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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1994-05-10, Collections de BAnQ.

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[" LE DEVOIR Vol.LXXXV N o I (I K ?M O N T It K A I.I.K M A K I) I 10 M Al III II I (i 5 (< T I* S T N' y T o r o ii I o 8 â *\u2022 PERSPECTIVES Rumeurs autour d\u2019un budget Michel Venue Des facteurs favorables aideront le ministre des Finances, M.André Bourbeau, à présenter, jeudi, un premier budget qui pourrait, à la fois, faire un peu pour soutenir la relance économique, un peu pour contenir la croissance du déficit et un peu pour aider les familles.Est-il besoin de répéter que ce budget sera le dernier avant les élections.Tout le monde sait qu\u2019il y aura des élections au Québec au plus tard cet automne.Et chacun pourra y voir ici et là des accents électoralistes.Chose certaine, les politiques, M.Daniel Johnson en tête, et M.André Bourbeau lui-même, avec son souci des détails, ont vu avec insistance à colorer son contenu, au prix, parait-il, de divergences plus ou moins profondes avec les hauts fonctionnaires.M.Johnson a dit que ce budget serait un budget charnière, un document central pour les cinq prochaines années.Il a dit que le Parti libéral ne se fera pas élire «en garrochant de l\u2019argent au monde».Il annonce un budget qui gardera le cap sur une décroissance du déficit à terme, qui contiendra aussi de l\u2019espoir pour ceux qui souffrent, notamment un peu d\u2019aide aux familles qui ont des enfants en garderie.,Son frère, Pierre Marc, dont le séjour au sommet de l\u2019Etat a duré le temps que durent les roses, lui conseillerait sans doute: écoute, Daniel, profite donc de l\u2019occasion, peut-être la dernière, pour dire vraiment aux Québécois ce que tu en penses et orienter ce budget à partir de tes convictions.Si M.Johnson suit ce conseil, M.Bourbeau annoncera jeudi, sans doute, de nouvelles compressions budgétaires.A cet égard, des rumeurs circulent abondamment Certaines sont si extrémistes que les principaux intéressés n\u2019y croient guère.D\u2019aucuns parlent d\u2019imposer un tour de vis aux salaires déjà gelés des fonctionnaires.D\u2019autres avancent que le budget annoncerait la fin de la sécurité d\u2019emplqi.La rémunération représente la moitié du budget de l\u2019État québécois.Mais trêve de spéculations.Un officier du ministère des Finances me suggérait hier d\u2019y aller mollo avec les rumeurs si je voulais préserver ma crédibilité.Alors les paris sont ouverts.Mais moi je ne parie jamais, ni ne vais au casino, qui est, d\u2019ailleurs, un bonne source de revenu pour Québec.Au 31 mars dernier, Loto-Québec ét^it, avec Hydro-Québec, l\u2019une des rares créatures de l\u2019Etat à rapporter plus que ce qu\u2019on avait prévu, ses revenus étant supérieurs d\u2019une vingtaine de millions aux prévisions.Voilà déjà un facteur favorable, bien que d\u2019impact très secondaire.Le premier de ces facteurs favorables fut le budget fédéral, qui n\u2019annonçait pour l\u2019année en cours, aucune réduction des transferts fédéraux aux provinces.M.Bourbeau avait poussé un grand ouf.se félicitant du fait que M.Martin ne nuira pas à la préparation du budget du Québec.Les transferts fédéraux vont diminuer à partir de l\u2019année suivante.Mais l\u2019année suivante ce sera après les élections.Les transferts fédéraux représentent environ le cinquième des revenus de l\u2019État québécois: 7,5 milliards.Second facteur favorable, la reprise économique.L\u2019an passé, le ministre des Finances s\u2019était trompé de 785 millions de dollars dans ses prévisions de revenus.L\u2019impôt payé par les particuliers et les entreprises pour l\u2019année 1992 a été moindre que prévu, parce que les salaires et les profits ont crû moins que ce à quoi il s\u2019attendait.En outre, c\u2019est en novembre 1992 que le Québec a connu le creux en terme de création d\u2019emplois.Depuis ce temps, 100 000 emplois ont été créés au Québec.Ça fait plus de monde pour payer des impôts et des taxes à la consommation.En outre, la croissance économique devrait se poursuivre en 1994.Selon le Fonds monétaire international, la croissance au Canada devrait s\u2019établir à 3,5%.L\u2019Ontario prévoyait 4% dans son budget de la semaine dernière.Québec avançait 4% aussi dans ses prévisions de dépenses présentées en mars.C\u2019est dire que sans même augmenter les impôts, Québec verra ses revenus croître l\u2019an prochain.Mais ces chiffres sont bien aléatoires.L\u2019année dernière, le ministre des Finances avait prévu une croissance de 2,6%.La croissance réelle a été de 2,7%.Et pourtant, ses revenus ont été de 785 millions inférieurs aux attentes.On explique cela par ceci: la croissance économique peut dépendre ou résulter de plusieurs choses.Les exportations peuvent bien croître, sans que le nombre d\u2019emplois augmentent, ce qui n\u2019a aucun effet à la hausse sur les revenus de l\u2019État Au fait, M.Bourbeau n\u2019a pas besoin d\u2019annoncer de hausses de taxes ou d\u2019impôts pour que les Québécois en paient davantage car son prédécesseur s\u2019en était chargé.N\u2019oubliez pas, chers contribuables, que le milliard de nouvelles taxes imposé l\u2019année dernière, rapportera 1,2 milliard pour l\u2019année financière 1994-95, selon les prévisions du dernier budget.Le troisième facteur concerne le déficit.M.Bourbeau doit être bien aise d\u2019avoir vu son homologue ontarien annoncer un déficit de 8,5 milliards, jeudi dernier.Car à côté de ce chiffre, n\u2019importe quoi sous les cinq milliards paraîtra au moins raisonnable, même si, l\u2019an passé, Québec avait prévu pour l\u2019an prochain un déficit de seulement 3,2 milliards.En outre, Québec n\u2019a rien à craindre des agences de crédit cette année.L\u2019an passé, malgré ses acrobaties, le ministre des Finances n\u2019avait pas réussi à éviter une baisse de la cote de crédit du Québec.Or, il y a quelques semaines, le vice-président de Moody\u2019s, M.Willian Streeter, a fait savoir que sa firme d\u2019évaluation de crédit avait escompté, l\u2019an passé, en dévaluant la cote du Québec, trois mauvaises années d\u2019affilée, qu\u2019il s\u2019attendait à un déficit de 4,7 milliards pour l\u2019an prochain et que la cote du Québec ne souffrirait pas d\u2019un déficit de cette ampleur.\tI N D\tE X\t\t Les actualités\t.A4\tÉditorial\t\t\tA8\t Agenda culturel .B6\t\tIdées\t\t\tA9\t Classées\t\t.VA\tLe monde.\t\tA7\t Avenirs\t\t\tMontréal\t\t\tA3\tMétéo Avis publics.\t.A6\tMots croisés.A 6\t\tCiel variable Culture\t\t\t,.B8\tPolitique\t\t\tA5\tMax: 15 Économie\t\t,.B2\tLes sports.\t\tB5\tDétails en A6 LES ACTUALITÉS Des emplois s\u2019il vous plaît PAGE A 4 L'ÉDITORIAL La panne, l\u2019éditorial de Use Bissonnette PAGE A 8 LES ACTUALITÉS M3i: des actions qui valent cent fois la mise PAGE A 4 de l\u2019apartheid à la présidence la première assemblée multiraciale de l'Afrique du Sud Des prisons Nelson Mandela préside Le Cap (Reuter) \u2014 Nelson Mandela, qui, à 75 ans, a passé plus du tiers de sa vie dans les prisons de l\u2019apartheid, a été élu hier à l\u2019unanimité président de l'Afrique du Sud par la première assemblée multiraciale de l\u2019histoire du pays.Les députés élus il y a une dizaine de jours lors du premier scrutin au suffrage universel qu\u2019ait connu l\u2019Afrique du Sud, se sont choisi également une présidente, Frene Ginwala, et un vice-président Bhadara Ranchod, tous deux d\u2019origine indienne.Cette première session du nouveau parlement multiraciale marque l\u2019enterrement définitif du système d\u2019apartheid en vigueur durant plus de uarante ans et tourne la page de plus de quatre siècles e domination blanche.Mandela et neuf autres membres du Congrès national africain (ANC), grand vainqueur des élections avec 62,5% des voix, ont été les premiers à prêter serment de députés devant le président de la Cour suprême Michael Corbett.Parmi les députés, qui ont prêté serment par groupes de dût, figurent également le président sortant Frederik De Klerk, le chef zoulou Mangosuthu Buthele-zi et le chef de l\u2019extrême-droite parlementaire blanche, Constand Viljoen.Mandela prêtera son serment de président aujourd\u2019hui à Pretoria, la capitale administrative, en présence de plusieurs dizaines de chefs d\u2019État et de gouvernements étrangers.Le Canada sera représenté à la cérémonie par VOIR PAGE A 10: MANDELA VOIR PAGE A 10: CANADA JEAN DION LE DEVOIR Dénaturé depuis 30 ans par le rêve «socialiste» de Pierre Tmdeau, le Canada court à sa perte, et seul l\u2019établissement d\u2019une structure gouvernementale relâchée et fortement décentralisée pourra assurer son avenir en tant que nation libre de la tyrannie des minorités.Cette idée d\u2019une «refédéralisation», qui n\u2019est pas tout à fait étrangère au projet de superstructure cher à certains nationalistes québécois, est celle de William Gairdner, un homme d\u2019affaires et écrivain torontois qui vient de publier Constitutional Crack-Up, un petit bouquin explosif illustrant la réflexion de la droite canadienne-anglaise sur le destin politique du pays.C\u2019est toutefois un autre aspect du livre, le spectre de la guerre civile brandi dans l\u2019éventualité où le Québec ferait une déclaration unilatérale d\u2019indépendance, qui a suscité la controverse ces derniers jours et amené William Gairdner à défendre sa thèse dans une bonne vingtaine d\u2019émissions de radio et de télé.Tiré initialement à 5000 copies, le bouquin s\u2019est retrouvé épuisé en trois jours et on a dû procéder à une réimpression d\u2019urgence.Air Canada réduit sa perte de 89% Premier vol du transporteur sur le Pacifique GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR A l\u2019aube d\u2019une première percée sur le territoire asiatique, hier chasse- gardée de Canadien International, Air Canada a annoncé hier les résultats de son premier trimestre, des résultats qui font ressortir une diminution de 263 millions$ (89%) de sa perte nette par rapport au premier trimestre de 1993.Cette réduction du déficit s\u2019inscrit dans la continuité d\u2019un redressement ayant déjà permis au plus grand transporteur canadien de dégager, en 1993, son premier bénéfice d\u2019exploitation en trois ans.Ainsi, pour la période de trois mois terminée le 31 mars dernier, Air Canada a annoncé une perte nette de 32 millions$, ou de 27 cents par action, comparativement à une perte nette de 293 millions$ (3,96$ l\u2019action) au cours de la période correspondante de 1993.Les revenus du transporteur ont augmenté de 12,6%, à 902 millions$.La perte nette du premier trimestre de 1993 inclut toutefois une provision de 147 millions$ pour coûts de compression de l\u2019effectif, ce qui ramène à 114 mil-lions$ l\u2019amélioration entre les deux périodes de comparaison lorsqu\u2019excluent les postes non récurrents.Répétant son objectif d\u2019atteindre au minimum le seuil de rentabilité cette année après quatre exercices déficitaires, Air Canada a fait ressortir une progression de 13% de ses revenus qui, mise en parallèle avec une augmentation de 4% seulement des charges d\u2019exploitation, ramènent la perte d\u2019exploitation du trimestre à 12 millions$, contre 149 millions$ un an plus tôt.Enfin, le transporteur a affiché une appréciation de 9 et de 2% respectivement VOIR PAGE A 10: PERTE LE MONDE Les forces nordistes du Yémen assiègent Aden PAGE A 7 Des hot-dogs médiévaux à La Ronde?La recette pour sauver le Canada Il faut refaire ce que Trudeau a dénaturé, estime un écrivain torontois PHOTO JACQUES NADEAU SIRE LANCELOT, Merlin l\u2019Enchanteur, et 13 autres personnages légendaires de la cour du Roi Arthur accueilleront le public montréalais cet été au village médiéval de la Ronde de Montréal, qui dévoilait hier sa programmation pour la saison.Des chevaliers s\u2019attaqueront au Dragon, la nouvelle attraction de la Ronde.Un manège où serpentent des montagnes russes.Un voyage dans l\u2019obscurité et moult effets spéciaux.Passer un sapin aux bactéries Deux éminents chercheurs démontrent que les huiles essentielles de conifères permettraient d\u2019exterminer les bactéries qui prolifèrent dans les édifices modernes LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR VOIR PAGE A 10: SAPIN Qui aurait pensé que passer un sapin à quelqu\u2019un pourrait s\u2019avérer un des bons moyen de prévenir que lui et ses proches attrapent la grippe ou d\u2019autres infections?C\u2019est pourtant ce que pensent le plus sérieusement du monde deux sommités scientifiques, le Dr Vladimir Smirnoff, chercheur émérite et membre de la Société royale des sciences du Canada et le Dr Marc Quévillon, rattaché à l\u2019Institut Armand Frappier.Les deux chercheurs ont trouvé récemment des substances volatiles naturelles, extraites de conifères et autres arbres de nos forêts, qui ont l\u2019étonnante propriété de provoquer de véritables hécatombes parmi les bactéries omniprésentes dans l\u2019air des édifices.Leur «bactéricide» naturel est si puissant qu\u2019il peut tuer des bacilles de Koch, le vecteur de la tuberculose, affirmaient-ils récemment devant des chercheurs de l\u2019UQAM à Chicoutimi.L\u2019application de ces bactéricides au bacille de Koch est particulièrement intéressant car, expliquait hier M.Quévillon au DEVOIR, l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) s\u2019inquiète de plus en plus de la recrudescence de la tuberculose et de sa résistance nouvelle du bacille aux antibiotiques.La maladie fait aussi des ravages auprès des sidéens en raison de l\u2019inefficacité de leur système immunitaire.La récession en cours recrée les conditions de promiscuité et de sous-alimentation qui avaient permis l\u2019explosion de cette maladie au début du siècle, dit-il, tout comme l\u2019arrivée massive d\u2019immigrants contribue à réimplanter le bacille.On a même vu récemment une mini-épidémie dans un cégep du nord de la ville, que le chercheur ne veut pas identifier.L\u2019utilisation d\u2019huiles essentielles de certaines plantes permettrait, selon les deux chercheurs, d\u2019exterminer en grande partie à des fins de prévention les bactéries qui prolifèrent dans les édifices modernes dans les canalisations et par le recyclage de l\u2019air.Il n\u2019est I A lü u: DEVOIR, LE MARDI 10 MAI I II II LE DEVOIR ACTUALITES Il O II H c; A II I.T ?Le marché de l\u2019économie On nous rebat les oreilles avec l\u2019économie de marché mais personne ne semble s\u2019apercevoir que c'est plutôt le marché de l'économie qui fait recette de nos jours.J'entends par marché de l\u2019économie cette tribune où les démagogues de tout acabit viennent pérorer sur la santé ou la déprime de l\u2019économie dans le but non-avoué de semer chez la plupart d\u2019entre nous la confusion la plus totale.J\u2019en veux deux exemples aussi éloquents l\u2019un que l\u2019autre.Il y a peu on s\u2019affligeait en tous lieux d\u2019un chômage extravagant.Au Québec, le taux s\u2019établissait à 11,7.On avait donc toutes les raisons de crier au scandale et de déchirer ses vêtements sur la place publique.Or, voilà 3ue la semaine dernière, le taux grimpait à 12,6.Un point e plus en moins d\u2019un mois.Et qu\u2019entends-je?J\u2019entends Paul Martin et Daniel Johnson qui se réjouissent à l\u2019unisr son.Je n\u2019en crois pas mes oreilles mais, hélas, j\u2019ai bien entendu: ils se réjouissent en affirmant qu\u2019il y a de quoi se réjouir puisque cela prouve, à leurs yeux, qu\u2019un plus grand nombre de chômeurs ont repris espoir et se sont remis à chercher un emploi.Autrement dit, ils cherchent à nous convaincre que ces chômeurs n\u2019existaient pas le mois précédent, puisque qu\u2019ils n\u2019apparaissaient pas dans les chiffres et que, d\u2019autre part, plus les chiffres augmentent plus il faut se réjquir puisque plus de chômeurs se cherchent un emploi.A ce rythme-là, faut-il comprendre, nos deux faiseux seront au comble du bonheur quand le taux atteindra 20,25 ou 30%.Du même souffle, M.Johnson ne manque pas de nous rappeler qu\u2019il promet toujours de baisser de cinq points le taux du chômage dans les cinq prochaines années.Nous avons enfin compris comment il s\u2019y prendra pour y arriver: il n\u2019aura qu\u2019à convaincre des milliers de chômeurs de faire semblant de ne plus se chercher d\u2019emploi.Ils seront toujours chômeurs mais on ne les retrouvera plus dans les statistiques.Et voilà, le tour est joué! A ceux qui ne sauraient toujours pas ce que veut dire le mot «tricheur», eh bien, cette fois cela devrait être _i_ clair.Voici mon deuxième exemple.Il y a quelques semaines on annonçait, aux Etats-Unis, que l\u2019économie américaine allait, ma foi, fort bien, et que le taux de chômage était tombé à 6,3%.On se serait attendu à des cris de joie.Eh bien non.Les marchés boursiers s\u2019affolent et les taux d\u2019intérêt se mettent à monter.La peur de l\u2019inflation virait à l\u2019hystérie et on décidait d\u2019appliquer les freins.Je voudrais comprendre.On se réjouit quand les taux du chômage grimpent et on pleure quand ils tombent.Plus ça va mal et plus on nous dit que ça va déjà beaucoup mieux.Et plus ça va bien plus on nous avertit que le désastre pointe à l\u2019horizon.Quand on perd des emplois, on nous dit que c\u2019est le prix à payer pour la mondialisation de l\u2019économie qui, cela va de soi, est bénéfique à tous.Quant l\u2019entreprise privée débauche à tour-de-bras, on nous répètç qu\u2019elle est seule à pouvoir créer des emplois et que l\u2019Etat doit s\u2019abstenir de jouer dans ses plates-bandes; puis on se retourne aussitôt ,et on invente le programme des infrastructures où l\u2019État va flamber des millions pour créer des emplois; programme dont les entreprises privées vont tirer de vastes profits.Tant d\u2019hypocrisie devrait nous mettre la puce à l\u2019oreille, nous réveiller, nous révolter.Nous ne le pouvons pas parce que nous n\u2019y comprenons rien.Nous n\u2019y comprenons rien parce qu\u2019on fait tout pour nous tenir dans l\u2019ignorance et la confusion.C\u2019est de la démagogie de haute-voltige contre laquelle on n\u2019arrive plus à se défendre.Le marché de l\u2019économie fait la part belle aux menteurs, aux imposteurs et aux hypocrites.Hélas, nous n\u2019avons pas assez de Jean-François Usée pour les démasquer tous.Il nous en faudrait 1000 ou 10 000 comme lui.Ça ne suffirait même pas car il se trouverait toujours bon nombre d\u2019autres hypocrites pour nous dire qu\u2019ils ne sont ni menteurs ni imposteurs ni hypocrites.tout justesmégligents.CANADA Le grand mensonge SUITE DE LA PAGE 1 Mais qui est donc cet homme par qui l\u2019alerte arrive?Hurluberlu extrémiste, prophète de malheur ou analyste lucide?Voue dans le désert ou reflet d\u2019un agacement répandu à l\u2019égard de la manière dont est mené le Canada?Quand LE DEVOIR l\u2019a rencontré à Toronto, le weekend dernier, William Gairdner avait encore sur le coeur la réputation de semeur de discorde qui lui colle à la peau depuis qu'une dépêche a dit de lui qu\u2019il «prédisait un conflit armé» en cas de séparation unilatérale du Québec.Le sens de ses propos, affirme-t-il, a été perverti et on a fait tout un plat d'une allusion par ailleurs brève au potentiel de violence que recèlerait l\u2019indépendance du Québec décidée par une simple majorité de ses seuls t'IecU'lirs.«Tout ce que j\u2019ai écrit, c\u2019est que des affrontements violents «pourraient» se produire, comme dans n\u2019importe quel autre pays qui ferait face à la même situation.Mais on m\u2019a fait dire que je prédisais que les choses dégénéreraient et, ce faisant, que j'encourageais la violence.C\u2019est totalement faux», a-t-il tenu à souligner.Après The Trouble With Canada, un best-seller, Constitutional Crack-Up est le deuxième ouvrage politique de Gairdner.Dans un chapitre intitulé L\u2019effondrement, on peut notamment lire qu\u2019«il faut poser les bonnes quesr tions si on veut éviter le sort que connaissent l\u2019Irlande et la Yougoslavie».L\u2019auteur poursuit en évoquant la possibilité qu'un Québec indépendant ferme la voie maritime du Saint-Laurent aux navires à destination du Canada, en esquissant un parallèle avec ia guerre de Sécession américaine et en n\u2019écartant pas l\u2019hypothèse d\u2019une intervention armée du gouvernement fédéral \u2014 ou même des États-Unis \u2014, suite à laquelle «nous pourrions avoir une guerre civile».«Tenant compte de l\u2019histoire, nous ne pouvons prédire le traitement pacifique d\u2019une telle crise», écrit-il.De tels propos n\u2019ont pas tardé à semer l\u2019émoi: alarmiste, dangereux, irresponsable, ont dit des chomiqueurs, des «niaiseries», a prétendu un autre.«Il y en a qui m\u2019ont dénoncé qui n\u2019avaient même pas lu mon livre», répond le principal intéressé.Très à l\u2019aise en français, William Gairdner, 53 ans, connaît le Québec pour y avoir vécu un an.Docteur en philosophie, il est un penseur conservateur, au sens non SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR \\ A la première réunion d\u2019information, tenue hier soir par la Commission des écoles catholiques de Montréal, sur les projets de refonte des commissions scolaires, on détectait un certain flottement entre les formules présentées par le président de la CECM, François Ouimet, et les aspirations des parents d\u2019élèves qui assistaient à la séance.«Pas clair», «pas très simple», «compliqué»: les expressions sont revenues très souvent dans les commentaires des personnes qui ont pris la parole après l\u2019exposé, par M.Ouimet, des quatre scénarios envisageables, selon lui, dans le cadre de la restructuration scolaire.Quelque 380 personnes étaient venues à l\u2019école Ca-lixa-Lavallée assister à cette première d\u2019une série de rencontres destinées à amorcer une large consultation des parents.Le président de la CECM a passé en revue les quatre options offertes, y compris le statu quo.Son premier scénario ferait de la CECM une commission scolaire confessionnelle catholique.Le deuxième la transformerait en commission scolaire linguistique française.Le troisième scénario de son cru \u2014 élaboré par lui-même et quelques collaborateurs, a-t-il précisé \u2014, et celui qu\u2019il préconise, ferait de la CECM une commission scolaire à double statut, linguistique française et confessionnelle catholique.Le mérite le plus évident de ce scénario est qu\u2019il permettrait à la CECM de ratisser large et d\u2019espérer scolariser 90 000 élèves, contre 70 000 dans la structure «catholique» et 34 000 dans la structure «linguistique».La CECM qui est la commission scolaire la plus importante du Québec compte actuellement 88 300 élèves.partisan du terme.La droite libertaire pure et dure.Certaines de ses jdées côtoient celles du Reform l'arty.Défenseur de l\u2019Etat minimal, il fonde son discours sur les grands principes qu\u2019en anglais il nomme «les quatre F»; liberté, fibre entreprise, famille et foi.En substance, sa thèse est la suivante: tel qu'il fonctionne actuellement, le Canada corrompt l\u2019idée même de fédéralisme, par essence fortement décentralisé.L'approche «socialiste» à la Trudeau, qui a fait exploser les dépenses publiques et trouvé son apogée dans la Charte des droits et libertés, s\u2019est servie de l\u2019Etat-providence pour niveler artificiellement le pays et rendre les citoyens dépendants d\u2019une redistribution injuste des ressources.Résultat, tous les efforts d'unification ont échoué et le pays se retrouve au bord de la faillite.Il y a plus.Depuis 125 ans, affirme Gairdner, on fait grand cas d\u2019un mythique pacte originel entre deux peuples fondateurs.C\u2019est ce qu\u2019il appelle «le grand mensonge».«Le Canada est le produit d\u2019une entente entre provinces.Le Québec n\u2019est qu\u2019un acteur sur duc», dit-il.De là naît l\u2019idée que, quel que soit le verdict d\u2019un référendum sur l'indépendance \u2014 et c\u2019est particulièrement vrai si une faible majorité se dégage \u2014, le Québec ne pourrait pas boucler ses valises sans heurts.D'abord parce que la Constitution ne prévoit aucun droit à la sécession.Il s\u2019agit d\u2019une affaire canadienne.En outre, poursuit-il, la province a au fil des ans reçu des milliards de la fédération; le pays voudra se faire rembourser.De larges portions de territoire lui ont été cédées pour fins d\u2019administration; on voudra les récupérer.Et plusieurs citoyens ne seront pas intéressés à vivre dans un Québec indépendant; le Canada aura .alors l\u2019obligation de les «protéger».Ergo, tensions et violence possible à l\u2019horizon.Il faut donc, soutient l\u2019auteur, amorcer un dialogue sur ces vraies questions avant de parler d\u2019indépendance, non après.«Je ne crois pas que les Québécois puissent donner leur consentement éclairé à la séparation avant qu\u2019ils sachent exactement ce qu\u2019il en est», dit Gairdner.Cela implique qu\u2019on leur dise sans détour qu\u2019ils perdront une bonne partie de leur territoire, que le Québec devra renégocier l\u2019ALENA, que le passeport et le dollar canadien ne seront pas des acquis, etc.«Il faut en parler tout de suite, parce qu\u2019on va en arriver là de toute façon», dit-il, réfutant la thèse des souve- L\u2019impression qui s\u2019est dégagée de la réunion d\u2019hier soir est que, ce que les parents d\u2019élèves ont à l\u2019esprit, c\u2019est une réforme qui simplifierait les choses, ferait baisser les coûts d\u2019administration de l\u2019école, et garantirait un enseignement de qualité.Il était clair hier soir que les scénarios envisagés ne comblaient pas leurs espoirs.«On va être un peu plus perdu qu\u2019avant», a dit un père de famille.«Pourquoi ne pas avoir seulement deux commissions scolaires, une francophone et une autre anglophone sur le territoire de Montréal?», ont demandé plusieurs parents.A ceux-là, M.Ouimet a rappelé les garanties confessionnelles inscrites à l\u2019article 93 de la constitution de 1867, qui selon lui, entraînerait une multiplication des commissions scolaires sur le territoire de Montréal si on choisissait une des deux premières options pour la CECM.«J\u2019aime aucun de ces scénarios», a dit une personne.«Pourquoi ne pas amender la constitution», a lancé une dame, très applaudie.«Pourquoi toutes ces commissions scolaires?Pourquoi les enfants ne pourraient-ils pas fréquenter l\u2019école qui enseigne dans leur langue et suivre des cours de religion qu\u2019ils veulent?» a demandé une autre.«La religion c\u2019est l\u2019affaire des parents, pas de l\u2019école.Comme en Italie, en Espagne, en France, qui sont des pays catholiques» a dit un monsieur.Plusieurs ont déploré le manque de consultation dans l\u2019élaboration de ces scénarios: «On pourrait reporter le projet à plus tard, pour avoir un mois de consultations plutôt que trois, quatre, cinq ou six scénarios, sur lesquels on n\u2019a pas eu notre mot à dire», a dit un autre parent.La consultation des parents d\u2019élèves de la CECM va se poursuivre.Des réunions d\u2019information sont prévues jusqu\u2019au 2 juin prochain.rainisies «qui ont tout intérêt à démontrer que les choses peuvent se dérouler dans le calme».Pour l'heure, il s'agit de «mettre fin au monologue» du Québec et de s\u2019asseoir pour remodeler le Canada conformément à sa véritable nature.On devrait établir, par exemple, des modalités précises de séparation dont pourraient se prévaloir les provinces désireuses de quitter la fédération; un appui des deux tiers, voire des trois quarts des électeurs, deviendrait alors nécessaire.Mais surtout, explique Gairdner, il faut revenir a un véritable fédéralisme.Réduire le gouvernement central à sa plus simple expression.Instituer dix provinces aux pouvoirs très étendus.Mettre la hache dans l'Etat-provi-dence, qui a fait du Québec et des six autres provinces bénéficiaires du système de |>éréquation rien de moins que «des putains fiscales».«Je pense que le Québec serait capable de vivre avec cela.Si on avait dix provinces souveraines, le Québec, continuerait, comme d'autres, à se plaindre de ceci ou cela.Mais, fondamentalement, il serait en mesure de mener ses propres affaires.Il faut seulement qu\u2019il accepte de se départir de l\u2019argent qu\u2019il reçoit de ses partenaires.» Quand on objecte à William Gairdner qu\u2019une telle façon de faire entraînerait des déséquilibres majeurs au sein du Canada, il souligne que l\u2019Etat n\u2019a pas à se mêler d\u2019uniformiser les conditions de vie de ses habitants.Il s\u2019ensuivrait certes des migrations internes massives, mais cela n\u2019est pas forcément mauvais.Il se dégagerait même, ajoute-t-il, une saine concurrence entre les provinces.\t_\t_ J «Le Canada est le seul pays de l\u2019Occident qui donne à ses citoyens des centaines et des centaines de milliers de dollars pour qu\u2019ils restent dans des parties du teiritoire où il n\u2019y a pas et où il n\u2019y aura jamais d\u2019emplois.C\u2019est de la folie.» William Gairdner, qui se dit «fier des Canadiens français», sait qu\u2019en brandissant le spectre de la violence, il a déclenché une petite tempête.«Cela m\u2019aide à vendre mon livre mais, en même temps, cela dessert mon argumentation», dit-il en riant, réitérant que son principal objectif est justement de prévenir de tels débordements.S\u2019il a pris la décision d\u2019aller au bâton sur ce sujet aussi délicat, c\u2019est que trop se taisent et n\u2019osent pas dire la réalité.«J\u2019ai le sentiment de parler au nom des gens», conclut-il.MANDELA SUITE DE LA PAGE 1 la yice-première ministre, Sheila Copps, et la ministre d\u2019Etat pour l'Afrique et l\u2019Amérique latine, Christine Stewart.Déjà, le vice-président des États-Unis, Al Gore, Mme Hillary Clinton, le président Fidel Castro de Cuba, le chef de l\u2019OLP.Yasser Arafat, et les présidents du Soudan, du Nigeria et de plusieurs autres pays sont arrivés dimanche et hier dans le pays.Une rose blanche à la boutonnière, le visage rayonnant, Mandela était arrivé au Parlement en fin de matinée en compagnie de son prédécesseur, qui deviendra son deuxième vice-président.La première vice-présidence a été attribuée au président national de l\u2019ANC Thabo Mbeki, un homme affable de 53 ans, qui passait déjà depuis trois ans pour le dauphin probable du prix Nobel de la paix.Symbole de la page historique qui se tourne, Mandela a donné l\u2019accolade à Buthelezi, son grand rival au sein de la communauté noire, dont le parti Inkhata a privé l\u2019ANC d\u2019une majorité dans son fief du Kwazulu-.Natal.Les affrontements entre l\u2019ANC et l\u2019Inkhata ont fait 15 000 victimes ces quatre dernières années.Mandela a reçu une ovation debout de l\u2019assemblée lorsqu\u2019il est venu s\u2019asseoir sur le banc occupé depuis cinq ans par le président De Klerk, l\u2019homme qui a tracé la voie de la démocratie sud-africaine en décidant en 1990 de démanteler le système d\u2019apartheid.Mandela, dont l\u2019ANC détient 252 des 440 sièges de l\u2019Assemblée, a serré la main non seulement de De Klerk mais aussi de Viljoen, don,t le Front de la liberté lutte pour l\u2019établissement d\u2019un État blanc séparé, et a embrassé le chef de l\u2019Inkatha, Mangosothu Buthelezi.Le gouvernement d\u2019union nationale, dont la composition définitive devrait être annoncée demain, comprendra 18 ministres de l\u2019ANC, six ministres blancs et trois de l\u2019Inkhata, qui a remporté 10,5% des suffrages aux élections.D\u2019ailleurs, hier, le président sortant, Frederik De Klerk, a annoncé que six ministres blancs de son ancienne équipe feraient partie du nouveau cabinet dans le cadre d\u2019un accord passé avec Nelson Mandela.Refonte des commissions scolaires Les parents sont déroutés devant les scénarios de Ouimet SAPIN La chasse aux subventions PERTE SUITE DE LA PAGE 1 du trafic passagers et du rendement mesurés en passagers-mille payants.Au 31 mars dernier, Air Canada était assis sur des liquidités de 701 millions$.Dans un autre ordre d\u2019idées, et poursuivant les préparatifs devant mener à une première desserte du Japon, à l\u2019automne, Air Canada procédera à l\u2019inauguration, le 16 mai prochain, de son tout premier service transpacifique avec trois vols hebdomadaires Toronto-Vancouver-Séoul assurés par B747-400 combi.Ces nouveaux vols s\u2019ajoutent aux trois vols que le transporteur offre déjà en partage d\u2019occupation avec Korean Air et permet à Air Canada de pénétrer un marché jusqu\u2019alors réservé à Canadien.Au sol comme en vol, le service sera offert en français, en anglais et en coréen.«Du personnel polyglotte pourra aussi aider les clients qui s\u2019expriment en japonais.Les directives de sécurité, les menus et l\u2019information sur la façon de remplir les cartes de débarquement existeront en versions coréenne et japonaise.La signalisation à bord utilise des symboles internationaux», a précisé Air Canada, dans son communiqué.SUITE DE LA PAGE 1 pas interdit de penser, précise M.Quévillon, qu\u2019on pourrait non seulement tuer les bactéries en suspens dans l\u2019air mais aussi \u2014 à long terme \u2014 dans les systèmes de climatisation où prolifèrent aussi diverses moisissures tout aussi vulnérables aux odeurs de conifères.L\u2019hôpital Saint-François d\u2019Assise, à Québec, constitue un bon cas d\u2019édifice aux prises avec un cocktail de bactéries et moisissures, qui empoisonnent la vie du personnel, au propre et au figuré.Les propriétés bactéricides des conifères ont commencé à être identifiées dans les années 70 alors que M.Smimoff étudiait la micro-faune bactérienne de l\u2019air des forêts.Le chercheur, à qui l\u2019on doit la mise au point du Futura, la version commerciale de l\u2019insecticide biologique Bacillus Thuringiensis, cherchait à identifier dans quel sorte d\u2019air il allait propulser ces petits protégés pour en infester les tordeuses de bourgeons d\u2019épinette.C'est alors qu\u2019il a découvert, raconte-t-il, que la composition microbienne de l\u2019air variait selon les types de forêt Obligé de comprendre ce qui réduisait ainsi le nombre de bactéries, il a aussi constaté que les forêts de conifères et en particulier celles où prolifère le sapin baumier \u2014 notre classique sapin de Noël \u2014 contenaient très peu de microbes.Il a alors calculé qu\u2019un hectare de forêt de conifères libérait chaque jour environ 3 kg de substances aromatiques à l\u2019origine de cette asepsie de l\u2019air, d\u2019autant plus intéressante qu\u2019elle n\u2019a aucun effet connu sur les autres espèces vivantes, humains compris, honnis celle de leur fournir un air vivifiant et parfumé, ainsi que, chez les citadins, le goût de prolonger ses vacances.Fouillant davantage cette filière, M.Smimoff découvrit qu\u2019à une concentration de l/8000e, des composés d\u2019essences naturelles comme le Limonène, le Phellandrène, le Fenchone ou la Thgujone exterminent impitoyablement des colonies entières de staphylocoques et de streptocoques.Les premières sont notamment responsables d\u2019infections de la peau (clous, etc.) ou des os, comme l\u2019ostomyélite et les deuxièmes peuvent provoquer des bronchites, maux de gorge, amygdalites, rhumatismes inflammatoires, etc.Le Dr Smimoff, qui frit directeur du centre d\u2019écologie forestière d\u2019Environnement Canada dans les Lauren-tides, a repris, une fois à la retraite, ces recherches délaissées au profit du dossier de la tordeuse.Son association récente avec le Dr Quévillon, un spécialiste de la tuberculose, l\u2019a amené à reprendre ses essais et à découvrir un cocktail, si l\u2019on peut dire, d\u2019arômes d\u2019arbres et de conifères absolument mortels pour le bacille de Koch.Il estime prématuré d\u2019en dévoiler la recette maintenant.Des matières poreuses, remplies de cette formulation, dit-il, pourraient être utilisées dans les systèmes de ventilation d\u2019édifices publics fermés comme des écoles, des garderies, des édifices à bureaux, des hôpitaux, des centres d\u2019achat, où la promiscuité et le brassage de l\u2019air favorisent le contact avec les bactéries, mises en suspension dans l\u2019air par la respiration des humains.M.Quévillon note que la plupart des huiles essentielles nécessaires à ses formulations peuvent provenir d\u2019éporces, souvent rejetées par les papetières.A court terme, les deux chercheurs partent à la chasse aux subventions car ils doivent tester leurs découvertes sur les humains pour en vérifier l\u2019innocuité apparente et pour améliorer les formulations déjà testées.«Ça n\u2019est pas facile, explique le Dr Quévillon, car les fonds vont plus spontanément aux problème ciblés et reconnus importants comme le sida qu\u2019à des recherches portant sur des moyens préventifs.» C\u2019est un véritable retour aux sources qu\u2019effectuent en réalité ces deux chercheurs mais «pas un retour si exceptionnel que ça», précise M.Quévillon: «Le Tæcol qu\u2019on utilise contre le cancer est lui-même un extrait de conifère, l\u2019if du Canada.L\u2019écorce de platane a des vertus reconnues contre le sida.Nous, on retourne dans le bois.Mais c\u2019est un monde que nous avons, en réalité, négligé par effet de surspécialisation et aussi à cause de la mode du chimique.» Quant au Dr Smirnoff, il rêve non seulement à des systèmes d\u2019épuration, qui offriraient au personnel de bureau ou aux élèves une semaine d\u2019air de montagne, suivie d\u2019une semaine en forêt, etc., mais aussi de mettre au point pour les résidences des moyens simples et efficaces de prévention par le choix de plantes capables d\u2019en assainir l\u2019air sans trop d\u2019inconvénient\t_\t¦ ¦ L\u2019expression «se faire passer un sapin» pourrait bien changer de sens.le Devoir LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À I6H30 RENSEIGNEMENTS\t(514)985-3333 ADMINISTRATION\t(514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3344 (514) 985-3344 (514)985-3399 1-800-363-0305 SERVICE À LA CLIENTELE \u2022 Extérieur (sans-frais) \u2022 1-8 0 0-4 6 3^559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS Its numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et peur les abonnements postant.Montréal\t(514) 985-3355 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siège social est situé au numéro 2050 de Bleury.9e étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.II est imprimé par les Imprimerie Québécor LaSalle.7743 de Bourieaudivisionde Imprimeries Québécor Inc 612oues«rue\tPresse Canadienne ««autorisée_à employer^Udffiuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 775 boul.Lcbeau.St-Laurent Envoi de publication - Enregistrement no 0858.DépAt légal: Bibbotheque nabonale du Québec.Téléphone général: (514) 9853333.semee a la chentele.(514) 9853355.pubberté.(514) 9853399. IK U K V 0 | K , I.K M A H U I I II MAI I II» I B .» LK DEVOIR ?LES SPORTS Équipe-Canada de retour avec l\u2019or au cou Expos 4, Mets 5 «Nous Un mauvais lancer de Rojas.sommes au 7e ciel» \u2014 Shayne Corson CANADIAN PRESS Toronto \u2014 Shayne Corson n\u2019avait qu\u2019un conseil a offrir aux joueurs canadiens qui seront appelés un jour à défendre les couleurs du pays aux Mondiaux de hockey sur glace.«Je leur dirai d\u2019y aller sans poser de questions», a dit Corson, hier, quand la moitié des joueurs de l\u2019équipe canadienne a foulé le sol de l\u2019aéroport de Toronto, au lendemain de leur victoire leur permettant de remporter l\u2019or contre la Finlande.«Vous avez ainsi la chance de voir de beaux pays, de vous faire de nouveaux amis et de conserver des souvenirs impérissables.» «Regardez-nous tous, nous avons gqgné la médaille d\u2019or et nous sommes au septième ciel.» j «Nous avions décidé dès le départ de jouer en équipe.Et dans une courte période temps, nous avons accompli ce que plusieurs observateurs croyaient impossible, a ajouté Jason Amott, coéquipier de Corson avec les Oilers d\u2019Edmonton.Nous revenons à la maison avec l\u2019or au cou.Jamais je n\u2019oublierai ces moments.» Pour ceux qui pensent que les Mondiaux de hockey ne sont pas vraiment le rendez-vous des meilleurs joueurs au monde, Corson a répliqué: «Nous jetions un coup d\u2019oeil aux alignements et constations que les Tchèques et les Suédois avaient de très grandes équipes.Beaucoup de ces équipes pouvaient compter sur des joueurs qui appartiennent à des formations de la LNH déjà éliminées.Nous ne pensons pas que cette victoire doit être amoindrie d\u2019aucune façon.» MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Kirk Rueter, le chanceux.Encore une fois le jeune gaucher a mal lam é Encore une luis, il a quitte le match avant la quatrième manche et encore une fois, il a évité la défaite.C\u2019est Mel Rojas (3-1) qui a hérité de cette défaite de 5-4 face aux Mets de New York, lui qui était venu tirer les Expos d\u2019un mauvais pas en retirant Bobby Bonilla sur trois prises quand il y avait un coureur sur les buts en septième.Mais à la manche suivante, après deux retraits, Rojas a eu le malheur d\u2019accorder à David Segui son quatrième circuit de la saison.C\u2019est ce haut ballon dans la droite qui a fait la différence dans le match.Pourtant, en deux manches et un tiers, Rojas a retiré cinq frappeurs sur des prises, égalant son sommet en carrière.Il n\u2019a cédé cille ce seul coup sur.Frank Seminars, partant des Mets, a été malmené lui aussi quand il a cédé quatre points à la suite de quatre coups sûrs et deux buts sur balles en cinq manches.Mais le grand Roger Mason (2-1) n\u2019a permis que deux buts sur balles en trois manches pour mériter la victoire en relève.Rueter n\u2019a lancé que (tendant trois manches, mais Felipe Alou en avait déjà vu assez.Il avait eu le temps d\u2019accorder quatre points à la suite de cinq coups sûrs et trois buts sur balles.Mais les rclevcurs lui ont sau vé la vie une autre fois.Jeff Shaw, Tim Scott et Mel Roias ont fermé la porte suffisamment longtemps pour pemiettre à l\u2019attaque de remonter la pente et d\u2019égaler les chances en fin de cinquième.Iarry Walker a dirigé cette attaque avec un circuit de deux points, son quatrième, et un double.Cliff Floyd et Moïses Alou ont pnxluit les autres points.Rojas a été victime du circuit de Segui, cet ancien des Orioles de Baltimore, qui semble vouloir s\u2019acclimater assez facilement à la ligue nationale.Son circuit en solo lui permettait de produire un 22e point cette année.Bonilla, qui a aussi bien fait en défensive, a produit deux points pour les Mets avec un double et un simple.Jeff Kent et joe Orsulak ont produit les autres points contre Rueter.Braves 7, Phillies 2 À Atlanta, Fred McGriff a produit trois points à l\u2019aide d\u2019un circuit et d'un double, hier, et les Braves d\u2019Atlanta ont disposé des Phillies de Philadelphie au compte de 7-2.Il s\u2019agissait du premier affrontement entre les deux équipes depuis les séries de championnat de la ligue nationale la saison dernière.Devils 2, Bruins O Une première pour Brodeur FRANÇOIS I.EMEN1I PRESSE CANADIENNE East Rutherford \u2014 À leur troisième essai, les Devils du New Jersey ont finalement su profiter de l\u2019avantage de la glace.Vaincus à leurs deux premiers matches à domicile, les Devils sont parvenus à changer le scénario en remportant une victoire de 2-0 sur les Bruins de Boston dans le cinquième match de cette demi-liliale de l\u2019Association Est, hier soir, au Meadowlands.Grâce à cette victoire, les Devils mènent la série 3-2 et ils ne sont plus qu'à un gain d'une participation à la finale d'association.La sixième rencontre aura lieu demain soir, à Boston.Jusqu\u2019ici, tous les matches avaient été remportés sur la glace de l'adversaire.Mais des buts de Corey Millen et de Bob Carpenter ont permis aux Dèvils de disposer des Bruins dans un match dominé dans l\u2019ensemble par la troupe de Jacques Lemaire.Lemaire avait décidé de faire confiance à Martin Brodeur malgré les deux victoires de Chris Terreri à Boston.Le jeune gardien de St-Léo-nard a donné raison à son entraîneur en réalisant son premier jeu blanc des séries.Il a bloqué 22 rondelles, biqn apixiyé |iar ses défenseurs.Rangers 4, Capitals 3 A New York Brian I^eetch préparé les trois premiers buts des siens qp plus d\u2019inscrire celui de la victoire,à 3:28 de la fin de la troisième période Çour mener les Rangers de New ork à un gain de 4-3 sur les Capitals de Washington, hier.Les Rangers ont du même coup accédé à la finale de la conférence de l\u2019Est en éliqÿ-nant les Capitals en cinq parties (
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