Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le devoir, 1994-06-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ?FONDE EN 1910\t4- Vol.I.X X X V - X O III M 0 N T II K A I.I.K S S A M K |> I I K K T I) I M A N (\u2019 Il K I II .1 U I X LES ARTS La grande musique prend le champ PAGE C 1 ?LE MONDE «Haïti porte malheur», avertit Jonassaint PAGE A 8 ¦ ,JL LES LIVRES Québec la muse PAGE I) 1 Ml IM I CA II I K H S - l.so $ ?TPS ?TVQ ?VISAS Les guides, ou le voyage au bout des doigts PAGE Dlfi PERSPECTIVES En attendant le débat sur l\u2019école I1^ \u2019V e réforme en réforme, de rapport en rap-m port, peut-être finira-t-on par ouvrir LE ¦ grand débat sur le système d\u2019éducation W québécois, souhaité par plusieurs, devenu k\u2014¦^\tpresque mythique, sorte de nouvelle Com- mission Parent qui referait le consensus autour du système d\u2019éducation.C\u2019est dans ce sens qu\u2019a été reçu depuis deux jours le rapport du «comité des sages» présidé par Claude Corbo, le Groupe de travail sur les profils de formation au primaire et au secondaire.On attendait beaucoup de ce rapport, on s\u2019en méfiait aussi, le groupe ayant été créé à toute vapeur avec le mandat de produire en un temps record un document soupçonné d\u2019avance de servir des intérêts électoralistes.Pour le moment, les réactions à ce rapport sont plutôt sympathiques, tout en demeurant prudentes: c\u2019est une «pièce qui devra être considérée avec d\u2019autres dans le débat général sur l\u2019éducation», selon la présidente de la CEQ, Lorraine Pagé.La Fédération des cégeps y voit des objectifs qui vont «dans le sens d\u2019une formation plus exigeante et plus rigoureuse».Et c\u2019est «une base de discussions» pour la Fédération des commissions scolaires, qui attend, comme la CEQ, le débat public sur ce rapport devant se tenir cet automne sous les auspices du Conseil supérieur de l\u2019éducation.Le Conseil supérieur de l\u2019éducation reçoit donc des mandats qui grossissent à vue d\u2019œil.Il devait déjà produire pour septembre un avis sur les profils de formation à la fin du primaire et du secondaire.Il y travaille depuis des mois.Il apprenait cette semaine de la bouche du ministre Jacques Chagnon qu\u2019il doit maintenant organiser une consultation publique sur le rapport Corbo, pour produire d\u2019ici février un rapport final sur la question.Ce qui laisse environ deux mois, en octobre et en novembre, pour tenir une vraie consultation, au moment où la campagne électorale scolaire se terminera, alors que le Québec risque d\u2019être plongé en plein changement de gouvernement.On peut douter que de véritables états généraux sur l\u2019éducation puissent se tenir dans ces conditions cet automne, comme le réclament plusieurs organismes.Plus largement, on peut aussi douter qu\u2019on puisse arriver à un consensus, non seulement sur les profils de formation au primaire et au secondaire, mais aussi sur la finalité générale de l\u2019école, sur l\u2019organisation du primaire, du secondaire, du collégial, de l\u2019université, en adéquation avec le marché du travail, compte tenu des multiples groupes d\u2019intérêts patronaux, syndicaux et associatifs qui gravitent dans et autour du réseau.Mais ça, c\u2019est une autre histoire.Pour le moment le président du Conseil supérieur de l\u2019éducation, Robert Bisaillon, faisait savoir hier que ce qui est proposé dans le rapport Corbo est très exigeant et nécessiterait des modifications assez importantes dans le système scolaire pour être mis en application.La CEQ, elle, faisait remarquer que le rapport veut augmenter les exigences du système scolaire, sans pour autant assurer les moyens nécessaires pour favoriser la réussite du plus grand nombre.«Nous en sommes très conscients», de déclarer Fatima Houda-Pépin, une des sept membres du groupe Corbo, qui ajoute que la réussite à l\u2019école dépend de nombreuses conditions que le groupe n\u2019avait pas à analyser, particulièrement le niveau de ressources financières, humaines et matérielles attribuées au système scolaire.En dégageant dans leur rapport six grands domaines d\u2019apprentissage fies compétences méthodologiques, la langue, les mathématiques, l\u2019univers social, la science et la technologie, l\u2019éducation physique et le domaine artistique), les membres du groupe de travail n\u2019ont pas voulu réinventer la roue, disent-ils.«Mais nous avons voulu insister sur le fait que l\u2019école doit être un lieu de développement intellectuel, ajoute Mme Houda-Pépin.Pendant des années, on a demandé à l\u2019école de tout faire, de régler tous les problèmes sociaux.Il faut recentrer l\u2019école comme lieu de formation, de curiosité intellectuelle, de prise en charge de l\u2019autonomie, d\u2019éducation civique, de désir et de plaisir d\u2019apprendre.» Le débat demeure entièrement ouvert sur les moyens que devra prendre l\u2019école pour garantir les conditions nécessaires à ce plaisir d\u2019apprendre.VOIR AUSSI ¦ L\u2019éditorial de Use Bissonnette: Un élégant naufrage.page A 10 P a u l Cauchon ?INDEX Agenda.CIO Les Arts.Cl Avis publics.B10 Classées.Bit Économie.B1 Éditorial.A10 Le monde.A8 Mots croisés.Bit Les sports.B12 LUNDI Jean-Marc Piotte, le preux chevalier de l\u2019égalité MÉTÉO DU WEEK-END Ciel variable avec possibilités d\u2019orages.Max.: 31 et 29 Détails en B10 A Veau de source, s\u2019il vous plaît! Mss PHOTO JACQUES NADEAU TOUT EST BON pour se rafraîchir, et à défaut d\u2019aller se tremper dans les piscines de Montréal, qui ont ouvert leurs vannes hier, Maïté fuiras s\u2019arrose à l\u2019eau de source.La météo prévoit que la vague de chaleur va se poursuivre ce week-end.Mais, comme tout n\u2019est pas parfait, l\u2019alerte au smog a été déclenchée hier sur le territoire de la CUM.Nos informations en page 3.AFGHANISTAN 3 - Kaboul a encore son trois-étoiles L\u2019hôtel Intercontinental, c\u2019est l\u2019histoire en miniature de l\u2019Afghanistan d\u2019aujourd\u2019hui Kaboul est une ville dévastée, à l\u2019image d\u2019un pays ravagé par 15 ans de guerre.Mais dans la capitale, un grand hôtel accueille encore ses clients comme à la belle époque.Ce texte est le dernier d\u2019une série de trois.PAULE ROBITAILLE CORRESPONDANTE DU DEVOIR À MOSCOU Kaboul - Les serveurs portent toujours le smoking et le nœud papillon à la salle à manger de l\u2019hôtel Intercontinental de Kaboul.Le libraire offre toujours les mêmes livres, les mêmes magazines, les mêmes cartes postales que dans les années 70.Les vitrines du bijoutier montrent toujours les mêmes vieux bijoux poussiéreux.Une chambre coûte encore 100$ US même s\u2019il n\u2019y a ni eau chaude, ni électricité, ni téléphone.Et «Nous n\u2019acceptons pas les chèques personnels», peut-on lire à la réception de l\u2019hôtel.A l\u2019intercontinental, il n\u2019y a que la clientèle qui change en plus des quelques roquettes qui ont détruit la moitié de l\u2019endroit l\u2019été dernier.«Nous avons perdu deux étoiles, explique le directeur de l\u2019hôtel, Sakhi Safi.Il nous en reste encore trois».L\u2019Intercontinental, c\u2019est l\u2019histoire en miniature de l\u2019Afghanistan moderne.Le directeur, M.Safi, et la majorité de son personnel travaillent ici depuis 25 ans, depuis l\u2019ouverture de l\u2019hôtel par la chaîne britannique en 1969.C\u2019étaient les années folles de l\u2019Afghanistan, celles du roi Zaher Chah et du président Daoud, des touristes et des hippies qui prenaient le «magic bus» de Londres à Katmandu en passant par Kaboul, et des garden-parties autour de la piscine.En une année, se souvient M.Safi, 10 000 Espagnols, 34 000 Japonais avaient logé à l\u2019hôtel, en plus des Français, des Américains, des Canadiens et des autres visiteurs.L\u2019administration avait acheté quatre DC-10 pour satisfaire à la demande des touristes d\u2019Arabie Saoudite.Il se rappelle des 50 touristes japonais qui, pour un verre de jus, avaient donné 65 dollars chacun au lieu de 65 afghanis, la monnaie nationale, au serveur.«Deux jours après, le garçon était arrivé à l\u2019hôtel au volant d\u2019une Volkswagen toute neuve!» s\u2019exclame M.Safi.«Mais le rêve s\u2019est achevé en avril 1978», confie-t-il en poussant un triste soupir.Cette année-là, le communiste Nour Mohammed Taraki prenait violemment le pouvoir avec l\u2019aide de l\u2019URSS et la longue guerre contre les Soviétiques commençait «Nous avons perdu deux étoiles, il nous en reste encore trois» VOIR PAGE A 12: KABOUL Essence: Kahnawake remporte une manche Il est douteux que les taxes soient perçues dans la réserve SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Les 11 propriétaires de stations-service situées à Kahnawake \u2014 menacées de fermeture définitive pour non-paiement de taxes \u2014 peuvent rouvrir leurs commerces à condition de percevoir et de remettre à Revenu Québec la TPS et la TVQ sur l\u2019essence vendue aux Blancs.Ainsi en a décidé la juge Danielle Grenier, de la Cour supérieure du Québec, dans un jugement déclaratoire rendu hier.L\u2019avocat des propriétaires mohawks, Me Claude Armand Sheppard, soutient que ses clients respecteront l\u2019ordonnance mais à Kahnawake, où les voitures faisaient la file devant les stations 15 minutes après le jugement, des détaillants affirmaient le contraire: les taxes ne seront pas perçues sur l\u2019essence vendue aux Blancs parce que les Amérindiens ne sont pas les percepteurs d\u2019impôts du gouvernement provincial.\t.VOIR PAGE A 12: ESSENCE L\u2019ÉCONOMIE Première baisse des prix .depuis 1955 L\u2019inflation a chuté à -0,2% PAGE B 1 En route pour une campagne d\u2019été L'Assemblée nationale a mis fin à ses travaux hier MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC L* Assemblée nationale a mis fin à ses travaux hier, pa-r vant la voie, d\u2019ici quelques semaines au plus, au déclenchement des élections, qui auront lieu vraisemblablement entre la fin d\u2019août et la fin de septembre, la plus grande partie de la campagne électorale se déroulant pendant l\u2019été.Le premier ministre Daniel Johnson, qui a dressé un bilan dont il se dit «extrêmement satisfait» de ses six mois de règne à la tête du gouvernement, a promis de profiter de cette campagne électorale pour «préciser» quelle serait sa position constitutionnelle, lors d\u2019une reprise éventuelle des négociations à ce sujet au Canada.Son adversaire, le chef du Parti québécois Jacques Parizeau, fait déjà ses choux gras de cette promesse.Au cours des derniers jours, M.Johnson a fait valoir qu\u2019il VOIR PAGE A 12: CAMPAGNE Bertin Nadeau De la gloire à l\u2019opprobre Bertin Nadeau a annoncé cette semaine qu\u2019il se résignait à un plan qui lui fait perdre le contrôle absolu sur Unigesco, son holding qui disparaîtra, d\u2019ailleurs, pour laisser la place à Sodisco-Howden, un grossiste en quincaillerie et sa filiale la plus importante.Considéré dans les années 80 comme une étoile montante de la finance québécoise, l\u2019homme d\u2019affaires et ex-professeur des HEC se voit aujourd\u2019hui pressé par ses créanciers et renié par son mentor, la Caisse de dépôt A-t-il décidé de tirer sa révérence ou amorce-t-il plutôt un repli stratégique qui lui permettra de repousser l\u2019opprobre que lui ont jeté ses alliés d\u2019hier?À lire en page B 3. IL M'Y A PAS DE McDO À ANTICOSTI ! 'rrwt-.-r.T.\u2022.' Srfv ¦3 ¦: jtÊüM ¦ : : ¦¦¦ ¦ .«J '/?ES H memes.observation et interprétation du milieu avec des intervenants spécialisés.Après une halte de quelques heures ou de quelques jours sur l'île, reprenez la mer pour débarquer sur cette Côte-Nord mystérieuse : Havre-Saint-Pierre, Baie-Johan-Beetz, Natashquan.Si cela vous arrange, faites le circuit en sens inverse, les sensations seront les Revenez vers Québec en découvrant les îles Minqan et Tadoussac, Non.Et c'est là une représentation parfaite de la nature sauvage de l'île qui, pour la première fois, accueille les touristes le temps d'une escale inoubliable.Car, il est maintenant possible de boucler le circuit touristique reliant la Gaspésie, l'île d'Anticosti et la Côte-Nord.Montez à bord du «Nordik Passeur» et levez l'ancre pour un séjour hors de l'ordinaire.Vous avez emprunté la route du Bas-Saint-Laurent, découvert ses pittoresques villages et prospecté la Gaspésie : le mont Saint-Pierre, les impressionnantes montagnes Chic-Chocs et le fabuleux parc national Forillon.De Rivière-au-Renard, près de Gaspé, prenez alors la mer avec votre auto, votre roulotte ou.votre sac à dos vers Anticosti pour une traversée riche en découvertes: là où se croisent le majestueux Saguenay et le vénérable Saint-Laurent.Puis, visitez la réputée région de Charlevoix avec ses petites auberges et ses magnifiques points de vue.Quelle que soit votre destination, votre aventure fera de la vague : bélugas, phoques, épaulards, horizon et air salin à profusion.Baie-Johan-Beetz Havre-Saint' V Port-Menier \u2014¦ Le circuit Rivière-au-Renard / Anticosti / Havre-Saint-Pierre / Natashquan est maintenant accessible grâce à Croisières Nordik.Départs dans les deux sens.Le dimanche, croisière aller-retour Rivière-au-Renard / Anticosti.Un service du Groupe Desgagnés inc.Pour tout savoir avant de tout voir, composez sans frais le 1.800*692*8002 tl I II r i LE DEVOIR A :i Un nouveau parti municipal?Claude Dupras et Nick Aufder Mauren préparent l\u2019organisation LAURENT SOUMIS \u2022 LE DEVOIR Candidat défait aux élections municipales en 1986, l\u2019ex-dirl du Parti civique, l'ingénieur t laude Ilupras, songe à se lancer dans la prochaine course à la mairie de Montréal à la tête d'une nouvelle formation politique.Hier midi, M.Dupras et son acolyte, le conseiller municipal Nick Auf der Maur, se sont attablés dans un restaurant de l'avenue du Parc pour débattre haut et fort de cette possibilité.à une coudée de la table de deux journalistes du DEVOIR.Entre deux bouchées, a-t-on pu apprendre hier, le groupe envisage en outre de solliciter des candidatures comme celles de l\u2019animateur de la station radiophonique CJMS.M.Gilles Proulx.Rejoint en après-midi, M.Dupras devait confirmer qu\u2019il participe depuis plusieurs semaines à des réunions avec des organisateurs issus pour la plupart de l\u2019ancien comité électoral de Claude Beauchamp qui s\u2019est lui-même retiré de la course en faveur du candidat Pierre Bourque.«Beaucoup de gens m\u2019approchent pour me faire part de leur insatisfaction actuelle et m\u2019inviter à me lancer.C\u2019est dans cet esprit que je considère ma candidature.» L\u2019ingénieur affirme toutefois que l\u2019éventualité de diviser le vote, et de ce fait d\u2019assurer la réélection du maire Jean Doré, l\u2019invite à beaucoup de circonspection.«L\u2019administration Doré a fait un tort énorme à Montréal.Les Montréalais n\u2019ont pas les moyens de réélire Doré.C\u2019est ce qui me fait hésiter.» Pour le perpétuel transfuge Nick Auf der Maur, «beaucoup de citoyens sont déçus de l\u2019administration de Doré, du retrait de Claude Beauchamp et de la performance de Pierre Bourque.Us veulent des gens compétents qui connaissent les choses municipales».A cinq mois des élections, l\u2019ingénieur Dupras affirme n\u2019avoir aucun échéancier personnel et se laisse encore plusieurs semaines avant de prendre une décision finale.«On a le temps en masse, de dire M.Dupras.J\u2019ai une expérience; j\u2019ai mes politiques.» EN BREF ?LES PISCINES SONT OUVERTES (Le Devoir) \u2014 Chaleur oblige, les piscines de Montréal ont ouvert leurs portes hier avec une semaine d\u2019avance.Avec la chaleur torride, les gens bien informés faisaient la file pour aller piquer une tête dans l\u2019eau fraîche.Ce n\u2019est qu\u2019à 15 heures que les piscines ont été prêtes à accueillir le public.Aujourd\u2019hui, elles sont cependant ouvertes aux heures normales, de llh30 à 20h30.Seules deux piscines n\u2019ont pu rafraîchir les gens du quartier, toutes deux situées dans Saint-Michel: François-Per-, reault est en rénovations et n\u2019ouvrira pas avant le 24 juin.A Sainte-Lucie, il manque une perche, qui doit être trouvée ce matin.Il en coûte 2,50 $ à un adulte pour se baigner la fin de semaine dans les piscines de Montréal, qui sont gratuites la semaine.-?- L\u2019ARMÉE SUR LE PONT JACQUES-CARTIER (Le Devoir) \u2014 Véhicules blindés des années 50, camionnettes qui ne sont déjà plus toutes jeunes et véhicules amphibies dernier cri pourront être vus et examinés cet été dans le Vieux-Port de Montréal.L\u2019armée canadienne présente, du 28 juin au 7 août, une exposition des véhicules militaires de 1944 à nos jours, question de commémorer à sa façon le débarquement de Normandie.Une vingtaine de ces véhicules, en provenance de la base militaire de Saint-Hubert, prendront d\u2019assaut le pont Jacques-Cartier lundi matin vers 5h30, pour ensuite emprunter entre autres la rue Delorimier, le boulevard René-Lévesque et la Côte du Beaver Hall pour se rendre au hangar no 16, près du quai de l\u2019Horloge, là où se tiendra l\u2019exposition.îiïïlMIÎlï .31 IIIIIBSBÜI I I ABBESS r,niB l\u2019HOTO JACQUES NADEAU Pour pallier la présence de smog plus dense, le service d\u2019environnement de la CUM suggère aux automobilistes de ne pas rouler trop vite Alerte au smog à la CUM Les personnes âgées souffrent le plus de la canicule MARTINE TURENNE LE DEVOIR La canicule qui sévit depuis quelques jours à Montréal a fait s\u2019accroître la quantité de smog dans le ciel de la métropole, au point où la Communauté urbaine de Montréal a lancé une alerte, jeudi.«Ce n\u2019est pas du tout une situation alarmante, a dit hier José Lopez-Gastey, du service de l\u2019environnement de la CUM, mais nous surveillons tout ça de près.» Le smog était bien visible, hier matin, au-dessus de Montréal, au point où certains édifices du centre-ville baignaient dans un brouillard opaque.La chaleur intense, jointe à l\u2019ensoleillement, sert de catalyseur aux contaminants urbains, polluants organiques ou chimiques.«Le smog est une réaction photochimique», dit M.Lopez-Gastey.L\u2019alerte de la CUM est lancée lorsque deux conditions sont remplies: une concentration de 130 microgrammes de substances chimiques par mètre cube pendant au moins trois heures et des conditions météorologiques qui favorisent la conservation de l\u2019ozone au sol.A l\u2019heure actuelle, les deux conditions sont remplies.Pour pallier la présence de smog plus dense, le service d\u2019environnement de la CUM suggère aux automobilistes de ne pas rouler trop vite et de s\u2019assurer que leur moteur est au point En fait, il serait préférable, dit M.Lopez-Gastey, que tout le monde se promène en transport en commun, mais, bon.Autre chose à éviter l\u2019utilisation de peinture ou de solvant dont les vapeurs accentuent l\u2019effet de smog.La chaleur intense, qui a pris la métropole d\u2019assaut, apporte son lot d\u2019inconfort, particulièrement chez les personnes souffrant de maladies respiratoires ou de problèmes cardiaques.Les urgences des hôpitaux ont connu une affluence de ces cas ces derniers jours.Mais les plus touchées par les grandes chaleurs sont les personnes âgées.Dans certains centres d'accueil, comme celui de Gouin, à Montréal, on a même carrément annulé une sortie, hier, à cause de la canicule.«On essaie de faire bouger nos gens le moins possible, dit Hélène D\u2019Amour, directrice du centre, notre principale activité consistant à faire boire de l\u2019eau! Quand il fait chaud comme maintenant, nos pensionnaires ont souvent les jambes enflées et de la difficulté à respirer.» Ne rien faire est l\u2019attitude la plus sage pour les personnes âgées, confirme le Dr Catherine Kissel, gériatre à l\u2019hôpital Saint-Luc, qui souligne qu\u2019il y a toujours recrudescence de la mortalité durant les'vagues de chaleur.«En vieillissant, dit-elle, nos mécanismes de défense contre la chaleur ou le froid diminuent.Il est difficile pour une personne âgée de conserver son corps à une température adéquate.» Les gens âgés perdent aussi la soif, ils n\u2019ont pas le goût de boire, et se déshydratent ainsi rapidement.Ils doivent donc boire beaucoup d\u2019eau, même s\u2019ils n\u2019en ont pas envie.Il faut aussi éviter, dit le Dr Kissel, de faire de l\u2019exercice ou même de sortir marcher aux heures les plus chaudes de la journée.«Bien sûr, l\u2019idéal est de rester à l\u2019air conditionné.» Le Dr Louis Drouin, de la Régie régionale de la Santé et des Services sociaux de Montréal-Centre, recommande aussi d\u2019éviter les boissons alcoolisées, qui déshydratent l\u2019organisme, et de boire de l\u2019eau salée, qui supplée à la perte de sueur.«La situation n\u2019est pas alarmante mais il fait très chaud, et vaut mieux ne faire aucun exercice.» .>W\u2018« Le Saint-Sulpice en émoi PHOTO JACQUES NADEAU La Ville affirme qu\u2019une partie de la terrasse du bar Saint-Sulpice lui appartient.Hier matin, elle a récupéré son bien manu militari.RACHEL DUCLOS LE DEVOIR Le réveil du populaire bar Saint-Sulpice, situé rue Saint-Denis, a été particulièrement brutal hier.Une vingtaine d\u2019ouvriers de la Ville de Montréal s\u2019y sont pointés vers 9h30 pour démolir une partie de la clôture de la terrasse arrière pour récupérer un bout de ruelle qui appartient à la Ville.Il faut le voir pour le croire.La Ville a récupéré une nielle qui n\u2019en est pas une.Le pavé uni de l\u2019enclave dans la terrasse du Saint-Sulpice débouche sur un bout de gazon, au milieu duquel trône un escalier.Plus loin, un étroit passage où les résidants stoc-, kent du bois de chauffagç.Puis la «ruelle» tourne, vers la rue Emery, en demeurant aussi étroite.Des conteneurs à déchets la bordent et aucune voiture ne peut y circuler.«Son mur était dans une ruelle.La Ville a le droit d\u2019enlever ce qui est mis sur le domaine public.On a remis la ruelle en état», explique François Lemay, chargé de communications au module des permis et inspections.Pour la Ville, cette action est un moyen de pression pour faire respecter son règlement qui dit qu\u2019une terrasse ne peut dépasser 50 % de la superficie d\u2019un bar.L\u2019an passé, suite à un jugement le Saint-Sulpice a dû réduire sa terrasse de moitié.Mais cette année, il a refrisé de se soumettre.«Je voulais acheter le bout de ruelle, comme je n\u2019ai pas eu de réponse satisfaisante, j\u2019ai décidé d\u2019ouvrir la terrasse au complet», dit le propriétaire, Maurice Bourassa.La Ville a donc envoyé, par huissier, un avis qui spécifiait que M.Bourassa devait se conformer au permis émis dans les 24 heures sinon «des poursuites seront intentées quotidiennement par la compagnie et ses administrateurs tant que durera l'infraction.» Démolir une clôture pour récupérer un bout de ruelle ne faisait pas partie des mesures répressives indiquées dans la lettre.«C\u2019est un autre moyen d\u2019action qui va de pair», se contente de dire François Lemay.LIBRAIRIE LE BOUQUIN Heures d\u2019ouverture: lundi, mardi, mercredi: 9h à 20h, jeudi, vendredi: 9h à 21 h, samedi: 9h30 à 17h 395,Boul.Cartier, Laval Tél.: (514) 688-6036 Fax: (514) 688-8844 Nous vendons les publications du gouvernement du Québec: -\tlois, règlements -\tlivres administratifs, techniques -\tlivres d\u2019art, etc.Commandes téléphoniques acceptées.CONCESSIONNAIRE DES PUBLICATIONS DU QUEBEC ART CANADIEN & ART INTERNATIONAL 71 MEUBLES des Xtfllle et XlXe siècles, OBJETS D\u2019ART BIJOUX, TAPIS, COLLECT ABIES PAUL-VANIER BEAULIEU (1910- ) Provenant de diverses collections privées et successions SALON ÉPOQUE NAPOLÉON III VENTE GÉNÉRALE et LIVRES DE RÉFÉRENCE EXPOSITION les 17 et 20 juin de 12h A21h& les 18 et 19 juin de 12hà 17h (ÉG0R DE SAINT HIPP0LYTE Hôtel des Encans, 2825 rue Bates, Montréal INFORMATION : 344-4081 Peter Gabriel sur la Main Ce soir,; sur grand écran extérieur, le must du Festival du nouveau cinéma artistes se déplacent dans le sillage de Peter Gabriel.Les gens croient ODILE TR K M H LAY LE DEVOIR Mélangez une chaleur extrême.des chapeaux de i>.iillr suides deux pour 20 dollars à la vente-trottoir.une foule assise |>ar terre au coin de Saint-I^iurent et Guilbault, et le spectacle de Peter Gabriel mis en scène par Robert Lepage, fixé sur la pellicule par François .Girard et projeté sur le grand écran extérieur devant le Café Méfiés.Brassez le tout, et vous aurez à Montréal le must de samedi au Festival du nouveau cinéma.üt Main a pris un coup d'animation cette semaine.Ce soir, la voix de Peter Gabriel va peut-être même couvrir les bruits de la rue.Le film-concert qui devrait faire courir les groupies s\u2019intitule Secret World et le cinéaste François Girard rencontrait hier les journalistes pour en causer.Précisons que le spectacle fut tourné à Modena en Italie, lors de la tournée européenne du doux rocker Peter Gabriel.On connaît François Girard pour ses désormais célèbres et si réussis Trente-deux films brefs sur Çlenn Gould.Ces regards fragmentés sur un virtuose lui valaient entre autres, l\u2019automne dernier à Toronto, de se faire approcher par l\u2019équipe de Gabriel pour tourner un film-concert.Robert Lepage, qui avait signé la mise en scène du spectacle du chanteur-perfomer, avait parlé de l\u2019un à l\u2019autre et la triple alliance fut scellée.Des films-concerts, il y en a eu beaucoup.Prince, Pink Floyd, The Band, U2 ont donné, sans compter les autres.Difficile de renouveler le genre.C\u2019est du moins ce que s\u2019est dit François Girard, après avoir visionné tous les «classiques» de l\u2019espèce.Il a constaté que la plupart des réalisateurs essayaient d\u2019échapper au spectacle comme tel, pour créer un reportage parallèle, insérer des courts métrages, entrer dans l\u2019écran.Girard s\u2019est jüré d\u2019aller en sens inverse: enfiler les souliers du spectateur et assister avec ses yeux au spectacle sur scène.Pour les fins du tournage, le cinéaste-avait besoin que le concert soit joué deux soirs à la même place.Le film condense donc deux spectacles.Modena en Italie remplissait toutes les conditions.Va pour Modena.«Pendant quelques semaines, on a suivi la tournée de Peter, explique Girard.Une équipe de concert rock, c\u2019est comme à celle d\u2019un tournage: une sorte de bulle.80 techniciens et que les musiciens de rock mènent des vie de barreaux de chaise.Pas Peter Gabriel et son groupe, toujours urchidisciplincs, ultraprofes-sionnels.Peter fait sa balade en vélo tous les jours.Il a un rapport très cool avec son monde.» Girard s'est inséré là-dedans, comme un œil témoin.Secret World, ce sont douze caméras installées en des points stratégiques, et une esthétique variant selon les thèmes, les rythmes des chansons.L\u2019une ou l'autre ou quelques-unes des caméras se mettaient alors en branle, ici pour «gi-gantiser» le visage du chanteur ou de sa chanteuse, là pour un plan séquence de trois minutes et demie en traversant une passerelle avec Peter Gabriel (sur Across the River) , ailleurs pour capter l'image vidéo en arrière-fond.Une scène carrée, la passerelle et une scène ronde composaient les éléments fixes du décor: «Les sept musiciens pouvaient apparaître n\u2019importe où sur cette grande surface.Le film réclamait une logistique étudiée et des déplacements constants d\u2019objectifs.Idéalement, j\u2019aurais eu besoin de 35 caméras.» Un arbre, une cabine téléphonique, une passerelle, un écran vidéo et Peter Gabriel se déplaçant d\u2019un point à l\u2019autre avec son bâton de pèlerin: La mise en scène de Robert Lepage peut sembler bien sage aux familiers de ses pièces de théâtre.«Mais pour un concert rock, le spectacle possède une grande théâtralité, précise Girard.Tous ses éléments de langage familiers à Lepage sont présents: la traversée du Styx, le travail sur l\u2019écran.Dans ma réalisation, j\u2019ai voulu épouser cette théâtralité-là.» Il désirait aussi éviter les classiques plans des fans en délire, glissés ici et là entre les «tounes», pour combler les trous du montage.«Le public a 4000 heures de télé dans le corps, il connaît tous les trucs écu-lés.J\u2019ai préféré montrer la foule comme une tapisserie en arrière-plan.» Girard a tourné son film en 16 mm, mais il n\u2019existe de Secret World que des copies vidéo.«La distribution se fera en vidéocassettes ou à la télé.Il n\u2019y a plus de marché en salles pour le film de rock», précise le cinéaste.Dans ce champ comme dans les autres, l\u2019audiovisuel est en pleine mutation.FESTIVAL INTERNATIONAL DU NOUVEAU CINÉMA ?VIDÉO DE MONTRÉAL Renald Legendre E DICTIONNAIRE /Actuel DE L'ÉDUCATION Dorénavant, pour réinventer l'école, pour stimuler la créativité, pour susciter la concertation, pour faciliter la communication, pour optimiser la résolution de problèmes, pour développer la compréhension de son domaine, pour professionnaliser des pratiques pertinentes, pour assurer l'évolution de ses savoirs et de scs activités, pour dynamiser une sphère vitale pour la personne et la société, pour .participer de plein droit à (interdisciplinarité, pour relever les défis de la qualité, pour accéder à la maturité, .f' l'éducation dispose d'un vocabulaire qui est je sien.ISBN 2-7601-3337-0 (I 536 p.) 49,95 $ f /fe/Ol mis LeX1QVE S\"»\"»* LIBRAIRIE GUERIN UNIVERSITAIRE-UQAM 335, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) Tél.: (514) 284-2210 Télécopieur: (514) 284-1849\t, LIBRAIRIE GUÉRIN UNIVERSITAIRE ET COLLEGIAL 168-170, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2X 1K9 TéL: (514) 861-5647 Télécopieur: (514) 861-5307 LIBRAIRIE GUÉRIN 4560, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2L3 Tél.: (514) 849-1112 Télécopieur: (514) 849-6360 LIBRAIRIE GUÉRIN 4440, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2L1 Tél.:f514) 843-6241 LIBRAIRIE GUÉRIN Station Métro-Longueuil Longueuil (Québec) J4K 2T4 Tél.: (514) 677-6525 Montréal Toronto guerm 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Tél.: (514) 842-3481 Téléc.: (514) 842-4923 L K U K V ü I B , LES SAMEDI I K ET DIMANCHE ID JUIN I D D 4 A 1 ACTUA LUES La Sainte-Flanelle à roulettes Le roller-hockey, une affaire de gros sous LAURENT SOUMIS LE DEVOIR Depuis cette semaine, un nouveau sport professionnel a lait son entrée à Montréal, le roller-hockey, une version sur patins à roulettes du sport national des Québécois.Que n'inventerions-nous pas pour prolonger de quelques semaines durant l'été (\u2019interminable saison de la Ligue nationale de hockey?Mais à en juger de la présence, jeudi soir au Forum, de quelques duc milliers de spectateurs pour le premier match à domicile des Roadrunners de Montréal, il y a définitivement un marché pour la Sainte-Flanelle sur roulettes.C\u2019est d'ailleurs ce qu\u2019ont compris les trois actionnaires québécois qui ont déboursé en octobre dernier les 125 000 dollars américains nécessaires à l\u2019entrée du club montréalais au sein de la Iigue internationale du roller-hockey.Avec ses associés, (ex-hockeyeur Bob Sirois et l\u2019avocat Claude Brisson, M.Marcel Raymond croit dur comme fer qu\u2019il y a de l\u2019argent à faire avec le roller-hockey.«Ce sport en est un d\u2019avenir, expliquait-il hier.C\u2019est une folie qui s'inscrit dans la vague du patin en ligne |xmr les gens qui ont le hockey dans le sang.» Car avant d\u2019être une affaire de roulettes, le roller-hockey est aussi une affaire de gros sous.Selon le National Sporting Goods Associatiqn, le nombre d\u2019adeptes du roller-hockey dépasse aux Etats-Unis \u2014 climat oblige \u2014 celui des fervents qui pratiquent le hockey sur glace.On parle ici de 18,4 millions de patineurs qui génèrent plus d\u2019un milliard de dollars en ventes annuelles de patins a roues alignées et produits dérivés.Chez nos voisins du sud, la pratique de ce sport a pratiquement doublé entre 1988 et 1992.Selon i\u2019American Sport Data, environ 40 % des patineurs s\u2019adonnent à leur plaisir 25 fois par année.C\u2019est aussi un marché de jeunes consommateurs \u2014 94 % des patineurs ont moins de 35 ; ans\u2014et de consommatrices (46 %).Au Québec, le nombre de patineurs est passé en deux ans de 6000 à 300 000.Déjà l\u2019ouverture de 300 patinoires d\u2019été a généré 200 emplois et plus de 400 autres dans l\u2019industrie manufacturière.Les projections font état d\u2019un chiffre d\u2019affaires de 150 millions de dollars cette année et de 225 millions de dollars l\u2019an prochain.Dans un tel environnement, la mise de fonds initiale des trois actionnaires des Roadrunners de Montréal apparaît bien minime comparativement aux possibilités de profits.Il n'en coûte à chacun des 24 clubs que 4000 dollars (US) par mois pour défrayer les frais d\u2019administration de la ligue internationale de roller-hockey.Au surplus, la saison dure à peine deux mois et demi.En revanche, les équipes doivent débourser 88 000 dollars il S) pas saison poiu i(instituer un tonds destine a ho nifier le salaire des 14 joueurs de chacune des formations.Il faut (lire aussi que le roller lioekev échappé a Huila lion salariale qui atteint des sommets délirants dans les ligues nationales de lux kev et de baseball.les joueurs reçoivent a peine 180 dollars (l S) par se maine,mais la bourse totale de 2,1 millions dollars (US) qui est distribuée aux meilleures équipes et aux meilleurs joueurs çjui se rendent aux séries finales laisse quand même miroiter la possibilité d\u2019une bonne récompense.Avec un budget de dépenses de 800 000 dollars, le club montréalais doit attirer un minimum de 5000 spectateurs \u2014 la moitié de la foule présente au premier match jeudi dernier\u2014pour faire ses frais.Au Forum, les billets se détaillent à cinq dollars (section bleue), 11,50 dollars (blanche), et 27,50 dollars (rouge); les billets de saison se vendent à 60,138 et 330 dollars.En plus des droits de télédiffusion sur le marché local, l\u2019équipe de Montréal peut aussi s\u2019appuyer sur une plus d\u2019une vingtaine de commanditaires \u2014 la plupart sont des manufacturiers \u2014 qui ont amené une contribution moyenne de 20 000 dollars.Les Roadrunners ont également conclu des ententes de promotion avec trois stations de radio et deux quotidiens, et leurs matchs sont télédiffusés sur RDS, TSN, ESPN 1 et 2.L\u2019an dernier, de grandes chaînes américaines comme McDonald\u2019s, Coca-Cola, Gillette Canstar et Karhu n\u2019ont pas hésité à accoler leur logo à celui la nouvelle ligue internationale.Lors de cette saison inaugurale, 34 millions de foyers ont pu suivre les matchs sur Hagen Network, Sports Channel et Prime TicketDans les 12 premières villes franchisées, les parties ont attiré pas moins de 346 610 amateurs.Avec l\u2019expansion prise cette année, la ligue compte maintenant quatre divisions d\u2019un océan à l\u2019autre qui rassemblent quatre clubs canadiens et 20 autres américains, et tout semble encore possible.Débordant d\u2019optimisme, Marcel Raymond et ses associés ont d\u2019ailleurs eu la prévoyance de s\u2019assurer des droits territoriaux pour la région de la Vieille Capitale.Et si l\u2019expérience de Montréal s\u2019avère concluante, la Ville de Québec aura elle aussi ses porte-couleurs dès juin prochain.PHOTO JACQUES NADEAU Les Roadrunners inauguraient jeudi soir leur saison à domicile en présence de 10 000 spectateurs.Aux États-Unis, la pratique du roller-hockey a pratiquement doublé entre 1988 et 1992.Los Angeles (AP) \u2014 O.J.Simpson est en fuite après avoir été inculpé, hier, du meurtre de son ex-femme et d\u2019un de ses amis.Le policier David Gascon a déclaré qu\u2019on t s\u2019attendait à ce que Simpson, ancien joueur vedette des Bills de Buffalo, se livre lui-même en matinée mais, en milieu d\u2019après-midi, il était toujours introuvable.«Le service de police de Los Angeles recherche activement M.Simpson», a-t-il affirmé.Gascon a précisé que la police s\u2019était entretenue avec l\u2019avocat de Simpson, Robert Shapiro.Il a ajouté qu\u2019il ignorait quand Shapiro avait parlé pour la dernière fois à Simpson.«Nous avons exprimé notre consternation et nous lui avons indiqué que nous nous attendons à voir M.Simpson dans les meilleurs délais», a ajouté Gascon.0.J.Simpson en fuite PHOTO AP Simpson en compagnie de son ex-épouse Nicole Brown.Inculpé de deux meurtres Consultation sur la restructuration scolaire Aucune école ne souhaite le maintien du statut confessionnel de la CECM PAUL CAUCHON LE DEVOIR La grande majorité des écoles montréalaises se montrent favorables à la transformation de la CECM en commission scolaire linguistique, et aucune école ne tient à maintenir le statut confessionnel de la CECM.C\u2019est ce qui ressort des résultats de la consultation sur la restructuration scolaire qui avait été menée en mai dernier auprès de toutes les écoles de la CECM, et dont les résultats ont été envoyés hier au comité Kenniff, qui doit conseiller à la fin juin le gouvernement québécois sur l\u2019éventuelle application de la loi 107 sur la restructuration scolaire.On se rappelle que cette consultation, qui devait d\u2019abord se terminer à la mi-juin, a été bouleversée le premier juin dernier alors que dans une volte-face surprise le président de la CECM, François Ouimet, appuyait une proposition de principe en faveur de la déconfessionnalisation de la CECM.La proposition adoptée le premier juin au Conseil des commissaires de la CECM prévoyait également d\u2019étendre la consultation publique jusqu\u2019à l\u2019automne prochain.Le président de la CECM, François Ouimet, a tout de même remis nier au comité Kenniff les résultats complétés de la consultation, qui portait alors sur quatre scénarios proposés par la direction de la CECM.Cent-quarante écoles de la CECM avaient signifié leur intention de participer à la consultation, et neuf d\u2019entre elles ont décidé de se prévaloir de la prolongation de la période de consultation jusqu\u2019à l\u2019automne.Les résultats transmis hier portent donc sur 131 écoles.Aucune école n\u2019a appuyé le premier scénario de la consultation, qui proposait de maintenir le statut confessionnel de la CECM.Quatre-vingts écoles, soit 61,1 % du total, ont appuyé le deuxième scénario, celui prônant la création d\u2019une commission scolaire linguistique.Vingt-quatre écoles, soit 18,3 %, ont appuyé le troisième scénario, que M.Ouimet semblait alors privi- légier, celui d\u2019une commission scolaire avec double identité, à la fois confessionnelle et linguistique.Et 18 écoles, soit 13,7 %, se montraient en faveur du quatrième scénario, le statu quo, la plupart d\u2019entre elles ne voyant pas l\u2019utilité de discuter de structures scolaires alors que plusieurs autres problèmes doivent être réglés dans les écoles.Enfin, neuf écoles ont proposé d\u2019elles-mêmes un autre scénario, imprévu celui-là.Par exemple, une école prônait un système entièrement laïc.D\u2019autres écoles souhaitaient imposer un moratoire sur toute cette question.Il est à noter que parmi les 131 écoles, 20 proviennent du secteur anglophone de la CECM: 16 d\u2019entre elles sont en faveur d\u2019une commission scolaire linguistique anglophone, quatre prônant une commission à double identité.Le Comité central des parents de la CECM, enfin, a tenu à appuyer l\u2019idée d\u2019une commission scolaire linguistique, rqais avec garanties confessionnelles tel que prévu dans la loi 107.Plaintes déposées par Robert Obadia Obadia: Le Conseil de presse donne raison au DEVOIR LE DEVOIR Le Conseil de presse a donné raison au quotidien LE DEVOIR et à son journaliste Gérard Bérubé quant à trois plaintes déposées par le président de la défunte Na-tionair, Robert Obadia.Dans sa décision, le «Conseil de presse rappelle à M.Obadia que le choix d\u2019un sujet, ainsi que la façon de le traiter, relèvent de la prérogative des médias; et qu\u2019il ne peut interdire au journaliste Gérard Bérubé et au DEVOIR de s\u2019intéresser à ses activités publiques, et de dénoncer des situations lorsqu\u2019ils le jugent à propos, sans faire de censure et ainsi priver le public de son droit à l\u2019information.» Le Conseil indique également qu\u2019il n\u2019a pu retenir le grief à l\u2019effet que M.Bérubé était en conflit d\u2019intérêts, «cette accusation n\u2019étant supportée par aucune preuve».M.Obadia déposait une plainte contre LE DEVOIR et son journaliste pour chacun des trois articles, écrits entre le 7 juin et le 25 octobre 1993.Essentiellement, M.Obadia a reproché au journaliste de lui imputer la fondation, en secret, d\u2019un nouveau transporteur aérien (Fortu-nair) et de lui attribuer une fortune personnelle de 15 millions de dollars, sans avoir cherché à vérifier ces renseignements auprès de lui.Le Conseil de presse note cependant que le journaliste aurait pu insister pour obtenir la version des faits de M.Obadia, ou qu\u2019il appuie ses affirmations sur des docu- j-ments, les sources qu\u2019il a utilisées étant en majorité anonymes.Cependant, M.Obadia «n\u2019a pas vraiment livré ni Fi voulu fournir au Conseil les.renseignements suscep- g tibles de supporter sa thèse».CONCOURS DE PHOTOGRAPHIE C\u2019ÉTAIT MONTRÉAL Photographes amateurs attention.Préparez vos clichés et surveillez nos pages dans les jours qui viennent.T994 LE DEVOIR Michel Dupuy au sujet de Radio-Canada Objectivité et promotion du Canada sont compatibles JEAN DION DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA La Société Radio-Canada doit faire preuve d\u2019«objectivité», ce qui ne va pas nécessairement à l\u2019encontre de son mandat de «promotion des avantages du Canada», croit le ministre du Patrimoine canadien Michel Dupuy.«On peut y exprimer tous les points de vue, mais finalement cette liberté d\u2019expression ne doit pas engager les gens de Radio-Canada dans des querelles politiques.Ils sont là pour faire connaître la pensée de tous les secteurs de la population.C\u2019est ainsi, en nous comprenant les uns les autres, que l\u2019on favorise l\u2019identité du Canada», a déclaré hier M.Dupuy.Lors d\u2019un bref point de presse, le ministre a déployé de véritables trésors d\u2019ambiguïté pour commenter les récentes déclarations d\u2019autres ténors libéraux sur le rôle de la société de la Couronne, particulièrement dans l\u2019hypothèse d\u2019un référendum sur la souveraineté du Québec.Selon M.Dupuy, la loi qui régit les activités de la SRC stipule essentiellement que le diffuseur «doit encourager une compréhension mutuelle et développer le sens de l\u2019identité» canadienne.Or, l\u2019«identi-té, quand on la partage tous, ce n\u2019est pas loin de travailler ensemble et de faire partie d\u2019un même pays».Toute cette histoire a commencé cette semaine lorsque le président sortant du conseil d\u2019administration de Radio-Canada, Patrick Watson, a décla- ré dans une entrevue que des membres de l\u2019entourage de Brian Mulroney l\u2019avaient approché pendant la campagne référendaire sur l\u2019accord de Charlottetown, à l\u2019automne 1992.De protestations en suggestions subtiles, on cherchait ainsi à influencer le contenu de certaines émissions, surtout les bulletins d\u2019information et les émissions d\u2019affaires publiques, a laissé savoir M.Watson \u2022mercredi.Le lendemain, la députée bloquis-te Suzanne Tremblay se levait aux Communes pour demander s\u2019il était dans les intentions du gouvernement actuel d\u2019agir de manière similaire à l\u2019aube d\u2019une nouvelle bataille sur l\u2019avenir du Québec.Le premier ministre Jean Chrétien a répondu par la négative, mais il a rappelé que Radio-Canada avait «l\u2019obligation (lé- jf gale) de renseigner les gens sur les [ avantages que présente le Canada», j Un peu plus tard, en point de presse, la vice-première ministre Sheila j Copps déclarait de son côté que la SRC avait pour mandat de «promouvoir l\u2019unité canadienne».Il n\u2019en fallait pas plus pour écorcher les susceptibilités de «la maison»; hier, son président Tony Ma-nera a d\u2019ailleurs clairement fait savoir qu\u2019il désapprouvait cette approche, que la SRC n\u2019avait pas à prendre parti dans quelque débat que ce soit à cet égard.Quant à M.Dupuy, il a qualifié les propos de Mme Copps d\u2019«interpré-tation», tout en appelant à ne pas s\u2019embrouiller dans les distinctions byzantines entre l\u2019unité nationale et l\u2019identité canadienne. 111111 : ; , ; .¦ '\tj\t; : 3gg|s5H ' \u2022\" j$8gg| .' \u2022' ¦ ¦ :¦ \t\t\t I mm W**£: , : : %, - y&ÎM&M Tf * f : , - - : .CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR Portrait fidele de la femme indépendante, on devine un être passionné - cette femme est libre Th ¦\tm Personnifiant l'Art déco, elle est une protagoniste importante de cette génération de l'entre-deux-guerres.Dans les milieux mondains d.u début du siècle, elle séduit autant par sa peinture'que sa beauté.Tamara de Lempicka peint la réussite sociale d'une classe qui n'a pour- but que le plaisir.' Après son divorce d'avec Tadeus Lempicki, elle se remarie au- baron Raoul ¦ Ku'ffner en 1 9 34 , puis elle émigre aux États-Unis et habite Beverly Hills.C'est finalement au Mexique en 1980 que ses cendres seront jetées dans un volcan, comme da.ns un dernier geste/ à la fois noble et spectaculaire.L'exposition Tamara de Lempicka réunit, plus de.50 oeuvres.Organisée par le Centre culturel Alessa-ndra Borghese, à Rome, elle est.présentée en exclusivité au Musée das beaux-arts de Montréal.\t¦ -.Tamara de Lempicka Une femme libre D u juin au 2 octobre 1994 Le Musée est ouvert du mardi au dimanche, de 11 h à 18h (jusqu'à 21 h le mercredi)\t, Pavillon Benaiah Gibb, 1379, rue Sherbrooke Ouest (autobus 24 ou station dte métro Guy-Concordia).Info: (514) 285-1600.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTREAL A G I.K l) K V 0 I K I.K S SA M K I) I I K HT Di M A N (\u2019 Il K I il JUIN (DUT LE POLITIQUE Santé: les anglophones sont bien traités, dit Russell Williams ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le député de Nelligan et adjoint parlementaire à la ministre de la Santé et (les Services sociaux, M.Russell Williams, se dit satisfait du niveau de prestation de services en anglais dans les établissements de santé au Québec.«Nous avons un système de santé qui répond très bien aux besoins de la communauté, mais nous pouvons toujours améliorer les services en anglais», a commenté hier M.Williams, à l\u2019occasion de la réunion du Comité provincial sur la prestation de services en langue anglaise à Montréal.Le député a d\u2019ailleurs annoncé hier ue les seize régies régionales créées ans la foulée de la réforme de la Loi sur les sendees de santé devront revoir à compter du 2 septembre prochain leurs programmes d\u2019accès aux services de santé et aux services sociaux pour les personnes d\u2019expression anglaise.Cette révision est prévue dans la Loi sur la santé et les services sociaux qui exige que les programmes soient ajustés au moins à tous les trois ans.De- puis l\u2019adoption des premiers programmes d\u2019accès en 1989, le gouvernement a évalué que le système de santé avait connu des changements assez majeurs pour justilicr une revi sion statutaire aux trois ans.Ces programmes, autrefois élaborés par les conseils régionaux de la santé et des services sociaux, doivent être adaptés aux nouvelles réalités géographiques des régies régionales.Par ailleurs, M.Wiliiams a soutenu que les plaintes émanant de citoyens concernant la prestation de services de santé en anglais sont minimes.Mais en dépit des nets progrès réalisés au cours des dernières années, il y aura toujours place à l\u2019amélioration, a dit ce dernier.Le droit des personnes d\u2019expression anglaise à des services dans leur langue a été réglementé par une loi en 1986.En 1988,79 établissements reconnus en vertu de la Charte de la langue française ont été désignés pour rendre des services en anglais.Un an plus tard, en vertu de onze programmes d\u2019accès approuvés par le gouvernement, 170 autres établissements se sont engagés à dispenser une partie ou, à certaines occasions, la totalité de leurs services en anglais.Ottawa réduit sa flotte d\u2019avions Challenger JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA Le gouvernement fédéral a décidé de serrer la vis dans l\u2019exploitation de ses appareils Challenger destinés au transport des personnalités.La flotte de six avions sera ainsi réduite à quatre, certaines activités comme la livraison des bagages seront privatisées et une diminution importante du personnel de navigation et d\u2019entretien sera effectuée, ce qui permettra à H- Ottawa d\u2019économiser quelque 24 millions de dollars au titre du Service de vols d\u2019affaires (SVA), a annoncé hier le président du Conseil du Trésor Art Eggleton.Le SVA, géré par la Défense nationale, met des Challenger à la disposition du premier ministre, des ministres et du gouverneur général, de même que de la famille royale et de dignitaires étrangers en visite au Canada L\u2019an dernier, son coût de fonctionnement s\u2019est élevé à 41 millions de dollars.Dans son rapport annuel 1993, le vérificateur général Denis Desautels avait sévèrement critiqué les méthodes de comptabilisation utilisées par Ottawa pour déterminer les coûts d\u2019exploitation des Challenger.Il avait également recommandé la tenue d\u2019une étude d\u2019ensemble sur le fonctionnement d\u2019un tel système, à laquelle le gouvernement a consenti et dont les conclusions ont mené aux mesures rendues publiques hier.M.Eggleton a observé que dans un pays aussi vaste que le Canada, la nécessité du SVA ne faisait aucun doute.Les ministres qui doivent se rendre dans des régions éloignées des grands centres ou dont l\u2019horaire rend impossible l\u2019utilisation de vols commerciaux en ont besoin, a-t-il dit Néanmoins, comme c\u2019est la consigne depuis quelques mois, «il est tout à fait clair que les vols commerciaux doivent être le premier choix.Pour emprunter un Challenger, il faudra avoir de bonnes raisons», a dit M.Eggleton, qui parle d\u2019un service à utiliser «avec fiîigalité».Vertement dénoncé par le Parti réformiste, le recours aux Challenger a déjà mis certains membres du cabinet dans l\u2019embarras.Au début de l\u2019année, le ministre des Affaires intergouvemementales Marcel Massé s\u2019était retrouvé dans l\u2019eau chaude après avoir utilisé le SVA pour aller donner des conférences à Boston et à la Nouvelle-Orléans.Néanmoins, M.Eggleton a refusé hier de parler d\u2019«abus» comme motif de la mise en place de nouvelles mesures.Outre la cession au ministère de la Défense de deux appareils, les économies proviennent du transfert à Transports Canada de la responsabilité de î\u2019entretien et de la réduction de onze à six du nombre d\u2019équipages.On abolit en outre la politique consistant à garder un appareil en attente (stand-by), qui permettait d\u2019obtenir un appareil à trois heures d\u2019avis; dorénavant, les ministres devront réserver 48 heures à l\u2019avance.UN CHOIX TRÈS IMPORTANT En vue de la prochaine élection, le Parti Libéral nous suggère de lire son programme ainsi que celui du Parti Québécois.Nous devrions aussi lire attentivement comment le parti DÉVELOPPEMENT QUÉBEC propose de «Rebâtir le Québec».Pour obtenir une copie du programme ou si vous voulez nous aider à «Rebâtir le Québec», écrivez, téléphonez ou télécopiez à: DÉVELOPPEAAENT QUÉBEC 8016, rue Casgrain Montréal (Qc) H2R 1Z3 Tel: (514) 384-4985 Télécopieur: (514) 985-2433 Pas de statut de réfugié pour les grands criminels Le ministre Marchi nie céder à Manning MANON CORNELLIER PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 Les grands criminels ne pourront plus demander le statut de réfugié pour entrer au pays ou pour retarder leur expulsion du Canada.Le ministre fédéral de l\u2019Immigration, Sergio Marchi, a présenté un projet de loi en ce sens hier midi afin de conserver le soutien du public à l\u2019égard de la politique d'immigration.«Les fraudes et les abus contribuent à susciter des doutes chez les Canadiens.Il est donc essentiel, pour faire respecter les règles du programme, que nous empêchions les abus, ce qui aura pour effet d'amener les Canadiens à mieux accepter une politique d'immigration juste et généreuse», a-t-il indiqué en conférence de presse.Selon le ministre, le problème est réel et il ne s\u2019agit pas d\u2019une manœuvre de relations publiques pour faire taire le Reform Party ou répondre aux manchettes des journaux.Depuis des semaines, les troupes de Près-ton Manning soulèvent des questions sur les immigrants et les réfugiés qui commettent des crimes au Canada et qui ne sont pas déportés.Ils s\u2019interrogent aussi sur les criminels qui tentent de prendre avantage du système de reconnaissance du statut de réfugié.Plusieurs crimes, dont le meurtre d\u2019une jeune cliente d\u2019un restaurant torontois, ont fait les manchettes au Canada anglais après qu\u2019on ait appris que des suspects aient pu fai- re suspendre leur ordre de renvoi pour des raisons humanitaires.«Il s\u2019agit d'une minorité mais un cas en est un de trop.Chaque fois qu\u2019un d\u2019entre eux fait les manchettes, les gens gardent une image négative de l\u2019immigration.Le message que cela donne au public me préoccupe.«Il ne s\u2019agit pas d\u2019avoir une réaction excessive.Mais ne rien faire pour régler un cas qui fait les manchettes mine l\u2019intégrité du système pour ceux qui viennent ici de façon légitime dans le but de construire ce pays», a indiqué M.Marchi.Selon les données du ministère, environ 520 personnes en ont appelé de leur avis d\u2019expulsion entre avril 1993 et la fin mars de 1994.De ce nombre, environ 380 étaient menacées de renvoi après avoir commis un acte criminel.La section d\u2019appel de l\u2019Immigration a décidé de suspendre l\u2019expulsion de 138 d\u2019entre elles, dont 122 pour des raisons humanitaires et 16 pour des raisons de faits ou de droit.A l\u2019avenir, seul le ministre et ses délégués pourront invoquer des motifs humanitaires pour suspendre l\u2019expulsion d\u2019une personne reconnue coupable d\u2019un crime grave.«Les motifs pour inteijeter appel devant la section d\u2019appel seront dorénavant limités à des questions de faits ou de droit», a précisé le ministre.On entend par crime grave tout acte passible d\u2019une peine de prison maximale de dix ans ou plus; on retrouve dans cette catégorie pratiquement tous les crimes violents.Ressources énergétiques Johnson: non à un veto autochtone uébec (PC) \u2014 Le gouvernement libéral du premier W ministre Daniel Johnson refuse d\u2019accorder aux au-toentones un veto sur le développement des ressources énergétiques.Il exhorte plutôt les premières nations à modifier leur discours vers une meilleure acceptation de l\u2019incontournable réalité de la présence massive de Blancs sur le continent nord-américain.«Nous sommes tous ici, pour longtemps, et personne ne va partir avec son morceau de territoire pour retourner ailleurs», a fait valoir le ministre délégué aux Affaires autochtones, Christos Sirros, au cours d\u2019un des derniers débats à se dérouler à cette 34e législature, qui prenait fin hier par la prorogation des travaux de l\u2019Assemblée nationale.C\u2019est d\u2019ailleurs à l\u2019unanimité que l\u2019Assemblée a adopté une motion soulignant la Journée nationale des peuples autochtones, célébrée le mardi 21 juin.Mais comme cela s\u2019est produit fréquemment ces dernières semaines préélectorales, le débat a vite débordé sur la question plus globale de la place du Québec dans la fédération canadienne.Pour le Parti québécois, les Amérindiens auraient plus de facilité à s\u2019entendre avec un gouvernement souverain d\u2019un Québec indépendant que de tenter d\u2019harmoniser avec le fédéral et les provinces les revendications de 667 conseils de bande dispersés d\u2019un bout à l\u2019autre du pays.Le gouvernement de l\u2019ex-premier ministre René Lévesque a été le premier au pays à reconnaître les peuples amérindiens, a dit M.Denis Perron, critique de son parti en la matière.C\u2019est la preuve de la bonne foi des nationalistes, laisse-t-il entendre.PHOTO PC Jean Chrétien aux Communes: «Pour moi, à ce moment-ci, je pense que la meilleure solution, c\u2019est pour les Québécois de voter pour le Parti libéral de M.Johnson.» Chrétien louvoie Référendum fédéral au Québec: pas entièrement exclu Ottawa (PC) \u2014 Sans l\u2019écarter définitivement, le premier ministre Jean Chrétien semble rejeter l\u2019idée de tenir un référendum fédéral au Québec sur la question constitutionnelle si le Parti québécois retardait le sien.La question lui a été posée à deux reprises hier mais le premier ministre a évité de répondre directement à ses interlocuteurs.En Chambre, M.Chrétien a rappelé que les référendums ne devaient pas être utilisés à toutes les sauces.«Il existe une loi qui autorise le recours aux référendums mais ce n\u2019est pas un instrument que nous utilisons pour régler chaque question», a déclaré le premier ministre aux Communes en réponse au réformiste Stephen Harper.Selon lui, la démocratie devrait plutôt s\u2019exprimer par les députés au Parlement C\u2019est M.Chrétien qui avait vigoureusement réclamé la tenue du référendum national sur l\u2019accord de Charlottetown.Une majorité de Canadiens s\u2019était prononcée contre cet accord constitutionnel.Sur le même sujet, M.Chrétien a répondu à un journaliste que l\u2019élection certaine des libéraux de Daniel Johnson rendrait toute intervention fédérale inutile.«Pour moi, à ce moment-ci, je pense que la meilleure solution, c\u2019est pour les Québécois de voter pour le Parti libéral de M.Johnson, a-t-il signalé avant de présider une réunion spéciale de deux jours du conseil des ministres.Alors, il n\u2019y en aura pas de référendum.» \u2022 A sa sortie, il a répété qu\u2019il était d\u2019accord pour consulter la population sur des changements fondamentaux comme la Constitution mais qu\u2019il n\u2019envisageait pas y avoir recours pour le moment «On n\u2019en a pas discuté.Ce n\u2019est pas quelque chose sur laquelle on travaille à ce moment-ci», a-t-il dit, agacé par ces questions «hypothétiques».Il a toutefois répété qu\u2019il voulait que la question d\u2019un éventuel référendum québécois soit claire.«Si vous posez une question floue, vous obtenez des résultats flous», a-t-il ajouté.M.Chrétien était de bonne humeur, ayant pris connaissance d\u2019un sondage Léger et Léger qui montrait que 52,2 % des Québécois diraient non à la souveraineté.Quelque 47,8 % voteraient en faveur.Aux Communes, le ministre des Relations intergouvemementales, Marcel Massé, a abondé dans le même sens.«Le gouvernement n\u2019a pas l\u2019intention de tenir un référendum et ce, pour une bonne raison: le gouvernement libéral au Québec remportera les élections, a-t-il souligné.Et nous n\u2019aurons pas besoin de ce référendum.» Barrières interprovinciales Gérald Tremblay laisse la porte ouverte BERNARD PLANTE LE DEVOIR Le ministre de l\u2019Industrie du Québec, Gérald Tremblay, est prêt à mettre en jeu, dans le cadre des négociations sur l\u2019abolition des barrières commerciales entre les provinces, les secteurs du développement économique, du dévelqppement économique régional et des sociétés d\u2019Etat, mais pas tout de suite.En entrevue au DEVOIR, Gérald Tremblay a répété que ces trois secteurs et la culture n\u2019étaient pas négociables dans le cadre de l\u2019entente qui doit intervenir entre les gouvernements provinciaux d\u2019ici le 30 juin.Mais pour l\u2019avenir, il laisse la porte ouverte: «C\u2019est évident qu\u2019il y a certaines provinces et le gouvernement fédéral qui aimeraient élargir le débat Nous, ce que nous disons, c\u2019est que la culture, c\u2019est non négociable.Entendons nous sur les 11 secteurs en jeu d\u2019ici le 30 juin et, par la suite, possiblement sans discuter de la culture parce que c\u2019est non négociable, on pourra peut-être évaluer d\u2019autres irritants.» M.Tremblay trouve par ailleurs sévères les critiques de certains gens d\u2019affaires qui estiment que l\u2019entente sur le point d\u2019intervenir entre les gouvernements provinciaux est somme toute timide: «Ce que les gens d\u2019affaires ne disent pas, c\u2019est qu\u2019ils font référence à l\u2019agriculture, à l\u2019étiquetage et ça, c\u2019est un débat qui existe sur la scène internationale.Nous, comme ministres du Commerce intérieur, nous ne pouvons pas forcer une dynamique, par exemple au niveau de l\u2019agriculture.» Gérald Tremblay soutient plutôt que les gens d\u2019affaires sont satisfaits du travail accompli dans les réseaux de l\u2019éducation, de la santé, dans le secteur de la construction, du côté de la mobilité de la main-d\u2019œuvre, etc.«Les irritants sont surtout là.Et je pense que si nous réussissons, comme gouvernements, à éliminer les irritants qui ont un impact direct sur les coûts gouvernementaux.Donc, c\u2019est vrai que c\u2019est un pas dans la bonne direction.Ce n\u2019est pas vrai que c\u2019est timide, bien au contraire.» Le ministre de l\u2019Industrie présentait, hier à Montréal, les résultats du plan de relance de l\u2019économie lancé par le gouvernement libéral en novembre dernier.M.Tremblay a soutenu que «les mesures du plan ont donné lieu, après seulement six mois d\u2019existence, à la création de près de 10 000 emplois directs, dont 5600 au cours des deux derniers mois.» Depuis novembre, les investissements gouvernementaux découlant du plan de relance ont été de l\u2019ordre de 100 millions de dollars.Le ministre a également affirmé qu\u2019il s\u2019est créé 50 000 emplois au Québec au cours de cinq derniers mois: «De ces emplois il y en a un certain nombre qui sont compris dans les 10 000 que nous avons créés.Il y en a un nombre qui n\u2019est pas compris.Donc, les mesures du gouvernement sont des mesures additionnelles.» Gérald Tremblay a répété que l\u2019objectif du programme de relance d\u2019un milliard de dollars était de créer 50 000 emplois sur une période de trois ans.Il a aussi répété que l\u2019objectif ultime du gouvernement était de ramener le taux de chômage à 8 % d\u2019ici cinq ans, ce qui nécessitera la création de 400 000 emplois.Faites le calcul.ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS S5.ST-JAC0UES.MONTRÉAL, OUÉBEC H2Y3X2 Fax: (514) 845-7874 Tél: (514) 98 R-0-8-K Jla maililie Aei inlanatfrfii Mario Dumont sera candidat dans le comté de Rivière-du-Loup Fondation OCTOBRE 70 recherche personnes lésées lors de la «Crise d\u2019octobre 1970»: détenues, arrêtées, perquisitionnées ou autres sévices: recherche témoignages et documents utiles à donner plus de lumière sur les événements (avant, pendant, après).Toute personne pouvant nous fournir des informations sur le sujet est priée de communiquer avec nous.Merci.Tél.: (514) 528-8004,273-0202 écr.C.P.1, Suce.Youville, Mtl, H2P 2V2 Québec (PC) \u2014 Le chef du Parti Action démocratique du Québec, Mario Dumont, se portera candidat dans Rivière-du-Loup à l\u2019occasion de la prochaine campagne électorale.M.Dumont a confirmé vendredi devant quelques journalistes qu\u2019il rencontrera la presse locale lundi, dans un hôtel de Rivière-du-Loup, pour faire part de sa décision.Le parti politique que dirige M.Dumont a d\u2019ailleurs jusqu\u2019à maintenant recruté une quarantaine de candidats, presque trois fois plus que la quantité originalement prévue.Le jeune chef de parti a donné une idée du style de campagne qu\u2019il mènera en dressant un bilan de la session parlementaire qui a pris fin hier à Québec: «J\u2019espère que la population ne réélira pas du monde qui n\u2019a rien de concret à lui offrir.» A1C if- n * 4 I mm SsSfeJ v%v \\*> A> > iSE» > \u2022\u2022 ¦SS» .\u2022¦':'S'*jî.\u2018 * C'»; \u2022'¦**¦ c S ift wiif ft «tfJE -CXC\"- BÜ 3gp^ I IN K T I» I M A N (' Il K Ml .III A 8 II i:v tl | K , J.K s LE DEVOIR ?LE MOND I » it I ji v PHOTO AP L\u2019eau potable est de plus en plus rare à Cité Soleil, le plus grand bidonville de Fort-au-Prince, et les organisations humanitaires font des pieds et des mains pour qu'elle ne manque pas trop.Le vaudou et la politique «Haïti porte malheur» Brian Mulroney voulait utiliser la manière forte et son parti a été humilié aux dernières élections Le secrétaire d\u2019Etat américain Warren Christopher a estimé hier que «les généraux et les classes aisées haïtiennes commençaient à ressentir l\u2019effet des sanctions» économiques imposées contre Haiti et il a qualifié cela de «prometteur».«La nouvelle série de sanctions semble avoir marqué un point, touché une corde, un nerf», a affirmé M.Christopher dans une interview à la chaîne de télévison PBS en soulignànt qu\u2019il y avait là une «meilleure opportunité» d\u2019obtenir le départ des militaires et le retour de la démocratie.Peut-être, mais attention au vaudou, religion populaire d'Haïti.Port-au-Prince (AFP) \u2014 Haïti est soutenu par des forces occultes, pour lutter contre ses ennemis, a déclaré récemment Emile Jonassaint, le président provisoire que ne reconnaît pas par la communauté internationale.Si ces propos ont fait sourire les diplomates, ils n\u2019ont pas surpris les Haïtiens, familiers de ce type de croyances et de leur utilisation politique.La religion populaire du Vaudou, dont M.Jonassaint, se contentant d\u2019allusions, n\u2019a pas mentionné le nom dans _[_ une allocution, dimanche dernier, prévoit en effet de pou-~ voir frapper une personne à distance en procédant à ce que les pratiquants appellent des «expéditions».Sans les nommer, le président provisoire avait évoqué les destins de deux personnalités favorables à l\u2019utilisation de la manière forte avec Haiti, l\u2019ex-président vénézuélien Carlos Andres Perez, actuellement en prison pour corruption, et de l\u2019ex-premier ministre canadien Brian Mulroney, dont le parti a perdu le pouvoir après une humiliante défaite électorale.«Attendez-vous à ce que le président Clinton ait une crise cardiaque, un accident de voiture ou de sérieux problèmes politiques s\u2019il envahit Haïti», déclare un employé de commerce, adepte de la religion vaudoue, précisant d\u2019un air mystérieux: «M.Jonassaint est un grand mystique.» «Balivernes et simagrées que tout cela», rétorque un homme d\u2019âge mûr, ancien fonctionnaire, catholique pratiquant, qui reconnaît que l'immense majorité des Haïtiens croit à la puissance du vaudou et de ses pouvoirs occultes.Dans une étude récente intitulée «Haïti porte malheur!» et publiée dans le quotidien Le Matin, un historien haïtien respecté pour son sérieux, le docteur Georges Michel, estime qu\u2019Haïti «porte malheur à tous ceux qui s\u2019attaquent à elle et, en particulier, elle n\u2019a pas porté bonheur aux présidents américains qui l\u2019avaient maintenue sous occupation militaire».Le premier, le démocrate Woodrow Wilson, qui l\u2019avait fait envahir le 28 juillet 1915 par les Marines, a connu une fin misérable, souligne l\u2019historien.Suprême chagrin Frappé de paralysie, il vécut la défaite de son parti aux élections de 1920 et eut comme suprême chagrin le rejet par le Sénat du traité de Versailles qu\u2019il considérait comme le couronnement de sa carrière politique.Sa santé ne se rétablit jamais et il mourut dans un état de déchéance physique en 1924.Quant à Warren Gamaliel Harding, qui avait renforcé l\u2019occupation après avoir promis de la faire cesser pendant sa campagne électorale, il mourut mystérieusement dans ses fonctions en 1923 \u2014 on a parlé d\u2019empoisonnement \u2014 non sans avoir été préalablement éclaboussé par le scandale du Tea Pot Dome, un Watergate avant la lettre.Le troisième, John Calvin Coolidge, n\u2019eut pas plus de chance.Après avoir rempli son mandat régulier (1924-1928), il mourut encore jeune quelques années après quitté la Maison-Blanche en 1933.Quatrième président de l\u2019occupation, Herbert C.Hoover ne mourut pas mais dut faire face à la grande dépression du jeudi noir, le 24 octobre 1929, mois, relève-t-on en Haïti, qui marquait le dixième anniversaire de l\u2019assassinat par les Américains du chef de la résistance populaire haïtienne à l\u2019occupant, Charlemagne Péralje.Franklin D.Roosevelt mit fin à l\u2019occupation d\u2019Haïti mais il mourut au pouvoir d\u2019une attaque d\u2019apoplexie sans avoir vu le triomphe des armées alliées pour lequel il s\u2019était tant battu.Pour le Dr Georges Michel, «le président Clinton devrait prendre garde de ne pas mettre son nom au bas de cette liste.» À voir à Radio-Québec, le dimanche 19 juin, à 12 h et à Vidéotron, câble 9, le lundi 20 juin, à lh Hydro-Québec diffuse un programme spécial de 2 heures présentant son étude intensive sur toutes les questions entourant le projet Grande-Baleine.Soyez à l\u2019écoute.En reprise \u2022 à Vidéotron, câble 9, le mardi 21, à 12h Pour recevoir gratuitement de la documentation sur le rapport du projet de Grande-Baleine, appelez-nous au 1-800 ÉNERGIE.a Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes an-\\ (/'étK\u2019ryie .\tLa «crise nucléaire» entre Washington et Pyongyang Carter sème la confusion «Je ne sais pas ce qu'il a dit», déclare Clinton \"\\X7ashington (AFP) \u2014 Les États-Unis ont affinité hier VV quite allaient poursuivre l\u2019étude de aanctiona des Nations Unies contre la i orée du Nord, eu dépit de déc la rations en sens contraire laites par l\u2019ex-président Jimmy Carter.«Rien n\u2019a changé», a affirmé à la presse le président Bill Clinton, qui se trouvait a Chicago pour l'ouverture de la coupe du monde de football.M.Carter, qui poursuit une mission de bons offices clans la capitale nord-coréenne, avait semé la confusion en affirmant, à l\u2019issue de son deuxième entretien en deux jours avec le président Kim Il-Sting, que le gouvernement américain avait «interrompu les.activités liées aux sanctions aux Nations unies».Ixi Maison-Blanche a rapidement démenti ces propos et le porte-parole de la présidence Dee Dee Myers, ainsi ue le vice-président Al Gore, ont réaffirmé ce qu\u2019avait éclaré la veille le président Clinton: Washington est prêt à reprendre des contacts de haut niveau avec iyongyang s\u2019il se confirme que la Corée du Nord est décidée à geler son programme nucléaire.Dans l\u2019attente, les consultations sur les sanctions se poursuivront.«Nous n\u2019avons en aucune façon déclaré que nous étions prêts à suspendre l\u2019étude des sanctions», a déclaré hier matin Mme Myers.«Nous poursuivons les consultations sur des sanctions», a renchéri lé vice-président Al Gore dans une interview à la chaîne de télévision CBS.Plus sèchement, M.Clinton a lancé à la presse, à propos des déclarations de M.Cârter: «Je ne sais pas ce qu\u2019il a dit.(.) Tout ce que je sais, c\u2019est ce que, moi, j\u2019ai dit, et ce que j\u2019ai dit constitue la politique des Etats-Unis.» , A l\u2019issue d\u2019un premier entretien avec le chef de l\u2019Etat nord-coréen, M.Carter, qui, officiellement, ne parle pas au nom du gouvernement américain, avait annoncé jeudi que M.Kim Il-Sung avait décidé d\u2019autoriser les inspecteurs de l\u2019Agence internationale de l\u2019Energie atomique (AIEA) à demeurer en Corée du Nord et de maintenir en état de marche les équipements de contrôle de l\u2019Agence.Ces deux mesures constituaient une ouverture de lyongyang qui avait annoncé lundi dernier son retrait de l\u2019AIE et qui avait également menacé de se retirer du Traité de non prolifération nucléaire (TNP).Washington soupçonne les Nord-Coréens de fabriquer l'arme nucléaire.«Nous espérons que cela signifie que (les Nord-Coréens) sont prêts à geler toutes les activités qui ont mené à la crise» actuelle, a réaffirmé hier le vice-président Al Gore.«Mais nous avons besoin de clarification pour savoir si c\u2019est ce qu\u2019ils vont faire.Si tèl est le cas, nous sommes prêts à nous engager dans une nouvelle session de négociations.» M.Gore a indiqué que, dans.cette hypothèse, Washington pourrait alors réexaminer son attitude concer-nant des sanctions de i\u2019ONU.«U*s activités en cours aux Nations unies seraient, naturellement, affectées» par cette situation, a-t-il déclaré.«Nous concentrerions notre énergie à parler avec eux.» Ijcs Etats-Unis avaient présenté mercredi à leurs partenaires français et britanniques aux Nations unies un projet de résolution qualifié de «dur» prévoyant des sanctions par étapes .contre la Corée du Nord.Dans un premier temps, Washington préconise un embargo sur les armes, l\u2019arrêt de la coopération scientifique et technique et la suspension de toute forme d\u2019assistance au développement économique de la Corée.Un deuxième train de sanctions beaucoup plus sévères, notamment un embargo pétrolier et le gel d\u2019avoirs financiers, entrerait ensuite en vigueur si la Corée du Nord ne se conformait pas à ses engagements internationaux dans le domaine de la non-prolifération nucléaire.Ce projet de résolution avait été accueilli avec réticence par l\u2019URSS et rejeté par la Chine, deux dçs cinq membres permanents du Conseil de sécurité dès Nations unies, disposant d'un droit de veto.Pour la première fois depuis 23 ans Le Vatican sort du rouge Cité du Vatican (AFP) \u2014 Pour la première fois depuis 23 ans, le Vatican est sorti du rouge, enregistrant en 1993 un résultat bénéficiaire net de 2,4 milliards de lires (1,5 million $ US), a annoncé hier le ministre des finances du pape, le cardinal américain Edmund Szoka.«Ce n\u2019est pas un résultat spectaculaire, mis cela représente véritablement un tournant dans la gestion du Saint-Siège», a-t-il commenté.Jamais jusqu\u2019alors, la Vatican n\u2019avait rendu public le bilan consolidé de sa gestion.Le Saint-Siège a dépensé en 1993 une somme de 263,5 milliards de lires, dont 42 % pour les salaires des 3600 ecclésiastiques et laïcs qui travaillent dans la curie romaine et la Cité du Vatican, ainsi que de quelque 2000 retraités.Les recettes totales ont atteint 265,8 milliards de lires.D\u2019après le cardinal Szoka, le Saint-Siège est parvenu à sortir de la crise grâce aux économies réalisées dans la gestion des administrations de la curie romaine et à la générosité des évêques et des diocèses du monde entier.Il y a cinq ans le pape avait préconisé des «critères rigoureux d\u2019au,stérité et de pauvreté» dans le gouvernement central de l\u2019Église, et lancé un appel aux présidents des conférences épiscopales du monde entier pour obtenir une contribution économique régulière de la part de toutes les Églises locales.En 1993, les diocèses, les instituts religieux et les autres institutions de l\u2019Eglise catholique dans le monde ont fait-parvenir au Saint-Siège une contribution de 5,3 milliards de lires (3,4 millions de dollars).Taux de change retenu par le Vatican: un dollar US vaut 1571,5 lires.Le premier déficit budgétaire du Saint-Siège avait été enregistré en 1970, en raison dés charges dues à la création de nouveaux organismes pour la réalisation du Concile Vatican II.Les déficits avaient culminé en 1991 au chiffre record de 100,7 millions de lires (87,5 millions de dollars).Le cardinal Szoka a expliqué que le Saint-Siège investit surtout ses capitaux en obligations.Il a rappelé que la banque IOR (Institut pour les oeuvres de religion) n\u2019était pas une institution appartenant au Saint-Siège, mais une banque autonome installée au Vatican pour gérer notamment les fonds déposés par des diocèses ou par des institutions religieuses.Envoi de troupes au Rwanda Paris reste seul D'APRÈS REUTER La France n'est pas parvenue hier à obtenir de ses alliés européens un engagement ferme pour l\u2019envoi de ' troupes au Rwanda afin d\u2019y faire cesser les massacres.¦ Lors d\u2019une réunion des ambassadeurs de l\u2019Union de l\u2019Europe occidentale (UEO) à Bruxelles, la France a déclaré qu\u2019elle était disposée à envoyer au Rwanda un bataillon \u2014 entre 600 et 800 hommes \u2014 et à le renforcer si nécessaire jusqu\u2019à 2000 soldats, ont précisé des diplomates.L\u2019Italie a fait savoir qu\u2019elle «n\u2019excluait» pas l\u2019envoi de troupes mais n\u2019a fait aucune promesse précise, a déclaré à Reuter un diplomate italien.La Grande-Bretagne a proposé une cinquantaine de camions, la Belgique un éventuel soutien logistique ou financier et les Pays-Bas un hôpital de campagne et des avions de transports.11 y aura une nouvelle réunion mardi, a déclaré le secrétaire général de l\u2019UEO, Willem van Eekelen, qui a dit espérer que d\u2019autres pays annonceraient à cette occasion leur intention de participer à une telle opération.La Érance; dénonçant «l\u2019inaction coupable» de la communauté internationale, a précisé qu\u2019une éventuelle intervention au Rwanda, comprenant des forces africaines et européennes, pourrait être organisée par l\u2019UEO sous mandat des Natiops unies.L\u2019usage de la force dépend d\u2019un mandat de l\u2019ONU, a précisé le secrétaire général de l\u2019UEO.L\u2019ambassadeur de France auprès de l\u2019UEO, Jean Gue-hénno, s\u2019est refusé à tout commentaire sur une participation éventuelle des alliés européens.«Il y a eu un échange de vues initial.Nous sommes satisfaits de voir que l\u2019initiative prise par la France (.) dans cette situation tragique a été bien accueillie», a-t-il simplement dit.Sur le terrain, des miliciens hutus ont attaqué hier un hôtel de Kigali où sont réfugiés quelque 500 Tutsis alors que des représentants de l\u2019armée gouvernementale et du Fronfpatriotique du Rwanda (FPR) ont entamé des pourparlers de pane dans un autre secteur de la capitale rwandaise.La Mission des Nations unies pour l\u2019assistance au Rwanda (Minuar) a annoncé qu\u2019un Casque bleu uruguayen avait été tué par un tir de grenade.Un Bangladeshi se trouvant dans le véhicule marqué du sigle de l\u2019ONU a été blessé par l\u2019explosion.Wêêm A partir par nuitée' Tout prêt! \u2022Studios, suites d'une et de deux chambres à coucher \u2022Cuisines entièrement équipées \u2022Piscine intérieure et centre de conditionnement physique \u2022Stationnement souterrain \u2022Enfants de 18 ans bu moins demeurent gratuitement dans la suite de leurs parents \u2022Service aux chambres et restaurants Tout près! \u2022Cérémonie de la Relève de la Garde \u2022Musée de l'Aviation \u2022Musée Canadien des Civilisations \u2022 Musée des Beaux-Arts \u2022Canal Rideau et Marché Byward 'Occupation simple ou double.Tarifs en vigueur du 24 Juin au 5 septembre 1994.Sujet à la disponibilité des suites.W.3! kjt S\u2019ï! ! Siî5j{ lis:;!!' i=:»ï;î M Ipargnezl , 10$ ?PLACE MINTO SUITE HÔTEL Réservations: 1-800-267-3377 .(613) 782-2350 À deux pas de la colline parlementaire 433 ouest ave.Laurier Ottawa, (Ontario) K1R7Y1 (613) 232-2200 (ffatit ffiiamomf Présentez cette annonce à votre arrivée et recevez un rabais de $10.00 sur la première nuitée de votre séjour.Un rabais par séjour seulement.Cette offre est valide du 1er juillet au 31 août 1994.t a m r.it i- LE MONDE EN H H E F ?MOSCOU SIGNE MERCREDI Bruxelles (AFP) \u2014 Api vs plusieurs mois de tergiversations, la Russie a annoncé à l\u2019OTAN quelle signerait mercredi à Bruxelles le Partenariat pour la paix, un vaste programme de coopération militaire lancé |>ar l'Alliance en janvier.Le ministre russe» des Affaires étrangères Andrei Kozyrev signera le document-cadre du Partenariat mercredi matin, a annoncé l\u2019OTAN.L\u2019Alliance et la Russie devraient rendre public mercredi un document intitulé «résumé des conclusions- qui sera une sorte de pnxvs-verbal de leurs discussions sur leur coopération plus large, en dehors du attire du Partenariat pour la |xtix, a-t-on appris au siège de l\u2019OTAN.Plusieurs pays de l\u2019Est ont déjà exprimé leurs craintes à pmpos du statut s|xrial dont jouirait la Russie.Avoir de bonnes relations avec Moscou est dans l\u2019intérêt de tous, notamment ;i pro|X)sde l'élargissement futur de l'OTAN à l\u2019Est, selon ces sources de l'Alliance.TROP DE REFUGIES Dakar (Reuter) \u2014 la guerre et les conflits ethniques ont provoqué en cinq ans la multiplication par 70 du nombre de réfugiés en Afrique du l\u2019ouest à 1,4 million de personnes, dont la moitié |x>ur le seul liberia, a annoncé hier le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).«11 y a cinq ans, il n\u2019y avait pas plus de 20 000 réfugiés dans l\u2019ensemble des 16 pays de l\u2019Afrique de l'Ouest», a dit le délégué régional du HCR, Maxim Leopold Zollner de Maderiôs, à l'occasion de la journée des réfugiés africains de l'ONU.Cette situation n\u2019a pas attiré l\u2019attention internationale, captée par la Somalie ou, plus récemment, par le Rwanda ROCARD EN CHUTE LIBRE Paris (Reuter) \u2014 Les sympathisants du Parti socialiste dans leur majorité (60 % contre 23 %) comme les Français (57 % contre 19 %) souhaitent que Michel Rocard renonce à l\u2019élection présidentielle après son échec aux européennes, selon un sondage CSA-Le Parisien.L\u2019enquête, qui a été réalisée les 15 et 16 juin est publiée aujourd\u2019hui à la veille du Conseil national du PS où Michel Rocard remettra en jeu son poste de premier secrétaire, fait de Jacques Delors le meilleur candidat de la gauche.Le président de la Commission européenne obtient 74 % d\u2019avis favorables contre 17 % de défavorables parmi les socialistes et 65 % contre 17 % pour l\u2019ensemble des Français.ACCORD À OSLO Oslo (AFP) \u2014 Les représentants du gouvernement et de la guérilla guatémaltèques ont signé hier à Oslo un accord sur la réinstallation de plus d\u2019un million de personnes déplacées par plus de 30 ans de conflit armé, a-t-op appris de source officielle.Le texte, signé dans le bâtiment où les négociateurs israéliens et palestiniens étaient parvenus à un accord l\u2019année dernière, prévoit la mise en place, dans un délai maximum de 60 jours, d\u2019une commission technique chargée de mettre en œuvre les différents programmes de relogement CAMACHO DEMISSIONNE Mexico (AFP) \u2014 Le commissaire du gouvernement pour la paix dans le Chiapas, Manuel Camacho, a annoncé jeudi soir sa démission, en raison des critiques lancées contre lui par le candidat du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, au pouvoir depuis 65 ans) à l\u2019élection présidentielle, Ernesto Zedillo.M.Camacho a ajouté qu\u2019il se retirait de la vie politique «durant la présente administration», sans fournir plus de précision sur le rôle éventuel qu\u2019il pourrait jouer lors de l\u2019élection présidentielle du 21 août prochain.La démission de M.Camacho intervient cinq jours à peine après que l\u2019Année zapatiste de libération nationale (EZLN), à l\u2019origine du conflit armé lancé le 1 a-janvier dernier dans l\u2019état du Chiapas (Sud), ait annoncé qu\u2019elle rejetait en bloc les propositions de paix du gouvernement.«AMELIORER LA RACE» Buenos Aires (AFP) \u2014 Le fils d\u2019un ancien nazi vivant en Argentine affirme avoir servi d\u2019«étalon» rémunéré à la demande de plusieurs couples afin d\u2019«améliorer la race».Volker Von Owen, 56 ans, un Allemand qui vit au Chaco, une province reculée du nord de l\u2019Argentine, est le fils de Wilfrid Von Owen, l\u2019ancien secrétaire de Joseph Goebbels, ministre de la propagande d\u2019Hitler, domicilié à Buenos Aires.Volker Von Owen, connu dans la presse argentine comme l\u2019«étalon nazi», a raconté à la chaîne de télévision argentine ATC qu\u2019il avait eu plusieurs relations sexuelles avec deux femmes qui souhaitaient, selon lui, «élever le niveau intellectuel» de leur descendance.D\u2019après le quotidien Clarin, hier, Von Owen aurait été engagé par deux couples pour avoir des relations sexuelles afin de faire des enfants avec un «meilleur quotient intellectuel».Il a expliqué se faire payer 20 pesos (20 dollars) chaque fois et aurait eu en tout 15 relations avec la première femme et 13 avec la seconde.Von Owen, professeur d\u2019allemand avant d\u2019être vendeur de miel, affirme vouloir poursuivre son «travail» avec des «couples sérieux».Les Colombiens retournent aux urnes dimanche L'électorat a bien dormi .Samper et Pastrana au coude à coude À quelques heures du deuxième tour de l\u2019élection présidentielle colombienne, les deux candidats en lice, le libéral Ernesto Samper et le conservateur Anda*s Pastrana étaient au coude à coude dans les derniers sondages.Tous les instituts les donnent à égalité quasiment parfaite, tandis que sur le terrain les deux hommes tentent de persuader les abstentionnistes \u2014 deux électeurs sur trois au premier tour \u2014 de voter en leur faveur.TUNISIE Déjà trois mois en prison pour Moncef Marzouki FRANCIS PISANI COLLABORATION SPÉCIALE \u2022 a campagne électorale est peut-être ce dont on parle le moins par les temps qui courent.Les deux candi-ats au poste de président entre lesquels les Colombiens evront choisir demain sont sur tous les panneaux publicitaires et les journalistes consciencieux rapportent leurs dernières déclarations mais cela ne passionne guère.Côté drame, on s\u2019inquiète des victimes du tremblement de terri» qui, la semaine dernière, a fait des milliers de victimes difficiles à secourir dans le suil du pays.Côté spectacle.on commente avec orgueil le ballet des chefs d\u2019Etat latino-américains réunis au début de la semaine à Cartagè-ne, sans doute la plus-belle ville coloniale du continent.Et côté coeur, on se passionne pour le mundial.Ix»s Colombiens sont presaue convaincus qu\u2019ils jx»u-vent l\u2019emporter et ç\u2019est bien plus important qu\u2019une élection présidentielle.A preuve: on trouve beaucoup plus facilement, au coin des rues, des marchands ambulants qui vendent la perruque blonde du pibe Valderrama, le pelé colombien, que des militants distribuant leur propagande.Au premier tour déjà, c\u2019est l\u2019abstention qui l'avait emporté avec 65 % des inscrits.Signes d'optimisme Pour excuser l\u2019insouciance, les ignés d\u2019optimisme ne manquent pas.Diplomatiquement, la Colombie vient de remporter trois\u2019succès: le sommet de Cartagène, la présidence prochaine du mouvement des non-alignés et l\u2019élection de Cesar Gaviria, l\u2019actuel président, comme secrétaire général de l\u2019Organisation des États américains avec pour mandat de dynamiser cette organisation trop dépendante de Washington.Économiquement, le pays peut se larguer d\u2019être le seul du continent à ignorer la récession.Le taux de croissance annuel oscille entre 4 et 5 % et la banque centrale n\u2019a jamais de problème pour payer les intérêts d\u2019une dette extérieure qui reste minimum.Rien à voir, bien sûr, avec le succès des trafiquants de drogue.Les économistes s\u2019évertuent à démontrer en bloc que leur apport correspond à peine à 2 % du PNB (non négligeable) et qu'il entraîne une réévaluation de fait du peso dommageable au reste des exportations.Fort de l\u2019ouverture économique du pays et de sa victoire contre le narco le plus connu, Pablo Escobar, abattu en décembre dernier, Gaviria s\u2019apprête à terminer son man- dat avec une popularité record.Le calme dans lequel s\u2019est déroulé la campagne électorale contraste fortement avec la violence de la dernière fois marquée par l\u2019assassinat de trois candidats.Mais calme, cette fois, est synonyme'd\u2019en-nui.Le pys ne |>arvient pas à se passionner pour des candidats dont les slogans sont identiques et insignifiants: ils affirment, l\u2019un que c\u2019est «l\u2019heure», 1 autre que c\u2019est «le moment».'.«des gens».Seuls les militants s\u2019y retrouvent, au nom de l'histoire: depuis plus d\u2019un siècle les lignes de partage obéissent à la vieille dichotomie libéraux-conservateurs au nom de laquelle on s\u2019est beaucoup tué.Aujourd\u2019hui les différences tiennent moins aux candidats qui se prononcent pour le maintien de l\u2019ouverture lancée par Gaviria et ne discutent sur le rythme \u2022 qu\u2019aux forces qui les soutiennent.L\u2019heure fatidique approchant, le libéral Ernesto Samper et le conservateur Andrés Pastrana se sont appliqués a monter le ton.Le premier découvre qu\u2019on l\u2019espionne, l\u2019autre'répond en invoquant la corruption.Rien de bien excitant Même la présence de Castro en terre colombienne n\u2019est pas parvenue à raviver le débat Samper est pour le maintien des relations rétablies par Gaviria (ils sont du même parti) et que Pastrana entend «révisera.Même le suspense'ne parvient pas à réveiller l\u2019électorat.Après l\u2019avoir emporté dans un mouchoir de poche au premier tour Samper risque fort de perdre demain.Le drame c\u2019est que les deux grands drames qui ont secoué la Côlombie au cours des années 80 n\u2019ont pas été ré-.Ries.La guérilla a rappelé son existence en faisant sauter deux antennes de radio à Cartagène, à la veille du sommet.Et les violations des droits de l\u2019homme perpétrées par les forces de l\u2019ordre demeurent inquiétantes.Quant au trafic de drogue, la mort d\u2019Escobar n\u2019a rien réglé.Le cartel de Medellin a simplement été remplacé par le cartel de Cali: plus prudent et plus moderne, il contrôle aujourd\u2019hui 85 % du trafic mondial de cocaïne.Un problème auquel ni Pastrana ni Samper ne peuvent être indifférents puisqu\u2019ils en ont l\u2019un et l\u2019autre été les victimes directes.Pastrana a été séquestré en pleine campagne pour l\u2019élection à la mairie de Bogota alors que Samper a reçu 11 balles (dont trois n\u2019ont pu être extraites) d\u2019une rafale de mitraillette destinée à éliminer un dirigeant politique à côté duquel il se trouvait au mauvais moment FRANÇOIS H ROUSSE Al' LE DEVOIR I l y a maintenant près de trois mois que les autorités tunisiennes ont enpi itonné Moocef Marzouki.mé decin domicilie à Sousse et militant de longue date des droits de la personne dans son pays.Trois mois au cours desquels les protestations d\u2019Amnistie internationale, de la Fédération internationale des droits de l\u2019homme, de trois médecins prix Nobel, de nombreux «comités de solidarité» en France et À l'origine: une entrevue «faussée» à un journal étranger au Québec, n\u2019ont pu faire fléchir ces autorités.Que reproche-t-on au Dr Marzouki?D\u2019avoir «diffusé et propagé de fausses nouvelles» équivalant à de la diffamation contre l\u2019Etat tunisien.Le 21 mars dernier, tout juste au lendemain des élections remportées à la quasi unanimité par le Rassemblement constitutionnel démocratique du président Zine El-Abidine Ben Ali, le quotidien espagnol Dia-rio 16 publiait une interview du Dr Marzouki, dont la candidature à la présidence avait été refusée faute de signatures d\u2019officiels nécessaires à son appui.Dans cette entrevue, le Dr Marzouki mettait en cause la légitimité d\u2019élections où un seul parti contrôle tout le jeu, réservant tout au plus quelques sièges symboliques \u2014 19 sur 163 \u2014 à de petites formations d\u2019opposition, dans une opération de mécanique électorale au résultat connu d\u2019avance.Mais à cette critique générale que n\u2019a jamais reniée le médecin, l\u2019article adjoignait certaines déclarations plus spécifiques.Dans le compte rendu de l\u2019entrevue publiée par Diario 16, on pouvait également Ure des attaques contre la magistrature tunisienne, ainsi que cer- taines affirmations inexactes sur les l>artis |x)litiques d'opposition tunisiens et sur la famille du Dr Marzouki.Le 24 mars, il était arrêté.Or, le texte de cette «entrevue» était en grande partie faussé.Dans une lettre écrite depuis sa prison de Tunis le 23 mai dernier, le Dr Marzouki a affirmé n\u2019avoir jamais nommément accordé d\u2019interview à Diario 16, le journaliste s'étant présenté sous un autre titre.Il a nié avoir mis en cause l\u2019intégrité de la magistrature tunisienne, et réfuté les faussetés factuelles mises dans sa bouche par le journaliste.Après une première mise au point partielle publiée le 3 mai, Diario 16 vient de faire amende honorable sur toute la ligne, donnant finalement raison au Dr Marzouki.Pour Mme Fatima Houda-Pépin, présidente du Centre maghrébin de recherche et d\u2019information et responsable d\u2019un comité québécois d\u2019appui, il ne fait pas de doute que le Dr.Marzouki e,st un prisonnier politique, et que l\u2019Etat tunisien amplifie les critiques de ce dernier pour en faire artificiellement un «ennemi du peuple».Dans son discours prononcé le 9 avril, au lendemain des élections-plébiscite, le président Ben Ali faisait \u2022 l\u2019éloge de la nouvelle assemblée législative «pluraliste».Dans une allusion claire, il ajoutait aussitôt qu\u2019«il n\u2019y a plus lieu, hors de ces institutions et organisations, de parler au nom du peuple» et que «nous ne tolérerons de quiconque de prendre prétexte des libertés et des droits de l\u2019homme pour nuire à la patrie, souiller sa réputation».Dans un pays collé sur la chaudière de l\u2019Algériç, où règne une lutte féroce entre l\u2019État militaire et la guérilla islamiste, «les autorités se servent de la lutte à l\u2019intégrisme pour faire reculer le combat des droits de la personne», commente Mme Hou-da-Pépin.«Le Dr Marzouki est un symbole de ce combat-là.» Crimes sans châtiment en Russie Moscou (AFP) \u2014 La capitale russe a été le théâtre d\u2019une nouvelle vague d\u2019attentats criminels ces derniers jours, mettant en évidence l\u2019impuissance des forces de l\u2019ordre et les difficultés qu\u2019ont les dirigeants du pays à y remédier.Pour la seule journée de jeudi, la police moscovite a fait état de deux attentats à la bombe et une fusillade.Les attentats n\u2019ont fait que des dégâts matériels, mais la fusillade, qui s\u2019est déroulée en milieu d\u2019après-midi près d\u2019une université du centre de la capitale, a fait trois morts et blessé un étudiant qui se trouvait là.Selon la police, la fusillade serait un règlement de comptes entre bandes mafieuses.Les attentats de jeudi s\u2019ajoutent aux 52 explosions recen- sées à Moscou pour les cinq premiers mois de l\u2019année, contre 61 pendant toute l\u2019année-1993.De l\u2019aveu du ministère de l\u2019Intérieur, la plupart de ces explosions n\u2019ont donné lieu à aucune arrestation pour l\u2019instant La Russie compte aujourd\u2019hui 5600 groupes criminels contre moins de 800 en 1990, selon un responsable du ministère de l\u2019Intérieur.Environ la moitié des gains du crime organisé sert à corrompre des fonctionnaires, selon ce responsable.Le décret permet notamment aux forces de l\u2019ordre de garder en détention préventive jusqu\u2019à 30 jours les personnes soupçonnées d\u2019appartenir à des bandes criminelles, et leur interdit de bénéficier de mesures de remise en li-, berté sous caution.Croisières mathématiques secondaire 1 tome 1 et tome 2, et guides pédagogiques Approuvés par le ministère de VÉducation du Québec Acadie en 2004 «Ayi vaste c/j0/* -
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.