fait mine de toucher aux pensions de vieillesse: même sa mère n\u2019était pas d\u2019accord! C\u2019est probablement avec le mémorable incident de «Charlie Brown» en mémoire que l\u2019AQDR avertit le gouvernement Johnson que, s\u2019il persiste à s\u2019attaquer aux «vieux», il apprendra de dure façon ce qu\u2019est le pouvoir gris.Pour l\u2019heure, toutefois, celui-ci ne peut compter sur le récent avis du Conseil de la famille \u2014 non plus que sur ceux qui l\u2019ont précédé depuis cinq ans que cet organisme gouvernemental existe \u2014 pour se faire les dents ou trouver les munitions qui l\u2019aident à mener à terme ses dures batailles.En effet, l\u2019avis publié le 23 mars en appelle avec raison à une solidarité renouvelée des familles, incluant évidemment les grands-parents.Il fait ressortir que la société voit souvent les aînés comme des personnes en attente de services, au lieu de les considérer comme des personnes capables de contribuer à répondre aux besoins des enfants et des familles, dans leur quartier ou leur municipalité.Beaucoup d\u2019aînés, pourtant, jouissent d\u2019une bonne santé et de leurs pleines capacités, et ils sont déjà engagés dans des activités communautaires bénéfiques à leur milieu.L\u2019avis fait état de réalisations utiles et de projets qui démontrent que le champ d\u2019action qui s\u2019ouvre à la solidarité entre les générations est immense, presque en friche.Aussi, le Conseil de la famille formule quelques recommandations générales; la première invite le gouvernement à accorder une place plus importante aux grands-parents et aux aînés dans la politique familiale.Fort bien.Tout le monde est pour la vertu, la maternité et, dans ce cas, la «grand-paternité», si on me permet ce néologisme.Mais encore?Ce n\u2019est peut-être pas son rôle immédiat, mais pour que le Conseil de la famille fasse oeuvre vraiment utile et durable, il devrait dépasser les constatations générales et les voeux pieux.Les premières tombent sous le sens commun et les seconds, s\u2019ils apaisent la conscience, ne changent pas l\u2019ordre des choses.La vérité brutale, c\u2019est que les aînés, quoi qu\u2019on en dise dans les officines ministérielles, n\u2019ont pas leur juste part des choses et qu\u2019ils ont raison de s\u2019inquiéter, voire de s\u2019insurger et de se rebeller contre les inéquités et les injustices qui les affectent.De cela aussi, dans ses doctes avis, le Conseil devrait se préoccuper avec plus d\u2019acuité et de vigueur, ne craignant pas de contester une démarche gouvernementale faiblarde et boiteuse.Invoquer la solidarité comme une incantation, souhaiter le renforcement du tissu social en ne négligeant pas le précieux apport des aînés, rien de plus louable.Mais les «vieux» ne seront des citoyens à part entière que si on les respecte pleinement, à tous les points de vue, y compris sur le plan fiscal.Il y a un bon bout de route à faire, et de nombreux obstacles à franchir, avant que le pouvoir gris en latence se sente quelque peu rassuré.Le fardeau des aînés doit être juste et équitable.Budget: seules les victimes changent Le budget fédéral a provoqué, encore une fois, les hauts cris.C\u2019était prévisible; d\u2019une année à l\u2019autre, seules les victimes changent.Les personnes âgées crient au scandale en apprenant que leur crédit d\u2019impôt diminuera progressivement à partir de revenus annuels de 26 000$, jusqu\u2019à disparaître complètement pour des revenus supérieurs à 49 000$.Cette mesure ne touchera, dans les faits, que 25% des aînés au pays.Les personnes âgées sont prêtes à se mobiliser, encore une fois, pour faire reculer Ottawa.Et c\u2019est tant mieux: le troisième âge est un groupe respecté et homogène qu\u2019on peut facilement mobiliser.Ce qui n\u2019est pas le cas de ces millions de chômeurs éparpillés à travers le pays; des femmes, des hommes, des parents âgés de 20, 30, 40 et même 50 ans constamment humiliés et isolés dans leur misère.Je ne crois pas que les personnes du troisième âge soient les grandes victimes de ce budget.Combien de jeunes familles de trois ou quatre personnes vivent avec moins de 26 000$ par année?Les aînés disent mériter aujourd\u2019hui le repos après tant d\u2019années de travail: c\u2019est vrai.Mais combien de personnes sans emploi ou confinées dans des LETTRES -?- emplois précaires et sous-payés ne pourront jamais aspirer à tel repos puisqu\u2019elles n\u2019ont ni fonds de retraite, ni REER?Ni même l\u2019assurance que la Régie des rentes du Québec existera encore lorsqu\u2019elles atteindront à leur tour 65 ans?Les aînés ne peuvent travailler pour arrondir leurs fins de mois.Les petits salariés, les bénéficiaires de l\u2019aide sociale et les chômeurs non plus: une armée de bons fonctionnaires veille à débusquer tous ces «parasites fraudeurs».Les faibles taux d\u2019intérêt font baisser les revenus de placement des aînés?Tous les épargnants, quel que soit leur âge, sont touchés par cette diminution des taux d\u2019intérêt.D\u2019ailleurs, combien de travailleurs ont aujourd\u2019hui les moyens d\u2019avoir des placements?Combien de petits salariés et de chômeurs doivent également payer les médicaments, lunettes, soins dentaires pour eux-mêmes et toute leur famille?Oui, nous devons respect et reconnaissance a nos ainés, qui ont traversé la crise, les guerres et construit ce pays à bout de bras.Mais peut-on ignorer et méprise r des générations qui n\u2019aspirent qu\u2019a gagner leur croûte?Peut-on continuer d\u2019hypothéquer ainsi a la fois leur présent, leur avenir et, en fin de compte, l\u2019avenir de tout un pays?François l^essard Montréal.24 février 1994 Derniers mais souverains Le dimanche 20 février dernier, aux jeux de Lillehammer présentés par TVA, deux joyeux drilles de Saint-Marin participaient aux compétitions de bobsleigh.Saint-Marin est le plus petit pays souverain de la planète.Avec ses 23 000 habitants, ce petit bijou vit en république souveraine, grâce bien sûr à la tolérance de ses voisins italiens qui l\u2019entourent, mais grâce aussi à sa propre détermination et à sa légendaire ténacité.C\u2019est au XHIe siècle que Saint-Marin prenait le nom de république en s\u2019affranchissant de la tutelle vaticane lors des combats entre Urbino et Rimini (vers le nord-est de l\u2019Italie).La Constitution de 1569 faisait de Saint-Marin la première république et le plus petit Etat du monde.Ce peuple fier et valeureux a résisté aux différentes revendications italiennes de territoire, notamment à celles des papes.Bonaparte a reconnu l\u2019indépendance de Saint-Marin en 1797.Ce fut le seul Etat qui conserva son indépendance lors de l\u2019unification italienne de 1862.Malgré sa petitesse territoriale, Saint-Marin est toujours une république souveraine qui s\u2019est fait plaisir en envoyant deux joyeux bobeurs à Lfllehammer.Bons derniers aux compétitions, mais souverains.Quel bel exemple pour tout peuple aspirant a la pleine souveraineté! Jean-Pierre Aude) Montréal, 24 février 1W4 SARAJEVO VILLE OUVERTE .ffcüX PASSER* ?36 VjOUORA'iS Void MA\tSOEUR, Mts COPSiMS.fouRauoi \\ PflSTOK) pfl'ts, fenmwT sut TU 4 es ?!' %m \u2018IS Z,Ai5/// w.«/4j « «l MB W T\\^ km?LE MONDE La mort du logement social n juin 1993, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies dressait, dans un rapport traitant de la pauvreté, un portrait consternant de la situation du logement au Canada.Il s\u2019étonnait «qu\u2019étant donné l\u2019existence évidente des sans-abri et des conditions de logement insuffisantes, les dépenses consacrées au logement social n\u2019y soient pas supérieurs à 1,3% des dépenses publiques».D va sans dire que ce «jugement» des Nations Unies paraissait tout aussi gênant pour le Québec qui ne compte pas moins du tiers des ménages canadiens ayant des besoins impérieux de logement.Curieusement, alors qu\u2019il n\u2019y a pas si longtemps un avis du même genre du Comité des droits de l\u2019homme des Nations Unies, critiquant, celui-là, la législation linguistique québécoise, provoquait un incroyable branle-bas de combat chez les libéraux et conduisait au «charcutage» rapide de la Charte de la langue française, pas la moindre panique politique ne s\u2019est manifestée après la publication de ce rapport.Pas de manchettes en première page des journaux ni d\u2019éditoriaux «catastrophés»; pas de commission parlementaire d\u2019urgence, ni de nouvelle législation.Manifestement, l\u2019opinion onusienne exerce une influence à géométrie variable sur nos gouvernements et nos bien-pensants.Non seulement les libéraux, à Ottawa comme à Québec, ne se sont guère émus de ce que pensent les Nations Unies de la façon dont sont traités les mal-logés et les sans-abri dans notre belle confédération, mais ils ont même, depuis lors, fait un pas de plus dans l\u2019abandon de leurs responsabilités à cet égard.En vertu d\u2019une entente fédérale-provinciale de 1986, les logements sociaux réalisés au Québec étaient financés conjointement par Ottawa et Québec.Dans le cas des HLM, le financement fédéral se situait à 59%; pour les coopératives d\u2019habitation et les logements sans but lucratif pour personnes à faible revenu, il atteignait 75%.Les coupures budgétaires suc- PIERRE GRAVELINE ?cessives du gouvernement conservateur avaient fait chuter le nombre de logements sociaux engagés au Québec d\u2019une moyenne annuelle de 4571 logements entre 1986 et 1989 à 2187 logements en 1993.Les nouvelles compressions annoncées dans le dernier budget fédéral feront tomber cette moyenne à .0! Désormais, le gouvernement fédéral ne transférera plus un traître sous aux provinces pour le financement de nouveaux logements sociaux.Et, bien que André Ouellet se soit formellement engagé, lors de la dernière campagne électorale fédérale, à ce qu\u2019il y ait des fonds réservés au logement social dans le programme des infrastructures, ce n\u2019est absolument pas le cas.Des égouts flambant neufs pour Montréal, un centre des congrès pour Québec, des autoroutes pour les automobilistes, voilà des infrastructures dignes de ce nom.Des logements pour les pauvres, vous voulez rire?Quand les porte-parole du Front d\u2019action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) sont allés rappeler aux responsables du programme des infrastructures les assurances passées du nouveau ministre Ouellet, on leur a cyniquement répondu qu'ils étaient bien naïfs de croire encore aux promesses électorales! De son côté, Claude Ryan, le ministre québécois concerné, n\u2019a jamais protesté contre les coupures dans le logement social imposées par les conservateurs.En 1993, il a refusé de s\u2019associer à sept ministres provinciaux qui réclamaient un rétablissement des budgets fédéraux de logement social.Dans la même lo- gique, il n\u2019a pas dit un mot pour critiquer le retrait unilatéral du fédéral annoncé dans le budget Martin.En fait, il paraît clair que le gouvernement québécois prend prétexte du ; désengagement fédéral pour justifier son propre retrait.La dernière gran-de «oeuvre» politique de Claude Ryan aura donc été de permettre la mort du logement social au Québec.Vivement la retraite! Pointant, les besoins sont toujours là, plus pressants que jamais.Selon les propres évaluations gouvernementales, 44% de la population québécoise est locataire.Plus de 230 000 unités de logement nécessiteraient des réparations majeures.Un ménage locataire sur six dépense plus de la moitié de son revenu pour se loger; un ménage sur trois, plus de 30%.Pour plusieurs ménages, l\u2019effort est insoutenable.En témoignent les demandes déposées par les propriétaires pour résiliation de bail avec recouvrement de loyer qui sont passées d\u2019une moyenne annuelle de 14 500 entre 1981 et 1984 à une moyenne de 36 500 entre 1990 et 1993.Une augmentation de 250%! Au total, 341 000 ménages québécois ont des besoins impérieux de logement et seraient éligibles à un loge-inent social.Sans compter les quelque 20 000 personnes qui sont carrément sans abri.Et devinez qui souffrent le plus de vivre dans des logements trop chers, trop petits, détériorés, mal chauffés et mal aérés, avec les conséquences qu\u2019on imagine sur leur santé physique et mentale?les femmes chefs de familles monoparentales.Vive l\u2019Année de la famille! Ainsi vont les choses à notre époque charmante.Les mal-logés et les sans-abri, à l\u2019instar des chômeurs et autres personnes démunies, n\u2019ont pas l\u2019oreille des gouvernements libéraux.Ils ne fréquentent pas les mêmes salons, ne contribuent pas aux caisses des partis, ne manifestent même pas dims la rue.Tant pis pour eux! On leur fera payer la crise des finances publiques.Cela paraît moins risqué que de s\u2019attaquer aux fiducies familiales et aux autres abris fiscaux des nantis de ce monde.A P R 0 Y 0 S \u2014?- .d\u2019emplois Au delà des fluctuations mensuelles, une tendance à la hausse de l\u2019emploi semble se dessiner au Québec depuis le début de l\u2019automne.Les 23 000 emplois nets créés en janvier font plus que compenser les 13 000 perdus en décembre.Le Québec a gagné 51 000 emplois depuis août dernier et en compte 2 993 000, un niveau qu\u2019on n\u2019avait pas vu depuis octobre 1991.De son côté, l\u2019Ontario, qui avait gagné 21 (KH) emplois en décembre, en a perdu 41 000 en janvier, pour connaître son plus faible niveau de l\u2019emploi des 13 derniers mois.Le Canada, pour sa part, enregistrait une perte de 39 (KK) emplois.Les hommes ont profité davantage de la croissance de l\u2019emploi au Québec, l\u2019emploi masculin était en hausse de 19 000 en janvier, tandis que l\u2019emploi féminin ne progressait que de 4000.En Ontario et au Canada, les pertes sont légèrement plus importantes chez les hommes que chez les femmes.Ije rapport emploi/population au Québec a gagné 0,3 point de pourcentage, pour atteindre 54,3%.Depuis le creux d\u2019août dernier, la progression est de 0,6 point.Il a reculé de 0,2 point au Canada, et de 0,6 point en Ontario où il se situe à 58,9%, soit le plus bas niveau relevé dans cette province depuis septembre 1973.Ia\u2019 Marche du travail, mars 1994, Publications du Québec.J A !t V I K K H K A R I I » I 0 R I) E P A R Di reel rire I.ISE BISSON NETTE Direetenr 4c l'information BENOIT AUBIN Rédacteurs en chef adjoints JEAN ROBERT SANSFAÇON.UJflE LACAVA 2050.me de Blmrv.»\u2022 étage.Montréal ftfneberl H3A 3M9.Tel.: (514) 985 3533 FAIS \u20ac E DUE BOIS IDEES I DIM nyunaai Un projet qui n\u2019a jamais démarré L\u2019éditorialiste est-il pour ou contre un plus grand interventionnisme étatique dans l\u2019économie?MARTIN MASSE Essayiste if! - ne multinationale coréenne construit une U usine au Québec en se basant sur de mauvaises prévisions de ventes, gère mal son affaire et tente au surplus d\u2019imposer un régime de relations de travail mal adapté au milieu social québécois.Ça tourne mal et on ferme l\u2019usine au bout de quelques années.Au moins 200 millions$ d\u2019aide gouvernementale sous diverses formes auraient été gaspillés dans l\u2019aventure.Comme l\u2019a écrit Jean-Robert Sansfa-çon dans son éditorial du 22 mars dernier, «en bref, c\u2019est l\u2019histoire d\u2019un projet qui n\u2019a jamais décollé, financé en bonne partie avec les fonds publics».D\u2019un point de vue économique libéral, il n\u2019y a aucune raison de se surprendre de cette déconfiture.On le voit depuis des décennies, les politiciens et bureaucrates ne possèdent aucune compétence particulière qui leur permettrait de déterminer mieux que les entrepreneurs la profitabilité de tel investissement, dans tel secteur économique ou telle région.Le futur est incertain, chaque décision prise par une entreprise ou un citoyen est, dans une certaine mesure, un pari.Rien ne nous permet de croire qu\u2019une décision prise par une autorité publique aura plus d\u2019effets bénéfiques sur la population qu\u2019une autre prise dans un conseil d\u2019administration de compagnie privée.Au contraire, dans le secteur privé, les ressources sont limitées et les «joueurs» sont directement responsables du succès ou de l\u2019échec de leurs actions.A moins que le gouvernement ne vienne fausser les règles, ils ont donc un intérêt immédiat à viser la réussite.Sinon, ils seront les seuls à être affectés, comme il se doit.Ce qui n\u2019est pas le cas dans le secteur public, où l\u2019on a toujours l\u2019option de taxer ou d\u2019emprunter plus et où les échecs n\u2019ont aucune conséquence négative sur ceux qui ont pris les mauvaises décisions.Chaque fois que le gouvernement intervient dans le jeu du marché, il collectivise les risques et déresponsabilise ceux qui prennent les décisions.M.Sansfaçon semble comprendre ces principes de base de l\u2019économie de marché.«En théorie, l\u2019argent des impôts ne devrait pas servir à financer des multinationales qui n\u2019en ont pas besoin.Un tel financement coûte cher aux contribuables et fausse les règles de la concurrence», écrit-il.Pourtant, au lieu de tirer les conclusions qui s\u2019imposent en constatant comment, en pratique, c\u2019est bien ce qui s\u2019est produit dans le cas de Hyundai \u2014 et dans quantité d\u2019autres cas semblables \u2014, M.Sansfaçon s\u2019en prend plutôt à la politique de développement régional du gouvernement central, qui ferait preuve de trop de.laisser-faire! Comment une politique carrément interventionniste peut-elle être guidée par des principes de laisser-faire?Difficile à dire.Ce pauvre concept a décidément le dos bien large.M.Sansfaçon semble vouloir condamner par là, si on comprend bien, le fait qu\u2019Ottawa concentre ses investissements les plus productifs en Ontario au lieu de les saupoudrer plus équitablement dans les provinces les plus pauvres.Il dénonce de même la «gifle insultante» (qui l\u2019a donnée?) qu\u2019est la fermeture de Hyundai et appelle les gouvernements à trouver un «vrai» fabricant de voitures pour le remplacer.Qui donc sur cette terre Au moins 200 millions d\u2019aide gouvernementale sous diverses I formes auraient I ',f été gaspillés dans l\u2019aventure.MOSkm mmm D PHOTOS PC L\u2019usine de Hyundai à Bromont, en des temps plus prometteurs.possède l\u2019information sûre et exacte qui permettra de trouver un «vrai» fabricant de voitures, un fabricant qui réussira à faire fonctionner l\u2019usine de Bromont de façon rentable?Qu\u2019est-ce qui permet de croire que nos politiciens et bureaucrates gestionnaires pourront faire preuve de plus de clairvoyance cette fois?M.Sansfaçon ne le dit pas.Comment un saupoudrage de fonds publics dicté par des critères plus «moraux» réussira-t-il à résoudre les problèmes économiques des régions?On ne le voit pas non plus.La faillite des politiques centralisées On n\u2019en finit pourtant plus de constater la faillite des politiques centralisées de développement éconcx mique partout dans le monde.S\u2019il est une leçon qui est de mieux en mieux comprise depuis quelques années, c\u2019est bien que les gouvernements se tirent dans le pied (ou tirent dans nos pieds!) en taxant toujours plus les secteurs productifs de l\u2019économie et les citoyens pour «aider» les régions les plus pauvres, attirer des investissements étrangers qui viendront de toute façon s\u2019il y a des profits à faire, soutenir les secteurs en déclin tout en «dynamisant» les secteurs d\u2019avant-garde.La gauche bien pensante a beau continuer à se sçandaliser devant les affres du «néo-libéralisme», l\u2019Etat néo-libéral n\u2019existe toujours pas au Canada ni au Québec.Un Etat vraiment libéral n\u2019aurait jamais engouffré 200 millions$ dans Hyundai, et ne s\u2019apprêterait sûrement pas à recommencer l\u2019erreur.Ce que nous avons, ce sont des gouvernements qui tiennent un discours vaguement libéral sans pratiquer le libéralisme, et des déboires économiques qui découlent de politiques interventionnistes encore généralisées.M.Sansfaçon écrit que «visiblement, ce système d\u2019aide gouvernementale aux entreprises ne remplit pas le rôle qu\u2019on attend».Bravo! Mais qu\u2019est-ce qu\u2019il suggère au juste comme solution?Un éditorial est censé aller au delà de la nouvelle et du commentaire et prendre clairement position sur une question donnée.Et pourtant, après avoir lu plusieurs de ses textes sur des dossiers économiques, je n\u2019arrive toujours pas à distinguer son point de vue sur la question centrale qui touche tout ce débat: êtes-il pour ou contre un plus grand interventionnisme étatique direct dans l\u2019économie?Ses éditoriaux auraient certainement plus de poids si les lecteurs savaient au moins où il se situe sur ce plan.Attaquer le chômage, pas les chômeurs Les sans-emploi méritent mieux que des programmes passe-temps RENÉ B H R O N Étudiant en communications Université Laval ans son éditorial du 10 mars dernier, M.Jean-Robert Sansfaçon dressait une liste de réfomies qu\u2019il aimerait voir apportées au système de sécuri-té sociale afin d\u2019en alléger les coûts.M.Sansfaçon suggère que -seuls les individus jugés inaptes au travail soient désormais éligibles à l\u2019aide sociale, tout autre citoyen sans emploi devant s\u2019inscrire à l'intérieur d\u2019une démarche active de réinsertion sociale pour avojr droit à une aide temporaire et ciblée de l\u2019Etat».Cette aide ciblée serait attribuée' aux «travailleurs placés en situation de transition professionnelle» et serait composée de prestations d\u2019assurance-chômage, d\u2019allocations pour la garde d'enfants et de prêts étudiants.Pour les jeunes chômeurs, il incomberait à leurs parents et au ministère de l\u2019Éducation, par le biais des prêts et bourses, de leur venir en aide.Ces suggestions démontrent une volonté certaine de régler le cas du chômage.Cependant, parce qu\u2019elles ne s\u2019attaquent pas au vrai problème, nous pouvons redouter leur application.Contrairement à certaines croyances, les chômeurs ne sont pas des fainéants ni des incompétents.Pas plus qu'ils ne revêtent ce statut par choix.Ils sont plutôt les victimes du manque d\u2019emploi.Malheureusement, les mesures incitatives proposées par M.Sansfaçon ne tiennent pas compte de cette conjoncture.Elles ne peuvent être interprétées qu\u2019en un blâme fait au chômeur pour sa situation.C\u2019est une injustice.L\u2019ennemi à abattre doit être le manque de travail.Et tant et aussi longtemps que cette situation restera inchangée, nous devrons assumer notre responsabilité envers les chômeurs et leur assurer un niveau de vie décent.Il est inutile de remettre la facture à un autre ministère ou à n\u2019importe quel citoyen.Le coût du chômage restera au même niveau tant qu\u2019il n\u2019y aura pas plus d\u2019emplois.Il est vrai qu\u2019il existe peu de solutions pour mettre tout ce monde au boulot La diminution de la semaine de travail et la répartition des emplois parmi tous les «aptes-à-travailler» pourraient être envisagées.Certains optimistes préféreraient miser sur une reprise économique miracle.Mais peut-on y compter?Enfin, on pourrait s\u2019efforcer de déménager le chômage à l\u2019extérieur du pays.En cernant efficacement les marchés où nous pouvons être compétitifs et en s\u2019efforçant de les conquérir, on pourrait peut-être croire à des jours meilleurs.Nous créerions des emplois durables et augmenterions ainsi les exportations tout en diminuant les importations.Mais une chose est certaine: nous devrons faire preuve d\u2019imagination.Et quelle que soit la solution retenue, il faudra une fois pour toutes arrêter de s\u2019attaquer aux chômeurs et commencer à s\u2019attaquer au vrai problème.Les chômeurs ne méritent pas l\u2019insulte des programmes passe-temps qu\u2019on leur propose régulièrement C\u2019est du travail qu\u2019ils réclament Assurance-chômage: une histoire laborieuse Le gouvernement fédéral a toujours invoqué de «bonnes» raisons pour retarder révolution de la sécurité sociale au pays, malgré plusieurs recommandations de ses propres commissions E LINE BOUCHER Travailleuse «précaire» n raison de la piètre condition de ses finances publiques, le gouvernement fédéral vient de restreindre l\u2019accessibilité aux prestations de l\u2019assurance-chômage.Certains trouvent ce régi- ____me encore accessible et généreux pour les chômeurs et chômeuses («L\u2019assurance-chômage pour qui et pourquoi?», Jean-Robert Sansfaçon, LE DEVOIR, 9 mars 1994), d\u2019autres s\u2019inquiètent de l\u2019attitude du gouvernement dans ce dossier.Les dernières modifications impriment déjà une direction très précise à la prochaine réforme de ce système d\u2019assurance.Les craintes de plusieurs responsables d\u2019organismes sociaux s\u2019avèrent justifiées.Par le passé, le gouvernement fédéral a toujours invoqué de «bonnes» raisons pour retarder l\u2019évolution de la sécurité sociale au pays, malgré plusieurs recommandations de ses propres commissions.À l\u2019époque du Haut et du Bas-Canada, les gouvernements refusent de promulguer la Loi du pauvre (Poor Imw) de l\u2019Angleterre qui tient responsable l\u2019individu de sa faible condition économique, mais oblige, par contre, la paroisse à aide'é l\u2019indigent à sortir de sa pauvreté.Donc, les pauvres ne doivent compter que sur eux-mêmes, leurs familles et les organismes de charité pour soulager leur dénuement.Cet esprit de libéralisme marque de manière profonde toute l'évolution de la sécurité sociale canadienne; Contrairement à ce qu\u2019on pense alors, faire des économies pour les gens à faibles revenus demeure difficile, voire impossible.A Montréal, à la fin du siècle dernier, plusieurs personnes tardent leur emploi pendant l\u2019hiver.Les propriétaires d\u2019usine profitent de ce surplus de main-d\u2019œuvre pour baisser le salaire de leurs employés déjà peu élevé.Pour se nourrir et se loger.les familles ainsi défavorisées accumulent des dettes qu elles ne rembourseront qu\u2019à la reprise du travail, au printemps.Dés le début de lere industrielle canadienne.deux rapports de la Commission royale d\u2019enquête sur les relations de travail et le capital (1887) reconnaissent le problème du chômage chronique.En plus de soumettre des propositions afin d\u2019améliorer les conditions de travail de la classe ouvrière, les commissaires recommandent un régime de pensions viagères pour les personnes âgées.Pour sa part, le premier ministre J.A.Macdonald trouve dans la loi constitutionnelle un prétexte aux apparences convenables pour ignorer les mesures proposées: l\u2019aide sociale relève des provinces.En 1894, il déclare la Fête du travail congé national comme seule mesure en faveur des ouvriers et ouvrières de l\u2019industrie.Bref, il maintient sa politique de laisser-faire dans le domaine de la sécurité sociale.Forte agitation ouvrière En raison d\u2019une forte agitation ouvrière au pays, le gouvernement canadien met sur pied, en 1919, la Commission sur les relations industrielles.Celle-ci propose l\u2019instauration d'un système national d\u2019assurance-chômage.Bien que le fédéral ait apporté de l\u2019aide aux familles des soldats blessés ou morts à la Première Guerre mondiale, le premier ministre Mackenzie King remet ces problèmes sociaux entre les mains des provinces et des municipalités.Pour la population, cela signifie une aide sociale différente d\u2019un endroit à l\u2019autre, aux critères d\u2019admissibilité propres à chaque ville du Canada.A nouveau, en 1928.un comité parlementaire sur le chômage, la maladie et l\u2019invalidité entrevoit l'assurancechômage comme un élément indispensable au développement du peuple canadien.Cette fois-ci, Ottawa prétend que la prospérité nationale du moment permet à tous d\u2019épargner pour les jours sans travail.A Montréal.en dépit d\u2019une activité économique en plein essor, 67% des travailleurs ont un salaire sous le revenu minimum qui permet de supporter une famille moyenne.A ce monient-là.les dépenses d\u2019une famille canadienne de cinq personnes totalisent 2230,37$.Le salaire moyen de toutes les catégories de travailleurs s\u2019élève à 1440$.La peur du chômage fait partie du quotidien des gens ordinaires.Par les différentes mesures sociales en vigueur (allocations pour les aveugles, les vétérans et les retraités), on se rend compte que les dirigeants politiques peuvent jouer un plus grand rôle dans le développement du pays.En plus de protéger les biens, de maintenir l\u2019ordre et la paix, la population demande aux politiciens d\u2019élaborer de meilleures politiques sociales.Toutefois, les gens doivent patienter encore avant de pouvoir bénéficier d\u2019une protection sociale lors d\u2019un arrêt de travail.En effet, la crise de 1929-1939 va faire ressortir la négligence des gouvernements dans ce domaine.Devant l\u2019ampleur du chômage, Ottawa accorde des subventions aux provinces qu\u2019on finit toujours par renouveler d\u2019une année à l\u2019autre pendant la crise.En 1935, un premier gouvernement reconnaît le chômage comme un problème socio-économique d\u2019envergure nationale plutôt qu\u2019un problème individuel.Avec sa loi sur le placement et l\u2019assurance sociale, RB.Bennett entend instaurer un système d\u2019assurance pour les sans-emploi.Ce premier ministre conservateur n'a pas le temps d\u2019accomplir son projet puisqu\u2019il perd ses élections à l\u2019automne de la même année.De plus, la Cour suprême et le conseil privé de Londres déclarent cette loi inconstitutionnelle.Un système de prestations pour tous On devra attendre jusqu'au début des années 40 pour compter sur un système de prestations d\u2019assurance-chômage pareil pour tous.Les représentants de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le Dominion et les provinces (1937-1940) recommandent à Ottawa d\u2019assumer la responsabilité des services sociaux nationaux.Revenu au pouvoir, le premier nij-nistre Mackenzie King amende alors la Constitution et crée l\u2019assurancechômage.Cette mesure voit le jour 20 ans après la recommandation de la Commission d\u2019enquête sur les relations industrielles (1919)! Même si ce régime exclut d'importants groupes de salariés et fournit bien des fois un revenu insuffisant, la population peut compter désormais sur une aide financière en cas de pertes d\u2019emploi causées par le système économique.En 1971, le gouvernement libéral de Pierre Trudeau rend les prestations d\u2019assurance-chômage plus accessibles et généreuses.Par contre, à l\u2019exemple de ses prédécesseurs, il laisse la création d\u2019emplois au secteur privé.Une lente évolution Outre le manque de volonté politique, d\u2019autres facteurs expliquent la lente évolution du système de sécurité sociale au pays.D\u2019abord, le Canada se situe à proximité des Etats-Unis où règne en maître l\u2019entreprise privée.Les dirigeants des provinces ont craint de mettre en péril leurs industries naissantes, car la plupart croyaient que des mesures sociales inciteraient les gens à ne plus travailler.Un argument maintes fois invoqué pour maintenir les bas salaires, le travail des enfants et la journée de 16 heures en 1830.On estimait aussi les revenus des gens au travail suffisamment élevés pour faire des économies.Et puis, plusieurs étaient persuadés que ces problèmes sociaux se régleraient mieux en laissant libre cours aux forces du marché.L\u2019histoire nous prouve que le système économique canadien n\u2019a jamais réussi à procurer un niveau de vie adéquat pour tous.En dépit de plusieurs recommandations pour l\u2019établissement d\u2019un régime d\u2019assurance-chômage, la population canadienne a attendu longtemps cette protection sociale.Aujourd\u2019hui, il ne s\u2019agit pas de contester la réforme à venir, mais d\u2019obtenir par elle des modifications équitables pour la personne sans travail et le contribuable.Comme le dit si bien Pierre Fortin dans son article intitulé Les pièges de l\u2019austérité» (LE DEVOIR.1 mars 1994): «Il faut, en somme, non pas détruire ce que nous avons construit, mais réformer le système en le rendant à la fois plus économique et plus juste.» Qui plus est.réformer le système sans oublier nos acquis dans le domaine de la sécurité sociale.roq *A*I -4> rKHi 4*: M 1 \u2022u'h 'U(-) ->rrt igL) ¦lih nT mq ¦y->.« mit * m:-* \u2019¦'MR .stJ (fil 'oo \u2022iH \u2022ni » iq Mfri \u2022\tfi.in \u2022\ti ¦ jÎQr : I .->1 r.\u201cl IO\"1 \u2022ni » me />\u2022/ inc ¦A*! rïrrt dk» L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Fraiicoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Laurent Soumis, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l\u2019information); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes)-, Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales)-, à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robeit Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec)-, Serge Cha-pleau (caricaturiste); à l\u2019information sportive: Yves d'Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Marie-Hélène Marie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur)-.Manon Scott, Serge Laptante (Qué-!>«\u2022).,Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ laide Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Lise Bourgault.Brigitte Cloutier, Gys-laine Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Gttil-bert, Christiane Legault.Monique Verreault (publicitaires); Micheline Tutgeon, Olivier Zui-da (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).\u2019 L\u2019ADMINISTRATION Hemy Ricci! (contrôleur), Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables): Florine Cormier.Céline Furoy, Jean-Guy Lacas.Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Iinda Thériault (adjointe à l\u2019administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette, Monique L'Heureux.Lise Lachapelle.Rachefle Leclcrc-Venne, Jean-Marc Ste Marie (superviseur aux promotions des abonnements).LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes infomurtiques et de la production).Johanne Brunet.Danielle Cantara.Sylvain Dana .Richard IX'sCormiers.Caroline Des Rosiers.Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Michael Schneider.Marie France Turgeon (coordonnatrice).Clvistiane Vaillant.Les annonces classées et avis publics: Yves Williams (superviseur).Dominique Charbonnier.Marlène Côté.Sylvie Laporte.Dem-ttr Rousseau.Micheline Ruclland.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bour-gic (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel CouXuntprrssdcnfl.Roger Boi vert (riceprésrdent et directeur général) Or! oq 1ST A ci \"J OJ g'I 95 os t)V ib r»-y lié ills V A 10 I, K I) K V 0 1 K .I.K M A H D I T» AVRIL I » I» I ?LE I_____?ACTUALITES H O 11 R GA 11 I.I ?Attachez vos ceintures La semaine dernière, une journaliste de Toronto m\u2019exhortait de rassurer les Canadiens anglais qui sont de plus en plus nombreux à croire que le Québec sera bientôt indépendant et qu\u2019il n\u2019y a plus rien à faire pour arrêter le mouvement.Elle voulait que je leur dise que la chose n\u2019était pas faite et qu\u2019il se pourrait qu\u2019elle ne se fasse jamais.Elle cherchait désespérément un indépendantiste qui pourrait calmer les esprits en doutant publiquement de l\u2019issue du prochain scrutin provincial et du résultat de l\u2019éventuel référendum sur la souveraineté.C\u2019est elle qui, durant la conversation, m'affirmait sans détour qu\u2019une grande partie du Canada anglais avait perdu tout espoir de «sauver le Canada» et qu\u2019il fallait faire face à l\u2019éventualité de la souveraineté du Québec.Dans la même semaine, lors d\u2019une discussion sur l\u2019économie canadienne au réseau anglais de Radio-Canada, des analystes qui cherchaient les causes de la chute du dollar et de la volatilité des marchés invoquaient, en autres raisons, la prochaine élection québécoise et son inéluctable conséquence: la souveraineté du Québec.Cette fois, nous n\u2019avions pas affaire à quelques hystériques dont le seul but était de «faire peur au monde» ou à quelques comploteurs politiques qui s\u2019amusaient à jeter de l\u2019huile sur le feu pour servir leurs propres intérêts.Non, les panélistes étaient sérieux, nullement alarmistes, simplement professionnels.Ils rapportaient les faits comme Us les voyaient ils analysaient la situation comme ils la décryptaient.Les interventions de ce genre se multiplient depuis quelques semaines et, même dans la presse étrangère, on trouve de plus en plus d\u2019articles qui traitent de la même question en la prenant très au sérieux.C\u2019est pourquoi je ne peux m\u2019empêcher d\u2019en venir à la conclusion que cette fois ne ressemble en rien à la dernière \u2014 1976, élection du PQ et 1980, référendum\u2014 et que, aussi bien au Canada anglais qu\u2019à l\u2019étranger, la souveraineté du Québec est désormais perçue comme possible et même probable.Ne prenons pas nos désirs pour des réalités.Nous sauvons bien que les résistances sont grandes et que la ba-^taille est loin d\u2019être gagnée.Il est quand même intéressant de noter que, pour ceux qui ont des décisions à prendre, décisions aussi bien économiques que politiques, la souveraineté du Québec fait désormais partie de la donne, et cela pour le meilleur et pour le pire.C\u2019est bon signe.Cela nous change des réactions à la fois incrédules et paniquées qui ont suivi l\u2019élection du Parti québécois en 1976.Cela nous évite aussi les ricanements moqueurs ou méprisants auxquels on nous avait habitués.Cette fois, semble-t-on nous dire, c\u2019est sérieux.C\u2019est vrai que les choses ont changé.Comme le souligne à l\u2019envi Jacques Parizeau, cette fois il n\u2019y a pas d\u2019ambiguïté.Pas de question alambiquée, pas de tergiversations, par de détours inutiles par le «bon gouvernement» ou le «beau risque.» On s\u2019attend donc, dans tous les milieux, à ce que l\u2019élection du Parti québécois enclenche le processus vers l\u2019indépendance.D\u2019autre part, l\u2019élection de 54 députés du Bloc québécois à Ottawa a créé un choc salutaire chez tous ceux qui, abusés par les beaux discours de Jean Chrétien, avaient fini par croire que «le séparatisme était mort.» On sait maintenant qu\u2019il n\u2019en est rien.On sait aussi que la dynamique nouvelle engendrée par les deux forces souverainistes travaillant de concert aux deux niveaux de gouvernement est susceptible d\u2019engendrer une vague de fond sans précédent.On sait la faiblesse de Jean Chrétien au Québec et on connaît la vulnérabilité de Daniel Johnson.On n\u2019ignore pas la compétence de Jacques Parizeau et la popularité de Lucien Bouchard.On a pris la juste mesure des forces souverainistes, plus unies et plus déterminées que jamais.C\u2019est tout cela qui fait dire à des observateurs sérieux et étrangers à nos querelles de clocher que la prochaine année risque d\u2019être déterminante dans l\u2019évolution des choses.C\u2019est cela qui leur fait dire qu\u2019il faut s\u2019y préparer.Il faut donc savoir qu\u2019ils s\u2019y préparent De toutes les fe-çons.Certains pour faire place à un Québec souverain dans l\u2019établissement de leurs objectifs; d\u2019autres pour en évaluer l\u2019impact sur leurs affaires; d\u2019autres encore pour tenter, par tous les moyens, d\u2019étouffer le projet dans l\u2019oeuf.Ces derniers sont les plus dangereux et nous serions bien avisés de les prendre au sérieux.Si vous pensez que vous en avez vu des vertes et des pas mûres en 1980 alors même que la probabilité était à peu près nulle, imaginez de quoi ils seront capables cette fois-ci au moment où ils savent que «ça peut arriver.» Pour la première fois depuis trente ans on parle sérieusement de l\u2019indépendance du Québec dans toutes les chancelleries et tous les conseils d\u2019administration du monde et on s\u2019y prépare au cas où.Nous entrons dans une zone de grande turbulence.Attention.Attachez vos ceintures.Ça va brasser.Longs délais aux Transports Ottawa (PC) \u2014 Près de la moitié des demandes d\u2019accès à l\u2019information logées auprès du ministère des Transports en 199298 ont été traitées dans des délais phis longs que la loi ne rautorise, révèle un rapport du Commissaire fédéral à l\u2019information.Une lourde charge de travail, une pénurie de personnel et un manque d\u2019efficacité ont prT/voqué des délais dans 40% des cas, un pourcentage «renversant» selon les termes de révaluation du Bureau du commissaire à l'information.SONDAGE Trop loin des Montréalais?SUITE DE LA PAGE 1 et le 1er avril auprès de 514 résidants montréalais (voir méthodologie ci-contre).Ce sondage révèle que le grand projet du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) de redonner la ville aux citoyens n'a pas atteint son objectif.Selon 44% des répondants, la Ville n\u2019est pas plus proche qu\u2019avant des Montréalais et ce, malgré l\u2019instauration des commissions permanentes du conseil municipal, du Bureau de consultation Montréal, d\u2019Accès Montréal et des comités conseil d\u2019arrondissement.S\u2019ajoute à ce constat, non moins désolant, que près d\u2019un Montréalais sur deux (49,3%) est d\u2019avis que la Ville n\u2019est pas devenue moderne et efficace sous le règne du RCM.Ce même RCM qui symbolisait pourtant le renouveau, la jeunesse et la relance.D\u2019aucuns y verront un échec des mesures mises de l\u2019avant par le secrétaire général démissionnaire, Pierre Le François, pour dépoussiérer la structure adminstrative de la municipalité.Invités à comparer l\u2019ex-maire Jean Drapeau à l\u2019actuel premier magistrat montréalais, 37% des répondants jugent le maire Doré moins performant que son prédécesseur et 34% d\u2019entre eux, aussi bon.Parmi les 8,5% qui évaluent que M.Doré a été un meilleur maire jusqu\u2019ici que M.Drapeau, une personne sur quatre ne lui accordera toutefois pas son vote le 6 novembre prochain.Quant à l\u2019origine des appuis à Jean Doré et son équipe, ils se répartissent ainsi: 45% sont francophones et 48% anglophones.Il s\u2019agit à ce stade-ci d\u2019un avantage réel de M.Doré sur son plus proche adversaire.Pierre Bourque récolte en effet son principal soutien parmi les francophones (31,6%) alors qu\u2019il ne constitue un attrait chez les anglophones que dans une proportion de 9,3%.Du côté des communautés culturelles, le RCM part avec une très large avance en obtenant 80% des intentions de vote contre 2,2% pour M.Bourque.Notons toutefois que les conseillers d\u2019origine ethnique élus sous la bannière du RCM, hormis Joseph Biello, ont tour à tour claqué la porte du parti du maire Doré au cours des derniers mois.Cet élément pourrait éventuellement modifier l\u2019appui massif au RCM et disperser les votes selon l\u2019allégeance des candidats issus de communautés culturelles.Jean Doré trouve également des appuis du côté des locataires qui regroupent, selon la Statistique Canada (1991), plus de 73% de la population habitant le territoire montréalais.Parmi les 30% de répondants qui ont l\u2019intention de voter pour M.Doré, 56% d\u2019entre eux ne sont pas propriétaires.De plus, le principal bassin d\u2019électeurs favorisant le RCM (60%) empoche un salaire annuel se situant entre 10 000$ et 19 000$.Par ailleurs, à ses détracteurs qui l\u2019accusent de manquer de leadership, M.Doré qui sollicite un troisième mandat, marque des points dans le dossier du déménagement de l\u2019Hôtel-Dieu.Plus de 41% des Montréalais considèrent que la volte-face du gouvernement québécois constitue une victoire personnelle du maire Doré.Reste que le message des citoyens face à la situation globale de Montréal, en est un plutôt critique.Les gens sondés estiment à 27% que depuis huit ans, la situation de Montréal s\u2019est grandement détériorée alors que seulement 14% affirment le contraire.Pour 47% de la population, la situation n\u2019a pas changé.Autres informations en page A 3 La méthodologie La présente recherche auprès des Montréalais a été réalisée du 28 mars au 1er avril inclusivement.Au total, SONDAGEM Inc.a complété 514 entrevues depuis son centre téléphonique.\t, , .,\t.L\u2019échantillon probabiliste proportionnel généré par ordinateur couvrait l\u2019ensemble du territoire de la Ville de Montréal.De plus, pour être admissible au sondage, un ménage devait résider en permanence dans les limites de la Ville.Les répondants étaient sélectionnés dans le ménage au moyen d\u2019une grille aléatoire appliquée auprès des personnes de 18 ans et plus, possédant le droit de vote aux prochaines élections municipales.Seules les personnes pouvant s\u2019exprimer facilement en français ou en anglais étaient retenues pour les fins de l\u2019entrevue.Aucune substitution de ménage ou de personne n\u2019était permise dans ce sondage.Ce genre d\u2019échantillon probabiliste naturellement représentatif de la population étudiée n\u2019a pas besoin d être corrigé.Cependant, on a tenu compte du nombre de personnes admissibles du ménage dans le calcul final de la probabilité qu\u2019avait un répondant de faire partie de l\u2019échantillon.Des 876 ménages montréalais admissibles, il a été possible de compléter 514 entrevues donnant ainsi un taux de réponse de 58,6%.Les ménages sélectionnés qui n ont pas participé au sondage se distribuent comme suit 208 ont refusé de collaborer, 133 sont demeurés sans réponse après plus de 10 appels, 21 personnes étaient absentes du foyer au cours de la période du sondage.On estime que la marge d\u2019erreur maximale d\u2019un tel sondage est de plus ou moins 4,4%, 19 fois sur 20, c\u2019est-à-dire avec un seuil de confiance de 95%.Jacques Goulet Directeur de la recherche SONDAGEM Inc.CECM Y aura-t-il référendum?SUITE DE LA PAGE 1 M.Ouimet entend donc annoncer dans les prochains jours à son caucus du Regroupement scolaire confessionnel sa «ferme intention d\u2019amorcer le débat le plus large possible sur la question de la restructuration scolaire à Montréal», en laissant entendre que la CECM ne défendra pas nécessairement une stricte position catholique.Ainsi il affirme vouloir «consulter tous les intervenants de la CECM et «consulter tous les parents».«Ce qui est important, ajoute-t-il, c\u2019est de ne pas aller en consultation avec une seule thèse.Notre intention est d\u2019amorcer un véritable débat».La CECM tiendra-t-elle un référendum?M.Ouimet est demeuré discret sur les modalités de la consultation: les annonces seront faites dans deux semaines, mais la consultation sera terminée pour la fin juin, promet-il.Et «toutes les options seront mises sur la table, dit-il.Ce sera fait de façon ouverte, positive, de la façon la plus transparente possible».Manifestement, le président de la CECM était piqué au vif par les accusations d\u2019immobilisme qui ont été lues et entendues ces dernières semaines dans presque tous les médias.«On accuse la CECM de tourner en rond, déclare M.Ouimet La CECM a pourtant toujours été leader dans le monde de l\u2019éducation.Et en ce qui me concerne, je ne vis pas dans le passé, je vis dans le présent, et je regarde vers l\u2019avenir.Et l\u2019avenir de la CECM est en jeu.Les médias sont en train de dire que la CECM n\u2019a pas l\u2019intention de bouger, qu\u2019elle regarde la parade passer.C\u2019est faux.Nous avons l\u2019intention d\u2019être en avant de la parade, d\u2019occuper toute la place qui nous revient dans ce débat».On sait que le gouvernement québécois a créé un comité, présidé par le recteur de l\u2019université Concordia Patrick Kenniff, pour lui soumettre d\u2019ici au 30 juin un plan permettant de restructurer les commissions scolaires confessionnelles en commissions scolaires linguistiques, comme le prévoit la loi 107.Le comité doit également tenir compte du jugement de la Cour suprême de l\u2019été dernier, qui confirmait le droit constitutionnel aux structures confessionnelles pour les territoires de Montréal et de Québec.François Ouimet rappelle qu\u2019il a accepté en novembre l\u2019invitation de faire partie du comité Kenniff et qu\u2019il a mis sur pied son propre groupe de travail pour le conseiller.Plusieurs accusent la CECM de vouloir s\u2019accrocher coû- te que coûte à son statut confessionnel catholique, privilégié par le parti dont M.Ouimet est le principal représentant au Conseil des commissaires.«Je dois donner la position de la CECM au comité Kenniff, déclare au DEVOIR François Ouimet.Ce n\u2019est pas l\u2019opinion de François Ouimet seulement personne ne peut se prononcer en son nom et soutenir que c\u2019est la position de la CECM».La position de la CECM devra donc être établie à partir d\u2019un «large consensus», dit-il, et «le débat va nécessairement déborder le cadre du Conseil des commissaires».Il a lancé une flèche à la CEPGM, la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal, qui a commencé en janvier une consultation de ses parents en proposant de se transformer en commission scolaire linguistique anglophone, tout en faisant de son secteur français le coeur d\u2019une nouvelle structure confessionnelle francophone à Montréal, dans l\u2019hypothèse où la CECM demeurerait confessionnelle.«La CEPGM présume des choses, lance M.Ouimet.Ces gens-là ne savent pas quelle position prendra la CECM.Cette position sera connue quand tous nos partenaires auront été consultés».Pour le président de la CECM, l\u2019application intégrale de la loi 107 «telle qu\u2019elle est rédigée, c\u2019est un non-sens, un fouillis administratif qui aura des effets pervers à Montréal et qui menace une de nos missions, l\u2019intégration des immigrants, dit-il.Cette mission, que nous avons toujours exercée comme institution francophone, sera mise en péril à cause de la multiplication de structures scolaires et du fait qu\u2019il y aura un grand morcellement des clientèles».M.Ouimet ne remet pas en question «l\u2019esprit de la loi 107», mais insiste plusieurs fois sur les difficultés posées par une application «intégrale» de la loi.Il estime donc «qu\u2019il y a des compromis à faire, de la part du gouvernement et de la part de la commission scolaire».François Ouimet a également rappelé qu\u2019au lendemain du jugement de la Cour suprême, il avait exprimé trois principes fondamentaux, encore valables: la restructuration scolaire ne doit en aucun cas menacer la qualité des apprentissages donnés à la clientèle; elle doit se faire au plus bas coût possible («il m\u2019apparaît aberrant qu\u2019on utilise des fonds publics pour des structures alors que ces fonds devraient être dirigés vers la qualité de l\u2019éducation», dit-il) ; et il faut «maintenir la paix sociale et la pane linguistique à Montréal».AUTONOMIE Des ententes de 50 millions SUITE DE LA PAGE 1 notamment le pouvoir d\u2019édicter des lois, d\u2019avoir leur propre système de justice, d\u2019offrir des services publics et d\u2019administrer leurs propres territoires et ressources naturelles.Mais il reste à déterminer comment un tel transfert pourrait se faire et les matières qu\u2019il comprendrait, de même que le statut d\u2019éventuelles administrations autochtones quant au financement, par exemple \u2014 le droit de lever des impôts ou la réception de royautés sur les ressources \u2014, ou au respect de la Charte canadienne des droits et libertés.Depuis sept ans, Ottawa a dépensé 50 millions$ pour tenter de conclure des ententes avec quelque 400 des 635 bandes amérindiennes du pays.Un rapport de vérification émis cette semaine indiquait cependant que les résultats des efforts avaient été pour ainsi dire nuis.De sorte qu\u2019aujourdTiui, avec un nouveau gouvernement, on repart pratiquement à zéro.Du côté gouvernemental, on argue que toute tentative de mettre de la chair autour de la notion d\u2019autonomie équivaudrait à présumer du résultat des pourparlers.«Je ne crois pas qu\u2019une définition va nous dire exactement ce qui va se passer.Je crois que ce sont les événements qui vont arrêter la définition», a affirmé M.Irwin devant le comité, ajoutant qu\u2019il prônait une formule «trois en un», qui regrouperait les principes d\u2019«autosuffisance, autodétermination et autonomie gouvernementale».Dans l\u2019opposition, on reproche aux libéraux un manque de clarté.Pour le porte-parole réformiste John Duncan, «on ne peut pas signer un chèque en blanc».Au Bloc québécois, le député Claude Bachand fait valoir qu\u2019«un plan global pourrait être difficile à dégager, mais il faut le faire.Nous croyons qu\u2019un ensemble de compétences devraient être enchâssées dans la Constitution, compétences qu\u2019on serait prêt à transférer aux communautés qui le veulent».Chez les autochtones eux-mêmes, on commence toutefois à en avoir plus que marie du rappel incessant de la nécessité de définir a priori l\u2019étendue d\u2019éventuels gouvernements amérindiens.Pour Ovide Mercredi, chef de l\u2019Assemblée des Premieres Nations, tout cela est carrément «assommant».Le député libéral manitobain Elijah Harper a «l\u2019im- pression que, depuis 100 ans, on répète la même chose».Et pour son collègue Jack Anawak, un Inuk des Territoires du Nord-Ouest, il faut d\u2019abord implanter l\u2019autonomie, après quoi on pourra mieux en préciser la portée.Mais quelle que soit la fameuse définition, il est clair pour M.Mercredi et pour d\u2019autres que l\u2019intention d'Ottawa d\u2019aller de l\u2019avant avec un «projet-pilote» manitobain est inacceptable.«La mise en application du droit inhérent ne peut pas se faire dans une seule région.Cela doit se traduire par une forme de gouvernement pour toutes les Premières Nations du Canada.Pas question d\u2019approche sélective», dit-il.Le chef de l\u2019APN va plus loin en rappelant que les autochtones ont souvent été déçus, par le passé, par des promesses gouvernementales qui ne se sont jamais réalisées.Craignant que ce soit encore une fois le cas, ou qu\u2019un futur gouvernement soit tenté de revenir sur les changements qui auront été apportés, il revendique donc un amendement constitutionnel qui garantirait le principe d\u2019autonomie gouvernementale autochtone.Avec un gouvernement allergique à la Constitution, les chances sont cependant bien faibles qu\u2019on emprunte cette voie pour régler le problème.Ron Irwin l\u2019a dit, les ministres provinciaux aussi: l\u2019accès à l\u2019autonomie peut se faire en dehors du cadre constitutionnel.C\u2019est d\u2019ailleurs là une autre récrimination des Premières Nations: on revendique des discussions bilatérales avec Ottawa, sans le concours nécessaire des provinces.À cet égard, d\u2019autres obstacles pourraient se dresser.Ainsi la Commission royale sur les peuples autochtones a récemment signalé que, comme le principe d\u2019autonomie touche des compétences provinciales.Cellesrd devront être partie prenante au processus.On le voit, démêler cet écheveau qui conduirait éventuellement à la fin du «paternalisme» qu\u2019institue l\u2019existence même du ministère des Affaires indiennes et de 1\u2019archaïque Loi sur les Indiens n\u2019est pas chose simple.Peut-être l\u2019essence même du bras de fer à venir se trouve-telle là.D\u2019un côté, un gouvernement qui, sans définition précise de l\u2019autonomie, cherchera à travailler au cas par cas.De l\u2019autre, les premiers habitants du pays qui, justement veulent que cette définition soit la leur, dans tous les cas.DOLLAR «Le pire est passé» SUITE DE LA PAGE 1 qu\u2019elle majore de façon marquée son taux d\u2019escompte pour la troisième semaine consécutive, le nouveau gouverneur de la Banque, Gordon Thiessen, s\u2019adressera pour une première fois à l\u2019élite financière de Bay Street au Canadian Club à Toronto.«Ça devrait être une allocution très intéressante bien que, comme tout gouverneur de la Banque du Canada, il ne voudra pas dévoiler toutes ses cartes», a souligné, hier, David Lachance, cambiste à la Banque de Montréal.Il est à prévoir que les grandes banques augmenteront leur taux préférentiel aujourd\u2019hui, si elles estiment que la Banque du Canada maintiendra sa poigne sur le taux d\u2019escompte.Le taux préférentiel, sur lequel est basé tous les autres taux pratiqués par les institutions financières au Canada, se situe à 6,75% depuis la semaine dernière après une poussée de 1,25% en moins de deux semaines.Une telle hausse se répercutera inévitablement sur les taux hypothécaires consentis par les banques.Depuis trois ou quatre jours, la Banque du Canada soutient activement la devise chancelante en achetant des dollars canadiens sur les marchés.Hier, c\u2019est dans un marché léthargique que le dollar canadien a atteint le niveau de 71,62 cents US, les cambistes au pays étant peu nombreux à bosser en ce lundi de Pâques tandis que la place londonienne, où le marché des dollars canadiens est important, était fermée la veille en raison des festivités pascales.«Je pense que le pire est passé.Ces dernières semaines, il y a eu un momentum négatif qui commence à s\u2019estomper», a souligné M.Lachance.«On remarque maintenant la présence de facteurs qui poussent le dollar canadien à la hausse, notamment les gros rendements que la devise canadienne fournit», a-t-il ajouté.Parmi les pays du G-7, le Canada a maintenant une;.devise qui présente le plus fort rendement: les obligations canadiennes affiche un taux de quelque 8% duquel; on retranche l\u2019inflation de 1,3%, ce qui donne un rende-1; ; ; ment appréciable de 6,7% net d\u2019inflation, a fait observer: : le cambiste.«Quand les étrangers se rendront compte de ces rendements, ils reviendront», a-t-il prédit, d\u2019ici trois ou quatre mois.La pression sur lçi devise canadienne émane de la robuste reprise aux Etats-Unis où les milieux financiers' craignent le résurgence de l\u2019inflation, ce qui a amené la Réserve fédérale américaine à relever son taux directeur.Alors que subsistait il y a deux semaines un faible écart entre les taux canadiens et américains, quelque 40 centièmes seulement, cet écart est revenu depuis au niveau élevé auquel les autorités monétaires au Canada nous ont habitués., Ainsi, les taux à court terme se situent à 3,66% aux Etats-Unis et à 6,44% au Canada, un écart considérable; en regard de l\u2019inflation quasi nulle de ce côté-ci de la frontière.Pour l\u2019heure, même si Ja reprise n\u2019est pas aussi bien assise au Canada qu\u2019aux Etats-Unis, la Banque du Canada s\u2019aligne sur la politique monétaire américaine.«Si on se fie aux conditions économiques de base, la situation devrait être temporaire», a fait valoir, hier, Benoit Durocher, éçonomiste de la Banque Royale.Alors qu\u2019aux Etats-Unis, les bonnes nouvelles économiques ne cessent d\u2019affluer \u2014 forte création d\u2019emplois, hausse du PNB, etc.\u2014, ce qui ravive la crainte de l\u2019inflation dans les milieux financiers, le Canada, qui maintient une politique monétaire beaucoup plus restrictive, n\u2019est pas rendue au même point, loin de là.«Une fois la poussière retombée, les investisseurs se rendront compte des rendements au Canada», estime M.Durocher.Les Bourses nord-américaines ont reculé hier.A la' Bourse de Montréal, les cours ont légèrement fléchi, l\u2019indice XXM perdant 42 points à 1973 point, à la faveur-d\u2019une activité faible.A la Bourse de Toronto, même scénario, avec une baisse de 100 points du TSE-300 qui;,, s\u2019établit à 4230.La Bourse de New York a fini en baisse de 1,17% hier, après un long week-end de trois jours.Toujours soumis «; à la crainte d\u2019un relèvement des taux d'intérêt, le mar- jjj ché boursier a été éprouvé depuis qu\u2019on a annoncé ven- ~ dredi la hausse forte et inattendue des créations d\u2019em- £j plois en mars.L\u2019indice Dow Jones des 30 grandes va- Kl leurs industrielles a perdu 42,61 points à 3593,35 après, m un plus bas en séance de 3552,47.\u20141 3.LF.DEVOIR IES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 RENSEIGNEMENTS\t(514)985 3333 ADMINISTRATION\t
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