Le devoir, 21 juin 1994, Cahier A
[" le devoir Je an-Robert Sa nsfaçon PERSPECTIVES Bonnet blanc, blanc bonnet Les recommandations du comité des Finances valaient-elles tout le battage politique que les libéraux nous ont imposé depuis quatre ans ans?Les libéraux l\u2019avaient promis: si vous nous élisez.c\u2019en sera fini de l\u2019inique, de l\u2019infâme TPS! La nouvelle taxe serait si efficace, si transparente, si facile à administrer que tous les Canadiens en tomberaient amoureux fou.Eh bien, le voilà le projet tant attendu, œuvre d\u2019une vaste consultation et de la cogitation profonde des membres du comité des Finances de la Chambre des communes.En bref, on nous propose de changer le nom de la TPS en TVA, ou taxe sur la valeur ajoutée.Point.Car, pour ce qui est de l\u2019essentiel, à savoir que cette taxe soit d\u2019un montant uniforme partout au pays et inclut la TPS fédérale et les taxes provinciales, on n\u2019aurait pu trouver vœu plus pieux.Si le ridicule tuait, le parti ministériel serait décimé depuis hier.Il se trouve que cette idée d\u2019harmoniser les taxes à la consommation n\u2019a rien de neuf.Bien avant les libéraux, les conservateurs y avaient pensé, mais ils s\u2019étaient heurté à un mur du côté des provinces, et pour cause.Allez donc convaincre les Al-bertains qui ne paient aucune taxe de vente provinciale d\u2019accepter de voir doubler le montant actuel de la 3.\tTPS sous prétexte de faire comme A **r W, les autres?Et l\u2019Ontario qui a toujours refusé obstinément d\u2019adhérer à l\u2019idée d\u2019une TPS, l\u2019Ontario qui n\u2019impose toujours pas les services, mais qui par contre taxe les achats * * * de biens de consommation effectués par les entreprises?Et Terre-Neuve dont la taxe de vente de 12% s\u2019ajoute déjà au 7% de la TPS et qui devrait accepter de laisser grimper ces chiffres pour récupérer le même montant que présentement?Même au Québec, la province qui s\u2019est le plus rapproché de la formule fédérale sans toutefois parvenir à une harmonisation complète, imagine-t-on notre gouvernement abandonner la gestion d\u2019un tel outil fiscal aux mains d\u2019une table de négociation pan-canadienne à onze?(avec ou sans les nations autochtones?) Une table nationale où chaque décision concernant le taux de la taxe et la liste des biens taxés serait soumise à la règle de l\u2019unanimité ou de la majorité des gouvernements?Un veto fédéral avec ça?Le comité des Finances propose ç; ip n'HiVnlp Qu\u2019on continue à étudier la possibilité e d\u2019élargir l\u2019assiette fiscale de la nouvel-fiiflit 1p narfi le TVA, c\u2019est-à-dire le nombre de \u2019\t\" biens taxables, dans le but de réduire ministériel Ie taux de la taxe.Mais il refuse de trancher, ce que les conservateurs serait décimé avaient au moins eu le courage de fai-,\t.re en taxant les livres, mais en ex- deputs hier cluant les aliments et les médicaments.Sans rien changer au principe de la TPS, le comité propose l\u2019idée lumineuse de simplifier la procédure à laquelle les PME sont soumises: une seule déclaration par année, mais trois remises basées sur les chiffres de l\u2019année précédente.Tant mieux pour les PME, mais attention aux problèmes de perception en période de récession: ça va chialer dans les chaumières! Pour les commerçants, on propose d\u2019inclure la taxe dans le prix affiche, tout en obligeant que l\u2019on indique le montant de la taxe sur la facture.Une formule qui n\u2019a rien d\u2019originale, les entreprises ayant toujours été libres d\u2019annoncer leurs produits avant ou après les (axes, selon l\u2019effet recherché sur les consommateurs.A la SAQ, par exemple, le prix de vente inclut les taxes, alors qu\u2019au supermarché, on les ajoute au moment de passer à la caisse.Quoi qu\u2019il en soit, ces deux seules propositions valaient-elles tout le battage politique que les libéraux nous ont imposé depuis quatre ans?En théorie, tout le monde souhaite une harmonisation des taxes de vente, ce qui est au cœur de la réforme proposée.Même si la note ne diminuerait pas d\u2019un cent pour les consommateurs.Mais pour parvenir à une telle harmonisation, il faudrait que toutes les provinces poursuivent les même?objectifs fiscaux régionaux, ce qui n\u2019est pas le cas.A moins d\u2019un revirement bien improbable, le seul moyen de parvenir sans trop de heurts à cette uniformisation tant souhaitée, ce serait qu\u2019Ottawa abandonne l\u2019impôt sur le revenu aux provinces et garde pour lui le pouvoir de taxation indirecte dont la constitution canadienne lui reconnaît déjà l\u2019exclusivité.Au nom de l\u2019efficacité et de l\u2019harmonisation, les libéraux de M.Chrétien accepteraient-ils d\u2019inverser les rôles de pouvoir, de la même façon qu\u2019ils le demandent aujourd\u2019hui aux provinces avec ce projet de TVA nationale?INDEX Avis publics.\t.IM Classées\t\t.A4 Culture\t\t.B8 Économie\t\t.B2 Éditorial\t\t.A6 Le monde\t\t.A5 Mots croisés.\t.A4 Les sports\t\t.B5 MÉTÉO Ciel variable Max: 26 Détails en B4 DEMAIN Les punks de la porte Saint-Jean L'ÉCONOMIE Un nouveau type d'obligations chez Desjardins PACE K 2 ?POLITIQUE 4000 fonctionnaires sur le pavé PAGE A 4 FESTIVAL\tculture w François Girard remporte CINEMA Jr VIDEO le prix du public DE MONTREAL Après la TPS, une TVA invisible?Des négociations entre Ottawa et les provinces détermineront si médicaments et aliments seront taxés JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA L> impopulaire taxe sur les produits et services devrait r être remplacée par une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) nationale qui générerait les mêmes revenus tout en intégrant les taxes à la consommation des provinces.Cette TVA unifiée, dont on ne prône pas qu\u2019elle s'applique nécessairement aux aliments et aux médicaments, serait incluse dans le prix de vente des biens et services et ne resterait visible que par une indication sur la facture ou le coupon de caisse remis au client.On maintiendrait en outre la formule de crédits fiscaux pour les personnes à faible revenu.C\u2019est là, en substance, la recommandation qu'a faite hier le comité des Finances de la Chambre des communes au tenue d\u2019un vaste exercice de consultation au cours duquel il a entendu plusieurs centaines de témoins.La majorité libérale se retrouve cependant seule à appuyer la proposition, puisque le Bloc québécois et le Parti réformiste ont déposé des rapports minoritaires dénonçant avec véhémence ces correctifs «cosmétiques» et le manquement des ministériels à leur promesse électorale d\u2019abolir carrément la TPS.«Nous ne recommandons pas une TPS dont on n'aurait que changé le nom», a as- VOIR PAGE A 8: TVA Autres informations enn page A 4 Comme les grands PHOTO JACQUES NADEAU ENTHOUSIASTES et appliqués, ces jeunes Montréalais d\u2019origine colombienne ont décidé de se faire leur Coupe du monde bien à eux, hier, au parc Jeanne-Mance.Pendant ce temps, aux Etats-Unis, les grands continuent de se disputer le ballon à qui mieux mieux.Hier, la flamboyante équipe brésilienne a démontré pourquoi elle est parmi les favoris en disposant assez facilement des Russes au pointage de 2-0.Nos informations en page B 5.Une menace à l\u2019harmonie Les moines bouddhistes de 1500 temples ont tenté en vain d'empêcher la rénovation d'un méga-complexe hôtelier de Kyoto La construction d\u2019un hôtel de 16 étages menace-t-elle l\u2019harmonie et la beauté de Kyoto, ancienne capitale du Japon?C\u2019est ce que croyait l\u2019influente association des moines bouddhistes de Kyoto.Peine perdue.DANNY VE A R Kyoto \u2014 Les moines bouddhistes des quelque 1500 temples de l\u2019ancienne capitale «de la paix et de la tranquillité» auront tout tenté pour empêcher la méga-rénovation d\u2019un complexe hôtelier du centre-ville de Kyoto.Mais rien n\u2019y fit.En dépit de protestations de citoyens et des moines bouddhistes, assorties d\u2019une menace de fermer les temples de la ville aux clients du nouvel hôtel, de poursuites devant les tribunaux, et 40 milliards de yens plus tard, le nouvel Hôtel Kyoto ouvrira ses portes, ses 16 étages et ses 60 mètres de hauteur le 10 juillet prochain.Le complexe hôtelier sera ainsi prêt à temps pour accueillir les milliers de Japonais qui participeront cet été aux célébrations du 1200ième anniversaire de Kyoto, l\u2019ancienne ca- pitale nationale.Avec l\u2019inauguration du complexe hôtelier se jouera le dernier acte d\u2019une saga immobilière qui divise les citoyens de Kyoto depuis trois ans.«C\u2019est une ville à échelle humaine.Certains craignent pour elle», explique la professeure Pujito, résidente de Kyoto.Les enjeux sont simples: promoteurs immobiliers affrontent défenseurs du patrimoine architectural de cette ville qui compte quelque 20% des trésors nationaux du Japon.À l\u2019origine baptisée «Heian» ou «paix et tranquillité», Kyoto abrite aujourd\u2019hui, outre ses quelque 1500 temples bouddhistes, 200 temples shintos, 60 jardins et deux villas impériales.Des rues étroites, des boutiques artisanales, le Temple d\u2019Or et le Temple d\u2019Argent (deux gloires nationales), la douce austérité VOIR PAGE A 8: KYOTO Le dollar toujours sous pression La Banque du Canada intervient pour éviter le pire Violente sortie de Martin contre les «séparatistes» GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Une autre séance tumultueuse pour la devise canadienne a servi de prétexte à l\u2019une des plus violentes sorties du ministre fédéral des Finances, Paul Martin, contre «les déclarations irresponsables» de Lucien Bouchard et de Jacques Parizeau.La Banque du Canada a dû, une fois de plus hier, intervenir de façon énergique pour éviter que le dollar ne brise son support technique et ne vienne ainsi exacerber les pressions sur la devise et sur les taux d\u2019intérêt Déjà, les interventions d\u2019hier ont poussé le taux des bons du Trésor à 30 jours à un niveau tel que si le calme ne revient pas ajourd\u2019hui, la banque centrale n\u2019aura d\u2019autres choix que de commander une hausse additionnelle de 40 à 50 points de base de son taux d\u2019escompte.Le taux directeur atteindrait ainsi les 6,8-6,9%, à peine 35 points sous un taux préférentiel habitué historiquement à évoluer dans l\u2019intervalle des 75-125 points.Les pressions sur le loyer de l\u2019argent exercées hier ont accentué la courbe de rendement et poussé les taux de long terme dans l\u2019intervalle des 9,3-9,5%.«C\u2019est là que le coût du capital se situe.Et il n\u2019a jamais été aussi élevé», a résumé Dominique Vachon, économiste à la Banque Nationale.«Jamais a-t-on vu au pays, au cours des dernières VOIR PAGE A 8: DOLLAR Une autoroute difficile à contrôler v A défaut de pouvoir réglementer, Johnson entend aider les entreprises d'information BERNARD PLANTE LE DEVOIR Le premier ministre Daniel Johnson veut une autoroute de l\u2019information «en français», il ajoute que le Québec n\u2019a pas besoin de pouvoirs réglementaires et législatifs pour y parvenir, mais reconnaît qu\u2019il «n\u2019est pas évident que nous pourrons contrôler son développement».C\u2019est la thèse qu\u2019il a soutenue devant les participants au forum sur l\u2019autoroute électronique qui s\u2019ouvrait, hier après-midi, à Montréal.Le premier ministre a invité les 200 décideurs qui participaient à l\u2019ouverture du forum sur l\u2019autoroute de l\u2019information à souquer ferme pour que cette industrie d\u2019avenir puisse se définir «en fonction de nos besoins et en français».M.Johnson qui était accompagné de deux de ses mi-: nistres, Gérald Tremblay de l\u2019Industrie et Liza Frulla de; la Culture, inaugurait, en fait, un colloque qui traite d\u2019un: domaine où le Québec n\u2019a aucune juridiction.Rappelons que dans un jugement récent, la Cour suprême du Canada devait reconnaître la compétence exclusive du fédéral en matière de téléphonie, ce qui minait complètement les prétentions du Québec quant à la définition du cadre réglementaire de la future autoroute de l\u2019information.M.Johnson s\u2019en accommode très bien: «C\u2019est une compétence qui n\u2019a jamais existé pour le Qué- VOIR PAGE A 8: AUTOROUTE LE MONDE Un attentat fait 21 morts dans une mosquée iranienne PAGE A 5 I.K H K V 0 I H , I.K M A K I) I 2 1 J U I N I » » I ?A C T U A LIT E S 0.J.Simpson en cavale: le spectacle étrange de la vraie vie La star du football américain O J.Simpson, accusé du meurtre de sa femme et de l\u2019ami de celle-ci, a plaidé non coupable hier lors de sa première comparution devant un juge de Los Angeles.Simpson, incarcéré depuis son arrestation spectaculaire vendredi dernier, est apparu fatigué et déprimé.Une audience préliminaire a été fixée au 30 juin.Simpson, inculpé vendredi, avait pris la fuite et n\u2019avait été arrêté qu\u2019au terme d\u2019une poursuite retransmise en direct par les stations de télévision américaines.WALTER GOODMAN NEW YORK TIMES Ce qui faisait que la cavale d\u2019O.J.Simpson dans 1rs rues de 1 os Angeles vendredi soil avait l\u2019air si vraie, c'est qu\u2019elle ne ressemblait pas du tout à ce qu'on voit d\u2019habitude à la télévision.Les amateurs des «reality shows», de ce que l'on appelle les spectacles fondés sur des faits réels, sont habitués à ce que l'on étale les faits à leur intention à l\u2019aide dé gros plans, de musique, de reconstitutions et d\u2019autres trucs.Si une poursuite policière est prévue, on sait à quoi s\u2019attendre.Que le tout se termine par une fusillade ou une reddition, l\u2019assurance nous est donnée que nous serons présents à chacun des tournants de l\u2019affaire et, qui plus est, engoncés dans un fauteuil à distance raisonnable des personnages.En ce 17 juin au soir, la règle de concurrence, entre les chaînes de télévision disparaissait Ôn nous laissait devant un spectacle quasi onirique: une chasse à l\u2019homme au ralenti, un peloton de voitures sur une autoroute de Los Angeles.Fourgonnette Bronco blanche en tête, où l\u2019on nous disait que se trouvait l\u2019icône du football O.J.Simpson, accusé d\u2019être l\u2019auteur de deux meurtres, tenant un revolver, ou un cellulaire près de la tempe.Suivaient sur la gigantesque autoroute pratiquement désertée, une demi-douzaine de voitures de patrouille et combien d\u2019autres, hors champ, qui ne bougeaient pas rapidement et qui ne faisaient rien d\u2019audacieux.Quel étrange spectacle à regarder durant une heure ou, plus: une voiture se déplaçant sur un freeway! A l\u2019intérieur, bien sûr, se trouvait O.J.mais s\u2019agissait-il d\u2019un simple être humain?O.J.avait une stature beaucoup plus grande, beaucoup trop grande pour ce médium qu\u2019il avait transcendé.D y avait là un homme de télévision pour toutes saisons: joueur professionnel de football, commentateur de sport, «star» d\u2019une compagnie de location d\u2019autos, vedette de cinéma et animateur aguichant pour galas de charité.L\u2019homme correspondait à tant de facettes de la télévision qu\u2019on était à même de se demander est-ce un spectacle, est-ce la vraie vie?Les commentateurs se taisaient rarement, mais aucun son ne parvenait directement de la scène filmée, faites d\u2019images conservant leur se-cref et leur silence.A l\u2019écran, on voyait des voitures dégager la route pour laisser passer la Bronco de Simpson.D\u2019autres automobilistes, alertés par la radio de bord, se mettaient en position pour en savoir un peu plus et, qui sait, pour qu\u2019on puisse les encadrer dans l\u2019une des séquences télévisées.Finalement, quand l\u2019auto de Simpson s\u2019immobilise dans cette entrée de la maison de Brentwood et qu\u2019une portière de la fourgonnette s\u2019ouvre, il n\u2019y a aucun climax.Une autre heure s\u2019écoule, nous faisant témoins à partir d\u2019un hélicoptère de chaîne de télévision.Simpson est dans la voiture.A-t-il des idées de suicide?Est-il armé?Dangereux?Quand le prévenu quitte la Bonco, nous n\u2019en voyons rien, nous ne sommes informés que par la suite sur cet événement d\u2019envergure.Les mordus de télévision ne sont pas habitués à ce qu\u2019on les laisse ainsi en plan.Non, tout cela n\u2019avait pas l\u2019attrait de la fiction ni l'aspect fort et direct du passage à tabac de Rodney King ou des émeutes de Los Angeles, mais cela tenait de l\u2019effet d\u2019hypnose.Au fil des minutes, il y avait de moins en moins d\u2019allusion au fait qui ut à la source de cet épisode surréaliste: le meurtre de l\u2019ex-compagne de Simpson et celui de son ami Ronald Goldman.Il s\u2019est écoulé une semaine avant qu\u2019on arrive à cette histoire qui conservait le haut de la vague sur le surf des réseaux.Jeudi, de quelque manière, toutes les stations locales et nationales, tous les tabloïds et tous les magazines télévisés avaient fait état de ces scènes sanglantes dans la maison de Nicole Brown Simpson, alternant les rappels d\u2019un O.J.Simpson en pleine action de footballeur idolâtré et ceux d\u2019un Simpson non rasé, menottes aux poings que l\u2019on menait lentement quelque part.Puis vint, vendredi après-midi, la conférence de presse, comique dans les circonstances, de la police de Los Angeles révélant qu\u2019elle avait perdu la trace de son célèbre suspect.ta voie était toute tracée vers un dénouement qui ne serait pas l\u2019étrange et puissant anti-climax qui se prolongerait Les présentateurs-vedettes des bulletins de nouvelles, dont nous nous attendons qu\u2019ils nous inondent d\u2019explications, étaient sidérés: comme nous, ils étaient tout aussi éloignés de l\u2019action ou de l\u2019absence d\u2019action.La présence des Dan Rather, Connie Chung, Peter Jeruiings, Barbara Walters et Torn Brokaw servait d\u2019indicateur à l\u2019importance de l\u2019événement, mais lorsque les guides nagent ainsi dans le flou, les auditeurs doivent eux aussi se sentir à la dérive.si l\u2019on met à part la partie de l\u2019auditoire qui demeurait branchée sur les péripéties du match Knicks-Rockets sans être pour autant à l\u2019abri de séquences choisies de cette poursuite réelle-irréel-le impliquant un ancien champion.Reporters et présentateurs firent tout leur possible pour cueillir les bribes d\u2019information mais l\u2019étrangeté des faits qui se déroulaient les auraient rendus muets (s\u2019ils pouvaient se payer le luxe du silen Brokaw avouait n\u2019avoir rien vu de semblable en 30 ans d\u2019antenne., Fallait-il en pleurer ou en rire?Etait-ce un policier qui personnifiait un jardinier?Ces spécialistes de psychologie ou de prises d\u2019otages étaient-ils empruntés à Oprah?Quand le ciel de Los Angeles se mit à s\u2019assombrir au crépuscule, on nous lut la courte lettre qu\u2019aurait rédigée Simpson peu avant sa fuite où il niait toute participation aux crimes et admettait tout simplement qu\u2019il demeurait dans la confusion et le désespoir quant à l\u2019essentiel.Triste document authentique qui n\u2019aurait jamais pu être commandé à un chroniqueur; la liste des remerciements avait la saveur d\u2019un boniment pensé pour la remise des Emmys.De fait, était-ce là l\u2019adieu de Simpson ou un show de plus?Deux heures durant, vendredi dernier, nos écrans se sont remplis d\u2019une réalité peu attrayante du point de vue esthétique; ces images d\u2019autoroutes et de la maison de Brentwood ont réussi à tenir en haleine l\u2019imagination prisonnière d\u2019un rêve qui était partagé par le public.Autoroute électronique: Vidéotron veut créer une bretelle d\u2019accès pour les étudiants PAUL CAUCHON LE DEVOIR S\u2019il n\u2019en tient qu\u2019au groupe Vidéotron, l'étudiant de l\u2019avenir pourra consulter de son téléviseur les programmes offerts par son école, choisir ses activités socio-culturelles, consulter les banque de cours, obtenir SCS résultats dVxamen, voter Ion dfi fé férendums, et même suivre un cours bien assis dans son salon en communiquant avec le professeur via un clavier «interactif».Le consortium UBI, mis en place par Vidéotron, vient et) effet de créer une nouvelle filiale, UBI-Education, qui développera de nouveaux modes d\u2019accès à l\u2019éducation sur la fameuse autoroute électronique d\u2019UBI au Québec.Rappelons que UBI est un consortium regroupant Vidéotron, la Banque Nationale, Hydro-Québec, tato-Québec, la Société canadienne des postes et Hearst Corporation, qui s\u2019apprête à implanter dans la région du Saguenay la première autoroute électronique québécoise.Depuis l\u2019annonce de la création du consortium en janvier IBM s\u2019est joint au projet, et une centaine d\u2019entreprises se sont montrées intéressées à offrir éventuellement des services sur le nouveau concept à la mode, dont la viabilité demeure encore à démontrer., Hier, UBI annonçait la création d'UBI-Education, en collaboration avec une douzaine de partenaires du milieu de l\u2019éduca-fion: l'Université du Québec à Montréal, l'Université du Québec à Chicoutimi, la Télé-Université, les cégeps de Chicoutimi, de Jonquière et de Rosemont (par son Centre de formation à distance), les commissions scolaires de Chicoutimi, de Jonquière et de Valin, ainsi que Radio-Québec et CANAL, le réseau d\u2019enseignement.Ces partenaires veulent développer toute une gamme de services en éducation, et ils travailleroni a mettre en place une structure d\u2019accueil sur le réseau qui pourra profiter à d\u2019autres institutions d\u2019enseignement.Car si l\u2019UQAM et Vidéoway Multimédia assurent la coordination de l\u2019opération, aucune exclusivité n\u2019est accordée aux partenaires: les autres institutions pourront profiter de l\u2019expertise développée.Le groupe prévoit développer trois grands types de services: les services d\u2019information, les services à la clientèle et les services de formation.L'étudiant pourra donc éventuellement avoir accès par le terminal branché sur son téléviseur à des banques de cours, à la liste des activités, à des didacticiels d'initiation à Internet.Il pourra s\u2019inscrire à des cours, consulter des ressources documentaires, bref, tout dépend de l\u2019imagination des concepteurs.Pour le recteur de l\u2019UQAM Claude Cor-bo, cette association permet à son institution d'être aux premières loges du développement d'une nouvelle technologie.«Nous voulons pouvoir rendre plus accessible ce qu\u2019est l\u2019université, ses informations, ses programmes de recherche.Eventuellement nous pourrons peut-être rendre l'université accessible à des étudiants que nous ne rejoignons pas actuellement».La mise en place d\u2019UBI au Saguenay se fera à l\u2019automne 1995, et non à l\u2019automne prochain tel que déjà annoncé.On prévoit relier 33 000 foyers, et d\u2019ici huit ans c\u2019est le Québec tout entier qu\u2019UBI veut connecter.si son projet fonctionne bien.La présidente d\u2019UBI, Sylvie talandé, a mentionné hier que UBI avait présenté la semaine dernière une demande d\u2019aide financière au gouvernement québécois, qui a réservé une enveloppe budgétaire de 50 millions$ pour supporter des projets d\u2019autoroute électronique.Elle n\u2019a pas révélé le montant de la demande.PHOTO AP DEUX BALAYEURS de rue ont posé leur balai hier pour faire un brin de lecture sur un trottoir de Pékin.Ils sont plus de 3000 à faire tous les jours le ménage de la capitale chinoise.Libération conditionnelle Ottawa fait des changements Ottawa (PC) \u2014 Le gouverne; ment annoncera aujourd\u2019hui des changements tant attendus aux règles de libération conditionnelle pour garder derrière les barreaux jusqu\u2019à la fin de leurs peines les délinquants sexuels qui s\u2019attaquent aux enfants.Les changements visent également à s\u2019assurer que ceux qui commettent des délits alors qu\u2019ils sont en liberté conditionnelle purgent une «partie substantielle» de leur peine lors d\u2019une récidive, a déclaré hier à l\u2019extérieur des Communes, le Solliciteur général, Herb Gray.Le projet de loi qui va être déposé aux Communes arrive au moment où le public s\u2019inquiète au sujet de la criminalité et où le gouvernement fait face à des appels demandant plus de sévérité envers ceux qui commettent des délits' avec violence.Le gouvernement entend aussi améliorer l\u2019entraînement des membres de la Commission nationale des libérations conditionnelles et établir une marche à suivre pour eux dans le traitement des dossiers.mfwyw '/{ '\t' ' f\"'.r\"* ni\u2014«j .\u2014i .____________________________________________ Ville de Montréal Cet été, les parcs de Montréal deviennent le théâtre d\u2019une foule de spectacles gratuits: danse, concerts, pièces, La Roulotte, La Boîte à Musique, etc.On voit donc que chez nous, la culture a sa place ! tiotre ville des c\u2019e Spectacles populaires chez la mène Augustin Roy tient des propos «réactionnaires» PRESSE CANADIENNE La Fédération des médecins résidents du Québec a dénoncé hier les propos «réactionnaires» du président de la Corporation professionnelle des médecins du Québec, le Dr Augustin Roy, émis la semaine dernière relativement à la répartition des médecins sur l\u2019ensemble du territoire québécois.Le Dr Roy a alors défendu publiquement la nécessité que chaque candidat sélectionné soit obligé d\u2019exercer la médecine dans un endroit où ses services sont requis, et ce, pendant un certain temps.«Les commentaires du Dr Roy, à cet égard, nous donnent la preuve de sa très grande méconnaissance du dossier puisque depuis cinq ans déjà, les jeunes médecins qui sont la cible préférée du Dr Roy sont dans les faits les acteurs principaux de la très grande amélioration de l\u2019accessibilité aux soins en région éloignée ainsi que de la meilleure répartition obtenue depuis», a déclaré la fédération dans un communiqué émis hier après-midi.«Toute mesure coercitive, comme celle proposée par le Dr Roy, n\u2019a plus sa place dans notre contexte», croit son président, le Dr Denis Soulières.«En effet, dit-il, ce genre de mesures s\u2019appliquent toujours de façon discriminatoire puisque ce sont les médecins en lin de formation qui subissent les contrecoups d\u2019une mauvaise planification gouvernementale qui, par le fait même, accentue l\u2019impression qu\u2019il existe en région éloignée de mauvaises conditions de pratique médicale.» À Québec, un Rwandais soupçonné de crime contre l\u2019humanité L\u2019Association des Canadiens d\u2019origine rwandaise étaye sa preuve Québec (PC) \u2014 Des réfugiés rwandais au Canada réclament que Léon Mugesera, un de leurs compatriotes réfugiés au Québec, soit traduit devant un tribunal pour crimes contre l\u2019humanité.L\u2019Association des Canadiens d\u2019origine rwandaise soutient que Léon Mugesera, installé au Québec depuis 1993 et qui se prétend stagiaire à l\u2019Université Laval, a été identifié par plusieurs organismes internationaux comme un criminel de guerre.Charles Karemangingo, le porte-parole de l\u2019Association, base ses accusations contre Mugesera sur trois documents: ¦ un discours que ce dernier a prc>-noncé à titre d\u2019adjoint de l\u2019ex-prési-dent Juvénal Habyalimana (assassiné en avril), et où il incite très clairement au meurtre et à la haine inter raciale; ¦\tun mandat d\u2019arrestation émis par les autorités rwandaises contre Mugesera pour atteinte à la sûreté de l\u2019Etat; ¦\tune condamnation de Mugesera par quatre organismes internationaux dont le Centre international des droits de la personne que préside Ed Broadbent, ex-chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) du Canada.L\u2019Association des Canadiens d\u2019origine rwandaise demande donc à Ottawa de prendre les mesures policières et judiciaires pour que Mugesera soit traduit devant un tribunal afin d\u2019y répondre de ses crimes.Elle invite aussi les autorités canadiennes à faire preuve de prudence pour que des criminels de guerre ne s\u2019infiltrent pas au Canada en se présentant comme des réfugiés politiques.« mm % Luc cX CLmU lci*i*£uM se soucie-t-on ici de notre santé ou \u2022 de celle de l\u2019économie canadienne?Chose certaine, j\u2019ai presque éliminé la viande et les produits laitiers de mon alimentation et je ne m\u2019en porte que mieux.J\u2019ai évidemment pris soin de remplacer ces apports protéiniques et calciques par une alimentation différente.Ce qui m\u2019amène d\u2019ailleurs à une; autre question (tant qu\u2019à alimenter le; débat économique!): j\u2019ai entendu' que les industries céréalière et de légumineuses seraient sous-exploitées au Canada, en ce sens qu\u2019elles sont' peu diversifiées.A-t-on comparé dernièrement les productions locales avec les importations?Pourquoi ne pas exploiter de nou-i velles cultures plutôt que de faire du.gouvernement le complice d\u2019une' surexploitation des industries laitière* et animale?Je vous le demande.t> L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019infor- : mation générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Char- 1 tier, Louis-Gilles Francoeur (environne1 ment), Kathleen Lévesque, Caroline Mont-, petit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Laurent Soumis, Guy Taillefer (adjoint au direc- ¦ teur de l\u2019information); Jean-Pierre Legault, (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales)', Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres), j Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec)-, Serge Chapleau (caricaturiste); à l\u2019information sportive: Yves d\u2019Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis), t Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Lise Bourgault, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Johanne Guibeau,\u2019 \u2022 Jean-Yves Guilbert, Christiane Legault, Mo-\ti nique Verreault (publicitaires); Micheline\t: Turgeon, Olivier Zuida (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Car- ! mel (coordinatrice des services comptables);: Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy , Lacas, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (adjointe à ' l\u2019administration).LE MARKETING ET 1 SERVICE À LA CLIENTELE Christianne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secré- , taire), Manon Blanchette, Monique L\u2019Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Ven-ne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements).LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon \u2019 (directrice de la production), Sylvain Darcy 1 (directeur de l\u2019informatique), Johanne Bru- ; net, Danielle Cantara, Richard DesCor- , miers, Caroline Des Rosiers.Lynda Di Ce- ' sare, Marie-Josée Hudon, Michael Schnei- B\u2019 der, Christiane Vaillant.Les annonces if classées et avis publics: Yves Williams U.(superviseur), Jean de Billy.Marlène Côté, J, Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheli- j ' ne Ruelland.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (president), Roger Boisvert (vice-président et directeur général). A K I.g I» ï.V O I K .I.K M A K U I 2 1 J U I Si I » !» I ?LE DEVOIR ?ACTUALITES ?Maudit camion Comme la canicule m\u2019empêche de penser et de réfléchir, j\u2019ai cherché un sujet trivial qui vous permettrait de faire également le vide dans vos beaux esprits.Un gros sujet: remplacer les trains qui ne roulent plus et les bateaux qui sont bien incapables de le faire.Soit.Je veux bien.Il faut bien transporter les marchandises à travers l\u2019Amérique et il faut bien livrer la Molson au dépanneur du coin.Cela dit, on ne voit pas pourquoi les camionneurs devraient avoir tous les droits ou se permettre tous les abus.Or, c\u2019est exactement ce qui se passe puisque le législateur se femie les yeux et se bouche les oreilles.Il a bien rédigé quelques règlements qui visent à contrôler le poids des machines ou à en réduire la vitesse mais, outre le fait que nombre de camionneurs s\u2019en fichent éperdument, on doit déplorer des politiques qui, dans le domaine, confinent à l\u2019anarchie.On sait déjà que, si nos routes sont impraticables, c\u2019est à cause des camions.On nous apprend qu\u2019un seul camion de quarante-cinq pieds magane la chaussée au même rythme que le font 42 000 voitures de promenade.Oui, vous avez bien lu.Trop gros, trop longs, trop lourds les camions?Evidemment, mais on ne va pas s\u2019en faire pour si peu.Abolir les trains routiers \u2014 ces doubles-camions qui menacent les automobilistes les plus prudents \u2014 vous n\u2019y pensez pas?Réduire la taille des remorques?Eh quoi?Vous voulez pousser les compagnies de camionnage à la faillite?Et vive les ornières meurtrières! Et vive les risques intolérables que font courir à chacun les camionneurs impénitents.Bon, vous roulez peu, vous sortez rarement de la ville.Vous vous croyez donc à l\u2019abri de l\u2019engeance camionneu-se.Eh bien, non.Dans toutes les villes normales on a, depuis longtemps, réglementé les plages horaires ouvertes au camionnage.Pas chez nous.Dans toutes les villes normales, les camions lourds n\u2019ont pas le droit de circuler aux heures de pointe.Pas chez nous.C\u2019est même exactement le contraire.On dirait que les camionneurs se donnent le mot pour entrer ou sortir de la ville juste au moment où la circulation se fait intense et où les bouchons se multiplient.Qui s\u2019en soucie?Personne évidemment, sauf les automobilistes qui n\u2019en finissent plus de jurer, de tempêter, impuissants et désespérés de voir jamais le bon sens triompher.Dans toutes les villes normales il est interdit aux poids lourds de faire des livraisons de porte à porte.On doit, pour ce faire, utiliser des camions de petit calibre qui risquent moins d\u2019encombrer les rues et de bloquer la circulation.Mais Montréal n\u2019est pas une ville normale.Y a-t-il un règlement?Je n\u2019en sais rien.Mais, chose certaine, les camionneurs ne sauraient s\u2019en embarrasser.Autour de chez moi, c\u2019est avec des camions de quarante-cinq pieds qu\u2019on fait les livraisons.Pour livrer de tout et de n\u2019importe quoi: du pepsi, de la bière, de la nourriture pour chiens, des légumes et quoi encore.Les camionneurs ont évidemment toutes les peines du monde à se garer.Réussissent-ils à le faire qu\u2019ils bloquent la rue pendant un quart d\u2019heure ou qu\u2019ils volent quatre ou cinq places de stationnement.C\u2019est stupide et insensé.Mais les compagnies vous répondront qu\u2019il y a plus de profits à faire quand les poids lourds, chargés à bloc, font la tournée une seule fois par jour alors que des camions plus légers devraient retourner plusieurs fois à l\u2019entrepôt pour faire le plein.La logique est impeccable.Logique marchande, bien sûr.Mais la ville?La vie en ville?Dans toutes les villes normales.Et le tapage, ça vous dérange?Il existe un règlement qui oblige les conducteurs à éteindre leur moteur quand ils sont en stationnement.Avez-vous déjà vu un seul camionneur se plier au règlement?Moi, jamais.Un peu plus ou un peu moins de bruit qu\u2019est-ce que ça change?Toujours plus de tapage.Vous vous souvenez, il y a quelques années, on a décidé «d\u2019embellir» la ville en installant partout des passages piétonniers en pavés unis.Evidemment, ils se sont dégradés instantanément et ils se sont transformés rapidement en ornières ou en bosses.Ils sont la ruine des suspensions.Mais il y a pire, toujours pire: les camions.Vous avez vu, surtout entendu, ces camions à containers qui franchissent l\u2019obstacle?Chaque fois le bruit d\u2019une bombe.Chaque fois l\u2019impression que tout a sauté.La maison qui tremble, la conversation qui s\u2019interrompt.Dans toutes les villes normales.Mais de quoi vous plaignez-vous?La ville n\u2019est pas la campagne et si vous n\u2019êtes pas content vous savez ce que vous avez à faire.Oui, je le sais.Continuer à chialer jusqu\u2019à ce que quelqu\u2019un, quelque part, finisse pas comprendre.Jusqu\u2019à ce qu\u2019on exige, aussi, qu\u2019on installe sur les camions des silencieux efficaces.Ils existent Qu\u2019attend-on pour les imposer?La canicule m\u2019empêche de penser.Elle ne m\u2019empêche pas de me vider le cœur.Maudit camion! Maudite vanne! Maudit troque! Qui êtes-vous?Ottawa (PC)\u2014 Les abonnés du téléphone de quatre provinces pourront bientôt savoir le nom de la personne qui les appelle avant de répondre.Bell Canada, qui dessert le Québec et l\u2019Ontario, ainsi que des compagnies de téléphone en Nouvelle-Ecosse et en Alberta ont obtenu hier la permission d\u2019offrir ce nouveau service à leurs abonnés.Cependant, le Conseil canadien de la radiodiffusion et des télécommunications mettra en place des mesures censées assurer la confidentialité des personnes qui voudraient éviter que leur nom apparaisse sur l\u2019afficheur.TVA Du «maquillage»y dit le Bloc SUITE DE LA PAGE 1 suré le président du comité, le député libéral Jim Peter-son, selon qui la TVA nationale répondrait aux doléances des Canadiens qui veulent voir s\u2019harmoniser les taxes de vente fédérale et provinciales.Pour M.Peterson, la TVA réduirait les coûts et les irritants administratifs tant pour l\u2019Etat que pour les entra prises, restaurerait l\u2019équité envers les consommateurs qui ont le droit de connaître le véritable prix des biens, et mettra fin au «fouillis fiscal» causé par l\u2019existence de 10 systèmes de taxation à travers le pays \u2014 celui du fédéral et ceux des neuf provinces fl\u2019Alberta exceptée) qui ont des taxes à la consommation.«C\u2019est un projet bien vendable», a dit le député.Le rapport du comité parlementaire sera maintenant soumis a l\u2019examen du cabinet, qui veut instaurer un nouveau système à temps pour l\u2019année fiscale 1996-97.Hier, le ministre des Finances Paul Martin a refusé de commenter le rapport, disant qu\u2019il voulait d\u2019abord en prendre connaissance de manière détaillée.Il a simplement réitéré l'engagement liberal a ce que -la TPS soit remplacée-.L\u2019élément névralgique de la proposition réside donc dans l\u2019harmonisation fédérale-provinciale, qui pourrait, si l\u2019avis du comité est retenu, donner lieu au cours des prochains mois à de fastidieuses discussions.Un tel exercice ne s\u2019est pas toujours, par le passé, montré très fructueux \u2014 seul le Québec s\u2019est en partie harmonisé \u2014, mais M.Peterson s\u2019est dit confiant que la «flexibilité» incluse dans le projet donnerait cette fois des résultats.«On fait exactement le contraire de ce qui s\u2019est fait il y a quatre ans» lors de l\u2019adoption de la TPS par les conser- SUITE DE LA PAGE 1 bec et que des entreprises québécoises ont contestée avec succès.» Hier, le premier ministre a répété que «le développement de l\u2019autoroute de l\u2019information ne dépend pas du pouvoir de réglementer ou du pouvoir législatif, mais (qu\u2019il se ferait) plutôt en soutenant les entreprises.» Il devait toutefois ajouter qu\u2019«il n\u2019est pas évident que nous pourrons contrôler ce développement qui traverse les frontières.Ça va au delà du cadre réglementaire.Nous avons l\u2019obligation de nous adapter à ce nouvel environnement» En ce sens, il a assuré les participants à ce forum que son gouvernement agirait comme «levier économique», utiliserait «son pouvoir d\u2019achat» et ferait preuve de «leadership» pour soutenir le développement de l\u2019autoroute électronique.Plus tôt en journée, le premier ministre s\u2019en est pris a au chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, qu\u2019il accuse de commencer à «louvoyer» avec l\u2019idée de souveraineté.Ce lundi pré-électoral du chef libéral a en fait commencé tôt hier matin, alors qu\u2019il prenait la parole devant 400 militants libéraux réunis pour un petit déjeuner bénéfice à Laval.Faisant allusion au propos de Jacques Parizeau qui n\u2019excluait pas, samedi, que l\u2019éventuelle question référendaire soit précédée d\u2019un préambule, M.Johnson a accusé le chef péquiste de chercher à diluer son option: «Déjà, on voit un louvoiement», a-t-il soutenu.Daniel Johnson s\u2019est aussi appliqué à démontrer que la demande du chef péquiste pour qu\u2019une trêve soit déclarée à la suite de l\u2019élection d\u2019un gouvernement péquiste ne pouvait pas tenir: «Je trouve les propos de M.Parizeau passablement contradictoires.Dans le fond, c\u2019est un paradoxe de demander une trêve alors qu\u2019on prépare la rupture.» vateurs, a-t-il souligné.Dans son rapport, le comité recommande de fait que «le choix des articles devant figurer dans l\u2019assiette de la taxe, comme les produits alimentaires, les médicaments, les services médicaux, et ainsi de suite, et donc aussi le taux de la taxe, de même que la méthode de perception soient décidés par la voie de négociations fédérales-pro-vinciales».Témoin de ce que les choses ne se feront pas sans heurts, le premier ministre de l\u2019Ontario, Bob Rae, a immédiatement reagi hier en faisant liai t d'inquiétudes a l\u2019égard de la volonté d\u2019Ottawa d\u2019accroître son emprise sur la fiscalité des provinces.«Quand vous partagez le lit avec un gorille, celui-ci finit toujours par prendre le dessus», a exemplifié M.Rae, faisant allusion aux conséquences néfastes de la TPS sur l\u2019économie de sa province et auxquelles la TVA telle que proposée n\u2019y changerait rien.Cette crainte est aussi celle du Bloc québécois, qui a reproché à la TVA nationale de n\u2019être qu\u2019un clone de la TPS «dont seul le nom diffère».Le résultat des délibérations du comité tel que rendu dans le rapport majoritaire n\u2019est que du «maquillage»; «on change quatre trente sous pour une piastre», a déclaré le porte-parole bloquis-te Yvan Loubier.M.Loubier en a particulièrement contre la dissimulation de la TVA et l\u2019intégration des taxes de vente provinciales à la structure fédérale, «une véritable charge centralisatrice qui s\u2019attaque directement à l\u2019autonomie fiscale des provinces» selon lui.Il appréhende en outre que la TVA nationale en vienne à provoquer un élargissement de l\u2019assiette fiscale pour englober des biens et services Samedi, au caucus du Parti québécois et du Bloc québécois, Jacques Parizeau avait affirmé qu\u2019il demanderait à ses adversaires politiques d\u2019observer une trêve, le lendemain de l\u2019éventuelle élection du PQ, pour permettre au Québec de sortir de l\u2019ornière économique dans laquelle il se trouve.Le chef péquiste avait aussi affirmé, samedi, qu\u2019il n'hésiterait pas «à traverser» les compétences fédérales pour sauver le dernier chantier maritime du Québec, celui de Lévis, en promettant, entre autre, qu\u2019un gouvernement du PQ n\u2019hésiterait pas à financer seul la construction d\u2019un nouveau traversier pour les Iles-de-la-Madeleine.Sur cette question, le premier ministre Johnson a souligné que les discussions se poursuivaient toujours avec Ottawa: «Nous avons des discussions avec nos homologues fédéraux.Ce sont des discussions qui continuent et qui n\u2019ont rien à faire avec traverser ou ne pas traverser quelque juridiction que ce soit.Il faut pouvoir payer pour ce contrat, il faut pouvoir compter sur un client M.Parizeau a été assez avare de commentaires sur la façon de payer ce 60, 80 ou 90 millions.Il faut nous assurer que nous avons un projet qui est intéressant pour le gouvernement fédéral qui serait amené à placer une commande pour qu\u2019il y ait du travail à la MIDDavie.» Le premier ministre ne s\u2019inquiète pas, par ailleurs, d\u2019avoir à affronter les machines électorales du Bloc québécois et du Parti québécois réunies dans le cadre de la prochaine élection: «Le Bloc reconnaissait que sa machine était inexistante, que c\u2019était essentiellement la machine ,du PQ», a-t-il déclaré aux journalistes.À l\u2019heure du lunch, le premier ministre a interrompu ses activités pré-électorales pour une rencontre officielle avec le vice-premier ministre du Vietnam, Phan Van Khpi.A l\u2019issue de la rencontre, le bureau du premier ministre a fait savoir que des ententes touchant huit compagnies québécoises seraient bientôt annoncées.Les deux hommes doivent se revoir en juillet actuellement exemptés.\t.Dans son rapport dissident, le Bloc revendique 1 abolition pure et simple de la TPS et la cession aux provinces, en échange d\u2019une diminution des transferts fédéraux, de la totalité du champ de taxation actuellement couvert par la TPS.\t,,,\t.Chez les réformistes, on a relevé hier que la 1VA suggérée ne faisait rien en matière de simplification des procédures de calcul, de collecte et de paiement de la taxe, que sa dissimulation ne ferait que faciliter la tâche des politiciens désireux de l\u2019augmenter et que les coûts de transition pourraient s\u2019élever à 500 millions$.Pour le député Herb Grubel, le gouvernement ne devrait pas s\u2019acharner à augmenter ses revenus, mais à réduire ses dépenses.«L\u2019actuel régime d\u2019impôts sur le revenu des individus et des sociétés, ainsi que les taxes sur la valeur ajoutée, devraient être remplacés par un régime d\u2019imposition simple, visible et proportionnel.» De son côté, le chef conservateur Jean Charest a dit soupçonner les libéraux de chercher à «investir le gouvernement du mandat de négocier une taxe sur les aliments».Ces derniers jours, l\u2019opposition a fait ses choux gras de déclarations antérieures des libéraux sur la 'ITS.Ceux-ci avaient en effet mené une vigoureuse lutte contre son instauration, allant jusqu\u2019à mener un «filibuster» au Sénat.Plus récemment, ils ont fait de l\u2019abolition de cette taxe honnie l\u2019un de leurs chevaux de bataille électoraux, l\u2019accusant d\u2019avoir «prolongé et aggravé la récession».A plusieurs reprises, le premier ministre Jean Chrétien a lui-même manifesté son intention de «faire disparaître» la TPS.La balle, aussi floue soit-elle, est maintenant dans son camp.DOLLAR SUITE DE LA PAGE 1 années, un investissement aussi robuste en machineries et équipement, qui est passé de 4 à 9% du PIB.L\u2019augmentation du coût du capital va faire extrêmement mal aux entreprises, et à une économie qui doit maintenant payer très cher pour accroître sa compétitivité en recourant aux technologies importées.» «La Banque du Canada est très craintive à l\u2019idée de voir le dollar défoncer son point de support technique fixé aux alentours des 71,80-90 cents US, a renchéri Michel Tessier, analyste chez Tassé & Associés.Un tel bris aurait un impact significatif sur le marché obligataire et ne ferait qu\u2019ajouter à la nervosité des investisseurs étrangers, déjà mal à l\u2019aise avec le niveau d\u2019endettement de nos gouvernements et l\u2019inquiétude politique au pays.» Amorçant la séance en baisse de 24 points centésimaux, le dollar canadien a repris de la vigueur en après-midi hier, sous le coup de l\u2019intervention de la Banque du Canada, pour fermer la séance à 71,92 cents américains, en hausse de 4 points.De telles tribulations sur la devise n\u2019ont pu faire autrement que de donner des munitions au ministre fédéral des Finances.M.Martin a pourtant tenu des propos modérés aux termes d\u2019une cérémonie marquant l\u2019inauguration officielle du guichet unique Info entrepreneurs.«Permettez-moi de ne pas faire de commentaires ni sur le dollar, ni sur les taux d\u2019intérêt, a-t-il dit, d\u2019entrée de jeu, ayant encore frais en mémoire l\u2019impact sur le cours du dollar de sa déclaration voulant qu\u2019il verrait très bien les taux d\u2019intérêt canadiens baisser sous le niveau des taux américains correspondants.Mais il ne fait pas de doute que les mouvements observés sur la devise et sur les taux d\u2019intérêt sont en partie dus aux déclarations irresponsables de Bouchard et de Parizeau.» Paul Martin a dit ne pas s\u2019inquiéter, malgré tout, de la capacité du gouvernement à rencontrer son objectif de réduction du déficit, «nos prévisions (de croissance économique) étant inférieures à ce que nous observons à l\u2019heure actuelle».Mais lorsqu\u2019il s\u2019est servi des micros de la Chambre des communes, M.Martin en a profiter pour effectuer l\u2019une de ses plus violentes sorties contre le chef de l\u2019opposition, Lucien Bouchard, et son homologue québécois, Jacques Parizeau.Questionné sur ses intentions d\u2019orchestrer une série de nouvelles coupures de dépenses, d\u2019au moins 3 mil-liards$, dans le but de contrecarrer la tendance à la hausse des taux d\u2019intérêt, M.Martin a écarté toute possibilité de présenter un mini-budget à l\u2019automne.Le débat s\u2019est animé après que M.Bouchard soit revenu à la charge.«Je voudrais demander au ministre s\u2019il reconnaît qu\u2019il est le premier responsable des hausses de taux d\u2019intérêt, et ne se rend-il pas compte que ces hausses découlent directement de la sévérité des jugements portés par les milieux financiers insatisfaits des mesures de coupures de dépenses que son budget a apportées?» M.Martin a alors haussé le ton.«Il y a plusieurs raisons aux hausses des taux d\u2019intérêt.Cela arrive non seulement au Canada, mais ça arrive ailleurs.Du même coup, il faut dire que les niveaux d\u2019endettement du Canada n\u2019aident pas.Mais lorsqu\u2019on regarde ces deux ou trois dernières semaines, il est très clair que la raison primordiale pour la hausse des taux d\u2019intérêt sont les déclarations irresponsables de Jacques Parizeau et du chef de l\u2019opposition.» M.Martin a soutenu que les «leaders séparatistes mettent en péril des milliers d\u2019emplois aux pays».Il les a accusés «d\u2019enlever le pain de la bouche des enfants», «de mettre sérieusement en doute non seulement la structure politique de ce pays mais aussi sa structure économique».Lorsque Lucien Bouchard lui a fait remarquer que malgré cette prétendue instabilité politique, la cote sur les titres du gouvernement du Québec et d\u2019Hydro-Québec a été maintenue contrairement à celle accolée aux titres canadiens, M.Martin n\u2019a eu d\u2019autre réparties que la suivante, sous les bravos: «Probablement parce que le Québec a été choyé par un gouvernement libéral pendant neuf ans, ce que le Canada n\u2019a pas eu».Au-delà de ces querelles politiques, il ne faut pas perdre de vue que «le dollar américain y goutte également».Le billet vert tombait, hier, à 1,6 mark et à 101,88 yens.«Nous assistons présentement à une désaffection envers les monnaies nord-américaines, avec un effet amplifié au Canada», a précisé Benoit Durocher, économiste à la Banque Royale.Une économie européenne arrivant près de son creux cyclique laisse présager une remontée généralisée des taux d\u2019intérêt Mais «l'endettement extérieur très élevé du Canada signifie que les investisseurs étrangers doivent absorber un risque de change.Les débats politiques, générateurs d\u2019incertitude, ne font qu\u2019ajouter à la prime de risque», a ajouté M.Durocher.KYOTO La ville s'adaptera-t-elle?SUITE DE LA PAGE 1 des jardins zen, tout promeneur peu pressé garde des images fortes de Kyoto.Partout, il trouve des traces de la grandeur de celle qui fut la capitale impériale pendant un millénaire de 794 à 1868.Nul ne doit tolérer la destruction de l\u2019ambiance de Kyoto, affirmait Kojo Nagasawa, directeur de l\u2019Association des temples bouddhistes de Kyoto, à un quotidien japonais, dès le début de cette affaire.Le tout à commencé en 1988.A cette date, l\u2019administration de Kyoto décidait de modifier un règlement qui limitait à 30 mètres la hauteur des immeubles dans certains secteurs du centre-ville.En adoptant ce règlement au tournant des années 70, les autorités locales avaient voulu répondre aux protestations qui avaient suivi la construction de la tour de Kyoto en 1964, structure d\u2019acier de 131 mètres, d\u2019une spectaculaire laideur, toujours debout, à la sortie de la principale gare de la ville.En 1988, avec la nouvelle réglementation, la limite de hauteur d\u2019un immeuble est passée de 30 à 60 mètres.L\u2019administration de l\u2019Hôtel Kyoto s\u2019est prévalu la première de la nouvelle réglementation.En février 1991, son projet d\u2019agrandissement était approuvé par les autorités municipales.C\u2019est à ce moment que les moines bouddhistes de Kyoto ont décidé de sortir de leurs temples.Selon eux, le projet d\u2019agrandissement et, surtout, les 60 mètres de hauteur du complexe immobilier allaient détruire le caractère historique, l\u2019atmosphère presque religieuse de la ville.Et ils étaient sérieux: ils ont ainsi menacé de refuser l\u2019entrée de leurs temples aux futurs clients de l\u2019Hôtel Kyoto.Ce faisant, ils ont forcé les autorités municipales et les promoteurs à tenir une vingtaine de discussions à huis-clos et même obtenu, selon eux, une promesse de révision des plans du nouveau complexe immobilier.C\u2019était le 20 novembre 1989.Cependant, trois semaines plus tard, les travaux de rénovation du nouvel hôtel débutaient.Sans modification des plans.L\u2019Association des moines bouddhistes s\u2019est adressée aux tribunaux de Kyoto pour que cessent les travaux et que cq qu\u2019elle considérait comme une promesse soit tenu.A deux reprises, leurs prétentions ont été rejetées.Peine perdue, à court de moyens de protestation, l\u2019Association des moines bouddhistes a maintenu sa menace de fermer l\u2019entrée des temples aux clients de l\u2019Hôtel Kyoto qui s\u2019y rendront cet été.«Kyoto ressemble de plus en plus à Tokyo: une jungle de béton», a affirmé le directeur de leur association.Et il n\u2019a peut-être pas tout à fait tort.Souvent, les toits en pagode des temples disparaissent derrière l\u2019acier et le verre, les panneaux publicitaires des arcades commerciales du centre-ville et des grands magasins Takashimaya et Daïmaru.«Si la seule chose que vous faites, c\u2019est de préserver les vieux bâtiments, il ne peut y avoir aucun développement», a déjà défendu Tsukamoto Koichi, président de la Chambre de commerce de Kyoto.En fait, les projets de construction se multiplient à Kyoto: une autoroute la reliant à Osaka et à son nouvel aéroport, une ligne de métro, hôtels.Lentement, Kyoto se transforme en paradis touristique: près de 3,5 millions de Japonais s\u2019y sont rendus l\u2019an dernier.En dépit du boom immobilier qu\u2019a connu le Japon des années 80, Kyoto et ses 1,5 millions d\u2019habitants avaient su préserver un équilibre, parfois difficile, entre tradition et monde moderne, soutient Masai Takama-chi, journaliste du quotidien Asahi Shinbum à Osaka, dans les nombreux articles qu\u2019il a écrits sur la question.Il s\u2019agit maintenant de savoir, note-t-il, si Kyoto pourra maintenir cet équilibre à l\u2019avenir.Kyoto saura-t-elle s\u2019adapter?Dans une ville où, au détour d\u2019une rue, on peut voir un moine bouddhiste, crâne rasé, toge ample et sandales aux pieds, monter au volant d\u2019une Mercedes-Benz (est-ce la sienne?), on peut croire que l\u2019avenir durera longtemps.En dépit du boom immobilier qu\u2019a connu le Japon des années 80, Kyoto avait su préserver un équilibre entre tradition et monde moderne AUTOROUTE Parizeau «louvoie», dit le premier ministre LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS\t(514)985-3333 ADMINISTRATION\t(514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3344 (514) 985-3344 (514) 985-3399 1-800-363-0305 SERVICE À LA CLIENTÈLE \u2022 Extérieur (sans frais) \u2022 1 -8 0 0-4 6 3-7 5 5# DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot el pour les abonnements postaux.Montréal\t(514) 985-3355 ir DFVOIR est oublié nar re DFVOIR Inc dont le siège social est situé au numéro 2050 de Bleurv 9e étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor LaSalle.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest rue Saint-Jacques, Montréal.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et A diffuser les Wo\u201c S?SK WWW^Æb^p^^\tQuelcor Inc.775 boul.f^St-laumnt.Lnvoi de pub.icarion-Knregidn-ment no 0B58.1^,.légd: 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