Le devoir, 21 avril 1994, Page(s) complémentaire(s)
[" LE DEVOIR Vol.L X X XV - No !) 2 ?M O N T K É A I.I.E .1 E UDI 21 A V IM I.I !l !> I c + T P S + T V y / T o r o n t o S 5 c PERSPECTIVES Touvier n\u2019était pas Schindler Le prochain procès pourrait être celui du policier Maurice Papon Christian Rio u x La justice viendra sur vos pas triomphants», a écrit le poète et résistant Louis Aragon.Avec 50 ans de retard, le jugement est tombé mardi au petit matin alors que les neuf jurés et trois magistrats de la cour d\u2019assises de Versailles ont condamné l\u2019ancien milicien Paul Touvier à la réclusion à perpétuité.Touvier est le premier Français à figurer au panthéon du crime contre l\u2019humanité.La sanction vient mettre à nu le rôle des collaborateurs français dans l\u2019extermination des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.On savait qu\u2019une partie de la France avait collaboré avec les nazis.On savait que les collaborateurs avaient parfois été plus féroces que les occupants.Tout cela avait été maintes fois jugé.Mais ce qui ne l\u2019avait jamais été, c\u2019est le rôle de nombreux Français dans la mise en place de la «solution finale», ce plan systématique d\u2019extermination des Juifs élaboré à Berlin en 1941.C\u2019est cela que viennent de condamner les jurés de Versailles en reconnaissant la responsabilité de Touvier dans l\u2019exécution de sept Juifs à Rillieux-la-Pape en représailles contre l\u2019assassinat par la résistance du ministre de la propagande de Vichy Philippe Henriot En lui imposant la peine maximale, les jurés ont de plus considéré que l\u2019homme, qui s\u2019est réfugié derrière un masque de cire pendant 23 jours, ne bénéficiait d\u2019aucune circonstance atténuante.Sans grandes révélations ni coups d\u2019éclat, le procès de Paul Touvier n\u2019aura pas été le feuilleton à sensation que d\u2019aucuns attendaient.C\u2019est plutôt l\u2019antisémitisme «ordinaire», le racisme «tranquille» qu\u2019il aura mis en évidence.Un antisémitisme dont Touvier n\u2019a jamais démordu en 40 ans de fuite et de clandestinité, après deux condamnations à mort, une grâce et un non-lieu.Les cahiers verts dans lesquels il notait ses réflexions au jour le jour furent à ce titre les pièces les plus significatives.Avant son arrestation en 1989, il y traitait l\u2019écrivain André Frossard de «sinistre commerçant juif», l\u2019animatrice Anne Sinclair et l\u2019auteur Elisabeth Badinter «d\u2019ordures juives», et jusqu\u2019au chanteur Serge Gainsbourg de «plus juif des auteurs».Les avocats ont cherché en vain l\u2019ombre d\u2019un remords dans son visage impassible.«Son compteur est resté bloqué en 1944», a conclu l\u2019un d\u2019eux.Tout au plus a-t-on senti un léger frisson passer, mardi, lorsque l\u2019ancien milicien, invité à s\u2019exprimer une dernière fois avant les délibérations, a laissé tomber: «Je n\u2019ai jamais oublié les victimes de Rillieux, je pense à elles tous les jours, tous les soirs.» Plus que les longues explications des historiens et les récits des rares survivants, ce sont les propres paroles de Touvier qui furent les plus incriminantes.«Je ne dépendais que de Vichy, j\u2019étais mon maître», a-t-il dit pour tenter de prouver qu\u2019il n\u2019avait pas reçu d\u2019ordre des Allemands.«Je n\u2019étais pas chargé du triage», lais-sa-t-il aussi échapper.Un simple mot qui confirmait pourtant le pire! L\u2019éloquence de l\u2019avocat Jacques Trémolet de Villers n\u2019y a rien fait.Les jurés n\u2019ont pas cru Touvier lorsque, se peignant en Schindler, il prétendait avoir sauvé des vies en n\u2019exécutant que sept otages.Ils n\u2019ont pas cru à sa défense fondée sur la définition stricte du «crime contre l\u2019humanité» (qui ne peut être que le fait d\u2019une puissance de l\u2019Axe).Certes, Touvier n\u2019a peut-être pas reçu d\u2019ordre des Allemands, mais ses gestes ne peuvent pas être considérés comme de simples crimes de guerre.«Le plan est nazi, la complicité est française», a conclu l\u2019avocat général.Le jugement de Versailles ne met pas fin pour autant à la polémique.Celle-ci vient d\u2019ailleurs d\u2019être relancée par les déclarations de François Mitterrand publiées récemment dans un livre d\u2019Olivier Wieviorka, Nous entrerons dans la carrière (Seuil).«On ne peut pas vivre tout le temps sur des souvenirs ou des rancœurs», dit le président.Au sujet de la mise en accusation des anciens de Vichy, il affirme: «Quarante-cinq ans après, ce sont des vieillards.Il ne reste plus beaucoup de témoins, cela n\u2019a plus guère de signification».Ces propos, ainsi que ceux de deux anciens résistants, Jacques Chaban-Delmas et Pierre Messmer, ont soulevé la colère des avocats de la partie civile et du ministre de la Santé et de la Ville, Simone Weil.La fin du procès de Versailles n\u2019annonce donc pas la paix.Et le pays pourrait bientôt se déchirer à nouveau.Cette fois sur le procès de Maurice Papon, 84 ans, ancien secrétaire général de la préfecture de la Gironde et inculpé de crime contre l\u2019humanité depuis 1983.Une pétition circule pour qu\u2019il ait à répondre de la déportation de 1690 Juifs bordelais, dont 223 enfants.Contrairement à Touvier, Papon était un homme de Vichy, un homme d\u2019appareil.C\u2019est tout le gouvernement français sous l\u2019occupation qui serait alors en cause.Quant à Paul Touvier, âgé de 79 ans, il pourrait bien regagner sa cellule en attendant d\u2019être gracié.«Mitterrand aura le champ libre à partir de mercredi, après le verdict de Versailles, puisqu\u2019il a le droit de grâce, a dit Me Serge Klarsfeld, responsable de l\u2019Association des fils'et des filles de déportés juifs en France.Il n\u2019a qu\u2019à l\u2019exercer à l\u2019égard de Paul Touvier.Qu\u2019il le fasse s\u2019il est cohérent.» L\u2019essentiel étant probablement que justice ait été rendue.\tI N D\tE X\t\t Les actualités\t.A2\tIdées\t\t.A9\t Agenda culturel ,.B6\t\tLe monde\t\t.A6\t Classées\t\t.AB\tMontréal\t\t.A3\t Avis publics.\t.A4\tMots croisés.\t.A4\tMétéo Culture\t\t.B8\tPolitique\t\t.A4\tCiel variable Économie\t\t.B2\tRégions\t\t.Bl\tMax.6 Éditorial\t\t,.A8\tIjes sports\t\t.B5\tDétails en A4 Pas l\u2019ombre d\u2019un remords dans son visage impassible POLITIQUE Les tribulations américaines de Johnson PAGE A 5 LE MONDE Étendre la «méthode Sarajevo», propose Clinton PAGE A 6 ?LES RÉGIONS Le village de Beebe Plain se meurt PAGE B 1 wmmmM; Ça, c\u2019est de la contorsion! PHOTO JACQUES NADEAU LE CIRQUE DU SOLEIL lance ce soir officiellement sa nouvelle revue Alegria.En avant-première hier soir, notre photographe a saisi cette scène du nouveau spectacle, qui porte tout simplement pour titre «contorsion» (en effet!).Les deux artistes sont Ulziibayar et Nomin Tseveendorj.Le Cirque du Soleil a déjà vendu 115 000 billets pour ce spectacle qui sera présenté à Montréal jusqu\u2019au 29 mai.Après un saut à Sainte-Foy en juin, la troupe entreprendra une tournée nord-américaine.Haro sur Manning Attaqué de toutes parts à Ottawa, le chef du Reform vient s\u2019expliquer à Montréal JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA Ayant semé le vent, Preston Manning a récolté la tempête, une tempête linguistique qui pourrait bien le suivre jusqu\u2019à Montréal, où il est de passage aujourd\u2019hui même.Le chef du Reform Party a connu une journée plutôt ardue hier.Il a été contraint de défendre en long et en large la politique de son parti en matière de langues officielles, au lendemain d\u2019un débat houleux aux Communes qui a vu libéraux et bloquâtes unir leurs voix pour battre une motion réformiste visant à remettre aux provinces la totalité des compétences en matière de développement culturel et linguistique.Chère au Reform, cette approche dite du «bilinguisme territorial» consacrerait le statut francophone du Québec et anglophone du reste du Canada, modifiant l\u2019essence de la Loi sur les langues officielles dont on affirme qu\u2019elle coûte trop cher, donne peu de résultats et irrite une bonne partie des Canadiens.VOIR PAGE A 10: MANNING Réforme des programmes sociaux Chrétien ira de Pavant coûte que coûte LE DEVOIR ET LA PRESSE CANADIENNE Toronto - Ottawa ne se laissera pas intimider par les protestations des provinces et procédera rapidement avec sa réforme des programmes sociaux au Canada, a affirmé hier le premier ministre Jean Chrétien.S\u2019adressant à des citoyens parmi les plus influents du pays - les propriétaires et dirigeants de grands journaux canadiens, réunis à Toronto - M.Chrétien a insisté sur l\u2019urgence pour le gouvernement fédéral de procéder à cette réforme des programmes d\u2019assurance-chômage, de bien-être social et de sécurité du revenu au Canada, ré- VOIR PAGE A 10: CHRÉTIEN Les éleveurs du Chiapas haussent le ton À propos du Tricheur «Du bavardage», dit Bourassa Exigeant des garanties pour la conservation de leurs terres, les éleveurs du Chiapas ont accepté, mardi soir, la trêve d\u2019une semaine que leur a proposée le président de la République, Salinas de Gortari.On devra trouver, durant cette trêve, une solution au problème aigu de la répartition des terres au Chiapas.Eleveurs et propriétaires terriens se sont engagés à négocier avec les paysans et autochtones chiapanèques.L\u2019ex-premier ministre prépare une réplique détaillée BERNARD PLANTE LE DEVOIR SYLVIE DUGAS COLLABORATION SPÉCIALE Les demandes de la «troisième force armée du Chiapas», celle des éleveurs, sont claires: ils veulent le retrait volontaire et pacifique des paysans de leurs proprié tés ou l\u2019achat, par le gouvernement, d\u2019une partie des territoires conquis afin de les remettre aux autochtones.La veille, les représentants nationaux des producteurs agraires avaient obtenu du président la garantie du «plein respect de toutes les formes de possession de la terre, conformément à la loi et à l\u2019Etat de droit».Sans solution mitoyenne, plusieurs d\u2019entre eux iraient jusqu\u2019à risquer leur vie pour défendre leur patrimoine.«Nous sommes les véritables victimes du conflit», a soutenu le leader des éleveurs chiapanèques.Jorge Constantino Kanter.Ce dernier a toutefois nié l'existence des «pisto- leros», ces gardes armés empêchant la pénétration des autochtones dans leur propriété.Depuis le premier janvier, les affrontements pour la possession de la terre se sont multipliées au Chiapas.Profitant de l\u2019appui inespéré de l\u2019Armée zapatiste, les autochtones «sans terre» ont récupé ré des territoires qui.disent-ils, leur ont été illégalement subtilisés.Selon les fichiers gouvernementaux, 302 terrains privés sont actuellement occupés par les paysans et autochtones de la province, totalisant une superficie de quelque 50 000 hectares.Ici.la réforme agraire, héritée de la victoire d\u2019Emiliano Zapata lors de la Révolution mexicaine, n'a jamais été appliquée.La répartition des terres aux paysans ne s\u2019est faite que partiellement.L\u2019attribution des titres de propriété aux autochtones accuse Robert Bourassa est plongé dans la lecture du livre du journaliste Jean-François Usée, Le tricheur.Il prépare la réplique, réplique qui viendra vraisemblablement en début de semaine prochaine.Il fait des vérifications, passe des coups de fil et suit par le truchement des médias, toutes les réactions.Mais, dans l\u2019ensemble, pour M.Bourassa le livre de risée n\u2019est que du «bavardage, des centaines de pages de bavardage», a-t-il affirmé à des amis.L\u2019ancien premier ministre a le cuir épais, il en a vu d\u2019autres.Il se plaisait souvent à le répéter aux jouma-istes en conférence de presse.Mais, selon les informations recueillies par le DEVOIR auprès de proches de ancien premier ministre, le livre du journaliste, Jean-rrançois Lisée, l\u2019ébranle, ou à tout le moins, l\u2019occupe beaucoup.Ces sources, qui préfèrent garder l\u2019anonymat soutien-VOIR PAGE A 10: BOURASSA PERSPECTIVES Tartuffe en garderie Quand le gouvernement nivelle parle bas PAGEA 10 VOIR PAGE A 10: CHIAPAS A K) I.K I) K V (MK.I.K .1 K U IM 2 1 A V K II.ID II I LE ACTUALITES PERSPECTIVES Tartuffe en garderie Ce matin, au Québec comme ailleurs en Amérique, des milliers d\u2019éducatrices en garderie sans but lucratif débrayent pour réclamer le relèvement de leur rémunération, inférieure de loin à celle des gardiennes de zoo.Daniel Johnson les presse de renoncer à des moyens de pression qu\u2019il juge incompatibles avec «leur vocation».Même si elle subventionne déjà en partie la prévoyance collective, la ministre Violette Trépanier affirme qu\u2019une subvention au salaire constituerait une intrusion dans les affaires d\u2019organismes réputés «autonomes».Au-delà du discours officiel, le cabinet libéral s\u2019adonne en sous-main à la désyndicalisation et au nivellement par le bas des conditions de travail d\u2019une main-d\u2019oeuvre essentiellement féminine.Laurent Soumis Les parents votent; les garderies, pas! Voilà l\u2019axiome sur lequel repose la très libérale Politique des services de garde à l'enfance, cuvée 1989, par laquelle l\u2019Office du même nom «soutient» officiellement les parents au nom «d\u2019une meilleure cohérence des valeurs entre la famille et le milieu de garde».Le paravent parental comporte plus d\u2019une commodité.Sous le couvert «de la santé, de la sécurité et du bien-être des enfants», les technocrates de la rue Sherbrooke peuvent dès lors, sous la houlette de leur présidente Nicole Marcotte, pondre à l\u2019infini normes et règlements dont vivent toutes les bureaucraties.Selon une récente recherche universitaire menée par Claudette Pitre-Robin, maintenant porte-parole de Concertaction et de ses 400 garderies, l\u2019Office s\u2019est ainsi progressivement transformé sous les libéraux en une «régie gouvernementale» plus encline à policer qu\u2019à promouvoir le développement.L\u2019obsession de la ministre pour l\u2019autonomie, qui rivalise en ardeur avec sa sensibilité aux lobbies privés, a aussi un indéniable avantage: celui de faire porter l\u2019odieux aux parents d\u2019imposer, faute de ressources suffisantes, d\u2019austères conditions aux employées.D\u2019où l\u2019idée, resservie, d\u2019un budget qui accorde aux familles de nouvelles déductions fiscales qui se métamorphoseront miraculeusement, prétend-on, en hausses salariales pour les éducatrices.Pour reprendre un vocable cher à Mme Trépanier, «l\u2019algorithme de calcul» reste à tester, tant l\u2019équation est peu probante.Le milieu croirait davantage à la compassion de la ministre et de son chef s\u2019ils avouaient candidement ne pas avoir les moyens de leur politique.Or Québec use subtilement de ses ressources pour pratiquer le contraire de son credo.Parmi d\u2019autres, deux exemples suffisent à s\u2019en convaincre.Dans des «outils de travail» qu\u2019ils distribuent, conseillers en ressources humaines et agents de liaison de l\u2019Office tentent actuellement de persuader «la clientèle» de transformer les coordonnatrices de garderie en gérantes de service.Les documents, imprimés à même les fonds publics, passent en revue les multiples désagréments de la gestion participative, de l\u2019autogestion et de la cogestion, mais soulignent à grands traits les vertus incommensurables du modèle hiérarchique.Avec un plan d\u2019action clés en main, les fonctionnaires de l\u2019Office invitent les parents à se déclarer par écrit «motivés et plus habiles» à imposer un contrat individuel de travail à leur coordonnatrice deyenue candidate, malgré elle, à sa propre exclusion syndicale.Récemment - et c\u2019est une première - des citoyens ont dû recourir à la Commission d\u2019accès à l\u2019information pour démasquer ce que concoctait l\u2019Office dans le dossier de leur garderie, à l\u2019insu de la majorité des administrateurs, avec la complicité de quelques parents.Ainsi a-t-on découvert que l\u2019Office prodiguait ses conseils pour promouvoir la désyndicalisation et procédait à l\u2019analyse de conventions collectives dans le but avoué d\u2019accroître le droit de gérance, de resserrer la gestion des ressources et de diminuer les coûts d\u2019exploitation.Les documents montrent que l\u2019Office insiste pour que ne subsiste «aucun document écrit» sur ces pratiques, pour taire l\u2019identité réelle de leurs auteurs et pour véhiculer une version commune si l\u2019affaire vient à s\u2019éventer.On est bien loin ici de la non-ingérence dans laquelle se drape la ministre.Selon le Regroupement régional des garderies, ce genre d\u2019intervention se multiplie depuis la récente réorganisation du «service à la clientèle».Ultime rempart contre les excès de Big Brother, le Protecteur du citoyen et de ses droits devrait enquêter sur cet office dénaturé qui s\u2019écarte peu à peu de sa mission originelle d\u2019aider au développement des garderies communautaires, telle que la lui a confiée le législateur.Est-ce vraiment un pur hasard si les garderies syndiquées, par définition plus militantes, sont aujourd\u2019hui les premières attaquées?A terme, le gouvernement met en péril l\u2019union sacrée des parents bénévoles et des éducatrices dévouées qui ont assuré il y a plus de 20 ans - et bien avant que l\u2019État s\u2019en mêle - la naissance des premières garderies.C\u2019est encore de cette fragile alchimie dont dépend la survivance de services de garde de qualité et diversifiés qui évoluent en harmonie avec leur milieu.En vue du rendez-vous électoral, le premier ministre serait bien avisé d\u2019y méditer.Peu s\u2019en faut pour que les éducatrices d\u2019aujourd\u2019hui lui réservent la même médecine que celle qu\u2019ont servie les infirmières à son prédécesseur il y a tout juste cinq ans.C'est beau la vie CHRETIEN «Guerres de territoires» SUITE DE LA PAGE 1 forme pilotée par le ministre du Perferctionne-ment des ressources humaines, IJoyd Axworthy.M.Chrétien a mis les réticences des gouvernements provinciaux et celles de différents groupes de pression dans le même sac, les qualifiant de «guerres de territoires», et a affirmé qu\u2019elles ne ralentiraient pas le gouvernement fédéral.Un des objectifs de la réforme qu\u2019entend déposer Ottawa est de faire échec au type «qui reste assis chez lui à boire sa bière» au lieu d\u2019être productif pour la société, a expliqué hier soir le premier ministre.«Il faut briser cette mentalité parce que le pays est dans le trou de 500 milliards$ et ne peut plus se permettre cela», a déclaré M.Chrétien, lors d\u2019un discours prononcé devant 200 éditeurs de journaux, réunis dans le cadre de l\u2019assemblée annuelle de la Presse Canadienne.«C\u2019est mieux de les rendre productifs à 50 pour cent que de les laisser boire leur bière à la maison», a-t-il poursuivi.La réforme sociale que le gouvernenment d\u2019Ottawa s\u2019affaire à préparer sera l\u2019une des réformes les plus difficiles à être soumises au peuple canadien, a également averti le premier ministre.Cette réforme va peut-être faire peur aux Canadiens et rendre les provinces nerveuses, mais le gouvernement fédéral se doit d\u2019agir, a-t-il affirmé.«Si nous ne réussissons pas, nous allons nous retrouver avec un déficit et une dette plus élevés et éventuellement, plus rien ne fonctionnera dans ce pays.» Pilotée par le ministre Lloyd Axworthy, la réforme suscite des grincements de dents au Québec et en Ontario.Au Québec, on veut s\u2019assurer qu\u2019Ottawa n\u2019envahira pas le champ de compétence provinciale en matière de formation de la main-d\u2019oeuvre, tandis qu\u2019en Ontario, on craint que le gouvernement Chrétien ne soit en train d\u2019agir sans consulter les provinces.Le premier ministre de cette province, M.Bob Rae, a d\u2019ailleurs réclamé hier la tenue d\u2019une conférence fédérale-provinciale pour ouvrir le dossier aux provinces.Le premier ministre Chrétien a par ailleurs eu droit à des éloges, hier soir, de la part de son présentateur, l\u2019éditeur du quotidien La Presse, M.Roger D.Landry M.Landry a parlé du grand «dévouement» de M.Chrétien, de ses 31 années de carrière politique «consacrées au bonheur et au bien-être se ses concitoyens»; de sa «volonté, son courage et sa détermination\u2019, de même que de sa «mission juste et bien fondée».M.Chrétien a répliqué qu\u2019il aimerait bien voir ces propos rapportés dans La Presse.Johnson promet d\u2019aider les Nordiques Québec (PC) \u2014 Le premier ministre Daniel Johnson a promis, hier soir, de venir en aide aux Nordiques, «à la condition que les demandes soient raisonnables».«Si les Nordiques étaient dans les séries éliminatoires, on ne serait pas ici ce soir», a ajouté le premier ministre devant près de 300 membres de la Chambre de commerce et de l\u2019industrie du Québec métropolitain.Pour lui, il y a une question d\u2019équité à respecter puisque le gouvernement du Québec a déjà investi, sous forme de prêt sans intérêt, dans le club de baseball des Expos de Montréal et qu\u2019il ne peut vraiment pas se soustraire à la même obligation envers les Nordiques.«Les responsables de l\u2019équipe fies Nordiques) ont rencontré les porte-parole gouvernementaux de la région de Québec et tant et aussi longtemps que les demandes sont raisonnables et comparables, il n\u2019y a pas de préjugés», a précisé le premier ministre.Dans le dossier de la MIL-Davie, il a repris son ministre de l\u2019Industrie et du Commerce, Gérald Tremblay, qui, il y a deux jours, donnait l\u2019impression de ne pas avoir en main le plan d\u2019affaires de l\u2019entreprise, en pariant d\u2019une clause confidentielle du document sur la compétitivité et en soulignant qu\u2019il a été impressionné par les arguments des dirigeants du chantier maritime.«Le plan d\u2019affaires (de MIL-Davie) est excellent, a-t-il dit, le travail a été fait et il inspire confiance.» Tout ce qui manque, selon lui, ce sont des engagements du gouvernement fédéral, «le donneur d\u2019ouvrage», pour que le Québec assure la pérennité du chantier maritime.Après avoir passé deux jours à New York et Washington, où il s\u2019est adressé à des investisseurs en leur parlant de stabilité politique, M.Johnson était, hier soir, plus terre-à-terre.Son discours a été une sorte de répétition de ce que les gens de la capitale québécoise entendront au cours d\u2019une prochaine campagne électorale.MANNING Le bilinguisme: une «marotte d\u2019Ottawa» SUITE DE LA PAGE 1 Hier, les flèches dirigées vers M.Manning sont venues de toutes parts.Le député libéral franco-ontarien Eugène Bellemare s\u2019est fait le plus virulent, accusant le chef réformiste de vouloir se livrer à un exercice de «nettoyage ethnique qu\u2019on pourrait qualifier, dans ce cas-ci, de purification linguistique».Le commissaire aux droits de la personne et ancien commissaire aux langues officielles, Max Yalden, a pour sa part reproché au Reform d\u2019avoir «une recette pour le séparatisme: dans mon esprit, M.Manning est aussi séparatiste que Lucien Bouchard».A la période des questions en Chambre, la vice-première ministre Sheila Copps a rappelé à son vis-à-vis, qui voulait connaître la stratégie libérale pour convaincre les Québécois de rejeter la souveraineté, que «sa déplorable ignorance de la situation au Québec se reflète dans la motion déposée hier (mardi), qui aurait eu pour effet de diviser Montréal en parties est et ouest».Même le chef conservateur Jean Charest s\u2019est joint au concert, arguant que «les actions du Reform en disent long sur le fait que, de toute évidence, il ne formera jamais un parti national».Mais Preston Manning veut construire un authentique parti pancanadien, et c\u2019est l\u2019un des motifs qui le feront s\u2019arrêter à Montréal, où il donnera aujourd\u2019hui des entrevues à certains médias \u2014 tous de langue française bien qu\u2019il ne s\u2019exprime qu\u2019en anglais \u2014 et aura «quelques rencontres privées avec des membres du parti» qui ne sont, au Québec, que quelques dizaines tout au plus.D s\u2019agira de sa première visite en sol québécois depuis les dernières élections fédérales.Son objectif: «mieux connaître les Québécois et les renseigner sur les idées que nous défendons».Le chef réformiste a d\u2019ailleurs paru un peu surpris, hier, de l\u2019insistance des journalistes, qui voulaient le voir étayer sa position linguistique, et des commentaires voulant que l\u2019à-propos de sa visite \u2014 deux jours après avoir soulevé la délicate question en Chambre et avoir vu sa plate-forme répudiée par tous les députés fédéraux du Québec \u2014 soit douteux.L\u2019appui au bilinguisme officiel est «une marotte d\u2019Ottawa», a-t-il dit, affirmant que 61% des Québécois considèrent que la stratégie fédérale dans le domaine a échoué, et que la même proportion d\u2019insatisfaits a été enregistrée dans les Prairies.Bref, il ne fait que refléter l\u2019opinion d\u2019une majorité de citoyens.«Tous les sondages qui ont été effectués sur la Loi des langues officielles et les programmes fédéraux démontrent qu\u2019il y a une énorme opposition à cette loi au Québec même.Nous ne pensons pas qu\u2019il soit plus délicat de parler d\u2019alternatives à la législation linguistique au Québec que dans d\u2019autres provinces.» «Nous prônons des compétences provinciales élargies en matière de développement culturel et linguistique, et plusieurs Québécois sont d\u2019accord avec cette idée», a assuré M.Manning.La thèse réformiste soutient que les minorités linguistiques seraient aussi bien protégées si Ottawa ne jouait que le rôle d\u2019arbitre avec le pouvoir constitutionnel de désavouer une loi provinciale discriminatoire.M.Man- ning veut pour preuve de l\u2019échec du système actuel le fait que, par exemple, «l\u2019engagement du gouvernement fédéral envers le bilinguisme n\u2019a pas réussi à protéger les droits des anglophones du Québec».Appelé à commenter cette affaire, le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard s\u2019est dit «très content» de la visite de M.Manning, auquel il a souhaité la bienvenue au Québec.Mais les politesses d\u2019usage ont rapidement fat place à une attaque en règle des positions réformistes en matière linguistique, qualifiées de «folkloriques, irresponsables et tout à fait étrangères à la notion même de ce que sont le Canada et le Québec».Selon M.Bouchard, M.Manning «ne comprend pas le Québec, manifestement, et il ne comprend même pas le Canada».«Il pense que les Québécois veulent se renfermer, uniquement des francophones à vivre tout seuls entre francophones, et ignorer l\u2019existence, en particulier au Canada anglais mais aussi aux Etats-Unis, d\u2019une grande majorité d\u2019anglophones.» «Il n\u2019a pas compris les Québécois s\u2019il pense que les francophones voudraient exclure l\u2019anglais de leur vie collective: il n\u2019en est pas question.Il faut reconnaître que cela fait partie intégrante de la vie québécoise, que c\u2019est dans l\u2019histoire du Québec, dans le passé et que ce le sera dans le futur, et qu\u2019il faut trouver des façons de vivre cela d\u2019une manière civilisée et démocratique.» Le chef du Bloc a accusé son homologue de croire que «les Québécois sont des extrémistes qui voudraient supprimer ceux des leurs qui ne sont pas francophones.Si c\u2019est le cas, il se trompe.» BOURASSA Vérifications SUITE DE LA PAGE 1 nent que M.Bourassa parle du livre de Lisée comme étant du «bavardage», du «ouï-dire», avec un «gros titre» qu\u2019il (M.Bourassa) associe à une simple opération de mise en marché: «Si le livre n\u2019avait pas ce titre-là.il y a juste des étudiants en science politique qui auraient payé 30 piastres pour l\u2019avoir.C\u2019est clair qu\u2019il a un intérêt commercial.Il (Lisée) veut faire des sous, c\u2019est compréhensible.Il veut se donner une crédibilité, mais il nous donne des centaines de pages de bavardage», souligne une de nos sources en rapportant les propos de l\u2019ex-premier ministre.M.Bourassa utilise les termes «ouï-dire» et «bavardage» pour décrire, surtout, le chapitre touchant ses anciens collègues, les premiers ministres des autres provinces en poste avant et après l\u2019échec de Meech.C\u2019est la partie qui l\u2019intéresse le plus.Il note d\u2019abord le peu de différence entre certains propos qu\u2019il a tenus publiquement à l\u2019époque et ce que disent plusieurs premiers ministres dans le livre de Jean-François Lisée: «Il (M.Bourassa) a toujours dit depuis 20 ou 30 ans que le Québec était un État français et qu\u2019il avait besoin du marché commun canadien.Il n\u2019a jamais fait de cachette avec ça.Son premier choix, c\u2019était le Canada.Il l\u2019a dit combien de fois! Et lui-même (Lisée) le cite.» Toujours en rapportant les propos de M.Bourassa, un de nos interlocuteurs poursuit: «Comme individu, je (Bourassa) pouvais dire oui (à la souveraineté), mais comme chef de gouvernement je devais tenir compte des implications.Je devais tenir compte du climat d\u2019investissement et de nos partenaires canadiens dont on aurait toujours besoin.Ces premiers ministres voisins, nous en aurons toujours besoin, il fallait en tenir compte.Ce sont des partenaires.M.Bourassa n\u2019était pas pour faire exprès de les provoquer.Nous marchions à plusieurs niveaux, tout le monde comprend ça.» M.Bourassa insisterait aussi sur l\u2019absence de précision quant au contexte dans lequel ont été faites les entrevues: «.C\u2019est facile de leur fies premiers ministres) faire dire: «Êtes vous crypto-séparatiste?».M.Bourassa ne voyait pas comment il pouvait aller leur dire qu\u2019il était séparatiste quand publiquement il disait que son premier choix c\u2019était le Canada.Où est la nouvelle?Où est la tricherie?» Mais la citation qui embête le plus Robert Bourassa est celle du premier ministre de l\u2019Ontario, Bob Rae, qui affirme dans le livre de Usée «que nous (du Canada anglais) étions en présence d\u2019un mécanisme dans lequel nous ne pouvions pas perdre.» Ce qui signifie clairement que Robert Bourassa avait lui même rompu le rapport de force avec le Canada-anglais à la suite de la mort de Meech.M.Bourassa n\u2019a pas perdu ses habitudes sur l\u2019utilisation du téléphone.Il a fait, depuis quelques jours, des vérifications, notamment auprès du bureau du premier ministre Rae pour «avoir des détails».Mais de toute façon «Bob Rae ne pouvait pas dire qu\u2019il ne pouvait pas perdre, il se plaint toutes les semaines qu\u2019Ottawa favorise le Québec en raison de l\u2019instabilité politique au Québec.Il ne peut pas dire qu\u2019il ne pouvait pas perdre.De toute façon il a démenti ce matin (hier dans Le Globe and Mail).Et même s\u2019il l\u2019a dit, on ne sait pas dans quel contexte.Et même si Bob Rae a dit ça il y a un an, depuis deux mois il dit le contraire.» Dans le livre de Jean-François Lisée, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna, compare Robert Bourassa au cardinal de Richelieu pour souligner l\u2019habilité politique de l\u2019ancien premier ministre du Québec: «C\u2019est incroyable.Il le compare au cardinal de Richelieu.On n\u2019a jamais accusé le cardinal de Richelieu de travailler contre la France.C\u2019est invraisemblable.» Sur ses relations avec les nationalistes du Parti libéral, l\u2019ancien premier ministre a également déclaré à des proches qu\u2019il avait «discuté pendant des heures et des heures», au cours desquelles il a donné toute une série d\u2019arguments sur l\u2019aspect économique, la désintégration, les coûts, les aspects budgétaires, les réactions des pays étrangers.Etc.M.Bourassa reproche à Lisée d\u2019insister sur certains aspects.Robert Bourassa n\u2019a pas complété la lecture du livre de Jean-François Lisée.La réplique «structurée» viendra, nous a-t-on dit, d\u2019ici quelques jours et elle sera, on s\u2019en doute, cinglante.La forme de la riposte n\u2019est pas encore déterminée.Ça pourrait être un long, très long communiqué.CHIAPAS Un retard de plus de 20 ans SUITE DE LA PAGE 1 un retard de plus de 20 ans.Les grandes propriétés se seraient donc maintenues grâce au fractionnement des terres réparties aux membres de la même famille ou à des particuliers, à l\u2019aide de prête-noms.Les «ejidos», ou parcelles de terre attribuées par l\u2019Etat en usufruit aux petits paysans, ainsi que les terres communales administrées par les autochtones, constituent environ la moitié du territoire agricole du Chiapas.Le reste est accaparé par les éleveurs et les propriétaires terriens, installés dans les régions les plus fertiles.Depuis quelques semaines, les propriétaires privés se sont mobilisés pour réclamer une solution à l\u2019occupation illicite de leurs terrains, qui leur a occasionné des pertes de centaines de milliers de dollars.Devant cette levée de boucliers, le Procureur du Chiapas a menacé d\u2019appréhender tout contrevenant à la loi agraire.Mais tenant tête aux autorités, les paysans réunis au sein d\u2019une organisation étatique ont juré de ne quitter sous aucun pré- texte les terres récupérées.Le gouverneur du Chiapas, Javier Lopez Moreno, a tout juste réussi, en fin de semaine dernière, à leur faire signer un accord visant à stopper l\u2019invasion de terres.Les envahisseurs réclament la vente des propriétés privées occupées ou l\u2019expropriation des propriétaires usurpateurs, ainsi que des changements substantiels à l\u2019article 27 de la Constitution mexicaine, régissant la répartition de la terre.En 1991, les transformations apportées à l\u2019article 27 ont retiré aux petits paysans et aux autochtones le statut d\u2019inviolabilité des parcelles individuelles et communales.Celles-ci pourront désormais être vendues et acquises par le secteur privé.Cette réforme a été faite dans le but d\u2019accroitre la productivité agricole au Mexique, dans le climat de concurrence généré par l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).L\u2019administration familiale de petites parcelles, sans machinerie et sans programme de soutien gouvernemental, a favorisé l\u2019agriculture de subsistance au Mexique.Par contre, les propriétaires privés, qui possèdent 29% de la superficie nationale, apportent 75% de la production agricole et d\u2019élevage au Mexique.Ces mesures affectent toutefois la survie de quelque 10 millions de bénéficiaires de la clause 27, qui devront rentabiliser leur production sans accès au crédit pour la plupart d\u2019entre eux.Les dettes agricoles en souffrance sont devenues une plaie béante que les banquiers ne souhaitent plus panser.Une aide à la production sera cependant accordée à la production par le biais du programme gouvernemental PROCAMPO.La polarisation des parties menace le processus de paix du Chiapas.Mais l\u2019imminente réinitiation du dialogue entre le gouvernement et l\u2019Armée zapatiste pousse à la concertation.L\u2019attaque-suiprise d\u2019un barrage militaire aux abords de Tuxtla Gutiérrez par un groupe armé non identifié, vendredi dernier, a semé l\u2019inquiétude dans tous les rangs de la société.La peur d\u2019une guerre civile s\u2019est ravivée, en raison de la reconnaissance de positions radicales cherchant à éviter un dénouement pacifique.Le Devoir LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À I6H30 RENSEIGNEMENTS\t(514)985 3333 ADMINISTRATION\t(514)985 3333 AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985 3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1 800 363 0305 \u2022 Extérieur (sans frais) \u2022 1 - 8 0 0 - 4 6 3 -7 5 5 9 DU LUNDI AU VENDREDI DE 7H30 À 16H30 2050.RUE DE BIEURY.9e ÉTAGE.MONTRÉAL (QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS Ul ¦\u2022¦tin de ftlépliii iiieieti tell nliklit put Il uni» d»\tpii cm»M il PM( 111 ibnimiti pnlm Montréal (514) 985 3355 LEDEVf informât» \\ par LE DET dam LE DE tu numéro \u2022IR LE DE> grrirs Itynami r Montreal (Québec) HTA TM9 D Ml\tpar les Imprimerie Québécor LaSalle.7743 de Bourdeau, dttivoo de Imprimeries Qurbecnr Inc.612 ours! nie Saint-Jacques.Montréal.L\u2019Affence lYeme Canadienne est autorisée «Groupe Québécor Inc 775boul Irbeau Ml rt»\u2014 pnw* de pubbcabon \u2014 Enregistrement no Q65R Dépftt légal Bihliothetiue nationale du Québec Téléphone général (514) 9W5-3333; sendee à b clientèle: (514) 9BS-3355; pu! employer et a diffuser les cité (514) 9BS-3399.D1C I.K I) K V (I I It .I.K .1 K U l>l 2 1 A V It I I.I » Il I -* LE DEVOIR ?- li » LES SPORTS Le retour du Canadien signifiera-t-il le réveil de Vincent Damphousse?Encore, il n\u2019y en a que pour Roy.G I L L E MARCOTTE ?Casseau a la gastro! Hier après-midi à 16h, Cocotte, la machine à refaire la glace, avait fini de lisser la blanche surface du grand temple et comme prévu les joueurs du Canadien, Vincent Damphousse le premier, ont sauté sur la patinoire.Et, oh! surprise, il en manquait un, un gros: Patrick Roy était absent Un officiel du Canadien s\u2019est empressé de répandre la mauvaise nouvelle.Casseau avait la gastro.Nous fûmes plus d\u2019un à accueillir la nouvelle avec scepticisme.L\u2019histoire, vous savez, du gars qui se déclare malade et invoque le fameux virus reconnu pour frapper sans avertissement.Quoi qu\u2019il en fut, le cerbère couvert de caoutchouc à Boston lundi, bombardement de 42 lancers, rien de moins, a eu congé et ses coéquipiers se sont entraînés sans lui en vue du match de ce soir.Remarquez qu\u2019être pris en plein Garden de Boston à se faire matraquer de la sorte peut chavirer le métabolisme d\u2019un athlète.Roy, première étoile du match, a sorti les siens du pétrin ce soir-là et leur a permis de rentrer en ville avec la victoire qui égalait la série 1 à 1: victoire assez importante merci.Patrick Roy était donc au Seven-up et aux toilettes hier, s\u2019il faut en croire le rapport médical.Une heure plus tôt, il avait justement été amplement question du gardien émérite quand Jacques Demers s\u2019est entrenu pendant trente-cinq minutes avec une trentaine de journalistes, dans les deux langues officielles.L\u2019un deux lui a demandé comment il ferait pour diriger son équipe s\u2019il n\u2019avait pas Patrick Roy dans son alignement.Le mentor, bien qu\u2019il ait en poche un contrat de quatre ans, a répondu à peine à la blague que si Roy n\u2019avait pas été là l\u2019an dernier, lui-même ne serait probablement pas là maintenant.«Je sais reconnaître où est mon pain et mon beurre», a-t-il souri.Le gros de la rencontre a tourné autour de Roy et de prqpos en provenance de Boston où, chez les Bruins, on s\u2019e'ât mis à s\u2019en prendre à Patrick, pour un geste jugé excessif et fort peu sportif qu\u2019il a commis vers la fin du match à l\u2019endroit de l\u2019un des leurs, en l\u2019occurrence un nommé Wesley.On a même réclamé des autorités compétentes qu\u2019ils suspendent Roy pour son odieux geste.¦ Le geste en question: Roy, à la suite d\u2019une mêlée devant son filet, a sciemment botté de son patin le flanc du jqueur étendu devant lui.Ceux qui ont vu la scène ont bien vu qu\u2019il n\u2019y avait pas là de quoi fouetter un chat Une chiquenaude tout au plus, qui n\u2019a pas laissé l\u2019ombre d\u2019un bleu sur le corps ennemi.Les geste bien sûr n\u2019avait rien de sympatique ni de gracieux, mais ces pauvres Bruins sont en train de faire des fous d\u2019eux en faisant une telle tempête dans un si petit verre d\u2019eau.On a même vaguement menacé Roy, on lui a fait savoir qu\u2019il n\u2019avait qu\u2019à bien se tenir, que ça n\u2019allait pas se passer de même.Il faudra autre chose pour «déstabiliser» Roy et ses coéquipiers.Voilà un autre truc, usé à la corde.Comme le coup de la gastro.Pour ce qui est de celle de Casseau, on suppose que tout au plus c\u2019en est une toute petite et qu\u2019il sera là ce soir, fin prêt à faire suer les Bruins.EN BREF ?GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Patrick Roy est bien bon et le Canadien s\u2019est tenu debout à Boston lors du deuxième match.Mais le fait demeure que le gardien a encore affronté plus de 40 lancers, dont plusieurs de qualité.Pourra-t-il tenir le coup longtemps à ce rythme?«C\u2019est une bonne observation, et on va s\u2019ajuster.Je doute qu\u2019il reçoive 40 lancers demain» (ce soir), a répondu Demers, qui a surtout parlé de la patinoire du Garden, qui fait 191 pieds par 83.«Il est très difficile d\u2019affronter les Bruins sur leur petite patinoire.Ils ont trois quarts-arrière à la défense et ils en profitent (.) Ce n\u2019est pas pour rien que Raymond Bourque obtient 400 tirs au but par saison.Ses adversaires savent tout ça mais on ne parvient pas à l\u2019arrêter.» L\u2019entraîneur du Canadien a aussi rappelé que les Bruins avaient obtenu plusieurs de leurs «lancers de qualité» à cinq contre trois et que plusieurs venaient de loin.«Mais on reconnaît que Patrick a été sensa-tionne», a-t-il admis.Le fait de jouer sur une surface normale de 200 x 85 pieds procurera un autre avantage au Canadien, selon Demers, qui ne cache pas que son équipe devra générer plus d\u2019attaque.«Il n\u2019est pas facile pour Vincent Damphousse de jouer sur une petite patinoire, a noté l\u2019entraîneur.C\u2019est un joueur qui aime contrôler la rondelle et il n\u2019a pas de place pour le faire à Boston.» «J\u2019ai toujours eu du succès à Boston», a dit Damphousse au contraire.Et s\u2019il n\u2019a pas été une grande manace offensive lors des deux premiers matches, «ce n\u2019est pas à cause du building, affirme-t-il, c\u2019est à cause de la façon dont la série s\u2019est jouée».Mais il avait prédit que chaque pouce de territoire serait difficile à gagner de sorte qu\u2019il n\u2019est pas surpris.Hier, Demers s\u2019est comme senti obligé de rappeler qu\u2019il n\u2019y avait pas que Roy et que les 18 autres joueurs avaient fourni l\u2019effort maximum lors du deuxième match, même si certains n\u2019ont pas bien paru offensivement «Prenez l\u2019exemple de Vincent Damphousse, a-t-il dit, ce n\u2019est pas facile pour lui à Boston mais il a distribué cinq mises en échec et il faut lui donner crédit pour s\u2019être ajusté au genre de match.» «Je me suis impliqué physiquement comme jamais cette saison», a reconnu Damphousse, qui dit se sentir très bien.L\u2019an passé à pareille date contre les Nordiques, Demers avait dû souhaiter publiquement son réveil.Demers a révélé quelques autres ingrédients de son plan de match pour ce soir: ainsi, il n\u2019est pas question de tout changer pour s\u2019en prendre à Al Iafrate.«Je n\u2019aime pas menacer ou alerter l\u2019adversaire, a dit l\u2019entraîneur.On sait que la-frate peut nous battre par ses montées ou ses lancers, mais on ne fait pas de menace.Il faut s\u2019ajuster et on va s\u2019ajuster.» Aussi, il n\u2019est pas question de vouloir absolument «matcher» les trios, Demers estimant avoir quatre trios fiables et ne voulant pas tomber dans le panneau de garder ses meilleurs joueurs offensifs trop longtemps sur le banc (il faut dire qu\u2019à part Adam Oates, les Bruins n\u2019ont guère d\u2019attaquants méritant une surveillance spéciale).Demers a aussi parlé de l\u2019importance de continuer à bien faire lors des mises au jeu: «parce que s\u2019ils s\u2019emparent de la rondelle, ils la remettent à la pointe et peuvent scorer tout de suite.» Washington-Pittsburgh Schoenfeld vs les arbitres Comme au tennis Landover, Md.(AP) \u2014 Les Capitals de Washington seront opposés ce soir aux Penguins de Pittsburgh dans le troisième match de leur série.Mais derrière ce match se profile un affrontement entre Jim Schoenfeld et les officiels de la Ligue nationale.L\u2019entraîneur du Washington s\u2019en est pris verbalement à l\u2019arbitre Rob Shick après la défaite de 2-1 que son club a subie mardi, à Pittsburgh.Schoenfeld l\u2019a accusé d\u2019être trop tolérant envers les vedettes des Penguins.«Je suppose qu\u2019il y a des règlements qui ne s\u2019appliquent pas à certains joueurs, a déclaré Schoenfeld en faisant allusion à Mario Lemieux.Nous voulons seulement que les règlements s\u2019appliquent à tout le monde également.«Peut-être faudra-t-il que l\u2019un de nos joueurs quitte le banc des pénalités et pourchasse l\u2019arbitre au centre de la patinoire?», d\u2019ironiser Schoenfeld.Schoenfeld estime que les deux buts du Pittsburgh dans le second match n\u2019étaient pas très francs.Le premier, lors d\u2019un double avantage numérique, a été réussi après que Dale Hunter eut été puni pour s\u2019en être pris à Lemieux.Le deuxième a été marqué par Rick Tocchet même si Lemieux avait au moins un patin dans le demi-cercle du gardien.«Je suis très satisfait de l\u2019effort de mes joueurs, a dit Schoenfeld.Mais je suis déçu que le but gagnant n\u2019ait pas été refusé car Lemieux était dans le territoire du gardien.» «Je suis également très déçu de la punition imposée à Hunter.Il a été puni après avoir été frappé deux fois à la tête par Lemieux.» Ce n\u2019est pas la première fois que Schoenfeld s\u2019en prend aux arbitres en séries.Alors qu\u2019il dirigeait les De-vils du New Jersey en 1989, Schoenfeld avait fait les manchettes en suggérant à l\u2019arbitre Don Koharski «de manger un autre beigne, mon gros porc».Il avait fait ce commentaire à la suite d\u2019une défaite de son club.Les Capitals ont remporté le premier match de la série.Ils ont toutefois perdu le défenseur Sylvain Côté, qui a subi une fracture d\u2019un os facial.Selon Schoenfeld, Côté a été blessé par le bâton de Kevin Stevens.La LNH a toutefois estimé que le geste était accidentel.Islanders-Rangers CONVAINCRE THERRIEN Surpris par la décision de Dominic Therrien d\u2019abandonner le baseball, ses anciens entraîneurs ainsi que les responsables de l\u2019Académie de baseball du Canada espèrent le convaincre de changer d\u2019idée.Therrien, qui est considéré comme l\u2019un des plus beaux espoirs du baseball québécois, a quitté l\u2019organisation des Braves d\u2019Atlanta et se repose à son domicile de Trois-Rivières depuis quelques jours.Après une excellente saison au niveau A la saison dernière, Therrien, âgé de 21 ans, a été très déçu de ne pas être promu en classe AA dès cette année.sera présenté à la presse aujourd\u2019hui.Norton se serait entendu avec les 49ers sur les modalités d\u2019un contrat de cinq ans évalué à huit millions$.Il devient le septième joueur des champions du Super Bowl à quitter Dallas.GAIN DE LAREAU-KINNEAR Le Québécois Sébastien Lareau et son partenaire américain Kent Kin-near ont remporté hier leur match de double en première ronde du tournoi de tennis de Séoul.Lareau et Kinnear, qui sont classés quatrièmes, ont vaincu les Américains Kelly Jones et Mark Keil en trois manches de 3-6,6-3 et 64.PAS DE CATCH POUR HARDING La patineuse artistique Tonya Harding a repoussé une offre de plus de 2 nullions$ en échange de sa participation au Japon à une cinquantaine de combats de catch féminin.Un refus que l\u2019Américaine, condamnée pour entrave à la Justice dans l\u2019affaire de l\u2019agression contre sa rivale Nancy Kerrigan en janvier, aurait justifié non par des raisons éthiques mais financières.Elle aurait exigé 2 mil-lions$ par rencontre, selon l\u2019Association des catcheuses professionnelles japonaises qui estime que Tonya Harding a le physique idéal pour tenir sur un ring le rôle du «méchant».JODOIN À HALIFAX Clément Jodoin a été nommé directeur-gérant et entraîneur-chef de la nouvelle équipe de Halifax dont l\u2019entrée dans la Ligue junior majeure du Québec n\u2019est pas encore officielle.Le groupe d\u2019investisseurs de Halifax, dirigé par le vice-président aux ventes de la brasserie Moosehead, Harold McKay, doit recevoir prochainement une contre-proposition de la part du bureau des gouverneurs de la ligue relativement aux modalités d\u2019admission de l\u2019équipe dans le circuit Courteau.Cette saison, Jodoin occupait le poste d\u2019en-trâineur-adjoint chez les Nordiques.LES AVIONS À FLUSHING MEADOW Les avions qui ont perturbé pendant des années le déroulement de l\u2019US Open de tennis pourraient faire à nouveau leur apparition dans le ciel de Flushing Meadow, site de la compétition.Le maire de New York, Rudolph Giulani, souhaite en effet renégocier l\u2019accord passé entre la ville et la Fédération américaine de tennis (USTA) par son prédécesseur David Dinkins, passionné de tennis.NORTON AVEC LES 49FRS Le secondeur Ken Norton a profité de son statut de joueur autonome pour passer des Cowboys de Dallas aux 49ers de San Francisco.Un porte-parole des 49ers a confirmé la nouvelle en précisant que Norton ISIAH THOMAS BLESSE La dernière saison du joueur de basketball américain Isiah Thomas dans la NBA a pris fin prématurément mardi lorsque le meneur de jeu des Pistons de Detroit s\u2019est effondré, victime d\u2019une rupture d\u2019un tendon d\u2019Achille, au cours d\u2019un match contre Orlando (102-134).Alors qu\u2019à la pause le public lui avait rendu hommage pour ses treize ans de fidélité à Detroit, Thomas, 32 ans, est mal retombé à la suite d\u2019un saut au cours du troisième quart.PHOTO AP Le meilleur gymnaste au monde, le Biélorusse Vitaly Chtcherbo, prend son envol à la barre fixe, lors des qualifications pour les Mondiaux à Brisbane.11 a pris le sixième rang à cette épreuve.Tennis à Monte-Carlo Les favoris passent facilement Monaco (AFP) \u2014 Les cinq premières têtes se sont aisément qualifiées, hier, pour les huitièmes de finale du tournoi de Monte-Carlo.L\u2019Allemand Michael Stich et le Suédois Stefan Edberg, têtes de série no 1 et no 2, opposés à deux Espagnols, ont été expéditifs.Stich la emporté facilement (6-3,6-3) face à Jordi Burillo et Edbeig n\u2019a abandonné que trois jeux à son adversaire Alberto Costa (6-1.6-2).Autre favori, l\u2019Américain Jim Courier (no 3).finaliste malheureux de l\u2019Open de Nice, a battu l\u2019Espagnol Jordi Arrese en deux sets (6-0.64).Après une première manche sans opposition.Courier, accroché dans la seconde, a dû repousser une balle de 5-5 après avoir mené 5-2.«Je connaissais la qualité des retours de mon adversaire qui m\u2019ont fait commettre quelques fautes, mais j\u2019ai réussi les points importants», a-t-il expliqué.Le Croate Goran Ivanisevic (no 4) n\u2019a jamais été inquiété par le Tchèque Martin Damm.70e joueur mondial, battu 62,6-2.Quant à l\u2019Espagnol Sergi Bruguera, tenant du titre et tète de série no 5, il a écarté son compatriote Emilio Sanchez, 28e à l\u2019ATP, en deux sets 61,63.L\u2019Autrichien Thomas Muster (no 9) a éliminé logiquement le Français Gérard Solvès, 430e joueur mondial, battu en deux manches 64.60.L'Ukrainien Andrei Medvedev (no 6) a dû disputer trois sets (62.4-6.7-5) pour se débarrasser du modeste Allemand Bernd Karbacher.Uniondale, N.Y.(AP) \u2014Après quelques contre-performances sur Broadway», les Islanders de New York ont repris le chemin de la maison avec l\u2019espoir de se regrouper en prévision du troisième match de la série qui les oppose à leurs voisins, les Rangers.«Tout ce qu\u2019on sait, c\u2019est que ça ne peut pas empirer», a commenté, un peu défaitiste, le joueur de centre des Islanders Ray Ferraro.Les Rangers ont dominé les deux premiers affrontements par des scores identiques de 64) au Madison Square Garden.Une autre défaite pourrait signifier l\u2019élimination pour les Islanders puisque seulement deux équipes sont parvenues à combler un déficit de 0-3 en séries, soit les Leafs de Toronto en 1942 et les Islanders en 1975.Les Islanders sont déjà confrontés à des statistiques révélatrices: de toute l\u2019histoire de la LNH, seulement 24 formations ont réussi à combler un écart de deux matches.C\u2019est un peu pour cette raison que les Rangers s\u2019attendent à une véritable guerre des tranchées ce soir lors de la troisième rencontre.«Ils (les Islanders) vont tout donner, a laissé entendre le joueur de centre Craig MacTavish des Rangers.Il n\u2019y a aucun doute dans mon esprit que nous devrons être prêts pour cette partie.Ça risque de brasser.«Tout le monde sait qu\u2019il y a une énorme différence entre une fiche de 3-0 et de 2-1 en séries.» Pendant que les Islanders en arrachaient, les Rangers ont peut-être joué leur meilleur hockey de la saison.«Ils ont disputé deux matches sans faille, a commenté l\u2019attaquant des Islanders Derek King.Je ne me souviens pas de les avoir vu jouer aussi bien par le passé.» Mondiaux de gymnastique Une Roumaine qualifiée aux six finales AGENCE FRANCE-PRESSE Brisbane, Australie \u2014 La Roumaine Lavinia Milosovici sera la seule gymnaste qui participera à toutes les finales par appareil, à l\u2019issue des deux jours de qualification qui ont pris fin mercredi, à Brisbane, dans le cadre des championnats du monde de gymnastique artistique.En obtenant son billet pour les quatre finales féminines, cette gymnaste chevronnée, qui obtint une médaille de bronze dans le concours général, une d\u2019or au sol et une d\u2019argent au saut de cheval aux Jeux olympiques de Barcelone, a fait mieux que les Américaines Shannon Miller et Dominique Dawes, ses grandes rivales.Mardi, Shannon Miller ne s\u2019était classée que 9e, place non qualificative, aux barres asymétriques à la suite d\u2019une légère hésitation dans sa sortie.Dominique Dawes, quant à elle, avait raté son saut de cheval et ne s\u2019était classée que 15e à cet appareil.Hier, les deux championnes américaines ont retrouvé tout leur éclat, obtenant les deux meilleures notes à la poutre et les 2e et 3e au sol, derrière Lavinia Milosovici.Chez les garçons, aucun concurrent n\u2019est parvenu à se qualifier pour les six finales par appareil.Le plus grand nombre de qualifications a été obtenu par le champion olympique Vitaly Chtcherbo, avec trois seulement.à égalité avec le Bulgare Ivan Ivanov.Encore les techniciens estimaient-ils que le Bélarusse s\u2019était beaucoup économisé à la barre fixe et qu\u2019il n'aurait pas dû obtenir plus de 9,300.au lieu de 9,475 et d\u2019une 7e place qualificative.De nombreux noms nouveaux apparaissent parmi les premières places des qualifiés.Mais les mises en jambes auxquelles il a été donné d\u2019assister ne sont pas les finales.On s\u2019en apercevra samedi et dimanche, après les concours généraux de jeudi et vendredi.HOCKEY SÉRIES ÉLIMINATOIRES Conférence de l'Est Islanders c.Rangers\tBuffalo c.New Jersey\t Dimanche\tDimanche\t Islanders 0 Rangers 6\tBuffalo 2 New Jersey CT '\t (Rangers mènent 1-0)\t(Buffalo mène 1*0)\t Lundi\tMardi\t1 * Islanders 0 Rangers 6\tBuffalo 1 New Jersey 2 : i\t (Rangers mènent 2-0)\t(La série est égale)\tt : Ce soir\tCe soir\t Rangers à Islanders.\tNew Jersey à Buffalo.\t'* i 19h38\t19h38\t Dimanche\tSamedi\t»» l Rangers à Islanders.\tNew Jersey à Buffalo.\ti ^ 13h08\t19h38\tri Wash'ton c.Pittsburgh\tMontréal c.Boston\t Dimanche\tSamedi\t Washton 5 Pittsburgh 3\tMontréal 2 Boston 3\tAZ (Washington mène 1-0)\t(Boston mène 1-0)\t Mardi\tLundi\t Wash'ton 1 Pittsburgh 2\tMontréal 3 Boston 2\t* (La série est égale 1-1)\t(La série égale 1-1)\t\\U Ce soir\tCe soir\tG) Pittsburgh àWash'ton,\tBoston à Montréal,\t 19h38\t19h38\t Samedi\tSamedi\t.i.i h Pittsburgh à Wash'ton,\tBoston à Montréal.\t 19h38\t20h08\t1(4 Conférence\tde l'Ouest\t44 San José c.Detroit\tChicago c.Toronto\tÛ Lundi\tLundi\t San José 5 Detroit 4\tChicago 1 Toronto 5\t (San José mène 1-0)\t(Toronto mène 1-0)\t0.1 Hier\tHier\t,25 San José 0, Detroit 4,\tChicago 0, Toronto 1,\t (La série est égale 1-1)\t(Toronto mène 2-0)\t30 Vendredi\tSamedi\t\u201cN Detroit à San José,\tToronto à Chicago,\t-J?22h38\t20h38\tMd Samedi\tDimanche\t Detroit à San José,\tToronto à Chicago,\t«s 3 22h38\t20h38\tH Vancouver c.Calgary\tSt.Louise.Dallas\t Lundi\tDimanche\t Vancouver 5 Calgary 0\tSt.Louis 3 Dallas 5\t (Vancouver mène 1-0)\t(Dallas mène 1-0)\t; >, Hier\tHier\t Vancouver à Calgary.\tSt.Louis 2.Dallas 4,\t; j 21 h38\t(Dallas mène 2-0)\t Vendredi\tVendredi\t0>:i Calgary à Vancouver,\tDallas à St.Louis,\t 22h38\t20h38\t« Dimanche\tDimanche\t Calgary à Vancouver,\tDallas à St.Louis,\t 17h08\t20h38\t \t\t¦ LIGUE NATIONALE\t\tT*î HIER\t\t Houston 7 Chicago 5\t\t Philadelphie 4 San Francisco 5\t\tTl 4) Floride 6, Colorado 16\t\tàft Pittsburgh 4, Cincinnati 5\t\t St.Louis 8, Atlanta 3\t\t\"T?New York à Los Angeles\t\t1! Montréal à San Diego\t\t Mardi Montréal 4 SF 3 St.Louis 5 Atlanta 4 Houston 3 Chicago 0 Cincinnati 8 Pittsburgh 2 LA 8 Philadelphie 7 Floride 6 Colorado 4 New York 4 San Diego 3 Aujourd'hui Phil\u2019phie (Jackson 1-0) ii à SF (Torres 0-1) i l Montréal (Hill 2-1) à t i SDo (Whitehurst 1-2) New York (Gooden 2* 1 0) à LA (Hersheiser 0-0)^ (Parties d'hier non comprises) Section Est \tG\tP Moy.\tDiff Atlanta\t13\t2\t.867\t\u2014 New York\t8\t5\t.615\t4 Floride\t7\t7\t.500\t51/2 Philadelphie\ti\t7\t7\t.500\t51/2 Montréal\t5\t9\t.357\t71/B- \tSection Centrale\t Cincinnati\t8\t4\t.667\t-r- St.Louis\t8\t5\t.615\t1/2 Houston\t7\t6\t.538\t1 1/2 Pittsburgh\t6\t6\t.500\t2 Chicago\t3\t9\t.250\t5 \tSection Ouest\t San Francisco\t8\t6\t.571\t\t\u2014 Colorado\t6\t7\t.462\t1 1/2 Los Angeles\t5\t9\t.357\t3 San Diego\t3\t12\t.200\t51/2 \tLIGUE AMÉRICAINE\tJ \tHIER\t\u2019^1 ¦c» Kansas City 11 Detroit 5\t\t \tSeattle 4, New York 7\t \tChicago à Milwaukee\t Oakland 0, Boston 2\t\t \tTexas 3, Toronto 4\tT* \tCalifornie 8, Baltimore 2\t¦J.#' \tCleveland 5, Minnesota 6\tti Mercredi\tOakland (Witt 1-1) à\t Toronto 13 Texas 3\tBoston (Hesketh 0-1) ~\t\t Baltimore 4 Californie 3\tCleveland (Clark (1 -0) .'\t\t Boston 13 Oakland 5\tà Minnesota (Mahomeæ.a\t\t Seattle 7 New York 1 Detroit 9 Kansas City 5 Chicago 6 Milwaukee 2 Cleveland 7 Minnesota 6 Aujourd'hui Seattle (Bosio 0-2) à New York (Perez 1-0) (1-0)\tM Chicago (Fernandez 1-2) à Milwaukee (Higuerÿ \u2019 0-1)\t-U Californie (Anderson (H 0) à Baltimore (Rhodes,! » 0-2)\t\" \u2022ci L» (Parties d'hier non comprises) Section Est G P Moy.Baltimore\t8\t4\t.667 Toronto\t9\t5\t.643 Boston\t8\t5\t.615 New York\t6\t6\t.500 Detroit\t5\t9\t.357\ttf1 Section Centrale Cleveland\t7\t4\t.636\t\u2014 Chicago\t8\t5\t.615\t\u2014\tt Kansas City\t6\t6\t.500\t1 1/21 Milwaukee\t6\t6\t.500\t1 1/21 Minnesota\t4\t10\t.286\t41/2 ! Section Ouest Oakland\t7\t6\t.538\t\u2014\t| Californie\t6\t8\t.429\t1 1/2: Seattle\t5\t7\t.417\t11/2' Texas\t4\t8\t.333\t21/2 ¦ DONNEZ- Hoi DES AILES Société Pour Les Enfants Handicapés Du Québec 2300 ouest, boulevard René-Lévesque.Montréal (Québec) H3H 2R5 Tél.: (614) 937-6171 i "]
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