Le devoir, 27 juillet 1994, Cahier B
[" LE DEVOIR ©' Agenda culturel Page B6 Culture Page B8 Économie Page B2 Les sports Page B5 DECOUVERTES I.K I) E VOIR.I.K M K R (' K K 1)1\t2 7\t.1 U I I, I.E T I !) !» I mm A surveiller samedi le 20 août : ÉDUCATION REUSSIR L'ECOLE Parution: Samedi le 20 août Tombée publicitaire: Vendredi le 1 2 août Pour réservation publicitaire, (514) 985-3316 Télec.: (514) 985-3390\t1-800-363-0305 C'est un rendez-vous dans LE DEVOIR EN H R E F ?RÉVOLUTION DANS LE PLASTIQUE Washington (PC-Reuter) \u2014 Une nouvelle méthode de fabrication des polymères, qui ne présente aucun danger pour l\u2019environnement et qui est relativement peu coûteuse, promet de révolutionner l\u2019industrie du plastique.Une équipe de chimistes de l\u2019Université de Caroline du Nord, à Chapel Hill, a fait savoir que le nouveau procédé qui, contrairement aux méthodes actuelles, ne crée aucun des sous-produits nocifs associés aux plastiques, implique une forme pressurisée de dioxyde de carbone, ce gaz sans danger qui forme les bulles dans les boissons gazeuses et les bières.Le plastique ainsi fabriqué est «exactement semblable à ceux obtenus par les procédés traditionnels, excepté qu\u2019il est fabriqué d\u2019une façon qui ne présente aucun danger pour l\u2019environnement», a expliqué Joseph DeSimone, professeur de chimie à l\u2019Université de Caroline du Nord.«En plus, nous pouvons créer des matériaux dont vous ne pourriez rêver avec les méthodes traditionnelles, des matériaux dont l\u2019utilisation n\u2019a même pas encore été imaginée», a-t-il ajouté.Les collèges du professeur DeSimone ont également souligné l\u2019importance de cette découverte.Ces chercheurs ont démontré «qu\u2019ils peuvent fabriquer des plastiques aussi bons sinon meilleurs avec le dioxyde de carbone», a affirmé Eric Beckman, professeur-adjoint de génie chimique à l\u2019Université de Pittsburgh.L\u2019industrie de l\u2019alimentation utilise actuellement ce gaz sous forme pressurisée notamment pour décaféiner le café, purifier les épices et extraire le houblon.Le professeur DeSimone a décrit le nouveau procédé dans le dernier numéro du journal Science.Son équipe a reçu des droits sur ce procédé en mai dernier, selon M.DeSimone, et plusieurs demandes ont été acheminées vers d\u2019autres pays.«La fabrication de médicaments, d\u2019herbicides, de cosmétiques, ce sont tous des produits où ce nouveau produit pourrait être valable, selon lui.De nombreuses industries de divers secteurs ont manifesté de l\u2019intérêt.» -?- ARIANE: VOL REPORTÉ Paris (AFP) \u2014Arianespace a annoncé hier qu\u2019elle reportait à une date non encore déterminée le lancement de la 66ème fusée Ariane, prévu dans la nuit du 30 au 31 juillet.«La durée du report sera donnée dans les tous prochains jours», a indiqué un porte-parole d\u2019Aranespace.Une anomalie de pression, au niveau du 3e étage du lanceur, a été décelée, lors de vérifications opérées ces derniers jours, a précisé le porte-parole.La 66e Ariane devait mettre sur orbites géostationnaires les satellites de communication turc Turksat-1B, destiné à remplacer Turksat-1A \u2014 détruit le 24 janvier dernier tout comme le satellite européen Eutelsat-Il-F5, lors de l\u2019échec du 63e tir de la fusée européenne \u2014 et brésilien Brasüsat-Bl.-?- DEUX NAVIRES ÉCOLOGISTES SAISIS Athènes (AFP) \u2014 L\u2019organisation écologiste Greenpeace a protesté hier contre la saisie par la Norvège de deux de ses bateaux, le Sirius et le Solo, pour avoir tenter d\u2019entraver la campagne de pêche des baleiniers norvégiens, dans un communiqué diffusé par le bureau d\u2019Athènes de l\u2019organisation.Greenpeace invitent la Grèce et les autres pays d\u2019Europe à dénoncer ces «actions de la Norvège» qui a «violé le droit international et commis des actes de pirateries en confisquant ainsi ces bateaux», a ajouté le communiqué.Selon Greenpeace, les deux navires se trouvaient dans les eaux internationales au large des côtes de Norvège au moment de l\u2019intervention des garde-côtes norvégiens.Le Sirius, saisi une première fois le 10 juillet, puis rendu à l\u2019organisation, a été une nouvelle fois confisqué le 20 juillet.Quant au Solo, il a été arraisonné le 23 juillet Sinusites de porc-épic, caries de couguar et problèmes digestifs de boa sont le lot des vétérinaires de zoo Le public est devenu exigeant Refuges pour espèces en voie de disparition Les zoos sont en mutation.«Le public est plus difficile, plus exigeant à l\u2019égard de la qualité de vie des animaux», affirme Clément Lanthier, médecin vétérinaire au zoo de Granby.«Ainsi, garder les animaux pour le plaisir de la garder, c\u2019est insuffisant.Ce que les gens veulent d\u2019un zoo, c\u2019est apprendre comment vivent les animaux.L\u2019éducation du public est devenue d\u2019emblée une nouvelle mission pour les zoos.» Mais il y a plus, selon Clément Lanthier: les zoos sont maintenant des refuges pour plusieurs espèces en voie de disparition.«On constitue une garantie pour la préservation de la diversité génétique.Certaines espèces dans les zoos ne se rencontrent même plus à l\u2019état sauvage.Leur seul espoir de survie est justement associé au zoo.En ce sens, on est une partie prenante pour la survie des espèces en voie de disparition.» Dans cette optique, une quarantaine d\u2019expériences visant à réintroduire dans la nature des espèces rares appartenant à des zoos, sont actuellement menées par les biologistes.Elles touchent notamment le condor de Californie, le cheval de Mongolie et le furet à pattes noires.Chaque zoo se targue d\u2019avoir une collection d\u2019espèces rares.Et la plupart des jardins zoologiques du monde s\u2019échangent des informations sur leur collection.Les données sur chaque bête, incluant leur dossier médical, sont compilées dans un réseau informatique international.Les zoos organisent littéralement des croisements, des blind dates d\u2019autruches, d\u2019ours ou de tigres.«Nous sommes passés de préleveur à producteur de faune», soutient Clément Lanthier.D\u2019ailleurs, 85 % des mammifères au zoo de Granby sont nés en captivité.C\u2019est aussi le cas de 65 % des oiseaux et de la moitié des reptiles.Les zoos de Granby, de Québec et de Saint-Félicien enregistrent, chacun, plus de 350 naissances par année.R.L.RAYMOND Rétifs, récalcitrants et farouches, leurs patients ne sont pas décidément pas faciles.«Parfois, il faut même leur tirer des fléchettes pour les endormir afin de procéder à l\u2019examen médical», dit Robert Patenaude, vétérinaire au zoo de Québec.Les patients du docteur Patenaude, comme ceux de Sandra Bergeron, du zoo de Saint-Félicien au lac Saint-Jean, et de Clément Lanthier, du zoo de Granby,, constituent la ménagerie typique des jardins zoologiques.Et ils voient de tout: des sinusites de porc-épic, des caries de couguar, des problèmes digestifs de boa.«On n\u2019a vraiment pas de quoi s\u2019ennuyer des chats ou des chiens», glisse M.Patenaude.Ces trois médecins vétérinaires sont les seuls à veiller, à temps plein, sur la santé des animaux dans un zoo au Québec.Des émules de Daktari?Pas vraiment.«Quand on doit suivre la santé d\u2019un millier de bêtes, c\u2019est certain qu\u2019on reste aux yeux de chacun de nos patients un étranger», confie Sandra Bergeron.En fait, ce sont les gardiens de zoo qui nous fournissent des nouvelles de nos intéressés.Car ils sont mieux placés pour remarquer, les premiers, un changement dans le comportement de l\u2019animal.En plus, les animaux ont plus tendance à leur faire confiance, à se laisser approcher par eux; ils reconnaissent leur odeur et le timbre de leur voix.» De surcroît, les vétérinaires doivent être fins psychologues ou éthologues, comme on dit pour désigner les spécialistes du comportement animal.«Les animaux ont, la plupart du temps, tendance à cacher leurs symptômes.C\u2019est leur instinct de survie qui commande cela.Ils camouflent toujours leur faiblesse», complète Sandra Bergeron.Aussi, puisqu\u2019on ne peut pas parler avec les animaux, l\u2019équivoque au niveau du diagnostic est toujours possible.Robert Patenaude fournit un exemple: «Chez les oiseaux, il existe un virus qui provoque des convulsions, des problèmes nerveux.Cependant, ces symptômes ressemblent beaucoup à leurs agissements quand ils sont en rut.» La santé contre la liberté 11 y a plus d\u2019un millier d\u2019animaux en captivité dans chacun des grands zoos québécois.Contrairement à ce que les bonnes âmes peuvent penser, la vie en cage n\u2019est paradoxalement pas trop pire, «surtout qu\u2019aujourd\u2019hui, ces lieux sont bien mieux aménagés, précise Clément Lanthier.Les oiseaux ont plus de perchoirs; les mammifères, plus de roches.Les visiteurs peuvent penser qu\u2019on a simplement changé le décor, mais cela tient davantage d\u2019un souci d\u2019améliorer la qualité de vie des bêtes.» Au point que la plupart des animaux vivent plus longtemps dans les zoos que s\u2019ils restaient dans la nature.«Dans la forêt, un couguar a une espérance de vie de huit ans, signale Robert Patenaude.Dans un zoo, elle est de 32 ans ! Cela s\u2019explique: la vie de carnivore en nature est très intense, très stressante.Dans un zoo, on élimine, à toutes fins utiles, la nécessité de chasser.Les petits mammifères y trouvent aussi leur compte, ils n\u2019ont plus à s\u2019inquiéter d\u2019être capturés » Bref, la belle vie ! L\u2019envers de la médaille, ce sont les maux bien caractéristiques de la vie tranquille.On parle de diabète, d\u2019ulcères, de problèmes digestifs, de tumeurs et de problèmes de dentition.«Il nous faut procéder à un suivi médical serré pour chaque animal, rappelle Sandra Bergeron, du zoo de Saint-Félicien.On procède donc à un examen annuel qui comprend des vaccinations, du détartrage de dents, des prises de sang et parfois des radiographies.» Bonbons, chips et pop com En médecine vétérinaire, on connaît passablement bien la physiologie du chat, du chien, de la vache, de la poule ou du cheval.«Les animaux exotiques, c\u2019est une autre paire de manche.Il faut continuellement ajuster nos connaissances pour pouvoir les soigner, raconte Robert Patenaude.On transposera les informations que l\u2019on possède sur les animaux domestiques pour les appliquer, si elles nous semblent utiles, aux animaux de zoo.Par exemple, ce que l\u2019on sait sur la vache laitière servira à traiter un nriynal qui est un autre t# .minant.Les informations sur le chat nous permettront de savoir comment soigner les lions.» Guérir c\u2019est bien.Toutefois, dans un milieu fermé tel un zoo, cela comporte des risques.«On soigne des problèmes individuels.Il faut considérer que notre intervention peut ainsi chambarder l\u2019intégrité du groupe animal, ajoute-t-il.Surtout si le malade vit dans une structure sociale hiérarchisée comme ce qui caractérise plusieurs communautés de primates.Après une convalescence, la réintégration d\u2019un individu dans un groupe peut s\u2019avérer problématique.Si l\u2019animal est un dominant, sa sortie du groupe aurç impliqué une restructuration sociale.A son retour, il n\u2019aura probablement plus sa place de dominant.Néammoins, c\u2019est la place qu\u2019il continuera à revendiquer provoquant alors des conflits et même des batailles.» En somme, on préféré miser sur la prévention plutôt que d\u2019avoir à retirer un animal de sa cage pendant quelques jours.«Il faut voir le zoo comme un lieu de quarantaine perpétuelle», affirme Robert Patenaude.Les stratégies de prévention sont cependant fondées en grande partie sur une bonne alimentation.Chaque animal a droit à une diète sur mesure: il y a des moulées spéciales pour flamants roses, d\u2019autres pour ours polaires.Des mélanges savants de fruits et des noix pour les oiseaux.Tout est mesuré, bien dosé.Quant aux félins du zoo de Granby, ils ont droit à un lapin par semaine.Il n\u2019empêche que les vétérinaires sont souvent appelés à soigner des cas de diarrhée et des problèmes digestifs.«La cause, c\u2019est le pop corn !», vitupère Clément Lanthier du zoo de Granby.Croyez-moi, les cochonneries que donnent les visiteurs, déséquilibrent rapidement une diète animale.» L\u2019histoire ne dit pas combien d\u2019années une poignée de maïs soufflé retranche à leur espérance de vie.Raymond Lemieux est journaliste indépendant.LEMIEUX Toubib dans l\u2019Arche de Noé l » B 2 I.K I) !\u2022: V 0 I H .I.K M !\u2022: It c It I-: I) I 2 7\t.1 1! I I.I.Iv T I !l !l I LE ' Tassé 514 879-2100 Des placements sûrs qui rapportent beaucoup Tassé & Associés, Limitée Valeurs mobilières Depuis 1967 ECONOM m\tTSE-300\tDOW JONES\tS CAN\tOR JÊÊÊ.¦\t>>¦\t(f\t\t| j -5,10\t+18,49\t-6,16\t-0,20\t+2,20 1950,62\t4149,90\t3735,68\t72,50\t387,00 La Banque du Canada résiste aux discours alarmistes jLe taux d\u2019escompte est abaissé à 6,04 % Salomon Brothers conseille d'acheter des titres québécois, malgré le risque présumé qu'ils comportent D\u2019APRÈS LA PRESSE CANADIENNE Déjouant les prévisions de nombre d\u2019analystes, la Banque c u Canada a préféré jouer le jeu ( \u2019une stabilité toujours réelle du dollar canadien et faire fi des discours brandissant le spectre du retour de la volatilité avec le déclenchement des élections au Québec, en abaissant son taux directeur, hier, le faisant passer de 6,11 % à 6,04 %.La banque centrale commandait ainsi une cinquième baisse du taux directeur en autant de semaines.Si ce mouvement est nourri par : un retour au calme sur la devise et les cours obligataires canadiens, la puissante firme de courtage américaine Salomon Brothers, tout en demeurant favorable à l\u2019achat des titres obligataires, libellés en devises canadiennes, a répété hier ses prévisions quant au maintien d\u2019une prime au risque élevé.Contrairement à d\u2019autres courtiers, la maison de courtage new-yorkaise estime que ses clients pourront profiter financièrement des \u2022élections québécoises s\u2019ils achètent des obligations québécoises et canadiennes.La firme prédit que toutes les obligations provinciales, mais plus particulièrement celles du Québec, de Nouvelle-Ecosse et de Terre-Neuve, devront verser un taux de rendement additionnel, une sorte de prime de risque, à cause du scrutin et d\u2019un possible référendum au Québec.Mais à l\u2019encontre des autres négociants sur le marché obligataire à travers le monde, qui vendent les obligations québécoises et canadiennes, Salomon Brothers conseille à ses clients d\u2019en acheter.«A la différence de plusieurs économistes qui prédisent le pire, la fin du monde, nous disons que ce pourrait être une occasion d\u2019acheter», a déclaré M.Peter Plaut en entrevue, hier.Les économistes ne sont pas seuls à prédire le chaos économique au Québec si le Parti québécois est élu.Le premier ministre Daniel Johnson et plusieurs autres leaders politiques fédéralistes y ont aussi été-de sombres prédictions.Taux d\u2019escompte '89 \u201990 \u201991 '92 \u201993 '94 j juillet 26 juillet 6,04% 89 \u201990 \u201991 '92 \u201993 '94 j juillet Des taux d\u2019intérêt plus élevés coûtent plus cher aux provinces, mais représentent un avantage pour les investisseurs prêts à courir le risque présumé.Cependant, aux dires de M.Plaut, il n\u2019y a que peu ou pas de risque pour les investisseurs, pour les raisons suivantes: les sondages indiquent que les Québécois rejetteraient l\u2019indépendance, le Québec et les autres provinces s\u2019attaquent à leur déficit, et tout changement dans la composition politique du Canada prendrait du temps.Si la plupart des investisseurs ont déjà tenu compte des élections au Québec dans les décisions d\u2019investissement qu\u2019ils ont eu à prendre depuis ce printemps, d\u2019autres seront confrontés à cette question pour la première fois, maintenant que la date du scrutin \u2014 12 septembre \u2014 a été annoncée, a dit M.Plaut.Plusieurs investisseurs (américains) vont prendre peur, croit-il.Mais au lieu de vendre, ils devraient acheter juste avant le référendum, au moment où les taux seront à leur plus élevé, estime M.Plaut.«C\u2019est une simple décision d\u2019investissement.» Les taux plus élevés que devront verser les provinces n\u2019auront pas tellement d\u2019impact, avance M.Plaut, parce que l\u2019écart est mince et que la croissance économique compensera les coûts supplémentaires.- DEVISES ETRANGERES (EN DOLLARS CANADIENS) Afrique du Sud (rand)\t0,3959 Allemagne (mark)\t0,8705 Australie (dollar)\t1,0612 Barbade (dollar)\t0,7175 Belgique (franc)\t0,043447 Bermudes (dollar)\t1,3957 Brésil (real)\t1,5352 Caraïbes (dollar)\t0,5309 Chine (Renminbi)\t0,1640 Espagne (peseta)\t0,01097 États-Unis (dollar)\t1,3794 Europe (ECU)\t1,6638 France (franc)\t0,2551 Grèce (drachme)\t0,006138 Hong Kong (dollar)\t0,1843 Indonésie (rupiah)\t0,000665 Italie (lire)\t0,000904 Jamaïque (dollar)\t0,0483 Japon (yen)\t0,01404 Mexique (nouv.peso)\t0,4411 Pays-Bas (florin)\t0,7990 Portugal (escudo)\t0,00884 Royaume-Uni (livre)\t2,1027 Russie (rouble)\t0,000679 Singapour (dollar)\t0,9401 Suisse (franc)\t1,0524 Taïwan (dollar)\t0,05236 Venezuela (bolivar)\t0,008138 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAI.L\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal vous invite au vendredi le 21 octobre 1994 13 h.Hôtel Reine Élizabeth s?»**» Sous la présidence d'honneur de Michel Bélanger, Président du conseil d'administration de l'IRCM La santé positive est bien plus que l\u2019absence de maladie.Lors de ce symposium il sera question des facteurs socio-politiques et des valeurs morales et spirituelles qui méritent d\u2019être préservées et promues pour le 21* siècle.avec : Zbigniew Brzezinski, Conseiller de la sécurité nationale du président Carter, États-Unis; Michel Chrétien, Directeur scientifique et chef de la direction de l'IRCM; John Evans, Président du conseil d\u2019administration, Allelix Biopharmaceuticals; Jacques Genest, Fondateur de l\u2019IRCM; Andrew Hutchison, Évêque anglican de Montréal; Benoît Lacroix, Professeur émérite, Université de Montréal; Claude Ryan, Ministre, Gouvernement du Québec.Pour recevoir le programme et le bulletin d'inscription, communiquer avec le service des communications externes de l'IRCM : 987-5768 Commanditaire principal : BANQUE ROYALE Un rapport nuancé, plutôt favorable, sur le projet Grande-Baleine L'impact sur les Cris a été peu évalué, déplorent cependant les experts ; lXi -.À PHOTO ARCHIVAS Le projet d\u2019harnachement des chutes de la rivière Grande-Baleine cause bien des remous.CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Le comité indépendant de six experts canadiens et américains, qui avait reçu le mandat d\u2019Hydro-Québec de faire une évaluation objective de son étude d\u2019impacts du projet Grande-Baleine sur l\u2019environnement physique et humain, présente un rapport unanime et porte un jugement nuancé, généralement favorable, mais avec certaines exceptions, dont au moins une qui est de première importance, soit une insuffisance grave en ce qui a trait aux impacts humains cumulatifs sur la population crie.Il s\u2019agit donc d\u2019un rapport dans lequel les tenants et adversaires du projet de 3000 mégawatts de Grande-Baleine pourront trouver des arguments à l\u2019appui de leur thèse.Pour sa part, Hydro-Québec n\u2019a aucunement l\u2019intention de renier ce rapport qui confirme plusieurs de ses positions et travaux sur les impacts.Le président et chef de l\u2019Exploitation, M.Armand Couture, entend utiliser ce document dans ses plaidoyers auprès des cinq comités et commissions chargés d\u2019examiner le rapport d\u2019avant-projet et de prendre position d\u2019ici le 15 septembre, ainsi qu\u2019auprès des gouvernements de Québec et d\u2019Ottawa qui auront ultimement à accorder ou pas les permis de construction de ce complexe hydroélectrique.En tout premier lieu, M.Couture se réjouit que le comité présidé par M.Camille Limoges de l\u2019UQAM reconnaisse la qualité et la quantité d\u2019informations permettant de jauger les diverses options énergétiques.«Cette information, disent ces experts, est très instructive et contribue de manière significative à la compréhension des raisons de préférer la filière hydroélectrique.Compte tenu du potentiel hydroélectrique au Québec et de l\u2019état de développement des technologies non-conventionnelles, cette question n\u2019a pas à être débattue plus longtemps.Aucune technologie alternative n\u2019est préférable pour rencontrer la demande en électricité au Québec, une fois que tous les efforts ont été faits pour accentuer la conservation d\u2019énergie».En revanche, ces experts affirment que tout le domaine des impacts sur l\u2019environnement humain demeure un terrain fragile dans l\u2019étude d\u2019Hydro-Québec.Ils soutiennent que «l\u2019étude tend à restreindre indûment la notion à une conception plutôt étroite du développement économique des peuples indigènes», en oubliant de faire une évaluation équilibrée au plan local et régional, aussi bien que national et global.Le comité considère que l\u2019étude est suffisante pour ce qui est des Inuit, mais insuffisante à l\u2019égard des Cris, à propos desquels aucun plan intégré de développement n\u2019a été formulé, ni processus de planification mené à terme.Il constate un manque de coordination entre les agents impliqués.En outre, le comité suggère de considérer les Cris comme une seule entité sociologique et territoriale et voir tous les impacts, y compris par exemple de l\u2019augmentation du braconnage et des dommages à la propriété qui surviennent lorsque des routes d\u2019accès sont construites en territoire vierge ou d\u2019un village à l\u2019autre, lesquels étaient jusqu\u2019alors complètement isolés.Refus de collaborer Le problème avec les Cris, explique M.Couture, c\u2019est qu\u2019il y a eu un refus de leur part de participer à toute négociation ou collaboration, d\u2019où la pénurie d\u2019informations.Il constate également qu\u2019il faudra un jour renégocier la convention de la baie James pour y ajouter une dimension régionale, ce qui n\u2019était pas évident en 1975 à la signature de l\u2019accord.Les Cris doivent produire eux-mêmes au mois d\u2019août un rapport d\u2019impacts, selon une méthodologie établie par leurs consultants.Soit dit en passant, Hydro-Québec a aussi approuvé le choix des experts du comité indépendant, ce qui a entraîné une contribution de 135 000$ à l\u2019UQAM et 50 000$ de frais additionnels.Quoi qu\u2019il en soit, M.Couture espère une reprise des pourparlers avec les Cris, de préférence avant le début de la construction, dans l\u2019hypothèse où Hydro-Québec aura les permis requis.En résumé, le comité pense qu\u2019Hy-dro-Québec a suffisamment porté attention aux impacts biophysiques, y compris les impacts cumulatifs.Il souligne en particulier que le problème du mercure dans les réservoirs pendant 20 ou 30 ans a fait l\u2019objet de plusieurs études à Hydro-Québec et que «les résultats obtenus à ce jour sont assez robustes pour donner confiance dans les estimés de l\u2019étude quant à l\u2019évolution probable du degré de mercure».Le milieu marin constitue toutefois une exception au chapitre biophysique, mais les déficiences peuvent être corrigées sans trop de difficultés et sans qu\u2019il y ait lieu d\u2019interdire le projet de Grande-Baleine.Les lacunes sont plus importantes à propos des impacts humains, surtout les impacts cumulatifs qu\u2019on ne peut pas mesurer parce que les méthodologies et les standards sont encore largement en voie de définition.M.Limoges affirme que cela s\u2019applique à toutes les études environnementales, pour la simple raison que cette activité est encore trop récente pour qu\u2019on ait eu le temps de mettre au point un système d\u2019analyse suffisamment crédible.D\u2019ici là, il y aura lieu de faire de très près le suivi d\u2019un projet comme celui de Grande-Baleine.M.Couture rétorque de son côté que l\u2019exérience du complexe La Grande permet de conclure que les impacts humains sont dans l\u2019ensemble positifs aux points de vue de l\u2019économie, des emplois, de l'éducation, du logement et des mesures sanitaires.Enfin, le comité a consacré une chapitre à la justification du projet Grande-Baleine.Il y a dans l\u2019étude d\u2019impacts d\u2019Hydro, disent les experts, tout ce qui est nécessaire à la compréhension du processus de planification, de même que l\u2019information technique pour la prise d\u2019une décision.Mais, il faut en plus déterminer des objectifs sociaux et collectifs qui dépassent le cadre d\u2019une étude et qui sont de nature politique.Le positionnement de la société québécoise et des autres acteurs intéressés à propos de facteurs inconnus (par exemple les prévisions de besoins en électricité) sera un facteur déterminant dans la décision qui sera éventuellement prise à propos d\u2019un projet spécifique à Grande-Baleine.Outre M.Limoges, les membres du comité étaient Larry Leistriz, président de l\u2019International Association for Impact Assessement et professeur à l\u2019Université du Dakota Nord, Thayer Scudder du California Institue of Technology et d\u2019Institute for Development Anthropology, Ian Dickson, consultant en gestion des ressources de Winnipeg, Paul Leblond, océanographe à l\u2019Université de Colombie-Britannique, et Robert Goodland, conseiller en évalution d\u2019impacts à la Banque mondiale.Légère augmentation des investissements étrangers dans les titres canadiens Creation d\u2019emplois Le Québec a fait moins bien que le reste du Canada depuis 1989 D\u2019APRÈS LA PRESSE CANADIENNE Les investissements étrangers dans les actions et obligations ont augmenté légèrement en mai, alors que, pour la première fois en huit mois, les Canadiens ont vendu plus de titres qu\u2019ils n\u2019en ont acheté.Les investisseurs étrangers ont acheté des titres canadiens pour une valeur de 2,22 milliards $ en mai, a rapporté hier Statistique Canada.Ce chiffre est en hausse par rapport aux 2,18 milliards enregistrés en avril et aux 900 millions comptabilisés en mars.Au cours des cinq premiers mois de l\u2019année, toutefois, les investissements étrangers en titres canadiens ont chuté à 13,54 milliards, comparativement à 30,28 milliards au cours de la période équivalente de 1993.En mai, la majeure partie des investissements étrangers ont été effectués dans les bons du Trésor du gouvernement canadien, selon Sta-' tistique Canada.Les achats d\u2019actions canadiennes ont légèrement augmenté, tandis que les place- ments dans les obligations canadiennes sont demeurés pratiquement inchangés.En mai, les investisseurs asiatiques et européens se sont départis d\u2019obligations pour un montant net d\u2019un milliard $ et de 700 millions $ respectivement, tandis que les investisseurs américains ont effectué des achats nets d\u2019obligations canadiennes, surtout émises par le gouvernement fédéral, d\u2019une valeur de 1,7 milliard.Entre-temps, les Canadiens ont vendu des titres étrangers d\u2019une valeur nette de 200 millions $.Ils se sont départis d\u2019obligations étrangères d\u2019une valeur nette de 600 millions $, mais ont effectué des achats nets d\u2019actions étrangères de 400 milllions $.Toutefois, selon Statistique Canada, le rythme des achat d\u2019actions étrangères demeurait inférieur, en mai, à la moyenne de 1,5 milliard $ observée au cours des six premier mois de l\u2019année.La majeure partie des investissements canadiens dans des actions étrangères s\u2019effectue par le biais des fonds mutuels, note l\u2019agence fédérale.FRÉDÉRIC TREMBLAY PRESSE CANADIENNE Au cours du dernier mandat du gouvernement libéral, le Québec a fait moins bien que l\u2019ensemble du pays au chapitre de la création d\u2019emplois.C\u2019est ce qui ressort de données fournies par Statisque Canada à la demande de La Presse Canadienne, hier.En moyenne, le niveau d\u2019emploi s\u2019est accru de 0,7 % au Canada entre septembre 1989 et juin 1994, alors qu\u2019au Québec, l\u2019emploi a décrû de 0,4 % durant cette période.Parmi les provinces, le Québec se classe cinquième, derrière la Colombie-Britannique (13,1 %), l\u2019Alberta (5,3 %), nie-du-Prince-Edouard (1,9 %) et le Nouveau-Brunswick (1,8 %).De fait, ces quatre provinces sont les seules à avoir augmenté le nombre des emplois sur leur territoire depuis septembre 1989.Aucune des six autres provinces n\u2019a encore récupéré la totalité des emplois perdus durant la dernière récession.Si on exclut la Colombie-Britannique, dont l\u2019économie est stimulée par des facteurs migratoires étrangers au reste du pays, le Québec fait mieux que la moyenne des autres provinces.Le niveau d\u2019emplois a diminué en moyenne dans les différentes provinces du pays de 0,7 %, si on retire des statistiques la performance exceptionnelle de la Colombie-Britannique.Le Québec a aussi fait mieux (ou moins pire) que l\u2019Ontario depuis septembre 1989.Dans cette dernière province, le nombre des emplois a chuté de 2,5 % depuis septembre 1989, soit la pire iierfonnance après Terre-Neuve dont le recul s\u2019est élevé à 6,5 %.D\u2019autres données fournies par Statistique Canada permettent par ailleurs de constater que l\u2019augmentation des revenus des ménagés québécois durant les premières années du second mandat du gouvernement libéral (1989-1992) a été supérieure à celle de l\u2019ensemble du pays.Mais il demeure que les; familles québécoises ont un revenu annuel moyen inféreur de 10 % à la moyenne nationale et de 10 000$ en deçà de celui des ménages ontariens.\tj-.\u2022 L\u2019accroissement des revenus des ménages s\u2019est chiffré à 16,3 % au Québec durant cette période, comparativement à 13,3 % pour le Canada.\t, i » Ces données, les plus récentes disponibles, sont en dollars courants et incluent donc l\u2019inflation.Par rapport aux autres provinces, le Québec se classe cinquième,: derrière l\u2019Ile-du-Prince-Edouard (21 %), l\u2019Alberta (18,3 %), la Colombie-Britannique (17,6%) et le Nouveau-Brunswick (17,1 %).L\u2019Ontario fait de nouveau piètre figure, se classant neuvième avec un taux de croissance des revenus des ménages de 10,4 %.Les ménages ontariens se clas^ sent par contre premiers en ce qui regarde le montant de leurs revenus.Ils gagnent en moyenne 51 810$, comparativement à 41 877$ au Québec.A ce chapitre, le Québec se positionne quatrième par rapport aux autres provinces, devancé en plus de l\u2019Ontario, par l\u2019Alberta (48 730$) et la Colombie-Britannique (46 020$).La moyenne des revenus de l\u2019ensemble des ménages canadiens se situait pour sa part à 46 122$ en 1992, soit 10,1 % de plus qu\u2019au Québec.SEARS CANADA INC.DÉCLARATION DE DIVIDENDE Un dividende trimestriel de 6 cents par action a été déclaré pour toutes les actions de la Société.Ce dividende sera payable le 15 septembre 1994 aux porteurs d\u2019actions les détenant au 15 août1994.Par ordre du Conseil d\u2019administration R.Vezér, secrétaire Toronto, Ontario Le 25 juillet 1994 ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LÉGER ROBIC RICHARD >14)845-7874 T«.:(514)98R*0*B*K tailutt , bit % % WÊtÊÊÊHKKÊHWÊÊÊÊÊ A1C I.K I N F R M A T I Q l> « IBM prend des risques avec son nouvel OS/2 On peut se demander, avec juste raison d\u2019ailleurs, ce qui pousse IBM à vendre une version bêta allégée et «améliorée» de son système d\u2019exploitation OS/2 à un moment aussi critique dans le monde de l\u2019informatique.On sait, en effet, que la plupart des concepteurs et fabricants de logiciels ont les yeux fixés sur «Chicago», le nouveau système d\u2019exploitation mis au point par Microsoft et jqth devrait être mis en mayché cet automne.On comprend donc l\u2019empressement d\u2019IBM d\u2019amener les utilisateurs à essayer sa nouvelle version de OS/2 surtout quand on entend certains spécialistes en dire tant de bien.| «11 faut bien rappeler ici que le nouveau système OS/2 a récemment gagné la palme de «meilleur logiciel de l\u2019année» décernée par la revue Byte ainsi que le Premier prix au grand salon COMDEX aux Etats-Unis.Il devient donc quasi irrésistible pour tout intéressé d\u2019acquérir le DOC (CD-ROM) contenant une version bêta du nouveau système surtout quand celui-ci est vendu par IBM pour seulement une quinzaine de dollars.(On peut, en plus, le télécharger directement si on est abonné à Compulser.) Mais qu\u2019arrive-t-il une fois qu\u2019on a succombé à la tentation?f : Problème d\u2019installation Il faut dire ici qu\u2019un des plus grands problèmes avec le système d\u2019exploitation OS/2 a toujours été son installation.On aimerait connaître en effet celui ou celle qui aura réussi à installer ce programme du premier coup! Avec la nouvelle version sur DOC, pas de problème apparent.En fait, si on l\u2019analyse tel quel, on S\u2019aperçoit que \u2014 comme promis \u2014 cette version fonctionne bien sur un ordinateur n\u2019ayant que 4 Mo de mémoire vive.Cependant, il existe un problème avec OS/2 et c\u2019est l\u2019intérêt qu\u2019éprouvent les utilisateurs à l\u2019égard de nombreux logiciels conçus essentiellement pour Windows.Tant et aussi longtemps qu\u2019on se contente d\u2019utiliser des logiciels conçus pour OS/2, le nouveau système est impressionnant \u2014 même dans sa version bêta (version d\u2019essai et non finale).Par contre, dès qu\u2019on essaye de mettre à l\u2019épreuve l\u2019affirmation d\u2019IBM qu\u2019OS/2 est compatible avec Windows, on s\u2019enfonce dans des sables mouvants.Tout d\u2019abord OS/2 n\u2019est pas compatible avec la nouvelle version Windows 3.11.Si on possède un ordinateur dans lequel la version (dite OEM) de Windows 3.1 a été installée, OS/2 s\u2019installe bien, mais gare après! On a droit à toutes sortes de surprises comme à des déplacements bizarres du curseur chaque fois que l\u2019on clique sur la souris.Et si on essaye de charger un nouveau pilote de souris, comme le 9.01 offert par Microsoft, le système s\u2019effondre littéralement et il faut tout réinstaller à nouveau! Bien entendu, il faut accepter le fait qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une version d\u2019essai et que la version finale n\u2019aura pas ces problèmes.Besoin d\u2019applications propres N\u2019empêche que de petites choses comme celles-là rappellent les tentatives souvent décourageantes du passé lorsqu\u2019il s\u2019agissait de mettre l\u2019ancien système en marche.Et c\u2019est là qu\u2019IBM prend des risques.OS/2 a un besoin désespéré d\u2019applications qui lui soient propres.et les dirigeants d\u2019IBM le savent fort bien.C\u2019est d\u2019ailleurs pourquoi un groupe de conseillers internes a recommandé à cette multinationale de se relancer dans la conception de logiciels, pour OS/2 en particulier.Il est bien évident, et on comprend cela, que Microsoft continuera de faire tout son possible pour empêcher qu\u2019un système rival puisse utiliser ses produits.La question de compatibilité devient donc secondaire et, dans ce cas particulier, sans intérêt.Comme les concepteurs, les utilisateurs vont donc être amenés à choisir leur camp et c\u2019est d\u2019autant plus regrettable que cela se fera à leurs frais car, dans bien des cas, ils ne pourront profiter du meilleur que chacun offre.André SaIwyn I) K V () I U ,\t1, K M K H C U K I) I 2 7.1 II 1 I.I, Y.T I il I» I_ ?K r 0 X 0 M IK - Gérard Veilleux se joint à l\u2019empire de Paul Desmarais \\\\ Lex-président de Radio-Canada dirigera Power Communications LE DEVOIR L\u2019ex-président controversé de Radio-Canada, M.Gérard Veilleux, s\u2019est joint à l\u2019empire de Paul Desmarais.Il est depuis peu président de Power Communications, la branche de Power Corporation qui gère les 17 quotidiens de la société Southam.M.Veilleux a déclaré plus tôt cette semaine au Financial Post que son travail en serait un de stratégie et de planification.Il n\u2019a pas retourné nos appels hier.M.Veilleux avait causé toute une surprise il y a un an (plus précisément le 29 juillet dernier) en annon- St qu\u2019il quitterait la présidence de io-Canada le premier novembre, soit un an avant la fin de son mandat Les explications fournies à ce mo- ment avaient été laconiques, M.Veilleux ayant simplement fait état «d\u2019autres intérêts professionnels».Une chose est certaine, son passage à la direction de Radio-Canada aura été mouvementé.Un an après son arrivée, le nouveau pdg avait entamé un plan de redressement draconien qui s\u2019était traduit par l\u2019abolition de 1100 postes et la disparition de 11 stations régionales.Le «repositionnement» politique et centralisateur enclenché par la suite n\u2019avait guère suscité davantage d\u2019enthousiasme.Aujourd\u2019hui, les rumeurs de son passage au secteur privé sont confirmées.M.Veilleux aura également la responsabilité de veiller sur Gesca, le holding personnel du président de Power Corporation, M.Paul Desmarais, qui possède La Presse, de Montréal, La Tribune, de Sherbrooke, Le Nouvelliste, de Trois-Rivières, et la Voix de l'Est, de Granby.M.Veilleux veillera sur Power Broadcasting, qui possède 17 stations de radio et trois stations de télévisions au Québec et en Ontario.Il ne sera pas associé à cette dernière entreprise avant le premier novembre.Il se sera alors écoulé 12 mois depuis son départ de la Société Radio-Canada, dernière étape d\u2019une carrière de 30 ans dans la fonction publique.M.Veilleux a déclaré au Financial Post que dans un premier temps il s\u2019intéresserait tout particulièrement à la Compagnie Luxembourgeoise de Télédiffusion, le plus important télédiffuseur privé d\u2019Europe que Power contrôle.M.Veilleux avait causé toute une surprise, l\u2019an dernier, en annonçant sa départ hâtif de la Société d\u2019Etat.ÿ ¦: PHOTO PC FONOROLA, un des principaux revendeurs de services de télécommunications au Canada, fera l\u2019acquisition du Groupe Optinet, une filiale de Télésystème Entreprises, société de portefeuille privé contrôlée par Charles Sirois.Optinet Télécommunications, un chef de file dans le domaine des services de transmission de données à valeur ajoutée, recevra 1 467 000 actions ordinaires et 834 droits d\u2019achat d\u2019actions ordinaires de Fonorola, chacun convertible en 1000 actions ordinaires de son capital.A la clôture de la transaction, prévue pour le 31 août, Groupe Optinet détiendra 15% de Fonorola.Optinet a son bureau principal à Montréal et possède des installations à Ottawa et Toronto ainsi que des points de présence dans plusieurs régions du Canada.En 1993, elle a réalisé un chiffre d\u2019affaires de 11,9 millions$.Fonorola, fondée en 1988, a son siège social à Montréal et possède huit bureaux au Canada et aux Etats-Unis.En 1993, elle a enregistré des revenus de 60 millions$.Ci-dessus: Jan Peeters, président de Fonorola en compagnie de son homologue du Groupe Optinet, André Halley.E N BÉNÉFICE DE 37 MILLIONS POUR NORTHERN TELECOM Toronto (PC) \u2014 Northern Telecom a enregistré au deuxième trimestre de 1994 un bénéfice net de 37 millions $US ou 15 cents américains par action, comparativement à une perte de 1,03 milliard $ ou 4,13 $ par action l\u2019an dernier.Les produits d\u2019exploitation de Northern Telecom se chiffrent à 2,12 milliards $ pour le deuxième trimestre de 1994, soit une hausse de 14 % par rapport aux produits d\u2019exploitation de 1,87 milliard $ l\u2019an dernier.La valeur des nouvelles commandes au deuxième trimestre s\u2019établit à 1,93 milliard $ US par rapport à 2,18 milliards $ US pour le deuxième trimestre de 1993.Au 30 juin 1994, le carnet de commandes se chiffre à 3,76 milliards $.Le bénéfice net applicable aux actions ordinaires s\u2019établit à 124 millions $ US pour le semestre, par rapport à la perte nette de 954 millions$ US (après frais reliés à la restructuration) subie l\u2019an dernier, et le bénéfice par action est de 50 cents américains en regard d\u2019une perte de 3,83 $ US.Northern indique qu\u2019elle a réussi à réduire ses coûts d\u2019exploitation, qui sont passés de 20 % au deuxième trimestre de 1993 à 17,7 % cette année.-?- ROYAL AVIATION DÉCLARE UN BÉNÉFICE DE 7,4 MILLIONS Le transporteur Royal aviation a enregistré pour l\u2019exercice terminé le 30 avril 1994 un bénéfice net de 7,4 millions $ ou 66 cents par action, comparativement à 2,4 millions $ ou 29 cents par action l\u2019année précédente.Les produits d\u2019exploitation de Royal se sont élevés à 123,2 millions $, par rapport à 35,3 millions $ l\u2019année précédente.Cette forte BREF ?augmentation s\u2019explique par le développement, depuis deux ans, du secteur des vols nolisés.Au cours de l\u2019exercice, Royal a doublé la taille de son parc aérien, qui compte maintenant sept Boeing 727, deux Lockheed 1011 et deux avionsciteme Canso.En décembre 1993, Royal a procédé, dans le cadre d\u2019un premier appel public à l\u2019épaigne, à une émission d\u2019actions dont le produit net s\u2019est élevé à 12,7 millions $.Royal disposait de liquidités de 24,8 millions $ au 30 avril dernier.-?- TÉLÉGLOBE ET L\u2019INDONÉSIE La société philippine Isla Communications a confié à Teleglobe environ 50 % de son trafic international \u2014vers le Canada et d\u2019autres pays hors l\u2019Amérique du Nord.Dès novembre prochain, Teleglobe acheminera les appels d\u2019Isla sur son réseau filaire.Isla prévoit installer au moins 300 000 lignes numériques locales et 100 000 lignes cellulaires dans le centre du pays d\u2019ici l\u2019an 2000, ce qui devrait générer une augmentation considérable du trafic de Teleglobe, écrit la société dans un communiqué.En janvier dernier, Teleglobe annonçait une entente semblable avec la société malaisienne Celcom, et d\u2019autres possibilités sont à l\u2019étude en Indonésie, en Inde, au Vietnam, au Cambodge et en Chine.-?- OPA SUR ENNISTEEL (PC) \u2014 Acier Leroux lançait hier son OPA sur l\u2019ensemble des actions en circulation de Ennis-teel Corp.au prix de 1,16$ l\u2019action, si 90% des 5,7 millions d\u2019actions sont déposées et si la situation financière de Ennisteel ne change pas.L\u2019offre est ouverte jusqu\u2019au 16 août.COUP D'OEIL BOURSIER Météo boursière: alerte technique MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE La bourse américaine demeure nonchalante.Vous pouvez constater sur le graphique (NYA) de la moyenne de tous les titres de New York que le marché est sans direction depuis quelques jours.L\u2019indice demeure sous sa tendance baissière et s\u2019engouffre dans la plus étroite partie de sa formation en triangle.Seule une percée évidente de cette formation donnera la direction des semaines suivantes.Plus prèg de nous, l\u2019indice TSE 300 reprend sa tendance baissière.A court terme aucun secteur ne poursuit pas de mouvement haussier.Trois secteurs continuent de se corriger nettement en occurrence, les pétrolières, les services financiers et les services publics.Tous les autres se déplacent horizontalement depuis plusieurs jours et pourraient franchir à la baisse un point très important Parmi ceux-ci, on retrouve les secteurs qui ont récemment bien performé: l\u2019indice des industriels, illustré aujourd\u2019hui, ainsi que les minières, les forestières et les transports.Ils doivent être surveillés car ils pourraient entamer un mouvement baisser comme les pétrolières.Tous les autres qui ont été moins performants ressemblent à l\u2019indice des communications.De toute évidence, avec trois secteurs fortement en correction et une dizaine d\u2019autres prêts à chuter, le marché est susceptible de maintenir sa tendance baissière.: : De ce temps-ci, lorsque le ciel s\u2019assombrit on peut s\u2019attendre au pire.Soyez donc aux aguets et prenez des précautions puisque un seul élément négatif majeur pourrait créer un autre fort mouvement à la baisse.Seule une poussée du TSE 300 au-dessus de 4200 annulerait cette alerte.BOURSE DE TORONTO TSE 300 Quotidien j.
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