Le devoir, 15 août 1994, Cahier A
[" No 18 7 + T v y T o r o ii l o 8 .1 c + F 0 N I) É EN I !! I 0 ¦ \\ vV .LE DEVOIR Vol.I.X X X V M 0 N T II K A I.I.K I.LI N I) I I 5 A I) I' T I !) il (î r» c + ï i» s Jean Dion PERSPECTIVES Vive les frolics Moncton \u2014 Ça y est Six ans après l\u2019évocation d\u2019un rêve un peu fou, le sud-est du Nouveau-Brunswick est devenu le centre d\u2019une partie du monde.Pendant toute la semaine, le Congrès mondial acadien consacre le premier grand retour de ses exilés.De la Louisiane, de la Nouvelle-Angleterre et de l\u2019Europe, des Caraïbes même, ils sont plusieurs milliers à converger ces jours-ci vers le pays de la Sagouine, vers l\u2019Acadie historique dont leurs ancêtres furent expulsés en 1755 lors de ce qu\u2019on a nommé, par euphémisme probablement, le Grand Dérangement.L\u2019idée originale de l\u2019événement est de Jean-Marie Nadeau, ancien président de la Société nationale des Acadiens.Le but: réunir les volontaires parmi les trois millions d\u2019Acadiens dispersés dans le monde pour parler de présent et d\u2019avenir, mais aussi fouiller dans le passé pour en arriver à reconstituer les grandes familles sous le thème Retrouvailles 94.Le tout, bien entendu, dans une atmosphère de célébrations comme on en a le secret.On ne tarde d\u2019ailleurs pas, en se présentant sur les lieux, à être mis au parfum.Déjà, on ne peut guère faire deux pas sans apercevoir l\u2019emblème tricolore et l\u2019étoile d\u2019or surmontés d\u2019un «Fêtons» sans complexe.Et dès samedi soir, pendant que la télé racontait le pow-wow de Saugerties, on brassait la cage au Cap-Pelé.Ce fut la toute première invitation qui fut lancée au journaliste tout frais débarqué.\u2014 Ce soir, il y a un frolic.Vous y allez?\u2014 Un quoi?\u2014 Un frolic, c\u2019est un genre de gros party.«Un genre», vous dites?Des centaines de spectateurs trippant fort dans un marathon de 12 heures présentant des groupes aux noms prometteurs comme La Wing à Hein ou Chatouille ma bourrique, ce n\u2019est peut-être pas Woodstock 2, mais ce me semble être un gros party, point.(Ironie du sort, nous apprenions justement par le Times-Transcript de Moncton qu\u2019un méga-concert avait bien failli avoir lieu à Barachois, près de She-diac, en août 1970.L\u2019événement, intitulé Strawberry Fields, devait mettre en vedette Led Zeppelin, Jethro Tull, Sly and the Family Stone, Leonard Cohen, et Grand Funk Railroad.Le gouvernement du Nouveau-Brunswick avait toutefois forcé l\u2019annulation du spectacle à quatre semaines d\u2019avis, invoquant l\u2019impossibilité de contenir une foule qu\u2019on prévoyait nombreuse \u2014 et débridée.La décision a donné lieu à des manifs de protestation.Voilà pour la note historique.) Quoi qu\u2019il en soit, le Congrès n\u2019annonce cependant pas qu\u2019une partie de rigolade.Un programme de conférences exhaustif se penchera sur le sens de Yacadianité, à dix ans du 400e anniversaire de la fondation de l\u2019Acadie et au moment où les enjeux politiques entourant le fait français en Amérique du Nord se précisent.Ou, en tout cas, se répètent.De politique, on n\u2019entend pas discuter comme tel.Mais que le Congrès coïncide avec un nouveau débat électoral sur l\u2019avenir du Québec ne peut que se répercuter sur des échanges qui porteront entre autres sur l\u2019éducation, la culture et l\u2019économie.Parmi les invités de prestige, Jean Chrétien sera ici demain après avoir fait un bout de chemin en Nouvelle-Ecosse avec Sa Majesté Elizabeth IL Parions qu\u2019il sera tenté d\u2019évoquer la vitalité de l\u2019Acadie comme preuve de réussite du Canada bilingue, lui qui a dit aux Communes ce printemps qu\u2019une victoire des séparatistes contribuerait à l\u2019affaissement de la francophonie hors Québec.Jacques Toubon, ministre de la Francophonie dans le gouvernement Balladur, viendra aussi faire son tour.Lié par la «non-ingérence, non-indifférence» proverbiale de la France, il faut s\u2019attendre de sa part à des propos tout en nuances.Le secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali, fera également une visite éclair, ayant un entretien avec M.Chrétien et participant aux cérémonies officielles d\u2019ouverture qui auront lieu demain soir à l\u2019Université de Moncton.On doit par ailleurs prévoir des débats intéressants sur le rôle des Acadiens de la diaspora dans l\u2019avenir de la «nation».Si certains assurent que la langue et la géographie n\u2019ont pas, par-delà les siècles, corrompu l\u2019identité acadienne, d\u2019autres tiennent en même temps à rappeler que c\u2019est ici que les luttes se vivent au quotidien et que la généalogie, importante par ailleurs, ne fait pas foi de tout.Parallèlement, sur une note plus légère, les grandes familles de souche acadienne \u2014 LeBlanc, Duguay, Arseneau, Robichaud, Belliveau, Cyr, Cormier, on ne peut malheureusement toutes les nommer \u2014 se rassembleront, certaines pendant trois jours, dans une dizaine de villes et villages.Près de 15 000 personnes ont déjà confirmé leur participation.Un joyeux exercice, comme le disait hier à la grand-messe l\u2019évêque de Rogersville, Mgr Jean-Guy Dallaire, de «défrichage de parenté».Et entre-temps, d\u2019expositions artistiques en tournois de balle et en randonnées gastronomiques, ici, il n\u2019y a pas de quoi s\u2019ennuyer.On remet d\u2019ailleurs ça ce soir \u2014 c\u2019est aujourd\u2019hui l\u2019Assomption, fête nationale \u2014.avec le gros show L\u2019Acadie parle au monde: Roch, Edith, Zachary, Angèle et Maurane y seront.Et puis vivent les frolics.N I) E X MÉTÉO Agenda\t\t Avis publics.\t.B4 Classées\t\t.B7 Culture\t\t.B8 Économie\t\t.B2 Éditorial\t\t.A6 Le monde\t\t.A4 Mots croisés.\t.B4 Les sports\t\t.B5 Montréal Ciel variable.30% de possibilité d\u2019averses en après-midi.Max: 20 Est du Québec Ciel variable.30 % de possibilité d\u2019averses en après-midi.Max: 19 Détails en B4 L\u2019ENTREVUE\t\tLE MONDE\t Cheikh Saïd Youssef Fawaz,\ti ^ mf\tLe chef du Sinn Fein\tÉjgp le compagnon du Prophète\t\tévoque un cessez-le-feu\tjflfr y^:;| PAGE B 1\t\tPAGE A 4\t LES SPORTS Plaisirs et dangers du vélo PAGE B 5 Drogue, boue et rock\u2019n\u2019roll m m to SBi ¦ 7- PHOTOS AP BAIN DE BOUE, bain de foule, les 350 000 spectateurs de Woodstock 1994 auront eu droit à tout.Le magnétique mais gluant Trent Reznor s\u2019époumone pour le plus grand plaisir de Jake Steinber-ger, 15 mois, qui a troqué le biberon pour un bon verre de jello.Aidé par la foule, un autre jeune mélomane tente de s\u2019approcher de la scène pour retrouver ses parents.Nos informations en page B 8.Iwë***' m Chers nous autres Amis et ennemis Responsable de l'émission L\u2019Aventure, sur l\u2019ensemble du réseau radiophonique de Radio-Canada, Robert Blondin a offert à la Bibliothèque nationale un fonds de plus de 10 000 spécimens de correspondance privée québécoise qui avaient fait l\u2019objet d\u2019une série radio et de deux livres intitulés Chers nous autres.ROBERT BLONDIN COLLABORATION SPÉCIALE a correspondance est le lieu par excellence de l\u2019expression de l\u2019amitié.Celles qu\u2019on éprouve, qu\u2019on désire, qu\u2019on entretient, et que, parfois, l\u2019on renie.Quels sont ces autres qui attirent notre amitié?Les autres à qui l\u2019ont doit une faveur ou de qui on en attend une, les autres qui nous portent un intérêt quelconque, les complices, les amis des amis et les ennemis des nos ennemis, les autres qu\u2019on envie ou dont on a besoin de l\u2019admiration, et ceux et celles avec qui on a découvert la vie, avec qui on l\u2019a célébrée.Des amis, ce sont essentiellement des solidaires magnanimes ou intéressés.De tous temps.Ici comme ailleurs.Pointe Ouest Anticosti, Mai 11,1876 Capt.Placide Vigneault Cher Ami, Allons, comment as-tu fait mourir de loups-marins ce printemps?J\u2019espère que tu en as trouvés autant que tu as voulu et que ta chasse a été bonne.Un mot de toi me fera plaisir.Dis-moi si tu as reçu les deux quarts de patates l'automne dentier.Pourrai-je trouver une bonne servante chez-vous?Pas d\u2019ouvrage pour elle en-dehors de la maison.S\u2019il vous plaît, tâche de m\u2019en trouver une bonne et écris-moi j\u2019irai la chercher.Une bonne vieille JUle laide sera préférée.As-tu eu connaissance de ma voile que j\u2019ai prêtée à ce fameux Gabriel?Si tu as encore besoin d\u2019une couple de quarts de patates, dis-le moi je t\u2019en enverrai par Packet, malgré que j\u2019en aie pas en quantité suffisante pour faire des confitures.J\u2019ai été obligé d\u2019en acheter l\u2019automne dernier, mais je crois que j\u2019en aurai 5 ou 6 quarts de plus qu\u2019il m\u2019en faudra ce printemps et tu es le bienvenu.Tous bien ici.Des saints à ta Dame malgré que j\u2019aie pas le plaisir de la connaître.Accepte mes meilleurs souhaits.Tout à toi Ton ami et etc.Antonio Poirier Parizeau rabroue Johnson Notre histoire n\u2019est pas que folklorisation.Nous nous sommes inscrits dans les courants mondiaux plus souvent qu\u2019on a parfois tendance à le croire.A la fin du siècle dernier, certains ont suivi le chemin du romantisme et de l\u2019internationalisme en même temps que les autres.Paris, 21 Juillet 1875 Mon bien cher Coyteux, Ta dernière lettre m'apprend que tu n'as pas reçu ma troisième; je l\u2019écrivais jeudi dentier, précisément le jour de ton départ.Je te demandais où tu étais afin de pouvoir t\u2019envoyer de l\u2019argent, je te croyais à Dublin.Tu fais une bien grosse affaire du pauvre cent francs que je t\u2019ai envoyés à Londres et qui malheureusement ne t\u2019a servi à rien.N\u2019importe qui eut agi comme moi.Tu es très-sensible, mon cher Coyteux, beaucoup plus que je le pensais.Je te plains sincèrement.Tu es une âme d\u2019élite, et celles-là sont appelées à souffrir.Ce qui pour les autres est regardé d\u2019un œil froid et indifférent, pour elles, prend un aspect tout-à-fait différent, elles s\u2019y attachent et trouvent presque de la volupté dans les lannes qu'elles provoquent.Toujours prêtes à entendre tout ce qui parle au cœur, elles oublient que l\u2019implacable réalité est là, jalouse d\u2019un bonheur de quelques instants et prête à faire son apparition sous l\u2019aspect le plus hideux.C\u2019est le condamné qui oublie un instant que le bourreau est à la porte de son cachot.Quel réveil!!!.Nos positions sont presqu\u2019identiques.Tu as laissé ce que tu aimais, et moi, je dois quitter mon art musical.C\u2019est la vie que je dois quitter.Vois-tu, je ne suis vraiment né que I depuis que je suis à Paris, je n\u2019ai vécu que depuis que je | suis à Paris et je n 'ai été heureux qu \u2019à Paris.Je n y suis que depuis deux ans, il me semble que je n\u2019ai jamais résidé ailleurs.Je suis ici chez moi, j\u2019y ai mes habitudes, j\u2019ai de quoi y satisfaire tous mes goûts.Il ne me faudrait qu\u2019un peu de fortune pour appeler ma femme et passer la plus heureuse existence qu\u2019on puisse imaginer.C\u2019est un rêve qui sera bientôt brisé.(.) Que de choses j\u2019aurais à te dire! Ce sera pour mon retour; je suis obligé d\u2019écrire à la hâte.Excuse moi et Quand on n\u2019est pas solidaire, on démissionne PIERRE O\u2019NEILL LE DEVOIR Jacques Parizeau estime que si Daniel Johnson, ministre, n\u2019était pas solidaire du gouvernement Bouras-sa, il n\u2019avait qu\u2019à démissionner.Commentant les propos tenus samedi par le premier ministre, qui a renié Robert Bourassa à trois reprises, le chef péquiste a rappelé son départ du gouvernement Lévesque en 1984 et a ainsi implicitement suggéré que M.Johnson aurait dû en faire autant: «Lorsque je me suis senti, pour une question de principe, incapable de continuer, j\u2019en suis sorti.» Faisant campagne dans la Beauce au cours du weekend, M.Johnson avait froidement pris ses distances à l\u2019égard de son prédécesseur: «Nous avons dû recourir à des augmentations temporaires des taxes pour protéger la cote du Québec.Mais je n\u2019étais pas premier ministre», a-t-il répété à trois reprises.VOIR PAGE A 8: PARIZEAU Johnson nie le concept du «Québec cassé en deux» et a\u2019imi PAUL CAUCHON LE DEVOIR uébec \u2014 Au lendemain d\u2019une déclaration surprenante où il se distanciait des augmentations de taxes \u2019impôts des années Bourassa en soutenant qu\u2019«il n\u2019était pas premier ministre» à l\u2019époque, Daniel Johnson a voulu hier prouver que les actions récentes du gouvernement libéral pouvaient amener une véritable prospérité économique.Et pour mieux démontrer que le Québec était sur la voie de l\u2019enrichissement sous sa gouverne, Daniel Johnson s\u2019est carrément opposé à l\u2019idée du «Québec cassé en deux», de ce Québec où les plus pauvres deviennent plus pauvres et les plus riches, plus riches.«C\u2019est inexact, soutient-il.Le Québec a un taux de chô- VOIR PAGE A 8: JOHNSON ÉLECTIONS QUÉBEC VOIR PAGE A 8: AMIS VOIR AUSSI EN PAGE A 2 B ALENA: Un Québec souverain devrait faire des concessions ¦ Les grands patrons voudront vite un référendum 367 000 francofous ont préféré l\u2019été SYLVAIN CORMIER Cy était comme il y a tout juste un mois, à la conférence-bilan du Festival de jazz.La même salle de presse au Méridien, les mêmes attachées de presse en deux fois plus épuisées, la même ambiance de lendemain de veille collectif, le même soleil au beau fixe à travers les baies vitrées, les mêmes sourires radieux et fatigués, la même drôle d\u2019impression que tout le monde compte ses morceaux et se surprend que le nombre y soit Sur le petit podium, derrière la grande table de conférence, le même Alain Simard, à la fois président du Festival de jazz et des FrancoFolies de Montréal.Une curieuse sensation de déjà-vu.que seule la présence d\u2019un vieux loup de mer rochelais aux côtés de Simard ramenait au présent.Sans Jean-Louis Foulquier, maître d\u2019œuvre des FrancoFolies de La Rochelle, immanquable avec son béret et sa mine de homard hilare, il aurait fallu se pincer.Oui, on était bel et bien dimanche après-midi.Oui, en VOIR PAGE A 8: FRANCOFOLIES LES FRANCOFOLIES I.K 1) K V 0 I II .I.K I.U \\ l> I I .r> A 0 11 T I 0 !) I A 2 EN BR E F ?POUR LES INTÉRÊTS DES RETRAITÉS (PC) \u2014 «Nos députés et le premier ministre, ce sont des employés de la population.Il ne faut jamais les laisser l\u2019oublier.» M.Robert Morin s\u2019est donné une nouvelle vocation à 69 ans: défendre les intérêts des personnes âgées.Il préside l\u2019Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées, un organisme qui compte 7000 membres.L\u2019AQDR vient justement de tenir cinq assemblées d\u2019information à travers le Québec, dans le cadre de la campagne électorale.Elle forme ses membres à interroger puis talonner les candidats aux élections, à exiger des réponses claires et précises.«Cherchez une réponse, pas du patinage.Et amenez votre enregistreuse pour faire un suivi des promesses, après l\u2019élection», conseille M.Morin à ses gens lors d\u2019une séance de formation.L\u2019Association de retraités et préretraités a aussi publié un guide électoral qui résume des sujets d\u2019intérêt qui peuvent être abordés avec les politiciens: manque de places dans les centres d\u2019hébergement, les frais de deux dollars imposés aux personnes âgées qui renouvellent leur ordonnance de médicaments, les fonds insuffisants pour les soins à domicile, les mesures fiscales touchant les personnes âgées, etc.L\u2019AQDR instruit ses membres de la politique mais n\u2019appuie personne.«On les met en face de ce qui s\u2019est passé au cours des huit dernières années», explique M.Morin.-?- ENTRÉE DANS LA COURSE DU NPD (PC) \u2014 À un mois du scrutin et en l\u2019absence de son président Paul Rose, le Nouveau Parti démocratique du Québec a fait son entrée dans la campagne électorale, hier, avec 46 candidats et un budget de 40 000 dollars.Interrogée sur l\u2019absence de Paul Rose, candidat dans Marie-Victorin, le chef de la formation politique Jocelyne Dupuis a dit que les dirigeants du parti s\u2019étaient demandé si la présence de Paul Rose à la conférence de presse serait «quelque chose de positif».«Nous avons présupposé que ça prendrait une direction très précise, ce que nous ne souhaitions pas», a-t-elle dit.En qualité de président, M.Rose travaille à l\u2019organisation du parti et à la recherche de candidats.Mme Dupuis, qui a été élue chef du NPD-Québec par une cinquantaine de délégués lors du congrès de mars dernier, est candidate dans la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques.Son curriculum vitæ indique qu\u2019elle enseigne au secondaire en déficience auditive depuis près de 20 ans.Aux yeux de Mme Dupuis, le NPD-Québec ne compte aucun candidat-vedette mais des gens désireux de travailler pour les travailleurs.Sur la liste des 46 candidats, on retrouve les noms de Hans Marotte (dans Gouin) qui s\u2019est battu contre l\u2019affichage unilingue anglophone au cours des années 1987-1988 et du sculpteur Armand Vaillancourt.Le NPD-Québec, qui compte quelque 500 membres, entend profiter de la campagne électorale pour rallier les forces de gauche et sociodémocrates du Québec, a expliqué Mme Dupuis.* -*- PARIZEAU ET LES ÉTUDES ALARMISTES (PC) \u2014 Pour le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, ses adversaires libéraux sont tellement désespérés qu\u2019ils en sont rendus à ressortir une vieille étude alarmiste sur les conséquences de la souveraineté.L\u2019ancien premier ministre canadien Brian Mulroney avait refusé de la publier, il y a deux ans, parce qu\u2019il la trouvait «trop ou-trancière».Tout ce que les libéraux de Daniel Johnson tentent maintenant de faire, selon M.Parizeau, en publiant cette étude préparée par M.Marcel Côté au moment des Accords de Charlottetown, «c\u2019est d\u2019essayer de réparer les dommages» causés par les plus récentes analyses de la firme J.P.Morgan, le Conference Board ou la Banque Royale, qui refusent de prédire un désastre ad-venant l\u2019élection d\u2019un gouvernement du Parti québécois.\u2022«M.Côté, qui nous annonce des catastrophes, a soumis M.Parizeau hier au cours d\u2019une conférence de presse, a commencé à se faire connaître dans ce milieu en proposant le démantèlement de la Caisse de dépôt et de placement.Cela a beaucoup intensifié son action politique, pendant un certain temps, qui s\u2019est terminée avec les fa-meusès options (d\u2019achat d\u2019actions), dans M3I.«Si vous pensez que je vais commencer à commenter un truc comme ça, a poursuivi le chef péquiste, venant de là, sûrement pas.» \u2022 -?- QUELQUES CITATIONS «Non, je ne suis pas déçu que la reine n\u2019ait pas été invitée au Québec pendant la campagne électorale.» \u2014 Da- \u2022 niel Johnson, en réponse à une question d\u2019un journaliste sur la présence de la reine Elizabeth II au pays.«La construction, par définition, est une succession de projets, ce n\u2019est pas un emploi permanent comme tel car on ne passe pas 23 ans à bâtir la même maison.» \u2014 Daniel Johnson.«Si on laisse passer une seule chose qui est vraiment une expression de discrimination en se disant que ce n\u2019est pas trop grave, qu\u2019on attend à la cinquième ou la sixième avant de faire quelque chose, là on s\u2019entend pour dire que la situation est tellement détériorée qu\u2019elle est difficilement rattrapable.Il faut avoir une sorte de tolérance 'zéro.» \u2014Jacques Parizeau, à propos de la lutte au racisme.yLa cible du racisme n\u2019est pas seulement l\u2019autre avec ses différences, mais la société tout entière dans ses valeurs fondamentales.» \u2014 André Boisclair, député péquiste de Gouin.«Nous sommes partis d\u2019un très grand mouvement pour rendre les décisions, pas mal de décisions, entre les mains des gens, et éviter que tout soit entre les mains de notre père qui est à Québec.»\u2014Jacques Parizeau, à propos de la décentralisation.Paul Rose La tournée des chefs Le chef du Parti libéral et premier ministre du Québec, Daniel Johnson, donne une conférence de presse dans la circonscription de Chambly, ce matin.Le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, est de passage aujourd\u2019hui dans la Montérégie où il visitera l\u2019entreprise Corfin à Chambly et rencontrera par la suite la presse en compagnie de la candidate du parti dans cet-te circonscription, Louise Beaudoin.; Quant à lui, le chef du Bloc québécois, Lucien Bou-:chard, se rend visiter l\u2019usine Rotobec en compagnie de iClaude Lachance, candidat du PQ dans Bellechasse et \u2022\u2018François Ianglois, député du Bloc dans Bellechasse.Il visite ta Chemise tapointe en après-midi avant de se rendre à Thetford Mines pour une réception suivie d\u2019une assemblée publique en soirée au cours de laquelle il prononcera une allocution.ELECTIONS QUEBEC Les spécialistes interrogés par Le Devoir sont unanimes Un Québec souverain dans l\u2019ALENA serait forcé de faire des concessions ISABELLE PARÉ LE DEVOIR La réouverture de l\u2019ALENA par un Québec souverain aurait-elle des effets dévastateurs sur la clause d\u2019exclusion culturelle et sur celle que tente d\u2019arracher la France aux Etats-Unis?Les experts ne s\u2019entendent pas sur toute la ligne, mais conviennent que le Québec devrait faire des concessions pour se tailler une place au sein de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain.La semaine dernière, la ministre de la Culture, Liza Frulla, a brandi la menace d\u2019une invasion massive de la culture américaine qu\u2019entraînerait la réouverture de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain par un Qué-beç souverain.A son avis, les Etats-Unis profiteront de ce geste pour retirer la clause d\u2019exclusion culturelle, arrachée par le Canada au terme de discussions serrées.Pis encore, ce retrait pourrait avoir un effet domino sur les pays européens, dont la France, qui exigent un traitement similaire dans le cadre du GATT, a fait valoir la ministre.Les spécialistes interrogés par Le Devoir s\u2019entendent pour dire que l\u2019entrée d\u2019un Québec souverain dans l\u2019accord tripartite s\u2019accompagnerait, à n\u2019en pas douter, de concessions économiques.Mais là s\u2019arrêtent les consensus.Pour le professeur Ivan Bernier, de la faculté de droit de l\u2019Université Laval, il est clair qu\u2019il n\u2019y aura pas de «succession automatique» des concessions faites pour le Canada.«Le Québec aura l\u2019obligation de renégocier certaines choses.Je ne pense pas que ça cause énormément de problèmes (pour conserver la clause), mais il faut se demander quel prix le Québec est prêt à payer pour cela», affirme-t-il.Si le Québec perd cette clause, ce serait parce qu\u2019il a refusé de faire d\u2019autres concessions économiques en retour pour la préserver, croit-il.Comme dans toute négociation, ce sera donnant-don-nant, souligne le professeur Bernier qui np voit par ailleurs aucune raison logique à ce que les Etats-Unis refusent d\u2019accorder une clause d\u2019exemption culturelle.De là à conclure que cette négociation entraînera la perte de l\u2019exclusion similaire réclamée par la France, «il y a un saut logique un peu fort», croit M.Bernier.La France et l\u2019exclusion culturelle D\u2019ailleurs, contrairement à ce que disaient la ministre Frulla et M.Jacques Parizeau, la France, par le truchement de l\u2019Union européenne, ne bénéficie à l\u2019heure actuelle d\u2019aucune clause d\u2019exclusion culturelle.L\u2019Europe a tout simplement refusé de participer aux discussions ayant trait aux services culturels lors de l\u2019Uruguay Round, reportant le problème à la prochaine ronde de négociations du GATT (Accord général sur le coijimerce et les tarifs douaniers).A ce titre, M.Jean Pettygrew, vice-président de Sam-son, Bélair-Deloitte, Touche, spécialiste des accords commerciaux, croit qu\u2019il n\u2019est pas exagéré de penser qu\u2019une réouverture de l\u2019ALENA sera utilisée comme précédent par les États-Unis lors de futures discussions avec la France.«De toute façon, les Etats-Unis vont nécessairement revenir à la charge lors du prochain round.Si l\u2019ALENA est rouvert, ça ne sera qu\u2019un argument de plus en leur faveur», note-t-il cependant.Pour ce qui du Québec lui-même, M.Pettygrew croit que des négociations seront incontournables, puisquô l\u2019Accord nord-américain ne pourra de toute façon s\u2019apr pliquer dans les mêmes termes,.«L\u2019accord s\u2019applique à des États fédérés et il exclut une large part des politiques commerciales des pro: vinces.Un Québec souverain n\u2019étant plus un état sous; national, l\u2019ALENA s\u2019appliquerait dans toute sa rigueur.Ce ne sera pas le statu quo pour le Québec», soutient-il.i Le Québec pourrait alors négocier sa propre clause d\u2019exclusion culturelle, mais le géant américain profilera probablement de l\u2019adhésion du Québec à l\u2019Accord nord-américain pour exiger l\u2019ouvertuçe de ses marchés publics, notamment de sociétés d\u2019Etat présentement exclues de l\u2019ALENA, comme Hydro-Québec.«Quand on négocie avec un adversaire de cette taille* on ne sait pas où ça finit.Et même quand les concessions sont négociées selon la règle, car elle est tordue en fonction du plus fort», juge-t-il.Par ailleurs, M.Pettygrew estime qu\u2019un Québec nouvellement souverain, désirant obtenir une place à l\u2019ONU, à l\u2019OTAN et des représentants à diverses organisations internationales, sera placé dans une situation de «demandeur», réduisant d\u2019autant sa marge lors de négociations.Si le PQ l\u2019emporte Les grands patrons voudront vite un référendum MAURICE GIRARD PRESSE CANADIENNE Si le Parti québécois remporte les élections du 12 septembre, les chefs des grandes entreprises québécoises feront pression sur le gouvernement de Jacques Parizeau pour qu\u2019il tienne dans les dix mois son référendum sur la souveraineté.Un sondage effectué par le Conseil dû patronat (CPQ) auprès de ses membres corporatifs révèle que 72 % des p.-d.g.du Québec souhaitent la tenue du plébiscite le plus rapidement possible, contre 11 % qui veulent un report et 17 % qui croient que le référendum n\u2019aura pas lieu.«Nous avons demandé aux 450 patrons de la grande entreprise \u2014 dont les 100 plus grosses firmes de la province \u2014 si, dans l\u2019éventualité de l\u2019élection du PQ, le gouvernement devait conduire un référendum et quand.C\u2019est important, parce que c\u2019est la première fois que le monde patronal se prononce là-dessus», a indiqué le président du CPQ, Ghislain Dufour, en révélant pour la première fois à la Presse canadienne le teneur de ce coup de sonde.D\u2019envergure plus modeste que les sondages faits dans le grand public, cette enquête tire son utilité et son importance de la clientèle interrogée.Il s\u2019agit des chefs de grandes entreprises qui restent au cœur de l\u2019activité économique de la province et de qui dépendent plusieurs décisions comme la création d\u2019emplois et les investissements.«Si le gouvernement pense qu\u2019il va remettre le référendum dans trois ans s\u2019il n\u2019est pas sûr de le gagner, alors c\u2019est non.Il va nous avoir à la trace parce qu\u2019on veut régler le plus tôt possible ce dossier-là», avertit M.Dufour.Sur le plan constitutionnel, les chefs de grandes entreprises québécoises ne cachent pas leurs couleurs; 80 % d\u2019entre eux sont «carrément» fédéralistes, ce qui exclut «définitivement» l\u2019appui à la thèse souverainiste du parti de Jacques Parizeau, «à moins que le PQ se fasse hara-kiri au niveau constitutionnel», une éventualité que le président du CPQ juge hautement improbable.«Comment puis-je ne pas considérer que c\u2019est central, poursuit M.Dufour, quand un de notre propre gang, Richard Le Hir (candidat du PQ dans Iberville) dit, et je le cite: \u201cIl est possible que la souveraineté du Québec provoque une fUite de capitaux.Il ne faut pas sousres-timer les conséquences car on sait quand ça commence mais on ne sait pas quand ça finir.Lui, il connaît le milieu, Richard.» Le président du CR) ne partage pas l\u2019optimisme qui exsude des analyses des grandes maisons étrangères d\u2019investissement «Il faut prendre ça avec énormément de prudence, avec des pincettes.C\u2019est évident que l\u2019arrivée d\u2019un gouvernement souverain crée une certaine incertitude», dit-il en rappelant que l\u2019instabilité demeure la principale préoccupation du monde financier.«Et quand, d\u2019une analyse à l\u2019autre, on prévoit un écart de 1 % dans la croissance de l\u2019économie, ce n\u2019est pas rien», rétorque Ghislain Dufour en guise de réplique aux analyses de la Banque Royale, du Conference Board et de J.P.Morgan aux Etats-Unis, qui recommande d\u2019acheter des obligations du Québec, sous-évaluées en raison de la conjoncture économique.Allô! Ici.*»**»*»»*» gJMl w ?INf fl mi kys_J, i Bllll ËBifti ' .i xfâgs PHOTO PC LE PREMIER MINISTRE Daniel Johnson, qui faisait campagne dans la région de Québec dimanche, a profité d\u2019une halte matinale pour faire un appel personnel, préférant l\u2019intimité de cette cabine téléphonique à celle du téléphone cellulaire électoral.Parizeau ou le style de «la haute» britannique PRESSE CANADIENNE Lorsqu\u2019il s\u2019exprime dans l\u2019autre langue officielle, le leader péquiste Jacques Parizeau manifeste une prédilection pour l\u2019anglais «british».Avec sa façon unique de s\u2019esclaffer, son penchant pour les complets trois-pièces et son accent britannique, il semble parfois, aux oreilles de ses auditeurs familiers de la langue de Shakespeare, pasticher le style de «la haute» britannique.Ses expressions un tantinet archaïques \u2014- «.not the foggiest idea», «humbug» \u2014 lui fournissent régulièrement l\u2019occasion de dérider ceux qui participent au train-train politique quotidien du leader indépendantiste.Aux dires de ses amis et connaissances, cet économiste réputé, qui fut le ministre des Finances du Québec de 1976 à 1984, a été profondément marqué par son séjour à Londres, dans les années 1950.Il étudiait alors à la célèbre Dindon School of Economies, sous la direction de James Meade, économiste qui a remporté le prix Nobel.«Cette période fut importante dans sa vie, elle a influencé son comportement, sa façon de s\u2019exprimer, raconte Ed Bantey, un de ses anciens adjoints du PQ, aujourd\u2019hui chroniqueur pour le journal montréalais The Gazette.Il adorait l\u2019Angleterre.» Alors au début de la vingtaine, Jacques Parizeau vivait dans une grande pièce sous les combles («huge garrett») à Dmdres, et il a déjà dit qu\u2019il s\u2019en était fallu de peu («within a hair») qu\u2019il ne rentre pas au Québec.Le whip du PQ Jacques Brassard, qui milite depuis longtemps à ses côtés, pense que M.Parizeau s\u2019est inspiré du modèle du «gentleman» britannique, auquel le prédisposait son éducation bourgeoise dans l\u2019aristocratique Outremont, ville voisine de Montréal.«D\u2019une certaine façon, cela a consolidé un style de vie qui lui avait déjà été inculqué par sa propre famille», dit M.Brassard.Le séjour de M.Parizeau chez les Britanniques aura été déterminant.Il y aura acquis la confiance requise pour se sentir à l\u2019aise au sein de l\u2019élite des gens d\u2019affaires canadiens-anglais, dans les années 50, et cela aura vraisemblablement contribué à sa conversion à la souveraineté, dans les années 60.«Les Québécois avaient l\u2019impression qu\u2019ils n\u2019étaient pas bons dans le domaine des affaires ou de la technologie, déclarait M.Parizeau au cours d\u2019une entrevue, en 1989.Mais à mon retour d\u2019Angleterre, je ne me sentais nullement inférieur et cela ne m\u2019inquiétait absolument pas.» Outre ses manières et son parler britanniques, M.Parizeau avoue un faible plutôt surprenant pour la reine Elizabeth II.«Cela remonte à longtemps», a-t-il confié.En 1990, il s\u2019était opposé aux plans d\u2019un groupe de partisans péquistes voulant protester contre la visite de la reine à Hull.«Si nous décidons de changer d\u2019institutions, nous changerons d\u2019institutions.En attendant, je ne vois pas pourquoi nous ne rendrions pas tous les égards dus (à la reine).* Les partis politiques n\u2019auraient rien compris La santé.connais pas Libéraux et péquistes passeraient à côté d'un problème majeur JEAN CHARTIER LE DEVOIR Les partis politiques n\u2019ont pas compris que les Québécois font de la santé une priorité, après l\u2019emploi et pres-qu\u2019à égalité avec la formation de la main-d\u2019œuvre, a tenu à rappeler hier la Coalition sur la santé.MM.Johnson et Parizeau passent par conséquent à côté d\u2019un problème majeur lorsqu\u2019ils invoquent que le «Québec est cassé» pour appuyer le ticket modérateur.L\u2019une des porte-parole de la coalition de 22 organisations de personnes âgées et d\u2019employés de soins de santé, Francine Genest, s\u2019insurge notamment contre le fait qu\u2019on se dirige en douce vers des soins de santé privés sans que cela fasse l\u2019objet d\u2019un débat pendant la campagne électorale.Toutes les ressources budgétaires additionnelles sont acheminées vers les médecins tandis qu\u2019on coupe les médicaments aux personnes âgées et qu\u2019il y a «un \u201cratatine-ment\u201d des autres corps d\u2019emploi», explique la présidente de la Fédération des professionnels en techniques médicales.Il y a deux poids deux mesures: on ajoute 120 millions de dollars additionnels sur une période de trois ans aux médecins et on prévoit sabrer 750 millions de dollars dans les hôpitaux.On voit que les médecins ont gagné l\u2019affrontement de 1991, affirme-t-elle.Car le budget de trois milliards de dollars de la RAMQ connaît une augmentation de 5 % tandis que le budget de dix milliards de dollars pour les hôpitaux et les CLSC a augmenté de moins de 1 % pour la même période, selon le relevé établi par Claude Saint-Georges, conseiller de la CSN sur les questions de santé et coordonnateur du groupe.Pour sa part, Marianne Roy, présidente de Solidarité populaire, reprend à son compte l\u2019estimation établissant que «si le gouvernement québécois adoptait une politique de remboursement des médicaments au plus bas prix, comme le gouvernement ontarien, les coûts des médicaments seraient inférieurs d\u2019environ 30 à 40 millions de dollars par an».L\u2019Allemagne a aussi adopté un plafond sur le coût global des médicaments qui a fait baisser la facture de 20 % en un an, dit-elle.ta système de sapté est en crise; il représente la première dépense de l\u2019Etat avec 13 milliards de dollars mais les hommes politiques n\u2019en parlent pas, rappelle Gisèle Bérubé, coprésidente de la Coalition des aînés du Québeq.Pour elle, il y a un effet dévastateur de cet impôt de deux dollars, nommé ticket modérateur.«Les gens étirent leurs prescriptions, dit-elle, ils choisissent parmi les médicaments qui leur sont prescrits.Ce n\u2019est pas rendre service que d\u2019imposer ainsi les médicaments.R\u2018 seul petit effet bénéfique est de rendre les gens coupables pour qu\u2019ils ne deviennent pas des avaleurs de pilules; mais s\u2019ils sont plus malades, demande-t-elle, est-ce que ça aide le système?» Toutefois, c\u2019est avant tout la rémunération à l\u2019acte, des médecins, ce qui conduit à l\u2019expansion des clinique^ privées, qui agace le plus la Coalition sur la santé.La réihu-nération à l\u2019acte suscite plus de consultation et fait s\u2019élever la facture, selon la coprésidente de la Coalition des aînés.les coûts de la rémunération des effectifs médicaux échappent à tout contrôle.Malgré qu\u2019on reconnaisse qu\u2019il y a suffisamment de médecins actifs au Québec, de nouveaux médecins entrent en fonction et la RAMQ les rémunère automatiquement, peu importe le lieu de leur pratique médicale.Selon la Conférence des régies régionales, 806 nouveaux médecins s\u2019ajouteront d\u2019ici trois ans pour un coût supplémentaire de 120 millions de dollars.Di coalition estime que ces sommes pourraient être affectées ailleurs.On précise qu\u2019il y a, au Japon, 165 médecins par 100 (XH) habitants comparativement à 204 au Québec; pourtant, .les indicateurs de santé du Japon sont supérieurs aux nôtres.Dt question des médecins formés à l\u2019étranger pourrait trouver une solution équitable, mais pas en les envoyant massivement dans les régions périphériques, estime encore cette Coalition, mais plutôt dans un cadre global de planification des effectifs médicaux lié à des honoraires fixes pour les médecins.Di coalition demande que cesse l\u2019ouverture anarchique de cliniques médicales dans lejqré-gions centrales avec facturation garantie auprès de h* RAMQ.«On laisse s\u2019instaurer sournoisement des.ser-vices privés à domicile, souligne Francine Genest Ce n\u2019est pas la solution.Lin Ontario, où les services privés à domicile sont répandus, les contrats de laboratoire sont passés à 100 dollars |>ar habitant tandis qu\u2019ils sont à 70 dollars au Québec.Bref, conclut-elle, cela instaure une mode cine ixuir les riches et une médecine pour les jKiuvrrs.» ¦¦¦¦¦¦I I) K V 0 I H I.I! X I) I E S A C T U A L Le Toronto Sun est formel Le Service du renseignement à l\u2019aide des néonazis?Toronto (PC) \u2014 Un informateur rémunéré par le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a contribué à fonder et à diriger le plus important groupe néonazi au pays, rapporte le Toronto Sun.' Selon ce quotidien, Grant Bristow n\u2019a pas seulement joué un rôle dans la création du Heritage Front, organisme raciste favorable à la suprématie de la race blanche, il a également mené une campagne de harcèlement qui pourrait avoir contribué à des batailles de rue entre racistes et antiracistes, écrivait le journal, dimanche.> Toujours selon le Sun, le nom et l\u2019origine véritables de Bristow restent inconnus.Responsable du renseignement et codirecteur de la sécurité pour le Heritage Front, Grant Bristow a été rémunéré par le SCRS depuis le début de 1989, soit avant la naissance du Front, affirme le Sun sans révéler ses sources.«Le SCRS a créé quelque chose qui ne peut être stoppé.Le Canada blanc devrait être reconnaissant», disait dimanche un message téléphonique du Heritage Front en réaction à la nouvelle voulant que Bristow était un informateur du SCRS.Six mois après l\u2019inscription de Bristow sur les listes de paye du SCRS, le Heritage Front était créé.Et quatre ans plus tard, le SCRS identifiait le Heritage Front et ses rejetons comme une menace potentielle à la sécurité nationale.Décrivant les tactiques du groupe, un ex-membre du Heritage Front, Ken Barker, avait dit que «Grant fournissait le bois, l\u2019allume-feu, les allumettes, et donnait l\u2019ordre de mettre le feu».Des sources proches des milieux de l\u2019espionnage soutiennent qu\u2019au cours de 1993, Bristow a reçu de 50 000 à 60 000 dollars.Un porte-parole du SCRS, Mark Boyer, a dit qu\u2019il ne pouvait commenter cette affaire.Ignorant le double rôle de Bristow, des membres du Heritage Front le décrivaient comme un «père fondateur» de l\u2019organisation, avec Wolfgang Droege et l\u2019éditeur de périodiques Gerry Lincoln.Ce dernier a déclaré dimanche que Bristow n\u2019avait eu aucun contact avec quelqu\u2019un du Heritage Front depuis «au moins trois ou quatre semaines».Le solliciteur général Herb Gray, le ministre fédéral responsable, en bout de ligne, du SCRS, s\u2019est limité à dire qu\u2019il lirait le texte de l\u2019article et verrait ensuite s\u2019il y a matière à en dire plus.Mais des militants antiracistes ont réagi avec indignation à la nouvelle et ont réclamé une enquête sur l\u2019agence d\u2019espionnage.«Au lieu d\u2019enquêter sur des menaces à la sécurité, ils les créent de toutes pièces», a lancé Kevin Thomas, membre d\u2019Anti-Racist Action, qui a demandé que toute la lumière soit faite sur les activités du SCRS au sein du Heritage Front.Un avocat de Calgary parlant au nom du Congrès juif canadien, M.Hal Joffe, a également réclamé une enquête rapide et approfondie sur le rôle soi-disant joué par le SCRS dans le Heritage Front.Le SCRS a été mis sur pied après qu\u2019eurent été révélés au grand jour les gestes illégaux faits par la section de la sécurité de la Gendarmerie royale du Canada au cours des années 70.Envolée matinale \\ \\ ¦ Si r ¦ \\ TP I.i»\t\u2022 -\"lIUP PHOTO JACQUES NADEAU AEROSTIER solitaire, Dee J.Shappland est venu d\u2019Angleterre pour participer aux envolées matinales du Festival de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu.Bravant les courants et les menaces de pluie, le premier homme à avoir survolé la grande muraille de Chine en montgolfière s\u2019est élevé au-dessus du Haut-Richelieu samedi matin, avec grâce et légèreté.Une nouvelle qui a de quoi réjouir les gens de Québec 2002 La candidature de Salt Lake City connaît des ratés La facture sera salée pour tenir les premiers Jeux d'hiver du prochain siècle REMY CHAREST CORRESPONDANT À QUÉBEC \\ A la veille du dépôt des cahiers de candidature pour les Jeux d\u2019hiver de 2002 devant le Comité international olympique, à Lausanne, la candidate favorite, Salt Lake City, connaît quelques ratés.Depuis la fin juin, l\u2019appui de la population est en baisse, dans la foulée d\u2019une crainte accrue d\u2019un déficit et des coûts que le gouvernement pourrait avoir à assumer.Cette faiblesse dans la cuirasse de la candidature généralement donnée gagnante de la course aux Jeux de 2002 a de quoi réjouir les gens de Québec 2002, qui ont pour leur part vu l\u2019appui à la candidature reprendre du poil de la bête au cours des derniers temps.Selon les plus récents sondages, le pourcentage de partisans des Jeux a chuté à 60 % dans la capitale de l\u2019Utah, alors qu\u2019il oscillait de 70 à 80 % depuis plus d\u2019un an.La raison semble s\u2019expliquer par un autre volet du sondage, qui montre que 75 % des répondants croient que les contribuables auront plus à payer pour la venue des Olympiques que promis.L\u2019idée que les contribuables et le gouvernement de l\u2019Etat n\u2019auraient aucun frais à assumer pour défrayer le coût des Jeux olympiques était un des arguments de vente principaux du comité de candidature de Salt Lake City.Le principal porte-parole de la modeste opposition qux Jeux, David Owen, proche du gouverneur de l\u2019État et directeur des Utahns for Responsible Public Spending, un groupe de pression visant à surveiller les dépenses gouvernementales, s\u2019était fréquemment interrogé sur les garanties financières qui permettent au comité de faire cette promesse.Or, le gouverneur de l\u2019Utah, Mike Leavitt, a dû avouer récemment aux reporters du Desert News, un des principaux quotidiens de la ville, que l\u2019État aurait l\u2019obligation morale d\u2019assumer un éventuel déficit des Jeux.Le gouvernement de l\u2019Utah a déjà consacré 59 millions de dollars US à la construction de diverses installations sportives \u2014 piste de luge et bobsleigh et saut à ski \u2014, un montant que le Comité olympique de Salt Lake City s\u2019est engagé à reverser à l\u2019État pour devenir propriétaire du site au lendemain des Jeux.Des dépassements de coûts de un million de dollars pour la réalisation de la piste de luge et bobsleigh ont créé une certaine nervosité chez les législateurs de l\u2019État, dont plusieurs étaient restés sceptiques devant la valeur de l\u2019accord entre l\u2019État et le comité de candidature.Des rumeurs à l\u2019effet que le gouverneur s\u2019apprêterait également à donner aux futurs acheteurs la possibilité de faire du développement commercial sur le site des installations sportives a également contribué à renforcer le scepticisme de la population.¦Il ., v\t.LE DEVOIR ,\tVOUS INVITE À DECOUVRIR LE SECRET DES VINS ATELIERS VINS ET FROMAGES TOUS LES JOURS AUX FÊTES GOURMANDES 17H00 ET 18H00 STAND # 238 Un tour du monde des plaisirs de Stable/ Des mets et des boissons de .i0 pd\\s! Annihilions - leux - Concours - Démonstrations culinaires.- Etc.* oBnsa Deux ateliers par jour dirigés par des connaisseurs réputés tels Jules Roiseux, Pierre Séguin, Champlain Charest, François Chartier, Claude Langlois.Le coût des ateliers est variable selon les vins en dégustation.COUREZ LA CHANCE DE GAGNER Un refas gastronomique CE REPAS GASTRONOMIQUE POUR 4 PERSONNES AU BISTRO À CHAMPLAIN, D\u2019UNE VALEUR DE 400$, EST VALIDE JUSQU\u2019AU II AOÛT 1995.POUR PARTICIPER: 1.Complétez correctement le coupon de participation.2.Visitez les Fêtes Gourmandes Internationales de Montréal du 11 au 21 août, et dégustez les vins fins du BISTRO À CHAMPLAIN.3.Déposez votre coupon de participation dans la boîte identifiée sur le site au stand #238 - BISTRO À CHAMPLAIN, ou postez-le à: Concours \u201cUn repas gastronomique - Fêtes Gourmandes\u201d Le Devoir, 2050, rue de Bleury - 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 Tirage le 21 août 94,18h00, stand #238 - BISTRO A CHAMPLAIN COUPON DE PARTICIPATION LE DEVOIR «tt concours .\t» JSF* Unrpgtsiïonomifue Vlllt.CODEPOSTAL.TÉL(.J.Question mathématique: [(4 x 2] ?20 2) - 5 = Les règlements de ce concours sont disponibles à nos bureaux.Aucun lacsimilé.Je suis abonné(e) au Devoir.J\u2019achète Le Dev oir à:.La majorité des appareils ont été sabotés Les vidéopokers de Loto-Québec perdent la mise en Estrie Sherbrooke (PC) \u2014 Installés depuis un peu plus d\u2019une semaine en Estrie, les vidéopokers de Loto-Québec ont pris un dur coup en fin de semaine alors que la majorité des appareils ont été sabotés à Sherbrooke, Coaticook et Lennoxville.Dans tous les cas, on a utilisé le même stratagème: de la colle versée dans les fentes où l\u2019on glisse habituellement les pièces de monnaie.L\u2019effet a été immédiat: tout le mécanisme a été bloqué et l\u2019on croit que les auteurs ont utilisé de la colle à prise instantanée.«Il faut carrément changer des pièces de la machine», indique M.Denis Poirier, du bar Meadows, le seul endroit à Sherbrooke à posséder actuellement des appareils de Loto-Québec.On s\u2019est aperçu du vandalisme à cet endroit vers lh samedi matin.«Je pensais tout d\u2019abord qu\u2019une consommation avait été renversée accidentellement sur l\u2019appareil, mais on s\u2019est vite rendu compte que les quatre appareils avaient été sabotés», a-t-jl dit en entrevue.A Sherbrooke, il a fallu attendre jusqu\u2019à samedi soir avant qu\u2019un technicien de Loto-Québec ne se présente pour réparer les dégâts.Au motel Elmwood, à Lennoxville, les réparations ont été effectuées hier matin.Le porte-parole de l\u2019Association de l\u2019amusement du Québec, Pierre Bourgault, de Sherbrooke, a vite réagi à ces actes de vandalisme, se défendant bien d\u2019en être à l\u2019origine.«On se bat pour une cause et nous ne sommes pas des vandales, dit-il, Ces actes-là ne nous aideront pas dans notre cause et je fais même un appel au calme.Faire des gestes comme ça, ce serait comme se tirer des balles dans les deux pieds, c\u2019est stupide.Ces actes de vandalisme vont causer plus de troubles que du bien», lance-t-il.L\u2019Association de l\u2019amusement du Québec est en guerre contre le gouvernement, admet-il, «mais cette guerre-là, on va la gagner en cour, pas en faisant des gestes de vandalisme».L\u2019organisme regroupe plus de 1000 tenanciers de bars à travers le Québec, en plus de quelque 200 entreprises spécialisées dans la mise en marché des vidéopokers que le gouvernement veut interdire afin de faire place aux appareils de Loto-Québec.L\u2019Association de l\u2019amusement du Québec prépare une offensive à l\u2019échelle provinciale contre l\u2019envahissement des appareils de Loto-Québec et n\u2019écarte pas la possibilité de manifestations locales.À en perdre la tête Les descendants d\u2019une paysanne guillotinée en 1794 se donnent rendez-vous en Bretagne Brest (AP) \u2014 Environ 2800 descendants de Marie Chapalain, une paysanne de 43 ans guillotinée à Brest le 15 octobre 1794 pour avoir hébergé clandestinement deux prêtres réfractaires à la Constitution civile du clergé (1790), se sont retrouvés hier à Plouguin (Finistère) pour rendre hommage à leur aïeule.Une sacrée réunion de famille pour 2800 «cousins» sur les 8170 descendants des 44 petits-enfants de cette femme à qui l\u2019histoire bretonne a consacré plusieurs livres et chansons.Il a fallu 15 ans de recherches pour Gaby Briant et Madeleine Mercel de l\u2019Association Marie-Cha-palain pour arriver à un arbre généalogique de 55 mètres de long, exposé sur des panneaux en bois et lieu d\u2019une extraordinaire procession tout au long de la journée.Celle-ci avait débuté à 10h30 par la messe dominicale célébrée par Mgr Clément Guillon, évêque de Quimper, et sept des neuf prêtres vivants de la lignée Chapalain, dans la salle omnisports de ce village de 1200 habitants situé à 20 km au nord de Brest.«Marie Chapalain était une simple paysanne mais d\u2019une grande noblesse, celle du cœur, de la charité, et était d\u2019un extraordinaire courage», a déclaré Mgr Guillon, qui a dénoncé «la société égoïste d\u2019aujourd\u2019hui».Venus de toute la France, principalement de Bretagne mais aussi du Canada, des États-Unis et d\u2019Afrique, ils étaient tous à l\u2019heure de l\u2019apéritif en quête d\u2019un cousin disparu géographiquement.Les scènes de retrouvailles se succédaient autour d\u2019un bar improvisé de 100 m de long et certains se découvraient, au delà des relations de bureau ou de régiment, un ancêtre commun.Après un pique-nique géant et une photo de famille sur le stade municipal, une pièce de théâtre relatant l\u2019histoire de l\u2019héroïne du jour a été présentée avant un concert.Tous devaient une nouvelle fois se retrouver autour d\u2019un repas en commun pris en plein air.Pour comprendre la statistique Charles Henry Brase Corrinne Pellillo Brase Ce volume est conçu pour les élèves qui possèdent un bagage minimum en mathématiques.Les mêmes caractéristiques pédagogiques qui ont fait le succès des trois premières éditions se retrouvent aussi dans cette quatrième \u2022 , édition.' Nous avons retenu la méthode graduée de résolution de problèmes.Notre expérience précédente en classe de cette méthode nous a convaincus que la formule que nous avons adoptée connaîtra umgrand succès auprès des élèves inscrits à un cours d\u2019introduction j, à la statistique.Les exercices et les travaux pratiques se rattachent à des applications courantes dans un grand nombre de situations pratiques.' Les calculs complexes sont simplifiés par l\u2019utilisation de tables et d\u2019une procédure par étapes bien adaptée aux calculatrices.Montréal, Guérin, 1994 ISBN 2-7601-2582-3 (720 p.) 58,75$ \u2022 LIBRAIRIE (HIKRIN UN1VKRSITA1RK-UQAM 335.rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) Tél.: u DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l'information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon.Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement).Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré.Guy Taiüefer (adjoint au directeur de l'information); tv i _ i./ a-_I./dmiii/iit/id/iA Di'ino IWu'ouH (h/t(7/>c t\u2019/iiV/inVi/rc)- Incnittw; (;responsable).Robert Dutrisac.Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte: à l\u2019information internationale: Jocelyn Coulon (responsable).François Brousseau (éditorialiste).Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; A l'information politique: Pierre O'Neill.Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa).Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec).Michel Venue (correspondant parlementaire à Québec)-.Serge Chapleau (caricaturiste): à l\u2019infor- Moniquc Venvault (publicitaires): Micheline Turgeon, Olivier Zuida (commis): Michéle Bouchard (secrétaire) L'ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur).Nicole Carmel (coordinatricc des services comptables): lionne Cormier.Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross, Iinda Thériault (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE: À IA CLIENTELE Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire).Manon Blanchette.Monique L'Heureux.lise Lachapelle.Rachelle Lederc-Venne.Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements).IA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBUQLTES Guy Renaud Kirouac (directeur).IA PRODUCTION Marie-France Dirgeon (directrice de la pro- Itillv Marlène Côté Sylvie Iaporie.Pierrette Rousseau.Micheline Rueüand.I-E CONSEIL DI' DEVOIR INC.Pierre Bourgie .IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture(/>ré sident).Roger Boisvert (rire-président et directeur général).I D E E S La recolonisation de l\u2019Afrique Peau noire, rêves gris La politique étrangère occidentale est toujours contrecarrée par les intérêts privés LUCIEN MAN DJANDJA NAKI Activiste africain u\u2019il soit Huht ou Tutsi, qu\u2019il soit Peul ou Mossi, Ashanti ou Ewe, Maure ou Touareg, «chaque fois qu\u2019on l\u2019a vu éclore quelque part, il annonçait le feu, la famine, la misère.Aussi, le mépris de l\u2019homme.» Franz Fanon, dans Peau noire masques blancs, l\u2019avait déjà signalé dès les années 1960.C\u2019est de l\u2019homme noir qu\u2019il parlait qui est, aux yeux de l\u2019homme blanc, .synonyme de calamités naturelles.A ces propos, les dernières images en provenance du Rwanda sont éloquentes.La plupart des régimes nés des coups d\u2019Etat et de la décolonisation des années 1960 ont condamné l\u2019Afrique à une nouvelle forme d\u2019esclavage qui est celle de la dépendance alimentaire, qui est un vrai fléau, un cripie contre l\u2019humanité.A cause de ce crime commis par les élites néo-coloniales de Kinshasa, Rabat, Dakar, Abidjan, Douala, Bamako, Kigali, Lomé, Libreville, l\u2019Afrique connaîtra une grande famine en l\u2019an 2000.A en croire les experts, cette perspective paraît bien plus probable que la matérialisation de tous les beaux programmes et plans de développement mis en chantier depuis 20 ans.Les événements du Rwanda viennent confirmer que le laps de temps qui nous sépare de l\u2019an 2000 verra l\u2019état de morbidité physique, intellectuelle et morale de la majorité de la population africaine se petpéluer.Le vrai scandale dans la tragédie qui pointe à l\u2019horizon, ce n\u2019est pas l\u2019attitude des shows macabres de l\u2019aide des pays occidentaux qui, pourtant, sont responsables de cette situation.Ce sont les stupéfactions et compassions hypocrites de ceux qui s\u2019imaginent que c\u2019est en niant la réalité qu\u2019on parviendra à la changer.Malgré tout cela, lorsque l\u2019Afrique sera entièrement affamée dans quelques années, les Occidentaux devront bien la nourrir, ne serait-ce que par solidarité ou par complexe de culpabilité, ou pour la recherche de publicité et, pourquoi pas, la création d\u2019emplois pour les chômeurs occidentaux.Aussi, même du point de vue de l\u2019éthique capitaliste qui caractérise les sociétés de consommation occidentales, celles-ci seront perdantes, car obligées d\u2019entretenir une masse de gens sans espoir d\u2019en tirer grand-chose en retour, à cause de la morbidité de la population comme dans le cas rwandais.Un autre rendez-vous manqué Dans son ouvrage intitulé La Victoire des vaincus, le professeur Jean Ziegler écrit: «Dans la plupart des États et sociétés francophones d\u2019Afrique noire, le pacte colonial persiste au-delà de l\u2019accession à l\u2019indépendance formelle.» Même sous les gouvernements socialistes, la politique étrangère des pays occidentaux vis-à-vis de l\u2019Afrique est toujours contrecarrée par les intérêts privés.Le cas le plus marquant de la décennie est celui de la France de François Mitterrand, qui va bientôt terminer son mandat.Le peuple africain espérait, depuis la victoire des socialistes en France le 10 mai 1981, un changement de la politique étrangère française.Il comptait trouver dans la France de François Mitterrand une alliée motivée, puissante, capable de l'aider à construire dans la liberté, loin des contraintes et des contradictions qu\u2019impose nécessairement l\u2019alliance avec les banquiers et les industriels.Le rendez-vous pris avec l\u2019histoire par le peuple français le 10 mai 1981 et les peuples du Tiers Monde souffrira de la même malédiction qui vient de souffler l\u2019espoir que la communauté africaine du Canada avait mis dans la venue des libéraux au pouvoir: «L\u2019argent avant tout», tel est le slogan de M.André Ouellet, ministre canadien des Affaires extérieures.PHOTO AFP , ; A Profitant de la guerre civile au Rwanda et des relations assez tendues entre Kinshasa et Bruxelles, la France joue actuellement, comme en 1977 et 1978, lors de deux guerres du Shaba sous le règne de Valéry Giscard d\u2019Es-taing, les gendarmes en Afrique centrale.Car le gouvernement français est le seul qui, loin de se désengager dans l\u2019ancienne colonie belge, s\u2019emploie par tous les moyens à soutenir le régime Mobutu.En quelques semaines et sous diverses formes, l\u2019aide française a doublé et l\u2019aide financière pour le gouvernement Kengo est en route.Dans les conditions politiques et socio-économiques actuelles du Zaïre, toute aide octroyée à tout premier ministre qui lui est favorable serait sommairement interprétée et utilisée par Mobutu et son clan comme une légitimation de son pouvoir au moment où il était déjà isolé sur le plan international.La francophonie ou le pacte colonial En Algérie, le feu couve sous les cendres, mais le Zaïre est sur un volcan même si on refuse d\u2019accepter l\u2019éventualité d\u2019une révolution à l\u2019iranienne.Les événements tragiques du Rwanda sont un signe annonciateur du drame que connaîtra l\u2019Afrique centrale.En 1960, le même Franz Fanon, avec un génie prémonitoire, écrivait que «le Congo (Zaïre) est la gâchette de l\u2019Afrique».Une gâchette qui pourrait bien se retourner contre ceux-là mêmes qui l\u2019ont armé pour causer une autre hécatombe semblable à celle du Rwanda.L\u2019Afrique devrait passer de 555 millions d\u2019habitants à 1,5 milliard en 2025 selon les hypothèses des Nations unies.Il faudra un long effort pour mobiliser en faveur de la démocratie une population qui était restée totalement indifférente aux violations des droits élémentaires de la personne et qui a perdu le moral.Le grand frère du faux frère Si la recherche est nécessaire dans toutes les professions, pourquoi ne le serait-elle pas en éducation?CLERMONT GAUTHIER MAURICE TARDIF Département de psychopédagogie Université Laval .emard Jasmin (Le Devoir, 3 juillet 1994) B réagit à notre prise de position (Le Devoir, 7 juin 1994) sur les propos de Normand Baillargeop dans sa chronique du 10 mai dentier.Écorché au passage par .\u20141| nos remarques, M.Jasmin nous répond de façon péremptoire en défiant quiconque, honnête et critique, de montrer que son livre, De l\u2019éducation (Guérin), vise à promouvoir un système élitiste.Eh bien oui, nous persistons à soutenir que vqs propos et votre livre sont éminemment élitistes! A l\u2019instar des autres prophètes de la décadence et des annonciateurs du déclin de la culture invoqués par M.Baillargeon, vous rêvez vous aussi d\u2019un ordre scolaire et culturel disparu, qui vous sert constamment d\u2019étalon pour mesurer le présent et culpabiliser les jeunes et les enseignants et ceux qui œuvrent en éducation.Mais voyons un peu quel étrange idée vous vous faites de l\u2019élitisme.La Grande Culture Qu\u2019entendez-vous au juste par élitisme?Vous ne le dites nulle part mais à lire vos propos sidérants, on comprend que vous détournez à votre usage personnel une notion commune.Dans votre ouvrage, vous prétendez, par exemple, que les collèges classiques n\u2019étaient pas élitistes! Or, à moins de mettre entre parenthèses un ensemble considérable de faits importants, on ne jxTtt soutenir pareille affirmation sans verser dans le ridicule.En effet, quand on sait que dans les collèges classiques les «meilleurs» étaient sélectionnés à l\u2019entrée, quand on sait que le contenu de leurs programmes, issu de la Renaissance, était centré d\u2019abord sim les humanités classiques et la culture générale (la Grande Culture), donc sans aucune espèce de rapport avec la culture quotidienne et réelle de la majorité de la population, quand on sait que l'accès aux facultés universitaires (et, partant, aux professions libérales.et au pouvoir!) était déterminé par ces collèges et, finalement, quand on sait que les collèges n\u2019étaient pas accessibles à la majorité des bourses des citoyens, il y a lieu, croyons-nous sans exagérer, de parler d\u2019élitisme! Partant de là, avec une telle conception loufoque de l\u2019élitisme, on voit tout de suite comment vous pouvez prétendre que la vision de l\u2019école décrite dans votre livre ne ixulicipe pas d'un a priori élitiste.En effet, vous affirmez, entre autres, vouloir l\u2019excellence pour la majorité en plaidant pour une école où la culture serait prédominante, où elle serait la référence première.Tout le monde est évidemment pour la vertu et la culture.Mais quand il s\u2019agit de savoir de quelle culture vous parlez, c\u2019est toujours sur un fond de culture classique, la Grande Culture, les Grandes Œuvres du passé, Aristote, Ronsard, Du Bellay et consorts.Bref, la culture de l\u2019élite.A l\u2019instar de Normand Baillargeon, vous raisonnez comme si la culture était unique et homogène, éternelle et évidente, issue comme par l\u2019opération du Saint-Esprit directement du Cogita des grands penseurs.Vous négligez le fait que la culture \u2014 même la Grande Culture \u2014 est une réalité historique et variable, contingente et locale, bref, problématique, dont l\u2019existence même se déploie à travers des débats, des oppositions, des contradictions et des exclusions.Un forum de l\u2019ignorance Vous oubliez aussi que le rapport entre école et culture est complexe puisque l\u2019école ne se contente pas de transmettre la culture en soi mais bien toujours une certaine culture, issue d\u2019une interprétation, d\u2019une sélection et d\u2019une imposition de certains modèles légitimes de la culture scolaire.Comme M.Baillargeon, vous croyez à la culture comme d\u2019autres croient à Allah: elle est grande, morale et source du sens dans le monde.Aussi n\u2019est-il pas étonnant, avec une telle vision élitiste de la culture, que les impies, les incroyants et les incultes soient ostracisés et sévèrement condamnés.Vous écrivez que «l\u2019école première est devenue un forum de l\u2019ignorance», qu\u2019elle est un lieu «où les livres sont des objets rares», qu\u2019on y retrouve une «occultation totale de la culture», que «la Réforme des années 60 a échoué».Mais enfin quand avez-vous mis les pieds dans une école pour la dernière fois?Les programmes des écoles élémentaires et secondaires ne sont-ils donc pas assez volumineux?Que croyez-vous qu\u2019il se passe dans les écoles à l\u2019année longue?Il s\u2019y transmet de la culture et des valeurs sauf que ce n\u2019est pas la même culture et les mêmes valeurs que celles dont vous parlez.La réforme des années 60 a apporté une autre vision de la culture, moins pontifiante que celle que vous soutenez.Certes, elle est critiquable mais on ne peut prétendre honnêtement que ce n\u2019est pas de la culture.11 faut bien admettre qu\u2019on peut penser même si on ne connaît pas ses classiques.tout comme on peut déconner en les citant! Par ailleurs, vous associez nos propos à une vision scientiste de la pédagogie.Vous ne semblez pas réaliser que la science est plurielle, qu\u2019il y a plusieurs conceptions de l\u2019activité scientifique, de la recherche et de son utilisation en éducation et que promouvoir, comme nous le faisons, la recherche en éducation ce n\u2019est pas nécessairement vouloir faire du maître un technicien ou un exécutant servile.Ça, c\u2019était plutôt le rêve de ceux de votre génération bien alimentés aux idées du behaviorisme.Quant à vous, vous proposez plutôt la bonne vieille vision traditionnelle de la pédagogie comme art de la communication et de la présentation d\u2019un savoir.Dans cette perspective, le savoir proprement pédagogique a peu d\u2019importance, il est assimilé, comme il l\u2019a toujours été dans la tradition, à l\u2019art de la parole et à la culture à transmettre.Y souscrire, c\u2019est encore limiter la pédagogie à n\u2019être qu'une affaire de don, et à ne concevoir l\u2019apprentissage du métier que dans les vicissitudes du tâtonnement Or, croyons-nous, la meilleure façon de maintenir l\u2019enseignant dans un état d\u2019esclavage et le métier dans l\u2019obscurantisme, c\u2019est justement de continuer à assimiler la pédagogie à un don (dont malheureusement seulement quelques-uns sont pourvus, «tu l\u2019as ou tu l\u2019as pas» comme on dit) , de ramener son aj> prentissage aux aléas de l\u2019exjrérience (sur le tas), de réduire son savoir aux contenus à enseigner et de prétendre que la pensée n\u2019existe et ne se développe ; obligatoirement que par les humanités.Professionnaliser le métier d\u2019enseignant Sans être une solution miracle, nous pensons que la recherche jjeut aider à professionnaliser le métier enseignant Si la recherche est nécessaire en médecine, en droit en ingénierie et dans toutes les autres professions, on ne voit pas pourquoi, et par quelle magie, on ne pourrait pas en faire autant en éducation.Si on a à cœur ce métier et les enseignants, on ne peut appuyer un discours comme le vôtre et celui de M.Baillargeon qui s\u2019inscrit en faux contre la recherche en éducation.Au contraire, si la recherche n\u2019a pas encore apjxirté autant de fruits que l\u2019on désire, il ne faut pas en vouloir moins mais en souhaiter beaucoup plus.Enfin, loin de penser, comme vous nous en accusez, que le monde commence avec nous, nous croyons plutôt que vous faites partie de ceux pour qui le monde s\u2019est arrêté avec eux.Vous ne pouvez accepter que la modernité implique la crise: crise des valeurs, crise de la culture, crise du sens, multiplication des références.Vous Mes partie de ceux qui pensent encore qu\u2019on règle les problèmes actuels simplement en faisant œuvre de «bon sens» et en ayant recours à la culture.Nous soutenons de notre côté que dans nos sociétés contemporaines le bon sens est la chose du monde la moins bien partagée et que pour s'éclairer, la recherche devient précisément un outil indispensable pour nous aider à penser. \\ 0 I! T I !» !» ACTUALITES PARIZEAU Légère bousculade au marché Jean-Talon SUITE DE LA PAGE 1 Or, M.Parizeau trouve qu\u2019il est trop facile de se dérober ainsi de ses responsabilités.A son avis, quand un ministre choisit de rester au sein de son gouvernement, il doit demeurer solidaire des décisions qui y ont été prises.«Je suis très fier d\u2019avoir appartenu à l\u2019équipe du gouvernement de René Lévesque.Je suis très fier de ce qu\u2019on a fait à l\u2019époque.Je ne ressens, après toutes ces années, que la plus grande solidarité à l\u2019égard des gens qui ont travaillé ensemble à cette époque (.) Tant que j\u2019ai été là, j\u2019ai été solidaire de mon premier ministre et de mes collègues.» Selon le chef de l\u2019opposition, en reniant ainsi les décisions du gouvernement Bourassa, le premier ministre Johnson témoigne de «l\u2019absence de solidarité» qui caractérise l\u2019équipe libérale.«Ne vous demandez pas pourquoi autant de gens en sont sortis.Ne vous demandez pas pourquoi si peu de gens y ont confiance.» Le chef péquiste a consacré sa tournée d\u2019hier, à Montréal, aux communautés ethnoculturelles.Entouré d\u2019une dizaine de candidats, il a d\u2019abord visité le marché Jean-Talon, où les producteurs maraîchers de la région viennent vendre leurs produits.Au passage, il a eu droit à quelques huées et il y a eu une légère bousculade entre un groupe de militants du député péquiste du comté, André Boisclair, et des marchands néo-québécois suppor-teurs du Parti libéral.De part et d\u2019autre, on s\u2019est lancé toutes les injures de mise, de «pouilleux» à «pourris», en passant par «maudits séparatistes».M.Parizeau y a été traité de fasciste et comparé à Hitler.Occupé plus loin à distribuer bises et poignées de mains, il a feint de ne.pas voir (\u2019incident, qu\u2019il s\u2019est par la suite efforcé de minimiser.A son épouse Lise Lapointe, il a acheté des fleurs.Puis, un producteur lui a offert en cadeau deux douzaines de fruits.Plus tard, à quelques coins de rues de là, il s\u2019est adressé à une centaine de représentants des communautés ethnoculturelles de Montréal, réunis au restaurant Dai Baffoni, situé en plein cœur de la Petite Italie.L\u2019accueil y fut particulièrement chaleureux.11 a néanmoins senti le besoin de calmer les appréhensions des communautés ethnoculturelles sur le sens du scrutin du 12 septembre.«Il ne droit y avoir aucune ambiguïté: nous avons fait un choix démocratique.La souverai- neté devra se réaliser après un référendum.C\u2019est très clair, un gouvernement d\u2019abord et la souveraineté ensuite.» Après avoir rappelé que l\u2019équipe électorale du PQ compte 12 candidats nés à l\u2019étranger, soit deux de plus que le PLQ, il s\u2019est engagé à ce qu\u2019un gouvernement péquiste augmente sensiblement la représentation des communautés ethnoculturelles au sein de la fonction publique québécoise.«Nous poursuivrons un dialogue qui a toujours existé, mais qui s\u2019est intensifié au cours des dernières années entre les communautés ethnoculturelles et le PQ.Si nous formons le prochain gouvernement, nous poursuivrons dans la même direction, sur les principes fondamentaux de la non-discrimination, de la participation, de l\u2019intégration, du rapprochement et de l\u2019accès à l\u2019égalité.» FRANCOFOUES Foulquier lui-même était abasourdi JOHNSON 83 000 emplois créés en 1994 SUITE DE LA PAGE 1 août.Oui, les premières FrancoFolies estivales de Montréal avaient vécu.Oui, il y avait eu foule dans les salles comme dans la rue, plus de 367 000 festivaliers dont quelque 40 000 payants.Et, comme au jazz, oui, tout le monde était content.Foulquier lui-même était un peu abasourdi, trois petites semaines après la tenue de son propre Festival.Pour lui, les Francos d\u2019ici, et Montréal par conséquent, c\u2019était l\u2019hiver, fin novembre début décembre, et le chassé-croisé des shows en salle.Pas les foules de francofous en bermuda, ni les hot-dogs épicés rue Sainte-Catherine.Désorienté, il avouera d\u2019emblée avoir passé la semaine à chercher les tours médiévales de La Rochelle, tellement l\u2019atmosphère des premières FrancoFolies estivales de Montréal lui rappelait la «convivialité» de ses Francos à lui.«La presse québécoise est gâtée: elle connaît l\u2019ambiance du Festival de jazz.Vos journalistes ont pu avoir l\u2019impression qu\u2019il y avait moins de monde dans les rues de Montréal aux FrancoFolies qu\u2019au Festival de jazz.Mais nous, les Français, on a été vachement impression-nés par la foule dans les rues.Tous les jours, j\u2019ai été abordé par des Français ravis qui avaient fait coïncider leurs vacances avec les FrancoFolies: il se passe quelque chose de plus grâce à la saison estivale.» Carburant à l\u2019eau plate sans faire «Pouah!» comme Haddock quand on lui fait passer du H20 pour du Loch Lomond, Foulquier semblait tenir la promesse faite à la fin des FrancoFolies rochelaises de juillet dernier: ne plus s\u2019abreuver que de chanson.Boulimique, il a presque tout vu, et rapportera dans sa besace une généreuse liste d\u2019épicerie de mets locaux pour nourrir ses onzièmes FrancoFolies charentaises, en juillet 1994.Parmi les pressentis: Éric Lapointe, Chantal Richer, France D\u2019Amour, Lynda Lemay, Johanne Blouin (remarquée par le barou-, deur au «Salut Félix», le spectacle d\u2019ouverture des Fran-cos) les fringants Frères à cheval et les trinquants Quarts-de-rouge (que Foulquier voit dans le rôle d\u2019animateurs des bœufs de fin de soirée au Magic Mirror\u2019s, bar-chapiteau itinérant qui a fait les nuits du dernier Festival).«Je vais sûrement vous piquer le concept de Salut à.l\u2019Acadie: on va essayer de refaire quelque chose dans cet esprit, j\u2019en ai déjà parlé à Zachary Richard.» Jeté à terre par Diane Dufresne («Ça fait vingt ans que ça dure: elle m\u2019a encore décoiffé, cloué.»), piétiné par la Bottine souriante, c\u2019est Claude Léveillée qui aura fait craquer le père Foulquier: «Il a provoqué le même impact que la prestation de Serge Reggiani en novembre: j\u2019ai vraiment envie de le faire venir à La Rochelle.Je crois qu\u2019il n\u2019est pas insensible.Il paraît qu\u2019il se couche tôt et qu\u2019on a du mal à le faire sortir de sa campagne, mais on va le travailler dès maintenant.» Sa plus grande surprise: «Le concert d\u2019I AM.» La rigolade générale, à ces mots, s\u2019expliquait par la défection au dernier moment, samedi soir, du groupe de rap marseillais I AM, pour d\u2019obscures raisons techniques.A la fois rayonnant et vanné, Alain Simard n\u2019avait pas, lui, à mettre de l\u2019eau dans son vin, et l\u2019éternel jeune homme à la frange beatlesque offrait plutôt l\u2019air du garg qui a sablé le champagne jusqu\u2019aux p\u2019tites heures.A l\u2019entendre, moitié groupie moitié président, il avait eu à peu près autant de coups de cœur qu\u2019il y avait eu de spectacles: son palmarès de grands moments était presque un duplicata de la programmation.Le connaissant, tout aussi fan que vendeur, ce n\u2019était pas du chiqué pour autant.Avoir ajouté à brûle-pourpoint des shows sur les scènes extérieures aux Français Sinclair et Bruno Maman parce qu\u2019ils s\u2019étaient bien débrouillés dans l\u2019infernal Complexe Desjardins (où la série de l\u2019Office franco-québécois pour la jeunesse avait trouvé, faute de mieux, asile), le démontrait bien: Simard aime la musique comme un petit (franco)fou.Et ses festivals le lui rendent bien.Honnête malgré la dithyrambe, Simard a noté quelques améliorations potentielles: «Les fins de soirée étaient un peu tristounettes: l\u2019an prochain, on espère avoir, comme au Festival de jazz, des reprises de shows rock au Spectrum à minuit trente, pour qu\u2019il y ait un endroit où tout le monde puisse se retrouver.» Conscient du pis-aller budgétaire qui a confiné la série de l\u2019OFQJ dans la caverne intérieure du Complexe Desjardins, il a promis de chercher une meilleure solution.Rayon finances, justement, il ne l\u2019a pas jouée trop triomphante: «Je ne crois pas qu\u2019on arrive à faire nos frais, mais ça ne sera pas loin.» Pour une première année en été, il aura tout de même tenu son pari: attirer 40 000 festivaliers dans les diverses salles (des salles combles pour Pierre Bachelet, Indochine, la Fête à.Claude Léveillée, la Symphonie du Québec, etc.), créer une véritable fête chansonnière dans la rue (les authentiques tabacs de Zébu-Ion, Pow Wow, Hart Rouge, Éric Lapointe et Rudeluck en font foi), amener Birkin et Souchon à Montréal pour la première fois, et surtout, prouver qu\u2019il était possible d\u2019organiser deux festivals majeurs à trois semaines d\u2019intervalle.En ce qui me concerne, les sixièmes FrancoFolies de Montréal auront été, il faut bien que je l\u2019avoue, une histoire d\u2019amour et d\u2019hormones.On n\u2019oublie pas Jane B.à deux pieds de soi, ni les chaudes exhortations de Clarika à l\u2019endroit de son amant qui «dort tout le temps» (ô l\u2019imbécile!) , ni le pas élégant de Sylvie Tremblay au show-célébration des dix ans d\u2019Audiogram, pas plus que la fondante pizza de Rachel des Bois.Après un mois de spectacles quasi-ininterrompus, ce n\u2019est plus la tête qui commandait.C\u2019est le cœur et le corps qui sortent gagnants de mes aventures francofolles à La Rochelle, Spa et Montréal.Le croiriez-vous?Pour les septièmes FrancoFolies de Montréal, du 4 au 12 août 1994, je suis partant.Hot-dogs, à vos grills! Accueil chaleureux des Arméniens (PC) \u2014 En soirée, hier, les incidents disgracieux du matin au marché Jean-Talon ont été compensés par un accueil chaleureux de la communauté arménienne de Saint-Laurent, où, comme c\u2019est devenu une tradition, le chef du Parti québécois, depuis René Lévesque, participe à la fête champêtre annuelle visant à amasser des fonds pour l\u2019école Sourp Hagop.C\u2019est au chant de Gens du pays que les 4000 personnes présentes ont accueilli M.Parizeau.«Gens du pays, merci de votre accueil», a répondu M.Parizçau.Quand au président du conseil d\u2019administration de P Église arménienne, M.Kevork Ohanian, il n\u2019a pas manqué de rappeler que «les meilleures années de la communauté ont été celles où le Québec était dirigé par le PQ de René Lévesque».Cette fidélité aux chefs du PQ s\u2019explique du fait qu\u2019au début de son premier mandat de premier ministre, M.Lévesque avait pigé dans son fonds discrétionnaire pour faire un don de 400 000 dollars pour la construction de l\u2019école Sourp Hagop.SUITE DE LA PAGE 1 mage plus bas qu\u2019autrefois.Nous avons réussi à alléger le fardeau de l\u2019État, il y création d\u2019entreprises, recrudescence des exportations, il y a une meilleure richesse qui permet de redistribuer d\u2019une meilleure façon.» Rappelons que le concept du «Québec cassé en deux» avait été dégagé à la fin des années 80 par une célèbre recherche du Conseil des affaires sociales et qu\u2019il semblait recueillir l\u2019adhésion de plusieurs spécialistes économiques et sociaux.De passage hier dans le comté de Bellechasse, ainsi qu\u2019à Saint-Rédempteur près de Québec, le premier ministre tentait de défendre son gouvernement alors que la veille, dans la Beauce, il avait voulu se démarquer du gouvernement Bourassa.Daniel Johnson s\u2019était livré pendant la fin de semaine à une vigoureuse critique du comportement de Jacques Parizeau à l\u2019époque où ce dernier était ministre des Finances, l\u2019accusant entre autres d\u2019avoir permis 55 augmentations de taxes en huit ans et d\u2019avoir imposé huit nouvelles taxes.En faisant référence aux promesses de celui qu'il ai> pelle l\u2019«endetteur en chef», il avait été jusqu\u2019à évoquer l\u2019avenir des enfants québécois: «On est en train de monter une belle facture de crédit à ceux qui ne peuvent pas se défendre (.) Les enfants du Québec ne méritent pas le retour de Jacques Parizeau qui va les taxer.» Pressé de questions par les journalistes, qui lui mentionnaient la surtaxe rétroactive du gouvernement Bourassa, les différentes majorations de taxes, la non-indexation des impôts, les variations de taxes sur les cigarettes, Daniel Johnson a répété trois fois qu\u2019il n\u2019était pas premier ministre à cette époque, passant sous silence sont rôle crucial à titre de président du Conseil du Trésor.Hier, le premier ministre s\u2019est attardé à dresser la liste des réalisations libérales, en mentionnant presque exclusivement des réalisations des six derniers mois.Ce n\u2019est pas un hasard si 83 000 emplois ont été créés Un symbole en Louisbourg, N.-É.(PC) \u2014 La visite de la reine Elizabeth II à la forteresse de Louisbourg, en Nouvelle-Ecosse, dimanche, a pris valeur de symbole pour des touristes québécoises en visite.Au XVIIIe siècle, les rives de File du Cap-Breton ont été transformées en champs de bataille au moment où Français et Britanniques se battaient pour le contrôle de la forteresse, porte d\u2019accès de la Nouvelle-France.Pour Marie-Josée Bolduc, une jeune indépendantiste de 26 ans originaire de Baie-Comeau, le passage de la souveraine britannique au site historique de Louisbourg, au beau milieu d\u2019une campagne électorale qui risque d\u2019être déterminante pour l\u2019avenir du Québec, était chargé de signification.«La reine est un symbole du pays tel qu\u2019il existe aujourd\u2019hui, a reconnu Mme Bolduc, qui attendait, caméra à la main, que Sa Majesté et son époux, le prince Philip, arpentent les pavés de la forteresse restaurée.On peut respecter des symboles sans être d\u2019accord avec eux.» Plus tôt, le couple royal avait assisté à un service œcuménique à Sydney.Environ le tiers des 5000 invités ne depuis le début de l\u2019année, car «le vrai test d\u2019un gouvernement, c\u2019est de voir comment il agit pour l\u2019emploi», dit-il.Le chef du PLQ soutient que de ce nombre, 18 400 emplois sont directement attribuables aux programmes mis sur pied par son gouvernement, dont 9700 grâce au Fonds décentralisé de création d\u2019emplois.Le programme d\u2019infrastructures fédéral-provincial représente aussi un exemple de collaboration fédérale-pro-vinciale, ajoute-t-il, avec 912 projets dans 600 municipalités au Québec, des projets de plus de un milliard deux cent millions de dollars, qui représentent 18 700 emplois.Le budget du 12 mai dernier, continue-t-il, a permis de plafonner les dépenses publiques, de mieux soutenir les familles, d\u2019ouvrir les prêts et bourses aux étudiants du secondaire en formation professionnelle, de régler le problème des éducatrices en garderie.Daniel Johnson a aussi évoqué une menace à la stabilité sociale si le PQ était élu en septembre.\t, «La stabilité sociale dépend de la capacité de l\u2019État à reconnaître les nouveaux besoins sociaux, et pour rencontrer ces nouveaux besoins, ça prend une force économique importante, explique-t-il.Inévitablement, le PQ n\u2019aurait pas les moyens économiques et financiers de redresser certains besoins et de régler certains problèmes, notamment ceux des familles qui connaissent le sous-emploi structurel.» Par ailleurs, Daniel Johnson s\u2019était encore débattu samedi avec les analyses d\u2019institutions économiques importantes qui refusent de prédire le désastre advenant une élection péquiste.Iœ courtier américain JP Morgan avait récemment recommandé à ses clients d\u2019acheter des obligations québécoises même en cas de victoire péquiste.Sur la défensive, Daniel Johnson a retourné l\u2019argument: lorsque les Américains encouragent leurs clients à acheter ainsi, dit-il, c\u2019est «un conseil aux spéculateurs de profiter de l\u2019incertitude politique pour faire de l\u2019argent sur le dos des Québécois.C\u2019est un coût de transition (lié à la démarche souverainiste)».visite un autre se sont pas présentés à la cérémonie, apparemment parce qu\u2019ils avaient été invités à d\u2019autres événements liés à la visite royale.Une autre Québécoise, Mme Gyslaine Desrosiers, a comparé Louisbourg à une sorte de «Mecque» pour les Canadiens français.«Je suis venue ici parce que c\u2019est une forteresse française et un joyau de notre histoire, a déclaré l\u2019infirmière montréalaise.Et par hasard, la reine est ici.C\u2019est un peu choquant, parce que c\u2019est une forteresse française.Mais c\u2019eçt symbolique, et nous devons vivre avec cela.» Érigée par les Français entre 1720 à 1740, la forteresse a été prise et détruite par les Anglais en 1758.Elle a été en bonne partie reconstruite à partir de 1960.Les organisateurs ont insisté pour souligner que c\u2019était pure coïncidence si la visite d\u2019Elizabeth II survient pendant la campagne électorale au Québec.Si la reine est venue au Canada, c\u2019est avant tout pour les cérémonies d\u2019ouverture des Jeux du Commonwealth à Victoria, jeudi.Le couple royal se rendra aussi dans les Territoires du Nord-Ouest.AMIS SUITE DE LA PAGE 1 embrasse Ton ami dévoué Guillaume.Après les amis, les ennemis.La distance, l\u2019écrit, permet de ne pas y aller avec le dos de la cuiller.Havre-aux-Maisons, 11 octobre 1886 Monsieur, La présence de votre lettre m\u2019informe que vous ne m\u2019écrivez pas pour me parler de l\u2019état de votre santé, ni me faire les compliments, ni les souhaits qu\u2019on se fait entre amis et parents.Je le vois bien car vos discours mal placés ou mal fondés le marquent en m'insultant comme vous le faites.En me disant d\u2019aller vous porter les loups-marins que je vous ai pris, voilà ce qui serait déjà trop.Mais la suite de votre griffonnage de lettre me prouve que vous êtes tous deux ce qu\u2019on appelle des têtes légères, calomniateurs et médisants.Vous citez plusieurs faits dont je ne prends pas la peine de me salir les doigts pour vous répondre.Je vous dirai seulement que si vous espérez des loups-marins de moi, nous pouvez vous chasser cette folle pensée de l\u2019idée car elle est vaine et inutile.Vous me menacez de la loi, c\u2019est là mon grand désir.C\u2019est la seule raison qui m\u2019a empêcher de vous écrire plus vite.Tout l\u2019été, je pensais vous voir arriver avec votre loi pour me prendre, vu les menaces que vous me faites.Pauvre Anthime, tu me dis que tu as tellement honte pour moi que si tu n\u2019étais pas si pauvre, tu laisserais cette affaire tranquille.Et bien je te dirai de ne pas avoir honte pour moi, mais de penser un peu au discours infâme que tu as eu avec toutes les personnes que tu as rencontrées.Tu dis que tu ne peux laisser le pain de tes enfants au premier bandit venu.Tu es à plaindre, car si tu n\u2019as que celui que je te donnerai pour ton hiver tu peux aller en chercher ailleurs.Les dents ne vous déracineront pas dans la bouche à le manger.Si vous êtes pour me mettre en loi, vous ferez mieux de le faire bien vite, car souvent en espérant trop tard, on se passe de tout et c\u2019est à peu près ce qui vous arrivera.Je vous dis seulement à vous deux, si vous êtes trop lâches pour me poursuivre pour les loups-marins, moi, je vais vous poursuivre pour mon caractère qui vous coûtera plus cher que mes loups-marins que vous voudriez avoir.Vous ne vous contentez pas de parler de moi, mais encore vous mêlez la famille de votre oncle Damas.Apprenez, mes pauvres hommes, que la famille que vous citez a toujours été honnête et l\u2019est encore.Dieu merci, elle peut aller partout et faire son chemin sans obstacle.Une partie de cette famille est morte, et l\u2019autre partie vit encore.Ceux qui sont encore vivants demandent à Anthime Turbide et à Onêzime de ne pas trop les embarrassez avec leurs habillements et leurs histoires de malhonnêteté, car ils pourraient s\u2019en repentir plus tard.Pour moi, je n\u2019ai pas plus peur de vous autres et de vos lois que j\u2019avais peur de prendre mes loups-marins ce printemps que vous voulez avoir maintenant.Alfred Jomphe Tiens, toi! La radio et la télévision font leurs choux gras de toute forme de confrontation.Le courrier des lecteurs du Devoir et d\u2019autres journaux aussi.Alors, dans un coin monsieur Surprenant et dans le coin opposé dame Levasseur! 28 mars 1912.Monsieur, Mon boulanger, Mr.Galipeau, m\u2019annonce qu\u2019il a reçu de vous et de votre épouse plusieurs lettres avec des offres toutes spéciales afin de pouvoir le gagner à me laisser et à aller travailler pour vous.Ces lettres-ci mentionnées lui ont été délivrées par moi-même et j\u2019étais loin de penser qu'elles contenaient ce qui ferait rougir n\u2019importe quelle personne qui se classera gentilhomme ou dame, des principes aussi bas ne se rencontre que très rarement, je l\u2019espère, parmi nous Canadiens-français et laissez-moi vous dire que je suis Canadien français et je n\u2019ai pas oublié que l'honneur de notre race nous permet pas de s\u2019abaisser aux principes que vous pratiquez, et comme boulanger, je fermerais avant de traiter un de mes confrères comme vous le faites.S\u2019il y a plusieurs comme vous parmi notre race, il n\u2019est pas surprenant que la province d\u2019Ontario veuille nous abolir s\u2019il nous juge tous de votre calibre.Je ne puis garder Mr.Galipeau s'il ne veut pas rester, mais je reconnais Mr.Galipeau trop monsieur pour me laisser dans la gêne que vos idées étroites n'ont pas l\u2019air à comprendre et si vous n\u2019êtes pas dépourvu de sentiments honorables soyez assez bon d\u2019envoyer un message à Mr.Galipeau lui disant que vous vous êtes procuré un boulanger qui cherche de l\u2019ouvrage.Je me souscris J.-A.Surprenant iMchute, 1912 In account with H.LEVASSEUR Dealer in Bakers and Home-made Breads, Com Bread, Rolls, Scones, Cakes, Etc.Je n\u2019ai point de Commentaires à faire à votre lettre insolente, car elle n'en mérite point; elle me prouve fort bien ce que vous êtes, et je reconnais que vos excellents principes d\u2019éducation sont placés à la pointe de votre plume, insultant, déchirant, même le sexe délicat, sans rien, rien connaître.Il faut que vous soyez un homme bien mauvais ou un homme sans esprit, ou un homme au jugement faible, ou le tout ensemble pour écrire avec une effronterie semblable.Cependant, laissez moi donc vous dire que si en homme sage, tout Canadiens français nés dans notre belle province de Québec, vous aviez lu et relu votre lettre, après qu\u2019elle fut écrite, vous ne l'auriez certainement jamais envoyée.Je garde votre intéressante lettre comme étant l\u2019échantillon d\u2019un homme irréfléchi.Dame H.Levasseur.Je n\u2019ai pas trouvé où a fini par travailler le super-boulanger Galipeau.Ce n\u2019est pas très grave.Ce qui est beaucoup plus grave, c\u2019est que je n\u2019aie pu retrouver ses recettes! LE DEVOIB LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS\t(514)985-3333 ADMINISTRATION\t(514)985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514)985 3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1 800 363-0305 SERVICE À LA CLIENTÈLE \u2022 Extérieur (sans frais) * 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS lu taaétos de téltpkoae siiranls sont niables pou le sitrke de Iniihoe pat caatlol el pou les a bornants postais.Montréal\t(514) 985 3355 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Idc dont le siege social est situé au numéro 2050 de Bleury.9e étage.Montréal.(Québec).H3A 3M5 H est imprimé par les Imprimerie Québécor USalle.7743 de IVeirdeau.dnri^de lmjmmerirs Ouebecnr lnc .«12 ouest nie ^ informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.775 boul Irbeau.St Laurent.Envoi de publication - Enregistrement no OHM Dépôt légal ftbliMhequr nationale du Quebec Téléphone général (514) «5-3333.service a la clientele.(514) 985-3355: pubbaté: (514) 9853399 D1C "]
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