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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1994-06-23, Collections de BAnQ.

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[" FONDE EN I i) ? 0 'M -k * JB ¦«làéis SAMEDI Le président de la Banque Royale, Allan Taylor, en entrevue au Devoir VISAS Québécois, à vos vélos! \u2022 PACK H 5 Paul Cauchon La fête ouverte La Saint-Jean est une fête ambiguë; pourquoi pas! TT ingt-quatre juin, fête nationale, c\u2019est repar- %\t/ ti: le sentiment souverainiste sera mesuré \\ / à la grandeur des drapeaux, des firmes Y spécialisées en évaluation de foules addi-?tionneront les jambes et diviseront par deux, les «Anglais» voudront nous faire croire que pour «leur» Saint-Patrick ils sont capables d\u2019accumuler 500 000 personnes sur 100 mètres carrés, et des analystes émus féliciteront les immigrants de connaître les paroles de Gens du pays.On se calme.La Fête nationale fait l\u2019objet d\u2019une telle enflure verbale qu\u2019on rêverait de faire l\u2019indépendance pour une seule raison: le droit de regarder la parade tranquille sans se poser de questions, ou de profiter d\u2019une journée de congé à sarcler son jardin.On rêve du jour où l\u2019on ne sera plus obligé de savoir si la fête représente tous les Québécois, ou la moitié d\u2019entre eux, ou les deux tiers, ou ceux qui votent du bon bord, ou ceux qui sont arrivés l\u2019année dernière, ou ceux qui ont un arbre généalogique estampillé pur race.Mais on n\u2019y peut rien, la Saint-Jean est marquée par l\u2019ambiguïté.Fatalité du calendrier d\u2019abord: elle côtoie à sept jours près la fête du Canada, ce qui ouvre la porte aux comparaisons politiques les plus tordues.Contexte historique ensuite: la Saint-Jean, vieille fête païenne célébrée dans plusieurs sociétés anciennes (le solstice d\u2019été), est devenue fête patriotique du Canada français au XIXe siècle.En 1834, le leader nationaliste Ludger Duvemay proposait en effet de célébrer les descendants de la Nouvelle-France par un banquet.Graduellement, le défilé historico-religieux qui l\u2019accompagnait a pris de l\u2019ampleur, et la Saint-Jean devenait la «fête de solidarité des divers groupes français d\u2019Amérique».En 1924, le défilé devenait une «parade thématique à visée éducative».Le défilé disparaissait en 1969 pour cause d\u2019émeutes répétées, et dans les années 70 la Saint-Jean devenait la grande messe nationaliste du pays à construire, à faire, à rêver (air connu).Vingt ans plus tard, on tâtonne encore autour des multiples significations d\u2019une Saint-Jean devenue fête nationale.Plusieurs citoyens n\u2019osent pas trop avouer qu\u2019ils apprécient d\u2019abord la journée de congé, et qu\u2019ils sont bien contents et bien fiers de vivre au Québec, sans allégeances politiques particulières: leur belle naïveté est vite rattrapée par l\u2019actualité.Il y a d\u2019abord l\u2019idée que la fête soit le baromètre des ambitions souverainistes.Cinq mille personnes de moins dans la rue, et le référendum est perdu.Un quartier pavoisé de interprétation plus> et Ie Grand Soir est pour de-F\tmain.C\u2019est un peu enfantin, non?La Société Saint-Jean-Baptiste s\u2019évertue à répéter que la fête est pour tout le monde, mais elle ajoute que «si elle prend une couleur politique, c\u2019est que la population le souhaite».Nous serions donc en face d\u2019une œuvre ouverte, d\u2019où l\u2019on entre et l\u2019on sort à volonté.Ensuite, les Québécois d\u2019origine plus récente ne savent jamais sur quel pied danser.On leur dit qu\u2019on les aime, on se félicite d\u2019introduire le couscous et le rouleau de printemps à côté de la tourtière, mais quand des musiciens africains se pointent sur une scène le soir du 24, ils se font crier «T\u2019as pas d\u2019affaire icitte» (comme je l\u2019ai vu et entendu il y a deux ans).On tente aussi de se débarrasser des vieilles images du passé, de les réactualiser, mais on s\u2019enfarge dans les propos vaseux.Le fameux défilé de 1990, au lendemain de Meech, avec son mouton postmodeme qui ouvrait la marche, se voulait «l\u2019abécédaire de toute théâtralité» et proposait, selon son concepteur, des images «qui permettent à l\u2019individu de s\u2019assumer» et qui avaient été travaillées auprès d\u2019un psychanalyste.Le brave citoyen moyen s\u2019interroge: peut-on regarder une parade en paix si on n\u2019a jamais lu Lyotard ou Lacan?C\u2019est peut-être le destin d\u2019une société toujours aussi incertaine quant à ses valeurs et son avenir que de se payer une fête nationale que tout le monde tente d\u2019interpréter à sa façon.Ma propre interprétation (prendre congé, relaxer, amener le marmot applaudir les chars allégoriques, prendre une bière au soleil) vaut donc la vôtre.Mais tout de même, l\u2019ambiguïté actuelle a du bon: dans un pays véritable, la France par exemple, ce sont les missiles et les chars d\u2019assaut qu\u2019on applaudit lors du défilé.Félicitons-nous d\u2019éviter ça pour le moment.Bonne fête nationale, peu importe vos raisons! Chacun a son de la Fête nationale INDEX Agenda.B9 Avis publics.B8 Classées.B4 Culture.Bit Économie.A8 Éditorial.Al O Le monde.A7 Mots croisés.B4 Les sports.B7 MÉTÉO Ensoleillé avec passages nuageux.Max.24 Demain: ennuagement.Max.27 Détails en B8 «La vraie partie» se jouera à l\u2019automne - Lucien Bouchard JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA La session parlementaire qui s\u2019achève à Ottawa aura constitué «une répétition générale» avant «la vraie partie» qui se jouera à l\u2019automne, croit le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard.Et le défi «peut-être le plus difficile» qu\u2019aura jamais à relever le Bloc consistera, si le Parti québécois est élu, à naviguer entre son statut d\u2019opposition officielle aux Communes et sa v0-: lonté d\u2019être «une véritable courroie de transmission; (qui) véhiculera directement, chaque jour, les préoccupations, les vues et les objectifs d\u2019un gouvernement qui est à Québec», a-t-il concédé hier lors d\u2019une conférence de presse.VOIR PAGE A 12: BOUCHARD Violeur à 13 ans Les déviances sexuelles commencent à Vadolescence, affirme une spécialiste PLAISIRS LE MONDE Pyongyang accepte les conditions américaines PAGE A 7 MARTINE TURENNE LE DEVOIR Du vin de dépanneur?Quelques conseils.PAGE B 2 Le Devoir ne paraîtra pas demain, 24 juin, Fête nationale des Québécois PHOTO JACQUES NADEAU QUE FONT DEUX VIEUX NATIONALISTES, une veille de Saint-Jean sur un balcon?Ils discutent de politique, voyons! M.Jean-Jacques Blanc (en fauteuil roulant) recevait hier la visite de son neveu, Raymond Lajeunesse, sur son balcon de la rue Saint-Denis, à Montréal.Les deux hommes ont décoré la place pour la circonstance et regrettent bien que le défilé ne passe pas devant leur maison cette année.Nos informations sur le programme de la Fête nationale en page A 3.Le viol d\u2019une adolescente par des jeunes du même âge n\u2019est pas un fait exceptionnel, mais il est rare qu\u2019ils aient seulement 13 et 14 ans, comme les deux jeunes de Saint-Laurent accusés d\u2019avoir violé une adolescente de 16 ans la semaine dernière.«Les déviances sexuelles commencent à l\u2019adolescence, dit Johanne Rouleau, professeur de psychologie à l\u2019Université de Montréal et directrice de la Clinique pour le traitement de la déviance sexuelle.En fait, 50 % des adultes accusés d\u2019agressions sexuels avouent avoir commencé avant l\u2019âge de 18 ans.» L\u2019agression dont sont accusés les deux jeunes de VOIR PAGE A 12: VIOLEUR Réponse aux livres de Jean-François Usée «Foutaise», selon Rivest «Indigne d\u2019un sénateur», rétorque Usée Le sénateur Jean-Claude Rivest, proche collaborateur de Robert Bourassa pendant ses années de pouvoir, juge sévèrement les ouvrages du journaliste Jean-François Usée, Le Tricheur et Le Naufra-geur, qui portent sur les épisodes politiques qui ont suivi l\u2019échec de l\u2019accord du Lac Meech.Ces livres, rappelons-le, sont consacrés à la «tricherie» constitutionnelle et politique de l\u2019ancien premier ministre.Dans un exposé de seize pages adressé aux médias, le sénateur Rivest BERNARD PLANTE LE DEVOIR dit de la démarche du journaliste Usée qu\u2019elle est tantôt «profondément injuste, fausse, bête ou de la pure foutaise».Jean-François Lisée réplique, lui, en soutenant que Jean-Claude Rivest «a travesti» le sens de sa démarche pour critiquer ses livres, ce qui est «un procédé indigne» pour un sénateur.Rivest est dur envers Lisée.Il lui reproche d\u2019élaborer «une thèse d\u2019un parti pris souverainiste évident»; d\u2019avoir «découvert» sur le tard que «M.Bourassa est un fédéraliste de conviction»; et d\u2019avoir «oublié» que dans sa déclara- VOIR PAGE A 12: FOUTAISE tion du 25 juin 1990, au lendemain de l\u2019échec de Meech, Robert Bourassa avait repris «l'argument maître» de son opposition à l\u2019indépendance du Québec, soit la «sécurité économique» des Québécois.Le sénateur reproche aussi à Jean-François Lisée d\u2019avoir ciblé son récit sur une très courte période de l\u2019histoire constitutionnelle du Québec et de soutenir, sondages à l\u2019appui, que l\u2019élan souverainiste était devenu irréversible au lendemain de l\u2019échec de Meech: «Dieu que c\u2019est bête, souligne Jean- Le sénateur Jean- Claude Rivest, l\u2019auteur Jean- François Lisée, l\u2019ancien premier ministre Robert Bourassa PHOTOS ARCHIVES Couperet sur la fonction publique 4000 postes sont abolis: ce sont surtout les contractuels et les occasionnels qui écopent GILLES LESAGE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le couperet s\u2019abat lourdement sur la fonction publique québécoise.La présidente du Conseil du Trésor le confirme: 4000 postes auront été abolis au terme de l\u2019exercice 1994-1995 dans les ministères et organismes gouvernementaux, ce qui équivaut à la mise en disponibilité de 600 fonctionnaires permanents.Mais il n\u2019y a ni catastrophe ni apocalypse, assure Mme Monique Gagnon-Tremblay; non seulement les personnes, les conventions collectives et la sécurité d\u2019emploi sont-elles respectées, mais les dispositions sont prises pour que les employés permanents touchés soient réaffectés dans les meilleurs délais.Ce sont les contractuels, occasionnels et temporaires qui écoperont par milliers.Improvisation et bousculade, selon le porte-parole de l\u2019opposition officielle, pour qui le gouvernement franchit un pas de plus dans le démantèlement du secteur public.«Ces compressions, effectuées sans avoir mesuré leur impact sur la qualité des services ainsi que sur le développement économique et social du Québec, démontrent encore une fois l\u2019absence de vision globale du gouvernement libéral», opine le député péquiste de Bertrand, M.Roger Bertrand.Quant aux employés et à leurs syndicats, ils appren- nent avec consternation ces jours-ci, soit de vive-voix, soit par vidéo ou par lettre, les compressions dans leur secteur respectif.Un démantèlement absurde qui fera doubler la façture à la Justice, s\u2019insurge l'Association des juristes de l\u2019État, relevant notamment des compressions supplémentaires en environnement et dans la perception des pensions alimentaires.Quant à la présidente du Trésor, elle a tenté de faire le oint, verbalement et non par écrit, sur l\u2019ensemble de \u2019opération, mais elle est incapable d\u2019en donner le détail pour chaque ministère ou organisme, déférant les jour- VOIR PAGE A 12: COUPERET F; Fin prêts pour la fête ÉDITORIAL Les deux partis doivent proposer un référendum Lise Bissonnette établit quelques préalables au prochain scrutin PAGEA 10 A 12 I.K I) K V 0 I H .LE J K I' I* I 2 a J r I N II» I» 4 LE DEVOIR Un mauvais moment à passer en compagnie de Domingo! PLACIDO DOMINGO Récital du ténor Placido Domingo et du soprano Angela Gheorghiu, accompagnés du Gala Philharmonie Orchestra, dir.Eugene Kohn: des airs et des duos d'opéras de Meyerbeer, Charpentier, Cilea, Catalani, Donizetti, Puccini, Verdi.Puccini, des extraits de zarzuelas.Mercredi 22 juin, à l\u2019Amphithéâtre du Forum.CAROL BERGERON Ce qui me console d\u2019une telle mésaventure, c\u2019est de savoir que la plupart de gens qui en ont été les victimes consentantes sont à moitié sourds.En serait-il autrement, qu\u2019ils auraient manifesté leur indignation à ne pouvoir entendre qu\u2019une approximation de la musique inm rite au programme.Mais c\u2019est avant tout Placido Domingo, la star du bel canto, qu\u2019on venait voir; et pour cela, certains n\u2019ont pas hésité à dépenser 145$ la place! Après la décevante soirée José Carreras dans ce monstrueux Amphithéâtre du Forum, le 13 février dernier, je continue de penser qu\u2019il est proprement scandaleux d\u2019y présenter de tels événements musicaux.Astronomique, leur coût de production n\u2019en garantit même pas un minimum acceptable de qualité sonore puisqu\u2019il y faut amplifier à outrance une musique qui ne s\u2019y prête que très mal \u2014 l\u2019orchestre y sonne comme un miteux orphéon de village et les voix paraissent exagérément grossies, durcies et enlaidies.Si Domingo possède encore un certain charme, une simplicité certaine, sa voix n\u2019est hélas plus aussi souple qu\u2019autrefois, ce qui nécessite par consequent une manipulation sonore beaucoup plus soignée que ne le permet un semblable direct pour en atténuer les rugosités et les difficiles aigus.C\u2019était la première fois qu\u2019il chantait de l\u2019opéra à Montréal, a-t-il dit en annonçant ses bis.c\u2019était trois fois hélas trop tard! Heureusement que le «ténorissimo» avait amené avec lui une jeune cantatrice roumaine à la voix apparemment somptueuse et miraculeuse de souplesse.Les prestations d\u2019Angela Gheorghiu \u2014 un nom à retenir \u2014 me firent heureusement oublier l\u2019inconfort du lieu et la consternante inutilité d\u2019un tel concert.s p e VIOLEUR Peu de ressources SUITE DE LA PAGE 1 Saint-Laurent, sans passé criminel et apparemment issus de «bonnes familles», a frappé l\u2019imagination de par l\u2019âge des accusés, la violence du geste et sa planification: ils auraient enivré leur victime, l\u2019auraient amenée dans une maison qu\u2019ils savaient déserte, etc.«C\u2019est que nous sommes habitués à associer les crimes sexuels avec des adultes», dit Francine Paquet, coordonnatrice d\u2019un projet de recherche portant sur les corrélations entre abusés et abuseurs au Centre d\u2019accueil Cité des Prairies, un centre de «bout de ligne».Les déviances sexuelles chez les adolescents sont méconnues et occultées, ajoute-t-elle, on ne les prend pas au sérieux.Or, 40 % des abus sexuels contre des adolescents ou des enfants sont l\u2019œuvre d\u2019autres adolescents, qui se rendent par ailleurs coupables de 30 % de l\u2019ensemble des viols commis contre des femmes.Il existe peu de ressources pour soigner les jeunes agresseurs.Or, ces derniers risquent de récidiver à l\u2019âge adulte s\u2019ils n\u2019ont pas été soignés dès l\u2019apparition des premières manifestations de déviance.«Ce sont souvent des crimes qu\u2019on préfère ne pas voir, dit Francine Paquet Les parents croient que c\u2019est passager, que leur adolescent \u201cexpérimente\u201d.Dans les centres, on soigne les problèmes de drogue, d\u2019agressivité ou de violence, mais rarement les problèmes sexuels, qui sont pourtant souvent à l\u2019origine de tous les autres troubles.» Le système judiciaire et psychoso- cial, dit-elle, «n\u2019est pas habilité là-dedans.Même quand il y a des indices sérieux de troubles sexuels, on préfère ne rien faire pour ne pas étiqueter le jeune.» Lors de ses recherches de subventions, la professeur Johanne Rouleau a constaté le jnême manque d\u2019intérêt.Tant aux Etats-Unis qu\u2019au Canada, elle a été incapable de débloquer des crédits nationaux pour étudier ce phénomène, vieux comme le monde.«Les viols commis par des adolescents sont perçus comme des accidents de parcours, des expérimentations, confirme-t-elle.Ça peut être le cas, mais souvent, on ne voit pas qu\u2019il y a là un problème beaucoup plus sérieux et que le plus tôt il sera pris, le mieux il sera traité.» Selon les récentes recherches de Francine Paquet auprès des jeunes de Cité des Prairies, un nombre impressionnant d\u2019adolescents agresseurs sexuels ont eux-mêmes été abusés dans leur enfance.D\u2019où l\u2019importance de faire de la prévention et de traiter dès les premiers symptômes.Mais plus que les ressources manquantes ou les mentalités non interventionnistes des éducateurs, il y a un système judiciaire que plusieurs jugent trop clément.On ne punit que très légèrement des jeunes parfois coupables de crimes très graves.«Un juge a condamné mardi à trois ans d\u2019emprisonnement le jeune de 16 ans coupable d\u2019avoir assassiné le dépanneur coréen de Pointe-Saint-Charles, constate Johanne Rouleau.De quelle sentence croyez-vous qu\u2019écoperont ces présumés jeunes violeurs?» BOUCHARD La table est mise SUITE DE LA PAGE 1 Celle-ci devait servir à dresser le bilan des huit mois écoulés depuis les dernières élections, mais il y a aussi beaucoup été question d\u2019avenir.«Ça va se hausser d\u2019un cran.Nous avons mis la table pour les grands débats», a observé M.Bouchard, qui assure qu\u2019il lui sera possible de porter les deux chapeaux puisque la plupart des grands dossiers à l\u2019ordre du jour, comme le déficit et les programmes sociaux, ne concernent pas que le Québec En rétrospective, le chef du Bloc s\u2019est dit tantôt «très fier», tantôt «modérément satisfait» de la performance de son équipe, qui a selon lui fait la preuve qu\u2019elle pouvait, au delà de son allégeance souverainiste, être une opposition efficace: «il n\u2019y a pas de sujets importants que nous n\u2019ayons pas abordés.» Le Bloc serait aussi «la meilleure opposition qu\u2019on ait jamais eue au Québec» comme en témoigne notamment la «propulsion» à l\u2019avant-scène de dossiers tels la contreban- de du tabac, a affirmé M.Bouchard.Aujourd\u2019hui, a-t-il ajouté, «je vois bien que quand on va aborder les questions de fond directement, à l\u2019automne, ça va être très émotif et ça va prendre beaucoup d\u2019objectivité, de maîtrise de soi, d\u2019expertise parlementaire pour aborder correctement ces questions».Or, «la période que nous venons de franchir est extrêmement importante parce qu\u2019elle nous a mis en mesure de nous comporter avec toute l\u2019efficacité et la retenue qu\u2019il faudra».M.Bouchard a par ailleurs prévenu que ses périples, particulièrement au Canada anglais, allaient se poursuivre au cours des prochains mois.L\u2019occasion est d\u2019autant plus belle que, confie-t-il, les invitations se multiplient Et que la stratégie a porté fruits.«Je suis convaincu que nous avons fait ce qu\u2019il fallait.La preuve qu\u2019il fallait le faire, c\u2019est la réaction.La réaction nous montre que les gens ne savaient pas du tout ce qui se préparait au Québec.Ils étaient endormis dans un faux confort par rapport à la supposée adhésion inconditionnelle des Québécois au fédéralisme.» Mais l\u2019optique pourrait changer.Jusqu\u2019ici, souligne le chef du Bloc, «c\u2019est nous qui avons parlé».Or, on lui propose maintenant des débats, «on veut avoir la chance de répliquer».Ce qui lui fait dire que, comme il l\u2019a toujours espéré, «le dialogue va être possible, parce que, à partir du moment où les gens ont eu leur première réaction, ils vont vouloir discuter».M.Bouchard s\u2019attend d\u2019ailleurs à ce que «le niveau de discussions (soit) infiniment plus sain que celui des premières réactions auxquelles on a assisté».Des débats publics prometteurs sont envisagés en septembre, à Toronto, dont l\u2019un avec le chef réformiste Preston Manning et un autre avec l\u2019ancien premier ministre Joe Clark.En ce qui a trait aux libéraux fédéraux, le chef bloquiste a porté un jugement impitoyable sur ce qu\u2019il désigne comme «un gouvernement bloqué» qui s\u2019expose, vu ses «échecs», à connaître un automne houleux.Dans les dossiers du com- merce interprovincial, du remplacement de la TPS, du Forum national sur la santé, de la réforme des programmes sociaux, rien ne semble plus aller.«Les relations entre les provinces et le gouvernement fédéral sont pires que jamais.Sur tous les fronts, ce gouvernement se heurte aux résistances provinciales» et les choses pourraient encore s\u2019aggraver une fois que le Québec se sera donné un gouvernement souverainiste, analyse M.Bouchard.Et lui, personnellement?Comment se sent l\u2019homme que le Canada voit dans sa soupe, et pas nécessairement parce qu\u2019il l\u2019adore?«Je me sens beaucoup mieux.Je me sens bien dans mon rôle parce que je crois fermement en ce que je fais.Comme conservateur, j\u2019étais mal à l\u2019aise; je devais subordonner mes opinions à la politique du gouvernement.J\u2019étais inconfortable, pas très heureux, jusqu\u2019à la grande explosion qui m\u2019a libéré.Je suis moi-même, je suis maintenant le vrai Lucien Bouchard, un homme très modéré.» FOUTAISE .je rêve!» SUITE DE LA PAGE 1 aude Rivest dans son exposé.C\u2019est même assez icasse: inviter M.Bourassa à gouverner par son-ige! Je rêve!» Faut dire que l\u2019ancien premier mi-stre avait cette réputation.Jean-Claude Rivest soutient que «le peuple du uébec n\u2019a jamais demandé à Robert Bourassa de nir, sur le champ, une consultation populaire».Pour étayer sa thèse, le sénateur interroge le issé par hypothèses interposées: «Aurait-il fallu -cider par référendum des libertés civiles au mo-ent de la crise d\u2019Octobre, du droit à l\u2019autodéter-ination des peuples autochtones au moment des irricades d\u2019Oka et de Châteauguay, du droit à la )re négociation des travailleurs en pleine grève ins les hôpitaux?»\t.\t.\t, Pour Lisée, poursuit Rivest, «il s agissait simple-ent de décider sur le champ (après la mort de eech) de défaire un pays.Place au spectacle.Ce re n\u2019est pas un livre sur le sens de l\u2019Etat.» Dans son exposé, Jean-Claude Rivest retrace ¦rtains des moments de la vie politique de Ro->rt Bourassa, sa rupture avec René Lévesque ,1967, les élections de 1970, 1973, 1976, 1985 1989 la campagne référendaire de 1980, pour luteni'r que la carrière de l\u2019ancien premier mi-stre «s\u2019est faite à l\u2019enseigne du fédéralisme ca- ln rappelle aussi les interventions de Robert Bou- rassa devant la Commission jeunesse du PLQ en août 1990, ses efforts pour donner un double mandat à la Commission Bélanger-Campeau (souverainiste et fédéraliste).Il souligne aussi le discours fédéraliste de Robert Bourassa à la clôture du congrès libéral qui devait adopter le rapport Allaire, de même que l\u2019opposition de M.Bourassa et des députés libéraux à une motion souverainiste déposée à l\u2019Assemblée nationale par le Parti québécois.Plutôt que de mettre toutes ces choses en pers-pective, dit en substance Jean-Claude Rivest, «l\u2019auteur a choisi de faire à M.Bourassa un long procès d\u2019intention où les effets de toges lui font perdre de vue les faits les plus élémentaires de vérité».Et pour souligner que l\u2019histoire constitutionnelle récente n\u2019est pas simple, même pour des souve rainistes, Rivest rappelle «le beau risque» de Rene Lévesque et «l\u2019affirmation nationale» de Pierre-Marc Johnson.La charge contre Jean-François Lisée est lourde, mais le sénateur Rivest reconnaît «qu\u2019il n y a pas lieu de mettre en doute» les témoignages recueillis par l\u2019auteur.Ce n\u2019est donc pas sur les faits, mais sur leur interprétation et leur mise en situation que la charge porte.En réplique, Jean-François Usée reproche au sénateur de «travestir» sa pensée.Lauteur du Tricheur et du Naufrageur souligne n\u2019avoir jamais reproché à Robert Bourassa d\u2019être fédéraliste, mais «d\u2019avoir fait croire, par des promesses solennelles, des documents signés, une loi votée et une résolution de congrès dont les éléments avaient été négociés dans son salon, qu\u2019il avait décidé de trancher la question une fois pour toutes, comme le désiraient les Québécois souverainistes et fédéralistes.» La thèse de Usée, c\u2019est que Robert Bourassa a, en quelque sorte, usurpé la démocratie: «On sait maintenant que M.Bourassa n\u2019a pas pu faire la première (la réforme en profondeur) et qu\u2019il n\u2019a jamais eu l\u2019intention de faire la seconde fia souveraineté) même s\u2019il est l\u2019inventeur, en mars 1992, de la question de Bruxelles.» Si Jean-François Lisée est heureux de constater que Jean-Claude Rivest ne met pas en doute la véracité des témoignages qu\u2019il a recueillis dans ses livres, il accuse le sénateur d\u2019avoir «fabriqué ou altéré» certains de ses propos: «Je m\u2019attendais à mieux, c\u2019est un procédé indigne d\u2019un sénateur», souligne-t-il.Ainsi, l\u2019auteur précise qu\u2019il n\u2019a jamais suggéré que «M.Bourassa devait suivre les sondages» et répète que «M.Bourassa n\u2019avait pas l\u2019obligation de formuler cet engagement (un référendum sur la souveraineté), mais il l\u2019a fait, sachant qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention de le tenir.» L\u2019émission Le Point de Radio-Canada a offert à Jean-Claude Rivest de débattre avec l\u2019auteur.Le sénateur a décliné l\u2019invitation.COUPERET Compressions de 2,1 milliards $ SUITE DE LA PAGE 1 nalistes à chaque ministre responsable.Au total, explique Mme Gagnon-Tremblay, ce sont donc des compressions de 2,1 milliards $ que les ministères doivent subir, aussi bien au plan des effectifs (2 %) que des dépenses de transfert (10 % dans les subventions) ou de l\u2019administration proprement dite (30%).Compte tenu de l\u2019ampleur de cette opération et des caractéristiques de chaque ministère, elle se dit «relativement satisfaite» des résultats à ce jour.Il ne resterait plus que «quelques dizaines de millions» à trouver.En vertu de la première vague de compressions, celle des crédits prévus par le Trésor en mars dernier (1,6 milliard $), 2400 postes ou leur équivalent en temps complet devaient être abolis, ce qui a été si bien fait que moins de 200 personnes ont été mises en disponibilité et séjournent présentement à Carrefour Transit en attendant leur recyclage ou leur réaffectation.En vertu de la deuxième vague, encore en cours (plus de 500 millions de dollars supplémentaires), 1600 autres postes s\u2019ajoutent, pour un grand total de 4000 à supprimer d\u2019ici au 1er avril prochain.Mais il n\u2019y a pas péril en la demeure pour les permanents, assure la ministre.Il y a d\u2019abord l\u2019attrition, par laquelle près de 1160 personnes quittent leur emploi par année.Il y a ensuite un bassin de 14 000 occasionnels, au mandat limité, et de nombreux employés temporaires qui peuvent ne pas être rappelés.«Il y a donc souplesse et marge de manœuvre», selon Mme Gagnon-Tremblay, pour qui il n\u2019y aura finalement que 600 personnes vraiment mises en disponibilité.Et encore, pas en bloc mais, au terme d\u2019un avis de 60 jours, sur une période de six à sept mois.De plus, au lieu d\u2019attendre deux ans ou même davantage avant de les réaffecter, ces fonctionnaires seront pour la plupart réaffectés ailleurs en un peu moins de deux mois.Pour s\u2019assurer que cet objectif soit respecté, un comité spécial de hauts fonctionnaires, MM.Benoit Morin, André Dicaire et Claude Beausoleil, veillera à ce que les ministères agissent avec célérité et que leur refus d\u2019un employé MED (mis en disponibilité) soit bien motivé.Au surplus, toute l\u2019opération se fait dans le respect des personnes, des conventions en cours et de la sécurité d\u2019emploi.Il n\u2019y a donc pas de mise à pied massive, assure la ministre.Des personnes sont finalement touchées?La présidente du Trésor ne saurait le nier.Elle explique que, le gouvernement voulant assainir les finances publiques et créer des emplois, cela ne peut se faire sans ré- duire les dépenses et, donc, le personnel, qui accapare plus de la moitié des dépenses de l'Etat.Quant aux détails, il faut les demander à chaque ministre et dirigeant d\u2019organisme, chacun pouvant adapter la commande globale à son contexte particulier; certains sabrent davantage dans le personnel que dans les autres dépenses, d\u2019autres font l\u2019inverse pour moins pénaliser leur clientèle et ne past y aller à l\u2019aveuglette.A l\u2019exception de la présidente du Trésor, qui a finalement consenti à faire un bref point de presse, aucun ministre ne s\u2019est donné la peine hier de faire le bilan écrit de la double opération de compression de budgets et d\u2019effectifs qui se poursuit partout de plus belle.Chaque média en est réduit à recueillir des réactions et à tenter de faire le point au meilleur de ses champs d\u2019intérêt et de ses sources.En fin de journée, seul le ministre Pierre Paradis avait expliqué son «plan de rationalisation cohérent au MEF» (Environnement et Faune).Pour le PQ, le gouvernement tente de leurrer la population en coupant des postes qu\u2019il a lui-même créés depuis huit ans.Des mesures purement comptables et improvisées ne feront rien pour améliorer les finances publiques, note le député Bertrand, surtout pas avec le climat de méfiance et de cynisme qui prévaut dans l\u2019appareil gouvernemental.Quant à son collègue de Sainte-Marie-Saint-Jacques, M.André Boulerice, il estime que «les coupures de personnel (plus de 150 postes au total) aux Affaires internationales témoignent d\u2019une vision à courte vue et réductrice du mandat de ce ministère».En dépit de l\u2019approche des grands congés et des vacances estivales, les réactions des employés et syndicats sont fort vives, à commencer par celles des fonctionnaires et des professionnels du gouvernement.Aijnsi, l\u2019Association des juristes de l\u2019Etat mettra tout en œuvre pour contester le démantèlement de plusieurs directions et services à la Justice, notamment la protection de l\u2019Environnement et le recouvrement des pensions alimentaires impayées.Une des six directions a déjà annoncé le licenciement de plus de 40 avocats et de 10 notaires.Dilapidation, hécatombe, bricolage, s\u2019insurgent des fonctionnaires, atterrés par l\u2019ampleur de la vague de compressions.Jusqu\u2019au Vérificateur général qui s\u2019inquiète du sort de la vérification interne dans les ministères et organismes.Des semaines, des mois probablement, seront requis pour avoir le bilan complet de la double opération en cours à Québec et dans l\u2019ensemble du réseau gouvernemental.Tir si Richard Pare, Chiswick, vuo do la façado principale, 1993.Épreuve par procédé chromogène.© Richard Pare 1994 Cette exposition a été réalisée en collaboration par la Royal Academy of Arts de Londres, le Heinz Architectural Center du Carnegie Museum of Art de Pittsburgh et le CCA.Les frais de transport aérien des oeuvres sont pris en charge par British Airways.Les frais d'assurance sont couverts en partie par le ministère du Patrimoine canadien.L'exposition bénéficie d'une contribution additionnelle du British Council.Centre Canadien d'Architecture/Canadian Centre for Architecture 1920, rue Baile, Montréal, Québec, Canada H3H 2S6 (514) 939-7026 \tHH\t2\t\ti\t¦ mm DONNEZ!\t\t\u2022\t\tLa Société canadienne de la Croix-Rouge Division du Québec\t SERVICE DES ABONNEMENTS les numéros de téléphone solvants sont valables poot LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 K\tRENSEIGNEMENTS\t(514)985-3333 ADMINISTRATION\t(514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3344 (514)985-3344 (514) 985-3399 1-800-363-0305 SERVICE À LA CLIENTÈLE - Extérieur (sans frais) * 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 8HOO À 16H30 2050, RUE DEBLEURY.9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 le service de livraison par camelot et pour las abonnements postaui.Montréal\t(514) 985-3355 06 I.R I) K V 0 I B .I I' I) I l I I III Villi! LES SPORTS Coupe du monde de soccer Surprise! Les USA battent la Colombie Los Angeles (AFP) - Bora Miluti-novic, l\u2019entraîneur des Etats-Unis, » quasiment gagné son pari.L\u2019équi-pe américaine a réussi l\u2019exploit de battre hier la Colombie (2-1), au .¦Rose Bowl de Pasadena, et elle a désormais un pied en 8e de finale du tyfondial.j Ce match du groupe A avait com-riiisncé en faveur des Colombiens, jplus maîtres de leur technique, sous là conduite de Carlos Valderrama.Mais leur système de jeu était le \u2022meme que lors du match perdu (1-3) jiqptre la Roumanie.Les Sud-Améri-Kains jouaient sur un rythme beaucoup trop lent et monocorde pour Mtendre en défaut une défense américaine bien regroupée autour de \u2022Fftarcelo Balboa.Et comme les attaquants, emmenés par Eric Wynalda, posaient eux aussi quelques problèmes aux défenseurs colombiens, le match était finalement assez équilibré.Tout a basculé peu après la demi-heure de jeu quand, sur un centre de John Harkes, Andres Escobar (33e) prit son gardien Oscar Cordoba à contre-pied en voulant dégager en corner.Les Etats-Unis menaient, à la surprise générale, 1-0.C\u2019était inespéré.Mais les Américains allaient prouver ensuite que cet avantage était amplement mérité.Six minutes après la reprise, une ouverture précise de Tab Ramos permettait à Emie Stewart de PHOTO AP Tous les moyens sont bons en Coupe du monde.À lui Paz, hier, ce sorcier Aymaran s\u2019est servi d\u2019une affiche de l\u2019équipe nationale pour les aider aujourd\u2019hui lors de leur match crucial contre la Corée du Sud.porter la marque à 2-0.Un but qui cette fois ne devait rien à personne! Malgré des réactions sporadiques, les Colombiens, après un moment de flottement pendant lequel les Américains manquaient d\u2019aggraver la marque, furent incapables de trouver la faille.Sinon à une minute de la fin, quand Adolfo Valencia, entré à la mi-temps à la place de Faustino As-prilla, réussit à surprendre l\u2019excellent Tonuy Meloa.Qualifiés pour le Mondial en tant qu\u2019organisateur, les Etats-Unis ont prouvé hier, après un match nul contre la Suisse (1-1), qu\u2019ils ont rejoint en tête du groupe, qu\u2019ils méritaient d\u2019être pris au sérieux.Les Roumains cèdent devant les Suisses De son côté, la Suisse a imposé silence aux sceptiques en terrassant, hier, 4-1 un équipe roumaine mécon- naissable après sa brillante démonstration face à la Colombie.L\u2019équipe helvète, qui n'avait pas participé à une Coupe du monde depuis 1966, signe ainsi sa première victoire dans une phase finale depuis 40 ans.lis Suisses sont désormais quasiment assurés d'une place en huitièmes de finale.Très mesurées en début de match, les deux équipes ont d'abord alterné piétinements et phases d'accélérations impulsées par Alain Sutter côté suisse et par le capitaine (îheorges Hagi, côté roumain.Retrouvant par instant les envolées offensives du match match face à la Colombie, les Roumains, emmenés par Hagi, le -Maradona des Car-pates», ont inquiété dès les premières minutes le gardien de but suisse Marco Pascolo.Le milieu de terrain Gheorghe Po-pescu a raté de peu une reprise de corner des huit mètres et une reprise de tête d\u2019un centre tiré de l\u2019aile droite en l\u2019espace d\u2019une minute.Mais l'équipe de Suisse a su par la suite prendre possession du ballon.Après avoir testé sa puissance de tir lors de quelques actions dangereuses, le milieu de terrain Alain Sutter a finalement fait mouche à la 16e minute en frappant des 18 mètres une remise en retrait de Stéphane Chapuisat d\u2019un centre du milieu de terrain Christophe Ohrel.Circuits de Walker et Alou dans un gain de 6-4 \t Dire que\tLIGUE NATIONALE Les Expos ont tonné Walker a failli no noc ionoft HIER MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE St.Louis \u2014 Il y avait de l\u2019orage dans l\u2019air au Stade Busch et les bâtons des Expos ont tonné quand ils ont claqué la longue balle pour disposer des Cardinals de St.Louis 6-4 dans un match interrompu pendant 47 minutes par la pluie.Les Expos ont remporté une 42e victoire malgré une défensive poreuse qui a commis trois erreurs.Mais l\u2019attaque était encore au rendez-vous.Bob Tewksbury (8-7) n\u2019avait pas eu le temps de comprendre ce qui se passait que la marque était déjà de 3-0 pour les visiteurs.; Un double accordé à Marquis Grissom et un but sur balles à Moises Alou ont préparé la table pour Larry Walker qui a frappé son lie circuit de la saison pour vider les sentiers.Walker atteignait ainsi la marque des 50 points produits, 17 matches avant la partie des étoiles.Il venait de donner je ton à la rencontre.; Des doubles consécutifs de Wil Cordero et Sean Berry ont gonflé l\u2019avance des Expos en quatrième àvant que les Cards ne réduisent l\u2019écart avec trois points non-mérités en fin de cinquième.Mais les Expos avaient encore quelques longues balles en réserve et Moises Alou a bouclé son 13e circuit en sixième pour déclencher une poussée de deux points.Quelques minutes plus tard, Berry produisait son deuxième point du match avec un ballon-sacrifice, poussant Walker au marbre.Walker avait obtenu un simple, son huitième coup sûr en 13 présences dans la série.Le match a alors été interrompu par un violent orage et le jeune Kirk Rueter (3-1) n\u2019est pas revenu au monticule par la suite, cédant sa place au droitier Gil Heredia.En cinq manches de travail, Rueter, qui retrouve sa forme, n\u2019a donné que quatre coups sûrs et trois points non-mérités.Rueter n\u2019avait permis que deux petits simples au centre aux Cards avant la cinquième manche.Mais la 15e erreur de la saison de Cordero a ouvert la porte et les Cardinals en ont profité pleinement.Jose Oquendo a d\u2019abord obtenu un double après un retrait.Rueter semblait devoir s\u2019en sortir quand il a ensuite retiré Tewksbury sur des prises.Mais Cordero a laissé un roulant de Bernard Gilkey lui filer sous le gant et le frappeur suivant, Geronimo Pena, a expédié la balle dans les gradins de gauche pour un circuit de trois points.Aucun de ces points n\u2019était mérité à la fiche du jeune gaucher.Les Cards ont réduit l\u2019écart en fin de septième quand Heredia a commis une erreur bête.Après deux retraits et avec Oquendo installé au premier, il a capté un roulant de Gilkey pour ensuite relayer la balle dans le champ droit, permettant à Oquendo de marquer facilement.ne pas jouer St.Louis (PC) \u2014 Larry Walker a bien failli ne pas prendre part à ce troisième match de la série contre les Cardinals.Son épaule droite le fait tellement souffrir qu\u2019il devra être examiné aujourd\u2019hui par le docteur Larry Coughlin.Mais Walker a dit à Felipe Alou de garder son nom au sein de la formation à la toute dernière minute et il a donné le ton au match avec un circuit de trois points dès la première manche.«Oui ça fait mal et je devrai être examiné.C\u2019est dommage parce que je me sens très bien à la plaque, a dit Walker.La douleur n\u2019apparaît que lorsque je lance la balle.» Alou a admis qu\u2019il était venu bien près de donner congé à son voltigeur de droite: «C\u2019est lui qui m\u2019a convaincu de le faire jouer à la dernière minute, a dit Alou.Ca ne paraît peut-être pas parce qu\u2019il a fait de bons relais, mais il ne lance pas la balle comme avant.» Par ailleurs, Walker s\u2019est dit surpris de connaître autant de succès contre Bob Tewksbury: «Habituellement, c\u2019est lui qui a le meilleur, a dit Walker.Il m\u2019a servi un changement de vitesse et je ne savais pas si la balle allait franchir la clôture.Mais on dirait que la balle voyage bien pour moi depuis quelque temps.» Wimbledon Les Allemands en déroute Après Steffi Graf Michael Stick tombe Londres (AFP) \u2014 Le 108e tournoi de tennis de Wimbledon a bien mal commencé pour les représentants allemands.Vingt-quatre heures après l\u2019incroyable défaite de Steffi Graf, la tenante du titre féminin, son Compatriote Michael Stich, numéro deux de l\u2019épreuve masculine qu\u2019il avait enlevée en 1991, a subi le même sort, également au premier tour.Stich, qui venait de gagner chez lui ie tournoi sur herbe de Halle, s\u2019est incliné en trois sets devant l\u2019Américain Bryan Shelton, 120e joueur mondial.Un joueur issu des qualifications et qui a réussi un match de rêve, ne permettant jamais à son adversaire de retrouver confiance.Le cauchemar allemand ne s\u2019est pas arrêté là.Il s\u2019est poursuivi dans le tableau féminin où, après Silvia Hack (n°15), le premier jour, Graff (n° 1), mardi, Anke Huber (12e mondiale) a perdu au deuxième tour contre l\u2019Argentine Inès Gorrochate-gui (25e).Trois joueuses allemandes étaient classées tête de série dans le tournoi féminin.Elles ont toutes les trois disparu.Boris Becker, ancien triple vainqueur du titre masculin reste ainsi l\u2019ultime espoir logique du côté allemand.Mais si l\u2019ancien numéro un mondial sait, chaque année, retrouver son tennis à l\u2019occasion de Wimbledon, ses résultats enregistrés ces derniers temps et Un physique douteux ne se prêtent guère à un grand optimisme.Le tenant du titre masculin, l\u2019Américain Pete Sampras, s\u2019est pour sa part qualifié pour le troisième tour.Comme pour son premier match, le numéro un mondial a gagné en trois sets, battant son compatriote Richey Reneberg (35e) après avoir affiché encore une franche supériorité.Révélation de l\u2019année, le jeune Australien Patrick Rafter (21e) est sorti vainqueur d\u2019un marathon entamé la veille contre son compatriote Jamie Morgan.Rafter représentera un test terrible au deuxième tour pour le double champion de Roland-Garros l\u2019Espagnol Sergi Bruguera (n° 8), de retour sur l\u2019herbe anglaise après trois années d\u2019absence.Autre deuxième tour attendu: le match entre l\u2019Américain Jim Courier (n° 5), finaliste l\u2019an dernier, et le Français Guy Forget, ancien double quart de finaliste à Wimbledon avant de plonger à la 1130e place à l\u2019ATP à la suite d\u2019une absence d\u2019un an causée par une blessure au genou.Le Suisse Marc Rosset (n°14) a été l\u2019une des principales victimes du jour en s\u2019inclinant, il est vrai, devant le Sud-africain Wayne Ferreira (20e) , toujours excellent sur herbe.Victime aussi, le Français Henri Leconte, demi-finaliste en 1986, qui, encore blessé au dos, a été contraint à l\u2019abandon au cinquième set devant l\u2019Espagnol Alex Corretja (43e), après avoir mené la veille par deux sets à rien.Le match avait été interrompu à m Montréal 6 St.Louis 4 Los Angeles 6, San Diego 7 Houston 5, Colorado 14 Chicago en Floride Philadelphie 4, Pittsburgh 5 San Francisco 3, Cincinnati 4 New York 5, Atlanta 2 Mardi Chicago 7 Floride 2 Pitt.7 Philadelphie 1 Cin.2 San Francisco 1 Atlanta 4 New York 3 St.Louis 5 Montréal 4 Colorado 8 Houston 0 San Diego 4 L.A.3 Aujourd'hui San Francisco (Swift 8-4) à Cin.(Smiley 5-8) Chicago (Banks 7-6) à Floride (Rapp 4-2) Demain St Louis à Chicago S.Francisco à Colorado Atlanta à Philadelphie San Diego à Cincinnati Pittsburgh à New York Floride à Montréal Los Angeles à Houston Samedi St Louis à Chicago S.Francisco à Colorado Atlanta à Philadelphie San Diego à Cincinnati Pittsburgh à New York Floride à Montréal Los Angeles à Houston (Parties d'hier non comprises) Section Est G P Moy.Diff Atlanta\t45\t23\t.662\t\u2014 md-Montréal\t41\t28\t.594\t41/2 Philadelphie\t35\t35\t.500\t11 Floride\t34\t36\t.486\t12 New York\t32\t38\t.457\t14 Section Centrale Cincinnati\t39\t29\t.574\t\u2014 Houston\t39\t31\t.557\t1 St.Louis\t34\t34\t.500\t5 Pittsburgh\t32\t36\t.471\t7 Chicago\t28\t39\t.418\t10 1/2 Section Ouest Los Angeles\t36\t34\t.514\t\u2014 Colorado\t32\t38\t.457\t4 San Francisco\t30\t40\t.429\t6 San Diego\t27\t43\t.386\t9 LES MENEURS LIGUE AMÉRICAINE HIER Minnesota 2, New York 9 Cleveland 9, Detroit 6 Texas 0, Chicago 4 PHOTO AP Bryan Shelton, après avoir éliminé Michael Stich deux sets partout à cause du manque de lumière.En simple dames, une autre tête de série est tombée: la Bélarusse Natalia Zvereva (n° 8), éliminée au premier tour par la Japonaise Mana Endo (57e).Quant à l\u2019Américaine Lori McNeil, au lendemain de son succès historique sur Graf, elle a atteint le troisième tour en battant difficilement la Japonaise Yone Kamio (113e) en trois sets 6-3,67,6-3.Milwaukee 9, Baltimore 2 Boston 3, Toronto 2 Seattle en Californie Kansas City à Oakland Mardi New York 6 Minnesota 4 Detroit 7 Cleveland 5 Baltimore 6 Milwaukee 1 Boston 13 Toronto 1 Chicago 5 Texas 4 Kansas City 2 Oakland 0 Californie 7 Seattle 2 Aujourd'hui Kansas City (Cone 10-3) à Oak.(Darwin 4-8) Chicago (Bere 8-2) à Seattle (Hibbard 1-4) Demain New York à Cleveland Baltimore à Toronto Boston à Milwaukee Kansas City au Minn.Texas en Californie Detroit à Oakland Chicago à Seattle Samedi New York à Cleveland Baltimore à Toronto Detroit à Oakland Boston à Milwaukee Kansas City au Minn.Texas en Californie Chicago à Seattle (Parties d\u2019hier non comprises Section Est \tG\tP\tMoy.\tDlff New York\t41\t27\t.603\t\u2014 md-Baltimore\t38\t30\t.559\t3 Detroit\t35\t33\t.515\t6 Boston\t34\t34\t.500\t7 Toronto\t31\t37\t.456\t10 \tSection Centrale\t\t\t Cleveland\t41\t26\t.612\t\u2014 Minnesota\t37\t31\t.544\t41/2 Chicago\t36\t31\t.537\t5 Kansas City\t36\t32\t.529\t51/2 Milwaukee\t32\t37\t\u2022 .464\t10 \tSection\tOuest\t\t Texas\t32\t37\t.464\t\u2014 Seattle\t30\t39\t.435\t2 Californie\t31\t41\t.431\t21/2 Oakland\t25\t44\t.362\t7 FGhéoUIF des beaux À partir du Samedi 25 juin, Le Devoir présente son journal d'été.m \\ i SAMEDI Les étranges et édifiantes aventures de Rémi Fassol, oniromane.Suivez le héros de notre roman-feuilleton alors qu'il plongera chaque semaine dans un univers dont chacun possède sa propre vision: le rêve.A la une avec le romancier Louis Hamelin LUNDI CHERS NOUS AUTRES en page Al avec Robert Blondin c-s' Un siècle de correspondance québécoise sur des thèmes toujours d'actualité: le temps qu\u2019il fait, la famille, le grand amour, les vacances, la religion, la politique, l\u2019ennuyance, etc.LES RAPPORTS HOMMES-FEMMES en page éditoriale c-s ' Un dialogue entre Ariane Emond et Denis Thibault MARDI C\u2019ETAIT MONTREAL EN 1994 Le grand concours de photographie amateur du Devoir en page B1 £5* Surveillez nos pages pour plus de détails.O M E R C RED! DECOUVERTES 3 En page B1 avec Raymond Lemieux J ïA \"nr?.m U.£3* Explorez le Québec dans une tournée des destinations vacances scientifiques en passant par le Biodôme la nuit jusqu\u2019aux volcans de Charlevoix.en page éditoriale CS' Martin Masse, un jeune essayiste discute des grands enjeux de l\u2019actualité québécoise et canadienne.J EU D I LES REGIONS £3\" Nous continurons à vous donner rendez-vous dans les régions du Québec 5s.fete, f\t.^v k en page éditoriale £5\u201c Percez les secrets des grandes villes du monde avec Naïm Kattam.O VENDREDI PLAISIRS.D\u2019ETE E3P Suivez notre chroniques horticole et les recettes d\u2019été que nous fournissent une grappe de gens connus.Notre cahier PLAISIRS en version estivale.AUSSI £3\u201d Cet été, nos journalistes feront des détours pour vous faire découvrir des aspects insolites et souvent méconnusdu Québec sur lesquelles vous pensiez pourtant tout savoir.Ils vous accompagent à tous les grands évènements culturels de l\u2019été.C\u2019est un rendez-vous, cet été dans LE DEVOIR "]
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