Le devoir, 30 avril 1994, Cahier C
[" I K l) K V OIK.L K S S A M K l> I K 0 A V K I I.K T l> I M A N (' Il K I M Al I il II I ÏSü***M» 12 au 29 MAI 1594, RUE ST-DENIS\tfl BILLETS EN VENTE AU THÉÂTRE p (INFO.: 849-4211) ET TICKETMASTER, ACHAT PAR TÉLÉPHONE: 790-1111 a«*J- T LUC PLAMONDON L'OPÉRA ROCK DE MICHEL.BERGER PERSONNES SUR SCÈNE ÎATIMIRi WIS UR n/i is Télévision Page C2 Cinéma Page C3 Théâtre Page C6 Danse Page C7 Musique Page C8 Vitrine du disque Page C9 Agenda culturel Page CIO Arts visuels Page C12 Formes Page C14 ?CÉGEPS EN SPECTACLE On ne badine pas avec la relève Quinzième finale nationale de Cégeps en spectacles, ce soir, , au collège Edouard-Montpetit.GUYLAINE MAROIST \\ A l\u2019âge où le coeur est riche, écrivait Alfred de Musset, on n\u2019a pas les lèvres avares.Heureusement, l\u2019adage est toujours vrai en 1994 et depuis quinze ans, les jeunes artistes cégépiens du Québec peuvent se délier la langue sur une vraie scène et devant un auditoire qui dépasse papa-maman, ma tante Nicole et la Voisine d\u2019à côté.Ce soir, au collège Edouard-Montpetit, les finalistes du Concours Cégeps en spectacle déballeront leur bagou en musique, en chanson, en théâtre et en danse.Né de l'initiative de Michel Drain-ville, animateur culturel du cégep Ahuntsic, le concours qui regroupait au départ huit collèges a connu une surprenante inflation.Cette année, 53 cégeps sont dans la course.Un record.Le show-business n\u2019est donc pas mort avec Kurt Cobain et l\u2019antichambre de nos concours de relève, l\u2019éternel Granby et l\u2019Empire des Futures Stars, n\u2019est pas près de fermer boutique.L\u2019événement est de taille.Quelque 35 000 personnes ont vu les 58 spectacles menant à la grande finale de ce soir.Les auditoriums se remplissent de véhéments supporteurs et certains étudiants préparent leur numéro dès le secondaire pour être certain de casser la baraque.Martine St-Clair, Nelson Minville, François Massicotte, Luc de la Rocheliè-re, Anthony Kavanagh et Claudine Mercier y ont fait leurs premières armes.Objectifs de Cégeps en spectacles?Promouvoir les arts de la scène au sein de la population étudiante, faire connaître les disciplines reliées au monde du spectacle, donner aux étudiants l\u2019occasion de faire valoir leur créativité dans un contexte professionnel et éviter le masacre collectif des accents aigus, malgré l\u2019ascendant de la grande Céline.C\u2019est en français que ça se passe.Que raconte-t-elle cette jeune génération?Est-elle ausi déprimée qu\u2019on nous le dit?Son cri de ralliement est-il no future?«Pas du tout, répond sans l\u2019ombre d\u2019une hésitation le chanteur Gaston Mandeville, porte-parole du concours.Le propos dep jeunes est même très positif.À Montréal, c\u2019est un peu plus sombre,mais je n\u2019ai pas entendu tous ces messages qu\u2019on prête aux adolescents.» VOIR PAGE C2: CÉGEPS Charlie Haden est fidèle.Son dernier disque Always say goodbye rend hommage à Raymond Chandler et aux adaptations cinématographiques de ses romans.Bogart et Bacall dans The Big Sleep.Le jazzman à roman noir SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Charlie Haden est le musicien de la série noire.Un contrebassiste de nuit qui adore rouler les notes bleues chères à Duke Ellington, Charlie Parker et Omette Coleman dans le roman sombre de Raymond Chandler.Il est si imprégné des histoires diverses qu\u2019a confectionnées en son temps le parrain de Philip Marlowe qu\u2019il essuie toujours la plume de son archet dans Le grand sommeil (The Big Sleep) lorsque ce n\u2019est pas dans La dame du lac (The Lady In The Lake).Charles Edward Haden est comme ça: un obsédé de l\u2019oeuvre de Chandler.Un passionné des traductions cinématographiques d\u2019une oeuvre où les points du jour se confondaient souvent avec la forme longiligne de Laureen Bacall.Il est comme cela, obsédé, parce qu\u2019il ne cesse de rêver au grand sommeil tel que Chandler l\u2019a disséqué.Il y a plusieurs nuits de cela, dans un restaurant montréalais, l\u2019ami Haden a causé Chandler sans discontinuer.Il était accompagné de sa femme, l\u2019actrice Ruth Cameron, et de son producteur Jean-Philippe Allard.Ils étaient tous ici, à Montréal, parce qu\u2019ils venaient de faire l\u2019acquisition des bandes enregistrées par Radio-Canada lors des spectacles animés par Haden pendant la dixième édition du Festival de jazz.D\u2019ici le terme de la présente année, l\u2019étiquette Gitanes Jazz Productions affiliée à la maison Verve elle-même filiale du groupe PolyGram, distribuera aux quatre coins du globe pas moins de cinq compacts Live in Montréal.Ainsi, on entendra Haden avec Joe Henderson et Al Foster, on goûtera Haden avec Don Cherry et Ed Blackwell, on appréciera Haden avec la magnifique Geri Allen et Paul Motian, et avec Gonzalo Rubalcaba, et avec d\u2019autres qui ne sont pas des deux-de-pique.Le contrebassiste des insomnies alcoolisées de Chandler avait atterri à Montréal avec son dernier album dans la poche de son étemelle veste VOIR PAGE C2: JAZZMAN A1C I.K I) K V 0 I II .I.K S S A M K l> I A 0 A V It I I.K T I) I M A N C II K I M Al Ml H I JAZZMAN Un pur chef-d\u2019oeuvre SUITE DE LA PAGE Cl en tweed.Baptisé Always Say Goodbye, sur étiquette Gitanes jazz Productions, cet album est en quelque sorte la géographie musicale du Los Angeles cher à Chandler.Soit le Ix>s Angeles des riches qui nichaient leurs écus dans les collines de Hollywood avant de disserter sur les capitalisations possibles des écus en question, en se gavant de Canadian Club dans les cabarets chics de Sun-set Boulevard.Pendant que Marlowe longeait Central Avenue et ses tlubs où Dexter Gordon, Teddy Ed-jvards, Warded Gray, Chet Baker, Art Pepper et Howard McGhee jouaient The iMdy I Love en fantasmant sur Rita Hayworth.C\u2019est peut-être déplacé, mais c\u2019est comme ça.Les éclaireurs du jazz «mâde in Los Angeles» aimaient beaucoup Rita Hayworth.En tout cas, ils chérissaient plus la sculpturale Hayworth que Shirley Temple.Une inclinaison qu\u2019il serait masochiste de ne pas partager.Always Say Goodbye est une oeuvre singulière.Un chef-d\u2019oeuvre.Un pur chef-d\u2019oeuvre.Une production qui, dans vingt ou trente ans, peut-être auparavant, inspirera les petits-fils littéraires de Raymond Chandler.Cette oeuvre est un chef-Ü\u2019oeuvre parce qu\u2019elle est sentimentale sans jamais, jamais être mièvre.Qui plus est, elle est romantique.Enfin, elle est très nostalgique.En voici l\u2019autopsie.Max Steiner était un compositeur à l\u2019emploi, dans les années trente, du célèbre studio de cinéma Warner ?\u2014\\ Quartet CmElilE lilDËNWesi SAtf GQ0ûg^t ¦ itmi: waits KltOAlMtlCVr I.AIIANCi: IHAKAIILi: GitaneS JAXZRnOOUCTION» PHOTO JACQUES NADEAU Charlie Haden en plein travail.Brothers.En 1937, il avait assemblé quelques notes, musicales évidemment, utilisées comme motif sonore de cette compagnie.Dans cette brève combinaison instrumentale, le vieux Steiner puisa une portée qu\u2019il allongea, qu\u2019il prolongea pour le béj néfice du film.The Big Sleep tourné en 1946.Pendant cinquante secondes on entend cet amalgame musical.Puis, on entend des pas.Ceux de Humphrey Bogart alias Philip Marlowe.Il appuie sur la sonnerie.La porte s\u2019ouvre.Ça se passe à peu près comme suit: Marlowe se présente à Charles D.Brown alias Norris, le maître d\u2019hôtel d\u2019une demeure très cossue.Norris à Marlowe: «Le général va vous recevoir.» Le général Stemwood, souvenez-vous, était joué par le vieux Charles Waldron.La Laureen, la Bacall va se pointer plus tard.On entend tout cela en guise d\u2019introduction.Et c\u2019est alors que le Quartet West amorce son développement en nous servant Always Say Goodbye, une composition de Charlie Haden.Une pièce très mélodieuse qui hante, pour ainsi dire, les premières scènes de The Big Sleep.C\u2019est lent.Tout au long de cette pièce, Emie Watts ne cesse pas d\u2019extraire de son saxophone, un ténor, des sonorités dont la volonté de pureté n\u2019est pas sans rappeler le cher Paul Desmond.Même ce vieux Coleman! Après c\u2019est les Nice Eyes de Laureen, une autre composition de Haden.Un exercice de style confectionné pour souligner l\u2019émoi que Bogart-Marlowe éprouve lorsqu\u2019il est dit à la fille cadette du général Sternwood: «N\u2019essaie pas de t\u2019asseoir sur mes cuisses lorsque je suis debout.» Naturellement, les jeux du pianiste Allen Broadbent, du saxo Watts et de Haden font écho, par un jeu d\u2019ensemble très précis, au réalisme physico-sentimental de Marlowe.Ensuite, la troupe de Haden s\u2019empare de ce morceau d\u2019anthologie que Charlie Parker trouva dans sa tête lorsqu\u2019il la reposait, sa tête, dans les chambres de l\u2019hôpital Camarillo.Cela s\u2019intitule Relaxin\u2019 At Camarillo.C\u2019est du bebop gelé par le climat confortable qui règne dans les canyons qui se fondent dans le Pacifique.Du bebop mené par le maître es batterie Larance Marable.Puis, c\u2019est Sunset Afternoon.Une composition de Broadbent qui illustre ces après-midi si chers aux privés qui, comme Marlowe, aiment bien fouiner dans les antichambres lorsque les bonzes de ce monde font la sieste.Ce morceau calme précède un morceau langoureux célèbre pour avoir été immortalisé par Coleman Hawkins.Il s\u2019agit de.My Love Andl.Mais, attention! Il ne s\u2019agit pas d\u2019une quelconque interprétation.Haden et ses compagnons jouent ce morceau avec toute une panoplie de violons avant de laisser, avant de nous faire entendre Hawkins lui-même.Autrement dit, Haden et ses complices jouent l\u2019amorce pour mieux laisser Hawkins, la technologie aidant, signer la conclusion.Et à ce jeu de miroirs sonores, Haden s\u2019y prête non seulement avec l\u2019immense Hawkins mais également avec Duke Ellington et la musique qu\u2019il composa pour un autre grand film noir, soit Anatomy of A Murder, comme il s\u2019y prête avec Django Reinhardt et Stéphane Grappelli et leur enregistrement de Où est-tu mon amour avant de répéter cet effet de boomerang musical avec Chet Baker chantant Everything Happens To Me.Entre ces pièces s\u2019intercalent des compositions de Bud Powell (Celia), de Warne Marsh (Background Music) et d\u2019Allen Broadbent (Avenue Of Stars).Le tout se termine par les derniers mots échangés par Marlowe et Bacall.Bref, Always Say Goodbye, se singularise par le modelage musical que Charlie Haden effectue sur les paroles des héros de Raymond Chandler.Et il n\u2019y a qu\u2019un mot pour décrire l\u2019ensemble: c\u2019est somptueux.De retour à Montréal en 4 langues après 200 représentations dans 7 pays ?u-_ \u2022> # de Michel Marc Bouchard, mise en scène Daniel Meilleur, musique et environnement sonore Michel Robidoux, scénographie Daniel Castonguay, lumières David d\u2019Anjou Ætk AVEC YVES DAGENAIS, ALAIN FOURNIER ET PATRICIA LEEPER Meilleure production théâtrale de la saison (Conseil des arts de la C.U.M., 1991) Meilleur texte créé à la scène (l\u2019Association québécoise des critiques de théâtre, 1992) Meilleure production étrangère (l\u2019Union des critiques de théâtre du Mexique, 1992) Prix du Gouverneur général du Canada pour les arts de la scène, 1993 Une coproduction LGS deUX IxLjOndeS CIMUE NATIONAl DIS ARTS NATIONAL ARTS CENTRE du 4 au 21 mai 1994 AU THÉÂTRE D\u2019AUJOURD\u2019HUI, 3900 rue St-Denis, à Montréal en français les 4,5,7,11,12,13,14,18,19,20,21 mai à 20H, et les dimanches 8 et 15 mai à 15H en anglais (The Taie ofTeeka) le vendredi 6 mai à 20 H et les samedis 7,14 et 21 mai à 15 H en espagnol (La Historia de la Oca) le mardi 10 mai à 20 H en allemand (Die Geschichte von Teeka), le mardi 17 mai à 20H Réservations : (514) 282-3900 TÉLÉVISION La PME pour secouer le pommier PAULE DES RIVIERES LE DEVOIR pa va | «yLuc l micjue qu\u2019u pas si mal, répète Jean-Mongrain, aussi dyna-'un GO de Club Med spécialisé dans la relance d\u2019emplois.Pendant deux heures demain l\u2019animateur vedette de TVA donne un cours d\u2019économie 101, en rappelant que celui qui serait tenté de remettre la relance entre les mains du gouvernement risque d\u2019attendre longtemps.La clé des champs, au Québec, c\u2019est dans les PME qu\u2019on la trouve, les emplois aussi.«Pour l\u2019émission, nous cherchions, explique Mongrain, le gars qui regardait, planté sur sa clôture, son voisin, travaillant 24 heures sur 24 dans son garage, à peaufiner une idée, peut-être complètement folle, et à laquelle personne ne croyait».Vous l\u2019avez compris, nous ne sommes pas ici en présence d\u2019une inième émissions sur le chômage galopant et la dureté des temps.L\u2019émission part plutôt du principe voulant que plus on se dit qu\u2019on est bon, meilleur on devient La publicité dit que «nous assisterons à la création d\u2019une PME».C\u2019est presque vrai.Deux jeunes entrepreneurs ont découvert une manière de faire des PVC pour les bords de fenêtre de toutes les couleurs.L\u2019équipe de TVA les met en présence des différentes personnes qui leur permettront de réaliser leur rêve, un formateur dans un centre d\u2019expansion d\u2019entreprise, un comptable, une spécialiste en marketing etc.Les deux aspirants entrepreneurs effectuent toutes ces rencontres durant les deux heures que dure l\u2019émission, sur un plateau auxiliaire.C\u2019est une des trouvailles de l\u2019émission.L\u2019autre, c\u2019est la présentation d\u2019hommes d\u2019affaires (je dis bien hommes car les femmes sont rares) qui, au siècle dernier, ont, à partir d\u2019un 30 sous, fait fortune.Les biscuits Whippet, ça vous dit quelque chose?Sûrement.Mais Théophile Viau et Charles-Théodore Viau sont peut-être plus nébuleux dans votre esprit.L\u2019historien Marcel Tessier intercale donc des petites capsules, entre les reportages.Bon.Venons-en maintenant aux principaux blocs de l\u2019émission.Onze reportages-profils socio-écono- PHOTO ARCHIVES Jean-Luc Mongrain tenait aux deux heures de la nouvelle émission, miques sur les régions du Québec, parle mais peut-être y avait-il une avec un accent sur quelques réussites locales.TVA s\u2019attarde plus spécifiquement à cinq régions en présentant, en studio, des gens qui ont eu une idée, l\u2019ont développée et ont formé leur entreprise.Un exemple?Marcel Cayouette, mécanicien, était réparateur de machine.Son outil de travail se brisait régulièrement, jusqu'au jour où il entreprit d\u2019en améliorer les pinces de manutention pour les troncs d\u2019arbre.Il a éventuellement créé son usine.Sur les ondes, il raconte brièvement son épopée.En prime, des amis, des parents disent quelques mots sur le héros du jour.Un autre exemple?Le casse-tête à trois dimensions Wrebbit, maintenant exporté dans 60 pays.Son concepteur, Paul Gallant, vient de conclure une entente avec l\u2019Arabie Saoudite: il y enverra des mosquées à monter en trois dimensions.Les reportages sur les régions sont moins réussis et ressemblent à des publicités.Bien sûr, il faut brosser un tableau des régions dont on autre manière de le faire.L\u2019émission dure deux heures, c\u2019est peut-être longuet.Mais Jean-Luc Mongrain \u2014 qui, au fait, aurait pu donner en exemple sa propré PME, une maison de production, qu\u2019il a mise sur pied \u2014 tenait à ses deux heures.«Au début, c\u2019était une heure et demie.J\u2019ai dit pourquoi comprimer.Il me faut deux heures».Ce qui fut dit fut fait.Heureusement pqqr TVA, la série Boston-Montréal est terminée.Le Mouvement Desjardins commandite l\u2019émission.Son président, Claude Béland, intervient en début d\u2019émission.C\u2019est lui également qüi a fourni à TVA la liste de PME parmi lesquelles Mongrain et son équipe ont choisi 26 cas abordés à l\u2019écran.Si les téléspectateurs sont au rendez-vous, Mongrain reviendra l\u2019an prochain, avec un gala, honorant les Québécois qui ont créé une PME au cours des 18 derniers mois.Une bonne idée pour se secouer le pommier.CEGEPS Du talent à revendre SUITE DE LA PAGE Cl L\u2019auteur de l\u2019album Où sont passés les vrais rebelles?se dit d\u2019ailleurs subjugué par le talent de notre relève.«Il y en a qui sont vraiment bons.En assistant aux finales régionales, j\u2019ai entendu des voix extraordinaires.J\u2019aime beaucoup la variété des shows présentés.Voir ces jeunes artistes m\u2019a aussi rappelé pourquoi je fais ce métier là.» «Les spectacles présentés au concours sont à l\u2019avant-garde de notre industrie, lance avec fierté Marie Dumouchel, animatrice au collè- ge André-Grasset.À une époque, nous avons eu beaucoup de numé ros d\u2019humour et d\u2019improvisation.Cette vague est en train de mourir.Cette année, nous avons par contre beaucoup de musique, surtout des groupes mais pas nécessairement des groupes de rock.Il y a de la musique de bû cherons tout comme de la musique expérimentale.» «Souvent, à Cégep en Spectacle, les participants touchent à plusieurs PHOTO ARCHIVES Le comité national d\u2019organisation de Cégeps en spectacle en compagnie de Gaston Mandeville et Jacques Dubuc, d\u2019Alcan.O VERTIGO DANSE CHAMBRE BLANCHE CHORÉGRAPHIE GINETTE LAURIN théâtre d'aujourd'hui 3900, RUE SAINT-DENIS OU 21 AVRIL AU 1*» MAI 1994 A 20H MATINÉES 24 AVRIL CT I1» MAI À 1 5H SILL CTS/l N FO: (SKI 2*2-3900 \u2022 GROUPES: (914) 2SI-91 77 IÆ DEVl disciplines, poursuit l\u2019animatrice.C\u2019est un concours des arts de la scçne et on ose toucher à tout A chaque année, on entend plusieurs voix remarquables, ce qui est une particularité au Québec.Mais nous avons aussi du théâtre de marionnette et de la danse.Vu que l\u2019originalité est un important critère de sélection, les jeunes poussent leur créativité.» Le concours permet aux étudiants de participer à toutes les étapes d\u2019un show.«Ils font tout, précise Mandeville.Ils montent le show, s\u2019occupent de la régie de scène, de la mise en scène, de l\u2019accueil, du vestiaire et font même le ménage après.Ils ont l\u2019opportunité de travailler dans dçs conditions équivalentes à celles dé?spectacles professionnels.Pour eux, c\u2019est une expérience unique.» Une impressionnante dose de sincérité Etudiante en Sciences Humaines au collège André-Grasset, Sandra Le-gagneur, 19 ans, remportait la grande palme au concours de l\u2019an dernier.Chanteuse de soul et de blues, la future psychologue ne s\u2019est pas assise sur ses lauriers.«Participer à un concours d\u2019une telle envergure m\u2019a apporté beaucoup de confiance.Çà me pousse à continuer et ça m\u2019a incitée à prendre des cours de chant pour me perfectionner.Cégeps én Spectacles te permet d\u2019entrer en contact avec plein de gens qui ont la même ambition que toi, qui ont envie de faire connaître ce qu\u2019ils ont en de1 dans d\u2019eux-mêmes.» Sophie Anctil, Isabelle Blais, Maude Viens, Les frères André, Jocelyn Coutu et Danny Ménard, Hylas Et Philonoüs, les groupes Noir Silence,.Cap-aux-sorciers, la Filentroupe, Ré-! union et Zythum se disputeront ce; soir les bourses et les stages les inci-; tant à persister dans la voie artistique.: Ces finalistes ont été triés sur le! volet.Ijors de la finale locale, chacun! des 53 cégeps se choisit un repré-\u2022 sentant.A la finale régionale, chacun ; des cinq secteurs de la province élit; deux candidats.Avant la grande fina- : le nationale, dont le jury est composé ' de professionnels de l\u2019industrie du spectacle, les finalistes peaufinent leur art en participant à un programme de formation préparé par l\u2019Ecole nationale de la chanson.«Il faut absolument que tu voies ça, insiste Mandeville, en parlant dû programme final de ce soir.En plus d\u2019être talentueux, ces jeunes ont une dose de sincérité extraordinaire fet veulent faire ce métier de tout lêuf coeur.On apprend des choses en regardant ça.Quand le spectacle est terminé, on est une meilleure personne.» t 4 ETATS-UNIS\t, DI AMAN DA GALAS .\u201cPLAGUE MASS\" \\ PREMIÈRE CANADIENNE i\\ VENDREDI 20 mai 22HOÛ_ j FRANCE ALBERT MARCOEUR \\ «SPORTS ET PERCUSSIONS» \\ PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE 3EUD119 mai 22H00 (FORFAIT festival 1$75/personne (o«.double) l$70/personne(o«.triple) $65/perSOnne (occ.quadruple) $90/personne (o«.simple) .une nuit et un petit déjeuner au M ETATS-UNIS.PORTUGAL.ANGLETERRE , RICHARD TEITELBAUM \\ «GOLEM»\t1 A première canadienne\tà i\\ SAMEDI 21 mai 20H00\t I 800-563-0533 ou du FORFAIT TVQ) incluses dans les pri» Taxes (TPS et V autres 'CONCERTS' IAIîIiÜHSIUK 1-800-361*4595 (514) 790-1245 (416) 691-7211 pnxhKtimi iPlatefi [Fax 819 758 4370 ïy&Æ.?- i» mm «***$*&! mw R?iSE&h'w a .\t%» v- \u2022 \u2022 ¦ r3=75T ¦\u2022V\u2019s'dfci LE DEVOIR IBOKJIB \u2022 IBDNJlU m\ta victo Québec :: Canada /LUÏ2T//J 'ÇjpÂlNV'/iLÉ' JbMWc.¦pÉ LA fÔM'TAINÉ -poMiNiQ^ | Mi | y^I°£ ¦ggNôT ¦çpuei^ BERRI.LANGEUER, LAVAL 2000.BROSSARD, TERREBONNE.STE-THÉRÉSE, BOUCHERVILLE, Carrefour du Nord ST-JÉRÔME, CHAtEAUGUAY.STE-ADÈLE.Capitol SHERBROOKE.Pans ST-HYACINTHE, Paris VALLEYFIELD, Capitol DRUMMONDVILLE, ST-BASILE.Boile A Films ST-JEAN.Plaza REPENTIGNY, Fleur do Lys GRANBY.Sl-Laurenl SOREL.Fleur do Lys TROIS-RIVIÈRES.Carrotour JOLIETTE.Iff, ,'jjj yjiu jjMJ fa-ùlbil j/ IJyU-j'JJ ü U J : ji : ï-;: : : La meilleure comédie jamais tournée au Québec!\" \u2014 Huguette Roberge, LA PRESSE un film de MICHEL POULETTE rtntwtol\t_ _ Dir.:.>*» Iternent en permai vite à prendre ce in si beau.si tendre VollCinéma «dresser jamais été nifvanter ihiers du Cinéma un film de YVES ROBE DRE DUSfiOL! jacquesHerri Defaeuo A cunmc mou-mou ms robert andré dussouer jacoues perrin Montparnasse pondkkert -UN MS ROBERT station hum MS ROBERT FRÉDÉRK LASAYGUES us» VLADIMIR (OSMA n ROBERT AUIARAKI «an n so.PIERRE lENOIR « *mm JACOUES DUOIED » «\u2022 PIERRE GILLETTE \u2014Htm uni DANIÈLE DELORME n ALAIN POIRÉ «usina MS ROBERT ni ccpicî»(î\u2018Cr u umui uiioit giiuoit moiktioi 2 m EUS PtOMCTTOI IVK U HITWITïOl M UUl ?Quelle classe! MONTPARNASSE-PONDICHÉRY DYves Robert, avec Miou-Miou, Yves Robert, André Dussollier, Jacques Perrin, Maxime Leroux Judith Magre, Geneviève Fontanel, Anne-Marie Philipe, Nicolas Giraudi, Amanda Rubinstein, Renaud Ménager.Scénario: Yves Robert et Frédéric Lasaygues.Image: Robert Alazraki.Son: Pierre Lenoir.Montage: Pierre Gilette, Monique André.Musique: Vladimir Cosma.France, 1993.Ih43.Au Complexe Desjardins.FRANCINE LAURENDEAU Julie (Miou-Miou) s\u2019est toute sa vie débrouillée seule.Elle a élevé sa fille et, sans piston comme sans diplômes, s\u2019est taillé une place de prestige dans le dessin et l\u2019impression d\u2019un papier peint qui porte sa griffe.Offre inespérée, un représentant de la France à l\u2019étranger lui propose d\u2019aller enseigner son art à Pondichéry.Et ça lui arrive juste au bon moment: sa fille vole désormais de ses propres ailes.Julie, qui n\u2019a jamais voyagé, rêve de ces quelques années en pays exotique.Petit problème: pour enseigner, il faut au moins un bac.Bravement, à quarante ans, elle s\u2019inscrit donc au lycée en classe terminale.Ce n\u2019est pas facile.Certains professeurs la prennent en grippe avant même de l\u2019avoir vue.Des élèves se moquent d\u2019elle.Et son petit ami n\u2019y comprend rien.Alors elle plaque le petit ami et se saoule avant d\u2019être providentiellement secourue dans les couloirs du métro par un gentil monsieur qui offre de la ramener chez elle alors qu\u2019elle erre, caracolante, dans la station Montparnasse.Ce sera les pré-.misses d\u2019une rencontre importante pour tous les deux.Ils ont tant de points en commun.Léo (Yves Robert), qui a été trente ans trompettiste à l\u2019Opéra de Paris, est toujours musicien de jazz.Lui aussi s\u2019est fait tout seul.Et justement, s\u2019il poursuit des cours par correspondance pour l\u2019obtention du bac, c\u2019est pour mieux comprendre et aider ses petits-fils qui habitent avec lui.Léo est veuf mais il a trente ans de plus que Julie et il est à une autre étape de la vie.Ils vivront donc une grande, une af- SOURCE MALOFILM DISTRIBUTION Miou Miou et Yves Robert dans Montparnasse Pondichéry.fectueuse amitié faite de compréhension, d\u2019acceptation réciproque et d\u2019entraide puisqu\u2019ils vont bientôt se retrouver côte à côte sur les mêmes bancs de la même école.La suite sera drôle, tendre, cocasse, touchante, un peu triste mais résolument optimiste.On retrouve bien là Yves Robert.Sans vous décliner sa biographie, extraordinairement variée, rappelons les grandes lignes de sa carrière cinématographique.Acteur, metteur en scène de théâtre et de cinéma, il s\u2019impose vraiment en 1962 avec la réalisation de La Guerre des boutons.Son adaptation directe et sans prétention d\u2019un roman alors célèbre remporte instantanément un immense succès critique et public.Battant le fer pendant qu\u2019il est chaud, il fonde avec sa femme, la comédienne Danièle Delorme, une maison de production, La Guéville.C\u2019est La Guéville qui produira ensuite \u2014 et Yves Robert qui réalisera \u2014 dans les années soixante-dix, Le Grand Blond avec une chaussure noire, avec Pierre Richard, Salut l\u2019artiste, avec Marcello Mastroianni, et Courage fuyons, avec Jean Roche- fort et Catherine Deneuve, pour ne nommer que ceux-là.Plus récemment, il adaptait les deux romans autobiographiques de Marcel Pagnol La Gloire de mon père et Le Château de ma mère.Parallèlement, il s\u2019amuse à «faire l\u2019acteur» dans des films de Costa-Gavras, Bertrand Tavernier, Gérard Mordillât et, à l\u2019occasion, dans les siens.Mais c\u2019est en l\u2019interviewant pour mon émission à Radio-Canada sur son téléfilm L\u2019Eté 36 que j\u2019ai mieux compris les sources d\u2019inspiration dYves Robert et la qualité de son regard sur les être et la société.L\u2019Eté 36, c\u2019est encore une adaptation, l\u2019adaptation d\u2019un roman de Bertrand Poirot-Delpech qui se déroule en ce moment historique où, les socialistes au pouvoir en France, un enthousiasme égalitaire enflammait les citoyens.Cet été-là, dira Jean Renoir, «les Français crurent vraiment qu\u2019ils allaient s\u2019aimer les uns les autres.» Et le symbole de cette belle accalmie avant la tempête fut incontestablement la vague des premiers «congés payés».Pour la première fois de leur vie, grâce au gouverne- Le Coeur- du- Québec c*est les vdcuvices ment du Front Populaire, les travailleurs se voyaient gratifiés de deux semaines de vacances payées.Du coup, les prolétaires parisiens se précipitèrent vers la mer et campèrent sous les fenêtres des manoirs bretons dont les châtelains, d'abord inquiets pour leur luzerne, finirent souvent par fraterniser avec les nouveaux vacanciers.Ce qu\u2019il faut savoir, pour saisir la portée personnelle de ce film, c\u2019est que l\u2019été 36, c'est aussi l\u2019été ou l'ouvrier typographe Yves Robert eut seize ans.Lui non plus n'avait pas son bac.Lui aussi s\u2019est fait tout seul, comme les personnages de Montparnasse-Pondichéry.Et comme Miou-Miou.«Ce film, dit Yves Robert, est né de l\u2019envie de tourner de nouveau avec Miou-Miou après Le Bal des casse-pieds.J\u2019ai commencé à travailler dès l\u2019âge de treize ans.La Miou, elle, a commencé à seize.Une chose qui nous rapproche: on est de la même «classe».Dans le film, quel* qu\u2019un dit: \u201cC\u2019est fini la lutte des classes!\u201d Mais c\u2019est d\u2019une connerie noire.Ixs classes, ça renaît tout le temps.Donc, ce scenario, pour elle comme pour moi, c\u2019est une revanche sur le savoir.Parce qu\u2019on a toujours eu le complexe de n\u2019avoir pas lu les pages roses du dictionnaire.» Tout de tendresse et de complicité, avec ici et là quelques observations sur le sens de la vie et une bonne dose d\u2019humour \u2014 ô sublime Judith Magre en Madame Chamot \u2014 Montparnasse-Pondichéry est un film gentiment naïf en même temps qu\u2019éminemment généreux et sympathique, à l\u2019image de son auteur.ü\t \t TRENTE DEUX FILMS BREFS SUR CIENN COUID El AUTRES DOCUMENTS Au Cinéma Parallèle, jusqu'au mercredi 4 mai la petite merveille de François Girard, Trente-deux films brefs sur Glenn Gould, aura fait découvrir à plusieurs la rigueur mais aussi la complexité d\u2019une des personnalités les plus marquantes de la musique classique aq Canada.Ce qui est admirable clans Iç film de Girard, c\u2019est l\u2019audace formelle avec laquelle il raconte la vie pleine de zones d\u2019ombre de ce musicien adulé qui, après avoir connu les feux de là gloire, a choisi de quitter la scène en 1964 par «objection morale».Ixs 32 vignettes permettent d\u2019évoquer par petites touches impressionnistes lé cheminement artistique atypique de Gould davantage préoccupe par des questions de pureté musicale et d\u2019éthique artistique que de l\u2019accomplir sement de sa carrière.(Présenté à 21h30, supplémentaire le dimanche 1er,mai à 15h30).Également au programme du ParaL lèle, trois courts et moyens métrages documentaires sur le vrai Glenn Gould.On the Record, signé par R07 man Kroitor et Wolf Koenig, le montre à l\u2019oeuvre lors d\u2019une séance d\u2019enregistrement à New York en 1959.Off the Record, réalisé par lq même duo, nous amène à la maison de campagne de Gould près du Lac Simcoe, son lieu de retraite préféré, lq où s\u2019ouvrait et se terminait lé film de Girard.Le troisième document Glenn, Gould joue Bach: les Variations Goldberg de Bruno Monsaingeon, présente l\u2019intégrale de cette oeuvre que le célèbre pianiste maîtrisait parfaitement \u2019 Bernard Boulad APRÈS 4 SEMAINES CONSÉCUTIVES, TOUJOURS LE NO.1 AU QUÉBEC! Tourisme Pour recevoir le guide touristique du Coeur-du-Québec Québec composez sans frais le 1-800-567-7603 ou le 819-375-1222 RAINING STONES ?îje Ken Loach.Bob, un pauvre chômeur père de famille, fervent catholique, se retrouve dans une bien mauvaise posture lorsque vient le temps d\u2019acheter une toute nouvelle robe pour la première communion de sa fille.A partir d\u2019une histoire toute simple, le réalisateur de «Hidden Agenda» et de «RiffRaff» brode une superbe comédie humaniste, sincère et généreuse.A ; voir absolument.Au Loews en vo et au Parisien en français Bernard Boulad TWENTY BUCKS ?1/2 De Keva Rosenfeld.L\u2019itinéraire d\u2019un billet de banque à travers Minneapolis sert de prétexte à raconter une série d\u2019histoires ironiques qui montrent comment 20$ peuvent déterminer le cours d\u2019une vie.La réalisation est habile, les dialogues amusants et les interprètes solides.Sympathique et enjoué mais on reste quand même sur notre faim.Au Loews.:\tBernard Boulad % # « JAMBON JAMBON ?1/2 De l\u2019Espagnol Bigas Luna.La rencontre dans un petit village d\u2019Espagne profonde d\u2019un livreur de cochons, d\u2019une belle jeune fille, d\u2019une patronne de bordel, d\u2019un fils de famille et de quelques autres personnages typés.De l\u2019humour, un brin de jolie, mais d\u2019insupportables clichés mélos d\u2019un autre 1 .âge (la maman puiain, la putain maman) insuffisamment surréalistes qui gâtent finalement la sauce.Au z Centre Eaton et au Parisien (v.f).Odile Tremblay MONTPARNASSE-PONDICHÉRY ?.DYves Robert.Réalisé et interprété par le réalisateur du «Grand Blond qvec une chaussure noire» et de «La Gloire de mon père», l\u2019histoire d\u2019une .grande amitié entre une femme de quarante ans (Miou-Miou) et un trompettiste à la retraite qui, comme ¦ elle, a entrepris de passer son bac.Drôle, émouvant et sympathique, .commeson auteur.Au Complexe ,, '\tDesjardins.i i Francine Laurendeau BAD GIRLS ?De Jonathan Kaplan.Un western qui donne la vedette à quatre prostituées en rupture de ban dans le Far West de la ruée vers l\u2019or.Des images intéressantes, une distribution fort honorable (dont Andie MacDowell, Madeleine Stowe) mais un scénario bébête, .des chevauchées et des jeux de revolvers montrés cent fois, une psychologie primaire.Rien pour renouveler (ou féminiser vraiment) le genre.Au Faubourg.Odile Tremblay .) i MINA TANNENBAUM , ?1/2 \u2019 Une délicieuse salade française signée Martine Dugowson.Ce premier , long métrage dirigé de main de maître raconte le «vécu» ou plutôt «l\u2019absence de vécu» de deux copines ,qüi passent leur temps à se regarder vivre en s\u2019analysant à perte de vue.En fond de scène: le milieu juif français croqué sur le vif.Avec humour, ! surréalisme, émotion, désespoir et tendresse.Eisa Zylberstein et Roma- ne Bohringery sont merveilleuses.Cdurez-y et emmenez vos copines, car c\u2019est surtout «un film de filles».Au Parisien.Odile Tremblay COPS AND ROBBERSONS ?De Michael Ritchie.Un père de famille habitant une banlieue proprette s\u2019ennuie et rêve de devenir flic.Il aura une occasion en or de tester sa valeur lorsqu\u2019une dangereuse opération de surveillance policière sera organisée à partir de sa ryiaison.Et voilà Chevy Chase, Jack ' Palance et Dianne Wiest embarqués dans une comédie policière dépourvue de tout intérêt.Le rythme est lent, la réalisation lourde et l\u2019interprétation défaillante.A fuir.Au Faubourg.Bernard Boulad Le Caveau Cette année, pour la fête des Mères, unissez au bonheur familial le plaisir de partager une bonne table LrtrrïRBMKii ?nrïreuiY sragm le «Kir impérial» est offert à tous sur réservations Menu table d\u2019hôte (Salons privés disponibles) Ouvert le dimanche à 17h.2063, rue Victoria Métro McGill 844-1624 I.K I) K V OIK.I.K S S A M K 0 I » O A V It I I.K T I) I M A X (' Il K I c i Il Divoii G * - il JOUINAl 01 Moniiiai LE JEUNE WERTHER lis AMIS 11 IXTASIS 01 l'AOOUSCINCI d'ALAIN RESNAIS avec Sabine Aiema et Pierre Arditi \u2014M Un i-ii.m Di: Manoel de Oliveira Un i-ii.m de Manoel de Oliveira À L'AFFICHE DÈS LE 6 MAI! A L'AFFICHE DES LE 6 MAI! «JAMBON JAMBON EST UNE COMÉDIE NOIRE, VIVIFIANTE ET PLEINE DE MORDANT.» -Jay Carr, Boston Globe «UN TRIO D'ACTRICES «SEXY» À RENDRE FOU!» -Michael Wilmington, Los Angeles Times «UNE FABLE ÉROTIQUE -Georgia Brown, Villlage Voice UN EXCELLENT FILM Francine Laurendeau.LE DEVOIR EN ATTENTE MAISON aux ESPRITS CLASSEMENT BERND EICHINCER PRÉSENTE UN FILM DE BILLE AUGUST -VERSION FRANÇAISE- W\u2014 ANS + ÉROTISME GAGNANT DE 3 OSCARS Un film un peu cochon Aussi en français au CREMAZIE et en anglais aux PALACE et FAMOUS PLAYERS 8 GAGNANT DE L\u2019OSCAR' DU MEILLEUR FILM ETRANGER Belle Epoque V.O.ESPAGNOLE AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS VERSION FRANÇAISE VERSION FRANÇAISE V.O.ESPAGNOLE AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS \"LE SYMBOLE DE LA RENAISSANCE DU CINÉMA ANGLAIS.RAINING STONES poursuit magistralement le filon du monde ordinaire.C'est la perfection de la ligne dramatique! LE REGARD DE KEN LOACH EST PÉNÉTRANT.\" -LucPerreault, LA PRESSE \"UN FILM EXTRAORDINAIRE! QUELLE HISTOIRE PUISSANTE!\" - THE LONDON TIMES Luc Perreault, LA PRESSE SirenS «Un délice qui se déguste avec le coeur et les yeux humides.Une révélation.» - Pierre Leroux, Le Journal de Montréal\tTj «Mina Tannenbaum vous émeut, vous remue.Un très beau film (.) frais, tendre, délicieux, sensible et drôle.» -\tOdile Tremblay, Le Devoir «Un film d'une sensibilité et d'une fraîcheur exquises.» - Huguette Roberge, La Presse «Généreux et incroyablement vivant.» - Éric Fourlanty, Voir «Un très beau film.qui nous accroche le sourire aux lèvres et nous égratigne le coeur en même temps.» -\tMarc-André Lussier, CIBL ANS+ PRIX DU JURY* ROMANE BOHRINGER ZYLBERSTEIN originale avec sous-titres franç UNE PLUIE DE PIERRES Un film de K«*n Loach MARTINE DUGOWSON enbaum K»**™ ALLIANCE COMMUNICATIONS .* HLM HMJR INTERNATIONAL UNK PROlHXmON PARALLAX PICTURES RAINING STONES BRUCH JONES \u2022 JULIE BROWN \u2022 RICKY TOMLINSON \u2022 TOM HICKEY .* GEMMA PHOENIX MARTIN JOHNSON «~r~« JOHNATHAN MORRIS\tBARRY ACKROYI) STEWARD COPELAND .«-*.\u2022 JIM ALLEN\tSALLY IIIBHIN «,,,*».\u2022 KI N LOACH MAINTENANT À L'AFFICHE! «ELECTRISANT» l_ATCHO DROM 2 Films, 5 Césars, 2 Acteur», 9 Personnages PALACE ¦ nwnuk\tToi msiec>it>»ni»o y 86G-69*) 1 PALACE\t«9£ BMSle\u2019 CalherineO.?7 O PALACE IVb\tiAt CHhetlnaO.' X SHm Ce sont les péchés d\u2019omission qui sont les plus graves!», reconnaît M.George Jacobsen, ingénieur, à la fin de notre entretien, non sans une pointe de regret.C\u2019est que dans les années 50, M.Jacobsen eut le privilège de connaître le grand Frank Lloyd Wright, et mieux encore, d\u2019obtenir de lui des plans pour une maisonnette qu\u2019il voulait se construire sur son terrain, à Hudson: «Je lui ai demandé comme ça, sans trop y croire (j\u2019étais en visite dans son école, à Phoenix, où je donnais un cours).Et tout de suite, il a accepté! Il s\u2019est aidé de photos de mon terrain pour dessiner une maison de petites dimensions mais où l\u2019on retrouve les belles lignes élégantes qui faisaient son style.Sa grande force était d\u2019allier le site à la structure.C\u2019était un magnifique projet.Hélas! Les plans étaient si complexes à réaliser, surtout dans la toiture, qu\u2019il aurait fallu une surveillance constante de ma part pendant les travaux et aussi plus de moyens que je n\u2019en avais.J\u2019ai donc construit une maison préfabriquée à la Rlace.» A l\u2019abandon depuis 25 ans, la caserne de pompiers du quartier Maisonneuve signée Marius Dufresne (1915), angle Notre-Dame et Letour-neux (voir la photo ci-haut), est une copie quasi conforme du Unity Temple de F.L.Wright, à Oak Park, Illinois (1906).Seule la tour (pour le séchage des boyaux) a été rajoutée.Et voilà comment le Québec a manqué sa dernière chance de voir s\u2019élever sur son sol un édifice signé \u201ct-Frank Lloyd Wright, après qu\u2019une construction de lui, rue Peel et datant de 1902, ait été démolie et qu\u2019un autre plan, pour M.Thaxter Shaw, en 1906, soit resté lettre morte.Et, incroyable mais vrai, ça s\u2019est arrêté là! Pour se faire une idée de l\u2019œuvre du grand Américain, sauf erreur, il ne nous reste plus qu\u2019à visiter le MOMA ou le Guggenheim à New York, ou l\u2019une de ses résidences ouvertes au public dans le New Hampshire.Ou attendre l\u2019exposition du Centre canadien d\u2019architecture prévue pour l\u2019été 1996.«Ce sera la première fois, explique le conservateur en chef Nicholas Olsberg, qu\u2019une exposition étudiera en profondeur certaines idées de Wright, en l\u2019occurence cinq vastes plans d\u2019intervention dans le paysage américain de l\u2019Ouest, conçus dans les années 20.Il avait même imaginé un camp de vacances dans Death Valley et un bâtiment dans lequel une voiture pouvait circuler!» L\u2019influence de Wright au Québec, où il était très admiré, note M.Olsberg, est sensible surtout dans les travaux des étudiants en architecture des années 20 et 30.«Bizarrement, les années de guerre ont vu les Allemands et les Italiens s\u2019inspirer de Wright, alors que les Québécois se sont plutôt tournés, à partir de là, vers le modernisme d\u2019origine européenne!» \u20141\t'K\tr -\t\tï\t \tÀ\till\t.\tDJ\tLU\t ATTENDU: Événement Anyplace, colloque et animations sur l\u2019architecture (15 architectes dont Gehry, Eisenman, Tschumi, Koolhaas, Asada, Isozaki, et critiques de partout).Organisé par le Centre canadien d\u2019architecture de Montréal et Anyplace, de New York.Au CCA et dans son jardin, début juin.MONTRE: Créations d\u2019objets en verre soufflé par les élèves finissants, démonstrations, animations, ateliers.Espace Verre, 1200 rue Mill, Montréal, 9336849.12 avril au 13 mai.Le siège social de S.C.Johnson & Sons de Racine au Wisconsin, 1936-1939.Le Musée d\u2019art moderne consacre une immense rétrospective à Frank Lloyd Wright MAURICE TOURIGNY CORRESPONDANT À NEW YORK Wright au Québec: omission spéciale SOPHIE GIRONNAY Nous prenons souvent pour acquis les éléments de nos vies quotidiennes sans nous interroger sur leur passé ou leur provenance.Les maisons que nous habitons, les quartiers de banlieue qui façonnent notre existence sont des données que nous questionnons peu; et pourtant, leur «invention» n\u2019est pas si lointaine.Le pavillon de banlieue, le complexe domiciliaire et leur relation avec la nature environnante ont occupé une place importante dans la réflexion et dans l\u2019oeuvre de l\u2019architecte américain Frank Lloyd Wright (1867-1959).Le Musée d\u2019Art moderne de New York consacre à cet architecte, à l\u2019influence déterminante pour notre siècle, une immense rétrospective en cours jusqu\u2019au 10 mai.La collection, montée par Terence Riley et Peter Reed, conservateurs du département d\u2019architecture et design de l\u2019institution avec le concours de la Fondation Frank Lloyd Wright d\u2019Arizona, compte plus de 500 pièces illustrant les 70 ans de pratique de l\u2019artiste.Le père du «split level» Il s\u2019agit d\u2019une première: jamais jusqu\u2019ici, la Fondation n\u2019avait ouvert ses archives pour une exposition de cette taille.190 édifices et projets de Frank Lloyd Wright sont étudiés dans les deux étages d\u2019exposition temporaire du MOMA Sont exposés 350 dessins originaux dont la plupart n\u2019ont jamais été vus, 126 photographies, 30 maquettes remarquables et de nombreux fragments d\u2019ornements architecturaux et de verrières.Les oeuvres sont installées dans l\u2019ordre chronologique, respectant ainsi les diverses périodes de la production de Frank Lloyd Wright.L\u2019influence la plus marquée de Wright sur notre époque et sur notre environnement immédiat est certainement sa conception de la «Prairie house».Habitation unifamiliale, cette maison bouleverse le design de son époque lorsque l\u2019architecte en révèle le prototype dans le célèbre Ladies Home Journal en 1900.Frank Lloyd Wright propose une maison à l\u2019horizontale: autour d\u2019un axe vertical unique.Non plus deux ou trois étages déposés l\u2019un par-dessus l\u2019autre, mais plutôt des pièces voisines distribuées autour d\u2019une cheminée, assemblées sans dénivellation nécessitant d\u2019escalier.Bref, le concept du «split level» qui a dominé le design PHOTO AUIN LAFOREST/CCA des habitations hors des grandes villes à espace restreint.Ce choix de Lloyd Wright n\u2019est pas pour autant un rejet de la verticalité dans tout son travail.La tour des laboratoires S.C.Johnson & Son à Racine, Wisconsin, bâtie dans les années 40, et les projets de la fin des années 50 à Chicago, le Golden Beacon Building (1956-57) et le Mile High Illinois Project, sont des projets ambitieux conçus pour des grandes villes et rejoignant les idéaux architecturaux qui ont donné naissance à l\u2019Empire State, et au Chrysler Buildings de New York dans les années 20 et 30.Autour des années 1910, une préoccupation évidente apparaît dans les dessins de l\u2019architecte: un souci de marier les formes architecturales à la nature environnante.Dans ses esquisses pour sa propre maison de campagne, le dessin répond aux formes naturelles au point de s\u2019y fondre.Cette idée restera présente dans plusieurs de ses projets.Au fil de l\u2019exposition, on découvre un visionnaire, un homme tellement en avance sur son siècle que même aujourd'hui, certains des devis semblent furutistes.et du Guggenheim Esprit brillant dès ses tout débuts, Frank Lloyd Wright se signale vers la fin des années 1880 alors qu\u2019il est apprenti à Chicago chez Adler & Sullivan; son attention aux détails, son goût pour l\u2019ornementation aux aspects nouveaux et son choix minutieux de projets auxquels il peut s\u2019identifier lui valent déjà un renom parmi ses pairs.Après un séjour en Allemagne et quelques mariages malheureux, LLoyd Wright connaît une période très productive.Les années 30 contiennent certains des plus célèbres projets du designer: la maison Edgar J.Kaumann appelée Fallingwater, à Mill Run en Pennsylvanie et Broadacre City, un développement domiciliaire étendu sur quatre milles carrés qui n\u2019a jamais été construit mais sur lequel Lloyd Wright a travaillé jusqu\u2019à sa mort.La maquette de douze pieds par douze a été reconstruite pour l\u2019exposition du MOMA Un des buildings les plus familiers de notre siècle reste La synagogue Beth Sholom d\u2019Elvin\u2019s Park construite en 1953 en Pennsylvanie.certainement le Musée Guggenheim en spirale de la 5e avenue à Manhattan; après avoir joué avec la spirale pendant plusieurs années, Frank Lloyd Wright travaille sur les plans du Guggenheim à compter de 1943.Le musée offre d\u2019ailleurs une exposition de dessins et de photos illustrant l\u2019évolution de son building, jusqu\u2019au 1er août.Le Metropolitan Museum se met à l\u2019heure de Frank Lloyd Wright lui aussi en présentant une quarantaine d\u2019oeuvres du designer visant à dresser un profil de ses idées en arts décoratifs.Céramiques, tissus, meubles, sculptures, verrières, etc.signés par l\u2019architecte et choisis parmi la collection du Met sont en montre jusqu\u2019au 4 septembre.Pour accompagner ces trois expositions, de nombreuses conférences et tables rondes sont organisées; on peut en avoir l\u2019horaire dans les musées.Quiconque se propose de voir l\u2019exposition rétrospective de Lloyd Wright au Musée d\u2019Art moderne devra s\u2019armer de patience; les conservateurs ont jumelé à chaque pièce de longues notes explicatives qu\u2019il faut lire pour mieux comprendre le travail et devant lesquelles défile une foule de spectateurs impatients.La saveur didactique de l\u2019exposition, inévitable et importante, ralentit la visite du spectateur et fait d\u2019une visite au MOMA un plaisir mais aussi un travail.Frank Lloyd Wright en 1953.LE MARIAGE DE L ARCHITECTURE ET I) L\u2019ENVIRONNEMENT I \u2014 L\u2019IDM PRÉSENTE LIAISON DESIGN L\u2019institut de Design Montréal est heureux de présenter cette semaine un de ses collaborateurs de la région: Liaison Design.Un des objectifs principaux de cet organisme est de favoriser les maillages entreprises-designers.Plus précisément.Liaison Design est un organisme sans but lucratif, dont la mission est d\u2019accroître la demande pour les services professionnels des designers du Québec, en particulier dans les domaines du design d\u2019intérieur, du design graphique et du design industriel.Liaison Design est à la fois un centre d\u2019information et de promotion du design puisqu'il multiplie les prétextes permettant de faire connaître ce qui se fait au Québec en matière de design, et de démontrer clairement, à l'aide de cas de succès, les avantages qu'apporte la fonction design aux entreprises.L'organisme a vu le jour en 1993 principalement à la demande des designers et grâce à la contribution financière du ministère de l\u2019Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, du Bureau fédéral de développement régional (Québec) et de la Ville de Montréal.Par le biais de sa banque de données.Liaison Design possède un outil de choix lui permettant de répertorier l'expertise et les réalisations des designers dans les domaines déjà mentionnés.Liaison Design offre différents services-conseils au bénéfice des entreprises.Parmi ceux-ci nous retrouvons: \u2022\tl'analyse des besoins de l'entreprise en matière de design: \u2022\tla recherche du designer, \u2022\tla production de dossiers illustrés; \u2022\tl'organisation de concours; \u2022\tranimation; \u2022\tla promotion de cas de succès.Des gens d'affaires et des designers forment le conseil d'administration de Liaison Design.Celui- ci est présidé par monsieur Claude Picard, directeur au développement de nouveaux produits de consommation chez Bombardier.Madame Louise Poitras, directrice générale, en assure la permanence, appuyée par une équipe de sept personnes.Liaison Design 1200, avenue McGill College Bureau 1500 Montréal (Québec) H3B 4G7 Tél: (514) 395-4446 Fax: (514) 395-4448 Institut de Design Montréal PHOTOS MUSEUM OF MODERN ART A1C "]
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