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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1994-08-04, Collections de BAnQ.

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[" ?FONDÉ EN 19104- T o r » n I o ^ î» o (> 5 c I.E .1 E U I) 1\t1 A O U T I !) !) I MON T R E A I.I, X X X V No 17 8 PERSPECTIVES 1- La manne céleste Les élections ne se font pas avec des prières Aide-toi, le ciel t\u2019aidera.Le gouvernement libéral, qui a maintes fois éprouvé cette maxime populaire, l\u2019a si bien assimilée que la manne angélique ne cesse de descendre opportunément sur les ouailles québécoises depuis quelques semaines.Comme pour leur rappeler, avec l\u2019onction bienveillante du ministre Claude Ryan, qui s\u2019y connaît en grâces célestes, que tout vient à point à qui sait attendre.Surtout en période électorale.Gilles Lesage enez, les notables de Québec attendaient ® depuis des mois le feu vert \u2014 et les billets de même couleur \u2014 des gouvernements dits supérieurs pour la candidature de la Ca-\u2022JL.pitale en vue des Jeux olympiques d\u2019hiver de 2002.Eh bien, comme par hasard évidemment, Ottawa et Québec viennent d\u2019aligner les précieux millions \u2014 à raison de 240 pour l\u2019un, de 55 pour le second \u2014 avec l\u2019inévitable promesse d\u2019éviter tout déficit.Ça se prend bien, ça calme un peu les provinciaux grognards, sans les empêcher de voter probablement pour le PQ.Poursuivant sa tournée, l\u2019ancien gardien du Trésor devenu chef du gouvernement se rend ensuite dans l\u2019Outaouais pour une annonce qu\u2019il a rodée depuis des semaines, notamment à Port-Cartier et à Lebel-sur-Quévillon: un investissement de 85 millions$ pour une usine de panneaux gaufrés procurant 160 emplois dans la région de Maniwaki.Heureux hasard que cette manne électorale.«Il n\u2019y a pas de temps (déterminé ou meilleur?) pour annoncer une nouvelle qui favorise la création d\u2019emplois», répond M.Johnson à un reporter incrédule.Le ciel bénissant ceux qui l\u2019invoquent, c\u2019est bien connu, la palme de l\u2019ondée bienheureuse revient depuis une semaine à nul autre que M.Ryan.Grâce au programme d\u2019infrastructures lancé au printemps par le gouvernement Chrétien, lui aussi s\u2019est fait la main avec des projets routiers et autres équipements terrestres.Voici que la magnanimité fédérale-provinciale lui permet de participer pour un tiers à un programme de 7,5 millions$ pour la rénovation d\u2019une cinquantaine d\u2019églises et de temples dans la région montréalaise.Il y a deux jours, le ministre en instance de retraite a remis S, consacrant 3 millions$ à la réfection d\u2019immeubles re-jieux patrimoniaux dans la région de Québec.Mais sans le secours du fédéral, qui a vidé sa grosse caisse pour le nouveau Centre des congrès.En fin de semaine, le premier ministre se moque des largesses verbales de son vis-à-vis péquiste, qui inonde littéralement son comté de L\u2019Assomption et Laval.Toutefois, du même souffle ou presque, le chef libéral ne peut résister à l\u2019envie de distribuer des bonbons à douce saveur électorale.Ainsi annonce-t-il la construction imminente d\u2019un amphithéâtre de 30 millions$ à l\u2019Ile Jésus, toujours dans le contexte du programme d\u2019infrastructures Canada-Québec.Une autre enjambée le mène dans son comté de Vaudreuil pour confirmer la réfection de trois axes routiers, grâce au partenariat des trois ordres de gouvernement.Heureux homme que le premier ministre en tourisme panquébécois! Le même jour, son fidèle lieutenant, titulaire des Finances depuis janvier, proclame avec fierté une injection de 7 millions$ pour la mise en valeur de la zone aéroportuaire de Saint-Hubert, dans le comté de Vachon, voisin du sien.Le député-ministre de Laporte n\u2019est pas gêné de faire cette annonce en pleine campagne électorale.Au contraire, il se justifie avec aise.«Je suis ici à titre de ministre, non comme candidat, dit-il sans rire.«Il faut poursuivre les projets.The show must go on, rapporte The Gazette en le citant Les gens disent «Oh, vous lancez un programme à des fins électorales»; mais c\u2019est le gouvernement fédéral (qui l\u2019a lancé) et qui nous a donné deux ans seulement pour le compléter.Si nous n\u2019agissons pas, les deux années vont passer et nous n\u2019aurons pas dépensé l\u2019argent prévu.» Dès que les projets sont approuvés, le gouvernement va de l\u2019avant et les annonce, quel que soit le moment.«C\u2019est en campagne électorale, mais je suis ici comme ministre qui fait son travail.The show must go on.» Et vlan! Bien répondu, Monsieur le député-ministre qui sait aussi, dicton pour dicton, que le hasard fait parfois bien les choses.Aide-toi, le ciel fédéral t\u2019aidera et tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes.Un électeur sceptique se prend à rêver, mi-figue mi-raisin, que ce serait encore plus merveilleux s\u2019il y avait une élection chaque année.A la veille de cette échéance, comme par enchantement, les projets bloqués débloquent, les investissements sont investis, les vannes du ciel se font généreuses comme une ondée dans le désert.Le développement régional se développe avec ses bienfaisants millions.Sur ce plan des largesses, toutefois, MM.Johnson, Ryan et Bourbeau semblent avoir encore des croûtes à manger.En tout cas, ils manifestent de l\u2019envie ou du dépit à l\u2019égard de la surenchère de M.Parizeau, dont la besace est plus lourde et généreuse que celle du gouvernement sortant DEMAIN: Père Noël Parizeau The show must go on, comme dit le ministre des Finances INDEX\tMÉTÉO Agenda.B6 Avis publics.B4 Classées.B7 Culture.BS Économie.B2 Éditorial.A6 Le monde.J\\5 Mots croisés.B4 Les sports.B5 Montréal Ennuagement.Averses et risques d\u2019orages en après-midi.Max: 26 Québec Ennuagement.Averses et risques d\u2019orages en après-midi.Max: 26 Détails en B 4 LE MONDE\t»\tLES SPORTS\ty* \u2022\u2022 -\tMONTRÉAL Plan de paix:\t\tLe baseball au bord\tL- fl\tJérôme Choquette référendum en Bosnie\t\tdu gouffre\tm&W 'jiJl\tse veut la solution PAGE A 5\tllrasM\tPAGE B 5\t\tPAGE A 3 Yvon Charbonneau tente de montrer patte blanche Daniel Johnson a été «mis au parfum» de l\u2019entente avec Great West ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le candidat libéral dans Bourassa, M.Yvon Charbonneau, a tenté de montrer patte blanche hier en levant le voile sur l\u2019entente controversée intervenue entre lui et la compagnie Great West, mais cette dernière a exigé qu\u2019on garde l\u2019affaire sous silence.Le Parti libéral, qui subit les foudres du Parti québécois sur l\u2019«affaire Charbonneau» depuis le début de la semaine, a diffusé hier la lettre signifiant le refus de la Great West pour tenter de mettre au clair cette affaire embarrassante pour les libéraux.Interrogé hier, M.Charbonneau a dit avoir tout essayé pour convaincre lui-même la compagnie Great West d\u2019accepter de lever la clause de confidentialité qui les lie, mais en vain.«Si on ne s\u2019entend pas, je dois être obligé de re& pecter ça (secret), car je crois qu\u2019il n\u2019y a pas que moi qui soit en litige», a expliqué hier l\u2019ex-chef syndical, visiblement embêté.La lettre des avocats de la Great West envoyée à M.Charbonneau stipule: «Nous avons reçu le mandat de vous signifier clairement le refus de notre cliente.Nous réitérons donc l\u2019obligation qu\u2019ont toutes les parties (.) de respecter la plus stricte confidentialité concernant les modalités de ladite transaction».C\u2019était donc peine perdue hier pour le candidat vedette du libéral, qui tente de se refaire une virginité à peine quatre jours après avoir fait son entrée sur la scène politique.Confidentialité oblige, M.Charbonneau a donc refusé VOIR PAGE A 8: CHARBONNEAU t****:mm Les orphelins de Goma PHOTO AP / / DES BEBES reposent sur le plancher d\u2019un orphelinat improvisé dans le camp de Kibumba, près de Goma au Zaïre.Les organisations de secours évaluent à 20 000 le nombre d\u2019enfants qui ont été perdus ou abandonnés dans l\u2019exode au Zaïre des Hutus du Rwanda.Voir autres informations en page A 5.Le Canada gagne la guerre du bois d\u2019œuvre MANON CORNELLIER PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 Après huit années de dispute avec les Américains, le Canada a finalement remporté la partie dans le dossier du bois d\u2019œuvre résineux.«C\u2019est une victoire très nette du Canada», a clamé hier le ministre canadien du Commerce extérieur Roy Ma-cLaren lors d\u2019un bref point de presse à Ottawa.«C\u2019est une victoire totale», a renchéri le ministre québécois des Affaires internationales John Ciaccia au cours d\u2019un entretien téléphonique.Hier après-midi, à Washington, un comité de contestation extraordinaire, constitué conformément à l\u2019Accord de libre-échange canado-amé-ricain, a maintenu une décision rendue en décembre par un groupe spécial binational et qui stipulait que les exportations canadiennes de bois d\u2019œuvre n\u2019étaient pas subventionnées.La décision d\u2019hier met un terme définitif au litige et signifie que les exportateurs canadiens de pin, d\u2019épinette VOIR PAGE A 8: BOIS D\u2019ŒUVRE Rétablir la gratuité en santé?On n\u2019a pas les moyens, dit Parizeau «Le gouvernement est cassé» MICHEL VENNE LE DEVOIR Sainte-Agathe \u2014 Le Québec «n\u2019a pas l\u2019argent actuellement» pour rétablir la gratuité des médicaments distribués aux personnes âgées ni de certains soins dentaires et examens optométriques désassurés par les libéraux, a soutenu hier le chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau.Cependant, dès que les finances publiques seront rétablies, a-t-il promis, ces services redeviendront gratuits sous la gouverne péquiste, tel que le prévoit le programme du parti et tel que l\u2019avaient souhaité, mardi, les candidats du PQ dans la région de Québec, Diane Lavallée et Jean Rochon.En soirée, le chef péquiste est allé plus loin.S\u2019il est élu le 12 septembre, le PQ ne disposera d\u2019aucune marge de manoeuvre à cause de l\u2019incurie libérale, a-t-il accusé.M.Parizeau était en tournée électorale dans les Laurentides.«Il n\u2019y a pas de marge de manoeuvre; le gouvernement est cassé», a-t-il martelé devant 300 partisans réunis à Saint-Jovite.Il prévient qu\u2019en dépit des grands objectifs du Parti québécois en faveur de l\u2019égalité des chances et de l\u2019aide aux PME, «on pourra pas faire beau- VOIR PAGE A 8: MOYENS ÉLECTIONS QUÉBEC VOIR AUSSI EN PAGE A 4 La perception des pensions alimentaires sera plus coercitive, promet Johnson B Appel des candidats anglophones du PLQ: il faut tous voter pour les libéraux 1 Le débat des chefs aura lieu le 29 août Du plomb dans l\u2019arbre Le froid meurtrier de l\u2019hiver dernier a fait des ravages: botanistes et horticulteurs font l\u2019autopsie de nos végétaux ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Les premiers symptômes se sont manifestés au printemps, époque à laquelle la chasse aux magnolias bat son plein.La chasse en question consiste sur les flancs du Mont-Royal à faire la tournée des magnolias en fleurs, cette splendeur blanche et rose de la première saison.Mais le printemps dernier, les magnolias en grève refusaient tout bêtement de fleurir.Bizarre! Bizarre! Cet été, ce fut au tour des pommiers à exhiber une mine basse.Des branches mortes qui pendouillaient et refusaient de verdoyer comme elles l\u2019auraient dû, des rares embryons de fruits dispersés ça et là.À croire que la nature verte avait subi un choc nerveux.Une enquête s\u2019imposait.Des experts ès végétaux au Jardin Botanique et à la Ville de Montréal justifient aujourd\u2019hui certaines alertes des amis des arbres.Le gel épouvantable ayant figé sur pied le Québec l'hiver dernier eut des effets catastro- PHOTO ARCHIVES Cet été, les pommiers ont la mine basse.phiques sur plusieurs de nos végétaux.Logique! On n\u2019enregistre pas impunément les plus grands records de froid en 120 ans, avec une moyenne de moins seize degrés Celcius en janvier et un sol qui gèle à 6.5 pieds au lieu des 4.5 ou des 5.25 habituels.Si tant de canalisations ont sauté en hiver (6942 tuyaux gelés plutôt que 900 en moyenne dans la seule ville de Montréal), imaginez ce que subirent les racines.«Ne dramatisons pourtant pas.déclarent en substance botanistes et horticulteurs.La plupart des plantes vivaces, protégées par une épaisse couche de neige isolante, ont à peine souffert.Quelques rosiers hauts sur pattes sont affectés.Mais les premières victimes du temps sibériens furent les arbres.Surtout ceux qui avaient le malheur d\u2019ètre exposés aux quatre vents.Le fameux facteur éolien multi- VOIR PAGE A 8: ARBRE > t I E I) K V 0 I K .I.E .1 E I! I) I I A II f! T I » !» I A 8 LE Parizeau et Johnson d\u2019accord sur tout?\u2019accord sur tout» avec M.Parizeau, déclarait M.Lucien Bouchard à la y J ¦\tsuite de la rencontre des parlemen- i ¥ ta'res du Bloc québécois et du Parti québécois.Vraiment?Stratégie électorale oblige.M.Lucien Bouchard joue en quelque sorte le rôle du «good guy» dans cette élection où il fera le tour de certains comtés, en région surtout, et rarement en présence de M.Parizeau.Ce n\u2019est toutefois pas le «good guy» qui aspire à devenir premier ministre du Québec.C\u2019est M.Parizeau.Problème! Lucien Bouchard est donc là, lui qui, avec M.Pierre-Marc Johnson, est l\u2019héritier politique naturel de M.René Lévesque.Il apporte un appui inconditionnel au Parti québécois.Non pas à celui de M.Lévesque, mais à celui de M.Parizeau, ce qui est bien différent comme se plaisent à le souligner, avec enthousiasme, les tenants de l\u2019indépendance, pure et dure.Voyons à quel point cela est différent ¦\tEconomie.Le gouvernement de M.René Lévesque fraîchement élu, accueille, au Manoir Richelieu, les grands barons des puissances économiques, financières et syndicales po.ur convenir d\u2019une action économique concertée avec l\u2019État québécois.Le Parti québécois d\u2019alors est à l\u2019heure de la concertation.Bien fini, ce temps.Qu\u2019on en juge: «Pas de temps à perdre avec les partenaires économiques canadiens», décrète Jacques Parizeau récemment à Toronto.«Citoyen Paul Desmarais, citoyens corporatifs bancaires qui avez des opinions contraires aux miennes.Silence, sinon.», menace Jacques Parizeau.«Nous irons seuls au libre-échange avec les États-Unis, nous irons seuls à l\u2019ALENA», proclame-t-il.«J\u2019ai des assurances du State Department américain, enfin, j\u2019avais des assurances.C\u2019est que, je pensais avoir des assurances.En effet, je n\u2019ai pas d\u2019assurances du tout.En tout cas, j\u2019en ai parlé à des gens à Washington.» Plod Et, encore Jacques Parizeau: «Absolument non fondées et contraires à ma doctrine économique, les préoccupations de mon candidat, Richard Le Hir, sur la nécessité d\u2019 assurer la compétitivité des entreprises québécoises au niveau de la politique fiscale du gouvernement C\u2019est sympathique comme propos mais, ce n\u2019est pas ce que je pense.» M.Lucien Bouchard: «D\u2019accord sur tout cela» avec M.Parizeau?Vraiment! Les emplois ne vont pas venir du seul génie de M.Parizeau sans égard aux partenaires et aux marchés économiques! ¦\tLangue.M.René Lévesque a toutes les réticences du monde à devoir légiférer en matière linguistique.D le faut cependant C\u2019est la loi 101.Plus tard, d\u2019une façon mesurée et responsable, le gouvernement de M.Lévesque se plie aux décisions de la Cour Suprême du Canada, invalidant certaines dispositions de la loi 101 relatives à l'usage de la langue anglaise au sein de l\u2019administration publique et à l\u2019admission des enfants aux écoles anglophones (clause Québec).«Le Québec devenant souverain», déclare Jacques Parizeau, «les décisions de la Cour Suprême ne s\u2019appliqueront plus.Alors, oui, ce sera le retour à la loi 101.» Place aux excès du docteur Laurin et de M.Guy Bouthillier (M.Q.F.).Pour qu\u2019on ne doute de ses intentions, M.Parizeau donne en prime son appui personnel à Giuseppe Sciortino dans le comté de Mercier, un partisan déclaré, avec M.Camille Laurin, du retour à la loi 101 intégrale.Comme si la situation linguistique du Québec en 1994 était celle des années 70.Comme si les Québécois de langue anglaise pouvaient être relégués au rang de citoyens et de citoyennes de second rang.Comme si ce nouvel intégrisme linguistique était compatible avec les réserves exprimées par M.Bouchard au sujet de la langue de l\u2019affichage commercial et, plus récemment, avec les engagements pris lors de son récent voyage au pays de la francophonie canadienne et des droits linguistiques minoritaires.«D\u2019accord sur tout cela» avec Monsieur Parizeau, M.Bouchard?Vraiment! La solidarité du peuple québécois, elle ne se fera certainement pas en ressuscitant les vieux démons linguistiques de l\u2019intolérance et de l\u2019injustice.¦\tSouveraineté.Pour René Lévesque, souveraineté et association vont de pair.Avec Parizeau, il n\u2019y a pas d\u2019association économique obligée avec le Canada.C\u2019est, comme le dit si justement le premier ministre, Daniel Johnson, la «souveraineté-séparation».Point à ligne.«On verra bien les choses qu\u2019on pourra faire avec le Canada», dit Jacques Parizeau.Des contrats, des traités, des échanges avec le Canada, peut-être bien.on verra.Le Canada est un pays comme tous les autres pays de l\u2019univers, sans plus.» Banalité.La négation pure et simple d\u2019une réalité géographique et historique pourtant incontournable.Toute une différence avec la conception de René Lévesque.Et, comme pour en rajouter, le Parti québécois de Parizeau «enclenchera» dès son élection \u2014 avant même le référendum \u2014 le processus d\u2019accession à la souveraineté.Le Hir, candidat péquiste, fait, à cet égard, la même lecture du programme péquiste (version Parizeau) que le premier ministre, Daniel Johnson: il est contre l\u2019idée d\u2019une négociation des modalités de la souveraineté avant le référendum.Pour René Lévesque, il y avait l\u2019élection et le référendum, deux choses bien différentes et non pas deux étapes confondues autorisant les partisans de l\u2019indépendance à utiliser l\u2019Etat à des fins partisanes.Qu\u2019en peqse M.Bouchard?Economie, langue, souveraineté.Que sont donc devenus les héritiers politiques de M.René Lévesque?Désormais, «d\u2019accord sur tout» avec Jacques Parizeau! Au cours de la présente campagne électorale, y-aura-t-il un péquiste qui osera évoquer le souvenir de M.René Lévesque, le père fondateur?Son fils spirituel, M.Ijicien Bouchard?Charlevoix Six morts dans l\u2019écrasement d\u2019un bimoteur euébec (PC) \u2014 L\u2019écrasement d\u2019un petit bimoteur à proximité \u2019Aéroport de Charlevoix, à Saint-Irénée, a fait six morts hier peu après 20h00, a rapporté la SQ.L\u2019appareil s\u2019est écrasé à flanc de montagne, entre l\u2019aéroport et le fleuve Saint-Laurent, peu après son départ de l\u2019aérodrome.Les causes de la tragédie n\u2019étaient pas encore connues, en fin de soirée, pas plus que l\u2019identité de la compagnie propriétaire de l\u2019appareil, la destination de ce dernier ou le nombre de passagers.Des équipes de secours étaient déjà sur place, le lieu de l\u2019écrasement étant facilement accessible.Clinton défend T jt T ashington (AFP) \u2014 Le président Bill Clin-VV ton, en baisse dans les sondages, a tenté hier soir, au cours de sa troisième conférence de presse télévisée à une heure de grande écoute, de renouer ses liens avec l\u2019opinion publique américaine pour relancer sa présidence à trois mois des élections législatives.Souriant et détendu, le président américain a défendu son bilan économique avant d\u2019insister sur les deux «combats historiques» qu\u2019il entend remporter avant l\u2019automne en faisant adopter par le Congrès sa réforme du système de santé et la loi qu\u2019il a suscitée pour combattre la criminalité.Rappelant son engagement à faire revivre le rêve américain et résoudre les inquiétudes quotidiennes de ses concitoyens, M.Clinton a souligné qu\u2019il avait «continué à travailler» en ce sens sans se laisser troubler par l'affaire Whitewater.Insistant sur sa «totale coopération» dans l\u2019enquête sur ce scandale, il a invité chaque Américain à «forger sa propre opinion lorsque toute la poussière sera retombée».«Ma seule préoccupation est de continuer à être efficace», a-t-il dit sa présidence Alors que sa conduite de la politique étrangère suscite autant de doutes dans l\u2019opinion que son action au plan intérieur, M.Clinton a rappelé les progrès accomplis, sous sa houlette, pour la paix au Proche-Orient.Il a également souligné les intérêts américains en jeu dans la crise haïtienne, vis-à-vis de laquelle l\u2019administration a du mal à trouver sa cohérence.Soucieux de mieux communiquer avec ses concitoyens, M.Clinton a reconnu que la rareté de ces conférences de presse était «une erreur» et a promis d\u2019en tenir davantage.«Peut-être ne suis-je pas un aussi bon orateur que vous l\u2019avez pensé lorsque j\u2019ai été élu président», a-t-il lancé aux journalistes en souriant.Selon les derniers sondages, les Américains se disent de moins en moins satisfaits du président Clinton.47 % désapprouvent son action, selon une récente enquête d\u2019opinion du Los Angeles Times.Cette chute de popularité affecte tant sa politique étrangère que ses grands projets de politique intérieure comme la réforme du système de santé.CHARBONNEAU «Pas du tout au courant» SUITE DE LA PAGE 1 de commenter les informations publiées dans un quotidien hier à l\u2019effet que, grâce à cette entente, il aurait effacé sa dette pour moins de 100 000$, alors que la somme due à la Great West pour des loyers impayés s\u2019élevait à l\u2019origine à plus de 600 000$.Johnson en connaissait la substance Même s\u2019il se dit tenu au secret, M.Char-bonneau a toutefois affirmé hier que le premier ministre Johnson était assez bien informé du contenu de cette entente pour pouvoir accepter sa candidature sans l\u2019ombre d\u2019un scrupule.«Le premier ministre a dû être mis au parfum.Il connaît quand même la substance de l\u2019affaire», a confié M.Char-bonneau, en ajoutant que des rencontres avaient eu lieu avant l\u2019annonce de sa candidature avec John Parisella, président du comité électoral, et des responsables du PLQ pour mettre cette affaire au clair.Pourtant avant-hier, le premier ministre Daniel Johnson avait déclaré à Brossard n\u2019être «pas du tout au courant» des arrangements conclus entre la compagnie Great West et M.Charbonneau.Visiblement coincé, la nouvelle recrue des libéraux a dit que ses nouvelles obligations politiques l\u2019avaient obligé à donner l\u2019heure juste au parti, mais qu\u2019il était toujours tenu au secret face à la population en général.La Great West Life est une filiale de la Corporation financière Power, elle-même contrôlée par Power corporation, où Daniel Johnson a agi à titre de vice-président avant de faire son entrée en politique.D\u2019aucuns avaient émis des doutes sur la rapidité de règlement de cette affaire et l\u2019intervention possible de Daniel Johnson.«Le jour où tout cela sera rendu public, on verra que je n\u2019ai pas menti.Je n\u2019ai plus de dettes envers eux.Tout a été versé, encaissé.C\u2019est final, je n\u2019ai plus aucun lien», a affirmé hier le candidat du PLQ dans Bou-rassa.Las d\u2019être le bouc-émissaire des pé-quistes, M.Charbonneau a dit hier que même s\u2019il a pris toutes les précautions nécessaires pour rendre cette affaire limpide, le PQ continuera de toute façon à tenter de faire du kilométrage avec cette histoire en semant le doute dans l\u2019esprit des gens.«J\u2019espère qu\u2019on va finir par trouver des questions plus importantes que cela pour faire campagne», a-t-il dit, excédé.De fait, le leader péquiste Jacques Parizeau a relancé le bal hier soulignant l\u2019extrême «générosité» dont aurait pu faire l\u2019objet M.Charbonneau.Le chef du PQ faisait réfé- rence aux informations selon lesquelles la Great West aurait réglé l\u2019affaire pour moins de 100 000$.«C\u2019est un geste qui est beau, grand, généreux de la part de la Great West», a-t-il raillé, se gaussant de la «grande générosité de Paul Desmarais».«Mais que ça intervienne au moment où quelqu\u2019un se présente en politique, ça devient de plus en plus scabreux, cette affaire-là, a dit M.Parizeau.Les compagnies ne font pas de cadeau sans demander des choses en échange.en tout cas de bons et loypux services».A Québec, le premier ministre Johnson s\u2019est une fois de plus porté hier à la défense de son candidat-vedette.Ce dernier a dit aux journalistes que cette entente hors cours avait impliqué «un montant important, ce qui a obligé M.Charbonneau, «qui n\u2019est pas riche», à se départir de ses épargnes personnelles, son épouse contractant un emprunt personnel supplémentaire.A cette occasion, M.Johnson a affirmé que jamais, ni lui-même, ni son parti, n\u2019étaient intervenu dans cette négociation.Cependant, M.Johnson avait signifié la semaine dernière à M.Charbonneau qu\u2019il devait absolument régler cette affaire «avant samedi (dernier)» pour pouvoir demeurer candidat MOYENS Johnson «a présidé à des gâchis» SUITE DE LA PAGE 1 coup de choses là-dessus dès le début après le 12 septembre.H y a l\u2019art du possible, dit-il.Il n\u2019y a pas d\u2019argent dans la caisse; on ne peut pas le distribuer.Notre travail va consister à faire réapparaître cette marge de manoeuvre».M.Parizeau blâme à cet égard l\u2019incurie libérale et son chef actuel, M.Daniel Johnson.A titre de président du Conseil du trésor, cet homme a «présidé à des gâchis» les uns après les autres, accuse son adversaire, invoquant la chute de l\u2019aide aux PME, la perte d\u2019emplois à Montréal, la hausse des impôts en pleine récession, la baisse des investissements publics, la contrebande, le travail au noir et le reste.Le programme officiel du Parti québécois prévoit d\u2019abolir le ticket de 2$ par ordonnance imposé par le gouvernement libéral sur les médicaments distribués aux personnes âgées.Il prévoit également rétablir la gratuité de certains soins dentaires et optométriques exclus du régime d\u2019assurance-maladie du Québec par les libéraux.Mais cet engagement ne figure pas dans la plate-forme électorale du parti, adoptée le 23 juillet, à dessein, dit M.Parizeau, «fi s\u2019agit d\u2019être réaliste.Actuellement, il est évident que le Québec a pas l\u2019argent pour des programmes récurrents et coûteux comme ceux-là».Il ajoute: «Il est tout à fait clair que quand nous aurons l\u2019argent voulu pour le faire, on va le faire», c\u2019est-à-dire quand le gouvernement du Québec «va cesser d\u2019emprunter pour payer des salaires ou l\u2019épicerie», a-t-il précisé.,Le ticket de 2$ a rapporté 34 millions à l\u2019État en 1993-94.L\u2019abolition de la gratuité des soins dentaires aux enfants de 10 ans et plus a permis d\u2019épargner 28 millions.Tandis que l\u2019abolition de la gratuité sur les examens optométriques pour les adultes de 18 à 65 ans a réduit les dépenses de l\u2019Etat de 40 millions.M.Parizeau établit une distinction entre emprunter pour payer des dépenses courantes («ce qui est mal») et emprunter pour défrayer le coût d\u2019investissements comme ceux qu\u2019il a promis de faire pour un métro à Laval ou un hôpital dans son comté de L\u2019Assomption.«C\u2019est très important, pour favoriser la relance de l\u2019économie québécoise et pour les jobs, de dire: au fur et à mesure qu\u2019un chantier se termine, par quel autre chantier on va le remplacer».Le chef péquiste a par ailleurs signalé que, comme Lucien Bouchard, il «ne s\u2019attend pas à ce qu\u2019il y ait négociations avec Ottawa avant le référendum» sur la souveraineté.M.Parizeau estime toutefois qu\u2019un gouvernement péquiste aurait «l\u2019obligation morale» de proposer au gouvernement fédéral de négocier sur au moins un sujet: le partage de la dette.«Il est évident, dit-il, qu\u2019on doive montrer notre bonne volonté au Canada et au monde entier que nous sommes prêts à négocier le partage de la charge du service de la dette canadienne».Le chef péquiste croit qu\u2019il «y a des tas de gens à Ottawa qui vont se dire que s\u2019ils négocient avec nous entre les élections et le référendum, ils seront en train de trahir leur propre pays».C\u2019est pourquoi il «doute» que le reste du Canada accepte de «s\u2019embarquer» dans des négociations, y compris concernant le partage de la dette.Il note toutefois que, sur cette question, «si le Canada se traîne les pieds, ça veut dire que nos chèques partiront plus tard».BOIS D\u2019ŒUVRE SUITE DE LA PAGE 1 et de sapin n\u2019auront plus à payer un tarif douanier de 6,5%.De plus, Washington devra rembourser les 800 millions$ perçus en droits ainsi que les intérêts.Selon M.MacLaren, les entreprises devraient recevoir leur dû dans environ deux mois, les autorités américaines s\u2019étant engagées à respecter la décision du comité.M.Ciaccia estime que 125 mil-lions$ retourneront dans les cQffres des entreprises québécoises.A son avis, la décision d\u2019hier annonce une reprise pour cette industrie car non seulement elle pourra réinvestir les sommes récupérées mais elle pourra aussi compter sur un accès amélioré au marché américain.«Avec cette victoire totale, les entrepreneurs pourront encore prendre de l\u2019expansion et peut-être même augmenter leurs exportations actuelles de 920 millions$, a-t-il dit.Ça représente des emplois de plus au Québec dans une industrie importante pour plusieurs régions.» Depuis 1986, les Américains soutiennent que les exportations canadiennes de bois d\u2019œuvre sont subventionnées à l\u2019aide, entre autres, de droits de coupe avantageux.Pendant près de cinq ans, les deux pays ont tenté de régler leur différend au moyen d\u2019un mémorendum d\u2019entente qui a ralenti les exportation canadiennes.En 1991, le Canada y a mis un terme et les hostilités ont repris.Confrontée à de nouveaux droits compensateurs, l\u2019industrie canadienne s\u2019est associée aux gouvernements canadien et provinciaux pour contester la version américaine en utilisant tous les recours prévus dans l\u2019accord de libre-échange.En décembre dernier, le groupe spécial binational donnait finalement raison au Canada.Mais Washington et l\u2019industrie américaine ne l\u2019entendaient pas ainsi.Ils ont décidé de se prévaloir d\u2019une procédure exceptionnelle prévue dans l\u2019ALE, soit la mise sur pied d\u2019un comité extraordinaire.Ce comité peut seulement juger si le groupe spécial a excédé sa juridiction ou si ses membres sont en conflit d\u2019intérêts.Les Américains soutenaient que deux des trois Canadiens qui siégeaient sur le groupe spécial étaient en conflit d\u2019intérêts car ils n\u2019avaient pas révélé le fait que leurs firmes avaient des contrats avec l\u2019industrie forestière et le gouvernement canadien.C\u2019était la troisième fois que les parties utilisaient cette section de l\u2019ALE.Et comme les deux premières fois, le Canada l\u2019a emporté.Les représentants des entreprises en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec parlaient déjà hier de hausses de revenus et d\u2019un boom pour leur industrie.A l\u2019Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec (AMBSQ), on a rapidement émis un communiqué pour se réjouir de «cette fin heureuse et méritée».L\u2019an dernier, le Canada a exporté pour,environ 6 milliards$US de bois aux États-Unis, environ la moitié de toutes les exportations Çcinadiennes de bois d\u2019œuvre.Aux États-Unis, l\u2019industrie promettait encore hier de revenir à la charge, ce qui a,fait sourire le ministre MacLaren.A son avis, les huit dernières années de disputes ont prouvé (lue le système de règlement des différends de TALE était trop lent et qu\u2019il devait être amélioré.ARBRE Va-t-il refleurir?Là est la question SUITE DE LA PAGE 1 plicateur de froid eut des effets ravageurs.» Selon Michel Labrecque, botaniste au Jardin Botanique de Montréal, les arbres ayant atteint l\u2019extrême limite de leur aire de distribution (dite zone de rusticité) ont particulièrement souffert des rigueurs polaires.Les magnolias, les catalpas, les marronniers, les caryers (une sorte de noyer) sont loin d\u2019être des espèces indigènes.Originaires du Japon ou des États-Unis, ils ont été acclimatés tant bien que mal au pied du Mont-Royal.Jamais vous n\u2019apercevrez à Québec un seul magnolia ni un catalpa aux élégantes petites fleurs si semblables à des orchidées.Montréal est le point le plus nordique de leur habitat.Or quand la métropole congèle autant qu\u2019Ivujivik, rien ne va plus.Les grands froids de l\u2019hiver 94 ont sauvage^ ment malmené ces exotiques, faisant des ravages parmi les spécimens les plus fragiles et les plus exposés au vent Quand l\u2019eau contenue à l\u2019intérieur des cellules d\u2019une tige gèle, cette dernière meure.Selon les espèces, selon les parties d\u2019une plante fies bourgeons floraux sont plus sensibles au froid que ceux des feuilles ou, que l\u2019écorce), la vigueur de la protection cellulaire varie.A moins 37 degrés Celcius, plusieurs végétaux à moitié acclimatés perdent leurs défenses et livrent leurs cellules à l\u2019ennemi.Cette année, le tiers des magnolias du Jardin Botanique rendait l\u2019âme.Un des plus beaux catalpas du parc.classé arbre remarquable, n\u2019a pas tenu le coup.«J\u2019ai reçu comme jamais des appels de citoyens affolés au printemps qui s\u2019inquiétaient de leurs arbres, affirme Michel Labrecque.Ils se plaignaient d\u2019une très très mauvaise floraison, de branches noircies, brûlées par le froid, de boutons floraux gelés, de tissus morts.«Qu\u2019arrive-t-il à mon marronnier, à mon catalpa?s\u2019inquiètent les sinistrés et va-t-il refleurir?» Va-t-il refleurir?Là est la question.Bruno Paquette du service de l\u2019encadrement des parcs à la Ville de Montréal suggère de ne rien couper, de ne fertiliser à l\u2019automne qu\u2019avec un engrais faible en azote et d\u2019attendre au printemps prochain pour voir comment l\u2019arbre se comportera.Des nouvelles tiges peuvent se développer au bas des branches gelées.Certains spécimens refleuriront, mais leur espérance de vie risque fort d\u2019être écourtée, et des segments de l\u2019arbre sont sans doute vraiment morts, sans espoir de retour.Laissez-leur quand même une chance jusqu\u2019en 95.«Tant qu\u2019il y a de la sève, il y a de l\u2019espoir».Mais il y a pire, car les rigueurs hivernales sont la cause aussi de vrais malheurs agricoles.Les pomiculteurs lançaient l\u2019alerte cet été à travers plusieurs médias électroniques.Des chiffres alarmants furent avancés.«Le tiers des pommiers du Québec sont affectés par le gel», entendait-on.Une proportion exagérée, à ce qu\u2019il semble.I Fédération des producteurs de pommes du Québec, inquiète, expédiait illico un questionnaire à ses membres, histoire d\u2019évaluer l\u2019ampleur des dégâts.De 10 à 12% des 2 800 000 pommiers québécois auraient souffert du froid, révèle l\u2019enquête.Un des pomiculteurs approchés, pour appuyer sa réponse, épingla la photo d\u2019un de ses pommiers à côté d\u2019un thermomètre indiquant - 43 degrés C à 7 heures du matin en janvier.Une image vaut, paraît-il, mille mots.Oui, ses arbres avaient des problèmes.Deux régions seraient particulièrement affectées, côté pommiers: Rougemont et le coin d\u2019Hemmingford aux frontières du Vermont.«Pourquoi là-bas plutôt qu\u2019ici?Allez savoir.«Certains vergers sont atteints à 50%, d\u2019autres à 3%, sans raisons apparentes», répond Daniel Ruel, secrétaire de la Fédération des producteurs de pommes du Québec.Il espère que l\u2019enquête scientifique commandée répondra aux questions soulevées.Mais on n\u2019attend aucun résultat concret avant le printemps 95.Que le consommateur se rassure d\u2019ici là.Sa pomme lui coûtera le même prix à l\u2019automne.De 4,5 à 4,8 millions de boisseaux de fruits juteux seront quand même produits.Autant que l\u2019année dernière en fait, année maigre en pommes (mais moins que la moyenne nationale de 5,5 millions de boisseaux).Comme quoi la plupart des pommiers québécois ont l\u2019écorce aussi dure et les cellules aussi résistantes que celles des humains qui vivent à leurs côtés.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS ADMINISTRATION (514)985 3333 (514)985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985 3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1 800 363-0305 SERVICE À LA CLIENTÈLE \u2022 Extérieur (sans frais) \u2022 1-800-463-7559 LE DEVOIR «l publié par LE DEVOIR Inc dont le «ej informations publiée* dans LE DEVOIR LE DEVOIR » ?Blr \u2022fontréal.(Qu- \u2022riesDyn ec).H3A 3M9 r Inc.775 bou t imprimé par le* Imprimerie Qu eau.StI jurent.Envoi de pu Mica LaSalle.7743 de Hour - Enregistrement no 01 DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00À 16H30 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS Us ¦¦¦lits de télépbooe seliiels soit uloblis pou le senice de tirroisos pei caaelo! et pool les abooaeaeets postier Montréal\t(514) 985-3355 au.division de Imprimerie* Québécor Inc.612 ouest rue Habit-Jacques.Montréal.L\u2019Agence lYesse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les I.Dépôt légal: BiMiotheque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3X0; service à la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 985-3399.D1C I.K I) K V 0 I R K I! D I A 0 Û T I !» !» I* U U Devoir S POUTS BASEBALL LIGUE NATIONALE HIER Floride 9 Chicago 8 Cincinnati 17 San Francisco 4 Colorado à Houston St.Louis 3 Montréal 8 Pittsburgh 0 Philadelphie 7 Atlanta 2 New York 3 San Diego à Los Angeles Mardi Montréal 5 St.Louis 4 Floride 3 Chicago 2 Cincinnati 9 SF 7 Pittsburgh 3 Phil'phie 2 New York 4 Atlanta 1 Houston 3 Colorado 1 LA 7 San Diego 6 Aujourd\u2019hui Pittsburgh (Lieber 5-6) à Phil\u2019phie (Schilling 1-7) Floride (Gardner 3-4) à Chicago (Trachsel 9-6) San Diego (Benes 6-12) à U (Gross 8-7) St.Louis (Tewksbury 11-10) à Montréal (Rueter 6-2) Colorado (Ritz 4-5) à Houston (Kile 7-6) (Parties d\u2019hier non comprises) Section Est \tG\tP\tMoy.\tDltf Montréal\t67\t38\t.638\t\u2014 Atlanta\t63\t43\t.594\t4 1/2 New York\t51\t54\t.486\t16 Philadelphie\t51\t55\t.481\t161/2 Floride\t46\t60\t.434\t21 1/2 \tSection Centrale\t\t\t Cincinnati\t63\t43\t.594\t\u2014 Houston\t60\t47\t.561\t31/2 Pittsburgh\t50\t55\t.476\t121/2 Chicago\t48\t57\t.457\t141/2 St.Louis\t47\t58\t.448\t151/2 \tSection Ouest\t\t\t Los Angeles\t53\t53\t.500\t\u2014 San Francisco\t52\t56\t.481\t2 Colorado\t51\t58\t.468\t31/2 San Diego\t42\t67\t.385\t121/2 LIGUE AMERICAINE HIER Toronto 2 Boston 7 Baltimore 3 Minnesota 4 New York 2 Milwaukee 1 Detroit 4 Cleveland 7 Oakland à Kansas City Chicago au Texas Californie à Seattle Mardi\t\tDetroit (Bergman 1-0)\t\t Toronto 8 Boston 7\t\tà Cleveland (Lopez 0-1)\t\t Detroit 12 Cleveland 9\t\tBaltimore (Williamson\t\t Baltimore 10 Minnesota 0\t\t3-0) à Milwaukee (Eldred\t\t Kansas City 6 Oakland 4\t\t10-10)\t\t New York 7 Milwaukee 1\t\tNew York (Abbott 8-7)\t\t Chicago 6 Texas 2\t\tau Minnesota (Erickson\t\t Seattle 10 Californie 2\t\t8-10)\t\t Aujourd'hui\t\tChicago (McDowell 9-8)\t\t Oakland (Reyes 0-2) à\t\tau Texas (Bohanon 1-1)\t\t Kansas City (Appier 6-6)\t\tSeattle (Cummings 1-\t\t Toronto (Stottlemyre 5-\t\t4) en Californie\t\t 7) à Boston (Clemens 9-6)\t\t(Anderson 7-5)\t\t (Parties d'hier non comprises)\t\t\t\t \tSection Est\t\t\t \tG\tP\tMoy.\tDift New York\t66\t38\t.635\t\u2014 Baltimore\t58\t46\t.558\t8 Boston\t51\t55\t.481\t16 Toronto\t51\t55\t.481\t16 Detroit\t49\t57\t.462\t18 1\tSection Centrale\t\t\t Chicago\t63\t42\t.600\t\u2014 Cleveland\t60\t44\t.577\t21/2 Kansas City\t60\t47\t.561\t4 Milwaukee\t50\t56\t.472\t131/2 Minnesota\t47\t58\t.448\t16 \tSection Ouest\t\t\t Texas\t50\t56\t.472\t\u2014 Oakland\t47\t58\t.448\t21/2 Californie\t44\t63\t.411\t61/2 Seattle\t41\t62\t.398\t71/2 \tLES MENEURS\t\t\t \tMJ\tAB P\tCS\tMoy.TGwynn SD\t102\t387 74\t151\t.390 Bagwell Hou\t103\t375\t98\t138\t.368 Morris Cin\t105\t412\t59\t144\t.350 Alou Mil\t98\t381\t73\t128\t.336 Piazza LA\t100\t378 61\t124\t.328 Jefferies StL\t96\t368 46\t119\t.323 Justice Atl\t96\t322\t57\t103\t.320 Conine Flo\t106\t414\t55\t132\t.319 Galarraga Col\t103\t417\t77\t133\t.319 LWalker Mtl\t97\t374\t70\t119\t.318 Boone Cin\t100\t346\t51\t110\t.318 Points \u2014 Bagwell, Houston, 98; Grissom, Montréal, 89; Bonds, SF, 85; Biggio, Houston, 80; Lankford, St.Louis, 78; Galarraga, Colorado, 77; TGwynn, SD, 74.Points produits \u2014 Bagwell, Houston, 107; Bichette, Colorado, 94; Williams, SF, 91; Piazza, LA, 88; Galarraga, Colorado, 85; McGriff, Atlanta, 82; LWalker, Montréal, 78; Bonds, SF, 78.Doubles \u2014 LWalker, Montréal, 40; Biggio, Houston, 38; Bichette, Colorado, 32; TGwynn, SD, 32; JBell, Pittsburgh, 30; Bagwell, Houston, 29; Morris, Cincinnati, 29.Triples \u2014 RSanders, Cincinnati, 8; DLewis, SF, 8; Butler, LA, 8; Clayton, SF, 6; Kingery, Colorado, 6; TFernandez, Cincinnati, 6; 10 à égalité avec 5.Circuits \u2014 MaWilliams, SF, 41; Bagwell, Houston, 37; Bonds, SF, 35; Galarraga, Colorado, 31; McGriff, Atlanta, 28; Bichette, Colorado, 27; Mitchell, Cincinnati, 27.Buts volés\u2014 DSanders, Cincinnati, 36; Grissom, Montréal, 35; Biggio, Houston, 34; Carr, Floride, 31; DLewis, SF, 27; DeShields, LA, 27.AU BATON (Parlle d'hier non comprise) \tAB\tPC\tCS\tPP\tCC\tBV Moy.\t Alou\t381\t73\t128\t69\t20\t7\t.336 Bell\t93\t11\t25\t10\t2\t3\t.269 Benavides\t84\t8\t16\t6\t0\t0\t.190 Berry\t285\t39\t78\t38\t9\t11\t.274 Cordero\t380\t62\t113\t61\t15\t15\t.297 Fletcher\t271\t28\t73\t55\t10\t0\t.269 Floyd\t316\t43\t90\t39\t4\t10\t.285 Frazier\t134\t24\t37\t13\t0\t20\t.276 Grissom\t435\t89\t128\t42\t10\t35\t.294 Lansing\t364\t40\t93\t33\t4\t12\t.255 Milligan\t76\t10\t18\t12\t2\t0\t.237 Spehr\t35\t8\t9\t5\t0\t2\t.257 Walker\t374\t70\t119\t78\tIf,\t15\t.318 Webster\t124\t12\t35\t22\t4\t0\t.282 White\t75\t14\t23\t13\t2\t1\t.307 \tAU MONTICULE\t\t\t\t\t\t \tGP\tVP\tML\tPM\tBB\tR\tMPM Fassero\t86\t0 !\t138.2\t46\t40\t119\t2.99 Henry\t82\t1\t970\t26\t18\t63\t2.41 Heredia\t43\t0\t61.0\t27\t12\t50\t3.98 Hill\t155\t0 1\t147.2\t53\t42\t85\t3.23 Martinez\t95\t1 1280\t\t55\t38\t125\t387 Rojas\t32\t15\t78.1\t27\t18\t77\t3.10 Rueter\t62\t0\t792\t49\t20\t44\t554 Scott\t52\t1\t482\t13\t18\t33\t241 Shaw\t52\t0\t62.1\t26\t15\t42\t3.76 Wetteland\t36\t22\t581\t18\t20\t61\t278 White\t1 1\t0\t23.1\t16\t11\t17\t6.18 Le baseball au bord du gouffre Une deuxième journée de négociations qui se termine dans le chaos: les joueurs menacent de poursuite les propriétaires pour bris de contrat! 1 ¦ r * U V J i PHOTO AP Qui entendra le S.O.S.lancé par les amateurs de balle?New York (AP) \u2014 Le gouffre s\u2019est élargi hier entre les joueurs de baseball et les propriétaires lors d\u2019une rencontre de deux heures et demie.Le directeur-exécutif de l\u2019Association des joueurs, Donald Fehr, a en effet menacé d\u2019intenter une poursuite contre les propriétaires parce qu\u2019ils refusent de verser la somme de 7,8 millions $ au fonds de retraite des joueurs.Les deux parties doivent à nouveau se rencontrer aujourd\u2019hui mais Fehr a peu d\u2019espoir d\u2019en venir à une entente.«Si ça continue comme ça, il n\u2019y aura aucune avenue», a-t-il dit lors d\u2019une conférence de presse qui a suivi la rencontre de négociations.Les joueurs menacent de déclencher la grève le 12 août.Alors que le baseball majeur se dirige vers un huitième arrêt de travail en 22 ans, les relations entre les deux parties se sont détériorées quand les propriétaires ont décidé de retenir la somme à être versée au fonds de retraite.Fehr a qualifié les propriétaires «d\u2019idiots», a parlé de leur «attitude cavalière» et indiqué qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une décision «mesquine», disant que c\u2019est «un coup en bas de la ceinture».Il a reproché aux propriétaires d\u2019avoir refusé de participer aux sessions de négociations.Selon l\u2019Association, la raison qui soutient leur décision de retenir la somme d\u2019argent est claire.«Ils veulent se payer une grève avec l\u2019argent des joueurs», a-t-il dit.Eugene Orza, le no 2 de l\u2019Association des joueurs, a dit pour sa part que c\u2019est un «coup bas inégalé».Le négociateur patronal, Richard Ravitch, a expliqué que la décision de ne pas verser l\u2019argent le 1er août était normale alors que les deux parties sont en dispute pour un contrat de travail.«Je pense qu\u2019il est absolument normal de ne pas faire un paiement de cette nature quand il n\u2019y a pas d\u2019entente pour un contrat de travail.» En vertu d\u2019une entente de quatre ans qui a pris fin le 19 mars, les propriétaires doivent remettre aux joueurs la somme de 57 millions $ par année pour les avantages sociaux.Le reste de la somme doit être versée en novembre après les séries d\u2019après-saison.Fehr a expliqué que les propriétaires étaient requis de faire le paiement parce que les joueurs ont pris part au match des étoiles le mois dernier.«Pensez-vous que les joueurs auraient participé au match des étoiles s\u2019ils avaient su?, a demandé Fehr à Ravitch.Il a répondu: Je ne sais pas.» Selon Fehr, la position des propriétaires dans les négociations n\u2019est pas crédible aux yeux de l\u2019Association.«On ne peut prendre ça au sérieux, a-t-il dit.C\u2019est une excuse dans une opération de relations publiques que personne ne prendra sérieusement» Ut majeure partie de la rencontre d\u2019hier a été consacrée au fonds de retraite.Aujourd\u2019hui, les discussions doivent porter sur l\u2019analyse par l\u2019Association des joueurs du plafond salarial qui est lié au partage des revenus entre propriétaires.Ravitch a insisté sur le fait que les propriétaires n\u2019accepteront jamais une entente sans aucune garantie de coûts.«Nous avons le droit, un droit fondamental, de négocier le coût de la main d\u2019œuvre», a-t-il dit.Fehr a demandé aux propriétaires de rendre public leurs états financiers.Le président du conseil exécutif Bud Selig et Ravitch répètent avec insistance que 19 des 28 équipes perdront de l\u2019argent cette année.Ils estiment cependant qu\u2019ils n\u2019ont pas besoin de dévoiler la liste parce que l\u2019Association la possède déjà.«Ils ne veulent pas que la liste soit rendu publique parce qu\u2019ils savent que les gens en discuteraient et qu\u2019il y aurait un examen public des finances des équipes et des subventions qu\u2019elles négocient avec les villes.Ça paraîtrait mal», a dit Fehr.Selon le Les Angeles Times, citant un avocat qui est près des négociations, les Dodgers de Los Angeles et les White Sox de Chicago sont deux de ces équipes.14e gain en 15 matches Qui peut arrêter les Expos?Les Cardinals de St.Louis déclassés 8-3 MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Seuls Richard Ravitch et Donald Fehr pourront stopper les Expos.Il est bien évident que les équipes de la Ligue nationale ne le peuvent plus.Hier, les Expos ont encore accumulé 14 coups sûrs et ont écrasé les Cardinals de St.Louis 8-3 pour inscrire une sixième victoire d\u2019affilée, leur 14e gain en 15 matches.Les Braves d\u2019Atlanta ont encore perdu à New York et les Expos se retrouvent donc avec une priorité de cinq matches et demi au sommet de la section est.Ils sont déchaînés.Larry Walker a claqué trois doubles pour égaler un record d\u2019équipe.Moises Alou a terminé la soirée avec un simple, un double et un circuit, son 21e et son deuxième en autant de soirs alors que Lenny Webster et Sean Berry ont eux aussi bouclé le circuit pour procurer à Tim Johnson sa première victoire à titre de gérant dans les ligues majeures.Et si les frappeurs étaient intraitables, Gil Heredia a donné aux Expos beaucoup plus qu\u2019ils pouvaient demander d\u2019un releveur appelé à prendre la place de Jeff Fassero dans la rotation.Heredia a blanchi les Cards pendant sept manches, ne leur accordant que quatre coups sûrs.Il a retiré six frappeurs sur des prises et a porté son dossier à 5-3.C\u2019est Rhéal Cormier, de retour au jeu après une blessure au dos, qui a été le plus maltraité par les frappeurs adverses.En cinq manches, il a cédé huit coups sûrs, dont deux circuits, et six points aux Expos.Il a été accueilli dans le match par un barrage de quatre points dès la manche initiale.Bryan Eversgerd a cédé deux autres points en fin de septième quand les joueurs des Cards paraissaient déjà en grève.Il ne leur manquait que les pancartes.Les Cards ont connu un regain de vie en début de huitième quand ils ont marqué trois points contre le releveur Jeff Shaw, qui a accordé quatre simples.Todd Zeile a produit deux de ces points.Ray Lankford a produit l\u2019autre.Jeux du Commonwealth à Victoria Surin vise des sommets face à Christie MARC DELBÈS PRESSE CANADIENNE Des 282 membres formant l\u2019équipe canadienne sélectionnés pour les XV1' Jeux du Commonwealth, le Montréalais Bruny Surin se démarque comme la tête d\u2019affiche de la délégation et il anticipe sa meilleure performance de la saison, voire à vie, à Victoria.«Toute ma saison extérieure était orientée vers les Jeux du Commonwealth et c\u2019est là-bas, devant les miens, que j\u2019aimerais signer ma meilleure performance», a précisé Surin, hier, lors de la présentation d\u2019une douzaine des 37 athlètes québécois qui participeront aux Jeux du 18 au 28 août.Surin se remet plutôt bien d\u2019une arthroscopie \u2014 nécessitée par l\u2019écrasement du ménisque \u2014 au genou gauche subie il y a une dizaine de jours et il a bon espoir d\u2019avoir récupéré à temps pour son duel au sommet avec le Britannique Linford Christie.«Le lendemain de l\u2019intervention, j\u2019ai recommencé la physiothérapie et, mardi, j\u2019ai fait un peu de jogging.Je n\u2019ai ressenti aucune douleur», a poursuivi le nouveau papa d\u2019une petite fille prénommée Kimberly Anne.Hier, Surin s\u2019est même permis quelques accélérations et il était confiant de poursuivre ses progrès.«Le médecin m\u2019assure que je serai prêt pour les Jeux.» Même s\u2019il se méfie des sprinters nigérians, Surin avoue que son principal rival à Victoria sera Christie, qui a été blessé lui aussi cette saison.«Si nous sommes tous les deux au meilleur de notre forme, le 100 mètres pourrait se gagner sous la barre des 10 secondes, a-t-il indiqué.Le scénario idéal pour moi serait évidemment de remporter une médaille et l\u2019or se veut la plus belle des médailles.» Le meilleur chrono de Surin en compétition est de 10 sec 02, remontant à l\u2019an dernier.Outre Surin, les haltérophiles québécois retiendront l\u2019attention aux Jeux du Commonwealth par la force des choses puisqu\u2019ils ont accaparé presque toutes les places au sein de l\u2019équipe.H est à souhaiter toutefois qu\u2019aucun cas de dopage ne vienne assombrir le tableau de ce sport qui a beaucoup démérité ces dernières années.En plongeon, l\u2019héritage de Sylvie Bemier commence à rapporter et le Québec sera représenté par cinq athlètes: Anne Montminy, Annie Pelletier, Myriam Boileau, David Bédard et Claude Villeneuve.Le Canada nourrit d\u2019ailleurs de grands espoirs dans cette discipline.«La compétition nous viendra surtout des Australiennes mais nous avons les éléments pour décrocher quelques médailles avec Maty De-Piero, Paige Gordon et moi-même», a souligné Pelletier, qui s\u2019est fixé l\u2019objectif de monter sur le podium aux deux tremplins.En natation toutefois, de grosses déceptions.Seuls Guylain Cloutier, Robert Braknis et Sébastien Goulet ont réussi à décrocher une place pour Victoria au sein de l\u2019équipe canadienne.Le Québec sera également représenté dans cinq autres des 10 disciplines inscrites au programme des Jeux, soit le tir, la boxe, le cyclisme, le badminton et la lutte.Les Jeux du Commonwealth à Victoria seront également les premiers jeux majeurs à inclure les athlètes handicapés en tant que membres à part entière de l\u2019équipe.Ceux-ci participeront aux épreuves de natation, d\u2019athlétisme et au boulingrin.Baseball + grève = tennis RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE T e ne souhaite pas une grève dans le baseball mais ^J ça nous donnerait peut-être un peu plus de place.» En dévoilant la liste complète des joueuses qui prendront part aux Internationaux féminins du Canada, Richard Legendre a noté que le prestigieux tournoi commandité par Matinée Ltée pourrait retenir beaucoup d\u2019attention en raison de la grève éventuelle des joueurs de baseball.Présentés tous les deux ans à Montréal, les Intematio- ; naux féminins du Canada occuperont cette année une se- * maine idéale, du 13 au 21 août, à 15 jours des Internationaux des Etats-Unis et peut-être au lendemain du déclenchement de la grève dans le baseball majeur.Le mois dernier, la ronde de la coupe Davis présentée au stade Jarry n\u2019a cependant pas suscité l\u2019intérêt qu\u2019on souhaitait et la vente des billets pour les Internationaux féminins démarre lentement.Tournoi de première catégorie, les Internationaux sont dotés d\u2019une bourse de 1 million $ et la gagnante récoltera 260 points au classement de la WTA, ce qui est plus que la demi-finaliste d\u2019un tournoi du grand chelem.Onze des 20 meilleurs joueuses au monde seront présentes, incluant les no 1 et no 2 mondiales, l\u2019Allemande Steffi Graf et l\u2019Espagnole Arantxa Sanchez-Vicario, gagnante des Internationaux de France.Le tableau principal regroupe 30 des 50 meilleurs joueuses au monde.La liste comprend aussi la Japonaise Kimiko Date, demi-finaliste des Internationaux d\u2019Australie, la Française Mary Pierce, l\u2019Argentine Gabriela Sabati-ni et l\u2019Américaine Mary Joe Fernandez.«Cette année, il y a beaucoup de qualité et d\u2019équilibre.C\u2019est le dernier tournoi avant le US Open et les joueuses veulent être au sommet de leur forme.Il n\u2019y aura pas beaucoup de rondes faciles.Le dernier rang du tableau est le 70e mondial.C\u2019était le 84e l\u2019an passé (à Toronto) et le 122e il y a deux ans.» Seulement deux Canadiennes, Patricia Hy (59e) et Helen Kelesi (64e), bénéficient d\u2019une entrée directe au tableau principal.Des laissez-passer ont cependant été accordés à Jana Nejedly, la championne canadienne des Nationaux, Rene Simpson-Alter de Toronto et Sonya Jeyaseelan, de Vancouver.Caroline Delisle, de Chicoutimi, Mélanie Bernard, de Jonquière, Maureen Drake, de Toronto, et Stéphanie Tibbits, de Kitchener, ont obtenu quant à elles des laissez-passer pour les qualifications.LES PIRATES A VENDRE Le bureau de direction des Pirates de Pittsburgh a décidé de vendre l\u2019équipe.La ville de Pittsburgh a donc six mois pour trouver un acheteur prêt à garder la formation dans cette ville de la Pennsylvanie.L\u2019équipe a perdu près de 60 millions $ depuis que les actuels propriétaires l\u2019ont achetée en 1985.EN B R E ?POLHANOVA PREND LA TÊTE La Russe Valentina Polhanova a pris la tête du classement général du Tour cycliste féminin en remportant hier la neuvième étape, un contre-la-montre disputé sur 29,6 km autour de Saint-Paul-Trois-Chateaux, dans la Drôme.Valentina Polhanova a devancé de sept secondes la Canadienne Clara Hughes et de quarante-cinq secondes la Lituanienne Iolanta Polikiavi-chiute, précédent leader.salaires dans ces pays sont très élevés et tous les autres doivent s\u2019aligner, même si j\u2019ai parfois l\u2019impression que les dirigeants des petits clubs sont un peu désemparés lorsqu\u2019ils voient tout l\u2019argent que dépensent Blackburn et Manchester United», deux des principaux clubs de la DI anglaise.HRBEK A LA RETRAITE Le premier-but Kent Hrbek, des Twins du Minnesota, a choisi de prendre sa retraite.Il a fait part de sa décision au directeur général Andy MacPhail.Hrbek a joué durant 14 saisons et il a remporté la Série Mondiale à deux reprises avec les Twins.SHULER: 19 MILLIONS $ Le quart-arrière recrue Heath Shuler a mis fin à sa grève en signant un contrat de huit saisons évalué à 19 millions $ avec les Redskins de Washington.Le premier choix des Redskins au dernier repêchage devient le joueur le mieux payé de l'histoire de l\u2019équipe.Il a brillé au footbail collégial à l\u2019Université du Tennessee.CONTRE L\u2019ARGENT DANS LE FOOTBALL Le président de la fédération anglaise de football, Sir Bert Millichip.a vivement critiqué la domination qu'exerce l\u2019argent sur le monde du football au cours d\u2019une interview accordée à l\u2019occasion de son 8ff anniversaire.«U* coût des transferts devient vraiment trop élevé et les salaires versés aux meilleurs joueurs apparaissent quelque peu immoraux», a déclaré Sir Millichip qui est également vice-président de l\u2019UEFA et un des principaux dirigeants de la FIFA.«Cela m\u2019inquiète de constater que l\u2019argent dicte de plus en plus sa loi.» poursuit M.Millichip qui accuse l\u2019Italie et l\u2019Espagne, responsables à ses yeux de cette dérive.«Les RETOUR DE FATIMA L\u2019ancienne championne du monde de javelot la Britannique Fatima Whitbread, qui avait pris sa retraite sportive il y a quatre ans à la suite d\u2019une blessure au dos envisage son retour à la compétition.Whitbread, qui a détenu le record du monde la spécialité en 1986 et remporté le titre mondial l\u2019année suivante à Rome, à déclaré au quotidien britannique «quelleaimerait effectuer son retour à la compétition et qu'il n\u2019y avait à ce sujet aucune contre-indication du corps médical».décembre prochain.Ses adjoints Ruben Diaz et Reinaldo Merlo ainsi que le préparateur physique Ricardo Echeverria quitteront également leurs fonctions.Alfio Basile avait présenté sa démission après la contre-performance de l\u2019Argentine contre la Roumanie (3-2), en huitièmes de finale de la Coupe du monde de football aux Etats-Unis.Il est vrai que les champions du monde (1978 et 1986) avaient dû se passer des services de leur joueur vedette Diego Maradona, convaincu de dopage lors du premier tour du Mondial.DEMISSION DE BASILE La Fédération argentine de football (AFA) a accepté la démission de l\u2019entraineur de la sélection argentine de football.Alfio Basile.Le contrat de Basile, à la tète de la sélection argentine depuis trois ans.devait se terminer en SANS VOITURE ET SANS RAQUETTES Le Tchèque Karel Novacek, vainqueur dimanche dernier du tournoi ATP d\u2019Hilversum (Pays-Bas), s\u2019est fait voler à Prague sa voiture, une Mercedes 300.avec son équipement de tennis, y compris seize raquettes.Disposant d\u2019une seule vieille raquette auparavant abandonnée dans la cave de sa maison, Novacek s\u2019est pourtant imposé au premier tour du tournoi de Prague face au Suédois Mats Wilander (7-5,6-1).îl a demandé que sa rencontre du 2e tour contre l\u2019Allemand Marc Goellner soit reportée à aujourd'hui, pour pouvoir se procurer en Autriche un nouveau jeu de raquettes."]
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