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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-07-07, Collections de BAnQ.

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[" il 4 A 2 LCDIIF ,i (H» Le Devoir présente son journal d\u2019été.LUNDI CHERS NOUS AUTRES En page Al avec Robert Blondin £3 Un siècle de correspondance québécoise sur des thèmes toujours d\u2019actualité: le temps qu\u2019il fait, la famille, le grand amour, les vacances, la religion, la politique, l\u2019ennuyance, etc.LES RAPPORTS HOMMES-FEMMES En page éditoriale £3\u2019 Un dialogue entre Ariane Émond et Denis Thibault :\\ * w n i ta» ' P s / î M A R D I C\u2019ETAIT MONTREAL EN 1994 Le grand concours de photographie amateur du Devoir en page B1 £3\" Surveillez nos pages pour plus de détails.O MERCREDI DECOUVERTES En page B1 avec Raymond Lemieux £3* Explorez le Québec dans une tournée des destinations vacances scientifiques en passant par le Biodôme la nuit jusqu\u2019aux volcans de Charlevoix.En page éditoriale £3 Martin Masse, un jeune essayiste discute des grands enjeux de l\u2019actualité québécoise et canadienne.JEUDI LES REGIONS En page éditoriale £3 Nous continuerons à vous donner rendez-vous dans les régions du Québec En page éditoriale £3 Percez les secrets des grandes villes du monde avec Naim Rattan.VENDREDI PLAISIRS.D\u2019ETE En page éditoriale £3 Suivez notre chronique horticole et les recettes d\u2019été que nous fournissent une grappe de gens connus.Notre cahier PLAISIRS en version estivale.SAME DI Les étranges et édifiantes aventures de tr'/Y Rémi Fassol, oniromane.: x £3 Suivez le héros de notre roman-feuilleton alors qu\u2019il plongera chaque semaine dans un univers dont chacun possède sa propre vision: le rêve.À la une avec le romancier Louis Hamelin AUSSI t ^ \u2019 Cet été, nos journalistes feront des détours pour vous faire découvrir des aspects insolites et souvent méconnus du Québec sur lesquelles vous pensiez pourtant tout savoir.Ils vous accompagnent à tous les grands événements culturels de l\u2019été.C\u2019est un rendez-vous, cet été dans LE DEVOIR ?\\ La SQ confirme: Mélanie Cabay a été assassinée MARTINE TURENNE LE DEVOIR C\u2019est bel et bien la jeune Mélanie Cabay, 19 ans, disparue depuis le 22 juin, qui a été retrouvée assassinée mardi midi dans un boisé près de la montée Dumais, à Mascouche.Ce n\u2019est qu\u2019en fin d\u2019après-midi, hier, que la Sûreté du Québec a pu confirmer que le corps retrouvé la veille par un motocycliste était celui de la jeune fille.Pour la famille et les amis, cette terrible découverte met fin à une vaste campagne médiatique lancée dès le lendemain de la disparition de la jeune fille.La thèse de la fugue avait été rejetée par tous les proches de Mélanie, qui croyaient à un enlèvement.Selon les premières conclusions du Dr Claude Pothel, pathologiste du laboratoire de médecine légale de Montréal, la jeune femme a subi un traumatisme crânien et a également souffert d\u2019asphyxie par strangulation.Mais il est impossible de déterminer,.ajoute le Bureau du coroner, lequel des deux gestes a été fait en premier, et lequel a pu causer la mort de la jeune fille.Mélanie Cabay a été retrouvée couchée sur le ventre, complètement nue.Son corps, enfoui sous un tas de bois et de bardeaux d\u2019asphalte, est par ailleurs dans un tel état de putréfaction qu\u2019il a été impossible pour les médecins légistes de déterminer si elle a été ou non agressée sexuellement.PHOTO PC Mélanie Cabay C\u2019est grâce notamment aux empreintes dentaires de la jeune fille, de même qu\u2019à l\u2019appareil d\u2019orthodontie qu\u2019elle portait, que les policiers de la Sûreté du Québec ont pu l\u2019identifier.Les policiers ont peu d\u2019indices sur le ou les assassins de la jeune Cabay.La Sûreté du Québec, qui mène l\u2019enquête en collaboration avec le service de police de la CUM, refusait de voir un lien entre ce meurtre et deux viols survenus plus tôt ce mois-ci dans le même boisé de Mascouche.Un portrait robot de l\u2019agresseur a toutefois été émis hier.La disparition de Mélanie Cabay demeurait jusqu\u2019ici un mystère complet pour les policiers de la CUM.La jeune fille était disparue à la suite d\u2019une soirée passée en compagnie de copains, alors qu\u2019elle rentrait seule en autobus chez elle, dans le quartier Ahuntsic.La mère de Mélanie, de même que ses amis, avaient entrepris une vaste campagne pour la retrouver.Mardi, avant que l\u2019annonce de la découverte du cadavre n\u2019ait lieu, la mère de la jeune fille, Mireille Bélisle, s\u2019apprêtait à recueillir des fonds afin d\u2019offrir une récompense à quiconque lui donnerait des renseignements sur le sort de §a fille.Des photos de Mélanie avaient aussi été envoyées en Euçope; d\u2019autres devaient suivre aux Etats-Unis.Les policiers de la CUM traitaient ce dossier dans la catégorie des crimes majeurs.Des disparitions comme celle de Mélanie Cabay sont rarissimes.Près de 99 % des 9000 «disparus» déclarés à la CUM chaque année sont retrouvés dans les 24 heures.L\u2019absence totale d\u2019indices ou d\u2019explication de la disparition de la jeune Cabay constituaient donc une énigme pour les policiers.Depuis 1989, au moins sept autres cas de femmes agressées sexuellement et assassinées demeurent irrésolus.Le dernier en dat.e est survenu le 20 septembre 1992, alors que l\u2019on retrouvait, derrière l\u2019église Saint-Germain d\u2019Outremont, le corps d\u2019une étudiante de 22 ans, Chantal Brochu, enlevée la veille en sortant du bar Le Clandestin.Faire davantage pour les sportives Paris (PC) \u2014 Le gouvernement canadien veut faire davantage pour accroître la place des femmes dans le monde du sport au Canada.Le ministre du Patrimoine, Michel Dupuy, également responsable du sport amateur, a officiellement pris cet engagement hier à Paris, où il est venu assister aux deuxièmes Jeux de la francophonie.Devant les 475 athlètes et artistes (pas toujours très attentifs) du Canada, du Québec et du Nouveau-Brunswick, M.Dupuy a annoncé la décision d\u2019Ottawa de souscrire à la déclaration en faveur des droits des sportives signée en mai dernier à Brighton en Angleterre par 82 pays.Le Canada était du nombre, «mais il n\u2019y avait pas encore eu de déclaration sur l\u2019adhésion du gouvernement canadien», a expliqué le ministre, vêtu pour l\u2019oc- casion d\u2019un fort seyant survêtement aux couleurs de l\u2019équipe canadienne.La Déclaration de Brighton propose une stratégie internationale pour «corriger les déséquilibres» dont sont encore victimes les femmes dans l\u2019accès aux activités sportives, aux équipements, à la formation ou aux postes de responsabilité dans les fédérations.Le Canada est à «l\u2019avant-garde» en cette matière, a soutenu le ministre.Mais il reste, sept ans après la publication de la «Politique de Sport Canada sur les femmes dans le sports», beaucoup de chemin à faire.On ne disposait hier d\u2019aucun chiffre sur la condition féminine dans les milieux sportifs canadiens mais on semblait dire que les femmes continuaient d\u2019y être largement sous-représentées, particulièrement dans les postes de responsabilité.Vendu: un premier morceau du météorite MARTINE TURENNE LE DEVOIR Un premier fragment du météorite tombé le 14 juin dernier dans la région de Saint-Robert a été acheté par la Commission géologique du Canada à un citoyen de l\u2019endroit, Stéphane Forcier.Il s\u2019agit du premier morceau retrouvé après l\u2019explosion du météorite et l\u2019un des trois plus gros: il pèse un peu plus de deux kilos.Le montant de la transaction était encore tenu secret, hier, mais on estime, vu le poids du morceau, que le prix doit osciller autour des 10 000 dollars.Une petite cérémonie où aura lieu la remise d\u2019un certificat et d\u2019un chèque va se tenir ce midi à proximité de l\u2019endroit où l\u2019on a retrouvé le fragment, soit près de la résidence de la famille Forcier, sur le rang Saint-Thomas, à Saint-Robert Ce fragment du météorite revêt une importance particulière pour la Commission géologique du Canada, puisqu\u2019il s\u2019agit du premier morceau découvert à Saint-Robert.Son étude immédiate par des laboratoires américains \u2014 moins de 24 heures après qu\u2019il soit tombé dans les terres de Saint-Robert \u2014 est une première mondiale: jamais n\u2019avait-on examiné un fragment aussi rapidement après sa chute, ce qui a permis de retrouver des substances chimiques telles que des isotopes ou du sodium 24, qui disparaissent très rapidement.Dès le lendemain de l\u2019analyse, en effet, on ne retrouvait déjà plus de traces de ces éléments dans le fragment «Il s\u2019agit donc pour nous d\u2019un frag- ment bien particulier», dit Danielle Thibault, de la Commission géologique du Canada.Le morceau sera prêté quelque temps au Planétarium Dow de Montréal, ce qui permettra aux gens de la région de le voir, ajoute-t-elle.Pour acheter ce fragment, l\u2019institution fédérale était en compétition avec d\u2019autres acquéreurs potentiels.Des collectionneurs privés, dont un du Yukon, ainsi que le réseau de l\u2019Université du Québec ont fait des offres aux neuf personnes qui ont retrouvé les onze fragments du météorite.Certains sont petits et valent tout au plus une centaine de dollars; d\u2019autres, comme celui acheté par la Commission géologique du Canada, dépassent les deux kilos et peuvent valoir jusqu\u2019à 13 000 dollars.Les punks du Vieux-Québec Accalmie au carré d\u2019Youville SERGE LAPLANTE LE DEVOIR Québec \u2014 A la veille du Festival d\u2019été et alors que la capitale entre dans sa période touristique la plus intense, le secteur chaud du carré dYouville et de la porte Saint-Jean, théâtre de vives tensions entre citoyens, punks et policiers, connaît une accalmie.On a bien enregistré un cas de vol avec violence, dans la nuit de samedi \u2014 un jeune homme a été sauvagement battu par 5 ou 6 individus, prétendument des punks \u2014, mais l\u2019événement s\u2019est déroulé dans le quartier Saint-Roch, en basse-ville.Il n\u2019en fallait pas plus pour qu\u2019on parle de «trêve», à la place d\u2019Youville, entre punks et policiers.Une trêve qui serait intervenue à la suite de l\u2019arrestation de cinq individus, dont deux mineurs, survenue le 24 juin, porte Saint-Jean, pour des voies de fait sur deux policiers.Un quotidien rapporte en effet que la maison Dauphine et la Ville de Québec auraient convenu, jeudi dernier, d\u2019une trêye de quinze jours, lors d\u2019une rencontre à lliôtel de ville.A l\u2019issue de cette rencontre, le directeur de la maison Dauphine, Michel Boivert, aurait déclaré renoncer «pour l\u2019instant» à porter plainte au commissaire à la déontologie policière pour des arrestations jugées «brutales» lors de l\u2019émeute de la Saint-Jean.Il se serait engagé, de plus, à inciter les punks à rester calmes.«Les jeunes, aurait enfin ajouté M.Boivert, comprennent qu\u2019ils ont des droits mais aussi des devoirs».Interrogé par la suite, l\u2019avocat de la maison Dauphine, Me Denis Richard, contredisait M.Boivert, affirmant que les quelque quarante plaintes rédigées par des jeunes seraient bien acheminées au commissaire à la déontologie, après analyse.Tant du côté du Service de police qu\u2019au cabinet du maire L\u2019Allier, on se garde bien de parler de «trêve», et encore moins d\u2019une trêve négociée.«Ix- mot trêve, au départ, signifie qu\u2019il y a confrontation systématique, ce qui n\u2019est pas le cas», a déclaré au Devoir le directeur adjoint de la police de Québec, Raynald Desjardins.«Pour parler de trêve il faut qu\u2019il y ait guerre», renchérit le nouvel attaché de presse du maire Jean-Paul L\u2019Allier, François Grenon, qui parle ici de «glissement» médiatique.Inquiets des nombreux affrontements entre policiers et punks de la place dYouville, notamment à la suite de l\u2019ar- restation des cinq punks, et craignant que la situation ne dégénère, des animateurs de la maison Dauphine avaient, en effet, demandé à rencontrer les autorités municipales.Une rencontre à huis clos a eu lieu jeudi dernier à l'hôtel de ville entre le conseiller municipal responsable du dossier de police, M.Claude Cantin, et deux représentants de la maison Dauphine: son directeur, M.Michel Boivert et un travailleur de rue, M.Jean Lessard.Aucun représentant du Service de police n\u2019était présent Mais le directeur Desjardins avait rencontré M.Boivert la veille, lui demandant, entre autres, de sensibiliser les jeunes au fait que comme citoyens ils ont des droits, mais aussi des devoirs.La rencontre de l\u2019hôtel de ville n\u2019avait rien d\u2019une «négociation politique», affirme François Grenon.Il s\u2019agissait tout au plus de garder le contact et de s\u2019assurer qu\u2019on se comprend bien à la veille de la fermeture annuelle de l\u2019œuvre qui vient en aide aux jeunes paumés de la rue.Arrestations Sans avancer d\u2019explication pour l\u2019accalmie visible que connaît le secteur, le directeur Desjardins laisse pour sa part entendre que l\u2019arrestation récente de certains individus \u2014 des éléments perturbateurs, «souvent les mêmes», qui se greffent aux groupes de jeunes du carré dYouville et profitent ainsi de l\u2019anonymat \u2014, n\u2019y serait pas étrangère.Les patrouilleurs, affirme-t-il, n\u2019ont pas instruction d\u2019être plus tolérants et exercent exactement la même surveillance que lors des dernières semaines.Sans aller jusqu\u2019à prétendre que le secteur est devenu, en particulier la nuit tombée, parfaitement sécuritaire pour les promeneurs, M.Desjardins considère que la crainte ressentie par le public est exagérée par rapport à la menace réelle et, certainement amplifiée par les médias.Le maire Jean-Paul L\u2019Allier remettait d\u2019ailleurs les choses en perspective, le week-end dernier, lorsqu\u2019interro-gé par une station locale.«Si on prend, disait-il, les 25 jeunes qui sont là, parce qu\u2019on n\u2019aime pas la façon dont ils sont habillés, et qu\u2019on les enlève de force, le lendemain, qu\u2019est-ce qui va se passer?On pense que si on avait un corps de police autour des commerces, les gens se mettraient à acheter des jeans et tout ça?Il faut plus que ça pour faire fuir la clientèle.Les commerçants qui ont l\u2019épiderme trop sensible devraient commencer par regarder leur propre mise en marché.» EN BREF ?INSIGNES REMIS (Le Devoir) \u2014 Quinze Québécois feront bientôt partie de l\u2019Ordre du Canada, dont l\u2019animateur Bernard Derome, les artistes Robert Lepage ' et Dominique Michel et Serge Sa;-vard, l\u2019ancien directeur-gérant du \\ club de hockey Canadien.D\u2019un bout à l\u2019autre du pays, 73 insignes seront remis des mains du gouverneur général du Canada, Ramon John Hnatyshyn, lors de deux cérémonies au Rideau Hall, en automne et au printemps prochains.La moisson québécoise semble riche; mais au bureau de la résidence du gouverneur général, à Ottawa, on ; répond que comme dans les années antérieures, «un équilibre normal entre les provinces, qui reflète la population du Canada» est maintenu.«La conduite de ces hommes et ces femmes accomplis exprime clairement la devise de l\u2019Orde du Canada.Ils aspirent à une patrie meilleure», a dit M.Hnatyshyn, en annonçant les nominations.Elizabeth II est la souveraine de l\u2019Ordre, institué en 1967 pour reconnaître les réalisations exeptionnelles dans divers domaines.-*- TOBIN EN TOURNÉE Wellington (PC) \u2014 Le ministre canadien des Pêches et Océans, Brian Tobin, est arrivé à Wellington, hier, pour y amorcer la première étape d\u2019une tournée de 11 jours destinée à faire connaître le programme mis de l\u2019avant par le Canada pour protéger les stocks de ¦ poissons qui migrent à travers les frontières internationales.M.Tobin doit rencontrer les leaders de l\u2019industrie des pêches et des gouvernements au Japon et en Corée du Sud, après avoir quitté la Nouvelle-Zélande, dans l\u2019espoir d\u2019obtenir l\u2019appui de ces pays en faveur d\u2019un traité des Nations-unies sur les espèces migratoires.La prochaine ronde de négociations, à cet égard, se tiendra à New York à la mi-août.En Nouvelle-Zélande, le.ministre rencontrera des représen-.tants des Affaires étrangères ainsi que de l\u2019Agriculture et des Pêcheries.-?- PAS DE DISCRIMINATION (Le Devoir) \u2014 La Commission des droits de la personne est d\u2019avis qu\u2019Hydro-Québec n\u2019a pas fait preuve de discrimination dans son entente intervenue avec le Conseil de bande d\u2019Akwasasne en octobre 91 sur le paiement de factures d\u2019électricité.Trente-deux citoyens avaient porté plainte à la Commission, alléguant que cette entente, qui accordait 300 $ à 248 «bons payeurs» de la réserve, était discriminatoire, puisque basée sur des critères ethniques et raciaux.La Commission des droits a rejeté les arguments des citoyens, spécifiant qu\u2019Hydro-Québec avait négocié une telle entente afin d\u2019éviter d\u2019éventuelles et coûteuses poursuites devant les tribunaux.Les citoyens de la réserve d\u2019Akwasasné n\u2019avait pas reçu de factures d\u2019Hy-dro depuis 18 mois, il était donc tout à fait légal que des poursuites soient engagées paç les résidents .ï contre la société d\u2019Etat.Il était du devoir de cette dernière, estime la Commission des droits, de régler de telle façon le dossier.-?-1 MINE MORTELLE Rouyn-Noranda (PC) \u2014 Un autre accident mortel s\u2019est produit il y a quelques jours dans une mine abitibienne.Claude St-Louis, un contre- j maître de 44 ans, a trouvé la mort alors qu\u2019il travaillait à la mine Do-nalda, à Rouyn-Noranda, le 30 juin dernier.La tragédie, rendue publique hier seulement, est survenue lorsque du roc s\u2019est détaché du plafond d\u2019un chantier souterrain.Il :j s\u2019agissait du sixième accident mor- ] tel à survenir dans une mine du il Québec depuis le 3 juin dernier.Ce I bilan est deux fois plus élevé que la \u2022' moyenne annuelle des décès dans ce secteur d\u2019activité.Deux de ces | morts accidentelles sont survenues dans les mines de la Côte-Nord et les quatre autres dans celles de l\u2019Abitibi-Témiscamingue.-?- NOMINATION À LAVAL (Le Devoir) \u2014 Alain Prujiner est depuis peu à la tête de l\u2019Institut québécois des hautes études internationales, un organisme nouvellement créé à l\u2019Université Laval.Spécialisé en droit du commerce international, le nouveau directeur est professeur à la faculté de droit de l\u2019Université, et s\u2019intéresse particulièrement aux contrats commerciaux internationaux et à l\u2019arbitrage entre les entreprises de différents pays.L\u2019Institut < québécois des hautes études internationales, unique en son genre dans la province, a pour but de stimuler la recherche et l\u2019expertise québécoise et -canadienne dans le domaine des relations, du développement et des af- \u2022, faires entre les pays.Regroupant des cherc eurs universitaires étudiant diverses problématiques à caractère international, le nouvel Institut invitera prochainement des groupes de recherches issus d\u2019autres universités québécoises à se joindre à lui.r « I, K I) K V OIK, I.Y.1 li U O I .1 U I I.I.K T I !l !l I A 3 -\u2014-* LE DEVOIR ?-* MONTREAL r Le Quartier latin, centre mondial de l\u2019art contemporain Cinq millions de dollars pourraient être injectés dans le secteur STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR La compagnie privée START International, qui est en train de mettre sur pied un réseau d\u2019établissements multifonctionnels en arts visuels dans une vingtaine de métropoles du monde, vient de créer sa première base à Montréal, au 314, rue Sherbrooke Est, à deux pas de la rue Saint-Denis, dans le Quartier latin.Le projet pourrait injecter jusqu\u2019à cinq millions de dollars dans le secteur.Le Centre international d\u2019art contemporain de Montréal (C1AC), qui organise les Cent Jours d\u2019art contemporain de Montréal depuis dix ans et est maintenant en pleine mutation, va ouvrir là un centre d\u2019exposition permanent en plus d\u2019y déménager ses bureaux.START International a acheté le complexe de la rue Sherbrooke en 1992.La compagnie est dirigée par le promoteur Andrew Stear, d\u2019origine britannique, qui a déjà développé le projet immobilier du canal Lachine.START signifie: Studios d\u2019artistes ou encore nouveau départ.Et l\u2019idée est d\u2019aller loin, très loin.«Montréal n\u2019est qu\u2019une première étape vers un réseau mondial», disait M.Stear, la semaine dernière, lors d\u2019un passage dans la métropole.START International veut développer des complexes semblables à Londres (dès l\u2019automne), Paris (dès l\u2019an prochain), Florence, New York, Amsterdam et une quinzaine d\u2019autres grandes villes du monde, jusqu\u2019en Europe centrale.Si tout va bien, START Montréal sera développé en plusieurs phases dans les prochaines années, avec une injection de fonds d\u2019environ cinq millions de dollars et la rénovation ou la construction d\u2019environ 13 500 mètres carrés.L\u2019arrivée du CLAC s\u2019inscrit dans la première phase, bien que le CLAC conserve toute son indépendance.Enfin, le complexe multifonctionnel devrait accueillir encore plus de lofts pour artistes, des «studios internationaux» loués à des fondations ou des gouvernements étrangers, des galeries d\u2019art contemporain, des ateliers de production, un bar-restaurant et deux librairies spécialisées.START International a également acheté un édifice de la Royal Mail, à Londres, à quelques rues de la Tate Gallery.START London est en rénovation et deviendra dès l\u2019automne une sorte de frère jumeau de START Montréal, mais avec encore plus de services de production et de diffusion de l\u2019art contemporain.Le START Network, une filiale du groupe, yeut aussi favoriser les échanges d\u2019expositions ou d\u2019ateliers entre les diverses composantes métropolitaines du réseau mondial.On pense par exemple présenter des éléments des Cent Jours dans les locaux de START-Londres, en 1995.Ije financement de START est entièrement privé.Le CIAC a signé un bail de cinq ans.«On entame ainsi notre seconde phase de développement, explique le directeur du CLAC, qui l\u2019a fondé en 1983 et qui agira aussi comme conseiller artistique au sein de START, sans en être un employé.On a d\u2019abord servi de bureau pour l\u2019organisation d\u2019événements en arts visuels.On met maintenant sur pied un centre d\u2019exposition permanent» Servir les artistes professionnels L\u2019idée est en quelque sorte de passer des Cent aux 365 Jours de l\u2019art contemporain.«Disons 300», ironise le directeur qui dit s\u2019inspirer de l\u2019Art Gallery at the Power Plant, de Toronto ou de la Kunsthalle à l\u2019allemande.Le centre d\u2019exposition permanent veut d\u2019abord servir les artistes professionnels (et spécialement ceux de la génération des 3545 ans), les historiens de l\u2019art et le public en venant «combler le vide qui existe entre les gale- ries et les centres culturels communautaires d\u2019un côté et les musées de l\u2019autre».Le «314» doit accueillir une partie des activités des Cents Jours d\u2019art contemporain 1994 dès le 1er septembre prochain.Le reste des activités de sa neuvième tenue va continuer d\u2019occuper les Galeries du Parc, à Montréal.Les rénovations vont commencer incessamment dans le complexe immobilier conçu dans les années vingt par Ernest Cormier, qui donne sur la rue Sherbrooke et s\u2019étend jusque sur la terrasse Saint-Denis.Les ouvriers vont dégager la façade (et même installer une œuvre de Daniel Buren), retoucher les murs et installer les futurs bureaux des cinq ou six employés permanents du CIAC.Le Centre occupera environ 850 m2 de l\u2019édifice qui en compte pour l\u2019instant plus de 10 000 (en contrebas, rue Sanguinet, il monte sur six étages).Ui salle principale (480 m2) est dégagée sur sept mètres de hauteur.Les espaces d\u2019exposition pourront éventuellement occuper un atrium de 450 m2.Des ateliers d\u2019artiste y sont installés depuis quelques années.«On bonifie un équipement culturel de plus à Montréal dans un quartier déjà bien doté avec le Goethe Institut ou la Cinémathèque», conclut Claude Gosselin.La FQPPU est catégorique Un «petit groupe d\u2019administrateurs» à la tête de Concordia PAUL CAUCHON LE DEVOIR T e débat est loin d\u2019être clos à l\u2019Université Concordia: JL/pour la Fédération québécoise des professeures et professeurs d\u2019université (FQPPU), le renvoi du recteur de Concordia Patrick Kenniff il y a un mois constitue un geste «illégal» qui n\u2019a toujours pas été abrogé, et les instances universitaires sont actuellement paralysées «par un petit groupe d\u2019administrateurs qui a pris le contrôle de l\u2019Université».Ces graves constats se retrouvent dans une lettre ouverte envoyée hier aux médias.«Le Conseil des gouverneurs semble actuellement agir normalement, mais ü a entériné une décision illégale, il a nié son autorité, et c\u2019est une situation qui inquiète grandement toutes les universités», d\u2019ajouter au Devoir le président de la FQPPU, Roch Denis.La FQPPU rappelle qu\u2019à la fin mai, quatre administrateurs de Concordia, pour la plupart provenant de la communauté extérieure à l\u2019Université, ont désavoué le recteur de Concordia Patrick Kenniff, «s\u2019autoproclamant patrons de Concordia en lieu et place des instances académiques et administratives», écrit-elle.Le fait qu\u2019on ait ensuite procédé à la nomination d\u2019un recteur par intérim, M.Charles Bertrand, «ne confère aucune légitimité à leur geste».«Nous savons par ailleurs, ajoute M.Denis, que la gestion des affaires courantes à Concordia est supervisée depuis un bon bout de temps par un bureau privé d\u2019avocats auquel est lié le président du Bureau des gouverneurs, Reginald Groome.» Jamais on n\u2019a expliqué les raisons qui ont poussé les quatre administrateurs à démettre M.Kenniff, ajoute M.Denis, et ce congédiement demeure un acte «illégal et illégitime», le Conseil des gouverneurs n\u2019ayant aucunement délégué son autorité pour agir ainsi.La FQPPU se dit donc d\u2019avis que «la condition préalable à toute véritable restauration des instances légitimes de Concordia suppose désonnais que le Conseil des gouverneurs reprenne son pouvoir là où il en fut dessaisi, c\u2019est-à-dire à la décision concernant le mandat du recteur Kenniff».Depuis le 26 mai, ajoute la Fédération des enseignants, le sénat de Concordia (l\u2019équivalent de l\u2019assemblée universitaire) est «dépossédé de sa capacité d\u2019initiative et de contrôle» alors que le Conseil des gouverneurs voit «son autorité usurpée».La FQPPU rappelle également qu\u2019en avril un accord avait été signé avec le syndicat des professeurs de Concordia afin de permettre des négociations sur toutes les questions relatives à la fraude et à l\u2019inconduite dans le domaine de la recherche scientifique.Un groupe de travail avait aussi été créé pour revoir l\u2019ensemble des politiques universitaires.Ces initiatives ont été «court-circuitées» par le plan de relance annoncé récemment, ajoute la FQPPU.La FQPPU se montre très inquiète devant ce qui lui apparaît comme une «négation de la capacité de la collectivité universitaire de régler ses problèmes de façon autonome».La Fédération craint également que la présence de représentants dits «socioéconomiques» aux conseils d\u2019administration des universités devienne ainsi «le point d\u2019appui d\u2019une mise au pas de l\u2019université par la normalisation de ses instances spécifiques».Le syndicat des professeurs de l\u2019Université Laval appuyait hier la position de la FQPPU, en exigeant l\u2019intervention immédiate du ministre de l\u2019Education, Jacques Chagnon, afin que soient rétablies les prérogatives des instances décisionnelles à Concordia et que les décisions prises sous l\u2019égide des quatre administrateurs à la fin mai soient abrogées.Nouveaux juges à la Cour supérieure presse canadienne ' ' a Cour supérieure du Québec, district de Montréal, .-/sera dotée de trois nouveaux juges.Les juges Ro-( olphe Bilodeau, Anne-Marie Trahan et Jean-Rock Inn-c ry se sont vu confirmés dans leurs fonctions cette semaine par le ministre de la Justice Allan Rock.Le juge Bilodeau de Montréal, actuellement à la Cour du Québec, remplace le juge Jean-Claude Nolin qui a choisi de devenir juge surnuméraire.Me Anne-Marie Trahan succédera au juge Jacques Ducros qui est décédé.Admise au Barreau du Québec en 1968, elle a d\u2019abord pratiqué le droit à Montréal et à Vienne au service des Nations unies pour devenir sous-ministre déléguée en droit civil au ministère de la Justice.Me Jean-Rock Landry de New Carlisle est nommé juge à la Cour supérieure, district de Montréal.Il succède au juge Jean Moisan qui a choisi de devenir juge surnuméraire.Le juge I^ndry a été bâtonnier du barreau du Bas-Saint-I-aurent-Gaspésie et membre du conseil de direction national de l\u2019Association du barreau canadien.Le festival de la bouffe sur le pouce TKTTT ¦'/h Jri ST.'feiÿ w m P\u20acPSI I PKPSI -J-xM *¥P«jiP PHOTO JACQUES NADEAU LE FESTIVAL DE JAZZ de Montréal n\u2019est pas que celui du jazz: on y célèbre aussi le cola, les sandwichs, les empanadas et les croustilles.Des commanditaires qui se font visibles, certes, mais qui sont les bienvenus pour ce public captif en ces jours de grande chaleur.Urgences-Santé obtient une injonction RACHEL DUCLOS LE DEVOIR Urgences-Santé a obtenu, hier, une injonction interlocutoire provisoire, qui interdit au Rassemblement des employés techniciens ambulanciers (RETAQ) ainsi qu\u2019à ses représentants d\u2019intimider ou de menacer les employés d\u2019Urgences-Santé, d\u2019endommager ses biens, d\u2019entraver ses opérations et d\u2019ordonner que de tels actes soient commis.Urgences-Santé a obtenu cette injonction, en vigueur jusqu\u2019au 15 juillet prochain, suite à l\u2019occupation des locaux de son siège social par trente techniciens ambulanciers mardi.Les locaux ont été endommagés et des employés bousculés.L\u2019injonction a été accueillie avec un grain de sel par le RETAQ qui ne se sent pas visé par les termes employés par le juge Denis Lévesque de la Cour supérieure.Son président, Raymond Reeves, en riait hier après-midi.Le RETAQ entend bien, de toute façon, continuer ses autres moyens de pression, comme le port du jean et la rétention des formulaires de facturation des clients.Le syndicat n\u2019exclut pas non plus le piquetage.«Ils ne peuvent pas nous priver d\u2019un droit aussi fondamental», dit Raymond Reeves.Les techniciens ambulanciers protestent contre l\u2019interruption des négociations avec Urgences-Santé, le 29 juin dernier.Les pourparlers, qui ne concernent d\u2019ailleurs pas la convention collective en vigueur jusqu\u2019en 1995, visent, entre autres, à obtenir de meilleurs horaires de travail et plus de véhicules ambulanciers pour mieux répondre aux urgences.«Le service est tout croche», se plaint Raymond Reeves, président du RETAQ, affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).M.Reeves juge que la direction d\u2019Urgences-Santé néglige le service à la population en ne mettant pas assez d\u2019ambulances sur la route.Le travail des techniciens ambulanciers en est affecté parce qu\u2019ils mettent plus de temps à se rendre sur les lieux d\u2019une urgence.De plus, les techniciens ambulanciers travaillent sept heures et quart par jour.Sur une période de 24 heures, les heures travaillées sont de 21 et trois quarts.«On a un problème là», indique M.Reeves.En rompant les négociations, Urgences-Santé a réagi à la menace des techniciens ambulanciers, le 28 juin, d\u2019intensifier les moyens de pression.«On est prêts à continuer les discussions, mais vous comprendrez que dans un tel contexte on a cessé», explique Dominique Drouin, responsable des communications et des relations publiques.Le RETAQ avait fait ces menaces pour protester contre la lenteur des négociations.«Ça piétinait, mais ils ont été avisés que nos moyens de pression restent purement administratifs et n\u2019affectent pas le service», dit Raymond Reeves.Le 15 juillet, la Cour supérieure entendra la requête en injonction interlocutoire qui portera sur la retenue des formulaires administratifs.Troisième course contre la violence faite aux femmes La troisième édition de la «Course annuelle JACOB pour cesser la violence faite aux femmes» aura lieu le dimanche 7 août 1994, au parc Lafontaine, à Montréal.L\u2019an dernier, 450 femmes du Québec, de l\u2019Ontario et du Nord-Est des États-Unis ont participé à cette course de huit kilomètres, permettant d'amasser 6000 $.Cette somme a été versée à une maison d\u2019hébergement pour femmes battues, iœ formulaire d\u2019inscription est disponible dans tous les magasins JACOB du Québec, à la boutique Endurance à Montréal ou en téléphonant au 893-2775 (courses) au 8930818 (aérobathon) ou au 8930524 (renseignements généraux).ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS S5.ST-JAC0UES.MONTRÉAL QUÉBEC H2Y3X2 fn (514)845-7874 T« (514I9BR\"0-B*K J.'a m.ulliit An intanüitfll Le Collège de musique Sainte-Croix est intégré au réseau public LE DEVOIR Le Collège de musique Sainte-Croix, une institution privée logée au cégep Saint-Laurent, est maintenant intégré au réseau public depuis qu\u2019une entente en ce sens a été signée hier matin.Le Collège de musique Sainte-Croix appartenait à la congrégation religieuse du même nom et avait été fondé en 1847.A la création du cégep Saint-Laurent, le collège de musique avait signé une entente de sous-traitance avec le cégep, poursuivant son enseignement de façon autonome alors que le cégep accordait le diplôme.Depuis hier matin, le collège de musique est officiellement intégré au réseau public d\u2019enseignement collégial e,t des représentants du ministère de l\u2019Éducation, de la Fédération des cégeps, du cégep Saint-Laurent, du syndicat des professeurs du collège et du syndicat des enseignants de Sainte-Croix ont signé le transfert des professeurs du Collège de musique au cégep.Ces professeurs, au nombre de 63, avaient obtenu en novembre dernier leur accréditation syndicale auprès de la Fédération nationale des enseignants du Québec (CSN), à titre d\u2019enseignants du secteur privé.Mais depuis cette date, le débat était amorcé pour l\u2019intégration de l\u2019école de musique au réseau public et les professeurs du collège Sainte-Croix pourront maintenant accumuler des droits dans le réseau collégial public, dont l\u2019ancienneté.On compte plus de 250 étudiants de niveau collégial à cette école et environ 300 élèves d\u2019autres niveaux, inscrits à titre privé.Danielle Ouimet condamnée PRESSE CANADIENNE L\u2019animatrice Danielle Ouimet a été condamnée hier à des amendes totalisant 9800 $ pour publicité trompeuse.Mme Ouimet avait été reconnue coupable il y a quelques mois sous 22 chefs d\u2019accusation pour avoir fait la publicité d\u2019une crème qui était censée avoir des propriétés anti- rides.En rendant sa sentence au palais de justice de Montréal, le juge Rollande Matte, de la Cour du Québec, a dit avoir tenu compte du rôle important qu\u2019a joué Mme Ouimet et du fait que la publicité s\u2019était poursuivie même après une première enquête du Bureau fédéral des pratiques commerciales à Montréal.CLAUDE-JEAN LEFEBVRE professeur au Collège de Rosemont CARTE DU ISBN 2-7601-3495-4 (358 p.) 24,95 $ DOSSIERS COLLÉGIAUX LIBRAIRIE GUÉRIN UNIVERSITAIRE-UQAM 335, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) Tél.: (514) 284-2210 Télécopieur: (514) 284-1849\t.LIBRAIRIE GUÉRIN UNIVERSITAIRE ET COLLEGIAL 168-170, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2X 1K9 Tél.: (514) 861-5647 Télécopieur: (514) 861-5307 LIBRAIRIE GUÉRIN (primaire et secondaire) 4560, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2.12L3 Tél.: (514) 849-1112 Télécopieur: (514) 849-6360 LIBRAIRIE GUÉRIN (manuels d'occasion) 4440, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2L1 Tél.: (514)843:6241 LIBRAIRIE GUERIN (manuels et littérature) Station Métro-I-ongueuil Longueuil (Québec) J4K 2T4 Tél.: (514) 677-6525\t,\t.* M guerin Tlmmio 4501.rue Drolet > Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Tél.: (514) 842-3481\t.Téléc.: (514) 842-4923 I.K I) K V 0 I It .I.K .1 K II I) I .1 U I I.I.K T I II il I \u2018 A 'I - LE DEVOIR - POLITIQUE Les vidéopokers devant les tribunaux BERNARD PLANTE LE DEVOIR La Corporation du loisir automatique du Québec (CLAQ) va se servir des tribunaux pour tenter d\u2019empêcher Loto-Québec d\u2019implanter son réseau de jeux vidéopoker à travers la province.1 La Corporation soutient que Loto-Québec ne \u2022 \u2018 respecte pas l\u2019article 35 de la réglementation rela-' tive aux loteries vidéo.Le règlement stipule que les établissements qui désirent utiliser les vidéo-; pokers doivent obtenir un certificat de conformité des municipalités.Or, soutient la Corporation, des établissements montréalais offrent à leur clients - de tels jeux sans avoir obtenu de certificats.¦ > La CLAQ affirme en outre qu\u2019il est en fait im-' possible pour ces établissements montréalais 7 d'obtenir ce certificat puisque la réglementation ' municipale ne permet pas l\u2019usage des appareils vidéopoker sur son territoire.L\u2019un des porte-parole 'de la CLAQ, l\u2019urbaniste Claude Lavoie, souligne ' * que l\u2019utilisation de ces jeux est interdite dans la \u2022 plupart des municipalités du Québec.La ville de Montréal confirme l\u2019existence de ce règlement qui est cependant en voie de modification.Montréal permettra l\u2019utilisation de jeux vidéopoker dans un casino et dans certains établis- sements, les bars par exemple, situés dans certaines zones commerciales, le tout en conformité avec les lois provinciales existantes.Si tout va comme prévu, ce nouveau règlement sera adopté par le Conseil municipal à sa séance du 8 août prochain.M.Lavoie s\u2019étonne, par ailleurs, que l\u2019article 36 de la réglementation sur les loteries vidéo exige des établissements qu\u2019ils publient, dans un journal du territoire, leur demande de permis d\u2019exploitation des jeux vidéopoker, sauf pour les établissements situés en zones commerciale ou industrielle.La CLAQ fait remarquer que la très grande majorité des établissements qui exploitent des jeux vidéopoker sont situés dans de telles zones et que ce «passe-droit» prive les citoyens d\u2019une information à laquelle ils ont droit.Le président de la CLAQ, Daniel Simard, invite le ministre de la Sécurité publique, Robert Midd-lemiss, à forcer Loto-Québec à respecter l\u2019article 35 et demande au gouvernement de modifier l\u2019article 36 de manière à obliger la publication des demandes de permis dans les journaux.A défaut, le conseiller juridique de la corporation, Pierre Paquin, précise que des poursuites seront intentées contre les établissements qui ob- tiendront «illégalement» leurs permis pour exploiter les jeux vidéopoker de Loto-Québec.La CLAQ ne s\u2019oppose pas à l\u2019implantation de ce réseau d\u2019Etat, mais elle crie à «l\u2019expropriation déguisée» et demande à Québec de verser compensation financière à ses membres.La corporation compte plus de 700 membres.Le porte-parole de Loto-Québec, Jean-Pierre Roy, soutient que cette partie de la réglementation concerne, au premier chef, la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec qui veille à l\u2019émission des permis.Actuellement, Loto-Québec a autorisé l\u2019installation de 75 jeux vidéopoker.M.Roy précise que le rythme d\u2019implantation d\u2019une centaine d\u2019appareils par semaine sera atteint d\u2019ici une quinzaine de jours.La protestation de la CLAQ s\u2019ajoute à celle de l\u2019Association de l\u2019amusement du Québec (l\u2019AAQ) qui conteste devant les tribunaux la loi 84 permettant à Loto-Québec d\u2019avoir la main haute sur les jeux vidéopoker dans la province.L\u2019AAQ demande au gouvernement d\u2019empêcher la Sûreté du Québec de saisir les appareils actuellement en circulation puisque la loi 84 fait l\u2019objet d\u2019une contestation devant les tribunaux.Cette association représente plus de 1000 commerçants.Aéroport Pearson de Toronto Affrontement en vue au Sénat .'M-.Ottawa (PC) \u2014 Pomme de discorde durant la campagne électorale, ' - l\u2019annulation du contrat de gestion de \u2018¦'l\u2019aéroport Pearson, de Toronto, pour-hfâit provoquer le premier affronte-fnent sérieux entre la majorité conservatrice au Sénat et le gouver-\u2022 3 nement libéral de Jean Chrétien.Les modifications suggérées par \u2022 - les sénateurs conservateurs minent u tin des aspects centraux du projet, \u2022 c Soit l\u2019interdiction pour les promoteurs de s\u2019adresser aux tribunaux pour ob-i tenir une compensation financière.\u2022 s'i Ces modifications devaient être dé-.é battues d\u2019entrée de jeu hier.Mais le '¦Sénateur indépendant Marcel Prud\u2019homme a court-circuité la tenta-\u2022 i tive des conservateurs en refusant le l' Consentement unanime du Sénat ' r !\u2022 ¦ Le débat doit reprendre ; \"\u2019aujourd\u2019hui.Le vote final devrait avoir h liêu d\u2019ici à la fin de la semaine, voire lundi.Le gouvernement est prêt à payer les frais déjà encourus par la ; corporation Pearson Development, \u2022tmais rien de plus.Il comptait donc sur le projet de loi C-22 pour interdire aux promoteurs le droit de s\u2019adresser aux tribunaux pour en obtenir davantage.Ces derniers, d\u2019éminents conservateurs et libéraux, exigent 32 millions de dollars pour les coûts encourus et 172 millions de dollars pour la perte des profits anticipés.Les conservateurs estiment qu\u2019il est inéquitable de refuser à des citoyens le droit de demander à une instance impartiale de trancher le litige- Selon les libéraux, les conservateurs ne cherchent qu\u2019à protéger les intérêts de leurs amis qui ont perdu un lucratif contrat après le changement de gouvernement Le sénateur conservateur Gérald Beaudoin a répliqué qu\u2019il cherchait simplement à faire respecter les droits prévus dans la constitution «Je m\u2019en suis tenu à la seule question juridique et constitutionnelle.Ce qui va arriver pour X, Y ou Z que je ne connais pas, ce n\u2019est pas mon problème», a-t-il indiqué hier.Le PQ annulerait la transaction du Mont Sainte-Anne Québec (PC) \u2014 Le Parti québécois semble plus déterminé que jamais à tout mettre en œuvre pour empêcher ou retarder la transaction de vente du Mont Sainte-Anne au Club Resort-Désourdy tant qu\u2019il ne sera pas convaincu qu\u2019une telle affaire bénéficierait au trésor public.C\u2019est pourquoi il réclame la publication de deux études, dont une par la maison Merryll-Lynch, qui ont été réalisées sur cette transaction afin de mieux évaluer la privatisation annoncée par le gouvernement de ce centre de ski à Beaupré, à l\u2019est de Québec.S\u2019il était porté au pouvoir aux prochaines élections, un gouvernement du PQ annulerait cette transaction ou, à tout le moins, la retarderait jusqu\u2019à ce que toutes les informations soient vérifiées.C\u2019est ce qu\u2019a fait savoir hier, dans une conversation téléphonique, le vice-président du PQ, Bernard Landry, qui qualifie d\u2019«im-moral» le geste que s\u2019apprête à faire le gouvernement de Daniel Johnson à la veille de se présenter devant le peuple pour solliciter un renouvellement de son mandat.Par ailleurs, des renseignements ont circulé depuis quelques jours voulant que cette vente ne soit pas aussi financièrement rentable pour les pouvoirs publics, dont la municipalité de Beaupré elle-même qui perdrait des revenus de taxes de l\u2019ordre de 300 000 dollars par année.Le maire de l\u2019endroit, Lucien Gauthier, s\u2019en est déjà plaint.Parce que le centre de ski doit être vendu pour environ 15 millions $, soit en deçà de l\u2019évaluation municipale, les citoyens devraient absorber le manque à gagner en payant plus de taxes.Pendant ce temps, les nouveaux propriétaires du Mont Sainte-Anne économiseraient 200 000 $ chaque année.L\u2019affaire M3i La Justice poursuivra Mario Bertrand Québec (PC) \u2014 Le gouvernement du Québec n\u2019a pas l\u2019intention de tenir compte d\u2019un avis juridique d\u2019Hydro-Québec selon lequel Mario Bertrand n\u2019aurait rien fait de répréhensible en recevant des options d\u2019achat d\u2019actions de M3i qui ont pris beaucoup de valeur depuis.«L\u2019avis du ministère de la Justice est déjà connu par l\u2019opinion que nous avons donnée il y a quelques semaines et Hy-dro-Québec en arriverait à des conclusions quelque peu différentes, mais nous continuons à prétendre qu\u2019Hydro-Québec devrait intenter des procédures judiciaires contre Mario Bertrand», a expliqué hier le ministre de la Justice, Roger Lefebvre, avant une réunion du Conseil des ministres.Des discussions se poursuivent présentement entre Me L.Yves Fortier, représentant d\u2019Hydro-Québec, et le ministère de la Justice afin de vérifier ce qui différencie les deux opinions.«Mais je le répète, l\u2019opinion du ministère de la Justice sera maintenue et on verra plus tard ce qui arrivera.Vous savez que l\u2019opinion du ministère de la Justice prévaut toujours.Je ne suis pas d\u2019accord avec les conclusions de Me Fortier», a dit le ministre.Ce dernier a ajouté que le gouvernement du Québec pourrait néanmoins agir de son propre chef et poursuivre M.Bertrand en justice, peu importe l\u2019avis juridique des avocats d\u2019Hydro-Québec.Me Fortier en est venu à la conclusion que l\u2019ancien directeur de cabinet de l\u2019ex-premier ministre Robert Bourassa aurait agi en toute légalité et selon les normes d\u2019éthique d\u2019Hydro-Québec en se portant acquéreur d\u2019actioqs de M3i, une filiale de la société d\u2019Etat.Peu après le dévoilement de cette affaire, en mai, le ministre responsable du dossier, Christos Sir-ros, avait pressé Hydro-Québec d\u2019exercer des recours contre M.Bertrand afin qu\u2019il lui rende ses actions dans M3i.Mario Bertrand Johnson annoncera des partielles qui n\u2019auront peut-être jamais lieu Québec (PC) \u2014Le premier ministre Daniel Johnson devrait annoncer aujourd\u2019hui la tenue d\u2019une élection complémentaire dans la circonscription de Rivière-du-Loup.Il pourrait aussi profiter de l\u2019occasion pour annoncer des partielles dans trois autres circonscriptions: Marquette, Charlesbourg et Chome-dey.En vertu de la loi électorale, le scrutin dans Marquette doit être décrété au plus tard dimanche.Le lundi 11 juillet est la date ultime pour les deux autres circonscriptions laissées vacantes depuis le dé- part des ministres Marc-Yvan Côté et Lise Bacon.Ces élections complémentaires n\u2019auront peut-être jamais lieu puisqu\u2019elles seront annulées si le premier ministre déclenche un scrutin général d\u2019ici le 29 août.On croit que le premier ministre Johnson pourrait profiter du Congrès de l\u2019aile jeunesse de son parti, qui se tient ce week-end à Saint-Augustin, en banlieue de Québec, pour annoncer la tenue de la prochaine élection générale.Di date du 12 septembre est celle qui est le plus souvent citée dans l\u2019entourage du premier ministre.TEL 985-3344 ANNONCES CLASSEES F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 Conditions de paiement : cartes de crédit Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: DU LUNDI AU VENDREDI 985-3344 985-3340 LES ANNONCES CLASSEES I »N »D ?E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 \u2022 199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160» 199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 \u2022 250 Achat-vente-échange 251 \u2022 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D\u2019EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D\u2019AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES 10.1 PROPRIÉTÉS À VENDRE ' \u2019 ANJOU.Bungalow brique, 4 c.c\u201e sec-.tegr calme, garage, foyer, s.-sol fini, 2 ., SA., 139,900$.874-1446._____________ 103 CONDOMINIUMS CO-PROPRIÉTÉS ! -.¦ OUTREMONT ADJ ; .CONDO LE RICHE MONT *\t\u2018 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Il I le: LK MON l)K PERSPECTIVES RWANDA Sanaa en passe de remporter la guerre au Yémen JEAN-EUDES BARBIER AGENCE FRANCE-PRESSE Le président du Yémen Ali Abdallah Saleh, dont l\u2019armée nordiste a pénétré dans certains quartiers d\u2019Aden, bastion des séparatistes du sud, est en passe de remporter la guerre qu\u2019il poursuit depuis le 5 mai au nom de «l\u2019unité» du pays.«Physiquement, la république sudiste, réduite à quelques poches de résistance, n\u2019existe plus», notait hier un diplomate dans le Golfe.Dès le premier jour des combats, l\u2019armée du nord, fidèle au président Saleh, n\u2019a cessé d\u2019infliger revers sur revers aux forces du sud.Elle contrôle aujourd\u2019hui la quasitotalité du territoire yéménite.L\u2019armée du sud n\u2019a jamais été en mesure de reprendre durablement la moindre parcelle de terrain perdu.Actuellement, les troupes sudistes s\u2019efforcent désespérément de retarder la chute d\u2019Aden dont plusieurs quartiers sont le théâtre d\u2019âpres affrontements.L\u2019erreur des sudistes Pour atteindre son objectif de réduire par la force ce qu\u2019il considère comme une «rébellion à la légimité constitutionnelle» incarnée par son régime, le président Saleh aura en définitive bénéficié de l\u2019absence d\u2019un soutien politique ferme de la communauté internationale à la cause des séparatistes.«La grande erreur des sudistes aura été d\u2019avoir trop misé sur cet appui et sur une reconnaissance de la République démocratique du Yémen (RDY)», qu\u2019ils avaient proclamé le 21 mai à Aden, a déclaré à l\u2019AFP un diplomate oçcidental dans le Golfe.«A l'heure actuelle, les perspectives de reconnaissance du nouvel État sont quasiment nulles», a-t-il dit.«Il n\u2019y a, de fait, plus rien à reconnaître», a observé ce diplomate.La résistance du sud, après quatre ans d\u2019unité mal vécue avec le nord, a pourtant suscité un mouvement de sympathie au sein des monarchies voisines du Golfe.Le 5 juin, au cours d\u2019une réunion à Abha (sud de l\u2019Arabie Saoudite), cinq des six monarchies avaient implicitement reconnu la RDY, rejetant ouvertement la «logique de guerre» défendue par Sanaa.Cette position n\u2019a toutefois jamais été prise en compte par le Conseil de sécurité de l\u2019ONU qui, lors de l\u2019adoption de ses deux résolutions sur le Yémen, les 1er et 30 juin, s\u2019est refusé à adopter des mesures contraignantes à l\u2019égard de Sanaa, comme le souhaitaient Aden et plusieurs capitales arabes.«Même si la communauté internationale n\u2019accepte pas que l\u2019unité du Yémen soit imposée par la force, elle ne peut pas se permettre de soutenir la sécession», a résumé un diplomate.¦ : Dès lors, le président Saleh savait qu\u2019il avait les coudées franches pour achever la guerre, d\u2019où la multiplica-: tion, ces derniers jours, des offensives nordistes contre les fiefs sudistes d\u2019Aden et de Moukalla, 700 km plus à l\u2019est.Stratégie de guérilla Pourtant, en dépit de ses succès militaires, le pouvoir en place à Sanaa ne sera sans doute pas débarrassé pour autant de l\u2019opposition sudiste, qui pourrait adopter dans le futur une stratégie de guérilla.Tel est l\u2019avis, notamment, du quotidien des Émirats arabes unis (EAU), al-Bayane, selon qui «la chute (éven-: tùelle) de Moukalla et d\u2019Aden ne constituera pas une victoire pour Sanaa, ni la fin des combats, mais sonnera au contraire le début d\u2019une ample guerre civile».L\u2019intensification des pressions nordistes sur Aden et .Moukalla a coïncidé avec la réunion à Koweït de huit pays de la, région (les six monarchies du Golfe, plus la Syrie et l\u2019Égypte) et visait, selon le quotidien émirati Al-Fajr, à «empêcher toute initiative arabe» au profit des sudistes.Les nouvelles avancées nordistes sont une «gifle assénée aux efforts arabes en vue de favoriser un dialogue entre les belligérants yéménites», a déploré al-Fajr, laissant entendre qu\u2019au-delà de sa victoire sur le terrain, M.¦ Saleh n\u2019en aura pas fini avec l\u2019hostilité de ses voisins.EN BREF ?ABIOLA INCULPÉ DE TRAHISON Abuja (AFP) \u2014 L\u2019opposant nigérian Moshood Abiola a été inculpé hier de «trahison et félonie» par une Haute Cour fédérale spécialement créee pour le juger sur le territoire de la capitale fédérale, rapporte le correspondant de l\u2019AFP qui a assisté à l\u2019audience.Moshood Abiola qui a été amené au tribunal dans un fourgon cellulaire, et sous un imposant dispositif de sécurité, a plaidé «non coupable».Si l\u2019accusation de félonie est passible d\u2019une peine de sept ans d\u2019emprisonnement, celle de trahison est passible de la prison à vie.En se proclamant «Président» du Nigeria, le 11 juin dernier à Lagos, Moshood Abiola a tramé un complot en vue de renverser le gouvernement du général Sani Abacha, a déclaré devant la Cour, le procureur, le Dr Samuel Mosugu.-?- LES KHMERS ROUGES ILLÉGAUX Phnom Penh (Reuter) \u2014 À une majorité écrasante, les députés cambodgiens ont voté hier la mise hors la loi des Khmers rouges.Le gouvernement de Phnom Penh s\u2019est toutefois réservé la possibilité d\u2019engager à l\u2019avenir des négociations de paix avec ce groupe rebelle.Quatre-vingt dix-huit députés sur 99 ont voté en faveur du premier article d\u2019un projet de loi interdisant le groupe rebelle, ouvrant la voie à l\u2019adoption d\u2019une législation plus large sur la question.-?- GORBATCHEV PLAIDE COUPABLE Moscou (Reuter) \u2014 L\u2019ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a reconnu hier, apparemment pour la première fois, qu\u2019il avait ordonné personnellement l\u2019envoi de chars à Bakou, en Azerbaïdjan, en 1990 pour une opération qui devait se solder par la mort de près de 150 personnes.Mikhaïl Gorbatchev n\u2019avait jamais «assumé publiquement jusqu a présent sa responsabilité dans une série d actions de force de l\u2019armée à Bakou, d«ans la capi-tale géorgienne Tbilissi en 1989 et dans la capitale lituanienne Vilnius en 1991.Dans une interview publiée; par le quotidien Nezavisiinaia Gazeta, l\u2019ex-président, déclare: «Pour moi, ce fut le pire moment.En fait, j\u2019ai pris une telle décision (d\u2019envoyer des troupes) une seule fois, à Bakou.» Dallaire croit au cessez-le-feu Le FPR nomme Faustin Twagiramungu premier G orna (Reuter) \u2014 Le général canadien Roméo Dallaire, commandant de la Mission des Nations unies pour l\u2019assistance au Rwanda (Minuar), s\u2019est déclaré optimiste hier quant aux perspectives de cessez-le-feu entre forces gouvernementales et rebelles.Le général canadien a tenu ces propos à l\u2019issue d\u2019entretiens avec le chef d\u2019état-major des forces armées rwandaises, «Nous avons évoqué la possibilité de parvenir à un cessez-le-feu et ses modalités d\u2019application», a-t-il dit aux journalistes après cinq heures de discussions avec le général Augustine Bizimungu à l\u2019aéroport de Goma, QG logistique de l\u2019opération française Turquoise dans l\u2019est du Zaire.«Je suis optimiste», a-t-il dit.Selon des responsables français, les rebelles du Front patriotique du Rwanda (FPR) se tiennent à distance des forces françaises qui ont créé une «zone humanitaire sure» dans le sud-ouest du pays.Roméo Dallaire a refusé de fournir de plus amples précisions sur les pourparlers de cessez-le-feu avant de faire connaître au général Paul Kagamé, chef militaire du FPR, le point de vue de Bizimungu aujourd\u2019hui à Kigali.Le commandant des Casques bleus reviendra ensuite à Goma pour un nouvel entretien avec le chef d\u2019état-major des forces gouvernementales.Sur le terrain, la baisse de tension, commencée après la prise lundi par les rebelles du FPR des deux principales villes du pays, Kigali et Butare, s\u2019est poursuivie hier.L\u2019aéroport de Kigali va être de nouveau ouvert aujourd\u2019hui.Sa piste avait été cou- pée jusque-là par les soldats du FPR afin d\u2019empêcher toute arrivée de troupes françaises aéroportées.Parallèlement à cette accalmie militaire, une solution politique à la crise semble se dessiner sur la base des accords de paix d\u2019Arusha, signés le 3 août 1993 par les belligérants.Ainsi, la France a estimé hier qu\u2019après la prise lundi de Kigali par les forces du FPR, «il semble que la voie d\u2019un règlement politique soit plus ouverte».«Il faut donc accélérer ce processus de règlement politique qui, dans la ligne des accords d\u2019Arusha devrait se fonder sur un partage du pouvoir au Rwanda en excluant bien entendu les responsables des massacres», a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.Deux émissaires du gouvernement ministre français sont d\u2019ailleurs arrivés hier après-midi à Kigali pour prendre contact avec la direction du ÉPR.Le FPR a fait savoir qu\u2019il allait former un gouvernement d\u2019union nationale dirigé par Faustin Twagiramungu, Hutu modéré qui devait déjà occuper ces fonctions dans le cadre des accords de paix d\u2019Arusha, jamais appliqués, avant l\u2019assassinat du président Juvénal Habyarimana le 6 avril.La Belgique a indiqué hier qu\u2019elle approuvait la nomination de Faustin Twagiramungu.«La Belgique n\u2019a pas pour tradition de reconnaître des gouvernements.Nous reconnaissons les Etats.Mais, avec M.Twagiramungu à sa tête, nous sommes totalement prêts à travailler avec ce gouvernement», a dit un porte-parole' du ministère des Affaires étrangères à Bruxelles.Deux gouvernements pour un pays Un casse-tête politico-diplomatique pour l'ONU et la communauté internationale JOCELYN COULON LE DEVOIR Dans quelques heures, le Rwanda comptera deux gouvernements qui revendiqueront chacun la légitimité sur le terrain et la reconnaissance sur la scène internationale.Ce nouveau développement dans l\u2019affaire rwandaise pose tout un casse-tête politico-diplomatique pour la communauté internationale en général et l\u2019ONU en particulier: qui représente ce pays?Au ministère des Affaires étrangères, à Ottawa, on lait remarquer que le Canada \u2014 comme la plupart des pays occidentaux \u2014 ne reconnaît pas les gouvernements mais les États.Toutefois, selon un haut fonctionnaire canadien, il faut bien traiter avec les autorités en place, celles qui assument le contrôle de la situation.«Dans le cas du Rwanda, c\u2019est très complexe.Le pays est divisé en deux et les factions \u2014 gouvernement intérimaire et Front patriotique rwandais (FPR) \u2014 contrôlent certains instruments du pouvoir: une partie du territoire, la capitale, des ambassades, un siège à l\u2019ONU», dit le haut fonctionnaire.Jusqu\u2019à la prise de Kigali, mardi, un seul gouvernement prétendait diriger et contrôler le Rwanda.Ce gouvernement, présidé par Théodore Sindikubwabo, a succédé à celui de Juvénal Habyarimana, tué dans l\u2019explosion de son avion le 7 avril dernier.Mais sous la poussé militaire du Front patriotique rwandais (FPR), ce gouvernement a fui la capitale et s\u2019est installé à Gisenyi, à la frontière du Zaïre.Deux gouvernements Hier, le FPR a annoncé qu\u2019il avait confié le poste de premier ministre à Faustin Twagiramungu, personnalité hutue modérée.Celui-ci avait déjà été désigné pour occuper la fonction de premier ministre dans le cadre des accords d\u2019Arusha, signés à l\u2019été 1993, et qui prévoyaient la formation d\u2019un gouvernement d\u2019unité nationale réunissant les Tutsis et les Hutus.L\u2019attentat du 7 avril et les massacres de la population tutsie par les soldats et les milices hutues ont fait dérailler ce processus.Le FPR a souligné que le gouvernement d\u2019unité nationale sera «ouvert à tous les Rwandais n\u2019ayant pas pris part à des massacres».Cette condition pose problème au gouvernement intérimaire rwandais qui contrôle les ambassades, le siège du Rwanda à l\u2019ONU et la partie ouest du territoire rwandais.En effet, le rapporteur spécial de la Commission des droits de l\u2019homme de l\u2019ONU, René Degni, a révélé jeudi dernier que le massacre des Tutsis et des Hutus de l\u2019opposition avait été «programmé» par les militaires et les milices du gouvernement rwandais.Le rapporteur écrit que le président par intérim, M.Sindikibwabo, a lui-même ordonné des massacres.Le FPR a toujours refusé de discuter avec le gouvernement intérimaire, qu\u2019il qualify d\u2019illégal et de «bande d\u2019assassins».A Ottawa, Faustin Kanyamibwa, conseiller diplomatique à l\u2019ambassade du Rwcinda, déclare que son gouvernement est le seul légitime.«Le gouvernement intérimaire a succédé légalement au président Habyarimana, dit-il.Il est formé de plusieurs partis et réclame l\u2019application des accords d\u2019Arusha.Il est le seul représentant légitime du Rwanda» Selon M.Kanyamibwa, le FPR contrôle des territoires où la population a fui.Même Kigali est une ville déserte.Pour Charles Murigande, représentant du FPR à Washington, son mouvement a libéré le pays et la nomination de M.Twagiramungu est un pas dans l\u2019application des accords d\u2019Arusha.«Cependant, nous ne pouvons pas accepter l\u2019intégration dans un cabinet d\u2019unité nationale d\u2019éléments du gouvernement intérimaire responsables de massacres», dit-il.Le siège à l\u2019ONU M.Murigande souligne qu\u2019après sa formation, le gouvernement d\u2019unité nationale demandera aux Nations unies de décider qui, du gouvernement intérimaire ou du nouveau gouvernement, peut occuper le siège du Rwanda.Cette question est sans doute la plus grave et la plus complexe, fait-on remarquer aux Affaires étrangères à Ottawa.En plus d\u2019être membre de l\u2019ONU, le Rwanda occupe pour deux ans un siège au Conseil de sécurité dont les 15 membres adoptent les résolutions sur la situation dans ce pays.De plus, la délégation rwandaise doit en principe assumer la présidence du Conseil en septembre.Hier, le porte-parole de l\u2019ONU, Joe Sills, a déclaré qu\u2019«aucun organe de l\u2019ONU n\u2019a reconnu un quelconque changement dans les lettres de créance» de l\u2019actuel ambassadeur qui représente le gouvernement intérimaire.Il a cependant reconnu que les choses pouvaient chan-ger.Il existe plusieurs précédents à cette situation.En 1962, l\u2019ONU avait reconnu les représentants du gouvernement républicain du Yémen même si le roi qui avait été renversé jurait contrôler la situation.Au début des années 80, le siège du Cambodge fut laissé vacant après l\u2019invasion de ce pays par le Viêt-nam.Puis, l\u2019ONU avait reconnu le gouvernement en exil du prince Norodom Sihanouk.Dans le cas d\u2019Haïti, c\u2019est le représentant du président en exil, Jean-Bertrand Aristide, qui occupe le siège du pays même si le territoire haïtien est contrôlé par le gouvernement du général Raoul Cédras.En ultime recours, le statut du Rwanda sur la scène internationale sera l\u2019objet d\u2019un règlement politique, dit-on aux Affaires extérieures.Clinton lance un appel à la tolérance PHOTO AP r ENTOURE.de gauche à droite, des présidents estonien, letton et lituanien, le président Bill Clinton a exalté hier à Riga l\u2019indépendance des États baltes, promettant défaire tout son possible dès dimanche à Naples pour convaincre Moscou de rappeler avant le 31 août ce qui reste des troupes russes qui ont occupé pendant plus d\u2019un demi-siècle ces trois pays.1m principale satisfaction pour les dirigeants baltes réside dans le refus sans équivoque par M.Clinton que le retrait des troupes russes puisse dépendre du traitement des minorités russes vivant dans les États baltes.Mais il a pris en compte la sensibilité du gouvernement russe en lançant aux pays baltes un message appuyé à la «tolérance» et au respect des droits des minorités, c\u2019est-à-dire de la population russophone.BOSNIE - HERZÉGOVINE Chrétien s'inquiète pour ses Casques bleus Bonn (PC et Reuter) \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien s\u2019est inquiété hier du sort des Casques bleus canadiens stationnés en Bosnie si l\u2019embargo sur la vente d\u2019armes aux musulmans est levé à la suite du refus des Serbes d\u2019accepter un plan de paix proposé lundi.«Nous ne sommes pas très enchantés p«ir cette éventualité, air les Casques bleus canadiens devraient alors quitter rapidement la région», a-t-il indiqué après sa rencontre avec le chancelier allemand, Helmut Kohl, et le président de la Commission européenne, J;tcques Delors.M.Chrétien effectue quelques visites dans les capital européennes avant de participer, à compter de vendredi, au Sommet du G7 à Naples, en Italie.MM.Chrétien et Kohl ont convenu mardi d\u2019une augmentation des importations canadiennes en Allemagne, afin de réduire l'énorme déficit commercial du Canada avec la superpuissance européenne.Les médiateurs internationaux des Etats-Unis, de Russie, de France.d'Allemagne et de Grande-Ihvtagne ont prévenu les Serbes que l\u2019embargo sur les armes à destination des Musulmans pourrait être levé s'ils refusaient d\u2019entériner le dernier plan de pane adopté mardi à Genève par le groupe de contact.«Nous espérons tous que le plan de paix proposé devienne réalité», a indiqué M.Kohl.Mais M.Chrétien a rappelé sa promesse de retirer les troupes canadiennes si l'arsenal dans la région est «augmenté.Le plan de paix touche seulement la Bosnie-Herzégovine, où 850 soldats canadiens sont stationnés.La Croatie voisine, où se trouvent 1200 Casques bleus canadiens, n\u2019est pas concernée.«Je l\u2019ai déjà dit et je le répète: si l\u2019embargo est levé, nous devrons probablement quitter rapidement la région», a soutenu M.Chrétien.Le mandat des casques bleus canadiens au sein de la mission de l\u2019ONU en Bosnie prend fin en septembre, et les autorités canadiennes estiment que l\u2019embargo ne pourrait techniquement pas être levé avant cette date.AMNISTIE INTERNATIONALE La protection des réfugiés est une priorité SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR La protection des réfugiés est devenu un problème d\u2019une actualité brûlante dans le monde, et le nombre des personnes déplacées ou forcées d\u2019abandonner leur foyer n\u2019a cessé de croître en 1993.II y aurait aujourd\u2019hui 20 millions de réfugiés de par le monde.C\u2019est ce que souligne Amnistie internationale dans son rapport annuel rendu public aujourd\u2019hui.Ces mouvements de populations persécutées, menacées de famine ou de répression, ou chassées par la guerre ont atteint un paroxysme en 1993 dans l\u2019ex-You-goslavie.Pourtant, dit Amnistie internationale «un certain nombre d\u2019Etats se sentent de moins en moins tenus de respecter les principes fondamentaux du droit international relatif aux réfugiés élaborés depuis la deuxième guerre mondiale.» En 1993, la défense des droits de l\u2019homme a connu une forme de consécration avec la tenue à Vienne de la Conférence mondiale organisée par les Nations unies.Mais les militants des droits de l\u2019homme sont de plus en plus exposés aux attaques de leurs gouvernements, qui proclament pourtant leur soutien aux libertés fondamentales.«Les défenseurs des droits de l\u2019homme sont souvent les premières victimes de ces gouvernements qui, tout en s\u2019efforçant d\u2019offrir une bonne image dans le domaine des droits de l\u2019homme, redoutent que cette image ne soit ternie par les activités des militants des droits de l\u2019homme», dit le rapport.Selon ce document, qui couvre l\u2019année 1993 et traite 4e la situation des droits de l\u2019homme dans 151 pays, 63 États détiennent des prisonniers d\u2019opinion, plus de 100 000 prisonniers politiques connus sont incarcérés sans inculpation ni jugement dans 53 pays, plus de 112 gouvernements torturent ou infligent de mauvais traitements aux détenus.L\u2019assassinat politique est pratiqué dans 61 pays.Environ 2000 condamnés à mort ont été exécutés dans 32 pays.Dans son rapport, l\u2019organisation de défense des droits de l\u2019homme demande aux Nations unies de faire aboutir le projet, en chantier depuis près de neuf ans, d\u2019une déclaration en faveur de la protection des défenseurs des droits de l\u2019homme.Le document fait une large place au Rwanda et au Burundi, aujourd'hui dans l\u2019oeil du cyclone à propos des violations des droits de l\u2019homme.«Événements précurseurs des massacres qui ont ravagé le Rwanda en 1994, des dizaines de milliers de personnes sont mortes au Burundi», lit-on dans le rapport.Cet état des lieux de la situation des droits de l\u2019homme dans le monde n\u2019épargne aucun continent En Europe, la Bosnie figure au premier rang des pays mis en cause par Amnistie internationale.A1C I, K I) K V 0 I It .I.K .1 E II I) I 7\t.1 U I E L E T I !) Il I ÉDITORIAL Une navrante desinvoiture Lise Bis sonnette Inquiétant pour les citoyens de la Communauté urbaine de Montréal, le sévère rapport du juge Albert Malouf sur le Service de police le devient encore plus après la réaction des intéressés, véritable alliance défensive sacrée entre la direction du SPCUM et la Fraternité des policiers.es cinq volumes du rapport Malouf résument 18 mois d\u2019une «inspection», déclenchée par le cafouillage monstre de l\u2019affaire Marcellus François mais nourrie par une série d\u2019autres bavures policières.Ses 42 recommandations reposent sur un diagnostic aussi grave que détaillé: lacunes importantes dans le commandement et la supervision, communications floues, formation et évaluation insuffisantes, problèmes de discipline, incompétence à divers niveaux.Sans formuler de conclusions, M.Malouf expose les tenants et aboutissants d\u2019au moins deux débats à reprendre, l\u2019pn sur la syndicalisation des officiers iiitermédiaires (qui appartiennent au même syndicat que leurs subordonnés), et l\u2019autre sur la «police communautaire», une orientation encore très récente qui devrait selon lui s\u2019approfondir et se perpétuer.On conçoit que pareille brique ne soit pas reçue avec des roses.Mais les inté-rèèsés sont allés, mardi, jusqu\u2019à une navrante désinvolture.Le nouveau directeur du SPCUM, M.Jacques Duchesneau, prétend que le rapport est dépassé.En moins de six mois, sous sa gouverne, il aurait déjà satisfait à plus de la moitié des recommandations et l\u2019essentiel, aujourd\u2019hui, serait de mettre fin à ce genre d\u2019enquêtes externes.Le président de la Fraternité des policiers, M: Yves Prud\u2019homme, est un tantinet plus aimable car le rapport Malouf a retenu certaines de ses recommandations mais s\u2019abrite derrière le prétexte Les intéressés mettent le couvercle sur le rapport Malouf.habituel: les problèmes viennent des ressources insuffisantes et non des personnes.L\u2019un et l\u2019autre refusent les débats de fond.En janvier dernier, dès son entrée en fonctions, le directeur Duchesneau avait affirmé, en entrevue au DEVOIR, qu\u2019il sortirait la «police communautaire» du vocabulaire de son service, un raidissement qui avait bien plu à ses vis-à-vis syndicaux, adeptes de la manière forte.Mardi M.Duchesneau en remettait: il tournait en dérision la réflexion du juge Malouf, en la faisant passer pour une tentative de transformer le policier en «travailleur social», ce qui semble être pour lui l\u2019équivalent d\u2019une mauviette.Pendant ce temps, le chef syndical, M.Prud\u2019homme, mettait le couvercle sur le débat touchant la syndicalisation.Pas question de le reprendre, ce qui a été décidé un jour est bon pour toujours.Le couple Duchesneau-Prud\u2019homme s\u2019est visiblement soudé au cours de négociations récentes qui semblent en voie de rétablir une paix patronale-syn-dicale fort ébranlée sous la direction précédente.Fort bien pour le climat interne.Mais ce dont il est question ici, c\u2019est de la compétence et de l\u2019efficacité du Service de police, et de la confiance ténue que le public montréalais éprouve à son égard.Dernière en date, l\u2019affaire Barnabé, que ne touche même pas le rapport d\u2019inspection, incarne la corrosion bien actuelle de ce lien de confiance.Quand les premiers intéressés haussent les épaules et classent déjà aux archives le travail du juge Malouf, ils continuent à saper l\u2019estime qu\u2019ils exigent si maladroitement de retrouver.Jérusalem La ville de l\u2019attente RAPPORT miûUF Le public sera mieux protégé Gilles Lesage 1 n\u2019y avait pourtant pas avalanche législative à Québec, bien au contraire.Mais l\u2019inévitable bousculade des fins de session et, surtout, les sempiternelles spéculations |u===J sur la date des élections générales, ont relégué dans l\u2019ombre l\u2019adoption d\u2019une loi importante, promise et en chantier depuis des années.Il s\u2019agit du projet de loi 140, portant sur la réforme du Code des professions dont l\u2019étude, abandonnée en décembre dernier, a été reprise et complétée à la mi-juin, à l\u2019insistance de l\u2019opposition officielle.Avec plus de 450 articles, cette loi substantielle constitue en fait la première révision majeure du code, adopté et mis en œuvre il y a une vingtaine d\u2019années pour encadrer l\u2019exercice des 41, bientôt 42 (avec la Loi sur l\u2019acupuncture en vigueur le 1er juillet 1995) ordres professionnels québécois.Les orientations et principes du code initial, fondé sur l\u2019autogestion et l\u2019autodiscipline des ordres, ne sont pas remis en cause.Mais ils avaient besoin d\u2019ajustements et d\u2019adaptations, notamment pour prendre en compte de façon plus rigoureuse et transparente la nécessaire protection du public.Ce que la mise à jour récemment entérinée par l\u2019Assemblée nationale fait en bonne partie, même si elle ne va pas aussi loin que plusieurs le souhaitaient à bon droit.Ainsi, la loi qui entrera en vigueur par étapes à compter de l\u2019automne précise certaines obligations du professionnel envers ses clients ou patients, notamment en ce qui concerne les comportements à caractère sexuel et en matière de protection des ren-seignenents personnels.Visant à mieux assurer la protection du public, alerté et alarmé par quelques affaires retentissantes, le code revu, corrigé et amélioré souscrit à une politique dite de tolérance zéro; il comporte désormais des dispositions pour prévenir et sanctionner les cas d\u2019abus sexuel.Dans le même sens, les ordres professionnels au-rpnt dorénavant le pouvoir de refuser l\u2019admission d\u2019une personne ayant fait l\u2019objet de décisions en ma- tières criminelle ou disciplinaire.Cela fait aussi écho à des incidents touchant des médecins et avocats qui ont alarmé l\u2019opinion publique.Un salutaire effet de dissuasion est prévisible.Un autre sujet d\u2019inquiétude avait trait à l\u2019étude des plaintes contre un professionnel.A tort ou à raison, un client ou un patient, dont les doléances n\u2019étaient pas retenues pour examen, pouvait prétendre qu\u2019il en aurait été autrement si elles avaient été étudiées par quelqu\u2019un d\u2019autre que le syndic de l\u2019ordre du professionnel mis en cause.Aussi, afin qu\u2019il y ait plus de transparence et qu\u2019elle soit perçue comme telle, un plaignant insatisfait pourra désormais faire appel à un comité de révision des plaintes, dont fera partie une personne du public.Le Barreau du Québec craint que cette disposition se révèle peu efficace et coûteuse, aussi bien pour le public que pour les ordres.Il aurait préféré que, sous la responsabilité de l\u2019Office des professions, un ombudsman extérieur assure la protection du public de façon rapide, efficace et économique.Seule l\u2019expérience dira si cette crainte du Barreau est justifiée.Pour l\u2019heure, si limitées et timides soient-elles, les modifications au code de 1973 améliorent l\u2019état actuel des choses, du moins en ce qui a trait à la protection du public et à la transparence du processus de discipline interne des ordres professionnels.Tout n\u2019est pas parfait, il s\u2019en faut, mais entre un idéal inaccessible \u2014 d\u2019ailleurs divergent selon les personnes et groupes intéressés \u2014 et les failles mises à jour au fil de deux décennies, les compromis législatifs mis au point entre le gouvernement et l\u2019opposition sont fort honorables.En somme, c\u2019est un pas important pour redonner confiance aux citoyens et rétablir la crédibilité des ordres professionnels et de leurs membres.Un peu moins de corporatisme et de paternalisme.La vigilance reste de mise.La nécessaire cure de jouvence ne fait que commencer.LETTRES S\u2019en remettre à Dieu Enréponse à l\u2019article intitulé «Le pape immobile» {Le Devoir, 31 mai 1994), je n\u2019irais pas jusqu\u2019à dire avec vous, M.Stéphane Baillargeon, que Jean-Paul Il est un écrivain prolixe.Chose certaine, le pape sait s\u2019expliquer et, grâce à lui, toute personne qui le désire peut comprendre sur quoi se fondent l\u2019enseignement et les orientations pastorales de l\u2019Eglise.Il vient encore une fois de montrer qu\u2019il ne veut rien laisser dans l\u2019ombre, en nous livrant un précieux document sur l\u2019héritage sacramentel que le Christ a laissé à l\u2019humanité.Au sujet de l\u2019ordination des femmes, le pape nous dit qu\u2019il ne lui appartient pas d\u2019altérer ce que le Christ nous a légué.Autrement dit, ull faut s\u2019en remettre a Dieu, auteur es sacrements.C\u2019est dans l\u2019intimité du cœur que Dieu cherche à dialoguer avec ceux qui s\u2019insurgent contre le pape parce qu\u2019il se soumet à l\u2019origine divine du sacerdoce.Si on fait la sourde oreille à Dieu, la déclaration de l\u2019Eglise sur l\u2019ordination des femmes ne peut que frustrer.Mais lorsqu\u2019on s\u2019entretient -?- de la question avec le Christ dans un dialogue personnel, l\u2019on arrive à voir l\u2019existence humaine dans son optique et à aimer la vie telle qu\u2019il l\u2019a voulue, sans se sentir frustré, ni victime de quoi que ce soit.Personne sauf Lui ne sait pourquoi, d\u2019ailleurs, Il a voulu que l\u2019humanité compte deux sexes différents et que la maternité soit réservée aux femmes.Pourquoi ne revendiquons-nous pas pour les hommes le «droit» à la maternité?Serait-ce parce qu\u2019au fond de nous-mêmes, nous aurions compris que nous n\u2019avons rien à apprendre à l\u2019auteur de la création sur l\u2019égalité des sexes, et qu\u2019il n\u2019est pas si bête, après tout, de Lui faire confiance?Louise MacKay Ottawa, 8 juin 1994 La doctrine Baillargeon En réaction au «Perspectives» intitulé «Le pape immobile» {Le Devoir, 31 mai 1994), entendez-moi bien, M.Stéphane Baillargeon.Le pape est un chrétien comme vous et moi, et nous sommes tous égaux dans le salut.Mais il faut respecter aussi la fonction de chacun dans le corps du Christ Je puis très bien, par union à Dieu ou par grâce particulière, voir avec certitude les mêmes choses que le pape, mais je n\u2019ai pas la fonction de les enseigner, ni l\u2019autorité apostolique de les imposer à la foi des fidèles.Et vous non plus! Cher M.Baillargeon, quand le pape se prononce sur l\u2019ordination des femmes, il n\u2019exprime pas une opinion personnelle ou une position traditionnelle avec ce que cela comporte d\u2019arbitraire et de restrictif.Sa formule ne vous a-t-elle pas frappé?«L\u2019Eglise n\u2019a en aucune manière le pouvoir de conférer l\u2019ordination à des femmes.» Le pape ne fait qu\u2019obéir à la volonté du Christ à la structure également de la réalité, et surnaturelle, et terrestre.Le charisme de Pierre consiste précisément à discerner, non pour lui-même mais pour le salut de chaque homme, la vérité en matière de foi, de mœurs, et la discipline qui assure à la foi et aux mœurs la conformité à la volonté divine qui est le plein accomplissement de l\u2019homme et de la femme.Hubert Larocque Hull, 31 mai 1994 \"\" il a dernière visite à Jéru- IV /T sa^em date de 1990, % /1 quelques mois avant le \\ I déclenchement de la T _Ë_ guerre du Golfe.C\u2019était -AJ l\u2019automne, la période des grandes fêtes juives: Le Roch Hachanah (le Nouvel An), le Yom Kippour fie jour du Grand Pardon), le Soukkoth (la fête des Tabernacles).Le pays était tout entier préoccupé par l\u2019immédiat, les célébrations.Accueillir la nouvelle année, observer le jeûne au Yom Kippour, demandant à Dieu le pardon des fautes et des errements de toute la communauté et, ensuite, la construction avec des branches de palmiers, dans les cours des maisons ou sur les balcons, des tabernacles pour commémorer les 40 années passées par les Juifs dans le désert après leur libération du, joug pharaonique et leur sortie d\u2019Egypte.Les journaux, la radio et la télévision rapportaient les discours incendiaires de Saddam Hussein.Les répliques du président américain Bush n\u2019étaient pas moins menaçantes.Les Israéliens n\u2019étaient pas partie prenante à l\u2019invasion du Koweït par Saddam ni à la contre-offensive occidentale.Cependant, le chef irakien ne les ménageait pas.Il allait anéantir l\u2019ennemi sioniste.Préparés à se défendre, les Isaréliens savaient pertinemment qu\u2019ils se trouvaient à la portée des missiles de Bagdad.D\u2019habitude, en cette période de l\u2019année, les touristes affluaient.Des Juifs américains, français, canadiens, britanniques faisaient coïncider leurs vacances avec la période des fêtes et Israël est un lieu privilégié pour les célébrer.De plus, à Jérusalem et en Israël en général, l\u2019automne est la période idéale pour se promener, s\u2019attarder devant les vitrines des magasins et visiter monuments et sites historiques.On évite la chaleur ardente de l\u2019été et le vent frais et pluvieux de l\u2019hiver.Aux terrasses des cafés et des restaurants, on se mêle à une foule qui semble être, en même temps, perpétuellement en vacances et constamment affairée.C\u2019est la Mé-ditérrannée.Tel-Aviv, ville pourtant méridionale, est une réplique de certains quartiers de New York.A Jérusalem, la nonchalance, un certain laisser-aller, n\u2019effacent pas la solennité des lieux et la gravité des visages des hommes et des ferçimes.A l\u2019hôtel, le silence contrastait avec le bourdonnement de l\u2019extérieur.Dans la salle à manger, j\u2019étais N A ï M KATTAN ?l\u2019un des rares clients.Les autres, effrayés par les bruits d\u2019une guerre imminente, avaient annulé leurs réservations.Conséquence apparemment paradoxale, la cuisine était sommaire et le service lent.Je me suis dirigé vers la vieille ville, le souk arabe.Des yeux davantage surpris qu\u2019hostiles se braquaient sur moi.Parlant arabe, je croyais briser le mur de méfiance.Or, mon accent irakien me trahissait.Les boutiquiers sollicitaient avec acharnement les rares touristes occidentaux qui s\u2019aventuraient, sans doute innocemment, dans ces lieux.L\u2019inquiétude, l\u2019exaspération, l\u2019attente à peine voilée d\u2019une vengeance, ne diminuaient en rien le souci de vendre, de gagner sa vie.Sans me précipiter, j\u2019ai quitté les ruelles antiques me rendant en haut des murs de la ville construits par les Ottomans.Une extraordinaire terrasse.La ville s\u2019étalait dans toute sa splendeur.Le mur de l\u2019Ouest (mieux connu sous l\u2019appellation de mur des Lamentations), la mosquée d\u2019Omar, le mont des Oliviers.J\u2019ai tant et tant de fois contemplé cette cité réclamée par trois religions, trois monothéismes qui souvent, oubliaient leur commune souche et l\u2019essentiel appel de paix quç dictait leur foi.A ma première visite, en 1953, la ville était coupée en deux et, Juif, je n\u2019avais pas accès au Mur, à cette partie de Jérusalem.Les Israéliens construisaient alors une ville parallèle, des quartiers nouveaux où j\u2019allais retrouver des amis, des cousins, des camarades de classe qui venaient de quitter Bagdad.Nous discutions de l\u2019avenir en parlant du passé.Nous parlions en arabe et mes amis avaient déjà frayé leur chemin en hébreu, langue sœur de l\u2019arabe.Ils l\u2019écrivaient et commençaient déjà à l\u2019enseigner.Quelques années plus tard, à la Foire du livre de Jérusalem, j\u2019avais donné rendez-vous à mon ami d\u2019enfance, Isaac Bar Moché.Adolescents, nous avions commencé à écrire en arabe.Lui a continué publiant, en Israël, plusieurs recueils de nouvelles et un roman où il évoque notre vie à Bagdad.Cela faisait 20 ans que nous nous étions vus.\u2014 C\u2019est moi qui t\u2019ai reconnu le I premier, me dit-il.\u2014 Non, c\u2019est moi.\u2014 Tu n\u2019as pas changé.\t; ; \u2014 Toi non plus.\t\u2014 Nous savions que ce n\u2019était pas.vrai.Isaac avait des cheveux gris et moi, j\u2019avais perdu une partie des miens.Nous voulions affirmer une permanence et nier le passage des : anqées.\t: : A cette dernière visite, il n\u2019était: pas là.Il se trouvait au Caire où il : était l\u2019attaché culturel d\u2019Israëk \u2022 Vivre au Caire! C\u2019était le rêve de \u2022 l\u2019adolescent de Bagdad.La capitale égyptienne était la métropole intellectuelle du monde, arabe.Isaac a vécu la réalisation de, ce rêve grâce au pacte signé par Sar date et Begin.Jérusalem bouge, change et demeure pourtant immuable.Devant le Mur, des hommes prient, certains glissent dans les interstices.des pierres séculaires des bouts de papiers.Vœux, demandes ou remerciements.Je me dis qu\u2019il ne s\u2019agit pas simplement de superstitions archaïques, de gestes d\u2019idolâtrie.Dieu est invisible, innommable.Le geste est métaphorique, le prolongement d\u2019une prière.Lors d\u2019une visite, je m\u2019étais rendu chez mon ami le poète Yéhouda Amichai II était arrivé enfant de son Allemagne natale.Ses vers écrits dans un hébreu rigoureux, quasi austère en apparence, sont d\u2019un lyrisme débordant.Il habite une vieille maison quasi taillée dans la pierre et sa fenêtre s\u2019ouvre sur les monts de Jérusalem.\u2014 Je ne peux pas quitter cette ville.Pas pour longtemps en tout cas.Je l\u2019avais revu à New York puis à Toronto et, à chaque reprise, je; le revoyais dans sa maison et, en rentrant chez moi, je relisais son poème sur son père qui suscitait en moi, chaque fois, une profonde émotion.Nous sommes le soir de Yom Kippour.Le service à la synagogue est terminé.Les rues sont désertes et les maisons plongées dans l\u2019opacité d\u2019une nuit sans lumière.Heures de recueillement.Je fais le tour de mon hôtel.Dans le silence de la nuit, je sens vibrer le cœur de la ville.Quelles que soient les convictions de ces hommes et de ces femmes qu\u2019abrite la pénombre, ils demandent pardon.Je suis saisi par leur calme, leur sérénité.Le monde va mal et cette ville est elle-même déchirée, menacée.Peut-être, me dis-je, que l\u2019appel de cette nuit sera finalement exaucé.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI B0URASSA LE 10 JANVIER 1910\t, Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur délégué à l'administration FRANÇOIS THOUIN Directeur de l'information BENOÎT AUBIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, ROCII CÔTÉ Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON 2050, rue de Blenry, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.Tel.: (5 1 4) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS I.K I) K V OIK, I.K .1 K I! I) I 7\t.1 I! I I, I.K T I IM» I A 7 I I) E E S Le pays le plus ouvert au monde 1- Les graves problèmes économiques et sociaux engendrés par la politique d\u2019immigration RODRIGUE TREMBLAY Economiste Université de Montréal e gouvernement du Québec annonçait récemment que les niveaux cibles d\u2019immigration nouvelle pour le Québec seraient les suivants: 1995, 40 000 immigrants; 1996, 42 000 immigrants; 1997.43 000 immigrants En 1993, sur un total d\u2019un peu .moins de 44 500 immigrants, 34% des nouveaux arrivants connaissaient le français; l\u2019objectif officiel annoncé pour 1997 serait de 38% de parlants français parmi les nouveaux arrivants dans une population québécoise qui est à 83% francophone.Il y a très peu de débats publics sur une des politiques les plus fondamentales pour l\u2019avenir de notre société.La politique d\u2019immigration au Québec, tributaire de celle du Canada, est presque décidée en catimini, avec un minimum de consultations et de débats publics.Lorsqu\u2019il y a des consultations gouvernementales, elles se font à huis clos, principalement auprès des représentants de «l\u2019industrie de l\u2019immigration».L\u2019annonce par le gouvernement du Québec de sa politique d\u2019immigration, en plein été, alors que l\u2019Assemblée nationale ne siège pas, en est un exemple frappant.Pourtant, la population québécoise et la population canadienne en général sont de plus en plus préoccupées par les retombées économiques et sociales d\u2019une immigration ouverte et massive, qui apparaît de plus en plus en porte-à-faux avec la situation économique et les conditions sociales existantes.Au plan économique, rappelons qu\u2019il y a aujourd\u2019hui au Québec 54 000 emplois de moins qu\u2019il n\u2019y en avait en 1991.Rappelons aussi qu\u2019avant la récession de 1990-92, le taux de chômage au Québec se situait aux alentours de 9%.Aujourd\u2019hui, il se maintient entre 12,5 et 13%.Pourtant, en 1991, en pleine récession économique, 51 400 immigrants ont été admis au Québec.Nous avions nous-même prédit dès 1990 que l\u2019économie allait croître à un rythme plus lent que dans le passé au cours de cette dernière décennie du siècle, essentiellement parce que le surendettement et la sur-taxation des gouvernements allaient freiner la croissance économique.- L\u2019arrivée du libre-échange continental en janvier 1989 et une libéralisation commerciale accrue sous l\u2019égide du GAIT (l\u2019Accord général sur le commerce et les tarifs), signifient de plus que le Canada et le Québec ne peuvent plus comme auparavant supporter des industries intensives en main-d\u2019œuvre et à bas salaires et seront tôt ou tard obligés de limiter l\u2019immigration de travailleurs non qualifiés, sous peine de voir leur taux de chômage devenir chroniquement élevé.¦ Les mentalités et les attitudes face à l\u2019immigration prennent cependant beaucoup de temps à changer, même quand le contexte général a changé.Plusieurs souscrivent encore au mythe de l\u2019immigrant-défricheur, ouvrant de nouveaux territoires à l\u2019agriculture et-à la civilisation.\u2022\tEn réalité, à cause des transformations profondes qui se sont produites dans la politique canadienne d\u2019immigration depuis 1978, l\u2019immigration d\u2019aujourd\u2019hui est avant tout une affaire urbaine et elle se concentre massivement dans les grands centres urbains tels Toronto, Vancouver et Montréal.\u2022\tLes grandes villes canadiennes deviennent graduellement des copies conformes des méga-villes américaines de plus en plus invivables que sont New York, Avec 250 000 immigrants par année, le Canada en accueille en proportion plus du double par rapport / aux Etats-Unis et à l\u2019Australie.Miami et Los Angeles.Beaucoup de facteurs expliquent ce phénomène, mais la désintégration sociale figure très haut sur la liste.Il est bien connu que des quartiers entiers de ces villes-enfers sont aujourd\u2019hui des no man\u2019s lands sous le contrôle effectif de bandes raciales criminalisées qui terrorisent et victimisent les honnêtes citoyens.Les ministères de l\u2019Immigration, tant à Ottawa qu\u2019à Québec, et les gouvernements respectifs, semblent prendre beaucoup de temps à s\u2019adapter à la nouvelle situation économique et sociale du Canada.Pour eux, rien ne semble avoir changé, et au lieu d\u2019adapter les flux migratoires annuels à la nouvelle situation économique et sociale, ils adoptent plutôt le motto du capitaine du Titanic: «Qu\u2019importe les icebergs, toute vitesse avant!» Les résultats de cette attitude irresponsable et à courte vue risquent d\u2019être désastreux en termes de chômage et de détérioration sociale, sinon de pourrissement social, dans les grands centres urbains canadiens au cours des prochaines années.Dans leurs documents officiels, les gouvernements, tant à Ottawa qu\u2019à Québec, prétendent que les considérations économiques jouent un rôle important dans l\u2019élaboration de la politique d\u2019immigration.Si c\u2019était le cas, on s\u2019attendrait à ce que les critères d\u2019admissibilité des nouveaux arrivants soient généreux en périodes de prospérité et resserrés en périodes de ralentissement économique ou de récessions économiques, puisqu\u2019environ 60% des immigrants se joignent directement à la force ouvrière.Comme l\u2019illustrent nos deux tableaux, les niveaux d\u2019immigration ont très peu à voir avec la situation de l\u2019emploi.A titre d\u2019exemple, c\u2019est au cours de 1991 et 1992, deux années de récession économique au Québec, que les niveaux d\u2019immigration ont été les plus élevés.D\u2019ailleurs, au cours des neuf années du gouvernement du Parti libéral du Québec, soit de 1986 à 1994, on remarque qu\u2019il est entré 330 707 immigrants au Québec, mais il ne s\u2019est créé en tout que 249 000 emplois.Le chiffre de 1330 707 représente presque trois fois la population de l\u2019Ile-du-Prince-Édouard (131 000) et plus de trois fois la population de la ville de Sherbrooke (105 000).Chaque année donc, le Québec importe par l\u2019immigration l\u2019équivalent d\u2019un nouveau district électoral.Pour l\u2019ensemble du Canada, la situation est semblable.Le gouvernement Chrétien a choisi de fixer les objectifs d\u2019immigration à 250 000 par année, malgré le fait qu\u2019il n\u2019y a pas plus d\u2019emplois au Canada aujourd\u2019hui qu\u2019il n\u2019y en avait en 1990, avant le début de la récession.Mais c\u2019est le gouvernement conservateur de Brian Mulroney qui a battu tous les records d\u2019irresponsabilité dans ce domaine.Il a, en effet, presque triplé les niveaux d\u2019immigration qui étaient de 84 302 en 1985 à 252 857 en 1992, année au cours de laquelle il s\u2019est perdu 100 000 emplois au Canada.Les électeurs canadiens n\u2019ont pas jugé qu\u2019une telle administration était à la hauteur, puisqu\u2019ils ont virtuellement annihilé le Parti conservateur du Canada lors des élections du 25 octobre 1993.Il faut savoir que par rapport à tous les pays et particulièrement aux deux autrçs pays qui accueillent le plus d\u2019immigrants, soit les Etats-Unis et l\u2019Australie, le Canada a le plus haut taux d\u2019immigration au monde.Avec 250 000 immigrants par année, le Canada accueille proportionnellement plus de deux fois plus d\u2019iiiimigrants que les Etats-Unis et l\u2019Australie.A titre d\u2019exemple, pour que l\u2019immigration canadienne soit au même niveau que celui de ces deux pays, il faudrait que les niveaux d\u2019immigration au Canada soient ramenés à 100 000 par année, et à environ 20 000 par année pour le Québec.Demain: «Le mythe canadien du gros pays».PHOTO ARCHIVES La petite Roxana, d\u2019origine salvadorienne, célèbre la Fête du Canada.L'IMMIGRATION AU QUEBEC ET LA SITUATION DE L'EMPLOI L'IMMIGRATION AU CANADA ET LA SITUATION DE L'EMPLOI \tIMMIGRANTS\tVARIATION DE L\u2019EMPLOI\t\tIMMIGRANTS\tVARIATION DE L\u2019EMPLOI 1980\t22 538\t75 000\t1980\t143133\t313 000 1981\t21 063\t29 000\t1981\t128 632\t293 000 1982\t21 331\t-149 000\t1982\t121166\t-383 000 1983\t16 374\t42 000\t1983\t89177\t57 000 1984\t14 641\t76 000\t1984\t88 239\t257 000 1985\t14 884\t76 000\t1985\t84 302\t289 000 1986\t19 459\t57 000\t1986\t99 219\t310 000 1987\t26 822\t93 000\t1987\t152098\t330 000 1988\t25 789\t83 000\t1988\t161 929\t384 000 1989\t34171\t30 000\t1989\t192 001\t241 000 1990\t40 842\t24 000\t1990\t214 230\t86 000 1991\t51 707\t-68 000\t1991\t230 781\t-232 000 1992\t47 532\t-34 000\t1992\t252 857\t-100 000 1993\t44 385\t7 000\t1993\t245 800\t143 000 1994 *\t40 000\t57 000\t1994 *\t250 000\t151 000 1986-94\t330 707\t249 000\t1986-94\t1 798 915\t1 173 000 i ) * 1 * \"pi i *> i î à î * prévision sur cinq mois, moyenne annuelle\t* prévision sur cinq mois, moyenne annuelle Sources: ministère des Affaires internationales, de l'Immigration et des Communautés culturelles et Statistique Canada.La formation durable Comment gérer la réussite scolaire des adultes?Q MICHEL GUÉNARI) Rédacteur en chef du magazine Avenir uel beau thème à lancer sur la place publique que celui de la réussite scolaire des adultes alors que le Québec est confronté à un grave problème de décrochage scolaire chez ses jeunes du secondaire.La Table des responsables de l\u2019éducation des adultes des commissions scolaires du Québec (TREAQ) avait réuni dernièrement pendant deux jours au Château Montebello près de 250 directeurs et responsables du volet «formation des adultes» pour en débattre à fond.Il s\u2019agissait pour ces professionnels de la formation d\u2019explorer les facteurs de réussite éducative de l\u2019adulte et de s\u2019interroger sur sa gestion.Car, aux dires de Roger Dubuc, président sortant de la TREAQ, «gérer la réussite éducative, c\u2019est gérer un ensemble d\u2019éléments qui vont du passé scolaire de l\u2019adulte à son origine socio-économique en passant par les composantes d\u2019ordre politique, administratif et pédagogique associées à toutes les instances impliquées dans la formation des adultes».Facteurs de réussite Les facteurs de réussite des adultes qui reprennent le chemin de l\u2019école dépendent bien sûr de la capacité et de la motivation de la personne.Mais à cela se greffe l\u2019environnement socio-économique (particulièrement dans le cas des immigrants) qui constitue une variable incontournable pesant lourd dans le cheminement de la réussite éducative.Dernière variable, le phénomène bien réel et omniprésent de la structure institutionnelle: le cadre physique et la dynamique d\u2019accueil.Bref, tout ce qui se rapporte aux services de formation eux-mêmes.soit l\u2019ensemble des dispositifs politiques, administratifs, pédagogiques et financiers mis en place pour assurer une certaine formation aux .adultes.Or, il suffit d\u2019additionner les intervenants des deux paliers de gouvernement et de multiplier cela avec les instances régionales impliquées dans le processus de la formation des adultes au Québec pour mesurer la complexité du défi qui confronte les éducateurs professionnels et les gestionnaires des structures scolaires.Comment départager le tien du mien et donner cohérence à un projet éducatif lorsque tout le monde veut mettre la main à la pâte?Les interventions de la table ronde se situaient essentiellement au niveau de la préformation.Les organismes représentés étaient responsables à des degrés divers de la définition des programmes de développement de la main-d\u2019œuvre destinés aux adultes, de la sélection des clientèles ou encore de l\u2019encadrement normatif imposé aux commissions scolaires.Le grand mérite de ce colloque est d\u2019ailleurs d\u2019avoir permis un regroupement de tous les intervenants et d\u2019avoir mis en lumière l\u2019impérieuse nécessité de la concertation entre les partenaires.Il restait à définir la formation durable des adultes et à donner à ce concept vie et corps.C\u2019est alors que Diane Laberge, directrice générale de l\u2019Institut canadien d\u2019éducation des adultes, a pour ainsi dire mis le feu aux poudres lors d\u2019une table ronde particulièrement animée.Après avoir rappelé que la première récession de 1982 avait conduit le MEQ à hausser de 50 à 60% la note de passage des élèves du secondaire, elle devait enchaîner en soulignant les effets pernicieux de la deuxième récession des années 90 qui s'accompagne du phénomène de la mondialisation des échanges.«On constate que l\u2019éducation fera la différence pour les personnes comme pour les collectivités.Pourtant, on parle de moins en moins d\u2019égalité des chances et de plus en plus de douance, d\u2019excellence.de concurrence.Les solutions envisagées demeurent les mêmes qu\u2019en 1982: hausse des exigences en formation professionnelle et en formation générale, objectifs accrus au niveau du taux de diplômation.Qu\u2019envisage-t-on réelle La concertation n\u2019a pas encore donné tous ses fruits, bien que les expériences de partenariat se multiplient à la grandeur du Québec.ment une école de l\u2019excellence ou une école de la réussite?» Bref, reprise en toile de fond de nos déchirements passés sur la vocation respective des collèges classiques et des instituts techniques.Démocratie peut-il rimer avec excellence ou est-ce là une vue de l\u2019esprit?Il faut donc, selon Diane Laberge, redire l\u2019urgence de développer les compétences de toute la population québécoise pour faire face aux défis de l\u2019an 2000.Aucune société ne peut miser son développement sur une petite minorité condamnée à l\u2019excellence et une portion grandissante de la population condamnée à l\u2019exclusion.Et sur cette question fondamentale, les intervenants au colloque en avaient long à dire, d\u2019autant plus que le «clientélisme scolaire» a atomisé les programmes cibles et multiplié l\u2019encadrement réglementaire.«Sommes-nous en formation des adultes ou en rattrapage scolaire?» pouvait-on entendre dans les ateliers thématiques du colloque.Prenons le constat évoqué par Ginette Chabot, consultante en formation auprès du ministère fédéral du Développement des ressources humaines qui consacre une enveloppe budgétaire annuelle de 13 milliards$ aux prestataires de l\u2019assurance-chômage du Québec: «Nous comptons ainsi un nombre important d\u2019analphabètes fonctionnels et de décrocheurs scolaires.Notre clientèle recoupe le pourcentage de la population ayant moins de neuf ans de scolarité, soit environ 20% au Québec.» Ajoutons un autre éclairage, celui des assistés sociaux fourni par Lisette Moreau du ministère québécois de la Sécurité du revenu pour qui la réussite scolaire est fonction de l'objectif que s\u2019est fixé l\u2019adulte: «Près de la moitié des participants au programme de rattrapage scolaire a moins de 30 ans.Une récente étude montre que 28 mois après le début de la formation, le pourcentage des personnes qui avaient abandonné leurs études était de 47%.En découpant les abandons en fonction du programme de formation, la proportion d\u2019abandon se situait à 56% en formation générale, à 64% en alphabétisation et à 23% en formation professionnelle.» Selon elle, les écorchés du système scolaire doivent recevoir un enseignement qui se différencie radicalement de celui des jeunes du secondaire.Autant au plan pédagogique qu\u2019à celui de l\u2019organisation scolaire, cette clientèle a besoin d\u2019un enseignement adapté.Ajoutons un troisième témoignage qui en dit long sur le besoin d\u2019adaptation de l\u2019éducation aux adultes aux réalités socioéconomiques de ceux-ci.Louise Miller de la Fédération des travailleurs et travailleuses de la FTQ a fait état d\u2019études récentes qui montrent que «plus de 40% des travailleurs et des travailleuses ont à composer avec des horaires de travail irréguliers: horaires alternants, travail sur appel, travail de nuit, etc.».Elle en conclut que les personnes qui sont dans cette situation peuvent difficilement profiter des services de formation offerts par le système scolaire.La bataille des acquis «On oublie malheureusement que plus de 30% des adultes en emploi n\u2019ont pas complété leur diplôme d\u2019études secondaires et sont injustement exclus par des critères d\u2019admission aux programmes de formation qui ne tiennent pas compte de leurs acquis», rappelle Louise Miller.On sait que la grande majorité des programmes de formation professionnelle exige comme condition préalable que les postulants aient complété leur Secondaire IV ou V.L'absence de véritables mécanismes de reconnaissance des compétences acquises en milieu de travail pénalise ainsi de nombreux travailleurs.Bref, la concertation n\u2019a pas encore donné tous ses fruits, bien que les expériences de partenariat se multiplient à la grandeur du Québec.«C'est en recentrant l'adulte au cœur de notre projet éducatif que nous arriverons mieux à gérer la réussite éducative des adultes.C\u2019est un projet ambitieux mais le TREAQ entend y jouer un rôle déterminant pour le mener à tenue», conclut Roger Dubuc.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles I-rancoeur (environnement), ¦ Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Laurent Soumis, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information): Jcan-Pieire Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillar-geon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouet-te (livres), Paule des Rivières, Marie laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay: à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte: à l'information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Tru-del: à l'information jrolitique: Hêtre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne' (correspondant parlementaire à Québec): Serge Chapleau (caricaturiste): à l\u2019information sportive: Yves d'Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge Laplante {Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITE Lucie Hnsonneault (directrice), ]xcp.wXmv Avril, Use Bourgault, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Johanne Gui-beau.Jean-Yves Guilbert.Christiane Legault, Monique Verreault {publicitaires): Micheline Turgeon.Olivier Zuida (commis): Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables) : Flo-rinc Cormier.Céline Furoy.Jean-Guy Lacas, Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross.Unda Thériault (adjointe à l'administra-' tion).LE MARKETING HT SERVICE À LA CIJENTELE Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire).Manon Blanchette.Monique L'Heureux.Use Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements).LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon (directrice de la production), Sylvain Darcy (directe» r de I informatique), Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des-Cormiers.Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Michaei Schneider.Christiane Vaillant.Les annonces classées et mis publics: Yves Williams (superviseur), Jean de Billy.Marlène Côté.Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau.Micheline Ruelland.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bour-gie (president).LA FONDATION DU DEVOIR Marvel Couture (président).Roger Boisvert (riceprcsuient et directeur générât). A 8 I, U I) lî V 0 I H I.V.K II I) I .1 II I I.I, K T Ml !l I ACTUALITES Mercredi prend l\u2019avance au premier tour Wally McKay s\u2019est classé deuxième Saskatoon (PC) \u2014 L\u2019avocat cri du Manitoba, Ovide Mercredi, a pris une avance confortable après le premier tour de scrutin, mercredi, en vue de sa réélection comme grand chef du plus puissant groupe autochtone du Canada.M.Mercredi a devancé Wally McKay de la Première Nation du lac Sachigo en Ontario dans la course à la chefferie de l\u2019Assemblée des Premières Nations.Il n\u2019était qu\u2019à 28 voix de la victoire et en avait obtenu 152 de plus que M.McKay.Près de 460 chefs venus des réserves du Canada se sont prévalus de leur droit de vote au congrès tenu pour l\u2019élection du prochain leader de 1\u2019assemblée, qui représente 533 000 Indiens avec statut.M.Mercredi, qui cherche à obtenir son deuxième mandat de trois ans comme chef national, avait besoin de 60 % des voix au dernier tour pour ga- Ovide Mercredi gner et conserver ainsi son emploi de chef au salaire annuel de 85 000 dollars.Au premier tour, M.Mercredi a obtenu 247 voix, ou 54 % des suffrages exprimés.M.McKay en a obtenu 95.En dépit de l\u2019écart important, M.McKay demeurait optimiste.Il a soutenu que deux candidats \u2014 Mike Mitchell et Konrad Sioui \u2014 avaient décidé de rester pour le deuxième tour mais qu\u2019ils lui avaient offert leur appui dans les coulisses, recommandant à leurs supporters de voter pour M.McKay.«Je suis très encouragé par cette décision», a déclaré M.McKay.«Ils veulent voir du changement.» M.Mitchell, un leader mohawk anti-jeu de la réserve d\u2019Akwesasne, près de Cornwall, en Ontario, s\u2019est classé troisième avec 54 voix, suivi de M.Sioui, un leader huron du Québec, avec 31.Wally McKay SIDBEC Objectifs atteints SUITE DE LA PAGE 1 quéreur s\u2019engage à injecter 30 millions $ pour améliorer le fonds de roulement de l\u2019entreprise et à investir 100 millions $ au cours des cinq prochaines années.Dirigé par la famille Mittal, le groupe ISPAT est un important producteur d\u2019acier dans le monde.En contrepartie, disent les deux ministres, le gouvernement n\u2019aurait rien obtenu pour le capital-actions de l\u2019entreprise, en vertu des deux autres offres, tout en continuant d\u2019assumer une part substantielle des dettes de Sidbec-Dosco.Le Fonds de solidarité de la FTQ et CAI Capital, dirigé par M.David Culver, ex-président d\u2019Alcan, était l\u2019un de ces deux soumissionnaires.L\u2019autre était un syndicat financier américain, dont l\u2019offre se situait à mi-chemin entre celle d\u2019ISPAT et du Fonds-Cul-ver.La vente de Sidbec-Dosco et de ses installations de Contrecœur, Longueuil et Montréal, en chantier depuis plus d\u2019un an, s\u2019inscrit dans la réorientation et la privatisation des sociétés d\u2019Etat, telles que relancées récemment par le gouvernement Johnson.Il y a deux semaines, en se départissant du Mont Sainte-Anne, les ministres di-j saient que le gouvernement n\u2019avait rien à voir dans les ¦ activités de ski; hier, ils ajoutaient qu\u2019il n\u2019a pas non plus affaire dans l\u2019aciérie quand l\u2019entreprise privée peut le faire mieux et à meilleur compte.Le ministre Tremblay assure que tous les objectifs du gouvernement sont bel et bien atteints, à savoir: «la pérennité des opérations, une implication financière substantielle de l\u2019acheteur, le retrait total du gouvernement, le respect des conventions collectives et la protection des emplois», au moins un minimum de 75 % des 2400 emplois pendant cinq ans.De plus, l\u2019arrivée au Québec d\u2019un fabricant de calibre international, fortement impliqué dans l\u2019industrie sidérurgique, notamment au Mexique, partenaire de l\u2019ALENA renforcera l\u2019entreprise québécoise, proclame le ministre de l\u2019Industrie et du Commerce.«Le futur acquéreur dispose de tous les atouts pour que Sidbec-Dosco devienne un producteur d\u2019acier des plus compétitifs sur l\u2019échiquier mondial, contribuant ainsi au développement économique du Québec et au maintien d\u2019emplois spécialisés.» En 30 ans, le gouvernement aurait investi ou englouti, c\u2019est au choix, quelque 1,5 milliard $ dans cette entreprise étatique.Ce qui était justifiable en 1964 ne l\u2019est plus en 1994, selon les deux ministres.Les représentants d\u2019ISPAT assurent que les employés n\u2019ont rien à craindre de la compétition asiatique, le coût de la main-d\u2019œuvre ne comptant que pour une faible partie des frais.La technologie de pointe est un atout autrement plus important, et le Québec l\u2019a déjà.Aussi, ISPAT ne demande aucune aide ou subvention gouvernementale, disposée qu\u2019elle est à payer la juste valeur de l\u2019entreprise, dans des conditions normales du marché.M.René Lopez, PDG de GEC Alsthom International Canada et membre du comité de transition, assure que le «climat» n\u2019entre aucunement en compte et n\u2019inquiète pas ISPAT.Au contraire, en raison notamment de l\u2019ALE-NA le groupe est pleinement confiant.De plus, habituée à des cultures et pays différents, cette multinationale mise sur la synergie des forces complémentaires et s\u2019emploie à respecter la spécificité culturelle.M.L.N.Mittal, vice-président d\u2019IMEXSA, explique que l\u2019acquisition de Sidbec-Dosco s\u2019inscrit dans une stratégie d\u2019entreprise visant à assurer une présence accrue du groupe ISPAT sur les marchés mondiaux de l\u2019acier.Sidbec-Dosco se situe exactement dans le domaine d\u2019expertise d\u2019ISPAT, qui forme déjà un groupe d\u2019entreprises fortes, capables de faire face à la concurrence et de livrer des produits de la meilleure qualité qui soit ISPAT a déjà une expérience considérable dans l\u2019acquisition et le redressement de ce genre d\u2019entreprise.Il est déjà installé en Inde, en Indonésie, à Trinité et Tobago et au Mexique.Son actif est d\u2019environ 3,5 milliards $ US avec un volume d\u2019affaires de plus de un milliard $ US.Sa capacité de production est de 4,5 millions de tonnes métriques par année.Peu d\u2019évolution dans le marché des autos d\u2019occasion LAPA publie les résultats d\u2019une enquête dans la région de Québec Québec (PC) \u2014 Le marché de vente des véhicules d\u2019occasion est beaucoup plus anarchique dans la région de Montréal que dans celle de Québec mais, dans l\u2019ensemble, la situation ne change guère avec les années malgré les recommandations et les mises en garde de l\u2019Association pour la protection automobile (APA).Les acheteurs se font encore assez facilement berner parce qu\u2019ils ne sont pas assez exigeants vis-à-vis du vendeur qui, lui, ne respecte pas davantage la Loi sur la protection du consommateur qu\u2019auparavant Voilà la conclusion à laquelle en est venue l\u2019APA après une enquête menée par deux finissantes en consommation à l\u2019Université Laval, Marie-France Lacroix et Josée Massicotte, auprès de 34 points de vente de voitures neuves et d\u2019occasion dans la région de la capitale.Dans une rencontre de presse, hier, le président de l\u2019APA, George Iny, a indiqué que les résultats démontrent même une nette détérioration par rapport à l\u2019an dernier.Une même étude a été conduite plus tôt cette année dans la région montréalaise qui a révélé une situation encore pire.«Il y a moins de vrais \u201cbazous\u201d à Québec qu\u2019à Montréal.Le pire marché, c\u2019est encore à Montréal qu\u2019on le retrouve.On nage dans l\u2019anarchie et la loi y est moins respectée qu\u2019ailleurs, et ce, au détriment bien sûr des acheteurs d\u2019autos usagées qui se font avoir plus souvent», a expliqué M.Iny.Une des principales lacunes dans le commerce de vente des autos usagées est l\u2019absence de l\u2019étiquette bien affichée qui donne les principales caractéristiques de la voiture en vente.Cette étiquette doit contenir le prix demandé, le kilométrage réel, la garantie, l\u2019utilisation antérieure (taxi, location, école de conduite), les réparations déjà effectuées et celles qui resteraient à faire.Chez le quart des commerçants, ont souligné les deux responsables de l\u2019étude, les étiquettes étaient illisibles pour toutes sortes de raisons.Seulement un commerçant sur cinq apposait ces étiquettes sur toutes les autos mises en vente et seulement un sur sept remplissait ses étiquettes avec les mentions exigées par la Loi sur la protection du consommateur.Par ailleurs, plusieurs commerçants fournissaient de faux renseignements sur les garanties applicables aux automobiles moins récentes.Deux tiers des commerçants de véhicules d\u2019occasion seulement n\u2019offraient aucune garantie sur les autos ayant plus de cinq ans ou 80 000 kilomètres, malgré l\u2019obligation légale d\u2019en donner une.L\u2019APA a l\u2019intention de poursuivre son travail de sensibilisation de l\u2019opinion publique et de surveillance des commerçants mais seule une vigilance plus grande des consommateurs et une attitude plus ferme face au vendeur pourraient améliorer la situation, selon M.Iny.C'est beau la vie - : \u2022 .v \u2022*-:\t\u2018 .' - .' - \u2019 ' La Société canadienne de la Croix-Rouge Division du Québec DONNEZ! G7 Les trois priorités de Chrétien SUITE DE LA PAGE 1 Bonn affiche une grande sérénité face à la faiblesse du dollar et considère qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un problème bilatéral qui r.ésulte des «difficiles relations» entre le Japon et les États-Unis sur la question du déséquilibre commercial entre les deux pays.Il semble donc peu probable que les Sept décident d\u2019engager une action concertée pour soutenir le billet vert.Par contre, comme l\u2019année dernière, le chômage dans les pays industrialisés devrait occuper une large place au menu des discussions.Depuis le sommet de Tokyo de 1993, la sortie de la récession s\u2019est accentuée dans tous les pays industrialisés, mais elle n\u2019a pas amené de relance marquée de l\u2019emploi.Plus de 24 millions de personnes sont sans emploi dans les pays du G7.Le taux de chômage reste élevé en France (12,3 %), en Italie (11,5 %), en Grande-Bretagne (9,5 %) et au Canada (10,7 %).Malgré le consensus qui s\u2019était dégagé au «sommet de l\u2019emploi» à Detroit au mois de mars sur les moyens de combattre le chômage \u2014 souplesse du marché du travail, accroissement des échanges commerciaux et formation professionnelle \u2014, un affrontement idéologique entre Européens, sur la question de la protection sociale, n\u2019est pas à exclure.Pour la première fois depuis 1986, les négociations commerciales du GATT ne seront plus la pièce de résistance au menu des discussions.Le succès de l\u2019Uruguay Round depuis le dernier sommet permet aux dirigeants d\u2019espérer pouvoir passer à autre chose.Le premier ministre Jean Chrétien, qui participe à son premier sommet du G7, s\u2019est fixé trois objectifs: poursuivre avec ses partenaires la réflexion sur la lutte contre le chômage, amorcée à Detroit ; accélérer la mise sur pied de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC), fondée lors de la conclusion des accords du GATT ; raffermir l\u2019appui des pays du G7 aux réformes économiques en Russie et en Ukraine.Avant son départ pour l\u2019Europe, le premier ministre Jean Chrétien a tenu à démentir les rumeurs de division au sein de son cabinet sur les prévisions budgétaires et les objectifs de réduction du déficit face à la montée des taux d\u2019intérêt.Il aborde son premier sommet en assez bonne posture par rapport à ses partenaires: récemment et solidement élu, et jouissant encore d\u2019une bonne cote dans l\u2019opinion.M.Chrétien n\u2019est pas le seul à faire ses premiers pas dans ce club des grandes puissances industrielles.La traditionnelle «photo de famille» prise à la fin de la réunion inclura deux autres nouveaux visages, celui de l\u2019hôte du sommet, le premier ministre italien Silvio Berlusconi, néophyte en matière de gouvernement, et celui du premier ministre socialiste japonais Tomiichi Murayama, quatrième chef de gouvernement nippon depuis le dernier sommet de 1993, à la tête d\u2019une récente \u2014 et fragile \u2014 coalition de gouvernement.Du côté des «vétérans» rompus à l\u2019exercice, le président français François Mitterrand participe à son quatorzième \u2014 et vraisemblablement dernier \u2014 sommet.Le chancelier allemand Helmut Kohl en est à son douzième, le premier ministre britannique John Major à son quatrième.Quant au président américain Bill Clinton, qui participe à son deuxième sommet, il est, à 47 ans, le benjamin du G7.Nés en 1975 d\u2019une initiative de l\u2019ancien président français Valéry Giscard d\u2019Estaing et conçus comme un forum de discussions libres et sans protocole des dirigeants des puissances industrielles du monde capitaliste, les sommets économiques ont rapidement pris un caractère fastueux et solennel.Depuis quelques années, on essaie de revenir à un événement moins imposant.Le sommet de Naples sera un peu plus court que les précédents, ce qui n\u2019a pas empêché la ville de se mettre en frais pour accueillir les visiteurs de marque.Sur le plan politique, la participation du président russe Boris Eltsine est une première qui illustre la nouvelle influence politique de la Russie.On s\u2019attend à ce que le soutien des Sept à la Russie et au président Boris Eltsine soit particulièrement mis en valeur à Naples.Il n\u2019est pas question d\u2019une nouvelle aide financière à la Russie, mais plutôt d\u2019une réduction des barrières douanières.Én outre, l\u2019Allemagne et le Canada souhaitent un appui financier de leur partenaire pour aider l\u2019Ukraine à rendre ses installations nucléaires plus sûres et à arrêter définitivement la centrale de Tchernobyl.Un plan de fermeture progressive, d\u2019assainissement du site et de reconversion du personnel, mis au point par l\u2019Europe des Douze, sera vraisemblablement adopté et financé par les participants au sommet de Naples.En outre, les discussions à huit porteront sur l\u2019ex-Yougoslavie, sur le plan de règlçment élaboré par le groupe de contact sur la Bosnie (États-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne, Grèce) et soumis aux belligérants comme celui de la dernière chance.Le sommet pourrait donner son aval au découpage territorial de la Bosnie prévu par le plan.Il sera également question de la situation au Rwanda et de l\u2019opération controversée qu\u2019y mène l\u2019armée française.La France espère obtenir l\u2019appui, au moins moral, de ses partenaires.HYDRO Un précédent SUITE DE LA PAGE 1 aux producteurs privés.Ces derniers, en moins de deux ans, ont entrepris de pirater les gros clients des services publics, leur laissant le financement des services les moins rentables, comme la distribution à domicile.Cette nouvelle tendance, qui provoque une opposition farouche du milieu environnemental, pourrait faire grimper le prix de l\u2019électricité, un phénomène peu intéressant pour les consommateurs mais susceptible de recréer un marché pour Hydro-Québec de l\u2019autre côté de la frontière.Hydro-Québec constate, selon sa requête devant TONE, que «dans le contexte d\u2019une certaine désagrégation des pools américains, de nouveaux acheteurs, tels les compagnies membres individuels de ces pools, les réseaux municipaux et les coopératives d\u2019électricité, accèdent au marché et cherchent leurs propres sources d\u2019approvisionnement.Pour desservir ce marché, de nouveaux fournisseurs s\u2019ajoutent chaque jour aux fournisseurs actuels que sont les réseaux avec capacité de production, à savoir des producteurs privés, des cogénérateurs, des courtiers en électricité (power brokers) et, enfin, des acheteurs-vendeurs (power marketers).La deuxième raison invoquée par Hydro-Québec dans sa demande porte sur la concurrence que lui livre le gaz naturel au niveau des exportations sur un marché où «la plus grande partie des transactions entre réseaux électriques portera sur des quantités livrables rapidement et pour de courtes durées».Hydro note dans sa demande que l\u2019industrie du gaz naturel jouit d\u2019un quota d\u2019exportation qui lui permet de sauter sur la moindre occasion sans avoir à revenir, chaque fois, devant l\u2019ONE.On demande donc la parité en somme avec le gaz naturel et, pour augmenter ses chançes d\u2019obtenir son énorme permis omnibus, la société d\u2019État a pris soin de pousser la comparaison dans le détail avec son principal concurrent.C\u2019est ainsi qu\u2019elle insiste à de nombreuses reprises dans sa demande sur le fait que ses exportations ne vont nécessiter aucune augmentation de la capacité de son réseau de lignes internationales ni augmenter la puissance des barrages, responsables de 96 % de sa production.«Tout ce que nous voulons, a expliqué hier au Devoir le vice-président aux marchés externes, M.Claude Dubé, c\u2019est de pouvoir nous battre sur ce marché hautement concurrentiel sans avoir les mains attachées dans le dos.» M.Dubé précise qu\u2019Hydro-Québec a «suivi la démarche que l\u2019ONE nous a indiquée, ce qui semblait une formalité jusqu\u2019à présent».Hydro-Québec avait demandé de pouvoir obtenir très rapidement, voire en quelques heures, des permis lorsque de nouveaux clients américains se présenteraient.«Mais TONE, a précisé M.Dubé, nous a suggéré de recourir à une licence parapluie, comme celle obtenue par BC Hydro pour ses exportations.» M.Dubé admet toutefois que les règles du jeu ont.changé de façon importante depuis la décision de la Cour suprême du Canada, qui stipule que tout organisme fédéral doit appliquer les règles de l\u2019évaluation environnementale, ce que ne faisait pas TONE jusqu\u2019ici.Or, une de ces règles exige des projets définis car il est illusoire, en évaluation environnementale, d\u2019autoriser un projet au nom de ses avantages alors que ses inconvénients sont inconnus, théoriques ou indéfinis.La société d\u2019État affirme que ces règles ne peuvent s\u2019appliquer aux exportations dont elle réclame l\u2019autorisation pour les 30 prochaines années même si ces 5000 MW dépassent d\u2019au moins deux fois ses exportations historiques réelles, qui s\u2019établissent à environ 2200 MW pour les meilleurs années.Dans sa demande officielle, Hydro-Québec affirme que «les exportations envisagées n\u2019auront aucune répercussion sur l\u2019environnement».Mais elle précise immédiatement qu\u2019elles ne nécessiteront aucune nouvelle ligne internationale.Elle ne parle pas des ouvrages que ces exportations serviraient à justifier ici, le cas échéant M.Dubé estime qu\u2019il est tout à fait impossible que la société d\u2019État puisse se servir d\u2019exportations «sur une aussi courte durée, soit cinq ans» pour justifier de nouveaux projets.Quand on lui demande, par contre, si un volume accru de ventes ne va pas redresser la «demande québécoise» au moment où elle fléchit au point de compromettre une partie du programme de production privée, le vice-président aux marchés externes répond que «tout ce qu\u2019on veut, c\u2019est que le Québec ne soit pas obligé de déverser l\u2019eau des barrages en pure perte et qu\u2019il vaudrait mieux l\u2019utiliser pour augmenter les revenus d\u2019Hydro, revenus qui ont atteint un demi-milliard çle dollars l\u2019an dernier».hi demande de la société d\u2019État pourrait avoir des effets d\u2019entraînement majeur sur le marché canadien de l\u2019électricité.Selon un haut fonctionnaire d\u2019Hydro-Québec, qui demande à conserver l\u2019anonymat, Hydro-Ontario pourrait rapidement vouloir profiter de ce précédent, ce qui pourrait faire fléchir nos bénéfices.Et, dit-il, les impacts environnementaux pourraient être importants pour le Québec où cette nouvelle concurrence pourrait provoquer une flambée de projets de cogénération, les plus polluants.Les papetières veulent obtenir leur part de ce gâteau énergétique et elles n\u2019hésitent plus à demander l\u2019abolition du monopole d\u2019Hydro-Québec sur la distribution.Elles réclament, en effet, de pouvoir louer les lignes de la société d\u2019État pour se brancher vers d\u2019importants clients américains, canadiens ou québécois.Cette déréglementation de la distribution, selon la même source, constituerait dans les faits la troisième phase de la «privatisation en douce» d\u2019Hydro-Québec, après le programme de production privée et la privatisation d\u2019une partie importante des actifs de la société d\u2019Ètat dans le domaine de la recherche.GITANS Les pistes de Django Reinhardt SUITE DE LA PAGE 1 géant le coup d\u2019archet aux accents klezmer de Bruno Girard.Le groupe, qui reviendra à la salle du Gesu au début d\u2019octobre, a fait honneur aux airs et romances russes, roumains, yougoslave, bulgares, arméniens et yiddish pendant qu\u2019on projetait des diapositives sur les facades du complexe Desjardins et de la Place des Arts.Des oeuvres de Miro (c\u2019est quoi le rapport?) et des palabres illisibles.Pas tellement réussi comme show visuel.Suivait le trio Rosenberg, groupe de gitans holandais foulant les pistes de Django Reinhardt Le grand Grapel-li, qui enregistrait cette année au Carnegie Hall un album avec ses jeunes virtuoses, a dit qu\u2019il s\u2019agissait du meilleur groupe tzigane qu\u2019il ait entendu de toute sa très longue carrière.Quand Stochello, guitariste lead du trio, a attaqué sa macaferri, hier soir, on a compris que le grand violoniste avait confondu «meilleur» avec «rapide».Stochello joue sans doute «mieux» de la six-cordes que Django, techniquement parlant, mais il n\u2019a pas l\u2019âme du guitariste aux doigts tronqués.Mais moments tout de même forts agréables, notamment lors de la relecture de Nuages, pièce fétiche de Django.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS\t(514)985 3333 ADMINISTRATION\t(514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514)985 3344 (514)985 3344 (514) 985 3399 1 800 363 0305 SERVICE À LA CLIENTÈLE \u2022 Extérieur (sans frais) * 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE, MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS lis iiaéros de félépbou siivaits soit valables peu le service de livraisoa par caaelol el peer les aboiieaeifs postai! Montréal\t(514) 985 3355 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siege social est situé au numéro 2050 de Bleury, 9e étage, Montreal.(Quebec), H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Qi informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques.division du Groupe Québécor Inc.775 boul.I^beau.S» I au rent Envoi de public K laSallr, 7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest nie Saint-Jacques.Montréal.L'Agence lYrssr Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal; Bibliothèque nationale du Québec.Téléphooe général: (514) 985-3333; service à b clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 985-3399.A1C "]
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