Le devoir, 27 juillet 1994, Cahier A
[" LEDEVO H ( lî N ;> c (> i o II Au service de la classe dominante Yvon Charbonneau, candidat libéral?MONTRÉAL SPCA: la démission est contagieuse PAGE A 3 LE MONDE Accord israélo-jordanien: grogne à Damas et à Gaza PAGE A 5 ÉCONOMIE Veilleux se joint à Power Communications PAGE B 3 Privatisation du Mont Sainte-Anne Pas question de reculer, dit Johnson Gilles Lesage Qui a jamais osé penser que l'ancien président de la CEQ, mis en prison par le gouvernement Bourassa il y a 22 ans, puisse être un jour candidat de ce parti honni, dans le comté de Bourassa au surplus?Le fait n\u2019est pas encore confirmé \u2014 même si la rumeur insistante circule depuis deux semaines \u2014 mais Yvon Charbonneau fait partie de la relève que M.Johnson veut aligner dans la région montréalaise, avec François Ouimet (Marquette), Thomas J.Mulcair (Chomedey), et Pierre Marsan (Robert-Baldwin), parachutés par le chef libéral lui-même.Interrogé à ce sujet, il y a deux semaines, le premier ministre en a surpris plusieurs, non seulement en ne démentant pas la rumeur, mais en l\u2019accréditant avec enthousiasme: «Je suis enchanté de voir qu\u2019on peut compter éventuellement sur des gens de cette qualité.» Pour une surprise, elle est de taille, même si le candidat pressenti s\u2019est recyclé dans le «privé», depuis six ans, et même si ceux qui l\u2019ont fréquenté jadis disent qu\u2019il n\u2019a jamais été séparatiste et que, pour lui, le combat était d\u2019abord social et économique.Il n\u2019en reste pas moins que ce virage à 180 degrés étonne autant ses vieux compagnons de route que les tenants des causes qu\u2019hier encore il combattait avec fougue et ténacité.Ainsi, le leader parlementaire du PQ, Guy Chevrette, a été vice-président de la CEQ que présidait M.Charbonneau dans les années 70.«Il y a ceux que ça fait se bidonner (sa candidature) et les autres, ceux qui disent que ça montre combien le discours de Charbonneau était vide, fl a écrit un pamphlet intitulé L\u2019école au service de la classe dominante, dans lequel il séparait la société en possédés et possédants.Comment avoir défendu une telle analyse et se présenter libéral?» Question pertinente.A sa manière aussi incisive, le député indépendant de D\u2019Arcy McGee, Robert Libman, soutient que la candidature de M.Charboneau serait une insulte pour les communautés juive et anglophone, fl rappelle que son prédécesseur libéral, Herbert Marx, a dit de M.Charbonneau, qui entretenait alors des rapports avec l\u2019OLP, «qu\u2019il est un ennemi du peuple juif».La polémique et la confrontation, M.Charbonneau, ça le connaît Et ce ne sont sûrement pas ces critiques qui vont le détourner, s\u2019il fait finalement ~\t,\t, faux bond à ses nouveaux amis libé- Qui a le plus raux.«\t/, i Agé de 54 ans, enseignant de carriè- Cnange.le re, jy[_ Charbonneau a été président de PT O nu IVv ta CEQ pendant 14 ans, soit de 1970 à uu i ex- 197g_ puig de 19g2 à 19g8 Durant son nrédrlent premier «règne», avec les autres prési-'\tdents, Louis Laberge (FTQ) et Marcel de la CEQ?Pepin (CSN), il met sur pied le premier Front commun intersyndical qui lance une grève générale en avril 1972.La loi 19 en décrète la fin.Les trois présidents recommandent de défier une injonction ordonnant le retour au travail.Ils sont condamnés à un an de prison, purgé, en deux coups et en partie, à Québec.En 1974, la CEQ se transforme en centrale syndicale.Deuxième Front commun en 1976, deuxième débrayage des enseignants, nouveau défi de la loi, numéro 23.En 1978, probablement jugé trop radical par des troupes fatiguées, M.Charbonneau perd la présidence de la CEQ.II y revient en juin 1982, à temps pour les négociations tumultueuses.C\u2019est la loi 105 et ses 80 000 pages de décrets.Puis la loi 111 et deux jours de grève des enseignants.Avec le concours de Claude Ryan, alors chef de l\u2019opposition libérale, et son avocat, Gil Rémillard, M.Charbonneau tente d\u2019empêcher la sanction de la loi, en pleine nuit de février 1983, par le lieutenant-gouverneur.Durant ces 14 ans, en plus de ces moments forts, M.Charbonneau a été de multiples batailles et a monté sur bien des barricades, aussi bien contre les mesures de guerre de 1970 que le racisme, le libre-échange et les pluies acides, qu\u2019en faveur de l\u2019indexation des salaires, pour la paix, la réforme scolaire, et autres causes auxquelles il a accroché son nom et sa haute stature dans d\u2019innombrables manifestations.En 1989, la ministre de l\u2019Energie, Mme Bacon, a fait froncer bien des sourcils en nommant le pourfendeur et contestataire du premier régime Bourassa président de la Commission d\u2019enquête sur les déchets dangereux (les fichus BPC).Par la suite, sans autre transition ou délai, il fut vice-président aux relations publiques (environnement) chez SNC-Lavalin, vice-président puis président du cabinet d\u2019affaires publiques Premier, président de Consult Enjeu et, depuis le 1er novembre dernier et pour cinq ans, président de la Société québécoise de développement de la main-d\u2019œuvre.Jeté en prison par M.Bourassa, récupéré par lui 20 ans plus tard, quelle étrange volte-face que celle de M.Charbonneau.II boucle la boucle, à moins d\u2019imprévu de dernière heure, en se portant candidat-vedette pour le successeur de M.Bourassa, dans le comté du même nom, en l\u2019honneur, il est vrai, du prestigieux fondateur du quotidien Le Devoir.Il dit qu\u2019il n\u2019a jamais été le radical qu\u2019on a voulu faire de lui.Mais son retour à l\u2019avant-scène et sous les projecteurs soulèvera encore des vagues et des remous.I N I) K X Agenda\t\t.B6 Avis publics.\t.114 Classées\t\t.B7 Culture\t\t.118 Économie\t\t.112 Éditorial\t\t.A6 Le monde\t\t.A5 Mots croisés.\t.117 Les sports\t\t.115 M É T É O Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 2(i Québec Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 25 Détails en B7 Le ministre Bourbeau justifie la cession gratuite des terrains GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Le premier ministre a exclu, hier, tout retour en arrière dans le dossier de la privatisation du Mont Sainte-Anne.Faisant référence à une «passe» survenue en 1985 lors du transfert, par le gouvernement péquiste de l\u2019époque, de l\u2019actif du Mont Sainte-Anne à la SEPAQ, Daniel Johnson a maintenu que la vente de ce joyau a été une «excellente transaction» et s\u2019est faite «sans perte pour le trésor public».Le ministre des Finances a tenu des propos identiques lors d\u2019un entretien accordé au Devoir hier.André Bourbeau a insisté sur le fait que «nous avons conclu cette transaction dans l\u2019esprit que allons former le prochain gouvernement.Si tel n\u2019était le cas, le nouveau gouvernement, s\u2019il décidait de l\u2019annuler, devra procéder par expropriation, comme il l\u2019a fait dans le dossier de l\u2019amiante.» MM.Johnson et Bourbeau répliquaient à la réaction de Jacques Parizeau à l\u2019article publié hier par Le Devoir.Cet article faisait référence aux modalités, acceptées par Québec, de l\u2019offre déposée par le consortium Club Re- sorts-Développement Bromont comprenant, notamment, la cession, «sans coût additionnel», de tout terrain requis pour développement éventuel de nouvelles installations récréatives.Le chef du Parti québécois a profité de l\u2019occasion pour revenir à la charge en exigeant un moratoire sur la privatisation de Mont Sainte-Anne dans le but d\u2019en reporter la conclusion après les élections et la mise sur la glace de tout autre projet de privatisation pendant la campagne VOIR PAGE A 8: MONT SAINTE-ANNE mm ¦ : : m Z*.HH** «Sié Dauphins volants PHOTO JACQUES GRENIER CHEVEUX AU VENT et vertige au vestiaire, les acrobates skieurs de l\u2019équipe Sport Nouvelle Vague font la démonstration de leurs talents cet été à La Ronde.Leur spectacle, Splash, est présenté trois fois par jour au lac des Dauphins.ITALIE L\u2019étau se resserre autour de Berlusconi L\u2019étau se resserrait hier autour de Silvio Berlusconi, président du Conseil en même temps que propriétaire du groupe Fininvest, dont le frère est mis en cause dans la dernière en date des affaires de pots-de-vin qui secouent l\u2019Italie.Après s\u2019être vu forcé, la semaine dernière, de retirer son décret-loi sur la détention préventive, M.Berlusconi se voit en outre accusé depuis hier d\u2019avoir tenu une réunion secrète, dimanche chez lui, en compagnie de T\u201c dirigeants de son groupe.SALVATORE ALOISE LE MONDE Villa d\u2019Arcore, dans les environs de Milan, dimanche soir, alors qu\u2019une nouvelle tempête judiciaire vient de s\u2019abattre sur la Fininvest, quatre hommes se retrouvent autour d\u2019une table.Avec le maître de maison, Silvio Berlusconi, sont assis Cesare Previti, actuel ministre de la défense et avocat dq groupe, Gianni Letta, secrétaire d\u2019Etat à la présidence du conseil et ex-vice-président de la Fininvest, et Fedele Confalonieri, président du groupe depuis que M.Berlusconi est entré en politique.La veille, un mandat d\u2019arrêt a été lancé pour corruption contre deux dirigeants du groupe par les juges de la vaste enquête «Mani pulite».Une rencontre a la bonne franquette, «entre amis», VOIR PAGE A 8: BERLUSCONI Silvio Berlusconi LES ACTUALITÉS Pêche: le Canada arraisonne deux bateaux américains PAGE A 2 Deux chefs aux antipodes Parizeau et Johnson: deux bourgeois, deux parcours.deux rires Quand Daniel Johnson rit, sa bouche s\u2019étire, les commissures de ses lèvres pointent vers ses oreilles.Un ricanement sec sort d\u2019entre les dents.Tout vient de la gorge.Le rire de Jacques Parizeau, au contraire, remonte du ventre et se développe en cascade à la faveur d\u2019un tressaillement de tout le corps.Ses épaules sautillent et ses yeux se mouillent.Il est sonore et libérateur ce rire, a déjà écrit un collègue, «comme une ovation spontanée à soi-même».Les deux chefs qui aspirent à diriger le Québec après ces élections sont aux antipodes, si l\u2019on considère la manière, le style, l\u2019attitude et, bien sûr, la vision de leur pays et leur conception du rôle de l\u2019État.MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC L\u2019un est issu du sérail de la jeune technocratie qui a fait la Révolution tranquille.L\u2019autre provient de l\u2019entreprise multinationale.Pour l\u2019un, Parizeau, le professeur, tout semble facile et évident.Il a réponse à tout fl aspire goulûment le pouvoir et jouit à l\u2019idée de l\u2019exercer en toute plénitude, comme a déjà si bien écrit mon collègue Gilles Lesage.L\u2019autre est drabe à souhait.Prudent comme un Sioux dans tout ce qu\u2019il dit Rationnel, fl aime exercer le pouvoir mais ne le montre pas.A bien regarder, on leur trouve cependant quelques traits communs.Récemment remariés, ils vivent à, ou tout près d\u2019Outremont.Aucun d\u2019eux n\u2019est ce qu\u2019on appelle un leader charismatique.Plus solitaires que grégaires, ils ne sont entourés que d\u2019une poignée de conseillers, assez jeunes pour la plupart.Ils ont tous les deux montré, malgré les divergences, une loyauté indéfectible envers leur chef avant de lui succéder.Ils sont d\u2019ailleurs tous les deux devenus chefs de leur formation politique sans adversaire ni course au leadership: Parizeau en 1988, après le putsch de Pierre Marc Johnson, le frère de l\u2019autre, qui a pris les rênes du PLQ l\u2019an passé.Des chefs par ailleurs en sursis, en cas d\u2019échec.As ne font pas l\u2019unanimité dans leurs rangs.Plus encore, Johnson et Parizeau ont en commun d\u2019avoir eu, comme dirait ce dernier, l\u2019habitude de l\u2019argent du pouvoir et des idées, sans être forcément riches ou puissants.C\u2019est la définition que donne Parizeau d\u2019un bourgeois.Ils ont fréquenté tous les deux de grandes écoles, ici et à l\u2019étranger, à une génération d\u2019intervalle, Parizeau étant à 63 ans, de 14 ans l\u2019aîné de Johnson.Quand Daniel s\u2019envole à Londres pour étudier le droit en 1967, Parizeau est déjà conseiller économique de son père premier ministre.Mais ici s\u2019arrêtent les comparaisons.Car le parcours des deux hommes est fort différent Fils et frère de premiers ministres, Daniel Johnson est tombé dans la potion politique quand il était VOIR PAGE A 8: ANTIPODES | I.K I) K V (MK.I.K M K K < K K DI 2 7\t.111 I I.I.U T I !l !> I L E S A C T U A LIT E S EN BREF ?Geste sans précédent REVENU DES ASSISTÉS SOCIAUX Ottawa (PC) \u2014 Le pouvoir d\u2019achat des assistés sociaux a non seulement baissé en 1993 par rapport à 1992, mais il n\u2019a guère évolué depuis 1986, exception faite du Québec, de l\u2019Ontario, de la Colombie-Britannique et du Yukon.En effet, selon une étude du Conseil national du bien-être social, l\u2019aide gouvernementale n\u2019a pas suivi le taux d\u2019augmentation du coût de la vie de 1992 à 1993.Plusieurs provinces n\u2019ont pas ajusté le niveau de leurs prestations alors que d\u2019autres comme l\u2019Alberta les ont carrément réduites à compter du 1er octobre 1993.Le Québec a augmenté \u2022ses prestations pendant cette période.De toutes les catégories d\u2019assistés sociaux, les personnes seules du Nouveau-Brunswick sont les plus mal en point.En 1993, leur revenu était inférieur à ce qu\u2019il était en 1989.Ces assistés sociaux touchaient 3060$ en 1993 par rapport à 2973$ en 1986.Le sommet était de 3217$ en 1989.Le Conseil national sur le bien-être social s\u2019est penché pour la première fois sur le pouvoir d\u2019achat réel des assistés sociaux en 1993.Par rapport à 1992, il avait diminué dans toutes les provinces à l\u2019exception de la Colombie-Britannique et du Québec, car les prestations n\u2019avaient pas été indexées au :.coût de la vie.-?- URGENCE-SANTÉ EN COUR (Le Devoir) \u2014 Les techniciens ambulanciers d\u2019Urgences-Santé comparaîtront en Cour supérieure du Québec pour outrage au tribunal le 5 août prochain.Le Rassemblement des employés techniciens ambulanciers du Québec (RETAQ) est sommé de comparaître devant le juge Bi-\u2019 ,\u2019shop à la suite d\u2019un refus de se conformer à une ordonnance en injonction de la Cour supérieure.Si leur culpabilité est prouvée, les membres du RETAQ sont passibles d\u2019une amende n\u2019excédant pas 50 000$ avec ou sans peine d\u2019emprisonnement pour une période ne dépassant pas un an.Le 22 juillet dernier, Urgences-Santé avait formulé une requête d\u2019outrage au tribunal quelques heures seulement après l\u2019entrée en vigueur de l\u2019ordonnance en injonction obligeant les membres du RETAQ à remettre à l\u2019employeur des formulaires essentiels à la facturation, conservés jalousement par les ambulanciers en guise de moyen de pression.Le RETAQ n\u2019avait pas nié la validité de l\u2019ordonnance en injonction, mais la décision de s\u2019y conformer devait se prendre en assemblée syndicale, assises démocratiques obligent.Urgences-Santé n\u2019a cependant pas eu la patience d\u2019attendre la décision de ses ambulanciers et une fois de plus, c\u2019est en cour que se retrouveront les deux parties.-?- NUTRITION PRÉNATALE: C\u2019EST PARTI! ¦Saint-Jean, T.-N.(PC) \u2014 Le gouvernement fédéral a an-¦ noncé hier la mise en place du Programme canadien de nutrition prénatale.Le programme, auquel Ottawa allouera 85 millions $ au cours des quatre prochaines années, vise les femmes les plus susceptibles d\u2019avoir des bébés en mauvaise santé, a expliqué la ministre de la Santé, Diane Marleau, à l\u2019assemblée annuelle de la Société canadienne de pédiatrie, à Saint-Jean, Terre-Neuve.On offrira à celles-ci des suppléments alimentaires, des conseils sur l\u2019alimentation ainsi que sur les problèmes de tabagisme, d\u2019abus d\u2019alcool et de drogues, le stress et la violence familiale.Le financement alloué au programme est inférieur aux 30 millions$ par an proposés par les libéraux au cours des dernières élections fédérales.Le coût du programme annoncé hier équivaut à 21,5 millions$ par an, pendant quatre ans.On estime à 21 000 le nombre de bébé de poids insuffisant qui viennent au monde chaque année au Canada, et la mauvaise alimentation attribuable à la pauvreté en est l\u2019un des facteurs.-?- MYSTÈRES AUTOUR DU CAFÉ \u2018New York (Reuter) \u2014 Qui a tenté d\u2019empoisonner le café des chercheurs, laissé un robinet de gaz ouvert dans un 'laboratoire, menacé de mort plusieurs chercheuses et ¦mis le feu à une réserve?C\u2019est ce que tente de déterminer la police américaine, qui enquête sur les mystérieux incidents qui touchent une des plus prestigieuses universités américaines spécialisées dans la recherche scientifique et médicale: l\u2019Université Rockefeller, à New York.Selon le commissaire de police de New York William Bratton, ces actes de malveillance, qui ont touché les laboratoires du Dr Roeder, spécialiste en recherche géné-' \u2019tique, seraient le fait d\u2019un employé mécontent \" L\u2019Université n\u2019a accepté de révéler les événements bi-' zarres de ces derniers temps que hier, dans les colonnes du très sérieux Wall Street Journal, et a refusé de les commenter.-?- IMPLANTOLOGIE À MONTMAGNY St-Georges-de-Beauce (PC) \u2014 Un institut de formation en implantologie dentaire ouvrira ses portes cet automne à Montmagny.L\u2019Institut canadien d\u2019implantologie représente un investissement majeur de trois millions de dollars.Le centre, le premier du genre au Canada, offrira aux professionnels de la santé dentaire une formation de pointe en implantologie et un soutien technique pour le traitement de leurs patients.On évalue à près de 40 millions le nombre d\u2019Américains totalement ou partiellement édentés qui pourraient bénéficier de cette technologie.' L\u2019implantologie dentaire est une technique relativement nouvelle qui consiste à remplacer les prothèses dentaires ' conventionnelles par des dents fixées sur des implants.-«- LE PÈRE MAILHOT EST SAIN ET SAUF Trois-Rivières (PC) \u2014 Le prêtre franciscain Raymond Maühot, originaire de la région de Bécancour, est sain et \u2022\tsauf après avoir quitté Haiti en catastrophe, la semaine dernière, à bord d\u2019une embarcation de fortune surchargée.En début de semaine, le père Mailhot, un autre ' prêtre franciscain ainsi qu\u2019une religieuse brésilienne ont quitté la petite ville de Pestel.La garde côtière américaine devait intercepter le voilier de sept mètres à bord duquel ils se trouvaient en compagnie de quelque 250 boat people, samedi dernier, à 43km de la côte hajitienne.Aux dernières nouvelles, le père Mailhot, 58 ans, et les membres de l\u2019équipage improvisé se trouvaient à la base militaire de Guantanamo, à Cuba, accueillis par l\u2019armée américaine.-«- rHORMONE, LAIT ET VACHE Alliston (PC)\u2014 De puissantes compagnies pharmaceutiques tentent d\u2019imposer une hormone potentiellement -nocive qui stimule la production de lait chez les vaches 1 -laitières, ont affirmé des participants à une conférence ' d\u2019agriculteurs canadiens.Ces compagnies sont «très puis-usantes», et ont «de très bonnes relations*», a ainsi déclaré \u2022\t'Wayne Easter, un député de l\u2019Ile-du-Prince-Edouard qui est également un producteur laitier.M.Easter fait partie du comité de la Chambre des communes qui a recommandé un moratoire d\u2019un an sur l\u2019hormone de croissance, afin d\u2019étudier son impact sur la santé animale et humaine, et sur l\u2019industrie laitière.A l\u2019heure actuelle, l\u2019hormone, la somatotropine bovine, n\u2019est pas disponible au TCanada et des groupes comme le National Farmers \u2022 Union, le Conseil des Canadiens et le Toronto Board of Health s\u2019opposent à son introduction au pays.Le Canada saisit deux bateaux américains «Ils seront accusés d\u2019avoir pêché sans avoir obtenu de permis» PRESSE CANADIENNE Saint-Jean, T.-N.\u2014 Des agents armés du ministère des ' Pêches et Océans ont saisi hier deux bateaux de pêche américains dans les eaux internationales dans ce qui constitue un geste sans précédent pour faire respecter la juridiction canadienne sur le pétoncle dans le plateau continental au large de Terre-Neuve.Le Warrior et 1 'Alpha Omega II, deux bateaux venus de Fairhaven, dans le Massachusetts, ont été arraisonnés par les agents du ministère et du personnel de la Défense nationale en dehors de la limite de 200 milles du Canada, sur le «nez» des Grands Bancs.Les bateaux, qui ont chacun un équipage de neuf personnes, était censé arriver aujourd\u2019hui à Saint-Jean, escortés par le Cape Roger, un patrouilleur du ministère des Pêches, et par le Fraser, un destroyer de la Marine canadienne.«Ils seront accusés d\u2019avoir pêché sans avoir obtenu de permis au Canada \u2014 la région en question est sous juridiction canadienne», a déclaré le ministre fédéral des Pêches Brian Tobin au cours d\u2019une conférence de presse tenue à Comer Brook, à Terre-Neuve.En cas de culpabilité, les prises et les bateaux pourraient être confisqués, et leurs propriétaires seraient passibles d\u2019amendes d\u2019au moins 500 000$, a ajouté M.Tobin.Ce n\u2019est pas la première fois que le Canada a pris des mesures contre un bateau de pêche battant pavillon étranger dans les eaux internationales \u2014 un bateau accusé de pêcher la morue a été arraisonné plus tôt cette année.Mais M.Tobin a indiqué qu\u2019il croyait que la saisie d\u2019hier était la première en son genre parce qu\u2019elle a été effectuée en vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer qui prévoit que les espèces sédentaire^ sont du ressort de l\u2019Etat côtier, en l\u2019occurrence le Canada, à l\u2019intérieur ou à l\u2019extérieur de la limite des 200 millefe, où qu\u2019elles se trouvent sur le plateau continental.«Je ne le vois pas comme un incident diplomatique, ou même un incident international», a poursuivi M.Tobin, «Je le considère comme une action normale visant à faire respecter la loi, tel que reconnu et prévu par les instances internationales.» Bobby Bruno, le propriétaire de,l'Alpha Omega II, a dit avoir demandé au département d\u2019Etat US de sommer Ottawa de libérer les bateaux du Massachusetts.Ultimatum aux pêcheurs de turbots Q: uébec (PC) \u2014 Les autorités du ^ministère canadien de Pêches et Oceans demeurent inflexibles et lançaient hier en début de soirée un ultimatum aux pêcheurs de turbot récalcitrants de Rivière-au-Renard de retirer leurs filets au plus tard aujourd\u2019hui des eaux au large des côtes du Labrador.«Pour nous, il n\u2019est pas question de négociations: il faut que les filets, placés depuis dimanche soir, soient enlevés de là le plus tôt possible.Si ce n\u2019est pas eux qui le font, nous nous en chargerons nous-mêmes», a déclaré hier en fin d\u2019après-midi le sous-ministre de Pêches et Océans, M.Jean-Eudes Haché, dans un entretien téléphonique avec la Presse Canadienne.L\u2019ultimatum a été servi alors que les capitaines des quatre navires de pêche gaspésiens poursuivaient les pourparlers où les pêcheurs cherchaient surtout à trouver un moyen de se sortir de l\u2019impasse sans subir les foudres du ministère canadien.«N\u2019oubliez pas que ce sont les pêcheurs de Rivière-au-Renard qui ont jeté leurs filets à l\u2019eau en dépit de l\u2019interdit du ministère», a dit M.Haché.En fin d\u2019après-midi, hier, M.Gaston Cloutier, de Pêcheries gaspé-siennes, indiquait que les discussions risquaient de durer toute la nuit.Il s\u2019agissait de déterminer les conditions qui précéderaient la levée des 1500 filets de pêche lancés à l\u2019eau dans la nuit de dimanche par les pêcheurs.Ces derniers avaient ainsi défié le gouvernement canadien qui avait décidé la semaine dernière de ne pas reconnaître les permis de ces pêcheurs gaspésiens.Le ministre Brian Tobin (Pêches et Océans) avait également annoncé la réduction de 75 % des quotas de turbot.Les pêcheurs, a expliqué M.Cloutier, désirent obtenir la garantie qu\u2019il n\u2019y aurait ni arrestation ni saisie de navires et de matériel s\u2019ils levaient leurs filets.Les policiers et garde-côtiers ont à l\u2019œil depuis lundi les 28 pêcheurs et se tenaient prêts à intervenir s\u2019ils remontaient leurs filets remplis de turbot et lancés depuis dimanche, en haute mer, 150 milles plus loin.Les Gaspésiens ont menacé de laisser les 1500 filets à l\u2019eau si les autorités d\u2019Ottawa ne leur permettaient pas d\u2019en prendre possession sans représailles.Car, d\u2019après le gouvernement, les pêcheurs exerceraient illégalement leur métier.M.Cloutier n\u2019avait pu rejoindre encore, hier, le mouvement écologique Greenpeace, en Angleterre, pour le sensibiliser au problème afin qu\u2019il vienne prêter main-forte aux pêcheurs et, espère-t-il, mettre de la pression sur le gouvernement.M.Haché a répété qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019abord et avant tout «d\u2019une question de conservation de l\u2019espèce et qui s\u2019applique, il ne faut pas l\u2019oublier, à tous les pêcheurs d\u2019où qu\u2019ils viennent dont un bon nombre de Terre-Neuve.Une vingtaine de ces derniers étaient prêts à partir mais on leur a dit que le dernier avis scientifique va dans une direction telle que nous ne pouvons plus nous permettre un accroissement d\u2019efforts», avait ajouté le sous-ministre.Quatre seulement des sept navires de pêche et 28 hommes du groupe de 35 se sont rendus sur les lieux.Deux sont demeurés à Blanc Sablon.Les pêcheurs maintiennent qu\u2019ils ont en poche les permis obtenus d\u2019autres navires pour pêcher le turbot (flétan du Groenland) dans les eaux terre-neuviennes.Site d\u2019enfouissement de St-Nicéphore Non à l\u2019agrandissement JENNIFER ALLEYN LE DEVOIR Les citoyens de la région de Drummond ont réagi hier,en bloc, à la décision du ministre Pierre Paradis d\u2019accorder un certificat aux Entreprises de rebus Sanipan (Intersan) autorisant l\u2019aménagement de la phase II du site d\u2019enfouissement de St-Nicéphore sans études environnementales et sans audiences publiques.Le président de l\u2019Association de la protection de la Nature de St-Nicéphore, M.André Mercier réunissait hier, en conférence de presse, plusieurs groupes de pressions et des intervenants politiques de la Région afin de concentrer les efforts pour contrer cette décision.«Nous sommes indignés d\u2019apprendre qu\u2019un certificat a été accordé par le ministère aux Entreprises Intersan sans que des études d\u2019impact et des audiences publiques n\u2019aient été annoncées.L\u2019affaire a été conclue dans l\u2019ombre, allant à l\u2019encontre de la loi 101 que le ministre Paradis avait voté lui-même, le 18 juin 1993», a déclaré M.Mercier hier, au Devoir.M.Gérald Lapierre, du service technique de la ville de Drummondville a soulevé le problème de l\u2019eau potable.Les municipalités de Drummondville, de St-Nicéphore et de St-Charles s\u2019inquiètent de la dégradation inévi- table de la qualité de l\u2019eau qu\u2019un tel réaménagement provoquerait.Le site actuel peut recueillir près de trois millions de tonnes de déchets.Le nouveau site devrait contenir 8 à 10 millions de tonnes additionnelles.Dénonçant le manque de rigueur et le non-professionalisme du ministère dans cette affaire, la présidente du groupe Action environnement Drummond, Mme Sylvie Delisle, a soutenu que la municipalité souhaitait depuis longtemps l\u2019application d\u2019une régionalisation de la gestion des déchets.« La région de Drummond génère 40 000 tonnes de déchets par an.Le site actuel est donc amplement suffisant.Nous avons déjà des problèmes d\u2019eau et nous ne voulons pas nous retrouver, dans cinquante ans, à payer pour les erreurs de gestion de déchet de la moitié de la province» a déclaré Mme Deslile.Le député indépendant M.Jean-Guy Saint-Roch, la mairesse de Drummondville Mme Francine Ruest-Jupras et le préfet de la MRC de Drummondville, M.Jérôme Lamperon étaient présents lors de la rencontre.Les intervenants se rencontreront à nouveau jeudi prochain afin de rédiger une lettre qui sera envoyée au premier ministre Daniel Johnson et au ministre de l\u2019environnement et de la Faune, M.Pierre Paradis.Robinson en prison Vancouver (PC) \u2014 Le député néo-démocrate Svend Robinson a été condamné hier à 14 jours de prison pour outrage au tribunal, après avoir participé à un barrage routier de protestation contre la coupe du bois à Clayoquot Sound, dans l\u2019île de Vancouver, il y a un an.En prononçant la sentence, le juge Wallace Oppal a déclaré qu\u2019une peine de prison lui paraissait appropriée dans ce cas, bien que la durée de la sentence ne soit pas aussi significative que la détention elle-même.M.Robinson a été escorté hors du tribunal pour commencer immédiatement à purger sa peine.Aussitôt, un groupe d\u2019une cinquantaine de partisans lui adressaient une salve d\u2019applaudissements.Un militant de Greenpeace a estimé que le fait que des législateurs et des personnalités publiques comme Svend Robinson soient prêts à lutter pour Clayoquot Sound, et à en assumer les conséquences, sera utile et sensibilisera la population à cette cause.mmWà ¦¦¦ c.mm JOCELYN COULON LE DEVOIR Les crimes que plusieurs soldats du Régiment aéroporté du Canada ont commis en Somalie l\u2019an dernier embarrassent toujours le Ministère de la Défense nationale.La semaine dernière, le juge-avocat général de la Défense nationale a décidé d\u2019en appeler du jugement d\u2019une cour martiale d\u2019acquitter l\u2019excommandant du régiment, le lieutenant-colonel Carol Mathieu.Il estime notamment que le juge de la cour martiale a erré en rejetant certaines preuves.Mathieu a été accusé de négligence dans l\u2019exercice de ses fonctions pour avoir dit à ses soldats qu\u2019ils pouvaient tirer en direction des jambes des Somaliens qu\u2019ils prenaient à piller le camp canadien à Belet Huen.De plus, le même juge-avocat général a aussi déposé des appels dans le cas des sentences de trois soldats et officiers du régiment.La Défense nationale croit que les sentences «sont trop clémentes dans les circonstances.» Les 750 soldats du Régiment aéroporté du Canada, basé à Petawawa, ont été déployés dans la ville de Belet Huen, en Somalie, de janvier à juillet 1993 dans le cadre d\u2019une opération humanitaire américano-onusienne.A la suite d\u2019incidents entre Somaliens et soldats canadiens qui ont entraîné la mort de quatre Somaliens, la Défense nationale a ouvert une enquête et inculpé huit militaires, dont cinq ont subi un procès jusqu\u2019à ce jour.Sévèrement blâmé Dans l\u2019affaire du meurtre du jeune Shidane Arone, le 16 mars 1993, le soldat Elvin Kyle Brown a été condamné à cinq ans de prison et son collègue, le sergent Mark Adam Boland, à 90 jours.Le major Anthony Seward a été sévèrement blâmé alors que le colonel Mathieu et un autre soldat ont été acquittés.Un soldat a été déclaré inapte à subir son procès alors qu\u2019un autre le subira en octobre.Dans le cas d\u2019un Somalien abattu le 4 mars 1993, le capitaine Michel Rainville doit passer devant une cour martiale en septembre.Un porte-parole du ministère de la Défense nationale, le lieutenant de marine Al Wong, a souligné hier que les appels seront entendus devant une cour d\u2019Appel une erreur dans ses explications du droit et qu\u2019il a erré en déclarant inadmissibles certaines preuves.» Les appels dans les cas de Seward et Mathieu ne précisent pas si la cour martiale devrait imposer, des sentences d\u2019emprisonnement.Dans le cas de Mathieu, le code pénal militaire recommande une condamnation maximum de deux ans moins un jour.Martin Shadwick, spécialiste des questions militaires à l\u2019Université York, de Toronto, souligne que la Défense nationale est embarrassée par tout l\u2019affaire somalienne.Pour lui, l\u2019opinion publique est troublée par les agissements de certains soldats et la légèreté de certaines-sentences.«Petits soldats» «L\u2019impression qui se dégage elle est en partie fausse à mon avis \u2014 est que les petits soldats sont condamnés à la prison alors que les officiers reçoivent des peines légères ou sont acquittés», dit-il.M.Shadwick ne pense pas que les appels logés la semaine dernière et les inquiétudes de l\u2019opinion publique soient liés.«Le ministère n\u2019a pas de plan d\u2019ensemble sur cette question, dit-il.Mais il est évident que la Défense nationale veut montrer qu\u2019elle peut sévir contre ceux qui commettent des crimes à l\u2019étranger.» Le Canada est le seul pays a avoir déféré devant des cours martiales des soldats qui ont participé à des missions de paix à l'étranger.En Somalie, des membres du contingent belge ont été accusés par des organisations humanitaires d\u2019avoir tué des dizaines de Sonia-liens.Aucun soldat belge n\u2019a été inculpé ou condamné.M.Shadwick estime que les procès de membres du Régiment aéroporté remettent à l\u2019ordre du jour un vieux débat sur la dissolution de cette unité d\u2019élite.«Depuis plusieurs années, certains militaires et experts pensent que ce régiment de parachutistes n\u2019a plus sa raison d\u2019être, dit-il.Les malheurs du Régiment \u2014 qui ont été causés par des soldats du 2e commando au détriment de la réputation des autres \u2014 pourraient bien servir de prétexte à son démantèlement.» I-e démantèlement du régiment pourrait être annoncé au début de l\u2019an prochain lorsque la Défense nationale publiera son nouvel énoncé de politique générale.PHOTO JOCELYN COULON Le lieutenant-colonel Carol Mathieu, la main levée, lors d\u2019une patrouille dans la ville somalienne de Belet Huen, en février 1993.composée uniquement de juges civils.Les cours martiales qui ont jugé ces soldats étaient composées de militaires.Selon plusieurs militaires et experts des questions de défense, la décision du ministère de relancer les procès de certains soldats semble être le résultat de plusieurs motivations: aspects légaux, prise en compte de l\u2019opinion publique et avenir du Régiment aéroporté du Canada.Au Ministère de la Défense nationale.Al Wong, fait remarquer que les appels sont basés sur des points de droit et les sentences et non sur des motifs politiques ou autres.En effet, le juge-avocat estime que les sentences d\u2019emprisonnement sont trop clémentes.Il réclame 10 ans d\u2019emprisonnement pour le soldat Brown et, «au minimum», 18 mois pour le sergent Bowland.Dans les cas du major Seward et du colonel Mathieu, le juge-avocat demande une révision du procès du major parce ce que le juge de la cour martiale «a mal informé les membres de la cour» sur une infraction alors que celui qui présidait le procès du colonel «a commis Les malheurs du régiment aéroporté tourmentent la Défense nationale y % I.K I) K V (MH.I.K M K R C R K I) I 2 7\t.1 II I I.I.K T I II II I A 3 MÔNTiilA L .~ Viva Fidel! T/, \"\u2022an H : ¦ l.PHOTO JACQUES GRENIER UNE MANIFESTATION contre l\u2019embargo américain sur Cuba, qui dure depuis 1960, a donné lieu à des scènes disgracieuses entre Chiliens et Cubains, hier au Carré-Phillips.Les policiers ont demandé la dissolution de la manifestation.Les manifestants, une quinzaine de groupes populaires en majorité Sud-Américains,célébraient le 41ème anniversaire de l\u2019attaque par les révolutionnaires cubains de la caserne Moncada, symbole de la dictature de Fulgencio Batista.La pub horticole pousse bien KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La publicité horticole pousse à Montréal cet été.Depuis quelques semaines, des talus ont été fleuris et vendus comme des panneaux-réclame conventionnels aux abords des grandes voies routières.Mais ce concept publicitaire tout végétal, s\u2019il accroche l\u2019attention des automobilistes par sa nouveauté, n\u2019enthousiasme pas l\u2019ensemble des clients.«Ce n\u2019est pas à la hauteur des attentes de General Motors.Mais l\u2019idée est extraordinaire.Tout le.côté environnemental nous intéresse.Nous allons travailler en fonction de l\u2019été prochain», commente Pierre Tessier de la firme Optimum qui représente GM.GM voulait signaler l\u2019arrivée de l\u2019été par une publicité institutionnelle \u2014 «l\u2019été signée Chevrolet» \u2014, mais le fleurissement a été effectué deux semaines plus tard.«Le punch était dépassé», laisse tomber M.Tessier.De plus, le résultat final est difficilement lisible, du moins en passant rapidement en voiture.D\u2019ailleurs, GM et Molson ont mis fjn à leur contrat avec la société Eco-Ads, conceptrice de cette publicité.Pour cette dernière, il s\u2019agit d\u2019une perte financière pouvant s\u2019élever à 400 000$.La Ville de Montréal perd également quelques sous dans l\u2019histoire puisqu\u2019elle devait recevoir, à titre de locataire des quelque 50 sites disponibles, approximativement 10% de commission sur les ventes de publicité.Chaque talus coûte entre 3500$ et 5000$, ce qui comprend la création, la plantation et l\u2019entretien.«C\u2019est un premier essai dans le marché montréalais.C\u2019est en quelque sorte un test», explique Jacques Vasseur, relationniste chez Eco-Ads.M.Vasseur souligne également qu\u2019il y a eu du vandalisme qui a fait jaunir les plate-bandes.«C\u2019est une manœuvre de destruction professionnelle puisqu\u2019on a contaminé la terre des talus avec un produit industriel de chlore.C\u2019est une expérience assez désagréable», déplore-t-il.M.Vasseur croit toujours à la publicité horticole qui, selon lui, est un véhicule particulièrement intéressant pour les entreprises qui veut améliorer leur image écologique.Moncef Guitouni se présente dans Marie-Victorin BRIAN MYLES LE DEVOIR C\u2019est avec une aigreur à peine voilée contre la députée péquiste Cécile Vermette et l\u2019administration mu-: nicipale Doré que le président de l\u2019Ac-ition démocratique du Québec (ADQ), Moncef Guitouni, a présenté sa candidature aux élections, hier, dans le comté de Marie-Victorin.Du même coup, Guitouni annonçait ses couleurs souverainistes et sa ¦volonté de «faire passer le Québec avant tout».: Souverainiste oui, mais pas indépendantiste.«On ne propose pas la séparation, mais bien la consolidation des Québécois, maître dans leur maison, ainsi qu\u2019une structure de partenariat économique avec le Canada.IDans le contexte de la globalisation, ¦ c\u2019est une nécessité parce qu\u2019il n\u2019y a plus de frontières», estime Guitouni, ex-professeur et chercheur en psychosociologie âgé de 55 ans.D\u2019origine tunisienne, Moncef Guitouni est à l\u2019origine du controversé contrat social de l\u2019M)Q, qui obligerait les immigrants à «s\u2019établir, vivre et prospérer en français au Québec» pgr voie d\u2019engagement formel avec l'Etat Dans une entrevue au Devoir, M.Guitouni avait même déclaré que le refus de signer ce contrat social pourrait miner les chances d\u2019admission d\u2019un immigrant.«Oui, je lui dirais que ce n\u2019est pas sa place», avait-il diL C\u2019est pourquoi la langue française est au cœur des préoccupations de Moncef Guitouni.«Je défends l\u2019unité autour du français, non pas comme langue unique, mais bien comme langue de rappro- chement et de lien, parce que je défendrai aussi le droit au pluralisme des autres cultures», soutient-il.«Ça fait des années que j\u2019essaie de promouvoir le Québec à travers le Canada et le monde entier.Le Québec a non seulement le droit d\u2019exister, mais il mérite de continuer de croître et de prospérer», a enchaîné M.Guitouni.Le président de l\u2019ADQ est outré de la piètre santé du comté de Marie-Victorin.«Le comté présente 35 p.cent de chômeurs et d\u2019assistés sociaux et presque 50 p.cent des jeunes n\u2019obtiennent pas leur diplôme d\u2019études secondaires.Mme Cécile Vermette, députée du PQ, n\u2019a rien fait pour la région», accuse-t-il.La Ville de Montréal en a également pris pour son rhume.«On a pris le sud de la ville pour acquis sans tenir compte de la population.Cette ville est devenue un dortoir.On va bousculer la Ville de Montréal pour changer les choses s'il le faut», promet Guitouni, qui désire «éviter le ghettoisme».M.Guitouni suivra la ligne de pensée de l\u2019ADQ qui propose un redressement de l\u2019économie québécoise et un assainissement des finances publiques.«Nous travaillerons à développer l\u2019investissement national.Investir au Québec, c\u2019est investir de manière durable», croit-il.«J\u2019ai choisi de me présenter pour démontrer que tous les Québécois peuvent le faire et pour démonter à ceux qui ne le croient pas que le Québec est une province accueillante.Le Québec n\u2019est pas raciste ou xénophobe», conclut-il.SPCA: la démission est contagieuse JENNIFER ALLEYN LE DEVOIR La CSN s\u2019est adressée au ministère du travail, en fin d\u2019avant-midi hier, pour contester la décision du directeur général de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA), M.Alex Wolf, de procéder au congédiement pour activités syndicales de Steven Mon-fette, le président des employés de cet organisme.La démarche entamée en vertu des articles du Code québécois du travail, et plus précisément l\u2019article 15, vise à obliger la SPCA à réintégrer le président du syndicat dans son emploi avec tous ses droits et privilèges.La conseillère syndicale de la Fédération des employés des services publics de la CSN (FEESP-CSN) affectée à ce dossier, Marie-Christine Simoneau, a reçu par télécopieur, le 25 juillet à 23 heures, une lettre de M.Alex Wolf dans laquelle il l\u2019informe qu\u2019il a dû «mettre fin à son engagement», en parlant de Steven Monfette.La conseillère a donc annoncé, par téléphone, hier avant-midi, à Steven Monfette qu\u2019on le congédiait.« M.Monfette ne nous a pas donné le choix.De par ses activités syndicales, il rendait le travail de ses collègues impossible.La SPCA traverse actuellement une crise très difficile qui nous force à faire des sacrifices» a déclaré M.Wçlf, au Devoir hier après-midi.A l\u2019emploi de la SPCA depuis quatre ans, Steven Monfette n\u2019a jamais reçu d\u2019avis disciplinaire durant toute cette période.Son dossier est vierge.M.Monfette, qui n\u2019a pu être rejoint hier, est le 18ème employé a avoir été congédié depuis l\u2019entrée en fonction du nouveau conseil d'administration le 31 mai dernier.Problèmes énormes Le directeur général de la SPCA estime que le conseil d\u2019administration fait face à des problèmes énormes et qu\u2019il est «arrivé à midi moins cinq».M.Wolf a ajouté que si la Société ne reçevait pas d\u2019aide financière très prochainement, la fermeture serait inévitable.Soixante pour cent des chats et chiens qui résident actuellement à la SPCA sont malades.Le manque de personnel ne permet pas d\u2019assurer les soins adéquats et les congédiements répétés ne font qu\u2019accroître la dégradation du service offert «Nous éprouvons déjà de la difficulté à payer les factures et pour survivre, il faudrait réduire 80% des effectifs», a déclaré M.Wolf.«Nous avons besoin de volontaires disponibles pour venir nourrir les animaux le matin et le soir», a-t-il ajouté.Avant hier, les vétérinaires Michel Pépin, Suzanne Bertrand et Ronald Beaulieu sont venus s\u2019ajouter à la liste des démissionnaires qui, depuis quelques semaines, ne cesse de s\u2019allonger.S\u2019opposant à l\u2019orientation et à la gestion quotidienne de la SPCA plus de 20 personnes ont remis leur démission au directeur général ou bien ont été congédiées depuis.Après les cinq membres du conseil d\u2019administration qui ont rendu leur démission le 15 juin, la relationniste et la secrétaire du directeur général, ont suivi.A la CSN on étudie également la possibilité de déposer d\u2019autres plaintes contre M.Wolf.Ce dossier sera confié à son Service juridique.La situation n\u2019est guerre mieux à la SPCA de Laval, où quatre vétérinaires ont démissioné hier par solidarité.Concordia devra montrer patte blanche pour recouvrer sa crédibilité MARTINE TURENNE LE DEVOIR L\u2019Université Concordia devra montrer patte blanche pour recouvrer sa crédibilité et surtout, ses fonds de recherche, le Fonds pour la Formation de chercheurs et l\u2019aide à la recherche, le Fonds FCAR, annonçant lundi qu\u2019il supendait ses subventions à l\u2019institution tant et aussi longtemps qu\u2019elle n\u2019aurait pas fait la preuve que sa gestion des fonds publics est saine et contrôlée.Le Fonds FCAR emboîte ainsi le pas au Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie, qui a gelé les subventions à Concordia le jour même de la publication du Rapport de vérification juricomptable de la faculté de génie et d\u2019informatique, le 15 juillet dernier.Ce rapport mettait en lumière des pratiques frauduleuses répandues chez certains chercheurs, qui détournaient à des fins personnelles des fonds publics de recherche.Le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie, un organisme fédéral, a par ailleurs demandé à la GRC de faire officiellement enquête sur les détournements de fonds à Concordia.L^ Fonds FCAR a quant à lui remis tout le dossier au Procureur général du Québec.«C\u2019est maintenant hors de notre mandat», a dit hier Geneviève Tanguay, secrétaire générale du Fonds FCAR.Récupérer les montants L\u2019organisme gèle donc ses subventions annuelles de deux millions$ et tentera par ailleurs de récupérer les montants d\u2019argent qui ont servi ces dernières années à d\u2019autres fins que celles prévues initialement.«Le montant exact est difficile à évaluer, mais nous travaillons avec Concordia pour établir une entente à ce sujet, dit Mme Tanguay.Il est exclu que nous poursuivions l\u2019Université en justice, nous allons procéder par acçord mutuel.» A Concordia, les porte-parole se disent las de toute cette histoire, estimant qu\u2019ils ont déjà tout annoncé le jour de la publication du rapport juri- comptable.«C\u2019est toujours la même nouvelle, dit Ken Whittingham, des relations publiques.Il est tout à fait compréhensible que le Fonds FCAR suspende ses subventions tant qu\u2019il n\u2019aura pas la preuve de notre bonne gestion.Mais nous l\u2019avons dit et le répétons: nous travaillons à assainir la gestion des finances et nous avons pris des mesures concrètes à cet effet depuis plusieurs mois.» La nouvelle vice-rectrice associée aux finances de Concordia, Jocelyne Debonville, n\u2019est entrée en fonction que la semaine dernière.«Il faut lui laisser le temps de mettre en place son programme d\u2019assainissement», a ajouté Ken Whittingham.Geneviève Tanguay du Fonds FCAR a parlé avec Mme Debonville en début de semaine, et les deux sont sur la même longueur d\u2019ondes.«Concordia fait de gros efforts pour refaire son image, dit Mme Tanguay.Et je crois qu\u2019ils réussiront, au terme de leurs démarches actuelles, à devenir ce qu\u2019ils veulent: un exemple pour les autres institutions universitaires.» Embauche de personnel Les agents de sécurité de l\u2019Université de Montréal sont inquiets CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR ' \u2019 e syndicat des employés d\u2019entretien de l\u2019Université ._vde Montréal se plaint de la décision de la direction des immeubles de l\u2019université de donner les contrats de la sécurité couvrant les quarts de travail de nuit et de fin de semaine, à une compagnie de sous-traitance, dès le 1er août.Le syndicat des agents de sécurité de l\u2019Université de Montréal a par ailleurs exprimé en conférence de presse hier son inquiétude face à l\u2019embauche de personnel relevant d\u2019une agence privée sur le campus de l\u2019université.Selon le délégué syndical des agents de sécurité, qui sont affiliés à la Fédération des travailleurs du Québec, via le syndicat canadien de la fonction publique, il n\u2019est pas sûr que ces nouveaux employés soient aussi bien formés que ceux relevant directement de l\u2019université.La plupart de ces derniers ont déjà bénéficié d\u2019une formation en techniques policières, ainsi qu\u2019une formation spéciale pour s'adapter à la clientèle du campus.Pour sa part, la direction des immeubles de l\u2019Université de Montréal affirme que ces mesures ne feront qu\u2019améliorer les services de sécurité offerts aux quelque 50 000 étudiants, puisque ceux-ci bénéficieront de six ou sept agents simultanément en poste durant les heures ouvrables plutôt que des trois actuellement en poste.Elle ajoute également que 98% des candidats présentés par l\u2019agence Sélect, à qui on a donné le contrat de sous-traitance, détenaient une formation de techniques policières ou l\u2019équivalent.Par ailleurs, le décret gouvernemental régissant les agents de sécurité établit à 10,05$ de l\u2019heure le salaire moyen des agents de sécurité.Pour leur part, les agents de sécurité qui relèvent directement de l\u2019université gagnent présentement une moyenne de 15,70$ de l\u2019heure.Réaménagements Les agents de sécurité à l\u2019embauche de l\u2019université perdront également, par le biais de ce remaniement, plusieurs avantages reliés au temps supplémentaire, ou aux primes de fins de semaine.Rappelons que ni l\u2019école Polytechnique, ni celle des Hautes études commerciales ne sont soumises à ces réaménagements, puisqu\u2019elles relèvent d\u2019administrations à part.«Avec des incidents comme ceux de la Polytechnique, et celui impliquant Valery Fabrikant, à l'université Concordia, les gens sont très préoccupés de la sécurité sur les campus», ajoute Michel Charbonneau, chef de la division de la sécurité de l\u2019université, expliquant de ce fait les réaménagement initiés par l\u2019université.Bon an mal an, les agents de sécurité de l\u2019Université de Montréal rapporte de 500 à 600 événements relevant du code criminel.Les seize agents déjà à l\u2019embauche de l\u2019université, et touchés par ces mesures, couvrent douze bâtiments du campus.Ces événements vont du petit larcin aux agressions sexuelles.De l\u2019eau, encore de l\u2019eau à Ville LaSalle LE DEVOIR Le programme d\u2019infrastructures du gouvernement du Canada permettra la construction d\u2019une piscine de 50 mètres à Ville LaSalle, d\u2019un «bassin-plage» et de deux bassins pour enfants, le tout au coût de 10 millions$.Le tiers sera versé par Ottawa, le tiers par Québec et le dernier tiers par la municipalité.Le «Centre aquatique municipal de LaSalle* sera érigé sur un terrain vague cédé par le Cégep André Laurendeau, en bordure du Parc la Vérandrye.Cette annonce a été faite hier en présence du député de Marguerite Bourgeois, Liza Frulla.Au njveau fédéral, le député de Lasalle-Emart est Paul Martin, le ministre des Fi- nances.Le directeur des communications de LaSalle, Gérald Laurence, explique que les bassins aquatiques sont admissibles «à la phase 4 du programme d\u2019infrastructures» qui laisse les projets retenus à la discrétion des participants, à la condition qu\u2019il y ait un impact communautaire.Il n\u2019y avait qu\u2019une piscine à LaSalle pour une population de 74 000 personnes.En fait, la municipalité a été admissible en proposant un «centre aquatique régional», en l\u2019occurence pour LaSalle, Verdun et Ville Saint-Pierre.Le maire Michel Leduc a aussi l\u2019intention de constituer une fondation pour prendre possession du nouveau centre.Deux nouveaux candidats avec Bourque LE DEVOIR Deux nouvelles figures viennent de se joindre au parti politique de Pierre Bourque, Vision Montréal.Il s\u2019agit de Mirka Bozzato dans le district Loyola, représenté actuellement par la conseillère municipale du RCM, Sharon Leslie, ainsi que de Albert Sévigny qui tentera de se faire élire dans le district Décarie qu\u2019occupe Sam Boskey de la Coalition démocratique de Montréal.La liste de candidats désignés par M.Bourque compte jusqu'à maintenant 39 personnes sur 51 districts à combler.Du côté du RCM.32 candidats ont été élus par les militants pour faire la bataille électorale.PHOTO ARCHIVES Jérôme Choquette Carrière Miron Choquette préfère attendre KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Alors que Jérôme Choquette accuse l\u2019administration du RCM d\u2019avoir «causé l\u2019échec de la politique de remplissage de la carrière Miron» par son inaction, l\u2019aspirant-maire ne propose aucune solution de rechange, sinon que d\u2019attendre.«Nous ne sommes pas mûrs pour prendre une décision définitive.Il ne faut surtout pas attacher au dépotoir Miron un caractère d\u2019urgence qu\u2019il n\u2019a pas», a déclaré hier M.Choquette en conférence de presse.Advenant son élection le 6 novembre prochain, Jérôme Choquette propose de reprendre les études concernant les technologies disponibles et les coûts qui y sont reliés.Cette analyse serait effectuée par une commission impartiale formée de scientifiques, d\u2019environnementa-listes, d\u2019économistes et de comptables.«Je ne remets pas pour autant en question les démarches entreprises par la Ville et la Rigdim (Régie intermunicipale de gestion des déchets de l\u2019île de Montréal).Mais nous devrions faire nos devoirs au niveau de la CUM.Je lui donne d\u2019ailleurs l\u2019occasion de faire un pas en avant», affirme le chef du Parti des Montréalais.Entre-temps, M.Choquette estime que l\u2019enfouissement de matières organiques et putrescibles doit cesser au Centre de tri et d\u2019élimination des déchets.Seuls les déchets de construction et les produits industriels et commerciaux pourraient y être ensevelis.Du coup, M.Choquette considère que le compost, produit en grande quantité, pourrait servir à remplir le trou du dépotoir plutôt que d\u2019engrais.Quant à la première catégorie de déchets, dont la décomposition entraîne l\u2019émanation de biogaz, le chef du Parti des Montréalais propose de les acheminer vers les sites d\u2019enfouissement sanitaires des municipalités de Sainte-Anne-des-Plaines, La-chenaie et Saint-Nicéphore.La philosophie qui sous-tend une telle sug-gestion ne se résume-t-elle pas à «tant qu\u2019à polluer, polluons les banlieues»?«Pas du tout», s\u2019est défendu M.Choquette qui n\u2019y voit qu\u2019une mesure temporaire d'un an.«Il n\u2019y a d\u2019ailleurs aucun obstacle juridique pour le faire», ajoute-t-il.M.Choquette reconnaît toutefois que la solution qui serait soumise ne pourrait s\u2019appliquer qu\u2019après quelques années.Pour ce qui est de la récupération à grande échelle, préconisée par ses adversaires, MM.Doré et Bourque.Jérôme Choquette n\u2019entend pas aller plus loin que ce qui a été instauré jusqu\u2019à maintenant Cette prise de position de M.Choquette constitue le volet environnemental du programme de son parti politique.A1C I.K I) K V (I I H .I.K M K H ('\u2022 R K DI 2 7\t.1 U I I, I.K T I 1) » I A LE DEVOIR - POLITIQUE Les gros mots fusent entre Johnson et Parizeau Le premier est qualifié de farceur, le second est traité de menteur PIERRE O\u2019NEILL JEAN CHARTIER LE DEVOIR Vieille de quelques jours seulement, la campagne électorale donne déjà lieu à des échanges de gros mots.Qualifié la veille de farceur par le chef du PQ, Daniel Johnson lui a retourné la pareille hier en l\u2019accusant -d\u2019avoir tronqué les faits dans l\u2019affaire Bombardier, ce qui revenait à le traiter de menteur.) En tournée sur la rive-sud de Montréal, le premier ministre a vivement réagi aux allégations de son adversaire péquiste, selon qui le gouvernement a bloqué une subvention pour la formation d\u2019aérotechniciens.Brandissant une lettre très critique acheminée par un admi-\u2022njstrateur de Bombardier-Canadair au ministre de \u2022l\u2019Education, M.Parizeau avait accusé lundi les libéraux d\u2019avoir complètement abandonné la formation professionnelle.i Pour rejeter cette prétention, M.Johnson s\u2019est entou-îré du directeur de l\u2019Ecole nationale d\u2019aérotechnique de Saint-Hubert, Guy Ruelland, et du vice-président aux ressources humaines de Bombardier, M.Gilles Landry.«La demande n\u2019a pu être rejetée le 12 juillet puisqu\u2019elle n\u2019était même pas parvenue à cette date.Elle est déjà à tl\u2019étude et l\u2019analyse préliminaire est positive.Les 15 nouveaux étudiants sont déjà retenus par Ca-nadair.M.Parizeau a tronqué et ignoré les faits à sa \u2022convenance, comme d\u2019habitude.Il est réduit à inventer tdes carences du gouvernement pour le dénoncer, en .ayant recours à des insultes et des invectives».M.Johnson n\u2019était pas au bout de ses peines.Il lui a ifallu répondre aux questions des journalistes sur la \u2022manchette du Devoir, révélant que le gouvernement a cédé le centre de ski de Mont Sainte-Anne pour une bouchée de pain à la famille libérale Desourdy.«Le gouvernement a fait une bonne affaire en s\u2019en départissant pour 20 millions $.La vente s\u2019est faite sans perte pour le trésor public».*! En début de journée, le premier ministre a rendu vi-:site aux pensionnaires d\u2019une résidence pour personnes .âgées dans le municipalité de Richelieu, i Chez cette clientèle traditionnellement acquise au PLQ, il a passé le test haut la main.Aidé de son épouse, il a charmé son auditoire.En après-midi, il s\u2019est rendu à un terrain de camping de Saint-Jean-Baptiste de Rouville, dont les usagers avaient plutôt à l\u2019esprit de s\u2019amuser que d\u2019écouter le discours d\u2019un politicien.Laissant tomber le veston, le premier ministre y est allé d\u2019une performance exceptionnelle.Mais l\u2019exercice s\u2019est avéré plus rude que chez les personnes âgées.Au sein de l\u2019auditoire se trouvaient des travailleurs de la construction et des syndiqués de la fonction publique qui en avaient beaucoup à redire des lois du gouvernement libéral.Puis, ce fut au tour des élites locales à s\u2019emparer du micro, pour faire valoir qu\u2019ils attendent toujours que le gouvernement remplisse ses promesses.Le maire de l\u2019endroit a dénoncé la facture de 43 millions $ que lui a refilée le gouvernement pour l\u2019entretien des routes de sa municipalité.Un industriel de Rouville, propriétaire d\u2019une usine d\u2019abattage de poulets, a fait valoir que le manque d\u2019eau potable freine l\u2019agrandissement de son usine et l\u2019empêche de créer de nouveaux emplois.Un pomiculteur a voulu savoir quand le gouvernement compenserait pour les vergers endommagés par la mauvaise température.Désaveu Bombardjer a désavoué hier la lettre expédiée au ministre de l\u2019Education, Jacques Chagnon, par son administrateur en ressources humaines, Guy Legault, à propos du prpgramme de formation de la main-d\u2019œuvre prévu à l\u2019Ecole nationale d\u2019aérotechnique de Saint-Hubert.La direction du groupe aéronautique de Bombardier a fait savoir dans une nouvelle lettre adressée au ministre de l\u2019Education que l\u2019administrateur principal du programme, Guy Legault, n\u2019était pas autorisé à écrire «une telle lettre» au ministre de l\u2019Éducation et qu\u2019il «a outrepassé ses responsabilités en écrivant une telle lettre».Le vice-président aux ressources humaines du groupe aéronautique de Bombardier, Gilles Landry, conclut ELECTIONS 0 QUÉBEC Son suivante: «La direction rmations que contiennent cette lettre».Lors d\u2019une entrevue téléphonique, celui-ci a ajouté: «Les choses marchaient normalement, un peu lentement bien sûr.Mais ce n\u2019est pas inhabituel.C\u2019est une tempête dans un verre d\u2019eau.L\u2019auteur est un administrateur qui n\u2019était pas autorisé à écrire une lettre aussi dramatique au nom de Bombardier.» Le vice-président de Bombardier a été contacté hier matin et il s\u2019est rendu à la conférence de presse du premier ministre Daniel Johnson à Saint-Hubert.Il a dit constater que celui-ci était hors de lui et il ne tient pas à commenter les propos du premier ministre mais seulement à situer le contexte de la lettre.Au retour de ses vacances, l\u2019auteur de la lettre controversée, Guy Legault, sera convoqué pour s\u2019expliquer.Lorsqu\u2019on demande au vice-président si cet administrateur sera congédié, M.Landry répond que ces choses-là ne se font pas en public.Il a l\u2019intention de demander des explications sur ce qui s\u2019est passé et il avisera ensuite.Le vice-président dit comprendre que l\u2019impatience peut expliquer qu\u2019on veuille faire évoluer les choses plus rapidement.L\u2019administrateur négociait un programme de formation avec l\u2019École nationale d\u2019aéronautique sur la conception d\u2019aéronefs en vertu du programme Catia, un programme de conception en trois dimensions par ordinateur.«C\u2019est un programme qu\u2019on utilise chez Canadair et qu\u2019on voulait développer chez les jeunes finissants».Il débutera effectivement en septembre avec 20 étudiants «d\u2019une première cohorte».L\u2019École nationale d\u2019aéronautique est liée au Cégep Édouard Montpetit.Les cours commenceront en septembre.Lorsqu\u2019on demande au vice-président Landry si les choses ont soudainement débloqué hier matin, il répond seulement que les entrevues des candidats avaient commencé le mois dernier.Le processus était lent mais il suivait son cours.«La personne qui a émis un commentaire n\u2019y était pas autorisée», insiste-t-il.Daniel Johnson dans un terrain de Saint-Hubert.PHOTO PC camping, hier à Programmes à frais partagés Le Québec ne pourrait se retirer «d\u2019un coup» «Si on veut échapper au fédéral, on le fait à nos frais» ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Tant qu\u2019un référendum n\u2019aura pas eu lieu, un gouvernement péquiste ne pourra se retirer de pro-.grammes à frais partagés avec le fé-rdéral sans causer des torts financiers importants à la province.C\u2019est du moins l\u2019opinion exprimée par plusieurs constitutionnalistes interrogés par Le Devoir sur les déclarations faites par le chef péquiste Jacques Parizeau concernant ses intentions en cas de bisbille fédérale-provinciale.Dès le début de la campagne électorale, M.Parizeau a en effet déclaré qu\u2019il ne participerait pas aux discussions du ministre Axwhorthy sur la réforme des programmes sociaux et qu\u2019il pourrait se retirer de certains programmes à frais partagés si le fédéral mettait de la pression et cherchait la pagaille.A ce titre, M.Parizeau a dit que le Québec ferait tout simplement comme le premier ministre du Québec, M.Jean Lesage.Ce dernier, a dit M.Parizeau, s\u2019est retiré «d\u2019un coup» en 1964 de 29 programmes conjoints fédéraux-provinciaux, créant la Régie des rentes et la Caisse de dépôt et placement Mais selon tous les constitutionnalistes interrogés, le retrait du Québec d\u2019ententes administratives ne pourrait se faire sans anicroches, surtout dans le contexte politique actuel.«Déclaration malhabile» «C\u2019est une déclaration malhabile de laisser entendre cela.Québec peut se retirer d\u2019une entente dès qu\u2019elle échoit, mais les transferts d\u2019argent ne se feront pas à moins d\u2019une entente avec le fédéral.Si on veut échapper au fédéral, on le fait à nos frais», soutient le constitutionnaliste de l\u2019Université de Montréal, M.Stéphane Dion.Quand Jean Lesage a procédé au retrait de douze programmes conjoints le 11 septembre 1964, après que le premier ministre du Canada de l\u2019époque, M.Lester B.Pearson, ait présenté aux Communes une loi permettant ce type de retrait aux provinces.«A cette époque, la situation était différente.Ça s\u2019est fait dans l\u2019esprit très souple de M.Pearson.Le contexte est différent aujourd\u2019hui», croit pour sa part M.Henri Brun, professeur de droit constitutionnel à l\u2019Université Laval.Il existe des centaines d\u2019ententes fédérale-provinciale dont les plus importantes prévoient des transferts d\u2019argents et de points d\u2019impôts à l\u2019endroit des provinces.«Chaque entente est un cas d\u2019espèce.Mais dans celles où le Québec reçoit des argents du fédéral qu\u2019il administre lui-même, la province ne peut se retirer sans risquer des conséquences monétaires importantes», affirme pour sa part le sénateur, et constitutionnaliste, Gérald Beaudoin.«Et quand les ententes tombent, ce sont les pouvoirs impartis au fédéral ou aux provinces par la Constitution qui prennent le dessus», ajoute ce dernier.La situation s\u2019est d\u2019ailleurs déjà produite lorsque le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, avait refusé que le fédéral s\u2019ingère dans l\u2019enseignement universitaire au Québec.Le gouvernement fédéral avait alors coupé les fonds aux universités québécoises jusqu\u2019à ce qu\u2019un nouveau gouvernement prenne le pouvoir à l\u2019Assemblée nationale et renoue les liens avec Ottawa.Tant que le Québec sera dans un système fédéral, il peut difficilement tourner le dos à Ottawa sans risquer de pénaliser la collectivité au plan des impôts, croit le professeur Brun.«Qu\u2019on n\u2019aime ou pas le fédéralisme, on ne peut faire grand-chose tant qu\u2019on y sera.Il n\u2019y a pas vraiment de solutions médianes», ajoute-t-il.La situation serait tout à fait différente dès le moment où le Québec obtiendrait un statut souverain lui donnant à ce moment la pleine capacité de taxer et de prélever des impôts.Mais durant la période transitoire, peu d\u2019avenues s\u2019offriraient à un gouvernement provincial en cas de bisbille avec le fédéral, sinon que de ne pas participer aux négociations pour des ententes futures.De son côté, le professeur Guy Tremblay, constitutionnaliste à l\u2019Université Laval, croit toutefois qu\u2019il serait difficile politiquement pour le fédéral de couper les vivres au Québec, tout en continuant à offrir les mêmes programmes aux contribuables du reste du Canada.«Pour le fédéral, la pression serait forte.Cela pourrait être difficile à défendre.Et si cette situation durait longtemps, le fédéral pourrait devoir verser des compensations aux contribuables du Québec», affirme ce dernier.Une lettre qui plaît au chef du PQ Assemblées d\u2019investiture dans Mercier Les querelles intestines semblent réglées BRIAN MYLES LE DEVOIR Mercier, comté damné.Sur un fond de querelles intestines survenues lors de Rassemblée d\u2019investiture, la candidate officielle des libéraux Aida Viero a sonné le coup d\u2019envoi de sa campagne électorale hier.Au même moment, le péquiste Robert Perreault annonçait sa candidature à la deuxième assemblée d\u2019investiture du Parti Québécois, reprise en raison de graves irrégularités.Péquistes et libéraux de Mercier ont \u2022été ébranlés depuis le début de la campagne électorale.\u2022 A la suite de la défaite de Robert Perreault par 13 voix aux mains de Giuseppe Sciortino le 20 juin dernier, l\u2019exécu-.tif national du Parti Québécois (PQ) a décidé de reprendre Rassemblée d\u2019investiture le 7 août prochain, évoquant pas moins de 17 irrégularités survenues lors de la première convention, i Le Parti libéral du Québec (PLQ) a également été confronté à un problème de transparence au \u2022lendemain de la convention du 20 avril.Selon des membres de l\u2019exécutif de l\u2019Association libérale de Mercier, des militants venant de l\u2019extérieur et ayant fourni de fausses adresses avaient voté lors de Rassemblée d\u2019investiture remportée par Aida Viero avec une majorité de dix voix.Le PLQ a tout de même maintenu la validité \u2022de l\u2019élection de Mme Viero et hier en conférence de presse, celle-ci affirmait que la hache de guerre était enterrée.Les militants qui s\u2019opposaient à sa candidature se sont finalement ralliés derrière Mme Viero et ils ont même endossé son bulletin de candidature, déclarait-t-elle.Pourtant, il n\u2019y a avait pas l\u2019ombre d\u2019un seul militant dissident à la grande réconciliation familiale ratée du 1308 Mont-Royal.Mme Viero a tout de même fait le point sur les événements qui ont semé le schisme au sein des troupes libérales de Mercier.«Ce sont des choses qui arrivent dans toute bonne famille.Il y a des «Ce sont des gens qui ne savent pas perdre et certaines personnes ont voulu se faire un choses qui peu de publicité, inspirés par ce qui est arrivé au PQ», a-t-elle déclaré, arrivent dans Interrogée sur les supposés militants venus de l\u2019extérieur pour voter à l\u2019as-toute bonne semblée d\u2019investiture, Mme Viero a ,\t.\tpris les accusations avec un grain de lamille.» sel.«Nous avons loué des autobus d\u2019une compagnie située à taval.C\u2019était pour les personnes âgées du comté et seul le chauffeur venait de laval, mais il n\u2019a pas voté».«Ma conscience est en paix.Le soir même de la convention, des avocats ont vérifié s\u2019il y avait contestation.On a prouvé qu\u2019il n\u2019y en avait pas.Chaque personne qui s\u2019est présenté avait des papiers d\u2019identification et on n\u2019a trouvé aucune irrégularité», a-t-elle enchaîné.Du côté des péquistes, la partie n\u2019est toujours pas jouée et Robert Perreault est sorti de sa toute récente retraite politique pour se présenter une seconde fois à Rassemblée d\u2019investiture du PQ dans Mercier.«Je le fais d\u2019abord pour per- mettre aux militants de Mercier d\u2019avoir la possibilité de faire un choix démocratique, de choisir eux-mêmes leur candidat, de le faire sans bavures, ni marchandage de coulisses, ni pressions extérieures au comté», a déclaré Perreault par voie de communiqué.Que fait le voisin?Pour sa part, Aida Viero entend bien mettre un terme à la domination du Parti québécois dans le comté de Mercier, mais elle avoue se soucier guère de ce qui se passe chez l\u2019adversaire.«Je suis une personne qui ne s\u2019occupe pas beaucoup de ce que fait le voisin, je voudrais faire une campagne propre, sans m\u2019occuper d\u2019eux-autres (le PQ) et je souhaite que le meilleur gagne.» Chose certaine, Aida Viero est résolument opposée à la souveraineté du Québec qu\u2019elle s\u2019est employée à démolir à grand coups de menaces.«Si on se sépare, il y aura 10 ans ou 20 ans d\u2019instabilité.On n\u2019est pas prêts à parler de ces choses là.Il faut encore éduquer la population québécoise, comme on apprend à un enfant les dangers de la vie.» L\u2019Action démocratique du Québec (ADQ) entend capitaliser sur la bisbille survenue dans Mercier, pour monter que le PQ et le PLQ manquent de sérieux.«Je crois et je dis aux citoyens de Mercier que les deux vieux partis ne sont plus à l\u2019écoute (le la population.C\u2019est une éclatante démonstration qui nous prouve qu\u2019il y a un manque de transparence et cela peut nous avantager», estime Jean-Luc Deveaux, candidat de l\u2019ADQ dans Mercier.Saint-Gédéon (PC) \u2014 La réaction spontanée du premier ministre Daniel Johnson à l\u2019information voulant que Bombardier-Canadair a éprouvé, depuis 1991, toutes les difficultés du monde à faire accepter par le gouvernement un programme de formation en aéronautique a bien amusé le chef du Parti québécois Jacques Parizeau qui se rejouit d\u2019avoir placé, si tôt dans la campagne, ses adversaires sur la défensive.,«M.Johnson s\u2019est précipité à l\u2019École nationale de l\u2019aérotechnique ce matin (hier) pour dire que la lettre d\u2019un cadre supérieur de Bombardier n\u2019était pas vraie, a ironisé M.Parizeau, que c\u2019était un pétard mouillé, Je n\u2019ai pas beaucoup de choses à ajouter.Sauf que d\u2019avoir un sourire en coin.» ,La lettre envoyée au ministre de l\u2019Éducation, Jacques Chagnon, le 12 juillet 1994 est signé par le directeur des Ressources humaines de Bombardier-Canadair, M.Guy R.Legault, et rappelle toutes les difficultés éprouvées par cette importante entreprise pour trouver au Québec une main-d\u2019œuvre spécialisée en aéronautique.Le signataire de cette lettre, dont des copies conformes ont été envoyées en même temps au premier ministre, à Normand Cherry, ministre des Transports et Serge Mar-cil, ministre de l\u2019Emploi, va jusqu\u2019à soumettre que le retard du gouvernement à financer la formation «signifie refuser à nos jeunes diplômés l\u2019accès à des emplois de haute technologie, forcer notre entreprise à re- cruter des techniciens à l\u2019extérieur de la province et, par conséquent, priver le gouvernement de revenus appréciables».«Si c\u2019est à ce point faux, a soumis M.Parizeau, pourquoi M.Johnson était-il à l\u2019école à 8h30 ce matin (hier).D\u2019autre part, le premier nom sur la liste des copies conformes, c\u2019est le sien.Il a ça depuis le 12 juillet.Comment se fait-il qu\u2019il ne s\u2019est réveiller que ce matin (hier).' i : j Grand rire «Imaginez, toutes ces tergiversations pour la première phase d\u2019un programme évaluée à 45 000$, ils en sont là les pauvres, je n\u2019ai pas besoin de vous dire que je maintiens tout ce que j\u2019ai dit, ce sont des farceurs», a-t-il poursuivi.En fin d\u2019après-midi, hier, le .vice-président Ressources humaines, du Groupe Aéronautique Amérique du Nord de Bombardier inc, Gilles Landry, a tenté d\u2019amenuiser les effets de la lettre de son subalterrte en émettant un communiqué dans lequel il a précisé que «Remployé en question n\u2019avait pas préalablement été autorisé par ses supérieurs à écrire une telle lettre, a outrepassé ses responsabilités et que la Direction est en désaccord avec les affirmations que contiennent cette lettre».M.Parizeau a quand même ajouté qu\u2019il avait l\u2019intention de continuer à signaler au premier ministre ce genre de chose.«Parce que c\u2019est clair que j\u2019ai de l\u2019influence sur lui», a-t-il laissé tomber dans un grand rire.Chrétien reste silencieux Trois-Rivières (PC) \u2014 Le premier ministre du Canada, M.Jean Chrétien, a quitté la région de la Mauricie où il séjournait depuis jeudi dernier sans commenter le déclenchement des élections au Québec.M.Chrétien est parti de son chalet du lac des Piles, hier matin, pour prendre la direction d\u2019Ottawa.Mme Denise Tremblay, adjointe spéciale du premier ministre à son bureau de comté de Shawinigan, a indiqué qu\u2019elle ignorait quel était son horaire des prochains jours.Elle a toutefois mentionné qu\u2019il se rendrait aux Jeux du Commonwealth qui auront lieu du 13 au 22 août.Mme Tremblay n\u2019a pu dire avec certitude quand M.Chrétien reviendra dans la région mais elle a fait savoir qu\u2019il était possible qu\u2019il se rende participer au tournoi de golf annuel de son frère, le Dr Michel Chrétien, lundi prochain.Le député-premier ministre de Saint-Maurice n\u2019a pas rencontré la presse régionale durant son séjour en Mauricie.Il s\u2019était même abstenu de tout commentaire vis-à-vis des journalistes venus l\u2019accueillir à l\u2019aéroport de Trois-Rivières, la semaine dernière, au moment de son arrivée.Selon Mme Tremblay, le premier ministre s\u2019était rendu en Mauricie d\u2019abord pour se détendre, et il s\u2019est vraiment reposé.Il en a profité pour se promener un peu partout dans le comté et pour rencontrer des citoyens, sans être suivi par la horde habituelle de journalistes, photographes et cameramen qui Raccompagnent inévitablement dans toutes ses sorties publiques.«Il a fait ce qu\u2019il fait d\u2019habitude, a dit Mme Tremblay.Il est allé chercher ses journaux, il a joué au golf, il est allé au centre commercial et il pouvait aller chez «Sauvageau» (la tabagie-restaurant qui est un véritable institution à Shawinigan) pour prendre son café et parler avec les gens.Je pense qu\u2019il a beaucoup apprécié son séjour dans la région.» L\u2019adjointe spéciale du premier ministre a ajouté que le lac des Piles était un endroit que M.Chrétien aime beaucoup parce que, quand il est à son chalet, il peut vraiment se détendre.«Son été se passe très bien», a-t-elle conclu. I.K I) K V (MH, I.K M K H (\u2019 H K |)|\t2 7\t.1 U I I.I.K T MMM a r> LE DEVOIR LE MONDE E N B R E F ?WHITEWATER SOUS EXAMEN Washington (AFP) \u2014 La Maison-Blanche a commencé hier à s\u2019expliquer devant une commision du Congrès sur l\u2019un des aspects de l\u2019affaire Whitewater, qui porte sur l'honnêteté, ou à tout le moins la moralité, de certains agissements du président Bill Clinton et de son épouse ; Hillary avant leur arrivée au pouvoir.Le conseiller juridique de la présidence, Lloyd Cutler, a été le premier à se présenter devant la commission des Affaires et finan-: cières de la Chambre des représentants pour essayer de réduire à néant les accusations de l\u2019opposition républicai-; ne en affirmant qu\u2019aucune loi n\u2019avait été violée et que le pouvoir n\u2019avait rien à cacher.Au grand soulagement de , la Maison-Blanche, les trois grands réseaux télévisés ont : décidé de ne pas retransmettre les auditions.BUCHENWALD: ARRESTATIONS Erfurt (AFP) \u2014 Sept néonazis, âgés de 16 à 28 ans, ont été arrêtés hier à la suite des exactions commises samedi dans l\u2019ancien camp de concentration de Buchenwald ; (ex-RDA), a annoncé le parquet d\u2019Erfurt.Les sept jeunes ; gens, tous originaires d\u2019Erfurt (ex-RDA), ont été inculpés pour atteinte à l\u2019ordre public et menaces corporelles.Plusieurs policiers vont faire également l\u2019objet de sanctions disciplinaires à la suite de négligences commises dans la surveillance du groupe de 22 néonazis qui ont profané le camp, a en outre annoncé la police d\u2019Erfurt.IL NEIGE EN AFRIQUE DU SUD ; Johannesburg (Reuter) \u2014Alors que l\u2019Europe transpire, : il neige dans certaines régions d\u2019Afrique du Sud et du ; Lesotho.Des chutes de neige record ont été enregis-: trées dans des régions montagneuses de ces deux pays ! de l'hémisphère sud.Plusieurs vols au départ de Johan-nesbourg ont été retardés en raison de la glace qui s\u2019était | formée sur les ailes des appareils.Le nord-est du Leso-; tho et la capitale, Maseru, sont recouverts d\u2019une couche de neige qui atteint 50 centimètres.On n\u2019avait pas vu : cela depuis 20 ans.GOUVERNEMENT GAMBIEN Banjul (Reuter) \u2014 Le nouveau numéro un gambien, le lieutenant Yayah Jameh, a présenté hier un gouvernement composé à égalité de militaires et de civils, la plupart de ces derniers venant de la haute fonction publique dans l\u2019administration du président déchu Sir Dawda Ja-wara.Selon un communiqué officiel, le lieutenant Jameh est nommé président.Quatre autres lieutenants ayant mené le coup d\u2019Etat de samedi prennent des postes clés du nouveau gouvernement.Sana Sabally devient vice-président, Edward Singhateh ministre de la Défence, Sa-dibou Hydara ministre de l\u2019Intérieur et Yankuba Touray ministre des Collectivités locales.COMBATS DE RUE A LAGOS Lagos (AFP) \u2014 Des combats de rues au couteau et à la machette entre commerçants ont fait hier matin plusieurs blessés dans le centre commercial de Lagos, selon des témoins des affrontements.Les accrochages ont commencé quand des commerçants ont refusé d\u2019obtempérer à l\u2019ordre de grève de leur syndicat.Ils ont été attaqués aussitôt par des grévistes.La police est intervenue pour rétablir l\u2019ordre.Des pillages ont commencé peu après dans le centre commercial de la ville et, selon des témoins, les commerces de l\u2019immeuble «Eleganza plaza» ont été sérieusement touchés.RWANDA: KAGAME VEUT RASSURER (AFP et Reuter) \u2014 Le vice-président et ministre de la Défense rwandais, le général Paul Kagame, a lancé hier .à Kigali un nouvel appel au retour de tous les Rwandais réfugiés à l\u2019étranger.M.Kagame, l\u2019homme fort du nouveau régime, a déclaré que les réfugiés «n\u2019ont rien à craindre de la part du gouvernement».Par ailleurs, des soldats américains devraient se rendre à Kigali «dans quelques jours» pour y établir une «base logistique» et «si nécessaire, une unité de protection», a indiqué, hier à Washington le général américain John Sheehan.A Goma, un officier américain a indiqué qu\u2019un millier de soldats américains devraient rejoindre le Rwanda.Accord à Moscou Les Russes se retireront d'Estonie Moscou (AFP) \u2014 Les présidents russe Boris Eltsine et estonien Lennart Meri ont conclu hier à Moscou un accord sur le retrait des troupes russes d\u2019Estonie avant le 31 août prochain, a annoncé M.Eltsine, cité par l\u2019agence ITAR-TASS.Les deux hommes ont «signé un accord sur les droits des militaires russes en retraite, qui seront égaux à ceux des citoyens estoniens, ainsi qu\u2019un traité selon lequel les troupes russes seront retirées du territoire estonien avant le 31 août», a déclaré le président russe, sans autre précision.M.Eltsine a qualifié les négociations avec son homologue estonien «d\u2019assez difficiles».Les deux présidents se sont réunis hier après l\u2019échec la semaine dernière de négociations entre les vice-ministres des Affaires étrangères des deux pays à Helsinki sur le retrait des quelque 2500 militaires russes toujours stationnés en Estonie.Moscou avait récemment remis en cause la date du 31 août initialement prévue pour ce retrait, exigeant des garanties pour la minorité russe d\u2019Estonie, et notamment les quelque 10 000 retraités de l\u2019ex-Armée rouge soviétique installés dans le pays.L\u2019Estonie refusait d\u2019accorder un droit de résidence automatique à ces retraités, qualifiés par Tallinn «d\u2019anciens occupants».La Russie s\u2019était engagée à retirer ses troupes des trois républiques baltes avant le 31 août 1094.mais n'avait jamais conclu avec Tallinn d\u2019accord définitif pour conclure les modalités de ce retrait.Les dernières troupes russes ont quitté la Lituanie le 31 août 1993 et Moscou a conclu avec Riga un accord sur le retrait des 5000 soldats russes présents en Lettonie avant la fin août de cette année.La Ijettonie s'est engagée lors de la signature à la fin du mois d\u2019avril de l\u2019accord de retrait des forces russes à accorder des garanties sociales aux quelque 22 000 militaires russes en retraite installés sur son sol.Au lendemain de l'accord israélo-jordanien Solennité à Washington, grogne à Damas et à Gaza Au lendemain de la réconciliation officielle entre Israël et la Jordanie, la solennité a régné hier à Washington, alors que le roi Hussein de Jordanie et le premier ministre Yitzhak Rabin d\u2019Israël se sont adressés aux représentants et sénateurs réunis pour célébrer cette réconciliation.Mais à Damas, la Syrie a affirmé que des accords de paix séparés ne pouvaient conduire à un règlement global des problèmes du Proche-Orient D'APRÈS REUTER ET AFP Le roi Hussein de Jordanie et le premier ministre israélien Yitzhak Rabin, au lendemain de leur poignée de main historique, ont souligné hier qu\u2019il restait encore beaucoup à faire pour assurer la paix au Proche-Orient Dans un discours devant les deux chambres du Congrès américain, le roi Hussein a noté qu\u2019une aide financière internationale contribuerait à consolider la paix entre son pays et Israël.«Si nous voulons atteindre nos objectifs, nous devons tous recevoir la possibilité et les moyens de jouer notre rôle dans ce défi historique», a-t-il dit dans son discours.«Arabes et Juifs ont subi d\u2019amères épreuves et tribulations au cours de leur voyage dans l\u2019Histoire.Décidons de mettre fin pour toujours à ces souffrances», a ajouté le roi Hussein.«Nous avons été de grands ennemis, nous pouvons devenir de bons voisins», lui a répondu en écho M.Rabin.Ces promesses de paix ont déclenché à chaque fois une ovation des parlementaires debouts, tandis que le roi avait visiblement du mal à contenir son émotion.Dans un discours lyrique et sombre, M.Rabin a cependant averti que cette «bataille pour la paix, une bataille sans morts ni blessés» serait longue.Les négociations sur un traité de paix qui vont commmencer entre Amman et Israël «ne seront pas faciles», a-t-il dit.Il faudra abattre des «murs d\u2019hostilité» et résoudre des «problèmes pratiques».A Damas cependant, le ton était moins solennel.Dans son édition d\u2019hier, le quotidien officiel Tichrine affirme que si les Arabes s\u2019unissent pour faire la paix avec Israël, ils seront en mesure d\u2019obtenir des cqncessions plus importantes de la part de l\u2019Etat hébreu.«Adopter des solutions séparées quelles qu\u2019en soient les justifications affaiblit et oblige à se soumettre aux conditions d\u2019Israël», ajoute-t-il.Le journal ne fait cependant aucune référence directe au document signé lundi par le roi Hussein et le premier ministre israélien Yitzhak Rabin.Mais il souligne que Da-ipas souhaite une coordination entre les Etats arabes et l\u2019OLP en vue d\u2019une «solution globale».La Ligue arabe a estimé pour sa part que l\u2019accord israélo-jordanien était un pas sur la voie (l\u2019une solution juste et globale.L\u2019Egypte, avocate de la paix même au détriment de l\u2019unité arabe, s\u2019est bien évidemment félicitée du rapprochement entre Israël et la Jordanie, tout en s\u2019efforçant de ménager les susceptibilités syriennes.«C\u2019est un pas vers le retour de la Jordanie dans ses droits.C\u2019est une chose que nous et les autres pays arabes ne pouvons que soutenir», a déclaré le ministre des Affaires étrangères Amr Moussa.Mais il a ajouté: «Sans progrès du côté syrien et aussi du côté libanais, on ne peut pas parler de paix globale.» Quant aux Palestiniens, qui s\u2019étaient montrés plutôt favorables à l\u2019accord lors des étapes préparatoires, ils ont adopté hier une attitude plus dure, en attaquant le fait qu\u2019Israël s\u2019engage à accorder la priorité à la Jordanie dans la garde des lieux saints de Jérusalem-Est.«Le gouvernement israélien n\u2019a pas le droit d\u2019accorder aucun rôle ou de prendre un engagement sur Jérusalem», étant donné qu\u2019il est une puissance d\u2019occupation, a déclaré à l\u2019agence Wafa à Gaza une «source palestinienne autorisée».Moi, Dibadirigwa, cinq ans, sans mère, rescapé dans une fosse commune.Goma (Reuter) \u2014 Des soldats français qui enterraient dans une fosse commune des centaines de cadavres de victimes du choléra, à la frontière du Rwanda, ont eu un mouvement d\u2019hésitation devant le corps d\u2019un enfant de cinq ans.Il n\u2019était pas mort, mais trop faible pour pleurer.Le visage recouvert d\u2019un masque et les mains gantées de caoutchouc, les militaires ont aussitôt sorti de la fosse le petit garçon au corps très amaigri.«Je n\u2019arrive pas à le croire.Cela dépasse l'imagination», a dit un soldat, les yeux agrandis par l\u2019horreur.À quelques minutes près, il aurait été trop tard.Un bulldozer est venu recouvrir les cadavres de terre.Un infirmière française a emmené le petit corps nu et déshydraté à l\u2019écart sur l\u2019herbe pour tenter de le ranimer en le faisant boire.L\u2019enfant a ouvert des yeux étonnés.Mais il a été incapable d\u2019avaler les antibiotiques que tentait de lui donner l\u2019infirmière et a commencé à pleurer doucement.Aux fossoyeurs rwandais qui lui demandaient son nom, il a répondu qu\u2019il s\u2019appelait Dibadirigwa, qu\u2019il avait cinq ans et qu\u2019il avait perdu sa mère.Sans doute épuisé après des jours de marche, il s\u2019est probablement effondré au bord d\u2019une route où il a été ramassé pour mort.Le sort du petit Dibadirigwa reste en suspens.Les militaires français l\u2019ont enveloppé dans un sac en plastique et allongé à l\u2019arrière d\u2019une jeep entre des caisses de munitions pour le conduire vers leur hôpital militaire sur l\u2019aéroport de Goma.Environ 3000 personnes meurent chaque jour dans les camps des environs de Goma et il est souvent difficile de faire la différence entre les cadavres et les malades, qui attendent la mort au milieu des corps.Les attentats antisémites en Argentine et en Angleterre Bombe à l'ambassade d'Israël à Londres «C'est le retour du terrorisme proche-oriental», dit la police Londres (Reuter) \u2014 La police a annoncé qu\u2019elle recherchait une femme d\u2019âge moyen et d\u2019aspect méditerranéenne qui a garé hier devant l\u2019ambassade d\u2019Israël à Londres une voiture piégée dont l\u2019explosion,a fait 13 blessés.«Etant donné l\u2019apparence de la femme et l\u2019emplacement de l\u2019ambassade d\u2019Israël, il semble s\u2019agir d\u2019un retour du terrorisme proche-oriental dans les rues de Londres», a déclaré lors d\u2019une conférence de presse le commandant de police David Tucker, chef de la section anti-terrorisme de Scotland Yard.Il a donné une description détaillée de la femme, une personne bien mise qui, a-t-il dit, a éveillé les soupçons d\u2019agents de sécurité lorsqu\u2019elle a garé son Audi grise près de l\u2019ambassade, dans le quartier de Kensington.La femme s\u2019éloignait lorsque la voiture, dotée de fausses plaques minéralogiques, a explosé.Tucker a indiqué que le coffre contenait entre 20 et 30 kilos d\u2019explosifs très puissants.La déflagration a fait d\u2019importants dégâts matériels mais les blessés ne sont pas grièvement atteints.Un policier et un agent de sécurité israélien ne se trouvaient pourtant qu\u2019â quelques mètres de là.A Washington, le premier ministre israélien Yitzhak Rabin a déclaré que le monde devrait prendre conscience du danger posé par «des mouvements islamistes extrémistes».Buenos Aires: la police a une piste, Israël accuse l'Iran Buenos Aires (Reuter) \u2014 La police argentine a interpellé le propriétaire de la camionnette de livraison qui aurait servi lors de l\u2019attentat à la bombe contre les locaux de l\u2019Association mutuelle israélite argentine (AM LA) à Buenos Aires, a annoncé hier le président argentin Carlos Menem.Les sauveteurs ont retiré lundi 27 cadavres des décombres des locaux de l\u2019association, ce qui porte à 96 morts le bilan de l\u2019attentat du 18 juillet Les responsables de la communauté juive, qui disposent d\u2019une liste des personnes disparues depuis l\u2019attentat, estiment que le bilan définitif pourrait dépasser les 100 morts.« (L\u2019enquête) avance rapidement», a déclaré Menem lors d\u2019un entretien à la radio.«Nous avons de bonnes pistes», a-t-il ajouté.Par ailleurs, aux Nations unies, le représentant d\u2019Israël Gad Yaacobi a déclaré hier que l\u2019enquête sur l\u2019attentat mettait en cause la république islamique d'Iran.«Bien que l\u2019Iran n\u2019ait jamais publiquement revendiqué les attentats terroristes contre le bâtiment de l\u2019AMIA et contre l\u2019ambassade israélienne à Buenos Aires, les enquêtes dans les deux cas désignent nettement une implication iranienne», a-t-il dit dans des lettres au secrétaire général Boutros Boutros-Ghali et au Conseil de sécurité.L\u2019Iran a rejeté toute implication dans l\u2019attentat contre TAMIA.Rappeler les Casques bleus de Yougoslavie?La suggestion de Boutros-Ghali très mal reçue Sarajevo (Reuter) \u2014 La suggestion du secrétaire général de l\u2019ONU Boutros Boutros-Ghali de rappeler les Casques bleus de l\u2019ex-Yougoslavie a été mal accueillie hier tant par les membres du Conseil de sécurité, notamment la Russie, que par le gouvernement bosniaque.«Cela est très surprenant car, dans un sens, cela nuit aux décisions du groupe de contact», a déclaré à la presse le premier ministre bosniaque Haris Silajdzic à Sarajevo.«Je ne comprends pas pourquoi Boutros Boutros-Ghali souhaite un retrait.Cela équivaut à dire que le groupe de contact ne doit pas faire pression» pour imposer son plan, a-t-il ajouté.,Les pays du groupe de contact (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne) ont proposé aux belligérants un plan de partage de la Bosnie qui a été accepté par la Fédération croato-musulmane mais pas par les Serbes.Dans une lettre adressée lundi au Conseil de sécurité, le secrétaire général estime nécessaire d\u2019envisager le retrait des 35 000 casques bleus déployés en ex-Yougoslavie, qu\u2019un accord de paix soit signé ou non.Selon lui, les forces de l\u2019ONU sont trop peu nombreuses pour pouvoir faire respecter un futur accord de paix, Seules les grandes puissances, les Etats-Unis notamment, seraient en mesure de le faire.Même dans ce cas, selon lui, des attaques contre les forces serbes risqueraient de placer les Casques bleus en position d\u2019otages ou de cibles de représailles.11 exclut une coopération militaire étroite entre les Nations unies et l\u2019OTAN en raison de problèmes de contrôle politique et de l\u2019opposition des Russes.Ceux-ci justement ont réagi vivement à sa proposition.Le ministre russe de la Défense, Pavel Gratchev, en visite dans la région, a déclaré hier que seules les forces de l\u2019ONU pouvaient maintenir la paix en Bosnie.«L\u2019OTAN n\u2019est pas une organisation de maintien de la paix.Seule la Forpronu peut remplir cette mission en Bosnie», a-t-il dit à l\u2019aéroport de Belgrade.M.Gratchev est venu en «Yougoslavie» (Serbie et Montenegro), en compagnie de l\u2019émissaire russe Vita-li Tchourkine, pour essayer de sauver, le plan de paix international.A New York, «le Conseil de sécurité a réagi avec une inquiétude considérable» à la proposition de Boutros Boutros-Ghali, a déclaré l\u2019ambassadeur de Nouvelle-Zélande à l\u2019ONU, Colin Keating.Sur le front, au nord-ouest de Ma-glaj, les observateurs de l\u2019ONU ont fait état d\u2019importants échanges d\u2019artillerie entre Serbes et Musulmans, comptant environ 160 obus par heure.Vers un étouffement de Sarajevo?Quant à Radovan Karadzic, il a informé les Nations unies de son intention de fermer à partir d\u2019aujourd\u2019hui des routes reliant Sarajevo au reste de la Bosnie.Le passage sur les routes «a été suspendu jusqu\u2019à nouvel ordre», a dit à Pale Jovan Zametica, porte-parole de Karadzic.Seuls les véhicules de l\u2019ONU et du Haut commissariat pour les réfugiés pourront entrer et sortir de la ville, a-t-on appris auprès de l\u2019ONU à Sarajevo.La décision confirme le durcissement des Serbes qui ont virtuellement rejeté le dernier plan de paix de la communauté internationale, amenant cette dernière à envisager des mesures punitives.À Rio de Janeiro Le crime organisé attaque les classes moyennes Rio de Janiero (Reuter) \u2014 Le crime organisé à Rio s\u2019en prend de plus en plus aux classes moyennes, créant un sentiment d\u2019insécurité dans les quartiers résidentiels.Les responsables de la ville se targuent d\u2019avoir réduit la criminalité \u2014 il n\u2019y a «plus que» 20 personnes abattues chaque jour, soit moins qu\u2019à Washington \u2014.mais la police note que les classes moyennes ne sont plus, comme par le passé, épargnées par les tueurs.«Le crime est, de nos jours, plus affaire de qualité que de quantité», souligne un porte-parole de la police militaire, qui a constaté une augmentation des attaques dans les quartiers sud de Rio.«Les classes aisées, qui n'étaient jamais touchées, commencent à letre», ajoute-t-il.Et commencent à paniquer.On a ainsi Le sud de la ville se retranche derrière ses grillages et se met aux arts martiaux pu assister dernièrement à une étrange scène dans un tunnel de la ville obstrué par un embouteillage.Persuadés qu\u2019ils avaient à faire à un guet-apens particulièrement bien organisé, une demi-douzaine d\u2019automobilistes ont préféré continuer à pied.Ou encore affronter la circulation en sens inverse en rebroussant chemin sur la voie expresse.«Rio n\u2019est pas New York ou Washington.Là-bas au moins vous savez où vous ne devez pas vous aventurer pour éviter tout problème.Ici, il n\u2019y a pas de ligne de démarcation», explique Emilio Enrique Della-soppa.politologue.Résultat: le sud de Rio se retranche derrière ses grillages, se met aux arts martiaux.et s\u2019arme jusqu\u2019aux dents.Selon un armurier, environ 60% des classes aisées et moyennes de la ville possèdent une amie à feu.La police militaire a lancé une opération baptisée «Contrôler la panique», et a déployé 800 hommes supplémentaires dans les mes.Une peur profondément ancrée «La peur de la violence est profondément ancrée.Elle a changé les modes de vie», constate Gilberto Velho.L\u2019anthropologue raconte qu\u2019il y a trois ans, un de ses amis a été tué au volant de sa voiture par un voleur, devant l\u2019opéra de Rio.Depuis, ses amis ne vont au spectacle qu\u2019en convoi.Et encore se munissent-ils d\u2019armes.Un psychiatre.Erikson Furtado, explique qu\u2019il a obervé une augmentation des cas de traumatismes liés à la violence.Paranoia, insomnie, anxiété chronique frappent de plus en plus les écoliers issus des classes moyennes.Parallèlement, les enfants élevés dans les bidonvilles de Rio, où les crimes restent plus fréquents que dans les quartiers sud, semblent avoir assimilé la violence qui les entoure.Seuls bénéficiaires de la vague de panique: outre les armuriers, tous ceux qui proposent leurs services de protection.Marco Pedra, detective de la police de Rio.arrondit ses fins de mois en dirigeant une société de vigiles.Il emploie 35 policiers en dehors des heures de bureau pour protéger hommes d\u2019affaires et entreprises.Les constructeurs d'automobiles ont aussi vu les juteux bénéfices potentiels.SR Véhiculas Especiais a lancé en mars la première voiture brésilienne à carrosserie pare-balles.Elle coûte la bagatelle de 60 000 dollars «C\u2019est un marché très prometteur pour nous», reconnaît Humberto Neiva, le directeur du marketing de la société. I, H I) K V OIK.I.K M K II (I K K I) I 2 7\t.1 II I I.I, K T I !» Il I EDITORIAL \\ A quand la Syrie?François Brousseau Après les Palestiniens, les Jordaniens.Et la Syrie?La question qui se pose immédiatement au lendemain de la poignée de main entre Yitzhak Rabin et le «petit roi» de Jordanie, l\u2019éternel Hussein ibn Talal, concerne nécessairement le géant voisin qui siège à Damas.Que fera le président syrien Hafez Al-Assad devant la multiplication des initiatives diplomatiques réussies de l\u2019État juif?Tout porte à croire qu\u2019il ne pourra plus longtemps rester à l\u2019écart du processus en cours.es attentats à répétition du Hamas et du Hezbollah, les exactions des extrémistes juifs, dont le massacre de Hébron fut le triste sommet, les ruptures momentanées de négociations, la laborieuse mise en oeuvre de l\u2019autonomie palestinienne: rien de tout cela ne semble en mesure d\u2019arrêter le processus de paix au Moyen-Orient.Un processus lent, incertain, hésitant., mais irréversible.Sur le parterre de la Maison-Blanche, la poignée de main Hussein-Rabin paraissait déjà beaucoup .plus banale, moins excitante que celle du 13 septembre 1993, au même endroit, entre on sait qui et qui.Le fait est qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un passage symbolique déjà inscrit dans les faits depuis longtemps.Ce n\u2019est pas d\u2019hier, en effet, que ce petit pays coincé entre l\u2019État juif et les puissances arabes fait du slalom diplomatique entre les uns et les autres.Ce n\u2019est pas d\u2019hier que la Jordanie parlait officieusement aux dirigeants israéliens derrière des portes closes.La même Jordanie qui a penché du côté de Saddam Hussein durant la guerre du Golfe de 1991, avait en effet rendu au fil des ans certains services à Israël.A la fin des années 40, le roi Abdullah, grand-père du souverain actuel, avait même déjà pensé à faire la paix avec les juifs.Bien avant l\u2019Égyptien Anouar El-Sadate en 1977, il était prêt au dialogue et au partage avec l\u2019État juif.Il paya de sa vie cette incroyable audace.Et puis il y a 24 ans, alors que le roi Hussein aujourd\u2019hui admiré était déjà au pouvoir, ce fut l\u2019impitoyable massacre de septembre 1970, à l\u2019encontre de plus de 20 000 Palestiniens présents dans son pays, perpétré avec le soutien tacite de Jérusalem.Jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, la «question palestinienne» à l\u2019intérieur même du royaume hachémite reste une question potentiellement explosive, puisque 60 % \u2014 certains disent jusqu\u2019à 80 % \u2014 de la population jordanienne est palestinienne.Personnage tour à tour ambigu, brutal, opportuniste et courageux, d\u2019une stature incertaine, mais qui rebondit toujours, le «petit roi» monte Prochaine étape: une poignée de mains Assad-Rabin! aujourd\u2019hui avec habileté dans le train déjà en marche de la paix.Au lendemain de cette étape symbolique, deux questions principales se posent.L\u2019accord parle d\u2019accorder «une grande priorité au rôle historique de la Jordanie» dans la gestion des lieux saints de Jérusalem-Est.Cette ouverture israélienne représente la première mention par Jérusalem d\u2019une autre souveraineté, fut-elle simplement spirituelle, sur la triple ville sainte.Est-ce là une façon d\u2019enfoncer subtilement un coin contre les Palestiniens, avec qui des négociations sur Jérusalem sont pourtant prévues dans une étape ultérieure?Toujours est-il que les amis de Yasser Arafat ne s\u2019y sont pas trompés, applaudissant d\u2019abord la belle entente Hussein-Rabin, avant de découvrir, furieux, la teneur exacte du texte signé et d\u2019y trouver ce passage.«Jérusalem, c\u2019est notre affaire», répondaient hier à la Jordanie les officiels de l\u2019OLP installés à Gaza.Il est vrai cependant qu\u2019en sa qualité de descendant du Prophète, le roi Hussein peut bien se prévaloir d\u2019un petit mot à dire sur les lieux saints de l\u2019islam.L\u2019autre question, aussi importante que celle de Jérusalem, concerne le gros et peu commode voisin qu\u2019est la Syrie.La Syrie du président Hafez El-Assad \u2014 un dictateur autant sinon plus féroce que Saddam Hussein \u2014 reste en effet le «noyau dur» de la résistance à une paix globale au Moyen-Orient.Hier, la réaction officielle de Damas a été de dénoncer, une fois de plus, les «ententes séparées» qu\u2019Israël passe successivement avec ses voisins, en ressortant la chanson habituelle sur le nécessaire «règlement global», réputé seul garant des droits des Arabes.Mais parallèlement à cette antienne prévisible et rebattue, on notait hier que Bill Clinton a parlé au téléphone à Hafez El-Assad pour le convaincre de «saisir cette occasion», tandis que la télévision syrienne, étroitement contrôlée par l\u2019État, retransmettait pour la première fois le discours d\u2019un premier ministre israélien.Signes que là aussi, des déblocages sont sans doute à prévoir.Avec \u2014 qui sait?\u2014 l\u2019incroyable devenu banal: une poignée de mains Rabin-Assad.et encore un dictateur réhabilité par la communauté internationale.Berlusconi aggrave son cas François n==j] a «magie Berlusconi» se serait-elle déjà L évanouie?Une semaine à peine après avoir dû retirer, d\u2019une façon humiliante, un décret qui aurait rendue illégale l\u2019incarcé-ration préventive dans les cas de corruption, voici à nouveau le premier ministre italien sur la sellette.Déjà soupçonné d\u2019avoir voulu «protéger les copains» dans l\u2019affaire précédente, le voici qui nage cette fois en pleine confusion entre ses intérêts financiers et sa position politique.Qu\u2019on en juge: alors même que des dirigeants de sa société Fininvest \u2014 dont son propre frère Paolo \u2014 sont accusés d\u2019avoir soudoyé des fonctionnaires du fisc, il se réunit dans sa luxueuse villa d\u2019Arcore avec quelques proches.dont le président actuel de la Fininvest, Fedele Confalonieri! Circonstance aggravante: pour lever les lourds soupçons de conflit d\u2019intérêts qui pesaient sur lui, le chef du gouvernement italien avait promis qu\u2019il ne s\u2019occuperait plus, mais plus du tout, de la gestion de son gigantesque groupe financier.«Même pas pour faire un appel téléphonique!» Or, on apprend qu\u2019au beau milieu d\u2019une crise qui met directement en cause l\u2019honnêteté de ses ges- Brousseau tionnaires, il convoque, selon toute apparence, un «conseil de crise» chez lui pour se tirer de ce mauvais pas.À tort ou à raison, l\u2019Italie \u2014 en particulier les médias écrits, qu\u2019il ne contrôle pas pour la majeure partie et qui sont déchaînés \u2014 en est scandalisée.Blessé, atteint dans sa crédibilité, accusé de magouille, il dénonce «les juges et les journalistes» en pleine «vendetta sociale».En livrant sa première offensive législative sur un terrain aussi glissant que l\u2019incarcération préventive, Berlusconi avait renforcé la méfiance de ceux qui ne croyaient pas à son prétendu «renouveau», voyant plutôt en lui un ami déguisé de l\u2019ancien régime.Avec ce deuxième couac en moins d\u2019une semaine, Silvio Berlusconi aggrave son cas, sur le terrain où il avait été le plus attaqué: celui de la proximité incestueuse entre pouvoir financier et pouvoir politique.Les électeurs ont beau l\u2019avoir plébiscité en mars, puis en juin aux élections européennes, Berlusconi apparaît désormais très affaibli.A moins que «le peuple» ne continue à l\u2019appuyer, malgré tout, dans sa vendetta anti-juges et anti-intellectuels.On pourrait alors assister, en pleine Europe, à une inquiétante fuite en avant démagogique et autoritaire.Correction : Je tiens à apporter une correction à ! l\u2019article de Michel Venne intitulé ; «Votre santé à la trace» paru dans Le Devoir du 13 juillet 1994.Cet article a imputé à l\u2019Institut canadien d\u2019information de santé (ICIS) la réalisation de l\u2019enquête nationale sur la santé de la population.En fait, c\u2019est Statistique Canada qui réalise cette enquête à partir de ses propres fonds.Janet Hagey Directrice, Division des statistiques sur la santé, Statistique Canada Ottawa, 18 juillet 1994 Haro sur Bourgault : Récemment de passage à Montréal.;\u2022 J\u2019y ai été surpris et émerveillé par la présence massive, mais combien harmonieuse, des cyclistes et des patineurs à quatre roues alignées.Quel beau spectacle! Partoutt, des sportifs sur roues alignées passent de la chaussée au trottoir avec élégance, précision et habileté.Aucun accrochage avec les pié-:: tons aux yeux admiratifs, aucun em-: barras, seulement des manœuvres gracieuses et des sourires complices.LETTRES -+- Rue McGill-College, le transit des messagers à deux roues est fascinant.Quelle belle impression d\u2019efficacité et de compétence: vélo haut de gamme, casque profilé, sac-à-dos léger, communicateur portatif ou cellulaire à la main, ils filent plus vite que Pégase! Les «montagniers» du mont Royal n\u2019ont pas à les envier; ils dévalent la montagne, bifurquent dans les sentiers, franchissent les «interdits-de-passer-site-en-naturalisation», font sursauter les paisibles coureurs à pieds en les évitant in extremis.Quelle ville vivante, dynamique, jeune! Papi Bourgault peut toujours râler avec les congénères de son époque, se complaisant abusivement dans sa prétention d\u2019élitisme intellectuel.D\u2019ailleurs, de mardi en mardi, il semble que ce soit devenu son style, sa marque, son esprit.le «râlage»! Camille Genest Québec, 14 juillet 1994 Attitude paternaliste Faut-il trouver touchante ou paternaliste l\u2019attitude de certains hommes, prêtres, théologiens ou journalistes, qui s\u2019entêtent à réclamer pour nous, pauvres femmes «méprisées», le droit à l\u2019ordination que nous refuse obstinément le pape?Il me semble que si on cessait d\u2019envisager le rôle du prêtre en termes de pouvoir et de privilèges pour y voir plutôt un rôle de représentation du Christ, tout deviendrait simple et logique.Car c\u2019est bien un rôle de remplacement que joue le prêtre lorsqu\u2019il dit à la Consécration: «Prenez et mangez, ceci est mon Corps», ou encore au sacrement de Pénitence: «Je te pardonne tes péchés, va en paix».Ce sont les seuls moments de la fonction sacerdotale où le prêtre tient vraiment le rôle visible du Christ; pour tout le reste, enseignement, administration, conseilling, les laïcs hommes ou femmes peuvent très bien faire.Quant on porte à l\u2019écran la vie d\u2019un personnage célèbre, Gandhi, Napoléon ou Bouddha, on choisit pour interpréter ce rôle une personne du même sexe, et personne ne s\u2019en offiisque.Comme Dieu est venu sur terre dans la personne de Jésus, un vrai homme, n\u2019est-il pas logique que ceux qui ont la charge de le représenter soient aussi des hommes?Simone Bordeleau La Sarre, 1er juillet 1994 paroisse dans la recherche du soulagement».Beau programme stoïcien! Que l\u2019espérance de vie ait doublé depuis l\u2019avènement de l\u2019hygiène et de la science médicale contemporaines ne semble pas un facteur digne de considération.Un autre article sur le système des mutuelles paroissiales de travail marie également bien les deux tendances.L\u2019auteur Gérard Bematchez ne voit qu\u2019avilissement et exploitation dans l\u2019économie moderne où Je pauvre travailleur est «esclave d\u2019un chèque».Il propose le retour à.un modèle primitif d\u2019autosuffisance familiale comme «avant l\u2019ère industrielle polluante», une sorte d\u2019utopie autogestionnaire où l\u2019argent serait remplacé par le troc et des unités d\u2019heure de travail.Le commerce, activité pratiquée depuis des millénaires et l\u2019un des fondements de notre civilisation, n\u2019est pour l\u2019auteur qu\u2019une autre forme de corruption modemç.Comme lorsque l\u2019Ontario et les Etats-Unis ont l\u2019impudence de nous vendre des produits horticoles et de nous «soutirer quelque 175 millions de dollars dont nous pourrions garder une grande partie chez nous en cultivant nous-mêmes ces plantes dans chacune de nos paroisses».Vous avez raté le trip des communes dans les années 1970?Pas de problème, l\u2019Agora vous propose «une révolution dans chacune des 2016 paroisses du Québec».Si ma mémoire est bonne, c\u2019est ce type de paradis rural que les Khmers rouges ont tenté d\u2019instaurer au Cambodge.Et des millions de gens sont morts de famine avant qu\u2019une invasion vietnamienne ne vienne mettre un terme à cette folie.Ce n\u2019est malheureusement pas avec ce genre d\u2019élucubrations passéistes qu\u2019on va enrichir les débats d\u2019idées au Québec.Mais, en bon nationaliste intellectuel, je vais tout de même continuer à faire mon effort mensuel et à acheter ce journal.Question aussi de ne pas être pris par surprise lorsque les masses paroissiales se soulèveront.L\u2019Agora prêche pour sa 1 n\u2019y a pas beaucoup de tribunes pour les débats (j\u2019idées au Québec.Aux États-Unis et dans les grands pays européens, les courants idéologiques s\u2019affrontent dans les hebdos d\u2019actualités et les mensuels spécialisés, en plus des pages d\u2019opinion des quotidiens.Le marché est trop petit au Québec pour soutenir une telle diversité de publications.On devrait donc se réjouir de l\u2019existence d\u2019un journal «d\u2019idées, de débats et de combats» comme l\u2019Agora.Depuis sa sortie l\u2019automne dernier, je me fais un devoir de l\u2019acheter.Et pourtant, j\u2019ai beau y réfléchir, je n\u2019arrive pas à me souvenir d\u2019un seul article qui ait laissé une trace durable dans mon esprit.Aucune raison, par exemple, de retenir l\u2019analyse que fait le directeur Jacques Dufresne dans le numéro de juillet des types de nationalismes au Québec.Je pense bien connaître une ou deux choses sur le sujet mais à moins que mon sens de la distinction analytique ne me fasse défaut, la classification élaborée par M.Dufresne ne nous apprend strictement rien.Y a-t-il vraiment une différence sémantique essentielle entre le «nationalisme d\u2019indignation» de Guy Bou-thillier et le «nationalisme bagarreur» de Gilles Proulx?Doit-on nécessairement créer les catégories de «nationalisme économique», «nationalisme écologique» et «nationalisme scientifique» pour caser ceux qui souhaitent le progrès de leur société dans ces domaines?Pourquoi pas un «nationalisme intellectuel» pour les gens comme moi préoccupés des débats d\u2019idées?Ou un «nationalisme horticole» pour un Jean-Claude Vigor qui lutte pour l\u2019avancement des jardins québécois?Je me suis longuement questionné pour comprendre la source de l\u2019ennui qu\u2019induit la lecture de l\u2019Agora.J\u2019ai fini par déceler deux courants qui définissent bien la personnalité du journal.D\u2019abord, il y a le côté granola.A MASSE ?l\u2019heure du multimédia et du design accrocheur, l\u2019esthétique du journal de M.Dufresne fait dans la banalité calculée, sur un papier de mauvaise qualité qui s\u2019effrite et jaunit à vue d\u2019œil.Question de moyens financiers?Peut-être.Mais quoi de plus freak que l\u2019idée qui veut que c\u2019est l\u2019intérieur, le moi profond qui compte, pas l\u2019apparence délabrée?On trouve dans l\u2019Agora des articles sur la méchante médecine moderne, le retour aux communautés de base, l\u2019importance des vraies valeurs et autres sujets qui font les choux gras des magazines de tendance Nouvel Age.Simplement, c\u2019est écrit dans un style plus ronflant et soporifique.L\u2019autre orientation \u2014 les deux ont beaucoup en commun \u2014 que je détecte dans l\u2019Agora est le penchant rétrograde dans le choix des thèmes, le ton général.Par exemple, dans le dernier numéro, Yvan Illich poursuit sa croisade contre la médecine hypertechnici-sée et la surconsommation de médicaments et d\u2019interventions chirurgicales non nécessaires.Il y a effectivement là matière à critique.Mais faut-il pour autant prôner le retour à l\u2019Age de pierre?Oui, répond Illich, qui se morfond pour «quatre milliards d\u2019hommes plongés dans la misère neuve du développement» et lance un appel radical à un «renoncement à la santé».Pour lui, la médecine moderne n\u2019est rien d\u2019autre qu\u2019une mode imposée par l\u2019Occident impérialiste.Il faudrait plutôt chercher un équilibre intérieur «dans l\u2019apprentissage de l\u2019art de souffrir et de l\u2019auto-limitation A PROPOS -?- .de drogue et d\u2019alcool En 1990, 5 % des répondants ont dit prendre des tranquillisants, et la proportion était la même pour la marijuana ou le haschisch.Les écarts entre les provinces pour ce qui est de la consommation de ces drogues étaient faibles, si l\u2019on exclut le Québec et la Colombie-Britannique.Au Québec, 8 % des enquêtés ont déclaré avoir pris des tranquillisants dans l\u2019année précédant l\u2019enquête, chiffre plus élevé que dans les autres provinces, où la proportion variait entre 3 % et 5 %.En Colombie-Britannique, 8 % des enquêtés ont répondu qu\u2019ils avaient consommé de la marijuana ou du haschisch dans l\u2019année précédant l\u2019enquête; dans les autres provinces, cette proportion était de 4 % à 6 %.En 1990, environ la moitié des consommateurs prenaient de l\u2019alcool deux fois par mois ou moins, 46 % en prenaient une fois par semaine et 7 % en prenaient tous les jours.Les personnes qui consommaient de l\u2019alcool avaient pris en moyenne 4,4 verres la semaine avant l\u2019enquête.Les personnes de 20 à 44 ans étaient proportionnellement les plus nombreuses à consommer de l\u2019alcool (environ 90%), tandis qu\u2019on observait une proportion de consommateurs nettement moindre (62%) chez les personnes âgées.Il y a une étroite corrélation entre la consommatiqn d\u2019alcool, le niveau d\u2019instruction et le revenu.Il y avait relativement moins de consommateurs chez les personnes qui n\u2019avaient pas dépassé le niveau des études primaires que chez les personnes ayant fait des études universitaires (71 % comparativement à 88 %).De même, la proportion de consommateurs passait de 62 %, dans la tranche de revenu inférieure, à 92 %, dans la tranche supérieure.Tendances sociales canadiennes, Statistique Canada, été 1994.LE DEVOIR FONDÉ P A a HENRI B0DRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DE SCOT F.AUX Direclenr délégué à l'administration FRANÇOIS TIIOUIN Directeur de l'information BEN01T AUBIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, ROCH CÔTÉ Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇON.Christine HOIIDE 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.Té 1.: (5 1 4) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS I I) E E S La pratique médicale et le système de santé québécois 1 - Le rôle des médecins dans la réorientation du système de soins Le nouveau système intérimaire d\u2019enregistrement foncier Attention: danger! JOCELYN BÉRUBÉ ANDRÉ DONTIGNY JACQUES GIRARD ROBERT MAGUIRE Les trois premiers sont médecins-conseils à l\u2019unité de santé publique du Centre hospitalier régional de Rimouski et M.Maguire est directeur régional de santé publique, Bas St-Laurent a parution de l\u2019étude de McGill sur la prise de médicaments chez les personnes âgées et la question des fraudes présumées des psychiatres de l\u2019Hôpital de Verdun ont mis encore une fois les médecins sur la sellette.Alors qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un groupe de professionnels privilégiés bénéficiant d\u2019une excellente cote dans l\u2019opinion publique (encore pour longtemps?), ces der-; niers événements entachent la réputation ; des médecins et questionnent leur capaci-j té à assumer avec plus de rigueur et i d\u2019éthique leur statut de libre entrepre-\\ neur.Comme Pierre Graveline le soulignait {Le Devoir, 7 juin 1994), aucun médecin ne semble vouloir aller sur la place publique défendre une position autre que celle soutenue par les organismes de représentation officiels, les fédérations médicales et les associations professionnelles.Rejetant l\u2019hypothèse d\u2019une vision homogène traduisant l\u2019endoctrinement complet d\u2019un groupe de professionnels, nous croyons plutôt que les médecins de façon générale n\u2019ont pas l\u2019habitude de montrer leur dissidence sur la place publique.Même les médecins de santé publique, dont la formation devrait les rendre aptes à poser un regard critique sur les systèmes de santé, semblent peu enclins à ce genre d\u2019exercices.Bien sûr, il faut parler de la profession médicale et du fait que ce groupe fait par-tiê,'eu égard aux changements à apporter dans le système de soins, autant du problème que de la solution.Mais il faut aussi parler de la réduction de la croissance des dépenses annoncées par Mme Ro-billard, du document Défi qualité-performance issu d\u2019un ministère n\u2019osant pas identifier clairement les véritables enjeux et qui réduit les modifications du système de santé à un exercice comptable.Et parler du sentiment d\u2019impuissance et de la démobilisation que ces restrictions budgétaires suscitent dans le réseau de santé.Mais quelles sont les solutions qui permettront réellement de réorienter le système de soins?La plupart des pays industrialisés s\u2019entendent sur un ensemble de \\.r! 'M* '\\jt.PHOTO ARCHIVES Des tâches réalisées par des médecins spécialistes ne pourraient-elles pas être accomplies par des médecins de famille?mesures souvent très bien documentées, il nous apparaît utile de les rappeler.Contexte oblige, commençons par la profession médicale.Un nombre suffisant de médecins La croissance du nombre de médecins au Québec dépasse de loin la croissance démographique.Alors qu\u2019il est clair que l\u2019augmentation des effectifs médicaux est un déterminant majeur de la croissance des coûts du secteur de la santé, il n\u2019est pas du tout évident que cette croissance se solde par la réduction des problèmes de santé et de la morbidité associée.Cette situation peut s\u2019expliquer de plusieurs façons.Par exemple, mises à part certaines conditions médicales spécifiques pour lesquelles les indications et le lieu de traitement sont clairement identifiées, il existe beaucoup d\u2019incertitudes face aux procédures diagnostiques et thérapeutiques appropriées ou concernant le lieu (hôpital ou clinique externe) où ces procédures doivent être réalisées.De plus, l\u2019activité médicale est principalement axée sur le traitement, ce qui n\u2019a pratiquement aucun impact sur l\u2019apparition des problèmes, déterminés en grande partie par des facteurs environnementaux, comportementaux et génétiques.Les médecins, ayant opté en majorité pour un mode de rémunération qui les incite à multiplier les actes, sont à la base des décisions concernant le suivi médical, l\u2019hospitalisation de même que l\u2019utilisation et l\u2019introduction de nouvelles technologies dont l\u2019efficacité est insuffisamment évaluée.La croissance des effectifs entraîne donc forcément une hausse dans la croissance des coûts de santé.Une première solution consiste à réduire la croissance des effectifs médicaux et à assurer une répartition géographique équitable des effectifs actuels, notamment par la régionalisation des budgets de la RAMQ.Cela peut être fait sans affecter négativement l\u2019état de santé général de la population ou celui des malades.Bien au contraire, une meilleure répartition pourra assurer un meilleur accès aux services médicaux et aux traitements.Il faut également rendre plus attrayantes les autres formes de rémunération qui peuvent valoriser les changements souhaités de la pratique médicale.Evidemment, de telles décisions politiques se heurteront de nouveau à la résistance énergique des regroupements de médecins, plus sensibles à soutenir les membres concentrés en majorité dans les grands milieux urbains.Il est donc beaucoup moins dangereux politiquement de parler en termes vagues de mobilisation, d\u2019idéaux et de défis que de prendre des décisions dans l\u2019adversité.La meilleure façon d\u2019offrir les services médicaux Les décisions prises par les médecins engendrent donc une part importante des coûts de santé.En établissement, même si par législation le conseil des médecins, dentistes et pharmaciens est tenu de former un comité d\u2019évaluation de la qualité de l\u2019acte, l\u2019évaluation de la pertinence d\u2019un ensemble d\u2019actes diagnostiques et thérapeutiques ne fait qu\u2019émerger.Toutefois on ne doit pas rejeter sur les médecins toute la responsabilité de cette carence dans le processus d\u2019évaluation.L\u2019évaluation de la qualité de l\u2019acte nécessite l\u2019utilisation d\u2019outils complexes tels les systèmes d\u2019information clinique, outils qui doivent être mis à la disposition des médecins si l\u2019on veut que ceux-ci puissent réellement remplir leur mandat.Les résultats de ces évaluations pourraient entre autres permettre de cerner clairement les variations importantes dans les taux d\u2019hospitalisation et, dans la mesure du possible, réduire leur nombre et leur durée, entraînant ainsi des économies substantielles sans nuire à la santé des gens.De plus, la connaissance des variations entre les profils de pratique stimulerait la diffusion de guides de pratique fondés sur la meilleure évidence scientifique et le développement d\u2019instruments facilitant la prise de décision clinique.Il s\u2019agit là d\u2019outils précieux qui peuvent améliorer la pratique médicale: leur développement et leur diffusion devraient constituer une priorité.S\u2019ouvrir aux apports d\u2019autres professionnels de la santé Dans notre système de santé, peut-on affirmer que toutes les tâches réalisées le sont par le bon professionnel?Des tâches réalisées par des médecins spécialistes ne pourraient-elles pas être accomplies par des médecins de famille, certaines tâches réalisées par ces derniers accomplies par des infirmières, etc.?Récemment, la ministre ontarienne de la Santé, Mme Ruth Grier, annonçait son intention de former des infirmières-cliniciennes, invoquant la pénurie d\u2019effectifs médicaux en régions éloignées.Enfin, à l\u2019extérieur du Canada, les modes d\u2019organisation périnatale permettent la coexistence et le travail complémentaire des médecins et des sages-femmes, et il ne viendrait pas à l\u2019idée des uns ni des autres de remettre en question la légitimité de leurs pratiques respectives.Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019infirmières-cliniciennes, de sages-femmes, de médecins spécialistes ou d\u2019omnipraticiens, le questionnement entourant l\u2019apport des divers professionnels de santé est légitime et devrait être abordé de façon rationnelle.Demain, chercher plus loin que la simple pratique médicale Vous dites productivité, mais laquelle?Secteur manufacturier canadien 1983 = 100.0 Productivité de la main-d\u2019oeuvre Productivité multifactorielle gg I-1-1-1 .\t¦.- »\tI-1\u2014 1983\t1984\t1985\t1986\t1987\t1988\t1989\t1990 Source: Division des entrées-sorties, Statistique Canada ERIK POOLE RONALD RIOUX Les auteurs travaillent comme ¦économistes à la Division des entrêes-sor-¦ ties, Statistique Canada.Les opinions exprimées dans le présent article n\u2019engagent qu\u2019eux-mêmes.q cours des derniers mois, les Etats-Unis ont haussé leurs taux d\u2019intérêt à la suite de l\u2019annonce de la forte croissance économique enregistrée au dernier trimestre de 1993.La décision de la Banque centrale américaine avait pour objet de juguler l\u2019inflation.Même si les spécialistes n\u2019entrevoient absolument pas le risque que des pressions inflationnistes se manifestent dans un proche avenir au Canada, cette décision sotdève la question de savoir s\u2019il est possible d\u2019avoir une croissance économique durable sans relancer l\u2019inflation et, en bout de ligne, sans entraver la croissance.La solution à ce dilemme consiste notamment à accroître la productivité, de façon à ce que la croissance de l\u2019offre de biens et services suive celle de la demande.¦ Ces dernières années, la croissance durable a boudé le Canada.La récession et la restructuration industrielle ont grande-fnent diminué le niveau de vie des Canadiens et des Canadiennes, dont la situation aujourd\u2019hui est en moyenne la même qu'en 1987.L\u2019amélioration future de notre niveau de vie reposera principalement à long terme sur un sérieux accroissement de la productivité de notre société.Si les économistes n\u2019ont pas toutes les réponses lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019identifier les moyens d\u2019améliorer la croissance de la productivité, ils disposent tout de même d\u2019un moyen approprié pour suivre la performance de l\u2019ensemble de l\u2019économie ou d\u2019une industrie: la productivité multifactorielle.Quand les médias et les gens d\u2019affaires parlent de productivité, ils entendent généralement la productivité de la main-d\u2019œuvre, c\u2019est-à-dire la production par personne exprimée sous la forme du produit intérieur brut (PIB) divisée par le nombre d\u2019heures travaillées.La productivité multifactorielle, également appelée productivité totale des facteurs, tient compte non seulement de la main-d\u2019œuvre, mais également de l\u2019efficacité dans l\u2019utilisation des biens d\u2019équipement, des immeubles, de leneigie, des matières premières et des composants ffe même que des services commerciaux.A l\u2019heure actuelle, c\u2019est le meilleur indicateur simple de la croissance de l\u2019efficience économique dont nous disposons.Une analyse se limitant à la seule productivité de la main-d\u2019œuvre peut s\u2019avérer trompeuse.La productivité de la main-d\u2019œuvre peut augmenter pour des raisons qui n\u2019ont rien à voir avec l\u2019efficacité inhérente des travailleurs.Par exemple, la direction d\u2019une entreprise peut investir beaucoup dans de nouvelles machines, accroître la production et améliorer la productivité de la main d\u2019œuvre.Par contre, les coûts de l\u2019entreprise peuvent augmenter plus vite que la valeur de la production et l\u2019efficacité à l\u2019échelle de l\u2019entreprise peut même diminuer.La main-d\u2019œuvre représente moins de la moitié des coûts d\u2019exploitation d\u2019une entreprise moyenne.Exclure tous les autres ingrédients du processus de production dans l\u2019évaluation de la productivité revient à évaluer un étudiant sur sa seule performance aux cours du matin en supposant qu\u2019elle a été la même à tous les autres cours.Statistique Canada tire avantage du degré de détail important des tableaux nationaux des entrées-sorties pour mesurer la productivité multifactorielle à partir des données sur la quantité et le coût de 485 entrées et sorties.Si la productivité multifactorielle (PM F) est si utile, comment se fait-il alors qu\u2019elle ne soit pas plus connue?C\u2019est probablement en raison de sa complexité technique.C\u2019est sans doute aussi parce qu\u2019elle nécessite une mesure du capital sous forme d\u2019équipement et de bâtiments qui n\u2019est pas toujours disponible et dont la mesure donne souvent lieu à des controverses.Performance; inférieure à celle des Etats-Unis De 1982 à 1990, la productivité multifactorielle du secteur manufacturier canadien a augmenté selon un taux annuel tjioyen de 1,7 % par rapport à 3,8 % aux Etats-Unis.C\u2019est plutôt décevant, compte tenu de la performance relative antérieure de ce secteur au Canada.Dans les deux pays, les taux de croissance de la productivité ont baissé jusqu\u2019à près de zéro de 1974 à 1981.quand des augmentations ré pétées du prix du pétrole ont bouleversé l\u2019économie mondiale.De 1961 à 1973, tou- tefois, la productivité du Canada avait augmenté selon un taux annuel moyen de 3,6 % tandis que la performance de l\u2019économie américaine n\u2019avait été que 2,6 % seulement.Au cours des trois dernières décennies, des économistes ont publié une série d\u2019études portant sur les déterminants de la croissance de la productivité.Ces études ne donnent pour ainsi dire pas de réponses décisives, mais certaines conclusions reviennent fréquemment Bon nombre de ces études concluent que les travaux de recherche et développement (R-D) financés par le secteur public ont un effet nul, voire négatif, sur la croissance de la productivité multifactorielle.Cela peut être attribuable au fait que les gouvernements se fondent sur des critères non économiques pour allouer les fonds ou, souvent, allouent ces fonds pour des travaux de R-D exploratoires et fondamentaux qui n\u2019auront pas d\u2019applications ou d\u2019utilisations commerciales directes avant de nombreuses années.D\u2019autres études révèlent que les industries manufacturières canadiennes réalisent quelques économies d\u2019échelle.Plus la production est importante, moins les coûts sont élevés et plus la productivité est forte.Cette analyse appuie un des arguments en faveur d\u2019une plus grande ouverture des marchés, ouverture qui, en donnant accès à des marchés plus importants, devrait permettre aux producteurs canadiens d\u2019allonger leur cycle de production et de développer des marchés internationaux pour des produits très spécialisés.Alors qu\u2019il y a eu une hausse persistante de la productivité de la main-d\u2019œuvre, la productivité multifactorielle a diminué durant une bonne partie des années 1980 et au début des années 1990.On commence à voir des signes que nous réussissons maintenant à réaliser des gains de productivité importants grâce aux nouvelles technologies d\u2019information.Dans un environnement stable caractérisé par une faible inflation et une expansion des marchés mondiaux, notre économie devrait connaître la prospérité.La productivité multifactorielle permettra de suivre cette évolution.En outre, les statistiques relatives à la productivité multifactorielle auront pour principal avantage de modifier notre façon de concevoir non seulement la manière dont nous travaillons, mais également la manière dont nous organisons nos activités quotidiennes.L\u2019amélioration de la productivité au travail et à la maison permet de consacrer plus de temps et plus de ressources aux activités culturelles ainsi qu\u2019aux activités spirituelles et aux | loisirs.LOUISE BÉLANGER Présidente de la Chambre des notaires du Québec ¦\t\u2014 e 1er janvier 1994 entrait en vigueur, avec un Lan de retard, le nouveau Code civil du Québec.Pourquoi ce délai?Parce que le ministre de la Justice de l\u2019époque désirait que le nouveau Code soit intégralement mis en vigueur l!=J et qu\u2019il n\u2019était aucunement question de mitiger le prestige entourant cet événement historique en reportant la mise en vigueur d\u2019un ou de plusieurs livres de ce Code.Ainsi, le nouveau Code civil prévoit une réforme complète du système d\u2019inscription des droits fonciers.Iœ gouvernement doit en effet procéder à la ré-immatriculation de tout le territoire québécois (rénovation cadastrale) et à l\u2019informatisation complète de tous les bureaux d\u2019enregistrement désormais appelés «bureaux de la publicité foncière».On prévoit terminer ce vaste programme en l\u2019an 2006.Au lieu de reporter la mise en vigueur de cette partie du nouveau Code traitant de la publicité des droits et d\u2019attendre que la rénovation cadastrale et l\u2019informatisation des bureaux de la publicité foncière soient complétées, le gouvernement a décidé d\u2019instaurer un système transitoire.C\u2019est précisément ce système transitoire que les 3500 notaires du Québec dénoncent avec vigueur depuis janvier 1994.Après six mois d\u2019opération, nous sommes en mesure d\u2019affirmer que le système transitoire ne fonctionne pas, est inutile, coûteux et met en péril les droits et en conséquence, la protection du public.Pour le lecteur peu initié au jargon juridique, précisons que la publicité des droits vise à faire connaître aux tiers intéressés la situation juridique d\u2019un immeuble.Par exemple, personne ne pourra contester votre droit de propriété sur ce joli «bungalow» que vous avez récemment acheté parce qu\u2019il a été dûment enregistré (publié) par le notaire au registre du bureau de la publicité foncière.Or, le système mis en place par le gouvernement depuis janvier 1994 repose sur un règlement difficile d\u2019interprétation qui ouvre sur la voie de l\u2019incertitude juridique alors que l\u2019objectif même de la réforme de la publicité des droits est d\u2019assurer la sécurité juridique du registre foncier.Ce système est un véritable carcan administratif qui n\u2019a rien à voir avec les objectifs juridiques sur lesquels doit reposer un système d\u2019inscription des droits immobiliers.On impose aux notaires des règles et un formalisme outrancier qui n\u2019ont aucun lien avec les exigences du droit.D\u2019un bureau à l\u2019autre, d\u2019un fonctionnaire à l\u2019autre, les modalités d\u2019inscription varient.Qui plus est, on a confié à des fonctionnaires non-juristes le pouvoir d\u2019inteipréter le droit et de décider, ultimement, quels droits seront enregistrés faisant fi de l\u2019expertise particulière des notaires à ce chapitre et sans égard à leur responsabilité professionnelle.Au cours des dernières semaines, par la voie des médias, la Chambre des notaires du Québec a dénoncé ce nouveau système en donnant des exemples précis de cette réglementation artificielle et de ses conséquences juridiques et économiques.Au nom de tous les contribuables, nous demandons au ministre de la Justice de rendre publics les coûts engagés jusqu\u2019à maintenant dans ce système transitoire.De plus, les frais d\u2019enregistrement ayant passé de 20 $ à 71 $ en moins de quatre ans, nous demandons au ministre de faire connaître à la population l\u2019affectation de ces revenus additionnels.Ces sommes ont-elles été utilisées, conformément à l\u2019engagement du ministre, à l'informatisation des bureaux d\u2019enregistrement et à la rénovation cadastrale?Dans le meilleur intérêt de la population, la Chambre des notaires interpelle donc le ministre de la Justice et lui demande de suspendre l\u2019application des nouvelles dispositions sur la publicité des droits qui ont mené à la mise en place de ce système transitoire qui ne fonctionne pas, qui fragilise le droit et dont les conséquences compromettent déjà l\u2019objectif fort louable de la réforme visant à instaurer la sécurité juridique du registre foncier québécois.L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon.Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Guy Taillefer (adjoint au directeur de Vinformation); Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales)', Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan.Pierre Cayouette (livres).Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay: à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable).Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: Jocelyn Cou-Ion (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste) : à l\u2019information sportive: Yves d\u2019Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Christiane Legault, Monique Verreault (publicitaires); Micheline Turgeon, Olivier Zuida (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross, Linda Theriault (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire) , Manon Blanchette.Monique L\u2019Heureux, lise Lachapelle, Rachelie Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements).LA PROMOTION ET LES RELVTIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon (directrice de la production).Sylvain Darcy (directeur de l\u2019informatique).Johanne Brunet.Danielle Cantara, Richard DesCormiers, Caroline Des Rosiers.Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Michael Schneider.Christiane Vaillant.Les annonces classées et avis publics: Yves Wiliams (superviseur).Jean de Billy.Marlène Côté.Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau.Micheline Ruelland.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couturetfrrrârtfor/).Roger Boisvert (vice-président et directeur générât). I, E I) E VO I ».I.K M E » (' » E I) I 2 7\t.1 U I I.I.E T I » it I A 8 -* LE DEVOIR ?-\u2014- rvi\u2019IJAlITES BERLUSCONI La presse italienne s\u2019est déchaînée Collège de Saint-Jean Un complément de l\u2019échiquier universitaire, plaide son responsable Trois-Rivières (PC) \u2014 Le Collège militaire de Saint-Jean deviendra un complément de l\u2019échiquier universitaire québécois, affirme le responsable de sa transformation.M.Jacques Parent, ex-recteur de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, s\u2019est vu confier, par le ministre de l\u2019Education du Québec, le mandat de prépafer les devis pédagogique, organisationnel et budgétaire du nouveau centre universitaire que deviendra le Collège militaire de Saint-Jean.Déjà bien connu dans le milieu universitaire pour son implication dans ce qu\u2019il appelle «des dossiers de développement», dont l\u2019un des plus connus est l\u2019arrivée de l\u2019enseignement de la chiropratique à l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, M.Jacques Parent a accepté le mandat qu\u2019on lui a confié précisément parce qu\u2019il avait une dimension «développement».«Il fallait trouver des créneaux nouveaux, distinctifs.Il y a une portion innovatrice dans ce mandat qui répond à un besoin réel et contemporain.C\u2019est ce qui m\u2019a amené à dire oui», a confié l\u2019ex-recteur, qui a dû toutefois sacrifier ses vacances d\u2019été.C\u2019est que l\u2019échéancier est serré.Dès octobre prochain, le comité formé de cinq personnes, dont les noms ne sont pas encore connus, déposera une proposition.Le collège doit en principe rouvrir ses portes pour la rentrée de septembre 95, ce qui implique que les futurs étudiants puissent prendre connaissance avant mars 1995 du contenu des nouveaux cours qui y seront dispensés.La vocation précise du collège ne sera connue qu\u2019après les élections provinciales qui pourraient amener un changement de gouvernement.Sujet délicat sur lequel M.Parent ne désire pas s\u2019étendre.«Npus remettrons notre rapport au nouveau ministre de l\u2019Éducation, se borne-t-il à commenter.Les politiciens trancheront.» Or, au lendemain de l\u2019annonce de la transformation du Collège militaire de Saint-Jean en centre d\u2019études postsecondaires, le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, a dit déplorer cette situation mise de l\u2019avant pour relancer le collège parce qu\u2019elle réduit sa population étudiante de 600 à 100 élèves et son budget de 30 millions!?à 9 millions$.On sait déjà que le futur centre universitaire offrira des cours de langue à des élèves officiers qui y compléteront une première année de formation bilingue me-, nant ensuiste au collège de Kingston, en Ontario.On y développera aussi, en cinq ans et en collaboration avec d\u2019autres universités, des programmes de premier et deuxième cycle dans les domaines de l\u2019administration, des échanges internationaux, des études stratégiques, diplomatiques et panaméricaines.Les étudiants seront principalement des militaires et des employés du gouvernement.Toutefois, s\u2019il n\u2019en tient qu\u2019à lui, l\u2019ex-recteur aimerait bien y greffer une formation de «gestion économique» prise dans son sens le plus large.M.Parent, qui est un familier des missions économiques, estime que dans un contexte de mondialisation des marchés et de libre-échange, il faut maintenant ajouter à une formation économique et financière qui se veut d\u2019envergure internationale, une dimension socioculturelle et des connaissances géo-politiques, sans lesquelles une tentative de percer et de comprendre un marché étranger est souvent vouée à l\u2019échec.«La science de la gestion d\u2019aujourd\u2019hui ne peut plus être isolée de la sociologie et de la culture», insiste-il.Ën ce sens, l\u2019ex-recteur verrait très bien le Collège Saint-Jean ouvrir ses portes au grand public.La cohabitation de populations civile et militaire ne devrait pas poser de problèmes, croit-il, et ce, même si les militaires sont soumis à un mode de vie qui leur est propre.SUITE DE LA PAGE 1 comme le soutiennent les participants à la réunion?Ou bien l\u2019illustration même de l\u2019ambiguïté de la position de Sjlvio Berlusconi, homme d\u2019affaires et homme d\u2019État en flagrant délit de «conflit d\u2019iptérêts», comme tonne l\u2019opposition?A peine sorti, battu, de son épreuve de force avec les juges sur le décret pour la limitation de la détention préventive, le président du Conseil a en tout cas dû «encaisser», lundi, outre la polémique sur ce «sommet d\u2019Arcore», l\u2019arrestation de Salvatore Sciascia, responsable des services fiscaux du groupe.Ce dernier a reconnu avoir versé des dessous-de-table aux hommes de la brigade des finances lors des contrôles fiscaux.Du coup, la rencontre de dimanche ressemble à s\u2019y méprendre à une réunion d\u2019état-major pour mettre au point la stratégie défensive à adopter face au juge.Or Silvio Berlusconi n\u2019avait-il pas crié haut et fort, depuis qu\u2019il est président du Conseil, qu\u2019il ne s\u2019occuperait plus de Fininvest?Après plus de trois heures d\u2019audition par le juge Di Pietro, Salvatore Sciascia, dirigeant de Fininvest depuis 1982, a en effet déclaré a la presse: «C\u2019est moi qui ai pris la décision de payer.» Son avocat Guido Viola a ensuite expliqué qu\u2019il avait en outre révélé au juge avoir payé 130 millions de lires (80 000 dollars) en 1992, lors d\u2019une vérification fiscale concernant la maison d\u2019édition Mon-dadori (groupe Fininvest).M.Sciascia a reconnu également avoir payé deux fois 100 millions en 1989 à l\u2019occasion de contrôles fiscaux de deux autres sociétés du grou- pe Videoüme et Mediolanum (assurances).En revanche, il a nié une des accusations du juge concernant la chaîne de télévision à péage Tele-piu, dont M.Berlusconi est officiellement actionnaire pour 10% du capital, selon lesquelles un agent de la brigade financière aurait reçu, à ses dires, 25 millions de lires de M.Sciascia.Salvatore Sciascia a déclaré à plusieurs journaux italiens que Paolo Berlusconi, frère du président du Conseil, lui avait remis de l\u2019argent pour acheter les faveurs de la police financière, rapporte l\u2019AFP.Ce week-end, des mandats d\u2019amener ont été lancés contre 23 hommes d\u2019affaires et policiers \u2014 dont Salvatore Sciascia \u2014 soupçonnés d\u2019avoir tenté de corrompre la police financière lors de contrôles fiscaux.Il s\u2019est présenté lundi aux juges de Milan.Dans une interview publiée hier par La Repub-blica, M.Sciascia déclare que Paolo Berlusconi lui avait donné son aval pour des versements de pots-de-vin à la police financière.«J\u2019ai donné à Di Pietro (le juge milanais chargé du dossier) le nom et la position de la personne qui m\u2019avait remis l\u2019argent», a-t-il dit selon l\u2019AFP.Le commandement général de la Garde des finances a immédiatement repoussé dans un communiqué «la prolifération d\u2019attaques indiscrimi-nées» contre la police financière italienne.«Il est de notre devoir de dénoncer l\u2019extrême danger d\u2019un dessein dont le succès priverait l\u2019État de l\u2019unique instrument véritablement efficace dans la lutte contre la corruption dans l\u2019administration publique et contre l\u2019évasion fiscale et la criminalité économique», a-t-il affirmé.La presse italienne s\u2019est déchaînée hier matin contre la réunion d\u2019Arcore.Dès la veille, l\u2019opposition de gauche et la Ligue, membre de la coalition, ont demandé des explications au chef du gouvernement.Luigi Berlinguer, membre du PDS, a accusé Silvio Berlusconi d\u2019avoir rompu la promesse qu\u2019il avait faite de ne «même pas passer un coup de fil pour savoir comment allaient ses affaires».Aujourd\u2019hui, la commission des affaires constitutionnelles du Sénat auditionnera «les trois sages» qui avaient été nommés par le président du Conseil, fin mars, afin de réfléchir à une solution permettant de régler la question des intérêts de M.Berlusconi.La commission doit également examiner un projet de loi déposé par le Parti démocratique de la gauche (PDS, ex-communiste) sur cette question.Par ailleurs, Silvio Berlusconi s\u2019est livré hier à de nouvelles attaques contre les juges de l\u2019enquête «Mains propres».«Nous devons passer de la vendetta sociale à une justice sereine», a dit Berlusconi, une semaine après avoir échoué dans sa tentative de limiter les pouvoirs judiciaires en matière d\u2019arrestation préventive.«Les magistrats devraient se contenter de faire leur travail», a-t-il poursuivi sous les applaudissements de membres du petit Centre démocrate-chrétien réunis en congrès.En appelant implicitement de sa popularité deux fois vérifiée dans les urnes, en mars et en juin, il a conclu: «S\u2019ils veulent gouverner, ils doivent avoir un mandat populaire.» (Avec AFP et Reuter) MONT SAINTE-ANNE Québec ne sait pas ce SUITE DE LA PAGE 1 électorale.«Comme le gouvernement a refusé le moratoire, nous devons analyser les différentes possibilités d\u2019en stopper la vente, a-t-U dit J\u2019ai demandé une opinion juridique sur la façon dont on pourrait faire en sorte d\u2019annuler deux ou trois autres transactions du genre, si le gouvernement insiste pour qu\u2019elles se fassent avant le jour des élections.» Du ministre Bourbeau, qu\u2019il a qualifié de notaire de profession, M.Parizeau a précisé, selon les propos recueillis par la Presse Canadienne, «qu\u2019il ne sait pas vraiment ce qu\u2019il vend dans le cas du Mont Sainte-Anne».Et aux acheteurs, il leur a dit «qu\u2019ils ne savaient pas ce qu\u2019ils achetaient».Le gouvernement québécois n\u2019entend pas donner suite à ces doléances.Faisant référence à l\u2019arrivée au pouvoir, à Ottawa, de Jean Chrétien, qui s\u2019est immédiatement attelé à la tâche d\u2019annuler le contrat des hélicoptères et d\u2019effacer l\u2019entente portant sur la privatisation de l\u2019aéroport Pearson (Toronto) signée au moment où le gouvernement conservateur déclenchait des élections, M.Bourbeau a averti que d\u2019importantes pénalités découleraient de l\u2019annulation de la vente du Mont Sainte-Anne, un dossier qu\u2019il entend compléter vers la mi-août.Et M.Bourbeau n\u2019a pas tardé à rejeter la balle dans le camp péquiste.«C\u2019est avec un actif surévalué lors du transfert à la SE-PAQ, orchestré sous la gouverne du Parti Québécois, que Québec a dû manœuvrer dans le dossier de la privatisation du Mont Sainte-Anne.» uïï vend, les acheteurs Même discours de M.Johnson, qui a parlé d\u2019une «passe» en 1985, lorsque le gouvernement Lévesque a transféré l\u2019actif du Mont Saint-Anne à la Société des établissements de plein air du Québec (SE-PAQ).«Ce transfert a été inscrit, aux livres, à 23 millions!?.Or dans les faits, l\u2019actif ne valait alors que 10 millions!?.» Selon les calculs commandés par M.Bourbeau, le Mont Sainte-Anne est passé aux mains de la SEPAQ, en juin 1985, à une valeur de transfert de 23 millions$.«Cette valeur a été calculée en actualisant les bénéfices nets annuels futurs, sur une période de 10 ans.Or, les données réelles font état, pour la période 1985-1994, de prévisions de bénéfice surestimant, en moyenne, de 3 millionsS par année les résultats dégagés.Sur la base des bénéfices effectivement réalisés, la valeur de transfert aurait dû être, selon lui, de 10 millions$, et non 23 millions!?.» Cet écart, fait-il remarquer, correspond à la perte de 13,1 millionsS sur disposition d\u2019actif découlant de la vente du Mont Sainte-Anne au consortium.«La transaction s\u2019est faite de façon à réduire la dette du Québec.C\u2019est comme ceja qu\u2019ils (les péquistes) géraient (économie.Or, le gouvernement n\u2019a rien à faire dans (exploitation d\u2019un centre de ski, a renchéri M.Johnson.La présence gouvernementale dans ces installations ne peut être qu\u2019attribuable au désir des dirigeants du Parti québécois d\u2019intervenir, de diriger, de contrôler, de légiférer, de décréter, de dire aux autres comment faire.» Le premier ministre n\u2019a pas manqué de remettre sur le table le dossier de la nationalisation de (amiante, piloté par M.Pari- ne savent pas ce qu'ils zeau alors qu\u2019il était ministre des Finances.«Jacques Parizeau n\u2019a pas, dans le passé, démontré sa compétence lorsqu\u2019est venu le temps d\u2019administrer les deniers publics.Il a injecté 500 millions$ dans (amiante.Or, les dossiers importants sont (éducation et la santé, pas (exploitation de gondoles!» Revenant plus spécifiquement au contenu de (article du Devoir, et même si le décret gouvernemental stipule pourtant clairement que la proposition des acquéreurs doit être retenue «sur la base des conditions contenues dans (offre d\u2019achat soumise», qui fait état en annexe, faut-il le répéter, de (engagement du gouvernement à céder, «sans coût additionnel», tout terrain requis pour le développement éventuel de nouvelles installations récréatives, M.Bourbeau a préféré parler de cession de (usage du terrain.«Cette clause peut être exercée en tout temps, a-t-il toutefois confirmé.Mais ils ne peuvent que les aménager, en faire un terrain de golf par exemple, et non les construire.» «Il entre dans notre intérêt qu\u2019ils développent ces terrains.Les terrains contigus demeurant la propriété du gouvernement, nous bénéficions alors de la plus-value générée», a ajouté le ministre des Finances.Cette entente s\u2019inscrit en parallèle, en sus de (offre, à 8 millionsS, formulée par le consortium et impliquant un engagement initial d\u2019achat de terrains situés au bas des pistes à 100% de leur valeur marchande sur une période de 10 ans.Une fois ce seuil atteint, les futurs propriétaires du Mont Sainte-Anne peuvent se procurer des terrains résiduels à un prix représentant 55% de la valeur marchande en vertu d\u2019une option achètent, dit Parizeau d\u2019une durée de 35 ans octroyée à cette fin.Une pratique également peu répandue, dit-on.«Les 8 millions devant être versés préalablement, avant que (option à 55% ne puisse s\u2019activer, pour des terrains non récréatifs, cela en fait des pieds carrés! N\u2019oublions pas que l\u2019on ne parle pas, ici, de terrains situés au centre-ville», a lancé M.Bourbeau.Le ministre des Finances s\u2019en remet encore une fois à la plus-value qui, entretemps, devrait éventuellement se coller à la valeur des terrains appartenant encore au gouvernement.«Les acheteurs ne sont pas des promoteurs immobiliers intéressés à se constituer une banque de terrains.Ce sont des développeurs.Or, selon le multiplicateur généralement reconnu, 8 millions $ en terrains peuvent impliquer des investissements de (ordre de 80 à 100 millions$.La plus-value des autres terrains ne peut que s\u2019en trouver accrue.» «Qu\u2019on ne me parle plus de vente de feu, à des amis du régime, a lancé le ministre Bourbeau.Nous avons retenu trois offres aux termes d\u2019un processus très ouvert, dont deux qui se ressemblaient fortement au départ.Mais (un s\u2019est dégonflé.S.K.I-Mont Saint-Sauveur avait le même type de clauses dans sa proposition initiale.Ils ont par la suite abaissé leur prix et retiré leur engagement sur les terrains lors de la phase finale» «Et si j\u2019ai bien compris, la famille Désourdy fournit autant, sinon plus à la caisse du Parti québécois qu\u2019à celle du Parti libéral.On a qu\u2019à regarder la liste des donateurs du comté de Shefford pour s\u2019en convaincre», a conclu André Bourbeau.ANTIPODES Johnson, «nouveau manager francophone»; Parizeau, le résistant SUITE DE LA PAGE 1 petit.Vite, il y prend goût, comme en témoignent ses écrits, à (âge de 17 ans, dans le journal du collège Saint-Laurent Après avoir complété son droit à (université de Montréal, Johnson va faire un doctorat à (université de Londres.Il vit la Crise d\u2019octobre et la naissance du Parti québécois à distance, ce qui n\u2019est pas sans avoir eu un effet sur lui: «Je ne peux pas partager, disait-il en 1980, les sentiments de ceux qui ont eu à endurer la présence des soldats dans les rues de Montréal».Après quatre ans en Angleterre, où le Parti travailliste au pouvoir achève de rendre la social-démocratie inepte aux yeux de Daniel fils, ce dernier ne rentre pas tout de suite à la maison.Il passe par le Business School de Harvard, où il obtient un MBA en 1973.A son retour, il entre dans le temple du capitalisme canadien de Power Corporation, dont il est secrétaire puis vice-président jusqu\u2019en 1981.Johnson est en fait le premier chef du gouvernement du Québec issu de la grande entreprise multinationale.Le premier sorti de ce que Johnson appelait lui-même, en 1983, la génération des «nouveaux managers francophones» ceux qui sont parvenus à s\u2019immiscer dans ce qui était jusqu\u2019alors le fief d\u2019hommes d\u2019affaires de langue anglaise.De son éducation et de son expérience, Johnson garde (idée que l\u2019État a pris une place démesurée au Québec et occupe des champs qui devraient être laissés au secteur privé.«Les gens se fient trop au sérum du gouvernement», déplorait-il en 1983.A cette époque, il parjait d\u2019une «société protégée et défensive» dans laquelle (État surprotecteur «devient le moteur de la médiocrité».L\u2019État trop lourd est, en outre, un frein à (économie de marché.A ses yeux, un gouvernement ne peut pas «posséder les mêmes qualités qui font que (entreprise privée est le seul agent capable de vraiment stimuler la création d\u2019em-plpis et la croissance de la richesse collective».Pour lui, (Etat doit être «un levier qui permettra à (entreprise d\u2019être plus concurrentielle».A des investisseurs étrangers réunis à Montréal en mars, il a dit: «Ma responsabilité est de m\u2019assurer que les ressources du gouvernement soient organisées de manière à soutenir ce que vous faites».Parizeau, au contraire, confère à (État un rôle moteur.Après avoir parlé aux mêmes investisseurs, en mars, il décrivait comme «futiles» ces rencontres.Aux financiers qui tentent de brandir des menaces, il rétorque sur le même ton: «Handle the money, we\u2019ll handle politics».Devant le Congrès juif canadien, qui représente sans doute à tort ou à raison dans (imagerie populaire, (establishment anglophone, il refuse de parler anglais.Face aux establishments et aux pouvoirs de (argent, Parizeau a (attitude du résistant.Il refuse de se faire dicter quoi que ce soit par eux.En somme, il se présente devant les Québécois comme celui qui peut tenir tête aux banquiers, aux financiers, aux riches investisseurs et aux Anglais, contrairement au Johnson conciliant.Parizeau est né dans une famille où l\u2019on respirait la culture, les idées et le pouvoir.Il est (héritier, tant du côté partemel que maternel, d\u2019une tradition qui passe par les livres, la fréquentation des gens qui comptent et des aires d\u2019influence.Son grand-père Biron était président de la Chambre des notaires et fréquentait Olivar Asselin et Jules Fournier.Son grand-père paternel dirigea la faculté de médecine de (université de Montréal et connut Verlaine.Son père, Gérard Parizeau, sera à son tour éduqué chez les Jésuites puis aux HEC.Tout en construisant une compagnie de courtage d\u2019assurances qui devint, avec le temps, un géant (Sodarcan, que dirige le frère de Jacques, Robert Parizeau), le père consacre une partie de son budget à (achat des œuvres de peintres et surtout aux livres.Sa mère, Germaine Biron, côtoyait Thérèse Casgrain dans le combat pour le droit de vote des femmes.Elle est co-fondatrice de (hôpital Sainte-Justine.Après le Collège Stanislas et les Hautes études commerciales Parizeau file à Paris (à (Institut d\u2019études politiques) et Londres Oui aussi) pour faire son doctorat au London School of Economies, où il aurait pu rester pour y enseigner, n\u2019eut été d\u2019un appel de François Albert-Angers, qui le ramène aux HEC en 1955, comme professeur.Il occupe ce poste pendant 20 ans, puis de nouveau de 1984 (quand il démissionne comme député et ministre des Finances) à 1989, quand il devient chef de (opposition.Entre-temps, de 1961 à 1969, il devient conseiller économique du premier ministre, de Lesage à Bertrand.Durant cette période, la Révolution tranquille, il est de l£ poignée de hauts fonctionnaires qui construit le nouvel État québécois.Parizeau a (habitude de dire que 1a Révolution tranquille, ce fut (affaire de cinq ministres dont Lévesque et Gérin-Lajoie, puis d\u2019une douzaine de fonctionnaires, dont lui, Arthur Tremblay, Claude Morin, Michel Bélanger.C\u2019est à lui que René Lévesque dèmande, un dimanche de 1961, de faire les premières estimations de ce que coûterait la nationalisation de (électricité.Puis il met sa griffe sur la Caisse de dépôt et placement, 1a Société générale de financement, le régime des rentes du Québec.C\u2019est à cette époque, également, que Québec se retire de divers programmes fédéraux, dont le régime de retraite et (aide financière aux étudiants, contre des points d\u2019impôt.Une sorte de fédéralisme asymétrique avant le mot, qui aurait sonné le début de 1a débandade du système fédéral canadien.Débandade au point où en 1969, sur son chemin de Damas, dans un train qui le conduit à Banff en Alberta où il doit prononcer une conférence sur le Canada, il conclut que ce pays ne peut plus marcher.Il devient séparatiste «quelque part entre Regina et Calgary», a-t-il déjà raconté.Le texte de sa conférence n\u2019était pas écrit.En montant dans le train à Montréal, il s\u2019y met.Il commence à (écrire dans (esprit fédéraliste.Quand il en termine 1a rédaction, il ne voit pas d\u2019autres solutions que la souveraineté du Québec.11 lui paraissait que pour refaire à Ottawa un gouvernement sérieux et efficace, il aurait fallu lui reléguer un grand nombre de compétences que les Québécois ne voudraient jamais céder.La solution devenait donc de ramener toutes les compétences à Québec et d\u2019en faire un gouvernement à part entière.Le séparatisme de Parizeau vient de là.L\u2019argument principal du chef péquiste pour la souveraineté n\u2019est ni ethnique ni nationaliste.Il es,t pratique.«Entre les deux expressions prinicipales de (État, c\u2019est-à-dire (autorité fédérale et (autorité provinciale, les rivalités ont non seulement provoqué les chevauchements et les gaspillages qu\u2019on ne finit plus de dénoncer, mais aussi, au bout du compte, une sclérose qui rend tout effort pénible, limité, sinon impossible», écrit-il, en préface du manifeste du PQ.A cet égard, Johnson reste un fédéraliste absolu.Il peut se satisfaire du statu quo, un «statu quo évolutif», dit-il.Il trouve que le Canada a bien servi les Québécois, jouissant d\u2019un des meilleurs niveaux de vie au monde.Il ne voit pas de raison de rompre (union politique, qui soutient et gère (union économique canadienne.Les chevauchements, ils vont finir par être éliminés, au fur et à mesure qu\u2019une nouvelle génération de dirigeants va prendre les rênes du pouvoir et à cause des pressions énormes sur la dette du pays et sur (économie canadienne attribuable à ce «surgouvemement».LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À I6H30 RENSEIGNEMENTS\t(514)985 3333 ADMINISTRATION\t(514)985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1-800 363-0305 SERVICE A LA CLIENTÈLE \u2022 Extérieur (sans frais) * 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS l« numéros de téléphone soifiols sool loloblos pool lo senrice do linolson pai camelot et pool les aboenemeels posliei Montréal\t(514) 985-3355 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siege social est situé au numéro 2050 de Bleury.9e étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.1! est imprimé par les Imprimerie Quehecor LaSalle.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest nie Saint J*
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