Le devoir, 18 juillet 1994, Cahier A
[" FONDE EN 1910\t?I.a X X V No I (> I MONT REAl L E LUNDI 18 ,1 II I I, L E T I !) !) I T V l) I T o r o ii I o 8 S c PERSPECTIVES Mauvaise conscience Spectacles gratuits au Festival d\u2019été de Québec: peut-être plus pour longtemps En vingt-sept ans d\u2019existence, le Festival d\u2019été international de Québec s\u2019est imposé comme l\u2019un des plus beaux rassemblements de la musique francophone et comme l\u2019une des plus grandes fêtes populaires au Québec.Pourtant, l\u2019organisation du Festival se montre maintenant sévère vis-à-vis de son public et menace de mettre fin à la gratuité des spectacles.À qui appartient la fête?Avez-vous votre macaron du Festival d\u2019été?Si vous n\u2019en achetez pas, l\u2019an prochain, c\u2019est fini les shows gratuits, prévient un vendeur du macaron officiel.\u2014 Garanti?\u2014 Ben oui.Ça coûte cher, une scène de même, pis les artistes, pis tout.\u2014 O.K.Je vas t\u2019en acheter un.» Cette conversation, à quelques variations près, je l\u2019ai entendue très souvent au cours du Festival d\u2019été qui s\u2019est terminé hier soir, alors que les 150 vendeurs du macaron officiel trimaient dur pour faire passer les ventes à 50 000, contre 16 000 en 1993.Pourquoi tant d\u2019énervement autour d\u2019un petit bout de plastique?Parce qu\u2019il souligne un des enjeux majeurs de cette belle et grande fête.Les temps sont durs, le Festival gère la décroissance, essaie de faire plus avec moins, comme tout le monde.Un peu coincé par les obstacles financiers, on en est passé aux menaces.Comme le disent les publicités du macaron, en tutoyant de haut la clientèle: «Cette année, tu as encore le choix, mais.» Ce qu\u2019on veut dire par là, c\u2019est que les grandes scènes extérieures du Festival d\u2019été pourraient fort bien, à l\u2019avenir, n\u2019être accessibles que sur l\u2019achat de l\u2019effigie.Or, c\u2019est le genre d\u2019option qui peut facilement mettre en péril un festival.Le Festival franco-ontarien d\u2019Ottawa, aujourd\u2019hui sous la protection de la faillite, a vu ses assistances tomber comme les feuilles mortes en automne, suite à de telles mesures.Parce qu\u2019on ne veut pas payer, même 3$, pour des choses qu\u2019on n\u2019est pas sûr d\u2019aimer, parce qu\u2019on oublie son macaron à la maison et qu\u2019on ne veut pas payer de nouveau, etc.Et pour un festival qui présente la découverte comme un de ses objectifs principaux, la mesure est quelque peu contradictoire.Un Marc Morgan n\u2019avait que quelques centaines de spectateurs devant lui, mardi dernier, au Pigeonnier: imaginez s\u2019il faut payer.Il est d\u2019ailleurs difficile de croire que les 100 000$ de revenus supplémentaires générés par les macarons peuvent faire une si grande différence sur un budget de 3 millions de dollars.En plaçant mieux les points de vente de rafraîchissements, en particulier au très beau nouveau site du Parlement, en resserrant un budget de communications et d\u2019administration confortable pour ce genre d\u2019organisation, des exemples parmi d\u2019autres, on pourrait probablement ajouter de manière proportionnelle à la marge de manœuvre.Si on veut trouver une somme importante, une autre option existe aussi du côté de la programmation classique.Pour la troisième année de suite, ce volet a fait patraque à la billeterie.Mise à part la très pop diva Julia Migenes, le classique vend plutôt mal, au Festival.Même pour le Quatuor Allegri, le Palais Montcalm conservait l\u2019allure vide qui semble en voie de devenir son état naturel.Ixi grande qualité de l\u2019événement, dans la programmation populaire aussi, c\u2019est d\u2019éviter le nivellement par le bas.Merveilleux, en principe.Le problème, c\u2019est que le classique ne réussit visiblement pas à toucher le public qu\u2019il vise, sauf avec des vedettes ou des visites-événement.Au total, les douze représentations de ce volet auront touché de 4 à 5 000 personnes, dont près du tiers pour la seule Julia Migenes.En donnant, disons, six représentations, mieux ciblées et laissant les festivals classiques du Domaine Forget et de Lanaudière faire le boulot qui leur est spécifique, on aurait trouvé là l\u2019équivalent de plusieurs dizaines de milliers de macarons.Ce qui n\u2019empêcherait d\u2019ailleurs pas d\u2019en vendre plus, en utilisant la fierté où l\u2019implication comme argument, plutôt que la menace.Il me semble, en tout cas, que si l\u2019alternative est de restreindre le choix accordé à 5 000 personnes ou de faire payer les 700 000 autres, la première option correspond peut-être mieux au champ d\u2019action que s\u2019est donné le Festival au fil d\u2019un quart de siècle.La situation est difficile, les décisions à prendre aussi.Mais qu\u2019on travaille le public par la mauvaise conscience, voilà une attitude corporative qui peut paraître un peu arrogante pour un public dont la fête dépend avant tout.Rémy Char est ?I N 1) K X\t\tM É\tT É O Agenda\t\t\tB6\t\tMontréal Avis publics.Classées\t\t.B4 .A4 .B8\t\tNuageux avec éclaircies.60% de possibilité d\u2019averses ou d\u2019orages.Max: 26 Économie\t Éditorial\t Le monde\t Mots croisés.\t.B2 ,.A6 .A5 .A4\t\tQuébec Ennuagement.60% de possibilité d'averses ou d'orages.Max: 27 Les sports\t\t.B5\t\tDétails en A 4 DEMAIN Ma cabane «à sucre» en Canada L'ENTREVUE\t4k\tLES ACTUALITÉS\tWbmm Hassan El Tourabi:\t\t#\tLe tourisme à Montréal\t la voix de 1\u2019Islam\twÊL.\test en montagnes russes\t PAGE B 1\t.V1 .V\tPAGE A 3\t LE MONDE Rwanda: Vaéroport de Coma est bombardé PAGE A 5 Baggio a raté ' '\t'¦ y! ¦*«¦*#* ' : - PHOTO AP Aux tirs aux buts, l\u2019ltalien Roberto Baggio rate la cible, donnant la victoire au Brésil en Coupe du inonde de soccer.Le gardien brésilien Taffarel tombe à genoux et remercie le Ciel.Autres informations en page B 5.Coupe du monde de soccer Dieu est brésilien v A Montréal, c\u2019est l\u2019euphorie: la victoire obtenue sur un coup de dés devient celle de tous les Latinos ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Ohé, ohé, ohé, ohé, Brazil, Brazil! C\u2019est toute la communauté latino-américaine et antillaise de Montréal qui est devenue hier brésilienne par procuration, et qui a célébré sa victoire sur des airs de samba, donnant à la rue Saint-Laurent et ses alentours des airs de petit Rio.Cette fois, les drapeaux de la parade n\u2019étaient pas bleu, blanc, rouge.Peu de temps après la victoire de la Coupe de soccer du monde par le Seleçao du Brésil, les rues ont pour une fois appartenu hier soir aux congas, surdos et sifflets des «latinos» de toute souche qui célébraient cette victoire tant convoitée.«C\u2019est toute l\u2019Amérique qui est en fête.Que ce soient les Brésiliens, les Latino-américains ou les Haïtiens, nous étions tous derrière le Brésil.C\u2019est une journée fantastique», s\u2019est exclamé hier M.Charles André, un chauffeur de taxi haïtien, qui, en catastrophe, a mis la main sur un foulard jaune pétant tiré des boules à mites pour afficher sa fierté toute brésilienne.Dans toute la ville, des autos arborant drapeaux et couleurs du Brésil ont paradé dans les rues jusque tard en soirée, donnant parfois des maux de tête aux policiers de la CUM qui avaient concentré le gros de leurs énergies sur la rue Saint-Laurent et le quartier de la petite Ita- VOIR PAGE A 8: BRÉSIL Après les émeutes de Gaza Arafat réclame une intervention internationale D\u2019APRÈS REUTER Jérusalem \u2014 Le président de l\u2019OLP, Yasser Arafat, a demandé hier le déploiement immédiat d\u2019observateurs internationaux dans les territoires autonomes, après les affrontements entre Palestiniens et armée israélienne, mais Israël s\u2019y est opposé.Saeb Erekat, membre de l\u2019Autorité palestinienne, a déclaré avoir fait part de cette demande aux Etats-Unis et aux pays européens.Il a précisé que Yasser Arafat considérait ces incidents comme une violation de l\u2019accord israélo-palestinien de septembre dernier.Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Yos-si Beilin, s\u2019est opposé à l\u2019envoi d\u2019observateurs.«Il est temps qu\u2019Arafat comprenne que nous devons régler nos problèmes nous-mêmes (.) Ses appels incessants aux institutions internationales ne nous aideront ni les uns ni les autres», a déclaré Yossi Beilin à la radio israélienne.Les observateurs internationaux déployés en Cisjordanie après le massacre d\u2019Hébron en février n\u2019ont pas apaisé les tensions, a-t-il ajouté.«Arafat m\u2019a demandé de faire appel aux ministres des Affaires étrangères européens et américain.Je leur ai transmis la condamnation par Yasser Arafat de la viola- VOIR PAGE A 8: ARAFAT LES ACTUALITÉS Commerce interprovincial: rencontre au sommet à Ottawa PAGE A 2 Pas de répit pour la câblodistribution La création de dix nouvelles chaînes provoque une réorganisation en profondeur de l\u2019industrie télévisuelle PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Le traditionnel répit estival sera de courte durée pour plusieurs joueurs du monde de la télévision.En approuvant, début juin, 10 nouvelles chaînes de télévision, le CRTC, mettait en branle un processus complexe de réorganisation, qui oblige les câblodistributeurs à repenser leur stratégie.et leur technologie.Le plus gros câblodis-tributeur au Québec, Vidéotron, concocte présentement une recette que vous ne pourrez refuser.C\u2019est du moins ce qu\u2019il espère en mettant la dernière main à son nouveau cocktail de chaînes spécialisées.Si le sondage que la maison COGEM effectuera dans les prochains jours confirme l\u2019hypothèse privilégiée par Vidéotron, le câblodistributeur offrira, en janvier prochain, un service de base additionné du Réseau d\u2019informations de Radio-Canada (0,90 $ par abonné) mais am- VOIR PAGE A 8: CÂBLODISTRIBUTION Chers nous autres Jeunesse d\u2019aujourd\u2019hui Responsable de l\u2019émission L\u2019Aventure à Radio-Canada, Robert Blondin nous offre cette semaine, sous le thème de la jeunesse des années 60 et 70, quelques morceaux choisis parmi les centaines de lettres de Québécois qu\u2019il a fait publier chez VLB sous le titre Chers nous autres.ROBERT BLONDIN COLLABORATION SPÉCIALE «Ça rentre ça sort ça niaise tout partout le soir, ça s\u2019couche tard pis ça mène des vie de fous Parlez-moi pas d\u2019là Jeunesse d\u2019Aujourd\u2019hui» Michel, le fils de Robert Choquette (Suite Marine ou le Curé de Village ça vous dit quelque chose?La Pension Velder peut-être?Anyway.comme on dit au Cégep du Vieux.), Michel Choquette avait écrit cette chanson pour Denise Filia-trault (bon, enfin quelqu'un qu\u2019on connaît, qui passe à la télévision!) il y a bien 25 ans.On s\u2019y moquait des inquiétudes des adultes pour ces pauvres jeunes.Nos parents s\u2019inquiétaient alors de la remise en question des valeurs morales, de nos impertinences, de toutes ces délinquances essentielles à l\u2019affirmation de soi.Nous sommes maintenant parents, grands-parents d\u2019une première union, et nous nous inquiétons à notre tour.Où vont-ils ces jeunes percés d\u2019anneaux dans le nez ou dans l'oreille?De notre temps, on lisait des histoires d\u2019anneaux dans Histoire d\u2019O.Mais c\u2019est une autre histoire.Si tous ces jeunes mâles l\u2019anneau aux oreilles savaient que cette coutume vient de la marine marchande qui marquait ainsi ceux qui VOIR PAGE A 8: JEUNESSE I, E I) E V OIR.I.E I.I! \\ I) I 18 J II 1 I.I, E T Mill I A 2 L E S A C T U A LIT E S Départs de plusieurs ministres Chevrette:«C,est la débandade autour de Johnson» JEAN CHARTIER LE DEVOIR /'\"'\u2019est la débandade autour de Daniel Johnson.Tous ses mi-\" Vy nistres le lâchent, il va faire un one man show ».Guy Chevrette interprète la démission de trois autres ministres libéraux comme un signe que ça ne va plus du tout pour le Parti libéral.«Ils ont un triste bilan, les libéraux, et Daniel Johnson ne sera pas capable de défendre ça, explique-t-il.Nous on va l\u2019attaquer sur son bilan économique désastreux, sur l\u2019économie au noir, sur la situation épouvantable pour les jeunes».Guy Chevrette n\u2019est pas tellement surpris du départ d\u2019Yvon Picotte.«Il y a eu du tordage de bras», pense-t-il.Pour les ministres Violette Trépanier et Jean Leclerc, c\u2019est différent.«Ça démontre que rien ne va plus».Le ministre Jean Leclerc lui apparaissait comme le dernier rempart libéral à Québec.«C\u2019est le signe qu\u2019il a anticipé une défaite.Etant donné les résultats du dernier sondage cette semaine, il a décidé de se retirer».lorsqu\u2019on fait remarquer à Guy Chevrette que Daniel Johnson va faire une campagne sur les risques de l\u2019indépendance, il fait remarquer que Jacques Parizeau a comblé une partie de l\u2019écart qui s\u2019était creusé avec Daniel Johnson.«Notre grande force à nous, c\u2019est notre équipe renouvelée, ajoute-t-il.Avec les Richard LeHir, Monique Simard, Jean Campeau, Rita Dionne-Mar-solais, Louise Beaudoin, le docteur Thomas, Jean Rochon, nous avons des gens qui n\u2019ont pas fait de politique auparavant et qui vont nous démarquer des libéraux.Il n\u2019y aura pas de vedettes chez les libéraux».Il pense aussi que la démarcation sera importante avec les libéraux.«Daniel Johnson centre tout sur lui.Lesage a fait ça en 66.Mais il ne sera pas capable de vendre son bilan.Soixante-quatorze pour cent des Québécois sont convaincus que le PQ va respecter sa parole et que l\u2019élection sera un jugement sur l\u2019administration sortante.Johnson doit défendre la pire performance économique en 30 ans».Guy Chevrette ajoute encore que la volonté du PQ est de parler de l\u2019attitude de ce gouvernement et de l\u2019économie au noir qu\u2019il a encouragée.«Ce gouvernement a laissé tomber la jeunesse, insiste-t-il.Il y a 300 000 jeunes de 18-25 ans sans emploi».Le PQ aura un discours soutenu sur le bilan libéral, explique-t-il.Les rumeurs de candidature d\u2019Yvan Charbonneau comme candidat libéral ont fait l\u2019objet de la discussion hier soir avec une vingtaine d\u2019anciens collègues de la CEQ, des professeurs qui ont travaillé avec Charbonneau dans les années 70.«J\u2019étais vice-président de la CEQ quand Charbonneau a présidé l\u2019organisme, raconte le whip du PQ.Il y a ceux que ça fait se bidonner et les autres, ceux qui disent que ça montre combien le discQurs de Charbonneau était vide.Il a écrit un pamphlet intitulé L\u2019Ecole au service de la classe dominante dans lequel il séparait la société en possédés et possédants.Comment avoir défendu une telle analyse et se présenter libéral?» Parizeau souhaite une trêve pour relancer l\u2019économie Saint-Denis-de-Brampton (PC) \u2014 Le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, souhaite qu\u2019au lendemain des prochaines élections générales, les Québécois de toutes allégeances politiques oublient leurs différends afin de se consacrer efficacement à la relance de l\u2019économie québécoise.Devant environ 300 militants péquistes de la circonscription de Johnson, en Estrie, M.Parizeau a appelé tous les électeurs québécois à faire abstraction de leur attachement à un parti politique pour se tourner plutôt vers la mise sur pied d\u2019une politique de plein emploi.«Dans la mesure où la population nous fait confiance, nous allons devenir le gouvernement de tout le monde», a lancé le chef péquiste lors d\u2019une fête champêtre marquant le lancement de la campagne du candidat Claude Boucher pour succéder à Carmen Juneau, qui a décidé d\u2019abandonner la politique.«J\u2019aimerais, a-t-il poursuivi, qu\u2019on assiste à une trêve de parti-sannerie.J\u2019aimerais qu\u2019on se dise: on est partisan jusqu\u2019aux prochaines élections mais après, tout le monde se met au travail, ensemble.» Invité un peu plus tard à dire s\u2019il entendait respecter cette ligne de conduite advenant une défaite de son parti aux prochaines élections, M.Parizeau n\u2019a pas répondu directement se contentant de rappeler qu\u2019il avait «tendu la main à M.Bourassa au lendemain de l\u2019échec de l\u2019Accord du lac Meech».«Or, il me semble que s\u2019il y a une chose de fondamentale entre tous les Québécois, c\u2019est la relance économique.Il faut que tout le monde y travaille.C\u2019est urgent.» Toujours sur le plan économique, le chef péquiste s\u2019est moqué de l\u2019accord sur le commerce interprovincial que le premier ministre Daniel Johnson et ses homologues des provinces doivent signer aujourd\u2019hui à Ottawa au terme de «sept années de discussions».Selon lui, l\u2019entente intervenue n\u2019est qu\u2019une «pâle copie de ce qu\u2019on a réussi à faire en deux ans avec les Américains».Donnant un avant-goût des thèmes qu\u2019il entend promouvoir au cours de la prochaine campagne, M.Parizeau a insisté sur la nécessité pour un Québec souverain de s\u2019attaquer au chômage grâce à une politique de plein emploi.318/(181=138 CV)(10,81 = 100 km) \"\u201c299$ par mois [M-Dü 8971 UNE SOLUTION À VOS PROBLÈMES DE TRANSPORT.Si pour vous la recherche d'une voiture se pose comme un problème, votre concessionnaire BMW a une solution.Jusqu\u2019au 31 août, tout le plaisir de conduire une légendaire BMW 318i s\u2019accomplit pour seulement 299 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en 1941.Il fut tour à tour éducateur au Collège de Saint-Laurent (1942-1951), en ministère à l\u2019Oratoire Saint-Joseph (1951-59), chapelain au Collège Val-Estrie de Waterville (1959-1961; 1961-1967), aumônier chez les sœurs de Sainte-Croix (1976-1981) et vicaire dans plusieurs paroisses.Il était retiré depuis quelques années à la Maison Basile-Moreau à Montréal.Le défunt laisse dans le deuil ses trois sœurs Émérentienne, Jacqueline et Marie, de nombreux cousins et cousines, dont le père Roland Laurin, C.S.C., neveux et nièces.La dépouille mortelle sera exposées à la Maison Basile-Moreau, 4994 chemin de la Côte-des-Neiges, le lundi 18 juillet à 14h00.Prière communautaire à 19h30.La messe des funérailles sera concélébrée à l'Oratoire Saint-Joseph le mardi 19 juillet à 14h00.L\u2019inhumation aura lieu au cimetière de la congrégation à Saint-Laurent.Prière de ne pas envoyer de fleurs.Direction: Urgel Bourgie Ltée.\\_______________________________________/ MARCEL-MARIE DESMARAIS, O.P.Le Père Marcel-Marie Desmarais, Dominicain, est décédé ce samedi 16 juillet 1994 à l\u2019âge de 86 ans.Le Père Desmarais était le fils de Rose Mayer et de Charles Desmarais.Il est né à Montréal le 6 avril 1908.Le Père Desmarais a fait ses études primaires aux Jardins d\u2019Enfance des Sœurs de la Providence de Montréal et ses études classiques au Collège Sainte-Marie, dirigé par les Pères Jésuites.Entré au noviciat des Dominicains en 1927, il suivit le cours régulier des études philosophiques et théologiques au Collège Dominicain à Ottawa.Par la suite, il fit plusieurs années d'études complémentaires en Europe; il obtint son lectorat en théologie au Saulchoir de Belgique, son doctorat en théologie à l\u2019Université Saint-Thomas d\u2019Aquin (Angelicum), à Rome, son doctorat en philosophie à l\u2019Institut Catholique de Paris, ainsi que trois certificats d\u2019études supérieures à la Sorbonne, soit en littérature française, en littérature anglaise, ainsi qu\u2019en psychologie.Le Père Marcel-Marie Desmarais s\u2019est illustré chez les Dominicains, comme professeur à Ottawa, missionnaire au Brésil et prieur des Dominicains de Montréal.Les gens se rappelleront principalement du Père Desmarais, comme prédicateur populaire, à la radio et à la télévision, tant privées et publiques.Le Père Desmarais aura été un auteur prolifique, il nous laisse plus de 77 publications, dont certaines ont obtenu un tirage de 150 000 exemplaires.Outre sa famille religieuse, il laisse dans le deuil ses sœurs Jacqueline Desmarais-Cusson, Jeannette Desmarais-Archambault, Claire Desmarais-Tremblay, ses frères Yves Desmarais et Bernard Desmarais, ses belles-sœurs et beaux-frères, ainsi que plusieurs neveux et nièces.La dépouille du Père Marcel-Marie Desmarais sera exposée au Couvent des Dominicains, 5373, ave Notre-Dame-de-Grâce, Montréal, Québec.À partir du dimanche 17 juillet de 16h30 à 21h00.Lundi le 18 juillet de 14h00 à 21h00 et mardi matin de 9h00 jusqu\u2019au moment des funérailles, qui seront célébrées à l\u2019Église Notre-Dame-de-Grâce à 11h00.L\u2019inhumation aura lieu au cimetière des Dominicains, à Saint-Hyacinthe, le même jour à 14h30.Direction: Urgel Bourgie Ltée.\\__________________________________/ Libre-échange interpovincial Un grand .\\ F i i : i l \u2022 i î gagnant: le consommateur Ottawa (PC) \u2014 Jean Chrétiemet les premiers ministres provinciaux doivent signer aujourd\u2019hui une entente censée niveler les obstacles au commerce interprovincial.Cet accord peut sembler être une affaire n\u2019intéressant que la classe d\u2019affaires et les bureaucrates, mais le simple consommateur pourrait y gagner beaucoup plus qu\u2019il ne le croit.«Plusieurs personnes ne sont pas conscientes du prix qu\u2019elles paient pour maintenir différentes sortes d\u2019inefficacité dans notre façon de faire des affaires», a déclaré Rosalie Daly Todd, directrice de l\u2019Association des consommateurs du Cana- Elle affirme que les barrières intérieures limitant le commerce canadien gonflent les prix et font également monter les taxes.Une étude de la Chambre, de commerce du Canada datant de 1992 soutient qu\u2019il en coûte ainsi 1000$ par année à une famille de quatre personnes.Pour l\u2019ensemble du pays, les coûts annuels du gaspillage seraient de l\u2019ordre de 6,5 milliards$, selon l\u2019Association des manufacturiers canadiens.Ce regroupement a recensé ;50Q cas différents d\u2019obstacles au cone merce entre les provinces.Par exemple, les gouvernements se limitant aux seuls fournisseurs de leur province en matière de biens et services font monter les prix d\u2019un montant allant parfois jus; qu\u2019à 10 %.Dans d\u2019autres cas, il.y a tout simplement refus d\u2019acheter ailleurs.Voici d\u2019autres pratiques courantes: ¦\tles travailleurs qualifiés n\u2019ônt pas le droit de travailler dans une autre province;\t;\t, ; ¦\tles mesures de santé ou de sécurité posent des limites aux fournisseurs de l\u2019extérieur.Les transporteurs encourent des frais plus élevés qui sont ensuite transférés aux consommateurs; ¦\tles provinces ont parfois, recours à des abattements d\u2019impôt, des subventions ou d\u2019autres mesures incitatives pour attirer les entreprises des autres provinces.Les barrières inter-provinciales les mieux connues du consommateur sont celles qui limitent l\u2019achat de bière ou de vin d\u2019une province à l\u2019autre.Howard Collins, porte-parole de l\u2019Association des brasseurs du Canada, souligne toutefois queries gouvernements provinciaux ont abaissé une partie de ces obstacles au cours des deux dernières an; nées.\t; : j j ; «Il y a des changements mais il y a des brasseurs qui souhaitent voir encore plus de modifications», note M.Collins./-N DECES FERNANDA PARSOTO À Montréal-Nord, le 16 juillet 1994,-est décédée Mme Fernanda Parisotto, à l\u2019âge de 60 ans.Épouse de Feu Ginoi Parisotto, elle laisse dans le deuil sa\u2019fille\u2019 Manuela, son fils Mauro.Parents et amis sont priés d\u2019assister sans autre invitation.Exposée aux Salons Urgel Bourgie Ltée, 5001 Henri-Bourassa Est, Montréal-Nord.Funérailles mardi le 19 juillet 1994 à 14h00 en l\u2019église Sainte-Colette.Heures de visite: mardi dès midi.I \u2022 /-\\ MONTOUR, LIONEL PERE, O.Mri- .À l\u2019infirmerie Saint-Louis de Sainte-Foy, à l\u2019âge de 81 ans, le 15 juillet 1994 est décédé le Père Lionel Montour, o.m.i., fils de Feu Ovide Montour et de Feire Herménie Lefebvre.Il compte 60 ans de vie religieuse et 54 ans de vie sacerdotale chez les Missionnaires Oblat de Marie-Immaculée.Le Père Montour a été directeur et organisateur des Pèlerinages à l\u2019étranger du Cap durant 40 ans.Les funérailles auront lieu le mardi le 19-courant, en la Basilique de Notre-Dame du Cap, Cap-de-la-Madeleine à 11 hOO.Le défunt sera exposé au Salon Funéraire de la Maison J.D.Garneau, 405 Boul.Sainte-Madeleine, Cap-de-la-Madeleine.Ouverture du salon: Lundi de 14h00 à 17h00 et de 19hOQ, à 22h00.Mardi jour des funérailles à compter de 9h00.L\u2019inhumation aura lieu au cimetière Sainte-Madeleine.Il laisse dans le deuil: ses frères et sœurs Yvette (Clovis Ritchotte) dè Drummondville, Jacqueline (CharlQs-! Auguste Lemire) de Drummondvjllq,; Pacifia (Émery Arel) de Drummondville, Berthold de Saint-Lucien, Lucia (Roland Lefebvre) de Floride, Normand de\u2019 Labrador City, Hermance (Paul-Émile\u2019 Cloutier) de Sainte-Perpétue; ses belles-sœurs Emma Montour de Drum-mondville et Jeannine Martel de Mont-, réal; ses neveux et nièces Réal Martel,' Huguette, Claude.Lise, Jean-Mbfc,\u2019 Louise-Hélène, André, Serge, Céline,: Claudette et Françoise Martel.Rénald Sylvie et Robert Montour, Yvon Micheline, René, Suzanne, Richard.François, et Louise Montour, Francine.Mireille et Colette Ritchotte, Monique.Gisèle et Alain Lemire, Léo.Jacques Jean-Paul et Laurent Arel, Lucie.Carmen.Hélène et Julie Montour, Raymond et Linda; Lupien.Louise.Marlène, Christine et Denis Lefebvre.Marthe Cloutier.Guy et Daniel Martel; ainsi que plusieurs éoù-: sin(e)s et de nombreux ami(e)s.Un \\___________________________________/ « » I, K I) K V 0 I It .I.K I.I! N I) I IS .Mil I.I.V, T I !» !» I A » PHOTO ARCHIVES A1 Gore: teme?Visite du vice-président US Gore vient voir la «clôture canadienne» LARRY WELSH PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 Le vice-président américain Al Gore, qui est si terne que son nom de code auprès des services secrets est resté banalement Al Gore, rencontre demain le premier ministre Jean Chrétien qui lui, selon un écrivain, ressemble au conducteur attendant ses complices durant un vol de banque.M.Gore doit effectuer une visite de cinq heures dans la capitale nationale demain pour assurer le suivi de routine des relations canado-américaines.«Je ne pense pas que nos clôtures ont besoin d\u2019être réparées.Il faut toujours s\u2019occuper des clôtures sur une base régulière», a déclaré M.Gore lors d\u2019une entrevue au réseau Newsworld la semaine dernière.Avec ce genre d\u2019ordre du jour, M.Gore pourrait ajouter le technicien Maytag à sa liste croissante d\u2019images aussi ternes que celle du réparateur de lessiveuse.Toutefois, le vice-président effectue sa visite alors que le baromètre politique augmente au pays.¦ Le Québec est à la veille d\u2019une campagne électorale qui pourrait semer la discorde.¦ Plusieurs querelles commerciales entre le Canada et les Etats-Unis ne sont pas encore résolues, dont le blé, le saumon du Pacifique, le bois d\u2019œuvre et l\u2019aciçr.¦ Le Canada et les Etats-Unis ont des points de vue très différents sur la situation de certains points Chauds du globe.Demain, le plus controversé des sujets de discussion portera sur Haïti: le moment est-il venu d\u2019utiliser la force pour ramener la démocratie dans ce pays démuni des Caraïbes?Plusieurs responsables américains ont indiqué qu\u2019une intervention militaire destinée à réétablir le président déchu Jean-Bertrand Aristide n\u2019était pas exclue.Le Canada entretient des réserves concernant l\u2019idée d\u2019une invasion et préfère plutôt l\u2019imposition de sanctions qui pourraient forcer les dirigeants militaires haïtiens à négocier une entente.Durant son séjour au Canada, M.Gore devra aussi s\u2019occuper avec doigté de la question de l\u2019avenir du Québec.Le Parti québécois, qui promet de tenir un référendum sur la souveraineté s\u2019il remporte les prochaines élections, continue à se maintenir en tête dans les sondages d\u2019opinion.M.Gore a détourné le sujet durant son entrevue télévisée la semaine dernière: «C\u2019est une question qui doit être décidée par les Canadiens, c\u2019est pourquoi nous maintenons une distance respectueuse, non pas parce que nous la considérons marginale mais parce que c\u2019est un dossier où nous n\u2019avons pas le droit d\u2019intervenir ni même de commenter.» La préparation du sommet des pays du Nord et du Sud de l\u2019Amérique à Miami en décembre prochain est la principale raison de la venue au Canada du vice-président américain.Sa visite servira également à préparer le terrain pour un voyage du président Bill Clinton au Canada cette année, probablement en septembre.Papineau, seule voie d\u2019accès à Jacques-Cartier LE DEVOIR \\ A compter d\u2019aujourd\u2019hui, l\u2019avenue Papineau est la seule voie d\u2019accès au pont Jacques-Cartier.Il ne sera plus possible d\u2019at-tejpdre le pont via les rues Dorion jet Lafontaine.Des panneaux de signalisation 'seront placés sur les artères Sain-jte-Catherine, René-Lévesque, Sherbrooke, Ontario et Maisonneuve, afin de diriger la circulation vers l\u2019avenue Papineau.Ces mesures ont pour but d\u2019apporter un peu de quiétude aux résidents des quartiers environnants.Piétons et cyclistes pourront également emprunter le pont de façon plus sécuritaire.La Ville de Montréal prétend même que cette limite d\u2019accès au pont assurera la fluidité de la circulation.-LES ACTUALITÉS- Les attraits touristiques sont à bord d\u2019une montagne russe La fluctuation est très grande cette année JEAN CHARTIER LE DEVOIR L'indice global de fréquentation des principaux attraits touristiques montréalais a connu une pointe de 124% en mars pour chuter ensuite à 96% en mai.La fluctuation est très grande cette année, car janvier s\u2019est avéré un mois désastreux avec un taux de fréquentation ne dépassant pas 66% du niveau de janvier 1993.Tels sont les pourcentages mis en relief dans l\u2019analyse mensuelle de fréquentation des attraits touristiques préparé par l\u2019Office des congrès et du tourisme du grand Montréal.Bien sûr, c\u2019est le casino qui est la nouvelle attraction touristique vedette.Sa fréquentation a attiré le nombre impressionnant de 369 000 personnes en mai et de 1 656 000 pour les cinq premiers mois de 1994.Le Vieux-Port a toutefois vu sa fréquentation tomber pour la deuxième année consécutive.En mai 1992, à l\u2019occasion du 350e anniversaire de Montréal et de l\u2019inauguration des rives modifiées du Saint-Laurent à l\u2019ancien Quai Jacques Cartier, on avait enregistré 1 088 000 visiteurs par rapport à 568 000 en mai 1993 et 537 000 en mai 1994.On semble avoir rejoint une vitesse de croisière.La fréquentation du Biodôme et du Jardin botanique a également décrû d\u2019une manière fort importante.Le Biodôme a attiré 113 000 entrées en mai 1993 mais seulement 80 000 en mai 1994.Le Biodôme fut inauguré le 20\tjuin 1992 et sa clientèle est à peu de choses près la même qu\u2019au Jardin botanique.A celui-ci, on a compté 93 000 entrées en 1993 et 78 000 en 1994.Musée des beaux-arts Des 10 principaux musées montréalais, seul le Musée des beaux-arts a amélioré sa performance en 1994.Sa clientèle fut de 17 500 en mai 1991, elle a augmenté à 23 700 en mai 1992, s\u2019est stabilisée à 22 300 en mai 1993 pour soudainement doubler à 56 200 en mai 1994.Ce nombre d\u2019entrées a été dépassé seulement en mai 1990 avec un total de 57 200 visiteurs.Ensuite, le Planétarium a attiré, à peu de choses près, le même nombre de visiteurs que le Musée d\u2019archéologie et d\u2019histoire, 21 000 visiteurs.Sa progression fut de 50% par rapport à l\u2019an dernier.Par contre, le Musée d\u2019archéologie a vu sa clientèle régresser de 25 000 à 21\t000 spectateurs.Pour son premier mois d\u2019activité en mai 1992, ce musée n\u2019avait attiré que 14 000 visiteurs pour son inauguration.Le Musée d\u2019art contemporain n\u2019a obtenu qu\u2019une fréquentation de 14 400 personnes en mai, à peine plus qu\u2019en 1993.A son ouverture, en mai 1992 également, il avait attiré 17 600 personnes.On ne peut pas dire que ce musée à la cote du public.Le Musée McCord a aussi des problèmes de fréquentation.Il avait lui aussi réouvert en mai 1992 et attiré 19 400 personnes.En mai 1994, celle-ci a glissé à 8 500 personnes, le même nombre que l\u2019an dernier.Le phénomène n\u2019est guère différent au Centre d\u2019histoire de Montréal qui a compté 7 300 visiteurs en mai.Le Centre canadien d\u2019architecture vient au septième rang de ces institutions qui attirent les touristes.Le CCA avait attiré 7 700 visiteurs en mai 1990, mais il n\u2019en a enregistré que 5 200 en mai 1994, ce qui est à peu de choses près la performance de mai 1991 et de mai 1992, mais mieux qu\u2019en 1993.Viennent ensuite le Châteaq Rame-zay, la Maison Sir Georges-Etienne Cartier, le Musée David Stewart et le Musée Dufresne des arts décoratifs.Les autres institutions à attirer les touristes sont le Zoo de Granby, le Musée du commerce de la fourrure, le Parc Safari et le Centre d\u2019interprétation du Canal Lachine où les taux de fréquentation sont du même ordre que le CCA et le Musée McCord.Accord avec le département de la Justice et la Commission européenne Microsoft s\u2019en tire à bon compte Seattle (Reuter) \u2014 L\u2019accord conclu par Microsoft Corp avec le département américain de la Justice et la Commission européenne, qui accusaient de concurrence déloyale le numéro un mondial du logiciel, est en réalité favorable à la société, déclarent des analystes.Microsoft a promis de modifier la manière dont elle accorde la licence de ses produits aux fabricants de micro-ordinateurs.Elle avait été accusée d\u2019user de contrats «exclusifs et anti-concurrentiels» afin de gêner la concurrence.Pour les analystes du milieu de l\u2019informatique, cet accord ne devrait avoir que peu d\u2019effet, s\u2019il en a un, sur l\u2019activité de la société, mais aura surtout pour avantage d\u2019éviter de longs et coûteux frais de justice.Il écarte également la menace brandie par les autorités d\u2019un éclatement autoritaire de la société, pour permettre à la concurrence de mieux se développer.Cela faisait quatre ans que le gouvernement enquêtait sur l\u2019affaire.La Federal Trade Commission, saisie de l\u2019affaire pendant trois ans, n\u2019a pris aucune décision, les membres de cette instance étant divisés.C\u2019est alors que le département de la Justice a pris l\u2019affaire en main, l\u2019année dernière, le nouveau gouvernement Clinton semblant alors déterminé à réaliser une avancée décisive dans le domaine de la lutte contre les pratiques anti-concurrentielles en choisissant une des sociétés-phares de la dernière décennie.Mais on remarque que l\u2019accord ne fait aucune mention d\u2019une des plaintes les plus insistantes des concurrents de Microsoft, à savoir qu\u2019en dominant les systèmes d\u2019exploitation des PC, elle dispose aussi d\u2019un avantage dans les applications, comme les traitements de texte.«Tout cet aspect des plaintes de l\u2019industrie de l\u2019informatique n\u2019est même pas évoqué», dit Dwight Davis, directeur de Windows Watcher, une lettre confidentielle consacrée à Microsoft.David Bradford, avocat de la société rivale Novell Inc, qui a apporté dans l\u2019affaire la plainte de l\u2019Union européenne, admet que l\u2019accord «n\u2019est pas aussi vaste que nous l\u2019aurions souhaité».Il pense cependant que cet accord est favorable à des sociétés comme Novell et IBM qui fabriquent des systèmes d\u2019exploitation concurrentiels de Microsoft Mais les analystes du secteur soulignent que la bataille des systèmes d\u2019exploitation a déjà été largement remportée par Microsoft.Cette domination, ajoutent-ils, devrait se maintenir l\u2019année prochaine avec le lancement de «Chicago».Cette nouvelle version de l\u2019interface graphique Windows fonctionnera comme un système d\u2019exploitation supplantant le DOS, même si elle use toujours de programmes DOS.IBM, qui dominait autrefois (informatique, a dû se battre en justice pendant 13 ans avant de voir la plainte contre elle retirée dans les premières années de (administration Reagan.Toute cette affaire aura coûté à Microsoft moins cher qu\u2019une banale affaire de non-respect de brevet pour laquelle elle a accepté de payer à une petite société californienne, Stac Electronics Co, la somme de 83 millions de dollars sur plusieurs années.Vie de chien à la SPCA de Montréal LE DEVOIR L\u2019Académie de médecine vétérinaire du Québec (AMVQ) s\u2019inquiète de la situation qui prévaut au refuge de la SPCA à Montréal.Le Dr Normand Plourde, président de (Académie a fait parvenir vendredi une lettre à ce sujet à M.Alex Wolf, directeur général de la SPCA canadienne à Montréal.M.Plourde a visité les locaux de la SPCA plus tôt cette semaine et il écrit que cette visite lui a permis de «constater (état déplorable de certains ani- maux placés sous la garde de la Société».Le vétérinaire décrit des conditions de détention concentrationnaires et se plaint d\u2019euthanasies jugées inutiles avant d\u2019ajouter que «les locaux et leurs conditions d\u2019entretien, les équipements ainsi que les médicaments disponibles ne sont pas adéquats».L\u2019AMVQ représente plus de 450 médecins vétérinaires qui pratiquent dans le domaine des animaux de compagnie au Québec.Quand remarchera-t-on sur la Lune?~V\\7ashington (Reuter) \u2014 Vingt-V V cinq ans après le succès de la mission Apollo 11, les scientifiques, bridés par les contraintes financières, s\u2019interrogent sur la date du retour de (Homme sur la lune.«Ce n\u2019est pas sur nos écrans de contrôle», regrette Mark Hess, porte-parole de la Nasa.«Les priorités financières sont telles que nous ne pouvons faire en ce moment de lourds investissements pour retourner sur la Lune», explique Carl Pilcher, responsable de la Nasa.Si le premier homme à poser le pied sur la lune le 20 juillet 1969 était américain, il est probable que toute nouvelle expédition serait internationale et impliquerait le concours de (Europe et du Japon.ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MAROUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTEUECTUEllE IfGER ROBIC RICHARD AVOCATS S5.ST-JAC01IIS.MONTREAL OUtBEC H2V 3X2 Fn (514)845 787* TB : (SK) M R' Cet examen a notamment mis à jour les faiblesses ¦> d\u2019institutions publiques aussi importantes que la Société des établissement de plein air du Québec (SE-PAQ) et d\u2019Hydro-Québec quant au choix des promoteurs privés de petites centrales et des bénéficiaires des forces hydrauliques du domaine public, cédés ici sans appel d\u2019offres et à des conditions dénoncées par plusieurs.La SEPAQ a notamment été mise en cause dans ce dossier pour avoir privilégié, au prix de concessions fort critiquées, le projet de la société MCQ-Hydro Canada Inc aux dépens d\u2019un projet de moindre impact mis de l\u2019avant au même moment par les Montagnais.Les Jeannois n\u2019ont pas accepté, d\u2019autre part, que les 10 millionsS, qpi seront versés en 25 ans par les promoteurs à la SEPAQ, puissent être versés, en tout, ou en partie, dans le budget global de cette société d\u2019Etat au lieu de servir exclusivement au développement de la région.Engagements qui pourraient fondre Ils n\u2019ont pas apprécié, non plus, d\u2019apprendre que les engagements pris par le promoteur pour préserver la chute du village «fantôme» de Val Jalbert pourraient fondre si la SEPAQ en convenait avec les promoteurs.La chose est d\u2019ailleurs d\u2019autant moins rassurante que la SEPAQ est officiellement en instance de privatisation, ce qui fera passer ses droits et obligations à des : intérêts privés.Le dossier a aussi pris une teinte hautement politique du fait que deux des propriétaires de MCQ-Ca-nada Inc sont MM.Fernand JLalonde et Pierre Lajoie.M.Lalonde a été ministre d\u2019Etat et Solliciteur général ! du Québec dans le gouvernement Bourassa entre 1973 et la défaite de 1976 pour réapparaître comme leader parlementaire libéral jusqu\u2019en mars 1984.Le gouvernement Bourassa lui a confié notamment la privatisation de Québec Air, en 1986, et de Dofors, en 1987.Quant à M.Lajoie, il fut président par intérim du Parti libéral du Québec quelques mois en 1973.MCQ-Hydro-Canada Inc veut harnacher les eaux de la Ouiatchouan, à Val Jalbert, pour en tirer 24 MW, qui seront achetés par Hydro-Québec pendant 25 ans.La société d\u2019Etat versera au cours de cette période à MCQ entre 6 et 13,4 millions$ par année en revenus bruts, ce qui rapportera cumulativement aux promoteurs plqs de 231 millions$ en 25 ans.La SEPAQ, qui cède les forces hydrauliques de la chute publique, touchera comparativement 10 millions en 25 ans, mais seulement le cinquième durant les 10 premières années alors que cet argent a plus de valeur.Ces turbines à dollars produiront des revenus qui atteindront plus de 28 millions$ par année dans 50 ans, si le contrat est renouvelé une seule fois! MCQ et la SEPAQ se sont entendus pour garder à la chute une certaine allure, soit six mètres cubes à la seconde l\u2019été, durant la période touristique, et un peu plus de 2 m/s la nuit et le reste de l\u2019année.Son débit régulier est souvent de quatre à cinq fois supérieur.Gonfler la chute La SEPAQ pourra toujours obtenir plus d\u2019eau si elle veut gonfler la chute pour des spectacles mais devra la remettre plus tard aux promoteurs.Le débit réservé par ces derniers ne sera exigible, ont-ils dit, que si l\u2019eau est disponible et en fonction de la gestion du lac des Commissaire, en amont.Ce dernier est géré par le ministère de l\u2019Environnement et de la Faune (MEF) en vertu d\u2019un contrat avec Alcan, pour assurer une réserve d\u2019eau supplémentaire aux barrages privés de l\u2019aluminerie, à l\u2019embouchure du lac Saint-Jean.MCQ devra se contenter de turbiner l\u2019eau disponible car elle n\u2019aura aucun réservoir.Plusieurs mémoires ont souligné qu\u2019aucune expérience n\u2019avait démontré que le débit réservé de 6 mètres/seconde le jour maintiendra l\u2019esthétique de la célèbre chute.De nombreux autres mémoires, dont celui des Montagnais, ont aussi noté que les 2 mètres seconde réservés pour la nuit n\u2019assureront pas une vie aquatique normale dans le bout de rivière qui sépare la chute du lac.Plusieurs ont souligné les carences que contient, à leur avis, cette étude d\u2019impacts quant aux impacts fauniques en amont et en aval du site.En réalité, ce projet aura aussi des effets draconiens sur la portion de rivière en haut de la chute.En effet, le haut de la chute ne formera pas un réservoir.La prise d\u2019eau de la centrale serait installée plus de 2 km en amont, ce qui laisserait peu d\u2019eau à la rivière, ce dont souffriront les espèces de l\u2019estuaire.Les Montagnais devaient, de leur côté, révéler un aspect très instructif de ce dossier.Ils avaient commencé à préparer en 1990 un projet de mini-centrale mais plus en amont sur le cours d\u2019eau, cq qui épargnait le site historique.Ils ont informé la SEPAQ cje leur projet en 1991, soit avant que cette société d\u2019Etat ne cède ses droits de chute à l\u2019occasion d\u2019un deuxième protocole avec MCQ.Mais entre le premier protocole, signé avec MCQ en 1990, et le deuxième, il y a eu pn changement important dans la philosophie de la SEPAQ à l\u2019endroit du projet.La priorité accordée d\u2019abord à la mise en valeur du patrimoine historique et naturel de Val Jalbert est devenue, en deux ans, une stratégie de protection de l\u2019aspect visuel et de la vocation récréo-touristique, ont noté plusieurs intervenants.«Cédé ses droits» Mais surtout, les Montagnais ont mis en évidence que, même informée de l\u2019existence d\u2019un projet potentiellement plus respectueux du site, la SEPAQ a cédé ses droits de chute, sans appel d\u2019offres, à une des grandes éminences grises du gouvernement, ce que les Amérindiens, ont qualifié «d\u2019immoral» de la part d\u2019une société d\u2019Etat investie d\u2019une responsabilité sociale et économique.Plusieurs mémoires ont aussi souligné que l\u2019étude d\u2019impact, pourtant jugée conforme aux règlements par le MEF, ne comportait aucune justification énergétique, Hydro-Québec se contentant d\u2019invoquer, outre son Plan de développement, les retombées économiques et l\u2019amélioration de la flexibilité de son réseau local! Ce qui est nouveau et révélateur d\u2019une nouvelle vision économique, c\u2019est l\u2019attaque tous azimuts lancée autant par les groupes environnementaux que les acteurs institutionnels sur la valeur économique de ce projet.Le site de Val Jalbert, un des piliers récréo-touris-tiques de la région, a nécessité 4 millions$ en 20 ans et génère aujourd\u2019hui 85 emplois saisonniers, quelque 300 000$ en profits nets annuels, ce qui ne tient pas compte des dépenses incidentes des 125 000 personnes qui l\u2019ont visité en 1993.Pour les Jeannois, cette ressource «renouvelable», qui profite à tous, est trop précieuse pour qu\u2019on y touche un tant soit peu au profit de quelques promoteurs.La région ne ramassera d\u2019ailleurs que 40% des 40 millions!?dépensés en phase de construction, et un seul emploi permanent par la suite.Le rapport du BAPE sera déposé le 2 septembre, à quelques semaines des élections.En attendant, la MRC, opposée au projet, a décidé de prendre l\u2019initiative du jeu: elle réclame de devenir propriétaire du site de Val Jalbert pour l\u2019opérer dans l\u2019intérêt de sa population.L\u2019histoire ne dit pas combien de mégawatts électoraux seront produits par cette histoire! Rivalités internes à l\u2019Immigration PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 La direction de l\u2019exécution de la loi au ministère de l\u2019Immigration était mal administrée, des rivalités internes et un manque d\u2019information nuisaient à son fonctionnement, et les fonctionnaires subissaient l\u2019impact d\u2019un mauvais équipement, a conclu une enquête de vérification interne du fédéral effectuée l\u2019art dernier.\t,\t.\t1 Un symptôme grave expliquait plusieurs problèmes: les employés du ministère avaient du mal à obtenir rapidement des renseignements sur les dossiers criminels des immigrants.L\u2019étude de neuf pages datée du mois d\u2019aout 1993 sur la direction de l\u2019exécution de la loi, qui a été obtenue grâce à la Loi d\u2019accès à l\u2019information, dépeint un service miné par une mauvaise administration, des communications déficientes et une sécurité inadéquate pour ses employés.\t( Les enquêteurs critiquent les règlements nuisant aux fonctionnaires qui recherchaient des donnéesxa-pides sur l\u2019assurance-chômage, la citoyenneté et les dossiers personnels des programmes sociaux \u2014 de l\u2019information qui aurait «facilité le travail d\u2019exécution de la loi et augmenté l\u2019efficacité».Les conclusions ont touché à plusieurs aspects: ¦ pas de planification stratégique; ¦ collecte limitée d\u2019information; ¦ mauvaise gestion des renseignements; B surveillance inadéquate des règles d\u2019exécution de la loi; B manque d\u2019uniformité dans l\u2019application des politiques nationales, des priorités et des règles d\u2019application.Changements d\u2019adresse Le rapport de vérification interne indique que les fonctionnaires ne se fiaient pas aux renseignements qu\u2019ils tiraient de l\u2019informatique.Même de simples changements d\u2019adresse n\u2019étaient pas enregistrés en temps voulu.Il était parfois difficile d\u2019obtenir à temps des indications au sujet d\u2019activités criminelles.Ces conclusions se sont vérifiées récemment dims l\u2019affaire de la déportation du jeune Clinton Gayle, d\u2019origine jamaïcaine.\t\u2019 ?Le suspect de 25 ans a depuis fait l\u2019objet d\u2019un chef d\u2019accusation dans la mort d\u2019un policier torontois qui a été victime d\u2019une fusillade, le mois dernier.Il a aussi été écrit que pas suffisamment de renseignements étaient mis en commun, que les fonctionnaires de la direction n\u2019avaient pas de rapports assez étroits avec la GRC ou les agents des douanes, et que l\u2019importance des enquêtes était sous-estimée.TEL.: 9 85 - 3 3 4 4 ANNONCES CLASSEES FAX: 985-3340 I \u2022 N \u2022 D * E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 \u2022 199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 \u2022 250 Achat-vente-échange 251 \u2022 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES LES ANNONCES CLASSEES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 1 6 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit VISA PROPRIETES A VENDRE NOTRE-DAME-DU-PORTAGE, 150,000$.Lieu du tournage de la série Cormoran.Parmi les plus remarquables couchers de soleil au mondel Cette résidence située sur le bord du fleuve comprend: 4 chambres, foyer en brique au salon, meublée au complet, garage, terrain, 17,745 pi.ca.Pour info: Marc La-voie, Inter-Québec, (418)667-3466.PIERREFONDS, superbe maison, 2 400 p.c\u201e 4 c.c., 3 s/bain, garage, foyer, piscine creusée.874-1446.TERREBONNE, bungalow, 3 c.c., s/sol fini.2 s/bain, 81 900$.874-1446.COPROPRIETES C.D.N.: Nouveau sur le marché.Spacieux, impeccable, 31/2 avec terrasse, près Université.J.Pilon 739-1598.Trans-Action Mt-Royal.ILE-DES-SOEURS, condo, 2 c.c., foyer, piscine, stat.int, 130 000$.874-1446.OUTREMONT ADJ C0ND0 LE RICHE MONT Jeanne Mance près Laurier; 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que Damas s\u2019engage à une paix totale, en échange d\u2019un retrait sur le plateau du Golan.La Syrie réclame un engagement israélien pour un retrait total du Golan comme préalable à la paix.\u2022 Un responsable syrien a indiqué que «l\u2019acceptation par Israël d\u2019un retrait aux frontières d\u2019avant le 4 juin 1967 est le point de départ nécessaire pour ranimer les discussions et les faire aboutir à une paix globale».Pour préserver ce qui peut l\u2019être de la coordination arabe, élément fondamental de sa politique, Dardas, «inquiet et frustré» par les accords et discussions séparés de ses partenaires dans le processus de paix, a réagi au début avec un «certain mécontentement mais ensuite avec une réelle modération», selon un diplomat occidental.Malgré l\u2019effritement des rangs arabes, la coordination reste totale avec le Liban.Le président libanais, Elias Hraoui, l\u2019a encore répété ces derniers jours: «ligner la paix, le Liban le fera avec la Syrie et sera le dernier à signer», a-t-il dit.Le quotidien du parti au pouvoir, Al-Baas, a résumé récemment la position de Damas: «la Syrie est prête à discuter de tout» avec M.Christopher «mais sous réserve de l\u2019intangibilité de sa souveraineté nationale, des principes de la charte de l\u2019ONU et des résolutions internationales» prévoyant le retrait d\u2019Israël des territoires occupés.EN BREF ?TRAFIC DE PLUTONIUM RUSSE * * * » \u2022 ' 1 Bonn (Reuter) \u2014 L\u2019Allemagne s\u2019est alarmée du niveau atteint par le trafic de matières nucléaires après la saisie en mai de plutonium provenant de l\u2019industrie nucléaire russe.-«Nous avons atteint une nouvelle dimension spectaculaire», a déclaré samedi soir à la télévision allemande le rqipistre de la Chancellerie Bernd Schmidbauer.Ce trafic; qui a pour origine l\u2019industrie nucléaire russe, implique à la fois des gangs de type mafieux et des responsables d\u2019organisations étatiques, a-t-il ajouté.Selon le magazine Der Spiegel qui cite des responsables des services de sécurité, 150 kg de plutonium seraient sur le marché en Europe, soit assez pour fabriquer cinq bombes atomiques.-?- L IRA EXÉCUTE UNE INFORMATRICE Belfast (AFP) \u2014 L\u2019Armée républicaine irlandaise (IRA) a annoncé hier avoir «exécuté» une femme de Belfast, accusée par l\u2019organisation clandestine d\u2019être une «informatrice» de la police antiterroriste.Le corps d\u2019une femme blonde avait été découvert, dans la matinée, en rase cam-pâgne, à Roslea, près de la frontière avec la république d\u2019Irlande.Dans un communiqué publié à Belfast, l\u2019IRA a revendiqué l\u2019exécution, précisant que le corps de Caroline Moorhead avait étré abandonné à Roslea, après qu\u2019elle eût «avoué» avoir oeuvré «de plein gré et activement comme informatrice» de la branche antiterroriste de la police depuis septembre 1992.«Elle aurait eu la vie sauve si elle était venue d\u2019elle-même se présenter à l\u2019IRA», a affirmé le communiqué de l\u2019organisation républicaine.FUSILLADE PRÈS DE PARIS .Dneux (AFP) \u2014 Une agression à caractère raciste a ¦: fait un mort et sept blessés dont deux grièvement at-; tçints, dans la nuit de samedi à hier, à Dreux en grande-banlieue parisienne.Quatre jeunes gens, dont les identités n\u2019ont pas été révélées, étaient hier soir en garde à vue dans les locaux du commissariat de la ville, soupçonnés d\u2019être les auteurs des coups de feu tirés à partir d\u2019une voiture sur un groupe d\u2019immigrés arabes.Sept immigrés ont été blessés dont deux grièvement.Un cinquième jeune passager de la voiture, Stéphane Hubert, 22 ans, a été tué lors d\u2019un échange de coups de feu avec la police.La conversation entre Clinton et Assad a écarté la crainte de Damas de se retrouver isolé dans le processus de paix àmw PHOTO AP Des dizaines de milliers de réfugiés rwandais s'entassaient hier dans un camp près de la ville de Goma, au Zaïre.RWANDA L'aéroport de Goma est bombardé La France menace le FPR Goma (AFP) \u2014 Le Front patriotique rwandais (FPR) est entré hier après-midi dans la ville de Gisenyi, près de la frontière avec le Zaïre, a indiqué une source militaire française, alors qu\u2019un bombardement de l\u2019aéroport de Goma (est du Zaïre) a fait une dizaine de morts, selon des témoins.La ville de Gisenyi, située au nord-ouest du Rwanda, était le dernier fief du gouvernement intérimaire rwandais.A Kigali, hier soir, un haut responsable du FPR, Pasteur Bizimungu, a été nommé président de la république du Rwanda.Il a été choisi pour un période de cinq ans.Le président doif prêter serment mercredi.A Paris, le gouvernement français a condamné hier les tirs de mortiers, imputés aux rebelles rwandais.Face aux menaces d\u2019incursion du FPR dans la zone de protection française, dans le sud-ouest du Rwanda, le ministère des Affaires étrangères a également rappelé que toute activité militaire y était interdite.En effet, hier le FPR a menacé de «pénétrer dans la zone de sécurité humanitaire» mise en place par la France au Rwanda «si des anciens dignitaires du régime rwandais sont autorisés à le faire».«Si la France accepte que des dirigeants de l\u2019ancien régime et des soldats des forces régulières pénètrent dans cette zone, nous les poursuivrons», a déclaré le major Shabane, porte-parole du FPR.La France confirme aussi la suspension du pont aérien humanitaire avec Goma, où sont massés des centaines de milliers de réfugiés rwandais.«La France condamne les bombardements contre les populations civiles réfugiées à Goma au Zaïre qui se sont produit cet après-midi.Ces tirs de mortier notamment contre l\u2019aéroport ont provoqué la mort de 60 personnes, dont une large majorité d\u2019enfants, et causé de nombreux blessés graves», lit-on dans un communiqué du Quai d'Orsay.Citant le général canadien Roméo Dallaire, chef de la Mission des Nations unies d\u2019assistance au Rwanda (MINUAR), le ministère français ajoute que «ces tirs, qui provenaient de l\u2019Est et donc du Rwanda, étaient vraisemblablement d\u2019origine FPR».Selon une source militaire française à Goma, le FPR est entré hier après-midi dans Gisenyi, obligeant les Forces armées rwandaises à se replier sur le Zaïre.Le FPR a par ailleurs coupé la route au niveau de Rutsiro entre Gisenyi et Kibuye, limite de la zone humanitaire sous contrôle des troupes françaises.Un officier français a été blessé hier après-midi à Goma, a annoncé une source militaire française.Par ailleurs, un «accrochage» entre soldats français et forces du FPR s\u2019est produit dimanche en fin d\u2019après-midi «à trois kilomètres à l\u2019intérieur de la zone humanitaire sûre contrôlée par la France» dans le sud-ouest du Rwanda, a annoncé hier à Goma un porte-parole militaire français.L\u2019accrochage, survenu à hauteur de Ru-bengera au nord de la ville de Kibuye, n\u2019a pas fait de blessés dans les rangs français, a précisé le lieutenant-colonel Didier Bolel-li.Les forces françaises de l\u2019opération Turquoise «prennent acte que le FPR est entré dans la zone française», a ajouté l\u2019officier, indiquant que la France avait demandé «l\u2019intervention de la MINUAR pour qu\u2019elle proteste auprès du FPR».«Nous craignons des provocations», a conclu le lieutenant-colonel Bolelli.Les Casques bleus au Rwanda L'ONU impuissante à déployer sa force JOCELYN COULON LE DEVOIR Malgré la création d\u2019un système de réserve de soldats destinés aux missions de maintien de la paix, les Nations unies ont échoué à dépêcher rapidement des soldats au Rwanda.En mai dernier, le secrétaire général de l\u2019ONU, Boutros Boutros-Ghali, annonçait que le bureau des Forces en attente avait mis sur pied un système d\u2019arrangements relatifs à des forces et moyens de réserve pour le maintien de la paix.Ce système vise à permettre à l\u2019ONU de se faire une idée précise des forces et autres moyens que tout Etat membre pourrait tenir prêts pour les mettre à la disposition d\u2019une opération de maintien de la paix.Dans un rapport publié il y a quelques jours, Boutros-Ghali soulignait que 21 pays \u2014 dont le Canada \u2014 ont confirmé leur volonté de fournir quelque 30 000 soldats, policiers civils et personnel administratif ainsi que du matériel militaire spécialisé.Malgré la disponibilité théorique de ces soldats et de ce matériel militaire, l\u2019ONU n\u2019est pas encore en mesure Belgrade (AFP) \u2014 Les dirigeants des Serbes de Bosnie-Herzégovine ont multiplié ce week-end les déclarations augurant d\u2019un rejet aujourd\u2019hui du plan de paix malgré les fermes menaces des grandes puissances et les pressions de Belgrade.Le «parlement» autoproclamé en octobre 1991 par les Serbes bosniaques se réunit aujourd\u2019hui à Pale (fief des Serbes bosniaques, près de Sarajevo) pour statuer sur le plan du groupe de contact (Etats-Unis, Russie, Union européenne) qui attribue aux Serbes 49 % de la BosnieHer-zégovine contre 51 % à la fédération formée sous l\u2019impulsion de Washington par les parties musulmane et croate bosniaques.«Il y a de fortes chances que notre parlement rejette le plan parce qu\u2019il demande à la République (autoproclamée sur 70 % du territoire de la Bosnie) de renoncer à 13 grandes villes, à des voies de communication, des vallées et des centrales électriques», a déclaré samedi le leader serbe bosniaque Radovan Karadzic.Dès la présentation de ce plan, le 6 juillet à Genève, M.Radovan Karadzic avait annoncé la couleur en le qualifiant de «diktat américain» ainsi que de «peu sérieuses» les menaces des grands de lever l\u2019embargo sur les armes au profit des Musulmans si la pairie serbe rejetait le plan.Sans jamais prodiguer de recommandations ouvertes sur le choix à faire, M.Karadzic a au gré de ses déclara- Tunis (Reuter) \u2014 Les ambassadeurs du Yémen et d\u2019Oman en Algérie restaient introuvables hier, trois jours après leur disparition dans le nord de l\u2019Algérie, mais l\u2019agence de presse d\u2019Oman a déclaré savoir que l\u2019ambassadeur du sultanat était en vie.De Dubai, l'agence omanaise de presse a rapporté que l\u2019ambassadeur d\u2019Oman était sain et sauf, sans fournir de précision sur l\u2019endroit où il se trouve ni sur le sort de son collègue yéménite.Elle déclare avoir obtenu ces informations des services de sécurité algériens, selon lesquels Hilal bin Sa-lerp Assiyabi «était sain et sauf, et en bonne santé».A Alger, avant l\u2019annonce de l\u2019agence omanaise, la radio algérienne avait déclaré hier après-midi qu\u2019il n\u2019y avait rien de nouveau dans cette affaire.«La situation pour nous reste la meme.On nous a in- de confirmer que sa mission au Rwanda (MINUAR), dirigée par le général canadien Roméo Dallaire, obtiendra les 5500 soldats que le Conseil de sécurité a autorisé en mai dernier.«Le système des forces de réserve s\u2019est révélé d\u2019une utilité minimum dans le cas du Rwanda, dit Fred Eck-hard, porte-parole des Nations unies à New York.Ce, système est trop récent et il n\u2019y a pas suffisamment d\u2019Etats qui y ont adhéré».En plus des 450 Casques bleus déjà présents à Kigali, quelque 800 Ghanéens et Canadiens arriveront au Rwanda vers la fin du mois de juillet.M.Eckhard estime que l\u2019ONU n\u2019a pas encore reçu d\u2019offre ferme pour les 4000 autres Casques bleus qui devaient être déployés d\u2019ici la fin septembre.Au bureau des Forces en attente, un conseiller militaire fait remarquer que l\u2019utilisation des ressources des Etats participant au système de réserve est liée à de nombreuses conditions.«Il faut comprendre que les Etats qui nous ont promis des troupes ont aussi posé des conditions à leur utilisation, dit-il.Ainsi, certains pays refusent de voir leurs sol- fions ces derniers jours reproché au plan d\u2019occulter le statut de Sarajevo, sur lequel il a des visées, ainsi que l\u2019açcès de sa «république» à la mer Adriatique.A Belgrade, le président de Serbie Slobodan Milosevic, toujours considéré par la communauté internationale comme le détenteur de la clé du conflit bosniaque, se défend de pouvoir infléchir la position de son impétueux disciple.M.Karadzic semble de nouveau en disgrâce à Belgrade, comme en mai 1993, lorsque le président Milosevic le poussait à accepter le plan Vance-Owen sur la Bosnie.Il bénéficie en revanche du soutien de l\u2019église orthodoxe serbe, dont le chef, le patriarche Pavle, effectue une visite dans les territoires sous contrôle serbe.Grands voyageurs, les Belgradois perdent l\u2019espoir de voir, comme promis, se rouvrir l\u2019aéroport de Belgrade en cas de «oui» serbe bosniaque au plan de paix.L\u2019intransigeance des Serbes de Bosnie peut s\u2019expliquer par le succès de la politique du fait accompli, pratiquée jusqu\u2019ici et les hésitations de la communauté internationale à mettre à exécution ses menaces.M.Karadzic estime qu\u2019il peut encore gagner du temps.Le président russe Boris Eltsine n\u2019a-t-il p^s proposé dimanche dernier à Naples aux sept chefs d\u2019Etat et de gouvernement du G7 de se réunir avec lui pour un sommet spécial sur la Bosnie au cas où le plan de paix ne serait pas accepté par les Serbes?formés que les recherches se poursuivent», a déclaré un diplomate contacté par téléphone depuis Tunis.L\u2019ambassadeur yéménite Kacem Askar Djebrane et son homologue d\u2019Oman ont été portés disparus vendredi dans la région de Khemis al Kechna, à une trentaine de km au sud-est d\u2019Alger.Leur véhicule carbonisé a été découvert dans le village d\u2019Ouled-Dehadj, à 10 km de là.Le secrétaire général du ministère algérien des Affaires étrangères a cherché à rassurer une délégation de diplomates arabes en leur déclarant que les «autorités algériennes au plus haut niveau» ont accordé un «intérêt particulier» à la disparition des deux ambassadeurs*.Les autorités algériennes ont déployé un important dispositif de sécurité pour tenter de retrouver les deux hommes qui, selon les services de sécurité algériens, visitaient la région sans en avoir informé les autorités.dats dépêchés dans une zone de combat.Ils préfèrent les missions de paix où un cessez-le-feu est effectif.«D\u2019autres pays offrent des troupes mais exigent que l\u2019ONU fournisse l\u2019équipement pour les soldats et le transport vers le lieu de déploiement», dit ce conseiller militaire.L\u2019officier fait aussi remarquer que les Etats qui ont adhéré au système des forces de réserve ont déjà de nombreux Casques bleus déployés dans une ou plusieurs des 16 missions en cours.Ces conditions ont jusqu\u2019ici empêché la constitution rapide de la force de Casques bleus de la MINUAR et son déploiement au Rwanda.M.Eckhard souligne que neuf pays africains et trois pays occidentaux ont manifesté un intérêt pour participer à la MINUAR.Les offres du Ghana (500 soldats) et du Canada (350 spécialistes de communication) sont fermeg, a-t-il dit «L\u2019Ethiopie a offert un bataillon (800 soldats), le Nigeria deux compagnies (300) et le Zimbadwe une compagnie (150), dit-il.Mais, il y a toujours des conditions au déploiement de ces unités».ITALIE Berlusconi exige des excuses d'un ministre Rome (Reuter) \u2014 Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a demandé hier au ministre de l\u2019Intérieur, Roberto Maroni, de retirer ses accusations à propos du décret sur la détention préventive ou de démissionner.Maroni, de la ligue du Nord, affirme être tombé dans un piège destiné à lui faire signer ce décret, qui limite le pouvoir d\u2019incarcération des juges anticorruption.Berlusconi continue de défendre bec et ongles son décret supprimant la détention préventive pour les personnes soupçonnées de corruption, et a jugé faux et insultants les propos de son ministre.«J\u2019attends une lettre de Maroni dans laquelle il retire ce qu\u2019il a dit ou présente sa démission», a déclaré Silvio Berlusconi.Cet ultimatum s\u2019inscrit dans l\u2019épreuve de force engagée à propos du décret entre le premier ministre et la Ligue du Nord, le parti de Roberto Maroni.Le porte-parole du gouvernement, Giuliano Ferrara, a reconnu à la télévision italienne que le gouvernement était au bord de la crise.Le président de la Ligue, Umberto Bossi, dont le parti a bâti sa réputation sur la lutte contre la corruption, a déclaré hier que Roberto Maroni ne devait ni démissionner ni s\u2019excuser.Maroni avait demandé samedi aux dirigeants de son parti de décider s\u2019il devait ou non rester à son poste.Sans la Ligue, le gouvernement de coalition de Silvio Berlusconi perdrait la majorité au parlement Umberto Bossi a déclaré avoir demandé au gouvernement de retirer le décret et d\u2019élaborer un nouveau projet de loi concernant la détention préventive.Roberto Maroni a expliqué que le décret-loi tel qu\u2019il a été publié diffère du texte qu\u2019il avait approuvé.Il a ajouté avoir reçu des assurances selon lesquelles les suspects de corruption ne seraient pas libérés de prison.«Le texte final que nous avons approuvé a été remanié et ne doit pas devenir loi», souligne Maroni qui dénonce «une tromperie» dans une interview publiée hier par lUnita.Le ministre de la Justice.Alfredo Biondi, auteur du texte, a accusé Roberto Maroni d\u2019ètre un menteur.«Ce sont les mensonges d\u2019un enfant», a-t-il déclaré, précisant que le gouvernement disposait d\u2019une semaine supplémentaire pour résoudre la crise.Les Serbes de Bosnie pourraient rejeter le plan de paix ALGÉRIE L'ambassadeur d'Oman serait vivant A () I.K I) K V 0 I It I.II N I) I « .1 II I I, I.K T I II II EDITORIAL La jungle des règlements Gilles Lesage Faisant flèche de tout bois, ne négligeant aucun geste qui puisse lui rapporter quelque dividende électoral, le premier ministre ne cesse de bouger.Ses décisions de toutes sortes font preuve de sa détermination et de sa célérité.Après une nouvelle ronde de privatisations et la relance de Pex-usine de Cascades à Port-Cartier; après le casino de l\u2019Outaouais et une nouvelle ligne de transport d\u2019électricité à Percé; avant l\u2019annonce d\u2019investissements de quelque 250 millions $ de Domtar à Lebel-sur-Quévillon, samedi, et la rencontre-éclair des premiers ministres à Ottawa, aujourd\u2019hui, M.Johnson a pris soin de mettre en relief un train de mesures susceptibles d\u2019alléger le fardeau réglementaire et administratif des entreprises, surtout des 170 000 PME.Q u\u2019en est-il de cette nouvelle tentative de faire le ménage dans la jungle de la paperasse et des tracasseries bureaucratiques?L\u2019allégement recherché pour les entreprises ne risque-t-il pas de se faire au détriment des travailleurs et consommateurs?Sous prétexte d\u2019être plus léger et moins tatillon, l\u2019État ne néglige-t-il pas une partie de sa mission essentielle?A quel prix le développement économique, n\u2019importe lequel?Ces questions, et d\u2019autres tout aussi pressantes, obligent à tempérer l\u2019enthousiasme que manifestait le chef du gouvernement, mercredi, d\u2019autant que ce n\u2019est pas la première fois que les libéraux s\u2019attaquent à la déréglementation.C\u2019est même une de leurs cibles favorites depuis une quinzaine d\u2019années.Alors dans l\u2019opposition, les libéraux dénonçaient à qui mieux mieux la manie des péquistes d\u2019étendre partout les tentacules étatiques, de multiplier les officines et de laisser proliférer les contrôles.Eux, à l\u2019inverse, se faisaient fort de réglementer moins et mieux.C\u2019est d\u2019aillleurs le titre du volumineux rapport que le comité présidé par le député Reed Scowen a préparé pour le gouvernement Bourassa dès son retour au pouvoir, et qui a été rendu public il y a eu huit ans au début de ce mois, en juillet 1986.Or, il est troublant de constater qu\u2019au-delà du vocabulaire, du style et de l\u2019accent, il y a de nombreuses similitudes entre le rapport Scowen et celui du groupe d\u2019intervention, présidé cette fois par le député libéral de Saint-Jean, M.Michel Charbon-neau, et dont M.Johnson fait son miel.On parlait alors de maîtriser le monstre administratif créé par la multiplication des actes réglementaires; on en parle de plus belle.En 1986, les libéraux pointaient du doigt la réglementation sur la santé et la sécurité au travail, le code du travail et les décrets d\u2019extension de convention collective; ces irritants sont encore à l\u2019ordre du jour.Et parmi les mesures aptes à encourager les PME, M.Scowen recommandait que soient évalués les coûts et les avantages économiques de tout projet de règlement, et que soit établi un processus préalable de consultation avec les représentants des entreprises.Que pensez-vous que M.Charbonneau suggère, huit ans plus tard?La même chose, à toutes fins utiles.Est-ce à dire que rien n\u2019a été fait entretemps, que le «nouveau» gouvernement libéral recycle tant bien que mal ce que l\u2019ancien n\u2019a osé ou pu faire?Il y a de cela en partie, certes.Mais le gouvernement a lancé quelques réformes majeures qui font encore des vagues, notamment dans le secteur de la construction domiciliaire.Mais il a, en même temps, dû faire face à des réalités incontournables.Il s\u2019est fait rappeler, comme il se doit, que la création d\u2019emplois à tout prix s\u2019arrête là où la loi de la jungle se pointe dans les relations de travail.Au surplus, pour une officine qui réussit à alléger ses relations avec les citoyens, deux ou trois autres augmentent les demandes de permis, de vérifications, de contrôles.C\u2019est un peu la quadrature du cercle.Si le gouver- À quel prix le répit pour les entreprises?nement réduit les exigences quant à la sécurité du travail, les travailleurs sont assurés d\u2019en faire les __ libres toujours instables et précaires.frais.S\u2019il prétend réduire le travail au noir, il risque d\u2019augmenter de façon dramatique le travail au rabais et dans des conditions périlleuses.La souplesse que tous souhaitent est bourrée d\u2019écueils et de périls.Conscient de ces obstacles, et surtout soucieux de ne pas troubler la «paix sociale» qu\u2019il recherchait par-dessus tout, M.Bourassa a bougé prudemment, à peine à vrai dire.Quelques réformettes ici et là, avec une pointe plus aiguë dans le secteur de la construction, en fin de mandat.Donc, une offensive fort limitée, et la guerre appréhendée n\u2019a pas eu lieu.De fait, seulement en 1993, on a adopté ou modifié 634 règlements au Québec- Compte tenu des objectifs initiaux et surtout de l\u2019humeur des libéraux conservateurs, on est porté à se réjouir qu\u2019ils n\u2019aient pu alléger comme ils le voulaient les normes de la CSST ou celles de la loi anti-briseurs de grève (anti-scabs).Ce qui n\u2019empêche que les efforts pour atténuer les tracasseries, le red tape, ne doivent pas être abandonnés.Il n\u2019est pas facile de faire la lutte au dragon étatique qui, telle une hydre \u2014 cet animal fabuleux à sept têtes, auquel il en renaissait plusieurs dès qu\u2019on lui en coupait une \u2014 se recompose à mesure qu\u2019on tente de le détruire.Il le faut pourtant.Mais il y a la manière.Dans son rapport de juillet 1986, M.Scowen proposait notamment de créer un conseil permanent de la législation et de la réglementation, de mettre à jour la réglementation et de la réviser périodiquement, et de revaloriser le rôle des parlementaires.Prudent à l\u2019extrême et soucieux de ne pas faire de vagues, M.Bourassa a négligé ces suggestions centrales, préférant y aller à la pièce et au gré des pressions.Plus déterminé et désireux de faire ses preuves rapidement, M.Johnson reprend à son compte, avec le rapport Charbonneau, un certain nombre des recommandations d\u2019il y a huit ans.Mais il risque de buter sur les mêmes obstacles, et pour les mêmes raisons.Que tout soit mis en œuvre pour alléger la bureaucratie, réduire les délais, éviter les dédoublements et éliminer les contrôles inutiles, rien de plus nécessaire et salutaire.Que, de la même manière qu\u2019un citoyen n\u2019a qu\u2019un seul numéro d\u2019assurance sociale, chaque entreprise n\u2019ait qu\u2019un seul identifiant gouvernemental, au lieu de 10 à 12 comme c\u2019est le cas au Québec, ça devrait aller de soi.De même, pour le guichet unique d\u2019information et de référene pour les entrepreneurs.Toutefois, au-delà de ces allégements et de plusieurs autres qui relèvent du simple bon sens, le danger vient de ce qui est agréable pour les entreprises \u2014 moins de formulaires, moins de temps perdu, plus de profits \u2014 peut devenir le cauchemar de leurs employés et des consommateurs de leurs biens et services.Ainsi, en matière d\u2019environnement, les règlements que l\u2019on élimine portent d\u2019habitude sur les mécanismes de protection.Et le développement à tout prix vient en conflit avec le développement durable.M.Johnson dit qu\u2019il en a assez des tergiversations et des rapports qui prennent la poussière sur les tablettes.Fort bien.Ce n\u2019est quand même pas une raison, surtout à la veille de l\u2019élection, pour jeter de la poudre aux yeux, faire miroiter des objectifs contradictoires et jouer maladroitement avec des équi- J\u2019ai choisi l\u2019Eglise Étonnant, c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire, le discours de Bourgault sur l\u2019école, dans Le Devoir du 5 juillet 199,4.Étonnant ce discours qui nous déclare tous hypocrites et intégristes, si nous ne pensons pas comme ce «ma-gister», averti des comportements à tenir sur les choses de la foi.Étonnant ce discours, qui pointe du doigt, crime de lèse-adéquation, ceux et celles qui ne vont pas à l\u2019église et qui ont l\u2019indécence de «réclamer l\u2019écple catholique» pour leurs entants.Étonnant ce discours, quand on soupçonne les «professeurs de pastorale» de s\u2019inscrire dans la mouvance «des ayatollahs de tout acabit», alors qu\u2019ils se situent dans la ligne et la volonté des parents du Québec, qui réclament l\u2019école catholique à 90 %.Étonnant discours en effet, quand il qualifie la hiérarchie catholique d\u2019hypocrite alors qu\u2019elle ne fait que rappeler aux parents «leur droit de choisir le genre d\u2019éducation à donner à leurs enfants» (Déclaration universelle des droits de l\u2019homme, article 36), alors qu\u2019elle ne fait que rappeler la Charte des droits et libertés de la personne: «Les parents.ont le droit d\u2019exiger que, dans les établissements d\u2019enseignement publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions dans le cadre des programmes préyus par la loi».Étonnant jusqu\u2019à la fin ce discours, aussi bien lorsqu\u2019il parle «des méfaits de cette école confessionnelle» et qu\u2019il se déclare prêt à la combattre LETTRES -?- que lorsqu\u2019il semble laisser croire que le baptême et le mariage à l\u2019église sont des superstitions.Peu importe les «abus de l\u2019école catholique», je les ai préférés pendant mes études élémentaires, classiques et universitaires aux autres abus dont un langage d\u2019aujourd\u2019hui se fait parfois le porteur.Je préfère que les jeunes soient «atteints» par l\u2019Évangile et qu\u2019Us puissent ainsi «se réunir dans le souvenir de Jésus».J\u2019ai trop reçu de l\u2019Église pour m\u2019achamer.J\u2019ai plutôt choisi de la remercier.Yvan Desrochers, prêtre Montréal, 7juillet 1994 \\ A Kanawake, on a consulté.Je m\u2019étonne.D\u2019aucuns questionnent le sens démocratique du Conseil de Bande de Kanawake.Et pourtant, avant d\u2019y autoriser un casino, ce conseil a tenu un référendum.Dans Charlevoix \u2014 et même à Montréal \u2014 rien de tel.Les brasseurs d\u2019affaires étaient d\u2019accord, alors tout le monde était d\u2019accord.Pourquoi consulter?Il me semble bien qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une leçon.Bien sûr, les casinos rapportent de l\u2019argent, mais on sait bien qu\u2019il y a d\u2019aubes moyens de développer l\u2019économie, de sortir les gens du chômage.Au fait, pourquoi n\u2019a-t-on tenu aucune consultation?Les marchandeurs des chambres de commerce sont-ils les .seuls à pouvoir s\u2019exprimer?A Kanawake, on a consulté.La majorité a dit non au Casino.Bravo pour ce bel exemple de démocratie! Serge Gauthier Notre-Dame-des-Monts, 4 juillet 1994 Possession d\u2019armes La hantise de l\u2019avènement d\u2019un état tyrannique au Canada cautionne-t-elle la possession chez-soi d\u2019armes d\u2019assaut sophistiquées?M.Blais, le 22 juin dernier conclut sans sourciller que l\u2019arme fait pour le particulier la différence entre la liberté et l\u2019esclavage! Un moyen plus efficace d\u2019éviter une dictature est de construire un meilleur climat social.Les grands tyrans de l\u2019histoire ont saisi le pouvoir à la faveur d\u2019un contexte économique désastreux où prévalaient pauvreté et chômage, terrain propice à tous les fanatismes.Existe-t-il une démarcation claire entre un citoyen honnête et un criminel?Les massacres les plus spectaculaires sont le fait de braves citoyens frustrés qui décident un jour de se faire justice.La loi C-17 vise à réduire le nombre de morts ou blessés liés à l\u2019utilisation d\u2019armes à feu, réduction qui passe par un contrôle et un enregistrement des armes.Où voit-on une interdiction totale de posséder des armes ou de pratiquer des sports olympiques?Pourquoi M.Blais ne peste-t-il pas contre la Régie de l\u2019assurance automobile et le gouvernement qui obligent les pauvres citoyens à enregistrer leur véhicule?Et à passer un examen de conduite pour obtenir un permis?Michèle Laframboi.se, Ing.jr Montréal, 27 juin 1994 Le premier ministre français sur le Rwanda.juin Ai DEL u mmi juîUEr AOÛT?AîbEZ LAFR^ ^ À AiDÇR LE Mm\\ mi LA FRANCE^ À SORTiRDuMDÜ ! A J.TV \\J 05 O TAnch-o JOURNAL I.E MONDE La fin du ressentiment Gatineau, le 11 juillet 1994 _______ Chère Ariane, L====! es «nouvelles» femmes sont extraordinairement intéressantes, disions-nous.Si les hommes n\u2019admettent pas ce minimum vital, moi je débarque! Comme si cette reconnaissance était portée au passif de l\u2019identité masculine.Le silence des hommes a as- N E sez duré.S\u2019il persistait, la mauvaise foi s\u2019installerait à demeure et la confiance indispensable sécherait comme morue au soleil.Mais je ne crois pas tellement à une reprise des hostilités, car un seul irréversible, telle une marée montante, a été franchi qui s\u2019incarne déjà dans nos entourages respectifs.Sommes-nous si marginaux que ça?Sûr que non.Ce qui manque toutefois \u2014 tenons-nous en aux hommes \u2014 c\u2019est le reflet vrai, senti, honnête, et vous diriez responsable des hommes à la réalité vécue par les femmes.Réalité pas facile, ni évidente.Je ne sais pas, moi, si beaucoup d\u2019hommes échangeraient leur vie pour celle des mutantes, ne serait-ce qu\u2019un mois par année.Bien ^ voilà.Un peu d\u2019empathie et de solida-\t^ rité humaine que diable! Les femmes n\u2019ont vraiment pas besoin d\u2019un reflet paternaliste du genre: «Ben oui, c\u2019est correct, vous êtes bien bonnes.Etes-vous contentes là?» Autrement dit, fi-chez-nous la paix avec vos beaux progrès et, surtout, fer-mez-la! Il y en a beaucoup, du côté des pouvoirs, qui auraient bien aimé que le féminisme s\u2019en tienne aux grandes réformes sociales, aux grands trucs fiscaux, etc.Alors on a fait des grands «sparages»; on leur a donné le droit de vote en simulacre de pouvoir d\u2019élire des femmes-alibi; on leur a donné le droit de divorcer dans la pauvreté, d\u2019étudier dans les ghettos d\u2019emploi, de retourner les premières à la maison pour cause d'instabilité économique; on s\u2019est réconcilié en masse (!) à grand coup de colloques dans le dos; on a ouvert une couple de garderie, réajusté les salaires des secrétaires, fait grimper les filles dans les poteaux de l\u2019Hydro et puis là, on a mis des «e» muet un peu partout, sauf aux mots pesants et trébuchants.Bien du progrès, chantait Richard Desjardins.«Qu\u2019est-ce que vous voulez de plus?» Les entend-on?Nous y voilà.Dans l\u2019ordre des rapports hommes-femmes, j\u2019ai toujours pensé que les changements les plus immédiats et les plus faciles (façon de parler.) se réalisaient d\u2019abord à la périphérie ainsi qu\u2019au centre.Dans un sens, ceux-là préparaient ceux-ci.Ils étaient indispensables, nécessaires, n\u2019en doutez pas.Mais ce n\u2019est pas fini.Loin de là.Le nœud coulant qui se terre au centre de nos rapports touche à la qualité, à la vérité de nos relations.Les femmes ont besoin que les hommes se tiennent debout devant elles, qu\u2019ils cessent de fuir la réalité, qu\u2019ils les considèrent comme elles sont et que cette réalité, vécue par les femmes, fasse partie de la relation.Tout cela déborde du féminisme, bien qu\u2019il soit un facteur précipitant de ce nouvel humanisme.Cela concerne la dignité dévolue aux personnes, sans égard au sexe.L\u2019idée qu\u2019il faut définitivement éradiquer, c\u2019est le préjugé carrément sexiste selon lequel l\u2019appartenance à un sexe détermine un rôle précis.Les hommes et les femmes sont bien plus que des blocs Lego qui s\u2019imbriquent dans la complémentarité.La complémentarité des sexes, moi, j\u2019en ai soupé! Excusez la.Denis Montréal, le 13 juillet ________ Cher vous, 1 y a des jours où les mots des autres sont un baume.Pour mieux goûter ce que vous me dites, je me prends à lire vos lettres à haute voix.Votre dernière m\u2019a fait particulièrement du bien, en ce moment où tout me paraît lourd.Rupture, emménagement, vacances trop loin- É M O N D H I B A U L T ?taines et du boulot à ne plus savoir comment rallonger les jours.Vous lire, et vous écrire, est une plage de temps volé dans cet été chargé, dans tous les sens du terme.Je suis ravie de constater que nous partageons quelques idées sur l\u2019amélioration objective des rapports entre hommes et femmes.Le discours de catastrophe m\u2019irrite au plus haut point, vous le savez, notamment parce qu\u2019il a des accents passéistes ridicules et qu\u2019il est démobilisateur.Même si je sais bien que ce n\u2019est pas la vie en rose.qui n\u2019existe pas, de toute façon.La vie n\u2019est ni rose, ni grise.Elle est difficile, éprouvante et radieuse à ses heures.Et il est un fait que beaucoup trop d\u2019hommes et de femmes s\u2019ingénient actuellement (comme hier d\u2019ailleurs) à se faire très mal mutuellement \u2014 souvent par enfants interposés, quand des problèmes de fond surgissent.C\u2019est sans doute-là une manière un peu perverse et si humaine de faire partager sa souffrance.Attaquer, blesser pour sentir qu\u2019on est toujours vivant.Comme vous, je crois que le discours public donne l\u2019impression que les choses ont beaucoup changé et que c\u2019est dans le privé que la vraie mesure doit se prendre.Et malgré le fait que «des progrès» significatifs apparaissent dans le privé (davantage de prise en charge des enfants par les hommes, davantage de partage dans l\u2019intendance des maisons, mais surtout davantage de tentatives de vrai dialogue, de complicité et de plaisir entre conjoints.), il est clair que nous en sommes au balbutiement de ce que nous pourrions partager si nous risquions davantage une main dans la bulle de l\u2019autre.Et c\u2019est cela que beaucoup de femmes déplorent et recherchent.Un vrai regard sur elles et sur ce qu\u2019elles affrontent quotidiennement, posé avec affection et générosité, humour et imagination.Parce que l\u2019accroissement du travail et des responsabilités chez les femmes depuis 25 ans est quelque chose à porter au jour le jour.Et s\u2019il est réjouissant de voir que désormais un certain nombre d\u2019hommes, nos frères, chums, pères, fils, collègues, ont du plaisir à côtoyer ces «nouvelles» femmes, que souvent même ils ne peuvent plus s\u2019en passer, ces hommes-là ne savent pas toujours exactement quoi faire avec elles dans l\u2019intimité de leur relation.Faut dire qu\u2019elles ne sont pas reposantes.Au fait, la vraie question demeure souvent comment on réussit à négocier avec l\u2019autre, à se faire entendre, quand on est en profond désaccord ou profondément blessé.De part et d\u2019autre, on se replie généralement sur nos vieilles tactiques acquises et on n\u2019a pas toujours ni l\u2019énergie, ni le courage de regarder les choses autrement, avec les yeux de l\u2019autre.Il devrait se donner des vaccins d\u2019empathie! On devrait avoir accès à une potion magique qui nous aiderait à nous mettre à la place d\u2019autrui, non?Parce que nos mots sont encore bien pauvres pour exprimer toutes les nuances des ajustements que nous demande notre nouvelle façon de se conjuguer.Mes amitiés à vos amours, Ariane A P R, 0 P 0 S \u2014-?- .du suicide Depuis une vingtaine d\u2019années, le taux de suicide a augmenté de manière significative au Québec.Les jeunes sont particulièrement touchés: les 15 à 24 ans présentent la plus forte prévalence de tentatives et d'idéations suicidaires.Les hommes sont plus frappés que les femmes: 34,5 suicides pour 100 000 habitants.Les facteurs associés au suicide sont nombreux.On invoque le plus fré- quemment des facteurs familiaux, sociaux et biologiques.Le taux de suicide est plus élevé chez les gens séparés ou divorcés, isolés socialement ou au chômage.Les maladies chroniques, les maladies mentales, ainsi que l\u2019usage abusif d\u2019alcool et de drogues constituent également des facteurs de risque.Recherche en santé, avril 1994 FONDÉ PAR LE DEVOIR B 0 IJ R A S S A LE HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER Directrice LISE BISS0NNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTE AUX Directeur délégué à l'administration FRANÇOIS TIKIIIIN Directeur de l'information BENOÎT AUBIN Directeors adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, R0CII CÔTÉ Rédacteurs en chef adjoints JEAN ROBERT SANSFAÇON.Christine II0UDE 2050.rue de Bleury, 9e étage.Montréal (Québec) H3A 3M9.TéI.: (5 1 4) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS 19 10 ¦BEE I, !\u2022: I) K V OIK.I.K I.II N I) I IX .1 r I I.I.K T MUM I i) E E S Le think tank de l\u2019Institut de recherche en politiques publiques Un atout pour Montréal M O N IQ U E JÉROME-FORGET Présidente de l'IRPP omment expliquer aujourd\u2019hui la critique vitriolique de Mme Bisson-nette à l\u2019endroit du gouvernement Johnson suite à une subvention de 1,2 millions $, réparti sur cinq ans, que ce dernier accordait à l\u2019Institut de recherche en politiques publiques (IRPP) pour l\u2019inciter à déménager à Montréal?Pourquoi cette attaque à ce moment précis.La décision reprochée à M.Johnson remonte à 1991 et l\u2019IRPP occupe sa nouvelle adresse depuis déjà deux ans.Mme Bisson-nette ne peut invoquer l\u2019ignorance puisqu\u2019elle a été invitée le 5 octobre 1992 à l'ouverture officielle de l\u2019IRPP à Montréal en présence du ministre Johnson et que les journalistes du Devoir avaient été convoqués pour une rencontre de presse la même journée.Le prétexte qui alimente la colère de Mme Bissonnette est le caractère expéditif du processus de décision qui, effectivement, a court-circuité la bureaucratie du ministère de l\u2019Education.Mais Mme Bissonnette se trompe.La question n\u2019était pas de savoir si l\u2019IRPP s\u2019insérait ou non dans «les priorités» de recherche telles qu\u2019on les perçoit à l\u2019édifice G mais plutôt de décider s\u2019il valait la peine d\u2019attirer ici ce think tank, compte tenu qu\u2019il n\u2019allçiit rien en coûter au trésor public.A titre d\u2019exemple, en 1993, les impôts et les taxes reliés aux salaires et aux revenus des contractuels payés par l\u2019IRPP ont dépassé les 250 000 $ de la subvention, sans compter les revenus qui ont nécessairement garni les coffres de l\u2019État suite aux six conférences organisées au Québec durant cette même période.Sur le simple plan financier, cette affaire était une bonne affaire pour le Québec.Cette subvention n\u2019enlève rien à personne, car il ne coûte rien au trésor public.En revanche, existait-il d\u2019autres motifs valables pour procéder de façon expéditive dans cette affaire?Fenêtre ouverte Parmi ces motifs, il y avait celui de fournir au Québec une fenêtre ouverte sur les forces issues du reste du Canada.Ce genre de liaison active est plus nécessaire que jamais et un organisme indépendant comme l\u2019IRPP s\u2019est donné une telle mission.Derrière la dénonciation de Mme Bissonnette doit-on deviner un penchant pour l\u2019achat-chez-nous intellectuel?Ce serait dommage et indigne du Devoir.Quant au double emploi entre le travail de l\u2019IRPP, l\u2019ENAP, ou d\u2019autres instituts universitaires québécois, je pense qu'il s\u2019agit là d\u2019une méconnaissance du processus de recherche.C\u2019est un peu comme souhaiter qu\u2019il n\u2019y ait qu\u2019une seule université à Montréal, qu\u2019un seul département de sociologie, histoire d\u2019éviter la duplication.L\u2019IRPP, contrairement aux propos tenus par Mme Bissonnette, est en contact avec la grande majorité des instituts québécois et, qui plus est, il sert de pont entre ces instituts et d\u2019autres instituts canadiens.L\u2019IRPP est effectivement canadien de par son financement et sa mission.D\u2019ailleurs, l\u2019IRPP consacre une partie importante de ses activités à des analysçs critiques des politiques fédérales.A savoir s\u2019il est sous-utilisé par les Québécois, c\u2019est là une toute autre histoire.C\u2019est probablement là une des raisons principales pour lesquelles le conseil d\u2019administration a souhaité le déménagement de l\u2019IRPP à Montréal Défense du processus bureaucratique L\u2019éditorial de Mme Bissonnette se lit surtout comme une défense du processus bureaucratique (voire d\u2019un autre pouvoir discrétionnaire, quoique dissimulé en système) et une illustration d\u2019un protectionnisme intellectuel que Le Devoir et Mme Bissonnette \u2014 depuis toujours \u2014 se plaisent à dénoncer.Mme Bissonnette estime trop riche l\u2019IRPP, avec ses 28 millions $ dans son fonds de dotation, pour mériter une telle subvention du gouvernement du Québec.Mme Bissonnette sait mieux que quiconque, ayant déjà siégé au conseil d\u2019administration de l\u2019IRPP, qu\u2019une formule détermine la contribution annuelle de l\u2019IRPP et qu\u2019en aucun temps est-il permis et même souhaitable de dévier de ces principes.Avec un budget annuel de 1,9 million $, dont 1,2 million vient du fonds de dotation, l\u2019IRPP publie une revue de prestige mensuelle, embauche une équipe de chercheurs, finance des projets de recherche chez les universitaires et organise des conférences, colloques et tables rondes.Curieuse idée des politiques publiques LISE BISSONNETTE i le journaliste Michel Venne, ni moi, n\u2019avons jamais prétendu ignorer le déménagement de l\u2019Institut à Montréal.Ce que Le Devoir a appris, c\u2019est \u2019existence d\u2019une subvention secrète à l\u2019IRPP, accordée il y a deux ans par I l\u2019ancien président du Conseil du Trésor; M.Daniel Johnson, après de simples «conversations» avec de puissants amis de l\u2019Institut.Un traitement de faveur dont la révélation était certes d'intérêt public, pi' Et le voilà bien avancé, M.John-; son.La présidente de l\u2019Institut a pris l\u2019argent du Québec, mais en méprise ouvertement le gouverne-, meût.Elle est ravie d\u2019avoir «court-1 circuité le ministère de l\u2019Éducation», elle se moque des «priorités de recherche telles qu\u2019on les conçoit au complexe G» et répudie les modes réguliers et éprouvés d\u2019attribution des crédits gouvernementaux aux groupes qui n\u2019ont pas, comme elle, les bons contacts au sommet.Il n\u2019y a là, à ses yeux, qu\u2019un «processus bureaucratique» qui ne serait rien de plus qu\u2019un «autre pouvoir discrétionnaire, quoique dissimulé en système».(Si j\u2019étais encore membre du conseil d\u2019administration de l\u2019Institut, je m\u2019inquiéterais très sérieusement de la belle désinvolture de la présidente à l\u2019égard des fondements les plus élémentaires des «politiques publiques» qu\u2019elle devrait défendre).Et le voilà bien récompensé, M.Johnson.La présidente de l\u2019Institut a pris l\u2019argent du Québec mais nous avertit de n\u2019en rien attendre en retour.Son Institut est à sens unique, «une fenêtre ouverte sur les forces issues du reste du Canada».L\u2019absence de recherche et de publications en français?Tout au plus reconnaît-elle une «sous-utilisation par les Québécois», mais elle s\u2019en lave les mains.Elle ne nous en voudra pas, dans ces conditions, de tenir pour une déformation de la vérité sa prétention à entretenir des relations avec la «vaste majorité des instituts québécois».Il n\u2019y a même pas trace de relations avec une minorité d\u2019entre eux, tant dans son programme de recherche que dans son programme de publication.Nous attendrons, pour la croire, la liste des projets qu\u2019elle mènerait ainsi en réseau.Une étude de cas Parce que je ne pratique pas le protectionnisme intellectuel mais que je sais reconnaître le protectionnisme politique, je soumets à madame Jérôme-Forget une étude de cas.Il existe au Canada un Institut canadien de recherches avancées (ICRA).Son prestige et son rayonne ment scientifique sont immenses, bien supérieurs à ceux de l\u2019IRPP.Il réunit la crème de la crème des chercheurs dans des domaines de pointe, de la cosmologie jusqu\u2019à la psycho-éducation en passant par la biologie moléculaire.Comme l\u2019IRPP, l\u2019ICRA est une fondation privée à but non lucratif, mais il n\u2019a pas de dotation.Désireuses de participer à son financement, les universités québécoises ont demandé au gouvernement du Québec de prendre 200 000 $, à même leur enveloppe générale de recherche pour soutenir l\u2019ICRA.Même pas de l\u2019argent neuf.La démarche était inhabituelle, le ministère a résisté, la demande s\u2019est rendue en janvier chez M.Johnson.Elle y est encore, sans réponse.Madame Jérôme-Forget devrait, dans le prochain numéro de sa revue de luxe, développer pour nous une théorie sur l\u2019efficacité différentielle des courts-circuits politiques.Cela ferait un rare article de plus en français.Enfin on s\u2019amusera des enseigne-meçts économiques de la présidente.A la façon dont elle calcule les?retombées d\u2019une subvention, l\u2019État n\u2019aurait qu\u2019à les multiplier au maximum pour effacer son déficit! De même, laisse-t-elle entendre que l\u2019Institut ne pouvait, à même ses budgets réguliers, se payer un déménagement à Montréal.Au fait, pourquoi en coûtait-il plus d\u2019un million pour installer quelques bureaux me Peel?Le gentil coup de pouce de M.Johnson, réparti sur cinq ans, ressemble plutôt à une subvention supplémentaire au fonctionnement d\u2019un Institut dont les revenus autonomes, comme la qualité, se fragilisent.Santé publique Le ANDRÉ LAPI ERRE Médecin Hôpital Maisonneuve-Rosemont Il\til oui comme Isabelle Paré T dans Iæ devoir du 17 juin 94, j\u2019ai été bien étonné d\u2019apprendre que, selon un vaste sondage réalisé du-.rant le mois de mai dans le Montréal métropolitain, «le sida, les maladies transmises sexuellement (MTS) et la réduction de la violence devraient être les trois priorités des autorités de la santé».Alors que «des problèmes de santé majeurs tels les maladies du coeur, le cancer du poumon, les maladies respiratoires (premières causes de décès et d\u2019hospitalisation à Montréal-Centre), la santé mentale et les cancers, ont été complètement négligés dans les réponses de la population, arrivant parfois dans le peloton de queue des choix proposés».Comment expliquer une telle confusion dans la perception du public?Nul doute que cela soit lié au fait que le sida, les MTS et la violence Isont des problèmes de plus en plus fréquents et donc de plus en plus inquiétants, d\u2019autant plus qu\u2019ils affectent surtout les plus jeunes, alors que les autres, on les connaît déjà depuis longtemps, et qu\u2019on a eu le temps de s\u2019habituer à leur réalité.A mon avis, ce qu\u2019il faut retenir des résultats de ce sondage, c\u2019est qu\u2019il est urgent d\u2019éduquer le public (sur les priorités qui sont le plus susceptibles de faire baisser de façon importante les coûts de la santé.Or, à ce sujet, il y a deux priorités, le tabagisme et l\u2019alimentation, car ce sont les deux facteurs qui affectent la santé du plus grand nombre.Et contrairement à ce qu\u2019on pense générale-tnent, la correction de ces deux facteurs produit des effets bénéfiques à court ternie.; En effet, quelques semaines, quelques mois tout au plus, suffisent pour qu\u2019un changement important de l\u2019alimentation diminue significativement l\u2019obésité abdominale (carac- tabagisme et l\u2019alimentation sont les vraies priorités PHOTO ARCHIVES On ne soulignera jamais assez l\u2019importance d\u2019une bonne alimentation.SgjpW'L térisée par un rapport tour de taille/tour de hanche supérieur à 1 chez l\u2019homme, et à 0,75 chez la femme), l\u2019hyperlipidémie (cholestérol et/ou triglycérides), l\u2019hypertension, l\u2019intolérance au sucre, le syndrome X et les manifestations cardio-vasculaires qui en découlent comme l\u2019angine, l\u2019infarctus, l\u2019œdème pulmonaire, les accidents cérébro-vasculaires et la mort soudaine.Alimentation végétarienne À cela, il faut ajouter qu\u2019une alimentation saine, idéalement végétarienne, faible en matière grasses et en sucres simples, et riche en fruits, légumes, légumineuses et produits céréaliers à grains entiers, favorise l\u2019abstinence de l'alcool (je ne connais pas de végétariens alcooliques), une activité sexuelle moins compulsive (une bonne façon de diminuer le sida et les MTS) au profit de relations amoureuses fondées davantage sur l\u2019affection et la tendresse ainsi qu\u2019une diminution de l\u2019anxiété, de la dépression, de l\u2019agressivité et de la violence en raison entre autres des effets du sucre sur l\u2019insuline et l\u2019adrénaline.Bref, il s'agit d\u2019une alimentation qui procure un agréable sentiment de bien-être et de légèreté et favorise une pensée claire et articulée.D\u2019ailleurs, Einstein, qui était végétarien tout comme Socrate, Platon, Pythagore, Ovide, Plutarque, Sénèque, Franklin, Newton, Darwin, Léonard de Vinci, Voltaire, Rous-sea weitzer, Bob Dylan, Paul Newman, Candice Bergen, James Coburn, Paul McCartney, George Harrison, Johnny Weismüller, saint François d\u2019Assise, le Dalaï-Lama et beaucoup d\u2019autres, avait déclaré un jour que «le style de vie végétarien, par son effet purement physique sur le tempérament humain, influencerait bénéfiquement toute l\u2019espèce humaine».Quant au tabagisme, les compagnies d\u2019assurance-vie se contentent d\u2019un an d\u2019abstention car c\u2019est suffisant pour que les bénéfices en soient déjà assez importants pour justifier une baisse de prime majeure.En éliminant le tabagisme et la mauvaise alimentation, on pourrait diminuer les dépenses de santé au moins de moitié, c\u2019est-à-dire passer de 10 à 5 % du produit intérieur brut (PIB) en quelques années.Si, en plus de la prévention, on prenait soin de mieux contrôler le coût des médicaments comme on veut le faire présentement avec le projet d\u2019assurance-médicaments, contrôler le coût des services médicaux en rationalisant davantage l\u2019organisation des services et en éliminant les examens et les traitements superflus (sans ristourne.) en diminuant éventuellement le nombre relatif de médecins pour une population qui serait en meilleure santé (on se plaint d\u2019avoir trop de médecins, mais c\u2019est peut-être qu\u2019on a trop de malades.) et en éliminant les abus du mode de rémunération actuel.En d\u2019autres termes, à l\u2019échelle provinciale, une économie de 5 milliards $ par année, c\u2019est-à-dire l\u2019équivalent du déficit provincial annuel.Mais pour parvenir à des résultats rapides dans le domaine de la santé, il serait urgent en même temps que merveilleusement stimulant pour l\u2019ensemble de la population, que nos femmes et hommes publics soient exemplaires sur ce point.Ce qui évidemment exigerait plus d\u2019efforts et de courage que d\u2019accuser l\u2019autre ou le système actuel de tous les maux.Mais il est tellement plus facile de se plaindre même quand on a le ventre plein (Le Canada n\u2019est-il pas le meilleur pays au monde pour 90 % des Québécois - Le Devoir 28 juin 1994?).En réalité, paradoxalement, surtout quand on a le ventre plein, au sens propre cette fois.En effet, l\u2019obésité abdominale s\u2019accompagne volontiers d\u2019agressivité et/ou de dépression.ce qui semble être en rapport avec des fluctuations plus marquées du niveau d\u2019adrénaline.Et à l'exemple des citoyens de Montréal-Centre, qui démontrent une confusion certaine dans leur perception de la réalité, on finit par oublier les vraies priorités: le retour à des valeurs fondamentales de fraternité, d\u2019égalité et de liberté \u2014 non pas celle de se soustraire à nos responsabilités.mais plutôt de les assumer totalement \u2014 le respect de l\u2019environnement, de notre santé, l'éducation.l\u2019emploi, nos relations avec les autochtones et la minorité anglophone.l\u2019intégration des allophones.A 7 $ PHOTO ARCHIVES De nouvelles citoyennes prêtant serment à leur nouveau pays.Il ne suffit pas seulement d\u2019obtenir la citoyenneté AHMED MEZOURI Spécialiste en immigration et relations interethniques a déclaration du ministre Lde l\u2019Immigration et de la Citoyenneté, Sergio Mar-chi, d\u2019apporter des modifications à la loi sur la citoyenneté est aussi coura- geuse que prometteuse.Au terme de ces modifications, la durée d\u2019obtention de la citoyenneté par un immigrant sera réduite à six mois contre un an avant.Ces modifications mettront en même temps fin aux fonctions de juges de la citoyenneté dont le rôle consistait à présider l\u2019octroi de la citoyenneté lors d\u2019une cérémonie spéciale.Par ce fait, pense-t-on, le sentiment d\u2019être Canadien sera revalorisé, non seulement par les «promus» mais aussi par tous les citoyens canadiens, quelles que soient leurs origines ethnique, raciale ou religieuse.Force est de constater cependant que dans les circonstances actuelles, cette initiative du ministre n\u2019est pas fortuite.En plus de vouloir réformer la loi sur la citoyenneté jugée caduque, cette initiative tentera indirectement, mais de façon substantielle, de répondre à quelque remise en cause que risque de subir le concept même de citoyenneté.Cette remise en cause est inhérente à l\u2019émergence du nationalisme culturel représenté par le Bloc québécois et du nationalisme politique dont le Reform Party semble faire son leitmotiv.C\u2019est dans le but de faire face aux revendications régionales, ethniques et politiques qui risquent de diviser le pays que l\u2019initiative du ministre de l\u2019Immigration et de la Citoyenneté trouve ses justifications et ses urgences.Aussi, contrairement à la politique anti-immigration de ces deux partis, le Parti libéral \u2014 dont le ministre de l\u2019Immigration et de la Citoyenneté est membre \u2014 est le seul à défendre l\u2019importance de l\u2019apport économique et culturel de l\u2019immigration pour le pays.Mais, débattue dans des conditions économiques difficiles, l\u2019immigration est un sujet qui soulève des remous et des passions au sein de la population.Ce qui, du même coup, renforce les revendications régionales sinon ethniques qui s\u2019opposent farouchement.C\u2019est dans la province de Québec, où le nationalisme régional est plus fort que l'appartenance nationale, que la citoyenneté canadienne me semble perdre, vaille que vaille, sa crédibilité.Les promesses du Parti québécois d\u2019appeler \u2014 une fois au pouvoir \u2014 la population à se prononcer sur l\u2019indépendance du Québec constitue la preuve tangible de la menace qui plane sur la citoyenneté canadienne.Si jamais une telle option se réalisait, quel serait le sort des immigrants qui vivent dans la province du Québec?Surtout si l\u2019on connaît la La vraie citoyenneté est celle qui permet à chacun dans la société d\u2019exercer ses droits les plus légitimes perception politique des immigrants du chef du Parti québécois, Jacques Parizeau.Outré par le vote majoritairement en faveur des accords dé Charlottetown, n\u2019a-t-il pas déclaré, il y a quelque temps, que l\u2019indépendance du Québec se fera sans les immigrants.Ce discours d\u2019exclusion, en plus de placer les immigrants dans une situation d\u2019insécurité, s\u2019oppose catégoriquement à leur intégration dans la société québécoise.D\u2019ailleurs, quel statut auraient-ils si le Québec obtenait son indépendance?Sacrifieraient-ils la citoyenneté canadienne à la nationalité régionale ou quitteraient-ils simplement le Québec pour les autres provinces?Par ailleurs, les immigrants, quelle que soit la province de résidence, quêtent la sécurité de l\u2019emploi et le respect de leurs cultures.Parce que c\u2019est dans l\u2019emploi que réside la fierté d\u2019être Canadien.Hélas, la majorité de ces immigrants font quotidiennement face au racisme et à l\u2019iniquité d\u2019emploi et ce malgré leurs diplômes et leurs compétences professionnelles.Face à cette ironie du sort qui les hante et faute de jouir pleinement de leur citoyenneté à l\u2019intérieur du pays par le travail, il ne leur reste que la satisfaction de s\u2019en servir à l\u2019extérieur.C\u2019est en voyageant à l\u2019étranger (quand ils ont les moyens de le faire) qu\u2019ils exhibent le passeport canadien \u2014 symbole de respect \u2014 s\u2019épargnant ainsi le tracas que pourraient leur réserver les douanes s\u2019ils avaient voyagé avec le passeport de leur pays d\u2019origine.En plus, ces citoyens sont tellement déçus d\u2019être rejetés et exclus de la société, tellement rappelés au quotidien de leurs origines ethniques qu\u2019ils préfèrent s\u2019affirmer par ces mêmes origines au lieu de se déclarer Canadiens.La vraie citoyenneté, faut-il dire, est celle qui permet à chacun dans la société d\u2019exercer ses droits les plus légitimes dans le respect et les limites de la loi et de répondre à ses obligations.Mais cette citoyenneté, sait-on, est d\u2019abord régionale.Que l\u2019on soit au Québec, en Ontario ou dans n\u2019importe quelle province du pays, on est citoyen canadien (jusqu\u2019à preuve du contraire).Ainsi, ce sont les provinces qui confèrent à la citoyenneté sa vraie substance.Donc, le moindre déséquilibre politique dans les relations entre les provinces et le fédéral risque de rendre la citoyenneté canadienne du moins vulnérable, sinon menacée.Enfin, réformer la loi sur la citoyenneté canadienne n\u2019aura sa vraie valeur qu\u2019une fois accompagnée de réformes sur l'équité d\u2019çmploi et la lutte contre le racisme.Être un vrai citoyen ou une vraie citoyenne, c\u2019est avoir accès à l\u2019emploi sans discrimination aucune et de jouir de la liberté de vivre sa culture tout en respectant et partageant celle des autres citoyens.L\u2019ÉQUIPE DU D V O R IA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019infonnation générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit.Bernard Morrier, Isabelle Paré.Guy Taillefer (adjoint au directeur de l\u2019information); Jean-Pierre I-egault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales)', Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes): à l'information culturelle: Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan.Pierre Cayouette (livres).Paule des Rivières, Marie laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay: à l'information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte: à l'information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel: à l'information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec): Serge Chapleau (caricaturiste): à l'information sportive: Yves d'Avignon: Denise Babin.Rachel Duclos (commis).Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Pare (directeur): Manon Scott, Serge Laplan-te (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PLIBUCITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril.Use Bourgault.Brigitte Cloutier.Gyslaine Côté.Johanne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Christiane Legault.Monique Verreault (publicitaires): Micheline Turgeon.Olivier Zuida (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L'ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Carmel (coordinatrice des sendees comptables): Florinc Cormier.Céline Ftirov.Jcan-Guv Lacas.Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross, linda Theriault (adjointe à /\u2019administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire).Manon Blanchette.Monique L'Heureux, Use I-achapelle.Rachelle Leclerc-Venne, Jean-Marc SteMarie (supeniseur aux promotions des abonnements).LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Mark»France Turgeon (directrice de la production).Sylvain Darvv (directeur de l'informatique).Johanne Brunet Danielle- Cantata.Richard DesCormiers.Caroline Des Rosiers.Lynda Di Cesare.Marie-Josee Hudon.Michael Schneider.Christiane Vaillant Les annonces classées et avis publics: A'ves Williams (supeniseur).Jean de Billv.Marient- Côte-, Svhie Laporte.Pierrette Rousseau.Micheline Ruelland.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marvel CoutureiprésidcnO.Roger Boisvert (rice-président et directeur général).JJ * \u2022 \u2022 A 8 I, K I) K V II I It .I.K I, I! N I) I I 8\t.1 II I I.I.fi T I II II I LE DEVOIR ACTUALITES ARAFAT «Les soldats israéliens nous ont insultés et humiliés, sans aucun motif» SUITE I)E LA PAGE 1 tion de l\u2019accord par les Israéliens qui ont ouvert, au hasard, le feu sur les travailleurs palestiniens», a déclaré Saeb Erekat.Hier soir, Israël a bouclé la bande de Gaza après les plus violents affrontements israélo-palestiniens en deux mois d\u2019autonomie, qui ont fait deux morts palestiniens et des dizaines de blessés.Les heurts, qui ont éclaté avant l\u2019aube au point de passage d\u2019Erez, entre la bande de Gaza et Israël, se sont poursuivis pendant une douzaine d\u2019heures.Selon des témoins, ils ont commencé par une protestation d\u2019ouvriers palestiniens contre les difficultés à aller travailler en Israël, qui a tourné à l\u2019émeute.Soixante-quinze Palestiniens ont été blessés, dont quinze policiers.Côté israélien, trois militaires ont été blessés par balles, dont un grièvement, tandis que vingt soldats et un civil étaient touchés par des jets de pierres.Israéliens et Palestiniens se sont mutuellement rejeté la responsabilité de cette journée de violences.Selon des témoins, des soldats israéliens ont tiré en direction des Palestiniens en colère parce que certains d\u2019entre eux avaient été refoulés.Des Palestiniens ont riposté après qu\u2019un des leurs eut été blessé.Ces premiers coups de feu ont été suivis d\u2019un désordre indescriptible.Les travailleurs, d\u2019autant plus excédés que certains étaient munis d\u2019un permis de travail en règle pour se rendre en Israël, ont lancé des pierres, des bouteilles incendiaires et des barres de fer en direction des militaires israéliens.D\u2019autres ont arraché des grillages et mis le feu à des guérites de l\u2019armée.Selon un colon juif de Gaza, Avi Fa-rhan, «des soldats israéliens ont été obligés de fuir et d\u2019abandonner leur poste».La foule déchaînée s\u2019est ensuite ruée aux cris de «Al- lah Akbar» (Dieu est grand) vers un parking d\u2019autobus, situé près de la zone industrielle d\u2019Erez.Des dizaines de véhicules ont été incendiés, ainsi que la station-service voisine.«Les soldats israéliens nous ont insultés et humiliés, sans aucun motif», a raconté un ouvrier palestinien sous couvert de l\u2019anonymat.«Ils ont déchiré des permis de travail et nous ont dit d\u2019aller nous plaindre à Yasser Arafat», le chef de l\u2019OLP.Le chef d\u2019état-major israélien, le général Ehud Barak, a accusé les policiers palestiniens d\u2019avoir tiré «volontairement» en direction des forces de l\u2019ordre israéliennes, blessant des gardes-frontières.Le général Barak a annoncé que les 21 776 Palestiniens de la bande de Gaza munis d\u2019un permis de travail en règle ne pourraient plus se rendre en Israël «jusqu\u2019à nouvel ordre».Erez, principal point de passage, «restera fermé tant que les Palestiniens ne feront pas en sorte que des émeutes ne s\u2019y reproduisent pas et tant que des travailleurs sans autorisation tenteront d\u2019entrer en Israël», a-t-il déclaré.C\u2019est la première fois qu\u2019Israël boude ce territoire autonome depuis que M.Arafat s\u2019y est installé mardi dernier.Le vice-ministre israélien de la Défense, M.Morde-chai Gur, a accusé la police palestinienne d\u2019avoir rendu «insupportable» le passage du barrage car elle y effectue «des contrôles très longs».«Les travailleurs doivent se présenter à 2h30 ou 3h00 pour pouvoir passer,» a-t-il ajouté.Selon lui, «l\u2019assaut a été donné par 2000 à 3000 personnes, avec des armes prises aux policiers (palestiniens) et des bouteilles incendiaires, mais nous n\u2019avons pas de preuve que cela était prémédité.Nous allons enquêter».BRESIL Dans la Petite Italie, la planète s\u2019est arrêtée de tourner SUITE DE LA PAGE 1 lie.Des autobus de policiers en réserve, parqués notamment rue Sherbrooke, ont été aiguillonnés toute la soirée aux divers «points chauds» de la ville grâce aux informations transmises par un hélicoptère.Réunis en grand nombre près de la me Duluth, une colonne de partisans brésiliens en liesse a d\u2019abord amorcé la fête sur la me Saint-Laurent, fermée à la circulation, avant de se transporter au Parc Jeanne-Mance, tous drapeaux dehors.Brésiliens, Salvadoriens, Argentins et tutti quanti se sont retrouvés spontanément quelques moments au panthéon du tarq-tam montréalais, au pied de la statue Georges Etienne-Cartier, pour partager la victoire.On pouvait y voir des jeunes ballottant des ballons de soccer, et même une jeune fille affichant un maillot façon carnaval de Rio.Déhanchements et tambours ont ensuite regagné la «Main» et le carrefour Saint-Denis et Mont-Royal, où des policiers ont dû être dépêchés pour faire dévier la circulation.Une quarantaine de musiciens du Brésil, réunis notamment au bar «The Champs», avaient déjà commencé à donner le îythme dès le coup d\u2019envoi du match, vers 15 h 30.Sur deux étages pleins à craquer du fameux bar, on préférait vi-¦ siblement regarder la joute sur fond de samba qu\u2019au son de la voix du commentateur.«C\u2019est une vraie folie.C\u2019est un des nos meilleurs mois depuis cinq ans.Nou$ avons dû refuser 1000 personnes aujourd\u2019hui.A midi, il y avait une file de 200 personnes devant la porte», s\u2019enthousiasmait en début d\u2019après-midi M.Ave-lino Luis, heureux co-propriétaire du bar The Champs, rue Saint-Laurent Du côté de la Petite Italie, où l\u2019atmosphère était à trancher au couteau toute l\u2019après-midi, on aurait dit que la planète s\u2019est arrêtée de tourner dès le tir victorieux des Brésiliens.Une calme plat, des airs dépités, la fête venait de tomber à plat «C\u2019est la fin du monde, il n\u2019y a rien à célébrer!», marmonnait Alfonso Mangione, un fieffé partisan affublé d\u2019une pantalon tricolore devenu tout à coup complètement désuet I'Ve'H \t PHOTO ROBERT SKINNER Rue Saint-Laurent, plusieurs milliers de Latinos-Américains sont descendus dans la rue pour fêter la victoire.«On est les meilleurs! Ce n\u2019est pas assez.D faut être les meilleurs ou rien du tout», tonnait d\u2019un ton aussi catastrophé Michel Upari de Beaconsfield.La foule, qu\u2019on attendait très nombreuse \u2014 au moins 10 000 personnes, s\u2019est quelque peu dispersée après cette défaite, même si ça et là quelques hauts-parleurs tentant de donner un peu de piment à cette mauvaise fin de party.Au moment de mettre sous presse, peu d\u2019incidents fâcheux avaient été rapportés, sinon deux arrestations, dont l\u2019une pour méfaits à ville LaSalle, et l\u2019autre pour avoir troublé la paix, au cœur de la Petite Italie.CABLODISTRIBUTION Cajoler le consommateur SUITE DE LA PAGE 1 puté du Réseau des sports (1,21 $) et de Musique Plus (0,17$).RDS et Musique Plus seraient déplacés sur un nouveau service de base élargi, aux côtés du nouveau canal Art et Divertissement (0,65 $), deTSN (The Sport Network), de CNN (News Network), de Discovery (documentaire à saveur scientifique) et de Bravo (documentaires et divertissement).Les chaînes Discovery et Bravo font partie des huit nouveaux services canadiens-anglais que le CRTC a approuvés en juin dernier.Les câblodistributeurs québécois n\u2019avaient initialement pas prévu les offrir aux Québécois mais de nombreux appels téléphoniques des abonnés ont confirmé l\u2019intérêt des Québécois pour ces deux chaînes, avec lesquelles ils se sont familiarisés au cours de leurs séjours en Floride.(Les deux chaînes ont leur pendant américain et présenteront beaucoup de contenu des Etats-Unis.) Le câblodistributeur veut également demander au CRTC la permission d\u2019acheter les droits de diffusion des matchs de football du réseau américain Fox (non disponible ici), que convoitent également RDS (et que Global a obtenus pour le Canada anglais).«En préparant notre offre, il faut prévoir quelque chose pour trois groupes, les sportifs, les mordus d\u2019informations et les férus de culture», explique Jean-Paul Galameau.Ce remue-ménage estival résulte de la décision du CRTC d\u2019accorder dix nouveaux permis de chaîne spécialisée, devant entrer en vigueur au premier janvier.Les câblodistributeurs n\u2019auront pas trop de temps pour se réorganiser d\u2019ici là.D\u2019abord, ils doivent prévenir les abonnés du câble des changements au moins 40 jours ouvrables avant l\u2019entrée en vigueur des nouveaux tarifs.Il leur faut également transformer leur système informatique et installer des «trappes» chez les abonnés du câble qui ne voudront pas du deuxième bouquet de canaux, afin de les empêcher de les capter.Le service de base élargi du câble coûterait environ 5,75 $ par mois.Ce montant s\u2019ajouterait au service de base du câble, qui est présentement de 22,73 $ par mois.Les câblodistributeurs ont veillé à ce qu\u2019il soit interdit de ne se procurer que le service de base élargi.«Les Québécois ne répugnent pas à payer s\u2019ils ont plus de service, estime M.Galarneau, de Vidéotron.Idéalement, poursuit-il, ils aimeraient tout avoir, avec un bon prix de gros.» Le câblodistributeur, qui dessert 80 % des abonnés du câble au Québec, se réunit fréquemment avec CF Cable, l\u2019autre principal câblodistributeur au Québec, et il est certain que les deux offriront des services passablement similaires.CF Cable n\u2019oublie toutefois pas que 50 % de ses abonnés sont de langue anglaise et devra en tenir compte.«Nous tentons de maintenir une certaine uniformité, explique Mme Linda Ahern, de CF Cable.C\u2019est moins mêlant pour le consommateur.» Le nouveau permis qui fait le plus jaser est le canal d\u2019informations continues de Radio-Canada (RDI), qui se retrouvera nécessairement sur le service de base du câble.Vidéotron reçoit régulièrement des centaines d\u2019appels à ce sujet Deux catégories de mécontents menacent de ne pas payer pour le service, ceux qui estiment être déjà passablement bien informés (majoritairement des personnes âgées), et ceux, nationalistes, qui ne veulent pas d\u2019un canal faisant la promotion de l\u2019unité canadienne.Mais que cela plaise ou non, RDI sera sur le principal service de câble.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications l\u2019a voulu ainsi.En revanche, les francophones hors Québec n\u2019auront pas nécessairement RDI car le CRTC n\u2019a pas obligé les compagnies de câble à l\u2019offrir sur un service de base.Très mécontents, ils ont porté cette décision en appel, au nom de l\u2019équité linguistique.L\u2019Association canadienne-française de l\u2019Ontario, l\u2019Association franco-yukonaise et la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada ont déposé unç demande en appel devant la Cour fédérale.A Montréal, les responsables de RDI ont hâte de régler toutes les questions de technologie pour pouvoir s\u2019attaquer au contenu.Ils attendent présentement de savoir, comme beaucoup d\u2019autres chaînes, quel prix leur demandera Télésat dont le satellite est utilisé par tout ce beau monde.Aux bureaux de Art et Divertissement, le mot à l\u2019ordre du jour est «marketing».«Nous préparons des bandes-annonces qui pourraient être diffusées sur les canaux de promotion des câblodistributeurs.Et nous offrirons vraisemblablement une période d\u2019essai gratuite aux abonnés du câble», souligne le directeur de la chaîne, M.Pierre Roy.La semaine dernière, les responsables des dix nouvelles chaînes spécialisées et ceux de l\u2019Association canadienne de la télévision par câble (ACTC) se sont rencontrés à Toronto afin de s\u2019assurer qu\u2019ils étaient sur la même longueur d\u2019onde.Afin, aussi, de prévoir, soupeser, prévenir, cajoler, flatter, aguicher le consommateur.JEUNESSE Affamé par ses problèmes d\u2019argent, Steve écrit à sa mère SUITE DE LA PAGE 1 n\u2019avaient pas fait preuve d\u2019un courage suffisant en passant le Cap Horn! Pourquoi dépenser l\u2019argent qu\u2019on leur consent et celui qu\u2019ils quêtent en vêtements troués et en coloration capillaire?Il leur faut du troué ou du griffé.De notre temps, un pantalon à pattes d\u2019éléphant suffisait avec un gaminet du Che et un bandeau pour retenir nos longs cheveux contestataires.On était tout de même économe, souvenez-vous.Comme Steve qui écrit de Hauterive à ses parents à Montréal, en 1968: Maman J\u2019ai été content d\u2019avoir reçu le 25.00$.Papa m\u2019a envoyé 10.00$ la semaine passée et là je viens juste de recevoir un autre 10.00$ de lui.Je vais payer mon lavage 10.00$ et il ne me restera que 25.00$parce qu\u2019avec l\u2019argent de la semaine passée j\u2019ai fait laver un habit 3.00$, raccourcir mes pantalons bleus 1.00$ et j\u2019ai déjeuner et il ne me reste plus que le 25.00$ que tu m\u2019as envoyé.Je ne fais pas de judo parce que ça coûte 20.00$ pour le costume et je ne fais pas de dactylo parce que je n\u2019aurais pas assez de temps pour étudier.mai-juin, je compte apprendre l'anglais, arranger notre logis, poursuivre des cours aux Beaux-Arts et faire des peintures pour la maison de Margo, ce qui me donnera des sous.Pour ce qui est des pilules, ça me coûte de laisser, il y a un gars fantastique d\u2019ailleurs avec qui je commence à avoir des rapports plus étroits quoiqu\u2019on soit encore loin du lit je pense ce n\u2019est pas un André.Que dis-tu des diaphragmes est-ce qu\u2019on peut en porter un en permanence, installe-t-on ça soi-même et seulement avant l\u2019amour, explique-moi ça m\u2019intéresse.Pour moi je suis pas malheureuse et je me fiche de pas mal de choses maintenant sure de bien vivre à l\u2019aise dans ma peau.Je commence le yoga suivant les conseils d\u2019un ami de l\u2019université qui viendra souper mardi.J\u2019ai pris beaucoup d\u2019embonpoint et je me fais végétarienne en partie.Je fais bien la cuisine maintenant et apprête toutes sortes de manières les choses - toi tu te renseignes pour me faire des coqs au vin ?Chow! Gros baisers Didi.verre.Le déjeuner lui, c\u2019est en moyenne.75C si on prend 1 lait, 2 toasts avec confiture, un bol de céréale.1 œuf =.40 (.Voici donc ce que ça fait: Diner complet par mois à 1.25$\t37.50$ Souper\t37.50$ Déjeuner à .75C\t22.50$ 97.50$ C\u2019était l\u2019époque où les jeunes voulaient exercer leur sexualité sans tabou et sans attraper de bébés.Aujourd\u2019hui, le SIDA en fait sublimer plus d\u2019un, plus d\u2019une.Mais on se préoccupe avec encore autant de fierté d\u2019un premier appartement Montréal 2 mars 1967 J\u2019ai rencontré les deux gars à qui Claudette sous-loue.Ce sera des voisins très agréables et peu bruyants ils travaillent beaucoup.Pour mon travail c\u2019est toujours serré.En Et pendant ce temps-là, toujours à Hauterive, hanté par ses problèmes d\u2019argent, Steve continue d\u2019écrire à sa mère: Bon maintenant il faut que je t\u2019explique quelque chose: mes repas.Ce que je fais présentement c'est que je dine et soupe et ne mange pas à ma faim.Un dîner ne coûte pas .50t c\u2019est impossible ici.Si vous ne me croyez pas téléphonez ici au collège.D\u2019abord, une soupe avec pain et beurre = 201, 2 boulettes de steak haché avec patates =.80(, un Dessert =.15t.Ça fait donc 1.15$ pour un repas complet et non ,50t+.lOt le verre de lait.Au cas où quelqu\u2019un est écœuré de manger du steak haché, il s\u2019achète du steak minute = 1.25$ ou autre chose.J\u2019ai oublié aussi qu\u2019à notre âge on a besoin du lait qui coûte.lOt le À toutes les époques, les jeunes confrontent l\u2019idéal et la réalité.Pour la plupart d\u2019entre nous, les pressions de toutes sortes, souvent de l\u2019intérieur de soi, nous donnent l\u2019impression de devoir choisir entre l\u2019un ou l\u2019autre.Un déchirement qui cicatrisera mal et permettra aux psy de manger autre chose que des boulettes de steak haché avec patates à .800.Amos 3 avril 1969.Bonsoir Roméo.Ne pas tuer pour une idée, ne pas écraser une autre personne parce qu\u2019elle a une idée différente de la nôtre, c\u2019est un idéal qui te prends tout entier et qui me pogne aussi.Le problème c\u2019est le dilemme de se battre pour que d\u2019autres hommes écrasés puissent être libres et vivre vraiment debout.Comment être heureux seul?Quand on prend conscience de nos propres aliénations et de celles des autres comment ne pas se battre pour se réaliser en se désaliénant collectivement.Ceci suppose dçs actions conflictuelles, des affrontements.A la limite la tendresse, l\u2019amour, passe par la mort.Guevara est un exemple.L\u2019homme nouveau, celui qui refuse de »briser les liens avec les autres!.) pour une idée, un concept», ce type d'homme n\u2019est pas créé.Etre révolutionnaire c\u2019est précisément se battre pour créer une société nouvelle dtmt les conditions permettront à cet homme nouveau d\u2019exister.Cet homme débarrasser des instincts de jungle dépend en grande partie de notre ingéniosité à révolutionner la mentalité et les structures actuelles.Pour ma part je suis déchiré entre la tendresse et le conflit.J\u2019ai plus goût d\u2019un vaste domaine et de chevaux que de combats et de conflits pour libérer l\u2019homme que je suis et les autres.Parfois la générosité me manque.Je deviens «couyon».Puis ça me revient.On n\u2019a pas le choix.Ne pas se battre c\u2019est de la lâcheté.L\u2019important c\u2019est de ne pas perdre de vue pourquoi on veut le changement.Je pense qu\u2019il est possible de porter la contradiction tendresse-conflit.Vouloir y échapper risque de nous faire tomber dans un humanisme qui sous prétexte de respecter l\u2019homme nous désengage des situations qui écrasent et briment l\u2019homme.Ton ami Rosaire.-?- Si vous êtes intéressé à nous rencontré pour mieux nous enrichir et faire un bon tripe j\u2019attends de vos nouvelles.Jean-Pierre.Et puis combien étions-nous à croire sincèrement que la voie du changement social allait venir par les chèvres ou les lapins.Aujourd\u2019hui on est plus porté vers les baleines blanches ou bleues.mariales quoi! Nous sommes donc passer de la terre à la mer., le ciel c\u2019est pour quand?Quoiqu\u2019avec le succès de Star Trek.18 sept.74, St-Félicien Salut à vous autres J'aimerais vous rencontrez et parlementer car des amis de la terre se font de plus en plus rare, car vivre de la terre c\u2019est difficile sans s\u2019y laisser piétiner par les grosses machines.Nous avons eu une petite ferme avec des animaux mais faute de fond nous n \u2019avons pu y survivre, donc mon chapeau à tous ceux qui pourront garder leur coin de terre si enrichissant mais si mal exploité par l\u2019industrie, j'ai même eu une petite culture d\u2019herbe dont j\u2019ai bien aimé.Louise actuellement étudiante moi qui arrive d\u2019un voyage du Manitoba Nord et dont je repart d'ici un mois pour un autre voyage si enrichissant mais non voyager seul.Et pendant de temps-là, toujours pensionnaire, affamé par ses problèmes d\u2019argent, Steve écrit toujours à sa mère: Ce qui arrive c\u2019est que le soir après souper je joue au hockey de salon ou au hand-ball et après la partie je suis fatigué et j\u2019ai soif et faim.Alors je m\u2019achète de la liqueur et des gâteaux et il ne me reste plus d\u2019argent parce que je la dépense à manger des gâteaux et boire de la liqueur et des fois que j\u2019ai faim je déjeune et paie avec de l\u2019argent sauf mes dîners et mes soupers.LE DEVOIR ItS BUREAUX OU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS\t(514)985-3333 ADMINISTRATION\t(514)985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985 3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1 800 363 0305 SERVICE À LA CLIENTÈLE \u2022 Extérieur (sans frais) * 1800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 2050.RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements poslaui.Montréal\t(514) 985-3355 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siege social est situé au numéro 2050 de Bleury.9e étage.Montréal (Québec).ILIA 3M9 D est imprimé par les Imprimerie Québécor laSallr.7743 de lloutdeau.division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest rue Saint Jacques.Montréal.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR IE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupé Quebrcor Inc.775 boul.Irbeau.SI laurent Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858 DépAt légal: Bibliothèque nationale du Québec Téléphone général: (514) 9853333; service A la clientèle: (514) 9853355; publicité: (514) 9853399.Et puis de tous temps, il y eu des évangiles et des conversions.14 février 1974 Bonjour le beaux Monde! WÜW! que ça fait plaisir de lire des messages comme le votre dans Mainmise vraiment, il me fallait absolument venir vous dire un gros merci pour tout ce que vous faites pour tout le monde.Vraiment vous êtes au boutte! Il y a tant d\u2019amour et de grosses vibrations venant de vous.Four ce qui est de votre offre d'aller vous visiter, rien ne me ferait plus plaisir, mais c\u2019est pas possible.Je me sauve ici car je me connaît, je vais finir par vous envoyer un gros paquet! André Ixiurin c.p.1210 Institut Archambault St Anne des Plaines Comté Terrebonne 1 \u2014\u2014___________________________________\u2014- "]
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