Le devoir, 11 août 1994, Cahier B
[" Agenda culturel Page B6 Culture Page B8 Économie Page B2 Les Sports Page B5 LES LEGIONS I.V.I) K V (lin.I.K .1 K I! I) I II A O I' T I II !M PERSPECTIVES Dans le cadre de la campagne électorale Ces bateaux qu\u2019on monte De Lévis-Lauzon aux îles de la Madeleine, un même enjeu électoral La cour aux régions Des fonds de placement, c\u2019est bien, mais les régions veulent avant tout être entendues Gilles Lesage GILLES LESAGE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Tout le monde souhaite la survie du chantier maritime MIL Davie de Lévis-Lauzon.Tout le monde souhaite aussi que la construction d\u2019un nouveau traversier reliant les îles de la Madeleine à la terre ferme soit accordée à l\u2019entreprise en péril de la rive sud de Québec.Et pourtant, les deux dossiers, lourds de promesses des deux mastodontes en lice, sont devenus un enjeu électoral important dans les deux régions.De passage aux îles samedi dernier, le premier ministre s\u2019est dit en faveur d\u2019un traversier neuf bâti en face de la capitale, pour prendre la relève du vieillissant Lucy-Maud-Montgomery.Selon M.Johnson, toutefois, c\u2019est une responsabilité d\u2019Ottawa, et Québec n\u2019a pas les 80 ou 120 millions de dollars nécessaires au projet.Mais il s\u2019oppose à ce qu\u2019on achète et répare à l\u2019étranger un vieux traversier, avant (le le remettre en serviçe entre les îles et l\u2019île du Prince-Edouard.Il tient à du neuf pour trois raisons: une meilleure desserte, le sauvetage du chantier, l\u2019équité du système fé-déral-provincial.Pour le financement, il pense à un montage financier qui permettrait à un consortium privé de construire le bateau et de le louer à long terme.La veille, le député péquiste de Lévis était revenu à la charge de façon originale dans sa lutte incessante pour faire d\u2019une pierre deux coups: sauver le plus .important chantier industriel de la région et relier les îles au Québec continental.Comment?Par la construction d\u2019un traversier rapide, en ajuminium, faisant la navette en cinq heures entre les îles et la Gaspésje, soit le même temps qu\u2019à l\u2019heure actuelle entre les îles et l\u2019île du Prince-Edouard, selon M.Garon.De type catamaran et plus rapide que les traversiers conventionnels, le bateau ne coûterait que 70 millions de dollars et permettrait de développer le tourisme en Gaspésie plutôt que dans les Maritimes.Double perspective séduisante que celle-là, la dernière à ce jour d\u2019une série de propositions que l\u2019on s\u2019échange de part et d\u2019autre du Saint-Laurent, et de part et d\u2019autre de l\u2019Outaouais.Depuis des années, MIL Davie, propriété à part entière du Québec, par î\u2019entremise de la SGF, lutte pour sa survie.Les gouvernements y ont englouti des centaines de millions.Elle a besoin de contrats intérimaires pour lui permettre d\u2019assurer sa conversion de chantier naval militaire à civil, notamment pour la construction de pétroliers ou de vraquiers.En attendant, le carnet de commandes est vide et, en dépit des sacrifices des travailleurs, le chantier est en train de se vider.M.Garon ne cesse de tirer à boulets rouges sur le gouvernement fédéral, l\u2019ancien et le nouveau, qui gaverait les Maritimes et l\u2019Ouest du Canada, au détriment du plus vieux et, désormais, seul grand chantier maritime sur le Saint-Laurent.En février dernier, le chef péquiste a fait miroiter à MIL Davie la construction à Lévis-Lauzon des brise-glaces et des navires garde-côtiers dont le futur Etat aura besoin.«Dans un Québec souverain, dit M.Parizeau, ce chantier sera le seul du pays et on fera tout pour sa survie; nous en aurons grandement besoin pour construire les équipements navals nécessaires par le retrait du fédéral.» Plan de survie à court terme; plan d\u2019affaires à long terme incluant l\u2019aide financière des gouvernements, pour la dernière fois assure-t-on, la balle se promène de Québec à Ottawa sans arrêt.Les retards sont dûs au fédéral, s\u2019insurge le ministre québécois Gérald Tremblay, en réponse au député Garon, pour qui Québec peut agir seul pour sauver des milliers d\u2019emplois et les 150 millions de dollars de retombées économiques en cause.Ottawa laisse entendre que MIL Davie devra attendre que l\u2019on complète l\u2019examen de la politique de défense, vers la fin de l\u2019année.Si tel est le cas, le chantier sera alors désert, en cale sèche.Entre-temps, l\u2019échéance électorale transforme, cela va de soi, MIL Davie en chantier.électoral.Le PQ raffine, l\u2019alternative d\u2019une liaison maritime rapide Gaspésie-îles.Faisant campagne auprès des Madeli-nots inquiets, hier, M.Parizeau a repris à son compte îe projet de consortium lancé par M.Johnson, mais il n\u2019y voit pas la nécessité d\u2019un apport fédéral.Le chef péquiste fait même un pied de nez à Ottawa, disant que son gouvernement prendrait les devants seul dans ce dossier.Il en appeîle à la solidarité des Madelinots avec l\u2019ensemble des Québécois.Il conclut que si M.Johnson et lui sont d\u2019accord, la solution n\u2019est pas loin.Peut-être.Puissante arme, merveilleux incitatif que cette échéance imminente.Ah, ces bateaux qu'on monte et démonte, au gré des marées, des saisons et de l'humeur des électeurs! Ah, ces bateaux qu\u2019on monte et démonte, au gré des marées, des saisons et de l\u2019humeur des électeurs! Un institut pour Montmagny Saint-Georges-de-Beauce (PC) \u2014 Un institut de formation en iniplantologie dentaire ouvrira ses portes cet automne à Montmagny.L\u2019Institut canadien d\u2019implantologie représente un investissement majeur de trois millions $.Le centre, le premier du genre au Canada, offrira aux professionnels de la santé dentaire une formation de pointe en implantologie et un soutien technique pour le traitement de leurs patients.On évalue à près de 40 millions le nombre d\u2019Américains totalement ou partiellement édentés qui pourraient bénéficier de cette technologie.En période électorale, les différentes régions du Québec constituent un enjeu important pour les partis qui se disputent la faveur de l\u2019électorat.Il devient alors important pour les politiciens de tendre des perches à cet électorat souvent laissé à lui-même lorsque le gouvernement est formé.La semaine dernière, le Parti québécois promettait la création d\u2019un fonds d\u2019investissement régional privé auquel participerait un gouvernement péquiste.Cependant, divers instruments existent déjà qui veulent assurer le développement en région.Qu\u2019en est-il au juste?CAROLINE MON T PETIT LE DEVOIR Amasser des fonds pour développer les régions, c\u2019est important, mais la priorité doit être accordée à la recherche.On ne transforme rien chez nous.Dans certains cas, il y a des fonds mais qui ne servent pas à grand chose parce qu\u2019il n\u2019y a pas de projets.C\u2019est en substance en ces termes que îe maire de Mont-Laurier, Jacques Brisebois, qui siège également au conseil d\u2019administration de l\u2019Union des municipalités du Québec, réagissait à la promesse du Parti québécois.Par ailleurs, poursuit M.Brisebois, dès que le prochain gouvernement sera élu, il faudra s\u2019entendre sur ce que c\u2019est qu\u2019une région.Est-ce une municipalité régionale de comté, est-ce une région administrative, est-ce une unité administrative.Ces unités administratives, comme on les appelle, sont présentement différentes selon chaque ministère, rappelle-t-il.Quel que soit le parti qui gagnera les prochaines élections, les municipalités du Québec souhaitent que l\u2019inévitable décentralisation des pouvoirs de Québec vers les instances municipales se fasse selon le processus mis en place en mai dernier avec le gouvernement libéral.Elle souhaitent ainsi avoir un mot à dire sur la façon dont les pouvoirs seront transférés, notamment en matière de fiscalité.Pas question de revivre un transfert de responsabilités sans transfert de fiscalité, comme cela a été le cas récemment, par la loi 145, sous la direction de M.Claude Ryan, au ministère de Affaires municipales du Québec, de dire M.Brisebois.Aussi, la promesse du Parti québécois de décentraliser les pouvoirs vers les régions et de créer des fonds d\u2019investissements régionaux, rejoint certains objectifs déjà fixés tant par les municipalités régionales de comté que par les municipalités.Mais, dans les coulisses des pouvoirs municipaux et régionaux du Québec, on prend déjà pour acquis que dès la première année de pouvoir du prochain gouvernement, on assistera à un autre transfert important des responsabilités vers les municipalités.Aussi, dans l\u2019une des dix questions que l\u2019Union des municipalités du Québec adresse aux partis politiques en vue des élections provinciales de 1994, on retrouve la suivante: si vous accédez au pouvoir, entendez-vous confirmer l\u2019existence des diverses structure mises sur pied au cours des cinq dernières années?Pas plus tard que la semaine dernière, le chef du Parti québécois Jacques Parizeau, de passage à East Angus, faisait état de l\u2019engagement péquiste à créer des fonds d\u2019investissements régionaux, semblables à ceux encouragés par le Fonds de solidarité de la FTQ.Le PQ propose la mise sur pied de fonds régionaux privés auxquels le gouvernement du Québec accorderait une contribution.Mais cette formule est déjà largement utilisée dans les municipalités régionales de comtés, dit-on du côté de l\u2019Union des municipalités régionales de comtés du Québec.Ainsi, des fonds d\u2019investissement de capital de risque, appelés SOLIDE, ont été créés depuis 1991 en coopération avec le Fonds de solidarité de la FTQ.Depuis 1992, des SOLIDE ont été développées dans cinq municipalités régionales de comtés du Québec.En Abitibi, la création d\u2019une SOLIDE permettra la création de 300 emplois, dit-on, du côté de l\u2019Union des municipalités régionales de comté du Québec.Au moins quinze autres SOLIDE sont en phase de formation dans d\u2019autres régions.Egalement, depuis l\u2019automne dernier, le ministre de l\u2019Industrie, du Commerce et de la Technologie, Gérald Tremblay, a mis sur pied un programme de subventions offrant un investissement de 100 000 $ pour chaque tranche de 100 000 $ rassemblée dans un fonds d\u2019investissements locaux.Cette somme peut être investie dans une SOLIDE ou dans un autre projet de relance soumis par un regroupement local.Les sommes ainsi fournies par le gouvernement du Québec sont des subven- Vallée de la Matapédia Bisbille dans le bois Des transporteurs forestiers tentent d\u2019améliorer leur sort PHOTO ARCHIVES L\u2019Association des transporteurs forestiers de la région 01 est engagée dans une dure bataille.BRIAN MYLES LE DEVOIR Une vingtaine de transporteurs forestiers de vallée de la Matapédia sont sans travail depuis qu\u2019ils ont décidé de tenir tête à leur employeur sur une litigieuse question de tarifs et de sécurité routière.Ils accusent maintenant Gilles Bérubé, propriétaire des quatre scieries du groupe Cédrico, d\u2019être un «dictateur de la forêt».Ces camionneurs, qui font partie de l\u2019Association des transporteurs forestiers de la région 01, sont en conflit ouvert avec Gilles Bérubé, propriétaire des trois scieries du groupe Cédrico.Les camionneurs revendiquent un réajustement salarial et s\u2019objectent au transport de chargements excédant 45 tonnes, ce que M.Bérubé semble refuser.«Cédrico nous dit qu\u2019ils n\u2019accepteront pas de chargement en bas de 50 tonnes.C\u2019est leur seuil de rentabilité.Mais les normes légales sur la route sont de 35 tonnes.Quand on se promène en surcharge, c\u2019est un danger public.L\u2019an dernier, il y a eu quelques renversements de camions», dénonce Raymond Bouchard, porte-parole de l\u2019Association des transporteurs forestiers de la région 01, secteur Matapédia.Autre son de cloche de la part de Gilles Bérubé, dont les quatre scieries de Sainte-Florence, Causaps-cal, Lac-au-Saumon et Price, près de Mont-Joli, emploient environ 600 personnes.«Les camionneurs ne savent pas de quoi ils parlent.On a un chemin privé qui n\u2019est régit par personne.Si des camions ont versé, ce n\u2019est pas parce qu\u2019ils étaient surchargés», soutient-iî.M.Bérubé est d\u2019avis que les demandes des transporteurs forestiers sont injustifiées et il n\u2019entend pas céder.La semaine dernière, le propriétaire du groupe Cédrico a obtenu une injonction interlocutoire contre l\u2019Association des transporteurs forestiers de la région 01, qui avaient décidé de boycotter les scieries de Cédrico, en plus de faire le guet aux abords des scieries pour empêcher le transport du bois.Des actions qui menaçaient l\u2019employeur d\u2019une pénurie de bois, mais plus maintenant.M.Bérubé confirmait hier que son groupe a décidé de se débrouiller sans l\u2019aide des camionneurs mécontents.«Ils ne savent même plus pourquoi ils font la grè- ve.De toute façon, je n\u2019ai plus rien à leur offrir.Avec cette guerre, on s\u2019est acheté nos camions et on fera notre transport nous même.Il n\u2019y aura pas de réajustement», tranche-t-il.Tout au plus, M.Bérubé prévoit recourir aux services de camionneurs sous-traitants à l\u2019occasion.Selon les informations recueillies à l\u2019Association des transporteurs forestiers, le groupe Cédrico contrôlerait 80 % des ressources forestières de la région.Les transporteurs forestiers de l\u2019Association, qui ne sont pas liés par une convention collective, craignent de se retrouver dans une mauvaise posture, eux qui accusent Gilles Bérubé de conserver «une liste noire des mauvais garnements avec qui il ne veut pas travailler».La décision de Gilles Bérubé ne surprend pas Raymond Bouchard.«M.Bérubé a un gros problème, il s\u2019entête à ne pas reconnaître l\u2019association.Il désire la briser et il ne s\u2019en cache pas», accuse Bouchard.La création de l\u2019Association des transporteurs forestiers de la région 01, en juin dernier, coïncidait avec le début du conflit.«On s'est associé au moment où le groupe Cédrico annonçait des baisses de prix pour les camionneurs», se rappelle Raymond Boucher.Au cours d\u2019une entrevue téléphonique, M.Bérubé a affirmé qu'il préférait négocier avec les camionneurs sur une base individuelle.L\u2019Association nationale des camionneurs artisans appuie les transporteurs de la vallée de la Matapédia.Les tarifs établis en 1982 sont aujourd\u2019hui désuets, estime Clément Bélanger.«On sait qu\u2019ac-tuellement, le bois de main d\u2019œuvre se vend plus cher.Les propriétaires de scieries font des revenus, mais les camionneurs n'en profitent pas», lance-t-il.Le président de l'Association a d\u2019ailleurs demandé une révision des taux à la Commission de transports du Québec.Une cause qui sera vraisemblablement entendue cet automne.Mais pour l'instant, la vingtaine de camionneurs qui traitaient avec Gilles Bérubé sont sans travail.«Ils sont vraiment mal pris financière ment.Ils sont en train de tout perdre», déplore Clément Bélanger.Bois d\u2019oeuvre Les producteurs québécois attendent un signe de Washington BRIAN MYLES LE DEVOIR Les exportateurs québécois sont soulagé de la victoire qu\u2019ils ont remporté contre les Américains dans la guerre du bois d\u2019œuvre résineux, mais ils attendent le remboursement des sommes dûes avec impatience.Un comité de contestation extraordinaire, constitué conformément à l\u2019Accord de libre-échange canado-américain, tranchait définitivement le litige la semaine dernière.Après huit années de querelles avec les Américains, les exportateurs canadiens et québécois de pin, d\u2019épinette et de sapin n\u2019auront plus à payer un tarif douanier de 6,5 %.En vertu de cette décision, Washington devra rembourser les 800 millions $ perçus en droits et intérêts depuis 1991.Pour leur part, les exportateurs québécois toucheront 125 millions $.«C\u2019est une décision énorme pour les producteurs de bois», a commenté Gaston Déry, p.-d.g.de l\u2019Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec (AMBSQ).«Ça démontre qu\u2019on est capable d\u2019entretenir des relations d\u2019affaires avec les américains sans pour autant toujours être perdant», estime-t-il.Les produits forestiers Tembec, qui compte 11 scieries en Ontario et au Québec, attend toujours le remboursement de Washington.«Nous serons éventuellement remboursés, mais l\u2019information officielle en provenance du département du commerce américain ne nous est pas encore parvenue», explique Jocelyn Gilbert, directeur des ventes chez Tembec.L\u2019entreprise ne dévoile donc pas encore l\u2019utilisation qu\u2019elle fera de ces rentrées de fonds.La décision du comité de contestation extraordinaire rendue publique le 3 août dernier a d\u2019autant plus d\u2019impact que les Etats-Unis représentent le premier partenaire d\u2019échange économique du Canada en matière de bois d\u2019œuvre.La moitié des exportations canadiennes de bois d\u2019œuvre se dirigent au pays de l\u2019Oncle Sam.Au Canada, cette industrie génère un chiffre d\u2019affaires annuel de deux milliards $.Elle emploie 25 000 personnes au Québec.«Les gens ne s\u2019imaginent pas l\u2019importance du monde du sciage au Québec, soutient Gaston Déry.La foresterie fait vivre plus de 100 municipalités.Dans presque toutes les petites villes de la province, il y a une scierie.Ces argents vont nécessairement venir renforcer la structure économique régionale du Québec».Selon Gaston Déry, l\u2019abolition du tarif douanier sur les exportations de bois d\u2019œuvre va consolider la place des scieries dans l\u2019économie québécoise.«La demande pour le bois d\u2019œuvre québécois est très grande.Les scieries marchent déjà à pleine capacité et elles ont des retombées économiques importantes.Les scieurs vont en profiter pour rembourser les dettes contractées pendant la récession et réinvestir dans leur scierie pour être à la fine pointe de la technologie et demeurer des leaders sur le plan mondial.» L\u2019AMBSQ rendra prochainement publique une étude sur les impacts de la décision du comité extraordinaire.afin d\u2019établir un profil socio économique de l\u2019industrie du sciage et des investissements qui seront réalisés au Québec à la suite de cette décision.« 1.E l> K V (l I II .I.E .1 E U I) I II A o fl T I !) !l I MIDLAND WALWYN tt JINt DM VALIUM Robert Martel (514)846-2631 Roger Martel (514)846-3576 10 ans garanti Minimum 5 000 $ * taux sujet à changement CONOM I XXM\tTSE-300\tDOW JONES\t$ CAN\tOR A,\t\t\t- ' - 5\t.vk spr\tagapp\tqHP'\t\t 4,90\t+18,26\t+11,00\t-0,15\t-0,35 1986.10\t4205.08\tmb,n\t72,70\t378,30 EN B R E F ?Selon une étude du Conference Board Air Canada ÉLAINE PHÉNIX À LA BOURSE DE MONTRÉAL Le président et chef de la direction de la Bourse de Montréal, M.Gérald A.Lacoste, annonce la nomination de madame Elaine C.Phénix à titre de-première vice-présidente, Actions de la Bourse de Montréal.Ce poste nou-\u2022 vellement créé vise à intensifier la croissance du marché des actions.Madame Phénix occupait depuis 1986 le poste de première vice-présidente au service de la Syndication chez Léves-queBeaubien Geoffrion inc.En 1991, Elaine C.Phénix a été présidente du Comité consultatif sur les institutions - financières sous la direction de la Ministre déléguée aux Finances du gouvernement du Québec.Elle a également été présidente du Conseil de l\u2019Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières (Section Québec) en 1987 etl988 et membre du Comité de direction à l\u2019échelle nationale de cette meme association en 1989 et 1990.Elaine C.Phénix est Fellow de l\u2019Institut canadien des courtiers en valeurs mo-; bilières et gouverneur de la Jeune .chambre de commerce de Montréal.ROGERS: CHIFFRE D\u2019AFFAIRES DE 380,1 MILLIONS Toronto (PC) \u2014 Rogers Communications inc.a réalisé un chiffre d\u2019affaires de 380,1 millions $ au dernier trimestre clos le 30 juin et un bénéfice d\u2019exploitation avant dépréciation et \u2022 amortissement de 145,2 millions $.La perte nette pour le trimestre s\u2019est établie 33,6 millions $.Pour les six premiers mois de l\u2019année, Rogers affiche un chiffre d\u2019affaires de 729,8 millions $, en hausse de 14,1 pour cent sur les 639,6 millions $ de la période correspondante de 1993.La perte nette du semestre atteint 72,454 millions $ , contre 92,986 millions $ pour les six , premiers mois de l\u2019an passé.QUEBECOR VEUT ACHETER DARTMOUTH FREE PRESS (PC) \u2014 Imprimeries Québécor inc.vient de signer une lettre d\u2019intention portant sur l\u2019acquisition des actifs de Dartmouth Free Press.Çet atelier de Dartmouth en Nouvelle-Ecosse se spécialise dans l\u2019impression d\u2019encarts publicitaires et de livres sur presses rotatives.D emploie une trentaine de per- sonnes.Le montant de la transaction n\u2019a pas été dévoilé.Cette acquisition permettra à Imprimeries Québécor d\u2019accroître sa présence dans les Maritimes où elle possède déjà un atelier à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick.Imprimeries Québécor est le premier imprimeur commercial au Canada et le : deuxième en Amérique du Nord.TRUST ROYAL FRANÇOIS R.BOUCHY-PICON La Compagnie Trust Royal est heureuse d'annoncer la nomination de Monsieur François R.Bouchy-Picon au poste de vice-président, Québec, Service des titres et des valeurs internationales.Monsieur Bouchy-Picon est responsable du développement et du service à la clientèle québécoise de garde de valeurs institutionnelles ainsi que de caisses de retraite.Le Trust Royal sert une clientèle institutionnelle au Canada et dans 45 pays au monde.Né à Neuilly/Seine, en France, le 2 avril 1945, M.Bouchy-Picon est lauréat en Administration des affaires du College of Commerce of Newcastle/Tyne (G.B.) et détenteur d'un certificat de (\u2019Université de Cambridge (G.B.).Il s'est joint au Trust Royal en 1987 à titre de directeur général, Expansion des affaires institutionnelles.Il a été nommé à son poste actuel en mai 1994.M.Bouchy-Picon est administrateur professionnel et «Fellow» de l'Institut des secrétaires et administrateurs agréés, et il est également membre de la Corporation professionnelle des administrateurs agréés du Québec.Le Service des litres et des valeurs internationales du Trust Royal offre des services nationaux et internationaux de fiducie et de garde des valeurs et des services connexes aux caisses de retraite, fonds de placement, institutions financières étrangères et autres investisseurs institutionnels.La faiblesse du dollar renforce le tourisme au Canada Ottawa (PC) \u2014 Tout indique que l\u2019industrie touristique connaîtra un été chaud, cette année.Le Conference Board a révélé hier que le taux d\u2019occupation dans les hôtels devrait connaître une hausse substantielle, cette année, grâce à la faiblesse du dollar qui incite les Canadiens à passer leurs vacances à domicile et qui attire les touristes étrangers.L\u2019organisme économique a lancé ces prévisions dans un rapport démontrant que les Canadiens ont consacré une part un peu plus grande de leur budget à voyager, en 1993, mais ont alors favorisé les destinations américaines aux paysages canadiens.Le Conference Board a précisé que les Canadiens ont dépensé 12,1 milliards $ en voyages de plaisir, l\u2019an dernier, contre 11,8 milliards en 1992.Les dépendes consacrées aux voyages aux Etats-Unis se sont éle- vées à 5,5 milliards en 93, tandis que 4,3 milliards furent dépensés au Canada et qu'une tranche de 2,3 milliards a été consacrée aux voyages dans les autres pays du monde.La valeur à la baisse du dollar canadien a contribué à un déclin d\u2019un pour cent, des dépenses de voyage vers les Etats-Unis, en 1993, souligne David Redekop, directeur de l\u2019Institut canadien de recherche en tourisme.Durant la même période, les dépenses de cet ordre ont augmenté de 4,7 % sur les voyages au Canada et de 11 pour cent dans les, pays étrangers autres que les Etats-Unis.«Les dépenses en voyages de plaisir devraient connaître une nouvelle hausse, cette année, en raison de la faiblesse de notre dollar», explique M.Redekop.Ce dernier prévoit que les industrie de la restauration et de l\u2019hébergement devraient connaître une croissance de 3 % de leur chiffre d\u2019affaires, cette année, et une autre hausse légèrement supérieure, en 1995.Malgré tout, ce n\u2019est qu\u2019en 1996 que cette industrie atteindra de nouveau les niveaux qu\u2019elle avait atteint en 1990, avant le début de la récession.Malgré tout, ce n\u2019est qu\u2019en 1996 que l\u2019industrie retrouvera les niveaux d\u2019avant la récession.PHOTO JACQUES GRENIER Un été chaud sous le signe d\u2019une devise faible.Citibanque lance sa carte de crédit avec photo ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Citibanque Canada, filiale de Citicorp, premier groupe bancaire aux Etats-Unis, vient de lancer au pays une carte de crédit arborant la photo du titulaire, une mesure destinée à contrer les fraudes et, pour cette banque, à se distinguer de la concurrence.Joueur mineur dans le domaine bancaire au Canada, Citibanque est la première banque au monde à avoir proposé à ses clients, selon Thomas W.Jones, un porte-parole de l\u2019institution financière, d\u2019orner leur carte de crédit de leur photo afin de compliquer l\u2019utilisation frauduleuse de cet instrument financier.C\u2019est la première fois au Canada qu\u2019une banque offre une telle possibilité.Citibanque a lancé cette carte daps quinze pays.A l\u2019heure actuelle, quelque deux millions, de ces «photo-cartes» sont utilisées aux États-Unis.M.Jones n\u2019a pas voulu révéler combien de cartes de crédit la Citibanque avait émises au Canada, indiquant qu\u2019il s\u2019agissait là d\u2019une information privée («proprietory information»).La banque américaine est présente dans le marché des cartes de crédit au Canada depuis 1987.CITIBANK 'WllfkéA CLASSIC* CLASSIQUE* 4560 K0 VALID FROM\tGOOD THRU EN VIGUEUR DE\tJUSQU'A 04/94\t00/30\tW LINDA WALKER Citibanque a lancé sa première carte de crédit avec photo en avril 1992.«Dès le mois de novembre, la banque constatait que la photo-carte et d\u2019autres mesures antifraude avaient contribué à une baisse de 67 % du nombre de fraudes dans le marché new-yorkais.» Parmi les autres mesures employées par Citibanque pour réduire les risques de fraude, on note un «programme d\u2019activation des cartes de crédit»; toute nouvelle carte envoyée à un client n\u2019est pas utilisable avant que le client n\u2019appelle la compagnie pour confirmer l\u2019avoir reçue et que son identité ne soit vérifiée.Fini les cartes qui «s\u2019égarent» dans le courrier et se re- trouvent entre les mains de dépensiers fraudeurs.Selon l\u2019Association des banquiers canadiens, les émetteurs de cartes de crédit ont subi des pertes de 72 à 73 millions de dollars liées à la fraude en 1993, une somme relativement modeste compte tenu des milliards dépensés annuellement avec le plastique.«Nos pertes liées à la fraude sont en dessous de la moyenne de l\u2019industrie», a mentionné M.Jones.Pour obtenir une carte avec photo, un service offert sans frais additionnels, le titulaire accole sa photo-passeport sur un formulaire approprié et appose sa signature dans l\u2019espace indiqué.La photo, tout comme la signature, seront emmagasinées sur ordinateur sous forme numérique.Photo et signature pourront être reproduites par la banque à volonté.Une telle pratique soulève des questions de confidentialité: le fait d\u2019être fiché, photo et signature, même par son institution financière favorite, peut répugner au plus béat des consommateurs.Là-dessus, Citibanque ne souffle mot, ni sur les mesures prises pour protéger la vie privée de ses clients.DEVISES ÉTRANGÈRES (EN DOLLARS CANADIENS) Afrique du Sud (rand)\t0,4054 Allemagne (mark)\t0,8684 Australie (dollar)\t1,0642 Barbade (dollar)\t0,7201 Belgique (franc)\t0,04356 Bermudes (dollar)\t1,3987 Brésil (real)\t1,5894 Caraïbes (dollar)\t0,5203 Chine (Renminbi)\t0,1666 Espagne (peseta)\t0,0110 États-Unis (dollar)\t1,3755 Europe (ECU)\t1,6922 France (franc)\t0,2537 Grèce (drachme)\t0,00616 Hong Kong (dollar)\t0,1843 Indonésie (rupiah)\t0,000667 Italie (lire)\t0,0009 Jamaïque (dollar)\t0,0483 Japon (yen)\t0,01357 Mexique (nouv.peso)\t0,4413 Pays-Bas (florin)\t0,8007 Portugal (escudo)\t0,00898 Royaume-Uni (livre)\t2,1135 Russie (rouble)\t0,000679 Singapour (dollar)\t0,9454 Suisse (franc)\t1,0607 Taïwan (dollar)\t0,05317 Venezuela (bolivar)\t0,008238 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL ?» SNOLAVALIN Avis de dividende Le conseil d\u2019administration de la société Groupe SIMC-Lavalin inc.a déclaré un dividende trimestriel de sept cents (0,07 $) l\u2019action quant aux actions à droit de vote subalterne de catégorie A en cours et aux actions de catégorie B en cours de la société, payable le 2 septembre 1994 aux actionnaires inscrits aux registres de la société à la fermeture des bureaux le 19 août 1994.Par ordre du conseil d\u2019administration Y.Laverdière Secrétaire Montréal (Québec) Le 5 août 1994 Groupe SNC* LAVAUN uk.QUÊBEC-TÊLÈPHOnE AVIS DE DIVIDENDES Les dividendes mentionnés ci-après ont été déclarés payables le 1w octobre 1994 aux actionnaires inscrits le 1\" septembre 1994.Actions privilégiées, 5 % : un dividende trimestriel de 25 cents par action.Actions privilégiées, 4 \u2019/.%, série 1965 : un dividende trimestriel de 23 V« cents par action.Actions privilégiées, 7 \u2019/« %, série 1973 : un dividende trimestriel de 38 V< cents par action.Actions ordinaires : un dividende trimestriel de 31 cents par action.Par ordre du Conseil d'administration Ghislain Bouchard Secrétaire Rimouski.Québec Le 5 aôut 1994 qui fait vivre.Les poissonneries tirent profit de la rareté Halifax (PC) \u2014 Les deux plus importantes usines de l\u2019industrie de la pêche des Maritimes font à nouveau des profits même si les réserves de poisson de la côte se sont effondrées.Privée de la pêche à la morue, à l\u2019aiglefin et autres espèces en voie de disparition, la National Sea Products et la Fishery Products International ont été obligées, pour rester en affaires, de rationaliser leur production et d\u2019importer des poissons pêchés à l\u2019étranger.Et après avoir perdu des millions de dollars, les deux anciens géants de la mer viennent de renouer avec le profit.Ut National Sea, de Lunenburg en Nouvelle-Écosse, a annoncé cette semaine un profit net de 3,7 millions $ pour les six premiers mois de l\u2019année, presque le double de l\u2019an passé à la même période.Si la compagnie continue sur cette lancée, elle terminera même l\u2019année avec un profit, le premier depuis 1987.La Fishery Products International, de Saint-Jean, Terre-Neuve, affiche pour sa part un profit de 7 millions $ pour ce semestre, soit 14 fois plus qu\u2019à la même période en 93.Les deux entreprises ont fermé des usines, se sont débarrassés de milliers de travailleurs et ont vendu des bateaux pour réussir à demeurer compétitifs en dépit de la crise que traversait le secteur des pêches, et qui a coûté au total 35 000 emplois dans les provinces de l\u2019Atlantique.«L\u2019avenir de la pêche est sombre, mais nous ne sommes plus vraiment une entreprise de pêche, dit le président de la National Sea, M.Henry Demone.Nous sommes principalement une compagnie de transformation d\u2019aliments congelés qui importe du matériel cru de partout dans le monde.» Même le président du syndicat des pêcheurs, à Terre-Neuve, croit que l'importation du poisson est une bonne chose et ne nuit pas aux pécheurs canadiens.Au contraire, dit-il, cela permet de maintenir la présence des Maritimes dans l\u2019industrie en attendant des jours meilleurs.s\u2019approche du seuil de rentabilité Le transporteur vient de réaliser ses meilleurs résultats depuis quatre ans LE DEVOIR Air Canada a réalisé ses meilleurs résultats semestriels depuis quatre ans, s\u2019approchant tout près du seuil de rentabilité.«Cela fait quatre ans qu\u2019Air Canada n\u2019avait pas entamé le second trimestre avec des résultats foncièrement équivalents au seuil de rentabilité», a souligné Hollis Harris, président d\u2019Air Canada, dans un communiqué émis hier.M.Harris estime que le transporteur est «en bonne voie» d\u2019atteindre le seuil de rentabilité en 1994.«Les marchés intérieur et international du transport aérien continuent de se raffermir.Nos résultats du deuxième trimestre sont très impressionnants compte tenu du fait que nous avons réussi la transition à un nouveau système de réservations pour les passagers», a-t-il indiqué.Seon lui, «L\u2019amélioration continue du rendement et du trafic prouve clairement que le marché prend du mieux».Au cours du dernier trimestre clos le 30 juin, Air Canada a réalisé un bénéfice consolidé de 27 millions $, ou 22 cents par action, ce qui représente une amélioration de 13 millions $ par rapport au bénéfice de 14 millions $, ou 19 cents par action, enregistré en 1993.Les résultats d\u2019exploitation du deuxième trimestre de 1993 tenaient compte d\u2019une remise de 46 millions $ de la taxe d\u2019accise fédérale sur le carburant.Abstraction faite de cette remise, le bénéfice du deuxième trimestre de 1994 montre une amélioration de 59 millions $\u2022 Le bénéfice d\u2019exploitation consolidé s\u2019élève a 61 mil-lions$, soit une amélioration de 40 millions$ par rapport à la même période de l\u2019exercice précédent, si l\u2019on ne tient pas compte de l\u2019effet de la remise de la taxe d\u2019accise fédérale sur le carburant de 1993.Les produits d\u2019exploitation de 966 millions$ ont progressé de 7% par suite d\u2019une hausse du trafic passagers non consolidé de 4% combinée à un rendement par passager-mille payant lui aussi supérieur de 4%.Comparativement à 1993, les charges d\u2019exploitation de 905 millions $ montent de 2 %, abstraction faite de la remise de la taxe d\u2019accise fédérale sur le carburant de 1993, et ce, en dépit d\u2019une augmentation de 7 % de la capacité passagers non consolidée.Le coût unitaire, mesuré en charge d\u2019exploitation par siège-mille offert, régresse de 4% en regard du deuxième trimestre de 1993.Pour le semestre clos le 30 juin 1994, le transporteur affiche une perte de 5 millions $ (la perte atteignait 279 millions $ en 1993) et un bénéfice d\u2019exploitation de 49 millions $ (contre une perte d\u2019exploitation de 12 millions en 1993).Les résultats de 1993 tenaient compte de provisions de 144 millions $ au total englobant des coûts de compression de l\u2019effectif et une diminution de la valeur du placement dans GPA Group pic.Abstraction faite de ces éléments de même que des remises de la taxe d\u2019accise fédérale sur le carburant,- le bénéfice net de 1994 constitue une amélioration de 169 millions$, les résultats d\u2019exploitation progressant pour leur part de 100 millions$ par rapport à 1993.M.Hollis a prédit.qu\u2019Air Canada allait améliorer ses résultats grâce à une somme de plus de 30 millions $ découlant de la restructuration prévue du Groupe Gemini.Solide reprise à travers le pays, prédit la Banque Royale A LL.-P.-E.et la C.-B.mèneront le bal, le Québec et l\u2019Ontario égaleront la moyenne PRESSE CANADIENNE La croissance économique canadienne prend finalement sa vitesse de croisière, deux ans après la fin officielle de la récession.On assiste à «une reprise solide à travers le pays», a indiqué hier l\u2019économiste en chef de la Banque royale du Canada, M.John McCallum, en présentant les prévisions économiques de la banque.«Au cours des six premiers mois de l\u2019année, nous avons connu une reprise solide de l\u2019emploi.et les emplois manufacturiers sont de retour», a précisé M.McCallum.La banque prédit au Canada un taux de croissance de 3,6 % pour 1994 et 4 % pour 1995, une hausse de 2.2 % par rapport à 1993.L\u2019Ile-du-Prince-Edouard dépassera nettement cette moyenne nationale, de même que la Colombie-Britannique et le Nouveau-Brunswick.L\u2019économie de la plus petite province canadienne se développera en effet à un rythme moyen de 4,3 % grâce à la mise en chantier du pont devant la relier au continent et au vigoureux développement de ses secteurs primaire et tertiaire.Celles de ses plus proches rivales croîtront toutes les deux de 4,2 % par an.Le Québec et l\u2019Ontario égaleront la moyenne nationale, ce qui leur vaudra la troisième place ex-equo.L\u2019Ontario finira de récupérer les emplois perdus depuis 1989.Les autres provinces devront se contenter de taux de croissance inférieurs à la moyenne: 3,7 % en Alberta, 3,6 % au Manitoba, 3,4 % en Saskatchewan, 3,2 % en Nouvelle-Ecosse et 2 % à Terre-Neuve où le projet Hibernia n\u2019arrivera pas à compenser la crise des pêches.I>a banque s\u2019attend aussi à ce que le taux de chômage soit à 10,6 % cette année et à 9,9 % en 95, alors qu\u2019il était à 11,2 % en 93.M.McCallum a toutefois repris un refrain entonné récemment par plusieurs économistes: la croissance serait encore bien meilleure s\u2019il n'y avait pas les énormes déficits gouvernementaux et l'insécurité politique au Québec.à ft ê 1 D1C I.K I) E V (MH.I.E .1 K U I) I II A 0 U T I !» !) I II 3 ÉTATS-UNIS Kidder Peabody: pertes avant impôt de 50 à 60 millions en juillet Washington (AFP) \u2014 Kidder Peabody, la filiale de courtage financier du groupe General Electric, a essuyé une perte avant impôt de 50 à 60 millions de dollars en juillet, la plus lourde de l'histoire de la firme, rapporte mercredi le Wall Street Journal en citant des responsables de cette société.Cette perte, qui provient surtout des activités en obligations garanties par des prêts immobiliers, reflète la crise à laquelle font face ces instruments financiers, soulignent des analystes et des courtiers cités par le quotidien, Kidder Peabody n\u2019a pu lever que 500 millions de dollars en juillet en plaçant des obligations garanties sur des financements immobiliers, comparé à 7,07 milliards un an auparavant, selon la firme Securities Data CO.Ces mauvaises performances, pires que celles de l\u2019ensemble des autres firmes du secteur selon le WSJ, est un sjghe que Kidder, Peabody continue à faire face à de sérieuses difficultés financières alors que la société se débat dans un scandale sur le courtage des obligations.En avril dernier, Kidder Peabody a congédié Joseph Jett, son ancien responsable pour le courtage des bonds du Trésor.Elle l\u2019accuse d\u2019avoir fait ressortir 350 millions de dollars de bénéfices fictifs pour masquer des pertes de quelque 85 millions de dollars au cours d\u2019une période de deux ans et demi.Un rapport interne de la firme préparé par un expert indépendant, Gary Lynch, ancien haut responsable des services fédéraux de réglementation, publié la semaine dertiière, a conclu que M.Jett était seul responsable de cette malversation tout en soulignant l\u2019insuffisante supervision de la société.Un porte-parole de Kidder Peabody s\u2019est refusé à tout commentaire sur la perte de juillet en soulignant que la société n\u2019était pas cotée en bourse et n\u2019avait de ce fait aucune obligation de publier ses résultats financiers.Seule la holding General Electric (GE) publie des résultats consolidés, a-t-il ajouté.Les services de presse de GE se sont également refusés à tout commentaire, renvoyant au porte parole de Kidder Peabody.Si vous ne supportez plus LA MISÈRE SUPPORTEZ-NOUS LE DON DE CHANGED LES CHOSES Une entreprise de Blainville fabriquera le «cœur» des appareils de loterie vidéo CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR La compagnie acadienne qui s'est installée en Gaspésie pour fabriquer des appareils de loterie vidéo a choisi une compagnie des Basses-Laurentides pour faire le montage des cartes électroniques, c\u2019est-à-dire «le cœur» de ces machines à jeu que la Société des loteries vidéo du Québec se propose d\u2019exploiter dans les bars et une foule d\u2019autres endroits publics.Spielo Gaming International, qui annonçait récemment la construction d\u2019une usine à Sainte-Anne-des-Monts et l\u2019obtention d\u2019un contrat de 24 millions de dollars pour la fabrication de 4000 appareils de loterie vidéo, a confié un imp.ortant contrat de sous-traitance à Pcube Electronique pour l\u2019assemblage des cartes élec- troniques destinées à contrôler tout le système informatique de ces appareils.L\u2019annonce n\u2019en a été faite qu\u2019hier, bien que le contrat soit signé depuis un certain temps et que les 4000 appareils seront livrés en novembre prochain.Certains ont demandé pourquoi cette annonce était faite maintenant.Aucune raison particulière n\u2019a été donnée, si ce n\u2019est celle de s\u2019assurer que ce qu\u2019on annonce va se réaliser, ce qui permet de soupçonner qu\u2019une telle conférence de presse en pleine campagne électorale ne soit pas une coïncidence.Cela permettra de créer une cinquantaine d\u2019emplois dans cette entreprise de Thérèse-de Blainville, qui fut choisie parmi une dizaine de candidates à cause, essentiellement, de la qualité de sa technologie de soudage, qui permet d\u2019augmenter la performance à long terme des appa- reils dont le coût unitaire d\u2019acquisition pour la Société des loteries est de 6000 dollars.Ces appareils, dont une centaine a déjà été distribuée dans le réseau de la Société, une filiale de Loto-Québec, dont l\u2019actionnaire est le gouvernement du Québec, offrent une possibilité de quatre jeux différents, une chance sur 300 000 de gagner une mise maximale de 500 dollars.Ixi Société a donné des contrats pour fabriquer 9000 appareils à trois entreprises différentes et a placé un deuxième appel d\u2019offres pour d\u2019autres appareils.Pour sa part, Spielo, qui avait déjà une usine à Moncton au Nouveau-Brunswick, a triplé sa capacité de production avec son usine de Sainte-Anne-des-Monts, qui offre elle-même du travail à 75 personnes, en plus de créer 235 autres emplois en sous-traitance.Spielo prévoit fa- briquer cette année 10 000 appareils, qu\u2019elle vend dans sept provinces canadiennes et sur les marchés d\u2019exportation d\u2019Europe et d\u2019Amérique du Sud.Pour sa part, Pcube produit 20 000 cartes électroniques, selon un procédé de fabrication exclusif, qui en fait un leader sur le marché mondial.Elle a une solide expertise dans la fabrication d\u2019équipements médicaux sophistiqués et d\u2019instruments servant dans les domaines militaire et aérospatial.Pcube est une filiale de Tecknor Microsystèmes, une entreprise de Bois-briand qui se spécialise dans la conception d\u2019ordinateurs industriels.Tecknor est à 100 % de propriété québécoise, celle de trois entrepreneurs et investisseurs de la région, dont Pierre McMaster qui est aussi vice-président de Pcube et qui participait à la conférence de presse d'hier.Sondage de la SHQ et de l\u2019Association des constructeurs Les acheteurs néophytes dominent le marché sllltljlî 'CT\u20141 .».\"'T - .- *» -\t> t 23 12/24 55 15/24 Prévision à long terme pour OTTAWA Aujourd'hui Ce Soir Vendredi Samedi Dimanche r max 22 55 mln 12 55 max 25 55 16/26 55 16/26 O
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