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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-05-07, Collections de BAnQ.

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[" LE DEVOIR AA Au cœur de l'histoire des sciences au Québec PHOTO JACQUES NADEAU Le docteur Robert Day de l\u2019Institut de recherche clinique de Montréal étudie une image d\u2019autoradiographie des «convertases» dans le cerveau.CLAIRE CHABOT COLLABORATION SPÉCIALE cronyme familier pour les universitaires, l\u2019ACFAS (Association canadienne-française pour [-1 l\u2019avancement des sciences) joue depuis J.A.soixante-dix ans le rôle de phare pour la science au Québec.Elle rappelle aux élus l\u2019importance pour l\u2019économie, la culture et la société de soutenir la recherche scientifique et d\u2019en assurer l\u2019autonomie.Porte-parole légitime d'une communauté scientifique francophone de plus en plus isolée dans sa spécialisation, l\u2019ACFAS joue un rôle nécessaire de chien de garde des intérêts des scientifiques.On la connaît surtout pour son congrès annuel qui réunit durant une semaine, en mai, plusieurs milliers de chercheurs, de professionnels et d\u2019étudiants.À cette occasion, des prix soulignent la contribution scientifique de chercheurs et d\u2019étudiants dans différents domaines.L\u2019association publie aussi le Bottin de la recherche dans lequel sont inscrits ses 7000 membres, et près de 1200 organismes scientifiques.La revue Interface diffuse un bon éventail des travaux de chercheurs québécois et francophones du Canada et participe aux débats sur les enjeux sociaux et culturels de la science et de la technologie.Un concours de vulgarisation a également lieu depuis deux ans dans le but d\u2019encourager les étudiants gradués, les chercheurs et les professeurs à mieux communiquer avec le grand public.L\u2019ACFAS s\u2019associe à des événements de promotion des sciences tels que la Quinzaine des sciences et les Expo-sciences.Au cœur de l\u2019histoire des sciences et de la vie intellectuelle au Québec depuis sa création en 1923, l\u2019ACFAS a joué un rôle de catalyseur dans l\u2019émergence d\u2019une communauté scientifique, comme le montre l\u2019historien des sciences Yves Gingras, auteur de Pour l\u2019avancement des sciences au Canada français, Histoire de l\u2019ACFAS,de 1923-1993 qui paraîtra dans quelques jours aux Editions du Boréal.Créée par une poignée de pionniers de la science, les Léo Pariseau, Marie-Victorin et Jacques Rousseau, l\u2019ACFAS s\u2019inspire des modèles britannique, français et américain d\u2019associations pour l\u2019avancement des sciences, dont le principal objectif est de stimuler l\u2019intérêt pour les sciences.Des conférences sur les propriétés de l\u2019aluminium, l\u2019astronomie ou la physique en médecine étaient présentées par des professeurs de science à un public cultivé.Les gros canons de la science, dont les célèbres anthropologues Franz Boas et Claude Lévi-Strauss, ont été invités par l\u2019ACFAS à présenter leurs plus récentes recherches.L\u2019abbé Georges Lemaître expose en 1933 sa toute nouvelle théorie sur l\u2019expansion de l\u2019univers qui s\u2019appuie sur la relativité générale d\u2019Einstein.Rien ici qui ressemble à la grande noirceur.«Ceci montre bien, dit Yves Gingras, que les scientifiques francophones étaient au fait des développements de la science et pouvaient tirer avantage du passage des grands noms de la science de l\u2019époque.» Plus de sciences au programme Plus tard, dans les années 50, les conférences seront abandonnées au profit de causeries organisées dans les collèges dans le but de populariser les carrières scientifiques.Depuis les années 20, plusieurs membres de l\u2019ACFAS réclamaient plus de sciences au programme des collèges classiques, un discours qu\u2019on a entendu depuis! Le frère Marie-Victorin en avait fait son cheval de bataille.Dans LE DEVOIR, sa tribune favorite, il se demandait avec, sa verve habituelle comment «nos parents et nos maîtres, nos maîtres surtout, (avaient) pu accomplir ce criminel tour de force: transformer les enfants curieux et questionneurs que nous étions en ces êtres satisfaits et payés de mots que nous sommes devenus?».La promotion de la science continue: en 1962, l\u2019ÀCFAS lance sa première revue, n, qui deviendra sous un nouveau propriétaire le magazine Qufbec Science.A partir des années 60 et avec l\u2019émergence d\u2019une importante communauté de chercheurs, l\u2019ACFAS jouera un rôle clé dans l\u2019élaboration d\u2019une politique scientifique québécoise.Elle va réclamer devant la Commission Parent la création d'un Conseil provincial de recherches et l\u2019adoption d\u2019un plan de planification du développement scientifique.L\u2019association défend l\u2019intérêt des francophones et, écrit l\u2019historien, «demande que des mesures soient prises \u201cpour corriger la disproportion existante entre les potentiels scientifiques anglophones et francophones\u201d, en tenant compte dans la distribution des subventions de la proportion de la population canadienne-française».Beaucoup de choses ont changé depuis les débuts de l\u2019ACFAS, et on serait tenté dç se demander si la formule est aujourd'hui désuète.A plusieurs reprises le débat a été lancé à l\u2019intérieur même de l\u2019Association.Pour Yves Gingras, le rôle de l\u2019ACFAS n\u2019est pas seulement utile mais indispensable.«Et la présence accrue des scientifiques québécois sur la scène canadienne et internationale ne doit pas faire oublier que les conditions de possibilité de leurs recherches et de leur rayonnement se trouvent au niveau local et que leur action à ce niveau sera toujours essentielle.» -H- ______ Les colloques du congrès de l\u2019ACFAS en résumé Du lundi 16 au vendredi 20 mai 1994 Sciences biologiques et sciences de la santé 101\tRelations mère-foetus et mère-nouveau-né.Lun (AM et PM), Mar (AM ef PM) 102\tL'ergothérapie comme source d'apprentissage.Jeu (AM et\tPM) 103\tBilan et perspectives d'avenir en sexologie.Mar (AM et\tPM) 104\tLes symbioses mycorhiziennes.Lun (AM et PM), Mar (AM) 106\tComplexes lipide/protéine: organisation et tondions Mar (AM et PM), Mer (AM et PM) 107\tMaladies musculaires et cardiomyopathies: recherches génétiques et thérapeutiques.Mar (PM) 108\tCancer: la recherche et l'espoir.Lun (PM) 109\tRégulation et bilan énergétiques: repos-exercice.Lun (AM et\tPM) 110\tLa relation thérapeutique: modèles et méthodes d'enseignement.Mar (AM et PM) 112 La régénération de la zone de la lorêt mixte.Jeu (AM et\tPM) 114\tL\u2019ergonomie au Québec: la diversité des pratiques et de la recherche Lun (AM et PM) Mar (AM et PM) 115\tNeuropharmacologie des fonctions cognitives: de la cellule à l'humain Mer (AM et PM) 116\tBiodiversité: délis et solution.Mar (AM et PM) Sciences physiques, mathématiques et génie 202\tTechniques de conception vibratoire et acoustique.Mer (AM et\tPM) 203\tApprentissage et réseaux de neurones artificiels.Jeu (AM et\tPM) 204\tOrientation objets en bases de données et génie du logiciel.Lun (AM el PM), Mar (AM et PM) 205\tDe la supraconductivité à la micro-électronique: ça bouge en physique du solide.Mar (AM et PM) 206\tOptique guidée et photonique 3.Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM) 207\tGroupes de Coxeter et calcul formel.Jeu (AM et PM), Ven (AM et PM) 208\tSynthèse de systèmes de transitions\tLun (AM et PM), Mar (AM et PM) Mer (AM et PM) 209\tMéthodes et applications de la statistique 1994.Lun (PM), Mar (AM et PM) Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM), Ven (AM) 210\tUsinage des matériaux.Jeu (AM et PM), Ven (AM et PM) 211\tL'étude du quaternaire et le développement: aménagement, environnement, ressources.Mer (AM et PM) 212\tLes polymères: des matériaux performants.Sciences humaines 301\tRecherche, arts et culture.Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM) 302\tAborder la recherche linguistique sur les langues signées: problèmes spécifiques et solutions.Lun (PM), Mar (AM et PM) 303\tLes hauts et les bas de l'imaginaire western dans la culture médiatique Mer (AM et PM) 304\tFigures discursives dans les textes francophones de l'Afrique, du Maghreb et des Antilles.Mar (AM et PM), Mer (PM) 305\tLecture psychanalytique des textes littéraires.Mar (PM), Mer (AM et PM) 306\tLes muséographies multimédias: métamorphose du musée.Mar (AM et PM) 307\tLa didactique des études allemandes interculturelles: théorie et pratiqueJeu (AM et PM) 308\tLittérature américaine: lectures et savoirs.Jeu (AM et PM) 309\tProductions au féminin et nouvelles pratiques littéraires.Jeu (AM) 310\tExpressions et interprétations de la perception.Mar (AM et PM), Mer (AM et PM) 311\tLa nouvelle québécoise des origines à 1970.Jeu (AM et PM) 312\tLa réception de l'art contemporain.Mer (AM et PM), Jeu (AM) 313\tDévelopper la compétence éthique, de l'école primaire à la vie professionnelle.Mer (AM el PM) 314\tLa construction de l'objet religieux.Lun (AM et PM), Mar (AM et PM) 315\tL'hospitalité chez les Anciens: fêles et festins.Lun (AM et PM) 317\tQuant l'art devient un vidéoclip.Jeu (PM), Ven (AM et PM) 318\tÉmergence de la littérature acadienne.Lun (AM et PM) Sciences sociales 401\tL'errance créatrice: l'inusité en recherche qualitative.Mar (AM et PM) 402\tLimites et potentialités du modèle coopératif: faut-il changer de modèle?.Lun (AM et PM), Mar (AM et PM), Mer (AM) 403\tEspace, territoire et communauté: les lieux de la francophonie vivant en milieu minoritaire au Canada.Jeu (AM et PM), Ven (AM et PM) 405\tAltérité, mixité, interculluralité.Jeu (AM et PM) 406\tLa coopération dans la classe.Mar (AM et PM) 407\tLes individualismes et l'individualité.Mar (AM et PM), Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM), Ven (AM et PM) 408\tÉtudes et recherches sur la pluriethnicité: état de la question et avenues de recherche.Mar (AM et PM), Mer (AM et PM) 409\tAménagement urbain: de l'instrumentation à l\u2019équipement et à l'intégration technologique.Mer (AM et PM) 410\tFemmes et savoir(s).Mar (AM et PM) 411\t«Empowerment*- et pratiques sociales.Mar (AM) 412\tLangue, éducation et travail.Mar (AM et PM) 413\tLa formation des maîtres: points de vue comparatifs.Mer (AM et PM) 414\tStratégies d'aide à l'intégration à l'emploi des personnes défavorisées: bilan et perspectives.Jeu (AM et PM), Ven (AM et PM) 415\tLa formation à la pratique de l'enseignement des mathématiques.Jeu (AM et PM) 416\tGestion renouvelée des changements technologiques et gestion des ressources humaines.Mer (AM et PM) 417\tDes pédagogies féministes.Jeu (AM) 418\tL'enfant: savoirs, valeurs et normes.Mar (PM), Mer (AM et PM) 419\tLa périurbanisation au Québec: perspectives actuelles de recherche.Jeu (AM et PM) 421\tViolence envers les femmes: la controverse des chiffres.Mar (PM) 422\tCréation et application de la loi pénale.Mar (PM), Mer (AM et PM) 423\tLes groupes: la conceptualisation et la théorisation en tant que préalables à la recherche; à la formation et à l'intervention.Mer (AM et PM) Jeu (AM et PM) 424\tLes difficultés d\u2019apprentissage au Québec.Mer (AM et PM) 425\tDémocratie et NTIC: vers une nouvelle alliance?.Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM) 426\tJeunes adultes et précarité: contraintes et alternatives Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM) 427\tLes études aux cycles supérieurs au Québec: des enjeux économiques, sociaux et culturels.Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM) 428\tInsertion socio-professionnelle et développement de carrière.Mar (AM et PM) 429\tRepenser la technologie éducative.Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM) 430\tÉcole et gestion de la diversité.Mar (AM et PM), Mer (AM) Dès sa fondation, l'UQAM s'est donné comme rôle de développer la recherche et la création.Au cours des années, elle a ainsi mis sur pied plusieurs groupes de recherche de pointe, dont les centres et laboratoires suivants: ATO (Centre d'analyse de textes par ordinateur) CINBIOSE (Centre d'étude des interactions biologiques entre la santé et l'environnement) GRADE (Centre interdisciplinaire de recherche sur l'apprentissage et le développement en éducation) CIRST (Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie) CREFÉ (Centre de recherche sur l'emploi ef les fluctuations économiques) GRID (Groupe de recherche informatique et droit) GEOTOP (Centre de recherche en géochimie isoîopique et en géochronologie) GREF (Groupe de recherche en écologie forestière) LACIM (Laboratoire de combinatoire et d'informatique mathématique) LNC (Laboratoire de neuroscience de la cognition) LAREHS (Laboratoire de recherche en écologie humaine ef sociale) TOXEN (Laboratoire de recherche en toxicologie de l'environnement) Plus que Jamais, l'UQAM veut répondre aux besoins de la société québécoise en développant des programmes d'études avancées et des champs de recherche originaux et novateurs.2 5 A N S UQAM Université du Québec à Montréal 431\tProjets d'expérimentation pour le programme de sciences de la nature: état des travaux.Mar (AM) 432\tA la croisée des chemins: le développement régional et l'aménagemenl du territoire urbain.Mar (AM el PM), Mer (AM) 433\tLes fondements épistémologiques de l'évaluation des personnes.Mar (AM et PM), Mer (AM et PM) 434\tFamille et travail social: un champ en mutation et une pratique en redéfinition.Mer (AM et PM) 435\tLes méthodologies de collecte de données sur le secteur informel dans les pays en développement.Lun (AM et PM), Mar (AM et PM) 436\tStratégies de formation en enseignement supérieur: nouveaux regards.Jeu (AM et PM), Ven (AM) 437\t(Ré)Conciliation famille-travail: les multiples enjeux de la recherche.Mer (AM et PM) 438\tEt les régions qui perdent?.Mar (AM et PM), Mer (AM et PM) 439\tL'insertion urbaine des immigrants et des minorités ethniques.Lun (AM et PM) 440\tCommunication organisationnelle: L'organisation instituante: entre plaisir et souffrance.Jeu (AM et PM), Ven (AM et PM) 441\tRéconcilier l\u2019évolution de l'entreprise avec celle de l'environnement.Lun (AM et PM) Intersectoriel 502\tLes intellectuels et la politique dans le Québec contemporain.Ven (AM et PM) 503\tLa veille technologique.Jeu\t(AM\tet\tPM) 504\tFemmes et soins: entre naissance et mort.Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM) 505\tAspects sociaux et psychologiques du travail.Mar (AM et PM) 506\tÉthique, environnement et société: à la recherche d'un nouveau paradigme interdisciplinaire.Mar (AM et PM), Mer (AM et PM) 507\tTraitement automatique du français écrit: développements théoriques et applications.Mar (AM et\tPM) 508\tLe premier entretien.Enjeux psychanalytiques d'une rencontre.Jeu (AM et PM) 509\tÀ la recherche des aspects éthiques dans les pratiques gérontologiques.Jeu (AM et PM), Ven (AM) 510\tL'éthique et la recherche sociale.Lun (AM et\tPM) 511\tMédicalisation et contrôle social.Mar (AM et\tPM) 512\tLes milieux naturels de l'Hudsonie et de la Baie d'Hudson: recherches récentes et synthèses thématiques.Lun (AM et PM), Mar (AM et PM) 513\tRecherche en innovation.Mar (AM et PM), Mer (AM et PM) 515\tPlein air: phénomène social.Mar (AM et PM)\tj 516\tDémographie et populations cibles.Mer (AM et\tPM) 517\tLes limites du sida.Mer (PM), Jeu (AM et PM); 518\tL\u2019art de former des formateurs en art dramatique.Mer (AM) | 519\tCarrefour: philosophie et droit.Lun (AM et PM), Mar (AM et PM) ; 520\tLe recyclage comme processus de réappropriation culturelle.Lun (AM et PM) Mar (AM et PM) | 522\tAspects éthiques, légaux et sociaux de la génétique dans les populations.Mar (AM) 523\tRecherche en danse: avenues et méthodologies.Ven (AM et PM) 524\tPour la recherche et la formation de demain les orientations du Fonds FCAR.Mar (PM) Programme abrégé des sections Sciences biologiques et sciences de la santé 101 Biochimie, biologie moléculaire.Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM) ,Ven (AM), j i\\jc uiuiuyiG bciiuiaiiG\t 103 Binlnnie/écolnnie animales\t\t\tMar (AM et PM) 104\tBiologie/écologie végétales et sciences forestières\tMar (PM), Mer (AM et PM) 105\tBiophysique\tLun (PM) j 106\tRintechnolnnie\tMer (AM) 1\t 107\tEndocrinologie\t 108\tGénie biomédical\t\t\tJeu (AM et PM) 1 \tMar (AM et PM) 109 Neurobiologie et physiologie\t\t\tJeu (AM et PM) I 110 Nutrition et technologie alimentaire\t\t\tMer (AM et PM) | 111\tPharmacologie\t 112\tSanté et sécurité du travail, ergonomie.113\tSanté publique\t\t\t.Lun (PM) j \tMar (PM) .Lun (PM), Mar (AM et PM), Mer (AM et PM) I 114 Sciences de l'activité physique\t\t\t\t!.Mar(AM et PM), Jeu (AM et PM) | 115 Sciences de l'agriculture\t\t\tMer (AM et PM), Jeu (AM et PM) 1 116 Sciences de l'environnement\t\t.Mar (AM et PM)', Mer (AMet PM)', Jeu (AM) 1 117\tSciences infirmières.Lun (PM) | 118\tSexualité humaine.Lun (PM) Sciences physiques, mathématiques et génie 202\tChimie des carburants.Lun (AM et PM), Mar (AM et PM) _ 203\tChimie organique.Lun (AM et PM), Mar (AM et PM), Mer (AM et PM) 204\tChimie physique.Mar (AM et PM), Mer (AM) 205\tClimatologie et météorologie.Jeu\t(AM\tet\tPM) 206\tGénie chimique et chimie des polymères.Jeu\t(AM\tet PM)\tJ 207\tGénie civil.Jeu (AM) | 209\tGénie électrique.Lun (AM), Mar (AM et PM), Mer (AM et PM) ( 210\tGénie mécanique et industriel.Jeu\t(AM\tet PM)\t: 211\tGéomorphologie et quaternaire.Mar\t(AM\tet PM)\t| 212\tInformatique et recherche opérationnelle.Lun (AM et PM), Mar (AM) ; 213\tMathématiques et statistiques.Mer (AM et PM) j ; 215 Physique.Lun (AM et PM), Mar (AM et PM), Mer (AM et PM) ; : Sciences humaines 301\tÉthique.302\tÉtudes cinématographiques.303\tÉtudes classiques.304\tÉtudes est-européennes.305\tÉtudes germaniques.306\tÉtudes médiévales.307\tÉtude théâtrales.308\tHistoire.309\tHistoire de l\u2019art et esthétique.310\tLinguistique.311\tLittérature d'expression française.312\tMuséologie.313\tPhilosophie.314\tSciences de l'information.315\tSciences religieuses.Mar (AM et PM) | .Mar (AM et PM), Mer (AM) .Lun\t(AM\tet\tPM)\tj .Mar\t(PM) .Ven\t(AM\tet\tPM) .Jeu (PM), Ven (AM et PM) .Mer\t(PM); .:.Lun (AM et PM), Jeu (AM) .Jeu (AM et PM), Ven (AM et PM) j .Mar (PM), Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM) ; .Lun (AM et PM), Mer (AM), Ven (AM et PM) \u2019 .Lun\t(PM): .Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM), Ven (AM et PM) ] .Mer\t(AM) .Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM), Ven (AM) Sciences sociales 401\tAdministration et management publics.Mer (AM et PM), Jeu (AM) ] 402\tAménagement et urbanisme.Mer (AM et PM) 403\tAnthropologie et sociologie.Mar (AM et PM), Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM) Ven (AM et PM) 404\tCommunication.Mer (AM et PM) ) 405\tDémographie.Jeu (AM et PM), Ven (AM) 406\tDéveloppement régional.Jeu (AM et PM), Ven (AM) 407\tÉducation.Lun (AM et PM), Mar (AM et PM), Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM) j Ven (AM et PM) 408\tÉtudes coopératives.Lun (AM et PM), Mar (AM et PM), Mer (AM) j 409\tÉtudes féministes.Lun (PM), Mar (AM et PM), Mer (AM et PM), Jeu (AM) I 410\tGéographie.Mer (AM et PM), Jeu (AM et PM) I 411\tGérontologie.Jeu (AM et PM), Ven (AM) I 412\tLoisir et tourisme.Mar (AM et PM) I I.K It Y V n I H .I.Y S A M Y I) I Y T H I M V X ( Il K 8 NI Al I IM» I Iv 3 .1 C F A S La science francophone à chaud Montréal accueille le 62e congrès de l\u2019ACFAS, le plus grand congrès multidisciplinaire de la francophonie A CLAIRK CHABOT COLLABORATION SPÉCIALE vis aux intéressés: du 16 au 20 mai.plus de 1500 communications scientifiques réparties dans 58 secteurs d\u2019études et 103 colloques seront présentés, un événement qui devrait attirer plus de 40(H) personnes: professeurs, chercheurs, étudiants, professionnels et autres représentants de la .faune cultivée.Cette véritable foire pour intellectuels permet en une semaine de faire le tour des derniers travaux scientifiques réalisés au Québec et au Canada français dans chacun des domaines des sciences biologiques, physiques, humaines ou sociales.Très courus, les colloques invitent les participants de tous horizons à débattre des sujets chauds en science.Un esprit trop curieux peut facilement se |)erdre dans les dédales du programme.Un informaticien branché pourra courir d\u2019un colloque sur l'intelligence artificielle à un autre sur le génie du logiciel ou bien sur la supraconductivité en électronique, sans compter un débat de fond sur la fameuse autoroute électronique.Un esprit plus systématique verra à vérifier la pertinence de ses choix en consultant le volumineux recueil des résumés des communications, de l\u2019épaisseur du bottin téléphonique d\u2019une ville respectable.Ensuite, il établira un horaire et veillera à caser tous ses choix en se laissant un peu de répit pour visiter les salles des exposants, éditeurs et autres fournisseurs de matière à penser.Pour tous les goûts Le néophyte qui veut participer aux débats qui secouent la recherche actuelle peut y trouver son compte en assistant à l\u2019un des cent colloques.Il y en a pour tous les goûts : les relations mère-nouveau-né, le cancer, la biodiversité, la métamorphose du musée, la perception de l\u2019art contemporain, les difficultés d\u2019apprentissage, les jeunes adultes et la précarité, la réconciliation famille et travail, le développement régional, la violence envers les \u2018fl*' Céline Saint-Pierre, vice-rectrice à l\u2019enseignement et à la recherche à l\u2019UQAM, et présidente d\u2019honneur du congrès de l\u2019ACFAS.femmes, la controverse des chiffres, l'insertion urbaine des immigrants et des minorités ethniques.Si certains colloques, comme celui intitulé -Expression et interprétations de la perception», risquent d\u2019attirer un petit groupe d'initiés, d\u2019autres font preuve d'originalité comme en fait foi le colloque sur les hauts et les bas de l\u2019imaginaire western dims la culture médiatique.D\u2019année en année, le congrès de l\u2019ACFAS se déplace d\u2019une ville universitaire à l\u2019autre.L\u2019an dernier, il se tenait à Rimouski, l'an prochain si* sera le tour de Chicoutimi.Hôtesse du congrès cette année, l\u2019Université du Québec à Montréal, qui fête son 25e anniversaire, a mis la main à la pâte pour l'organisation et la logistique de cet événement monstre.Le comité scientifique, présidé par l\u2019historien Paul-André Linteau, a scruté à la loupe les propositions de communication: 5% d\u2019entre elles ont été refusées.Une nouveauté pour l\u2019ACFAS qui, réagissant aux critiques, a décidé de lever la barre plus haut.«Avant, nous acceptions automatiquement toutes les propositions, explique le directeur général de l'ACFAS, M.Germain (îodbout.Mais il fallait instaurer un arbitrage systématique pour s\u2019assurer de la qualité des présentations au congrès.» üi science en français Depuis le tout premier, tenu en 1933, les congrès de l\u2019ACFAS sont un tremplin pour les jeunes étudiants-chercheurs, l\u2019occasion de faire leur première communication scientifique.Un bon nombre de chercheurs québécois se souviennent d\u2019avoir fébrilement exposé les résultats de leur mémoire de maîtrise ou de doctorat, d\u2019y avoir vécu leur premier embarras devant un acétate à l\u2019envers ou un micro qui flanche, se disant qu\u2019au moins tout ça se passe ici et en français.Car c\u2019est une caractéristique du congrès de l\u2019ACFAS de permettre un échange entre scientifiques francophones et de promouvoir ainsi l\u2019utilisation du français en science.Conscient que la science est de plus en plus unilingue anglaise et qu\u2019il est futile de croire qu\u2019on puisse renverser la vapeur, l'ACFAS veut se donner un rôle plus national.Tandis que la science s\u2019internationalise en raison de l\u2019hégémonie des grandes revues scientifiques, d\u2019une plus grande spécialisation des congrès internationaux et de la création de réseaux informatiques qui relient les scientifiques, le congrès de l\u2019ACFAS cherche à consolider une communauté nationale de chercheurs.«C\u2019est un moment privilégié pour les chercheurs et les étudiants de voir ce qui se passe dans des domaines connexes et de rencontrer des collègues en dehors de leur propre spécialité, croit M.Godbout.Malgré cela, certains ne vont pas assez voir ce qui se passe ailleurs.Les scientifiques devraient profiter de cette occasion pour acquérir une culture scientifique dont, on doit l\u2019avouer, ils ont souvent bien besoin.» Toute personne intéressée à assister au congrès peut s\u2019inscrire jusqu\u2019au 9 mai aux bureaux de l\u2019ACFAS au 425, rue de la Gauchetière Est à Montréal, ou en tout temps durant le congrès à la place centrale du pavillon Judith-Jasmin de l\u2019UQAM.Le tarif régulier est de 162$ et le tarif pour étudiants et retraités de 49$.(Il faut apporter une pièce justificative.) L\u2019inscription au congrès permet d\u2019assister à toutes les communications, aux colloques ainsi qu\u2019à la conférence publique.On vous remettra le recueil des résumés des communications.De plus, vous devenez membre de l\u2019ACFAS pour un an et recevrez la revue Interface et le Bottin des chercheurs.Une conférence publique intitulée «Sciences et mensonges épistémologiques» réunira deux éminents scientifiques, Henri Atlan, médecin et biologiste, et Gian-Car-lo Rota, mathématicien et philosophe.Elle aura lieu mercredi le 18 mai à 17h30 à la salle R-M 130 du pavillon des sciences de la gestion de l\u2019UQAM.% m k t 1 PHOTO JACQUES NADEAU Des colloques, il y en a pour tous les goûts les relations mère-nouveau-né, le cancer, la biodiversité, la métamorphose du musée, la perception de l\u2019art contemporain, les difficultés d\u2019apprentissage, les jeunes adultes et la précarité, la réconciliation famille et travail, le développement régional, la violence envers les femmes, etc.L|E CAHIER DE L'ACFAS EST PUBLIE PAR LE QUOTIDIEN LE DEVOIR .Les samedi 7 cl dimanche 8 mai 1994 REDACTEUR EN CHEF Bernard Dcscôleaux COORDINATION Louise-Marie Houle DIRECTION ARTISTIQUE Lucie Lacava MISE EN l\u2019ACE \u2022Aime Dallaire 'Btînoîl.Monter \u2022CORRECTION Marlin Dnclos fiii Présentant publicitaire \u2022JEAN-YVES HILBERT Nos remeroiemcnls à Mme lise J)emers pour son aimable collaboration dans la realisation de ce-cahier spécial.La famille.Elle dure quand elle est tendre! § Anncc internationale de la famille À partir de maquettes de simulation, je teste l'efficacité et fa \u2019configuration I\t§ de réseaux nouveaux ou existants.Wr W' 'W aussi .la responsabilité de veiller à ce que les charges exportées n\u2019affectent pas le réseau provincial d\u2019Hydro-Québec qui fête cette annee ses A Hydro-Québec, nous avons pris de l\u2019expérience avec les années.Mais nous restons jeunes pour mieux vous servir Et nous y mettons toute notre énergie.Pour en savoir plus sur nos projets de recherche, composez le (514) 652-8278.ALPHA 0UMAR BARRY Ingénieur chercheur Institut de recherche d'Hydro-Qjtéhcc (IREQ) / :'Adas Hydro-Quebec Les scientifiques de l\u2019Institut de recherche d\u2019Hydro-Québec (IREQ) et du Laboratoire des technologies électrochimiques et des électrotechnologies (LIEE) souhaitent la bienvenue aux congressistes de l\u2019Acfas Le meilleur de nous-mêmes eneeujte i I.R I) K V 0 I H .I.K S ,H .V M K I) I K T I» I M A S C II E K M AI II» Il 4 Financement de la recherche Seule l\u2019Australie fait pire que le Canada Le Canada occupe l\u2019avant-dernière place pour l\u2019effort de financement, mais la septième pour le nombre de publications HÉLENE BOYER COLLABORATION SPÉCIALE On les voit fouiller, étudier, décortiquer et même remplir des demandes de subventions assez régulièrement.En sciences biomédicales, comme en droit ou en génie, les chercheurs québécois réussissent à ramasser une bonne partie des subsides fédéraux consacrés à la recherche.la où le bât blesse, c'est lorsqu\u2019on compare la performance canadienne en regard des efforts consentis ailleurs pour financer la recherche.Il n\u2019y a que l'Australie qui empêche le Canada d'occuper le dernier rang.lx*s chercheurs québécois réussissent à financer leurs activités beaucoup mieux que leurs homologues des autres provinces.«Les universités québécoises sont extrêmement performantes», de dire Louise Dandurand, présidente par intérim du Conseil de la recherche en sciences humaines du Canada (CRSH).Cette année, les chercheurs québécois ont obtenu 33%, soit plus de 11 millionsS, des subventions de recherche octroyées par le CRSH.Quant au Conseil de la recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), il distribuait 22,5% de ses fonds aux universités québécoises en 1992-1993.Le Québec recevait ainsi des subventions équivalant à 1(X) millionsS.Seul l\u2019Ontario devançait le Québec en récoltant 170 millionsS.Au total, les trois organismes fédéraux disposent de 900 millionsS en fonds publics pour financer la recherche au Canada.Quant aux trois organismes provinciaux subventionnaires, le Conseil québécois en recherches sociales (CQRS), le Fonds pour la formation de chercheurs et l\u2019aide à la recherche (FCAR) et le Fonds de recherches en santé du Québec (FRSQ), leur enveloppe budgétaire totale se chiffre à environ 100 millionsS pour assurer le financement de la recherche en sol québécois.Outre les deniers publics disponibles, l\u2019entreprise privée investit de plus en plus dans la recherche au Québec.Selon un rapport publié par le ministère de l\u2019Enseignement supérieur, près de 120 millionsS ont été versés par le secteur industriel pour financer des recherches universitaires, alors que l\u2019apport du gouvernement québécois se situait à 60 millionsS en 1991-1992.Quant aux trois organismes subventionnaires fédéraux, ils injectaient près de 140 millionsS dans le financement des activités de recherche au Québec au cours de la même période.Le gouvernement fédéral assurait 45% du financement total des activités de recherche en 1991, selon des chiffres tirés d\u2019un rapport de l\u2019OCDE.La part de l\u2019entreprise privée se situait à 41%.Le Canada demeure quand même un des pays industrialisés qui investit le moins en recherche.Les dépenses par habitant (en dollars US) en recherche et développement atteignaient 280$ au Canada en 1991, comparativement à 581$ pour la Suède, 441$ pour la France, 581$ pour le Japon et 191$ pour l\u2019Australie.«La performance canadienne n\u2019est pas reluisante, AVI & : y* -\u2014i 1É\u201e W \u2022\tPHOTO ARCHIVES Les sciences dites traditionnelles (sciences naturelles, génie et médecine) s\u2019approprient une très grande part des fonds disponibles.convient Louise Dandurand.Il nous manque une culture de l\u2019investissement et le Canada a été très lent à se doter d\u2019une politique en recherche.» Selon Mme Dandurand, quelques signes encourageants témoignent de la volonté canadienne d\u2019éviter le pire.«Les subsides du secteur de la recherche ont été protégés lors des derniers budgets fédéraux», dit-elle.Le CRSH administre environ 10% de l\u2019ensemble des sommes consenties au financement de la recherche par le fédéral.Quant au CRSNG, il gère plus de la moitié des fonds de recherche.Le Conseil de recherche médicale (CRM) s\u2019occupe du tiers des fonds publics fédéraux.Sciences sociales sous-financées Les sciences dites traditionnelles (sciences naturelles, génie et médecine) s\u2019approprient une très grande part des fonds disponibles.Ce qui fait dire à Marc Renaud, directeur du Centre québécois en recherches sociales (CQRC), que les sciences sociales souffrent d\u2019un sous-financement important.Le budget en subventions du CQRS se chiffre à 7,5 millions$, comparativement aux 45 millions$ distribués par l\u2019entremise du FRSQ aux chercheurs dans le domaine de la santé.Au Canada, la part de financement assuré par le CRSH a fondu de 17% à 12% en quelques années seulement.«La place et la visibilité des sciences humaines s\u2019estompent au profit de secteurs plus \u201crentables\" économiquement et politiquement, note Mme Dandurand.Mais j\u2019ose croirç qu\u2019un retour de manivelle est encore possible.» Aux Etats-Unis, le gouvernement a défini des objectifs sociaux qui incluent le développement de la recherche pour éclairer la mise en place des politiques publiques.Cette tendance américaine rend optimistes les chercheurs en sciences sociales.Surtout si elle finit par traverser la frontière.Par ailleurs, la recherche en sciences sociales ne donne pas accès aux déductions fiscales comme c\u2019est le cas pour les autres domaines scientifiques.Ce qui diminue l\u2019intérêt du secteur privé.«La recherche sociale ne peut pas être seulement dépend-*- J~ J!* '1 D\" J Mais elle devra faire un gr sur des problématiques i pables de chiffrer les problèmes de santé physique mais c\u2019est plus difficile en ce qui a trait aux problématiques sociales.» Pour le directeur du CQRS, il n\u2019existe pas trente-six solutions.La voie des régimes fiscaux comme stimulants serait de loin le moyen le plus efficace.«Ça fait son chemin au sein du gouvernement», pense Marc Renaud.Déjà, le gouvernement acceptait de considérer comme déductible» d\u2019impôt les contributions privées faites à un organisme de recherche sur les organisations, le projet Cyrano.Pas de croissance en vue D'aucuns croient que la part de financement de la recherche par les organismes subventionnaires tant du fédéral que du provincial ne connaîtra pas une croissance marquée.Il faudra donc compter sur l'intérêt du secteur privé.D'après les chiffres compilés par Statistique Canada, le financement privé de la recherche effectuée dans les universités québécoises représentait un montant de 47 millionsS en 1990.Certains secteurs industriels apparaissent beaucoup plus actifs que d\u2019autres à ce chapitre.Le FRSQ évalue à 28 millions la commandite versée par l\u2019industrie pharmaceutique pour les travaux de recherche.Ce n\u2019est vraisemblablement pas assez.«Il faut faire des efforts pour inciter l\u2019entreprise privée et les fondations à financer la recherche», confirme Yvon Poirier, directeur général du Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ).L\u2019élargissement des mesures fiscales favorables aux entreprises demeure la solution la plus souvent mentionnée par les principaux intéressés.Mais il n\u2019y a pas que cela.La recherche se trouve souvent aux antipodes des besoins de l\u2019industrie.«Le défi est de trouver un terrain commun entre les besoins des entreprises et l\u2019intérêt des chercheurs, explique M.Poirier.Nos chercheurs devront aussi faire en sorte que leurs travaux se rendent jusqu\u2019à l\u2019application industrielle.» Pauvre recherche canadienne?La reconnaissance des chercheurs québécois et canadiens est chose acquise sur le plan international.Si l\u2019on tient compte de l\u2019activité scientifique et donc du nombre de publications, le Québec se plaçait au 17e rang à l\u2019échelle mondiale en 1990.Pour sa part, l\u2019Ontario s\u2019assurait le 10e rang.Et le Canada atteignait une enviable 7e place.Tout cela en dépit de la faiblesse du financement de la recherche.«Il nous manque une culture de l\u2019investissement et le Canada a été très lent à se doter d\u2019une politique en recherche.» L'UNIVERSITE DE SHERBROOKE Un pays B 3 ''4 i| T3 de connaissance toile montante de la recherche au Canada.l\u2019Université de Sherbrooke est différente; elle favorise non seulement le développement intellectuel, mais aussi l'épanouissement personnel.Son dynamisme et son esprit novateur se conjuguent à l\u2019environnement humain et aux attraits naturels ____________________ de la région estrienne pour créer le milieu de vie qui a fait sa renommée, un milieu où les gens se sentent chez eux, en pays de connaissance.L\u2019originalité des programmes de l\u2019Université de Sherbrooke réside également dans un enseignement de qualité axé sur une formation pratique.Première université au Québec et deuxième au Canada à instaurer un régime coopératif d\u2019enseignement, elle ne cesse d\u2019innover en offrant à plus de 20 OOO étudiantes et étudiants, dont 10 000 à temps complet, un éventail de programmes aux trois cycles d\u2019enseignement dans les domaines des sciences de la santé, des sciences humaines, des sciences pures et des sciences appliquées.À la fine pointe du progrès ZHÊfàÉÊ technologique et scientifique, l\u2019Université de Sherbrooke contribue aussi au développement et à la croissance d\u2019entreprises québécoises grâce à ses activités de recherche, dont l\u2019excellence se ________________ traduit par une augmentation ] continue de subventions et de ! contrats de recherche.JS.Au-delà de la passion du savoir il y a la vie en pays de connaisssance i L\u2019Université de Sherbrooke i offre 18 programmes de i doctorat ainsi qu\u2019une i quarantaine de programmes i de maîtrise, dont la majorité sont orientés vers la recherche.Elle encourage le regroupement de ses chercheurs en équipes et se distingue de façon particulière dans les domaines de la télédétection, de l\u2019acoustique, du béton à haute performance, de la valorisation de la biomasse, de l\u2019éducation au travail, des études littéraires, de la pharmacologie, de la biologie moléculaire, de la médecine nucléaire, de la synthèse organique et de bien d\u2019autres.Renseignements : 1-800-267-UdeS UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Message du ministre du Patrimoine canadien Michel Dupuy, C.P., député Ï,\tA C\u2019est avec un plaisir et une fierté considérables que je salue les organisateurs et les délégués du 62e Congrès annuel de l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019avancement des sciences.Fondée en 1923 par un petit groupe de francophones passionnés de sciences, l\u2019Association compte aujourd\u2019hui plus de 6000 membres, sept sections régionales, une quinzaine d\u2019associations ou de sociétés membres et plus de 40 membres corporatifs.Ses objectifs, qui n\u2019ont pas changé depuis, tenaient à l\u2019époque en quatre mots: valoriser, promouvoir, développer et réunir.Pendant toutes ces années, l\u2019Acfas a su oeuvrer avec ténacité et enthousiasme dans un domaine où, pour employer un euphémisme, la langue française ne tient pas le haut du pavé.Ainsi la contribution de l\u2019Association n\u2019en est que plus appréciable.Au cours des quelques derniers mois seulement, l\u2019Acfas a entre autres porté son action sur des tribunes aussi diverses que la Quinzaine des sciences montréalaise; le colloque «Quand la science se fait culture», organisé par le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie; et un colloque qu \u2019elle a organisé elle-même sur le financement de la recherche en milieu universitaire.\u2022 Parson ampleur même, ce 62e congrès, avec ses quelque 4000 participants et participantes, représentera en soi un véhicule privilégié pour la promotion de la langue française en matière de sciences.\\ A titre de ministre du Patrimoine canadien, je suis ravi de souligner la remarquable contribution qu apporte l\u2019Acfas en diffusant en français le savoir scientifique à la grandeur du pays.Je vous souhaite un excellent congrès.Michel Dupuy Canada - fc*B & \\t ¦ .§ 1 ^ «Isl M .:; Î-'i >¦ ?-> «r' wÊSmÊlM La poursuite de notre lutte contre le VIH/SIDA Wellcome BURROUGHS WELLCOME INC.KIRKLAND.QUÉBEC Ce que UNO fait pour la qualité de l\u2019air, il peut le faire pour vous.L\u2019Institut national d\u2019optiqqe n\u2019a rien à voir avec l\u2019air que nous respirons?Surprise! De récents travaux de recherche ont abouti au développement d\u2019un appareil qui mesure la concentration de fluorure d\u2019hydrogène (MF).Cet appareil est bien utile, notamment dans les cheminées des alumineries.Cette technologie peut également s\u2019appliquer à tout autre environnement poussiéreux ou à concentration potentielle de polluants qui doivent être contrôlés par les entreprises.Voici un simple exemple de la collaboration que peut établir UNO avec les entreprises.Nous pouvons mettre à profit les technologies de l\u2019optique en les appliquant au contrôle des procédés et de la qualité dans votre domaine.Il suffit d\u2019en parler.\t\\ inoimiinoi INSTITUT NATIONAL D\u2019OPTIQUE 369, rue Franquct, Sainte-Foy (Québec) GIP 4N8 Téléphone : (418) 657-/006 I élécopieur : (418) 65 - 009 Les nouvelles politiques de recherche Le milieu universitaire s\u2019inquiète Les politiques scientifiques tentent d'orienter la recherche en imposant des objectifs précis CLAIRE CHABOT COLLABORATION SPÉCIALE Le milieu universitaire est inquiet.Les politiques scientifiques ont un impact de plus en plus important sur la recherche.Elles tentent d\u2019orienter.certains diront d'imposer des objectifs précis.Largement subventionnée, la science a évidemment des comptes à rendre.Mais à force de vouloir «performer**, risque-t-elle de perdre son âme?Quel avenir y a-t-il pour la recherche sociale et fondamentale et la recherche individuelle?Afin de faire le point sur les politiques en matière de recherche, nous avons interrogé Maryse Lassonde, présidente de l\u2019ACFAS; Paul Bernard, président du comité de la recherche de l\u2019assemblée universitaire de l\u2019Université de Montréal; Céline Saint-Pierre, vice-rec-trice à l\u2019enseignement et à la recherche à l\u2019Université du Québec à Montréal; et Michel Gervais, recteur de l\u2019Université Laval.Traditionnellement, lorsqu\u2019un chercheur faisait une demande de subvention, il était jugé selon des critères d\u2019excellence par un jury composé de pairs.Aucun thème ne lui était imposé.Mais cette liberté scientifique semble de plus en plus compromise.Depuis une dizaine d\u2019années, les politiques scientifiques cherchent à orienter la recherche.«Au Québec, c\u2019est avec le programme québécois Actions structurantes que l\u2019orientation de la recherche a commencé», dit Maryse I^asson-de.Le gouvernement a subventionné des équipes de chercheurs selon des thèmes bien précis.Mais parallèlement, les programmes traditionnels de recherche des organismes subventionnaires ont été maintenus.Au Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie, le CRSNG, on a voulu créer un nouveau programme pour soutenir les équipes de recherche.«Le problème, c\u2019est que n\u2019ayant pas reçu les fonds nécessaires, on a décidé de piger dans le programme de subventions individuelles, que l\u2019on considère comme un des meilleurs systèmes d\u2019aide», explique Mme Lasson-dp.Autre exemple d\u2019orientation: en septembre dernier le Fonds de la recherche en santé du Québec, le FRSQ, annonçait que les réseaux de recherche universitaires allaient disparaître au profit de nouveaux réseaux provinciaux organisés autour des grands thèmes de la recherche.La présidente de l\u2019ACFAS avait dénoncé vertement la précipitation avec laquelle le FRSQ a imposé cette politiqueaux chercheurs.«C\u2019est mal récompenser les efforts consacrés par beaucoup de chercheurs au développement de pôles compétitifs au Québec.» «Je prédis que dans quelques années, on va brûler ce qu\u2019on a adoré», croit Paul Bernard parlant de l\u2019obligation pour les chercheurs de joindre des réseaux.«Je crois aux bienfaits des mesures incitatives, mais il faut laisser de la place à la recherche individuelle.» Selon lui, cette façon d\u2019imposer ces pratiques peut nuire à la recherche fondamentale et individuelle.«En science, PHOTO ARCHIVES «Au Québec, c\u2019est avec le programme québécois Actions structurantes que l\u2019orientation de la recherche a commencé», souligne Maryse Lassonde, présidente de l\u2019ACFAS.on ne peut pas toujours prévoir qu\u2019une idée sera payante ou pas», dit-il.De son côté, le recteur de l\u2019Université Laval est conscient de l\u2019inquiétude des chercheurs, mais il ne croit pas que la recherche orientée aura un effet négatif sur la recherche fondamentale.«Il faut être prudent avant de critiquer, estime Michel Gervais, et il est trop tôt pour juger.» C\u2019est bien connu: les sciences humaines et sociales sont les parentes pauvres de la recherche.Lorsqu\u2019on annonça l\u2019abolition du Conseil de recherches en sciences humaines et sa réintégration au Conseil des Arts, lors de la lecture du budget fédéral en février 1992, les universités et l\u2019ACFAS ont promptement réagi.«Nous avons fait pression sur le Sénat pour que soit refusé ce projet de loi», rappelle Maryse Lassonde.«On comprend mal à quoi servent les sciences sociales», explique Paul Bernard, lui-même sociologue.«Une bonne partie des concepts et des résultats se mê- PHOTO ARCHIVES «Je crois aux bienfaits des mesures incitatives, mais il faut laisser de la place à la recherche individuelle», indique le recteur de l\u2019Université Laval, Michel Gervais.lent rapidement aux connaissances générales et l\u2019on oublie qu\u2019ils proviennent d\u2019hypothèses et d\u2019idées développées par des chercheurs.Le concept de seuil de pauvreté n\u2019a pas été inventé par Statistique Canada!» Quant à Céline Saint-Pierre, elle croit que l\u2019abolition du CRSH a fait encore plus peur aux artistes.«Ça n\u2019a pas été difficile de convaincre le Sénat que si fusion il devait y avoir, ce serait plus logique de la faire avec un organisme scientifique comme le CRSNG.» Mais tous croient que la spécificité des sciences sociales exige qu\u2019on lui accorde un organisme indépendant.Des décisions politiques qui irritent Dans la foulée de la réforme des collèges l\u2019an dernier, Québec a aboli le Conseil des universités.À ce sujet, les réactions sont partagées.La vice-rectrice à l\u2019enseignement et à la recherche à l\u2019UQAM, Céline Saint-Pierre, croit pour sa part que le Conseil des universités avait sa place; elle était une instance neutre qui servait à conseiller le gouvernement sur l\u2019opportunité des programmes universitaires, par exemple.Ces avis seront désormais donnés par des comités ad hoc au Conseil supérieur de l\u2019éducation qui, jusqu\u2019à maintenant, s\u2019occupait surtout de l\u2019enseignement primaire et seconda\tm'inquiété de 1\tqu'on fera à la recherche universitaire», dit Mme Saint-Pierre.«Je crois que les vice-recteurs à la recherche des universités vont jouer un rôle plus actif et transmettre leurs propres recommandations au ministre.» Par ailleurs, le recteur de l\u2019Université Laval croit qu\u2019il est normal que le gouvernement évite les dédoublements : «Le gouvernement va nommer au Conseil supérieur de l\u2019éducation des conseillers qui proviendront des milieux universitaires mais aussi des milieux professionnels et industriels.Il est normal de faire le pont entre la recherche et les autres secteurs économiques», estime Michel Gervais.Fortement secoué par l\u2019affaire Fabrikant, l\u2019affaire Poisson et.plus récemment, le suicide de Justine Sergent.le milieu scientifique est forcé de réagir; il faut revoir les mécanismes de contrôle et se doter d\u2019un code d\u2019éthique plus précis.Tous se sentent directement concernés par les problèmes et les conflits qu\u2019engendrent les pratiques de recherche, qu\u2019elles soient universitaires ou industrielles, fondamentales ou appliquées, individuelles ou collectives.Mais ce sont les organismes subventionnaires qui ont sommé les universités et les centres de recherche d\u2019adopter d'ici l\u2019an prochain un protocole concernant l\u2019évaluation des plaintes pour fraude et conflit d\u2019intérêts.C\u2019est un code d\u2019éthique qui sera adopté dans chaque université et chaque centre de recherche.Les chercheurs seront invités à refuser d\u2019évaluer un collègue, dans le cas où ses amitiés ou inimitiés pourraient compromettre son jugement.On va aussi se doter de politiques sur lçs cosignatures d\u2019articles scientifiques, par exemple.«A l\u2019Université du Québec à Montréal, on a pensé offrir aux étudiants de doctorat des cours d\u2019éthique en recherche, dit la vice-rectrice.Ainsi on pourra éviter certains conflits qui minent le climat entre les chercheurs».L\u2019Université de Montréal étudie la possibilité de créer un comité disciplinaire qui recevra les plaintes pour plagiat, mais aussi pour harcèlement sexuel ou pour perturbation des activités de recherche.«En ce qui concerne la probité intellectuelle, explique Paul Bernard, on croit que des ententes-cadres dans chaque milieu de recherche \u2014 les traditions de recherche en génie sont différentes de celles en biologie ou en histoire \u2014 créeront moins de tension.» Tous croient qu\u2019il est urgent de se doter de politiques en matière d\u2019éthique.L\u2019idée que les institutions prennent elles-mêmes en charge ces questions de probité plaît à tous.«Dans une petite communauté scientifique comme la nôtre, dit Paul Bernard, je vois mal la création d\u2019un organisme central calqué sur l\u2019Office of Scientific Integrity.» \u2022 \u2022 \u2022 ffmm 'm, *.MPIIP Prix de l\u2019ACFAS panthéon de la science québécoise LUC 1) U FONT COLLABORATION SPÉCIALE uelques jours avant de succomber à un Léo Parizeau, premier président en titre de l'ACFAS, confie à son bon ami, le botaniste Jacques Rousseau, trois cents dollars, le priant d\u2019utiliser cette somme «pour toutes bonnes œuvres imaginées par l\u2019ACFAS dans le but de récompenser périodiquement les activités des hommes de science canadiens-français».L\u2019actualité se charge de «choisir» le premier lauréat.Une tragédie routière emporte abruptement l\u2019un des porte-étendards de la science au Québec, le frère Marie-Victorin.Le choc est suffisant pour qu\u2019on lui attribue derechef, à titre posthume, la première médaille Léo-Parizeau.Ainsi débute en 1944 la petite histoire des prix de l\u2019ACFAS, telle que racontée par l\u2019historien Yves Gingras dans un ouvrage qui paraît ces jours-ci chez Boréal: Pour l\u2019avancement des sciences.Histoire de l\u2019ACFAS (1923-1993).La suite a été, heureusement, moins sombre.Au cours du dernier cinquantenaire, l\u2019ACFAS a couronné, dans huit catégories, près de 150 scientifiques, bien vivants ceux-là.Des chercheurs et des professeurs de toutes provenances \u2014 sciences sociales, humaines, autant que biologiques ou mathématiques \u2014 qui se sont distingués par des percées significatives dans leur domaine ou par la richesse exceptionnelle de leur carrière.La mouture 1994 nous offre, entre autres, un ingénieur dont le «thermomètre» fait actuellement le tour du monde, ainsi qu\u2019une linguiste qui revendique rien de moins que la découverte extraordinaire des fondements d\u2019une langue: le créole haïtien! Bonne rencontre avec les prix de l\u2019ACFAS 1994! Pris Michel-J«rdant Jean-Claude Therriault Sciences de l'environnement Jean-Claude Therriault est aujourd\u2019hui l\u2019un des plus grands spécialistes de cette formidable «mer côtière» que constitue l\u2019estuaire du Saint-Laurent.Une sommité en océanographie \u2014 le Dr Trevor Platt de Bedford \u2014 a dit de ses travaux qu\u2019ils avaient contribué pour une bonne part à révéler les Québécois à eux-mêmes.Cela demande explications.«C\u2019est simple au fond.Il y a 25 ans, l\u2019océanographie québécoise n\u2019existait à peu près pas sur la carte mondiale.Nous étions en retard de 20 ans sur les anglophones du Canada», explique Jean-Claude Therriault, actuellement chef de la division de la productivité du milieu marin à Pêches et Océans Canada.«Nous avons alors créé dans la région de Québec, avec une poignée de scientifiques \u2014 trois à l\u2019époque \u2014 nos premiers centres d\u2019études océanographiques, qui aboutiront finalement à la création de l\u2019Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli.A partir de là, la qualité de nos étudiants s\u2019est élevée.Mieux: nous avons acquis le sentiment de notre propre valeur.C\u2019est tout cela je crois que portait le message du Dr Platt.» Au cours de sa carrière, Jean-Claude Therriault s\u2019est intéressé tout particulièrement à la flore et la faune microscopique du fleuve: les phytoplanctons, zooplanctons.Passion pour Tinfiniment petit?«C\u2019est le début de la chaîne alimentaire du milieu marin, dit-il.C\u2019est d\u2019eux que dépendent la survivance de l\u2019ensemble des ressources halieutiques, de la morue jusqu\u2019au plus grand animal actuellement vivant sur la surface de la terre: la baleine bleue.» Le Dr Therriault est à développer actuellement des outils qui permettront bientôt d\u2019utiliser sur une base régulière les images satellites afin de suivre l\u2019évolution des stocks de poissons du fleuve.On peut ainsi espérer que ne se répète jamais plus l\u2019amère histoire de la morue canadienne.Prix André-Uuircndoau Claire Lefebvre Sciences humaines Diplômée de la prestigieuse Université de la Californie à Berkeley, la linguiste et anthropologue Clai-re Lefebvre n\u2019aura pas, depuis, perdu son temps.Vingt ans, c\u2019est tout ce que ça lui aura pris pour déraciner certaines croyances concernant le français parlé en milieu populaire au Québec.Ratissant les rues du centre-sud de Montréal au début des années 80, elle sera la première à montrer que les «Qui qui vient?» ou «La fille que je sors avec», loin d\u2019être des exemples d\u2019un français dégénéré ou pétri par les anglicismes, sont plutôt des constructions issues du vieux français.Vingt ans, c\u2019est aussi tout ce que ça lui aura pris pour découvrir ensuite \u2014 une première mondiale \u2014 les fondements du créole haïtien.Fouillant cette fois le Bénin, petit pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest, elle élaborera une théorie voulant que le créole haïtien soit la conjugaison des structures d\u2019une vieille langue africaine.Cette énorme recherche (qui lui vaudra d\u2019ailleurs une subvention de 1 (XX) 000$ du CRSH) a tellement surpris les spécialistes que Madame Lefebvre et son équipe \u2014 le groupe de recherche sur la genèse du créole haïtien de l\u2019UQAM \u2014 ont été invitées à passer une journée complète au Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Boston dans le seul but d\u2019en partager les résultats.Son sentiment par rapport à la recherche scientifique est lumineux.«Je trouve ça passionnant, et en même temps immensément exigeant, immensément minutieux», dit-elle, avec dans la voix cette énergie qui montre bien la part de contenu émotif que les chercheurs véritablement engagés mettent dans leurs travaux.«Décortiquer systématiquement une langue, vous savez, c\u2019est beaucoup, beaucoup d\u2019ouvrage.» Son projet sur le créole se termine prochainement.Viendront ensuite les publications et «les deux ou trois ans nécessaires avant que ces découvertes ne prennent véritablement leur place dans le monde», conclut celle dont les travaux ont déjà été rapprochés de ceux de l\u2019éminent linguiste américain Noam Chomsky.Prix Urgel-Archambault Serge Kaliaguine Sciences physiques, mathématiques et génie Zéolithe, catalyse, interface: vous prononcez à l\u2019instant les mots «magiques» qui vous ouvrent les portes du monde fascinant de la chimie fine, de l\u2019univers tout entier du professeur Serge Kaliaguine! Depuis 1982, ce chimiste dirige, à l\u2019Université Laval, le centre de recherche sur les propriétés des interlaces et la catalyse (CERPIC), actuellement l\u2019un des plus importants laboratoires d\u2019analyse des surfaces au Canada.On y explore le monde infiniment petit \u2014 molécules enchevêtrées \u2014 qui tapisse la surface des choses, celle du papier entre autres, afin d\u2019en arriver à améliorer les processus de production des papetières.Depuis quelques années, le professeur Kaliaguine s\u2019est lancé dans l\u2019étude des propriétés de surface d\u2019une étonnante catégorie de minéraux appelés «zéolithes».«Ces pierres sont des catalyseurs, de puissants déclencheurs de réactions chimiques, explique-t-il.On les met en interface avec le pétrole brut pour réaliser, exemple, les opérations de \u201ccraqua-ge\u201d qui mènent à la production de l\u2019essence de nos voitures.» Il y aurait une belle analogie à faire entre ces zéolithes aux interfaces «magiques» et la sensibilité des chercheurs scientifiques qui constitue elle aussi une sorte d\u2019interface toujours en frottement avec.la nature.Au faîte d\u2019une belle carrière, le Pr Kaliaguine se dit particulièrement fier d\u2019une chose: celle d\u2019avoir travaillé en équipe: «Les chercheurs doivent cesser de travailler seuls dans leur coin.C\u2019est là une vision romantique de la recherche \u2014 le génie isolé dans son laboratoire \u2014 qui ne mène plus à rien, explique-t-il.La nature est trop complexe pour qu\u2019on l\u2019aborde individuellement, Il faut désormais conjuguer nos idées, et espérer ainsi arriver à des questionnement plus riches.Selon moi, toute la science du XXIe siècle partira de là.» Zéolithe, catalyse, interface: vous prononcez maintenant les mots «magiques» qui vous ramènent à votre quotidien.Prix Jacques-Rousseau Régine Robin Interdisciplinarité Dims sa lettre d\u2019appui à la candidature de Madame Robin, le recteur de l\u2019UQAM, M.Claude Corbo, a dit de cette chercheuse qu\u2019elle usait de la «tension interdisciplinaire» pour fairo naître de nouveaux savoirs.«L\u2019interdisciplinarité que je pratique n\u2019est pas un rejet de la spécialisation, raconte-telle.Elle est au contraire une obligation d\u2019approfondir les savoirs, les uns après les autres.Avec l\u2019objectif, cependant, de les frotter ensuite les uns aux autres.Et cela, non pour trouver des réponses nouvelles, mais pour poser des questions encore jamais formulées, au bout desquelles se trouveront peut-être alors de tout nouveaux savoirs.» Historienne de formation, Mme Robin a commencé la grande aventure de l\u2019interdisciplinarité dès le début de sa carrière par des travaux qui interrogeaient le sens de ces «traces» que l\u2019on appelle les archives historiques.«Je voulais essayer de faire lever de cette matière, fondamentale pour les historiens, des dimensions du message que l\u2019on avait peut-être encore ja-inais vu jusqu\u2019à maintenant».Pour ce faire, elle acquerra ses premières bases en linguistique et, parce qu\u2019en-suite elle passera de l\u2019étude des textes d\u2019archives à celle des textes littéraires, elle se bardera de plusieurs nouvelles disciplines utiles à ce genre de «décodage»: psychanalyse, sociocritique des textes, sociologie.Elle est attachée au département de sociologie de l\u2019UQAM.En 1987, elle publie chez Payot les résultats d\u2019une grande recherche sur l\u2019aliénation dans la littérature soviétique des années 1930: Le réalisme socialiste: une esthétique impossible.Durant ces années-là, elle partira également à la recherche de l\u2019identité juive à travers ce qui affleura d\u2019elle dans cinq littératures nationales: France, Canada, Etats-Unis, Allemagne, Argentine.Elle-même juive, elle signera en 1983 un roman important de la littérature québécoise: La Québécoite.Se sent-elle bien reçue, avec ce statut de chercheuse interdisciplinaire, dans la communauté scientifique?Pas forcément, répond-elle.On est bien reçus par les gens qui voient la recherche comme une aventure intellec-tielle; mais moins bien par ceux qui la voient avant tout comme un objet à gérer.» «NOTRE NOUVEAU SITE À LAVAL, MUNI DE LABORATOIRES LES PLUS MODERNES AU CANADA, ABRITE, DEPUIS QUELQUES SEMAINES, NOS EMPLOYÉS DE LA FILIALE THÉRAPEUTIQUE ET NOTRE NOUVEAU SIÈGE SOCIAL» 125 000 PIEDS CARRES 100 CHERCHEURS DE HAUT NIVEAU BioChem Pharma inc I.Y.Il Y V U I II .\t|.Y S S A M Y » I 7 K T I» I M A S ( Il K MAI I «> » ! h K 7 Prix Léo-Parizeau Emil Skamene Sciences biologiques et de la santé L\u2019œuvre marquante du Dr Ska-mene est à ce jour la création du Centre McGill d'études à la résistance de l\u2019hôte, un laboratoire fondé il y a six ans afin d\u2019étudier l'aspect génétique de la susceptibilité (ou de la résistance) aux maladies.«Des gènes orchestrent notre résistance à plusieurs pathologies, explique-t-il: tuberculose, lèpre, malaria, arthérosclérose, cancers.En les isolant, on ouvre la porte à une possibilité de moduler la réponse immunologique des individus et, ce faisant, de les soustraire à des maladies graves.» Né en Pologne en 1941, Emil Skamene fait cependant ses études primaires, secondaires et universitaires à Prague, en Tchécoslovaquie.En 1968, il quitte l\u2019Europe pour poursuivre des études postdoctorales à l\u2019Université Harvard de Boston, puis à l\u2019hHôpital général de Montréal, où il s\u2019est finalement fixé.L\u2019immunologiste de formation concentre actuellement ses recherches sur des souris transgéniques, ces animaux sur lesquels on a modifié un ou plusieurs gènes.Grâce à l\u2019homologie génétique \u2014 90% des caractéristiques génétiques de la souris sont semblables à celles de l\u2019humain \u2014 il a pu reporter sur l\u2019homme beaucoup des éléments initialement découverts chez ce rongeur.Ainsi, des marqueurs génétiques de la tuberculose propres à la souris ont pu être retrouvés dans le génome d\u2019humains provenant de foyers tuberculeux d\u2019un peu partout dans le monde.Le moteur de cette activité fébrile qu\u2019est la recherche scientifique, le Dr Skamene le trouve dans divers éléments: «D\u2019abord du côté des jeunes étudiants qui travaillent avec nous en laboratoire et qui nous fournissent une stimulation extraordinaire.Ensuite, dans la recherche elle-même qui, même si elle est parfois lente et fastidieuse, nous fournit à intervalles réguliers de hautes doses d\u2019exitation!» Prix Marcel-Vincent Albert Legault Sciences sociales Peu de gens savent que durant la guerre froide, de nombreux spécialistes en relations internationales ont trimé dur pour accoucher de concepts et de théories qui puissent aider les gouvernements antagonistes à éviter le pire.Au début des années 1970, alors politologue à l\u2019Université Laval, le professeur Albert Ijegault publie dans cette foulée un ouvrage qui aura un retentissement mondial: Le feu nucléaire.«J\u2019y exposais grosso modo une théorie de la dissuasion basée sur la comptabilisation des armements situés de part et d\u2019autre du rideau de fer, explique-t-il.J\u2019étais alors arrivé à mettre tout ça en équation afin que les gouvernements puissent, par exemple, établir des marges de sécurité.C\u2019était la première fois qu\u2019on mêlait de si près mathématiques et affaires militaires.» Récemment, il publiait en compagnie de M.Michel Fortmann de l\u2019Université de Montréal une synthèse remarquable de l\u2019histoire de la politique de désarmement du Canada intitulée: Une diplomatie de l\u2019espoir: le Canada et le désarmement 1945-1988.Au cours de sa carrière, M.Legault a agi à plusieurs reprises comme consultant auprès de la Défense canadienne et de l\u2019ONU.Il dirige aujourd\u2019hui le Centre québécois de relations internationales.Questionné sur la nature des immenses bouleversements qui secouent la planète depuis quelques années, M.Legault, étrangement, nous ramène à une philosophie de l\u2019individu.«Vous voulez savoir pourquoi les empires disparaissent?Pourquoi il y a tantôt agglutination des nations, tantôt fragmentation?Je pense que pour répondre à ça, il faut s\u2019interroger sur la nature profonde de l\u2019homme.L\u2019individualisme par exemple, très fort actuellement, a, à mon sens, quelque chose qui doit se répercuter au niveau du comportement des nations.» Le rêve du professeur Legault est actuellement d\u2019écrire un bouquin d\u2019introduction aux relations internationales qui, en plus des points de vue politique et historique, ferait une place importante à la.philosophie! A CFA S Prix J.-Armand-Bombardier John H.T.Luong Innovation technologique John H.T.Luong est chef du groupe de technologie des biosenseurs à l\u2019Institut de recherche en biotechnologie de Montréal.11 s\u2019intéresse au processus de dégradation des aliments et plus précisément au développement d\u2019outils de pointe \u2014 les biosenseurs \u2014 qui permettent de mesurer cette dégradation.Il a créé, ces dernières années, un appareil qui réussit à capter à l\u2019intérieur de n\u2019importe quel chair d\u2019animal la présence d\u2019éléments biologiques consécutifs à la dégradation.La chose est merveilleuse pour les exportateurs de denrées périssables, merveilleuse aussi pour les inspecteurs alimentaires désireux d\u2019éliminer les risques d\u2019intoxication.L\u2019outil, fabriqué et commercialisé par une entreprise canadienne, a rendu son inventeur célèbre.Déjà en 1992, on soulignait son succès d\u2019éclatante façon, en lui remettant le Prix des Amériques Albright et Wilson, attribué annuellement à un ingénieur chimique canadien de moins de quarante ans.Pour le plaisir, nous avons placé le Dr Luong en situation fictive de rencontrer une toute autre vision du monde: celle de l\u2019artiste, un pianiste, par exemple.Et nous l\u2019avons invité à questionner le monde de l\u2019autre.Il a hésité de longues secondes pour finalement laisser échapper ceci: «Pourquoi n\u2019avons-nous pas aujourd\u2019hui, dans notre musique, des Bach, des Beethoven, des Mozart?Pourquoi n\u2019en produisons-nous pas?A cause de notre type de société?Parce que notre sens de l\u2019effort a changé?Ou celui du dépassement?» «Regardez ce qui existe au Japon, a-t-il poursuivi.Pas de stars.Peu de prix Nobel.Mais un sens de l\u2019effort, du dépassement, et toute une synergie entre les divers partenaires sociaux \u2014 gouvernement, universités, entreprises privées \u2014 pour un seul et même but: la recherche, l\u2019innovation.C\u2019est ce qui nous manque au Québec.» Prix Desjardins d\u2019excellence et Prix Bernard-Belleau Une relève qui se porte bien A uelques années avant sa mort, se renié-inorant l'inspiration de départ de son maître-livre, Menaud maitre-draveur, Mgr Félix-Antoine Savard avait écrit en substance: «U faut croire au lointain commencement des choses, car tout part de là, tout part d'une lumière encore vacillante.» Cette phrase pourrait être reprise sans ambages pour souligner les carrières scientifiques des quatre étudiants-chercheurs que l\u2019ACFAS honore cette année.Les trois premiers ont commencé leur maîtrise en 1993.Daniel Durocher oeuvre en ce moment à l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal où il poursuit des recherches sur l\u2019ANF, une hormone produite par le cœur.Rose Marie Dubois concentre ses efforts sur les «guaianolides», des substances naturelles, possédant d\u2019importantes vertus antitumorales.Daniel Chartier, lui, fait plutôt dans la substance livresque puisqu'il s\u2019intéresse à la perception des œuvres littéraires dans des cultures et des époques données.Quant à Marc Poitras, le seul du groupe à avoir atteint le doctorat, il voudrait bien percer certains mécanismes intracellulaires qui permettent aux cellules d\u2019être sensibles aux hormones.Ces recherches sont pointues: nécessairement car la plupart des lauréats ici présentés sont déjà arrivés \u2014 ou sur le point d\u2019accéder \u2014 au stade de la publication officielle de leurs premiers résultats.Candidats exceptionnels, la plupart sont déjà bardés de distinctions, ne serait-ce qu\u2019au niveau des bourses au mérite.Depuis le début de ses études universitaires, Marc Poitras, par exemple, a déjà accumulé 11 prix! Retenons aujourd\u2019hui ces noms comme on a retenu un jour ceux de Léo Parizeau, Jacques Rousseau, André Laurendeau, Michel Jurdant et autres héraults de l\u2019ACFAS.Car c\u2019est ainsi souvent que s\u2019inscrit le lointain commencement des choses.«Il faut croire au lointain commencement des choses, car tout part de là, tout part d\u2019une lumière encore vacillante.» Félix-Antoine Savard Daniel Duroeher, McGill.Rose-Marie Dubois, UQAM.Marc Poitras, Sherbrooke.Daniel Chartier, Laval.L'UNIVERSITE DU QUEBEC ET LES ETABLISSEMENTS DU RESEAU SALUENT LEURS COLLEGUES DE L\u2019ACFAS LE RÉSEAU DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC Université du Québec à Montréal \u2022 Université du Québec à Trois-Rivières \u2022 Université du Québec à Chicoutimi \u2022 Université du Québec à Rimouski \u2022 Université du Québec à Hull \u2022 Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue \u2022 Institut national de la recherche scientifique \u2022 Institut Armand-Frappier \u2022 École nationale d'administration publique \u2022 École de technologie supérieure \u2022 Télé-université \u2022 Université du Québec.Siège social Université du Québec N SE RETROUVE TOUS AU CONGRÈS A BIENTOT! I ) I I I \u2022#- >f '¦J.Tl * \t P&WC = R&D Une formule du Canada une puissance Ce sont les investissements en recherche et développement qui permettent au Canada de demeurer à la fine pointe de l\u2019industrie aérospatiale mondiale.La contribution de Pratt & Whitney Canada est des plus importantes.Nous investissons annuellement plus de 200 millions $ en recherche et développement.Cela explique aussi pourquoi nous sommes le plus important fabricant de petits moteurs d\u2019avion au monde.PRATT&WHITNEY CANADA Neuf, facultés et une école d'études supérieures et de recherche offrant un éventail de programmes d'enseignement et de recherche dans les domaines de l'administration, des arts, du droit, de l'éducation, du génie, de la médecine, des sciences pures, des sciences de la santé et des sciences sociales.Pour dé plus amples renseignements, veuillez communiquer avec : Service de l\u2019admission (1,r cycle) (613) 564-3928 Éducation permanente (613) 564-4263 Études supérieures et recherche (2* et 3* cycles) (613) 564-2960 Université d\u2019Ottawa University of Ottawa V.jçn: RAYMOND LEMIEUX COLLABORATION SPÉCIALE Le café est-il cancérigène?Et l\u2019alcool?Et les pesticides?Questions futiles?En tout cas, pour le docteur Richard Béliveau du groupe de recherche en biothérapeutique moléculaire de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM), ces interrogations ne reflètent pas vraiment les préoccupations des oncologues.«Depuis cinq ans, on concentre nos recherches afin d\u2019en arriver à démystifier le comportement de la cellule pour, entre autres choses, identifier les protéines impliquées dans l\u2019oncogénèse du cancer.Des traitements expérimentaux et une nouvelle génération de médicaments devraient en découler » L\u2019oncologie est un des secteurs de recherche médicale prioritaire au Québec.Richard Béliveau travaille plus spécifiquement à la mise au point de nouveaux traitements en chimiothérapie.Ses recherches four- nissent un bel exemple des retombées associées à une meilleure connaissance de la dynamique cellulaire du cancer.«Le problème avec la chimiothérapie, c\u2019est que les tumeurs, au départ ou après un premier traitement, développent une résistance au médicament.On sait maintenant que la cellule cancéreuse répond à la chimiothérapie en synthétisant une protéine de surface qui agit comme une pompe refoulante et rejette le médicament», explique le chercheur.En laboratoire, Richard Béliveau a mis en évidence l\u2019effet de médicaments qui, en se liant à cette protéine, court-circuitent son action.Une individualiste La cellule cancéreuse va à l\u2019encontre du processus de l\u2019évolution de la vie, note Richard Béliveau.«Normalement, à l\u2019état embryonnaire, la cellule va se décupler et, progressivement, chaque cellule va acquérir, grâce à l\u2019action des enzymes, des caractéristiques phéno- typiques; il y aura des cellules pour le cerveau, des cellules pour le foie, des cellules pour les poumons, etc.Chacune prendra sa place dans le corps humain.Dans le cas du cancer, ce phénomène de spécialisation dégénère complètement.La cellule cancéreuse perd son expression et sa spécificité tissulaire; elle redevient semblable à une cellule embryonnaire qui ne cherche qu\u2019à se multiplier.» En gomme, cette cellule se comporte de façon individualiste.«Comme un lone ranger, précise Richard Béliveau.Elle ne pense qu\u2019à sa survie et elle le fait au détriment des autres cellules qui cohabitent avec elle.Parallèlement à cela, elle se déplace, alors qu\u2019une cellule normale est immobile».Au bout de tout ça, le malade perd le contrôle de soi, de sa santé, voire de sa vie.La démystification du processus cancéreux est, en bonne partie, due à des échanges de connaissances et d\u2019information plus fréquents entre les chercheurs, soutient Richard Bé- UNIR LES FORCES POUR INNOVER Industriels et scientifiques, la R-D et l\u2019innovation technologique vous intéressent?Faites affaire avec le Centre québécois de valorisation de la biomasse! Un centre de transfert et de liaison offrant un réseau d'expertise en matière de technologies de valorisation de la biomasse, des supports techniques et financiers et une gamme de services professionnels pour vous aider à : \u2022rencontrer des partenaires potentiels; \u2022\tcréer des alliances stratégiques; \u2022\tréaliser des projets de R-D orientés vers l'innovation.Le\u2019CQVB, un partenaire actif des industries, des institutions d'enseignementsupérieur et des gouvernements prêtsàunir leurs forces en vue de réaliser des projets prometteurs de R-D et d'innovation technologique.Le CQVB vous donne accès à un réseau d'équipes multidisciplinaires reconnues pour leur capacité en R-D et leurexpertiseà réaliser desprojets industriels.CesMODULES oeuvrent dans les domaines suivants; \u2022fractionnement et conversion thermo-chimique à l'Université de Sherbrooke; \u2022technologies et procédés d'assainissement à l'École polytechnique; \u2022\tproduits de fractionnement du lait à l'Université Laval; \u2022\teffluents des industries papetières à l'Université du Québec à Trois-Rivières; \u2022\tsous-produits marins et espèces marines sous-exploitées à l'Université du Québec à Rimouski; \u2022microbiologie de l'environnement à l'Institut Armand-Frappier.Le CQVB est une corporation du gouvernement du Québec.COÉB Le Centre québécois de valorisation de la biomasse 3180, chemin Sainte-Foy, Sointe-Foy(Québec) GIX1R4 Tél.: (418) 657-3853 Téléc.: (418) 657-7934 liveau.«Nous profitons d\u2019un effet de synergie qui a été rendu possible par la multiplication des colloques et des conférences scientifiques en oncolo-¦ gie», dit-il.Et les chercheurs ne se lassent visiblement pas de ces activités.D\u2019ailleurs, dans cette foulée, le congrès de l\u2019ACFAS a inscrit à son programme un colloque intitulée: «Cancer: la recherche et l\u2019espoir» (16 mai).Il promet un survol de la recherche au Québec.Entre autres conférenciers, le docteur Fernand Labrie viendra faire part des nouvelles approches thérapeutiques relatives aux cancers sensibles aux hormones.Cap sur la médecine génétique L\u2019exploration du génome humain pourrait modifier l\u2019approche des problèmes de santé.On commence d\u2019ailleurs à identifier certains gènes responsables de maladies sur le long filament de l\u2019ADN.En septembre 1993, l\u2019équipe du docteur Judes Poirier, du centre de recherche de l\u2019hôpital Douglas, à Verdun, a notamment établi un lien entre la présence d\u2019une protéine sur un gène précis et la dégénérescence des cellules nerveuses.Selon ses études, les personnes chez qui ce gène est déficient courent quatre fois plus de risques de développer la maladie d\u2019Alzheimer.Autre percée, réalisée l\u2019an dernier: une équipe de l\u2019Université McGill, sous la direction du neurologue Guy Rouleau, un chercheur de 36 ans, a identifié le gène responsable de la destruction des neurones moteurs, un problème mieux connu sous le nom de maladie de Lou Gehrig.Ce ne sont là que quelques exemples des premiers pas en génétique médicale.La piste des gènes est prometteuse, donc, d\u2019autant plus que ie décodage de l\u2019ADN, qui constitue le bagage génétique de chaque individu, est loin d\u2019être terminé.Un colloque portant sur les recherches génétiques et thérapeutiques touchant les maladies musculaires et cardiomyopathiques (17 mai) est au programme du congrès de l\u2019ACFAS.Un avant-goût de la médecine de demain?PW300 PW100 .pour l'excellence en recherche ! PW200 xxxxx Ian O\u2019Gorman, qui reçoit des traitements de chimiothérapie pour combattre un cancer, est entouré de ses camarades de classe qui se sont fait raser la tête en guise de solidarité.\\ A la recherche de nouveaux médicaments contre le cancer I.K I) K V U I H , US SAMEDI 7 K T I» I M A H »\u2019 Il É K M AI I » I* I K J) Tester les matériaux de l\u2019an 2000 RAYMOND LEMIEUX COLLABORATION SPÉCIALE our trouver des matériaux avec des propriétés intéressantes, il faut jouer avec les éléments du tableau périodique.Bien souvent, on sait ce que l'on cherche, d\u2019autres fois, c'est plus exploratoire.Ça peut sembler trivial, mais c\u2019est ce qui est captivant», dit Richard Leonelli, professeur au département de physique de l'Université de Montréal.Au Québec, trois principaux centres de recherche universitaire explorent les propriétés de la matière Ils sont établis dans les universités McGill, de Montréal et de Sherbrooke.Leurs recherches en physique du solide sur l'optoélectronique, sur les faisceaux d'ions et sur les interfaces polymères peuvent avoir des retombées jusque dans notre quotidien.De fait, les lecteurs de disques compacts, les équipements médicaux de résonance magnétique, les micro-ordinateurs découlent tous des recherches en physique du solide.«C\u2019est la science oui conduit le plus directement à des applications», souligne Richard Leonelli.Des matériaux supraconducteurs pour bientôt Pour l\u2019heure, c\u2019est la supraconductivité qui suscite le plus d\u2019enthousiasme.Elle permettrait de concevoir des outils informatiques encore plus performants.Ce qui, à l\u2019aube de l\u2019autoroute électronique, n\u2019est pas impertinent.En effet, la supraconductivité conférerait aux matériaux la capacité de transporter du courant électrique sans qu\u2019il y ait de friction.«On sent la soupe chaude», glisse André-Marie Tremblay, physicien et professeur à l\u2019Université de Sherbrooke.«Dans les laboratoires d\u2019un peu partout dans le monde, on met au point des matériaux supraconducteurs qui sont de plus en plus intéressants et d\u2019assez bonne qualité pour maintenant être expérimentés.» A l\u2019Université de Sherbrooke, les chercheurs concentrent leurs efforts sur une catégorie de matériaux dits organiques, soit des composés de soufre et de carbone.De quoi faire jaser.La majorité des gens qui œuvrent en physique du solide au Québec vont d\u2019ailleurs converger vers le congrès de l\u2019AC-FAS.«Il n\u2019y a pas beaucoup d\u2019occasions pour se rencontrer et c\u2019est surprenant comment on peut avoir des choses à s\u2019échanger», soutient André-Marie Tremblay qui est coresponsable du colloque «De la supraconductivité à la microélectro- PHOTO JACQUES NADEAU Au Québec, trois principaux centres de recherche universitaire explorent les propriétés de la matière.Ils sont établis dans les universités de McGill, de Montréal et de Sherbrooke.nique: ça bouge en physique du solide» (17 mai).Richard Leonelli corrobore: «En physique, il y a plus souvent que l\u2019on pense des recoupements d\u2019un domaine de recherche à l\u2019autre.Un événement comme celui-ci permet de réunir des chercheurs qui travaillent habituellement dans leur coin.Ça peut être stimulant.» D\u2019autres colloques touchant le développement de nouveaux matériaux sont au programme du congrès de l\u2019ACFÂS.Mentionnons celui sur les réseaux de neurones artificiels (19 mai) et celui sur les polymères (17 mai), organisé par la Société québécoise de polymères.Les ressources humaines: la dimension oubliée du virage technologique?La moitié des entreprises du Québec n\u2019ont pas réussi leur virage technologique.C\u2019est ce qu\u2019affirme Réal Jacob, professeur d\u2019administration à l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières en s\u2019appuyant sur des études américaines récemment publiées.Coresponsable du colloque «Gestion renouvelée des changements technologiques et gestion des ressources humaines» (18 mai), il considère que les objectifs associés au développement techno- logique sont trop.technocen-triques.«On a que trop délaissé la dimension des ressources humaines.Par exemple, l\u2019instauration du principe de la qualité totale a été un échec dans 80% des entreprises qui l\u2019ont choisie.C\u2019est pourquoi dorénavant, une gestion sociale de changements technologiques s\u2019impose.».Le colloque sera certainement une occasion de prendre quelques leçons afin d\u2019éviter un dérapage sur l\u2019autoroute électronique.La R-D à la sauce québécoise a croissance de la recherche et développement (R-D) est plus élevée au Québec que pour l\u2019ensemble du Canada, si on en croit les indicateurs scientifiques du ministère de l\u2019Enseignement supérieur et de la Science.Notable?Il faut nuancer cette information car, au sein des pays de l\u2019OCDE, c\u2019est au Canada que les dépenses en R-D progressent le moins rapidement.La croissance des'dé-penses québécoises à ce chapitre était, en 1990, de 7,1% tandis qu\u2019au Canada, il était de 5%.L\u2019Ontario?3,3% ! Résultat: au Québec l\u2019effort en R-D correspond maintenant à 1,53% du produit intérieur brut.C\u2019est encore moins que la Belgique, la Finlande ou la France mais c\u2019est plus que l\u2019Autriche, l\u2019Australie ou le.Canada.Bien que les entreprises allouent la moitié du financement en R-D, c\u2019est aussi et surtout elles qui drainent la majeure partie des fonds (59%).De leur côté, les universités obtiennent 29,3% de l\u2019argent de la science alors que les ministères se contentent de 10,8%.Les gouvernements octroient 30 % des fonds de recherche au Québec.En 1984, ce pourcentage était de 39%.Natural Sciences and Engineering Research Council of Canada i Conseil de recherches en sciences i naturelles et en génie du Canada Le CRSNG rend hommage a l'ACFAS et aux chercheurs doîit les travaux permettent de repousser les frontières du savoir et contribuent à notre bien-être.Chaque année, le CRSNG investit près de 500 millions de dollars dans la recherche d'avant-plan et la formation de chercheurs dans les universités canadiennes.Notre rôle est d'assurer l'épanouissement d'un milieu de recherche dynamique qui favorise la synergie et le transfert du savoir entre les secteurs universitaire, privé et gouvernemental.Nous investissons dans l'exploration scientifique.Nous croyons en l'avenir.Canada F A S A C HISTOIRE 1 9 2 3 1 9 9 3 UN LIVRE INDISPENSABLE L\u2019histoire de l\u2019ACFAS Pour l\u2019avancement des sciences L\u2019entre-deux-guerres a vu le début de la modernisation de la société québécoise.Parmi les nombreux moyens mis en œuvre pour transformer les institutions et les mentalités, il en est un qui a joué un rôle central dans le processus de formation d\u2019une communauté scientifique au Québec : l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019avancement des sciences.En consacrant le présent volume à l\u2019histoire de cette association fondée en 1923, Yves Gingras met en évidence tout le travail entrepris par une génération de pionniers \u2014 les Léo Pariseau, Marie-Victorin et Jacques Rousseau \u2014 et poursuivi par leurs disciples et successeurs pour former des chercheurs et Percer \u2022 \\\t*' /I\t\\ JL\t'BS» des conditions institutionnelles et sociales propices au développement de 1 recherche.Retracer l\u2019histoire de l\u2019ACFAS, c\u2019est en quelque sorte faire la biographie d\u2019une institution et rappeler le rôle qu\u2019elle a joué dans l\u2019histoire du Québec moderne.essai \u2022 272 pages \u2022 illustré \u2022 22,50 Boréal EN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES a K 10 I- K I) O I II WM ^ \"À « \u2022\u2018L-ÿïi jMTA»' «tëvrtE '.* .¦à-i#si \u2022 \u2022 .Concordia jÉt Les répons doivent se redonner une agriculture viable.PHOTO ARCHIVE! Les régions: des laboratoires de sciences humaines ' RAYMOND LEMIEUX COLLABORATION SPÉCIALE L\u2019Est du Québec est en pleine postmodemité!», laisse tomber Hugues Dionne, professeur en développement régional à l\u2019Universi-\u2018Ÿé\u2019du Québec à Rimouski.«Les régions se sont ressaisies.Comme âihs le Bas-Saint-Laurent-Gaspésie, ?enës sont en train de développer, ^chacune, une véritable identité régio-Jnafe.En ce sens, elles n\u2019évoquent îplus une culture passéiste; au icon traire, ce sont des territoires du i^futur.» * Et ce,p\u2019est pas sans intérêt pour des sciepces humaines car, ^aujourd\u2019hui, les régions constituent
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