Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1994-07-21, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LE DEVOIR V o L XXXV - N o (i 7 MON T It K A I, K II I) I 2 1 .1 II I L I.E T I 0 !» I (i 5 o T l\u2018 S T V Q T » r o ii I o 8 5 c PERSPECTIVES Débandade libérale Pour survivre à deux mandats, il faut vaincre la loi du balancier Il y a des cycles dans la vie des gouvernements et des partis qui les mettent au pouvoir.Du haut de l\u2019affiche à la dèche de l\u2019opposition, il n\u2019y a d\u2019habitude que l\u2019espace de huit à dix ans, ou deux élections.En 1985, après neuf ans de pouvoir, le bateau pé-quiste était déserté, les matelots exsangues, les passagers épars.En revanche, après une cure bienfaisante en cale sèche, le paquebot libéral prenait la haute mer avec une foule de vedettes et de lieutenants ardents, et le bon peuple le poussait vers la victoire.Neuf ans plus tard, ça recommence.C\u2019est la débandade libérale, dans le désordre, la descente aux enfers et, pour le PQ, le doux fumet du pouvoir.Nulle part cette image du balancier inexorable n\u2019est plus visible que dans la région de Québec et dans l\u2019île Jésus.Les unes après les autres, les étoiles brillantes de 1985 se sont éclipsées.De Gil Rémillard à Michel Pagé et Marc-Yvan Côté, dans la capitale, en passant par Chomedey avec Lise Bacon, les vedettes du gouvernement Bourassa ne sont plus dans les parages de M.Johnson.Au point que celui-ci vient de perdre le seul ministre qui lui restait à Québec, Jean Leclerc, qu\u2019il avait lui-même nommé en janvier dernier, et qu\u2019un seul des anciens députés, Rémy Poulin (Chauveau) est à nouveau en lice.Même phénomène dans l\u2019île Jésus: des cinq libéraux qui la représentaient en 1989, il n\u2019y en a plus qu\u2019un seul, le plus jeune, Benoît Fradet, de Vi-mont.Normal, dira-t-on.La politique n\u2019est pas une carrière à vie, et chacun a de bonnes raisons pour s\u2019en détacher sans attendre que les électeurs ne le chassent.Surtout après une vingtaine d\u2019années de bons et loyaux services, comme dans le cas de Mme Bacon, un répit est fort bienvenu.Ce qui est inquiétant, toutefois, pour les libéraux, c\u2019est que les partielles les ont chassés au profit du PQ, coup sur coup dans Montmorency et Portneuf, puis à Laval-des-Rapides, avec les élections de Jean Fi-lion, Roger Bertrand et Serge Ménard.Normal, rétorquent encore les partisans à oeillères.Dans les partielles, les électeurs peuvent se défouler sans mettre en danger la survie du gouvernement.Peut-être bien.Mais alors faut-il qu\u2019à l\u2019approche des générales la relève soit abondante et de qualité, pour remplacer les déçus et fatigués ainsi que ceux qui n\u2019ont plus le courage de faire façe à des contribuables courroucés.A Québec, en particulier, la colère des fonctionnaires, qui a terrassé le PQ en 1985, se retourne désormais contre les libéraux.Mêmes causes, mêmes effets.Or, et c\u2019est là le drame libéral, si la débandade gouvernementale est endémique \u2014 au point que près de trois candidats sur cinq seront des recrues \u2014 il n\u2019y a pas eu foule aux assemblées de mise en candidature, sauf quelques exceptions.L\u2019abondance de 1985 s\u2019est transformée en disette.Et, dans la plupart des cas, les poids lourds d\u2019hier sont devenus les poids légers du scrutin imminent.Quand la moitié des officiers quittent un paquebot qui prend l\u2019eau de toutes parts, il ne faut pas s\u2019imaginer que les moussaillons vont le relever sans coup férir.Sauf exceptions, encore une fois, et dans des comtés triés sur le volet.Que Madame le maire de Sillery, Margaret F.Delisle, prenne allègrement le relais de M.Rémillard est un sujet de réconfort pour M.Johnson.Encore faut-il se rappeler que le comté de Jean-Talon est un solide fief libéral (que seule une autre personnalité prestigieuse, telle Diane Lavallée, pourrait livrer au PQ).Dans les autres, non seulement n\u2019y a-t-il pas eu bousculade au portillon libéral, mais M.Johnson a réservé des comtés «protégés» pour ses rares vedettes, tels François Ouimet (Marquette) et Thomas Mulcair (Chomedey).Dans la plupart des cas, ses nouveaux candidats sont des notables locaux, des maires notamment.En plus de Mme Delisle, par exemple, il y a Richard Qui-rion dans Anjou, Anthony Detroio dans Duplessis, Lyse Lafrance-Charlebois dans Iberville (Famham) et l\u2019ex-mairesse Madeleine G.Dusseault dans Arthabas-ka (Plessisville).A l\u2019autre extrême, il y a une flopée de jeunes candidats, de fait une quinzaine qui ont moins de 35 ans.La vraie relève, elle est là.Pour deux ou trois qui ont les chances de s\u2019en tirer avec les honneurs de la guerre, les autres y prendront de l\u2019expérience et du galon.C\u2019est un placement utile pour une future carrière, après la nécessaire régénération dans l\u2019opposition.Après l\u2019hémorragie, la renaissance.Ces activistes misent déjà sur l\u2019inévitable retour du balancier, dans huit ou ,dix ans.A moins que.Il y a 28 ans, un autre dénommé Johnson, surnommé Danny Boy, a aussi misé sur des maires et autres notables locaux, ainsi que sur des jeunes recrues, pour faire mordre la poussière à «l\u2019équipe du tonnerre», non pas aux points, mais aux poings.Comté par comté.A contre-courant, après deux mandats, son fils aîné peut-il renouveler cet exploit?Le miracle de Shefford à répétition?Demain: Bousculade péquiste Il faudrait que Daniel Johnson répète le miracle de Shefford Gilles Lesage ?INDE X MÉTÉO Agenda.B6 Avis publics.B4 Classées.JM Culture.B8 Économie.B2 éditorial.J16 Ije monde.A5 Mots croisés .A4 Les sports.B5 Montréal Nuageux avec éclaircies.40% de possibilité d\u2019averses en après-midi.Max: 30 Québec Nuageux avec éclaircies.(i0% de possibilité d\u2019averses en après-midi.Max: 28 Détails en A4 LE MONDE L'Armée rouge s'incruste en Estonie PAGE A 5 CULTURE Victor Barbeau s'éteint à 99 ans PAGE B 8 ?LES ACTUALITÉS De quoi est morte la petite Marie-Chantale?PAGE A 3 Johnson en campagne: l\u2019option fédéraliste avant tout - im,\t.:;£V\u2018;v sa ' \" \"\"\"M ISABELLE PARé LE DEVOIR Vaudreuil - À la veille du déclenchement des élections, c\u2019est l\u2019image d\u2019un homme jeune mais surtout d\u2019un leadership renouvelé qu\u2019a fait valoir le Parti libéral du Québec devant les militants réunis à Vaudreuil hier soir pour l\u2019assemblée d\u2019investiture du premier ministre Daniel Johnson.Ce dernier a fait son arrivée à l\u2019aréna municipal en même temps que deux autobus bondés de jeunes militants.La salle chauffée à blanc où s\u2019entassaient environ six à sept cents militants a offert une ovation d\u2019une dizaine de minutes au premier ministre.À l\u2019occasion de cette soirée, Daniel Johnson a été clair.Sa mission: maintenir le Québec au sein du Canada.Son obsession: donner des emplois aux Québécois.Le premier ministre a redit que le choix d\u2019une option constituerait l\u2019enjeu fondamental et incontournable des élections et qu\u2019il ferait tout son possible, d\u2019ici le 12 septembre, pour convaincre les Québécois de l\u2019option fédéraliste.Une catastrophe sans précédent PHOTO AP Un secouriste de la Croix-Rouge administre une solution de glucose à un enfant qui se trouve à l\u2019article de la mort C\u2019est son père qui le soutient Cette scène se déroulait mercredi au camp de Kibumba, près de Goma, au Zaïre, où des centaines de milliers de Rwandais ont trouvé refuge dans des conditions épouvantables.La famine et les épidémies risquent d\u2019y faire des milliers de victimes si les secours n\u2019arrivent pas à temps.Voir notre reportage ci-dessous.La famine et le choléra risquent de gagner la partie à Goma «Il nous faut de grands moyens», affirme un médecin au Devoir Le nouveau gouvernement rwandais, dont la composition a été annoncée mardi, a tenu hier sa première réunion, essentiellement consacrée à la question des réfugiés et à la promotion d\u2019une entente nationale dans un pays déchiré par la guerre civile depuis 1990.En l\u2019espace d\u2019une semaine, plus d\u2019un million de Rwandais ont fui leur pays pour se réfugier dans l\u2019est du Zaïre, notamment à Goma.SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Le flot des réfugiés rwandais dans la région frontalière au Zaïre provoque une crise humanitaire d\u2019une ampleur sans précédent.La situation sanitaire des centaines de milliers de personnes qui s\u2019entassent sur plusieurs kilomètres au nord de Goma est devenue dramatique, et on redoute une épidémie de choléra, a dit hier au Devoir Jacques de Milliano, responsable d\u2019une équipe de Médecins sans frontières (MSF).«Nous avons relevé une centaine de cas de diarrhées aiguës et mortelles, et nous pensons avoir affaire au choléra.Nous avons commencé à nous préparer à faire face à une épidémie de choléra», a dit M.de Milliano dans un entretien au téléphone.Le nombre de réfugiés, qui ne cesse d\u2019augmenter \u2014 on parle à présent d\u2019un million de personnes dans cette région \u2014, l\u2019épuisement, la malnutrition, le manque d\u2019eau potable et la faiblesse des moyens dont disposent les organisations caritatives sur place, tout est réuni pour une catastrophe.«On a devant nous une crise telle qu\u2019il n\u2019y a presque plus de réponses humanitaires», dit M.Milliano.«Il VOIR PAGE A 8: GOMA À défaut de fusion, CP propose d\u2019acheter l\u2019actif du CN PAGE B 8 A la limite de la légitimité Le premier ministre devrait déclencher des élections d'ici le week-end LE DEVOIR Après avoir repoussé l\u2019échéance à la limite de la légitimité, le premier ministre du Québec mettra fin, d\u2019ici le week-end, à des semaines de suspense.Aujourd\u2019hui, sinon demain, Daniel Johnson annoncera la tenue d\u2019élections générales pour le lundi 12 septembre prochain.Du même souffle, il annulera les élections partielles antérieurement décrétées pour le 29 août dans les comtés de Charlesbourg, Chomedey, Marquette et Rivière-du-Loup.La tradition politique du pays veut qu\u2019un gouvernement retourne devant l\u2019électorat après avoir complété quatre ans de son mandat.Fraîchement propulsé au poste de premier ministre, M.Johnson a préféré prendre tout le temps pour se familiariser avec la fonction et faire sa marque.Il aurait même pu étirer sa période d\u2019essai quelques mois de plus.La loi électorale du Québec et de la constitution canadienne stipulent toutes deux que la limite juridique d\u2019un mandat gouvernemental est de cinq ans.Or, le Parti libéral du Québec a été élu le 25 septembre 1989 et le premier ministre aurait pu retarder la dissolution de l\u2019Assemblée nationale jusqu\u2019au 11 octobre, cinquième anniversaire de l\u2019accession au pouvoir.Après l\u2019adoption du décret par le conseil des ministres, M.Johnson en informera le caucus des députés et préviendra formellement le lieutenant-gouverneur ainsi que le directeur général des élections.Ayant prévu le coup, le Parti québécois a déjà convoqué pour demain le caucus des députés et pour samedi les membres du conseil national.Au bureau du premier ministre, on laissait entendre hier que l\u2019émission des brefs pourrait être retardée de 24 heures.C\u2019est le déclenchement d\u2019une campagne qui s\u2019annonce vigoureuse et excitante.Et qui pourrait modifier les intentions de vote de façon significative.Entre le sondage et l\u2019urne, le champ de l\u2019inconnu est bien vaste.L\u2019histoire politique enseigne que les attentes triomphalistes du Daniel Johnson: le suspense tire à sa tin VOIR SUITE PAGE A 8: LÉGITIMITÉ Il y a 50 ans, un complot a failli emporter Hitler L'Allemagne rend hommage à ceux qui ont résisté au nazisme Les dirigeants allemands ont rendu hier un hommage appuyé aux officiers antihitlériens à l\u2019occasion du 50e anniversaire de la tentative d\u2019assassinat manquée contre le Führer.Le chancelier Helmut Kohl et le président Roman Herzog ont estimé que l\u2019Allemagne avait appris de l\u2019Histoire combien il est nécessaire de combattre les dictateurs.«Nous avons appris du passé que le totalitarisme doit être combattu sans compromis dès lors qu\u2019il lève la tête», a dit le président allemand.Devant le mur où les quatre officiers qui ont fomenté le complot pour tuer Adolf Hitler ont été passés par les armes le 20 juillet 1944, le chef du gouvernement allemand a affirmé que si la résistance au nazisme avait échoué, elle n\u2019en avait pas moins sauvé l\u2019honneur de la nation.HENRI DE BRESSON LE MONDE Berlin \u2014 Le cinquantième anniversaire de l'attentat contre Hitler, le 20 juillet 1944, par le colonel comte Schenk von Stauffenberg est l\u2019occasion, pour l\u2019Allemagne, de rendre hommage à ceux de ses ressortissants qui ont lutté contre le nazisme.Une manifestation du souvenir, où le chancelier Kohl devait prendre la parole, s\u2019est tenue hier à Berlin au Bendler-block, l\u2019ancien quartier général de l\u2019armée de terre, où se trouve le mémorial de la résistance allemande.Cette commémoration a pourtant été entachée ces dernières semaines par une vive polémique sur le sens de cette résistance.Au défilé du 14 juillet à Paris, auquel participaient pour la première fois des unités allemandes de l\u2019Eurocorps, le chancelier Kohl s\u2019était fait accompagner des descendants de trois victimes du nazisme.Il avait à ses côtés Klaus von Dohnanyi, ancien maire de Hambourg, et Ewald-Heinrich von Kleist.fils de deux notables exécutés en 1945.VOIR PAGE A 8: COMPLOT I, K I) K V 0 I K .I.K .1 E U I) I 2 1\t,1 II I I.I.E T I !» !» I éoiuir Le Devoir présente son journal d\u2019été LUNDI CHERS NOUS AUTRES En page Al avec Robert Blondin ES* Un siècle de correspondance québécoise sur des thèmes toujours d\u2019actualité: le temps qu\u2019il fait, la famille, le grand amour, les vacances, la religion, la politique, l\u2019ennuyance, etc H LES RAPPORTS HOMMES-FEMMES En page éditoriale Es3 Un dialogue entre Ariane Emond et Denis Thibault MARDI C\u2019ETAIT MONTREAL EN 1994 Le grand concours de photographie amateur du Devoir en page B1 es* Surveillez nos pages pour plus de détails.© M E R C R E DI DECOUVERTES En page B1 avec Raymond Lemieux E3* Explorez le Québec dans une tournée des destinations vacances scientifiques en passant par le Biodôme la nuit jusqu\u2019aux volcans de Charlevoix.En page éditoriale es* Martin Masse, un jeune essayiste discute des grands enjeux de l\u2019actualité québécoise et canadienne.JEUDI .c > LES REGIONS En page éditoriale Nous continuerons à vous donner rendez-vous dans les régions du Québec En page éditoriale E3=* Percez les secrets des grandes villes du monde avec Nairn Kattan.'> \\ T 5s' % V I J//(\\ l ¦ m © VENDREDI PLAISIRS.D\u2019ETE En page éditoriale E3\" Suivez notre chronique horticole et les recettes d\u2019été que nous fournissent une grappe de gens connus.Notre cahier PLAISIRS en version estivale.SAMEDI Les étranges et édifiantes aventures de Rémi Fassol, oniromane.es- Suivez le héros de notre roman-feuilleton alors qu\u2019il plongera chaque semaine dans un univers dont chacun possède sa propre vision: le rêve.À la une avec le romancier Louis Hamelin AUSSI ES- Cet été, nos journalistes feront des détours pour vous faire découvrir des aspects insolites et souvent méconnus du Québec sur lesquelles vous pensiez pourtant tout savoir.Ils vous accompagnent à tous les grands événements culturels de l\u2019été.C\u2019est un rendez-vous, cet été dans A LE DEVOIR i I E S A C TIIA I, I i E S Permis d\u2019exploitation de vidéopokers en br E F ?La CLAQ en a assez et déclare la guerre à Québec MARTINE TURENNE LE DEVOIR La Corporation du loisir automatique du Québec, la CLAQ, part en guerre contre Québec en déposant une requête en mandamus, visant à obliger Québec à agir en ce qui a trait aux permis d\u2019exploitation de vidéopokers, et une autre en jugement déclaratoire afin d\u2019obliger le gouvernement à se comporter en «bon citoyen corporatif», c\u2019est-à-dire en respectant les règlements municipaux existants.La CLAQ accuse Loto-Québec et la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec de ne pas suivre les règles qu\u2019ils ont instituées et d\u2019avoir instauré un système inégal, basé sur le «deux poids, deux mesures»: un règlement en vigueur pour les exploitants indépendants, et un autre pour le gouvernement.«C\u2019est inacceptable, dit l\u2019avocat de la CLAQ, Me René Boucher.L\u2019Etat bénéficie de passe-droits et ne respecte pas les lois qu\u2019il a lui-même dictées.Nous ne sommes tout de même pas dans une république de bananes!» La requête a été déposée au nom de Gaétan Hébert, d\u2019Amusement Vogue, mais elle deviendra en fait une cause type pour les quelque 400 exploitants privés de jeux vidéo qui voient l\u2019État marcher dans leurs plates-bandes.«Nous n\u2019avons rien contre le fait que le gouvernement investisse dans les jeux, dit Me René Boucher, mais nous voulons qu\u2019il le fasse dans les règles.» La CLAQ veut que la Régie des alcools, des courses et des jeux révise toutes les demandes de permis d\u2019exploitants de sites et que tous les appareils de vidéopoker «illégaux» soient remis à la Société d\u2019exploitation des loteries et des courses du Québec.«L\u2019implantation du réseau de Loto-Québec dans la plupart des municipalités vient à l\u2019encontre des règlements municipaux, dont celui du zonage», dit Me Boucher.L\u2019article 35 relatif au règlement de zonage des municipalités du Québec, où s\u2019implante depuis un mois le réseau de vidéopokers de la Société d\u2019exploitation des loteries et des courses, est clair.En fait, la grande majorité des mu- nicipalités québécoises interdit ce genre de jeu, mais Québec passe outre à cela, dit Me René Boucher.«La Régie des alcools, des courses et des jeux a un rôle social, de par son mandat, et elle a une discrétion absolue sur la réglementation.Mais une fois adoptée, elle se doit de la respecter, ce qu\u2019elle ne fait pas en ce moment.» D\u2019autres exploitants bénéficient de passe-droits, affirme aussi Me Boucher.Ainsi, une requête en mandamus est déposée contre l\u2019hôtel Holiday Inn du centre-ville de Montréal, qui exploite deux tables de billard et une table de snooker sans permis ou vignettes adéquates.Dès aujourd\u2019hui, la CLAQ contestera toute implantation de vidéopokers dans chaque municipalité où cela aura lieu.«Plusieurs villes nous appuient dans notre démarche, dit Me Boucher, car elles ne veulent pas hériter des vidéopokers de Québec sans avoir leur mot à dire.» Ni Loto-Québec, ni la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec n\u2019ont commenté cette action de la CLAQ.Un ministre sud-africain se plaint d\u2019être harcelé par les douaniers PHOTO JACQUES GRENIER Jay Naidoo, marié à une Canadienne, vient fréquemment au Canada.S J 2 s g ëOeJcI A' JD P'i £¦ q] o Ü Q o 3 Qj|>| O, î) 0 go fÀù l MOOT OlfT E (û CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Un ministre sud-africain du gouvernement de Nelson Mandela s\u2019est plaint à la presse d\u2019avoir été harcelé par des agents des douanes canadiennes alors qu\u2019il arrivait au Canada par l\u2019aéroport de Mirabel.Lundi dernier, M.Jay Naidoo, ministre au cabinet du président Mandela, qui vient fréquemment au Canada parce qu\u2019il est marié à une Canadienne, a présenté son passeport diplomatique aux autorités douanières, en arrivant à Mirabel.M.Naidoo arrivait alors à Montréal à bord d\u2019un vol de la compagnie KLM, arrivant de Johannesburg, avec escale à Amsterdam.Le préposé aux passeports, après avoir constaté que M.Naidoo avait un passeport de diplomate avec visa, aurait alors envoyé le ministre au comptoir de l\u2019immigration, où ce dernier a été retenu longuement pour remplir certains formulaires.Rappelons que M.Naidoo n\u2019immigre pas au Canada mais y est de passage pour quelques jours pour visiter sa famille.Immédiatement après, alors que M.Naidoo s\u2019apprêtait à prendre ses bagages, un agent spécial des douanes canadiennes l\u2019a intercepté pour le fouiller.Après que M.Naidoo eut montré à cet agent spécial son passeport diplomatique, l\u2019agent spécial l\u2019a laissé partir et M.Naidoo a pu enfin entrer au pays.Pour sa part, le ministre estime qu\u2019il est victime de discrimination raciale de la part des douaniers canadiens.Il n\u2019entend cependant pas porter de plainte formelle à ce sujet «Ce n\u2019est pas la première fois que je me fais harceler lorsque j\u2019entre au Canada, dit-il.Je me sens harcelé et isolé en tant que Noir.Et je ne crois pas que ce soit très inhabituel.» Selon Patrick Martinet, directeur régional des ventes pour l\u2019est du Canada chez KLM, l\u2019incident n\u2019en est pas un de discrimination raciale mais témoigne peut-être d\u2019une certaine négligence de la part des douaniers canadiens.«Mon chef d\u2019escale, qui escortait le ministre tout au long de ces péripéties, m\u2019a dit que le douanier était peut-être un imbécile», a précisé M.Martinet Pour sa part, M.Roger Bélair, qui est gestionnaire des douanes canadiennes à Mirabel, a précisé hier que des agents spéciaux fouillent en moyenne 10 % des passagers de tous les vols arrivant à Mirabel.Si M.Bélair admet qu\u2019en règle générale on ne fouille pas les diplomates, il expliquait par ailleurs à la presse, hier, que M.Naidoo avait été choisi au hasard par cet agent spécial, chargé de chercher des narcotiques, qui l\u2019a par ailleurs relâché dès qu\u2019il s\u2019est aperçu de sa méprise.Enfin, M.Bélair a déclaré que M.Naidoo détenait un permis du ministre canadien de l\u2019Immigration et que ce permis devait être validé au comptoir de l\u2019Immigration.M.Naidoo a par ailleurs déclaré à la presse que le Canada avait été un allié de l\u2019Afrique du Sud dans son récent processus de démocratisation, et qu\u2019il voulait s\u2019assurer, ayant un fils à moitié canadien, que ce dernier grandissait dans un pays respectueux des gens de couleur.Avant d\u2019être ministre dans le gouvernement de Nelson Mandela, Jay Naidoo a été secrétaire général du Congrès des syndicats de l\u2019Afrique du Sud.Il y a vingt-cinq ans, la Lune Trois astronautes à la Maison-Blanche Armstrong, Aldrin et Collins ont été reçus hier par Clinton TRAVAILLEURS AUTONOMES Ottawa (PC) \u2014 Le nombre de travailleurs autonomes a connu un recul important dans tous les secteurs au cours des 60 dernières années, révèle une étude de Statistique Canada.Il est passé d\u2019un travailleur sur quatre en 1931 à un sur dix en 1991.Ën 1991, les travailleurs indépendants ne représentaient plus que deux pour cent de tous les travailleurs canadiens.En 1931, cette proportion était de 16 %.Selon Statistique Canada, cette baisse est attribuable à la restructuration de l\u2019économie, au déclin des industries de la pêche et de la forêt et à un milieu de travail de plus en plus complexe.«Les entreprises à travailleur unique ne sont plus aussi fa- ,.ciles à exploiter qu\u2019il y a 60 ans», note Statistique Canada.Les travailleurs autonomes comprennent notamment ceux qui exploitent une ferme ou une entreprise, les pigistes et contractuels, les charpentiers, coiffeurs, médecins, contremaîtres et les gens spé-.cialisés dans le domaine de la vente.,, Par rapport aux employés du secteur public, les travailleurs autonomes ont tendance à être des hommes plus ; âgés et des immigrants.-?- EMPLOIS TOURISTIQUES Ottawa (PC) \u2014 Les emplois qu\u2019offre l\u2019industrie touristique sont le plus souvent des emplois à court terme, mal rémunérés.Le ministre du Perfectionnement des Ressources humaines Lloyd Axworthy entend changer cela.Le ministre a annoncé un programme triennal de 192 millions $ destiné à encourager les travailleurs du secteur touristique \u2014 surtout les jeunes gens \u2014 à parfaire leur forma-tipn et à faire carrière dans l\u2019industrie.«A mesure que les gens acquerront des compétences accrues, une meilleure formation, les gens pourront obtenir de meilleurs postes, compter sur un travail continu», dit-il.Une partie de la somme servira aussi à créer près de 10 000 emplois pendant la durée du programme.«C\u2019est, une initiative qui permettra de promouvoir le tourisme comme choix de carrière pour la jeunesse canadienne», a déclaré Mme Carolyn Clark, du Conseil canadien des ressources humaines en tourisme.-?- JURYS ET MINORITAIRES Ottawa (PC) \u2014 Les groupes minoritaires sont mal représentés au sein des jurys, et le mode de sélection des jurés doit être modifié afin de le rendre plus juste, conclut une étude menée pour le ministère fédéral de la Justice.Dans un contexte où le Canada devient de plus en plus multiculturel, le système actuel des jurys «ne réussit pas à promouvoir et à protéger adéquatement les intérêts et les aspirations des minorités dans la société canadienne, parce qu\u2019il n\u2019assure pas aux groupes minoritaires une représentation égale» dans la sélection des jurés, note l\u2019étude.Le rapport a été rédigé par le conseiller juridique David Pomerant, d\u2019Ottawa.Les minorités seraient exclues de la participation au processus de sélection des jurys soit par suite de la loi elle-même, soit à cause de la manière dont la loi est appliquée.-?- LE PAPE ET LA MATERNITÉ Cité du Vatican (AFP) \u2014 Le pape Jean-Paul II a affirmé hier que «jamais comme aujourd\u2019hui» il n\u2019était aussi «nécessaire de revaloriser l\u2019idée de la maternité, qui n\u2019est pas du tout une idée archaïque remontant aux .origines mythologiques de la civilisation».«Même si les possibilités de travail offertes aujourd\u2019hui à la femme d;jns la société, et d\u2019apostolat dans l\u2019Église, sont importantes», a déclaré le pape lors de l\u2019audience générale hebdomadaire au Vatican, «rien ne pourra jamais être comparé à la dignité éminente de la maternité».L\u2019Évangile n\u2019approuve pas, a-t-il souligné, «la renonciation volontaire à la maternité pour le simple désir d\u2019avantages matériels ou pour la satisfaction de l\u2019exercice d\u2019une activité».«Il s\u2019agit là d\u2019une distorsion de la personnalité féminine destinée à s\u2019épanouir dans la maternité».TXTashington (AP) \u2014 Il y a exactement un quart de V V siècle, deux Terriens accoutrés comme des étrangers de l\u2019espace foulaient, pour la première dans l\u2019histoire de l\u2019humanité, le sol d\u2019un autre corps céleste et plantaient le drapeau américain sur la Inné.«Les deux font désormais partie de l\u2019univers de l\u2019homme», s\u2019était exclamé le président Richard Nixon pour qui le lancement, l\u2019«atterrissage» et le retour d\u2019Apollo XI constituaient «la plus grande semaine de l\u2019histoire du monde depuis la Création».Assez vieux aujourd\u2019hui pour postuler aux pensions de retraite, les trois astronautes d\u2019Apollo étaient reçus hier à la Maison-Blanche pour accepter les félicitations d\u2019un autre président à l\u2019occasion de la commémoration de cet événement que Neil Armstrong, en accomplissant les premiers pas humains sur la Lune, avait immortalisé par la formule «un petit pas pour l\u2019homme, un pas de géant pour lliumanité».Armstrong et Edwin «Buzz» Aldrin, qui avait marché tout de suite après lui sur l\u2019astre des nuits, ainsi que Michael Collins, qui survolait les deux hommes à bord de l\u2019engin spatial Columbia pendant qu\u2019ils évoluaient sur la Lune, devaient être les hôtes d\u2019honneur d\u2019une cérémonie présidée par Bill Clinton dans la salle Est de la Maison-Blanche.Quarante autres astronautes, beaucoup de l\u2019ère Apollo, devaient participer à cet anniversaire en compagnie d\u2019enfants passionnés par la conquête spatiale.Les premiers pas de l\u2019homme sur la Lune, le dimanche 20 juillet 1969, avaient capté l\u2019attention de 500 millions à un milliard de téléspectateurs à travers le monde.L\u2019exploit des trois astronautes, qui portaient pourtant le dra- peau américain sur leur combinaison, avait même été suivi par des cosmonautes soviétiques amers et déçus d\u2019avoir perdu la course à la Lune.Il y a cinq ans, à l\u2019occasion du vingtième anniversaire du premier «alunissage», le président George Bush avait lancé un ambitieux projet pour les 30 années à venir: d\u2019abord coloniser la Lune, puis envoyer des expéditions sur Mars.Un projet dont on n\u2019a plus entendu parler depuis que son coût a été estimé, au bas mot, à 400 milliards de dollars.Armstrong, Aldrin et Collins ne s\u2019étaient pas départis d\u2019un sourire poli tout au long des cérémonies du vingtième anniversaire.Ils étaient fatigués d\u2019être exposés aux yeux du monde par la NASA.Selon leurs amis, ils ne souhaitaient pas le refaire.De fait, pour ce vingt-cinquième anniversaire, Collins a refusé d\u2019être interviewé.Armstrong a accordé un entretien de quelques minutes à la BBC, mais aucun à la télévision américaine.Samedi, il a toutefois fait une apparition surprise lors d\u2019une cérémonie organisée près de son domicile dans l\u2019Ohio.Aldrin, le seul à être resté sous les feux de l\u2019actualité en acceptant de tourner dans des messages publicitaires ou en prononçant des discours, s\u2019est chargé de représenter ses deux camarades lors des nombreux documentaires qui ont inondé les ondes à l\u2019approche de l\u2019anniversaire.Seulement dix autres hommes ont marché sur la Lune depuis, dans les trois années qui ont suivi les premiers pas d\u2019Armstrong et Aldrin.Aucun pays ne projette aujourd'hui de renouveler cet exploit -?- CONFUSION MÉDICALE Vicenza (AFP) \u2014 Un moine, victime d\u2019une confusion de dossier médical, a été opéré mardi d\u2019un cancer des poumons inexistant à l\u2019hôpital de Vicenza (nord-est du pays) alors qu\u2019il devait subir une intervention à la prostate, a rapporté hier la presse italienne.Le dossier médical du frère franciscain Giorgio Guerra, 50 ans, a été confondu avec celui d\u2019un autre pa- .tient «Quand j\u2019ai vu à mon réveil cette incision béante et douloureuse sur mon thorax, j\u2019étais très affolé, le personnel médical n\u2019a pas été en mesure de me donner une explication», a raconté hier Don Giorgio à la presse.Seule une enquête, immédiatement ouverte par le commissaire Giampao-lo Regazzo de Vicenza, a permis de découvrir l\u2019origine de cette faute professionnelle, qu\u2019il a lui-même qualifiée «d\u2019extrêmement fâcheuse».Don Giorgio qui doit néanmoins être opéré mercredi de la prostate et qui a porté plainte, espère que l\u2019affaire aura des suites judiciaires, pour que de «tels accidents ne se reproduisent plus» en Italie. I, K I) V.V 0 I It , I.K .1 K II I) I 2 1\t.1 I! I I.I.K T I » HI A A -* LE DEVOIR \u2014\u2014- MONTKKxU Intentions de vote des Montréalais \u2022 \u2022 - Résultats trompeurs pour Bourque La communauté anglophone a été ignorée dans un sondage KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Un sondage commandé par le parti d\u2019opposition Vision Montréal, publié hier par 1 e Journal de Montréal, révèle des résultats trompeurs.Les 37 % d\u2019intentions de vote que récolterait le chef Pierre Bourque, contre 24 % pour l\u2019actuel maire Jean Doré, ne correspondent en fait qu\u2019à une catégorie d\u2019électeurs, soit les francophones.Le choix d\u2019ignorer la communauté anglophone a été confirmé au Devoir par Francine Bocage de la firme Soucy, Gagné et Associés qui a réalisé le sondage pour le compte de Vision Montréal (VM).L,\u2019étude qui aurait été effectuée entre le 13 et 17 juin dernier, dont les résultats circulaient allègrement dans les coulisses du congrès de VM le 19 juin dernier, ne montre donc pas les intentions de tout un groupe de Montréalais réticents jusqu\u2019à ici face à la candidature de l\u2019ex-directeur du Jardin botanique.Le 5 avril dernier, un sondage Sondagem-Le Devoir, dont la méthodologie scientifique a été publiée, démontrait que M.Bourque n\u2019obtenait que 9,3 % de ses appuis dans la communauté anglophone (ce faible pourcentage dégringolait à 2,2 % du côté des groupes ethniques), alors que Jean Doré y obtenait 48,8 % de soutien.Chez les francophones, Pierre Bourque faisait meilleure figure en obtenant 31,6 % d\u2019appuis contre 45 % pour M.Doré.Par rapport au sondage de VM, ces chiffres démontrent une progression de 5,4 % pour Pierre Bourque chez les francophones et une perte de vitesse de 21 % pour Jean Doré vis-à-vis le même groupe.Jérôme Choquette, qui en avril récoltait 13,6 % d\u2019appuis chez les francophones, recevrait maintenant 15 %.Un autre élément est à souligner.Le sondage de VM laisse voir un taux de 24 % d\u2019indécis chez les francophones.Qu\u2019en est-il des anglophones?Mystère.D\u2019aucuns pourront mettre en doute la crédibilité d\u2019un tel sondage dont il a d\u2019ailleurs été impossible de vérifier la méthodologie; l\u2019organisateur de VM, Jacques Aubry, n\u2019a retourné aucun des appels du Devoir.Pour juger de la valeur scientifique du processus, il importe notamment de savoir quel est l\u2019échantillon choisi, la méthode de sélection (si on a recours au bottin de téléphone, par exemple, comme le fait la firme Léger et Léger, ce qui a pour effet d\u2019éliminer d\u2019emblée environ 15 % des gens puisque leur numéro de téléphone est confidentiel), le nombre d\u2019entretiens complétés et bien sûr la marge d\u2019erreur, donc le seuil de.confiance.Retrouvée morte dans un boisé Les causes du décès de la petite Marie-Chantale seront connues aujourd\u2019hui MARTINE TURENNE LE DEVOIR Les causes du décès de la petite Marie-Chantale Desjardins, retrouvée morte hier, ne sont toujours pas connues et il faudra attendre l\u2019autopsie d\u2019aujourd\u2019hui pour en savoir plus.Disparue de son domicile de Sainte-Thérèse depuis samedi matin, Marie-Chantale, dix ans, a été découverte dans un boisé situé derrière le centre commercial Place Rosemère, à environ un kilomètre de sa résidence de la rue Jasmin.Sa bicyclette a été retrouvée à moins de dix mètres de son cadavre.Pour l\u2019heure, tout ce que l\u2019on sait c\u2019 est que la mort de Marie-Chantale remontait tout au plus à 24 heures, soit trois jours après sa disparition.Les policiers de la Sûreté du Québec ne pouvaient confirmer s\u2019il s\u2019agissait ou non d\u2019un assassinat, l\u2019examen sommaire indiquant cependant qu\u2019il n\u2019y avait pas de traces de violence sur îe corps de la fillette.On sait simplement que sa tête était recouverte de son chandail.C\u2019est une amie de la famille, qui faisait partie d\u2019un groupe de bénévoles, qui a découvert le corps de l\u2019enfant, vers llh30 hier matin.Cette découverte met fin à d\u2019intenses recherches effectuées depuis le début de la semaine par les policiers de Sainte-Thérèse, aidés par la Sûreté du Québec et une armée de bénévoles.Tout laisse croire que la fillette a fugué de la résidence familiale.Marie-Chantale Desjardins avait en effet fort mal réagi au déménagement récent de sa famille, de Blainville à Sainte-Thérèse, et acceptait mal la présence du nouveau conjoint de sa mère.Elle avait menacé cette dernière de quitter la maison en cas de déménagement.Samedi après-midi, elle aurait été aperçue dans des arcades du centre-ville de Sainte-Thérèse.Personne ne l\u2019a revue par la suite.Contraventions aux fumeurs PRESSE CANADIENNE I Montréal est sur le point d\u2019être plus sévère avec les fumeurs qui ne respectent pas son règlement anti-tabac.La ville permettra sous peu aux policiers de donner des contraventions aux personnes qui fument dans les espaces réservés aux non-fumeurs.Les policiers donneront ces contraventions uniquement si des plaintes sont portées.Pour une première offense, l\u2019amende maximale est de 300 $.Depuis 1990, il est interdit de fumer dans les espaces commerciaux, les magasins, les salles d\u2019attente, les escaliers et les ascenseurs.Tous les restaurants de 25 places et plus doivent aménager une zone réservée aux non-fumeurs.La ligne dure vise à surmonter les difficultés à faire respecter ce règlement Foyer Saint-Laurent va s\u2019agrandir LE DEVOIR Le centre d\u2019hébergement Foyer Saint-Laurent, situé sur le chemin de la Côte-Vertu, a reçu hier une subvention de 6,6 millions de dollars pour assurer son agrandissement et effectuer des travaux de rénovation.L\u2019attribution de cette somme a été annoncée hier par le député de L\u2019Acadie, M.Yvan Bordeleau, et permettra d\u2019agrandir de 34 % la superficie de ce foyer qui accueille 154 bénéficiaires âgés.Débrayage imminent à Dorval et Mirabel La direction des deux aéroports rassure les passagers D\u2019APRÈS PC Le torchon brûle entre l\u2019Alliance de la fonction publique du Canada et la direction des aéroports de Mirabel et Dorval.Le syndicat, qui représente 65 pompiers euvrant dans les deux aéroports, affirme que les installations ne respectent pas les normes minimales de sécurité.Alors qu\u2019un débrayage est imminent, le syndicat accuse la direction des aéroports de mettre en danger la vie de milliers de passagers.L\u2019Alliance reproche notamment à l\u2019employeur d\u2019avoir recours à du personnel non syndiqué qui n\u2019a pas les qualifications requises.La direction des aéroports rejette formellement ces accusations sur la sécurité, qualifiée «d\u2019alarmistes et sans fondement», dans un contexte de négociations d\u2019un nouveau contrat de travail.Elle signale aussi que le Code canadien du travail, auquel les deux aéroports sont assujettis, lui permet d\u2019appeler du personnel de remplacement.Le vice-président des ressources humaines, M.Philippe Duval rappelle que le dossier fait toujours l\u2019objet d\u2019une conciliation et que le processus de négociation n\u2019est pas terminé.Par ailleurs, il signale aussi qu\u2019ADM entend se prévaloir des mesures que prévoit le Code canadien du travail pour assurer le maintien des opérations à Dorval et à Mirabel.«Les conséquences sur l\u2019économie du grand Montréal et du Québec sont trop importantes.De plus, la sécurité du public voyageur est une priorité chez ADM.En conséquence, nos mesures de remplacements ont conformes aux normes de sécurité de Transports Canada et ont obtenu les certifications requises», de déclarer M.Duval.STA.-./à mMÈÊLiII Roule carrosse PHOTO JACQUES GRENIER .MALGRE la canicule hier, on passait le rouleau-compresseur sur la 40, histoire défaire un bitume sans ride à la Transcanadienne.Malgré sa petite ombrelle rayée, parions que s\u2019il avait pu choisir son véhicule, ce travailleur aurait bien aimé se retrouver au volant d\u2019une Zamboni.L\u2019allergie à l\u2019herbe à poux coûte près de 50 millions JENNIFER ALLEYN LE DEVOIR L\u2019allergie à l\u2019herbe à poux coûte près de 50 millions chaque année aux Québécois mais «il est possible d\u2019en enrayer la prolifération», dit le Dr Louis Drouin, responsable en santé environnementale à la direction de la santé publique de Montréal-Centre.La Régie de la Santé et des Services sociaux rendait publiques hier deux études préparées par l\u2019Unité de santé au travail et de santé environnementale du Québec.La première étude porte sur l\u2019estimation des coûts économiques liés aux effets allergènes de l\u2019herbe à poux.L\u2019étude, dirigée par Mme.Claudine Christin, évalue le coût total annuel minimal associé à l\u2019herbe à poux au Québec, en 1992, à 49 216 485 dollars, répartis en frais de médicaments, de consultation, d\u2019hospitalisation et d\u2019absentéisme.Une somme qui pourrait être épargnée si la prolifération de cette mauvaise herbe était stoppée.«En contrôlant les trois zones particulièrement infestées, soient la pointe ouest, le sud-ouest et l\u2019extrême-est de l\u2019île de Montréal, on peut enrayer 75 % de l\u2019émission de pollen», a précisé le Dr Drouin, directeur de la deuxième étude faisant état de la situation de l\u2019herbe à poux dans l\u2019île de Montréal.Les auteurs de l\u2019étude ont noté que 90 % du pollen présent à Montréal provient du territoire de l\u2019île.Selon le Dr Drouin, le caractère insulaire de Montréal devrait faciliter la tâche puisque le pollen ne semble pas traverser la barrière aquatique qui l\u2019entoure.Emboîtant le pas à la campagne de dépistage et d\u2019éradication de l\u2019herbe à poux mise de l\u2019avant par la CUM au mois de juin dernier, la direction de la santé publique de Montréal-Centre propose quelques méthodes simples et efficaces pour se débarrasser de la plante nuisible.Premièrement, il faut savoir reconnaître l\u2019herbe malfaisante: 11 y a deux espèces d\u2019herbe à poux sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal: la plus commune est la petite herbe à poux (Ambrosia artemisiifolia), une plante an- nuelle qui mesure de 10 à 90 centimètres.Ses feuilles sont minces et découpées en segments étroits.Sa tige est poilue.Au sommet des rameaux de la plante, l\u2019herbe à poux produit en juin et juillet des fleurs verdâtres groupées en capitules sur des épis.En période de floraison, ces fleurs émettent dans l\u2019air des grains de pollen microscopiques qui servent à la reproduction de cette mauvaise herbe.Semblable à la petite, la grande herbe à poux (Ambrosia trifida) peut atteindre jusqu\u2019à deux mètres de hauteur.Contrairement à l\u2019herbe à puces, on peut à tout moment, et sans danger, toucher l\u2019herbe à poux pour l\u2019arracher.Cette plante de cause pas de démangeaisons cutanées.Quatre options Les quatre options d\u2019éradication sont l\u2019arrachage, la tonte mécanique, l\u2019ensemencement d\u2019espèces compétitives et l\u2019épandage d\u2019herbicides.Le règlement 90 de la Communauté urbaine de Montréal sur l\u2019assainissement de l\u2019air stipule que «Le propriétaire d\u2019un terrain, la personne qui l\u2019utilise ou celle qui l\u2019occupe doit voir à ce qu\u2019il soit exempt des herbes à poux Ambrosia artemisiifolia et Ambrosia trifida en fleur, après le 1er août de chaque année».Ainsi, tout contrevenant est passible d\u2019une amende de 100 dollars ou plus, selon l\u2019ampleur des colonies sur sa propriété.Notant que 600 000 personnes sont touchées annuellement au Québec, la CUM annonçait au mois de juin qu\u2019elle ferait pression auprès du ministère de la Santé «pour qu\u2019il prenne le dossier en mains».Jusqu\u2019à maintenant, le ministère ne s\u2019est jamais impliqué officiellement.Le Dr Drouin a rappelé le cas de la Gaspé-sie des années 30 qui, grâce à une campagne d\u2019éradication intensive dirigée par le Dr Cam-pagnat, avait réussi à éliminer la présence de l\u2019herbe à poux sur tout son territoire.La population avait alors collaboré activement à la campagne et le Dr Drouin espère que l\u2019appel lancé aujourd\u2019hui aux citoyens suscitera le même enthousiasme.I \u2022 Autopsie d\u2019un ressuscité D\u2019étranges études de faisabilité pour le Musée.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le Musée.pour rire a constamment amélioré sa définition et ses études de faisabilité pour faire financer son projet par Québec.Deux études de planification réalisées en 1990 par des firmes d\u2019ingénierie culturelle ont fait grimper les prévisions de fréquentation annuelle de 175 000 à 450 000 visiteurs et plus.L\u2019établissement du boulevard Saint-Laurent a rouvert ses portes avant-hier, après une fermeture controversée en février dernier.En dix mois, le musée première version n\u2019avait attiré que 135 000 visiteurs.Par ailleurs, la définition du musée est toujours demeurée assez vague dans les documents de planification, oscillant entre le centre d\u2019interprétation et l\u2019institution muséale, ;üors que dans les faits l\u2019établissement réalisé n\u2019a jamais été un musée au sens strict.Ces informations ressortent d\u2019une analyse de documents produits entre le 7 juin 1989 et le 31 janvier 1994, notamment par les fonctionnaires du ministère de la Culture (ou de l\u2019ancien ministère des Affaires cultureUes), obtenus par U Devoir grâce à la Loi sur l\u2019accès à l'information.On y découvre donc que pour faire financer son projet.l\u2019Académie nationale de l\u2019humour (l\u2019ANH.contrôlée par le Groupe Rozon) a avancé qu'on pourrait attirer 450 000 personnes et plus au musée et ainsi générer plus de quatre millions de dollars de revenus annuels.Des études de faisabilité ont été exigées par le MAC dés la présentation du projet, en juin 1989.Comme le ministère ne veut pas participer au budget de fonctionne- ment du futur musée, on exige que le promoteur fasse la preuve de l'autofinancement de son projet Une première étude réalisée par la firme Daniel Arbour et associé a été déposée en janvier 1990.On peut y lire qu\u2019«une des conditions de rentabilité du projet (.) est que la fréquentation du musée atteigne 175 000 visiteurs, ce qui semble une hypothèse plausible».Le prix d\u2019entrée envisagé est alors de neuf dollars.Irréalistes, les prévisions Dans les mois qui suivent, les fonctionnaires notent que ces prévisions sont irréalistes et n\u2019assureront pas l'objectif d\u2019autofinancement de rétablissement «Nous émettons de sérieuses réserves sur la possibilité de maintenir un taux de fréquentation de 175 000 personnes avec un prix de neuf dollars, écrit Louise Pelletier, responsable du Secteur des musées au MAC, dans une note de service du 18 avril 1990.(.) L'étude de marché s\u2019avère importante pour formuler un avis complet sur l'ensemble du projet» Cette seconde étude a été déposée en décembre 1990, soit cinq mois après l\u2019annonce officielle de l'implication des trois paliers de gouvernement dans le projet, notamment en présence de Daniel Johnson, alors président du Conseil du Trésor.L\u2019étude réalisée par des consultants de la firme Muni-consult et d\u2019autres spécialistes gonfle alors le taux de fréquentation à 450 000 visiteurs par année «selon un scénario réaliste».«La fréquentation du musée la première année variera entre 301000 et 605 000 personnes acceptant un prix d'entrée de dix dollars pour les adultes et de cinq dollars pour les enfants», peut-on lire dans le document «Un nouveau Musée.pour rire».La firme Saine Marketing est arrivée à ces prévisions en réalisant «une étude auprès des consommateurs, afin d\u2019évaluer leur intérêt à l\u2019égard d\u2019un complexe et d\u2019un Musée de l\u2019humour».Les deux tiers de la population des 16 ans et plus de la région métropolitaine se disaient alors «très intéressés à visiter le Complexe».Dans les semaines qui suivent, les fonctionnaires du MAC vont critiquer ces chiffres en parlant de prévisions «peu réalistes» ou «ambitieuses».Les documents du ministère montrent aussi que le Musée.pour rire a changé de vocation en cours de planification.Sur papier, on est passé d\u2019un projet de centre d\u2019exposition à celui d\u2019un musée au sens strict (avec acquisition d\u2019œuvres, conservation, recherche, etc.), alors que dans les faits, le projet réalisé se rapproche davantage du premier genre que du second.Note de service Les «modifications» du projet ont été critiquées par les fonctionnaires.Le 10 mai 1990, un d\u2019entre eux a noté que le ministère devrait cesser de proposer des réajustements au promoteur «pour préserver ainsi notre position d'analyse critique».Le 22 mars 1990, une note de service de Louise Pelletier.alors responsable du secteur des musées du MAC, soulignait que le bâtiment planifié ne répondra pas aux normes de conservation du milieu (contrôle de la température.voûtes, etc.) «Le promoteur qualifie son projet de musée au plan du concept et de la vocation, mais de centre d'interprétation au chapitre des installations», lit-on dans un autre commentaire du 20 décembre 1990.Les fonctionnaires indiquent aussi souvent qu\u2019un moratoire empêche d\u2019accréditer de nouveaux établissements muséaux et que le réseau existant est en situation précaire.Le MAC va finalement investir 5,5 millions de dollars dans le projet Ottawa et Montréal y ont injecté huit autres millions.Les documents épluchés par Le Devoir révèlent d\u2019autres faits troublants sur cette aventure muséale.Par exemple, le promoteur du projet a toujours promis aux bailleurs de fonds gouvernementaux que son établissement serait dirigé par un conseil d\u2019administration de douze membres, alors que ce conseil n'a jamais été constitué.On apprend finalement qu\u2019à l\u2019été et à l\u2019automne 1993, quelques mois avant la fermeture de l\u2019établissement survenue le 1er février dernier, l\u2019ANH a voulu louer 818 mètres carrés du musée au «Buildingue», l\u2019immeuble adjacent ou logent les entreprises de l\u2019Empire Rozon, dont la permanence du Festival Juste pour rire.Cette superficie comprenait notamment, encastrée dans son plancher, l\u2019œuvre d\u2019art intégrée au projet Le gouvernement fédéral et la Ville de Montréal acquiesçaient à la requête.«Il faut comprendre que l\u2019espace retenu constitue le prolongement naturel du Buildingue le plus dissociable physiquement du reste du musée, facilitant ainsi la séparation des deux propriétés en situation, par exemple, de reprise de possession de l\u2019une d\u2019elle», expliquait pour sa part le fonctionnaire de Québec Reynald Bigras.dans un document daté du 1er novembre dernier.Le fonctionnaire recommandait de refuser ce «transfert de superficie».Il a été écouté le 18 janvier dernier.Le Musée.pour rire fermait deux semaines plus tard. 1, R I) E V 0 I II , I- K .1 E U I) I 2 1\t,1 11 I I.I, E T I !l III A 4 LE DEVOIR ?POLITIQUE Sous le chapiteau du sourire PHOTO AP LE MINISTRE canadien des Affaires étrangères, André Ouellet, et son homologue japonais, Yohei Kono, ont choisi hier de prendre mie photo-souvenir au Cirque du soleil, qui a planté son chapiteau en banlieue de Tokyo.M.Ouellet effectue depuis quelques jours une tournée en Asie pour rappeler notamment aux investisseurs de ce continent que le Canada restait un pays «sûr» pour leurs dollars.Elkas confirme: il se retire Québec (PC) \u2014 L\u2019ancien ministre de la Sécurité publique et des Transports, Sam Elkas, a annoncé hier qu\u2019il ne se représenterait pas aux prochaines élections, alléguant qu\u2019il voudrait consacrer plus de temps à sa famille.Selon le quotidien La Presse, M.Elkas, qui avait pourtant déjà été réélu comme candidat officiel de la circonscription de Robert-Baldwin, aurait été poliment invité à ne pas se représenter par d\u2019influents organisateurs du PLQ, qui compteraient offrir sa circonscription \u2014 relativement sûre \u2014 à d\u2019éventuels candidats-vedettes.Après les Bacon (Lise), Ryan (Claude) et Picotte (Yvon), M.Elkas est le dernier d\u2019une vingtaine d\u2019importants membres du gouvernement libéral sous Robert Bourassa à tirer sa révérence.Ancienne vedette anglophone des libéraux, il ne s\u2019était vu confier aucun portefeuille lors du dernier remaniement ministériel effectué sous la houlette du premier ministre Johnson.Parizeau demande un moratoire sur les privatisations Rivière-du-Loup (PC) \u2014 Jacques Parizeau somme le gouvernement de «se conduire correctement» et réclame un moratoire sur les privatisations pendant la campagne électorale, «Je demande un moratoire sur les privatisations.C\u2019est après la campagne électorale qu\u2019il faudra voir ce qui est acceptable.Pendant une campagne électorale, un gouvernement ne doit qu\u2019expédier les affaires courantes», a déclaré M.Parizeau hier alors qu\u2019il était en tournée électorale dans la circonscription de Rivière-du-Loup.Le chef de l\u2019opposition a cité les dossiers suivants, où la privatisation projetée pendant la campagne électorale lui paraît «inacceptable»: Sid-bec, les Jardins de Métis, le centre de ski du Mont-Sainte-Anne, la Société des alcools, le Zoo de Charlesbourg et l\u2019Aquarium de Québec.Au sujet du Mont-Sainte-Anne, M.Parizeau a rappelé que le gouvernement et le nouvel acqué- reur, la famille Desourdy de Bromont, ne s\u2019entendaient même pas sur l\u2019objet de la vente, soit «les hectares qui constituaient le domaine skiable».M.Parizeau a noté aussi qu\u2019un rapport de la firme d\u2019experts Merrill Lynch fixait la valeur des installations de ski à un prix beaucoup plus élevé que ce qui a été officiellement payé par l\u2019acquéreur, soit 20,3 millions de dollars.Le chef de l\u2019opposition a aussi cité le cas des employés de la Société des alcools qui viennent d\u2019être invités à formuler d\u2019ici le 15 août des représentations sur la privatisation de l\u2019entreprise auprès de la firme Burns Fry.«Le gouvernement est-il rendu chez Burns Fry?», a ironisé M.Parizeau.Il faut suspendre tqutes les tentatives de privatiser des actifs de l\u2019Etat alors que des élections seront déclenchées demain (jeudi)».i i .M.Parizeau a soutenu qu\u2019il demandait un moratoire «sur un ton calme pour le moment».Si jamais le gouvernement poursuivait ses opérations de privatisation pendant la campagne électorale, il promet cependant de hausser le ton.Selon lui, le rôle d\u2019un gouvernement est «d\u2019expédier les affaires courantes» pendant une campagne électorale, pas de «régler les affaires avant de perdre le pouvoir».M.Parizeau a pris cette position alors qu\u2019il était venu appuyer le candidat péquiste Harold Lebel en vue de l\u2019élection partielle qui doit se dérouler officiellement le 29 août prochain dans la circonscription de Rivière-du-Loup.Il est à peu près assuré, toutefois, que le déroulement de ce scrutin complémentaire sera annulé par le déclenchement, dans les prochaines heures, d\u2019élections générales pour le 12 septembre prochain.Attention aux entorses, dit Tobin Ottawa (PC) \u2014 En avertissant les pêcheurs québécois et terre-neu-viens qu\u2019il n\u2019acceptera aucune entorse aux règlements, le ministre des Pêches Brian Tobin a pris des mesures hier pour réduire de 75 % les prises permises de turbot.Le ministre a pris cette décision à la lumière des rapports scientifiques du Conseil pour la conservation des ressources halieutiques et de l\u2019Organisation des pêches de l\u2019Atlantique Nord-Ouest (l\u2019OPANO).M.Tobin a expliqué qu\u2019en raison de la fragilité des stocks, le turbot était voué, comme la morne du nord, à une disparition certaine et rapide.D\u2019où le besoin de prendre des mesures sévères, a-t-il dit.Ainsi, les contingents canadiens seront réduits de 75 %, passant de 12 500 tonnes métriques à 3000 dans la zone au nord du Labrador et de 12 500 à 3500 à l\u2019est de Terre-Neuve.Seuls les pêcheurs qui travaillaient dans cet endroit l\u2019an dernier pourront continuer à le faire.Aucun nouvel effort de pêche ne sera autorisé, a averti le ministre.M.Tobin a laissé échapper tout à fait par hasard qu\u2019on permettra pour la première fois depuis 1982 la pêche à l\u2019encornet.Un contingent total d\u2019environ 100 000 tonnes est prévu, a-t-il dit.Il y a deux semaines, les prises de turbot avaient été réduites au large de l\u2019île de Baffin et du Labrador.Selon M.Tobin, c\u2019est la présence de 27 nouveaux bateaux, dont sept de la Gaspésie et 20 de Terre-Neuve, qui a fait déborder le vase.«En dépit de ces mesures, des pêcheurs de Terre-Neuve et du Québec souhaiteraient quand même faire porter sur cette fragile ressource un effort de pêche accru en 1994.Reform: nouveau plan d\u2019attaque Ottawa (PC) \u2014 Pour redorer son blason aux Communes, le Parti réformiste de Preston Manning s\u2019est doté d\u2019un nouveau plan d\u2019attaque.Le chef Preston Manning a annoncé hier à l\u2019issue d\u2019une réunion de son caucus, qu\u2019un «cabinet fantôme» sera constitué pour faire contrepoids au gouvernement libéral en Chambre.Les observateurs s\u2019entendent pour dire que le Bloc québécois s\u2019est bien débrouillé au Parlement et qu\u2019il a volé la vedette aux réformistes.M.Manning reconnaît que le parti doit améliorer son image.Il s\u2019inspirera du mot d\u2019ordre des militants: «Tenez-vous en à vos principes, à vos convictions, augmentez votre niveau d\u2019énergie si possible, mais restez fidèles à votre éthique.» Les militants ont également conseillé aux députés de ramener davantage la question du déficit sur le tapis aux Communes, a repris M.Manning.Quelques noms du cabinet fantôme sont déjà connus: la députée de Calgary Deborah Grey demeurera présidente du caucus.M.Elwin Her-manson reprend ses fonctions de leader réformiste en Chambre.11 sera secondé dans ses fonctions par le député ontarien Ed Harper.M.Jim Silye assumera les fonctions de coordinateur du caucus.Ce poste de whip était auparavant occupé par Diane Ablonczy, qui préférerait s\u2019occuper d\u2019autre chose.Il est possible qu\u2019on lui attribue un poste de critique.\tb Quant au député Steve Harper, il a été nommé coordonnateur adjoint.Il succède à Chuck Strahl.Les noms des responsables des postes de critique seront connus aujourd\u2019hui.\t: : : ANNONCES CLASSEES / V \u2022 E CE S 1 \u2022 N\t\u2022D \u2022 E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES\t 100*199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 \u2022 250 Achat-vente-échange 251 \u2022 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D\u2019EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D\u2019AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES LES ANNONCES CLASSEES VENDREDI DE 8 H 3 0 A 1 6 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3344 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit CHALETS A LOUER PROPRIHES A VENDRE PROPRIETES A VENDRE PIERREFONDS, superbe maison, 2 400 TERREB0NNE.bungalow.3 c.c., s/sol D.C., 4 c.c., 3 s/bam, qarage.loyer, pisci-\t3 ne creusée.874-1446.\t,ini-2 s/bain\u201981 900$-874'1446' MOTS CROISES 1\t2 3 4\t5 6\t7\t8 9 10 11 12 wF 10\tI 11 12 \u201c.Z i Km HORIZONTALEMENT 1- 2- 4- 5- 7- 10- 11- 12- À quelle époque.\u2014 Crocus cultivé pour ses fleurs.Canton suisse.\u2014 Situation catastrophique.Sel de l'acide iodique.\u2014\tPas beaucoup.Stimuler.Il habite Innsbruck.\u2014 Céans.Circonscription gérée par un igame.\u2014 Avoir à la main.Oui.\u2014 Cour intérieure.\u2014 Titane.Abri en toile.\u2014 Diplôme.Prince troyen.\u2014 Dévotion.Dévêtu.\u2014 Fatigué.\u2014\tNe dis pas.Obligation.\u2014 Couleur.Complète.\u2014 Sans ornement.4- 5- 6- 7- 8- 9- 10- 11- 12- depuis peu.Substance odoriférante.\u2014 Quelqu'un.Trinitrotoluène.\u2014 Pucier.Monnaie romaine.\u2014 Jeu d'argent.Sélénium.\u2014 Néon.\u2014\tÉchassier.Dépôt d'une couche de métal à la surface d'une pièce.\u2014 Brome.Fourneau.\u2014 Diffuser.Voie.\u2014 À la mode.\u2014\tIl boit du lait.Cruauté.\u2014 Rivière d'Europe.Venue au monde.\u2014 Inflammation de l'iris.PROPRIETES A VENDRE NOTRE-DAME-DU-PORTAGE, 150,000$.Lieu du tournage de la série Cormoran.Parmi les plus remarquables couchers de soleil au monde! Cette résidence située sur le bord du fleuve comprend: 4 chambres, foyer en brique au salon, meublée au complet, garage, terrain, 17,745 pi.ca.Pour info: Marc Lavoie, Inter-Québec, (418)667-3466.COPROPRIETES C.D.N.: Nouveau sur le marché.Spacieux, impeccable, 3 t/2 avec terrasse, près Université.J.Pilon 739-1598.T rans-Action Mt-Royal.ILE-DES-SOEURS, condo, 2 c.c., foyer, piscine, stat.int\u201e 130 000$.874-1446.OUTREMONT ADJ C0ND0 LE RICHE MONT Jeanne Mance près Laurier; 3 1/2 tout béton (831 p.c.); niveau terrasse; fin construction livrable septembre; option stationnement.Moins de 90 000$.277-1778 OUTREMONT Le Chenonceau, chemin Ste-Catherine Villeneuve, superbe condo 61/2,3 c.c., 2 s./bains, piscine ext., garage.Vente propriétaire.325,000$ 767-4878, f.sem.: (819)394-3420.PLATEAU, condo, 5 1/2,2 c.c., stationnement, 105 000$.874-1446.LAURENTIDES MAISON pour une star.200' sur lac Millette, sommet d'une pente de ski, 4 loyers, 625,000$.(212)752-8747.ST-DONAT, condo haut de gamme sur le lac Archambault.3 c.c.mezzanine, 2 balcons, sundeck, prix éval.mun., occ.imm.Doit vendre.819-424-4877, MTL: 667-6624.APPARTEMENTS-LOGEMENTS A LOUER C.D.N.- 3265 LINTON.Coin HUDSON, Grand 8 1/2,3 s/bains, s/jeu, garage, chaulfé, eau ch\u201e près Hôpitaux, U.de Mtl, 1,200$/mois, libre.738-6791,731-5040.CARRÉ ST-LOUISProlesseur en année sabbatique, loue 41/2, meublé, avec vue sur le parc, 800$ 284-6574.CENTRE-VILLE, métro Guy, 2 1/2, chauffé, balcon, 405$/mois.874-1446.CHOMEDEY, 4 1/2, ensoleillé, rénové, 510 $/mois.874-1446.LONGUEUR, 51/2, haut de duplex, bois franc, 595 $/mois.874-1446.MÉTRO CADILLAC, haut duplex 5 1/2, propre, tranquille, 1er août, 430$.634-0282.MÉTRO JARRY.31/2 chauffé, chambre fermée, propre, paisible, personne responsable, 1er août, 395$.388-5732.MÉTRO ST-MICHEL/BEAUBIEN.4 pces, rénové, grand patio, les entrées, 400$, poêle/frigo inclus.727-3882,477-8245 N.D.G.Melrose Monkland, 4 1/2,5 1/2, chauffés, eau chaude, rénovés, grands.486-5700, 596-0299.Voir concierge 4315 Melrose #20.NOUVEAU BORDEAU, 61/2 chauffé, 2 sÆain, propre, libre, 334-8126.OUTREMONT.50 Willowdale, 2 1/2, 3 1/2,41/2, ascenseurs, chauffé.849-7061.OUTREMONT, face au Mont-Royal, 33 ch.Côte Ste-Catherine, 2 1/2,3 1/2,4 1/2, chauffés, gym., \u2018sun deck-.277-5873.RUE CHERRIER.Grand 51/2, r-d-c-.1,011 p.ca., chauf., rénov.entr.lav/séch.975$.844-3267.842-5544_________ VILLE ST-LAUREKT, Thompson 31/2-41/2, équipés, chauffés, près services 333-1402.LAC MALAGA, Eastman.3 c.c., tout équipé, literie complète, lave-vais., micro-ondes, pédalo, chaloupe.Par semaine.694-6787(rép.).LAC MEMPHRÉMAGOG, région Geor-geville.4 c.c., 2 s,/b., quai, du 15 août au 5 sept.486-9370, (819)843-0900.BUREAUX A LOUER LUXUEUX bureaux, 2,500 pi.ca.avec pelil entrepôt et quai.Aussi espaces 300 pi.ca.el +.Coin 13 et 40, ville St-Lau-renl.476-0500.ESPACES COMMERCIAUX A LOUER OUTREMONT, pour commerce ou bureau, près Laurier, 600 à 1500 p.c.733-1228.BARBEAU, VICTOR Un des plus ardents défenseurs de la langue française au Canada, M.Victor Barbeau, est décédé mardi soir à Montréal à l'âge de 99 ans.Journaliste, professeur, coopérateur, écrivain, Victor Barbeau était né le 17 août 1894 à Montréal et était époux de feue Lucile Clément.; Fondateur et premier président de l'Académie canadienne-française en 1944, M.Barbeau avait aussi été co-fondateur, en 1937, de la Société des écrivains canadiens.Il avait également occupé la présidence du PEN Club de Montréal de 1939 à 1944.De 1927 à 1930, il avait occupé la présidence de la Société des auteurs canadiens, section française de Montréal.En 1937, il avait fondé la première coopérative de consommation au Québec, La Familiale, et aussi présidé à la fondation de l'Alliance des coopératives de consommation.Journaliste, il avait été à l'emploi de nombreux quotidiens: La Patrie, La Presse, Le Devoir.Il avait aussi collaboré à L'Action, au Nationaliste et au Nouveau Journal.M.Barbeau était Officier de l'Ordre du Canada, Grand Officier de l'Ordre du Québec, lauréat de l'Académie française.En 1987, le Conseil de la vie française en Amérique lui avait remis sa médaille pour sa contribution significative à la vie française en Amérique.L\u2019université Laval, l\u2019université de Montréal et l'université d'Aix-en-Provence lui avaient décerné des doctorats honorifiques.Il était président ad honores de l'Académie Berrichonne (fondée en 1464), membre correspondant de l'Académie d'Aix-en-Provence et membre à vie du Conseil international de la langue française.Il laisse ses filles Michèle Monfette, Nicole Picard, Claudine Williams, ses fils Pierre-V.et François, 16 petits-enfants, de nombreux arrière-petits-enfants et deux arrière-arrière-petits-enfants.La dépouille sera exposée jeudi de 14 h à 22 h et vendredi à 10 h au Salon Urgel Bourgie, 3860, boulevard Décarie, à l'angle de l'avenue Notre-Dame-de-Grâce.Le service sera chanté à 14 h, en l\u2019église Saint-Léon-de-Westmount.Prière d'adresser les dons à la Société canadienne de la Croix-Rouge.____________________________________________________________________________________________________\u2022 , ORDINATEURS ORDINATEUR 386, 20 MHz, 2 meg, 40 mer d.dur, écran VGA, 450$.874-1446.MOBILIER DE BUREAU ETACC.AMEUBLEMENT complet de bureau neuf et usagé.685-4051.Les Aménagements F.B.Inc.ANIMAUX A VENDRE, chatons Somali lièvre, bleu et fawn, vaccinés.671-1146.SERVICES DOMESTIQUES RECHERCHONS personne fiable, avec rétérences, pour garder à domicile 3 petits enfants de 2,4 et 6 ans.Tél.S.V.P.Mme Bonenlant: 252-0866 ou 486-3337.COURS ANGLAIS INTENSIF prof diplômée de McGill.Privé et semi-privé.849-5484.DÉMÉNAGEMENT VERTICALEMENT 1-\tRelatif au quiétisme \u2014 Dysprosium.2-\tQui concerne le croupion des oiseaux.3-\tFacilitera.\u2014 Faite Solution d\u2019hier % 2 » 4 5 » / t t «O II II 1_____rTtfajRgv I fflmmiïst TERRAINS ST-ADOLPHE D'HOWARD.95 pi.sur Lac Travers, 33.000 pi.ca.Beau site, très privé.Pas de bateaux.744-2974 (soir).APPARTEMENTS-LOGEMENTS À LOUER ADJ.U.de M.3 1/2,4 1/2, chauffés, équipés, rénovés.425$ 525$.libres 481-3762 BACHELORS 1 1/2 et 21/2 meublés, chauffés, très propres, paisbles.dans Rosemont, rue Lemay 252 9505.252-8206.CONDOMINIUMS A LOUER \"LE MARITIME\u201d bord Rivière-des-prai-ries.Penthouse.19ième 1,000$/mois 621-2841.HORS-FRONTIERES À LOUER PARIS (BOULOGNE).MÉTRO a la porte.appart, meublé.6 1/2 (11/2 s /b ), cuisine équipée, tout fourni Au mois Litre 15 00 (613)744-1806 VILLENNES, 20 km banlieue ouest de Parts, prés gare et RER Appart.2 c c .meublé 932-1630 GILLES J0D0IN TRANSPORT INC Déménagements de tous genres.Spécialité: Appareils électriques.Assurance complète.253-4374.BATEAUX, YACHTS, VOILIERS \u201cSEAFARER 26 SLOOP\" accomode 4.1971, libre de verre, facile à manoeuvre.4 800$ US (802)223-4236, AUTOMOBILES HONDA CIVIC GL 86 champagne, aut.bonne condition.130 000 km.3 500$.874-1446 PONTIAC GRAND AM 88.blanche.4 portes, tout équpée.240 000 km.950 $.874-1446 LAROSE WAWRZKOW, THÉRÈSE À St-Hubert, au Centre hospitalier de la Monté-régie, le 18 juillet 1994, à l\u2019âge de 79 ans, est décédée Madame Thérèse Larose Wawrzkow (infirmière à l\u2019U.de M.), épouse de Jan Wawrzkow, native de Ver-chères.Elle laisse dans le deuil outre son époux, ses enfants Anne-Marie (Alain Mélois), Michel (Maxine Ledwell), Jeanne (Richard Freeman), quatre petits-enfants, huit soeurs: Annette, Marguerite, Madeleine, Jeanne, Agnès, Lise, Gisèle et Hélène, deux frères: Yves et Gilles, plusieurs beaux-frères et belles-soeurs et de nombreux autres parents et amis.Elle est exposée à la Résidence funéraire Rio-pel inc, 4, rue St-André, Verchères.Les funérailles auront lieu samedi le 23 en l\u2019église St-Fran-çois-Xavier, Verchères.Le service sera célébré à 15 h 00, l\u2019inhumation suivra au cimetière de Verchères.La famille apprécierait, au lieu de fleurs, des dons à la Société Alzheimer: des formulaires sont disponibles au salon.Heures de visite: vendredi le 22, de 14 h à 17 h et de 19 h à 22 h.Samedi, le salon sera ouvert à compter de 13 heures.Direction funéraire Maurice Riopel, Verchères.Avez-vous signé votre carte de don d'organes ?Le don d'organes d'une seule personne permettra à dix autres d'améliorer leur condition de vie et même d'échapper à une mort certaine I \\ lOMlUIMN IM \\NI III M RI (514) 965-0333 LA METEO Prévision à long terme pour Montréal Aujourd\u2019hui Ce soir Vendredi Samedi Dimanche \t-\t\t\t-\tH\t wm Températures : MAX / MIN\t Contres do preeaion ® ® Haute Daaaa\t n inr:L/L j f î% vy iii is * * VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE NEIGE VERGLAS YMOwknn Halifax 25/14 Calgary/\tJO/> 41 - Saskatoon | 29/14 Hogma ' Winntp 0 Chicago ¦xtn ^3alt Lako City MONTREAL(PC) \u2014 Un système dépressionnaire actuellement sur l'Ontario se déplace rapidement vers l\u2019est.L'ennuagemenl a déjà débuté sur l'ouesl québécois et se poursuivra jeudi sur le reste dos régions.Les averses et les orages accompagnant la perturbation débuteront celle nuit et se propageront graduellement vers l'est De belles percées de soleil sont cependant prévues sur le sud du Québec jeudi qui connaîtra du temps chaud et humide Demain, les précipitations seront plus importantes sur I est du Québec alors que les autres réglons verront un mélange de soleil et de nuages ainsi que quelques averses Régions Abitibi et Témfscamlngue: Nuageux avec 70 % de probabilité d'averses ou d orages Risques d'un fort vent Des éclaircies en sotrée Min 18 Max 26 Vents de 15 à 30 km-h Demain nuageux avec éclaircies et 40 % de probabilité d'averses Mm 15.Max 24 Pontiac.Gatineau al Lléna: Nuageux avec averses et orages Risque d'un orage fort Mm 18 Max 28 Vents de 15 A 30 km-h Demain ciel variable et 30 % de probabilité d'averses Mm 16 Max 26 Laurantides: Nuageux avec éclaircies.Averses et orage surtout en après-midi.Min.: 17.Max : 27.Vents de 15 à 30 km-h.Demain: ciel variable et 30 % de probabilité d'averses.Min.: 15.Max.: 25 Ottawa.Hull el Cornwall: Chaud et humide.70 % de probabilité d'averses ou d orages surtout en après-midi ou en soIrée.Min.: 19.Max : 30.Vents de 15 à 30 km-h.Demain: ciel variable el 30 % de probabilité d'averses Min : 20 Max : 27.Montréal: Chaud et humide: 40 % de probabilité d'averses ou d orages surtout en après-midi ou en soirée Min : 20 Max : 30 Vents devenant de 20 à 40 km-h.Demain nuageux avec éclaircies et 40 % de probabilité d'averses Min : 20.Max 27 Trois-RIvièm.Dnimmondville Chaud et humide.60 % de probabilité d'averses et risque d orages en après-midi Mm 18 Max 28 à 30 Vents de 15 A 30 km-h Demain ciel variable et 30 % de probabilités d'averses Mm 18 Max 27 Nuageux avec éclaircies: 60 % de probabilité d averses el nsgue d orages O Lever.Coucher .5h26 .20h3ÿ Environnement Canada surtout en après-midi.Min.: 17.Max.: 28 Vents augmentant de 20 à 40 km-h Demain: ciel variable el 30 % de probabilités d'averses.Min.: 18.Max.: 27.\t; : : Eslrie el Beauce: Chaud el humide; 30 % de probabilité d'averses el risque d'un orage en soirée Min : 16 à 18 Max : 30, y^nts de 15 à 30 km-h.Demain: nuageux avec éclaircies et 40 % de probabilités d'averses Min : 18 Max : 27., -| Lac-Saint-Jean.Saguenay.La Tuque, réserve launlque des Laurenlides: Nuageux avec averses et orages Min 16 Max : 26 Demain nuageux avec éclaircies el 64 % de probabilité d'averses Min : 17.Max 26 \u201c \u2022 Charlevoix el Rivière du loup: Nuageux avec averses et risque d orages Mm : 16 Max : 25 Vents de 15 à 30 km-h Demain nuageux,avec éclaircies el 40 % de probabilité d'averses Min : 17 Max 24\t\u2019\u2019 Rimoutki.Matapédia.Sla-Anna dis monts al parc de la Gaspésie: Nuageux avec averse el risque d'un orage Min : 14 Max : 24 Vents dé 15 1 30 km-h Demain nuageux avec éclaircies el 40 % de probabilité C6:C 1.K I) K V OIK.I.K .1 K I! I) I 2 1\t.1 U I I.I.K T I ü ül A 5 LE DEVOIR ?LE MONDE EN BREF ?ANNIVERSAIRE QUI RIT, ANNIVERSAIRE QUI PLEURE Nicosie (Reuter) \u2014 De part et d\u2019autre de la «ligne verte» qui scinde Chypre en deux, Turcs et Grecs ont célébré hier, dans la joie ou l\u2019amertume, le 20e anniversaire de l\u2019invasion militaire turque de l\u2019ile.Dans la «République turque de Chypre du Nord», autoproclamée en 1983, des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour assister au défilé des troupes turques et locales, fortes de 30 000 hommes.Les Chypriotes du sud, eux, ont commémoré l\u2019invasion en faisant sonner les sirènes d\u2019alerte aériennes à 5h30 locales du matin, heure à laquelle les Turcs avaient commencé à attaquer la ville de Kyre-nia, au nord de l\u2019ile, le 20 juillet 1974.«Il y a deux démocraties et administrations distinctes dans l\u2019île.Nous ne permettrons à aucune de dominer l\u2019autre.Nous ne permettrons pas à Chypre de devenir une autre Bosnie», a déclaré le vice-premier ministre turc, Mourat Karaialcine.LÉS SYNDICATS PLAIDENT POUR ABIOLA Abuja (AFP) \u2014 La centrale syndicale nigériane, le Nigeria Labour Congress, a présenté hier «d\u2019excellents arguments» en faveur de la libération de Moshood Abiola lors d\u2019une rencontre avec le général Sani Abacha et le gouvernement «va se pencher sur cette question», a déclaré le ministre de l\u2019information.L\u2019ensemble de l\u2019opposition et les plus durs des syndicalistes demandent la libération de l\u2019opposant Moshood Abiola, le départ du pouvoir des militaires et l\u2019installation à la présidence de M.Abiola actuellement emprisonné pour «trahison et félonie».j ' ,\t-?- PAS DE FOOT POUR LES FILLES Téhéran (AFP) \u2014 Les autorités iraniennes ont empêché hier les femmes d\u2019assister aux matches des éliminatoires de-football qui se déroulent à Téhéran dans le cadre du 6e championnat d\u2019Asie junior, changeant ainsi leur position pour la quatrième fois en une semaine.Les forces de l\u2019ordre ont interdit l\u2019entrée des femmes au stade Chirou-di, dans le centre de Téhéran, en raison d\u2019une décision ! prise sous la pression de l\u2019ayatollah Ahmad Janati, chef ! de file des conservateurs islamiques, ont affirmé plusieurs policiers interrogés par l\u2019AFP.Une centaine d\u2019Iraniennes avaient pu assister, à l\u2019ouverture des jeux lundi, à deux matches.Depuis la révolution islamique de 1979, les femmes n\u2019étaient pas autorisées à assister aux épreuves sportives en présence d\u2019hommes.?i s 4\t^ LE TRIBUNAL EST PRÊT La Haye (Le Monde) \u2014 Plus d\u2019un an après sa création, le 25 mai 1993, le tribunal international pour les crimes de guerre en ex-Yougoslavie est prêt à fonctionner.Son procureur, le juge sud-africain Richard Goldstone, de ' passage au siège des Nations unies à New York, qui passera au crible «un volume terrifiant de documents et de témoignages» collectés par une commission spéciale des Nations unies et par les gouvernements, s\u2019est montré dé-tetminé: «Ce serait un échec pour moi si les premières inculpations n\u2019étaient pas présentées devant le tribunal avant la fin de cette année.» Et d\u2019ajouter: «Si nous voulons vraiment faire quelque chose, la clé est la rapidité.» -?- ATTENTAT DE BUENOS AIRES: UNE HYPOTHÈSE ISRAÉLIENNE Buenos Aires (AFP) \u2014 Un responsable israélien, Dov Schmorak, a affirmé hier qu\u2019Israël «n\u2019a pas de preuves» de l\u2019existence d\u2019«une base terroriste en Argentine» et n\u2019a .pas écarté que l\u2019attentat contre l\u2019association juive AMIA lüiidi qui a fait 39 morts et 76 disparus, ait été l\u2019œuvre de «groupes marginaux» locaux.M.Schmorak, sous-secrétaire pour l\u2019Amérique latine au ministère israélien des Affaires étrangères, a souligné que son pays «ne s\u2019attendait pas à cet attentat» et nié que le gouvernement israélien ait eu connaissance «à partir de faits concrets» que des communautés juives en Amérique du sud pouvaient être ! menacées.L'ONU SAISIE DU CAS NASREEN Genève (AFP) \u2014 Le Mouvement international de la réconciliation (M1R/IFOR), organisation pacifiste basée à la Haye, a saisi le comité des droits de l\u2019Homme des Nations unies du cas de l\u2019écrivain du Bangladesh Tasli-rhà Nasreen, dont la tête est mise à prix par des intégristes musulmans lui reprochant des écrits «blasphématoires», a indiqué à Genève un porte-parole du MIR.Le fait que le Bangladesh n\u2019a pas adhéré au Pacte des droits de l\u2019homme ne permet pas, en principe, l\u2019examen du cas de l'écrivain par le comité.Le MIR a cependant reçu une réponse officieuse de Mme Elizabeth Evatt, membre du comité.Egalement membre australien de la commision internationale des juristes, elle estime que le Bangladesh devrait être condamné pour son manquement à assurer les droits fondamentaux de l\u2019écrivain.-?- 85 NOUVELLES VICTIMES DE L'ARMÉE TURQUE Ankara (AFP) \u2014 Environ 85 maquisards kurdes de Turquie ont été tués lors d\u2019opérations de l\u2019armée turque dans l\u2019est anatolien, rapporte hier l\u2019agence turque Anatolie citant des sources officielles.Au moins 217 personnes \u2014 militaires, policiers, civils et rebelles \u2014 ont été tués, à l\u2019approche du dixième anniversaire, le 15 août, du début des opérations du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste) contre le pouvoir central et les villages pro-gouvemementaux, selon selon une compilation de l\u2019AFP a partir des chiffres officiels.Ces dix ans d\u2019affrontements ont coûté la vie à plus de 13 550 personnes.-?- BAISER ANESTHÉSIANT Taipei (Reuter) \u2014 Un tribunal taiwanais a condamné une prostituée à 8 ans et demi de prison pour des «french kisses anesthésiants», qui permettaient à la jeune femme de faire avaler des somnifères à ses clients avant de les détrousser.Grâce à cette «technique», la prostituée, identifiée sous le seul nom de lin, a pu voler des centaines de milliers de dollars tâïwanais en deux ans.ont précisé hier des journaux.Elle a été arrêtée lorsque 1 un de ses clients a réalisé quelle l\u2019avait forcé à avaler un comprimé.Avant de s\u2019endormir, il a pu prévenir la police qili arrêté la prostituée à la sortie de l\u2019hôtel en possession de la valise de sa victime.Moscou accuse les autorités de Tallinn de «racisme» envers la minorité russophone L'Armée rouge s'incruste en Estonie Moscou (AFP) \u2014 Boris Eltsine a averti hier que les troupes russes resteraient déployées en Estonie tant que la République balte ne garantirait pas les droits de sa minorité russe, tandis que les pourparlers organisés à Helsinki pour résoudre le différend ont échoué.«Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de retirer nos troupes aussi longtemps que l\u2019Estonie ne se conformera pas aux règles internationales en matière de droits de l\u2019Homme», a déclaré le président russe, cité par l\u2019agence ITAR-TASS.«Nous ne permettrons pas que des Russes souffrent dans les pays baltes, en Estonie», a-t-il affirmé.Parallèlement, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Vitaly Tchourkine déclarait à Helsinki que deux jours de négociations bilatérales dans la capitale finlandaise n\u2019avaient pas permis de sortir de l\u2019impasse sur le retrait des troupes russes.«La rencontre n\u2019a pas donné les résultats escomptés», a avoué M.Tchourkine, précisant qu\u2019aucun progrès n\u2019avait été réalisé sur ce que Moscou considère comme le problème principal \u2014 les droits sociaux des militaires russes à la retraite et de leurs familles vivant en Estonie.Le chef de la délégation estonienne Raul Maelk a déclaré pour sa part que les pourparlers avaient surtout tourné autour de la question du démantèlement de la base de sous-marins nucléaires laisses de Paldiski (à 30 km au sud-ouest de Tallinn) et que les deux parties n\u2019avaient pas réussi à se mettre d\u2019accord sur un calendrier de ce démantèlement et sur son contrôle.Les deux parties ont toutefois laissé entendre qu\u2019elle étaient prêtes à poursuivre les négociations ultérieurement, mais sans fixer de date.La Russie avait promis l\u2019année dernière que le retrait de ses troupes \u2014 il reste quelque 2500 Russes déployés en Estonie \u2014 serait achevé fin août.Les deux pays n\u2019avaient toutefois jamais signé d\u2019accord formel sur ce sujet et en début d\u2019année, Moscou avait clairement fait savoir qu\u2019elle lierait le retrait à des garanties du gouvernement estonien sur la protection des droits de la minorité russe.Cette dernière représente 27 % des 1,5 million d\u2019Estoniens.Parmi elle figurent 10 600 officiers russes à la retraite que Tallinn considère comme d\u2019anciens «occupants».Pour obtenir un retrait, Tallinn doit cesser de «bafouer» sa minorité.L\u2019Estonie a adopté des mesures, dont la connaissance obligatoire de la langue, qui empêchent de fait la plupart des Russes d\u2019obtenir la citoyenneté estonienne, le droit de vote et des droits sociaux égaux.Moscou a déjà retiré ses troupes de Lituanie et a promis que ses soldats auront quitté la Lettonie d\u2019ici la fin août, conformément à un accord bilatéral.Mais en ce qui concerne l\u2019Estonie, les dirigeants laisses n\u2019ont pas ménagé leurs efforts pour minimiser l\u2019importance de la date du 31 août au fur et à mesure qu\u2019elle approchait.Moscou a également cherché \u2014 sans grand succès en Occident \u2014 à présenter la question des minorités russes dans les ex-Républiques soviétiques comme un grave problème en matière de droits de l\u2019homme.Les déclarations faites par M.Eltsine hier ne devraient pas manquer de susciter la désapprobation de l'étranger.La semaine dernière, le Sénat américain avait approuvé un amendement visant à lier l\u2019octroi d\u2019une aide de 839 millions de dollars à la Russie et à d\u2019autres ex-Républiques soviétiques au retrait des troupes russes d\u2019Estonie à la date prévue.Lors du sommet de Corfou fin juin, l\u2019Union européenne avait appelé Moscou à retirer ses troupes d\u2019Estonie et de Lettonie.Selon l'interprétation de l'émissaire américain Les Serbes ont bien dit «non» Genève (AFP) \u2014 Le négociateur américain Charles Redman a confirmé hier soir la déception de ses collègues du Groupe de contact devant l\u2019absence de réponse des dirigeants serbes bosniaques sur le plan de paré pour la Bosnie-Herzégovine qu\u2019il a interprété comme un rejet.«Nous sommes tous déçus par cette réponse qui n\u2019est pas celle que nous espérions», a déclaré M.Redman à la presse.«Les Serbes n\u2019ont pas été capables d\u2019accepter» le plan de paix, a dit M.Redman, ajoutant que leur attitude entraînerait en Bosnie-Herzégovine «une situation très sérieuse».Il a ajouté que les négociateurs n\u2019avaient pas l\u2019intention de modifier leur proposition de partage territorial qui avait été soumise au début du mois aux belligérants.Celle-ci proposait d\u2019octroyer 51% du territoire de la Bosnie-Herzégovine à la Fédération croato-musulmane et 49% aux Serbes.«En ce qui nous concerne», a déclaré M.Redman, «c\u2019est notre carte et nous nous y tiendrons.» D\u2019autres sources ayant requis l\u2019anonymat ont confirmé que tous les négociateurs du Groupe de contact qui représentent les Etats-Unis, la Russie, l\u2019Allemagne, la France et la Grande-Bretagne partagaient le sentiment de M.Redman.Les mêmes sources ont précisé que d\u2019ici la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères du groupe de contact qui aura lieu probablement le 30 juillet à Genève, de très vives pressions allaient s\u2019exercer sur les Serbes pour tenter de les amener à revoir leur position.La délégation serbe bosniaque menée par Radovan Karadzic avait indiqué au Groupe de contact que le «Parlement» de Pale n\u2019avait pu prendre position sur le plan proposé en raison de ses lacunes sur les aspects autres que territoriaux.Elle s\u2019était contentée de décrire le plan de découpage comme une bonne base de négociations permettant de poursuivre les pourparlers.Les ministres des pays du Groupe de Contact avaient menacé les Serbes de renforcer leurs sanctions en cas de réponse négative.O.J.Simpson cherche le vrai coupable TXTashington (AFP) \u2014 O.J.Simp-V V son, qui est accusé du meurtre de son ex-femme et d\u2019un ami de celle-ci, a offert hier une récompense de 500 000 dollars pour tout témoignage ou indice conduisant à l\u2019arrestation «du ou des véritable(s) tueur (s)».Dans une déclaration publique à Los Angeles retransmise en direct par la chaîne de télévision CNN.l'agent de l\u2019ancien champion de football américain.Leroy Taft, a promis cette récompense «à toute personne qui produirait tout indice, quel qu\u2019il soit, ou dont le témoignage permettra d\u2019arrêter» le ou les assassins.Monsieur le président en visite Nelson Mandela (à gauche) a effectué hier sa première visite à l'étranger en sa qualité de président de l'Afrique du Sud.C\u2019est au Mozambique qu'il a réservé cet honneur.On le voit hier à Maputo en compagnie du président mozambicain Joachim Chissano.Berlusconi ébranle Victorieux, les juges réintègrent leurs postes Les juges anti-corruption de Milan resteront en place après avoir remporté l\u2019épreuve de force sur la détention préventive face au gouvernement de Silvio Berlusconi qui en sort affaibli.La démission spectaculaire, jeudi dernier, du juge Antonio Di Pietro et de ses collègues, avait précipité la crise.Il a fallu six jours d\u2019une énorme levee de boucliers dans tout le pays pour qu\u2019ils aient gain de cause avec le retrait du décret-loi contesté.Les commentateurs de la presse jugeaient hier qu\u2019ils étaient, avec l\u2019opinion publique, les vrais vainqueurs de l\u2019épreuve de force, la plus grave depuis que le magnat de la television privée, à la tête de son nouveau parti Forza Italia, a formé en avril un gouvernement de coalition, avec la Ligue du Nord (fédéraliste) et l\u2019Alliance nationale (néofasciste).Rome (Reuter) \u2014 La presse italienne a tiré à boulets rouges sur le président du conseil, Silvio Berlusconi, le qualifiant hier de «loser» après sa reculade sur le décret-loi empêchant la détention préventive des corrompus.Au moment même où le magnat de la presse tentait de tirer des leçons positives de la fronde qui l\u2019a contraint à retirer son décret, éditorialistes et politiciens soulignaient l\u2019instabilité de la coalition gouvernementale, qui sort affaiblie de l\u2019épisode.L\u2019ancien chef de l\u2019État italien, Francesco Cos-siga, qui a apporté un soutien modéré à Berlusconi, a estimé que les insultes et menaces qui avaient été échangées par les formations rivales auguraient mal de l\u2019avenir.«Nous voici face à un gouvernement dont les ministres se traitent de menteurs et de filous», a-t-il déclaré à la radio italienne.Le décret-loi présenté la semaine dernière par le gouvernement restreignait le recours à la détention préventive notamment dans les cas de corruption.Le projet avait occasionné une levée de boucliers parmi les juges dont les enquêtes avaient abouti à l\u2019arrestation de plusieurs politiciens corrompus de l'ancien régime.Berlusconi s\u2019est vu contraint, mardi, de retirer le décret.Le président du Conseil a décidé de remplacer le décret par un projet de loi qui devra être adopté par le parlement, et rétabli la détention préventive pour les personnes soupçonnées de corruption.Première conséquence de cette reculade: les magistrats ne savent s'ils doivent renvoyer en prison les 2137 personnes élargies ou assignées à résidence la semaine dernière, conformément aux injonctions du décret.«Quelle pagaille», constate Paolo Mancuso, I un des juges antimafia de Naples.Giovanni Palombarini, membre du Conseil supérieur de la magistrature, a indiqué qu\u2019il ne pensait pas que les personnes libérées retourneraient en prison.«Sur le papier, c\u2019est possible (.) mais dans les faits, je pense que la situation qui a été créée est irréversible», a-t-il expliqué.Cette reculade est perçue par bien des Italiens comme un échec, le premier de Berlusconi depuis son apparition sur la scène politique, il y a sept mois.«J\u2019ai pu constater la réaction négative des Italiens quant au décret, et je me suis dis que nous étions peut-être incapables de faire passer le bon message», a estimé Berlusconi dans un entretien publié par 1m Stampa.«Sua Emittenza» a avoué avoir songé à démissionner en pleine crise, mais a décidé de rester, parce qu\u2019«une crise gouvernementale aurait été un désastre pour l\u2019Italie».Refusant de reconnaître la défaite, Berlusconi a jugé que le nouvel arrangement constituait «un pas en avant» qui ouvrirait la voie à un grand débat sur les dysfonctionnements du système judiciaire italien.Le Corriere della Sera écrit que Berlusconi n'a qu\u2019à s'en prendre à lui-même pour «l'érosion progressive de la confiance (.) sur laquelle il pouvait compter au début» de la législature.«Si nous étions aux Etats-Unis, les gens appelleraient déjà Berlusconi le canard boiteux», pouvait-on lire dans l'éditorial du quotidien.La Repubblica présente une caricature de Berlusconi pistolet au front.Dans un commentaire, le journal estime que le président du Conseil et son gouvernement ont perdu toute crédibilité, à l'intérieur comme sur la scène internationale au cours du «Waterloo» berlusconien.Il Messaggero renchérit que la coalition sort de la querelle «avec une image ternie et un équilibre interne plus précaire».Bill Clinton lance un ultimatum aux putschistes haïtiens Date limite: le 1er octobre Boston (Reuter) \u2014 Le président Bill Clinton a indiqué hier, dans une des plus virulentes attaques qu\u2019il ait adressées jusqu\u2019à présent aux militaires en place à Haïti, qu\u2019il était plus déterminé que jamais à les évincer du pouvoir et qu\u2019il ne se contenterait pas du départ de deux ou trois d\u2019entre eux.William Gray, conseiller spécial de Clinton pour les affaires haïtiennes, a également fait monter la pression hier en déclarant qu\u2019il donnait jusqu\u2019au 1er octobre aux trois hommés forts du régime de Port-au-Prince pour quitter le pays.Il visait le chef des armées, le général Raoul Cédras, le chef de la police de Port-au-Prince, le lieutenant-colonel Michel François, et le général Philippe Biamby, chef d\u2019état-major des années.«Nous espérons que ces trois pantins ne seront plus au pouvoir à cette date», avait déclaré Gray, dans un entretien au quotidien USA Today.De son côté, Clinton a expliqué au Boston Globe, dans un entretien publié hier, qu\u2019il ne suffirait pas que quelques chefs haïtiens démissionnent.«Ce serait de la folie de croire que démettre deux ou trois personnes suffirait à donner une chance à Haïti», a-t-il estimé.«Ils (la junte au pouvoir) m\u2019ont rendu plus déterminé encore à voir les têtes changer là bas», a-t-il ajouté.Interrogé par le journal Tuesday, Clinton a réaffirmé que son but était le retour au pouvoir du président Jean-Bertrand Aristide, renversé, en septembre 1991 par un coup d\u2019État militaire.Il n\u2019a pas exclu d\u2019envahir File pour obtenir le départ de la junte si les sanctions des Nations unies actuellement en vigueur ne donnaient aucun résultat.Sous l'œil bienveillant de Washington Jordanie-Israël: la paix Tout est prêt pour le sommet de lundi REUTER S ou,s la houlette du secrétaire d\u2019État américain, Warren Christopher, la Jordanie et Israël ont entered officiellement hier la hache de guerre.«La guerre, c\u2019est du passé.On ne peut venir s\u2019asseoir pour négocier la paix avec la guerre, l\u2019idée de la guerre ni même la possibilité de la guerre à l\u2019esprit», a déclaré le premier ministre jordanien, Abdoul-Salam al Madjali.Ce dernier, qui est aussi ministre des Affaires étrangères du royaume, venait de participer sur les rives jordaniennes de la mer Morte à une réunion inédite avec le chef de la diplomatie israélienne, Shimon Peres, en présence de Warren Christopher.Le premier ministre jordanien, qui donnait une conférence de presse commune avec ces derniers, s\u2019est refusé toutefois à préciser si les deux pays étaient convenus de se reconnaître formellement après 46 ans de belligérance officielle.«Nous n\u2019en avons pas discuté», a-t-il affirmé en ajoutant que cette question relevait du sommet historique prévu dans cinq jours à Washington entre le roi Hussein et le premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, sous l\u2019égide du président Bill Clinton.«Le sommet annoncera ce qu\u2019ils vont faire.Si je le disais maintenant, il n\u2019y aurait plus besoin de sommet».Shimon Peres, premier ministre israélien à fouler officiellement le sol jordanien, a souligné de ce son côté que le sommet de Washington avait pour objectif de «lancer la paré».«Lors de la réunion entre le roi, le président et le premier ministre, le message principal sera que cela constitue le début d\u2019une période pacifique entre nos deux pays avec l\u2019entier appui des États-Unis», a-t-il ajouté.«Je crois aussi que la déclaration contiendra des éléments dont nous n\u2019avons pas encore parlé et qui pourraient servir de base future pour la paré», a encore déclaré le chef de la diplomatie israélienne, arrivé I quelques heures plus tôt de Jérusalem par hélicoptère.Cette première rencontre entre les responsables des deux États voi-I sins techniquement en guerre depuis 1948 visait à préparer le som-I met Hussein-Rabin du 25 juillet I.E I) E V 0 I R .I- E .1 E U I) I 2 1\t.1 U I L L E T I !» I) I ÉDITORIAL De Dacca à Ankara François Brousseau Il y a les «méchants» reconnus: l\u2019Irak, les généraux haïtiens, les fous communistes de Corée du Nord, etc.Mais il y a aussi ces puissances régionales, géants démographiques aux pratiques douteuses, qu\u2019on a pourtant tendance à oublier ou à tolérer.Petit tour d\u2019horizon tiré de l\u2019actualité la plus récente.u\u2019ont en commun l\u2019Indonésie, le Nigeria, le Bangladesh et la Turquie?Le fait d\u2019être des géants démographiques (de 59 à 184 millions d\u2019habitants chacun, un total de près d\u2019un demi-milliard d\u2019âmes à eux quatre) et, dans trois cas sur quatre, des puissances régionales.Le fait également de subir des régimes politiques autoritaires qui bénéficient généralement de la tolérance des puissances occidentales.Et le fait de se retrouver ces jours-ci dans l\u2019actualité, bien que judicieusement camouflés par les «vraies» crises \u2014 Rwanda, Bosnie \u2014 qui monopolisent l\u2019attention des médias internationaux.¦\tAu Nigeria, le régime militaire a emprisonné le mois dernier, pour «félonie et trahison», Moshood Abiola, gagnant de l\u2019élection présidentielle annulée de juin 1993.Le 11 juin dernier, soit un an après cette consultation controversée et sept mois après le coup d\u2019Etat des héritiers du dictateur Babangida, M.Abiola avait défié la nouvelle dictature en se déclarant lui-même président.Grand producteur de pétrole aujourd\u2019hui paralysé par les grèves populaires en faveur du politicien spolié, géant troublé de l\u2019Afrique noire, fédération aux populations très diversifiées, le Nigeria explosera-t-il à l\u2019occasion de ce dur affrontement politique qui implique directement l\u2019armée, les syndicats et l\u2019opposition?Après la Somalie, l\u2019Angola et le Rwanda.¦\tEn Turquie \u2014 dont on «fêtait» hier le vingtième anniversaire de l\u2019invasion de l\u2019île de Chypre, toujours occupée depuis \u2014 le gouvernement de Mme Tansu Ciller est de plus en plus la cible des organisations humanitaires internationales.Selon ces sources, dont Amnistie internationale est la figure de proue, pas mois d\u2019un millier de villages auraient été détruits dans le sud-est anatolien du pays, où se concentre l\u2019importante minorité kurde du pays.Au cours des dernières années, quelque 12 000 personnes ont perdu la vie lors de violences gouvernementales contre la guérilla.Le militantisme kurde n\u2019est pas blanc comme neige: la férocité de la guérilla du Parti communiste kurde (PKK) est légendaire \u2014 certains touristes qui se sont aventurés en Anatolie peuvent en témoigner.Mais c\u2019est bien l\u2019intransigeance d\u2019Ankara sur la question de l\u2019autonomie et de l\u2019identité kurdes qui est à la racine du problème.Sous les coups de boutoir combinés du nouvel intégrisme qui se pointe dans les urnes et de la résistance kurde, ce pays aux portes de l\u2019Europe, aux ambitions orientales mais soucieux de sa réputation à l\u2019Ouest, dérivera-t-il demain vers la dictature?¦\tEn Indonésie, au royaume de Suharto, où on ne laisse pas les successions politiques se faire au gré du vote populaire, on ne rigole pas non plus avec la démocratie.Sans parler de l\u2019occupation de Timor oriental, ce bout d\u2019île brutalement envahi en 1976 par Djakarta, on observe depuis un mois une vague de répression contre la presse indépendante.Trois hebdomadaires d\u2019information, Tempo, Dëtik et Editor, qui avaient osé publier des articles embarrassants pour le régime, notamment sur l\u2019achat par l\u2019Indonésie de navires à l\u2019Allemagne, se sont vus forcés, à la mi-juin, de fermer leurs portes, au grand dam d\u2019un public qui commençait justement à en redemander.Motif: «déstabilisation» de l\u2019État.Air connu.¦\tLe Bangladesh, lui, ne peut pas vraiment être qualifié de «puissance».Terre martyre et déshéritée, battue régulièrement par des crues impitoyables, ce petit pays de 300 kilomètres de long mais peuplé de 110 millions d\u2019êtres humains se paye, depuis maintenant près d\u2019un an, son «affaire Rushdie».Taslima Nasreen, médecin et écrivaine dont les fondamentalistes bengalis ont mis la tête à prix, comme l\u2019ayatollah Khomeiny jadis avec celle de Salman Rushdie, est désormais.recherchée par la police de son propre pays, après avoir été, jusqu\u2019au mois dernier, protégée par cette même police! Le délire communicatif des intégristes musulmans atteint aujourd\u2019hui les plus hautes sphères de l\u2019État.Une tendance troublante dans cette région du monde.De Dacca à Ankara, les droits démocratiques sont sacrifiés sur l\u2019autel de la raison d\u2019État, du fanatisme religieux ou encore de l\u2019«unité nationale».Sarajevo et Kigali ont beau nous crever les yeux, ce n\u2019est pas une raison pour oublier Lagos ou Djakarta.Maquillage et poudre aux yeux Gilles Lesage .els sont les qualificatifs qui viennent spon- Ttanément à l\u2019esprit en prenant connaissance des grandes lignes de l\u2019entente-cadre Canada-Québec, telle que signée mardi par les ministres Marcel Massé et Jacques Chagnon, quant à la «vocation renouvelée» du Collège militaire royal de Saint-Jean-sur-Richelieu.Sous le camouflage d\u2019une «formule novatrice», le centre d\u2019études postsecondaires à caractère polyvalent, dont il est question pour septembre 1995, sonne à toutes fins utiles le glas définitif du seul CMR francophone au Canada et son transfert au RMC de Kingston.La formation bilingue d\u2019un an pour les élèves-officiers \u2014 sorte de secondaire VI avant de les intégrer au système ontarien \u2014 accouplée à la formation en langues pour militaires et fonctionnaires fédéraux, font de l\u2019institution supérieure d\u2019enseignement une super-école Berlitz.Ce n\u2019est pas déshonorant, mais ça n\u2019a plus rien à voir avec la vocation originelle et originale de ce joyau de 42 ans.M.Chagnon prétend que la grosse polyvalente «continuera à donner un écho particulier à la dualité linguistique au sein des forces armées canadiennes».Toutefois, à en juger par d\u2019autres échos qui nous parviennent de Kingston, où l\u2019enseignement francophone est dispensé dans des roulottes de fortune, cette résonance essentielle sera de plus en plus faible et, avec les années, de moins en moins francophone.Il n\u2019y a vraiment pas de quoi se congratuler de la part d\u2019un gouvernement, prêt à signer n\u2019importe quoi à la veille d\u2019une élection, et qui se met en frais de ramasser les pots cassés par un autre.Non seulement Ottawa se tire à très bon compte de sa gaffe \u2014 il met la clé dans la porte du CMR et atteint ses objectifs de réductions budgétaires \u2014 mais il oblige Québec à improviser en toute hâte des solutions de rechange qui, pour l\u2019heure, ressemblent à du rafistolage et du rapiéçage.L\u2019entente-cadre n\u2019est que cela: un cadre flou, nébuleux et inepte, dont le dessin est à peine esquissé.Vigueur et courage de la part du Québec, souhaitait le recteur Roch Carrier.Erreur irréparable que de fermer ce symbole, prévenait pourtant le comité Castonguay.Ottawa s\u2019en défait sans peine, avec la béate bénédiction de Québec.En avril, le premier ministre Johnson refusait ce compromis hybride et boiteux, assorti de quatre millions $ par année d\u2019Ottawa.Pour un million $ de plus, il saute à pieds joints dans le guêpier et s\u2019est fait avoir.La survie des «installations» est assurée, susurre-t-on, pour une transition de cinq ans.À quels coûts, comment et dans quelles conditions?Mystère et boule de gomme jusqu\u2019après les élections.Un autre triomphe du fédéralisme qui marche?Oui, à reculons et à rabais.Smith ou Marx?Comment ne pas tiquer quand Martin Masse s\u2019inquiète devant la perspective d\u2019une augmentation de taxes sur les profits des compagnies pour réduire le déficit, suggestion de Jacques Parizeau?Quand on songe aux multiples abris fiscaux dont profitent firmes et entreprises, n\u2019est-il pas simplement normal qu\u2019elles fassent leur part dans la lutte au déficit?Mais non, M.Masse, elles ne feront pas faillite, ne déménageront pas îeurs pénates vers des deux plus cléments et il n\u2019y aura aucune vague de suidde parmi leurs dirigeants.Et faut-il tenir la privatisation pour une panacée, un bienfait en soi?Ses résultats ne sont pas toujours convaincants, quoi qu\u2019on en dise.Moins d\u2019État ne représente pas nécessairement un signe de progrès ou une garantie d\u2019efficadté.Il faut peut-être redéfinir les.mo-dalités de l\u2019intervention de l\u2019ÉJat, mais on n\u2019en doit pas réduire l\u2019Etat à la portion congrue, le transformer en simple appareil de soutien à l\u2019entreprise privée et de répression des mouvements populaires de protestation.Après tout, si la tant célébrée classe montante francophone du LETTRES -?- merveilleux monde des affaires a réussi à faire sa marque, n\u2019est-ce pas dans une bojine mesure grâce au soutien de l\u2019État, direct et indirect?Sans tomber dans l\u2019unanimisme, plutôt qu\u2019un «éclatemnt» idéologique au sein du mouvement souverainiste, ne peut-on au contraire souhaiter que s\u2019y dégage un consensus sur une politique claire et précise en faveur des démunis, un consensus qui romprait enfin avec les mythes néolibéraux?Jean-François Delisle Montréal, 11 juillet 1994 Une fête agréable J\u2019ai été déçue à la lecture du compte rendu fait par votre journaliste Stéphane Baillargeon le 25 juin dernier, le lendemain de notre fête nationale! L\u2019intention du comité de la fête nationale était de «mettre en valeur l\u2019originalité et la couleur des différentes régions du Québec.» Quoi de plus normal que de porter à notre connaissance les particularités de ces régions?La musique dans La-naudière, la peinture dans Charlevoix, etc.La «rutilante» décapotable dans laquelle se trouvait le vicaire?Si elle eût été dégoulinante et bien fermée avec vitres noirâtres, l'auriez-voqs mieux acceptée?À l\u2019écran de mon téléviseur, ce défilé me paraissait agréable, sympathique, détendu.J\u2019ai interrogé certains qui s\u2019étaient «agglutinés» sur les trottoirs le long du parcours, ils ont employé les mêmes mots que les miens et ont exprimé leur satisfaction, leur plaisir d\u2019avoir vu les gens joyeux et calmes à la fois.Ghislaine Bélanger Sillery, 30 juin 1994.Manque de vocabulaire Vos photo et article de la une du 13 juillet portant sur l\u2019installation d\u2019une clôture délimitant le périmètre du Festival Bell Juste pour rire au Vieux-Port étaient coiffés du titre «Vieux-Port concentrationnaire?».Or la seule définition que le Larousse donne â cet adjectif est: «Qui a trait aux camps de concentration».Votre «titreur» ne manque pas seulement de vocabulaire.Le service des communications et du marketing, Marc Grégoire Directeur Société du Vieux-Port de Montréal Adelaide La voisine du bout du monde A vril.Trente degrés à l\u2019ombre.Adelaide était en branle.C\u2019était le Festival des arts que l\u2019Australie tient tous les deux ans.Musiciens, chanteurs, comédiens de nombreux pays étaient là, en nombre.C\u2019était aussi la Semaine des écrivains dont j\u2019étais l\u2019invité.Profitant de l\u2019occasion, le Conseil des arts de l\u2019Australie m\u2019avait convié à la réunion annuelle qu\u2019il tenait dans cette ville.Semaine faste.Les séances, lectures publiques, débats se tenaient sous une vaste tente le matin et l\u2019après-midi.Sous le solqil ardent, la chaleur était suffocante.À l\u2019extérieur de la tente, la brise animait pour nous cette ville tranquille et sage qui s\u2019étendait au bord du fleuve.«Adelaide était une ville fermée au bagnards», me dit avec fierté un journaliste qui y est né.Depuis mon arrivée en Australie, de Sydney à Melbourne, le rappel des bagnards, des convicts, revenait souvent dans la conversation.Tel édifice avait été construit par ces prisonniers, tel hangar les avait abrités, telle gare était, pour eux, lieu de passage ou d\u2019arrêt Les rapports de l\u2019Australie avec la mère-patrie britannique sont on ne peut plus ambigu.L\u2019Empire expédiait ses délinquants dans cette lointaine colonie.Des voleurs ?Des tueurs ?Sans doute.Cependant, les descendants de ces exilés involontaires ne reconnaissaient comme ancêtres que des rebelles, surtout irlandais, qui récusaient le règne d\u2019une classe dominante anglaise.C\u2019est que l\u2019Australie est aussi irlandais que le Canada est écossais.Un après-midi, le débat portait sur l\u2019édition.Parmi les invités, des éditeurs londoniens et des agents littéraires new-yorkais.Contrairement aux écrivains anglo-canadiens, ceux de l\u2019Australie accueillent avec enthousiasme la présence des éditeurs britanniques et américains sur leur territoire.Un éditeur australien s\u2019était levé pour se plaindre d\u2019être marginalisé dans son propre pays.On l\u2019accusa de prêcher un nationalisme étroit.Il me demanda d\u2019expliquer la politique canadienne qui protège ses éditeurs contre la mainmise étrangère.En dépit de quelques applaudissements, j\u2019étais, à mon tour, rangé parmi les nationalistes frileux.Le soir, c\u2019était la première d\u2019un opéra basé sur un roman du Prix Nobel australien, Patrick White selon un livret du romancier David Maalouf.Le thème : les immigrants et leur appropriation du sol.Je me sentais en pays de connaissance.Le lendemain, réunion du comité littéraire du Conseil des arts.Territoire familier.Le directeur, le poète Shadcolt, était le collègue qui administrait avec moi, côté australien, le Prix Canada-Australie.Parmi les membres, les romanciers Helen Garner, d\u2019origine grecque, et Thomas Kenealy, l\u2019auteur de La liste de Schindler, qui me raconta son séjour en Israël.D\u2019ascendance irlandaise, Kenealy était très connu comme auteur de romans historiques.La liste de Schindler l\u2019avait plongé dans une brûlante actualité.«Heureusement, me confia-t-il, le romancier n\u2019est pas un simple fabricant d\u2019histoires et de récits.On ne sort pas indemne quand on touche le monde de l\u2019horreur, même s\u2019il s\u2019agit du passé.On ne peut pas se tenir au seuil.» Helen Garner faisait des efforts pour me parler en français.Elle avait été mariéç à un Français et avait vécu à Paris.«A son arrivée à Melbourne, mon mari de sentait perdu, totalement isolé.Nous avons fini par nous séparer.» Dans ses romans, Helen décrit un Melbourne aux prises à des contradictions présentes dans toutes les métropoles de l\u2019Occident industrialisé: familles disloquées, chômage, marginalisation des jeunes.Cette ville me rappela, à plus d\u2019un titre, Montréal.Les noms des rues d\u2019abord: Peel, Metcalfe.Les marques d\u2019une administration britannique, ensuite, et, surtout, la présence de multiples communautés culturelles.Est-ce en raison de ce parallélisme que j\u2019ai ressenti si douloureusement le besoin de parler en français ?Parmi les écrivains invités à Adelaide, j\u2019ai retrouvé les Canadiens Timo- thy Findley et Jeseph Skvoresky.En Australie, les Canadiens sont des cousins.Ni envie, ni condescendance; deux branches de l\u2019arbre britannique.Les deux pays avaient avec la mère-patrie, des rapports conflictuels, contradictoires de fidélité, de loyauté, de fierté mais aussi de dépit, de feé-1 sentiment d\u2019appartenir à des peuples marginalisés.Écossais ou Irlandais, ils sont irrités d\u2019être regardés de haut, quand ils ne sont pas méprisés, par la métropole impériale.Pour les Canadiens, Londres est aujourd\u2019hui lointain et amical.C\u2019est à New York que l\u2019on se rend et c\u2019est cette ville que l\u2019on redoute.Isolés, se sentant perdus dans l\u2019océan, cernés de toutes parts par l\u2019Asie, les Australiens avaient fermé leur porte à leurs voisins, protégeant jalousement leur territoire.A la fin de mon discours, un homme s\u2019avance vers moi: «Vous êtes né à Bagdad?(C\u2019était indiqué dans le programme du Festival) Moi aussi.» Avocat à Melbourne, il voulait se présenter aux élections provinciales.Il était arrivé à l\u2019époque où l\u2019on voulait garder l\u2019Australie «white».Il a dû plaider longtemps pour ne pas être classé comme asiatique.«Je suis né à Sydney, me dit l\u2019écrivain d\u2019origine grecque et l\u2019on continue à me confiner au ghetto ethnique.Dans certaines de mes nouvelles, j\u2019évoque, certes, la communauté de mes parents.Mais, moi, je suis australien et ma langue est l\u2019anglais.» En fait, personne ne se tromperait sur son accent australien.Cependant, se voulant tolérante et généreuse, la politique culturelle du pays, fait une place aux comrpunautés culturelles en les isolant «À trop vouloir respecter la différence, me dit-il, on oublie ce qui ressemble et rassemble.» Le dimanche nous sommes invités à une winery.Un car nous fait traverser une campagne verdoyante.Déjeuner en plein air abondamment arrosé par un vin blanc, fierté de la région.Des immigrants allemands avaient mis sur pied l\u2019industrie vinicole du pays.Le vin aidant, les langues se délient.Le temps est vaincu et les écri: vains n\u2019ont qu\u2019une envie, vivre le moment dans toute son intensité.L\u2019Aus1 ' tralie nous est apparu alors comme un pays voisin, proche, comme si nous avions fait le tour du monde pour découvrir et prendre acte de nos rêves communs et de notre semblable attente.A PROPOS -4- .de santé J\u2019estime le temps venu d\u2019énoncer clairement que ces conditions et ces situations spécifiques sont des facteurs de morbidité, bien plus que ne le sont les maladies elles-mêmes.Les symptômes que la médecine moderne s\u2019efforce de traiter n\u2019ont guère de rapport avec l\u2019état de notre corps; ils sont, bien davantage, les signes des préjugés et des désordres propres aux façons modernes de travailler, de se distraire, de vivre.Pourtant, beaucoup d\u2019entre nous sont fascinés p l\u2019éclat des «solutions» high-tech.Nous croyons pathé quement aux remèdes miracles, nous croyons fauss ment que toute douleur est un mal qu\u2019il faut supprimi nous voulons retarder la mort à n\u2019importe quel prix.Ivan Illich, extrait d\u2019une allocution présentée î Congrès de l\u2019Association des directeurs générai de services de santé et de services sociaux.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI B00RASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAIIX Directeur délégué à l'administration FRANÇOIS TIIOUIN Directeur de l'information BENOIT AUBIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, ROC 11 CÔTÉ Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇON, Christine IIOIIDE 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Qnébec) H 3 A 3M9.Tél(514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS «I I.K I) K V 0 I H .I.K .1 K r I) I 2 \\ .III I.I.K T I !» !l I A 7 Que penser des Jeux de la francophonie?MICHEL TÊTU Directeur de l'Année francophone internationale Professeur à l\u2019Université Ixival rofessionnellement concerné et personnellement passionné pour tout ce qui touche à la francophonie, j\u2019ai consacré une grande partie de mon temps au début de ce mois de juillet aux Jeux de la francophonie.J\u2019ai _________presque tout vu de ce qu\u2019on pouvait voir à la télévision; j\u2019ai presque tout lu des journaux québécois et français, quelques médias africains et le Globe and Mail.J\u2019ai beaucoup écouté autour de moi et recueilli les confidences de nombreux artisans et participants dé ces jeux.Je suis très perplexe.et plutôt triste.L\u2019idée était bonne.Après le succès de la Super Francofête de Québec en 1974, la réussite du IIe Süminet à Québec en septembre 1987, on voulait que la! francophonie éclate, qu\u2019elle touche le cœur des masses dans une grande fraternisation des races et des peuples.J\u2019écrivais moi-même alors que la francophonie serait populaire ou qu\u2019elle ne serait pas.Quoi de mieux alors que de rejoindre les jeunes par le sport, la chanson, la musique?On décida donc de créer des Jeux de la francophonie dans une formule originale alliant la culture aux manifestations sportives.Et l\u2019on organisa en deux ans les premières compétitions que le Maroc se chargea d\u2019accueillir en 1989: ce fut un bon début.Mais voilà que les temps changent; le Nord s\u2019appauvrit, le Sud s\u2019enfonce dans la misère.Le département de l\u2019Essonne, proche de la capitale française, devait prendre la relève du Maroc en 1993; il déclare forfait A la faveur du changement de majorité en France, ce pays reprend le flambeau: Paris partage avec l\u2019Essonne la responsabilité d\u2019organiser les Jeux en 1994.On racle les fonds de tiroir, car tout devient de plus en plus cher.En raison des dépenses importantes d\u2019infrastructures, c\u2019est près d\u2019un milliard de dollars (au taux actuel du dollar canadien) que doit trouver l\u2019Essonne, à quoi s\u2019ajoutent les financements de l\u2019État français et des collectivités locales.On craint de ne pas être à la hauteur, on redoute l\u2019échec en raison des troubles politiques au Rwanda et ailleurs.On rajoute une somptueuse soirée dans la cour Carrée du Louvre et l\u2019on accepte l\u2019inflation des délégations africaines.Tout cela pour quoi?Pour une soirée d\u2019ouverture splendide, quoique trop longue \u2014 sans Mitterrand ni Balladur \u2014 mais accessible presque uniquement sur invitation, au cours de laquelle, à la demande du scénographe Yannis Kokos, Jean-Claude Petit fait jouer son «hymne à la francophonie» assez enlevé mais trop rapidement conçu, à en juger par le refrain fran-cocentriste \u2014 «Des oiseaux bleus, des oiseaux blancs, des oiseaux rouges réunis» \u2014 et un texte sans grande imagination.Po'ur une série de compétitions sportives, inégales, ou des centaines d\u2019athlètes (en tout, près de 3500 personnes) s\u2019affrontaient devant des gradins pratiquement vides, à tel point qu\u2019un commentateur ironisa sur le fait qu\u2019on aurait dû présenter les spectateurs aux joueurs plutôt que le contraire.Pour une soirée sans grand lustre à l\u2019Olympia et un gala de clôture qui n\u2019allait pas à la cheville de la plupart des soirées de ce genre que diffusent à plaisir les chaînes télévisées.Et surtout pour une répercussion médiatique à peu près inexistante aussi bien dans la presse écrite qu\u2019électronique.Entre le Tour de France et la Coupe du monde de football, on avait beaucoup mieux à montrer, Le commentateur de la dernière rencontre France Egypte en football, sur F3 crut bon d\u2019annoncer.à plusieurs reprises qu\u2019on devrait interrompre avant la fin au profit du match Bulgarie-Italie que tout le monde attendait.Les jeunes sportifs étaient pourtant très heureux de, s\u2019être rencontrés et d\u2019avoir pu se faire valoir.Certains artistes avaient trouvé là un début de notoriété.Ce frétait certes pas le cas du «médaillé d\u2019or» catégorie peinture, puisque Marcel Barbeau, 69 ans, représentant du Canada-Québec, s\u2019affichait déjà en 1948 en cosignant le Refits global avec Borduas.Que restera-t-il des Jeux de la francophonie 1994?Beaucoup de bonne volonté, un travail acharné des organisateurs à Paris et dans chaque pays, de bons moments pour les participants.La francophonie est-elle,un grand «buffet» (le mot est d\u2019un haut fonctionnaire québécois) ou chacun se sert selon son appétit et ses goûts?Beaucoup (trop) d\u2019argent dépensé sans grand impact.Sans doute faudrait-il à l\u2019avenir être plus modeste, organiser des rencontres sportives sans énormes infrastructures et laisser à Jean-Louis Foulquier (FrancoFolies de La Rochelle), au Festival d\u2019été international de Québec, aux Journées théâtrales de Limoges ou à d\u2019autres organisations non gouvernementales la responsabilité d\u2019organiser à bien moindre coût des manifestations de qualité qui attirent les foules.Lai francophonie sera populaire ou elle ne sera pas.Iœ pçuple n\u2019a pas été touché par les derniers jeux.Il a surtout vu là politique, amateurisme, voire gaspillage.Une grande messe francophone suffit peut-être tous les deux ans avec la tenue du sommet La francophonie sortait renforcée du Ve Sommet de.Maurice.Je ne suis pas sûr qu\u2019il en soit de même après les IIe Jeux.Il faudra beaucoup réfléchir avant de se lancer dans la préparation des IIIe Jeux à Madagascar en 1998.RECTIFICATIF NDLR \u2014 Dans un texte publié hier dans cette page \u2014 «Un jugement qui laisse perplexe» \u2014 une malencontreuse erreur de frappe nous a fait écrire que M.Réjean Hinse «a été condamné en 10Q4 à 15 années de pénitencier à la suite d\u2019une accusation non fondée pour un viol commis à Mont-Laurier en décembre 1961.» Or, il s\u2019agissait plutôt d\u2019une condamnation pour un vol et non pour un viol.Nos excuses aux intéressés.I I) Ë E S .:r jt i * «SK .r:**;'** w,:\t.¦;&,\t\u2022=**'- *\u2022- ' \u2022 Lit.PHOTO JACQUES NADEAU On en vient à demander si ce sont vraiment les jeunes qui décrochent, ou si ce ne serait pas plutôt l\u2019école qui, depuis quelques années, a décroché de sa mission éducative.ÉDUCATION A propos d\u2019un certain «comité de sages» PIERRE DESJARDINS Professeur de philosophie au Collège Montmorency une époque déjà lointaine au Québec, une idée presque mythique voulait qu\u2019il suffisait d\u2019être quelque peu instruit pour déficher un bon emploi.A ce moment de notre histoire, il n\u2019existait pas une très grande tradition culturelle et l\u2019école pour tous était en fait conçue strictement comme un endroit pour apprendre les connaissances usuelles minimales, le savoir restant l\u2019apanage d\u2019une petite élite bourgeoise ou cléricale.Privé d\u2019une véritable tradition culturelle, le Canada français accordait alors une large place au travail précoce pour ses jeunes.Il est bizarre de constater que cette vieille mentalité revienne en force dans le rapport du comité des sages rçmis récerpment au ministre de l\u2019Education.Evidemment, le contexte de récession économique explique, pour une large part, ce retour marqué au pragmatisme éducatif d\u2019antan.Il m\u2019apparaît normal et sain, qu\u2019en période de crise ou de difficultés économiques, on s\u2019interroge sur l\u2019école.Mais je pense que ce questionnement, pour être valable, doit prendre un sens global car la transmission des connaissances (pédagogie) n\u2019est jamais une opération neutre puisqu\u2019elle est toujours intimement liée aux valeurs auxquelles on l\u2019associe dans un contexte politique et social donné.Or, dans le nouveau contexte mondial, il est par exemple ridicule de persévérer dans l\u2019idée de vouloir former des spécialistes sur mesure, comme l\u2019exige l\u2019industrie d\u2019ici, alors que les secteurs de développement varient constamment d\u2019une année à l\u2019autre.Avec le développement accéléré de la production technologique de par le monde, s\u2019est créée une raréfactiqn du travail à l\u2019échelle mondiale.À cela, on ne peut rien.En calquant l\u2019école sur le modèle économique, on tue l\u2019école dans l\u2019œuf en favorisant son rejet par des milliers de jeunes qui n\u2019y trouvent plus ce qu\u2019ils y cherchent.En voulant faire assumer à l\u2019école une fonction qui n\u2019est pas de son ressort premier, on l\u2019accule plus ou moins à prostituer le savoir et ses formes particulières d\u2019apprentissage au bénéfice du monde de la production sur le modèle de la concurrence.Ainsi, avec ce «syndrome de la médaille d'or» endossé dans une large part par ce comité, on parle que «d\u2019excellence», de «performance», et pourquoi pas de «qualité totale», tous concepts qui, en matière d\u2019éducation, deviennent aussi creux que la tête de ceux qui les promeuvent.Concurrence mal placée Rappelons qu\u2019au ministère, on en était déjà rendu à vouloir provoquer la concurrence entre institutions scolaires du secteur public, pensant ainsi favoriser une meilleur productivité des élèves (voir à ce sujet le projet de réforme des cégeps).Si une concurrence est effectivement saine dans le milieu industriel pour favoriser un meilleur produit à meilleur prix, dites-moi à quoi peut bien servir cette même concurrence dans le monde de l\u2019éducation, sinon à éliminer les moins performants?En essayant de répondre aux normes du marché, l\u2019école veut produire rapidement de jeunes travailleurs en exigeant d\u2019eux le maxi- Nous nous retrouvons trop souvent, comme enseignants, devant des classes de jeunes moroses et soumis, tristes mais résignés à devoir faire les frais d\u2019un système qui les a oubliés et où, de toute façon, ils ont l\u2019impression de n\u2019avoir rien à dire.mum sans tenir aucunement compte de leurs problèmes d\u2019insertion sociale.Posons-nous seulement la question: avant d\u2019être une antichambre du monde économique, l\u2019école ne devrait-elle pas d\u2019abord être un lieu de vie intéressant et stimulant intellectuellement?On en est dans le monde de l\u2019éducation à créer un beau système exclusivement basé sur la réussite scolaire, où les moins performants s\u2019éliminent d\u2019eux-mêmes.Voilà bien la vérité que ce comité nous cache.Les chiffres sur le décrochage sont déjà, je pense, assez éloquents.Par exemple, les garçons décrochent beaucoup plus que les filles.Rien de surprenant là-dedans: en demandant aux garçons d\u2019être plus performants que les filles (attentes reliées ici à de vieux modèles culturels sexistes encore tenaces), ceux-ci sentent monter la pression autour d\u2019eux et se découragent plus vite que les filles, qui réussissent peut-être d\u2019autant mieux que l\u2019on ne leur en demande pas tant.«Décrocher» de l\u2019école veut à ce moment-là dire pour ce jeune se libérer dans l\u2019immédiat d\u2019un fardeau devenu trop lourd.Ces jeunes sont nerveux et tendus sentant peser sur leurs épaules d\u2019énormes attentes familiales et sociales de performance et d\u2019excellence.Deux attitudes s\u2019offrent à eux: ou bien ils courbent l\u2019échine et se plient aux exigences; ou bien, démunis et l\u2019intérêt n\u2019y étant pas, la barre devient trop haute, ils se révoltent et «décrochent».Jeunes moroses et soumis La résultante de tout cela est que nous nous retrouvons trop souvent, comme enseignants, devant des classes de jeunes moroses et soumis, tristes mais résignés à devoir faire les frais d\u2019un système qui les a oubliés et où, de toute façon, ils ont l\u2019impression de n\u2019avoir rien à dire.Combien de ces jeunes, par exemple, sacrifient leur choix de carrière pour s\u2019inscrire dans des orientations qu\u2019ils détestent mais qui leurs sont conseillées pour répondre aux exigences du marché en matière d\u2019emplois?On en vient à demander si ce sont vraiment les jeunes qui décrochent, ou si ce ne serait pas plutôt l\u2019école qui, depuis quelques années, a décroché de sa mission éducative.L\u2019essence première de l\u2019école est d\u2019abord et avant tout d\u2019éveiller chez l\u2019élève la curiosité intellectuelle en lui transmettant le plaisir d\u2019apprendre.En identifiant le savoir à une somme de connaissances à accumuler uniquement pour obtenir autre chose de plus intéressant, une job payante, l\u2019école désincarné le savoir véritable et lui enlève toute crédibilité réelle comme forme de questionnement intéressant.N\u2019allons pas nous surprendre, après cela, du manque d\u2019intérêt des jeunes pour leurs études.Le poète et chansonnier québécois Georges Dor disait avec sagesse qu\u2019un des seuls avantages d\u2019être jeune consiste à pouvoir vivre le moment présent intensément sans penser au lendemain; c\u2019est là, écrivait-il, le «luxe» de l\u2019adolescence.Je pense aussi que l\u2019adolescence est le seul moment de la vie où l\u2019humain peut encore entrer, pour une dernière fois peut-être avant de devenir résolument adulte, en contact avec ce que Biaise Pascal appelait «l\u2019infini», un infini où il n\u2019y a, il est vrai, ni passé ni avenir, mais l\u2019éternelle beauté des choses à questionner et à comprendre.Serait-ce de ce «luxe» que notre beau «comité de sages» voudrait aujourd'hui déposséder le jeune?L'ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: joint au directeur de l'information): Inii'm^nM^^nn-Ivn'oMlonTivsDonMUe)! FÜümçotaBrouæeàûtfïteÜtete)\", Antoine Chi'.SÿhfhneThuniCT, Clément Thidd; à l'information politique: Pierre O\u2019Neill.Jean Dion {.correspondant parlementaire à Ottawa).GaiesIxrsage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) Michel Venne {correspondant parlementaire à Québec): Serge Chapleau (ranraf*rorrEAlïnfonnnüon sportive: Yves d'Avignon: Denise Babin.Rachel Duclos (commis).ManeHdene Alane (secrétaire a laredaction).LaDocumentation Gilles Paré (directeur); Manon Scott.Serge I-aplante {Québec).Rachel Rochefort (Ottauv).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonncault (directrice) Jacqueline Avril.Use Bourgault.Brigitte Cloutier.Gyslaine Cote.Johanne Gutbeau.Jean-Yves Guilbert.Christiane U g mil Monique Verreault (publicitaires): Micheline Turgcon.Olivier Zuida (commis): Michéle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur).Nicole Carmel (coanimatrice des semées comptables): Flonne^Cormier.Celine Fu-rov Jcan-GuvLacaV Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross.Linda Theriault (adjointe à Iadministration).LE MARKETING ET SERVICE A LA CLIENTELE Christianne Benjamin Wirrrtocctjohanne Bnei^crrtmrr).Manon Blanchette.Monique 1 Tleureux fis.\" I achanelle Rochelle leelerv-Vennc.Jean-Maiv Ste-Marie (supnriscur aux promotions des abonnements).IA PROMOTION ET LES RELATIONS PI BUQl ES Guy-Renaud Kirouac {directeur).LA PRODl CnON Marie-France Turgcon (directrice de la hmduction) Sylvain Dairy (directeur de l\u2019informatique).Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard DesCormiers.Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare.Marie-Josce Hudon.Michael Schneider.Christiane \\ aillant Les annonces classées et avis XïtsWtatoS\tC&.Sytvie Laporte.Pierrette Rousseau.Micheline Ruelland.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Piene Bourgie (president).IA FONDATION DU DEVOIR Marcel C«,ture(pr*ufc«f).Roger Boi* vert (l\u2019ice-président et directeur général) Faire perdre du poids à l\u2019Etat sans amputation OSCAR FORTIN Politologue Professionnel dans la fonction publique québécoise u\u2019il faille dégraisser l\u2019appareil de l\u2019Etat est devenu pour tout observateur le moindrement sérieux une évidence, üi question qui se pose est plutôt de savoir comment y arriver?Certains choisissent le résultat immédiat et ils y vont par la méthode chirurgicale.C\u2019est la méthode qui fait dire au médecin à son patient: vous avez 75 livres de trop, je vous recommande de vous faire couper une jambe, question de rééquilibrer votre poids.Les autres aspects de la réalité ne font pas partie de ses responsabilités professionnelles.Certains autres choisiront plutôt la méthode de la diète.L\u2019improvisation est exclue et l\u2019ensemble de la réalité est pris en compte.C\u2019est un peu plus complexe que la première méthode.Elle a toutefois l\u2019avantage de transformer les patients non pas en impotents mais en forces renouvelées.Cette analogie, qui peut sembler quelque peu grossière tellement elle suggère quelque chose qui n\u2019a pas de bon sens, est plus près de la réalité que nous le croyons.Que de coupures se font actuellement sans qu\u2019il y ait la moindre réflexion sur les tenants et aboutissants de celles-ci.L\u2019improvisation est reine et les résultats comptables immédiats sont divins.Un changement dans l\u2019approche s\u2019impose.Dans cet esprit je soumets, à titre d\u2019exemple, une mesure qui tout en maintenant le mouvement dans le sçns du dégraissage de l\u2019appareil de l\u2019Etat, indiquerait une nouvelle façon pour y parvenir.Postes contractuels Dans la situation actuelle le poste d\u2019administrateur s\u2019inscrit dans le profil du développement de la carrière et demeure rattaché à la personne avec le salaire qui l\u2019accompagne.Ainsi celui qui atteint le niveau d\u2019administrateur le sera jusqu a la fin de sa vie professionnelle.Si son poste n\u2019est pas toujours conforme à son niveau, le salaire, lui, le sera.Lorsqu\u2019il y a surplus de gestionnaires, l\u2019Etat continue de les rémunérer.Cette pratique a donné lieu à la création des tablettes qui varient en nombre selon les régimes au pouvoir.Cette situation, en soi scandaleuse, l\u2019est encore davantage en période de crise.Elle est humainement difficile pour ceux et celles qui la vivent tout autant que pour ceux et celles qui la gèrent.Ma proposition est à l\u2019effet de convertir tous les postes de gestionnaire en postes contractuels, ouverts tout autant aux candidatures venant de l\u2019extérieur du gouvernement qu\u2019à celles venant de l\u2019interne.L\u2019engagement se ferait sur la base d\u2019un contrat, d\u2019une durée allant de deux à quatre ans, renouvelable autant de fois que les parties en conviendraient S\u2019il n\u2019y a pas de renouvellement de contrat, celui en provenance de l\u2019extérieur retournerait à ses activités personnelles ou professionnelles, alors que celui en provenance de la fonction publique québécoise et déjà bénéficiaire de la permanence aurait le choix soit de demeurer dans la fonction publique comme professionnel et au salaire du professionnel, soit de prendre son envol vers le secteur privé.Le statut de gestionnaire, différemment de celui d\u2019une profession, en serait plus rattaché à la personne.On est médecin, ingénieur ou économiste pour la vie, mais pas nécessairement gestionnaire pour la vie.Cette approche permet une grande souplesse dans le choix des gestionnaires pour assumer certains mandats.Pour ceux et celles de la fonction publique, elle donne la possibilité de garder la permanence, mais aux conditions des corps d\u2019emploi auxquels les rattache leur formation professionnelle.Elle met également un terme au monde des tablettes et à la mauvaise utilisation des ressources.Elle favorise l\u2019arrivée de sang neuf sans pour autant ajouter du gras à un appareil qui en a déjà trop à certains endroits et pas assez à d\u2019autres.Il est indéniable que certains gestionnaires, aux compétences exceptionnelles, trouveront vite preneurs dans l\u2019entreprise privée.Ils iront ainsi enrichir de leurs expériences les entreprises tout en libérant des postes dans la fonction publique.Sinon, ils apporteront au service de leur profession.au sein de la fonction publique, le savoir-faire de leur passage à la haute direction du gouvernement.Ils seront des employés modèles et motivés, conscients des enjeux et des nombreux défis à relever.Ils sauront reconnaître tous les avantages des conditions de travail des professionnels qu\u2019ils seront redevenus.Cette proposition sera d\u2019autant plus facile à appliquée que les premiers touchés, conscients des problèmes financiers de l\u2019Etat, auront été pour un grand nombre les promoteurs des coupures draconiennes au sein de la fonction publique québécoise. I.K I) K V I) I li .I.!\u2022:\t.1 li II I) I 2 I .Mil I, I.li T Ml !l I A 8 -* LE DEVOIR ?-\u2014- Ai 'HALITES Jean Rochon entend lier Péconomique et le social PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE /Québec \u2014 Le candidat du Parti québécois Vy dans la circonscription de Charlesbourg, le Dr Jean Rochon, exprime une vision tout à fait précise de la croissance économique qui, selon lui, ne peut faire abstraction du développement social et de la lutte à la pauvreté grandissante.Un des premiers candidats-vedettes du PQ à avoir répondu à l\u2019appel personnel du chef péquiste Jacques Parizeau en février dernier, le Dr Rochon, qui a présidé en 1985 la Commission d\u2019enquête sur les services de santé et le services sociaux avant de tra- vailler à l\u2019Organisation mondiale de la santé, a la ferme intention de faire valoir ses idées lors de la prochaine campagne électorale qui doit débuter bientôt.Selon lui, les politiques du gouvernement libéral sont catastrophiques parce qu\u2019elles oublient qu\u2019il n\u2019y a pas de développement économique sans développement social.«Les politiques adoptées récemment, a-t-il dit, ne respectent pas la dynamique du milieu; on fait tout à la hâte.» Le Dr Rochon lançait hier sa campagne en présence d\u2019une centaine de collaborateurs et partisans en prévision du scrutin complémentaire prévu pour le 29 août.Mais, a-t-il souligné, cette élection complémentaire de- vrait faire place à des élections générales dans les prochains jours.Dans la domaine de la santé, par exemple, le Dr Rochon estime que «la façon dont on fonctionne, c\u2019est un massacre» autant à Québec avec les récentes orientations qu\u2019à Ottawa avec ce que veut faire le plan Axworthy.Le candidat péquiste ne rejette pas, cependant, l\u2019idée de revoir les fondements de nos politiques sociales et de santé et il admet facilement qu\u2019il serait bien difficile pour la société québécoise de dépenser davantage dans ces secteurs.«Au Québec, a-t-il dit, on ne peut pas en mettre encore beaucoup plus mais on a ce qu\u2019il faut pour faire beaucoup mieux.» Dans la santé, le Dr Rochon estime que le système québécois fonctionne de la façon la plus coûteuse.Sur ce point, sa perception ne diffère pas beaucoup de celle de la ministre libérale de la Santé, Lucienne Robillard.C\u2019est la façon de faire qui l\u2019inquiète.«Il y a un problème de gestion fondamental», a-t-il affirmé.Il y a aussi toute la philosophie libérale qui, selon lui, n\u2019est pas appropriée.«Les deux dernières décennies ont démontré hors de tout doute, a soutenu le Dr Rochon, que la croissance économique, contrairement à ce que l\u2019on croyait, ne produit pas nécessairement le mieux-être de la population.«L\u2019enrichissement profite à un nombre de personnes de plus en plus petit, a-t-il poursuivi, alors qu\u2019un plus grand nombre d\u2019autres vivent dans des situations de plus en plus difficiles.Croire que seule l\u2019économie va tout emporter, c\u2019est se préparer des lendemains désastreux.» Une des solutions qu\u2019entend défendre le Dr Rochon pour contrer l\u2019appauvrissement est le revenu minimum garanti.Hier, le candidat Rochon, que l\u2019équipe péquiste voit déjà ministre de la Santé et des Services sociaux d\u2019un éventuel gouvernement Parizeau, entouré de tous les candidats de la région, y inclus le député de Lévis Jean Garon, a lancé sa campagne électorale dans Charlesbourg.GOMA Émeutes de la faim r\tr LEGITIMITE Les jeux ne sont peut-être pas faits SUITE DE LA P[AGE 1 nous faut un appui logistique, un appui des militaires des pays occidentaux comme le Canada, pour qu\u2019on puisse mettre les secours en place rapidement.Il nous faut de grands moyens», dit-il.MSF a une équipe de 25 médecins dans la région de Goma et un personnel de soutien d\u2019une centaine de personnes, répartis sur sept centres de santé.Pour combattre le choléra, ils ont un urgent besoin de sérum et d\u2019eau potable.Mais à moins d\u2019une grande opération logistique qui permettrait d\u2019installer au plus vite des systèmes de pompes et de citernes pour amener de l\u2019eau aux réfugiés, la maladie risque de gagner la partie.MSF fait face à un autre besoin pressant: il faudrait vacciner des milliers d\u2019enfants contre la rougeole qui sévit chez les réfugiés et qui est mortelle dans ces situations extrêmes.Des centaines de réfugiés sont déjà morts de déshydratation, de maladie ou d\u2019épuisement.La distribution de l\u2019aide alimentaire se met en place mais elle restait très insuffisante.Elle couvre moins de 15 % des besoins.Le Programme alimentaire mondial (PAM) assure un pont aérien et les organisations humanitaires ont mis en place des points de ravitaillement dans plusieurs camps autour de Goma.Soixante tonnes d\u2019aide ont été distribuées hier mais on est encore loin des 500 tonnes quotidiennes nécessaires pour assurer la survie des réfugiés.Les émeutes de la faim que certains craignaient n\u2019ont pas eu lieu, mais certains employés d\u2019associations caritatives restent inquiets devant l\u2019insuffisance de l\u2019aide internationale.M.Milliano souligne la faible capacité de l\u2019aéroport de Goma, localité zaïroise frontalière du Rwanda.Par cette piste arrivent les secours alimentaires et sanitaires que l\u2019aéroport n\u2019est pas en mesure d\u2019absorber.Il faudrait trouver d\u2019autres voies d\u2019accès vers les zones de concentration des réfugiés et mettre à contribution d\u2019autres aéroports du Rwanda et des pays voisins.Un accroissement de l\u2019assistance humanitaire semble indispensable et urgente, ceux qui ont fui les combats et les massacres restant sourds aux appels à regagner leurs foyers, lancés par les vainqueurs sur le terrain.En plus des questions de ravitaillement, des organisations humanitaires s\u2019inquiètent de voir les autorités zaïroises mettre en place un camp réservé aux soldats de l\u2019ex-gouvemement rwandais vaincu par le Front patriotique rwandais (FPR).L\u2019ex-gouvernement hutu ne cache pas son intention de reprendre le pouvoir par une contre-offensive depuis le Zaïre.Les organisations humanitaires craignent en outre que les miliciens hutus responsables du génocide au Rwanda \u2014 qui aurait fait plus de 500 000 morts \u2014 ne continuent les violences au Zaïre, comme on l\u2019a vu dans des camps de réfugiés en Tanzanie.En plus du million de Rwandais présents dans la région de Goma, 400 000 autres ont gagné le sud du Zaïre et 80 000 autres ont pris la route du Burundi ces derniers jours.Il y aurait aussi 750 000 réfugiés dans la zone de sécurité instaurée par l\u2019armée française dans le sud-ouest du Rwanda.Le premier ministre français Edouard Balladur a laissé percer son inquiétude lorsqu\u2019il a noté que la nouvelle Mission des Nations unies pour l\u2019assistance au Rwanda (MINUAR II) ne disposerait fin août que de 2000 hommes sur les 5500 prévus.Cette MINUAR nouvelle formule doit en principe assurer le rôle de sécurité dévolu par l\u2019ONU aux 2500 soldats de Turquoise.(Avec AFP et Reuter) SUITE DE LA PAGE 1 départ se transforment souvent en cauchemar au fil d\u2019arrivée et, qu\u2019en cette matière, il ne faut jamais rien tenir pour acquis.Ces cinquante jours d\u2019intensité peuvent renverser les certitudes les plus solidement établies.Par-delà les apparences, les jeux ne sont peut-être pas faits.Au moment du déclenchement des élections fédérales de 1984 et de 1988, Brian Mulroney n\u2019était pas le favori des sondages.En 1981, quand René Lévesque a appelé le scrutin, Claude Ryan était si sûr de l\u2019emporter que dès le début de la campagne, il s\u2019est mis à réfléchir sur la formation de son gouvernement et de son entourage.A plusieurs égards, la conjoncture politique d\u2019aujourd\u2019hui est différente, il faut en convenir.Après deux mandats consécutifs, les libéraux se ressentent cruellement de l\u2019usure du pouvoir.Il est même étonnant que le ressentiment populaire qui s\u2019exprime à travers l\u2019intention de vote et le taux d\u2019insatisfaction ne soit pas plus aigu.Du plus hardi au plus conservateur des sondages, l\u2019écart varie de dix à trois points en faveur du Parti québécois.Si l\u2019on tient compte de la marge d\u2019erreur habituelle de 3,5 %, il ne s\u2019agit pas d\u2019une avance insurmontable.Et la campagne électorale peut tout remettre en question, même si la mouvance des humeurs augure mal pour les libéraux.Au premier rang des nombreux facteurs susceptibles d\u2019influencer l\u2019électorat figure la performance des chefs.M.Parizeau a déjà fait la démonstration qu\u2019il est un excellent «campaigner», alors que M.Johnson a tout à prouver.Mais il pourrait se révéler à la faveur de la campagne.Dans ce sens, le débat télévisé risque d\u2019être aussi périlleux pour l\u2019un que pour l\u2019autre.Qui trébuchera le premier?In formule ne compte plus ses victimes.Lequel des deux partis saura prendre et conserver l\u2019initiative du discours électoral?Le défi du PQ est de réussir à faire le procès du gouvernement, en associant le régime Johnson à l\u2019ère Bourassa.Les libéraux, eux, | s\u2019appliqueront à mettre l\u2019accent sur les conséquences «désastreuses» de l\u2019éventuelle accession du Québec à la souveraineté.Si le PLQ parvient à détourner le débat sur ! sa notion d\u2019élection référendaire, il marquera des points.Si le PQ réussit à centrer l\u2019intérêt des électeurs sur sa ça- | pacité de former un bon gouvernement, il en sortira vainqueur.Comment seront perçus les programmes des deux partis sur les thèmes de l\u2019emploi, du chômage, des relations fédérales-provinciales, des finances publiques, de l\u2019économie, de la santé et de l\u2019éducation?Dans l'intensité du débat, peut-on croire que pourraient émerger des contradictions et des incohérences entre les discours de Richard Le Hir et Monique Simard?Des divergences entre la vision sociétale de Daniel Johnson et celle de Gérald Tremblay?Les sondages indiquent que la qualité de l\u2019équipe électorale sera également un atout de taille.Une douzaine de ministres avaient déserté le gouvernement Bourassa, alors que sept ministres du régime Johnson ne sollicitent pas de renouvellement de mandat.Si bien que le PLQ présente 70 nouvelles figures.Le PQ lui oppose une pléiade d\u2019étoiles montantes qui rappelle l\u2019équipe que René Lévesque avait recrutée en 1976.Au chapitre de l\u2019organisation, les deux forces en présence se valent, quoique les libéraux aient perdu plusieurs stratèges et organisateurs d\u2019expérience.Alors que la machine du PQ apparaît mieux préparée à faire campagne.Aux élections générales de 1989, les Québécois ont élu 92, libéraux, 29 péquistes et quatre représentants du Parti Egalité.Le lundi 12 septembre, les quatre millions d\u2019électeurs retrouveront l\u2019occasion d\u2019exprimer leur satisfaction ou de manifester leur déception.COMPLOT Conjuration des officiers SUITE DE LA PAGE 1 ainsi que Manfred Rommel, maire de Stuttgart, fils du célèbre maréchal Rommel, contraint de se suicider en octobre 1944 bien qu\u2019il n\u2019ait figuré qu\u2019en marge de la conjuration du 20 juillet Il avait été question un moment d\u2019élargir ce cercle, notamment en invitant des représentants de ces Allemands qui avaient rejoint la Résistance en France.L\u2019idée, apparemment gênante, a cependant été abandonnée.Plusieurs de ces anciens résistants, vepus quand même sur les Champs-Elysées, à Paris, ou ils ont été interrogés par les télévisions allemandes, ne se cachaient pas d\u2019avoir été ou d\u2019être communistes.Un autre nom manquait dans la délégation du chancelier: Franz Ludwig, comte Schenk von Stauffen-berg, fils du héros du 20 juillet.Député de la CSU bavaroise, il n\u2019est pas dans les meilleurs termes avec Helmut Kohl.Il est surtout au centre de la dernière polémique qui a éclaté à propos de la résistance.Franz Ludwig von Stauffenberg avait violemment pris à partie, au début de l\u2019année, la direction du mémorial de la résistance.Il lui reproche, dans l\u2019exposition permanente qui se trouve au Bendlerblock, d\u2019avoir mêlé le souvenir de son père à celui des anciens dirigeants communistes allemands Walter Ulbricht et Wilhelm Pieck, qui ont passé la guerre à Moscou.L\u2019exposition n\u2019est pas récente, puisqu\u2019elle a été inaugurée en 1989.Mais cinq ans après la réunification, l\u2019Allemagne est toujours plongée dans un débat sur son identité nationale.Le responsable scientifique du mémorial, le professeur berlinois Peter Steinbach, directement mis en cause par les amis du fils Stauffenberg, n\u2019hésite pas à évoquer une nouvelle «querelle des historiens», en référence au vif débat déclenché dans les années 80 par l\u2019aile conservatrice de l\u2019école historique allemande.Celle-ci avait lancé la thèse selon laquelle le nazisme n\u2019aurait pas été concevable sans le stalinisme.La Rose blanche et l\u2019Orchestre ronge Renvoyant dos à dos les deux totalitarismes, elle avait pris le risque de justifier ceux qui récusent le caractè- re singulier de l\u2019Holocauste.Dans le quotidien Die Welt, le conservateur Herbert Kremp protestait, le 18 juillet, contre la présentation, dans la même exposition, de la lutte des communistes prosoviétiques en exil et de celle de Stauffenberg.Mettant en parallèle la résistance contre les nazis et «la révolution de 1989 en RDA», il estimait que «ce serait faire preuve de sens national que de lier ces deux exemples de lutte contre le totalitarisme et pour la liberté nationale».Dès 1933, l\u2019année de sa prise du pouvoir avec la bénédiction des milieux conservateurs, Hitler déclenche une violente répression contre les communistes, puis les sociaux-démocrates et le mouvement syndical.Leurs organisations sont démantelées.Des milliers de personnes sont arrêtées, internées.D\u2019autres partent en exil, à Moscou pour une partie de la direction communiste, mais surtout dans tous les pays voisins, dont la France.Malgré la férocité de la répression, un environnement hostile, des groupes de résistance continueront la lutte en Allemagne, même pendant toute la guerre, essayant de réunir des renseignements, de les diffuser, de les communiquer à l\u2019extérieur.Certains sont issus des organisations de la gauche, comme les groupes communistes qui opèrent dans certaines grandes villes, ou les réseaux issus du syndicalisme, notamment chez les cheminots.D\u2019autres se rassemblent autour de cercles d\u2019intellectuels, comme le groupe d\u2019étudiants munichois de la Rose blanche, animé par Hans et Sophie Scholl, frère et sœur qui seront exécutés le même jour en 1943.D\u2019autres encore travaillent pour l\u2019Orchestre rouge, le réseau de renseignement lié à l\u2019URSS et animé par Leopold Trepper qui recrutera des intellectuels berlinois, dont plus d\u2019une cinquantaine seront exécutés entre 1942 et 1943.La résistance prend des formes très diverses, certaines très individuelles comme celle de l\u2019industriel Oskar Schindler, popularisée cette année par le film de Steven Spielberg.La conjuration des officiers La plus dangereuse cependant pour le régime hitlérien, mais aussi la plus controversée, est incontesta- blement la résistance qui s\u2019organise plus tardivement, dans l\u2019aristocratie et la haute bourgeoisie, quand ces milieux prennent progressivement conscience que Hitler, soutenu à ses débuts par la plupart d\u2019entre eux, conduit l\u2019Allemagne à sa perte.Elle réunit elle aussi plusieurs groupes, dont les visions politiques diffèrent.Le plus ancien s\u2019articule autour de deux personnalités de tendance nationale-conservatrice, l\u2019ancien maire de Leipzig, Cari Goeder-ler, pressenti pour être le nouveau chancelier si l\u2019attentat contre Hitler avait réussi, et l\u2019ancien chef d\u2019état-major de l\u2019armée de terre, le général Ludwig Beck.Opposants de longue date, ils avaient dès avant la guerre pris contact avec les Occidentaux pour tenter de négocier la promesse d\u2019une action contre Hitler en échange de garanties pour l\u2019Allemagne.Le Kreisauer Kreis, autour du comte Helmuth James von Moltke, réunit des personnalités d\u2019horizons divers, résistants chrétiens, libéraux, socialistes, qui tentent en commun de définir ce que pourrait être une Allemagne démocratique intégrée dans le paysage européen.Mais il faudra attendre le début de l\u2019enlisement en Russie pour que des militaires de carrière, à l\u2019instar du colonel comte von Stauffenberg et de ses amis, finissent par sauter le pas.Beaucoup sont depuis longtemps conscients des atrocités qu\u2019ils cautionnent.Ce ne sont pas précisément des démocrates, mais ils veulent sauver l\u2019honneur de l\u2019Allemagne.On leur reprocha d\u2019avoir trop tergiversé, de n\u2019avoir agi que quand tout était perdu.Un ami de Stauffenberg, Henning von Tresc-kow, lui fait dire: «L\u2019important n\u2019est plus le résultat pratique, mais de montrer au monde, pour l\u2019Histoire, que la résistance allemande a tenté le geste décisif en acceptant de payer le prix fort.Tout le reste est indifférent.» L\u2019attentat a lieu plus d\u2019un mois après le débarquement de Normandie, dans la «tanière du loup», le centre de commandement de Hitler en Prusse orientale, dans la région des lacs de Mazurie, aujourd\u2019hui à l\u2019est de la Pologne.Hitler échappera une fois de plus miraculeusement à l\u2019engin explosif déposé près de lui par le comte Stauffenberg.la riposte des nazis est foudroyante.Tous les conjurés sont arrêtés les uns après les autres et exécutés.La résistance intérieure à l\u2019hitlérisme est décapitée.La prémonition de von Tresc-kow est pourtant vérifiée.La tentation de récrire l\u2019Histoire Depuis qu\u2019il est arrivé au pouvoir en 1982, le chancelier Kohl a fait de cette résistance un symbole et insiste sur la filiation de l\u2019Allemagne démocratique avec elle.La polémique qui s\u2019est réveillée ces dernières semaines témoigne cependant des diverses tentatives de l\u2019utiliser à des fins qui n\u2019ont plus rien à voir avec l\u2019esprit qui l\u2019animait.Certes, pendant des années, les dirigeants communistes d\u2019Allemagne de l\u2019Est, venus au pouvoir dans les fourgons de l\u2019Année rouge, ont tenté de justifier leur régime en revendiquant pour eux seuls l\u2019héritage de la lutte antifasciste.Mais ceux qui, sous prétexte de la tragique politique menée par Staline et Honec-ker, voudraient nier aujourd\u2019hui l\u2019existence de toute résistance communiste au nazisme, s\u2019exposent à leur tour à ce qu\u2019on s\u2019interroge sur leurs véritables intentions.Le professeur Steinbach, qui s\u2019est efforcé, dans son exposition au mémorial, de présenter une vue aussi complète que possible de ce qu\u2019étaient les résistants allemands au nazisme, a reçu l\u2019appui de l\u2019ancien président von Weizsâcker.Du sénateur de Berlin pour la culture, M.Ro- loff-Momin, à des personnalités proches de la résistance, comme Freya von Moltke, la veuve de l\u2019ancien dirigeant du Kreisauer Kreis, de très nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer les tentatives de récrire l\u2019Histoire.«Malgré toutes les différences de convictions politiques, malgré les différents projets pour le futur de l\u2019Allemagne, il n\u2019est pas tolérable de laisser rabaisser l\u2019objectif commun des hommes et des femmes de la résistance, la lutte contre l\u2019iniquité», a ainsi déclaré la présidente du Bundestag, Rita Sussmuth, qui participait mardi avec son homologue polonais Jozef Oleksy a une cérémonie sur les lieux de l\u2019attentat, à Kostrzyn.PHOTO AP IMw'-1 Mme Nina Stauffenberg faisait partie des personnalités qui ont commémoré la résistance allemande au nazisme, en compagnie du chancelier Helmut Kohl.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS\t(514) 985-3333 ADMINISTRATION\t(514)985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514)985 3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1 800 363-0305 SERVICE À LA CLIENTÈLE \u2022 Extérieur (sans Irais) \u2022 1 - 800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS lis \u2022¦¦*'\u2022! de téléphone iiiiuli soil «ilibles poet It unki de liriihtt per cinelot et poei les eboeeeeeets postiei Montréal\t(514) 985 3355 LE DEVOIR es» publié par LE DEVOIR Inc dont le siege social est situé au numéro 2050 de Bleury.9e étage, Montréal.(Québec).H1A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor I>»S»ne.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest nie Saint-Jacques, Montré \u2022al.1/Agence Pressr Canadienne est autorisée a employrr et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.775 bout Irbeau.Sl l.aurent Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.DépAt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 98T>3333; service à la clientele: (514) 985-3355; publicité (514) 985-3399.è "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.